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Téléphonie générale 1

Chapitre 1 : Généralités

1.1. Historique des télécommunications


1.1.1. Télégraphe aérien
Le télégraphe des frères CHAPPE a permis la première liaison entre PARIS et LILLE en 1794.
Chaque station est composée d’une tour sémaphore équipée de bras oscillants pour émettre le
message et d’une lunette pour lire le précédent. Les tours sont espacées de 8 à 10 km.
En 1844, le réseau français comporte 5000 km de liaisons réalisées à l’aide de 533 stations. Un
message peut-être relayé en quelques heures mais seulement de jour et le duplex est impossible.

Figure 1.1 : Station du télégraphe des frères CHAPPE

1.1.2. Télégraphe électrique


Avec la pile de Volta (1800) et l’électro-aimant de Sturgeon (1824) Gauss et Weber mettent au
point le premier télégraphe utilisable (à galvanomètre). Le télégraphe permet la transmission de
texte seulement, l’alternat est possible.
1836 : premier télégraphe véritable (électroaimant) par Morse,
1844 : première ligne type Morse Baltimore-Washington (70 km),
1845 : première ligne en France,
1851 : première traversée de la manche grâce au latex "Gutta-percha",
1866 : première traversée de l’atlantique (15 signaux / s !),
1865 : Création à Paris de l’U.T.I. (Union Télégraphique Internationale) qui deviendra l’U.I.T.

1.1.3. Téléphonie
1854 : Découverte du principe par Charles Bour seul,
1876 : Mise au point du premier téléphone par Alexander Graham Bell,

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1880 : La société générale du téléphone installe les premiers réseaux français (Le Havre,
Lyon, Marseille, Bordeaux)

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1883 : L’administration des Postes et Télégraphes réalise ses premiers réseaux (Reims,
Roubaix),

conduisent au monopole des PTT.
1886 : Liaison Paris-Bruxelles,
1899 : Brevet de Pupin sur l’influence de l’induction.
1905 : Première liaison "pupinisée" enterrée NewYork-Washington (337km) par A.T.T.
1924 : Création à Paris du C.C.I.F. (Comité Consultatif International des liaisons
téléphoniques à grandes distances) qui sera rattaché à l’U.T.I. en 1925.
1956 : Création du CCITT à Genève (fusion téléphone-télégraphe),
1970 : Premiers commutateurs numériques (commutation temporelle),
1976 : Signalisation par canal sémaphore (CCITT n°7),
1980 : Etude du numérique de bout en bout,
1985 : Synchronisation du réseau (horloges atomiques), n° à 8 chiffres,
1986 : TRANSCOM liaisons 64k commutées,
1987 : Début du RNIS (Lannion et Rennes),
1995 : Le réseau français est entièrement numérisé (transport et commutation).
1996 : Numérotation à 10 chiffres.
1998 : Libéralisation du téléphone en France.

1.2. Structure du RTC


1.2.1. Terminal d’abonné
Le spectre de la voix humaine possède l’allure suivante :

Figure1.2 : Spectre de la voix humaine


Le signal transmis devra être analogique, dans la bande 300-3400Hz et d’une amplitude maximum

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On appelle terminal ou équipement d’extrémité tout équipement qui se trouve au bout de la ligne
d’abonné.
Poste téléphonique :
- dispositif antilocal par montage en pont,
- sonnerie via C=2μF court-circuitée par K3 pendant la numérotation.

Figure 1.3. Schéma de principe d’un poste S63 à cadran

1.2.2. Installation intérieure


Les distances recommandées et le câble conseillé (278.4.6 = câble 4 paires 0,6mm) permettront
de conserver le câblage si l’abonné évolue vers le RNIS (Réseau Numérique à Intégration de
Services).

Figure 1.4. Code de couleur du câble intérieur 4 paires

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Les 4 paires seront raccordées sur une prise 8 plots spécifique à la France, elles permettent le
raccordement éventuel de 2 lignes sur une même prise.
Le module RC qui doit être branché en tête de ligne entre les plots 1-3-5 permet à France Télécom
de tester la ligne d’abonné (en cas de dérangement) et de simuler la sonnerie par un condensateur
en cas de débranchement du poste. Une sonnerie électromagnétique supplémentaire sera
branchée entre 1 et 5 (après déplacement d’un strap interne au poste) et le plot 2 pourra être relié
au point interne 15 du poste afin d’éviter le tintement des sonneries lors d’une numérotation
décimale.

Figure 1.5: Prise intérieure à 8 Bornes

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1.2.3. Ligne d’abonné


La ligne d’abonné est constituée d’une paire de cuivre continue de diamètre 0,4 à 0,8mm jusqu’au
commutateur de rattachement. La plupart des abonnés ont une ligne inférieure à 4 km. L’abonné
est relié à un point de concentration (zone rurale) ou directement à un sous-répartiteur par un
câble aérien ou souterrain d’une ou deux paires (deux dans les nouvelles installations) puis par un
câble de transport multipaires jusqu’à son commutateur de rattachement.

Figure 1.6. Chaine de communication


Câble abonné :
- aérien 5/9 = 1 paire 0,74mm - 0,96dB/km
- aérien 5/10 = 2 paires 0,8mm - 0,8dB/km
- souterrain 92/2/6 = 2 paires 0,6mm - 1,04dB/km
- souterrain 92/2/8 = 2 paires 0,8mm - 0,8dB/km.
Passage 2fils/4fils :
Pour pouvoir transporter sur grande distance (amplification, numérisation ...) il est nécessaire de
séparer le signal émis du signal reçu. Cette séparation sera réalisée par un transfo hybride ou
différentiel, on parle alors de "circuit" de transmission.

Figure 1.7. Passage deux fils en quatre fils

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La séparation n’étant jamais parfaite, un écho a lieu. Celui-ci étant particulièrement gênant dans
les liaisons très longues on a installé des suppresseurs d’écho qui fonctionnent en atténuant
fortement le canal dont le signal est le plus faible (idem système "main libre" sur certains
terminaux) et interdisent alors un fonctionnement duplex (inutile en "parole" !).

Figure 1.8. Circuit antilocal

1.2.4. Boucle Locale Radio


A partir de 2001, plusieurs opérateurs pourront utiliser des fréquences radios qui ont été libérées
pour permettre le raccordement d’abonné par liaison radio.
Les Fréquences libérées sont 3,5GHz (zone rurale, portée environ 15km) et 26GHz.
Les opérateurs pourront offrir des liaisons n.64kbit/s ou n.2Mbit/s (en pratique on trouvera 64kbit/s,
512kbit/s et 1Mbit/s).

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1.2.5. Commutation
1.2.5.1. Rôle d’un commutateur
- aiguiller les communications (commutation de circuits)
- concentrer le trafic
- taxer l’abonné
- surveiller la communication

1.2.5.2. Familles de commutateurs


- Rotatifs (rotary ...) abandonnés en 1960,

Entrée
Contacts

Figure 1.9. Sélecteur rotatif Strowger à un mouvement

C’est un contact rotatif activé par un électroaimant qui constitue le point de connexion
Le sélecteurà deux mouvements fait un mouvement de bas en haut et de rotation horizontale

Section de a

Axe de rotation

Figure 1.10. Sélecteur rotatif à deux mouvements trois fils

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- Electromécaniques (cross bar),


- Electroniques :

), les seuls actuellement

La commutation temporelle demande la conversion analogique / numérique de la voix


téléphonique avant d’effectuer la commutation.

Figure 1.11. Principe de la conversion analogique/numérique

En téléphonie temporelle, ce n'est plus le signal électrique analogique engendré par la parole de
l'abonné qui est commuté ou échangé entre centraux, mais les valeurs de ce signal à des instants
successifs régulièrement espacés. Dans l'étage d'entrée du central, le signal de parole doit donc
subir tout un traitement pour prélever, mesurer et coder les amplitudes des échantillons, avant
envoi vers le correspondant. Puis, inversement, à partir des codes reçus, on restaure le signal
sous sa forme analogique avant envoi sur la ligne de l'abonné.

Après quoi, tous les travaux de commutation et de transmission sont effectués sur des valeurs
numériques qui se présentent sous la forme de nombres binaires. Cette technologie permet la
transmission de plusieurs communications sur un même support. La jonction, multiplexée à 2048
kb/s, réalise un multiplex temporel de 30 voies téléphoniques et 2 voies auxiliaires de service.

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L’équipement du réseau français, à la fin des années 1990, se partage dans l’ensemble entre trois
systèmes, le E10, le MT développé par le groupe ALCATEL et le MET, filiale commune de MATRA
et d’ERICSSON.

1.2.6. Structure du réseau

Figure 1.12. Le réseau téléphonique commuté

Un commutateur local gère de 100 à 5000 abonnés situés à moins de 10 km. Un commutateur à
autonomie d’acheminement (CAA) autorise jusqu’à 50 000 connexions. Dans les grandes
agglomérations, les CAA peuvent être directement reliés entre eux. En région parisienne, les CAA
deviennent des commutateurs urbains (70% du trafic entre CU !).
L’interconnexion des commutateurs, jusqu’à présent réalisée par câblage coaxial avec secours par
faisceau hertzien, sera à terme réalisée par fibre optique avec sécurisation par bouclage.
9 CTP : Nantes, Rouen, Paris, Lille, Nancy, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Marseille.

1.2.7. Multiplexage
Pour mieux assurer le transport des communications entre commutateurs on multiplexe les canaux
que l’on transporte ensuite sur des supports à bande passante élevée (faisceaux hertziens, câbles
coaxiaux, fibres optiques).

1.2.7.1. Multiplexage analogique


Ce multiplexage est dit "à courant porteurs". Chaque canal analogique 300-3400Hz est modulé
en BLU sur des porteuses séparées de 4KHz

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Groupe primaire :
A = 12 canaux --> 12..60kHZ [48kHz] en BLU inférieure
B = 12 canaux --> 60..108kHz [48kHz] en BLU supérieure
Groupe secondaire :
5 groupes primaires (60 canaux) --> 312..552kHz en BLU inférieure
Groupe tertiaire :
5 groupes secondaires (300 canaux) --> 812..2044kHz
Groupe quaternaire :
3 groupes tertiaires (900 canaux) --> 8516..12388kHz

1.2.7.2. Multiplexage numérique


Ce multiplexage est apparu au début des années 1970, c’est un multiplexage temporel (MIC :
Modulation par Impulsion et Codage). C’est le seul utilisé depuis 1995en France.
MIC CEPT :
C’est le premier niveau de multiplexage, il est constitué de 32 canaux à 64000kbit/s (30 voies +
1 signalisation + 1 synchro). Une trame MIC dure 125 μS, elle se compose d’un octet de
synchro, de 15 octets représentant les voies 1..15, d’un octet de signalisation et de 15 octets
pour les voies 16..30. Ce niveau de multiplexage peut être fourni à l’abonné (raccordement de
PABX). L’accès primaire RNIS (30B+D) est physiquement identique.
Multiplexage plésiochrone (G702):
Technologie dite PDH (Plesiochronous digital hierarchy). D’un niveau de multiplex à l’autre, une
marge est ajoutée afin de compenser les décalages de rythme des horloges. L’extraction d’une
voie d’un multiplex haut débit nécessite le démultiplexage complet. Cette technologie est
encore très présente au niveau du réseau de transport d’accès.

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⇒TN1 = 32x64 = 2048 kbit/s (30 voies) [2 Mbit/s]


⇒TN2 = 4x2048 + 256 = 8448 Kbit/s (120 voies) [8 Mbit/s]
⇒TN3 = 4x8448 + 576 = 34.368 Kbit/s (480 voies) [34 Mbit/s]
⇒TN4 = 4x34368 + 1792 = 139.264 Kbit/s (1920 voies) [140 Mbit/s]
Un niveau 4xT4 = 565 Mbit/s se rencontre parfois.En Amérique du nord, les niveaux de multiplex
sont différents, le premier niveau (canal T1 de BELL) comporte 24 voies codées sur 7 bits + 1 bit
de signalisation. La trame est de (24x8)+1 = 193 bits en 125 μs (1544 kbit/s). Pour le RNIS T1
devient 23B+D.
T1 = 1,544 Mbit/s (24 voies) [1,5 Mbit/s]
T2 = 4x1544 + 136 = 6312 kbit/s (96 voies) [6 Mbit/s]
T3 = 7x6312 + 552 = 44.736 kbit/s (672 voies) [45 Mbit/s]
T4 = 6x44736 + 5760 = 274.176 kbit/s (4032 voies) [270 Mbit/s].
Au Japon les niveaux sont : T3 = 5xT2 = 32.064 kbit/s et T4 = 3xT3 = 97.728
kbit/s.
Multiplexage synchrone (G707..709):
Technologie dite SDH (Synchronous digital hierarchy). Nécessite un réseau synchronisé,
l’extraction d’une voie sur un multiplex haut débit est possible directement.

STM : Synchronous Transport Module


⇒STM1 = 155.520 Mbit/s (1920 voies) [155 Mbit/s]
⇒STM4 = 622.080 Mbit/s (7680 voies) [622 Mbit/s]
⇒STM16 = 2.488 Gbit/s (30720 voies) [2.5Gbit/s]
⇒STM64 = 9.953 Gbit/s (122880 voies) [10Gbit/s]
Transmission :
TN4, STM1 sur coaxial, faisceau hertzien ou fibre optique,
STM4, 560M sur coaxial ou fibre optique,
STM16/64 sur fibre optique (=1330nm à 1550nm).
Actuellement la technologie WDM (Wavelength division multiplexing) multiplexe plusieurs
longueurs d’ondes sur une seule fibre (8 à 64 séparées de 0,4 à 0,8nm dans la fenêtre des
1530..1620nm).

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On parle couramment de DWDM (dense WDM) lorsque l’on utilise plus de 8 longueurs d’onde.
WDM permet de mieux utiliser la bande passante des fibres optiques et aux opérateurs de monter
en débit sans recourir à des travaux de génie civil. Chaque longueur d’onde véhicule actuellement
2,5Gbit/s ou10Gbit/s (40Gbit/s en cours) et actuellement on peut avoir 40 longueurs d’onde sur
une fibre (une centaine en prévision). La limite théorique d’une fibre optique est estimée à
15 Tbit/s !
Les liaisons SDH sont organisées en boucle pour assurer leur sécurité.

1.2.8. Synchronisation du réseau

Figure 1.13. Synchronisation du réseau


La synchronisation du réseau (commutateurs) a démarré en 1986 et s’est achevée en
1988. Elle utilise comme référence, 7 horloges atomiques d’une précision de 10-12 (4 à Paris et 3
à Lyon). Les USRN sont maillées : chaque CTP reçoit 3 trains de fréquence (Paris, Lyon, un
autre CTP), de même chaque CTS reçoit de 2 CTP et d’un autre CTS...

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1.2.9. Dimensionnement d’un accès


Le nombre de circuits nécessaire entre deux commutateurs ou pour une entreprise dépend du
trafic à écouler et de la probabilité de non satisfaction (perte d’appel) que l’on tolère.
Le taux de connexion (intensité du trafic) est défini par le rapport de la durée de connexion (du ou
des organes connectés) sur la durée d’observation (une heure en général). Il s’exprime en Erlang
ou en minutes/heure.
1 T
I= ∫ n(t)dt
T 0

avec n = nb d’organes connectés.


Probabilité de perte d’un appel (encombrement) :

Un abaque ci-dessous permettant de déterminer cette probabilité de pertes.

1.2.9.1. Exemple de dimensionnement d’un accès


Dans une entreprise, on a dénombré aux heures de pointes 200 appels d’une durée moyenne
de 6 minutes à l’heure. On désire que la probabilité de perte d’un appel à ces heures n’excède
pas 1%.
Intensité = 200 x 6 = 1200 minutes/heure ou 1200/60 = 20 Erlangs.
La moyenne est donc de 20 appels simultanés, en ne prévoyant que 20 voies de
communications on peut constater (abaque) que le taux de perte sera de 15 % !Pour que le
taux de perte soit < 1% il faut 30 organes (30 circuits de communication = 1 accès MIC ou 1
accès primaire RNIS).

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Figure 1.14. Abaque de la première formule d’Erlang

1.3. Signalisation et taxation de l’abonné


1.3.1. Signalisation chez l’abonné

1.3.1.1. Prise de ligne


Au repos U=48 Volts (fourni par le commutateur de rattachement), i < 3 mA.
Décrochage : il faut i de 33 à 50 mA, le commutateur qui explore les lignes toutes les
500 ms détecte le décrochage et émet une tonalité continue "invitation à numéroter"
(La3 = 440 Hz).

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1.3.1.2. Numérotation
 Décimale (impulsions) : le combiné provoque des coupures de ligne calibrées (66-33ms)
selon le chiffre (0=10 impulsions) avec un intervalle minimum de 350ms entre deux
chiffres (exemple le cas du poste S63).
Multifréquence (DTMF Dual Tone Multi-Frequency): Cas du poste à clavier chaque chiffre
est codé par une paire de fréquences d’une durée minimum de 40ms et séparés par un
silence minimum de 40ms.

Figure 1.22. Photo d’un poste à clavier

Figure 1.23. Les touches et les paires de fréquences


Si le silence entre deux chiffres est supérieur à 10 s (ou 20s) le commutateur émet la tonalité
"occupation".

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1.3.1.3. Acheminement
Tonalité "acheminement" chez le demandeur : 440 Hz (50ms-50ms). Cette tonalité est
supprimée depuis le 18/10/1996.
Envoi du "signal d’appel" (courant de sonnerie) chez l’appelé : 80 V/ 50Hz,1,7s-3,3s
superposé à l’alimentation.
Tonalité "retour d’appel" chez le demandeur : 440 Hz (1,7s-3,3s).

1.3.1.4. Autres signaux


"occupation" : demandé occupé ou encombrement 440Hz, 500ms-500ms,
International : 330Hz + 440Hz,
Impulsion de tarification (sur abonnement) : tonalité 12kHz, 80mV, 125ms (au lieu de
l’ancienne impulsion 80V par rapport à la terre).
Signal de rappel (Touche "R") : provoque une coupure calibrée (220..320ms) permettant
au commutateur de saisir le N° qui sera transmis en cours de communication (services
spéciaux : conférence...).
de la
tonalité "occupation" vers le poste resté en ligne.
Raccrochage de l’appelé : la ligne est maintenue pendant une temporisation de2 à 4s,
un décrochage de l’appelé rétablit la communication.
Inversion de polarité : l’alimentation 48V sera éventuellement inversée lors de
l’établissement de la communication (début de taxation sur cabines publiques).

1.3.2. Signalisation dans le réseau

1.3.2.1. Signalisation via les circuits


L’établissement d’un circuit entre deux abonnés se fait de proche en proche. Le N° demandé
progresse de commutateur en commutateur. La commutation sera donc assez lente et un
circuit sera utilisé pour l’acheminement de l’appel, même si l’appelé est "occupé" ! Cette
signalisation est abandonnée en France.

1.3.2.2. Signalisation par réseau sémaphore


Toute la signalisation se fait sous la forme de messages (paquets X25) et est transportée par
un réseau sémaphore indépendant du réseau de transport (circuits). Les deux réseaux utilisent
les mêmes infrastructures numériques (MIC) mais sont organisés différemment. Des PTS
(Points de Transfert Sémaphore) routent la signalisation et des PS (Points Sémaphore)
assurent l’interconnexion avec les commutateurs.

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Avec la signalisation CCITT N°7, dont l’étude a démarré en 1976 et la mise en place en 1987,
le circuit est préparé rapidement et n’est établi que lors du décrochage de l’appelé. Cette
signalisation améliore le temps de réponse des commutations RTC analogiques et est
indispensable au RNIS (signalisation riche et évolutive).

