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ECOLE MOHAMMADIA D’INGENIEURS

DEPT GENIE ELECTRIQUE


SECTION TELECOM

Ingénierie des Systèmes de

Communication Radio Mobiles

Entreprises

Infrastructure
de réseau BS
RNIS / large bande

Sites urbains

BS

Sites résidentiels BS

100m 1Km 20Km


Picocellulaire Microcellulaire Macrocellulaire Hypercellulaire

Notes de cours rédigées par : Pr. Jamal ELABBADI

Année Universitaire 2003-2004


INGENIERIE DES SYSTEMES DE COMMUNICATION RADIO MOBILES

Sommaire

Chapitre 1 : Architecture des réseaux radio mobiles

1. INTRODUCTION

2. FONCTIONS TECHNIQUES DE BASE D’UN SYSTEME RADIO MOBILE

3. CLASSIFICATION DES SYSTEMES RADIO MOBILES

4. COMPOSANTES D’UN RESEAU MOBILE SANS FIL

5. LES RESEAUX CELLULAIRES

6. CONCEPT CELLULAIRE

7. MODELISATION DES CELLULES

8. DISTANCE DE REUTILISATION DE FREQUENCES

9. GESTION DE LA MOBILITE

Chapitre 2 : Evolution et perspectives des réseaux radio mobiles cellulaires

1. RESEAUX ANALOGIQUES CELLULAIRES -PREMIERE GENERATION-

2. RESEAUX NUMERIQUES DE DEUXIEME GENERATION

Chapitre 3 : Modélisation du canal de propagation Radio Mobile

1. CONCEPTS DE BASE

2. MECANISMES DE PROPAGATION

3. MODELE DE PROPAGATION EN ESPACE LIBRE

4. AFFAIBLISSEMENTS DE PROPAGATION

5. MODELE DE PROPAGATION A EXPOSANT DE PERTE DE TRAJETS

6. MODELE LOG-NORMAL

7. EXEMPLE DE DETERMINATION DE N ET σ

8. DETERMINATION DE LA COUVERTURE D’UNE ZONE CIRCULAIRE

9. AUTRES MODELES DE PREDICTION DES AFFAIBLISSEMENTS

Chapitre 4 : Caractérisation du canal radio mobile

1. INTRODUCTION

2. TECHNIQUES DE MESURE ET DE CARACTERISATION DU CANAL RADIO MOBILE

3. REPONSE IMPULSIONNELLE DU CANAL

4. PROPAGATION A TRAJETS MULTIPLES

5. FADING DE RAYLEIGH

6. MODULATION DE FREQUENCE PARASITE

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Chapitre 1

Architecture des réseaux radio mobiles

1. INTRODUCTION
Un système de communication, ou réseau, désigne tout ensemble d’éléments capables
de véhiculer de l’information d’une source vers une destination. Le téléphone en est la
meilleure illustration. Apparus plus récemment, de nouveaux types de réseaux
transportent d’autres formes d’informations, telles que les données informatiques ou
la vidéo. Ces systèmes ont pratiquement toujours été astreints à des supports fixes.
Un réseau de mobiles peut se définir par la fourniture à l’utilisateur d’au moins un des
deux services caractéristiques de la mobilité : lui permettre de se déplacer à travers
le réseau en conservant une même adresse et lui proposer un accès sans fil à
l’information. Cette diester n’est possible que par l’entremise d’une architecture
spécifique comportant des éléments originaux au regard des réseaux fixes.
Jusqu’au début des années 90, aucun de ces réseaux ne pouvait recourir à une
communication sans fil efficace pour transporter l’information. La plus part des
expériences entreprises ont conduit à des systèmes offrants peu d’ergonomie et
comportant un certain nombre de faiblesses. Les premières générations de réseaux
radio analogiques tel que le Radicom2000, apparue au cours des années 80, ne
proposait pour tout service que le transport de la parole, encore dans de mauvaises
conditions : coupure fréquente, qualité de reproduction médiocre.
Aujourd’hui, la deuxième génération de réseaux de mobiles connaît un tel succès qu’il
est devenu impossible de concevoir tel ou tel standard de transport sans leur prévoir
une extension pour support sans fil. Toutes les normes existantes s’efforcent de leur
coté de compléter leurs services en y ajoutant la mobilité, dans l’espoir de conquérir
davantage d’utilisateurs.

2. FONCTIONS TECHNIQUES DE BASE D’UN SYSTEME RADIO MOBILE

En règle générale, et quelle que soit l’information échangée, un système de communication


radio mobile [Figure 1-1] consiste en un ensemble de techniques et d’outils destinés à mettre
en forme l’information de façon à assurer son transport dans les meilleures conditions. A la
réception, un traitement est mis en place pour restituer le signal information.
Différentes opérations sont effectuées en cascade, le codage de source numérise le signal
d’origine s’il est analogique, et en même temps diminue le débit d’information en éliminant les
redondances intrinsèques à ce signal. Le codage de canal protège ces données brutes contre
les erreurs de transmission en ajoutant une redondance contrôlée sous forme de codes
détecteurs et correcteurs d’erreurs. La modulation met en forme le signal de façon classique
et adapte celui ci au canal de transmission radio pour son transport. Le signal résultant est
apte à être transmis sur le canal d’émission.
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La fonction d’accès multiple au canal permet à plusieurs usagers de partager un même canal de
transmission.
Parmi les trois grandes technologies d’accès, deux sont couramment utilisées la FDMA et la
TDMA, et l’une au stade de développement la CDMA.
La FDMA est la technologie d’accès multiple à Répartition en Fréquence, c’est une technique
qui attribue une fréquence à un mobile. Elle associe une communication à une fréquence et une
porteuse supporte une seule fréquence.
Avec la TDMA, plusieurs usagers émettent sur la même fréquence avec des intervalles de
temps qui leurs sont alloués pour les communications. Chaque porteuse accepte plusieurs
conversations simultanées. La technologie TDMA est utilisée par les normes GSM, IS-54, PHP
et DECT.
Le traitement d’antenne à l’émission n’est pas systématiquement prévu dans tous les systèmes
de communication radio mobiles. Il consiste, du côté de l’infrastructure, à réaliser une
diversité spatiale à l’émission qui a pour rôle de limiter les dégradations causées par la
propagation multitrajets.
De même, l’infrastructure peut effectuer une diversité spatiale à la réception, le signal étant
reçu sur deux ou plusieurs antennes différentes. La fonction d’accès au canal de réception
permet de retrouver les informations attendues parmi les informations parasites.
Les fonctions de démodulation, décodage de canal, et décodage source effectuent en sens
inverse les opérations réalisées à l’émission, de façon à restituer l’information analogique avec
de minimum de pertes.

Antenne(s)
d’émission

Codage Codage Accès au Traitement


Source de de Modulation Canal d’Antennes
source Canal (émission) Emission

(a) Chaîne d’émission


CANAL

Antenne(s)
de réception

Décodage Décodage Accès au Traitement


Destinataire de de Démodulation Canal d’Antennes
source Canal (réception) Réception

(b) Chaîne de réception

Figure 1-1 : Fonctions techniques d’un système radio mobile

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3. CLASSIFICATION DES SYSTEMES RADIO MOBILES

Les systèmes de communication radio mobiles sont catégoriquement divisés en deux classes :

• Systèmes à bande étroite.

• Systèmes large bande.

Un signal est dit à bande étroite si sa largeur de bande Bc est très inférieure à la fréquence
porteuse ou à sa fréquence centrale fc.
Pour le cas du système de communication, une autre définition plus rigoureuse est adoptée,
elle fait intervenir l’effet du canal sur les composantes spectrales du signal émis par le
système. Le canal de propagation est caractérisé comme nous allons le voir par un délai
quadratique moyen noté τrms (rms. Delay Spread) qui mesure la dispersion des délais de
propagation du signal dans le domaine temporel, et une bande de cohérence (∆f)c qui est
inversement proportionnelle à τrms. Un système de communication est dit à bande étroite
lorsque le signal mis en jeu possède une largeur de bande inférieure à la bande de cohérence
du canal. Les composantes spectrales du signal sont affectées de la même façon et restent
fortement corrélées, le canal est dit non sélectif en fréquence ou sans mémoire. Ces
systèmes sont caractérisés par un affaiblissement de propagation moyen et les statistiques
des variations du signal autour de cette moyenne.

