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ère édition er 2017
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RE

MSF Unités de support technique


Et la collaboration du
CICR Division Assistance, Unité Eau et Habitat
MSF–OCB, Département Logistique, Unité de support technique. – Juin 2016
NRJ@brussels.msf.org
Installations et équipements électriques sur le terrain

Règles et Outils
Remerciements
De nombreuses personnes m'ont aidé à f inaliser ce projet. Certaines y ont apporté une
contribution technique, d'autres rédactionnelle et d'autres encore ont participé à la gestion ou
au parrainage du projet.

Je tiens avant tout à citer les coordinateurs et autres membres du d épartement MSF
Logistique à Bruxelles: Jean PLETINCKX et Francesc LOPEZ que je remercie pour leur
immense soutien, Anibal ORDENEZ, Jean-François VRAUX, Belkacem AIT YAHIA et Elvina
MOTARD qui ont lu ce document avec attention et ont formulé des commentaires précieux;
Simon VAN LEEUW qui a magnifiquement assuré mon remplacement au sein du
département pendant que j'écrivais ce manuel; Philippe MAILLOT qui m'a fourni des conseils
précieux concernant la présentation; et Eva KONG du département Communications qui m'a
guidé dans la promotion du produit fini.

Vient ensuite l'équipe du CICR. C'est grâce à son soutien et son implication de taille que ce
livre a pu voir le jour en moins d'un an. Je tiens à remercier Philippe DROSS, directeur de
l'unité Eau et habitat, Samuel BONNET et Alexander HUMBERT qui ont coordonné la
collaboration, et Timothy GILES PITT qui a corrigé le premier jet de ce document. Tous sont
ingénieurs Eau et habitat au sein du CICR.

Je tiens aussi à vivement remercier tous les électriciens qui ont travaillé et travaillent encore
sur le terrain, en tant qu'expatriés ou personnel national. C'est naturellement grâce à leur
travail et aux expériences que nous avons partagées au cours des neuf dernières années
que j'ai tant appris des défis auxquels nous sommes confrontés sur le terrain. Je tiens en
particulier à citer Alidor Mambuku,Popol Manzala et l'équipe Push en RDC, Julien Charlier,
Robert Protka, Agustin Mujica, Jim Cuts, Cypriaan Mujuri, Ahmadou Wouna, et tant d’autres!
Qu’ils me pardonnent si je ne les cite pas tous !

Enfin, tous mes remerciements vont aux référents techniques des autres sections MSF qui
ont soutenu le projet et la publication de ce document avant même validation des contenus.
En premier lieu, je remercie Daniel MANGEL de MSF Suisse, pour sa précieuse contribution
lors de la discussion du projet à Genève. Ensuite je remercie bien sûr, Jaap DOMINICUS
Danny WASSINGTON (Amsterdam), Benoît DAL, Alfredo GONZALES, Gregory GAMBOA
(Paris et Bordeaux), ainsi qu'Agusti LOPEZ (Barcelone) – Certains d'entre eux ne se rendent
peut-être pas compte de l'aide qu'ils m'ont apportée, mais les directives, outils et documents
de formation qu'ils ont rédigés au cours des dernières années m'ont aussi largement inspiré
lors de l 'élaboration de ce document. Je les remercie d'avance pour le feedback qu'ils
voudront bien me donner en vue des futures mises à jour !

Grâce à vous tous, l'auteur,

Harold PRAGER,
MSF-OCB, Unité de support technique – Energie et contrôle des températures

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MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
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MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Preface

La qualité du s ervice offert aux bénéficiaires a t oujours été la préoccupation centrale des
acteurs humanitaires. Les dernières évolutions de l’humanitaire sur le plan des problèmes et
des réponses, des projets et des acteurs montrent une importance accrue des moyens
techniques déployés sur le terrain. Le besoin croissant de petites et de grandes installations,
le recours à des équipements plus sophistiqués constituent des éléments toujours plus
critiques pour assurer la qualité du service fourni à nos bénéficiaires. Nous avons toujours eu
à cœur de veiller à mettre en place des installations sûres, fiables et efficaces pour nos
bénéficiaires et pour les travailleurs humanitaires.
L’adoption de références pratiques et de normes techniques est devenue essentielle. Nous
devons simplifier les approches techniques et faire en sorte que toutes les installations et les
équipements électriques satisfassent aux exigences reconnues en matière de sécurité et de
fiabilité. Il y a déjà longtemps que l’idée d’offrir à MSF et aux autres acteurs de l’humanitaires
un document de référence pratique reprenant l'ensemble des directives techniques internes
relatives aux installations électriques sur le terrain a été exprimée. De fait, ce projet était en
chantier chez MSF depuis plusieurs années. L’intérêt du CICR pour partager un tel document
de référence a finalement permis de mobiliser plus de r essources et d’en accélérer la
production. C'est donc grâce à une collaboration exceptionnelle entre MSF et le CICR que
cette première version du document "Installations et équipements électriques sur le terrain :
Règles et Outils" a pu voir le jour et sera amplement diffusée.
Précisons qu'au moment de l a finalisation de cette première version, seuls la table des
matières et le principe d'élaboration d'un tel document commun à toutes les sections MSF et
au CICR ont été validés Les contenus et détails techniques n'ont pour leur part pas encore
été validés par tous les partenaires, même si d’un point de vue technique tous les contenus
sont conformes aux pratiques professionnelles reconnues. L'un des principaux objectifs de
cette première version est donc d'obtenir un m aximum de f eedback des terrains. Ce
feedback sera la base d'une prochaine version qui sera soumise à tous les partenaires pour
validation de l’ensemble des contenus.

Tous les éléments présentés dans ce livre reposent sur des normes internationales.
L'ensemble des règles et recommandations formulées se fondent sur notre expérience et sur
nos besoins sur le terrain. Je vous encourage donc à lire cet ouvrage, à l'utiliser et à en
discuter. Vous vous apercevrez ainsi combien il est réellement essentiel et combien il faisait
défaut jusqu’à aujourd’hui. Il est évident que les cours, les formations pratiques, les guide
lines, manuels, tous les outils et documents de référence déjà utilisés sur le terrain restent
indispensables. Mais aucun ne constitue autant que « Installations et équipements
électriques sur le terrain : Règles et Outils » une référence à un tel ensemble de règles
précises. Page après page, vous comprendrez l'intérêt présenté par ce livre non seulement
pour les ingénieurs ou les techniciens, mais aussi pour les fournisseurs, gestionnaires de
projets et autres personnes chargées de l'organisation ou de l a supervision des travaux
électriques nécessaires pour garantir la sécurité des personnes, la protection des
équipement et la continuité du service. Mais pour conclure nous insisterons sur le fait que
vous êtes les acteurs les plus importants de ce projet : Nous avons besoin de votre feedback
pour élaborer la prochaine édition !

Jean Pletinckx, directeur logistique MSFOCB

Philippe DROSS - Directeur Unité Eau et Habitat, CICR.

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MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
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MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Sommaire

Cet ouvrage de référence est divisé en quatre parties. Après une introduction définissant le
champ d'application de cette publication, deux chapitres exposent le cadre réglementaire
mondial, les réglementations locales et les situations dans lesquelles des règles internes
doivent être appliquées. Plusieurs sujets sont développés : Après quelques précisions sur
les questions de vocabulaire et de définition, le texte expose la mission de la CEI
(Commission électrotechnique internationale) et passe en revue l'applicabilité de ses
publications. Après cette présentation, la diversité des normes et standards en application
dans le monde est passée en revue avant de se pencher sur l'applicabilité et la pertinence de
l'adoption de règles internes.

Dans la deuxième partie, vous trouverez les informations relatives au phasage et à la gestion
de projets de travaux d’électricité. Cette matière est souvent absente des documents
techniques, mais parce qu’elle a été trouvée essentielle pour garantir la bonne organisation,
la réalisation correcte et le succès des projets nous avons estimé qu'il était indispensable
d'inclure ce chapitre dans notre ouvrage.

Les parties suivantes sont plus techniques : Le 5ème chapitre décrit les exigences en matière
de sécurité des personnes, y compris les divers schémas de liaison à la terre et les
explications concernant les dispositifs de protection. Le chapitre suivant est exclusivement
consacré aux exigences de qualité pour les équipement électriques : câbles, jonctions,
enveloppes, appareillage de commutation, disjoncteurs et terminaux, y compris les appareils
d'éclairage. Le livre propose ensuite un chapitre sur les règles de conception d'installations.
Ce sujet est d’un intérêt majeur pour les installateurs électriques. Chaque pays a établi (ou
pas) ses propres règles en matière de calibre et de dimension des circuits d’éclairages et de
prises, de câblage, de protection des zones humides et de mise à la terre. Ce chapitre sera
particulièrement utile pour les concepteurs et installateurs électriciens.

La dernière partie présente divers outils et modèles de documents et de schémas illustrant


les sujets présentés ou expliqués dans les sept premiers chapitres. Une série d'annexes
donne enfin des informations additionnelles plus détaillées, essentiellement concernant les
références internationales.

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MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
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MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Table des matières

REMERCIEMENTS .................................................................................................................... 5
PREFACE ................................................................................................................................. 7
SOMMAIRE ............................................................................................................................... 9
TABLE DES MATIÈRES ........................................................................................................... 11

1. INTRODUCTION ............................................................................................................. 15
1.1 CHAMP D'APPLICATION .......................................................................................................... 15
1.2 POURQUOI AVONS-NOUS BESOIN DE NORMES TECHNIQUES? ..................................... 15
1.3 LES QUATRE PRIORITÉS FONDAMENTALES ...................................................................... 16

2. CADRE RÉGLEMENTAIRE ........................................................................................... 21


2.1 DÉFINITIONS: ........................................................................................................................... 21
2.2 NORMES INTERNATIONALES ................................................................................................ 25
2.2.1 La Commission électrotechnique internationale ....................................................................................25
2.2.2 Le Programme des pays affiliés à la CEI ..............................................................................................26
2.2.3 Quelle est le contenu des normes CEI? ................................................................................................27
2.3 NORMES NATIONALES ET RÈGLES INTERNES .................................................................. 29
2.3.1 Normes nationales .................................................................................................................................29
2.3.2 Règles internes ......................................................................................................................................30

3. VARIATION DES MODÈLES STANDARDS DANS LE MONDE ................................... 33


3.1 TENSIONS ET FRÉQUENCES ................................................................................................. 33
3.2 TYPES DE PRISES ET FICHES ............................................................................................... 35
3.3 CODES DE COULEURS POUR LES CÂBLES ........................................................................ 39
3.3.1 Code de couleurs pour les câbles électriques en courant alternatif. .....................................................39
3.3.2 Code de couleurs pour les câbles électriques en courant continu ........................................................39
3.3.3 Utilisation de codes de couleurs ............................................................................................................41
3.4 SYSTÈMES DE MESURE MONDIAUX .................................................................................... 43
3.5 VOCABULAIRE ET SYMBOLES ............................................................................................... 45
3.6 RÈGLES D'IDENTIFICATION ................................................................................................... 49
3.6.1 IDENTIFICATION DES LOCAUX ..........................................................................................................49
3.6.2 IDENTIFICATION DES COMPOSANTS ÉLECTRIQUES ....................................................................53
3.6.3 CARTOUCHES ......................................................................................................................................57

4. GESTION DES PROJETS ÉLECTRIQUES.................................................................... 59


4.1 CYCLE DE CONCEPTION D'UN PROJET ............................................................................... 59
4.2 RÔLES ET RESPONSABILITÉS .............................................................................................. 61
4.3 TACHES ET RÉALISATIONS ................................................................................................... 63
4.4 IMPLÉMENTATION DU PROJET ÉLECTRIQUE ..................................................................... 65
4.5 CONCLUSION ........................................................................................................................... 66
5. SÉCURITÉ DES PERSONNES: RÈGLES TECHNIQUES ............................................. 69
5.1 LES DANGERS DU COURANT ÉLECTRIQUE ........................................................................ 69
5.2 LES CLASSES D'ÉQUIPEMENT .............................................................................................. 73
5.3 PROTECTION CONTRE LES CONTACTS DIRECTS ............................................................. 77
5.4 PROTECTION CONTRE LES CONTACTS INDIRECTS .......................................................... 79
5.5 SCHÉMAS DE LIAISON À LA TERRE ...................................................................................... 81
5.5.1 DIFFÉRENTS SCHÉMAS DE LIAISON À LA TERRE ......................................................................... 81
5.5.2 EXPLICATION DES TROIS SCHÉMAS DE LIAISON À LA TERRE ................................................... 82
5.5.3 CONCLUSION & COMMENTAIRES CONCERNANT LES SCHÉMAS DE LIAISON À LA TERRE ... 89
5.5.4 SYSTÈMES DE LIAISON À LA TERRE – PIQUETS DE TERRE ........................................................ 91
5.6 DIFFÉRENTIELS ....................................................................................................................... 93
5.7 TRAVAUX SUR LES INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES: RÈGLES DE PROTECTION ........ 101
5.8 SÉCURITÉ INCENDIE ............................................................................................................ 103
5.9 PROTECTION CONTRE LA FOUDRE ................................................................................... 105

6. ÉQUIPEMENT: EXIGENCES EN MATIÈRE DE QUALITÉ ET UTILISATION. ............ 111


6.1 CABLES ................................................................................................................................... 111
6.1.1 CÂBLES: EXIGENCES GENERALES DE QUALITÉ ......................................................................... 111
6.1.2 CABLES: EXIGENCES EN FONCTION DE L’USAGE ...................................................................... 115
I. RIGIDE OU FLEXIBLE ....................................................................................................................... 115
II. CABLES MONOCONDUCTEURS OU MULTICONDUCTEURS ....................................................... 118
III. CABLES ARMÉS ET CABLES BLINDES....................................................................................... 120
IV. CÂBLES RONDS OU PLATS ......................................................................................................... 121
6.1.3 CABLES: EXIGENCES CONCERNANT LES CONDUITS ................................................................ 125
6.2 JONCTIONS ............................................................................................................................ 127
6.3 ENVELOPPES ......................................................................................................................... 133
6.3.1 INDICES DE PROTECTION CONTRE LES INTRUSIONS (IP) ........................................................ 133
6.3.2 BOÎTES DE JONCTION ..................................................................................................................... 134
6.3.3 AUTRES ENCEINTES ........................................................................................................................ 136
6.4 APPAREILLAGES DE COMMUTATION ................................................................................. 139
6.5 DISJONCTEURS ..................................................................................................................... 149
6.5.1 DÉFINITION........................................................................................................................................ 149
6.5.2 LES DIFFERENTS TYPES DE DISJONCTEURS ............................................................................. 149
6.5.3 EXIGENCES DE QUALITÉ ................................................................................................................ 151
6.5.4 COURANT ASSIGNÉ ET DEGRÉS DE PROTECTION .................................................................... 155
6.6 TERMINAUX ............................................................................................................................ 159
6.6.1 DÉFINITION........................................................................................................................................ 159
6.6.2 INSTALLATION DES PRISES ET INTERRUPTEURS ...................................................................... 159
6.6.3 PRISES STANDARD POUR USAGE DOMESTIQUE COURANT .................................................... 160
6.6.4 PRISES INDUSTRIELLES ................................................................................................................. 163
6.6.5 INTERRUPTEURS ............................................................................................................................. 165
6.6.6 ÉCLAIRAGE ET LUMINAIRES ........................................................................................................... 167
6.7 DISPOSITIFS DE PROTECTION CONTRE LES SURTENSIONS ........................................ 175
6.8 CONCLUSIONS A PROPOS DES EXIGENCES DE QUALITÉ ET D'UTILISATION ............. 179

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MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
7. RECOMMANDATIONS POUR LA CONCEPTION DES INSTALLATIONS ................. 181
7.1 ORGANISATION GÉNÉRALE D'UN RÉSEAU DE DISTRIBUTION ...................................... 181
7.1.1 DIMENSION D'UNE ZONE DE DISTRIBUTION .................................................................................181
7.1.2 CALIBRE DES LIGNES DE DISTRIBUTION PRINCIPALES. ...........................................................183
7.1.3 EMPLACEMENT DU TABLEAU PRINCIPAL......................................................................................188
7.1.4 ROUTAGE DES LIGNES PRINCIPALES ..........................................................................................189
7.1.5 LE RÉSEAU DE PROTECTION ÉQUIPOTENTIELLE .......................................................................191
7.2 TABLEAUX DE DISTRIBUTION.............................................................................................. 195
7.2.1 POSITIONNEMENT DES TABLEAUX DE DISTRIBUTION ...............................................................195
7.2.2 CONCEPTION DES TABLEAUX DE DISTRIBUTION ........................................................................196
7.3 PLACEMENT DES CONDUITS ET BOÎTES DE JONCTION ................................................. 201
7.3.1 CÂBLES SOUTERRAINS....................................................................................................................201
7.3.2 CABLES ET CONDUITS DANS UN BÂTIMENT.................................................................................203
7.4 POSE DES TERMINAUX ........................................................................................................ 208
7.5 TAILLES ET ZONES DE DISTRIBUTION DES CIRCUITS TERMINAUX .............................. 209
7.5.1 DIMENSION DES CIRCUITS ..............................................................................................................209
7.5.2 ZONES DE DISTRIBUTION ................................................................................................................209
7.5.3 NOMBRE DE POINTS D'UN CIRCUIT GÉNÉRAL .............................................................................210
7.5.4 CIRCUITS SPÉCIAUX .........................................................................................................................210

8. OUTILS ET EXEMPLES ............................................................................................... 221


8.1 OUTIL: ESTIMATION BUDGETAIRE PRELIMINAIRE ........................................................... 223
8.2 EXEMPLE: PLAN DE MASSE D’UN SITE .............................................................................. 227
8.3 EXEMPLE: PLAN GENERAL D’UN BATIMENT ..................................................................... 229
8.4 EXEMPLE/ OUTIL: DOCUMENT D’EVALUATION D’UNE INSTALLATION .......................... 231
8.5 EXEMPLE: SCHEMA DE POSITION ...................................................................................... 245
8.6 OUTIL: FEUILLE DE CALCUL DE CHARGE .......................................................................... 247
8.7 EXEMPLE: SCHEMA DE POSITION DE LA DISTRIBUTION PRINCIPALE (Visio) .............. 253
8.8 EXEMPLE: SCHEMA UNIFILAIRE D’UN TABLEAU GENERAL (Visio) ................................. 254
8.9 EXEMPLE : SCHEMA DE POSITION CIRCUITS TERMINAUX (Visio) ................................. 255
8.10 EXEMPLE : SCHEMA UNIFILAIRE CIRCUITS TERMINAUX (Visio) ..................................... 256
8.11 EXEMPLE : SCHEMA DE POSITION CIRCUITS TERMINAUX (Excel) ................................ 257
8.12 EXEMPLE : SCHEMAS UNIFILAIRES ET DE POSITION CIRCUITS TERMINAUX ............. 258
8.13 OUTIL: RAPPORT (simple) DE SUIVI DE TRAVAUX ............................................................ 259

9. ANNEXES ..................................................................................................................... 263


ANNEXE 1 : Liste des membres de la CEI effectifs et associés ....................................................... 263
ANNEXE 2 : Liste des pays affiliés au programme de la CEI et nombre de norme CEI adoptées ..... 264
ANNEXE 3 : Type de prises et de fiches à travers le monde. ............................................................. 265
ANNEXE 4: Codes des couleurs de fils autour du monde. ................................................................. 271
ANNEX 5: Symboles électriques et vocabulaire autour du monde ..................................................... 273
ANNEXE 6: Taux d’électrification autour du monde ............................................................................ 276
ANNEXE 7: Caractéristiques principales des standards locaux/nationaux dans le monde ................ 277

TABLES ............................................................................................................................... 283

FIGURES ............................................................................................................................. 283

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MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
1. INTRODUCTION
1.1 CHAMP D'APPLICATION
Parallèlement à l'action qu'elles mènent dans le monde, les organisations humanitaires
internationales prennent aussi en charge la gestion technique de nombreux bâtiments, tels
que des bureaux, des entrepôts, des ateliers et des résidences. Les installations électriques
de ces bâtiments sont souvent une source de problèmes, parfois extrêmement sérieux. Nous
avons été confrontés à des cas d'électrocution, ainsi qu’à plusieurs incendies, surtout au
cours des 5 dernières années. Les organisations humanitaires ont particulièrement à cœur la
sécurité de leurs équipes et sont conscientes de leur devoir de protection à l'égard de leur
personnel. MSF a déjà adopté un certain nombre de mesures pour remédier aux
manquements potentiels de ses installations électriques. MSF et le CICR ont confirmé
conjointement leur engagement à assurer tous les bâtiments dont ils ont la responsabilité
soient conformes avec des normes et une règlementation technique minimales reconnues.
Officiellement, presque tous les pays ont adopté des règlementations qui définissent les
pratiques à respecter pour la conception et la réalisation d’installations électriques. Mais de
nombreux pays où les organisations humanitaires sont actives n'ont pas de procédure de
contrôle efficace. Par ailleurs, les techniciens qualifiés et l'équipement électrique de qualité
font défaut. C’est donc très souvent que les installations ne respectent même pas les
règlementations locales. En outre, celles-ci peuvent être dépassées, obsolètes, ou non
adaptées aux opérations humanitaires. Dans ce contexte, les organisations humanitaires
doivent s'imposer elles-mêmes des normes techniques et des règles appropriées. Elles
doivent aussi veiller à disposer des ressources nécessaires pour s’assurer que les
installations électriques sont réalisées, entretenues et utilisées correctement.
Ce document expose une série de règles internes que MSF et le CICR entendent appliquer
pour toutes les installations sur le terrain. Pour MSF, il s’agit des bureaux, résidences,
entrepôts, ateliers, hôpitaux et centres de santé. Pour le CICR, il s’agit des bureaux,
résidences, entrepôts, ateliers et centres orthopédiques.
1.2 POURQUOI AVONS-NOUS BESOIN DE NORMES TECHNIQUES?
Appliquer des normes techniques et des règles, c’est veiller au respect des aspects de
sécurité essentiels. Elles facilitent aussi la mise en place de projets, ainsi que
l'implémentation de solutions similaires dans le monde entier. Par ailleurs, suivre des normes
techniques et des règles est également la façon la plus simple de respecter les exigences de
qualité. De nombreuses normes techniques sont utilisées à divers degrés dans le monde, y
compris des normes internationales. Toutefois, en raison de situations spécifiques, de
nombreux pays n'appliquent que partiellement les normes nationales ou internationales.
En tant qu'organisations internationales travaillant dans ces pays, MSF et le CICR doivent
clairement définir de quelle manière ils entendent respecter ces normes, tout en tenant
compte de leurs limites. MSF et le CIRC doivent aussi développer des normes additionnelles
pour pallier l'absence ou les limitations des règlementations locales et garantir ainsi le niveau
adéquat de sécurité, qualité et continuité requis dans toutes les installations électriques.
De préférence, les projets électriques de MSF et du CICR sont gérés sur le terrain et, par
conséquent, le personnel de terrain doit être correctement équipé pour assumer cette
responsabilité. La tendance étant aux projets électriques toujours plus grands et complexes,
la tâche des équipes de terrain est de plus en plus difficile. L'application correcte des normes
techniques appropriées peut contribuer de manière significative à la gestion efficace des
projets électriques et assurer ainsi la réalisation d'installations électriques sûres, fiables et de
bonne qualité.

15
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
1.3 LES QUATRE PRIORITÉS FONDAMENTALES
L'objectif des normes et des règles techniques est d'assurer le respect de certaines priorités
fondamentales pour les installations électriques. Toute personne étant amenée à gérer une
installation électrique est tenue de garder à l'esprit les priorités fondamentales suivantes :

Priorité 1: Sécurité des personnes


Protection contre le risque d'électrocution et d'incendie

(Sauve des vies et préserve les équipements)

TOUTES LES NORMES ET RÈGLES RELATIVES À LA SÉCURITÉ DES


PERSONNES SONT DES EXIGENCES CRITIQUES

Priorité 2: Protection des équipements


Protection contre l'incendie, l'instabilité électrique et les effets de la foudre

(Préserve les infrastructures et les équipements)

TOUTES LES NORMES ET RÈGLES RELATIVES À LA PROTECTION DES


ÉQUIPEMENTS SONT DES EXIGENCES ESSENTIELLES

Priorité 3: Continuité du service


Protection contre les arrêts et les défauts d'alimentation électrique ou effets de
toute interruption de service

TOUTES LES NORMES ET RÈGLES RELATIVES À LA CONTINUITÉ DU


SERVICE SONT DES EXIGENCES FONCTIONNELLES

Priorité 4: Maîtrise des coûts et protection de l'environnement


Aspects concernant la pertinence des choix et du dimensionnement des sources
d'alimentation électriques, ainsi que le contrôle des consommations.

La 4e priorité est liée aux questions de coûts financiers et écologiques, qui sont aussi
critiques, et doivent toujours être prise en considération.
Pourtant, en comparaison aux premières priorités,

LES PRINCIPES QUI CONCERNENT LA MAÎTRISE DES COÛTS ET LA


PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT SONT DES EXIGENCES OPTIONNELLES

16
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
La continuité de service : un objectif opérationnel

Même si elle est considérée comme une exigence fonctionnelle, la continuité du service peut
parfois se muer en exigence essentielle, voire critique, par exemple dans le cas de
l'alimentation électrique pour une salle d'opération ou pour toute activité médicale d’urgence.

Chaque priorité fondamentale est liée à des exigences spécifiques. Les normes techniques
et règles ont essentiellement pour but de satisfaire les exigences critiques et essentielles de
protection des personnes et des équipements. Cependant, elles contribuent aussi à
l'exigence fonctionnelle de continuité du service en diminuant le nombre d'interruptions de
service dues au déclenchement de dispositifs de protection.

De toute évidence, établir les priorités est utile lors de la définition des exigences
essentielles. Chaque priorité est liée à des risques, problèmes et solutions spécifiques. Nous
les passerons largement en revue dans ces pages. Vous trouverez à la page suivante un
aperçu complet des priorités liées à ces risques, problèmes et solutions spécifiques.

Toutefois, comme indiqué dans ces lignes, ces priorités ne peuvent être absolues : les
priorités opérationnelles nous contraignent souvent à nous accommoder momentanément de
mauvaises installations électriques. C'est plus spécifiquement le cas lors des opérations
d'urgence, lorsqu'il est nécessaire de déployer au plus vite des installations fonctionnelles.
Cela ne signifie pourtant pas qu’en situation d'urgence nous pouvons nous soustraire aux
exigences de sécurité ! Des équipements électriques prévus pour les déploiements rapides
ont donc été mis au point et autant que possible seront privilégiés dans les cas d’urgence.
Dans tous les cas, et d'autant plus si les installations électriques utilisées durant la première
phase d'une urgence ne sont pas fiables, la situation doit être corrigée et stabilisée au plus
tôt en mettant tout en œuvre pour éviter le “syndrome du cauchemar accepté”. Il est bien trop
fréquent que dans des contextes dangereux, pauvres ou dégradés, des installations
dangereuses sont considérées comme allant de soi et, dans la mesure où elles sont
fonctionnelles, sont acceptées sans aucune considération pour le risque qu'elles présentent.
Il est absolument inadmissible d'ajouter des risques aux risques et il est de notre devoir
d'assurer à notre personnel humanitaire les meilleures conditions pour garantir sa sécurité et
le confort dont il a besoin pour faire son travail. Et ce confort est d'autant plus important
quand le contexte est déjà dangereux et stressant.

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MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Sécurité des personnes
Priorités Protection des équipements
Continuité du service
Maîtrise des coûts & environnement
Forte
Risque / Équipement Panne consommation
Électrocution Incendie électrique
danger endommagé carburant &
électricité
Court-circuit, Alimentation
Contact direct ou Équipement Pas de Mauvaise étude de
Problème indirect
surcharge, électrique
défectueux backup charge
mauvaise jonction défectueuse

Bon choix,
Dimensionnement
Isolation, mise à la Calibres des Limiteurs de bonne Groupe
des générateurs,
terre, dispositifs disjoncteurs et tension, installation, électrogène
Solution différentiels des câbles, stabilisateurs, bonne utilisation de secours et
Optimisation des
sources d'énergie et
résiduels jonctions, bornes parafoudres et bons UPS
des consommations
entretiens

Portée Gestion des


Installation électrique/Intervention technique Conception installation, économie
intervention équipements

90 % des frais d'investissement 10% des coûts Aucun coût Faible coût Réduction coûts
Coûts et
bénéfices Bénéfices humains élevés Retour financier élevé

Figure 1: Aperçu des priorités, menaces et solutions


Tout au long du document vous trouverez les icônes suivantes utilisées pour mettre en
évidence les priorités points d’attention et dangers associés aux problèmes abordés.

Électrocution

Protection des personnes

Risque d'incendie

Risque pour les équipements (équipements non protégés)

Équipements protégés

Risques liés à la foudre

Continuité de l'alimentation électrique

Coupure d'électricité (discontinuité de l'alimentation)

Icônes plus générales:

Information critique, ou d’intérêt particulier.

À faire / à ne pas faire

Bonnes / mauvaises pratiques


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MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
2. CADRE RÉGLEMENTAIRE

2.1 DÉFINITIONS:
NORMES, STANDARDS, RÈGLEMENTATIONS, RÈGLES & RECOMMANDATIONS

Il est assez fréquent qu'un même terme ait une signification différente dans des langues
différentes ou que des termes différents signifient en fait la même chose. Ainsi, les termes
‘Normes’ en français, ‘Standards’ en anglais et ‘Code’ en anglais américain font tous
référence à des notions similaires. Quelques exemples typiques en français et anglais:

Français Anglais

Norme Standard

Standard – pratiques habituelles Standard - usual/ common practices

Régulation – règlementation Standard, Regulation, Code (USA)

Règles Rules

Recommandations Recommendations

La plupart des termes ci-dessus sont souvent employés de façon interchangeable, même
dans des documents officiels. Ils sont fréquemment traduits dans d'autres langues, dans
lesquelles leur sens n'est pas identique à celui de la langue originale. D’autre part ces termes
peuvent être partiellement synonymes et leurs significations peuvent se recouper.