Figure 1.15. Signalisation par canal sémaphore

1.3.3. Plan de numérotation


Un plan mondial, définit par le CCITT (UIT-T), divise le monde en 9 zones (1 =Amérique du nord, 2
= Afrique, 3 = Europe du sud, 4 = Europe du nord ...). Un abonné sera identifié par 3 chiffres
définissant sa zone internationale + 8 chiffres.
USA : 1xx + 8 chiffres,
France : 33x + 8 chiffres, (330..339 prévus)
Malte : 356 + 8 chiffres.
Le n° d’un abonné est AB.PQ.MC.DU avec AB = zone géographique (département),PQ =
commutateur de rattachement, MCDU=n° d’abonné.
Avant 1985 : Numérotation locale à 6 chiffres PQMCDU et interurbaine par 16 puis
ABPQMCDU.
♦ 23/10/1985 : Numérotation à 8 chiffres, la France est divisée en 2 zones, numérotation dans
une zone par ABPQMCDU, appel de l’autre zone par 16 (+1 pour zone Paris) puis
ABPQMCDU.

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18/10/1996 : Numérotation nationale à 10 chiffres EZABPQMCDU (E = opérateur longue


distance, Z = zone) avec disparition du 16, la France est divisée en 5 zones (01..05), 1 = île de
France, 2 = nord-ouest...., 6 = mobiles, 7 = n° non géographiques,8 = n° spéciaux, 00 =
international.
1/1/1998 : Avec la libéralisation des télécommunications, de nouveaux opérateurs peuvent
apparaître, les plus importants se sont vus attribuer un préfixe par l’A.R.T.
(Autorité de Régulation des Télécommunications - ex DGPT) : 0 = opérateur local,1 = services
d’urgences, 3 = services télématiques, puis 2 = Siris, 4 = Tele2,5 = Omnicom/Ventelo, (6 =
Esprit télécom), 7 = Cegetel, 8 = France Télécom,9 = 9 Télécom (Bouygues). Un abonné
désirant utiliser le réseau Cegetel composera par exemple le 72.98.47.81.00 (70... pour
international). Pour les petits opérateurs, le préfixe 16 précédera le n° à 2 chiffres de
l’opérateur (ex 18 pour MCI-worldcom, 26pour Tiscali, 82 pour Colt...) puis le n° à 10 chiffres
appelé.
♦ 1/1/2000 : le 0 doit suffire pour désigner son opérateur local habituel et son opérateur long
distance prédéfini.
♦ 1/1/2001 : l’ART autorise le dégroupage des lignes d’abonnés (un opérateur concurrent doit
pouvoir se raccorder sur la paire de cuivre chez France Télécom),mais la mise en œuvre
effective de ce dégroupage prend du retard… Attribution de fréquences pour la création de
BLR (Boucle Locale Radio) afin de permettre le raccordement alternatif d’abonnés. Portabilité
des numéros : l’abonné pour conserver son n° même s’il change d’opérateur ou de lieu
géographique (actuellement effectué par un mécanisme de renvoi d’appel, on prévoit la mise
en place d’un mécanisme de routage intelligent).

1.3.4. Tarification
Les communications étaient facturées uniquement par UT (Unité Téléphonique) indivisibles et
comptée d’avance. La durée de l’UT dépendant de la distance, et de l’heure.
En France, pendant de nombreuses années le prix de l’UT était de 0,615 FHT, les durées ont par
contre été modifiées.
La tendance générale va vers une augmentation du coût des abonnements et une diminution de
celui des communications interurbaines et internationales. L’apparition de services forfaitaires se
généralise.
1956 : La France est divisée en 478 circonscriptions tarifaires. Le coût du raccordement est
élevé, les communications locales sont sans limite de durée et l’interurbain est par
paliers de 25, 50, 100 et 200 km.
1978 : Suppression du palier de 200 km.
1985 : Les communications locales sont taxées à la durée UT = 20 minutes puis 6minutes en
1986. Les durées de l’interurbain sont progressivement allongées (UT surplus de 100km
= 12s, 16s puis 17s en 1990).

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♦ 1994 : Création des zones locales élargies, dans les zones limitrophes on applique la
tarification locale dont l’UT est ramenée à 3 minutes (45s et 6 minutes auparavant).
Les durées de l’interurbain sont allongées : pour 30km<d<52km de 24s on passe à45s ;
au-delà de 100km on passe de 17s à 19s puis 21s en 1995. Abonnement unique et
augmenté = 45F.
1996 : Création de service réduction (Primaliste et temporalis). Interurbain à 26s, abonnement
à 52,80F. Fusion de certaines circonscriptions afin de corriger les anomalies des zones
locales élargies de certains départements. Fusion de "Quimper "et "Carhaix" en Finistère
et de "Lorient" et "Auray" en Morbihan par exemple.
♦ Mars 97 : Augmentation de l’abonnement (68 F/mois) et durée de l’UT à 32s. Option forfait
local (6 heures pour 30F/mois aux heures creuses).
Octobre 97 : Tarification à la seconde (0,28.. 1,14 F/minute) après une unité forfaitaire (0,74F
pour 180s en local .. 39s en national). Fusion des zones >52 km et>100 km. Réductions
horaires corrigées : 1/2 tarif de 19h..8h et Week-end seulement, après l’unité forfaitaire.
1998 : Libéralisation, apparition de nouveaux opérateurs ... Les communications locales
restent cependant liées à France Télécom qui est propriétaire des lignes d’abonnés.
♦ 2001 : Dégroupage des lignes d’abonnés imposé à France Télécom par l’ART et libéralisation
de fréquences permettant la constitution de boucles locales. De nouveaux opérateurs
locaux peuvent apparaître.

1.4. Interface téléphonique


Le réseau français est numérisé, les communications téléphoniques sur le RTC sont analogiques
(bande 300-3400Hz) mais uniquement du terminal de l’abonné à son commutateur de
rattachement. Le signal analogique est convertit en numérique, et réciproquement, dans le
commutateur avant d’être acheminé.

1.4.1. COFIDEC (Codeur-Filtre-Décodeur)


Le signal analogique sera numérisé selon la technique MIC G711 (Modulation par Impulsion et
Codage = PCM Pulse Code Modulation). On échantillonne le signal à 8 kHz puis on convertit les
échantillons en donnée numérique sur 8 bits. Une voie téléphonique nécessite donc un canal à
64 kbit/s.
Afin d’améliorer le rapport signal/bruit, le signal subit une compression logarithmique.
La technique la plus simple pour effectuer cette compression est de numériser linéairement sur 13
bits puis de ramener à 8 bits par un codeur.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 21

Filtrage : à l’émission par un passe-bande 300..3400 Hz (±0,125dB) et une réjection du50Hz et du


8kHz (-18dB min), à la réception par un simple passe bas (lissage).
Le COFIDEC est installé dans les commutateurs pour le RTC et directement dans le terminal de
l’abonné pour le RNIS. La chaîne de conversion analogique / numérique est donnée par le croquis
ci-dessus.
Analogique-Echantillonneur 8 kHz – CAN – convertisseur Analogique/Numérique(13 bits)-
Codeur(8bits) Numérique

La technique MIC présente l’avantage d’être simple et donc d’un coût raisonnable en1985. Depuis,
d’autres techniques plus élaborées et plus économes en dimension de canal sont parfois utilisées
et permettent le multiplexage de plusieurs conversations sur un seul lien (interconnexion de PABX
par exemple). Certaines techniques de compressions de la voix ont été normalisées par l’UIT-T :
- G726 = ADPCM (32 Kbit/s)
- G728 = CELP (16 Kbit/s)
- G729 = CS-Acelp (8 Kbit/s)
- ETSI-GSM = RPE-LTP (13 Kbit/s)
- ETSI-GSM réduit = VSELP (5, 6Kbit/s)
- G723 = MP-MLQ (6, 4Kbit/s).

1.4.2. Compression logarithmique


La numérisation introduit un bruit de quantification et la dynamique d’une communication
téléphonique peut atteindre 40dB. Afin d’améliorer le rapport signal/bruit des signaux faibles on
réduira le pas de quantification pour les faibles amplitudes et on l’augmentera pour les fortes.

1.4.2.1. USA : Loi μ


Approximation sur 15 segments de droite, μ = 255
Log ( 1 +μx)
y = ------------------ ; avec -1 < x < +1 et x=Vin/Vmax
Log (1 + μ)

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


22 Téléphonie générale

1.4.2.2. Europe : Loi A


Approximation sur 13 segments de droite, A = 87,6
1 + Log Ax
y = ------------------ pour 1/A < x < 1 (x=Vin/Vmax)
1 + Log A

Ax
y = -------------- pour 0 < x < 1/A
1 + Log A
Les deux techniques sont très proches (voir courbes de compression) et donnent un rapport
signal/bruit lié à la quantification de 38dB, ce rapport est constant pour un signal d’amplitude
comprise entre -5dBm et -33dBm. Pour les signaux très faibles, elles se comportent comme
une numérisation sur 12 bits pour la loi A et sur 13 bits pour la loi μ.
A titre indicatif, le S/B d’un codage MIC-DA (32kbit/s) est de 34dB, celui d’un MIC-56kbit/s
(7bits) de 32dB.

Figure 1.16.a. Loi de compression logarithmique

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 23

Figure 1.16.b. Le niveau du signal en fonction du S/N

1.5. Défauts du réseau


1.5.1. Affaiblissement

Maximum abonné - abonné sur liaison totalement analogique = 30,8dB. L’affaiblissement de la


liaison abonné - Commutateur est proportionnel à k√f (ligne pure) et varie d’environ 0,5dB à 300Hz
jusqu’à 2,5dB à 3400Hz. L’affaiblissement maximum des autres liaisons analogiques est constant
dans la gamme 300-3400Hz. Dans les liaisons numériques, l’affaiblissement entre commutateurs
est invisible de l’abonné !

1.5.2. Distorsion de phase


Celle-ci est très gênante en transmission de données, elle se traduit par une vitesse de
propagation différente selon la fréquence. Sur une ligne pure, le temps de propagation varie de
40μs/km pour 300Hz à 5μs/km à 3400Hz.
Sur les lignes chargées (multiplex analogiques) la vitesse est constante et sur les liens numériques
la distorsion de phase est négligeable.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


24 Téléphonie générale

Ab. 2dB CL 9,5dB CAA 3,9dB CT 0dB


Gigue de phase :
Seuls les modems au débit > 4800bit/s y sont sensible. Elle est provoquée généralement par les
harmoniques du secteur et la conception des systèmes télécoms la maintient < 5°.

1.5.3. Bruit, diaphonie

1.5.3.1. Bruit blanc


Ce bruit est provoqué par l’agitation thermique, il est peu gênant car uniformément répartit dans
la bande. Le rapport signal/bruit d’une liaison téléphonique est au minimum de 25dB.

1.5.3.2. Bruit impulsif


Ce bruit est très gênant et source d’erreurs. Il est provoqué par l’induction de parasites
électromagnétiques et la diaphonie (numérotation décimale ...). La mesure de ce bruit ne doit
pas révéler plus de quelques dizaines d’impulsions en 15 minutes.

1.5.4. Écho
L’écho dans une liaison est essentiellement provoqué par les circuits assurant le passage 2fils/4fils
car ils ne sont pas toujours bien équilibrés. Sur longues distances, cet écho est très désagréable
en téléphonie aussi a-t-on installé des suppresseurs d’échos qui atténuent fortement le canal dont
le signal est le plus faible, la liaison est alors similaire à une liaison de type "half-duplex".
Afin de permettre la transmission de données en duplex, les modems émettent un signal à 2100
Hz qui inhibe le fonctionnement des suppresseurs d’échos. Ils doivent alors assurer eux-mêmes la
suppression des échos et l’adaptation d’impédance terminale.

1.5.5. Qualité du réseau numérique


Initialement on a défini la qualité des conduits numériques par le taux d’erreur sur bit(BERT) et le
taux d’indisponibilité d’une liaison. On s’est aperçu que les erreurs étaient souvent par paquets
aléatoires, on a donc défini des nouveaux modèles d’erreurs.
La recommandation G.821 du CCITT caractérise les conduits numériques en prenant comme
référence la plus longue liaison à 64 kbit/s possible : 1250 km aux extrémités nationales et 25000
km de liaison internationale.
Les paramètres définis sont :
- SAE : Seconde avec erreur,
- SGE : Seconde gravement erronée ( > 64 erreurs),
- MD : Minute dégradée (> 4 erreurs).

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 25

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


26 Téléphonie générale

Tableau 1.1. Paramètres de la quantité du réseau numérique

Une liaison sera considérée comme indisponible après 10 SGE consécutives. Les SAE sont
inaudibles en phonie mais limitent la taille des paquets en transmission de données. Les SGE sont
les plus gênantes dans une transmission aussi est-ce le paramètre le plus surveillé.
Sur le réseau national 0,12% de SGE correspond à 4 SGE à l’heure.

1.6. Services sur RTC


1.6.1. Services aux entreprises
Les entreprises possèdent un autocommutateur privé (PABX) permettant une commutation
interne. L’interconnexion au réseau public des postes internes sera réalisée par cet
autocommutateur et des services étendus du réseau public sont possibles. Avec la libéralisation,
les offres et les conditions tarifaires évoluent rapidement. Voici, par exemple, quelques offres de
base :
Groupement de ligne
* Analogiques (plus de 2 lignes sous le même n°), possibilités de lignes spécialisées à l’arrivée,
au départ ou mixte. Abonnement à la ligne avec exonération possible pour les lignes
spécialisées à l’arrivée.
* MIC : 30 voies téléphoniques par liaison MIC 2Mbit/s. Remplacé par l’accès primaire RNIS.
* RNIS : accès primaire de 15, 20, 25 ou 30 canaux B. Possibilité de groupement d’accès de
base possible (plus de 2 canaux B).
S.D.A. (Sélection Directe à l’Arrivée)
Un numéro national est attribué à un poste de l’entreprise, la fin de la commutation est
assurée par le PABX de l’entreprise. Abonnement par 10 n° de 30 à100 et par 100 n° au-
delà (50F/10n°).

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 27

Numéros Spéciaux
* Vert = 08 00 xx xxxx (ex 05.xx.xx.xx) - L’appel est facturé à l’appelé.
* Azur = 08 01 xx xxxx (ex 36.63.xx.xx) - L’appel est facturé à l’appelant comme une
communication locale.
* Indigo = 0802 - 0803 - L’appel est facturé à l’appelant respectivement 0,78F/mn ou 1,17F/mn.

TELETEL
La création d’un service télétel (36...) nécessite un abonnement TRANSPAC. France Télécom
facture la création du code d’accès et l’abonnement mensuel à ce code. Selon le type de service
créé, une partie de la facturation des appels sera réservée au prestataire du service (Kiosque).
Audiotel
Service vocal, abonnement dégressif selon le nombre d’appel pour les services 08 36 65 xx xx et
08.36.66.xx.xx et kiosque similaire au télétel pour 08.36.67...à08.36.70....
Réunion téléphone
Mise en relation simultanée de plusieurs abonnés. L’accès au service se fait par réservation. Les
communications sont normalement facturées à l’organisateur de la réunion.
Tarification (Trafic Plus…)
Réductions pour les communications nationales, locales et internationales. Selon la consommation
(similaire au Primaliste des particuliers).
Pour les très gros consommateurs, les réductions peuvent atteindre 50%…

1.6.2. Services aux particuliers


Certains services aux entreprises sont aussi disponibles aux particuliers : FADET, point
Phone....
Services confort
- Signal d’appel. - Transfert d’appel. - Conversation à trois.
Services divers
Primaliste. Primaliste internet.

Minitel
6.11 : Annuaire (gratuit 3 minutes).
36.12 : Minicom (messagerie) 1UT/45s.
36.18 : Minitel à minitel - 1UT/45s.
36.05 : Teletel - N° vert (tarif T0).
36.13 à 36.17 : Teletel (tarifs T1 à T60).
08.36.28/29.xx.xx : Teletel – (tarifs T60/70).
6.23 : TVR (Vitesse Rapide 9600-14400bit/s) - tarifs T36, T44, T60, T70.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


28 Téléphonie générale

Audiotel
08.36.64 … 70 : audiotel, tarifs selon numéro

1.6.3. Services nouveaux ou attendus


Ces services, déjà présent dans les entreprises sur les PABX, existent déjà dans certains pays
(USA en particulier) et certains se mettent en place en France.
Identification de l’appelant (par message en V23 entre 1ère et 2ème sonnerie).Installé en
France en septembre 1997.
3651).
3131).
3131).
Rappel automatique sur poste occupé (octobre 2000).
Le refus d’appel (de certains appelants).
d’une même
famille : un n° d’appel par membre).
Identification d’appel prioritaire (sonnerie différente pour certains appelants).
Le renvoi sélectif (selon l’appelant).

3125).
...

1.6.4. Annuaires

1.6.4.1. Annuaires
3611 : Annuaire de France Télécom (gratuit les 3 premières minutes)
www.pageszoom.com: annuaire de France Télécom
www.annu.com : annuaire de « ILIAD »

1.6.4.2. Annuaires inversés


3615 QUIDONC (2,23 F/min.) : France Télécom.
3617 ANNU (5,57 F/min.) : ILIAD (accès très rapide en tapant ANNU*0298478100 par
exemple).

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 29

Auto- évaluation
Quelles générations d’autocommutateurs connaissez-vous ?
Comment se fait la liaison de votre poste téléphonique à l’autocommutateur ?
Quelle partie du réseau téléphonique est multiplexée ?

Solutions
1- Le type rotatif ou strowger, le crossbar, et L’électronique ou temporelle
2- La liaison poste-autocommutateur se fait en paire de cuivre en passant par l’installation
intérieur du bâtiment, PC , RPC, SR, Répartiteur , et finalement l’autocom
3- Les liaisons entre les centraux sont multiplexées

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


30 Téléphonie générale

Chapitre 2 : Installation d’abonne

2.1. Le poste téléphonique


Malgré la diversité actuelle de présentation des postes on retrouve toujours les mêmes fonctions
de bases.
Une poste téléphonique comporte globalement deux types d’organes
 Les organes de conversations : Ils sont constitués de l’ensemble micro-écouteur (combiné)
et leurs circuits associés.
 Les organes de signalisations : Ils sont constitués de la sonnerie et du dispositif de
numérotation qui peut être un cadran ou un clavier à touche.
Le combiné est relié par un cordon électrique souple à un poste qui contient les organes et circuits.
Micro et écouteur nécessitent pour fonctionner une alimentation en courant électrique
Cette alimentation provient d’une batterie provient d’une batterie située dans le central (poste à
batterie centrale)

2.1.2. Poste à cadran

Figure 2.1. Schéma de principe d’un poste téléphonique à cadran :

Au repos
Le contact P se positionne sur 2-3 et 7-6 la sonnerie S sonne avec un courant de 50HZ 1,7 s
sonnerie et 3,3s de silence. Au décrochage ; contact P en 1-2 et 6-5 Le microphone est alimenté.
L’appelant attend la tonalité à invitation à numéroter du central. Le contact de P est actuellement
en 5-6 et 1-2. L’abonné forme le N°, voir figure 2.1., 7-6 forme les impulsions en ouvrant et en
fermant périodiquement. 3-4 se ferme pendant la numérotation afin de supprimer le cliquètement
indésirable à l’oreille. 6-5 isole la sonnerie afin de supprimer le tintement. Les enroulements I II et
III forment le circuit anti local et finalement les diodes D1 et D2 protège l’oreille contre les parasites
en provenance de la ligne.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 31

Figure 2.2: Partie mécanique d’un poste


téléphonique à cadran

La partie mécanique (figure 2.2.) comprend les pièces suivantes :


- une disque avec des trous de numérotation, 2-Disque de numérotation, 3-Axe principal, 4-
Ressort de rappel, 5-Grand engrainage, 6-Pièce à butté, 7-Jeux des contacts flexibles, court-
circuitage des impulsions de numérotation H 4-5 et une partie de circuit de parole H3-4, 8
- un ressort avec le contact H1-2 pour court-circuiter l’écouteur, 9-Petit engrainage, 10-Roue
dentée,11-Cliquet, 12-axe, 13-Roue avec engrenage,14-Vis sans fin régulateur de la vitesse de
rotation, 15-Contact rotatif en étoile pour former l’impulsion, 16-Contact à ressort H6-7, 17-
Buttée

2.1.1.1. Principe de fonctionnement


 Armement du disque :
Rotation du disque 1 jusqu’au buttée 17, 3-4-5-6-9-10 se mettent en mouvement pas
encore de numérotation.
 Relâchement du disque (Numérotation)
6 forme les impulsions avec le contact H6-7, H4-5 est ouvert pendant l’armement et se
ferme pendant la formation des impulsions il assure le 100ms entre les deux chiffres.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


32 Téléphonie générale

Figure : Transmission du chiffre 3 en numérotation au cadran


Ip= intensité du courant de ligne.

