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Étudiant Stagiaire : Oussama

2èmeBen Fadhel
Mastère CCA

Institut Supérieur de Gestion de Tunis

(I.S.G - Tunis)

Union des Experts comptables

AUDIT DES
IMMOBILISATIONS
CORPORELLES ET
INVENTAIRE PHYSIQUE
Chez Union des Experts Comptables
Grant Thornton International

Rapport de stage en vue de l'obtention


d’un Mastère Professionnel en Comptabilité,
Contrô le et Audit.
Stage effectué durant la période allant
Du 1 Février au 31 Mai 2013

Encadrant ISG : Abdessatar Mabkhout

Juin 2013
Remerciements

Avant tout développement sur cette expérience professionnelle, je souhaite


commencer ce rapport de stage par remercier Monsieur Ben Zineb Jabrane, gérant et associé
Union des Experts Comptables Grant Thornton International, pour m’avoir permis de vivre
cette expérience unique.

Mes remerciements s’adressent aussi à :

Et Monsieur Abdessatar Mabkhout, qui m’a formé et accompagné tout au long de cette
expérience professionnelle avec beaucoup de patience et de pédagogie.

Et enfin, l’ensemble de l’équipe UEC - Grant Thornton International pour leur aide et
disponibilité me permettant d’avoir une expérience aussi riche.

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

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Sommaire

INTRODUCTION......................................................................................................................4

Partie I  : Audit des immobilisations corporelles......................................................................5

Chapitre 1 : Cadre comptable et fiscal..............................................................................6

Section 1 : Les immobilisations corporelles dans le référentiel comptable


international.......................................................................................................................6

Section 2 : la règlementation fiscale régissant les immobilisations corporelles. . .10

Chapitre 2 : Audit des immobilisations corporelles.......................................................13

Section 1 : Relation entre contrôle interne et immobilisations corporelles.........13

Section 2 : Selon les normes internationales d’audit................................................16

Section 3 : Le contrôle des comptes des immobilisations corporelles...................22

Partie II  : Inventaire Physique  : Elément essentiel pour l’audit des immobilisations.........26

Chapitre 1 : Cadre juridique et comptable.....................................................................27

Section 1 : Aspect réglementaire.................................................................................27

Section 2 : Aspect comptable.......................................................................................28

Chapitre 2 : Inventaire physique......................................................................................31

Section 1 : Méthodologie...............................................................................................31

Section 2 : Cas pratique : IHMC...................................................................................34

CONCLUSION........................................................................................................................43

Annexe 1 : Déroulement du stage.........................................................................................46

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

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INTRODUCTION

Le stage de 3 mois a été effectué chez le cabinet d’expertise comptable Union des
Experts Comptables Grant Thornton International sous la tutelle de M. Ben Zineb Jabran
Responsable et Copropriétaire du cabinet.

Problématique 
Ces dernières décennies se sont caractérisées par une évolution plus rapide de
l’économie par rapport aux cadres légaux et réglementaires. Ainsi, les entreprises se sont
donc retrouvées dans l’obligation d’accélérer la vitesse de prise de décision et de s’adapter
aux nouvelles contraintes du marché.

C’est dans ce sens que les métiers d’audit, du conseil comptable, juridique et fiscal sont
devenus primordiaux.

Dans la majorité des secteurs d’activité, les immobilisations représentent un patrimoine très
important. Elles sont le cœur battant de toute entreprise leader sur son marché, et leur bonne
utilisation pourrait représenter un avantage comparatif. Ainsi, un audit des immobilisations
doit nécessairement être effectué, celui-ci reposerait sur différents tests tel que l’inventaire
physique…

Notre problématique se base sur deux axes fondamentaux à savoir :

-  Comment bien mener une mission d’audit des immobilisations conformément aux
normes comptables, aux dispositions fiscales et réglementaires mais aussi conformément aux
normes internationales d’audit ?
- Quel est l’intérêt et la nécessité de l'inventaire physique au niveau de la validation des
soldes de comptes des immobilisations ?

Tout au long de notre travail, nous allons essayer d’étayer ces idées à travers une présentation
des différentes interactions qui peuvent survenir entre d’un côté, l’audit des immobilisations
corporelles et d’un autre côté l’inventaire physique.

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

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Partie I :

Audit des immobilisations corporelles

Introduction de la 1ère partie


AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

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Une gestion harmonieuse des immobilisations permet aux dirigeants d’entreprises de
savoir en tout moment la valeur comptable et la destination géographique de chaque
immobilisation dont dispose l’entreprise.
En effet, cette fonction est entourée de plusieurs risques différents empêchant son bon
fonctionnement. C’est ainsi qu’un audit interne efficace s’impose.

Chapitre 1 : Cadre comptable et fiscal

Section 1 : Les immobilisations corporelles dans le référentiel comptable


international 

1. Définition et classification :

a- Définition :

Les immobilisations corporelles sont « des actifs qui sont détenus par une entreprise
soit pour être utilisés dans la production ou la fourniture de biens et de services, soit pour
être loués à des tiers, soit à des fins administratives et dont on s'attend à ce qu'ils soient
utilisés sur plus d'un exercice comptable ». Selon IAS 16

Pour être comptabilisée à l’actif, une immobilisation corporelle doit répondre aux critères
suivants :
• Génère des avantages économiques futurs.
• Le coût de cet actif peut être mesuré de façon fiable.

b- L’évaluation lors de la comptabilisation :

Une immobilisation corporelle est comptabilisée à l'actif à son coût d'acquisition


incluant le coût d'achat, augmenté s'il y a lieu, des frais directement rattachables :

• Le coût de préparation du site.


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• Les frais de manutention et de premier transport.
• Les frais techniques d'installation.
• Les honoraires des professionnels (architectes ou ingénieurs par exemple).
• Le coût estimé du démantèlement et transport de l'actif et de rénovation du site dans le cadre
où il est provisionné selon IAS 37 Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels.

La norme internationale précise que certaines dépenses sont obligatoirement


considérées comme des charges de l'exercice et ne peuvent être rattachées au coût
d'acquisition de l'immobilisation considérée :
• Frais administratifs et autres frais généraux (à moins de pouvoir spécifiquement les imputer
à l'acquisition de l'actif ou à sa mise en fonctionnement).
• Charges financières sur emprunts pour acquérir l'immobilisation (sous réserve des
traitements autorisés par IAS 23 Coût d'emprunts).
• Pertes supportées avant que l'actif n'arrive à sa performance prévue.
• Frais de démarrage et antérieurs à l'exploitation sauf s'ils sont nécessaires pour mettre l'actif
en fonctionnement.

c- Les dépenses ultérieures générées par une immobilisation corporelle :

Les dépenses ultérieures relatives à une immobilisation corporelle sont enregistrées en


charges de l'exercice au cours duquel elles ont été encourues. Mais aussi, il est possible de les
enregistrer à l'actif lorsqu'elles améliorent son niveau de performance et qu'elles génèrent
donc des avantages économiques futurs.

IAS 16 : « La modification d'une unité de production permettant d'allonger sa durée d'utilité


et l'augmentation de sa capacité ; l'amélioration de machines permettant d'obtenir une
amélioration substantielle de la qualité de la production ; l'adoption de nouveaux processus
de production permettant une réduction substantielle des coûts par rapport aux conditions
antérieures ».

2. La réévaluation d'un actif corporel et l'approche par composants :

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a- La réévaluation d'un actif corporel :

La méthode d'évaluation de référence est celle du coût historique…

Néanmoins, la réévaluation est permise et constitue, selon l’IAS 16, l'autre traitement
autorisé. Le montant retenu est alors la juste valeur (Fair value) à la date de réévaluation
diminuée du cumul des amortissements pratiqués ultérieurement et du cumul des pertes de
valeurs ultérieures.

