Vous êtes sur la page 1sur 113

Plan de cours : COMPTABILITE GENERALE

MASTER ACG

Volume horaire : 24 heures (8 séances)

Enseignant : Mamoutou SOUMARÉ soumareh.m@gmail.com

Pré-requis

Objectifs de l’enseignement
Réviser les fondamentaux de la comptabilité générale pour permettre aux auditeurs de suivre avec aisance
le MASTER ACG.
Mettre en évidence les principales améliorations et modifications apportées par le SYSCOHADA révisé 2017
A la fin du cours, l’étudiant doit être capable de maîtriser et d’appliquer les difficultés de la comptabilité
financières.
Éléments Bibliographiques

- Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière 2017 (AUDCIF) et Système
Comptable OHADA (Syscohada), Journal officiel de l’OHADA, 1 246 pages.
- Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique 2014,
(AUSCGIE), 240 pages
- Guide d’application du Syscohada 2017, OHADA, 437 pages.

Plan de cours/sommaire (INDICATIF)


CHAPITRE 1 BREF APERCU DE LA NORMALISATION COMPTABLE
CHAPITRE 2 CADRE CONCEPTUEL
CHAPITRE 3 MODIFICATION IMPORTANTES DU SYSCOHADA
CHAPITRE 4 NOTIONS FONDAMENTALES
CHAPITRE 5 OPERATIONS D’ACHAT VENTES
CHAPITRE 6 TRAITEMENT DE LA TVA
CHAPITRE 7 PAIE ET COMPTABILISATION
CHAPITRE 9 IMMOBILISATIONS
CHAPITRE 10 AMORTISSEMENT
CHAPITRE 11 DEPRECIATIONS
CHAPITRE 12 SORTIES DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ET CORPORELLES

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 1
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
CHAPITRE BREF APERCU DE LA NORMALISATION
N° 1 COMPTABLE AFRICAINE

Avec le système SYSCOHADA, l’Afrique francophone a pu affirmer son identité comptable


par rapport aux plans précédents qui étaient français, donc ceux du colonisateur.
Une adoption rapide et entière des IFRS sous les pressions extérieures ne serait rien
d’autre qu’une recolonisation économique, avec trois différences importantes : ces normes ont été
élaborées dans un contexte différent, elles ne relèvent pas de la même école de pensée, et
surtout, les pays n’ont, en aucune manière, participé à leur élaboration.
La normalisation comptable internationale est un instrument de domination qui n’apporte
rien aux pays en développement, elle est plutôt un frein, et un frein coûteux.
Geneviève Causse
Professeur émérite à l’Université Paris-Est et à l’ESCP-Europe

Les pays africains utilisaient les normes et pratiques comptables de la métropole. Le


premier plan comptable applicable en France et dans ses colonies a été le plan comptable français
de 1942 inspiré du plan comptable allemand de 1937, fruit des travaux d’Eugen Schmalenbach.
Après la libération ce plan fut révisé, épuré et amélioré en 1947 et 1957.

1. LE PLAN OCAM (Organisation Commune Africaine, Malgache et Mauricienne)

La tenue d’une conférence des chefs d’États de l’OCAM à Niamey (Niger) en janvier 1968 et
d’une conférence des statisticiens de l’OCAM en octobre 1969 à Yaoundé (Cameroun) inaugurent
le début des travaux relatifs au plan comptable OCAM .Une commission constituée d’experts
africains et français se réunit à Niamey et propose le tout premier plan comptable africain . C’est
dans cette commission que l’on voit émerger pour la première fois le nom de Claude Pérochon.
Le plan OCAM a permis d’élaborer trois types de documents de synthèse innovants :
- le tableau des soldes caractéristiques de gestion,
- le tableau de passage aux soldes des comptes patrimoniaux
- le bilan.

Le plan comptable français de 1982 s’inspirera largement des avancées du Plan OCAM qui
perdurera pour les pays l’ayant adopté jusqu’en 2000.Le Chili et le Liban s’en inspireront pour la
rédaction de leur propre plan comptable.

2. SYSCOA ET SYSCOHADA

Dans les années 1990, la volonté pour la France et l’Afrique d’avoir le même langage des
affaires sera réaffirmé à Libreville au Gabon en octobre 1992 à l’occasion du sommet France-
Afrique. Un an plus tard, cette volonté politique débouchera sur la création de l’OHADA,
Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires, le 17 octobre 1993 au
Cinquième Sommet de la Francophonie de Port-Louis (Île Maurice).

Cette institution cherche à élaborer une réglementation commune à dix-sept pays africains (pour
l’essentiel francophones) et à réglementer diverses branches du droit :
- le droit commercial,
- le droit des sociétés,
- les procédures et voies d’exécution,
- le redressement judiciaire des entreprises,
- le droit de l’arbitrage,

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 2
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
- le droit du travail
- la comptabilité et le droit comptable.

Les travaux comptables de l’OHADA, commencés sous la tutelle technique du professeur Pérochon
en 1994, ne se sont terminés que le 23 mars 2000, avec la promulgation de l’Acte uniforme de
l’OHADA consacré à la comptabilité.

Concomitamment, Mr Charles Konan Banny, le gouverneur de la Banque centrale des Etats de


l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) de 1990 à 2005, et ses conseillers souhaitaient promouvoir une
comptabilité africaine moderne et rationnelle. Il a initié les travaux d’élaboration du SYSCOA dans
l’optique principale d’alimenté une Centrale des bilans en informations comptables et financières
fiables. Pour mener ce chantier sur les fonds baptismaux un appel d’offre fut lancé et remporté
par le Professeur Claude Pérochon, qui avait participé 23 ans plutôt à l’équipe de l’OCAM et qui
était également contributeur aux travaux de l’OHADA. Les questions relatives aux comptes
consolidés furent sous traitées auprès de deux cabinets d’expertise comptable français (Guérard-
Viala et Mazars)

Le groupe de travail supervisé par l’UEMOA, réunissant également un large panel d’experts ouest-
africains, réussit en deux ans à rédiger un système comptable cohérent ; l’édition du référentiel et
du plan comptable était terminée en octobre 1996 et celle du guide d’application en 1997
(UEMOA, 1997). Le système comptable de l’Ouest africain, le SYSCOA, a pu entrer en application
dans les huit pays de l’UEMOA dès janvier 1998.

En concerne les travaux comptables de l’OHADA, commencés sous la tutelle technique du


professeur Pérochon en 1994, ils ne seront terminés que le 23 mars 2000, avec la promulgation
de l’Acte uniforme de l’OHADA consacré à la comptabilité.

Pour les Etats UEMOA, l’Acte uniforme OHADA devait se rapprocher le plus possible du SYSCOA
pour ne pas perdre le bénéfice des importants investissements (formation, production de
documents) consentis. C’est ainsi que le texte OHADA est à quelques réaménagements près, une
reprise du SYSCOA et les deux dénominations Syscoa et Sysco OHADA ont continué à exister le
Syscoa devenant le « Syscoa révisé » par le Règlement n°07/2001/CM/UEMOA du 20/09/01.

Le SYSCOA qui aurait dû être abrogé à l’avènement du Système Comptable OHADA, s’est mis en
conformité en 2001 avec le référentiel de l’OHADA pour pouvoir continuer d’exister au niveau des
huit pays membres de l’UEMOA. Cette décision a crée une confusion au niveau des États membres
de l’UEMOA, contraire à l’harmonisation et à l’unicité des actes uniformes au niveau dans l’espace
OHADA, et a conduit à ce que l’on peut appeler le « scandale du SYSCOA REVISE 2013 ».

3. SYSCOA REVISE 2013 ET SYSCOHADA REVISE 2017


a) SYSCOA REVISE 2013

Le règlement N°02/2009/CM/UEMOA avait institué un Conseil Comptable Ouest Africain (CCOA)


dans l’union et donnait lui avait donné pour mission :
- la réforme du cadre institutionnel ;
- l’actualisation des normes comptables ;
- l’adaptation du référentiel comptable aux évolutions des normes comptables
internationales.

Le CCOA, constatant la nécessité d’actualiser et de mettre à jour le SYSCOA, a décidé en 2013


d’apporter une modification à de nombreux articles et pratiques comptables. Le 30 mai 2014, les
autorités de l’UEMOA ont signé le règlement d’exécution n° 05/2014/COM/UEMOA du nouveau

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 3
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
référentiel comptable qui commandait l’application obligatoire dans les pays de l’Union du
SYSCOA révisé ; cette obligation devant entrer rétrospectivement en vigueur le 01/01/2014.

Mais la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OHADA qui s’est tenue à
Ouagadougou le 17 octobre 2013 a rappelé que l’Acte Uniforme OHADA « devait constituer
l’unique référentiel comptable en vigueur dans l’espace OHADA » et « invité toutes les instances
concernées à s’y conformer ».

Au regard de ces éléments contradictoires et de conflit entre institutions, le Benin a sollicité la


Cour de Justice de l’OHADA à Abidjan sur la légalité du référentiel rénové. Le 4 décembre 2015 la
Cour déclarait inapplicable et illégal le SYSCOA révisé 2013.

b) SYSCOHADA REVISE 2017

Dès 2012, diverses dispositions avaient été prises avec l’appui de la Banque Mondiale pour
procéder à la relecture de l’Acte uniforme sur l’organisation et l’harmonisation des comptabilités
des entreprises.

En effet, la Commission de normalisation comptable de l’OHADA réunie, les 15 et 16 octobre


2012, à Cotonou (BENIN) annonçait avoir reçu un don de la Banque Mondiale de 6,4 millions
d’USD pour l’amélioration de l’information financière des entreprises. Ce don était subdivisé en
trois sous composantes :
- l’amélioration des normes comptables : 2.5 millions de $ (soit 1 milliard 250 millions de
FCFA au taux de 1 $ = 500 FCFA)
- le renforcement des normes et des pratiques professionnelles : 2 millions de $ (1 milliard
de FCFA)
- le développement d’un cursus de qualification professionnelle régional dans l’espace
OHADA : 1.9 millions de $ (950 millions de FCFA)

Deux experts africains, Oumar SAMBE et Joël MABUDU, ont été chargés de la relecture et de la
mise à niveau du référentiel comptable. Leur travail, qui se caractérise par une forte convergence
du Système Comptable OHADA vers les normes IFRS, a abouti au nouveau dispositif comptable
qui comprend l’Acte uniforme de l’OHADA relatif au droit comptable et à l’information financière
et le système comptable OHADA révisé (SYSCOHADA).

Le Conseil des Ministres de l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique
(OHADA) a adopté, lors de sa 43ème session, ce nouvel acte, le 26 janvier 2017, à Brazzaville
(Congo). Il a été a été publié au Journal Officiel de l’Organisation le 15 février 2017. Le nouvel Acte
uniforme entre en vigueur au 1er janvier 2018 pour les comptes personnels des entités et au 1er
janvier 2019 pour les comptes consolidés et les comptes IFRS.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 4
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 5
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
CHAPITRE LE CADRE CONCEPTUEL
N°2

I. LE CADRE CONCEPTUEL

Un cadre conceptuel est un ensemble de principes généraux formulés par une organisation
normative en vue de fournir une base commune permettant l’élaboration de règles cohérentes.
Un cadre conceptuel doit préciser les objectifs des états financiers, en définir les éléments
essentiels ainsi que les principes qui doivent présider à leur établissement.
L’organisme américain de normalisation (Financial Accounting Standards Board - FASB) définit le
cadre conceptuel « comme une constitution, c’est à dire un ensemble structuré d’objectifs et de
principes fondamentaux inter-reliés grâce auxquels il serait possible de mettre au point des
normes cohérentes; dans cette constitution seraient prescrites la nature, les fonctions et les
limites de la comptabilité générale et des états financiers ».
Mamoutou SOUMARÉ

II. LES PRINCIPAUX UTILISATEURS

Les utilisateurs des états financiers


Le cadre distingue entre les utilisateurs internes et les utilisateurs externes :
- les utilisateurs internes sont :
- les dirigeants.
- les organes d’administration.
- les différentes structures internes de l’entreprise.
Les utilisateurs externes sont :
- les fournisseurs de capitaux qui sont les investisseurs, les prêteurs et les pourvoyeurs de
subventions.
- l’administration et autres institutions dotées de pouvoir de réglementations et de
contrôle.
- la BCEAO et la BCEAC
- les autres partenaires de l’entreprise telle que les salariés et leurs syndicats, les
fournisseurs et autres créanciers ainsi que les clients et autres bénéficiaires des biens et
services produits par l’entreprise.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 6
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
- les autres groupes d’intérêt tel que les organismes professionnels et de défense
d’intérêts, la presse spécialisée et les médias, les chercheurs, les divers organes et
associations et le public en général.

L’objectif des états financiers d'une entreprise est de fournir des informations sur la situation
financière qui soient utiles à toutes ces parties prenantes (Stakeholders) lorsqu'ils prennent des
décisions économiques. L’information financière doit satisfaire toute les parties prenantes sans
en privilégier aucune : on parle de pertinence partagée.

III. CHAMP D ’APPLICATION DU CADRE CONCEPTUEL

Le champ d’application concerne entités soumises au Système Comptable de l’Organisation pour


l’harmonisation en Afrique du droit des affaires conformément à l’article 5 de l’Acte uniforme en
particuliers :
- Entités commerciales
- Entités coopératives
- Entités publiques, parapublique ou mixte
Il détermine également les entités exclues (ONG, Banques, assurances ….)

IV. LES OBJECTIFS ET PRINCIPES DE BASES

A. Objectifs
Les objectifs des états financiers sont de fournir trois types d’informations :
- Informations sur le patrimoine et la situation financière à travers le Bilan
- Informations sur la performance de l’entité à travers le Compte de résultat
- Informations sur l’évolution et la variation de la trésorerie à travers le Tableau des flux de
trésorerie
Ces informations doivent répondre aux exigences de l’article 8 de l’Acte Uniforme :
« Les états financiers forment un tout indissociable et décrivent de façon régulière et sincère les
événements, opérations et situations de l’exercice pour donner une image fidèle du patrimoine,
de la situation financière et du résultat de l’entreprise »
Et de l’article 14
« L’organisation comptable mise en place doit satisfaire aux exigences de régularité et de sécurité
pour assurer l’authenticité des écritures de façon à ce que la comptabilité puisse servir de à la fois
d’instrument de mesure des droits et obligations des partenaires de l’entité, d’instrument de
preuve, d’information des tiers et de gestion. »

B. Postulats et principes comptables

Un postulat est une proposition qui ne peut être démontrée (axiome).

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 7
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
V. CONTENU DES ETATS FINANCIERS

Le cadre conceptuel définit les principaux postes des états financiers et la structure de ces
derniers.

 Actifs : un actif est une ressource contrôlée par l'entreprise du fait d'événements passés et
dont des avantages économiques futurs sont attendus par l'entreprise. L'avantage
économique futur représentatif d'un actif est le potentiel qu'a cet actif de contribuer,
directement ou indirectement, à des flux de trésorerie et d'équivalents de trésorerie au
bénéfice de l'entreprise.
 Passifs : un passif est une obligation actuelle de l'entreprise résultant d'événements passés
et dont l'extinction devrait se traduire pour l'entreprise par une sortie de ressources
représentatives d'avantages économiques.
 Capitaux propres : les capitaux propres sont l'intérêt résiduel dans les actifs de l'entreprise
après déduction de tous ses passifs.
 Produits : les produits sont les accroissements d'avantages économiques au cours de
l'exercice, sous forme d'entrées ou d'accroissements d'actifs, ou de diminutions de passifs
qui ont pour résultat l'augmentation des capitaux propres autres que les augmentations
provenant des apports des participants aux capitaux propres.
 Charges : les charges sont des diminutions d'avantages économiques au cours de l'exercice
sous forme de sorties ou de diminutions d'actifs, ou de survenance de passifs qui ont pour
résultat de diminuer les capitaux propres autrement que par des distributions aux
participants aux capitaux propres.
 Provisions : Une provision est un passif externe (dettes) dont l’échéance ou le montant est
incertain. Selon le SYSCOHADA, le terme provision désigne les provisions pour risques et
charges et de façon dérogatoire les provisions réglementées constituées en application des
dispositions fiscales (ne correspondent ni à un risque ni à une charge future).

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 8
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
VI. EVALUATION, COMPTABILISATION / DECOMPTABILISATION,
MAINTIEN DU CAPITAL

A. Évaluation des éléments des états financiers

L'évaluation est le processus consistant à déterminer les montants monétaires auxquels les
éléments des états financiers vont être comptabilisés et inscrits au bilan et au compte de
résultat. Ceci implique le choix de la convention appropriée d'évaluation, qui peut être :
- le coût historique ;
- le coût actuel ;
- la valeur de réalisation ou de règlement ;
- la valeur actuelle (c'est-à-dire la valeur actualisée des entrées ou des sorties nettes
futures de trésorerie).

B. Comptabilisation des éléments des états financiers

Un article qui satisfait à la définition d'un élément doit être comptabilisé si :


 il est probable que tout avantage économique futur qui lui est lié ira à l'entreprise ou en
proviendra ;
 l'article a un coût ou une valeur qui peut être évalué de façon fiable.
Un article qui possède les caractéristiques essentielles d'un élément mais qui ne satisfait pas aux
critères de comptabilisation peut néanmoins mériter une information dans les notes annexes,
textes explicatifs ou tableaux supplémentaires.

C. Concepts de capital et de maintien du capital

Le capital de l’entreprise se définit selon deux concepts majeurs :


- le capital financier
- le capital physique
Selon le concept financier, le capital est synonyme d’actifs net ou de capitaux propres. Le capital
de l’entreprise est mesuré en termes d’argent nominal investi dans l’entreprise ou de pouvoir
d’achat de cet argent.
Selon le concept physique, le capital se réfère à la capacité opérationnelle ou capacité productive
de l’entreprise (par exemple, sur les unités produites par jour).
Le concept de capital financier est adopté par la plupart des entreprises pour préparer leurs
états financiers.
Le choix du concept de capital approprié pour une entreprise doit être fondé sur les besoins des
utilisateurs de ses états financiers.
En termes généraux, une entreprise a maintenu son capital si elle a autant de capital à la clôture
de l'exercice qu'elle en avait à l'ouverture de l'exercice.
Le choix des conventions d'évaluation et du concept de maintien de capital détermine le modèle
comptable utilisé pour la préparation des états financiers.

• Maintien du capital physique ==> évaluation obligatoire au coût actuel (coût de


remplacement)
• Maintien du capital financier ==> pas de méthode d’évaluation particulière (Syscohada

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 9
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
CHAPITRE PRINCIPALES MODIFICATIONS APPORTEES
N°3 A L’ACTE UNIFORME

1. LES DEUX ACTES D’UN CLIN D’ŒIL

Acte Uniforme portant Organisation Acte Uniforme relatif au Droit


Nom et Harmonisation des Comptabilités Comptable et à l'Information
des entreprises = A.U.O.H.C Financière = A.U.D.C.I.F
Adoption 23 mars 2000 26 janvier 2017
Nombre 123 articles de numérotés de 1
113 articles
d'articles à 113
Titre 1 : Des Comptes personnels des Titre 1 : Des Comptes personnels des
ENTREPRISES (personnes physiques et ENTITES (personnes physiques et
personnes morales) personnes morales)
• Dispositions générales, • Dispositions générales,
• Organisation comptable, • Organisation comptable,
• Jeu complet d'états financiers
• Etats financiers annuels,
annuels
STRUCTURE

• Règles d’évaluation et de • Règles d’évaluation et de


détermination du résultat, détermination du résultat,
• Valeur probante des documents, • Valeur probante des documents,
contrôle des comptes, collecte et contrôle des comptes, collecte et
publicité des informations comptables, publicité des informations comptables,
Titre 2 : Des comptes consolidés et Titre 2 : Des comptes consolidés et
comptes combinés comptes combinés
• Comptes consolidés • Comptes consolidés
• Comptes combinés • Comptes combinés
Titre 3 : Des dispositions pénales Titre 3 : Des dispositions pénales
Titre 4 : Des dispositions transitoires
Titre 4 : Des dispositions finales
et finales

2. PRINCIPALES MODIFICATIONS AUX NIVEAUX DES ARTICLES

Au niveau de l’Acte uniforme le mot « entreprise » est remplacé par le terme « entité ».

a) TITRE I : DES COMPTES PERSONNELS DES ENTITES

…Article 5 relatif aux entités assujetties au Référentiel


 comptable OHADA …

- L’Article 5 AUOHC précisait :


« …………., les banques, les établissements financiers et les assurances sont assujettis à des plans
comptables spécifiques ».

- Le nouvel Article 5 AUDCIF stipule quant à lui :

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 10
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
« Toutefois, les établissements de crédit, les établissements de microfinance, les acteurs du
marché financiers, les sociétés d’assurance et de réassurance, les organismes de sécurité et de
prévoyance sociales et les entités à but non lucratif ne sont pas sont assujettis au SYSCOHADA. »

L’article 5 précise également que le Plan comptable OHADA devra être régulièrement mis à jour.

Commentaire : L’exclusion des entités à but non lucratif (O.N.G, associations, partis politiques
…) permet de mettre un terme au flou qui entourait leur comptabilité ; il est par contre prévu
qu’un système comptable spécifique soit créé.

…Article 8 relatif à la composition des Etats financiers…


Pour le nouvel Article 8 AUDCIF les états financiers annuels comprennent :
- le Bilan ;
- le Compte de résultat ;
- le Tableau des flux de trésorerie en remplacement du T.A.F.I.R.E ;
- les notes annexes en lieu et place de l’État annexé.

Cet article prévoit également l’obligation pour les entités dont les titres sont inscrits à une
bourse de valeurs et celle qui font un appel public à l’épargne, de présenter un deuxième jeu
d’états financiers en normes IFRS.

Commentaire : La modification de cet article consacre la suppression de T.A.F.I.R.E, tableau très


intéressant et utile mais incompris et mal aimés des comptables et analyste, tableau que réalisait
un compromis entre les deux grands types de tableaux existant actuellement: les tableaux dits de
"financement" et les "tableaux de flux de trésorerie".
Il est remplacé par un tableau des flux de trésorerie. L’Etat annexé, que d’aucuns jugeaient trop
volumineux avec ses 30 pages, est remplacé par une liste de 36 notes annexes qu’il faudra
assortir de commentaires en cas de variations significatives.

Article 11 et 13 relatifs aux types de présentation des comptes


- L’ancien Article 11 prévoyait :
« Les états financiers annuels sont rendus obligatoires, en tout ou en partie, en fonction de la
taille des entreprises appréciée selon des critères relatifs au chiffre d’affaires de l’exercice.
Toute entreprise est, sauf exception liée à sa taille, soumise au " Système normal " de
présentation des états financiers et de tenue des comptes. Toutefois, si le chiffre d’affaires ne
dépasse pas 100.000.000 (cent millions) de francs CFA, l’entreprise peut utiliser le " Système
allégé ". »

- Et l’Article 13

« Les très petites entreprises, dont les recettes annuelles ne sont pas supérieures aux seuils fixés à
l’alinéa 2 du présent article, sont assujetties, sauf utilisation de l’un des deux systèmes prévus à

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 11
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
l’article 11 ci-dessus, au " Système minimal de trésorerie ", de caractère dérogatoire aux
dispositions générales du présent Acte Uniforme. Ces seuils sont les suivants :
- trente (30) millions de F CFA pour les entreprises de négoce,
- vingt (20) millions de F CFA pour les entreprises artisanales et assimilées,
- dix (10) millions de F CFA pour les entreprises de services. »
- Le nouvel Article 11 spécifie :

« Les états financiers annuels sont rendus obligatoires, en tout ou en partie, en fonction de la
taille des entreprises appréciée selon des critères relatifs au chiffre d’affaires hors taxes de
l’exercice.
Les présentations des états financiers annuels de tenues des comptes admises par le présent Acte
uniforme sont le Système normal et le Système minimal de trésorerie. »

- Quant à l’Article 13, il précise que :

Les petites entités sont assujetties, sauf option, au Système minimal de trésorerie en abrégé
SMT. Sont éligibles au Système normal de trésorerie, les entités dont le chiffre d’affaires hors
taxes annuel est inférieur aux seuils suivants :
- soixante (60) millions de F CFA pour les entreprises de négoce,
- quarante (40) millions de F CFA pour les entreprises artisanales et
assimilées,
- trente (30) millions de F CFA pour les entreprises de services.

Commentaire : Ces deux articles consacrent la suppression du Système allégé et son


remplacement par un nouveau SMT ; ils apportent également une précision sur le montant des
seuils qui sont définis HORS TAXES.

 Article 16 relatif à l’élaboration d’un manuel de procédure

L’ancien article 16 imposait en entreprise d’établir « une documentation décrivant les


procédures et l’organisation comptables » ; les entités doivent dorénavant établir « un manuel
décrivant les procédures et l’organisation comptable » sera régulièrement mis à jour.

 Article 20 relatif aux corrections d’erreurs

Article 20 ajout de deux alinéas

« La correction d’une erreur significative commise au cours d’exercice antérieur doit être opérée
par ajustement du compte report à nouveau.
Toute correction d’erreur découverte sur l’exercice en cours et commise sur les exercices
antérieurs doit faire l’objet d’une information dans les Notes annexes. »

Commentaires : Exception au principe d’intangibilité des bilans

 Article 28 précisant la structuration du nouveau SMT

- Ancien Article 28

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 12
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
« Le Système minimal de trésorerie visé à l’article 13 ci-dessus repose sur l’établissement d’un
état des recettes et des dépenses dégageant le résultat de l’exercice (recette nette ou perte
nette), dressé à partir de la comptabilité de trésorerie que doivent tenir les entreprises relevant de
ce système conformément à l’article 21 ci-dessus. »

- Nouvel Article 28

« Le Système minimal de trésorerie visé à l’article 13 ci-dessus repose sur l’établissement d’un
Bilan, d’un Compte de résultat et de Notes annexes dressés à partir de la comptabilité de
trésorerie que doivent tenir les entités conformément au modèle du Système comptable OHADA.
La conception du Système minimal de trésorerie permet de tenir compte, dans le calcul du
résultat et dans l’établissement du Bilan, les éléments suivants, lorsqu’ils sont significatifs :
- variation des stocks ;
- variation des créances ;
- variations dettes »

Commentaire : Le nouveau SMT peut être considéré comme les fusions des précédents
Système allégé et Système minimal de trésorerie.