Ip

Temps

66ms 33ms
Figure 2.3. Signal de numérotation du chiffre 3

Le temps entre deux chiffres est de l’ordre de 200ms au maximum. Pour former un chiffre il faut
1,5 s c’est l’inconvénient du poste à cadran. La lenteur du disque entraine une charge
supplémentaire au central.

2.1.2. Poste à clavier

Figure 2.4. Les touches du poste à clavier

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 33

Un signal, correspondant à l’enfoncement d’une touche du poste à clavier est constitué de deux
fréquences. Exemple pour le chiffre "3" correspond aux fréquences 697 et 1477 Hz. Les
caractères de la colonne de droite ABCD étant destinés à des futures utilisations en télé
informatique domestique par exemple. La vitesse de numérotation rapide de l’ordre de 10 chiffres
par seconde réduit considérablement la charge en Erlang du central automatique. Il existe
plusieurs variantes de schéma d’un poste à clavier suivant leur utilisation (standard, ou poste
simple).

Les services offerts :

 Rappel du dernier numéro composé


 Ecoute avec haut-parleur (main libre)
 Ecran (N° composé ou entrant)

2.1.2.1. Le microphone

Figure 2.5. Schéma d’un microphone à charbon

1- Carcasse, 2- Grenaille de charbon, 3- Electrode fixe, 4- Electrode mobile, 5- Membrane

Principe du microphone à charbon

Le microphone sert à transformer notre voix en signal électrique. La vibration vocale fait
pression sur la membrane 5. La distance entre les deux électrodes varie selon l’intensité de la
voix qui entraine une variation de la résistance de grenaille charbon et l’intensité du courant
induit vers la ligne de résistance Z. Si la membrane ne bouge pas dans la ligne se passe le
courant d’alimentation Io

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


34 Téléphonie générale

2.1.2.2. L’écouteur

L’écouteur transforme le signal électrique de la parole en provenance de la ligne en voix


sonore. Le signal électrique de la ligne passe par l’enroulement du transformateur qui à son
tour crée un champ magnétique variable. Le champ magnétique qui attire ou repousse la
membrane redonne la voix de l’interlocuteur.

Figure 2.6. Schéma d’un écouteur

1- Circuit magnétique permanent, 2- les pôles magnétiques, 3- Enroulement, 4- membrane

2.1.2.2.1. Sensibilité d’un écouteur

La sensibilité d’un écouteur c’est le rapport de la pression P de notre voix sur la tension U aux
bornes ; 𝑆𝑡 = 𝑃⁄𝑈

La sensibilité fonction de la fréquence donne la caractéristique de réponse en fréquence de


l’écouteur.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 35

Chapitre 3 : les lignes téléphoniques

3.1. Réseaux locaux


En milieu urbain (distance ≤ 4km du commutateur) les câbles ou lignes téléphonique se divise
en :
 Câble de branchement
 Câble de transport
 L’adduction directe
 Câble de distribution
Il existe deux types de câble ; souterrain et aérien.
Face à la concurrence de la téléphonie mobile l’opérateur fixe exploite ces lignes en transmission
des données comme le LL, Accès MOOV, RNIS etc.

3.1.1. Le câble de branchement


Le câble de branchement va du poste d’abonné au point de concentration. Le poste d’abonné y
est relié par l’intermédiaire d’un dispositif « coupe-circuit » servant à isoler le poste du
commutateur lors des travaux. On peut y placer un fusible. Les postes téléphoniques modernes
sont généralement branchés par l’intermédiaire d’un conjoncteur (prise mobile) plutôt que par la
classique « rosace ».Les câbles de branchement comporte en général une ou deux paires de fils
de cuivre (de diamètre 0.9 mm ou 1.2 mm en France.

SR
RPC
P
C
Câble de
branchement Sous-répartition
SR
Point de
concentration Répartiteur générale
(PC)

PC de grande
taille RPC

RPp Autocommutateur

Répartiteur transmission
TRANSMISSION Centre de modulation et
démodulation

Figure 3.1. Chaîne de communication

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


36 Téléphonie générale

3.1.2. Câble de distribution

C’est la portion entre la réglette ou PC et le SR. On utilise les câbles de 14, 28,56, 112, 224, ou
448 paires de calibre 0,4mm 0,6mm ou 0,8 mm. La pose des câbles particulièrement les gros
câbles sont obligatoirement en souterraines. Les petits câbles entre RPC ou PC vers l’abonné sont
en aériens.

Figure 3.2. Photo d’un RPC en bas du PC

3.1.3. Câble de transport


Les câbles de transport ont des caractéristiques analogues aux câbles de distribution, mais leur
capacité est plus élevé (112 à2688 paires en France et 112 à 900 paire chez TELMA. Ils sont
posés en conduite près de l’autocommutateur vers le SR.

3.1.4. Le répartiteur général


Le répartiteur général est le point d’accès des câbles à l’autocommutateur. Ceux-ci arrivent en
sous-sol se branchent aux têtes verticaux avec parafoudre ensuite vers les réglettes horizontales à
l’aide des jarretières. Le répartiteur général permet ainsi de connecter toute paire de distribution à
tout équipement de commutation. Ces équipements sont reliés à la réglette horizontale du
répartiteur général.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 37

3.1.5. L’adduction directe


Les abonnés proches de l’autocommutateur sont reliés directement au répartiteur général sans
passer par le SR RPC PC.

3.1.6. La sous-répartition
La sous-répartition a pour rôle de regrouper les câbles de distribution et de les relier aux câbles de
transport. Une sous-répartition peut rassembler de 100 à 1500 abonnés. Dans un SR les câbles de
transport et distribution aboutissent vers des têtes de 112 Paires. Les tests, mesures et
maintenance s’effectuent au niveau du SR.

3.2. La transmission
La transmission est l’ensemble des moyens techniques qui permettent de transmettre le signal
téléphonique (et la signalisation associée) entre les autocommutateurs avec une qualité suffisante
(affaiblissement et distorsion limités). La transmission utilise des supports variés paires
symétriques FH FO CoAx. Sur chacun de ces supports, on peut mettre en œuvre plusieurs
systèmes de transmissions, différant notamment par les modes de modulation et la capacité.

3.2.1. Multiplexage
Pour mieux assurer le transport des communications entre commutateurs on multiplexe les canaux
que l’on transporte ensuite sur des supports à bande passante élevée (faisceaux hertziens, câbles
coaxiaux, fibre optiques).

3.2.1.1. Multiplexage analogique


Ce multiplexage est dit « à courant porteurs ». Chaque canal analogique 300-3400hz est
modulé en BLU sur des porteuses séparées de 4Khz.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


38 Téléphonie générale

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 39

Groupe primaire :
A = 12 canaux --> 12..60kHZ [48kHz] en BLU inférieure
B = 12 canaux --> 60..108kHz [48kHz] en BLU supérieure
Groupe secondaire :
5 groupes primaires (60 canaux) --> 312..552kHz en BLU inférieure
Groupe tertiaire :
5 groupes secondaires (300 canaux) --> 812..2044kHz
Groupe quaternaire :
3 groupes tertiaires (900 canaux) --> 8516..12388kHz

3.2.1.2. Multiplexage numérique


Ce multiplexage est apparu au début des années 1970, c’est un multiplexage temporel (MIC :
Modulation par Impulsion et Codage). C’est le seul utilisé depuis 1995en France.
MIC CEPT :
C’est le premier niveau de multiplexage, il est constitué de 32 canaux à 64000kbit/s (30 voies +
1 signalisation + 1 synchro). Une trame MIC dure 125 μS, elle se compose d’un octet de
synchro, de 15 octets représentant les voies 1..15, d’un octet de signalisation et de 15 octets
pour les voies 16..30. Ce niveau de multiplexage peut être fourni à l’abonné (raccordement de
PABX). L’accès primaire RNIS (30B+D) est physiquement identique.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


40 Téléphonie générale

Multiplexage plésiochrone (G702):


Technologie dite PDH (Plesiochronous digital hierarchy). D’un niveau de multiplex à l’autre, une
marge est ajoutée afin de compenser les décalages de rythme des horloges. L’extraction d’une
voie d’un multiplex haut débit nécessite le démultiplexage complet. Cette technologie est
encore très présente au niveau du réseau de transport d’accès.

⇒ TN1 = 32x64 = 2048 Kbit/s (30 voices) [2 Mbit/s]


⇒ TN2 = 4x2048 + 256 = 8448 Kbit/s (120 voies) [8 Mbit/s]
⇒ TN3 = 4x8448 + 576 = 34.368 Kbit/s (480 voies) [34 Mbit/s]
⇒ TN4 = 4x34368 + 1792 = 139.264 Kbit/s (1920 voies) [140 Mbit/s]

Un niveau 4xT4 = 565 Mbit/s se rencontre parfois. En Amérique du nord, les niveaux de multiplex
sont différents, le premier niveau (canal T1 de BELL) comporte 24 voies codées sur 7 bits + 1 bit
de signalisation. La trame est de (24x8) +1 = 193 bits en 125 μs (1544 kbit/s). Pour le RNIS T1
devient 23B+D.
T1 = 1,544 Mbit/s (24 voies) [1,5 Mbit/s]
T2 = 4x1544 + 136 = 6312 kbit/s (96 voies) [6 Mbit/s]
T3 = 7x6312 + 552 = 44.736 kbit/s (672 voies) [45 Mbit/s]
T4 = 6x44736 + 5760 = 274.176 kbit/s (4032 voies) [270 Mbit/s].

Au Japon les niveaux sont : T3 = 5xT2 = 32.064 kbit/s et T4 = 3xT3 = 97.728


kbit/s.

Multiplexage synchrone (G707.709):


Technologie dite SDH (Synchronous digital hierarchy). Nécessite un réseau synchronisé,
l’extraction d’une voie sur un multiplex haut débit est possible directement.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 41

STM : Synchronous Transport Module


⇒ STM1 = 155.520 Mbit/s (1920 voies) [155 Mbit/s]
⇒ STM4 = 622.080 Mbit/s (7680 voies) [622 Mbit/s]
⇒ STM16 = 2.488 Gbit/s (30720 voies) [2.5Gbit/s]
⇒ STM64 = 9.953 Gbit/s (122880 voies) [10Gbit/s]

Transmission et techniques de multiplexage avec fibre optique


TN4, STM1 sur coaxial, faisceau hertzien ou fibre optique,
STM4, 560M sur coaxial ou fibre optique,

Actuellement la technologie WDM (Wavelength division multiplexing) multiplexe plusieurs


longueurs d’ondes sur une seule fibre (8 à 64 séparées de 0,4 à 0,8nm dans la fenêtre des
1530..1620nm). On parle couramment de DWDM (dense WDM) lorsque l’on utilise plus de 8
longueurs d’onde. WDM permet de mieux utiliser la bande passante des fibres optiques et aux
opérateurs de monter en débit sans recourir à des travaux de génie civil. Chaque longueur d’onde
véhicule actuellement 2,5Gbit/s ou10Gbit/s (40Gbit/s en cours) et actuellement on peut avoir 40
longueurs d’onde sur une fibre (une centaine en prévision). La limite théorique d’une fibre optique
est estimée à15 Tbit/s !
Les liaisons SDH sont organisées en boucle pour assurer leur sécurité.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


42 Téléphonie générale

Chapitre 4 : La commutation spatiale

4.1. Définition
Le principe consiste à établir physiquement un chemin continu entre la ligne sortante et la ligne
entrante. Ce chemin est obtenu de proche en proche en connectant les différents éléments
d’étage différente par les (systèmes rotatifs) ou mailles pour les autres systèmes.

4.2. Le système strowger

4.2.1. Les sélecteurs

4.2.1.1. Sélecteurs à un mouvement

Pour constituer son réseau de connexion, le système Strowger utilise les sélecteurs à un
mouvement et à deux mouvements.

Figure 4.1 : Sélecteurs à un mouvement

a) Schéma du mécanisme, b) Répresentation en chéma de câblage,


1- Les lames de contacts, 2- Les broches conducteurs, 3- Un système d’arrêt du cliquet, 4-
Bras du contact rotatif, 5- Le cliquet, 6- Ressort du cliquet, 7- Le levier, 8- Roue dentée
Fonctionnement
A l’état initial, le contact (4) se trouve à la position « 11 » des lames de contacts. A l’arrivée
des impulsions de numérotation l’électroaimant attire le levier (7) , le cliquet (5) pousse la roue
(8)et l’oblige à tourner suivant le nombre d’impulsions . Après la série d’impulsion de
numérotation (un chiffre) le bras de contact (4) se glisse par les lames de contact et s’arrete à
la position initiale.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 43

4.1.2.2. Le sélecteur à deux mouvements

Le sélecteur à deux mouvements peut connecter trois fils : pour cela il comporte trois sections
de 100 sorties et trois bras de contact en deux mouvements de bas en haut et de mouvement
horizontale .(Figure 4 .3)

Figure 4.2. Sélecteurs à deux mouvements

5
Section a du stator

1.2. …….. O

(b)

Axe du rotor
(a)
Figure 4.3. Le mécanisme du sélecteur à deux mouvements
(a) Le mécanisme ; b) Représentation en schéma de cablage

Au repos le rotor se positionne en bas. Il est répoussé par le ressort (1) . A l’arrivée des
impulsions, l’électroaimant (3) attire son levier et actionne le cliquet (4) et (2) qui se déplace vers
le haut d’une dent suivant le nombre d’impulsions. A la fin des impulsions (premier
chiffre) la position est maintenue mécaniquement au niveau qui correspond au nombre
d’impulsions. Le cliquet se libère.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


44 Téléphonie générale

Composition du deuxième chiffre


Les impulsions de numérotation passent par l’électroaimant (5), le demi cylindre denté (6) fait un
mouvement de rotation horizontalement avec le rotor. A la fin de la numérotation il se fixe
mécaniquement sur la position finale . Cette position depend du nombre des impulsions du chiffre
composé.Pour le retour à la position initiale, il suffit d’alimenter l’électroaimant (5) à ce moment
de son retour le bras de contact du rotor se glisse sur les lames de contacts du niveau concerné.

4.2.2. Le système sans enregistreurs

Figure 4.4. Principe d’un commutateur pas à pas

L’abonné va composé le numéro 7584. Lorsque l’abonné décroche , son sélecteur choisit un
cordon. Puis l’abonné compose le chiffre 7. Chaque impulsion émise par le cadran provoque
l’ascension du sélecteur de milliers associé au cordon. Celui-ci s’arrête donc au niveau 7 puis
tourne autour de son axe vertical ( non représenté sur la figure) et s’arrête sur une des sorties
libres du niveau 7 : et ainsi de suite. Le sélecteur d’unité est un simple sélecteur à 10 points

4.2.3. Le système avec enregistreurs


Au décrochage le selecteur et chercheurs enregistreurs choisissent un enregistreur libre. C’est
l’enregistreur, et non plus au cadran d’abonné qui commande les séléctions de millier, centaine,
dizaine et unité. Le traducteur interprète les numéros et commande, les connections au niveau de
chaque étage. Les chercheurs enregistreurs sont des sélecteurs rotatifs spécialisés et 50 à 300
sorties.
Exemple de sélecteur pour chercheurs enregistreurs ; R6 , Rotary 300 sorties, Ericsson 500 pts à
deux mouvements.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 45

Le système rotatif adopte le système de numérotation ouverte (même longueur de numéros).


Le temps que le système pas à pas mette pour sélectionner un correspondant est long( du fait
même du principe de selection).
Le risque de blocage est énorme surtout avec la taille du central et du réseau.

Figure 4.5. Le système à enregistreurs

4.2.4. Principe du central à étages


4.2.4.1. Les caracteristiques du réseau de connexion
 Nombre d’abonné dans un groupe de charge NGC
NGH est égale au nombre d’équipement d’abonné dans l’étage de présélection (dans un
armoire généralement 100 abonnés)
 Capacité du groupe d’abonné NGA
C’est la somme total des abonnés de tous les groupe de charge qui sont deservis par un
faisceau des joncteurs départ ou joncteurs
 Le nombre des joncteurs ou joncteurs départ VJD
Le nombre des joncteurs départ qui desserve un groupe d’abonné
 Accessibilité D
C’est le nombre de joncteur accessible à un équipement d’abonné
Si D<VJD le faisceau de JD est en accessibilité restreinte
Si D=VJD lefaisceau de JD est en accessibilité totale

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


46 Téléphonie générale

Central Etages

Présélection Sélection de groupe Sélection d’abonné


Strowger NGC =100 Etage de sélection 1
47 et 54 NGA = 1000-2000 Nentrées =20
D= 10 ou 15 D=10

1 1
Vers EA

VJD =80…180 2 2

Vers étage 1
H=10 H=10

Tableau 4.1. Caractéristique du réseau de connexion de base du système Strowger

L’étage de sélection de groupe est caractérisé par le paramètre H, le nombre des lignes qui relient
les étages ESG et ESL . Les équipements d’abonné sont groupés par centaine afin de faciliter la
sélection. Pour choisir les groupes de 100, il faut quelques étages ESG figure 4.6. Dans la figure
4.6 le central supporte 3000 lignes, le nombre de bloc de 100 abonnés est donc 3000/100 = 30 .
L’étage ESG1assure l’aiguillage vers chaque groupe de mille ici nous avons trois. ESG2 pour le
choix du groupe de centaine. Soit s le nombre d’étage ESG avec un central de N lignes et de
paramètre H et Nombre de bloc d’abonné Mab, nous avons la relation suivante.
HsMab ≥ 𝑁
Exemple pour N=5500 ET H =10 le nombre d’étage ESG est de :
10s100≥ 5500 d’où s=2

4.2.5. Central Srowger à 4000 lignes


Dans la figure 4.6 répresente un central N° 1 à 4000 lignes dans une zone avec lui se rattache
deux autres centraux le 3 et le 4. Capacité totale de l’ensemble 14500 lignes avec cette capacité
nous avons s=3. L’étage ESL a 40 blocs de 100 abonnés càd 10 par groupe de 1000 abonnés. Le
ESG3 choisie les quatres directions vers les quatres ESL. La direction vers les 4 groupes de 1000
est assurée par ESG2 en occupant les niveaux 1-2-3-4 suivant le numéro composé. ESG1
sélectionne les groupes de 10 000 càd sorties vers les deux centraux 3 et 4, Police,ambulance
« 0 » et interurbain 8. Dans la figure 4.6 est donné le nombre d’équipement de chaque portion et
aussi le nombre de rack ou armoire.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 47

Figure 4.6. Utilisation des étages de sélection en système Strowger 3000 lignes

Figure 4.7. Schéma d’un central 4000 lignes JD- Joncteur départ, JA –Joncteur d’arrivé,
ESG-Elément de sélection de groupe, ESL- Elément de sélection des lignes, R-
Rack ou Armoire

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


48 Téléphonie générale

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 49

Auto-evaluation
Appel local FIG ‘4.6
Appel Ambulance, police, spéciale
Appel entrant du 3 et 4

4.3. Les systèmes crossbar


L’idée sur laquelle travaillaient les ingénieurs à l’époque était double : d’une part, trouver un
remplaçant au contact glissant d’un commutateur rotatif qui nécessite une course importante pour
les pièces mobiles avec les incovénients que cela entraine ( temps de réponse, usure, grande
précision de montage), d’autre part, il faut trouver un système permettant pour la connexion du
chemin, une commande parallèle sur les nombreux étages et non plus en série, par pas
successifs. En plus , on doit avoir la possibilité de guider le choix de chemin en fonction des points
de départ et d’arriver, à relier ensemble et en tenant compte des communications déjà établies afin
de minimiser les risques de blocage.

