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Université Mohammed Premier

Ecole nationale des Sciences Appliquées d’Oujda

Filière Génie Civil

Mémoire de Projet de fin d’étude

Présenté en vue d’obtenir

Le diplôme d’Ingénieur d’Etat

Spécialité : Génie Civil

Sujet :

Conception, Modélisation et dimensionnement d’un pont dalle


courbe en béton armé sur oued Tafrawt province de
Boulemane

Présenté par : Encadré par :


BOUDLAL Hicham BACHRI EL BACHIR (ENSAO)
BOUIDAREN Ismail DAOUDI AMINE (PROJET 7)

Jury de soutenance :
ZENASNI Mohammed
BACHRI El Bachir
KOUDDANE Redouane
DEROUICH Mohamed
RAMDANI Ahlam

Année universitaire : 2016 - 2017


َ‫َّللا وا ْذكُر َّر بَّك‬
َُّ َ‫(إ ِ ََّّل أن يشاء‬23)َ‫يءَ إِنِّي فاعِ لَ ذلِكَ غدا‬ ََّ ‫وّلَ ت ُقول‬
ْ ‫ن لِش‬
َ‫ن هذا رشدا‬ َْ ِ‫ن ربِّي ِِل ْقربَ م‬ َْ ‫سيتَ و ُق‬
َِ ‫ل عسى أن ي ْهدِي‬ ِ ‫إِذا ن‬

[24-23: ‫]الكهف‬

«“Les batailles de la vie ne sont pas gagnées par les


plus forts, ni par les plus rapides, mais par ceux qui
n’abandonnent jamais.” »
Feu Hassan II.
‫إهداء‬
‫كن عالما… فـإن لم تستطع فكن متعلما فـإن لم تستطع فـأحب العلماء‪،‬‬
‫بعد رحلة بحث وجهد واجتهاد تكللت بإنجاز هذا البحث‪ ،‬نحمد هللا عز وجل‬
‫على نعمه التي منَ بها علينا فهو العلي القدير‪،‬‬
‫إلى كل من أضاء بعلمه عقل غيره‬
‫أو هدى بالجواب الصحيح حيرة سائليه‬
‫ظهر بسماحته تواضع العلماء‬
‫وبرحابته سماحة العارفين‬

‫إلى أمي التي ذودتني بالحنان والمحبة‬


‫الى ابي الذي لطالما ساندني‬

‫أقول لهم‪ :‬أنتم وهبتموني الحياة واألمل والنشأة على شغف االطالع والمعرفة‬
‫وإلى إخوتي وأسرتي جميعا‬
‫من زرعوا التفـاؤل في دربي وقدموا لي المساعدات‬
‫الى اخي وسندي هشام لك مني كل التقدير والمحبة واتمنى لك مسيرة موفقة‬
‫الى مريم لك مني أغلي تحية‪ ،‬وادام هللا لك البسمة ووفقك‬
‫الى اخواني واخواتي فخرالدين‪ ،‬جالل‪ ،‬عصام‪ ،‬ناجي‪ ،‬زياد‪ ،‬شيماء‪ ،‬اميمة‪ ،‬زينب‪ ،‬سلمى‬
‫وسكينة‬
‫الى اصدقائي جميعا أنتم سر سعادتي‬
‫الى اصدقاء القسم بشعبة الهندسة المدنية بالمدرسة الوطنية للعلوم التطبيقية بوجده‬

‫اسماعيل بويدارن‬
Dédicaces

A Dieu Tout Puissant, créateur du ciel et de la terre pour son amour sans cesse
renouvelé dans notre vie. Gloire et Louange lui soient rendues.
Aux personnes qui ont tant sacrifié pour ma réussite, celles qui ont fait passer mon
bonheur avant leurs, les personnes à qui je dois ma persévérance et qui m’ont
soutenu dans mes bons et mauvais moments. A la meilleure petite famille du monde
Papa, Maman, Mon grand frère Lotfi ;
A la personne formidable qui a partagé avec moi le bon et l’amère durant toutes mes
années à l’ENSAO, restes comme tu es cher Isma ;
A la personne que j’aime beaucoup, qui a toujours été là pour moi, qui m’a tant
épaulé et aidé par son soutien moral, son amour unique par son existence : Chaimae
<3 ;
A mes frères Issame, Naji, Ziyad merci pour tout,
Aux plus fidèles des amis, ma famille, pour leur présence significative, leurs
encouragements continus et leur amour incessant,
Trouvez en ce modeste travail le fruit de vos sacrifices et
l’expression de ma gratitude et de mon profond amour.

Hicham BOUDLAL
Remerciements
Aucune œuvre humaine ne peut se réaliser sans la contribution d’autrui. Ce
rapport est le fruit d’un effort conjugué de plusieurs personnes dont le conseil et
l’encadrement ont favorisé son aboutissement. Ainsi se présente l’occasion de nous
acquitter d’une dette de reconnaissance auprès d’elles.

La première personne que nous tenons à remercier est M. BACHRI EL Bachir,


professeur à l’Ecole Nationale des Sciences Appliquées d’Oujda -notre encadrant interne-
qui n’a ménagé ni son temps ni son énergie pour nous assister. Il a su nous laisser la liberté
nécessaire à l’accomplissement de cette étude, tout en gardant un œil critique et avisé.
Nous sommes très reconnaissants pour les conseils précis qu’il n’a cessé de nous
prodiguer. Nous saluons sa rigueur et son extrême exigence dans le travail. En effet, nous
avons trouvé en lui, un frère qui nous a aidés aussi bien dans le travail que dans la vie
lorsqu’on en avait besoin. Nous espérons que ce travail puisse exprimer notre
reconnaissance et mettre en valeur les efforts fournis.

De surcroît, grande est notre gratitude envers notre encadrant au sein de


l’entreprise, M. DAOUDI Amine, pour avoir eu l’amabilité de nous accueillir, et qui
malgré toutes les responsabilités qu’il assume, a fait preuve d’une grande disponibilité à
notre égard et nous a fait part de son expérience, de ses conseils pertinents et de l’extrême
richesse de ses explications.
Par la même occasion nous adressons nos chaleureux remerciements à tout le staff
pédagogique de notre chère école, particulièrement M. Zenasni, M. Kouddane, M. Cheikh,
M. Toumi et Mme Chehlafi pour leur générosité incessante, grand cœur et ainsi pour nous
avoir assuré une formation de qualité durant toute la période qu’on a passé à l’école.

Nous formulons nos sincères remerciements à l’égard des membres du jury,


d’avoir accepté de juger notre travail. Enfin, nous remercions toutes les personnes qui ont
contribué de près ou de loin à la réalisation de ce projet.
Résumé
Ce mémoire de projet de fin d’étude s’inscrit dans le cadre de la reconstruction des ouvrages
d’art dégradés sur les réseaux national. Le pont étudié se situe sur oued Tafrouat, au point
kilométrique PK 16+500 de la route provinciale RP 5101, qui relie Boulemane à Skoura.

C’est ainsi que les deux premiers chapitres de ce mémoire, portent sur l’étude de définition
englobant la reconnaissance du site et l’étude hydrologique et hydraulique, visant à caler
l’ouvrage et déterminer sa longueur pour sélectionner les variantes envisageables pour
l’ouvrage. Après une analyse multicritère comparative, la variante PSI-DA s’avère la mieux
adaptée, compte tenu des contraintes imposées par la morphologie de l’ouvrage,
particulièrement sa courbure.

Le troisième chapitre porte sur l’ « Avant-projet » utilisant les principes conceptuels pour
concevoir un pont respectant au mieux les contraintes technico-économiques. On s’est
canalisé sur le prédimensionnement de l’ensemble des éléments du pont par le bais des
documents et le guides de SETRA, en particulier le PP73.

Les derniers chapitres « Projet d’exécution » présente un dimensionnement détaillé de


chaque partie de l’ouvrage : Tablier, Appuis et fondations. Après avoir défini les charges à
prendre en considération, et acquis l’esprit de modélisation et du ferraillage du programme
MRB de SETRA, nous présenterons la modélisation en éléments finis de notre structure sur le
logiciel ROBOT STRUCTURAL ANALYSIS. Nous passerons, par la suite, à la vérification du tablier
et son ferraillage. Finalement, nous présentons l’étude des appareils d’appuis, des piles, des
culées et des fondations.

1
Abstract
This thesis project memorandum is part of the reconstruction of degraded structures on the
national networks. The surveyed bridge is located on Wadi Tafrouat, at kilometer point PK 16
+ 500 of the provincial road RP 5101, which connects Boulemane to Skoura.

Thus, the first two part of this thesis deal with the project definition, including site recognition
and hydrological and hydraulic study, aiming to fix the structure and determine its length to
select the possible variants for the site. Our analysis showed that the PSI-DA variant is the
most suitable, given the constraints imposed by the morphology of the structure, particularly
its curvature.

The third part uses the conceptual principles to design a bridge that best respects technical
and economic constraints. We have channeled on the pre-dimensioning of all the elements of
the bridge.

The last parts present a detailed dimensioning of each part of the work: deck, supports and
foundations. After defining the loads to be considered, we will present the finite element
modeling of our structure on the software ROBOT STRUCTURAL ANALYSIS. We will then go on
to check the deck and finally, we present the study of bearings, piers, abutments and
foundations.

2
Liste des sigles et abréviations :
BA : Béton Armé

BAEL : Béton Armé aux Etats Limites

CRT : Coefficient de Répartition Transversale

ELU : Etat Limite Ultime

ELS : Etat limite de Service

PP73 : Document pilote de SETRA pour le calcul des appuis des ponts

SETRA : Service d’Etudes Techniques des Routes et Autoroutes

PK : point kilométrique

AFPS 92 : Association française du génie parasismique

TCD : Température courte durée

TLD : Température longue durée

PSI- DA : Passage supérieur inférieur en dalle armée

PSI- DP : Passage supérieur inférieur en dalle précontrainte

MRB : Méthode des réflexions biharmoniques

BV : bassin versant

3
Sommaire
Dédicaces............................................................................................Erreur ! Signet non défini.
Dédicaces.................................................................................................................................... 4
Remerciements .......................................................................................................................... 5
Résumé ....................................................................................................................................... 1
Abstract ...................................................................................................................................... 2
Liste des sigles et abréviations : ................................................................................................. 3
Sommaire ................................................................................................................................... 4
Liste des figures .......................................................................................................................... 8
Liste des tableaux ..................................................................................................................... 10
Introduction.............................................................................................................................. 14
I. Généralités ....................................................................................................................... 15
I.A Présentation d’organisme d’accueil .......................................................................... 15
I.B Présentation du projet............................................................................................... 15
I.B.1. Introduction........................................................................................................ 15
I.B.2. Ouvrage existant : .............................................................................................. 15
I.B.3. Situation de l’ouvrage ........................................................................................ 18
I.B.4. Données naturelles ............................................................................................ 19
I.C Hypothèses de base ................................................................................................... 20
I.C.1. Documents utilisés ............................................................................................. 20
I.C.2. Matériaux ........................................................................................................... 20
I.C.3. Charges ............................................................................................................... 21
I.C.4. Règlements adoptés ........................................................................................... 21
I.C.5. Logiciels utilisés .................................................................................................. 21
II. Calcul hydrologique/hydraulique ..................................................................................... 22
II.A Hydrologie.................................................................................................................. 22
II.A.1. Carte IGN du site de l’ouvrage ........................................................................... 23
II.A.2. Bassin versant ..................................................................................................... 23
II.A.3. Détermination des paramètres du bassin : ........................................................ 24

4
II.A.4. Calcul du débit : .................................................................................................. 26
II.A.5. Calcul hydraulique : ............................................................................................ 29
III. Conception et Pré dimensionnement .............................................................................. 32
III.A Tracé de l’axe routier porté par l’ouvrage :............................................................... 32
III.B Problématique de la Courbure : ................................................................................ 35
III.C Conception de la structure : ...................................................................................... 36
III.C.1. Données et contraintes fonctionnelles : ............................................................ 36
III.C.2. Domaine des solutions : ..................................................................................... 37
III.C.3. Analyse des variantes retenues :........................................................................ 38
III.C.4. ETUDE COMPARATIVE ........................................................................................ 42
III.C.5. Choix du parti ..................................................................................................... 43
III.D Prédimensionnement des éléments :........................................................................ 57
III.D.1. Tablier : ............................................................................................................... 57
III.D.2. Superstructure :.................................................................................................. 59
III.D.3. Fondation : ......................................................................................................... 62
III.E Calcul des affouillements :......................................................................................... 65
III.E.1. Introduction :...................................................................................................... 65
III.E.2. Estimation de l’affouillement général ................................................................ 65
III.E.3. Estimation de l’affouillement dû au rétrécissement de surface offerte à
l’écoulement..................................................................................................................... 66
III.E.4. Estimation de l’affouillement local autour d’une pile ....................................... 67
III.F Calcul des enrochements........................................................................................... 68
IV. Evaluation des charges ..................................................................................................... 69
a. Charges permanentes : .............................................................................................. 69
b. Charges routières :..................................................................................................... 70
IV.A.1. Charges A(l) : ...................................................................................................... 71
IV.A.2. Système de charge B : ........................................................................................ 72
IV.A.3. Système de charge Militaire M .......................................................................... 76
IV.A.4. Charges sur les trottoirs : ................................................................................... 79
IV.A.5. Charges sur les remblais : ................................................................................... 79
IV.A.6. Forces centrifuges : ............................................................................................ 80
V. Etude du tablier ................................................................................................................ 81
V.A Introduction : ............................................................................................................. 81
V.B Programme MRB du SETRA : ..................................................................................... 82

5
V.B.1. But : .................................................................................................................... 82
V.B.2. Principe : ............................................................................................................. 82
V.B.3. Modélisation et maillage : .................................................................................. 82
V.B.4. Caractéristiques géométriques : ........................................................................ 83
V.B.5. Système de ferraillage et direction des armatures : .......................................... 83
V.C Modélisation par éléments finis : .............................................................................. 85
V.C.1. Création du modèle sur robot : .......................................................................... 85
V.C.2. Génération du maillage : .................................................................................... 89
V.C.3. Validation du modèle : ....................................................................................... 90
V.C.4. Introduction des charges : .................................................................................. 96
V.C.5. Combinaisons des charges : ............................................................................... 98
V.C.6. Calcul des sollicitations : .................................................................................. 100
VI. Etude et dimensionnement des appuis : ....................................................................... 123
VI.A Répartition transversale appuis :............................................................................. 123
VI.A.1. Principe : ........................................................................................................... 123
VI.B Dimensionnement des appareils d’appuis : ............................................................ 128
VI.B.1. Introduction : .................................................................................................... 128
VI.B.2. Définition géométrique : .................................................................................. 129
VI.B.3. Pré dimensionnement des appareils d’appuis : ............................................... 129
VI.B.4. Calcul des efforts horizontaux agissant sur les appuis et les appareils d’appuis :
131
VI.B.5. Vérification de la validité des appareils d’appui : ............................................ 135
VI.B.6. Vérification de l’appareil d’appui : ................................................................... 143
VI.C Etude et dimensionnement de la pile intermédiaire : ............................................ 146
VI.C.1. Chevêtre de la pile :.......................................................................................... 146
VI.C.2. Introduction :.................................................................................................... 146
VI.C.3. Etude et dimensionnement des futs de la pile : .............................................. 156
VI.C.4. Justification vis à vis au flambement :.............................................................. 165
VI.D Etude et dimensionnement de la culée :................................................................. 165
VI.D.1. Mur en retour : ................................................................................................. 165
VI.D.2. Mur garde grève : ............................................................................................. 168
VI.D.3. Dalle de transition et corbeau : ........................................................................ 172
VI.D.4. Corbeau d’appui de la dalle de transition : ...................................................... 176
VI.D.5. Chevêtre-sommier d’appuis de la culée :......................................................... 176

6
VI.D.6. Voile frontale : .................................................................................................. 187
VI.D.7. Les colonnes : ................................................................................................... 188
VI.E Etude des fondations ............................................................................................... 196
VI.E.1. Introduction :.................................................................................................... 196
VI.E.2. Interprétation des résultats des sondages :..................................................... 196
VI.E.3. Justification et calcul de la fondation ............................................................... 202
VI.E.4. Fondation Sous Pile : ........................................................................................ 204
VI.E.5. Fondation Sous culée ....................................................................................... 217
VI.E.6. Evaluation des tassements : ............................................................................. 230
VII. Estimation et métré ................................................................................................. 231
Conclusion .............................................................................................................................. 237
Bibliographie .......................................................................................................................... 238
ANNEXES................................................................................................................................. 239

7
Liste des figures
Ouvrage effondré................................................................................................ 16
Ouvrage emporté prise amont ........................................................................... 17
Vue générale coté Skoura ................................................................................... 18
Vue générale vers Boulemane ............................................................................ 19
Carte IGN au 1/50 000 ........................................................................................ 23
Bassin Versant..................................................................................................... 24
Surface du bassin ................................................................................................ 24
Plus long chemin hydraulique ............................................................................ 25
Pente moyenne du bassin .................................................................................. 25
Illustration des différents paramètres du calcul hydraulique ............................ 29
Tracé en plan de l’axe routier ............................................................................ 34
Profil en long ...................................................................................................... 35
Section de l’oued avec dalot .............................................................................. 39
Vue en plan du dalot .......................................................................................... 39
Utilisation des poutres pour former la courbure de l’ouvrage .......................... 40
Implantation des appuis vue en plan ................................................................. 44
Implantation des appuis vue de coté ................................................................. 45
Illustration de section du tablier avec encorbellements latéraux ..................... 46
Illustration des culées......................................................................................... 48
Schéma présentant la structure des piles .......................................................... 49
Pont dalle avec appuis ponctuels ....................................................................... 50
a) appuis radiaux b) appuis biais ................................................................. 50
Implantation des sondages et des semelles ...................................................... 53
Appareil d’appuis sollicité .................................................................................. 54
Les différents éléments entourant les appareils d’appui .................................. 55
Exemple de joint de chaussée ............................................................................ 56
Exemples des dispositifs de retenue .................................................................. 57
Encorbellement .................................................................................................. 58
Dimensions de la section transversale du tablier .............................................. 59
Pentes au niveau des encorbellements ............................................................. 59
Zones d’about ..................................................................................................... 61
Caractéristique du convoi Bc .............................................................................. 72
Caractéristique du convoi Bt .............................................................................. 73
Caractéristiques de la roue Br ............................................................................ 74
Caractéristiques du convoi Mc120 ..................................................................... 77
Caractéristiques du convoi Me120 .................................................................... 78
Maillage MRB ..................................................................................................... 82
Dalle sans encorbellements ............................................................................... 83
Dalle avec encorbellements ............................................................................... 83

8
Disposition du ferraillage selon MRB ................................................................. 84
Dalle rectangulaire équivalente ......................................................................... 86
Axes de construction .......................................................................................... 87
Panneaux de la dalle........................................................................................... 88
Maillage sur Robot ............................................................................................. 89
Cartographie du moment longitudinal sous poids propre ................................. 90
Cartographie du moment longitudinal sous la charge permanente .................. 91
Evaluation du moment longitudinal sur appui sous poids propre seul ............. 92
Moment longitudinal en travée sous poids propre seul .................................... 93
Evaluation du moment sur le modèle 2D (RDM6) sous poids propre seul ........ 93
Evaluation du moment longitudinal sous la charge permanente sur appui ...... 94
Evaluation du moment longitudinal sous la charge permanente en travée ..... 95
Evaluation du moment sur le model 2D............................................................. 95
Surcharges sur trottoir ....................................................................................... 97
Charges mobiles Bc ............................................................................................ 97
Charges mobiles Mc120 ..................................................................................... 98
Moment longitudinal en travée centrale ......................................................... 101
Allure de la courbe enveloppe à l’ELU pour les deux premières travées ........ 103
Moment enveloppe dimensionnant et moment décalé de la travée centrale 106
Epure d'arrêt des barres sans longueurs de scellement .................................. 107
Epures d'arrêt des barres avec longueurs de scellement ................................ 107
Disposition des armatures en termes d'épure d'arrêt des barres ................... 108
Abaque donnant Me ........................................................................................ 120
Appareil d’appui en élastomère fretté............................................................. 128
Géométrie des appareils d’appuis ................................................................... 129
Effort de compression dans l’appareil d’appui ................................................ 136
Rotation de l’appareil d’appui .......................................................................... 137
Appareil d’appui sous charges horizontales .................................................... 141
Chevêtre sur appuis intermédiaires ................................................................. 146
Partie entre futs ............................................................................................... 147
Schéma du ferraillage du chevêtre sur pile intermédiaire............................... 156
Action du vent .................................................................................................. 158
Mur en retour ................................................................................................... 165
Ferraillage du mur en retour ............................................................................ 168
Ferraillage du mur garde grève ........................................................................ 171
Effet de la surcharge Bc .................................................................................... 173
Ferraillage de la dalle de transition .................................................................. 175
Ferraillage du corbeau d’appui ........................................................................ 176
Modèle 2D du chevêtre .................................................................................... 177
Condition de non fragilité ................................................................................ 183
Schéma du ferraillage du chevêtre .................................................................. 186
Ferraillage du voile frontal ............................................................................... 188
Ferraillage des colonnes ................................................................................... 195
Abaque des valeurs de 𝜆2 et 𝜆3 ....................................................................... 200
Schéma de ferraillage des semelles sous piles intermédiaires ........................ 217
9
Liste des tableaux
Tableau 1: Méthodes empiriques d’estimation des débits ................................................. 26
Tableau 2: Calcul du temps de concentration ..................................................................... 28
Tableau 3: Coefficient de ruissellement .............................................................................. 28
Tableau 4: Résultats obtenus du profil en travers sous l’ouvrage ....................................... 30
Tableau 5: Résultats des différentes sections...................................................................... 31
Tableau 6: Comparaison entre le pont à poutres et le pont dalle en termes d’avantages et
inconvénients ........................................................................................................................... 41
Tableau 7: Cout et estimation .............................................................................................. 41
Tableau 8: Tableau de comparaison des solutions envisagées ........................................... 43
Tableau 9: Récapitulatif des différentes dimensions des éléments de l’ouvrage ............... 65
Tableau 10: Affouillement générale ................................................................................... 66
Tableau 11: Estimation de l’affouillement dû au rétrécissement de surface offerte à
l’écoulement 67
Tableau 12: Affouillement local ......................................................................................... 67
Tableau 13: Affouillement total ......................................................................................... 68
Tableau 14: Estimation du poids propre d’éléments du tablier ........................................ 69
Tableau 15: Coefficients a1 et a2 ....................................................................................... 71
Tableau 16: Coefficient bc .................................................................................................. 72
Tableau 17: Coefficient bt .................................................................................................. 73
Tableau 18: Comparaison des résultats du modèle sur ROBOT avec le modèle 2D .......... 96
Tableau 19: Moment de flexion longitudinal en travée de rive ....................................... 100
Tableau 20: Moment de flexion longitudinal aux états limites en travée de rive en t.m 102
Tableau 21: Moment de flexion longitudinal aux états limites en travée centrale en t.m
103
Tableau 22: Moments résistants ...................................................................................... 106
Tableau 23: Moment de flexion transversale travée de rive en t.m/m ........................... 109
Tableau 24: Moment de flexion transversale travée centrale en t.m/m ......................... 110
Tableau 25: Moment de torsion travée de rive en t.m/m ............................................... 111
Tableau 26: Moment de torsion entravée centrale ......................................................... 112
Tableau 27: Effort tranchant sur appuis ........................................................................... 113
Tableau 28: Moment transversaux maximum et minimum en travée ............................ 113
Tableau 29: Ferraillage transversal sur appuis ................................................................. 113
Tableau 30: Vérification des contraintes de cisaillement ................................................ 114
Tableau 31: armature d'effort tranchant pour le tablier ................................................. 114
Tableau 32: Ferraillage de la torsion ................................................................................ 115
Tableau 33: Illustration des encorbellements .................................................................. 115
Tableau 34: Section du calcul de ferraillage ..................................................................... 116

10
Tableau 35: Dimensions de l’encorbellement .................................................................. 117
Tableau 36: Moment d’encastrement ............................................................................. 121
Tableau 37: Différents paramètres nécessaires pour l’étude de répartition .................. 124
Tableau 38: Tableaux de Guyon Massonnet .................................................................... 124
Tableau 39: Répartition des efforts verticaux entre appareils d’appui sur la pile ........... 126
Tableau 40: Répartition des efforts verticaux entre appareils d’appui sur la pile ........... 127
Tableau 41: Réactions extrêmes du tablier sous différents cas de charges .................... 130
Tableau 42: Epaisseurs des frettes ................................................................................... 131
Tableau 43: Calcul es déplacements et des rigidités........................................................ 133
Tableau 44: Efforts dû aux charges linéaires .................................................................... 133
Tableau 45: Efforts dynamiques ....................................................................................... 134
Tableau 46: Tableau récapitulatif de répartition des efforts entre appuis ...................... 134
Tableau 47: Tableau récapitulatif de répartition des efforts entre appareils d’appuis ... 135
Tableau 48: Rotation en tête d’appui en rad ................................................................... 139
Tableau 49: Rotation en tête de culée en rad .................................................................. 140
Tableau 50: Rotations combinées piles ............................................................................ 140
Tableau 51: Rotations combinées en tête de culée ......................................................... 141
Tableau 52: Vérification des contraintes de cisaillement ................................................ 142
Tableau 53: Vérification de condition de non décollement avec ψ = 1.00 ..................... 144
Tableau 54: Vérification de condition de non décollement avec ψ = 1.00 ...................... 144
Tableau 55: Vérification de condition de non décollement avec ψ = 0.8 ....................... 145
Tableau 56: Efforts verticaux............................................................................................ 147
Tableau 57: Sollicitations dans le chevêtre ...................................................................... 149
Tableau 58: Calcul de ferraillage longitudinal et transversal du chevêtre ....................... 149
Tableau 59: Condition de non fragilité ............................................................................. 149
Tableau 60: Partie console ............................................................................................... 150
Tableau 61: Sollicitations dans la partie encastrée .......................................................... 152
Tableau 62: Armatures longitudinales ............................................................................. 152
Tableau 63: Condition de non fragilité ............................................................................. 152
Tableau 64: Couples de torsion ........................................................................................ 153
Tableau 65: Vérifications des contraintes de cisaillement ............................................... 154
Tableau 66: Calcul des armatures .................................................................................... 155
Tableau 67: Vérification du ferraillage ............................................................................. 155
Tableau 68: récapitulatif de ferraillage du chevêtre ........................................................ 156
Tableau 69: Inventaire des charges verticales ................................................................. 157
Tableau 70: Action de l’eau .............................................................................................. 159
Tableau 71: Inventaire des charges horizontales ............................................................. 160
Tableau 72: Efforts et moments dus aux différentes charges verticales et horizontales 161
Tableau 73: Sollicitations aux états limites ...................................................................... 162
Tableau 74: Ferraillage longitudinal de futs ..................................................................... 163
Tableau 75: Efforts verticaux............................................................................................ 166
Tableau 76: Efforts horizontaux ....................................................................................... 167
Tableau 77: Calcul des armatures .................................................................................... 167
................................................................................................................................................ 168
Tableau 78: Moments engendrés par es moments horizontaux ..................................... 170
11
Tableau 79: Charge permanente ...................................................................................... 173
Tableau 80: Ferraillage de la dalle de transition .............................................................. 174
Tableau 81: Evaluation des charges ................................................................................. 177
Tableau 82: Calcul des armatures .................................................................................... 179
Tableau 83: Condition de non fragilité ............................................................................. 180
Tableau 84: Charges horizontales .................................................................................... 180
Tableau 85: Calcul des armatures .................................................................................... 182
Tableau 86: Evaluation des couples de torsion ................................................................ 184
Tableau 87: Vérification des contraintes.......................................................................... 184
Tableau 88: Calcul de ferraillage ...................................................................................... 185
Tableau 89: Vérification du ferraillage ............................................................................. 186
Tableau 90: Récapitulatif du ferraillage du chevêtre ...................................................... 186
Tableau 91: Evaluation des charges ................................................................................. 189
Tableau 92: Charges horizontales .................................................................................... 190
Tableau 93: Efforts et moments engendrés par les charges verticales ........................... 191
Tableau 94: Efforts et moments engendrés par les charges horizontales ....................... 192
Tableau 95: Efforts et moments combinés ...................................................................... 193
Tableau 96: Armatures longitudinales ............................................................................. 194
Tableau 97: Catégorie du terrain selon le fascicule 62 titre V ......................................... 198
Tableau 98: Facteur de potence ....................................................................................... 199
Tableau 99: Calcul de la capacité portante ...................................................................... 202
Tableau 100: Evaluation des charges verticales ................................................................. 204
Tableau 101: Charges horizontales .................................................................................... 205
Tableau 102: Efforts et moments engendrés par les charges appliquées à la semelle ..... 207
Tableau 103: Efforts et moments combinés ...................................................................... 208
Tableau 104: Justification au renversement ...................................................................... 209
Tableau 105: Vérification de décompression du sol .......................................................... 210
Tableau 106: Décompression du sol .................................................................................. 210
Tableau 107: Mobilisation du sol ....................................................................................... 211
Tableau 108: Vérification du glissement ............................................................................ 212
Tableau 109: Sollicitations dans la semelle ........................................................................ 213
Tableau 110: Récapitulatif du ferraillage ........................................................................... 214
Tableau 111: sollicitations .................................................................................................. 215
Tableau 112: Récapitulatif du ferraillage ........................................................................... 216
Tableau 113: Charges verticales ......................................................................................... 218
Tableau 114: Charges horizontales .................................................................................... 219
Tableau 115: Efforts et moments engendrés par les différentes charges ......................... 220
Tableau 116: Efforts et moments combinés ...................................................................... 221
Tableau 117: Justification au renversement ...................................................................... 222
Tableau 118: Décompression du sol .................................................................................. 222
Tableau 119: : décompression du sol ................................................................................. 223
Tableau 120: Mobilisation du sol ....................................................................................... 223
Tableau 121: Vérification du glissement ............................................................................ 224
Tableau 122: Sollicitations.................................................................................................. 225
Tableau 123: Récapitulatif du ferraillage ........................................................................... 226
12
Tableau 124: Sollicitations.................................................................................................. 226
Tableau 125: Vérification des armatures et récapitulatif du ferraillage ............................ 227
Tableau 126: Evaluation des tassements ........................................................................... 230

13
Introduction
L’étude ou la conception d’un pont constitue un travail de synthèse et de discipline, et
nécessite une bonne connaissance des divers types d’ouvrages, leurs prédimensionnement et
problèmes d’exécutions. Le souci de l’ingénieur est de trouver une solution adéquate vis-à-vis
des contraintes naturelles et fonctionnelles imposées, cette solution doit être aussi
économique en respectant l’aspect architectural pour une meilleure intégration.

Dans ce mémoire nous allons faire la conception et l’étude d’un pont courbe de
franchissement de l’Oued Tafraout, au point kilométrique PK 16+500 de la route provinciale
RP 5101, qui relie Boulemane à Skoura.

14
I. Généralités
I.A PRESENTATION D’ORGANISME D’ACCUEIL
Projet 7 groupe conseil est un bureau d’études crée en 1994. Il est sous la direction de
Monsieur DAOUDI Amine.

Adresse : 37, avenue du Deux Mars, résidence. Lava - 20500 Casablanca

Tél /Fax : 0522 228 989 / 0522 228 991

Effectif Inférieur à 10,

Activités : Bureau d’études routes, ouvrages d’art.

I.B PRESENTATION DU PROJET


I.B.1. Introduction
Dans le cadre de développement des infrastructures et afin d’assurer la pérennité de la
circulation sur le réseau routier reliant la ville de Boulemane et la commune Skoura, en tout
moment de crue la direction provinciale de l’équipement et des transports de Boulemane a
lancé le projet de reconstruction de l’ouvrage d’art au PK16+500 de la route provinciale
RP5105 de la province de Boulemane et dont l’étude de construction a été confiée au Bureau
d’Etudes PROJET 7, Casablanca. L’objectif de cet ouvrage est de remplacer l’ouvrage détruit
par la crue. Généralement toute étude comprend trois phases :

• Etude de définition ;
• Etude de l’avant-projet ;
• Etude du projet d’exécution.

I.B.2. Ouvrage existant :


L’ouvrage existant était un pont ancien construit par des matériaux susceptibles à
l’écroulement et non muni de moyens de protection, il s’est effondré lors d’une sévère crue
en 2008 vu qu’il se trouvait dans la chaaba donc il se trouvait noyé après chaque crue de pluie
qui détériorait peu à peu des morceaux de ces appuis

15
Ouvrage effondré

16
Ouvrage emporté prise amont

17
I.B.3. Situation de l’ouvrage

Le site de la présente étude se situe dans le Nord-Est de la ville de Boulemane, à environ


64km de la ville de Sefrou, à mi-distance entre la commune rurale Skoura et la ville de
Boulemane (à environ 16km de Boulemane)

Vue générale coté Skoura

Cet ouvrage permet le franchissement d’un petit oued surnommé Oued Tafrawt situé à
environ 1km du village Tafardoust, au point de coordonnées Lambert approximative
suivantes :

X=569000.00 Y=320100.00

18
Vue générale vers Boulemane

I.B.4. Données naturelles


I.B.4.1. Géomorphologie
La région d’étude se situe au cœur des montagnes du moyen Atlas, donc le relief
caractérisant la région est essentiellement montagneux à paysage méandriforme à sinuosité
très prononcée d’un cours d’ancien fleuve ou rivière dont le courant est assez élevé pour
éroder les berges.

I.B.4.2. Géologie
La région d’étude appartient au synclinale Skoura, se caractérise principalement par
des dépôts bathoniens qui sont cantonnes dans les principales synclinales (EM Mers, Skoura,
Marmoucha). Les études ont permis de distinguer quatre formations dont l’Age s’échelonne
du Bathonien moyen jusqu’à Bathonien supérieur.la formation d’Ich Timellaline, organisée en
séquences quercynoises, reflète l’instauration d’une plate-forme carbonatée interne et
traduit ainsi une phase d’abondons. La troisième étape marquée par la reprise de la
progradation du complexe deltaïque, est représentée par la formation de Tizi Issoultane, où
les séquences deltaïques sont de type front de delta et plaine deltaïque.
19
I.B.4.3. Climatologie
Un climat humide à semi humide en zone montagneuse moyen atlasique, froid en hiver et
tempéré en été. La moyenne des précipitations dépasse les 600 mm avec des grêles et des
inondations suite aux averses.

Au mois de Juillet, la température moyenne est de 22.1 °C. Juillet est de ce fait le mois le plus
chaud de l'année. Avec une température moyenne de 3.2 °C, le mois de Janvier est le plus
froid de l'année.=

I.C HYPOTHESES DE BASE


I.C.1. Documents utilisés
Les documents qui vont être utilisés dans la présente étude sont :

• Carte IGN 1/50000 ;


• Tracé en plan au 1/500 ;
• Rapport géotechnique du LABOSOL Fès, Réf : LS/ETU/049/2012 ;
• Photos du site de l’ouvrage en question

I.C.2. Matériaux
• Béton

Pour tous les éléments de l’ouvrage : béton Fc28=30MPa

• Acier

La Nuance d’acier utilisé est Fe500.

• Sol

D’après le rapport géotechnique du LABOSOL Fès, Réf : LS/ETU/049/2012 la lithologie du


site présente une couche alluvionnaire superficielle d’une épaisseur maximale de 1.5m,
constituée d’alluvions d’oued (blocs Galets et grave hétérométriques hétérogéniques noyés
dans une matrice sableuse). Le diamètre maximal des blocs d’oued peut atteindre 500mm
localement.

Les couches alluvionnaires surmontent un substratum puissant rocheux constitué du


calcaire grisâtre à noirâtre dur, à joints marneux (d’environ 3à 5cm) par endroits

La contrainte admissible du sol, vis-à-vis la rupture et les tassements, établie à partir des
caractéristiques pressiométriques. Cette contrainte est limitée à 𝑞𝑎 = 4.73MPa, Les
tassements pressiométriques prévisibles, calculés pour cette contrainte retenue, sont
négligeables.

20
I.C.3. Charges

• Charges routières :

Conformément au fascicule 61 titre II, les charges prises en compte sont : Charges de
trottoirs, A, B, MC 120, Me 120.

• Séisme :

On se réfèrera dans tout ce qui suit au guide AFPS 1992 pour la protection parasismique
des ponts.

• Vent :

D’après le fascicule 61 Titre II, chapitre III, « Le vent souffle horizontalement dans une
direction normale à l´axe longitudinal de la chaussée. Il développe sur toute surface frappée
normalement une pression de 2.000 newtons par mètre carré (N/m²) »

• Température :

D’après le fascicule 62 Titre I, nous prenons pour les dilatations linéaires un coefficient
forfaitaire de dilatation du béton armé égal à 10-5.

• Retrait :

Conformément au fascicule 62 Titre I, pour un climat humide à semi humide, nous prenons
une déformation relative de 3.10-4.

I.C.4. Règlements adoptés


Les règlements utilisés sont :

• Conception : Ponts courants en zone sismique, guide de conception.


• Béton armé : BAEL91-modifié 99.
• Charges et surcharges : Fascicule 61 titre II.
• Géotechnique : Fascicule 62 titre V.

I.C.5. Logiciels utilisés


Les logiciels utilisés sont :

• ROBOT STRUCTURAL ANALYSIS


• RDM 6
• EXPERT BA
• AUTOCAD CIVIL 3D

21
II. Calcul
hydrologique/hydraulique
Généralement la conception des ouvrages sur les cours d’eau implique la fixation de
plusieurs paramètres en fonction du site, bien évidement les caractéristiques du cours d’eau.

A l’égard des caractéristiques du cours d’eau et plus particulièrement de ses crues, les
principaux paramètres sont ceux qui définissent le débouché offert à l’écoulement :
- Le débit de pointe pour une période donnée
- Le niveau des plus hautes eaux

II.A HYDROLOGIE
Oued Tafrawt est un affluent rive gauche d’oued Guigou. Il prend sa source entre les
montagnes moyennes atlasiques en s’écoulant sous forme d’un grand chàaba à débit
relativement faible, en période des crues précédentes, cet oued a connu des vitesses
d’écoulement d’eau très élevées et un débit violant, ce qui a causé une coupure de circulation
en provoquant l’effondrement total de l’ancien ouvrage submergé.

22
II.A.1. Carte IGN du site de l’ouvrage

Carte IGN au 1/50 000

II.A.2. Bassin versant


Le Bassin Versant (BV) en un point d'un cours d'eau (exutoire) est une surface regroupant
l'ensemble des points d'où partent les écoulements qui passent par le point A pour poursuivre
leur trajet vers l'aval.

Les limites d'un BV sont les lignes des crêtes qui le séparent d'un bassin voisin. Ces lignes de
crêtes sont tracées sur une carte en courbe de niveau.

La délimitation du bassin se fait en partant du point ou l’ouvrage sera posé, et on suit les cours
d’eau jusqu’au sommet des montagnes points sources de l’ecoulement, puis on trace la ligne
qui définie le bassin en partant de l’exutoire et passant par tous les sommets où débute
l’ecoulement.

23
Bassin Versant

II.A.3. Détermination des paramètres du bassin :


II.A.3.1. Surface du bassin :

La surface du bassin versant est un paramètre essentiel dans a détermination des débits, elle
est donnée par AutoCAD comme suit :

Surface du bassin

On prendra par la suite S=9.1 km²

24
II.A.3.2. Plus long drain :
Généralement, les B.V peuvent avoir différents cours d’eau, dont un seul est considéré comme
étant le cours d’eau le plus long du bassin versant. Ce dernier se mesure comme étant, la
distance curviligne depuis l'exutoire jusqu'à la limite la plus éloignée
La mesure de la longueur de ce cours d’eau a été effectuée par AutoCAD et ça donne la valeur
suivante :

Plus long chemin hydraulique

On prend L=5km

II.A.3.3. Pente moyenne du bassin :


La pente moyenne est une caractéristique essentielle qui intervient dans la détermination du
débit et de vitesse d’écoulement dans un cours d’eau, elle est donnée par la formule suivante
:
2

𝐿
𝑃=
𝐿
∑ 𝑘
√𝑖𝑘
( )
P𝑚𝑜𝑦 : La pente moyenne du cours d’eau ;

𝐿 : La longueur totale du cours d’eau (m) ;

𝐿𝑘 : La longueur des tronçons constituant le cours d’eau ;

i𝑘 : La pente du tronçon.

Pente moyenne du bassin

Le calcul de la pente moyenne se fait directement du profil en long. La pente moyenne du


cours d’eau calculée est :

P=0.097 Soit P=9.7 %

25
II.A.4. Calcul du débit :
L’évaluation du débit de pointe dans un bassin pour une période de retour T donnée
se fait soit en utilisant un ajustement des données statistique si le bassin est jaugé, soit en
utilisant les données d’un bassin similaire jaugé, ou finalement par les formules empiriques.

Pour notre cas on utilisera les formules empiriques vue l’absence des données statistiques.

Les méthodes empiriques sont utilisées, dans le cas d’absence de station hydrométrique. Elles
ont été établies en fonction des paramètres et des caractéristiques du bassin versant tel que
la surface, la pente moyenne, les altitudes maximales et minimales, etc...

Chaque formule empirique a un domaine d’application. L’utilisation fréquente des formules


empiriques permet d’établir le domaine d’utilisation de chacune d’elle en fonction de la
surface du BV.

Le tableau suivant présente les domaines d’application de quelques formules :

S<1km² 1km²<S<10km² 10km²<S<25km² 25km²<S<100km² S>100km²


Mac-Math OUI
Burkli-Ziegle OUI OUI
Rationnelle OUI OUI OUI
Mallet-
OUI OUI
Gauthier
Fuller II OUI OUI
Régionales OUI
Tableau 1: Méthodes empiriques d’estimation des débits

Le bassin versant étudié a une surface de 8.4 km², compris entre 1km² et 10km², donc on utilise
les formules de Burkli-Ziegle et rationnelle, puis on retiendra la moyenne des deux valeurs
trouvées.

II.A.4.1. Formule de Burkli-Ziegle :


Le débit est donné par :

𝑄𝑇 = 0.0039 𝐶 𝐻 𝑆 0.75 𝐼 0.25


Avec :
Q : débit du période T en (m3/s) ;
S : surface du bassin en (ha) ;
H : pluviométrie maximale en 1h en (mm) ;
I : pente moyenne du bassin en (mm/m) ;
C : coefficient de ruissellement

26
II.A.4.2. Méthode rationnelle :
Le débit est donné par :

𝐶𝐻𝑆
𝑄𝑇 =
3.6
Avec :
Q : débit du période T en (m3/s) ;
S : surface du bassin en (ha) ;
H : pluviométrie maximale de période T en (mm/h) pendant le temps de concentration
Tc ;
C : coefficient de ruissellement

Donc l’application de la formule rationnelle demande la détermination de l’intensité


pluviométrique pour une fréquence donnée

L’intensité pluviométrique :

I = 𝑎 𝑡𝑐 −𝑏
Avec a et b sont des coefficients de Montana de la période T et tc : le temps de concentration.

