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La fiscalité et développement

La fiscalité est un outil indispensable à l'optimisation des ressources financières de


l'entreprise et représente également la participation citoyenne dans le développement de la
collectivité.

« Les questions fiscales sont sensibles parce qu’elles touchent à la


souveraineté, remarque Bertrand Badré »
Le monde Afrique : Les impôts sont-ils (vraiment) nécessaires au
développement de l’Afrique ?
La moyenne de la pression fiscale sur le continent africain est d’environ
17 % contre 35 % dans les pays riches. Si le potentiel fiscal des pays en
développement est considérable, les obstacles à la collecte des deniers des
contribuables sont nombreux.
« Les questions fiscales sont sensibles parce qu’elles touchent à la
souveraineté, remarque Bertrand Badré »
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 La fiscalité en relation avec l’éducation. Dans les pays en
développement, l’évasion fiscale s’explique, selon Ahmad et Stern
[1989], par cinq raisons essentiellement. La première, la plus
immédiate, est que le taux d’imposition est jugé trop élevé par la
population. La deuxième provient du poids des activités illégales dans
l’économie. Ces activités génèrent des revenus, qui, par définition ne
sont pas soumis à l’imposition d’où un taux de taxation moyen plus
faible que le taux légal. La troisième raison tient à la multiplication de
petites unités de production artisanales qui s’avèrent difficiles à
contrôler. La quatrième raison est qu’une forte part de la production,
notamment agricole, est une production domestique, largement
échangée sous forme de troc donc là encore non soumise à l’impôt. Enfin
la dernière raison soulignée par Tanzi [1983] revient à considérer la
prohibition et la corruption bureaucratique, voire, plus généralement, le
manque de développement des institutions, comme un facteur clef de
l’évasion fiscale. Elle montre que les parents se préoccupent du bien-être de
leurs enfants au travers de certains critères spécifiques (tels que l’éducation)
mais sans savoir a priori comment les enfants valoriseront ces critères. Ces
préférences parentales sont aussi représentées par une fonction Cobb-
Douglas, de même forme pour les individus j des deux classes i  d’agents, riches
et pauvres. La contribution de chaque classe sociale est à la fois spécifique et
indispensable aux autres. Pour un individu J de la classe i. Notons que dans la
théorie standard du capital humain notamment exposée par Ben-Porath
[1967], l’individu lui-même décide d’investir ou non dans sa formation en
fonction du taux de rendement anticipé. Or, un certain nombre de raisons
rendent inadéquate la possibilité d’une prise de décision individuelle. D’une
part, la durée d’études moyenne ne va souvent pas au-delà du primaire dans de
nombreux pays d’Afrique. Comme le note Glomm [1997], « (il semble logique)
de supposer que toutes les décisions scolaires seront prises par les parents
pour les enfants et que les enfants devront accepter ces décisions ». D’autre
part, s’éduquer suppose de faire face à deux types de coûts : le coût direct et le
coût d’opportunité de l’éducation. Sous l’hypothèse d’un marché des capitaux
fonctionnant parfaitement, les jeunes qui ne possèdent pas personnellement
ces fonds peuvent les emprunter. Or, dans un pays en développement, cette
possibilité n’est pas réaliste : soit les banques refuseront directement de prêter
à un jeune en l’absence de garanties suffisantes, soient elles refuseront
indirectement en lui proposant des taux d’intérêt usuraires (Becker [1975,
1981]). Pour s’éduquer, le recours au financement parental s’avère donc
nécessaire.Cairn.info Politiques éducatives et évasion fiscale dans
les pays en développement
Florence Arestoff et Jean-François Jacques Dans Revue
d'économie politique 2016/6 (Vol. 126), pages 1057 à 1075
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Le civisme fiscal laisse à désirer ! D’après une statistique de la Direction Générale des Impôts (DGI) à
Madagascar, le taux de recouvrement fiscal au niveau local pour les Communes se situe aux
alentours de 20%, contrairement aux Communes rurales comme celle d’Anosizato Ouest qui arrivent
à atteindre un taux élevé jusqu’à 90%. Pour la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA), 60% des
citadins manquent à leur devoir. « Une telle réticence s’explique par le fait qu’ils ne constatent que
très peu de redevabilité   de la part de l’État et des collectivités territoriales décentralisées » explique
un expert en matière de fiscalité locale.  Les personnes éduquées, ayant un niveau de vie amélioré,
s’acquitteraient moins de leur devoir fiscal que celles des couches sociales vulnérables. Ces derniers
dépendraient davantage des services que les premiers. Fiscalité locale. La sensibilisation vers le
changement de mentalité. La volonté d’améliorer l’état de la fiscalité locale est bel et bien présente,
tant du côté des Collectivités Territoriales Décentralisées, que du côté de l’État central d’après l’expert
en fiscalité.

Il ne reste plus qu’à réussir à convaincre les contribuables à s’acquitter davantage de leurs devoirs
fiscaux, en optant pour une meilleure stratégie reprend cet expert. Il s’avère plus pertinent de
sensibiliser les gens sur la nécessité du paiement des impôts, pour les amener à s’exécuter de par
eux-mêmes, sans devoir nécessairement passer par des moyens contraignants.

En ce qui concerne les entrepreneurs qui ne paient pas leurs impôts, le moyen le plus efficace serait
de les conscientiser sur leur devoir de citoyens, acteurs du développement du pays, et les amener
ainsi à s’acquitter de leurs impôts. Au final, le but est de faire en sorte que l’entrepreneur se décide de
par soi-même à payer leurs impôts et que le harcèlement fiscal ne soit plus qu’un mauvais souvenir,
quand ils seront conscients de leur responsabilité. sensibilisation des contribuables à Madagascar
(DGI), 29 Septembre 2017.