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Documentaire Sauvages, au cœur des zoos humains


Pascal Blanchard, Coralie Miller, Bruno Victor-Pujebet

Diversité du monde et fabrique du regard

https://www.youtube.com/watch?v=A8AHzsC3Eks

Ce documentaire retrace à travers le parcours de plusieurs personnes et un découpage


historique en plusieurs périodes l’histoire des zoos humains.

Dans ces lieux on a exhibé pendant plusieurs décennies des hommes que l’on considérait
comme « sauvages » :
- le film met en exergue une citation de Lévi-Strauss, ethnologue français du XXe s., tiré de son
livre Race et Histoire : « le barbare c’est d’abord l’homme qui croit à la barbarie » et nous
invite à questionner là le barbare -> qui était le plus barbare ? ceux qui étaient exhibés, les
supposés « sauvages » ou celui qui les exhibait et venait les regarder, fasciné ? Que veut dire
Lévi-Strauss avec cette phrase ? Que si je considère qu’il y a des hommes civilisés et d’autres
barbares alors je suis moi-même barbare, que ces catégories de barbares et de civilisés
doivent être interrogées. Lévi-Strauss reprend là une idée de Montaigne, auteur humaniste
du XVIe s., qui écrivait dans les Essais : « chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son
usage ».

Ces hommes et femmes ont donc été exhibés, montrés tels des bêtes curieuses ou de foire,
comme des monstres, traités comme des animaux (maltraités donc) : ce sont des zoos où ils
sont exhibés.
Mais cette histoire a construit un regard sur ces êtres humains, sur la manière dont on s’est
rapporté à eux. « Il y a eu un conditionnement tel que c’est extrêmement difficile d’y
échapper » dit ainsi Thuram dans le documentaire.
On peut se demander pourquoi ?
Cela renvoie d’abord à notre difficulté « naturelle » face à ce qui est différent, autre, étranger :
Lévi-Strauss explique ainsi que nous avons du mal, parce que nous avons été élevés dans une
culture et avons appris à parler une langue et à penser avec elle, à penser que d’autres modes
de vie sont possibles : nous considérons donc souvent que les autres ne sont pas des êtres de
culture et nous les renvoyons à la nature. Nous considérons comme normale, donc comme LA
norme notre culture et oublions qu’elle n’est une norme que pour nous. Nous la considérons
comme naturelle, alors qu’elle n’est qu’une culture parmi d’autres. Nous nous considérons
comme êtres de culture ou civilisés et rejetons les autres en dehors de la culture dans la
nature : ce sont des animaux, des sauvages (l’étymologie de ce mot renvoie à silva en latin,
forêt, autrement dit nature par opposition à culture). Nous oublions que notre culture est
contingente et la pensons comme nécessaire pour être un homme (sous-entendu un vrai
homme, un homme digne de ce nom) ... or si nous y réfléchissons un peu nous sommes nés là
par accident et aurions pu naître ailleurs ou dans d’autres circonstances...
De plus le critère qui nous permet de regarder l’autre et de le juger est marqué par notre
culture... ainsi ce sont nos repères à nous que nous évaluons et au nom de ces repères que
nous jugeons... ce qui pose évidemment d’énormes problèmes.
-> Réflexion : différence racisme / ethnocentrisme
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Mais on peut aller plus loin encore.


Si cette histoire des zoos humains a conditionné notre regard et notre pensée c’est aussi parce
qu’elle a duré longtemps (plus de 40 ans dans le découpage historique proposé mais sans
doute plus) et qu’elle a été refoulée, oubliée comme une part un peu honteuse....
Or elle a servi pourtant un propos important : avec les zoos humains on a mis en scène la
hiérarchisation des races au profit de l’homme occidental et on a rendu le « racisme
populaire » en quelque sorte pour reprendre l’expression employée dans le documentaire.
Elle a construit aussi un imaginaire du sauvage, exotique. Et on a oublié et occulté qu’il
s’agissait de spectacles, de mises en scène. On a considéré comme réel ce qui était mis en
scène.
Il ne s’agit donc pas de culpabiliser (nous en sommes héritiers sans être responsables) ni de
justifier quoi que ce soit, mais de s’efforcer de comprendre ce qui s’est passé et en quoi cela
nourrit encore notre présent dans la manière dont nous vivons ou considérons les autres
hommes, à quel stéréotype nous sommes soumis, de manière consciente ou inconsciente.

