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J’ai l’honneur de présenter mes sincères remerciements et ma

gratitude à Monsieur NADIFI, Directeur de Maroc-Phosphore –

Safi, pour m’avoir accordé cette opportunité ainsi qu’à tous ceux qui

m’ont aidé de près ou de loin pour l’élaboration de ce rapport.

Qu’il me soit permis d’avouer mes sincères sentiments de

reconnaissance à Monsieur Driss AMICHETI, chef de service

contrôle de gestion, qui a bien voulu suivre ce travail et qui n’a

cessé à aucun moment de m’apporter aides et conseils ; Je tiens à

remercier également tous les agents de PCS/EE/G pour leur entière

collaboration et assistance durant cette période de stage et plus

particulièrement : Mr ZAZE et Mr OUMLIL.

2
Remerciements…………………………………………………………………………………
………………..1
Introduction……………………………………………………………………………………
………………….3
Première partie : descriptive
Que signifie le mot
phosphate………………………………………………………………………………5
I. Historique du
phosphate………………………………………………………………………………… 5
II. Les phosphates au
Maroc………………………………………………………………………………..6

Chapitre I : Historique et Présentation Générale du Groupe OCP

SECTION I :
HISTORIQUE………………………………………………………………………………....9
SECTION II : PRESENTATION GENERALE DU GROUPE
OCP……………………………..…...10

Chapitre II : Aperçu Général sur le Pôle Chimie Safi


« PCS »………. 14

I . Les divisions
………………………………………………………………………………………..….….14
II. Présentation des filiales intégrées dans la structure du
Groupe………………….……...22

Chapitre III : Description du Service Contrôle de Gestion………..


…….24
Deuxième partie : sujet de stage
Chapitre I : description du processus de calcul du coût de revient
Introduction……………………………………………………………………………………
………………...27
I - Le découpage
analytique …………………………………………………………………………..…28
II- Les chaînes d’alimentation du prix de
revient …………………………………………..….28
III -Le processus de calcul des coûts de
revient ………………………………………………….30
VI- Le calcul du coût de revient
prévisionnel ………………………………………………………..31
V – Les étapes de calcul du coût de
revient …………………………………………………….…..33
3
Chapitre II : Diagnostic et critique du processus de calcul du prix de
revient

Au niveau des méthodes utilisées pour l’élaboration du prix de revient

I. Critique de la méthode du coût


complet……………………………………………………………36
II. Propositions
d’amélioration……………………………………………………………………………..36
Conclusion ………………………………………………………………………………..…
40
Bibliographie…………………………………………………….……………...
………….41
Abréviation……………………………………………………….…………………….
…...42
Annexes…………………………………………………………………………………..
….44

La théorie ne peut guère se confirmer sans la pratique. Dans

cette perspective, HECI recommande à ses étudiants, ayant réussi

la deuxième année, un stage d'initiation au sein d'une entreprise.

Ainsi, on pourra mettre en application les informations acquises afin

de s'adapter avec le monde professionnel et confronter des

situations réelles.

L'Office Chérifien des Phosphates était "mon parrain " au

cours de mon mois de stage. Le plus grand complexe chimique en

Afrique, là où se fait la valorisation de la première richesse

nationale. L'OCP m'a permis de comprendre un processus de


4
fabrication aussi long que compliqué et d'avoir une vision plutôt

détaillée du travail de l'entreprise.

Mon modeste travail portera dans une première partie sur la

présentation du Groupe OCP, son historique et ses composantes.

Ensuite, je porterai une vision descriptive sur le service que j'ai

visité pendant mon stage.

5
Que signifie le mot
phosphate ?

L'importance et le nom "Phosphate" viennent de l'élément


"Phosphore" (dérivé du mot grec "Phosphorus" = qui porte la lumière).
Le phosphore est un constituant essentiel de toutes les cellules
vivantes, dans lesquelles il se présente sous forme minérale ou
organique.
Il constitue un des éléments majeurs pour la fertilisation des sols
et par conséquent, l'accroissement des rendements agricoles.
Les sources du phosphore se trouvent en quantité importante
dans les gisements de phosphate. Le développement de l'utilisation des
engrais a été à l'origine de l'importance prise par la recherche et
l'exploitation des gisements de phosphate dans le monde, depuis la fin
du XIXème siècle.

I. HISTORIQUE DU PHOSPHATE

Il y a des myriades d'années, de vastes régions africaines étaient


encore recouvertes par une mer où croissait
toute une flore et que peuplait toute une faune.
Les grands foyers de cette vie se trouvaient
localisés principalement entre les lagunes littorales
et la haute mer où s'accumulaient d'énormes
quantités de végétaux, qui constituent la majeure
partie du plancton. Attirés par les zones riches de
ce plancton, les poissons végétariens entraînaient, à
leur suite, les reptiles et les squales carnassiers.

Et, sur le lit de cette mer immémoriale, se


déposaient les débris de la vie qui y fourmillait,
entassement millénaire lentement décomposé…..
A la fin de l'âge secondaire, la mer amorça
son mouvement de recul et après des alternances d'émersion et de

6
retour des flots, dans la première moitié de l'âge tertiaire, le continent
émergea complètement. Au cours de ces bouleversements
apocalyptiques, cet amoncellement des débris d'une vie extraordinaire
qui constituent aujourd'hui le Phosphate Marocain.