Le présent document est destiné à être utilisé dans le monde entier par MSF et par le CICR,
très souvent par des personnes qui d’origine ne sont ni anglophones ni francophones. Par
conséquent, il est essentiel que MSF et le CICR adoptent des conventions internes et
définissent clairement les termes clés utilisés dans ce document. Ces conventions sont
exposées ci-dessous:

Normes (références communes, normes)

Les normes concernent spécifiquement les définitions, unités, valeurs, tailles, tolérances et
protocoles d'essai normalisés. Il s'agit de références normalisées universelles destinées à
être utilisées dans les fiches techniques, déclarations de spécifications et échanges
techniques entre ingénieurs. En anglais, le terme ‘standard’ est presque toujours utilisé dans
le même sens que le terme ‘norme’ en français.

21
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Exemple:
Les normes définissant les spécifications d'un disjoncteur électrique sont régies par la
Commission électrotechnique internationale/Norme européenne 60947-2.

Un disjoncteur modulaire répondant à toutes


les exigences spécifiées dans la norme est
certifié en référence à cette norme. Toutes les
valeurs données ont dû être testées
conformément aux définitions contenues dans
la norme. En outre, les spécifications
techniques du produit doivent mentionner une
liste complète des valeurs et spécifications.
PIC 9 En général, toute certification selon une
norme spécifique est indiquée sur le produit.

Par exemple, le disjoncteur illustré est certifié


conforme à la norme CEI/EN 60947-2 (ainsi
Figure 2: Indication des références qu’à la norme NEMA AB1 de la National
normatives sur un dispositif électrique Electrical Manufacturers Association
américaine).

Tous les produits conformes à une m ême norme ont théoriquement obtenu des
résultats similaires lors des essais normalisés et sont calibrés selon les mêmes
références.

Standards (pratiques habituelles et communes)

Nous appelons ‘standards’ les choix usuels destinés à faciliter la mise en œuvre pratique. Un
standard fait souvent référence à un ensemble de normes (normes, réglementation ou code)
mais peut aussi inclure des pratiques non couvertes par une telle norme. Nous utiliserons le
terme ‘pratique habituelle’ pour désigner les usages courants appliqués comme s'il s'agissait
de “normes”, qu'ils soient officiels ou pas.

Exemple:
L'intensité standard des disjoncteurs est de 15A aux États-Unis, 13A au Royaume-Uni
et 16A en France & en Allemagne.
Toutefois, les quatre pays se réfèrent à l a norme CEI (CEI 60947-2) définissant les
protocoles d'essai et spécifications pour toutes les intensités de disjoncteurs basse
tension.

Règlementations (normes officielles, codes)

Les règlementations (normes officielles, codes) sont des décisions administratives imposant
l'usage d'un standard commun défini pour chaque situation. Généralement, quand une
règlementation est adoptée, les autorités compétentes organisent des contrôles pour vérifier
son respect. Il est peu probable qu'une règlementation soit respectée à défaut d'un système
de contrôle efficace. Dans certains pays dans lesquels MSF et le CICR opèrent, les contrôles

22
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
et vérifications du respect des règlementations sont parfois malheureusement défaillants.
Dans de tels cas, l’adoption d’une règle interne est la solution la plus appropriée.

Exemple:

Un certain nombre de pays ont mis fin à l’usage des ampoules incandescentes et ont
imposé la commercialisation d'ampoules économiques. Il s'agit d'une réglementation
et non d'une norme ou d'un standard.
Selon notre terminologie, les ‘normes nationales’ (telles que les « British standards » –
BS ou les « Norme Française » – NF) applicables à la conception et à la réalisation
des installations électriques sont des règlementations nationale. Elles établissent les
exigences (par exemple la valeur nominale d'un disjoncteur) à r especter en fonction
des situations (installation domestique, publique, industrielle, commerciale, etc.)

Règles

Une règle est un instrument pratique guidant le concepteur dans les calculs et décisions de
conception ou d'implémentation d'une installation électrique. Les règles sont en quelque
sorte une méthode simplifiée pour garantir le respect des normes, standards ou
règlementations appropriés.

Exemple:

La règle interne « des 15 mètres » de MSF constitue une méthode facile et pratique qui
aide à la conception d'une installation électrique. Cette règle simple facilite la
conception d’un système de distribution principal (y compris le positionnement de tous
les piquets de terre et des équipements) et garantit le respect des normes et standards
à appliquer.

Recommandations
Une recommandation est un conseil pratique facilitant la prise de décisions concernant la
sélection des produits, la conception de l'installation ou l'organisation des travaux. Elle ne
concerne pas nécessairement le respect d'une norme, d'un standard ou d'une règlementation
spécifique.

Exemple:
Lors de l 'installation d'un générateur, il est recommandé de v eiller à une bo nne
ventilation du local pour assurer un refroidissement efficace et un bon fonctionnement
du générateur.

23
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
24
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
2.2 NORMES INTERNATIONALES

Beaucoup d’institutions internationales développent constamment des normes


internationales dans de nombreux domaines. L'Organisation internationale de normalisation
(ISO) est l'un des principaux acteurs de ce secteur. L'ISO est active dans une large gamme
de domaines et élabore des normes internationales, plus couramment appelées normes ISO.
L'ISO collabore aussi fréquemment avec d'autres organisations spécialisées pour des
questions spécifiques. La CEI, - Commission Electrotechnique Internationale -, est l'une de
ces organisations spécialisées qui se consacre particulièrement à l'élaboration de normes
internationales relatives aux équipements et installations électriques.

2.2.1 La Commission électrotechnique internationale

Les normes internationales relevant du domaine électrique et électrotechnique ont été


principalement développées par la Commission électrotechnique internationale (CEI).
L'objectif premier de la CEI est de promouvoir la coopération sur toutes les questions de
normalisation dans les domaines de l'électricité et de l'électronique. La CEI est favorable à
une normalisation mondiale et publie des normes techniques et documents conformément
aux exigences de l'ISO. Dès lors, la CEI est considérée au niveau mondial comme la
référence internationale en matière d'équipements et installations électrotechniques, et de
nombreux pays sont désireux d'en faire partie. Actuellement, la Commission compte 60 pays
membres de plein droit, 26 membres associés et 83 membres affiliés. Les membres de plein
droit et associés ont accès à toutes les activités techniques, tandis que les membres affiliés
ne jouissent que d'un droit de vote restreint. Le statut de membre affilié est particulièrement
important dans le contexte humanitaire, comme nous le verrons plus en détail à la section
2.2.2.

Les normes de la CEI se fondent largement sur les pratiques européennes. Par conséquent,
leur adoption dans les pays européens est particulièrement répandue. Les normes CEI et
européennes portent souvent la même référence. C'est le cas par exemple de la norme CEI
60947-2 et de la norme EN 60947-2 qui concernent toutes deux les appareillages à basse
tension. Leur contenu est en tous points similaire.

De nombreux autres pays ne reconnaissent ou ne suivent toutefois pas encore officiellement


les normes internationales édictées par la CEI. Il arrive aussi que certains pays adoptent
officiellement les normes CEI, mais ne les appliquent pas. Enfin, dans d'autres cas encore,
les normes CEI contredisent les normes ou pratiques régionales/nationales. C'est le cas
notamment des États-Unis, qui sont membres de plein droit de la CEI, mais continuent à
appliquer la norme nord-américaine qui n'est pas entièrement conforme à la norme CEI.

La CEI a produit de nombreuses normes, définitions et publications portant sur des questions
électriques et électrotechniques. Ainsi, elle a défini les domaines et limites d'utilisation des
équipements électriques, ainsi que des recommandations de bonnes pratiques en matière de
conception et de mise en œuvre des installations électriques, que de nombreux pays ont
adoptées. Cependant, les publications de la CEI sont généralement des documents
25
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
techniques très détaillés, surtout destinés à guider les fabricants et à servir de cadre de
référence aux normes nationales. Dès lors, elles ne forment pas nécessairement des normes
de référence pratiques pour concevoir et réaliser des installations électriques simples.
La liste des pays adhérant à la CEI en tant que membres de plein droit, associés ou affiliés
est reprise dans l’annexeANNEXE 1 : Liste des membres de la CEI effectifs et associés des membres
effectifs et associés de la CEI en page 263.

2.2.2 Le Programme des pays affiliés à la CEI

Lancé en 2001 par la CEI, le « Programme des pays affiliés » est destiné aux pays en
développement et nouvellement industrialisés. Le Programme offre à ces pays une forme de
participation aux travaux de la CEI sans subir les charges financières inhérentes à l'adhésion
plénière ou associée. Le Programme des pays affiliés a pour effet d'augmenter l'usage et
l’adoption des normes internationales CEI dans ces pays. Il permet aussi de développer les
échanges commerciaux avec ces nouveaux marchés, puisque les participants adoptent les
normes internationales de la CEI et utilisent ses systèmes d’évaluation de la conformité.

Nombre de pays dans lesquels MSF et le CICR sont actifs participent au Programme des
pays affiliés. Savoir quelles normes internationales un pays a officiellement adoptées est un
bon point de départ pour toute conception ou implémentation d'une installation électrique. La
figure 3 ci-dessous montre les pays participant à la CEI et leur niveau d'adhésion. Pour de
plus amples détails, la liste des pays participant au Programme des pays affiliés et les
normes qu'ils ont adoptées est reprise à l'ANNEXE 2 : Liste des pays affiliés au programme
de la CEI et nombre de norme CEI adoptées à la page 264.. De plus amples informations sont
disponibles sur le site web de la CEI (http://www.iec.ch/dyn/www/f?p=103:9:0).

Membres de plein droit Membres associés Membres affiliés

Figure 3: Adhésion à la CEI dans le monde


26
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
2.2.3 Quelle est le contenu des normes CEI?

À ce jour, la CEI compte 97 comités techniques et 77 sous-comités. Elle a publié


approximativement 7000 documents. Les normes CEI peuvent être classées selon trois
catégories.

1er - Intérêt général


Relèvent de cette catégorie les normes dont le but est de standardiser les termes
techniques, les définitions, le vocabulaire, les méthodes et règles d'identification, les classes
d'équipement et les niveaux de protection.
Pour MSF et le CICR, quels que soient les usages locaux, il est important d'utiliser partout
les mêmes termes et méthodes d'identification. Les normes CEI doivent par conséquent
servir de référence dans le cadre de la normalisation des termes et définitions utilisés dans la
conception technique et la réalisation des installations électriques.

2nd - Qualité, performance et essai des dispositifs électriques


Cette deuxième catégorie est consacrée à la normalisation de la qualité de l'équipement
électrique. La CEI définit des normes de qualité de l'équipement électrique et octroie une
certification aux fabricants et à leurs produits qui satisfont à ces normes de qualité.
L'équipement électrique certifié conformément aux normes CEI offre l'assurance d'être de
bonne qualité. Vu la qualité douteuse des équipements produits localement ou non
réglementés, MSF et le CICR ne doivent utiliser que des équipements qui respectent des
normes internationales et, plus particulièrement, les normes CEI. Dans les régions et pays
qui appliquent un autre système de normalisation, le respect des normes CEI n'est pas
toujours possible. Cette situation est le cas dans les régions ou pays fortement attachés au
code électrique national des États-Unis et qui se réfèrent par priorité aux certifications ANSI,
NEMA ou UL.

Dès lors, notre première règle interne concerne la qualité des équipements électriques.

1.1 Pour garantir la fiabilité de l'équipement électrique, seuls des équipements


portant au moins la certification CEI doivent être achetés et installés.

Dans certaines circonstances spécifiques, le respect d'autres normes internationales


reconnues, telles que NEMA (National Electrotechnical Manufacturer Association), UL ou
ANSI peut être admis en lieu et place de la certification CEI.

27
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
3ème - Règles et recommandations en matière de conception des installations

La CEI a également publié des recommandations de bonnes pratiques en matière de


conception et réalisation des installations électriques. MSF et le CICR sont souvent
directement responsables de la conception ou de la réalisation de leurs installations
électriques. En pratique, les recommandations de la CEI sont donc potentiellement bien
adaptées pour nos organisations.

En résumé, MSF et le CICR doivent se conformer aux normes internationales applicables


aux équipements et installations électriques afin de garantir la qualité de leurs installations et
projets électriques. En particulier, MSF et le CICR doivent:

• Utiliser des termes et symboles internationalement reconnus


• N'acheter que des équipements électriques possédant une certification internationale
• Suivre les recommandations internationales reconnues.

28
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
2.3 NORMES NATIONALES ET RÈGLES INTERNES

2.3.1 Normes nationales

De nombreux pays ont adopté des normes nationales relatives au matériels électroniques et
aux installations électriques. Dans la plupart des cas, ces normes nationales s'inspirent
largement des normes nationales de certains pays développés, par exemple les normes
britanniques, françaises, américaines et allemandes. Dans certains cas, et notamment dans
les pays développés, les normes nationales reproduisent les normes CEI ou y sont fort
similaires. Quelques pays utilisent des normes nationales reposant sur des normes
étrangères obsolètes. Cette situation est particulièrement fréquente dans les anciens pays
coloniaux, dont les normes nationales sont basées sur celles appliquées dans le pays
colonisateur au moment de leur indépendance. Dans chaque cas spécifique, il est important
de savoir si les normes nationales locales s'inspirent d'une norme étrangère (britannique,
française, américaine ou allemande par exemple) et, le cas échéant, laquelle. Les
manquements des normes nationales peuvent dès lors potentiellement être compensés par
référence à la norme source étrangère. Par exemple, un manquement dans la norme
nationale pakistanaise peut être corrigé en se référant à la version la plus récente de la
norme britannique.

Malheureusement, certains pays qui possèdent des normes nationales ne les appliquent pas
activement, et laissent ainsi aux organisations la possibilité d'utiliser les normes qu'elles
souhaitent. Les activités de développement internationales contribuent parfois à cette
situation. Citons l'exemple de l'Afghanistan, où la multitude d'organisations internationales de
développement a entraîné l'application de plusieurs normes différentes (américaines,
britanniques et allemandes). D'autres pays ne possèdent pas de normes nationales officielles
et ne suivent pas non plus une norme étrangère ou internationale spécifique. Dans ce cas, la
qualité de l'équipement électrique disponible localement est essentiellement influencée par le
marché.

Il convient de garder à l'esprit le fait que la normalisation est principalement une approche
encouragée par les pays développés, et qui se diffuse très lentement dans les autres pays.
Dans la plupart des pays où MSF et le CICR opèrent, la situation en matière de normes
nationales et l'application de celles-ci sont souvent confuses et chaotiques.

Même dans les pays ayant adopté des normes nationales concrètes, il peut y avoir des
différences significatives entre pays. La plupart de ces différences concernent la tension et la
fréquence de l'alimentation électrique, le type de prises de courant et la couleur du câblage.
Les différences peuvent également porter sur les calibres des protections, les tailles des
câbles et les dispositions spécifiques relatives à l'usage de certains équipements ou
installations dans des endroits donnés.

Lorsqu'une norme nationale existe, MSF et le CICR doivent en respecter toutes les
dispositions. Néanmoins, il est essentiel que ces normes nationales assurent une protection
au moins équivalente aux normes internes MSF/CICR. MSF et le CICR peuvent réaliser des
installations électriques qui dépassent les exigences des normes nationales locales, mais
jamais d’installations qui ne respectent pas au minimum les règles internes MSF/CICR.

29
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
2.3.2 Règles internes

Comme indiqué précédemment, l'objectif de ce document est d'établir une approche


harmonisée entre MSF et le CICR concernant le développement de projets d'installations
électriques dans le monde. Cet objectif passe par la définition de règles internes, que nous
allons développer tout au long de ce document et qui sont énoncées dans les cadres
précédés d'un . La première règle interne a été exposée à la section 2.2.3. La suivante est
reprise ci-dessous. Les cadres précédés d'un – « A savoir » indiquent des conseils ou des
informations utiles également présentés dans ce document.

Les règles internes MSF/CICR s'appliquent uniquement à leurs propres programmes. Il n'y a
aucune connexion formelle ou légale entre celles-ci et les exigences spécifiques des normes
internationales de la CEI (ou autres). Au sens strictement légal, le respect de ces règles n'est
nullement obligatoire. Toutefois, MSF et le CICR se sont volontairement imposé ces règles.
Les personnels de MSF et du CICR sont donc tenus de les suivre.

On notera sans aucun doute des différences entre ces règles internes et les normes ou
règlementations officielles locales. Certaines solutions techniques sont parfois admises aux
termes des normes nationales, mais pas nécessairement selon nos règles internes. Lorsque
les normes nationales sont plus contraignantes que les règles internes, ce sont les premières
qui devront être appliquées. Le but est que les règles internes assurent un degré adéquat de
sécurité, lorsque les normes nationales ou locales sont inadaptées.

L'objet de notre règle interne suivante est précisément l'interaction potentielle entre les
normes nationales locales et l'approche MSF/CICR:

2.1 Les obligations et interdictions imposées par une règlementation nationale locale
doivent nécessairement être respectées, même si elles vont à l'encontre de nos
règles/recommandations internes.

2.2 Lorsqu'une règlementation locale va à l'encontre de nos recommandations


internes, tous les manquements qui en découlent sur le plan du respect de nos priorités
doivent être contrebalancés par la définition et l'application de mesures de protection
additionnelles.

2.3 Tout ce qui est accepté par les autorités locales, y compris les pratiques
traditionnelles établies, est acceptable, sauf en cas de contradiction par rapport à nos
règles/recommandations internes.

2.4 Toute question ne faisant l'objet d'aucune règlementation ou recommandation


des autorités locales relève exclusivement de l'autorité de nos règles/recommandations
internes.

2.5 À moins qu'elles ne soient pas applicables, toutes les normes / règles /
recommandations internes définies et appliquées reposent sur des normes, règles et
recommandations formulées par la CEI.

30
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
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MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
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MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
3. VARIATION DES MODÈLES STANDARDS DANS LE MONDE
3.1 TENSIONS ET FRÉQUENCES
L'une des principales différences entre les diverses normes concerne la tension et la
fréquence nominale des réseaux de distribution. Alors que la CEI prescrit des systèmes
220V-240V 50 Hz, la NEC américaine privilégie les systèmes 100-127V 60Hz. On trouve
aussi quelques rares pays qui ont choisi un système 220-240V 60 Hz (la Corée et les
Philippines par exemple) ou 100-127V 50Hz (comme Madagascar). La répartition des
différents systèmes de tension/fréquence dans le monde est illustrée à la figure 4 ci-dessous:

Figure 4: Tensions et fréquences dans le monde

La carte illustre clairement qu'à l'exception notable de l'Amérique du Sud, la vaste majorité
des pays dans lesquels MSF et le CICR sont opérationnels ont adopté un système 220-
240V/50 Hz. De même, la plus grande part de l'équipement standard envoyé sur le terrain
par les organisations humanitaires est conforme aux tensions et fréquences standards
adoptées dans les pays d'origine de ces organisations. Et la plupart de ces équipements
n’est compatible qu'avec un seul système de tension et de fréquence.
Comme il ressort de la figure 4, dans la majorité des cas, l'équipement acheté en Europe est
approprié pour utilisation sur le terrain, du moins en termes de tension et de fréquence. Une
attention particulière est donc recommandée dans les pays qui n'ont pas adopté le système
220-240V/50 Hz. Ou lorsque l'équipement acheté a été fabriqué dans des pays utilisant
d'autres systèmes de tension/fréquence, par exemple les États-Unis.
La tension peut être aisément adaptée à l'aide de transformateurs. La fréquence, par contre,
ne peut être adaptée qu'au moyen de convertisseurs coûteux ou d'un UPS à double
conversion et fréquence de sortie programmable. Une fréquence incorrecte est
33
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
particulièrement nuisible pour les dispositifs tels que les compresseurs, les pompes, les
frigos et les moteurs. Les principaux effets d'une fréquence inadéquate sur ces équipements
sont : réduction des performances, surchauffe et durée de vie réduite.

Dès lors, l'utilisation d'équipement dans un pays qui impose un autre système de
tension/fréquence n'est pas simple. D'où la première note «A savoir» de cette publication.
Ces notes portent à chaque fois sur des questions clés dont les gestionnaires de projets
doivent tenir compte lors de la conception ou de la réalisation d'une installation électrique.

A savoir (toujours repris dans des cadres précédés d'un A.)

1.1 Contrôlez la tension et la fréquence de votre équipement

Avant d'installer un équipement électrique, prenez toujours connaissance des


spécifications mentionnées sur la plaquette d'identification ou dans le manuel
d'utilisation et vérifiez s'il est entièrement conforme à la norme locale.

Équipement multistandard: En théorie, seuls les équipements électroniques tels que les
chargeurs de téléphone, les adaptateurs AC pour ordinateurs portables et quelques autres
dispositifs (à tension continue générée par l'électronique intégrée) peuvent être utilisés avec
tous les systèmes. Dans ce cas, la plaquette d'identification porte au moins la mention
‘Input: 100–240V 50/60Hz’.

Plaquette d'identification d'un


adaptateur AC/DC convenant
pour une fréquence de
50/60Hz et une tension
comprise entre 100 et 240V

Plaquette d'identification d'un


climatiseur, utilisable à une
tension comprise entre 208-230V
et une fréquence de 60 Hz

Figure 5: Exemples de spécifications de la


tension et de la fréquence

34
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
3.2 TYPES DE PRISES ET FICHES
Une autre différence majeure entre les diverses normes concerne le type de prises et fiches
utilisées dans les installations électriques. Il existe de nombreux types de prises et de fiches
et comme l'illustre la figure 6 il y a de grandes variétés d’usages autour du monde.

Figure 6: Types de prises dans le monde

Les types les plus courants de prises et fiches sont présentés ci-dessous. Vous trouverez de
plus amples détails concernant les types de prises et de fiches dans le monde à l'ANNEXE 3
: Type de prises et de fiches à travers le monde, à la page 265.

Type A Communément appelée ‘prise américaine’


• Max 15A
• 100 – 127V
• Non reliée à la terre
• Uniquement pour les équipements de classe II
• Les prises de type A ne peuvent être utilisées qu'avec les fiches
de type A

Type B Communément appelée


‘prise américaine avec raccordement à la terre’
• Max 15A
• 100 – 127V
• Reliée à la terre
• Les prises de type B ne peuvent être utilisées qu'avec les fiches
de type A&B

35
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Type C Communément appelée ‘prise d'hôtel européenne’

• Max 2A
• 220-240V
• Non reliée à la terre
• Broches de diamètre 4mm
• Uniquement pour les équipements de classe II
• Les prises C ne peuvent être utilisées qu'avec les fiches de type C
• Les fiches C peuvent être utilisées avec les prises E & F.
• Ce type de prise est généralement installé dans les salles de bain,
particulièrement dans les hôtels. Elles sont le plus souvent alimentées par un transformateur
d'isolement et sont alors prévues pour les rasoirs électriques.

Type E Communément appelée ‘prise française’

• Max 16A
• 220-240V
• Reliée à la terre
• Broches de diamètre 5mm
• Les prises E ne peuvent être utilisées qu'avec les fiches C & E
• Les fiches E ne peuvent être utilisées avec les prises de type F

Type F Communément appelée ‘prise allemande, ou Shuko’

• Max 16A
• 220-240V
• Reliée à la terre
• Broches de diamètre 5mm
• Les prises F ne peuvent être utilisées qu'avec les fiches C & F
• Les fiches F ne peuvent être utilisées avec les prises E

Type E/F Hybride Communément appelée ‘fiche européenne universelle’. Sans terre.

• Max 16A
• 220-240V
• Non reliée à la terre
• Uniquement pour les équipements de classe II
• La fiche E/F hybride peut être utilisée dans les prises E & F
• Principalement utilisée pour les outils électriques portables

36
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Type E/F Hybride Communément appelée ‘fiche européenne universelle.’ Avec terre

• Max 16A
• 220-240V
• Reliée à la terre
• La fiche E/F hybride peut être utilisée dans des prises E & F

Type G Communément appelée ‘prise britannique’

• Max 13A
• 220-240V
• Reliée à la terre
• Les prises de type G ne peuvent être utilisées qu'avec les
fiches de type G

Les normes locales nationales relatives aux types de prises et de fiches doivent être
respectées. Des mesures doivent être prises pour adapter les équipements dotés d'autres
types de fiches, afin qu'ils puissent être branchés aux prises utilisées dans le pays
d’intervention. Notre règle interne suivante exprime cette obligation.

3.1 La norme nationale relative aux prises et fiches électriques doit être
respectée. En particulier, toutes les prises et alimentations électriques
domestiques fixes doivent être conformes aux normes locales.
3.2 Les adaptateurs de voyage ne peuvent être utilisés qu'à titre occasionnel
avec des équipements basse tension de classe II qui ne nécessitent pas de mise à
la terre.
3.3 Toutes les fiches électriques équipant des équipements fixes doivent être
conformes à la norme locale. Les adaptateurs sont à proscrire. Les fiches non
adéquates doivent être remplacées par des fiches conformes aux normes locales.
3.4 La seule exception à la règle 3.3 concerne les équipements fréquemment
déplacés entre des pays qui ont adopté des normes différentes en matière de
prises et fiches. Dans ce cas, il conviendra d'acheter des adaptateurs spécifiques.

37
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
En voyage, ou pour utiliser des équipements non conformes au standard local :

Adaptateurs de voyage « universels. »


La plupart n'ont pas de broche de
terre!
Uniquement admissible pour un
usage occasionnel avec des
équipements de faible puissance et
de classe II!

Cette figure illustre un


multiprise standard
français équipé d'une
fiche standard
britannique. C’est
l'adaptateur le plus
fiable pour utilisation
de fiches françaises
dans un pays dans
lequel les prises sont
du type britannique.

38
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
3.3 CODES DE COULEURS POUR LES CÂBLES
Une troisième différence majeure entre les diverses normes concerne la couleur des câbles
électriques utilisés dans une installation électrique.

Selon les normes CEI (CEI 60446), les couleurs suivantes peuvent être utilisées pour les
câbles électriques:

Noir Brun Rouge Orange Jaune Vert Bleu Violet Gris Blanc Rose Turquoise

Les câbles rayés de ces couleurs sont également autorisés.

Il existe plusieurs systèmes de codage des couleurs très répandus, Ils sont présentés dans
les sections suivantes.

3.3.1 Code de couleurs pour les câbles électriques en courant alternatif.


Dans les installations fixes, deux grandes familles de systèmes sont très répandues :

Codes couleurs Neutre Phases Protection équipotentielle


CEI/EN 60446 : 2001 Bleu Brun Noir Gris Vert/Jaune
BS 7671 depuis 2004
Ancienne norme
Noir Rouge Jaune Bleu Vert ou Vert/Jaune
britannique
BS 7671 avant 2004

Le code suivant est également fréquemment utilisé dans certains pays d'influence
britannique. Il s'agit d'une simplification de l'ancien système officiel britannique.

Codes de
Neutre Phases Protection équipotentielle
couleurs
Noir Rouge Rouge Rouge Vert ou Vert/Jaune
Également courant

3.3.2 Code de couleurs pour les câbles électriques en courant continu


Les câbles d'alimentation en courant continu doivent également être conformes à un code de
couleurs. Il existe un consensus général concernant le code de couleurs de base à utiliser.

Couleurs de câbles standard de l'alimentation en courant continu


Appliqué dans la plupart des pays pour Positif Négatif Interdit
l'alimentation en courant continu
Rouge Noir Vert ou Vert/Jaune

Toutefois, vu l'accroissement de l'usage de systèmes DC au sein de MSF et du CICR, ce


système de code de couleurs mérite d’être développé. Nous reprenons ci-dessous une
proposition de code de couleurs que MSF et le CICR pourraient adopter pour leurs
installations électriques d'alimentation en courant continu.

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MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
PROPOSITION INTERNE
Selon le code de couleur usuel adopté pour toutes les tensions continues, des
câbles rouges (+) et noirs (-) sont utilisés pour tous les systèmes mis à la terre
par le pôle négatif et des câbles bleus (-) et blancs (+) pour tous les systèmes
mis à la terre par le pôle positif.
Il est proposé que MSF et le CICR utilisent des couleurs spécifiques pour les
tensions continues les plus courantes. Ces câbles de couleur sont
normalement disponibles, au moins en achat international. Si les couleurs
correctes ne sont pas disponibles, le code de couleurs standard doit quand
même être utilisé. À savoir, les câbles doivent être distingués par un adhésif
de la couleur adéquate et des étiquettes identifiant la tension du système (si
autre que 12V). Ces étiquettes doivent indiquer “0V” pour le câble de terre et
‘+xxVDC’ ou ‘-xxVDC’ pour les câbles non mis à la terre (par exemple +12VDC,
+24VDC, -12VDC, -24VDC).

NÉGATIF A LA MASSE
TENSION POSITIF TERRE INTERDIT
+ 12 V Rouge
Noir (-)
+ 24V Orange
+ 48V Violet
POSITIF A LA MASSE (Rare) NÉGATIF TERRE INTERDIT
- 12 V Bleu
Blanc (+)
- 24V Brun
- 48V Noir

Vous trouverez une liste détaillée des codes de couleurs relatifs aux cordons d'alimentation
flexibles, ainsi que les codes historiques (parfois encore utilisés dans les vieilles installations)
dans l’ ANNEXE 4: Codes des couleurs de fils autour du monde en page 271.

40
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3.3.3 Utilisation de codes de couleurs
Remarque importante: De nombreuses installations ne respectent aucun code de couleurs.
Parfois, tout simplement parce que la couleur désirée n'était pas disponible sur le marché au
moment des travaux d'installation. Il arrive aussi que les couleurs soient mélangées: un fil a
une certaine couleur à l'entrée d’une conduite et une autre couleur à la sortie. Dans une telle
situation, l'identification correcte des câbles est cruciale.

Un principe de base en matière de câblage électrique est d’éviter tout ce qui peut provoquer
de la confusion. Toutes les identifications doivent être claires et le code de couleurs utilisé
doit rendre cette identification aisée. Il est extrêmement important de respecter le code de
couleurs tout au long du circuit. Le code de couleurs utilisé doit faciliter la configuration et la
réalisation du tableau de distribution, pour qu'il soit aisément et rapidement compréhensible.
Tous les câbles non identifiés ou pouvant prêter à confusion doivent être marqués
immédiatement après avoir été identifiés. Tous câbles dont les couleurs prêtent à confusion
doivent être marqués avec un adhésif de la couleur correcte collé aux extrémités. Si
nécessaire pour leur identification, les câbles peuvent également être marqués en d'autres
endroits ou sur toute leur longueur. Si certains câbles de couleur incorrecte ne peuvent être
remplacés à court terme, il est d'autant plus important de les marquer à l'aide d'un adhésif
d'identification très visible, résistant et permanent.

