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CONVENTION

RELATIVE A LA SOCIETE DES

MINES D'OR DE SALSIGNE

11 JUILLET 2001
Strictement Confidentiel

CONVL"'i TION
RELATIVE A LA SOCIETE DES
MINES n 'OR DE SALSIGNE

ENT RE :

1. L'Etat, représenté par Monsieur Christian Pierrer, Secrétaire d' Etat à l' Industrie, Ministère de
l'Economie, des Finances et de l' Industrie, 139, rue de Bercy, 75012 Paris, et par Monsieur
Gérard Bougrier, Préfet du département de l'Aude, Préfecture, 11000 Carcassonne

(ensemble, l' "Etat' ou les" Pouvoirs Publics"),

D 'UNE PART,

ET:

2. Mines d'Or de Salsigne, société anonyme au capital de 120.000.000 de francs dont le siège
social est à La Mine, CD 411, 11600 Salsigne, immatriculée au registre du commerce et des
sociétés sous le numéro 387 961 188 RCS Carcasso nne ("M OS' ou la "Société"), représentée
aux fins des présentes par Monsieur Peter Hambro, Président du conseil d'admini stration,

3. Eltin France SARL, société à responsabilité limitée de droit français dont le siège social est La
Mine, CD 411, 11600 Salsigne, immatriculée au registre du commerce et des sociétés sous le
numéro 391 I I I 689 ReS Carcassonne ("E ltin"), représentée par M. Marc Gallet, gérant,

4. Orion Resources NL, société de droit australien, dont le siège social est 16, Parliament Place,
West Perth, Western Australia 6005, Austral ie, immatriculée sous le numéro (Australian
Company Number) ACN 009 182 825 ("Orion"), représentée par M. Chris J. Lalor, Director,

(Eltin et Orion étant désignés ensemble, les "A ctionnaires"),

5. Henry Walker Eltin Group Limited, société de droit australien dont le siège social est 147,
Frome Street, Adelaide, South Austra1ia 5000, Australie, immatricu1ée sous le numéro
(Australian Company Number) ACN 007 710 483 ("H WE"), représ entée par M.Chris J.
Lalor, en vertu d'un pouvoir en date du 4 juillet 2001,

6. Sons of Gwalia Limited, société de droit australien dont le siège social est 16 Parliament
Place, West Perth, Western Australia 6005, Australie, immatricu lée sous le numéro
(Australian Company Number) ACN 008994 287 ("SOO"), représentée par M. Chris J. Lalor,
Direaor

(HWE et SOG étant ci-après désignés ensemble, les "Groupes des Actionnaires")

D ' AUTRE PART,

(l'Etat, MOS, les Actionnaires et les groupes des Actionnaires étant ci-après désignés
ensemble les "Parties" ou individuellement une "Partie")
-2- Strictement Confidentiel

PREAl"IBULE :

A. La société Mines et Produits Chimiques de Salsigne (l'vIPCS) qui exp loitai t des actifs miniers
et des installations industrielles sur le site de Salsigne et de la Combe du Sault, dans l'Aude
(comm unes de Salsigne, Villanière, Limousis et Lastours), filiale indirecte du Bureau de
Recherches Géologiques et Mini ères, a été mise en liquidation judiciaire par jugement du
Tribunal de Commerce de Carcassonrie en date du 3 février 1992 .

Ma s a, à la même époque, été créée par certains actionnaires aujourd'hui retirés en vue de
l'acquisition auprès du liquidateur de 1VfPCS de certains des actifs miniers de cette société,
dont les mines d'or (mine souterraine et mine à ciel ouvert) de Salsigne (ensemble, la "Mine").
MaS exp loite aujourd'hui la Mine, une usine de traitement du minerai par cyanuration, deux
installations de stockages de déchets et diverses autres installations en relation avec cette
activité minière.

B. Les sites aujourd'hui exploités par Ma S ou qui sont la propriété de MaS sont des sites miniers
et industriels très anciens , sur lesquels des opérateurs successifs ont exploité de multiples
activités minières et industrielles. Aucun des exploitants successifs de ces sites et installations,
en ce compris MPCS, n'a, à ce jour, assumé la charge de la remise en état environnementale
résultant de leur exploitation. En conséquence, lors de la cessation d'activité, ces sites et
installations devront faire l'objet de travaux conséquents de remise en état dont une partie
importante ne résulte pas de l'activité de MaS et que celle-ci n'est pas, en tout état de cause,
en mesure d'assumer seule.

Mas emploie aujourd'hui environ 175 salariés. Le capital social de MaS, soit 1.200.000
actions, est, depuis début 1993, détenu à hauteur de 99,99 % par les Actionnaires.

C. La chute substantielle des cours de l'or, depuis mi -1997, a entraîné une importante baisse de
revenus pour MaS, laquelle s'est trouvée confrontée à compter de cette période et dans des
proportions croissantes , à de très sérieuses difficultés fmancières . Les Actionnaires ont
manifesté, dès fin 1997, leur intention de se désengager du capital de Mas .

D. Les difficultés croissantes rencontrées par MaS dans les conditions de son exploitation l'ont
conduite à déposer une déclaration de cessation des paiements le 9 juillet 1999. A cette date, le
tribunal de commerce de Carcassonne a ouvert une procédure de redressement judiciaire. La
période d'observation s'est achevée le 30 juin 2000 , date à laquelle le tribunal de commerce de
Carcassonne a approuvé un plan de continuation prévoyant un apurement du passif de la
. Société sur une période de quatre (4) ans (le "Plan de Continuation"). Suivant appel interjet é
par le Procureur de la République de Carcassonne et le Parquet Général, la cour d'appel de
Montpellier a confirm é ce jugement par un arrêt du 24 octobre 2000.

E. Le Plan de Continuation s'inscrivait dans la perspective d'une reprise de la Société par un


groupe affmeur andorran, le groupe Orfund, lequel avait manifesté et confirmé à maintes
reprises auprès de la Société, des Groupes des Actionnaires, des pouvoirs pub lics et du
tribun al de commerce de Carcassonne son intention de prendre le contrôle de MaS en
rachetant aux Act ionnaires l'intégralité de leurs participations et en apportant à la Société le
soutien financier nécessaire à la poursuite de l'activité dans les termes du Plan de
Continuation.

F. Le groupe Orfund s'est avéré ne pas être en mesure de donner suite à ses engagements dans les
délais compatibles avec la survie économique de MOS. Pour répondre à la situation. urgente
dans laquelle se trouvait MûS, notamment en termes de trésorerie, un plan alternatif a alors
été présenté devant permettre la poursuite d 'une activité minière jusqu'à la fm de l' année
2002, suivie d'une phase de remise en état environnementale. ~

8-- Convent ion Principale - Ver.rio n fin ale {I l j uil/et 1OOI) .doc
-3- Strictemen t Confidentiel

G. -Les principes directeurs de ce plan ont été d éfinis et MO S, les Pou vo irs Publics et les Groupes
des Actionnaires ont conclu, le 3 mai 200l, un accord préliminaire relatif au projet industriel
de MûS et à sa mise en œuvre (l'''A ccord Préliminaire").