4. COMPOSANTES D’UN RESEAU MOBILE SANS FIL

1. Station mobile

Terminal de communication personnel capable de communiquer avec le réseau en utilisant


l’interface radio et peut être embarqué sur véhicules.

2. Station de Base

C’est une station fixe dans le réseau qui communique via l’interface radio avec les stations
mobile, elle est généralement placée au milieu d’une zone de couverture et équipée d’une d’un
émetteur récepteur radio fréquence.
Le rayon d’action d’une station de base est limité par fois à quelques centaines de mètres et
peut atteindre quelques dizaines de kilomètres dans des zones dégagées ou peut urbanisées.

3. Centre de commutation de mobiles

Il assure l’interface avec le réseau de commutation publique et achemine les communications


de et vers les mobiles.
Il assure non seulement les liaisons entres les stations de base constituants le motif autour
du centre mais aussi les liaisons avec d’autres réseaux nationaux ainsi que le réseau de
téléphones publique commuté.

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Base de données
Réseau de mobilité
Publique Contrôleur de
Stations
Commuté Base
Centre de
Commutation de
Mobiles
(MSC)
Réseau
Radio

Station de
Base Station
(BS) Mobile

Figure 1-2 : Composants d’un système radio mobile

5. LES RESEAUX CELLULAIRES

Les premières expériences réalisées dans le domaine de la transmission sans fil


consistaient à définir une zone de couverture relativement grande puis à y installer une
antenne relais, laquelle servait de point d’accès aux utilisateurs qui évoluaient dans cette
zone. Cette technique nécessitait une puissance d’émission importante, capable d’atteindre la
périphérie de la couverture. La forte atténuation du signal au niveau de cette périphérie
permettait de réutiliser les fréquences de l’antenne relais. La radio FM procède cette
technique. Cela explique que la qualité de la réception s ‘amenuise lorsque l’auditeur s’éloigne
d’une station émettrice, en voiture, par exemple. Cela explique également le brouillage perçu
lorsque le véhicule traverse la frontière qui sépare deux stations.
La propriété d’atténuation, caractéristique de l’interface radio, a permis de développer le
concept cellulaire. Dans ce modèle, la zone de couverture est divisée en cellules. Chaque
cellule étant affectée à une bande de fréquences. Du fait de la rareté du spectre hertzien.
Cette bande de fréquences est étroite. D’ou la faible capacité de l’ensemble du système.
Pour faire face à l’augmentation ininterrompue du nombre d’utilisateurs des réseaux
cellulaires, il a fallu tout à la fois accroître la capacité du système, diminuer la dimension des
cellules et installer un nombre plus important de relais. Par contrecoup, les antennes relais
sont devenues plus petites, de façon à desservir des microcellules et à circonscrire les
limitations de puissance d’émission du système. De petites antennes et une moindre puissance,
de fait moins nuisible, conviennent au demeurant parfaitement à un environnement urbain.

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6. CONCEPT CELLULAIRE

Etant donné une bande de fréquences B de N canaux, on ne peut servir à l’heure de charge
que N abonnés. Or le nombre de ces derniers est en croissance continue, alors que les
ressource en spectre alloué à ce service reste constant, d’autre part pour servir un territoire
très étendu, la puissance mis en jeu est énorme.
La communication radio mobile cellulaire a vu le jour pour remédier aux inconvénients
précédents. Il est basé sur deux principes :
• Réutilisation des fréquences
• Partage du territoire en cellules.
Pour cette raison la radio téléphonie s’est développée grâce à un concept dit « cellulaire ».
Il consiste à réutiliser un jeu de fréquences dans plusieurs cellules du même réseau.
La capacité d’un réseau de communication radio mobile est liée au nombre de fréquences
qui lui sont allouées. Sur un territoire, on a la possibilité d’utiliser une même fréquence aussi
souvent que les lois de propagation le permettent.
Le territoire est donc partagé en petites portions, que l’on appelle des cellules, desservies
par une station relais fixe chacune. La forme de ces cellules dépend des facteurs
géographiques tels que le relief, la végétation, les constructions et les protocoles de gestion
qui conditionnent le passage d’une cellule à l’autre. A chacune des cellules correspond un
ensemble de fréquences ou une bande de fréquences attribuées aux communications
radioélectriques. Au delà d’une certaine distance, dite distance perturbatrice, le champ
électrique reçu étant faible, une même fréquence peut être réutilisée une seconde fois. Les
cellules pour lesquelles toute fréquence est utilisée une seul fois forment ce qu’on appelle un
motif.

Radio tower

PSTN
Telephone
Network

Mobile
Switching
Center

Figure 1-3 : Architecture d’un réseau cellulaire

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7. MODELISATION DES CELLULES

Pour une gestion efficace de l’interface radio commune à tous les utilisateurs, de nouvelles
technologies ont été crées dans le but de s’adapter aux propriétés des systèmes de mobiles.
C’est ainsi que des méthodes de multiplexage et de contrôle de puissance sophistiquées et des
techniques de localisation optimales ont vu le jour pour diminuer le gaspillage des ressources
radio.
Les premiers ingénieurs systèmes avaient tendance à considérer la cellule comme une
entité stable et fixe, avec une aire de couverture « limité par un contour de niveau de signal
constant ».
Dans la réalité des faits, la limite d’une cellule est une idéalisation statistique, c’est une
moyenne spéciale des variations microscopiques du niveau de signal.
Les cellules sont alors représentées par des hexagones réguliers réalisant une couverture
de plan.

B
Cellules
C G

D F Motif à 7 cellules

Figure 1-4 : Cellules hexagonales

1. Motif

Le partage du territoire en cellules permet la réutilisation des fréquences, un motif est un


ensemble connexe de cellules dans lequel toute fréquence de la bande est utilisée une et une
seule fois.
La taille d’un motif est donnée par l’expression suivante :

N = i 2 + ij + j 2 1.1

Avec i et j représentants le nombre de cellules à parcourir dans le sens 45° (i) et dans le
sens 90° (j) pour aboutir à la cellule co-canal d’un second motif.
Les figures suivantes illustrent le cas d’un motif à 7 cellules et à 19 cellules
respectivement.

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Pour un motif régulier comportant N cellules N étant la taille du motif, si R est le rayon
d’une cellule, la distance D entre une cellule et son homologue la plus proche est donnée par :

D = R 3N 1.2

On note qu’une cellule homologue est celle utilisant la même portion du spectre d’une autre.
Pour s’éloigner des cellules homologues, il faut augmenter la taille N du motif, ce qui
entraîne une diminution de la capacité puisqu’une fréquence radio donnée sera utilisée moins
souvent dans une aire donnée.

i = 2, j = 1
N = 4+2+1=7

Figure 1.5 : Motifs de cellules de taille 7

i = 3, j = 2
N = 9 + 6 + 4 = 19

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Figure 1.6 : Motifs de cellules de taille 19

8. DISTANCE DE REUTILISATION DE FREQUENCES

La réutilisation de fréquences est limitée par les interférences co-canal, si on suppose que
toutes les cellules sont identiques c'est-à-dire, les motifs utilisés sont réguliers, les stations
de base émettent la même puissance radioélectrique Pe.
Le rapport Signal sur Interférences est donné par :

C C
= K
1.3
∑I
I
i
k =1

Avec Ii l’interférence causé par la cellule co-canal i, K le nombre total de cellules co-canal
du premier rang.
D’autre part si on suppose que le milieu de propagation est caractérisé par un coefficient
de pertes de trajet égale à n alors la puissance minimale que peut recevoir un mobile dans une
cellule est proportionnel à PeR-n avec R le rayon de la cellule, l’interférence causée par une
cellule co-canal est proportionnel à PeD-n.
Le rapport C/I devient alors :

C Pe R − n 1 R −n 1
= K
= −n
= Qn 1.4
∑PD
I −n K D K
e
k =1

D
Avec Q = dit facteur de forme.
R

Pour le cas d’un motif à sept cellules K=6

1
C Qn  C n
= alors Q =  6  1.5
I 6  I

Exercice d’application
Un rapport C/I de 15 dB est nécessaire pour un fonctionnement correct d’un système radio
mobile, déterminer la taille du motif dans le cas d’un canal à exposant de pertes de trajets
égale à 4 et à 3 respectivement.