La règle interne suivante concerne les codes couleurs pour les câbles électriques.

4.1 Le code de couleurs national doit être respecté.


4.2 Afin de garantir l'intégrité des installations, lorsque d'anciennes versions des codes
de couleurs ont été utilisées et sont encore tolérées dans les installations existantes,
l'ensemble des identifications, réparations ou remplacements doit être réalisé
conformément à cet ancien code de couleurs.
4.3 Toutes les nouvelles installations et extensions d'anciennes installations doivent
respecter le code de couleurs local le plus récent.
4.4 Si pour les nouvelles installations dans un pays donné plusieurs codes de couleurs
sont admis, le code le plus proche de celui proposé par la CEI devra être privilégié.
4.5 Quel que soit le code de couleurs utilisé, l'intégrité du code d'identification et des
autres moyens d'identification des câbles devra être respectée pour tous circuits.
4.6 L'identification des câbles doit être contrôlée et corrigée au moment de l'évaluation
préalable de l'installation électrique existante.
4.7 Pour la clarté des tableaux électriques, il est extrêmement important d’utiliser le bon
code de couleurs pour tout le câblage interne du tableau.
4.8 Idéalement, tous les câbles qui ne respectent pas le code de couleurs applicable
doivent être remplacés par des câbles de la couleur adéquate. Si les travaux
nécessaires à cet effet sont déraisonnables, les câbles d'une couleur inadéquate
doivent au moins être clairement marqués à l'aide d'adhésif de la couleur correcte.
D'autres méthodes d'identification additionnelles peuvent être requises.

Les codes de couleurs ne sont qu'une méthode d'identification et une règle à appliquer pour
garantir la clarté des installations. Des méthodes et règles d'identification pour les
composants autres que les câbles sont présentées plus loin dans cette publication.
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MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
42
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
3.4 SYSTÈMES DE MESURE MONDIAUX

Les deux principaux systèmes de mesure utilisés dans le monde sont le système métrique et
le système impérial. La carte de la figure 7 ci-dessous illustre la date d'adoption du système
métrique dans les pays qui l'utilisent, et les pays qui utilisent encore le système impérial. La
figure 7 fait clairement apparaître que la majorité des pays du monde ont adopté le système
métrique. Certains pays continuent néanmoins à employer le système impérial (en noir) et
d'autres n'ont pas encore officiellement confirmé le système qu'ils suivent (en gris). Ce
dernier cas est particulièrement intéressant parce qu’il concerne certains pays dans lesquels
MSF et le CICR sont actifs.

Figure 7: Système métrique et système impérial dans le monde

Sur le plan des équipements électriques, le système impérial est couramment illustré par
l'American Wire Gauge (AWG), à savoir la norme américaine qui définit la taille standard de
la section des câbles. Par conséquent, les systèmes métrique et impérial déterminent
différemment les calibres des disjoncteurs, puisque ceux-ci dépendent de la section minimale
des conducteurs. Les différences sont illustrées dans les tableaux suivants.

43
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Comparaison entre le système American Wire Gauge et le système métrique – Section
minimale des câbles/Calibre maximum des disjoncteurs/Augmentation de température

Pour les applications


Pour les applications conformes aux Augmentation
conformes à la norme CEI
normes UL 489 et CSA C22.2 (NEC) indicative de
60947-2
la
température
Puissance Puissance du câble (fil
Section max Section max de cuivre
AWG n° minimale en disjoncteur minimale en disjoncteur rond non
mm² (courant mm² (courant isolé, à l'air)
assigné) assigné)
16 1,3 mm² 10 A 36 °C
(15) 1.6 mm²) 1.5 mm² 10 A 30 °C
14 2,1 mm² 15 A 41 °C
(13) 2.6 mm²) 2.5 mm² 16 A 35 °C
12 3,3 mm² 20 A 36 °C
(11) 4.2 mm²) 4 mm² 20 A 27 °C
10 5,3 mm² 30 A 41 °C
(9) 6.6 mm²) 6 mm² 25 A 23 °C
8 8,4 mm² 40 A 36 °C
(7) 10.6 mm²) 10 mm² 40 A 27 °C
6 13,3 mm² 50 A 28 °C
(5) 16.8 mm²) 16 mm² 63 A 34 °C
4 21,1 mm² 80 A 36 °C
(3) 26.6 mm²) 25 mm² 80 A 28 °C
2 33,6 mm² 110 A 34 °C
(1) 42.2 mm²) 35 mm² 100 A 26 °C
50 mm² 125 A 24 °C
0 - 1/0 53,5 mm² 150 A 31 °C
00 - 2/0 67,4 mm² 175 A 30 °C
70 mm² 160 A 24 °C
000 - 3/0 85 mm² 225 A 35 °C
95 mm² 200 A 23 °C
0000 - 4/0 107 mm² 250 A 31 °C
120 mm² 250 A 26 °C
250 127 mm² 300 A 34 °C
150 mm² 320 A 30 °C
350 177 mm² 350 A 28 °C
185 mm² 400 A 35 °C
400 203 mm² 400 A 30 °C
240 mm² 500 A 37 °C
500 253 mm² 500 A 34 °C
Tableau 1: Diamètres des câbles selon le système métrique et le système AWG

Valeurs nominales usuelles des disjoncteurs dans chacun des systèmes (Ampères)

Impérial : 6, 10, 13, 15, 20, 25, 30, 35, 40, 45, 50, 60, 70, 80, 90, 100, 110, 125, 150, 175, 200, 225 A

Métrique: 6, 10, 16, 20, 25, 32, 40, 50, 63, 80, 100, 125, 160, 200, 250, 320, 400 A

Dans les pays qui n'ont pas adopté une réglementation technique stricte et/ou précise, il est
fréquent de voir les deux systèmes cohabiter. Cette situation se produit notamment dans les
pays suivants: Nigéria, Kenya, Ouganda, Tanzanie, Soudan, Égypte, Afrique du Sud,
Zimbabwe, Malawi, Zambie, Pakistan, Thaïlande et Cambodge.

44
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
3.5 VOCABULAIRE ET SYMBOLES
Chaque langue a naturellement définit un vocabulaire propre utilisé dans les différents
domaines techniques. Les symboles adoptés dans les schémas ou plans électriques peuvent
aussi varier en fonction des régions, pays et langues. Nous n'allons pas passer en revue
dans ces pages l'ensemble des termes et symboles électriques utilisés dans le monde. Vous
trouverez des informations plus complètes concernant les symboles et le vocabulaire utilisés
à travers le monde dans l'annexe 5. Pour des raisons pratiques, il est toujours utile de
connaître les termes et symboles locaux pour pouvoir communiquer efficacement avec les
entrepreneurs locaux. Toutefois, dans les communications et documents internes, MSF et le
CICR entendent utiliser le même vocabulaire et les mêmes symboles partout.

Vous trouverez ci-dessous les principaux symboles électriques et termes relatifs, en anglais
et en français.

Termes et vocabulaire
ANGLAIS FRANÇAIS
Circuit, Line, Feeder Circuit, ligne, alimentation
Main circuit Circuit principal
Main distribution circuit Circuit de distribution principal
Final circuits Circuits terminaux
Auxiliary circuit Circuit auxiliaire
Command circuit Circuit de commande
Diagram Schéma

Termes, vocabulaire et symboles


POWER SOURCES SOURCES D’ÉNERGIE
AC source Source AC
DC source Source DC

Transformer Transformateur

Single Phase Generator Générateur monophasé

Three phases Generator Générateur triphasé

Battery Batterie

CÂBLES CÂBLES
Phase wire Fil de phase
Neutral wire Fil de neutre
Earthing wire Fil de terre
2 conductors cable without Câble 2 conducteurs sans terre
earthing (1 N +1P) (1 N +1P)
3 conductors cable with earthing Câble 3 conducteurs avec terre
(1 N +1P+1G) (1 N +1P+1G)
Three phases + Neutre cable (1 Câble triphasé avec neutre (1 N
N +3P) +3P)
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MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Three phases + Neutre + Câble triphasé avec neutre et
earthing cable (1 N +3P +1G) terre (1 N +3P +1G)
Three phases cable without Câble triphasé sans neutre ni
Neutre nor earthing (3P) terre (3P)
TERMINALS TERMINAUX
POWER OUTLET / SOCKETS PRISES DE COURANT
Single phase socket without
Prise monophasée sans terre
earthing
Single phase socket with earthing Prise monophasée avec terre
Watertight single phase socket Prise monophasée étanche avec
with earthing terre
Watertight three phases socket Prise triphasée étanche avec
with earthing terre
SWITCHES INTERRUPTEURS
One way switch (general symbol) Interrupteur (symbole général)
Two way switch Interrupteur va-et-vient
Single pole switch Interrupteur monopolaire
Bipolar switch Interrupteur bipolaire
Watertight (bipolar) switch Interrupteur étanche (bipolaire)

Change-over switch Inverseur de source


LIGHTING ÉCLAIRAGE
Lighting bulb (hanging) Lampe à ampoule (plafonnier)

Lighting bulb (on a wall) Lampe à ampoule (Murale)

Watertight lighting bulb Lampe à ampoule étanche

Single fluorescent tube (TL) Tube fluorescent simple (TL)

Double fluorescent tube (TL) Tube fluorescent double (TL)

Watertight fluorescent tube Tube fluorescent étanche


Autonomous emergency lighting
Bloc de secours autoalimenté
unit
COMPOSANTS DE
DISTRIBUTION UNITS
DISTRIBUTION
BOARDS AND BOXES TABLEAUX ET BOÎTIERS

Consumer unit / fuse box Tableau de distribution

Junction/ derivation box Boîte de jonction / dérivation

46
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PROTECTIONS PROTECTIONS

Circuit breaker (general symbol) Disjoncteur (symbole général)

Thermal element Élément thermique

Magnetic element Élément magnétique


Thermal – magnetic circuit Disjoncteur magnéto thermique
breaker (MCB)
Single pole MCB Disjoncteur monopolaire

Dual poles MCB Disjoncteur bipolaire

Three poles MCB Disjoncteur tripolaire

Four poles MCB Disjoncteur tétra polaire


Residual current circuit breaker Interrupteur différentiel
(ID)
2 poles Residual current circuit
Disjoncteur différentiel bipolaire
breaker w/ overload protect. (RCBO)
Four poles RCBO Disjoncteur différentiel tétra
polaire
Lightning protection parafoudre

PROTECTIVE EARTHING PROTECTIONS


ÉQUIPOTENTIELLES
Protective Earth PE Protection équipotentielle

Earthing (US: Grounding) Terre

Frame / body Masse / châssis

MISCELANEOUS ÉQUIPEMENTS DIVERS

AC Voltage stabilizer Stabilisateur de tension AC


DC power supply / battery Alimentation DC / Chargeur de
charger batteries
Power inverter Onduleur

Pump / compressor Pompe / Compresseur

Air conditioner Climatiseur

Heater Chauffage

Washing machine Machine à laver

Dryer Séchoir

Water heater Chauffe-eau


Tableau 2: Principaux symboles électriques

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MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
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MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
3.6 RÈGLES D'IDENTIFICATION

3.6.1 IDENTIFICATION DES LOCAUX


Pour de petits bâtiments il n'est pas nécessaire d'avoir recours à une méthode d'identification
normalisée. La plupart du temps, pour les plans et schémas, des identifications
fonctionnelles telles que ‘administration’, ‘cuisine’, ‘chambre 1’, ‘chambre 2’, ‘salle de bain’,
etc. suffisent. Lorsque les locaux sont plus vastes ou pour l'installation de grands complexes,
une méthode d'identification des locaux plus rationnelle doit être appliquée. Le nom ou la
fonction d’un local sont une solution d’identification mais il faut remarquer que la fonction d'un
local peut évoluer avec le temps. Il est donc conseillé d'attribuer aussi à chaque local une
référence d'identification unique et constante.

Vous trouverez ci-dessous une proposition de méthode d'identification rationnelle:

En fonction de leur configuration, chaque bâtiment, partie d'un bâtiment ou groupe


fonctionnel de bâtiments est identifié par une lettre correspondant à une zone (par exemple
A, B, C, etc.).
Chaque local d'une zone est à son tour identifié par un chiffre suivant la lettre d'identification
de la zone (par exemple A1, A2, A3, B1, B2, B3, etc.).
Dans la mesure du possible, les lettres et chiffres doivent être attribués dans le sens des
aiguilles d'une montre, à partir de l'entrée du complexe, de la zone ou du bâtiment. Sur les
sites pour lesquels la distribution des bâtiments ou des zones est linéaire, les identifications
seront attribuées de manière linéaire.
Les couloirs, zones d'accès et passages doivent être identifiés par un code commençant par
un ‘X’ (par exemple, XA1, XA2, XB1, XB2, etc.).
Les escaliers doivent être identifiés par un code commençant par un ‘W’ (par exemple WA1,
WA2, WB1, WB2, etc.).
Les couloirs, zones d'accès, passages et escaliers reliant deux zones (ou bâtiments, ou
parties d'un bâtiments ou groupe fonctionnel de bâtiments) identifiées par des lettres
différentes sont distingués par un ‘X’ suivi des deux lettres des zones mises en relation (par
exemple XAB, XBC, WAB, WBC, etc.).
Les espaces extérieurs doivent être identifiés par un code commençant par un ‘Z’ (par
exemple ZA1, ZA2, ZB1, ZB2, etc.).
POUR ÉCARTER TOUT RISQUE DE CONFUSION ENTRE CHIFFRES ET LETTRES, LES
CARACTÈRES I(i) et O(o) NE SERONT PAS UTILISÉS POUR LES IDENTIFICATIONS
(par exemple, les code I1 ou O1 ne peuvent être utilisés).

LES LETTRES RÉSERVÉES (W, X, Z) NE SERONT UTILISÉES QUE POUR LES


FONCTIONS DÉCRITES CI-DESSUS. ELLES NE PEUVENT PAS SERVIR À
L'IDENTIFICATION DES LOCAUX OU DES ZONES (par exemple, le code WW1 ne peut
être utilisé).

Ci-après quelques exemples qui illustrent cette méthode d'identification.

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MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Figure 8: Exemple d'identification des zones d'un grand complexe

Figure 9: Exemple d'identification des locaux (zone B du complexe ci-dessus)

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MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Figure 10: Exemple d'identification des zones d'un grand bâtiment

Dans cet exemple, les lettres n'ont pu être attribuées en suivant le sens des aiguilles d'une
montre vu la construction linéaire du bâtiment. Elles ont donc été attribuées selon une
approche linéaire, de droite à gauche, selon le sens d'écriture usuel dans le pays.

Figure 11: Exemple de numérotation des locaux (zones A et B du même bâtiment)


Pour plus de clarté, les identifications doivent être indiquées sur les portes ou cadres de
porte de tous les locaux, entrées de passages ou escaliers, etc. Il n'est pas nécessaire que
ces identifications soient de grande taille, elles peuvent être de petite taille et discrètes.

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MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
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MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
3.6.2 IDENTIFICATION DES COMPOSANTS ÉLECTRIQUES
Une exigence de base pour les installations électriques est que tous les circuits soient
clairement identifiés à l’intérieur des tableaux. Dans le cas des petites installations, des
identifications fonctionnelles, telles des étiquettes portant les mentions ‘cuisine’, ‘chambre 1’,
etc. sont suffisantes pour identifier les circuits protégés par les différents disjoncteurs. Dans
le cas des grandes installations, la clarté requise ne pourra être obtenue qu'en suivant des
règles d'identification rationnelles, comme présentées à la section précédente.

En outre, la référence de chaque terminal doit être indiquée sur le terminal lui-même. Cette
identification spécifique permet de suivre tout le circuit depuis la source jusqu'au terminal.
Elle contient l'identification de la ligne principale, du tableau terminal concerné, du circuit et
de la position du terminal dans le circuit.

Quelle que soit la taille de l'installation, les identifications sont indiquées à la fois sur le
schéma de position et sur le schéma unifilaire. Afin de faciliter le travail d’électriciens chargés
d'une intervention sur l'installation, une copie de ces schémas doit être conservée dans ou à
proximité du tableau électrique concerné.

Nous reprenons ci-dessous les règles d'identification à suivre et quelques exemples.

Tableaux généraux:

Le tableau qui contient les mécanismes de commutation des sources d'énergie est ici appelé
PP. Le panneau de distribution principal est appelé MB en anglais et TG en français.

Vous pouvez appeler ces tableaux PP, TG


GP, P0, B0, TGBT ou autre. La dénomination
n'a aucune importante. Conformez-vous à
l'usage local. C’est en aval du tableau général
que nous recommandons l'application d'une
méthode d'identification standard .
Figure 12:
Identification des tableaux généraux

Lignes principales:

Employez toujours des LETTRES


MAJUSCULES – A, B, C… N'utilisez pas
les lettres “I” “O” “X” “Z”…

Figure 13: Identification des lignes


principales

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MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Figure 14: Schéma électrique d'une armoire de gestion des sources et d’un tableau de
distribution principal – Utilisation des mêmes règles d'identification

Tableaux sur les lignes principales: Utilisez un numéro d'identification qui informe de la
position du tableau sur la ligne principale. L'identification complète d'un tableau terminal est
donnée par la lettre attribuée à son câble d’alimentation suivie du numéro correspondant à
sa position. Le premier tableau sur la ligne A est nommé A1, le troisième tableau sur la ligne
G est dénommé G3, etc.

Figure 15: Identification des tableaux de distribution

Remarque à propos de l'identification des lignes principale et des tableaux : La


méthode proposée convient lorsque la structure de distribution comprend un seul
tableau principal et un certain nombre de tableaux terminaux. Dans certains
cas, les installations incluent des tableaux de distribution intermédiaires.
Toutefois, si possible, il faut éviter l’utilisation de t ableaux intermédiaires car
ceux-ci c ompliquent le choix pour le calibre des disjoncteurs. Lorsque de tels
tableaux intermédiaires sont déjà installés et doivent être conservés,
l'identification doit inclure des lettres additionnelles pour identifier les tableaux et
lignes intermédiaires, comme expliqué ci-dessous.

54
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Tableaux intermédiaires: La même méthode d'identification doit être appliquée. Les lignes de
sous-distribution doivent être identifiées à l'aide d'une lettre majuscule suivie de
l'identification du tableau en amont. Par exemple, la ligne ‘B’ issue du tableau A2 sera
dénommée ‘A2B’. Les tableaux alimentés par cette ligne secondaire seront identifiés par
l'ajout d'un chiffre à l'identification de la ligne d'alimentation, par exemple A2B1. L'application
de ces règles implique que toutes les références d'identification des lignes d'alimentation se
terminent par une lettre, tandis que tous les codes relatifs aux tableaux se terminent par un
chiffre.

Figure 16: Identifications avec des tableaux intermédiaires

Circuits terminaux: Utilisez des chiffres plutôt que des lettres, étant donné qu'il peut y avoir
plus de 25 circuits dépendant d'un même tableau. Ajouter la lettre minuscule ‘c’ pour spécifier
qu'il s'agit d'un circuit terminal, par exemple c1, c2, c3, etc.

Figure 17: Identification des circuits terminaux

Terminaux: Utilisez les lettres suivantes pour identifier le type de terminal:

Prise électrique: P Interrupteur: S Lampe: L Jonctions: J (si nécessaire)

Les terminaux moins courants peuvent être identifiés par d'autres lettres. On devra l'indiquer
clairement dans le schéma ou sur le plan.

Les terminaux doivent être identifiés à l'aide d'un chiffre qui indique leur position dans le
circuit, par exemple P1, P2, S1, S2, L1, L2, etc. De la sorte, le code d'identification complet
d'un terminal décrit tout le parcours depuis le tableau principal. Le terminal B3c1P2
correspond à la 2e prise sur le 1er circuit du 3e tableau de la ligne principale B. Dans le cas
des installations de plus grande dimension, cette référence doit également être marquée
physiquement sur le terminal. (Grands bureaux, hôpitaux)

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MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Dans le cas des petits tableaux qui n'alimentent que quelques terminaux, la numérotation
peut se poursuivre d'un circuit à l'autre. Les prises électriques sur c1 seront dénommées P1,
P2, P3, P4, P5, et celles reprises sur c2 porteront les codes P6, P7, P8, etc. Le système
d'identification sur le schéma de position s'en trouve simplifié. Pour que les plans et dessins
demeurent simples et lisibles, seule la partie finale du code d'identification y sera indiquée,
comme illustré dans l'exemple ci-dessous.

Figure 18: Identifications sur un schéma unifilaire


Cette méthode de numérotation continue ne doit par contre pas être utilisée pour les grands
tableaux qui alimentent un grand nombre de circuits et de terminaux : plans et schémas en
seront rendus plus clairs. Dans ce cas on recommence la numérotation à 1 sur chaque
circuit. Les prises électriques sur c1 seront dénommées P1, P2, P3, P4, P5, etc. et celles sur
c2 porteront les mêmes codes P1, P2, P3, etc. Dans ce cas, le code d'identification repris sur
le schéma de position doit également inclure le numéro du circuit, par exemple c1P1, c1P2,
c1P3, c2P1, c2P2, c2P3, etc.

56
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
3.6.3 CARTOUCHES

Les locaux et composants électriques ne sont pas les seuls éléments qui doivent être
identifiés. Les plans et schémas doivent aussi être clairement identifiés à l'aide d'un
cartouche.

Le cartouche doit au moins spécifier le propriétaire, la date, l'intitulé du projet, l'identification


du document, le type de document, le sujet et l'auteur, comme illustré dans l'exemple ci-
dessous:

PROPRIÉTAIRE/client Date Révision

PAYS:
PROJET :
INTITULÉ
Sujet 1 Sujet 2 Sujet 3
Type de doc:
Auteur:
Contact:

Figure 19: Exemple de cartouche

57
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4. GESTION DES PROJETS ÉLECTRIQUES

L'objectif de ce chapitre est de décrire le Protocole de gestion des projets de


construction (PGPC) pour les projets électriques. Le PGPC facilite la gestion des projets
électriques en décrivant et expliquant chaque étape de la conduite du projet et en clarifiant
les rôles et responsabilités des acteurs.

Se fondant sur le PGPC, ce chapitre décrit les différentes étapes d'un cycle de projet, ainsi
que les prérequis et objectifs particuliers de chaque étape d’un projet électrique.

En appliquant ces règles, les parties prenantes garantissent la cohérence du projet, le


respect des normes techniques et la satisfaction des utilisateurs finaux.

5.1: Indépendamment de l eur taille, les projets électriques doivent être gérés
conformément aux principes du PGPC et aux directives décrites dans ce chapitre.

5.2: Chaque étape de la conception du projet doit être validée par le commanditaire du
projet avant d'entamer la suivante. Cette validation est nécessaire pour s’assurer de
l’accord entre le projet et les besoins exprimés par le commanditaire.

5.3: Sauf cas de force majeure, aucune révision ou mise en c ause d’éléments déjà
validés n’est autorisée.

4.1 CYCLE DE CONCEPTION D'UN PROJET


Indépendamment de leur nature et de leur taille, les projets électriques, en tant que sous-
projets incontournables de tous projets de construction, suivent un cycle similaire, tel
qu’illustré ci-dessous:

Vision

Livraison Faisabilité

Construction Conception

Adjudication

Figure 20: Cycle de développement d'un projet

59
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
• Vision Identification des besoins et de la portée d'un projet, tels qu'exprimés par
l'utilisateur final, dénommé ‘commanditaire du projet’ dans ce document.

• Faisabilité Examen des conditions dans lesquelles le projet sera mené et des
principales contraintes réglementaires, normatives et technologiques, afin
de définir les options techniques.

• Conception Développement de solutions techniques et de spécifications conformes aux


besoins et exigences définis durant les étapes vision et faisabilité.

• Adjudication Préparation des documents contractuels pour la procédure d'appel d’offre,


sur la base des documents de conception. Sélection de l'entrepreneur et/ou
achat des matériaux et des outils si les travaux sont effectués en interne.

• Construction Exécution des travaux sous supervision constante, afin de garantir la


conformité des installations aux plans et normes.

• Livraison Inspection finale et tests afin de procéder à la réception des travaux.


Élaboration d'un plan d'exploitation et de maintenance.

60
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
4.2 RÔLES ET RESPONSABILITÉS
Tout au long du cycle de développement d'un projet, deux acteurs principaux interviennent.
Leurs rôles et responsabilités varient en fonction de l'évolution du projet. Nous reprenons ci-
dessous quelques-unes des principales responsabilités de chaque partie.

Le commanditaire est responsable de la description de l’objectif d’un projet électrique


(Vision). Les travaux lui appartiendront lorsqu'ils auront été achevés et livrés. Il participe dès
lors au choix parmi les options soumises par le gestionnaire de projet. Le commanditaire
peut être représenté par une personne ou un groupe de personnes. Ainsi, le commanditaire :

• Aide le gestionnaire de projet à rassembler toutes informations et autorisations utiles


et nécessaires,
• Etablit une liste des besoins la plus détaillée possible, sans nécessairement rentrer
dans les détails technique,
• Contrôle et approuve chaque étape du développement pour confirmer sa conformité à
l'intention du projet,
• Choisit les alternatives parmi les différentes options proposées par le gestionnaire du
projet,
• Fournit toutes les informations demandées par le gestionnaire du projet,
• Au moment de la livraison, valide la conformité des travaux exécutés par rapport aux
besoins exprimés à l’origine.
• Établit un plan d'exploitation et de maintenance avec le gestionnaire du projet,
• Signale tout défaut apparaissant après la réception des travaux durant la période de
garantie.

Le Gestionnaire du projet doit garantir le respect des étapes du cycle de développement du


projet et obtenir la contribution des différentes parties prenantes. Il veille à ce que le projet
soit exécuté conformément aux besoins du commanditaire et dans le respect des normes
techniques. En fonction de la complexité technique du projet, le gestionnaire du projet, bien
que représenté par une seule personne, peut impliquer d'autres spécialistes ou techniciens.
Ainsi le Gestionnaire du projet :

• Conseille le commanditaire du projet sur les questions techniques,


• Effectue les évaluations et études techniques nécessaires,
• Rassemble toutes les informations manquantes à propos des besoins électriques, et
en dresse une liste complète, avec toutes les informations techniques nécessaires.
• Obtient la validation du commanditaire à chaque étape du développement,
• Présente les diverses options techniques et les contraintes qui les accompagnent.
• Coordonne la conception du projet en fonction des besoins du commanditaire et des
normes techniques,
• Soumet les plans et clarifie les implications possibles des différentes alternatives au
commanditaire, en tenant compte de la sécurité, de la durabilité, de la continuité du
service, de la maintenance, du coût et des aspects environnementaux,

61
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
• Identifie et sélectionne les consultants, fournisseurs, techniciens, entrepreneurs et
autres personnels nécessaires pour concevoir le projet et effectuer les travaux,
• Gère le budget et le calendrier d'exécution, commande le matériel et l'équipement
nécessaires et administre les contrats d'exécution le cas échéant,
• Organise et supervise les travaux, en veillant à ce qu'ils soient conformes à la
documentation technique et aux normes techniques et respectent les exigences
spécifiques en matière de continuité du service,
• Organise la mise en service des installations, y compris tous les tests et la
documentation ‘as-built’, et certifie que les travaux ont été réalisés conformément aux
documents de conception technique et aux normes techniques,
• Organise la réception des travaux et le suivi de la correction des défauts constatés à
leur achèvement.

62
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
4.3 TACHES ET RÉALISATIONS
La liste suivante détaille les phases et étapes d'un cycle de développement de projet réalisé
conformément au PGPC (Protocole de gestion des projets de construction). Ce cycle de
développement doit être suivi pour tous les projets électriques indépendamment de leur
complexité technique ou de leurs implications financières.

Les objectifs et réalisations propres à chaque phase sont également énumérés. Ils devront
néanmoins être approuvés par le commanditaire du projet avant le passage à l'étape
suivante, comme mentionné à la règle 5.1.

VISION La proposition de projet telle qu'exprimée par le commanditaire.

• Description du problème et des besoins (y compris la liste des équipements à maintenir


en place ou à déplacer);
• Description générale et état des installations existantes, le cas échéant;
• Description de la situation projetée (motifs et portée de l'intervention);
• Identification du commanditaire et du gestionnaire du projet.

FAISABILITÉ Étude de faisabilité et conception préliminaire

• Évaluation détaillée des installations existantes, selon le cas (satisfaction de l'utilisateur,


conformité par rapport aux normes techniques, état et/ou obsolescence des
installations, etc.);
• Description des contraintes et des moyens;
• Ébauches, diagnostic des options techniques et propositions alternatives, selon le cas ;
• Description sommaire de l'organisation du projet en termes de RH, budget, calendrier et
stratégie d'achat;
• Identification des zones, bâtiments et locaux (voir section 3.6.1 en page 49 pour les
règles d'identification);
• Liste complète des consommateurs électriques (équipements, besoins) y compris
spécifications électriques disponibles (puissance, cos phi,...) et horaires d'utilisation;
• Liste préliminaire des besoins (nombre et emplacement de tous les terminaux
électriques, liste de l'équipement et des dispositifs, etc.);
• Schéma de position (position de tous les besoins sur le plan de masse montrant la
position exacte de tous les terminaux et équipements fixes)

CONCEPTION Conception détaillée et études technique

• Calcul des charges, dimensionnement des sources électriques et du back-up,


dimensionnement des câbles de distribution et des dispositifs de protection;
• Schéma de position du tableau principal et des tableaux de distribution, indiquant
les zones de distribution et la position des lignes de distribution principales;
• Schéma de position du réseau principal de mise à la terre (protections
équipotentielles) et des dispositifs de protection contre les surtensions;

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MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
• Schéma unifilaire du réseau de distribution principal (depuis les sources d'énergie
et le(s) tableau(x) principal(aux) jusqu'à la protection de tête des tableaux de distribution
finaux;
• Schéma unifilaire des tableaux finaux et des circuits et terminaux alimentés;
• Numérotation des terminaux sur le schéma de position, conformément aux
numérotations sur le schéma unifilaire;
• Informations additionnelles sur le schéma de position (ex.: regards, canaux techniques,
jonctions, spécifications relatives aux gaines techniques, aux conduits et à leur
placement);
• Spécifications techniques du matériel (voir catalogues, listes d'approvisionnement,
marques, modèles, références);
• Outils et équipements spécifiques nécessaires pour effectuer les travaux s'ils sont
réalisés en interne;
• Liste des travaux de finition additionnels.

