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OHADA
Acte uniforme portant organisation et harmonisa-
tion des comptabilités des entreprises
Acte adopté le 22 février 2000 et paru au JO OHADA n°10 du 20 novembre 2000

Index

[NB - les chiffres renvoient aux numéros des articles]

• Altération : 20 - entreprises assujetties : 103 ; 105 ; 106


• Amoindrissement : 46 - état annexé des comptes combinés : 109
• Amortissement : 45 ; 47 ; 48 ; 49 - états financiers combinés : 110
• Année civile : 7 - régime applicable : 104
• Apparence : 6 • Comptes consolidés : 74 et s.
• Application dans le temps : 112 ; 113 - bilan consolidé : 89 ; 92
• Assurances : 5 - certification des comptes consolidés : 100
- chiffre d’affaires consolidé : 84
• Banques : 5
- compte de résultat consolidé : 85 ; 90 ;
• Bilan : 8 ; 29 ; 30
91 ; 92
• Blanc : 20
- contenu : 79 ; 80 ; 81
• Classe des comptes : 18 - contrôle exclusif par une entreprise : 78
- de gestion : 18 - écart de première consolidation : 82 ; 83 ;
- de situation : 18 87
• Classement des produits et des charges : 31 - état annexé consolidé : 94
• Clôture de l’exercice : 42 - exemption : 77
- évaluation des biens : 42 - publicité des - : 101
- obligation des dirigeants sociaux : 71 - obligation d’établir et de publier des - :
- valeur actuelle : 42 74 ; 75 ; 76 ; 95
- valeur d’inventaire : 43 - obligations de la consolidation : 86
• Commissaire aux comptes : 70 ; 100. 110 - obligations des entreprises consolidées :
• Comparaison dans le temps : 8 ; 9 97 ; 98
• Compréhension : 4 - rapport de gestion de l’ensemble consoli-
• Compte de résultat : 8 ; 29 ; 31 dé : 99
- bénéfices : 60 - tableau d’activité et de résultats : 102
- coût de biens différents acquis conjointe- - tableau financier consolidé : 93
ment : 38 • Convention normalisée : 4
- coût de biens différents produits de façon • Cotation des livres comptables : 66
indissociable : 38 • Coût historique : 35 ; 36
- coût historique : 35 ; 36 • Document de description des procédures
- coût réel : 37 comptables et de l’organisation comptable : 16
- détermination du résultat : 35 • Enregistrement :
- évaluation du résultat : 35 ; 39 - chronologique : 17-4
- réévaluation d’un bien : 62 et s. - exhaustif : 15
• Comptes combinés : 103 et s. - identification : 17-5
- capitaux propres combinés : 107 • Etat annexé : 8 ; 9 ; 29 ; 33
- certification : 110 • Etat supplémentaire de statistique : 12
- écarts d’évaluation : 108

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• Etats financiers de synthèse : 7 ; 9 ; 11 ; 33 ; 34 - inventaire : 17-6


- arrêtés : 23 - justification des écritures : 17-3
- certification : 70 - langue officielle : 17-1
- modèles 25 - livres comptables obligatoires : 19. Voir
• Exercice : 7 ce mot
• Fiabilité : 4 - partie double : 17-2
• Fidélité : 8 - preuve : 17-3
• Image fidèle du patrimoine : 8 ; 9 - tenue obligatoire de livres ou autres sup-
• Information externe : 1 ports : 17-8
- traitement informatique : 22
• Informatique : 22 ; 67
- unité monétaire légale : 17-1
• Inscription en négatif : 20
• Paraphe des livres comptables : 66
• Inventaire : 17-6 ; 43 ; 44
• Partie double : 17-2
• Irréversibilité des traitements : 22
• Permanence de l’activité : 39 et s.
• Justification des écritures : 17-3
• Plan des comptes : 177
• Langue officielle : 17
• Preuve : 17-3 ; 66 et s.
• Livres comptables obligatoires : 19
- balance générale des comptes : 19 • Principes directeurs communs : 4
- conservation : 24 • Procédure de contrôle interne : 6
- grand-livre : 19 • Procédure normalisée : 4
- journaux : 19 • Produits et charges : 61
- livre d’inventaire : 19 • Provisions : 48 ; 49
- livre-journal : 19 • Prudence : 3
- livres auxiliaires 19 • Reddition de comptes : 1
• Mise à disposition : 15 • Règle de prudence : 3 ; 6
• Monnaie étrangère : 52 ; 53 et s. • Régularité : 3 ; 8 ; 9
• Mouvements de valeur : 1 • Résultat : 35 et s.
• Numérotation des livres comptables : 66 ; 67 - indépendance des - : 59
• Objectifs de la comptabilité : 5 • Système normal : 26
• Obligation de tenir une comptabilité : 1 ; 2 • Système allégé : 11 ; 17
- entreprises assujetties : 2 • Système comptable commun : 5
- sanctions pénales : 11 • Système minimal de trésorerie : 13 ; 21 ; 28
• Organisation comptable : 14 et s. • Système normal : 11 ; 12
- altération : 20 • Tableau financier des ressources et des résul-
- blanc : 20 tats : 8 ; 29 ; 32
- classe des comptes : 18 • Terminologie commune : 4
- détermination de l’- : 69 • Traitement en temps opportun : 15
- document de description des procédures • Traitement informatique : 22
comptables et de l’organisation compta- • Transparence : 3
ble : 16 • Unité monétaire légale : 17 ; 51 ; 52
- enregistrement chronologique des opéra-
• Usage interne : 1
tions : 17-4

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Titre 1 - Des comptes person- • la mise en œuvre de conventions, de méthodes


et de procédures normalisées éventuellement
nels des entreprises par secteurs professionnels ;
• une organisation répondant à tout moment aux
(personnes physiques et per- exigences de collecte, de tenue, de contrôle, de
sonnes morales) présentation et de communication des informa-
tions comptables se rapportant aux opérations
de l’entreprise visées à l’article premier.
Chapitre 1 - Dispositions générales
Art.5.- La poursuite des objectifs assignés à la
comptabilité pour la collecte, la tenue, le contrôle,
la présentation et la communication par les entre-
Art.1.- Toute entreprise au sens de l’article 2 ci-
prises, d’informations établies dans les mêmes
après doit mettre en place une comptabilité destinée
conditions de fiabilité, de compréhension et de
à l’information externe comme à son propre usage.
comparabilité, est assurée par l’application correcte
d’un système comptable commun à tous les États-
A cet effet :
parties, dénommé Système comptable OHADA et
• elle classe, saisit, enregistre dans sa comptabi-
annexé au présent Acte Uniforme portant organisa-
lité toutes opérations entraînant des mouve-
tion et harmonisation des comptabilités des entre-
ments de valeur qui sont traitées avec des tiers
prises. Toutefois, les banques, les établissements
ou qui sont constatées ou effectuées dans le
financiers et les assurances sont assujettis à des
cadre de sa gestion interne ;
plans comptables spécifiques.
• elle fournit, après traitement approprié de ces
opérations, les redditions de comptes auxquel- Art.6.- L’application du Système comptable
les elle est assujettie légalement ou de par ses OHADA implique que :
statuts, ainsi que les informations nécessaires
• la règle de prudence soit en tous cas observée,
aux besoins des divers utilisateurs.
à partir d’une appréciation raisonnable des
événements et des opérations à enregistrer au
Art.2.- Sont astreintes à la mise en place d’une
titre de l’exercice ;
comptabilité, dite comptabilité générale, les entre-
• l’entreprise se conforme aux règles et procédu-
prises soumises aux dispositions du Droit commer-
res en vigueur en les appliquant de bonne foi ;
cial, les entreprises publiques, parapubliques,
d’économie mixte, les coopératives et, plus généra- • les responsables des comptes mettent en place
lement, les entités produisant des biens et des ser- et en œuvre des procédures de contrôle interne
vices marchands ou non marchands, dans la mesure indispensables à la connaissance qu’ils doivent
où elles exercent, dans un but lucratif ou non, des normalement avoir de la réalité et de
activités économiques à titre principal ou acces- l’importance des événements, opérations et si-
soire qui se fondent sur des actes répétitifs, à tuations liés à l’activité de l’entreprise ;
l’exception de celles soumises aux règles de la • les informations soient présentées et commu-
comptabilité publique. niquées clairement sans intention de dissimuler
la réalité derrière l’apparence.
Art.3.- La comptabilité doit satisfaire, dans le res-
pect de la règle de prudence, aux obligations de Art.7.- Les états financiers de synthèse regroupent
régularité, de sincérité et de transparence inhérentes les informations comptables au moins une fois par
à la tenue, au contrôle, à la présentation et à la an sur une période de douze mois, appelée exer-
communication des informations qu’elle a traitées. cice ; ils sont dénommés états financiers annuels.