Solution

n=4,
Dans le cas d’un système avec 6 cellules

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L’équation 1.2 donne un facteur de forme Q = 4.583
Le rapport signal sur interférences est : C/I = 75.3 = 18.66 dB
Ce résultat est largement supérieur à 15 dB.

n=3,
D’une façon similaire on trouve une rapport C/I = 16.04 = 12.05 dB
Ce résultat est inférieur à 15 dB ce qui montre que le motif à 6 cellules n’est pas
valable.
Le second motif possible reste N = 12 (i = 2, j = 2)
L’équation 1.2 donne un facteur de forme Q = 6
Le rapport signal sur Interférences est : C/I = 1/6*(6)^3 = 36 = 15.56 dB
Le résultat est supérieure à 15 dB ce qui permet d’utiliser N=12.

9. GESTION DE LA MOBILITE

Au cours de leur déplacement permanent, les abonnées sortent d’une cellule pour entrer
dans une autre, deux fonctions deviennent indispensables :
• La localisation : un mobile en veille émet de temps en temps, sur un canal de signalisation
spécial, un message de localisation. Ce message, reçu par la station de base de la cellule,
permet de localiser le mobile de lui attribuer un canal de communication.
• Transfert intercellulaire des communications en cours : Ce transfert permet d’assurer
la continuité et de maintenir la qualité de la communication, de réduire les
interférences. Ce transfert se fait automatiquement d’une cellule à une autre, sans
coupure de la communication et sans que l’utilisateur le perçois.

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Chapitre 2

Evolution et perspectives des réseaux radio mobiles cellulaires

1. RESEAUX ANALOGIQUES CELLULAIRES -PREMIERE GENERATION-

Les réseaux cellulaires analogiques différaient entre l’Europe et les Etats-Unis et Canada.
En Europe on trouvait presque autant de systèmes différents que de pays concernés. Le
système TACS : « Total Access Communication System » a été adopté au royaume uni en
1985, plus récemment pour l’Italie, l’Espagne et l’Autriche en 1990. C’est un dérivé du système
AMPS.
Le système NMT : « Nordic Mobile Telephone » Constitue de deux sous systèmes, l’un
opérant à 450 MHz depuis 1981 et l’autre à 900 MHz depuis 1986, il a été adopté aux pays
scandinaves.
Le Système RTMS : Mis en ouvre en Italie et opère dans la bande de 450 MHz.
Le système C_NETZ : Déployé en Allemagne en 1985, et opère dans la bande 450 MHz.
Le tableau suivant résume les caractéristiques techniques de quelques réseaux.

Normes NMT C TACS R2000

Pays d’origine Scandinavie Allemagne Angleterre France

Année d’introduction 1981 1985 1985 1984

Type de technologie Analogique Analogique Analogique Analogique

935-960 461-466 890-915


Bande de Fréquences Divers
890-915 451-456 935-960

Méthode d’accès FDMA FDMA FDMA FDMA

Largeur de bande 12.5 25

Nb. Canaux / canal RF 1 1 1 1

Technologie de la voix Analogique Analogique Analogique Analogique

Système de contrôle

Modulation FSK FSK FSK FSK

Déviation 5 4 9.5

Code NRZ NRZ Manchester NRZ

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Aux Etats-Unis et au Canada, un seul système « AMPS » a été imposé en 1981 pour toute
l’Amérique du Nord.
Au Japon on trouvait deux systèmes le MCS-L1 ET R2000 dont les caractéristiques
techniques sont résumés dans le tableau suivant.

Normes AMPS MCS-L1 R2000

Pays d’origine USA Japon

Année d’introduction 1983 1979

Type de technologie Analogique Analogique

869-894 870-885
Bande de Fréquences
842-849 925-940

Méthode d’accès FDMA FDMA

Largeur de bande 30 724

Nb. Canaux / canal RF 1 1

Technologie de la voix Analogique Analogique

Modulation de la voix PM PM

Tableau 2-1 : Exemples de Systèmes Analogiques Américains et Japonais

2. RESEAUX NUMERIQUES DE DEUXIEME GENERATION

En Europe, la deuxième génération des systèmes radio mobiles, entièrement numérique,


succède déjà à la génération analogique. On y rencontre les systèmes cellulaires tels que le
GSM et son pendant, le DCS1800, aux cotés des technologies radio mobiles comme le DECT -
Digital European Cordless Telecommunication -, CT2 - Cordless Telephone 2nd Generation -,
et TFTS - Terrestrial Flight Telecommunication System -. Au USA et Canada on trouve le
système IS-54 et IS-95 qui utilise la technique d’accès multiple par répartition de codes.
Le tableau suivant décrit les caractéristiques techniques de ces systèmes.

CDMAOne (IS-95) GSM, DCS-1900 IS-54/IS-136 PDC

Fréquences 800 MHz,


824-849 (Cellular) 890-915 MHz (Eurpe)
Uplink 1500 Mhz (Japan)
1850-1910 (US PCS) 1850-1910 (US PCS)
(MHz) 1850-1910 (US PCS)

Fréquences 869-894 MHz (Cellular)


869-894 MHz (US Cellular) 935-960 (Europa)
Downlink 1930-1990 (US PCS)
1930-1990 MHz (US PCS) 1930-1990 (US PCS)
(MHz) 800 MHz, 1500 MHz (Japan)

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Deplexing FDD FDD FDD

Accés
CDMA TDMA TDMA
Multiple
BPSK with Quadrature
Modulation GMSK with BT=0.3 π/4 DQPSK
Spreading

Largeur de
30 KHz (IS-136)
bande par 1.25 MHz 200 KHz
(25 KHz PDC)
canal
Taux de
48.6 Kbps (IS-136)
transmissio 1.2288 Mchips/sec 270.833 Kbps
42 Kbps (PDC)
n par canal
Capacité par
64 8 3
canal
Codeur CELP at 13Kbps
RPE-LTP at 13 Kbps VSELP at 7.95 Kbps
source EVRC at 8Kbps

Tableau 2-2 : Exemple de systèmes cellulaires numériques

3. EVOLUTION VERS LES SYSTEMES DE TROISIEME GENERATION

Une vision plus long terme au regard du développement de services de télécommunications


justifie la mise en œuvre d’efforts considérables pour concevoir le système dit UMTS -
Universal Mobile Telecommunication System - de troisième génération. Le « U » souligne le
concept d’universalité propre au système : un service sera accessible à tous, partout, et à
tout moment [Figure 2-1].
Ces systèmes visent à la fois les marchés destinés au grand public et aux professionnels,
et pouvant être caractérisés par des terminaux compacts et légers, une qualité de service
comparable à celle des réseaux filaires, une très forte capacité d’infrastructures, une grande
sécurité, et une couverture de tous les environnements (domiciles, bureaux, véhicules, rues,
etc.).
Les objectifs attendus de l’introduction des systèmes UMTS peuvent s’exprimer en trois
termes :

1. Personnel
Chaque usager du système peut avoir un seul numéro pour l’accès à son domicile, à son
travail, aux réseaux cellulaires terrestres ou par satellite. En termes technologiques, cela se
traduit par l’utilisation de techniques de modulation et d’accès au canal à très grande capacité
et une meilleure efficacité, afin de permettre un grand nombre d’utilisateurs et assurer une
grande sécurité et confidentialité des communications.

2. Intégration
Cette propriété a été introduite dans les réseaux locaux par le RNIS - Réseaux
Numériques à Intégration de Services -, dans un tel système, plusieurs fonctions de
communication qui étaient accessibles sur des réseaux indépendants, peuvent partager le

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même réseau. Les perspectives actuelles du RNIS sont doubles, augmenter le taux de
transmission et étendre les services via les liaisons radio mobiles.

