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Optimisation des circuits de collecte et

de nettoiement de l’arrondissement
Sidi Belyout

La collecte des déchets solides municipaux et le nettoiement


urbain sont parmi les éléments les plus importants de la gestion
des déchets municipaux et nécessitent généralement des
financements importants. Or, le coût de la collecte et du
transport peut être réduit de façon significative si par exemple
en amont le tri est réalisé, les bacs de collecte des déchets
solides sont situés à des endroits appropriés et les itinéraires de
collecte sont optimisés.
Le Présent projet de fin d’étude a été consacré à cette
problématique. Il a permis, dans le cas particulier de la
commune de Sidi Belyout, partant du contexte actuel de
proposer une nouvelle démarche plus appropriée et moins
couteuse

Encadré par :
Réalisé par :
Aferdou Mouna ▪ HOUAS HICHAM (DERICHEBOURG)
3 IVE ▪ MERHARI HAMZA (DERICHEBOURG)
▪ Pr ALI AGOUMI (EHTP)

Année universitaire : 2019- 2020

DERICHEBOURG MAROC

Avenue Mehdi Ben Barka, Lotissement Soumia n° 5,


Souissi - 10000 RABAT.MAROC
Mémoire de fin d’études

Dédicace
Je dédie ce modeste projet :

À mes chers parents

Qui n’ont jamais cessé, de formuler des prières à mon égard, de me soutenir
et de m’épauler pour que je puisse atteindre mes objectifs.

Mes parents qui ont souffert sans me laisser souffrir, qui n’ont jamais dit non à
mes exigences et qui m’ont épargné aucun effort pour me rendre heureuse.

A ma chère sœur

Qui a partagé avec moi tous les moments d’émotion lors de la réalisation de
ce travail.

A mes chères ami(e)s,

Qui ont toujours été à mes côtés pour me soutenir et m’encourager, et à qui
je souhaite plus de succès.

A tous ceux que j’aime.

Merci !

1
Mémoire de fin d’études

Remerciements
En tout premier lieu, je remercie le bon Dieu, tout puissant, de m’avoir donné la force, la
patience ainsi que l’audace pour dépasser toutes les difficultés et achever ce modeste
travail.

Le travail présenté dans ce mémoire est l’aboutissement d’un parcours accompli en trois
années que je n’aurais certainement pas pu réaliser seule.

Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont contribué au succès de mon stage et qui
m’ont aidée lors de la rédaction de ce mémoire.

Je voudrais tout d’abord remercier, mes encadrants externes M. HOUAS HICHAM, MR.
NASSER YOUNESS et Mr. MERHARI HAMZA ingénieurs d’études au sein de la société
DERICHEBOURG MAROC, qui dans leur domaine respectif, m’ont fait profiter de leurs
compétences tant théoriques que pratiques, pour leur patience, leur disponibilité et surtout
leur judicieux conseils, qui ont contribué à alimenter ma réflexion.

Je désire aussi remercier mon honorable encadrant interne et professeur au sein de L’Ecole
Hassania des travaux publics MR. AGOUMI ALI pour sa disponibilité et ses nombreux
encouragements.

Un grand merci également à MR SAADANI MOUSSA Administrateur SIG au Haut-


Commissariat au plan et MR Noureddine professeur à l’Ecole Hassania des Travaux Publics
pour avoir eu la patience de répondre à mes innombrables questions.

Je remercie toute l’équipe pédagogique de L’Ecole Hassania des travaux publics et les
intervenants professionnels responsables de ma formation, pour avoir assuré la partie
théorique de celle-ci.

Enfin, je tiens à témoigner toute ma gratitude à tous ceux qui ont contribué de près ou de
loin à la réussite de ce travail.

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Mémoire de fin d’études

Résumé
L’optimisation de la collecte et du transport des déchets solides municipaux devient l’une
des préoccupations majeures de la conception du système de gestion des déchets, en raison
du coût élevé des systèmes de gestion des déchets existants. En règle générale, dans une
ville, différentes sources de déchets sont dispersées dans la ville de manière hétérogène, ce
qui augmente les coûts de collecte et de transport des déchets dans le système de gestion
des déchets. Par conséquent, une stratégie de collecte et de transport des déchets la plus
courte possible peut réduire efficacement les coûts de collecte et de transport des déchets.
Dans ce mémoire de fin d’étude, nous proposons un système optimal de collecte et de
transport des déchets urbains solides axé non seulement sur le problème de la minimisation
à la fois de la longueur de chaque voie de collecte et de transport des déchets et du nombre
de bacs à ordures mais aussi sur le choix des emplacements optimales des bacs. Nous
formulons d’abord le problème de collecte et de transport des déchets solides dans un
programme à nombres entiers mixtes. De plus, nous proposons une solution au problème de
la collecte et du transport des déchets, susceptible de constituer un moyen optimal pour la
collecte et le transport des déchets. Le processus d’optimisation a été mis au point à l’aide
du modèle sophistiqué SIG ainsi que du développement informatique.

L'élimination progressive de la mise en décharge des déchets par la prévention et le


recyclage des déchets apparaît comme un objectif majeur pour promouvoir une gestion
durable des déchets. À cette fin, des actions de collecte efficaces sont nécessaires, en
particulier celles relatives à la collecte sélective des déchets, visant à un recyclage plus
efficace et de meilleure qualité des matériaux réutilisables et celles relatives à la mise en
place d’une équipe d’intervention dont le rôle est le traitement des anomalies.

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Mémoire de fin d’études

Abstract
Optimization of municipal solid waste collection and transportation becomes one of the
major concerns in the MSW management system design, due to the fact that the existing
MSW management systems suffer by the high collection and transportation cost. Generally,
in a city different waste sources scatter throughout the city in heterogeneous way that
increase waste collection and transportation cost in the waste management system.
Therefore, a shortest waste collection and transportation strategy can effectively reduce
waste collection and transportation cost. In this paper, we propose an optimal MSW
collection and transportation scheme that focus not only on the problem of minimizing the
length of each waste collection and transportation route and the number of waste bins but
also on the solid waste collection bins allocation. We first formulize the MSW collection and
transportation problem into a mixed integer program. Moreover, we propose a solution for
the waste collection and transportation problem that can provide an optimal way for waste
collection and transportation. The optimization process was developed using the
sophisticated GIS aided model and the IT development.

However, phasing out waste landfilling through waste prevention and recycling emerges as a
major target. For this purpose, effective collection schemes are required, in particular those
regarding selective waste collection, pursuing a more efficient and high-quality recycling of
reusable materials and those relating to the establishment of an intervention team created
to deal with anomalies.

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Mémoire de fin d’études

Table des matières


Dédicace .................................................................................................................................................. 1
Remerciements ....................................................................................................................................... 2
Résumé .................................................................................................................................................... 3
Abstract ................................................................................................................................................... 4
Table des matières .................................................................................................................................. 5
Table des figures...................................................................................................................................... 7
Table des tableaux................................................................................................................................... 9
Table d’équations .................................................................................................................................. 10
Introduction générale............................................................................................................................ 11
REVUE DE LA LITTERATURE ............................................................................................. 13
Introduction....................................................................................................................................... 14
I. Généralités sur les déchets solides ........................................................................................... 14
I.1. Définitions des concepts clés ............................................................................................ 14
I.2. Classification de déchets ................................................................................................... 15
II. Données générales sur la Gestion de déchets municipaux ....................................................... 18
II.1. Gestion des déchets municipaux au Monde ..................................................................... 18
II.2. Gestion des déchets municipaux au Maroc ...................................................................... 23
Présentation du projet .................................................................................................... 32
Introduction....................................................................................................................................... 33
I. Présentation de l’organisme d’accueil : .................................................................................... 33
II. Présentation de la zone d’étude ............................................................................................... 37
II.1. Situation géographique ..................................................................................................... 37
II.2. Situation démographique .................................................................................................. 38
II.3. Les principaux quartiers de Sidi Belyout ........................................................................... 39
Analyse de l’existant ........................................................................................................ 40
Introduction....................................................................................................................................... 41
I. La collecte et transport des déchets ......................................................................................... 41
I.1. La conteneurisation des déchets ....................................................................................... 41
I.2. La collecte des déchets ...................................................................................................... 46
I.3. Nettoiement urbain ........................................................................................................... 52
I.4. Les principales problématiques de l’arrondissement SIDI BELYOUT ................................ 55
Optimisation des circuits de collecte............................................................................... 58
Introduction....................................................................................................................................... 59
I. Optimisation des itinéraires de collecte de déchets ................................................................. 59

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Mémoire de fin d’études

I.1. Optimisation des itinéraires par SIG.................................................................................. 59


I.2. Optimisation des itinéraires par développement informatique ....................................... 75
II. Optimisation du nombre et des positions des bacs à ordures .................................................. 84
II.1. Optimisation des positions des bacs par SIG..................................................................... 84
II.2. Optimisation du nombre des bacs d’ordures par développement informatique ............. 87
Etude de mise en place d’de déchets .............................................................................. 91
Introduction....................................................................................................................................... 92
I. Aperçu général sur le tri des déchets au Maroc........................................................................ 92
I.1. Définition ........................................................................................................................... 92
I.2. Expériences Marocaines .................................................................................................... 92
I.3. Cadre Juridique et réglementaire...................................................................................... 93
II. Etude de faisabilité du tri des déchets ...................................................................................... 95
II.1. Faisabilité commerciale ..................................................................................................... 95
II.2. Faisabilité technique ....................................................................................................... 102
II.3. Faisabilité financière........................................................................................................ 107
III. Cas des gros producteurs des déchets ................................................................................ 111
III.1. Introduction ..................................................................................................................... 112
III.2. Aperçu sur le cahier des charges ..................................................................................... 112
III.3. Difficultés de l’application du principe du « pollueur-payeur » ...................................... 113
III.4. Exemple d’un projet phare de tri de déchets au Morocco Mall ..................................... 113
La mise en place d’une équipe d’intervention .............................................................. 121
Introduction..................................................................................................................................... 122
I. La mise en place de l’équipe d’intervention ........................................................................... 122
I.1. Rôles et missions de l’équipe .......................................................................................... 122
I.2. Objectifs de la mise en place de l’équipe ........................................................................ 122
I.3. Moyens matériels et humains ......................................................................................... 123
II. Aperçu global sur l’activité ...................................................................................................... 127
II.1. Distribution spatiale des anomalies ................................................................................ 127
II.2. Analyse des anomalies par arrondissement.................................................................... 128
II.3. Zoom sur les tâches réalisées par l’équipe d’intervention.............................................. 130
III. Analyse détaillée pour l’arrondissement Sidi Belyout ........................................................ 132
III.1. Les postes de finition ....................................................................................................... 132
III.2. Cartographie des risques ................................................................................................. 135
III.3. Traitement des anomalies ............................................................................................... 136
III.4. Synthèse .......................................................................................................................... 139
Conclusion ........................................................................................................................................... 140

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Mémoire de fin d’études

Bibliographie........................................................................................................................................ 141
Annexe : Enquête tri des déchets........................................................................................................ 142

Table des figures

Figure 1 : La production de déchets municipaux par région en 2016, 2030 et 2050 .......................... 19
Figure 2 : Production de déchets par niveau de revenu ...................................................................... 19
Figure 3 : La production de déchets par pays, en kg par jour et par habitant au monde .................. 20
Figure 4 : La composition des déchets municipaux au Monde ........................................................... 21
Figure 5 : Taux de collecte par niveau de revenu ................................................................................ 21
Figure 6 : Taux de traitement des déchets municipaux ...................................................................... 22
Figure 7 : Part du budget des municipalités consacrée à la gestion des déchets ............................... 23
Figure 8 : Production des déchets au Maroc en millions de tonnes ................................................... 23
Figure 9 : Composition des déchets au Maroc ..................................................................................... 24
Figure 10 : Pourcentage des financements du PNDM par composante (Source : Ministère délégué
chargé de l’Environnement) ................................................................................................................. 28
Figure 11 : Logos de l’organisme d’accueil........................................................................................... 33
Figure 12 : Chiffres-clés du groupe DERICHEBOURG ........................................................................... 34
Figure 13 : Les valeurs du groupe DERICHEBOURG ............................................................................. 34
Figure 14 : Les chiffres-clés de DERICHEBOURG MAROC .................................................................... 35
Figure 15 : Organigramme de la filiale A&D ........................................................................................ 37
Figure 16 : Carte délimitant l’arrondissement Sidi Belyout ................................................................ 38
Figure 17 : Les colonnes enterrées ....................................................................................................... 43
Figure 18 : Image caisson...................................................................................................................... 43
Figure 19 :La répartition géographiques des bacs de collecte des déchets au sein de « Sidi Belyout »
............................................................................................................................................................... 44
Figure 20 : Interface de l’application « Pointage des bacs » ............................................................... 45
Figure 21 :Répartition des types de bacs dans la zone de « Sidi Belyout » ........................................ 45
Figure 22 : Répartition des moyens humains pour la collecte de chaque flux de déchets ................ 48
Figure 23 : Répartition des types de véhicules de collecte pour chaque flux de déchets.................. 50
Figure 24 : Evolution annuelle des déchets par type de flux .............................................................. 51
Figure 25 : Plan de Sectorisation de collecte des déchets de l’arrondissement « Sidi Belyout ......... 52
Figure 26 : interface d’accueil du Geored ............................................................................................ 62
Figure 27 : Planification des trajets sur Geored................................................................................... 62
Figure 28 : Suivi des tournées de collecte ............................................................................................ 63
Figure 29 : Points de départ et d’arrivé des camions de collecte ....................................................... 64
Figure 30 : Circuit du camion S5107 ..................................................................................................... 64
Figure 31 : Circuit du camion S5213 ..................................................................................................... 65
Figure 32 : Circuit du camion S5322 ..................................................................................................... 66
Figure 33 : Circuit du camion S5329 ..................................................................................................... 67
Figure 34 : Circuit du camion WWW150170 ........................................................................................ 68
Figure 35 : Méthodologie d’optimisation des circuits sur Arcgis ........................................................ 69
Figure 36 : Le circuit de collecte du camion S5107 avant (en vert) et après (en bleu) optimisation . 70
Figure 37 : Le circuit de collecte du camion S5213 avant (en vert) et après (en bleu) optimisation . 71
Figure 38 : Le circuit de collecte du camion S5322 avant (en vert) et après (en bleu) optimisation . 72

7
Mémoire de fin d’études

Figure 39 : Le circuit de collecte du camion S5329 avant (en vert) et après (en bleu) optimisation . 73
Figure 40 : Le circuit de collecte du camion WWW150170 avant (en vert) et après (en bleu)
optimisation .......................................................................................................................................... 74
Figure 41 : Interface d’accueil Android studio ..................................................................................... 77
Figure 42 : Logo de l’application E-waste ............................................................................................ 78
Figure 43 : Interface d’accueil de l’application E-waste ...................................................................... 81
Figure 44 : Interface d’ajout d’adresses sur E-waste ........................................................................... 82
Figure 45 : Interface de chargement .................................................................................................... 82
Figure 46 : Interface d’affichage du résultat ........................................................................................ 83
Figure 47 : Méthodologie d’optimisation des bacs d’ordures ............................................................ 84
Figure 48 : Carte de distribution de la population de sidi belyout ..................................................... 85
Figure 49 : Carte Sidi belyout après traitement des données collectés.............................................. 86
Figure 50 :Distribution des bacs avant et après optimisation ............................................................ 87
Figure 51 : Interface d’accueil .............................................................................................................. 90
Figure 52 : Interface de saisie et de calcul ........................................................................................... 90
Figure 53 :Analyse SWOT du tri déchets ............................................................................................ 101
Figure 54 : Retour de la population interrogé sur les moyens de sensibilisation au tri des déchets
............................................................................................................................................................. 102
Figure 55 : Bacs pour tri des déchets ................................................................................................. 103
Figure 56 : conteneur de collecte du TLC ........................................................................................... 104
Figure 57 : Centre de tri manuel prévu d’être installé ...................................................................... 105
Figure 58 : Equipe d’intervention ....................................................................................................... 123
Figure 59 : Equipe d’intervention et matériel d’intervention ........................................................... 124
Figure 60 : Interface de l’application ACP Derichebourg .................................................................. 125
Figure 61 : Exemple d’Opérations d’intervention ............................................................................. 127
Figure 62 : Distribution des anomalies sur l’ensemble du territoire de Casablanca ........................ 128
Figure 63 : Répartition des anomalies par arrondissement .............................................................. 128
Figure 64 : Evolution des anomalies par arrondissement ................................................................. 129
Figure 65 : Distribution des anomalies par 100 tonnes collectés en fonction des arrondissements
............................................................................................................................................................. 130
Figure 66 : Poste de finition de l’équipe d’intervention.................................................................... 135
Figure 67 : Evolution du traitement des anomalies........................................................................... 137

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Mémoire de fin d’études

Table des tableaux


Tableau 1 : Exemples de déchets biodégradables ............................................................................... 16
Tableau 2 : Types de déchets dangereux ............................................................................................. 17
Tableau 3 : Comparaison "indicative" de la composition des déchets solides municipaux au Maroc
par rapport à celle de la France, de la Tunisie et des USA (Source : rapport d’option de gestion des
déchets solides municipaux adaptées aux contextes des pays du sud ; p : 11.) ................................ 25
Tableau 4 : Répartition des coûts du PNDM (source : Ministère délégué chargé de l’Environnement)
............................................................................................................................................................... 28
Tableau 5 : Cadre juridique de la gestion des déchets au Maroc ....................................................... 30
Tableau 6 : Activités de Derichebourg Maroc...................................................................................... 36
Tableau 7 :Recensement de la population de sidi belyout pour l’année 2004 et 2014 ..................... 39
Tableau 8 : Types des bacs de collecte des déchets ............................................................................ 42
Tableau 9 :Types des engins et équipements de collecte des déchets............................................... 50
Tableau 10 : Effectif de l’équipe du balayage manuel ........................................................................ 53
Tableau 11 : Statistiques des moyens humains et matériels du balayage mécanique ...................... 55
Tableau 12 : Différence entre le circuit initial et le circuit optimisé du camion S5107 ..................... 70
Tableau 13 : Différence entre le circuit initial et le circuit optimisé du camion S5213 ..................... 71
Tableau 14 : Différence entre le circuit initial et le circuit optimisé du camion S5322 ..................... 72
Tableau 15 : Différence entre le circuit initial et le circuit optimisé du camion S5329 ..................... 73
Tableau 16 : Différence entre le circuit initial et le circuit optimisé du camion WWW150170 ........ 74
Tableau 17 :Les versions disponibles d’Android.................................................................................. 78
Tableau 18 : Illustration du problème voyageur de commerce .......................................................... 79
Tableau 19 : Evolution du nombre de bacs d’ordures avant et après optimisation .......................... 87
Tableau 20 :Principaux résultats du questionnaire ............................................................................. 98
Tableau 21 :Les clients potentiels de récupération des déchets recyclables ..................................... 99
Tableau 22 :Estimation des prix de vente des déchets recyclables .................................................. 100
Tableau 23 : Fournisseurs du matériel de tri ..................................................................................... 106
Tableau 24 : Moyens matériels nécessaires au tri des déchets ........................................................ 106
Tableau 27 : Tableau des investissements ......................................................................................... 107
Tableau 28 : Besoins en ressources humaines................................................................................... 108
Tableau 29 : Tableau d’amortissement du matériel ......................................................................... 108
Tableau 25 :Tableau des charges variables et charges fixes ............................................................. 109
Tableau 26 : Calcul du seuil de rentabilité et du point mort ............................................................. 111
Tableau 30 : Suivi de la production des déchets pendant le mois d’avril ........................................ 120
Tableau 31 : Nombre d’anomalies par tonne de déchet collecté ..................................................... 129
Tableau 32 : Cartographie des risques pour chaque semaine d’intervention.................................. 136
Tableau 33 : Tableau récapitulatif de l’évolution des anomalies à Sidi belyout .............................. 137
Tableau 34 : Exemples de traitement d’anomalies ........................................................................... 138
Tableau 35 : Les axes critiques d’intervention .................................................................................. 139

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Mémoire de fin d’études

Table d’équations
Équation 1 : Nombre optimale des bacs d’ordures ............................................................................. 88
Équation 2 : Calcul du Chiffre d’affaire CA ......................................................................................... 110
Équation 3 : Calcul de la marge sur coût variable(MCV) ................................................................... 110
Équation 4 : Calcul du résultat ........................................................................................................... 110
Équation 5 :Calcul du taux de marge sur coût variable (TMCV)........................................................ 110
Équation 6 : Calcul du seuil de rentabilité (SR) .................................................................................. 110
Équation 7 : Calcul du point mort ...................................................................................................... 110

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Mémoire de fin d’études

Introduction générale
La protection de l'environnement devient de plus en plus une préoccupation collective. La
question des déchets est quotidienne et touche tout individu sans exception.