Article 32 Tableau de flux de trésorerie remplaçant le TAFIRE


- Article 32 de l’AUDHOC

« Le Tableau financier des ressources et des emplois de l’exercice fait apparaître, pour l’exercice,
les flux d’investissement et de financement, les autres emplois, les ressources financières et la
variation de la trésorerie. »

- Article 32 de l’AUDCIF

« Le Tableau des flux de trésorerie de l’exercice fait apparaître :


- la trésorerie nette en début d’exercice,
- les flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles,
- les flux de trésorerie provenant des activités d’investissement,
- les flux de trésorerie provenant des capitaux propres et la trésorerie nette
en fin d’exercice. »

Article 33 : complément sur les commentaires à inclure aux


 Notes annexes

L’article 33 dans sa nouvelle rédaction précise que :


« ……Les Notes annexes fournissent des descriptions narratives ou des décompositions d’éléments
présentés dans les autres états financiers ainsi que des informations ainsi que des informations
relatives aux éléments qui ne répondent pas aux critères de comptabilisation dans les autres états
financiers …… »

Commentaire : Toutes les notes annexes documentées devront obligatoirement assorties de


commentaires explicatifs, il ne sera pas admis de mention type Rien A Signaler ou Néant.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 13
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
 Article 35 concernant les réévaluations

- L’Article 35 imposait :

« La méthode d’évaluation des éléments inscrits en comptabilité est fondée sur la convention du
coût historique et sur l’application des principes généraux de prudence et de continuité de
l’exploitation. Cependant, il peut être procédé à la réévaluation des éléments dans des conditions
fixées par les autorités compétentes, et dans le respect des dispositions des articles 62 à 65 ci-
après. »
- Le nouvel Article 35 élargit le champ d’application des réévaluations en précisant :

« Cependant, il peut être procédé à la réévaluation des immobilisations corporelles et


financières dans le respect des dispositions des articles 62 à 65 ci-après.
Les autorités compétentes de chaque états peuvent instaurer un dispositif de réévaluation des
éléments de l’actif des entités .Cette réévaluation dite légale peut déroger aux dispositions des
articles 62 à 65. »

Commentaire : Dans l’espace OHADA, les entités ne pouvaient procéder à une réévaluation des
bilans qu’après décisions des autorités compétentes (législatives ou fiscales).La réécriture de cet
article permet aux entités de procéder à une « réévaluation libre » qui peut permettre une plus
juste présentation du patrimoine de celles-ci. Par contre la réévaluation libre ne bénéficie pas
des avantages fiscaux de la réévaluation légale ; la plus-value fiscale dégagée sera imposable aux
taux légal en vigueur. Le plan d’amortissement des immobilisations réévaluées sera modifié.

Article 37 (réécriture) sur les éléments des coûts d’acquisition


 Le nouvel Article 37 stipule :
Le coût d’acquisition d’une immobilisation est formé :
- du prix d’achat définitif net de remises et de rabais commerciaux, d’escomptes de
règlement et de taxes récupérables ;
- des charges accessoires rattachables directement à l’opération d’achat
- des frais d’acquisition notamment les droits d’enregistrement, les honoraires, les
commissions, les frais d’actes, après déductions des taxes récupérables ;
- des charges d’installations qui sont nécessaires pour mettre le bien en état d’utilisation ;
- de l’estimation initiale des coûts relatifs au démantèlement ,à l’enlèvement de
l’immobilisation et à la remise en état du site sur lequel elle est située ,si cette obligation
incombe à l’entité……………..Ces coûts comptabilisées comme un composant de
l’immobilisation font l’objet d’un plan d’amortissement propre tant pour la durée que
pour le mode.
Le coût réel d’acquisition d’une marchandise, d’une matière première ou d’un service est
formé :

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 14
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
- du prix d’achat définitif net de remises, rabais, ristournes et de taxes récupérables. Les
escomptes de règlement sont des produits financiers qui ne viennent pas en déduction du
prix d’achat
- des frais accessoires rattachables directement à l’opération d’achat
Le coût réel de production d’une immobilisation ou d’un service est formé :
- du coût d’acquisition des matières et fournitures utilisées pour cette production,
- des charges directes de production,
- des charges indirectes de production dans la mesure où elles peuvent être
raisonnablement rattachées à la production du bien.
- de l’estimation initiale des coûts relatifs au démantèlement à l’enlèvement de
l’immobilisation et à la remise en l’état du site.
Les coûts d’emprunt, nécessaires au financement de l’acquisition ou de la production d’un actif
qualifié, immobilisation incorporelle, corporelle ou stock, font partie du coût du bien lorsqu’il
concerne la période de production de cet actif, jusqu’à la date d’acquisition ou la date de
réception définitive.
Un actif qualifié est un actif qui exige une longue période de préparation avant de pouvoir être
utilisé ou vendu.

Commentaire : La réécriture de cet article précise l’inclusion dans le coût d’achat des
immobilisations des droits d’enregistrement, honoraires, commissions et les frais d’actes. Les
frais accessoires d’achat qui étaient enregistrés dans les comptes de charges par nature seront
désormais comptabilisés dans les comptes achats (ou dans les sous comptes achats par nature
du compte achats).

 Nouvel Article 38-1 sur la comptabilisation par composant

 Article 38-1
L’entité ventile le montant d’une immobilisation corporelle en ses parties significatives dès lors
que :
- les éléments d’actifs sont dissociables
- les éléments d’actif ont une utilisation différente
- la durée d’utilité de chaque élément est différente
- le coût de chaque éléments peut être évalué de façon fiable et qu’il est significatif par
rapport au coût total de l’immobilisation.
Chaque élément …doit être comptabilisé séparément dès son acquisition ou son remplacement.

La décomposition n’est autorisé que pour les bâtiments et autres ouvrages , les avions ,les
bateaux ,les camions , les autocars ,les bus ,les véhicules blindés de transport de fonds ,certains
matériels et outillages des entités industrielles ,minières ,agricoles, hospitalières et pétrolières,
dès lors que l’entité dispose de statistiques et autres informations lui permettant de bien
appréhender la durée d’utilité de chaque élément.

Commentaire : Lorsqu’un actif amortissable est composé d’éléments ayant des durées
d’utilisation différentes, on les enregistre séparément dans les sous-comptes du compte

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 15
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
d’immobilisation concernée et ont pratique, pour chaque composant, un plan d’amortissement
particulier.

Nouvel Article 38-2 sur les gros entretiens et grandes révisions


Article 38-2 (nouveau)

La poursuite de l’exploitation d’une immobilisation corporelle peut être subordonnée à la


réalisation régulière de révisions ou d’inspection majeures destinées à identifier d’éventuelles
défaillances, avec ou sans remplacement de pièces .Lorsqu’une inspection ou une révision
majeure est réalisée, son coût est comptabilisé dans la valeur comptable de l’immobilisation
corporelle comme un composant à titre de remplacement, si les critères de comptabilisations sont
satisfaits. Toute valeur comptable résiduelle du coût de la précédente révision est
décomptabilisé.

Commentaire : Les dépenses définies à cet articles concernent les grandes révisions qui ont
pour but de vérifier le bon état de fonctionnement des installations (révisions d’avion pour motif
de sécurité) et d’y apporter un entretien. Ce type de dépenses concerne en général les industries
lourdes (ciment, pétrole, sidérurgie..).

 Article 45 concernant la définition de l’amortissement

- Article 45 AUOHC
L’amortissement est la constatation comptable obligatoire de l’amoindrissement de valeur des
immobilisations qui se déprécient de façon certaine et irréversible avec le temps, l’usage, ou en
raison du changement des techniques, de l’évolution des marchés ou de toute autre cause.
Il consiste pour l’entreprise à répartir le coût du bien sur sa durée probable d’utilisation selon un
plan prédéfini.
Le coût du bien pour l’entreprise s’entend de la différence entre son coût d’entrée et sa valeur
résiduelle prévisionnelle.
Toute modification significative dans l’environnement juridique, technique, économique de
l’entreprise et dans les conditions d’utilisation du bien est susceptible d’entraîner la révision du
plan d’amortissement en cours d’exécution.

- Article 45 AUDCIF

L’amortissement consiste à répartir pour l’entité le montant amortissable du bien sur sa durée
d’utilité selon un plan prédéfini.
Le montant amortissable du bien s’entend de la différence entre son coût d’entrée et sa valeur
résiduelle prévisionnelle.
La durée d’utilité est définie en fonction de l’utilité attendue de cet actif pour l’entité. Tous les
facteurs suivants sont pris en considérations pour déterminer la durée d’utilité d’un actif :
- l’’usage attendu ………..
- l’usure physique ………….
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 16
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
- L’obsolescence technique ou commerciale
- Les limites juridiques ou similaires sur l’usage d’un actif (contrats de locations)

Différents mode d’amortissement peuvent être utilisés ……… :


- Le mode linéaire
- Le mode dégressif a taux décroissant
- Les modes des unités de production ou d’unités d’œuvre …..
- Et tout autre mode mieux adapté
Un mode d’amortissement basé sur les revenus générés par l’utilisation de l’actif est interdit pour
les immobilisations corporelles .De même ,l’amortissement financier que consiste à amortir une
immobilisation au même rythme que le coût de son financement n’est pas autorisé.
La date de début de l’amortissement est la date à laquelle l’actif immobilisé est en état de
fonctionner et au lieu d’utilisation prévu par l’entité.

Commentaire : La réécriture précise la notion d’amortissement, précise les modes


d’amortissement possible et impose une date de démarrage au début de l’amortissement
uniforme .Néanmoins l’entité devra consulter la législation fiscale l’état partie relative aux
amortissements.

 Article 46 concernant la définition des « dépréciations »

- Article 46 AUDCIF

L’amoindrissement seulement probable de la valeur d’un élément d’actif résultant de causes dont
les effets ne sont pas jugés irréversibles est constaté par une provision pour dépréciation ; pour
les immobilisations, cette provision est constatée par une dotation et pour les autres éléments de
l’actif par une charge provisionnée.

- Article 46 AUDCIF

La dépréciation permet de constater la perte de valeur de l’actif.


A la clôture de chaque exercice, une entité doit apprécier s’il existe un quelconque indice qu’un
actif a subi une perte de valeur. S’il existe un tel indice, l’entité doit estimer la valeur actuelle de
l’actif concerné.
L’actif net comptable doit être déprécié lorsque la valeur nette comptable est supérieure à la
valeur actuelle.
Pour les immobilisations, cette dépréciation est constatée par une dotation et pour les autres
éléments de l’actif, par une charge pour dépréciation.
Après la comptabilisation d’une perte de valeur, l’amortissement de l’actif doit être calcul é sur la
base de la valeur brute diminuée de la valeur résiduelle prévisionnelle, des amortissements
cumulés et de la dépréciation.

Commentaire : Cet actif redéfinit la notion « dépréciation » et impose aux entités la mise en
place de test de dépréciation : la valeur nette comptable de l'actif immobilisé est comparée à sa

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 17
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
valeur actuelle. Pour apprécier s'il existe un quelconque indice qu'un actif ait pu perdre de la
valeur, une entité doit considérer les indices suivants :
- Externes : valeur de marché, changements importants, taux d'intérêt ou de rendement,
- Internes : obsolescence ou dégradation physique, changements importants dans le mode
d'utilisation, performances inférieures aux prévisions.

 Article 48 concernant la définition des « provisions »

Article 48 AUDCIF

Une provision est un passif externe ou une dette dont l’échéance ou le montant est incertain. Le
terme provision désigne les provisions pour risques et charges.
Par dérogation les provisions réglementées sont constituées uniquement en application de
dispositions légales notamment fiscales
Un passif externe est une obligation actuelle de l’entité de transférer une ressource économique à
la suite d’évènements passés.
Un passif externe est une obligation actuelle de l’entité de transférer une ressource économique à
la suite à la suite d’évènements passés.
Les entités doivent évaluer et comptabiliser sous formes de provisions à inscrire au passif externe
du bilan, les engagements de retraite.

Commentaire : L’Acte uniforme s’aligne sur les dénominations internationales comme au niveau
de l’article 47 :
- Dotations ou charges pour dépréciations = perte de valeur d’un élément d’actif
- Dotations ou charges pour provisions = passif externe (dette) à échéance ou montant
incertain.

Nouveaux Articles concernant la définition et le traitement


 comptables des opérations de couverture
Article 58-1 / Article 58-2 / Article 58-3 / Article 58-4

Petit rappel de finance : La couverture désigne un ensemble de technique permettant de se prémunir contre divers
risques. La couverture consiste à anticiper et évaluer le risque, cette évaluation guidera vers le choix de l’instrument
de protection le plus adapté. L es principaux risques couverts sont :
- Risque de taux : risque que la juste valeur ou les flux de trésorerie futurs d’un instrument financier fluctuent
en raison des variations des taux d’intérêt du marché. Il affecte :
 les instruments de capitaux propres ;
 les actifs financiers et les passifs financiers ;
 les instruments hybrides (instruments entre dettes et capitaux propres) et
les dérivés incorporés ;
 les instruments dérivés.
- Risque de change : risque que la juste valeur ou les flux de trésorerie futurs d’un instrument financier
fluctuent en raison des variations des cours des monnaies étrangères – devises
- Le risque boursier C’est le risque de variation du prix des actifs financiers cotés sur une place financière. Il
est appelé également risque systématique ou risque de marchés de titres
Les principaux instruments de couverture se négocient :
- soit sur des marchés organisés ;
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 18
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
- soit sur des marchés de gré à gré.
La mise en place de couverture sur les marchés organisés peut se faire :
- sur des marchés à terme ;
- sur des marchés d’options.

Article 58-1

Une opération est qualifiée de couverture que si elle présente toutes les caractéristiques
suivantes :
 les contrats ou options de taux d’intérêt achetés ou vendus ont pour effet de réduire le
risque de variation de valeur affectant l'élément couvert ou un ensemble d'éléments
homogènes ;
 l'élément couvert peut être un actif, un passif, un engagement existant ou une transaction
future non encore matérialisée par un engagement si cette transaction est définie avec
précision et possède une probabilité suffisante de réalisation ;
 l'identification du risque à couvrir est effectuée après la prise en compte des autres actifs,
passifs et engagements ;
 une corrélation est établie entre les variations de valeur de l'élément couvert et celles du
contrat de couverture, ou celles de l’instrument financier sous-jacent s’il s’agit d’options
de taux d’intérêt, puisque la réduction du risque résulte d’une neutralisation totale ou
partielle, recherchée, a priori, entre les pertes éventuelles sur l’élément couvert et les
gains sur les contrats négociés, ou l’option achetée, en couverture.

Article 58-2

Les variations de valeur des contrats négociés sur les marchés organisés, constatées par la
liquidation quotidienne des marges débitrices ou créditrices ,sont portées au compte de résultat
en charges ou produits financiers.

Commentaire : Ces quatre nouveaux articles consacrent la prise en compte de certains


instruments financiers notamment :
- Les contrats de couverture
- La constatation des variations des valeurs des contrats négociés sur les marchés organisés
(OPCVM..) en compte de résultat. (article 58-2)
L’application immédiate des diverses notions contenues dans les articles 58-1 à 58-4 sera
rendue difficile par la faiblesse, actuelle, des marchés de couverture aux niveaux des Etats
parties (notamment UEMOA et CEMAC).

Abrogation de l’Article 60 concernant le résultat de l’exercice


L’Article 60 stipulait que :

Seuls les bénéfices réalisés à la date de clôture d’un exercice sont inscrits dans les résultats de
l’exercice…..

Tandis que l’Article 61 prévoyait :

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 19
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Les produits et les charges concernant des exercices antérieurs sont enregistrés, selon leur nature,
comme les produits et les charges de l’exercice en cours et participent à la formation du
résultat…..

Commentaire : L’abrogation de l’article 60 et le maintien de l’article 61 permet de lever la


contradiction qui existait entre ces deux textes.

Article 70 concernant l’opinion des commissaires aux comptes


L’Article 70 AUDHOC définissait :

Dans les entreprises qui désignent, volontairement ou obligatoirement, des commissaires aux
comptes, ces derniers certifient, conformément aux dispositions de l’Acte uniforme relatif au droit
des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique sur la mission du commissaire
aux comptes, que les états financiers sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du
patrimoine, de la situation financière et du résultat de l’exercice écoulé.

L’Article 70 du nouveau référentiel précise :

Dans les entités qui désignent, volontairement ou obligatoirement, des commissaires aux
comptes, ces derniers :
- soit émettent une opinion indiquant que les états financiers sont réguliers et sincères et
donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la
situation financière et du patrimoine à la fin de cet exercice
- soit expriment en la motivant, une opinion avec réserve ou défavorable ou indiquent qu’ils
sont dans l’impossibilité d’exprimer une opinion.
Les commissaires aux comptes se prononcent sur la sincérité et la concordance avec les états
financiers, des informations données dans le rapport de gestion.

Commentaire : La réécriture de cet article fait écho, sans mention explicite cette fois, aux
modifications apparues concernant les missions des C.A.C dans le nouvel Acte uniforme relatif
au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique modifié en 2014.

Article 73-1 (nouveau) dépôt d’états financiers IFRS pour


 certaines entités

Ce nouvel article impose l’obligation de dépôts d’un deuxième jeu d’états financiers en IFRS aux
entreprises cotés en bourse ou qui font un appel public à l’épargne et les commissaires aux
comptes doivent également certifier ces états financiers selon les modalités définies à l’article
70.

b) TITRE II : DES COMPTES CONSOLIDÉS ET DES COMPTES COMBINÉS

 Article 78 concernant les notions de contrôle

Il est ajouté à l’Article 78 les points suivants :


…….Le contrôle conjoint est caractérisé par l’existence :

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 20
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
-
d’un nombre limité d’associes ou d’actionnaires ……
-
d’un accord contractuel qui :
a) Prévoit l’exercice du contrôle conjoint sur l’activité économique
de l’entité exploitée en commun
b) Etablit les décisions qui sont essentielles à la réalisation des
objectifs de l’entité exploitée en commun et qui nécessitent le
consentement de tous les associés ou actionnaires participant au
contrôle conjoint
Commentaire : Alignement sur les normes internationales.

 Article 79 concernant les Etats financiers consolidés

Article 79 AUDCIF
Les comptes consolidés comprennent :
o le Bilan ;
o le Compte de résultat consolidé ;
o le Tableau des flux de trésorerie (en lieu et place du TAFIRE)
o le Tableau de variation des capitaux propres (nouvel état)
o les Notes annexes

Commentaire : Suppression du TAFIRE comme pour les comptes individuels et création d’un
nouvel état (Tableau de variation des capitaux propres) conforme aux normes internationales.

 Article 95 définissant le seuil de consolidation

Article 95 prévoyait que :

Sont consolidés les ensembles d’entreprises dont le chiffre d’affaires et l’effectif moyen de
travailleurs dépassent, pendant deux exercices successifs, les limites minimales fixées par les
autorités compétentes. Ces limites sont établies sur la base des derniers états financiers arrêtés
par les entreprises incluses dans la consolidation.

Article 95 AUDCIF précise :

Sont dispensés de l’établissement et de la publication d’états financiers consolidés, les ensembles


d’entités dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas pour chaque exercice, pendant deux exercices
successifs, un total hors taxes de 500 000 000 FCFA ou l’équivalent dans l’unité monétaire ayant
cours légal dans l’Etat partie.

Commentaire : La modification de l’article 95 permet de fixer le seuil dans l’Acte Uniforme alors
qu’il l’était précédemment dans le SYSCOHADA. En effet le SYSCOHADA (chapitre V : Comptes et
états financiers consolidés page 265) mentionnait :
« Les critères d'exemption sont établis en fonction du chiffre d'affaires et de l'effectif moyen des
travailleurs constatés pour l'ensemble consolidé pendant deux exercices successifs. Ils ne doivent
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 21
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
pas dépasser l'une et l'autre des limites suivantes : 500 000 000 FCFA de chiffre d'affaires
consolidé et 100 travailleurs. »

Deux nouveaux articles concernant les comptes combinés


 Article 106-1 et 108-1

Article 106-1 (nouveau)

Les comptes combinés sont obtenus en procédant aux opérations suivantes :


o cumul des comptes des entités faisant parti e du périmètre des comptes combinés,
éventuellement après retraitements et reclassement …….
o élimination des comptes réciproques : actifs et passifs, charges et produits
o neutralisation des résultats provenant d’opérations effectuée entre les entités comprises
dans le périmètre.

Article 108-1 (nouveau)

Un jeu complet d’états financiers combinés comprend : le Bilan combiné, le Compte de résultat
combinés, le Tableau combiné des flux de trésorerie et les Notes annexes

c) TITRE IV : DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES

 Article 111-1 sur les comptes transitoires

Article 111- 1 nouveau

Les comptes d’actif ou de passif supprimés ou traités autrement par le présent Acte uniforme
doivent être traités comme indiqué au Titre VIII Opérations spécifiques, Chapitre 41 par le biais
d’un compte qui a été créé exclusivement à cet effet :
475 Compte transitoire lié à la révision du SYSCOHADA, compte actif – compte passif

Commentaire : Cet article renvoi, pour les modalités d’applications de la transition, au Plan
Comptable Général OHADA (P.C.G.O).

 Article 113 sur les dates d’entrée en vigueur

Article 113

L’entrée en vigueur est fixée :


o pour les comptes personnels des entités, au 1e janvier 2018
o pour les comptes consolidés, comptes combinés et les états financiers selon les normes
IFRS, au 1er janvier 2019

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 22
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
CHAPITRE NOTIONS FONDAMENTALES
N°4

COMPTABILITÉ EN PARTIE DOUBLE ET NOTIONS DE DÉBIT ET DE


 CRÉDIT

La comptabilité générale fonctionne selon deux principes fondamentaux sur lesquels


reposent les enregistrements des écritures dans les comptes :
- la notion de partie double, qui implique que chaque écriture dans un compte doit trouver
une contrepartie "symétrique" dans un autre compte;
Ainsi, tout montant porté en comptabilité sera transcrit deux fois : une fois au débit d'un compte,
et une seconde fois au crédit d'un autre compte.
- les conventions d'écriture, qui permettent de déterminer pour une écriture donnée la partie
du compte (débit ou crédit) qui doit être activée.
A. La notion de partie double

Toutes les écritures comptables doivent être strictement équilibrées, tout montant
crédité sur un compte devant être compensé par un mouvement d'un montant identique au
débit d'un autre compte. L'intérêt de la partie double est qu'elle permet de retracer l'origine de
chaque opération enregistrée en comptabilité, ce qui, outre le fait qu'elle limite
substantiellement le risque de fraude, facilite et rationalise l'exploitation de l'ensemble des
informations collectées par le système comptable.

B. Les conventions d'écriture

Il existe trois types de comptes :


- Les comptes de base, ou comptes en "T", qui servent à l'enregistrement de toutes les
opérations. Ils s'organisent en partie double, avec le débit en partie gauche et le crédit en
partie droite.
- Le compte de résultat, qui est un document de synthèse regroupant une partie des comptes
de base. Son rôle est de permettre la détermination du résultat de l'exercice. On y distingue
les charges en partie gauche et les produits en partie droite.
- Le compte de bilan. Il s'agit également d'un document de synthèse qui regroupe des
comptes de base. Son rôle est de présenter une image des avoirs et des dettes de
l'entreprise. Il a ainsi une vocation "patrimoniale". On distingue l'actif (les avoirs) en partie
gauche et le passif (les dettes) en partie droite.
Remarque : les notions de Débit et Crédit perturbent souvent les étudiants, néanmoins il
faut se rappeler qu’au moyen-âge les comptables vénitiens (Italie) inscrivaient :
- Dans une colonne à gauche Debere (il me doit..) le montant qui leur était dû par les tiers =
le débit
- Dans une colonne à droite Credere (il me fait confiance…) le montant qu’il devait aux tiers
= le crédit

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 23
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
C. Présentation des comptes

(Numéro) COMPTE….(Intitulé) Soldes


DATES OPERATIONS DEBIT CREDIT
DEBIT CREDIT
DEBIT CREDIT Emplois Ressources

SOLDE
COMPTE SCHEMATIQUE EN T COMPTE À COLONNES MARIÉES (JUMELÉES)

DATES OPERATIONS DEBIT DATES OPERATIONS CREDIT

Emplois Ressources

COMPTE À COLONNES SÉPARÉES

D. Terminologie

- DEBITER un compte : porter une somme à son débit


- CREDITER un compte : porter une somme à son crédit
- IMPUTER un compte : porter une somme soit à son crédit soit à son débit
- SOLDER un compte : c’est annuler ou l’apurer
- TIRER le solde des comptes : c’est faire la différence entre le total Débit et le total
Crédit

E. Situation des comptes


DEBIT CREDIT DEBIT CREDIT DEBIT CREDIT

Emploi Ressource Emploi Ressource Emploi Ressource

SOLDE SOLDE
DEBITEUR CREDITEUR
Emploi net Ressource
nette
Solde nul
Débit > Crédit Débit = Crédit Débit < Crédit

F. Évolution des postes de bilan et de compte de résultat

COMPTES DE BILAN COMPTES DE RESULTAT


ACTIF PASSIF CHARGES PRODUITS

DEBIT CREDIT DEBIT CREDIT DEBIT CREDIT DEBIT CREDIT

+ - - + + - - +

EMPLOI RESSOURCE EMPLOI RESSOURCE EMPLOI RESSOURCE EMPLOI RESSOURCE

On remarque sur le schéma 1 ci-dessus que Débit, Charges et Actif sont toujours en partie
gauche des comptes et que Crédit, Produits et Passif sont toujours en partie droite. C'est la
traduction des conventions de fonctionnement des comptes. Les conventions d'écriture stipulent
en effet que les comptes de charges et d'actif (partie gauche) fonctionnent de la même façon en

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 24
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
augmentant par le débit et en diminuant par le crédit. Inversement, les comptes de produits et
de passif (partie droite) augmentent par le crédit et baissent par le débit.

 LE BILAN

Le bilan est un tableau qui synthétise l’ensemble des avoirs et des dettes d’une entreprise.
Il décrit donc sa situation patrimoniale à un moment donné. Le bilan est un double tableau
présentant, à droite (au passif) les origines des capitaux mis à la disposition de l’entreprise et, à
gauche (à l’actif) les utilisations faites de ces capitaux.
L’actif représente donc l’utilisation des ressources (ou les emplois) et le passif, l’origine des
ressources (ou les ressources, les sources de financement).
Puisque toute ressource doit être employée et que tout emploi à pour origine une ressource,
l’actif est toujours égal au passif. C’est le principe de base de l’équilibre du bilan.
Une dette est l’obligation qu’a un débiteur de payer une somme d’argent empruntée à son
créancier. Les dettes ont leur place au passif du bilan. Une créance est le droit qu’a un créancier
au remboursement d’une somme d’argent prêtée à son débiteur. Les créances ont leur place à
l’actif du bilan.
Le capital c’est l’apport du ou des propriétaire(s) à l’entreprise. Il peut donc être considéré
comme une dette de l’entreprise vis-à-vis de son ou ses propriétaire(s). Cette dette est
cependant particulière car elle n’est pas exigible comme le sont les autres dettes. En effet, elle
ne sera remboursable qu’à la liquidation (fermeture) de l’entreprise.
Le résultat, s’il est conservé dans l’entreprise, apparaît au passif du bilan : en positif si c’est un
bénéfice puisqu’il augmente les ressources de l’entreprise, en négatif si c’est une perte
puisqu’elle diminue les ressources de l’entreprise; il s’agit d’une mauvaise utilisation de
ressources.
Les capitaux propres qui comprennent le capital et le résultat conservé sont appelés le non-
exigible par rapport au capital emprunté appelé l’exigible.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 25
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Le passif du bilan
Les dettes sont classées par ordre croissant d’exigibilité : du moins exigible au plus exigible. Au-
dessus du passif, nous classerons donc le capital propre; au-dessous, le capital emprunté avec les
dettes à long terme (plus d’un an) et puis les dettes à court terme (à un an au plus).
Les capitaux propres
Les fonds propres sont les ressources financières mises à la disposition de l’entreprise par son ou
ses propriétaire(s) et les ressources qui proviennent des bénéfices conservés.
Les dettes
Appelées également capitaux étrangers, ce sont les ressources financières mises à la disposition
de l’entreprise par les tiers créanciers.
Les masses du bilan
Les actifs immobilisés, les actifs circulants, les capitaux propres et les dettes sont les masses du
bilan. Pour son analyse, on procèdera parfois à des regroupements différents : les capitaux qui
sont à la disposition de l’entreprise à long terme (capitaux propres et dettes à plus d’un an) sont
alors appelés capitaux permanents et ceux qui sont à la disposition de l’entreprise à court terme
(maximum un an) capitaux temporaires.
La situation nette d’une entreprise est obtenue en déduisant de l’actif, le montant des dettes
envers les tiers. Elle est donc synonyme de capital propre ou de patrimoine (net). Ces trois
termes servent à désigner la richesse réelle de l’entreprise (celle qui n’est pas due aux tiers).