3. Mobilité
Divers degrés de mobilité sont envisagés:
• mobilité à l’échelle du monde entier assurée par les satellites,
• mobilité à l’échelle d’un pays grâce aux réseaux mobile macrocellulaires ou
microcellulaires,
• mobilité à l’intérieur d’un bâtiment avec des terminaux sans fils, et mobilité entre
terminaux fixes (mobilité personnelle).
La couverture doit être assurée à diffèrent niveau principalement celle des
environnements domestiques et particulièrement à l’intérieur des bâtiments.
La classification des systèmes par taille de cellules reflète assez bien les distinctions
entre les grandes familles de techniques de communication avec les mobiles. La Figure 1-3
reprend cette classification en montrant l’évolution des systèmes, en commençant par la
première génération dite analogique.

Entreprises

Infrastructure
de réseau BS
RNIS / large bande

Sites urbains

BS

Sites résidentiels BS

100m 1Km 20Km


Picocellulaire Microcellulaire Macrocellulaire Hypercellulaire

Figure 2-1 : Systèmes de communication de troisième génération

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2
IS-95 GSM IS-136
G
PDC

2.5
GPRS
G
IS-95B HSCSD
EDGE

3
cdma200-1xRTT
G
W-CDMA
EDGE
cdma2000-1xEV,DV,DO
TD-SCDMA

cdma200-3xRTT

Figure 2-2 : Evolution des systèmes de deuxième génération


vers la troisième génération

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Chapitre 3
Modélisation du canal de propagation Radio Mobile

1. CONCEPTS DE BASE

L’utilisation des ondes électromagnétiques pour transmettre et véhiculer l’information


entre entités mobiles reste le seul moyen en effet : une onde peut parcourir de longues
distances, pénétrer les bâtiments et les différents structures, et peut se propager dans
toutes les directions (omnidirectionnelle).
Les ondes VLF, LF et MF se propagent en suivant la courbure de la terre.
Les ondes HF sont absorbées par la terre, une grande partie peut être réfléchie sur
l’ionosphère pour atteindre les récepteurs. Les ondes VHF sont réfléchies par la surface de la
terre, et sont généralement utilisée dans les transmissions point-à-point.
Les ondes ultra hautes fréquences se comportent comme la lumière et traversent
difficilement les obstacles.
Nous allons nous intéresser à la propagation de signaux RF de quelques Megaherz à
quelques Gigaherz fréquences utilisées ou candidates à être utilisées par les systèmes de
communication radio mobiles.
Le but de la modélisation du canal est :
• La détermination de la couverture radio électrique d’un émetteur.
• La recherche de méthodes de modulation et de codage les plus appropriées afin
d’assurer des communications hautes performances.
• La détermination de la capacité du canal.

2. MECANISMES DE PROPAGATION

Les mécanismes physiques qui gouvernent la propagation radio sont très complexes et très
diverses, mais généralement attribués aux trois facteurs suivants :

1. Réflexion
Elle se produit quand une onde rencontre un obstacle généralement plane de grandes
dimensions comparées à la longueur d’onde du signal. Les réflexions peuvent interférés avec le
signal original d’une façon constructives ou destructive.

2. Diffraction
Elle se produit lorsque l’onde incidente rencontre un obstacle impénétrable sur des coins
irréguliers, la diffraction donne naissance à des rayons qui peuvent atteindrent des
récepteurs dans des situations très cachées « obstructed ».

3. Diffusion
La présence d’objets de dimensions comparables à la longueur d’onde du signal (surfaces
irréguliers) donne naissance au phénomène de diffusion

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Figure 3-1 : Mécanismes de propagation radio


3. MODELE DE PROPAGATION EN ESPACE LIBRE

Il est utilisé pour prédire le niveau du signal quand l’émetteur et le récepteur sont en
visibilité directe « situation LOS Line-Of-Sight ». la puissance du signal recue est
inversement proportionnelle à la distance émetteur récepteur élevée au carré. A une distance
d l’équation de Friis donne :

 λ 
2

Pr (d ) = PeGeGr   3.1
 4πd 

Pe : puissance émise. Pr : puissance reçue par le récepteur.

Ge : Gain d’antenne émission Gr : Gain d’antenne réception

λ: Longueur d’onde du signal d : Distance émetteur-Récepteur.

La quantité PeGe est dite Puissance Rayonnée Isotrope Equivalente « EIRP ».

Si on exprime l’équation3.1 en dBm ou en dBw, on obtient :

 λ 
Pr (dBw) = Pe (dBw) + Ge (dB ) + Gr (dB ) + 20 log  3.2
 4πd 
 λ 
Pr (dBm) = Pe (dBm) + Ge (dB ) + Gr (dB ) + 20 log  3.3
 4πd 

L’équation de Friis n’est valable qu’à des distances supérieures à une distance limite df dite
« Far Field ». Elle est donnée par :

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2D 2
df = D étant la dimension la plus grande de l’antenne 3.4
λ

4. AFFAIBLISSEMENTS DE PROPAGATION

L’affaiblissement de propagation mesure la différence entre la puissance émise et celle


reçue, c’est une quantité positive exprimée généralement en dB. En utilisant les équations 3.2
et 3.3 on peut écrire l’affaiblissement de propagation en espace libre comme suite :

 λ 
PL(d ) = Pe − Pr = 20 log  (dB) 3.5
 4πd 

si on utilise une distance de référence d0 supérieure à la distante df on obtient alors :

d 
PL(d ) = Pe − Pr = PL(d 0 ) + 20 log  (dB ) 3.6
 d0 

5. MODELE DE PROPAGATION A EXPOSANT DE PERTE DE TRAJETS

Rice a montré que les variations lentes de l’amplitude du signal décroît proportionnellement
à dn où d est la distance séparant les deux entités en communication et n est une constante
qui dépend essentiellement du type d’environnement.
L’affaiblissement de propagation mesuré en dB, prédit par le modèle est donné par :

d 
PL(d ) = Pe − Pr = PL(d 0 ) + 10n log  (dB ) 3.7
 d0 

avec PL(d0 ) est l’affaiblissement moyen donné à une distance de référence d0.

n : est une quantité empirique dite exposant de perte de trajet « Path loss exponent ».
Pour n=2, on retrouve le modèle de propagation en espace libre [Equation 3.6].
Typiquement, d0 est choisit égale à 1m pour un canal indoor et égal à 100 m ou 1 Km pour un
canal Outdoor.

La valeur PL(d0 ) est évaluée en utilisant l’expression de la propagation en espace libre


donnée par :

 4πd 0 
PL(d0 ) = 20 log  
 λ 
3.8

avec λ : la longueur d’onde du signal émis λ=c/fc (c=3.108 m/s vitesse de la lumière et fc la
fréquence du signal émis en Hz).

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L’exposant n est une constante empirique qui est généralement déterminée
expérimentalement, le tableau 3-1 résume quelques valeurs typiques en fonction de la nature
de l’environnement de propagation.

Environnement Exposant n

Espace libre 2

urbain cellulaire (PCS) 2.7 à 4.0

Urbain cellulaire très ombré 3à5

Indoor LOS 1.6 à 1.8

Indoor OBS 4à6

Tableau 3-1 : Valeurs typiques de l’exposant de perte de trajet n [22].