La conjonction du développement industriel, de la pression démographique et de l'évolution


des modes de consommation a conduit à une augmentation alarmante en quantité, en
qualité et en nocivité du volume des déchets solides à l’échelle planétaire.

En outre, une mauvaise gestion des déchets contamine les océans, obstrue les canaux
d’évacuation des eaux et provoque des inondations, propage des maladies, tue des animaux
et affecte le développement économique.

En Afrique, la gestion des déchets constitue un problème grave et inquiétant tant sur le plan
environnemental que sanitaire. En effet, l’accumulation des déchets porte préjudice à la
santé. Elle peut être à l’origine de la prolifération de microbes, parasites et autres vecteurs
de maladies. De plus, la putréfaction engendre des odeurs incommodantes et vapeurs
irritantes, susceptibles de provoquer des phénomènes allergiques voire des pneumonies.

Afin de faire face aux flux croissants de déchets, il s’avère indispensable de mettre en place
une gestion efficace et appropriée des déchets solides pour atteindre les objectifs d’un
développement urbain durable, sain et inclusif.

La gestion des déchets consiste d’abord à assurer la collecte des déchets publics des rues de
la ville ainsi que le nettoiement des voiries, espaces publics, passages piétons, esplanades, ...

Or, La gestion des déchets représente le plus gros poste de dépenses pour un nombre de
municipalités ; dans les pays à faible revenu, elle représente en moyenne 20 % des budgets
municipaux (selon la banque mondiale).

De ce fait, le recours à l'optimisation de la collecte des déchets ménagers serait d’une aide
précieuse pour les collectivités tant en termes économiques qu'environnementaux.

Aussi, les collectivités et délégataires sont tenus de mettre en place une stratégie efficace
qui permettra de parfaitement maîtriser les paramètres suivants :

L’amélioration du tri, la fréquence de collecte, les types d'apports, le choix des véhicules,

11
Mémoire de fin d’études

les modes de tarification du service et l’optimisation des tournées de collecte des déchets.

C’est dans cette approche, que s’inscrit ce travail. Il a permis de proposer un plan
d’optimisation de la gestion des déchets solides ménagers de L’arrondissement « Sidi
Belyout », Commune de Casablanca.

Ce travail a été réalisé en deux étapes :

 Analyse de l’existant (gestion actuelle des déchets dans la commune de Sidi Belyout)
 Optimisation du processus de collecte des déchets de la commune, proposition d’une
nouvelle stratégie et évaluation de sa performance.

12
Mémoire de fin d’études

REVUE DE LA
LITTERATURE

13
Mémoire de fin d’études

Introduction
Les déchets solides, qu'ils soient de papier, de carton ou en plastique, souillent les rues de nos
villes comme ils souillent nos plages et les prairies de nos campagnes, Il y en a partout.
Ce chapitre a l'intention d’offrir au lecteur une idée sur les concepts et les théories qui
dominent le champ dans cette étude : « LA GESTION DES DÉCHETS ».

I. Généralités sur les déchets solides


I.1. Définitions des concepts clés
Déchet :

Les déchets sont les résidus issus de la consommation ou des services qui ne présentent
plus d’utilité socio-économiques, industriels et culturelles. Ces résidus peuvent être
éliminés (lorsqu’ils sont destinés à l’enfouissement dans les décharges ou à être
enterrés) ou recyclés (obtenant ainsi un nouvel usage).

Déchet municipaux solides :

La notion de déchets solides municipaux (ou urbains) est utilisée pour faire référence à ceux
qui sont générés dans les centres urbains (les villes) et dans leurs zones d’influence. Les
logements privés (maisons, appartements, etc.), les bureaux et les commerces sont
quelques-uns de ceux qui produisent des déchets solides.

Ils comprennent : les ordures ménagères (provenant des foyers telles que les restes de
cuisines, papiers et verres usagers, vieux métaux et textiles, etc.), les déchets de marchés et
d’abattoirs, les déchets provenant des hôpitaux, de l’artisanat et de l’industrie, assimilables
aux ordures ménagères, les déchets encombrants, les déchets « inertes » provenant de la
démolition ou de la rénovation (Gravats, bois, briques, tuiles), les déchets toxiques et les
déchets radioactifs.

Ordures ménagères :

Déchets issus de l’activité domestique des ménages, pris en compte par les collectes
usuelles. Ce concept inclut : les ordures ménagères proprement dites, les débris de verre ou

14
Mémoire de fin d’études

de vaisselle, les feuilles mortes, les balayures, les cendres, les ordures en provenance des
écoles et bureau, etc.

I.2. Classification de déchets


Les déchets peuvent être classés selon leur origine (agricoles, ménagers, industriels, des
activités de soins), selon la typologie (compostables ou biodégradables, inertes, recyclables,
ultimes ou dangereux) ou selon le système de collecte.

Selon leur origine 1

La loi 28-00 relative à la gestion des déchets et leur élimination, classe les déchets selon
leurs origines comme suit :

➢ Déchets ménagers : tout déchet issu des activités des ménages ;


➢ Déchets industriels : tout déchet résultant d’une activité industrielle,
agroindustrielle, artisanale ou d’une activité similaire.
➢ Déchets médicaux et pharmaceutiques : tout déchet issu des activités de
diagnostic, de suivi et de traitement préventif, palliatif ou curatif dans les
domaines de la médecine humaine ou vétérinaire et tous les déchets résultant
des activités des hôpitaux publics, des cliniques, des établissements de la
recherche scientifique, des laboratoires d’analyses opérant dans ces domaines et
de tous établissements similaires.
➢ Déchets agricoles : tout déchet organique généré directement par des activités
agricoles ou par des activités d’élevage ou de jardinage.

Selon la typologie
Les déchets solides peuvent être classés en cinq catégories comme ci-dessous :

➢ Déchets inertes : ce type de déchets ne se décompose pas, ne brûle pas et ne produit


pas de réactions chimiques ou physiques pouvant nuire à l’environnement.
Toutefois, ces déchets ne sont pas biodégradables et ne se détériorent pas au contact
d'autres matières. Ils proviennent principalement des filières du bâtiment et des

1 https://www.mofa.go.jp/mofaj/gaiko/oda/files/000151394.pdf

15
Mémoire de fin d’études

travaux publics. Dans le secteur du bâtiment, on distingue les déchets issus des
activités de construction, de rénovation, de démolition (béton, briques, tuiles,
céramiques, carrelage…) ainsi que des activités liées à l'entretien d'ouvrages publics
(routes, ponts, réseaux…) tandis que dans le secteur des travaux publics, les déchets
inertes correspondent principalement à des déchets minéraux issus de la démolition
d'ouvrages d'art et de génie civil mais également aux travaux de voirie (déblais de
tranchées, de bordures de trottoirs, de pavés...).
➢ Déchets compostables ou biodégradables : il s’agit notamment des déchets verts (de
jardin), des détritus alimentaires et des déchets de maison.

Déchets biodégradables

Déchets de cuisine Déchets de jardin Déchets de maison

Epluchures Gazon tondu Cendre de bois

Fruits et légumes abîmés Feuilles exemptes de maladie Sciure et copeaux de bois

Coquilles d'œuf Fumiers d'animaux Papier journal

Marc de café Paille de blé ou autre Bouquets fanés

Filtres en papier Pousses vertes Mouchoirs en papier

Sachets de thé Fonds de pots de fleur Essuie-tout et Papiers WC

Noyaux Déchets ligneux : branche, taille Tissus en fibre naturelle

Graine et fanes de légumes Fleurs fanées Litière animale sans déjection

Croûtes de fromage Feuilles Plantes d'intérieur

Coques de noisette, noix Mauvaises herbes Papiers et cartons souillés

Restes alimentaires divers Tonte de moutons, plumes naturelles Cartons épais

Pain Aiguilles de conifères

Tableau 1 : Exemples de déchets biodégradables2

2 http://www.economiedenergie.fr/Les-dechets--les-typologies.html

16
Mémoire de fin d’études

➢ Déchets recyclables : Cette catégorie regroupe les matériaux pouvant être récupérés
lors d’une collecte pour tri sélectif.
Les déchets recyclables sont principalement :
• Les emballages plastiques
• Les emballages en papier
• Les emballages en métal
• Les emballages en verre
➢ Déchets dangereux : Toutes formes de déchets qui, par leur nature dangereuse,
toxique, réactive, explosive, inflammable, biologique ou bactérienne, constituent un
danger pour l'équilibre écologique. (D’après l’article 3, la loi 28.00)

Déchets dangereux

Déchets Toxiques Les DIS (Déchets Les DEEE (Déchets Les DMS (Déchets
En Quantités Industriels Spéciaux) d’Equipements Ménagers
Dispersées) Electriques et Spéciaux)
Electroniques)
Tels que : les déchets Ce sont principalement les Ils sont composés de Ils comprennent
banals souillés, piles, déchets minéraux solides téléphones portables, de des produits tels
batteries usagées, comme les cendres, les télévisions, que : aérosols,
résidus de peinture, … mâchefers (résidu solide de d’ordinateurs et de tout piles, les
la combustion du charbon), appareil médicaments non
etc.
électroménager, … utilisés, etc.

Tableau 2 : Types de déchets dangereux

➢ Déchets ultimes : Ce sont les ordures qui ne sont plus susceptibles d’être traitées ni
valorisées.
Selon le système de collecte
On distingue :

➢ Déchets ménagers et assimilables :


• Ordures ménagères
• Ordures des marchés
• Déchets artisanaux, commerciaux et assimilables.
➢ Déchets des Hôpitaux

17
Mémoire de fin d’études

➢ Déchets encombrants
➢ Produits de balayage
➢ Déchets industriels (déchets inertes, déchets des Abattoirs, déchets des
industries, déchets toxiques, déchets radioactifs.)

II. Données générales sur la Gestion de déchets municipaux3


On entend par la gestion des déchets l’ensemble des dispositions permettant la collecte, le
transport, la valorisation et l’élimination des déchets et, plus largement, toute activité
participant de l’organisation de la prise en charge des déchets depuis leur production jusqu’à
leur traitement final. Son objectif primordial est de limiter les nuisances et les risques liés
aux caractères dangereux, fermentescibles ou encombrants, qui occasionneraient des
impacts sanitaires ou environnementaux.
Or, la production croissante des déchets dû à la croissance urbaine et au changement de
mode de vie de la population a déploré la faiblesse du système de gestion de déchets non
seulement aux pays sous-développés mais également aux pays développés.

II.1. Gestion des déchets municipaux au Monde

Selon le dernier rapport publié par la banque mondiale, la hausse des déchets est
d’autant plus alarmante qu’avant. Les statistiques caractérisant le degré et
l’intensité de cette crise sont présentées ci-dessous :

L’évolution de la production de déchets municipaux4


En raison de l’urbanisation rapide, de l’augmentation du niveau de vie et de la croissance
démographique, le volume des déchets produits risque d'augmenter de 70 % pour atteindre
les 3,4 milliards de tonnes en 2050, d'après la Banque mondiale. La situation est plus
infernale aux pays d’Afrique et en particulier l’Afrique subsaharienne vu l’absence
d'infrastructures suffisantes pour gérer cet afflux. D’ici 2050, Les pays d’Afrique
subsaharienne devront faire face à un triplement de la masse des déchets, avec plus de 516
millions de tonnes contre 174 aujourd'hui.

3 WHAT A WASTE 2.0: A Global Snapshot Of Solid Waste Management to 2050 ( Banque
Mondiale)
4 https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/environnement-10-chiffres-

montrent-monde-va-crouler-sous-dechets-73196/

18
Mémoire de fin d’études

2016 2020 2050

800
714
700 661
602
600
516
466 490 468
500 440
396 392
400 369
342 334
269 290 289
300 255 231
177 174
200 129
100

0
Afrique du Afrique Sub- Amérique Amérique du Asie du sud Europe Asie orientale
nord et Moyen- Saharienne latine et nord et pacifique
Orient caraïbes

Figure 1 : La production de déchets municipaux par région en 2016, 2030 et 2050

La production des déchets par habitant

Chaque habitant produit en moyenne 0,74 kg de déchets par jour. Ce chiffre dépend
fortement du niveau de revenu du pays. En effet, Les pays à revenu élevé produisent le plus
de déchets par habitant, alors que les pays à faible revenu produisent le moins de déchets
solides par habitant.

32% 34%

6%

29%

Haut Faible Moyen inférieur Moyen supérieur

Figure 2 : Production de déchets par niveau de revenu

19
Mémoire de fin d’études

À cet effet, la production de déchets par pays, en kg par jour et par habitant est reportée sur
la carte ci-dessous.

Figure 3 : La production de déchets par pays, en kg par jour et par habitant au monde

La composition des déchets municipaux


La composition des déchets varie en fonction du niveau de développement des pays. En
effet, les pays à faible revenu produisent davantage de déchets alimentaires, tandis que les
pays développés produisent davantage de déchets « secs » (plastique, papier, métal, ou

verre), issus notamment de l'industrie et des produits de consommation. Or, selon la


banque mondiale, la grande part de déchets est principalement d’origine alimentaire avec
44% du volume totale.

20
Mémoire de fin d’études

14%
2%
2%
Nourriture et végétaux
4% Papier et carton
44%
Plastique
5%
Verre
Métal
12%
Bois
Cuir et caoutchouc
17% Autres

Figure 4 : La composition des déchets municipaux au Monde (Rapport de la banque


mondiale « WHAT A WASTE 2.0 »)

Taux de collecte des déchets


La propreté nous concerne tous, Notre bien-être en ville dépend largement de ceci. De ce fait,
un taux de collecte élevé est capable d’assurer en permanence la propreté de nos villes.
Malheureusement, ce taux est à peine d’ordre de 39 % dans les pays à faible revenu et la
majorité de déchets sont soit brûlés à l'arrière d'une maison ou jetés dans la rue par les
ménages, ce qui entraîne favorise la propagation de maladies.

Figure 5 : Taux de collecte par niveau de revenu

Haut 96%

Moyen supérieur 82%

Moyen inférieur 51%

Faible 39%

21
Mémoire de fin d’études

Le devenir des déchets collectés


Aujourd'hui, la grande majorité des déchets municipaux sont mis en décharge tandis que les
fractions recyclés sont minimes car le recyclage est encore une prérogative des pays riches. Le
défi majeur, de ces pays dont le recyclage ne dépasse pas 4% Les pays est donc de réussir à
donner une deuxième vie aux déchets. En effet, les ordures ne doivent plus être considérées
comme des matériaux sans aucune valeur, mais comme une ressource à valoriser pour en tirer
des bénéfices économiques et sanitaires utiles pour tous.

37%
33%
47%

14%
11%
5%

Compostage Incinération Enfouissement Décharge à ciel ouvert Recyclage

Figure 6 : Taux de traitement des déchets municipaux (Rapport de la banque


mondiale « WHAT A WASTE 2.0 »

La part du budget des municipalités consacrée à la gestion des déchets


La gestion des déchets représente un coût élevé pour les municipalités dont le
revenu est faible. En Afrique on constate que 20 à 40% des budgets des
municipalités sont consacrés à la gestion des déchets municipaux. Par ailleurs, c'est
un secteur fortement soumis à la corruption associée au manque de contrôle et de
bonne gouvernance ce qui fait perdre des ressources considérables aux budgets des
communes.

22
Mémoire de fin d’études

Haut

Moyen

Faible

0% 2% 4% 6% 8% 10% 12% 14% 16% 18% 20%

Figure 7 : Part du budget des municipalités consacrée à la gestion des déchets

II.2. Gestion des déchets municipaux au Maroc


Aperçu sur la quantité et la qualité des déchets ménagers au Maroc
❖ Tonnage des déchets au Maroc

La production de déchets est un produit naturel de l'urbanisation, du développement


économique et de la croissance démographique. À mesure que les pays et les villes
deviennent plus peuplés et prospères, offrent davantage de produits et de services aux
citoyens et participent au commerce et aux échanges mondiaux, ils sont confrontés à des
quantités de déchets équivalentes à gérer via leur traitement et leur élimination. Le Maroc
ne fait pas l’exception avec une production estimée globalement aux environs 6,9 millions
de tonnes/an répartie comme suit :

Figure 8 : Production des déchets au Maroc en millions de tonnes

23
Mémoire de fin d’études

Une production annuelle estimée à 5,5 millions de tonnes en milieu urbain, soit en moyenne
0,76 kg/hab/jour. Celle des déchets ruraux est de l’ordre de 1,6 millions de tonnes/an, soit
0,3 kg/ jour/habitant.

❖ Taux de collecte

Le taux moyen de la collecte des déchets ménagers est évalué à environ 80 % (85,2
après le PNDM) en milieu urbain tandis qu’en milieu rural ce taux est très faible
voire minime en milieu rural où la majorité des déchets est acheminée vers les
décharges sauvages sans aucun traitement au préalable, ni aménagement des sites
réceptacles.

❖ Composition des déchets

• Sur le plan quantitatif


La composition des déchets est la catégorisation des types de matériaux dans les déchets
solides municipaux. Elle est généralement déterminée à l'aide d'un audit standard, dans
lequel des échantillons d'ordures sont prélevés dans des générateurs ou des sites de
stockage définitifs, triés dans des catégories prédéfinies et pesé. Sur le plan quantitatif, on
note une prédominance des matières organiques représentants 68% des déchet ménagers.

3%
4% 8%

10%

10%
65%

Matières organiques Plastiques Papier et carton Métaux Verre Autre

Figure 9 : Composition des déchets au Maroc

24
Mémoire de fin d’études

• Sur le plan qualitatif

Sur le plan qualitatif, les déchets sont caractérisés par :

Teneur en matière Forte teneur Faible pouvoir


organique en humidité Calorifique
Près de 70 % 67% Entre 850 et 950 kcal/kg.

• Comparaison de la composition des déchets solides municipaux au


Maroc par rapport à celle de la France, de la Tunisie et des EUA

Paramètre %
Composition
Maroc Tunisie France USA

Fraction organique 60-80 68 30 15-20


fermentescible
Humidité 60-75 35 30

Papier 7-10 4 30 20

Bois 7 - 2

Plastique et 4-7 7 15 10
caoutchouc
Textile 3 3 2 2

Cuir et peau 0.3 - 1

Métal 1 4 6 10

Verre et céramique 1.5 2 13 10

Tableau 3 : Comparaison "indicative" de la composition des déchets solides municipaux au


Maroc par rapport à celle de la France, de la Tunisie et des USA (Source : rapport d’option
de gestion des déchets solides municipaux adaptées aux contextes des pays du sud ; p :
11.)
❖ Taux de recyclage

25
Mémoire de fin d’études

Au niveau national, le secteur de recyclage des déchets reste jusqu’à présent


très limité voire quasi inexistant. Par conséquent, Le taux de recyclage des
déchets est de l’ordre de 10% par rapport à la quantité globale des déchets
urbains collectés, estimée aux environs de 850 000 T/an.
Les principales filières de recyclage des déchets ménagers et assimilés
concernent généralement les plastiques, les papiers/ cartons, le verre et la
ferraille.

Le cadre politique, juridique et institutionnel de la gestion des déchets


solides au Maroc
Afin de faire face aux défis posés par la gestion des DMA, rattraper le retard
accumulé en la matière et œuvrer pour la réforme et la professionnalisation de ce
secteur, une série d’actions stratégiques et initiatives ont été entreprises par le
gouvernement marocain au cours de la dernière décennie, dont :
✓ Le renforcement du cadre juridique ;
✓ L’élaboration et la mise en place d’un Programme National des Déchets
Ménagers (PNDM) pour financer la mise à niveau du secteur ;
✓ Le développement d’un programme directeur pour la gestion des déchets
dangereux
✓ La réforme de la fiscalité locale visant l’amélioration des finances
municipales, pour faire face aux besoins accrus en matière de services
communaux dont le secteur des déchets ;
✓ Lancement des plans provinciaux de gestion des déchets ménagers et
promotion des systèmes de gestion intégrée basés sur la réduction à la
source ;
✓ Constitution d’une banque de données sur les équipements et les
installations d’élimination des déchets au Maroc ;
✓ Professionnalisation du secteur par le recours à des opérateurs privé.