Cependant la norme IFRS 13 définit la juste valeur comme :

• « Prix qui serait reçu pour vendre un actif ou payé pour transférer un passif lors d’une
transaction ordonnée entre des intervenants du marché à la date d’évaluation »

b- L'approche par composants  :

Souvent, une immobilisation corporelle est composée de parties ayant des durées de
vie différentes ; de ce fait, ses composants, doivent être enregistrés séparément et amortis
selon leur propre durée respective de vie.

3. L'évaluation des immobilisations corporelles en fin d'exercice :

a- L'amortissement des immobilisations corporelles :

L'amortissement peut être défini comme la répartition systématique du montant


amortissable d'un bien sur sa durée de vie.
Le montant amortissable est le coût d'un actif diminué de sa valeur résiduelle. Cette dernière
doit être à la fois significative et mesurable pour être déduite pour la détermination du
montant amortissable.

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La valeur résiduelle mérite d'être déterminée lors de l'acquisition ; elle est
généralement nulle mais elle peut exister lorsque le bien a été acquis pour une durée
d'utilisation courte à l'issue de laquelle il sera cédé.

La durée de vie utile d'un actif est déterminée en tenant compte de différents facteurs :
• L'usage attendu de l'actif.
• L'usure physique attendue de cet actif.
• L'obsolescence technique.
IAS 16 n'impose pas de méthode d'amortissement. Il est seulement indiqué que la méthode
employée doit refléter le rythme de consommation des avantages économiques futurs attendus
de l'actif.
D’ailleurs, la norme a énoncé les méthodes d’amortissement qui peuvent être utilisées à savoir
l’amortissement linéaire, l'amortissement dégressif mais aussi le mode des unités d'œuvre.

b- La dépréciation des immobilisations corporelles :

Une immobilisation incorporelle ou corporelle, amortissable ou non, doit faire l'objet


d'un test de dépréciation lorsqu'il existe un ou plusieurs indices de perte de valeur. Les indices
de perte de valeur peuvent être d'origine externe à l'entreprise :

• Baisse de la valeur de marché d'un actif.


• Changements intervenus dans l'environnement technologique, économiques ou juridiques.
• Augmentation des taux d'intérêts.

Ils peuvent être aussi d'origine interne :

• Obsolescence technologique.
• Dégradation physique de l'actif.
• Changements intervenus dans l'activité de l'entreprise.
• Diminution de la performance d'un actif.

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Selon IAS 36, en cas de perte de valeur potentielle, l'entreprise se doit d'estimer la valeur
recouvrable de cet actif. Lorsque cette valeur s'avère inférieure à la valeur comptable, une
dépréciation devra être constatée.

Section 2 : la règlementation fiscale régissant les immobilisations


corporelles 

1. L’amortissement des immobilisations corporelles :

Le décret n° 2008-492 du 25 février 2008 fixe des taux maximum des amortissements
linéaires ainsi que la valeur des actifs immobilisés pouvant faire l'objet d'un amortissement
intégral au titre de l'année de leur utilisation (les actifs dont la valeur est inférieure à 200
dinars).
Ce même décret prévoit des conditions qui doivent être remplis pour pouvoir utiliser la
méthode de l’amortissement dégressif. En effet et d’après l’article 2, un coefficient de 1,5
s'applique au taux d'amortissement des machines, matériels, équipements et installations dans
les industries manufacturières non saisonnières fonctionnant à deux équipes, et ce, pour les
entreprises autorisées à fonctionner avec plus d'une équipe. Ce coefficient est porté à 2
lorsque les machines, le matériel, les équipements et les installations fonctionnent à trois
équipes.
La doctrine administrative estime que la base amortissable doit être constituée par le coût de
revient et ce indépendamment de l’existence d’une valeur résiduelle.

2. Cas particulier des immobilisations acquises dans le cadre de contrats


de Leasing :

Avant 2008, les règles fiscales, basées sur la conception classique patrimoniale et
juridique du bilan, n’admettaient pas la déduction des amortissements des biens qui n’étaient
pas la propriété de la société (cas des biens financés par des contrats de leasing).
A partir de l’exercice 2008, la position de la législation fiscale s’est alignée à la nouvelle
conception économique privilégiant la réalité économique en admettant désormais la
déduction des amortissements pratiqués sur des biens financés par des contrats de leasing.

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Cependant, le décret n° 2008-492 du 25 février 2008 a prévu dans son article 3, des durées
d’amortissement minimales. D’après cet article, la durée minimale d'amortissement des actifs
exploités dans le cadre des contrats de leasing prévus au paragraphe III de l'article 12 bis du
code de l'impôt sur le revenu des personnes physiques et de l'impôt sur les sociétés, est fixée
comme suit :

Actifs exploités dans le cadre des contrats de leasing Durée minimale

I - Constructions à l'exception de la valeur du terrain 7 ans

II- Matériels et équipements 4 ans

Ill- Matériels de transport 3 ans

3. Régime fiscal de la réévaluation des immobilisations corporelles :

Dans une prise de position n°1935 du 18 Octobre 2008, la DGELF (Direction


Générale des études et de la législation fiscale) a précisé le régime fiscal de la réévaluation
libre. Il en ressort que la plus-value de réévaluation libre comptabilisée dans le compte
« réserve de réévaluation » n’est pas soumise à l’impôt. Mais si ladite réserve est utilisée sous
quelques modalités que ce soit (mise à disposition des associés, incorporation au capital ou
distribution), elle devient imposable au titre de l’année au cours de laquelle elle est utilisée.
Les amortissements admis en déduction fiscale sont ceux calculés sur la base du montant non
réévalué. Si les biens réévalués sont cédés, le résultat de la cession est déterminé par la
différence entre le prix de cession et la valeur comptable nette fiscale non réévaluée.
Néanmoins, si la plus-value de réévaluation a été imposée, le résultat de cession est
déterminé compte tenu de la plus-value de réévaluation imposée.

4. Les amortissements dérogatoires :

D'après la norme générale, les amortissements dérogatoires représentent la contrepartie


de l'avantage acquis, évalué en nets d'impôts, et provenant des amortissements dérogatoires
pratiqués uniquement pour bénéficier d'avantages accordés par les textes particuliers.

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La norme générale semble opter pour une définition restrictive des amortissements
dérogatoires en limitant leur utilisation aux cas où des textes particuliers amènent l'entreprise
à constater un amortissement pour un montant supérieur à celui de la dépréciation
économique du bien concerné.

Ainsi, selon cette définition l'amortissement dérogatoire est :

· Un amortissement qui ne correspond pas à l'objet normal d'un amortissement pour


dépréciation.
· Un amortissement comptabilisé en application de textes particuliers.

Bien que partant d'un principe semblable à celui retenu en matière comptable, à savoir
la constatation d'une dépréciation irréversible d'une immobilisation, l'amortissement a
toutefois été largement utilisé par la législation fiscale comme un instrument correcteur des
effets de l'inflation sur les comptes sociaux et comme une incitation à l'investissement. Les
entreprises ont ainsi été autorisées à déduire de leur résultat imposable des amortissements au-
delà de la dépréciation économique des biens.
Cependant pour être admis en déduction du bénéfice imposable, les textes fiscaux
exigent que les amortissements aient été pratiqués en comptabilité. Cette contrainte a abouti à
ôter toute signification aux valeurs comptables nettes des actifs amortissables.
Pour ne pas porter atteinte à l'image fidèle, en enregistrant une dépréciation supérieure à la
perte de valeur effective du bien, l'amortissement dérogatoire a été instauré.