II. Les phosphates au Maroc

C'est en 1905 que A. Brives signalait pour la première fois dans la


région de Mogador (Essaouira) et aux environs d' Imintanoute, des
niveaux phosphatés "suessonien", "crétacé supérieur" en opposition à
Louis Gentil qui attribuait les niveaux phosphatés décrits par Brives au
Maestrichien et Danien.
Un peu plus tard, P. Lemoine attirait l'attention sur l'importance
de l'étude du suessonien et ce, à cause de la recherche des phosphates.
Jusqu'en 1935, de nombreuses controverses opposèrent les géologues
tels que L.Joleaud, C.Deperet, P.Russo sur l'origine des niveaux
phosphatés.
En 1908, A. Brives identifiait, pour la première fois, un niveau
phosphaté sur le plateau de Guergouri, au sud de Marrakech.
Un an plus tard, il supposa l'existence d'importantes formations
suessonniennes phosphatées au Nord de l'Oued Er Rbia. Durant l'année
1911, de nombreux prospecteurs reconnaissent l'existence de
phosphate (Combelas, Lamolinerie…) Mais rien encore n'avait été
signalé dans la région entre Ben Ahmed et Oued Zem. Ce n'est qu'en
1917, que le Commandant Burseaux, ancien Directeur des mines de
phosphates de Gafsa, identifiait comme " phosphate" le sable des
carrières utilisé par les militaires pour la construction d'ouvrages dans
les environs de Oued Zem. C'est dans le domaine de la Méséta que vont
se rencontrer les dépôts les plus importants.
En effet, le gisement de Ouled Abdoun s'étend sur 10 000 km2 et
la teneur du minerai atteint les 75% BPL et plus. On le surnomme "le
plateau des phosphates " ou "plateau des Ourdirha". Ce gisement
s'étend de Ben Ahmed à Oued Zem d'Est en Ouest, des environs de
Khouribga au nord, jusqu'aux environs de Fkih Ben Salah. Vers le sud

7
Est, il s'étend au delà de Kasbah Tadla jusqu'aux environs de Zaouia
Ech Cheikh. Des niveaux phosphatés existent jusqu'à Beni Mellal.
Le gisement de Ouled Abdoun est le plus anciennement connu et le
plus anciennement exploité des dépôts phosphatés du Maroc. Il est le
plus important aussi bien par son extension que par la haute qualité qu'il
renferme Après la découverte des phosphates dans la région de Oued
Zem – El Borouj aux gisements inépuisables, le gisement de Gantour et
de Chichaoua viennent s'ajouter. Le gisement de Gantour occupe la
majeure partie du plateau du même nom, compris entre les massifs
anciens des Rehamma au Nord et des Jebilet au Sud. Il s'étend sur
environ 110 km Est en ouest.
Il est limité à l'ouest par les collines des Mouissat et se prolonge
à l'Est jusqu'aux rives de Tessaout. Vers le sud, le gisement disparaît
en profondeur.Avec la création de l'OCP en 1920, la période des
pionniers se termine.
Ainsi, des missions géologiques effectuées par des prospecteurs
de l'OCP, à la demande de celui-ci, permirent, entre 1921 et 1930, de
reconnaître les zones phosphatées importantes dont le gisement des
Gantour à 60 km à l'Est de Safi, gisement dont A. Brives avait très tôt
reconnu l'importance, comme nous l'avons dit précédemment.
Subsistaient, à cette époque, les problèmes de position
stratigraphique exacte des phosphates marocains pour établir la
corrélation entre le gisement des Gantour ( Louis Gentil/Youssoufia) et
le gisement de Ouled Abdoun (Khouribga).
A. Beauge, Directeur Général de l'OCP à cette date, confia à C.
Arambourg l'étude des faunes de poissons et de reptiles des
phosphates marocains.
En 1935, une note fixait définitivement les caractéristiques
stratigraphiques des diverses séries des phosphates marocains :

 succession stratigraphique des formations phosphatées dans


les divers bassins du Maroc, s'étendant du Maestrichien
jusqu'au Lutétien
 identification de Maestrichien, Montien, Thatienien, Yprésien
et Lutétien, d'après la faune des vertébrés

8
 des phosphates meubles plus ou moins exploitables peuvent
se rencontrer à divers niveaux.

A partir de cette note capitale, on peut dire que le problème de la


stratigraphie des horizons phosphatés marocains est résolue et par la
suite ,l'étude des invertébrés de Salvan en 1954 et des micro-faunes
du bassin des Gantour (Boujo et Rahhali/1970) ont corroboré les
conclusions de C. Arambourg.
Les études de Salvan, de 1955 à 1960, ont pu également établir
que la sédimentatIon phosphatée au Maroc s'est déplacée dans
l'espace, selon une direction SW-NE.
La sédimentation phosphatée s'est également manifestée au delà
de l'Anti-Atlas, sur la bordure du domaine saharien, pendant le Crétacé
terminal (Maestrichien) et le début de l'Eocène. Elle a constitué des
dépôts de très grandes extensions dont certaines parties ont une
valeur économique importante, gisement de Boucraâ, découvert en 1943
par Allia Medina D'une manière générale, on peut dire que les teneurs
moyennes en BPL de la série phosphatée marocaine croissent assez
régulièrement du Maestrichien (de 45 à 60% BPL) à l'Yprésien
(de 72 à 77% BPL) pour diminuer et disparaître au Lutétien Supérieur.
Dans les Ouled Abdoun, l'apparition de la sédimentation
phosphatée reste progressive dans le sud du gisement (EL Borouj -
Merâa El Arech) Par contre, dans la partie Nord (à Khouribga et
surtout à Oued Zem), l'apparition de la sédimentation phosphatée est
très brutale : au dessus des marnes jaunes du suessonien, le
Maestrichien phosphaté débute par un bone–bed où la teneur atteint
d'emblée les 40 à 50% BPL.
Les gisements marocains de phosphates sont exceptionnellement
importants de par leur superficie, leur teneur de qualité et leur
remarquable continuité stratigraphique. Ces gisements représentent un
phénomène sédimentaire d'une ampleur exceptionnelle.