Le documentaire s’attache donc à redonner une identité à ces hommes et femmes,


éventuellement à retrouver leur trace et leur nom ... car on leur donnait souvent un autre
nom et parfois même on leur inventait une langue « pour faire plus sauvage »... quand on sait
que la langue est un des vecteurs les plus importants de la culture ...
Et s’attache à comprendre ou expliquer cette fascination malsaine pour ces zoos.
-> Question/ réflexion pour nous aujourd’hui : quel pourrait être cet autre qui de la
même manière susciterait une telle fascination et quelle serait par exemple la mise en scène ?
Quel serait aujourd’hui notre « autre » ?

Ces spectacles monstrueux ont donc fabriqué un regard sur l’autre, sur ces autres cultures
jugées inférieures, ou absentes car populations animales en quelque sorte, donc n’ayant pas
de culture selon la pensée courante. Ils ont d’abord été réservés à une élite de privilégiés
(aristocratie) puis ont été diffusés à un large public à travers ces zoos. C’est en ce sens qu’ils
sont devenus un spectacle populaire et ont donc rendu le racisme populaire.
On peut faire un parallèle avec L’enfant sauvage dans le film de Truffaut concernant cet
enfant, Victor, retrouvé fin XVIIIe dans l’Aveyron. Quand il est amené à Paris il est l’objet de
visites curieuses et au fond méprisantes des Parisiens ravis ainsi de se conforter et rassurer
dans leur position : « ah ouf nous ne sommes pas celui-là », et déçus quand précisément ce
sauvage là ne répond pas à leur attente curieuse.... et au fond malsaine et malveillante.
Dans tous ces cas on cherche à exhiber la différence et à en rire ou à s’en éloigner : on
considère ainsi tout ce qui est autre (l’étranger, le fou, l’handicapé, etc) comme non-normal
ou anormal... sans comprendre qu’une norme est précisément relative à une culture et que
ce qui est normal peut être anormal ailleurs et réciproquement. Cf. le texte de Pascal dans le
corpus de textes donnés avant la fin des cours.
Sans non plus tenir compte du fait qu’une norme peut être au fond la capacité à accepter ce
qui n’est pas elle, c’est ce que dit par exemple Canguilhem dans Le normal et le pathologique
par exemple à propos des normes en santé, biologiques.
Ainsi longtemps on a exhibé tels des monstres de foire ces individus différents : il est ainsi fait
référence dans le documentaire aux Freakshows. A la Vénus hottentote.
Films donc pour prolonger : Elephant Man, L’Enfant sauvage, La Vénus Noire, Chocolat.
Réflexion possible sur l’étymologie de monstre : ce qui se montre.
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-> Question / réflexion : qui est monstrueux ? celui qui est montré ainsi ou celui qui
regarde ?
Ce faisant on a donc construit des hiérarchies, avec des Hommes et des sous-hommes, des
hommes supérieurs et des hommes inférieurs. Des hommes qui étaient entrés dans l’histoire
et d’autres qui n’y étaient pas encore entrés.... Cf. à ce sujet un discours qui prétend réparer
et qui pourtant fait à nouveau apparaître ce jugement de supériorité :
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2007/11/09/le-discours-de-
dakar_976786_3212.html
-> Question/ réflexion : en créant ainsi un regard, en le produisant et le fabriquant à
travers des spectacles, des mises en scène et des images on a modifié notre regard aujourd’hui
qui est nourri de cette histoire même inconsciente. Réflexion sur la perception : peut-elle être
neutre ? objective ? est-elle éduquée ? apprend-on à percevoir ?
Ces hommes qui ont été exhibés étaient considérés comme des marchandises, des biens
(objets de taxes quand ils passaient les frontières) : on peut faire un parallèle avec le code noir
qui considérait les esclaves comme du mobilier.