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Chapitre 2 : Audit des immobilisations corporelles

Section 1 : Les mécanismes de contrôle des immobilisations corporelles  

1. Le contrôle interne au sein de la fonction « immobilisations » :

Pour les principales opérations afférentes aux immobilisations, les objectifs essentiels
du contrôle interne sont les suivants:

 Assurer le contrôle des opérations d'investissement ; celles-ci doivent être


financièrement bonnes et être régulièrement approuvées.
 Assurer et vérifier la bonne conservation physique des investissements au sein de
l’entreprise.
 Prévoir, sur chaque immobilisation, une information individuelle, qui soit suffisante
pour son suivi comptable et les décisions de gestion.

Les procédures de contrôle interne de la société relatives aux immobilisations corporelles


tendent au respect des assertions suivantes :

L’exhaustivité :
A ce niveau, les procédures doivent être conçues pour que toutes les opérations de
l’entreprise soient enregistrées, le risque d’omission peut se manifester par :

 L’omission de l’enregistrement d’une facture reçue (lors de l’acquisition des


immobilisations).
 La réception des immobilisations sans enregistrement de la facture à recevoir.

 Non comptabilisation de certains paiements.

Le système de contrôle interne doit garantir que toutes les opérations (acquisition, cessions,
mises au rebut) intervenues ont étés bien communiquées à la comptabilité et traitées par cette
dernière.

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L’existence :
Le système de contrôle interne doit garantir que toutes les procédures effectuées
traduisent correctement une opération réelle. Les risques qui peuvent porter atteinte au respect
de ce principe sont les suivants :
 Enregistrement d’acquisition d’immobilisation non effectués.
 Enregistrement des acquisitions d’immobilisation non autorisées.
 Non détection d’erreurs qui peuvent entacher les factures.

L’autorisation :
L’objectif à ce niveau est de s’assurer que :
 Les besoins sont déclenchés par des personnes ayant une autorité.
 Le choix du fournisseur est approuvé par la personne compétente.
 Toutes les commandes sont autorisées.
 Les réceptions sont validées par les personnes habilitées pour ce fait.
 Les règlements des factures sont autorisés et en cas de paiement par traite s’assurer
que leur acceptation est faite par les personnes compétentes.
 Les fiches d’inventaire sont validées.
Les risques qui peuvent exister sont : (le manque de précision, existence d’achats fictifs,
détournements…).

L’optimisation :
Il s’agit d’optimiser les besoins et les conditions d’acquisition d’immobilisation de
ces besoins via la maîtrise du processus d’achats. Pour cela, il faut disposer d’informations
fiables afin de prendre une très bonne décision, car cela est reflété dans les documents
comptables de la société.

La comptabilisation et l’évaluation :
Les règles comptables appliquées dans la société doivent définir pour les immobilisations
corporelles :

 Les critères d’identification comportant notamment les règles de distinction entre les
charges (entretien, réparations) et les immobilisations.

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 Les critères de comptabilisation des immobilisations traitant des questions suivantes :
 Les éléments constitutifs du coût d’une immobilisation y compris les modalités de
détermination et de suivi du coût de remise en état des sites pour les immobilisations
corporelles.
 Les méthodes et le point de départ de l’amortissement.
 Les critères de classement en immobilisations destinées à être cédées ;
 Les catégories d'immobilisations qui sont réévaluées et le mode de réévaluation adopté
(juste valeur ou indiciaire).
 Les mouvements d’immobilisations font l’objet d’un suivi en vue de leur
comptabilisation.
 Les engagements d’achats d’immobilisations sont suivis, afin d’être pris en compte
dans le cadre de l’élaboration des annexes aux comptes.
 La classification des contrats de crédit-bail ou de locations est clairement établie en
vue de leur traitement comptable.
 L’existence des immobilisations corporelles est vérifiée régulièrement par inventaire ;
Les sorties ou mises au rebut sont soumises à l’approbation d’un responsable et les
corrections comptables nécessaires sont prévues.
 Les titres de propriété font l’objet d’une conservation adéquate (par exemple, a
minima respect des obligations légales).
 Les cessions d’immobilisations sont soumises à une procédure d’autorisation diffusée
au sein de l’organisation.
 Lorsque la méthode de la juste valeur est appliquée, les évaluations sont réalisées par
des spécialistes ou à partir de données de marchés et sont revues périodiquement.
 Une démarche d’identification d’indices de perte de valeur est mise en œuvre.

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Section 2 : Selon les normes internationales d’audit 

Référence du travail :
 L’ISA 315 : Compréhension de l’entreprise et de son environnement et appréciation
des risques d’inexactitude significative.
 L’ISA 320 : Caractère significatif lors de la planification et de la réalisation d‘un
audit.
 L’ISA 330 : Les procédés mis en œuvre par l’auditeur en réponse à son appréciation
des risques.
 L’ISA 500 : Eléments probants.

1. Compréhension de l’entité et de son environnement et appréciation des


risques d’anomalie significative :

a- L’entité et son environnement :

L’auditeur doit acquérir une compréhension :

 Des facteurs :
 Sectoriels (tels que la concurrence, les relations avec les fournisseurs et les clients).
 Réglementaires (les principes comptables et les pratiques propres au secteur d’activité,
les textes légaux et réglementaires, la fiscalité, les politiques des pouvoirs publics ayant
actuellement une incidence sur les activités de l’entité).
 Des autres facteurs (la conjoncture économique dans son ensemble, les taux d’intérêt
et les possibilités de financement, ainsi que l’inflation ou une réévaluation de la monnaie).

 De la nature de l’entité, y compris :


 Ses activités.
 Le mode de propriété et la structure de gouvernance de l’entité.
 Les types d’investissements réalisés et prévus par l’entité, y compris les
investissements dans des entités ad hoc.
 Son organisation interne et ses modes de financement.

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 Du choix et de l’application des méthodes comptables retenues par l’entité, y compris
les raisons ayant motivé des changements. L’auditeur doit évaluer si les méthodes comptables
de l’entité sont appropriées compte tenu de ses activités et si elles sont cohérentes avec le
référentiel d’information financière applicable et les méthodes comptables en usage dans le
secteur d’activité.

 Des objectifs et des stratégies de l’entité ainsi que des risques d’entreprise connexes
pouvant donner lieu à des anomalies significatives dans les états financiers.

 De la mesure et de l’analyse de la performance financière de l’entité.

b- Procédures d’évaluation des risques :

La compréhension de l’entité sert de cadre de référence à l’auditeur lorsqu’il s’engage


à planifier son plan d’audit et à exercer son jugement professionnel tout au long de la mission
d’audit.
Dans le but d’identifier et d’évaluer les risques d’anomalies significatives, l’auditeur doit
mettre en œuvre les procédures adéquates d’évaluations des risques.

Les procédures d’évaluation des risques se présentent comme suit :


Les demandes d’informations auprès de la direction et d’autres personnes au sein de l’entité
qui, selon le jugement de l’auditeur, peuvent posséder des informations susceptibles. Ils
peuvent aussi l’aider à identifier les risques d’anomalies significatives :

 Résultant de fraudes ou d’erreurs.


 Les procédures analytiques.
 Les observations physiques et des inspections.

Toutefois, les procédures d’évaluation des risques ne fournissent pas à elles seules des
éléments probants suffisants et appropriés pour fonder l’opinion de l’auditeur.

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

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Pour formuler ce dernier, l’auditeur doit s’appuyer sur différentes assertions pour considérées
les différents types d’anomalies potentiels qui peuvent survenir, ces assertions se présentent
en trois catégories :

- Assertions relatives aux flux d’opérations et aux événements survenus au cours de la


période auditée.
- Assertions relatives aux soldes de comptes en fin de période.
- Assertions relatives à la présentation des états financiers.

Dans cette note on va s’intéressé aux assertions relatives aux soldes de comptes en fin de
période, qui se présentent comme suites :

Existence : les actifs, les passifs et les fonds propres existent.


