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PROJET

NORME EUROPÉENNE prEN 13968


EUROPÄISCHE NORM
EUROPEAN STANDARD Juillet 2000

ICS

Version Française

Géomembranes - Spécification de produit

Geomembranen - Produktspezifikation Geomembranes - Product Specification

Le présent projet de Norme européenne est soumis aux membres du CEN pour enquête. Il a été établi par le Comité Technique CEN/TC
254.

Si ce projet devient une Norme européenne, les membres du CEN sont tenus de se soumettre au Règlement Intérieur du CEN/CENELEC,
qui définit les conditions dans lesquelles doit être attribué, sans modification, le statut de norme nationale à la Norme européenne.

Le présent projet de Norme européenne a été établi par le CEN en trois versions officielles (allemand, anglais, français). Une version dans
une autre langue faite par traduction sous la responsabilité d'un membre du CEN dans sa langue nationale et notifiée au Secrétariat
Central, a le même statut que les versions officielles.

Les membres du CEN sont les organismes nationaux de normalisation des pays suivants: Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark,
Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, République Tchèque, Royaume-Uni,
Suède et Suisse.

Avertissement : Le présent document n'est pas une norme européenne. Il est diffusé pour examen et observations. Il est susceptible de
modification sans préavis et ne doit pas être cité comme norme européenne.

COMITÉ EUROPÉEN DE NORMALISATION


EUROPÄISCHES KOMITEE FÜR NORMUNG
EUROPEAN COMMITTEE FOR STANDARDIZATION

Secrétariat Central: rue de Stassart, 36 B-1050 Bruxelles

© 2000 CEN Tous droits d'exploitation sous quelque forme et de quelque manière que Réf. n° prEN 13968:2000 F
ce soit réservés dans le monde entier aux membres nationaux du CEN.
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Sommaire

1 Domaine d’application...................................................................................................................................4
2 Références normatives .................................................................................................................................4
3 Termes et définitions.....................................................................................................................................6
4 Caractéristiques pertinentes et méthodes d’essai.....................................................................................6
4.1 Caractéristiques pertinentes du produit et méthodes d’essai pour les géomembranes
thermoplastiques ou à base d’élastomère ..................................................................................................6
4.2 Caractéristiques pertinentes du produit et méthodes d’essai pour les géomembranes
bitumineuses ..................................................................................................................................................9
4.3 Caractéristiques pertinentes du produit et méthodes d’essai pour les tapis d’étanchéité en
argile géosynthétique (TAG).......................................................................................................................11
5 Caractéristiques pertinentes des géomembranes selon l’utilisation prévue........................................16
6 Evaluation de la conformité ........................................................................................................................17
7 Marquage et étiquetage...............................................................................................................................17
Annexe A (normative) Méthode d’essai pour la détermination de la teneur en montmorillonite des
argiles utilisées dans les tapis d’étanchéité en argile géosynthétique (TAG) ......................................18
Annexe B (normative) Détermination de l’influence des cycles de mouillage - séchage sur la
perméabilité des tapis d’étanchéité en argile géosynthétique ...............................................................29
Annexe C (normative) Détermination de l’influence des cycles de gel - dégel sur la perméabilité des
tapis d’étanchéité en argile géosynthétique .............................................................................................30
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Avant-propos
Le présent document a été préparé par le CEN/TC 254 "Feuilles souples pour étanchéité" en collaboration avec le
CEN/TC 189 “Géotextiles et produits apparentés”, à travers leur groupe de travail conjoint “Géomembranes”.

Le présent document est actuellement soumis à Enquête CEN.

Le présent document a été établi dans le cadre d'un mandat donné au CEN par la Commission Européenne et
l'Association Européenne de Libre Echange, et vient à l'appui des exigences essentielles de la Directives UE
concernant les Produits de Construction.

Aucune norme européenne existante n'est annulée et remplacée par la présente norme.
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1 Domaine d’application
La présente norme européenne spécifie les caractéristiques pertinentes et les méthodes d’essai correspondantes
pour les géomembranes fabriquées en usine et utilisées comme barrières d’étanchéité à la vapeur ou aux fluides
dans le domaine du génie civil ou de l’environnement, exemples : barrages, digues, canaux, tunnels, ouvrages
souterrains, sites de décharge ou de stockage des déchets liquides ou solides.

NOTE Il convient d’utiliser la présente norme en conjonction avec les normes prEN 13361, 13362, 13491, 13492 et 13493
qui spécifient les caractéristiques pertinentes selon le type d’application.

La présente norme couvre tous les types de géomembranes : feuilles thermoplastiques ou à base d’élastomère,
feuilles bitumineuses ou tapis d’étanchéité en argile géosynthétique.

2 Références normatives
Cette Norme européenne comporte par référence datée ou non datée des dispositions d'autres publications. Ces
références normatives sont citées aux endroits appropriés dans le texte et les publications sont énumérées ci-
après. Pour les références datées, les amendements ou révisions ultérieurs de l'une quelconque de ces
publications ne s'appliquent à cette Norme européenne que s'ils y ont été incorporés par amendement ou révision.
Pour les références non datées, la dernière édition de la publication à laquelle il est fait référence s'applique.

prEN 495-5, Membranes de toiture et d’étanchéité en thermoplastiques et en élastomères - Essai de pliage à


basse température.

EN 964-1, Géotextiles et produits apparentés - Détermination de l’épaisseur à des pressions prescrites - Partie 1 :
Couches individuelles.

prEN 1109, Feuilles souples d’étanchéité - Feuilles d’étanchéité de toiture bitumineuse - Détermination de la
souplesse à basse température.

prEN 1848-1, Feuilles souples d’étanchéité de toiture - Détermination de la longueur, de la largeur et de la


rectitude - Partie 1 : Feuilles bitumineuses.

prEN 1848-2, Feuilles souples d’étanchéité - Détermination de la longueur, de la largeur et de la rectitude et de la


planéité - Partie 2 : Feuilles thermoplastiques et élastomériques.

prEN 1849-1, Feuilles souples d’étanchéité - Détermination de l’épaisseur et de la masse surfacique - Partie 1 :
Feuilles bitumineuses.

prEN 1849-2, Feuilles souples d’étanchéité - Détermination de l’épaisseur et de la masse surfacique - Partie 2 :
Feuilles thermoplastiques et élastomériques.

EN ISO 10319, Géotextiles - Essai de traction des bandes larges. (ISO 10319:1993)

EN ISO 10320, Géotextiles et produits apparentés - Identification sur site.

prEN 12113-2, Feuilles souples d’étanchéité - Détermination des propriétés en traction mono-axiale - Partie 2 :
Feuilles thermoplastique et élastomériques.

EN ISO 12236, Géotextiles et produits apparentés - Essai de poinçonnement statique (essai CBR).

prEN 12310-1, Feuilles souples d’étanchéité - Détermination de la résistance au déchirement - Partie 1 : Feuilles
bitumineuses.

prEN 12311-1, Feuilles souples d’étanchéité pour toitures - Détermination des propriétés en traction - Partie 1 :
Feuilles à base de bitume.

prEN 12317-1, Feuilles souples d’étanchéité pour toitures - Détermination de la résistance au cisaillement des
joints - Partie 1 : Feuilles à base de bitume.
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prEN 12317-2, Feuilles souples d’étanchéité pour toitures - Détermination de la résistance au cisaillement des
joints - Partie 2 : Feuilles thermoplastique et élastomériques.

ENV 12224, Géotextiles et produits apparentés - Détermination de la résistance aux essais climatiques.

ENV 12225, Géotextiles et produits apparentés - Méthode pour la détermination de la résistance microbiologique
par un essai d’enterrement.

prEN ISO 12957-1, Géotextiles et produits apparentés - Détermination des caractéristiques de frottement -
Partie 1 : Essai de cisaillement direct.

ENV ISO 13438, Géotextiles et produits apparentés - Méthode d’essai pour la détermination de la résistance à
l’oxydation.

ENV ISO 12960, Géotextiles et produits apparentés - Méthode d’essai sélective pour déterminer la résistance aux
liquides.

ISO WD 13426-2, Géotextiles et produits apparentés - .............................

prEN ISO 12957-2 Géotextiles et produits apparentés - Détermination des caractéristiques de frottement -
Partie 2 : Essai sur plan incliné.

ISO 34, Plastiques - Résistance au déchirement.

EN ISO 13431, Géotextiles et produits apparentés - Détermination du comportement au fluage en traction et de la


rupture au fluage en traction.

prEN 13361, Caractéristiques requises pour les géomembranes et les produits apparentés utilisés dans la
construction de réservoirs et de barrages.

prEN 13362, Caractéristiques requises pour les géomembranes et les produits apparentés utilisés dans la
construction de canaux.

prEN 13491, Caractéristiques requises pour les géomembranes et les produits apparentés utilisés dans la
construction des tunnels et des structures souterraines.

prEN 13492, Caractéristiques requises pour les géomembranes et les produits apparentés utilisés dans les projets
de stockage ou de confinement de déchets liquides.

prEN 13493, Caractéristiques requises pour les géomembranes et les produits apparentés utilisés dans la
construction des ouvrages de stockage et d'enfouissement de déchets solides.

WI 00189007, Géosynthétiques - Géotextiles , produits apparentés aux géotextiles, géomembranes et produits


apparentés aux géomembranes - Termes et définitions.

WI 00189014, Géotextiles et produits assimilés - Essai de comportement au choc des géotextiles et produits
assimilés.

WI 00189064,

WI 00189066,

WI 00189067,

DIN 18132, Sol - Méthodes et appareils d’essais - Détermination de l’absorption d’eau.

DIN 53441:1984, Essai des matières plastiques - Essai de relaxation contrainte.

ASTM D 696-91, Standard test method for coefficient of linear thermal expansion of plastics between - 30 °C
and 30 °C.
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ASTM D 1434-82, Standard test method for determining gas permeability characteristics of plastic film and
sheeting.

ASTM D 5397-95, Standard test method for evaluation of stress crack resistance of polyolefin geomembranes
using notched constant tensile load test.

ASTM D 5887,95, Standard test method for measurement of index flux through saturated geosynthetic clay liner
specimens using a flexible wall permeameter.

ASTM D 5890-95, Standard test method for swell index of clay mineral component of geosynthetic clay liners.

NF P 84-510:1994, Géomembranes - Dispositif d’étanchéité par géomembranes (DEG) - Détermination de la


résistance au percement par granulats sur support rigide.