❖ Politique et planification (LE PNDM)

26
Mémoire de fin d’études

Le Programme National des Déchets Ménagers (PNDM) s’inscrit dans le cadre de la politique
de réforme et de développement du secteur des déchets ménagers.il a été élaboré
conjointement par le Ministère délégué chargé de l’Environnement et le Ministère de
l’Intérieur. Le PNDM a bénéficié à ce jour d’un appui programmatique de la Banque
Mondiale à travers quatre prêts de politique de développement de 100 millions d’euros
chacun. Grâce à ceci, 350 villes et centres urbains seront dotés de décharges contrôles, 220
décharges non contrôlées seront réhabilitées et 300 communes bénéficieront de
l’amélioration des services de collecte et de nettoiement à travers la délégation de la gestion
de ces services à des opérateurs professionnels. Ce programme est ventilé sur 15 ans et
réparti comme suit :

❖ Objectifs du PNDM :
Le PNDM vise essentiellement à :
• Assurer la collecte et le nettoiement des déchets ménagers pour atteindre un
taux de collecte de 85% en 2016 et 90% en 2020.

• Réaliser des centres d’enfouissement et de valorisation au profit de tous les


centres urbains (100%) en 2020.

• Réhabiliter ou fermer toutes les décharges existantes (100 %) en 2020.

• Moderniser le secteur des déchets par la professionnalisation du secteur.

• Développer la filière de « tri-recyclage-valorisation », avec des actions pilotes


de tri, pour atteindre un taux de 20 % du recyclage en 2020.

• Généraliser les plans directeurs de gestion des déchets ménagers et assimilés


pour toutes les préfectures et provinces de Royaume.

• Former et sensibiliser tous les acteurs concernés sur la problématique des


déchets.

❖ Coût du programme :

L’enveloppe globale allouée au PNDM est de 40 milliards de dirhams. Elle est programmée
sur une période de 15 ans et répartie comme décrit dans le tableau 1 ci-après :

27
Mémoire de fin d’études

Composante % Coût en Milliards de


dirhams
Communication/Sensibilisation/Formation 1,80% 28,8
Développement filière de tri/Recyclage/Valorisation 1,80% 5,84

Etude /Maîtrise d'ouvrage /Contrôle et suivi 3,50% 2,52

Réhabilitation et fermeture des décharges spontanées 6,20% 1,4

Réalisation et exploitation des décharges contrôlées 14,60% 0,72

Amélioration des services de collecte et de nettoiement 72,00% 0,72

Total 100% 40

Tableau 4 : Répartition des coûts du PNDM (source : Ministère délégué chargé de


l’Environnement)

Amélioration des services de collecte et de… 72,00%

Réalisation et exploitation des décharges controlées 14,60%

Réhabilitation et fermeture des décharges spontanées 6,20%

Etude /Maîtrise d'ouvrage /Contrôle et suivi 3,50%

Développement filière de tri/Recyclage/Valorisation 1,80%

Communication/Sensibilisation/Formation 1,80%

0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80%

Figure 10 : Pourcentage des financements du PNDM par composante (Source :


Ministère délégué chargé de l’Environnement)

❖ Les résultats atteints par le PNDM :

✓ Augmentation du taux de collecte professionnalisée à 85,2 % contre 44%


avant 2008 ;

✓ Augmentation du taux de mise en Centre d’Enfouissement et de Valorisation


(CEV) pour atteindre 40,25 % (2,24 MT) des déchets ménagers produits,
contre 10 % avant 2008 ;

28
Mémoire de fin d’études

✓ Le nombre actuel de Centre d’Enfouissement et de Valorisation (CEV) est de


19 : Fès, Oujda, El Jadida, Essaouira, Rabat, Berkane, Figuig, Guelmim, Al
Hoceima, Agadir, Nador, Dakhla, Mohammedia, Laayoune, Ifrane, Smara,
M’Dieq-Fnideq, Safi et Khouribga ;
✓ 23 décharges non contrôlées réhabilités et 11 décharges sauvages en cours de
réhabilitation ;
✓ Elaboration de plus de 65 plans directeurs provinciaux de gestion des déchets.

❖ Cadre Juridique

Loi Date de publication

Loi n° 28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination N° 5480 du 7


décembre 2006
Décret
Décret n° 2.17.587 relatif à la fixation des conditions et modalités BO n° 6737- 16 Rabii
d'importation, d'exportation et de transit des déchets 1440 (24 Décembre
2018)
Décret n°2-07-253 du 14 rejeb 1429 (18 juillet 2008) portant B.O n° 5654 du 7
classification des déchets et fixant la liste des déchets dangereux août 2008
Décret n° 2-09-139 du 25 joumada I 1430 (21 mai 2009) relatif à la BO n° 5744 du 16 juin
gestion des déchets médicaux et pharmaceutique 2009
Décret n° 2-09-284 du 20 hija 1430 (8 décembre 2009) fixant les BO n° 5802 du 7
procédures administratives et les prescriptions techniques relatives janvier 2010
aux décharges contrôlées
Décret n° 2.09.538 du 5 rabii II 1431 (22 mars 2010) fixant les BO 5830 du 15 avril
modalités d’élaboration du plan directeur national de gestion des 2010
déchets dangereux
Décret n° 2-09-285 du 23 rejeb 1431 (6 ,juillet 2010) fixant les BO n° 5862 du 5 Aout
modalités d'élaboration du plan directeur préfectoral ou provincial 2010
de gestion des déchets ménagers et assimilés et la procédure
d'organisation de l'enquête publique afférente à ce plan
Décret n° 2-12-172 du 4 mai 2012 fixant les prescriptions techniques BO 6058 du 21 juin
relatives à l'élimination et aux procédés de valorisation des déchets 2012
par incinération.
Arrêtés
Arrêté conjoint du ministre de l’intérieur et du secrétaire d’Etat du B.O. n° 5940 du 5 mai
ministère de l’énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement 2011
n°2817-10 (19 avril 2011) relatif aux critères d’élaboration du plan
directeur préfectoral ou provincial de gestion des déchets
ménagères et assimilés
Arrêté conjoint du Plan Régional des déchets
Arrêté publié au BO relatif aux Batteries Usées

29
Mémoire de fin d’études

Arrêté des Déchets dangereux


Arrêté de la ministre déléguée auprès du ministre de l'énergie, des
mines, de l'eau et de l'environnement, chargée de l'environnement
n° 2850-15 du 24 chaoual 1436 (10 août 2015) fixant les
prescriptions particulières relatives à la collecte et à la valorisation
des batteries usagées
Arrêté de la ministre déléguée auprès du ministre de l'énergie, des
mines, de l'eau et de l'environnement, chargée de l'environnement
n° 3184-15 du 9 hija 1436 (23 septembre 2015) pris pour
l'application des articles 5, 6, 7 et 11 du décret n° 2-14-85 du 28 rabii
i 1436 (20 janvier 2015) relatif à la gestion des déchets dangereux.

Tableau 5 : Cadre juridique de la gestion des déchets au Maroc

❖ Cadre institutionnel

Longtemps négligés, les déchets sont devenus une préoccupation majeure de plusieurs
institutions et intervenants à savoir :
• Déchets ménagers :
▪ Municipalités : responsables pour la gestion des déchets ;
▪ Ministère de l’Intérieur ; Direction Générale des Autorités Locales ;
Département de la gestion des Eaux et d’Assainissement : support
technique et soutien financier ;
▪ Ministère de l’Énergie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement /
Département de l’Environnement (MEMEE / DE) : coordination,
planification, surveillance et règlement.
• Déchets Industriels :
▪ Secteur Industriel : responsable pour la gestion des déchets qu’il produit.
▪ Ministère de l’Industrie du Commerce et des Nouvelles Technologies :
promotion de secteurs de recyclage des déchets, contrôle et surveillance
de flux transfrontaliers.
• Déchets médicaux :
▪ Gérés par le Ministère de la Santé ;
▪ Les services de soins de santé sont responsables de la gestion des
déchets qu’ils produisent.

Impacts des déchets municipaux solides

30
Mémoire de fin d’études

Une gestion inappropriée des déchets engendre cinq types de nuisances :


➢ Une dégradation du cadre de vie causée par les nuisances visuelles (sacs
plastique accrochés dans les arbres, macrodéchets sur les plages) ou olfactives
(matière organique en décomposition, combustion de matières chimiques).
➢ Pollution d’air : dus aux émissions des gaz à effet de serre (en particulier CH4 et
le CO2) produites dans les décharges sauvages et celles contrôlées connaissant.
Au Maroc, en 2012, les émissions du secteur des déchets ont été évaluées à 7,8
Mt CO2. Ces émanations ont un peu plus que doublé entre 2005 et 2012 et ont
un impact négatif sur le changement climatique. (D’après le Ministère de
l’environnement).
➢ Pollution de l’eau et du sol : Les lixiviats de plusieurs décharges révèlent un
risque potentiel de pollution en cas de leur déversement dans le milieu naturel
sans aucun traitement préalable, tout en présentant un danger pour les
récupérateurs travaillant sur les décharges. Ces effluents sont caractérisés par de
fortes teneurs en matières minérales et organiques.
Des teneurs considérables de composés azotés, de phosphore total, de phénols,
de détergents, ont également été décelés. Ceci risque de provoquer des pluies
acides et par suite contaminer les nappes phréatiques.
➢ Un risque sanitaire suite aux blessures (tessons de vert, seringues...), aux
intoxications (pollution des eaux, de l'air...) et aux maladies (prolifération
bactériennes, infestation de parasites, de rats...).
➢ Un impact économique dû à la perte de l'attractivité d'un site suite à cette
dégradation du cadre de vie. A cela peuvent s'ajouter les surcoûts causés par la
dépollution, dans le cas de la potabilisation de l'eau par exemple, et par les
conséquences sociétales des intoxications : traitements médicaux, arrêts de
travail, etc

31
Mémoire de fin d’études

Présentation du
projet

32
Mémoire de fin d’études

Introduction
Le groupe Derichebourg est un opérateur global de dimension internationale des services à
l’environnement, aux entreprises et aux collectivités.

Leader dans son domaine, Derichebourg Maroc (Filiale du groupe Derichebourg) a remporté
les appels d'offres de la collecte des déchets et du nettoiement à Casablanca. Actuellement,
il prend en charge les arrondissement d'Anfa, Sidi Belyout, Maarif, Mers Sultan et Al Fida.

En raison de ceci, le groupe Derichebourg s’est engagé dans une politique d’optimisation de
ces services qui va faire l’objet de cette étude.

Dans ce projet de fin d’étude, réalisé au sein de ce groupe, l’intérêt a été porté sur la
commune de sidi belyout. L’objectif visé était d’optimiser la collecte des déchets et le
nettoiement de la commune

I. Présentation de l’organisme d’accueil :


Le groupe Derichebourg
❖ Activités

Les activités du groupe se répartissent en deux branches distinctes : la division


Environnement et la division Multiservices.

Figure 11 : Logos de l’organisme d’accueil

33
Mémoire de fin d’études

Toutes deux reposent sur un même socle de valeurs et partagent une ambition commune :
Servir les Hommes tout en protégeant leur environnement.

❖ Les chiffres -clés

Présent dans
Et sur
14 pays
3 33 000 collaborateurs
continents

300
Implantations
2,7 Plus de 20 000
CA2017 Milliards d €
Coté à
clients
Euronext
Paris

Figure 12 : Chiffres-clés du groupe DERICHEBOURG

❖ Les valeurs du groupe

L’expertise Le développement L’ambition


Le sens du service
durable internationale

Façonnés par plus de Assurer la qualité de la Nous faisons partie des Avec plus de 300
50 années relation avec nos clients, pionniers de l’économie implantations répartis
d’expérience, de circulaire. Par notre dans 14 pays, On est en
la confiance et la
recherche et engagement humain, mesure de proposer une
compréhension de leurs
d’innovation. logistique ou encore grande proximité à chacun
besoins.
technologique de nos clients.

Figure 13 : Les valeurs du groupe DERICHEBOURG

34
Mémoire de fin d’études

Derichebourg Maroc
❖ Les chiffres-clés

82 Tertiaire
Industrie

Secteur
Public

~4500 collaborateurs
40clients

Figure 14 : Les chiffres-clés de DERICHEBOURG MAROC

❖ Principales activités

Filiale du Groupe Derichebourg, acteur majeur au plan international, des services aux
entreprises et aux collectivités, Derichebourg Maroc détient des savoir-faire multiples et
complémentaires dans les métiers de l’Environnement et du Facility Management,
constamment enrichis pour répondre aux nouveaux besoins des marchés de manière à leur
permettre de se concentrer sur leur cœur d’activités, d’améliorer leur organisation et de
maîtriser leurs coûts.

Acteur à la fois global et local, Derichebourg Maroc propose 3 solutions complémentaires à


forte valeur ajoutée.

35
Mémoire de fin d’études

Derichebourg offre un ensemble  Services aux bâtiments &  Services réseaux &
d’expertises “sur mesure” de installations collecte
sous-traitance globale • Propreté & services • Traitement des eaux
industrielle au service de la associés • Collecte des déchets
• Nettoyage industriel ménagers
production du client (santé, pharmaceutique, • Gestion des déchèteries
agroalimentaire…)
 Services aux industries • Génie électrique et  Services villes &
• Nettoyage industriel climatique extérieurs
• Maintenance multi • Propreté urbaine
• Maintenance industrielle technique • Eclairage public
• Manutention / logistique • Manutention / logistique • Affichage urbain
• Télésécurité • Télésécurité • Maintenance de
 Services aux occupants mobilier urbain
• Conciergerie • Espaces verts / VRD
• Accueil en entreprise &
accueil événementiel
• Courrier
• Factotum

Tableau 6 : Activités de Derichebourg Maroc

• Collecte des déchets


Présence sur 5 des 10 plus grandes villes du Maroc avec des moyens adaptés au contexte
local

• Casablanca
• Rabat
• Marrakech
• El Jadida
• Kenitra
Et à Ifrane 2ème ville la plus propre du monde selon
le Times.

36
Mémoire de fin d’études

❖ Organigramme des Filiales A&D

Figure 15 : Organigramme de la filiale A&D

II. Présentation de la zone d’étude


Le Groupe Derichebourg pilote une démarche environnementale cohérente qui repose sur la
réduction des impacts liés à ses activités que sur l’amélioration de la performance de ses
services. C’est dans ce cadre que s’inscrit le présent projet dont l’objectif est d'améliorer
l'efficience, l'efficacité, l'accessibilité et la qualité de la gestion des déchets à Casablanca, en
particulier à l’arrondissement « SIDI BELYOUT ». Le projet comprend également, l’étude de
faisabilité d’un centre de tri de déchets et de recyclage ainsi que la mise en place d’une
équipe d’intervention afin d'améliorer le cadre de vie des populations et de renforcer le
processus de collecte des ordures ménagères.

II.1. Situation géographique

37
Mémoire de fin d’études

L’arrondissement Sidi Belyout fait partie des 3 autres arrondissements dépendant


administrativement de la préfecture des arrondissements de Casa-Anfa, ainsi que des 16
autres arrondissements faisant partie de la Commune Urbaine de Casablanca.

Bordé par l’océan Atlantique et Av Ambassadeur Ben Aïcha au Nord, au Sud par Bd Zerktouni
et Bd la Résistance et limité par à L’Est par Bd la Résistance et par Bd Zerktouni au Ouest.

Il occupe une superficie de 9.85 Km² et se situe géographiquement par les coordonnées
suivantes :
 Altitude : 56 m (par rapport au niveau des mers)
 Longueur : 33° 34’
 Largeur : 07° 40’

Figure 16 : Carte délimitant l’arrondissement Sidi Belyout

II.2. Situation démographique


L’arrondissement Sidi belyout abrite une population de 189 715 habitants selon le
recensement de 2014. Celui-ci a connu, de 2004 à 2014 une baisse de population, passant de

38
Mémoire de fin d’études

218 918 à 189 715 habitants.

Arrondissement Superficie Recensement Recensement

(En Km2) 2004 2014

Ménages Habitants Ménages Habitants

Sidi Belyout 9,85 53,442 218,918 54,280 189,715

Tableau 7 :Recensement de la population de sidi belyout pour l’année 2004 et 2014

II.3. Les principaux quartiers de Sidi Belyout


DERB OMAR ; RESITANIA
EZIRAOUI CUBA
GAUTHIER LOUBILA
BENJDIA ARSAT ZERKTOUNI
BABA MERRAKCH ALMELLAH
DERB TALIANE ARSATE FETIHATE
BOUTOUIL

39
Mémoire de fin d’études

Analyse de l’existant

40
Mémoire de fin d’études

Introduction
L’analyse de situation est une base essentielle sur laquelle doit s’appuyer toute intervention
rationnelle. Elle contribue à assurer la pertinence des actions réalisées et à établir un plan
d’action optimal. Outre qu’elle permet d’assurer l’adaptation de l’intervention au contexte
réel, l’analyse de situation permet aussi d’éviter les redondances d’efforts.

C’est dans cette même perspective que s’inscrit l’objectif principal de cette partie composée
de trois grands volets à savoir : Le processus de collecte puis le processus de balayage et
ensuite la détection de l’ensemble des problématiques de l’arrondissement SIDI BELYOUT.

I. La collecte et transport des déchets


I.1. La conteneurisation des déchets
Définition
Certes, la collecte des déchets est en pleine évolution. Derichebourg propose une gamme de
solutions esthétiques et innovantes qui s’adaptent à chaque environnement : des bacs
roulants (2 et 4 roues) pour la collecte des ordures ménagères et leurs options pour la
collecte sélective, des colonnes aériennes, des conteneurs enterrés, des caissons et des
corbeilles.
En effet, la collecte en bacs présente plusieurs avantages à savoir :

 Les bacs : plus propres que les sacs

Les bacs permettent un stockage des déchets plus propre et améliorent l’hygiène en évitant
les sacs éventrés et répandus sur les trottoirs.

 Les bacs participent à la protection de notre environnement

En stockant les déchets plus longtemps, les bacs permettent d’optimiser les tournées de
collecte. C’est moins de kilomètres parcourus, moins de carburant consommé et moins de
CO2 rejeté dans l’atmosphère.

 Les bacs améliorent les conditions de travail des agents

La levée répétitive des charges lourdes et la manipulation des sacs causent aux agents de
collecte de nombreux problème musculaires et des blessures par coupure auxquels

le transport des bacs, sécurisés et sur roulettes, permet de remédier.

41
Mémoire de fin d’études

Types de conteneurs de collecte des déchets


❖ Les bacs

Bac 120 L Bac 240 L Bac 360L

Bacs 660L Bacs 770L Bacs 1100L

Tableau 8 : Types des bacs de collecte des déchets

❖ Les colonnes aériennes

Ce sont des conteneurs d’apport volontaire ayant comme avantages :

 Hygiène et sécurité
 Installation simple et rapide
 Collecte plus efficace

42
Mémoire de fin d’études

Colonne 3.6 Colonne 4.8

Figure 17 : Les colonnes enterrées

❖ Les caissons

Les caissons sont utilisés pour le stockage intermédiaire des déchets afin de les acheminer vers la
décharge.

Figure 18 : Image caisson

La répartition des bacs de collecte


❖ Répartition géographique des bacs de collecte

Les bacs sont répartis sur l’ensemble de la zone de « Sidi Belyout » comme suit :

43
Mémoire de fin d’études

Figure 19 :La répartition géographiques des bacs de collecte des déchets au sein de « Sidi
Belyout »

Cette répartition est le résultat d’une collecte de données GPS à l’aide d’une application
mobile intitulé « Pointages des bacs » développée par la société Derichebourg.