Exhaustivité : tous les actifs, les passifs et les fonds propres qui devraient être
comptabilisés ont été enregistrés.
Droits et obligations : l’entité détient un droit sur les actifs ou les contrôles, et les
passifs reflètent les obligations de l’entité.
Evaluation et imputation : les actifs, les passifs et les fonds propres sont présentés
dans les états financiers pour leur bonne valeur et tous les ajustements résultant de leur
valorisation ou de leur dépréciation sont enregistrés de façon appropriée.

2. Le caractère significatif lors de la planification et la réalisation d’un


audit :

Les référentiels comptables précisent que :


 Les anomalies, y compris les omissions sont considérées significatives lorsqu’elles
sont prisent individuellement ou de façon cumulés peuvent influencer la décision des
utilisateurs des états financiers.

Pour cela, l’auditeur se doit d’établir la stratégie générale d’audit dans laquelle il devra fixer
un seuil de signification pour les états financiers pris dans leur ensemble. La détermination de
ce seuil relève du jugement professionnel de l’auditeur.

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

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D’autre part, l’auditeur doit fixer un seuil de planification afin d’évaluer les risques
d’anomalies significatives et de déterminer la nature, le calendrier et l’étendue des procédures
d’audit complémentaires.

Le seuil de planification qui représente les montants déterminés par l’auditeur, inférieurs au
seuil de signification fixé pour les états financiers pris dans leur ensemble dans le but de
réduire à un niveau suffisamment faible la probabilité que les montants cumulés des
anomalies non corrigées et de celles non détectées n’excèdent le seuil de signification fixé
pour les états financiers pris dans leur ensemble.

3. Les procédés mis en œuvre par l’auditeur en réponse à son appréciation


des risques :

L’évaluation faite par l’auditeur des risques au niveau des assertions, lui fournit une
base pour définir la stratégie appropriée à adopter pour la mise en œuvre des procédures
d’audit complémentaires dont :
 La nature des tests de contrôle
 Le calendrier (Timing)
 L’étendue des tests de contrôle

Pour concevoir les procédures d’audit complémentaires à mettre en œuvre, l’auditeur doit :
 Tenir compte des raisons qui sous-tendent l’évaluation du risque d’anomalies
significatives au niveau des assertions pour chaque catégorie d’opérations, chaque solde de
compte et chaque information fournie, y compris :

 La probabilité d’anomalies significatives compte tenu des caractéristiques


particulières de la catégorie d’opérations, du solde de compte ou de l’information fournie
(c’est-à-dire le risque inhérent).
 La prise en compte ou non, dans l’évaluation du risque, des contrôles pertinents
(c’est-à-dire le risque lié au contrôle), leur prise en compte exigeant l’obtention par l’auditeur
d’éléments probants lui permettant de déterminer si les contrôles fonctionnent efficacement
(lorsqu’il a l’intention de s’appuyer sur l’efficacité du fonctionnement des contrôles pour

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

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déterminer la nature, le calendrier et l’étendue des procédures de corroboration) : voir si les
contrôles pour les risques évalués par la société existent ou sont manquants .
 Obtenir des éléments probants d’autant plus convaincants que, selon son évaluation, le
risque est considéré comme élevé (pour vérifier si ces éléments tels que la facture existent
réellement ou non, exhaustif ou non…).

4. La collecte des éléments probants :

a- Eléments probants suffisants et appropriés :

 Durant sa mission, l’auditeur doit collecter des éléments probants suffisants et


appropriés afin d’obtenir une assurance raisonnable dans le but d’exprimer son opinion sur les
comptes.
 Ces éléments probants représentent les informations collectées par l’auditeur, et ces
informations sont constituées de documents justificatifs et de pièces comptables ayant servi à
l’élaboration des comptes et qui viennent corroborer des informations provenant d’autres
sources. Cela va permettre à l’auditeur d’aboutir à des conclusions sur lesquelles il fonde son
opinion.
 Afin d’obtenir des éléments probants, l’expert-comptable doit combiner de manière
appropriée entre les tests de procédures et les contrôles substantifs.

 Tests de procédures désignent les tests permettant de collecter des éléments probants
sur l’efficience de la conception des systèmes comptable et de contrôle interne permettant de
prévenir, détecter et corriger des erreurs significatives ainsi que sur l’efficacité du
fonctionnement des contrôles internes pendant toute la période considérée.

 Contrôles substantifs désignent les procédures visant à collecter des éléments


probants permettant de détecter des anomalies significatives dans les comptes. Ils sont de
deux types :
- Contrôles portant sur le détail des opérations et des soldes.
- Procédures analytiques.

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

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 A l’issue des tests de procédures et des contrôles substantifs, des éléments probants
suffisants et appropriés ont étés collectés. L’adjectif « suffisants » se rapporte à la
quantité d’éléments probants, tans dis que le second adjectif, « appropriés » se réfère à leur
qualité et à leur pertinence appliquée à une assertion particulière ainsi qu’à leur validité.
 En général, les éléments probants collectés conduisent d’avantage à des déductions
qu'à des certitudes. L’auditeur recherche donc des éléments probants issus de plusieurs
sources (interne et externe) ou de nature différente afin d’étayer une même assertion.

b- Technique de collecte des éléments probants :

L’auditeur applique une ou plusieurs des techniques suivantes pour réunir des
éléments probants à partir des tests, procédures, et de contrôles substantifs :

1- Inspection :
Cette technique consiste à examiner des livres comptables, des documents ou des
actifs physiques. Cela va permettre de collecter des éléments probants plus au moins fiable en
fonction de l’efficacité du contrôle interne appliqué au traitement de l’information qu’ils
contiennent, leur nature mais aussi leur source.

L’inspection des actifs physiques quant à elle, fournit des éléments probants fiables en
fonction de leur existence, mais pas nécessairement en fonction de leur propriété ou leur
valeur.

2- Observations physiques :
C’est une technique qui consiste à examiner un processus ou la façon dont une
procédure a été exécutée par d’autres personne.

3- Demande d’information ou d’explication et demande de confirmation :


Technique permettant de se procurer des informations auprès des personnes
compétentes de source interne et externe à l’entité.
Ces informations incluent des demandes formelles adressées aux tiers et des demandes orales
informelles adressées aux personnes de source interne à l’entité.

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21
Les réponses à ces demandes peuvent fournir à l’auditeur des informations qui ne sont pas en
sa possession ou la confirmation d’informations existantes.
4- Calculs :
Technique consistant à contrôler l’exactitude arithmétique des documents comptables
ou des documents justificatifs, ou à exécuter des calculs distincts.

5- Procédures analytiques :
Cette technique consiste à :
 Analyser les variations significatives et les tendances.
 Etudier et analyser les éléments ressortant de ces comparaisons.

Faire des comparaisons entre les données résultant des comptes et des données antérieures,
postérieures ou prévisionnelles de l’entité, ou des données d’entités similaires, afin d’établir
des relations entre elles.

Section 3 : Le contrôle des comptes des immobilisations corporelles 

Le contrôle des comptes d’immobilisations corporelles a pour objectifs :


- S’assurer que les montants inscrits aux postes d’immobilisations reflètent l’intégralité
des biens utilisés par l’entreprise et des couts encourus pour l’acquisition et/ou la création de
ces biens.
- S’assurer que les montants figurant en dotation aux amortissements et en
amortissements cumulés reflètent l’intégralité des amortissements calculés conformément au
référentiel comptable en vigueur, appliqué de façon constante.

Nous présentons ci-après la liste des contrôles possibles

a- Acquisitions  :

- Se faire communiquer tous les contrats et conventions conclues entre la société et ces
fournisseurs d’immobilisations.
- Examiner les documents originaux justifiant les acquisitions faites par l’entreprise
(décompte, facture et contrats).