SIA 280:1996, Etanchéité en matière synthétique (les polymères) - Performances exigées et essais des matériaux.

3 Termes et définitions
Pour les besoins de la présente Norme européenne, les définitions du prEN 00189007 s'appliquent.

4 Caractéristiques pertinentes et méthodes d’essai


Les géomembranes doivent être soumises à l'essai conformément aux méthodes d’essai spécifiées dans la
présente section en fonction des caractéristiques pertinentes pour l’utilisation prévue. Ces caractéristiques sont
spécifiées dans les normes correspondant aux différentes applications (prEN 13361, prEN 13362, prEN 13491,
prEN 13492 et prEN 13393). Un résumé général des caractéristiques des géomembranes selon le type
d’application est donné au Tableau 2.

NOTE Le Tableau 1 donne un résumé des méthodes d’essai pertinentes par numéro de référence. Les détails ou les
modifications de ces méthodes d’essai sont spécifiés dans les paragraphes 4.1 à 4.3.

4.1 Caractéristiques pertinentes du produit et méthodes d’essai pour les géomembranes


thermoplastiques ou à base d’élastomère

4.1.1 Caractéristiques dimensionnelles des rouleaux

La longueur et la largeur des rouleaux, indiquées par le fabricant, doivent être déterminées conformément au
prEN 1848-2.

4.1.2 Epaisseur

L’épaisseur doit être déterminée conformément au prEN 1849-2. Si une couche extérieure est présente et
constituée du même polymère que la couche intérieure de la géomembrane, l’épaisseur de cette couche extérieure
doit être comprise dans l’épaisseur effective.

4.1.3 Masse par unité de surface

La masse par unité de surface doit être déterminée conformément au prEN 1849-2.

4.1.4 Indice de gonflement

Cette caractéristique n’est pas pertinente pour les géomembranes thermoplastiques ou à base d’élastomère.

4.1.5 Teneur en montmorillonite

Cette caractéristique n’est pas pertinente pour les géomembranes thermoplastiques ou à base d’élastomère.
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4.1.6 Absorption d’eau par l’argile

Cette caractéristique n’est pas pertinente pour les géomembranes thermoplastiques ou à base d’élastomère.

4.1.7 Perméabilité aux liquides

La perméabilité aux liquides doit être déterminée conformément au WI 00189067.

4.1.8 Perméabilité aux gaz

La perméabilité aux gaz doit être déterminée conformément à l'ASTM D 1434.

4.1.9 Résistance à la traction

La résistance à la traction doit être déterminée dans le sens longitudinal et dans le sens transversal de la
géomembrane conformément au prEN 12113-2. La méthode A doit être utilisée pour les membranes renforcées.
La méthode B, avec une vitesse d’essai de 100 mm/mn ou de 500 mm/mn, doit être utilisée pour les
géomembranes homogènes.

4.1.10 Allongement à la charge maximale

L’allongement à la charge maximale doit être déterminé dans le sens longitudinal et dans le sens transversal de la
géomenbrane conformément au prEN 12113-2. La méthode A doit être utilisée pour les membranes renforcées. La
méthode B, avec une vitesse d’essai de 100 mm/mn ou de 500 mm/mn, doit être utilisée pour les géomembranes
homogènes.

4.1.11 Résistance au percement statique

La résistance au percement statique doit être déterminée conformément à l'EN ISO 12236.

4.1.12 Résistance à l’éclatement

La résistance à l’éclatement doit être déterminée conformément au WI 00189064.

4.1.13 Résistance au déchirement

La résistance au déchirement doit être déterminée conformément à l'ISO 34, Méthode B, procédure (a), avec une
vitesse d’essai de 500 mm/mn.

4.1.14 Frottement (cisaillement direct)

Les caractéristiques de frottement (méthode du cisaillement direct) doivent être déterminées conformément au
prEN ISO 12957-1.

4.1.15 Frottement (plan incliné)

Les caractéristiques de frottement (méthode du plan incliné) doivent être déterminées conformément au
prEN ISO 12957-2.

4.1.16 Dommages en cours de construction

La résistance aux dommages en cours de construction doit être déterminée conformément au NF P 84-510.

4.1.17 Résistance au choc

La résistance au choc doit être déterminée conformément au WI 00189014.


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4.1.18 Propriétés de fluage en traction

Les propriétés de fluage en traction doivent être déterminées conformément à l'EN ISO 13431.

4.1.19 Propriétés de relaxation

Les propriétés de relaxation doivent être déterminées conformément au DIN 53441.

4.1.20 Perméabilité à l’eau des joints

Cette caractéristique n’est pas pertinente pour les géomembranes thermoplastiques ou à base d’élastomère. Des
informations pertinentes sont fournies par l’essai de résistance au cisaillement (4.1.21).

4.1.21 Résistance au cisaillement des joints

La résistance au cisaillement des joints doit être déterminée conformément au prEN 12317-2. La qualité du joint
doit être déterminée par les résultats contrainte - déformation des essais, par le mode et le lieux de rupture.

4.1.22 Comportement à basse température

Le comportement à basse température (pliage à basse température) doit être déterminé conformément au
prEN 495-5.

4.1.23 Dilatation thermique

La dilatation thermique doit être déterminée conformément à l'ASTM D 696.

4.1.24 Résistance au vieillissement

La résistance au vieillissement UV doit être déterminée conformément à l'ENV 12224. Pour les applications
entraînant des expositions de courte durée, un essai de vieillissement de 500 heures est recommandé. Pour les
applications entraînant des expositions de longue durée ou permanentes, un essai de vieillissement de 7000
heures est recommandé.

4.1.25 Résistance chimique

La résistance chimique d’une géomembrane thermoplastique ou à base d’élastomère doit être déterminée
conformément à l'ENV ISO 12960. Lorsque la géomembrane est utilisée comme partie d’un tapis d’étanchéité ou
d’une couverture étanche dans un site d’enfouissement, des essais spécifiques doivent être effectués avec une
solution saturée d’hydroxyde de calcium, 5 % d’acide sulfureux et 10% de chlorure de sodium.

4.1.26 Résistance aux micro-organismes

La résistance aux micro-organismes doit être déterminée conformément à l'ENV 12225.

4.1.27 Résistance à l’oxydation

La résistance à l’oxydation doit être déterminée conformément à l'ENV ISO 13438 à 100 °C pendant 16 semaines.

4.1.28 Fissuration de contrainte

La résistance à la fissuration due aux contraintes environnantes doit être déterminée conformément à
l'ASTM D 5397.

4.1.29 Lessivage par les éléments solubles dans l’eau

Si la géomembrane contient des éléments soluble dans l’eau, par exemple des plastifiants, la quantité d’éléments
solubles dans l’eau doit être déterminée conformément au SIA 280, partie 13.
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4.1.30 Résistance aux cycles de mouillage - séchage

Cette caractéristique n’est pas pertinente pour les géomembranes thermoplastiques ou à base d’élastomère.

4.1.31 Résistance aux cycles de gel - dégel

Cette caractéristique n’est pas pertinente pour les géomembranes thermoplastiques ou à base d’élastomère.

4.1.32 Résistance à la pénétration à la racine

La résistance à la pénétration à la racine doit être déterminée conformément au SIA 280, partie 11.

4.2 Caractéristiques pertinentes du produit et méthodes d’essai pour les géomembranes


bitumineuses

4.2.1 Caractéristiques dimensionnelles des rouleaux

La longueur et la largeur des rouleaux, indiquées par le fabricant, doivent être déterminées conformément au
prEN 1848-1.

4.2.2 Epaisseur

L’épaisseur doit être déterminée conformément au prEN 1849-1.

4.2.3 Masse par unité de surface

La masse par unité de surface doit être déterminée conformément au prEN 1849-1.

4.2.4 Indice de gonflement

Cette caractéristique n’est pas pertinente pour les géomembranes bitumineuses.

4.2.5 Teneur en montmorillonite

Cette caractéristique n’est pas pertinente pour les géomembranes bitumineuses.

4.2.6 Absorption d’eau par l’argile

Cette caractéristique n’est pas pertinente pour les géomembranes bitumineuses.

4.2.7 Perméabilité aux liquides

La perméabilité aux liquides doit être déterminée conformément au WI 00189067.

4.2.8 Perméabilité aux gaz

La perméabilité aux gaz doit être déterminée conformément à l'ASTM D 1434.

4.2.9 Résistance à la traction

La résistance à la traction doit être déterminée dans le sens longitudinal et dans le sens transversal de la
géomembrane conformément au prEN 12311-1.

4.2.10 Allongement à la charge maximale

L’allongement à la charge maximale doit être déterminé dans le sens longitudinal et dans le sens transversal de la
géomembrane conformément au prEN 12311-1.
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4.2.11 Résistance au percement statique

La résistance au percement statique doit être déterminée conformément à l'EN ISO 12236.

4.2.12 Résistance à l’éclatement

La résistance à l’éclatement doit être déterminée conformément au WI 00189064.

4.2.13 Résistance au déchirement

La résistance au déchirement doit être déterminée conformément au prEN 12310-1.

4.2.14 Frottement (cisaillement direct)

Les caractéristiques de frottement (méthode du cisaillement direct) doivent être déterminées conformément au
prEN ISO 12957-1.

4.2.15 Frottement (plan incliné)

Les caractéristiques de frottement (méthode du plan incliné) doivent être déterminées conformément au
prEN ISO 12957-2.

4.2.16 Dommages en cours de construction

La résistance aux dommages en cours de construction doit être déterminée conformément au NF P 84-510.

4.2.17 Résistance au choc

La résistance au choc doit être déterminée conformément au WI 00189014.

4.2.18 Propriétés de fluage en traction

Les propriétés de fluage en traction doivent être déterminées conformément à l'EN ISO 13431.

4.2.19 Propriétés de relaxation

Les propriétés de relaxation doivent être déterminées conformément au DIN 53441.

4.2.20 Perméabilité à l’eau des joints

Cette caractéristique n’est pas pertinente pour les géomembranes bitumineuses. Des informations pertinentes sont
fournies par l’essai de résistance au cisaillement (4.1.21).

4.2.21 Résistance au cisaillement des joints

La résistance au cisaillement des joints doit être déterminée conformément au prEN 12317-1. La qualité du joint
doit être déterminée par les résultats contrainte - déformation des essais, par le mode et le lieu de rupture.

4.2.22 Comportement à basse température

Le comportement à basse température doit être déterminé conformément au prEN 1109.