Cette application est conçue pour la collecte de données GPS de l’ensemble des bacs dont la
société dispose. Elle rend le processus de collecte de données spatiales et d'enquête terrain
plus rapide et plus productif tout en évitant la saisie répétée de la même information de
multiples fois. Les données peuvent être exportées dans de nombreux formats communs à
savoir xlsx, csv, txt, etc.

44
Mémoire de fin d’études

L’interface de l’application est la suivante :

Figure 20 : Interface de l’application « Pointage des bacs »

Lors de la saisie du 1 er champ « Ville », on choisit les attributs nécessaires depuis des listes
déroulantes prédéfinies puis faire la même chose pour le 2ème champ « Types des bacs »
dans lequel on choisit le type de bacs désiré et ensuite on clique sur « TAKE POISITION »
pour récupérer les positions.

❖ Répartition des types de conteneur par flux

On constate que les bacs de capacité 660 L sont les plus majoritaires suivis des bacs de 360 L

Figure 21 :Répartition des types de bacs dans la zone de « Sidi Belyout »

45
Mémoire de fin d’études

I.2. La collecte des déchets


Définition
La collecte désigne l’ensemble des opérations qui consistent à regrouper les déchets depuis
leurs sources de production, puis à les transporter jusqu’aux centres de traitement et ou
d’élimination.

Modes de collecte
La collecte des déchets ménagers à Sidi belyout dépend fortement du type de la zone
desservie. On distingue donc deux modes de collecte :
• La collecte en porte à porte
C’est un mode d’organisation de la collecte dans lequel le contenant est affecté à un
Usager ou groupe d’usagers nommément identifiables. D’autres termes, ce service consiste
à desservir chaque habitation seule, les citoyens devront donc présenter leurs bacs à la
collecte selon un calendrier de collecte définit. Il permet de répondre à des contraintes
économiques, ou pratiques telles que des difficultés d’accès dans les anciennes médinas.
• La collecte par apport volontaire
C’est un mode d'organisation de la collecte dans lequel le contenant de collecte est mis à
la disposition du public en accès libre. La collectivité met à disposition des usagers un
réseau de points d'apport comprenant un ou plusieurs contenants, (bac, colonne…), plus
ou moins régulièrement répartis sur le territoire à desservir, accessibles à l'ensemble de
la population.
Dans ce type de collecte, les habitants transportent volontairement leurs déchets vers
les points de collecte.

Fréquence et horaires de collecte


❖ Fréquence de collecte

C’est le nombre de ramassages hebdomadaires des déchets. La définition de ces fréquences


est un choix de la collectivité particulièrement important en fonction de ses impératifs
économiques, des capacités des habitants à accepter un changement dans leurs habitudes et
des choix techniques pouvant être mis en œuvre. La fréquence doit être adaptée au type
d’habitat et aux capacités de stockage ou pré-collecte au sein des logements.
Dans le cas de Sidi Belyout, la fréquence est de l’ordre de 7j/7j.

46
Mémoire de fin d’études

❖ Horaires de collecte

Afin de favoriser la fluidité de la circulation routière, de réduire l’encombrement des


trottoirs et des bacs à ordures mais aussi de limiter les effets de la pollution et son impact
sur la santé et la qualité de vie des citoyens. La collecte des déchets s’effectue selon l’horaire
suivant :

 Entre 22 heures et 7 heures


 Entre 6.30 heures et 14.00 heures

Moyens humains et matériel de collecte


❖ Moyens humains

Derichebourg accorde une grande importance au bien-être de ses collaborateurs et


employés pour que chacun soit pleinement investi dans ses différentes missions et travaille
avec enthousiasme au cœur de l’organisation.

La cartographie du personnel de collecte concerne les différents corps de métiers et niveau


de qualification nécessaires pour couvrir amplement les besoins des diverses entités,
qu’elles soient la collecte, le transport ou la gestion des déchets.

En effet, les agents de la collecte sont chargés d’assurer la collecte selon un circuit routier
prédéfini. L’équipe est normalement constituée d’un conducteur et d’un à deux agents de
collecte dits ripeurs. Les agents de collecte sont affectés à la tâche de ramassage des
déchets, situé à l’arrière du véhicule benne ou en cabine selon la phase de travail et la
vitesse du véhicule.

L’effectif moyen annuel de l’équipe de collecte des déchets atteint environ 145 personnes
répartit comme suit :

Déchets verts

Déchets inertes

Ordures ménagères

0 20 40 60 80 100

Ouvriers Chauffeur

47
Mémoire de fin d’études

Figure 22 : Répartition des moyens humains pour la collecte de chaque flux de déchets

❖ Moyens matériels

Derichebourg attache une importance particulière quant à l’utilisation de moyens récents,


performants et en parfait état de marche, afin de fournir à ses clients ainsi qu’à ses
collaborateurs des prestations de qualité en toute sécurité.

Il dispose de ses propres matériels nécessaires à la gestion des déchets de tous ses clients,
permettant ainsi de répondre aux contraintes spécifiques de chacun.

• Types d’engins utilisés selon la zone desservie

Type d’engin Zone desservie


GAUTHIER
Benne Tasseuse 14m3 / 17T-18T
LES ANGLAIS
JAME3 CHLEUH
BENJDIA
MEDINA
16-Novembre
Collecte des
ordures LOUBILA
ménagères Benne Tasseuse 18m3 / 25 T-26T LEAUTY
SMIHA ET MED V
BENJDIA GAUTHIER
MOULAY YOUSSEF
GAUTHIER
ZIRAOUI
ZELLAKA
VICTOIRE

48
Mémoire de fin d’études

MEDINA
Mini Benne satellite 1,5m3 SMIHA
MED V
VIR GAUTHIER
MOULAY YOUSSEF
BENJDIA
MED V

BENJDIA
Benne satellite 5,5m3 AVEC FOULAGE/7,5T MEDINA
DERB OMAR 1

Collecte des
ordures
ménagères

DERB OMAR 2
AMPLIROLL DE CAPACITE DE LEVAGE 5,5T/7,5T CAISSON 6 M3 MARCHE
(plateau sur berce)
BAB MARRAKECH MARCH
DERB MAAZI RUE AZROU

AMPLIROLL DE CAPACITE DE LEVAGE 20T/25T-26

TRANSFERT FAYOLLE

49
Mémoire de fin d’études

AMPLIROLL DE CAPACITE DE LEVAGE 5,5T/7,5T


(plateau sur berce)
Collecte des
déchets inertes

AMPLIROLL DE CAPACITE DE LEVAGE


20T+GRUE+GRAPPIN/25T-26T
Collecte des
déchets verts

Tableau 9 :Types des engins et équipements de collecte des déchets

• Répartition des types de véhicules de collecte pour chaque flux de déchets


D’après les résultats de cette répartition, on constate que la majorité des véhicules mobilisés
pour la gestion des déchets de Sidi belyout sont conçus principalement pour les ordures
ménagères, suivi des déchets inertes et des déchets verts qui sont peu ou quasiment
inexistant.

Figure 23 : Répartition des types de véhicules de collecte pour chaque flux de déchets

Tonnage de déchets collecté


Après une période de croissance quasi régulière des ordures ménagères produites par
habitant jusqu’en 2017, ces dernières reculent au rythme annuel de – 4.05 % entre 2017 et

50
Mémoire de fin d’études

2018 grâce aux efforts de prévention et à la réorganisation de la collecte. Ce recul s’accentue


en 2019, atteignant environ - 7 %.

Le tonnage actuel de déchets est de l’ordre de 84983,36 tonnes répartit comme suit :

Déchets ménagers : 84567.413 tonnes


Déchets inertes : 415.947 tonnes

94000

92000

90000

88000

86000

84000

82000

80000
2017 2018 2019
Déchets ménagers Déchets inertes Déchets verts

Figure 24 : Evolution annuelle des déchets par type de flux

Sectorisation de la collecte de déchets dans l’arrondissement « Sidi


belyout »
L’arrondissement « Sidi belyout » est répartit en 12 secteurs de collecte. Ce mode de
sectorisation facilite les circuits de collecte parcouru et permet une meilleure exploitation
des engins de collecte.

Le plan de sectorisation est le suivant :

51
Mémoire de fin d’études

Figure 25 : Plan de Sectorisation de collecte des déchets de l’arrondissement « Sidi


Belyout

I.3. Nettoiement urbain


Balayage, collecte des déchets de voiries et nettoyage des corbeilles publiques.
Derichebourg gère la propreté des sites les plus divers (chaussées, trottoirs, marchés,
espaces verts, plages, monuments...) et dispose pour cela d’un parc de matériels très
diversifié et sophistiqué, adapté à la nature et à la configuration des lieux et à tous les types
de souillures :

 Balayage mécanisé des rues


 Balayage manuel
 Collecte des corbeilles de propreté

Balayage manuel

52
Mémoire de fin d’études

❖ Fréquence et Horaire de balayage

Le balayage manuel se fait en deux shifts :

• Shift principal : Le matin


• Repasse : La nuit

Avec une fréquence de 7/7 j.

❖ Les zones de balayage manuel

Les zones de balayage sont :

 BENJDIA  SMIHA
 GAUTHIER 1  MED V
 GAUTHIER 2  SIDI BELYOUT
 MY YOUSSEF 1  ANCIEN MEDINA
 MY YOUSSEF 2  DERB OMAR
 MEDINA 1  CENTRE VILLE
 MEDINA 2 (les anglais)

❖ Les Moyens Humains

L’équipe de balayage manuel est composée principalement par des balayeurs et des
surveillants.

L’effectif totale est présenté sur le tableau ci-dessous :

Surveillants Balayeurs
13 204
Tableau 10 : Effectif de l’équipe du balayage manuel

La collecte des déchets de corbeilles


La collecte des déchets des corbeilles est une tâche affectée aux balayeurs. On distingue
deux catégories de corbeilles utilisées à « Sidi belyout » :

53
Mémoire de fin d’études

Types de corbeilles
Corbeilles de luxe Corbeilles normales

Balayage mécanique
❖ Fréquence et Horaire de balayage

Le balayage mécanique se fait le matin avec une fréquence de 6/7 j.

❖ Moyens humains et matériel

Toujours attentive à la qualité des prestations, Derichebourg mobilise une équipe spécialisée
et qualifiée ainsi qu’un parc de matériel d’entretien de voirie de dernière génération adapté
aux grosses comme aux petites surfaces.

54
Mémoire de fin d’études

Moyens humains 2 conducteurs de balayeuses


BALAYEUSE 8 M3/17-18T

Moyens Matériels
BALAYEUSE DUMPER

Tableau 11 : Statistiques des moyens humains et matériels du balayage mécanique

I.4. Les principales problématiques de l’arrondissement SIDI BELYOUT


Problématiques liées à la collecte de déchets
❖ Problème de circulation

L’arrondissement SIDI BELYOUTE connait à son tour des véritables problèmes qui
encombrent la circulation compte tenu les ronds-points qui entravent le trafic des camions
de collecte et qui participent aux retards. Parmi ces ronds-points on cite :

55
Mémoire de fin d’études

 Mers sultan ;  Chemi-color ;


 Dakar ;  17éme étage
❖ Problème des marchands ambulants

Contrairement aux autres arrondissements de Casablanca, un problème qui est fort présent
au niveau de Sidi belyout est celui des marchands ambulants qui laissent toujours des
quantités énormes de déchets sur les rues et les quartiers à savoir :

• PRINCES MLY ABDELLAH ; • Boulevard Mohammed V ;


• SAHAT MARÉCHAL ; • RUE MKHENT ;
• Av TAHER EL ALAOUI ; • DERB OMAR ;
• DERB LMAIZI ; • ANCIENNE MEDINA.
• RUE TAFILALT ;

❖ Ancienne Médina

L’ancienne médina avec ses rues étroites ainsi que la présence d'un grand nombre de
magasins avec ses casquettes (Bâches) qui entravent la circulation des camions de collecte,
sans oublier la densité de la population, contribue à l'augmentation des quantités de déchets
et peut ne pas respecter les temps d'extraction des ordures.

Problématiques liées au balayage


Le dynamisme et la circulation se sont deux spécificités qui caractérisent la ville de
Casablanca en général et l’arrondissement de SIDI Belyout en particulier ont engendré
plusieurs problèmes :

➢ La présence perpétuelle et journalière des déchets, principalement dans les boulevards


suivants :
Av ZIRAOUI ; AV DES FAR ;
Av Brahim Roudani ; AV LALA YAKOUT ;
Mly Youssef avec Angle AV 11Janvier
HASSANI ;

➢ Le problème du stationnement des véhicules ;


➢ Le non respect des endroits désignés pour les déchets (bacs, corbeilles, etc.).
Ce problème est récurrent dans :

56
Mémoire de fin d’études

Angle el barid avec Hassan II ; Rue Karatchi ;


Av Mohammed Smiha ; Porte 3(PORT).

➢ Le non-respect des horaires et des endroits des jets des déchets ;


➢ Le problème des marchands ambulants qui s’installent dans les rues avec autorisation des
autorités deux jours par semaines, Aussi des souks aléatoires qui apparaissent tout au long
de la semaine dans les endroits suivants :
Rue Almajd Rue jbala
Rue L’Khssas Angle Al Barid avec Hassani Av Med SMIHA
Rue laaroussien Rue karratchi
➢ La réparation et la maintenance des cafés et des restaurants entrainent une augmentation
des quantités de déchets et donc l’apparition des nouveaux points de gravats surtout au
mois du Ramadan.

57
Mémoire de fin d’études

Optimisation des
circuits de collecte

58
Mémoire de fin d’études

Introduction
Une meilleure gestion des déchets solides municipaux est une étape clé pour un
développement urbain durable. En outre, pour faciliter la gestion des déchets solides, il
s’avère primordiale d’améliorer en premier lieu les fonctions de bases telles que la collecte
et le transport. La rentabilité de celles-ci seraient réalisées et analysées avec l’adoption de
technologies scientifiques telles que le système d’information géographique (SIG) et le
développement informatique. Dans ce chapitre, ces outils ont été utilisés pour étudier non
seulement l’optimisation de l’itinéraire des véhicules mais aussi la réaffectation des bacs de
collecte des déchets. Cette optimisation va permettre par la suite de réaliser de grandes
économies tant au niveau financier/économiques qu’au niveau environnemental.

I. Optimisation des itinéraires de collecte de déchets


I.1. Optimisation des itinéraires par SIG
La technique spatiale SIG est un bon outil d'aide à la décision à mettre en œuvre pour
minimiser l’itinéraire des véhicules en termes de distance et du temps parcouru. Et ce par le
biais du Network Analyst d’ArcGIS.

Présentation de l'extension ArcGIS Network Analyst


❖ Introduction5

L'extension ArcGIS Network Analyst permet non seulement de créer un jeu de données
réseau mais aussi d'exécuter des analyses sur un jeu de données réseau. Celle-ci fournit des
outils d'analyse spatiale basés sur le réseau pour résoudre des problèmes de desserte
complexes. Elle utilise un modèle de données de réseau de transport configurable,
permettant aux organisations de représenter avec précision leurs exigences par rapport au
réseau. Elle permet de planifier les itinéraires pour une flotte entière, calculer les temps de
desserte, localiser les meilleurs emplacements et résoudre des problèmes d’optimisation liés
au réseau.

5https://desktop.arcgis.com/fr/arcmap/latest/extensions/network-analyst/about-the-
network-analyst-tutorial-exercises.htm

59
Mémoire de fin d’études

❖ Définition d'un réseau

Un réseau est un système d'éléments interconnectés, comme des tronçons (lignes) et des
jonctions (points), qui représentent des itinéraires possibles d'un emplacement à un autre.
Les personnes, les ressources et les marchandises ont tendance à se déplacer sur des
réseaux. En modélisant les itinéraires de déplacement potentiels sur un réseau, il est
possible d'effectuer des analyses relatives au mouvement des camions ou d'autres agents
sur le réseau. L'analyse de réseau la plus courante consiste à rechercher l'itinéraire le plus
court entre un ensemble de points donnés.
En effet, ArcGIS classe les réseaux en deux catégories : les réseaux géométriques et les jeux
de données réseau.
• Réseaux géométriques (réseaux de distribution et réseaux fluviaux)
Les réseaux fluviaux et les réseaux de distribution (électricité, gaz, égout, eau, par exemple)
permettent de circuler sur des tronçons dans un seul sens à la fois. L'agent qui se trouve sur
le réseau (le pétrole qui est acheminé dans un pipeline, par exemple) ne peut pas choisir son
sens de déplacement. L'itinéraire qu'il emprunte dépend de forces extérieures : gravité,
électromagnétisme, pression des fluides, etc. Un ingénieur peut contrôler la circulation de
l'agent en contrôlant l'action des forces extérieures sur cet agent.
• Jeux de données réseau (réseaux de transport) : Les réseaux de transport
(piétonniers, ferroviaires, etc.) permettent de se déplacer sur des tronçons dans les
deux sens. L'agent qui se trouve sur le réseau (un chauffeur routier qui circule sur des
routes, par exemple) est généralement libre de décider de la direction du parcours et
de la destination.
Dans la présente étude, on va se limiter au traitement des jeux de données réseaux.
❖ Les fonctionnalités proposées par Network Analyst6

Network Analyst permet de :

 Déterminer l’itinéraire le plus efficace.


 Générer des itinéraires,
 Localiser l’installation la plus proche,
 Définir des zones de service en fonction de la durée du trajet,

6 https://www.esrifrance.fr/network_Analyst.aspx

60
Mémoire de fin d’études

 Utiliser des données SIG existantes,


 Rechercher une implantation optimale des points de demandes (clients, etc.)
 Restreindre les solutions en fonction des fenêtres horaires de livraison, et de
plusieurs pauses pour chaque itinéraire (tournée),
 Considérer des zones d’interruptions (barrières) de type points, lignes ou
polygones pouvant interdire totalement le parcours ou simplement ajouter un
surcoût,
 Prise en compte du trafic à certaines heures de la journée ou certains jours de la
semaine.
❖ Secteurs d’utilisation

ArcGIS Network Analyst peut être déployé dans une panoplie de secteurs à savoir :
➢ Commerce : ➢ Sécurité publique :
Il sert à : Il sert à :
✓ Fournir et installer des équipements
comprenant des restrictions de ✓ Guider les équipes d’intervention
fenêtres de temps. jusqu’aux lieux des incidents.

✓ Calculer la durée du trajet afin ✓ Calculer la durée du trajet pour la


d’identifier la clientèle, en prenant en planification des secours de première
compte les heures de pointe par urgence.
rapport aux volumes du trafic de la
mi-journée. ✓ Optimiser une tournée d’équipements
de sécurité.
✓ Fournir des accords de service aux
clients en fonction de la durée du
trajet jusqu’à l’entrepôt ou
l’infrastructure.

➢ Logistique : ➢ Travaux publics :


Calculer les itinéraires pour des véhicules de Définir le meilleur itinéraire pour la collecte
livraison en tenant compte des restrictions de point par point des déchets volumineux ou
passage des camions. l’acheminement des équipes d’intervention.

➢ Santé :
✓ Il permet de définir les itinéraires destinés aux infirmières à domicile en tenant compte
des restrictions de fenêtres de temps.
✓ Il permet de bien gérer les zones de dessertes des hôpitaux, pour un meilleur service.

61
Mémoire de fin d’études

Collecte des données


La collecte des données constitue la première étape de l’étude. Elle consiste à rassembler
des bases de données primaire et secondaire sur la collecte des déchets urbains solides à
savoir : la vitesse des engins de collecte, leur position GPS, l’heure de démarrage etc. Et ce
par le biais du site web Geored.

❖ Présentation du Geored

Figure 26 : interface d’accueil du Geored

Afin de pilotez ces collectes avec simplicité, Derichebourg a opté pour Geored. C’est un
système de gestion de flotte de véhicules pour les métiers de la collecte qui permet :

➢ La planification

La planification en amont des parcours des équipes permet d’optimiser l’utilisation de


l’ensemble des ressources humaines et matérielles et par conséquent, la réduction ainsi des
périodes de haut le pied et des dépenses de carburant inutiles.

62
Mémoire de fin d’études

Figure 27 : Planification des trajets sur Geored

➢ Traçabilité

Depuis son portail web en ligne, il est désormais facile d’accéder à toutes les informations de
suivi des véhicules en temps réel, à l’historique des tournées en seulement quelques clics de
collecte et d’extraire des rapports et statistiques.