On pense à l’utilisation de relais pour résoudre ce problème. Mais ce fut la mise au point de
sélection à barre croisée qui devait fournir la solution.
De nombreuses variantes du sélecteur crossbar ont été étudiées d’un système à l’autre, les tailles
des sélecteurs peuvent varier. En général,les sélecteurs crossbar comportent quelques dizaines
d’entrées pouvant être reliées à quelques dizaines de sorties montées avec des ensembles
mécaniques de commande, dans les cadres métalliques d’environ 1m de long, 50 cm de haut et
profondeurs.

Les sélecteurs crossbar sont en quelques sortes des briques dont on sert pour bâtir les réseaux de
connexion des centraux. Souvent on rencontre les sélecteurs 20X20X6, 20X20X3, 10X20X6 ; Nb
des verticales/Nb des horizontales/ Nb des conducteurs de sorties. Pour cela, les selecteurs sont
groupés par ensemble de quelques unités reliées suivant un câblage maillé pour réaliser des
éléments de sélection.
Ces éléments de sélection sont à leur tour disposés sur plusieurs étages et raccordés, de même ,
suivant un câblage maillé afin de permettre la connexion de n’importe quelle entrée sur n’importe
quelle sortie avec possibilité de choix entre plusieurs chemins. Les détails sont donnés au dossier
annexe (Structure d’un réseau de connexion spatial)

4.3.1. Le principe et réalisation d’un sélecteur crossbar

Un sélecteur crossbar est constitué de 2 séries de conducteurs électriques, les uns disposés
verticalement, qu’on utilise, par exemple, comme entrées, les autres disposés horizontalement et
servant alors comme sorties. Chaque entrée et chaque sortie est constituée de plusieurs fils( on
peut réaliser une connexion à plusieurs fils) et, aux intersections du réseau matriciel qu’ils forment,
sont disposés des groupes de contacts dont la fermeture permet d’établir la continuité électrique
entre une verticale et une horizontale quelconque.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


50 Téléphonie générale

Les groupes de contacts sont constitués de lâmes flexibles montées aux intersections de deux
ensembles de barres verticales et horizontales, dont la disposition dans l’espace suit sensiblement
celle des conducteurs et qui peuvent lègèrement pivoter autour de leur axe, sous l’action
d’électroaimants.

Pour établir une connexion entre une entrée et une sortie, un électroaimant actionne d’abord la
barre horizontale appropriée. La rotation de celle-ci (voir figure 4.9.) engage, entre les barres
verticales et les groupes de lâmes flexibles, des tiges appellées embrayeur. L’action d’un
deuxième électro-aimant fait ensuite pivoter une des barres verticales de connexion. Dans son
mouvement, celle-ci entraîne, sous l’embrayeur qui bute dans un poussoir, les lâmes souples qui,
à l’intersection des deux barres, établissent le contact entre l’entrée et la sortie (figure 4.8.).
Le maintient du contact est fait par l’action permanente de l’électro-aimant de la barre verticale de
connexion et de l’embrayeur. La base d’attache de l’embrayeur étant élastique, la barre horizontale
peut être relâchée.

Embrayeur
Ressort de rappel
Barre horizontale

Lames de contact Ressort de maintient


Barre verticale

Figure 4.8.Sélecteur crossbar

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 51

Electro-aimant vertical

5
Electro-aimant horizontal 02
7
2 4

6
3

1
Electro-aimant horizontal 01

Figure 4.9. L’intersection entre les deux barres

1- Barre horizontale, 2- Barre verticale, 3- Tige embrayeur, 4-Plaque métalique, 5- Jeux de


contacts flexibles, 6- Ressort de rappel, 7- Tige conducteur,

4.3.2. Caracteristiques des systèmes crossbar


 Possibilité de réalisation des centraux à grande taille dans des conditions de blocage et
coût acceptables
 Espace d’emplacement réduite et silencieux
 Avec la mise au point dans les années 50 de la signalisation des communications
interurbaines et internationales.

4.3.3. Les organes de commande


Le traitement d’informations est assuré par l’unité de commande de l’autocommutateur. Il peut
s’agir, soit d’un système unique, dupliqué pour des raisons de sécurité de fonctionnement, soit
d’un ensemble d’équipements identiques se répartissant les appels à traiter et/ou les différentes
fonctions à exécuter. L’unité de commande exécute toutes les fonctions nécessitant un traitement
intelligent ou de la mémoire et notamment les fonction de traduction, de taxation, de marquage de
l’occupation des lignes, l’identification du numéro d’appel de l’appellant, la recherche des
itinéraires, le traitement des signalisations, l’exploitation et maintenance.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


52 Téléphonie générale

4.3.3.1. Le marqueur
Le marqueur fait partie de l’unité de commande il joue un rôle important dans l’établissement
d’une connexion. Il a les fonctions suivantes.
 Pointage de l’état d’occupation des entrées
 Recherche de chemin libre entre deux étages de sélection pour une entrée bien
déterminée
 Choix de la sortie et commande des électro-aimants du sélecteur crossbar à connecter
dans l’étage de sélection.
Chaque étage est équipé d’un marqueur, le plus simple est le marqueur du chercheur
d’enregistreur figure 4.10 .
Le marqueur du chercheur d’enregistreur est constitué de deux organes :
 Le detecteur d’entrée DE
 Chercheur automatique de maille libre entre étage CAM
Le DE identifie la ligne de l’appelant (JD ) transmet l’information au CAM celui-ci entame la
recherche d’un chemin libre accessible à l’entrée parmis les mailles entre étage. Ensuite il
commande l’électro-aimant horizontal puis l’horizontal là où il y a un enregitreur libre.

Etage de chercheur
enregistreurs
A B

JD
Vers les enregistreurs

ET

DE CAM

MARQUEUR étage chercheur enregistreurs

Figure 4.10. Marqueur du chercheur d’enregistreurs

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 53

Figure 4.11. Les équipements du système cross bar CP 400

4.4. Les phases d’un appel téléphonique


4.4.1. Les différents types d’appels traités par un autocommutateur
Dans un autocommutateur universel, on peut distinguer quatre types d’appels. Dans la figure ci-
dessous trois commutateurs sont representés. A ; B ; C. Nous allons voir les différents appels de
ces centraux.

Abonné B

Abonné A

Abonné B
JE
JS
A B

Abonné B

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


54 Téléphonie générale

Appel sortant
Sortant directement vers un autocommutateur B ou sortant par un central de transit C
Appel entrant
Ici on parle de l’autocommutateur B. L’appel en provenance de A et C sont des appels entrants
pour B. Remarques : Il existe des joncteurs qui écoulent à la fois les appels entrants et sortants.
On dit qu’ils sont bidirectionnelles.
Appel local
Un appel local est un appel émis par un abonné sur un autocommutateur A à destination d’un
autre abonné raccordé au même autocommutateur. Les trois méthodes pour traiter un tel appel
sont :
 Etablir une liaison interne à l’autocom faisant intervenir des liaisons spécialisées au trafic
local.

A
RCX

 Traitement comme un appel sortant suivi d’un appel entrant

A
RCX JD

RCX JA
B

 Utiliser C comme transit pour l’appel local

Appel de transit

Un appel de transit est un appel qui passe par un joncteur et qui n’est pas à la destination d’un
abonné raccordé au même autocommutateur. Il consistera donc à relier une jonction entrante à
une jonction sortante.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 55

4.4.2. La phase de présélection

C’est le moment entre le décrochage et la tonalité d’invitation à numéroter. On a deux types de


présélection.

4.4.2.1. Présélection d’un appel d’abonné

C’est le moment entre le décrochage de l’abonné et l’envoi de la tonalité d’invitation à


numéroter par le central. En bref décrochage ; bouclage de la ligne ; Identification de
l’appelant ; identification du type de numérotation ; branchement de l’enregistreur ; envoi de la
tonalité d’invitation à numéroter.

4.4.2.2. Présélection d’un appel provenant d’une jonction

Dans le cas d’un appel provenant d’une jonction, la présélection est la phase qui sépare la
réception d’un signal d’engagement d’appel, de l’instant ou l’autocommutateur est prêt à
recevoir la numérotation correspondant à la demande d’appel. Cette phase n’existe pas en
signalisation canal sémaphore. Si la signalisation utilisée pour établir les appels sur la jonction
appelante est du type voie par voie le signal d’appel de l’autocommutateur distant est reçu par
les auxiliaires de signalisation en passant par les joncteurs d’arrivée de l’autocommutateur
destinataire : Suivant le système de signalisation le traitement est différent.

4.4.3. La phase d’enregistrement de la numérotation et la sélection


Dans cette phase l’autocom réalise les opérations suivantes ; enregistrement des signaux de
numérotation ; contrôle de la numérotation (arrêter la numérotation si l’abonné est trop lent) ;
arrêter le contrôle à la fin de la numérotation en bloc, l’autocom attendra la fin avant d’entamer la
recherche. Cas d’envoi avec chevauchement : L’envoi des signaux de numérotation vers l’autocom
destinataire commence avant la fin de numérotation, avec les deux ou trois premiers chiffres il
détermine le type d’appel à effectuer d’où temps d’attente réduit après la numérotation.
Appel local
L’autocom attend la fin de la numérotation.
Appel sortant ou transit
La détermination de la fin de la numérotation est plus complexe. Dans ce cas l’autocom réalise les
opérations suivantes ; analyse du numéro demandé (numéro fermé ou ouvert) ; détection de la fin
de la numérotation (Contrôler après chaque chiffre par temporisation) ; contrôler si le numéro est
complet ou non (signal de confirmation de réception à l’autocom de départ) . Remarque : Il est
possible de passer un réseau de brassage avant de sortir aux liaisons de transit. L’itinéraire entre
la source d’appel et la destination est en général réservé et ne sera établi qu’a la fin de la phase
de fonctionnement suivante.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


56 Téléphonie générale

4.4.4. La phase de signalisation


C’est la transmission vers un central distant une demande d’appel et des informations relatives à
son aboutissement (seulement en sortant et transit).

Central A Abonné B
Abonné A Demande d’appel
Abonné C

Central C
Demande d’appel

Central B

La suite des opérations sont les suivantes : demande d’appel ; présélection dans l’autocom de
distant ; invitation à transmettre le numéro ; l’abonné du centrale distant signal au central départ la
fin de la signalisation et ce signal indique les cas suivants :
 Le N° reçu est complet, ligne libre, taxation prêt on peut établir la connexion.
 Le N° reçu est complet, ligne occupée, envoi de la tonalité d’occupation au demandeur et
relâchement de tous les itinéraires.
 Le N° reçu est complet, lignes inaccessible pour des raisons quelconques d’où libération du
joncteur sortante et les itinéraires établis.
Dans le premier cas, l’autocom destinataire provoque son appel au moyen de la jonction entrante,
la tonalité de retour d’appel qui indique que la ligne appelée est en train d’être sonnée.

4.4.5. La phase de supervision et taxation de la communication


Une fois la tonalité retour d’appel est lancée l’autocom est prêt à effectuer les opérations
suivantes : supervision de l’état de la ligne ; décrochage du demandé ; arrêt de la sonnerie et
retour d’appel (central destinataire) par l’intermédiaire de la jonction entrante; envoi du signal de
réponse du central destinataire vers l’autocom départ ; démarrage de la taxation (autocom départ).
Remarque : pendant la conversation pas de signaux à transmettre sauf raccrochage.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 57

4.4.6. La phase de la libération


La libération est déclenchée par l’un des deux abonnés :

4.4.6.1. Le demandeur raccroche


 Arrêt de la mesure (autocom départ)
 Relâchement des itinéraires établis
 Envoi par le central de départ un signal de libération à l’autocom destinataire
 Libération de tous les itinéraires établis par l’autocom destinataire
4.4.6.2. Le demandé raccroche
 Envoi par le central destinataire un signal de raccrochage à l’autocom de départ
 Libération de tous les itinéraires établis par l’autocom après le temps de temporisation

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


58 Téléphonie générale

Chapitre 5 : la commutation électronique ou temporelle

5.1. Environnement d’un commutateur numérique


Dans le cas général, un commutateur est raccordé à :
 Des lignes d’abonnés, actuellement analogiques et en bande de base
 Des circuits interurbains ou locaux analogiques à 2 ou 4 fils,
Des circuits interurbains ou locaux multiplexés sur des liaisons à 2, 8 voire 34 Mbits/s.

Raccordement Système de distribution


d’abonné de signaux de temps
Concentrateur

commutation
Terminal de
Réseau de
connexion

30 circuits BF TNE 1

Circuits MiC (Pré) traitement de la


TNL 2
2 Mbit/s signalisation

Circuits MiC
TNL 2 TNL 2
Processeur de
8 Mbit/s commande

Répartiteur numérique
(2.048 Mbit/s)

Figure 5.1. Découpe fonctionnelle d’un autocommutateur numérique

TNE 1 : terminal numérique d’extrémité de niveau hiérarchique 1


TNL1 : terminal de ligne de niveau hiérarchique 1
TNM 2-8 : terminal numérique de multiplexage 2-8 Mbit/s
Raccordement d’abonné (concentrateur)
Le raccordement d’abonné URA assure les fonctions suivantes :
Concentrer le trafic téléphonique
Moduler en numérique les signaux de parole
Effectuer les conversions électriques nécessaires à la signalisation échangée entre la commande
et l’abonné.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 59

Le TNL
Les lignes numériques sont terminées par des terminaux numériques de ligne (TNL) avant d’être
raccordées à l’autocommutateur.
L’unité de connexion numérique
L’unité de connexion numérique est constituée de trois parties :
 Les terminaux numériques effectuent une adaptation électrique du signal émis en ligne,
remettent en phase les signaux numérique reçus sur les différents multiplex ;
 Le réseau de connexion proprement dit assure la liaison entre deux abonnés ou entre un
abonné et un circuit… Il est à noter que la connexion réalisée est toujours du type 4fils :
autrement dit les deux sens de la conversation ont transmis sur des supports distincts ;
 Une horloge, généralement centralisée, fournit des références de temps communes aux
différents sous-ensembles de l’unité.
Les unités de commandes
Les unités de commande de la signalisation ne diffèrent pas fonctionnellement de leurs
homologues en commutation spatiale. Leurs liaisons avec les autres organes n’ont pas été
représentées sur la figure 5.1, car les dispositions varient fortement d’un système à l’autre.

5.1.1. Le terminal de commutation


Avant de passer au réseau de connexion numérique, le signal numérique doit subir quelques
traitements. Une trop longue suite de zéro risquerait de provoquer la perte de signal de rythme à
l’extrémité de ligne. C’est pourquoi, il faut introduire en ligne un codage supplémentaire permettant
de pallier ce défaut. Plusieurs codes ont été étudiés ; celui qui est utilisé, appelé HDB3, a pour
principe d’émettre un faux 1 à la place d’un 0 lorsque trois zéros consécutifs ont été émis. Pour ne
pas pertuber l’information on donne à ce faux 1 une mauvaise polarité figure 5.2, ce qui permet de
l’éliminer à la réception.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


60 Téléphonie générale

1 1 0 0 0 1 0 1 0 0 0 0

Signal NRZ

Signal
bipolaire

Bipolaire

HDB3

Viol de
bipolarité
Figure 5.2. Codage HDB3 (Hight Density Bipolar 3)

La fonction du terminal de commutation sont alors les suivants :


 Adaptation électrique à la jonction externe,
 Reconstitution du rythme incident et régénération du train numérique,
 Conversion de code entre le code sans retour à zéro (code NRZ de la figure)
 Reconnaissance du schéma de verrouillage de trame et reconstitution de la trame
incidente,
 Mise en phase du train incident avec l’horloge locale, au niveau de la trame, opération
désignée sous le nom d’alignement,
 Supervision du bon fonctionnement de la liaison numérique

5.1.2. Réalisation du terminal de commutation


Fonctionnellement, le terminal de commutation est divisé en deux sous-ensembles : le terminal
de jonction et le module de synchronisation. Le terminal de jonction effectue les adaptations
électriques à celles qui sont effectuées dans les équipements de transmission, multiplexeurs et
terminaux de ligne. Le module de synchronisation effectue les autres fonctions qui n’ont pas
d’équivalent en transmission sauf, très partiellement, au niveau des multiplexeurs de voies MIC.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 61

Figure 5.3. Synoptique du terminal de commutation

5.1.2.1. Le terminal de jonction externe

Le module assure la formation du signal HDB3 dans le sens émission, ainsi que la régénération
et le transcodage du signal reçu dans l’autre sens. Il est constitué d’une partie analogique
(partie droite de la figure 5.4 et d’un module logique, le transcodeur. La partie émission de ce
module, recevant de la base de temps générale l’horloge émission et le code binaire, transcode
ce signal en deux trains binaires HDB3 + et HDB3 – de même polarité et dont les 1
correspondent aux impulsions positives et négatives du signal HDB3 émis en ligne. Ces deux
signaux sont mis en forme dans deux amplificateurs avant d’être regroupés dans le
transformateur de sortie pour constituer le signal HDB3 à émettre.

Figure 5.4.Schéma synoptique de la carte JHDB3

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


62 Téléphonie générale

DCE : dispositif de découpage, EM : émission, H : horloge, RCH : récupération d’horloge, REC :


réception, TSCDE : transcodeur émission, TSCDR : transcodeur réception.

La partie réception du module régénère des signaux reçus et affaiblis dans une plage de 0 à 6
dB (à1024 Hz). Pour cette raison, la jonction à 2,048 Mbit /s entre le terminal de ligne et le
terminal de commutation est dite « jonction à 6dB ». Une fraction des signaux HDB3 + et
HDB3 - issus du signal de ligne est appliquée au dispositif de récupération d’horloge, qui
élabore un signal de rythme, nécessaire pour régénérer les impulsions en phase. Ce signal est
obtenu par les opérations suivantes :

 Redressement du signal bipolaire,


 Amplification de ce signal, puis filtrage de la fréquence de rythme,
 Ecrêtage du signal par une diode-tunnel, donnant des impulsions rectangulaires à flancs
très raides,
 Différentiation de ces impulsions pour obtenir le signal d’échantillonnage de durée très
brève (quelques microsecondes)…

Les trois signaux HDB3 + , HDB3 - , et le signal de rythme , sont ensuite traités par la partie
réception du transcodeur, qui supprime les viols de bipolarités et les éléments binaires de
bourrage pour élaborer le code binaire NRZ transmis, simultanément à l’horloge en réception,
vers le module de synchronisation.