4.2.23 Dilatation thermique

La dilatation thermique doit être déterminée conformément à l'ASTM D 696.


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4.2.24 Résistance au vieillissement climatique

La résistance au vieillissement UV doit être déterminée conformément à l'ENV 12224. Pour les applications
entraînant des expositions de courte durée, un essai de vieillissement de 500 heures est recommandé. Pour les
applications entraînant des expositions de longue durée ou permanentes, un essai de vieillissement de
7000 heures est recommandé.

4.2.25 Résistance chimique

La résistance chimique d’une géomembrane bitumineuse doit être déterminée conformément à l'ENV ISO 12960.
Lorsque la géomembrane est utilisée comme partie d’un tapis d’étanchéité ou d’une couverture étanche dans un
site d’enfouissement, des essais spécifiques doivent être effectués avec une solution saturée d’hydroxyde de
calcium, 5 % d’acide sulfureux et 10% de chlorure de sodium.

4.2.26 Résistance aux micro-organismes

La résistance aux micro-organismes doit être déterminée conformément à l'ENV 12225.

4.2.27 Résistance à l’oxydation

La résistance à l’oxydation doit être déterminée conformément au prEN 1298.

4.2.28 Fissuration de contrainte

Cette caractéristique n’est pas pertinente pour les géomembranes bitumineuses.

4.2.29 Lessivage par les éléments solubles dans l’eau

Si la géomembrane contient des éléments soluble dans l’eau, par exemple des plastifiants, la quantité d’éléments
solubles dans l’eau doit être déterminée conformément au SIA 280, partie 13.

4.2.30 Résistance aux cycles de mouillage - séchage

Cette caractéristique n’est pas pertinente pour les géomembranes bitumineuses.

4.2.31 Résistance aux cycles de gel - dégel

Cette caractéristique n’est pas pertinente pour les géomembranes bitumineuses.

4.2.32 Résistance à la pénétration à la racine

La résistance à la pénétration à la racine doit être déterminée conformément au SIA 280, partie 11.

4.3 Caractéristiques pertinentes du produit et méthodes d’essai pour les tapis d’étanchéité en
argile géosynthétique (TAG)

4.3.1 Caractéristiques dimensionnelles des rouleaux

La longueur et la largeur des rouleaux, indiquées par le fabricant, doivent être déterminées conformément à
l'EN ISO 10320.

4.3.2 Epaisseur

L’épaisseur du TAG complet doit être déterminée conformément au prEN 964-1.


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4.3.3 Masse par unité de surface

La masse par unité de surface du TAG complet et de l’élément argileux doit être déterminée conformément au
WI 00189066.

4.3.4 Indice de gonflement

L’indice de gonflement doit être déterminé conformément à l'ASTM D 5890. Il s’agit d’un essai de contrôle de la
qualité de fabrication qui doit être effectué sur l’argile à l’état réceptionné, par le fabricant du TAG. Il ne doit pas
être effectué sur des échantillons d’argile prélevés dans les TAG finis.

4.3.5 Teneur en montmorillonite

La teneur en montmorillonite doit être déterminée conformément aux deux méthodes décrites dans l’annexe A de
la présente norme (diffraction des rayons X et bleu de méthylène). Il s’agit d’un essai de contrôle de la qualité de
fabrication qui doit être effectué sur l’argile à l’état réceptionné, par le fabricant du TAG. Il ne doit pas être effectué
sur des échantillons d’argile prélevés dans les TAG finis.

4.3.6 Absorption d’eau par l’argile

L’absorption d’eau doit être déterminée conformément au DIN 18132. Il s’agit d’un essai de contrôle de la qualité
de fabrication qui doit être effectué sur l’argile à l’état réceptionné, par le fabricant du TAG. Il ne doit pas être
effectué sur des échantillons d’argile prélevés dans les TAG finis.

4.3.7 Perméabilité aux liquides

La perméabilité aux liquides doit être déterminée conformément à l'ASMT D 5887. Cette méthode est basée sur
des mesurages du flux caractéristique. Il convient donc de mesurer avec précision l’épaisseur du TAG.

4.3.8 Perméabilité aux gaz

La perméabilité aux gaz doit être déterminée conformément à l'ASTM D 5887, en adaptant la méthode pour
mesurer un flux de gaz.

4.3.9 Résistance à la traction

La résistance à la traction doit être déterminée dans le sens longitudinal et dans le sens transversal du TAG
conformément à l'EN ISO 10319. Pour les TAG qui contiennent une membrane thermoplastique ou à base
d’élastomère, cette caractéristique doit être déterminée par la méthode d’essai spécifiée en 4.1.9.

4.3.10 Allongement à la charge maximale

L’allongement à la charge maximale doit être déterminé dans le sens longitudinal et dans le sens transversal du
TAG conformément à l'EN ISO 10319. Pour les TAG qui contiennent une membrane thermoplastique ou à base
d’élastomère, cette caractéristique doit être déterminée par la méthode d’essai spécifiée en 4.1.10.

4.3.11 Résistance au percement statique

La résistance au percement statique doit être déterminée conformément à l'EN ISO 12236.

4.3.12 Résistance à l’éclatement

La résistance à l’éclatement doit être déterminée conformément au WI 00189064.

4.3.13 Résistance au déchirement

Cette caractéristique n’est pas pertinente pour les tapis d’étanchéité en argile géosynthétique.
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4.3.14 Frottement (cisaillement direct)

Les caractéristiques de frottement (méthode du cisaillement direct) doivent être déterminées conformément au
prEN ISO 12957-1.

4.3.15 Frottement (plan incliné)

Les caractéristiques de frottement (méthode du plan incliné) doivent être déterminées conformément au
prEN ISO 12957-2.

4.3.16 Dommages en cours de construction

La résistance aux dommages en cours de construction doit être déterminée conformément au NF P 84-510.

4.3.17 Résistance au choc

La résistance au choc doit être déterminée conformément au WI 00189014.

4.3.18 Propriétés de fluage en traction

Les propriétés de fluage en traction doivent être déterminées conformément à l'EN ISO 13431.

4.3.19 Propriétés de relaxation

Les propriétés de relaxation doivent être déterminées conformément au DIN 53441.

4.3.20 Perméabilité à l’eau des joints

La perméabilité à l’eau des joints doit être déterminée conformément à l'ASTM D 5887, en adaptant la méthode
pour mesurer la perméabilité des joints des TAG.

4.3.21 Résistance au cisaillement des joints

Cette caractéristique n’est pas pertinente pour mesurer l’étanchéité aux liquides des TAG. Des informations
pertinentes sur ce point peuvent être fournies par l’essai de perméabilité à l’eau (4.3.20).

4.3.22 Comportement à basse température

Cette caractéristique n’est pas pertinente pour les tapis d’étanchéité en argile géosynthétique.

4.3.23 Dilatation thermique

La dilatation thermique doit être déterminée conformément à l'ASTM D 696.

4.3.24 Résistance au vieillissement

La résistance au vieillissement UV doit être déterminée conformément à l'ENV 12224. Pour les applications
entraînant des expositions de courte durée, un essai de vieillissement de 500 heures est recommandé. Pour les
applications entraînant des expositions de longue durée ou permanentes, un essai de vieillissement de
7000 heures est recommandé.

4.3.25 Résistance chimique

La résistance chimique d’un tapis d’étanchéité en argile géosynthétique doit être déterminée conformément à
l'ENV ISO 12960. Cet essai n’est pertinent que pour les éléments non argileux du TAG. Si on soumet à l'essai le
TAG complet, il doit être totalement hydraté avec de l’eau propre avant l’essai.
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4.3.26 Résistance aux micro-organismes

La résistance aux micro-organismes doit être déterminée conformément à l'ENV 12225. Cet essai n’est pertinent
que pour les éléments non argileux du TAG. Si on soumet à l'essai le TAG complet, il doit être totalement hydraté
avec de l’eau propre avant l’essai.

4.3.27 Résistance à l’oxydation

La résistance à l’oxydation doit être déterminée conformément à l'ENV ISO 13438 à 100 °C pendant 16 semaines.
Cet essai n’est pertinent que pour les éléments non argileux du TAG. Si on soumet à l'essai le TAG complet, il doit
être totalement hydraté avec de l’eau propre avant l’essai.

4.3.28 Fissuration de contrainte

Cette caractéristique n’est pas pertinente pour les tapis d’étanchéité en argile géosynthétique.

4.3.29 Lessivage par les éléments solubles dans l’eau

Si le TAG contient des éléments soluble dans l’eau, par exemple des plastifiants, la quantité d’éléments solubles
dans l’eau doit être déterminée conformément au SIA 280, partie 13.

4.3.30 Résistance aux cycles de mouillage - séchage

La résistance aux cycles de mouillage - séchage doit être déterminée conformément à l’Annexe B de la présente
norme (en attente de préparation).

4.3.31 Résistance aux cycles de gel - dégel

La résistance aux cycles de gel - dégel doit être déterminée conformément à l’annexe C de la présente norme.

