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Mémoire de fin d’études en Master Spécialisé :

« Ingénierie et Management de la Qualité »

Etude de la maîtrise de la conformité normative et


réglementaire en matière de la santé et la sécurité au
travail
Cas de: « Atlas Bottling Company – Tanger»

Présenté par : HAMMAN Wiam

Encadré par : Dr. LAGHZAOUI Fadoua

Année Universitaire : 2018/2019


Dédicace

A ceux qui prient toujours pour ma réussite et mon bonheur : Mes Chers Parents

A Mon Frère qui est la source de ma motivation

A Toute Ma Famille en reconnaissance de l’amour qu’elle m’offre quotidiennement et leurs


prières

A tous mes Enseignants qui sont la source de mon savoir

A mes Amis en témoignage de l’amitié qui nous unit et des souvenirs de tous les moments que
nous avons passé ensemble
Remerciements

{‫علَيْ ِه ت ََو ّك ْلت َوإِلَ ْي ِه أنِيب‬ ّ ِ‫} َو َما ت َْوفِيقِي إِ َّل ب‬


َ ِ‫اَلل‬

En tout premier lieu, je remercie Dieu de m’avoir donné la force et la patience


d’accomplir ce modeste travail.

Mes remerciements vont tout d’abord au corps professoral et administratif de la


Faculté des Sciences Economiques, Juridiques et sociales de Tanger, et à l’ensemble du
corps enseignant du Master Ingénierie et management de la qualité (IMQ), pour les efforts
qui ont été déployés afin de garantir à l’ensemble des étudiants une formation de qualité.

Je tiens à exprimer toute ma gratitude à mon encadrante pédagogique Madame


Laghzaoui Fadoua, pour ses remarques, ses recommandations et ses conseils précieux.

L’exprime ma grande reconnaissance au Responsable du master IMQ, Mr. Kirmi


Brahim, pour l’opportunité qu’il m’a offert en m’acceptant de suivre son master et pour les
efforts qu’il a consenti pour notre éducation.

J’adresse également mes remerciements à mes encadrants professionnels au sein de


l’entreprise « Atlas Bottling Company -Tanger» Mr. Benjelloun Adil (Responsable QSE) et
Madame Demdam Hania (Chef service HSE) pour leur soutien continu et leur précieuses
suggestions et je remercie aussi Madame Bouaziz Safaa (Responsable Assurance qualité)
pour sa confiance et son comportement encourageant.

Enfin, mes remerciements vont également aux membres du jury pour avoir accepter
d’examiner mon travail.
Sommaire
Dédicace
Remerciements
Liste des abréviations …............................................................................................................1
Résumé ………………………………………………………………………………………..2
Introduction générale ………………………………………………………………………….3

Première partie : La santé et la sécurité au travail : Fondements théoriques …………...6

Chapitre I : Généralités et concepts fondamentaux de la SST …............................................8


Section 1 : La santé et la sécurité au travail …….……………………………………………8
Section 2 : Les risques professionnels liés à la santé et la sécurité des travailleurs................12
Chapitre II : Etude des exigences normatives et réglementaires en matière de sécurité et de
santé au travail ……………………………………………………………………….………19
Section 1 : Les référentiels normatifs …………………………………………………….....19
Section 2 : La réglementation et la législation Marocaine …………………….…………....28
Chapitre III : Evaluation de la conformité et l’amélioration continue des entreprises ….....34
Section 1 : Le système de management de la santé et la sécurité au travail ……………......34
Section 2 : Vers une démarche d’amélioration continue …………………………………...38

Deuxième partie : Proposition d’une démarche de maîtrise des conformités en matière


de santé et sécurité au travail : Cas de l’entreprise « ABC-TANGER » …………...…..46

Chapitre I : Contexte général et choix méthodologique …....................................................48


Section 1 : Problématique et Méthodologie de recherche …………………………………..48
Section 2 : Présentation de l’entreprise « Atlas Bottling Company » …................................52
Chapitre II : Proposition d’une démarche de maîtrise des conformités de l’entreprise ….…58
Section 1 : Analyse et suivi des risques professionnels ……….…………………………….58
Section 2 : Mise à jour du manuel de recueil des obligations de conformités
réglementaires ……………………………………………………………………………......62
Chapitre III : Résultats et perspectives ………………………….…………..………….…..69
Section 1 : Elaboration des plans contrôle en matière de maîtrise des conformités ………...69
Section 2 : Apports et perspectives ……………….…...……………………………..….…..80

Conclusion Générale ………………………………………………………………………..82


Annexes ……………………………………………………………………………………....84
Liste des tableaux et figures ………………………………………………………………...119
Bibliographie ………………………………………………………………………………..121
Table des matières …………………………………………………………………………..123
Liste des abréviations

ABC: Atlas Bottling Company


ABCT : Atlas Bottling Company Tanger
EPI: Equipements de protection individuelle
HSE: Hygiène-Sécurité-Environnement
ILO: International Labor Organization
ISO : Organisation internationale de normalisation
MAS: Manuel d’amélioration de la sécurité
OHSAS: Occupational Health and Safety Assessment Series
OIT: L’Organisation Internationale du Travail
OMS: L’Organisation Mondiale de la Santé
PDCA: Plan-Do-Check-Act
SGS: La Société Générale De Surveillance
SMSST: Système de management de la santé et de la sécurité au travail
SMI : Système de management intégré
SST : Santé et Sécurité au travail
QSE : Qualité-Sécurité-Environnement

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Résumé

Dans le cadre de mon cursus universitaire à la Faculté des Sciences Juridiques,


Economiques et Sociales de Tanger (FSJEST), je suis amenée à la fin de la formation de
réaliser un mémoire, en rapport avec la concentration choisie en relation avec mes études en
Master spécialisée en Ingénierie et Management de la Qualité (IMQ).

Ce projet de fin d’études est le résultat d’un stage de trois mois (Mars 2019-Mai2019)
effectué au sein de l’industrie agroalimentaire « Atlas Bottling Company » à Tanger. Il s’agit
d’un travail de réflexion avec une étude empirique et qui s’intitule : « La maîtrise de la
conformité normative et réglementaire en matière de santé et de sécurité au travail»

Le choix de ce sujet se justifie, en premier lieu, par le fait que nous avons eu la chance
d’effectuer notre stage de fin d’études dans ladite structure. Etant une entreprise certifiée en
système de management intégré (SMI), le défi de la compagnie est de maintenir son certificat,
sélectionner les opportunités d’amélioration, contrôler l’évaluation des exigences et maîtriser
en permanence les risques. C’est à partir de ce constat que j’ai choisi de centrer mon
mémoire sur une démarche d’amélioration continue.

L’ambition de cette recherche vise à augmenter le niveau de connaissances théoriques


(notamment concernant la règlementation et les normes) et pratiques à partir d’une veille
documentaire contrôlée et bien maîtrisée. Vous trouverez donc dans ce travail, le résultat d'un
stage que je qualifierais à la fois de formateur et d'enrichissant à titre personnel.

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Introduction générale

De nos jours, aucune activité économique ne saurait se permettre de négliger la


recherche de l'excellence, l’amélioration, et la réalisation des performances. Dans un contexte
de mondialisation des marchés, et en vertu d’un système de gestion, le processus de
certification est un atout supplémentaire pour l’entreprise afin de démontrer son savoir-faire et
renforcer sa position face à la concurrence.

Au fameux système de management de la qualité, se substitue de plus en plus un


système de management intégré qui prend en compte plus de la qualité, l’environnement et la
sécurité. La mise en œuvre demandera un peu plus d’efforts. En contrepartie, l’obtention d’un
certificat triple représentera un avantage concurrentiel non négligeable pour l’organisme qui
le détient.

Pourtant, l’obtention d’une certification pousse l’entreprise à respecter certaines


exigences relatives aux tâches analysées, à la situation observée et aux équipements utilisés.
La conformité à ces exigences porte sur les référentiels normatifs ainsi que la réglementation.
En effet, la maîtrise de la conformité à la législation constitue l’un des enjeux majeurs du
management dans les grandes entreprises. On retrouve dans les entreprises un besoin d’une «
veille réglementaire », c'est-à-dire être informé des évolutions réglementaires afin d’ajuster le
cadre légal applicable et s’assurer du respect des nouvelles obligations réglementaires.

Cependant, la certification, si elle est recherchée, ne doit être considérée que comme
un moyen et non comme une fin en soi. Réussir sa certification, ce n'est pas seulement obtenir
son certificat. Réussir sa certification, c'est parvenir à intégrer parfaitement son système de
management qualité, sécurité et environnement (QSE) dans l'entreprise 1 . Le projet de
certification doit être un projet bien maîtrisé, et qui vise l'amélioration continue.

1
Claude Pinet - 10 clé pour réussir sa certification QSE, AFNOR 2009, (p.16)

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Il est évident qu’il existe toujours des opportunités à améliorer, le développement
d’une entreprise passe également par sa capacité à encourager la lutte contre les risques liés à
ses activités et réaliser un suivi en continu, ce qui permet également d’identifier et de
contrôler l’apparition possible des risques nouveaux et non identifiés auparavant.

D'après un rapport publié par l'Organisation Internationale du Travail (OIT) à


l'occasion de son centenaire (1919-2019) ce sont environ chaque année, 2,78 millions de
travailleurs perdent la vie du fait d’accidents du travail et de maladies professionnelles (2,4
millions de ces décès étant imputables aux seules maladies professionnelles) et 374 millions
sont victimes d’accidents du travail et de maladies professionnelles non mortels, selon de
récentes estimations 2 . Sans doute, la santé et la sécurité au travail deviennent une
préoccupation croissante des chefs d’entreprises, car au-delà des impératifs humains et
sociaux, elles constituent des enjeux économiques et juridiques. En plus de causer des
souffrances humaines incalculables, les accidents du travail et les maladies professionnelles
ont un coût économique considérable.

La mise en conformité réglementaire, et la mise en place d’un système de


management, ne garantissent pas à elles seules une performance en santé et sécurité d’une
entreprise. Il est primordial qu’en parallèle à ces deux volets, que l’entreprise s’assure que ses
employés adhérents à ses valeurs, respectent les exigences en termes de santé et sécurité au
travail et assument leurs responsabilités. C’est dans le même sens que nous avons choisi de
focaliser notre problématique, liée à la contribution de la maîtrise des conformités, sur le
domaine de la santé et la sécurité au travail relatif à l’entreprise Atlas Bottling Company.

Dans le même sens, le présent travail se décline en deux grandes parties. La première
revêt un caractère plutôt théorique, elle s’articule autour des généralités en matière de la SST
concernant la certification des entreprises suite à la conformité des exigences normatives et
réglementaires. Le premier chapitre traitera les concepts fondamentaux de la SST, le
deuxième traitera le cadre normatif et réglementaire. Quand au troisième, il sera consacré à la
certification des entreprises en abordant le SMSST en particulier afin d’assurer une
amélioration continue par une prévention des risques.

2
Organisation internationale du Travail : LA SÉCURITÉ ET LA SANTÉ AU COEUR DE L’AVENIR DU
TRAVAIL : Mettre à profit 100 ans d’expérience, 2019

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Concernant la deuxième partie, elle a un caractère purement pratique. En terme
méthodologique, nous avons opté vers une étude qualitative lors de l’étude de cas. Après
avoir présenté l’entreprise, le service d’accueil, et la démarche adoptée pour répondre à la
problématique dans le premier chapitre, nous allons mettre la lumière sur le domaine de la
santé et la sécurité des travailleurs dans le deuxième, en identifiant les travaux dangereux au
sein de l’entreprise et les risques associés, tout en présentant la démarche suivi pour déduire
les obligations de conformités spécifiques à l’entreprise, à partir lesquelles, nous allons
présenter dans le dernier chapitre les plans de contrôle proposés pour maîtriser les conformités
déduites, et clôturer ce rapport par les résultats obtenus pour répondre à la problématique.
En conclusion nous donnerons une synthèse du travail réalisé, les limites rencontrées
et les perspectives ouverts à l’avenir pour ce projet.

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Première partie :

La santé et la sécurité au travail :


Fondements théoriques

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Introduction de la partie théorique

Le cadre théorique de notre travail s’articule autour de la présentation de généralités


relatives à la SST afin de comprendre le contexte de notre cas d’étude. Nous avons divisé
cette partie en trois grands chapitres. Le premier chapitre, subdivisé par deux sections, est
consacré aux définitions des termes essentiels, l’historique, l’évaluation des risques
professionnels et l’utilité d’une démarche de prévention. Le deuxième chapitre détaille les
référentiels normatifs et réglementaires associés à la Santé et à la sécurité au travail. A ce
titre, les deux sections décrivent les différentes exigences applicables que l’entreprise doit
respecter. Et pour clôturer cette partie et s’ouvrir sur la deuxième partie de notre mémoire,
nous avons évoqué le rôle d’opter vers une démarche de certification, et comment l’évaluation
des conformités et la maîtrise des informations documentées aident les entreprises à améliorer
la performance de leur SMSST.

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Chapitre I : Généralités et concepts fondamentaux

Dans ce premier chapitre de la partie théorique, nous allons aborder certaines notions, des
fondements théoriques, et historiques, liées à la santé et à la sécurité au travail afin de faciliter
la compréhension des prochains chapitres.

Section 1 : La santé et la sécurité au travail

La santé et la sécurité au travail sont des préoccupations majeures et occupent aujourd’hui


une place primordiale chez les entreprises tant les enjeux humains, sociaux, économiques, et
juridiques de sa maîtrise sont devenus capitaux. Afin de comprendre cette thématique, il
demeure essentiel à travers la présente section de présenter les concepts clés.

I. Définitions des notions liées à la SST :

a) La notion de la santé au travail : le terme santé, en relation avec le travail, ne vise pas
seulement l'absence de maladie ou d'infirmité; il inclut aussi les éléments physiques et
mentaux affectant la santé directement liés à la sécurité et à l'hygiène du travail. 3

En 1995, le Comité mixte OIT/OMS de la médecine du travail s’est réuni pour élaborer
une déclaration de consensus sur la santé au travail, ainsi rédigée : « la santé au travail
s’articule autour de trois objectifs distincts : (i) préservation et promotion de la santé du
travailleur et de sa capacité de travail; (ii) amélioration du milieu de travail et du travail, qui
doivent être rendus favorables à la sécurité et la santé, et (iii) élaboration d’une organisation et
d’une culture du travail qui développent la santé et la sécurité au travail.

b) La notion de la sécurité au travail : elle vise à supprimer ou à réduire les risques


d'accidents susceptibles de se produire lors de l'exercice d'une activité professionnelle.
c) Lieu de travail : vise tous les endroits où les travailleurs doivent se trouver ou se
rendre du fait de leur travail et qui sont placés sous le contrôle direct ou indirect de
l'employeur 4

3
Convention (n° 155) sur la sécurité et la santé des travailleurs, 1981
4
Convention (n° 155),idem.

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d) La maladie professionnelle (MP) ; c’est la conséquence directe de l’exposition
habituelle, plus au moins prolongée d’un travailleur à un risque (physique, chimique,
biologique…) qui résulte des conditions dans lesquelles il exerce son activité
professionnelle.
e) L’accident de travail (AT): L’accident est considéré comme accident du travail
lorsqu’elle est survenue par le fait ou à l'occasion du travail, dont est victime un
employé.

L’accident du travail doit réunir les critères suivants5 :


 Il se produit dans le cadre de l’activité professionnelle du salarié, c’est-à-dire que
celui-ci est placé sous le contrôle et l’autorité de l’employeur. Ainsi, lorsqu’il survient dans
les locaux de l’entreprise, les temps de pause sont pris en compte ;
 Il est soudain, ce qui permet de le distinguer de la maladie professionnelle ;
 Il est circonstancié de façon certaine ;
 Il entraîne une lésion corporelle.

On distingue alors que l’apparition soudaine d’une lésion c’est le critère qui distingue
l’accident de la maladie. Car la maladie professionnelle est un événement qui n’est pas
soudain et les lésions apparues progressivement au cours du travail.

f) La notion de risque : « effet de l’incertitude » / combinaison de la probabilité


d’occurrence d’ (un) événement(s) ou d’ (une) exposition(s) dangereux liés au travail,
et de la gravité des traumatismes et pathologies (effets négatifs sur l’état physique,
mental ou cognitif d’une personne) pouvant être causés par l’(les) événement(s) ou
la(les) exposition(s)6.
g) La notion du danger : Les dangers peuvent inclure les sources susceptibles de causer
un dommage ou des situations dangereuses, ou des circonstances d’exposition
potentielle conduisant à des traumatismes et pathologies. 7
h) Médecine du travail : Elle a un rôle exclusivement préventif et agit dans l’intérêt de la
santé et de la sécurité des travailleurs 8.

5
La Confédération Générale des Entreprises du Maroc : GUIDE PRATIQUE DE L’EMPLOYEUR SUR LES
ACCIDENTS DU TRAVAIL
6
ISO 45001:2018: Systèmes de management de la santé et de la sécurité au travail — Exigences et lignes
directrices pour leur utilisation : Termes et définitions
7
ISO 45001:2018, op.cit.

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i) Le comité de sécurité et d’hygiène : est un moyen de communication entre les salariés
et la direction. Son but est d’asseoir une culture de sécurité et d’hygiène afin
d’améliorer les conditions de travail. Les membres du comité de sécurité et d’hygiène
coopèrent avec les différents départements ou sites de production pour identifier et
aider à résoudre les problèmes de sécurité et d’hygiène. 9

II. Aperçu historique :

Envisager l’avenir de la sécurité et de la santé au travail suppose aussi de faire le bilan de


tout ce qui a été développé au cours des années. En réalité, lutter contre les accidents du
travail, les maladies professionnelles et les décès associés s’est progressivement imposé
comme un défi international majeur.

1) Les approches théoriques de l’organisation :

Le défi de la sécurité et de la santé au travail se pose depuis qu’il existe des travailleurs et
des lieux de travail.
Dans un premier lieu, Henri FAYOL (1841-1926), l'un des pionniers de la gestion
d'entreprise et l'un des précurseurs du management, a classé les activités générales de toute
entreprise, et a proposé les fonctions essentielles que toute organisation doit prendre en
considération. En 1916, FAYOL, dans son livre Administration industrielle et générale,
considérait que la fonction de sécurité qui assure la protection du personnel et des biens, était
aussi importante que la fonction de production et commercial. Pour lui, la fonction sécurité
était « une tâche permanente et essentielle de gestion ».10
En outre, se trouve Frederick Winslow TAYLOR (1856-1912). Il a pour objectif de
trouver comment l’outil peut s’adapter à l’Homme pour rendre le travail plus efficace et
augmenter la productivité. Il analyse de manière très détaillée les modes de productions dans
l’entreprise, à savoir la gestuelle, le rythme ou encore la cadence de travail.

8
ASSEMBLÉE DES CHAMBRES FRANÇAISE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE : Guide PME / PMI
Santé et Sécurité au Travail, 2010
9
« Guide Marocain du comité de sécurité et d’hygiène », 2010
10
DI GIULIO Julien, « le management de la qualité, de la sécurité et de l’environnement », mémoire de master,
Science de gestion, université de Reims Champagne-Ardenne, 2010-2011, P 25.

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Par une dimension humaine, on peut mettre l’accent sur l'adaptation du travail à l'homme
mais également en contrepoint la possibilité d'affecter « The right man In the right place », ce
qui peut constituer un processus de sélection des travailleurs les plus aptes en fonction de
leurs aptitudes et leurs capacités, par conséquence, l’Homme peut remplir certaines tâches
avec le minimum des dégâts.

2) Organismes intervenants :

Les dispositifs de la santé/sécurité peuvent être internationaux, communautaires et


nationaux. A l’échelle internationale, il y a plusieurs organismes qui assistent pour une
mission de protection. On trouve ainsi :

a) L’Organisation Internationale du Travail 11 : La protection des travailleurs contre les


maladies et lésions liées au travail fait partie du mandat historique de l’OIT. La fin de la
première guerre mondiale avait incité la communauté internationale à prendre des mesures
durables en faveur de la paix dans le monde, de la justice sociale et de la prospérité, avec la
création de la Société des Nations et de l’Organisation internationale du Travail, dans le cadre
du Traité de Versailles en 1919.
L’un des motifs qui ont présidé à sa création, était d’assurer la sécurité et la santé au
travail. Le processus a abouti à une organisation tripartite qui regroupe les représentants des
travailleurs, des employeurs, des gouvernements de 187 Etats Membres, et a comme objectif
d’assurer le progrès socioéconomique et la bonne santé de l’individu.
En 1920, l’OIT institue le Service d’hygiène industrielle, conçu pour centraliser les
informations sur la médecine et l’hygiène au travail et servir de plateforme d’échange entre
scientifiques, hygiénistes et médecins du travail et a été créé en 1921.

12
b) Le BIT : Le Bureau International du Travail est le secrétariat permanant de
l’Organisation Internationale de Travail, Le Bureau emploie quelque 2 700 fonctionnaires de
plus de 150 pays au Siège à Genève et dans 40 bureaux dans le monde.

c) L’OMS 13 : L’Organisation Mondiale de la Santé créée le 7 Avril 1946. Son siège est à
Genève et son but est de promouvoir la santé pour tous les peuples.

11
OIT, « La sécurité et santé au cœur de l’avenir du travail, mettre à profit 100ans d’expérience », 2019
12
https://www.ilo.org/global/about-the-ilo/who-we-are/international-labour-office/lang--fr/index.htm

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Section 2 : Les risques professionnels liés à la santé et la sécurité des travailleurs

Les risques professionnels regroupent l’ensemble des risques qui apparaît en milieu de
travail pouvant porter atteinte à la santé et à la sécurité des travailleurs. Leur évaluation
consiste à identifier et classer les risques auxquels sont soumis les salariés d’un établissement,
en vue de mettre en place des actions de prévention pertinentes.

I. Evaluation des risques professionnels et leurs conséquences :

Toute activité humaine, quels que soient sa nature et le lieu où elle s’exerce, présente des
dangers pour l’homme, autrement dit, des atteintes possibles à sa santé et à l’intégrité de son
corps. Le risque menace tout le monde depuis toujours, il peut être à l’origine d’un accident
ou d’une maladie. De ce fait, les accidents et les maladies ne sont pas récents. En effet, les
risques s’avèrent différents selon les secteurs de l’organisation, les activités, les matières
utilisées, les équipements, les produits, les méthodes de travail, etc.

Pourtant, tout organisme est responsable de la santé et de la sécurité au travail de ses


travailleurs et des autres personnes qui peuvent être affectées par ses activités. Cette
responsabilité inclut le fait de favoriser et de préserver leur santé physique et mentale par
l’implication de la capacité d’éliminer, de réduire ou de contrôler les risques professionnels
rencontrés en milieu de travail, quelle que soit leur nature.

D’une manière spécifique, on s’intéresse aux risques industriels qui peuvent être définis
comme « des situations dangereuses rencontrées dans les activités dites industrielles, dans
les usines de fabrication et leurs annexes comme les locaux de stockage des matières
premières et des matières finies, les laboratoires de recherche, de mise au point et de
contrôle, et les opérations de transport tant à l’intérieur des usines que des lieux de
fabrication aux lieux d’utilisation »14. Ces risques industriels se sont groupés selon leur nature,
afin de faciliter leur compréhension et leur prévention.

13
https://www.who.int/fr/about/who-we-are
14
NICHAN MARGOSSIAN, « Risques Professionnels », Dunod, Paris, 2006, (p.14)

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Le domaine des risques professionnels, étant extrêmement vaste, nous allons le traiter
selon le guide Marocain sur les risques professionnels élaboré par des cadres de la Division de
la Sécurité, de l’hygiène et de la Médecine du Travail, où on distingue 15 :

1) LES RISQUES PHYSIQUES

a) L’ambiance sonore : Le son est une sensation auditive engendrée par une onde
acoustique se propageant dans un milieu aérien. Tout son non désiré est un bruit. Les
conséquences du bruit sur la santé sont essentiellement la fatigue, en outre, le bruit
aggrave également les situations de stress avec retentissement sur le sommeil et les
comportements.

b) L'ambiance lumineuse : La bonne exécution d'une tâche demande un éclairage


adapté. Le niveau d'éclairement doit assurer une bonne visibilité des objets et des
tâches sans être à l'origine d'éblouissement

c) L'électricité : Le courant électrique demeure un risque redoutable. La gravité de


l'accident électrique dépend de :
 L'intensité du courant qui traverse le corps humain (en ampères) ;
 La durée du passage du courant dans le corps ;
 La résistance électrique du sujet (elle même fonction notamment de la tension du
contact)

d) L'ambiance thermique : Une bonne ambiance thermique de travail joue un rôle


essentiel pour l’amélioration des conditions de travail et même pour une bonne qualité
de vie. En effet, un travail physique intense dans des températures situées en dehors
des limites maximales tolérables pour l’organisme est pénible voire dangereux

e) Les vibrations mécaniques : En milieu de travail, les vibrations proviennent de toutes


les machines tournantes ou à percussion, d’outils pneumatiques, de tous les moyens de
transport et de manutention.

15
Direction du Travail, Division de la Sécurité, de l’Hygiène et de la Médecine du Travail. « Guide Marocain
sur les risques professionnels » ,2011.

Page | 13
f) Les rayonnements : Il s’agit des risques représentés par les différents types de
rayonnements ionisants et non-ionisants (rayons X, rayons gamma, électrons et soleil)
ainsi que les lasers auxquels peuvent être exposés les opérateurs et qui sont à l’origine
d’atteinte corporelle plus ou moins grave.

2) LES RISQUES CHIMIQUES :


De nombreux produits chimiques présentent un risque pour la santé et la sécurité des
salariés. Le risque de ces produits résulte de leur mise en contact avec l'organisme humain et
notamment, de leurs conditions d'utilisation. Au cours de l'activité de travail, les salariés
peuvent être exposés à ces substances soit de manière accidentelle (assimilé à un accident du
travail), soit de manière habituelle (à l'origine de maladie professionnelle ou à caractère
professionnel).
Le niveau d'exposition est lié à la dose reçue et à la durée pendant laquelle le salarié aura
été en contact avec le produit ou la préparation dangereuse.

3) LES RISQUES BIOLOGIQUES :


Les risques biologiques concernent de multiples activités en particulier l’agriculture, les
industries agroalimentaires, les métiers de la santé, les métiers de l’environnement, …etc.
On entend par "agent biologique" l'ensemble des micro-organismes (bactéries, virus..), y
compris les organismes génétiquement recombinés, les parasites et les cultures cellulaires
susceptibles de provoquer une infection, une allergie, une intoxication ou un cancer.

4) LES RISQUES LIES A DES SITUATIONS DE TRAVAIL :

a) L’aménagement des locaux du travail : L'aménagement des locaux de travail doit être
conçu globalement en intégrant entre autres : l'aération des locaux du travail et l'organisation
des flux de personnes, des véhicules et des matières.
Il est également important d'intégrer lors de la conception d'un aménagement, la possibilité
ultérieure d'entretien dans de bonnes conditions des équipements et des locaux.

b) La manutention : La manutention manuelle : elle désigne toute opération de transfert


ou de soutien d’une charge dont le levage, la pose, la poussée, la traction, le port ou le
déplacement exige l’effort physique d’une ou plusieurs personnes.

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La manutention mécanique : elle permet d’éviter les risques propres à la manutention
manuelle. Elle fait appel à l’utilisation d’appareil de levage et de transport : chariots
automoteurs à conducteur porté, transpalettes, …etc.

c) Le travail sur écran : travailler intensivement sur écran peut engendrer des troubles
de santé comme la fatigue visuelle, les troubles musculo-squelettiques et le stress. Ces
troubles sont liés le plus souvent à un mauvais aménagement du poste de travail informatique.

d) Les chutes d’objets et d’éboulements : C’est un risque de blessure qui résulte de la


chute d’objets provenant de stockage, d’un étage supérieur ou d’effondrement de matériaux.
Les effets néfaste liés au risque cité sont relatifs au :
 Poids et forme de l’objet par rapport à la hauteur parcourue pour toucher la victime ;
 Point de contact avec le corps de la victime.

e) Les chutes de personnes : Le risque de chutes de personnes est caractérisé par un taux
de gravité élevé. Il est présent lors des travaux de plain-pied (à la suite de glissades ou de
trébuchement) ou des travaux en hauteur (chute en périphérie, chute au travers des matériaux
ou chutes à proximité de dénivellation (puits et tranchée). Les situations dangereuses se
présentent par :
 zone présentant des parties en contrebas : escalier, passerelle, quai, fosse, cuve, trémie
et la trappe de descente
 accès à des parties hautes : armoire, étagère, élément élevé de machine, éclairage,
toiture, bâche et dôme du camion ;
 utilisation de dispositifs mobiles : échelle, escabeau, échafaudage ;
 utilisation des moyens de fortune : chaise, carton, empilement d’objets divers et rack
de stockage

5) LES RISQUES D’INCENDIE ET D’EXPLOSION :


L’incendie est une combustion qui se développe sans contrôle dans le temps et l’espace à
la suite d’une particule incandescente ou d’une étincelle (source d’énergie).
L’explosion est une combustion à propagation très rapide avec dégagement brutal
d’énergie suite à une élévation de température due à la compression des gaz.
Les causes d’incendie sont notamment :

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 Les feux nus ;
 Les particules incandescentes ;
 Les étincelles d’origine électrostatique ;
 Les étincelles d’origine électrique ;
 Les étincelles résultant d’un choc ;
 Les surfaces et points chauds ;
 L’élévation de température due à la compression des gaz ;
 Les réactions chimiques.

6) LES RISQUES D’ACCIDENTS


Les Machines, les engins mobiles, les appareils de levage, la manutention manuelle ou
mécanique et l’électricité sont à l’origine d’accidents du travail fréquents. La protection de la
partie des éléments mobiles de travail dépend du degré d’exposition des opérateurs au risque.