5.1.2.2. Module de synchronisation

Le module de synchronisation que l’on appelle aussi aligneur comprend :

 Un registre de conversion série-parallèle du signal incident, commandé par le signal de


rythme incident, reconstitué en amont par le terminal de jonction,
 Un compteur des temps distants, commandé par ce même signal de rythme et qui se
synchronise à l’aide du drapeau de verrouillage reconnu à partir du contenu du registre
d’entrée,
 Le bloc de chargement d’horloge et de remise en phase du signal incident avec l’horloge
locale, comprenant une mémoire de trame,
 Un multiplexeur permettant d’insérer, en émission, le code de verrouillage de trames,
ainsi que le signal d’alarme détecté par le compteur des temps distants.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 63

Figure 5.5. Module de synchronisation

E : signal entrant (sens de réception), S : signal sortant (sens émission), MTR : mémoire de trame.

Pour étudier le fonctionnement du bloc de changement d’horloge, nous découperons chaque


intervalle de temps en huit intervalles élémentaires de 500ns, qui sont les temps bits, désignés par
w1 , … w8 . Dans ce qui suit, tout signal de temps marqué astérisque, désignera un signal fourni
par le compteur de temps distants. Les autres signaux proviennent de la base de temps locale

Le registre RE permet de faire la conversion série-parallèle du multiplex entrant. En w1*, le contenu


de RE est chargé dans le registre intermédiaire, R0. Le contenu de R0 sera inscrit dans une
mémoire de trame (de 32 mots). Le numéro de la voie à laquelle correspond l’octet constitue
l’adresse de la mémoire de trame en écriture. La mémoire de trame est lue en W 1, adressée par la
base de temps locale. Le registre RS fera la conversion parallèle-série du multiplex. L’horloge
distante a une certaine dérive par rapport à l’horloge locale. Pour éviter que les instants d’écriture
et de lecture du registre R0 ne se chevauchent, ce qui se produirait des erreurs, on dispose de
deux instants de lecture de R0 par IT, soient w3 et w7 . Un seul est utilisé à chaque I.T. La logique
de choix, comparant les bases de temps distante et locale, choisit l’instant d’écriture.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


64 Téléphonie générale

Figure 5.6. Diagramme des temps du dispositif simplifié de resynchronisation

i : rang de l’IT arrivant du distant – j : rang de l’IT transmis du réseau de connexion

Appelons Fw1* le front montant de w1* et distinguons quatre fenêtres (figure 5.6 : f1, f1’,f2,f2’. La
logique de choix suivra les règles suivantes :
 Si Fw1*est dans f1 ou f2, on utilisera l’instant d’écriture w7 au cycle suivant,
 Si Fw1* est dans f1’ ou f2’, on utilisera w3 au cycle suivant,
 Si Fw1* n’est dans aucune de ces quatre fenêtres, on ne change pas l’instant d’écritures.
La décision de changer d’instant d’écriture se fait en w1.Nous allons voir les deux cas possibles.
a) L’horloge distante est plus lente que l’horloge locale
On va passer successivement par les cas suivants
Supposons que l’on utilise initialement w 3 et que Fw1*soit dans la fenêtre f1 :on choisit alors w7
comme nouvel instant d’écriture (fig.5.6. 8a) et ceci n’apporte aucune perturbation. La dérive
continuant, Fw1* est en f2 : on ne fait aucune action. Fw1* est en f’2 On choisit w3 et l’on peut voir,
sur la figure 5.6. 8b, que l’on fait, en mémoire de trame, une deuxième écriture de la même
information. On dit que l’on a fait un doublement en écriture. En soit ce doublement n’est pas
gênant. Par contre, il est accompagné d’un décalage des séquences d’écriture et de lecture.
Sii »j (fig 8b), ce décalage n’a aucun effet. Dans le cas où i=j, c’est-à-dire une fois sur 32, ce
décalage provoquera un doublement, en sortie de la mémoire de trame, toutes les voies. En
effet, avant l’action on écrivait une voie en MTR juste avant de la lire. Après par effet de
décalage, on l’écrit après l’avoir lue. Pour les 32 voies, inscrites avant le changement d’instant
d’écritures, on fera une deuxième lecture avant de modifier le contenu de la mémoire. Les
valeurs des voies i+1…31,0, …i seront donc répétées en sortie.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 65

On dit qu’il y a doublement à la lecture. La dérive continuant, Fw1* est en f’1 : pas d’action. La
dérive continue et Fw1*est en f2 alors que w3 est l’instant d’écriture utilisé. On se retrouve dans
la situation initiale.

b) L’horloge distante est plus rapide que l’horloge locale

Les cas de figures que l’on peut rencontrer sont les suivants. Fw1* est en f’2 et on utilise w 7 : on
choisit w3 et il n’y a pas de perturbation (fig. 5.6. 8c).Fw1* est en f’2 : pas d’action. Fw1* est en f2 :
on prend alors w7 comme instant d’écriture. On voit, sur la figure 5.6. 8d, qu’une voie n’aura pas
été inscrite en mémoire de trame. C’est le saut en écriture, analogue au doublement en
écriture. Dans ce cas, cependant, le saut en écriture se répercute toujours à la lecture. Comme
dans le cas précédent, on peut voir que si i=j, c’est-à-dire une fois sur 32, le décalage provoque
un saut de toute la trame à la lecture. Les voies qui sauteront, seront celles qui auront été
écrites avant le changement d’instant d’écriture, soient i+1 …31,0,…i. La dérive continuant
Fw1*entre en f’1 : pas d’action. La dérive va continuer et Fw1* entre en f’1 alors qu’on utilise w7.
On est revenu dans la configuration initiale.
Si donc, Fw1* oscille entre f2 et f’2, il va se produire une succession de sauts en doublement
d’information, alors que, en moyenne, les horloges distant et locale ont la même phase. La
protection de 550 ns contre cette gigue, est insuffisante. Pour l’augmenter, on remplace le
registre R0 par une mémoire, dite mémoire intermédiaire, où l’on écrit le contenu de RE EN W 1*,
l’adresse d’écriture étant donnée par le compteur des temps distants. La logique de choix
devient alors plus complexe et nous ne la décrivons pas. La mémoire intermédiaire permet de
retarder les sauts ou doublement en lecture de la mémoire de trame. Chaque mot de cette
mémoire permet d’absorber un dérapage supplémentaire de 8bits(4us) d’amplitude crête à
crête.

5.2. Les éléments de base des réseaux de connexion numériques


Les étages d’abonnés URA réalisent d’abord l’échantillonnage et le codage du signal,
concentrent sur les intervalles de temps différents de quelques multiplex les communications
d’un certains nombres d’abonnées (exemple pour 1024 abonnés 2 à 3 MIC). La commutation
entre une entrée et une sortie se fait alors en transférant les suites des groupes de 8 bits
appartenant à une même communication.
N abonnés

4 MIC

URA

Figure 5.7. Concentrateur

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


66 Téléphonie générale

5.2.1. Matrice spatiale multiplex


Un ensemble de porte ET-OU, tel que celui de la figure 5.8 permet de donner l’accessibilité totale
de chaque liaison numérique entrante à chaque liaison numérique sortante. Supposons que les
liaisons numériques fonctionnent à 2 Mbit/s et soient synchronisées et alignées. A chaque liaison
sortante, sont affectés un ensemble de portes ET-OU et une mémoire de commande de 32 bits
(un mot par intervalle de temps sur la liaison sortante). La mémoire de commande sert à adresser
la liaison numérique entrante qui sera connectée, pendant la durée de l’intervalle de temps
correspondant à la voie sortante.

Figure 5.8. Matrice spatiale multiplex pour n liaisons


numérique à m voies commandées par la sortie

LNE : Liaison numérique entrante- LNS : liaison numérique sortante

Dans l’exemple de la figure 5.8, un mot mémoire de commande est affecté à chaque intervalle de
temps de voie sortante. La matrice est dite commandée par la sortie.

Une variante de la figure 5.9 est dite commandée par l’entrée car les mots de commande y sont
affectés aux intervalles de temps de voie entrante.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 67

&
LNE 1
1 LNS 1
≥1

&
MC 1
n
1 1 2 ……………n

DMUX
n MOTS
LNS n
≥1

&

LNE n 1

&

MC 1 n

1 1 2 ……………n

DMUX
n MOTS

Figure 5.9. Matrice spatiale – multiplex commandée par l’entrée –MC : mémoire de
commande

Remarque : L’arrangement spatial – multiplex n’offre pas l’accessibilité totale entre tous les
intervalles de temps de voie des liaisons numériques raccordées car sa
caractéristique essentielle est de fonctionner sans modification des positions de
temps figure 5.10.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


68 Téléphonie générale

iT 4 iTn
MIC1

MC 1 iT 4 8 iTn
1

4 5 LNS 5

iT 8 iTn
MICn LNS n

MC n
1

8 5

Figure 5.10. Matrice spatiale commandée par l’entrée et l’équivalent spatial du commutateur

Objectif : Mettre IT 4 du Mic 1 et IT 8 du MIC n dans un même MIC 5 sans modification des
positions de temps.
Dans le IVème mot de MC1 est écrit l’adresse 5 du MIC sortant ce mot correspond à l’intervalle
de temps IT4. Dans le mot N° 8 de MCn on écrit 5 en binaire pour choisir la direction MIC 5. A la
fin de l’opération IT 4 et IT8 se trouveront dans le même MiC 5 sans changer leurs positions.

5.2.2. Le commutateur temporel


Contrairement au commutateur spatial multiplex (S) décrit auparavant dans lequel chaque
échantillon conserve sa propre position de temps, le commutateur temporel T a essentiellement
pour rôle de modifier la position temporelle des échantillons entre les multiplex entrants (en
anglais cette fonction est désignée par TSI : time slot interchange) voir figure ci-dessous.

Chaque IT est divisée en sous intervalle de T0 à Tn . Le premier de ces intervalles T0 est utilisé
pour effectuer n écritures simultanées en mémoires tampon. Les autres sont affectées aux
opérations de lecture, de la manière suivante :
1. Durant le sous-intervalle de temps T1 de l’intervalle de temps élémentaire i, un octet est lu
en mémoire tampon et aiguillé vers la jonction sortante N° 1 : il constituera donc le contenu
de la voie temporelle i sur ce multiplex numérique ;
2. Durant le sous-intervalle de temps Tn, l’octet extrait de la mémoire tampon est aiguillé vers
la jonction sortante de numéro n. Il constituera donc le contenu de la voie temporelle i sur
ce multiplexeur numérique.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 69

Un créneau de lecture est ainsi associé de façon rigide à une voie numérique en émission. La
connexion est alors caractérisée par l’adresse de lecture en mémoire tampon, laquelle correspond
à une voie numérique en réception. Cette adresse est fournie par une mémoire des connexions,
appelée mémoire de commande, dans laquelle chaque mot, associé à une voie sortante, contient
l’adresse de la voie entrante reliée. Cette mémoire est lue de façon cyclique : les inscriptions y
sont faites par les processeurs de commande du central à l’aide de dispositifs de marquage.
Le commutateur de la figure 5.11 est la plus courante de commutateur temporel. Nous dirons qu’il
est commandé par la sortie.
Il existe une autre variante de commutateur ; le commutateur temporel commandée par l’entrée.
Les deux commutateurs sont fondés sur l’utilisation de mémoire à accès aléatoires (RAM)

LNE 1 transformation Mémoire &


transformation
tampon
série - parallèle parallèle-série LNS1
32 mot de

8 e.b

LNS n
& transformation
LNEn
transformation Mémoire parallèle-série
tampon
série - parallèle
Jonctions
32 mot de
sortantes
Jonctions
8 e.b
entrantes T1 Tn

Ecriture Lecture

Mémoire de
commande
Base de temps
n fois

32 mots

8 e.b

Base de temps

Figure 5.11. Commutateur temporel commandé par la sortie.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


70 Téléphonie générale

Chapitre 6 : exploitation de système électronique

LE SYSTEME TEMPOREL E 10
E 10 est le nom d’une famille de systèmes téléphoniques à commutation temporelle et commande
répartie, dérivée, comme déjà indiqué, du premier central public temporel Platon, développé par le
CENT. Après une première version, dite E 10 A , dont la capacité était limité à quelque 10 000
abonnés, une deuxième version dite E10B a été développée en 1980, afin d’augmenter la capacité
et de moderniser la technologie, en faisant, en particulier, largement appel aux microprocesseurs.
C’est ce système qui sera très sommairement décrit ici.
Le système E10 B permet de relier des centres d’abonnés, de transit ou mixtes. En commutateur
d’abonnés, sa capacité est d’environ 30 à 35000 lignes. Les organes de commande permettent de
traiter 25 appels complets par seconde (environ 90000 à l’heure) sur la base de communications
de deux minutes. La gestion du central est réalisée par un centre séparé de traitement des
informations, qui peut être commun à 6 centraux E10B.
La figure 6.1 donne l’architecture générale du système, qui fait apparaitre une organisation en
trois niveaux, avec les organes de mise en relations, les organes de commande et le centre de
traitement de l’information.

Figure 6.1. Architecture générale du système E10

BT-Base de temps ,CTI- Centre de traitement de l’information,ETA-Equipement de tonalité et


d’auxiliaires,OC-Organe de contrôle,TNL-Terminal numérique de ligne,TJA-Terminal de joncteurs
analogiques,TJN-Terminal de joncteurs numériques,URAL- Unité deraccordement d’abonnés
locale,URAD-Unité de raccordement d’abonnés distante,URM Unité de raccordement multiplex.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 71

Figure 6.2. Un central à commutation temporelle E10

6.1. Les organes de mise en relation


Tous ces organes sont groupés autour du réseau de connexion. Celui-ci est à trois étages , du
type TST. Les commutateurs temporels T d’entrée, au nombre de 16, sont à commande par
l’amont, ceux de l’étage de sortie de même nombre, à commande par aval.
Des unités de raccordement de plusieurs types sont connectées sur ce réseau :
 Des unités de raccordement d’abonnés (URA) assurent la numérisation des lignes
d’abonnés et leur concentration sur 2 à 4 jonctions MIC. La capacité maximale d’une URA
est de 1024 abonnés, concentrés sur 4 jonctions MIC, Les URA peuvent être locales
(URAL) ou distant ( URAD).
 Des unités de raccordement multiplex (URM) assurent le raccordement sur le réseau de
connexion des jonctions multiplex venant ou allant vers le milieu extérieur. A ce titre l’URM
assure la mise en phase avec l’horloge du central des multiplex qu’il a en charge, ainsi que
le traitement des voies de synchronisation et de signalisation (dans ce dernier cas, a partir
des informations reçues des organes de commande).
L’URM assure l’interface, avec le réseau de connexion des URAD ( à travers des interfaces
de transmission numérique TNL ) et des terminaux de joncteurs, Ceux-ci sont de deux
types : des terminaux de joncteurs analogiques (TJA) pour les liaisons avec les centraux
spatiaux et des terminaux de joncteurs numériques (TJN) pour les liaisons avec d’autres
centraux temporels.
 L’équipement de tonalité et d’auxiliaires (ETA) est le dernier module raccordé sur le réseau
de connexion. Un central peut en compter jusqu’à 3. L’ETA est, en fait, raccordé à la sortie
de l’étage S et à l’entrée du deuxième étage T. Il assure l’injection des différentes tonalités
dans les voies temporelles, ainsi que la réception des signalisations à fréquences vocale
(postes à clavier et signalisation multifréquence entre centraux).

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


72 Téléphonie générale

6.2. Les organes de commande


Le système E10B est à commande répartie. Les différentes fonctions de commande sont
éclatées entre plusieurs sous-ensembles redondants et qui fonctionnent en partage de charge.

o Le marqueur, qui est dupliqué, assure les opérations de connexion dans le réseau,
ainsi que les échanges d’informations entre les unités de raccordement et les autres
organes de commande.
o Le multi-enregistreurs, dont il peut exister jusqu’à cinq exemplaires dans un central, est
chargé d’assurer le traitement des appels : réception et analyse de la numérotation,
enchaînement des commandes etc. pour cela, il fait appel aux organes spécialisés que
sont marqueur, le traducteur et le taxeur.
o Le traducteur, qui est également dupliqué, est chargé de fournir au multi-enregistreur
toutes les informations concernant las numéros d’abonnés, les numéros des routes
pour l’acheminement des appels vers les autres centraux du réseau.
o Le taxeur, dupliqué également, est chargé, une fois l’appel établi, d’assurer
l’élaboration de la taxe, à partir des numéros du demandeur et du demandé que lui a
fourni l’enregistreur. Au niveau des organes de commande, il existe encore deux
autres organes qui ne sont pas dupliqués :
o L’organe de sauvegarde des fichiers, qui est une mémoire de masse de secours, où
sont stockées les informations relatives aux communications écoulées (fichiers) en cas
d’impossibilité d’accès au CTI.
o L’organe de contrôle (OC) qui est, en fait, une interface entre le central et le CTI, via
une liaison à 64 kb/s.
Tous les organes de commande peuvent communiquer entre eux par un bus de données.
Une mention spéciale doit être faite ici à un organe particulier, qui est capital dans un central
temporel : la base de temps. C’est la base de temps qui donne le rythme aux échantillonneurs
(8kHz), aux multiplex (2048kHz), aux commutateurs du réseau de connexion, etc. La base de
temps assure la synchronisation de l’ensemble des organes du central. Et si elle tombe en panne,
tout s’arrête. Aussi, dans les centraux temporels, cet organe est-il en général tripliqué, les trois
signaux &tant distribués vers les organes périphériques par trois câblages différents.

6.3. Le centre de traitement de l’information (CTI)


C’est le centre informatique chargé de se travaux de gestion du central. Pour cela, le calculateur
du CTI possède des mémoires de masse (disques et bandes magnétiques) ainsi que des
périphériques d’entrée-sortie (imprimantes visus) pour le dialogue avec les opérateurs.
Le LTI assure trois fonctions :
L’exploitation téléphonique : gestion des informations données aux traducteurs, gestion de la taxe ;
La surveillance du central : traitement des informations des différents compteurs du central pour
les statistiques et trafic, le dépistage des certaines fautes, etc. ; Essai, test des équipements.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 73

Chapitre 7 : Le RNIS
RNIS est l’acronyme de Réseau Numérique à Intégration de Services (traduction de ISDN :
Integrated Service Digital Network).
Définition du RNIS :
Un réseau Numérique à Intégration de Services est un réseau développé en général à partir d'un
réseau téléphonique numérisé qui autorise une connectivité numérique de bout en bout assurant
une large palette de services, vocaux ou non, auxquels les usagers ont accès par un ensemble
limité d'interfaces polyvalentes.
Le RNIS est un réseau techniquement évolué, ayant pour support les infrastructures du
réseau RTC déjà existantes (paire de cuivre allant jusqu’à l’abonné). Le RNIS permet d’atteindre
des vitesses plus élevées. Le RNIS Bande Étroite (Narrow ISDN) migre vers le haut débit pour
donner le RNIS Large Bande (Broadband ISDN).