4.3.32 Résistance à la pénétration à la racine

La résistance à la pénétration à la racine doit être déterminée conformément au SIA 280, partie 11.
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Tableau 1 — Caractéristiques pertinentes et méthodes d’essai des géomembranes


No. Caractéristique Méthode d’essai
Géomembranes Géomembranes Tapis d’étanchéité
thermoplastiques et bitumineuses en argile
à base d’élastomère (voir 4.2) géosynthétique
(voir 4.1) (voir 4.3)
Désignation du produit
1 Caractéristiques dimensionnelles prEN 1848-2 prEN 1848-1 EN ISO 10320
(longueur, largeur) des rouleaux
2 Epaisseur prEN 1849-2 prEN 1849-1 EN 964-1
3 Masse par unité de surface prEN 1849-2 prEN 1849-1 WI 00189066
4 Indice de gonflement NP NP ASTM D 5890
5 Teneur en montmorillonite NP NP Annexe A de la
présente norme
6 Absorption d’eau par l’argile NP NP DIN 18132
Propriétés hydrauliques
7 Perméabilité aux liquides WI 00189067 WI 00189067 ASTM D 5887
8 Perméabilité aux gaz ASTM D 1434 ° ASTM D 1434 ° ASTM D 5887
Propriétés mécaniques
9 Résistance à la traction prEN 12113-2 prEN 12331-1 EN ISO 10319
10 Allongement à la charge maximale prEN 12113-2 prEN 12331-1 EN ISO 10319
11 Résistance au percement statique EN ISO 12236 EN ISO 12236 EN ISO 12236
12 Résistance à l’éclatement WI 189064 WI 189064 WI 189064
13 Résistance au déchirement ISO 34 prEN 12310-1 NP
14 Frottement (cisaillement direct) prEN ISO 12957-1 prEN ISO 12957-1 prEN ISO 12957-1
15 Frottement (plan incliné) prEN ISO 12957-2 prEN ISO 12957-2 prEN ISO 12957-2
16 Dommages en cours de construction NF P 84-510 NF P 84-510 NF P 84-510
17 Résistance au choc WI 00189014 WI 00189014 WI 00189014
18 Fluage en traction EN ISO 13431 EN ISO 13431 EN ISO 13431
19 Relaxation DIN 53441 DIN 53441 DIN 53441
Performances des joints
20 Perméabilité à l’eau des joints NP NP ASTM D 5887
21 Résistance au cisaillement des joints prEN 12317-2 prEN 12317-1 NP
Propriétés thermiques
22 Comportement à basse température prEN 495-5 prEN 1109 NP
23 Dilatation thermique ASTM D 696 ASTM D 696 ASTM D 696
Durabilité et résistance chimique
24 Résistance au vieillissement ENV 12224 ENV 12224 ENV 12224
25 Résistance chimique ENV ISO 12960 ENV ISO 12960 ENV ISO 12960
26 Résistance aux micro-organismes ENV 12225 ENV 12225 ENV 12225
27 Résistance à l’oxydation ENV ISO 13438 ENV ISO 13438 ENV ISO 13438
28 Fissuration de contrainte ASTM D 5397 NP NP
29 Lessivage par les éléments solubles dans SIA 280-13 SIA 280-13 SIA 280-13
l’eau
30 Résistance aux cycles de mouillage - NP NP Annexe B de la
séchage présente norme (en
attente de
préparation)
31 Résistance aux cycles de gel - dégel NP NP Annexe C de la
présente norme
32 Résistance à la pénétration à la racine SIA 280-11 SIA 280-11 SIA 280-11
NP Non Pertinent.
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5 Caractéristiques pertinentes des géomembranes selon l’utilisation prévue


Les données relatives aux caractéristiques spécifiées au Tableau 2 doivent être obtenues conformément aux
méthodes d’essai pertinentes de la section 4. Si des données relatives à des caractéristiques supplémentaires sont
nécessaires, seules les méthodes d’essai spécifiées dans la section 4 doivent être utilisées.

Tableau 2 — Caractéristiques pertinentes des géomembranes selon l’utilisation prévue


Caractéristique Barrages et Canaux Tunnels et Déchets Déchets
digues ouvrages liquides solides
souterrains
Désignation du produit
Caractéristiques dimensionnelles x
(longueur, largeur) des rouleaux
Epaisseur x x x
Masse par unité de surface
Indice de gonflement
Teneur en montmorillonite
Absorption d’eau par l’argile
Propriétés hydrauliques
Perméabilité aux liquides x x x x x
Perméabilité aux gaz x x
Propriétés mécaniques
Résistance à la traction x x x x x
Allongement à la charge maximale
Résistance au percement statique x x
Résistance à l’éclatement x x
Résistance au déchirement
Frottement (cisaillement direct) x x x x
Frottement (plan incliné) x x x x
Dommages en cours de x x x x
construction
Résistance au choc x
Fluage en traction x x
Relaxation x x
Performances des joints
Perméabilité à l’eau des joints x x x x
Résistance au cisaillement des x x x x x
joints
Propriétés thermiques
Comportement à basse x
température
Dilatation thermique x x
Durabilité et résistance
chimique
Résistance au vieillissement x x
Résistance chimique x x x
Résistance aux micro-organismes x x
Résistance à l’oxydation x x
Fissuration de contrainte
Lessivage par les éléments x x x
solubles dans l’eau
Résistance aux cycles de x x
mouillage - séchage
Résistance aux cycles de gel - x x
dégel
Résistance à la pénétration à la x x
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racine

6 Evaluation de la conformité
La conformité doit être évaluée conformément aux dispositions de la norme correspondant à l’application
concernée :

 prEN 13491, pour les tunnels et les ouvrages souterrains ;

 prEN 13361, pour les barrages et les digues ;

 prEN 13362, pour les canaux ;

 prEN 13492, pour le stockage des déchets liquides ;

 prEN 13493, pour le stockage des déchets solides.

7 Marquage et étiquetage
Le marquage et l’étiquetage doivent être réalisés conformément aux dispositions de la norme correspondant à
l’application concernée (voir aussi section 6).
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Annexe A
(normative)

Méthode d’essai pour la détermination de la teneur en montmorillonite des


argiles utilisées dans les tapis d’étanchéité en argile géosynthétique (TAG)

A.1 Domaine d’application


La présente annexe décrit les méthodes d’essai qui doivent être utilisées pour déterminer la teneur en
montmorillonite des argiles utilisées dans les tapis d’étanchéité en argile géosynthétique (TAG). Les TAG sont un
type de géomembranes.

La présente annexe contient deux méthodes d’essai : une méthode d’essai par diffraction des rayons X, permettant
de déterminer le pourcentage de montmorillonite, et une méthode d’essai au bleu de méthylène, permettant de
définir la capacité d’échange cationique. Pour identifier et caractériser l’argile utilisée dans un tapis d’étanchéité en
argile géosynthétique, il est nécessaire d’indiquer ces deux caractéristiques.

A.2 Méthode générale pour la détermination quantitative de l’argile active dans les
produits géosynthétiques par diffraction des rayons X 1)

Des argiles gonflantes sont utilisées dans les tapis d’étanchéité en argile géosynthétique (TAG) et les sables
enrichis en bentonite (SEB) pour constituer une barrière imperméable dans la construction de sites
d’enfouissement. La perméabilité et, par conséquent, l’efficacité de la barrière dépend de la quantité et du type
d’argile utilisés. La diffraction quantitative des rayons X fournie une méthode permettant de déterminer ces points.

A.2.1 Domaine d’application de la méthode

Cette méthode permet de déterminer et de quantifier les propriétés physiques de l’argile active. Elle fournit un
moyen de garantir la qualité de l’élément argileux d’un TAG ou d’un SEB.

A.2.2 Définitions et terminologie

polymère
tout additif, introduit dans un produit argileux, qui agit lorsqu’il est hydraté pour modifier les performances
attendues du TAG

A.2.3 Méthode et procédure d’échantillonnage

Un échantillon représentatif mesurant 150 mm2 doit être découpé dans chaque rouleau de TAG et immédiatement
placé dans un sac d’échantillonnage étanche à l’air. L’échantillon doit être conservé à température ambiante et
envoyé sans délai au laboratoire pour analyse.

1) Méthode d’essai mise au point par M. Glyn Carter, Geochem Group Ltd, GB.
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A.2.4 Principe

Les argiles actives contenues dans un TAG peuvent être accompagnées d’éléments amorphes et d’autres
fragments minéraux de la classe des argiles fines qui forment une masse plastique. La diffraction des rayons X
fournit une méthode permettant d’identifier les phases minérales. Lorsqu’ils se trouvent en position diffractante, les
éléments cristallins produisent une série de pics et de fonds caractéristiques, selon l’arrangement de leur réseau
cristallin individuel. En combinant l’analyse globale et l’extraction étroite des particules, il est possible de
déterminer le type d’argile active, sa quantité, et les autres phases cristallines associées, ainsi qu’une teneur
inférée en éléments amorphes. La position du pic indique le type de phase présent. Le mouvement après
solvatation au glycol indique l’expansion maximale. L’abondance de la phase est déterminée à partir de la hauteur
du pic étalonnée par la largeur intégrale. Si l’argile active est interstratifiée, son degré d’interstratification peut être
également enregistré. La teneur en eau à l’état livré peut être calculée par cette méthode.

A.2.5 Appareillage et réactifs

A.2.5.1 Diffractomètre

Diffractomètre de rayons X par les poudres, capable d’enregistrer sur papier le diagramme des rayons X diffractés
(profil).

NOTE Cet appareil à rayons X doit être conforme aux règlements de sécurité en vigueur concernant les rayonnements
ionisants.

La sortie produite sur papier doit répondre aux exigences suivantes :

 la distance linéaire équivalente à la plage angulaire de 34 Å à 2,23 Å doit être enregistrée selon un pas de
progression de 0,04 et un temps de comptage de 60 secondes par pas ;

 les informations recueillies doivent être obtenues en exposant une surface constante de l’échantillon à une
source de rayonnement utilisant une fente d’auto-divergence ou un dispositif similaire ;

 le rayonnement utilisé doit provenir d’un collimateur normal ou large pour maximiser la saturation de la surface
et accroître le rapport pic - fond. Si on utilise des collimateurs fins ou longs - fins, les paramètres d’analyse
doivent être adaptés pour obtenir des performances identiques à celles d’un collimateur normal ;

 
le rayonnement K 2 et la fluorescence secondaire doivent être éliminés du diagramme, par réglage de la
sélection de hauteur des impulsions et par l’utilisation d’une forme appropriée de monochromatation ;

 les facteurs statistiques des particules doivent être pris en considération avant et pendant l’analyse ;

 la centrifugation de l’échantillon et l’utilisation d’une plage granulométrique étroite et fine réduit les erreurs
statistiques pendant l’échantillonnage ;

 un dispositif de mesurage des pics est nécessaire pour pouvoir enregistrer la position, la hauteur et la largeur
de chaque pic de diagnostic.

A.2.5.2 Matériel de préparation des échantillons

 broyeur capable de réduire toutes les particules de l’échantillon à des dimensions inférieures à 20 mm,
lorsqu’il est utilisé comme décrit dans cette méthode, sans induire des éléments amorphes additionnels et
sans entraîner de contamination détectable provenant du matériau broyeur. Il est recommandé d’utiliser de
l’agate ;

 balance permettant de peser avec une précision de 0,0001 g (validée) ;

 porte-échantillon global capable de contenir > 1,5 gramme de poudre sèche prélevée aléatoirement ;

 porte-échantillon d’argile capable de porter un filtre en argent de 25 mm de diamètre ;


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 filtres en argent de 25 mm de diamètre, 0,45 mm de grosseur de pore, 0,26 mm d’épaisseur, avec une
rétention de 1,2 m ou équivalente ;

 appareil de filtrage permettant d’obtenir une couche régulière d’argile au-delà de la zone d’éclairement du
faisceau de rayons X incidents et d’une épaisseur telle que tout le rayonnement soit épuisé par extinction
avant de pénétrer dans le substrat du filtre ;

 flacon volumétrique de classe A, 5 ml ;

 pipette graduée, 0 à 5 ml ;

 ultracentrifugeuse de grande capacité à température contrôlée et flacons capables de supporter


9000 tr/minute à température constante ;

 appareil de séchage permettant de recueillir des particules d’argile de dimensions comprises entre 0,1 mm et
0,15 mm. Une chambre de séchage par congélation est recommandée.