Exercice 1
Evaluer les pertes des trajets à une distance de 5 Km pour un signal RF de 900 MHz en
espace libre et en milieu urbain (n=4).
Solution
c 3 *108
λ= = = 0.33m
f 9 *108

Propagation en espace libre


n=2, d0=1km,

 4πd 0 
PL(d 0 = 1km) = 20 log  = 91.5dB
 λ 
d
PL(d ) = PL(d0 ) + 10n log 
 d0 

Pour n=2 PL (d ) = 105 . 5 dB , pour n = 4 PL (d ) = 119 .45 dB

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180

160

Affaiblissement en dB
140

120

100

80

60

40

20
-1 0 1 2
10 10 10 10
Fréquence en GHz

Figure3-1 : Variation de PL(d 0 ) d0=1m en fonction de la fréquence

Exercice 2
Déterminer la distance maximale que peut séparer un émetteur et un récepteur
dans le cas d’un système radio mobile opérant dans la bande de 900Mhz avec une
largeur de bande de 30KHz et exigeant un rapport signal sur bruit minimal de 15dB.
La puissance d’émission est supposée égale à 1W.
Solution
Puissance d’émission : Pe= 1 W = 10 log(1000)= 30 dBm
Le rapport signal sur bruit : SNR (dB) = Pr (dBm) – N (dBm)
Puissance du bruit : N (dBm) = -174 (dBm) + 10logB + F (dB)
Puissance minimale requise à la réception : Pr (dBm) = SNR (dB) + N (dBm)
Affaiblissement de propagation : PL(dmax) (dB) = Pe (dBm) – Pr (dBm)
PL(dmax) (dB) = PL(d0)+10nlog(d/d0)
La distance maximale calculée est alors : dmax =………… KM

6. MODEL LOG-NORMAL

L’équation 3.6 ne prend pas en compte le fait d’avoir deux ou plusieurs situations
géographiques différentes à des distances égales de l’émetteur, les mesures de propagation
montrent qu’on obtient toujours des résultats différents, le modèle à exposant de perte de
trajets prédit des quantités égales. Les résultats montrent aussi que l’affaiblissement à une
distance d est une variable aléatoire Normale.

d 
PL(d ) = Pr − Pt = PL(d ) + Χσ = PL (d 0 ) + 10n log  + Χσ (dB ) 3.9
 d0 

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Xσ est une VA Gaussienne normale en dB avec une déviation standard ? exprimée aussi en
dB. La puissance reçue sera alors :

 d  
Pr (dBm) = Pe (dBm) −  PL(d 0 ) + 10n log  + Χσ  (dB) 3.10
  d0  
En pratique les valeurs de n et σ sont déterminées expérimentalement à partir
d’échantillons de mesures de propagation.

7. EXEMPLE DE DETERMINATION DE N ET σ
1. Détermination de n
On suppose qu’à la distance de référence d0=100 on a une puissance reçue Pr=0 dBm.
Aux distances 500m, 1 Km, et 3 Km on mesure respectivement les puissances suivantes : -
23dBm, -28dBm, -31dBm.
Les puissances estimées sont (n étant l’exposant de pertes de trajets):
Pr(500m) = -6.99n dBm
Pr(1000m) = -10n dBm
Pr(3000m) = -14.77n dBm
L’erreur quadratique moyenne est alors :
2
 ∧K

MSE = ∑  Pi − Pi  3.11
i =1  

On détermine la valeur de n qui minimise MSE(n), on l’appelle MMSE (minimum Square


Error), pour cela on dérive MSE par rapport à n et on cherche le zéro de cette dérivée.

MSE=(6.99n-23)2+(10n-28)2+(14.77n-31)2
dMSE/dn = 0 pour n=2.6

2. Détermination de σ
La déviation standard par rapport à la valeur moyenne nous permet de déterminer σ

2
 ∧

K

∑  Pi − Pi 
 = (MSE (n) ) = MMSE
2
σ 2 = i=1 
2
3.12
K K K

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8. DETERMINATION DE LA COUVERTURE D’UNE ZONE CIRCULAIRE

1. Rappel Fonction Q et Erf

 y2 
Q( z ) =
1 ∞

2π ∫ z
exp −  dy
 2 
3.13

Erf ( z ) = ∫ exp(− x )dx Erfc( z ) = ( )



Erf ( z ) = 1 − Erfc( z ) 3.14
2 z 2
∫ exp − x 2 dx
2

π 0
π z

1  z 
Q( z ) = 1 − Erf   3.15
2  2 

2. Pourcentage de couverture
Pour une zone circulaire de rayon R, le pourcentage de la zone avec une puissance
reçue qui dépasse un seuil de réception γ.

U (γ ) = ∫ ∫ P(Pr > γ )rdrdθ


1 2π R

πR 2 0 0
3.16

Avec P(Pr>γ) la probabilité pour que la puissance reçue Pr dépasse le seuil γ


3. La probabilité pour que le signal reçu soit supérieur à γ est :

 γ − Pr (r ) 
P (Pr (r ) > γ ) = Q  3.17 R
 σ  r
r

 P (r ) − γ 
P (Pr (r ) < γ ) = Q r  3.18
 σ 

Zone de couverture circulaire

 r 
Pr (r ) = Pe − PL(r ) avec PL(r ) = PL(d 0 ) + 10n log  3.19
 d0 

 γ − Pr (r )   γ − Pe + PL(r ) 
P (Pr (r ) > γ ) = Q  = Q  3.20
 σ   σ 

 1  R  r  
P(Pr (r ) > γ ) = γ − Pe + PL (d 0 ) + 10n log  + 10n log  
1 1
− Erf   3.21
2 2 σ 2  d0   R  
 

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Paramètres ne dépendants pas de r

1   R 
a= γ − P + PL (d ) + 10 n log   3.22
σ 2  
e 0
 d0  
10n log(e )
b= 3.23
σ 2

La probabilité pour que la puissance reçue à une distance r dépasse le seuil γ est alors :

  r 
P(Pr (r ) > γ ) =
1
− Erf  a + b ln    3.24
2   R 

Le pourcentage de couverture pour un seuil γ est :

1 1   r  
U (γ ) =
1 2π
∫ ∫
R
 − Erf  a + b ln    rdrdθ 3.25
πR 2 0 0
2 2   R  

1   1 − 2ab    1 − ab  
U (γ ) = − 1 − Erf (a ) + exp  1 − Erf   3.26
 b   b  
2
2 

4. Valeurs de Q(z) pour z compris entre 0 et 3.9

z Q(z) z Q(z) z Q(z) z Q(z)


0.0 0.5 1.0 0.15866 2.0 0.02275 3.0 0.00135
0.1 0.46017 1.1 0.13567 2.1 0.01786 3.1 0.00097
0.2 0.42074 1.2 0.11507 2.2 0.01390 3.2 0.00069
0.3 0.38209 1.3 0.09680 2.3 0.01072 3.3 0.00048
0.4 0.34458 1.4 0.08076 2.4 0.00820 3.4 0.00034
0.5 0.30854 1.5 0.06681 2.5 0.00621 3.5 0.00023
0.6 0.27425 1.6 0.05480 2.6 0.00466 3.6 0.00016
0.7 0.24196 1.7 0.04457 2.7 0.00347 3.7 0.00011
0.8 0.21118 1.8 0.03593 2.8 0.00256 3.8 0.00007
0.9 0.18406 1.9 0.02872 2.9 0.00187 3.9 0.00005

Pour les valeurs de z supérieures à 3.9 on peut utiliser l’approximation donnée par l’équation
suivante :

1 1 1
(1 − e−z / 2 ≤ Q( z ) ≤ e −z / 2 3.27
2 2
)
z z 2π
2
z 2π

9. AUTRES MODELES DE PREDICTION DES AFFAIBLISSEMENTS

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Malgré l’extrême utilisation de ce modèle pour estimer les performances d’une liaison radio
mobile, le modèle dn intègre tous les effets de propagation dans un seul paramètre qui est
l’exposant n. D’autres modèles plus sophistiqués ont été développés pour faire apparaître et
prendre en compte d’autres facteurs et paramètres qui changent d’un site à l’autre ou d’un
système à l’autre citons par exemple : La nature du terrain, la présence ou non de la
diffraction, les hauteurs d’antennes, présence du LOS, etc.
Pour la propagation outdoor, les modèles les plus utilisés sont :

• Modèle d’ Okumura-Hata

• Modèle d’ Egli

• Modèle d’ Ikegami

• Modèle de Bertoni Walfish

• Modèle d’ Ibrahim-Parsons

Puissance reçue par le Mobile :

Pr = Pe − Le + Ge − AT + Gr − L r 3.28
Pr : Puissance reçue en dBm

Pe : Puissance émission en dBm

Le, Lr : Pertes dans les câbles en émission et en réception

AT : Affaiblissement total de propagation en dB

1. Espace libre

A0 = 32.44 + 20 log f + 20 log D 3.29

Dans ce qui suit

f : fréquence en Mhz

D : Distance en Km

h e , h r: Hauteurs d’antennes émission et réception

2. Modèle d’Okumura-Hata
Modèle empirique développé par Okumura, mis sous forme analytique par Hata

AT = 69.55 + 26.16 log f − A(hr ) − 13.82 log he + (44.9 − 6.55 log he )log D 3.30