Figure 28 : Suivi des tournées de collecte

➢ L’optimisation

Geored permet la modification des parcours en fonction des historiques de tournées et par la
suite leur l’ajustement afin d’adapter au mieux au terrain et à l’évolution de la demande.

❖ Les circuits actuels de collecte des déchets

La collecte des déchets à Sidi belyout est assurée par cinq engins indexés par des codes.
Chaque véhicule part et retourne vide au dépôt « Garage Sidi belyout » après avoir vider le
contenu dans la décharge contrôlée de Médiona (voir figure 29).

63
Mémoire de fin d’études

Figure 29 : Points de départ et d’arrivé des camions de collecte


En effet, la collecte des données se fait premièrement par le choix du trajet en question dans
l’historique des tournées puis l’exporter sous format shapefile(shp) pour l’exploiter sur
ArcGIS. Les circuits de collecte pour chaque camion ont été sont présentés ci-dessous :

• Camion S5107

Figure 30 : Circuit du camion S5107

64
Mémoire de fin d’études

• Camion S5213

Figure 31 : Circuit du camion


S5213

65
Mémoire de fin d’études

• Camion S5322

Figure 32 : Circuit du camion


S5322

66
Mémoire de fin d’études

• Camion S5329

Figure 33 : Circuit du camion


S5329

67
Mémoire de fin d’études

• Camion WW150170

Figure 34 : Circuit du camion


WWW150170

68
Mémoire de fin d’études

Les circuits optimisés


❖ Méthodologie

Les plans de circuits optimisés ont été élaborés sur ArcGIS en suivant le processus structuré
ci-dessous :

Optimsation des circuits de collecte


sur SIG

Activation du Création d'un jeux de


Netowrk Analyst données réseaux Calcul du circuit optimisé

Activer l'extension Base de données Création du Créer une nouvelle


Network Analyst spatiales Network dataset route

Ajouter la barre Créer une nouvelle


d'outils Network Feature dataset Ajouter les points
Analyst d'arrêts du véhicule

Importer road layer à la


GDB
Solve Route

Figure 35 : Méthodologie d’optimisation des circuits sur Arcgis

❖ Résultats

Après avoir exploiter toute cette data ainsi que les données terrain, le modèle d’optimisation
proposé par ArcGIS pour chaque véhicule s’adapte au mieux au terrain et se présente comme
suit :

• Circuit optimisé du camion S5107

69
Mémoire de fin d’études

Figure 36 : Le circuit de collecte du camion S5107 avant (en vert) et après (en bleu)
optimisation

En effet, la différence en termes de distance, durée et consommation gasoil est donnée ci-
dessous :

Circuits Longueur en km Durée du parcours Consommation


du fuel
Circuit initial 51.32 2 heures 59 minutes 51 28.74 L
secondes
Circuit optimisé 49.088 2 heures 52 minutes 2 27.49 L
secondes
Différence 2.232 km 7 minutes et 49 secondes 1.25 L

Tableau 12 : Différence entre le circuit initial et le circuit optimisé du camion S5107

70
Mémoire de fin d’études

• Circuit optimisé du camion S5213

Figure 37 : Le circuit de collecte du camion S5213 avant (en vert) et après (en bleu)
optimisation

Circuits Longueur en km Durée du parcours Consommation


du fuel
Circuit initial 54.39 3 heures 56 minutes 18 30.46 L
secondes
Circuit optimisé 53,123 3 heures 50 minutes 48 29.75 L
secondes
Différence 1.267 km 5 minutes et 30 secondes 0.71 L

Tableau 13 : Différence entre le circuit initial et le circuit optimisé du camion S5213

71
Mémoire de fin d’études

• Circuit optimisé du camion S5322

Figure 38 : Le circuit de collecte du camion S5322 avant (en vert) et après (en bleu)
optimisation

Circuits Longueur en km Durée du parcours Consommation


du fuel
Circuit initial 54.20 4 heures 1 minutes 25 30.35 L
secondes
Circuit optimisé 47.694 3 heures 32 minutes 26 26.68 L
secondes
Différence 6.506 km 28 minutes 59 secondes 3.67 L

Tableau 14 : Différence entre le circuit initial et le circuit optimisé du camion S5322

72
Mémoire de fin d’études

• Circuit optimisé du camion S5322

Figure 39 : Le circuit de collecte du camion S5329 avant (en vert) et après (en bleu)
optimisation

Circuits Longueur en km Durée du parcours Consommation


du fuel
Circuit initial 44.59 2 heures 25 minutes 19 24.97 L
secondes
Circuit optimisé 40.70 2 heures 12 minutes 38 22.79 L
secondes
Différence 3.89 km 12 minutes 41 secondes 2.18 L

Tableau 15 : Différence entre le circuit initial et le circuit optimisé du camion S5329

73
Mémoire de fin d’études

• Circuit optimisé du camion WWW150170

Figure 40 : Le circuit de collecte du camion WWW150170 avant (en vert) et après (en bleu)
optimisation

Circuits Longueur en km Durée du parcours Consommation


du fuel
Circuit initial 51.75 3 heures 57 minutes 34 28.98 L
secondes
Circuit optimisé 48.798 3 heures 44 minutes 27.32 L

Différence 2.952 km 13 minutes 34 secondes 1.66 L

Tableau 16 : Différence entre le circuit initial et le circuit optimisé du camion


WWW150170

74
Mémoire de fin d’études

I.2. Optimisation des itinéraires par développement informatique


Introduction
En un peu plus de dix ans, la nouvelle technologie au sens large a envahi notre
quotidien. Et si les PC, smartphones et tablettes sont des outils fantastiques nous facilitent la
vie et qui nous divertissent. Cela n’a pas échappé aux entreprises. Aujourd’hui la majorité
des sociétés ont tendance à informatiser leurs services et leurs méthodologies de travail en
offrant des appareils high-techs à leur employés afin q’ elles s’assurent ainsi d’être en lien
direct avec ses équipes à tout moment et n’importe où. Tous ces échanges d’information en
un temps record ont permis aux entreprises de gagner en productivité et de s’ouvrir au
monde.

Présentation d’une application mobile


❖ Définition

Une application mobile est un type de logiciel ou programme conçu pour s’exécuter sur un
appareil mobile, tel qu’un smartphone ou une tablette. Les applications mobiles servent
souvent à fournir aux utilisateurs des services similaires à ceux du PC. La plupart des
application mobiles sont distribuées depuis des plateformes de téléchargement telles que
l'App Store (plateforme d'Apple), le Google Play (plateforme de Google / Android), ou
encore le Microsoft Store (plateforme de Microsoft pour Windows 10 Mobile. Une partie des
applications disponibles sont gratuites tandis que d'autres sont payantes.

❖ Les domaines d’utilisation des applications mobiles

Les applications mobiles ont été initialement proposées pour la productivité et la


récupération d'information. Or, vue les particularités qu’elles présentent tels que la mobilité
et la performance, les applications mobiles ont connu une expansion rapide dans d'autres
domaines à savoir :

 La géolocalisation  Payement mobile

 Le transport  Les jeux

 Les réseaux sociaux  L’éducation

75
Mémoire de fin d’études

❖ Les différents types d’application mobile

Il existe principalement trois types d’applications mobiles à savoir :


➢ Les applications natives : C’est une application développée spécifiquement pour une
seule plateforme, grâce aux outils conçus pour celle-ci. Elle est développée avec un
langage spécifique à son système d’exploitation : Objective C pour iOS, Java pour
Android, C# et Visual Basic.NET pour Windows et est distribuée uniquement par
l’intermédiaire de son store (AppStore IOS, PlayStore pour Android, ...). L’avantage
de ces applications est qu’elles offrent une excellente expérience utilisateur.
➢ Les applications Web (WebApps) : Une WebApps est un site web parfaitement
adaptable à la taille et les caractéristiques de l’écran des appareils mobiles, de sorte
qu’elle ressemble à l’application native. Elle est développée avec les outils de
développement web tels que :HTML5, CSS3 et JavaScript et exécutable sur tous les
smartphones via un navigateur web.
➢ Les applications hybrides : C’est une combinaison entre les éléments d’une WebApps
et les éléments d’une application native qui permet de garder la logique des
technologies du web et, en même temps, d’intégrer l’application de manière plus
forte au système d’exploitation du smartphone. Elle est donc multi-plateforme mais
offre moins de fonctionnalités et de performances.

❖ Le système d’exploitation Android

• Introduction
Android a été conçu à l'origine comme un système d’exploitation mobile Open
Source puis s'est diversifié dans d'autres domaines tels que les téléviseurs, les
systèmes de voiture, les montres, les lecteurs électroniques, les netbooks, les
consoles de jeux, etc. C’est une plateforme complète. Outre le système d'exploitation
et les applications préconfigurées, il inclut un kit de développement logiciel très
performant, des bibliothèques, des cadres d'application et une conception de
référence.

76
Mémoire de fin d’études

Figure 41 : Interface d’accueil Android studio

• Historique
Android a vu le jour en 2003, quand Andy Rubin a fondé une société appelée Android Inc.
Android Inc. était soutenu par Google, mais ils ne le possédaient pas encore. En 2005,
Google a acheté Android Inc. à hauteur de 50 millions de dollars. En 2007, l'Open Handset
Alliance était annoncé et le système d'exploitation Android était officiellement ouvert. À ce
stade, Android n’avait même pas atteint la version 1.0 et il était loin d’être adopté.
Toutefois, il a atteint la
Première version du SDK Android1.0 en 2008 avec le premier téléphone sous Android (HTC
Dream). Puis la deuxième version 1.5 (API 3) en avril 2009 sous le nom de Cupcake qui
inaugure les nouveaux noms des autres versions d’Android sous cette forme :

Nom Numéro de version Date Niveau API

Aucun 1.0 Septembre 2008 1

Petit Four 1.1 Février 2009 2

Cupcake 1.5 Avril 2009 3

Donut 1.6 Septembre 2009 4

Eclair 2.0-2.1 Octobre 2009 5-7

Froyo 2.2-2.2.3 Mai 2010 8

Gingerbread 2.3-2.3.7 Décembre 2010 9-10

77
Mémoire de fin d’études

Honeycomb 3.0-3.2.6 Février 2011 11-13

Ice Cream 4.0-4.04 Octobre 2011 14-15


Sandwich
Jelly Bean 4.1-4.3.1 Juin 2012 16-18

KitKat 4.4.x Octobre 2013 19-20

Lollipop 5.0-5.1.1 Octobre 2014 21-22

Marshmallow 6.0-6.0.1 Mai 2015 23

Nougat 7.0-7.1.2 Septembre 2016 24-25

Oreo 8.00-8.1.0 Aout 2017 26-27

Pie 9.0.0 Décembre 2018 28+

Tableau 17 :Les versions disponibles d’Android

Réalisation et développement
• Description de l’application mobile
Le principe de l’application E-waste est de proposer à l’utilisateur (principalement le
chauffeur de camion) l’itinéraire le plus court pour visiter chaque point de collecte une et
une seule fois et puis revenir au parc de départ. Le calcul de l’itinéraire se fait en se basant
sur le fameux problème d’optimisation « Voyageur de commerce ».

Figure 42 : Logo de l’application E-waste

78
Mémoire de fin d’études

• Problème voyageur de commerce

➢ Énoncé

Le problème de voyageur de commerce consiste, étant donné n points (des « villes ») et des
distances séparant chaque point, à trouver un chemin de longueur totale minimale qui passe
exactement une et une seule fois par chaque point et revienne au point de départ.
Ce problème est plus compliqué qu'il n'y paraît ; j’jusqu’à présent on ne connaît pas de
méthode de résolution permettant d'obtenir des solutions exactes et parfaitement
optimisées en un temps raisonnable pour de grandes instances (grand nombre de villes) du
problème. Par conséquent ,pour ces grandes instances, on se contente souvent de solutions
approchées, car on se retrouve face à une explosion combinatoire.

➢ Illustration

Afin de mieux comprendre le problème de voyageur de commerce, on considère à titre


d’exemple une liste des villes (A, B, C, D) et les distances données par le dessin ci-dessous à
gauche.
La 2ème figure, schématise un premier chemin L1 = ABDCA de longueur 14 km qui part de A
et revient en A et qui visite toutes les villes tandis que la 3ème figure présente le chemin le
plus optimal L2 =ACBDA de longueur 7 KM.

Figure 1 : Instance du problème du Figure 2 : Le 1er chemin Figure 3 : Le chemin le plus


voyageur de commerce ABDCA court ACBDA

Tableau 18 : Illustration du problème voyageur de commerce

➢ Algorithme de programmation

L’algorithme de programmation utilisé est le « Recuit simulé ». En effet, le recuit simulé (SA)

79
Mémoire de fin d’études

est une forme d'optimisation performante et générale. Il est utile pour rechercher des
optima globaux en présence d’un grand nombre d’optimas locaux. Le « recuit » fait
référence à une analogie avec la thermodynamique, en particulier avec la façon dont les
métaux refroidissent et recuits. Le recuit simulé utilise la fonction objective d'un problème
d'optimisation au lieu de l'énergie d'un matériau. Il est généralement utilisé dans des
espaces de configuration discrets mais très grands, tels que l'ensemble des ordres possibles
de villes dans le problème de voyageur de commerce et dans le routage VLSI.

La mise en œuvre de SA est étonnamment simple. L'algorithme consiste essentiellement à


définir une température T et à chaque étape de l’algorithme on compare notre premier
chemin de longueur 𝑳𝟎 avec les autres chemins adjacents obtenus par le changement
d’ordre des points d’arrêts d’une manière aléatoire dans notre chemin. Si la longueur du
2ème chemin choisit 𝑳𝟏 <𝑳𝟎 on remplace le premier chemin (chemin de départ) par ce
deuxième et ainsi de suite sinon si 𝑳𝟏 >𝑳𝟎 on remplace le premier chemin par une probabilité
𝑳𝟏⁄
𝑷 = 𝒆(𝑳𝟎 − 𝑻) et ainsi de suite.

Cet acheminement nous permet de traiter tous les chemins possibles. Le paramètre T est un
facteur déterminant de cette probabilité. C'est analogue à la température dans un système
de recuit. À des valeurs plus élevées de T, les mouvements en montée sont plus susceptibles
de se produire. Ceci permet de dépasser les maximas locaux et de rester le plus proche
possible du minium global. Donc pour s’assurer que notre solution est proche du minimum

global on diminue T à chaque étape de l’algorithme par : 𝑻 − ∆𝑻 avec ∆𝑻 = 𝟏⁄𝒍𝒐𝒈(𝒏)

et n : nbre d’étapes.

Lorsque T= 0 on atteint le meilleur chemin optimisé.

Différentes interfaces de l’application


❖ Interface d’accueil

L’interface d’accueil est présentée ci-dessous :

80
Mémoire de fin d’études

Figure 43 : Interface d’accueil de l’application E-waste

Elle comprend 3 boutons :

Permet d’ajouter une adresse à partir de la


Bouton Ajouter carte.

Permet de supprimer l’adresse


Bouton supprimer sélectionnée.

Bouton Meilleure route optimisée Permet d’afficher le plus court chemin.

Et affiche par défaut l’adresse du parc de départ représentée par l’icône :

Ainsi que les emplacements des points de collectes représentés par l’icône :

❖ Interface d’ajout des adresses

Cette interface permet l’ajout des adresses au trajet en question comme suit :

81
Mémoire de fin d’études

Figure 44 : Interface d’ajout d’adresses sur E-waste

❖ Interface de chargement lors du calcul du nouvel itinéraire

Figure 45 : Interface de chargement

82
Mémoire de fin d’études

❖ Résultat

Le résultat est présenté sous forme d’une liste numérotée des adresses donnant le
plus court chemin.

Figure 46 : Interface d’affichage du résultat

Afin de mieux visualiser l’effet de l’optimisation, cette fenêtre affiche également le rapport
de kilométrage entre la route initiale et celle optimisée.

83
Mémoire de fin d’études

II. Optimisation du nombre et des positions des bacs à ordures


II.1. Optimisation des positions des bacs par SIG
Introduction
Un système de gestion des déchets solides comprend plusieurs étapes, notamment la
collecte, le transfert et l’élimination. Dans cette partie, un modèle intégré a été proposé et
utilisé pour optimiser un élément fonctionnel de la gestion des déchets solides municipaux
(systèmes de stockage e déchets). Le modèle intégré a été réalisé en modélisant et en
résolvant le problème d'attribution de position par le biais de systèmes d'information
géographique (SIG). L’optimisation de l’emplacement des bacs est a pour but de contrôler et
optimiser les coûts d'exploitation liés aux équipes de collecte, à la maintenance des
véhicules, à la consommation de carburant et aux émissions de polluants. La particularité de
cette méthodologie réside dans le fait qu’elle a envisagé non seulement l’optimisation de
l’acheminement des véhicules, mais également l’ordonnancement de la collecte des
déchets.
Méthodologie
L’élaboration des plans d’optimisation des bacs d’ordures a été réalisée en trois grandes
étapes à savoir :
Optimisation des bacs

Collecte des données spatiales et non spatiales

Traitement des données et importation d'une base de données spatiales (SDB)

Etablir les relations rationnelles entre tous les groupes d’informations au moyen
d’un jeu de données réseau par le biais du Network Analyst.

Figure 47 : Méthodologie d’optimisation des bacs d’ordures

84
Mémoire de fin d’études

❖ Collecte des données

Les informations requises sur l’état actuel du système de collecte des déchets solides, des
cartes routières, de la population du district, etc. ont été obtenues par divers moyens, tels
que :

 Données du réseau routier : Les données sur les classifications des routes urbaines
ainsi que des données non spatiales sur les noms de rue et les restrictions telles que
les rues à sens unique, étaient nécessaires pour créer un environnement propice. Ces
données ont été extraites de la banque de données de l’entreprise.
 Données de population : La distribution de la population dans la zone étudiée a été
obtenue sous forme de carte papier tandis que les données démographiques sont
extraites des rapports de recensement de la population établit par le haut-
commissariat au plan (HCP).
 La position des bacs actuels : La distribution spatiale des points de collecte a été
obtenue grâce à l’application « Pointage des bacs » (Voir chapitre3).

❖ Traitement des données collectées

Le traitement des données collectées consiste principalement à la transformation des cartes


papier en cartes numériques, au géoréférencement des cartes et à la création d’une base de
données spatiales comprenant les données réseaux et les positions des bacs.

Figure 48 : Carte de distribution de la population de sidi belyout

85
Mémoire de fin d’études

Figure 49 : Carte Sidi belyout après traitement des données collectés

Résultats
Le développement d’un modèle complet capable d'analyser les problèmes de recherche, par
l'extension d'analyse de réseau ESRI ArcGIS a été utilisée a montré que le système de
collecte actuel n’était pas efficace en raison de son incompatibilité avec la structure urbaine
et la répartition de la population existantes.