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22
- Pour les immobilisations produites par l’entreprise elle-même, s’assurer qu’il s’agit de
réels investissements et que le coût est calculé conformément aux dispositions du paragraphe
17 de la NCT 5.
- Pour les immobilisations apportées dans le cadre d’une augmentation de capital,
s’assurer que la valeur de l’apport (retenue sur la base du rapport du commissaire aux
apports) a été déterminée suite à un recensement physique des biens apportés et non sur la
base des données comptables ou extracomptables telles que consignées dans les livres de la
société apporteuse.
- Vérifier que la comptabilisation a eu lieu dans le compte d’immobilisation
correspondant et pour son coût d’acquisition, qui inclut :
 Le prix d’achat.
 Les droits et taxes supportés et non récupérables.
 Les frais directs tels que les commissions et frais d’actes, les honoraires d’architecte et
ingénieurs, les frais de démolition, de viabilisation et de préparation de site.
 Les frais de livraison et de manutention initiaux et les frais de montage lors de la
première installation.
- Vérifier que la retenue de garantie éventuelle et la retenue de 1.5% sur marché on étés
comptabilisées dans le compte adéquat.
- Analyser d’une manière attentive le contenu du compte avances et acomptes sur
acquisition d’immobilisations.
- Revoir dans le détail le compte « 615 : entretien et réparations » et s’assurer qu’il n’y a
pas des montants qui auraient dû être immobilisés et inversement.
- S’assurer que les dépenses postérieures relatives à une immobilisation (dépenses
d’ajouts et d’agrandissement, d’améliorations, de réaménagements, d’entretiens et de
réparations) sont comptabilisées conformément aux dispositions des paragraphes 21 à 25 de
la NCT 5.

b- Cessions ou mises en rebus :

Justification des opérations :


- Examiner les documents justificatifs des cessions faites par l’entreprise (contrats,
factures, etc.…).

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

23
- S’assurer que les mises en rebus enregistrées correspondent à des opérations réelles et
sont justifiées par des instructions données par les services techniques compétents.
- S’assurer que les mises hors service ou la disparition par suite de sinistres ont été
enregistrées en comptabilité.

Enregistrement des opérations :


L’auditeur doit s’assurer que :
- La société a procédé à un amortissement complémentaire des immobilisations cédées
jusqu’à la date de la cession.
- Les plus ou moins-value de cession ont été correctement calculées.
- Les opérations de cession ont été correctement comptabilisées.
- La société a procédé au reversement de la TVA si la cession a eu lieu dans un délai de
5 ans pour les biens meubles et de 10 pour les biens immeubles.
 
c- Amortissement des immobilisations :

- Vérifier que la politique d’amortissement retenue par la société est en cohérence avec
la durée de vie, les spécificités et les modes d’utilisation de ces immobilisations.
- S’assurer que les taux d’amortissement sont en conformité avec la législation fiscale
en vigueur.
- Si tel n’est pas le cas, vérifier que la différence entre les taux pratiqués et ceux admis
fiscalement a été correctement traitée, sinon estimer le risque fiscal qui en découle;
- Si la société utilise un mode ou des taux d’amortissement pour bénéficier des
avantages fiscaux indépendant des conditions économiques des immobilisations, s’assurer que
la différence d’amortissement qui s’en suit est comptabilisée dans le compte « 143
amortissement dérogatoire »
- Vérifier que la méthode d’amortissement retenue est appropriée ;
- S’assurer que la société n’a pas opéré de changement dans sa politique
d’amortissement ; si de tels changements ont eu lieu, recueillir leurs justifications et vérifier
qu’ils ont fait l’objet d’un traitement adéquat ;
- Se procurer le tableau d’amortissement des immobilisations de la société et vérifier sa
conformité aux données comptables de l’exercice N et N-1.

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

24
- Se procurer les tableaux d’amortissement détaillés par nature d’immobilisation et
vérifier par sondage le calcul des amortissements.

d- Contrôle des engagements hors bilan :

- S’assurer que les garanties reçues ou données par l’entreprise et relevées lors de
l’examen des actes d’acquisition, figurent parmi les engagements hors bilan.
e- Inventaire des immobilisations :

- S’assurer que l’entreprise procède périodiquement à un inventaire de ces


immobilisations.
- Vérifier que la société procède à un rapprochement de l’inventaire des immobilisations
avec la comptabilité et que les écarts dégagés sont justifiés et retracés en comptabilité.
- Vérifier l’existence réelle des biens figurant sur le fichier des immobilisations
(contrôle physique par sondage).

Essentiel et obligatoire pour mener au bout une mission d’audit des immobilisations
corporelles, cette dernière va nous permettre de passer à notre seconde partie, qui porte sur
l’inventaire physique.

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

25
Partie II :

Inventaire Physique : Elément essentiel pour l’audit des


immobilisations

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

26
Introduction de la 2ème partie :

Le stock, les immobilisations et la caisse constituent généralement une part


significative de l’actif de l’entreprise. C’est pourquoi il est nécessaire de s’assurer de son
existence à la date de clôture des comptes et de sa correcte évaluation et comptabilisation pour
que les états financiers donnent une image fidèle de la société.
Etant le meilleur moyen permettant cette assurance, l’inventaire physique est obligatoire
(régie par un cadre juridique approprié) et doit être soigneusement organisé pour le réussir.

Chapitre 1 : Cadre juridique et comptable

Section 1 : Aspect réglementaire 

a- Système Comptable des Entreprise :

Article 17 - (Loi N°96-112 du 30 décembre 1996 relative au Système Comptable des


Entreprise)
L’opération d’inventaire doit être réalisée, au moins une fois par exercice, à l’effet de vérifier
l’existence des éléments d’actifs et de passifs et de s’assurer de leur valeur. Les éléments sont
regroupés sur le livre d’inventaire selon la nature de chaque élément inventorié et le mode de
son évaluation.
Le livre d’inventaire est tenu d’une manière, conforme aux normes comptables, permettant la
justification de tous les éléments des états financiers.

b- Code des Sociétés Commerciales :

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

27
(Extrait du Code des Sociétés Commerciales tel que modifié par la loi n° 2005-65 du 27 juillet
2005)

 Pour les SA
Extrait de l’Article 128 – L'assemblée générale ordinaire annuelle doit être tenue dans le
délai de 3 mois à compter de la clôture de l'exercice.

Vingt jours au moins avant la tenue de l'assemblée générale ayant pour objet l'approbation des
comptes de gestion, les documents suivants seront communiqués aux associés par lettre
recommandée avec accusé de réception:

 Le rapport de gestion.
 L'inventaire des biens de la société.
 Les comptes annuels.
 Le texte des résolutions proposées.
 Le cas échéant, le rapport du commissaire aux comptes.

 Pour les SARL


Extrait de l’Article 147 - Sont punis d'une amende de 500 à 5.000 dinars les gérants qui :

 N'ont pas établi pour chaque exercice un inventaire, un bilan ou un rapport de gestion.

Extrait de l’Article 223 - Sont punis d'une peine d'emprisonnement d'un an au moins et de
cinq ans au plus et d'une amende de deux mille à dix mille dinars ou de l'une de ces deux
peines seulement :

 Les membres du conseil d'administration qui en l'absence d'inventaires, ou au moyen


d'inventaires frauduleux ont opéré entre les actionnaires la répartition de dividendes fictifs.

Section 2 : Aspect comptable 

a- Selon les normes comptables internationales :

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

28
Afin de réussir convenablement les travaux d’inventaire physique, il y a lieu de se
conformer et respecter les assertions suivantes :

- Existence.
- Droit et obligations.
- Exhaustivité.

 Pour pouvoir vérifier ces assertions, on utilise les définitions présenté dans l’IAS 16.
Référence du travail :
 L’IAS 16 : Immobilisations corporelles.