A.2.5.3 Réactifs

 glycol ;

 eau de qualité HPLC ;

 alcool isopropylique.

A.2.6 Mode opératoire

A.2.6.1 Préparation préliminaire de l’échantillon

A.2.6.1.1 Sécher le TAG à 60 °C à masse constante (pour éliminer seulement l’eau inter-lamellaire).

A.2.6.1.2 Peser (par différence - procédure analytique normalisée) 50 g de TAG à l’état livré, à 0,01 g près, dans
un verre de montre et sécher pendant 15 heures. Enregistrer le poids à l’état livré et le poids sec. La différence
donne la “teneur en eau”.

A.2.6.1.3 Peser (procédure analytique normalisée) et placer dans le récipient du broyeur un sous-échantillon,
suivant les recommandations du fabricant du broyeur.

A.2.6.1.4 Ajouter une quantité appropriée d’alcool isopropylique et broyer pendant le temps nécessaire pour
réduire jusqu’à moins de 20 mm le diamètre maximal de toutes les particules.

A.2.6.1.5 Sécher à 60 °C dans une hotte d’aspiration pour éliminer l’alcool isopropylique.

A.2.6.2 Mise en place de l’échantillon global

A.2.6.2.1 Placer et tasser un sous-échantillon de poudre sèche, fine et homogène dans un porte-échantillon (le
remblayage est recommandé) de manière à obtenir un échantillon aléatoire de poudre.

A.2.6.2.2 Après tassement par simple pression manuelle, installer l’échantillon dans le diffractomètre de
rayons X.

A.2.6.2.3 Produire le diffractogramme et enregistrer les informations requises (rubrique “pré-hydratation”). Ceci
donne le poids minéralogique apparent, en pourcentage, de toutes les phases de l’échantillon.

A.2.6.3 Hydratation de l’échantillon global

A.2.6.3.1 Retirer la poudre du porte-échantillon et la placer (avec le reste de la poudre sèche) dans 50 ml d’eau
pure pendant 6 heures, puis sécher à 60 °C comme précédemment.
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A.2.6.3.2 Broyer de nouveau l’échantillon, puis installer l’échantillon dans le diffractomètre de rayons X suivant
la méthode normale.

A.2.6.3.3 Produire le diffractogramme et enregistrer les informations requises (rubrique “hydratation”). Ceci
permet de voir si le polymère ajouté (éventuellement) inter-réagira avec le poids minéralogique apparent, en
pourcentage, de l’argile active de l’échantillon.

A.2.6.4 Extraction de l’argile active

A.2.6.4.1 Désagrégation

A.2.6.4.1.1 Placer 20 grammes de poudre dans un grand tube d’essai et ajouter 100 ml d’eau pure de qualité
HPLC. Bien secouer et laisser reposer pendant 1 heure.

A.2.6.4.1.2 Secouer l’échantillon, décanter rapidement la fraction fine évidente et la transférer dans un
récipient en plastique pour un traitement aux ultrasons. La désagrégation par ultrasons est une opération cruciale
pour une bonne préparation. Les meilleurs instruments sont les dispositifs de type à cornet qui produisent
100 watts acoustiques, ou plus, à la pointe du transducteur. Exposer l’échantillon pendant quelques minutes
(3 minutes à 100 W), laisser reposer pendant une minute environ et transvaser les fines dans un tube de
centrifugeuse.

A.2.6.4.2 Séparation granulométrique

A.2.6.4.2.1 A ce stade, idéalement, la suspension contient des particules de monocristaux. Eliminer les sels
en excès ou ajouter un polymère par lavage et centrifugation à l’eau pure.

A.2.6.4.2.2 L’étape suivante est la séparation de la fraction granulométrique argileuse que nous considérerons

ici de 15 sphérique équivalent (esd). La séparation granulométrique est basée sur la loi de Stoke et elle
s’applique strictement aux particules sphériques, ce qui exclut les minéraux argileux en forme de plaquettes
(bentonite). La loi de Stoke est une expression numérique qui décrit une particule entraînée par gravité mais dont
la chute est freinée par un fluide visqueux. L’équilibre entre ces deux forces produit une viscosité finale VT qui est
inversement proportionnelle à la viscosité du liquide, , et proportionnelle à la force de gravité, g (en cm.s-2). Elle
est aussi directement proportionnelle à la différence de densité entre la particule et le liquide (dp - di) et le carré du
diamètre de la particule, D2 (en cm2). L’équation de la loi de Stoke s’écrit ainsi :

 g (dp18 di)D
2
VT

A.2.7 Calculs et expression des résultats

L’intensité (énergie par seconde) d’une réflexion (hkl) dans un diagramme de diffraction par les poudres est donné
par la formule complète suivante :

 (1 cos 22 ) I40 e


 dN 2 pF 2TAV
2 4 3
I (hkl ) (1)
32 m c r (sin 2  cos  )

où :

I intensité des rayons X diffractés par le plan (hkl) ;

I0 intensité du rayon X primaire ;

e charge des électrons ;

m masse des électrons ;

 longueur d’onde des rayons X ;


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d largeur de fente du détecteur ;

c vitesse se la lumière ;

r distance entre l’échantillon et le détecteur ;

N nombre de cellules élémentaires par unité de volume ;

p facteur de multiplicité ;

F facteur de structure ;

 angle de Bragg ;

T facteur de température ;

A facteur d’absorption ;

V volume de poudre dans le faisceau.

La formule (1) peut être considérée comme deux facteurs principaux affectant l’intensité d’une réflexion (hlk)
donnée : a) facteur du diffractomètre et b) facteur d’échantillonnage :

 T

321mcos 2 e 4 3 dI 0  2
2
 
I
c r (sin  cos  ) 
2 4 2  (N AvpF2) (2)

Soit nabla ( ) représentant le facteur du diffractomètre qui est une constante pour un diffractomètre donné si la
décroissance du collimateur et les conditions atmosphériques sont une constante.

 T

32( 1
 cos 2 2 4  3 dI 0 
2 c 4 r(sin 2  cos  ) 
(3)

La substitution de l’expression (3) dans l’équation (2) donne :


I = N2AvpF2 (4)

Dans des conditions idéales avec une configuration trigonométrique parfaite, soit  = 1.
I = N2AvpF2 (5)

Pour un ou des échantillons donnés, considérons les facteurs collectifs (N2ApF2) d’absorption comme une
constante pour cet échantillon Ks, ce qui donne :

I = KsV (6)

Ceci est vrai uniquement sous deux conditions : a) si l’échantillon a toujours une épaisseur uniforme reproductible
ou b) si l’échantillon a une épaisseur infinie. Ceci est dû au fait qu’à mesure que le rayonnement pénètre plus
profondément dans les plans atomiques successifs, un plus grand nombre d’atomes est éclairé. Le front d’onde
résultant est constructif lorsque les rayons X sont en phase. Cette amplification du rayonnement est proportionnelle
à la quantité de nœuds réfléchissants ou d’atomes exposés au faisceau de rayons X. Par conséquent, il est
possible de déduire que la quantité d’atomes (X) est proportionnelle à l’intensité (I) du rayonnement et elle est
exprimée par l’équation (7) :


I X (7)
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Soit Ks la constante de proportionnalité de l’équation (7), où Ks est un facteur contenant le coefficient d’absorption
massique de l’échantillon total. L’expression (8) est identique à la formule (6) lorsque le facteur de densité de
l’élément est 1.

I = KsX (8)

Ks est la constante d’absorption de l’élément s ;

Is l’intensité corrigée ; et

Xs la fraction pondérale de l’élément s.

Xs  KIs Xc  KIc (9)


s c

c est une valeur d’étalonnage dont les propriétés sont connues.

Pour un système binaire, la formule suivante est résolue en égalisant l’équation (9).

Ic
X cKc
 X I sK (10)
s s

L’équation (11) est du type Y = mX, avec trois rapports : Ic/Is est l’intensité corrigée de l’élément s par rapport à
l’intensité d’étalonnage c ; Xs/Xc est le rapport des fractions pondérales de l’élément s et de l’étalonnage c dans une
combinaison binaire ; Ks/Kc est le rapport des intensités de correction pour ce système binaire et directement en
relation avec Berry (1972). Cette relation est toujours une droite passant par l’origine (Chung 1974).

Ic Ks X s
1 Is


KK s 

XX s 
c  c 
(11)
I s Kc X c Ic

La relation observée dans l’équation (11) reste vraie pour chaque dérivation de l’équation (1), soit que l’on
considère que le volume d’un échantillon exposé aux rayons X est une constante indépendante de l’angle de
Bragg, soit que l’on prenne en considération la probabilité d’orientation, la texture et les statistiques des particules.

La transposition de l’équation (11) donne la formule de travail normalisée pour la méthode d’addition (Chung
1974), où Ic et Ii sont l’intensité observée après l’addition d’une fraction pondérale d’étalonnage Xc.

Xi  KX cII i (12)
i c

Si cette formule est développée pour prendre en compte l’indice de cristallinité de la réflexion, l’intensité observée
Ii devient Is qui tient compte de la forme du pic et qui est exempte d’erreurs de recouvrement introduites par
l’estimation de la surface. Les erreurs éventuelles sont systématiques et elles sont éliminées par Ks.

KX c 

II s  s  

II i50:50 i50:50 
s  c c  c50:50 c50:50 
Xs Ks (13)

En outre, chaque diffractomètre a sa propre configuration trigonométrique unique, réalisée sur mesure pour
satisfaire aux exigences particulières de l’utilisateur. Ceci signifie que si nabla est une constante pour un
diffractomètre particulier, ce n’est pas une constante pour tous les diffractomètres. Si l’on traite le diffractomètre de
la même manière que l’échantillon, les variations entre les diffractomètres peuvent être corrigées par l’utilisation
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d’un étalon interne qui donnerait un facteur de correction pour ce diffractomètre. La réintégration de nabla dans
l’équation (3) donne la formule de travail pour la diffraction quantitative des rayons X, équation (14). Noter que la
formule présentée ici fournit des données non normalisées et qu’elle n’est pas affectée par des erreurs associées à
des phases amorphes et non détectées.