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Chapitre I : Historique et Présentation
Générale du Groupe OCP

SECTION I : HISTORIQUE

L’Office Chérifien des Phosphates a été créé le 7 août 1920, mais


le groupe OCP n’a vu le jour qu’en 1975. 80 années déjà se sont écoulées
depuis sa création, années jalonnées par des réalisations et des
développements :
1920 :
 Début de l’extraction du phosphate à Boujniba dans la zone de
Khouribga
(1er mars 1921)
 Première exportation de phosphate (23 juillet 1921).
1930 :
 Ouverture d’un nouveau centre de production de phosphate : le centre
de Youssoufia, connu alors sous le nom de Louis Gentil (1931).
1950 :
 Mise en œuvre de la méthode d’extraction en découverte à Khouribga
(1952)
 Création d’un centre de formation professionnelle à Khouribga (1958),
en renforcement des efforts menés, depuis des décennies sur ce
plan ; puis, création par la suite d’autres unités de
formation/perfectionnement.
1960 :
 Développement de la mécanisation du souterrain à Youssoufia
 Démarrage de Maroc chimie à Safi, pour la fabrication des dérivés
phosphatés : acide phosphorique et engrais (1965).
1970 :
 Création du groupe OCP, structure organisationnelle intégrant l’OCP et
ses entreprises filiales (1975)
 Intégration d’un nouveau centre minier en découverte, le centre de
Phosboucrâa (1976)
 Démarrage de nouvelles unités de valorisation à Safi : Maroc chimie II et
Maroc Phosphore I (1976), puis Maroc phosphore II en 1981.
 Ouverture d’un troisième centre de production en découverte, le
centre de Ben guérir (1979).
10
1980 :
 Partenariat industriel en Belgique : Prayon (1981)
 Démarrage d’un nouveau site de valorisation de phosphate : le site de
Jorf Lasfar, avec Maroc phosphore III-IV (1986).

1990 :
 Exploration de nouveaux projets de partenariats industriels et de
renforcement de capacités.
 Accélération du programme social de cession de logements au
personnel (1993)
 Partenariats industriels avec Grande Paroisse en France (1997), usine
Emaphos pour l’acide phosphorique purifié (Maroc /Belgique
/Allemagne) en 1998, usine Imacid pour acide phosphorique (Maroc
/Inde) en 1999.
2000 :
 Démarrage d’une unité de flottation de phosphates à Khouribga.
2001 :
 Démarrage d’une ligne de production sulfurique de capacité 3000
tonnes à Maroc chimie Safi
2002 :
 L’organisation de 3 opérations « formation promotion » qui ont donné
lieu à 2056 promotions, et partenariat entre EMAPHOS, PRAYON
(Belgique) et CFB (Budenheim- Allemagne)

SECTION II : PRESENTATION GENERALE DU GROUPE OCP

Le Groupe Office Chérifien des Phosphates joue un rôle


important sur le plan économique et social du pays. Il détient le
monopole de la recherche, de l’exploitation, de la valorisation et de la
commercialisation du phosphate et de ses dérivés.
Le sous sol marocain renferme les plus importants gisements de la
planète : trois quarts des réserves mondiales, 98% dans le centre du
pays et de 2% dans le sud.
Leur situation géographique et la diversité de leurs qualités
marchandes confèrent naturellement au royaume du Maroc une place
particulière dans le commerce international du phosphate.

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Vu l’effectif du personnel qu’il emploi (28.000 agents environ,
dont 710 ingénieurs et assimilés)*, les retombées économiques de ses
investissements sur l’environnement social sont importantes.
Le phosphate brut est extrait des mines souterraines et des
chantiers à ciel ouvert (découvertes). Le minerai est ensuite épierré et
criblé et parfois lavé, avant d’être séché pour la transformation.

Le Groupe est présent dans cinq zones géographiques du


pays :

 Quatre sites d’exploitation

 Deux sites de transformation chimique :


- Safi
- Jorf Lasfar

Le minerai est exploité tel quel ou livré aux industries chimiques


du Groupe à Jorf Lasfar ou à Safi pour être transformé en produits
dérivés commercialisables : Acide phosphorique de base, Acide
phosphorique purifié et les Engrais solides.
Quatre ports desservant les centres de production :
 Casablanca : pour le phosphate brut en provenance de

12
Khouribga.
 Jorf Lasfar : pour le phosphate en provenance de Khouribga
et les produits dérivés fabriqués à Jorf Lasfar.

 Safi : pour le phosphate en provenance de Youssoufia


et les produits dérivés fabriqués à Safi.
 Laâyoune : pour le phosphate en provenance de Boucraâ.

La multiplicité des ports d’embarquement apporte une souplesse


et une sécurité d’approvisionnement pour les clients. Elle constitue un
atout supplémentaire pour la satisfaction de leurs besoins.

13
Organigramme du Groupe Office Chérifien des Phosphates

14
Chapitre II : Aperçu Général sur le Pôle
Chimie Safi « PCS »

Depuis plus de trois décennies, la part des produits dérivés dans


le commerce international des phosphates se développe continûment au
détriment de celle du minerai brut. Cette évolution structurelle
associée à la volonté d’une valorisation locale, plus importante et plus
diversifiée, ont conduit à la mise en place d’une industrie de
transformation chimique de grande envergure.
Ainsi, après une première expérience à Safi, avec la mise en
service en 1965 de l’usine Maroc Chimie, des efforts ont été menés
depuis le début des années 70, aboutissant à la mise en service de
Maroc Phosphore I en 1975 et Maroc Phosphore II en 1981 dans la
même ville.
Cette plate forme est située au sud ouest à 9 Km de la ville de
Safi. Cet emplacement est justifié par deux raisons :

 La présence d’une voie ferrée permettant


l’approvisionnement en phosphate brut de Youssoufia et Ben
Guérir ainsi qu’une ligne ferroviaire avec le port de Safi ;