Rappel  :
Pour être comptabilisée à l’actif, une immobilisation corporelle doit répondre aux
critères suivants :

• Génère des avantages économiques futurs.


• Le coût de cet actif peut être mesuré de façon fiable.

En premier lieu, l’auditeur doit vérifier que les éléments faisant objet de l’inventaire,
répondent à la définition d’un actif selon l’IAS 16 si dessus.
Une fois la première étape vérifiée, on pourra procéder aux déductions suivantes :

- Les actifs existent.


- L’entité détient un droit sur les actifs ou les contrôles.
- Les actifs qui devraient être comptabilisés ont étés enregistrés.
- Les actifs sont présentés dans les états financiers pour leur bonne valeur et tous les
ajustements résultant de leur valorisation ou de leur dépréciation, sont enregistrés de façon
appropriée.

 Ces déductions constituent les assertions sur lesquelles l’auditeur doit s’appuyer pour
finaliser dans les règles de l’art son inventaire physique.

b- Selon les normes internationales d’audit :

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

29
Référence du travail :
 L’ISA 501 : Eléments probants – Considérations supplémentaires sur les aspects
spécifiques.

Au regard des états financiers, les stocks sont considérés comme significatifs. Pour
cela, l’auditeur doit recueillir des éléments probants suffisants et appropriés sur leur exercice
et leur état :

1- L’auditeur doit être présent lors de l’inventaire physique afin :


a. D’évaluer les instructions et les procédures définies par la direction pour enregistrer et
contrôler les résultats de la prise d’inventaire physique des stocks de l’entité.
b. D’observer l’application des procédures de comptage établies par la direction.
c. D’inspecter les stocks.
d. De tester des comptages.

2- L’auditeur doit mettre en œuvre des procédures d’audit sur les documents d’inventaire
finaux pour déterminer s’ils reflètent avec exactitude les résultats du comptage des stocks.

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

30
Chapitre 2 : Inventaire physique

Section 1 : Méthodologie 

On peut distinguer deux types d’inventaires, l’inventaire physique aléatoire et


l’inventaire physique complet :

 L’inventaire physique aléatoire : On commence par choisir un produit et ensuite on


vérifie que les résultats sont conforment aux registres des stocks qui sont comptés
régulièrement tout au long de l’année. Ce type d’inventaire correspond généralement aux
entreprises produisant de grandes quantités. Il y a plusieurs possibilités pour effectuer
l’inventaire aléatoire, soit en comptant des produits différents tous les mois, soit compter des
articles tous les jours,…

 L’inventaire physique complet : Ce type d’inventaire consiste à compter les produits


en même temps qui est effectué généralement à la clôture de l’exercice. Cependant fréquences
semestrielles ou trimestrielles sont plus recommandés.

Les collaborateurs du commissaire aux comptes doivent être présents lors de l’inventaire pour
contrôler la régularité des opérations et procédures d’inventaire et de valorisation.

L’inventaire physique concerne généralement 3 rubriques :

 Les immobilisations.
 Les stocks.

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

31
 La caisse.

Dans la présente note, nous exposons les procédures à appliquer pour l’inventaire physique
des immobilisations.

1. Inventaire physique des immobilisations :

1.1. Généralité  :

En plus de son caractère légal, l’inventaire physique des immobilisations sert :


 A la mise à jour du fichier des immobilisations
 Au rapprochement des immobilisations existantes avec celles prises en compte à la
comptabilité générale.

D’une part, les techniciens de la société sont appelés à aider l’équipe d’inventaire dans
les opérations d’identification des immobilisations.
D’autre part, le personnel de la direction financière devra aussi aider la dite équipe dans le
rapprochement des immobilisations existantes avec celles prises en compte à la comptabilité
générale.

Les immobilisations ne se trouvant pas dans les locaux de la société au jour de l’inventaire
(pour réparation ou autres motifs) doivent faire l’objet d’un état par l’équipe d’inventaire qui
vérifie les bons, ayant servis à leur sortie de l’entreprise.
L’équipe doit vérifier si le matériel existant dans la société au jour de l’inventaire n’appartient
pas à des tiers.

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

32
Lorsqu’une immobilisation a été réformée, elle doit faire l’objet d’un PV de réforme.
L’équipe d’inventaire doit alors s’adressé au service concerné pour avoir une copie du dit PV
ou tout autre document attestant cette réforme.

1.2. Opérations préalables à la prise d’inventaire  :

Avant de démarrer l’inventaire il convient de s’assurer que :

- Toutes les immobilisations sont codifiées.


- Des étiquettes, portant le code des immobilisations, sont collées sur ces dernières.
- La date d’inventaire est bien fixée.

1.3. Déroulement de l’inventaire  :

a- Mobilier et matériel de bureau :


Les responsable sont tenus d’aider les équipes d’inventaire dans les opérations de
comptage, surtout pour ceux qui ont réalisé des opérations de transfert des MMB (mutation ou
changement de local...) et rappeler à leurs agents qu’ils doivent disposer, au jour de
l’inventaire, du mobilier et matériel qui sont imputés à leur charge.
Par ailleurs, chaque agent aura à signer sur l’état d’inventaire et il recevra une copie en
contrepartie. Cette copie doit être affichée sur son bureau. Cet affichage facilitera les
opérations d’inventaire ultérieures et les contrôles inopinés.

b- Immeubles :
Pour les immeubles immatriculés à l’agence de conservation des propriétés foncières,
l’inventaire est effectué sur la base des titres de propriétés récents. Toutes les hypothèques
frappant ces immeubles doivent être mentionnées dans le PV d’inventaires ;
Pour les immeubles non immatriculés, l’inventaire physique est effectué sur la base des
originaux des titres de propriété (en langue arabe). Les copies de ces titres n’ont aucune
valeur juridique.

c- Matériel et outillage :

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

33
Les responsables de l’inventaire ne doivent procéder aux ajustements comptables des
écarts qu’après consultation des techniciens, puisque la spécificité de cette catégorie de biens
contient des différences d’appellation de certains articles.

d- Matériel de transport et de manutention :


Une copie de la carte grise de chaque véhicule est exigée le jour de l’inventaire, pour
la vérification du N° de châssis.

e- Outillage individuel :
Les agents doivent se préparer pour faciliter le déroulement des opérations. Pour cela,
il faut informer ces agents du passage de l’équipe de l’inventaire par l’atelier via une note.
L’équipe d’inventaire est appelée à suivre et à établir un rapport pour justifier les écarts qui
résultent de l’inventaire physique.

Section 2 : Cas pratique : IHMC

Présentation de l’entité :
Dénomination sociale : Clinique Internationale Hannibal
Adresse : Cité les pins, les berges du lac 2 Tunis
Secteur d’activité : Services
Activité : Etablissements sanitaires et hospitaliers

1. Rappel des objectifs de la mission :

La mission a pour objectif la réalisation d’un inventaire physique des immobilisations


de la clinique internationale HANNIBAL. L’inventaire physique a couvert l’ensemble du
patrimoine mobilier et matériel de la clinique.

Les travaux réalisés ont porté particulièrement sur :

 Le recensement du patrimoine mobilier et immobilier de la clinique et son rapprochement


avec les données comptables.

 La mise en place d’une gestion des immobilisations en milieu informatisé.

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

34
2. Approche adoptée :

Pour atteindre les objectifs décrits plus haut notre méthodologie adoptée s’est articulée
autour des 3 phases suivantes :

I. Phase 1  : Les travaux préliminaires  :

Comme travaux préliminaires de l’inventaire physique des immobilisations, nous


avons effectué les travaux suivants :

 Définition des différentes zones géographiques ou ils sont situés les immobilisations.
 Conception des codes et leur affectation par immobilisation en tenant compte du
caractère étiquetable ou non étiquetable de chaque immobilisation.
 Assistance de la direction financière pour le choix d’un logiciel de gestion des
immobilisations et du matériel informatique.
 Arrêt du planning d’intervention et établissement des instructions d’inventaire.
 Elaboration des procédures à suivre et à respecter et les supports d’inventaire à utiliser.
 Présentation de la démarche à tous les intervenants et l’accompagnement toute au long
de la mission.