On va travailler avec les coefficients de Montana a=12.939 et b=0.738 (Voir annexe G)

Ces coefficients correspondent aux coefficients de Montana de la région de MIDELT qui


est une région semblable à la région de Boulemane d’un point de vue climatologique.

• Estimation de temps de concentration :

Le temps de concentration est l’un des premiers paramètres à estimer correctement pour
le calcul des débits de crue. Le choix de la méthode appropriée, dépend de facteurs
topographiques, pluviométriques et aussi de facteurs d’échelle, liés à la taille du bassin
versant.

27
Valeur du temps de
Formule
concentration Tc (mn)
𝐿
Formule de Kirpich 𝑇𝑐 = 0.0195 ∗ ( )0.77 33.75
√𝑃
3
0.108 ∗ √𝐿 𝑆 ∗ 60
Formule de Turazza 𝑇𝑐 = 72.32
√𝑃
𝐿
Formule ESPAGNOLE 𝑇𝑐 = 0.3 ∗ 60 ∗ ( )0.76 84.82
𝑃0.25
1
Formule de Venture 76 ∗ (𝑆 𝐿)3 95.28
𝑇𝑐 =
√𝑃
𝐿
Formule CALIFORNIENNE 𝑇𝑐 = 0.1452 ∗ 60 ∗ ( )0.77 73.86
√𝑃
Temps de concentration retenu Tc (mn) = 81.57
Tableau 2: Calcul du temps de concentration

La valeur donnée par la formule de Kirpich est trop loin d’où la nécessité de l’écarter, puis
on fait la moyenne et on trouve Tc=81.57mn.

Le tableau ci-après donne les valeurs du coefficient de ruissellement, en fonction de la


couverture végétale, de la nature du sol et de la pente du terrain naturel

Tableau 3: Coefficient de ruissellement

Notre site est montagneux, de couverture végétale destinée au pâturage avec une couche
d’argile compacte. Donc d’après le tableau ci-dessus on prend :

Cr = 0.6

28
II.A.4.3. Tableau récapitulatif des débits :

Méthode Débit de pointe (m3/s)

Burkli-Ziegle 43.34

Rationnelle 45.3

Le débit retenu est la moyenne des deux valeurs obtenues :

Q=46m3/s
II.A.5. Calcul hydraulique :
L’étude hydraulique de l’ouvrage de franchissement est réalisée dans le but de
conférer à la structure une ouverture et un gabarit suffisants pour faire évacuer la crue de
projet arrêtée par l’étude hydrologique, elle s’occupe d’analyser l’écoulement à l’intérieur de
l’ouvrage et son effet sur toute la structure en tenant compte des conditions d’entrée et de
sortie et du lit de l’oued à l’amant et à l’aval de la section de franchissement

Elle se fait en deux phases principales :

- Détermination du niveau des plus hautes eaux (PHE) sans la présence de l’ouvrage afin
d’estimer l’influence directe de cette côte sur la côte à donner à l’intrados de l’ouvrage ;

Illustration des différents paramètres du calcul hydraulique

II.A.5.1. Détermination du PHE


Pour le calcul du PHE, on assimile le lit de l’oued à un ensemble de trapèzes, puis on
détermine le débit correspondant à chaque valeur de la hauteur de la crue par le biais de la
formule de Manning-Strickler :
3
𝑄𝑝 (𝑚 ⁄𝑠) = 𝐾 𝑆𝑚 𝑅𝐻 √𝐼
2/3

29
Avec :

Qp : Débit calculé en m3/s.


Sm : Surface mouillé en (m²).
RH : Rayon hydraulique en (m) = (surface mouillé / périmètre mouillé).
I : Pente du lit de l’Oued au droit de l’ouvrage. Dans notre cas I = 9.7 %.
K : le coefficient de Strickler représentant la rugosité globale du lit. Dans notre cas, K=25
On effectuera trois profils en travers de l’oued sous, en amont et en aval de l’ouvrage,
afin d’avoir une triple précision du PHE.

Les résultats obtenus du profil en travers sous l’ouvrage sont présentés ci-dessous.

K=25 I=0,01
H Pm(m) Sm(m²) Rh(m) Qp(m3/s)
0,5 13,9 2,67 0,19 2,22
1 16,81 6,394 0,38 8,39
1,5 20,35 10,78 0,53 17,64
2 24,38 16,1 0,66 30,52
2,5 28,66 22,38 0,78 47,44
3 33,26 29,7 0,89 68,85
P1 3,5 39,56 38,34 0,97 93,87
4 45,85 48,52 1,06 125,96
4,5 52,15 60,24 1,16 165,80
5 58,45 73,49 1,26 214,02
5,5 64,75 88,27 1,36 271,31
6 70,86 104,54 1,48 338,70
6,5 75,08 122,13 1,63 422,31
7 78,97 140,61 1,78 516,41
Tableau 4: Résultats obtenus du profil en travers sous l’ouvrage

En faisant une interpolation linéaire sur les valeurs de débits obtenus, on obtient le PHE :

3 − 2.5 3 − 𝑃𝐻𝐸
=
68.85 − 26.13 68.85 − 46
D’où PHE=2.73m
Les résultats des autres sections seront présentés dans l’annexe A.

30
Le tableau suivant présente les résultats du PHE trouvés pour chaque profil en travers :

Profil en travers PHE(m)


P1(sous l’ouvrage) 2.73

P2(amont) 2.85

P3(aval) 2.75
Tableau 5: Résultats des différentes sections

Donc la cote des plus hautes eaux est de : 1259.73 NGM (la lame d’eau est de 3m)

II.A.5.2. Effet de l’ouvrage sur l’écoulement


Vue la hauteur de la brèche qui dépasse de loin le niveau des plus hautes eaux alors la pose
de l’ouvrage n’aura aucune incidence sur l’écoulement.

PHE=3 m
Débouché linéaire =18.88m
Débouché superficielle = 33.64m²
Débit de projet = 46 m3/s
Vitesse de l’écoulement=1.37 m/s
Tirant d’air =9 m

31
III. Conception et Pré
dimensionnement
III.A TRACE DE L’AXE ROUTIER PORTE PAR
L’OUVRAGE :

Afin d’implanter l’axe du projet, un raccordement routier est nécessaire, entre la route
existant et le projet. Pour cela, il faut établir un tracé en plan, ainsi qu’un profil en long pour
déterminer les différents paramètres caractérisant la route :
- Le rayon de raccordement ;
- La longueur du clothoïde ;
- Les rayons saillant et rentrant ;
- La pente etc...
La route existante est une route Hors Catégorie de vitesse de base Vb=40km/h.

▪ Rayon de courbure

Pour les normes marocaines, on définit pour chaque catégorie 2 valeurs limites du rayon
- RMN : qui assure la stabilité d’un véhicule dans une courbe déversée à 4 %.

- RMA : qui assure la stabilité d’un véhicule dans une courbe déversée à 7 %.

Vitesse de base (km/h) / Catégorie 40 / Hors catégorie


Rayon Minimum Normal RMN 30 m
Rayon Minimum Absolu RMA 15 m
Rayon choisi 40 m

32
▪ Devers :

Lors d’un virage et lorsque la route est hors Catégorie, La norme marocaine donne le devers
convenable en fonction du rayon de courbure comme l’illustre le tableau suivant :

R (m) d%
≤30 7
35 6
40 5
45 4.5
50 4
55 3.5
60 3
65 3
70 2.5
>70 Profil Normal

Le devers adopté pour notre cas est d = 5%

▪ Surlargeur de la chaussée dans le virage :

Elle est donnée par :


50
𝑆= Pour R<250m
𝑅

Pour notre rayon R=40, on trouvera S=1.25m, et on prendra S=2m.

La route en amont et en aval de l’ouvrage est de 8m de largeur composée de 6 m de


chaussée et 1m d’accotement de chaque côté pour se comptabiliser à la Surlargeur introduite
le long de la courbe qui est de l’ordre de 2m, notre plateforme du tablier sera de 10 m
composée de 8m de chaussée et un 1m de trottoir de chaque côté.

Cette Surlargeur est :

-portée par moitié de part et d’autre de l’axe ;

-maintenue sur toute la longueur de la courbe ;

-Introduite progressivement au même temps que le devers.

▪ Longueur de raccordement de devers « Clothoïde » :

Les longueurs de raccordement devers sont : (Vb=40km/h et changement de devers=2%/s)


sont :

33
Rayon Routes non soumises au Routes soumises au
déneigement déneigement
70 28 m 28 m
50 36 m 36 m
30 52 m 36 m

Notre rayon est égal à 40 m, et d’après La loi de formation du raccordement


progressive « Clothoïdes »

R. L = A²

Avec : A = paramètre - type


L = longueur curviligne
R = rayon du cercle
pour les routes H.C, on a A=40m donc la longueur du clothoïde est L = 40 m.

Tracé en plan de l’axe routier

La création de la ligne rouge -l’axe de la route- pour une route Hors Catégorie doit
respecter des valeurs normées, concernant les rayons saillants et rentrants, qui sont :
Déclivités max : 7%
Rayons min :
En angle saillant : 2.000m
En angle rentrant : 1.000m
34
Profil en long

Afin de permettre un assainissement correct de l’ouvrage d’art étudié et pour respecter au


mieux le dénivellement entre les deux rives le profil en long présente une pente unique de 1%
au niveau de la traversée

Etant donné que l’ouvrage d’art étudié est en site propre, il n’y aura besoin de déviation
provisoire du trafic pendant les travaux

III.B PROBLEMATIQUE DE LA COURBURE :


Les ponts courbes sont des ouvrages plus difficiles à réaliser. Toutefois, si le tracé en
plan au droit de l'ouvrage est courbe, on cherchera à donner à l'ouvrage une courbure
constante, en évitant en particulier les portions de clothoïdes sur ouvrage.

Cependant, pour une même brèche, les franchissements courbes en plan nécessitent
une longueur d'ouvrage plus longue que pour un franchissement droit et rectiligne.

Cette longueur détermine bien entendu le choix du type d'ouvrage dans les mêmes
conditions que les caractéristiques de la brèche. Mais plus que les ouvrages droits et
rectilignes, un ouvrage courbe implique, outre les problèmes de calcul, des soins à apporter à
la conception technique et esthétique des appuis.

En effet, sur le plan du calcul, le comportement mécanique des ouvrages droits et


rectilignes est différent des ouvrages courbes dans lesquels les états de flexion sont modifiés
du fait de la torsion introduite par la courbure. Bien que l'étude de ces problèmes particuliers
soit rendue possible par des moyens de calcul plus ou moins généraux tels que, par exemple,
un programme de modélisation aux éléments finis, il n'en demeure pas moins que ces
ouvrages restent des ouvrages spéciaux bien qu'étant ouvrages types. En effet, par rapport à
un franchissement droit et rectiligne leur coût est plus élevé, ceci du fait de leurs travées de
longueur plus importante et de leurs appuis plus longs, du fait aussi des dispositions
constructives particulières portant sur les divers renforcements locaux.

35
III.C CONCEPTION DE LA STRUCTURE :
Le choix du type de l’ouvrage qui s’adapte le mieux possible au contexte de chaque
projet stipule la connaissance à la fois de l’ensemble des contraintes à respecter et l’ensemble
des types d’ouvrages qui peuvent être envisagés.

La comparaison de ces deux ensembles permet de retenir la solution, ou les solutions,


qui apparaissent à première vue comme les meilleures, et qui feront ensuite l’objet d’études
plus approfondies. C’est une opération de synthèse dans laquelle interviennent de nombreux
paramètres et qui fait essentiellement appel au jugement et à l’expérience de l’ingénieur.

Cette opération reste alors délicate et ne peut en aucune manière être automatisée,
non seulement à cause de la variété et de la complexité des problèmes à résoudre, non
seulement parce qu’elle comporte des éléments non chiffrables (par exemple l’adaptation
architecturale au site), mais aussi à cause de l’évolution incessante des types d’ouvrages. Il est
donc nécessaire de se tenir continuellement au courant des variations des prix des différentes
sortes de ponts, des changements dans la réglementation technique, des nouvelles méthodes
d’exécution et des nouvelles formes d’ouvrages, éventuellement des nouveaux matériaux
utilisables, etc.…

Au Maroc Le choix d’une solution est conditionné par les contraintes techniques,
économiques et esthétiques. Les contraintes techniques se présentent dans les contraintes
du site et de l'environnement où l’ouvrage va être implanté, les contraintes de la voie dont il
est support, et enfin des dispositions constructives, généralement on s’oriente vers la solution
qui offre les meilleures conditions d'exécution, à savoir, la disponibilité du matériel et de la
main d’œuvre destinée à réaliser les travaux en respectant le délai de construction. Les
contraintes économiques résident dans le fait de choisir une variante qui présente un coût
raisonnable. Quant au côté esthétique, il faut juste signaler que la variante choisie doit être
compatible avec le paysage du site tout en respectant sa faisabilité économique et technique.

III.C.1. Données et contraintes fonctionnelles :


Différentes contraintes et données fonctionnelles interagissent dans ce projet, doivent
être tenues en compte. Ces dernières réduisent l’intervalle des variantes proposées et
favorisent l’emploi d’un pont sur l’autre. Parmi ces données contraintes influençant, nous
citons :

III.C.1.1. Contraintes du Site et environnement :


Le site est de caractère montagneux se caractérise par des pentes assez importantes
et l’absence des terrains plats ce qui élimine la possibilité de préfabrication.

III.C.1.2. Données géométriques :


Une forme géométrique non ordinaire caractérisée par une courbure importante de
rayon 40 m et qui provoque en plus des moments de flexion dans les deux sens, une torsion
importante exigeant un tablier robuste.

Les extrémités de la brèche ont des cotes élevées ce qui conditionnent le calage de
l’ouvrage et non le débit (PHE).

36
III.C.1.3. Données géologiques et géotechniques :
Le sol est de résistance élevée empêchant le tassement général ainsi que le tassement
différentiel entre les appuis, d’où l’utilisation des semelles superficielles.

III.C.2. Domaine des solutions :

III.C.2.1. Longueur de l’ouvrage :


La longueur de l’ouvrage étudié est une résultante logique de l’ensemble des données
et contraintes présentées et discutées dans les chapitres précédents.

Cette longueur est donc estimée à 50 m environ. Elle peut être adaptée à chaque type
de solution, mais beaucoup d’entre elles ne sont compétitives pour cette longueur ce qui les
élimine d’une manière triviale.

L’affinement de cette longueur peut se faire par la suite par optimisation, sans qu’il
soit déterminant pour le choix des solutions.

III.C.2.2. Distribution des travées


En fonction de la longueur retenue, le compromis technico-économique tablier-appuis
stipule un éventail de travées envisageables. Une optimisation plus fine de cette distribution
a fixé le nombre de travées pour les solutions envisageables.

Il est entendu que cette analyse a intégré les limites technico-économiques de chaque
type de structure.

III.C.2.3. Types de structures envisageables


Le type de structure peut être déterminé par la prise en compte de trois facteurs
principaux :

 Matériaux utilisés : béton armé ou précontraint, acier, etc. ;

37
 Adéquation de ces matériaux aux exigences du site : préfabrication ou mise en œuvre
sur place ;
 Méthode de construction : les structures retenues doivent se rattacher à des
méthodes de construction adaptées à la brèche.
 Adaptation de la solution envisageable à la courbure

En appliquant ces trois critères et en tenant compte de ce qui précède, les structures
suivantes ont été élues, avec des portées unitaires optimales :

 PDBA : Pont Dalle en béton armé coulées en place ;


 PPBA : Pont à poutres en béton armé ;
 Dalot

III.C.3. Analyse des variantes retenues :

Ce sont des ouvrages en béton armé, de dimensions très variées (de 0.5m à 4m voir plus).
Leurs formes à l’avantage d’avoir une section d’écoulement importante pour des hauteurs
réduites.

Les éléments préfabriqués peuvent être posés sous chaussée et affleurer le sol pour
recevoir directement des charges roulantes.

Si l'étude de sol préalable du sol le recommande, une dalle de répartition peut être mise
en œuvre sous l'ouvrage pour le stabiliser.

La formule de DELORME nous permet d’estimer le débit capable de l’ouvrage :


3
𝑄𝐶 = 𝛼 𝐵 𝐻2
Avec :

𝛼=1.5 pour les dalots

B= ouverture pour les dalots

0.8 ≤ H ≤1.2 h où h : hauteur du dalot et H : surélévation de l’eau à l’entrée de l’ouvrage

Notre dalot est un dalot triple se composant de trois ouvertures de 3x3 donc,

B=3*3=9m et on prend H=1h=3m d’où :


3
𝑄𝐶 = 1.5 ∗ 3 ∗ 3 ∗ 32 = 70.15𝑚3 /𝑠

38
Puisque on a un débit Q=46 m3/s, alors le dalot permet largement de faire passer une
crue de 100 ans.

Section de l’oued avec dalot

Notre dalot aura une longueur de 40 m afin de s’adapter à la courbure sans aucun problème.
Ainsi un volume important des terrassements non seulement au niveau de l’oued et son
aménagement pour recevoir l’ouvrage mais aussi au niveau des parties riveraines de l’oued
qui sont caractérisées par une grande pente et des courbes de niveau étroitement espacées
nécessitant un remblaiement énorme d’où un cout total très élevé et non raisonnable ainsi
que les problèmes de stabilité qui en résultent.

Vue en plan du dalot

Ce sont des ouvrages composés des poutres parallèles sous la chaussée, solidarisées
transversalement par des voiles en béton armé formant les entretoises, en plus d’une dalle en
béton armé (hourdis) qui joue le rôle de membrure supérieure de liaison des poutres. Leurs
avantages résident surtout dans la bonne adaptation aux gabarits et dans la faible hauteur de

39
construction, une exécution simple des fondations et moins chère, ainsi un cout d’entretien
minime lorsque l'ouvrage est bien conçu,

Malgré qu’ils présentent un domaine de portées économiques variant de 15 à 25 m pour


chaque travée, mais ils restent des ponts d’esthétique médiocre, en plus qu’ils nécessitent
plus de mains d’œuvre que d’autres types de ponts.

Les ponts à poutres, a priori peu adaptés à la courbure, sont utilisables lorsque la courbure
est faible (rayon supérieur à 15 fois la portée), en plaçant les poutres suivant une ligne
polygonale dont chaque travée forme un côté. La courbure du tablier est obtenue en faisant
varier la largeur du débord du hourdis.

Utilisation des poutres pour former la courbure de l’ouvrage

Ce sont des ponts dont le tablier représente une dalle porteuse qui est appuyé sur des
piles et des culées. Les ponts dalles sont en général réalisés en BA monolithe précontraint ou
non. Le tablier de la DA est armé longitudinalement et transversalement. Les ponts en DA sont
utilisés pour des portées allant jusqu'à 15 m. Ils peuvent être compétitive jusqu'à 20 m avec
une section transversale à encorbellement latéraux. Par rapport à un pont classique à poutres
en BA, le pont-dalle consomme plus de béton (25 à 30 % en plus) et d'autant d'acier. Par
contre, il économise considérablement en coffrage. De plus, il est d'une exécution aisée
permettant la réutilisation des coffrages et il est beaucoup plus mince, ce qui est un avantage
sur le plan esthétique et sur le plan terrassement puisqu'une économie notable peut être faite
au niveau des remblais d’accès.

Au point de vue capacité, les ponts dalles possèdent une très grande résistance au
cisaillement et à la torsion. C'est pourquoi on les utilise souvent en ouvrages biais et en
ouvrages courbes. Les ponts dalles sont donc des ouvrages robustes et d'exécution facile.

40
Le tableau ci-dessous résume la comparaison entre le pont à poutres et le pont dalle en
termes d’avantages et inconvénients :

Avantages Inconvénients

Possibilités de préfabrication Tablier épais  peu


esthétique  emploi en
zone rurale (sur oued)
Economie de la matière (béton et Consomme plus de main
Pont à poutres acier)  plus employé au Maroc d’œuvre
Avantages des travées Mal adaptation au biais et à
indépendantes (tel que peu la courbure
sensible aux tassements
différentiels)
Inconvénients
Tablier mince : Actuellement pas de
Esthétique  emploi en zone préfabrication
urbaine (en ville et sur autoroute)
Gain de terrassement (moins de
remblai d’accès).
Pont dalles Economie sur la main d’œuvre Consomme plus de matière
(25 à 30 % plus)
Robuste : bonne résistance au Inconvénients des travées
cisaillement et à la torsion  continues (tel que sensibilité
employé en biais ou en courbe aux tassements différentiels)

Tableau 6: Comparaison entre le pont à poutres et le pont dalle en termes d’avantages et inconvénients

Pour bien mener l’estimation des deux types de ponts, on fixe la longueur à 50m et la
largeur à 10m et on se réfèrera aux ratios des prix des ponts au Maroc basés sur la multitude
estimation des différents ponts faites par les ingénieurs et experts dans le domaine de la
construction des ouvrages d’art.

Largeur(m) Longueur(m) Surface Cout unitaire par Total (DH)


(m²) (DH/m²)
PPBA 10 50 500 6 500 3 250 000
PDBA 10 50 500 7 500 3 750 000

Tableau 7: Cout et estimation

41
III.C.4. Etude comparative
Afin de simplifier la comparaison relative des familles de solutions envisagées et de
l’éventail qu’elles recouvrent, il paraît objectif, dans un premier temps, de fixer des critères
de jugement et de les hiérarchiser.

Les principaux critères de choix, dans le contexte illustré par l’ensemble des éléments
donnés précédemment, sont les suivants, par ordre de priorité relative, mais tous sont
importants :

 Le coût : il détermine le domaine de compétitivité du triplet : structure, portée


déterminante et méthode de construction ;
 La facilité d’exécution : il comprend l’accès aux appuis du pont, les procédés d’érection
de toutes les parties du pont (fondations, piles et culées, tablier) ;
 L’adaptation au site et au milieu : il inclut la simplicité par rapport aux exigences de la
brèche, le respect du lit principal du cours d’eau et la bonne insertion dans le site ;
 Les délais d’exécution : il s’intéresse aux modes de réalisation et aux moyens de mise
en place requis par les structures proposées ;
 La pérennité, la fiabilité et la facilité d’entretien : il englobe le rendement mécanique
de la structure, la bonne maîtrise de la conception et de la mise en œuvre, ainsi que le
coût d’entretien.

Chacun de ces critères peut être pondéré lors de l’analyse de choix.

Le tableau suivant illustre le niveau de réponse aux critères évoqués ci-dessus par chacune
des variantes étudiées.

VARIANTES PROPOSEES PPBA PDBA


COUT Estimation (en DH) 3 250 000 3 750 000

Coût/m2 (en DH) 6.500 7.500

Ecart % Coût min - 16%

ADAPTATION A LA COURBURE  ☺☺

FACILITE D’EXECUTION Accès aux appuis ☺ ☺


Procédé de réalisation ☺ ☺
Aléas fondations ☺ ☺
ADAPTATION AU SITE Simplicité ☺☺ ☺☺
Respect du lit mineur  ☺
Esthétique  ☺
DELAI GLOBAL ☺ ☺☺
PERRENITE ENTRETIEN ☺☺ ☺☺

42
 ☺☺ : très bonne réponse au critère ;
 ☺ : bonne réponse au critère ;
  : réponse suffisante au critère ;
  : réponse faible au critère ;
  : réponse très faible au critère.

Tableau 8: Tableau de comparaison des solutions envisagées

III.C.5. Choix du parti


En égard aux réponses apportées par chaque solution aux divers critères de jugement,
la variante choisie doit s’accommoder de façon optimale des contraintes de l’obstacle à
franchir.

En effet, sur une échelle de 5 et en pondérant respectivement ces critères de jugement


des taux suivants : 30 %,30%, 10 %, 10 %, 10 % et 10 %, la note finale obtenue pour chaque
variante est :

 3,70 points pour la variante n°1 (PPBA) ;


 4,50 points pour la variante n°2 (PDBA).

Le résultat de cette analyse montre que la solution n°2 : pont dalle en béton armé
coulées en place est à retenir pour la suite de l’étude. D’autant plus, que cette variante offre
incontestablement la meilleure combinaison des critères de choix :

 Elle est simple et de réalisation facile ;


 Elle s’adapte parfaitement à la courbure ;
 Elle s’intègre au site et respecte le lit principal du cours d’eau ;
 Elle présente une meilleure pérennité et une bonne résistance aux sollicitations
potentielles ;
 Localement, elle est bien pratiquée.

III.C.5.1. Implantation des appuis


L’implantation des appuis est une étape très importante et complexe lors de la conception
de l’ouvrage et qui prend en considération les données suivantes :

• Les données géométriques et géographiques : ces données concernent le tracé en


plan, le profil en long, le profil en travers et la hauteur libre (tirant d’aire + PHE).
• Les données géotechniques : ils conditionnent les possibilités et le type des fondations.
• Les données hydrologiques : ces données concernent les résultats de l’étude
hydrologique et hydraulique, ainsi que l’estimation des affouillements

43
Plusieurs solutions d’implantation sont possibles, nous allons retenir celle qui respecte les
proportions suivantes :

• Les travées l1 et l2 peuvent être égales ou différentes. Mais généralement le rapport


• l1/l2 est pris égale : l1/l2 = 0,6 à 0,85. En pratique, la portée des travées de rive (l1) est de
60% (lrive = 0,6lcent) de la portée de la travée adjacente l2 (rapport le plus faible requis
pour équilibrer les efforts dans les travées et éviter les soulèvements sur culées).
• La longueur des travées ne doit pas dépasser le domaine de portée économique des
ponts dalles, allant jusqu’à 20m.
• Prenant en compte les conditions citées en dessus (hydrologie, géotechnique…).

Pour notre cas le choix a été fixé sur un pont dalle à trois travées dont la travée centrale
est de 18m et les deux travées de rives semblables sont de 12m de portée ce qui donne un
rapport lrive/lcentrale = 0.66 > 0.5.

Nous représenterons ci-dessous un aperçu sur l’implantation des appuis choisie :

Implantation des appuis vue en plan

44
Implantation des appuis vue de coté

45
III.C.5.2. Conception du tablier :

La route à l’amont et à l’aval est l’objet d’un élargissement, sa largeur est de 8m dont 6m de
chaussée et 1m d’accotement de chaque côté, d’où la nécessité de comptabiliser cette
dernière à travers le pont et en ajoutant une Surlargeur sécuritaire de 2m puisque notre
ouvrage traverse un virage.

La largeur du tablier est donc de 10m composée de deux voies de circulation mesurant 8m et
un (1) mètre de trottoir de chaque côté.

D'une façon générale, la section transversale résulte principalement de la longueur des


travées, celle-ci étant elle-même définie à partir de l'implantation des appuis. Cette section
transversale dépend également, mais dans une moindre mesure, de la largeur du profil en
travers de la voie portée.

On opte pour une dalle à encorbellements pour des considérations d'ordre esthétique, ceux-
ci diminuant l'épaisseur apparente de la dalle et favorisant certaines dispositions particulières
d'appuis. Notons que leur présence augmente également le rendement géométrique de la
section et permet ainsi d'atteindre des portées plus importantes

Illustration de section du tablier avec encorbellements latéraux

III.C.5.3. Conception des appuis :

Au sens large du terme, les appuis ont pour rôle de transmettre les efforts dus au tablier
jusqu'au sol de fondation. On peut donc définir un appui comme un élément intermédiaire
qui permet de reporter sur le sol les efforts provenant du tablier.

Un appui peut être caractérisé par son comportement mécanique et l'on peut distinguer, de
ce fait, deux grandes catégories :

- les appuis transmettant uniquement des réactions verticales ou quasi verticales : Piles
- les appuis transmettant des réactions verticales et horizontales importantes : culées

46
D'une manière générale, un appui comporte deux parties bien distinctes :

- une superstructure ou fut, sur laquelle repose le tablier par l'intermédiaire d'appareils
d'appui ; elle est constituée soit par un ou plusieurs voiles, soit par une série de colonnes ou
poteaux généralement surmontés d'un chevêtre ; la superstructure repose éventuellement
sur une nervure jouant le rôle de simple soubassement ou d'élément de répartition et de
raidissement.

- une fondation, constituée soit par une simple semelle reposant directement sur le sol ou sur
un massif de béton non armé, soit par un ensemble de pieux réunis en tête par une semelle
de liaison.

Coté mécanique, les culées assurent la transmission des efforts au sol. Elles limitent les
déplacements verticaux et les efforts horizontaux en tête. Côté technique, les culées assurent
l’accès à l’intérieur de l’ouvrage.

On distingue cinq types de culées :

- Les culées enterrées

- Les culées remblayées

- Les culées creuses

- Les culées en terre armée

- Les culées contrepoids

Le choix des culées doit tenir en compte les facteurs suivants :

- la grande hauteur de la brèche à franchir 10m environ ;

- la bonne qualité du sol, d’où l’utilisation des fondations superficielles ;

- la nécessité de pouvoir visiter l’ouvrage.

Donc les culées enterrées semblent être les mieux adaptées dans notre cas vu qu’ils
s’adaptent facilement pour tout type de fondation et à n’importe quelle hauteur de remblais
qui sont généralement talutés à 3H/2V.

47
Une culée enterrée comporte :

- Un sommier d’appui (chevêtre) : c’est l’élément sur lequel s’appuie le tablier. Sa


surface doit permettre, l’implantation des appareils d’appui et La mise en place de
vérins, ainsi que l’évacuation des eaux.
- Un mur garde grève muni d’un corbeau arrière sur lequel reposera la dalle de
transition.
- Deux murs en retour : des voiles en béton armé encastrés à la fois sur le mur garde
grève et le chevêtre. Ils sont destinés à retenir, de façon latérale, les terres en tête de
culée
- Les fûts : Ils sont au nombre de quatre par culée, de forme rectangulaire.
- La dalle de transition : destinée à affaiblir les effets des dénivellations entre la chaussée
et l’ouvrage résultant d’un compactage imparfait du remblai proche des parois.

Illustration des culées

Ce sont les appuis intermédiaires servant à transmettre les efforts au sol

D'une manière générale, un appui comporte deux parties distinctes :

- une superstructure ou fût, sur laquelle repose le tablier par l'intermédiaire d'appareils
d'appui ; elle est constituée soit par un ou plusieurs voiles, soit par une, série de colonnes ou
poteaux généralement surmontés d'un chevêtre ; la superstructure repose éventuellement
sur une nervure jouant le rôle de simple soubassement ou d'élément de répartition et de
redressement.

48
- une fondation, constituée soit par une simple semelle reposant directement sur le sol ou sur
un massif de béton non armé, soit par un ensemble de pieux réunis en tête par une semelle
de liaison

▪ Choix des piles :

Schéma présentant la structure des piles

A la différence du tablier, pour lequel les données sont généralement simples et peu
nombreuses que ce soit sa géométrie ou son schéma mécanique et par conséquent les choix
possibles relativement limités, la conception et le choix des appuis sont, au contraire, liés à
une multitude de paramètres d'importance et d'incidence variables bien évidement les
caractéristiques du franchissaient du tablier , site et sol de fondation auxquels peuvent
s'ajouter éventuellement des contraintes dans le domaine de l'esthétique pour les appuis vus.

La première problématique rencontrée dans la conception des appuis est la courbe que
représente le tracé de la route qui conduit généralement à des longueurs différentes des
lignes d'appui. Ici encore, les problèmes de conception et le choix des appuis peuvent
influencer le choix de la structure ainsi que la méthode utilisée pour la calculer.

Pour y remédier on fera face à trois possibilités de disposition d’appuis :

- adopter des appuis ponctuels à fut unique supportant chacun un seul appareil d’appui, cette
solution est avantageuse en zone urbaine lorsque le tablier est de largeur modérée, ce qui
n’est compatible avec notre cas (largeur du tablier de 10m)

49
²

Pont dalle avec appuis ponctuels

-disposer les lignes appuis en parallèles ou suivant le biais (le tablier est alors courbe et biais
à la fois), cette configuration d’après le guide de SETRA est à éviter. (Voir figure ci-dessous)

-disposer les lignes d’appuis radialement c’est à dire perpendiculairement à l'axe longitudinal
du pont, cette disposition reste de loin la meilleure configuration à adopter (voir figure ci-
dessous)

a) appuis radiaux b) appuis biais

L’emploi des voiles est généralement dicté lors du franchissement d’une route pour
résister aux chocs des véhicules lourds, pour notre cas le franchissement est sur un oued et
l’utilisation des voiles est un surcout et va perturber l’écoulement de l’eau.

50
Selon la largeur du tablier le guide SETRA propose le nombre des colonnes à prendre, pour
une largeur comprise entre 6 et 10m, le nombre de colonnes est fixé à deux (2) par lignes
d’appuis.
2 colonnes par chaque ligne d’appuis disposée d’une manière radiale ou rayonnante.

Le chevêtre assure le transfert des descentes de charge et éventuellement des efforts


horizontaux transmis par le tablier (freinage, efforts centrifuges, etc…), il permet également
de placer des vérins pour soulever le tablier en cas de changement d’appareils d’appui,
opération qui peut être difficile si l’on ne dispose que de la seule surface offerte par les
colonnes

Un cas dans lequel le rôle du chevêtre peut être déterminant est celui d'un tablier en
dalle ayant une grande longueur de ligne d’appuis, soit du fait de sa largeur, soit de celui d’une
courbure accentuée comportant donc normalement un assez grand nombre de points
d’appui, d’où l’utilisation du chevêtre s’avère nécessaire.

Notre choix est fixé sur un chevêtre sous forme d’une poutre rectangulaire.

Le type des fondations dépend de trois facteurs :

➢ La contrainte de compression admissible sur le sol ;


➢ Les risques d’affouillements dans le cas d’ouvrage en site aquatique ;
➢ Les phénomènes de tassements qui doivent être compatibles avec l’intégrité des
superstructures.

Le type de fondations employées varie en fonction de la proximité ou de l’éloignement du


bon sol par rapport au terrain naturel. Généralement on distingue principalement deux types
de fondations : Fondations superficielles sur semelles et Fondations profondes sur pieux.
Selon les conditions géotechniques du site signalées dans le rapport géotechnique.

Après examen du rapport géotechnique (voir annexe) nous adopterons des fondations
superficielles

Le niveau d'appui ou la profondeur d'ancrage d'une fondation, doit être descendu à


une profondeur suffisante pour mettre le sol d'assise à l'abri des effets climatiques. Dans les
terrains meubles, cette profondeur ne peut être inférieure à 0.50 m et de 1 m en région

51
montagneux. En cas de risque d'affouillement, cette profondeur doit être au moins à 0.50 m
de la côte d'affouillement.

On place les semelles à une profondeur de 4m du niveau du sol pour se situer sur la couche
du calcaire grisâtre à noirâtre très dur ainsi pour être au-dessous de l’affouillement total qui
de l’ordre de 2.2m.

52
Implantation des sondages et des semelles

53
III.C.5.4. Conception des équipements du pont :
Les équipements d’un pont ont pour but de rendre le tablier apte à assurer sa
fonctionnalité vis-à-vis les usagers. Un bon choix d’équipements est nécessaire pour maintenir
la durabilité de l’ouvrage.

Trop souvent considérés comme accessoires, les équipements remplissent un certain


nombre de fonctions :

➢ La sécurité (bordures des trottoirs, dispositifs de retenues, grilles).


➢ La protection et la maintenance des éléments structurales
➢ Le bon fonctionnement de la structure (appareils d’appui et joints de
chaussées).
➢ Le confort de la chaussée (dalle de transition, joint de chaussée).
➢ L’esthétique (corniche et garde-corps).

Les appareils d’appui jouent un rôle structural assez important. De nos jours, certains ne
les considèrent plus comme un équipement même un élément principal de la structure tel
que les appuis ou les fondations.

Appareil d’appuis sollicité

N : Efforts Normaux provenant des efforts verticaux (poids propre et surcharges).

V : Efforts Horizontaux provenant des efforts de freinage, de retrait (et fluage), de dilatation
thermique et de la rotation aux appuis.

α: Rotation due à la pose et aux surcharges.

Leur conception nécessite assez complexe puisqu’ils sont souvent associés aux appuis et aux
fondations (notamment en ce qui concerne la répartition des efforts horizontaux sur les
appuis).

On distingue quatre types d’appareils d’appui :

➢ Les appareils d’appui en béton ;


➢ Les appareils d’appui en élastomère fretté,
➢ Les appareils d’appui spéciaux ;

54
➢ Les appareils d’appui métalliques.

Contenant des recommandations parasismiques ainsi que la torsion induite par la


courbure, le choix des appareils sismiques influe sur les répartitions des efforts sismiques
transversaux entre les piles et les culées, donc il est recommandé de prévoir des appareils
d’appuis en élastomère fretté.

Les différents éléments entourant les appareils d’appui

Le revêtement des tabliers comprend généralement une couche d'étanchéité et une


couche de roulement.

Le rôle de l’étanchéité est d’assurer la protection de la structure des infiltrations et


prolonger sa durée de vie car :

➢ L’environnement de l’ouvrage peut être très agressif (pluie, gel/dégel, les sels au bord
de la mer, les gaz d’échappement…)
➢ Le béton n’est pas étanche (fissures, zones de reprise de bétonnage, nids de cailloux) :
risque d’infiltration d’eau et d’agents chimiques nuisibles.
➢ Les aciers corrodés engendrent une perte de résistance
➢ L’eau peut dissoudre les joints et éclater les pierres des ponts en maçonnerie

55

La variation de la température, les déplacements ou déformation par les
charges d'exploitation, le phénomène du retrait pour les ouvrages en béton, souvent
engendre des déplacements longitudinaux du tablier. Ce dernier est librement
dilatable à travers un jeu aménagé pour cet effet. Ce jeu est ensuite couvert par un
joint de chaussé dont le rôle est le confort et la sécurité des véhicules et assurer la
continuité de la chaussée.

Exemple de joint de chaussée

Les trottoirs ont pour rôle d’assurer la circulation des piétons en toute sécurité vis-à-vis
les véhicules. L’I.C.T.A.R.N (aménagement des routes nationales) exige un minimum de 1 m
de largeur. Dans notre cas, nous allons prendre 1 m de largeur pour le trottoir.

56
Le pont porte une route empruntée par différentes catégories d'usagers qui doivent
pouvoir y circuler en toute sécurité, c’est le rôle principal des dispositifs de retenue.
on distingue les gardes corps, les glissières, les barrières et les séparateurs, chaque type est
utilisé selon le niveau de sécurité cherché.

Pour notre cas on opte pour des glissières en amont et en aval de l’ouvrage (zones d’accès
à un virage) et un garde-corps sur l’ouvrage pour respecter la plateforme de la route.

Exemples des dispositifs de retenue

L'objectif d'un système d'évacuation des eaux est d'assurer une évacuation rapide des
eaux pluviales pour éviter l'inondation de la chaussée en plus d’une protection contre les
infiltrations dans les couches de roulement.

Les eaux peuvent être recueillies d'un côté (via une pente transversale de 5% obtenu à la
suite d'un profilement de la géométrie de la structure). Ensuite, les eaux sont évacuées par
des gargouilles débouchant à l'air libre (pont sur oued).

III.D PREDIMENSIONNEMENT DES ELEMENTS :


III.D.1. Tablier :
III.D.1.1. Epaisseur de la dalle :
Dans la gamme des portées moyennes, leur très fort élancement constitue un atout
important, tant du point de vue esthétique que technique. A titre indicatif, les élancements
(rapports de l'épaisseur sur la portée la plus longue) courants sont les suivants :

Travée unique Deux travées Trois travées


PSI DA 1/20 1/26 1/28
On a un pont dalle à trois travées donc :
ℎ 1 18
= −→ ℎ= = 0.643𝑚
𝑙 28 28
57
On prendra par la suite une épaisseur de dalle h=0.70m.

III.D.1.2. Encorbellement :

Pour que les calculs de dimensionnement puissent être faits par les méthodes usuelles,
il convient de respecter les conditions suivantes :

-La largeur de la nervure "Ln" doit rester supérieure à la moitié de la largeur totale "LT" du
pont, c.à.d.,

Ln≥ 0,5 LT=0.5 x 10 = 5m

- La largeur droite de l'encorbellement "Le" doit être inférieure au 1/5 de la portée du travée
lc, c.à.d., Le ≤ 0,2 lc =0.2 x 18 = 3.6m

En ce qui concerne l'encorbellement, l'inclinaison de la sous-face aura une valeur telle


qu'elle réserve une section suffisante pour l'encastrement tout en laissant bien apparente la
joue de la dalle. La valeur de cette inclinaison par rapport à l'horizontale, suivant la largeur de
l'encorbellement et l'épaisseur de la dalle, sera le plus souvent comprise entre 1/20 et 1/10
(voir figure ci-dessous). L'inclinaison de la dalle sera voisine de 1/2 par rapport à la verticale.
L'épaisseur he est de l'ordre de 15 cm et il est à porter à 22 cm dans le cas d'un ancrage de
BN4.

Encorbellement

58
Elément Dimension (m)
Epaisseur de la dalle H 0.70
Largeur totale de la dalle LT 10.0
Tablier Largeur de la nervure LN 6.40
Largeur droite de l’encorbellement Le 1.80
Epaisseur à l’extrémité de l’encorbellement He 0.20

Dimensions de la section transversale du tablier

Pentes au niveau des encorbellements

III.D.2. Superstructure :
III.D.2.1. Appuis intermédiaires (pile) :
Le diamètre des colonnes est choisi de telle manière à respecter la condition suivante (PP73
chap. 1.1.2 P56) :
𝐻
𝐷>
10
Avec

D : diamètre de la colonne ;
9 𝑚 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑝𝑝𝑢𝑖𝑠 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑚é𝑑𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠
H : la hauteur du fut 𝐻={
5 𝑚 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑝𝑝𝑢𝑖𝑠 𝑑′𝑒𝑥𝑡𝑟𝑒𝑚𝑖𝑡é
On choisit donc des colonnes de diamètre 1.2m afin d’éviter le flambement.

59
On adoptera un espacement entraxe des futs d’ordre de 4m et un débord par rapport
au chevêtre de 0.6 m

III.D.2.2. Le chevêtre
Le chevêtre doit permettre :

- L’implantation des appareils d’appuis ;


- Le placement des niches à vérins pour le changement des appareils d’appuis.
• Largeur : sa largeur dépend de la dimension de la pile, de la zone d’about et de
l’espacement entre les travées.