ADJUDICATION Etude de marché, soumission

• Calendrier d'exécution des travaux;


• Préparation des documents en vue de l'appel d'offre (estimation des quantités, projet de
contrat, etc.);
• Achat des matériaux, outils et équipements;
• Identification de l'équipe ou de l'entreprise chargée des travaux.

CONSTRUCTION Supervision des travaux et contrôle de la conformité au contrat

• Rapports de chantier et procès-verbaux des réunions;


• Attestations de paiement;
• Supervision du chantier avec suivi constant des travaux.

LIVRAISON Achèvement et réception des travaux

• Évaluation finale des travaux (conformité des travaux par rapport au projet et aux
normes techniques);
• Rapport de mise en service (tests), attestation de réception et liste des points à corriger;
• Attestation de réception définitive (après réalisation des corrections et au terme de la
période de garantie);
• Plans as-built;
• Plan d'exploitation et de maintenance.

64
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
4.4 IMPLÉMENTATION DU PROJET ÉLECTRIQUE
Une conception de projet adéquate et cohérente est fondamentale pour garantir une bonne
exécution des travaux. De même, une préparation et une supervision correctes des travaux à
réaliser est la clé du succès d'un chantier.

Avant d'entamer les travaux d'exécution, le gestionnaire du projet doit tenir compte des
points suivants:

• Sur le plan technique, la conception technique doit être approuvée par le gestionnaire
du projet et validée par le commanditaire;
• Si les travaux ou une partie de ceux-ci sont réalisés en interne, les fournitures, les
matériaux et les outils sont livrés et sont stockés dans un lieu de stockage spécifique.
Un inventaire a été dressé.
• L'entrepreneur a été désigné et si les travaux sont sous-traités un contrat de sous-
traitance a aussi été signé.
• Le phasage des travaux a été préparé;
• L'équipe chargée de la supervision du projet a été désignée et la répartition des
tâches et responsabilités est claire;
• Tout a été organisé pour que les personnes qui travaillent/vivent à l'endroit où les
travaux seront effectués ne soient pas gênées.

Au début des travaux, le gestionnaire du projet doit tenir compte des points suivants:
(à propos du site et de la préparation du suivi)
• Tous les équipements et mobiliers devant être déplacés pour libérer l'espace sont
déplacés, entreposés dans un endroit adéquat et protégés autant que nécessaire,
selon les besoins des personnes qui vivent ou travaillent sur le site du chantier.
• Des lieux de stockage sécurisés et spécifiques doivent être identifiés pour stocker les
fournitures et outils sur le site.
• Tous les mouvements de matériels entre le stock central et le stock de chantier
doivent être enregistrés dans un journal.
• Des petites fournitures supplémentaires seront toujours nécessaires lors de
l'exécution des travaux. Pour en assurer le suivi, un journal des achats est tenu à jour.
• Toutes les heures de travail des membres de l'équipe chargée de l'exécution doivent
également être enregistrées.

Lors de l'exécution des travaux, le gestionnaire du projet doit tenir compte des points
suivants:
(à propos de l'ordre des opérations successives)
• Tout ce qui doit être enlevé ou démonté est enlevé ou démonté.
• La position exacte de tous les terminaux et tableaux est clairement marquée sur site.
• Toutes les boites de montage (boîtiers plastique vides où seront montés les
terminaux) sont mis en place avec le bon nombre et la bonne position des entrées de
câbles.

65
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
• Tous les tableaux (armoires pour disjoncteurs, etc.) sont préparés. En fonction de la
taille et du poids des tableaux, différentes solutions sont possibles. Soit les tableaux
vides sont installés en même temps que les boîtes de montage, soit ils sont déjà
montés, avec tous les appareillages modulaires mis en place et tout le câblage interne
réalisé à l'avance. Les tableaux sont ensuite mis en place tout équipés. Il est toutefois
souvent plus aisé de commencer par placer les boîtiers vides et de les équiper par
après.
• Toutes les boîtes de jonction, les canaux, tuyaux, goulottes, sont mis en place entre le
tableau et les boîtiers de montage des terminaux.
• Tous les câbles et fils sont installés dans les conduits, gaines et goulottes.
• L'identification des câbles est toujours effectuée au fur et à mesure de la progression
des travaux.
• Tous les terminaux sont installés dans leur boîtier de montage et raccordés aux
câbles.
• Tous les fils qui entrent dans les tableaux de distribution sont raccordés aux
appareillages modulaires (disjoncteurs des circuits).
• Toutes les identifications sont marquées sur les appareillages modulaires.
• En fonction de la situation, les circuits peuvent être testés un par un suivant la
progression des travaux, ou à la fin des opérations de câblage.

Au terme des travaux, le gestionnaire du projet doit tenir compte des points suivants:

• Toutes les identifications sont mises à jour.


• Tous les plans et schémas sont mis à jour.
• Une copie des schémas de position et unifilaires mise à jour est placée à l'intérieur ou
à proximité de chaque tableau (ces schémas ne concernent que la zone et les circuits
alimentés par le tableau).
• Le site du chantier est entièrement nettoyé et tous les outils, fournitures, accessoires
et déchets de chantier sont évacués.
• Lorsque toutes les fournitures et accessoires restants sont de retour au stock central,
ou à l’atelier, un inventaire final est dressé.
• Même chose pour l'inventaire des outils. Une liste des outils endommagés ou perdus
est dressée. C'est également le moment de les nettoyer, contrôler et entretenir, même
si cela doit aussi être fait pendant les travaux.

4.5 CONCLUSION
Le PGPC et les directives proposés dans ce chapitre ne sont naturellement pas une baguette
magique qui résout tous les problèmes et défis survenant pendant la durée d'un projet.
Comme pour tout outil de gestion de projet, l'un de ses principaux objectifs est d'encourager
un travail d'équipe multidisciplinaire en vue du succès du projet et de la satisfaction des
utilisateurs.

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5. SÉCURITÉ DES PERSONNES: RÈGLES TECHNIQUES

5.1 LES DANGERS DU COURANT ÉLECTRIQUE

Selon leur intensité et leur durée, les effets d’un courant électrique sur l'être humain peuvent
être très graves. Un courant d'à peine 10mA engendre un choc sérieux et un courant d'une
intensité de plus de 30mA peut potentiellement avoir des effets irréversibles (par exemple, de
graves brûlures internes) ou même être fatal, puisqu’il peut provoquer un arrêt respiratoire ou
cardiaque. Le tableau suivant donne quelques indications sur les effets potentiels de
différentes intensités de courant et temps de contact.

INTENSITÉ DURÉE EFFETS

0,5 to 1 mA - Seuil de perception


8 mA - Choc au toucher, réactions brutales
Contraction des muscles des membres - crispations
10 mA 4m 30s
durables
20 mA 60 s Début de la tétanisation de la cage thoracique
30 mA 30 s Paralysie ventilatoire
40 mA 3s Fibrillation ventriculaire
75 mA 1s Fibrillation ventriculaire
300 mA 110 ms Paralysie ventilatoire
500 mA 100 ms Fibrillation ventriculaire
1A 25 ms Arrêt cardiaque
2A instantané Dommages au système nerveux

Tableau 3: Risques associés au courant électrique

Qu'ils soient mineurs ou majeurs, tous les accidents d'électrocution ont la même origine.
Tous les courants électriques formant des circuits en boucles qui reviennent à leur source,
l'électrocution se produit quand une personne ou une partie du corps d’une personne ferme
un circuit et se retrouve dans une ces boucle de courant. Un circuit et un courant électrique
sont ainsi établis par contact simultané avec deux objets conducteurs présentant une
différence de tension et insérés dans le même circuit électrique. Dès lors:

 Les objets électrifiés doivent être hors de portée.


 Les différences de tension entre objets qui peuvent être accessibles
simultanément (masse, terre) doivent être supprimées.

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MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Ce danger est évident pour toute personne touchant simultanément deux fils actifs de
polarité différente (pôles) d'un système électrique (double contact). L'autre cas se produit
quand une personne entre simultanément en contact avec un objet électrifié et avec la terre
(contact simple).
Les contacts simples sont tout aussi dangereux que les contacts doubles parce que le plus
souvent, pour donner au réseau électrique une référence de tension stable, proche de
l'environnement et proche de 0 Volt., l'un des pôles de la source électrique est mis à la
terre. Le pôle mis à la terre est appelé neutre ou 0 V tandis que les pôles non mis à la terre
sont appelés phases (P, ou L) neutre et phases sont dits ‘ conducteurs actifs’.
Cette connexion permanente à la terre vise deux objectifs principaux:
 Dans le cas des objets isolés de la terre et, particulièrement, les objets conducteurs, le
développement de charges électrostatiques de tension élevée par rapport au sol peut
être dangereux pour les personnes (décharges statiques soudaines traversant le
corps) et pour les équipements (décharges statiques au travers des isolations
électriques). Les objets reliés à la terre ne peuvent plus accumuler de charges
électrostatiques, car celles-ci s'écoulent vers la terre dès leur développement. Ainsi, la
tension de référence de l'objet demeure proche de celle de la terre (référence 0V).
 Vu qu'il est relié à la terre, le neutre va collecter tous les courants (pertes) des circuits
qui entrent (accidentellement) en contact avec la terre et les retransmettre à la source
du courant.
Nous sommes en contact quasi permanent avec le sol. Étant donné la relation entre la terre
et le neutre, la terre est également le principal objet conducteur connecté au circuit
électrique. Tout objet non mis à la terre dont une partie conductrice exposée est en contact
avec la phase de la source électrique est dangereux en cas de simple contact.

 Lorsque le neutre est mis à la terre, tout contact simultané entre la terre et un élément
conducteur connecté à la phase d'un circuit est extrêmement dangereux.

Figure 21: Flux de courant en cas de contact direct simple avec un conducteur de phase
70
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Les contacts simples avec des objets électrifiés sont de deux types:

1. Contacts simples directs: Contact avec la partie active (et non neutre) d'un système
électrique (fil de phase, jonction, etc.)
2. Contacts simple indirects: Contact avec un élément conducteur exposé (ex.: masse
d'un équipement) accidentellement en contact avec la partie active (et non neutre)
d'un système électrique.

Dans la pratique, en l'absence de moyens de protection, le contact direct et le contact


indirect ont le même effet : l'électrocution.

Toutes les parties exposées des équipements électriques ne présentent pas le même niveau
de danger. En fonction de leur conception et des conditions d'utilisation, les niveaux de
sécurité des équipements électriques varient fortement.

 La CEI a établi une classification des équipements en fonction de leur danger


spécifique et des exigences correspondantes. La classe d'isolation d’un l'équipement
électrique doit être identifiée et les exigences spécifiques liées à cette classe doivent
être respectées.

Pour satisfaire ces exigences même lorsque l'installation électrique ou les équipements sont
endommagés, inappropriés ou défectueux, trois précautions particulières ont été définies et
doivent obligatoirement être respectées:

 Protection contre le contact direct: les objets électrifiés (parties dénudées des fils,
jonctions) doivent être hors d'atteinte.
 Protection contre le contact indirect: la tension de toutes les parties conductrices
exposées (PCE) doit être ramenée à la tension environnante (tension de référence)
par la mise à la terre des masses (protection équipotentielle).
 Des dispositifs différentiels doivent couper le courant en cas de pertes dangereuses.

Les principales stratégies relatives à ces aspects clés des précautions de sécurité sont
exposées dans les sections suivantes (5.3 à 5.6,en page 76 et suivantes).

71
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
72
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5.2 LES CLASSES D'ÉQUIPEMENT

selon le niveau de protection contre les chocs électriques garanti par un équipement la CEI a
défini les classes de protection suivantes (CEI 61140). Ces définitions permettent de
différencier les exigences relatives à la protection équipotentielle des équipements.

Classe 0
Ces équipements n'ont pas de protection équipotentielle et n'ont qu'un seul niveau d'isolation
entre les parties actives et la masse. Par conséquent, un simple défaut peut provoquer un
choc électrique ou d’autre événements dangereux sans même déclencher un fusible ou un
disjoncteur. Même si ces équipements sont interdits par la plupart des règlementations
locales, on en trouve encore dans certains pays.

Exemple: soquet pour ampoule (douille) en métal.

Les équipements de classe 0 sont strictement interdits.

Classe I

Symbole des appareils de classe I


La masse de ces équipements doit être connectée à la protection équipotentielle (PE) au
moyen d'un conducteur de terre spécifique. Le conducteur de protection équipotentielle doit
être intégré au cordon d'alimentation, qui contient donc 3 conducteurs. Le cordon
d'alimentation doit être connecté à une prise de courant avec protection équipotentielle. Un
défaut éventuel ne peut entraîner l’apparition d'une tension dangereuse susceptible de
provoquer un choc électrique avec la masse de l'équipement. En cas de défaut, un
disjoncteur déclenche et interrompt l'alimentation en courant de l'équipement défectueux.

En cas de contact entre un conducteur actif et le boîtier, si la résistance de terre est


suffisamment basse, le courant de défaut déclenche un dispositif de protection contre les
surcharges (fusible ou disjoncteur). Dans tous les autres cas, lorsqu'il atteint le seuil de
déclenchement, le courant de défaut est interrompu par un interrupteur ou un disjoncteur
différentiel (ID ou DD).

Exemple: la plupart des équipements fixes et certains équipements mobiles tels que:
réfrigérateurs, chauffe-eau, machines à laver, machines à café, microondes, photocopieuses,
imprimantes, ordinateurs, certains adaptateurs pour ordinateurs portables, etc.

Tous les équipements de classe 1 doivent être connectés au conducteur de protection


(jaune vert – mise à la terre). Si ce n’est pas le cas, ils sont assimilés à des
équipements de classe 0 et leur utilisation est strictement interdite.

73
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Classe 0I

Symbole des appareils de classe 0I

La masse de ces équipements est reliée à la terre par une borne spécifique séparée. La
connexion à la protection équipotentielle est effectuée à l'aide d'un conducteur unique et
distinct non contenu dans le câble d'alimentation. La disjonction automatique se produit dans
les mêmes conditions que pour les équipements de classe I.
Exemple: Générateurs, moteurs industriels, gros équipements fixes

S'ils sont correctement connectés à la protection équipotentielle, tous les


équipements de classe 0I sont similaires aux équipements de classe I.

Classe II

Symbole des appareils de classe II


Un appareil électrique de classe II ou à double isolation est construit de telle sorte qu'il ne
requiert pas de connexion à la protection équipotentielle (mise à la terre). Un défaut dans un
équipement de classe II ne peut en aucun cas produire une tension dangereuse dans le
corps externe de l'équipement étant donné que l'isolation électrique est doublée ou renforcée
par d'autres moyens. Les équipements de classe II sont étiquetés ‘Classe II’ ou ‘double
isolation’. Le symbole de la double isolation est généralement présent sur la plaquette
d'identification de l'équipement.
Ne pas confondre la ‘Classe II’ avec la ‘Class 2’ de la norme UL. La ‘Classe II’ est une classe
de protection telle que définie par les normes CEI (CEI 61140), tandis que selon les normes
UL, la ‘Class 2’ désigne une gamme de basse tension de sécurité en sortie de blocs
d’alimentation à très basse tension.
Exemple: La plupart des équipements mobiles légers, tels que les chargeurs de téléphone,
les adaptateurs secteur pour petits ordinateurs portables, les perceuses, les moulins à café,
les scies électriques, les tondeuses à gazon, les mixeurs, etc.
Les équipements de classe II n'ont pas besoin de connexion à la protection
équipotentielle. Tous les équipements mobiles et, plus spécifiquement, les outils
portables, les petits électroménagers et appareils électro-médicaux doivent au moins
être de classe II.

Remarque: les équipements médicaux doivent aussi respecter d'autres exigences!

74
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Classe III

Symbole des appareils de classe III

Un appareil de classe III est conçu pour être alimenté à partir d'une source d'énergie interne
ou externe à très basse tension de sécurité (TBTS) (<48V DC).

Dans tous les cas, le contact avec cette tension d’alimentation n'est pas dangereux.

D'autres exigences sont associées à la TBTS.

Toutes les parties actives doivent présenter :

Une double isolation par rapport à toute partie électrique d'autres installations (exemple: tension
d'entrée primaire de l'adaptateur électrique BT/TBTS),

Une isolation par rapport au câble de protection équipotentielle. En cas de défaut à la terre, il n'y a
aucun risque qu'un conducteur TBTS soit électrifié à la suite d'un contact avec un conducteur de
protection en défaut.

Il y a 2 types principaux d'équipements de classe III:

• Alimentés par un adaptateur réseau spécifique équipé d'une sortie de classe III
• Alimentés par des batteries internes

Exemple: La plupart des équipements alimentés par des adaptateurs DC et les équipements
portables tels qu'ordinateurs portables, accessoires IT (commutateurs, modems), téléphones,
tous les outils portables fonctionnant sur batterie, les lampes de poche, les lampes
fonctionnant sur piles, etc.

Concernant de nombreux équipements électro médicaux, notamment ceux en contact


avec les patients, même la classe III n'est pas considérée comme une protection
suffisante. D'autres règlementations plus strictes doivent être appliquées.

75
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Remarque concernant la TBT et la TBTS: le tableau suivant donne la classification de la
tension telle que définie par la CEI (CEI 60338 et 61000-3-6):

Code Nom Courant alternatif Courant continu

Norme : U <50V Norme < 120V


TBT(S) Très basse tension = 48V milieu sec 24V = 72V milieu sec
milieu humide 36V milieu humide

BT A Basse tension A 50V < U < 500V 120V < U < 750V

BT B Basse tension B 500V < U < 1000V 750V < U < 1500V

MT Moyenne tension 1kV < U < 35kV 1.5kV < U < 50kV

HT Haute tension 35kV < U < 230 kV 50kV < U < 500 kV

THT Très haute tension U > 230kV U > 500kV

Tableau 4: Classification de la tension

La TBT max varie en fonction de la situation. En pratique, la recommandation est la suivante:

Milieu sec: 48VAC / 72VDC Milieu humide: 24VAC / 36VDC.

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MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
5.3 PROTECTION CONTRE LES CONTACTS DIRECTS

Il s’agit des moyens de protection contre les contacts directs avec des
parties électrifiées d'un système électrique, tels que conducteurs non isolés ou bornes non
protégées.

Correctement installés, les isolations, couvercles, capuchons, portes et autres protections


mécaniques sont les seuls moyens de protection efficaces contre tous risques de contact
direct.

Ces protections sont:

- Isolation (gaines) des fils et câbles.


- Couvercle sur les boîtiers (de distribution, de protection, de jonction…)
- Face avant des interrupteurs, prises, etc.
- Isolation des appareils d'éclairage et de tous types d’équipements utilisateurs.

Trop souvent, les barrières physiques qui empêchent le contact direct avec les parties
électriques actives sont endommagées ou manquantes. Avant toute autre opération, il est
donc nécessaire de vérifier et remplacer ces protections physiques. La vérification doit porter
sur les composants des installations électriques, ainsi que sur les appareils / dispositifs /
équipements alimentés par ces derniers. Tous les composants et appareils doivent être de
bonne qualité et en bon état. Aucune détérioration des protections n'est acceptable.

Pour les tableaux protégés par des portes que les utilisateurs peuvent ouvrir librement, des
exigences supplémentaires sont d’application :

- Une protection additionnelle fixe doit être installée à l'intérieur de l'enceinte.


- Dans le cas du tableau des disjoncteurs, une feuille plastique de protection
supplémentaire doit couvrir toutes les jonctions des disjoncteurs. Seule la
commande manuelle des disjoncteurs peut être accessible.

L'accès aux tableaux non dotés de ces protections internes de parties accessibles et sous
tension doit être réservé aux électriciens qualifiés. Soit ces tableaux seront installés dans un
local technique fermé, soit les panneaux d'accès ou portes doivent être équipés de
mécanismes de verrouillage qui ne peuvent être ouverts qu'à l'aide d'un outil ou d'une clé
réservés à cet usage.

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MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
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MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
5.4 PROTECTION CONTRE LES CONTACTS INDIRECTS
Lorsqu'une masse (châssis métallique, par exemple) conductrice est en contact avec un
composant électrique actif suite à un défaut d'un équipement, il est tout aussi dangereux de
toucher cette masse que le composant électrique lui-même. C'est ce qu'on appelle un
contact indirect, étant donné que la personne ne touche pas directement le composant
électrique. Les contacts indirects sont tout aussi dangereux que les contacts directs.

La principale protection contre les contacts indirects est le branchement de toutes les
masses à une protection équipotentielle pour que les parties conductrices accessibles de
tous les objets aient la même tension que l'environnement. Le système de câblage qui
connecte toutes les masses ensemble est appelé protection équipotentielle (PE).

La figure suivante illustre les principes de la protection équipotentielle.

Figure 22: Principe général de la protection équipotentielle.

La connexion à la terre de tous les châssis et masses des équipements réduit la différence
de potentiel (la tension) entre les parties des équipements qui peuvent être touchées et le sol
à une valeur proche de zéro volt. Les risques associés au contact indirect sont donc limités.
Toutes les pertes dues à un défaut entre la phase et une masse sont collectées par la
protection équipotentielle et retournent au neutre de la source de courant (générateur ou
autre), également mis à la terre. Le chemin parcouru par les pertes est appelé ‘boucle de
défaut’.

Figure 23 : Illustration d'une boucle de défaut.

79
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Deux réseaux de protection équipotentielle sont connectés à la terre:

1. La protection équipotentielle du système électrique (tous les câbles de terre provenant


des terminaux électriques)

2. La protection équipotentielle du bâtiment (tous les conducteurs de protection provenant


des parties conductrices d’un bâtiment, tels que les tuyaux, charpentes métalliques,
portes, fenêtres, etc.)

Ceci est le principe général qui établit une liaison équipotentielle des masses et canalise les
pertes au moyen de conducteurs de protection équipotentielle. Différents types de schémas
de liaison à la terre sont autorisés, chacun ayant ses avantages et ses inconvénients. Nous
les décrivons au chapitre suivant (5.5) consacré aux schémas de liaison à la terre.

Grâce à la protection équipotentielle, la plupart des pertes de courant passent à travers un


réseau contrôlé de conducteurs : Le dispositif de protection équipotentielle. Vu que le
système est basé sur le potentiel de la terre, si la perte n'est pas trop élevée, la tension de
contact (tension entre un dispositif défectueux et la terre environnante) est réduite à une
tension acceptable inférieure à 50V. La tension varie cependant en fonction des conditions
de pertes.

Si, par comparaison à la résistance totale de la boucle de défaut R (fil de phase) + R (défaut)
+ R (contact-neutre), la résistance R (fil de phase) + R (défaut) est très faible, la tension de
contact peut dépasser les 50V. C'est le cas si R (défaut) est très faible, ou si R (contact-
neutre) est trop élevée. Cette tension de contact augmentera également si la résistance
entre l’environnement (sol) et le neutre est réduite (milieu humide, pieds nus, etc.).

Pour ces raisons, la protection contre les contacts dangereux doit comporter des dispositifs
différentiels. Les exigences relatives à ces dispositifs sont exposées à la Section 5.6,
consacrée aux différentiels.

L'installation pratique d'un système de liaison à la terre doit également suivre certaines
règles. Elles seront détaillées dans le chapitre consacré à la conception et à l'exécution des
installations.

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MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
5.5 SCHÉMAS DE LIAISON À LA TERRE

5.5.1 DIFFÉRENTS SCHÉMAS DE LIAISON À LA TERRE

La nécessité d'installer des systèmes de protection équipotentielle a été clairement expliquée


à la section précédente, consacrée aux contacts indirects. Nous savons que le neutre de la
source et toutes les masses doivent être connectés à un système de liaison à la terre.
Différentes options sont possibles et doivent être examinées.

Quelle que soit l’option retenue, les règles de bases d'un schéma de liaison à la terre
demeurent les mêmes:

 Le pôle de la source d'énergie qui fait référence à la terre est appelé “neutre”.
 Il définit la ‘référence 0 Volt’ de l’installation.
 Il collecte toutes les pertes revenant vers la source d'énergie à travers la terre.
 Tous les schémas de liaison à la terre comportent une interconnexion de toutes les
masses métalliques à une protection équipotentielle. Tout objet d'un environnement
donné doit se référer au potentiel du sol (0V).

La CEI a défini trois principaux schémas de liaison à la terre (CEI 60364). Il s'agit des
schémas IT, TT, TN

Il est important de bien choisir le schéma de liaison à la terre d'une installation.


Les deux lettres utilisées pour définir le schéma de liaison à la terre ont les significations
suivantes:

La première lettre fait référence au neutre de la source d'énergie.

o ‘I’ signifie que le neutre de la source d'énergie n'est pas directement relié à la
terre. Il est soit isolé par rapport à la terre, soit en liaison avec la terre à travers
une impédance (connexion au moyen d'une impédance: résistance ou bobine).
o ‘T’ signifie que le neutre est relié à la terre (‘T’, de ‘Terre’)
La deuxième lettre fait référence aux masses des équipements électriques.

o ‘N’ signifie que les masses des équipements sont reliées au neutre
o ‘T’ signifie que les masses des équipements sont reliées à la terre

81
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
5.5.2 EXPLICATION DES TROIS SCHÉMAS DE LIAISON À LA TERRE

Schéma IT

Ce schéma est rarement utilisé dans les grandes installations étant donné qu'il est difficile à
gérer. Il s'applique aux très petites installations de classe II ou à celles requérant un degré
élevé de continuité.
Avantage: Le premier défaut n'est jamais dangereux. En cas de défaut unique, le service
peut être maintenu. C'est pourquoi ce système est, par exemple, obligatoire dans les salles
d'opération occidentales sophistiquées.
Inconvénient: L'isolation doit être contrôlée en permanence. Le premier défaut doit être
détecté et corrigé avant qu'un deuxième se produise et déclenche un dispositif de protection.
Remarque: Le schéma IT est celui utilisé par de nombreux très petits générateurs (< 2 kVA)
qui alimentent un petit nombre d'utilisateurs généralement de classe II dans des installations
provisoires et/ou très petites. Un tel schéma est acceptable étant donné que les générateurs
portables légers n'ont généralement pas de raccordement de mise à la terre (équipement de
classe II). En outre, le nombre d'équipements étant limité, la probabilité d'un double défaut
est très faible.

Schéma TT

Dans le schéma TT, le neutre de la source d'énergie est relié directement à la terre, tandis
que les masses de l'équipement électrique sont reliées à la terre séparément. Ce schéma est
le plus courant et est souvent imposé pour les systèmes de distribution électrique publics.
Le neutre de la source d'énergie est connecté à sa masse, qui est à son tour reliée à un
piquet de terre. Au niveau de la source d'énergie, le neutre et la terre sont identiques. Du
côté des équipements électriques, toutes les masses sont connectées à un piquet de terre
distinct.
La figure suivante illustre un système de distribution basé sur un schéma TT.

Figure 24 : Schéma TT

82
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Avantages:

- L'intensité des pertes canalisées est limitée par la résistance de terre.


- Chaque utilisateur est responsable de son installation de mise à la terre.

Inconvénients:
- L'intensité des pertes est réduite par la résistance du sol : seuls les dispositifs de
protection différentielles (DD), disjoncteurs différentiels ou interrupteurs différentiels
peuvent protéger des défauts d’isolation dans les équipements ou les circuits.
- Si la résistance de terre est très élevée (sable, saison sèche, etc.), en cas de défaut
d'isolation les pertes deviennent trop faibles pour déclencher les DD.
- Sur les réseaux publics de distribution, la qualité et la résistance de la boucle de terre
dépendent également de la mise à la terre du côté de la source (transformateur du
réseau public). Si la liaison à la terre est défaillante du côté de la source, même si la
mise à la terre est parfaite du côté de l'utilisateur, la résistance de la boucle de terre
ou de la boucle de défaut sera incorrecte. Dans ce cas, la qualité de la mise à la terre
ne peut être corrigée que si les défauts du coté distribution sont corrigés.
- En fonction de la résistance de terre, lorsque la foudre frappe, il est possible que des
tensions élevées apparaissent entre la masse des équipements et le système
d’alimentation électrique, et risquent d'endommager ces équipements.

Avec un schéma de liaison à la terre TT:


La mise à la terre du neutre et des équipements est indépendante.
Les pertes passent par la terre.
Il est indispensable d'installer des dispositifs de protection différentielle.
Si la résistance de terre est trop élevée, la protection différentielle n'est pas opérante.
Les surtensions causées par la foudre sont plus importantes et plus destructives.

Les principes du schéma de liaison à la terre TT sont illustrés à la figure reprise à la page
suivante.

83
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TT

10 Ω < Résistance de terre < 30 (100) Ω

Figure 25: Principe d’un schéma de liaison TT

Résistance de terre, déclenchement différentiel et tensions de contact dans un schéma TT:


• Un DD de 300mA déclenche en cas de défaut franc à 230V (contact franc phase – masse)
si la résistance de la boucle de terre est inférieure à 500 Ohms
• Un DD de 30mA déclenche en cas de défaut franc à 230V (contact franc phase – masse)
si la résistance de la boucle de terre est inférieure à 5000 Ohms
• Un DD de 300mA déclenche en cas de défaut résistif (contact résistif phase masse) avec
une tension de contact de 30V si la résistance de la boucle de terre est inférieure à 100
Ohms
• Un DD de 30mA déclenche en cas de défaut résistif (contact résistif phase masse) avec
une tension de contact de 30V si la résistance de la boucle de terre est inférieure à 1000
Ohms
• Pour ces raisons, la résistance de boucle de terre autorisée est de maximum 100 Ohms. Il
est néanmoins recommandé de toujours limiter la résistance de la boucle de terre à 30
Ohms.

84
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Schéma TN

Dans un schéma TN, le neutre de l'alimentation électrique et la masse de l'équipement sont


reliés à la même terre.

Avantages:

• La boucle de défaut présente en permanence une très faible résistance.


• Les dispositifs assurant la protection sont très sensibles et fiables.
• En théorie, aucun dispositif de protection différentielle n'est nécessaire.

Inconvénients:

• Les défauts francs sont des courts-circuits.

Il existe un certain nombre de variantes possibles du schéma de liaison à la terre TN.