Toutefois, les accidents du travail et les maladies professionnelles ont un impact majeur
sur les individus et leurs familles, non seulement économique mais aussi en termes de bien-
être physique et émotionnel à court et long termes. De plus, ils peuvent avoir des effets
considérables sur les entreprises, en entravant la productivité, ce qui est susceptible de
perturber les procédés de fabrication, en nuisant à la compétitivité et à la réputation des
entreprises

II. La prévention des risques sur le chantier :

L’objectif primordial de l’évaluation des risques auxquels sont soumis les salariés, est de
réduire les accidents et maladies liés au travail, et d’améliorer les conditions de travail des
salariés en vue de mettre en place des actions de prévention pertinentes.
Les risques doivent être supprimés ou au moins, en cas d’impossibilité, être atténué.
Pourtant, l'objectif n'est pas seulement de réduire les accidents en milieu professionnel mais
aussi de promouvoir la culture de la prévention.

1) Enjeux de la prévention :
Pour les entreprises, la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles est
aujourd’hui une obligation et un enjeu partagé, au plan national et international en terme :

Page | 16
a) Humain :
 Préserver la santé des salariés
 Améliorer les conditions de travail
 Diminuer les situations pénibles, stressantes et contraignantes

b) Economique :
 Diminuer le Turn-over
 Améliorer la qualité de service
 Réduire les coûts des AT et MP et limiter le dysfonctionnement
 Améliorer l’image de marque de l’entreprise

c) Social:
 Préserver la santé et la qualité de vie au travail
 Améliorer le climat social

d) Juridique :
 Respecter la réglementation
 Eviter les contentieux

2) Rôles et principes en matière de prévention :


Pour réussir, il ne suffit pas que des mesures de prévention soient techniquement adaptées, il
faut qu’elles obtiennent l’adhésion de tous.

a) Les acteurs de prévention : Employeurs, salariés, représentants du personnel


(membres du comité d’hygiène, de sécurité), médecin et inspection du travail, chacun
s’implique à son niveau de participation à la prévention des risques professionnels. Voire,
conformément aux dispositions de l’article 318 de la loi 65-99 relative au code du travail :
« Le médecin du travail a un rôle préventif qui consiste à procéder sur les salariés aux
examens médicaux nécessaires, notamment à l'examen médical d'aptitude lors de
l'embauchage et à éviter toute altération de la santé des salariés du fait de leur travail,
notamment en surveillant les conditions d'hygiène dans les lieux de travail, les risques de
contamination et l'état de santé des salariés »

Page | 17
b) La sensibilisation et la formation: La sensibilisation des employeurs et des salariés
ainsi que leur formation à l’hygiène et à la sécurité du travail sont aussi un moyen d’incitation
pour faire de la prévention. Dans ce domaine, les comités d’hygiène, de sécurité et des
conditions de travail, la médecine du travail ainsi que le service HSE s’il existe au sein de
l’entreprise, jouent un rôle important en mettant à la disposition de tous les acteurs dans
l’entreprise, les moyens pour la sensibilisation, l’information et la formation à la prévention.

c) La signalisation : Les pictogrammes (ou symboles graphiques) utilisés en


signalisation de santé et sécurité sur les lieux de travail et peuvent servir à décrire une
situation, à prescrire un comportement déterminé, ou encore à donner une indication de
danger

d) La protection collective : Les employeurs sont tenus de prendre toutes les mesures
pour garantir la sécurité des travailleurs. Les protections collectives sont spécifiques au type
de risques encourus. A titre d’exemples, seront établies :
 pour les chutes de hauteur la mise en place de garde-corps,
 pour le risque de chute sur un sol glissant, l’utilisation de revêtements de sol
antidérapants,
 pour le risque d’exposition à des poussières, le captage à la source et la ventilation

e) La protection individuelle : Les Equipements de Protection Individuelle (EPI),


adaptés et en bon état, sont destinés à protéger le travailleur contre un ou plusieurs risques
professionnels. Leur utilisation ne doit être envisagée qu’en complément des autres mesures
collectives d’élimination, de réduction, et de prévention des risques. Ces équipements peuvent
prendre différentes formes, plus ou moins complexes :
 bouchons d’oreilles
 lunettes de protection,
 appareils de protection respiratoire,
 systèmes d’arrêt des chutes…

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Chapitre II : Etude des exigences normatives et réglementaires en matière de sécurité et
de santé au travail

Les entreprises parviennent à la constitution d’un système de management de santé et de


sécurité au travail, en se basant sur deux référentiels liés à la réglementation et à la
normalisation. Par suite, le deuxième chapitre se focalise sur ces référentiels et leurs
exigences relatives.

Section 1 : Les référentiels normatifs

La norme est définit étant « un document, établi par consensus et approuvé par un
organisme reconnu, qui fournit, pour des usages communs et répétés, des règles, des lignes
directrices ou des caractéristiques pour des activités ou leurs résultats, garantissant un niveau
d'ordre optimal dans un contexte donné ». 16
Concernant le cadre normatif, il existe plusieurs référentiels et normes qui traitent de la
santé et de la sécurité au travail. La première section développe les référentiels les plus
répandus, tout en s’intéressant au rôle de l’Organisation internationale de normalisation (ISO)
dans l’élaboration et la publication de la nouvelle norme ISO 45001 :2018, afin de soutenir et
de promouvoir de bonnes pratiques en matière de SST.

I. Aperçu sur les référentiels de management de la santé et de la sécurité au


travail :

1) ILO-OSH 2001 17:


L’OIT était l’institution la plus indiquée pour élaborer des directives internationales
relatives au système de gestion SST. Développé en avril 2001 par le Bureau international du
travail (BIT), le référentiel ILO-OSH 2001 (International Labour Organization – Occupational
Health & Safety : Organisation Internationale du travail - Sécurité et Santé au travail) : qui
constitue les « Principes directeurs des systèmes de management de la santé et la sécurité au
travail » a pour objet d’évaluer les systèmes de management de la sécurité et de la santé au
travail et de les certifier le cas échéant. Ces principes directeurs demandent la mise en place

16
Directives ISO/IEC, Partie 2 Principes et règles de structure et de rédaction des documents ISO et IEC, 7 ème
édition, 2016
17
Principes directeurs concernant les systèmes de gestion de la sécurité et de la santé au travail ILO-OSH 2001,
Bureau international du Travail, 2002

Page | 19
de politiques cohérentes pour protéger les travailleurs face aux risques professionnels tout en
améliorant la productivité. Ils fournissent des outils et approches pratiques pour aider les
organisations, institutions nationales compétentes, employeurs, travailleurs et autres
partenaires dans l’établissement, la mise en œuvre et l’amélioration des systèmes de gestion
de la sécurité et de la santé au travail, en vue de réduire les lésions, dégradations de la santé,
maladies, incidents et décès liés au travail. Ce système devrait prévoir les éléments essentiels
(politique, organisation, planification et mise en œuvre, évaluation et action en vue de
l’amélioration) présentés dans la figure suivante.

Figure 1. Eléments principaux du système de gestion de la sécurité et de la santé au


travail

Source : ILO-OSH 2001

2) OHSAS 18001 : 2007 Occupational Health and Safety Assessment Series :


Le Référentiel britannique a été publié par le British Standards Institute (BSI), organisme
de normalisation britannique et remplace le référentiel OHSAS 18001:1999 pour répondre à
la demande des entreprises souhaitant un document normatif en matière de système de
management de la santé et de la sécurité au travail.
La présente norme OHSAS précise les exigences qu'un système de management de la SST
doit remplir pour permettre à un organisme d'élaborer et mettre en œuvre une politique et des
objectifs qui prennent en compte les exigences légales et les informations sur les risques liés à

Page | 20
la SST. Le présent référentiel OHSAS précise les exigences qu'un système de management de
la SST doit remplir pour permettre à un organisme d'élaborer et mettre en œuvre une politique
et des objectifs qui prennent en compte les exigences légales et les informations sur les
risques liés à la SST. Il peut s'appliquer à tous les types et tailles d'organismes et entreprises et
s'adapter à diverses conditions géographiques, culturelles et sociales.

Pour compléter L'OHSAS 18001, L’OHSAS 18002 (Lignes directrices pour la mise en
œuvre de l’OHSAS 18001) a été publié. Ce document explique les exigences de ce référentiel
et décrit les démarches à entreprendre pour mettre en œuvre et certifier un système de
management. La mise en œuvre de ce référentiel se divise en six chapitres :

1. Exigences générales
2. Politique SST
3. Planification
4. Mise en œuvre et fonctionnement
5. Vérification
6. Revue de direction

Cependant le référentiel a connu certaines limites étant qu’il est non reconnu par l’ISO, et
non adapté avec les nouvelles version des normes de système de management. Par suite,
L’OSHAS 18001 disparaitra officiellement en 2021.

Le présent référentiel OHSAS repose sur le concept de la «roue de Deming», désigné en


anglais par «Plan-Do-Check-Act (PDCA)». La roue de Deming peut être décrite comme suit :

 Planifier : établir les objectifs et les processus nécessaires pour fournir des résultats
correspondant aux exigences des clients et aux politiques de l'organisme.
 Faire : mettre en œuvre les processus.
 Vérifier : surveiller et mesurer les processus et le produit par rapport aux politiques,
objectifs et exigences du produit et rendre compte des résultats.
 Agir : entreprendre les actions pour améliorer en permanence les performances des
processus

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Figure 2. Modèle de système de management de la SST

Source : Référentiel OHSAS18001 :2007


3) BS 8800 :
L’organisme officiel de normalisation britannique, a publié en 1996, « Guide des
systèmes de management de la santé et de la sécurité au travail » révisée en 2004. Cette
norme énonce des exigences pour l'intégration d'un système de management de la santé et de
la sécurité au travail dans un système global de management : elle peut être utilisée comme un
guide. Les principes de la norme BS 8800 (2004) consistent à intégrer la prévention des
risques dans l'entreprise pour à la fois minimiser les risques pour les personnes, améliorer les
performances de l'entreprise et donner une image positive et responsable sur le marché

4) Le MAS : Le manuel d’amélioration de la sécurité des entreprises :


Le Manuel Assurance Sécurité des Entreprises est le nom du référentiel élaboré en 1996 qui a
pour objet de promouvoir et d’améliorer la sécurité, l’hygiène et la protection de
l’environnement dans les entreprises adhérentes. En 2003, le terme Assurance a été remplacé
par le terme Amélioration. Historiquement, ce référentiel d’audit et de certification définit les
exigences auxquelles doit satisfaire le système de management des entreprises en ce qui
concerne les domaines de la sécurité, de l’hygiène industrielle et de la protection de
l’environnement. Le référentiel s’articule autour de 5 axes :
1. Engagement de la Direction
2. Compétences et qualifications professionnelles

Page | 22
3. Préparation et organisation du travail
4. Contrôles
5. Amélioration continue

II. La nouvelle norme ISO 45001 V 2018 : Systèmes de management de la santé et de


la sécurité au travail - Exigences et lignes directrices pour leur utilisation

1) L'Organisation internationale de normalisation (ISO)18 :


« International Organization for Standardization » : est une organisation internationale
non gouvernementale, indépendante, dont les 164 membres sont les organismes nationaux de
normalisation. L’histoire de l’ISO débute en 1946 lorsque les délégués de 25 pays, réunis à
l'Institute of Civil Engineers à Londres, décidèrent de créer une nouvelle organisation
internationale « avec pour objet de faciliter la coordination et l'unification internationales des
normes industrielles ». La nouvelle organisation, ISO, entra officiellement en activité le 23
février 1947. Par ses membres, l’Organisation réunit des experts qui mettent en commun leurs
connaissances pour élaborer des Normes internationales d’application volontaire, fondées sur
le consensus, pertinentes pour le marché, soutenant l’innovation et apportant des solutions aux
enjeux mondiaux.

2) Fondamentaux de la norme :

a) Contexte :

Afin d’aider les organismes à réduire les accidents du travail, les blessures et les
maladies professionnelles, l’ISO a élaboré la toute première Norme internationale jamais
établie dans le monde dans ce domaine. La norme a été élaborée pour uniformiser tous les
systèmes nationaux et internationaux de gestion de la santé et de la sécurité au travail en une
norme mondiale afin que les entreprises disposent d’un standard unique. Le texte de la norme
était développé par un comité d’experts spécialisés dans les domaines de la santé et la sécurité
au travail (SST), et suit la structure commune aux autres normes de systèmes de management
telles qu’ISO 14001(management environnemental) et ISO 9001 (management de la qualité).

18
Site web : L'ISO (Organisation internationale de normalisation)
https://www.iso.org/fr/about-us.html

Page | 23
En outre, ISO 45001 a été élaborée en tenant compte d’autres normes connexes, comme la
norme OHSAS 18001 sur les exigences relatives aux systèmes de management de la santé et
de la sécurité au travail, les principes directeurs ILO-OSH 2001 de l’Organisation
internationale du travail et diverses normes nationales. Elle est par ailleurs conforme aux
normes et conventions internationales du travail de l’OIT.
Figure 3. Evolution de la nouvelle norme ISO 45001

b) Comparaison ISO 45001 : OHSAS 18001 :


L’ISO 45001 est une nouvelle norme publiée en mars 2018 pour le management de la
santé et de la sécurité au travail. Toute organisation se doit d’assurer la santé et la sécurité des
personnes employées. Elle a pour objectif d’instaurer un cadre de sécurité vers l’amélioration
permanente de la protection des travailleurs et de la diminution des risques
Contrairement à l'OHSAS 18001, l'ISO 45001 adoptera la même structure que l'ISO
9001:2015 et l'ISO 14001:2015, simplifiant l'intégration du système de management de la
santé et de la sécurité au travail dans le système de management intégré. La norme fournit aux
organisations un cadre leur permettant de prévoir les mesures à prendre afin de réduire au
minimum le risque, tant pour ce qui concerne les affections de longue durée que l’absentéisme
au travail, ainsi que les risques donnant lieu à des accidents du travail.. L’ISO 45001 se veut
également plus complète sur beaucoup d’aspects, notamment concernant l’implication de la
direction et de l’encadrement dans le processus ainsi que celle des partenaires (fournisseurs,
intervenants, sous-traitants…).
Il existe de nombreuses différences, mais le principal changement est qu’ISO 45001 se
concentre sur l’interaction entre un organisme et son environnement métier, tandis que le
référentiel OHSAS 18001 était axé sur le management des dangers en matière de S&ST et
d’autres problèmes internes. Mais les normes diffèrent également à de nombreux autres
égards :
 ISO 45001 répond à une approche processus, alors que le référentiel OHSAS 18001
établit une procédure.

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 ISO 45001 tient compte des risques et des opportunités, tandis que l’OHSAS 18001 ne
traite que des risques.
 ISO 45001 intègre les points de vue des parties intéressées, ce que ne fait pas
l’OHSAS 18001.
Ces points représentent une évolution majeure de la manière dont le management de la
santé et de la sécurité est perçu. La S&ST n’est plus traitée isolément. Elle doit être prise en
compte dans la perspective de la gestion d’un organisme sain et pérenne. Cela dit, bien que les
deux normes diffèrent dans leur approche, un système de management établi conformément à
l’OHSAS 18001 constituera une base solide pour passer à ISO 45001.19

3) Structure de l’ISO 45001 :


La norme partage une structure-cadre (HLS), identique avec les normes de système de
management ISO. Elle est structurée suivant 10 chapitres :
1. Domaine d’application
2. Références normatives
3. Termes et définitions
4. Contexte
5. Leadership
6. Planification
7. Support
8. Réalisation
9. Evaluation
10. Amélioration

Comme l'OHSAS 18001:2007, la nouvelle norme ISO 45001 est toujours basée sur le
modèle PDCA.
 Planifier: L'organisation doit commencer par définir le contexte de ses activités ainsi
que les besoins et attentes de travailleurs et autres parties intéressées. Cela l’amène à
déterminer le périmètre d’application du système de management de la SST. En plus,
déterminer et évaluer les risques pour la S&ST, les opportunités pour la S&ST et les
autres risques et opportunités, établir les objectifs de S&ST et les processus

Elizabeth Gasiorowski-Denis, Rédactrice en chef d'ISO focus -Tout ce qu’il faut savoir sur ISO 45001, 12
19

mars 2018

Page | 25
nécessaires à l’obtention de résultats en cohérence avec la politique de S&ST de
l’organisme;
 Réaliser: mettre en œuvre les processus tels que planifiés;
 Evaluer: surveiller et mesurer les activités et les processus au regard de la politique de
S&ST et des objectifs de S&ST, et rendre compte des résultats;
 Améliorer: mener des actions d’amélioration continue de la performance en S&ST
afin d’obtenir les résultats escomptés.

Figure 4. Relation entre le concept PDCA et le cadre de la norme ISO 45001

Source : ISO 45001 V 2019


4) Principales exigences :
La norme ISO 45001 comprend désormais des exigences communes en matière de
sécurité du travail pour les managers, les employés et les fournisseurs, ainsi que des exigences
spécifiques pour l'environnement de travail respectif et les modifications qui y sont apportées.
Les points principaux des nouvelles exigences comprennent, par exemple :

Page | 26
a) Contexte de l'organisation : Ce chapitre 4 rassemble des exigences nouvelles
imposant à l’organisme d’identifier ses éléments de contexte, ainsi que les besoins et
attentes pertinents de ses travailleurs et autres parties intéressées, afin de déterminer
ceux qui pourraient devenir des exigences légales et autres exigences.
b) Leadership et participation des travailleurs : Le leadership et l’engagement de la
direction envers le système de management sont renforcés :
L’exigence 5.4 est consacrée à la consultation et participation des travailleurs, qui devient
d’ailleurs un engagement de la politique SST. L’accent est mis sur la consultation et la
participation de l’ensemble des travailleurs. Pour cela, l’organisme doit prévoir les modalités,
le temps, la formation et les ressources nécessaires. Il doit également fournir, dans les temps
impartis, un accès à des informations claires, compréhensibles et pertinentes sur le système de
management de la SST.

c) Planification : Le chapitre 6 rassemble les dispositions relatives aux actions à mettre


en œuvre face aux risques et opportunités, à l’identification des dangers et l’évaluation
des risques et opportunités, à la détermination des exigences légales et autres
exigences, aux objectifs de SST et planification des actions pour les atteindre. Pour
cette phase de planification, et notamment en vue de la définition des objectifs SST,
l’ISO 45001 : 2018 exige de l’organisme :
 qu’il tienne davantage compte de ses enjeux globaux et des attentes de ses travailleurs
et autres parties intéressées,
 qu’il détermine les « risques et opportunités » pouvant découler de ses dangers, de ses
risques SST, ainsi que des exigences légales et autres exigences.

d) Support : Le chapitre 7 regroupe les exigences concernant la mise à disposition des


ressources nécessaires au fonctionnement du système de management, la compétence
et la sensibilisation/ prise de conscience des travailleurs, la communication et les
informations documentées. Désormais, les travailleurs doivent être également
sensibilisés et prendre conscience de la capacité d’exercer leur droit de retrait face à
des situations de travail dont ils estiment qu’elles présentent un danger grave et
imminent pour leur vie ou leur santé, et des dispositions qui les protègent de
conséquences indues lorsqu’ils le font. En matière de communication, l’organisme
doit mettre en place un processus lui permettant de déterminer quelles sont les

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informations pertinentes à communiquer et en tenant compte de ses exigences légales
et autres exigences.

e) Réalisation des activités opérationnelles : Le chapitre 8 accueille les dispositions en


matière de maîtrise opérationnelle et de préparation et réponse aux situations
d’urgence. Des exigences détaillées apparaissent en matière de :

 Lieux de travail comptant plusieurs employeurs, pour lesquels l’organisme doit


coordonner les parties pertinentes du système de management de la SST avec les
autres organismes,
 D’élimination des dangers et réduction des risques pour la SST,
 Pilotage du changement qui fait l’objet de l’exigence 8.1.3 : l’organisme doit établir
des processus afin de maîtriser les changements ayant une incidence sur la
performance SST comme les nouveaux produits, les changements d’effectifs ou de
conditions de travail, les évolutions des connaissances sur les dangers et sur les risques
pour la SST…

f) Évaluation des performances : Le chapitre 9 contient les exigences concernant la


surveillance, mesure, analyse et évaluation de la performance, l’évaluation de la
conformité, les audits internes et les revues de direction. En matière d’évaluation de la
conformité, l’ISO 45001:2018 exige de l’organisme qu’il entretienne la connaissance
et la compréhension de sa conformité aux exigences légales et autres exigences.

g) Amélioration : Le chapitre 10 rassemble les exigences concernant les évènements


indésirables, non-conformités, actions correctives et l’amélioration continue. Les
actions préventives sont maintenant remplacées par l’approche risque

Section 2 : La réglementation et la législation Marocaine

« Nul n’est censé ignoré la loi. » La réglementation est d’ordre local vu les lois, les
décrets ou toute autre forme de texte législatif qui est délivrée par un pays donné. Cette
section fera une introduction aux textes de lois, et standards marocains, relatifs à la santé et à
la sécurité des travailleurs.

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I. Le cadre réglementaire Marocain :

La réglementation le consiste à se conformer aux prescriptions des lois et des


règlementations en vigueur. Elle est aussi exigée par l’ensemble des référentiels normatifs
internationaux. A titre d’exemple, la norme ISO 45001 vise que les exigences légales et autres
exigences incluent celles qui déterminent les personnes qui sont les représentants des
travailleurs en conformité avec les lois, les réglementations, les conventions collectives et les
usages.

1) Objectifs de la réglementation :

La veille réglementaire représente un processus indispensable, en exigeant des


procédures d’identification des textes applicables et leur respect. Elle vise les objectifs
suivants :
 Identifier les textes légaux susceptibles de s’appliquer à l’entreprise. Au-delà,
l’identification des textes applicables permet de déduire les obligations auxquelles
l’employeur est soumis.
 La Contribution à la création de bases de connaissances pour la maîtrise des
conformités réglementaires. (on parle ici de définition du périmètre réglementaire).
 Réaliser un suivi précis et régulier de l’évolution de la réglementation applicable à
l’entreprise. Les modifications du périmètre réglementaire sont dues soit à des
évolutions de la réglementation elle même, soit à des changements liés à l’entreprise.
Ce dernier point est souvent délaissé. En pratique, l’absence de suivi des évolutions
constitue un frein non négligeable à l’exhaustivité du travail de veille.

2) Sources légales et réglementaires :

Le législateur peut à travers son travail abroger certains textes, les modifier ou les
renforcer avec de nouveaux textes réglementaires. Cela se traduit sur le terrain par une
difficulté de maîtrise du périmètre juridique qui n’est en soi jamais stable.

A titre d’annexe « A.6.1.3-Détermination des exigences légales et autres exigences »


de la norme ISO 45001, les exigences légales peuvent inclure:

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 La législation (nationale, régionale ou internationale), y compris les lois et règlements;
 Les décrets et directives;
 Les ordonnances émises par les régulateurs;
 Les permis, licences ou autres formes d’autorisation;
 La jurisprudence;
 Les traités, conventions, protocoles;
 Les conventions collectives.

Dans un deuxième lieu, au niveau marocain, la réglementation est constituée par un


ensemble de textes juridiques hiérarchisés, on peut présenter ainsi :

 Le dahir: émanant de Sa Majesté le Roi pour la promulgation des lois ;


 La loi: acte émanant du pouvoir législatif votée par le parlement ;
 Le décret: actes émanant du pouvoir exécutif par le Premier ministre ;
 Les arrêtés : actes administratifs émanant des ministres ;

II. Réglementation en santé et sécurité des travailleurs :

La maîtrise de la conformité légale et réglementation en matière de santé et de sécurité


au travail (SST) est considérée comme étant la démarche initiale et primordiale que les
entreprises marocaines doivent entreprendre pour :
 Assurer une protection de leurs employés et de leurs installations et garantir ainsi la
pérennité de leur entreprise.
 Faire face aux pressions économiques (coût des accidents de travail), juridique
(engagement de la responsabilité de l’entreprise) ou encore médiatique.

La mission de protection/sécurité est assistée par la réglementation. Ainsi, l’entreprise


dans sa mission de mise en place d’un SMSS se confronte aux diverses réglementations et
obligations légales qui peuvent prendre plusieurs formes, certains sont relativement anciens
tandis que d’autres sont plus récents. Afin de faciliter les données relatives au cadre juridique
de la SST et dans le but de simplifier la démarche, il est recommandé de réaliser cette étape
par une approche thématique relativement aux activités et aux conditions de travail de
l’entreprise concernée pour cerner les exigences applicables et à évaluer la conformité relative

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par exemple : aux risques liés aux équipements de travail, risques chimiques, bruit, éclairage,
risques liés aux installations électriques, manutention, risque incendie, etc.

1) Code de travail : Dahir n° 1-03-194 du 14 Rejeb (11 septembre 2003) portant


promulgation de la loi n° 65-99 relative au Code du Travail

Le code du travail consacre tout un chapitre à la santé et à la sécurité au travail, organisé en


quatre sections :
 Les dispositions générales (articles 281 –301)
 Les services médicaux du travail (articles 304 – 331) ;
 Les Comités de sécurité et d’hygiène et comités d’entreprise (articles 336 -344) ;
 Les dispositions concernant les salariés victimes d’accident de travail ou de maladie
professionnelle (articles 265 – 267).

En outre , on trouve le texte connexe au code de travail : L’Arrêté du ministre de


l’emploi et de la formation professionnelle n° 93-08 du 6 Joumada I 1429 (12 mai 2008)
fixant les mesures d’application générales et particulières relatives aux principes énoncés par
les articles de 281 à 291 du code du travail.

2) Législation associée aux risques professionnels :

Pour parler d’une veille réglementaire, il faut en premier lieu spécifier son périmètre.
Vu la difficulté de détailler toute la réglementation relative à la SST, et vu la différence des
textes selon les activités de l’entreprise, nous allons présenter les textes législatifs en relation
avec quelques risques définis dans la première partie théorique (Section 2 : Les risques
professionnels liés à la santé et la sécurité des travailleurs)

a) Electricité :
 Arrêté viziriel du 28 juin 1938 concernant la protection des travailleurs dans les
établissements qui mettent en œuvre des courants électriques
 Arrêté viziriel du 28 juin 1938 du secrétaire général du protectorat, fixant le texte de
l’instruction sur les premiers soins à donner aux victimes des accidents électriques

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dont l’affichage est obligatoire dans les locaux concernant les installations électriques
de 2ème ou 3ème catégorie, (B.O. n° 1343, du 22 juillet 1938, p. 1006), et annexe du dit
arrêté ;
 Arrêté viziriel du 28 juin 1938 du secrétaire général du protectorat fixant le texte des
extraits de l’arrêté viziriel du 28 juin 1938 concernant la protection des salariées dans
les établissements qui mettent en œuvre des courants électriques, dont l’affichage est
obligatoire dans les locaux contenant des installations électriques de 2ème ou de 3ème
catégories, (B.O. n° 1343 du 22 juillet 1938, p. 1007) ;
 Arrêté du 29 décembre 1951 du directeur du travail et des questions sociales relatif
aux circuits de secours et de sécurité.
 Arrêté du 31 décembre 1951 du directeur du travail et des questions sociales fixant la
périodicité des vérifications des installations électriques
 Arrête du 28 juin 1938 du secrétaire général du protectorat, portant fixation de la
composition du comité des techniciens, institué par l’article 1er de l’arrêté du 28 juin
1938, concernant la protection des travailleurs dans les établissements qui mettent en
œuvre les courants électriques (B.O. n° 1343, du 22 juillet 1938, p. 1007) ;
 Arrêté du 02 janvier 1952 du directeur du travail et des questions sociales déterminant
les conditions d’agrément pour la vérification des installations électriques
 Décret n° 2-12-236 du 25 novembre 2013 fixant Les conditions d'utilisation
d'appareils ou de machines susceptibles de porter atteinte à la santé des salariés ou de
compromettre leur sécurité. (Chapitre III-Installation, utilisation et maintenance des
appareils ou des machines alimentés en énergie électrique)

b) Ambiance Thermique :
 Décret du 4 juillet 1957 Déterminant les mesures particulières de protection des
ouvriers occupés dans les chambres froides (publié au BO n° 2337 du 9 août 1957

c) Chute des objets/personnes


 Arrêté du 2 avril 1952 déterminant les mesures particulières de protection et de
salubrité applicables dans les chantiers du bâtiment et les travaux publiques, (B.O. n°
2066, du 30 mai 1952)

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d) Risques d’incendie et explosion :
 Dahir du 12 janvier 1955 portant réglementation sur les appareils à pression à gaz,
(B.O. n° 2207, du 11février 1955)
 Arrêté du sous secrétaire d'Etat au commerce et à l'industrie du 11/4/1957 (11 avril
1957) relatif aux appareils extincteurs d'incendie.
 Arrêté conjoint du ministre de l'énergie et des mines, du ministre des travaux publics,
de la formation professionnelle et de la formation des cadres et du ministre des
transports n° 1263-91 du 1er avril 1993 approuvant le règlement général relatif aux
normes de sécurité applicables aux centres emplisseurs, aux dépôts en vrac ou en
bouteilles et aux stockages fixes à usage industriel ou domestique de gaz de pétrole
liquéfiés ainsi qu'au conditionnement, la manutention, le transport et l'utilisation de
ces produits

e) Risques d’accident :
 Arrêté du 3 novembre 1953 du directeur du travail et des questions sociales fixant les
conditions de vérification des appareils de levage autres que les ascenseurs et monte-
charge, (B.O. n° 2142. du 13 novembre 1953, p. 1628
 Arrêté du ministre du travail et de l'insertion professionnelle n° 1281-18 du 15 mars
2018 déterminant les appareils ou les machines ou les catégories d'appareils ou de
machines pour lesquels l'employeur procède ou fait procéder à des vérifications
générales périodiques et fixant la périodicité des vérification, leur nature et leur
contenu
 Décret n° 2-12-236 du 25 novembre 2013 fixant les conditions d'utilisation d'appareils
ou de machines susceptibles de porter atteinte à la santé des salariés ou de
compromettre leur sécurité.

Page | 33
Chapitre III : L’évaluation de la conformité et l’amélioration continue des entreprises :

Après avoir présenté les référentiels normatifs, la réglementation auxquelles les


entreprises doivent s’y conformer, nous allons évoquer dans ce troisième chapitre
l’engagement des entreprises dans une démarche de certification.

Section 1 : Le système de management de la santé et la sécurité au travail (SMSST)

En particulier, les entreprises cherchent à aller plus loin dans la protection de la santé
et la sécurité des employés en mettant progressivement un système de management de la santé
et de la sécurité au travail. Les fondements de ce dernier sont présentés dans la section
suivante.