 LE GRAND LIVRE / LE JOURNAL

A. Le journal

Dans la pratique, les opérations sont enregistrées chronologiquement dans un document


qu’on appelle le journal (du fait que les opérations sont enregistrées le jour le jour). Puis elles
sont reportées, à partir du journal, dans un grand livre (appelé ainsi parce que, dans le passé, les
opérations étaient reportées dans un livre volumineux) dans des comptes, qui reflètent les
différentes variations des postes du bilan et du compte de résultat. Dans le journal sont
constatées des écritures.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 26
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
D C D C
118 Autres réserves X
4619 Associés capital à rembourser X
Mise en remboursement
4619 Associés capital à rembourser X
521 Banque X
Paiement
101 Capital social X
1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti X
1014 Capital souscrit, appelé, versé, amorti X
Amortissement du capital
1011 Capital souscrit,non appelé X
1012 Capital souscrit,appelé,non versé X
Appel de deuxième quart
521 Banque locales X
4613 Actionnaire,capital souscrit,appelé non versé X
Libération du deuxième quart du capital social

B. Le grand livre

Le grand livre comprend tous les comptes de l’entité et est établi à partir du journal. Chaque
compte est divisé en deux parties : le débit et le crédit. Chaque débit et chaque crédit comprend
une date, un libellé et une somme. A la fin d’une période, les débits et crédits sont additionnés et
il est déterminé un solde. Le solde est débiteur si les débits sont supérieurs aux crédits, il est
créditeur, si les crédits sont supérieurs aux débits. Les soldes débiteurs ou créditeurs peuvent
s’inscrire soit dans une colonne supplémentaire, soit dans le coté le plus faible ce qui permet
d’équilibrer le compte.

 LA BALANCE ET LE CONTRÔLE DE LA PARTIE DOUBLE

En fin de période (et notamment avant l’établissement du bilan et du compte de résultat),


il est établi, à partir des comptes du grand livre, un document appelé « Balance » qui comprend
les colonnes suivantes :
- numéro des comptes ;
- noms des comptes ;
- totaux débits ;
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 27
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
- soldes débiteurs ;
- soldes créditeurs.
On appelle ce document balance, car les totaux doivent être équilibrés

Le principe de la partie double impose d’enregistrer pour toute opération les emplois et les
ressources de cette opération. Il en découle que pour l’enregistrement comptable de toute
opération, l’égalité suivante est attendue : Emplois = Ressources.
Les écritures dans le livre-journal illustrent ce principe puisque pour chaque écriture, on inscrit
les mouvements au débit et les mouvements au crédit correspondants. Aussi, pour chaque ligne
d’écriture et pour la totalité des écritures au livre-journal, la somme des montants inscrits au
débit est égale à la somme des montants inscrits au crédit.

N° N° Noms des comptes Totaux débits Totaux crédits Soldes débiteurs Soldes créditeurs
Capital 10 000 000 XOF - XOF 10 000 000 XOF
Stock de marchandises 15 000 000 XOF 15 000 000 XOF
Fournisseurs 5 000 000 XOF 20 000 000 XOF - XOF 15 000 000 XOF
Clients 12 000 000 XOF 6 000 000 XOF 6 000 000 XOF
Banque 19 000 000 XOF 14 000 000 XOF 5 000 000 XOF
Achats de marchandises 24 000 000 XOF 24 000 000 XOF
Variation de stocks de marchandises 15 000 000 XOF - XOF 15 000 000 XOF
Autres charges externes 3 000 000 XOF 3 000 000 XOF
Rémunérations du personnel 2 000 000 XOF 2 000 000 XOF
Ventes de marchandises 15 000 000 XOF - XOF 15 000 000 XOF
Totaux 80 000 000 XOF 80 000 000 XOF 55 000 000 XOF 55 000 000 XOF

 LES CHARGES ET LES PRODUITS LE COMPTE DE RÉSULTATS

Les comptes de charges enregistrent les opérations qui diminuent le résultat; les
comptes de produits, celles qui augmentent le résultat. Les soldes de ces comptes s’inscrivent
dans un compte de résultats où ils sont classés selon leur nature.
Leur confrontation permet de déterminer le résultat global de l’exercice. C’est celui-ci qui est
transféré au bilan. Les comptes de gestion (charges et produits) suivent aussi la logique
comptable : les emplois (charges) à gauche et les ressources (produits) à droite. Les comptes de
charges fonctionnent donc comme des comptes d’actif et les comptes de produits comme des
comptes de passif. Le compte de résultats dégage le résultat d’exploitation lié à l’activité
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 28
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
principale de l’entreprise, le résultat financier lié aux opérations financières et le résultat
exceptionnel lié aux activités non courantes de l’entreprise.
Les mutations du patrimoine ne se compensent pas toujours à l’aide de comptes de bilan et
des comptes de gestion doivent être mouvementés pour conserver l’équilibre bilanciel. Exemple
: lors de la vente d’une machine qui vaut 12.500 000 FCA pour 15.000 000 FCA, le compte d’actif
«machines» est crédité de 12.500 000 FCFA et le compte d’actif «clients» débité de 15.000 000
FCFA; la différence est un produit H.A.O de 2.500 000 FCFA.
Pour être équilibré, le bilan doit donc être présenté après affectation du résultat (imputation du
résultat final au passif du bilan).
Les achats de matières premières ou de marchandises et les ventes sont traités en deux temps :
- durant l’exercice, les achats sont comptabilisés en charges et les ventes en produits;
- en fin d’exercice, on procède à l’inventaire des stocks et on rectifie le(s) compte(s) de stocks
du bilan.
Tous les achats ne sont pas comptabilisés directement en charges
Lorsqu’ils visent à acquérir des biens d’équipement (immeubles, matériel, mobilier…), ils sont
comptabilisés dans les actifs immobilisés. Ce sont des dépenses d’investissements prises en
charge par le biais des amortissements.
Le compte de résultats est établit en fin d’exercice de manière à pouvoir équilibrer le bilan.
Chaque année, le compte de résultats présente les charges et les produits de l’exercice
clôturé alors que le bilan présente des comptes cumulés. En début d’exercice, les comptes de
charges et de produits sont remis à zéro, puisqu’ils ont été soldés dans le bilan, tandis que les
comptes de bilan sont ré ouverts sur base des soldes de l’exercice précédent.
L’affectation du résultat au bilan consiste à remettre ce résultat à zéro.

Pour enregistrer les pièces justificatives, le comptable tient toujours un raisonnement logique
–Que représente la pièce justificative à enregistrer ?
–Quels comptes utiliser ?
–Sont-ce des comptes d’actif, de passif, de charges ou de produits ?
–Augmentent-ils ou diminuent-ils ?
–Faut-il les débiter ou les créditer

 LE TRAITEMENT DES DONNEES COMPTABLES

L’informatisation du traitement des informations comptables est généralisée dans les


entreprises et les administrations. Pour comprendre l’organisation actuelle des travaux
comptables avec les outils informatiques, il est nécessaire de faire référence aux méthodes et
règles de base de toute comptabilité régulièrement tenue.
Plusieurs systèmes d’organisation sont à distinguer :
- le système classique,
- le système centralisateur,
- le système informatisé,
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 29
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
- les systèmes d’informations comptables

A. Le système classique

a) La procédure comptable dans le système classique

Factures
Reçus
Brouillard
Etc...
de saisie
ENREGISTREMENT
(facultatif) JOURNAL

Pièces comptables REPORT

GRAND LIVRE

ETABLISSEMENT

BALANCE

TRAVAUX DE FIN D'EXERCICE


Notes Tableau de flux
BILAN COMPTE ETAT
annexes TAFIRE
ANNEXE de trésorerie
DE
RESULTAT

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 30
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
B. Le système centralisateur

PIECES PIECES PIECES


PIECES COMPTABLES
COMPTABLES COMPTABLES
COMPTABLES

ENREGISTREMENT CHRONOLOGIQUE QUOTIDIEN

JOURNAL
JOURNAL JOURNAL JOURNAL AUXILIAIRE
AUXILIAIRE AUXILIAIRE AUXILIAIRE DES
DES ACHATS DES VENTES DE TRESORERIE OPERATIONS
DIVERSES

Journal général (Centralisation)

Reports
Grand livre
auxiliaire
fournisseurs
et clients Grand livre général

Reports
contrôle relevé clients/fournisseurs

Balance générale

Compte de résultat Bilan

Ce système permet :
 la division du travail et la répartition des taches comptables (saisie, suivi, contrôle)
en raison de l’existence de plusieurs journaux spécialisés par catégorie
d’opérations,
 le regroupement des informations de même nature.
Ainsi, il est possible d’utiliser plusieurs journaux auxiliaires regroupant les opérations
identiques :

 journal des achats,


 journal des ventes,
 journal de banque,
 journal de caisse,
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 31
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
 journal des opérations diverses,
Préalablement à l’enregistrement des opérations dans les journaux auxiliaires, les documents de
base doivent être triés par nature. Chaque jour, les enregistrements sont saisis dans les
différents journaux auxiliaires avec mise à jour des comptes individuels des clients et des
fournisseurs. Après totalisation des différents journaux auxiliaires, les totaux ainsi obtenus sont
reportés ou transférés, par centralisation, globalement dans un journal unique, en fin de mois :
le journal général.

LE TRAITEMENT INFORMATISE.

L’organisation comptable et les traitements ci-dessus se retrouvent dans les fonctionnalités des
différents progiciels de comptabilité disponibles sur le marché.

Après imputation sur un bordereau de saisie ou sur le document comptable de base lui même, les
informations sont saisies au clavier dans un journal provisoire ou brouillard de saisie.

Après contrôle, les écritures saisies font l’objet d’une validation qui entraîne la mise à jour
automatique des comptes.

Par la suite, la base de données ainsi constituée est utilisée pour :

- les éditions des documents comptables : journaux, comptes, balances,

- les consultations à l’écran des comptes,

- les traitements comptables situés en aval : tableau de résultat, bilan, préparation des déclarations
fiscales, tableau d’analyse, ...

 OBLIGATIONS DES ENTREPRISES

A. Arrêté des comptes

Selon l’article 23 du SYSCOHADA :

Les états financiers annuels sont arrêtés au plus tard dans les quatre mois qui suivent la date de
clôture de l’exercice. La date d’arrêté doit être mentionnée dans toute transmission des états
financiers.

B. Conservation des documents

L’article 24 du SYSCOHADA stipule :

Les livres comptables ou les documents qui en tiennent lieu, ainsi que les pièces justificatives sont
conservées pendant dix ans.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 32
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
CHAPITRE L’ENREGISTREMENT DES OPERATIONS D’ACHAT ET
N°5 DE VENTE

SECTION : LA FACTURE
I) GENERALITES
La facture est un écrit dressé par un commerçant et constatant les conditions auxquelles
il a vendu des biens ou assuré des services.
Cet écrit constate le montant que le client DOIT au fournisseur ; c’est pourquoi on parle souvent
de facture de « DOIT ».
La dénomination sociale doit figurer sur tous les actes et documents émanant de la
société et destines aux tiers, notamment les lettres, les factures, les annonces et publications
diverses. Elle doit être précédée ou suivie immédiatement en caractères lisibles de l'indication de
la forme de la société, du montant de son capital social, de l'adresse de son siège social et de la
mention de son numéro d'immatriculation au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier
RMCC.
Le code du commerce du Mali stipule :

La FACTURE, document de base de nombre d'opérations commerciales, se compose de


deux parties : l'EN-TETE et le CORPS.
a) L’en-tête de la facture
L'en-tête comporte un certain nombre de mentions relatives à l'entreprise :
 son nom ou sa raison sociale,
 son adresse, n° de téléphone, de fax, d’e-mail,
 ses numéros d’entreprise, de TVA, de compte(s) en banque,
 le lieu et la date de rédaction de la facture,
 l'identification complète du client (y compris son n° TVA éventuel),
 le n° de la facture (dans l'ordre du facturier),
 des indications éventuelles relatives au mode de transport, au paiement, ...
b) Le corps de la facture
 Le corps reprend la description complète des éléments livrés et les différents calculs
effectués pour aboutir au total à payer ; on retrouve notamment :
 quantités et nature des marchandises ou services ;
 indication du prix unitaire et du prix global par article ;
 prix total hors TVA, par taux ;
 réductions éventuelles ou majorations de prix ;
 escompte commercial éventuel (= réduction pour paiement anticipé) ;
 frais annexes : transport, assurances, emballages, ...
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 33
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
 TVA, au total
 Total Toutes Taxes Comprises (Total TTC)

Nom de l'entrepreneur (entreprise individuelle) ou


dénomination sociale (société)
Forme et capital (société)
Adresse
FOURNISSEUR

N° RMCC CLIENT
N° identifiant à la TVA
Code NAF
CODE NIF Nom du client
Adresse de facturation
OBLIGATOIRE selon les cas : Adresse de livraison
N° identification à la TVA du client

FACTURE
DATE DE FACTURE : FACTURE N° :

Prix unitaire Rabais et Prix unitaire


Désignation Qté Taux TVA Montant HT
Date brut HT remises net HT

Détail de la TVA
Montant HT Taux Montant TVA

OBLIGATOIRE selon les cas :


Franchise de la TVA
Exonération de TVA

Total HT
Réduction globale
Frais divers
Total net HT
Total TVA
Total TTC
Modalités et conditions de règlement : Acompte - facture n°
Date de paiement Net à payer
Mode de paiement
Conditions d'escompte
Taux des pénalités de retard

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 34
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
II) LES REDUCTIONS SUR FACTURE
a) Réductions à caractère commercial
- Rabais : réduction pratiquée pour tenir compte d’un défaut de qualité, de la non-
conformité des biens livrés, d’un retard dans la livraison ; il concerne le bien
acheté ou vendu
- Remise : réduction de prix accordée en fonction de la quantité commandée ou de
la qualité de l’acheteur.
- Ristourne : réduction de prix accordée périodiquement sur le total des achats
réalisés par le client.
b) Réductions à caractère financier
- - Escompte : réduction conditionnée par la rapidité de règlement du client ; il est
calculé en pourcentage simple du montant net

L’ESCOMPTE DE REGLEMENT NE DOIT,EN PRINCIPE ,ÊTRE ENREGISTRE QU’AU MOMENT DU


PAIMENT EFFECTIF DE LA FACTURE

FOURNISSEUR
KOUMA

FACTURE DE DOIT N* af 345


CLIEN T CISSE

REF DESIGNATION QUANTITE PRIX UNITAIRE HT MONTANT


DETAIL DES CALCULS
CARTONS DE
PA 01 50 50 000 2 500 000
xxx QTTE x Prix Unitaire
PB 3 BOITE DE - - - - - 30 15 000 450 000

MONTANT BRUT HT 2 950 000 Somme des articles vendus


- remise 5% 147 500 MONTANT BRUT HT x taux de remise
NET COMMERCIAL HT 2 802 500 MONTANT BRUT HT - REMISE
-escompte 2% 56 050 NET COMMERCIAL HT X taux d'escompte
NET FINANCIER 2 746 450 NET COMMERCIAL - escompte
Port forfaitaire 25 000
NET HT 2 771 450 NET FINANCIER + PORT
Montant TVA 18 % 498 861 NET HT x taux de TVA
NET TTC 3 270 311 NET HT + Montant TVA
ACOMPTE VERSE 500 000
NET A PAYER TTC 2 770 311 NET TTC - Acompte versé

LES REMISES SE CALCULENT EN CASCADE (UNE APRES L’AUTRE).

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 35
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
SECTION 2 : ENREGISTREMENT

I) ENREGISTREMENT DES FACTURES DE « DOIT »


Circulation des documents dans l’entreprise :
L’acheteur est appelé le client et achète des marchandises à son
fournisseur.

Analyse des opérations lors d’un achat :

INVESTISSEMENT
CLASSE 2
(immobilisation)

TYPE D'ACHAT

CHARGE CLASSE 6

A) Facture simple sans TVA NI REMISE

FOURNISSEUR
DIALLO
Facture n° 1 DOIT : KEITA

MARCHANDISES 200 000 XOF

NET A PAYER 200 000 XOF

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 36
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
ENREGISTREMENT CHEZ DIALLO (le fournisseur) ENREGISTREMENT CHEZ KEITA (le CLIENT)

411 CLIENT 200 000 601 Achat de marchandises 200 000


701 Ventes de marchandises 200 000 411 Fournisseur 200 000
Ventes à KEITA Facture n°1 Achat chez Diallo (facture n°1)

B) Facture simple sans TVA avec remise


FOURNISSEUR
DIALLO
Facture n° 1 DOIT : KEITA

MARCHANDISES 200 000 XOF


REMISE 5% 10 000 XOF

Net commercial 190 000 XOF


Remise suppl 2% 3 800 XOF

NET A PAYER 186 200 XOF

ENREGISTREMENT CHEZ DIALLO (le fournisseur) ENREGISTREMENT CHEZ KEITA (le CLIENT)

411 CLIENT 186 200 601 Achat de marchandises 186 200


701 Ventes de marchandises 186 200 411 Fournisseur 186 200
Ventes à KEITA Facture n°1 Achat chez Diallo (facture n°1)

Les réductions sur factures sont directement déduites du montant des achats/ventes.
(Les réductions à caractères commerciales enregistrées sur la facture normale ne font l’objet
d’aucun enregistrement).
C) Facture simple sans TVA avec réduction à caractère financier (escompte de règlement)
L'escompte de règlement a un caractère financier. C'est une réduction accordée au client
qui paie son achat avant le terme normal d'exigibilité (Exemple: paiement au comptant d'une
facture payable à soixante jours).

FOURNISSEUR REEL NORMAL


DIALLO
Facture n° 1 DOIT : KEITA

MARCHANDISES 200 000 XOF CHEZ DIALLO (Fournisseur)


D C D C
REMISE 5% 10 000 XOF 411 CLIENT (pour le net à payer) 182 476
1er Net commercial 190 000 XOF 673 Escompte accordé 3 724
Remise suppl 2% 3 800 XOF 701 Ventes Marchs 186 200
2ème Net commercial 186 200 XOF
Escompte 2% 3 724 XOF

NET A PAYER 182 476 XOF

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 37
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
FOURNISSEUR REEL NORMAL CHEZ KEITA (client)
DIALLO
Facture n° 1 DOIT : KEITA 601 Achats de marchandises 186 200
401 Fournisseur 182 476
MARCHANDISES 200 000 XOF
773 Escompte Obtenu 3 724
REMISE 5% 10 000 XOF
1er Net commercial 190 000 XOF
Remise suppl 2% 3 800 XOF
2ème Net commercial 186 200 XOF
Escompte 2% 3 724 XOF

NET A PAYER 182 476 XOF

D) Facture avec TVA, remise et escompte

FOURNISSEUR REEL NORMAL CHEZ DIALLO (Fournisseur)


DIALLO
Facture n° 1 DOIT : KEITA 411 CLIENT 107 661
673 Escompte accordé 1 862
MARCHANDISES 100 000 XOF 701 Ventes Marchandises 93 100
4431 TVA FACTUREE VENTES 16 423
REMISE 5% 5 000 XOF Client Keita notre facture N° 1
1er Net commercial 95 000 XOF
Remise suppl 2% 1 900 XOF CHEZ KEITA (Client)
2ème Net commercial 93 100 XOF D C D C
Escompte 2% 1 862 XOF 601 Achat de marchandises 93 100
Net financier 91 238 XOF 4452 TVA récupérable sur achats 16 423
TVA 18 % 16 423 XOF 401 FOURNISSEUR 107 661
773 Escompte Obtenu 1 862
NET A PAYER 107 661 XOF Client Keita notre
FOURNISSEUR DIALLOfacture N° 1

E) Facture avec Frais de transport

Le fournisseur peut faire transporter la marchandise:


 Par le vendeur aves ses propres moyens de transport (camion, véhicule de
livraison…)
 Par un transporteur dans ce dernier cas l’opération consistera en :
- Expédition des marchandises (avec facture du
transporteur adressé au fournisseur)
- L’envoi de la facture de vente au client

Remarque :

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 38
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Les transports terrestres, fluviaux et ferroviaires de personnes ou de marchandises pour
la partie du trajet accomplie hors des limites du territoire national sont exonérés de TVA
(Article 195, Code des Impôts du Mali). Le transport effectué par le fournisseur est soumis à
TVA parce que accessoire à l’activité principale de vente.

a) Cas 1 : le transport est effectué par le fournisseur

Le transport effectué par le transporteur est soumis à TVA (voir remarque)


FOURNISSEUR REEL NORMAL CHEZ DIALLO (Fournisseur)
DIALLO
Facture n° 1 DOIT : KEITA 411 CLIENT 121 422
673 Escompte accordé 2 100
MARCHANDISES 100 000 XOF 701 Ventes Marchandises 95 000
4431 TVA FACTUREE VENTES 18 522
REMISE 5% 5 000 XOF 7071 PORT FACTURE 10 000
1er Net commercial 95 000 XOF Client Keita notre facture N° 1
PORT FACTURE 10 000 XOF

Escompte 2% 2 100 XOF CHEZ KEITA (Client)


(95000+10000)*2% D C D C
Net 102 900 XOF 601 Achat de marchandises 95 000
TVA 18 % 18 522 XOF 4452 TVA récupérable sur achats 18 522
611 Transport sur achats 10 000
NET A PAYER 121 422 XOF 401 FOURNISSEUR 121 422
773 Escompte Obtenu 2 100
Diallo sa facture N*1

b) Cas 2 : Transport assuré par un transporteur


La marchandise est transportée en « port payé » ou « avancé ».Les frais sont payés au
départ de la marchandise par le fournisseur qui répercutera à son client les frais qu’il a ainsi
avancé pour la livraison des produits.
 Première étape : expédition des marchandises : facture du transporteur transmise
au Fournisseur

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 39
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
FOURNISSEUR REEL NORMAL CHEZ BAMATRANS (transporteur)
BAMATRANSPORTEUR
Facture n° 100 DOIT : DIALLO 411 CLIENT DIALLO 15 000

TRANSPORT 15 000 XOF 706 SERVICES VENDUS 15 000


TRANSPORT BAMAKO
KAYES POUR LE COMPTE
DE KEITA
NET A PAYER 15 000 XOF
CHEZ DIALLO
D C D C
613 TRANSPORT POUR CPTE DE TIERS 15 000
401 FOURNISSEUR 15 000
BAMATRANSPORTEUR
 Deuxième étape : Envoi de la facture de vente + incorporation des frais de
transport payés par DIALLO

FOURNISSEUR REEL NORMAL CHEZ DIALLO (Fournisseur)


DIALLO
Facture n° 15 DOIT : KEITA 411 CLIENT 234 716
673 Escompte accordé 3 800
MARCHANDISES 200 000 XOF 701 Ventes Marchandises 190 000
4431 TVA FACTUREE VENTES 33 516
REMISE 5% 10 000 XOF 7071 PORT FACTURE 15 000
1er Net commercial 190 000 XOF Client Keita notre facture N° 15
Escompte 2% 3 800 XOF CHEZ KEITA (Client)
D C D C
Net HT 186 200 XOF 601 Achat de marchandises 190 000
TVA 18 % 33 516 XOF 4452 TVA récupérable sur achats 33 516
PORT PAYE (AVANCE) 15 000 XOF 611 Transport sur achats 15 000
NET A PAYER 234 716 XOF 401 FOURNISSEUR 234 716
773 Escompte Obtenu 3 800
Diallo sa facture N*15

II) ENREGISTREMENT DES FACTURES D’AVOIR


La note de crédit ou « Facture d’avoir » ou « Avoir » est établie par le vendeur pour
diminuer le montant d’une facture et fait donc l’objet d’une écriture comptable. Elle peut être
utilisée pour un retour de marchandises ou d’emballages ou suite à une erreur. Elle est
également établie en cas de constatation de remise/rabais/ristourne (R.R.R) hors facture.