Art.4.- Pour garantir la fiabilité, la compréhension L’exercice coïncide avec l’année civile.
et la comparabilité des informations, la comptabili-
té de chaque entreprise implique : La durée de l’exercice est exceptionnellement infé-
• le respect d’une terminologie et de principes rieure à douze mois pour le premier exercice débu-
directeurs communs à l’ensemble des entrepri- tant au cours du premier semestre de l’année civile.
ses concernées des États-parties au traité relatif Cette durée peut être supérieure à douze mois pour
à l’harmonisation du droit des affaires en Afri- le premier exercice commencé au cours du
que ; deuxième semestre de l’année. En cas de cessation
d’activité, pour quelque cause que ce soit, la durée
des opérations de liquidation est comptée pour un

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seul exercice, sous réserve de l’établissement de Toutefois, si le chiffre d’affaires ne dépasse pas
situations annuelles provisoires. 100.000.000 FCFA, l’entreprise peut utiliser le
« système allégé ».
Art.8.- Les états financiers annuels comprennent le
Bilan, le Compte de résultat, le Tableau financier Art.12.- Dans le Système normal est rendu obliga-
des ressources et des emplois, ainsi que l’État an- toire l’établissement d’un état fournissant des in-
nexé. formations additionnelles, dénommé « État sup-
plémentaire statistique ».
Ils forment un tout indissociable et décrivent de
façon régulière et sincère les événements, opéra- Art.13.- Les très petites entreprises, dont les recet-
tions et situations de l’exercice pour donner une tes annuelles ne sont pas supérieures aux seuils
image fidèle du patrimoine, de la situation finan- fixés à l’alinéa 2 du présent article, sont assujetties,
cière et du résultat de l’entreprise. sauf utilisation de l’un des deux systèmes prévus à
l’article 11 ci-dessus, au « Système minimal de » ,
Ils sont établis et présentés conformément aux dis- de caractère dérogatoire aux dispositions générales
positions des articles 25 à 34 ci-après, de façon à du présent Acte Uniforme.
permettre leur comparaison dans le temps, exercice
par exercice, et leur comparaison avec les états Ces seuils sont les suivants :
financiers annuels des autres entreprises dressés • 30.000.000 FCFA pour les entreprises de né-
dans les mêmes conditions de régularité, de fidélité goce,
et de comparabilité. • 20.000.000 FCFA pour les entreprises artisana-
les et assimilées,
Art.9.- La régularité et la sincérité des informations • 10.000.000 FCFA pour les entreprises de ser-
regroupées dans les états financiers annuels de vices.
l’entreprise résultent d’une description adéquate,
loyale, claire, précise et complète des événements,
opérations et situations se rapportant à l’exercice. Chapitre 2 - Organisation comptable
La comparabilité des états financiers annuels au
cours des exercices successifs nécessite la perma- Art.14.- L’organisation comptable mise en place
nence dans la terminologie et dans les méthodes dans l’entreprise doit satisfaire aux exigences de
utilisées pour retracer les événements, opérations et régularité et de sécurité pour assurer l’authenticité
situations présentés dans ces états. des écritures de façon à ce que la comptabilité
puisse servir à la fois d’instrument de mesure des
Art.10.- Toute entreprise qui applique correcte- droits et obligations des partenaires de l’entreprise,
ment le Système comptable OHADA est réputée d’instrument de preuve, d’information des tiers et
donner, dans ses états financiers, l’image fidèle de de gestion.
sa situation et de ses opérations exigée en applica-
tion de l’article 8 ci-dessus. Art.15.- L’organisation comptable doit assurer :
• un enregistrement exhaustif, au jour le jour, et
Lorsque l’application d’une prescription comptable
sans retard des informations de base ;
se révèle insuffisante ou inadaptée pour donner
• le traitement en temps opportun des données
cette image, des informations complémentaires ou
enregistrées ;
des justifications nécessaires sont obligatoirement
fournies dans l’Etat annexé. • la mise à la disposition des utilisateurs des
documents requis dans les délais légaux fixés
Art.11.- Les états financiers annuels sont rendus pour leur délivrance.
obligatoires, en tout ou en partie, en fonction de la
taille des entreprises appréciée selon des critères Art.16.- Pour maintenir la continuité dans le temps
relatifs au chiffre d’affaires de l’exercice. de l’accès à l’information, toute entreprise établit
une documentation décrivant les procédures et
Toute entreprise est, sauf exception liée à sa taille, l’organisation comptables.
soumise au « Système normal » de présentation des
états financiers et de tenue des comptes. Cette documentation est conservée aussi longtemps
qu’est exigée la présentation des états financiers
successifs auxquels elle se rapporte.

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Art.17.- L’organisation comptable doit au moins le recours, pour la tenue de la comptabilité de


respecter les conditions de régularité et de sécurité l’entreprise, à un plan de comptes normalisé dont la
suivantes : liste figure dans le Système comptable OHADA ;
• la tenue de la comptabilité dans la langue offi- la tenue obligatoire de livres ou autres supports
cielle et dans l’unité monétaire légale du pays ; autorisés ainsi que la mise en œuvre de procédures
• l’emploi de la technique de la partie double, de traitement agréées, permettant d’établir les états
qui se traduit par une écriture affectant au financiers annuels visés à l’article 8 ci-dessus.
moins deux comptes, l’un étant débité et
l’autre crédité. Lorsqu’une opération est enre- Art.18.- Les comptes du Système comptable
gistrée, le total des sommes inscrites au débit OHADA sont regroupés par catégories homogènes
de comptes doit être égal au total des sommes appelées classes.
inscrites au crédit d’autres comptes ;
• la justification des écritures par des pièces da- Pour la comptabilité générale, les classes compren-
tées, conservées, classées dans un ordre défini nent :
dans le document décrivant les procédures et • des classes de comptes de situation ;
l’organisation comptables, susceptibles de ser- • des classes de comptes de gestion.
vir comme moyen de preuve et portant les réfé-
rences de leur enregistrement en comptabilité ; Chaque classe est subdivisée en comptes identifiés
• le respect de l’enregistrement chronologique par des numéros à deux chiffres ou plus, selon leur
des opérations. degré de dépendance vis-à-vis des comptes de ni-
veaux supérieurs, dans le cadre d’une codification
Les mouvements affectant le patrimoine de décimale.
l’entreprise sont enregistrés en comptabilité, opéra-
tion par opération, dans l’ordre de leur date de va- Le plan de comptes de chaque entreprise doit être
leur comptable. Cette date est celle de l’émission suffisamment détaillé pour permettre
par l’entreprise de la pièce justificative de l’enregistrement des opérations.
l’opération, ou celle de la réception des pièces
d’origine externe. Les opérations de même nature Lorsque les comptes prévus par le Système comp-
réalisées en un même lieu et au cours d’une même table OHADA ne suffisent pas à l’entreprise pour
journée peuvent être récapitulées sur une pièce jus- enregistrer distinctement toutes ses opérations, elle
tificative unique. peut ouvrir toutes subdivisions nécessaires.