I. Le management de la santé et la sécurité au travail :

1) Définition du SMSST:

Un système de management de la santé et la sécurité au travail est une partie du


système de management globale de l’entreprise. L’adoption d’un tel système est l’expression
d’une approche globale et gestionnaire de la politique de prévention des risques
professionnels de l’entreprise.
Dans un premier lieu, un système de management est définie comme étant « Un
ensemble d’éléments corrélés ou en interaction d’un organisme, utilisés pour établir des
politiques, des objectifs et des processus de façon à atteindre lesdits objectifs »20
Par conséquent, le SMSST est « un ensemble d’éléments liés ou interdépendants
destinés à établir une politique et des objectifs de sécurité et de santé au travail et à réaliser
ces objectifs » (BIT, 2002) De même, l’adoption d’un système de management de la S&ST
vise à permettre à un organisme de procurer des lieux de travail sûrs et sains, d’éviter les
traumatismes et pathologies liés au travail et d’améliorer en continu sa performance en S&ST.

20
ISO 45001:2018: Systèmes de management de la santé et de la sécurité au travail — Exigences et lignes
directrices pour leur utilisation

Page | 34
a) Objectif d’un système de management de la S&ST 21 :

La finalité d’un système de management de la S&ST est de fournir un cadre pour le


management des risques et opportunités pour la S&ST. L’objectif et les résultats escomptés
du système de management de la S&ST sont d’empêcher l’apparition de traumatismes et
pathologies liés au travail chez les travailleurs et de mettre à disposition des lieux de travail
sûrs et sains. C’est pourquoi il est absolument essentiel que l’organisme supprime les dangers
et minimalise les risques pour la S&ST en prenant des mesures de prévention et de protection
efficaces.
Lorsque ces mesures sont appliquées par l’organisme dans le cadre de son système de
management de la S&ST, elles permettent d’améliorer sa performance en S&ST. Un système
de management de la S&ST peut s’avérer plus efficace et plus efficient lorsque l’on prend les
mesures le plus en amont possible afin de saisir les opportunités d’amélioration de la
performance en S&ST.
La mise en ouvre d’un système de management de la S&ST conforme donne à un
organisme un moyen de gérer ses risques pour la S&ST et d’améliorer sa performance en
S&ST. Un système de management de la S&ST peut aider un organisme à satisfaire à ses
exigences légales et autres exigences

2) L’évaluation de la conformité :

Selon L’ISO ; « l’évaluation de la conformité implique un processus qui sert à


démontrer que votre produit, service, ou système répond aux exigences d’une norme ».
En effet, l’évaluation de la conformité apporte un certain nombre d’avantages :
 Un gage de confiance supplémentaire pour les consommateurs et les autres parties
prenantes
 Un atout concurrentiel pur l’entreprise
 Un moyen pour les organismes de réglementation de s’assurer que les dispositions en
matière de santé, de sécurité et d’environnement sont respectées.
Les principales formes d’évaluation de la conformité sont les essais, la certification, et
l’inspection.

21
ISO 45001:2018: Systèmes de management de la santé et de la sécurité au travail — Exigences et lignes
directrices pour leur utilisation

Page | 35
a) La Certification :

L'International Organization for Standardization définit la certification ISO comme


une « Procédure par laquelle une tierce partie donne une assurance écrite qu'un produit, un
processus ou un service est conforme aux exigences spécifiées dans un référentiel. »

La certification ne correspond pas à un impératif réglementaire auquel il faut


obligatoirement se soumettre. Au contraire, c’est une démarche volontaire La certification de
conformité à une norme de système de management ISO n’est nullement une exigence. Le
simple fait d’avoir mis en place un système de management formel suffira à apporter de
nombreux avantages grâce à l’application des meilleures pratiques. La certification n’est
qu’une attestation supplémentaire qui prouve aux tiers que vous vous conformez pleinement à
une norme spécifique.

D’ailleurs, la certification d’un système de management SST est basée sur le respect
de la norme précitée dans un but de mieux gérer les risques professionnels, en améliorant la
sécurité des travailleurs et en réduisant les risques sur le lieu de travail.

Figure 5. Le cycle de processus d’un projet de certification 22

22
Source : IMANOR, Règles générales de certification des systèmes de management, Version 04-2018, p.15

Page | 36
b) Inspection et contrôle

L’inspection recouvre l’examen usuel d’un produit pour s’assurer qu’il répond à des
critères spécifiques. Les extincteurs, par exemple, doivent être régulièrement inspectés pour
s’assurer de leur sécurité.

c) Essais et tests

On appelle essai la détermination, d’ordinaire réalisée en laboratoire, d’une ou


plusieurs caractéristiques d’un objet ou d’un produit.

3) Organismes certificateurs :

L’ISO n’a pas vocation à délivrer elle-même les certifications. . Par conséquent, cette tâche
est assurée par des organismes de certification spécifiques. On cite à titre d’exemple :

a) L’Institut Marocain de Normalisation 23 : Au niveau national, IMANOR est un


établissement public situé à la ville de RABAT, doté de la personnalité morale et de
l’autonomie financière. Il est administré par un Conseil d’Administration composé de
représentants des secteurs public et privé, des établissements de recherche et de formation et
de la société civile. IMANOR en tant qu’organisme certificateur, gère la certification
conformément aux lois applicables et aux normes internationales pertinentes et assure la
responsabilité de l'application des présentes règles de certification et de toute décision prise

b) Association française de normalisation : L’AFNOR est l'organisation française qui


représente la France auprès de l'Organisation internationale de normalisation et du Comité
européen de normalisation.

c) Bureau Veritas : Bureau Veritas est une société de services proposant des prestations
couvrant l’inspection, l’audit, les tests jusqu'à l'analyse, touchant à de nombreux domaines.
Ses activités principales sont la certification, l'évaluation de conformité, la formation, et le
conseil. Depuis 1902, Bureau Veritas est un leader au Maroc de l'évaluation de la conformité
et de la certification.

23
IMANOR, Règles générales de certification des systèmes de management, Version 04,2018

Page | 37
d) SGS : La Société Générale De Surveillance est une multinationale, dont le siège social
est basé à Genève en Suisse, qui propose des services dans les domaines du contrôle, de
l’inspection, de la vérification, de l'analyse et de la certification. Au niveau national, le groupe
SGS est implanté à Casablanca.

Section 2 : Vers une démarche d’amélioration continue

Pourtant, la mise en place d’un système de management intégré n’est pas une finalité,
l’entreprise pour qu’elle assure son efficacité et sa performance, elle doit se lancer dans une
démarche d’amélioration continue de son système. Il est alors possible de rechercher des axes
de progrès pour améliorer de manière continue la santé-sécurité des salariés.

1) Le cycle PDCA

a) Généralités :

En effet, les améliorations en système de management déroulent selon le principe de la


PDCA. Le cycle a été déjà présenté en relation avec la norme ISO 45001V2018 dans le
deuxième chapitre. De même, Il s’agit d’un outil qui est énormément utilisé dans la qualité.
L’objectif est de répéter les quartes phases à savoir : Plan, Do, Check, Act, tant que le niveau
souhaité n’a pas été atteint. La figure suivante donne un exemple des différentes étapes d’un
processus d’amélioration

Figure 6. La Roue de Deming

Page | 38
2) L’Amélioration continue en SST

Il convient que l’amélioration continue de la performance globale d’un organisme soit


un objectif permanent de l’organisme. L’amélioration continue est définie comme étant « une
activité récurrente menée pour améliorer les performances »24
Note 1: L’amélioration de la performance fait référence à l’utilisation d’un système de
management de la S&ST en vue d’obtenir l’amélioration de la performance globale en S&ST
en cohérence avec la politique de S&ST et les objectifs de S&ST.
En matière de santé et de sécurité au travail, ce paragraphe correspond au troisième
quadrant « A » intitulé « ACT » de la célèbre roue de Deming.

a) Exigences normatives :

Tableau 1. La synthèse des exigences normatives relatives à l’amélioration continue

PARAGRAPHE EXIGENCES COMMENTAIRE


10 Amélioration
10.1 Généralités
L’organisme doit déterminer les
10.1 opportunités d’amélioration
Mettre en œuvre les Obtenir les résultats escomptés de
10.1 actions nécessaires son système de management de la
S&ST.

10.2 Événement indésirable, non-conformité et actions correctives


Etablir, mettre en œuvre et tenir à jour un Incluant le compte rendu,
(des) processus. l’analyse et la mise en place
10.2
Déterminer et de gérer les événements d’actions
indésirables et les non-conformités.
Réagir rapidement lorsqu'un incident ou Afin de pouvoir maîtriser et
10.2 a) 1)
une non-conformité apparaissent corriger
Réagir rapidement lorsqu'un incident ou Afin de faire face aux
10.2 a) 2) une non-conformité apparaissent conséquences
Evaluer, s’il est nécessaire de mener une
action corrective pour éliminer la ou les Avec la participation des
causes fondamentales de l’événement travailleurs et l’implication des
10.2 b) indésirable ou de la non-conformité, afin autres parties intéressées
qu’ils ne se reproduisent pas ou pertinentes
n’apparaissent pas ailleurs.

24
ISO 45001:2018: Systèmes de management de la santé et de la sécurité au travail — Exigences et lignes
directrices pour leur utilisation

Page | 39
En analysant l’événement indésirable ou
10.2 b) 1) en effectuant la revue de la non-
conformité
En recherchant et analysant la ou les
10.2 b) 2) causes de l’événement indésirable ou de
la non-conformité;
En recherchant si des événements
indésirables similaires se sont produits, si
10.2 b) 3) des non-conformités
similaires existent, ou s’ils pourraient
éventuellement se produire

Passer en revue les évaluations existantes


10.2 c) des risques SST ou autres risques, si
approprié
Déterminer et appliquer toutes les actions Conformément à la hiérarchie des
10.2 d) nécessaires y compris des actions mesures de prévention et au
correctives pilotage du changement
Actions qui pourraient générer de
Evaluer les risques SST avant de mener
10.2 e) nouveaux dangers ou modifier les
des actions
dangers déjà identifiés
Passer en revue l'efficacité de toute action
10.2 f) Y Compris toute action corrective
menée
10.2 g) Modifier le SMSST Si cela est nécessaire
Mener des actions correctives appropriées Par rapport aux incidents et aux
10.2 aux conséquences réelles ou potentielles non-conformités apparues
Conserver les informations documentées Sur la nature des événements
comme preuve indésirables ou des non-
10.2 conformités et des résultats de
toute action menée et de son
efficacité
Aux travailleurs, à leurs
Communiquer ces informations
10.2 représentants, et toute partie
documentées
intéressée
10.3 Amélioration Continue
En améliorant la performance en
10.3 a)
SST
En promouvant une culture
10.3 b) Améliorer en continu la pertinence, favorable au système de
l’adéquation et l’effectivité/efficacité du management de la S&ST
SMS&ST En promouvant la participation des
travailleurs dans la mise en œuvre
10.3 c) d’actions pour l’amélioration
continue du SMSST

Page | 40
En communiquant les résultats
pertinents de l’amélioration
10.3 d) continue aux travailleurs et, quand
ils existent, aux représentants des
travailleurs
En tenant à jour et conservant des
informations documentées comme
10.3 e)
preuves de l’amélioration
continue

Source : ISO 45001 V 2018

3) Le contrôle et la maîtrise documentaire :

Une information documentée est définie comme : « information devant être maîtrisée
et tenue à jour par un organisme ainsi que le support sur lequel elle figure »25
Note 1: Les informations documentées peuvent se présenter sous n’importe quel format et sur
tous supports et peuvent provenir de toute source.
Note 2 : Les informations documentées peuvent se rapporter:
 au système de management, y compris les processus connexes;
 aux informations créées en vue du fonctionnement de l’organisme (documentation);
 aux preuves des résultats obtenus (enregistrements).

a) Exigences normatives :

Tableau 2. La synthèse des exigences normatives relatives aux informations


documentées selon l’ISO 45001V2018

PARAGRAPHE EXIGENCES
4 Contexte de l'organisme
4.3 Conserver le domaine d'application comme information documentée
5 Leadership
5.2 Conserver la politique SST comme information documentée
Tenir à jour les responsabilités et autorités comme information
5.3
documentée
6 Planification

25
ISO 45001:2018: Systèmes de management de la santé et de la sécurité au travail — Exigences et lignes
directrices pour leur utilisation

Page | 41
Tenir à jour une information documentée sur les risques et opportunités
6.1.1 y compris sur les processus et actions pour faire face aux risques et
opportunités
Tenir à jour et conserver des informations documentées sur les
6.1.2.2 méthodes et critères d'évaluation
Tenir à jour et conserver des informations documentées sur ses
6.1.3 exigences légales
Tenir à jour et conserver des informations documentées sur les objectifs
6.2.2 et les plans d'actions pour les atteindre
7 Support
7.2.d) Conserver des informations documentées sur les compétences
Conserver des informations documentées pertinentes sur sa
7.4.1
communication
8 Réalisation des activités opérationnelles
L’organisme doit planifier, mettre en œuvre, maîtriser et tenir à jour les
processus nécessaires pour satisfaire aux exigences du système de
8.1.1 c management de la S&ST En tenant à jour et en conservant des
informations documentées afin de s'assurer que les processus soient
réalisés comme prévu
Tenir à jour et conserver des informations documentées sur les
8.2 processus et sur les plans de réponse aux situations d'urgence
potentielles
9 Évaluation des performances
Conserver des informations documentées appropriées comme preuves
des résultats d'inspection, d'analyse et d'évaluation de la performance
9.1.1
sur la maintenance, l'étalonnage ou la vérification des équipements de
mesure
Conserver des informations documentées sur les résultats des
9.1.2 d) évaluations de conformité
Conserver les informations documentées sur l'application du
9.2.2 f) programme d'audit et résultats
Conserver les informations documentées sur les résultats de la revue de
9.3 direction
10 Amélioration
Conserver les informations documentées sur la nature des événements
10.2 indésirables ou des non-conformités et des résultats de toute action
menée et de son efficacité
Communiquer ces informations documentées aux travailleurs et à leurs
10.3 représentants
Tenir à jour et conserver les informations documentées de
10.3 e) l'amélioration continue

Source : ISO 45001 V 2018

Page | 42
Tableau 3. La synthèse des exigences normatives relatives au Chapitre 7 « Support »
des informations documentées

PARAGRAPHE EXIGENCES COMMENTAIRE


7.5 Informations documentées
7.5.1 Généralités
Inclure dans le SMSST Tenir à jour des informations documentées
les informations (procédures) :
documentées exigées
- Responsabilités et autorités du SMSST
par l'ISO 45001
(paragraphe 5.3)
- Risques et opportunités SST (paragraphe
6.1.1)
- Méthodes et critères d'évaluation des
risques (paragraphe 6.1.2.2)
- Exigences légales (paragraphe 6.1.3)
- Objectifs et plans d'action SST (paragraphe
6.2.2)
- Maîtrise des processus (paragraphe 8.1.1)
- Situations d'urgence (paragraphe 8.2)
- Amélioration continue (paragraphe 10.3)
Conserver des informations documentées
(enregistrements) :
7.5.1 a - Domaine d'application (4.3)
- Politique de SST (5.2)
- Méthodes et critères d'évaluation des
risques (6.1.2.2)
- Exigences légales (6.1.3)
- Objectifs et plans d'action SST (6.2.2)
- Compétences des travailleurs (7.2)
- Communication (paragraphe 7.4.1)
- Maîtrise des processus (8.1.1)
- Situations d'urgence (8.2)
- Surveillance, mesure, analyse, évaluation
et équipements (9.1.1)
- Evaluation de la conformité (9.1.2)
- Programme d'audit et résultats d'audit
(9.2.2)
- Décisions de la revue de direction (9.3)
- Incidents et non-conformités (10.2)
- Amélioration continue (10.3)
Inclure dans le SMSST Ces informations documentées sont
les informations spécifiques par rapport à la taille de
documentées jugées l'entreprise, au domaine d'activité, à la
7.5.1 b nécessaires à l'efficacité du complexité des processus, aux produits et
SMSST services, à l'obligation de respecter des
exigences légales, à la compétence des
travailleurs

Page | 43
- Consultation et participation des
travailleurs
- Identification des dangers
- Evaluation des risques professionnels
- Evaluation des opportunités SST
- Identification des exigences légales
- Communication SMSST
- Maîtrise opérationnelle
- Elimination des dangers et réduction des
risques professionnels
- Pilotage des changements
- Acquisition des produits et services
- Situations d'urgence
- Inspection, analyse et évaluation
- Evaluation de la conformité
- Incidents et non-conformités
7.5.2 Création et mise à jour des informations documentées
7.5.2 a) Identifier et décrire les Lors de leur création et mise à jour. Comme
informations documentées titre, auteur, date, codification
de façon appropriée
7.5.2 b) S'assurer que le format et le Exemples de formats : langue, version du
support des informations logiciel et des graphiques. Exemples de
documentées soient supports : papier, électronique
appropriés
7.5.2 c) Passer en revue et valider Afin de déterminer la pertinence et
les informations l'adéquation
documentées de façon
appropriée
7.5.3 Maîtrise des informations documentées
7.5.3 a) Maîtriser les informations Quand nécessaire et à l'endroit voulu. Selon
documentées pour qu'elles les exigences du SMSST et de la norme ISO
soient disponibles et 45001
conviennent à l'utilisation
7.5.3 b) Maîtriser les informations Comme perte de confidentialité, utilisation
documentées pour qu'elles inappropriée, perte d'intégrité
soient convenablement
protégées
7.5.3 Appliquer des activités de Afin de maîtriser les informations
distribution, d'accès, de documentées
récupération et d'utilisation
7.5.3 Appliquer des activités de Y compris la préservation de lisibilité
stockage et de protection
7.5.3 Appliquer des activités de Comme la maîtrise des versions
maîtrise des modifications
7.5.3 Appliquer des activités de En déterminant pour chaque information
conservation et documentée le délai de conservation et la

Page | 44
d'élimination manière d'élimination
7.5.3 Identifier et maîtriser les Informations documentées jugées
informations documentées nécessaires à la planification et au
d'origine externe fonctionnement du SMSST

Source : ISO 45001V2018

b) La mise à jour documentaire :

Il est généralement reproché au système documentaire d’un système de management


l’accumulation d’armoires remplies de classeurs que personne ne consulte. 26 En effet, il
convient d’établir une procédure garantissant une gestion efficace et efficiente de l’ensemble
des documents qui doivent être établis, simplifiés, et tenus à jour afin de garantir leur
pertinence.
Cependant, les systèmes documentaires des entreprises sont volumineux, difficiles à
maîtriser et ne suscitent plus autant d’intérêt. Par conséquence, il faut réduire la duplication
des documents afin d’améliorer l’efficacité du système de management en général et de
l’implantation du Système de management de la santé et de la sécurité au travail, en
particulier.

Conclusion de la partie théorique :

Dans cette première partie, nous avons vu que le management de sécurité et de la santé
au travail est primordial. La sécurité est un axe stratégique des organisations, qui cherchent à
améliorer les conditions de travail de leur personnel, mais qui cherchent aussi à satisfaire aux
exigences normatives et réglementaires. De plus, la mise en place d’un SMSST envoie un
signal fort aux acteurs extérieurs de l’organisation en termes d’image et d’attractivité. Par
conséquence, les connaissances tirées dans cette partie théorique vont nous guider dans la
démarche adoptée pour répondre à la problématique posée.

26
Claude Pinet - 10 clé pour réussir sa certification QSE, AFNOR éditions, 2009 p.267

Page | 45
Deuxième partie :

Proposition d’une démarche de maîtrise des


conformités en matière de santé et sécurité au
travail : Cas de l’entreprise « ABC-TANGER »

Page | 46
Introduction de la partie empirique

La deuxième partie va décortiquer et mettre sur le terrain les connaissances conclues


dans la première partie afin de valider les hypothèses reliées à la problématique. En effet, le
premier chapitre est une présentation de la démarche méthodologique adoptée pour réaliser
les tâches accordées et aboutir aux objectifs visés de notre recherche tout en présentant
l’entreprise « Atlas Bottling Company » et le service d’accueil : QHSE.
En outre, et comme un deuxième chapitre, nous allons présenter l’intérêt de
l’identification des risques liés à l’entreprise pour élaborer un référentiel qui détaille les
différentes exigences applicables : au niveau normatif et réglementaire. Pour conclure, le
dernier chapitre est consacré aux résultats obtenus liés à la maîtrise des conformités d’où la
nécessité de présenter des plans de contrôle élaborés par nous-même.

Page | 47
Chapitre I : Contexte général et choix méthodologique

Dans ce premier chapitre de la partie empirique, nous allons présenter la méthodologie


choisie pour orienter l’étude de cas relative à l’entreprise ABCT et le service d’accueil, à
savoir la problématique, les principaux objectifs et la planification des différentes missions.

Section 1 : Problématique et méthodologie de recherche


Cette première section fera l’objet de la présentation de la méthodologie et de la
démarche adoptée pour réaliser ce travail à partir du choix du sujet, de la problématique et les
hypothèses accordées.

I. Problématique et hypothèses :

Afin de cibler plus en détail notre problématique, nous avons utilisé l’outil
QQOQCP 27 , qui va nous permettre de cerner notre problème à travers les différentes
questions posées.

Tableau 4. Outil QQOQCP pour l’identification de la problématique


QQOQCP Description Réponses déduites
- L'entreprise ABC (Tanger et Oujda)
- Direction d'exploitation
Qui est concerné par le - Responsable de la Mission au niveau de l'usine
problème ? de Tanger:
Qui ? • Etudiante Stagiaire en Master IMQ à FSJEST :
Qui est le responsable de la HAMMAN Wiam
mission ? • Chef de service QSE: BENJELLOUN ADIL
• Chef de service HSE : DEMDAM Hania
• Assurance Qualité : BOUAZIZ Safaa
- L'entreprise vise à améliorer son système de
management en réalisant un travail de fonds
- Manque des moyens de maîtrise des exigences
Quoi? Quel est le problème?
- Réglementation volumineuse et non actualisée
- Problème de maîtrise de la SST au niveau
humain
Chantier et système documentaire lié au service
Où? Où cela se produit ?
HSE

27
La méthode QQOQCP étant de répondre aux questions suivantes : Quoi ? Qui ? Où ? Quand ? Comment ?
Pourquoi ?

Page | 48
Après obtention certification QSE Fév.2019, le
problème a été conçu pour que le Système de
Quand? Quand cela apparaît-il?
management s'améliore au niveau de l'année
avant la visite du prochain audit de suivi
- Définir les exigences relatives aux activités de
l'entreprise
- Présenter une synthèse des obligations de
Comment résoudre le conformités
Comment?
problème ? - Veille réglementaire
- Etablir des plans de contrôle
- Elaborer un outil référentiel global de recueil
des exigences
- Risques bien maîtrisés et contrôlés
- Amélioration continue
Pourquoi résoudre le - Système Vital au sein du terrain
Pourquoi?
problème ? - Faciliter la documentation interne de
l’entreprise

Source : Elaboration propre

Cela nous amène à poser la problématique suivante et à laquelle nous avons l’ambition
d’apporter des éléments de réponse : Dans quelle mesure la maîtrise des obligations de
conformités au niveau normatif et réglementaire pourra améliorer un système de
management dans le domaine de la SST ? La problématique vise donc à étudier les facteurs
explicatifs des risques professionnels liés aux activités de l’entreprise et à expliciter leur
contrôle.
En parallèle, nous émettons des hypothèses accordés à la problématique citée :
 H1 : Réussir sa veille réglementaire HSE et respecter les exigences applicables
 H2 : Veiller à la sécurité des employés avec l’identification et le contrôle des risques
 H3 : Tenir à jour les informations documentées
 H4 : Un système HSE Performant est le reflet d’une Entreprise performante

II. Présentation du cadre méthodologique et démarche adoptée :

1) Enonciation du cas d’étude :

a) Contexte du sujet :

Page | 49
La filière agroalimentaire représente un des secteurs industriels moteurs de l’économie
marocaine. Pourtant, les industries agroalimentaires sont l’un des secteurs d’activités
occasionnant le plus d’accidents du travail et de maladies professionnelles à cause des travaux
réalisés (manutentions manuelles répétitives, travail au froid, découpage, soudage,
contaminations biologiques…). Les risques sont nombreux et variés dans le secteur de
l’industrie agroalimentaire. En plus, la conception des lieux de travail a un impact important
sur le nombre d’accidents du travail et sur la sécurité sanitaire des aliments.

Au niveau de l’entreprise ABC, il existe des différents risques associés aux différents
travaux dangereux. Le sujet choisi pour entamer notre projet de fin d’études a été désigné
suite à un projet d’amélioration du système management globale de l’entreprise afin de
maintenir la certification obtenue et corriger les non-conformités rencontrées.

Dans le cadre de cette amélioration, nous avons accordé une grande importance au
domaine de la santé et la sécurité au travail vu que la maîtrise de ce dernier reste très difficile
à gérer. The Coca-Cola Company et ses partenaires d'embouteillage croient que les
travailleurs sont leur atout le plus précieux. Fournir un environnement de travail en bonne
santé est l'une de leurs principales responsabilités et est essentiel à leur succès. Cette croyance
fait partie de leur culture, et cette politique s'applique à travers le système Coca-Cola.

Rien ne doit empêcher les hommes et les dirigeants de mener le combat sur ce terrain.
Les mesures de prévention sont des armes pures qui vont permettre de combattre ces fléaux
qui guettent à chaque pas les êtres vivants. Faire de la prévention pour supprimer les risques
qui empoisonnent la vie des hommes est un devoir humain et humanitaire par excellence. 28

b) Objectifs et finalité :

D’ailleurs, la finalité ultime de cette étude est de comprendre la nécessité de déployer


un dispositif de maîtrise des conformités et de proposer une modélisation qui doit permettre
d'améliorer la compréhension des mécanismes liés, notamment, à l'organisation de la
législation applicable.

28
NICHAN MARGOSSIAN, op.cit, (p.342)

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Egalement, les objectifs sont déterminés par la façon d’assurer l’amélioration continue
de la compagnie, tout en réalisant une étude préalable afin d’identifier toute les activités qui
nécessitent un contrôle. Cependant, les objectifs à réaliser ont été limité à une période de 3
mois pendant le déroulement de notre stage de fin d’études.

2) Démarche adoptée :

a) Mission accordées :

Afin de répondre à la problématique et de valider nos hypothèses, nous avons pris comme
premier pas l’importance d’expliciter les différentes missions à accomplir durant ce stage.
 Mission 1 : Un diagnostic SST et une évaluation des risques professionnels.
 Mission 2 : Actualiser et synthétiser les exigences en des obligations de conformité.
 Mission 3 : Mise en œuvre des moyens de maîtrise et la conception des plans de
contrôle particulièrement.
Pour les réaliser, nous avons opté vers une présentation de suivi et contrôle en interne de
l’entreprise grâce à des tableaux Excel.

b) Collecte des données :

L’analyse des données au niveau de l’usine est en premier lieu relative à une prise de
connaissance par l’observation du terrain de production et ses dispositions. Ces observations
portent sur le contexte de travail et la nature des tâches liées. En fonction de la discipline et de
l’objectif du travail de recherche, il convient d’appliquer l’approche de recherche suivant une
démarcha qualitative.

Pour notre cas de l’entreprise ABC, les exigences normatives spécifiques aux activités
de la compagnie sont regroupées dans une série des documents intitulés : ‘KORE’29 ou ‘Coca-
Cola Requirements’. Ces exigences sont souvent plus strictes que les dispositions légales.
A savoir, KORE est le cadre du système de gouvernance et de gestion autour de
laquelle le système Coca-Cola permet une performance durable, répond aux exigences clients

29
Le document KORE est une propriété à l’entreprise établit en anglais. Toutes les mentions citées en relation
sont le fruit d’un travail de mise à jour de traduction.

Page | 51
et des consommateurs, conduit à une amélioration continue, gère le risque et améliore la
réputation de la Société.

D’un autre côté, la collecte des données au niveau de la réglementation était sur la
base des différentes sources :
 Un recueil de réglementation SST relatif à l’entreprise et réalisé par AXONE (activité
sous-traité)
 La recherche dans les sommaires du bulletin officiel (1912-2019) à travers le site web
du Secrétariat Général du Gouvernement : Publications de la documentation juridique
marocaine.
 Base de données NATLEX : OIT30
 Site web du Ministère du travail et de l'insertion professionnelle Marocain

Section 2 : Présentation de l’entreprise « Atlas Bottling Company 31»

Avant de commencer tout étude, il est nécessaire de connaitre et maîtriser les activités
de l’organisme concernée et de comprendre le cœur de son métier. Dans la présente section
nous présenterons l’entreprise où le stage de fin d’études a été effectué.

I. Historique :

1) The Coca Cola Company :

Depuis le 8 mai 1886 la recette authentique donne le premier goût original et


rafraîchissant à la marque déposée Coca-Cola d’un soda (boisson gazeuse sucrée). Elle tire
son nom de sa première composition : la feuille de coca et l'utilisation de noix de kola, vendue
par son inventeur le pharmacien Pemberton. La marque a développé en continuation, de nos
jours, il s'agit de l'une des plus importantes sociétés américaines dont la notoriété et la
popularité est mondiale. La société Coca-Cola, officiellement nommée The Coca-Cola
Company, est une entreprise américaine spécialisée dans les boissons non alcoolisées. Créée
en 1892, son siège se situe Atlanta en Géorgie, dans le sud-est des États-Unis et son PDG
actuel depuis 2017 est James Quincey.

30
Dernière consultation de revue périodique NATLEX par pays : MAROC : février 2019.
https://www.ilo.org/dyn/natlex/natlex4.countrySubjects?p_lang=fr&p_country=MAR
31
Source : Le site web de la compagnie et de l’entreprise

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Figure 7. Logo Officiel de la compagnie COCA-COLA

En général, la Coca-Cola Company et ses filiales produisent le concentré de sirop qui


est ensuite vendu à différents embouteilleurs à travers le monde et qui détiennent une
franchise Coca-Cola. Ces sociétés d'embouteillage bénéficient alors d'une exclusivité sur un
territoire donné, produisent le produit fini en canette et en bouteille à partir du mélange du
concentré et d'eau filtrée. Les embouteilleurs commercialisent, vendent et distribuent les
produits Coca-Cola aux magasins, distributeurs automatiques et restaurants.