A) Retour de marchandises chez le fournisseur :

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 40
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Il arrive souvent qu'une partie des marchandises ou des matières livrées ne soit pas
acceptée par le client, pour diverses raisons : non conformité à la commande, défaut de
fabrication... Il les renvoie au fournisseur et enregistre un retour sur achats, ce dernier
comptabilisant un retour sur ventes. Généralement des frais de transport sont engagés par le
client mais ils sont mis à la charge du fournisseur. Celui-ci adresse à son client une facture d'avoir
et lui rembourse la valeur des biens retournés et les frais de transport. Pour enregistrer la facture
d'avoir on passe des écritures inverses de celles d'achat ou de vente, en tenant compte, le cas
échéant, des réductions commerciales et financières qui figuraient sur la facture initiale.
 Réexpédition par l’intermédiaire d’un transporteur

FOURNISSEUR REEL NORMAL CHEZ DIALLO


BAMATRANSPORTEUR D C D C
Facture n° 110 DOIT : KEITA 613 TRANSPORT POUR CPTE DE TIERS 5 000
401 FOURNISSEUR 5 000
TRANSPORT 5 000 XOF BAMATRANSPORTEUR
TRANSPORT KAYES BAMAKO

NET A PAYER 5 000 XOF


 Établissement de la facture d’avoir

CHEZ DIALLO (Fournisseur)


D C D C
FOURNISSEUR REEL NORMAL 701 Ventes Marchandises 47 500
DIALLO 4431 TVA FACTUREE VENTES 8 379
Facture n° 15 AVOIR : KEITA 612 TRANSPORT SUR VENTES 5 000
411 CLIENT 59 929
MARCHANDISES 50 000 XOF 673 Escompte ACCORDE 950
Avoir KEITA
REMISE 5% 2 500 XOF
1er Net commercial 47 500 XOF

Escompte 2% 950 XOF CHEZ KEITA (Client)


401 FOURNISSEUR 59 929
Net HT 46 550 XOF 773 Escompte OBTENU 950
TVA 18 % 8 379 XOF 601 Achat Marchansises 47 500
PORT PAYE (AVANCE) 5 000 XOF 4431 TVA Déductible
4452 TVA FACTUREE VENTES 8 379
NET A PAYER 59 929 XOF 7071 PORT FACTURE 5 000
Avoir DIALLO (retour marchandises)

B) Réductions « Hors facture » : dans le cas de réduction omise sur la facture de « Doit », on
constatera uniquement une diminution des ventes.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 41
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
CHEZ DIALLO (Fournisseur)
D C D C
FOURNISSEUR REEL NORMAL 701 Ventes Marchandises 15 000
DIALLO
Facture n° 15 AVOIR : KEITA
411 CLIENT 15 000
Remise 5% omise sur notre 15 000 XOF
facture n°27 du 15/12/N Avoir KEITA
NET En votre faveur 15 000 XOF
- XOF
Escompte 2% - XOF CHEZ KEITA (Client)
401 FOURNISSEUR 15 000
Net HT - XOF -
TVA 18 % - XOF 601 Achat Marchansises
PORT PAYE (AVANCE) 5 000 XOF ou 6019 RRR OBTENUS
NET A PAYER 5 000 XOF ou 6029 RRR sur matières premières
ou 6049 RRR matières et fourniture 15 000
ou 6059 RRR sur achats non stockés
ou 6089 RRR sur emballages

Avoir obtenu de DIALLO FOURNISSEUR

III) PROBLEME POSE PAR LA CONSIGNATION D’EMBALLAGE


Il peut arriver que lors d’une facturation, il soit consigné un emballage
A) Chez le vendeur, le fournisseur
Il faut inscrire le montant de la consignation dans un compte rattaché au compte clients :
4194 Clients, dettes pour emballages et matériels consignés
Exemple
Le 22 mars N, la société THERA a adressé la facture suivante (facture 572) à la société ALPHA :
Marchandises 100 000
TVA 18% 18 000
TTC 118 000
Emballages à rendre 3 000
Total 121 000
L’emballage a été rendu le 25 mars N par la société Alpha et la société Thêta a établi une facture
d’avoir (avoir n° 56) de 3000 FCFA.
On passera les écritures suivantes :

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 42
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Débit Crédit 20-mars Débit Crédit
4111.1 Client ALPHA 121 000
701 Vente de marchandises 100 000
4431 TVA Facturée sur ventes 18 000
4194 Clients, dettes pour emballages et matériels consignés 3 000
facture 49
121 000 121 000
25-mars
4194 Clients, dettes pour emballages et matériels consignés 3 000
4111.1 Client ALPHA 3 000
Avoir 56
Si l’emballage n’est pas retourné on le considérera comme acheté par la société Alpha et on
passera l’écriture suivante (avec TVA le cas échéant)

Débit Crédit 25-mars Débit Crédit


4194 Clients, dettes pour emballages et matériels consignés 3 000
707 PRODUITS ACCESSOIRES 2 542
4431 TVA Facturée sur ventes 458
vente d'emballage
3 000 3 000
B) Chez le client, l’acheteur
Dans ce cas, il faut inscrire le montant de la consignation dans un compte rattaché au compte
fournisseur : 4094 Fournisseurs créances pour emballages et matériels à rendre
Exemple
Le 22 mars N, la société TRAORE a reçu la facture suivante (facture 572) de la société THIAM :
Marchandises 90 000
TVA 18 % 16 200
TTC 106 200
Emballages à rendre 3000
Total 109 200 FCFA
L’emballage a été rendu le 25 mars N par la société TRAORE et la société THIAM a établi une
facture
d’avoir (avoir n° 56) de 3000 FCFA.
On passera les écritures suivantes :

Débit Crédit 22-mars Débit Crédit


601 Achats de marchandises 90 000
4452 T.V.A. récupérable sur achats 16 200
4094 Fourni s s eurs , créa nces pour emba l l a ges et ma téri el s à rendre 3 000
4011 2 Fournisseurs THIAM 109 200
Facture 572 THIAM
109 200 109 200

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 43
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Débit Crédit 25-mars Débit Crédit

4011.2 Fournisseur THIAM 3 000


4094 Fournisseurs créances pour emballages et matériels à rendre 3 000
Avoir 56 thiam
3 000 3 000

IV) L’ENREGISTREMENT DES IMMOBILISATIONS


II faut évaluer les immobilisations préalablement à leur comptabilisation proprement dite.
A) L'évaluation des immobilisations
La valeur des immobilisations est déterminée comme suit :
- si le bien est acquis à titre onéreux, il est comptabilisé à son coût d'acquisition obtenu par
l'addition des éléments énumérés à l’article 37 de l’AUDCIF :
Le coût d’acquisition d’une immobilisation corporelle est constitué de :
- son prix d’achat, y compris les droits de douane et taxes non récupérables, après
déduction des remises, rabais commerciaux et escomptes de règlement ;
- de tous les coûts directement attribuables engagés pour mettre l’actif en place et en état
de fonctionner selon l’utilisation prévue par la direction.
- des droits de mutation, honoraires ou commissions et frais d’actes, liés à l’acquisition
- de l’estimation initiale des coûts de démantèlement, d’enlèvement et de restauration du
site sur lequel elle est située, en contrepartie de l’obligation encourue, soit lors de
l’acquisition, soit en cours d’utilisation de l’immobilisation pendant une période donnée à
des fins autres que de produire des éléments de stocks. Dans les comptes individuels, ces
coûts font l’objet d’un plan d’amortissement propre tant pour la durée que le mode.
- les coûts d’emprunts peuvent être rattachés au coût d’acquisition.

Le Guide d’application du Syscohada révisé propose un tableau de recensement des divers coûts

- si le bien est produit par l'entreprise, il est comptabilisé à son coût de production constitué des
charges directes et indirectes de production;
 si le bien est acquis à titre gratuit, il est comptabilisé à sa valeur vénale ;
 si le bien est reçu à titre d'apport en nature, il est comptabilisé à la valeur
figurant dans l'acte d'apport.

B) La comptabilisation des entrées


Une écriture de type suivant est passée :
DEBIT CREDIT
2 Compte d'immobilisations (HT) X
445 TVA récupérable X
10 Capital (en cas d'apport) X
ou 16 Emprunts et dettes assimilées (pour les primes de remb.) X
ou 17 Dettes de crédit-bail et contrats assimilés X
ou 46 Associés et Groupe (apport en nature) X
ou 52 Banques (règlement au comptant) X
ou 53 Établissements financiers (règlement au comptant) X
ou 57 Caisse (règlement en espèces) X
ou 481 Fournisseurs d'investissements (règlement à crédit) X
ou 72 Production immobilisée (cas de fabrication) X

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 44
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Les immobilisations représentent l'ensemble des biens ou valeurs destinés à rester
durablement sous la même forme dans l'entreprise.

22 Terrain 23 Bâtiment
24 Matériel
Libellés acheté construit ………………….
HT TVA HT TVA HT TVA HT TVA
Coût de production (immobilisation
produite en interne)
Prix facturé
Commission
Transport
Assurance
Douane
Transit
Montage
Mise en route
Honoraires Architecte
Honoraires Notaire
Droits de mutation
…………………………….
Coût d'emprunt jusqu'à réception
définitive du bien
Estimation des coûts relatifs au
démantèlement et à la remise en
état du site
TOTAL VALEUR COMPTABILISEE

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 45
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
CHAPITRE LA TVA ET SON ENREGISTREMENT
N°6

SECTION 1 LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE


I) GENERALITES

La TVA, Taxe sur la Valeur Ajoutée est une taxe à la consommation qui est payée, en
définitive, par le consommateur final et qui est perçue, par étapes successives, par le
commerçant assujetti à la TVA.
Au cours de son exploitation, l’entreprise facture la TVA sur ses ventes et paie la TVA lors
des acquisitions de biens et services. La différence représente la TVA due à l’Etat. Elle se calcule
mensuellement.

a) Notion de « Valeur ajoutée »

C’est la valeur ajoutée d’un bien qui est taxée. La valeur ajoutée est une notion
d'économie qui permet de mesurer la valeur créée par un agent économique. Elle peut être
définie comme étant l’accroissement d’utilité (de valeur) apportée à un bien par la production.
Lorsqu'une entreprise vend un produit, elle n'est pas la créatrice de tout ce qui compose
le produit. Le plus souvent, elle a acheté des matières premières, des produits semi-finis
(intermédiaires). Elle effectue une production à partir de tous ces éléments en utilisant du travail
et c'est par ce travail qu'elle crée de la valeur.
La valeur ajoutée peut être définie comme étant la différence entre le prix d’achat des
marchandises (ou le prix d’achat de la matière première) et le prix de vente du produit.

Valeur ajoutée = prix de vente du produit - prix d’achat de la marchandise

Exemple dans une laiterie industrielle :


Prix d’achat du lait : 2 478 850 FCFA
Salaire des ouvriers : 150 000 FCFA
Coût d’utilisation des machines à pasteuriser : 25 000 FCFA
Charges fixes : 17 500 FCFA / Bénéfice : 200 000 FCFA /Prix de vente : 2 853 850 FCFA
Valeur ajoutée = Prix de vente - Prix d’achat
Valeur ajoutée = 2 853 850 – 2 478 850
Valeur ajoutée = 350 000

b) Taxe à la consommation

La TVA est un impôt indirect. On ne paie la TVA que lorsqu’on consomme, qu’on achète
des biens et services : c’est une taxe à la consommation.

c) Mécanisme de la TVA ; TVA sur achats et TVA sur ventes


TVA A PAYER = TVA exigible (collectée) – TVA déductible

TVA A PAYER = TVA ventes (collectée) – TVA sur achats (déductible)

La TVA est payée par l’acheteur au vendeur.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 46
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
C’est le vendeur qui doit restituer le montant à l’État mais il peut déduire de ce montant, les TVA
qu’il a lui-même payées à ses fournisseurs.
Les entreprises jouent le rôle de « collecteur de TVA » pour le compte de l’État.
1) Lorsque l’entreprise vend des biens ou des services à ses clients, le prix de vente inclut la
TVA. L’entreprise doit restituer les montants de TVA perçus, à l’État (Direction des
Impôts). L’entreprise a donc une dette fiscale envers l’État.

TVA SUR LES VENTES = TVA DUE À L’ÉTAT = TVA À PAYER

2) Lorsqu’une entreprise achète des biens et services pour les besoins de leur activité, elle
n’est pas le consommateur final. L’entreprise paie la TVA à son fournisseur, elle pourra la
récupérer. La TVA, figurant sur les factures d’achat, que l’entreprise a payée est une TVA
déductible c’est-à-dire, qu’elle doit lui être remboursée par l’administration de la TVA.
L’entreprise a donc une créance sur l’État.

TVA SUR LES ACHATS = TVA DÉDUCTIBLE = TVA À RÉCUPÉRER

En conclusion, pour l’entreprise

TVA A PAYER À L’ÉTAT = TVA SUR VENTES - TVA SUR ACHATS

Remarque : Une distinction est cependant faite en fonction de la nature du bien acquis
TVA due à l'Etat = TVA collectée - (TVA déductible sur immobilisations + TVA déductible sur autres
biens et services

Exemple 1 : La société HUICOMA achète des graines de coton aux planteurs de la zone CMDT
puis les transforment en huile et tourteaux pour l’alimentation du bétail.
Le circuit économique peut être schématisé comme suit :
HUICOMA > Grossiste > Demi- Grossiste > Détaillant > Consommateurs
En tenant compte d’une taxe de 18 % :

TVA 18 % TOTAL A+
Achat HT (a)
(a X 18 %) B
HUICOMA Achat 100 000 0 100 000 FCFA HORS TAXES (FCFA HT)
Vente 115 000 20 700 135 700 FCFA Toutes taxes comprises (FCFA TTC)

GROSSISTES Achat 115 000 20 700 135 700 FCFA Toutes taxes comprises (FCFA TTC)
Vente 155 700 28 026 183 726 FCFA Toutes taxes comprises (FCFA TTC)

DEMI-GROSSISTES
Achat 155 700 28 026 183 726 FCFA Toutes taxes comprises (FCFA TTC)
Vente 200 000 36 000 236 000 FCFA Toutes taxes comprises (FCFA TTC)

DETAILLANTS Achat 200 000 36 000 236 000 FCFA Toutes taxes comprises (FCFA TTC)
Vente 225 000 40 500 265 500 FCFA Toutes taxes comprises (FCFA TTC)

CONSOMMATEUR FINAL ACHAT 265 500 FCFA Toutes taxes comprises (FCFA TTC)

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 47
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
TRAITEMENT DE LA TVA

HUICOMA Achat auprès des producteurs 100 000 FCFA HT

TVA SUR LES VENTES = TVA DUE À L’ÉTAT = TVA À PAYER 20 700 FCFA
HUICOMA
TVA A PAYER 20 700 FCFA ETAT 20 700

TVA SUR LES ACHATS = TVA DÉDUCTIBLE = TVA À RÉCUPÉRER 20 700 FCFA
TVA SUR LES VENTES = TVA DUE À L’ÉTAT = TVA À PAYER 28 026 FCFA
GROSSISTES
TVA A PAYER = TVA ventes (collectée) – TVA sur achats
7 326 FCFA ETAT 7 326
(déductible)

TVA SUR LES ACHATS = TVA DÉDUCTIBLE = TVA À RÉCUPÉRER 28 026 FCFA
TVA SUR LES VENTES = TVA DUE À L’ÉTAT = TVA À PAYER 36 000 FCFA
DEMI-GROSSISTES
TVA A PAYER = TVA ventes (collectée) – TVA sur achats
7 974 FCFA ETAT 7 974
(déductible)
TVA SUR LES ACHATS = TVA DÉDUCTIBLE = TVA À RÉCUPÉRER 36 000 FCFA
TVA SUR LES VENTES = TVA DUE À L’ÉTAT = TVA À PAYER 40 500 FCFA
DETAILLANTS
TVA A PAYER = TVA ventes (collectée) – TVA sur achats
4 500 FCFA ETAT 4 500
(déductible)

CONSOMMATEUR
ACHAT 265 500 FCFA TTC
FINAL
TVA REVERSEE PAR LES AGENTS ECONOMIQUES A L'ETAT = 20 700 +7326 + 7974 + 4 500 = 40 500
TVA SUPPORTEE PAR LE CONSOMMATEUR FINAL = 40 500

Exemple 2 :

1) Une entreprise achète des marchandises pour un montant de 250 000 hors TVA et les revend
pour la somme de 350 000 hors TVA. TVA 18 %.

ENTREPRISE

ACHAT VENTE
L’entreprise paie son fournisseur L’entreprise reçoit de son client
Facture d’achat Facture de vente

Achat de marchandises 250 000 Vente de marchandises 350 000


TVA 18 % + 45 000 TVA 18 % + 63 000
TOTAL 295 000 TOTAL 413 000

La TVA de 63 000 FCFA perçue sur les ventes est due à l’État, c’est donc une dette de l’entreprise
envers l’État, ce montant est appelé TVA à payer.
La TVA de 45 000 FCFA payée lors des achats peut être récupérée par l’assujetti, c’est donc une
créance sur l’État. Ce montant est appelé TVA à récupérer.
La différence entre ces deux montants est la somme que l’entreprise devra effectivement verser
à l’État.
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 48
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
TVA à payer : 63 000
TVA à récupérer : - 45 000
Solde : 18 000
Cette différence étant positive, cela signifie que le montant de la TVA à payer est supérieur à
celui de la TVA à récupérer. L’entreprise a donc une dette envers l’État.
La différence entre la TVA à payer et la TVA à récupérer correspond exactement à la Taxe sur la
Valeur Ajoutée par le commerçant aux marchandises qu’il a achetées.
Prix d’achat : 250 000
Prix de vente : 350 000
Valeur ajoutée : 100 000
TVA : 18 % de 100 000 = 18 000 FCFA

Exemple 3 : Une entreprise a acheté des marchandises à divers fournisseurs pour la somme de
200 000 FCFA et revend une partie de ces marchandises au cours de la période pour la somme
de 100 000 FCFA
ENTREPRISE

ACHAT VENTE
L’entreprise paie son fournisseur L’entreprise reçoit de son client
Facture d’achat Facture de vente

Achat de marchandises 200 000 Vente de marchandises 100 000


TVA 18 % 36 000 TVA 18 % 18 000
TOTAL 236 000 TOTAL 118 000

La TVA de 18 000 FCFA perçue sur les ventes est due à l’État, c’est donc une dette de l’entreprise envers
l’État, ce montant est appelé TVA à payer.

La TVA de 36 000 payée lors des achats peut être récupérée par l’assujetti, c’est donc une créance sur
l’État. Ce montant est appelé TVA à récupérer.

TVA à payer : 18 000


TVA à récupérer : - 36 000
Solde : (18 000)

La différence entre la TVA à payer et la TVA à récupérer étant négative, cela signifie que le montant de la
TVA à récupérer est supérieur à celui de la TVA à payer.
L’entreprise a donc une créance sur l’État. On parle alors de CREDIT DE TVA

II) TAUX DE TVA

Les États membres de l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) se sont
engagés dans un processus d’harmonisation des taux de TVA par l’intermédiaire de la Directive
n°02/ 98/CM/UEMOA du 22 décembre 1998 portant harmonisation des législations des Etats
membres en matière de TVA /Modifiée par la directive n°02/2009/CM/UEMOA du 27 mars 2009.

Au Mali, le taux normal de la TVA est de 18%, il


existe un taux réduit de 5 % notamment pour les
produits informatiques.
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 49
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Directive n°02/2009/CM/UEMOA du 27 mars 2009

Art.3.- Sont soumises à la TVA les livraisons de biens et les prestations de services,
effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel, ainsi que les importations.

Art.4.- Le secteur agricole est exclu du champ d’application de la taxe, en attendant la


mise en place d’une politique agricole commune de l’Union. Toutefois, les Etats membres ont la
faculté de soumettre le secteur agricole à la TVA dans les conditions et selon les modalités qu’ils
définissent.

Art.16.- (Directive 02-2009) Le montant du chiffre d’affaires annuel, hors taxes,


constituant le seuil d’assujettissement est compris entre 30 et 100 millions de FCFA, s’agissant
des entreprises réalisant des opérations de livraison de biens, et entre 15 et 50 millions de FCFA,
s’agissant des entreprises réalisant des prestations de services.

Art.29.- (Directive 02-2009) Les États membres fixent un taux de TVA applicable pour
l’ensemble des opérations imposables.

Ce taux est compris entre 15 % et 20 %. Toutefois, les États membres ont la faculté de fixer un
taux réduit de la TVA compris entre 5 % et 10 %.

Certains biens et services ne sont pas soumis à la TVA mais à des taxes spéciales, tels que
les loyers, les honoraires d’avocat, les primes d’assurances, les salaires,….

III) DECLARATION TVA


Périodiquement, l’entreprise doit établir une déclaration de TVA (chaque mois ou chaque
trimestre). Ce document sert à calculer la dette ou la créance de l’entreprise envers
l’administration de la TVA. La TVA due à l’État doit être payée et la déclaration envoyée pour le
15 du mois qui suit sous peine d’amende.
Si la TVA perçue sur les ventes est supérieure à la TVA payée sur les achats, l’entreprise
devra payer la TVA à l’administration.
Inversement, si la TVA payée sur les achats de la période est supérieure à la TVA perçue
sur les ventes, l’entreprise aura une créance sur l’administration de la TVA. C’est l’État qui devra
rembourser la TVA à l’entreprise.
Les différentes entreprises collectent donc la TVA de façon fractionnée mais n’en supportent pas
la charge. Le consommateur final est celui qui supporte, en définitive, la totalité de la TVA.

a) Le fait générateur

C’est le fait par lequel sont réalisées les conditions légales pour l’exigibilité de la taxe. Il s’agit de
la livraison pour un bien vendu ou de l’exécution de la prestation de service pour les prestations
de service et travaux immobiliers.

b) L’exigibilité
Pour une livraison de biens corporels la TVA est exigible dès la livraison du bien. Par contre pour
une prestation de service, la TVA n’est exigible qu’à l’encaissement du prix (sauf le cas où
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 50
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
l’entreprise pour des raisons généralement de commodité « opte » pour la TVA sur les débits)
.Dans le régime des prestations de service, la taxe est exigible dès l’encaissement des acomptes
(sauf l’option possible de TVA sur les débits)

c) Ci-dessous modèle simplifié de déclaration de TVA.

IV) LES RÉGIMES D'IMPOSITION


Selon leur régime d’imposition, déterminé en fonction de leur activité et de leur chiffre
d’affaires annuel, les entreprises remplissent une déclaration de TVA destinée au fisc et
calculent, pour la période considérée, le montant à reverser à l’Etat.
Le Code Général des Impôts du Mali précise :

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 51
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
SECTION 2 ENREGISTREMENT DE LA TVA
I) GENERALITES
La TVA est neutre pour l’entreprise, cela signifie qu’elle n’a aucun impact sur son
résultat.
L’entreprise doit seulement comptabiliser sa dette ou sa créance envers l’administration.
En conséquence, la TVA ne doit jamais être comptabilisée dans un compte de charge (classe 6)
ou de produit (classe 7) un compte des autres charges ou autres produits (classe 8)

TVA ne doit jamais être comptabilisée dans un compte de gestion


a) La TVA à payer à l’État (c’est-à-dire la TVA sur les ventes) sera comptabilisée dans un
compte de dette : le compte 443 ETAT, TVA FACTUREE

b) La TVA à récupérer (c’est-à-dire la TVA sur les achats) sera comptabilisée dans un compte
de créance : le compte 445 ETAT, TVA RECUPERABLE.

443 ÉTAT, T.V.A. FACTURÉE 445 ÉTAT, T.V.A. RÉCUPÉRABLE


4431 T.V.A. facturée sur ventes 4451 T.V.A. récupérable sur immobilisations
4432 T.V.A. facturée sur prestations de services 4452 T.V.A. récupérable sur achats
4433 T.V.A. facturée sur travaux 4453 T.V.A. récupérable sur transport
4334 T.V.A. facturée sur production livrée à soi-même 4454 T.V.A. récupérable sur services extérieurs et autres charges
4335 T.V.A. sur factures à établir 4455 T.V.A. récupérable sur factures non parvenues
4456 T.V.A. transférée par d'autres entreprises

444 ÉTAT, T.V.A. DUE OU CRÉDIT DE T.V.A.


4441 État, T.V.A. due
4449 État, crédit de T.V.A. à reporter

II) COMPTABILISATION DES ACHATS

La facture reçue des fournisseurs comprend le prix des marchandises auquel s’ajoute la
TVA. Le montant total doit être payé mais, l’entreprise pourra déduire la TVA payée.

Exemples :
1) Achat de marchandises, facture de l’Entreprise CISSE, pour 200 000 FCFA, TVA 18 %.
Montant hors taxes (= valeur des marchandises) = 200 000
TVA 18 % de 200 000 = 36 000
Total à payer au fournisseur CISSE = 236 000 FCFA
Journal :

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 52
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
D C D C
601 Achat de marchandises 200 000
4452 TVA récupérable sur achats 36 000
401 Fournisseur 236 000
Achat au fournisseur Cissé
Les achats sont débités pour le montant Hors Taxes (H.T)

601 401
D Achats marchandises C D Fournisseurs C

200 000 DEBIT = CREDIT 236 000

4452
D TVA récupérable Achts C La dette est enregistrée au crédit pour
son montant Toutes Taxes Comprises (T.T.C)
36 000

La TVA sur ACHATS


est déductible,elle est débitée

2) Facture d’entretien des machines frigorifiques, facture de NIARE FROID n°13 pour 125 000
FCFA. TVA 18 %.
Montant hors taxe (= valeur des services achetés) = 125 000 FCFA
TVA 18 % de 125 000 FCFA = 22 500 FCFA
Total à payer au fournisseur NIARE FROID = 147 500 FCFA

Les achats sont débités pour le montant Hors Taxes (H.T)

6243 401
D Maintenance C D Fournisseurs C

125 000 DEBIT = CREDIT 147 500

4452
D TVA récupérable Achts C La dette est enregistrée au crédit pour
son montant Toutes Taxes Comprises (T.T.C)
22 500

La TVA sur ACHATS


est déductible,elle est débitée

D C D C
6243 Maintenance 125 000
4452 TVA récupérable sur achats 22 500
401 Fournisseur 147 500
Achats au fournisseur Niare Froid

Les achats sont débités pour le montant H.T.


La TVA est déductible et doit être débitée.
La dette est enregistrée au crédit pour le montant T.T.C.
DÉBIT = CRÉDIT

III) COMPTABILISATIONS DES VENTES


MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 53
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
En cas de vente, c’est l’entreprise qui envoie une facture au client qui, lui paye la
marchandise et la TVA.
Mais cette TVA n’appartient pas à l’entreprise. Elle est due à l’administration de la TVA et
constitue une dette à enregistrer dans le compte : 443-Etat, TVA facturée.

Exemple :
1) Vente de marchandises pour 1 000 000 hors TVA, TVA 18 %, selon notre facture n°15.
Montant hors taxe (= valeur des marchandises vendues) = 1 000 000 FCFA
TVA 18 % de 1 000 000 = 180 000 FCFA
Total à facturer = 1 180 000 FCFA

Les ventes sont créditées pour le montant Hors Taxes (H.T)

701 411
D Ventes de marchandises C D Clients C

1 000 000 DEBIT = CREDIT 1 180 000

4431
D TVA facturée sur ventes C La créance est enregistrée au débit pour
son montant Toutes Taxes Comprises (T.T.C)
180 000

La TVA sur les ventes


est due à l'Etat,elle est créditée
D C D C
411 CLIENTS 1 180 000
701 Ventes de marchandises 1 000 000
4431 TVA, facturée sur ventes 180 000
Ventes selon facture N° 15

Les ventes sont créditées pour le montant H.T.


La TVA facturée est due à l’État et doit être créditée.
La créance est enregistrée au débit pour le montant T.T.C.
DÉBIT = CRÉDIT

Remarque : Frais relatifs aux achats et ventes


L’achat ou la vente de marchandises peut s’accompagner de frais accessoires tels que les
emballages perdus, le transport et les assurances.
À l’achat, ces frais augmentent le coût des marchandises et viennent donc augmenter la base
imposable à la TVA. La base imposable est le montant sur lequel est calculée la TVA.

IV) TVA A PAYER ou CREDIT DE TVA


La dette ou la créance effective sera la différence entre le montant de la TVA à payer et
celui de la TVA à récupérer.

TVA A PAYER À L’ÉTAT = TVA SUR VENTES (exigibles) - TVA SUR ACHATS (déductibles)
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 54
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Nous allons maintenant voir comment comptabiliser ce solde.

a) 1°cas : la TVA à payer est supérieure à la TVA à récupérer.

Si la TVA perçue sur les ventes est supérieure à la TVA payée sur les achats, l’entreprise
aura une dette envers l’État et devra payer la TVA à l’administration.
Cette dette sera comptabilisée sous la rubrique « Dettes fiscales » dans le compte :

4441- TVA DUE

b) 2°cas : la TVA à récupérer est supérieure à la TVA à payer.

Si la TVA payée sur les achats de la période est supérieure à la TVA perçue sur les ventes,
l’entreprise aura une créance sur l’administration de la TVA.
C’est l’État qui devra normalement rembourser la TVA à l’entreprise.
Cette créance sera comptabilisée dans le compte : 4449-Etat, crédit de TVA à reporter.

c) Déclaration

- Etat, TVA due : Lors de la déclaration et (du paiement) de la TVA, la TVA à décaisser est
déterminée par différence entre la TVA collectée et l'ensemble des TVA déductibles
(récupérables):

D C D C
443 Etat,TVA facturée (collecté) A
4451 TVA,récupérable sur immobilisations B
4452 TVA, récupérable sur achats C
4441 Etat,TVA due A- (B+C)
Déclaration TVA

- Etat, crédit de TVA à reporter : Au cas où pour une période déterminée, la TVA
déductible est supérieure à la TVA collectée, un crédit de TVA à reporter doit être enregistré :

D C D C
443 Etat,TVA facturée (collecté) A
4449 Etat,crédit de TVA à reporter (B+C) - A
4451 TVA,récupérable sur immobilisations B
4452 TVA, récupérable sur achats C
Déclaration TVA

Ce compte 4449 « Etat, crédit de TVA à reporter » sera crédité lors de la prochaine déclaration et
viendra en diminution de la TVA à décaisser.