Les mouvements sont récapitulés par période pré- Inversement, si des comptes prévus par le Système
alablement déterminée qui ne peut excéder un comptable OHADA sont trop détaillés par rapport
mois. aux besoins de l’entreprise, elle peut les regrouper
dans un compte global de même niveau, plus
Une procédure destinée à garantir le caractère défi- contracté, conformément aux possibilités offertes
nitif de l’enregistrement de ces mouvements devra par le Système comptable OHADA et à condition
être mise en œuvre ; que le regroupement ainsi opéré puisse au moins
permettre l’établissement des états financiers an-
l’identification de chacun de ces enregistrements nuels dans les conditions prescrites.
précisant l’indication de son origine et de son im-
putation, le contenu de l’opération à laquelle il se Les opérations sont enregistrées dans les comptes
rapporte ainsi que les références de la pièce justifi- dont les intitulés correspondent à leur nature.
cative qui l’appuie ;
le contrôle par inventaire de l’existence et de la Art.19.- Les livres comptables et autres supports
valeur des biens, créances et dettes de l’entreprise. dont la tenue est obligatoire sont :
L’opération d’inventaire consiste à relever tous les • le livre-journal, dans lequel sont inscrits les
éléments du patrimoine de l’entreprise en mention- mouvements de l’exercice enregistrés en
nant la nature, la quantité et la valeur de chacun comptabilité, dans les conditions exposées au
d’eux à la date de l’inventaire. paragraphe 4 de l’article 17 ci-dessus ;
Les données d’inventaire sont organisées et conser- • le grand-livre, constitué par l’ensemble des
vées de manière à justifier le contenu de chacun des comptes de l’entreprise, où sont reportés ou
éléments recensés du patrimoine ; inscrits simultanément au journal, compte par
compte, les différents mouvements de
l’exercice ;

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• la balance générale des comptes, état récapitu- cette procédure de validation doit être mise en
latif faisant apparaître, à la clôture de œuvre au terme de chaque période qui ne peut
l’exercice, pour chaque compte, le solde débi- excéder le mois ;
teur ou le solde créditeur, à l’ouverture de • la chronologie des opérations écarte toute pos-
l’exercice, le cumul depuis l’ouverture de sibilité d’insertion intercalaire ou d’addition
l’exercice des mouvements débiteurs et le ultérieure ; pour figer cette chronologie le sys-
cumul des mouvements créditeurs, le solde dé- tème de traitement comptable doit prévoir une
biteur ou le solde créditeur, à la date considé- procédure périodique (dite « clôture informati-
rée ; que ») au moins trimestrielle et mise en œuvre
• le livre d’inventaire, sur lequel sont transcrits au plus tard à la fin du trimestre qui suit la fin
le Bilan et le Compte de résultat de chaque de chaque période considérée ;
exercice, ainsi que le résumé de l’opération • les enregistrements comptables d’une période
d’inventaire. clôturée soient classés dans l’ordre chronolo-
gique de la date de valeur comptable des opé-
L’établissement du livre-journal et du grand-livre rations auxquelles ils se rapportent ; toutefois,
peut être facilité par la tenue de journaux et livres lorsque la date de valeur comptable correspond
auxiliaires, ou supports en tenant lieu, en fonction à une période déjà clôturée, l’opération
de l’importance et des besoins de l’entreprise. Dans concernée est enregistrée au premier jour de la
ce cas, les totaux de ces supports sont périodique- période non encore clôturée ; dans ce cas, la
ment et au moins une fois par mois respectivement date de valeur comptable de l’opération est
centralisés dans le livre-journal et dans le grand- mentionnée distinctement ;
livre. • la durabilité des données enregistrées offre des
conditions de garantie et de conservation
Art.20.- Les livres comptables et autres supports conformes à la réglementation en vigueur. Sera
doivent être tenus sans blanc ni altération d’aucune notamment réputée durable toute transcription
sorte. indélébile des données qui entraîne une modi-
fication irréversible du support ;
Toute correction d’erreur s’effectue exclusivement • l’organisation comptable garantisse toutes les
par inscription en négatif des éléments erronés ; possibilités d’un contrôle éventuel en permet-
l’enregistrement exact est ensuite opéré. tant la reconstitution ou la restitution du che-
min de révision et en donnant droit d’accès à la
Art.21.- Les entreprises visées à l’article 13 ci- documentation relative aux analyses, à la pro-
dessus qui relèvent du Système minimal de trésore- grammation et aux procédures des traitements,
rie tiennent une simple comptabilité de trésorerie en vue notamment de procéder aux tests néces-
dans les conditions fixées par le Système compta- saires à l’exécution d’un tel contrôle ;
ble OHADA. Les états financiers de ces entreprises • les états périodiques fournis par le système de
ainsi que leurs règles d’établissement font l’objet traitement soient numérotés et datés. Chaque
d’une édition distincte. enregistrement doit s’appuyer sur une pièce
justificative établie sur papier ou sur un sup-
Art.22.- Lorsqu’elle repose sur un traitement in- port assurant la fiabilité, la conservation et la
formatique, l’organisation comptable doit recourir à restitution en clair de son contenu pendant les
des procédures qui permettent de satisfaire aux délais requis.
exigences de régularité et de sécurité requises en la
matière de telle sorte que : Chaque donnée, entrée dans le système de traite-
• les données relatives à toute opération donnant ment par transmission d’un autre système de trai-
lieu à enregistrement comptable comprennent, tement, doit être appuyée d’une pièce justificative
lors de leur entrée dans le système de traite- probante.
ment comptable, l’indication de l’origine, du
contenu et de l’imputation de ladite opération Art.23.- Les états financiers annuels sont arrêtés au
et puissent être restituées sur papier ou sous plus tard dans les quatre mois qui suivent la date de
une forme directement intelligible ; clôture de l’exercice. La date d’arrêté doit être
• l’irréversibilité des traitements effectués inter- mentionnée dans toute transmission des états finan-
dise toute suppression, addition ou modifica- ciers.
tion ultérieure l’enregistrement ; toute donnée
entrée doit faire l’objet d’une validation, afin Art.24.- Les livres comptables ou les documents
de garantir le caractère définitif de qui en tiennent lieu, ainsi que les pièces justificati-
l’enregistrement comptable correspondant ; ves sont conservés pendant dix ans.

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Le Tableau financier des ressources et des emplois


Chapitre 3 - Etats financiers annuels retrace les flux de ressources et les flux d’emplois
de l’exercice.

Art.25.- A l’exception de l’Etat annexé, les états L’État annexé complète et précise, l’information
financiers annuels visés à l’article 8 ci-dessus sont donnée par les autres états financiers annuels.
présentés conformément à des modèles dont les
éléments composants sont classés en rubriques suc- Art.30.- Le Bilan de l’exercice fait apparaître de
cessives, elles-mêmes subdivisées en postes. façon distincte, à l’actif : l’actif immobilisé, l’actif
d’exploitation attaché aux activités ordinaires,
Ces modèles sont établis en fonction des systèmes l’actif hors activités ordinaires et l’actif de trésore-
comptables prévus aux articles 11 et 13 ci-dessus et rie ; au passif : les capitaux propres et ressources
présentés conformément à des tracés figurant dans assimilées, les dettes financières, le passif
le Système comptable OHADA. d’exploitation attaché aux activités ordinaires, le
passif hors activités ordinaires et le passif de tréso-
Art.26.- Le Système normal comporte rerie.
l’établissement du Bilan, du Compte de résultat de
l’exercice, du Tableau financier des ressources et Art.31.- Le Compte de résultat de l’exercice fait
des emplois de l’exercice, ainsi que d’un État an- apparaître les produits et les charges, distingués
nexé dont les dispositions principales sont fixées selon qu’ils concernent les opérations
dans le Système comptable OHADA. Il comporte d’exploitation attachées aux activités ordinaires, les
aussi l’établissement d’un État supplémentaire sta- opérations financières, les opérations hors activités
tistique. ordinaires.

Art.27.- Le Système allégé comporte Le classement des produits et des charges permet
l’établissement du Bilan, du Compte de résultat de d’établir des soldes de gestion dans les conditions
l’exercice et de l’Etat annexé, simplifiés dans les définies par le Système comptable OHADA.
conditions définies par le Système comptable
OHADA. Art.32.- Le Tableau financier des ressources et des
emplois de l’exercice fait apparaître, pour
Art.28.- Le Système minimal de trésorerie visé à l’exercice, les flux d’investissement et de finance-
l’article 13 ci-dessus repose sur l’établissement ment, les autres emplois, les ressources financières
d’un état des recettes et des dépenses dégageant le et la variation de la trésorerie.
résultat de l’exercice (recette nette ou perte nette),
dressé à partir de la comptabilité de trésorerie que Art.33.- Les états financiers annuels, précédem-
doivent tenir les entreprises relevant de ce système ment décrits, sont accompagnés d’un État annexé
conformément à l’article 21 ci-dessus. qui est simplifié dans le cas où l’entreprise relève
du Système allégé.
La conception du Système minimal de trésorerie
permet de tenir compte, dans le calcul du résultat et L’État annexé comporte tous les éléments de carac-
dans l’établissement de la situation patrimoniale, tère significatif qui ne sont pas mis en évidence
des éléments suivants, lorsqu’ils sont significatifs : dans les autres états financiers et sont susceptibles
• variation des stocks ; d’influencer le jugement que les destinataires des
• variation des créances et des dettes commercia- documents peuvent porter sur le patrimoine, la si-
les ; tuation financière et le résultat de l’entreprise.
• variation des équipements et des emprunts ;
Il en est ainsi notamment pour le montant des en-
• variation du capital apporté.
gagements donnés et reçus dont le suivi doit être
assuré par l’entreprise dans le cadre de son organi-
Art.29.- Le Bilan décrit séparément les éléments
sation comptable.
d’actif et les éléments de passif constituant le pa-
trimoine de l’entreprise. Il fait apparaître de façon
Toute modification dans la présentation des états
distincte les capitaux propres.
financiers annuels ou dans les méthodes
d’évaluation doit être signalée dans l’Etat annexé.
Le Compte de résultat récapitule les produits et les
charges qui font apparaître, par différence, le béné-
fice net ou la perte nette de l’exercice.