Xc  I s  s
X s 


I   

I c c  (14)



I   
 

 

Xs fraction pondérale de la phase s ;

Xc fraction pondérale de la pointe d’étalonnage c ;

I intensité observée à hauteur maximale des pics de la phase s lorsque combinée avec la pointe
d’étalonnage c dans un rapport 1:1 ;

 largeur corrigée à mi-hauteur maximale des pics après déconverlution du pic pour la phase s ;

l intensité observée hauteur maximale de la pointe d’étalonnage c lorsque combinée avec la phase s dans
un rapport 1:1 ;

 largeur corrigée à mi-hauteur maximale des pics après déconverlution du pic pour la phase c ;

ls intensité observée à hauteur maximale des pics de la phase s dans la combinaison ;

s largeur corrigée à mi-hauteur maximale des pics après déconverlution du pic pour la phase s dans la
combinaison ;

lc intensité observée à hauteur maximale de la pointe d’étalonnage c dans la combinaison ;

c largeur corrigée à mi-hauteur maximale après déconverlution pour la pointe d’étalonnage c dans la
combinaison ;

facteur d’étalonnage du diffractomètre.

A.2.8 Rapport d’essai

Le rapport d’essai doit contenir les information suivantes :

a) le numéro et la date de publication de la présente norme ;

b) le laboratoire d’essai et, si nécessaire, l’opérateur d’essai ; la date d’essai ;

c) la description du produit soumis à l'essai ;

d) les détails concernant le matériel utilisé ;

e) les données d’essai et les calculs pour chaque échantillon, les valeurs moyennes et les écarts-types ;

f) tout écart éventuel par rapport à la présente norme.


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A.3 Méthodologie pour la détermination de la valeur de bleu de méthylène de la


bentonite2) - But et application

A.3.1 Domaine d’application

Cette section décrit la méthode permettant de déterminer l’absorption de bleu de méthylène par la bentonite.
L’essai a été mis au point pour des applications dans le domaine de la construction de sites d’enfouissement, pour
lequel il est nécessaire d’évaluer la teneur en montmorillonite des argiles utilisées dans les tapis d’étanchéité en
argile géosynthétique ou les sols enrichis en bentonite.

A.3.2 Principe

Un échantillon de bentonite dispersé dans de l’eau est titré avec une solution de bleu de méthylène jusqu’à
l’apparition d’un “halo” bleu clair autour de la tache bleu foncé produite par une goutte de suspension de bentonite
déposée sur un papier filtre.

A.3.3 Matériel et réactifs

A.3.3.1 Matériel

 balance analytique avec une précision de mesurage de 0,01 g ;

 agitateur magnétique/plaque chauffante combinés ;

 four de séchage (93 ± 3) °C et (110 ± 5) °C ;

 burette ;

 trépied ;

 erlenmeyer à col large, 300 ml ;

 baguette en plastique ;

 ballon gradué, 1000 ml ;

 barre d’agitateur magnétique ;

 bouteille en polyéthylène avec fermeture à vis, 1 litre ;

 pipette de prélèvement, 10 ml ;

 pipette de prélèvement, 5 ml ;

 filtre en papier rond, diamètre 150 mm ;

 balance de pesage à sec.

A.3.3.2 Réactifs

 eau distillée ;

 bleu de méthylène (C16H18CIN3S.xH2O (x = 4 à 5 )) ;

2) Cet essai a été mis au point à partir de la Recommendation numéro 33 de DUTCH CUR, à qui nous sommes redevables
pour la source d’information.
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 solution de bleu de méthylène à 0,5 % ;

 acide sulfurique 2,5 mol/l ;

 peptisateur (solution saturée de diphosphate de tetrasodium Na4P2O7-H2O).

A.3.4 Préparation

A.3.4.1 Solution de bleu de méthylène

Peser 5 g de bleu de méthylène non séché, avec une précision de 1 mg (A). Dissoudre la quantité pesée dans
600 ml d’eau distillée tiède. Au bout de 24 heures, décanter la solution dans un ballon gradué de 1 litre. Faire
bouillir le résidu dans 100 ml d’eau, laisser refroidir et ajouter au reste de la solution contenue dans le ballon
gradué. Remplir ensuite le ballon gradué jusqu’à 1 litre avec de l’eau distillée.

Sécher 1 g environ de bleu de méthylène (Bv) à masse constant à 93 ± 3 °C (Bd). Puis calculer la concentration de
la solution de bleu de méthylène en mg de C16H18CIN3S.3H2O par ml, avec une précision de 0,001 mg de BM/ml.
Conserver la solution de bleu de méthylène dans une pièce obscure.

NOTE En raison de l’effet de forte coloration du bleu de méthylène, cette substance doit être utilisée avec précaution.

A.3.4.2 Bentonite

Peser la balance de pesage à sec (F). Prélever un échantillon partiel représentatif de bentonite d’environ 500 g et
déterminer le poids de la balance avec l’échantillon (G). Garder la partie restante de l’échantillon de bentonite.
Sécher l’échantillon partiel pendant au moins 24 heures à masse constante dans un four à 110 ± 5 °C. Déterminer
ensuite le poids de la balance et de l’échantillon séché (H). Les masses doivent être déterminées avec une
précision de 0,1 g. La teneur en eau (D) de la bentonite doit être calculée avec une précision de 0,1 %.

A.3.5 Mode opératoire

A.3.5.1 Peser 500 mg (E) de bentonite non séchée et transférer la quantité pesée dans un vase d’Erlenmeyer.
Ajouter 50 ml d’eau et 5 ml de peptisateur. Placer le Erlenmeyer sur la plaque chauffante et agiter le contenu
pendant 10 minutes. Porter la suspension à ébullition.

A.3.5.2 Couper la plaque chauffante lorsque le liquide bout. La bentonite doit être totalement en suspension.
Laisser refroidir le liquide à température ambiante, puis ajouter 2 ml de H2SO4 (2,5 mol) et agiter la suspension
pendant une demi-minute. Ajouter ensuite 80 à 90 % de la quantité finale prévisible de solution de bleu de
méthylène utilisée et agiter la suspension pendant 120 ± 10 secondes.

A.3.5.3 Placer deux morceaux de papier filtre l’un sur l’autre pour pouvoir y déposer des gouttes de liquide.
Titrer la suspension de bentonite refroidie avec la solution de bleu de méthylène et agiter le liquide régulièrement.
En raison de la précision requise, le titrage doit s’effectuer par pas de progression ne dépassant pas 1 ml. Toutes
les deux minutes, déposer une goutte de la suspension sur le papier filtre à l’aide un baguette en plastique. Pour
déterminer le point final du titrage, ajouter 1 ml de bleu de méthylène à chaque fois, agiter la suspension pendant
120 ± 10 secondes et déposer une nouvelle goutte.

A.3.5.4 Cesser d’ajouter de la solution de bleu de méthylène dans la suspension lorsque le premier halo
apparaît (coloration bleu clair autour de la tache bleu foncé). Agiter la suspension pendant 120 ± 10 secondes et
déposer ensuite une goutte de la suspension sur le papier filtre. Si le halo persiste, le point final a été atteint. Dans
le cas contraire, ajouter encore 1 ml de solution de bleu de méthylène et refaire l’opération jusqu’à ce que le point
final soit atteint.

NOTE Noter la quantité de solution de bleu de méthylène utilisée comme le nombre de ml ajoutés au point où le halo n’est
pas tout à fait visible (V).

Pendant l’ajout progressif de solution de bleu de méthylène, la couleur du halo autour de la tache bleu foncé sur le
papier filtre change comme suit :
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 incolore lorsque la bentonite n’est pas saturée avec le bleu de méthylène ;

 bleu clair lorsque la bentonite est juste saturée (point final) ;

 bleu lorsque du bleu de méthylène libre est présent.

A.3.6 Calculs et expression des résultats

Calculer la concentration de la solution de bleu de méthylène en mg MB/ml comme suit :

C  K.Bv.mMB.
A.Bd.mMB.3 H 2 O
0H O 2

C concentration de la solution de bleu de méthylène, in mg BM/ml ;

A quantité de bleu de méthylène pesé, in mg (solution) ;

Bv quantité de bleu de méthylène pesé, en mg (avant séchage) ;

Bd poids de bleu de méthylène après séchage, en mg ;

mBM.3H2O masse moléculaire du bleu de méthylène avec 3 molécules d’eau en cristallisation (= 373,90) ;

mBM.0H2O masse moléculaire du bleu de méthylène avec 0 molécule d’eau en cristallisation (= 319,85) ;

K volume du ballon gradué, en ml (1000 ml).

Calculer la teneur en eau de la bentonite en % (w/w) par rapport au poids sec, comme suit :

D  G-H
H-F
x 100%

D teneur en eau de la bentonite par rapport au poids sec, in % (w/w) ;

F poids de la balance, en g ;

G poids de la balance et de l’échantillon humide, en g ;

H poids de la balance et de l’échantillon sec, en g.

Calculer la valeur de bleu de méthylène de la bentonite avec une précision de 10 mg BM/g, comme suit :

 100V.C


100 ED 
BM

où :

BM valeur de bleu de méthylène de la bentonite, in mg BM/g ;

V quantité de solution de bleu de méthylène utilisée, en ml ;

C concentration de la solution de bleu de méthylène, en mg BM/ml ;


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E quantité de bentonite pesée, en g ;

D teneur en eau donnée par l’équation ci-dessus.

A.3.7 Rapport d’essai

Le rapport d’essai doit contenir les information suivantes :

a) le numéro et la date de publication de la présente norme ;

b) le laboratoire d’essai et, si nécessaire, l’opérateur d’essai ; la date d’essai ;

c) la description du produit soumis à l'essai ;

d) les détails concernant le matériel utilisé ;

e) les données d’essai et les calculs pour chaque échantillon, les valeurs moyennes et les écarts-types ;

f) tout écart éventuel par rapport à la présente norme.