V) APPLICATIONS
Exercice 1 : Enregistrer dans les comptes et sous forme d’article au livre journal les opérations
suivantes :
1) Vente de marchandises pour 225 000 FCFA hors TVA, TVA 18 %, notre facture n°34
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 55
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
2) Achat de marchandises pour 180 000 hors TVA, TVA 18 %, fournisseur facture n°15
Exercice 2 : Déclaration de TVA (dd)

Janvier Février Mars


TVA facturée sur vente 250 000 40 000 400 000
TVA facturée sur prestation de service 80 000 55 000 50 000
TVA récupérable sur Achat 100 000 155 000 135 000
TVA récupérable sur immobilisations 95 000 200 000 90 000
TVA récupérable sur service 28 500 5 000 6 000
Travail à faire : -déclarer la TVA à payer ou le crédit de TVA pour les mois de janvier à mars
-Comptabiliser pour chaque mois en tenant compte que le paiement à eu lieu le
15 du mois suivant

Exercice 3 : Exercices de synthèse TVA

La Société DIA INDUSTRIES est spécialisée dans la fabrication de meubles modulables pour salons
intégrées.(01 ing)
Pour son activité, elle achète à son fournisseur EURO DECOR ACI des plaques de bois aggloméré
recouvert d'un revêtement synthétique, qu'elle découpe et assemble pour le montage des
éléments de salon .
Elle vend ensuite ces éléments à l'entreprise TOURE SARL qui les installe chez les particuliers.
Au cours du mois d'octobre la Société DIA INDUSTRIES a réalisé les opérations suivantes,
soumises au taux normal (18 %) :
 achats de plaques d'aggloméré au fournisseur EURO DECOR ACI pour un montant
HT de 1 500 000. Paiement à 60 jours.
 ventes de meubles de salon à l'entreprise TOURE SARL pour 2 000 000 FCFAHT.
Encaissement dans 90 jours.
Les opérations sont soumises à la TVA au taux normal actuellement en vigueur.
1.2. Travail à faire.
1) Evaluer la Valeur Ajoutée créée par la Société DIA INDUSTRIES à l’issue de ces opérations ?
2) Déterminer le montant de TVA à verser au TRESOR PUBLIC au titre du mois d'octobre.
3) Représenter schématiquement les mécanismes de la TVA.
4) Comptabiliser les opérations relatives aux achats, aux ventes et à la TVA dans les livres de la
Société DIA INDUSTRIES, le 31 octobre :
a) dans les comptes schématiques,
b) sous forme d’écritures au journal général.
La TVA due est payée par chèque le 15 novembre. Enregistrer le règlement.
5) Supposons que le 10 octobre la Société DIA INDUSTRIES réalise un investissement en matériel
industriel d'un montant de 8 000 000 FCFA HT.
a) Enregistrer cette opération au journal.
b) Evaluer alors le montant de la TVA due pour le mois d’octobre.
7) La Société DIA est soumise au régime du réel normal.
a) Compléter la déclaration de chiffre d’affaires ou déclaration de TVA du mois d’octobre
b) Enregistrer au journal l’écriture correspondante.
Exercice 4 : Employé aux Etablissements KANOU, vous constatez que les comptes de TVA se
présentent comme suit au 30 novembre 2016 :

N° des
Libellés Montants
comptes

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 56
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
4451 T.V.A. récupérable (déductible) sur immobilisations de novembre 48 370,00
T.V.A. récupérable (déductible) sur autres biens et services de
4452 58 556,00
novembre
4449 Crédit de T.V.A. à reporter 5 952,00
T.V.A. facturée (collectée) de novembre
4431 226 970,00

Travail à faire :
1 - D'après les informations fournies, établir la balance comptable correspondante. Pour cela,
vous pouvez utiliser le modèle ci-dessous :

N°de compte Libellé Soldes Soldes

Débiteurs Créditeurs

Que constatez-vous concernant les totaux « Débit » et « Crédit ». Comment pouvez-vous


expliquer ces totaux ?
2 - Présentez l'incidence des comptes de TVA figurant ci-dessus sur le résultat de l'exercice et sur
la situation patrimoniale de l'entreprise. Utilisez pour cela, les modèles figurant ci-dessous

CHARGES (hors taxes) Exercice en cours Produits (hors taxes) Exercice en cours
Charges d'exploitation Produits d'exploitation
Charges financières Produits financiers
Charges H.A.O Produits H.A.O

Total Général Total Général

Exercice en cours
ACTIF Amortissement PASSIF
BRUT NET
Provisions
Actif immobilisé Capitaux propres
Immo incorporelles Résultal
Immo corporelles Dettes
Immo financières Emprunt et dettes
Actif circulant Avances reçues
Avances versées Fournisseurs
Créances Autres dettes
Disponibilités
TOTAL GENERAL TOTAL GENERAL

Commentez les résultats obtenus. Quelle conclusion pouvez-vous en tirer ?


3 - Présentez les écritures nécessaires au journal des Etablissements KANOU:
Fin septembre,
Lors du paiement réalisé par virement bancaire le 16 décembre 2016.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 57
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Exercice 4 : Des Etablissements KOUMA, on extrait les comptes suivants

4451 Etat, TVA récupérable (déductible) sur immobilisations d'octobre 118 104

4451 Etat, TVA récupérable (déductible) sur immobilisations de novembre 45 406

4452 Etat, TVA récupérable (déductible) sur autres biens et services d'octobre 131 098

4452 Etat, TVA récupérable (déductible) sur autres biens et services de 143 216
novembre

4449 Etat, Crédit de TVA à reporter de septembre 11 829

4431 Etat, TVA facturée (collectée) d'octobre 163 872

4431 Etat, TVA facturée (collectée) de novembre 297 450

Travail à faire :
1 - Etablir la balance comptable correspondant aux comptes de TVA concernant le mois
d’octobre 2016. Pour cela, vous pouvez utiliser le modèle ci-dessous

N°de compte Libellé Soldes Soldes

Débiteurs Créditeurs

2 – Calculez la TVA à payer éventuellement au titre du mois d’octobre 2016.


3 – Passez les écritures concernant les comptes de TVA et, éventuellement, le paiement (qui
devra être effectué le 17 novembre 2016) de la TVA du mois d’octobre 2016.
4 - Présentez la balance comptable des comptes de TVA à la fin du mois de novembre 2016.
5 – Calculez la TVA à payer au titre du mois de novembre 2016.
6 – Passez les écritures concernant les comptes de TVA et le paiement (qui devra être effectué le
17 décembre 2016) de la TVA du mois de novembre 2016.

SYNTHESE TVA

La TVA, Taxe sur la Valeur Ajoutée est une taxe à la consommation qui est payée, en
définitive, par le consommateur final et qui est perçue, par étapes successives, par les
commerçants assujettis à la TVA.

TVA SUR LES VENTES = TVA COLLECTEE = TVA DUE À L’ÉTAT = TVA À PAYER
TVA SUR LES ACHATS = TVA DÉDUCTIBLE = TVA À RÉCUPÉRER
TVA A PAYER À L’ÉTAT = TVA SUR VENTES - TVA SUR ACHATS

Chaque mois ou chaque trimestre, l’entreprise doit établir une déclaration de TVA.
a) Comptabilisation des achats :
 Les biens sont comptabilisés, au débit, pour le montant Hors Taxes.
 La TVA sur achat est déductible et sera comptabilisée au débit du compte : 445 Etat, TVA
à récupérer ou récupérable.
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 58
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
 La dette est enregistrée pour le montant Toutes Taxes Comprises (= avec TVA).
b) Comptabilisation des ventes :
 Les biens sont comptabilisés, au crédit, pour le montant Hors Taxes.
 La TVA sur ventes est facturée au client et sera comptabilisée au crédit du compte : 443
TVA facturée
 La créance est enregistrée pour le montant Toutes Taxes Comprises.
c) Comptabilisation des frais :
 Le montant des frais vient augmenter la base imposable de la TVA.
d) Comptabilisation du solde dû ou à récupérer :
 Si TVA à payer > TVA à récupérer
Le solde est positif. L’entreprise a donc une dette envers l’administration.
Ce solde sera enregistré dans un compte de dettes fiscales : 4441-Etat, TVA due
 Si TVA à payer < TVA à récupérer
Le solde est négatif. L’entreprise a donc une créance sur l’administration.
Ce solde sera enregistré dans un compte de créances : 4449- Etat, crédit de TVA à reporter

COMPLEMENT : LES POURCENTAGES EN DEHORS ET EN DEDANS

Pourcentages en dehors

Prendre les x % d’une grandeur consiste à multiplier cette grandeur par x et à diviser le
tout par 100 (raisonnement identique en ‰). Ce problème se présente très fréquemment en
matière commerciale :

Exemple 1 : la TVA : un bien coûte 4 650 HTVA ; la TVA est de 18 % ; combien coûte-t-il TTC ?

Rappel : HTVA = hors TVA ; TVAC = TVA comprise ; TTC = toutes taxes comprises.
La TVA s’élève à : 4 650 * 18 % = 837 soit en arrondissant
Le bien coûte donc TTC (4650 + 837) = 5 487 FCFA

Sur une calculatrice de type commerciale, on procède normalement comme suit : 46 50 x 18 % =


ou encore 4 650 x 0,18 = 837

Exemple 2 : vous achetez un bien affiché au prix TTC de 34 000 FCFA, et le commerçant vous fait
une remise de 5 % sur ce prix. Combien payez-vous ?
La remise est de 34 000 * 5% = 1 700
Le prix sera : 34 000 – 1 700 = 32 300 FCFA
On peut aussi écrire : 34 000 * 95% = 32300 FCFA (nous payons 100 % - 5% du prix soit 95 %)

Pourcentages en dedans

Le problème est l’inverse du précédent


Calculer le prix hors taxe ou la TVA à partir d’un prix TTC : un bien coûte 66 000 FCFA TTC 18% ;
Quel est son prix hors taxe ?
Utilisons la règle de trois :
- identifier l’inconnue : le PRIX HTVA (= 100%)
- identifier les valeurs connues : le prix TTC (= 118 %)
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 59
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
- dresser un tableau des grandeurs, en plaçant dans la colonne de droite celle qui renferme
l’inconnue

POURCENTAGE PRIX
118% 66 000

100% ?X?

POURCENTAGE PRIX
118% 66000

100% X = (66000 x 100)/ 118


X= 55932,20339

VERIFICATION = 55932,20339 x 1,18 = 66 000

COMPLEMENT : CALCULS SUR PRIX ET MARGE

Prix

Le prix d’achat (PA) est le prix auquel une entreprise achète ses biens et services (matières
premières, marchandises, …) à ses fournisseurs.
LE PRIX D’ACQUISITION COMPREND, OUTRE LE PRIX A L’ACHAT, LES FRAIS ACCESSOIRES TELS
QUE LES IMPOTS NON RECUPERABLES.

Marges

1. On appelle marge bénéficiaire sur le prix d’achat ou de revient (dite aussi MARGE BRUTE) le
rapport :
(PV – PA) * 100
PA

Avec PA = prix d’achat et PV= prix de vente

Exemple : j'achète une marchandise (PA) 12 000 FCFA et je la revends (PV) 15 000 FCFA ;
ma marge bénéficiaire (brute) sur le prix d'achat PA est :

(15000 - 12000) = 25 %
12000

2. On appelle marge bénéficiaire sur le prix de vente le rapport :

(PV - PA)
PA

Pour le même exemple que ci-dessus, on a une marge bénéficiaire sur le prix de vente de :
(15000 – 12000) * 100 = 20%
15
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 60
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
note : ces calculs s’effectuent sur des prix hors taxe.

COMPLEMENT : LES DOCUMENTS COMMERCIAUX

A) L’appel d’offre ou demande de prix est un document par lequel l’acheteur se renseigne
sur les prix d’un bien ou service qu’il désire éventuellement acquérir et sur les conditions
de vente (réductions, transport, délai de livraison, délai et mode de paiement, garantie).
Ce document n’engage pas l’acheteur et ne fait pas l’objet d’une écriture comptable.
B) L’offre de prix est la réponse du vendeur qui s’engage à appliquer les prix et les
conditions de vente fournis pendant un délai «raisonnable» où explicitement formulé.
Ce document ne fait pas l’objet d’une écriture comptable.
C) Le bon de commande est l’écrit par lequel l’acheteur s’engage à réceptionner et à payer
le bien ou service commandé. Il ne fait pas l’objet d’une écriture sauf si un acompte est
versé.
D) L’accusé de réception est un document qui confirme la réception d’un courrier. Il peut
être dressé par un vendeur suite à une commande si celle-ci a été passée par téléphone
ou si elle porte sur un montant important ou encore si une des conditions de vente ne
peut être respectée. Ce document ne fait pas l’objet d’une écriture comptable.
E) La note d’envoi (bon de livraison/bon de réception) est un document en deux ou trois
exemplaires rédigé par le vendeur. Il accompagne la livraison et stipule les quantités
livrées. L’acheteur vérifiera sa conformité avec la livraison et avec la commande. Il
conservera un exemplaire pour gérer ses stocks. Les autres exemplaires, signés par
l’acheteur, sont destinés au vendeur et éventuellement au transporteur qui peuvent ainsi
prouver qu’ils ont rempli leur obligation de livrer.
Ce document ne fait pas l’objet d’une écriture comptable sauf, en fin d’exercice, s’il n’y a
pas encore eu facturation (utilisation des comptes «factures à établir» ou «factures à
recevoir»).
F) La facture est établie par le vendeur, elle doit être datée et numérotée; elle doit
comporter le nom, l’adresse et le n° de TVA tant du vendeur que de l’acheteur. Elle
indique la nature, les quantités et les prix unitaires des biens ou services vendus, les
réductions si elles ne sont pas déjà déduites du prix de vente, le total qui doit être soumis
à la TVA (ventilé selon les taux) et la TVA appliquée. Ces deux derniers éléments
additionnés, elle présente le montant total de la créance du vendeur et de la dette de
l’acheteur.
Si elle est reçue en même temps que la marchandise, elle peut remplacer le bon de
livraison/bon de réception.
Elle fait l’objet d’une écriture comptable tant chez le vendeur que chez l’acheteur.
G) Facture pro forma (« pour la forme »)
Facture provisoire ou devis établi par le vendeur pour permettre à son acheteur d’obtenir
la délivrance de certaines autorisations, et notamment d’une licence d’importation. Ce
document ne fait pas l’objet d’une écriture comptable.
H) La note de crédit ou « Facture d’avoir » ou « Avoir » est établie par le vendeur pour
diminuer le montant d’une facture et fait donc l’objet d’une écriture comptable.
Elle peut être utilisée pour un retour de marchandises ou d’emballages ou suite à une
erreur.
I) La note de débit est établie par le vendeur pour augmenter le montant d’une facture et
fait donc l’objet d’une écriture comptable. Elle peut être utilisée pour réclamer des frais
non portés sur la facture initiale (oublis, frais de transport ou de douane…) ou des
intérêts de retard.
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 61
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
J) Le relevé de factures est établi par le vendeur. Il reprend toutes les factures, notes de
débits et notes de crédits adressées à un acheteur durant une certaine période.
Il peut être établi sur demande de l’acheteur ou du chef du vendeur en guise de rappel ou
dans le cas de factures successives portant la mention «payable lors de notre relevé de fin
de mois», par exemple

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 62
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
CHAPITRE L’ENREGISTREMENT DES SALAIRES
N°7

I) LES ELEMENTS CONSTITUTIFS DE LA PAIE


L’entreprise émet chaque mois des bulletins de salaire et les paiements correspondants et établit
régulièrement des déclarations sociales

Le salaire de base est librement fixé par l’employeur et le salarié dans le respect des
règles légales (SMIG, minimum conventionnel), il inclut les heures supplémentaires calculées à
un taux majoré. Les compléments du salaire sont composés des primes, avantages en nature,
pourboires, gratification.

A) Salaire de base
Il est exprimé en Francs CFA pour une période de travail. Le nombre d’heure mensuel est calculé
en considérant 52 semaines de travail par an .Ainsi un salarié qui travaille 40 heures par
semaines sera payé tous les mois pour 173 ,33 heures quelque soit la durée réelle effectuée dans
le mois (principe de la mensualisation).

40 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠 × 52 𝑠𝑒𝑚𝑎𝑖𝑛𝑒𝑠
= 173.33 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠
12 𝑚𝑜𝑖𝑠
B) Heures supplémentaires
Les heures de travail effectuées au delà de 40 heures par semaines sont considérées comme des
heures supplémentaires payées selon la réglementation en vigueur en prenant en compte le taux
horaire.

𝑆𝐴𝐿𝐴𝐼𝑅𝐸 𝐷𝐸 𝐵𝐴𝑆𝐸 𝑀𝐸𝑁𝑆𝑈𝐸𝐿


= 𝑇𝑎𝑢𝑥 ℎ𝑜𝑟𝑎𝑖𝑟𝑒
173, 33 𝐻𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 63
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
II) L’IMPÔT SUR LES TRAITEMENTS ET SALAIRES
L’impôt sur les traitements et salaires (ITS) vise toutes les sommes payées dans l’année
aux salariés par les employeurs publics et privés. Le champ de cet impôt couvre les revenus
d’emploi, les commissions, les primes, les pourboires et toutes autres indemnités ou
émoluments reçus à titre de revenu d’emploi. Sont aussi couvertes les pensions et rentes
viagères et les rémunérations par action allouées aux dirigeants de sociétés.
L’impôt est dû par les bénéficiaires des revenus cités ci-haut qui demeurent au Mali et y exercent
une activité professionnelle ou y perçoivent des revenus imposables, nonobstant leur statut ou
leur nationalité. Les revenus gagnés à l’extérieur du Mali sont aussi soumis à l’impôt dans la
mesure où la personne bénéficiaire est considérée comme résidante au Mali
Outre les contribuables régis par des conventions internationales, bilatérales ou multilatérales,
qui ne sont pas assujettis à l’ITS, sont également exclues du champ d’application de l’ITS, entre
autres :
- Les allocations familiales et d’assistance à la famille.
- Les majorations de solde pour charges de famille (si elles sont attribuées à tous les
salariés d’une entreprise).
- Les retraites des combattants.
- Les rentes viagères et indemnités temporaires aux victimes d’accidents de travail.
- Les indemnités de licenciement ou de départ à la retraite

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 64
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Les salariés bénéficient d’une réduction de l’impôt pour charges de famille. Ces réductions
varient selon l’état civil et le nombre d’enfants. Ainsi, un ou une salarié(e) marié(e) mais sans
enfant à charge a droit à une réduction de 10%. Chaque enfant à charge donne aussi droit à une
réduction de 2,5% par enfant, jusqu’au 10e inclus et un enfant majeur mais infirme donne droit à
une réduction de 10%. Sont considérés comme enfants à charge, les enfants qui, tout en n’ayant
pas de revenus, ont moins de 18 ans, ceux ayant plus de 18 ans et moins de 25 ans sont en
service militaire ou poursuivent des études.

III) LES IMPOTS ASSIMILÉS AUX IMPOTS DIRECTS

A) La contribution forfaitaire à la charge des employeurs


La contribution forfaitaire à la charge des employeurs est une taxe sur la masse salariale des
entreprises soumises à l’impôt des sociétés et à l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux.
Les sommes versées aux salariés détenteurs d’un diplôme professionnel émis par une
institution d’enseignement professionnel agréée et âgé de moins de 40 ans à la date de leur
embauche sont exonérés de la contribution forfaitaire pour une période de 3 ans.
De la même façon, les sommes versées à des employés recrutés par un nouvel employeur et qui ont
été précédemment licenciés pour des raisons économiques sont exonérées de la contribution
forfaitaire pour une période de 2 ans.
L’assiette de la contribution forfaitaire est constituée du montant brut des rémunérations,
traitements, salaires, indemnités et émoluments divers, y compris les avantages en nature, payés par
les employeurs assujettis à l’ensemble de leur personnel. Sont déduits de l’assiette fiscale les
allocations versées aux stagiaires.
Le taux d’imposition est de 3,5%.

B) La Taxe de Formation Professionnelle


La taxe de formation professionnelle est due par tous les particuliers et sociétés passibles de l’impôt
sur les bénéfices industriels et commerciaux.
(Exonération de trois ans pour les employeurs embauchant des employés âgés d’au moins 40 ans et
titulaires d’au moins d’un diplôme professionnel délivré par un établissement professionnel agrée.
Exonération de deux ans pour des employeurs embauchant des travailleurs ayant été licenciés pour
motif économique.)
La taxe de formation professionnelle dont le taux est fixé à 2%, est assise sur la même base de
calcul que la contribution forfaitaire, elle est calculée sur le montant brut des rémunérations,
traitements, salaires, indemnités payés à l’ensemble du personnel y compris les valeurs réelles des
avantages en nature.
Le produit de la taxe de formation professionnelle est affecté au Fonds d’appui à la formation
professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA) pour le financement du secteur de la formation
professionnelle qualifiante, continue et pour apprentissage.

C) La Taxe de Logement
La taxe de logement est perçue sur les employeurs du secteur privé et parapublic.
La taxe de logement dont le taux est fixé à 1% de la masse salariale, est calculée sur le montant
brut des rémunérations, traitements, salaires, indemnités payés à l’ensemble de leur personnel
par les employeurs du secteur privé et parapublic. La taxe de logement est affectée à l’Office
malienne de l’habitat (OMH).

D) La Taxe Emploi-Jeunes

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 65
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
La Taxe Emploi-Jeunes (TEJ) est perçue sur les employeurs du secteur privé et parapublic.
(Exonération de trois ans pour les employeurs embauchant des employés âgés d’au moins 40 ans
et titulaires d’au moins un diplôme professionnel délivré par un établissement professionnel
agrée. Exonération de deux ans pour des employeurs embauchant des travailleurs ayant été
licenciés pour motif économique. )
La Taxe Emploi-Jeunes est calculée sur le montant brut des rémunérations, traitements, salaires,
indemnités payés à l’ensemble du personnel par les employeurs du secteur privé et parapublic.
Le taux de la taxe est de 2%. La taxe emploi-jeune est affectée à l’Agence pour la promotion de
l’emploi-jeunes (APEJ).

IV) LE REGIME DE SECURITE SOCIALE


Le régime malien de sécurité sociale couvre les salariés du secteur public et ceux du secteur
privé.
Il assure aux intéressés une protection contre les risques :
• maladie-maternité,
• accidents du travail et des maladies professionnelles,
• vieillesse, invalidité, décès-survivants,
• prestations familiales.
Sous la tutelle du Ministère de la Santé, de la solidarité et des personnes âgées la gestion de ces
régimes est assurée par l'Institut National de la Prévoyance Sociale.
Un plan d'action national d'extension de la protection sociale a permis la mise en place d'un
Régime d'Assurance Maladie obligatoire (AMO) et d'un Régime d'Assistance Médicale (RAMED).
La gestion du régime AMO est assurée par la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CANAM),
établissement public national.

Les cotisations financent les quatre branches de sécurité sociale ainsi que l'Agence Nationale
pour l'Emploi (ANPE). Cet organisme public à caractère administratif doté d'une autonomie
financière et d'une personnalité morale a été créé en 2001. Sa mission est de contribuer à la mise
en œuvre d'une politique nationale de l'emploi (centralisation des informations et des offres
d'emploi, formation professionnelle...).

V) LES DOCUMENTS LIES A LA PAIE


Les documents obligatoires sont divers. Il s’agit des documents relatifs au personnel :
registre unique du personnel, livre de paie et bulletins de paie remis aux salariés une fois par
mois au moment du paiement des salaires.
D’autres documents sont transmis aux organismes sociaux : bordereau récapitulatif des
cotisations à l’INPS, bordereau récapitulatif des impôts …

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 66
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
VI) LE COMPTE 66 CHARGES DE PERSONNEL
Ce compte enregistre les rémunérations du personnel: appointements et salaires,
commissions, congés payés, primes, gratifications, indemnités de logement ou indemnités
diverses et, le cas échéant, les rémunérations de l'exploitant individuel. Il enregistre aussi les
charges sociales et les avantages en nature.
En fin d'exercice, le compte 667 est débité du montant des rémunérations du personnel
extérieur, enregistrées au compte 637 Rémunérations de personnel extérieur à l'entreprise
durant l'exercice (le virement ayant pour effet de solder le compte 637).
(Nota : Les avantages en nature dont bénéficie le personnel sont enregistrés par
l'entreprise dans les différents comptes de charges par nature concernés. Ces avantages sont
ensuite transférés dans les frais de personnel : les entreprises débitent le compte 66 par le crédit
du compte 78 Transferts de charges.)

VII) LA COMPTABILISATION DES CHARGES DE PERSONNEL

Elle fait intervenir à la fois des comptes de charges et des comptes de tiers.

A) Les comptes concernés

• Le compte 66 Charges de personnel

Les charges salariales sont enregistrées dans des comptes divisionnaires, et sous comptes du
compte
66 Charges de personnel
Les charges sociales assises sur les rémunérations entre lesquelles il est établi des distinctions en
fonction de leur nature ainsi que de la nationalité et du statut (salarié ou exploitant individuel)
des personnes concernées, sont enregistrées dans trois comptes divisionnaires, subdivisés eux-
mêmes en un certain nombre de sous comptes
- 664 Charges sociales :
- 6661 Rémunération du travail de l'exploitant,
- 668 Autres charges sociales :
• Les comptes de tiers
Dans les comptes de tiers sont enregistrées les dettes de l'entreprise vis-à-vis :
- du personnel (compte 422 Personnel, rémunérations dues) ;
- des organismes sociaux (compte 43 Organismes sociaux), auxquels l'entreprise
doit verser aussi bien les cotisations sociales mises à la charge de l'employeur (part
patronale) que celles supportées par les salariés (part salariale) ;

431 SÉCURITÉ SOCIALE


4311 Prestations familiales
4312 Accidents de travail
4313 Caisse de retraite obligatoire
4314 Caisse de retraite facultative
4318 Autres cotisations sociales

- de l'État (compte 447 État, impôts retenus à la source), puisque l'impôt sur le
revenu dû par le salarié (impôt sur les traitements et salaires) est prélevé souvent
à la source par l'employeur et versé directement par lui au Trésor public.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 67
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
447 ÉTAT, IMPÔTS RETENUS À LA SOURCE
4471 Impôt Général sur le revenu
4472 Impôts sur salaires
4473 Contribution nationale
4474 Contribution nationale de solidarité

(Les dettes du compte 442 — Etat, autres impôts et taxes comprennent non seulement les
impôts et taxes d'Etat proprement dits tels que droits de douane à l'exportation, mais, aussi, les
impôts et taxes perçus pour le compte des collectivités locales.)

B) LE JEU DES COMPTES

1) Enregistrement des rémunérations

Le compte 661 (662) Rémunérations directes versées au personnel national (non national)
(ou le compte 663 Indemnités forfaitaires versées au personnel) est débité du montant brut des
rémunérations, par le crédit du compte 422 Personnel, rémunérations dues.

Ensuite le compte 422 est débité :


- du montant des cotisations salariales, par le crédit du compte 43 Organismes sociaux et
de ses comptes divisionnaires (dont 432 Sécurité sociale) ;
- du montant de la retenue à la source, par le crédit du compte 447 État, impôts retenus à
la source;
- s'il y a lieu, du montant des avances et acomptes versés au personnel, par le crédit du
compte 422 Personnel, avances et acomptes;
- du montant éventuel des retenues sur salaire (si les créanciers de certains membres du
personnel ont engagé des procédures de saisie-arrêt), par le crédit du compte 423 Personnel,
saisies-arrêts.

2) Enregistrement de la charge sociale patronale

On débite le compte 6642 (6642) Charges sociales sur rémunération du personnel national
(non national) par le crédit du compte 43 Organismes sociaux.

3) Paiement des rémunérations

On débite le compte 422 par le crédit d'un compte de trésorerie.


Si l'entreprise ne comptabilise les rémunérations qu'au moment de leur paiement, le
compte 422 pourrait ne pas être pas utilisé : le compte de trésorerie serait alors directement
crédité par le débit du compte 662 (ou 662 ou 663) ; même dans cette hypothèse toutefois il
serait préférable, selon le Plan comptable, de créditer d'abord le compte 422 (par le crédit du
compte 66) et de le débiter ensuite par le crédit d'un compte de trésorerie : ainsi la totalité des
rémunérations serait enregistrée au compte 422, ce qui serait de nature à favoriser les contrôles
internes.