Or ce problème des Zoos humains est non seulement social mais aussi scientifique. On peut
s’interroger sur la science à ce sujet. A priori si on admet que nos représentations du monde
sont partisanes, subjectives, partiales on pense que la science produit elle une représentation
neutre, objective, impartiale. Or les Zoos humains ont été l’occasion pour certains de
développer leurs théories concernant la hiérarchie des races, des discours racialistes. Aidé en
cela par un art nouveau, naissant : la photographie qui a servi à mesurer, comparer, édicter,
catégoriser... de manière monstrueuse avec ce présupposé éminemment contestable selon
lequel « l’image ne ment pas » alors que l’on voit bien que l’image est toujours une
construction.
-> prolongation de réflexion : Leni Riefenstahl, la cinéaste du 3e Reich, qui a prétendu
n’avoir fait que poser sa caméra dans ses films Le triomphe de la volonté ou les Dieux du stade
là où cette caméra glorifiait les héros nazis et faisait œuvre de propagande.
https://www.liberation.fr/planete/2019/07/21/leni-riefenstahl-fondu-au-noir-sur-le-iiie-
reich_1741259
-> science : comment s’assurer que la science produit bien un discours le plus objectif
possible ? (DANGER à éviter : se méfier et refuser la science au prétexte de ses errements
dramatiques)

Il est également politique. Avec les zoos humains on a cherché à justifier la colonisation et
l’impérialisme des Européens et Etats-Uniens. Cette justification s’est faite au nom de LA
civilisation. On peut penser à certains discours de Jules Ferry. En exhibant ainsi des hommes
prétendument sauvages on a légitimé la colonisation au nom du devoir de civilisation.
-> réflexion sur les termes employés pour les nommer : sauvages, mais aussi primitifs,
ou même peuples premiers... qu’impliquent ces termes ?

On mesure donc la difficulté de l’être humain à échapper à ses ambitions de pouvoir et de


supériorité. Ainsi aux 3 blessures narcissiques évoquées par Freud on peut désormais en
ajouter une 4e et peut-être une 5e qui concerne peut-être l’homme occidental
-> Copernic/Galilée : l’homme n’est pas le centre du cosmos et de l’univers puisque la terre
ne doit plus être pensée comme centre fixe
-> Darwin : l’homme n’est pas un être à part du règne animal mais parent
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-> Freud : l’homme n’a même pas la maîtrise de soi, il a un inconscient qui le gouverne autant
que sa pensée consciente et rationnelle
-> découvertes éthologiques et anthropologiques récentes : peut-être l’homme n’est-il pas le
seul à disposer d’une culture ou d’éléments qui relèvent de la culture ; peut-être la séparation
entre nature et culture est-elle à discuter et repenser car non universelle. Cf. Lestel, la culture
animale et Descola, Par delà nature et culture.
-> pour l’homme occidental : il n’a pas été l’homme civilisé et supérieur qu’il a prétendu être,
et peut-être même barbare dans son entreprise violente de domination et de colonisation.

Ce documentaire invite donc à questionner le rôle de l’anthropologie à l’époque coloniale. Et


le rôle des voyages et des explorations : s’agit-il réellement de découvrir l’autre ? dans son
altérité ? ou de le dominer et de construire un discours de supériorité ?
S’agit-il d’apprendre de lui ? ou de le faire entrer dans des catégories trompeuses ?
-> on peut ainsi questionner le mythe du bon sauvage ? l’exotisme ? l’orientalisme ?
On comprend ainsi pourquoi Lévi-Strauss commence Tristes tropiques par cette phrase : « je
hais les voyages et les explorateurs »
-> Réflexion : qu’en est-il du tourisme aujourd’hui ? pourquoi peut-on légitimement
s’en méfier ?

-> que cherche par exemple à dénoncer cette caricature ?