Chacune est désignée par une troisième lettre. Le schéma TN peut être ‘TNC’ (neutre et
conducteur de protection combinés) ou ‘TNS’ (neutre et conducteur de protection séparés).
Les trois principales variantes sont passées en revue ci-dessous:

Schéma TNC (le plus basique)

Dans un schéma TNC, les fonctions de neutre et de protection équipotentielle sont


combinées dans un seul conducteur, de couleur VERT-JAUNE, appelé conducteur ‘PEN’.
L’utilisation de ce schéma est déconseillée. Il ne convient que pour les câbles d'une section
d'au moins 16mm² et pour des installations industrielles.
Les principes du schéma TNC sont illustrés dans la figure ci-dessous.

Figure 26 : Principe d’un schéma de liaison TNC.

85
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Avantages:
- Coût très faible
Inconvénients:
- Pas de disjoncteur autorisé sur le neutre
- Le conducteur neutre transporte le courant et les pertes – il est impossible d'installer
un dispositif différentiel.
- Des courants importants peuvent passer par les masses et l’équipotentiel et entrainer
une mauvaise équipotentialité.
Le conducteur PEN doit être vert-jaune. Toutes les jonctions du PEN sont d'abord réalisées
avec la masse et puis de la masse vers le pôle neutre des jonctions électriques actives.

Certaines installations domestiques existantes sont encore câblées en TNC ou similaire.


Ces installations doivent être corrigées par ajout d'une mise à la terre séparée.

Schéma TNS (le plus stable)


La mise à la terre du neutre est toujours la même que celle des masses de l’installation (TN),
mais, ici, le neutre et le la PE possèdent chacun leur propre conducteur. Le conducteur PE
ne véhicule que les pertes et l'équipotentialité des masses est préservée.
Utilisation: Tous les types d'installations, à l'exception de celles qui doivent continuer à
fonctionner après le premier défaut. Celles-ci doivent être protégées par un schéma IT (décrit
précédemment) qui offre un degré plus élevé de continuité. Toutefois, pour des motifs liés
aux risques associés à la foudre, les grandes installations doivent posséder plus d'une prise
de terre. Certaines limitations doivent donc être opérées pour les grandes installations
d'urgence provisoires généralement régies par un schéma TT et sont même obligatoires si la
section des câbles est inférieure à 16mm².

Figure 27: Principe d’un schéma de liaison TNS.


86
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Avantages:

- Très grande réactivité des disjoncteurs en cas de défauts à la masse francs.


- Très grande réactivité des DDR en cas de défauts à la masse résistifs.
- Sélectivité supérieure à celle des schémas TT : en cas de défaut franc ce sont les
disjoncteurs finaux qui réagissent.
- La tension de contact des équipements en défaut reste toujours très basse.
- Meilleure protection des équipements en cas de foudre (référence de tension
unique).

Inconvénients:
- La sélectivité des dispositifs différentiels trop sensibles doit être accrue.
- Les défauts francs peuvent provoquer des courants de court-circuit capables
d’endommager les équipements en défaut.

Contraintes:

Le schéma TNS ne convient que si vous contrôlez également la mise à la terre du neutre au
niveau de la source d'énergie.

Le schéma TNS est le plus approprié lorsque l'installation électrique n'est alimentée que par
nos générateurs. Si l'installation électrique est alimentée par le réseau public (schéma TT) et
par des générateurs de secours, vous pouvez très bien faire fonctionner le générateur avec
un schéma TNS. Toutefois, vous devez vérifier que le neutre de l'alimentation publique ne
reste pas connecté au neutre du générateur et donc à la terre TNS. Dans ce cas, le sélecteur
de source doit déconnecter le conducteur neutre de la source non utilisée en même temps
que les phases. (Coupure omnipolaire)

Schéma TNC-S (le meilleur compromis)

Le schéma de liaison à la terre TNC-S combine un système TNC entre la source d'énergie et
le tableau principal avec un système TNS après le tableau principal.

Le système TNC-S procure tous les avantages du système TNS à un coût inférieur étant
donné qu'il n'est pas nécessaire d'installer un PE distinct entre la source d'énergie et le
tableau principal.

Remarques concernant le schéma TNC-S:

• Comme dans un schéma TNC, le conducteur neutre allant de la source d'énergie au


tableau principal doit avoir au moins une section de 16mm² et le conducteur PEN doit
être vert-jaune.
• Il est strictement interdit de revenir à un schéma TNC après passage à une
configuration TNS.

87
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Le schéma TNC-S est un système TN qui commence avec une configuration TNC et se
poursuit avec une configuration TNS :

Figure 28: Schéma d'un système TNC-S.

88
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5.5.3 CONCLUSION & COMMENTAIRES CONCERNANT LES SCHÉMAS DE LIAISON À
LA TERRE

Chacun des 3 schémas de liaison à la terre reconnu a ses avantages et ses inconvénients.
On trouve parfois des schémas de liaison à la terre incomplets ou non reconnus. Ceux-ci
doivent être remplacés ou améliorés pour qu'ils soient conformes aux systèmes reconnus et
satisfassent les exigences en matière de sécurité.
Seuls les schémas de mise à la terre entièrement fonctionnels sont fiables.
Quel que soit le schéma retenu, les protections contre les courts-circuits doivent toujours être
très rapides et fiables. Leur sensibilité doit être définie en fonction de la valeur maximale des
courants de court-circuit possibles. Cette règle est d'autant plus importante dans les
schémas TN étant donné que les défauts francs sont des courts-circuits.
• Dans un schéma TT, le différentiel disjoncte pour les courants de défaut qui sont
toujours faibles même en cas de défaut franc.
• Dans un schéma TN, les défauts francs entre la phase et la PE sont des courts-
circuits. C'est une raison supplémentaire pour laquelle il est important d'avoir des
disjoncteurs bien calibrés, rapides et fiables. Les disjoncteurs doivent disjoncter
immédiatement pour éviter ou réduire les dommages susceptibles d'être causés par
les courants de court-circuit au niveau du contact de défaut avec la masse.
• Dans un schéma TT, la sélectivité est inférieure à celle d'un schéma TN pour les
pertes franches, qui entraînent généralement une disjonction de la protection
générale. La plupart des protections différentielles sont installées en protection
générale des tableaux et seuls quelques-unes sont installées en protection des circuits
terminaux, en raison de leur coût élevé.
• Dans un schéma TN, les pertes franches entraînent la disjonction de la protection du
circuit terminal, mais pas celle de la protection générale.
• La sélectivité est plus élevée dans un schéma TN:

Une protection différentielle doit aussi être installée dans les schémas TN:

• Les disjoncteurs ne détectent que les défauts francs. Un différentiel est nécessaire
pour détecter les défauts résistifs.
• Les défauts francs se produisent généralement après les défauts résistifs. Vu leur
grande sensibilité aux défauts résistifs survenant dans les schémas TN, les DDR
permettront de prévenir la plupart d’entre eux
• Les défauts sont détectés très tôt.
• Pour maintenir la sélectivité en cas de défaut franc, les différentiels installés en tant
que protection générale doivent être du type ‘S’ – retardés.

Vous trouverez quelques problèmes courants rencontrés dans les systèmes de liaison à la
terre et des suggestions de résolution dans la section ‘Outils et Modèles’.

89
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Résumé des schémas de liaison à la terre

Domaine
Pertes/ Court-
Sécurité Foudre de Installation Coût
Protection circuit
puissance
1er défaut
oui < 2000W,
IT Pas de Faible
2e défaut Câblage, Classe II
pertes au Petite <
non disjonc- Flottant
1er défaut. 15m
IT teurs
> 2000W,
Avec contrôleur Très élevé
Classe II
d'isolation
Risque plus
élevé pour les
Bonne si
équipements.
RE+ Ru <
Faibles Dispositif de Réseau
30Ω Câblage
pertes. protection public.
TT Dist (terre- Disjonc- Tous Moyen
Dans PE contre les Longues
utilisateur) < teurs
DDR requis surtensions distances
15m
(SPD)
nécessaire

Lors d'un défaut franc,


Dist. terre
TN les pertes provoquent
(terre-
(C & S) des courts-circuits
utilisateur) <
locaux dans la masse.
15m
Protection par MCB
Dans PEN et Permise
Aléatoire: masses. Pas Mauvaise. entre la
TNC Câblage > 16mm²
Pas de de protection SPD source et le Faible
et masse Cu
DDR en cas de nécessaire tableau
pertes faibles. principal.
Très bonne.
Très bonne Dans PE. Surtensions
TNS RE=RU < 1Ω Pertes inférieures.
Câblage Tous Toutes Moyen
faibles: SPD
DDR nécessaire
> 15m

Tableau 5: Principales caractéristiques des divers schémas de mise à la terre

90
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5.5.4 SYSTÈMES DE LIAISON À LA TERRE – PIQUETS DE TERRE

Dans la section précédente, nous avons mentionné les piquets de terre utilisés dans les
différents schémas de liaison à la terre. Un schéma TT comporte deux piquets de terre (1 au
niveau de la source d'énergie et 1 pour la mise à la terre de la masse de l'équipement). Un
schéma TN n'en comprend qu'un (au niveau de la source d'énergie). Avec ces différences
dans les schémas de liaison à la terre, les effets de la foudre sur la tension du neutre varient
en fonction du nombre de piquets de terre et de la distance qui les sépare. Les installations
réalisées dans les pays où les orages sont fréquents doivent être protégées des surtensions
dues aux courants de sol causés par la foudre.

Les systèmes et configurations de mise à la terre n’assurent une protection en cas de foudre
que si la taille la distance entre piquet de terre et tous points de l'installation est inférieure à
15 mètres. Si la distance est supérieure à 15m, des mesures doivent être prises pour
améliorer le système de mise à la terre.
- Dans un schéma TT, si la distance entre la mise à la terre du neutre et la mise à la terre
de l'équipement est supérieure à 15m, une protection contre les surtensions est
nécessaire pour protéger les équipements sensibles. Dans la plupart des installations
TT, la distance entre ces piquets de terre est supérieure à 15m. Dès lors, la majorité des
systèmes TT doivent être équipés de dispositifs de protection contre les surtensions
(SPD).
- Dans un schéma TN, si la distance entre le piquet de terre et l'équipement est supérieure
à 15m, un piquet de terre supplémentaire doit être installé (plus proche de l'équipement).
Les surtensions sont inférieures à celles des schémas TT, mais si un piquet de terre
supplémentaire a été installé, des dispositifs de protection contre les surtensions doivent
nécessairement être installés.

Seule la réduction de la distance entre les équipements et leur piquet de terre permet
d'atténuer le risque d'électrocution de personnes par une masse lorsque la foudre tombe à
proximité.

Les installations présentant plus d'une référence de tension doivent être protégées des
variations de la tension de neutre causées par la foudre, et susceptibles de provoquer des
surtensions entre les masse et le système électrique. La différence de tension entre plusieurs
points de mise à la terre peut être réduite en les reliant les uns aux autres. Dans tous les
cas, en présence de plus d'un piquet de terre, des parafoudres doivent être installés
au niveau de toutes les extrémités mises à la terre (générateurs et tableaux).

Il est courant d'utiliser le conducteur de PE du circuit de distribution principal pour


interconnecter les piquets de terre. Toutefois, lorsque la foudre frappe, des courants
significatifs peuvent être induits dans ce câble, qui peut brûler (particulièrement si sa section
est inférieure à 16mm2). La situation peut être améliorée en utilisant des interconnexions PE
souterraines plutôt qu'un conducteur PE dans le câble de distribution. Une telle
interconnexion souterraine doit être réalisée à l'aide d'un conducteur nu. Il peut s'agir d'une
tresse en fil de cuivre étamé plate de 35mm² ou d'un ruban d'acier galvanisé plat de 100mm².

91
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Enfin, la réalisation d'une interconnexion souterraine entre les piquets de terre, y compris
celui de la source d'énergie, même dans une configuration TT, aura le même effet qu'une
configuration TT avec une très faible résistance de terre, même si la résistance du sol est
très élevée. Une configuration TT améliorée de ce type corrige et stabilise les résistances de
terre trop élevées qu'on peut observer dans certaines régions durant la saison sèche. C'est
naturellement encore plus le cas dans les sols sablonneux et secs. Une telle amélioration du
schéma TT l'apparentera à un schéma TN, étant donné que la boucle de défaut aura la
même très faible résistance. En d'autres termes, l'interconnexion souterraine de tous les
piquets de terre permet de réaliser un excellent système TT en tous points similaire à un
schéma TN. Dans ce cas, toutes les exigences spécifiques aux systèmes TN doivent être
respectées. La figure ci-dessous illustre le principe d'une telle amélioration.

Figure 29: Utilisation de liaisons souterraines pour améliorer la résistance de terre.

92
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
5.6 DIFFÉRENTIELS

Un différentiel est un dispositif de sécurité qui interrompt l'alimentation électrique en cas de


perte. En fonction des usages locaux, ils portent le nom de ‘disjoncteurs-détecteurs de fuites
à la terre’ (DDFT), ‘dispositifs différentiels résiduels’ (DDR), ‘interrupteurs à courant
différentiel résiduel’ (ID), ‘interrupteurs de courant de fuite’ ou ‘disjoncteur de sécurité’. Tous
sont des dispositifs de protection qui coupent les circuits si les pertes mesurées excèdent
une valeur de consigne.

Figure 30: Utilisation de différentiels

Ces dispositifs détectent les pertes et coupent les circuits en défaut. Ce sont des
composants extrêmement importants de la plupart des installations électriques, même avec
une protection équipotentielle correctement installée.
Comment fonctionnent les différentiels? Dans la pratique, dans un circuit électrique, la
somme du flux électrique (aller + retour) doit être égale à zéro. Si ce n'est pas le cas, cela
signifie qu'il y a une perte dans le système. Le dispositif différentiel mesure la valeur de ce
courant qui ‘s'échappe’ du circuit normal et retourne au générateur en empruntant une autre
voie, qu’il s’agisse du câble de mise à la terre ou du sol.
Les exigences relatives aux protections différentielles sont définies par la norme CEI 60755
(règles générales), CEI 61008 (ID – Interrupteurs différentiels) et CEI 61009 (DD -
disjoncteurs différentiel avec protection contre les surintensités).
Un dispositif différentiel permet de détecter des courants de fuite faibles susceptibles de
traverser le corps d'un individu. Il offre donc une protection additionnelle si les autres moyens
de protection sont défaillants, par exemple dans le cas d’isolations vieilles ou endommagées,
erreur humaine, etc. Il peut être apparenté à une protection ultime qui coupera le passage du
courant même si les autres dispositifs de protection sont défaillants.
93
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
L'utilisation d'un différentiel de 30 mA sur tous les circuits qui alimentent des prises de
courant jusqu'à 20 A est désormais obligatoire, conformément à la norme CEI 60364-4-41
(Installations électriques des bâtiments: Protection pour assurer la sécurité – Protection
contre les chocs électriques). Il convient de souligner qu'un différentiel ne limite pas le
courant instantané qui traverse le corps, mais la durée de son passage. C’est ainsi qu'en cas
de contact direct avec un conducteur de phase de 230 V, le courant qui circule sera
approximativement de 150 mA. Les DDR de 10 ou 30 mA laisseront passer le même courant
instantané. Les deux fournissent une protection équivalente. Toutefois, le seuil de 30 mA
offre un compromis rentable entre sécurité et continuité du service.
En aval du Différentiel, il est possible d'alimenter un certain nombre de charges ou de circuits
tant que le courant de fuite ne déclenche pas la protection. Pour un courant de fuite donné,
une réduction du seuil rend nécessaire un accroissement du nombre de dispositifs.

Protection contre les contacts indirects


Le différentiel est la seule solution de protection contre les contacts indirects dans un
système TT : le courant de défaut dangereux est trop faible pour être détecté par les
dispositifs de protection contre les surintensités. Il s'agit également d'une solution simple à
mettre en place dans un schéma TN-S et IT. Par exemple, lorsque le câble d'alimentation est
très long, le courant de défaut faible rend difficile l'utilisation d'un dispositif de protection
contre les surintensités. Et, quand la longueur du câble est inconnue, le calcul du courant de
défaut est impossible. Dès lors, l'utilisation d'un différentiel est la seule solution de protection
possible. Dans ces conditions, le seuil de déclenchement doit être fixé à une valeur comprise
entre quelques milliampères et plusieurs dizaines de milliampères.

Protection contre le risque d'incendie


La norme CEI 60364-4-42 (Installations électriques des bâtiments – Protection pour assurer
la sécurité – Protection contre les effets thermiques) reconnaît également l'efficacité du
différentiel dans la protection contre les risques d'incendie et impose son utilisation à un seuil
d'exploitation maximum de 500 mA. Ce seuil sera probablement réduit à 300 mA dans un
avenir proche, comme déjà recommandé par certaines normes nationales, telles que la
norme NF C 15-100 en France.

Dans la pratique, quasiment aucune règlementation nationale n'exige un seuil de


protection de 30mA pour les circuits de prises, contrairement à la CEI 60364-4-41.
L'exigence la plus courante impose un différentiel de 300mA assurant une protection
générale du tableau de distribution et une protection de 30mA pour les circuits
alimentant des zones humides (salles de bain, circuits extérieurs, buanderies, …).
À moins que les exigences locales soient plus strictes (ex.: norme US NEC imposant
une protection de 5mA sur chaque prise), notre règle interne consiste à suivre cette
exigence courante, à condition que toutes les règles relatives à la protection contre
les contacts directs et les premières exigences en matière de protection contre les
contacts indirects, à savoir la mise à la terre efficace de toutes les masses, soient
intégralement respectées.

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Dispositifs différentiels résiduels: symbole, valeurs et types.

1. SYMBOLE :

Figure 31: Symbole détaillé d'un Dispositif différentiel

2. VALEURS:
CALIBRE D'UN DISPOSITIF DIFFÉRENTIEL = valeur de la perte permanente admissible
sans risque de déclenchement. Toute perte plus importante déclenchera la protection.

COURANT ADMISSIBLE = valeur maximum du courant d'utilisation admis et valeur


maximum du disjoncteur d'amont

3. TYPES:

INTERRUPTEUR DIFFÉRENTIEL (ID):

Fonctionnement autonome en aval d'un disjoncteur. Bon choix si le disjoncteur amont


protège plusieurs ID ou est installé dans un tableau amont.

Exemple:

Interrupteur différentiel tétrapolaire de


300mA avec courant admissible de 63A

Figure 32: Schéma de montage d'un ID

! LE COURANT ADMISSIBLE DOIT ÊTRE ÉGAL OU SUPÉRIEUR AU CALIBRE DU


DISJONCTEUR AMONT

95
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
DISJONCTEURS DIFFÉRENTIELS

Combine les fonctions de protection différentielle et de disjoncteur (protection contre les


surintensités). Le symbole à utiliser est adapté: il associe le symbole d'un disjoncteur à celui
d'un dispositif différentiel.

Figure 33: Schéma de principe d'un DD

Les DD permettent de gagner de l'espace, mais leur robustesse est limitée. Par ailleurs, le
choix du type de protection contre les courts-circuits est limité (choix de la courbe du
déclencheur magnétique).

DECLENCHEURS, OU BLOCS DIFFERENTIELS:

Testeur de courant différentiel relié mécaniquement à


un disjoncteur amont. Le symbole montre le dispositif
de mesure et le système de couplage mécanique.

Figure 34: symbole d'un déclencheur différentiel

Montage aisé. Il est possible de choisir le type de


courbe pour le disjoncteur.

Le dispositif de déclenchement est muni d’un


détrompeur, de sorte que seul un disjoncteur de la
même marque et avec un courant admissible égal
ou supérieur au courant admis dans le bloc
Figure 35: Montage d'un bloc
différentiel peut y être associé. différentiel sur un disjoncteur

96
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
IL EXISTE DIFFÉRENTS TYPES DE DIFFERENTIELS EN FONCTION DE LEUR
SÉLECTIVITÉ ET IMMUNITÉ,

Classe AC
Le déclenchement est assuré pour tout courant de fuite alternatif sinusoïdal, qu’il soit subit ou
augmente lentement.

Classe A
Le déclenchement est assuré pour tout courant de fuite alternatif sinusoïdal, et pour tout
courant de fuite continu pulsé, qu’il soit subit ou augmente lentement. Application:
appareillages et instruments électroniques, redresseurs.

Classe ‘SI’
Continuité accrue de l'alimentation sur les réseaux de distribution perturbés :
Risques élevé de déclenchement intempestif dû à des coups de foudre rapprochés, à la
présence de ballasts électroniques, à la présence d'appareillage incorporant des filtres
antiparasites du type éclairage, micro-informatique, etc.
Sources d'aveuglement: présence d'harmoniques ou de réjection de fréquence élevée,
présence de composants DC: diodes, thyristors, triacs.

Classe ‘SiE’
Les différentiels de classe ‘SiE’ sont particulièrement adaptés pour fonctionner dans des
environnements présentant une atmosphère humide et/ou polluée par des agents agressifs,
telles que les piscines, ports de plaisance, industrie agro-alimentaire, stations de traitement
de l'eau, sites industriels.

Ils intègrent en plus toutes les fonctions des différentiels de type ‘SI’.

Instantané

Assure un déclenchement instantané (pas de temporisation).

Sélectif
(Retardés) Une discrimination totale par rapport à des protections non sélectives placées en
aval peut être obtenue au moyen d'un différentiel amont retardé. Il convient pour assurer une
protection générale contre les courants de fuite dans une configuration de schéma TN ou TT
améliorée, avec résistance très faible des boucles de défaut. Si des défauts francs se
produisent dans une telle configuration, la discrimination assurera le déclenchement du
disjoncteur aval le plus proche du défaut.

97
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
TESTER LES DDR

Les dispositifs différentiels sont


équipés d'un bouton de test. Ce
bouton doit être actionné chaque
mois pour vérifier le bon
fonctionnement du différentiel.
Remarque: ce test est
uniquement un test mécanique.
Seuls les appareils testeurs de
différentiels (qui introduisent une
perte contrôlée) permettent de
Figure 36: Test d'un DDR vérifier le bon fonctionnement d'un
dispositif en cas de perte.

Exigences relatives à l'utilisation d'un différentiel.

Il faut sélectionner la classe ou le type de différentiel qui convient le mieux à la situation.


- Un ID constitue toujours le meilleur choix. Il n'est pas conseillé d'utiliser un DD.
- Le type ‘SiE’ est le plus adapté aux conditions généralement rencontrées dans la
plupart des pays dans lesquels des interventions humanitaires sont nécessaires.
- Le type ‘S’, sélectif, est certainement toujours préférable pour assurer la protection
générale d'une installation ou de tableaux alimentant des équipements qui
requièrent une continuité de service élevée, plus spécifiquement dans une
configuration TN ou similaire.

Où installer un différentiel, et quel calibre choisir

• Protection générale d'une installation

Protection de tête d'un tableau principal pour une intensité de courant > 63A

Le calibre adéquat se trouve entre 1% et 2% du courant nominal de l'installation.

• Protection générale d'un tableau terminal ou d'une installation d'une intensité < 63A

À moins que les autorités locales n'imposent l’utilisation de différentiels de 30mA, le calibre
maximum autorisé pour la protection de tête générale des tableaux ou de circuits terminaux
est de 300mA.

98
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Si nécessaire, la sélectivité peut être accrue en installant plusieurs différentiels, chacun
protégeant jusqu'à 15 circuits terminaux, ou une surface de distribution de 150m².

• Protection spécifique de certains circuits terminaux

À moins que les autorités locales n'imposent l’usage de différentiels de 5 ou 10 mA, le calibre
maximum autorisé pour la protection individuelle de certains circuits, équipements ou zones
sensibles spécifiques est de 30 mA.

 Salles de bain
 Chauffe-eau
 Machines à laver
 Circuits extérieurs
 Tous les appareils de classe I utilisant de l'eau ou installés dans un environnement
humide ou potentiellement humide

L'utilisation de différentiels garantit un degré très élevé de sécurité aux individus, ainsi qu'une
excellente protection contre l'incendie. C'est pourquoi ils sont indispensables dans toute
installation électrique. Toutefois, quelle que soit la sensibilité et la quantité de différentiels
installés, les premiers moyens pour assurer la sécurité des individus restent la protection
totale contre le contact direct, et l'installation d'un système de liaison à la terre complet.

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5.7 TRAVAUX SUR LES INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES: RÈGLES DE PROTECTION

Électriciens qualifiés

Les interventions techniques sur les systèmes électriques ne peuvent être réalisées que par
des électriciens qualifiés ou par des apprentis sous la supervision d'un électricien qualifié. La
qualification de l'électricien doit être adaptée à la classe de tension des circuits sur lesquels
l'intervention doit être réalisée. En pratique, nous ne sommes jamais amenés à travailler
avec des tensions supérieures à 600 V. Cependant, si cette situation devait se produire, il
faut faire appel à un électricien qualifié pour les installations moyenne ou haute tension,
même si les circuits concernés ne sont pas sous tension.

Couper l'alimentation

Lorsque des travaux doivent être effectués dans les tableaux de distribution, le disjoncteur
principal du tableau doit être placé en position OFF.

Lorsque des travaux doivent être réalisés sur les circuits, le


disjoncteur en amont le plus proche doit être mis hors
service.

Lorsque vous avez coupé le courant, vérifiez


systématiquement avec un voltmètre que l'électricité est
bien coupée.

Il faut empêcher toute remise en service accidentelle du disjoncteur pendant


une intervention. Le disjoncteur doit être bloqué à l'aide d'un cadenas, ou la
porte du tableau doit être verrouillée à l'aide d'une clé, ou le local dans
lequel le tableau est installé doit être verrouillé.

Si le disjoncteur, la porte ou le local ne peuvent être verrouillés, il faut prendre toute autre
mesure pour éviter la reconnexion accidentelle des circuits concernés. Le disjoncteur peut
être bloqué à l'aide d'adhésif ou les fils sortants peuvent être déconnectés du disjoncteur et
entourés d'adhésif (pour éviter tout contact avec les autres circuits).

Signalisation

Dans tous les cas, et particulièrement quand le disjoncteur qui doit


être éteint pour garantir la sécurité n'est pas immédiatement visible du
travailleur pendant son intervention, un panneau d'avertissement et/ou
un ruban de signalisation doit être installé et être clairement visible de
manière à signaler qu'un électricien travaille sur le système.

101
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Dans tous les cas et a fortiori lorsqu'il existe ne serait-ce qu'une faible probabilité que
les circuits sur lesquels une intervention doit être effectuée puissent être reconnectés
pendant les travaux, la mesure de sécurité ultime est de connecter à la terre tous les
conducteurs actifs qui alimentent le site d’intervention au moyen de câbles de grosse
section équipés de pinces crocodiles.
En effet, toute tentative de reconnexion entraînera le déclenchement du dispositif de
protection amont et la tension transitoire sera réduite à une valeur proche de la
tension de terre.

Interventions sur des parties électrifiées

S'il est obligé d'intervenir sur les parties électrifiées de l’installation,


le technicien devra porter des gants isolés 1000 volts. Les gants
isolés ne sont pas très résistants et peuvent facilement se déchirer.
Ils devront donc être contrôlés avec soin avant usage. Pour éviter
de les endommager, il est recommandé de porter des gants plus
résistants par-dessus les gants isolés.
Même lorsque vous travaillez avec des gants isolés, vous devez
éviter de toucher les parties électrifiées avec vos mains. L'utilisation
d’outils isolés est indispensable.

Le technicien doit également être équipé d'une protection


contre les étincelles : un casque doit protéger la tête et un
masque transparent protège le visage et les yeux.

La protection peut être accrue par le port de chaussures de


sécurité et par la mise en place d'un tapis isolant.

Utilisation d'outils isolés


Même si vous travaillez sur des circuits isolés du circuit principal, vous ne devez utiliser que
des outils conçus spécialement pour les travaux d'électricité. Ces outils sont presque
entièrement recouverts d'un matériau isolant. Ils doivent être capables de résister à une
tension de 1000V et être conformes à la norme EN/CEI 60900.

Figure 37:
Outillage à main isolé pour
travaux d'électricité

102
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
5.8 SÉCURITÉ INCENDIE

Les étincelles et arcs électriques ou la surchauffe de composants sont à l'origine de


nombreux incendies. Dans les pays développés, 40% des incendies sont causés par des
défaillances électriques, comme illustré ci-dessous:

Figure 38: Les différentes causes à l’origine d’incendies

Les incendies endommagent non seulement les biens matériels : ils sont aussi associés à
des risques majeurs de blessures ou de décès. Outre les risques directs liés aux installations
électriques, les incendies provoqués par des défaillances électriques sont un risque indirect
majeur lié aux installations électriques. Les incendies peuvent être provoqués par divers
problèmes d'origine électrique, tels que surcharge des circuits, courts-circuits, mauvaise
qualité ou l'inadaptation des équipements (câbles, disjoncteurs, etc.) ou encore le manque de
qualification des techniciens qui ont installé le système.

Le nombre de personnes touchées par des incendies d’origine électrique est plus élevé que
celui des personnes directement affectées par un défaut électrique (électrocution). De plus,
les incendies peuvent affecter simultanément un plus grand nombre de personnes, alors que
l'électrocution ne frappe généralement qu'une seule personne à la fois.

Même si elle est directement liée à la sécurité des individus, d'un point de vue technique, la
protection contre les incendies est considérée, comme relevant de la protection des biens
matériels. Le chapitre suivant sera consacré à l'équipement électrique et aux exigences
spécifiques applicables à leur protection. Nous y évoquerons notamment toutes les normes
et règles à respecter pour éviter les incendies provoqués par des défauts des installations
électriques.

103
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Bon nombre d'incendies d’origine électrique sont provoqués par une augmentation de
température significative et de courte durée ou par un arc électrique dû à une mauvaise
isolation. Les jonctions de mauvaise qualité ou corrodées peuvent aussi provoquer des
étincelles, des surchauffes et des incendies. Le risque augmente proportionnellement au
carré de la valeur du courant de défaut.

Le danger dépend par ailleurs du niveau de risque d'incendie ou d'explosion lié à l’usage du
local (stockage de substances inflammables, présence d'hydrocarbures volatils, etc.). De
nombreux incendies électriques sont causés par une combinaison de facteurs: installation
ancienne, usure de l'isolation, mauvaises jonctions, pertes, accumulation de poussière et
d'humidité, etc.