II. Phase 2  : Les travaux de recensement des immobilisations

L’opération de recensement physique des immobilisations a été réalisée selon la


démarche suivante :

1) Edition par le service inventaire des états à partir du logiciel de gestion des
immobilisations relatifs aux immobilisations. Ces états ont été déflaqué par étage et par
emplacement.
2) Comptage physique des immobilisations par emplacement. Chaque équipe
d’inventaire a été chargé de pointer sur les états indiqués ci-haut  l’existence des
immobilisations et l’exactitude de leur code selon leur emplacement. Les cas exceptionnels
qui ont été rencontré ont été traités comme suit :
AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

35
 En cas d’existence d’immobilisations manquantes par rapport au tableau
théorique des immobilisations : ces immobilisations ont été porté sur la liste de transfert
issue du logiciel de suivi des immobilisations et de procéder par la suite à la correction des
codes des immobilisations manquantes au niveau du logiciel des immobilisations en suivant le
classement dans la liste du transfert.

 En cas d’existence d’immobilisation en plus par rapport à celles mentionnées


dans le tableau théorique des immobilisations : ces immobilisations ont été mentionnées
sur un état distinct dans la mesure du possible, leur nature, leurs caractéristiques, leur marque
et le fournisseur concerné.
 En cas d’existence d’immobilisation identifié comme non étiquetable : Elles ont
été pointées sur l’état précité et ont été transféré sur une liste distincte au niveau du logiciel.

3) Génération automatique de séquences numériques des immobilisations au niveau du


logiciel des immobilisations.
4) Impression des étiquettes des immobilisations à partir du logiciel de gestion des
immobilisations et de l’imprimante ZEBRA.
5) Collage des étiquettes sur les immobilisations concernées en choisissant un endroit
non visible et non accessible par le public dans la mesure du possible.

III. Phase 3  : Rapprochement de l’inventaire physique  :

Les travaux de cette phase ont consisté à la réalisation d’un rapprochement entre d’une
part, la liste du transfert issue à partir du logiciel de gestion des immobilisations
(immobilisations non placées) et, d’autre part, les résultats de l’inventaire physique (Fichier
Excel).

La date de référence retenue dans le cadre de la mission est le 31 décembre 2011.

3. Difficultés rencontrées :

Les principales difficultés rencontrées liées à la nature de la mission sont :

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

36
 La discordance, dans certains cas, entre les désignations des immobilisations telles que
portées sur les factures des fournisseurs et les désignations retenues par le personnel de la
clinique au cours de l’inventaire.
 La mobilité de certaines immobilisations médicales et non médicales.
 La non identification de certaines immobilisations, notamment les instruments
médicaux.

4. Résultat des travaux :

4.1 Tableau récapitulatif des immobilisations au 31/12/2011  :

Le tableau récapitulatif des immobilisations présenté par famille comptable se détaille


comme suit :

Compte
Désignation Valeur d’acquisition
Comptable
223210 INSTRUMENTATION BLOC 1 509 214.031

223310 FOURNITURES HOSPITALIÈRES 881 464.028

223411 MATÉRIEL IMAGERIE MÉDICAL 3 892 759.987

223412 MATÉRIEL DE RADIOTHÉRAPIE 3 181 175.075

223421 MATÉRIEL LABORATOIRE D'ANALYSE 230 310.838


MATÉRIEL LABORATOIRE D'ANATOMIE
223422 209 228.397
PATHOLOGIQUE
223423 MATÉRIEL URGENCE 20 094.234

223431 MATÉRIEL RÉADAPTATION 132 630.675

223441 MATÉRIEL GYNECOLOGIE 576 231.853

223451 MATÉRIEL NUCLÉAIRE 1 126 528.545

223452 MATÉRIEL ONCOLOGIE 63 697.854

223461 MATÉRIEL CHIRURGIE 364 815.582

223462 MATÉRIEL ENDOSCOPIE 353 184.272

223471 MATÉRIEL EXPLORATION CARDIAQUE 394 584.900

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

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Compte Valeur
Désignation
Comptable d’acquisition
223472 MATÉRIEL CARDIOLOGIE 125 790.752

223473 MATÉRIEL KT 994 783.500

223474 MATÉRIEL USIC 179 447.894

223481 MATÉRIEL BLOC CARDIO 1 216 239.782

223482 MATÉRIEL BLOC OPÉRATOIRE 1 866 845.146

223483 MATÉRIEL BLOC RÉANIMATION 535 447.809


HOSPITALISATION : LITS ET MOBILIER DES CHAMBRES
223491 1 130 493.874
ET DES BLOCS
223492 GAINS TÊTES DE LITS DES CHAMBRES 238 876.505

223510 MATÉRIEL DE STÉRILISATION 505 538.411

223610 TRAIT DECHETS 97 348.820

223620 INCENDIE 14 674.400

223630 MATÉRIEL MORGUE 39 589.839

223640 CLIMATISEUR 6 308.496

223711 VIDOIRS ET LAVABOS CHIRURGICAUX 147 671.056

223712 FLUIDES MÉDICAUX ET AMENAGEMENTS MEDICALES 576 438.965

223713 VITRES PLOMBÉES 38 000.300

224110 MATERIEL DE TRANSPORT DE BIENS 38 587.119

224420 MATERIEL DE TRANSPORTDE PERSONNES 26 379.700

228210 MOBILIERS ET ÉQUIPEMENTS DE BUREAU 493 484.872

228310 MATÉRIEL INFORMATIQUE 484 599.171

228410 MATÉRIELS ET ÉQUIPEMENTS DE CUISINE 362 946.775

228420 FOURNITURES ET PETITS MATERIELS DE CUISINE 20 766.043

228511 MATÉRIEL BUANDERIE 95 653.277

228512 LINGE 72 731.097

228513 UNIFORME ET HABILLEMENT 114 590.608

228520 MATÉRIEL DE MÉNAGE 61 491.168

  Total 22 420 645.650

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

38
4.2 Résultat de l’inventaire physique des immobilisations  :

Les immobilisations de la clinique internationale HANNIBAL se détaillent en deux


grandes catégories:

 Immobilisations autre que les instruments médicaux.


 Instruments médicaux.

4.2.1 Immobilisations autre que les instruments médicaux :

Le tableau récapitulatif des résultats de l’inventaire physique est présenté comme suit
et classe les immobilisations en 6 catégories :

Nombre des
Désignation Montant %
articles
Immobilisations existantes 4902 20 054 882.688 95.90%
Immobilisations comptabilisés non rapprochés à l'inventaire
130 48 590.134 0.23%
physique
Immobilisations non existantes 77 29 829.810 0.14%
Immobilisations très mobiles 88 13 759.781 0.07%
Immobilisations non identifiées 43 5 000.543 0.02%
Immobilisations inventoriés non rapprochés comptablement 115    
Immobilisations ayant le caractère de charge 52 8 255.782 0.04%
Immobilisations non inventoriable (installation) 23 587 075.085 2.81%
Immobilisations ayant le caractère de stocks 223 214 099.748 1.02%
Total des immobilisations autre que les instruments
5 330 20 912 903.437  
médicaux

 Catégorie 1  : Immobilisations inventoriées et rapprochées avec la


comptabilité  :

Les résultats de nos travaux nous ont permis d’effectuer le rapprochement de 4 902
articles sur un total de 5330 articles et le tableau des immobilisations inventoriées et
rapprochées avec la comptabilité.