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Annexe B
(normative)

Détermination de l’influence des cycles de mouillage - séchage sur la


perméabilité des tapis d’étanchéité en argile géosynthétique

En attente de préparation.
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Annexe C
(normative)

Détermination de l’influence des cycles de gel - dégel sur la perméabilité


des tapis d’étanchéité en argile géosynthétique

C.1 Domaine d’application


La présente annexe spécifie un essai de valeur d’indice permettant de déterminer le taux d’influence des cycles de
gel - dégel sur le flux passant à travers les tapis d’étanchéité en argile géosynthétique (TAG) saturés. La valeur du
taux d’influence fournit une indication sur le comportement du produit lorsque celui-ci est exposé à des cycles de
gel - dégel répétés dans les ouvrages en terre. La perméabilité des TAG saturés peut augmenter en conséquence
des cycles de gel - dégel répétés.

Cet essai est applicable aux produits TAG comportant un renfort en géotextile. Il n’est pas toujours applicable aux
produits TAG comportant un renfort en géomembrane.

C.2 Références normatives


La présente annexe comporte, par référence datée ou non datée, des dispositions d’autres publications. Ces
références normatives sont citées aux endroits appropriés dans le texte et les publications sont énumérées ci-
après. Pour les références datées, les révisions ou amendements ultérieurs de l’une quelconque de ces
publications ne s’appliquent à la présente norme européenne que s’ils y ont été incorporés par révision
amendement. Pour les références non datées, la dernière édition de la publication à laquelle il est fait référence
s’applique.

EN 963, Géotextiles et produits apparentés - Echantillonnage et préparation des éprouvettes.

EN ISO 10320, Géotextiles et produits apparentés - Identification sur site.

ISO 554, Atmosphères normales de conditionnement et/ou d’essai - Spécifications.

ISO 3696, Eau pour laboratoire à usage analytique - Spécification et méthodes d’essai.

ASTM D 5887-95, Standard test method for measurement of index flux through saturated geosynthetic clay liner
specimens using a flexible wall permeometer.

C.3 Définitions
Pour les besoins de la présente annexe, les définitions suivantes s’appliquent :

C.3.1
flux
débit d’eau passant à travers une unité de surface de la section transversale d’une éprouvette, dans les conditions
d’un écoulement laminaire

C.3.2
essai de valeur d’indice
procédure d’essai qui peut comporter des défauts systématiques, mais qui peut être utilisée pour établir un ordre
pour un ensemble d’éprouvettes, par rapport à la propriété concernée
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C.3.3
taux d’influence des cycles de gel - dégel
rapport de la valeur de flux d’une éprouvette exposée à des cycles de gel - dégel à la celle d’une éprouvette de
référence non exposée, exprimé en pourcentage

C.4 Principe
On détermine le flux passant à travers des éprouvettes de TAG de 100 mm de diamètre, à l’aide d’un perméamètre
à paroi souple. Le flux est déterminé sur des éprouvettes exposées à des cycles de gel - dégel et sur des
éprouvettes de référence non exposées.

Des échantillons de TAG, mesurant 30 x 30 cm, sont saturés sous une pression de 4 ± 0,2 kPa pendant 48 heures
à température ambiante constante. Après saturation des échantillons, un échantillon est placé dans un congélateur
à - 5 °C pendant 24 heures, tandis que l’échantillon de référence est laissé à température ambiante normale. Après
sortie du congélateur, on laisse dégeler l’échantillon à température ambiante pendant 24 heures. Puis, les
échantillons sont de nouveau immergés pendant 24 heures à température ambiante. Ce cycle de gel - dégel est
effectué quatre fois avant de découper les éprouvettes.

L’éprouvette est installée dans un perméamètre à paroi souple et soumise à une contrainte totale 550 kPa et à une
contre-pression de 515 kPa pendant 48 heures. L’écoulement est assuré avec de l’eau déminéralisée, en
augmentant la pression jusqu’à 530 kPa du côté entrée de l’éprouvette. Le flux est déterminé lorsque l’entrée et la
sortie d’eau sont approximativement égales (à ± 25 % près).

Le taux d’influence (en pourcentage) est exprimé comme le flux passant à travers une éprouvette exposée aux
cycles de gel - dégel, divisé par le flux passant à travers une éprouvette de référence non exposée.

NOTE Cet essai ne fournit pas une valeur de conductivité hydraulique. La conductivité hydraulique peut être déterminée
de manière identique, mais il est nécessaire de connaître l’épaisseur de l’éprouvette. Cet essai n’inclut pas les procédures de
mesurage de l’épaisseur du TAG ou de son élément argileux.

C.5 Réactifs
On utilise de l’eau comme fluide de circulation à travers l’éprouvette et aussi pour exercer une contre-pression sur
l’éprouvette. Dans la mesure où la nature du fluide de circulation peut influer énormément sur le flux, on doit utiliser
de l’eau déminéralisée suivant ISO 3696 dans cette méthode.

L’eau doit être désaérée et aussi bien que déminéralisée. L’eau est généralement désaérée par ébullition, par
brumisation d’eau dans un récipient raccordé à une source de vide, ou par agitation forcée de l’eau dans récipient
raccordé à une source de vide. L’eau désaérée ne doit pas être exposée à l’air pendant de longues périodes de
temps pour éviter une nouvelle dissolution d’air dans l’eau.

C.6 Appareillage
NOTE L’appareillage utilisé pour cette méthode d’essai est celui couramment utilisé pour déterminer la conductivité
hydraulique des échantillons de sol. Toutefois, les valeurs de flux mesurées dans cet essai sont toujours bien inférieures à
celles généralement mesurées pour les sols naturels. Le débit de fuite de l’appareillage doit être inférieur à 10 % du flux.

C.6.1 Circuit hydraulique

Un circuit à charge constante, conforme à ASTM D 5887-95 - méthode d’essai A, peut être utilisé s’il satisfait aux
critères spécifiés dans la présente méthode. D’autres circuits peuvent être également utilisés, par exemple un
circuit à charge variable (méthode B) ou un circuit à débit constant (méthode D).

Le circuit à charge constante doit être capable de maintenir des pressions hydrauliques constantes à ± 5 % près et
offrir une précision de mesurage égale ou supérieure. Les pressions doivent mesurées par un dispositif offrant la
précision requise, par exemple un indicateur de pression ou un capteur de pression électronique.
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C.6.1.1 Purge d’air du circuit

Le circuit hydraulique doit être conçu pour faciliter l’élimination rapide et complète des bulles d’air libres présentes
dans des tuyauteries du circuit.

C.6.1.2 Circuit de contre-pression

Le circuit hydraulique doit être capable d’appliquer et de maintenir une contre-pression à ± 5 % près sur
l’éprouvette, pour faciliter la saturation pendant toute de la durée des mesurages.

La contre-pression peut être fournie par une source de gaz comprimé, un contrepoids agissant sur un piston ou par
tout autre moyen approprié.

C.6.2 Circuit de mesurage de l’écoulement

Les volumes d’entrée et de sortie doivent être mesurés, sauf si l’absence de fuite, la continuité de l’écoulement et
la cessation du tassement ou du gonflement peuvent être vérifiées par d’autres moyens. Les volumes
d’écoulement doivent être déterminés avec une précision de ± 5 %, à l’aide d’un accumulateur gradué, d’une
pipette graduée, d’un tuyau vertical associé à un capteur de pression électronique ou de tout autre dispositif
approprié.

C.6.2.1 Pertes de charge

Lorsqu’on utilise la méthode de la charge constante, les pressions hydrauliques utilisées pour soumettre à l'essai
une éprouvette doivent être appliquées sans éprouvette et le débit doit être mesuré avec une précision de ± 5 %.
Ce débit doit être au moins dix fois supérieur au débit mesuré lorsque une éprouvette se trouve dans le
perméamètre et que l’on applique les mêmes pressions hydrauliques.

C.6.3 Cellule du perméamètre

On doit utiliser un appareil dans lequel l’éprouvette et les filtres poreux, enfermés dans une membrane souple
scellée et fixée à la base et au sommet, sont soumis à des pressions de fluides contrôlées.

La cellule du perméamètre peut éventuellement permettre l’observation des variations de hauteur de l’éprouvette,
soit par observation à travers la paroi de la cellule, à l’aide d’un cathetomètre ou d’un autre instrument, soit par
surveillance d’un piston de charge ou d’un extensomètre traversant la plaque supérieure et connecté à un
indicateur à cadran ou un autre dispositif de mesurage. Le piston ou l’extensomètre doit passer à travers une
douille et un joint incorporés dans la plaque supérieure et il doit être chargé avec une force suffisante pour
compenser la pression de la cellule qui agit sur la section transversale du piston à l’endroit où il traverse le joint. Si
les déformations sont mesurées, l’indicateur de déformation doit être un indicateur à cadran ou un cathetomètre
gradué jusqu’à 0,3 mm, ou mieux, et offrant une plage de course adéquate, ou tout autre dispositif de mesurage
approprié de même précision.

C.6.4 Base et plaque supérieure

Une base et une plaque supérieure rigides et imperméables doivent être utilisées pour supporter l’éprouvette, pour
assurer le transfert du liquide de circulation et pour former l’éprouvette. Le diamètre ou la largeur de la base et de
la plaque supérieure doit être égal au diamètre de l’éprouvette, à ± 5 % près. La base doit empêcher les fuites, le
déplacement latéral ou l’inclinaison. La plaque supérieure doit être conçue pour recevoir le piston ou
l’extensomètre (si utilisés) de telle manière que la surface de contact soit concentrique avec la plaque. La surface
de la base et de la plaque supérieure qui se trouve en contact avec la membrane d’étanchéité doit être lisse et
dépourvues de rayures.
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C.6.5 Membrane souple

La membrane souple utilisée pour enfermer l’éprouvette doit fournir une protection fiable contre les fuites. La
membrane doit être soigneusement examinée avant utilisation et rebutée si des défauts ou des piqûres sont
constatés. Pour minimiser le bridage de l’éprouvette, le diamètre doit être compris entre à 90 et 95 % du diamètre
de l’éprouvette. La membrane doit être scellée et fixée sur la base et la plaque supérieure de l’éprouvette avec des
joints toriques en caoutchouc dont la largeur ou le diamètre intérieur non chargé doit être inférieur à 90 % de la
largeur ou du diamètre de la base ou de la plaque supérieure.

C.6.6 Filtres poreux

Les filtres poreux doivent être constitués de carbure de silicium, d’oxyde d’aluminium ou d’un autre matériau qui ne
soit pas attaqué par l’éprouvette ou le liquide de circulation. Les filtres poreux doivent présenter des surfaces
planes et lisses et être dépourvus de fissures, d’éclats et de défauts d’uniformité. Ils doivent être vérifiés
régulièrement pour s’assurer qu’ils ne sont pas colmatés.