 L’utilisation de l’eau de mer pour le refroidissement des


installations

I .Les divisions
Le pôle chimie de Safi regroupe les divisions suivantes :
1) Maroc Chimie : PCS/PC
• Date de Création : 1965
• Forme juridique : Société Anonyme absorbée par la suite par Maroc-

Phosphore
• Actionnaires : 100 % O.C.P.
• Objet : Production d'acide phosphorique et d'engrais.
• Superficie : 50 hectares

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Effectifs MC Services Fonctionnels

Ingénieurs 26 17

Techniciens et agents de maîtrise 183 163

Employés et ouvriers 1027 431

Elle se compose de :
 Deux ateliers sulfuriques dont l’activité principale est la production
de l’acide sulfurique (H2SO4) à base de soufre importé.
 Deux ateliers phosphoriques qui produisent l’acide phosphorique
(P2O5)
à partir du phosphate et de l’acide sulfurique.
 Trois unités d’engrais :
 Ligne Nord spécialisée dans la production du TSP (Triple super
phosphate) à base de phosphate et d’acide phosphorique.
 Ligne Sud qui produit l’ASP (Ammonium super phosphate)
obtenu à base d’ammoniac (NH3), d’acide phosphorique et
d’acide sulfurique ; elle produit également le NPK et le TSP.
 Ligne NPK qui produit l’ASP et le NPK (Engrais azoté) obtenu à
partir du chlorure de potassium (KCL), d’ammoniac et d’acide
sulfurique.

16
Schéma de Maroc chimie PC

Maroc chimie PC

3 lignes d’engrais :

2 Ateliers phosphoriques
TSP: Triple super phosphate Atelier phosphorique I 30%
Atelier sulfurique 2 et 3 Atelier phosphorique II 30%
production acide sulfurique + 54% (A base de acide
H2SO4 (A base de souffre sulfurique + phosphate)
liquide)

17
2) Maroc Phosphore I : PCS/PP

Cette filiale a été créee en 1975, sous forme d’une société


anonyme.
Elle assure la production d’acide phosphorique destiné
essentiellement à l’exportation et un engrais MAP dont une partie est
écoulée sur le marché national.

Elle comprend quatre ateliers de production :


1. Atelier fusion filtration du soufre liquide qui produit le soufre
liquide pour ses propres besoins ainsi que pour ceux des
unités sulfuriques de Maroc Chimie (PCS/PC) et Maroc
Phosphore II (PCS/PM)
2. Atelier sulfurique produisant de l’acide sulfurique
3. Atelier phosphorique qui assure la production d’acide
phosphorique à partir de l’acide sulfurique et du phosphate
broyé.
4. Atelier MAP qui produit le MAP sec et humide à partir de
l’ammoniac et de l’acide phosphorique.
5. Une centrale électrique avec des services annexes.

18
Schéma de Maroc Phosphore I

Atelier
Atelierdedefusion
fusion
et et
filtration
filtration
Production
Production
souffre
souffreliquide (a (a
liquide
base
basededesouffre
souffre
solide
solide

Atelier MAP Atelier sulfurique


Atelier MAP Atelier sulfurique
production MAP secsec production acide
production MAP production acide
et humide
(a (a
base
et humide
ammoniac + +
Maroc
Maroc sulfurique H2SO4
sulfurique H2SO4
base ammoniac phosphore I I (A(A
base dede
acide phosphorique phosphore base
acide phosphorique
nonnon
clarifié 5454
clarifié %%) ) souffre liquide)
souffre liquide)

Ateliers
Ateliers
phosphoriques
phosphoriques
Production
Productionacide
acide
phosphorique
phosphorique(A(A
base d’d’
base acide
acide
sulfurique
sulfurique++
phosphate)
phosphate)

19
3) Maroc Phosphore II: PCS/PM

Cette division a été crée en 1981 afin de valoriser le phosphate


humide provenant de Ben Guérir. Pour cela, il dispose d’une laverie de
phosphate, de deux ateliers sulfurique et phosphorique ainsi que d’une
centrale électrique avec les services annexes.

Schéma de Maroc Phosphore II

Acide
sulfurique

Maroc
Phosphore
II

Acide Laverie de
Phosphoriqu Phosphate
e
20
4) Infrastructures de Safi : PCS/PI
Cette division est située au niveau du port, et qui a pour activité,
le débarquement des matières premières et le chargement du
phosphate et dérivés destinés à l’exportation.

 Matières Importées :

 Ammoniac
.  Soufre solide
 Chlorure de potassium

 Produit Exportés :

 L’acide phosphorique
 Les engrais TSP, MAP et NPK
 Le phosphate brut

21
5) Maintenance Centralisée : PCS/LM
Cette division a pour mission la prestation centralisée de
l’entretien et la maintenance des installations de la plate-forme, elle
assure la production par le suivi et le contrôle des machines, elle se
compose actuellement de quatre services :
 Le service approvisionnements et gestion des stocks (PCS/LM/A) ;
 Les services moyens logistiques (PCS/LM/L) ;
 Le service externalisation (PCS/LM/E) ;
 Le service ateliers centraux (PCS/LM/N).
6) Gestion Administrative : PCS/LA
Elle assure la gestion des activités de l’infrastructure sociale et
le personnel à savoir :
 Logements de fonction (723),
 Club et économat,
 Terrain omnisports,
 Paie du personnel
 Activités récréatives au profit du personnel et leurs familles
(rencontres sportives, voyages organisés, colonies de vacances),
 Médecine de travail et de soins,
Transport du personnel,
 Comptabilité générale.

22
.

II. Présentation des filiales intégrées dans la structure


du Groupe

Dans le but de répondre aux besoins d'études et de prestations


liées à l'exploitation et au développement, le Groupe OCP dispose
d'entités spécialisées, notamment :

 CERPHOS (Centre d'Etudes et de Recherches des Phosphates


minéraux), doté de laboratoires et d'unités d'essais pilotes ;

 SMESI (Société Marocaine d'Etudes Spéciales et industrielles),


entreprise d'ingénierie et de réalisations industrielles ;

 FERTIMA (Société Marocaine des Fertilisants), opérant dans


l'approvisionnement du pays en engrais de Maroc Chimie et
d'importation.