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

39
Les immobilisations rapprochées font un total brut de 20 054 882.688 DT soit 95.90% du
total brut des immobilisations.

 Catégorie 2  : Immobilisations comptabilisées non rapprochées avec


l’inventaire physique  :

Les immobilisations comptabilisées et non rapprochées avec l’inventaire physique


totalisent 130 articles pour une valeur brute de 48 590.134 DT soit 0.23 % du total brut des
immobilisations.

Ces immobilisations s’analysent comme suit :

Désignation Nombre des articles Valeur en DT %


immo.non existantes 77 29 829.810 0.14%

immo.mobiles 34 13 759.781 0.07%

immo.non identifiées 19 5 000.543 0.02%

       

Total 130 48 590.134 0.23%

 Les immobilisations non existantes se détaillent comme suit :

Nombre des
Désignation Valeur en DT %
articles
Mobiliers et équipements de bureau 62 20 636.204 69.18%
Matériel informatique 9 6 908.570 23.16%
Hospitalisation : Lits et mobiliers des chambres 4 1 225.587 4.11%
Matériels et équipements de cuisine 1 695.819 2.33%
Fournitures Hospitalières 1 363.630 1.22%

Total 77 29 829.810  

 Les immobilisations mobiles se détaillent comme suit :


AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

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Nombre des
Désignation Valeur en DT %
articles
Matériel et équipements de bureau 28 10 795.327 78.46%
Fournitures Hospitalières 2 1 628.421 11.83%
Matériel de ménage 1 678.400 4.93%
Hospitalisation : Lits et mobiliers des chambres 3 657.633 4.78%

Total 34 13 759.781

Pour ces immobilisations, nous suggérons la réalisation de l’inventaire physique durant la


période de faible activité de la clinique.

 Les immobilisations non identifiées se détaillent comme suit :

Nombre des
Désignation articles Valeur en DT %
Mobiliers et équipements de bureau 14 3 840.293 76.80%
Matériels et équipements de cuisine 5 1 160.250 23.20%
Total 19 5 000.543  

 Catégorie 3  : Immobilisations inventoriées non rapprochées comptablement   :

Le nombre des immobilisations inventoriées et non rapprochées à la comptabilité


s’élève à 115 articles. Ils sont composés essentiellement du matériel informatique et mobiliers
du bureau.

 Catégorie 4  : Immobilisations comptabilisées ayant le caractère de charge   :

Les immobilisations comptabilisées ayant le caractère de charge représentent 52 articles


pour une valeur brute de 8 255.782 DT. (Picette a Alcool, Poches solution stérilisante…).

 Catégorie 5  : Immobilisations non inventoriables   :

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

41
Les immobilisations non inventoriables font un total de 23 articles pour un montant de
587 075.085 DT (Installation des centrales, Installations des réseaux …).

 Catégorie 6: Immobilisations comptabilisées ayant le caractère de stocks   :

Les immobilisations comptabilisées ayant le caractère de stocks font un total de 223


articles pour une valeur brute de 214 099.748 DT (Linge, Habillement et uniforme et petits
matériels de cuisine …).

4.2.2 Les instruments médicaux :


Quantité Quantité
Désignation Ecart Valeur théorique Ecart en valeur
théorique physique

Instruments existants 521 521 0 158 825.341 0


Instruments existants
théoriquement et non 5917 443 -5474 1 266 182.490 -1 214 834.296
existants physiquement
Instruments existants
physiquement et non          
existants théoriquement

Valorisés 671 1614 943 77 914.044 109 522.889

Non valorisés 800        


Total       1 502 921.876  

CONCLUSION

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

42
Pour conclure quant à ce rapport de fin d’études, nous avons vu tout au long des deux
parties les obligations comptables à travers les dispositions de l’IAS 16, fiscales et
réglementaires à travers différents décrets et articles, qui doivent être respectées ainsi que les
diligences nécessaires à travers les normes ISA 315, 320, 330 et 500, et cela pour mener
efficacement une mission d’audit des immobilisations.

Comme on l’a survolé tout au long de notre travail, l’audit des immobilisations corporelles ne
peux être opéré que si et seulement s’il a été précédé par un inventaire physique, puisque ce
dernier représenterait un test primordial pour l’audit des immobilisations.

A travers l’étude de notre cas pratique « IHMC », on a abouti à mettre en avant l’importance
relative à l’inventaire physique au niveau de la validation des soldes de comptes des
immobilisations.

L’inventaire physique est un outil indispensable et concret pour s’assurer de la réalité et de la


régularité des éléments corporels immobilisés. Il représente ainsi une chaîne nécessaire et
primordiale pour mener convenablement une mission d’audit conformément aux normes
internationales d’audits.

Quelques définitions :

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

43
 Audit interne : « L'Audit Interne est une activité indépendante et objective qui donne à une
organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils
pour les améliorer, et contribue à créer de la valeur ajoutée.
Il aide cette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par une approche systématique
et méthodique, ses processus de management des risques, de contrôle, et de gouvernement
d'entreprise, et en faisant des propositions pour renforcer leur efficacité » Définition de
l’IFAC.

Contrôle interne : « Le contrôle interne est l’ensemble des sécurités contribuant à la maîtrise
de l’entreprise. Il a pour but d’un côté d’assurer la protection, la sauvegarde du patrimoine et
la qualité de l’information, de l’autre l’application des instructions de la Direction et de
favoriser l’amélioration des performances. Il se manifeste par l’organisation, les méthodes et
les procédures de chacune des activités de l’entreprise, pour maintenir la pérennité de celle-ci
». Définition donnée en 1977 par le Conseil de l’Ordre des Experts Comptables.

Assertions : « Ce sont les affirmations de la direction, explicites ou non, qui sous-tendent les
états financiers et auxquelles se réfère l’auditeur pour examiner les différents types
d’anomalies susceptibles de se produire »

BIBLIOGRAPHIE

OUVRAGE  :
 « Audit : gestion des risques d'entreprise et contrôle interne »

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

44
Normes ISA 200, 315, 330 et 500 
2e édition 2008
De Mohamed Hamzaoui : Commissaire aux comptes et expert-comptable.

 « Audit et contrôle interne » 


2e édition 2010
De Benoît Pigé : Commissaire aux comptes, expert-comptable et professeur agrégé à
l’Université des sciences de gestion.

SITES  :
 www.alphatunisie.com

 http://univers-audit-interne.over-blog.com

 www.amf-france.org

 www.cga-pdnet.org

 www.focusifrs.com

 www.neo-finance.com

 www.ibr-ire.be

 www.cncc.fr
 www.ifac.org/fr

 www.droit-afrique.com

 www.cmf.org.tn

CODE  :
 Code des sociétés commerciales.
 Le système comptable des entreprises.
 Code de l’impôt 

Annexe 1 : Déroulement du stage

Présentation de l’entité Raison sociale : Union des Experts Comptables


Grant Thornton International
AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INVENTAIRE PHYSIQUE

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Adresse : Immeuble Misk – Escalier C 2éme étage
Montplaisir – Tunis
Date d’ouverture : Fondée en 1994
Activités : - Audit et Commissariat aux comptes (Expertise
comptable)
- Organisation et Conseil
- Droit des affaires et Fiscalité
- Corporate Finance
Associés : - Ben Zineb Jabrane
- Mallekh Hedi
- Fessi Mohamed

Mission spécial d’inventaire physique : - IHMC

Commissariat aux comptes : - ZGOLLI


- HAYETCOM
- RETEL
- SOGIT (RIU EL MANSOUR)
Tâches effectuées - BAGUETTE ET BAGUETTE
Section travaillée : - Immobilisations corporelles.
- Immobilisations incorporelles.
- Achat fournisseurs.
- Chiffre d’affaire.
- Liquidité.
- Autres comptes.

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