7.1. Historique
Le RNIS est une évolution naturelle du Réseau Téléphonique Commuté (RTC) de l’année 1987.
Aujourd’hui, l’opérateur TELMA exploite à 100% des centraux téléphoniques numériques. La
numérisation de la commutation signifie que les commutateurs électromagnétiques sont remplacés
par des commutateurs électroniques à technologie de commutation temporelle.
C’est une des raisons d’utilisations du RNIS. Lors de sa commercialisation (vers 1995), le
RNIS fut appelé Numéris par France Télécom.
Dans les autocommutateurs destinés au RNIS, chaque IT comprend 8 bits et se reproduit toutes
les 125 μs, soit 8000 fois par seconde (64000 b/s) (voir structure du MIC 30 voies)

7.2. Avantages du RNIS


Le RNIS permet de séparer la signalisation et le transport des données. Il a également ses
avantages sur les points suivants :
• Signalisation beaucoup plus riche.
• Découplage des vitesses (signalisation/données).
• Disponibilité du système de signalisation pendant la phase de transfert.
• Intégration plus facile et plus cohérente de nouveaux services.
• Signal d’appel, renvoi d’appel.
• Présentation des appels entrants.
• Mini messages...
 Des débits supérieurs et garantis (64kb/s entre 2 abonnés RNIS) pour des transferts de
données (fax, réseau Internet...).
• Possibilité d’établir des circuits virtuels dans les canaux de transport de données (canaux B).
• Temps de connexion entre 2 adaptateurs Numéris faible.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


74 Téléphonie générale

7.2.1. La signalisation
La signalisation joue un rôle important pour différents services du RNIS, il adopte le protocole
D.RNIS supporte également la nouvelle signalisation dans le réseau : CCITT N°7.

7.2.2. Réseau unique


Le réseau unique RNIS comme son nom l’indique intègre plusieurs services à savoir :
– La Téléphonie.
– Le Télécopie G3 et G4.
– La Transmission de données.
– Son.
– Images (H.261).

7.2.3. Réseau à couverture nationale.


Le RNIS trouve son utilisation au niveau nationale, il est compatible avec les PABX, les centraux
public analogiques ou numériques.

7.3. L’architecture
La figure 6.1 représente le modèle architectural de base du RNIS, c’est-à-dire l’ensemble des
possibilités fonctionnelles de commutation numérique et de signalisation par canal sémaphore qu’il
comporte, ainsi que ses relations avec les réseaux spécialisés. Ce schéma fait apparaître les
caractéristiques et potentialités majeures du RNIS:
- la standardisation de l’accès d’usager au RNIS, désigné par l’interface S/T,

Figure 7.1. Modèle architectural de base d’un réseau numérique à intégration de services

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 75

- l’universalité de cet accès vis à vis de tous les services possibles, une interface utilisateur
unique permettant l’accès aux différents réseaux à commutation de circuit (analogique ou
numérique) et à commutation de paquets,
- une signalisation distincte selon le service fourni, ce qui permet par exemple d’être informé
d’un appel arrivant, sans interrompre celui encours,
- une signalisation riche usager-réseau permettant de désigner le réseau qui sera utilisé en
fonction des services (téléphonie, transmission de données, télécopie, télésurveillance,...),
de remonter la tarification...
- une signalisation réseau-réseau par canal sémaphore sur un réseau dédié à cet usage,
- une signalisation usager-usager permettant les fonctionnalités du type identifiant de
l’appelant, mot de passe, mini-message.
- les fonctions des couches supérieures 4 à 7, nécessaires pour la fourniture des télés
services peuvent être implantées selon les cas:
- dans les terminaux seuls,
- dans des terminaux et des serveurs RNIS publics ou privés, raccordés par l’interface
standard S/T d’accès au RNIS,
- dans les terminaux et le réseau lui-même,
- dans les terminaux et dans les serveurs publics ou privés raccordés à des réseaux
spécialisés

7.4. Les groupements fonctionnels et les points de référence


La figure 7.2, représentation plus détaillée du modèle précédent montre les différents groupes
fonctionnels du RNIS et les points de référence qui représentent les frontières entre ces
groupements.

Figure7.2. Groupements fonctionnels et points de référence

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


76 Téléphonie générale

Sur le schéma apparaissent donc :

- les terminaux (TE) dont l’accès au réseau est le point de référence S pour des terminaux
RNIS. L’accès au point de référence normalisé S, des terminaux existants répondant aux
avis V et X de l’UIT-T (point de référence R normalisé) nécessite donc la présence d’un
adaptateur R/S. Les fonctions essentielles de cet adaptateur sont l’adaptation aux débits, à
la signalisation;
- les terminaisons numériques d’abonnés (TNA). Les points de référence d’une TNA sont
respectivement S coté terminaux et T coté réseau. Le point de référence T normalisé est,
dans certains cas, la ligne de démarcation entre les domaines public et privé. Une TNA gère
le trafic interne de l’installation d’usager et l’accès au réseau public. C’est soit un PABX en
téléphonie, soit un réseau local d’entreprise en informatique (concentrateurs, routeurs,
multiplexeurs). Elle n’est pas obligatoire;
- les équipements d’extrémité de transmission du réseau local, désignés par terminaison
numérique de réseau (TNR) coté usager et par terminal de ligne (TL) coté commutateur de
rattachement. Les TNR et TL assurent les fonctions de transmission, de protection,
d’alimentation et de contrôle de la qualité de transmission... L’interface entre ces deux
terminaisons est l’interface U non normalisée. La TNR est localisée chez l’abonné et se
trouve sous la responsabilité de l’opérateur en France alors qu’aux USA, elle ne dépend que
de l’abonné.
- les fonctions de signalisation, de commutation et éventuellement de niveaux supérieurs
du RNIS. Côté abonnés, le point de référence V marque la frontière entre la transmission
(TL) et la commutation (TC pour Terminal de commutation).Il est normalisée seulement pour
les accès primaires
- les serveurs RNIS publics ou privés (base de données, messagerie....) raccordés par
l’interface standard S/T d’accès au RNIS.
- les serveurs et usagers des réseaux spécialisés existants (RTC, Transpac...)

7.5. L’interface usager-réseau


Du fait de l’importance représentée par le point de référence situé à l’extrémité du réseau RNIS et
correspondant donc au rattachement des terminaux, l’UIT-T a poussé la normalisation de
l’interface physique S, étape indispensable pour parvenir à la portabilité des terminaux de pays à
pays. La définition du niveau physique commencée dans la période [1980-1984] s’est achevée par
un agrément complet en 1986. Des travaux complémentaires ont cependant été menés jusqu’en
1992. Cette démarche a conduit à une nouvelle prise, une uniformité de câblage, et des
spécifications de matériels assurant un service téléphonique en cas de coupure de courant, la
protection contre les surcharges électriques des lignes numériques, l’isolement entre la ligne
téléphonique et la ligne d’alimentation électrique d’équipements (type minitel). Basées sur ces
spécifications, trois types d’architectures de raccordement ont été retenus. Ce paragraphe en fait
une courte présentation :

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 77

- pour les petites installations, l’accès doit se faire directement à partir du terminal, ceci se
fait avec une architecture à bus passif;
- pour les installations plus importantes, il est nécessaire de disposer d’un équipement de
contrôle de la ligne; cet équipement, ou régie, sert d’interface entre le réseau et
l’installation privée; il permet la commutation locale et, suivant l’importance de
l’installation, on utilisera soit une régie à bus unique, soit une régie à bus étoilé (multibus);
- enfin, les très grosses installations privées mettent en œuvre des autocommutateurs
privés; pour se connecter au RNIS, un accès primaire« 30B+D » devra se substituer à
l’accès existant; ceci ne sera possible que si l’autocommutateur déjà installé dans
l’entreprise est d’une technologie suffisamment récente pour supporter ce changement

.L’interface S/T est définie par :


- la portée qui est définie en configuration « point à point » par l’atténuation maximale
supportée et en configuration « bus passif » par le temps de propagation aller-retour le
long du câble;
- le nombre maximal de terminaux fixé à 8.
- la longueur du cordon de raccordement du terminal à la prise de bus; elle est fixée à
10 m.

La configuration hybride dite à « bus étendu » n’est qu’une combinaison des deux configurations
précédentes qui, en répartissant de façon différente l’atténuation et le temps de propagation aller
et retour du signal, autorise un nombre de terminaux et une portée intermédiaires. Un exemple de
quatre terminaux répartis sur une distance de 25 à 50 mètres, le terminal le plus lointain de la TNR
étant à une distance de 500 m, est une configuration possible.

7.6. Les accès


7.6.1. L’accès de base isolé
L’accès de base isolé (2B+D) possède un débit utile de 144 Kbit /s au niveau de l’interface T0.
Il comprend :
-2 canaux B à 64 Kbit/s pour le transport des informations en mode circuit,
-1 canal D à 16 Kbit/s servant au transport de la signalisation et au transport des données en
mode paquet.
C’est un réseau à bus passif avec un maximum de 8 prises.
Il autorise la connexion simultanée de 5 terminaux au travers de l’interface standard S et supporte
jusqu'à 10 prises. L’accès de base est plus particulièrement destiné aux petites entreprises
utilisant la transmission de données fréquemment.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


78 Téléphonie générale

Figure7.3. prise RNIS RJ45 (ISO 8877

Paire émission : (3 - 4) (Tx+, Tx-)


Paire réception : (5 - 6) (Rx+, Rx-)
Paire collecteur d’énergie (8 - 7)
Connecteur RJ45 8 broches (figure 7.3)

7.6.2. Numéris Duo


L’offre Numéris duo est un accès de base isolé auquel on a rajouté un boîtier de conversion
analogique/numérique fournissant alors 2 accès au réseau téléphonique classique. Duo est
parfaitement adapté aux professions libérales, aux travailleurs indépendants ou aux petites
entreprises de quelques salariés car ils disposent de deux lignes téléphoniques classiques pour
raccorder leurs équipements existants et d’une ligne Numéris pour transmettre des données ou
accéder à Internet.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 79

7.6.3. L’accès primaire 30b+d

L’accès primaire (30B +D) possède un débit utile de 2048 Kbit/s au niveau de l’interface T2 (trame
MIC européenne de 32 IT).
Il comprend :
- 30 canaux B à 64 Kbit/s pour le transport des informations en mode circuit,
- 1 canal D à 64 Kbit/s servant au transport de la signalisation et au transport de données en
mode paquet.
L’accès primaire peut être utilisé suivant une large gamme de capacités en canaux B : 15, 20, 25
ou 30 canaux B. Ils peuvent également être groupés entre eux. Ils conviennent aux entreprises
importantes ayant besoin d’installations téléphoniques de moyenne ou grande capacité.
L’accès primaire offre la possibilité de se connecter à un PABX, d'ordinateurs, de serveurs.
Remarque : Aux USA : 23B+D sur un lien à 1544 kb/s (T1).
Il existe trois autres types de canaux (hyper canaux) définis par le CCITT, essentiellement pour la
visioconférence (H.261) :
H0 : 384 kb/s, H11 : 1536 kb/s, H12 : 1920 kb/s.
• Un hyper canal est la concaténation de canaux B et impose un système de resynchronisation en
réception à cause de délais de transfert différents sur chaque canal B.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


80 Téléphonie générale

Figure 7.4. prise d’accès primaire du RNIS BE

7.7. Les tarifs


Comme pour le réseau téléphonique actuel, la tarification de Numéris est composée de 3 éléments
pour l’accès de base, le groupement de l’accès de base, l’accès primaire: le raccordement à
Numéris, l’abonnement mensuel et le trafic.
A ceci s’ajoutent les abonnements des terminaux, des abonnements complémentaires (« confort
téléphonique », »entreprise », »SDA », et autres), la taxation des compléments de services
facturés à l’usage (indication de coût transfert d’appel national, mini-messages).

7.8. Conclusion
L’étude du RNIS nous amène à faire la conclusion et remarques sur les points suivants :
- RNIS a permis l’intégration de tous les services de télécommunication qui sont accessibles
par une prise unique (en fait 2: S0 et S2). On rejoint en fait le standard « prise électrique »
qui permet de connecter n’importe quel appareil électrique sur le réseau EDF.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 81

- Un réseau de transmission de données indépendant véhiculant la signalisation (SS7) a été


mis en place. Ce réseau permet de véhiculer la signalisation RNIS mais aussi celle du RTC,
GSM…Cette factorisation permet de voir sereinement toute évolution technologique.
- RNIS fait apparaître maintenant ses limites technologiques face aux nouvelles télés services
multimédia : vidéo, Internet. On a tenté avec un succès mitigé des essais de transmission
vidéo sur un accès S2 en n.64kb/s (norme H.261) mais le mode de transfert offert par RNIS
est du type STM (Synchronous Transfer Mode) avec un débit constant (se rappeler des 8
bits tous les 125 μs !).
- Les services multimédia actuels sont plutôt asynchrones avec des débits variables, ce qui
est incompatible avec RNIS. Il faut donc avoir un nouveau type de réseau supportant un
mode de transfert asynchrone de type ATM (Asynchronous Transfer Mode). La bande
passante doit être aussi importante ( > Mb/s).
- RNIS BE doit donc évoluer pour supporter ces nouveaux types de télé services et offrir des
débits plus élevés.
- RNIS BE (N-ISDN) évolue donc naturellement vers RNIS LB(B-ISDN) en capitalisant les
savoirs et les infrastructures existantes (SS7).
- RNIS BE est actuellement concurrencé par ADSL qui supporte les nouveaux services
multimédia en offrant une BP supérieure (8 Mb/s)pour un coût moindre. Le prix élevé de
RNIS (BE) a toujours été un frein (erreur de politique tarifaire de la part de FT ?).

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


82 Téléphonie générale

Chapitre 8 : Documents

8.1. La numérisation du signal téléphonique


Le signal parole est un signal continu, il est défini à tout instant t et sa valeur à un instant t peut
prendre toutes les valeurs comprises entre une tension –Vmax et +Vmax.

Figure 8.1 : signal continu Figure 8.2 : signal numérique

Un signal numérique un signal défini seulement pour un certain nombre d'instants que l'on choisit
de préférence périodique. La valeur du signal pour chacun de ces instants ne peut prendre elle-
même que des valeurs discrètes. Pour obtenir un signal numérique à partir d'un signal analogique,
on procède en deux étapes;
• Etape d'échantillonnage
Pendant cette étape, on va échantillonner le signal analogique au rythme d'une fréquence
d'échantillonnage fe. Te = 1/ fe est la période d'échantillonnage. On obtient un signal
échantillonné défini seulement aux instants ti = nTe. Il est clair que si les instant d'échantillonnage
sont trop espacés, il y aura perte importante d'information.•

Figure 8.3 : échantillonnage d'un signal analogique

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 83

• Etape de quantification
Pendant cette étape, dite aussi étape de codage, on va discrétiser la valeur du signal, c.a.d. qu'on
va lui affecter une valeur numérique codée en binaire sur un nombre de bit donné. Si la valeur du
signal est codée sur n bits, elle ne peut prendre que 2𝑛 valeurs entières différentes. Si le signal
évolue entre deux limites –Vmax, +Vmax on définit le pas de quantification par :
2𝑉𝑚𝑎𝑥
𝑞=
2𝑛
A un instant d'échantillonnage ti, la valeur numérique N(ti) du signal peut être définie de deux
façons :
𝑉(𝑡𝑖 )
- On prend la valeur numérique immédiatement inférieure à 𝑞
troncature

- On prend la valeur numérique la plus proche de 𝑉(𝑡𝑖 )/𝑞 arrondi

Figure 8.4 : codage sur 3 bits

La reconstitution du signal est obtenue par la relation :


𝑉(𝑡𝑖 ) = 𝑁(𝑡𝑖 )𝑞

On peut vérifier sur la figure ci-dessus que l'erreur de quantification (arrondi) est au plus égale à
q/2. Mais au voisinage de Vmax, cette erreur peut atteindre q du fait que l'on ne peut
pas représenter le nombre +4 sur 3 bits. Pour remédier à ce problème il suffit de faire de sorte que
la limite Vmax soit supérieure de q/2 par rapport à la vraie valeur maximum du signal. Une autre
méthode consiste à décaler le signal analogique de q/2 vers le bas avant de le quantifier, à la
réception, le signal reconstitué est de nouveau décalé de q/2 vers le haut.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


84 Téléphonie générale

8.1.1 Aspects liés à l'échantillonnage


La reconstitution d'un signal échantillonnée se fait par interpolation. la qualité du signal reconstitué
dépend de la fréquence d'échantillonnage et du type d'interpolation choisie Il paraît évident d'après
les figures ci-dessous que plus la fréquence d'échantillonnage est élevée, plus la reconstitution du
signal est précise. D'un autre côté, augmenter la fréquence d'échantillonnage d'une façon trop
importante, générera beaucoup trop de données et sera trop coûteux en mémoire de stockage et
en bande passante pour la transmission, il faut donc trouver un compromis. Il est clair que le
compromis sur la fréquence d'échantillonnage dépendra de la méthode d'interpolation, on peut
facilement vérifier qu'avec une interpolation par steps, il faut un échantillonnage bien plus fin pour
arriver à une précision de reconstitution similaire à celle de 'interpolation cubique.

Figure 8.5 : interpolation par steps pour 2 valeurs de fe

Figure 8.6 : interpolation linéaire pour 2 valeurs de fe

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 85

Figure 8.7 : interpolation cubique pour 2 valeurs de fe

8.1.1.1 Théorème d'échantillonnage


On démontre qu'un signal peut être reconstitué avec exactitude à partir de ces échantillons à
condition que la fréquence d'échantillonnage respecte la condition de Shannon :
𝑭𝒆 ≥ 𝟐𝑭𝒎𝒂𝒙
La détermination de la valeur du signal pour un instant t0compris entre deux instants
d'échantillonnage nTeet (n+1)Tese fait en additionnant à l'infini des fonctions d'interpolation de
Shannon de type :
𝒕
𝒕 𝐬𝐢𝐧(𝑻 )
𝒄
𝑭(𝒕) = 𝒔𝒊𝒏𝒄 ( ) = 𝒕
𝑻𝒆
𝑻𝒄

Figure 8.8 : fonction d'interpolation de Shannon

Chacune fonction est centrée sur l'instant kTe et ayant l'amplitude V(kTe)
+∞
𝒕 − 𝑻𝒆
𝑽(𝒕𝟎 ) = ∑ 𝑽(𝑲𝑻𝒆 )𝒔𝒊𝒏𝒄( )
𝒕 − 𝑻𝒆
𝒌=∞

Dans la pratique, on ne meut évidemment pas sommer jusqu'à l'infini, mais comme la fonction
sinus cardinal décroît assez rapidement, il suffit de sommer un nombre N pas trop grand (une
dizaine) de fonctions sinc de part et d'autre de l'instant considéré. si par exemple on désire
calculer la valeur.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


86 Téléphonie générale

𝒏+𝑵
𝒕 − 𝑻𝒆
𝑽(𝒕𝟎 ) = ∑ 𝑽(𝑲𝑻𝒆 )𝒔𝒊𝒏𝒄( )
𝒕 − 𝑻𝒆
𝒌=𝒏−𝑵

Figure 8.9 : Interpolation de Shannon

Ce type d'interpolation est peu utilisé dans la pratique car trop gourmand en temps de calcul.

8.1.2 Reconstitution par interpolation et filtrage


Le plus souvent, on se contente d'une interpolation par steps suivi d'un filtrage passe bas.
L'avantage de cette méthode est qu'elle ne nécessite aucun traitement numérique sophistiqué, elle
est réalisée simplement par deux composants électroniques, un Convertisseur Analogique
Numérique est un filtre passe bas. Le signal obtenu colle assez bien avec le signal d'origine, juste
un peu décalé dans le temps d'une durée inférieure à la période d'échantillonnage.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 87

Figure 8.10 : reconstitution par interpolation et filtrage

8.1.3. Aspects liés à la quantification


Nous avons vu précédemment que lors de la quantification, on peut commettre une erreurd'arrondi
qui peut atteindre q/2 (1/2 pas de quantification).Le problème avec le signal parole est que la
différence de niveau entre les sons voisés et lessons non voisés peut être très importante.