 MARPHOCEAN : Entreprise maritime spécialisée en particulier


dans le transport de l'acide phosphorique ;

 STAR (Société de Transports et d'Affrètements Réunis), travaillant


dans le domaine du courtage des affrètements maritimes ;

 SOTREG (Société de Transports Régionaux), chargée du transport


du personnel du Groupe OCP.
Depuis 1975, l'ensemble de ces entités filiales est intégré sur le
plan organisationnel, dans une structure de Groupe appelé Groupe OCP.

23
Pour se maintenir sur le marché international, le Groupe OCP
devra faire preuve d'une certaine imagination et créativité, afin de
faire face à une éventuelle concurrence étrangère qui reste très
menaçante et de s'adapter à la situation économique mondiale liée aux
différents traités (GATT, Euro…)

L’organigramme du Pôle Chimie de Safi

24
Chapitre III : Description du Service Contrôle de
Gestion

25
Le service contrôle de gestion relève du département études
économiques et contre de gestion.
Généralement un service de contrôle de gestion doit permettre à
l’entité opérationnelle de :
 Connaître ses forces et faiblesses internes et externes
 Etre en état de veille
 De coordonner ses actions avec les autres entités
 D’aider à la prise de décision, en fournissant à la direction les outils
nécessaires pour la gestion de son entreprise.

Parlons du service contrôle de gestion de la direction Maroc


Phosphore - Safi, ce dernier a pour principales tâches :
 L’analyse des résultats et du prix de revient
 Le suivi des réalisations et contrôle des performances
 La réalisation des études économiques et financières
 La préparation des conseils d’administration

Il regroupe donc deux sections :

 Section prix de revient : qui a pour principales tâches :

 La préparation des budgets de fonctionnement ;


 Le calcul du prix de revient des produits finis et semi finis ;
 L’analyse du prix de revient ;
 L’élaboration du compte de produits et charges ;
 Le suivi des statistiques imports et export.

 Section Facturation : qui a pour mission :

 La réception, la vérification et le contrôle des factures relatives aux


cessions de marchandises et prestations inter- Groupe OCP ;
 Le suivi spécifique des factures se rapportant aux grands projets ;
 La saisie des différentes factures dans le système, nouvellement
Intégré : Oracle Applications
 D’établir les travaux de clôture des comptes ;
 La constatation des provisions à constituer (charges et produits)
 La facturation des cessions et prestations rendues par les différentes
entités du Groupe OCP

26
Organigramme de Département Etudes
Economiques & Contrôle de Gestion (PCS/EE)

Département Etudes
Economiques et Contrôle de
Gestion PCS/EE

Secrétariat

Service contrôle de gestion Service études


Service contrôle technique
PCS/EE/G économiques
PCS/EE/C
PCS/EE/E

Section prix de revient Section facturation

27
Après avoir pris connaissance de la méthode de calcul

des coûts et prix de revient des différents produits de PCS, il

vous est demande de faire un diagnostic sur tout le processus

de calcul et de proposer des améliorations éventuelles sur :

 Les étapes poursuivies.

 La fiabilité de l’information.

 La conception des tableaux de bord PR.

DESCRIPTION DU PROCESSUS DE
CALCUL DU COUT DE REVIENT
INTRODUCTION :

28
Le coût de revient constitue pour l’entreprise un véritable
instrument de mesure de la rentabilité des produits dont elle s’appuie
pour la prise de décisions en matière de tarification et de stratégie.
Il aide aussi à choisir :
 Les produits sur lesquels on effectuera un effort commercial.
 Les produits que l’on arrêtera de fabriquer (Mix-produits).
 Les composantes dont on devra confier leur fabrication à des sous
traitants.

Le calcul du coût de revient se base sur le cycle de production


depuis la valorisation de l'approvisionnement en matières premières
jusqu'à l'aboutissement aux coûts complets des produits finis.

I - LE DECOUPAGE ANALYTIQUE :
La maîtrise d’un processus de calcul du coût de revient implique
une organisation de la plate forme en sections analytiques. Ces sections
figurent dans un document intitulé « découpage analytique ». Ce
fascicule constitue un document de référence pour toute imputation
d’une charge.

1) Section analytique :

La section analytique ou centre de coût, se définit comme étant


un compartiment d’ordre comptable, qui saisit les éléments de charges
qui afférent à une opération donnée.
La section analytique représente aussi un regroupement de
moyens matériels et humains, concourant au même but, placé sous
l’autorité d’un responsable. Ce regroupement permet pour un produit
donné d’obtenir son coût par stade opératoire, par unité de production,
par secteur et par lieu géographique.
Le découpage analytique est révisé chaque année par le service
contrôle de gestion en liaison avec les utilisateurs, pour création ou
suppression des sections analytiques.