La nouvelle répartition choisie est la suivante :

86
Mémoire de fin d’études

Figure 50 :Distribution des bacs avant et après optimisation

Positions de bacs initial 150

Positions de bacs optimisé 45

Différence en % 30%

Tableau 19 : Evolution du nombre de bacs d’ordures avant et après optimisation

II.2. Optimisation du nombre des bacs d’ordures par développement


informatique
Présentation générale de l’application
Le calcul du nombre optimal des bacs à utiliser s’avère primordial, car un nombre excessif de
poubelles augmente le coût de la collecte, en particulier lorsque les déchets sont collectés
quotidiennement. Pour ce faire, l’application web « OPTIMISATION DES BACS » permet le
calcul du nombre optimal en se basant sur l’équation suivante :

87
Mémoire de fin d’études

𝐒𝐟 × 𝐖𝐭𝐨𝐭 × 𝛂
𝐍=
𝛍 × 𝐂𝐛 × 𝐭 𝐫𝐞𝐦𝐩 × 𝟎. 𝟎𝟎𝟏 × 𝐝

Équation 1 : Nombre optimale des bacs d’ordures

Avec :
 𝐒𝐟 : Facteur de sécurité (𝐒𝐟 = 𝟏. 𝟏)  𝐭 𝐫𝐞𝐦𝐩 = 𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐦𝐩𝐥𝐢𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐛𝐚𝐜𝐬
 𝐖𝐭𝐨𝐭 : 𝐓𝐨𝐧𝐧𝐚𝐠𝐞 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥𝐞 ( 𝐞𝐧 𝐭𝐨𝐧𝐧𝐞)  𝐝: 𝐝𝐞𝐧𝐬𝐢𝐭é 𝐝𝐞𝐬 𝐝é𝐜𝐡𝐞𝐭𝐬
 𝛍 = 𝐟𝐫é𝐪𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐞  𝛂 = 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐜𝐞𝐧𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐝′ 𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐛𝐚𝐜𝐬
 𝐂𝐛 : 𝐂𝐚𝐩𝐚𝐜𝐢𝐭é 𝐝𝐞𝐬 𝐛𝐚𝐜𝐬

Environnement de travail
❖ Les langages de développement

• JavaScript
JavaScript est un langage de programmation communément utilisé dans le développement
Web. Il a été développé à l'origine par Netscape afin d'ajouter des éléments dynamiques et
interactifs aux sites Web. Bien que JavaScript soit influencé par Java, la syntaxe est plus
similaire à C. JavaScript est un langage de script côté client, ce qui signifie que le code source
est traité par le navigateur Web du client plutôt que sur le serveur Web. Cela signifie que les
fonctions JavaScript peuvent s'exécuter après le chargement d'une page Web sans
communiquer avec le serveur. Il est lié au langage de balisage HTML, dont le développeur
peut insérer du code JavaScript dans des pages HTML grâce à la balise <script> ou par l’appel
des propriétés et des méthodes, qui existent dans un fichier script (.js) et leur associer des
actions en fonction d'événements déclenchés par le visiteur. En JavaScript, la façon de
procéder est d'utiliser une bibliothèque. Une bibliothèque est un fichier JavaScript qui
contient un ensemble de fonctions, et ces fonctions exécutent des tâches utiles à votre page
Web. La bibliothèque utilisée dans notre cas est P5.js.

➢ Bibliothèque P5.js

p5.js est une bibliothèque JavaScript ayant la même ambition que Processing : faire de la
programmation un domaine et un outil accessible pour les artistes, les concepteurs, les
professeurs et les débutants. Si Processing est simple d'utilisation, c'est qu'il a été conçu dès
son origine pour servir à enseigner les bases de la programmation informatique dans un

88
Mémoire de fin d’études

contexte visuel. La vocation pédagogique de Processing en fait un excellent outil


d'apprentissage de la programmation pour les non-programmeurs ou les programmeurs
débutants. De nombreux enseignants l'utilisent pour initier leurs élèves et leurs étudiants
aux concepts et aux bonnes pratiques de la programmation.

p5.js reprend la philosophie de Processing, mais transposé pour le web : le support de rendu,
c’est le navigateur. Elle permet de penser entièrement la page du navigateur comme un
espace de jeu : p5.js, couplé à des extensions, permet d’interagir avec d’autres objets HTML5
comme le texte, les boutons, la vidéo, la webcam, et le son.

• Langage HTML
L'HyperText Markup Language, HTML, désigne un type de langage
informatique descriptif. Il s'agit plus précisément d'un format de données utilisé dans
l'univers d'Internet pour la mise en forme des pages Web. Il permet, entre autres, d'écrire de
l'hypertexte, mais aussi d'introduire des ressources multimédias dans un contenu.

Développé par le W3C (World Wide Web Consortium) et le WHATWG (Web Hypertext
Application Technology Working Group), L'HTML est ce qui permet à un créateur de sites
Web de gérer la manière dont le contenu de ses pages Web va s'afficher sur un écran, via le
navigateur. Il repose sur un système de balises permettant de titrer, sous-titrer, mettre en
gras, etc., du texte et d'introduire des éléments interactifs comme des images, des liens, des
vidéos. Pour visualiser une page en HTML il est nécessaire d'utiliser un navigateur web.

❖ Les outils de développement

• Visual Studio Professional


Visual Studio Code est un éditeur de code source léger mais puissant disponible pour
Windows, macOS et Linux. Il propose aux développeurs un environnement de
développement intégré (IDE) complet pour créer des applications pour les dernières
plateformes et le Web. Cette version professionnelle intègre l'outil Power Tools ainsi que
des modules d'automatisation des processus de compilation et d'intégration. Il est livré avec
un support intégré pour JavaScript, TypeScript et Node.js et dispose d'un écosystème riche
d'extensions pour d'autres langages (tels que C ++, C #, Java, Python, PHP, Go) et les
environnements d'exécution (tels que .NET et Unity).

Les Interfaces de l’application


❖ Interface d’accueil

89
Mémoire de fin d’études

L’interface de l’application présentée ci-dessous comprend une panoplie de cases attribué à


chaque paramètre, deux boutons : calculer qui permet le calcul du nombre optimal et le
bouton imprimer qui permet la récupération des données sous format JSON et finalement
un tableau de stockage des résultats retenus après calcul.

Figure 51 : Interface d’accueil

❖ Interface de saisie et de calcul

Figure 52 : Interface de saisie et de calcul

90
Mémoire de fin d’études

Etude de mise en
place d’de déchets

91
Mémoire de fin d’études

Introduction
Le tri sélectif est aujourd’hui devenu l’un des enjeux majeurs dans la prévention contre la
génération excessive de déchets en favorisant leur exploitation. Le processus consiste à la
séparation entre les différents flux de déchets sur leurs lieux de production, et de les
collecter séparément pour faciliter leur valorisation à travers le recyclage, le compostage et
la valorisation énergétique.

Le présent travail s’inscrit dans le cadre de la réalisation d’une étude de faisabilité de mise
en place d’un tri sélectif au niveau de l’arrondissement Sidi belyout, dont le coût de collecte
et de traitement des déchets assimilés aux ordures ménagères est quasi élevé. L’objectif de
cette partie est de quantifier et qualifier les déchets ménagers produits ainsi que la
proposition d’une approche de développement. Les résultats vont permettre de déterminer
le programme susceptible de contribuer à résoudre la problématique des déchets.

I. Aperçu général sur le tri des déchets au Maroc


I.1. Définition
Le tri sélectif consiste à trier et à récupérer les déchets selon leur nature : métaux, papier,
verre, organique...pour faciliter leur recyclage. Ils sont triés soit par ceux qui les produisent
soit par des organismes spécialisés, en centre de tri. On l'appelle ''Tri à la source'' lorsqu'il
est fait avant une collecte sélective en porte à porte et ''Tri par apport volontaire'' lorsqu'il
s'effectue à l'aide de conteneurs spécifiques situés en déchèterie ou sur la voie publique.

I.2. Expériences Marocaines


Cas de la commune urbaine de Benslimane

Durée du projet Porteur de Points Faibles


projet
• Le choix inapproprié du quartier : Le quartier est à
majorité populaire.
Société • Manque de motivation des ménages
Quelques mois Ozone • Perturbation des opérations de collecte sélective par les
chiffonniers récupérant les matériaux de valeur.
• Un problème de planification. (La collecte sélective a
démarré alors que la station de transfert qui devait
abriter le centre de tri était toujours en projet.

92
Mémoire de fin d’études

Cas de la commune de Larache

Durée du Porteur de projet Points Faibles


projet
• Les ménages ne font plus de tri chez eux et
mélangent progressivement tout.
Coopération • Des tensions avec la société civile quant à la gestion
6 mois allemande au Maroc par le maître d’ouvrage du volet sensibilisation du
GTZ projet notamment en ce qui concerne le volet appui
financier des associations de quartiers partenaires
du projet.
• Des tensions à l’intérieur de la Commune quant à la
gestion globale du projet.
• Des tensions entre la Commune et les autres
partenaires bailleurs de fonds du projet, puis des
désengagements de part et d’autre.

Cas de la ville de Beni Mellal :

Porteur de Financement Durée du Points Faibles


projet projet
• La présence des récupérateurs informels qui a
Partenariat Coopération pour conséquence : De rendre la collecte trop
Université- internationale :
lente et donc moins rentable
Municipalité Commission 3 mois
Européenne et • La participation des ménages est considérée
GIZ comme positive mais la durabilité de leur
engagement est faible.
• La majorité des producteurs privés,
notamment les petits et moyens producteurs,
s’interrogent sur ce qu’ils peuvent avoir en
contrepartie de leur engagement dans la CS.

I.3. Cadre Juridique et réglementaire


La situation actuelle du secteur des déchets au Maroc manque de définition et de clarté et
elle pourrait être résumée comme suit :

Charte communale
D’un point de vue institutionnel, la nouvelle Charte communale de 2002 a responsabilisé les
Conseils communaux sur l’intégralité du service de gestion des déchets solides de l’amont à

93
Mémoire de fin d’études

à l’aval comme le stipule l’article 39. En effet, le Conseil communal décide du mode de
gestion, notamment directe ou déléguée, des modalités de pré collecte, de collecte, de
transport, de mise en décharge et de traitement des DMS.

Toute initiative d’introduction d’un mode donné de collecte, y compris la collecte sélective
des déchets ménagers et déchets assimilés, relève des compétences et prérogatives des
Conseils communaux.

La charte 2002 a également doté les Communes du droit de participer aux entreprises et
sociétés d’économie mixte, de conclure des conventions, des accords et des partenariats
avec d’autres organismes public, privé mais aussi associatif (article 36). Dans ce sens, les
communes peuvent procéder à la création des sociétés dénommées « Sociétés de
développement local », en association avec une ou plusieurs personnes morales de droit
public ou privé, et la gestion en même temps des services publics communaux à caractère
commercial comme c’est le cas pour la collecte sélective et les activités de recyclage et
valorisation des déchets en général. Depuis le Dahir n° 1-08-153 du 18 février 2009, portant
promulgation de la loi n° 17-08 modifiant et complétant la loi n° 78-00 portant charte
communale, la SDL dispose d’un cadre juridique. Les SDL sont régies par les dispositions
auxquelles sont soumises les sociétés anonymes avec quelques restrictions qui en gardent le
caractère public (article 140).

Loi 28.00
En matière de tri valorisation et recyclages des déchets ménagers, la loi 28.00 est
aujourd’hui un outil juridique bien avancé qui incite les Communes, renforce leurs
prérogatives tout en les responsabilisant sur le développement des activités de tri à la
source et de collecte sélective sur leur territoire. La commune peut fixer les modalités de
collecte sélective et imposer la séparation de certaines catégories de déchets comme le
stipule l’article 19. De plus, le refus d’un mode de collecte ou de tri que le Conseil communal
aurait fixé est considéré comme une infraction et donne lieu à des amendes allant de 500 à 5
000 dirhams, tel que précisé dans l’article 77.

En termes d’allégement des procédures de gestion administrative, notamment financière,


des activités de recyclage, la loi 28.00 a également accordé aux communes ou leurs
groupements la commercialisation des produits de déchets valorisés, les réutiliser à diverses

94
Mémoire de fin d’études

fins ou les concéder à d’autres utilisateurs sous réserve que leurs caractéristiques et les
modalités de leur réutilisation soient compatibles avec les exigences de préservation de la
santé de l’homme et de protection de l’environnement et conformes aux dispositions de la
présente loi et ses textes d’application. D’écoulement des produits recyclables aussi bien en
gestion déléguée que directe

En termes d’incitation économique, la loi 28.00, à travers son article 23 et sa circulaire de


mise en application D13015, a également donné le droit aux Communes d’imposer et de
fixer des redevances sur le service public des déchets ménagers et assimilés, quel que soit
son mode de gestion. Les taux de cette redevance sont fixés par le conseil communal,
conformément aux dispositions de la loi n° 78-00 portant charte communale, notamment
son article 69. La redevance prévue dans ce sens est d’ailleurs calculée sur la base du
tonnage produit et de la fréquence de collecte, de sorte à inciter les producteurs à réduire la
production des déchets et à encourager le tri à la source et le développement de la collecte
sélective. La catégorie de producteurs visés par cette circulaire est la catégorie dite « gros
producteurs » notamment : Les hôtels et restaurants, les cités universitaires, les grandes
surfaces commerciales et éventuellement toutes les activités commerciales et producteurs
en zone urbaines que la Commune peut classer comme « gros producteurs » en raison des
tonnages et de la nature de leurs déchets.

Loi 22-10
Cette loi a pour objectif général d’interdire la fabrication et l’utilisation des sacs et sachets
en plastiques non dégradables dans les secteurs qui touchent aux produits alimentaires et
d’en limiter l’utilisation à des secteurs bien définis.

Du côté recyclage, les pratiques de récupération des sacs en plastique sont toujours freinées
en raison d’abord de la non rentabilité de la collecte qui est due au faible poids des sacs, et
ensuite, en raison des difficultés techniques de valorisation et d’écoulement du plastique
léger sur le marché.

II. Etude de faisabilité du tri des déchets


II.1. Faisabilité commerciale
Etude de l’offre

95
Mémoire de fin d’études

Réaliser un constat du milieu c’est aussi s’intéresser à l’offre existant sur le marché. Cette
offre regroupe les produits et les services fournis par les concurrents de l’entreprise.

❖ Etude de la concurrence

SUEZ
• Année de Création : 2004
• Effectif : supérieur à 5000
• Forme juridique : SARL
• Capital 109 516 708 DH
• Chiffre d'affaire : de 500,000,000 à 1000.000.000 Dh
• Dirigeant : Benjamin Vauthier

Mecomar
• Année de création :1995
• Effectif : entre 500 et 1000
• Forme juridique : Société Anonyme (SA)
• Capital : 70 000 000 DH
• Chiffre d’affaire : de 100,000,000 à 500,000,000 DH
• Président Directeur Général : Michel Riad SAHYOUN

Ozone
• Année de Création : 2008
• Effectif : supérieur à 5000
• Forme juridique : S.A.R.L.
• Capital 50 000 000 DH
• Chiffre d'affaire : de 500,000,000 à 1000.000.000 Dh
• Président Directeur Général : Aziz ElBadraoui

Averda
• Année de Création : 2012
• Effectif : entre 1000 et 5000
• Forme juridique : SARL
• Capital 35 000 000 DH
• Chiffre d'affaire : de 50,000,000 à 100,000,000 Dh
• Directeur Général : Firas Arakji

96
Mémoire de fin d’études

SOS NDD
• Année de Création : 1977
• Effectif : entre 20 et 50
• Forme juridique : SARL
• Capital 20 000 000 DH
• Chiffre d'affaire : de 50,000,000 à 100,000,000 Dh
• Président : ABDELKADER SAID

Etude de la demande
❖ Introduction

L’équilibre du marché dépend principalement de la continuité de l'offre et de la demande.


L’étude de ces deux éléments fondamentaux s’avère indispensable pour le lancement de
tout projet nouveau car ils concourent à livrer une idée plus objective et plus réaliste sur le
marché et les actuels acteurs.

Pour ce faire, on a commencé par le cadrage du besoin et cela est fait par le lancement de
deux enquêtes :

➢ Une enquête en amont qui cible les citoyens censés de faire le tri.
➢ Une enquête en aval qui cible les récupérateurs des déchets triés.

❖ Enquête en amont

• Type d’enquête
Cette enquête repose sur l'interrogation des citoyens visés par le tri via un questionnaire et
va permettre de concevoir leur degré d’engagement à long leur aptitude et leur indice de
consommation terme. Il sera également une base éventuelle pour recueillir les attentes et
les suggestions des citoyens afin d’améliorer le service. (Voir annexe)

• Les résultats de l’enquête


Les résultats de l’enquête montrent que :

97
Mémoire de fin d’études

Statistiques des réponses Constat

On constate que à peu


près 50% des gens ne
fassent pas le tri de
leurs déchets comparé
à 11.1% des citoyens
faisant le tri.

La majorité des
personnes interrogées
voire 76.9% ont
montré un intérêt
pour le tri des déchets

D’après cette enquête,


on constate que La
cause de ne pas faire
le tri est
principalement le
manque de place pour
stocker le déchet suivi
par le manque de
temps, absence de
motivation et
éloignement des
conteneurs.

Tableau 20 :Principaux résultats du questionnaire

98
Mémoire de fin d’études

❖ Enquête en aval

L’enquête en aval concerne l’ensemble des sociétés de récupération des déchets recyclables
à savoir :

MAROCAINE

RECUPERATI

BIOPLASTIC
RECYCLAGE

Iso Product
Type de
MACARPA

SEVAM

VALOR-M
RECUPAP

ON ET DE
SOREPAC

SOCIÉTÈ
débouchés

(SMRR)
DE
Cartons X X X X X

Papier à usage X X X X
commercial
(papier
journal,
brochures,
circulaires,
papier usage
spécifique,
etc.)
Papier blanc X X X X X

Papier à X X X X X
couleur
Plastique X X X X X

Emballages X X

Papiers X
d’hygiènes
(essuietout,
serviette de
table,
chiffons,
mouchoir,
essuie-mains)
Verre X

Métaux X

Tableau 21 :Les clients potentiels de récupération des déchets recyclables

99
Mémoire de fin d’études

Stratégie marketing
L'élaboration d'une stratégie marketing est vitale pour toute entreprise. Celle-ci doit mettre
l'accent sur le fait que les services proposés vont satisfaire les besoins des clients, et sur le
développement de relations rentables à long terme avec ses clients.

❖ Prix de traitement et estimation du prix de revente des déchets


recyclables

Gisement Coût de vente Coût global de


Catégorie (tonnes/an) (DH /kg) vente (DH)

Carton et papier 2974.42 0.50 DH /kg 1487208.8

Plastique 4461.63 0.9DH/kg 4015463.76

Métaux 1189.77 1.5 DH/kg 1784650.56

Verre 1487.21 0.6 DH/kg 892325.28

Tableau 22 :Estimation des prix de vente des déchets recyclables

Le choix des prix de vente de nos produits n’a pas été arbitraire, il est basé sur deux critères :

 La fourchette des prix relative aux marchés de recyclage.


 La moyenne des prix fixé par nos concurrents.

❖ Analyse SWOT

L'Analyse SWOT (c'est l'abréviation de Strenghts, Weaknesses, Opportunities et Threats).


Forces, faiblesses, opportunités et menaces est l'une des tâches les plus cruciales pour
évaluer le positionnement stratégique de l’entreprise.

100
Mémoire de fin d’études

• Société Leader au niveau européen et occupant le 5ème rang


mondial.
• Forte expérience sur des filières matures de recyclage
S (métaux, papiers, verre, VHU)
• Compétitivité commerciale et technologique.
• La consommation marocaine induit des gisements importants
suffisants au regard de la taille du centre de tri.

• Le marché du recyclage est encore insuffisamment développé.


• Faible implication des citoyens et des industries.

W • Faible automatisation du tri des déchets ménagers


• Coût des trieurs manuels non rentable pour des centres de
Analyse moyenne ou grande capacité.

SWOT • Faible concurrence


• Augmentation de la demande pour certaines matières
recyclables (ex : carton)

O • Protection de l’environnement, élément clé du développement


durable
• Participer à la sauvegarde de l’environnement et l’amélioration
de l’image du pays.
• La préoccupation du gouvernement par l’environnement.

• Un coût de maintenance élevé.


• La rentabilité du secteur reste très dépendante du flux de

T •
consommation.
Législation peu favorable.
• La présence des récupérateurs informels.

Figure 53 :Analyse SWOT du tri déchets

❖ Stratégie de communication et de sensibilisation

Afin d’inciter les citoyens à s’engager au tri de leurs déchets, On doit avoir recours à des
compagnes d’information et de sensibilisation en utilisant de nombreux supports :

➢ Lettres d’information, affiches, guides contenant les consignes de tri.

101
Mémoire de fin d’études

➢ Organiser des ateliers pour mieux appréhender la réalité des déchets, sensibiliser au
geste du tri et du bienfait des gestes éco citoyens.
➢ Gratification des bonnes volontés par des bons d’achat.
➢ Cibler les jeunes nés entre les années 80 et l’an 2000 en exploitant les outils digitaux,
qui sont au cœur de leur style de vie. Les réseaux sociaux, les applications mobiles et
tous les autres services de partages de contenu en ligne, sont des supports
incontournables pour les sensibiliser.
➢ Afin de garantir la durabilité du projet, il est indispensable d’intervenir au sein des
écoles, pour les initier non seulement au tri des déchets mais aussi les éduquer à des
pratiques en faveur du développement durable pour devenir des écocitoyens
responsables. (La formation des enfants permet de prendre le problème à la racine).
➢ L’approche « porte à porte » s’avère la meilleure façon de rejoindre la population
afin de diffuser les informations sur les différents services offerts.
➢ Il faut organiser régulièrement des réunions pour habituer les habitants au tri, pour
révéler les contraintes qu’ils rencontrent et proposer de nouvelles idées.