Figure 8.11 : allure d'un signal vocal

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


88 Téléphonie générale

Figure 8.12 : Quantificateur uniforme

Comme on utilise un pas de quantification uniforme et que celui-ci est défini en fonction de la
valeur max du signal, sa valeur sera bien adaptés pour les signaux de forte amplitude mais sera
trop grande pour la quantification des signaux à faible niveau. En d'autres termes, si on note Amax
l'amplitude max des signaux voisés et am l'amplitude max des signaux non voisés, L'erreur de

quantification max pour les deux types de signaux sera égale à : 𝒆𝒒=𝒒=𝟐𝑨𝒎𝒂𝒙
𝟐 𝟐𝒏 ×𝟐

l'erreur relative pour chacun des deux signaux sera :


𝒆𝒒
• son voisé : 𝒆𝒒𝒓 = 𝑨
𝒎𝒂𝒙

𝒆𝒒
• son non voisé : 𝒆𝒒𝒓 =
𝒂𝒎

am étant bien plus faible Amax, l'erreur de quantificateur relative des sons non voisés est bien plus
importante que celle des sons voisés. (Faire une erreur de 1 DH sur 1000 DH est moins grave que de faire
une erreur de 1DH sur 10 DH)

Exemple :
Prenons le cas du quantificateur de la figure ci-dessous,
Vmax = 5V, n = 4 ,  q = 0.625
Calculons l'erreur de quantification pour deux valeurs V1= 4.68 et V2 = 0.32V
V1 = 4.68 sera codée par N1 = 7 car 4.68/0.625=7,488
à la restitution on récupérera V1r = 7 * 0.625 = 4.375 d’où une erreur de :
4.68 – 4.375 = 0.305
L'erreur relative est0. 305/4.68=0.065 soit une erreur de 6.5 %

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 89

Pour V2 on aura :
V2 = 0.32 sera codée par N2 = 1 car 0.320/ 0.625 =0.512 qu'on arrondit à 1
À la restitution on récupérera V2r = 1 * 0.625 = 0.625V d’où erreur de 0.305
L'erreur relative est 0.305/0.32=0.95soit une erreur de 95 %

Figure 8.13 : Exemple de quantificateur uniforme (Vmax=5, n = 4)

L'erreur de quantification se manifeste comme un signal parasite qui s'ajoute sur le signal
d'origine. On l'appelle bruit de quantification. Le rapport Signal/Bruit est un paramètre précieux qui
permet de juger la qualité de la numérisation d'un signal.
Si on note: x(n) : signal à l'entrée du quantificateur
y(n) : signal quantifié à la sortie du quantificateur
e(n) = y(n) – x(n)
𝑺 𝝈𝟐
Le rapport Signal à bruit de quantification est défini par :𝑩 = 𝟏𝟎 𝒍𝒐𝒈 𝝈𝒙𝟐
𝒒 𝒆

𝜎 représente la variance d'un sigal, c'est une mesure de son niveau d'amplitude. σ2 est la

valeur moyenne du carré du signal : 𝝈𝟐𝒙 = ̅̅̅


𝒙𝟐 , 𝝈𝒙 = √̅̅̅
𝒙𝟐
Pour un quantificateur uniforme sur n bits, on démontre que :
𝑺 𝑨𝒎𝒂𝒙
= 𝟔𝒏 + 𝟒. 𝟕𝟕 − 𝟐𝟎𝒍𝒐𝒈
𝑩𝒒 𝝈𝒙

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


90 Téléphonie générale

Amax est la dynamique du quantificateur.


𝑨
Pour un signal sinusoïdal d'amplitude A, 𝝈𝒙 = , le rapport signal à bruit de quantification
√𝟐

devient :
𝑺 𝑨𝒎𝒂𝒙
= 𝟔𝒏 + 𝟏. 𝟖 − 𝟐𝟎𝒍𝒐𝒈
𝑩𝒒 𝝈𝒙
Si on calibre le quantificateur ou l'amplitude du signal afin d'avoir Amax = A, le rapport sign a là
bruit prend sa valeur maximum :
𝑺
= 𝟔𝒏 + 𝟏. 𝟖
𝑩𝒒
Pour une quantification sur n = 8 bits, on aura un rapport signal à bruit de 49. 8 dB
Pour un signal vocal, le niveau d'un son voisé peut être de 10 à 30 fois supérieur à celui d'un son
𝑨𝒎𝒂𝒙
non voisé. Le terme 𝟐𝟎𝒍𝒐𝒈 𝝈𝒙
peut donc varier de 20 à 30 dB entre les deux types de signaux.

Exemple :
n = 8 bits , Av = 4.8V, Anv = 0.25 V, Amax = 5 V
𝑺 𝟓
(𝒗𝒐𝒊𝒔é) = 𝟒𝟖 + 𝟏. 𝟖 − 𝟐𝟎𝒍𝒐𝒈 = 𝟒𝟗. 𝟒𝒅𝑩
𝑩𝒒 𝟒. 𝟖
𝑺 𝟓
(𝒏𝒐𝒏 𝒗𝒐𝒊𝒔é) = 𝟒𝟖 + 𝟏. 𝟖 − 𝟐𝟎𝒍𝒐𝒈 = 𝟐𝟒𝒅𝑩
𝑩𝒒 𝑶. 𝟐𝟓
Conclusion :
Lors de la quantification d'un signal non uniforme (comme le signal vocal) dans lequel se
succèdent des tronçons à fort niveau et des tronçons à faible niveau, les faibles niveau sont mal
quantifiés et produisent un rapport signal à bruit de quantification médiocre (20 à 30 dB inférieur à
celui des signaux à fort niveau).

8.1.4 Quantification non uniforme


Le remède qui vient à l'esprit pour remédier au problème du bruit de quantification est d'essayer de
quantifier les faibles signaux avec un pas plus fin que celui des forts signaux. De cette façon on
peut avoir la même erreur de quantification relative pour des signaux de différents niveaux et
obtenir ainsi un rapport signal à bruit constant.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 91

Figure 8.14 : Utilisation d'un pas de quantification non uniforme

On démontre que pour avoir un Rapport signal à bruit constant (indépendant du niveau du signal),
il faut que le pas de quantification augmente d'une façon logarithmique,

Figure 8.15 : Quantificateur logarithmique


• En Europe, on a adopté la loi A
𝑨 𝟏
𝒚= 𝒙 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒙 <
𝟏 + 𝑳𝒏(𝑨) 𝑨
𝟏 + 𝑳𝒏(𝑨𝒙 ) 𝟏
𝒚= 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒙 > 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑨 = 𝟖𝟕. 𝟓
𝟏 + 𝑳𝒏(𝑨) 𝑨

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


92 Téléphonie générale

 En états unis on a adopté la loi µ :


𝑳𝒏(𝟏 + µ𝒙)
𝒚= 𝒂𝒗𝒆𝒄 µ = 𝟐𝟓𝟓
𝑳𝒏(𝟏 + µ)
(Si on trace les deux lois on s'aperçoit qu'elles sont quasiment superposées, les choix différents
relèvent plus de considérations stratégiques que scientifiques)
On démontre qu'avec un quantificateur du type loi μ, le rapport signal à bruit est de la forme :

On constate que le rapport signal à bruit n'est pas constant comme on l'aurait espéré mais on peut
vérifier qu'il dépend beaucoup moins du terme A max =𝜎𝑥 que dans le cas du quantificateur
uniforme.
La figure ci-dessous permet de comparer un quantificateur uniforme avec un quantificateurnon
uniforme. On remarque que pour le quantificateur non uniforme, le rapport signal à bruit reste
quasiment constant [36 – 38 dB] pour un niveau de signal variant entre Amax à Amax/100

Figure 8.16 : rapport signal brui en fonction de Amax /𝝈𝒙 d'un quantificateur sur 8 bits

8.1.5 Compression
La quantification non uniforme avec une loi logarithmique est équivalente à une quantification
uniforme du signal préalablement "compressé" avec un amplificateur logarithmique. L'amplification
logarithmique consiste à amplifier les faibles niveaux afin qu'ils soient correctement quantifiés avec
un pas uniforme. Les lois de compression utilisée sont la loi A en Europe et la loi μ aux Etats Unis.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 93

A la réception le signal est décompressé par les lois de compression inverse ou loi de
décompression.

Figure 8.17 : loi de compression μ

Figure 8.18 : Signal comprimé avec la loi μ (u = 255)

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


94 Téléphonie générale

Figure 8.19 : exemple d'un quantificateur logarithmique (μ=100, n = 4, Amax = 5V)

Exemple :
Essayons de calculer l'erreur pour deux valeurs, une forte et une faible, et comparons avec
l'exemple du quantificateur uniforme.
V1 = 3.781 V, Le quantificateur lui fait correspondre N1 = 6,
À la reconstitution, la valeur reconstituée sera V1r = 2.5619 (voir tableau),
Erreur e1 = 1.22 V, erreur relatives est 1.22 / 3.781= 0.32
V2 = 0.092, Le quantificateur lui fait correspondre N1 = 1,
À la reconstitution, la valeur reconstituée sera V2r = 0.0467 (voir tableau),
Erreur e2 = 0.0453 V, erreur relatives est 0.0453 / 0.092 = 0.49
On s'aperçoit que la différence entre les erreurs relatives et moins importante que dans le cas du
quantificateur uniforme. On remarque aussi que ses erreurs sont encore assez importantes,
rassurons nous, c'est parce qu'on a pris n=4 (pour la visibilité du dessin), dans la réalité, on
travaille avec n = 8 ce qui donne 128 pas de quantification dans l'intervalle [0V, 5V], les erreurs
sont alors beaucoup plus faibles.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 95

8.2. Multiplexage
Echantillonner à 8 kHz revient à prendre un échantillon tous les 125 μs. Pour transmettre
l'information issue d'une seule ligne, il faut transmettre 8bits tous les 125 μs ce qui fait une
cadence de 8/125 10-6 = 64 kb/s. Les moyens technologiques de nos jours permettent des
transmissions à des débits beaucoup plus élevés (> 600 Mb/s). On a donc pensé à transmettre
plusieurs communications téléphoniques sur le même support grâce à un multiplexage dans le
temps.
Pour un premier niveau de multiplexage on a adopté une cadence de transmission de 2048 kb/s.
La transmission d'un échantillon dure donc 8 / 2.048 106= 3.9 μs. Si on transmet à ce débit
l'information issue d'une seule ligne, le système va chômer la quasi-totalité du temps, car après
avoir transmis un échantillon pendant 3.9 μs, il doit attendre 125-3.9=121.1 μs l'arrivé de
échantillon suivant. Alors au lieu d'attendre, on transmet les échantillons venant d'autres lignes
téléphonique. On peut ainsi à la cadence 2048 kb/s transmettre les informations issues de 125 /
3.9 = 32 lignes différentes. L'intervalle de temps de 125 μs est appelé trame. Chaque Intervalle de
Temps de 3.9 μs sera appelée IT, chaque IT constitue un canal de communication à 64 kb/s.
La ligne multiplexée de débit 2.048 Mb/s transportant 32 IT est appelée Multiplex ou MIC. Le
standard prévoit que 30 IT transporteront des communications téléphoniques, les 2 IT restantes
transporteront les informations de synchronisation et de signalisation.

Figure 8.20 : Multiplexage numérique temporel

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


96 Téléphonie générale

8.2.1 Verrouillage de trame

Lorsque une trame est émise par une machine A vers une machine B, deux principes importants
doivent être respectés pour que la réception se face correctement, le verrouillage et la
synchronisation. (nous parlerons de la synchronisation un peu plus loin)
Pour que le récepteur puisse identifier les ITs, il doit savoir où commence la trame au bit
près. Sans cela il n'y a aucun moyen de distinguer où commence une IT et où s'arrête une autre, il
ne peut pas non plus savoir à quelle communication correspond une IT. Pour cela il faut que
l'émetteur puisse indiquer au récepteur le début de la trame (A → B) et qu'il puisse aussi l'avertir
sur une éventuelle perte de verrouillage sur la trame entrante (B → A). Pour cette raison la voie
IT0 a été réservée pour transporter un mot de verrouillage appelé AT : Alignement de trame.
Puisqu'on a réservé une seule IT pour transporter les deux messages ci-dessus, on procède
comme suit :
Pour indiquer le Début de la trame, l'émetteur met AT = x0011011 dans l'IT0 des trames
paires, sur les trames impaires, AT est égal à x1Axxxxx. le bit A est utilisé comme alarme de perte
de verrouillage. En fonctionnement normal, il est toujours placé à 1, en cas de perte de
verrouillage sur la liaison entrante, le transiever le positionne à 1 (sur les trames sortantes) pour
indiquer à l'autre extrémité qu'il y a perte de verrouillage. Par sécurité le verrouillage n'est
considéré comme perdu qu'après 3 alarmes successives.

8.2.2. La signalisation
Dans le mode de signalisation voie par voie, chaque ligne transporte sa propre signalisation. Ici on
a décidé de réserver l'IT16 pour la signalisation, mais une IT ne contient que 8 bits, ce qui est
insuffisant pour signaler l'état des 30 voies. Il est donc nécessaire d'utiliser plusieurs IT16
successifs dans plusieurs trames successives. Il a été choisi arbitrairement 4 bits pour transmettre
l'état de chacune des voies. Par conséquent l'IT16 (8 bits) ne peut transmettre que la signalisation
de 2 voies à la fois. Il faudra donc attendre que quinze trames soient transmises pour que
l'ensemble des états des 30 voies soient complètement signalés. Mais comment savoir à quelle
paire de voie téléphonique correspond la signalisation transportée par une IT16 donnée. On a
décidé alors d'organiser les trames en multitrames de 16 trames chacune. La première trame des
multitrames sera repérer par un mot de verrouillage de multitrames AMT placé à l'IT16.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 97

On peut ainsi numéroter les trames suivantes et repérer la signalisation de chaque voie sans
problème. La figure ci-dessous montre la structure des 16 trames constituant une multitrame.
- L'IT0 de toutes les trames porte le mot Alignement de Trame AT.
- Les IT 1 à 15 et 17 à 31 portent les Voies Téléphoniques VT1 à VT15 et VT16 à VT30
- L'IT16 de la trame 0 porte le mot Alignement de MultitrameAMT.
- L'IT16 de la trame n porte les signalisations de la VTn et de la VTn+15
Remarquons qu'une multitrame entière (2ms) transporte à peine 4 bits de signalisation
correspondant à une voie téléphonique donnée.

Figure 8.21 : structure des trames des MIC primaire du système européen

8.3. Commutation numérique


Le rôle d'un commutateur numérique est de commuter Les IT d'un multiplex entrant vers ceux d'un
multiplex Sortant. Nous savons bien sûr que chaque IT représente un canal à 64kb/s
correspondant à une communication téléphonique.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


98 Téléphonie générale

Figure 8.22: commutation numérique

On distingue deux types de commutation numérique, la commutation spatiale (S) et la


commutation temporelle (T).

8.3.1 Commutation spatiale multiplex (S)


Ce type de commutateur est dit spatial car il fonctionne comme une matrice de commutation
analogique, seulement la configuration de connexion change après chaque intervalle de temps IT.
Il en résulte q'une IT d'un multiplex entrant peut être aiguillée vers n'importe multiplex sortant mais
elle garde la même position dans la trame de sortie.

Figure 8.23. commutation numérique de type S

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 99

Figure 8.24. illustration des connexions pour l'exemple précédent

La Figure 8.25 montre l'exemple d'un commutateur numérique S 4x4, il est constituée de 4blocs
contenant chacun un multiplexeur 1 parmi 4 et une mémoire circulante de 32 mots de 2bits dite
mémoire de commande. La lecture d'une façon séquentielle des mots contenus dansla mémoire
de commande permet d'adresser l'entrée du multiplexeur qui sera connectée à lasortie et cela
durant une fenêtre temporelle 'IT'. On dit que c'est une matrice commandée parla sortie car le
contenu de la mémoire MCn définit le contenu du multiplex sortant MSn. Il exitedes matrice
commandée par l'entrée, dans ce cas, le contenu de la mémoire MCn définit ladestination des ITs
du multiplex entrant MEn. La mise à jours de la mémoire se faitcontinuellement par l'unité de
commande de l'autocommutateur (non représenté sur lafigure).

Figure 8.25. Matrice spatiale multiplex 4 x 4

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


100 Téléphonie générale

Figure 8.26. illustration du fonctionnement d'un commutateur Spatial

8.3.2 Commutateur temporel (T)


Contrairement au commutateur spatial dans lequel chaque IT conserve sa propre position
temporelle au sein de la trame, le commutateur temporel est capable de modifier la position
temporelle des ITs entre les multiplex entrants et les multiplex sortants (Time Slot Interghange).
On les appellera indifféremment commutateur ou matrice de type T ou TSI.

Figure 8.27 : commutateur temporel pur

Le fonctionnement de ce commutateur repose essentiellement sur :


• Une mémoire de trame capable de mémoriser une trame entière du flux incident, sa capacité
est donc de 32 mots de bits. Le mot adressé par la mémoire de contrôle est placé sur la
sortie.
• Une mémoire de contrôle contenant 32 mots avec lesquels on ira séquentiellement adresser
la mémoire de trame. Pour pouvoir adresser 32 positions, un mot de cette mémoire est
constitué de 5 bits. C'est une mémoire circulante, on change son mot de sortie au début de
chaque IT à l'aide d'une impulsion d'horloge. La mise à jour de cette mémoire se fait par
l'unité de contrôle chaque fois qu'il y'a une nouvelle communication qui s'installe sur le
multiplex entrant.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 101

• Un registre tampon qui permet de stocker temporairement une IT (mot de 8 bits)


• Les registres d'entrée et de sortie sont de simples registres à décalage qui assurent la
conversion série parallèle et parallèle série. Car les multiplex transporte les données en
série, c'est-à-dire bit après bit.
Le fonctionnement est le suivant :
Le registre d'entrée recopie en permanence les IT reçus dans la mémoire de trame sans s'occuper
de ce que font les autres éléments. L'écriture et cyclique, les ITs de chaque nouvelle trame
écrasent les ITs de la précédente.
De la même façon, le registre de sortie recopie en permanence (au rythme de 2048 kb/s) le
contenu du registre de sortie sans se préoccuper des autres éléments.
Pendant l'IT n° n, on prépare dans le registre tampon l'IT qui partira sur le multiplex sortant
pendant l'IT suivante (matrice commandée par la sortie). Pour ce faire, on envoie une impulsion à
la mémoire de contrôle qui se place sur la position n+1, le mot contenu dans cette position est
envoyé sur le bus d'adresse de la mémoire de trame. L'IT contenue dans la position adressée est
placée dans le registre tampon et on attend. A la fin l'IT courante on recopie le registre tampon
dans le registre de sortie qui commencera aussitôt à le transmettre sur le multiplex de sortie.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


102 Téléphonie générale

EXERCICES DE SYNTHESE N°1


GENERALITE & SYSTEME STROWGER

1-Quels sont les différents types d’appels traités par un autocommutateur ?

2- Donnez la définition d’un appel de transit.

3-Par définition que représente la tonalité de retour d’appel.

4-De quels paramètres dépend le tarif téléphonique ?.

5-Principe du sélecteurs strowger à deux mouvements ?

6-Quelle est la différence entre système pas à pas et avec enregistreurs ?

7-Pour un système pas à pas que se passe-t-il si l’abonné compose le chiffre 8013 ?

8-L’abonnée 32113 compose le numéro 22456 expliquez à l’aide du croquis (1) et schéma (1)
le déroulement de la commutation.