2) Embouteillage Coca-Cola au Maroc :

Le Maroc constitue un grand marché africain du géant du soda américain. Des années
plus tard, des unités de production ont été mises en place respectivement à Tanger,
Casablanca, Fès, Oujda, Marrakech, Agadir et Rabat. On compte 3 embouteilleurs :
 «Nord Africa Bottling Company», qui détient 4 usines au Maroc, desservant le centre
du pays (Casablanca, Fès, Marrakech et Nouacer) ;
 «Atlas Bottling Company», qui détient 2 usines couvrant le territoire du Nord, de
Tanger à Oujda ;
 La «Société des Boissons Gazeuses de Souss», qui détient une usine à Agadir et
couvre la région du Sud.

Vu que nous avons effectué notre stage à Tanger, nous allons s’intéresser en
particulier à l’embouteilleur Atlas Bottling Company.

a) Le groupe Diana Holding :

D’une terre agricole au pied du Moyen-Atlas, dans la région de Meknès (domaine Aït
Harzallah), la famille Zniber a pu faire du Groupe Diana Holding une multinationale. En effet,
le groupe a amélioré ses exploitations grâce à la mise en place de partenariats internationaux.
Acteur majeur de l’industrie agroalimentaire, le Groupe Diana Holding consolide et
développe sa présence au Maroc depuis plus de 50 ans. C’est en 1956, sous l’impulsion de M.
Brahim Zniber qu’ils ont semé la première graine de l’histoire du Groupe.

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Les domaines d’activité du groupe se présentent ainsi :
 Agriculture
 Oléiculture
 Viti-Viniculture
 Négoce et Distribution
 Embouteillage
 Aviculture
 Services
 Loisirs

b) Atlas Bottling Company :

Le pôle industrie, s’est, quant à lui, développé pour apporter des solutions intégrées au
groupe, avec notamment l’acquisition d’Atlas Bottling Company premier embouteilleur Coca-
Cola au Maroc (large gamme de boissons gazeuses et énergisantes, jus et eaux de table Ciel)
Atlas Bottling Company, filiale de Diana Holding Groupe et acquise en 1975, est
l’embouteilleur de Coca-Cola leader sur le marché des boissons gazeuses dans les zones nord
et orientale du Maroc, avec 90% des parts de marché. Constituée de deux unités industrielles
basées à Tanger et Oujda, et d’un réseau de distribution couvrant le nord et l’oriental.
L’investissement du groupe Diana Holding dans cette société au milieu des années 1970,
marque la première diversification et souligne son influence dans le secteur agroalimentaire.
Etant une véritable référence en Afrique, ABC suit une politique d’intégration de la chaîne de
valeurs Coca-Cola.
Atlas Bottling Company produit, embouteille, et distribue toute la gamme des boissons
gazeuses, jus, boissons énergisantes, et eau de table de la compagnie Coca-Cola. La société
est souvent associée à son produit phare : Coca-Cola. Toutefois, elle produit une grande
gamme de boissons sous différentes marques (par exemple : Fanta, Sprite, Schweppes, Pom’s,
Hawaï…) Embouteilleur dans le Nord et l’Oriental Marocain, Atlas Bottling Company, fait
partie des trois embouteilleurs Coca-Cola au Maroc et représente 22% de part du marché
global.
Plus qu’un simple acteur économique, Atlas Bottling Company est une entreprise
citoyenne engagée, qui apporte son soutien aux évènements culturels, sportifs, et sociaux des
régions où elle exerce.

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Figure 8. Logo « ATLAS BOTTLING COMPANY »

II. Atlas Bottling Company – TANGER

1) Présentation de l’entreprise située à Tanger :

La concrétisation du projet de Coca-Cola à Tanger avait la vision de contribuer


fortement au renforcement de la vocation industrielle et de plateforme logistique de la ville
outre la Tanger Free Zone, qui accueille de nombreuses multinationales. De même, la
nouvelle usine Coca-Cola se situe sur la nouvelle extension de la zone franche de Tanger près
de la nouvelle ville Ibn Battouta.

Figure 9. Plan de situation de l’usine à Tanger

a) Activités de l’entreprise :

Dans un premier lieu, l’activité de ABC est structurée auteurs de 2 axes :


l’embouteillage et la commercialisation (vente et distribution).

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 Embouteillage : L’une des deux activités principales est la production et la mise en
bouteille des boissons gazeuses. Pour ce faire, son usine dispose des dernières
technologies en matière d’embouteillage. Toutes les étapes du processus de production
respectent des normes d’hygiène, de sécurité et d’environnement très strict : les agents
de la qualité d’ABC contrôlent les ressources matérielles et humaines dans le but de
présenter un produit respectant les normes du secteur en vigueur.
 La distribution : La distribution des produits sur le territoire agréé d’ABC fait appel à
une logistique des plus complexes.

Dans un deuxième lieu, le processus de fabrication des boissons gazeuses au sein de


l’ABCT passe par cinq grandes phases:
 Phase de réception des matières premières
 Phase de Traitement, adoucissement et recyclage des eaux
 Phase de Préparation du sirop
 Phase de Embouteillage verre et PET
 Phase des analyses au Laboratoire

b) Organigramme de l’entreprise :

Figure 10. Organigramme simplifié actualisé par moi-même de l’usine ABCT

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2) La certification chez l’entreprise :

La norme a révolutionné la façon à inciter l’entreprise à mettre en place un


système structuré qui définit leur responsabilités et implique une approche ciblée, des
disciplines organisées, des revues de direction, des formations et l’exigence de fixer des
objectifs. ABC jouit aujourd’hui de plusieurs certifications à savoir que l’entreprise déploie à
travers toute l’organisation un système de management multi-facettes qui intègre les normes
ISO 9001 (qualité), ISO 14001 (environnement), ISO 22000 (sécurité des denrées
alimentaires) et ISO 45001 (norme sur la santé et la sécurité au travail)
D’ailleurs, au cours du mois de février dernier, l’entreprise a été certifié en système de
management intégré (qualité-sécurité-environnement) en mettant en œuvre un système
conforme à la norme ISO 9001 :2015, ISO 14001 :2015 et ISO 45001 :2018 par l’organisme
Certificateur SGS.

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Chapitre II : Proposition d’une démarche de maîtrise des conformités de l’entreprise

A travers le chapitre suivant de la partie empirique, nous allons présenter le processus


établi pour identifier les risques, afin de valider notre première hypothèse concernant la
relation étroite entre la réussite de la veille réglementaire/des autres exigences et
l’amélioration d’un système de management SST, dans le but de proposer à la fin un résultat
de maîtrise de ces exigences.

Section 1 : Analyse et suivi des risques professionnels

La première section représente une section introductive qui s’intéresse aux risques
spécifiques à l’activité de l’usine de production de l’entreprise Atlas Bottling Company
désignés par le document KORE à travers lesquels nous allons établir par la suite des plans de
contrôle.

I. Mise à disposition d’un processus de gestion maîtrisée des risques:

Comme première mission à réaliser pour répondre à notre problématique, un


diagnostic SST représente une démarche essentielle d’où nous avons tiré les principaux
travaux à traiter lors de notre étude. Toutefois, avant de maîtriser la conformité aux exigences,
il faudrait bien en premier lieu de maîtriser l’analyse des risques existants.

En effet, afin de d’avoir une vision claire sur les différents travaux qui engendrent des
risques professionnels et spécifiques à l’activité de l’entreprise concernée par notre étude,
nous proposons un ensemble d’étapes qui permettent une analyse bien planifiée en matière de
santé et de sécurité. En outre, le processus mis en œuvre est adapté au processus du contrôle
interne contribuant à la maîtrise l’ensemble des étapes mises en œuvre. L’analyse des risques
en santé et sécurité soumis lors de notre travail se déroule donc en 4 étapes principales
représentées dans le schéma suivant :

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Figure 11. Etapes suggérées d’analyse des risques professionnels

Source : Elaboration Propre

1) Prise de connaissance:

La première phase de la familiarisation est le point de départ. Cette étape consiste à


recueillir et collecter le maximum d’informations pour détecter les risques généraux et
particuliers. Elle nous a permet d’avoir une vison globale sur les différentes étapes et les
missions à réaliser. Chaque étape demande une réflexion et ne doit pas être prise à la légère.
Bien exécuté, ce processus permettra de comprendre l’activité, d’identifier les risques pouvant
causer une incidence et déterminer la nature et l'étendue des contrôles à réaliser, par
conséquence cela permettra à l’entreprise de réduire les accidents sur le lieu de travail et
d’offrir un environnement sain et sécuritaire pour tous les employés.

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2) Identification et hiérarchisation des travaux dangereux et risques:

La prévention est surement une amélioration mais conduit en premier lieu à une
maîtrise des procédés, pour bien comprendre le contexte de travail, la mission d’identifier
l’ensemble des travaux et leurs exigences représente une étape majeure. Afin d’organiser un
système de management cohérent, nous nous appuyons sur un diagnostic complet pour
évaluer et hiérarchiser les risques santé-sécurité auxquels peut être confronté le personnel au
sein de l’entreprise.

A cet effet, et dans le but d’analyser les exigences, nous nous sommes focalisés sur
l’identification des risques en fonction des différents lieux de travail et liés à une
classification par 18 familles des risques relatifs à la santé et la sécurité au travail. Chaque
module est désigné par un nombre d’exigences dans le document KORE et son propre code
attribué. Au total, les 18 modules SST concernés sont les suivants :

Tableau 5. Tableau des modules relatifs à la SST de l’entreprise ABC

Nombre
Code module Intitulé du module Révision
exigences
ES-RQ-100 Gaz Comprimé 08-oct-18 63
ES-RQ-105 Entrée dans un espace confiné 08-janv-18 10
ES-RQ-110 Gestions des visiteurs et sous-traitants 08-janv-18 9
ES-RQ-120 Sécurité électrique 08-janv-18 43
ES-RQ-130 Mesures de la performance EOSH 08-janv-18 5
Travaux en hauteur : Prévention contre les
ES-RQ-135 08-janv-18 68
chutes
ES-RQ-140 Plan d’action urgence 08-janv-18 33
ES-RQ-155 Gestion de la flotte 01-févr-18 8
ES-RQ-160 Contrôle de l’énergie dangereuse 08-janv-18 28
ES-RQ-165 Protection de l’ouïe (Bruit) 05-nov-18 16
ES-RQ-170 Travaux à haute température 08-janv-18 19
ES-RQ-175 Chariots élévateurs 08-janv-18 53
ES-RQ-180 Ventilation locale par aspiration 08-janv-18 5
ES-RQ-185 Protection des machines 08-janv-18 16
ES-RQ-195 Equipements de manutention 08-janv-18 50
ES-RQ-205 Equipment de protection individuelle (EPI) 08-janv-18 24

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ES-RQ-210 Protection respiratoire 08-janv-18 31
ES-RQ-215 Itinéraire de Circulation 08-janv-18 13

Source : Document interne de l’entreprise « ABCT »

Par hiérarchisation, nous avons pris l’avis du responsable HSE et nous avons
commencé le travail par l’identification des quatre travaux dangereux importants suite à leur
difficulté et dont la gravité est supérieure : Travaux en hauteur, Travaux électriques,
Travaux dans un espace confiné, et Travaux à point chaud. Par suite, nous avons traité le
reste des modules liés à la SST cités dans le tableau précédent.
A titre d’exemple, et vu la surcharge des modules réalisés, nous nous concentrons dans notre
étude de cas sur la présentation des trois travaux principaux choisis (Travaux en hauteur,
Travaux dans un espace confiné et les travaux à point chaud).

3) Evaluation des risques :

Suite à l’identification et le classement des travaux dangereux présents dans


l’entreprise, la démarche d’évaluation consiste en premier principe à savoir les conséquences
de chaque danger et déterminer les types d’accidents qui peuvent en résulter.

En effet, cette démarche a été conçue par l’analyse des différentes exigences citées
dans le document KORE (Annexe2). La compréhension de ces exigences nous a permis de
synthétiser et comprendre chaque travail, les situations dangereuses dans l’entreprise et leurs
conséquences, ainsi que les actions de prévention et de formation à mener.

Par conséquence, le travail d’évaluation permet ensuite de réaliser un rapport plus ou


moins formalisé qui décrit un état des lieux de la maîtrise de la conformité dans l’entreprise.
En outre, l’évaluation des risques relatifs à ces travaux nous a incité à chercher les solutions à
mettre en ouvre, et trouver les mesures les plus adaptés aux objectifs de l’entreprise afin
d’améliorer son SMSST.

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4) Actions de prévention et mise à jour:

La prévention des risques doit être expliquée à tout moment aux salariés. Cette
approche n’est pas toujours évidente mais il est pertinent d’être présent sur le terrain,
d’afficher l’évaluation des risques qui correspond au poste de travail visité et de réaliser
régulièrement des réunions participatives. A ce contexte, on peut proposer une nouvelle
hypothèse qui promet d’assurer la formation et la sensibilisation du personnel et la relier avec
la 3ème hypothèse qui stipule que l’entreprise a besoin de réorganiser et mettre à jours ses
informations documentées.

De même, les mesures de prévention pour les risques identifiés précédemment sont
conçues par l’élaboration des plans de contrôle afin d’atteindre un objectif de maîtrise. Pour
cela, la mise à jour des informations documentées jugés nécessaire constitue une étape clé
dans notre étude dont la nécessité d’exclure les éléments primordiaux à contrôler.

En définitive, après la mission de diagnostic et de compréhension des différents


aspects relatifs à la SST suivant l’ensemble des obligations de conformité exigées selon le
document KORE (Annexe2), nous avons comme deuxième étape clé la veille réglementaire
qui constitue un atout pour suivre notre démarche de maîtrise des conformités.

Section 2 : Mise à jour du manuel de recueil des obligations de conformités


réglementaires

Certaines activités font l’objet de réglementations très particulières. Suivons la même


démarche de la section précédente, nous allons entamer dans la présente section les mêmes
modules présents dans l’entreprise ABC, mais au niveau réglementaire et légal afin de mettre
à jour le manuel des textes réglementaires exigés.

I. Evaluation de la conformité réglementaire :

1) Veille réglementaire :

La veille réglementaire constitue une étape préalable au travail d’évaluation de la


conformité. Elle consiste à regrouper les éléments identifiés lors de la veille afin de constituer

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un référentiel permettant d’évaluer le niveau de conformité de l’entreprise par rapport à la
législation SST qui lui est applicable. L’investigation menée doit ensuite être renouvelée
périodiquement afin de tenir compte de l’évolution du périmètre légal applicable mais
également de vérifier la mise en œuvre effective des actions de mise en conformité planifiées
au sein d’un plan d’actions.

Pour remettre à jour la construction de sa base réglementaire HSE, notre mission au


niveau de notre problématique de stage, était d’analyser ce sui rentre dans le champ
d’application de son périmètre de veille, et concernent les 18 modules cités précédemment,
extraire les articles importants (un texte réglementaire peut comporter plusieurs articles,
plusieurs paragraphes ne contenant pas tous des exigences applicables), les regrouper et les
synthétiser en des obligations de conformité afin d’élaborer un manuel actualisé qui regroupe
toutes les articles réglementaires particuliers.

Cependant, les difficultés de cette pression réglementaire étaient nombreuses :

 Des bulletins Officiels quasi illisibles


 Des trop nombreuses références et renvois à d’autres articles de loi
 Le manque d’information sur les textes abrogés
 La mise à jour des données

2) Obligations de conformités :

La veille réglementaire constitue une étape nécessaire et préparatoire à cette deuxième


étape. Les données de sortie du processus de la veille réglementaire constitueront donc les
données d’entrée de l’étape d’évaluation de conformité.

Afin d’assurer un accès et une compréhension plus aisés à d’autres membres de


l’entreprise, il est utile, voir indispensable de simplifier le contenu réglementaire. Pour cela
nous avons comme mission accordée de convertir les exigences réglementaires en conformité
dans le but de simplifier les articles. Les exigences réglementaires résument généralement
sous la forme d’un verbe d’action l’obligation légale que doit respecter l’entreprise.

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Afin de s’assurer de la bonne maîtrise des activités relatives à l’identification,
l’évaluation et la veille par rapport aux exigences légales, nous présentons la démarche
adoptée dans le tableau suivant :

Tableau 6. Démarche proposée de veille de conformité par rapport aux exigences


légales
Etape Description
La première étape consiste à consulter les textes législatifs et
Etape 1 : Lecture des réglementaires relatifs à la santé et la sécurité au travail
textes réglementaires et spécifiques aux activités de l'entreprise ABC.
détermination des
exigences
Au niveau de cette étape nous dressons un registre des textes
Etape 2: Détermination concernant la santé, la sécurité au travail ainsi des autres
des exigences exigences applicables qui ont été retenues par la compagnie.
réglementaires à Ce registre renseigne les références des exigences réglementaires,
respecter les articles, la source et leur date d’application.

Afin de s’assurer de la tenue à jour des exigences applicables, la


Etape 3: Veille et veille règlementaire doit être réalisée et ceci notamment lors de a
traitement des nouvelles mise à jour de certaines exigences présentes dans le document
exigences KORE ou lors de l’intégration de nouvelles installations /
activités.
Etape 4 : Evaluation L’évaluation périodique de la conformité réglementaire est
périodique de la effectuée et renseignée sur le recueil des exigences mis à jour en
conformité y mettant le résultat de cette évaluation.
réglementaire

Source : Elaboration propre

II. Actualisation des conformités réglementaires :

De même, la collecte des données au niveau de la réglementation est sur la base d’un
recueil de réglementation SST relatif à l’entreprise. Cependant, une actualisation et une mise à
jour représente une étape clé. A l’aide de différentes sources citées précédemment, nous
avons pu mettre à jour les obligations de conformités spécifiques aux modules SST de
l’entreprise.

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En outre, nous allons présenter un extrait du livrable réalisé concernant la
réglementation suivant le code du travail marocain des trois travaux désignés. Suite à la
surcharge des articles législatifs, le reste de la réglementation des modules choisis à traiter
dans notre étude est détaillé en Annexes (Annexe3)

Tableau 7. Extrait des obligations de conformités réglementaires exigées par le Code


de travail Marocain

Travail en hauteur (Prévention et protection contre les chutes)


Référentiel Article Réglementation Obligations de conformité
Les salariés appelés à Etre attaché par une ceinture
travailler dans les puits, les ou être protégés par un autre
conduits de gaz, canaux de dispositif de sûreté.
fumée, fosses d'aisances,
cuves ou appareils
quelconques pouvant
Article 284 contenir des gaz délétères
doivent être attachés par
une ceinture ou être
protégés par un autre
dispositif de sûreté, y
compris les masques de
protection
Les puits, trappes ou Fermer les puits, trappes ou
Dahir n° 1-03-194
ouvertures de descente ouvertures de descente.
du 11 septembre
doivent être clôturés. Les Isoler les moteurs par des
2003 portant
moteurs doivent être isolés cloisons ou des barrières de
promulgation Loi
par des cloisons ou des protection
n° 65 – 99 Le code
barrières de protection. Les Assurer des escaliers solides et
du travail Article 285
escaliers doivent être munis de fortes rampes
solides et munis de fortes Munir les échafaudages des
rampes. Les échafaudages garde- corps rigides d'au
doivent être munis de moins 90 cm de haut.
garde- corps rigides d'au
moins 90 cm de haut.
Dans chaque atelier où Former au moins deux
sont effectués des travaux travailleurs aux techniques et
dangereux, deux salariés méthodes des premiers secours
au moins recevront en cas d'urgence dans chaque
Article 317
l'instruction relative aux atelier où sont effectués des
techniques et méthodes des travaux en hauteur
premiers secours en cas
d'urgence.

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Entrée dans un espace confiné
Référentiel Article Réglementation Obligation de conformité
L'employeur doit veiller à ce Tenir les locaux de travail
que les locaux de travail soient par dispositif d'aération et
tenus dans un bon état de ventilation
propreté et présenter les
conditions d'hygiène et de
salubrité nécessaires à la santé
des salariés, notamment en ce
qui concerne le dispositif de
Article281 prévention de l'incendie,
l'éclairage, le chauffage,
l'aération, l'insonorisation, la
ventilation, l'eau potable, les
fosses d'aisances, l'évacuation
Dahir n° 1-03- des eaux résiduaires et de
194 du 11 lavage, les poussières et
septembre 2003 vapeurs, les vestiaires, la toilette
portant et le couchage des salariés.
promulgation Dans chaque atelier où sont Former au moins deux
Loi n° 65 – 99 Le effectués des travaux travailleurs aux techniques
code du travail dangereux, deux salariés au et méthodes des premiers
Article 317 moins recevront l'instruction secours en cas d'urgence en
relative aux techniques et espace confiné
méthodes des premiers secours
en cas d'urgence.
Les conditions de sécurité et Tenir les salariés par
d'hygiène dans lesquelles masques de protection et
s'effectuent les travaux dans les assurer une ventilation
mines, carrières et installations efficace dans les locaux
Article 294 chimiques doivent garantir aux contenant des gaz nocifs
salariés une hygiène et une
sécurité particulières conformes
aux prescriptions fixées par voie
réglementaire.

Travaux à haute température


Référentiel Article Réglementation Obligation de conformité
L'employeur doit veiller à ce
que les locaux de travail soient
Dahir n° 1-03-194 tenus dans un bon état de
du 11 septembre propreté et présenter les
2003 portant Article conditions d'hygiène et de Mettre en place un dispositif
promulgation Loi 281 salubrité nécessaires à la santé de prévention de l'incendie
n° 65 – 99 Le code des salariés, notamment en ce
du travail qui concerne le dispositif de
prévention de l'incendie,
l'éclairage, le chauffage,

Page | 66
l'aération, l'insonorisation, la
ventilation, l'eau potable, les
fosses d'aisances, l'évacuation
des eaux résiduaires et de
lavage, les poussières, vapeurs,
les vestiaires, la toilette.
Les machines, appareils de
transmission, appareils de
chauffage et d'éclairage, outils
et engins doivent être munis de
Article dispositifs de protection d'une
282 efficacité et tenus dans les
meilleures conditions possibles
de sécurité afin que leur
utilisation ne présente pas
danger pour salariés.
Il est interdit d'acquérir ou de
louer des machines ou des
pièces de machines présentant
Article un danger pour les salariés et
283 qui ne sont pas munies de
dispositifs de protection d'une
efficacité reconnue dont elles Equiper les machines/ outils
ont été pourvues à l'origine. utilisés dans les travaux à
Il est interdit à l'employeur de point chaud par des
permettre à ses salariés dispositifs de protection
l'utilisation de produits ou d'une efficacité reconnue
substances, d'appareils ou de
machines qui sont reconnus par
l'autorité compétente comme
étant susceptibles de porter
atteinte à leur santé ou de
compromettre leur sécurité. De
Article
même, il est interdit à
287
l'employeur de permettre à ses
salariés l'utilisation, dans des
conditions contraires à celles
fixées par voie réglementaire,
de produits ou substances,
d'appareils ou de machines
susceptibles de porter atteinte à
leur santé ou de compromettre
leur sécurité.
L'employeur doit s'assurer que
les produits utilisés lorsqu'ils
consistent en substances ou Afficher un avertissement
Article
préparations dangereuses, du danger sur l'emballage
288
comportent sur leur emballage des produits dangereux
un avertissement du danger que
présente l'emploi des substances

Page | 67
ou préparations.
Dans chaque atelier où sont Former au moins deux
effectués des travaux travailleurs aux techniques
dangereux, deux salariés au et méthodes des premiers
Article
moins recevront l'instruction secours en cas d'urgence
317
relative aux techniques et dans chaque atelier où sont
méthodes des premiers secours effectués des travaux à point
en cas d'urgence. chaud .

Source : Elaboration propre

Par conséquence, les obligations de conformité déduites permettent de valider la bonne


application des dispositifs et représentent donc les données de sortie du processus de la veille
réglementaire qui constitueront en même temps les données d’entrée de l’étape d’élaboration
des plans de contrôle.

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Chapitre III : Résultats et perspectives

Il convient avant tout de souligner que les résultats produits sont essentiels à ce travail
de recherche. En effet, ils permettront de confronter le contexte introduit dans le chapitre
précédent aux pratiques réellement mises en œuvre et tout cela afin de valider nos hypothèses.
Dans le même sens, les moyens de maîtrise représentent un élément clé dans l’amélioration du
SMSST de l’entreprise.

Section 1 : Elaboration des plans contrôle en matière de maîtrise des conformités

L’objectif de cette section est de proposer un modèle de maîtrise pour une mise en
lumière des pratiques d'entreprises en matière de maîtrise de la conformité dans le domaine de
la santé et de la sécurité au travail (SST).

I. Identification des dispositifs de maîtrise:

1) Maîtrise des conformités légales et autres :

Comme résultat global de notre cas d’étude, la maîtrise des conformités était la finalité
cherchée par l’entreprise. De même, la conception de cette partie est désignée à répondre
d’une manière générale à la problématique de l’amélioration d’un Système de Management de
la santé et la sécurité au travail.

Après l’identification et l’évaluation de la totalité des exigences applicables, il


demeure essentiel de réaliser une étape de gestion, de suivi, et de contrôle. Suite à l’évaluation
de l’ensemble des thématiques, les résultats d’évaluation de la conformité sont organisés dans
des moyens de maîtrise afin de faciliter le recours de l’entreprise et le personnel concerné aux
informations documentées. De même, la conception d’une telle documentation nous a permet
de valider la dernière hypothèse qui consiste qu’un système HSE performant est le reflet de la
performance de l’entreprise.

2) Conception des plans de contrôle :

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L’étape suivante est considérée comme une étape clé de notre recherche. Elle est reliée
essentiellement aux résultats obtenus permettant la bonne maîtrise des conformités existantes.
La mise en place d'un plan de contrôle permet de ne rien oublier et d'optimiser au mieux la
mise en œuvre des différents contrôles. Le plan de contrôle se présente généralement sous
forme d'un tableau récapitulatif annuel ou mensuel. Le plan de contrôles permet :
 d'avoir une liste exhaustive des contrôles à effectuer ;
 d'organiser et d'optimiser leur mise en place ;
 de vérifier qu'ils sont bien effectués dans les délais et par fréquences
 de lancer les actions nécessaires à la suite des résultats obtenus.

En effet, c'est un document qui comprend :

 La liste des éléments de contrôle à effectuer


 La référence de l’obligation de contrôle : contrôles obligatoires liés à la
réglementation générale ou à l’obligation normative
Pour chaque contrôle, il faut indiquer le libellé exact, la référence à la norme utilisée si elle
existe ou au texte législatif concernant ce contrôle.
 Le lieu ou l’emplacement de mesure
 Le suivi de la réalisation des actions passe par un double contrôle. Un contrôle
documentaire ou un contrôle opérationnel.
 Les méthodes de contrôle
 Les fréquences minimales de contrôle
 L’enregistrement et document support : (exemple : le permis des travaux dangereux
qui regroupe les moyens de prévention, les dispositifs utilisés, inspection du lieu de
travail…) (Annexe 2)
 Personne ou organisme responsable du contrôle

Au niveau de l’entreprise, nous avons réalisé un livrable qui englobe les plans de
contrôle des éléments relatifs aux modules des risques lié aux travaux déjà mentionnés, nous
allons présenter dans cette partie 3 plans de contrôle des 3 travaux dangereux mentionnés
précédemment suite à la surcharge des modules SST.

a) Entrée dans un espace confiné :

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Type de contrôle Liste des
personnes
Elément à Méthodes de Références
Emplacement Documentaire Opérationnel Fréquence Enregistrement habilitées à
contrôler contrôle d'exigence
réaliser le
contrôle
Chef de zone
Signalisation et Cartographie
Espace ,Res HSE,
identification des x Visuelle En continu ES-RQ-105 espace clos Travail
confiné Equipe
espaces clos en espace clos
formée
Appareil de
Zones qui
protection Res HSE,
présentent des Check list appareil
respiratoire à x x Visuelle Mensuelle ES-RQ-105 Equipe de
risques respiratoire
adduction poste
respiratoires
d'air (SAR)
Zones qui
Appareils présente des Res HSE,
Respiratoires risques Check list appareil Equipe formé
x x Visuelle Trimestriel ES-RQ-105
isolants respiratoires & respiratoire appareil
(SCBAs) Zone a haut isolant
risque d'incendie
Chaque Donneur
Permis de
entrée de d’ordre,
contrôle Affiché dans la Permis des travaux
x x Visuelle travail dans ES-RQ-105 superviseur
d'entrée en zone des travaux dangereux
un espace des travaux,
espace clos
confiné Resp HSE
Donneur
d’ordre,
Energie Identification des ES-RQ-105, Consignation, superviseur
x Visuelle En continu
dangereuse conduites ES-RQ-160 déconsignation des travaux,
Personnel
formé LOTO
Chaque Donneur
Plan de Joignez avec le entrée dans Plan d'urgence d'ordre
x x Visuelle ES-RQ-105
secourisme permis un espace espace confiné ,superviseur
confiné des travaux ,

Page | 71
Locaux Dahir n° 1-03-194
contenant des du 11 septembre
Dispositif Superviseurs
gaz nocifs, 2003 portant Permis des travaux
d'aération et x Visuelle Annuelle & Exécuteurs
présence d'un promulgation Loi dangereux
ventilation des travaux
extracteur mobile n° 65 – 99 Le code
selon le besoin du travail

Arrêté n° 93-08
Dispositif (12 mai 2008)
d'avertisseme fixant les mesures
Superviseurs
nt Appareil de Chaque d’application Permis des travaux
x Visuelle & Exécuteurs
automatique mesure opération générales et dangereux
des travaux
des particulières
défaillances relatives aux
principes énoncés
par les articles de
Niveau 281 à 291 du code Superviseurs
Les locaux du Chaque du travail. Permis des travaux
d'éclairage x Mesure & Exécuteurs
travail fermés Opération dangereux
suffisant des travaux
Arrêté (2 avril
1952) déterminant
les mesures de Resp HSE
Mesure
Puits /chantiers protection ,Superviseurs
x Visuelle chaque
souterrains applicables dans Permis des travaux & Exécuteurs
entrée
les chantiers du dangereux des travaux
Atmosphère bâtiment et des
travaux public
Arrêté conjoint du
ministre de
Local fermé x Visuelle En continu l'énergie et des
mines, du ministre

Page | 72
Là où existent des travaux
Resp HSE,
des risques de Mesure publics, de la
Permis des travaux Superviseurs
formation x Visuelle durant formation
dangereux & Exécuteurs
d'atmosphère l'opération professionnelle et
des travaux
dangereuse. de la formation des
DEPOTS DE BOUTEILLES cadres et du
DE CAPACITE SUPERIEURE ministre des
OU EGALE A 30 000 KG transports n° 1263-
- Local contenant 91 du 1er avril
des GPL 1993 approuvant le
La limite - Teneur en règlement général
inférieure hydrocarbures relatif aux normes
d'inflammabil mesurée à 2 m Visuelle de sécurité
x applicables aux
ité : Teneur des points /Mesure
en éventuels centres
hydrocarbure d'émission dans Mesure par emplisseurs, aux
l'atmosphère, en un appareil dépôts en vrac ou
exploitation avec en bouteilles et
Au-dessous des avertisseur aux stockages
Evitement bâtiments, dans fixes à usage
d'accumulatio les groupes de industriel ou
n de vapeurs pompage et de x Visuelle domestique de gaz
d'hydrocarbu compression, de pétrole liquéfiés
res fosses, caniveaux ainsi qu'au
et installations. conditionnement,
DEPOTS DE BOUTEILLES la manutention, le
DE CAPACITE INFERIEURE transport et
A 30 000 KG l'utilisation de ces
Au-dessous des produits
Evitement bâtiments dans
Mesure par
d'accumulatio les fosses,
appareil Vérification de
n de vapeurs caniveaux et x Visuelle RESP HSE
avec l'aération
d'hydrocarbu autres parties
avertisseur
res basses des
installations.