H. L'Accord Préliminaire prévoyait que les parties devaient formaliser un accord définitif une
fois satisfaites certa ines conditi ons suspensives. A ce titre ,

• le comité d'entreprise de MûS a été informé et consulté lors de réunions tenues les 17 mai
2001 et 14 juin 2001 , portant sur le projet industriel déc rit à l' A ccord Préliminaire ; le
comité d' entreprise a formulé son avis, conformément à la législation applicable, le 14
j uin 200 1 ;

• le comité d'entreprise de MOS a été informé de l'avancement des négociations qui ont
conduit au présent accord ainsi que des termes de cet accord lors d'une réunion tenue le 29
juin 200 1 ; une nouvelle réunion s'est tenue le 10 juillet 200 1 ;

• le tribunal de commerce de Carcassonne a été informé des modifications du Plan de


Continuation rendues nécessaires par ce projet industriel, et doit se prononcer dans les
jours suivant la date des présentes, conformément aux règles prévues par le Code de
commerce en matière de modification des termes d' un plan de continuation en cours ;

• les termes de l'Accord Préliminaire ont été soumis aux conseils d' administration respectifs
des Groupes des Actionnaires préalablement à la date des présentes ; et

• les hypothèses économiques concourant à la d éfinition du proj et industriel ont été revues
par un expert minier (John Ballard & Associates Pty Ltd) et par un cabinet d 'audit
(KPMG). Les conclusions du cabinet KPMG figurent en Annexe H.

1. En conséquence de ce qui précède, les Parties se sont rapprochées et ont arrêté les termes ci-
dessous.

IL EST DONC CONVEN U CE QUI SUIT :

ARTICLE 1 • LE PLAN INDUSTRIEL DE 1\108

1.1 Le Plan

En application de la présente convention, le plan industriel qui devra être poursuivi par MûS
consistera, pendant une première phase déjà entamée et s'étendant jusqu' à la fm de l'année
2002, à exploiter la Mine tout en entamant les travaux de réhabilitation prévus par la Convention
de Réhabilitation visée à l'article 2, puis, au cours d' une seconde phase, à achever les travaux de
réhabilitation identifiés par la Convention de Réhabilitation qui n'auraie nt pas encore été
effectués et à satisfaire ses obligations en matière de plan social préalablement à la liquidation.

A cet effet, Mû S disposera de fonds provenant des trois sources suivantes : la trésorerie dégagée
par l' exploitation, les fonds provenant des Pouvoirs Publics dans le cadre de J'article 2 ci-
dessous, notamment en application de la Convention de Réhabilitation visée à cet article, et les
fonds versés par les Actionnaires, comme indiqué à l' article 3 ci-dessous.

Le détail du plan industriel qui doit être poursuivi par MOS est développé en Annex.e l.l 0_ ~
"Plan" ) .
-4- Strictement Confidentiel

1.2 Les Sites Ex clus

En annexe de la Convention de Réhabilitation visée ci-dessous figure une identification


précise de chacun des sites et anciennes installations de artau, Malabau, les arséniates, la plate-
forme de concassage secondaire, la verse de l'atelier de la mine à ciel ouvert, la verse Ramele et
Peyrebnme (les "Sites Exclus"). Les Sites Exclus ont été exploités par d'autres opérateurs, avant
la création de MaS, et sont aujourd'hui la propri ét é de MaS bien que celle-ci ne les ait jamais
exploités et n'ait pas contribué à leur pollution.

Au plus tard le 28 février 2003, l'Etat déchargera MaS de toute obligation au titre de la
réhabilitation des Sites Exclus.

A cet effet, et sauf accord contraire intervenant entre les Parties, la propriété des Sites Exclus
ainsi que toute responsabilité et tout passif, notamment au titre de la remise en état, seront, au
plus tard le 28 février 2003 transférés à un tiers (sans toutefois que ce transfert n'interdise
l'application des clauses de non-recours, ou "clauses minières" dans les conditions de l'article
75.2 du Code Minier.) que l'Etat s'engage à présenter à MaS et dont l'Etat se porte fort (le
"Tiers Désiane"'). Les conditions de ce transfert sont exposées à l'article 2.4 ci-dessous.

1.3 Li quidatio n de MûS

Au plus tard le 31 mars 2004, sous réserve de la satisfaction par Mas de ses obligations au titre
du Plan résultant de la Convention de Réhabilitation visée ci-dessous , le conseil
d'administration de MaS et ses Actionnaires engageront la société sur la voie d'une liquidation
volontaire, conformément aux règles juridiques en vigueur du Code de commerce. Les règles
légales de droit commun du Code de commerce s'imposeront également dans l'hypothèse où
MaS se trouverait confrontée, en cours d exécution du Plan, à une nouvelle situation de
cessation des paiements.

ARTI CLE 2 - C ONTRIBUTION DES POUVOIRS PUBLICS

2.1 Partage des coûts de réhabilitation

(a) Les obligations de résultat de réhabilitation incombant à MaS à la date de signature du


présent accord sont énumérées de manière détaillée et limitative en annexe 1 à la
Convention de Réhabilitation conclue ce jour entre MaS et les Pouvoirs Publics, elle-
même jointe en Annexe 2.1 aux présentes (la "Convention de Réhabilitation ").

Concernant ces obligations, les Pouvoirs Publics s'engagent à l'é gard des Parties à
apporter à MaS, dans la perspective d'une cessation d'activité et d'une liquidation de cette
dernière, et suivant les modalités fixées ci-dessous, une contribution globale, non-
remboursable en cas de liquidation de MaS correspondant à 54% de l'ensemble des coûts
de remise en éta limitée en toute hypothèse, à 26,73 millions de francs (hors TVA) ou à
l' équivalent de cette somme en euros.

Le coût des éventuels travaux de remises en état liés à l'activité de MaS antérieurement à
la date des présentes et non cités à l' annexe 1 à la Convention de Réhabilitation sera pris
en charge par MaS .

Les travaux de remise en état qui s'avéreraient nécessaires du fait de la poursu ite de 111. /
l'exploitation de MaS et qui ne sont pas visés à l'annexe 1 resteront à la charge de cette (/'J ~
dernière.
-5- Strictement Confidentiel

Les Pouvoirs Publics verseront les montants dus au titre de cette contribution
conformément aux principes détaillés dans la Convention de Réhabilitation.

(b) Le cas échéant, le financement des obligations de remise en état liées à l'activité des
exploitants antérieurs et ne figurant pas à l'annexe 1 de la Convention de Réhabilitation (le
cas des Sites Exclus étant traité aux articles 1.2 et 2.4) sera intégralement assuré par les
Pouvoirs Publics et Mas ne supportera .a ucun coût à cet égard.

Les montants pris en charge par les Pouvoirs Publics au titre de cet article 2.1 (b) sont
distincts du montant résultant de l'article 2.1 (a) et ne s'imputeront pas sur celui-ci.