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Art.34.- Les états financiers annuels de chaque d’achat et des charges d’installation qui sont néces-
entreprise respectent les dispositions ci-après : saires pour mettre le bien en état d’utilisation.
• le bilan d’ouverture d’un exercice doit corres-
pondre au bilan de clôture de l’exercice précé- Le coût réel de production d’un bien est formé du
dent ; coût d’acquisition des matières et fournitures utili-
• toute compensation, non juridiquement fondée, sées pour cette production, des charges directes de
entre postes d’actif et postes de passif dans le production, ainsi que des charges indirectes de pro-
Bilan et entre postes de charges et postes de duction dans la mesure où elles peuvent être rai-
produits dans le Compte de résultat est inter- sonnablement rattachées à la production du bien.
dite ;
• la présentation des états financiers est identi- Art.38.- Lorsque des biens différents sont acquis
que d’un exercice à l’autre ; conjointement ou sont produits de façon indisso-
• chacun des postes des états financiers com- ciable pour un coût global d’acquisition ou de pro-
porte l’indication du chiffre relatif au poste duction, le coût d’entrée de chacun des biens
correspondant de l’exercice précédent. considérés est déterminé dans les conditions sui-
vantes :
Lorsque l’un des postes chiffrés d’un état financier • si les biens sont individualisés par la suite, le
n’est pas comparable à celui de l’exercice précé- coût initial global est ventilé proportionnelle-
dent, c’est ce dernier qui doit être adapté. ment à la valeur attribuable à chacun d’eux,
L’absence de comparabilité ou l’adaptation des après définition de la méthode de valorisation ;
chiffres est signalée dans l’Etat annexé. • dans le cas où tous les biens ne peuvent être
individuellement valorisés, par référence à un
prix de marché, ou de façon forfaitaire s’il
Chapitre 4 - Règles d’évaluation et de n’existe pas de prix de marché, ceux des biens
qui n’auront pu être ainsi directement valorisés
détermination du résultat le seront par différence entre le coût initial
global et la valorisation du ou des autres biens.
Art.35.- La méthode d’évaluation des éléments
Mention doit être faite dans l’État annexé des mo-
inscrits en comptabilité est fondée sur la conven-
dalités d’évaluation retenues.
tion du coût historique et sur l’application des prin-
cipes généraux de prudence et de continuité de
Art.39.- En application du principe de continuité
l’exploitation. Cependant, il peut être procédé à la
de l’exploitation, l’entreprise est normalement
réévaluation des éléments dans des conditions
considérée comme étant en activité, c’est-à-dire
fixées par les autorités compétentes, et dans le res-
comme devant continuer à fonctionner dans un
pect des dispositions des articles 62 à 65 ci-après.
avenir raisonnablement prévisible. Lorsqu’elle a
manifesté l’intention ou quand elle se trouve dans
Art.36.- Le coût historique des biens inscrits à
l’obligation de se mettre en liquidation ou de ré-
l’actif du bilan est constitué par :
duire sensiblement l’étendue de ses activités, sa
• le coût réel d’acquisition pour ceux achetés à continuité n’est plus assurée et l’évaluation de ses
des tiers, la valeur d’apport pour ceux apportés biens doit être reconsidérée.
par l’Etat ou les associés, la valeur actuelle
pour ceux acquis à titre gratuit ou, en cas Il en est de même quand il s’agit d’un bien - ou
d’échange, par la valeur de celui des deux élé- d’un ensemble de biens - autonome dont la conti-
ments dont l’estimation est la plus sûre ; nuité d’utilisation est compromise en raison no-
• le coût réel de production pour ceux produits tamment de l’évolution irréversible des marchés ou
par l’entreprise pour elle-même. de la technique.
La subvention obtenue, le cas échéant, pour Art.40.- La cohérence des évaluations au cours des
l’acquisition ou la production d’un bien n’a pas exercices successifs implique la permanence dans
d’influence sur le calcul du coût du bien acquis ou l’application des règles et des procédures les
produit. concernant.
Art.37.- Le coût réel d’acquisition d’un bien est Art.41.- Toute exception à la permanence visée à
formé du prix d’achat définitif, des charges acces- l’article 40 ci-dessus doit être justifiée par la re-
soires rattachables directement à l’opération cherche d’une meilleure information ou par des
circonstances impératives.

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Art.45.- L’amortissement est la constatation comp-


Il en est ainsi : table obligatoire de l’amoindrissement de valeur
• en cas de changement exceptionnel intervenu des immobilisations qui se déprécient de façon cer-
aussi bien dans la situation de l’entreprise que taine et irréversible avec le temps, l’usage, ou en
du fait de l’environnement juridique, économi- raison du changement des techniques, de
que ou financier dans lequel elle évolue ; l’évolution des marchés ou de toute autre cause.
• à la suite de modifications ou de compléments
apportés à la réglementation comptable. Il consiste pour l’entreprise à répartir le coût du
bien sur sa durée probable d’utilisation selon un
Dès lors que les exceptions visées ci-dessus sont plan prédéfini.
décidées par les autorités compétentes en matière
de normalisation comptable, leurs conséquences Le coût du bien pour l’entreprise s’entend de la
comptables sur la situation de l’entreprise pourront différence entre son coût d’entrée et sa valeur rési-
être imputées, en tout ou en partie, sur les capitaux duelle prévisionnelle.
propres du bilan d’ouverture de l’exercice au cours
duquel elles sont constatées. Toute modification significative dans
l’environnement juridique, technique, économique
Toutes informations nécessaires à la compréhen- de l’entreprise et dans les conditions d’utilisation
sion et à l’appréciation des changements intervenus du bien est susceptible d’entraîner la révision du
sont données dans l’Etat annexé, conformément plan d’amortissement en cours d’exécution.
aux dispositions de l’article 33 ci-dessus.
Art.46.- L’amoindrissement seulement probable de
Art.42.- A la clôture de chaque exercice, la valeur d’un élément d’actif résultant de causes
l’entreprise doit procéder au recensement et à dont les effets ne sont pas jugés irréversibles est
l’évaluation de ses biens, créances et dettes à leur constaté par une provision pour dépréciation ; pour
valeur effective du moment, dite valeur actuelle. les immobilisations, cette provision est constatée
par une dotation et pour les autres éléments de
La valeur actuelle est une valeur d’estimation du l’actif, par une charge provisionnée.
moment qui s’apprécie en fonction du marché et de
l’utilité de l’élément pour l’entreprise. Art.47.- Les amortissements et les provisions pour
dépréciation sont inscrits distinctement à l’actif en
L’utilité de l’élément pour l’entreprise est à déter- diminution de la valeur brute des biens et des
miner dans le cadre de la continuité de créances correspondants pour donner leur valeur
l’exploitation ou d’utilisation, telle que définie à comptable nette.
l’article 39 ci-dessus, ou, le cas échéant, dans
l’hypothèse de non-continuité. Art.48.- Les risques et charges, nettement précisés
quant à leur objet, que des événements survenus ou
Art.43.- La valeur d’inventaire est la valeur ac- en cours rendent seulement probables, entraînent la
tuelle à la date de clôture de l’exercice. constitution, par dotations, de provisions financiè-
res pour risques et charges à inscrire au passif du
Cette valeur d’inventaire est comparée à la valeur bilan dans les dettes financières. Toutefois, lorsque
d’entrée figurant au bilan. Si la valeur d’inventaire l’échéance probable du risque ou de la charge est à
est supérieure à la valeur d’entrée, cette dernière est court terme, les provisions sont constituées par
maintenue dans les comptes, sauf cas expressément constatation de charges provisionnées et inscrites
prévus par la législation. Si la valeur d’inventaire au passif.
est inférieure à la valeur d’entrée, la dépréciation
est constatée de façon distincte sous la forme d’un Art.49.- Il doit être procédé, dans l’exercice, à tous
amortissement ou d’une provision selon que la dé- amortissements et provisions nécessaires pour cou-
préciation est jugée définitive ou non. vrir les dépréciations, les risques et les charges
probables, même en cas d’absence ou
Art.44.- A leur sortie du magasin ou à l’inventaire, d’insuffisance de bénéfice.
les biens interchangeables (fongibles) sont évalués,
soit en considérant que le premier bien entré est le Il doit être tenu compte des risques, charges et pro-
premier bien sorti (méthode dite P.E.P.S.), soit à duits intervenus au cours de l’exercice ou d’un
leur coût moyen pondéré d’acquisition ou de pro- exercice antérieur, même s’ils sont connus seule-
duction (méthode dite C.M.P.). ment entre la date de clôture de l’exercice et celle
de l’arrêté des comptes.