Page | 73
b) Travaux à haute température :
Type de contrôle Liste des
Emplacement personnes
Elément à Méthodes de Références
(contrôle Fréquences Enregistrement habilitées à
contrôler Documentaire Opérationnel contrôle d'exigence
opérationnel) réaliser le
contrôle
Cartographie
Zones de travail à des zones a
Donneur
Evaluation de chaud et Zones de haut risque,
x Visuelle En continue ES-RQ-170 d'ordre, Resp
la zone travail à chaud à Permis des
HSE
haut risque. travaux
dangereux
Zone a haut risque Affichage par
Signalisation x Visuelle En continue ES-RQ-170 Resp HSE
d'incendie zone
Opération de Evaluation de
Soudage x ES-RQ-170
soudage référence
L’exposition
Fourniture des
du personnel Chaque Permis des Donneur
équipements de Mesure /
à des x opération de ES-RQ-170 travaux d'ordre ,Resp
protection Evaluation
contaminants soudage dangereux HSE
individuelle
toxiques
Chaque
Les feuilles
acquisition
de données de Affichage de la
x Visuelle d'un ES-RQ-170 liste des FDS Resp HSE
sécurité synthèse
nouveau
(FDS)
produit

Page | 74
- ES-RQ-170
- Arrêté du sous
secrétaire d'Etat au
commerce et à
l'industrie du
11/4/1957 (11 avril
1957) relatif aux
appareils extincteurs
Permis des
d'incendie.
travaux Personnels
Protection Extincteurs sur Chaque - Arrêté du ministre
dangereux habilités
contre place & piquets x Visuelle opération de de l'emploi et de la
,Rapport de ,Organisme
incendie de feu soudage formation prof n° 93-
vérification externe
08 du (12 mai 2008)
semestrielle
fixant les mesures
d’application
générales et
particulières relatives
aux principes
énoncés par les
articles de 281 à 291
du code du travail
Stockage des
bouteilles de
Zone de stockage x Visuelle En continue ES-RQ-170 Scoring 6S Resp HSE
gaz
comprimé
plans de
travail non x Visuelle ES-RQ-170
combustibles
Zone dédie aux Permis des
Donneur
Ventilation travaux à point x Visuelle En continue ES-RQ-170 travaux
d'ordre
chaud dangereux
Travail à chaud en Durée de Donneur
Permis de Permis des
dehors des zones validation d'ordre ,Resp
travail à x Visuelle ES-RQ-170 travaux
de travail ne dépasse HSE
Chaud dangereux
désignée pas 12 h ,Exécuteurs

Page | 75
Archivage
de permis
ES-RQ-170
pour au
moins 1 an
Détection Simulation
Moyen de
automatique Chaque - ES-RQ-170 d'incendie
détection des x Visuelle Resp HSE
d'incendie dans simulation - Le code du travail ,Rapport
incendies
toutes les zones externe
Chaque
Poussière et sols et les
mise à jour Permis des
matériaux environs / Stock x x Visuelle ES-RQ-170
de l'analyse travaux
combustibles sucre, Réservoirs
de risque
Présences des Arrêté n° 93-08 fixant
Mesure :
produits les mesures Inventaire des
Limite
Produits inflammable & d’application relatives produits
d'explosivité
facilement combustible, x Mensuelle aux principes inflammables. Resp HSE
Moniteur
inflammables Concentrations de énoncés par les Cartographie
atmosphériqu
gaz ou vapeurs articles de 281 à 291 des zones
e calibré
inflammables du code du travail.

c) Travaux en hauteur (Prévention contre les chutes) :


Type de contrôle Liste des
Emplacement personnes
Elément à Méthodes de Références
(contrôle Fréquences Enregistrement habilitées à
contrôler Documentaire Opérationnel contrôle d'exigence
opérationnel) réaliser le
contrôle
- ES-RQ-135
- Arrêté n° 93-08 du
fixant les mesures
Surfaces de Toutes les d’application relatives
× Visuelle Mensuelle Scoring 6S Resp HSE
plancher surfaces d'usine aux principes énoncés
par les articles de 281
à 291 du code du
travail.

Page | 76
Affichage pour
Surfaces
signalisation du × Visuelle Mensuelle ES-RQ-135 A créer
Fragiles
danger
Lignes de
Plateformes
production/
élevées et × × Visuelle Mensuelle ES-RQ-135 FE-SE-10
Stock sucre/
passerelles
siroperie Resp HSE
- ES-RQ-135
Lignes de - Dahir n° 1-03-194
Rampe de
production/ du 11 septembre 2003
protection / × Visuelle Mensuelle FE-SE-10
Stock sucre/ portant promulgation
escaliers
siroperie/TE Loi n° 65- 99 Le code
du travail
Contrôle Stock sucre
× Annuelle Réglementaire Rapport externe
réglementaire NA a Oujda Bureau Agréé
Accès aux
Mensuelle/
Echelles toitures/ station Resp HSE
× Visuelle avant ES-RQ-135 FE-SE-10
d'accès Fixe de pompage/ ,Chef de zone
utilisation
STEP
- Echelles avec
une hauteur de 6 Resp HSE ,
Mensuelle/
Equipements mètres ou plus Donneur
× Visuelle avant ES-RQ-135 FE-SE-06
de protection - Accès aux d'ordre
utilisation
toitures/ station ,superviseur,e
de pompage xcecuteurs
Local
Check list
Nacelles chargement des Avant
× Visuelle ES-RQ-135 appareil de Resp HSE
élévatrices batteries/ utilisation
levage
location
Distance
entre Local
l'équipement chargement des Avant
× Visuelle ES-RQ-135 A créer
et lignes batteries/ utilisation
électriques location
sous tension

Page | 77
Contrôle des
Contrôle
appareils de × Visuelle Annuelle Réglementaire Rapport externe Bureau Agréé
réglementaire
levage
Accessoires
de la nacelle
Atelier annexe Avant
pour chariot × Visuelle ES-RQ-135 A créer
NA Oujda utilisation
élévateur à
fourche
Passerelle
Avant Check list
Garde-corps /Echelle fixe , × Visuelle ES-RQ-135 Resp HSE
utilisation échelle
Nacelle
Capacité de - ES-RQ-135
charge - Arrêté 2 avril 1952
supportée déterminant les Check list
(nacelle, Mentionné dans Avant mesures particulières appareil de
× Visuelle Resp HSE
équipement les équipements utilisation de protection et de levage ,Echelle,
aérien, salubrité applicables Echafaudage
échafaudage dans les chantiers du
...) bâtiment et des TP
Echelles
Mensuelle et
portables et Check list des
Locaux désigné × Visuelle avant ES-RQ-135
plateformes échelles
utilisation
mobiles RESP HSE
- ES-RQ-135
- Le code du travail
- Arrêté viziriel(2-04-
1952) déterminant les
Echafaudage /
Atelier Moyen Avant mesures particulières Check list
Echafaudage × Visuelle Resp HSE
Généraux utilisation de protection et de Echafaudage
mobile
salubrité applicables
dans les chantiers du
bâtiment et des
travaux public

Page | 78
Equipements
de protection
contre les Conforme à la
chûtes / norme ANSI
Visuelle /
dispositifs de Local technique Avant - ES-RQ-135 Z359.1 ou EN Organisme
× Inspection/
sûreté/Longue HSE utilisation - Le code du travail 1868.Rapport agrée
Maintenance
ur de la Externe ,Check
corde/harnais list Harnais
/Point
d'encrage
Donneur
d'ordre ,Resp
Permis de Permis des
Travaux en Complété HSE
travail en x × Visuelle ES-RQ-135 travaux
hauteur avant ,Superviseurs
hauteur dangereux
d'entamer des travaux
les travaux ,Exécuteurs
Dahir n° 1-03-194 du
11 septembre 2003
Ouvertures
Puits, trappes × Visuelle portant promulgation Scoring 6S Resp HSE
de descente
Loi n° 65 – 99 Le
code du travail
Orifices des
Puits (Oujda) ×
puits
Dispositif Arrêté viziriel du 7
contre rejeb 1371 ( 2 avril
l'envahisseme Puits × 1952 ) déterminant les
nt des eaux de mesures particulières
surface de protection et de
Echelles salubrité applicables
métalliques dans les chantiers du
Descenderie bâtiment et des
verticales ×
puits par échelle travaux
/Autre
disposition
Parois de puits Puits ×

Page | 79
Section 2 : Apports et Perspectives

I. Résultats de la problématique :

Nous avons essayé de tout au long de ce mémoire et plus particulièrement dans cette
troisième grande partie de valider les hypothèses proposées par le fait de répondre à la
problématique suivante : Dans quelle mesure la maîtrise des obligations de conformités au
niveau normatif et réglementaire pourra améliorer un système de management dans le
domaine de la SST ?

D’un point de vue théorique, ce travail nous a permet de comparer comment les
normes et les réglementations législatives étudiées sont respectées au niveau des entreprises et
spécifiquement les industries-agroalimentaires. D’un autre côté, nous avons réalisé que le défi
des entreprises est l’amélioration en continue et que la certification n’est pas une fin en soi,
mais un chemin sans fin de l’amélioration.

D’un point pratique, l’objectif de l’entreprise d’être plus performante, nous a poussé à
rechercher les points pertinents à améliorer par rapport au système de management existant.
Pour cela nous avons bien entamé qu’une bonne gestion et maîtrise des exigences relatives
aux différents risques donne à l’entreprise l’opportunité de contrôler ses travaux et prévenir
les effets néfastes des accidents du travail et des maladies professionnels. Par conséquence,
réaliser un pas très important dans la démarche d’amélioration de son système de
management SST.

D’un autre côté, établir un référentiel des exigences et l’utilisation d’outils simples et
efficaces de collecte des conformités auxquelles sont confrontés au quotidien les
collaborateurs, a aussi marqué un résultat d’amélioration au niveau de l’entreprise d’où les
moyens de maîtrise ont généré un contrôle bien formalisé. La conception des plans de
contrôle permettra à l’entreprise une gestion bien maîtrisée de l’ensemble des risques en
matière de la santé et de la sécurité des travailleurs, examiner les différents exigences qui
nécessitent un contrôle, et conserver des informations documentées sur les résultats des
évaluations de conformité.

Page | 80
II. Perspectives et recommandations :

Ce travail présente un intérêt certain. Il permet en effet de faire la lumière sur les liens
existant entre les exigences normatives et légales applicables en matière de SST et leur
application réelle ou encore les conditions d’engagement de responsabilité des acteurs de la
prévention des risques professionnels. Pour réduire ces risques, des actions de maîtrise sont
mises en œuvre. A l’issue de ce travail, cette démarche s’inscrit dans une perspective plus
globale de gestion des risques, définie comme un processus régulier, continu et intégré à
l’ensemble de l’organisation, qui permet l’identification, le contrôle, l’évaluation des risques,
qui ont porté ou qui auraient pu porter atteinte à la santé des employés.

De même, Il a été recommandé d’élaborer des résumés de la réglementation et autres


exigences pour pouvoir faciliter la compréhension. À cet effet, des exemples de cas pratiques
sont présentés. Pourtant, ces référentiels devront être mis à jour. Ces outils d’aide à la
conformité donnent accès à une étude et un contrôle des incidents pour que les mesures
correctives soient prises.

Par ailleurs, une amélioration au niveau d’un système de management SST ne stipule
pas seulement un respect des exigences, un contrôle des risques professionnels, et une culture
de prévention mais également promouvoir une sensibilisation et une formation de tout le
personnel tout au long de leur travail pour assurer la qualité de vie au travail. Plus ces
éléments sont pertinents et pris en compte plus l’organisation pourra générer des
améliorations HSE efficaces.

Conclusion de la partie pratique :

En somme, la deuxième partie, par son aspect purement pratique, nous a permet de
répondre à notre problématique suivant un rapprochement entre les approches théoriques et
les missions réalisées au sein de l’entreprise «ABC». De plus, les plans de contrôle élaborés
nous ont renvoyé aux principaux exigences qu’une entreprise doit respecter, et que l’étape de
contrôle demeure une étape primordiale et indispensable afin de réduire les risques
professionnels et réaliser le travail accordé dans les bonnes conditions.

Page | 81
Conclusion générale

En guise de conclusion, les éléments présentés ci-après ont pour objet de dresser un
bilan du travail conduit. Cette recherche nous a permet de dégager certaines hypothèses
explicatives de l’issue de la recherche réalisée dans ce mémoire de fin d’étude, et de proposer
des éléments à prendre en compte pour assurer la performance de l’entreprise en matière de
santé et sécurité au travail par la bonne maîtrise des risques.
En somme, nous tenons tout d'abord à synthétiser les apports des différents chapitres
avant de revenir sur un certain nombre de limites et difficultés rencontrées. Enfin, cette mise
en lumière permettra de présenter plusieurs perspectives associées à ce travail.

Dans le but de répondre à la problématique citée « Dans quelle mesure la maîtrise des
obligations de conformités au niveau normatif et réglementaire pourra améliorer un
système de management dans le domaine de la SST ? », nous avons examiné au cours de ce
travail une démarche proposée de maîtrise des conformités. Nous rappelons que dans le cadre
de notre analyse, nous avions recours aux exigences normatives et réglementaires relatives
aux activités de l’entreprise.

Dans un premier temps, nous avons présenté les fondements théoriques issus du
domaine de la SST d’après le recours aux normes internationales et aux différents textes
législatifs Marocains, tout en mentionnant l’importance de la prévention des risques
professionnels. L’analyse des différents aspects théoriques a contribué vers une suggestion
des étapes à suivre pour concrétiser notre étude de cas.

Dans un deuxième temps, nous avons exposé les solutions apportées pour améliorer la
documentation SST de l’entreprise, en retour, améliorer son SMSST à partir de la
méthodologie suivie au cours de notre stage. Par conséquence, nous avons synthétisé notre
travail par la mise à jour des manuels d’obligations de conformités des différents travaux (au
niveau normatif et réglementaire), et enfin par la conception des nouveaux plans de contrôle
qui ont comme finalité : la maîtrise des risques.

Page | 82
Toutefois, ce travail présente quelques limites dont certaines ont déjà été évoquées.
Une première difficulté peut être soulevée quant au recours aux textes réglementaires dont il
faut tendre à la simplification. L’évaluation de la conformité est perçue comme difficile à
maîtriser. La veille réglementaire nécessite d’avoir une connaissance quant à l’articulation des
réglementations, il est essentiel d’être en mesure de hiérarchiser les textes. De même, il s’agit,
essentiellement, de pouvoir être capable de quantifier le temps nécessaire à cette action. En
outre, la démarche de maîtrise suivie reste une proposition relative à l’amélioration du
système documentaire interne.

Notre avons étudié au long du travail un certain nombre des risques et des actions de
prévention liés à l’activité de l’entreprise. Cependant, on ne doit pas nier qu’il existe d’autres
risques professionnels. Le domaine de la santé et de la sécurité au travail est très vaste suite à
la diversité des activités humaines, chaque entreprise étant, à elle seule, une entité présentant
certaines spécificités. De nos jours, en addition des risques rencontrés par les travailleurs dans
le cadre de leurs activités professionnelles on trouve des risques psychosociaux comme le
stress engendrés par la difficulté et la surcharge de travail, l’ambiance physique du poste de
travail correspondant au bruit et autres qui sont considérés comme pouvant porter atteinte à la
santé des travailleurs ou du moins favoriser les accidents du travail. En définitive, Il
semblerait également pertinent de s’interroger sur une démarche de maîtrise de ces risques
psychosociaux.

Dans le même sens, la question de la maîtrise des conformités est reliée aussi bien au
rôle de la sensibilisation. Dans les entreprises, l’aspect culturel est très important. Il demeure
indispensable d’assurer le dialogue social au sein de l’entreprise, veiller à que les acteurs sont
informés par les exigences et faire comprendre l’importance de la maîtrise de la conformité
normative et réglementaires dans le but d’améliorer en continue son système de management
SST.

Page | 83
Annexes :

Page | 84
ANNEXE 1. Permis des travaux dangereux :

ANNEXE 2. Extrait des Obligations de conformité « KORE »

Entrée dans un espace confiné


Volet Exigé Obligations de conformités Référence
• Identifier, créer et maintenir un inventaire des espaces confinés.
ES-RQ-

• Effectuer une évaluation des risques pour définir les contrôles


appropriés pour entrer dans des espaces confinés
105

Espace confiné • Avertir le personnel des contrôles requis inhérents à l'entrée dans
un espace confiné en implantant des panneaux d'avertissement
permanents à l'entrée de chaque espace confiné ou à proximité
• Désigner un ou plusieurs un ou plusieurs superviseurs d'entrée si
l'entrée à l'espace confiné est nécessaire.

Page | 85
La compagnie ne défend pas l'entrée des employés dans le danger
immédiat pour la vie et la santé (IDLH), espace pauvre en oxygène,
inflammable, toxique ou autre atmosphères qui nécessitent
l'exploitation des équipements de protection: Appareil de
protection respiratoire à adduction d'air (SAR) Appareils
Respiratoires isolants (SCBAs). Employer des personnes qualifiées
(sous traitant / vendeur/ employé) pour cette activité quand c'est
nécessaire
• Élaborer un programme de permis visant à contrôler, à surveiller
et à documenter l'entrée et les travaux menés dans un espace conf.
• Obtenir l'autorisation du superviseur avant l'entrée via un permis
et communiquer à toutes les personnes impliquées
Assurer que toute information justificative apparait sur le permis.
(Suivre les lignes directrices de la compagnie à la place de la
réglementation locale)
Permis de L'affichage d'une copie du permis à l'entrée de l'espace confiné ou
dans la zone de travail immédiatement pendant la durée des travaux
contrôle d'entrée
effectués dans cet espace.
en espace clos Un nouveau permis doit être délivré chaque fois que :
- Nouveaux travaux et activités identifiés,
- Nouveaux membres de personnel,
- Le travail est en retard de plus de 30 minutes,
- Les travaux s'étendent au-delà de la durée autorisée(De 8h à 12h),
- Les conditions de l'espace sont modifiées ou pourraient être
influencées par les activités ou les conditions existant à proximité
de l'espace.
• Identifier les mesures de contrôle requises en fonction du
programme d'entrée dans l'espace confiné et de l'évaluation des
risques liés à l'espace confiné spécifique et au travail à effectuer
Les mesures de contrôle d'entrée doivent au moins :
- Contrôler les énergies dangereuses
Mesures de
contrôle - Surveiller en permanence l'espace confiné pour assurer une
atmosphère sécurisée basée sur l'évaluation des risques
- Maintenir un contact et une communication effectif et continu
avec chaque intervenant: maintenir un contact visuel si possible
- Mettre en place un plan de secourisme et posséder l'équipement
approprié disponible.
• Tous les équipements utilisés lors de l'entrée et pour le secourisme
doivent êtres maintenus suivant les recommandations des fabricants
ou fournisseurs.
• La formation doit être spécifique pour les rôles et responsabilités
attendus
• Identifier le niveau de formation ( Sensibilisation/ Participation)
et les employés ciblés
Les employés doivent suivre une formation initiale de
sensibilisation pour la reconnaissance d'un espace confiné, les
risques potentiels et l'exigence en matière de permis d'entrée
Formation
La Formation pour le superviseur d'entrée, les intervenants, les
surveillants et les secouristes doit comprendre :
- Le programme d'entrée dans un espace confiné notamment leurs
rôles et leurs responsabilités
- Les risques attendus liés aux espaces confinés ainsi que la
reconnaissance des symptômes prévisibles d'une exposition
excessive aux contaminants en suspension dans l'air

Page | 86
- L'usage et l'inspection de l'équipement d'entrée dans un espace
confiné, y compris les moniteurs atmosphériques et tout
équipement utilisé pour la ventilation, la communication avec un
intervenant, l'engagement d'une intervention d'urgence et d'une
récupération d'urgence
• Fournir une formation de remise suivant les modifications
apportées aux procédures, lorsqu'il existe un manque de
connaissance des employés, ou lorsque le personnel n'a pas
participé à une entrée à un espace confiné au cours de 12 mois.
• Si des services de sauvetage interne sont prévus par le site ,
effectuer un stage annuel de simulation en matière de secourisme,
avec la participation de chaque membre de l'équipe de sauvetage du
site

Travaux à haute température


Volet Exigé Obligations de conformités Référence
• Effectuer une évaluation des risques pour déterminer toutes les
zones désignées pour les travaux à haute température et les zones à
hauts risques.
Evaluation de la
Inclure les risques d’inflammabilité/de combustibilité pour les
zone zones à hauts risques.
Poster une signalisation bien visible, faciles à distinguer et
compréhensible dans chaque zone de travail chaud à haut risque
• Évaluer les expositions du personnel aux potentiels contaminants
toxiques pendant le travail à haute température notamment les
fumées émanant des baguettes de soudage et des décapants
Effectuer une évaluation de référence pour les opérations de
soudage lorsque l'évaluation des risques l'indique
Evaluation de Vérifier que les expositions se situent en dessous d’une limite
l’exposition d’exposition reconnue

ES-RQ-170
Etablir un Suivi d’évaluation
Adapter des évaluations conformément aux changements
Conserver des fiches de données de sécurité pour toutes les
matériaux , notamment les baguettes de soudage, flux et nettoyants
utilisés dans la réalisation des travaux à haute température.
• Les zones de travaux à haute température ne doivent pas être
placées adjacents aux zones de travail chaud à haut risque, des
aires de stockage de produits chimiques ou les entrepôts.
• Les Zones désignées de travaux à haute température qui se
trouvent à l’intérieur d’un bâtiment doivent respecter toutes les
exigences locales de la Compagnie qui comprennent:
Zones désignées - Sceller tous les joints et bordures avec un produit d’étanchéité
de travaux à non combustible, afin d’éviter que les étincelles ne pénètrent dans
haute les murs ou ne passent à travers ceux-ci.
température - Isoler les zones alentours par des écrans de soudeur résistants au
feu, d’autres barrières non combustibles, de larges allées ou par
d’autres moyens d'isolation
- Fournir des extincteurs de feu portatifs homologués dans les 23 m
(75 pieds) de toute zone pour les travaux à haute température
- Fournir des plans de travail non combustibles
- Une Bonne gestion et stockage des bouteilles de gaz comprimé

Page | 87
- Garder la zone propre, avec peu de combustibles que possible
- Fournir une ventilation afin de limiter l'exposition des travailleurs
aux éventuels contaminants toxiques, notamment les fumées issues
des flux et baguettes de soudage
• Élaborer un programme de permis afin de contrôler tous les
travaux à haute température effectués à l'extérieur des zones
dédiées aux travaux à haute température.
Evaluer le travail à exécuter, et assurer que le travail n'est pas
réalisé dans des zones désignées de travaux à haute température
• Remplir et délivrer le permis avant le début des travaux à haute
température
• Communiquer les conditions du permis et afficher une copie
Permis de travail dans la zone de travail.
relatif aux • S'assurer de la signature de l’opérateur et l'agent d'autorisation
travaux à haute sur le permis
température • Ne délivrer le permis que par une personne autorisée
• Assurer la signature des piquets d'incendie à la fin des travaux à
haute température
• Les permis de travail à haute température ne peuvent pas être
délivrés pour une durée supérieure à 12 heures.
• Un nouveau permis doit être délivré en cas de modification du
travail, d'opérateur ou des conditions
• Conserver un permis complet pendant au moins un an.
• Assurer que les précautions suivantes mises en place sont
capturées sur le permis de travail quand le travail est effectué à
l’extérieur des zones désignées
- Protéger les zones de travail par un système de détection
automatique des incendies, d’extinction ou autres à moins que le
travail à haute température ne soit effectué sur systèmes
- Fournir un extincteur(s) dédié supplémentaire et homologués
- S’il existe la possibilité que la poussière produise une atmosphère
explosive, arrêter l’opération qui pourrait générer la poussière
jusqu’à ce que le travail à haute température soit terminé. Nettoyer
la zone avant d’autoriser le début des travaux à haute température.
- Nettoyer la zone avant d'autoriser le travail à chaud à commencer
- Utiliser un moniteur atmosphérique étalonné pour vérifier que les
gaz ou les concentrations de vapeurs sont en dessous de 2 % de la
Travail à haute limite d’explosibilité inférieure quand il existe la possibilité
température d'engendrer une atmosphère explosive
effectué à Répéter la surveillance continue après les pauses de travail ou si
l’extérieur des l’on soupçonne la présence de gaz ou de vapeurs inflammables.
zones désignées - Retirer tous les matériaux combustibles ( ou les recouvrir avec
des bâches résistantes à la flamme ou d’autres boucliers
acceptables) et recouvrir les ouvertures dans les planchers ou dans
les murs situés dans les 11 mètres (35 pieds)
Pour les travaux à haute température réalisés en hauteur, cette
distance est prolongée à 15 mètres (50 pieds).
- Nettoyer les planchers et les environs de toute accumulation de
poussière combustible(la peluche, le polyéthylène téréphtalate, le
sucre ou la poussière de carton.)
- Arrêtez les conduites et convoyeurs à moins que des dispositions
ne soient prises pour les empêcher de transmettre des étincelles

Page | 88
- Ne pas effectuer le travail à chaud sur des cloisons métalliques
recouvertes de matériaux combustibles ou sur des compositions de
panneau de « type sandwich » avec une isolation combustible
intérieure.
- Nettoyer les fûts, les cuves ou les cuves d’aspiration avant
d'effectuer le travail à chaud.
- Retirer les briquets de butane de la zone de travail. (ex. briquets
pour cigarettes)
- Prévoir un ou plusieurs piquets d’incendie « actifs » tel que défini
par l’évaluation des risques
- Assurer que tous les travaux à haute température réalisés à
l’intérieur d’une cuve ou dans un autre espace confiné doivent
répondre aux exigences en matière d’entrée dans un espace
confiné.
• Se conformer aux aspects précédents du travail à chaud en dehors
des zones de travail désignées ainsi qu'aux exigences suivantes:
Travail à haute
- Obtenir une signature autorisante supplémentaire de l'agent
température d'autorisation du travail à haute température
effectué dans les - Déplacer tous les matériaux combustibles et recouvrir les
zones à haut ouvertures dans les murs situés dans les 15 mètres (50 pieds) de
risque travail à haute température
- Un piquet d’incendie « inactif » est requis
• Prévoir une formation documentée à l’intention des agents
d’autorisation des permis de travail à haute température, du piquet
d'incendie et des autres personnels affectés pour assumer leurs
responsabilités relativement au travail à haute température.
• La formation destinée aux agents d’autorisation de permis de
travail à haute température doit couvrir :
- Les exigences relatives au travail à haute température, y compris
le système de permis de travail à haute température et les
précautions relatives aux travaux effectués à l’extérieur des zones
désignées des travaux à haute température
- Le choix et l’inspection de l’extincteur d’incendie, pour s’assurer
que le modèle choisi soit celui qui convient et qu'il soit prêt à
l’emploi
- Le cas échéant, des gicleurs automatiques d’incendie ou d’autres
Formation systèmes d’extinction automatiques disponibles sur le site, pour
être à même de déterminer s’ils sont mis en place et en état de
marche
- Les zones à haut risque du site et les précautions relatives au
travail à haute température effectué dans ces dernières.
• La formation du piquet d'incendie (« actif » ou « inactif »)
doit porter sur :
- Ses responsabilités, comme indiqué dans les présentes exigences
- Le choix et l’usage des extincteurs d’incendie,
- Le plan d’action d’urgence mis en place par le site et les moyens
de déclencher une intervention d’urgence.
• L'assurance que les sous-traitants comprennent et respectent les
exigences du site en ce qui concerne le travail à haute température

Page | 89
Prévention et protection contre les chutes
Volet Exigé Obligations de conformités Référence
• Créer et maintenir des procédures écrites qui répondent
à ces exigences, ou aux exigences réglementaires locales
selon les plus strictes
• Prévoir des couvercles et/ou des barrières de protection
afin de protéger le personnel contre les risques liés aux
fosses ouvertes, aux cuves, aux tranchées, aux
ouvertures dans le plancher, aux surfaces fragile, etc.
Surfaces de plancher • Maintenir les sols dans un état propre et sec et assurer
un écoulement des eaux en cas de besoin
• Éliminer les saillies ou surfaces meubles qui se sont
formées sur le plancher
• Protéger toutes les ouvertures dans les parois à partir
desquelles il y a une chute de plus de 1,2 m(4 pieds), ou
quand l'évaluation des risques l'indique
Ouvertures dans les • Maintenir le dispositif de protection en place, même
parois s'il existe une porte
• Prévoir un rebord protecteur démontable ou un
dispositif équivalent quand il y a une possibilité de chute
des objets ou matériaux
• Effectuer des contrôles destinés à la prévention contre
les chutes physiques(les plateformes, des dispositifs de
protection, garde-corps, panneaux, couvercles,) afin

ES-RQ-135
d'éviter tout déplacement inutile sur des surfaces fragiles
ou suffisamment proches notamment les conduits de
Surfaces Fragiles lumière
• Utiliser un permis pour les travaux effectués à des
hauteurs ou dans les surfaces fragiles tel que décrit.
• Indiquer la présence des surfaces fragiles en utilisant
une signalisation claire ou d'autres moyens.
• Protéger chaque plancher, plateforme ou passerelle
ouverts sur les côtés et élevés de 1,2 mètre (4 pieds) ou
plus au-dessus du niveau du plancher adjacent, par des
garde-fous standards
• Prévoir un rebord protecteur démontable ou un
dispositif équivalent dans le cas où il existe un risque
d'exposition à la chute des objets
Plateformes élevées • Prévoir des dispositifs de protection (équivalent à un
et passerelles garde-fou standard) dans les ouvertures ou les
plateformes d'extension utilisées pour la manutention
des matériaux.
Maintenir le dispositif de protection fermé lorsque le
côté ouvert n'est pas en cours d'utilisation
• Les barrières de protection ne sont pas exigées pour
l'entrée donnant accès aux rampes, aux escaliers, ou aux
échelles fixes
• Prévoir des échelles fixes de plus de 6 mètres (20
pieds) de hauteur avec une cage entourant le pas
d'escalier de l'échelle
Echelles Fixes • Etendre les cages des échelles fixes dépassant de 2
mètres (7 pieds) le niveau du sol jusqu'à 1 mètre (3,5
pieds) au moins au-dessus du palier d'escalier.