(c) Concernant la question des eaux d'exhaure de la mine souterraine, les Pouvoirs Publics
prendront en charge le coût des études liées à la mise en place du système de surveillance
ainsi que, à compter de la date de la déclaration d'arrêt de travaux miniers concernant la
mine souterraine, 100% des coûts de traitement et des coûts de pompage correspondants.,

MOS réalisera, dès que possible et de la façon la plus diligente, les études nécessaires
dans le souci de la protection de l'environnement, en suivant le principe du moindre coût
et en attachant une attention particulière aux coûts de fonctionnement. La conformité des
options techniques retenues par MaS par rapport à ces objectifs devra être validée par un
tiers expert choisi en accord avec l'administration.

Les montants pris en charge par les Pouvoirs Publics au titre de cet article 2.1 (c) sont
distincts des montants résultant des articles 2.1 (a) et 2.1 (b) et ne s'imputeront pas sur
ceux-ci.

(d) Il est déterminant que les montants devant être versés à MaS par les Pouvoirs Publics en
application de la Convention de Réhabilitation le soient dans les délais les plus brefs
suivant l'engagement des dépenses correspondantes et la justification de celles-ci, tout
retard de paiement étant de nature à causer à MaS un préjudice sérieux. La procédure de
versement des fonds entre les mains de MaS de la contribution des Pouvoirs Publics est
détaillée dans la Convention de Réhabilitation.

2.2 Financement des mesures d'âge - Plan social

(a) Les Pouvoirs Publics fourniront à MaS une assistance fmancière sous 'forme de prise en
charge de l'intégralité des revenus de remplacement ainsi que des cotisations de retraite
(jusqu'à la date du départ en retraite effectif des salariés concernés) dues aux salariés
partant en pré-retraite, dans les conditions et dans le cadre du Plan et de la fermeture
progressive des sites et installations de MaS. Les montants correspondants sont
aujourd'hui estimés par MaS, à titre indicatif, à environ 15 millions de francs.

Les principes s'appliquant aux modalités de départ en pré-retraite des salariés concernés
sont détaillés dans la note jointe en Annexe 2.2, sans préjudice du nombre de salariés
concernés ni du coût unitaire ou global de ces mesures.

Les sommes devant être versées par les Pouvoirs Publics au titre de cette prise en charge
des mesures de pré-retraite donneront lieu à prise en charge directe, sans participation de
l'employeur.

Les montants pris en charge par les Pouvoirs Publics ;lU titre de cet article 2.2 sont ./\ /
distincts des montants résultant de l'article 2.1 et ne s'imputeront pas sur ceux-ci. • V~
-6- Strictement Confidentiel

(b) MûS s'efforcera d'engager avec diligence les études permettant de définir les éléments
entrant en ligne de compte pour l'élaboration des plans sociaux qu'exigerait la situation de
l'emploi en vue de la mise en œuvre du Plan. MûS bénéficiera à cet effet, en tant que de
besoin, de J'assistance des services de l'Etat à l'échelon local et régional.

2.3. Ca paci tés de stockage additio nnelles

(a) Pour permettre J'exécution du Plan sans interruption ni suspension par MûS de son
exploitation , il apparaît nécessaire ct' augmenter les capacités de stockage de résidus de
traitement dont MaS dispose afin qu'elle puisse être en mesure de stocker environ
800.000 tonnes de résidus de traitement.

(b) MaS examinera, de façon prioritaire , toutes solutions qui permettraient d'augmenter la
capacité de stockage des bassins de "Artus et de Mo ntredon.

(c) A cet effet, en date des I l et 14 juin derniers, MûS a passé commande auprès de bureaux
d'études choisis en concertation avec la DRIRE des études géotechniques approfondies
pour le rehaussement des deux bassins. Les premiers résultats de ces études devront
permettre la construction de la garde d'exploitation du bassin de Montredon dès septembre
2001. Les résultats définitifs de ces études devront en principe être disponibles fm
septembre - début octobre 2001.

(d) Dans l'hypothèse où ces résultats permettraient d'établir la faisabilité technique des
opérations de rehaussement des bassins dans les conditions compatibles avec le Plan, des
demandes d'autorisations de surélévation seront déposées fin octobre 2001. Une fois ces
demandes déposées, les Pouvo irs Publics s'engagent à faire en sorte que les services qui
seront compétents pour l'instruction de ces demandes fassent toutes diligences afin
qu 'elles soient traitées et que les décisions soient prises dans les meilleurs délais, sous
réserve des procédures d'enquêtes publiques qui devront également être engagées dans les
délais les plus brefs possibles.

(e) Dans l'hypothèse où, en fonction du résultat des études géotechniques, le coût de
rehaussement des bassins (y compris le coût des études) viendrait à excéder 5 millions de
francs hors taxes, les Pouvoirs Publics acceptent de contribuer au surcoût dans les
conditions suivantes . La contribution des Pouvoirs Publics sera égale à 27% (54% de
50% 1) du coût total de rehaussement des bassins, dans la double limite d'une part du
surcoût réel par rapport à 5 millions de francs et d'autre part de 2,5 millions de francs hors
taxes. Cette contribution additionnelle viendra s'ajouter aux autres contributions et
subventions prévues par ailleurs. MûS rendra compte aux Pouvoirs Publics de
l'avancement des travaux dans les termes des articles 2.3. et 2.4. de la Convention de
Réhabilitation qui s'appliqueront mutatis mutandis. Les Pouvoirs Publics s'acquitteront
des sommes dues au titre du présent paragraphe dans les conditions de la procédure prévue
à l'article 3 de la Convention de Réhab ilitation dont les dispositio ns s'appliqueront
mutatis mutandis.

(f) Dans l' hypothèse où les résultats préliminaires ou définitifs des études géotechniques ne
permettraient pas de procéder au rehaussement des bass ins nécessaire au stockage de la
totalité des résidus de traitement générés par l'exécution du Plan, les Parties conviennent
de se rencontrer dans les plus brefs délais à la diligence de MOS afm d'examiner toutes
solutions alternatives qui pourraient être mises en œuvre en vue de permettre à MOS de
disposer des capacités de stockage nécessaires à la bonne exécution du Plan et de'prendre

Ce taux est définitivement fixé et correspond à la part estimée des résidus issus de la réhabilitation dans le
total des résidus à stocker. ~

Ir C?
Strictement Confidentiel

toutes mesures rendant possible la mise en œuvre de la ou des solutions qui seront
retenues.

2.4 Responsa bilité relative aux Sites Exclus

Les Sites Exclus définis à l'article 1.2 seront, au plus tard le 28 février 2003 , transférés par MaS
au Tiers Désigné en application de l'article 1.2 ci-dessus. A l'occasion de ce transfert, Mas sera
déchargée par le Tiers Désigné de toute responsabilité afférente aux Sites Exclus.