2) Lignes du prix de revient :

29
Si la section analytique est un centre de coût, les lignes du prix de
revient indiquent la nature des charges, le constituant globalement,
elles sont regroupées en neuf sous ensembles :

▪ Ligne de 1100 à 1900 : Salaires et Charges Sociales Directes


▪ Ligne 2100 à 2169 : Fournitures et Abonnements internes
▪ Ligne 2200 à 2290 : Prestations internes à la même division
▪ Ligne 2300 à 2600 : Prestations internes rendues par les autres
divisions et solde des SA d’exécution
▪ Ligne 4000 : Consommations des marchandises
▪ Ligne 5000 : Travaux, Fournitures et Services Extérieurs
▪ Ligne 6000 : Autres Charges externes.
▪ Ligne 7000 : Ventes et prestations
▪ Ligne 8000 : Recettes Diverses

II - LES CHAÎNES D’ALIMENTATION DU PRIX DE REVIENT :

La partie la plus importante des charges qui entrent dans le


calcul du coût de revient, résulte de l’exploitation directe des chaînes
suivantes :
1) Chaîne paie du personnel :

La paie du personnel est une charge primordiale qui fait partie des
éléments les plus importants dans le calcul du coût de revient des
produits fabriqués. A savoir :
 Salaires et appointements du personnel
 Heures supplémentaires
 Allocations familiales
 Primes
 Indemnités
 Charges sociales

2) Chaîne gestion des stocks :

C’est une application qui enregistre tous les mouvements que


connaissent les stocks des :
 Matières consommables
 Pièces de rechanges
30
 Fournitures de bureaux

3) Chaîne location ou Amortissement de matériels :

La location des matériels par section analytique est déterminée


sur la base des inventaires des immobilisations en tenant compte des
nouvelles entrées ou sorties.
4) Chaîne prestations internes :

Elle correspond à la facturation des services ou prestations


rendues par les services d’entretien aux sections analytiques clientes.
Cette facturation permet le transfert des charges entre deux
catégories de section analytique.
On trouve comme prestations :
 Entretien Electrique
 Entretien Mécanique
 Entretien Génie Civil
 Entretien Régulation
5) Chaîne utilités:

Elle correspond aux consommations et production des utilités par


les différentes divisions de la plate forme à titre d’exemple :
 Energies
 Eaux (Eau Filtrée, eau Potable, eau déminéralisée, eau désiliciée…..)
 Vapeurs
 Air comprimé
6) Chaîne divers :

C’est une chaîne qui complète les autres dans le calcul du coût prix
de revient par l’imputation des charges indirectes, à savoir :
 Impôts et taxes
 Frais financiers
 Transport et déplacement

III le processus de calcul des coûts de revient :

La comptabilité analytique repose sur la méthode des coûts


complets .Cette méthode se base sur le cycle de production depuis la

31
valorisation de l’approvisionnement en matière première jusqu’à
l’aboutissement aux coût complets des produits finis.
En effet la méthode du coût complet s’articule autour de la notion
de séparation entre les charges directes et les charges indirectes.

La méthode du calcul via les coûts complets :

La recherche des coûts complets correspond à une volonté de


l'entreprise de connaître les résultats nets par produits ou par groupes
de produits.
On distingue d'une part les charges directes (centres d'analyse)
concernant un seul des coûts et pouvant, en conséquence, lui être
aisément appliquées, et d'autre part les charges indirectes, relatives à
plusieurs coûts ou coût de revient et devant faire l'objet d'une
répartition primaire avant imputation.
Toutefois, ces charges directes et indirectes contiennent des
éléments variables et des éléments fixes. Les premiers sont
proportionnels à l'activité, et les deuxièmes,. Ils peuvent varier par
palier lors des grandes variations d'activité. On les appelle aussi coûts
de structure.
LES CHARGES DIRECTES
• Matières premières :
Phosphate, soufre, ammoniac, chlorure de potassium
• Fournitures internes :
Il s’agit des consommations des utilités telle que l’énergie électrique,
l’eau (douce, filtrée, déminéralisée…) l’eau de mer (HP, BP, MP) la vapeur,
etc.…
• Pièce de rechanges et matières consommables :
Carburants (fuel, gasoil..), Pièces de rechanges, Matières auxiliaires et
les matières consommables, etc...
• Frais de personnels :
Ce sont les salaires, les indemnités du personnel, les charges sociales,
les primes, les allocations familiales, les frais déplacement.

• Locations :
Ce sont les charges locatives des équipements.
• Prestation internes :

32
Ce sont des travaux rendus par le service d’entretien et qui sont
facturés aux différentes sections clientes de PCS.

LES CHARGES INDIRECTES


Ce sont toutes les dépenses qui concernent les services
généraux de la Direction, les impôts et taxes, les frais financiers,
assurance, loyers et locations, etc. ….
Tout calcul fait, il y a nombre de documents qui sont rédigés
afin d'avoir une vue d'ensemble, de déceler les perturbations et de
prendre des décisions d'orientation de la gestion pour atteindre
les objectifs issus de la stratégie. Exemples: le tableau de bord
"coût de revient", l'analyse des coûts de revient en charges fixes
et charges variables, l'analyse des écarts, le CPC et l'ESG.

IV - CALCUL DU COUT DE REVIENT PREVISIONNEL :

Au début de chaque année, le service contrôle de gestion


reçoit une note émanant de la DG contenant le programme à suivre
pour le calcul du budget de fonctionnement prévisionnel.
Après réception de cette note, le service contrôle de gestion
procède a une lecture pour contrôle. Ensuite, il s’engage pour la
transmission de la dite note aux différents services de la plate
forme pour le calcul du budget de fonctionnement prévisionnel.
Cette note comprend les informations suivantes, à savoir :
 Programme prévisionnel de production par division ;
 Programme prévisionnel de consommation par division ;
 Prix d’achat prévisionnel des matières premières ;
 Prix de vente prévisionnel des produits finis ;
 La parité prévisionnelle du Dollar US ;
 Le taux d’augmentation des différentes charges (salaires,
prestations, matières consommables …).

Sur la base de ces informations, les services de production


élaborent les objectifs prévisionnels par atelier et procèdent aussi
aux calculs des dépenses et recettes tout en respectant le mode

33
de calcul figurant sur la note concernant le budget de
fonctionnement.
Conformément à la note précitée, les services de production
établissent leurs prévisions sur des documents appelés ‘’annexes’’ :
 Annexe I : prévisions des quantités d’unité d’œuvre.
 Annexe II : prévisions des dépenses et recettes.
 Annexe II BIS : prévisions des dépenses (détail des quantités et
prix retenus).
 Annexe III : prévisions des effectifs.