Page | 90
• Prévoir un palier d'escaliers pour les échelles fixes
d'une longueur supérieure à 9 mètres (30 pieds) tous les
9 mètres (30 pieds) au moins.
• Les équipements de protection contre les chutes sont
exigés durant le travail sur les échelles avec une hauteur
de 6 mètres (20pieds) ou plus
• Limiter l'accès aux échelles fixes qui donnent accès
aux toits et silos
• Equiper l'entrée donnant accès aux échelles fixes par
des portes battantes ou décaler l'entrée dans l'espace de
sorte qu'une personne ne puisse pas entrer directement
dans l'ouverture.
• Assurer que des rebords protecteurs et des garde-fous
sont pour tous les engins élévateurs à nacelle.
• Mettre en œuvre des contrôles pour éviter l'accès du
personnel à un dispositif à nacelle élevé.
• Effectuer des contrôles pour éviter tout déplacement
par mégarde de l'élévateur pendant le fonctionnement
Le personnel embarqué dans un dispositif à nacelle
doit :
- Porter un équipement de protection contre les chutes et
être attaché à tout moment au dispositif à nacelle
(utiliser le point d'ancrage quand il est disponible)
- Se tenir fermement sur le plancher de la plateforme de
travail. Ne pas s'asseoir ou grimper sur les garde-corps.
- Respecter une procédure d'amarrage établie qui permet
Nacelles élévatrices d'assurer une protection continue contre les chutes si le
personnel doit sortir du dispositif dans une position
élevée
- Empêcher la chute d'objets hors de la nacelle,
(exemple: Porte-outils)
• Ne pas déplacer les plateformes mobiles lorsque la
plateforme de travail est élevée en position de travail à
l'exception des équipements spécialement conçus pour
ce type de fonctionnement.
• Ne pas faire fonctionner les engins à nacelle à
proximité de lignes électriques à haute tension
alimentées en énergie, à moins que l'équipement ne soit
conçu pour ce type d'opération. Maintenir au minimum
une distance de 3 mètres (10pieds)
• A Ne pas dépasser la limite des charges spécifiée par le
fabricant
• Se conformer aux exigences précédentes des Nacelles
élévatrices et aux exigences des chariots élévateurs
• Fournir des accessoires de la nacelle pour chariot
Accessoires de la élévateur à fourche compatibles avec les spécifications
nacelle pour chariot du fabricant. Assurer qu'une personne compétente
élévateur à fourche certifie que la nacelle est adaptée à l'usage.
• Verrouiller ou bloquer les roues du chariot élévateur
quand le travail en cours est réalisé à l'intérieur de la
nacelle

Page | 91
• Maintenir la communication entre le conducteur du
chariot élévateur et le personnel lorsque ce dernier se
trouve dans la nacelle pendant les travaux
• Empêcher le mouvement du chariot élévateur lorsque
le personnel se trouve dans une position élevée.
• Assurer une capacité de charge équivalente au
minimum au double de la charge totale, notamment la
nacelle, le personnel et l'équipement
• Assurer la conformité aux exigences en matière de
protection des machines, afin d'éviter tout contact avec
les parties mobiles du chariot élévateur.
• Les accessoires pour nacelle doivent comprendre
- Garde-fou standard,
- Rebord protecteur,
- Le point d'ancrage identifié,
- Attachement sécurisé au chariot.
• Mettre en place et utiliser des échelles et plateformes
mobiles pour réduire au maximum la possibilité de chute
et protéger les utilisateurs contre les zones de risque
(exemple: le trafic et les équipements sous tension)
• Ranger les échelles et les plateformes mobiles pour les
protéger contre les dommages et assurer leur
accessibilité
• Utiliser l'échelle uniquement pour la charge et la fin
pour lesquelles elle est conçue.
• Éviter d'attacher ou de fixer ensemble les échelles afin
d'allonger des sections, sauf si celles-ci sont conçues
Échelles portables et pour être étendues.
plateformes mobiles • Ne pas utiliser d'échelles métalliques ou de
plateformes mobiles lorsqu'il y a une possibilité d'entrer
en contact avec des équipements électriques sous
tension.
• Exiger une protection lors du travail sur des échelles
avec une hauteur de 6 mètres ( 20 pieds)
• Etendre les échelles portables fixé d' 1 m (3pieds) près
de l'endroit de descente
• Ne pas utiliser les Escabeaux comme échelle droite
• Ne jamais se tenir debout sur la supérieure marche des
d'échelle
• Verrouiller la barre d'écartement
• L'échafaudage doit supporter sans faille son propre
poids et au moins 4 fois l'application ou la transmission
de la charge maximale prévue.
• Afficher et ne pas dépasser la capacité de charge
• Fournir des garde-corps pour toutes les plateformes de
Echafaudage travail d'échafaudage
• Intégrer et fixer des échelles pour les échafaudages
utilisés pour monter ou descendre.
• Assurer que le personnel travaillant sur un échafaudage
utilise les équipements de prévention de chute lors du
montage et du démontage

Page | 92
• Empêcher le personnel à se trouver sur l'échafaudage
lorsque celui-ci est déplacé
• Élaborer un programme de permis afin de contrôler,
surveiller et documenter les travaux effectués en
hauteur. Les travaux effectués à des hauteurs supérieures
à 2 mètres (6 pieds) où des plateformes fixes et des
garde-fous standard ne sont pas valables et exigent un
permis. Les travaux effectués à une hauteur de 5 mètres
(15 pieds) d'un toit ou une plateforme de travail sans
protection de bords, ouverture, fouille, surface fragile
exigent un permis
Permis de travail en
• Le permis doit être:
hauteur
• Obtenu préalablement aux travaux, avec
communication à toutes les personnes impliquées dans
les travaux des exigences en matière de permis
• Affiché immédiatement sur la zone de travail pendant
toute la durée des travaux.
• Publié dans la zone de travail pendant les travaux.
• Conservé pendant 1 an ou conformément à l'exigence
légale, selon la période la plus longue étant retenue.
• Assurer que l'équipement de protection contre les
chutes est conforme aux exigences définies dans la
norme ANSI Z359.1 (Exigences de sécurité pour les
équipements de protection individuelle antichute) / aux
normes similaires, et aux éléments suivants:
- L'usage est requis pour: les travaux réalisés à une
hauteur supérieur à 2 mètres (6 pieds) dans des endroits
où des plateformes fixes et des garde-fous standards ne
sont pas prévus, ou à une hauteur fixée dans l'évaluation
des risques
- L'usage est requis lors d'un travail sur échelle plus de 6
mètres (20 pieds)
- Interdire l'usage des ceintures de travail comme
Equipements de dispositif de protection contre les chutes.
protection contre les
chûtes - Limiter la longueur des cordes d'amarrage à 2mètres
(6pieds) ou moins selon l'évaluation des risques
- En cas d'utilisation de cordes d'amarrage auto-
rétractables, celles-ci doivent limiter une distance de
chute libre à moins de 2 mètres (6 pieds).
- Les attaches (crochets à ressort, mousquetons, etc.)
utilisées pour fixer la corde d'amarrage sur le harnais ou
sur le point d'ancrage doivent être verrouillés
(nécessitant au moins 2 actions pour s'ouvrir)
• Lorsqu'il est impossible d'utiliser l'équipement de
protection contre les chutes, comme indiqué ci-dessus,
ou qu'il est difficile de contrôler le risque, mettre en
place des filets de sécurité ou des airbags,
• Supporter au moins 2270 Kgf (5000 lbf) ou au moins 2
Point d'ancrage fois la force d'arrêt prévue et vérifier la pertinence par
une personne qualifiée

Page | 93
• Éviter d'utiliser des éléments non structuraux
(exemple: les réseaux de canalisation, les conduites
électriques ou les échafaudages) comme point d'ancrage
à moins qu'ils ne disposent de capacité documentée à
supporter la force requise
• Les dispositifs spécifiquement conçus comme points
d'ancrage provisoires, tels que les poutres d'équilibrage,
peuvent être utilisés si les bâtis de support sont
conformes à ces exigences
• Les points d'ancrage sont situés de manière à assurer
une distance maximale de chute libre/ralentissement
inférieure à 2 mètres (6 pieds).
L'évaluation des risques doit être utilisée pour
déterminer la distance maximale de chute
libre/ralentissement
• Chaque personne doit disposer de son propre point
d'ancrage indépendant, à moins que le simple point
d'ancrage ne dispose d'une capacité documentée à
supporter plus d'une personne
• Interdire l'utilisation de corde d'amarrage comme point
d'ancrage en l'enroulant autour d'un élément structurel
pour l'attacher à elle-même.
• Inspecter et maintenir tous les équipements de
protection contre les chutes pour s'assurer qu'ils
fonctionnent comme prévu et réduire au maximum les
risques de blessure.
• Retirer du service tout équipement qui échoue ses
Inspection et contrôles de maintenance et d'inspection
Maintenance • Assurer que l'équipement est retiré du service et ne
peut pas être utilisé par mégarde.
• Détruire les équipements défectueux de protection
contre les chutes qui ne peuvent pas faire l'objet de
réparation
• Assurer une formation de protection contre les chutes
pour :
- Les employés utilisateurs d'équipements de protection
contre les chutes
- Les Personnes affectées à l'usage d'équipements de
protection contre les chutes
- Superviseurs de ces opérations
• L'entraînement doit porter sur :
- Les sections pertinentes des procédures du site en
Formation vigueur en matière de protection contre les chutes
- La manière d'effectuer les inspections requises avant
l'utilisation.
- Documenter et porter sur la méthode appropriée de
porter et d'utiliser des harnais et d'autres équipements
pertinents.
- La certification selon laquelle l'utilisateur est
compétent dans le fonctionnement approprié de
l'équipement et dans l'utilisation correcte des contrôles
de protection contre les chutes.

Page | 94
- La manière de placer, de fixer, d'utiliser et de ranger
les équipements, le cas échéant.
• Assurer une formation de remise à niveau lorsqu'il y a
des preuves de carences en ce qui concerne les
connaissances des employés en relation avec leurs rôles
et à leurs responsabilités
• Assurer une formation de remise à niveau pour les
nacelles élévatrices au moins une fois tous les trois ans

ANNEXE 3. Extrait des Obligations de conformité « Réglementation »

Entrée dans un espace confiné


Référentiel Article Réglementation Obligation de conformité
Les travaux dans les puits, conduits
de gaz, canaux de fumée,fosses
d'aisances, cuves ou appareils
Assurer une ventilation
quelconques pouvant contenir des
Article 6 efficace dans les locaux
gaz nocifs, ne doivent être entrepris
contenant des gaz nocifs
qu'après que l’atmosphère aura
été assainie par une ventilation
efficace.
Arrêté du ministre Conformément aux dispositions de Renouveler l'air dans les
de l'emploi et de la l'article 281 de la loi précitée n° locaux fermés :
formation 65-99, l'air doit être renouvelé
professionnelle n° dans les locaux fermés où les - Maintenir un état de pureté
93-08 du 6 salariés sont appelés à séjourner , de l'atmosphère propre à
joumada I 1429 Article 11 de façon à : – maintenir un état de préserver la santé du salarié
(12 mai 2008) pureté de l'atmosphère propre à
fixant les mesures préserver la santé des salariés ; - Eviter les élévations
d’application – éviter les élévations exagérées de exagérées de la température,
générales et la température, les odeurs les odeurs désagréables et les
particulières désagréables et les condensations. condensations.
relatives aux Les poussières et gaz incommodes, Evacuer les poussières et gaz
principes énoncés insalubres ou toxique doivent être incommodes, insalubres ou
par les articles de évacués directement des locaux du toxique de façon continue et
281 à 291 du code travail de façon continue et régulière des locaux du
du travail. régulière. Les installations de travail.
captage et de ventilation doivent Réaliser les installations de
Article 12 être réalisées de telle sorte que la captage et ventilation et un
santé et la sécurité des salariés dispositif d'avertissement
soient préservées. Un dispositif automatique pour signaler
d'avertissement automatique doit toute défaillance
être installé dans les locaux pour
signaler toute défaillance des
installations de captage.

Page | 95
Dans les cas où il est impossible Attribuer des masques et
d’exécuter des mesures de dispositifs de protection
protection contre les poussières ou appropriés en bon état de
gaz irritants ou toxiques, des fonctionnement et désinfectés
masques et dispositifs de dans les cas où il est
protection appropriés doivent être impossible d’exécuter des
mis à la disposition des salariés. mesures de protection contre
Article 13
L'employeur doit prendre toutes les les poussières ou gaz irritants
mesures nécessaires pour que ces ou toxiques
masques et dispositifs de protection
soient maintenus en bon état de
fonctionnement et désinfectés
avant d'être attribués à un nouvel
utilisateur.
Les locaux du travail doivent Disposer d'un niveau
disposer d’une lumière naturelle d'éclairage suffisant dans les
suffisante. A défaut les locaux locaux du travail fermés
fermés affectés au travail, leurs moins égal à la valeur
dépendances notamment les minimale d’éclairement
passages et escaliers, doivent être
suffisamment éclairés pour assurer
la sécurité du travail, la sécurité de
Article 14 la circulation des salariés et éviter
la fatigue visuelle, ainsi que les
affections de la vue.Dans les
locaux fermés et affectés au travail,
et pendant l’existence des salariés,
les niveaux d'éclairage mesurés aux
niveaux de travail ou au niveau du
sol, doivent être au moins égaux à
la valeur minimale d’éclairement
Indépendamment des mesures
Décret royal n°
générales de protection et de Attribuer ces conformités
719-68 du 28
salubrité définies les dispositions aux établissements dans
chaabane 1388 (20
du présent décret royal sont lesquels le personnel effectue
novembre 1968)
applicables aux établissements des travaux l'exposant de
déterminant les Article
dans lesquels le personnel façon habituelle à
mesures premier
effectue des travaux l'exposant l'inhalation de poussières
particulières de
de façon habituelle à l'inhalation d'origine industrielle ou
prévention
de poussières d'origine participe à l'exécution de ces
médicale
industrielle ou participe à travaux:
applicables dans
l'exécution de ces travaux
les établissements
En sus des examens prévus tout Effectuer des services
où le personnel
travailleur occupé de façon médicaux avant l'affectation
effectue des
habituelle dans les locaux ou du travailleur aux travaux
travaux
chantiers où sont exécutés les l'exposant de façon habituelle
l'exposant, de
travaux ou chantiers où sont à l'inhalation de poussières
façon habituelle, à
exécutés les travaux visés à l'article d'origine industrielle et tous
l'inhalation de
Article 2 précédent est soumis à des visites les six mois
poussières
médicales périodiques. Ces visites
d'origine
doivent être effectuées, la première
industrielle ou
immédiatement avant l'affectation
participe à
du travailleur aux locaux ou
l'exécution de ces
chantiers visés ci-dessus, les
travaux
suivantes tous les six mois et

Page | 96
comporter les examens prescrits
par arrêté conjoint du ministre du
travail et des affaires sociales et du
ministre de la santé publique
Chaque visite médicale donne lieu Etablir une attestation
à l'établissement d'une attestation précisant l'aptitude médicale
précisant si le travailleur est du travailleur
médicalement apte à l'emploi qu'il
doit occuper ou qu'il occupe;
Article 3
l'attestation peut mentionner
l'aptitude à travailler, soit dans tous
les locaux ou chantiers de
l'établissement soit dans certains
d'entre eux seulement
Il est interdit à l'employeur Interdire le travail des
d'occuper ou de continuer à employés bénéficiant d'une
occuper un travailleur dans les indemnité de changement
locaux ou chantiers pour lesquels d'emploi ou d'une rente pour
celui-ci n'a pas été reconnu apte. incapacité permanente au titre
De même, il est interdit d'employer d'une des maladies
à des travaux exposant au risque de professionnelles
pneumoconioses professionnelles
Article 4 un travailleur bénéficiant d'une
indemnité de changement d'emploi
ou d'une rente pour incapacité
permanente au titre d'une des
maladies professionnelles
énumérées au tableau 23 de
l'annexe I à l'arrêté susvisé n° 100-
68 du 20 mai 1967 du ministre du
travail et des affaires sociales
Lors de l'embauchage, l'employeur Souscrire au travailleur une
est tenu de faire souscrire au déclaration dans laquelle il
travailleur une déclaration dans atteste n'avoir pas perçu une
laquelle ce dernier atteste n'avoir indemnité de changement
pas perçu une indemnité de d'emploi ni bénéficier d'une
changement d'emploi ni bénéficier rente pour incapacité
Article 5
d'une rente pour incapacité permanente au titre d'une des
permanente au titre de l'une des maladies
maladies énumérées au tableau n°
22 de l'annexe I à l'arrêté susvisé n°
100-68 du 20 mai 1967 du ministre
du travail et des affaires sociales
Les chefs d'établissement sont Afficher un avis indiquant le
tenus d'afficher dans des endroits nom du médecin du travail
aisément accessibles à tous les chargé de procéder aux
travailleurs un avis indiquant le examens ainsi que les lieux et
nom du médecin du travail chargé heures de visite
de procéder aux examens ainsi que Assurer les frais de transport
Article 6
les lieux et heures de visite.Cet des travailleurs si les examens
avis doit être constamment tenu en ont lieu à un poste médical
bon état de lisibilité. éloigné du siège de
Si les examens ont lieu à un poste l'établissement,
médical éloigné du siège de
l'établissement, les frais de

Page | 97
transport des travailleurs sont à la
charge de l'employeur

Un arrêté conjoint du ministre du Remettre aux médecins


travail et des affaires sociales et du l'arrêté fixant les termes des
ministre de la santé publique fixe recommandations aux
les termes des recommandations médecins chargés de la
aux médecins chargés de la surveillance des travailleurs
surveillance des travailleurs exposés aux risques de
Article 7
exposés aux risques de pneumoconioses
pneumoconioses professionnelles. professionnelles.
Les chefs des établissements visés
à l'article premier doivent remettre
aux dits médecins le texte de cet
arrêté
Le matériel radiologique utilisé Utiliser le matériel
pour les examens médicaux prévus radiologique pendant une
au présent décret royal doit, dans le durée maximale de trois ans
délai d'un an à compter de la après autorisation du ministre
publication dudit décret royal au de la santé publique
Bulletin Officiel, satisfaire aux
règles déterminées par arrêté du
Article 8 ministre de la santé publique.
Toutefois, le matériel radiologique
en service de la publication du
présent décret royal au Bulletin
Officiel pourra être utilisé pendant
une durée maximale de trois ans,
après autorisation du ministre de la
santé publique
Lors de l'affectation ou d'une Soumettre au médecin chef du
réaffectation d'un travailleur dans centre d'exploration
les locaux ou chantiers où sont fonctionnelle le plus proche,
exécutés les travaux énumérés par les clichés radiologiques
l'arrêté ministériel conjoint pris en prévus
application de l'article premier du Connaître son avis dans le
présent décret royal, l'employeur délai de trois mois
est tenu de soumettre pour avis au
Article 9
médecin chef du centre
d'exploration fonctionnelle le plus
proche, les clichés radiologiques
prévus par l'arrêté ministériel
conjoint pris en application de
l'article 7 du présent décret royal.
Ce médecin doit faire connaître son
avis dans le délai de trois mois
Dans le délai d'un mois à compter Déclarer dans le délai d'un
du jour où l'employeur se trouve mois à compter du jour où
dans l'impossibilité absolue de faire l'employeur se trouve dans
Article 10 procéder aux visites médicales l'impossibilité absolue de faire
prévues par le présent décret royal, procéder aux visites médicales
il est tenu d'en faire la déclaration par lettre recommandée au
par lettre recommandée au ministre ministre du travail et des

Page | 98
du travail et des affaires sociales affaires sociales
Le dossier médical de chaque Communiquer le dossier
travailleur est sur leur demande, médical de chaque travailleur
communiqué au médecin spécialisé au médecin spécialisé et au
Article 12 et au collège de trois médecins collège de trois médecins sur
prévus par la réglementation sur la la réparation des
réparation des pneumoconioses pneumoconioses
professionnelles. professionnelles.
Une fiche annexée au dossier Joindre au dossier médical une
médical, tenue à jour, mentionne fiche à jour qui mentionne
pour chaque travailleur : pour chaque travailleur :
1-Les noms, prénoms, date et lieu 1-Les noms, prénoms, date et
de nuisance lieu de nuisance
2-Les mesures prises au titre de la 2- Les mesures prises au titre
réglementation sur la réparation de la réglementation sur la
des pneumoconioses réparation des
professionnelles. pneumoconioses
3-La date des visites médicales professionnelles.
effectuées en application du 3-La date des visites
présent décret royal, le procédé médicales effectuées ,le
radiologique utilisé et la nature des procédé radiologique utilisé et
examens pratiqués la nature des examens
4-L'attestation établie à l'issue de pratiqués
Article 13
chaque visite médicale 4-L'attestation établie à l'issue
5- Pour chacune des affectations de chaque visite médicale
successives à des locaux ou 5-Les dates du début et de fin
chantiers où sont exécutés les de chaque affectation, la durée
travaux énumérés par l'arrêté totale de présence effective et
ministériel conjoint prévu par la nature du travail
l'article premier du présent décret habituellement effectué.
royal, les dates du début et de fin Tenir ces fiches à la
de chaque affectation, la durée disposition de l'agent chargé
totale de présence effective et la de l'inspection du travail et du
nature du travail habituellement médecin inspecteur du travail
effectué. Les fiches sont tenues à
disposition de l'agent chargé de
l'inspection du travail et du
médecin inspecteur du travail
Le dossier médical et la fiche Utiliser le dossier médical et
prévus aux articles 12 et 13 sont fiches pour la prévention des
également utilisés pour la maladies professionnelles
Article 14
prévention des maladies autres que les
professionnelles autres que les pneumoconioses
pneumoconioses professionnelles. professionnelles.
Des arrêtés conjoints du ministre Fixer la nature des
du travail et des affaires sociales et renseignements que chaque
du ministre du commerce, de employeur devra fournir au
l'industries, des mines et de la médecin inspecteur du travail
marine marchande fixent les et à l'agent chargé de
Article 15
modalités particulières l'inspection du travail pour
d'application du présent décret leur permettre de suivre
royal et notamment la nature des l'évolution du risque
renseignements que chaque
employeur devra fournir au

Page | 99
médecin inspecteur du travail et à
l'agent chargé de l'inspection du
travail pour leur permettre de
suivre l'évolution du risque
Le ministre du travail et des Charger ces dispositions à la
affaires sociales, ministre du responsabilité du ministre du
commerce, de l'industrie, des mines travail et des affaires sociales,
et de la marine marchande et le ministre du commerce, de
Article 17 ministre de la santé publique sont l'industrie, des mines et de la
chargés chacun en ce qui le marine marchande et le
concerne de l'exécution du présent ministre de la santé publique
décret royal qui sera publié au
Bulletin Officiel
Les employeurs qui font exécuter La possibilité de demander
les travaux énumérés aux que certaines parties des
paragraphes A (Travaux exposant à établissements soient
l'inhalation des poussières de reconnues ne pas exposer les
silice) et C (Travaux exposant à travailleurs au risque de
l'inhalation de poussières ou de pneumoconioses
fumées ferrugineuses) de l'arrêté professionnelles en relation
conjoint n° 528-68 du 21 novembre avec Travaux exposant à
Article 1 1968 du ministre du travail et des l'inhalation des poussières de
affaires sociales et du ministre du silice, de poussières ou de
commerce, de l'industrie des mines fumées ferrugineuses
et de la marine marchande peuvent
Arrêté conjoint n° demander que certaines parties de
527-68 du 21
leurs établissements soient
novembre 1968 reconnues ne pas exposer les
fixant La travailleurs au risque de
procédure et les
pneumoconioses professionnelles
conditions suivant
La demande prévue à l'article Adresser cette demande par
lesquelles
premier doit être adressé par lettre lettre recommandée à l'agent
certaines parties
recommandée à l'agent chargé de chargé de l’inspection de
d’établissements
l’inspection de travail travail accompagnée de tous
peuvent être
accompagnée de tous renseignements utiles,
reconnues ne pas
renseignements utiles, notamment notamment ceux relatifs aux
exposer les
ceux relatifs aux analyses de la analyses de la composition des
travailleurs au
composition des terrains abattus terrains abattus aux produits
risque de Article 2
aux produits manutentionnés, aux manutentionnés, aux
pneumoconioses
méthodes de travail utilisées aux méthodes de travail utilisées
professionnelles
matériels employés à la aux matériels employés à la
surveillance constante de surveillance constante de
l'atmosphère des locaux ou l'atmosphère des locaux ou
chantiers, aux consignes de chantiers, aux consignes de
sécurité et aux équipements de sécurité et aux équipements de
protection protection
L'agent chargé de l'inspection du Transmettre la demande par
travail transmet la demande en l'agent chargé de l'inspection
indiquant son avis au président de du travail en indiquant son
Article 3
la commission de reconnaissance avis au président de la
composée ainsi qu'il suit : commission de reconnaissance
Le ministre du travail et des composée de :

Page | 100
affaires sociales ou son - Le ministre du travail et des
représentant, président affaires sociales ou son
Le ministre du commerce, de représentant, président
l'industrie, des mines el de la - Le ministre du commerce,
marine marchande ou son de l'industrie, des mines el de
représentant la marine marchande ou son
Le ministre des travaux publics et représentant
des communications ou son - Le ministre des travaux
représentant publics et des communications
Le ministre de la santé publique ou ou son représentant
son représentant - Le ministre de la santé
Un médecin inspecteur de travail publique ou son représentant
désigné par le ministre du travail et- Un médecin inspecteur de
des affaires sociales travail désigné par le ministre
La commission peut, en outre, du travail et des affaires
s'adjoindre toute personne dont la sociales
compétence est jugée utile, faire Associer toute personne dont
procéder à toutes enquêtes et la compétence est jugée utile
mesures de vérification, demander Faire procéder à toutes
tous renseignements., se faire enquêtes et mesures de
communiquer tout document. vérification, demander tous
Elle peut subordonner la renseignements, se faire
reconnaissance sollicitée à comuniquer tout document.
l'exécution de certaines mesures de Subordonner la
prévention ou de contrôle reconnaissance sollicitée à
l'exécution de certaines
mesures de prévention ou de
contrôle
La demande de reconnaissance est Accorder la demande à titre
accordée, à titre précaire, pour une précaire, pour une durée
durée maximale de trois ans ; elle maximale de trois ans
peut être révoquée à tout moment Révoquer à tout moment la
par la commission prévue à l'article demande par la commission
Article 4
3 qui peut être saisie par toute prévue qui peut être saisie par
personne intéressée. toute personne intéressée.
Les décisions de la commission Notifier ces décisions à
sont notifiées à l'employeur par l'employeur par lettre
lettre recommandée. recommandée.
Arrêté conjoint Les examens qui doivent être
n°715-68 du 24 pratiqués au cours des visites
avril 1970 fixant médicales des travailleurs exposés
Les examens à aux risques de pneumoconioses
professionnelles sont fixés ainsi Pratiquer des examens au
pratiquer au cours
qu'il suit : cours des visites médicales
des visites
Article 1 I. Interrogatoire professionnel et des travailleurs exposés aux
médicales des
anamnèse ; risques de pneumoconioses
travailleurs
II. Examen clinique général avec professionnelles suivant :
exposés aux
risques de au moins, recherche d'albuminurie,
pneumoconioses de glycosurie et des signes
professionnelles d'arthrose ;