Domaine d’utilisation

150 < f(MHz) < 1500

30 < he(m) < 200


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1 < hr(m) < 10

1 < D(Km) < 20

A(hr) est un facteur qui dépend de la hauteur du récepteur et de l’urbanisme


En milieu urbain

Petites et moyennes villes

Aurb (hr ) = (1.11log f − 0.7)hr − (1.56 log f − 0.8) 3.31


Grandes Villes

8.29[log(1.54hr )]2 − 1.1 pour f ≤ 200Mhz


Aurb (hr ) =  3.32
 3.2[log(11.75h r )] − 4.97 pour f ≥ 400Mhz
2

en milieu Suburbain

2
  f 
Asub (hr ) = Aurb (hr ) + 2log  + 5.4 3.33
  28 
en zone ouverte

Aouv (hr ) = Aurb (hr ) + 4.78[log f ] − 18.33 log f + 40.94


2
3.34

3. Modèle d’EGLI
Dérive du modèle d’okumura Hata et s ‘applique particulièrement aux zones urbaines et
rurales
L’affaiblissement de propagation total est donné par :

 76.3 − 10lo(hr ) h r ≤ 10
AT = 20 log f + 40 log D − 20 log (he ) +  3.35
85.9 − 20 log (hr ) h r ≥ 10

Domaine de validité de ce modèle :

40 ≤ f ≤ 900
he et hr > λ
D ≤ 60 Km

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4. Modèle D’ Ikegalmi
Ce modèle est basé sur la théorie de l’optique géométrique, où l’on considère la propagation
de l’onde limitée à deux rayons

Hb

Hr

Figure 3-2 : Orientation des rayons incidents

AT = A0 + A1
A0 Affaiblissement en espace libre
E 
A1 = 20 log 0 
E

Pour le cas d’un récepteur situé au milieu de la rue, nous avons la relation suivante :

 3
E = E0 + 5.8 + 10 log1 + 2  + 10 log W − 20 log(hb − hr ) − 10 log(sin φ ) − 10 log f 3.36
 L 

E Différence entre champ reçu et champ en espace libre

E0 champ en espace libre en dBmV/m

L coefficient de réflexion varie entre 4 et 10 dB

W largeur de la rue

hb hauteur moyenne des bâtiments

φ Orientation de la rue par rapport au rayon incident (en deg).

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5. Modèle de Bertoni Walfish


Modèle théorique développé pour la prédiction de l’effet de l’urbanisme sur les
affaiblissements de propagation. Il est applicable aux zones urbaines et suburbaines, les
immeubles sont supposés avoir la même hauteur moyenne.

AT = A0 + Aex
 D 2  3.37
Aex = 57.1 + log f + A − 18 log h f + 18 log D − 18 log1 − 
 17 h 
 f 
A est un facteur qui tient compte de la courbure de la terre.

 d  2    h − h 
A = 5 log   + (hb − hr )  − 9 log d + 20 log tg −1 2 b r 
2
3.38
 2     d 

hb hauteur moyenne des bâtiments, d : distance séparant deus bâtiments voisins(m).

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Chapitre 4
Caractérisation du canal radio mobile

1. INTRODUCTION
Le canal radio mobile engendre des limitations fondamentales sur les performances d’un
système de communication radio mobile. En effet vouloir assurer des liaisons avec des
personnes en déplacement et l’existence d’obstacles impliquent une grande variabilité du
signal reçu.
Le canal radio mobile est généralement envisagé comme un élément qui transforme un signal
d’entrée x(t) en un signal de sortie y(t) [Figure 4-1], la relation qui lie les deux signaux
exprimée sous forme d’un produit de convolution met en jeu la fonction de transfert h(t,τ) qui
représente la réponse impulsionnelle du canal variable dans le temps, avec t représente la
durée d’observation et τ le temps d’application de l’impulsion.

Signal entrée x(t) Signal de sortie y(t)


h(t,τ)

Figure 4-1 : Modèle physique d’un canal radio mobile

y (t ) = x(t ) * h(t ,τ ) = ∫ x(t − τ )h(t ,τ )dτ


+∞
4-1
−∞

Le signe * représente le produit de convolution.


Le canal de transmission se comporte comme un filtre linéaire dont les caractéristiques
varient en fonction du temps et de la fréquence.
A partir de la réponse impulsionnelle h(t,τ), les fonctions de transfert dans l’espace Delai-
Doppler S(τ,ν) ou Fréquence-Temps T(f,t) sont obtenues par application de la transformée de
Fourier. Les relations qui lient le signal x(t) et y(t) sont données par :

y (t ) = ∫ ∫ x(t − τ )S (τ ,ν )exp (2πjνt )dνdτ


+∞ +∞
4-2
−∞ −∞

y (t ) = ∫ X ( f )T ( f , t ) exp(2πjft )df
+∞
4-3
−∞

X(f) et Y(f) représentent les transformées de Fourier de x(t) et y(t) respectivement.


La représentation du canal est aussi possible dans l’espace Délai -Doppler, par le même
mécanisme de transformation. La fonction produite H(f,?) mesure la dispersion multitrajets
du canal dans le domaine fréquentiel [2,14].

Y ( f ) = ∫ X ( f − ν )H ( f − ν ,ν )dν
+∞
4-4
−∞

La figure 4-2 montre la relation qui existe entre ces différentes fonctions caractéristiques.

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h(t,τ)

F
F
F-1 F-1

T(f,τ) S(τ,ν)

F-1 F-1
F F

H(f,ν)
F : Transformée de Fourier
F-1: Transformée de Fourier inverse

Figure 4-2 : relation entre les différentes fonctions caractéristiques du canal

De la même manière, quatre fonctions de corrélation représentatives du canal, ainsi que les
densités spectrales de puissance associées sont obtenues par double transformation de
Fourier.
2. TECHNIQUES DE MESURE ET DE CARACTERISATION DU CANAL RADIO MOBILE

La relation de dualité qui existe entre les différentes fonctions caractérisant le canal de
propagation radio mobile montre que, l’utilisation d’une technique de caractérisation relative
au domaine temporel ou fréquentiel permet de retrouver les mêmes résultats. En pratique, les
techniques les plus utilisées sont celles utilisant le domaine temporel.
Le choix d’une technique de mesure ou de caractérisation du canal dépend fortement de
l’application prévue pour les mesures à réaliser, un choix à faire alors entre méthodes dites à
bande étroite et méthodes à large bande.

1. Techniques de mesure à large bande

Les systèmes de mesure à bande étroite sont plus simples à réaliser mais ils sont très limités
de point de vue informations mesurées. Il est souvent préférable d’utiliser les techniques à
large bande qui permettent de déterminer directement la réponse impulsionnelle du canal. Ces
techniques permettent de mesurer l’amplitude du signal, les délais de propagation, et les
variations de la phase du signal.
On distingue deux méthodes qui sont les plus répandues et les plus utilisées à savoir :
caractérisation par impulsions périodiques et caractérisation par étalement de spectre.

2. Caractérisation par impulsions périodiques

Quand une impulsion de très courte durée est utilisée pour exciter le canal radio, le signal de
sortie du canal ou le signal reçu par le mobile est égal à la réponse impulsionnelle du canal. Ce
résultat est illustré par la Figure 4-3 et l’équation 4-5.
Pour observer les variations temporelles de la réponse impulsionnelle, cette impulsion est
retransmise périodiquement à un intervalle de temps régulier.

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Profile de Puissance à l'émission Profile de Puissance à la réception

Puissance
Puissance

Canal Multitrajets

t0 τ1 τ2 τ3 τ4
Temps Délais

Figure 4-3 : Réponse Impulsionnelle du Canal

x(t ) = δ (t0 ) ⇒ y (t ) = δ (t0 ) * h(t ,τ ) = h(t , t0 ) 4-5

T1 T2

T1: durée de l’impulsion, résolution minimale du système de mesure


T2 > Echo maximal du canal

Figure 4-4 : Caractérisation par impulsions périodiques

Il est clair que pour avoir une image continue du comportement temporel du canal, il faut que
la durée T2, séparant deux impulsions successives soit minimale, d’autre part cette durée doit
être supérieure à la valeur maximale du délai de propagation du canal pour éviter tout
chevauchement entre les échantillons de mesures, ce qui représente un compromis qu’il faut
tenir en compte lors de l’utilisation d’un système de mesure à impulsions périodiques.