Les filtres poreux doivent avoir un diamètre de 99 ± 1 mm et leur épaisseur doit être suffisante pour éviter le risque
de rupture.

La conductivité hydraulique des filtres poreux doit être largement supérieure à celle de l’éprouvette soumise à
l'essai pour éviter une impédance d’écoulement significative.

C.6.7 Papier filtre

Pour empêcher la pénétration de matière dans les pores des filtres poreux, une ou plusieurs feuilles de papier filtre
doivent être placées entre les filtres poreux supérieur et inférieur et l’éprouvette. La conductivité hydraulique du
papier filtre doit être largement supérieure à celle de l’éprouvette soumise à l'essai pour éviter une impédance
d’écoulement significative.

C.6.8 Dispositifs de mesurage des dimensions des éprouvettes

Les dispositifs utilisés pour déterminer les dimensions des éprouvettes doivent permettre de mesurer à 0,3 mm
près ou mieux et ils doivent être conçus de telle manière que leur utilisation ne perturbe pas l’éprouvette.

C.6.9 Balance

La balance doit permettre de déterminer la masse de l’éprouvette à 0,01 g près.

C.6.10 Matériel de mise en place de l’éprouvette

Ce matériel doit inclure un cylindre ou un tendeur de membrane, et un anneau pour détendre et installer les joints
toriques sur la base et la plaque supérieure pour sceller la membrane.

C.6.11 Température d’essai

La température du perméamètre, de l’éprouvette et du réservoir d’eau ne doit pas varier de plus de ± 3 °C. Cette
condition est normalement remplie si on effectue l’essai dans une pièce dont la température est relativement
constante.

La température du congélateur doit être de - 5 ± 2 °C.

C.7 Eprouvettes
C.7.1 Examiner l’échantillon global de TAG à soumettre à l'essai et enregistrer les anomalies, irrégularités ou
dommages éventuels. Choisir pour l’essai deux parties représentatives de l’échantillon, l’une pour l’échantillon de
référence et l’autre pour l’échantillon d’essai soumis aux cycles de gel - dégel. Placer un gabarit de surface
connue, ex. : 30 x 30 cm, sur la partie choisie. Découper l’échantillon aux dimensions exactes du gabarit à l’aide
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d’un couteau tranchant ou de tout autre instrument approprié. Retirer les échantillons avec soin pour éviter la perte
de bentonite et peser ces échantillons.

C.7.2 Obturer les bords des échantillons de TAG avec du ruban étanche à l’eau pour éviter la perte de bentonite
pendant les manipulations ultérieures. Placer l’échantillon de TAG sur le fond plat d’une boîte étanche à l’eau (un
échantillon par boîte) et couvrir l’échantillon d’une plaque rigide, lisse et plate. Les dimensions de la plaque
supérieure doivent être égales à celles de l’échantillon. Pour faciliter la saturation complète de l’échantillon, une ou
plusieurs feuilles de géotextile non tissé sont placées entre les plaques inférieure et supérieure et l’échantillon. Si
nécessaire, placer des poids sur la plaque supérieure pour obtenir la pression requise de 4,0 kPa.

C.7.3 De l’eau déminéralisée est versée sur le fond des boîtes, de manière que le niveau de l’eau arrive à
quelques millimètres au-dessous de la plaque supérieure. Pour maintenir l’échantillon immergé, on ajoute de l’eau
à mesure qu’elle est absorbée par l’échantillon, à intervalles très courts au début. Les échantillons doivent rester
immergés à température ambiante et à une pression de 4,0 kPa.

C.7.4 Au bout de 48 heures, l’eau en trop est retirée des boîtes. La boîte contenant l’échantillon d’essai est
placée, avec les poids et la plaque supérieure, dans le congélateur. Les poids et l’eau en trop sont retirés de
l’échantillon de référence qui est laissé à température ambiante normale.

C.7.5 L’échantillon d’essai est laissé dans le congélateur pendant 24 heures. La température au-dessus et au-
dessous de l’échantillon doit être mesurée et enregistrée avec une précision de ± 1 °C.

C.7.6 Après sortie du congélateur, on laisse dégeler l’échantillon pendant 24 heures à température ambiante,
sans ajouter d’eau. Ensuite, de l’eau est versée de nouveau dans les deux boîtes comme décrit en 7.3. Les
échantillons doivent rester immergés pendant 24 heures à température ambiante constante.

C.7.7 Ce cycle est effectué quatre fois avant le découpage des éprouvettes.

C.7.8 Retirer les poids et les échantillons de TAG de leur boîte et placer les échantillons avec soin sur une
surface lisse et plane. Placer un disque de 100 ± 1 mm de diamètre au centre de l’échantillon. A l’aide d’un
marqueur fin, tracer une ligne autour du disque directement sur le renfort du TAG. Retirer le disque. En suivant la
ligne tracée, découper le renfort supérieur du TAG à l’aide d’un couteau tranchant ou d’un autre instrument
approprié. Découper la bentonite et le renfort inférieur en géotextile à l’aide d’une paire de ciseaux tranchants ou
d’un autre instrument approprié. Examiner les bords exposés de l’éprouvette pour vérifier que les fibres des
renforts supérieur et inférieur en géotextile ne sont pas en contact. Pour être sûr que les fibres des renforts
supérieur et inférieur en géotextile ne sont pas en contact, on retaille légèrement les bords des renforts et la
bentonite hydratée à l’aide d’une paire de ciseaux tranchants ou d’un couteau. Le diamètre de l’éprouvette ne doit
pas être inférieur au diamètre du disque et ne doit pas dépasser 102 mm.

C.8 Mode opératoire

C.8.1 Mise en place de l’éprouvette

Découper deux feuilles de papier filtre de 100 ± 2 mm de diamètre pour l’essai. Tremper les deux filtres poreux et
les feuilles de papier filtre dans un récipient rempli de fluide de circulation. Placer la membrane sur le tendeur de
membrane.

Appliquer une mince couche de graisse silicone pour vide très poussé sur les côtés des plaques d’extrémité.
Placer un filtre poreux sur la plaque de base du perméamettre, puis un morceau de papier filtre, puis l’éprouvette
d’essai. Placer un morceau de papier filtre sur l’éprouvette, puis un filtre poreux, puis la plaque supérieure. Placer
la membrane autour de l’éprouvette à l’aide du tendeur de membrane et installer deux joints toriques à chaque
extrémité pour sceller la membrane.

Assembler la cellule du perméamètre et la remplir d’eau. Raccorder le réservoir de pression de la cellule à la


tuyauterie de la cellule et le circuit hydraulique aux tuyauteries d’entrée et de sortie. Remplir le réservoir de
pression de la cellule avec de l’eau et le circuit hydraulique avec de l’eau déminéralisée et désaérée.
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C.8.2 Pression de la cellule et contre-pression

Faire monter la pression de la cellule jusqu’à 105 kPa et la contre-pression jusqu’à 70 kPa aux extrémités de
l’éprouvette. Laisser soigneusement couler de l’eau dans les tuyauteries de drainage jusqu’à ce que toutes les
bulles d’air visibles disparaissent. Augmenter la pression de la cellule et la contre-pression par pas de 70 kPa dans
des intervalles de 1 minutes, jusqu’à ce que la pression finale de la cellule atteigne 550 kPa et la contre-pression
515 kPa. Maintenir la pression de la cellule et la contre-pression pendant 24 heures pour permettre le tassement,
le gonflement, la saturation et l’hydratation.

C.8.3 Infiltration

Commencer l’infiltration en augmentant la pression à la base de l’éprouvette, en créant ainsi un écoulement vers le
haut à travers l’éprouvette et de manière que la différence de pression dans l’éprouvette soit de 15 ± 0,5 kPa. Ceci
permet d’obtenir une pression d’entrée de 530 kPa.

Déterminer la perte de charge dans l’éprouvette avec une précision de ± 10 %.

Déterminer le débit d’entrée et le débit de sortie avec une précision de ± 10 %

C.8.4 Critères de fin d’essai

Les critères suivants doivent être satisfaits pour pouvoir considérer l’essai comme terminé :

 trois valeurs de débit au moins doivent être déterminées sur une période de 8 heures au minimum ;

 le rapport des débits d’entrée et de sortie doit être compris entre 0,75 et 1,25 pour les trois derniers
mesurages consécutifs de l’écoulement ;

 aucune tendance significative à l’augmentation ou la diminution du débit ne doit être constatée pour les trois
derniers mesurages consécutifs de d’écoulement ;

 aucune des trois dernières valeurs de débit ne doit être inférieure à 0,75 fois la valeur de débit moyenne ou
supérieure à 1,25 fois la valeur de débit moyenne.

La valeur enregistrée (qi) est calculée en faisant la moyenne des trois dernières valeurs calculées consécutives.

C.9 Calcul et expression des résultats

C.9.1 Enregistrement des données

Les données suivantes doivent être enregistrées pour chaque essai :

a) le suivi de la durée des différentes périodes de conditionnement (saturation, gel, dégel) ;

b) la température du congélateur ;

c) toutes les valeurs de débit déterminées et les périodes de temps correspondantes ;

d) les fuites de pression éventuellement constatées dans les circuits de mesurage de l’écoulement d’eau.
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C.9.2 Calcul et expression des résultats

Calculer le flux qi comme suit :

qi  AtV

qi flux, en m3/m2.s ;

V volume d’écoulement, pris comme la moyenne du volume d’entrée et de sortie, en m3 ;

A surface de la section transversale d’un filtre poreux de 100 mm (0,00875 m2) ;

t intervalle de temps, en s.

Calculer le taux d’influence R des cycles de gel - dégel, comme suit :

R = 100 x (qessai/qrérérence)

qessai qi de l’éprouvette d’essai après exposition aux cycles de gel - dégel ;

qrérérence qi de l’éprouvette de référence.

C.10 Rapport d’essai


Le rapport d’essai doit contenir les information suivantes :

a) le numéro et la date de la présente norme ;

b) l’identification de l’échantillon suivant l'EN ISO 10320, la date de réception et la date d’essai ;

c) l’atmosphère de conditionnement ;

d) le nombre d’éprouvettes soumises à l'essai ;

e) les résultats obtenus, exprimés conformément à la section 9 ;

f) la description des problèmes particuliers éventuellement rencontrés pendant la préparation des éprouvette et
l’essai ;

g) tout écart par rapport à la procédure d’essai.

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