Figure 39: Processus entrainant un incendie

Il y a ainsi de nombreuses raisons pour analyser les points faibles des installations
électriques et des équipements et de corriger les problèmes identifiés. Des différentiels bien
installés et calibrés constituent aussi une protection importante et obligatoire contre les
risques d'incendie.

Trop souvent, nous considérons que l'installation de détecteurs d'incendie, d'alarmes


incendie et d'extincteurs est la meilleure manière de garantir la sécurité contre le
risque d'incendie. Toutefois, les alarmes et extincteurs ne contribuent qu'à réagir plus
rapidement et à réduire les conséquences d'un incendie – une fois qu'il s'est
déclenché.

Bien qu'ils permettent d'atténuer les conséquences d'un risque existant, aucun
système d'alarme ou extincteur n'a jamais évité le départ d'un incendie d'origine
électrique. La seule manière d'éviter un incendie d'origine électrique consiste à
concevoir un système électrique bien pensé et bien réalisé, avec de l'équipement
approprié et de bonne qualité.

104
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
5.9 PROTECTION CONTRE LA FOUDRE

La foudre est une cause majeure d'accidents, qui


touchent aussi bien les individus que l'équipement.
La foudre est un important facteur de perturbation
du fonctionnement des installations électrique.

La protection contre la foudre doit être conçue en tenant compte :


• Du facteur de risque, lié au ‘niveau kéraunique’ (intensité orageuse annuelle – en
impacts/km²/an ou jours d'orage/an).
• De la criticité opérationnelle et du coût des biens et équipements susceptibles d'être
endommagés par la foudre.

La figure suivante illustre la fréquence annuelle des orages dans le monde.

Figure 40: Carte de la fréquence annuelle des orages

On distingue trois types d'accidents liés aux impacts de foudre.


105
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Incendie
Comme effet direct d’un impact de foudre sur des matières inflammables (toits,
poteaux en bois, etc.).
Les zones rouges dans la figure ci-dessous illustrent les points théoriquement les plus
susceptibles d'être frappés par la foudre. 90% des coups de foudre concerneront ces zones.
Ces zones peuvent être déterminées en visualisant une sphère de 100 m de diamètre roulant
sur la surface du sol (cercles bleus clairs sur la figure). Les points de contact direct entre
cette sphère et les objets au sol sont les zones vulnérables aux impacts de foudre (zones
rouges) les éclairs jaunes représentent les chocs de foudre possibles.

Figure 41: Impact de foudre potentiel sur le profil d'un paysage

Les paratonnerres sont conçus pour produire le même effet que les zones rouges
représentées sur le dessin. Ils attirent la foudre, et donc réduisent le risque de
foudre dans les zones avoisinantes. Un paratonnerre de 15 mètres de hauteur
limitera les impacts de foudre dans un rayon de 35 mètres.
Les paratonnerres ne protègent pas
les installations électriques. Leur
effet est même inverse : En attirant
la foudre, ils augmentent le nombre
R= 50m
d'impacts enregistrés sur un site.
Paratonnerre, h=15m par Leur seul effet protecteur est lié au
rapport au sol avoisinant risque d'incendie, étant donné qu'ils
Zone protégée diminuent les impacts directs sur
les toits et autres objets avoisinants
qui pourraient prendre feu.
d=35m
Figure 42: Zone de protection d'un paratonnerre
En présence de paratonnerres, il est indispensable d’augmenter la protection de l'installation
électrique contre les effets de la foudre, au moins dans les zones les plus proches. C'est
pour cette raison qu’il est rarement conseillé d'installer des paratonnerres. Certains
équipements tels que les antennes sont des paratonnerres ‘naturels’ et doivent aussi faire
l’objet d’attentions particulières pour réduire les risques liés à la foudre. Ces ‘objets qui
attirent la foudre’ doivent être placés le plus loin possible des installations électriques. Pour
ce qui est des autres structures, telles que les toitures en tôle ondulée, le risque d'incendie
est fortement réduit lorsqu'elles sont reliées à un système de mise à la terre.

106
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Électrocution
Lorsque la foudre frappe, des courants soudains et de très forte intensité irradient
dans le sol à partir du point d'impact. En conséquence, la tension de sol peut
varier de plusieurs milliers de volts par mètre. Dans ce cas, une différence de
potentiel peut apparaître subitement entre une prise de terre à proximité de l'impact de
foudre et des parties éloignées du site. Si la distance au piquet de terre le plus proche est
importante, la tension de toutes les masses environnantes connectées à ce piquet de terre
peut diverger fortement de la tension du sol au lieu où la masse est installée. Dès lors, au
moment d’un impact de foudre, une personne en contact avec le sol à proximité d'une masse
connectée à une terre éloignée peut être victime d’arcs électriques jaillissant de cette masse.
Par conséquent, comme déjà expliqué dans le chapitre précédent, la distance entre tout
point de la zone de distribution d'un système électrique et le piquet de terre le plus proche
doit toujours être inférieure à 15 mètres.

Il y a trois moyens de réduire le risque associé aux impacts de foudre:


- Installer les piquets de terre à proximité immédiate.

- Augmenter l'équipotentialité du site. Un site conducteur et bien relié à la terre verra


diminuer les différences de tension entre ses différentes parties.

- Lorsqu'un paratonnerre est installé, il doit être correctement connecté à la


protection équipotenielle. Pour accroître l'équipotentialité (et donc, la sécurité) d'un
site, toutes les mises à la terre (bâtiment, radio, paratonnerre, etc.) doivent être
interconnectées.

Destruction d'équipement
Nous avons vu au point précédent que les individus sont protégés d'une
électrocution provoquée par les effets indirects de la foudre grâce à la proximité
des piquets de terre. Sur les grands sites, plusieurs piquets de terre seront donc
nécessaires. S'il y a une différence de tension entre la mise à la terre du neutre (du côté de
l'alimentation) et la mise à la terre locale du système électrique, nous retrouvons cette
tension entre les masses des équipement mis à la terre et le système électrique. Ces
tensions élevées entre masses et alimentation électrique sont une source majeure de
destruction des équipements en cas de foudre.

Trois solutions permettent d'éviter les surtensions:


- À nouveau, il convient de veiller à l'équipotentialité du site. Les tresses de terre et
maillages dans les fondations du bâtiment (min 5m x 5m) sont une bonne solution
pour assurer cette équipotentialité.
- L'installation de dispositifs de protection contre les surtensions dans les tableaux
de distribution.
- L'installation de dispositifs de protection locaux pour les équipements critiques et
sensibles.
107
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Installation de dispositifs de protection contre les surtensions

Les dispositifs de protection contre les surtensions sont connectés à tous les
conducteurs actifs ainsi qu’à l’équipotentiel du site sur lesquels ils sont installés.
Ils surveillent la tension entre ces conducteurs actifs et entre ces conducteurs et
la mise à la terre. En cas de surtension, ils établissent instantanément un court-circuit entre
les conducteurs concernés. Ce court-circuit réduit la surtension à une valeur acceptable.
En fonction des caractéristiques et exigences d’un site les parafoudres utilisés dans des
installations fixes sont classés en dispositifs de type 1, 2 et 3 (ou classe I, II, III) et sont testés
conformément à la norme CEI 61643-1.
Les trois niveaux de protection dépendent des zones de protection:
- Type1 (classe I) pour les tableaux généraux dans les zones à hauts risques.
- Type 2 (classe II) Risques moyens – protection des tableaux de distribution finaux.
- Et type 3 (classe III) pour la protection au niveau de l’appareil consommateur.
Le concept de Zones de Protection [des systèmes électriques] contre la Foudre (ZPF) selon
la norme CEI 62305-4 est développé dans CEI 60364-5-53/A2 (CEI 64/1168/CDV: 2001)

En pratique:

a. Dans les tableaux situés à proximité d'un paratonnerre ou d’une antenne, ou dans les
tableaux principaux installés dans des zones à fort risque d'orage
Le dispositif doit résister à des impulsions de courants jusqu'à 100kA (valeur maxi du courant
direct lors d’un impact de foudre) et un parafoudre de type 1 doit être installé. Toutefois, leur
coût est très élevé (plus de $500 par pole protégé). C'est une des raisons pour éviter
l’installation de dispositifs attracteurs de foudre à une distance trop proche des installations
électriques. Pourtant, si des équipements critiques ou onéreux sont installés, un parafoudre
de type 1 sera un bon investissement statistique. Un parafoudre de type 1 protège aussi les
dispositifs de type 2 installés dans les autres tableaux de l'installation.
b. Dans les autres tableaux de distribution
Dans la plupart des pays, des parafoudres de type 2 doivent être installés dans tous les
tableaux de distribution reliés directement à un piquet de terre. Ils peuvent supporter des
chocs de courant entre 10 et 45kA (en fonction de la durée du choc). Il faut noter que la
distance de protection est limitée à 15 mètres. Au-delà de cette distance une protection
supplémentaire doit être installée. D'autres règles associées à ce facteur de distance seront
examinées au chapitre 7. Le coût d'un parafoudre de type 2 est d'environ $50 par pôle.
c. Dans les prises alimentant des équipements sensibles
Ces dispositifs de type 3 ne peuvent pas résister à des surtensions importantes et doivent
être protégés par des équipements de type 1 ou 2 installés au plus à 15 mètres en amont. Ils
peuvent aussi être installés à l’intérieur des équipements sensibles.
L'une des principales caractéristiques des parafoudres est leur capacité d'‘extinction du
courant de suite. Quand ils se déclenchent, ils se mettent en court-circuit pour la durée de la
surtension. La source (générateur) alimente aussi ce court-circuit. Ce courant, qui ne
s'interrompt pas au terme de la surtension, est appelé ‘courant de suite’. Si ce courant est
trop élevé, le parafoudre ne peut plus revenir à sa position initiale et brûle. La capacité
d'extinction d’un courant de suite est d'environ 300A en type 1 et de 150A en type 2. Si le
108
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calibre du disjoncteur amont est supérieur, le parafoudre doit être protégé individuellement
par un fusible ou un disjoncteur 250A (type 1) ou 125A (type 2). Dans tous les cas, c’est en
aval du disjoncteur principal du tableau qu’un parasurtenseur doit être installé.

(fuse,
300A) (fuse,
125A)

LPZ 1, LPZ 2, LPZ 3,


Type 1 SPD Type 2 SPD Type 3 SPD

Figure 43: Schéma d'installation des parafoudres selon les zones de protection

La figure ci-dessus illustre les 3 zones et classes de protection. MEBB signifie ‘main earthing
bonding bar’ (barre principale de mise à la terre et de liaison équipotentielle), tandis qu'EBB
signifie ‘Earthing bonding bar’ (barre de mise à la terre et de liaison équipotentielle). La figure
ne montre pas les disjoncteurs.
F1 : Disjoncteur principal du tableau de branchement.
F2 : Fusibles de 300A en protection du parafoudre de classe 1 si F1 a plus de 300A.
F3 : Fusibles de 125A en protection du parafoudre de classe 2 si F1 a plus de 125A.
Si un parasurtenseur ne peut pas éteindre son ‘courant de suite’, un fusible ou disjoncteur
amont doit l’interrompre au plus vite.
Parce que des chocs importants et répétés
finissent par détruire les parasurtenseurs, ils sont
équipés d'indicateurs d’état. Ils doivent donc être
régulièrement inspectés. Certains sont équipés de
contacts auxiliaires qui peuvent activer un
indicateur lumineux ou autre système d'alarme
quand le dispositif doit être remplacé. Les
dispositifs endommagés doivent être remplacés. Il
est conseillé de toujours disposer de cartouches de
rechange pour assurer le remplacement rapide des
cartouches endommagées.

Figure 44 : Ce parasurtenseur est un dispositif modulaire


Dispositif parasurtenseur modulaire tétrapolaire avec cartouches remplaçables. Les
fenêtres vertes indiquent qu'il est en bon état.

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MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
6. ÉQUIPEMENT:
EXIGENCES EN MATIÈRE DE QUALITÉ ET UTILISATION.

En pratique, les installations électriques sont uniquement composées de câbles, de


jonctions, d’enveloppes, équipements de commutation et de dispositifs de protection.
La sélection des câbles doit être fonction des exigences liées à leur situation et à leur usage.
Leurs types, tailles et couleurs dépendent d’exigences techniques et de réglementations
locales. Ces exigences sont examinées dans la section 6.1.
Les jonctions connectent des câbles entre eux ou à des borniers. Les jonctions doivent aussi
être réalisées en fonction de la situation et d’exigences en matière d'utilisation. Elles seront
passées en revue à la section 6.2.
Les enveloppes, ou enceintes, sont nécessaires pour protéger diverses parties des
installations. Les exigences concernant les enveloppes sont exposées à la section 6.3.
Les appareillages de commutation connectent et isolent les circuits en fonction des besoins.
Il agit par exemple de commutateurs généraux ou de sélecteurs de source. Ils doivent aussi
répondre à des exigences spécifiques et seront analysés à la section 6.4.
Les disjoncteurs servent essentiellement à protéger les câbles. Leur qualité et leur niveau de
protection seront abordés à la section 6.5.

6.1 CABLES
Toute l'énergie électrique alimentant les prises, éclairages et autres terminaux est acheminée
via un réseau de câbles et de fils. Pour cette raison ils sont donc le composant le plus
important d'une installation électrique.

6.1.1 CÂBLES: EXIGENCES GENERALES DE QUALITÉ


Pour la plupart des usages, l'âme du câble doit être en cuivre pur, nu ou étamé (l'étain offre
une meilleure protection contre la corrosion)

 Soyez vraiment vigilants: certains câbles sont contrefaits et fabriqués en acier cuivré!

Comment vérifier si un câble est en cuivre ou en acier?

Les fils d'acier sont faciles à reconnaître. L'acier est dur, contrairement au cuivre, plus
mou. L'acier est plus rigide que le cuivre et, si vous pliez légèrement un fil d'acier, il
reprendra sa forme initiale comme un ressort. Si vous faites la même chose avec du
cuivre, vous devrez exercer une force nettement moins grande pour atteindre le même
résultat et le fil conservera sa courbure.

La distinction sera plus difficile dans le cas d'un fil multibrins. Au plus fins sont les brins,
au plus flexible le fil ! Vous n'aurez plus cet effet de ressort même si le fil est en acier.
Mais les fils d’acier très fins sont susceptibles de brûler et de la corrosion (rouille) peut
apparaître à leurs extrémités.

111
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
L'aluminium est aussi souvent utilisé pour dans la fabrication des câbles. Il est moins coûteux
que le cuivre et donc de plus en plus utilisé, plus particulièrement pour les câbles de grosse
section. L'usage de l'aluminium doit être réservé pour les diamètres de plus de 35 mm². Par
comparaison au cuivre, l'aluminium est plus léger, mais moins conducteur. Pour obtenir une
résistance de câble équivalente à celle du cuivre, son diamètre doit être doublé (35mm² Al =
16mm² Cu).
L'aluminium est parfois utilisé pour le câblage souterrain, mais c'est pour les lignes aériennes
que son usage est le plus fréquent, en raison de son faible poids.
Pose des lignes aériennes : précautions à respecter
Sauf pour de courtes distances, les câbles aériens ne peuvent supporter leur propre
poids. L'utilisation de câbles porteurs, généralement en acier galvanisé, est
indispensable. C’est ce porteur qui prend en charge le poids du câble d’un pylône à
l’autre.
Les lignes aériennes doivent aussi être protégées contre les effets de la foudre,
particulièrement sur les longues distances. Lorsque les sections sont importantes, il est
préférable d'utiliser plusieurs monoconducteurs plutôt qu'un câble multiconducteur. La
réduction des surtensions transitoires est alors obtenue en torsadant le câble sur lui-
même en effectuant trois tours par mètre. S’il s’agit d'un câble multiconducteur, il faut
vérifier que les conducteurs sont bien torsadés à l'intérieur du câble. Les fils
monoconducteurs peuvent être torsadés manuellement autour du câble porteur.

Utilisation des différents métaux dans les travaux d'électricité:


Aluminium Cuivre Acier
Aluminium Cuivre nu Acier + Zinc
/Cuivre étamé cuivré

Câbles,
Jonctions des
Câbles tresses,
lignes Câble, tresse, Câble,
(lignes matériel de
aériennes mise à la tresse, mise Mise à la terre
aériennes mise à la
aux fils de terre à la terre
principalement) terre
cuivre
contrefaits
Recommandé Obligatoire Uniquement
Câbles avec Protection
si brins > si brins JAMAIS pour mise à la
âme > 35² nécessaire
0.20mm² < 0.20mm² terre
Les jonctions
Les sections
La surface de aluminium- Le zinc
larges sont
l'aluminium nu cuivre doivent protège l'acier
très
est toujours être réalisées L'étain Le cuivre de la corrosion
onéreuses.
oxydée. Elle à l'aide protège le accélère la (piquets de
Les brins très
doit être d'éléments cuivre de la corrosion terre, boucles
fins peuvent
nettoyée avant de jonction corrosion de l'acier de terre
être
la réalisation spécifiques et (rubans d'acier
vulnérables à
d'une jonction être galvanisé)
la corrosion.
protégées
Effets
Bon marché Bon marché Cher Cher Bon marché
coûteux

Tableau 6: Utilisation des différents métaux dans les travaux d'électricité


112
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Acier, cuivre, zinc, aluminium – Solutions de jonction intermétalliques

Quand différents types de métaux sont en contact l’un avec l’autre, les effets de la
corrosion peuvent être très destructeurs, surtout dans un environnement humide. Des
précautions particulières doivent être prises et certaines associations devront être
évitées à tout prix.

Acier cuivré: On le trouve dans les câbles électriques contrefaits, mais son usage est
aussi assez courant pour les piquets de terre et les boucles de terre tressées. Le cuivre
ne protège pas l'acier de la corrosion. Au contraire. Dès que le revêtement en cuivre est
endommagé, la corrosion de l'acier débute très rapidement. L'oxyde de fer, plus
volumineux, va alors repousser le cuivre, et augmenter l’exposition de l'acier. L'acier
cuivré n’est pas conseillé, même pour les piquets de terre.

Jonctions cuivre – aluminium: L'aluminium n'est autorisé que pour les câbles électriques
d'une section d’au moins 35mm² et Il est essentiellement utilisé pour les lignes
aériennes. Lorsqu'il est exposé à l'air, l'aluminium s'oxyde rapidement en surface et cette
couche d'oxydation le protège du contact avec l'air et d'une corrosion plus profonde. Des
conducteurs en cuivre relient souvent les lignes aériennes en aluminium aux installations
des utilisateurs. Le cuivre accélère et aggrave la corrosion de l’aluminium avec lequel il
est en contact. Cette corrosion diminue fortement la conductivité des jonctions,
produisant pertes et surchauffes.

Les jonctions entre le cuivre et l'aluminium sont autorisées, mais doivent être réalisées
avec du matériel spécifique et être protégées de l'air et de l'humidité. L'utilisation de
souliers de câbles étamés, ou l’étamage (soudure à l'étain) du cuivre avant de le joindre
à l'aluminium - débarrassé de son oxyde - diminue la réaction. La pression entre les
surfaces doit être maintenue par des bornes à cages en laiton vissées. Plusieurs
couches de peinture pour carrosserie aideront aussi à protéger la jonction.

Acier zingué: Il s'agit d'une très bonne association étant donné que le zinc protège l'acier
même si a couche de zinc est endommagée. Tout comme l'acier, le zinc est moins
conducteur que le cuivre, mais la protection qu'il assure contre la corrosion en fait une
meilleure option que le cuivre. Le cuivre pur est naturellement un matériau plus
conducteur, mais son prix constitue souvent un obstacle dans la réalisation d'installations
de mise à la terre. L'acier zingué est un bon compromis entre le prix, la durabilité et la
conductivité. Si pour une installation de mise à la terre l’utilisation du cuivre n’est pas une
option économiquement possible, Il est recommandé d'utiliser de l'acier zingué.

Isolation:

Les fabricants de câbles proposent une grande variété de matériaux isolants aux
caractéristiques très diverses. Les isolants électriques les plus utilisés sont le PVC (de
différents types), le PE (polyéthylène) et le caoutchouc. La plupart du temps, l'isolation du
conducteur et, si elle existe, la gaine externe du câble sont en PVC ou en PE. Le caoutchouc
et les autres élastomères (silicone, PVC flexible) sont utilisés pour les câbles flexibles. Le
PVC possède la plupart des qualités requises pour les applications standards.
113
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
L'épaisseur et la disposition des couches d'isolation varient en fonction de la tension
nominale et des contraintes environnementales. Par exemple, les installations provisoires
doivent être réalisées avec des câbles présentant une résistance mécanique supérieure et,
par conséquent, seuls des câbles flexibles avec un revêtement en caoutchouc d’au moins 3
mm peuvent être utilisés. Les câbles armés sont utilisés dans les installations fixes,
lorsqu'une résistance mécanique aux agressions extérieures encore plus élevée est
nécessaire. Ce sera le cas pour les câbles souterrains, ou pour installation sur les sites
soumis à des contraintes mécaniques très importantes.

Vérification de la qualité de l'isolation

L'intégrité et la résistance mécaniques de l'isolation doivent être vérifiées (élasticité,


flexibilité, absence de fissures).

En cas de corrosion à l'extrémité dénudée d’un conducteur, il faut vérifier s’il n'est pas
corrodé plus loin à l'intérieur du câble.

L'isolation ne doit pas adhérer au conducteur. Une forte adhérence entre le matériau
isolant et le conducteur montre que la qualité du câble n'est probablement pas
acceptable. La qualité du matériau isolant ou le processus de fabrication peuvent être
en cause, mais cette situation se produit également quand les câbles ont atteint une
température trop élevée (câbles de seconde main ayant subi des surcharges,
température de stockage trop élevée).

L'adhérence entre les couches d'isolation (isolation de l'âme, matériau de remplissage,


revêtement externe) est également un indice de la mauvaise qualité ou de la surchauffe
des câbles.

L'adhérence est un signe de dangers potentiels liés à des modifications des


caractéristiques techniques originales : Une conséquence possible d'une surchauffe
antérieure est que la régularité de l'épaisseur et les propriétés physiques originales du
matériau isolant ne sont plus garanties. En conséquence, son pouvoir isolant peut s’en
trouver réduit .

Degré d'isolation requis: Pouvoir isolant prévu pour une tension nominale de 600-700V et
une tension d'essai de 2000V. Même si la tension nominale n'est que de 400/230V, l'isolation
doit pouvoir résister à des tensions supérieures. Les surtensions dues à des événements
survenant sur le réseau pouvant atteindre plus de 1000V sont très courantes (orages,
déconnexion de charges inductives) et il n'est pas admissible que le matériau isolant puisse
être détérioré par l’incidence de tels pics de tensions transitoires.

114
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
6.1.2 CABLES: EXIGENCES EN FONCTION DE L’USAGE

I. RIGIDE OU FLEXIBLE
Les normes CEI (CEI 60228) classent les câbles en 4 classes de rigidité:

Classe 1: âmes massives. Conducteur solide, l'âme est formée par un seul fil avec une
section jusqu'à 6 ou 10 mm² (également identifié par la lettre U).

Classe 2: âmes câblées destinées aux installations fixes. Utilisé pour les âmes avec une
section supérieure à 6 ou 10 mm², l'âme est constituée de plusieurs fils de plus faible section
torsadés ensemble (également identifié par la lettre R).

Classe 5: âmes souples. L'âme est constituée d'un grand nombre de brins fins.

Classe 6: âmes très souples.

CÂBLES RIGIDES CÂBLES FLEXIBLES


Âme
Âme
Âme Classe 5 Classe 6 très
Classe 1 Classe 2 souple
Câbles câblée souple
Brins < 0.20mm²: cuivre étamé de préférence
Section s max s max / s max /
Âme massive N brins N brins N brins
/brin brin brin
max min min
mm² (1 brin) mm² mm² mm²
À ÉVITER

1.5 7 0,21 29 0.053 76 0.020


MEILLEURE
2.5 7 0,36 48 0.053 125 0.020
SOLUTION
4 7 0,57 54 0.075 200 0.020
6 TRÈS 7 0,86 80 0.075 174 0.035
10 RIGIDE 7 1,43 77 0.13 290 0.035
16 7 2,29 122 0.13 463 0.035
NON DISPONIBLE (TROP RIGIDE)

MEILLEURE SOLUTION

25 7 3,57 190 0.13 723 0.035


35 7 5,00 266 0.13 1012 0.035
50 19 2,63 380 0.13 663 0.075
70 19 3,68 344 0.20 928 0.075
95 19 5,00 466 0.20 1260 0.075
120 19 6,32 588 0.20 1591 0.075
150 19 7,89 735 0.20 1988 0.075
185 19 9,74 907 0.20 1402 0.132
240 19 12,63 1176 0.20 1819 0.132

Tableau 7: Classes de câbles

115
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a. CABLES RIGIDES

Caractéristiques / exigences de qualité:


Brin unique (âme massive, classe 1) jusqu'à 4/6 mm².
Les fils multibrins sont constitués de plusieurs fils solides torsadés (les brins)
Pour les câbles de plus de 6/10mm², des fils multibrins de classe 2 doivent être utilisés.
Les critères de rigidité repris dans le tableau ci-dessus sont indicatifs. En pratique, c'est la
rigidité du fil qui est le critère le plus important. Des brins trop gros rendent le câble trop
rigide, et impossible à plier. Des brins trop fins le rendent trop flexible, et il ne peut plus être
utilisé dans les installations fixes, sauf si des précautions particulières sont prises au niveau
des jonctions (voir la section sur les câbles flexibles).

Câbles monoconducteurs à Câble multiconducteur Âme rigide câblée – les brins ont la
âme massive à âme massive bonne section pour que le câble
soit 'rigide' tout en pouvant être
Figure 45 : Divers types de câbles rigides facilement plié

Utilisation des câbles rigides:


6.1 Les câbles rigides sont destinés aux installations fixes intérieures et en extérieures.
- Ils sont autorisés pour le câblage des circuits internes de tableaux.

6.2 Ils ne peuvent pas être utilisés avec des équipements portables ou en mouvement.
- Ne peuvent pas être utilisés pour des équipements soumis à des vibrations.
- Ne peuvent pas être utilisés comme rallonges ou cordons d'alimentation
d'équipements électriques.

Chaque câble a un rayon de courbure minimum. Si le rayon de courbure est trop petit, le
câble risque d'être endommagé. Au plus un câble est épais ou rigide, au plus le rayon de
courbure minimum est important. Par exemple, les câbles rigides monoconducteurs ont un
rayon de courbure minimum de 5 x le diamètre du câble, alors qu'il est de 15 x le diamètre du
câble pour les câbles armés.

5 < R/d <15 (En R


fonction du type
de câble) d
Rayon de courbure trop faible
Figure 46: Rayon de courbure – le câble est endommagé
des câbles

116
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Limites d'utilisation des câbles rigides. Il est très difficile de câbler un tableau avec des
câbles rigides d'une section supérieure à 6 mm². Dans ce cas, les fils flexibles facilitent le
travail, mais leurs extrémités doivent être équipées de terminaisons rigides serties. Vous
trouverez de plus amples informations dans les sections consacrées aux câbles flexibles,
aux jonctions et aux tableaux.

b. CABLES FLEXIBLES

Caractéristiques / exigences de qualité:

Les cables flexibles sont plus faciles à utiliser, mais brins fins sont plus vulnérables à la
corrosion. Une bonne isolation permet de prévenir l'exposition des brins aux agents
extérieurs. Certains matériaux isolants deviennent poreux avec le temps et parfois, lorsque
les câbles sont de mauvaise qualité, il reste un léger espace entre le conducteur et l'isolation.
Ces deux défauts peuvent causer de la corrosion. Il est aussi fréquent qu’aux extrémités du
câble les conducteurs sont particulièrement exposés à l'air et avec des brins fins les
problèmes de corrosion peuvent arriver plus rapidement. Le cuivre étamé offre aux brins fins
une meilleure protection contre la corrosion. Les extrémités des fils de cuivre non étamés
peuvent être protégées par une soudure à l'étain et les jonctions à l’air par une graisse
isolante spécifique. Vous trouverez plus d’informations et des détails d'exécution concernant
les extrémités des câbles dans la section consacrée aux jonctions.

Cables flexibles – les brins Cable multiconducteurs Câble multiconducteur flexible pour
sont si fins que le câble est flexible pour usage léger. usage intensif.
très flexible. Les brins sont Isolation de 0.6mm Isolation de 1mm
étamés pour les protéger et gaine en PVC de 1 mm Revêtement en caoutchouc de 3 mm
de la corrosion.
Figure 47 : Divers types de câbles flexibles

Utilisation des câbles flexibles:

7.1 Obligatoires dans les installations provisoires et mobiles, intérieures et extérieures.


7.2 Obligatoires pour toutes rallonges et cordons d'alimentation d’appareils électriques.
7.3 Obligatoires pour tout type d'équipement portable ou mobile.
7.4 Obligatoires pour le câblage de machines mobiles ou d’équipements soumis à des
vibrations.

• Les câbles flexibles facilitent le câblage interne des tableaux.


• Les câbles flexibles sont aussi autorisés dans toutes situations où les câbles rigides
sont autorisés.
• Les extrémités des câbles flexibles doivent être équipées de terminaisons de câbles.

117
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Toutes les extrémités des câbles flexibles doivent être renforcées par des
terminaisons de câbles. Sauf avec des jonctions ou borniers expressément prévus
pour cet usage, ne connectez jamais de câbles flexibles à des jonctions ou borniers
(vis, cages, etc) de quelque type que ce soit sans renforcement des extrémités par
des terminaisons, souliers ou cosses rigides, même à l'intérieur de fiches et de
prises (voir la section consacrée aux jonctions).

II. CABLES MONOCONDUCTEURS OU MULTICONDUCTEURS

a. CABLES MONOCONDUCTEURS

Isolation pour 230V: min 1mm PVC Figure 48: câble monoconducteur

Utilisation des câbles monoconducteurs:


8.1 Les câbles monoconducteurs doivent être protégés par une enveloppe externe. Les
câbles non gainés ne peuvent donc être placés qu’à l’intérieur d’un tableau ou dans un
conduit, un tuyau, une gaine ou une goulotte. Les câbles multiconducteurs non gainés
doivent suivre la même règle.