4) Extinction des dettes envers les organismes sociaux et des créanciers


éventuels des salariés.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 68
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
On débite le compte 43 (le cas échéant, le compte 423), par le crédit d'un compte de
trésorerie, pour le montant des cotisations salariales et patronales (pour le montant des saisies
arrêts).
5) Reversement à l'État des retenues à la source
On débite le compte 447 par le crédit d'un compte de trésorerie.

SCHEMA D’ENREGISTREMENT
Comptabilisation du salaire brut
Débit Crédit Débit Crédit
6611 Rémunérations du personnel x
422 Personnel -Rémunérations dues x
Livre de paie mois N
Cotisations sociales salariales
422 Personnel -Rémunérations dues y
447 Etat Impôt à payer y
4311 INPS cotisations à payer y

Cotisations salariales selon livre de paie


Cotisations sociales patronales
6641 Charges sociales patronales a
6413 Taxes sur appointements et salaires b
6414 Taxes d'apprentissage c
6415 Formation professionnelle continue d
4421 Impôts et taxes d'Etat b+c+d
4311 INPS cotisations à payer a

Cotisations patronales
Versement du salaire net
Débit Crédit Débit Crédit
422 Personnel -Rémunérations dues salaires nets
521 Banque salaires nets
Paie mois N avis de débit n°

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 69
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Versements des cotisations et impôts et taxes
charges fiscales
4421 Impôts et taxes d'Etat
patronales
cotisations salariales +
4311 INPS cotisations à payer
patronales
447 Etat impôt à payer ITS

521 Banque total


TAXES ET COTISATIONS MOIS n

ANNEXE : MODELE SIMPLIFIE DE BULLETIN DE PAIE

BULLETIN DE PAIE - mois de - - - - -- -- - -


EMPLOYEUR:
Nom: Numéro NIF
Adresse:
CP et Ville :
SALARIE IDENTITE
Nom Fonction
Situation de famille Département
Nombre d'enfants Service
Taux abattement impôts Numero de sécurite sociale
Catégorie Coefficient:
Date d'embauche Coefficient:

RUBRIQUE GAINS RETENUES TOTAUX

JOURS 30
HEURES NORMALES 173,33
SALAIRE DE BASE A
MAJ 5% 97 B
MAJ 5% 98 C
MAJ 7% 99 D
MAJ 5% 2008 E
MAJ 5% 2009 F
SALAIRE DE BASE ACTUALISEE 1) A+B+C+D+E+F
Indemnite Solidarité 91 G
Indemnite Solidarité 82 H
Indemnité de risque I
SURSALAIRE J
Total de primes 2) G+H+I+J
SALAIRE BRUT W=1+2

COTISATIONS INPS (3,6 %) T

ITS
TA

NET A PAYER NET = W -T-TA

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 70
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
LES IMMOBILISATIONS : COÛTS D’ACQUISITION,
CHAPITRE APPROCHE PAR LES COMPOSANTS (OU
N°8 COMPOSANTES)

SECTION 1 : IMMOBILISATIONS : COÛTS D’ACQUISITION

Selon l’Acte Uniforme sur l’Organisation et l’Harmonisation des Comptabilités des


entreprises(A.U.O.H.C), les frais d'acquisition directement rattachables aux immobilisations
(commissions, courtages...) devaient être enregistrés dans les comptes de la classe 2 (2022 Frais
d’acquisition des immobilisations).
Il s’agissait en particulier :
- des droits d'enregistrement
- des honoraires, (notaires, experts, avocat….)
- des commissions,
- frais d'actes.
La propriété de biens immobiliers n’est transférée aux entités qu’après accomplissement de
formalités d’enregistrement, de mutation et le paiement de diverses taxes et honoraires pour
frais d’acte. Ces frais seront dorénavant inclus dans le montant de l’immobilisation concerné
pour obtenir le coût réel d’acquisition. Le compte 2022 Frais d’acquisition des immobilisations
est supprimé et son montant viré au compte d’immobilisation concerné et amorti sur la durée
restante d’amortissement de l’immobilisation.
Le nouvel Article 37 stipule : Le coût d’acquisition d’une immobilisation corporelle est constitué
de :
- son prix d’achat, y compris les droits de douane et taxes non récupérables, après déduction
des remises, rabais commerciaux et escomptes de règlement ;
- de tous les coûts directement attribuables engagés pour mettre l’actif en place et en état de
fonctionner selon l’utilisation prévue par la direction.
- des droits de mutation, honoraires ou commissions et frais d’actes, liés à l’acquisition
- de l’estimation initiale des coûts de démantèlement, d’enlèvement et de restauration du site
sur lequel elle est située, en contrepartie de l’obligation encourue, soit lors de l’acquisition,
soit en cours d’utilisation de l’immobilisation pendant une période donnée à des fins autres
que de produire des éléments de stocks. Dans les comptes individuels, ces coûts font l’objet
d’un plan d’amortissement propre tant pour la durée que le mode.
- Les coûts d’emprunts peuvent être rattachés au coût d’acquisition.

 Notion de frais directs incorporables au coût (IAS 16)

Certaines dépenses sont directement liées à la mise en service de l’actif ; il s’agit de frais tels que
:
• Tests d’essai, honoraires des ingénieurs et des architectes, aménagement des postes de
travail, frais de formation directement liés au fonctionnement.
• Coûts de préparation, montage, installation, assemblage, manutention, premier transport.
• Frais de personnel intervenant directement dans la construction, l’acquisition et la mise en
service de l’immobilisation.
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 71
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Ces frais sont incorporables au coût de l’actif à immobiliser.

 Notion de frais non incorporables au coût (IAS 16):

D’autres dépenses ne participent pas à la mise en service de l’actif ; il s’agit de frais tels que :
• Coûts d’inauguration du site.
• Coûts de lancement d’un nouveau produit.
• Frais administratifs, coûts de réorganisation, frais de pré-exploitation.
Ces frais ne peuvent être immobilisés.

 Nouveaux comptes :

De nouveaux comptes sont créés :


404 – Fournisseurs, acquisitions courantes d'immobilisations
4041 - Fournisseurs - dettes en compte immobilisations incorporelles
4042 - Fournisseurs - dettes en compte immobilisations corporelles
4046- Fournisseurs effets à payer immobilisations incorporelles
4047- Fournisseurs effets à payer immobilisations corporelles
4813 Fournisseurs d’investissements, Versement à effectuer sur titres de participation et titres
immobilisés non libérés
4816 Fournisseurs d’investissements, Réserves de propriété.
Le Guide d’application du Syscohada révisé propose un tableau de recensement des divers coûts :

22 Terrain 23 Bâtiment
24 Matériel
Libellés acheté construit ………………….
HT TVA HT TVA HT TVA HT TVA
Coût de production (immobilisation
produite en interne)
Prix facturé
Commission
Transport
Assurance
Douane
Transit
Montage
Mise en route
Honoraires Architecte
Honoraires Notaire
Droits de mutation
…………………………….
Coût d'emprunt jusqu'à réception
définitive du bien
Estimation des coûts relatifs au
démantèlement et à la remise en
état du site
TOTAL VALEUR COMPTABILISEE

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 72
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
SECTION 2 : LES IMMOBILISATIONS : APPROCHE PAR LES COMPOSANTS
Source : IAS 16 Immobilisations corporelles

I. CONCEPT DE COMPOSANT

A. IAS 16 Immobilisations corporelles

La norme IAS 16 immobilisations corporelles, dont s’inspire le SYSCOHADA, couvre les différents
aspects de la comptabilisation et de l’évaluation des immobilisations corporelles d’exploitation
sur leur durée de vie. Elle impose de traiter les composants d’un actif immobilisé comme des
éléments séparés s’ils ont des durées d’utilité différentes.
L’Approche par composant (APC) instaurée par la norme prescrit qu’« une entité comptabilise dans la
valeur comptable d'une immobilisation corporelle le coût d'un remplacement partiel au moment où ce
coût est encouru, si les critères de comptabilisation sont satisfaits. La valeur comptable des pièces
remplacées est décomptabilisée selon les dispositions de décomptabilisation énoncées dans la présente
norme » (IAS 16 § 13). Le paragraphe 43 IAS 16 ajoute que « chaque partie d'une immobilisation
corporelle ayant un coût significatif par rapport au coût total de l'élément doit être amortie
séparément». Dans ces conditions, l’« entité ventile le montant initialement comptabilisé pour une
immobilisation corporelle en ses parties significatives et amortit séparément chacune de ces parties »
(IAS 16 § 44).
Une immobilisation corporelle peut comporter plusieurs éléments à durée de vie ou rythme
d’amortissement distincts, par exemple, un bâtiment peut être décomposé en 4 éléments
distincts de durée de vie différente : les murs, la toiture, les ascenseurs et tous les autres
aménagements.

B. SYSCOHADA révisé 2017

Le principal objectif de la comptabilisation par composants consiste à s’assurer que les coûts des
parties significatives d’un actif soient amortis sur la durée d’utilité de ces parties plutôt que sur la
durée d’utilité de l’actif pris dans son ensemble. Il est à noter qu’une partie significative peut être
physique (p. ex., le réacteur d’un avion) ou non physique (p. ex., une révision ou une inspection
majeure).

Remarque : selon le Petit Robert :


Une composante est un élément d’un ensemble complexe
Un composant est un constituant d’un corps composé (chimie) ou qui entre dans la composition de
quelque chose.

Le nouvel Article 38-1 de l’Acte uniforme indique que :

« L’entité ventile le montant d’une immobilisation corporelle en ses parties


significatives dès lors que :
- les éléments d’actifs sont dissociables ;
- les éléments d’actifs ont une utilisation différente ;
- la durée d’utilité de chaque élément est différente ;
- le coût de chaque élément peut être évalué de façon fiable et qu’il est
significatif par rapport au coût total de l’immobilisation.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 73
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Chaque élément de l’immobilisation visée à l’alinéa précédent doit être comptabilisé
dès son acquisition ou son remplacement.
La décomposition des immobilisations n’est autorisée que pour les bâtiments et autres
ouvrages, les avions, les bateaux, les camions, les autocars, les bus, les véhicules
blindés de transport de fonds, certains matériels et outillages des entités industrielles,
minières, agricoles, hospitalières et pétrolières, dès lors que l’entité dispose de
statistiques et autres informations lui permettant de bien appréhender la durée d’utilité
de chaque élément. »

Certaines immobilisations ne peuvent pas faire l’objet de décomposition, du fait de la faible valeur de
leurs composants ou de leurs durées d’utilisation courtes. Il s’agit des matériels informatiques, des
véhicules de tourisme, des matériels et mobiliers. De plus les éléments de durée de vie inférieure à
12 mois sont directement enregistrés en charges.

 Actifs décomposables ou non


Mamoutou SOUMARÉ

II. PASSAGE À LA NOUVELLE RÈGLE POUR LES ÉTATS FINANCIERS 2018

Pour la mise en œuvre de la première application de l’approche par composants pour


l’amortissement des immobilisations corporelles, le Syscohada 2017 a retenu les principes de
prudence et de comptabilisation au coût historique.

Le Syscohada 2017 admet, dans le cas de la première application de l’APC, deux méthodes :
- soit le maintien en l’état des immobilisations, « ne rien faire »,
- soit la méthode de réallocation de la valeur nette comptable, « réallouer les VNC ».
Cette dernière méthode est une mise en œuvre du principe d’application rétrospective lors de la
première application d’un changement de méthode comptable. Les immobilisations existantes
sont décomposées comme si la règle avait toujours existé. Le cadre conceptuel du Syscohada
2017 prescrit, toutefois, une application prospective de l’application des durées probables
d’utilisation.
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 74
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Dans son principe, la méthode consiste à ne pas modifier la VNC globale mais à la repartir entre
les différents composants et la structure ; elle n’a pas d’impact sur les capitaux propres. Par
ailleurs, l’application prospective des durées d’utilité des composants limite la gestion des
résultats lors de la première application de cette règle.

La réallocation des valeurs nettes comptables consiste à répartir entre les différentes
composantes de l’immobilisation la valeur nette qui doit lui être attribuée en considérant divers
critères qui peuvent être :
 Prix sur les marchés des biens d’occasion
 Prix d’un composant neuf déduction faite d’un amortissement théorique
Dans un second temps, les clés de répartition des VNC sont appliquées aux immobilisations
brutes et aux amortissements pour leur répartition.

Les composants sont amorties sur les durées comptables initialement définies jusqu’à leur
remplacement.
Les actions à mettre en œuvre dans le cadre de la première application de l’APC peuvent être
résumées comme suit :
- inventaire des immobilisations ;
- détermination des immobilisations décomposables ;
- identification des composants ;
- détermination des durées d’utilité restantes des composants identifiés
- détermination des valeurs des composants ;
- répartition des VNC.

EXEMPLE RÉALLOCATION DES VNC


 Un bâtiment est acquis le 1/1/2013 pour 1 000 000 KFCFA, dont un ascenseur pour 100 000
KFCFA. Le bâtiment a une durée d’utilisation de 50 ans, et l’ascenseur de 25 ans.

 Entre le 1/1/2013 et le 31/12/2017, le bâtiment, enregistré en totalité pour 1 000 000 KFCFA, a
été amorti pour :

1 000 000 x 2% x 5 ans = 100 000

 En 2018, l’immeuble est repris pour 1 000 000 KFCFA, (pas de changement).

 On ne remet pas en cause les amortissements initiaux, les 2 composants sont repris pour leur
part de VNC soit : VNC globale : 1 000 000 – 100 000 = 900 000

VNC structure : 900 000 x 90 % = 810 000

VNC ascenseur : 900 000 x 10 % = 90 000

 Les amortissements n’ont pas changé :

Amortissements structure : 900 000 – 810 000 = 90 000

Amortissements ascenseur : 100 000 – 90 000 = 10 000

 Il n’y a donc pas d’impact sur les capitaux propres de l’exercice d’ouverture

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 75
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
III. ETUDE DE CAS

 Le 01 janvier 201N, une entreprise achète un camion au prix de 150 000 000 FCFA. Les composantes
du camion sont les suivantes :

Coût Durée d'utilité Dotation annuelle Amortissement linéaire


CARROSSERIE 90 000 000 20 ans 4 500 000
MOTEUR 54 000 000 10 ans 5 400 000
PNEUS 6 000 000 5 ans 1 200 000
Total 150 000 000 11 100 000

Les pneus sont finalement remplacés au bout de 4 ans (01/01/201-N+3) pour 7 millions.

Coût Durée d'utilité Dotation annuelle Amortissement linéaire


CARROSSERIE 90 000 000 20 ans 4 500 000
MOTEUR 54 000 000 10 ans 5 400 000
PNEUS 6 000 000 5 ans 1 200 000
Total 150 000 000

a) Enregistrement à l’acquisition
01/01/201N
2451 1 Matériel automobile /Structure 90 000 000
2451 2 Matériel automobile /Moteur 54 000 000
2451 3 Matériel automobile/Pneus 6 000 000
4812 Fournisseurs d'investissements 150 000 000

b) Enregistrement le 31/12/201N
31/12/201N
6813 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles 11 100 000
2485 1 Amortissement Matériel automobile /Structure 4 500 000
2845 2 Amortissement Matériel automobile /Moteur 5 400 000
2845 3 Amortissement Matériel automobile/Pneus 1 200 000

c) Remplacement des pneus

Valeur nette comptable = Coût d’entrée – somme des amortissements constatés

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 76
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
= 6 000 000 - (4 x 1 200 000) = 1 200 000 FCFA

01/01/201N + 3
2845 3 Amortissement Matériel automobile/Pneus 4 800 000
812 Valeurs comptables des cessions d'immobilisations corporelles 1 200 000
2451 3 Matériel automobile/Pneus 6 000 000
Décomptabilisation des anciens pneus

01/01/201N+3
2451 3 Matériel automobile/Pneus 7 000 000
4812 Fournisseurs d'investissements 7 000 000
Immobilisation des nouveaux pneus

Le plan d’amortissement reprendra comme précédemment (sur une durée de vie de 5 ans ou 4
ans si cela répond mieux à la réalité).

d) Comparaison avec l’ancien mode de comptabilisation

Suivant la technique de comptabilisation globale l’entité aurait comptabilisé le camion pour


150 000 000 FCFA et aurait pratiquée un amortissement de 7 500 000 (150 000 000 / 20 ans) et
le remplacement des pneus aurait été une charge de l’exercice pour 7 000 000 FCFA.

Le 01/01/ 2014, la société Olympe a acheté un immeuble neuf moyennant un coût total de
900 000 000 FCFA. L’immeuble a été amorti sur 40 ans (22 500 000 /an).

Durée Dotation annuelle


Coût Dotations constatées au
d'utilité Amortissement linéaire
01/01/2018
Immeuble 900 000 000 40 22 500 000 90 000 000

Voulant utiliser la comptabilisation par composant elle se tourne vers l’entrepreneur qui lui a
fourni la ventilation des principales composantes de l’immeuble (colonne 1 et 2 ).

Dotation Dotation Valeur nette


Durée Dotation Répartition
annuelle théorique au comptable des
Coût d'utilité réelle au des dotations
Amortissement 01/01/2018 par composants
(an) 01/01/2018 réelles
linéaire composant identifiées
Immeuble (Structure) 600 000 000 40 15 000 000 60 000 000 42 789 223 557 210 777
Système de
120 000 000 8 000 000 32 000 000
climatisation centrale 15 90 000 000 22 820 919 97 179 081
Ascenceurs 135 000 000 20 6 750 000 27 000 000 19 255 151 115 744 849
Toit 45 000 000 25 1 800 000 7 200 000 5 134 707 39 865 293
TOTAL 900 000 000 126 200 000 90 000 000 90 000 000 810 000 000

CHAPITRE II : LES AMORTISSEMENTS

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 77
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
CHAPITRE LES AMORTISSEMENTS
N°9

I. DEFINITIONS

La dépréciation des immobilisations amortissables se fait par le biais des amortissements. Un actif
amortissable est un actif dont l’utilisation par l’entité est déterminable. L’utilisation d’un actif est
déterminable lorsque l’usage attendu de l’actif par l’entité est limité dans le temps. Cet usage est limité
dès lors que l’un des critères suivants, soit à l’origine, soit en cours d’utilisation est applicable : physique,
technique, juridique. (Ces critères ne sont pas exhaustifs.)

L'amortissement est la constatation comptable obligatoire de l'amoindrissement de la valeur des


immobilisations qui se déprécient de façon certaine et irréversible avec le temps, l'usage ou en raison du
changement de techniques, de l'évolution des marchés ou de toute autre cause.

Il consiste à répartir le coût du bien sur la durée probable d'utilisation selon un plan prédéfini appelé plan
d'amortissement.

L'amortissement est constaté :

- par une dotation, charge dite « calculée » et non décaissable.

- par une diminution de la valeur nette comptable de l'immobilisation correspondante.

La base amortissable du bien s'entend de la différence entre son coût d'entrée et sa valeur résiduelle
prévisionnelle. La valeur résiduelle est le montant, net des coûts de sortis attendus, qu’une entité
obtiendrait de la cession de l’actif sur le marché à la fin de son utilisation. La valeur résiduelle d’un actif
n’est prise en compte pour la détermination du montant amortissable que lorsqu’elle est à la fois
significative et mesurable.

Les amortissements sont inscrits distinctement à l'actif en diminution de la valeur comptable nette.

Les amortissements doivent se rapporter à des immobilisations :


- appartenant en propre à l'entreprise ;
- acquises par crédit-bail ;
- acquises avec clause de réserve de propriété ;
- concédées à l'entreprise par un concédant.
Le plan d’amortissement est la traduction de la répartition de la valeur amortissable d’un actif selon le
rythme de consommation des avantages économiques attendus en fonction de son utilisation probable.
Le mode d’amortissement est la traduction du rythme de consommation des avantages économiques
attendus de l’actif par l’entité ; il existe plusieurs modes d'amortissement :

 l'amortissement linéaire ou constant,


 l'amortissement dégressif et
 l'amortissement accéléré
La dépréciation d’un actif est la constatation que sa valeur actuelle est devenue inférieure à sa valeur
nette comptable.

La valeur brute d’un actif est sa valeur d’entrée dans le patrimoine …

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 78
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
La valeur nette comptable d’un actif correspond à sa valeur brute diminuée des amortissements cumulés
et des dépréciations.

La valeur actuelle est la valeur la plus élevée de la valeur vénale ou de la valeur d’usage. La comparaison
entre la valeur actuelle et la valeur nette comptable est effectuée élément par élément.

La valeur vénale est le montant qui pourrait être obtenu, à la date de clôture, de la vente d’un actif lors
d’une transaction conclue à des conditions normales de marché, net des coûts de sortie.

Certains éléments de l’actif immobilisé ne sont pas amortissables mais peuvent subir des dépréciations :

 le droit au bail,
 le fonds de commerce,
 les marques,
 les terrains (sauf exceptions).
En effet, pour ces éléments d’actif immobilisés, des dépréciations momentanées, non définitives et donc
réversibles d'éléments d'actif peuvent être constatées.

Le fonds de commerce, certains terrains peuvent faire l’objet d’une dépréciation (le plus fréquemment),
et/ou d’un amortissement (selon l’origine de la perte de valeur dans certaines situations particulières).

Enfin, les biens immobilisés amortissables peuvent aussi subir une dépréciation lorsque la valeur
actuelle devient inférieure à la valeur comptable nette.

II. L’AMORTISSEMENT LINÉAIRE OU CONSTANT

C'est le système normal d'amortissement applicable à tous les biens. La dotation annuelle de
l'amortissement s'obtient en divisant le prix de revient par la durée d'utilisation prévue. Il se calcule
généralement au prorata temporis et en jours ou en mois (30 jours dans le mois et 360 jours dans une
année).

Le point de départ de l'amortissement est la date de mise en service, cette dernière étant considérée
comme la date à partir de laquelle l'immobilisation entre dans le processus de production. La date de
mise en service est très souvent différente de la date d'acquisition ou de facturation.

A : PRINCIPES DE CALCUL.

1) Le principe de calcul de l’annuité linéaire ou constante est le suivant :


𝐕𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐝′𝐨𝐫𝐢𝐠𝐢𝐧𝐞
𝐀𝐧𝐧𝐮𝐢𝐭é =
𝐃𝐮𝐫é𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐛𝐥𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝′𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

Ou

𝐕𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐝′ 𝐨𝐫𝐢𝐠𝐢𝐧𝐞 𝐱 𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐱 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬


𝐀𝐧𝐧𝐮𝐢𝐭é =
𝟑𝟔 𝟎𝟎𝟎

Ou
𝐕𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐝′ 𝐨𝐫𝐢𝐠𝐢𝐧𝐞 𝐱 𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐱 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐢𝐬
𝐀𝐧𝐧𝐮𝐢𝐭é =
𝟏 𝟐𝟎𝟎

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 79
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
2) Taux d’amortissement :

𝟏𝟎𝟎 𝟏𝟎𝟎
𝐓𝐚𝐮𝐱 = Durée d’amortissement : 𝐃𝐮𝐫é𝐞 =
𝐃𝐮𝐫é𝐞 𝐓𝐚𝐮𝐱

Exemples :

 Un bien acquis pour 2 500 000 XOF et dont la durée d’utilisation est de 5 ans > l’annuité
d’amortissement est de 2 500 000 / 5 = 500 000 XOF.
 Durée d’amortissement de 5 ans > le taux sera de 100/5 = 20 %
3) Prorata temporis
Lorsque qu’une immobilisation est achetée en cours d’exercice la première annuité est calculée
prorata temporis c'est-à-dire que la première régularisée (ou réduite) au prorata du temps ; le calcul se
fait en nombre de jours :

 A partir de la date de mise en service


 En comptant les mois pour 30 jours
(Par tolérance il est souvent utilisé le mois d’acquisition sans calcul au jour près).

Remarques :

 décompte du prorata en jours (mois de 30 jours et année commerciale de 360 jours).


 la dernière annuité est le complément de la 1ère afin d’obtenir une valeur comptable
nulle.
 selon le mode linéaire la durée d’amortissement peut donc s’étaler sur un nombre
d’exercices comptables supérieur au nombre d’années d’amortissement
 la TVA non déductible est incorporée au coût d’acquisition du bien

Suivant l’article 51 du code des impôts du mali : Cas des véhicules de tourisme.

L’amortissement des véhicules immatriculés dans la catégorie des voitures particulières est
limité à la fraction du prix d’acquisition qui ne dépasse pas le plafond fixé par arrêté du Ministre des
finances.

(Pour des raisons fiscales la base de calcul est plafonnée à 15 000 000 XOF (montant modifiable par
décret) pour les véhicules de tourisme

Par conséquent, pour les véhicules particuliers dont la valeur d’origine TTC est supérieure au

plafond, cela conduit à constater en fiscalité une charge calculée non déductible fiscalement.

Ainsi :

Amortissement excédentaire non déductible à réintégrer =

(Valeur TTC du VT – plafond fiscal) x Taux linéaire x Prorata éventuel

B: PLAN D’AMORTISSEMENT OU TABLEAU D’AMORTISSEMENT

Le plan d'amortissement est un tableau prévisionnel de réduction des valeurs inscrites au bilan
sur une période déterminée et par tranches successives ou "tableau prévisionnel de réduction de valeur"
qui peut être :

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 80
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
 soit manuel (tableau à concevoir ou à compléter),
 soit informatisé avec un logiciel de gestion des immobilisations (CIEL, EBP,
SAGE…)
 soit conçu à l’aide d’un logiciel tableur type EXCEL
Il est établi dès la mise en service du bien et sur la base de sa durée probable de vie, la valeur
résiduelle étant nulle dans la quasi totalité des cas. Cependant, si l'entreprise estime qu'elle utilisera le
bien sur une période plus courte que sa durée probable de vie et qu'à l'issue de cette utilisation le bien
présentera une valeur résiduelle, le plan d'amortissement du bien devra alors être établi pour la durée
d'utilisation du bien et l'amortissement portera sur la valeur d'entrée du bien déduction faite de sa valeur
résiduelle nette. Une fois le plan d'amortissement établi, il ne pourra être modifié ou révisé que dans des
circonstances exceptionnelles.

Exemple 1 : Tableau d’amortissement sans prorata temporis

Même tableau sous EXCEL™

Exemple 2 : Tableau d’amortissement linéaire avec prorata temporis (en mois)


Le même matériel acquis et mis en service le 01/04/2011 pour 5.000.000 Durée vie 5 ans.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 81
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Exemple 3 : Tableau d’amortissement linéaire avec prorata temporis (en JOURS)

Le même matériel acquis le 01/04/2011 et mis en service le 20 mai 2011

Exemple 4 : Tableau d’amortissement linéaire avec valeur résiduelle.

Soit une-machine outil acquise le 1er avril N par la société XXX pour 100 000 000 XOF hors TVA
récupérable, amortissable en linéaire sur 5 ans.

En supposant que la société a pour politique de procéder au renouvellement de son matériel après 4
années d'utilisation et que le marché d'occasion lui permet de revendre la machine à 26 000 000 XOF
après une révision l'un coût de 1 000 000 XOF, il est demandé de présenter le tableau d'amortissement de
cette machine outil.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 82
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
C: COMPTABILISATION

1. Principes.

Les traitements comptables relatifs aux amortissements des immobilisations interviennent lors des
travaux de fin d’exercice. Les écritures sont saisies dans le journal auxiliaire des « Opérations Diverses »
ou générées automatiquement à partir d’un logiciel de gestion des immobilisations.