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Art.50.- Lorsque la valeur des éléments de l’actif et Les gains latents n’interviennent pas dans la forma-
du passif de l’entreprise dépend des fluctuations tion du résultat. Les pertes probables entraînent la
des cours des monnaies étrangères, des règles parti- constitution d’une provision pour pertes de change.
culières d’évaluation s’appliquent dans les condi-
tions définies par les articles 51 à 58 ci-après. Article 55.- A la date de règlement des créances et
des dettes, les pertes et les gains de change à cette
Art.51.- Les biens acquis en devises sont compta- date sont constatés par rapport à leur coût histori-
bilisés dans l’unité monétaire légale du pays par que.
conversion de leur coût en devises, sur la base du
cours de change du jour de l’acquisition. Cette va- Art.56.- Par dérogation et à titre exceptionnel,
leur est maintenue au bilan jusqu’à la date de lorsqu’un emprunt est contracté ou qu’un prêt est
consommation, de cession ou de disparition des consenti à l’étranger pour une période supérieure à
biens. un an, la perte ou le gain résultant à la clôture de
l’exercice de l’emprunt ou du prêt en devises doit
Art.52.- Les créances et les dettes libellées en être étalé sur la durée restant à courir jusqu’au der-
monnaies étrangères sont converties dans l’unité nier remboursement ou encaissement, en proportion
monétaire légale du pays, sur la base du cours de des remboursements ou encaissements à venir pré-
change à la date de formalisation de l’accord des vus au contrat. Le gain futur total ou la perte future
parties sur l’opération, quand il s’agit de transac- totale est recalculé à la clôture de chaque exercice
tions commerciales, ou à la date de mise à disposi- et le montant potentiel est mentionné dans l’Etat
tion des devises, quand il s’agit d’opérations finan- annexé.
cières.
Art.57.- Lorsque les opérations traitées en mon-
Art.53.- Lorsque la naissance et le règlement des naies étrangères sont telles qu’elles concourent à
créances ou des dettes s’effectuent dans le même une position globale de change au sein de
exercice, les écarts constatés par rapport aux va- l’entreprise, le montant de la dotation à la provision
leurs d’entrée, en raison de la variation des cours de pour pertes de change est limité à l’excédent des
change, constituent des pertes ou des gains de pertes probables sur les gains latents afférents aux
change à inscrire respectivement dans les charges éléments inclus dans cette position.
financières ou les produits financiers de l’exercice.
Pour l’application de cette disposition, la position
Il en est de même, quelle que soit l’échéance des globale de change s’entend de la situation, devise
créances et des dettes libellées en monnaies étran- par devise, de toutes les opérations engagées
gères, dès lors qu’une opération de couverture a été contractuellement par l’entreprise, même si elles
conclue à leur sujet au cours de l’exercice et dans la n’ont pas encore été inscrites dans les comptes. De
limite du montant de cette couverture. plus, le calcul du montant de la provision pour per-
tes de change doit être ajusté en fonction de
Art.54.- Lorsque les créances et les dettes libellées l’échéance des éléments inclus dans la position
en monnaies étrangères subsistent au bilan à la date globale de change.
de clôture de l’exercice, leur enregistrement initial
est corrigé sur la base du dernier cours de change à Art.58.- Quand elles subsistent au bilan, les dispo-
cette date. nibilités en devises sont converties en unité moné-
taire légale du pays sur la base du dernier cours de
Les différences entre les valeurs initialement inscri- change connu à la date de clôture de l’exercice et
tes dans les comptes (coûts « historiques ») et cel- les écarts constatés sont inscrits directement dans
les résultant de la conversion à la date de les produits et les charges de l’exercice comme
l’inventaire majorent ou diminuent les montants gains de change ou pertes de change.
initiaux et constituent :
• des pertes probables, dans le cas de majoration Art.59.- Le résultat de chaque exercice est indé-
des dettes ou de minoration des créances, pendant de celui qui le précède et de celui qui le
• des gains latents, dans le cas de majoration des suit ; pour sa détermination, il convient de lui ratta-
créances ou de minoration des dettes. cher et de lui imputer tous les événements et toutes
les opérations qui lui sont propres et ceux-là seule-
Ces différences sont inscrites directement au bilan ment.
dans des comptes d’écarts de conversion à l’actif
(pertes probables) ou du passif (gains latents).

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Art.60.- Seuls les bénéfices réalisés à la date de Chapitre 5 - Valeur probante des docu-
clôture d’un exercice sont inscrits dans les résultats ments, contrôle des comptes, collecte et
de l’exercice.
publicité des informations comptables
Peut être considéré comme réalisé à cette date le
bénéfice résultant d’une opération partiellement
exécutée et acceptée par le client, lorsqu’il est pos- Art.66.- Le livre-journal et le livre d’inventaire
sible de prouver, avec une sécurité suffisante, que sont cotés, paraphés et numérotés de façon continue
le contrat est suffisamment avancé pour que ce bé- par l’autorité compétente de chaque Etat-partie
néfice partiel puisse s’insérer normalement dans le concerné.
bénéfice global prévisionnel de l’opération dans
son ensemble. Art.67.- Dans les entreprises qui ont recours à la
technique de l’informatique pour la tenue de leur
Art.61.- Les produits et les charges concernant des comptabilité, des documents informatiques écrits
exercices antérieurs sont enregistrés, selon leur peuvent tenir lieu de journal et de livre
nature, comme les produits et les charges de d’inventaire ; dans ce cas, ils doivent être identifiés,
l’exercice en cours et participent à la formation du numérotés et datés, dès leur établissement, par des
résultat d’exploitation, financier ou hors activités moyens légaux offrant toute garantie de respect de
ordinaires de cet exercice. Ils doivent faire l’objet la chronologie des opérations, de l’irréversibilité et
d’une mention spécifique dans l’Etat annexé. de la durabilité des enregistrements comptables.

Art.62.- Toute réévaluation d’un bien ou d’un élé- Art.68.- La comptabilité régulièrement tenue peut
ment non monétaire a pour conséquence la substi- être admise en justice pour servir de preuve entre
tution d’une valeur, dite réévaluée, à la valeur nette les entreprises pour faits de commerce ou autres.
précédemment comptabilisée.
Si elle a été irrégulièrement tenue, elle ne peut être
La différence entre valeurs réévaluées et valeurs invoquée par son auteur à son profit.
nettes précédemment comptabilisées constitue,
pour l’ensemble des éléments réévalués, l’écart de Art.69.- L’entreprise détermine, sous sa responsa-
réévaluation. bilité, les procédures nécessaires à la mise en place
d’une organisation comptable permettant aussi bien
L’écart de réévaluation est inscrit distinctement au un contrôle interne fiable que le contrôle externe,
passif du bilan dans les capitaux propres. par l’intermédiaire, le cas échéant, de commissaires
aux comptes, de la réalité des opérations et de la
Art.63.- La valeur réévaluée d’un élément ne peut, qualité des comptes, tout en favorisant la collecte
en aucun cas, dépasser sa juste valeur, à la date des informations.
prise en compte pour point de départ de la rééva-
luation, c’est-à-dire sa valeur actuelle, telle qu’elle Art.70.- Dans les entreprises qui désignent, volon-
est définie à l’article 42 ci-dessus. tairement ou obligatoirement, des commissaires
aux comptes, ces derniers certifient, conformément
Art.64.- La valeur réévaluée des immobilisations aux dispositions de l’Acte uniforme relatif au droit
amortissables sert de base au calcul des amortisse- des sociétés commerciales et du groupement
ments sur la durée d’utilisation restant à courir de- d’intérêt économique sur la mission du commis-
puis l’ouverture de l’exercice de réévaluation, sauf saire aux comptes, que les états financiers sont ré-
révision du plan d’amortissement, en application guliers et sincères et donnent une image fidèle du
des dispositions de l’alinéa 4 de l’article 45 du pré- patrimoine, de la situation financière et du résultat
sent Acte Uniforme. de l’exercice écoulé.