Page | 101
III. Examen de systèmes: I. Interrogatoire
a) Système cardio-vasculaire: professionnel et anamnèse ;
b) Système respiratoire : II. Examen clinique général
IV. En cas d'anomalie du système avec au moins, recherche
cardio-vasculaire ou du système d'albuminurie, de glycosurie
respiratoire, le médecin doit faire et des signes d'arthrose ;
compléter les examens par un III. Examen de systèmes:
électrocardiogramme, par une a) Système cardio-vasculaire:
radioscopie pulmonaire et des b) Système respiratoire :
épreuves fonctionnelles
respiratoires ( spirographie, étude
des échanges au repos et
éventuellement à l'effort.
Dans le cas de visite ou de S'assurer dans le cas de visite
réparation d'un ancien puits, on ou de réparation d'un ancien
devra s'assurer préalablement que puits,que l'atmosphère y est
l'atmosphère y est respirable. Les respirable
Arrêté viziriel du ouvriers ne pourront être autorisés Ne pas autoriser la descente
7 rejeb 1371 ( 2 à y descendre qu'après que des qu'après que des mesures
avril 1952 ) Article 13 mesures auront été prises pour auront été prises pour amener
déterminant les amener et main tenir l'atmosphère et maintenir l'atmosphère dans
mesures dans l'état de pureté nécessaire à la l'état de pureté nécessaire
particulières de santé et à la sécurité des ouvriers. Mettre à disposition des
protection et de ouvriers une sellette avec
salubrité ceinture de sûreté pour la
applicables dans descente
les chantiers du L'atmosphère des chantiers Maintenir l'atmosphère dans
bâtiment et des souterrains ou des puits sera l'état de pureté nécessaire à la
travaux public maintenue dans l'état de pureté santé des ouvriers.
Article 14 nécessaire à la santé des ouvriers. Procéder à une évacuation
Dans les chantiers souterrains il efficace des eaux d'infiltration
sera procédé à une évacuation
efficace des eaux d'infiltration
Arrêté conjoint du Le local fermé est équipé d'un Equiper un local fermé d'un
ministre de dispositif d'aspiration à la source dispositif d'aspiration à la
l'énergie et des empêchant les vapeurs source empêchant les vapeurs
mines, du ministre d'hydrocarbures de se répandre d'hydrocarbures de se
des travaux dans l'atmosphère du local. répandre dans l'atmosphère du
publics, de la - Le local possède, par conception, local.
formation une circulation d'air suffisante pour
professionnelle et assurer un renouvellement d'air
de la formation ARTICLE rapide. Ce local est obligatoirement Equiper un local fermé par
des cadres et du 14 : Local équipé d'un ou plusieurs dispositifs une circulation d'air suffisante
ministre des ouvert- de contrôle en continu de pour assurer un
transports n° local l'atmosphère. renouvellement d'air rapide
1263-91 du 1er fermé Equiper un local fermé d'un
avril 1993 ou plusieurs dispositifs de
approuvant le contrôle en continu de
règlement général l'atmosphère.
relatif aux normes
Pour les Installations de stockage N'autoriser les Installations de
de sécurité
et de transfert de GPL ou stockage et de transfert de
applicables aux
d'emplissage de bouteilles, seul le GPL ou d'emplissage de
centres
local ouvert est autorisé bouteille que dans les locaux
emplisseurs, aux
ouverts

Page | 102
dépôts en vrac ou A l'intérieur des locaux fermés, les Munir les volumes des
en bouteilles et volumes des cylindres créés par cylindres créés par toute
aux stockages fixes toute source d'émission de gaz ou source d'émission de gaz ou
à usage industriel de vapeurs de GPL ayant pour de vapeurs de GPL d'une
Article 17
ou domestique de hauteur celle du local, pour axe la hauteur celle du local pour
gaz de pétrole verticale de l'orifice d'émission de axe la verticale de l'orifice
liquéfiés ainsi gaz ou de vapeurs et pour rayon 10 d'émission de gaz ou de
qu'au m. vapeurs et pour rayon 10 m
conditionnement, SECTION I : REGLES D'AMÉNAGEMENT ET D'EXPLOITATION DES
la manutention, le * des centres emplisseurs,
transport et * dépôts de 1ère et 2ème classe de GPL en vrac avec transvasement,
l'utilisation de ces * dépôts de bouteilles de capacité supérieur ou égale à30 000 Kg,
produits * dépôt constitues par des stockages en vrac sans transvasement installés
chez le consommateur et dont la capacité est supérieure ou égale à 30
tonnes.
Champ d'application de la section 1
Sont soumis aux dispositions de la section I :
- les centres emplisseurs ;
- les dépôts de 1 ère et 2ème classe de GPL en vrac avec
transvasement ;
Article 25
- les dépôts de bouteilles de capacité supérieure ou égale à 30
000 Kg ;
- les stockages en vrac sans transvasement installés chez le
consommateur et dont la capacité est supérieure ou égale à
30 tonnes.
Les emplacements Placer et installer les
d'hydrocarbures sont en emplacements
principe installés à l'air libre, d'hydrocarbures à l'air libre à
à moins que le procédé ou moins que le procédé,
l'équipement mis en oeuvre l'équipement mis en œuvre, ou
ou les conditions climatiques les conditions climatiques
n'exigent leur protection par n'exigent leur protection par
un abri ou un local un abri ou local
Dans tout local contenant Ne dépasser pas 30 % de la
des GPL, la teneur en limite inférieure
hydrocarbures mesurée à 2 d'inflammabilité pour la
m des points éventuels teneur en hydrocarbures
ARTICLE 37 :
d'émission dans mesurée à 2 m des points
Ventilation des
l'atmosphère, en exploitation éventuels d'émission dans
locaux
normale, ne doit pas être l'atmosphère, en exploitation
supérieure à 30 % de la normale dans tout local
limite inférieure contenant des GPL
d'inflammabilité.
Toutes dispositions doivent Prendre les dispositions pour
être prises pour éviter éviter l'accumulation de
l'accumulation de vapeurs vapeurs d'hydrocarbures au-
d'hydrocarbures au-dessous dessous des bâtiments et dans
des bâtiments et dans les les groupes de pompage et de
groupes de pompage et de compression, fosses,
compression, fosses, caniveaux et autres parties
caniveaux et autres parties basses des installations.

Page | 103
basses des installations. Interdire l'installation des
L'installation des dépôts de dépôts de bouteilles visés par
bouteilles visés par cette cette section en sous-sol,au-
section est interdite dessous, dans ou au-dessus
- en sous-sol, - au-dessous, d'un local d'habitation.
dans ou au-dessus d'un local
d'habitation.
b- Contrôle d'atmosphère Contrôler l'atmosphère où
Des contrôles d'atmosphère existent des risques de
sont effectués en tant que de formation d'atmosphère
Article 75 besoin là où existent des dangereuse.
risques de formation
d'atmosphère dangereuse.
SECTION II : REGLES D'AMENAGEMENT ET D'EXPLOITATION
DES DEPOTS DE BOUTEILLES DE CAPACITE < A 30 000 KG
a) Les emplacements des G.P.L. Placer et installer les GPL à
sont en principe installés à l'air l'air libre à moins que le
libre, à moins que les conditions procédé, l'équipement mis en
climatiques ou d'exploitation ne œuvre, ou les conditions
nécessitent leur protection par un climatiques n'exigent leur
abri ou un local au sens de l’article protection par un abri ou un
13. local
Toutes les dispositions doivent être Prendre les dispositions pour
prises pour éviter l'accumulation éviter l'accumulation de
accidentelle de vapeurs vapeurs d'hydrocarbures au-
Article 90
d'hydrocarbures au-dessous des dessous des bâtiments et dans
bâtiments et dans les fosses, les fosses, caniveaux et autres
caniveaux et autres parties basses parties basses des
des installations. installations.
L'installation d'un dépôt de Interdire l'installation des
bouteilles en gros ou intermédiaire dépôts de bouteilles en gros en
est interdite : sous-sol,au-dessous, dans ou
- en sous-sol ; au-dessus d'un local
- au-dessus, dans ou au-dessous d'habitation.
d'un local d'habitation.

TRAVAIL EN HAUTEUR (Prévention et protection contre les chutes)


Référentiel Article Réglementation Obligation de conformité
Arrêté viziriel du Le matériel utilisé dans les Vérifier le matériel, utilisé
7 rejeb 1371 ( 2 chantiers pour l'établissement des dans les chantiers pour
avril 1952 ) échafaudages, échelles, l'établissement des
déterminant les passerelles, appareils de échafaudages, échelles,
mesures manutention ou de levage et tous passerelles, appareils de
Article 2
particulières de autres engins ou installations, doit manutention ou de levage et
protection et de être d'une résistance suffisante tous autres engins ou
salubrité pour supporter les charges et les installations, avant son emploi
applicables dans efforts auxquels il sera soumis. Il selon la résistance suffisante
les chantiers du sera vérifié avant son emploi. pour supporter les charges

Page | 104
bâtiment et des Avant leur mise en service sur le Vérifier et essayer les appareils
travaux public chantier, les appareils de levage ou de levage ou de manutention
de manutention doivent être avant leur mise en place et en
vérifiés par l'entrepreneur ou son cas de démontage,
préposé dans toutes leurs parties et modifications, mauvais état
essayés en vue de s'assurer de leur
solidité. La vérification sera
renouvelée chaque fois que ces
Article 3 appareils auront subi des
démontages ou des modifications,
ou que l'une de leurs parties aura
été remplacée. Elle sera renouvelée
également lorsque des ouvriers
signaleront le mauvais état des
appareils ou l'existence de causes
susceptibles de compromettre la
solidité de ceux-ci.
Les crochets de suspension seront Concevoir les crochets de
conçus de manière telle qu'un manière telle qu'un
Article 4
décrochement accidentel des décrochement accidentel des
fardeaux soit impossible fardeaux soit impossible
Tous les appareils de levage et de Munir les appareils de levage
manutention mécaniquement et de manutention d'un frein ou
seront munis d'un frein ou de tout d'autre dispositif équivalent
autre dispositif équivalent capable capable d'arrêter le mouvement
d'arrêter le mouvement dans toutes dans toutes les positions
les positions, et disposé de façon à Disposer les crics de manière à
pouvoir fonctionner éviter les accidents causés par
automatiquement, ou à être le retour de la manivelle
actionné par le préposé à la
Article 5
manœuvre de l'appareil Maintenir les crics en bon état
immédiatement et directement de de fonctionnement
sa place de manœuvre, même en
cas d'interruption de la puissance
motrice. Les crics seront disposés
de manière à éviter les accidents
causés par le retour de la manivelle
et seront maintenus en bon état de
fonctionnement.
En service normal; aucune chaîne, Interdire le travail des chaînes,
aucun câble métallique ou cordage câbles métallique ou cordage à
Article 6 ne peut travailler à une charge une charge supérieure au
supérieure au sixième de sa sixième de sa résistance à la
résistance à la rupture. rupture.
Des dispositions seront prises et Prendre des dispositions et
des consignes seront données pour donner des consignes pour
assurer la sécurité des ouvriers assurer la sécurité des ouvriers
pendant le fonctionnement des pendant le fonctionnement des
appareils de levage ou de appareils de levage ou de
Article 7 manutention. Pour les travaux manutention.
exceptionnels, toutes dispositions Prendre toutes dispositions
spéciales devront être prises pour spéciales, pour garantir les
garantir les ouvriers contre les ouvriers contre les dangers de
dangers de la rupture éventuelle de la rupture éventuelle de la
la chaîne ou du câble. Lorsque les chaîne ou du câble.

Page | 105
matériaux sont élevés à l'aide de Interdire les ouvriers de
poulies, les ouvriers ne doivent en demeurer ou de passer sous
aucun cas demeurer sous l'aplomb l'aplomb du fardeau lorsque les
du fardeau. matériaux sont élevés à l'aide
Dans la mesure du possible, des de poulies et ce via des
barrières de protection devront barrières de protection
empêcher le passage sous l'aplomb Interdire d'installer des poulies
du chemin parcouru par les bennes. dont les projections verticales
Il sera, en outre, interdit d'installer se trouveraient à moins de 2
des poulies dont les projections mètres de distance les unes des
verticales se trouveraient à moins autres.
de 2 mètres de distance les unes
des autres.
Toutes précautions seront prises Protéger les ouvriers préposés
pour éviter la chute des objets à la manœuvre des treuils
déplacés par les appareils de établis sur le sol, pour la
levage. Les outils et objets divers, montée des matériaux, contre
les matériaux (à l'exception des les chutes d'outils, de
pièces de bois et des pièces, matériaux ou objets par un toit
métalliques servant d'armature ou de sécurité résistant.
utilisées pour le coffrage, la Interdire l'emploi des couffins
construction des échafaudages, de pour le levage et la descente du
la charpente, etc.) ne pourront être béton et des matériaux, à l'aide
suspendus directement aux câbles des engins.
et cordages des appareils de levage
ils seront placés dans des bennes
bien constituées. L'emploi des
Rattacher au câble, à la chaîne
couffins pour le levage et, le cas
ou au cordage, les objets qui
Article 8 échéant, la descente du béton et
dépassent le bord de la benne,à
des matériaux, à l'aide des engins
moins que la benne ne soit
en service, est formellement
pourvue d'un filet de sécurité
interdit.
Les objets qui dépassent le bord de
la benne doivent être rattachés au
câble, à la chaîne ou au cordage, à
moins que la benne ne soit pourvue
d'un filet de sécurité. Les ouvriers
préposés à la manœuvre des treuils
établis sur le sol, pour la montée
des matériaux, seront protégés
contre les chutes d'outils, de
matériaux ou objets analogues par
un toit de sécurité suffisamment
résistant.
Les treuils à bras doivent être Munir les treuils à bras d'un
munis d'un encliquetage et d'un encliquetage et d'un frein ou de
frein ou de tout autre dispositif tout autre dispositif permettant
permettant leur immobilisation leur immobilisation
Article 9 immédiate. immédiate.
Le tambour du treuil sera conçu de Concevoir le tambour du treuil
manière telle que la sortie du câble de manière telle que la sortie
dudit tambour soit impossible. du câble dudit tambour soit
impossible.

Page | 106
Sauf le cas visé à l'article 12 et le Interdire l'utilisation des
cas des téléfériques qui fera l'objet monte-charge ou bennes des
d'un règlement spécial, il est transporteurs pour transporter
Article 10
interdit d'utiliser les monte-charge du personnel à défaut d'un
ou les bennes des transporteurs fonctionnement éprouvé et sûr
pour transporter du personnel.
Les orifices au jour des puits et Entourer les orifices au jour
galeries d'une inclinaison des puits et galeries d'une
dangereuse doivent être, portant inclinaison dangereuse d'une
réglementation du travail, entourés plinthe ayant au moins 15
d'une plinthe ayant au moins 15 centimètres de hauteur
centimètres de hauteur, destinée à Placer les déblais de ces puits
empêcher la chute des matériaux. et galeries à une distance d'au
Article 11 Les déblais de ces puits et galeries moins 1 mètre des orifices
seront placés à une distance d'au
moins1 mètre des orifices de ceux-
ci. Les orifices des puits et galeries Mettre en place un dispositif
d'inclinaison dangereuse seront contre l'envahissement des
toujours protégés par un dispositif eaux de surface pour protéger
approprié contre l'envahissement les orifices au jour des puits et
des eaux de surface. galeries d'inclinaison
dangereuse
A défaut d'engins mécaniques ou Munir tous les puits en
d'un fonctionnement éprouvé et construction, ainsi que les
sûr, tous les puits en construction, puits de service d'un treuil de
ainsi que les puits de service, puisatier pourvu d'un frein à
doivent être munis d'un treuil de main, d'un câble ou d'un étui
puisatier pourvu d'un frein à main, ou d'une benne
d'un câble ou d'un étui ou d'une convenablement installée, pour
benne convenablement installée, la descente ou la remontée des
pour la descente ou la remontée ouvriers
Article 12
des ouvriers. Une personne Assurer la présence en
capable de faire fonctionner le constamment d'une personne
treuil doit être constamment capable de faire fonctionner le
présente auprès de celui-ci tant treuil
qu'il y a des hommes au fond ; Assurer le service du treuil par
quand la profondeur des puits deux hommes quand la
dépassera 15 mètres, le service du profondeur des puits dépassera
treuil devra être assuré par deux 15 mètres
hommes.
Dans le cas de visite ou de S'assurer dans le cas de visite
réparation d'un ancien puits, on ou de réparation d'un ancien
devra s'assurer préalablement que puits,que l'atmosphère y est
l'atmosphère y est respirable. Les respirable
ouvriers ne pourront être autorisés Ne pas autoriser la descente
à y descendre qu'après que des des ouvriers qu'après que des
mesures auront été prises pour mesures auront été prises pour
Article 13 amener et main tenir l'atmosphère
amener et main tenir
dans l'état de pureté nécessaire à la l'atmosphère dans l'état de
santé et à la sécurité des ouvriers. pureté nécessaire
La descente des ouvriers devra se Mettre à disposition des
faire au moyen d'une sellette avec ouvriers une sellette avec
ceinture de sûreté. ceinture de sûreté pour la
descente

Page | 107
L'atmosphère des chantiers Maintenir l'atmosphère des
souterrains ou des puits sera chantiers souterrains ou des
maintenue dans l'état de pureté puits dans l'état de pureté
Article 14 nécessaire à la santé des ouvriers.
Dans les chantiers souterrains il Procéder à une évacuation
sera procédé à une évacuation efficace des eaux d'infiltration
efficace des eaux d'infiltration
Dans les puits où il est possible Dans les puits où il est
d'installer une descenderie par possible d'installer une
échelle : descenderie par échelle :
a) Il pourra être utilisé des échelles - Utiliser des échelles en bois
en bois bien conditionnées et bien conditionnées et
solidement fixées du haut et du solidement fixées du haut et du
bas, si la profondeur n'excède pas bas, si la profondeur n'excède
5 mètres ; pas 5 mètres
b) Il sera fait usage d'échelles -Utiliser des échelles
métalliques verticales ou de toute métalliques verticales ou toute
autre disposition offrant une autre disposition offrant une
sécurité équivalente, pour les sécurité équivalente pour les
profondeurs excédant 5 mètres, à profondeurs excédant 5 mètres
Article 16 condition, dans le premier cas, que et des paliers de 6 mètres au
ces échelles soient solidement plus les uns des autres
fixées et que les paliers de repos -Disposer un seul palier de
soient établis à 6 mètres au plus les repos à mi-distance entre le
uns des autres. Des poignées fixes bord supérieur et le fond du
seront placées afin de permettre puits.pour les profondeurs ne
facilement l'accès de chaque palier. dépassant pas 20 mètres
Toutefois pour les profondeurs ne -L'emploi d'échelles en corde
dépassant pas 20 mètres, il pourra est interdit.
n'être aménagé qu'un seul palier de
repos à mi-distance entre le bord
supérieur et le fond du puits.
-L'emploi d'échelles en corde est
interdit.
Les parois des puits, les parois et le Boiser ou consolider les parois
toit des galeries souterraines des puits de façon à prévenir
doivent être boisés ou consolidés les éboulements possibles.
de façon à prévenir les Enlever le boisage ou le
éboulements possibles. blindage au fur et à mesure de
Lorsqu'un puits ou une galerie l'avancement des travaux
doivent être maçonnés ou Lorsqu'un puits doit être
bétonnés, le boisage ou le blindage maçonné ou bétonné
ne sont enlevés qu'au fur et à Prendre les mêmes précautions
Article 17
mesure.de l'avancement des pour l'exécution des travaux
travaux et seulement dans la d'abattage latéral.
mesure où, étant donnée la nature
du terrain traversé, cette opération
ne peut nuire à la sécurité du
personnel.
Les mêmes précautions seront
prises pour l'exécution des travaux
d'abattage latéral.

Page | 108
Les montants d'échafaudage, tubes Fixer les montants
ou échasses, doivent être fixés de d'échafaudage, tubes ou
manière à éviter tout déplacement échasses, de manière à éviter
du pied. Ils doivent être entretoisés tout déplacement du pied.
lorsque leur écartement rend cette Consolider en cas d'enture des
mesure nécessaire. montants,la résistance de la
En cas d'enture des montants, la partie entée des montants soit
consolidation est faite de telle au moins égale à celle de la
façon que la résistance de la partie partie qui lui est
entée des montants soit au moins immédiatement inférieure.
égale à celle de la partie qui lui est Fixer les parties horizontales
immédiatement inférieure. aux parties verticales lors de
Lorsqu'il est fait usage de cordages l'usage de cordages d'une
pour fixer les parties horizontales longueur suffisante pour faire
aux parties verticales, ils doivent au moins cinq fois le tour de la
être d'une longueur suffisante pour partie horizontale et de la
faire au moins cinq fois le tour de partie verticale
Article 30 la partie horizontale et de la partie Fixer les boulins, en bois de
verticale. chêne entièrement sain à leurs
Les boulins, en bois de chêne extrémités en rapport avec les
entièrement sain, doivent être charges prévues et avec la
soigneusement fixés à leurs nature du plancher
extrémités. Leur écartement doit Constituer le plancher par
être en rapport avec les charges trois madriers au moins placés
prévues et avec la nature du côte à côte, sans intervalle et
plancher, qui devra être constitué reposer sur trois boulins au
par trois madriers au moins placés moins de manière à ne pouvoir
côte à côte, sans intervalle et basculer
reposer sur trois boulins au moins Fixer le plancher de manière à
de manière i ne pouvoir basculer. ne pas basculer s'il subsiste un
S'il, subsiste un porte-à-faux porte-à-faux dangereux ou si
dangereux, ou lorsque l'installation l'installation ne comporte que
ne comporte que deux boulins, le deux boulins
plancher doit être fixé de manière à
ne pas basculer.
Lorsque les échafaudages ne Fixer une extrémité des
comportent qu'un seul rang boulins dans le mur lorsque les
d'échasses ou de supports échafaudages ne comportent
métalliques une extrémité des qu'un seul rang d'échasses ou
boulins doit être fixée dans le mur. de supports métalliques
Article 31
Les scellements, faits solidement, Approfondir les scellements
auront une profondeur d'au moins d'au moins 10 centimètres
10 cm. A défaut de scellement,
l'ensemble devra être solidement
attaché au gros œuvre.
Les garde-corps prescrits par l'art. Constituer les garde-corps par
30 du dahir du 2 juillet 1947 une traverse de 40 centimètres
portant réglementation du travail, carrés de section au moins,les
doivent être constitués par une fixer à l'intérieur des montants
traverse de 40 centimètres carrés et les placer dans le plan
Article 32
de section au moins, solidement vertical renfermant l'arête
fixée à l'intérieur des montants et extérieure du plancher de
placée dans le plan vertical l'échafaudage.
renfermant l'arête extérieure du
plancher de l'échafaudage.

Page | 109
Lorsque des échafaudages fixes Lorsque des échafaudages
seront établis sur les toitures, leurs fixes seront établis sur les
Article 33 montants devront reposer sur les toitures, leurs montants
parties solides de la construction. devront reposer sur les parties
solides de la construction.
Lorsque des échafaudages fixes Fixer les échafaudages établis
sont établis en porte-à-faux, ils, en porte-à-faux et les supporter
doivent être supportés par des par des pièces maintenues de
pièces de fort équarrissage si elles fort équarrissage si elles sont
sont en bois et de gros échantillon en bois et de gros échantillon
si elles sont en fer. Les extrémités si elles sont en fer
Article 34
inférieures de ces pièces seront Utiliser uniquement les parties
solidement maintenues. Seules les résistantes de la construction
parties résistantes de la comme points d'appui des
construction peuvent être utilisées pièces d'échafaudage.
comme points d'appui des pièces
d'échafaudage.
Les échafaudages légers construits Maintenir les échafaudages
en encorbellement sans montants légers construits en
le long des murs ne peuvent être encorbellement sans montants
supportés par des barres scellées le long du mur par des barres
dans le mur que si celui-ci a au scellées dans le mur au moins
moins 35 centimètres d'épaisseur, 35 cm d'épaisseur et le
le scellement étant de 16 scellement étant de 16
centimètres au moins. Les barres centimètres au moins
de fer employées dans la Ne remplacer les barres de fer
Article 35 construction de ces échafaudages employées dans la construction
doivent être de fort échantillon et de ces échafaudages que par
ne peuvent être remplacées que par des traverses en bois résistant.
des traverses en bois résistant. Relier l'extrémité libre de
L'extrémité libre de chaque barre, chaque barre, munie d'un œil
munie d'un œil ou de la traverse en ou de la traverse en bois par un
bois, doit être reliée par un cordage cordage à une pièce résistante
à une pièce résistante de la de la construction, ou la
construction, ou soutenue par une soutenir par une jambe de
jambe de force force
Les planchers des échafaudages Maintenir des planchers des
légers doivent être jointifs. S'ils échafaudages légers et jointifs
sont montés sur chevalets, ceux-ci Etendre les planchers des
ne peuvent être espacés de plus de échafaudages légers montés
2 met doivent être solidement fixés sur chevalets de moins de 2
à des pièces résistantes de la mètres
Article 36 construction les chevalets-tréteaux
Fixer les planchers des
ne pourront être superposés. échafaudages montés sur
chevalets légers à des pièces
résistantes de la construction
Ne superposer en aucun cas les
chevalets-tréteaux
Les échelles, verticales employées Fixer et étrésillonner les
à la confection d'échafaudages échelles, verticales employées
Article 37 légers, doivent être fixées à la confection d'échafaudages
solidement à diverses hauteurs et légers à diverses hauteurs
être soigneusement étrésillonnées.

Page | 110
Les échafaudages légers doivent, , Munir les échafaudages légers
comme les échafaudages fixes, être comme les échafaudages fixes,
munis de garde-corps rigides et de des garde-corps rigides et de
plinthes. plinthes
Les garde-corps des échafaudages Construire les garde-corps des
Article 38 sur lesquels les ouvriers travaillent échafaudages sur lesquels les
assis doivent être constitués par ouvriers travaillent assis par
deux lisses rigides, l'une à 90 deux lisses rigides, l'une à 90
centimètres, l'autre à 45 centimètres, l'autre à 45
centimètres au-dessus du plancher. centimètres au-dessus du
plancher.
Les échafaudages mobiles ou Les échafaudages mobiles ou
volants de toute nature, y compris volants de toute nature, y
ceux qui sont confectionnés sur un compris ceux qui sont
chantier pour une courte durée, confectionnés sur un
doivent satisfaire aux conditions chantier pour une courte
suivantes. durée doivent :
Leur longueur ne doit pas dépasser - Ne dépasser pas une longueur
8 mètres. Ils doivent avoir un de 8 mètres
plancher jointif bordé sur le côté - Border un plancher jointif sur
extérieur et aux cieux extrémités le côté extérieur et aux cieux
par une plinthe de 15 centimètres extrémités par une plinthe de
de haut. 15 centimètres de haut.
Ils doivent être munis de garde- - Munir de garde-corps
corps composés d'une traverse composés d'une traverse rigide
rigide placée à 70 centimètres de placée à 70 centimètres de
hauteur au moins du côté du mur et hauteur au moins du côté du
Article 39 à 90 centimètres de hauteur sur les mur et à 90 centimètres de
trois autres faces. Ces garde-corps hauteur sur les trois autres
doivent être portés par des faces.
montants espacés de 1 m 50 au -Porter les garde-corps par des
plus, fixés solidement au plancher. montants espacés de 1 m 50 au
Les étriers des échafaudages plus, fixés solidement au
volants seront équipés de telle plancher
sorte que les ouvriers ne puissent, - Equiper les étriers des
pendant le travail, passer à échafaudages volants de telle
l'extrémité de la cage de sorte que les ouvriers ne
l'échafaudage volant. L'ensemble puissent, pendant le travail,
constitué par le plancher, les étriers passer à l'extrémité de la cage
et les garde-corps doit être rendu de l'échafaudage volant.
rigide avant suspension - Rendre l'ensemble constitué
par le plancher, les étriers et
les garde-corps rigide avant
suspension
Lorsque les échafaudages mobiles Adapter les échafaudages
ou volants sont suspendus par des mobiles ou volants suspendus
cordages, ceux-ci, au nombre de par des cordages, au nombre
Article 40 trois au moins, doivent être de trois au moins,espacés de 3
espacés de 3 mètres au plus et être mètres au plus, à des étriers en
adaptés à des étriers en fer qui fer qui entourent et supportent
entourent et supportent la cage la cage rigide de l'échafaudage.