2. Amortissement : charge calculée, non décaissée.

L'amortissement constitue une charge calculée, non décaissée constatant la consommation d’un bien, sa
perte de valeur et donc l’appauvrissement de l’entreprise, constatée au Débit d’un compte

de charge par nature de la classe 6 ou de la classe 8

COMPTES INTITULE

281 Amortissements des immobilisations incorporelles

282 Amortissements des terrains

283 Amortissements des bâtiments, installations techniques et agencements

284 Amortissements du matériel

681 Dotations aux amortissements d'exploitation

687 Dotations aux amortissements à caractère financier

798 Reprises d'amortissements (cas de révision de plan d'amortissement)

852 Dotations aux amortissements H.A.O.

862 Reprises d'amortissements H.A.O.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 83
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
DÉBIT CRÉDIT DÉBIT CRÉDIT
681 Dotations aux amortissements d'exploitation X
284 Amortissements du matériel X
Annuité normale
OU
852 Dotations aux amortissements HAO X
284 Amortissements du matériel X
Annuité hors activités ordinaires
III. L’AMORTISSEMENT « ACCELÉRÉ

Selon le code général des impôts du Mali (2015) :

Remarque : l’article 51 A prévoyait avant 2015 une durée de vie supérieur à trois ans et un taux
d’amortissement = mode linéaire * 1.5 et concernait également les immeubles

A : PRINCIPES DE CALCUL.

Le montant de la première année d’amortissement (selon le procédé linéaire) est doublé réduisant donc
la durée d’amortissement d’une année ou de 360 jours.
Présentation partielle du tableau d’amortissement accéléré

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 84
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Pour 2011, les 9 premiers mois au taux normal sont doublés et les 3 premiers mois de 2012 également.

B: COMPTABILISATION

Lorsqu’il est pratiqué, sur le plan fiscal, un amortissement supérieur à l’amortissement comptable,
il y a lieu de constater un amortissement dit « dérogatoire » (qui est comptabilisé comme une provision
réglementée). Lorsque l’amortissement fiscal devient plus faible que l’amortissement comptable, il y lieu
de reprendre une partie de l’amortissement dérogatoire.

Le compte 681 servira à enregistrer l’amortissement linéaire (ou économique) normal de


l’exercice. L’excédent sera comptabilisé dans le compte 151 Amortissement dérogatoire par le débit du
851 Amortissement dérogatoire.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 85
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Si l'annuité est supérieure à l'annuité linéaire

DÉBIT CRÉDIT DÉBIT CRÉDIT


681 Dotations aux amts d'exploitation Partie Linéaire X
851 Dotations aux provisions réglementées Partie dérogatoire X
284 Amortissement Partie Linéaire (économique) X
151 Provisions réglementés Partie dérogatoire X

Si l'annuité est inférieure à l'annuité linéaire (reprise)

DÉBIT CRÉDIT DÉBIT CRÉDIT


681 Dotations aux amts d'exploitation Partie Linéaire X
151 Provisions réglementés Partie dérogatoire X
284 Amortissement Partie Linéaire (économique) X
861 Reprises de provisions réglementées X

Dernière année

DÉBIT CRÉDIT DÉBIT CRÉDIT


681 Dotations aux amts d'exploitation Partie Linéaire X
151 Provisions réglementés Partie dérogatoire = Ptie linéaire X
284 Amortissement Partie Linéaire (économique) X
861 Reprises de provisions réglementées = Ptie linéaire X

L’OHADA définit (SYSCOHADA REVISE / TITRE VI DEFINITION DES TERMES) l’amortissement


dérogatoire comme

Amortissement ou fraction d'amortissement comptable ne correspondant pas à l'objet


normal d'un amortissement et comptabilisé en application de textes particuliers
(d'origine fiscale, le plus souvent). Les amortissements dérogatoires peuvent résulter
d’une différence liée :

À la durée d’amortissement

A la base d’amortissement

Au mode d’amortissement

Les amortissements dérogatoires sont classés en provisions réglementées et traités


comme telles. Ils figurent en conséquence parmi les capitaux propres et ne concourent
pas à la détermination de la valeur comptable nette du bien concerné, à la différence
des amortissements comptables et des provisions pour dépréciation.

Les amortissements dérogatoires sont des amortissements purement fiscaux répondant à des mesures
d'incitation à l'investissement.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 86
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Les amortissements dérogatoires ne constatent pas une dépréciation véritable mais le
bénéfice d'une réduction temporaire d'impôt accordée par l'administration fiscale.

IV. L’AMORTISSEMENT « DEGRESSIF»

Ce système d'amortissement est facultatif.

Il est réservé à certaines immobilisations.

Il permet une meilleure constatation de la dépréciation que le mode linéaire pour les premières années
d’utilisation des biens. Le point de départ de l'amortissement dégressif est en principe la date
d'acquisition. Il se calcule en mois et au prorata temporis. Le mois d'acquisition compte pour un mois
entier même si le bien est acquis en fin de mois.

Selon le code général des impôts du Mali (2015) : Art 51 A / 2

A : PRINCIPES DE CALCUL.

Le taux applicable est obtenu en multipliant le taux linéaire par un coefficient, ce dernier étant déterminé
en fonction de la durée de vie comptable du bien.

1) Le principe de calcul de l’annuité dégressive :


L’annuité est évaluée par l’application d’un taux d’amortissement dégressif à la valeur comptable
nette du bien au début de la période.

2) Taux d’amortissement dégressif :


Taux d'amortissement dégressif
=
Taux linéaire x Coefficient

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 87
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
3) Les coefficients :
DUREE DE
VIE COEFFICIENT DEGRESSIF

3 OU 4 ans 1,5

5 OU 6 ans 2

Plus de 6 ans 2,5

Exemple :
𝟏𝟎𝟎
 Taux dégressif pour un bien de durée de vie de 3 ans = × 𝟏. 𝟓 = 𝟓𝟎 %
𝟑

𝟏𝟎𝟎
 Taux dégressif pour un bien de durée de vie de 4 ans = × 𝟏. 𝟓 = 𝟑𝟕, 𝟓 %
𝟒

𝟏𝟎𝟎
 Taux dégressif pour un bien de durée de vie de 5 ans = × 𝟐 = 𝟒𝟎 %
𝟓

𝟏𝟎𝟎 𝟏
 Taux dégressif pour un bien de durée de vie de 6 ans = × 𝟐 = 𝟑𝟑. 𝟑𝟑 % 𝒐𝒖
𝟔 𝟑

4) Évaluation de la première annuité.

La 1ère annuité est calculée à partir du 1er jour du mois d’acquisition.

La règle du prorata temporis s’applique dès le mois d’acquisition jusqu’au mois de fin d’exercice.

Le décompte de la durée comprise entre le 1er jour du mois d'acquisition et la date de fin d’exercice est
en donc en mois entiers (pas de prorata temporis en jours)

Exemple : Pour un bien acquis le 20 avril la première annuité sera calculée à partir du 1 er avril
(Soit 9/ 12)

5) Évaluation des annuités dégressives

Le calcul de l’annuité se fait par application du taux d’amortissement dégressif à la Valeur


Comptable Nette de début d'exercice.

Valeur Comptable Nette au début de N (VCND)


=
Valeur Comptable Nette à la fin de N-1

VCN à la fin de N (VCNF)

=
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 88
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
VCN au début de N (VCND) – Annuité dégressive de N

· Lorsque l'annuité dégressive devient inférieure à l'annuité obtenue en faisant le quotient de la VCN par
le nombre d'années restant alors on abandonne l'amortissement dégressif et on adopte de
l’amortissement linéaire pour le nombre d’années restant.
· On abandonne l'annuité dégressive lorsque le taux dégressif devient inférieur au taux linéaire pour le
nombre d'années restant à amortir

B: COMPTABILISATION

Exemple : Amortissement dégressif d’une machine acquise 12 000 000 XOF et amortissable sur 5 ans
Calcul du nombre d’ « années linéaires » : Durée/ Coefficient = 5 / 2 = 2.5 donc 2 années en mode
linéaires

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 89
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
COMPLEMENT

L’Acte uniforme permet l’utilisation du mode des unités de production ou unités d’œuvre se
basant sur des critères « physiques » qui donnent lieu à une charge basée sur l’utilisation ou la production
prévue de l’’immobilisation :

 nombre de pièces produites


 heures de fonctionnement
 nombre de kilomètres parcourus
 nombre d’heures de travail
Le fournisseur B adresse à l’entreprise D le 1er octobre N la facture n° 34 réglable
immédiatement.

Etablissements B
15, route de koulikoro
Bamako DOIT
Entreprise D
Facture n° AX 316 BAMAKO, le 1er octobre N
Désignation Quantité Prix unitaire Montant
Machine outil 1 4 200 000 4 200 000
NS4758

Montant brut 4 200 000

Remise 20 % 840 000

Net commercial 3 360 000


Escompte 5 % 1 68 000
Net hors taxes 3 192 000
Frais de transport 108 000
TVA 18 % 594 000
Net à payer 3 894 000

L’utilisation du bien est déterminable en fonction du nombre d’unités fabriquées.


Le nombre d’unités fabriquées prévu est le suivant :
N: 2 000
N+1: 10 000
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 90
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
N+2 : 25 000
N+3 : 25 000
N+4 : 18 000
TRAVAIL A FAIRE

1- Enregistrer l’écriture d’acquisition de l’immobilisation.


2- Présenter le tableau d’amortissement (Annexe).
3- Enregistrer les écritures en N et en N+1.
4- Présenter l’extrait de bilan et l’extrait du compte de résultat des années N et N+1
Annexe

N° de compte : 241 Nom du compte: Matériel industriel

N° de l'immobilisation dans l'entreprise :24100054

Désignation de l'immobilisation : Coût d’acquisition XOF HT


Machine outil NS4758
Nom du fournisseur : Etablissements B Valeur résiduelle :
Facture n° 34 du 1er octobre N
Date de mise en service : 1/ 10

Mesure des avantages unités

Économiques attendus : fabriquée

Valeur
Quote-part des
Base de Annuité de Amortissement comptable
Années avantages
calcul l'exercice s cumulés nette en fin
économiques
d'exercice

N+1

N+2

N+3

N+4

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 91
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
CHAPITRE Les dépréciations des immobilisations amortissables
N°10

I. GENERALITES

A. IAS et AUDCIF

Suivant les IAS 36, un actif s’est déprécié lorsque sa valeur comptable est supérieure à sa valeur
recouvrable. Lorsque c’est le cas, la valeur comptable de l’actif doit être ramenée à sa valeur
recouvrable.
La valeur recouvrable d’un actif ou d’une unité génératrice de trésorerie est la valeur la plus
élevée entre sa juste valeur diminuée des coûts de sortie et sa valeur d’utilité.
Pour l’article 42 de l’acte uniforme :
« A la clôture de chaque exercice, l’entité doit procéder au recensement et à l’évaluation de ses
biens, créances et dettes à leur valeur effective du moment, dite valeur actuelle.
La valeur actuelle est une valeur d’estimation du moment qui s’apprécie en fonction du marché
et de l’utilité de l’élément pour l’entité. …»

Modification de la notion de dépréciation


- Article 46 AUOHC
L’amoindrissement seulement probable de la valeur d’un élément d’actif résultant de causes dont
les effets ne sont pas jugés irréversibles est constaté par une provision pour dépréciation ; pour
les immobilisations, cette provision est constatée par une dotation et pour les autres éléments de
l’actif par une charge provisionnée.
- Article 46 AUDCIF
La dépréciation permet de constater la perte de valeur de l’actif.
A la clôture de chaque exercice, une entité doit apprécier s’il existe un quelconque indice qu’un
actif a subi une perte de valeur. S’il existe un tel indice, l’entité doit estimer la valeur actuelle de
l’actif concerné.
L’actif net comptable doit être déprécié lorsque la valeur nette comptable est supérieure à la
valeur actuelle.
Pour les immobilisations, cette dépréciation est constatée par une dotation et pour les autres
éléments de l’actif, par une charge pour dépréciation.
Après la comptabilisation d’une perte de valeur, l’amortissement de l’actif doit être calculé sur la
base de la valeur brute diminuée de la valeur résiduelle prévisionnelle, des amortissements
cumulés et de la dépréciation.
Le plan d’amortissement est défini à la date d’entrée du bien à l’actif. Toute modification
significative de l’utilisation prévue entraîne la révision prospective de son plan d’amortissement
En cas de dotation ou de reprise de dépréciation résultant de la comparaison entre la valeur
actuelle d’un actif immobilisé et sa valeur nette comptable, il est nécessaire de modifier de
manière prospective la base amortissable. …
Déprécier une immobilisation revient à constater sa perte de valeur. Les dépréciations ont un
caractère réversible et répondent au principe prudence. La dépréciation d’un actif est la
constatation que sa valeur actuelle est devenue inférieure à sa valeur nette comptable.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 92
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Rappel
 La valeur actuelle est la valeur la plus élevée de la valeur vénale ou de la valeur
d’usage.
 La valeur comptable est le montant auquel un actif est comptabilisé après déduction
du cumul des amortissements et du cumul des pertes de valeur y afférents.
 Montant amortissable Le montant amortissable est le coût d’un actif, ou tout autre
montant substitué au coût dans les états financiers, diminué de sa valeur résiduelle.
 L’amortissement est la répartition systématique du montant amortissable d’un actif
sur sa durée d’utilité.
 Principe de prudence : « La comptabilité est établie sur la base d’appréciations
prudentes pour éviter le risque de transfert, sur des périodes à venir, d’incertitudes
présentes susceptibles de grever le patrimoine et le résultat de l’entreprise. »

B. Définition de la dépréciation

La dépréciation d’un actif est la constatation que sa valeur actuelle est devenue inférieure à sa
valeur nette comptable.
La dépréciation est donc la constatation d’une diminution de la valeur d’un actif il s’agit d’une
diminution des avantages économiques futurs attendus de l’actif et / ou de sa valeur de marché.
Comme l’amortissement, la dépréciation est une technique comptable qui permet de
comptabiliser en charge l’immobilisation mais elle s’ajoute à l’amortissement pour traduire une
perte de valeur et diminuer ainsi le solde du montant amortissable afin de tenir compte de la
diminution des avantages économiques futurs attendus (Application du principe de prudence.)
Tous les actifs peuvent faire l’objet d’une dépréciation : immobilisations, amortissables ou non
amortissables, stocks, créances, titres.

II. INDICES DE PERTES DE VALEUR ET TEST DE DEPRECIATION.

A. Indices de pertes de valeur

Il y a deux types d'indices de perte de valeur : les indices externes ou internes à l'entreprise :
Indices externes :
- baisse de la valeur de marché (indépendamment du temps ou de l'utilisation de
l'immobilisation).
- changements importants dans l'environnement extérieur de l'entreprise (technique,
économique, juridique, marché, taux d'intérêt, rendement...)
Indices internes:
- obsolescence ou dégradation physique non prévues par le plan d'amortissement (cela
nécessite une dépréciation et non pas un amortissement exceptionnel).
- changements importants dans le mode d'utilisation de l’immobilisation
- performances inférieures aux prévisions.
A la fin de chaque exercice comptable, il est nécessaire de rechercher s’il existe un indice
montrant que l’immobilisation à pu perdre de la valeur.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 93
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
B. Test de dépréciation

INDICE DE PERTE DE VALEUR


Oui Non

Détermination de la valeur vénale Retenir le valeur nette comptable

Valeur vénale > VNC Valeur vénale < VNC

Retenir la VNC Déterminer la valeur d'usage

Valeur d'usage > VNC Valeur d'usage < VNC

Retenir la VNC Déprécier le VNCà hauteur de la plus grande des deux valeurs
valeur vénale,valeur d'usage

Le test de dépréciation se conduit en 5 étapes :


1. Détermination de la Valeur d'Usage (VU) et de la Valeur Vénale (VV) de l'immobilisation.
2. Détermination de la Va leur Actuelle de l'immobilisation (montant le plus élevé entre la VV
et la VU).
3. Comparaison de la Valeur Nette Comptable (VNC) et de la valeur actuelle (VA).
4. Si la valeur actuelle de l'année en cours est inférieure à la VNC de l'année en cours alors, il y
a aura dépréciation.
5. Si l'immobilisation est amortissable, il faudra effectuer un réajustement du plan
d'amortissement.

III. COMPTABILISATION

A. Dotation de dépréciation.

Les dépréciations présentent un double aspect :


L’entreprise est appauvrie : cet appauvrissement est constaté dans un compte de charges
calculées, non décaissées constatant la perte de valeur
6913 : Dotation aux dépréciations des immobilisations incorporelles
6914 : Dotation aux dépréciations des immobilisations corporelles
6972: Dotation aux dépréciations des immobilisations financières
= comptes débités
Certains éléments de l’actif sont dépréciés.
Une diminution de valeur pour un élément d'actif immobilisé est enregistrée dans un compte
spécifique rattaché au compte de l’immobilisation concernée et différent du compte
d’amortissement. La dépréciation est enregistrée au crédit d’un compte d’actif soustractif appelé
: 29 Dépréciations des immobilisations (la codification employée est n° du compte principal avec
un 9 en 2ème position.)
= comptes crédités

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 94
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Les écritures sont saisies dans le journal auxiliaire des « Opérations Diverses » ou générées
automatiquement à partir d’un logiciel de gestion des immobilisations.

B. Reprise de dépréciation.

Certaines régularisations peuvent être effectuées à la fin des différents exercices selon
l’évolution de la valeur actuelle par rapport à la valeur comptable nette dont une reprise de
dépréciation.
La dépréciation s’est accrue, il faut alors compléter la dépréciation existante
Dotation complémentaire = Dépréciation nécessaire – dépréciation existante.
La dépréciation s’est réduite, il faut alors reprendre totalement ou partiellement la dépréciation.
Reprise = Dépréciation existante – Dépréciation nécessaire.

La reprise est plafonnée de telle sorte que la valeur comptable nette après reprise ne soit pas
supérieure à la valeur comptable nette obtenue sans dépréciation.
Cette reprise de dépréciation constitue :
- une diminution de la dépréciation existante,
- un produit calculé non encaissé.
Le produit calculé, est enregistré au Crédit d’un compte de produit d’exploitation de la classe
7.
- 7913 : Dotation aux dépréciations des immobilisations incorporelles
- 7914 : Dotation aux dépréciations des immobilisations corporelles
- 7972: Dotation aux dépréciations des immobilisations financières
IV. INFORMATIONS en ANNEXE

La note 28 contient les informations suivantes


 catégorie d’immobilisation dépréciée
 montant des dotations et reprises au cours de la période
Note 28 Provisions et dépréciations inscrites au bilan

SITUATION ET A B C A+B-C
MOUVEMENTS PROVISIONS AUGMENTATIONS DIMINUTIONS
A PROVISIONS
L'OUVERTURE D'EXPLOI- FINAN- HORS D'EXPLOI- FINAN- HORS A LA
DE TATION CIERES ACTIVITES TATION CIERES ACTIVITES CLOTURE DE
NATURE L'EXERCICE ORDINAIRES ORDINAIRES L'EXERCICE
1. Provisions réglementées -
2. Provisions financières pour risque et charges -
3. Dépréciation des immobilisations -
TOTAL: Dotations - - - - - - - -
4. Dépréciations des stocks
5. Dépréciations actif circulant HAO -

Commentaire au tableau : indiquer les évènements qui ont conduit à la constitution et à la


reprise de la dépréciation.

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 95
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Les LA CESSION DES IMMOBILISATIONS
CHAPITRE INCORPORELLES ET CORPORELLES ET LES
N°11 INCIDENCES FISCALES

I. FISCALITE MALIENNE : RAPPELS DU CODE GENERAL DES IMPOTS 2015

Article 55
Par dérogation aux dispositions de l'article 49 du présent Code, les plus-values provenant de la
cession, en cours d'exploitation, d'éléments de l'actif immobilisé ne sont pas comprises dans le
bénéfice imposable de l'exercice au cours duquel elles ont été réalisées si, dans la déclaration
des résultats dudit exercice, le contribuable a pris l'engagement de réinvestir en immobilisations
dans ses entreprises situées dans un ou plusieurs États membres de l’UEMOA, une somme égale
au montant de ces plus-values ajoutées au prix de revient des éléments cédés. Ce
réinvestissement doit avoir lieu dans les TROIS ANS qui suivent la clôture de l'exercice au cours
duquel les plus-values ont été réalisées.
Si le remploi est effectué dans le délai prévu ci-dessus, les plus-values distraites du bénéfice
imposable viennent en déduction du prix de revient des nouvelles immobilisations, soit pour le
calcul des amortissements s’il s’agit d’éléments d’actifs amortissables, soit pour le calcul des plus
values réalisées ultérieurement.
Article 194
Les personnes qui ont acquis des biens en franchise de la Taxe sur la Valeur Ajoutée deviennent
redevables de la taxe exigible lorsque l’une des conditions auxquelles est subordonné l’octroi de
cette franchise n’est pas ou n’est plus remplie.
Les assujettis qui vendent en l’état des produits reçus en franchise ou ayant donné lieu aux
déductions prévues à l’article 207 du présent Code du fait de leur destination initiale sont tenus
de reverser l’impôt éludé si les produits acquis n’ont pas, en fait, reçu la destination justifiant la
franchise accordée ou les déductions opérées. À défaut, ils sont passibles de la taxe sur le prix de
vente de ces produits tous frais et taxes inclus.
Article 195
Sont exonérés de la Taxe sur la Valeur Ajoutée :
2) Les ventes de biens meubles d’occasion effectuées par les particuliers, ainsi que les ventes
de ces mêmes biens faites par les personnes qui les ont utilisés pour les besoins de leur
exploitation lorsque ces biens n’ont pas ouvert droit à déduction de la taxe lors de leur
acquisition
Article 210
N’ouvrent pas droit à déduction les véhicules ou engins, quelque soit leur nature, conçus ou
aménagés pour transporter des personnes ou à usages mixtes qui constituent une
immobilisation ou dans le cas contraire lorsqu’ils ne sont pas destinés à être revendus à l’état
neuf.
Il en est de même des éléments constitutifs, des pièces détachées et accessoires de ces véhicules
et engins.
Toutefois cette exclusion ne concerne pas :

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 96
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
 les véhicules routiers comportant, outre le siège du conducteur, plus de huit places
assises et utilisés par des entreprises pour le transport exclusif de leur personnel ;
 les véhicules ou engins acquis par les entreprises de transport public de voyageurs et
affectés de façon exclusive à la réalisation desdits transports ;
Article 213
N’est pas déductible la taxe ayant grevé :
2) les biens et/ou les services pour lesquels la facture ou le document en tenant lieu ne
comporte pas le Numéro d’Identification Fiscale du fournisseur ;
Article 221
Lorsqu’un bien immeuble constituant une immobilisation est cédé avant le commencement de la
quatrième année qui suit celle de son acquisition ou de sa première utilisation, l’assujetti doit
reverser une fraction de la taxe initialement déduite corrigée éventuellement des rectifications
prescrites aux articles 219 et 220 du présent Code. Cette fraction est égale au montant de la taxe
effectivement déduite diminué d’un cinquième par année civile ou partie d’année civile écoulée
depuis la date d’acquisition ou de première utilisation de l’immobilisation en cause.
Article 223
Pour l’application des articles 218 à 221 du présent Code, l’année au cours de laquelle ont eu lieu
l’acquisition ou la cession des biens, le début ou la cessation d’activité ou la perte de la qualité
d’assujetti est comptée pour une année entière.
Article 232
Les ventes de biens d’occasion réalisées par les négociants en biens d’occasion sont soumises à la
Taxe sur la Valeur Ajoutée dans les conditions de droit commun ; toutefois, ces négociants
doivent payer la Taxe sur la Valeur Ajoutée sur la différence entre le prix de vente et le prix de
revient lorsqu’il s’agit de biens acquis auprès de non assujettis.

II. LES CESSIONS D’IMMOBILISATIONS

La sortie des immobilisations du patrimoine de l'entreprise peut se faire de plusieurs manières. Il


peut s'agir d'une mise au rebut, d'une vente, d'un échange, d'une destruction, d'une disparition
en cas de vol ou d'une expropriation. Pour ces différents types de sortie, le terme de cessions est
utilisé..

En général, les cessions sont considérées comme des opérations hors activités ordinaires à moins
qu'il s'agisse de cessions courantes. Il faudra :
- procéder à l'enregistrement du produit de cession ;
- procéder au calcul et à la comptabilisation de l'amortissement complémentaire jusqu'à la
date de sortie ;
- constater la valeur comptable nette de l'élément d'actif sorti ;
- reprendre les amortissements dérogatoires et/ou les dépréciations constatées sur le bien
sorti ;
- rapporter au résultat comptable la partie de la subvention d'investissement non encore
rapportée au résultat en cas d'acquisition par subvention

A. Date d’enregistrement de la cession

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 97
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Une cession se définit comme l’opération qui a pour conséquence de faire sortir une immobilisation du
patrimoine.

La "décomptabilisation" intervient à la date :


- de perte de la maîtrise des avantages économiques ;
- du transfert de propriété ;
- de mise au rebut ;
- du sinistre ;
- du jugement fixant l’indemnité d’expropriation
B. Prix de cession
Le prix de cession est constitué du prix convenu ou indiqué dans l’acte.

• Comptabilisation du prix en 754 ou 82 par le crédit d’un compte de trésorerie ou du 485 «Créances sur
cessions d’immobilisations».
• Les modalités de règlement n’ont aucune incidence sur la constatation du prix de cession.
La comptabilisation des cessions d’immobilisations incorporelles, corporelles ou financières se déroule en
deux étapes :

a) Constatation du prix de cession


Créances sur cession Prix de
485
d'immobilisation cession TTC
Produits de cession
82 d'immobilisations Prix de cession HT
4431 TVA Facturée sur ventes TVA

b) Constatation du prix de cession Appauvrissement


correspondant

Valeur comptable des


81 VCN
cessions d'immobilisations
Total
Amortissements
28 amortissements
2 Immobilisations Prix acquistion Immo

Les amortissements sont constatés jusqu’à la date de cession.

Les cessions d’immobilisation dégagent des plus ou moins values affectant le résultat de l’exercice :

Lors de la cession, il convient de solder tous les comptes qui étaient concernés par l’élément sorti du
patrimoine :

 Reprise des dépréciations


 Reprise des amortissements dérogatoires
 Solde des subventions
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 98
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
,

INTITULÉS N°Compte

Amortissements 28

Créances sur cessions courantes d'immobilisations 414

Créances sur cessions non courantes d'immobilisations 485

Valeurs comptables des cessions courantes d'immobilisations 654

Dotations aux amortissements d'exploitation 681

Produits des cessions courantes d'immobilisations 754

Indemnités d'assurance reçues 7582

Valeurs comptables des cessions d'immobilisations 81

Produits des cessions d'immobilisations 82

C. La mise au rebut
La mise au rebut consiste à retirer une immobilisation du patrimoine de l'entreprise. L'immobilisation
mise au rebut peut avoir été totalement amortie ou non. L'immobilisation mise au rebut est retirée du
patrimoine sans aucune contrepartie. Si l'épave est cédée, il s'agit d'une vente et non d'une mise au
rebut.