Ces histoires qui nous sont racontées sont toutes tragiques : soit que les hommes et femmes
soient morts des maladies qu’ils ont attrapées à l’occasion de ces voyages contraints
(tuberculose, malaria ... et l’on comprend le lien entre notre organisme et son
environnement ; la maladie est aussi une question sociale et environnementale : voir ce qui
nous affecte en ce moment) ; soit ils sont revenus chez eux détruits et profondément
transformés ; soit ils ont été conduits au suicide. Un seul homme (un kanak de Nouvelle
Calédonie) est resté volontairement en France par amour pour une jeune française, l’a épousé
mais il a été tué dans un accident quelques temps après et sa fille n’apprendra que son père
était kanak que bien des années plus tard car cela lui a été caché... histoire donc tragique
encore une fois.
D’autant plus que lorsqu’ils décèdent en Europe et aux Etats-Unis on leur refuse les rites
funéraires auxquels ils pourraient avoir droit. Soit les funérailles sont rapides, les
enterrements dans des sites non consacrés (sous les zoos parfois), soit ils sont entreposés
dans des caves, musées, hôpitaux etc... et abandonnés... Là encore cela peut susciter une
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interrogation et réflexion de notre part : on sait qu’un des marqueurs de l’humanité peut être
le rapport à la mort et les rites funéraires associés. Lors des génocides on voit aussi souvent
des populations interdites de funérailles ou de rites funéraires. La négation de l’humanité de
l’autre peut aller jusque là. Cf. ce qu’on nomme des charniers, cf. les pratiques nazies, etc. On
peut nier l’homme jusque dans sa mort, et chercher à le faire disparaître là aussi, lui refuser
ce droit le plus élémentaire.
Encore une fois on voit bien là que l’humanité ne se voit pas, mais elle se décrète et se
reconnaît. Le critère de l’apparence sensible identique (nous sommes les mêmes) n’est jamais
suffisamment fort pour s’imposer seul ; ce que l’on voit peut-être en premier lieu ce sont les
différences (le « narcissisme des petites différences », selon la jolie expression de Freud) qui
emportent tout : et donc penser que l’autre est mon égal et mon semblable et qu’en tant
qu’égal il a le droit à être différent cela se conquiert, doit se penser et se concevoir, se déclarer
et se decréter.... mais cela ne va pas de soi... hélas....

Un tournant important se joue au moment de la 1ere Guerre Mondiale. Cela conduit à


modifier le regard que l’on porte sur ces populations .. au lieu d’être des sauvages, ils
deviennent des alliés possibles dans la guerre, de la « chair à canon », donc utiles.... Dès lors
ils passent du statut de sauvage à celui d’indigène.
-> réflexion : étymologie de ce mot ? que nous donne-t-il à penser ? quel nouveau
regard est alors porté sur ces hommes et ces femmes ?
On peut faire un parallèle : de la même manière c’est à l’occasion des guerres que le regard
sur les femmes a changé (et parfois leurs droits).
De sauvages ces hommes deviennent des combattants ou des travailleurs qui s’opposent alors
aux autres Barbares, ennemis de la France et de ses alliés... les Allemands en l’occurrence.
A cette occasion on arme les populations colonisées alors qu’elles n’avaient pas le droit de
disposer d’armes. Cf. le livre de la philosophe Elsa Dorlin, Se défendre.
Cependant ce changement de regard et de statut ne va pas jusqu‘à la considération de
l’égalité... ainsi ces Indigènes (cf. le film du même nom) n’auront pas les mêmes soldes et
droits que les soldats français par exemple.
Demeure toujours ce but de faire apparaître la supériorité de l’Occident.

Et cela passe aussi par la construction de mythe et la construction d’un imaginaire.


Ainsi le cannibalisme.
Ainsi par exemple les corps des hommes et femmes colonisés sont érotisés, sexualisés à
outrance et deviennent objet de fantasme. On met en scène une sexualité débridée sans
considération de pudeur. On accepte un voyeurisme qui choquerait s’il concernait l’homme
occidental.
-> réflexion sur les normes culturelles / normes morales : pudeur, décence etc... Qu’est-
ce qui est pudique et impudique ? pourquoi ? sont-ce des catégories universelles ou relatives ?
Ce faisant on construit des stéréotypes qui auront une existence longue, qui existent peut-
être encore. On caricature.
-> peut-on regarder l’autre sans stéréotype ? comment faire ?