L = max {largeur de pile ; longueur pris par les zones d’abouts}

Dans notre cas on prend une largeur de 1.5m.

• Longueur : sa longueur dépend des dimensions de la pile, de la largeur du tablier et des


espacements entre le bord des appareils d’appui et le bord du chevêtre. Dans notre cas,
on prend une longueur de 6.4 m,
• Hauteur : sa hauteur doit être supérieure ou égale à 1 m. On prend une hauteur de 1m

III.D.2.3. Appareils d’appui :


L’espacement mesuré suivant la ligne d’appui sera de l’ordre de 1/4 de la largeur de
l’intrados du tablier (largeur de la nervure) donc d’après (PP73 chap 1.1.2 P17) :
6.4
= 1.6𝑚
4
Soit 4 appareils d’appuis espacés de 1.6m avec un débord par rapport au chevêtre de
0.8m de chaque coté

III.D.2.4. Abouts :
La longueur d'about est bien entendu à dimensionner en respectant ces deux
conditions.

En pratique, cette longueur d'about peut être prise au moins égale aux valeurs ci-après
:

0,1 + 15.D dans le cas de dalles en béton armé

D désigne le diamètre du plus gros fer ancré par courbure au-delà de la ligne d'appui.

Ces dimensions forfaitaires sont suffisantes sous réserve d'un ancrage par courbure et au-delà
de la ligne d'appui des armatures passives en face inférieure de la dalle.

On prendra une longueur de 0.5m de chaque côté.

60
Zones d’about

III.D.2.5. Appuis d’extrémités (culées) :


Le pré dimensionnement des culées comporte :

La longueur 𝐿𝑐 = largeur de la travée 10𝑚

La hauteur du sommier doit être supérieure à 0.8 𝑚, pour des raisons de robustesse, nous
prenons 𝐻𝑐 = 1𝑚 ;

La largeur 𝐿𝑐= 1.20 𝑚.

Le sommier d’appuis sera incliné de 2% vers l’oued

Leur épaisseur est exprimée par la formule : 𝐸 ≥ 𝐿+220,

Avec L la longueur du mur (2 𝑚 ≤ 𝐿 ≤ 5 𝑚)

On prend alors 𝐿 = 4.00 m et 𝐸 = 0.30 𝑚 ;

La hauteur est prise égale à celle du mur garde grève augmenter d’une hauteur
d’encastrement sur le chevêtre. Nous adoptons une hauteur de 1.5 𝑚.

Sa hauteur est celle du tablier plus les bossages et appareils d’appuis : 1𝑚 ;

Sa longueur est la largeur du tablier diminué de l’épaisseur des murs de retour 𝐿= 9.4 𝑚.

Son épaisseur est en fonction de sa hauteur : on a pour 1≤ℎ≤2 : 𝑒=0.1+0.1ℎ, ainsi nous
avons une épaisseur 𝑒=0.2m.

61
Sa longueur, peut être calculée par la formule suivante : 𝐿 > 𝑀𝑖𝑛 [6 𝑚 ; 𝑀𝑎𝑥 (3 ; 0,60×ℎ𝑔)]

Nous adoptons une longueur de 4 m, avec une pente de 5%.

Sa largeur est égale à celle des murs de grève : 9.4 𝑚.

Son épaisseur est prise en générale 0.3 𝑚.

- Hauteur : 4 m ;

-largeur : 0.2 m

-Longueur : largeur du tablier 10 m

Le choix est fixé sur quatre (4) poteaux de forme rectangulaire, d’une épaisseur de 0.8 𝑚.

L’espacement entraxe adopté pour les colonnes est de 3.06m.


D’après PP73 1.2.3 P42 la largeur des colonnes est donnée par la formule :
ℎ1
𝑎3 = 0.002 𝑒 ℎ1 ( ℎ1 + 3) (𝐻𝑓 − )
2
Avec h1 : hauteur du voile frontale =5m

Hf : la hauteur du fut =5m

On prend un espacement entraxe des colonnes d’ordre 3.33m, ce qui donne a = 1.05m

Et pour convertir ce carré en rectangle équivalent on utilise la règle suivante :

𝑏 𝑥 𝑐 2 = 𝑎3
On a déjà fixé b=0.8m et on trouvera c=0.92, on prend c=1m.

III.D.3. Fondation :
III.D.3.1. Semelle sous piles :
D’après les prescriptions du (PP73 chapitre 1.2.1 P17), la longueur de la semelle est donnée
comme suit :

Ls= (n-0.2) x e tel que n : nombre de colonnes et e : leur entraxe

D’où Ls= (2 - 0.2) x 3.2 =5.76 m

Pour la facilite de l’exécution on prend Ls = 6m.

62
On choisit une hauteur de semelle hs = 1.2m.

La largeur doit vérifier la condition suivante :


𝐵−𝐷
< ℎ𝑠  B < 5.2 m
4

On prend B=3m.

III.D.3.2. Semelle sous culées :


On appliquera les mêmes règles précédentes :

Ls= (n-0.2) x e tel que n : nombre de colonnes et e : leur entraxe

D’où Ls= (4 - 0.2) x 3.33 =12m

Afin d’optimiser en largeur, On prendra Ls=11m

On choisit une hauteur de semelle hs = 1.2m.

La largeur doit vérifier la condition suivante :


𝐵−𝐶
< ℎ𝑠  B < 5.45 m
4

On prend B=4.5 m

63
Elément Valeur Unités
Epaisseur de la dalle H 0.70 m
Largeur totale de la dalle LT 10.0 m
Largeur de la nervure LN 6.40 m
Tablier
Largeur droite de l’encorbellement Le 1.80 m
Epaisseur à l’extrémité de
He 0.20 m
l’encorbellement
Longueur d'abouts Lab 0,5 m
Abouts Largeur d'abouts lab 10 m
Hauteur d'abouts Hab 0,7 m
Diamètre des colonnes Dp 1,2 m
Nombre de colonne 3 m
Pile Hauteur de la pile Hp 9 M
Espacement entraxe des futs Eef 4 M
Débord par rapport au chevêtre Dprc 0,6 M
Largeur du chevêtre lc 1,5 M
Chevêtre Longueur du chevêtre Lc 6,4 M
Hauteur du chevêtre Hc 1 M
Espacement entraxe des appareils
Eaa 1,6 M
d'appuis
Appareils d'appui Débord par rapport au chevêtre Daprc 0,8 M
Nombre d'appareils d'appui 4
Nombre de colonne 4
Colonnes Largeur de la colonne lcc 1 M
Longueur de la colonne Lcc 0,8 M
Longueur du sommier d'appuis Lsom 10 M
Sommier Largeur du sommier d'appuis lsom 1,20 M
d'appuis Hauteur du sommier d'appuis Hsom 1 M
Inclinaison vers l'oued 2 %
Culée

Épaisseur du mur en retour Emr 0,3 M


Mur en
Longueur du mur en retour Lmr 4 M
retour
Hauteur du mur en retour Hmr 3 M
Épaisseur du mur en retour Egg 0,2 M
Mur garde Longueur du mur en retour Lgg 9,4 M
grève
Hauteur du mur en retour Hgg 1 M
Dalle de Longueur de la dalle de transition Ldt 4 M
transition Largeur de la dalle de transition ldt 9,4 M
Épaisseur de la dalle de transition Edt 0,3 M

64
Inclinaison vers l'oued 5 %
Hauteur du voile frontale Hvf 4 M
Voile
Largeur du voile frontale lvf 0,2 M
frontale
Longueur du voile frontale Lvf 10 M
Largeur de la semelle lSp 3 M
Fondation

Sous piles Longueur de la semelle LSp 6 M


Hauteur de la semelle HSp 1.2 m
Largeur de la semelle lSc 4,5 m
Sous culées Longueur de la semelle LSc 11 m
Hauteur de la semelle HSc 1.2 m

Tableau 9: Récapitulatif des différentes dimensions des éléments de l’ouvrage

III.E CALCUL DES AFFOUILLEMENTS :


III.E.1. Introduction :
Les remblais d’accès et les piles des ponts modifient les caractéristiques géométriques d’une
cour d’eau ce qui engendre inéluctablement une modification les paramètres hydrauliques
telles que la vitesse, tirant d’eau. Des constats ont été faits à ce sujet, ces modifications
engendrent des affouillements du lit de la rivière qui qui peuvent constituer à juste titre des
dommages assez importants à l’ouvrage, ce phénomène d’affouillement atteint son maximum
pendant une crue, et se présente toujours sous forme des fosses dont l’évolution dépend des
paramètres hydrauliques de l’ouvrage.

L’affouillement se caractérise par sa profondeur au droit d’une pile qui n’est que la somme de
trois types d’affouillement :

• Une profondeur appelée « profondeur normale d’affouillement » HN qui se traduit


dans un lit mineur, et qui résulte d’une modification du rayon hydraulique.
• Une profondeur H K due à la réduction de la section offerte à l’écoulement, par le
remblai d’accès.
• Une profondeur d’affouillement locale HL due à la présence de la pile.

III.E.2. Estimation de l’affouillement général


Pendant l’écoulement des eaux en crue, non seulement le niveau de l’eau monte, mais encore
le niveau du lit de l’oued en général baisse. La valeur de cet abaissement est évaluée par
plusieurs formules empiriques :

• Formule de Kellerhals :
• Formule de LPEE
• Formule de LEVI

65
• Formule de CONDOLIOS

Formule Valeur
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑑90 > 6𝑚𝑚 ∶ 𝐻𝑛
Formule de Kellerhals −0.12
= 0.249 𝑄𝑝0.8 − 𝑑90 ℎ𝑊𝑠−0,8 − 𝐻𝑒
-2.30m

𝑄𝑃 6 −27
Formule de LPEE 𝐻𝑛 = 0.217 ( )7 . 𝑑50 − 𝐻𝑒 -1.58m
𝑊𝑠
𝑄𝑃 5 −1
Formule de LEVI 𝐻𝑛 = 0.234 ( )6 . 𝑑504 − 𝐻𝑒 -1.69m
𝑊𝑠
3
Formule de CONDOLIOS 𝑄𝑃 7 −16
𝐻𝑛 = 0.177 ( )8 . 𝑑50 − 𝐻𝑒 -2.20m
𝑊𝑠
Tableau 10: Affouillement générale

Donc la hauteur maximale d'affouillement normal : HN=0 m

III.E.3. Estimation de l’affouillement dû au rétrécissement


de surface offerte à l’écoulement
Lors de la construction des ponts, pour des raisons d’économie, les ponts sont prévus
plus courts que la largeur de la rivière sur laquelle ils sont construits.

Dans ce cas la largeur libre de l’écoulement des eaux en cas de crue se rétrécie par des
remblais d’accès ainsi que par les piles et les culées.

Le lit dans la partie rétrécie s’adapte tout seul pour permettre la plus grande profondeur
d’écoulement. La valeur de cet affouillement est évaluée par deux formules :

• Formule de LAURSEN :
3
1 7 6
𝑉 2 . 𝑑50𝑠𝑢𝑟 3 𝑊𝑠1 7
𝐻𝑟 = 𝐷0 + 𝐷0 (0.027 1 1 ) 𝑥 ( ) −1
𝑊𝑠2
𝐻𝑛 3 𝑑50𝑝𝑟𝑜 3
( )
• Formule de DUNN :
9
𝑊𝑠1 14
𝐻𝑟 = 𝐷0 ( ( ) )
𝑊𝑠2

Avec

Hr : l’affouillement dû au rétrécissement du lit de la rivière

D0 Profondeur d'affouillement normal

V : la vitesse moyenne d’écoulement dans la partie non rétrécie

66
D50sur : dimension de la maille par laquelle passe 50% en poids de matériau de la surface du lit
non rétrécie

D50pro : dimension de la maille par laquelle passe 50% en poids de matériau rencontré au fond
de l’affouillement dans la section du lit rétrécie

Ws1 : débouché linéaire de la section du canal non rétrécie

Ws2 : débouché linéaire de la section du canal rétrécie

He : PHE

Formule Valeur
Formule de LAURSEN -0.99m
Formule de DUNN -0.71m
Tableau 11: Estimation de l’affouillement dû au rétrécissement de surface offerte à l’écoulement

Donc la hauteur d’affouillement dû au rétrécissement Hr=0m

III.E.4. Estimation de l’affouillement local autour d’une pile


La présence d’une pile dans l’écoulement d’une rivière apporte des tourbillons à
l’écoulement des eaux. Les filets liquides déviés et les mouvements tourbillonnaires qui
accompagnent leur déviation sont susceptibles de remanier le lit mobile d’une rivière.

La valeur de cet affouillement est évaluée par les formules suivantes :

•Formule de CHATOU :

•Formule de AMAZA - SANCHEZ :

•Formule de CAMBEFORT :

•Formule de BRENSERS :

Formule de CHATOU : 𝑫𝟎 𝟎.𝟑 1.54m


𝑯𝒊 = 𝝀 ( ) 𝑩 𝒑
𝑩𝒑
Formule de AMAZA - SANCHEZ : 𝐵𝑝 2.09m
𝐻𝑖 = 𝑓𝐷0 (0.23 + 1.32 )
𝐷0
Formule de CAMBEFORT : 𝐷0 4𝐵𝑝 2.13m
𝐻𝑖 = 𝑓( + )
4 3
Formule de BRENSERS : 𝐻𝑖 = 1.4𝐵𝑝 1.96m
Tableau 12: Affouillement local

Avec :

D0 : Profondeur d'affouillement normal

Bp : largeur de la pile

Donc la hauteur moyenne d'affouillement local est Hi=1.93m.

67
L’affouillement total est donné comme suit :
𝟐 𝟏
Formule EDF : 𝑯𝒕 = 𝟎, 𝟕𝟑 (𝑸𝟏𝟎𝟎 /𝑾𝒔 )𝟑 𝒅𝟓𝟎 −𝟔 2.54m
Affouillement total : 𝑯𝒏 + 𝑯𝒓 + 𝑯𝒊 1.93m
Affouillement total retenu 2.2m
Tableau 13: Affouillement total

le milieu d’ancrage des semelles est un calcaire très dur et ce dernier est jugé non
affouillable.

III.F CALCUL DES ENROCHEMENTS


Le principe de protection par enrochements est très simple : l’affouillement se produit
par ce que les grains du sol constituant le lit sont assez petits pour être entraînés par les
courants de crue.

Pour imiter l’effet de l’affouillement sur les piles on dispose sur le lit autour de ces
dernières un tapis ou massif d’enrochement unitaire ment assez lourd pour que les courants
les plus violents ne puissent les déplacer, les matériaux du lit soustrait à l’action du courant
ne pourront être entraînés et le lit ne sera pas affouillé dans la zone protégée.

Les dimensions des enrochements sont évaluées par la formule de SOGREAH :

𝛾𝑤 𝑣 2
𝑑 = 0.7
𝛾𝑎 − 𝛾w 2𝑔

𝛾𝑤 : La masse volumique de l’eau 1t/m3 ;


𝛾𝑎 : masse volumique des sédiments 2.6t/m3 ;
v : vitesse moyenne de l’écoulement elle est égale à 1.37 m/s ;
g : l’accélération de pesanteur.

Tout calcul fait : 𝑑 = 0.04 𝑚

Le poids des enrochements est estimé comme suit :

𝑑3
𝑃 = 𝛾𝑎 𝜋 = 0.087 𝑘𝑔
6
On conclut qu’aucun enrochement n’est nécessaire.

68
IV. Evaluation des charges
L’évaluation des différentes charges appliquées sur la structure est une étape primordiale
dans La vérification de la sécurité structurale d’un ouvrage vis-à-vis les divers types de charges.

Les charges à évaluer sont de deux types :

• Les charges permanentes


• Les charges routières.

a. CHARGES PERMANENTES :
Elles englobent généralement le poids du tablier et les divers éléments qui le constituent,
deux types d’éléments sont à distinguer :

• Le tablier du pont ;
• Le revêtement et les équipements que porte le tablier.

Le tableau suivant présente le poids propre des éléments :

Élément Nombre Longueur Largeur Hauteur Volume Poids Unité


Âme 1 42 6,4 0,7 188,16 470,4 t
2 42 1 0,25 21 52,5 t
Encorbellements
Tablier 2 42 0,8 0,5 33,6 84 t
Total des éléments du tablier T1 606,9 t
Total des éléments du tablier en t/ml 14,45 t/ml
Garde-corps 2 42 0,1 8,4 t
Corniche 2 42 0,5 42 t
Trottoir 2 42 1 0,2 16,8 37,8 t
Autres éléments Bordures 2 42 0,2 0,3 5,04 12,6 t
Revêtement 1 42 8 0,05 16,8 39,48 t
Total des charges des autres éléments T2 140,28 t
Total des charges des autres éléments en t/ml 3,34 t/ml
Total (T1+T2) en t 747,18 t
Total des charges permanentes en t/ml 17,79 t/ml
Tableau 14: Estimation du poids propre d’éléments du tablier

On trouve ainsi le poids propre du tablier :

G=747.18 t

Pour avoir les poids par unité de longueur on divise le poids total trouvé par la longueur
de pont 42m soit un poids de 17.79 t/ml

69
b. CHARGES ROUTIERES :
Ces différentes charges sont définies conformément aux textes du Fascicule 61 titre II qui
donne essentiellement :

o Les charges routières normales avec deux systèmes différents : Système A et système
B;
o Les charges routières à caractère particulier du type militaire et du type exceptionnel
;
o Les charges sur les trottoirs et sur les pistes cyclables du type local et du type général
;
o Les charges sur remblais ;
o Les charges dues au vent, aux séismes et les efforts dus à un choc de bateaux sur un
appui de pont.

Les systèmes A, B, militaires et exceptionnels sont distincts et indépendants, leurs effets


ne peuvent être appliqués simultanément.

Avant de procéder à l'étude de ces chargements, on définit tout d’abord certains


paramètres qui seront très utiles pour la suite.

o Largeur roulable : Largeur de la plateforme – 2 × largeur de trottoir ;


o Largeur chargeable : Largeur roulable – 0,50 par dispositif de sécurité ;
o Largeur chargeable : Largeur roulable s’il n’y a pas de dispositifs de sécurité ;
o Nombre de voies : Largeur chargeable devisé par 3 ;
o Largeur d’une voie : Largeur chargeable devisé par le nombre de voies.
o La classe du pont dépend de sa largeur roulable :

1ère classe si Lr ≥ 7m
2ème classe si 5,5 < Lr < 7m
3ème classe si Lr ≤ 5,5m

o Le coefficient V0 qui dépend aussi de la classe du pont :

1ère classe V0=3.5m


2ème classe V0=3m
3ème classe V0=2.75m

Largeur de la plateforme - 10m


Largeur roulable Lr 10-2x1=8m
Largeur chargeable Lch 8m
Nombre de voies Nv 8
𝐸 ( ) = 𝐸(2.66) = 2
3
Largeur de voie V 8
= 4𝑚
2
Classe de pont - 1ére
V0 V0 3.5

70
IV.A.1. Charges A(l) :
Ce système se compose des charges uniformément réparties d'intensité variable
suivant la longueur surchargée et qui correspondent à une ou plusieurs files de véhicules à
l'arrêt sur le pont. Elles représentent un embouteillage ou un stationnement (pont urbain
équipé de feux aux extrémités ou embouteillage d'ordre quelconque), ou bien tout
simplement une circulation continue à une vitesse à peu près uniforme d'un flot de véhicules
composé de voitures légères et de poids lourds.
La valeur de A(l) est donnée par la formule :

𝐴 = 𝐴(𝑙)×𝑎1×𝑎2.
36
Avec : 𝐴(𝑙 ) = 0.23 +
𝐿 +12

Cette valeur est multipliée par les coefficients a1 et a2 données ci-après :

Nombre de voies chargées 1 2 3 4 >5


1ére 1 1 0.9 0.75 0.7
Classe du
2éme 1 0.9 - - -
pont
3éme 0.9 0.8 - - -
Tableau 15: Coefficients a1 et a2

La valeur de A1= a1 x AL trouvée par application des règles ci-dessus est inférieur à (0,44
- 0,0002 L) exprimé en t/m2 c’est-à-dire :
360
𝐴1 = max( 𝑎1. (2.3 + ) ; (4 − 0.002 𝐿 ))
𝐿 + 12
𝑉0
Le coefficient 𝑎2 est calculé par la formule suivante : 𝑎2 = ;
𝑉

Avec V la largeur de la voie V=4m et V0=3.5 m ce qui donne 𝑎2=0.875.

Nombre de voies Une


Deux voies
chargées voie
A(l) 1,88
Travées de rive A en t/m² 1,64
A en t/ml 6,58 13,15
A(l) 1,89
Travée centrale A en t/m² 1,66
A en t/ml 6,62 13,25

71
IV.A.2. Système de charge B :
Les charges de type B sont composées de 3 systèmes distincts :

- Le système Bc se composant de camions types.


- Le système Bt composé de groupes de 2 essieux (essieux-tandems).
- Le système Br qui est une roue isolée.

Ces convois sont mobiles et les valeurs de charges de ces trois types sont multipliées par
un coefficient de majoration dynamique, δ, qui sera explicité par la suite.

IV.A.2.1. Système Bc :
Le convoi Bc se compose d'un ou au maximum de 2 camions types par file. Dans le sens
transversal le nombre de files est inférieur ou égal au nombre de voies. Les caractéristiques
du convoi Bc sont présentées ci-après (Figure ci-dessous). Les charges sont données par
essieu.

Caractéristique du convoi Bc

Suivant la classe du pont et le nombre de files de camions considérées, les valeurs des
charges du système Bc à prendre en compte sont multipliées par un coefficient bc dont les
valeurs sont indiquées dans le tableau suivant :

Nombre de files de camions 1 2 3 4 5


1ere 1.2 1.1 0.95 0.8 0.7
Classe du 2eme 1 1 ----- ----- -----
pont 3eme 1 0.8 ----- ----- -----
Tableau 16: Coefficient bc

72
Notre pont est de 1ére classe d’où les valeurs de Bc sont : 1.2 pour une voie chargée, et
1.1 pour deux voies chargées.

IV.A.2.2. Système Bt :
Un tandem se compose de deux essieux munis de roues simples pneumatiques. Les
caractéristiques du système sont représentées dans la Figure ci-dessous.

Le système ne s’applique pas au pont de la 3ème classe. Pour les ponts de la 1ère et de la
2ème classe, il convient de respecter les règlements suivants :

– Dans le sens longitudinal, un seul tandem est disposé par file ;

– Dans le sens transversal, un seul tandem est supposé circuler sur les ponts à
une seule voie. Alors que pour les ponts supportant deux voies ou plus, on ne peut
placer que deux tandems au plus sur la chaussée, côte à côte ou non, de manière à
obtenir l’effet le plus défavorable.

Les caractéristiques du système sont présentées dans la figure suivante :


Caractéristique du convoi Bt

Suivant la classe du pont, les valeurs des charges du système Bt à prendre en compte sont
multipliées par un coefficient bt dont les valeurs sont indiquées dans le tableau suivant (pour
le pont de la 3ème classe il n’y a pas de coefficient bt) :

Classe du pont 1ère 2éme 3éme

Coefficient bt 1 0.9 -----

Tableau 17: Coefficient bt

Pour notre cas, le coefficient bt=1.

73
IV.A.2.3. Système Br :
C’est une roue de 10 tonne isolée disposée normalement à l’axe longitudinal de la
chaussée. Les caractéristiques de cette roue sont présentées dans la figure suivante :

Caractéristiques de la roue Br

IV.A.2.4. Coefficient de majoration pour effet dynamique :


Les charges du système Bt, Bc et Br sont des surcharges roulantes, et par conséquence, elles
doivent être multipliées par un coefficient de majoration pour effet dynamique. Ce coefficient
est déterminé à partir de la formule :
0.4 0.6
δ= 1+ +
4𝐺
(1 + 0.2 ∗ 𝐿) 1+
𝑆

Avec

𝐺 : poids propre du tablier ;

𝐿 : longueur de la travée ;

𝑆 : charge totale des camions multipliés par le coefficient bc ou bt, selon le nombre des voies
chargées.

Le tableau suivant présente les surcharges roulantes par essieu, pour le système de charge B

74
Gmin = 17.79*12=213.48t.

Type de système Nombre de voie Une voie chargée Deux voies chargées
chargée
Système Bc S1 54 108
bc 1,2 1,1
S 64,8 118,8
 1,16 1,19
Essieu avant 6t 8,35 7,86
Essieu arrière 12t 16,70 15,72
Système Bt S1 32 64
bt 1 1
S 32 64
 1,14 1,16
Charge par essieu 16t 21,65 22,03
Système Br S 10 -----
 1,12 -----
Charge par essieu 10t 11,25 -----

Gmin = 17.79*18=320.22t.

Nombre de voie Deux voies


Type de système Une voie chargée
chargée chargées
S1 60 120
bc 1,2 1,1
S 72 132
Système Bc
 1,12 1,14
Essieu avant 6t 8,06 7,54
Essieu arrière 12t 16,11 15,09
S1 32 64
bt 1 1
Système Bt S 32 64
 1,10 1,12
Charge par essieu 16t 20,93 21,19
S 10 -----
Système Br  1,09 -----
Charge par essieu 10t 10,92 -----

75
IV.A.2.5. Efforts de freinage (de AL et de Bc)
Les charges de type A et Bc sont susceptibles de développer des réactions de freinage.

Dans l'étude du tablier, les efforts de freinage ne sont pas à considérer. Ces efforts
n'intéressent que la résistance des appareils d'appui et la stabilité des appuis. En ce qui
concerne la charge AL, l'effort de freinage correspondant est donné par :

𝑎1 𝑎2 𝐴𝐿(𝐿𝑐ℎ. 𝐿𝑐)
𝐹𝐴𝐿 =
20 + 0.0035 (𝐿𝑐ℎ. 𝐿𝑐)
Où AL est la valeur calculée précédemment et (Lch x Lc) représente la surface chargée S en m².

Donc FAL vaut :

Une voie chargée Deux voies chargées


Travées de rive 7,15 10,63

Travée centrale 5,91 8,79

En ce qui concerne la charge Bc, un seul camion est supposé freiner. L'effet développé
est égal à son poids, c.à.d. :

FBc = 300 kN.


Cette valeur n'est multipliée ni par le coefficient bc, ni par le coefficient de majoration
dynamique δB.

IV.A.3. Système de charge Militaire M


Elles ne sont à prendre en compte que pour les itinéraires classés par l'armé. Les
charges militaires sont de deux classes : M 80 et M 120. Chaque classe se compose de 2
systèmes distincts :

-Mc : véhicule type à chenilles

-Me : groupe de 2 essieux.

Ainsi on distingue : Mc80, Mc120, Me80 et Me120. Le système Mc à chenille est plus utilisé
que celui à essieux.

Donc on se contentera dans ce qui suit à étudier le système Mc120 et Me120.

IV.A.3.1. Système Mc120 :


Les ponts doivent être calculés pour supporter les véhicules de type MC120. En effet
les véhicules types militaire sont plus défavorables que le système A et B, pour les hourdis ou
pour l’ossature du tablier.
76
Le système MC 120 est composé d’un véhicule militaire, ayant un poids MC total de
110 t et une longueur longitudinale de 6,10 m.

Ses caractéristiques sont représentées ci-dessous :

Caractéristiques du convoi Mc120

77
IV.A.3.2. Système Me120 :
Un véhicule du système Me120 comporte 2 essieux dont les caractéristiques sont
représentées sur la figure ci-dessous. Les deux essieux sont assimilés chacun à un rouleau.

Caractéristiques du convoi Me120

IV.A.3.3. Coefficient de majoration pour effet dynamique :


Les charges militaires doivent être multipliées par un coefficient de majoration
dynamique δ. Ce coefficient est calculé par la même formule donnée pour le système B.

0.4 0.6
δ= 1+ +
4𝐺
(1 + 0.2 ∗ 𝐿) 1+
𝑆

L : Longueur de l'élément considéré (en m)

G : Poids propre de l'élément considéré

S : Charge Mc ou Me maximale susceptible d'être placé sur l'élément considéré.

• Mc120 :
▪ Travées de rive (L=12m) :

Gmin = 213.48t δ =1.19


La charge appliquée par le système MC120 est : (𝑀𝐶120) =110*1.19/6.1 = 21.45 t/ml

▪ Travée centrale(L=18m) :

Gmin =320.22t δ =1.13

78
La charge appliquée par le système MC120 est : (𝑀𝐶120) =110*1.13/6.1 = 20.37 t/ml

• Me120 :

Gmin =213.48t δ =1.09


La charge appliquée par essieu de 33t est : (𝑀e120) =33*1.09= 36 t/ml

Gmin =320.22t δ =1.12


La charge appliquée par essieu de 33t est : (𝑀e120) =33*1.12= 36.63 t/ml

Les charges militaires sont supposées ne développer aucune réaction de freinage,


ni de force centrifuge.

IV.A.4. Charges sur les trottoirs :


Les trottoirs supportent des charges différentes, selon le rôle de l´élément structural
considéré. Il existe deux cas de charges sur les trottoirs.

IV.A.4.1. Charge locale :


Une charge uniforme de 450 kilogrammes par mètre carré est supportée par les
trottoirs de tous les ouvrages, y compris les bandes éventuelles de séparation des chaussées
et des pistes cyclables. Elle est prise en compte pour le calcul de tous les éléments des
couvertures et des tabliers, dalles, longerons, pièces de pont, suspentes, entretoises, mais non
pour celui des fermes principales (poutres). Elle est disposée tant en longueur qu´en largeur
pour produire l´effet maximal envisagé. Les effets peuvent éventuellement se cumuler avec
ceux du système B ou des charges militaires.

IV.A.4.2. Charge générale :


Pour la justification des fermes maîtresses qui supportent à la fois une chaussée et un
ou des trottoirs, il y a lieu d´appliquer sur les trottoirs une charge uniforme de 150
kilogrammes par mètre carré de façon à produire l´effet maximal envisagé. Dans le sens de la
largeur, chaque trottoir est chargé dans sa totalité. Dans le sens de la longueur, les zones
chargées sont choisies de la manière la plus défavorable.

IV.A.5. Charges sur les remblais :


Sur les remblais d'accès aux ouvrages, on dispose une charge uniforme répartie sur
toute la largeur de la plate-forme et d'intensité égale à :

Sr = 1 t/m2 ; ou Sr = 10 kN/m2
Elle intervient dans la justification de la stabilité des culées. En outre pour la
justification des éléments de faible dimension (t.q murs garde-grèves et mur en retour),

79
IV.A.6. Forces centrifuges :
Dans le cas des ouvrages courbes, des études effectuées à l'aide des programme
EUGENE du SETRA ont montré que, pour certaines conditions d'appui des tabliers, les forces
centrifuges développées par les systèmes de charge Bc peuvent engendrer des efforts en tête
d'appui considérables, en particulier nettement plus importants que ceux dus au freinage. La
valeur de cette force centrifuge totale, définie à l'article 7 du titre II du fascicule 61 du CPC,
est aisément calculable. Pour situer son ordre de grandeur, la force centrifuge développée par
un camion est une fraction de son poids égale à :

-0,30 pour un rayon de 56 m

-0,25 pour un rayon de 125 m

-0,20 pour un rayon de 400 m

-0,10 pour un rayon de 800 m.


𝑅+150
Ou Pour un rayon R quelconque
6 𝑅+350
Pour un rayon de courbure R=40m, la fraction est estimée à 0.32 du poids du véhicule
Bc valant 30t, d’où une force centrifuge égale à :

Fc=0.32*30=9.66t

80
V. Etude du tablier
V.A INTRODUCTION :
Les tabliers de ponts sont des structures tridimensionnelles, considérés comme
éléments plaques ou coques, dont l’état des contraintes, résultant des diverses actions
auxquelles elles sont soumises, ne peut être évalué avec précision qu’à l’aide de méthodes
numériques sophistiquées. Qui peuvent résoudre d’une manière approximative l’équation de
Lagrange :
𝑞(𝑥, 𝑦)
∆(∆𝑤) = −
𝐷
Avec :

w : la flèche en un point (x,y) ;

q(x,y) : chargement sur la dalle en un point (x,y)

𝐸ℎ3
𝐷=
12(1 − 𝜗 2 )

Dans ce but, un certain nombre de programmes de calcul informatiques ont été


développés et mis au point pour éviter à l’ingénieur d’études un traitement « manuel » de
l’équation de Lagrange des plaques. Ces programmes sont basés sur des méthodes très
différentes.

Les plus puissants sont les programmes de calcul par éléments finis, On dispose
actuellement d’une riche palette d’éléments dotés de formulations performantes, permettant
de calculer les sollicitations dans toute dalle, quelle que soient ses conditions de bord et sa
géométrie, d’épaisseur constante ou variable. Cependant, on exploite encore actuellement un
certain nombre de logiciels élaborés dans la période pré-éléments finis qui conduisent à de
bons résultats pour un cout modéré.

La plupart des programmes de calcul des ponts dalles droits ou de biais modéré effectuent
:

• Une analyse longitudinale du tablier assimilé à une poutre,


• Une analyse transversale destinée à repartir dans la section les sollicitations globales.

L’analyse transversale est effectuée selon la méthode de GUYON MASSONNET. Son


principe repose sur une intégration « simplifiée » de l’équation de Lagrange pour une dalle
rectangulaire ayant deux bords simplement appuyés et deux bords libres.

81
Lorsque le biais ou la courbure sont trop importants, comme notre cas, cette méthode
n’est plus adaptée et le SETRA a mis au point un programme de calcul intégrant l’équation de
Lagrange par la méthode des « réflexions bi harmoniques M.R.B »

V.B PROGRAMME MRB DU SETRA :


V.B.1. But :
Le présent paragraphe a pour but d’acquérir l’esprit de modélisation ainsi de détailler
certaines dispositions particulières d'ordre constructif et de calcul, telles que la modélisation
et le maillage, l'introduction des charges et le ferraillage de ces tabliers particuliers.

V.B.2. Principe :
Le programme MRB-EL est un programme général destiné à l'étude des dalles présentant
un biais ou une courbure en plan. Ce programme calcule en chaque nœud les déformations,
les efforts, les contraintes, ainsi que le ferraillage, à partir des données introduites, qui sont
essentiellement :

• La modélisation et le maillage ;
• Les caractéristiques géométriques ;
• Le choix du système de ferraillage et en particulier de la direction des armatures.

V.B.3. Modélisation et maillage :


La modélisation de l'étude des ponts-dalles par le programme MRB-EL est basée sur
une représentation de l'ouvrage au moyen d'un maillage carré qui définit les points d'étude
et les points de charge propres à la méthode utilisée par MRB, Le maillage est constitué de la
manière suivante :

- les "I" sont des arcs de cercles concentriques au cercle de rayon R définissant l'axe
longitudinal de l'ouvrage, l'effet rayonnant étant considéré dans le sens I croissant.

- les "J" sont des segments de droite radiaux espacés d'une maille sur l'axe longitudinal de
l'ouvrage

Maillage MRB

82
V.B.4. Caractéristiques géométriques :
En ce qui concerne la géométrie de la dalle, le programme MRB travaille avec des dalles
rectangulaires équivalentes de même épaisseur que la dalle réelle, et dont la largeur est
donnée comme suit :

- Si la dalle ne comporte pas d'encorbellements, EDALLE est la largeur de la dalle


équivalente (dalle rectangulaire de même épaisseur et de même inertie de flexion que
la dalle étudiée) à la dalle prise dans sa totalité.

Dalle sans encorbellements

Si la dalle comporte des encorbellements, la largeur est celle de la dalle équivalente :


- Soit à la nervure uniquement (1ère solution),
- Soit à la dalle prise dans sa totalité (2ème solution).

Dalle avec encorbellements

V.B.5. Système de ferraillage et direction des armatures :


Dans le cas général, le ferraillage est constitué d'armatures passives longitudinales,
transversales, et verticales, ces dernières étant formées de cadres et d'étriers.
Ces armatures passives ont pour rôle essentiel de reprendre les efforts dans le béton, de
répartir les fissures éventuelles et de limiter ainsi leur ouverture, moyennant le respect de
certaines conditions portant sur l'enrobage, l'espacement, le diamètre des aciers et surtout
leur taux de travail.

83
Un choix correct de la direction des armatures est primordial, puisqu'il conditionne
l'efficacité mécanique et l'économie d'un système de ferraillage.

En principe, du fait du caractère tensoriel des efforts (moments et efforts normaux), le


ferraillage de chaque face de la dalle doit comporter au moins deux directions distinctes
d'armatures, c'est-à-dire formant entre elles un angle supérieur à environ 20 grades. En
pratique, pour des raisons d'efficacité mécanique et d'économie, il est hautement souhaitable
de les disposer perpendiculairement aux aciers longitudinaux.

Ce ferraillage est à compléter par des armatures verticales formées de cadres et


d'étriers pour la reprise des efforts tranchants, soit généraux, soit de poinçonnement local.

Ce principe est applicable à chacune des parties de la dalle que constituent :

- les zones centrales des travées,

- les zones, dites de chevêtres incorporés, d'étendue plus ou moins importante, proches des
appuis,

- les zones de bords libres,

- les angles.

Pour les dalles courbes en plan, il est toujours possible de disposer les armatures
longitudinales de façon concentrique aux bords libres. En ce qui concerne les armatures
transversales, plusieurs cas sont à distinguer :

- Lorsque les appuis sont tous radiaux, les armatures transversales peuvent prendre la
direction radiale. On obtient ainsi le système de ferraillage le plus efficace du point de vue
mécanique (figure ci-dessous).

Disposition du ferraillage selon MRB

84
La direction des armatures une fois adoptée, il ne reste plus qu'à faire varier la densité
d'aciers (longueur, diamètre et répartition) en fonction des efforts qui se développent dans
les diverses parties de dalle, c'est-à-dire en fonction des résultats.

V.C MODELISATION PAR ELEMENTS FINIS :


La modélisation en éléments finis se fera à l’aide du logiciel robot structural analysis

V.C.1. Création du modèle sur robot :

La modélisation d’un tablier de pont non ordinaire, comme pour notre cas un tablier
courbe, engendre généralement plusieurs difficultés qui nuisent le bon déroulement des
calculs et par conséquence les résultats, ces difficultés sont d’ordre géométriques et
fonctionnels tel que :

• Les encorbellements : le logiciel robot ne peut modéliser les encorbellements de la


dalle que si l’ouvrage est droit, développé dans les directions x et y, vu que les
encorbellements ne sont en fait que la variation de l’épaisseur selon lesdites
directions.
• Géométrie de l’ouvrage : l’ouvrage étant courbe, nécessite une implantation dans le
repère cylindrique et non cartésien.
• Les appuis : doivent être radiaux.
• Les charges surfaciques : l’introduction des charges surfaciques sous forme d’un
morceau de disque n’est pas évidente et nécessite la création des objets géométriques
(contour, panneau …).
• Les charges roulantes : Robot ne balaye pas les charges transversalement.

• Section transversale :

Pour remédier au problème des encorbellements, on propose de remplacer la dalle réelle par
une dalle rectangulaire équivalente de même inertie de flexion et de même épaisseur

2𝑏é𝑞 ×ℎ3
𝐼𝑥 = = 0.228358 𝑚4 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑏é𝑞 = 4
12

85
Dalle rectangulaire équivalente

86
• :

L’implantation du tablier sur robot se fera à l’aide du repère cylindrique, en variant le rayon
et subdivisant l’abscisse curviligne en des tronçons élémentaires comme suit, afin de maitriser
la courbure :

Axes de construction

Le tablier sera simplement appuyé sur 4 lignes d’appuis comportant chacune 4 appuis simples,
ces lignes doivent être radiales et suivent la direction des axes de construction : l’allure sera
exposée dans la figure présentée dans le point suivant « introduction des panneaux ».

Pour remédier au problème des charges surfaciques sur le tablier, on découpera ce dernier en
des morceaux de disques de telle sorte à appliquer ces charges sur des panneaux prédéfinies

87
Panneaux de la dalle

88
V.C.2. Génération du maillage :
Pour le maillage, on se réfèrera au modèle proposé par le programme MRB de SETRA
et on optera pour un pas de maillage de 0.2m afin que les axes de maillage passent par tous
les points caractéristiques de notre ouvrage (les appuis, les intersections des axes de
constructions, les mi- travées …), le maillage est présenté ci-dessous :

Maillage sur Robot

89
V.C.3. Validation du modèle :

On ne peut dire que le modèle est correct, qu’après l’avoir validé. Pour ce faire, La procédure
de validation s’établira en comparant son comportement dans un premier lieu sous son
propre seulement, puis sous la charge permanente ( poids propre + superstructure) avec des
résultats préétablis d’un modèle 2D en RDM6 pour le même ouvrage mais droit.

On commencera par présenter la cartographie des moments fléchissant longitudinal Myy en


(t.m/m) sous :

Cartographie du moment longitudinal sous poids propre

90
Cartographie du moment longitudinal sous la charge permanente

Pour pouvoir comparer avec les résultats de RDM6, on doit choisir des points caractéristiques,
ces derniers seront : les appuis, et la mi- travée.

91
Evaluation du moment longitudinal sur appui sous poids propre seul

92
Moment longitudinal en travée sous poids propre seul

Evaluation du moment sur le modèle 2D (RDM6) sous poids propre seul

93
Evaluation du moment longitudinal sous la charge permanente sur appui

94
Evaluation du moment longitudinal sous la charge permanente en travée

Evaluation du moment sur le model 2D

95
Les résultats seront représentés sous forme d’un tableau récapitulatif donnant les
moments fléchissant par chaque méthode et leurs écarts :

Sous poids propre : Résultats (t.m) Ecart (%)


Modèle réel Modèle 2D
Moment Sur appuis 343 350 2%
À mi- travée 223 235 5%

Sous la charge permanente totale : Résultats (t.m) Ecart (%)


Modèle réel Modèle 2D
Moment Sur appuis 421 431 2%
À mi- travée 270,18 289 7%

Tableau 18: Comparaison des résultats du modèle sur ROBOT avec le modèle 2D

L’écart entre les valeurs du modèle sur ROBOT et celui du modèle de RDM6 est très
minime et logique, expliqué par l’effet de la courbure. Donc le modèle sur Robot est ainsi
validé.

V.C.4. Introduction des charges :


Les charges introduites dans le logiciel Robot sont celles citées dans le fascicule 61 titre
II, des pont routiers, et décrites dans le chapitre « évaluation des charges ».