8.2 Les câbles appartenant à des circuits distincts ne peuvent être placés à l’intérieur du
même conduit, sauf si des séparations mécaniques sont prévues.

(Un circuit peut être défini comme étant le câblage situé en aval d’un dispositif de
protection. Les fils protégés par des disjoncteurs différents appartiennent à des circuits
différents.)

Il est très courant de placer les monoconducteurs dans des tubes en PVC. Les tubes en PVC
peuvent être flexible (annelées) ou rigides (lisses). Les câbles multiconducteurs peuvent
aussi être placés dans des tubes/gaines de protection.

Trois fils monoconducteurs placés


dans un tuyau en PVC annelé

PVC flexible annelé pour installation


souterraine

Figure 49: Divers types de tubes


rigides et flexibles
Tuyau rigide en PVC lisse
118
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Utilisation des tubes et conduits en électricité:

9.1 Les tube rond utilisés comme conduits électrique ont un diamètre minimum de 2 cm
(3/4”)

9.2 Le diamètre minimum d’un tube rond utilisé comme conduit électrique doit être d’au
moins deux fois le diamètre des fils ou câbles qu’il protège.

b. CABLES MULTICONDUCTEURS
Exigences en matière d’isolation: minimum 0.6mm + revêtement externe (gaine)

Utilisation des câbles multiconducteurs en fonction de leur gainage externe:

10.1 Pour les utilisations fixes (de préférence, câbles rigides), sans conduit extérieur, le
revêtement doit avoir au minimum 2 couches.

10.2 Si leurs extrémités sont renforcées par des terminaisons de câbles, les câbles
flexibles avec double gaine de protection en PVC sont également admis dans les
installations fixes.

10.3 Les câbles flexibles avec une gaine simple en PVC de 1mm ou moins ne peuvent
pas être utilisés dans les installations fixes. Ils sont réservés aux cordons d’alimentation
ou rallonges et ne peuvent donc pas être utilisés dans les installations fixes. À défaut
d’autre solution, ils peuvent éventuellement être utilisés dans des situations très
limitées, mais doivent être protégés par un tube (même précaution que pour les fils
monoconducteurs sans gaine externe ).

10.4 Les câbles flexibles présentant un revêtement en caoutchouc ou en PVC de 3 mm


peuvent être utilisés de la même manière que les câbles rigides ou flexibles dotés d’une
gaine double couche. Toutefois, ces câbles doivent être réservés de préférence pour
les installations extérieures provisoires (ils sont nettement plus chers que les câbles
rigides multiconducteurs à double gaine destinés aux installations fixes).

Le but des compositions de câble avec double gaine externe est de renforcer la résistance
mécanique du câble et d’éviter d’endommager l’isolation des fils lors du dégainage. Lors du
dégainage, seul le revêtement externe lisse et dur doit être coupé à l’aide d’un couteau ou
d’un outil à dégainer. Le revêtement intermédiaire (bourrage) sera aisément déchiré et
éliminé par la suite sans utilisation d’un outil tranchant, pour que l’isolation ne soit pas
abimée pendant l’opération de dégainage.

119
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Double revêtement rigide:
Revêtement recommandé pour toutes les
externe en PVC ou Âme unique installations fixes
PER dur (gaine)
Revêtement Isolation
rigide en cuivre
interne en PVC ou
(câble rigide)
déchirable PER 0.6mm
(bourrage)

Revêtement épais, flexible: Revêtement fin flexible: uniquement pour


recommandé pour toutes les les cordons d’alimentation et rallonges.
installations provisoires et Autorisé avec précautions particulières
autorisé pour les installations fixes (gaines) dans les installations fixes

Figure 50: Caractéristiques et utilisation des câbles multiconducteurs

III. CABLES ARMÉS ET CABLES BLINDES


Les câbles armés sont principalement destinés aux lignes souterraines. Ils sont également
recommandés pour installation dans les zones à forte contrainte mécanique ou dans les
endroits où des véhicules, des machines lourdes ou des équipements lourds sont en
mouvement, comme c’est le cas dans les ateliers, les lignes externes installées le long de
murs, etc. Techniquement, ils ne requièrent aucun conduit additionnel. Toutefois, un tubage
peut être utile, notamment pour permettre le remplacement du câble sans devoir creuser une
nouvelle tranchée.

Les armures et les blindages sont deux choses différentes.

Le blindage est une protection contre les interférences magnétiques et est généralement
utilisé pour les câbles de transport de données. Il est souvent constitué d’une tresse de
cuivre. Un blindage simple n’est pas une armure, étant donné qu'il n’offre aucune protection
mécanique.

Câble blindé (feuille d’aluminium). Câble blindé (tresse de cuivre étamé).


Aucune protection mécanique. Aucune protection mécanique.
Figure 51: Câbles blindés

120
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Une armure offre une protection mécanique contre les chocs, la pression, la traction, les
déchirures et diverses autres contraintes mécaniques. L’armure est généralement réalisée
en fils d’acier galvanisé ou en rubans d’acier entourant le câble. La combinaison du fil d’acier
et du ruban est courante. L’armure fait également office de blindage contre les interférences
magnétiques. Les blindages et armures doivent être mis à la terre.

Câble armé (ruban d’acier) Câble armé (fils d’acier)

Figure 52: Câbles armés

Notez bien que les câbles armés sont très lourds et très rigides. Ils ne sont pas
faciles à installer. Ne les utilisez donc qu’en cas d’absolue nécessité. Soyez aussi très
prudents en dégainant un câble armé. Des outils spécifiques doivent être utilisés
pour couper les fils et rubans d’acier. Les outils que vous utilisez pour couper le
cuivre ne conviennent pas. Notez aussi qu’une fois coupés, les bords de l’armure
sont très tranchants et peuvent être dangereux pour la personne qui manipule le
câble.

IV. CÂBLES RONDS OU PLATS


Tous les câbles décrits jusqu’ici sont ronds. Un autre type de câble, plat, est également
utilisé dans certaines installations. Les câbles plats sont essentiellement utilisés pour les
installations apparentes. Leur profil plat convient bien à un placement sur un mur ou une
paroi mais leur usage doit faire l’objet de certaines précautions et restrictions.

Il existe différents types de câbles plats et leur utilisation dépend de leurs caractéristiques.

Les câbles plats flexibles à deux conducteurs sans


gaine externe sont interdits dans les installations fixes.
Ils peuvent uniquement servir de cordons
d’alimentation dans des applications légères (lampes
de chevet à double isolation ou suspensions légères,
usages en TBT de faible puissance comme pour les
sonnettes, usages audio comme pour les haut-
Figure 53: parleurs, etc.). L’utilisation de ce type de câble n’est
Câbles plats sans gaine externe jamais recommandée.

121
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Les câbles plats flexibles avec gaine extérieure sont plus
solides. Toutefois, s’ils ne possèdent pas de conducteur de
terre, ils ne peuvent être utilisés que dans les mêmes
conditions qu’un câble plat à deux conducteurs sans gaine
extérieure.

Figure 54: Câbles plats avec gaine

Les câbles plats avec gaine extérieure et conducteur de


terre en cuivre nu sont également interdits.

Figure 55: Les câbles plats avec conducteurs de protection


en cuivre nu sont interdits

Les câbles plats avec gaine extérieure et conducteur de


protection isolé ayant la même section que les conducteurs
actifs ne sont pas recommandés car les câbles plats n’ont
jamais de double revêtement de protection externe.(gaine et
bourrage). Néanmoins, si des câbles plus conformes ne
sont pas disponibles ils sont autorisés pour les usages
apparents dans les installations fixes intérieures et
extérieures et dans les zones sans contraintes mécaniques
ou risques liés aux activités environnantes

Figure 56:
Câbles plats avec gaine extérieure et conducteurs isolés

Même s’ils peuvent être placés dans un tube, il est interdit d’utiliser des câbles plats dans
des installations encastrées. Le placement d’un câble plat dans un tube ou un conduit serait
dans tous les cas une opération difficile !

Qu’ils soient ronds ou plats, toutes les précautions relatives à l’utilisation de câbles flexibles
et rigides doivent être respectées. Tout comme les câbles rigides ronds, les câbles rigides
plats sont absolument interdits pour un usage en cordons d’alimentation ou rallonge et pour
les applications mobiles.

122
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Utilisation des câbles plats:

11.1 Les câbles flexibles plats à deux conducteurs sans gaine extérieure sont uniquement
autorisés pour utilisation en tant que cordons d’alimentation pour les applications de faible
puissance n’exigeant pas de mise à la terre (équipement de classe 2). Ils sont interdits
dans toutes les installations fixes.

11.2 Les câbles flexibles plats à deux conducteurs avec gaine extérieure sont uniquement
autorisés pour utilisation dans les mêmes applications que les câbles flexibles plats à deux
conducteurs sans gaine extérieure.

11.3 Les câbles plats avec conducteur de protection équipotentielle plus fin que les
conducteurs actifs sont interdits.

11.4 Les câbles plats avec conducteur de protection équipotentielle nu sont interdits.

11.5 En l’absence de contraintes mécaniques, les câbles plats rigides avec gaine
extérieure et conducteurs actifs et de protection isolés et de même section sont autorisés
dans les usages apparents à l’intérieur et à l’extérieur.

11.6 Les câbles plats ne peuvent être utilisés dans des installations encastrées.

11.7 Conformément aux règles qui précèdent, l’utilisation de câbles plats dans les
installations fixes est autorisée, mais n’est pas recommandée.

123
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124
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6.1.3 CABLES: EXIGENCES CONCERNANT LES CONDUITS

Conduits, tubes, goulottes représentent une matière complexe. Nous avons déjà vu que
certains câbles nécessitent une protection mécanique, contrairement à d'autres.
En fonction de la situation et du type de câbles, certains types de conduits pourront ou ne
pourront pas être utilisés. Le choix du type adéquat et leur installation seront abordés dans le
chapitre consacré à la conception de l'installation. Il est néanmoins important de définir la
compatibilité entre câbles et conduits.

Dans les murs Souterrain


Sur
Sur les
trémies,
Aérien sans avec murs, sans avec
dans faux
conduit conduit apparents conduit conduit
plafonds
Monoconducteur
Conducteur Non
NON NON NON NON NON NON
nu recommandé
Oui, si
OUI, si
Conducteur torsadé.
NON OUI NON NON NON âme >
isolé Support
25mm²
nécessaire
Multiconducteur

Revêtement Non
NON NON NON NON NON NON
simple recommandé

Double Non
OUI OUI OUI OUI NON OUI
revêtement recommandé

Armure NON OUI NON OUI OUI OUI OUI


Câbles plats
sans NON NON NON NON NON NON NON
revêtement
Câbles plats Non Non
avec NON NON recom- recom- NON NON NON
revêtement mandé mandé

Tableau 8: Correspondance entre câbles et conduits

Remarques:

Les lignes aériennes ne sont pas recommandées, sauf pour les longues lignes de distribution
lorsqu'aucune autre solution n'est possible. Par exemple, sur les sites rocheux, où il est
impossible de creuser. Dans tous les cas, des précautions particulières doivent être prises
lorsqu'une ligne aérienne doit être installée.

Protection contre les rongeurs: les rongeurs attaquent les isolants et le cuivre. Ils peuvent
être à l’origine de courts-circuits et de départs de feu. Leur présence est très fréquente dans
les faux plafonds et dans les cavités souterraines. Ils prennent souvent possession des
gaines souterraines et regards. Un câble armé offre une certaine protection contre les
rongeurs. Les tubes en PVC rigides n'apportent aucune protection, contrairement aux tubes
plus tendres en PVC flexible annelé (les rongeurs n'attaquent pas les matériaux tendres).
125
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6.2 JONCTIONS
Les jonctions sont des parties très critiques des installations électriques. Elles doivent donc
être correctement réalisées et bien fixées. Les mauvaises connexions sont souvent à l'origine
d'incendies : elles peuvent chauffer ou provoquer des étincelles. Les jonctions doivent être
propres et dépourvues de corrosion. La corrosion est aussi une source d’échauffement et
donc de problèmes. Selon la fonction et la situation, chaque type de fil n’est compatible
qu’avec certains types de jonction, et pas avec d’autres. Il existe un grand nombre de types
de jonctions, et toutes ne sont pas acceptables.

Restrictions concernant la réalisation des jonctions:

12.1 Aucune jonction ne peut être réalisée à l'extérieur d'une enveloppe de protection.
12.2 Aucune jonction ne peut être utilisée pour servir de point de traction mécanique (ex.
suspension d'éclairage).
12.3 À moins d’être mécaniquement scellés en place, les blocs de jonction non isolés ne sont
jamais autorisés.
12.4 Les jonctions réalisées en torsadant les fils ensemble (avec ou sans adhésif isolant)
sont interdites.
12.5 Si plusieurs fils sont connectés à des bornes proches l’une de l’autre, une distance
minimum et un séparateur isolant doit être prévus entre les jonctions. Le séparateur
empêchera qu'un outil ou objet métallique touche simultanément plusieurs jonctions.
12.6 À moins d'être équipé de terminaux rigides sertis, aucun fil électrique flexible n'est
autorisé dans les bornes et blocs de jonction destinés aux fils rigides.

Jonctions à l'intérieur de boîtes de jonction et autres enveloppes de protection:

Les capuchons à ressort isolés peuvent être utilisés pour joindre des
conducteurs rigides torsadés ensemble.

Les borniers rapides sont adaptés aux fils rigides monobrin.

Les borniers à ressort et levier sont adaptés pour les fils rigides et
flexibles.

Figure 57: Divers types de jonctions

127
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Les capuchons à ressort isolés, les borniers rapides et les
borniers à ressort avec levier sont les plus adaptés pour les
fils de section max 4 mm² placés à l'intérieur de boîtes de
jonction. Les borniers avec levier conviennent également pour
les fils flexibles. Les embouts à ressort et borniers rapides ne
peuvent jamais être utilisés avec des fils flexibles, même s'ils
sont équipés d’embouts rigides
Les boîtes de jonction doivent de préférence être fabriquées
Figure 58: Jonction de fils dans un matériau isolant (PVC, PE). Les boîtes métalliques
flexibles dans une boîte de ne sont admises que dans des milieux hostiles, où des chocs
dérivation
mécaniques importants sont possibles.
Les borniers à levier Les jonctions de fils de section plus importante doivent être
conviennent pour les fils réalisées avec des bornes à cage offrant aussi une bonne
flexibles. résistance mécanique.

Dans les grandes boîtes de jonction ou les tableaux certains


borniers à cage peuvent être installés sur des rails DIN,

Pour les fils de plus de 4-6 mm² les bornes anti-cisaillantes non
isolées scellées dans les boîtes de jonction sont souvent
privilégiées

Figure 59: Bornes à cage et bornes anti-cisaillantes

Les bornes à cage ne conviennent que pour les fils rigides ou les fils flexibles équipés
d’embouts rigides. Tous les types de borniers à vis ne sont pas à recommander !

Le bornier à vis le plus courant est le « sucre » ou « domino » avec isolant PVC.

En l'absence d'autre type de jonctions ou de


borniers, ils peuvent être utilisés dans des
enceintes isolantes, mais cette solution n’est pas
recommandée.

Si ces borniers sont utilisés, les parties dénuées


des fils doivent se chevaucher dans la cage, pour
que tous les fils soient bien fixés par les deux vis.

Figure 60: Utilisation de dominos à vis

128
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Jonctions avec des câbles flexibles:

• Pour pouvoir être utilisés dans des bornes à cage vissées, les fils flexibles doivent être
équipés d’embouts de câbles rigides.
• Seuls les borniers à levier sont adaptés pour accueillir des fils flexibles sans embouts
de câbles
• Les borniers rapides ne conviennent que pour les fils rigides monobrins et ne peuvent
être utilisés avec des câbles flexibles, même équipés d’embouts de câbles

Sauf si la jonction ou le bornier sont prévus pour des câbles flexibles, ceux-ci doivent être
renforcés à l'aide d’embouts ou de souliers de câbles.

Figure 61: Divers types d’embouts et


Figure 62: Embouts droits pour usage avec
souliers de câbles
des fils flexibles dans les borniers à cage
Chaque type est adapté pour un usage et
un type de jonction spécifique

Figure 64: Pince à sertir

Figure 63: Jonctions dans un


Les embouts et souliers de générateur.
câbles doivent être sertis avec Tous les câbles sont équipés de
une pince spéciale . souliers sertis

129
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Jonctions dans un tableau de modulaire:

La plupart des appareils de protection modulaires sont équipés de bornes à cage de 35 mm².
Ils peuvent accueillir n'importe quel fil rigide d'une section de 1.5mm² à 35 mm². Une fois les
fils insérés et fixés, la résistance mécanique de la jonction doit être testée en tirant sur le fil.
Si nécessaire, plusieurs fils peuvent être fixés dans la même borne mais dans certains types
de cages il arrive alors qu’un fil ou l’autre soit mal fixé. Dans ce cas, les parties dénudées
des différents fils peuvent être torsadées ensemble avant d'être fixées dans la borne. Une
autre solution est de connecter plusieurs câbles ensemble à l'aide d'un bornier rapide ou à
levier, puis de relier ce bornier au disjoncteur avec un autre fil de jonction.

Le câblage des
tableaux doit être
réalisé de manière
très soignée et
précise. Aucune
partie dénudée des
conducteurs ne peut
être visible. Le
câblage doit être
« carré » et clair.
Les jonctions
doivent être fermes.

Figure 65: Câblage de disjoncteurs dans un tableau

Les barrettes de mise à la terre illustrées ci-dessus rassemblent tous les fils de mise à la
terre dans le tableau.

Figure 66: Barrettes de mise à la terre

130
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Divers types de jonctions sont aussi spécialement destinées aux protections équipotentielles

Les tiges en cuivre


nécessitent une jonction
spécifique
Liaison équipotentielle
principale

Les piquets en acier


galvanisé ont
souvent un
'connecteur en
Ce collier de jonction est
drapeau' où
utilisé pour la liaison
plusieurs câbles
équipotentielle aux
peuvent être fixés.
tuyauteries métalliques.
Le câble est serré
contre une pièce en
plomb au moyen
d’un écrou et d’un
Figure 67: Divers types de jonctions utilisées boulon spécialement
pour les liaisons équipotentielles destiné à cet usage.

131
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132
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6.3 ENVELOPPES

6.3.1 INDICES DE PROTECTION CONTRE LES INTRUSIONS (IP)

Le code IP donne une valeur universelle au degré de protection des enveloppes contre les
intrusions.

L'indice IP comporte 2 chiffres:

 Un chiffre de 1 à 5 indiquant la protection contre les intrusions de corps solides


 Un chiffre de 1 à 8 indiquant la protection contre les intrusions de liquides

Il est indispensable de toujours utiliser une enveloppe avec un indice IP adapté à la situation.

En cas de modification (trous, presse-étoupe, etc.) et/ou ajout d'accessoires à l'enveloppe,


l'indice de protection initial doit être revu en fonction de la modification.

Le système des indices IP est exposé dans le tableau suivant:

Premier chiffre: Deuxième chiffre:


.
IP . intrusion de corps solides IP. . intrusion de liquides
0 Aucune protection 0 Aucune protection
Protégé contre les corps solides
Protégé contre les chutes verticales de
1 supérieurs à 50 mm. 1
gouttes d'eau ou de condensation.
(ex.: main, grands outils).
Protégé contre les corps solides
Protégé contre les chutes de gouttes d'eau
2 supérieurs à 12,5 mm. 2
jusqu’à 15° de la verticale.
(ex.: main, grands outils).
Protégé contre les corps solides
Protégé contre les projections d'eau jusqu'à
3 supérieurs à 2,5 mm 3
60° de la verticale.
(ex.: fil, petit outil).
Protégé contre les corps solides Protégé contre les projections d'eau de
4 4
supérieurs à 1,0 mm (ex.: fils). toutes directions.
Protégé dans une mesure limitée Protégé contre les jets d'eau à basse
5 contre les poussières 5 pression de toutes les directions.
(pas de dépôt dangereux). Pénétration limitée permise.
Protégé contre les jets d'eau à haute
Totalement protégé contre les
6 6 pression de toutes les directions.
poussières.
Pénétration limitée permise.
Protégé contre l’immersion sous 1m d’eau
7
pendant une brève durée. (1 minute)
Protégé contre l'immersion à plus de 1 m
8
pendant de longues périodes (30 minutes)
Protégé contre le nettoyage à haute
9k pression, à haute température et à courte
distance.
Tableau 9: Indices de protection (codes IP)

133
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Protection contre les intrusions: un problème spécifique
Il n’y a pas que les intrusions de poussières ou d'eau dans les enveloppes qui sont sources
de problèmes. Toutes sortes d’insectes ou même de petits lézards aiment nicher dans les
endroits les plus divers. On en trouve donc souvent dans les conduits et les boîtiers, où ils
risquent de causer des dégâts, être à la source de problèmes, jusqu’à provoquer des
incendies. Même très petites, toutes les ouvertures qui peuvent leur offrir un accès aux
conduits, boîtiers et autres enveloppes doivent être repérées et soigneusement scellées.

6.3.2 BOÎTES DE JONCTION

Pour les connections entre lignes souterraines, les boîtes de


jonction peuvent être placées sous terre, de préférence dans
des regards. Dans ce cas, les boites de jonction doivent au
moins être IP66 et être remplies de gel isolant. Si des
réparations doivent être effectuées, ce gel peut être écarté pour
donner accès aux jonctions. L’utilisation de ce gel est
obligatoire pour tous boîtiers placés en milieux humides.

Une installation électrique fixe doit pouvoir tenir au moins 25


ans. Il est impossible de prévoir ce qui peut se produire durant
cette période. De nombreux événements et facteurs externes
peuvent endommager des parties essentielles de l'installation,
surtout en zones tropicales. Potentiellement, les boîtes de
jonction sont un des composants les plus fragiles. Quelle que
soit leur taille, elles doivent être suffisamment solides pour
résister à des environnements éprouvants.

- Toutes les boîtes de jonction doivent être au moins IP 55.


- Elles doivent être suffisamment grandes pour contenir très
largement le nombre de jonctions prévues.
- Les entrées de câble doivent être équipées de presse-
étoupes adaptés à la taille du câble et à l'environnement.
- En intérieur, les presse-étoupes en caoutchouc suffisent
généralement à assurer une bonne protection contre la
pénétration d'humidité ou poussières.

Figure 68: Boîtes de jonction

134
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À l'extérieur, dans les zones humides ou dans les locaux techniques (présence de
mouvements, dépôts de graisse, poussières ou autres matières volatiles), comme dans les
buanderies, ateliers mécaniques ou entrepôts, des systèmes d’étanchéité plus résistants
doivent être utilisés. Les presse-étoupe sont nettement plus étanches et résistants que les
joints en caoutchouc standard. Dans ces endroits, l'indice IP doit être au moins égal à IP 66.

Un grand nombre de presse-étoupe de tailles et de types différents sont disponibles, chacun


adapté à des situations spécifiques. Les modèles standards en PVC conviennent aux
situations les plus courantes. Les photos ci-dessous en illustrent différents types.

Figure 69: Divers types de presse-étoupe

Les presse-étoupe augmentent aussi la résistance mécanique et améliorent la liaison entre


câble et enveloppe. De cette manière, si une traction s’exerce sur le câble, celui-ci ne bouge
pas et n’exerce pas de traction sur la jonction électrique.

135
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
6.3.3 AUTRES ENCEINTES

Toutes les autres enceintes électriques doivent aussi répondre à des exigences spécifiques.
Par exemple:

• Les tableaux électriques installés dans des milieux secs doivent au moins avoir un
indice IP44.
• Les tableaux électriques installés à l'extérieur ou dans des locaux techniques ou
humides doivent au moins avoir un indice IP66.

Les couvercles et portes doivent garantir le maintien de l'indice IP. Les systèmes de
fermeture, charnières et joints doivent être efficaces et en bon état. Il est préférable d'utiliser
des tableaux électriques fabriqués dans des matériaux non conducteurs (polycarbonate,
polyester, PVC ou ABS). Toutefois, les tableaux plus grands, pour lesquels une résistance
structurelle plus importante est nécessaire peuvent être en métal. Les photos ci-dessous
illustrent différents types de tableaux électriques et leurs qualités :

Ce tableau ne convient pas Ces boîtiers sont adéquats – ils sont fabriqués en
– il n'a pas de porte et est PVC rigide et épais et équipés de portes résistantes
fabriqué en matériaux peu transparentes.
résistants

Figure 70: Divers types de tableaux en plastique

De nombreux boîtiers et tableaux à bas prix fabriqués en plastique sont trop flexibles et
fragiles. Déjà, si le tableau se déforme en raison de contraintes mécaniques au moment où il
est équipé et installé, dans la plupart des cas la porte ne fermera pas correctement. Pire, ces
tableaux se fissurent ou même se cassent facilement du moment où il faut y percer des
trous, y fixer des presse-étoupe et y passer des câbles un peu forts. Toutes les enceintes
doivent être suffisamment rigides et épaisses pour résister à ces contraintes mécaniques
sans se déformer ou se fissurer.

136
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Les enceintes de très grande taille (porte
d'accès >1m²) doivent de préférence être
construites en acier. Néanmoins, les armoires
métalliques sont sujettes à la corrosion, qui
réduit leur robustesse et leur étanchéité. Les
enceintes métalliques doivent être
correctement protégées par l’application d'un
traitement anticorrosion (revêtement au zinc
ou autre peinture antirouille). Une couche
épaisse de peinture époxy ou polyuréthane
est une mesure supplémentaire qui protègera
aussi l’armoire de la plupart des agressions
mécaniques qui pourraient atteindre la couche
anticorrosion.

Figure 71: Enceinte en acier pour tableau


de grande dimension

Les rails DIN offrent une solution très pratique pour monter et organiser les tableaux
électriques. Il faut privilégier les tableaux équipés de rails DIN horizontaux.

L’utilisation de rails DIN est la solution la plus pratique pour monter et câbler facilement
les tableaux de protection
Figure 72: Tableaux équipés de rails DIN

137
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
138
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
6.4 APPAREILLAGES DE COMMUTATION

Autrement désignés par la CEI sous le terme très général « Appareillages basse tension »,
‘Appareillages de commutation’ est le terme générique que nous appliquerons à tous les
organes d’ouverture et de fermeture des circuits. Il concerne tous les appareillages destinés
à connecter ou déconnecter les circuits d’un réseau électrique, y compris:

 Leurs combinaisons avec les dispositifs de commande, de mesure, de protection et de


réglage qui y sont associés,
 Les assemblages de tels dispositifs et équipements en association avec les
accessoires, les enveloppes et les structures correspondantes.

Les appareillages de commutation sont destinés en principe à être utilisés en relation avec la
génération, la transmission, la distribution et la conversion de l'énergie électrique.

Les appareillages de commutation sont aussi destinés en principe au contrôle des appareils
consommateurs d'énergie électrique.

Ils doivent être conformes aux normes CEI, à savoir:


• commutateurs principaux d'une installation électrique ou de parties de cette
installation électrique, y compris les sélecteurs de source. (CEI 60947-3)
• Contacteurs et démarreurs de moteurs électromécaniques. (CEI 60947-4-1)
• Disjoncteurs. (selon norme CEI 60947-2)

Les disjoncteurs tels que repris dans la norme CEI 60698 et les interrupteurs couverts par la
norme CEI 60669 sont destinés à d'autres usages (installations domestiques ou installations
électriques fixes et similaires) et ne sont pas considérés comme des appareillages de
commutation. Ils seront décrits à la section 6.5 ‘Disjoncteurs’ et à la section 6.6 ‘Terminaux’.

CLASSIFICATION DES APPAREILLAGES DE COMMUTATION


SELON LEURS FONCTIONS ET USAGES

Interrupteur.

CEI 60947-1

‘Appareil mécanique de connexion capable d'établir, de supporter et d'interrompre des


courants dans les conditions normales du circuit, y compris les courants de surcharge en
service’. Un interrupteur est utilisé pour les ouvertures et fermetures fréquentes des circuits
dans des conditions de charge ou de légère surcharge. Il doit être associé et coordonné à un
dispositif de protection contre les surcharges et les courts-circuits, tel qu'un fusible ou un
disjoncteur.

Contacteur

CEI 60947-4-1

‘Interrupteurs ayant une seule position de repos, commandé autrement qu'à la main’.

139
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
La norme CEI définit les catégories d'emploi d'après la charge et les fonctions de contrôle du
contacteur. La classe dépend du courant, de la tension et du facteur de puissance, ainsi que
de la capacité du contacteur en termes de fréquence d'utilisation et de nombre maximum de
manœuvres.

Sectionneur.

CEI 60947-3

‘Appareil mécanique de connexion qui satisfait, en position d'ouverture, aux prescriptions


spécifiées pour la fonction de sectionnement’. Un sectionneur sert à isoler les circuits
d'amont et d'aval. Il est utilisé pour ouvrir ou fermer les circuits sans charge ou avec un
courant négligeable. Il peut supporter le courant de circuit nominal et, pendant un temps
spécifié, le courant de court-circuit.

Interrupteur-sectionneur.

CEI 60947-3

‘Appareil mécanique de connexion qui satisfait, en position d'ouverture, aux prescriptions


spécifiées pour la fonction de sectionnement et peut interrompre le circuit en charge’. Un
interrupteur-sectionneur sert à connecter et isoler. L'interrupteur isole le circuit. Aucune
protection n'est prévue. Il peut supporter des courants de court-circuit jusqu’à une valeur
spécifiée, mais ne peut interrompre ces courants de court-circuit.

Fusible interrupteur-
sectionneur combiné

Interrupteur-sectionneur à
fusible

Interrupteurs-sectionneurs avec fusible utilisé


comme appareil de connexion ou combiné à un
fusible en série avec des dispositifs de connexion.

Les appareillages de commutation peuvent comporter


des fusibles de protection contre les surcharges

Figure 73: Interrupteur-sectionneur à fusible

140
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
En plus de ne pas avoir de protection contre les contacts
directs, cet appareillage de commutation est un ‘sectionneur’ et
pas un ‘interrupteur-sectionneur’. S'il est ouvert en charge les
contacts subissent un arc et sont rapidement détériorés.
Un tel dispositif n'est ni sûr ni fiable et doit être remplacé par
un ‘interrupteur-sectionneur’ correctement isolé.

Figure 74: Ancien modèle de sectionneur

Ce type de commutateur est également


un ‘sectionneur’. Il doit être remplacé par
un ‘interrupteur-sectionneur’.