Le documentaire s’arrête à la fin sur la figure de Josephine Baker, cette artiste afro-
américaine, qui a, dans ses spectacles, fait apparaître que le sauvage était une fabrication, une
construction. Et qui a permis d’ébranler le « mythe colonial de l’intérieur » et a conduit à
considérer le « respect de l’autre comme une évidence » en reprenant les clichés et les
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inversant ou détournant : ainsi des bananes qui associaient les populations africaines à des
singes...
Elle a ainsi permis une certaine émancipation et politisation de ces populations là. On peut
parler de processus de subjectivation qui conduit des individus considérés comme des objets
ou animaux, ou comme inférieurs à se considérer eux-mêmes comme des sujets de droits et
de pensée.

On peut cependant rappeler que cette évidence n’est pas encore assurée pour tous... et que
l’ancienne garde des sceaux, Mme Taubira, au moment du vote de la loi concernant le mariage
pour tous s’est fait jeter des bananes par des hommes et femmes et enfants en France en
2013 : https://www.youtube.com/watch?v=5ZNc5Qle1gc

De même qu’un journal d’extrême droite publiait cela : associant


singe et banane une nouvelle fois...
On comprend donc la valeur et l’importance du documentaire. En effet il y a bien eu une
construction d’un imaginaire colonial et racial avec les zoos humains dont nous sommes
encore consciemment ou non les héritiers.
-> on peut à cet égard questionner un certain nombre de publicités qui diffusent plus
ou moins consciemment encore ces clichés dramatiques. Cherchez en une.

Achille Mbembe, philosophe camerounais, rappelle ici à juste titre que les zoos humains
constituent en quelque sorte la part obscure, le point aveugle de cette histoire que nous nous
racontons à nous-mêmes et qui la contredit : ainsi on apprend la grandeur de 1789 et de la
Déclaration des droits de l’homme et du citoyen etc... on apprend les penseurs des Lumières
et les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité mais on oublie volontiers ou on ignore cela.
Il faut donc bien déconstruire cette histoire pour la repenser.

Ce documentaire questionne donc l’histoire et son rapport aussi à la mémoire ou aux


mémoires. Il y a des revendications mémorielles qui sont aussi revendications d’une
reconnaissance du statut de victime et de droits. Il ne s’agit pas de dire que l’historien ne doit
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s’appuyer que sur les mémoires des peuples colonisés pour écrire l’histoire : la mémoire est
sensible, lieu d’affects, particulière là où l’historien doit prétendre à une plus grande
objectivité. Mais les Etats doivent reconnaître les mémoires de ces peuples et entendre ce
qu’ils ont à dire de leur histoire. Afin de pacifier les mémoires justement.
Cela passe aussi sans doute par le retour des restes de ces hommes et femmes dans leur pays
d’origine quand cela est possible ou peut-être des œuvres de culture qui ont été pillées
pendant la période coloniale (question de la restitution des œuvres).
https://www.franceculture.fr/droit-justice/restitutions-doeuvres-dart-un-rapport-suggere-
un-accord-entre-la-france-et-des-pays
https://www.franceculture.fr/droit-justice/restitution-doeuvres-dart-ces-biens-culturels-
que-la-france-a-deja-rendus
Ce que l’histoire des zoos humains nous apprend aussi c’est que la fin du 19e s et le début du
20e ont bien été cette période de brutalisation et d’augmentation de la tolérance à l’égard de
la violence (morale, physique) dont parlent certains historiens .... qui annonçait le pire à venir,
le rendait en quelque sorte possible ... même s’il ne s’agit pas de nier la spécificité du nazisme.
W. Benjamin, philosophe allemand du XXe s., écrivait : « tout monument de culture est un
monument de barbarie » dans ses Thèses sur le concept d’histoire. On peut le méditer.

Pour aller plus loin : https://lejournal.cnrs.fr/articles/a-lepoque-des-zoos-humains

A faire pour la semaine prochaine : lire les textes de Lévi-Strauss et de Montaigne


http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/logphil/textes/textesm/levi-s4m.htm
https://lewebpedagogique.com/philocoach/2008/12/21/982/
et retenir les éléments importants de ces textes et de ce documentaire.
Réfléchir aux axes de réflexion proposés.

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