Ces charges sont deux types :

• Charges immobiles : englobant la charge permanente, charge sur trottoir, et la charge


règlementaire A(l) correspond à une ou plusieurs files de véhicules à l'arrêt sur le pont
et elle représente un embouteillage ou un stationnement.
• Charges roulantes : qui correspondent à des convois de divers type (Normaux,
Militaires) qui circulent le long du pont.

Pour ce dernier type de charge, Robot permet de déterminer les lignes d’influence de
chaque convoi en le faisant circuler longitudinalement, et nous donne l’enveloppe des
différentes sollicitations.

On exposera ci-dessous quelques exemples de charges ainsi que l’allure de leurs


moments fléchissant longitudinales introduites dans Robot :

96
• Premier type : surcharges sur les trottoirs Qtr :

Surcharges sur trottoir

• Deuxième type : charge Bc2 et Mc120 :

Charges mobiles Bc

97
Charges mobiles Mc120

V.C.5. Combinaisons des charges :


On définit quelques paramètres qui définissent les combinaisons des charges suivant
les directives communes 79 « DC79 ».

𝐺𝑚𝑎𝑥 : charge permanente défavorable ;

𝐺𝑚𝑖𝑛 : charge permanente favorable ;

𝑄1 : action variable de base ;

𝑄𝑖 : action variable d’accompagnement ;

𝐹𝐴 : action accidentelle ;

𝛾𝑄1 , 𝛾𝐴𝑖 , 𝜓0, 𝜓1, 𝜓2: coefficients de pondération.

V.C.5.1. Combinaisons à l’état limite ultime ELU :


• Lors des situations durables ou transitoires « fondamentales », il y a lieu à considérer :

1.35×𝐺𝑚𝑎𝑥 + 𝐺𝑚𝑖𝑛 + 𝑄1 𝛾𝑄1 + 𝛴ψoi Qi

• Lors des situations « accidentelles », il y lieu à considérer :

𝐺𝑚𝑎𝑥+ 𝐺𝑚𝑖𝑛 + 𝐹𝐴 + 𝛴γAi Qi

98
V.C.5.2. Combinaisons à l’état limite de Service ELS :
Elles résultent des combinaisons d´actions ci-après :

• Combinaisons rares :

𝐺𝑚𝑎𝑥 + 𝐺𝑚𝑖𝑛 + 𝑄1 𝛾𝑄1 + 𝛴ψoi Qi

• Combinaisons fréquentes :

𝐺𝑚𝑎𝑥 + 𝐺𝑚𝑖𝑛 + ψ1𝑄1 + 𝛴ψ2i Qi

• Combinaisons quasi-permanentes :

𝐺𝑚𝑎𝑥 + 𝐺𝑚𝑖𝑛 + 𝛴ψ2i Qi

V.C.5.3. Coefficient de pondérations :

Type de charges ELU ELS


Charges permanentes 1.35 1
Charges A,B 1.605 1.2
Charges M,D,E 1.35 1
Charges sur trottoir 1.605 1

Les combinaisons seront regroupées sous la forme suivante :

ELU :

• 1.35 G
• 1.35 G + 1.605 Qtr +1.605 A(L)
• 1.35 G + 1.605 Qtr + 1.605 Bc
• 1.35 G + 1.605 Qtr + 1.605 Bt
• 1.35 G + 1.605 Qtr + 1.35 MC 120
• 1.35 G + 1.605 Qtr + 1.35 Me 120

ELS :

• G
• G + 1.2 Qtr + 1.2 A(L)
• G + 1.2 Qtr + 1.2 Bc
• G + 1.2 Qtr + 1.2 Bt
• G + 1.2 Qtr + MC 120
• G + 1.2 Qtr + Me120

99
V.C.6. Calcul des sollicitations :
V.C.6.1. Etude de la flexion longitudinale :
Calcul du moment fléchissant longitudinal :
Apres l’introduction de toutes les charges sur notre modèle dans le logiciel ROBOT, on
calculera le moment longitudinal « Myy » dans des sections d’un pas de 0.1L pour la travée de
rive et la travée centrale, les résultats seront regroupés dans le tableau suivant en (T.m):

- Pour la travée de rive (L=12m)

CP Qtr A(l) Bc Bt Mc120 Me120


Section X(m)
ML ML ML ML ML ML ML
Max 72,01 0,99 39,94 58,89 85,23 96,69 55,82
0,1 L 1,2
Min 68,51 0,99 39,94 -13,72 -15,27 -21,93 -11,27
Max 118,11 1,62 64,53 102,30 143,25 170,56 97,04
0,2 L 2,4
Min 112,38 1,62 64,53 27,38 -30,46 -43,76 -22,48
Max 137,99 1,88 73,71 128,61 181,75 215,29 123,49
0,3 L 3,6
Min 131,29 1,88 73,71 -40,71 -45,29 -65,02 -33,41
Max 132,47 1,79 67,69 138,69 197,67 237,52 136,44
0,4 L 4,8
Min 126,04 1,79 67,69 -54,20 -60,29 -86,58 -44,49
Max 101,91 1,35 46,79 142,04 195,35 236,79 135,16
0,5 L 6
Min 96,97 1,35 46,79 -67,61 -75,21 -107,97 -55,49
Max 45,04 0,53 10,34 129,83 175,81 209,41 121,11
0,6 L 7,2
Min 42,86 0,53 10,34 -80,83 -89,91 -129,09 -66,34
Max -36,66 -0,62 -40,95 103,75 142,89 162,71 95,61
0,7 L 8,4
Min -34,88 -0,62 -40,95 -93,95 -104,50 -150,01 -77,09
Max -143,69 0,00 -99,64 67,70 96,10 97,53 61,41
0,8 L 9,6
Min -136,71 0,00 -99,64 -107,22 -119,26 -171,20 -87,98
Max -276,00 -3,99 -158,17 20,53 38,19 34,13 21,30
0,9 L 10,8
Min -262,60 -3,99 -158,17 -125,28 -133,37 -191,36 -98,34
Max -433,34 -6,19 -216,81 18,94 27,42 37,95 19,84
1 L 12
Min -412,30 -6,19 -216,81 -177,13 -147,45 -213,80 -113,64
Tableau 19: Moment de flexion longitudinal en travée de rive

100
- Pour la travée centrale (L=18m) :

CP Qtr A(l) Bc Bt Mc120 Me120


Section X(m)
M M M M M M M
0,1 L 1,8 Max -129,17 -2,79 -103,49 11,17 46,63 24,82 24,45
Min -179,99 -2,79 -103,49 -82,91 -78,23 -107,74 -56,55
0,2 L 3,6 Max 9,22 -0,02 9,67 63,00 116,87 127,20 77,77
Min 8,78 -0,02 9,67 -52,61 -67,10 -92,39 -48,50
0,3 L 5,4 Max 153,22 1,99 95,32 126,28 177,58 213,58 120,99
Min 145,78 1,99 95,32 -43,78 -55,84 -76,87 -40,35
0,4 L 7,2 Max 242,64 3,23 148,54 158,36 214,88 268,05 151,02
Min 230,86 3,23 148,54 -34,86 -44,46 -61,19 -32,12
0,5 L 9 Max 278,67 3,73 170,01 163,96 232,68 293,01 163,36
Min 265,14 3,73 170,01 -24,65 -31,54 -43,45 -22,97
0,6 L 10,8 Max 241,91 3,22 148,16 166,59 215,63 268,35 150,49
Min 230,17 3,22 148,16 -30,78 -44,56 -61,63 -32,21
0,7 L 12,6 Max 151,17 1,95 94,22 138,50 175,29 211,47 120,52
Min 143,83 1,95 94,22 -38,52 -55,76 -77,13 -40,30
0,8 L 14,4 Max 6,42 -0,07 8,18 59,19 117,87 125,37 77,09
Min 6,11 -0,07 8,18 -46,14 -66,78 -92,37 -48,28
0,9 L 16,2 Max -182,25 -2,83 -104,73 12,27 44,94 24,04 23,99
Min -191,55 -2,83 -104,73 -84,30 -77,59 -107,37 -56,08
1 L 18 Max -412,75 -6,20 -217,18 21,64 27,59 38,01 19,97
Min -433,81 -6,20 -217,18 -178,77 -149,33 -215,17 -109,87
Moment longitudinal en travée centrale

101
Moment fléchissant longitudinal aux états limites :

En faisant combiner les différents moments résultants des différents cas de charge selon les
combinaisons citées précédemment, on trouve les résultats suivant :

- Pour la travée de rive (L=12m) :

Section X(m) ELU ELS

0,1 L 1,2 Max 235,60 175,47


Min 40,49 47,77
0,2 L 2,4 Max 392,30 291,95
Min 55,90 70,56
0,3 L 3,6 Max 481,01 358,35
Min 46,53 68,53
0,4 L 4,8 Max 502,36 372,14
Min 12,03 41,61
0,5 L 6 Max 459,41 340,32
Min -46,62 -9,38
0,6 L 7,2 Max 344,36 256,65
Min -130,56 -85,59
0,7 L 8,4 Max 193,46 134,06
Min -253,00 -185,63
0,8 L 9,6 Max 17,53 -28,37
Min -425,10 -307,91
0,9 L 10,8 Max -207,71 -234,96
Min -637,34 -458,75
1 L 12 Max -371,00 -402,82
Min -942,92 -679,90
Tableau 20: Moment de flexion longitudinal aux états limites en travée de rive en t.m

102
- Pour la travée centrale (L=18m) :

Section x(m) ELU ELS


Max -104,02 -76,56
0,1 L 1,8
Min -350,57 -307,53
Max 199,99 149,44
0,2 L 3,6
Min -115,98 -83,63
Max 498,37 369,19
0,3 L 5,4
Min 45,20 71,30
Max 694,62 514,57
0,4 L 7,2
Min 153,44 173,55
Max 777,75 576,16
0,5 L 9
Min 212,47 226,17
Max 694,02 514,12
0,6 L 10,8
Min 152,14 172,40
Max 492,69 364,98
0,7 L 12,6
Min 42,83 69,04
Max 197,74 147,78
0,8 L 14,4
Min -118,70 -86,34
Max -114,66 -141,02
0,9 L 16,2
Min -431,23 -311,32
Max -371,39 -403,24
1 L 18
Min -944,17 -680,81
Tableau 21: Moment de flexion longitudinal aux états limites en travée centrale en t.m

L’allure de la courbe enveloppe à L’ELU pour les deux premières travées est la suivante :
1000,000
800,000
600,000
MOMENT LONGITUDINAL EN T.M

400,000
200,000
0,000
0 1,2 2,4 3,6 4,8 6 7,2 8,4 9,6 10,8 12 13,8 15,6 17,4 19,2 21 22,8 24,6 26,4 28,2 30
-200,000
-400,000
-600,000
-800,000
-1000,000
-1200,000
COURBE ENVELOPPE

Allure de la courbe enveloppe à l’ELU pour les deux premières travées

103
Calcul du ferraillage :
Le ferraillage se fera en fonction des moments défavorable engendrés par les différents
chargements à l’aide de l’EXPERT BA d’une section rectangulaire de 8mx0.7m en flexion
simple :

• Sur appui (nappe supérieure) :

ELU : ML=944.17 T.m

ELS : ML=680.81 T.m

La section d’armature trouvée est :

A=474.81 cm²

Soit 74.1 cm²/m  6 HA 32 + 6 HA 25

On va décomposer ces armatures en 2 lits de :

1er lit : 6 HA 32

2eme lit : 6 HA 25

• En travée (nappe inferieure) :

ELU : ML=777.75 T.m

ELS : ML=576.16 T.m

La section d’armature trouvée est :

A=397.81 cm²

Soit 62.16 cm²/m  6 HA 32 + 4 HA 25

On va décomposer ces armatures en 2 lits de :

1er lit : 6 HA 32

2eme lit : 4 HA 25

V.C.6.2. Epure d’arrêt des barres :


Les sections d'armatures déterminées précédemment correspondent aux armatures
nécessaires dans les sections critiques de la poutre. Cependant, en dehors de ces sections, les
sollicitations sont plus faibles et les sections d'acier nécessaires sont donc moins importantes.
Ainsi, il est possible d'arrêter certains lits d'armatures lorsque celui-ci n'est plus nécessaire.

L'épure d'arrêt des barres consiste à déterminer la longueur minimale de chaque lit
d'armatures afin que la courbe des moments résistants de la dalle englobe au plus près
l'enveloppe des moments sollicitant.

104
Décalage de la courbe
La bielle de béton qui équilibre les efforts dans une section donnée s’appuie sur des
armatures de flexion situées dans la section voisine, il faut tenir compte du surcroît de traction
correspondant. Le décalage de la courbe des moments permet de tenir compte de cet effet.

Un calcul plus complexe montre que le décalage ‘a’ est en fonction de :

• L’inclinaison des armatures d’âme ;


• L’inclinaison réelle des bielles de béton ;

Et est compris entre z et 𝑍⁄2, par sécurité on adopte a = Z = 0.8h

Moment admissible d’un groupe de barre


C’est le moment maximal que peut équilibrer un groupe de i barres de section totale
Ai

On a donc ̅̅̅
𝑀𝑖 = Ai̅̅̅̅
𝜎𝑠𝑡 Zb avec Zb valeur utilisée pour le calcul de Amax dans les sections de
moment extrême en travée et sur appuis.

Détermination de l’épure des barres


En cherchant l'intersection de chaque droite de moment résistant avec les courbes
décalées de moment définies précédemment, on détermine l'épure d'arrêt des barres.

Il faut ensuite vérifier que les longueurs de scellement sont bien assurées entre deux
lits successifs. On calcule pour cela les longueurs de scellement des différents lits d’armatures.

La longueur de scellement de référence est donnée par la formule suivante :


∅𝑓𝑒
𝑙𝑏𝑑 = Avec 𝜏𝑢 = 0.6 𝜓2 𝑓𝑡28 (BAEL A6.1, 22)
4𝜏𝑢

On reporte par suite les longueurs de scellement sur les courbes précédentes.

105
Dans ce qui suit les épures d’arrêt de barres détaillées pour la travée centrale

Après avoir déterminé le moment enveloppe dimensionnant, on obtient la courbe


décalée suivante :

Moment enveloppe dimensionnant et moment décalé de la travée centrale

Les moments résistants pour les armatures sont représentés dans le tableau ci-dessous :

1er lit 2ème lit


As(cm²) 434,496 308,8
Lbd(m) 1,54 0,96
Mr (t.m) -1026,1 -729,3
Tableau 22: Moments résistants

106
En cherchant l’intersection de chaque droite de moment résistant avec les courbes
décalées de moments définies précédemment, on détermine l’épure d’arrêt des barres. On
obtient le résultat suivant :

Epure d'arrêt des barres sans longueurs de scellement

Il faut ensuite vérifier que les longueurs de scellement 𝒍𝒃𝒅 sont bien assurées entre deux
lits successifs. On calcule pour cela les longueurs 𝒍𝒃𝒅 des différents lits d’armatures. On
reporte par la suite lesdites longueurs de scellement sur les courbes précédentes, on trouve :

Epures d'arrêt des barres avec longueurs de scellement

107
On reporte sur les courbes précédentes les longueurs à prendre en compte pour chaque lit.

Disposition des armatures en termes d'épure d'arrêt des barres

Le ferraillage de la travée centrale est constitué de 2 lits, un total de 6 HA 32+ 4 HA 25, le


premier lit 4 HA 25 a une longueur de 4 m, le deuxième lit de 6HA25 a une longueur de 18m.

108
V.C.6.3. Etude de la flexion transversale et la torsion :
Les moments transversaux sollicitant le tablier seront déterminés par le logiciel ROBOT
qui nous donne la cartographie des moments transversaux en (t.m/m) pour chaque cas de
charge, mais le seul inconvénient qu’il présente, est celui du balayage de la charge
transversalement. Pour y résoudre, on va présenter les différents cas de charge possibles qui
donnent les valeurs et effets maximums du tablier vis-à-vis la flexion transversale et la torsion.

Moments transversaux aux états limites :


Les résultats seront présentés sous formes des tableaux suivants en (t.m/m) :

CP Qtr A(l) Bc Bt Mc120 Me120 ELU ELS


Section X(m)
MT MT MT MT MT MT MT MT MT
Max 0,01 0 1,42 1,26 1,89 2,94 1,46 3,98 2,95
0,05 L 0,6
Min -9,27 -0,27 -2,41 -5,25 -8,64 0 0 -23,57 -19,96
Max -0,05 0 1,03 2,42 2,59 1,59 0,79 4,09 3,06
0,1 L 1,2
Min -4,63 -0,17 -0,92 -2,42 -4,15 0,01 0,01 -11,56 -9,81
Max 0,04 0 1,72 4,61 3,97 0,66 0,33 7,45 5,57
0,2 L 2,4
Min -1,47 -0,13 -0,08 -0,17 -0,69 -0,03 -0,01 -2,79 -2,45
Max 0,02 0 2,19 4,66 4,49 1,36 0,1 7,51 5,61
0,3 L 3,6
Min -0,44 -0,14 -0,29 -0,39 -0,36 -0,04 -0,02 -1,29 -1,08
Max 0,15 0 2,27 3,46 4,83 2,01 0,02 7,95 5,95
0,4 L 4,8
Min -0,39 -0,14 -0,4 -0,64 -0,66 -0,32 -0,15 -1,67 -1,35
Max 0,05 0 1,9 2,11 3,9 3,9 0,02 6,33 4,73
0,5 L 6
Min -0,81 -0,15 -0,43 -0,67 -0,67 -0,75 -0,36 -2,13 -1,79
Max 0,08 0 1,2 1,39 1,99 -0,01 0 3,30 2,47
0,6 L 7,2
Min -1,69 -0,16 -0,35 -0,47 -0,83 -1,32 -0,64 -3,73 -3,20
Max 0,44 0,01 0,19 0,52 0,85 0,05 0,03 1,97 1,47
0,7 L 8,4
Min -3,21 -0,17 -0,38 -0,2 -1,33 -2,14 -1,05 -6,37 -5,55
Max 0 0 0,11 0,06 0,09 -0,05 -0,02 0,18 0,13
0,8 L 9,6
Min -5,59 -0,18 -2,09 -0,31 -1,99 -3,11 -1,55 -10,08 -8,92
Max 0,01 0 0,46 0,32 0,36 -0,06 -0,02 0,75 0,56
0,9 L 10,8
Min -9,77 -0,24 -4,05 -0,97 -2,9 -4,53 -2,25 -16,66 -14,92
Max 0,06 0 1,72 0,86 0,64 -0,01 -0,01 2,84 2,12
1 L 12
Min -48,41 -1,04 -15,23 -6,19 -8,92 -13,73 -6,72 -74,52 -67,93
Tableau 23: Moment de flexion transversale travée de rive en t.m/m

109
x(m) CP Qtr A(l) (*) Bc(*) Bt(*) Mc120 Me120 ELU ELS

MT MT MT MT MT MT MT MT MT

0,9 Max -0,01 0 0,4 0,16 0,09 -0,1 -0,03 0,63 0,47

Min -12,93 -0,32 -4,77 -5,78 -3,17 -4,93 -2,24 -22,72 -20,25

1,8 Max -7,8 0 0,12 0,06 0,04 -0,04 -0,02 0,07 0,02

Min -0,12 -0,21 -2,88 -3,22 -2,15 -3,24 -1,17 -16,04 -11,92

3,6 Max -3,68 0 0,68 0,46 0,04 1,24 0,77 1,65 1,22

Min -0,02 -0,18 -0,69 -0,71 -0,98 -1,18 -0,04 -6,85 -5,08

5,4 Max -1,2 0 2,12 1,6 1,28 4,1 3,18 5,60 4,16

Min 0,06 -0,16 -0,61 -0,3 -0,3 -0,09 -0,03 -2,86 -2,12

7,2 Max 0,4 0,01 3,02 3,23 3,66 4,91 6,46 9,28 6,87

Min -0,41 -0,15 -0,52 -0,34 -0,2 -0,3 -0,16 -1,49 -1,21

9 Max 0,94 0,01 3,42 5,56 6,74 4,33 6,55 12,10 9,04

Min -0,3 -0,15 -0,41 -0,36 -0,22 -0,39 -0,16 -1,20 -0,97

10,8 Max 0,55 0 3,07 3,66 5,06 1,34 3,3 8,86 6,62

Min -0,37 -0,15 -0,4 -0,53 -0,49 -0,32 -0,14 -1,46 -1,19

12,6 Max 0,06 0 2,12 2,34 3,36 0,18 1,41 5,47 4,09

Min -0,74 -0,16 -0,37 -0,66 -0,69 -0,03 0,02 -2,10 -1,76

14,4 Max 0,09 0 0,56 0,81 1,3 0,09 0,08 2,21 1,65

Min -3,3 -0,17 -0,32 -0,44 -1,2 -1,1 0,01 -5,50 -4,94

16,2 Max 0,01 0 0,37 0,19 0,19 0,05 0,03 0,61 0,45

Min -7,4 -0,2 -2,71 -1,5 -2,32 -2,57 -1,19 -12,07 -10,89

18 Max 0,09 0 1,81 1,37 1,02 0,06 0,03 3,03 2,26

Min -48,38 -1,04 -15,31 -8,38 -11,94 -9,01 -5,41 -74,62 -68,00

Tableau 24: Moment de flexion transversale travée centrale en t.m/m

(*) : Pour obtenir les valeurs maximales et minimales des moments transversaux sollicitant le tablier,
on calcule les moments transversaux pour chaque cas de charge a plusieurs positions transversales
donnant l’effet le plus défavorable. Les tableaux des différents résultats sont donnés dans l’annexe B.

110
Moments de torsion aux états limites :

Les résultats seront présentés sous formes des tableaux suivants en (t.m/m) :

X(m) CP Qtr A(l) Bc Bt Mc120 Me120 ELU ELS


Mxy Mxy Mxy Mxy Mxy Mxy Mxy Mxy Mxy
0,6 Max 2,26 0,06 2,02 1,26 2,26 1,79 0,88 6,77 5,04
Min -4,59 -0,14 -2,88 -0,22 -0,24 -0,24 -0,12 -9,44 -8,21
1,2 Max 0,35 0,03 1,78 1,03 1,87 1,44 0,7 3,52 2,63
Min -3,22 -0,1 -2,6 -0,09 -0,14 0,04 0,02 -7,55 -6,46
2,4 Max 0,26 0,01 1,31 0,63 1,23 0,82 0,39 2,47 1,84
Min -1,09 -0,04 -1,64 -0,2 -0,13 -0,2 -0,11 -3,79 -3,11
3,6 Max 0,37 0 0,65 0,66 1,36 0,91 0,45 2,68 2,00
Min -0,59 -0,02 -0,81 -0,22 -0,14 -0,25 -0,13 -1,92 -1,59
4,8 Max 1,52 0,02 0,95 0,39 1,07 0,5 0,25 3,80 2,83
Min -0,04 0 -0,09 -0,43 -0,24 -0,55 -0,3 -0,78 -0,59
6 Max 1,96 0,03 1,02 0,36 1,57 0,48 0,25 5,21 3,88
Min -0,45 -0,01 -0,46 -0,26 -0,14 -0,38 -0,2 -1,20 -1,01
7,2 Max 2,75 0,05 1,55 - 0,64 -0,31 -0,14 6,28 4,67
0,017
Min -0,27 -0,01 -0,87 -0,51 -0,66 -0,72 -0,39 -1,68 -1,33
8,4 Max 2,53 0,06 1,87 0,04 0,48 -0,52 -0,28 6,51 4,85
Min -0,42 -0,01 -1,28 -0,79 -0,78 -1,21 -0,58 -2,49 -1,97
9,6 Max 1,46 0,06 1,66 0,35 0,27 -0,46 -0,28 4,73 3,52
Min -0,51 0,01 -1,34 -1,53 -1,4 -2,16 -0,99 -3,41 -2,66
10,8 Max 0,86 0,05 0,67 0,72 0,57 -0,83 -0,47 2,40 1,78
Min -2,57 -0,04 -1,64 -2,98 -1,5 -4,07 -1,78 -8,13 -6,69
12 Max -0,41 0 0,57 1,01 0,85 -0,65 -0,4 1,07 0,80
Min -3,04 -0,04 -1,58 -3,1 -1,93 -3,95 -1,56 -8,44 -7,04
Tableau 25: Moment de torsion travée de rive en t.m/m

111
x(m) CP Qtr A(l) Bc Bt Mc120 Me120 ELU ELS
Mxy Mxy Mxy Mxy Mxy Mxy Mxy Mxy Mxy
0,9 Max -1,58 0 0,96 1,19 0,93 -0,99 -0,6 -0,22 -0,15
Min -5,3 -0,12 -3,12 -4,18 -2,52 -4,29 -1,8 -12,20 -10,46
1,8 Max -1,17 -0,01 1,59 1,39 1,14 -0,57 -0,42 0,96 0,73
Min -4,25 -0,1 -3,56 -3,68 -2,56 -4,43 -1,69 -10,39 -8,80
3,6 Max -0,12 0 1,75 1,66 1,62 0,02 -0,19 2,65 1,98
Min -4,94 -0,1 -3,61 -3,07 -3,06 -4,37 -1,69 -11,00 -9,43
5,4 Max 0,63 0,01 1,56 1,76 1,82 0,71 0,09 3,79 2,83
Min -3,66 -0,07 -2,54 -2,3 -2,93 -2,49 -1,53 -8,48 -7,26
7,2 Max 1,32 0,02 1,31 1,39 1,96 1,39 0,57 4,96 3,70
Min -1,62 -0,03 -1,27 -1,55 -2,38 -0,29 (,57 -5,49 -4,51
9 Max 0,97 0,02 0,78 0,97 1,29 1,93 1,16 3,95 2,92
Min 0,88 0,01 0,2 -0,78 -1,27 0,92 0,06 -1,14 -0,63
10,8 Max 3,22 0,05 1,8 1,81 1,36 3,24 1,74 8,80 6,52
Min 0,33 0 -0,79 -1,18 -1,27 0,35 0,26 -1,71 -1,19
12,6 Max 4,7 0,08 2,84 3,23 3,63 3,91 1,47 12,30 9,15
Min 0,38 0 -1,3 -1,53 -1,53 0,31 0,37 -2,08 -1,46
14,4 Max 5,03 0,1 3,65 3,87 4,71 3,78 1,62 14,51 10,80
Min 0,15 0 -1,72 -1,68 -1,75 0,18 0,21 -2,66 -1,95
16,2 Max 3,38 0,1 3,26 3,36 4,16 2,71 1,23 11,40 8,49
Min -0,06 0 -1,82 -1,44 -1,64 0,02 0,06 -2,98 -2,24
18 Max 0,83 0,02 0,8 2,27 2,9 1,76 0,83 5,81 4,33
Min -1,69 -0,02 -1,21 -1,31 -1,93 -0,37 -0,2 -4,82 -4,03
Tableau 26: Moment de torsion entravée centrale

112
V.C.6.4. Effort tranchant sur appuis :
L’effort tranchant est maximums sur les appuis, les résultats sont présentés dans les
tableaux suivants en (t.m/m) :

Appui Appui (1) Appui (2) Appui


Cas de charge
(0) à gauche à droite à gauche à droite (3)

ELU [t] 212.2 -338.13 378.5 -378.4 324.8 -210.71


Tableau 27: Effort tranchant sur appuis

Ferraillage transversal :
En poursuivant la même démarche que pour la flexion longitudinale, en considérant une
section rectangulaire 1m×0,7m sollicitée par les moments suivants (en t.m/ml) :

• En travée (nappe inferieure) :

Moment transversal en t.m/m


ELU 12,10
ELS 9,04
Tableau 28: Moment transversaux maximum et minimum en travée

La section d’armature trouvée est :

A= 6.7 cm²/m

• Sur appuis (nappe supérieure) :

Le ferraillage va se faire par une valeur moyenne des moments transversaux au niveau de
toute la nappe supérieure, mais on va rajouter des renforcements au niveau des appuis pour
résister aux grands moments à ce niveau

Générale Sur appuis


Nappe
Section Section
supérieure Moment t.m/m Moment t.m/m
cm²/m cm²/m

ELU 16,04 74,52


7,6 46,7
ELS 11,92 67,93

Tableau 29: Ferraillage transversal sur appuis

Justification vis-à-vis des sollicitations tangentes :


Nous calculerons ici les valeurs maximales :

Cisaillement dû à l’effort tranchant


𝑇𝑢
On a 𝜏𝑢𝑇 = 𝑏×𝑑

113
378.5
Donc 𝜏𝑢𝑇 = 0.7 𝑥 6.4 = 84.49 𝑡/𝑚²

Cisaillement dû à la torsion
𝐶
On a 𝜏𝑢𝐶 = 2×𝑏 (A.5.4.22 BAEL)
0 ×𝛺

3.6 x 77.85
𝜏𝑢𝐶 = = 90.68 𝑡/𝑚²
0.7
0.7 𝑥 (6.4 − 6 )

Vérification du béton

On doit respecter : 𝜏𝑢𝑇² + 𝜏𝑢𝐶² ≤ 𝜏𝑙𝑖𝑚² (A.5.4.3 BAEL)

Avec : 𝜏𝑙𝑖𝑚=𝑀𝑖𝑛 (0,15×𝑓𝑐28/𝛾𝑏 ; 4𝑀𝑝𝑎) = 4𝑀𝑃𝑎 pour le cas de la fissuration


préjudiciable.
Et on trouve les résultats suivants :

Contrainte de torsion τb 90,68 t/m²


Contrainte dû à l'effort tranchant τu 84,49 t/m²
Contrainte de cisaillement τlim 400,00 t/m²
Vérification OK
Tableau 30: Vérification des contraintes de cisaillement

Armatures d’effort tranchant

Φ T10
Nombre de groupe portes étriers 1
Section d’acier par cours d’étriers At 1.56 cm2
Espacement St 40 cm
Tableau 31: armature d'effort tranchant pour le tablier

Ferraillage de la torsion :

La section des armatures longitudinales est définie par :


2,4𝐶𝑚𝑎𝑥 (3𝑏 + 2ℎ) 3
𝐴𝑠 =
ℎ 6𝑏 − ℎ 2𝑓𝑒

Les armatures transversales sont données par :


𝐴𝑡 𝐶
= 0,6
𝑆𝑡 ℎ 2𝑓𝑒
ℎ (𝑏 − 6) 3

114
Les résultats sont présentés sur le tableau suivant :

Armatures longitudinales As (cm²) 43,59 8HA32


Armatures Transversales At (cm²) 0,78 1T10
At/St 0,032
St (cm) 24,58 25
Tableau 32: Ferraillage de la torsion

Le détail du ferraillage du tablier est présenté dans l’annexe F.

Le calcul détaillé de la flexion transversale et donc le ferraillage transversal ci-avant ne


concerne pas les encorbellements latéraux, en effet ces derniers feront par suite l’objet d’une
étude détaillée. La dalle centrale a été supposée indépendante des encorbellements,
fonctionnant comme une dalle isotrope.

V.C.6.5. Calcul des encorbellements :


Les efforts et donc les ferraillages transversal et longitudinal des encorbellements
latéraux peuvent être justifiés à partir des indications de l’annexe 3 de PSI-DP de SETRA.

Section à justifier et notations :


La coupe transversale de la dalle à étudier est représentée sur la figure ci-après :

Tableau 33: Illustration des encorbellements

Les sections à justifier vis-à-vis des moments transversaux d'encastrement des


encorbellements sont les sections SD et (resp. Ou) SG dans le cas général (resp. Dans le cas de
profil en travers symétrique).

115
Soit par exemple à justifier la section SD :

Pour l'évaluation des efforts d'encastrement, on considèrera les caractéristiques


suivantes, relatives h la partie hachurée d'un encorbellement, en faisant abstraction de son
béton qui se trouve en dehors de cette partie et qui est sans influence sur le calcul des efforts.

h1 : hauteur de la section d'encastrement de calcul (h1 pouvant être différent de l'épaisseur


de la nervure)

h2 : épaisseur au bout de la console (bord libre)


h2
β = ℎ1 : coefficient de forme de la console

e : portée de la console

a : distance de la section d'encastrement SD au bord droit de la largeur roulable

Pour le calcul de ferraillage, on tiendra compte en revanche de ce béton dans la limite


de la pente de 1 pour 3, c'est-à-dire dans les conditions schématisées ci-après :

Tableau 34: Section du calcul de ferraillage

116
Pour notre cas, on a :

h1=0.38m ;

h2=0.20m ;
0.2
β = 0.38 = 0.52 ;

e=1.8m ;

a=0.8m ;

Le pont est de classe 1.

Tableau 35: Dimensions de l’encorbellement

Charges prises en compte :


Les charges à prendre en compte dans le calcul des moments transversaux d'encastrement
sont :

• La charge permanente : celle-ci comprend le poids propre de la console et le poids des


superstructures supportées par cette dernière ;
• Les charges d'exploitation : celles-ci comprennent pour les ponts routes :
-La charge locale de trottoirs à raison de 0,450 t/m2 ;

- La charge A(L) . En toute rigueur, la densité serait à calculer en fonction de la longueur


chargée et en fonction également de la classe du pont (coefficient a2) et de la dégressivité
transversale (coefficient a1).

Les charges B telles que la roue isolée Br de 10 t, le camion Bc quelle que soit la classe
du pont, le tandem B t pour les ponts de classe 1 et 2. Ces systèmes Bc et Bt sont à prendre
en compte avec leur coefficient de dégressivité transversale bc et bt. Les derniers sont
fonction du nombre de voies chargées d'une part et de la classe du pont d'autre part (cf. art.
5 du fascicule 61, II).

117
Les efforts dus aux charges B font l'objet de majoration dynamique dont la valeur est
la même pour Br, Bc et Bt.

- Les charges militaires (convois Mc80, Mc120), lorsque la circulation de celles-ci est à prévoir
sur l’ouvrage. Leurs efforts sont également à majorer par effet dynamique.

En pratique, les moments transversaux d'encastrement dus à A(L) restent inférieurs


aux moments dus aux charges B (Br , Bc ,éventuellement Bt ) lorsque la distance "a" de la
section d'encastrement au bord le plus voisin de la largeur roulable est inférieure à 4 m, ce qui
vrai pour notre cas , donc on prendra pas en considération le moment M A.

Calcul des moments :


Il ne s'agit dans ce qui suit que des moments transversaux unitaires d'encastrement
dans la section SD ou SG

Ces moments sont évalués par un calcul élastique et dans l'hypothèse d'un
encastrement parfait des encorbellements (c'est-à-dire en l'absence de toute rotation de
ceux-ci). De plus, on néglige l'influence du coefficient de Poisson. L'erreur qui peut en résulter
est faible.

Nous désignons dans ce qui suit les moments d'encastrement (en valeur absolue) :

MG: dû à la valeur caractéristique maximale de la charge permanente,

MTr : dû à la charge locale de trottoir,

MB : dû aux charges B (il s'agit de l'enveloppe des moments dus aux systèmes Br , Bc et
éventuellement Bt ),

MA : dû à la charge A (L) et éventuellement ;

MR : dû à la roue isolée de 6 t ;

Mc : du soit à Mc120,

Moment MG :
Section Charge Bras de levier Moment
m² t/m m t.m./m
Les encorbellements 0,65 1,625 0,8 1,3
Etanchéité 0,04 0,1 0,4 0,04
Trottoir 0,2 0,5 1,3 0,65
G.corps - 0,6 1,8 1,08
Total 3,07

118
Moment MTr :
𝑀𝑇𝑟 = 0.450 ∗ 1 ∗ (0.8 + 0.5) = 0.585𝑡. 𝑚/𝑚
Moment MB :
L'enveloppe des moments dus aux systèmes B r , B c et éventuellement Bt , compte
tenu de leurs coefficients de dégressivité transversale et de la classe du pont (cf. fascicule 61,
II article 5), peut être évaluée par les abaques des planches relatives aux classes 1, 2 et 3
respectivement.

Ces abaques ont été déterminés en fonction du rapport β avec trois valeurs de β : 1/3,
1/2 et 1.

Pour une classe et une valeur de β données, l'abaque permet la lecture directe de la
valeur MB en fonction, d'une part, de la portée "e" de l'encorbellement et, d'autre part, de la
distance a du bord encastré au bord le plus proche de la largeur roulable.

La position de la roue (Br ) ou des essieux (Bc et Bt) par rapport à la largeur a est
conforme à l'article 5 du titre II du fascicule 61.

Cependant, dans un but de simplification, les charges du système B sont supposées


ponctuelles. Il est tenu compte dans les calculs de MB seulement de la dégressivité
transversale (coefficients bc , bt ).

119
D’après l’abaque ci-après on trouve :

MB=4.3 T.m/m

Abaque donnant Me

Moment MC :
Le moment transversal unitaire d'encastrement Mc dû à une chenille de Mc 120 peut
être évalué par les abaques de la planche. Les paramètres définissant ce moment MC sont les
mêmes que ceux du moment MB , savoir :

Le poids, les dimensions d'une chenille de même que sa position par rapport à la
largeur "a" sont conformes à l'article 9 du titre II du fascicule 61.

Il n'est pas tenu compte dans le calcul de Mc de majoration dynamique.

D’après l’abaque de planche 2.1 dans l’annexe 3 du PSI-DP de SETRA, on trouve

MC=4.3 t.m/m

Autres moments :
Il s'agit, ici, du calcul soit du moment MR de la roue isolée de 6t sur trottoir. Ce moment
peut être évalué au moyen des abaques présentés sur la planche 3 . Ces abaques ont été
établis pour un "doublet" de charges ponctuelles. Les paramètres sans dimension définissant
ce doublet sont (e étant la portée de l'encorbellement) :

d/e : distance des deux charges ponctuelles,


120
c/e : distance du doublet au bord encastré (ces paramètres sont par ailleurs illustrés par les
croquis sur la planche 3).

Ces abaques (planche 3) permettent pour chaque valeur de 8 le calcul du moment


transversal unitaire d'encastrement, noté M (c/e, d/e), du doublet de poids total P = 2 x 5 t =
10 t sans prise en compte d'aucun coefficient (δ,ϒ, dégressivité transversale, etc . . .), pour 0,1
<c/e <1 et 0<d/e<2.

Ainsi par exemple le moment MR d0 è la roue isolée de 6t, avant toute pondération, peut être
obtenu par
6
𝑀𝑅 = 𝑀(𝑐/𝑒 , 𝑑/𝑒) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑑 = 0
10
𝑐 𝑑
D’après l’abaque de planche 3 en prenant c=0.8m, on trouve 𝑀 (𝑒 , 𝑒 ) =4 t.m/m

𝑀𝑅 =2.4 t.m/m

Calcul de ferraillage :
On peut admettre que le ferraillage transversal en face supérieure à l'encastrement
c'un encorbellement est calculé à l'état-limite ultime.

La section d'acier doit reprendre h cet effet un moment ultime calculé dans la section
SG ou SD au moins égal, compte tenu de la définition des moments MG , MB , MC , MR , et MTR
à:

C1 : 1.35MG+1.605MTR+1.605*δ*MB

C2 : 1.35MG+1.605MTR+1.35*δ*MC

C3 : 1.35MG+1.605MR

Le coefficient δ de majoration dynamique peut être fixé forfaitairement à 1,25.

Valeur δ M
Charge Permanente Mg 3,07 3,07
Trottoir MTr 0,585 0,585
Système B MB 4,3 1,25 5,375
Mc Mc 4,3 1,25 5,375
Roue de 6t Mr 2,4 2,4
Moment résultant M 13,7103
Tableau 36: Moment d’encastrement

𝑀 = 𝑀𝑎𝑥(𝐶1 ; 𝐶2 ; 𝐶3) =13.71 t.m/m

la section d’armature sera établie à l’aide de EXPERT BA , pour une section 1m x 0.7m
en flexion simple on retient :

𝜔𝑎 = 6.7 𝑐𝑚2 /𝑚𝑙

121
Dispositions constructives :
Le ferraillage transversal, ωa à disposer en face supérieure dans la section
d'encastrement d'un encorbellement, SD ou SG , doit pouvoir reprendre le moment ultime M
sans descendre en-dessous du ferraillage mis en place dans la nervure.

Les autres armatures de l'encorbellement, ω’a, ωb,ω’b respectivement: transversale


en face inférieure, longitudinale en face supérieure, et longitudinale en face inférieure
peuvent être déduites de ωa par :
𝜔𝑎
𝜔′ 𝑎 = 𝜔𝑏 = 𝜔′ 𝑏 = = 2.23𝑐𝑚2 /𝑚𝑙
3
De plus, on doit disposer dans l'encorbellement la section 𝜔𝑏 + 𝜔′𝑏 de façon
reprendre des efforts de retrait différentiel entre l'encorbellement et la nervure. D'un point
de vue pratique, il est souhaitable de conserver en face supérieure de l'encorbellement la
même densité de ferraillage longitudinal que dans la nervure.

122
VI. Etude et dimensionnement
des appuis :
VI.A REPARTITION TRANSVERSALE DES
SOLLICITATIONS ENTRE APPUIS :
Pour le dimensionnement du chevêtre on a besoin des réactions sur de chaque appareil
d’appui issues du tablier, ceci nous oblige à calculer les coefficients de répartition transversale
(CRT).

VI.A.1. Principe :
Le calcul se fait en se basant sur la méthode de Guyon-Massonnet (développée en 1946
et mise sous forme de tables numérique en 1954) qui modélise le pont réel par un pont à
structure continue qui a les mêmes rigidités moyennes à la flexion et à la torsion que l'ouvrage
réel composée d’un grillage formé par les emplacements des sections où on veut calculer
l’effort notés « y », et les points d’application des forces notés « e ».

La détermination des coefficients de répartition K se déroule comme suit :

• Évaluation des paramètres de la section à savoir la largeur active b(*), la longueur de


la travée considérée L (pour les ponts à travées continues on prend 0.8L pour les
travées de rive et 0.9L pour les travées centrales), ensuite les rigidités de flexion
𝜌𝑝 𝑒𝑡 𝜌𝐸 et celles de la torsion 𝛾𝑝 𝑒𝑡 𝛾𝐸 qui donnent :
𝛾𝑝 + 𝛾𝐸
- le paramètre de torsion : 𝛼 = 2
√𝜌𝑝 𝜌𝐸
𝑏 4 𝜌𝑝
- le paramètre d’entretoisement : 𝜃 = 𝐿 √𝜌
𝐸

𝑏
Pour les ponts dalle 𝜌𝑝 = 𝜌𝐸 ce qui donne 𝜃 = 𝐿 et 𝛾𝑝 + 𝛾𝐸 = 2𝜌𝐸 et on obtient 𝛼 = 1.