Le choix des actions de sensibilisation est basé sur le retour de la population interrogée
présenté ci-dessous :

Figure 54 : Retour de la population interrogé sur les moyens de sensibilisation au tri des
déchets

II.2. Faisabilité technique

102
Mémoire de fin d’études

Afin d’éviter toute source d’échec et après l’analyse d’une panoplie d’expériences de
collecte sélective, On a conçu de procéder comme suit :

 Se limiter dans un premier temps aux zones villas, aux habitats individuels et/ou aux
résidences clôturées, et aux professionnels les plus favorables (établissement publics,
hôtels, restaurants) puis s’étendre à l’échelle de toute la ville.
 Etablir une coopération entre le formel (collecte sélective) et l’informel sur le même
espace urbain, et ce par intégration des chiffonniers comme salariés trieurs au niveau
de la plate-forme de tri secondaire des matériaux de la collecte sélective ou
collecteurs.

Description du processus de tri des déchets en amont


❖ Les modalités de tri :

Afin de générer plus de recyclage et moins de déchets incinérés, La simplification du geste


de tri s’avère indispensable.

Dans ce sens, On a prévu d’adapter un mode de tri porte à porte proposant un tri en deux
fractions à savoir :

• Ordures ménagères (de type déchets alimentaires, emballages, bouteilles...).


• Autres.

Pour ce faire, on va mettre à la disposition de l’usager deux bacs distincts pour chaque
fraction à collecter. La commune peut choisir la couleur de chaque bac (ordures ménagères
ou autres) selon sa vocation. Les bacs proposés sont comme suit :

Bacs pour les autres déchets Bacs pour les ordures ménagères
Figure 55 : Bacs pour tri des déchets

103
Mémoire de fin d’études

Vu la vocation environnementale de Derichebourg, elle s’est aussi engagée dans une


politique volontariste de collecte et valorisation des Textiles, Linge de maison, Chaussures
(TLC) afin de diminuer la fraction incinérée en progression constante et pesant sur les coûts
du traitement des ordures ménagères et assimilées. Cet engagement est traduit par la mise
en place de tel type de conteneurs dans des points spécifiques de la ville.

Figure 56 : conteneur de collecte du TLC

➢ Que mettre dans ces conteneurs du TLC ?

• Des vêtements en bon état ou même très abimés et déchirés.


• Des sacs, sacoches, pochettes, cartables, ceintures … en textiles ou en cuir, des
peluches…
• Des serviettes de bain, de toilette, gants, nappes, torchons de cuisine, draps, rideaux
• Tout type de chaussures, pantoufles en textile ou en cuir par paire liées ensemble.
Les chaussures dépareillées ou en mauvais état sont également acceptées.

On a aussi prévu d’installer des boites de pain pour la collecte du pain rassis pour qu’il soit
par la suite acheminé vers des fermes partenaires, afin de nourrir les animaux au lieu qu'il
finisse aux ordures.

❖ La fréquence de tri

104
Mémoire de fin d’études

Certaines caractéristiques de la collecte affectent dans une plus large mesure les pratiques
de tri (Timlett et Williams, 2011). Les observations suggèrent notamment que la fréquence
de collecte est un facteur important des pratiques de tri.

En effet, plus la collecte des ordures ménagères est fréquente et moins le taux de recyclage
serait important (Tucker et al., 2000 ; Woodward, Sommerville et Guajardo, 2001). De ce
fait, la fréquence de collecte sélective conduisant quant à elle aux meilleurs résultats au
Maroc est par quinzaine (1/15). De plus, l’expérience a prouvé qu’une collecte classique des
ordures ménagères et de la collecte sélective réalisée le même jour n’affecterait pas
(Noehammer et Byer, 1997) ou peu (Everett et de Peirce, 1993) le taux de recyclage.

Description du processus de tri des déchets en aval


Une fois collectés, les déchets vont prendre le chemin vers un centre de tri manuel. Le
processus de tri au centre est schématisé ci-dessous :

Figure 57 : Centre de tri manuel prévu d’être installé

Le choix du tri manuel est justifié par la faible quantité du tonnage des déchets valorisables
générés par les consommateurs marocains.

Les fournisseurs
Afin de satisfaire nos besoins matériels , Nos principaux fournisseurs sont les suivants :

105
Mémoire de fin d’études

TECNOFER IFRIQUIA PLASTIC

Fournisseur des engins de collecte sélective


Fournisseur de bacs en plastique
(bennes satellites, etc.)

SOCMA

Fournisseur du matériel de tri (table de tri, convoyeur, etc.…)

Tableau 23 : Fournisseurs du matériel de tri

Moyens nécessaires au démarrage de l’activité


❖ Moyens matériels

Local Besoin en matériel


Équipements
informatique et
bureautique

Aménagement : 1000 m². • 1 ordinateur


✓ Équipements centre de tri
• Un espace dédié à • 1 imprimante
• 4 Tables de tri complète.
réception des camions multifonction
• 4 Alvéoles. • 1 bureau
de collecte + des
• 1 Convoyeur déchets de dimension • Chaises
• 1 Presse à balles 150 m². • 1 téléphone fixe
• 1 conteneur • Un espace dédié au tri • 1 climatiseur
✓ Équipements de collecte sélective déchets 780 m². • 1 Armoire
 Contenants associés à la • Un espace dédié à
collecte sélective l’administration de 50
• 1000 Bacs roulant m².
individuel ou • Un espace sanitaire 20
collectif(120L) m².
 Véhicules associés à la
collecte sélective
• 1 Benne tasseuse

Tableau 24 : Moyens matériels nécessaires au tri des déchets

❖ Moyens humains

Les ressources humaines nécessaire pour le fonctionnement du centre de tri sont :

106
Mémoire de fin d’études

• 6 Trieurs • 1 Responsable du centre


• 1 Femme de ménage • 1 Chauffeur camion
• 1 Agent d’entretien et de nettoyage • 2 Ripeur
des équipement (Nettoyage)

II.3. Faisabilité financière


Evaluation des besoins de financement de l’entreprise
❖ Les investissements

Matériel Valeur d'acquisition en DH

1 ordinateur 6000

1 imprimante multifonction 2100

1 bureau 1550

16 chaises 6240

1 téléphone fixe 300

1 climatiseur 2990

1 Armoire 2780

1000 bacs(120L) 280000

1 presse à balles 60000

4 alvéoles (compartiments de tri) 16000

1 convoyeur 6700

1 conteneur 15000

2 Tables de tri 20000

Benne satellite 400000

Total 419660

Tableau 25 : Tableau des investissements

❖ Besoins du cycle d’exploitation

107
Mémoire de fin d’études

Charges annuelles des


ressources humaines Salaire net par mois (DH) Salaire net annuel (DH)

8 Trieurs 28178,16 338137,92


1 Femme de ménage 3522,27 42267,24
1 Agents d’entretien 4110 49320
1 Responsable de centre 7000 84000
1 Chauffeur camion 4110 49320
2 Ripeurs 7044,54 84534,48

Somme 647579,64

Tableau 26 : Besoins en ressources humaines

Amortissement du matériel
Le tableau d’amortissement linéaire sur 3 ans est comme suit :

Valeur
d'acquisition Durée de
Matériel en DH vie (an) 2020 2021 2022
1 ordinateur 6000 5 4800 3600 2400
1 imprimante
multifonction 2100 5 1680 1260 840
1 bureau 1550 10 1359 1240 1085
16 chaises 6240 5 4992 3744 2496
1 téléphone fixe 300 5 240 180 120
1 climatiseur 2990 5 2392 1794 1196
1 Armoire 2780 10 2502 2224 1946
1000 bacs(120L) 280000 5 224000 168000 112000
1 presse à balles 60000 5 4800 3600 2400
4 alvéoles (compartiments
de tri) 16000 5 12800 9600 6400
1 convoyeur 6700 5 5360 4020 2680
1 conteneur 15000 5 12000 9000 6000
Benne satellite 400000 320000 240000 160000
2 Tables de tri 20000 5 16000 12000 8000
Total 819660 612925 460262 307563

Tableau 27 : Tableau d’amortissement du matériel

108
Mémoire de fin d’études

Seuil de rentabilité et Point mort


❖ Les charges variables et fixes

On distingue deux types de charges financières :

▪ Les charges variables sont des charges dont le montant varie en fonction du
volume d’activité.
▪ Les charges fixes sont indépendantes du niveau d’activité de l’entreprise.

Charges variables Charge fixes


Main d’œuvre directe Amortissement (matériel)

647579.64 DH 612925 DH
Dépenses énergétiques Loyers

48000 DH 84000 DH
Frais de télécommunication Main d'œuvre

647579.64 DH
Frais de sensibilisation et médiatisation

15000 DH
Frais administratifs
1800 DH
2500 DH
Total charges variables Total charges fixes

697379.64 DH 1362004.64 DH
Total des charges

2059384.28 DH

Tableau 28 :Tableau des charges variables et charges fixes

❖ Seuil de rentabilité et point mort

L’analyse de rentabilité se base sur la méthode de coût variable définit comme suit :

• Modalités de calcul
➢ Chiffre d’affaire
Le chiffre d'affaires est la somme des ventes de biens ou de services d'une entreprise sur un
exercice comptable. Il est calculé comme suit :

109
Mémoire de fin d’études

𝐂𝐀 = 𝐏𝐫𝐢𝐱 𝐮𝐧𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 × 𝐐𝐮𝐚𝐧𝐭𝐢𝐭é

Équation 2 : Calcul du Chiffre d’affaire CA

➢ Marge sur coût variable (MCV)


La marge sur coût variable représente ce qu’il reste une fois les charges variables
couverts. D’autres termes, Cette marge doit couvrir toutes les charges fixes pour que
l’entreprise commence à gagner de l’argent. Elle est calculée comme suit :

𝐌𝐂𝐕 = 𝐂𝐡𝐢𝐟𝐟𝐫𝐞 𝐝′ 𝐚𝐟𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 (𝐂𝐀) − 𝐂𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐬 𝐯𝐚𝐫𝐢𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬 (𝐂𝐕)

Équation 3 : Calcul de la marge sur coût variable(MCV)

➢ Résultat

𝐑é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭 = 𝐌𝐚𝐫𝐠𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐜𝐨û𝐭 𝐯𝐚𝐫𝐢𝐚𝐛𝐥𝐞(𝐌𝐂𝐕) − 𝐂𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞𝐬 𝐟𝐢𝐱𝐞𝐬(𝐂𝐅)

Équation 4 : Calcul du résultat

➢ Taux de marge sur coût variable

𝐓𝐌𝐂𝐕 = 𝐌𝐂𝐕/𝐂𝐀

Équation 5 :Calcul du taux de marge sur coût variable (TMCV)

➢ Seuil de rentabilité en quantité SR

Il correspond au niveau d'activité minimum à partir duquel l'activité d'une entreprise devient
rentable. Plus précisément, c’est le chiffre d’affaire que doit atteindre l’entreprise pour
qu’elle commence à gagner de l’argent.

𝑺𝑹 = 𝐂𝐅/𝐓𝐌𝐂𝐕

Équation 6 : Calcul du seuil de rentabilité (SR)

➢ Point mort (en jours)

Il marque la date d’équilibre à partir de laquelle l’entreprise commence à gagner de


l’argent.

𝐒𝐑
𝐏𝐨𝐢𝐧𝐭 𝐦𝐨𝐫𝐭 =
𝐂𝐀 𝐚𝐧𝐧𝐮𝐞𝐥
𝟑𝟔𝟎
Équation 7 : Calcul du point mort

• Résultats de calcul

110
Mémoire de fin d’études

➢ Selon les relations ci-dessus :


Les résultats de calcul sont comme suit :
Données Montant en DH

Chiffre d’affaire CA 8179648,4

Charges variables 697379,64

Marge sur coût variable 7482268,76

Charges fixes 1362004,64

TMCV 0,914742101

Résultat 6120264,12

Seuil de rentabilité 1488949,33

Point Mort 66 jours


Tableau 29 : Calcul du seuil de rentabilité et du point mort

➢ Méthode graphique
Le calcul par méthode graphique est le suivant :

8000000

MSCV CA Jours CF 7000000

0 0 0 1362004,64 6000000
Valeur en DH

5000000
1870567,19 2044912,1 90 1362004,64
4000000

3741134,38 4089824,2 180 1362004,64 3000000

2000000
5611701,57 6134736,3 270 1362004,64 1000000

0
7482268,76 8179648,4 360 1362004,64 0 100 200 300 400
Jours
charges fixes MSCV

Figure 58 : Représentation graphique du seuil de rentabilité

On conclut donc , que la société ne va commencer à gagner qu’à partir de 50 jours de son
activité.

III. Cas des gros producteurs des déchets

111
Mémoire de fin d’études

III.1. Introduction
Dans le cadre du nouveau contrat de gestion déléguée de la collecte des déchets à
Casablanca remporté par la société Derichebourg et Averda, plusieurs nouveautés ont
singularisé ce nouveau cahier des charges dont la principale est : « Les grands producteurs
de déchets devront s'en occuper eux-mêmes ou payer pour leur collecte ».

III.2. Aperçu sur le cahier des charges


Selon l’article 33.8 du cahier des charges intitulé « Gros producteurs des déchets ménagers
et assimilés » :

 La collecte et la mise en décharge des déchets générés par les gros producteurs sont
de la responsabilité du délégataire, et entrent dans le cadre du forfait de la
prestation.
 Le Délégant attire l’attention du Délégataire sur le fait que les déchets assimilés aux
déchets ménagers générés par les grands producteurs doivent être collectés et
évacués à la charge du producteur, conformément à la circulaire n°D130/15 du
17/12/2012, du Ministère de l’intérieur.
 Les usagers gros producteurs des déchets sont notamment :
✓ Les établissements hôteliers
✓ Les grandes surfaces
✓ Les restaurants
✓ Les établissements de soins
✓ Les établissements scolaires disposant de cantines
✓ Les entreprises disposant de cantine.
✓ etc.

NB : La liste ci-dessus n’est pas limitative, le délégant pourra y adjoindre d’autres usagers du
service des déchets ménagers et assimilés. Le délégant peut, le cas échéant, se faire
accompagner par le délégataire concernant le recouvrement, de la redevance correspondant
aux gros producteurs, au délégataire.

 Les modalités pratiques de mise en œuvre seront précisées dans le cadre d’un
avenant.

112
Mémoire de fin d’études

 Le Délégataire est autorisé à se concerter avec les producteurs de déchets pour la


mise en place d’une conteneurisation propre.

III.3. Difficultés de l’application du principe du « pollueur-payeur »


Parmi les difficultés que le délégataire va rencontrer au début du contrat sont :

➢ Ramener les gros producteurs de déchets à se conformer à la loi (industriels,


promoteurs, constructeurs…).
➢ Trouver un compromis entre le délégataire et les producteurs.

III.4. Exemple d’un projet phare de tri de déchets au Morocco Mall


Présentation du Morocco Mall
❖ Présentation générale

Morocco Mall est un centre commercial inauguré à Casablanca au Maroc le 5 décembre


2011. Il s'étale sur une surface dédiée totalisant 200 000 m2 d'espaces de loisirs, restaurants
et d'enseignes le hissant au premier rang de sa catégorie à l'échelle du continent africain.
Il est le fruit d’une réalisation ambitieuse conjointe du Groupe AKSAL et du Groupe Al Jedaie
ayant nécessité un investissement de 2 milliards de dirhams.

Grâce à la richesse de son offre en termes de commerces (Marjane, Fnac, etc.) et de loisirs
(un parc Adventureland, 3e aquarium parmi les plus grands au monde, 4e plus grande
fontaine musicale au monde, une patinoire, etc.), Morocco Mall a reçu de nombreux prix
prestigieux tels que celui du meilleur centre commercial au monde aux MIPIM Awards
(2012), celui du concept de Retail et Loisirs le plus innovant lors des RLI Awards ou encore il
est classé parmi le Top 5 mondial en 2011.

Ce projet grandiose a changé de manière positive et durable le paysage de Casablanca et du


Maroc, et les habitudes de consommation dans la région.

❖ Sa vocation environnementale

Soucieux de maîtriser la production d’ordures ménagères, Morocco Mall s’est engagé depuis
son lancement dans un vaste programme de tri des déchets. Il applique à la gestion de ses

113
Mémoire de fin d’études

déchets la même exigence qualitative qu’à son design architectural et aux services fournis
aux enseignes et clients.
De ce fait, Morocco Mall à confier cette mission à un seul partenaire dont c’est le métier, La

société Derichebourg.

Figure 59 : Morocco Mall

Le tri déchets au sein de Morocco Mall


❖ Local de tri

Le tri sélectif des déchets est réalisé dans un local au sous-sol présenté ci-dessous :

Figure 60 : Local du tri des déchets

❖ Processus de tri des déchets

Le tri de déchets en question est un tri en aval effectué en sous-sol du Mall comme suit :
➢ Etape 1 : Collecte des déchets auprès des commerçants et des restaurants.

114
Mémoire de fin d’études

Derichebourg a mis en place des bacs (conteneurs) de pré collecte de couleurs différentes
pour les magasins ainsi que les restaurants.

Figure 61 : Bacs destinés aux restaurants

Figure 62 : Bacs destinés aux magasins

Figure 63 : Colonnes destinés aux visiteurs du Mall

115
Mémoire de fin d’études

Pour des grandes quantités de déchets, le transport vers le sous-sol se fait à l’aide d’une
Goupil électrique préservant l’environnement :

Figure 64 : Goupil électrique

➢ Etape 2 : Vider les bacs en toute sécurité et sans perte


Le vidage des bacs se fait à l’aide du lève conteneur pour compacteur qui permet la
préhension de tous les types de bacs roulant.

Figure 65 : Vidage des bacs à ordures

116
Mémoire de fin d’études

➢ Etape 3 : Tri manuel des déchets valorisables


Le tri est réalisé de manière semi-automatique. Le trieur, chargé de distinguer les matières
valorisables et évidemment, d’écarter les intrus.

Figure 66 : Tri manuel des déchets

➢ Etape 4 : Compresser les déchets d’enfouissement ainsi que le carton

Le compactage des déchets par la presse à balles permet non seulement de réduire leurs
volumes mais aussi de les rendre plus faciles à empiler et transporter que les déchets en
vrac.

Figure 67 : Presse à balles

117
Mémoire de fin d’études

➢ Etape 5 : Stockage des déchets recyclables destinés à la vente


Après avoir trier l’ensemble des déchets, on les stocke pour les vendre après.

Figure 68 : déchets triés et près pour être vendu

Caractérisation de production en déchets


❖ Composition moyenne des déchets du Mall

Les résultats de la composition de déchets ont prouvé une production de 66.56% de


déchets industriels banales contre 23% de déchets recyclables.

118
Mémoire de fin d’études

DIB (déchets indus


Déchets recyclables banales)
Autres
23% 66,56
77%

Déchets recyclables DIB (déchets indus banales)

Figure 69 : Composition moyenne des déchets du Mall

Avec les DIB sont des déchets non générés par des ménages et qui ne sont ni dangereux, ni
inerte. Ils peuvent se décomposer, brûler, fermenter ou encore rouiller. À titre d’exemple de
déchets industriels non dangereux on cite :

 Emballages usagés : Palette, caisse, bidon, etc.


 Déchets de production : chutes, rebuts, purges, etc.
 Produits usagés : papiers, invendus, consommables usagés, etc.
 Matériaux : verre, métaux, plastique, textile, cuir, papier, carton, bois, etc.

❖ Suivi de tri de matières recyclables au niveau du Mall

Une parfaite visibilité sur les flux des déchets produits est un enjeu essentiel pour la
production et la rentabilité. De ce fait un suivi de la production de déchet a été réalisé en
temps réel pendant le mois d’avril.