9-Même question si le 21230 appelle l’ambulance

10-Même question 32113 appelle le 23444. Quel type d’appel lance-t-il ?

Central 3 Central 4

Central 2
Canaux interurbains
Ambulance ; Police

Croquis (1)

Le croquis (1) nous explique les liaisons des trois centraux 2 ; 3 ; 4 . Le central 2 a comme fonction de
transit pour 3 et 4. Les détails sont visibles dans le schéma (1).

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 103

ESG3 ESL
21111-21000
11X10
ESG2 1.2…3…..9 76
51 R 1-4 R11-10
Du central 3 22111-22000
76 11X10
R 5-8 R21-20
Du central 4 96
JA 23111-23000
76 11X10
1.2…3…..9
ESG1 110 R 9-12 R31-30
21111-22000
24111-24000
2000 156 76 11X10
R 1-13
R 13-16 R41-40
R 11-20 R 1-8
60
23111-24000 Vers central 3
2000 156 JD 138 Vers central 4
16
Police Ambulance…
R 31-40 R 9-16 JD 23
Vers l’interurbain

Enregistreurs

SCHEMA (1)

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


104 Téléphonie générale

EXERCICES DE SYNTHESE N°2 :


LE SYSTEME CROSSBAR
RAPPEL DU COURS : RESEAUX DE CONNEXION
Un réseau de connexion d’un central a comme rôle d’établir la connexion entre une ligne parmi n
abonné à l’entrée et un joncteur parmi m à la sortie voir croquis ci-dessous

Réseau
Joncteurs de joncteurs
n m
Connexion

Unité de
Commande
Figure 2.1 : Schéma simplifié d’un central téléphonique

de Réseau à étage

Les éléments constitutifs un réseau de connexion sont les sélecteurs ou matrices ( exemple 8x8 ;
8X 32 etc)

Le nombre de points de connexion est de n x m

si n ou m dépasse le 50 la matrice unique cesse d’être intéressante. En augmentant le nombre


d’étage la matrice devient économique.

Exemple pour 400 abonnés (un étage) on a besoin de 50 points de connexion par ligne

Et pour 30000 lignes à 6 étages avec des matrices 16X16 nous avons que 30 points de connexion
par ligne. La figure ci-dessous donne une matrice de 64X64 en utilisant les sélecteurs 8X8 .Le
nombre de points de connexion passe de 4096 ( 64X64) à1024

.Rq : une seule maille pour passer d’une entrée à une sortie. Cette possibilité sera améliorée en
augmentant l’étage. La probabilité de blocage sera réduite en augmentant l’étage. Voir Figure 2.2

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 105

Figure2.2 : Réseau à 2 étages

Figure 2.3 : Réseau de Clos a) diagramme b) Condition de non blocage

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


106 Téléphonie générale

Dans la figure 2.3 en ajoutant un étage la probabilité de blocage diminue considérablement.

Le nombre de matrice A : N/n

Le nombre de matrice C : M/m

Le nombre de sortie d’une matrice A ou d’une matrice C : n+m-1

𝑁 𝑀
Le nombre de matrice B : n+m-1 et leur taille : 𝑛 𝑋 𝑚

Le nombre total de points de connexion :

𝑁 𝑀
(n+m-1)(N+M+ 𝑛 𝑋 𝑚)

Ce principe peut être étendu par récurrence à un nombre impair quelconque d’étages en
𝑁 𝑀
substituant à une matrice intermédiaire 𝑋
𝑛 𝑚
un réseau élémentaire de Clos à trois étages. Le

nombre total de points de connexion d ’un tel réseau bien que plus faible que celui d’un réseau à
un seul étage, est cependant beaucoup plus élevé que ce qui peut être obtenu en tolérant un
blocage réduit sur un réseau à plusieurs étages.

Les principaux types de réseaux spatiaux

 Réseaux droits

Les réseaux droits sont des réseaux à étages dans lesquels on ne peut établir une connexion
qu’entre deux accès opposés.

Figure2.3 : Réseaux droits

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 107

a) réseau droit pour centre de transit (unidirectionnel), b) concentrateur (bidirectionnel),


c)concentrateur 1024-128
 Réseaux repliés
Les réseaux repliés sont des réseaux dans lesquels tous les accès se présentent d’un
même coté avec possibilité d’établir une connexion entre deux quelconques de ces accès.
La figure2. 4 : les réseaux repliés
a) Réseau droit replié sorties vers entrées ( le chemin peut être établi à partir de l’entrée
ou la sortie ; b) réseau droit replié par ses sorties, c)réseau droit replié par un étage
supplémentaire.

Figure 2.4 : Réseaux repliés

Les structures classiques pour centre d’abonnés


Les lignes sont toujours d’un même côté mais la plupart des communications sont du
départ et d’arrivée.
 Réseau droit unidirectionnel
Le système AXE spatial possède un réseau de connexion de ce type. Les ESL et demi
ESG sont à trois étages. Les ESG assurent de plus une expansion du nombre de mailles
dans un rapport 3/2, ce qui diminue le taux de blocage. Le nombre d’étages traversés varie
suivant le type de communication.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


108 Téléphonie générale

Figure 2.5 : Réseau droit unidirectionnel

 Réseau droit bidirectionnel

Les étages ESI et ESJ assurent le trafic en deux sens ; Local en deux sens de même pour le
transit voir figure 6

Le réseau de connexion comprend deux parties :

Elément de sélection des lignes

Elément de sélection de groupe (ESI &ESJ)(i= intermédiaire et j=joncteurs)

Le système Metaconta 11F possède un réseau de connexion de ce type.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 109

Figure 2. 6 : Réseau droit bidirectionnel

QUESTIONS

1- Principe du sélecteur crossbar ?


2- Faite un tableau comparatif du crossbar et strowger ?
3- Faite le détail du réseau 2048X384 du ESL de la figure 2. 4
4- Même question pour ESG 512X768 de la figure 2. 5

5-Faite le détail du réseau de connexion 256X256 ESI-ESJ de la figure 2. 6

6-Pour quelles raisons construit-t-on des réseaux de connexion à étages?.

7-Faite les détails d’un ESL 512 entrées et 128 sorties avec deux étages. L’étage A construit
avec des sélecteurs 16X8 et l’étage B avec des sélecteurs 32X16.

8- Quel organe de commande met à jour l’état d’occupation des mailles ?.

9-Quels sont les Rôles du marqueur en crossbar ?

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


110 Téléphonie générale

EXERCICE DE SYNTHESE N° 3 :
Système électronique, Exploitation, RNIS
1-Comment se fait la tarification en RNIS ?

2- quels sont les avantages de la commutation numérique

3-Qu’est- ce qu’un démultiplexeur ?

4-Qu’est-ce que la commutation électronique spatiale (S)

5-Dans la figure 1.3 représente un commutateur numérique avec 3 MIC à l’entrée et 3 MIC à la
sortie. Faite le schéma détaillé en se référant au cours pour n entrées et n sorties

6-Expliquer à l’aide de la figure le déroulement de la commutation spatiale.

Figure 1.3 : Commutateur numérique spatial 3MIC entrée et 3 MIC Sorties

7 -Est-ce que le central E10B reconnaît les postes à cadran ?

8-Est-ce que E10 est compatibles avec les autres centraux spatiaux ?

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 111

SOLUTIONS
EXERCICES DE SYNTHESE N°1
GENERALITE & SYSTEME STROWGER
1-Les différents types d’appels traités par un commutateur sont :

Appel sortant

Appel entrant

Appel de transit

Appel local

2-C’est un appel qui passe par un central de transit et avant d’arriver à un autre central
destinataire.

3-C’est une tonalité chez le demandeur 440 HZ 1,7s-3,3s) indique que le demandé est en train
d’être sonné (en même temps chez l’appelé la sonnerie est de: 80 V/ 50Hz,1,7s-3,3s).

4-Le tarif téléphonique dépend du tarif appliqué par un opérateur téléphonique, la distance, et la
durée.

5-Le principe du sélecteurs strowger à deux mouvements

Section a du stator

Axe du rotor

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


112 Téléphonie générale

Au repos le rotor se positionne en bas. Il est répoussé par le ressort (1) . A l’arrivée des
impulsions, l’électroaimant (3) attire son levier et actionne le cliquet (4) et (2) qui se déplace vers
le haut d’une dent suivant le nombre d’impulsions. A la fin des impulsions (premier
chiffre) la position est maintenue mécaniquement au niveau qui correspond au nombre
d’impulsions. Le cliquet se libère.
Composition du deuxième chiffre
Les impulsions de numérotation passent par l’électroaimant (5), le demi cylindre denté (6) fait un
mouvement de rotation horizontalement avec le rotor. A la fin de la numérotation il se fixe
mécaniquement sur la position finale . Cette position depend du nombre des impulsions du chiffre
composé.Pour le retour à la position initiale, il suffit d’alimenter l’électroaimant (5) à ce moment
de son retour le bras de contact du rotor se glisse sur les lames de contacts du niveau concerné.
système pas à pas est de la classe du système à commande direct tandis que le système avec
enregistreur stock dans un enregistreur l’information de la numérotation avant de chercher
l’itinéraire.

7-Dans un système pas à pas si l’abonné compose le chiffre 8013

L’abonné décroche :

La présélection consiste à chercher un chemin libre parmi les n entre le ESL et ESG 1 (milliers).
Ensuite il forme le « 8 ».Les impulsions provoquent l’ascension du sélecteur de milliers vers le
niveau 8. Maintenant le sélecteur entame la recherche automatique du chemin libre entre ESG1 et
ESG2 ou sélecteur de centaines en testant un à un les dix contacts horizontaux. L’abonné forme le
chiffre « 0 » ; le sélecteur à deux mouvements concerné monte dix pas vers le niveau « 0 » et
répète le même opération pour le chiffre « 8 ». L’étage final qui est constitué par des sélecteurs à
deux mouvements, en recevant les deux derniers chiffres monte au niveau 1 et tourne et se
positionne au azimut « 3 ».La recherche est terminé.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 113

8-L’abonnée 32113 compose le numéro 22456 le déroulement de la commutation est le


suivant.

ESG3 ESL
21111-21000
11X10
ESG2 1.2…3…..9 76
51 R 1-4 R11-10
Du central 3 22111-22000
76 11X10
R 5-8 R21-20
Du central 4 96
JA 23111-23000
76 11X10
1.2…3…..9
ESG1 110 R 9-12 R31-30
21111-22000
24111-24000
2000 156 76 11X10
R 1-13
R 13-16 R41-40
R 11-20 R 1-8
60
23111-24000 Vers central 3
2000 156 JD 138 Vers central 4
16
Police Ambulance…
R 31-40 R 9-16 JD 23
Vers l’interurbain

Enregistreurs

L’abonné 32113 est un abonné du central N°3 , le demandé 22456 est un abonné du central N°2
du groupe 22111-22000

Décrochage : Le sélecteur à un mouvement de son central en tournant cherche un chemin libre


entre l’étage de présélection et le ESG1 encore dans le central N°3, il forme le chiffre « 2 »
l’impulsions provoque l’ascension vers le niveau 2 du sélecteur à deux mouvements puis tourne
autour de son axe à la recherche d’une sortie libre vers le ESG2 du central N° 2 (le chiffre « 2 »
signifie qu’il doit sortir vers le central N° 2) .Maintenant il est sur ESG2 , il forme le deuxième
chiffre « 2 » le sélecteur à deux mouvement monte au niveau « 2 » cherche un chemin libre vers
le sélecteur de milliers ESG3 en tournant (deuxième milliers 22111-22000).Il compose le « 4 » le
ESG3 avec le sélecteur à deux mouvements se positionne au niveau « 4 » puis faire la même
chose pour aller vers le ESL . En fin les deux derniers chiffres déterminent exactement l’abonné
recherché dans l’étage ESL.

Questions 9 et 10 même principe : Remarque ; pour les ambulances et services spéciaux la sortie
est directement rattachée ESG1 du central ; exemple dans certains pays on utilise le niveau « 0 »
du ESG1 pour ces services ; 02 ; 03 etc

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


114 Téléphonie générale

SOLUTIONS

EXERCICES DE SYNTHESE N°2 : LE SYSTEME CROSSBAR

1-Principe du sélecteur crossbar

Le système crossbar ou à barre croisée est constitué par des barres horizontales et
verticales. L’intersection des deux barres constitue un point de connexion .Le croquis
simplifié ci-dessous explique le principe :
P Sorties

N Entrées

horizontal

Le détail du principe de fonctionnement est à la page 49 de l’envoi.

1) Rotation d’un certain angle de la barre horizontale sous l’action de l’électro-aimant


horizontal 02
2) La tige « 3 » ou tige embrayeur entre dans la fente.
3) La barre verticale pivote sous l’effet de l’électroaimant, par la suite le tige « 3 » est coincé
et exerce une pression aux jeux des contacts d’où connexion sur l’intersection des deux
barres

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 115

2-TABLEAU COMPARATIF DU SYSTEME STROWGER ET CROSSBAR

Paramètres Techniques Usures Surface occupée Exploitation


Système Strowger Contact rotatif Importantes à 2 à 3 fois plus 2 fois plus
cause des d’exploitant pour
frottements la même capacité
Système Crossbar Barre croisée Moins importantes Moins de surface Moins
Et silencieux d’exploitants

3-le détail du réseau de connexion 3 étages 2048X384 du ESL de la figure 2. 4

Etage A : sélecteurs 16X8 ; Etage B ; sélecteurs 8X4 : Etage C ; sélecteurs 16X12

Etage C en deux groupes arrivée et départ

Etage A : 128 sélecteurs 16X8

Etage B : 128 sélecteurs 8X4

Etage C : 32 sélecteurs 16x12

L’étage AB peut se diviser en groupe de 8 sélecteurs ;8x8 sélecteurs pour le sortant et 8x8 du
deuxième groupe pour l’arrivée (voir les flèches sur le ESL

L’étage C se divise en 4 groupes de 8 sélecteurs qui nous donnent 32 sélecteurs. Les quatre
sorties du sélecteur B : chacune va vers un groupe (4). On peut envisager d’autre type de
possibilité de connexion.

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


116 Téléphonie générale

1
1 1 1

16
N°1 N°1
2 2 2

8 8 8

1 1 1

N°8
2 2 N°2
2

8 8
8

1 1 1
N°9 N°3

2 2
2

8 8 8

1 1 1

N°4
N16 2
2 2

8 8 8

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 117

Traiter pour vous-même les questions 4 ;5 ;6 ;7 ;8 ;9

4-Même question pour ESG 512X768 de la figure 2. 5

5-Faite le détail du réseau de connexion 256X256 ESI-ESJ de la figure 2. 6

6-Pour quelles raisons construit-t-on des réseaux de connexion à étages?.

7-Faite les détails d’un ESL 512 entrées et 128 sorties avec deux étages. L’étage A construit
avec des sélecteurs 16X8 et l’étage B avec des sélecteurs 32X16.

8- Quel organe de commande met à jour l’état d’occupation des mailles ?.(Voir cours)

9-Quels sont les Rôles du marqueur en crossbar ? (Voir cours)

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


118 Téléphonie générale

SOLUTION
EXERCICE DE SYNTHESE N° 3 :
Système électronique, Exploitation, RNIS
1- La tarification en RNIS
Comme pour le réseau téléphonique actuel, la tarification de Numéris est composée de 3
éléments pour l’accès de base, le groupement de l’accès de base, l’accès primaire: le
raccordement à Numéris, l’abonnement mensuel et le trafic. A ceci s’ajoutent les
abonnements des terminaux, des abonnements complémentaires (« confort téléphonique
», »entreprise », »SDA », et autres), la taxation des compléments de services facturés à
l’usage(indication de coût transfert d’appel national, mini-messages).

2- Les avantages de la commutation numérique


 Signalisation

La plupart de système numérique moderne prend en charge la signalisation N ° 7. L’avantage de


cette signalisation c’est que ses équipements ne dépend pas du support de transmission Fo ; FH
ou câble. Pour ces raisons la commutation numérique l’utilise.

 Utilisation des technologies modernes

Réseaux de connexion et unité de commande fonctionnent avec les circuits intégrés à bon marché
par conséquent le coût et la taille du matériels sont considérablement réduits. Le prix et le coût du
RCX électronique sont incomparables avec les systèmes spatiaux. Les satellites fonctionnent en
numériques incite les constructeurs des autocoms à adopter la commutation numérique.

 L’intégration du système de transmission et commutation

DMS DMS
Commutati
Commutati Transmission
on
on MUX MUX analogique
analogique Numérique

Figure 1 : Commutation analogique et transmission numérique, la division ou démultiplexage de


même pour le multiplexage de deux bouts sont indispensables.

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 119

Commutati
Commutati
Transmission on
on
numérique
numérique
Numérique

Figure 2 : Commutation numérique et transmission numérique DMS et MUX sont totalement


supprimés d’où simplification au niveau des équipements de transmission.

3-Qu’est- ce qu’un démultiplexeur ?

Un signal binaire, qui peut être un bit ou un train d’impulsions, représentant l’information est
distribué dans m=2n directions. Une et une seule des directions étant sélectionnée par les bits A1
A2 …An de sélection ou adresse.

Entrée ou
donné
S1

A1
S2
Adresse A2 Circuit
démultiplexeur Sm
An

Exemple : Si l’adresse est de 001 le donné passera en S2 (démultiplexeur ou aiguillage)

Détail d’un démultiplexeur :

A=1 B=1 S1=1


A &
B S1
A=1 B=0 S2=1
=1
H=0 bloque les
&
S2 sorties

=1

&
S3

&
S4

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS


120 Téléphonie générale

4-La commutation électronique spatiale (S)

La commutation électronique spatiale consiste à faire passer l’intervalle de temps d’un MiCE ou IT
vers un autre MICS sans changer la position temporelle de cette IT.

Exemple : Du MIC 1 entrant on veut passer IT2 (en brique) au MIC 3 de la sortie il conservera
sa position ’IT2 dans ce MIC 3 voir la figure ci-dessous

MIC1 MIC1

MIC2
MIC2

MIC3
MIC3

Figure 1.3 : Trois MiC entrant et trois MiC sortant

Dans la figure l’IT2 du MIC 1 de l’entrée (En forme de brique) est transféré au MIC 2 de la sortie
sans changer de position.

Essayer de traiter la suite de la question

5-Expliquer à l’aide de la figure 1.3 le déroulement de la commutation spatiale (MIC2 entrant et


MIC3 sortant)

6-Dans la figure 1.3 représente un commutateur numérique avec 3 MIC à l’entrée et 3 MIC à la
sortie. Faite le schéma détaillé de la figure 1.3 en prenant comme exemple la figure 1.4 ci-
dessous pour n x n MIC

7- Expliquer le fonctionnement en prenant comme exemple dans la figure pour l’IT 06 du MIC N° 2
de l’entrée

5-Dans la figure 1.3 représente un commutateur numérique avec 3 MIC à l’entrée et 3 MIC à la
sortie. Faite le schéma détaillé en se référant au cours pour n entrées et n sorties

Téléphonie fixe : RTC & RNIS TCO I1


Téléphonie générale 121

6-Expliquer à l’aide de la figure le déroulement de la commutation spatiale.

&
LNE 1
1 LNS 1
≥1

&
MC 1
n
1 1 2 ……………n

DMUX
n MOTS
LNS n
≥1

&

LNE n 1

&

MC 1 n

1 1 2 ……………n

DMUX
n MOTS

Figure 1.4 : Commutateur électronique spatial (S) n MIC entrant et n MIC sortant

TCO I1 Téléphonie fixe : RTC&RNIS

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