Le tableau suivant regroupe ces paramètres :


- Demi-largeur "active" b 4,07 m
- Entraxe des appareils d'appuis (Lp) 1,60 m
- longueur de la travée centrale 18,00 m
- longueur de la travée de rive 12,00 m

123
Paramètres Unité Travée de rive Travée
centrale
- Portée équivalente m 10,80 14,40
- P. entretoisement (θ) - 0,3769 0,2826
- P. torsion (α) - 1,00 1,00
Tableau 37: Différents paramètres nécessaires pour l’étude de répartition

(*) La valeur de b est la largeur de la dalle rectangulaire équivalente de même inertie de flexion
et de même épaisseur (e=0.7m) le calcul détaillé est traité dans la partie concernant l’étude
du tablier.

• En fonction de 𝜃 𝑒𝑡 𝛼 on peut se référer aux tables de Guyon-Massonnet pour avoir


les valeurs de K avec des interpolations sur les valeurs correspondantes aux
excentrements des charges et aussi des emplacements des sections de calcul.

La première interpolation portera sur θ vue que les tables ne donnent que certaines valeurs
qui varient de 0 à 1 de 0.05 en 0.05 et de 1 à 2 de 0.1 en 0.1.

On trouve alors les valeurs de K (θ,y,e) :

- Pour les piles intermédiaires :


ϴ= 0,2826 α=1 => K1
y\e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,9715504 0,9865056 1,0015912 1,0145856 1,0205372 1,0145856 1,0015912 0,9865056 0,9715504
b/4 0,890824 0,9200744 1,6030768 0,9834616 1,0145856 1,0393928 1,0526968 1,0593536 1,0639236
b/2 0,8205836 0,8608208 1,5559316 0,9510768 1,0015912 1,0526968 1,099142 1,1358708 1,167674
3b/4 0,7586164 0,807784 1,5128208 0,9200744 0,9865056 1,0593536 1,1358708 1,2113664 1,2812452
b 0,7013488 0,7586164 1,4725836 0,890824 0,9715504 1,0639236 1,167674 1,2812452 1,4007332

- Pour les culées :

ϴ= 0,3769 α=1 => K1


y\e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,9333652 0,9672136 1,0028228 1,035163 1,0507676 1,035163 1,0028228 0,9672136 0,9333652
b/4 0,8082836 0,8586782 0,9143716 0,9753328 1,035163 1,079619 1,0938272 1,091546 1,085373
b/2 0,706906 0,7673398 0,8354414 0,9143716 1,0028228 1,0938272 1,173003 1,2255228 1,2650912
3b/4 0,6236102 0,6909604 0,7673398 0,8586782 0,8840536 1,091546 1,2255228 1,355885 1,469597
b 0,5507436 0,6236102 0,706906 0,8082836 0,9333652 1,085373 1,264814 1,469597 1,6904302
Tableau 38: Tableaux de Guyon Massonnet

124
Pour une ordonnée y, on procède à une interpolation linéaire entre les valeurs de y
données dans les tableaux de Guyon-Massonnet. Une interpolation linéaire peut se faire par
rapport à θ. Ceci est la méthode très classique, qui est basée sur des tableaux.

Pour aboutir à K, on place les charges réglementaires, de la manière la plus défavorable,


comme indiquée par les règles de chargement et en respectant les règles d'application pour
chaque charge.

Enfin la répartition des efforts se fait en multipliant le coefficient K par la valeur de l’effort
et en divisant par le nombre de sections de calcul (n=4) comme suit :
𝐾𝑃
𝑃𝑖 =
𝑛
K : coefficient de répartition transversale
N : nombre d’appareils d’appuis.
P : l’effort sur la ligne d’appuis considérée.

125
Les valeurs finales trouvées sont regroupées sur les tables suivantes :

- Répartition des efforts entre les appareils d’appuis pour les piles :

Appareils d'appui de la pile


APPUI 1 - y = -2,4m APPUI 2 - y = -0,8m APPUI 3 - y =+0,8m APPUI 4 - y =2,4m
Cas de charge
k1 Rb Rrec k1 Rb Rrec k1 Rb Rrec k1 Rb Rrec
Permanentes
- charges
1,066 75,693 80,687 1,045 75,693 79,106 1,045 75,693 79,106 1,066 75,693 80,687
permanentes : max
min 1,066 75,693 80,687 1,045 75,693 79,106 1,045 75,693 79,106 1,066 75,693 80,687
Surcharges
- Trottoir : max 1,004 1,915 1,922 0,970 1,915 1,858 0,970 1,915 1,858 1,004 1,915 1,922
min 1,004 1,915 1,922 0,970 1,915 1,858 0,970 1,915 1,858 1,004 1,915 1,922
- A1(l) - 1 voies
1,108 24,155 26,768 1,037 24,155 25,059 1,037 24,155 25,059 1,108 24,155 26,768
chargées : max
min 1,108 -1,165 -1,291 1,037 -1,165 -1,209 1,037 -1,165 -1,209 1,108 -1,165 -1,291
- A2(l) - 2 voies
1,082 48,310 52,248 1,064 48,310 51,393 1,064 48,310 51,393 1,082 48,310 52,248
chargées max
min 1,082 -2,328 -2,517 1,064 -2,328 -2,476 1,064 -2,328 -2,476 1,082 -2,328 -2,517
- Mc120 max 0,551 32,153 17,724 1,124 32,153 36,126 1,124 32,153 36,126 0,551 32,153 17,724
min 0,551 -2,913 -1,606 1,124 -2,913 -3,272 1,124 -2,913 -3,272 0,551 -2,913 -1,606
- Me120 max 1,128 18,335 20,686 1,028 18,335 18,840 1,028 18,335 18,840 1,128 18,335 20,686
min 1,128 -1,760 -1,986 1,028 -1,760 -1,808 1,028 -1,760 -1,808 1,128 -1,760 -1,986
- BC1 - 1 voies
1,054 15,500 16,341 1,037 15,500 16,069 1,037 15,500 16,069 1,054 15,500 16,341
chargées : max
min 1,054 -3,525 -3,716 1,037 -3,525 -3,655 1,037 -3,525 -3,655 1,054 -3,525 -3,716
- BC2 - 2 voies
1,040 31,793 33,064 1,034 31,793 32,885 1,034 31,793 32,885 1,040 31,793 33,064
chargées max
min 1,040 -1,720 -1,789 1,034 -1,720 -1,779 1,034 -1,720 -1,779 1,040 -1,720 -1,789
- Bt1 - 1 voies
1,054 42,490 44,795 1,037 42,490 44,051 1,037 42,490 44,051 1,054 42,490 44,795
chargées max
min 1,054 -1,025 -1,081 1,037 -1,025 -1,063 1,037 -1,025 -1,063 1,054 -1,025 -1,081
- Bt2 - 2 voies
1,040 21,245 22,095 1,034 21,245 21,975 1,034 21,245 21,975 1,040 21,245 22,095
chargées : max
min 1,040 -2,049 -2,131 1,034 -2,049 -2,119 1,034 -2,049 -2,119 1,040 -2,049 -2,131
Tableau 39: Répartition des efforts verticaux entre appareils d’appui sur la pile

126
- Répartition des efforts entre les appareils d’appuis pour les culées :

appareils d'appui de la culée

APPUI 1 - y = -2,4m APPUI 2 - y = -0,8m APPUI 3 - y =+0,8m APPUI 4 - y =2,4m


Cas de charge
k1 Rb Rrec k1 Rb Rrec k1 Rb Rrec k1 Rb Rrec

Permanantes
- charges
0,999 70,81 70,721 0,986 70,81 69,791 0,986 70,81 69,791 0,999 70,81 70,721
permanantes :max
min 0,999 70,81 70,721 0,986 70,81 69,791 0,986 70,81 69,791 0,999 70,81 70,721
Surcharges

- Trottoir: max 1,008 1,79 1,805 0,930 1,79 1,666 0,930 1,79 1,666 1,008 1,79 1,805
min 1,008 1,79 1,805 0,930 1,79 1,666 0,930 1,79 1,666 1,008 1,79 1,805
- A1(l) - 1 voies
1,177 33,53 39,452 1,064 33,53 35,669 1,064 33,53 35,669 1,177 33,53 39,452
chargées: max
min 1,177 -7,79 -9,166 1,064 -7,79 -8,287 1,064 -7,79 -8,287 1,177 -7,79 -9,166
- A2(l) - 2 voies
0,996 67,07 66,822 0,999 67,07 67,030 0,999 67,07 67,030 0,996 67,07 66,822
chargées max
- - - - - - - -
min 0,996 0,999 0,999 0,996
15,59 15,532 15,59 15,581 15,59 15,581 15,59 15,532
- Mc120 max 0,579 91,22 52,857 0,989 91,22 90,182 0,989 91,22 90,182 0,579 91,22 52,857
- - - - - - - -
min 0,579 0,989 0,989 0,579
17,43 10,100 17,43 17,232 17,43 17,232 17,43 10,100
- Me120 max 1,216 66 80,242 1,056 66 69,679 1,056 66 69,679 1,216 66 80,242
- - - - - - - -
min 1,216 1,056 1,056 1,216
10,15 12,340 10,15 10,716 10,15 10,716 10,15 12,340
- BC1 - 1 voies
1,076 32,58 35,057 1,065 32,58 34,708 1,065 32,58 34,708 1,076 32,58 35,057
chargées : max
- - - - - - - -
min 1,076 1,065 1,065 1,076
26,14 28,127 26,14 27,848 26,14 27,848 26,14 28,127
- BC2 - 2 voies
0,996 66,79 66,506 1,006 66,79 67,194 1,006 66,79 67,194 0,996 66,79 66,506
chargées max
- - - - - - - -
min 0,996 1,006 1,006 0,996
12,75 12,696 12,75 12,827 12,75 12,827 12,75 12,696
- Bt1 - 1 voies
1,076 33,48 36,025 1,065 33,48 35,667 1,065 33,48 35,667 1,076 33,48 36,025
chargées max
min 1,076 -5,91 -6,359 1,065 -5,91 -6,296 1,065 -5,91 -6,296 1,076 -5,91 -6,359
- Bt2 - 2 voies
0,996 78,96 78,624 1,006 78,96 79,437 1,006 78,96 79,437 0,996 78,96 78,624
chargées : max
- - - - - - - -
min 0,996 1,006 1,006 0,996
11,81 11,760 11,81 11,881 11,81 11,881 11,81 11,760
Tableau 40: Répartition des efforts verticaux entre appareils d’appui sur la pile

127
VI.B DIMENSIONNEMENT DES APPAREILS
D’APPUIS :
VI.B.1. Introduction :
Les appareils d'appui sont des éléments importants de la structure et non des
équipements pour lesquels il existe une notion d'usure et de durabilité inférieure à
celle de l'ouvrage et que l'on considère alors comme de la matière consommable. A ce
titre, on devra donc apporter tout le soin nécessaire à leur choix, leur qualité, leur
conception et leur mise en œuvre.
Notre choix s’est fixé sur les appareils d’appuis en élastomère fretté vu leur
grande souplesse vis-à-vis des charges, horizontales, verticales et surtout leurs
rotations face à la grande torsion générée par l’application des différentes charges sur
l’ouvrage, et aussi ils présentent un bon comportement sollicitations dynamiques.
Ce type d’appareils d’appuis se compose d’un empilage de feuilles de
caoutchouc synthétique (néoprène généralement) et de tôle d’acier faisant office de
frettes comme le montre la figure suivante :

Appareil d’appui en élastomère fretté

128
VI.B.2. Définition géométrique :
La définition géométrique de l'appareil d'appui en élastomère fretté est donnée sur la
figure suivante dans laquelle a, b, a', b' sont les dimensions des appareils de forme
rectangulaire, D et D' sont les diamètres des appareils d'appui de forme circulaire. a et a'
désignent toujours les plus petites dimensions en plan de l'appareil d'appui s'il est
rectangulaire.

Géométrie des appareils d’appuis

VI.B.3. Pré dimensionnement des appareils d’appuis :


VI.B.3.1. Aire de l’appareil d’appui :

D’après Le règlement du S.E.T.R.A, la contrainte de compression moyenne ne peut


dépasser 15 MPa sur la surface A de l’appareil d’appuis.

Condition de non écrasement : pour une réaction maximale𝑅𝑚𝑎𝑥 , On a l’inégalité suivante :


𝑅𝑚𝑎𝑥
𝐴>
15

129
Avec 𝑅𝑚𝑎𝑥 la réaction extrême issue du tablier sous charge permanentes et des
surcharges de chaussée qui sont donnée dans le tableau suivant :

Charges permanentes du Rper max 70,721


tablier min 70,721
Surcharge du trottoir Rtr max 1,805
min 1,805
A(l) une voie A1 max 39,452
min -8,287
A(l) deux voies A2 max 67,030
min -15,532
Charges militaires Mc120 max 90,182
min -10,100
Me120 max 80,242
min -10,716
Surcharge Bc une voie Bc1 max 35,057
min -27,848
Surcharge Bc deux voies Bc2 max 67,194
min -12,696
Surcharge Bt une voie Bt1 max 36,025
min -6,296
Surcharge Bt deux voies Bt2 max 79,437
min -11,760
Tableau 41: Réactions extrêmes du tablier sous différents cas de charges

L’aire de la section A est obtenu en utilisant les combinaisons suivantes :

𝑅𝑚𝑎𝑥 = 𝑅𝑝𝑒𝑟 + max(1.2𝑅𝑡𝑟 + 1.2 max(𝑅𝐴1(𝑙) ; 𝑅𝐴2(𝑙) ; 𝑅𝐵𝑐1 ; 𝑅𝑏𝑐2 ; 𝑅𝐵𝑡1 ; 𝑅𝐵𝑡1 ) ; 𝑀𝑐120 ; 𝑀𝑒120 )

On trouve alors :

𝑅𝑚𝑎𝑥 = 188.91 𝑡
D’où : 𝐴 > 1259 𝑚𝑚²

VI.B.3.2. Hauteur nette d’élastomère T :


La hauteur nette d’élastomère T doit respecter la condition suivante :

𝑇 > 2(𝑈𝑟 + 𝑈𝑡𝑙𝑑 )

Avec
𝑈𝑟 :déplacement sous l’effet du retrait.
𝑈𝑡𝑙𝑑 :Déplacement sous l’effet de la température à longue durée.

𝑈𝑟 + 𝑈𝑇𝐿𝐷 = 9.26 10−4 𝑚 (Voir calcul des déplacements de néoprène plus loin)

On prend une hauteur T de 40mm

130
VI.B.3.3. Dimensions en plan :
Les dimensions en plan de l’appareil d’appui sont déduites de la condition de non
flambement suivante :
𝑎 𝑎
<𝑇< → 5𝑇 < 𝑎 < 10𝑇
10 5
On choisit a et b telle que a<b et A=ab>1259mm²

On trouve donc
200 mm < a < 400 mm
Piles :

Culées : 200 mm < a < 400 mm

Et on prend :

a= 30 cm
b= 45 cm

• Choix de l’épaisseur des frettes :

A partir du tableau de dimensions présenté dans la norme NF EN 1337 relative aux


appareils d’appuis en élastomère, qui donne la gamme des épaisseurs t pour chaque valeur
de a et b, pour notre cas on choisit des frettes de 10mm d’épaisseur.
En fonction des cet épaisseur t on peut avoir la valeur d’épaisseur des frettes ts à partir du
tableau suivant :

t 8 10 12 20
ts 2 3 3 4
Tableau 42: Epaisseurs des frettes

VI.B.4. Calcul des efforts horizontaux agissant sur les appuis


et les appareils d’appuis :

Les efforts horizontaux se répartissent en fonction de la rigidité de chaque appui. La


1
rigidité k d’un appui sera par définition,𝑘 = 𝑈 avec U étant le déplacement de la tête d’appui
sous l’action d’une force horizontale unité.

Ce déplacement u=u1+u2+u3 provient de la distorsion de l’appareil d’appui et de


la déformation du corps de l’appui en plus de la déformation de la fondation. Il est à noter
que la rigidité k d’un appui est à calculer pour les déformations lentes et les déformations
rapides.

131
VI.B.4.1. Evaluation des déplacements dus à une charge unitaire
1t :
• Néoprène :

Les déplacements sont calculés comme suit :


𝑇
𝑈1 =
𝑛𝐺𝐴
T : épaisseur nette de l’élastomère.
n : nombre des appareils d’appui sur une ligne d’appui.
G : module d’élasticité transversale de l’élastomère
Gv = 0,9 MPa en différé
Gi = 2 Gv = 1,8 MPa en instantané.

• Appui :

Les culées sont enterrés dans le remblai donc ils ne subissent donc elles sont indéformables
Ui=Uv=0.

Pour les appuis intermédiaires le calcul se fait comme suit :



𝑧 2 𝑑𝑧 ℎ3
𝑈2 = ∫ puiseque I(z) = cte on aura donc U2 =
0 𝐸𝐼(𝑧) 3𝐸𝐼

• Fondations :

Les fondations superficielles sont supposées rigides c’est l’une des hypothèses posées pour le
calcul des fondations. U3=0.

Les trois déplacements calculés définissent la souplesse s=U1+U2+U3

La rigidité est ainsi obtenue par inversion de la souplesse s

Le calcul se fait pour les charges lentes et courtes en utilisant respectivement les modules
de déformation différé et instantané donné ci-dessous :

- Module de déformation différé du béton (𝑓𝑐28 = 30𝑀𝑃𝑎) pour les charges de durée
d’application supérieure à 24h : 𝐸𝑣 = 3470 3√𝑓𝑐28 = 1.15 106 𝑡/𝑚²
- Module de déformation différé du béton (𝑓𝑐28 = 30𝑀𝑃𝑎) pour les charges de durée
d’application inférieur à 24h : 𝐸𝑖 = 11000 3√𝑓𝑐28 = 1.15 106 𝑡/𝑚²

132
Les résultats de calcul sont groupés dans le tableau suivant :

Culée RG Pile 1 pile 2 Culée RD


Uv Ui Uv Ui Uv Ui Uv Ui
Néoprène 9,26E-04 4,63E-04 9,26E-04 4,63E-04 9,26E-04 4,63E-04 9,26E-04 4,63E-04
culée ou 0 0 1,04E-03 3,49E-04 1,04E-03 3,49E-04 0 0
Pile
S=ΣU 9,26E-04 4,63E-04 1,96E-03 8,12E-04 1,96E-03 8,12E-04 9,26E-04 4,63E-04
K=1/ΣU 1,08E+03 2,16E+03 5,09E+02 1,23E+03 5,09E+02 1,23E+03 1,08E+03 2,16E+03
Σki 6,78E+03
ΣKv 3,18E+03
Tableau 43: Calcul es déplacements et des rigidités

VI.B.4.2. Répartition des efforts entre les appuis :


Charges linéaires (lentes et instantanées) :
Ces charges sont essentiellement dues au retrait et à la température à longue durée.

- On tiendra compte pour le calcul du raccourcissement par retrait de la valeur 3 10−3


- L’écart de température moyenne est de 30°C avec 10° de variation rapide.
- Le coefficient de dilatation thermique 𝛼 = 10−5 𝑚/°𝑐
- Les longueurs de la travée centrale et celle de rive sont respectivement 18m et 12m.

On calcul tout d’abord la variation de la longueur des travées ∆𝑙𝑖comme suit

Culée Appuis intermédiaire


Température à 𝐿𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑙𝑒 𝐿𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑙𝑒
𝐻(𝑇𝐿𝐷) = 𝐾𝑖 𝑥 ∆𝑇𝑙 𝑥 𝛼 𝑥 (𝐿𝑟𝑖𝑣𝑒 + ) 𝐻(𝑇𝐿𝐷) = 𝐾𝑖 𝑥 ∆𝑇𝑙 𝑥 𝛼 𝑥
longue durée 2 2
Retrait 𝐿𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑙𝑒 𝐿𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑙𝑒
𝐻(𝑇𝐿𝐷) = 𝐾𝑖 𝑥 𝜀 𝑥 (𝐿𝑟𝑖𝑣𝑒 + ) 𝐻(𝑇𝐿𝐷) = 𝐾𝑖 𝑥 𝜀 𝑥
2 2

Température à 𝐿𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑙𝑒 𝐿𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑙𝑒


𝐻(𝑇𝐿𝐷) = 𝐾𝑖 𝑥 ∆𝑇𝑐 𝑥 𝛼 𝑥(𝐿𝑟𝑖𝑣𝑒 + ) 𝐻(𝑇𝐿𝐷) = 𝐾𝑖 𝑥 ∆𝑇𝑐 𝑥 𝛼 𝑥
longue durée 2 2
Tableau 44: Efforts dû aux charges linéaires

• Charges dynamiques :

L’effort de freinage du système A(l) et Bc, se répartit entre les différents appuis de
l’ouvrage selon la relation :
𝐾𝑖 𝐹𝑓𝑖
𝐹𝑓𝑖 =
∑ 𝐾𝑖

133
D’après la distribution des raideurs du paragraphe précédent, on obtient les
efforts suivants :

action de freinage AL
culée FAL1= 10,63 t
H(FAL1)= 3,39 t
Pile FAL2= 8,79 t
H(FAL2)= 1,60 t
action de freinage BC
culée Bc= 30 t
H(Bc)= 9,55 t
Pile Bc= 30 t
H(Bc)= 5,45 t
action centrifuge
culée Cr= 9,66 t
H(Cr)= 3,08 t
Pile Cr= 9,66 t
H(Cr)= 1,75 t
Tableau 45: Efforts dynamiques

Le tableau suivant regroupe les différentes valeurs des efforts calculées :

Effort linéaires Efforts de freinage Effort


centrifuge
TLD TCD Ret 𝐹A(l) 𝐹𝐵𝑐 𝐹𝑐
Culée 6,80 4,54 6,80 3,39 9,55 3,08
Pile 1,37 1,11 1,37 1,60 5,45 1,75
Tableau 46: Tableau récapitulatif de répartition des efforts entre appuis

134
Pour avoir les valeurs de ces efforts sur les appuis il suffit de les diviser par le nombre
d’appareils d’une ligne d’appuis (n=4) :

Efforts de Effort
Effort linéaires(t)
freinage(t) centrifuge(t)
TLD TCD Ret 𝐹A(l) 𝐹𝐵𝑐 𝐹𝑐
culée 1,70 1,13 1,70 0,85 2,39 0,77
Pile 0,34 0,28 0,34 0,40 1,36 0,44

Tableau 47: Tableau récapitulatif de répartition des efforts entre appareils d’appuis

VI.B.5. Vérification de la validité des appareils d’appui :


La vérification des appareils d'appui est essentiellement basée sur la limitation des
contraintes de cisaillement qui se développent dans l'élastomère au niveau des plans de
frettage et qui sont dues aux efforts appliqués ou aux déformations imposées à l'appareil.

VI.B.5.1. Conditions de non cheminement et de non glissement :


A vide, les deux conditions suivantes doivent être remplies :

𝜎𝑚𝑖𝑛 > 20 𝑘𝑔/𝑐𝑚²


𝑅𝑝𝑒𝑟
𝜎𝑚𝑖𝑛 = : Étant la contrainte de compression due à l’effet du tablier seul
ab

min Contrainte de
référence
Pile  59,77 kg/cm² > 20 kg/cm² Condition
vérifié
Culées  59,77 kg/cm² > 20 kg/cm² Condition
vérifié

Le coefficient de frottement f prend la valeur suivante :


0,2
𝑓 = 0,12 + 𝜎
𝑚

𝑅𝑚𝑎𝑥
Avec : 𝜎𝑚 = on trouve donc :
𝑎𝑏

Pile : f= 0,13 m = 13,99 MPa


Culées : f= 0,13 m = 13,99 MPa

135
On doit vérifier que l’effort horizontal maximal (calculé dans le paragraphe précédent)
demeure inférieur au produit de coefficient f par l’effort normal maximal issu de 𝑅𝑚𝑎𝑥 :

H max f.N
Pile : 2,32 t < 10,84 t Ok.
Culées : 6,27 t < 10,84 t Ok.

VI.B.5.2. Vérification des contraintes de cisaillement :

Sous un effort normal, des contraintes de cisaillement τN apparaissent au niveau du plan


de frettage suivant la répartition donnée sur la figure ci-dessous.

Les contraintes maximales se développent sur les bords de chaque feuillet et plus
précisément au milieu des grands côtés.

Effort de compression dans l’appareil d’appui

La valeur maximale de cette contrainte est :


𝜎𝑚
𝜏𝑁 = 1.5
𝛽
𝑎𝑏
Où : 𝛽 = 2𝑡(𝑎+𝑏) ∶coefficient de forme
𝑅𝑚𝑎𝑥
𝜎𝑚 = ∶Contrainte moyenne de compression
𝑎𝑏

136
On trouve donc :

Pile : N  2,33 MPa


Culées : N  2,33 MPa

Lorsqu'une frette, solidaire d'un feuillet, accomplit une rotation par rapport à l'autre frette
solidaire du même feuillet, la répartition des contraintes de cisaillement s'établit comme
indiquée dans la figure ci-dessous

Rotation de l’appareil d’appui

La contrainte maximale apparait généralement sur les bords parallèles à l'axe de rotation et a
pour valeur:
𝐺 𝑎 2
𝜏𝛼 = ( ) 𝛼𝑡
2 𝑡
Où 𝛼𝑡: étant l’angle de rotation (rad) d'un feuillet élémentaire
𝛼𝑇
𝛼𝑡 =
𝑛

avec 𝛼 𝑇 l'angle de rotation de l'appareil d'appui. 𝛼 𝑇 = 𝛼 + 𝛼0


𝛼0 Tient compte des défauts de pose en ajoutant à la rotation due aux charges αc une
rotation
α0. Cette rotation est prise généralement comme suit :
-α0 = 3 .10-3 rad pour les tabliers en BA coulé sur place.
-α0 = 10 .10-3 rad pour les tabliers en BA préfabriqués.
-α0 = 3 .10-3 rad pour les tabliers métalliques

𝛼: Étant la rotation en tête d’appui dû aux efforts issus du tablier il est calculé comme suit :

137
Type de charge formule

Charge permanentes 𝑔𝐿3


𝛼=
24 𝐸𝑣 𝐼

Surcharge A(l) 𝑞𝐴(𝑙) 𝐿3


𝛼=
24 𝐸𝑖 𝐼

Surcharge Bc 𝑃𝑏𝑐 𝑎 𝑏 (𝐿 + 𝑏)
𝛼=
6 𝐸𝑣 𝐼

Avec :

- Ev : Le module différé de déformation du béton pour les charges de durée


d’application supérieure à 24h.
- I : le moment d’inertie équivalent du tablier égale à 0.2329 m4
- Ei est le module instantané de déformation du béton pour les charges de durée
d’application inférieure à 24h.
- L: la portée de la travée indépendante (pour les travées continues on travaille avec 0.8L
pour les travées de rive et 0.9L pour les travées centrales).
- a et b sont respectivement la position de la charge concentrée par rapport à l’appui à
gauche et à droite de la travée, ils sont calculés comme suit

Pour une position x, la rotation est donnée par


𝑃 𝑥(𝐿 − 𝑥) (2𝐿 − 𝑥)
𝛼=
6 𝐸𝑣 𝐼
Pour le calcul de la rotation maximale générée par la force P on résout l’équation suivante :
𝑑𝛼(𝑥)
= 2𝐿² − 6𝐿𝑥 + 3𝑥 2 = 0
𝑑𝑥

A b
Travée de rive 6.08 8.31
Travée centrale 456 6.24

138
Donc le calcul des rotations est résumé sur le tableau suivant :

Effort (t/ml) Lc (m) a (m) b (m) E (t/m²) I (m4) α (rad)


Rper 5,60 14,40 - - 1,15E+06 0,2329 2,60E-03
5,60 14,40 - - 1,15E+06 0,2329 2,60E-03
Rtr 0,13 14,40 - - 3,42E+06 0,2329 2,09E-05
0,13 14,40 - - 3,42E+06 0,2329 2,09E-05
A1 1,86 14,40 - - 3,42E+06 0,2329 2,91E-04
-0,08 14,40 - - 3,42E+06 0,2329 -1,31E-05
A2 3,63 14,40 - - 3,42E+06 0,2329 5,67E-04
-0,17 14,40 - - 3,42E+06 0,2329 -2,69E-05
Mc120 2,51 14,40 - - 3,42E+06 0,2329 3,92E-04
-0,11 14,40 - - 3,42E+06 0,2329 -1,74E-05
Me120 1,44 14,40 - - 3,42E+06 0,2329 2,25E-04
-0,13 14,40 - - 3,42E+06 0,2329 -1,96E-05
Bc1 16,34 14,40 6,09 8,31 3,42E+06 0,2329 3,93E-03
-3,65 14,40 6,09 8,31 3,42E+06 0,2329 -8,79E-04
Bc2 33,06 14,40 6,09 8,31 3,42E+06 0,2329 2,09E-05
-1,78 14,40 6,09 8,31 3,42E+06 0,2329 -4,28E-04
Bt1 44,80 14,40 6,09 8,31 3,42E+06 0,2329 1,08E-02
-1,06 14,40 6,09 8,31 3,42E+06 0,2329 -2,56E-04
Bt2 22,09 14,40 6,09 8,31 3,42E+06 0,2329 5,32E-03
-2,12 14,40 6,09 8,31 3,42E+06 0,2329 -5,10E-04

Tableau 48: Rotation en tête d’appui en rad

139
Effort (t/ml) Lc (m) a (m) b (m) E (t/m²) I (m4) α (rad)
Rper 6,55 10,80 - - 1,15E+06 0,2329 1,28E-03
6,55 10,80 - - 1,15E+06 0,2329 1,28E-03
Rtr 0,17 10,80 3,42E+06 0,2329 1,10E-05
0,17 10,80 3,42E+06 0,2329 1,10E-05
A1 3,65 10,80 3,42E+06 0,2329 2,41E-04
-0,77 10,80 3,42E+06 0,2329 -5,06E-05
A2 6,21 10,80 3,42E+06 0,2329 4,09E-04
-1,44 10,80 3,42E+06 0,2329 -9,48E-05
Mc120 8,35 10,80 3,42E+06 0,2329 5,51E-04
-0,94 10,80 3,42E+06 0,2329 -6,17E-05
Me120 7,43 10,80 3,42E+06 0,2329 4,90E-04
-0,99 10,80 3,42E+06 0,2329 -6,54E-05
Bc1 35,06 10,80 4,56 6,24 3,42E+06 0,2329 3,56E-03
-27,85 10,80 4,56 6,24 3,42E+06 0,2329 -2,83E-03
Bc2 67,19 10,80 4,56 6,24 3,42E+06 0,2329 6,82E-03
-12,70 10,80 4,56 6,24 3,42E+06 0,2329 -1,29E-03
Bt1 36,03 10,80 4,56 6,24 3,42E+06 0,2329 3,66E-03
-6,30 10,80 4,56 6,24 3,42E+06 0,2329 -6,39E-04
Bt2 79,44 10,80 4,56 6,24 3,42E+06 0,2329 8,06E-03
-11,76 10,80 4,56 6,24 3,42E+06 0,2329 -1,19E-03
Tableau 49: Rotation en tête de culée en rad

Combinaisons de calcul pour les rotations :

α (rad) valeur pour la vérification


Tabmax 2,60E-03
Tabmax+1,2A(l) +Tr 2,97E-03
Tabmax+1,2A2(l) +Tr 3,30E-03
7,34E-03
Tabmax+1,2Bc+tr 7,34E-03
Tabmax+1,2Bc2+tr 2,65E-03
Tabmax+Mc 3,00E-03
Tableau 50: Rotations combinées piles

140
α (rad) valeur pour la vérification
Tabmax 1,28E-03
Tabmax+1,2A(l) +Tr 1,58E-03
Tabmax+1,2A2(l) +Tr 1,79E-03
9,48E-03
Tabmax+1,2Bc+tr 5,57E-03
Tabmax+1,2Bc2+tr 9,48E-03
Tabmax+Mc 1,83E-03
Tableau 51: Rotations combinées en tête de culée

Et enfin on trouve :

T = 1,25E-02 rd
Pile : t = 3,12E-03 rd
Culée : t = 3,12E-03 rd
Pile :  = 1,26 MPa
Culée :  = 1,26 MPa

• Sous l'effet des charges horizontales :

La distorsion des contraintes au niveau du plan du frettage est uniforme.

Soit H l’effort Horizontal appliqué.

Appareil d’appui sous charges horizontales

Deux cas se présentent :

- 1er cas : La déformation "u" de l'appareil est lente (dilatation, retrait, fluage) et connue.
On peut donc déterminer l'angle de distorsion𝛾, la contrainte 𝜏𝐻1 et l'effort correspondant
H1.

141
𝑢1
𝑡𝑔(𝛾1) =
𝑇
𝐺𝑢1
𝜏𝐻1 = 𝐺𝑡𝑔(𝛾1 ) =
𝑇
𝑢1
𝐻1 = 𝑎𝑏 𝜏𝐻1 = 𝐺𝑎𝑏
𝑇
- 2eme cas : L’appareil est soumis à un effort dynamique H2 (freinage, vent, force
centrifuge) :
𝐻2
𝜏𝐻1 =
𝑎𝑏
Les contraintes calculées doivent vérifier la condition sur la limitation des contraintes de
cisaillement suivante

𝜏𝐻1 < 0.5𝐺


1
𝜏𝐻 = 𝜏𝐻1 + 𝜏𝐻2 < 0.7𝐺
2
𝜏𝑁 + 𝜏𝐻 + 𝜏 𝛼 < 5 ∗ 𝐺

Les vérifications sont présentées dans le tableau suivant

Culée Pile Condition


𝝉𝑵 2,33 2,33
𝝉𝜶 1,26 1,26
H1(t) 1,70 1,87
𝝉𝑯𝟏 0,13 0,14 Ok.
H2 (t) 4,00 1,91
𝝉𝑯𝟐 0,30 0,14
𝝉𝑯 0,27 0,21 Ok.
𝝉𝑵 + 𝝉𝑯 + 𝝉𝜶 3,87 3,80 Ok.
Tableau 52: Vérification des contraintes de cisaillement

142
VI.B.5.3. Dimensionnement des frettes :

Soit ts l'épaisseur d'une frette intermédiaire.

La condition à vérifier est :


𝑎𝜎𝑚
𝑡𝑠 >
𝛽𝜎𝑒
215𝑀𝑃𝑎 𝑠𝑖 𝑡𝑠 < 3𝑚𝑚
Avec 𝜎𝑒 = { 𝑜𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑 235 𝑀𝑃𝑎
235𝑀𝑃𝑎 𝑠𝑖 𝑡𝑠 > 3𝑚𝑚

ts = 3 mm > 1,98 mm Ok.

VI.B.6. Vérification de l’appareil d’appui :


VI.B.6.1. Condition de non soulèvement :

Il faut vérifier que :

3 𝑡 2 𝜎𝑚
𝛼𝑡 ≤ ( ) ( )
𝛽 𝑎 𝐺
Les vérifications sont donc :

3 𝑡 2 𝜎𝑚 𝛼𝑡 Vérification
( ) ( )
𝛽 𝑎 𝐺
Piles : 6,00E-03 rd > 3,12E-03 Ok.
rd
Culées : 6,00E-03 rd > 3,12E-03 Ok.
rd

143
VI.B.6.2. Condition de non décollement :

On doit vérifier la Limitation du décollement : εα < εc/2 ; à l’état limite de service ELS

Sous Vmax avec ψ = 1.00 :

Paramètre Unité Pile culée


- Vmax* kN 1457 1772
- Surface effective (A'r)
m2 0.127 0.127
- Coeffi de forme (S')
m 8.74 8.74
- εc = 1.5 Vmax / G Ar ψ S'
- 1.09 1.32

- Distorsion εα
- 0.40 0.40

- Distorsion limite (εα,max = εc / 2) - 0.54 0.66


-Vérification
- Vrai Vrai

Tableau 53: Vérification de condition de non décollement avec ψ = 1.00

Sous Vmin avec ψ = 1.00 :


Paramètre
Unité Pile culée
*
- Vmin
kN 1020 1249
- Surface effective (A'r)
m2 0.127 0.127
- Coeffi de forme (S')
m 8.740 8.740
- εc = 1.5 Vmin / G A'r ψ S'
- 0.76 0.93

- Distorsion εα
- 0.40 0.40

- Distorsion limite (εα,max = εc / 2) - 0.38 0.47


-Vérification
- Faux Vrai
Tableau 54: Vérification de condition de non décollement avec ψ = 1.00

Comme consigné dans le guide d'appareils d'appuis. Puisque cette condition n'est pas vérifié
pour une valeur de ψ = 1.00 ; on vérifie cette condition pour ψ = 0.80.

144
Sous Vmin avec ψ = 0.80 :
Paramètre Unité Pile Culée
- Vmin* kN 1020 1249
- Surface effective (A'r) m2 0.127 0.127
- Coeffi de forme (S') m 7.60 7.60
- εc = 1.5 Vmin / G A'r ψ S' - 1.10 1.34
- Distorsion εα - 0.33 0.23
- Distorsion limite (εα,max = εc / 2) - 0.55 0.67
-vérification - Vrai Vrai
Tableau 55: Vérification de condition de non décollement avec ψ = 0.8

Les appareils d’appuis choisis vérifient toutes les conditions précédentes donc on opte
pour de appareils de type
Pile : 300 x 450 x 4(10 + 3)

Culées : 300 x 450 x 4(10 + 3)

145
VI.C ETUDE ET DIMENSIONNEMENT DE LA PILE
INTERMEDIAIRE :
VI.C.1. Chevêtre de la pile :
VI.C.2. Introduction :
Le chevêtre est l’élément qui assure le transfert des charges apportées par le tablier
dans le cas où les colonnes ne sont pas situées au droit des appareils d'appui et présente une
assise pour les vérins en cas de changement d'appareils d 'appui.

Le chevêtre sera considéré comme une poutre en flexion sous son poids propre et
quatre charges verticales issus du tablier et les éléments qui le surmontent.

Chevêtre sur appuis intermédiaires

VI.C.2.1. Etude de flexion du chevêtre :


L’étude de la flexion du chevêtre sera faite en deux parties :

- Une poutre encastrée entre les deux futs d’appuis ;


- Une partie en porte à faux.

146
Partie entre futs d’appuis :
Cette partie, peut être modélisée par une poutre encastrée à ses deux extrémités
sollicitée par deux forces ponctuelles, ainsi que la charge répartie due à son poids propre.

Partie entre futs

Les valeurs des verticales sont calculées dans le chapitre « répartition des efforts
verticaux entre appuis » en tenant en compte de poids du tablier et sa superstructure en plus
des effets des charges routières, et sont données sur le tableau suivant :

ELU ELS
P1 - 195,87 145,69
P2 - 192,26 143,01
P3 - 192,26 143,01
P4 - 195,87 145,69
Poids propre 3,75 5,06 3,75
Tableau 56: Efforts verticaux

Les valeurs des moments fléchissant et des efforts tranchants sont obtenues par RDM6
comme suit :

147
148
Le tableau suivant récapitule les résultats trouvés :

ELU ELS
Moment fléchissant sur 168.2 125.1
(t.m) appuis
en travée 72.57 63.9
Effort tranchant (t) 202.4 150.5
Tableau 57: Sollicitations dans le chevêtre

Le calcul se fera en considérant que l’élément est soumis à une flexion simple, pour le
cas d’une section rectangulaire. Nous aurons à déterminer deux sections d’aciers, une section
pour s’opposer au moment en travée, et une autre pour s’opposer au moment sur appui. Le
tableau ci-dessous résume les résultats trouvés.

ELU (cm²) ELS (cm²) Max(ELU;ELS)


Armatures sur 41,48 57,23 57,23
longitudinales appuis
en travée 17,5 28,44 28,44
Ferraillage τu 1,42
transversale At/St 0,0054
(cm)
At (cm²) 1,56 1T10
St (cm) 40 40
Tableau 58: Calcul de ferraillage longitudinal et transversal du chevêtre

VI.C.2.1.1.1. Condition de non fragilité :


Il faut respecter la section minimale recommandée par le B.A.E.L. Cette vérification est
présentée dans le tableau ci-dessous.

condition de non fragilité 14,47


𝒇𝒕
𝟎, 𝟐𝟑 𝒃 𝒅
𝒇𝒆
Max (ELU;ELS) sur appuis 61,24
en travée 22,26
Vérification sur appuis OK
en travée OK
Section adopté sur appuis 61,24
en travée 22,26
Tableau 59: Condition de non fragilité

149
Partie en porte à faux :
Cette partie, peut être étudiée comme étant une poutre encastrée à une de ses deux
extrémités. Du même raisonnement suivi dans le cas qui précède, nous devons évaluer le
moment fléchissant et l’effort tranchant induit par la force concentrée et la charge répartie.

Tableau 60: Partie console

Sollicitations de calcul :
En utilisant les mêmes actions de charges indiquées dans la partie précédente, les valeurs
du moment fléchissant et effort tranchant sont présentées dans les schémas suivants :

150
151
ELU ELS
Moment
81,9 61,9
fléchissant (t.m.)
Effort tranchant (t) 201,9 150,2
Tableau 61: Sollicitations dans la partie encastrée

VI.C.2.1.1.2. Calcul des armatures :


Nous considérons que l’élément est une console encastrée à une de ces deux
extrémités. Le tableau ci-dessous résume les résultats trouvés.