3. Caractérisation par étalement de spectre

La base de cette technique réside dans le fait que lorsqu’on corrèle la sortie du canal excité
par un bruit blanc avec un répliqua du signal bruit, la sortie est alors proportionnelle à la
réponse impulsionnelle du canal.
La Figure 4-5 montre le principe de cette technique dans le domaine fréquentiel.
X(f) est le signal d’excitation large bande similaire à un bruit blanc (spectre étalé). Y(f) la
réponse du canal, la sortie du corrélateur sera alors :

S ( f ) = X * ( f )Y ( f ) = X * ( f )X ( f )H ( f ) 4-6

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La densité spectrale de puissance du signal x(t) est pratiquement constante.

X * ( f ) X ( f ) = PSD ( x ) = C Constante S ( f ) = C.H ( f ) 4-7

La sortie du système est alors proportionnelle à la fonction de transfert du canal.

X(f) Y(f)
Système H(f) S(f)
Corrélateur

Figure 4-5 : Caractérisation du canal par inter-corrélation

La Figure 4-6 illustre un exemple de système de caractérisation pratique à base du système à


spectre étalé à séquence directe. Ce système qui a été utilisé pour caractériser le canal radio
mobile autour des fréquences 1.78GHz et 60GHz.

DC
DC

f0
f0 Filtre PB
X(f) Canal Y(f)
PRBS h(t) δf
H(f) S(f)=H(f)

X(f)

f0-δf DC

PRBS

f0-δf

PRBS : Générateur de séquences pseudo-aléatoires

Figure 4-6 : Exemple de système de mesure à spectre étalé[32]

3. REPONSE IMPULSIONNELLE DU CANAL

Le canal radio mobile à caractéristiques variables dans le temps est modélisé de la manière
suivante : Pour chaque point de l’espace, le canal résultant est considéré comme un système
linéaire variable dans le temps, dont la fonction de transfert ou la réponse impulsionnelle est
donnée par [14,63] :

N (τ )−1
h(t ,τ ) = ∑ ak (t )δ (t − τ k ) exp( jϕ k (t )) 4-8
k =0

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avec t le temps d’observation et τ le temps d’application de l’impulsion émise. N le nombre
total de trajets multiples engendrés par le canal. ak, τk, ϕk sont l’amplitude, le délai et la phase
du kième trajet. Le canal est complètement caractérisé par ces trois variables aléatoires.
Ce modèle général est souvent simplifié et donné sous forme d’une réponse impulsionnelle
invariable dans le temps. Pour un canal stationnaire, l’équation 4-8 est réduite à :

N −1
h(t ) = ∑ akδ (t − τ k ) exp( jϕ k ) 4-9
k =0

1. Réponse du canal à un signal x(t)

Considérons le signal d’entrée x(t) donné par :

x(t )= Re{s (t )exp ( jω0t )} 4-10-a

avec s(t) : signal contenant l’information « passe bande » autour de la fréquence porteuse ω0.
Le signal de sortie y(t) est donné par :

+∞
y (t ) = h(t ) * x(t ) = ∫ x(τ )h(t − τ )dτ 4-10-b
−∞

de même le signal y(t) peut s’écrire sous la forme :

y (t ) = Re{ρ (t ) exp ( jω0t )} 4-10-c

ρ(t) est la composante « passe bande » du signal de sortie y(t).

N −1
ρ (t ) = ∑ ak s (t − τ k ) exp ( jϕ k ) 4-10-d
k =0

2. Profil de dispersion de délais de propagation

La fonction profil de dispersion est une fonction caractéristique du canal mesurant la


distribution de la puissance du signal reçu en fonction des délais de propagation des trajets
multiples générés dans le canal. Mathématiquement cette fonction est définie comme étant le
module de la réponse impulsionnelle, elle est donnée par :
N −1
P(τ ) = h(τ )h* (τ ) = h(τ ) = ∑ ak2δ (τ − τ k ) 4-11
2

k =0

si une impulsion q(t) avec une largeur finie, est utilisée pour exciter le canal. La fonction P(τ)
sera alors donnée par :

N −1
P(τ ) = y (τ ) = ∑ ak2 q(τ − τ k )
2 2
4-12
k =1

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La Figure 4-7 montre un exemple de profil de dispersion du canal radio mobile enregistrée sur
une distance de 0.6m.

Réponse impulsionnelle Large bande


Situation LOS
Distance Tx-Rx : 18.66 m
1 RMS Delay Spread moyen: 32.74 ns
Affaiblissement moyen: 63.85 dB
0.9
Puissance relative

Fréquence : 2400 MHz


0.8

0.7

0.6

0.5

0.4 0.6
0.3
0.4
0.2

]
[m
0.2
0.1

nce
sta
0 0

Di
0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500
Délais [ns]

Figure 4-7: Exemples de profils de dispersion.

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3. Délai moyen et Délai quadratique moyen

En général le délai quadratique moyen (rms. Delay spread) τrms est le paramètre le plus
représentatif du canal radio mobile. Il mesure la dispersion temporelle des trajets multiples,
et représente la déviation standard des délais de propagation par rapport à la moyenne, il est
donné par [2,14,21] :

1
 N −1 2 2
∑ ( )
2
 τ k − τ moy − t A ak 
τ rms =  k =0 N −1  4-13



k =0
ak2 


avec tA le temps d’arrivée du premier trajet dans le profil de dispersion, et τmoy le délai moyen
définit par :
 N −1 2
 ∑ (τ k − t A )ak 
τ moy =  k =0 N −1  2-14



k =0
2
ak 


Les expressions ci-dessus montrent que τmoy est le moment du premier ordre de la fonction
caractéristique P(τ) relativement au premier trajet arrivant au récepteur. τrms est la racine
carré du moment central du deuxième ordre de la P(τ).
Le délai quadratique moyen τrms donne une indication sur le taux maximal de transmission que
peut supporter le canal sans utiliser les techniques de diversité et les techniques
d’égalisation. Les performances des systèmes de communication opérants dans des
environnements multitrajets sont très sensibles à ce paramètre.
Le tableau suivant donne quelques valeurs typiques du délai quadratique moyen pour
différents environnements de propagation.

Environnement Fréquence en MHz τrms en ns Remarques


Urbain 910 1300 valeur moyenne
Urbain 910 3500 valeur maximale
Suburbain 910 200-310 valeurs typiques
Suburbain 910 1960-2110 valeurs extrêmes
Indoor 1500 10-50
Indoor 1500 25 valeur moyenne
Indoor 1900 70-94 valeurs moyennes
Indoor 1900 1470 valeur maximale

Tableau 4-1 : Valeurs typiques du délai quadratique moyen.

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4. PROPAGATION A TRAJETS MULTIPLES

L’onde émise par la station de base parvient au récepteur mobile via plusieurs trajets.

S2

S3
S4

S1

S1 : Rayon réfléchit par le sol S3 : Rayon réfléchis sur un mur

S2 : Rayon diffracté S4 : Rayon diffracté par le toit d’immeuble

Figure 4-8 : Propagation Multi trajets

L’enregistrement d’un signal reçu par un mobile est très caractéristique, présente des
évanouissements profonds régulièrement espacés.
Pour décrire cette modulation de l’onde reçue, modulation crée par la propagation à trajets
multiples, il n’est pas possible d’analyser chaque situation instantanée, en effet le nombre de
données à prendre en compte est très grand. Ce phénomène est alors modélise par une
statistique des résultats mesurés.
La propagation à trajets multiples affecte les trois paramètres d’un signal sinusoïdal de la
façon suivante :
1. La fréquence par effet Doppler
2. L’amplitude par le fading de Rayleigh
3. La phase par la dispersion des temps de propagation selon les trajets.

1. Effet Doppler

Il affecte la fréquence de toute onde transmise ou reçue par un mobile en déplacement.


Le décalage de Doppler est donnée par :

cos(α i )
v
fd = f 4.15
c
avec
• f : fréquence de l’onde incidente
• v : vitesse de déplacement du mobile
• c : vitesse de propagation de l’onde
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• αi:angle formé par la direction de propagation de l’onde et la direction de
déplacement du mobile.