Page | 111
rigide de l'échafaudage. Ces Manœuvrer ces cordages par
cordages sont manœuvrés par des des moufles ou organes
moufles ou organes similaires et similaires suspendus et reliés à
suspendus et reliés à des parties des parties solides de la
solides de la construction, avec construction contre les causes
toutes les précautions contre les d'éboulement.
causes d'éboulement, Suspendre les échafaudages
Les échafaudages mobiles ou mobiles ou volants dont la
volants dont la longueur ne longueur ne dépasse pas 3
dépasse pas 3 mètres peuvent mètres uniquement par deux
n'être suspendus que par deux cordages.
cordages.
Pour l'exécution des travaux de Autoriser l'usage de corde à
couverture, de plomberie, de nœuds, d'échelles suspendues
fumisterie ou de peinture dont ou de plates-formes attachées à
l'importance ne justifierait pas un cordage fixés à une partie
l'emploi d'échafaudages volants, solide de l'édifice pour les
l'usage de corde à nœuds, travaux de couverture, de
d'échelles suspendues ou de plates- plomberie, de fumisterie ou de
Article 41 formes attachées à un cordage est peinture dont l'importance ne
toléré, à condition que les échelles justifierait pas l'emploi
suspendues ou les cordages soient d'échafaudages volants s'ils ne
fixés à une partie solide de l'édifice comportent pas l'emploi de
et que le travail ne comporte pas produits corrosifs.
l'emploi de produits corrosifs tels
que lessive, acide chlorhydrique
(ou esprit de sel).
Les plates-formes servant à Appuyer les plates-formes
l'exécution des travaux à l'intérieur servant à l'exécution des
des constructions doivent prendre travaux à l'intérieur sur les
Article 42
appui non sur les hourdis de traverses reposant sur des
remplissage, mais sur les traverses solives au lieu des hourdis de
reposant sur des solives remplissage
Lorsque des plates-formes Assurer des tréteaux solides
reposent sur des tréteaux, ces lorsque des plates-formes y
tréteaux doivent être solides. Il est reposent
interdit de superposer les tréteaux Interdire la superposition des
de support les uns au-dessus des tréteaux de support les uns au-
Article 43 autres. dessus des autres.
Lorsque les plates-formes sont Munir de garde-corps rigides
établies à plus de 3 mètres du sol, et de plinthes, comme les
elles doivent, comme les échafaudages fixe, les plates-
échafaudages fixes, être munies de formes établies à plus de 3
garde-corps rigides et de plinthes. mètres du sol
Lorsque les murs d'un bâtiment Munir les baies ouvrant sur le
sont maçonnés du dedans, les vide d'un garde-corps rigide de
baies ouvrant sur le vide doivent, 0m 90 de hauteur
une fois les maçonneries d'un étage
terminées, être munies d'un garde- Installer des plates-formes
Article 44 corps rigide de 0m 90 de hauteur. coupant les Baies dans leur
Au cas où, pour l'exécution des hauteur, à une distance
travaux à l'intérieur, il serait verticale du linteau de plus de
installé des plates-formes coupant 0 m 90 pour l'exécution des
les haies dans leur hauteur, à une travaux à l'intérieur

Page | 112
distance verticale du linteau de Etablir un garde-corps rigide et
plus de 0 m 90, un garde-corps une plinthe en face desdites
rigide et une plinthe seraient baies.
établis en face desdites baies.
Les échelles doivent être disposées Munir des échelles non
et fixées de façon à ne pouvoir ni glissantes
glisser du bas, ni basculer. Dépasser les échelles de
Elles doivent dépasser l'endroit où l'endroit où elles s'appuient de
elles s'appuient de 1 mètre au 1 mètre au moins, et les
moins, ou être prolongées par un prolonger par un montant de
montant de même hauteur formant même hauteur formant main-
main-courante à l'arrivée. courante à l'arrivée.
Les échelons doivent être rigides, Assurer des échelons rigides,
d'égales sections, placés à égale d'égales sections, placés à
distance les uns des autres, le long égale distance les uns des
des montants dans lesquels ils autres
doivent être soit encastrés, soit Une seule échelle ne pourra, à
embottés solidement. moins d'être consolidée en son
Article 45 Une seule échelle ne pourra, à milieu, franchir plus de 5
moins d'être consolidée en son mètres.
milieu, franchir plus de 5 mètres. Chevaucher les échelles reliant
Les échelles reliant les étages les étages
doivent être chevauchées et un
palier de protection doit être établi Etablir un palier de protection
à chaque étage. à chaque étage.
Il ne pourra être fait usage d'une
échelle qu'autant qu'elle sera en Utiliser les échelles en bon état
bon état de solidité et munie de de solidité et munie de tous ses
tous ses échelons. Les échelles ne échelons.
peuvent être utilisées pour le Interdire l'utilisation des
transport des fardeaux dépassant échelles pour le transport des
50 kilos. fardeaux dépassant 50 kilos.
Les échelles doubles doivent, Fournir les échelles doubles
pendant leur emploi, avoir leurs pendant leur emploi par
Article 46 montants reliés ou immobilisés montants reliés ou immobilisés
afin d'éviter tout écartement
accidentel
Les paliers extérieurs, ainsi que les Munir de garde-corps rigides
diverses passerelles, plans inclinés avec plinthes sur les deux
ou ponts de service doivent être côtés d'une largeur au moins
installés solidement et munis de 60 centimètres les paliers
garde-corps rigides avec plinthes extérieurs, ainsi que les
sur les deux côtés. Leur largeur diverses passerelles, plans
Article 47 doit être de 60 centimètres au inclinés ou ponts de service
moins. Les encorbellements, Munir de garde-corps rigides
auvents et balcons ne peuvent être de 90 centimètres de hauteur
utilisés pour l'exécution de travaux les encorbellements, auvents et
que s'ils sont munis de garde-corps balcons pour l'exécution des
rigides de 90 centimètres de travaux.
hauteur.
Les échafaudages, paliers, Débarrasser les échafaudages,
passerelles, escaliers, doivent être paliers, passerelles, escaliers
Article 48
constamment débarrassés de tous de tous gravats, décombres et
gravats et décombres et des pièces pièces de bois garnies de

Page | 113
de bois garnies de pointes. pointes.
Les escaliers utilisés par les Munir les escaliers utilisés par
ouvriers doivent être munis de les ouvriers de rampes
rampes provisoires rigides. provisoires rigides
Les ouvertures aménagées en vue Clôturer Les ouvertures
du passage des ascenseurs doivent aménagées en vue du passage
être clôturées. des ascenseurs
Les escaliers en construction ne Utiliser les escaliers en
pourront être utilisés que si, à construction :
Article 49 l'emplacement de chaque marche, - Munir une rangée de briques
existe soit une rangée de briques solidement fixées et
solidement fixées et maintenues en maintenues en bon état à
bon état, soit tout autre matériau l'emplacement de chaque
disposé de telle façon que la marche
montée et la descente puissent - Munir tout autre matériau
s'effectuer sans risques disposé de telle façon que la
montée et la descente puissent
s'effectuer sans risques
Dans les travaux exécutés sur les Installer à défaut
toits et autres travaux exposant les d'échafaudage, des garde-
ouvriers à des chutes graves, il sera corps, crochets, plinthes ou
installé, à défaut d'échafaudage, autres dispositifs protecteurs
des garde-corps, crochets, plinthes de chute de l'ouvrier
ou autres dispositifs protecteurs
s'opposant efficacement à la chute Disposer des ceintures de
de l'ouvrier sur le sol. sûreté avec cordages aux
Lorsqu’il y aura impossibilité ouvriers permettant de
d'utiliser ces dispositifs s'attacher à un point fixe
protecteurs, et pour l'exécution des Travailler sur des
travaux de charpente, des ceintures échafaudages, plates-formes,
de sûreté avec cordages permettant planches ou échelles sur des
de s'attacher à un point fixe seront toits constitués en matériaux
mises à la disposition des ouvriers. fragiles ou peu résistants
Les ouvriers occupés sur des toits Prévenir tout effet de bascule
constitués en matériaux fragiles ou interposée entre les ouvriers et
peu résistants, tels que vitres ou la toiture
Article 50 plaques de fibrociment, doivent Munir les ouvriers de ceintures
travailler sur des échafaudages, et cordages de sûreté, ou
plates-formes, planches ou échelles installer à faible distance au-
leur permettant de ne pas avoir à dessous du vitrage une plate-
prendre appui directement sur ces forme pour retenir les ouvriers
matériaux. en cas de chute
Les dispositifs ainsi interposés Enlever les débris de verre
entre les ouvriers et la toiture dans les travaux de vitrage
devront porter sur une étendue de
toiture comprenant plusieurs
éléments de charpente, dont un à
chaque extrémité des dispositifs.
Les dispositifs seront agencés de
manière à prévenir tout effet de
bascule.
Dans les travaux de vitrage
importants, il y a lieu soit de munir
les ouvriers de ceintures et
cordages de sûreté, soit d'installer à

Page | 114
faible distance au-dessous du
vitrage une plate-forme destinée à
retenir les ouvriers en cas de chute.
Les débris de verre doivent être
immédiatement enlevés.

Les ouvertures existant dans les Border les ouvertures d'une


étages ou les échafaudages plinthe de 15 centimètres au
doivent, portant réglementation sur moins de hauteur.
Article 52
travail, être bordées d'une plinthe
de 15 centimètres au moins de
hauteur.
Les charpentes sur lesquelles les Equiper les charpentes sur
ouvriers travaillent doivent lesquelles les ouvriers
recevoir un plancher suffisamment travaillent par un plancher
large pour permettre aux ouvriers suffisamment large
d'accomplir leur besogne en toute
sécurité. En particulier la largeur
de ce plancher établi sur solives à
Article 53
l'écartement ordinaire de 70
centimètres pour le travail des
maçons briqueteurs, doit être de 3
mètres au moins. Lorsque
l'écartement des solives dépassera
70 cm, le plancher installé sera
considéré comme échafaudage.
En cas de verglas. de gelée ou de Prévenir toute glissade des
neige, des scories, cendres, sables échafaudages et passerelles
ou autres matières pulvérulentes
Article 54 doivent être répandus en quantité
suffisante sur les échafaudages et
passerelles de manière à prévenir
toute glissade.
Par grands vents, le travail ne peut Mettre en place des
continuer que si toutes les précautions pour attacher ou
précautions sont prises pour descendre les matériaux
Article 55
consolider les installations susceptibles de tomber par
provisoires, attacher les matériaux vents
susceptibles de tomber.
Des mesures doivent être prises Débarrasser les matériaux en
pour que les décintrements, bois provenant de démolitions,
enlèvements d'étançons et toutes notamment d'échafaudages, de
opérations analogues ne puissent coffrages et autres de leurs
se faire que sur l'ordre du chef de pointes ou, à défaut les poser
chantier et sous son contrôle de manière telle que les
Article 57
personnel. Les matériaux en bois pointes qui y sont fixées et
provenant de démolitions, toutes autres parties saillantes
d'échafaudages, de coffrages et qu'ils peuvent présenter ne
autres, doivent être débarrassés de puissent provoquer une
leurs pointes, ou, à défaut, être blessure.
posés de manière telle que les

Page | 115
pointes qui y sont fixées et toutes
autres parties saillantes qu'ils
peuvent présenter ne puissent
provoquer une blessure.
Lorsque les ouvriers sont appelés Prendre les mesures
au cours de l'exécution de leurs nécessaires pour sauvegarder
travaux à être occupés à moins de la sécurité des ouvriers
3m de conducteurs ou de supports occupés sur son chantier
de lignes de distribution ou de pendant la durée des travaux à
transport d'énergie, l'entrepreneur être occupés à moins de 3
Article 60
doit avant de commencer les mètres de conducteurs
travaux et après être concerté avec
l'exploitant de la ligne prendre les
mesures pour sauvegarder la
sécurité des ouvriers sur son c
pendant les travaux

Travaux à haute température


Référentiel Article Réglementation Obligation de conformité
Les locaux où sont
Chapitre V - Prévention contre
entreposées ou manipulées
les incendies
des produits inflammables:
Conformément aux dispositions de Interdiction d'effectuer des
l'article 282 de la loi n° 65-99, les travaux à point chaud dans les
locaux où sont entreposées où locaux où sont entreposées où
manipulées des produits facilement manipulées des produits
inflammables ne doivent être facilement inflammables
Arrêté du ministre
éclairés que par des lampes
de l'emploi et de la
électriques munies d’une double Afficher en français et en
formation
enveloppe ou par des lampes arabe un avis d'interdiction de
professionnelle n° fumer dans ces locaux
extérieures derrière un verre
93-08 du 6 joumada
dormant. Ces locaux ne doivent
I 1429 (12 mai 2008)
Article contenir aucun foyer, aucune
fixant les mesures
26 flamme, aucun appareil pouvant
d’application
donner lieu à une production
générales et
extérieure d’étincelle ou présentant
particulières
des parties susceptibles d'être
relatives aux
portées à l'incandescence.
principes
Ces locaux doivent être ventilés. Il
énoncés par les
est interdit de fumer dans ces
articles de 281 à 291
locaux. Un avis doit être affiché et
du code du travail.
rédigé en français et en arabe avec
des caractères apparents rappelant
l’interdiction de fumer.
Dans les locaux où sont entreposés Aucun poste habituel de travail
ou manipulés des produits ne doit se trouver à plus de 10
Article facilement ou extrêmement mètres d'une issue.
27 inflammables ou des produits
comburants, aucun poste habituel

Page | 116
de travail ne doit se trouver à plus Enfermer les chiffons, cotons
de 10 mètres d'une issue. et papiers imprégnés de
Si les fenêtres de ces locaux sont liquides inflammables ou de
munies de grilles ou de grillages, matières grasses après usage,
ceux-ci doivent s’ouvrir très dans des récipients métalliques
facilement de l’intérieur. clos et étanches.
Il est interdit de déposer et de
laisser séjourner des produits
facilement ou extrêmement
inflammables dans les escaliers,
passages et couloirs ou sous les
escaliers ainsi qu'à proximité des
issues des locaux de travail et
bâtiments.
Les récipients mobiles contenant
des produits facilement ou
extrêmement inflammables doivent
être étanches. Si ces récipients
mobiles sont en verre, ils seront
munis d'une enveloppe métallique
également étanche.
Les chiffons, cotons et papiers
imprégnés de liquides
inflammables ou de matières
grasses doivent être, après usage,
enfermés dans des récipients
métalliques clos et étanches.
Les établissements visés à l’article Permettre en cas d'incendie
premier de cet arrêté, doivent une évacuation rapide du
posséder des issues et dégagements personnel dans des conditions
judicieusement répartis afin de de sécurité maximale.
permettre en cas d'incendie une
évacuation rapide du personnel et
de la clientèle dans des conditions
de sécurité maximale.
Les dégagements doivent être
libres. Aucun objet, marchandises
ou matériel ne doit faire obstacle à
la circulation des personnes ou
réduire la largeur des dégagements
Article au-dessous des minima fixés ci-
28 dessous. Le nombre des
dégagements des locaux ou
bâtiments ne doit pas être inférieur
à deux lorsqu'ils devront donner
passage à plus de 100 personnes
appartenant ou non au personnel
de l'établissement. Ce nombre doit
être augmenté d'une unité par 500
personnes. La largeur ne doit
jamais être inférieure à 80cm. La
largeur des dégagements, devant
donner passage à un nombre de
personnes à évacuer compris entre
21 et 100 ne doit pas être

Page | 117
inférieure à 1,50 mètre. Pour un
nombre de personnes compris
entre 101 et 300, cette largeur ne
doit pas être inférieure à 2 mètres.
Pour un nombre de personnes
compris entre 301 et 500, elle ne
doit pas être inférieure à 2,50
mètres. Elle augmentera de 50
centimètres par 100 personnes
lorsque le nombre de personnes
dépasse 500.
L’employeur doit prendre les Posséder un nombre suffisant
mesures nécessaires pour que tout d'extincteurs, maintenus en
départ d'incendie puisse être bon état de fonctionnement,
rapidement et efficacement d'une puissance suffisante et
combattu et ce, dans l'intérêt du accessibles
sauvetage des salariés. Chaque
établissement doit posséder un
nombre suffisant d'extincteurs,
maintenus en bon état de d'une
puissance suffisante et utilisant un
Article
produit approprié au type de feu.
31
L'employeur doit consulter un
service d'incendie compétent et
agrée pour la détermination du
type et du nombre des équipements
nécessaires. Le matériel de lutte
contre l'incendie doit être entretenu
et tenu en bon état. Il doit être
aisément accessible,
judicieusement repartit, signalé de
manière efficace et utilisable.
Sont soumis aux prescriptions du Soumettre ces dispositions aux
présent arrêté les appareils appareils extincteurs
Article 1 extincteurs d'incendie d'une d'incendie d'une capacité au
capacité au moins égale à5 litres moins égale à 5 litres et
et fonctionnant sous pression. fonctionnant sous pression.
Les appareils extincteurs d'incendie sont classés en trois catégories :
Première catégorie : appareils auto générateurs de pression ;
Article 2 Deuxième catégorie : appareils à générateur auxiliaire de pression
Arrêté du sous
Troisième catégorie : appareils constitués par une capacité sous
secrétaire d'Etat au
pression permanente de gaz.
commerce et à
Tout appareil devra comporter Contenir tout appareil par une
l'industrie du
une chambre d'expansion du chambre d'expansion du gaz au
11/4/1957 (11 avril
gaz au moins égale au dixième moins égale au dixième du
1957) relatif aux
du volume total de l'appareil. volume total de l'appareil.
appareils extincteurs
Toutes indications devront être Inscrire sur l'appareil toutes
d'incendie.
inscrites sur l'appareil. Tout indications utiles
Article 3 extincteur d'une capacité Munir tout extincteur d'une
supérieure à quinze litres devra capacité supérieure à quinze litres
être muni d'une soupape de d'une soupape de sûreté ou d'un
sûreté ou d'un dispositif dispositif indéréglable limitant la
indéréglable limitant la pression intérieure aux deux tiers
pression intérieure aux deux de la pression d'épreuve.
tiers de la pression d'épreuve.

Page | 118
Liste des Tableaux

Tableau 1. La synthèse des exigences normatives relatives à l’amélioration continue selon


l’ISO 45001V2018 …………………………………………………………………….……..39
Tableau 2. La synthèse des exigences normatives relatives aux informations documentées
selon l’ISO 45001V2018 …………………………………………………………………….41
Tableau 3. La synthèse des exigences normatives relatives au Chapitre 7 « Support » des
informations documentées selon ISO 45001V2018 …………………………...……………..43
Tableau 4. Outil QQOQCP pour l’identification de la problématique …………………….. 48
Tableau 5. Tableau des modules relatifs à la SST de l’entreprise ABC……………………..60
Tableau 6. Démarche proposée de veille de conformité par rapport aux exigences
légales……………………………………………………………………………………...….64
Tableau 7. Extrait des obligations de conformités réglementaires exigées par le Code de
travail Marocain ………………………………………………………………………...........65

Liste des figures


Figure 1. Eléments principaux du système de gestion de la sécurité et de la santé au travail
ILO-OSH 2001 …………..…………………………………………………………….…….20
Figure 2. Modèle de système de management de la SST selon le référentiel OHSAS ……..22
Figure 3. Evolution de la nouvelle norme ISO 45001 …………………….……………..….24
Figure 4. Relation entre le concept PDCA et le cadre de la norme ISO 45001 .....................26
Figure 5. Le cycle de processus d’un projet de certification ……………………………….36
Figure 6. La Roue de Deming ……………………………………………………………....38
Figure 7. Logo Officiel de la compagnie COCA-COLA……………………………..……..53
Figure 8. Logo « ATLAS BOTTLING COMPANY » ……………………………………..55
Figure 9. Plan de situation de l’usine à Tanger ……………………………..………….…...55
Figure10.Organigramme simplifié actualisé par moi-même de l’usine ABCT …….…...….56
Figure 11. Etapes suggérées d’analyse des risques professionnels……………………...….59

Page | 119
Liste des Annexes

Annexe 1. Permis des travaux dangereux ………………………………..……....….……85


Annexe 2. Extrait des obligations de conformités « KORE » ……………..……..….….. 85
Annexe 3. Extrait des obligations de conformités réglementaires ……………………….95

Page | 120
Bibliographie
 Ouvrages :
- Claude Pinet, « 10 clé pour réussir sa certification QSE », AFNOR éditions, 2009
- Gillet-Goinard F. et Monar C. « Toute la fonction QSSE », Dunod, Paris, 2013
- MARGOSSIAN, « Risques Professionnels », Dunod, Paris, 2006
- Organisation internationale du Travail : LA SÉCURITÉ ET LA SANTÉ AU COEUR DE
L’AVENIR DU TRAVAIL : « Mettre à profit 100 ans d’expérience », 2019

 Normes et Référentiels :
- Directives ISO/IEC, Partie 2 Principes et règles de structure et de rédaction des documents
ISO et IEC, 7ème édition, 2016
-- ISO 45001:2018: Systèmes de management de la santé et de la sécurité au travail —
Exigences et lignes directrices pour leur utilisation : Termes et définitions
- OHSAS 18001 :2007 – Référentiel sur les exigences du système de management santé
sécurité au travail.
- Principes directeurs concernant les systèmes de gestion de la sécurité et de la santé au travail
ILO-OSH 2001, Bureau international du Travail, 2002

 Références juridiques :
- Bulletin officiel du royaume du Maroc
- Dahir n° 1-03-194 du 14 rejeb (11 septembre 2003) portant promulgation de la loi n° 65-99
relative au Code du Travail

 Guides Pratiques :

-La Confédération Générale des Entreprises du Maroc : GUIDE PRATIQUE DE


L’EMPLOYEUR SUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL
- ASSEMBLÉE DES CHAMBRES FRANÇAISE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE :
Guide PME / PMI Santé et Sécurité au Travail, 2010
- « Guide Marocain du comité de sécurité et d’hygiène », 2010
- Direction du Travail, Division de la Sécurité, de l’Hygiène et de la Médecine du Travail.
« Guide Marocain sur les risques professionnels » ,2011.

Page | 121
 Mémoires et Thèses :

- DI GIULIO Julien, « le management de la qualité, de la sécurité et de l’environnement »,


mémoire de master, Science de gestion, université de Reims Champagne-Ardenne, 2010-
2011.
- LEFRANC Guénolé « Apports de l’analyse de la conformité réglementaire, de l’analyse des
risques professionnels et de l’évaluation du climat de sécurité à la construction de la culture
de sécurité » Doctorat Paris Tech, 2012
- THOMAS Audiffren « Contribution à la maîtrise des conformités légales en Santé et
Sécurité au Travail » Doctorat Paris Tech, 2012

 Webographie :
- Site officiel de Secrétariat Général du Gouvernement (Consulté le 17/05/2019) :
http://www.sgg.gov.ma/Legislation/LarecherchedanslessommairesBO.aspx
-Site officiel de L’OIT : https://www.ilo.org (Consulté le 23/05/19)
- Site officiel de L’ISO : https://www.iso.org/fr/about-us.html (Consulté le 30/05/19)
- http://www.dianaholding.com/poles-dactivites/embouteillage/abc (Consulté le 18/06/19)
- https://www.coca-cola.com/ (Consulté le 18/06/19)

Page | 122
Table des matières
Dédicace
Remerciements
Sommaire
Liste des abréviations ……………………………………………………………………….1
Résumé ……..………………………………………………………………………………...2
Introduction générale ………………………………………………………………………..3
Première partie : La santé et la sécurité au travail : Fondements théoriques ……..…....6
Chapitre I : Généralités et concepts fondamentaux de la SST …………….…………….......8
Section 1 : La santé et la sécurité au travail …………………………………………....…….8
I. Définitions des notions liées à la SST ………………………………………………...8
a) La notion de la santé au travail ………………………………………………..8
b) La notion de la sécurité au travail……………………………………………...8
c) Lieu de travail ………………………………………………………………....8
d) La maladie professionnelle (MP) ……………………………………………...9
e) L’accident du travail …………………………………………………………..9
f) La notion du risque…………………………………………………………….9
g) La notion du danger …………………………………………………………...9
h) Médecine du travail …………………………………………………………...9
i) Le comité de sécurité et d’hygiène …………………………………………..10
II. Aperçu historique ……………………………………………………………………10
1) Les approches théoriques de l’organisation …………………………………………10
2) Organismes intervenants …………………………………………………………….11
a) L’OIT ………………………………………………………………………...11
b) Le BIT ………………………………………………………………………..11
c) OMS ………………………………………………………………………….11
Section 2 : Les risques professionnels liés à la santé et la sécurité des travailleurs ……….12
I. Evaluation des risques professionnels et leurs conséquences ……………………... 12
1) Les risques physiques ……………………………………………………………......13
a) L’ambiance sonore …………………………………………………………...13
b) L’ambiance lumineuse ……………………………………………………….13
c) L’électricité …………………………………………………………………..13

Page | 123
d) L’ambiance thermique ………………………………………………………..13
e) Les vibrations mécaniques …………………………………………………...13
f) Les rayonnements …………………………………………………………….14
2) Les Risques chimiques ……………………………………………………………….14
3) Les Risques biologiques ………………………………………………..…………….14
4) Les Risques liés à des situations de travail …………………………………………. 14
a) L’aménagement des locaux du travail ………………………………………..14
b) La manutention ……………………………………………………………….14
c) Le travail sur écran …………………………………………………………..15
d) Les chutes d’objets et d’éboulements ………………………………………...15
e) Les chutes de personnes ……………………………………………………...15
5) Les risques d’incendie et d’explosion……………………………………………….. 15
6) Les risques d’accidents ……………………………………………………………...15
II. La prévention des risques sur le chantier …………………………………………….16
1) Enjeux de la prévention ………………………………………………………………16
a) Humain ……………………………………………………………………….17
b) Economique ………………………………………………………………….17
c) Social ………………………………………………………………………...17
d) Juridique ……………………………………………………………………..17
2) Rôles et principes en matière de prévention …………………………………………17
a) Les acteurs de prévention …………………………………………………….17
b) La sensibilisation et la formation …………………………………………….18
c) La signalisation ………………………………………………………………18
d) La protection collective ………………………………………………………18
e) La protection individuelle ……………………………………………………18

Chapitre II : Etude des exigences normatives et réglementaires en matière de sécurité et de


santé au travail ……………………………………………………………………………….19
Section 1 : Les référentiels normatifs ……………………………………………………….19
I. Aperçu sur les référentiels de management de la santé et de la sécurité au travail ….19
1) ILO-OSH 2001……………………………………………………………………….19
2) OHSAS 18001 : 2007 Occupational Health and Safety Assessment Series …………20
3) BS 8800 ………………………………………………………………………………22
4) Le MAS ………………………………………………………………………………22

Page | 124
II. La nouvelle norme ISO 45001 V 2018 : SMSST- Exigences et lignes directrices pour
leur utilisation ………………………………………………………………………..23
1) L’Organisation internationale de normalisation (ISO) ………………………………23
2) Fondamentaux de la norme …………………………………………………………..23
a) Contexte ………………………………………………………………………23
b) Comparaison ISO 45001 et OHSAS 18001 ………………………………….24
3) Structure de l’ISO 45001 …………………………………………………………….25
4) Principales exigences ………………………………………………………………...26
a) Contexte de l'organisation ……………………………………………………..26
b) Leadership et participation des travailleurs …………………………………..27
c) Planification …………………………………………………………………..27
d) Support ………………………………………………………………………..27
e) Réalisation des activités opérationnelles ……………………………………...28
f) Évaluation des performances ………………………………………………….28
g) Amélioration …………………………………………………………………..28
Section 2 : La réglementation et la législation Marocaine …………………………………..28
I. Le cadre réglementaire Marocain ……………………………………………………29
1) Objectifs de la réglementation ……………………………………………………….29
2) Sources légales et réglementaires ……………………………………………...…….29
II. Réglementation en santé et sécurité des travailleurs …………………………………30
1) Code de travail ……………………………………………………………………….31
2) Législation associée aux risques professionnels ……………………………………..31
a) Electricité ………………………………………………………………………31
b) Ambiance Thermique ………………………………………………………….32
c) Chute des objets/personnes …………………………………………………….32
d) Risques d’incendie et explosion ……………………………………………….33
e) Risques d’accident ……………………………………………………………..33
Chapitre III : Evaluation de la conformité et l’amélioration continue des entreprises ……..34
Section 1 : Le système de management de la santé et la sécurité au travail ………………...34
I. Le management de la SST …………………………………………………………...34
1) Définition du SMSST ………………………………………………………………..34
a) Objectifs d’un SMSST …………………………………………………………35
2) L’évaluation de la conformité ………………………………………………………..35
a) La certification …………………………………………………………………36

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b) Inspection et contrôle …………………………………………………………..37
c) Essais et tests …………………………………………………………………..37
3) Organismes certificateurs ……………………………………………………………37
a) L’Institut Marocain de Normalisation …………………………………………37
b) Association française de normalisation ……………………………………….37
c) Bureau Veritas ………………………………………………………………...37
d) SGS ……………………………………………………………………………38
Section 2 : Vers une démarche d’amélioration continue ………….………………………...38
1) Le cycle PDCA ……………………………………………………………………...38
a) Généralités …………………………………………………………………….38
2) L’amélioration continue en SST …………………………………………………….39
a) Exigences normatives …………………………………………………………39
3) Le contrôle et la maîtrise documentaire……………………………………………...41
a) Exigences normatives ………………………………………………………….41
b) La mise à jour documentaire …………………………………………………..45
Deuxième partie : Proposition d’une démarche de maîtrise des conformités en matière
de santé et sécurité au travail : Cas de l’entreprise « ABC-TANGER » …………….…46
Chapitre I : Contexte général et choix méthodologique ……………...…………………….48
Section 1 : Problématique et méthodologie de recherche …………………………..………..48
I. Problématique et hypothèses …………………………………………………………48
II. Présentation du cadre méthodologique et démarche adoptée ………………………..49
1) Enonciation du cas d’étude …………………………………………………………..49
a) Contexte du sujet ………………………………………………………………49
b) Objectifs et finalité ……………………………………………………………..50
2) Démarche adoptée …………………………………………………………………....51
a) Mission accordées ……………………………………………………………...51
b) Collecte des données …………………………………………………………...51
Section 2 : Présentation de l’entreprise « Atlas Bottling Company » ………………………52
I. Historique …………………………………………………………………………….52
1) The Coca Cola Company …………………………………………………………….52
2) Embouteillage Coca-Cola au Maroc …………………………………………………53
a) Le groupe Diana Holding ……………………………………………………...53
b) Atlas Bottling Company ……………………………………………………….54
II. Atlas Bottling Company – TANGER ………………………………………………..55

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1) Présentation de l’entreprise située à Tanger …………………………………...…….55
a) Activités de l’entreprise ………………………………………………………..55
b) Organigramme de l’entreprise …………………………………………………56
2) La certification chez l’entreprise ……………………………………………………..57
Chapitre II : Proposition d’une démarche de maîtrise des conformités de l’entreprise …....58
Section 1 : Analyse et suivi des risques professionnels ……………………………………..58
I. Mise à disposition d’un processus de gestion maîtrisée des risques ………………..58
1) Prise de connaissance ………………………………………………………………...59
2) Identification et hiérarchisation des travaux dangereux et risques …………….…….60
3) Evaluation des risques ………………………………………………………………..61
4) Actions de prévention et mise à jour …………………………………………………62
Section 2 : Mise à jour du manuel de recueil des obligations de conformités
réglementaires………………………………………………………………………………...62
I. Evaluation de la conformité réglementaire …………….…………………………….62
1) Veille réglementaire …………………………………….……………………………62
2) Obligations de conformités …………………………………………………………..63
II. Actualisation des conformités réglementaires ……………………………………….64
Chapitre III : Résultats et perspectives ………………….………………………………....69
Section 1 : Elaboration des plans contrôle en matière de maîtrise des conformités ………..69
I. Identification des dispositifs de maîtrise ……………………………………………..69
1) Maîtrise des conformités légales et autres …………………………………………...69
2) Conception des plans de contrôle………………………………………………….....69
a) Entrée dans un espace confiné …………………………….…………………...71
b) Travaux à haute température ……………………………….…………………..74
c) Travaux en hauteur (Prévention contre les chutes) ……………….……………76
Section 2 : Apports et Perspectives …………………………………………………………..80
I. Résultats de la problématique ………………………………………………………..80
II. Perspectives et recommandations ……………………………………………………81
Conclusion Générale …………………………………….….………………………………82
Annexes ………………………………………………………………...………………........84
Liste des tableaux et figures …...………………………………………………………….119
Liste des annexes …………………………………………………………………………..120
Bibliographie……………………………………………………………………………….121

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