Le tableau ci-dessous présente les résultats recueillis :

119
Mémoire de fin d’études

Date Plastique Kg Canette Kg Carton Kg Déchet banale Kg


01/04/2019 75 1060
03/04/2019 4040 4700
05/04/2019 7900
06/04/2019 95 9540
08/04/2019 9740
10/04/2019 250 3460 5040
11/04/2019
13/04/2019 325 4020
14/04/2019 7560
15/04/2019 2600
16/04/2019 25 3520
17/04/2019 410 5360
19/04/2019 6740
20/04/2019 10360
22/04/2019 30 2740
24/04/2019 3020
26/04/2019 8140
29/04/2019 3820
Total en Kg 1060 150 17580 85780
Total en tonne 1,06 0,15 17,58 85,78

Tableau 30 : Suivi de la production des déchets pendant le mois d’avril

❖ Composition des matières recyclables

On constate que la fraction dominante est le carton par un taux de 89% suivi du plastique et
du bois avec 5% et finalement les canettes avec 1%.

CANETTE
PLASTIQUE 1%
5%
BOIS
5% CARTON
PLASTIQUE
BOIS
CARTON
CANETTE
89%

Figure 70 : Composition des matières recyclable

120
Mémoire de fin d’études

La mise en place
d’une équipe d’intervention

121
Mémoire de fin d’études

Introduction
La propreté est un métier qui a sa propre technicité d’où la nécessité de l’instauration d’une
stratégie adéquate et pertinente souscrivant une amélioration continue de la qualité de la
prestation et le suivi des performances réalisées pour une meilleure maitrise.

Dans ce cadre, et pour concrétiser les orientations de DERICHEBOURG en termes


d’optimisation et de développement continu des actions susceptibles de hausser le niveau de
la qualité, il a été procédé à la mise en place d’une équipe d’intervention équipés et formés
dans les arrondissements de Maarif, Anfa, Sidi Belyout, Al Fida et Mers Sultan.

I. La mise en place de l’équipe d’intervention


I.1. Rôles et missions de l’équipe
L’équipe d’intervention a pour missions principales :

 Un travail de finition : le nettoyage des alentours des bacs pour éviter les
débordements et par conséquence préserver l’image de marque de l’entreprise et
assurer le niveau requis de la qualité de la prestation, ainsi que la sensibilisation des
citoyens pour les impliquer dans la démarche qualité et garantir leur participation à la
préservation de l’environnement et de la propreté du milieu urbain.
 Un signal d’avertissement : l’équipe joue également un rôle d’alarme avertissant les
exploitants pour une intervention à temps et stimule leurs réactions grâce à une
connaissance préalable de la situation des secteurs. Les informations sont remontées
en temps réels via l’application ACP DERICHEBOURG développée au sein de
l’entreprise dans le cadre de sa démarche recherche et développement.

I.2. Objectifs de la mise en place de l’équipe

La mise en place de l’équipe Intervention DERICHEBOURG n’est pas arbitraire, il répond à des
objectifs bien précis à savoir :

➢ La création et la mise en place des outils de contrôle ;


➢ L’audit qualité des prestations ;
➢ La préconisation des actions d’amélioration, de perfectionnement et de progrès ;
➢ Le suivi des prestations et le traitement des réclamations.

122
Mémoire de fin d’études

Grosso modo, la stratégie de développement de la qualité et l’instauration d’une équipe


d’intervention répondent à une problématique unique que nous pouvons présenter en deux
volets :

✓ En premier lieu, valider l’adéquation entre la qualité des prestations de propreté et le


budget alloué.
✓ En deuxième lieu, proposer les modifications pour optimiser le coût des dépenses liées
à la propreté.

I.3. Moyens matériels et humains


Moyens humains
Quand l’engagement pour la propreté est notre priorité, les moyens matériels et humains mis
à disposition doivent être à la hauteur des exigences fixées et des objectifs escomptés.
L’équipe d’intervention est constituée de 30 agents mobilisés sur les cinq arrondissements
composant le premier lot du marché de CASABLANCA.

Chaque agent dispose de deux tenues DERICHEBOURG, l’équipement de protection


individuelle permet de le protéger contre les risques liés à l’activité exercée et couvre
l’ensemble du corps.

Figure 71 : Equipe d’intervention

123
Mémoire de fin d’études

Pour faciliter la mobilité des agents entre les différents secteurs, l’équipe possède des motos
équipées des boxes pour le rangement des outils de travail « kit de balayage/ nettoyage), des
GPS pour des fins de localisation et des casques les normes en vigueur.

Figure 72 : Equipe d’intervention et matériel d’intervention

124
Mémoire de fin d’études

Moyens matériels
Chaque agent dispose d’un Smartphone sur lequel et installée l’application ACP
DERICHEBOURG pour qu’il puisse remonter les anomalies en temps réel. Une formation
adéquate a été assurée pour garantir la bonne utilisation de l’outil informatique.

Figure 73 : Interface de l’application ACP Derichebourg

L’application ACP Derichebourg est développée au sein de la société DERICHEBOURG par ses
propres compétences et prend en considération les spécificités de l’activité exercée, afin de
piloter efficacement les interventions opérées. L'outil facilite la gestion et aide l’équipe de
finition à remonter les informations "terrain" vers les exploitants. Cet outil de gestion
optimise la productivité grâce à une meilleure organisation du travail. Elle a été mise en
place pour assurer :

• La remontée de l’information ou l’anomalie vers les services concernés de manière


instantanée pour optimiser le temps de la réactivité et la pertinence des actions
engagées.
• La traçabilité des opérations réalisées, des traitements effectués que ce soit par
l’exploitant ou l’agent de finition et des points critiques.
• La constitution d’une base de données pour la réalisation des analyses préalables.
• Un outil de suivi des interventions et si besoin un outil de pointage du personnel.

125
Mémoire de fin d’études

Ce pointage peut être géolocalisé grâce à sa connectivité au GPS.

• Cette solution permet de garantir le passage du personnel et également de calculer


automatiquement le temps de travail.

❖ Modes d’utilisation de l’application

• Application mobile pour le collaborateur sur terrain


Cette application permet à chaque agent de finition d'indiquer les interventions effectuées
pour chaque intervention, en y associant, les éléments suivants :

 Une ou plusieurs photos pour prouver que le travail a été bien effectué ou pour justifier
d'un retard si les locaux sont anormalement en mauvais état. Les photos peuvent être
destinées aussi bien à un usage interne que pour un client.
 Les heures de passages et le temps total passé au point en question.
 Un commentaire concernant l'intervention.

Lorsque les informations sont synchronisées sur l’application, le responsable d’équipe peut
obtenir en quasi temps réel, le détail des interventions effectuées par les agents de finition et
de valider les opérations.

• Données récoltées sur l’application web


L'application web récolte automatiquement les données des différentes personnes qui
utilisent l'application mobile. Le responsable d'équipe peut alors obtenir toutes les
informations des employés, sans avoir à attendre pour obtenir une fiche d'activité.

Grosso modo, le responsable de l'équipe peut alors utiliser l'application selon ses besoins :

• Vérifier le travail des collaborateurs grâce aux photos envoyées par les agents sur le
terrain.
• Mesurer les performances de chaque collaborateur.
• Savoir en quasi temps réel où se trouvent les employés et s'il y a un problème sur le
terrain.
• Déterminer le temps de réponse pour chaque collaborateur.
• Répartir les points critiques et les anomalies par secteur, par arrondissement…
• Extraire les données nécessaires à la réalisation des analyses de situation.

126
Mémoire de fin d’études

• Exemples des opérations d’intervention de l’équipe de finition

Enregistrement de Validation du
Traitement de l’anomalie
l’anomalie traitement

Figure 74 : Exemple d’Opérations d’intervention

II. Aperçu global sur l’activité


Dans un premier lieu, il apparait opportun de présenter de manière générale l’activité et
l’évolution de la qualité en fonction de la variation du nombre des anomalies relevées et de
la réactivité sur le terrain. Nous allons essayer par la même occasion d’évaluer le travail de
l’équipe d’intervention mise en place.

II.1. Distribution spatiale des anomalies


La distribution des anomalies en fonction des arrondissements se présente de la manière
suivante :

127
Mémoire de fin d’études

Figure 75 : Distribution des anomalies sur l’ensemble du territoire de Casablanca

II.2. Analyse des anomalies par arrondissement


Répartition des anomalies par arrondissement

Total des anomalies relevées Total des


par arrondissement anomalies
relevées
5166
AL FIDA
10%
AL FIDA 7885
32% ANFA
16% ANFA 16604
MAARIF MAARIF
4701
MERS SULTAN MERS SULTAN
9% 16233
33% SIDI BELYOUT
SIDI BELYOUT
50589
Total

Figure 76 : Répartition des anomalies par arrondissement

Evolution des anomalies par arrondissement

128
Mémoire de fin d’études

L’évolution des anomalies durant les semaines d’activité de l’équipe est présentée ci-

2500

2000

1500

1000

500

AL FIDA ANFA MAARIF MERS SULTAN SIDI BELYOUT

dessous :

Figure 77 : Evolution des anomalies par arrondissement

Nombre des anomalies par une tonne de déchet collectée


Pour avoir une meilleure visibilité par rapport à la statistique, il est judicieux de rapporter le
nombre des anomalies au tonnage collecté :

MERS SIDI
AL FIDA ANFA MAARIF
SULTAN BELYOUT
Anomalies totales 5166 7885 16604 4701 16233
Tonnage hebdomadaire 910 777 1344 910 1694
Tonnage Total 11830 10101 17472 11830 22022
Anomalies par 100 tonnes collectés 44 78 95 40 74

MAARIF
29% MERS SULTAN
12%
Autre
ANFA 25%
24% AL FIDA
SIDI
13%
BELYOUT
22%

Tableau 31 : Nombre d’anomalies par tonne de déchet collecté

129
Mémoire de fin d’études

Figure 78 : Distribution des anomalies par 100 tonnes collectés en fonction des
arrondissements

II.3. Zoom sur les tâches réalisées par l’équipe d’intervention


Le travail qu’assure l’équipe d’intervention peut être regroupé en 4 axes principaux que
nous présentons en ce qui suit :

 Finition des alentours des Bacs

 Finition des Alentours des Bornes

130
Mémoire de fin d’études

 Balayage Manuel

 Vidage des corbeilles et changement des sacs en plastique

 Signal d’avertissement

 Opérations de Piquetage (Autoroute, Places Publiques, …)

131
Mémoire de fin d’études

 Opérations Spéciales (Visites royales, Evènements, …)

III. Analyse détaillée pour l’arrondissement Sidi Belyout


III.1. Les postes de finition
Sur l’arrondissement Sidi belyout, l’équipe intervient sur une panoplie de postes afin de
garantir la propreté de la ville tout au long de la journée. Les postes de finition sont
présentés ci-dessous :

132
Mémoire de fin d’études

133
Mémoire de fin d’études

134
Mémoire de fin d’études

Figure 79 : Poste de finition de l’équipe d’intervention

III.2. Cartographie des risques


Souvent perçue comme « négative », la prise de risques est pourtant indispensable à la vie
de l’entreprise et conditionne son développement. La gestion du risque correspond non pas
à un exercice défensif mais à un levier de création de valeur. Il est important de structurer et
de consolider un dispositif de gestion des risques pour :

 Connaître et suivre le profil de risques de l’organisation


 Obtenir une vision consensuelle qui couvre l’ensemble des risques de l’entreprise et
de ses filiales : stratégiques, opérationnels, juridiques, de réputation et financiers.
 Aligner prise de risques et objectifs stratégiques.
 Sécuriser la prise de décision et les processus au sein de l’entreprise pour favoriser
l’atteinte des objectifs.
 Optimiser l’allocation des ressources et des moyens disponibles (priorité donnée aux
risques les plus critiques).

L’élaboration de ces plans de cartographie a été réalisée à l’aide de l’outil SIG par le biais du
logiciel ArcGIS.

135
Mémoire de fin d’études

SEMAINE 6 SEMAINE 12

SEMAINE 7 SEMAINE 13

SEMAINE 8 SEMAINE 14

SEMAINE 9 SEMAINE 15

SEMAINE 10 SEMAINE 16

SEMAINE 11 SEMAINE 17

SEMAINE 18

Tableau 32 : Cartographie des risques pour chaque semaine d’intervention

III.3. Traitement des anomalies

136
Mémoire de fin d’études

Evolution des traitements des anomalies


SIDI BELYOUT
Tonnage
Anomalie GLOBALE T. EXPLOITANT T. INTERVENTION N. TRAITEE hebdomadaire
SEMAINE 6 560 11 543 6 1694
SEMAINE 7 1290 169 600 521 1694
SEMAINE 8 1146 168 477 501 1694
SEMAINE 9 1133 175 475 483 1694
SEMAINE 10 1582 160 804 618 1694
SEMAINE 11 1871 40 664 1167 1694
SEMAINE 12 1104 21 290 793 1694
SEMAINE 13 1119 11 393 715 1694
SEMAINE 14 392 2 115 275 1694
SEMAINE 15 1029 13 269 747 1694
SEMAINE 16 1566 4 500 1062 1694
SEMAINE 17 1430 4 549 877 1694
SEMAINE 18 2011 4 937 1070 1694

12 semaines 16233 782 6616 8835 22022

Tableau 33 : Tableau récapitulatif de l’évolution des anomalies à Sidi belyout

2500

2000

1500
N. TRAITEE
1000
T. INTERVENTION

500 T. EXPLOITANT

Figure 80 : Evolution du traitement des anomaliesmalies

Exemples d’anomalies signalées et traitées par l’équipe

137
Mémoire de fin d’études

Avant Intervention Après Commentaire

Anomalie signalée et traitée


par l’équipe d’intervention.

Anomalie signalée et traitée


par l’équipe d’intervention.

Anomalie signalée par


l’équipe d’intervention et
traitée par l’exploitant.

Anomalie signalée par


l’équipe d’intervention et
traitée par l’exploitant.

Anomalie signalée par


l’équipe d’intervention et
non traitée.

Anomalie signalée par


l’équipe d’intervention et
non traitée.

Tableau 34 : Exemples de traitement d’anomalies

138
Mémoire de fin d’études

III.4. Synthèse
En guise de synthèse, les champs de chaleur ci-dessous présentent la criticité des axes des
arrondissements durant la période de suivi des anomalies.

Arrondissement Cartographie des risques Axes critiques


Av. des FAR Rue Al Houcine Ibn Ali
Av. Lalla Yacout Rue Ali Ibn Ali Taleb
Av. Mers Sultan Rue Allal Al Fassi
Bd. Al Moqawama Rue Aristide Briand
Bd. d'Anfa Rue Azzouhour
Bd. de Bordeaux Rue Barathon
Bd. de la Liberté Rue Boukraâ
Bd. de Paris Rue D'Agadir
Bd. de Tiznit Rue d'Ait ourir
Bd. D'El Hank Rue d'Alger
Bd. des Almohades Rue de Goulmima
Bd. Hassan 2 Rue de Guercif
Bd. Hassan Souktani Rue de la Réunion
Bd. Houphouet Boigny Rue de L'Alma
Bd. Ibrahim Roudani Rue de Steenstraat
Bd. Khouribga Rue de Taourirt
Bd. Mohamed zerktouni Rue d'Indochine
Bd. Moulay Hassan 1 Rue El Guernaoui
Bd. Moulay Youssef Mokhtar
Bd. Rachidi Rue ezzaytouna
SIDI BELYOUT Bd. Sour Jdid Rue Félix et Max
Bd. Strasbourg Guedj
Bd. Zerktouni Rue Hadj Omar Riffi
Bd. Ziraoui Rue Hafid Ibrahim
Bd.s Mohammed 5 Rue Hommane Al
Place de la Chaouia Fatwaki
Place Maréchal Rue Idriss Lahrizi
Place Zallaga Rue Jean Jaures
Rue Abdelkrim Diouri Rue Léon l'Africain
Rue Abderrahmane Rue M Smiha
Assahraoui Rue Mostafa Al Maani
Rue Abou Soufiane Rue Mostafa Al
Rue Aicha Oum Al Manfalouti Gauthier
Mouminine Rue Moussa Ibn
Rue Aknoul Noussair
Rue Al Banafsaj Rue O Khattab
Rue Prince Moulay
Abdellah
Rue Saad Ben Abi
Ouakas
Rue Taha Hussein

Tableau 35 : Les axes critiques d’intervention

139
Mémoire de fin d’études

Conclusion
Concevoir des systèmes efficaces de collecte des déchets urbains est devenu une priorité
pour les gestionnaires locaux des grandes villes du monde en raison de préoccupations liées
à la pollution, à la santé publique et à l’environnement, ainsi que des incidences budgétaires
des coûts de transport, d’exploitation et de main-d’œuvre de ces systèmes.

De ce fait, l’application des méthodes d’optimisation qui utilisent des techniques de


recherche opérationnelle pour optimiser les itinéraires des véhicules de collecte des déchets
desservant des conteneurs à benne à ordures, le nombre et les positions des bacs à ordures
s’impose de plus en plus. Elle permet d’améliorer considérablement les itinéraires des
véhicules de transport de déchets et l’efficacité de ce processus.
Dans le cadre de ce Projet de fin d’étude cette approche a permis, pour la commune de sidi
belyout, de réduire les distances à parcourir pour la collecte de 20% et les positions des bacs
de collecte de 30%.
Cette étude a également mis l’accent sur une panoplie d’actions de réduction des déchets
telles que, la mise en place le tri sélectif des déchets qui va réduire le volume collecté et mis
en décharge, et d'économiser 1011303 DH/an ainsi que la mise en action d’une équipe
d’intervention dont le rôle crucial est d’assurer la propreté de la ville avec moins de
dépenses.
L'extrapolation de ces résultats à l'ensemble de la zone de sidi belyout indique non
seulement des économies potentielles ainsi qu'une réduction des perturbations du trafic,
une réduction de la fatigue des conducteurs et une réduction de la pollution atmosphérique.

140
Mémoire de fin d’études

Bibliographie
 https://www.companeo.com/applications-mobiles/guide/creation-application-
mobile
 https://desktop.arcgis.com/fr/arcmap/latest/extensions/network-analyst/what-is-
network-analyst-.htm
 https://www.esrifrance.fr/network_Analyst.aspx
 https://fr.yeeply.com/blog/definir-projet-application-mobile/
 http://dspace.univ-tlemcen.dz/bitstream/112/7803/1/Conception-et-realisation-
dune-application-mobile-web.pdf
 https://fr.wikipedia.org/wiki/Android
 https://fr.wikipedia.org/wiki/Problème_du_voyageur_de_commerce
 http://www.cs.cmu.edu/afs/cs.cmu.edu/project/learn-
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 https://fr.flossmanuals.net/p5js-pour-le-webdocumentaire/pourquoi-p5js/
 https://code.visualstudio.com/docs
 https://lesdefinitions.fr/dechet-solide
 https://fr.scribd.com/doc/43085741/dechets-solides-municipaux
 https://www.actuenvironnement.com/ae/dictionnaire_environnement/definition/
gestion-dechets.php4
 http://www.economiedenergie.fr/Les-dechets--les-typologies.html
 https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/environnement-10-chiffres-
montrent-monde-va-crouler-sous-dechets-73196/
 https://www.mofa.go.jp/mofaj/gaiko/oda/files/000151394.pdf
 https://openknowledge.worldbank.org/handle/10986/30317
 http://www.cfcim.org/wp-content/uploads/2017/02/Dechets-Maroc-20151.pdf
 http://www.environnement.gov.ma/fr/dechets/117-theme/dechets/226-
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 https://www.resource-recovery.net/en/system/files/maroc_ra_fr_web.pdf
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 http://www.casablancacity.ma/Ma-ville/Decouvrir-
casablanca/Monographie/Arrondissements
 https://rues-maroc.openalfa.com/arrondissement-de-sidi-belyout?pg=1
 https://simpliciti.fr/Solution-PAP
 https://www.sytec15.fr/le-service-environnement-des-cramades/recyclage/le-
centre-de-tri-des-cramades/
 MANUEL TECHNIQUE POUR LA FORMATION DE FORMATEURS EN GESTION
INTÉGRÉE DES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILÉS
 Guide Expériences pilotes de tri à la source
 WHAT A WASTE 2.0: A Global Snapshot of Solid Waste Management to 2050
(Banque Mondiale)

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Mémoire de fin d’études

Annexe : Enquête tri des déchets


Le questionnaire sur lequel a été basée l’enquête dur le tri des déchets est le suivant :

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