Le transfert interviendra pour une valeur symbolique, n'emportera aucune garantie d'aucune
sorte de la part de MaS (notamment aucune garantie contractuelle ou environnementale, aucune
garantie des vices cachés, ou autre) et comportera une clause de non -recours par laquelle le
Tiers Désigné renoncera irrévocablement à tout recours contre MûS à raison des conséquences
de la cession des Sites Exclus.

Les Pouvoirs Publics reconnaiss ent d'ores et déjà, et le Tiers Désigné confirmera dans le ou les
actes de trans fert, qu'au terme de cette ou de ces opérations de transfert, MaS ne sera plus
considérée, notamment, comm e l' exploitante, la propriétaire ou la détentrice de ces sites et
installations et n'encourra plus, à leur égard, aucune responsabilité résiduelle d 'aucune sorte .

2.5 Modification de certains a rrêtés p ré fector a ux existants

Les Pouvo irs Publics s' engagent à faire tout ce qui sera nécessaire pour qu ' il ne soit plus exigé
de MûS de garanties finan cières. En conséquence : -

(a) Les arrêtés préfectoraux de consignation objets des procédures en cours intentées par
MûS devant le tribunal administratif de Montpellier, identifiés en annexe 5 de la
Convention de Réhabilitation, seront rapportés ou retirés au plus tard le 31 juillet 2001.
L'Etat renonce d'ores et déjà à poursuivre le recouvrement des sommes correspondantes
auprès de MaS.

(b) L'Etat fera en sorte que soient en outre rapportés, retirés ou modifiés au plus tard le 31
décembre 20011es arrêtés préfectoraux prescrivant la constitution par MaS des garanties
financi ères affé rentes aux installations classées de l'Artus, Montredon et La Caunette,
identifiés en annexe 6 de la Convention de Réhabilitation, de telle sorte que ces garanties
ne soient plus exigées de MûS à compter de cette date . .

(c) L'Etat renonce enfin à imposer à MaS la constitution d'une quelconque autre garantie
financière au titre de la législation sur les installations classées pour la protection de
l'environnement ou au titre du droit mini er.

ARTICLE 3 - CONTRIBUTION DES Acno AIRES ET DES GROUPES DES Acno AIRES

3.1 Co ntrib uti on fina ncière immédiate et de moyen terme

En application de l'Accord Préliminaire, les Groupes des Actionnaires ont d'ores et déjà fait en
sorte que les Actionnaires apportent à MaS en compte courant une somme de . de
fran cs. Cette somme doit prochainement être capitalis ée.

Au-delà de ce premier versement, et dans la limite maximale d' un montant total (premier
versement compris) de · s (soit au maximum -: - francs pour Orion
et pour Eltin), les Actionnaires contribueront en tant que de besoin à aider
à financc- la mise en œuvre par Mas du Plan dans les conditions prévues par celui-ci de
manière à permettre à MaS, compte tenu de ses autres ressources, de m aintenir une situation de .

~
-8- Strictement Confidentiel

trésorerie équ ilibrée pendant la duré e du Plan et en vue de la satisfaction des obj ectifs qui y sont
exp osés .

Ces interventions s'effectueront, dans les conditions prévues par le Plan, par augmentation de
capital, le cas échéant après réduction de cap ita l en vue d'a purer les pertes soci ales accumu lées.
Les Actionnaires auront toutefois la faculté de procéder de toute autre manière pouvant, le cas
échéant, apparaître préférable dans l'intérêt social de MaS, dans le cadre du Plan et dans les
limites ci-dessus.

Dans le cadre de ce qui précède, un second montant de l'ordre de • -: francs sera


transféré par les Actionnaires sur le compte désigné par Ma S, dans les cinq (5) jours ouvrés
suivant la date à laquelle le tribunal de commerce de Carcassonne aura homologué les
modifications du Plan de Continuation résultant des présentes, conformém ent à l'article 9 de la
présente convention, et aura ce faisant confi rm é que le soutien requis des Actionn aires par la
présente convention ne présente pas de caractère criti quable au sens du Code de commerce.

3.2 Mi e en place d'un pro gra mme de sou tien des cours de l'or

Les Actionnaires feront en sorte que MOS puisse bénéficier, du 1cr j uillet 2001 au 31 décembre
. 2002, d'un prix de l'or :francs par once pour les onces d'or devant être extraites
et vendues par MaS dans le cadre de son activité au titre du Plan pendant cette période.

Le contrat correspondant sera signé ce jour.

ARTICLE 4 - AUTRES DISPOSITIONS DANS LE CADRE DU PROJET

4.1 Dans toute la mesure du possible, les Pouvoirs Publics s'efforceront de faire bénéficier MOS du
. savoir faire et des connaissances techniques qui pourraient être acquis à l'occasion des études et
travaux sur le site voisin de SEPS, dans la mesure où de telles mesures serai ent de nature à
faciliter ou accé lérer la mise en œuvre par M û S de son Plan.

4.2 Ma S et les Pouvoirs Publics s'efforceront, tant au regard de la régl ementation relative à l' arrêt
des trav aux miniers et à la renonci ation aux titres miniers (articles 91 e suivants du Code
mini er, décrets n" 95-427 du 9 mai 1995 modifi é et nO 95-696 du 9 mai 1995 modifié et leurs
textes d'application), qu'au regard de la législation relative à la fermeture des installations
classées pour la protection de l'env ironnement (notamm ent articles L.511-1 et suivants du code
de l' environnement et leurs textes d 'applications), et dans le cadre des délai s fixés par les lois et
régl ementations applicables à la matière, de mettre en place des procédures accé lérées
permettant dans toute la mesure du poss ible, de dégager la responsabilité de l' exploitant et du
titulaire du titre minier dans les meilleurs délais. Ainsi, MaS s'efforcera de présenter dans les
délais les plus brefs les dossiers techniques et régl ementaires complets prévus par ces
procédures, et :

(a) L 'arrêté préfectoral donnant acte de la déclaration d'arrêt de travaux miniers, partiels ou
complets et prescrivant, le cas échéant, des mesu res complém entaires interviendra dans
toute la mesure du possibl e dans un dél ai de 4 mois suivant la réception par le préfet du
dossier adre ssé par MOS.

(b) Tout procès-verbal de récolement au titre de la législation minière et ICPE applicable sera
dressé dans un délai de 30 jours suivant notification de la déclaration d'achèvement des
travaux correspondant.
-9- Strictement Confidentiel

(c) L'arrêté ministériel autorisant la renonciation au litre min ier interviendra dans toute la
mesure du possible dans un délai de 5 mois suivant la demande adressée par MûS à cet
effet Cene renonciation emportera transfert imméd iat à l'Etat de la surveillance et de la
prévention des risques miniers conformément aux dispositions de l'article 93 du Code
minier. Toutefois, il ne sera pas exigé de MûS le versement de la soulte prévue par ce
même article .

ARTICLE 5 - EXECUTION DE BONI'l'E FOI - D IFFERENDS

5.1 Les Parties s'engagent, chacune pour ce qui la concerne, à exécute r de bonne foi les obligations
qui leur incombent aux termes de la présente convention . Les Parties confrrment en particulier
être valablement autorisées à signer les presentes et à souscrire et à exécuter les engagemen ts
qui y figurent dans les termes ci-dessus.