Exemple :
Soit une machine outil acquise à 10 000 000 FCFA le 01/04/N et mise au rebut fin septembre N+4. Cette
machine amortissable en linéaire sur 5 ans a été régulièrement amortie jusqu'à la date de mise au rebut.
30 SEPT N+4
681 Dotations aux amortissements 1 500 000
2841 Amortissements du matériel et outillage 1 500 000
10. 000. 000 x 20% x 9/12
Complement de dotations
2841 Amortissements du matériel et outillage 10 000 000

Valeurs comptables des cessions


81 d'immobilisations 10 000 000
81 Valeurs comptables des cessions d'immobilisations 10 000 000
241 Matériel et outillage 10 000 000

D. La cession, l’échange
 Exemple 1 :
La société SOMATRA est une société spécialisée dans le transport. Le 16r Juillet N-2, elle a acquis une
voiture TOYOTA d'une valeur de 3.000.000 TTC qui a été cédée le 30 Septembre N à 1.500.000 HT. La
durée normale d'utilisation de la voiture est de quatre (4) ans (système d'amortissement linéaire).
1°) Expliquer la différence entre les notions de cession liée à l'activité ordinaire et cession hors activité
ordinaire (H.A.O.) ;
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 99
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
2e) Rappeler le régime fiscal des cessions de biens usagés par des personnes exerçant une activité industrielle,
commerciale, agricole ou non commerciale
3e) Passer toutes les écritures de régularisation de cession ;
4°) Présenter les tableaux des immobilisations et des plus ou moins values
Réponses
1°) Les cessions d'immobilisations considérées comme courantes( fréquentes et récurrentes) telles que les
cessions de véhicules de transport par une société de transport ou de cession de matériels par une
société de location de matériels (société de crédit-bail) sont réputées être liées à l'activité ordinaire de
l'entreprise et seront, de ce fait, comptabilisées dans les comptes 654 et 754.
Toute autre cession sera considérée comme H.A.O et comptabilisée dans les comptes 81 et 82.
2°) Pour les biens ayant ouvert droit à déduction totale ou partielle de la TVA, le code des impôts soumet à
la TVA sur leur prix de vente toutes taxes comprises, les cessions de biens usagés faites par les personnes
qui les ont utilisés pour les besoins de leur exploitation dès lors que lesdits biens ont ouvert droit à
déduction totale ou partielle de la TVA ayant grevé leur acquisition.
Pour les biens n'ayant pas ouvert droit à déduction totale ou partielle de la TVA, les cessions de biens
n'ayant pas légalement ouvert droit à déduction totale ou partielle à la Taxe sont exonérés de TVA. (Voir
ci-dessus article 195 alinéa 1 point 2)
Régularisation de la cession

La TVA n'étant pas récupérable sur le matériel de transport (article 210 CGI) ; la base amortissable du
matériel est le montant TTC.
3°) Ce bien n'ayant pas ouvert droit à déduction, la cession est exonérée de ta TVA
Base d'amortissement: =3.000.000
Dotation complémentaire: (du 01/01 /N au 30/09/N = 9 mois)
taux linéaire = 100/4 = 25%.
Amortissement complémentaire: 3.000.000 x 25% x 9/12 = 562.500
Somme des amortissements (du 01 /07/N-2 au 30/09/N = 27 mois) 3.000.000 x 25% x 27/12 =
1 .687.500
Valeur nette comptable
VNC = 3.000.000 -1.687.500 =1.312.500
30 SEPT N
6813 Dotations aux amortissements 582 500
2845 Amortissements du matériel de transport 582 500

Complement de dotations
654 Valeurs comptables des cessions d'immobilisations 1 312 500
2845 Amortissements du matériel de transport 1 687 500

Valeurs comptables des cessions


81 d'immobilisations 3 000 000
521 Banque 3 000 000
414 Créances sur cession d'immo 3 000 000

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 100
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
4°) Présenter les tableaux des immobilisations et des plus ou moins values

NOTES 3 B : IMMOBILISATIONS AMORTISSEMENTS

SITUATION ET MOUVEMENTS A B C D=A+B-C


AMORTISSEMENTS DIMINUTIONS : CUMUL DES
CUMULS AUGMENTATIONS Amortissements relatifs AMORTISSEMENTS
A L'OUVERTURE DOTATIONS aux éléments sortis de l'actif A LA CLOTURE
RUBRIQUES DE L'EXERCICE DE L'EXERCICE DE L'EXERCICE
Frais de développement et de prospection -
Brevets, licences, logiciels -
Fonds commercial et droit au bail -
Autres immobilisations incorporelles -
sous TOTAL IMMOBILISATIONS INCORPORELLES - - - -
Terrains hors immeuble de placement
Batiments hors immeuble de placement -
Batiments- immeuble de placement
Aménagements ,installations et agencements -
Matériel, mobilier et actifs biologiques -
Matériel de transport 1 125 000 562 500 562 500
sous TOTAL IMMOBILISATIONS CORPORELLES 1 125 000 - 562 500 562 500
TOTAL GENERAL 1 125 000 - 562 500 562 500

NOTES 3 D : IMMOBILISATIONS : PLUS - VALUES ET MOINS - VALUES DE CESSION

MONTANT AMORTIS- VALEUR PRIX PLUS- VALUE OU


BRUT SEMENTS COMPTABLE DE CESSION MOINS- VALUE
PRATIQUES
A B C=A-B D E=D-C
Frais de développement et de prospection - -
Brevets, licences, logiciels et droits similaires - -
Fonds commercial et droit au bail - -
Autres immobilisations incorporelles - -
SOUS TOTAL IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
Terrains - -
Bâtiments - -
Aménagements ,installations et agencements - -
Matériel, mobilier et actifs biologiques - -
Matériel de transport 3 000 000 1 687 500 1 312 500 1 500 000 187 500
SOUS TOTAL IMMOBILISATIONS CORPORELLES 3 000 000 1 687 500 1 312 500 1 500 000 187 500

Titres de participation -
Autres immobilisations fnancières -
SOUS TOTAL IMMOBILISATIONS CORPORELLES

TOTAL GENERAL 3 000 000 1 687 500 1 312 500 1 500 000 187 500

 Exemple 2 : Cas d'échange de matériel avec estimation d'une la valeur résiduelle

L'échange :

L'entreprise, en accord avec son fournisseur échange son ancien matériel contre- un nouveau
matériel moyennant très souvent le versement d'une soulte. Il est conseillé dans ce cas
d'enregistrer les opérations séparément :

- constatation de l'entrée du nouveau matériel dans le patrimoine de l'entreprise ;

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 101
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
- constatation de la vente ou de la sortie de l'ancien.

Le 1er/07/2015, on a acquis au comptant un matériel industriel d'une valeur de 5.310.000 FCFA TTC
(règlement par chèque bancaire).
La durée probable d'utilisation du bien est de 5 ans. La valeur résiduelle du bien au terme des 5 ans est de
500.000. Le matériel fait l'objet d'un amortissement dégressif.
Le 30/09/2017, ce matériel est échangé contre un autre matériel plus performant d'une valeur de
6.195.000 TTC. Un chèque bancaire a été émis d'une valeur de 3.717.000.
Travail à faite :
1) Passer l'écriture d'acquisition de l'ancien matériel ;
2) Calculer la base d'amortissement ;
3) Présenter le plan d'amortissement et rappeler l'écriture d'inventaire au 31/12/2016;
4) Passer toutes les écritures relatives à cette opération d'échange ;
5) Déterminer le résultat comptable et fiscal de cette opération d'échange ;
Réponses
1°) Passer l'écriture d'acquisition de l'ancien matériel
01/07/2015
2411 Matériel industriel 4.500.000
4451 TVA récupérable sur immobilisations 810.000
Fournisseurs
4812 d'immobilisations corporelles 5.310.000
Acquisition
Acquisition du nouveau
de l'ancien matériel matériel
4812 Fournisseurs d'immobilisations corporelles 5.310.000
521 Banque 5.310.000

Règlement de la facture n°......

2°) Calculer la base d'amortissement ;

L'amortissement consiste pour l'entreprise à répartir le coût du bien sur sa durée probable d'utilisation
selon un plan prédéfini. Le coût du bien s'entend de la différence entre son coût d'entrée et sa valeur
résiduelle prévisionnelle

Rappel Système Comptable OHADA

- Article 45 AUDCIF

L’amortissement consiste à répartir pour l’entité le montant amortissable du bien sur sa durée
d’utilité selon un plan prédéfini.
Le montant amortissable du bien s’entend de la différence entre son coût d’entrée et sa valeur
résiduelle prévisionnelle.
La durée d’utilité est définie en fonction de l’utilité attendue de cet actif pour l’entité. Tous les
facteurs suivants sont pris en considérations pour déterminer la durée d’utilité d’un actif :
- l’’usage attendu ………..
- l’usure physique ………….

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 102
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
- L’obsolescence technique ou commerciale
- Les limites juridiques ou similaires sur l’usage d’un actif (contrats de locations)

Différents mode d’amortissement peuvent être utilisés ……… :


- Le mode linéaire
- Le mode dégressif a taux décroissant
- Les modes des unités de production ou d’unités d’œuvre …..
- Et tout autre mode mieux adapté
Un mode d’amortissement basé sur les revenus générés par l’utilisation de l’actif est interdit pour
les immobilisations corporelles .De même ,l’amortissement financier que consiste à amortir une
immobilisation au même rythme que le coût de son financement n’est pas autorisé.
La date de début de l’amortissement est la date à laquelle l’actif immobilisé est en état de
fonctionner et au lieu d’utilisation prévu par l’entité.

La base d'amortissement est : 4.500.000 - 500.000 = 4.000.000 FCFA


3°) Présenter le plan d'amortissement et rappeler l'écriture d'inventaire au 31/12/2016;
Peuvent faire l’objet de l’amortissement dégressif les biens acquis à l’état neuf et dont la
durée de vie est supérieure à 3 ans.
 Point de départ : le 1er jour du mois d’acquisition (et non le jour de mise en
service) ;
 Taux d’amortissement dégressif : taux constant x coefficient
Coefficient = 1,5 si la durée est 3 ou 4ans ; 2 si la durée est 5 ou 6 ans ; 2,5 si la durée est
sup à 6 ans

Taux dégressif = 100 x2


5

AMORTISSEMENT DEROGATOIRE
VNC DEBUT DE AMORTISSEMENT VNC DEBUT DE AMORTISSEMENT
ANNEES
PERIODE DEGRESSIF PERIODE LINEAIRE
Dotation Reprise
2015 4 000 000 800 000 3 200 000 400 000 400 000
2016 3 200 000 1 280 000 1 920 000 800 000 480 000
2017 1 920 000 768 000 1 152 000 800 000 - 32 000
2018 1 152 000 576 000 576 000 800 000 - 224 000
2019 576 000 576 000 - 800 000 - 224 000
2020 500 000 400 000 - 400 000
TOTAUX 4 000 000 4 000 000 880 000 - 880 000

31/12/2016
6813 Dotations aux amortissements d'immobilisations Corp 800 000
851 Dotations aux provisions réglémentées 480 000
28411 Amortissement matériel industriel 800 000
151 Amortissement dérogatoire 480 000
Ecriture d'inventaire
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 103
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
4°) Passer toutes les écritures relatives à cette opération d'échange ;
 Concernant l'ancien matériel
Dotation complémentaire :
 Amortissement dégressif : 768.000 x 9/12 = 576 000
 Amortissement linéaire: 800.000x 9/12 = 600 000
Reprise d'amortissement dérogatoire = 24.000

AMORTISSEMENT AMORTISSEMENT
ANNEES
LINEAIRE DEROGATOIRE
2015 400 000 800 000
2016 800 000 1 280 000
30/09/2017 600 000 576 000
total 1 800 000 2 656 000

VNC totale = (4.000.000 - 1.800.000) + 500 000 = 2 700 000


Ou
VNC totale = (4.500.000 - 1.800.000) = 2 700 000

Prix de reprise ou de cession = VO du nouveau matériel - somme déboursée (soulte)


= 6 195 000 - 3 717 000 = 2.478.000
Dans ce prix de reprise il y a de la TVA, ainsi, le prix de reprise HT sera de 2.478.000/ 1.18 =
2.100.000
 Concernant le nouveau matériel
MONTANT HT : 6 195 000 / 1.18 = 5 245 000
TV A 18 % = 945 000
6 195 000

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 104
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
6813 Dotation aux amortissements 600 000

151 Amortissement dérogatoires 24 000


28411 Amortissement matériel 600 000
861 Reprises provisions 24 000
Complément de dotation ancien matériel
Valeur comptable des
812 2 700 000
cessions d'immobilisations
28411 Amortissements 1 800 000
241 Matériel industriel 4 500 000
Sortie ancien matériel
4851 Créances sur cession d'immo 2 478 000

822 PCEA 2 100 000


4431 TVA sur ventes 378 000
Cession du matériel ancien
151 Amortissement dérogatoires 856 000

861 Reprises provisions 856 000


Solde du compte 151

2411 Matériel industriel 5 250 000


4451 Etat TVA récupérable sur IMMO 945 000
4812 Fournisseurs d'investissement 6 195 000
861
Acquisition du nouveau matériel

4812 Fournisseurs 6 195 000

4851 Créances sur cession d'immo 2 478 000


512 Banque 3 717 000
Solde des comptes de créances/dettes
20 848 000 20 848 000

E. La destruction
En cas de destruction, il convient de distinguer deux cas :
1er cas : l'immobilisation détruite n'est pas assurée ou l'assurance ne couvre pas la destruction
(cas similaire à la mise au rebut). Les écritures à passer seront identiques à celles relatives à la
mise au rebut.
2ème cas : l'immobilisation détruite est assurée. Dans ce cas, une indemnité est attendue de
l'assureur. L'indemnité attendue de l'assureur représente le prix de cession (un cas similaire à la
vente.)
Exemple : un camion de l’entreprise X a été détruit ainsi que les marchandises qu’il transportait
le 1/10/N. Après constat et expertise, la SABU NYUMAN accepte le 10/12/N d'indemniser la
société commercial comme suit :
 Camion détruit : 45 000 000 FCFA
 Marchandise détruite : 125 000 000 FCFA
Les informations comptables suivantes sont fournies :
Valeurs des marchandises 120.000.000
Prix d'achat 100.000.000
Droits de douane 20.000.000
TVA à 18% 21.600.000
Valeur d'origine du camion 120.000.000
Amortissements pratiqués jusqu'au 31/12/N-l 80.000.000
Taux d'amortissement 25%

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 105
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Les factures d'achat ayant déjà été prises en compte en comptabilité, passer les écritures
nécessaires depuis le 01/10/N jusqu'au 31 /12/N.

10/12/N
4851 Créances sur cession d'immo 45 000 000
4711 Débiteurs divers 125 000 000
822 PCEA 45 000 000
7582 Indemnités d'assurances 125 000 000
INDEMNITES D'ASSURANCES
31/12/N
681 Dotations aux amortissments 22 500 000

2845 Amortissement Matériel de T 22 500 000


120 000 000 x 25 % X 9/12

Dotation complementaire

812 Valeur comptable des cessions d'immobilisations 120 000 000

245 Matériel de transport 120 000 000

Acquisition du nouveau matériel

2845 Amortissement Matériel de T 102 500 000

812 Valeur comptable des cessions d'immobilisations 102 500 000


80 000 000 + 22 500 000
Solde des comptes de créances/dettes
415 000 000 415 000 000

F. Cession de bien immeuble avec reversement de TVA


Article 221
Lorsqu’un bien immeuble constituant une immobilisation est cédé avant le commencement de la
quatrième année qui suit celle de son acquisition ou de sa première utilisation, l’assujetti doit
reverser une fraction de la taxe initialement déduite corrigée éventuellement des rectifications
prescrites aux articles 219 et 220 du présent Code. Cette fraction est égale au montant de la taxe
effectivement déduite diminué d’un cinquième par année civile ou partie d’année civile écoulée
depuis la date d’acquisition ou de première utilisation de l’immobilisation en cause.
Bâtiment acquis en 2010 donnera lieu à un reversement de TVA s’il est revendu avant le 1-1-
2014 c’est à dire s’il est revendu en 2010, 2011, 2012, 2013,. Le reversement de la TVA est égal
au 1/5 de la TVA initialement déduite par année ou fraction manquante pour atteindre les 5 ans.
- Si le bâtiment est cédé en 2010 : Reversement TVA récup x 4/5
- Si le bâtiment est cédé en 2011 : Reversement TVA récup x 3/5
- Si le bâtiment est cédé en 2012 : Reversement TVA récup x 2/5
- Si le bâtiment est cédé en 2013 : Reversement TVA récup x 1/5
- Si le bâtiment est cédé en 2014 : pas de Reversement TVA récup

2 Immobilisations X

4441 Etat Tva due X

Rversement de TVA
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 106
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
III. LES PLUS-VALUES DE CESSION A RÉINVESTIR (article 55 CGI)
La plus-value réalisée par une entreprise à la suite de la cession d'un élément d'actif fait
partie intégrante du résultat imposable en matière de l'impôt sur les bénéfices. Du point de vue
comptable, la plus-value est déterminée par la différence entre le compte 82 ou 754 et le compte
81 ou 654. Il existe cependant des dispositions fiscales qui prévoient une exonération temporaire
des plus-values réalisées sous condition. Du point de vue fiscal, la plus-value exonérée est
déduite du prix de revient de la nouvelle immobilisation. La nouvelle valeur ainsi obtenue sert de
base d'amortissement au nouveau bien acquis dans le cadre du réemploi. Si pour des raisons
quelconques, le réemploi n'a pas eu lieu dans les délais fixés, la plus-value est rapportée au
bénéfice imposable de l'exercice au cours duquel expire ce délai.
A. Schéma de comptabilisation des plus-values à réinvestir suivant le SYSCOHADA

• les plus-values de cession sur des éléments de l'actif immobilisé de l'exercice sont constatées
par différence entre les comptes
81 – Valeurs comptables des cessions d'immobilisations et 82 – Produits des cessions
d'immobilisations ;
• à la clôture de l'exercice, l'engagement de réemploi de la plus-value, dans les limites autorisées
par la législation fiscale, est constaté :
Débit 851 – Dotations aux provisions réglementées
Crédit 152 – Plus-values de cession à réinvestir

En l'absence de réinvestissement au cours de l'exercice suivant, la provision doit être reprise


intégralement :
Débit 152 – Plus-values de cession à réinvestir
Crédit 861 – Reprises de provisions réglementées
En cas d'utilisation de la plus-value conformément à son objet, le bien donnera lieu à un
amortissement calculé dans les conditions de droit commun. En revanche, annuellement, la
différence entre l'amortissement calculé globalement sur la valeur d'entrée du bien dans le
patrimoine et l'amortissement calculé sur la base de son "coût de revient", diminué de la plus-
value, donne lieu à reprise partielle pour ce montant de la plus-value à réinvestir :
Débit 152 – Plus-values de cession à réinvestir
Crédit 861 – Reprises de provisions réglementées

B. L'immobilisation acquise en réemploi de la plus-value n'est pas amortissable


L’article 55 du Code général des impôts prévoit :
« … l'engagement de réinvestir en immobilisations ……Si le réemploi est effectué dans le délai
prévu ci-dessus, les plus values distraites du bénéfice imposable viennent en déduction du prix de
revient des nouvelles immobilisations, soit pour le calcul des amortissement s’il s’agit d’éléments
d’actifs amortissables, soit pour le calcul des plus-values réalisées ultérieurement……. »
Dans ce cas, la plus-value exonérée temporairement restera bloquée au crédit du compte
152 jusqu'à ce que le bien acquis en réemploi ait fait l'objet d'une cession. C'est en ce moment
que la plus-value sera rapportée intégralement au résultat comptable en suivant les mêmes
schémas comptables que précédemment :
- neutralisation de la plus-value dès sa réalisation à la clôture de l'exercice ; -
MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE
Page 107
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
- rapport de la partie de la plus-value non investie au résultat comptable de l'exercice
d'investissement ;
- en cas de cession ultérieure du bien acquis en réemploi, rapport de la plus-value en
sursis d'imposition au résultat comptable.

Point méthode : Détermination du montant minimum à réinvestir : le montant minimum à


réinvestir est égal, à la valeur d'origine du bien cédé + la plus-value à réinvestir.
S'agissant d'un bien amortissable, le montant minimum à réinvestir est aussi égal à la somme
des amortissements pratiqués jusqu'à la date de la cession + le prix de cession.

Dé te rmination du montant à ré inve stir


Valeur d'origine du bien cé d é
Plus-value de cession
Montant minimum à ré inve stir A
ou
Somme des amortissements pratiqué s
Prix de cession du bien
Montant minimum à ré inve stir A

Exemple : Soit une machine outil acquise pour F CFA 1 500 000 hors taxes et amortie pour F CFA
1 200 000. Cette machine a été cédée au prix de F CFA 700 000. L'entreprise, ayant pris
l'engagement de réinvestir la plus-value réalisée, a effectivement réalisé trois ans plus tard dans
une nouvelle machine qui a coûté F CFA 1 700 000 hors taxes. Cette dernière est amortissable en
linéaire sur 4 ans. Passer toutes les écritures jugées nécessaires jusqu'à l'amortissement complet
de la nouvelle machine.( Ne pas tenir compte de la TVA.)

a) Cession de la machine

4851 Créances sur cession d'immo 700 000

822 Produits des cessions d'immo 700 000

812 Valeur comptable des cessions d'immobilisations 300 000

284 Amortissement du matériel 1 200 000

241 Matériel et Outillage 1 500 000

Sortie du matériel

851 Dotations aux provisions réglementées 400 000

152 Plus-values de cessions à réinvestir 400 000

2 600 000 2 600 000

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 108
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
Détermination du montant à réinvestir

Valeur d'origine du bien cédé 1 500 000

Plus-value de cession 400 000

Montant minimum à réinvestir 1 900 000

ou

Somme des amortissements pratiqués 1 200 000

Prix de cession du bien 700 000

Montant minimum à réinvestir 1 900 000

L'entreprise n'ayant réinvesti que F CFA 1 700 000, la plus-value non investie doit être rapportée
au résultat de l'année d'investissement.
D C D C

152 Plus-values de cessions à réinvestir 200 000

861 Reprises de provisions réglementées 200 000

La base comptable d'amortissement s'élève à F CFA 1 700 000 tandis que la base fiscale s'élève
elle à 1 500 000 FCFA, soit le montant du réinvestissement (1 700 000) diminué de la quote-part
de la plus-value dont l'étalement de l'imposition n'est pas remis en cause (400 000 – 200 000).
Le tableau suivant présente les différences les amortissements comptables / les amortissements
admis fiscalement.
ANNEE AMORTISSEMENTS AMORTISSEMENTS EXCÉDENTS RAPPORTÉS
FISCAUX COMPTABLES AU RÉSULTAT
1 375 000 425 000 50 000
2 375 000 425 000 50 000
3 375 000 425 000 50 000
4 375 000 425 000 50 000
Pour les quatre exercices, la plus-value réinvestie est rapportée proportionnellement au résultat
et ce, de façon comptable.

b) Acquisition de la nouvelle immobilisation

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 109
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
241 Immobilisations 1 700 000

481 Fournisseurs d'investissement 1 700 000


481 Fournisseurs d'investissement 1 700 000
521 Banque 1 700 000

152 Dotations aux amortissements 200 000


861 réglementées
Reprise de provisions réglementés 200 000
Plus values non réinvestie
31/12/N
681 Dotations aux amortissements
ou
852 Dotations aux amortissements HAO 425 000
284 Amortissement du matériel 425 000

152 Dotations aux amortissements 50 000


861 Reprise de provisions réglementés
réglementées 50 000

Reprise partielle de la plus values


31/12/N +1
Dotations aux amortissements
681
ou
852 Dotations aux amortissements HAO 425 000
284 Amortissement du matériel 425 000

152 Dotations aux amortissements 50 000


861 réglementées
Reprise de provisions réglementés 50 000

Reprise partielle de la plus values


La plus-value dégagée lors de la cession et qui avait été exonérée temporairement a supporté du fait de
sa reprise, l'impôt sur le résultat mais de façon étalée sur quatre ans.

SYNTHESE

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 110
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
VENTES

CONSTATATION DES DOTATIONS COMPLÉMENTAIRES

D C
681 Dotations aux amortissements d'exploitation
851 ou 151 Dotations aux provisions réglementés /Provisions rélémentées
réglementées
28 Amortissements (linéaires)
151 ou 861 Provisions ou Reprises

SORTIE DU BIEN DE LA COMPTABILITE

D C
81 ou 654 VNC COMPTABLE = Valeur origine - Somme amortissements
28 Somme des amortissements
2 Valeur d'entrée du bien

Enregistrement de la créance sur cession

D C
4851/4852 ou 414 "CESSIONNAIRE DE L'IMMOBILISATION" montant TTC
82 OU 754 Produits de cession HT
4431 TVA facturée sur ventes

Le cas échéant Solde du compte 151 (amortissements dérogatoires)

151 Amortissements dérogatoires


861 Reprise provisions réglementés
réglementées

Règlement de la créance

5 compte de trésorerie
485 ou 414 Cessionnaires

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 111
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
ECHANGE

a) CESSION DE L'ANCIEN BIEN AU PRIX DE REPRISE


CONSTATATION DES DOTATIONS COMPLÉMENTAIRES

D C
681 Dotations aux amortissements d'exploitation
851 ou 151 Dotations aux provisions réglementés /Provisions rélémentées
réglementées
28 Amortissements (linéaires)
151 ou 861 Provisions ou Reprises

SORTIE DU BIEN DE LA COMPTABILITE

D C
81 ou 654 VNC COMPTABLE = Valeur origine - Somme amortissements
28 Somme des amortissements
2 Valeur d'entrée du bien

Enregistrement de la créance sur cession

D C
4851/4852 ou 414 "CESSIONNAIRE DE L'IMMOBILISATION" montant TTC
82 OU 754 Produits de cession HT
4431 TVA facturée sur ventes

Le cas échéant Solde du compte 151 (amortissements dérogatoires)

151 Amortissements dérogatoires


861 Reprise provisions réglementés
réglementées

b) ACQUISITION DU NOUVEAU BIEN


D C
2… IMMOBILISATIONS (prix de reprise + soulte)
4451 en cas de deductibilité
Produits dedecession
la TVA HT
481 Fournisseurs TTC

c) Solde des comptes


D C
4812
485
5….

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 112
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018
M ISE AU REBUT
(av ec constat d'huissier )

CONSTATATION DES DOTATIONS COMPLÉMENTAIRES

D C
681 Dotations aux amortissements d'exploitation
851 ou 151 Dotations aux provisions réglementés /Provisions rélémentées
réglementées
28 Amortissements (linéaires)
151 ou 861 Provisions ou Reprises

SORTIE DU BIEN DE LA COMPTABILITE

D C
81 ou 654 VNC COMPTABLE = Valeur origine - Somme amortissements
28 Somme des amortissements
2 Valeur d'entrée du bien

Le cas échéant Solde du compte 151 (amortissements dérogatoires)

151 Amortissements dérogatoires


861 réglementées
Reprise provisions réglementés

DESTRUCTION, VOL, SINISTRE, EXPROPRIATION


(av ec constat d'huissier OU d écla ra tio n à la p o lice )

CONSTATATION DES DOTATIONS COMPLÉMENTAIRES

D C
681 Dotations aux amortissements d'exploitation
851 ou 151 réglementées
Dotations aux provisions réglementés /Provisions rélémentées
28 Amortissements (linéaires)
151 ou 861 Provisions ou Reprises

SORTIE DU BIEN DE LA COMPTABILITE

D C
81 ou 654 VNC COMPTABLE + TVA à REVERSER
28 Somme des amortissements
2 Valeur d'entrée du bien + tva à reverser

avec constat d'huissier : pas de reversement de TVA

Le cas échéant Solde du compte 151 (amortissements dérogatoires)

151 Amortissements dérogatoires


861 réglementées
Reprise provisions réglementés

MASTER ACG Intervenant : Mamoutou SOUMARE


Page 113
COMPTABILITE GENERALE REVISION DECEMBRE 2018