Max
ELU ELS
(ELU;ELS)
Armatures
19,8 27,52 27,52
longitudinales (cm²)
Tableau 62: Armatures longitudinales

Condition de non fragilité :


Il faut respecter la section minimale recommandée par le B.A.E.L. Cette vérification est
présentée dans le tableau ci-dessous

condition de non fragilité


𝒇𝒕 15,732
𝟎, 𝟐𝟑 𝒇𝒆 𝒃 𝒅

Max (ELU;ELS) 27,52

Vérification OK

Section adopté (cm²) 27,52


Tableau 63: Condition de non fragilité

152
VI.C.2.2. Etude de torsion du chevêtre :
Le phénomène de la torsion dans le chevêtre peut se produire, dans le cas où on aura
une seul travée chargée avec une surcharge. Il faut déterminer l’excentricité de la réaction
provoquante la torsion

VI.C.2.2.1. Evaluation des couples de torsion :


Les moments de torsion sont calculés par un excentrement par rapport à l’axe du
chevêtre, pour notre cas les réactions issues du tablier ne sont pas excentrées on adopte un
excentrement minimale de 5cm pour prendre en compte les défauts de pose et d’exécution
en général, le tableau suivant donne les résultats trouvés :

Efforts (t) Excentrement Couple de


torsion
(t.m.)
ELU ELS e/G ELU ELS
P1 - 195,87 145,69 0,05 9,79 7,28
P2 - 192,26 143,01 0,05 9,61 7,15
P3 - 192,26 143,01 0,05 9,61 7,15
P4 - 195,87 145,69 0,05 9,79 7,28
Poids propre 3,75 5,06 3,75 0,05 0,25 0,19
Cmax 11,41 8,48
Tableau 64: Couples de torsion

VI.C.2.2.2. Vérification des contraintes de cisaillement dans le chevêtre :


Pour évaluer la contrainte tangente de torsion dans un profil plein de force convexe,
on remplace la section réelle par une section creuse équivalente dont l'épaisseur de la paroi
est égale au sixième du diamètre du cercle qu'il est possible d'inscrire dans le contour
extérieur comme indiqué dans la figure suivante :

153
La contrainte tangente de torsion sur les faces verticales est à cumuler avec la
contrainte tangente due à l'effort tranchant : on vérifiera que la contrainte totale de
cisaillement du béton est inférieure à 3,5ft qui est la contrainte de traction de référence du
béton, et la vérification se fera de la manière suivante :

Épaisseur de la paroi bn 0,17


Largeur (m) l 1,5
Hauteur (m) h 1
Contrainte de torsion (t/m²) 3.6C 30,82
τb = a
a2 (b − 6)
Contrainte dû à l'effort 𝑉𝑢 142
𝜏𝑢 =
tranchant (t/m²) 𝑏𝑑
contrainte de cisaillement 𝜏𝑐 = 3.5 𝑓𝑡28 840
(t/m²)
Vérification OK
Tableau 65: Vérifications des contraintes de cisaillement

Calcul de ferraillage :
La section des armatures longitudinales est définie par :
2,4𝐶𝑚𝑎𝑥 (3𝑙 + 2ℎ) 3
𝐴𝑠 =
ℎ 6𝑙 − ℎ 2𝑓𝑒

Les armatures transversales sont données par :


𝐴𝑡 𝐶𝑚𝑎𝑥
= 0,6
𝑆𝑡 ℎ 2𝑓𝑒
ℎ (𝑙 − 6) 3

154
Les résultats sont présentés sur le tableau suivant :

Armatures
As (cm²) 6,68 4T16
longitudinales
At (cm²) 0,78 1T10
Armatures
At/St 0,015 ep
Transversales
St (cm) 50 40
Tableau 66: Calcul des armatures

Les sections d’armatures, longitudinale et transversale, doivent être comparées avec


des sections minimales préconisées par le PP73. Cette vérification est présentée ci-dessous :

Vérification des armatures longitudinales


Section du béton 0,5%𝐵 0,0075
Armatures longitudinales 𝐴𝑙 70,58
Condition 𝐴𝑙 > 0,5%𝐵 OK
Vérification des armatures transversales
Section du béton 0,2%𝐵 0,003
Armatures transversales 𝐴𝑡/𝑆𝑡 0,0209
Condition 𝐴𝑙 > 0,5%𝐵 OK
Tableau 67: Vérification du ferraillage

155
Récapitulatif des résultats :
Le tableau ci-dessous résume les résultats du ferraillage déterminé :
Nappe Section max Section retenue
Sup 57,23 12 T25
Longitudinalement Inf. 28,44 12 T20
coins 6,68 4 T16
Torsion Espacement 40 1T10
Transversalement
Flexion Espacement 20 1T10
Tableau 68: récapitulatif de ferraillage du chevêtre

Schéma du ferraillage du chevêtre sur pile intermédiaire

VI.C.3. Etude et dimensionnement des futs de la pile :


VI.C.3.1. Introduction :
Les piles d’un pont sont parmi les éléments porteurs les plus importants et qui
nécessite une analyse de sollicitations bien détaillée. Cette dernière est due aux multiples
charges, verticales et horizontales, que les piles doivent supporter sans influencer la stabilité
de l’ouvrage.

Dans ce chapitre, nous présenterons, d’abord, l’inventaire des charges et leurs


combinaisons. Puis, nous effectuerons la descente des charges. Par la suite, nous vérifierons
la semelle de la pile. Et finalement, nous déterminerons le ferraillage du chevêtre, du fut et
de la semelle

156
VI.C.3.2. Inventaire des charges :
Charges verticales :
Les différentes charges verticales prisent en compte, dans notre étude, sont présenter
dans le tableau ci-dessous.

INVENTAIRE DES CHARGES désignation valeur en (t)


P.P. Tablier 151.39
P.P.
12.00
Charges permanentes Chevêtre
P.P. Pile 25.45
Total 188.83
Trmax 3.83
Trmin 3.83
AL1max 48.31
AL1min -2.33
AL2max 96.62
AL2min -4.66
BC1max 31.00
charges verticales BC1min -7.05
BC2max 63.59
BC2min -3.44
Charges variables (*)
Bt1max 21.25
Bt1min -2.05
Bt2max 42.49
Bt2min -4.10
Brmax 10.92
Brmin 64.31
Mc120max 64.31
Mc120min -5.83
Me120max 36.67
Me120min -3.52
Tableau 69: Inventaire des charges verticales

(*) Les valeurs des charges variables présentent la réaction suivant la ligne d’appuis vis-à-vis
chaque type de charge.

Le calcul des réactions maximales se fait à l’aide du logiciel RDM6 en effectuant un


déplacement de la charge pour avoir le cas de charge le plus défavorable.

Charges horizontales :
En plus des efforts verticaux qui ont pour effet de comprimer la pile, on trouve des
forces horizontales dont l’effet ne peut être négligé vu qu’elles génèrent des moments qui
heurtent la stabilité de la pile.

Elles sont de cinq types : action du vent, freinage, retrait et dilatation, la force centrifuge
et la force hydrodynamique.

157
Selon le fascicule 62 titre V le vent souffle horizontalement dans une direction normale à
l’axe longitudinal du pont en supposant que ce dernier ne porte aucune charge de chaussée
ou de trottoir, avec une intensité de 2 kN/m².

Action du vent

La force résultante du vent est égale à :

𝐹𝑉 = 𝑞 ∗ 𝐷 ∗ 𝐻

L’effort de freinage a été calculé au chapitre (répartition des efforts sur les appuis) et il
est issu généralement de deux types de charges :

-Effort de Freinage de la charge A(l) vaut : Fr(A)=1.6 t

-Effort de Freinage de la charge Bc vaut : Fr(Bc)=5.45 t

Ce type de force est généré par la variation des longueurs des travées suite aux retrait et
fluage du béton.

On commence tout d’abord par calculer les dilatations des travées ∆𝑙(𝑖) dû aux actions
suivantes :
Dilatation linéaire relative de 1 10− 4 pour les actions a courte durée ;
Dilatation linéaire relative de 1 10− 4 pour les actions de longue durée ;
Déformation relative de 3 10− 4 impose à la tête des appuis suite au retrait et fluage du béton.

Les variations de longueurs sont calculées comme suit :


∆𝑙 = 𝜀 𝑙

158
Ainsi les valeurs des efforts dus au retrait et dilatation sont calculées dans le chapitre
« répartition des efforts sur les appuis » et on trouve en tête de la pile :

-Ret=1.37 t

-TLD=1.37 t

-TCD=1.11 t

Elle s’applique en tête d’appuis de la même manière que les forces de freinage et présente
la valeur suivante : 𝐹𝑐 = 1.75 𝑡

Pendant les crues l’eau applique sur les appuis des pressions hydrodynamiques qu’on doit
prendre en compte dans sa justification.

Tableau 70: Action de l’eau

Elle est évaluée par la formule suivante :

𝑃𝑤 = 𝐾 𝑥 𝜌 𝑥 𝑃𝐻𝐸 𝑥 𝐷 𝑥 𝑣 2

Avec :
v : la vitesse de l’écoulement de l’oued

PHE : plus hautes Eaux

D : diamètre de la pile

ρ : masse volumique de l’eau

K =0.35

159
valeur en
Inventaire des charges désignation
(t)
Effort de
Charges horizontales Fal
Freinage AL
Effort de Freinage Fbc Fbc 1.60
Pression de l'eau Fw 5.45
Effort centrifuge Cr 14.45
Charges Effort du vent V 1.75
horizontales Retrait Ret 2.20
Température Longue
TLD 1.37
durée
Température Courte
TCD 1.37
durée
Tableau 71: Inventaire des charges horizontales

Avant d’exposer les combinaisons des efforts, il s’avère nécessaire de présenter un


tableau récapitulatif des différents effort et sollicitations :

Charges Verticales Désignation N FL(x) FT(y) Ex Ey Ez ML(x) MT(y)


P.P. Tablier 151.4 0 0 0 0 0 0 0
Charges P.P. Chevêtre 12.0 0 0 0 0 0 0 0
permanentes P.P. Pile 25.4 0 0 0 0 0 0 0
Total 188.8 0 0 0 0 0 0 0
Trmax 3.83 0 0 0 0 0 0 0
Trmin 3.83 0 0 0 0 0 0 0
AL1max 48.31 0 0 0 0 0 0 0
AL1min -2.33 0 0 0 0 0 0 0
AL2max 96.62 0 0 0 0 0 0 0
AL2min -4.655 0 0 0 0 0 0 0
BC1max 31 0 0 0 0 0 0 0
BC1min -7.05 0 0 0 0 0 0 0
BC2max 63.59 0 0 0 0 0 0 0
BC2min -3.44 0 0 0 0 0 0 0
Charges variables
Bt1max 21.25 0 0 0 0 0 0 0
Bt1min -2.05 0 0 0 0 0 0 0
Bt2max 42.49 0 0 0 0 0 0 0
Bt2min -4.10 0 0 0 0 0 0 0
Brmax 10.92 0 0 0 0 0 0 0
Brmin 64.31 0 0 0 0 0 0 0
Mc120max 64.31 0 0 0 0 0 0 0
Mc120min -5.83 0 0 0 0 0 0 0
Me120max 36.67 0 0 0 0 0 0 0
Me120min -3.52 0 0 0 0 0 0 0

160
Charges horizontales désignation N FL(x) FT(y) Ex Ey Ez ML(x) MT(y)
Effort de Freinage AL Fal 0 1.6 1.6 0 0 9 14.4 14
Effort de Freinage Fbc Fbc 0 5.45 5.45 0 0 9 49.05 49
Pression de l'eau Fw 0 0 14.45 0 0 3.35 48.45 0
Effort centrifuge Cr 0 0 1.75 0 0 9 15.75 0
Effort du vent V 0 0 2.2 0 0 4.5 9.9 0
Retrait Ret 0 1.37 0 0 0 9 0 12
Température Longue
TLD 0 1.37 0 0 0 9 0 12
durée
Température Courte
TCD 0 1.11 0 0 0 9 0 10
durée
Tableau 72: Efforts et moments dus aux différentes charges verticales et horizontales

161
Les actions qui s’exercent sur la pile étant déterminées, il reste maintenant à faire les
combinaisons des charges et déterminer les efforts et moments résultants à la base de chaque
pile.

ML MT
COMBS N=° FORMULES N(t) FL(t) FT(t)
(t.m) (t.m)
C1 1,35Gmax+1,35*Ret 254.92 1.85 0.00 0.00 16.65
1,35*Gmax+1,35*Ret+1,605(Tr+AL1+Fr(AL )+Cr
C2 338.61 5.49 5.38 48.39 49.37
)+1,3*(0,6 TLD)
1,35*Gmax+1,35*Ret+1,605(Tr+AL2+Fr(AL) +Cr
C3 416.15 5.49 5.38 48.39 49.37
)+1,3*(0,6 TLD)
1,35*Gmax+1,35*Ret +1,605*(Tr+Bc1+F(bc)+Cr
C4 310.83 5.49 5.38 48.39 49.37
)+1,3*(0,6 TLD)
1,35*Gmax+1,35*Ret +1,605*(Tr+Bc2+F(bc)+Cr
C5 363.12 5.49 5.38 48.39 49.37
)+1,3*(0,6 TLD)
ELU 1,35*Gmax+1,35*Ret +1,605*(Tr+Bt1+Cr)+1,3*(0,6
C6 295.17 2.92 2.81 25.28 26.26
TLD)
1,35*Gmax+1,35*Ret +1,605*(Tr+Bt2+Cr)+1,3*(0,6
C7 329.27 2.92 2.81 25.28 26.26
TLD)
C8 1,35*Gmax+1,35*Ret +1,35*Mc120 +1,3*(0,6 TLD) 341.73 2.92 0.00 0.00 26.26
C9 1,35*Gmax+1,35*Ret +1,35*Me120 +1,3*(0,6 TLD) 304.43 2.92 0.00 0.00 26.26
C10 1,35*Gmax+1,35*Ret+1,5*V+1,3*(0,6*TLD) 254.92 2.92 3.30 14.85 26.26
C11 Gmin+Ret+1,5*V 188.83 1.37 3.30 14.85 12.33
C12 Gmin+Ret+1,35*TCD 188.83 2.87 0.00 0.00 25.82
C13 Gmin+Ret+1,5*Fw 188.83 1.37 21.67 72.68 12.33
C14 Gmax+Ret 188.83 1.37 0.00 0.00 12.33
C15 Gmax+Ret+Tr+1,2*(AL1+Fr(AL)+Cr )+0,6 TLD 250.63 4.11 4.02 36.18 37.01
C16 Gmax+Ret+Tr+1,2*(AL2+Fr(AL)+Cr )+0,6 TLD 308.61 4.11 4.02 36.18 37.01
C17 Gmax+Ret +Tr+1,2*(Bc1+F(bc)+Cr )+0,6 TLD 229.86 8.73 8.64 77.76 78.59
C18 Gmax+Ret +Tr+1,2*(Bc2+F(bc)+Cr )+0,6 TLD 268.96 8.73 8.64 77.76 78.59
C19 Gmax+Ret +Tr+1,2*(Bt1+Cr )+0,6 TLD 218.16 2.19 2.10 18.90 19.73
ELS C20 Gmax+Ret +Tr+1,2*(Bt2+Cr )+0,6 TLD 243.65 2.19 2.10 18.90 19.73
C21 Gmax+Ret +Mc120 +0,6 TLD 253.14 2.19 2.20 9.90 19.73
C22 Gmax+Ret +Me120 +0,6 TLD 225.50 2.19 0.00 0.00 19.73
C23 Gmax+Ret+V+0,6*TLD 188.83 2.19 2.20 9.90 19.73
C24 Gmin+Ret+V 188.83 1.37 2.20 9.90 12.33
C25 Gmin+Ret+TCD 188.83 2.48 0.00 0.00 22.32
C26 Gmin+Ret+Fw 188.83 1.37 14.45 48.45 12.33
Tableau 73: Sollicitations aux états limites

162
VI.C.3.3. Calcul du ferraillage :
Le calcul du ferraillage se fera en flexion déviée composée pour une section circulaire.
Mais ce calcul sera selon plusieurs cas où Nmax, Nmin, Mmax. Nous allons prendre les
résultats obtenus par le logiciel EXPERT BA.

Section
Section min
Cas où N(t) ML (t.m) MT (t.m) d’aciers
(cm²)
(cm²)
Nmax 416.15 48.39 49.37 22.6 56.55
Elu Nmin et
188.83 72.68 12.33 22.6 56.55
Mmax
Nmax 308.83 36.18 37.01 22.6 56.55
Nmin et
Els 229.86 77.76 78.59 27.3 56.55
Mmax
Mmax 268.96 77.76 78.59 22.6 56.55
27.3 56.55
Section retenue
15 HA 25
Tableau 74: Ferraillage longitudinal de futs

On prendra un ferraillage de 15 HA 25 -> 73.63 cm²

VI.C.3.4. Armatures transversales :


D’après le guide SETRA, des ponts courants dans les zones sismiques, le diamètre
minimal du ferraillage transversal est 10 mm Nous optons pour un diamètre de 12 mm.

Espacement transversal des armatures est calculé par les relations suivantes :

𝑀𝑖𝑛 (12×∅𝑙 ; ∅𝑝𝑖𝑙𝑒 ; 20 𝑐𝑚)=20 𝑐𝑚.

Pour assurer le maintien des armatures longitudinales, nous allons proposer de mettre
en place des cadres ∅=10 𝑚𝑚. L’absence de ces cadres, d’après le guide SETRA des ponts
courants dans les zones sismiques, pour des diamètres de futs inférieurs à 1.5 m est admise.

163
164
VI.C.4. Justification vis à vis au flambement :
-La longueur du fut des piles est : lo = 9 m.

La liaison de la pile est est encastré-articulé donc :

-La longueur de flambement correspondante est : lf = 0,7*lo = 0.7*9=6.3m.


𝛱∗𝐷4
-Le moment d’inertie : I = = 0.1017𝑚4
64

-La section de la pile est : B = 1.13 m².

𝐼 0.1017
Or, 𝑖 = √ = √ = 0.3 𝑚
𝐵 1.13

D’où, ʎ = 𝑙𝑓/𝑖 = 21

L’élancement étant inférieur à 50, les justifications vis à vis du flambement ne seront
pas requises pour les piles.

VI.D ETUDE ET DIMENSIONNEMENT DE LA CULEE :


VI.D.1. Mur en retour :
Le mur en retour est soumis aux charges suivantes, qui peuvent être appliquées à la fois.

• Poids propre, y compris la superstructure ;


• Poussée horizontale répartie ;
• Charges concentrées à l’extrémité du mur.
Les schémas ci-dessous décrivent les charges appliquées :

Mur en retour

165
Les charges concentrées d’après le « PP73 1.3.2 P 52 » sont appliquées à 1 m de l'extrémité
théorique du mur et comprennent une charge verticale de 4t et une charge horizontale de 2t.
Les valeurs retenues pour ces charges sont conventionnelles et permettent de représenter :

• les actions appliquées en cours de construction,

• les poussées sur le mur dues à des charges locales sur le remblai,

• les charges accidentelles appliquées au mur en service.

Pour notre cas, les dimensions sont :

L=4m ; h=3m, e=0.3m ; h1=2m

VI.D.1.1. Forces verticales :


Elles sont constituées par le poids propre du mur, y compris les superstructures
(corniche, garde-corps ...), et la charge concentrée de 4t à l'extrémité. Cette charge
concentrée conventionnelle permet de négliger l'effet d'éventuels frottements verticaux sur
le mur.

Les forces verticales exercent à l'encastrement sur le poteau un effort tranchant et un


moment fléchissant qui se résument dans le tableau suivant :

Désignations Formules Valeur


Forces verticales
Poids propre de la Moment Fléchissant 𝑙2 2,4t.m
superstructure 0,3𝑥
2
Effort tranchant 0,3 𝑥 𝑙 1,2t
Charge 4t Moment Fléchissant 4 𝑥 (𝑙 − 1) 12t.m
Effort tranchant 4 4t
Poids propre du mur Moment Fléchissant ℎ 𝑙 6t.m
(2,5 𝑥 (𝑙 𝑥 ) 𝑥 𝑒) 𝑥
2 3
Effort tranchant 𝑙𝑥ℎ 4,5t
2,5 𝑥 𝑥𝑒
2
Total moment fléchissant 20,4t.m
Total effort tranchant 9,7t
Tableau 75: Efforts verticaux

VI.D.1.2. Forces horizontales :


Les forces horizontales agissant normalement au parement du mur produisent des
moments d'axe vertical sollicitant la section d'encastrement dans le poteau.
Conventionnellement, elles sont constituées d'une force concentrée de 2t et d'une poussée
répartie sur toute la surface du mur, d’intensité uniforme égale d’après « PP73 1.3.2 P53 » à
h/3 + 0,5 (en t/m2).

La valeur de cette poussée uniforme est celle qui s'exercerait au niveau du centre de
gravité de la surface du mur sous l'effet du poids des terres (2 t/m3) et d'une charge uniforme

166
sur le remblai (1 t/m2) ; avec un coefficient de poussée égal à 0,5 (coefficient de poussée au
repos).

Les forces horizontales exercent à l'encastrement sur le poteau un effort tranchant et


un moment fléchissant qui se résument dans le tableau suivant :

Désignations Formules Valeur


Poussé de remblai Moment Fléchissant ℎ ℎ 𝑙 12t.m
( ( ( ) + 0,5 ) 𝑥 ( 𝑙 𝑥 )) 𝑥
3 2 3

Effort tranchant ℎ ℎ 9t
( ( ( 3) + 0,5 ) 𝑥 ( 𝑙 𝑥 2))
Charge 2t Moment Fléchissant 2𝑥(𝑙−1) 6t.m
Effort tranchant 202 2t
Total moment fléchissant 18t.m
Total effort tranchant 11t
Tableau 76: Efforts horizontaux

VI.D.1.3. Dimensionnement et ferraillage du mur :


Le calcul des armatures du mur en retour, se fait comme étant une section
rectangulaire soumise à une flexion simple. Les résultats de calcul sont présentés dans le
tableau ci-dessous :

Armatures horizontales
b(m) 3
d(m) 0,27
ELU ELS
Mh=18 t.m 24,3 18
Ast(cm²) 21,4 29,4
Max (ELU ; ELS) 29,4 cm²
10 HA 20
Section retenue
5HA20 5HA20
Armatures verticales
b(m) 0,3
d(m) 2,97
ELU ELS
Mv=20,4 t.m 27,54 20,4
Ast(cm²) 8,9 8,9
Max (ELU ; ELS) 8,9 cm²

Section retenue 2 HA 25

Tableau 77: Calcul des armatures

167
D’après les recommandations du PP73, les deux sections d’armatures horizontales
doivent être disposées sur les deux hauteurs h1/4 et 3h1/4.

La disposition des armatures, conformément aux recommandations du PP73 pièce


1.3.2, est représentée dans la figure ci-dessous :

Ferraillage du mur en retour

VI.D.2. Mur garde grève :


Cet élément a un double rôle :

- Il retient les terres derrière le tablier au-dessus du chevêtre et assure l'étanchéité vis-à-vis
de ces dernières ;

- il permet d'établir des joints de chaussée dans tous les cas, quel que soit le type de joint
utilisé.

168
Il est soumis à des forces verticales et horizontales qui produisent des efforts de flexion et de
cisaillement dont les valeurs maximales ont lieu au niveau de la section d'encastrement dans
le chevêtre.

VI.D.2.1. Actions verticales :


Elles comprennent :

✓ Le poids propre,
✓ La réaction d'une charge directement appliquée sur le garde grève,
✓ La réaction d'une dalle de transition éventuelle.
Le poids propre et la réaction de la charge supposée centrée ne créent pas de moment dans
le garde-grève ; comme leur effet est plutôt favorable vis-à-vis des efforts de flexion dûs aux
forces horizontales, on les négligera.
En ce qui concerne la réaction de la dalle de transition, qui est excentrée d'environ 0,30 m par
rapport au plan moyen du garde-grève, il en résulte un moment indépendant de la hauteur
du garde-grève, mais dont l'effet vient en déduction des moments maximaux produits par les
forces horizontales.

Pour ces différentes raisons, on peut donc négliger l'effet des forces verticales.

VI.D.2.2. Actions et sollicitations horizontales :


Au nombre de trois, les forces à considérer sont les suivantes :

✓ Poussée des terres : dû à un remblai du masse volumique 𝛾=2 𝑡/𝑚3, d’un


coefficient de poussé 𝑖=0.3, elle crée au niveau du mur un moment évalué comme
suit :
i ∶ coefficient de poussée il est pris égal à 0.3
𝑖 𝛾 ℎ3
𝑀𝑡 = { γ: poids volumique des terre égale à 2 t/m3
6
h: la hauteur de mur garde − grève h = 1m

✓ Poussée d'une charge locale située en arrière du mur garde-grève :


Il a été vérifié que la sollicitation totale due aux camions types Bc (poussée des charges locales
+ freinage) était plus défavorable pour le mur garde-grève dans pour les hauteurs comprises
entre 0,5 et 3 m, que d'autres charges sans freinage telles que tandem Bt et les convois
militaires.

L’effet le plus défavorable est obtenu par 2 roues arrière de 6t de 2 camions accolés, 𝑃=12 𝑡.
La Surface d’impact (0.25×0.75).

Le moment résultant de cet effort est donné par :


h
12K h+x
Mp = ∫ dx
0.75 + 2h 0 0.25 + x

169
i ∶ coefficient de poussée i = 0.3
𝐾 = 𝑖. 𝛾. 𝛿. 𝑏𝑐 { γ: coeficient de pondération γ = 1.2
δ ∶ coefficient de majoration dynamique δ = 1 (charge sur remblais)

La valeur de ce moment est donnée en fonction de h sur le tableau suivant :

h(m) 0,5 0,75 1 1,5 2 2,5 3

Mp
0,88 1,35 1,75 2,42 2,95 3,39 3,76
(t.m/m)

✓ Force de freinage d'un essieu lourd du camion Bc :

L’effort de freinage dû à un essieu lourd de camion, en considérant une seule roue de 6t.

Compte tenu de l'écartement des roues d'un essieu (2 m) et pour des hauteurs courantes du
garde-grève, on ne considère que l'effet d'une seule roue (une des roues accolées considérées
précédemment).

La force de freinage est prise égale au poids d'une roue, soit 6t, et l'on a :
6h h: hauteur du mur garde − grève
Mf = γ avec {
0.25 + 2 h γ: coefficient de pondération pris égal à 1.2

Le tableau suivant récapitule les valeurs des moments engendrés par les efforts horizontaux
sur le mur garde-grève :

Poussée des terres Mt (t.m/m) 0,1

Force concentrée Mp (t.m/m) 1,75

Freinage Mf (t.m/m) 3,2

Tableau 78: Moments engendrés par es moments horizontaux

170
VI.D.2.3. Combinaison des charges :

Le moment total dans la section d’encastrement du mur est :

A l’ELU : 𝑀𝑢 = 1.35𝑀𝑡 + 1.6𝑀𝑓 + 1.6𝑀𝑝 = 8.055 𝑡. 𝑚/𝑚𝑙

A l’ELS : 𝑀𝑠 = 𝑀𝑡 + 1.2𝑀𝑓 + 1.2𝑀𝑝 = 6.04 𝑡. 𝑚/𝑚𝑙

VI.D.2.4. Ferraillage du mur garde-grève :

On va adopter le ferraillage type proposé par le PP73 dans le paragraphe 2.3.1 page 25.

- Ferraillage Vertical : ∅ 12 𝐻𝐴 tous les 10 cm sur la face arrière du mur, et tous les 20 cm sur
la face avant ;

- Ferraillage Horizontal : ∅ 10 𝐻𝐴 tous les 15 cm sur les deux faces.

Ferraillage du mur garde grève

171
VI.D.3. Dalle de transition et corbeau :

Une dalle de transition est un équipement coûteux, représentant 7 à 8 % du coût de


l'ouvrage.

La décision de mettre une dalle de transition ou de ne pas en prévoir une doit être
prise en examinant les avantages qu'elle apporte par rapport au coût immédiat de
l'investissement et au coût d'un éventuel rechargement d'ici quelques années quand la
chaussée aux abords de l'ouvrage, faute de dalle, aura tassé.

VI.D.3.1. Justification de l’emploi de la dalle de transition :

Malgré toutes les précautions que l'on peut et que l'on doit prendre, on peut
difficilement espérer pouvoir compacter parfaitement les remblais voisins des maçonneries
constituant les appuis extrêmes d'un Ouvrage d'Art,

Après quelques années de trafic il s'ensuit un tassement Qui conduit à une


dénivellation entre la chaussée courante et la dalle de l’ouvrage d'art.

Ces dénivellations sont inacceptables aux abords des ouvrages, en effet, ces véritables
marches d'escalier (de quelques centimètres) sont très dangereuses pour les usagers circulant
à grande vitesse. D’où la nécessité de l’emploi d’une dalle de transition qui consiste à jeter un
pont entre le tablier ou le chevêtre de la culée ou pile culée et le terrassement, afin de limiter
les dénivellations dues aux imperfections du compactage.

VI.D.3.2. Evaluation des efforts et sollicitations :

La dalle est simplement appuyée des deux côtes :

172
Elle est soumise à :

- Charge permanente :

Le tableau, ci-dessous, présente la valeur de la charge permanente totale appliquée sur la


dalle de transition.

Hauteur Poids volumique (t/m3) Charge(t/m²) ELU ELS


P. P 0,3 2,5 0,75 1,0125 0,75
Remblais 0,7 2 1,4 1,89 1,4
Total (t/m²) 2,15 2,90 2,15
Tableau 79: Charge permanente

- Surcharge de système Bt :

Pour le calcul de la surcharge issue du système Bt, En se basant sur le document SETRA
PP73 1.3.2, on doit étudier le rectangle d’impact de celle-ci sur la dalle de transition, les
dimensions de ce rectangle sont explicitées dans le schéma ci-dessous :

Effet de la surcharge Bc

173
La charge est multipliée par un coefficient de pondération dynamique égal à 1.5 si la
dalle de transition est superficielle, 1.2 si elle est profonde.

Pour notre cas on prendra le coefficient de pondération dynamique d’une dalle de


transition superficielle égal à 1.2, vu que la structure de la chaussée au-dessus de la dalle est
de type souple (SETRA dalles de transition P17)

Charge Long Larg. Charge (*) (t/m²) ELU ELS


P(t) d'impact(m) d'impact(m)
Système 32 7,6 2,35 4.3 6.9 5.16
Bt

32∗2∗1.2
(*) La charge se calcule comme suit : 𝑄 = = 4.3 𝑡/𝑚²
7.6∗2.35

VI.D.3.3. Calcul du Ferraillage :

On a une dalle rectangulaire de dimensions : Ly=9.4m, h=0.3m , Lx=4-0.4=3.6m ( la


dalle est appuyée à 0.15m de l’extrémité du cote du garde-grève et 0.25 m de l’extrémité cote
du remblai d’après le document SETRA « dalles de transition des ponts routes ».
𝑙𝑥 3.6
𝛼= = = 0.383 < 0.4.
𝑙𝑦 9.4

Nous allons considérer la dalle de transition comme une poutre rectangulaire de


dimension unitaire b=1m, soumise à la flexion simple.

Les résultats obtenus sont indiqués dans le tableau ci-dessous :

ELU ELS
Q : charge totale (T/m²) 9,80 7,31
Moment fléchissant (t.ml) 15,88 11,84
Section (cm²) 14,2 19,6
Max (ELU, ELS) 19,6
Section retenue 7 HA 20 (esp 12cm)
Tableau 80: Ferraillage de la dalle de transition

174
1) Pour être conforme avec les recommandations SETRA, citées dans le document « Dalles de
Transitions des Ponts Routes », nous avons prévu des armatures longitudinales supérieures
de diamètre ∅𝑙=10 𝑚𝑚 ;

2) Les armatures transversales sont déterminées de la même manière que les chevêtres ;

3) Des cadres de supports sont prévus, à l’extrémité de la dalle du côté remblai.

La disposition du ferraillage est illustrée dans la figure ci-dessous :

Ferraillage de la dalle de transition

175
VI.D.4. Corbeau d’appui de la dalle de transition :
Le corbeau d'appui de la dalle de transition est identique à ceux prévus pour les
ouvrages types PICF (ou PIPO). Il est défini en coupe transversale au schéma ci-contre et renne
sous toute la largeur de la dalle de transition.

Ferraillage du corbeau d’appui

VI.D.5. Chevêtre-sommier d’appuis de la culée :


Le chevêtre peut être soumis, en plus de son poids propre, à certaines des actions ci-
après provenant :

- du mur garde-grève ;
- de la dalle de transition ;

- des murettes en retour ;

- du tablier lorsque des points d'appui ne sont pas disposés au droit des colonnes ou des
poteaux ;

- des vérins utilisés pour soulever le tablier (pour le remplacement des appareils d'appui
notamment) ;

Les sollicitations correspondantes se traduisent par des moments de flexion, des


efforts tranchants et des moments de torsion, ces derniers étant produits par les charges
excentrées et certains efforts horizontaux (freinage et poussée d'une charge sur le mur garde-
grève). Il peut s'y ajouter une traction excentrée due aux poussées sur les murettes en retour.

176
VI.D.5.1. Etude de flexion du chevêtre :

L’étude de la flexion du chevêtre sera faite en deux parties :

- Une poutre encastrée entre les deux futs d’appuis ;


- Une partie en porte à faux.
VI.D.5.1.1. Flexion due aux charges verticales :
Le chevêtre va être modélisé comme une poutre en flexion

Modèle 2D du chevêtre

Les valeurs des verticales sont calculées dans le chapitre « Répartition des charges
verticales entre appuis » en tenant en compte du poids de tablier et sa superstructure en plus
des effets des charges routières, les résultats sont données sur le tableau suivant :

Désignation P(t) P(t)


ELU ELS
Charges concentrées P,P mur en retour 4,5 6,08 4,50
P. superstructure 1,2 1,93 1,44
Surcharges à l'extrémité du 4 6,40 4,80
mur
P1 - 224,56 167,24
P2 - 224,39 167,11
P3 - 224,39 167,11
P4 - 224,56 167,24
charges reparties PP mur Garde Greve 1 1,35 1,00
PP voile frontale 6,25 8,44 6,25
PP chev+GG+VF 13,25 17,89 13,25
DT+remblai 1 8,6 11,61 8,60
effort du système Bt 2 17,20 27,61 20,64

Tableau 81: Evaluation des charges

177
VI.D.5.1.1.1. Sollicitations dû à la flexion verticale du chevêtre :
Les valeurs des moments fléchissant et des efforts tranchants sont obtenues par RDM6
comme suit :

178
Les résultats trouvés sont résumés sur le tableau suivant :

ELU ELS
Moment sur appuis 206,9 154
fléchissant (t.m.) en travée 80,59 60,01
Effort tranchant (t) 348,3 259

VI.D.5.1.1.2. Calcul de ferraillage :


Le calcul se fera en considérant que l’élément est soumis à une flexion simple, pour le
cas d’une section rectangulaire. Nous aurons à déterminer deux sections d’aciers, une section
pour s’opposer au moment en travée, et une autre pour s’opposer au moment sur appui. Le
tableau ci-dessous résume les résultats trouvés.

Max
ELU ELS
(ELU;ELS)
sur appuis 44,3 61,24 61,24
Armatures longitudinales
en travée 16,8 22,26 22,26

Τu (MPa) 2,66
At/St 0,81
Armatures transversales
At (cm²) 0,78 1T10
St (cm) 10 10
Tableau 82: Calcul des armatures

179
VI.D.5.1.1.3. Condition de non fragilité :
Il faut respecter la section minimale recommandée par le B.A.E.L. Cette vérification est
présentée dans le tableau ci-dessous.

𝒇𝒕
Condition de non fragilité : 𝟎, 𝟐𝟑 𝒇𝒆 𝒃 𝒅 14,47
sur appuis 61,24
Max (ELU;ELS)
en travée 22,26
sur appuis OK
Vérification
en travée OK
sur appuis 61,24
Section adoptée
en travée 22,26
Tableau 83: Condition de non fragilité

VI.D.5.1.2. Flexion horizontale :

VI.D.5.1.2.1. Evaluation des charges :


En plus des charges verticales issues du tablier, le chevêtre est soumis à des charges
horizontales réparties sur toute sa longueur provenant essentiellement es terres et du
freinage des surcharges, on calcule lesdites charges conformément au règlement PP73 du
SETRA et le tableau suivant résume ces calculs :

P(t)
Désignation P(t)
ELU ELS
Poussée remblai Poussée de terre 1,2 1,93 1,44
Poussée du au Bc 1 2,78 4,46 3,34
Surcharges
Freinage 2 3,2 5,14 3,84
Tableau 84: Charges horizontales

VI.D.5.1.2.2. Calcul des sollicitations :


Le calcul des sollicitations se fera en considérant le chevêtre comme étant une poutre
continue sur quatre appuis simples, soumise à une répartition linéaire des charges présentées
dans le tableau ci-dessus.

180

181
Les résultats trouvés sont résumés sur le tableau suivant :

ELU ELS
sur
12,83 9,6
Moment fléchissant (t.m) appuis
en travée 10,28 7,69
Effort tranchant (t) 23,08 17,27

VI.D.5.1.2.3. Calcul des armatures :


Le calcul se fera en considérant que l’élément est soumis à une flexion simple, pour le
cas d’une section rectangulaire. Nous aurons à déterminer deux sections d’aciers, une section
pour s’opposer au moment en travée, et une autre pour s’opposer au moment sur appui. Le
tableau ci-dessous résume les résultats trouvés.

Max
ELU ELS
(ELU;ELS)
sur
13,2 13,2 13,2
Armatures longitudinales appuis
en travée 13,2 13,2 13,2
τu (MPa) 0,18
At/St 0,05
Armatures transversales
At (cm²) 0,78 1T10
St (cm) 14,45 12
Tableau 85: Calcul des armatures

182
VI.D.5.1.2.4. Condition de non fragilité :
Il faut respecter la section minimale recommandée par le B.A.E.L. Cette vérification est
présentée dans le tableau ci-dessous.
𝒇𝒕 14,47
Condition de non fragilité 𝟎, 𝟐𝟑 𝒇𝒆 𝒃 𝒅
sur appuis 13,2
Max (ELU;ELS)
en travée 13,2
sur appuis NON OK
Vérification
en travée NON OK
sur appuis 14,47
Section adoptée
en travée 14,47
Condition de non fragilité

VI.D.5.2. Etude de torsion du chevêtre :


Le phénomène de la torsion dans le chevêtre peut se produire, dans le cas où on aura
une seule travée chargée avec une surcharge. Il faut déterminer l’excentricité de la réaction
provoquante la torsion

VI.D.5.2.1. Evaluation des couples de torsion :


Les moments de torsion sont calculés par un excentrement par rapport à l’axe du
chevêtre, pour notre cas les réactions issues du tablier ne sont pas excentrées on adopte un
excentrement minimal de 5cm pour prendre en compte les défauts de pose et d’exécution en
général, le tableau suivant donne les résultats trouvés :

C: moment de torsion (T.m)


Charges verticales Désignation
ELU ELS
P, P mur en retour -11,72 -8,69
P. superstructure -5,01 -3,74
Surcharges à l'extrémité du mur -23,04 -17,28
Charges concentrées P1 22,46 16,72
P2 22,44 16,71
P3 22,44 16,71
P4 22,46 16,72
PP mur Garde Greve -0,68 -0,50
PP voile frontale 3,80 2,81
Charges reparties PP chev+GG+VF 0,00 0,00
DT+remblai 1 -8,71 -6,45
effort du système Bt 2 -20,71 -15,48

183
C: moment de torsion (P.m./ml)
Charges horizontales Désignation
ELU ELS
Poussée remblai Poussée de terre 0,31 0,23
Poussée du au Bc 1 0,71 0,53
Surcharges
Freinage 2 0,82 0,61
Tableau 86: Evaluation des couples de torsion

VI.D.5.2.2. Vérification des contraintes de cisaillement dans le chevêtre :


Pour évaluer la contrainte tangente de torsion dans un profil plein de force convexe,
on remplace la section réelle par une section creuse équivalente dont l'épaisseur de la paroi
est égale au sixième du diamètre du cercle qu'il est possible d'inscrire dans le contour
extérieur comme indiqué dans la figure suivante :

La contrainte tangente de torsion sur les faces verticales est à cumuler avec la
contrainte tangente due à l'effort tranchant : on vérifiera que la contrainte totale de
cisaillement du béton est inférieure à 3,5ft contrainte de traction de référence du béton, et
la vérification se fera de la manière suivante :

épaisseur de la paroi bn 0,19


largeur l 1,2
hauteur h 1,15
3.6C
Contrainte de torsion τb = a 167,55
a2 (b − 6)
𝑉𝑢
Contrainte dû à l'effort tranchant 𝜏𝑢 = 265,67
𝑏𝑑
contrainte de cisaillement 𝜏𝑐 = 3.5 𝑓𝑡28 840
Vérification OK
Tableau 87: Vérification des contraintes

VI.D.5.2.3. Calcul de ferraillage :


La section des armatures longitudinales est définie par :
2,4𝐶𝑚𝑎𝑥 (3𝑙 + 2ℎ) 3
𝐴𝑠 =
ℎ 6𝑙 − ℎ 2𝑓𝑒

184
Les armatures transversales sont données par :
𝐴𝑡 𝐶𝑚𝑎𝑥
= 0,6
𝑆𝑡 ℎ 2𝑓𝑒
ℎ (𝑙 − 6) 3

Les résultats sont présentés sur le tableau suivant :

Armatures As 37,89 8T25


longitudinales
Armatures At 1,56 1T10
Transversales At/St 0,10 ep
St 16,19 16

Tableau 88: Calcul de ferraillage

185
VI.D.5.2.4. Vérification de ferraillage :
Les sections d’armatures, longitudinale et transversale, doivent être comparées avec
des sections minimales préconisées par le PP73. Cette vérification est présentée ci-dessous :

Vérification des armatures longitudinales


Section du béton 0,5%𝐵 0,0069
Armatures longitudinales 𝐴𝑙 137,03
Condition 𝐴𝑙 > 0,5%𝐵 OK
Vérification des armatures transversales
Section du béton 0,2%𝐵 0,0028
Armatures transversales 𝐴𝑡/𝑆𝑡 0,911
Condition 𝐴𝑙 > 0,5%𝐵 OK
Tableau 89: Vérification du ferraillage

Récapitulatif des résultats :


Le tableau ci-dessous résume les résultats du ferraillage déterminé :
Section max Section retenue
Nappe V H V H
Supérieure 61,2 14,5 6T40 4T25
Longitudinalement Inférieure 22,3 14,5 6T25 4T25
Coins 37,9 4T40
Torsion Espacement 16 1T10
Transversalement
Flexion Espacement 10 1T10
Tableau 90: Récapitulatif du ferraillage du chevêtre

Schéma du ferraillage du chevêtre

186
VI.D.6. Voile frontale :
Le voile frontal assure plusieurs fonctions :

- une fonction soutènement vis-à-vis des terres en reportant sur le chevêtre et les poteaux
l'effet des poussées des terres,

- en association avec le chevêtre le voile frontal assure une fonction porteuse vis-à-vis des
charges et une fonction raidisseur de l'ensemble de la pile-culée.

Notre voile assurera que la fonction du soutènement pour laquelle il va être


dimensionné.

Calcul des sollicitations et du ferraillage vis-à-vis la fonction du soutènement :

Pour le calcul des sollicitations correspondantes, le voile - ou chaque élément de voile


- est assimilé à une plaque rectangulaire encastrée sur trois côtés, à savoir les deux poteaux
qui l'encadrent et le chevêtre, et libre sur le bord inférieur.

Les actions à prendre en compte sont les forces horizontales qui agissent normalement
au plan du voile. Elles sont produites par la poussée due au poids des terres et d'une charge
uniforme sur le remblai ; le diagramme de la poussée totale est trapézoïdal et représenté ci-
dessus ; les valeurs limites de la poussée unitaire sont q0 au niveau supérieur du voile et q1,
au niveau inférieur.