Dès réception desdits documents, le service contrôle de


gestion procède à un contrôle rigoureux pour s’assurer de la
conformité du calcul du budget qui permettra d’une part, au
service le traitement de ces données afin d’alimenter le tableau de
bord du coût de revient prévisionnel et d’autre part, le calcul des
coûts des utilités pour valoriser le prix de revient prévisionnel et
réel de l’année en cours.
Pour cette raison, un barème de facturation prévisionnel des
utilités est déterminé à partir de l’exploitation des informations
communiquées par l’atelier « énergie et fluides », qui a pour mission
la fourniture des utilités nécessaires à la production, et il
comprend :

 Centrale thermique
 Traitement d’eau douce
 Pompage d’eau de mer
Ces informations sont :

 Un tableau de répartition des utilités entre les différentes sections de


l’atelier « énergie et fluides ».
 Un schéma de vapeur prévisionnel total de production des ateliers
utilités

V – ETAPES DU CALCUL DU PRIX DE REVIENT :

1) Regroupement et traitement des informations :


34
Le calcul du coût de revient d’un produit nécessite en premier
lieu le regroupement et le traitement des informations nécessaires
à ce calcul.
La collecte de ces informations se fait auprès des
secrétariats techniques de production : chaque division met à la
disposition du service contrôle de gestion un état faisant ressortir
les résultats techniques de production regroupant les éléments
suivants :
 Approvisionnement des matières premières
 Productions
 Consommations matières premières et produits intermédiaires
 Echanges inter divisions des produits intermédiaires et produits finis
 Commercialisations
 Stocks

Après réception de ces résultats techniques, le service


contrôle de gestion procède à la saisie des données dans un Fichier
Excel permettant le suivi et l’alimentation des fichiers de coûts de
revient.

2) Edition du tableau de bord prix de revient:


Piloter une entreprise signifie automatiquement gérer une
information fiable, actualisée et croissante ; c'est là où intervient
le tableau de bord.
Comme son nom l’indique, c’est un document qui permet à son
utilisateur de faire une analyse comparative entre les réalisations,
les prévisions et les réalisations de l’exercice précédent, cette
comparaison se justifie moyennant par des indices ou des écarts
indiquant l’évolution ou la diminution de l’activité au niveau de
chaque atelier de l’entreprise.
C'est un document composé de données chiffrées et de
graphiques permettant à un responsable de voir rapidement où se
situe l'entité dont il a la responsabilité par rapport aux objectifs
fixés.

35
Un outil de gestion orienté vers l'action, il permet aux
utilisateurs de constater, expliquer des déviations ou des écarts et
y remédier par des actions correctives. Chose qui implique que :
 Les informations véhiculées par le tableau de bord sont utiles et
Fiables ;
 Sa périodicité se caractérise par la régularité et la rapidité.

Il s'agit donc d'un outil d'action capable de : mesurer,


analyser, mettre en œuvre des actions; Il ne s'agit pas d'actions
pour modifier les objectifs, mais pour corriger la trajectoire pour
les atteindre.

Contenu du tableau de bord :


Pour guider l'action, le tableau de bord comprend :
 Des écarts significatifs entre objectifs et réalisations;
 Des ratios permettant de caractériser des équilibres;
 Des évolutions de grandeurs significatives.

3) Compte de produits et charges :


Ce document est purement comptable, il indique toute sorte de charges
et produits qui font ressortir les résultats d’exploitation, financiers et courants
de chaque division (bénéfice ou perte).

4) Analyse des coûts de revient :


Ce document fait ressortir les charges sous forme de coûts fixes et coûts
variables :

Les coûts fixes : Comme leur nom l’indique, ils sont fixes et
indépendants de l’activité productive de l’entreprise, soit forte ou bien
faible. La figure suivante illustre mieux la démarche des coûts fixes.

Les coûts fixes de l’entreprise sont composés de :


 Frais de personnel,
 Pièces de rechange,
 Impôts et Taxes,
 Frais financiers,
 Amortissement,
36
 Autres charges externes.

Les coûts variables : ces coûts varient selon les activités de


l’entreprise c’est à dire si la production est forte les coûts augmentent
et vice versa. La figure ci-après explique la démarche des coûts
variables.

Les coûts variables de l’entreprise sont constitués par :


 Prix d’achat des matières premières,
 Frais sur achat des matières premières,
 Matières consommables,
 Energie électrique,
 Eau brute.

37
Diagnostic et critique du processus
de calcul du prix de revient

Au niveau des méthodes utilisées pour l’élaboration du


prix de revient
1. Critique de la méthode du coût complet

En analysant les différents documents élaborés par le service


contrôle de gestion, on constate que les charges directes et semi
directes deviennent de plus en plus importantes.
De plus l’imputation est encore plus arbitraire puisqu’elle se
base sur la notion des clés de répartition .ces clés de répartition
sont établies par les services opérationnels qui se basent sur des
critères tels que le nombre d’heures travaillées, les salaires de la
main d’œuvre directe (MOD), le chiffre d’affaires réalisé, etc.
Or ces chiffres représentent souvent moins de 5 % du coût
de revient total, ce qui impliquera que le produit dont les salaires
de la MOD sont les plus élevés par rapport à la moyenne supportera
une proportion de charges indirectes supérieure à sa véritable
part.
De plus les bases sur lesquelles sont élaborées les clés de
répartition sont la plupart du temps figées et ne sont pas
régulièrement mises à jour.