Onde Incidente

αi

Figure 4-9 : Effet Doppler

Pour une distribution uniforme de αi, une raie de fréquence f se transforme en un spectre
en U limité entre f-fdmax et f+fdmax avec fdmax le décalage de Doppler max
Généralement fdmax reste inférieur à l’imprécision sur la fréquence porteuse, pour le cas
des VHF et UHF fdmax varie de 1Hz à 300Hz.

5. FADING DE RAYLEIGH
1. Statistique de l’amplitude du signal reçu

L’amplitude du signal reçue par le mobile est une variable aléatoire. La densité de
probabilité décrivant les variations de l’amplitude est donnée par :

 R 2 + A2   2 RA 
p(R ) = 2 exp −
2R
 J0  4.16
E0  E02   E02 

Avec A l’amplitude de l’onde directe s’elle existe, E0 étant la valeur quadratique moyenne du
signal, J0 la fonction de Bessel du premier espèce.
La figure suivante [figure 4-10] montre un exemple d’enregistrement du signal reçu par un
mobile, on note les variations rapides de l’amplitude du signal et la présence
d’évanouissements très profondes qui atteignent -30dB. On note aussi que les
évanouissements arrivent d’une façon périodique sur un intervalle de λ/2.

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Figure 4-10 : Exemple de variations d’amplitude du signal reçu par un mobile

cas du mobile bien dégagé


en valeur relatif
R 2 A 2
r= a=
E0 E0
 r 2 + a2 
p(r ) = r exp −  J 0 (ar ) 4.17
 2 

cas du mobile encaissé

 R2 
p (R ) =
2R
A=0 exp  − 2  4.18
E02  E0 
On retrouve dans ce cas la fonction de distribution de Rayleigh, d’où la nomination
« Fadings de Rayleigh », la figure 4-11 montre les variations d’une telle distribution.
0.7

0.6065/ Ε0
0.6
mean = 1.2533Ε0
median = 1.177 Ε0
0.5
variance = 0.4292 Ε02
0.4

0.3

0.2

0.1

0
0 Ε
1
0 22 Ε0 33 Ε0 44 Ε0 55 Ε0

Figure 4-11 : Densité de Rayleigh

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La fonction de répartition est donnée par :

R
 R2 
F (R ) = P (r ≤ R ) = ∫ p(r )dr = 1 − exp − 2  4.19
0  E0 

0.8

0.6

0.4

0.2

0
0 1 2 3 4

Figure 4-12: Fonction de répartition de Rayleigh

Valeur moyenne :

π
R = ∫ rp (r )dr = E0 4.20
0
2

Valeur quadratique moyenne :



R 2 = ∫ r 2 p (r )dr = E02 4.21
0

Ecart type :
 π
2
σ R2 = R 2 − R = E02 1 −  4.22
 4
σ R ≅ 0.46 E0 ≅ 0.52 R

2. Quelques résultas pratiques

On cherche le pourcentage pour que le signal reçue dépasse la valeur quadratique moyenne
d’une certaine quantité n exprimée en dB, le tableau suivant résume ces résultats pratiques.

Seuil n en dB 20 10 -3 -10

P(R>E0-n) 99% 90.5% 13.5% 0%

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On remarque le signal n’a que 13.5% de chance de dépasser le seuil E0 + 3dB qui correspond
en valeurs linéaires à E0 2

3. Durée des évanouissements

Un évanouissement est observé quand le signal reçu est inférieur à une valeur minimale Rmin,
ces évanouissements ont pour conséquences :
• Remonté du bruit en BF après démodulation pour les systèmes analogiques.
• Génération des erreurs de données en paquet pour les systèmes numériques.
Il est important de connaître la durée des ces évanouissement afin de concevoir les codes
détecteurs et correcteurs d’erreurs les mieux appropriés.
Si ti est la durée du ieme évanouissement alors :

  R2 
ti = TP(r < Rmin ) = T 1 − exp − min
2
 4.23
  E0 

Avec T la durée d’observation.


La valeur moyenne des durées d’évanouissements est alors :

t= ∑t i
4.24
NR.T
avec NR. Le nombre de fois ou l’enveloppe du signal franchit la valeur minimale Rmin dans le
sens croissant.
NR a été calculé par Rice et il est donné par :
R  R2 
NR. = f d 2π Exp − 2  4.25
E0  E0 

Exemple : cherchons les durées d’évanouissements correspondants aux seuils du signal


E0 , E0 − 10dB et E0 − 20dB

R/E0 en dB 0 -10 -20

E0 E0/v10 E0/10
R

t (ms) 34 6 2

Si R est la sensibilité du récepteur alors pour une marge de 19dB entre R et la valeur
moyenne quadratique, le système doit être capable de corriger une absence de 2ms du signal.
En général, la valeur moyenne t est une variable aléatoire, on s’intéresse plutôt à la
dispersion des durées des ces évanouissements.
La répartition des durées des fadings obéit assez bien à une loi exponentielle.

a ( t ) = λ Exp ( − λ t ) t =1/ λ 4.26

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Quelles valeurs de durée moyenne t pour une sensibilité du récepteur E0 − 20dB .

F(MHz) 87 150 200 400 900

t(ms) v=54Km/h 9.2 5.3 4 2 0.9

6. MODULATION DE FREQUENCE PARASITE

Cette modulation est très importante dans la mesure ou le procède de modulation le plus
courant est la modulation de fréquence ou de phase.

1. Distribution de la phase du signal

La phase θ est supposée uniformément distribuée sur l’intervalle [0,2π] :

p(θ ) =
1
4.27

Pour examiner comment se comporter, la modulation de fréquence parasite, il faut
considérer la densité de probabilité jointe de R, R’, θ et θ’.
Avec
R :V.A de l’amplitude du signal
R’ :Dérivé de R
θ :V.A de la phase du signal
θ’ :Dérivé de θ

R2  1  R 2 R'2 R 2θ '2  
p (R , R ' ,θ ,θ ' ) = exp −  + +  4.28
4πb0b2  2  b0 b2 b2  

Cette équation permet de déduire la densité de probabilité de θ’ donnée par :

p(θ ') =
1 k b0 1
k= = 4.29
(
2 1 + k θ '2
2
)3/ 2
b2 πf d 2

La fonction de distribution de θ’ est alors :

1 
−1 / 2
θ '0  θ '2 
F (θ '0 ) = p(θ ' ≤ θ '0 ) = 1 + 1 + 20 2   4.30
2  πf d 2  2π f d  

Si on pose θ’ = 2πf0 f0 sera alors l’excursion de fréquence de la modulation de fréquence
parasite générée.

1 2  1  2 2 
p( f 0 ≤ f d ) = 1 + = 90% p( f 0 ≤ 2 f d ) = 1 + = 97% 4.31
2 1 + 2  2  1 + 8 

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2. Bande de cohérence

La propagation à trajets multiples présente en outre une distorsion du signal modulé, qui
est due, cette fois, à la différence des temps de propagation le long de chacun des trajets. La
dispersion des temps de propagation conduit à rendre indépendants les comportements des
composantes spectrales d’un signal radiofréquence véhiculant de l’information, lorsque leurs
fréquences respectives sont éloignées l’une de l’autre. Il en résulte clairement une limitation
de la largeur de bande du signal transmis donc de son débit d’information.
La bande de cohérence est définie comme étant la bande de fréquence dans laquelle les
comportements des signaux radiofréquences sont fortement corrélés, ce qui permet le
fonctionnement correct du système de modulation / démodulation.
La corrélation intervenant dans la définition de la bande de cohérence dépend du type de
modulation utilisée, Lee [91 Chapitre 6] a montré que dans le cas d’une modulation d’amplitude
la bande de cohérence est donnée pour un coefficient de corrélation d’amplitude supérieur à
50% par :

(∆f )c = 1
4.32
2πτ rms
Dans le cas d’une modulation de fréquence ou de phase la bande de cohérence est donnée par :

(∆f )c = 1
4.33
4πτ rms

avec un coefficient de corrélation de phase supérieur à 50%.


τrms représente le délai quadratique moyen du canal.

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