Pour faciliter l’exécution, il est conseillé de réaliser un ferraillage symétrique constitué


d'armatures horizontales et verticales de même diamètre et de même espacement, ce qui
conduit à des mailles carrées. Il en résulte que les moments résistants de la dalle sont égaux
dans les deux directions et sur les deux faces.

187
D’après le PP73 chapitre 1.3.2 P45, L’abaque, présenté dans l’annexe P.., donne, en
fonction des dimensions du voile frontal qui sont la hauteur hv et l'intervalle libre Lv entre
deux colonnes, la valeur du moment résistant que doit avoir le voile pour les deux faces et
pour les deux directions, horizontale et verticale.

Les dimensions de notre voile frontale sont : hv=4m ; Lv=2.26m.

D’où on tire un moment résistant égal à 1.5 t.m/ml.

Pour une épaisseur du voile de 0,20 m, le PP73 chapitre 1.3.2 P45 donne une section
d'armatures constituées d'aciers à haute adhérence égale à 2,5 cm2/ml qui permet de
reprendre un moment de 1 t.m/ml. Ce qui va nous donner une section d’armature égale à :

1.5 x 2.5 =3.75cm²/ml  5 HA 10 espacées de 23 cm dans les deux directions

Ferraillage du voile frontal

VI.D.7. Les colonnes :


VI.D.7.1. Introduction :
L’étude des colonnes doit prendre en considération les différentes actions verticales et
actions horizontales. Ces actions vont être déterminées en effectuant une descente de charges
sur les colonnes. Nous allons se contenter d’étudier la colonne la plus sollicitée. Nous rappelons
que chaque culée est supportée par 4 colonnes espacées entre elles de 3.06m.

188
VI.D.7.2. Inventaire des charges :
VI.D.7.2.1. Charges verticales :
Les valeurs des charges verticales, appliquées sur la colonne, sont présentées dans le tableau ci-
dessous :

Valeur en
Inventaire des charges Désignation
(t)
P.p. tablier 17.70
P.P. Pile 2.50
1/2 P.P. DALLE transition
1.08
remblai
P.P. Chevêtre 7.50
PP mur Garde Greve 0.25
PP voile frontale 1.56
Charges permanentes
Effort du système Bt 4.30
P, P mur en retour 1.13
P. Superstructure 0.30
Surcharges à l'extrémité du
1.00
mur
Gmax 37.32
Gmin 37.32
Trmax 0.45
Trmin 0.45
Charges verticales AL1max 8.38
AL1min -1.95
AL2max 16.77
AL2min -3.90
BC1max 8.15
BC1min -6.54
BC2max 16.70
Charges variables BC2min -3.19
Bt1max 8.37
Bt1min -1.48
Bt2max 19.74
Bt2min -0.74
Mc120max 22.81
Mc120min -4.36
Me120max 16.50
Me120min -2.54
Sr 62.50
Tableau 91: Evaluation des charges

(*) Les valeurs des charges variables présentent la réaction suivant la ligne d’appuis vis-à-vis
chaque type de charge.

189
Le calcul des réactions maximales se fait à l’aide du logiciel RDM6 en effectuant un
déplacement de la charge pour avoir le cas de charge le plus défavorable.

VI.D.7.2.2. Charges horizontales :


En plus des efforts verticaux, Les différentes charges horizontales appliquées sur les
colonnes sont présentées dans le tableau ci-dessous :

Valeur en
Inventaire des charges Désignation
(t)
Effort de Freinage AL Fal 3.39
Effort de Freinage Fbc Fr 9.55
Poussée des terres Pt 7.50
Effort centrifuge Cr 3.08
Charges Effort du vent V 0.00
horizontales Retrait Ret 6.40
Température Longue
TLD 6.40
durée
Température Courte
TCD 4.54
durée
Tableau 92: Charges horizontales

190
VI.D.7.3. Calcul des sollicitations aux états limites :
Avant d’exposer les combinaisons des efforts, il s’avère nécessaire de présenter un
tableau récapitulatif des différents effort et sollicitations :

Charges
Désignation N FL(x) FT(y) Ex Ey Ez ML(x) MT(y)
verticales
P.P. Tablier 17.70 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 1.77
P.P. Pile 2.50 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
1/2 P.P. DALLE
1.08 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 0.11
transition+remblai
P.P. Chevêtre 7.50 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 0.75
PP mur Garde Greve 0.25 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 0.03
-
Charges PP voile frontale 1.56 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 -0.63
0.40
permanentes
effort du système Bt 4.30 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 0.43
P,P mur en retour 1.13 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 0.11
P. superstructure 0.30 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 0.03
Surcharges à l'extrémité
1.00 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 0.10
du mur
Gmax 37.32 0.00 0.00 0.40 0.00 0.00 0.00 2.70
Gmin 37.32 0.00 0.00 0.40 0.00 0.00 0.00 2.70
Trmax 0.45 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 0.04
Trmin 0.45 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 0.04
AL1max 8.38 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 0.84
AL1min -1.95 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 -0.19
AL2max 16.77 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 1.68
AL2min -3.90 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 -0.39
BC1max 8.15 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 0.81
BC1min -6.54 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 -0.65
BC2max 16.70 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 1.67
BC2min -3.19 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 -0.32
Charges
Bt1max 8.37 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 0.84
variables
Bt1min -1.48 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 -0.15
Bt2max 19.74 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 1.97
Bt2min -0.74 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 -0.07
Brmax 0.00 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 0.00
Brmin 0.00 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 0.00
Mc120max 22.81 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 2.28
Mc120min -4.36 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 -0.44
Me120max 16.50 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 1.65
Me120min -2.54 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 -0.25
Sr 62.50 0.00 0.00 0.10 0.00 0.00 0.00 6.25
Tableau 93: Efforts et moments engendrés par les charges verticales

191
Désignatio FL(x FT(y ML(x MT(y
Charges horizontales N Ex Ey Ez
n ) ) ) )
Effort de Freinage AL Fal 0.00 3.39 3.39 0.00 0.00 5.00 16.95 16.95
Effort de Freinage Fbc Fr 0.00 9.55 9.55 0.00 0.00 5.00 47.75 47.75
Poussée des terres Pt 0.00 7.50 0.00 0.00 0.00 1.67 0.00 12.50
effort centrifuge Cr 0.00 0.00 3.08 0.00 0.00 5.00 15.40 0.00
effort du vent V 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 5.00 0.00 0.00
Retrait Ret 0.00 6.40 0.00 0.00 0.00 5.00 0.00 32.00
Température Longue
TLD 0.00 6.40 0.00 0.00 0.00 5.00 0.00 32.00
durée
Température Courte
TCD 0.00 4.54 0.00 0.00 0.00 5.00 0.00 22.70
durée

Tableau 94: Efforts et moments engendrés par les charges horizontales

192
Les actions qui s’exercent sur la colonne étant déterminées, il reste maintenant à faire les
combinaisons des charges et déterminer les efforts et moments résultants à la base de chaque
colonne.

ML MT
COMBS N=° FORMULES N(t) FL(t) FT(t)
(t.m) (t.m)
C1 1,35Gmax+1,35*Ret 50.38 8.64 0.00 0.00 46.85
1,35*Gmax+1,35*Ret+1,605(Tr+AL1+Fr(AL)+Cr
C2 164.86 19.07 10.38 51.92 110.46
)+1,3*(0,6 TLD) +1,605*Sr
1,35*Gmax+1,35*Ret+1,605(Tr+AL2+Fr(AL)+Cr
C3 178.32 19.07 10.38 51.92 111.80
)+1,3*(0,6 TLD) +1,605*Sr
1,35*Gmax+1,35*Ret +1,605*(Tr+Bc1+F(bc)+Cr
C4 164.48 19.07 10.38 51.92 110.42
)+1,3*(0,6 TLD)+1,605*Sr
1,35*Gmax+1,35*Ret +1,605*(Tr+Bc2+F(bc)+Cr
C5 178.21 19.07 10.38 51.92 111.79
)+1,3*(0,6 TLD)+1,605*Sr
ELU 1,35*Gmax+1,35*Ret +1,605*(Tr+Bt1+Cr
C6 164.84 13.63 4.94 24.72 83.25
)+1,3*(0,6 TLD)+1,605*Sr
1,35*Gmax+1,35*Ret +1,605*(Tr+Bt2+Cr
C7 183.09 13.63 4.94 24.72 85.08
)+1,3*(0,6 TLD)+1,605*Sr
1,35*Gmax+1,35*Ret +1,35*Mc120 +1,3*(0,6
C8 81.16 13.63 0.00 0.00 74.88
TLD)
1,35*Gmax+1,35*Ret +1,35*Me120 +1,3*(0,6
C9 72.65 13.63 0.00 0.00 74.03
TLD)
C10 1,35*Gmax+1,35*Ret+1,5*V+1,3*(0,6*TLD) 50.38 13.63 0.00 0.00 71.81
C12 Gmin+Ret+1,35*TCD 37.32 12.53 0.00 0.00 65.35
C14 Gmax+Ret 37.32 6.40 0.00 0.00 34.70
Gmax+Ret+Tr+1,2*(AL1+Fr(AL)+Cr )+0,6 TLD
C15 122.82 14.31 7.76 38.82 82.79
+1,2*Sr
Gmax+Ret+Tr+1,2*(AL2+Fr(AL)+Cr )+0,6 TLD
C16 132.88 14.31 7.76 38.82 83.80
+1,2*Sr
Gmax+Ret +Tr+1,2*(Bc1+F(bc)+Cr )+0,6 TLD
C17 67.34 21.70 15.16 75.78 114.20
+1,2*Sr
ELS Gmax+Ret +Tr+1,2*(Bc2+F(bc)+Cr )+0,6 TLD
C18 132.80 21.70 15.16 75.78 120.75
+1,2*Sr
C19 Gmax+Ret +Tr+1,2*(Bt1+Cr )+0,6 TLD +1,2*Sr 122.81 10.24 3.70 18.48 62.45
C20 Gmax+Ret +Tr+1,2*(Bt2+Cr )+0,6 TLD +1,2*Sr 136.45 10.24 3.70 18.48 63.81
C21 Gmax+Ret +Mc120 +0,6 TLD 60.12 10.24 0.00 0.00 56.18
C22 Gmax+Ret +Me120 +0,6 TLD 53.82 10.24 0.00 0.00 55.55
C23 Gmax+Ret+V+0,6*TLD 37.32 10.24 0.00 0.00 53.90
C25 Gmin+Ret+TCD 37.32 10.94 0.00 0.00 57.40
Tableau 95: Efforts et moments combinés

VI.D.7.4. Calcul du ferraillage :


Le calcul du ferraillage se fera en flexion déviée composée pour une section circulaire.
Mais ce calcul sera selon plusieurs cas où Nmax, Nmin, Mmax. Nous allons prendre les
résultats obtenus par le logiciel EXPERT BA.

193
Avec :

Fissuration préjudiciable ;

B=80cm ;

H=100cm ;

L’enrobage d=5cm ;

cas où N(t) ML (t.m) MT (t.m) As1 (cm²) As2 (cm²)


Nmax 183.09 24.72 85.08 2.3 5.95
ELU Mmax 178.21 51.92 111.79 7.97 12.74
Nmin 37.32 0 65.35 0 16.17
Nmax 136.45 18.48 63.81 5.24 13.59
ELS Nmin 37.32 0 57.4 0 26.00
Mmax 132.8 75.78 120.75 43.11 52.20
43.11 52.20
Section retenue
10 HA25 12 HA25
Tableau 96: Armatures longitudinales

194
VI.D.7.5. Armatures transversales :
Pour des cadres de diamètre ∅𝑡=12 𝑚𝑚

Par conséquence, nous devons prendre en compte la valeur de l’espacement


recommandée par le guide SETRA qui se calcule par la formule suivante :

𝑀𝑖𝑛 (12×∅𝑙 ; 𝑏 ; 20 𝑐𝑚)=20 𝑐𝑚.

Ferraillage des colonnes

195
VI.D.7.6. Justification vis-à-vis au flambement :
-La longueur du fut des piles est : lo = 5 m.

La liaison de la pile est encastrée-articulée donc :

-La longueur de flambement correspondante est : lf = 0,7*lo = 0.7*5=3.5 m.


𝑏∗ℎ3
-Le moment d’inertie : I = = 0.0666𝑚4
12

-La section de la pile est : B = 0.8 m².

𝐼 0.0666
Or, 𝑖 = √ = √ = 0.2885 𝑚
𝐵 0.8

D’où, ʎ = 𝑙𝑓/𝑖 = 12.13

L’élancement étant inférieur à 50, les justifications vis à vis du flambement ne seront
pas requises pour les deux types de pile voile.

VI.E ETUDE DES FONDATIONS


VI.E.1. Introduction :
Le dimensionnement d'une fondation suppose une connaissance aussi parfaite que
possible des qualités du sol porteur, mais également de la valeur des efforts à transmettre à
ce sol, dans un premier temps on va évaluer la qualité du sol en se basant sur les résultats des
essais de reconnaissance du sol, ensuite on effectuera une descente de charge pour connaitre
la charge transmise à la fondation par éléments qui la surmontent, et par la suite on vérifiera
la stabilité externe de la semelle vis-à-vis :

- Le renversement
- Le poinçonnement
- Le glissement

La dernière étape consiste à vérifier la stabilité interne de la semelle (ferraillage).

VI.E.2. Interprétation des résultats des sondages :


On a réalisé quatre sondages aux droits des piles et des culées, l'essai normalisé consiste
à introduire dans un forage de 60 mm ou 44 mm de diamètre, une sonde cylindrique dilatable
radialement. On étudie les variations de volume de la sonde en fonction de la pression
appliquée. Pour chaque niveau essayé, on reporte les résultats dans un diagramme pression -
volume, permettant d'obtenir les éléments suivants, nécessaires aux calculs des fondations :

- La pression limite Pl , en bars, qui correspond par définition à l’état limite de rupture du
terrain, lorsque celui-ci est soumis à une pression uniforme, croissante, appliquée sur la paroi
d'une cavité cylindrique 0

196
-la pression de fluage Pf, qui définit la limite entre le comportement pseudo-élastique et l'état
plastique

- Le module pressiométrique E en bars déterminé dans la phase pseudo-élastique de l’essai.

Les valeurs corrigées du module pressiométrique, des pressions de fluage et limites, en


contraintes totales, obtenues au cours des sondages sont présentées sur des tableaux
synoptiques en fonction de la profondeur sur l’annexe D.

La pression admissible sous la base de la semelle sera utilisée pour sa justification elle
s’exprime comme suit :

𝐾𝑝 𝑥 𝑃𝑙𝑒 ∗
𝑞̅ = 𝑞0 +
𝛾

Avec :

𝑞0 : Pression verticale totale (sur un plan vertical) des terres au niveau de fondation envisagé,
après remblaiement

𝑝0 : Pression horizontale totale (sur un plan vertical) des terres au moment de l’essai.

K : coefficient de portance.

ϒ : coefficient de sécurité égal à 3 à l’ELU et 2 à l’ELS

𝑝𝑙 : Pression limite équivalente intègre seulement la distorsion des résultats d'essai sur une
couche homogène porteuse le pressions prises en compte ne doivent pas différer de plus de
50 % entre eux, elle se calcul comme suit :

3
𝑛
𝑝𝑙𝑒 ∗ = √ ∏ 𝑝𝑙𝑖 ∗
𝑖=−3

C’est la moyenne géométrique des Pl des niveaux - 3R à + 3R. où R désigne le pas avec
lequel la pression est mesurée pendant l’essai pour notre cas R=1.5m.

Dans la plupart des cas, la hauteur d'encastrement De sera prise égale à l'encastrement (
h ) réel dans le terrain.

Lorsque la profondeur est suffisante pour que les caractéristiques du terrain varient
beaucoup on adoptera la formule suivante :

197

1
𝐷𝑒 = ∗
∫ 𝑝𝑙 ∗ (𝑧)𝑑𝑧
𝑝𝑙𝑒 0

La catégorie du terrain est une donnée essentielle pour la détermination du coefficient de


portance K, le tableau suivant donne la classification des terrains en fonction de leur nature
et plage de pressions limites :

Tableau 97: Catégorie du terrain selon le fascicule 62 titre V

198
Le coefficient de portance Kp se calcule selon la classification précédente de la manière
suivante :

Tableau 98: Facteur de potence

Le tassement de l'appui est la somme de:

-Un tassement général dû aux remblaiements éventuels autour de l'appui considéré

-Un tassement dû aux charges appliquées à l a fondation.

En pratique il est souvent commode de calculer le 1er terme en supposant que le


remblai est continu, et le 2ème terme étant limité aux charges des parties de l'ouvrage.

199
Tout d’abord on calcule les valeurs des coefficients 𝜆2 et 𝜆3 en fonction de dimensions
de la semelle de l’abaque suivant :

Abaque des valeurs de 𝜆2 et 𝜆3

On applique la formule générale du tassement qui est la suivante :

𝑊 = 𝑊1 + 𝑊2 + 𝑊3
- Le terme W1 tassement instantané n'est, pas calculé, il est lié essentiellement aux
conditions d'exécution (remaniement du fond de fouille).
1.33 𝑅
- 𝑤2 = 3𝐸𝑏 𝑥 𝑃 . 𝑅0 . (𝜆2 . 𝑅 )𝛼 tassement déviatorique.
0
𝛼
- 𝑤3 = 4.5𝐸𝑎 𝑃 𝜆3 𝑅 Tassement sphérique.

Avec :

R0=30cm rayon de référence

R : demi-largeur du semelle rectangulaire ou rayon d’une semelle circulaire

P : surpression moyenne due à l a fondation par rapport à l'état naturel (avant terrassements),
calculée sous les charges permanentes seules (en bars).

200
Ea et Eb : modules pressiométriques équivalents correspondant aux domaines sphériques et
déviatoriques (en bars) calculés comme indiqué ci-dessous.

α : coefficient du sol d’après le tableau de la page 17 du dossier SETRA FOND ; il prend la


valeur 2/3

Module Ea : c’est la moyenne harmonique des valeurs des modules pressiométriques à la


cote 0 (niveau de la semelle) et à l a cote – R.

2 1 1
= +
𝐸1 𝐸0 𝐸−𝑅

4
𝐸𝑏 =
1 1 1 1 1
+ + + +
𝐸1 0.85𝐸2 𝐸3/4/5 2.5𝐸6/7/8 2.5𝐸9 à 16

201
Le résumé des résultats des calculs détaillés précédemment sont sur le tableau suivant :

SC1 SC2 SC3 SC4


B(m) 4,5 3 3 4,5
L(m) 11 6 6 11
H(m) 1 1 1 1
Ple*(MPa) 8,18 8,11 8,06 6,96
De(m) 1,92 1,97 2,03 2,01
Kp 1,09 1,14 1,15 1,09
Q0(MPa) 0,128 0,108 0,108 0,128
Qbar ELU(MPa) 4,58 4,74 4,73 3,93
Qbar ELS (MPa) 3,10 3,20 3,19 2,66

Tableau 99: Calcul de la capacité portante

VI.E.3. Justification et calcul de la fondation


La justification de la fondation repose sur un modèle d’interaction sol-structure basé sur
les hypothèses suivantes :

- La semelle est infiniment rigide dans toutes les directions ;


- Le sol ne réagit pas aux contraintes de traction ;
- Les contraintes de compression sont proportionnelles aux déplacements verticaux.

Les principales vérifications à faire sont les suivantes :

Pour éviter le renversement de la semelle on doit avoir une surface comprimée sous la
fondation d’au moins 10% de la surface totale de celle-ci.

 Sous combinaisons fréquentes il faut vérifier que le sol sous la fondation reste
entièrement comprimé pour cela il faut que :
𝐵 𝐿
𝑒< 𝑒𝑡 𝑒 ′ <
6 6
e et e’ sont les excentricités suivant les directions longitudinale et transversale et elle sont
données par la formule suivante :
𝑀𝑦 𝑀𝑥
𝑒= 𝑒𝑡 𝑒 ′ =
𝑁 𝑁

202
 Sous combinaisons rares, il faut vérifier que la surface de sol comprimé sous la
fondation doit être au moins égale à 75 % de sa surface totale.

Pour calculer la surface comprimée sous la fondation on utilise le modèle de Meyerhof qui
définit la surface comprimée par la formule suivante :

𝑆𝑐𝑜𝑚 = (𝐵 − 2𝑒)( 𝐿 − 2𝑒 ′ )

B et L sont respectivement la largeur et la longueur de la semelle

La vérification vis-à-vis de l’état limite de mobilisation du sol consiste à s’assurer que la


contrainte limite relative à l’état limite considéré 𝑞𝑟𝑒𝑓 reste inférieure à la contrainte de
référence du sol 𝑞̅ (calculée dans la partie précédente) selon l’inéquation suivante :

𝑞𝑟𝑒𝑓 < 𝑞̅

La valeur de 𝑞𝑟𝑒𝑓 est calculée selon le modèle de Meyerhof comme suit :


𝑁
𝑞𝑟𝑒𝑓 =
(𝐵 − 2𝑒)(𝐿 − 2𝑒 ′ )

Il s’agit de vérifier que :


𝑡𝑎𝑛𝜑 ′ 𝑐 ′ 𝐴′
𝑄ℎ ≤ 𝑄𝑣 +
1.2 1.5
Avec :

𝜑 ′ : Angle de frottement du sol ;

𝑐 ′ : Cohésion du sol ;

𝐴′ : Aire comprimée sous la fondation

𝑄ℎ 𝑒𝑡 𝑄𝑣 : sont les composantes horizontales et verticale de la force appliquée à la fondation,


calculées sous combinaisons fondamentales (ELU).

Le 2éme terme est généralement négligé pour des raisons de sécurité

On traitera dans ce qui suit les deux fondations, celle sous pile et celle sous culée
séparément et indépendamment.

203
VI.E.4. Fondation Sous Pile :
VI.E.4.1. Calcul des charges :
La fondation est soumise aux mêmes actions que l’appui qu’elle porte en plus de son
poids propre et les poussées des terres qui l’entourent.

Les tableaux suivant regroupent les actions appliquées à la semelle et les moments qui en
résultent :

Charges Valeur en (t)


P.P. Tablier 302,77
P.P. Chevêtre 24
P.P.Pile1 25,45
P.P.Pile2 25,45
Charges permanentes P.P semelle 45,00
Gmax 422,66
poids de terres gauche 32,40
poids de terre droite 32,40
Gmin 64,80
Trmax 7,66
Trmin 7,66
AL1max 96,62
AL1min -4,66
AL2max 193,24
AL2min -9,31
BC1max 62
BC1min -14,1
BC2max 127,17
charges variables BC2min -6,88
Bt1max 42,49
Bt1min -4,1
Bt2max 84,98
Bt2min -8,196
Br 10,92
Mc120max 128,61
Mc120min -11,65
Me120max 73,34
Me120min -7,04
Tableau 100: Evaluation des charges verticales

204
INVENTAIRE DES CHARGES désignation valeur en (t)
Effort de Freinage AL Fal 1,60
Effort de Freinage Fbc Fr 5,45
Pression de l'eau Fw 14,45
effort centrifuge Cr 1,75
Charges horizontales
effort du vent V 2,20
Retrait Ret 1,37
Température Longue durée TLD 1,37
Température Courte durée TCD 1,11
Tableau 101: Charges horizontales

205
Pour chaque type de charge on calcule les sollicitations correspondantes à savoir les
efforts normaux et les moments suivant les axes de l’ouvrage, le tableau suivant résume les
résultats obtenus :

valeur FL( FT( MT( ML(y


Désignation N Ex Ey Ez
en (t) x) y) x)* )*
302, 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
P.P. Tablier 302,77 0,00 0,00
77 0 0 0 0 0
24,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
P.P. Chevêtre 24,00 0,00 0,00
0 0 0 0 0 0
25,4 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
P.P.Pile1 25,45 0,00 0,00
5 0 0 0 0 0
25,4 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
P.P.Pile2 25,45 0,00 0,00
5 0 0 0 0 0
45,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
charges P.P semelle 45,00 0,00 0,00
0 0 0 0 0 0
permanentes 422, 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Gmax 422,66 0,00 0,00
66 0 0 0 0 0
poids de terres 32,4 0,0 0,0 0,4 0,0 0,0
32,40 0,00 14,58
gauche 0 0 0 5 0 0
-
poids de terre 32,4 0,0 0,0 0,0 0,0 -
32,40 0,4 0,00
droite 0 0 0 0 0 14,58
5
64,8 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Gmin 64,80 0,00 0,00
0 0 0 0 0 0
0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Trmax 7,66 7,66 0,00 0,00
0 0 0 0 0
0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Trmin 7,66 7,66 0,00 0,00
0 0 0 0 0
96,6 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
AL1max 96,62 0,00 0,00
2 0 0 0 0 0
- 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
AL1min -4,66 0,00 0,00
4,66 0 0 0 0 0
193, 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
AL2max 193,24 0,00 0,00
24 0 0 0 0 0
- 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
AL2min -9,31 0,00 0,00
9,31 0 0 0 0 0
charges variables 62,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
BC1max 62,00 0,00 0,00
0 0 0 0 0 0
-
0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
BC1min -14,10 14,1 0,00 0,00
0 0 0 0 0
0
127, 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
BC2max 127,17 0,00 0,00
17 0 0 0 0 0
- 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
BC2min -6,88 0,00 0,00
6,88 0 0 0 0 0
42,4 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Bt1max 42,49 0,00 0,00
9 0 0 0 0 0
- 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Bt1min -4,10 0,00 0,00
4,10 0 0 0 0 0

206
84,9 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Bt2max 84,98 0,00 0,00
8 0 0 0 0 0
- 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Bt2min -8,20 0,00 0,00
8,20 0 0 0 0 0
10,9 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Brmax 10,92 0,00 0,00
2 0 0 0 0 0
128, 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Mc120max 128,61 0,00 0,00
61 0 0 0 0 0
-
0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Mc120min -11,65 11,6 0,00 0,00
0 0 0 0 0
5
73,3 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Me120max 73,34 0,00 0,00
4 0 0 0 0 0
- 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Me120min -7,04 0,00 0,00
7,04 0 0 0 0 0
-
Freinage AL Fal 1,60 0 1,6 1,6 0 0 10 16,00
16,00
5,4 5,4 -
Freinage Fbc Fr 5,45 0 0 0 10 54,50
5 5 54,50
14, 4,3 -
Pression de l'eau Fw 14,45 0 0 0 0 0,00
45 5 62,85
1,7 -
effort centrifuge Cr 1,75 0 0 0 0 10 0,00
5 17,50
-
effort du vent V 2,20 0 0 2,2 0 0 5 0,00
11,00
1,3
Retrait Ret 1,37 0 0 0 0 10 0,00 13,70
7
Température 1,3
TLD 1,37 0 0 0 0 10 0,00 13,70
Longue durée 7
Température 1,1
TCD 1,11 0 0 0 0 10 0,00 11,10
Courte durée 1
Tableau 102: Efforts et moments engendrés par les charges appliquées à la semelle

(*) On a calculé les moments par rapport au centre de gravité de la semelle pour être conforme
au critère de Meyerhof.

207
Le tableau suivant présente les différentes combinaisons des efforts cités précédemment
selon les recommandations du fascicule 62 titre V :

N=° FORMULES N(t) FL(t) FT(t) MT(t.m) ML(t.m)


C1 1,35Gmax+1,35*Ret 570,60 1,85 0,00 0,00 18,50
1,35*Gmax+1,35*Ret+1,605(Tr+AL1+Fr(AL)+Cr
C2 737,97 5,49 5,38 -53,77 54,86
)+1,3*(0,6 TLD)
1,35*Gmax+1,35*Ret+1,605(Tr+AL2+Fr(AL)+Cr
C3 893,04 5,49 5,38 -53,77 54,86
)+1,3*(0,6 TLD)
1,35*Gmax+1,35*Ret +1,605*(Tr+Bc1+F(bc)+Cr
C4 682,40 5,49 5,38 -53,77 54,86
)+1,3*(0,6 TLD)
1,35*Gmax+1,35*Ret +1,605*(Tr+Bc2+F(bc)+Cr
C5 787,00 5,49 5,38 -53,77 54,86
)+1,3*(0,6 TLD)
ELU 1,35*Gmax+1,35*Ret +1,605*(Tr+Bt1+Cr )+1,3*(0,6
C6 651,09 2,92 2,81 -28,09 29,18
TLD)
1,35*Gmax+1,35*Ret +1,605*(Tr+Bt2+Cr )+1,3*(0,6
C7 719,28 2,92 2,81 -28,09 29,18
TLD)
C8 1,35*Gmax+1,35*Ret +1,35*Mc120 +1,3*(0,6 TLD) 744,22 2,92 0,00 0,00 29,18
C9 1,35*Gmax+1,35*Ret +1,35*Me120 +1,3*(0,6 TLD) 669,61 2,92 0,00 0,00 29,18
C10 1,35*Gmax+1,35*Ret+1,5*V+1,3*(0,6*TLD) 570,60 2,92 3,30 -16,50 29,18
C11 Gmin+Ret+1,5*V 64,80 1,37 3,30 -16,50 13,70
C12 Gmin+Ret+1,35*TCD 64,80 2,87 0,00 0,00 28,69
C13 Gmin+Ret+1,5*Fw 64,80 1,37 21,67 -94,28 13,70
C14 Gmax+Ret 64,80 1,37 0,00 0,00 13,70
C15 Gmax+Ret+Tr+1,2*(AL1+Fr(AL)+Cr )+0,6 TLD 546,27 4,11 4,02 -40,20 41,12
C16 Gmax+Ret+Tr+1,2*(AL2+Fr(AL)+Cr )+0,6 TLD 662,21 4,11 4,02 -40,20 41,12
C17 Gmax+Ret +Tr+1,2*(Bc1+F(bc)+Cr )+0,6 TLD 504,72 8,73 8,64 -86,40 87,32
C18 Gmax+Ret +Tr+1,2*(Bc2+F(bc)+Cr )+0,6 TLD 582,93 8,73 8,64 -86,40 87,32
C19 Gmax+Ret +Tr+1,2*(Bt1+Cr )+0,6 TLD 481,31 2,19 2,10 -21,00 21,92
ELS C20 Gmax+Ret +Tr+1,2*(Bt2+Cr )+0,6 TLD 532,30 2,19 2,10 -21,00 21,92
C21 Gmax+Ret +Mc120 +0,6 TLD 551,27 2,19 2,20 -11,00 21,92
C22 Gmax+Ret +Me120 +0,6 TLD 496,00 2,19 0,00 0,00 21,92
C23 Gmax+Ret+V+0,6*TLD 422,66 2,19 2,20 -11,00 21,92
C24 Gmin+Ret+V 64,80 1,37 2,20 -11,00 13,70
C25 Gmin+Ret+TCD 64,80 2,48 0,00 0,00 24,80
C26 Gmin+Ret+Fw 64,80 1,37 14,45 -62,85 13,70
Tableau 103: Efforts et moments combinés

208
Les différentes justifications vis-à-vis au renversement, le glissement et le poinçonnement
ainsi que la justification interne seront respectivement vérifiées aux états limites de la même
manière explicitée précédemment et seront résumées dans les tableaux suivants :

Renversement
COMBINAISONS N=° e'( //L) e (//B ) Scom 10%*Stot Vérification
C1 0,00 0,03 17,61 1,80 OK
C2 0,07 0,07 16,69 1,80 OK
C3 0,06 0,06 16,92 1,80 OK
C4 0,08 0,08 16,59 1,80 OK
C5 0,07 0,07 16,77 1,80 OK
C6 0,04 0,04 17,21 1,80 OK
ELU C7 0,04 0,04 17,29 1,80 OK
C8 0,00 0,04 17,53 1,80 OK
C9 0,00 0,04 17,48 1,80 OK
C10 0,03 0,05 17,22 1,80 OK
C11 0,25 0,21 14,15 1,80 OK
C12 0,00 0,44 12,69 1,80 OK
C13 1,45 0,21 7,96 1,80 OK
Tableau 104: Justification au renversement

209
Sous combinaisons rares :

Vérification de décompression du sol


FL(t FT(t MT(t.m ML(t.m 75%Sto vérificatio
N(t) e' e Scom
) ) ) ) t n
C1 546,2 0,0 0,0 16,6
4,11 4,02 -40,20 41,12 13,50 OK
5 7 7 8 8
C1 662,2 0,0 0,0 16,9
4,11 4,02 -40,20 41,12 13,50 OK
6 1 6 6 1
C1 504,7 0,1 0,1 15,0
8,73 8,64 -86,40 87,32 13,50 OK
7 2 7 7 2
C1 582,9 0,1 0,1 15,4
8,73 8,64 -86,40 87,32 13,50 OK
EL 8 3 5 5 0
S C1 481,3 0,0 0,0 17,2
2,19 2,10 -21,00 21,92 13,50 OK
9 1 4 5 0
C2 532,3 0,0 0,0 17,2
2,19 2,10 -21,00 21,92 13,50 OK
0 0 4 4 8
C2 551,2 0,0 0,0 17,4
2,19 2,20 -11,00 21,92 13,50 OK
1 7 2 4 1
C2 496,0 0,0 0,0 17,4
2,19 0,00 0,00 21,92 13,50 OK
2 0 0 4 7
C2 422,6 0,0 0,0 17,2
2,19 2,20 -11,00 21,92 13,50 OK
3 6 3 5 3
Tableau 105: Vérification de décompression du sol

Sous combinaisons fréquentes :

Vérification de décompression du sol


Combinaisons N(t FL( FT(t MT ML L/ B/ Vérif. ( Vérif. (
e' e
fréquentes ) t) ) (t.m) (t.m) 6 6 //L) //B)
64, 1,3 0,0 0,0 0, 1, 0,
C14 0,00 13,70 OK OK
80 7 0 0 21 00 50
-
64, 1,3 0,4 0, 1, 0,
EL C24 -2,20 13,70 0,0 OK OK
80 7 4 21 00 50
S 3
64, 1,9 0,0 0,0 0, 1, 0,
C25 0,00 19,25 OK OK
80 3 0 0 30 00 50
-
64, 1,3 14, - 0, 1, 0,
C26 13,70 0,9 OK OK
80 7 45 62,85 21 00 50
7
Tableau 106: Décompression du sol

210
Poinçonnement
Vérification Vérification
COMBINAISONS N=° N/Scom 𝑞 (ELU) 𝑞 (ELS)
ELU ELS
C1 0,32399914 4,74 3,20 ok ok
C2 0,44209618 4,74 3,20 ok ok
C3 0,52791502 4,74 3,20 ok ok
C4 0,41138552 4,74 3,20 ok ok
C5 0,46921602 4,74 3,20 ok ok
C6 0,3782954 4,74 3,20 ok ok
ELU C7 0,41612655 4,74 3,20 ok ok
C8 0,42455323 4,74 3,20 ok ok
C9 0,38313402 4,74 3,20 ok ok
C10 0,33138132 4,74 3,20 ok ok
C11 0,04579337 4,74 3,20 ok ok
C12 0,05107203 4,74 3,20 ok ok
C13 0,0813656 4,74 3,20 ok ok
C14 0,04190659 4,74 3,20 ok ok
C15 0,32755125 4,74 3,20 ok ok
C16 0,39170907 4,74 3,20 ok ok
C17 0,33613968 4,74 3,20 ok ok
C18 0,37847641 4,74 3,20 ok ok
C19 0,27983802 4,74 3,20 ok ok
ELS C20 0,30812175 4,74 3,20 ok ok
C21 0,31670933 4,74 3,20 ok ok
C22 0,28392264 4,74 3,20 ok ok
C23 0,24535094 4,74 3,20 ok ok
C24 0,04442007 4,74 3,20 ok ok
C25 0,04833149 4,74 3,20 ok ok
C26 0,06192844 4,74 3,20 ok ok
Tableau 107: Mobilisation du sol

211
Glissement
vérification
COMBINAISONS N=° tan(ϕ')*N/Fx tan(ϕ')*N/Fy Vérification 1
2
C1 171,01 - OK OK
C2 74,56 76,08 OK OK
C3 90,23 92,07 OK OK
C4 68,95 70,35 OK OK
C5 79,52 81,13 OK OK
C6 123,68 128,49 OK OK
ELU C7 136,63 141,95 OK OK
C8 141,37 - OK OK
C9 127,20 - OK OK
C10 108,39 95,84 OK OK
C11 26,22 10,88 OK OK
C12 12,52 - OK OK
C13 26,22 1,66 OK OK
Tableau 108: Vérification du glissement

VI.E.4.2. Justification de la stabilité interne et calcul du


ferraillage :
Pour calculer le ferraillage des semelles (sous piles ou culées) on les considère comme
des consoles encastrées aux droits des appuis, chargées par une distribution linéaire de charge
calculée à partir de la contrainte transmise par à la semelle, on détermine ainsi les
sollicitations en travées ou sur appuis qui donnent les sections d’armatures.

212
Le calcul sera effectué dans les deux sens longitudinal et transversal de la semelle :

VI.E.4.2.1. Sens longitudinal : suivant l’axe longitudinal du pont:


Dans cette direction la semelle est considérée comme étant une poutre de «3m de
long, encastrée au milieu selon la configuration suivante :

La charge appliquée à la poutre est calculée comme suit :


𝑁𝑢
𝑞𝑙 = .𝑏
𝑆𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑖𝑚é𝑒

Avec :

- 𝑞𝑙 : chargement de la poutre.
𝑁𝑢
- : contrainte transmise par la superstructure à la semelle calculée dans ce ui
𝑆𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑖𝑚é𝑒
précède par la méthode de Meyerhof.
- 𝑏 : largeur de la poutre dans ce cas elle est prise égale à 6m.

Les moments maximaux en travée et sur appuis sont obtenus par le logiciel RDM6 et les
armatures longitudinales sont calculées conformément aux règles de BAEL 90, le tableau
suivant récapitule les résultats trouvés :
Longueur l 3 m
Contrainte q 0.53 MPa
Charge répartie ql 3.18 MN/m
Me 2.12 MN.m
Moment
Mt max 0 MN.m
Effort tranchant max Vmax 4.77 MN
Contrainte de cisaillement τ 0.70 MPa

Tableau 109: Sollicitations dans la semelle

213
Le ferraillage sera conforme aux règles du BAEL 91 révisé 99 pour le calcul des armatures
d’une poutre en flexion, les sections sont résumées sur le tableau suivant :

As (inf) 52.57 cm²


Armatures longitudinales
As (sup) 0 cm²

𝐴𝑡 𝜏𝑢. 𝑏. 𝛾𝑠
=
𝑆𝑡 0.9𝐹𝑒
On choisit de travailler avec des cadres de T10 on aura donc :

4T10 At 3.14 cm²


Espacement At/St 1.07
St 10 cm

Le guide des ponts courants en zones sismiques propose des minimums à respecter pour
les armatures longitudinales :

𝐴𝑠(inf) > 0.28%𝐵


𝐴𝑠(sup ) > 0.14%𝐵
Les vérifications ainsi que la section retenue sont récapitulées sur le tableau suivant :

h 1.2 m
b 6 m
pour la nappe sup 0,28%B 201.6 cm²
Vérification NON OK
pour la nappe Inf 0,14%B 100.8 cm²
Vérification NON OK
As (inf) 201.6 cm² 25T32
Récapitulatif
As (sup) 100.8 cm² 25T25
Tableau 110: Récapitulatif du ferraillage

214
VI.E.4.2.2. Sens transversal : perpendiculairement à l’axe de l’ouvrage
Le même calcul sera effectué comme précédemment, la seule différence c’est que la
poutre (6m de long) sera encastrée en deux points selon le schéma suivant :

Et les résultats de calcul sont les suivants :

Longueur l 6 m
Contrainte q 0.53 MPa
Charge répartie ql 1.59 MN/m
Me 3.577 MN.m
Moment
Mtmax 0 MN.m
Effort tranchant max Vmax 3.16 MN
Contrainte de cisaillement τ 0.92 MPa
Tableau 111: sollicitations

Le ferraillage sera conforme aux règles du BAEL91 révisé 99 pour le calcul des armatures
d’une poutre en flexion, les sections sont résumées sur le tableau suivant :

As (inf) 88.35 cm²


Armatures longitudinales
As (sup) 0 cm²

𝐴𝑡 𝜏𝑢. 𝑏. 𝛾𝑠
=
𝑆𝑡 0.9𝐹𝑒
On choisit de travailler avec des cadres de T10 on aura donc :

4T10 At 3.14 cm²


Espacement At/St 0.71
St 10 cm

215
Le guide des ponts courants en zones sismiques propose des minimums à respecter pour
les armatures longitudinales :

𝐴𝑠(inf) > 0.28%𝐵


𝐴𝑠(sup ) > 0.14%𝐵
Les vérifications ainsi que la section retenue sont récapitulées sur le tableau suivant :

h 1.2 m
b 3 m
pour la nappe sup 0,28%B 100.8 cm²
Vérification NON OK
pour la nappe inf 0,14%B 50.4 cm²
Vérification NON OK
As (inf) 100.8 cm² 23T25
Récapitulatif
As (sup) 88.35 cm² 23T25
Tableau 112: Récapitulatif du ferraillage

En plus des armatures longitudinales, on rajoute des armatures de peau présentant 3cm²
d’acier par mètre soit quatre barres de diamètre 16mm (4HA16).

216
Schéma de ferraillage des semelles sous piles intermédiaires

VI.E.5. Fondation Sous culée


VI.E.5.1. Calcul des charges et sollicitations :
La fondation est soumise aux mêmes actions que l’appui qu’elle porte en plus de son
poids propre et les poussées des terres qui l’entourent.