5.2 Les Parties s'engagent à agir avec diligence afin de permettre le plein accomp lissement des
objectifs décrits dans la présente convention et à rechercher par la négociation une solution
rapide à toute difficulté qui pourrait intervenir concernant l'exécution de la présente convention.

5.3 En cas de différend relatif à l'exécution des engagemen ts visés aux présentes, les Parties
s'engagent, dès notification par la Partie la plus diligente de l'existence d'un tel différend (la
"Notification de Différend" ), et préalablement à la saisine de toute juridiction au fond (mais
sans préjudice de toute demande de mesures provisoires ou conservatoires), à examiner et à
rechercher ensemble dans les délais les plus rapides les solutions amia bles envisageables et à
défmir les mesures qui pourraient être prises pour remédier à la situatio n.

Toute Notification de Différend devra contenir un exposé détaillé des griefs ainsi, le cas échéant,
qu'une copie de toute pièce ou de tout document pertinent à la solution du différend . Elle devra
être adressée aux autres Parties concernées par le différend (chacune étant désignée, comme la
Partie auteur de la Notification de Différend, une "Partie Concernée") conformément aux
dispositions de l'article 8.8.

Dès réception par les Parties Concernées de la Notification de Différend, chaque Partie
Concernée pourra informer les autres Parties Concernées de son intention de poursuivre un
règlement amiable du différend et désigner une ou plusieurs personnes chargée(s) de la
représenter dans le cadre de cette procédure amiable. Les personnes ainsi désignées (les
"Experts") devront, autant qu'il sera possible, disposer des compétences et connaissances
appropriées au traitement de la question objet du différend.

Les Experts se réuniront aussi rapidement que possible et étudieront ensemble les données du
différend, ses conséquences effectives ou potentielles pour l'exécution du Plan et les solutions
envisageables pour remédier à la difficulté rencontrée. L'avis des Experts (l'''A vis des Experts")
devra être consigné par écrit et pourra contenir toute recommandation de solution concernant le
différend. L'Avis des Experts devra être adressé aux Parties Concernées dans un délai maximum
de soixante (60) jours suivant la date de la Notification de Différend. L'Avis des Experts sera
confidentiel.

L'Avis des Experts ne liera pas les Parties Concernées et ne sera pas exécutoire. Les Parties
Concernées en examineront toutefois de bonne foi le contenu et détermineront d'un commun
accord la suite qu'il conviendra de lui donner, tant du point de vue des mesures qui pourraient
être prises pour remédier au différend, que de celui des modification s des termes de la 'présente
convention qui pourra ient s'avérer utiles ou nécessaires.
- 10- Strictement Confidentiel

5.4 A défaut de parvenir à une solution amiable dans un déla i de soixante (60) jours suivant la
-Notificat ion de Différend, le différend pourra être soumis aux tribunaux compétents saisis par la
Partie la plus diligente.

ARTIC LE 6 - DR OIT APPLICABLE

Le droit applicable à la présente convention esr le droit françai s:

ARTICLE 7 - D UREE

La présente convention demeurera en vigueur jusqu'à épuisement de l'objet stipulé aux articles
ci-dessus.

AR TICLE 8 - D ISPOSITIONS DIVERSES

8.1 Les annexes à la présente convention en constituent une partie intégrante .

8.2 La présente convention constitue l'intégralité de l'accord des Parties pour ce qui en constitue
l'obj et et annule et remplace tout acte ou engagement intervenu, oralement ou par écrit, entre les
Parties sur les mêmes sujets. Toute modification de la présente convention ne sera valable que si
elle intervient dans un acte écrit signé par les Part ies.

8.3 Les clauses qui précèdent se servent mutuellement de cause. La présente convention constitue
un tout indivisible, de sorte que l' Inexécution de l'un quelconque de ses engagements par l' une
des Parties autoriserait les autres Parties, s'il n 'était pas porté remède à cette inexécution dans un
délai maximum de quinze (15) jours, à refuser l'e xécution de leur propre engagement ou à
revenir sur son exécution si celle-ci est déjà intervenue, sans préjudice des dommages-intérêts
susceptibles d'être réclamés contre la Partie défaillante.

8.4 Sauf stipulation contraire ci-dessus, les droits et obligations des Parties résultant des présentes
sont conjoints et non solidaires. En conséquence, aucune des Parties ne pourra être tenue pour
responsable du défaut d'exécution par l' une des autres Parties de ses obligations résultant de la
présente convention.

8.5 Les Parties entendent conserver au présent document un caractère de stricte confidentialité, sous
réserve de l' utilisati on qu'imposerait une loi ou une réglementati on applicable et de nature
impérative et sauf pour en rechercher la parfaite application.

Nonobstan t le paragrap he qui précède, les Parties reconnaissent qu e les Groupes des
Actionnaires sont, en qualité de sociétés cotées, tributaires de certaines obligations
d'informations envers leurs autorités boursières de tutelle, et notamment l'Australian Stock
Exchange (ASX), ainsi qu'envers leurs actionnaires, et qu'à ce titre, ils pourraien t se trouver
dans l'obligation de rendre public tout ou partie des termes de la présente convention.

8.6 Chaque Partie confirme, pour le bénéfice des autres Parties, que les engagements qu'elle souscrit
en application des présentes sont applicables et invocables à son encontre dans les termes de la
présente convention.
.
8.7 Dans l'hypothèse où un événement quelconque conduirait à une remise en cause de la validité ou
du caractère exécutoire des stipulations de la présente convention, les Parties se réuniraient dans
les plus brefs délais, à la demande de l'une ou l'autre d'entre elles, en vue d'envisager de bonne _
foi toute mesure ou, si ceci s'avérait indispensable, tnute modificatinn de la presente convention ~
-11 - Strictement Confidentiel

p.ermettant de pallier la difficulté rencontrée et de parvenir au but recherché au titre de la


présente convention.

Lors de cette discuss ion, les Parties s'efforceront de parvenir à un résultat susceptible
d'exécution, aussi proc he que possible de la solutio n exposée dans la présente conventio n, et ce
afin que Mû S puisse, autant qu'il sera Possible, mettre en œuvre le Plan conformément aux
stipulations des présentes et dans les délais prévus aux présentes.

Aucune stipulation du présent article 8.7 ne saurait être interprétée comme une renonciation par
les Parties au.x droits dont elles disposent de poursuivre l'exécution forcée d'une quelconque
stipulation des présente s ou de prétendre à des dom mages-in térê ts en cas de non respect par une
autre Parti e de ses obligations aux termes des présentes.