Art.65.- L’écart de réévaluation ne peut être incor- Art.71.- A la clôture de chaque exercice, les orga-
poré au résultat de l’exercice de réévaluation. Il nes d’administration ou de direction, selon le cas,
n’est pas distribuable ; il peut être incorporé en tout dressent l’inventaire et les états financiers, confor-
ou partie au capital. mément aux dispositions des chapitres précédents,
et établissent un rapport de gestion ainsi qu’un bi-
lan social, le cas échéant.

Le rapport de gestion expose la situation de


l’entreprise durant l’exercice écoulé, ses perspecti-

Acte Uniforme sur la comptabilité des entreprises 11/17


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ves de développement ou son évolution prévisible té des informations données, dans les mêmes condi-
et, en particulier, les perspectives de continuation tions que celles prévues pour les comptes person-
de l’activité, l’évolution de la situation de trésorerie nels des entreprises. Dans ce cas, la société domi-
et le plan de financement. nante est dispensée des obligations de même nature
relevant de l’application de l’article 73 ci-dessus.
Les événements importants, survenus entre la date
de clôture de l’exercice et la date à laquelle il est Art.75.- L’établissement et la publication des états
établi, doivent également être mentionnés. financiers consolidés sont à la charge des organes
d’administration, de direction ou de surveillance de
Tous ces documents ainsi que la liste des conven- l’entreprise dominante de l’ensemble consolidé,
tions réglementées sont transmis aux commissaires dite entreprise consolidante.
aux comptes, quarante-cinq jours, au moins, avant
la date de l’Assemblée générale. Art.76.- L’obligation de consolidation subsiste
même si l’entreprise consolidante est elle-même
Art.72.- Les états financiers annuels et le rapport sous contrôle exclusif ou conjoint d’une ou de plu-
de gestion établis par les organes d’administration sieurs entreprises ayant leur siège social et leur
ou de direction, selon les cas, sont soumis à activité principale en dehors de l’espace économi-
l’approbation des actionnaires ou des associés dans que formé par les Etats-parties. L’identité de cette
le délai de six mois à compter de la date de clôture ou de ces entreprises est signalée dans l’Etat an-
de l’exercice. nexé des états financiers personnels de la société
consolidante de l’espace économique formé par les
Art.73.- Les entreprises se conforment aux mesures Etats-parties ainsi que dans l’Etat annexé consoli-
communes de communication des informations aux dé.
actionnaires ou aux associés et de publicité des
états financiers annuels ainsi qu’à celles prévues, Art.77.- Les entreprises dominantes de l’espace
pour les sociétés cotées, à la fin du premier semes- juridique formé par les Etats-parties qui sont, elles-
tre, conformément aux dispositions spécifiques aux mêmes, sous le contrôle d’une autre entreprise de
sociétés anonymes faisant appel public à l’épargne cet espace soumise à une obligation de consolida-
exposées dans l’Acte Uniforme relatif au droit des tion, sont dispensées de l’établissement et de publi-
sociétés commerciales et du groupement d’intérêt cation d’états financiers consolidés.
économique.
Toutefois, cette exemption ne peut être invoquée
dans les trois cas suivants :
Titre 2 - Des comptes consoli- • si les deux entreprises ont leur siège social
dans deux régions différentes de l’espace
dés et des comptes combinés OHADA ;
• si l’entreprise fait appel public à l’épargne ;
• si des états financiers consolidés sont exigés
Chapitre 1 - Comptes consolidés par un ensemble d’actionnaires représentant au
moins le dixième du capital de l’entreprise
dominante.
Art.74.- Toute entreprise, qui a son siège social ou
son activité principale dans l’un des Etats-parties et Les « régions de l’espace OHADA » s’entendent
qui contrôle de manière exclusive ou conjointe une des ensembles économiques institutionnalisés for-
ou plusieurs autres entreprises, ou qui exerce sur més par plusieurs Etats-parties telles la Commu-
elles une influence notable, établit et publie chaque nauté Economique et Monétaire de l’Afrique Cen-
année les états financiers consolidés de l’ensemble trale, l’Union Economique et Monétaire Ouest
constitué par toutes ces entreprises ainsi qu’un rap- Africaine…
port sur la gestion de cet ensemble.
Art.78.- Le contrôle exclusif par une entreprise
S’il s’agit d’une société anonyme faisant appel pu- résulte :
blic à l’épargne, la société dominante est tenue éga- • soit de la détention directe ou indirecte de la
lement de publier un tableau d’activité et de résul- majorité des droits de vote dans une autre en-
tats ainsi qu’un rapport d’activité pour l’ensemble treprise ;
consolidé dans les quatre mois qui suivent la fin du • soit de la désignation, pendant deux exercices
premier semestre de l’exercice, accompagnés d’un successifs, de la majorité des membres des or-
rapport du commissaire aux comptes sur la sincéri- ganes d’administration, de direction ou de sur-

Acte Uniforme sur la comptabilité des entreprises 12/17


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veillance d’une autre entreprise ; l’entreprise des entreprises consolidées à la valeur comptable
consolidante est présumée avoir effectué cette desquels sont substitués les différents éléments
désignation lorsqu’elle a disposé au cours de actifs et passifs, constitutifs des capitaux propres de
cette période, directement ou indirectement, ces entreprises, déterminés d’après les règles de
d’une fraction supérieure à quarante pour cent consolidation.
des droits de vote et qu’aucun autre associé ne
détenait, directement ou indirectement, une Dans l’intégration proportionnelle est substituée à
fraction supérieure à la sienne ; la valeur comptable de ces titres la fraction repré-
• soit du droit d’exercer une influence dominante sentative des intérêts de l’entreprise consolidante -
sur une entreprise en vertu d’un contrat ou de ou des entreprises détentrices - dans les différents
clauses statutaires, lorsque le droit applicable éléments actifs et passifs, constitutifs des capitaux
le permet et que l’entreprise consolidante est propres de ces entreprises, déterminés d’après les
associée de l’entreprise dominée. règles de consolidation.

Le contrôle conjoint est le partage du contrôle Dans la mise en équivalence, est substituée à la
d’une entreprise, exploitée en commun par un valeur comptable des titres détenus la part qu’ils
nombre limité d’associés, de sorte que les décisions représentent dans les capitaux propres, déterminée
résultent de leur accord. d’après les règles de consolidation des entreprises
concernées.
L’influence notable sur la gestion et la politique
financière d’une autre entreprise est présumée lors- Art.82.- L’écart de première consolidation est
qu’une entreprise dispose, directement ou indirec- constaté par différence entre le coût d’acquisition
tement, d’une fraction au moins égale au cinquième des titres d’une entreprise consolidée et la part des
des droits de vote de cette autre entreprise. capitaux propres que représentent ces titres pour la
société consolidante, y compris le résultat de
Art.79.- Les états financiers consolidés compren- l’exercice réalisé à la date d’entrée de la société
nent le Bilan, le Compte de résultat, le Tableau dans le périmètre de consolidation.
financier des ressources et des emplois de
l’exercice ainsi que l’État annexé. L’écart de première consolidation d’une entreprise
est en priorité réparti dans les postes appropriés du
Ils forment un tout indissociable et sont établis bilan consolidé sous forme d’« écarts
conformément aux règles et conventions retenues d’évaluation » ; la partie non affectée de cet écart
dans le Système comptable OHADA. est inscrite à un poste particulier d’actif ou de pas-
sif du bilan consolidé constatant un « écart
Ils sont présentés, conformément aux modèles fixés d’acquisition ».
par le Système comptable OHADA pour les comp-
tes personnels des entreprises, Système normal, L’écart non affecté est rapporté au compte de résul-
avec en complément les rubriques et postes spécifi- tat, conformément à un plan d’amortissement ou de
ques liés à la consolidation, notamment « Ecarts reprise de provisions.
d’acquisition », « Intérêts minoritaires ».
Art.83.- Lorsque l’écart de première consolidation
Art.80.- Les comptes des entreprises placées sous ne peut être ventilé, par suite de l’ancienneté des
le contrôle exclusif de l’entreprise consolidante entreprises entrant pour la première fois dans le
sont consolidés par intégration globale. périmètre de consolidation, cet écart peut être im-
puté directement sur les capitaux propres consoli-
Les comptes des entreprises contrôlées conjointe- dés à l’ouverture de l’exercice d’incorporation de
ment avec d’autres associés par l’entreprise conso- ces entreprises.
lidante sont consolidés par intégration proportion-
nelle. Toutes explications sur le traitement de l’écart sus-
visé doivent être données dans l’État annexé conso-
Les comptes des entreprises sur lesquelles lidé.
l’entreprise consolidante exerce une influence no-
table sont consolidés par mise en équivalence. Art.84.- Le chiffre d’affaires consolidé est égal au
montant des ventes de produits et services liés aux
Art.81.- Dans l’intégration globale, le bilan conso- activités courantes de l’ensemble constitué par les
lidé reprend les éléments du patrimoine de entreprises consolidées par intégration. Il com-
l’entreprise consolidante, à l’exception des titres