217
Les tableaux suivant regroupent les actions appliquées à la semelle et les moments qui en
résultent :

Charges Valeur en (t)


P.P. Tablier 70,81
P.P. Pile 10,00
1/2 P.P. DALLE transition remblai 4,30
P.P. Chevêtre 30,00
PP mur Garde Greve 1,00
PP voile frontale 6,25
Charges Effort du système Bt 17,20
permanentes P, P mur en retour 4,50
P. superstructure 1,20
Surcharges à l'extrême du mur 4,00
Gmax 149,26
Poids des terres sur le patin gauche 32,40
Poids des terres sur le patin droit 32,40
Gmin 214,06
Trmax 1,79
Trmin 1,79
AL1max 33,53
AL1min -7,79
AL2max 67,07
AL2min -15,59
BC1max 32,58
BC1min -26,14
BC2max 66,79
Charges
BC2min -12,75
variables
Bt1max 33,48
Bt1min -5,91
Bt2max 78,96
Bt2min -11,81
Br 0,00
Mc120max 91,22
Mc120min -17,43
Me120max 66,00
Me120min -10,15

Tableau 113: Charges verticales

218
INVENTAIRE DES CHARGES désignation valeur en (t)
Effort de Freinage AL Fal 3,39
Effort de Freinage Fbc FBc 9,55
Poussée des terres Pt 7,50
Effort centrifuge Cr 3,08
Charges
horizontales Effort du vent V 0,00
retrait Ret 6,80
Température Longue
TLD 6,80
durée
Température Courte durée TCD 4,54
Tableau 114: Charges horizontales

Pour chaque type de charge on calcule les sollicitations correspondantes à savoir les
efforts normaux et les moments suivant les axes de l’ouvrage, le tableau suivant résume les
résultats obtenus

valeur
désignation N FL(x) FT(y) ML(x) MT(y)
en (t)
P.P. Tablier 70,81 70,81 0,00 0,00 0,00 7,08
P.P.Pile 10,00 10,00 0,00 0,00 0,00 0,00
1/2 P.P. DALLE
transition 4,30 4,30 0,00 0,00 0,00 0,43
remblai
P.P. Chevêtre 30,00 30,00 0,00 0,00 0,00 3,00
PP mur Garde
1,00 1,00 0,00 0,00 0,00 0,10
Greve
PP voile
6,25 6,25 0,00 0,00 0,00 -2,50
frontale
effort du
17,20 17,20 0,00 0,00 0,00 1,72
système Bt
P,P mur en
charges permanentes 4,50 4,50 0,00 0,00 0,00 0,45
retour
P.
1,20 1,20 0,00 0,00 0,00 0,12
superstructure
Surcharges à
l'extrême du 4,00 4,00 0,00 0,00 0,00 0,40
mur
Gmax 156,76 149,26 7,50 0,00 0,00 30,80
poids des
terres sur le 32,40 32,40 0,00 0,00 0,00 44,55
patin gauche
poids des
-
terres sur le 32,40 32,40 0,00 0,00 0,00
44,55
patin droit

219
Gmin 221,56 214,06 7,50 0,00 0,00 30,80
Trmax 0,45 0,45 0,00 0,00 0,00 0,04
Trmin 0,45 0,45 0,00 0,00 0,00 0,04
AL1max 33,53 33,53 0,00 0,00 0,00 3,35
AL1min -7,79 -7,79 0,00 0,00 0,00 -0,78
AL2max 67,07 67,07 0,00 0,00 0,00 6,71
AL2min -15,59 -15,59 0,00 0,00 0,00 -1,56
BC1max 32,58 32,58 0,00 0,00 0,00 3,26
BC1min -26,14 -26,14 0,00 0,00 0,00 -2,61
BC2max 66,79 66,79 0,00 0,00 0,00 6,68
BC2min -12,75 -12,75 0,00 0,00 0,00 -1,28
charges variables Bt1max 33,48 33,48 0,00 0,00 0,00 3,35
Bt1min -5,91 -5,91 0,00 0,00 0,00 -0,59
Bt2max 78,96 78,96 0,00 0,00 0,00 7,90
Bt2min -11,81 -11,81 0,00 0,00 0,00 -1,18
Brmax 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Brmin 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Mc120max 91,22 91,22 0,00 0,00 0,00 9,12
Mc120min -17,43 -17,43 0,00 0,00 0,00 -1,74
Me120max 66,00 66,00 0,00 0,00 0,00 6,60
Me120min -10,15 -10,15 0,00 0,00 0,00 -1,02
Sr 250,00 250,00 0,00 0,00 0,00 25,00
-
Effort de Freinage AL Fal 3,39 0,00 3,39 3,39 20,34
20,34
-
Effort de Freinage Fbc FBc 9,55 0,00 9,55 9,55 57,30
57,30
Poussée des terres Pt 7,50 0,00 7,50 0,00 0,00 20,00
-
effort centrifuge Cr 3,08 0,00 0,00 3,08 0,00
18,48
effort du vent V 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Retrait Ret 6,80 0,00 6,80 0,00 0,00 40,80
Température Longue
TLD 6,80 0,00 6,80 0,00 0,00 40,80
durée
Température Courte
TCD 4,54 0,00 4,54 0,00 0,00 27,24
durée
Tableau 115: Efforts et moments engendrés par les différentes charges

(*) On a calculé les moments par rapport au centre de gravité de la semelle pour être conforme
au critère de Meyerhof

220
Le tableau suivant donne les différentes combinaisons des efforts cités précédemment
selon les recommandations du fascicule 62 titre V :

N=° FORMULES N(t) FL(t) FT(t) MT(t.m) ML(t.m)


C1 1,35Gmax+1,35*Ret 201,50 19,31 0,00 0,00 96,66
1,35*Gmax+1,35*Ret+1,605(Tr+AL1+Fr(AL)+Cr
C2 657,29 30,05 10,38 -62,31 206,71
)+1,3*(0,6 TLD) +1,605*Sr
1,35*Gmax+1,35*Ret+1,605(Tr+AL2+Fr(AL)+Cr
C3 711,12 30,05 10,38 -62,31 212,09
)+1,3*(0,6 TLD) +1,605*Sr
1,35*Gmax+1,35*Ret
C4 +1,605*(Tr+Bc1+F(bc)+Cr )+1,3*(0,6 655,76 39,94 20,27 -121,63 265,88
TLD)+1,605*Sr
1,35*Gmax+1,35*Ret
C5 +1,605*(Tr+Bc2+F(bc)+Cr )+1,3*(0,6 710,67 39,94 20,27 -121,63 271,37
ELU TLD)+1,605*Sr
1,35*Gmax+1,35*Ret +1,605*(Tr+Bt1+Cr
C6 657,21 24,61 4,94 -29,66 174,06
)+1,3*(0,6 TLD)++1,605*Sr
1,35*Gmax+1,35*Ret +1,605*(Tr+Bt2+Cr
C7 730,20 24,61 4,94 -29,66 181,36
)+1,3*(0,6 TLD)++1,605*Sr
1,35*Gmax+1,35*Ret +1,35*Mc120 +1,3*(0,6
C8 324,65 24,61 0,00 0,00 140,80
TLD)
1,35*Gmax+1,35*Ret +1,35*Me120 +1,3*(0,6
C9 290,60 24,61 0,00 0,00 137,40
TLD)
C10 1,35*Gmax+1,35*Ret+1,5*V+1,3*(0,6*TLD) 201,50 24,61 0,00 0,00 128,49
C12 Gmin+Ret+1,35*TCD 214,06 20,43 0,00 0,00 108,38
C14 Gmax+Ret 149,26 14,30 0,00 0,00 71,60
Gmax+Ret+Tr+1,2*(AL1+Fr(AL)+Cr )+0,6 TLD
C15 489,94 22,45 7,76 -46,58 154,56
+1,2*Sr
Gmax+Ret+Tr+1,2*(AL2+Fr(AL)+Cr )+0,6 TLD
C16 594,99 22,45 7,76 -46,58 158,58
+1,2*Sr
Gmax+Ret +Tr+1,2*(Bc1+F(bc)+Cr )+0,6 TLD
C17 488,80 29,84 15,16 -90,94 198,80
+1,2*Sr
ELS Gmax+Ret +Tr+1,2*(Bc2+F(bc)+Cr )+0,6 TLD
C18 529,86 29,84 15,16 -90,94 202,90
+1,2*Sr
C19 Gmax+Ret +Tr+1,2*(Bt1+Cr )+0,6 TLD +1,2*Sr 489,88 18,38 3,70 -22,18 130,14
C20 Gmax+Ret +Tr+1,2*(Bt2+Cr )+0,6 TLD +1,2*Sr 544,46 18,38 3,70 -22,18 135,60
C21 Gmax+Ret +Mc120 +0,6 TLD 240,48 18,38 0,00 0,00 105,20
C22 Gmax+Ret +Me120 +0,6 TLD 215,26 18,38 0,00 0,00 102,68
C23 Gmax+Ret+V+0,6*TLD 214,06 18,38 0,00 0,00 96,08
C25 Gmin+Ret+TCD 214,06 18,84 0,00 0,00 98,84
Tableau 116: Efforts et moments combinés

221
Les différentes justifications vis-à-vis au renversement, le glissement et le
poinçonnement ainsi que la justification interne seront respectivement vérifiées aux états
limites de la même manière explicitée précédemment et seront résumées dans les
tableaux suivants :

Renversement
COMBINAISONS N=° e'( //L) e (//B ) Scom 10%*Stot Vérification
C1 0,000 0,48 38,95 4,95 OK
C2 0,09 0,31 41,85 4,95 OK
C3 0,09 0,30 42,25 4,95 OK
C4 0,19 0,41 39,21 4,95 OK
C5 0,17 0,38 39,82 4,95 OK
ELU C6 0,05 0,26 43,32 4,95 OK
C7 0,04 0,25 43,71 4,95 OK
C8 0,00 0,43 39,96 4,95 OK
C9 0,00 0,47 39,10 4,95 OK
C10 0,00 0,64 35,47 4,95 OK
C12 0,00 0,51 38,36 4,95 OK
Tableau 117: Justification au renversement

-
Sous combinaisons rares :

vérification de décompression du sol


N(t) FL(t) FT(t) MT(t.m) ML(t.m) e' e Scom 75%Stot vérification
C15 489,94 22,45 7,76 -46,58 154,56 0,10 0,32 41,82 37,13 Ok
C16 594,99 22,45 7,76 -46,58 158,58 0,08 0,27 43,02 37,13 Ok
C17 488,80 29,84 15,16 -90,94 198,80 0,19 0,41 39,18 37,13 Ok
C18 529,86 29,84 15,16 -90,94 202,90 0,17 0,38 39,79 37,13 Ok
ELS
C19 489,88 18,38 3,70 -22,18 130,14 0,05 0,27 43,30 37,13 Ok
C20 544,46 18,38 3,70 -22,18 135,60 0,04 0,25 43,69 37,13 Ok
C21 240,48 18,38 0,00 0,00 105,20 0,00 0,44 39,88 37,13 Ok
C22 215,26 18,38 0,00 0,00 102,68 0,00 0,48 39,01 37,13 Ok
C23 214,06 18,38 0,00 0,00 96,08 0,00 0,45 39,63 37,13 Ok
Tableau 118: Décompression du sol

222
Sous combinaisons fréquentes :

vérification de décompression du sol


e Vérif.
N(t) FL(t) FT(t) MT(t.m) ML(t.m) e'( //L) L/6 B/6 Vérif. ( //B)
(//B ) ( //L)
ELS C14 149,26 14,30 0,00 0,00 71,60 0,00 0,48 1,83 0,75 OK OK
C25 214,06 16,57 0,00 0,00 85,22 0,00 0,40 1,83 0,75 OK OK
Tableau 119: : décompression du sol

Poinçonnement
Vérification Vérification
N=° N/Scom 𝑞 (ELU) 𝑞 (ELS)
ELU ELS
C1 0,052 4,58 3,10 ok ok
C2 0,157 4,58 3,10 ok ok
C3 0,168 4,58 3,10 ok ok
C4 0,167 4,58 3,10 ok ok
C5 0,178 4,58 3,10 ok ok
ELU C6 0,152 4,58 3,10 ok ok
C7 0,167 4,58 3,10 ok ok
C8 0,081 4,58 3,10 ok ok
C9 0,074 4,58 3,10 ok ok
C10 0,057 4,58 3,10 ok ok
C12 0,056 4,58 3,10 ok ok
C14 0,038 4,58 3,10 ok ok
C15 0,117 4,58 3,10 ok ok
C16 0,138 4,58 3,10 ok ok
C17 0,125 4,58 3,10 ok ok
C18 0,133 4,58 3,10 ok ok
ELS C19 0,113 4,58 3,10 ok ok
C20 0,125 4,58 3,10 ok ok
C21 0,060 4,58 3,10 ok ok
C22 0,055 4,58 3,10 ok ok
C23 0,054 4,58 3,10 ok ok
C25 0,054 4,58 3,10 ok ok
Tableau 120: Mobilisation du sol

223
Glissement
COMBINAISONS tan(ϕ')*N/Fx tan(ϕ')*N/Fy Verification1 Vérification 2
5,79 - OK OK
12,12 35,09 OK OK
13,12 37,96 OK OK
9,10 17,93 OK OK
9,86 19,43 OK OK
ELU 14,80 73,69 OK OK
16,45 81,88 OK OK
7,31 - OK OK
6,55 - OK OK
4,54 - OK OK
5,81 - OK OK
Tableau 121: Vérification du glissement

VI.E.5.2. Justification interne et calcul du ferraillage :


Le calcul sera effectué dans les deux sens longitudinal et transversal de la semelle :

VI.E.5.2.1. Sens longitudinal : suivant l’axe longitudinal du pont :


Dans cette direction la semelle est considérée comme étant une poutre de «4,5m de
long, encastrée au milieu selon la configuration suivante :

La charge appliquée à la poutre est calculée comme suit :


𝑁𝑢
𝑞𝑙 = .𝑏
𝑆𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑖𝑚é𝑒

Avec :

- 𝑞𝑙 : chargement de la poutre.

224
𝑁𝑢
- : contrainte transmise par la superstructure à la semelle calculée dans ce qui
𝑆𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑖𝑚é𝑒
précède par la méthode de Meyerhof.
- 𝑏 : largeur de la poutre dans ce cas elle est prise égale à 11m.

Les moments maximaux en travée et sur appuis sont obtenus par le logiciel RDM6 et les
armatures longitudinales sont calculées conformément aux règles de BAEL 91 révisé 99, le
tableau suivant récapitule les résultats trouvés :

Et les résultats de calcul sont les suivants :

Longueur l 4.5 m
Contrainte q 0.178 MPa
Charge répartie ql 1.958 MN/m
Me 0.4956 MN.m
Moment
Mtmax 0 MN.m
Effort tranchant max Vmax 1.4 MN
Contrainte de cisaillement τ 0.11 MPa
Tableau 122: Sollicitations

Le ferraillage sera conforme aux règles du BAEL91 révisé 99 pour le calcul des armatures
d’une poutre en flexion, les sections sont résumées sur le tableau suivant :

As (inf) 104.5 cm²


Armatures longitudinales
As (sup) 0

𝐴𝑡 𝜏𝑢. 𝑏. 𝛾𝑠
=
𝑆𝑡 0.9𝐹𝑒
On choisit de travailler avec des cadres de T10 on aura donc :

3T10 At 2.35 cm²


Espacement At/St 0.31
St 10 cm

Le guide des ponts courants en zones sismiques propose des minimums à respecter pour
les armatures longitudinales :

𝐴𝑠(inf ) > 0.28𝐵


𝐴𝑠(𝑠𝑢𝑝) > 0.14𝐵

225
Les vérifications ainsi que la section retenue sont récapitulées sur le tableau suivant :

h 1.2 m
b 11 m
Pour la nappe inf 0,28%B 369.6 cm²
Vérification NON OK
Pour la nappe sup 0,14%B 184.8 cm²
Vérification NON OK
As (inf) 369.6 cm² 30T40
Récapitulatif
As (sup) 184.8 cm² 30T32
Tableau 123: Récapitulatif du ferraillage

VI.E.5.2.2. Sens transversal : perpendiculairement à l’axe de l’ouvrage :


Le même calcul sera effectué comme précédemment, la seule différence c’est que la
poutre (11m de long) sera encastrée en deux points selon le schéma suivant :

Et les résultats de calcul sont les suivants :

Longueur l 11 m
Contrainte q 0.178 MPa
Charge répartie ql 0.801 MN/m
Me 0.626 MN.m
Moment
Mtmax 0.314 MN.m
Effort tranchant max Vmax 1.23 MN
Contrainte de cisaillement τ 0.24 MPa
Tableau 124: Sollicitations

226
Le ferraillage sera conforme aux règles du BAEL91 révisé 99 pour le calcul des armatures
d’une poutre en flexion, les sections sont résumées sur le tableau suivant :

As (inf) 42.75 cm²


Armatures longitudinales
As (sup) 42.75 cm²

𝐴𝑡 𝜏𝑢. 𝑏. 𝛾𝑠
=
𝑆𝑡 0.9𝐹𝑒

On choisit de travailler avec des cadres de T10 on aura donc :

3T10 At 2.35 cm²


Espacement At/St 0.28
St 10 cm

Le guide des ponts courants en zones sismiques propose des minimums à respecter
pour les armatures longitudinales :

𝐴𝑠(𝑖𝑛𝑓) > 0.28𝐵


𝐴𝑠(sup) > 0.14𝐵

Les vérifications ainsi que la section retenue sont récapitulées sur le tableau suivant :

h 1.2 m
b 4.5 m
Pour la nappe inf 0,28%B 151.2 cm²
Vérification NON OK
Pour la nappe sup 0,14%B 75.6 cm²
Vérification NON OK
As (inf) 151.2 cm² 31T25
Récapitulatif
As (sup) 75.6 cm² 31T20
Tableau 125: Vérification des armatures et récapitulatif du ferraillage

227
En plus des armatures longitudinales, on rajoute des armatures de peau présentant 3cm²
d’acier par mètre soit quatre barres de diamètre 16mm (4HA16).

228
229
VI.E.6. Evaluation des tassements :

Ils sont évalués selon la méthode explicitée précédemment dans le même chapitre et
se résument dans le tableau suivant :

culée Pile
E1(MPa)= 423.8599 494.2336
E2(MPa)= 409.3760 497.3499
E3/4/5(MPa)= 458.9408 462.2859
E6/7/8(MPA)= 453.1995 442.8907
E9-16(MPa)= 508.0442 444.4181
α= 0.6667 0.6667
P (bars)= 0.3015 2.3481
R0(m)= 0.3000 0.3000
R(m)= 2.2500 1.5000
b(m)= 4.5000 3.0000
L(m)= 11.0000 6.0000
ʎ2= 1.2400 1.2000
ʎ3= 1.6500 1.5300
Ea(MPa)= 423.8599 494.2336
Eb(MPa)= 440.4335 478.7445
w2(m)= 0.0004 0.0022
w3(m)= 0.0004 0.0016
w(m)= 0.0008 0.0038
Tableau 126: Evaluation des tassements

Les tassements sont très faibles de l’ordre de 3mm ceci est dû à la nature du sol et sa
capacité portante.

230
VII. Estimation et métré
Projet: OA sur Oued Tafrawt
OBJET: AVANT METRE-ESTIMATION
PK16+500 de la route DATE JUILLET 2017
PROJET D4EXECUTION
provinciale RP5105
Q part Q part Prix
OUVRAGES Nombre long larg haut U Q total Montant
1 2 Unitaire
1.00 INSTALATIONS GEN2RALES
1.01 installation et rempli du
1 1 1 1 300000 300000,00
matériel
1.02 Dégagement de l'ouvrage
1 1 1 1 50000 50000,00
effondré à la zone des travaux

2.00 TERRASSEMENT, FOUILLES


2 .01 Fouilles pour fondations 2 6 3 1,2 43,2
2 11 4,5 1,2 118,8 162 M3 162 50 8100,00

3.00 PILES
3.01 Béton pour les éléments de
classe B30
Futs 2 1,2 1,2 9 20,4
Chevêtre 4 6,4 1,5 1 38,4
Semelles 2 6 3 1,2 43,2 102,0 M3 102,0 1400 142740,53

3.02 Coffrage soigné pour les


parements vus
Chevêtre 4 6,4 1 25,6
4 1,5 1 6
Fut 4 1,2 9 271,4 303,0 M2 303,0 200 60606,72

3.03 Coffrage ordinaire pour


les parements coté terre
Chevêtre 2 6,4 1,5 19,2
Semelles 4 6 1,2 28,8
4 3 1,2 14,4 62,4 M2 62,4 140 8736,00

3.04 Acier HA500


Chevêtre
HA10 448 1,5 414,6
HA12 0 6,4 0,0
HA16 14 6,4 141,4

231
HA25 12 6,4 299,5
HA20 12 6,4 189,4
HA32 0 6,4 0,0
HA40 0 6,4 0,0 1044,9 kg 1044,92 15 15673,82
Fut
HA10 259 1,2 191,9
HA12 0 9 0,0
HA16 0 9 0,0
HA25 15 9 526,5
HA20 0 9 0,0
HA32 0 9 0,0
HA40 0 9 0,0 718,4 kg 718,37 15 10775,53
Semelle
HA10 2130 1 1314,2
HA12 0 3 0,0
HA16 8 3 37,9
HA25 25 3 292,5
46 6 1076,4
HA20 0 3 0,0
HA32 25 3 480,0
HA40 0 0 0,0 3201,0 kg 3200,98 15 48014,73

4.00 CULEE
4.01 Béton pour les éléments de
classe B30
Colonnes 8 1 0,8 5 5,0
Chevêtre 4 10 1,2 1,15 55,2
Dalle de transition 2 4 9,4 0,3 22,56
Mur garde-grève 2 10 0,2 1 4
Voile frontale 2 10 0,2 4 16
Mur en retour 4 4 0,3 3 14,4
Semelles 2 11 4,5 1,2 118,8 236,0 M3 236,0 1400 330381,17

4.02 Coffrage soigné pour les


parements vus
Chevêtre 2 10 1 20
4 1,2 1 4,8
Colonnes 4 0 0 0,0
Mur garde grève 2 10 1 20
Mur en retour 4 4 16 60,8 M2 60,8 200 12160,00

232
4.03 Coffrage ordinaire pour
les parements cotés terre
Chevêtre 2 10 1,5 30
Semelles 4 11 1,2 52,8
4 4,5 1,2 21,6
Dalle de transition 2 4 0,3 2,4
9,4 0,3 5,64
Mur garde grève 2 10 1 20
2 0,2 1 0,4 132,84 M2 132,84 140 18597,6
4.04 Acier HA500
Chevêtre
HA10 1400 1,5 1295,7
HA12 0 10 0,0
HA16 0 10 0,0
HA25 28 10 1092,0
HA20 0 10 0,0
HA32 0 10 0,0
HA40 20 10 2000,0 2387,7 kg 2387,7 15 35815,50
Colonnes
HA10 0 0 0,0
HA12 325 5 1443,0
HA16 0 5 0,0
HA25 42 5 819,0
HA20 0 5 0,0
HA32 0 5 0,0
HA40 0 5 0,0 2262,0 kg 2262 15 33930,00
Mur en retour
HA10 32 4 79,0
HA12 0 0 0,0
HA16 0 0 0,0
HA25 2 12 93,6
HA20 10 4 98,6
HA32 0 0 0,0
HA40 0 0 0,0 271,2 kg 271,22 15 4068,24
Mur garde grève
HA10 28 10 172,8
HA12 200,4 0 0,0
HA16 0 0 0,0
HA25 0 0 0,0

233
HA20 0 0 0,0
HA32 0 0 0,0
HA40 0 0 0,0 172,8 kg 172,76 15 2591,40
Dalle de transition
HA10 129 1,2 95,2
57 9,4 331,4
20 4 49,4
HA12 67 9,4 386,7
20 4 49,4
HA16 0 0 0,0
HA25 0 0 0,0
HA20 12 9,4 278,2
18 4 177,6
HA32 0 0 0,0
HA40 0 0 0,0 1367,7 kg 1367,70 15 20515,52
Voile frontal
HA10 20 10 123,4
20 4 49,4
HA12 0 0 0,0
HA16 0 0 0,0
HA25 0 0 0,0
HA20 0 0 0,0
HA32 0 0 0,0
HA40 0 0 0,0 172,8 kg 172,76 15 2591,40
Semelle
HA10 4870 1,5 4507,2
HA12 0 0 0,0
HA16 8 4,5 56,8
HA25 31 4,5 544,1
HA20 31 4,5 344,0
HA32 30 11 2112,0

HA40 30 11 3300,0 10864,1 kg ###### 15 162960,75

4.05 Béton de propreté


dalle de transition 2 9,4 4 0,1 7,52
semelle 2 11 4,5 0,1 9,9 17,42 M3 17,42 800 13936

234
5.00 TABLIER
5.01 Béton B30
Nervure 1 42 8 0,7 235,2
Encorbellements 2 42,9 0,65 55,77
abouts 2 0,45 10 0,7 6,3 297,27 M3 297,27 1400 416178
5.02 Coffrage soigné
Nervure 1 42 10 420
Encorbellements 2 42,9 1,8 154,44
abouts 2 0,45 10 9
2 10 0,7 14 597,44 M2 597,44 200 119488
5.03 Acier HA500
HA10 192 0,5 59,2
HA12 0 0 0,0
HA16 0 0 0,0
HA25 778 10 30334,9
HA20 0 0 0,0
HA32 160 42 43008,0
HA40 0 0 0,0 73402,1 kg 73402,1 15 1101032,12

6.0 DIVERS
6.01 Membrane d'étanchéité en
1 42 9,6 403,2 403,2 M2 403,2 160 64512,00
bitume 4mm
6.02 Revêtement de chaussée
enrobé bitumineux chaud ep 1 42 8 336 336 M2 336 180 60480,00
6cm
6.03 Joins de chaussée 2 10 20 20 ML 20 5000 100000,00
6.04 Appareils d'appuis en
16 4,5 3 0,4 86,4 86,4 dm3 86,4 800 69120,00
élastomère
6.05 Gargouilles diamètre 100 8 8 8 U 8 800 6400,00
6.06 Contre Corniche 2 42 84 84 ML 84 60 5040,00
6.07 Trottoir 2 42 84 84 ML 84 250 21000,00
6.08 Bordure 2 42 84 84 ML 84 100 8400,00
6.09 Garde-corps 2 42 84 84 ML 84 1200 100800,00
6.10 butée de sécurité 2 2 2 U 2 3000 6000,00

7.0 TRAVAUX ROUTIERS


7.01 purge des argiles de
couverture 1 200 11 1,5 3300 3300 M3 3300 100 330000,00
1,5 m d'épaisseur
7.02 Remblai 1 300 300 M3 300 50 15000,00
7.03 Déblai 1 230 230 M3 230 51 11730,00
7.05 GNF1 1 200 8 0,2 320 320 M3 320 170 54400,00
7.06 GNA 1 200 8 0,2 320 320 M3 320 220 70400,00

235
7.07 imprégnation 1,5kg/m² 1 200 8 0 2,4 2,4 T 2,4 7000 16800,00
7.08 RS 1 200 8 1600 1600 M2 1600 30 48000,00
7.09 Accotements 2 200 1,05 0,2 84 84 T 84 100 8400,00
7.10 Descente d'eau en BA 1 25 25 25 ML 25 500 12500,00
TOTAL HT 3915375,03
T.V.A 20% 783075,005
TOTAL TTC 4698450,03

236
Conclusion
En guise de conclusion, il ne nous reste qu’à signaler qu’une étude rigoureusement
élaborée cernant la problématique compliquée du dimensionnement d’un ouvrage d’art est
le seul moyen d’assurer la fiabilité de l’ouvrage. Néanmoins, un tel projet ne peut réussir sans
une étude détaillée prenant en compte les contraintes d’exécutions. C’est dire aussi que ce
succès est tributaire de la coordination entre l’ingénieur étude et l’ingénieur exécution, qui
doit se faire valoir tout au long des phases d’exécution, dans un souci de prompte réaction
face aux maints problèmes pouvant entraver le projet.

Celui-ci est dès maintenant sur la bonne voie, si les ingrédients susmentionnés sont pris
en considération. Le principal ressort du mécanisme structurant la conduite d’un projet de ce
type est, comme on pourrait le deviner, tributaire de la capacité de l’ingénieur à travailler en
collaboration étroite avec ses coopérateurs.

Ce travail nous a permis de compléter notre formation et d’enrichir nos connaissances en


matière d’étude des ouvrages d’art. En plus, il nous a aidés à franchir la porte de l’ingénierie
pour intégrer le monde professionnel.

237
Bibliographie
 Guides De Conception. SETRA.
 Projet et construction des ponts. Jean-Armand CALGARO.
 Fond72 Fascicules 2-3-4-5.
 BAEL 91 Révisé 99 et DTU associés.
 Appareils d’appui en Elastomère Fretté Bulletin technique n°4
 Appareils d’appui en Elastomère Fretté version 2007.
 Fascicule 62-Titre I : Règles Techniques De Conception Et De Calcul Des Ouvrages Et
Constructions en BAEL.
 Guide AFPS 92 art.
 Ponts courants en zone sismique - guide de conception SETRA.
 Fascicule N°61, conception, calcul et épreuves des ouvrages d’art, titre II, programmes
de charges et épreuves des ponts-routes.
 Conception et calcul des ouvrages. M. Mongi Ben Ouézdou.
 Programme de calcul PSIDP-EL SETRA
 Programme de calcul PSIDA-EL SETRA
 Programme de calcul MRB-EL SETRA
 Rapport du projet fin d’études « Etude de Conception et Dimensionnement d’un
Ouvrage d’Art sur oued ZELMOU au PK 800+500 de la RN 10 » par Ziyad ZENASNI.
(E.N.S.A.O)
 Rapport du projet fin d’études : Ligne Grande Vitesse Tanger – Kenitra « Etudes
statique et sismique de l’estacade du méandre MHARHAR sur un linéaire de 1km » par
Sara BOUCHIKHI (E.N.S.A.O)

238
ANNEXES
Annexe A : calcul du PHE aux autres sections « amont et aval ».

K= 25 I= 0,01
H Pm(m) Sm(m²) Rh Qp
0,5 6,02 0,72 0,12 0,44
1 12,05 2,90 0,24 2,81
1,5 17,83 6,49 0,36 8,27
2 23,5 11,41 0,49 17,62
2,5 29,02 17,79 0,61 32,09
3 34,45 25,41 0,74 51,86
P2(amont)
3,5 39,73 34,31 0,86 77,78
4 44,81 44,44 0,99 110,49
4,5 49,16 55,71 1,13 151,39
5 53,58 67,99 1,27 199,23
5,5 58,15 81,33 1,40 254,29
6 62,72 95,74 1,53 317,32
6,5 68,53 111,27 1,62 384,28

En faisant une interpolation linéaire sur les valeurs de débits obtenus, on obtient le PHE :
3 − 2.5 3 − 𝑃𝐻𝐸
=
51.86 − 32.09 51.86 − 46

D’où PHE=2.85m

239
K= 25 I= 0,01
H Pm(m) Sm(m²) Rh Qp
0,5 5,92 0,72 0,12 0,44
1 11,84 2,86 0,24 2,77
1,5 19,45 6,54 0,34 7,91
2 27,6 12,31 0,45 17,97
2,5 33,07 19,7 0,60 34,87
P3(aval)
3 40,71 28,62 0,70 56,57
3,5 46,31 39,2 0,85 87,69
4 51,83 51,11 0,99 126,59
4,5 57,78 64,4 1,11 173,07
5 64,84 79,3 1,22 226,73
5,5 71,9 95,93 1,33 290,66

En faisant une interpolation linéaire sur les valeurs de débits obtenus, on obtient le PHE :
3 − 2.5 3 − 𝑃𝐻𝐸
=
56.57 − 34.87 56.57 − 46

D’où PHE=2.75m

240
Annexe B : Résultats des différents cas de charge en effectuant un balayage transversal.

Bc1 Bc2 Bc
Section X(m)
Bas Haut Centre Bas Haut Centre Valeur
Max 0,29 1,26 0,83 1.,21 0,55 1,09 1,26
0,05 L 0,6 -
Min -1,91 -1,24 -4,17 -5,25 -3,32 -5,25
4,79
Max 1,61 0,66 1,16 2,42 0,53 1,59 2,42
0,1 L 1,2 -
Min -0,79 -0,38 -1,72 -2,42 -1,09 -2,42
2,36
-
Max 0,46 3,87 2,39 1,14 4,61 4,61
0,2 L 2,4 0,01
Min -0,09 0,58 -0,05 -0,08 -0,17 -0,05 -0,17
Max 0,22 0,56 2,96 1,82 4,35 4,66 4,66
0,3 L 3,6 -
Min -0,08 -0,02 -0,02 -0,06 -0,01 -0,39
0,39
Max 0,13 2,17 2,27 1,05 3,39 3,46 3,46
0,4 L 4,8 -
Min -0,05 0 0 -0,02 0,01 -0,64
0,64
Max 0,07 2,11 1,44 0,64 1,82 1,97 2,11
0,5 L 6 -
Min -0,03 0,01 -0,01 -0,01 -0,02 -0,67
0,67
Max 0 1,39 0,87 0,3 1,01 1,12 1,39
0,6 L 7,2 -
Min -0,02 0,01 -0,01 0,02 0,02 -0,47
0,47
Max 0 0,52 0,42 0,05 0,4 0,46 0,52
0,7 L 8,4
Min -0,05 -0,2 -0,01 -0,04 0 -0,01 -0,2
0,8 Max 0 0,06 0,06 0,01 0,06 0,02 0,06
9,6
L Min -0,012 -0,2 0 -0,31 -0,3 -0,14 -0,31
Max 0,01 0,32 0,01 0,01 0,06 0,03 0,32
0,9 L 10,8 -
Min -0,24 -0,26 -0,71 -0,93 -0,6 -0,97
0,97
Max 0,09 0,86 0,01 0,01 0,04 0,02 0,86
1L 12 -
Min -0,96 -1,49 -3,1 -5,35 -3,18 -6,19
6,19
Charge Bc

241
Bt1 Bt2 Bt
Section X(m)
Bas Haut Centre Bas Haut Centre Valeur
Max 1,39 1,45 1,13 1,72 0,73 1,89 1,89
0,05 L 0,6
Min -3,41 -5,22 -1,76 -7,41 -8,64 0 -8,64
Max 1,74 0,83 1,59 2,59 0,69 1,02 2,59
0,1 L 1,2
Min -0,98 -2,58 -0,54 -3,37 -4,15 0,01 -4,15
Max 1,32 0 3,97 3,63 1,26 0,43 3,97
0,2 L 2,4
Min -0,15 -0,45 -0,07 -0,32 -0,69 -0,02 -0,69
Max 0,66 1,29 4,29 3,08 4,49 0,12 4,49
0,3 L 3,6
Min -0,11 -0,36 -0,03 -0,03 -0,07 -0,02 -0,36
Max 0,4 3,97 3,25 1,84 4,83 0,03 4,83
0,4 L 4,8
Min -0,07 -0,66 0 0 -0,03 -0,2 -0,66
Max 0,23 3,9 2,07 1,08 3,05 0,03 3,9
0,5 L 6
Min -0,03 -0,67 -0,02 -0,02 -0,01 -0,47 -0,67
Max 0,07 1,99 1,24 0,49 1,8 -0,01 1,99
0,6 L 7,2
Min -0,02 -0,4 0,02 -0,01 0,04 -0,83 -0,83
Max 0 0,85 0,61 0,05 0,63 0,08 0,85
0,7 L 8,4
Min -0,06 -0,15 -0,01 -0,09 0 -1,33 -1,33
Max 0 0,08 0,09 0,01 0,09 -0,03 0,09
0,8 L 9,6
Min -0,21 -0,14 0 -0,55 -0,5 -1,99 -1,99
Max 0,01 0,36 0,02 0,02 0,09 -0,02 0,36
0,9 L 10,8
Min -0,44 -1,13 -0,37 -1,25 -1,55 -2,9 -2,9
Max 0,1 0,64 0,01 0,02 0,06 -0,01 0,64
1L 12
Min -1,81 -7,37 -2,13 -5,42 -8,92 -7,95 -8,92
Charge Bt

242
AL1(l) AL2(l) A(l)
Section X(m)
Haut Bas Valeur
1,42 0,72 0,89 1,42
0,05L 0,6
-0,09 -2,41 -2,38 -2,41
0,71 0,8 1,03 1,03
0,1 L 1,2
-0,92 -0,59 -0,55 -0,92
1,02 1,53 1,72 1,72
0,2 L 2,4
-0,08 0,01 -0,02 -0,08
1,68 1,95 2,19 2,19
0,3 L 3,6
-0,29 -0,07 0 -0,29
1,87 2,07 2,27 2,27
0,4 L 4,8
-0,4 -0,1 0 -0,4
1,68 1,84 1,9 1,9
0,5 L 6
-0,43 -0,14 0 -0,43
1,2 1,18 1,11 1,2
0,6 L 7,2
-0,35 -0,18 -0,01 -0,35
0,7 L 0,17 0,07 0,19 0,19
8,4
-0,38 -0,3 -0,29 -0,38
0,11 0 -0,01 0,11
0,8 L 9,6
-1,33 -1,4 -2,09 -2,09
0,9 L 0,46 0,07 0,01 0,46
10,8
-3,15 -3,35 -4,05 -4,05
1,72 0,2 0,01 1,72
1L 12
-15,08 -15,23 -14,9 -15,23
Charge AL(l)

243
Section X(m) Bc1 Bc2 Bc
Bas Haut Centre Bas Haut Centre Valeur
0,9 Max 0,16 0,13 -0,01 0,03 -0,03 0 0,16
0,05 L
Min -2,06 -1,29 -1,07 -5,78 -4,5 -3,58 -5,78
1,8 Max 0,06 0,03 -0,01 -0,01 -0,04 -0,04 0,06
0,1 L
Min -1,1 -0,9 -0,65 -3,22 -2,29 -2,11 -3,22
3,6 Max 0,32 -0,03 0,06 0,38 -0,03 0,46 0,46
0,2 L
Min -0,08 -0,48 -0,05 -0,71 -0,35 -0,24 -0,71
5,4 Max 0,84 -0,03 0,82 1,29 1,3 1,6 1,6
0,3 L
Min -0,03 -0,3 -0,02 -0,02 -0,09 -0,05 -0,3
7,2 Max 1,51 0,33 1,37 3,23 1,75 3 3,23
0,4 L
Min -0,08 -0,34 -0,05 -0,08 -0,13 -0,17 -0,34
9 Max 3,13 0,67 2,19 4,86 2,7 5,56 5,56
0,5 L
Min -0,19 -0,36 -0,06 -0,12 -0,14 -0,17 -0,36
10,8 Max 2,01 1,27 3,38 2,75 3,66 3,53 3,66
0,6 L
Min -0,18 -0,53 -0,06 -0,09 -0,08 -0,16 -0,53
12,6 Max 0,68 2,03 2,34 1,04 1,68 1,43 2,34
0,7 L
Min -0,09 -0,66 0 0 0,04 0,02 -0,66
14,4 Max -0,01 0,78 0,81 0,03 0,16 0,07 0,81
0,8 L
Min -0,27 -0,44 0,01 -0,33 0,03 0,01 -0,44
16,2 Max 0,02 0,19 0,02 0,01 0,07 0,03 0,19
0,9 L
Min -1,31 -0,86 -0,46 -1,45 -1,5 -1,28 -1,5
18 Max 0,52 1,37 0,02 0,03 0,08 0,04 1,37
1L
Min -7,01 -8,38 -3,68 -7,49 -8,38 -5,71 -8,38
Charge Bc

244
Section X(m) Bt1 Bt2 Bt
Bas Haut Centre Bas Haut Centre Valeur
0,9 Max 0,09 0,07 -0,01 -0,01 -0,06 -0,04 0,09
0,05 L
Min -2,08 -1,28 -1,22 -3,17 -2,95 -3,13 -3,17
1,8 Max 0,04 0,01 -0,01 -0,01 -0,04 -0,03 0,04
0,1 L
Min -1,27 -0,91 -0,82 -2,15 -2,06 -2,08 -2,15
3,6 Max 0,04 -0,03 0 0,04 -0,04 0 0,04
0,2 L
Min -0,23 -0,5 -0,22 -0,58 -0,98 -0,42 -0,98
5,4 Max 0,68 -0,03 0,36 0,9 -0,02 1,28 1,28
0,3 L
Min 0 -0,24 -0,03 -0,3 -0,25 -0,07 -0,3
7,2 Max 1,81 0,11 1,14 2,69 0,93 3,66 3,66
0,4 L
Min -0,04 -0,18 -0,05 -0,12 -0,2 -0,16 -0,2
9 Max 4,7 0,73 2,6 6,74 2,87 5,96 6,74
0,5 L
Min -0,16 -0,22 -0,07 -0,19 -0,2 -0,21 -0,22
10,8 Max 3,54 2,04 4,95 4,37 5,06 3,28 5,06
0,6 L
Min -0,018 -0,49 -0,08 -0,14 -0,1 -0,1 -0,49
12,6 Max 1,35 3,36 3,28 1,67 2,8 1,21 3,36
0,7 L
Min -0,08 -0,69 0 0 0,05 0,03 -0,69
14,4 Max -0,01 1,3 0,02 0,04 0,32 0,08 1,3
0,8 L
Min -0,09 -0,39 -1,2 -0,37 0,05 -0,33 -1,2
16,2 Max 0,02 0,19 0,02 0,02 0,08 0,04 0,19
0,9 L
Min -1,52 -0,82 -0,49 -2,32 -1,96 -1,9 -2,32
18 Max 0,19 1,02 0,03 0,04 0,09 0,05 1,02
1L
Min -8,64 -9,54 -4,65 -11,92 -11,94 -7,66 -11,94
Charge Bt

245
Section X(m) AL1(l) AL2(l) AL(l)
Haut Bas Valeur
0,9 0,4 0,18 -0,01 0,4
0,05 L
-4,18 -4,15 -4,77 -4,77
1,8 0,12 0,08 -0,05 0,12
0,1 L
-2,19 -2,03 -2,88 -2,88
3,6 0,23 0,68 0,15 0,68
0,2 L
-0,69 -0,08 -0,12 -0,69
5,4 1,51 2,12 1,97 2,12
0,3 L
-0,61 -0,05 -0,07 -0,61
7,2 2,19 2,78 3,02 3,02
0,4 L
-0,52 -0,06 -0,23 -0,52
9 2,49 2,96 3,42 3,42
0,5 L
-0,41 -0,08 -0,18 -0,41
10,8 2,34 2,69 3,07 3,07
0,6 L
-0,4 -0,09 -0,21 -0,4
12,6 1,7 1,98 2,12 2,12
0,7 L
-0,37 -0,11 0,03 -0,37
14,4 0,56 0,51 0,36 0,56
0,8 L
-0,32 -0,22 -0,01 -0,32
16,2 0,37 0,01 0,02 0,37
0,9 L
-1,9 -2,16 -2,71 -2,71
18 1,81 0,19 0,04 1,81
1L
-15 -15,31 -14,85 -15,31
Charge AL(l) :

246
Annexe C : Abaque présentant le moment résistant.

247
Annexe D : Sondage et tableaux synoptiques :

248
249
250
251
252
253
254
255
256
257
Annexe E : Plan de coffrage de la pile et la culée.

258
Annexe F : ferraillage du tablier.

• Section transversale :
▪ En travée :

259
▪ Sur appuis :

260
• Vue en plan :

261
Annexe G : coefficient de Montana de Midelt.

262

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