8.8 Toute notification ou communication devant être effectuée en application de la présente


convention devra être adressée par télécopie à l'attention des destinataires suivants :

• Pour l'Etat : Monsieur le Préfet de l'Aude:


N" de télécopie : (0033)(0)4 68 10 2893
• Pour MÛS : A l'attention de Monsieur le Président :
N° de t élécopie : (00 33) (0)4 6877 4 149
• Pour Eltin et HWE : à l'attention de : General Counsel :
N° de télécopie : (00 618) 8223 9930
• Pour Orion et SOG : à l'attention de : General Counsel :
N° de télécopie : (00 618) 9481 1271

Les coordonnées ci-dessus pourront être modifiées par chaque Partie suivant notification
adressée aux autres Parties dans les formes ci-dessus incluan t les nouvelles informations
nécessaires au présent article 8.8.

ARTICLE 9 - C ONDITION SUSPENSIVE

Le présent accord est soumis à la condition suspensive de l'homologation par le Tribunal de


conunerce de Carcassonne des modifications au plan de continuation de MOS adopté le 30 juin 2000
qui seraient nécessaires à la mise en œuvre des mesures prévues aux présentes.

000
· 12· Strictement Confidentiel

Fait à Paris, le Il juillet 2001, en huit (8) exemplaires originaux signés par les Parties. Un (1)
exemplaire ori ginal (ainsi que ses annexes) est entièrement paraphé po ur identification et signé par les
Parties et sept (7) exemplaires originaux (ainsi que leurs annexes) sont reliés selon le procédé
ASSEMBLACT R' C. et signés par les Parties en premiè re et dernière page pour identificati on, un
exe mpl aire ainsi relié étant remi s à chacune des Parties.

Pour l'Etat
Mon sieur Christian Pierret
Secrétaire d 'Etat à l'Industrie .'
&
Monsieur Gérard Bou grier
Préfet de l'Aude

Pour Mines d'Or de Salsigne S


Monsieur Peter Hambro
Président

/ 'Pour Eltin France SARL Pour Orion Resources NL


Monsieur Marc Gallet Monsieur Chris J. Lalor
Gérant Di rector

Pour Henry Walker Eltin Group Limited Pour Sons of Gwalia Limited
Monsieur Chris J. Lalor Monsieur Chris 1. Lal or
Dûment a utorisé Director
-n- Strictement Confidentiel

LISTE DES Ao'lNEXES

Armexe H Rapport KPMG

Anne xe 1.1 Plan

Annexe 2.1 Co nvention de Réhabilitation

Armexe 2.2 Détail des mesures d'âge et modalités de versement

000
Strictement Confidentiel

CO 'ENTIü' DE REHABILITATIO

E NTRE :

L'Etat représenté par Monsieur le Préfet du D épartement de l'Aude, Monsieur Gérard Bougrier (l"'Etat" ou les
"Pouvoirs Publics"), . .

D ' UNE PART

ET:

Min es d'Or de Salsigne, société anonyme au capital de L O.OOO.OOO de francs, dont le siège social est à La Mine,
CD 411, 11600 Salsign e, immatriculée au registre du commerc e et des sociétés de Carcassonne sous le numéro
38 961 188 ("M OS '), représentée am, fins des présentes par Monsieur Peter H ambro, Président, dûment
autorisé ,

D 'AUTRE PART

(l'Etat et MaS étant ci-après désignés ensemble les "Parties" ou indivi duellement une "Partie" ),

APRES AVOIR EXPOSE QUE :

Les Parti es, dans le cadre et en exécution de la Convention Relative à la Société des Mines d'Or de Salsigne
conclue ce jour (l"'A ccord Défmitif'), et du plan annexé à l'Accord Définitif (le "Plan "), sont parvenues à
l' accord suivant concernant le partage des coûts de remise en état de s sites aujourd'hui propriété de MaS.

IL A ETE CO I CEQ 1 SUIT :


.
"

ARTICLE 1 - ACCORD SUR LE PARTAGE DES COUTS DE REMISE EN ETAT DU SITE DE M ÛS

1.1. Les obligations de résultat de réhabilitation incombant à MaS à la date de signature du présent accord "
sont énumé ré es de mani èr e détaillée et limitative en Annexe 1 aux présentes.

(a) Concernant ces obligations, les Pouvoirs Publics .s'engagent à apporter à MaS, dans la
perspective d'une cessation d'activité et d'une liquidation de cette dernière, et suivant les
modalités fixées ci-dessous, une contribution gl obale non-remboursable en cas de liquidation de
MaS co rrespondant à 54% de l'ensemble des coûts de remise en état, limitée en toute hypothèse,
26 ,73 millions de francs (hors TVA) ou à l' équivalent de cette somme en euros.

Le coût des éventu els travaux de remises en état liés à l'activité de M a S antérieurement à la date
des présentes et non cités à l'Annexe 1 sera pris en charge par M a S.

Les tr avaux de remise en état qui s' avéreraient nécessaires du fait de la poursuite de
l'exploitation de Mas resteron t à la charge de cette dernière.

(b) Le cas échéant, le finan cement des obligations de re mise en état liées à l'activité des exploitants
antérieurs et ne figurant pas à l'Annexe 1 (le cas des Sites Exclus étant traité aux articles 12 et
2.4 de l'Accord Définitif) sera intégralement assuré par les Pouvoirs Publics et M a S ne
supportera aucun coût à cet égard.

Les montants pris en charge par les Pou voirs Publics au titre de cet article 1.1 (b) sont distincts
du montant résultant de l'artic le 1.1 (a) et ne s'imputeront pas sur celui-ci.
Strictement Confidentiel

1.2 Les Part ies conviennent que doivent être recherchées en toute s circonstances les modalités de rem ise en
état du site de MaS de nature à satisfaire au moin dre coût aux obligations de résultat décrites en Anne xe
r· Les propositions formulées en ce sens à ce jour par MaS figur ent en Ann exe 2. Ces propositions ont
été étudié es par les services de l'Etat et app araissent à ce sta de raisonnables, compt e tenu de ce qui est
précisé à l'article 1.3 ci-dessous. Ces propo sitions donnent lieu, pour les chapitres I, II et UI, à un
chiffrage estimatif de 49 ,5 millions de francs. Un échéanci er prévis ionnel figure également en Ann exe 2.

13 Ma S s'engage à réaliser les études n écessaires poU! confo rter la validité de ses propositions de remis e en
état au regard des objectifs énumérés en Annexe 1. En tant qu e de besoin, MaS am endera ses
propositions pour satis faire aux obligations de résultat énum érée s en ÂÏ1nexe 1. MaS s'engage à présenter
à l'Etat, dans un délai maximum de 8 mois à compter de la signature de la présente convention, ses
propositions définitives de remise en état, assorties des études qui en justifient la vali dité, ains i que les
demandes de modification des arr êtés préfectoraux en vigueur (cf. Annexe 3) qui en découlent.

1.4 L'Etat s'engage , pour sa part, à instruire dans les plus brefs délais les demandes de mod ification des arrêtés
préfectoraux que MaS présentera au term e de la proc édure prévu e à l'arti cle 1-.3. ave c pour obje ctif de
prescrire les modalités de remise en état du site de MaS de nature à satisfaire, au moindre coût, aux
obligations décrites en Annexe 1.