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prend, après élimination des opérations internes à lorsqu’elles sont d’incidence négligeable sur le
l’ensemble consolidé : patrimoine, la situation financière et le résultat de
• le montant net, après retraitements éventuels, l’ensemble constitué par les entreprises comprises
du chiffre d’affaires réalisé par les entreprises dans la consolidation.
consolidées par intégration globale ;
• la quote-part de l’entreprise ou des entreprises Art.87.- L’écart constaté d’un exercice à l’autre et
détentrices dans le montant net, après retraite- qui résulte de la conversion en unité monétaire lé-
ments éventuels, du chiffre d’affaires réalisé gale du pays des comptes d’entreprises étrangères
par les entreprises consolidées par intégration est, selon la méthode de conversion retenue, inscrit
proportionnelle. distinctement soit dans les capitaux propres conso-
lidés, soit au compte de résultat consolidé.
Art.85.- Le compte de résultat consolidé com-
prend : Art.88.- Lorsque des capitaux sont reçus en appli-
cation de contrats d’émission ne prévoyant ni de
1. les éléments constitutifs : remboursement à l’initiative du prêteur, ni de ré-
• du résultat de l’entreprise consolidante, munération obligatoire en cas d’absence ou
• du résultat des entreprises consolidées par in- d’insuffisance de bénéfice, ceux-ci peuvent être
tégration globale, inscrits au bilan consolidé à un poste de capitaux
• de la fraction du résultat des entreprises conso- propres.
lidées par intégration proportionnelle, repré-
sentative des intérêts de l’entreprise consoli- Les biens détenus par des organismes qui sont
dante ou des autres entreprises détentrices in- soumis à des règles d’évaluation, fixées par des lois
cluses dans l’ensemble consolidé ; particulières, sont maintenus dans les comptes
consolidés à la valeur qui résulte de l’application de
2. la fraction du résultat des entreprises consolidées ces règles.
par mise en équivalence, représentative soit des
intérêts directs ou indirects de l’entreprise consoli- Art.89.- Le Bilan consolidé est présenté, selon le
dante, soit des intérêts de l’entreprise ou des entre- modèle prévu dans le Système comptable OHADA
prises détentrices incluses dans l’ensemble consoli- pour les comptes personnels, Système normal, en
dé. faisant toutefois distinctement apparaître :
• les écarts d’acquisition ;
Art.86.- La consolidation impose : • les titres mis en équivalence ;
• le classement des éléments d’actif et de passif • la part des associés minoritaires (intérêts mino-
ainsi que des éléments de charges et de pro- ritaires) ;
duits des entreprises consolidées par intégra- • les impôts différés.
tion, selon le plan de classement retenu pour la
consolidation ; Art.90.- Le compte de résultat consolidé est pré-
• l’élimination de l’incidence sur les comptes senté, selon le modèle du Système normal, en fai-
des écritures passées pour la seule application sant distinctement apparaître :
des législations fiscales ; • le résultat net de l’ensemble des entreprises
• l’élimination des résultats internes à consolidées par intégration ;
l’ensemble consolidé, y compris les dividen- • la quote-part des résultats nets des entreprises
des ; consolidées par mise en équivalence ;
• la constatation de charges, lorsque les imposi- • la part des associés minoritaires et la part de
tions afférentes à certaines distributions pré- l’entreprise consolidante dans le résultat net.
vues entre des entreprises consolidées par inté-
gration ne sont pas récupérables, ainsi que la Art.91.- Le Compte de résultat consolidé peut être
prise en compte des réductions d’impôts, lors- accompagné d’une présentation des produits et des
que des distributions prévues en font bénéficier charges classés selon leur destination, sur décision
des entreprises consolidées par intégration ; prise par l’entreprise consolidante.
• l’élimination des comptes réciproques des en-
treprises consolidées par intégration globale ou Art.92.- Sont enregistrées au Bilan et au Compte
proportionnelle. de résultat consolidés les impositions différées ré-
sultant :
L’entreprise consolidante peut omettre d’effectuer • du décalage temporaire entre la constatation
certaines des opérations décrites au présent article, comptable d’un produit ou d’une charge et son

Acte Uniforme sur la comptabilité des entreprises 14/17


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inclusion dans le résultat fiscal d’un exercice • l’importance est négligeable par rapport à
ultérieur ; l’ensemble consolidé.
• des aménagements, éliminations et retraite-
ments prévus à l’article 86 ci-dessus ; Toute exclusion de la consolidation d’entreprises
• de déficits fiscaux reportables des entreprises entrant dans les catégories visées au présent article
comprises dans la consolidation, dans la me- doit être justifiée dans l’Etat annexé de l’ensemble
sure où leur imputation sur les bénéfices fis- consolidé.
caux futurs est probable.
Art.97.- Les entreprises entrant dans la consolida-
Art.93.- Le Tableau financier consolidé des res- tion sont tenues de faire parvenir à l’entreprise
sources et des emplois est construit à partir de la consolidante les informations nécessaires à
capacité d’autofinancement globale, déterminée l’établissement des comptes consolidés.
selon les conditions fixées par le Système compta-
ble OHADA. Si la date de clôture de l’exercice d’une entreprise
comprise dans la consolidation est antérieure de
Art.94.- L’État annexé consolidé doit comporter plus de trois mois à la date de clôture de l’exercice
toutes les informations de caractère significatif de consolidation, les comptes consolidés sont éta-
permettant d’apprécier correctement le périmètre, blis sur la base de comptes intermédiaires contrôlés
le patrimoine, la situation financière et le résultat par un commissaire aux comptes ou, s’il n’en est
de l’ensemble constitué par les entreprises incluses point, par un professionnel chargé du contrôle des
dans la consolidation. comptes.

Il inclut notamment : Art.98.- L’absence d’information ou une informa-


• un tableau de variation des capitaux propres tion insuffisante relative à une entreprise entrant
consolidés mettant en évidence les origines et dans le périmètre de consolidation ne remet pas en
le montant de toutes les différences intervenues cause l’obligation pour la société dominante
sur les éléments constitutifs des capitaux pro- d’établir et de publier des comptes consolidés.
pres au cours de l’exercice de consolidation ; Dans ce cas exceptionnel, elle est tenue de signaler
• un tableau de variation du périmètre de conso- le caractère incomplet des comptes consolidés.
lidation précisant toutes les modifications
ayant affecté ce périmètre, du fait de la varia- Art.99.- Un rapport sur la gestion de l’ensemble
tion du pourcentage de contrôle des entreprises consolidé expose la situation de l’ensemble consti-
déjà consolidées, comme du fait des acquisi- tué par les entreprises comprises dans la consolida-
tions et des cessions de titres. tion, son évolution prévisible, les événements im-
portants survenus entre la date de clôture de
Art.95.- Sont consolidés les ensembles l’exercice de consolidation et la date à laquelle les
d’entreprises dont le chiffre d’affaires et l’effectif comptes consolidés sont établis ainsi que ses activi-
moyen de travailleurs dépassent, pendant deux tés en matière de recherche et de développement.
exercices successifs, les limites minimales fixées
par les autorités compétentes. Art.100.- Lorsqu’une entreprise établit des états
financiers consolidés, les commissaires aux comp-
Ces limites sont établies sur la base des derniers tes certifient que ces états sont réguliers et sincères
états financiers arrêtés par les entreprises incluses et donnent une image fidèle du patrimoine, de la
dans la consolidation. situation financière ainsi que du résultat de
l’ensemble constitué par les entreprises comprises
Art.96.- Sont laissées en dehors du champ dans la consolidation. Ils vérifient, le cas échéant,
d’application de la consolidation les entreprises la sincérité et la concordance avec les états finan-
pour lesquelles des restrictions sévères et durables ciers consolidés des informations données dans le
remettent en cause, substantiellement, soit le rapport de gestion.
contrôle ou l’influence exercés sur elles par
l’entreprise consolidante, soit leurs possibilités de La certification des états financiers consolidés est
transfert de fonds. délivrée notamment après examen des travaux des
commissaires aux comptes des entreprises compri-
Il peut en être de même pour les entreprises dont : ses dans la consolidation ou, s’il n’en est point, des
• les actions ou parts ne sont détenues qu’en vue professionnels chargés du contrôle des comptes
de leur cession ultérieure ; desdites entreprises ; ceux-ci sont libérés du secret