2. Proposions d’amélioration

Pour remédier à cet état de faits, il est temps de mettre à


jour tout le système du prix de revient et d’appliquer une nouvelle
méthode de comptabilité analytique basée sur la notion du système
ABC (Activity Based Costing ) ou la comptabilité par activité .
Cette comptabilité permettra sûrement de faire un zoom sur
les coûts caches ou les activités invisibles et non comptabilisées
par les méthodes traditionnelles.
2.1 ) les concepts de la comptabilité par activités

La comptabilité par activité repose sur deux fondements :


 Les produits consomment des activités

38
 Les activités consomment des ressources à la différence de la
comptabilité analytique qui considère que se sont les produits qui
consomment les ressources.

2.2) Les effets de l’application de la comptabilité par


activités

2.2.1) Calcul plus exact du prix de revient

Les coûts indirects ne sont plus imputés d’après le volume de


production mais repartis en fonction des leurs véritables causes.

2.2.2) Elaboration plus fiable des bases de répartition des coûts


indirects.

Les produits consomment les activités plutôt que les


ressources ; Ainsi au sein de Maroc Phosphore ils consomment des
activités comme « Etudes et analyses », « Méthodes et Planning »,
« Gestion de projets »…etc.

2.2.3) Engagement de certains coûts avant le début du processus


de production

Ce qui permet l’application d’une comptabilité a « priori » au


lieu d’une comptabilité à posteriori comme celle appliquée au sein
de Maroc Phosphore.

2.2.4) Application efficace du contrôle de gestion

Dans un marché de concurrence à l’échelle internationale


comme celui des phosphates, la réduction des prix de vente reste
un souci majeur pour l OCP ;.Pour cela et en se basant, sur les
méthodes traditionnelles ; les gestionnaires se demandent toujours
durant « les réunions de prix de revient « organisées
mensuellement au sein de la PCS ,comment obtenir le même
produit avec un coût de revient conforme a la stratégie
commerciale de l’OCP en agissant sur les coûts des différents
ressources ( matières premières , consommables ,pièces de
rechange , etc. .. ) ainsi que les quantités consommées.

39
Cependant, une réduction des ressources reste une solution
inadéquate, car elle entraînera sûrement une usure plus rapide des
machines et une dégradation de la qualité qui constitue l’une des
stratégies majeures de l’OCP
Par conséquent et grâce à la méthode ABC, les gestionnaires
sont amenés à s’interroger sur la façon d’exercer les activités et
sur les apports de chacune d’elles aux produits :

2.2.5) Meilleure approche de certaines activités

Une approche approfondie de certaines activités permettra à


l’OCP d’en évaluer celles qui sont en dehors des processus de
production et qui pourraient grever anormalement son prix de
revient. Trois exemples pourraient être cités :

Génie civil
Le calcul du coût de revient de l’activité « génie civil «
permettra de prendre une décision sur les possibilités
d’externalisation de cette activité. Surtout en comparant, son prix
de revient avec les coûts qui seront offerts par des entreprises
spécialisées dans ce corps de métier.

 Colonies de vacances
L’organisation des colonies de vacance est considérée comme
activité saisonnière, or les frais qu’elle supporte sont permanents
(immobilisation, personnel, fournitures …), donc pourquoi ne pas
externaliser cette activité en signant des accords de partenariat
avec des multiples entreprises oeuvrant dans le secteur touristique
et qui vont sûrement proposer des tarifs beaucoup plus
intéressants et avec un service de qualité pour une durée
déterminée (faire jouer la concurrence entre les entreprises en
lançant plusieurs appels d’offres ).

40
 Maintenance des véhicules par le service
garage

La sous-traitance de cette activité permettrait à l’OCP


d’éviter de supporter des charges fixes importantes, alors même
que les répartitions pourraient être sporadiques ou inexistantes de
plus il bénéficierait d’un service de qualité offert par des
professionnels à des conditions de prix certainement avantageuses
(concurrence). Il serait par ailleurs dispensé de toute une gestion
des différents stocks de pièces de rechanges (observation, litiges,
etc. )

41
Après un mois de stage au service Contrôle de Gestion du
groupe OCP, je pourrais affirmer dans cette courte durée
toute ma satisfaction.

Ce stage vraiment m’a fait bénéficier de touts


renseignements complémentaires qui m’ont manqué dans la
carrière de mes études.

J’ai contacté le monde professionnel et j’ai amélioré mes


connaissances dans le domaine de gestion et du système
d’information.

La période d’un mois ne peut malheureusement pas suffire


à cerner toutes les procédures complexes du contrôle de
gestion, mais l’expérience était un grand enrichissement en
matière de savoir-faire et bénéfique pour moi étant au début
de mon chemin

Mon grand souhait est de pouvoir revenir dans ce service


dans le futur pour une meilleure mise en valeur des
connaissances théoriques de haut niveau dispensées à HECI en
les complétant par des études de cas pratiques.

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OCP Office Chérifien des Phosphates
PCS Pôle Chimie Safi
PCS/PC Maroc Chimie
PCS/PP Maroc Phosphore I
PCS/PM Maroc Phosphore II
PCS/PI Production Infrastructures de Safi
CG Contrôle de Gestion
CERPHOS Centre d’Etudes et de Recherches de Phosphates
minéraux
IMSA Société Immobilière et Hôtelière de Safi
IPSE Institut de Promotion Socio-Éducative
SMESI Société Marocaine d’Etudes Spéciales et Industrielles
SOTREG Société de Transports Régionaux
STAR Société de Transports et d’Affrètements Réunis
ASP Ammoniac Sulpho-Phosphate
H2SO4 Acide Sulfurique
Kcl Chlorure de potassium
MAP Mono Ammoniac Phosphaté
NH3 Ammoniac
NPK Nitrate Potasse Chlorure
P205 Acide phosphorique
TSP Triple Super Phosphate
HC . Hors-cadre
OE Ouvriers Employés
TAMCA Techniciens Agents de Maîtrise, Cadres
Administratifs

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Site Web du Groupe OCP : www.ocpgroup.ma
www.google.fr

Support cours : contrôle de gestion

La gestion financière : les éditions


d’organisation

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