Au vu des arrêtés modifiés, le montant des travaux de remis e en état du site figurant en Ann exe 2
(chapitres I, II et ID) fera l'objet d'une nouve lle estimation laquelle sera retenue comme étant J'estimation
définitive des coûts afférents à la remise en état des sites incombant à MaS (l'''EstimaJion Définitive").

1.5 MaS s'engage irrévocablement à prendre en charge et à supporter 46% du montant de l'Estimation
Définitive, ce montant étant appré cié glob alement (l"'Obligation Financière de M OS'), ainsi que tout
dépassem ent de ce montant conformément aux termes du Plan.

1.6 La contribution prévue par l'articl ë 2.1 (a), deuxième paragraphe, de l'Accord Définitif sera versé e
conformément aux principes détai llés à l'article 2 ci-dessous .

1.7 S' agissant des sites et anciennes installations classées de artau, Malabau, les ars éniates, la plate-forme
de concassage secondaire, la verse de Ramele , la verse de l'atelierde la-mine à ciel ouvert et Peyrebrune,
plus amplement décrits en Ann exe 4 (les "Sues Exclus") il sera fait application des articles 1.2 et 2.4 de
l'Accord Définitif.

1.8 Concernant la question des eaux d'exhaure de la mine soute rraine, les Pouvoirs Publics prendront en
charge le coût des étude s liées à la mise en place du système de surveill ance ainsi que, à compter de la
date de la déclaration d'arrêt de trav aux miniers concernant la mine souterraine, 100% des coûts de
tra itement et des coûts de pompa ge correspondants.

Mas réalisera, dès que possib le et de la façon la plus diligente les études nécessaires dans le souci de la
prote ction de l' env ironnement, en suiv ant le principe du moindre coût et en attac hant une attention
parti culière aux coûts de fonctionn ement. La conformité des options techniques retenues par MaS par
rap port à ces objectifs devra être validée par un tiers expert choisi en acc ord avec l'administration.

Les montants pris en charge par les Pouvoirs Public s au titre de cet article 1.8. sont distincts des montants
résultan t des articles 1.1. (a) et 1.1. (b) et ne s'imputeront pas sur ceux-ci.

1.9 n ne sera plus exigé de MaS de garan ties financières à l'app ui du programme de réhab ilitation prévu par
la présente convention. Les demandes adres sées à MaS par l'Etat à ce jour ser ont trai tées conforméme nt à
ce qui est stipulé à l'articl e 2.5 de l'Accord Définitif.

1.10 Tout besoin suppl émentaire en capacité de stockage de résidus de traiteme nt requise par la mise en œuvre
du programme de réhabilitation prévu par la présente convention, au-de là des capacités de stockage
actuelles de MaS dans ses installations existantes, telles qu'éventuellement suré levé es en app lication de d
l'articl e 2.3 de l'Accord D éfinitif, sera traité confo rmém ent audit article 2.3 . r

ConW1UÛm ReJu:blliJation - Yc:ionF-I. (II j l/inu ](01)


Strictement Confidentiel

ARTICLE 2 - REs PONSABILITE DES TRAVAUX DE REMISE E..... ETAT - PRQGRAM.\[E - TRA....CHES

2.1 Au plus tard en décembre de chaque année, un programme de réalisat ion détaillant la nature précise des
travaux de remise en état du site de la Mine .à effectuer dans l'année civ ile suivante, ains i que le coût
estima tif correspondan t (le "Programme de l'Année") sera propo sé par Mû S et approuvé par l'Etat,
agissant par la DRIRE Lan guedoc-Rouss illon"

Pour la fin de l'année 2001 , le Programme de l'Année sera arr êté dansun délai d'un mois suivant l'entrée
en vigue ur de la présente convention.

Le Programme de l'Année sera d ivisé en tranches successive s d'une durée de trois moi s (chacune, une
"Tran.che"), cons tituées, soit d'une operation complète, soit d'une partie individualis ée d'une opération,
soit pour les opérations de longue durée non individualisables, d'une partie de ces opérations.

2.2 MÛS , en sa qualité d'exploitant, aura la charge de conduire les travaux de remise en état conformémen t au
Programme de l'Année. Elle recourra, pour ce faire, tant à son savoir-faire et à ses capacités techniques
interne s qu e, en tant que de besoin, à l'assistan ce de sous-traitants spécialisés qui agiront sous sa
responsabilité.

En cas de recours à l'assistanc e de sous-traitants, MûS utilisera une procédure d'appels d'offres. A
prestations équ ivalentes (qualité et/ou garantie de bonne fin), les travaux seront sous-traités par MûS au
prix le moins élevé .

Si le prix de réalisation des travaux est inférieur à celui estimé initiale ment en Anne xe 2 ou après rév ision,
la partic ipati on de l'Etat et celle de MûS seront calculées sur la base de ce prix, dans les conditions de
l'article 1.5.

2.3 MûS rendra compte à l'Etat de la réalisation de ces travaux, Tranche par Tranche, sur la base de
l'échéancier annexé au Programme de l'Année . Cet échéancier pourra être réexaminé en fonction des
exigences de la remise en état et à la demande de l'une ou l'autre de~ Parties.

2.4 A l'issue de chaq ue Tranche, MûS établira un compte-rendu d'exécution (un "Compte-Rendu") constatan t
la réalisation satis faisante des travaux correspondants et comprenant, en annexe, la cop ie des factures
acquittées et/ou le détail des dépens es exposées par MûS po ur effectuer les travaux réalisés au titre de la
Tranche concernée (comprenant notamment le détail des coûts journaliers de main d'œuvre et liés à-
l'utilisati on du matériel de la société). Chaque Compte- Rendu sera adressé par Mû S au Pré fet en quatre
exemp laires, sous couvert de la DRIRE Languedoc-Roussillon, pour le versement à MOS par le Préfet,
pour le compte de l'Etat, des fonds prévus aux art icles 1.6 à l .ê.ci-dessus .

la DRIRE Languedoc -Roussillon, dans les dix jours ouvré s suivants réception de chaque Compte-Rendu,
soit fera part de son appro bation de s travaux réalisé s et ratifiera le Comp te-Rendu, soit indiquera en quoi
les documents reçus ou les travaux lui paraissent incomplets.

En cas d'absence de réponse de la DRIRE dans le délai stipulé ci-dessus, MûS sera en dro it d'interrompre
l'exécutio n des travaux figurant au Programm e de l'Année jusqu'au moment de la signature par l'Etat
dudit Co mpte-Rendu ou de la transmission des observations qu 'il appelle.

MûS adre ssera en outre au Préfet un état annuel de ses dépenses encourues dans le cadre du Programme
de l'Année , qui sera certifi é par son commissaire aux comptes.
Strictement Confidentiel

ARTlCLE"3 - OBLIGATIOSS FINANCIERES DE L'ETAT - PAIEMENTS

3.1 L'Obligation Financière de l'Etat sera satisfaite de la manière suivante, conformément aux principes
arrêtés à l'article 2.1 de l'Accord Définitif :

(a) L'Etat mettra en place au début de chaque -année les crédits nécessaires au paiement du Programme de
l'Année, tel que défini à l'article 2.1. :-

(b) L'Etat vers era à Mû S une somme correspondant à 54 % de tout mo ntant dép ensé et j ustifié par MaS
au titre de chaque Tranche successive, et ce dans les quarante jours suivant la ratifica tion par la
DRIRE Languedoc-Roussillon du Compte-Rendu prévu à l'article 2.4. ci-dessus .