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professionnel à l’égard des commissaires aux En outre, le Conseil des ministres de l’OHADA
comptes de l’entreprise consolidante. pourra être amené à imposer l’établissement de
comptes combinés à des groupes d’entités situés au
Art.101.- Les états financiers consolidés réguliè- sein de l’espace OHADA, dont la cohésion repose
rement approuvés, le rapport de gestion de sur certains éléments objectifs permettant de justi-
l’ensemble consolidé ainsi que le rapport du com- fier l’établissement et la présentation de tels comp-
missaire aux comptes font l’objet, de la part de tes.
l’entreprise qui a établi les comptes consolidés,
d’une publicité effectuée selon les modalités pré- Art.104.- L’établissement et la présentation des
vues par l’article 73 du présent Acte Uniforme. états financiers combinés obéissent aux règles pré-
vues en matière de comptes consolidés, sous ré-
Art.102.- Le tableau d’activité et de résultats prévu serve des dispositions des articles 105 à 109 ci-
à l’article 74 ci-dessus indique le montant net du après.
chiffre d’affaires et le résultat des activités ordinai-
res avant impôts de l’ensemble consolidé. Chacun Art.105.- Le périmètre de combinaison englobe
des postes du tableau comporte l’indication du chif- toutes les entreprises d’une même région de
fre relatif au poste correspondant de l’exercice pré- l’espace OHADA satisfaisant à des critères
cédent et du premier semestre de cet exercice. d’unicité et de cohésion caractérisant l’ensemble
économique formé, quels que soient leur activité,
Le rapport d’activité semestriel commente les don- leur forme juridique ou leur objet, lucratif ou non.
nées relatives au chiffre d’affaires et au résultat du
premier semestre. Il décrit également l’activité de Art.106.- Les éléments objectifs visés à l’article
l’ensemble consolidé au cours de cette période ain- 103, dernier alinéa ci-dessus, consistent en des cri-
si que l’évolution prévisible de cette activité jus- tères d’unicité et de cohésion pouvant relever des
qu’à la clôture de l’exercice. Les événements im- cas suivants :
portants survenus au cours du semestre écoulé sont • entreprises dirigées par une même personne
également relatés dans ce rapport. morale ou par un même groupe de personnes
ayant des intérêts communs ;
• entreprises appartenant aux secteurs coopératif
Chapitre 2 - Comptes combinés ou mutualiste et constituant un ensemble ho-
mogène à stratégie et direction communes ;
• entreprises faisant partie d’un même ensemble,
Art.103.- Les entreprises, qui constituent dans une non rattachées juridiquement à la société hol-
région de l’espace OHADA, un ensemble écono- ding mais ayant la même activité et étant pla-
mique soumis à un même centre stratégique de dé- cées sous la même autorité ;
cision situé hors de cette région, sans qu’existent • entreprises ayant entre elles des structures
entre elles des liens juridiques de domination, éta- communes ou des relations contractuelles suf-
blissent et présentent des états financiers, dénom- fisamment étendues pour engendrer un com-
més « états financiers combinés », comme s’il portement économique coordonné dans le
s’agissait d’une seule entreprise. temps ;
• entreprises liées entre elles par un accord de
A l’effet d’identifier les entreprises susceptibles partage de résultats ou par toute autre conven-
d’entrer dans la formation d’un tel ensemble, toute tion, suffisamment contraignant et exhaustif
entreprise placée, en dernier ressort, sous contrôle pour que la combinaison de leurs comptes soit
exclusif ou conjoint d’une personne morale doit en plus représentative de leurs activités et de leurs
faire mention dans l’Etat annexé faisant partie de opérations que les comptes personnels de cha-
ses états financiers annuels personnels. cune d’elles.

Chacune de ces entreprises est tenue de préciser, Art.107.- Les capitaux propres combinés sont éta-
dans l’état annexé, l’entreprise de l’Etat-partie blis dans les conditions suivantes :
chargée de l’établissement des comptes combinés. • en l’absence de liens de participation entre les
entreprises incluses dans le périmètre de com-
Ces états financiers doivent impérativement être binaison, les capitaux propres combinés repré-
établis suivant les règles et méthodes spécifiques sentent le cumul des capitaux propres retraités
aux comptes combinés du présent Acte Uniforme. de ces entreprises ;
• s’il existe des liens de capital entre des entre-
prises incluses dans le périmètre de combinai-

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son, le montant des titres de participation qui et d’une certification du ou des commissaires aux
figure à l’actif de l’entreprise détentrice est comptes, suivant les mêmes principes et modalités
imputé sur les capitaux propres combinés ; que ceux prévus pour les états financiers consoli-
• si les entreprises incluses dans le périmètre de dés.
combinaison sont la propriété d’une personne
physique ou d’un groupe de personnes physi-
ques, la part des autres associés dans les capi- Titre 3 - Des dispositions pé-
taux propres et dans le résultat de ces entrepri-
ses sera traitée sous forme d’intérêts minoritai- nales
res ;
• d’une façon plus générale, lorsque la cohésion
d’un ensemble d’entreprises résulte d’une uni- Art.111.- Encourent une sanction pénale les entre-
cité de direction, de l’exercice d’une activité preneurs individuels et les dirigeants sociaux qui :
commune au sein d’un ensemble plus large • n’auront pas, pour chaque exercice social,
d’entreprises, d’une intégration opérationnelle dressé l’inventaire et établi les états financiers
des différentes entreprises ou de circonstances annuels ainsi que, le cas échéant, le rapport de
équivalentes, il est nécessaire de distinguer les gestion et le bilan social ;
associés constituant des ayants droit aux capi- • auront sciemment, établi et communiqué des
taux propres combinés et les associés considé- états financiers ne délivrant pas une image fi-
rés comme tiers vis-à-vis de ces capitaux. La dèle du patrimoine, de la situation financière et
distinction entre ces deux catégories d’associés du résultat de l’exercice.
permet d’apprécier les intérêts minoritaires à
retenir au bilan et au compte de résultat issus Les infractions prévues par le présent Acte uni-
de la combinaison des comptes de l’ensemble forme seront punies conformément aux dispositions
économique considéré. du Droit pénal en vigueur dans chaque Etat-partie.

Art.108.- Lorsque le lien de capital entre deux ou


plusieurs entreprises dont les comptes sont combi-
nés est d’un niveau suffisant pour justifier la conso- Titre 4 - Des dispositions fina-
lidation entre elles, il est maintenu au bilan combi- les
né les écarts d’évaluation et d’acquisition inscrits
dans les comptes consolidés.
Art.112.- Sont abrogées à compter de la date
Art.109.- L’État annexé des comptes combinés d’entrée en vigueur du présent Acte Uniforme et de
précise notamment : son Annexe toutes dispositions contraires.
• la nature des liens à l’origine de
l’établissement des comptes combinés ; Art.113.- Le présent Acte Uniforme auquel est
• la liste des entreprises incluses dans le périmè- annexé le Système comptable OHADA sera publié
tre de combinaison et les modalités de déter- au Journal Officiel de l’OHADA et des États-
mination de ce périmètre ; parties. Il entrera en vigueur :
• la qualité des ayants droit aux capitaux propres • pour les « comptes personnels des entrepri-
et des éventuels bénéficiaires d’intérêts minori- ses », le 1er janvier 2001 : opérations et comp-
taires ; tes de l’exercice ouvert à cette date ;
• les régimes de taxation des résultats inhérents • pour les « comptes consolidés » et les « comp-
aux diverses formes juridiques des entreprises tes combinés » le 1er janvier 2002 : opérations
incluses dans le périmètre de combinaison. et comptes de l’exercice ouvert à cette date.
Art.119.- Les états financiers combinés font l’objet
d’un rapport sur la gestion de l’ensemble combiné,

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