3.2 Chaque versement sera, sauf instruction écrite contr aire donnée par MOS au plus tard dans le Compte-
Rendu considéré, effectué par virement effectu é sur le compte bancaire de MaS identifié ci-après :

Société Générale
Agence de carcassonne
Compte RJ Mines d'Or de Salsigne SA
Numéro IBAN : FR76 30003 00490 000204 13336 40

ARTlQ..E 4 - SUIVI DU PROGRAMME DE REHABILITATiOS

Les Parties conviennent dans l'intérêt du suivi des opérations prevues par la présente conventio n de favoriser
entre elles les contacts et échanges techniques permettant de s'assurer du bon dérouleme nt du programme de
réhabilitation résultant de la présente convention.

ARnQ.E 5 • EXEC1ITIOS DE BONNE FOI - D IFFERE:"tl>S

Les Parties conviennent de régler tout différend qui pourraient survenir entre 'elles à l'occasion des présentes
conformément aux dispositions des articles 5 et 6 de l' Accord Définitif.

ARnQ.E 6 - DUREE

La présente convention demeurera en vigueur jusqu'à épuisement de l'objet stipulé aux articles ci-dessus.

ARnQ.E 7 - DISPOSITIOSS DIVERSES

7.1 Les annexes à la présente convention en constituent une partie intégran te.

7.1 La présente convention constitue l'intégralité de l'accord des Parties pour ce qui en constitue l'obj et et
annule et remplace tout acte ou engagement intervenu, oralement ou par écrit, entre les Parties sur les
mêmes sujets. Toute modification de la presente convention ne sera valable que si elle intervient dans un
acte écrit signé par les Parties .

7.3 Les clauses qui précèdent se servent mutuellement de cause. La présente convention constitue un tout
indivisible, de sorte que l' inexécution de l'un quelconque de ses engagements par l' une des Parties
autoriserait l'autre Partie, s' il n'était pas porté remède à cette inexécutio n dans un délai maximum de
quinze (15) jours, à refuser l'exécution de son propre engagement ou à re venir sur son exécution si celle-ci
est déjà intervenue , sans préjudice des dommages-intérêts susceptibles d'être réc lamés contre la Partie
défaillante.
Strictement Confidentiel

De même, l'inexécutio n par l'une que lconque des parties à l'Accord Définitif de l'un qu elc onque de ses
en gagements au titre de cet Acc ord Définitif autoriserait les Part ies à la prése nte convention, s'il n 'était
pas po rté remède à cette inexécution dans un délai maximum de quinze (15) jours, â refus er l'exécution de
leur pro pre engagement au titre des présentes ou à revenir sur son exécution si celle-ci est déjà intervenue,
sans préjudice des dommages-intérêts susceptibl es d 'être réclamés contre toute partie défaillante.

7.4 Les Parties entendent conserver à la présente convention un caractère de stricte confidentialité, sous
réserve de l' utilisation qu 'imposerait une lot ou une réglementation applicable et de nature impérative et
sauf pour en reche rcher la parfaite appli cation, notamment dans le cadie de toute procédure en justice.

En particulier, les Parties rec onnaissent d'ores et déjà que copie des présentes pourra êtr e transmise aux
organes de la procédure (commissaire à l'exécution du plan, représentant des créanc iers, parquet,
tribunaux com pétents) dans le cadre de la procédure collective en cours concernant MÛS, et notamment
en vue de la modi fication du Plan de Continuation qui s'avérerait nécessaire, ainsi qu'aux rep résentants des
salariés.

7.5 Ch aque Partie confirme que les engagements qu'elle souscrit en application des présentes sont applicables
et invocables à son encontre dans les termes de la présente convent ion.

7.6 Dans l'hypothèse où un événement quel conque conduirait à une remise en cause de la validité ou du
caractère exécutoire des stipulatio ns de la présente conventio n, les Parties se réuniraient dans les plus
brefs dél ais, à la demande de l'une ou l'autre d'entre elles, en vue d'envisager de bonne foi toute mesure
ou, si ceci s'av érait indispensable, toute modification de la présente conventi on permettant de pallier la
d ifficulté rencontrée et de parvenir au but recherché au titre de la prés ente convention.

Lors de cette discussion, les Parties s'efforceront de parvenir à un résultat, susceptible d 'execution aussi
proche que possible de la sol ution exposée dans la présente convention, et ce afin que MaS puisse, autant
qu'il sera possib le, mettre en o::uvre le Plan visé par l'Accord Définitif et les obj ectifs visés par la présente
co nvention dans les conditions et dé lais pr évus aux présentes.

Aucune stipulation du présent article 7.6 ne saurait être interprétée ·comm e une ren onciation par les Parties
aux dro its dont elles disposent de po ursuivre l'exécutio n forcée d'une quelconque stipulation des présentes
ou de préte ndre à des domm ages-intérê ts en cas de non respect par l'autre Partie de ses obligations aux
termes des présentes.

7.7 Toute notification ou communicati on devant être effectuée en application de la présente conv ention devra
être adressée par télécopie à l'attentio n des destinataires suivants :

• Pour l'Etat : Monsi eur Le Pré fet de l'Aude : N° de télécopie : 04 68 10 28 93


• Pour Mû S : A l'atte ntion de : Monsie ur le Président : W de télécopie: 04 68 77 4 1 49

Les coordonnées ci-dessus pourront être modifi ées par chaque Partie suivant notification adressée à l'autre
Partie dans les fermes ci-dessus incluant les Douvelles informations néc essaires au prése nt article 7.7.

ARTICL E 8 4 CONDITIO N SUSPENSIVE

Le présent accord est soumis à la condition suspensive de l'homologation par le T ribunal de commerce de
Carcassonne des modifications au plan de continuation de MaS adopté le 30 juin 2000 qui seraient nécessaires à
la mise en œuvr e des mesures prévue s aux présentes.

000
Stricte ment Confidentiel

Fait à Paris, le I l juillet 2001 , en trois (3) exemplaires ori ginaux signés par les Parties. Un (1) exemplaire
original I ainsi que ses annexes) est entièrement paraphé pour identification et signé par les Parties et deux (2)
exemplaires originaux (ainsi que leurs annexes) sont reliés selon le procédé ASSEMBLACT R.C. et signés par
les Parties en première et dernière page pour identification, un exemplaire ainsi relié étant remis à chacune des
Parties.

Pour l'Etat,
le Préfet du Département de l'Aud e,
Monsieur Gérard Bou grier

Pour Mines d'Or de S


le Président,
Monsi eur Peter .....lfo'-"~