Figure 75: Commutateur ‘’à cames"

Les détériorations causées par l'utilisation


d'un sectionneur au lieu d'un interrupteur-
sectionneur sont souvent à l 'origine
d'incendies.

Figure 76: Sectionneurs détruits par le feu

Les appareillages de connexion sont une composante critique des installations électriques.
Les courants du réseau de distribution principal sont plus élevés que dans les circuits finaux.
Il est impératif que l'appareillage de commutation puisse à la fois connecter et déconnecter
les circuits en charge. En présence de charges inductives, des tensions transitoires élevées
peuvent provoquer des arcs significatifs entre les pièces de contact. La déconnexion des
courants constitue une source bien plus importante d'arcs que la connexion. Par conséquent,
l'appareillage de commutation doit être conçu pour que les arcs électriques ne détruisent pas
141
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
les contacts, ne provoquent pas de surchauffe, et n'endommagent pas le boîtier. Les
contacts endommagés par des arcs répétitifs peuvent être à l'origine de nombreux
problèmes, tels que: faux contacts, instabilité, surchauffe, arcs intermittents ou permanents,
départs d'incendie. Les appareils de commutation endommagés ou inappropriés sont
malheureusement une source fréquente d'incendie.

Utilisation des appareilages de commutation


13.1 Les appareillages de commutation doivent être conformes à la norme CEI 60947-1
13.2 L'utilisation de sectionneurs qui ne sont pas des interrupteurs-sectionneurs est interdite.
13.3 Tous les appareillages de commutation doivent être capables d'interrompre des charges
mixtes à pleine charge sans provoquer d'arcs destructeurs (cos φ = 0.65).
13.4 Ils doivent être capables de supporter des courants de court-circuit pendant une ‘brève
période’.

DISJONCTEURS POUVANT ÊTRE UTILISÉS EN TANT QU'APPAREILLAGES DE


CONNEXION

Différence entre les normes CEI 60898-1 et CEI 60947-2.

CEI 60898-1
• Concerne les disjoncteurs AC basse tension (disjoncteurs modulaires) installés dans
les maisons, écoles, magasins et bureaux. Pour usage dans les tableaux terminaux
de bâtiments dans lesquels le courant nominal n'excède pas 125A.
• Pour usage en intérieur, dans des conditions sans pollution ni humidité
• Utilisation par des personnes non formées. Ne nécessitent aucune maintenance.
• Degré de pollution 2, températures jusqu'à 30°C.
• Tension de choc de 4kV, tension d'isolation identique à la tension nominale de 400V.
• ILS NE PEUVENT ÊTRE UTILISÉS EN TANT QU'APPAREILLAGES DE
CONNEXION pour connecter, déconnecter ou protéger les réseaux de distribution
principaux ou les parties d'un réseau de distribution principale.

CEI 60947-2
• Définit des exigences supplémentaires par rapport à la norme CEI 60898-1 et
concerne les applications industrielles, les conditions difficiles ou usages en extérieur
qui exigent un degré de pollution 3, des tensions ou des puissances plus importantes.
• 30° C ne suffisent pas dans les applications industrielles, où la température d'un
tableau peut dépasser 50°C. Les fabricants fournissent généralement les valeurs
limites des courants nominaux aux différentes températures. Par exemple, pour un
disjoncteur de 63 amp, l'intensité peut être de 70 amps à 30° et 56 amps à 70°C.
• La tension nominale exigée actuellement pour les disjoncteurs industriels est de 440,
690 volts ou plus.
• Tension de choc: 6 ou 8kV.
• ILS PEUVENT ÊTRE UTILISÉS EN TANT QU'APPAREILLAGE DE COMMUTATION
MAIS PAS SPÉCIFIQUEMENT EN TANT QU'INTERRUPTEURS-SECTIONNEURS
SI NON MENTIONNÉ DANS LES SPECIFICATIONS (Des opérations manuelle
fréquentes doivent être autorisées conformément à la norme 60947-3).
• Alors que la norme CEI 60898-1 décrit clairement les courbes B, C et D et les ratios
par rapport au courant nominal, dans la norme CEI 60947-2 le déclenchement
142
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instantané peut être ajusté en fonction des besoins de l'utilisateur ou être prédéfini par
le fabricant avec une tolérance de ±20%.
• C'est pourquoi les fabricants fournissent également une série de courbes de
déclenchement pour les disjoncteurs relevant de la norme CEI 60947-2: K, Z et MA.

Spécifications
Disjoncteurs IEC 60898-1 IEC 60947-2
Courant Nominal, In 6-125A 0,5-160A
Pouvoir de coupure, Icu <25kA <50kV
Tension Nominale, Ue 400V 440V, 500V, 690V
Tension de choc, Uimp 4kV 6kC ou 8kV
Degré de pollution 2 3
Courbes B,C,D B, C, D, K, Z, MA
Type de courant AC AC ou DC
Auxiliaires électriques Non surveillance, contrôle

Tableau 10: Comparaison entre les normes CEI 60898-1 et 60947-2

La meilleure solution est d’utiliser des disjoncteurs modulaires certifiés par les deux normes :
leurs performances satisfont les exigences applicables aux installations résidentielles autant
qu’aux applications industrielles et d'infrastructure. Dans la pratique, seuls les disjoncteurs
CEI 60947-2 conviennent à la plupart de nos contextes opérationnels. Sauf indication
contraire, ils ne peuvent être utilisés pour des opérations manuelles fréquentes, comme s'il
s'agissait d'‘interrupteurs-sectionneurs’.

Certains disjoncteurs peuvent également être


utilisés en tant qu'interrupteurs-sectionneurs

Figure 77: Disjoncteur à boîtier moulé

143
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Catégories d'emploi des disjoncteurs selon la norme CEI 60947-2
Conformément à la norme CEI 60947-2, la catégorie d'emploi d'un disjoncteur sera définie
selon qu'il puisse ou pas, en conditions de court-circuit, opérer une sélectivité au moyen d'un
déclencheur à retardement par rapport à d'autres disjoncteurs en série du côté charge,
Catégorie d'emploi A
Avec déclenchement instantané dans les conditions de court-circuit et donc sans admission
d’un courant de court-circuit même pour une courte durée.
Catégorie d'emploi B
Avec déclenchement à retardement court intentionnel (qui peut être réglable) garantissant la
sélectivité par rapport aux disjoncteurs d'aval dans des conditions de court-circuit. Ces
disjoncteurs peuvent admettre un courant de court-circuit pendant une courte durée. On les
appelle également 'disjoncteurs limiteurs'. La durée du retard est suffisamment courte pour
éviter que les courants de court-circuit atteignent des valeurs de crête trop importantes.
Si une discrimination et une sélectivité plus importantes sont requises, des disjoncteurs de
catégorie B seront installés en amont de ceux de catégorie A. Les disjoncteurs de catégorie
A sont autorisés dans toutes les circonstances (sauf en cas de besoin d’ une sélectivité plus
importante) et il n'y a aucun risque en matière de sécurité en cas d'utilisation exclusive de
disjoncteurs de catégorie A étant donné que le déclenchement est instantané.

EXIGENCES GÉNÉRALES POUR TOUS LES APPAREILLAGES DE COMMUTATION


(pour les installations BT)
• Tension de sectionnement : au moins 500V.
• Tension nominale ou assignée: 450 ou 690 V pour usage en 230 / 400V
• Courant nominal ou assigné: le courant max permanent admissible en conditions
normales doit être au moins 2 x le courant nominal moyen de l'installation ou (pour les
appareillages autres que les disjoncteurs), 2 x la valeur du disjoncteur amont.
• Pouvoir de coupure: Pour les interrupteurs il doit être d'au moins 2 x le courant
nominal maximum. Les disjoncteurs doivent être capables de couper les courants de
court-circuit. Leur pouvoir de coupure doit être au moins de 6kA, valeur a
éventuellement augmenter en fonction de la valeur des courants de court-circuit.
• Endurance: la durée de vie du dispositif de commutation, exprimée en nombre de
manœuvres. Les appareillages de commutation ne sont pas censés être manœuvrés
tous les jours. Cependant, dans la pratique, ils le sont souvent. Leur endurance doit
donc être d'au moins 5000 manœuvres.
• Catégorie d'emploi: le type de charges pour lesquelles l’appareillage a été conçu doit
être adapté à la charge qui va effectivement être connectée au dispositif.

Certains interrupteurs ne peuvent connecter ou déconnecter que des charges résistives,


tandis que d'autres sont conçus pour les charges inductives (telles que les moteurs, pompes,
tubes fluorescents à ballasts bobinés, etc.). S'il s'agit d'interrupteurs-sectionneurs, ils doivent
normalement pouvoir déconnecter sans problème des charges avec un facteur de puissance
de 0.6 et ce à pleine charge. Des interrupteurs surdimensionnés sont parfois nécessaires par
exemple pour les tubes fluorescents à ballasts bobinés, étant donné que leur facteur de
puissance est souvent d'environ 0.35.

144
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Catégories d'emploi et type d'application (essentiellement utilisé pour les contacteurs)

AC-1 Charges non inductives ou faiblement inductives, telles que fours à résistance, chauffages
La catégorie AC-1 est une catégorie d'emploi très courante. Si le courant nominal est divisé par 2,
possibilité d'utilisation pour les circuits généraux comportant davantage de charges inductives.
AC-2 Moteurs à bague, démarrage et inversion de marche
AC-3 Moteurs à cage : démarrage et coupure du moteur lancé
La catégorie AC-3 est la plus adéquate pour connecter et déconnecter des charges inductives et
résistives mixtes sans problème, si une capacité élevée à connecter des charges inductives est
requise.
AC-4 Moteurs à cage: démarrage, inversion de marche, marche par à-coups
AC-5a Allumage de lampes à décharge
AC-5b Allumage de lampes incandescentes
AC-6a Allumage de transformateurs
AC-6b Allumage de batteries de condensateurs
AC-7a Charges domestiques légèrement inductives. Exemples: mixeurs, blenders
AC-7b moteurs pour appareils électroménagers: ventilateurs, aspirateurs centraux
Commande de compresseur pour groupe de froid hermétique avec réinitialisation
AC-8a
manuelle en cas de surcharge
Commande de compresseur pour groupe de froid hermétique avec réinitialisation
AC-8b
automatique en cas de surcharge
Les catégories suivantes définissent la catégorie d'emploi pour les usages domestiques
AC-20 Connexion et déconnexion hors charge
AC-21 Commande de charges résistives, y compris surcharges modérées
Commande de charges résistives et inductives mixtes, y compris surcharges modérées
AC-22
-> Meilleurs interrupteurs pour les utilisations domestiques
AC-23 Commande de moteurs ou autres charges fortement inductives
(CEI 60947 disjoncteurs) Protection de circuits, sans courant sans admission d’un
Cat A
courant de court-circuit même pour une courte durée.
(CEI 60947 disjoncteurs) Protection de circuits, avec admission d’un courant de court-
Cat B
circuit pour une courte durée.

Tableau 11: Catégories d'emploi des appareillages de commutation

C'est surtout pour les contacteurs électromagnétiques que la bonne catégorie d'emploi doit
être sélectionnée. Pour un usage général, il est recommandé qu'ils puissent accepter des
charges légèrement inductives (0.6).

Avant de sélectionner un appareillage de commutation, il faut vérifier la catégorie d'emploi


pour s'assurer qu'il convient à l'usage projeté. Très souvent, la catégorie d'emploi requise est
mixte et seules quelques catégories conviennent pour un usage mixte. Dès lors, les
catégories d’emploi les plus courantes et universelles sont: AC-1, AC-3, AC22 et AC-23.
Dans le cas des appareillages de commutation multipolaires, il est indispensable que tous les
pôles soient coordonnés. À moins qu'ils n'opèrent que hors charge, tous les pôles doivent se
connecter et se déconnecter exactement au même moment.

145
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Ceci est particulièrement important pour les appareillages tétrapolaires. Si le pôle neutre
n'est pas coordonné avec les pôles de phase, la tension d'alimentation deviendra
momentanément incorrecte, au risque d'endommager les dispositifs en aval. La résistance
mécanique des jonctions est une autre exigence essentielle. En effet, les équipements bon
marché ont souvent des borniers qui n’assurent pas la qualité des jonctions.

SÉLECTEURS DE SOURCE
La photo à droite illustre un modèle de
sélecteur manuel (pression ou cames)
très fiable et adapté aux usages les plus
exigeants.
D'autres types de sélecteurs sont
également disponibles et peuvent être
plus appropriés pour certains usages.
Figure 78: Sélecteur de source manuel

Les sélecteurs de source peuvent aussi être


constitués de deux contacteurs
électromagnétiques. Dans ce cas, la
commande s’effectue avec un interrupteur
auxiliaire qui sélectionne le contacteur à
activer. La commande peut être installée à
distance ou faire partie d’un système de
transfert automatique.

Figure 80: Sélecteur électromagnétique

Les sélecteurs automatiques ou commutateurs


de transfert automatisés sont un autre type de
sélecteur de source. Leur particularité est qu’ils
vérifient si le réseau public est en service et si la
tension est correcte. Ils se connectent alors
automatiquement à l'alimentation publique ou
démarrent un générateur de secours en fonction
de la situation. Lorsque la tension du réseau
public se rétablit, le dispositif attendra encore le
temps qui aura été programmé avant de s’y
rebrancher. Ce délai d’attente permet de
s’assurer que la tension d'alimentation est
acceptable depuis un temps suffisant pour être
certain qu’il ne s’agit pas d’un retour du réseau Figure 79:
qui ne serait que momentané. Sélecteur automatique de source

146
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Rappelons ici les points les plus importants à propos des appareillages commutation:

 Les appareillages de commutation doivent pouvoir connecter et déconnecter


des circuits dans les conditions de fonctionnement normales, y compris les
conditions de surcharge et un cos φ de 0.65 sans que les arcs ne puissent
détériorer le dispositif. Il doit s'agir d'‘interrupteurs-sectionneurs’ selon la norme
CEI 60947-3.

 Les appareillages de commutation doivent pouvoir résister à de légères


surcharges (1.2 x) sans échauffements excessifs.

 Les appareillages de commutation doivent pouvoir résister aux courants de


court-circuit pendant un bref moment.

 Sauf pour les disjoncteurs, les appareillages de commutation ne sont pas


capables de couper les courants de court-circuit.

 Sauf s’il s’agit de disjoncteurs, ou qu'ils possèdent une protection intégrée, ils
doivent toujours être protégés en amont par des disjoncteurs conformes à la
norme CEI 60947-2.

 S'il ne s'agit pas de disjoncteurs, il est recommandé que la valeur du courant


nominal de l'appareillage de commutation soit au moins 150% de la valeur du
calibre du disjoncteur amont.

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MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
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6.5 DISJONCTEURS

6.5.1 DÉFINITION
Un disjoncteur est un ‘appareillage de commutation mécanique capable d'établir, de
supporter et d'interrompre des courants dans les conditions normales du circuit, ainsi que
d'établir, de supporter pendant une durée spécifiée et d'interrompre des courants dans des
conditions anormales spécifiées telles que celles de la surcharge et du court-circuit’.

Les disjoncteurs sont les dispositifs les plus adéquats pour assurer la protection contre les
dangers des surcharges et des courts-circuits.

6.5.2 LES DIFFERENTS TYPES DE DISJONCTEURS


Il existe de nombreux modèles de disjoncteurs pour la protection des circuits basse tension.
Ils ne répondent pas tous à nos exigences. De tous ces modèles seulement deux ont fini par
s’imposer et sont devenu la référence à préférer dans toutes les situations: les disjoncteurs
modulaires (MCB) et les disjoncteurs à boîtier moulé (MCCB).

MCB est l'acronyme anglais de disjoncteur miniature ou de disjoncteur modulaire. Leur taille
est normalisée à une largeur de 17,5 mm, et ils sont prévus pour être fixés sur des profils
métalliques standards de 35 mm de large couramment appelés « rails DIN » et souvent
installés d’origine dans les tableaux vides proposés dans le commerce.

Figure 81: Taille standard des MCB et rails DIN


Les MCB existent en 1, 2, 3
ou 4 pôles. Les disjoncteurs
monopolaires ne sont
autorisés que pour les
applications de faible
puissance situées à l'intérieur
du tableau (témoins lumineux,
etc.). Les disjoncteurs
Figure 82: Disjoncteurs modulaires ou miniatures (MCB) tripolaires ne sont admis que
pour les systèmes à 3 phases
sans neutre. L’ensemble des pôles, phases ou neutres doivent être protégés, et donc, à
l’exception du cas de circuits triphasés sans neutre seuls les disjoncteurs bipolaires et
tétrapolaires sont admis. Seuls les MCB avec un seul pôle par module sont admis.

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MCCB est l'acronyme anglais de disjoncteur à boîtier moulé. Les MCCB sont généralement
des disjoncteurs de plus grande taille, utilisés pour les protection générale et parfois aussi
utilisés comme interrupteurs-sectionneurs. Leur taille varie en fonction de leur calibre. La
plupart sont trop gros pour être placés sur un rail DIN de 35 mm et doivent être installés dans
des armoires plus grandes que ce qui est généralement utilisé pour les tableaux de
distribution terminaux.

Figure 83: Différents modèles de MCCB

Différents modèles de MCCB sont


disponibles, de 63A à 630A, voire plus.
Certains modèles permettent l’ajustement
du calibre et du délais de déclenchement..
D'autres intègrent des fonctions de
protection différentielle, aussi avec
sensibilité et temporisation réglables
(fonction ‘S’ pour discrimination/sélectivité).
Figure 84: Panneau de réglage sur un MCCB
Les MCCB sont souvent utilisés comme
appareillages de commutation et pour la protection générale des installations ou de parties
d'installations ou pour la protection terminale des équipements de forte puissance (> 63A).
Rappelons que s’il n’est pas spécifié qu’ils sont utilisables comme interrupteurs-sectionneurs,
ils ne conviennent pas pour des manœuvres manuelles fréquentes.

Nous avons déjà examiné les principales caractéristiques des appareillages de commutation,
Dans cette section nous verrons plus en détail les caractéristiques des disjoncteurs
miniatures, et les exigences que doivent respecter ces appareillages utilisés en grandes
quantités dans les tableaux de distribution des installations domestiques.

150
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
6.5.3 EXIGENCES DE QUALITÉ

Nous avons vu à la section précédente que la CEI a défini deux normes applicables aux
disjoncteurs basse tension. Beaucoup de fabricants ne proposent que des MCB qui satisfont
à la norme CEI 60898-1, ce qui signifie qu'ils ne conviennent qu'à un usage en intérieur,
dans des environnements dépourvus d'humidité et de poussière, à une température
maximale de 30°C. Ces conditions sont rarement celles que l'on retrouve dans la plupart des
contextes dans lesquels MSF & le CICR opèrent. Par conséquent, ce sont les MCB qui
satisfont aux exigences de la norme CEI 60947-2 qu'il faut utiliser.

Comment reconnaître un MCB conforme à la norme CEI 60947-2

Par rapport à la norme CEI 60968-1, la norme CEI 60947-2 exige aussi la mention de
nombreuses indications sur le dispositif. Ces mentions sont, entre autres, les normes
respectées et une série d'indications utiles concernant les caractéristiques techniques.

Figure 85: Disjoncteur modulaire selon la norme CEI 60947-2


Liste des mentions obligatoires en vertu de la norme CEI 60947-2
(entre parenthèses les valeurs correspondant au modèle illustré)

• Nom du fabricant
• Conformité à la norme CEI/EN 60947-2
• Catégorie de sélectivité (Cat A)
• Tension nominale (500V)
• Tension de tenue aux chocs, (Ici, U imp = 6kV)
• Pouvoir de coupure nominal court-circuit (Icu = 15kA @ 440V)
• Courbe de déclenchement (courbe C)
151
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• Température de référence (si autre que 30°C) - 50°C
• Degré de pollution (3)
• Tension assignée d'isolement (Ui = 500V)
• Habilité au sectionnement (doit être visible même quand le disjoncteur est installé)
• Positions ‘ON’ (rouge) et ‘OFF’ (vert) clairement marquées (doit être visible même
quand le disjoncteur est installé)

Principales caractéristiques d'un MCB

Certaines valeurs sont communes à tous les MCB conformes à la norme CEI 60947-2, mais,
en fonction du modèle, d'autres peuvent varier. Il est important de faire le bon choix, en
tenant compte des valeurs les plus importantes selon l'usage envisagé:
La tension nominale (Ue): doit être définie en fonction de la tension de service. 450V ou
500V sont des valeurs correctes pour des systèmes 230 / 400 volts.
Le pouvoir de coupure (Icu): peut varier de 6kA à 15kA, voire plus. 6kA suffisent pour la
plupart des situations que nous rencontrons sur le terrain.
Le courant assigné (In): valeur du courant permanent pouvant passer sans déclencher le
dispositif. Les valeurs courantes sont 2A, 6A, 10A, 13A, 16A, 20A, 25A, 32A, 40A, 50A, 63A.
Le temps de déclenchement variera en fonction de la situation.
En cas de surcharge, le temps de déclenchement dépend de l’importance de la surcharge et
de la température ambiante. Tous les MCB sont conçus pour supporter une certaine
surcharge pendant un temps d'attente déterminé. C'est l’échauffement du dispositif
thermique (bimétal) qui finalement provoque l’ouverture des contacts.
Avec un courant de surcharge I = 2 x In, le délai de réaction est habituellement proche de 1
minute. Toutefois, la tolérance aux surcharges varie aussi en fonction de la valeur assignée
du MCB. Au plus cette valeur est élevée, au plus le temps d'attente est court.

Figure 86: Courbes de déclenchement des disjoncteurs

En cas de court-circuit, la valeur pour laquelle le capteur magnétique réagit dépend de


l'intensité (In) et de la courbe de déclenchement: B, C ou D. (les plus répandues)
• La courbe B déclenche le capteur pour un courant compris entre 3 x et 5 x In
• La courbe C déclenche le capteur pour un courant compris entre 5 x et 10 x In
• La courbe D déclenche le capteur pour un courant compris entre 10 x et 20 x In

152
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
En cas de court-circuit, le temps de
Valeur de crête du déclenchement doit être le plus court
courant de défaut possible. Pour un disjoncteur de cat. A, ce
présumé temps ne sera jamais supérieur à 0.005 sec.
Valeur RMS du courant
Les crêtes sont néanmoins souvent limitées
de défaut présumé
Valeur de crête limitée
après moins de 0.003 sec, afin de limiter
par le disjoncteur l'énergie que le dispositif doit dissiper
pendant un court-circuit.
L'arc qui se produit après l'ouverture des
contacts peut également durer quelques
millisecondes avant d'être soufflé par le
dispositif, qui à cet effet dispose d'une
chambre d’extinction d’arc. Les disjoncteurs
de mauvaise qualité ont généralement un
temps de réaction plus long et ne sont pas
équipés d'une chambre d’extinction efficace:
Tf: Délai avant ouverture ils n'offre aucune assurance de sécurité..
Ta: Durée d'arc
Ttc: Durée totale d'élimination d'un
défaut Figure 87: Courbe de déclenchement en cas
de court-circuit

PIC 136 Principaux composants d'un disjoncteur


1. Levier manuel et indicateur d'état
2. Mécanisme d'actionnement qui force
l’ouverture ou la fermeture des contacts.
3. Contacts
4. Bornes de jonction à cage.
5. Capteur thermique bimétal. En cas de
surcharge, ce capteur se déforme avec la
température et agit sur le déclencheur.
6. Vis de réglage, permet au fabricant
d'effectuer des réglages de précision.
7. Capteur magnétique. En cas de pic de
courant, la bobine agit sur un piston
aimanté qui agit sur le déclencheur.
8. Chambre d’extinction, où l'arc électrique
est quasi instantanément soufflé et éteint.
Figure 88: Intérieur d'un disjoncteur

153
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Disjoncteurs modulaires contrefaits

En fonction du pays, tout comme pour les câbles et autres équipements techniques, les
disjoncteurs achetés localement ne satisfont pas toujours aux exigences de qualité. Certains
sont bien conformes à la norme CEI 60898-1, mais celle-ci ne répond pas à nos exigences.
Par contre on trouvera facilement des produits contrefaits qui prétendent être conformes à
toutes les normes imposées, mais n'en respectent en réalité aucune.

Certaines marques internationales d'équipements électriques de qualité proposent des


dispositifs de qualité, conformes aux critères les plus stricts de sécurité et de qualité édictés
par la norme CEI 60947-2 (telles qu'ABB, LEGRAND, HAGER, SCHNEIDER).
Malheureusement, des contrefaçons de ces marques sont souvent vendues sur les marchés
locaux, même par les distributeurs officiels. Le sérieux de la protection électrique est capital.
Dès lors, pour garantir l'acquisition de produits originaux de bonne qualité, seuls des
contrôles additionnels ou l'achat de produits en international peuvent assurer notre sécurité.

Comment contrôler la qualité d'un disjoncteur


 L'emballage doit être en bon état. Il doit être aussi résistant que l'original devrait
normalement l'être et toutes les indications et références doivent être claires et
complètes. Les fiches techniques, manuels d'installation et accessoires éventuels
(étiquettes, etc.) doivent aussi être présents dans l'emballage.
 Apparence: la qualité du boîtier en plastique, son aspect, sa couleur laissent
parfois penser que le dispositif n'est pas un original.
 Indications: si les valeurs et références imprimées font défaut, semblent
grossières ou sont irrégulières, le produit n'est probablement pas un original.
Même chose pour les codes-barres ou hologrammes qui doivent normalement
être présents.
 Le poids peut aussi être un indicateur de la qualité de l'équipement. Des
dispositifs étonnamment légers sont parfois vendus sur le marché ! Ils doivent
aussi être écartés.
 La fermeté et la précision du mécanisme à l'actionnement du levier sont aussi un
bon indicateur, de même que le son produit par l'actionnement mécanique.
 La solidité et la qualité du métal utilisé pour les bornes à cages sont d'autres
indicateurs. Parfois, des signes de corrosion indiquent que le métal est de
mauvaise qualité.
 En cas de doute, le boîtier peut être ouvert pour vérifier la présence de tous les
composants (bimétal, solénoïde et chambre de coupure) et l'apparente qualité
des composants.

Malheureusement, même après ces tests et observations, il n'est pas toujours évident
d'avoir la certitude que l'équipement est de bonne qualité. Les produits contrefaits
peuvent être très similaires aux originaux. Le seul moyen d'avoir l'absolue certitude
est de faire des tests complémentaires, ou d’opter pour un achats internationaux.

154
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Comment tester les caractéristiques électriques d'un MCB

 Les tests doivent être conduits en fonction des spécifications du disjoncteur.


 Son comportement et le temps d'attente en cas de surcharge peuvent être facilement
testés en connectant une charge de deux fois la puissance du disjoncteur. Le temps
de déclenchement doit être compris entre 10 secondes et 1 minute.
 Pour tester la résistance et la durabilité du disjoncteur en cas de déclenchements
multiples, le test doit être répété plusieurs fois, avec un intervalle de deux minutes
entre chaque test.
 Le comportement du dispositif doit être constant après plusieurs répétitions.
 La reconnexion doit être aussi aisée et ferme que lors du premier test. Il ne peut y
avoir de surchauffe excessive ou de changement de couleur du boîtier.
 Le même test peut être effectué pour les courts-circuits. Selon la courbe de
déclenchement, il faudra appliquer le courant de court-circuit minimum (5 x In en
courbe B, 10 x In en courbe C). Le disjoncteur doit déclencher immédiatement.
 Le pouvoir de coupure sera testé en appliquant des courants plus importants.
 Comme pour le test de surcharge, les répétitions du test sont essentielles et les
mêmes signes doivent être observés: stabilité et cohérence du comportement,
capacité de reconnexion, pas de chaleur excessive ni variation de couleur du boîtier.
 Après ces tests, vous pourrez ouvrir le dispositif pour examiner l'état des composants.
 Ces tests ne sont cependant pas toujours aisés à réaliser.

Influence de la température

Les spécifications pour des températures jusqu'à 50°C (suivant la CEI 60947-2), ne
diminuent en rien les exigences de qualité, mais elles doivent être corrigées. En pratique, à
plus haute température, la protection contre les surcharges sera plus sensible, car le capteur
thermique aura une température plus élevée. Ce n’est pas vraiment un problème, puisque
dans ces conditions les fils protégés auront aussi une température plus élevée. Il est
important que les protections s’adaptent ainsi à la température ambiante et ne surveillent pas
seulement la hausse température produite par le courant. Cette adaptation est importante car
les disjoncteurs protègent les circuits contre tous danger lié aux températures trop élevées
des câbles. Le choix du calibre est donc strictement lié aux caractéristiques du câble à
protéger.

6.5.4 COURANT ASSIGNÉ ET DEGRÉS DE PROTECTION


Trois facteurs influencent la dissipation de la chaleur produite par le courant qui passe dans
le câble. Ces facteurs déterminent l'augmentation maximum de température dans le câble
pour une intensité de courant donnée.

• Le type de câble (nombre de conducteurs actifs, matériau isolant et revêtement - PVC,


PE, armure, etc.).
• La pose du câble (aérienne, encastré, dans des gaines techniques, dans un faux
plafond, dans un matériau isolant, câble simple ou câbles multiples).
• La température ambiante.

155
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
En pratique, le tableau suivant indique des valeurs adaptées à la plupart des conditions
rencontrées dans les pays chauds. Des ajustements et calculs plus précis permettent parfois
de réduire la dimension des câbles. Ces calculs seront utiles pour les installation de très
grande taille, car l'impact financier d'une telle réduction pourrait alors être appréciable. Dans
tous les autres cas il sera plus aisé et sûr de respecter les valeurs données, qui incluent un
facteur de sécurité adapté à la plupart des conditions terrain rencontrées par MSF & le CICR.
Ce tableau a déjà été présenté dans un chapitre précédent, en illustration des différences
entre les système AWG et métrique pour la section normalisée des câbles. Nous le
reprenons dans ce chapitre pour rappeler les valeurs à appliquer pour les disjoncteurs.

Table de conversion des section minimale selon l’ American Wire Gauge et le système
métrique, calibre maxi des disjoncteurs et augmentation de température.

Augmentation
Pour les applications conformes aux normes Pour les applications conformes à la indicative de la
UL 489 et CSA C22.2 (NEC) norme CEI 60947-2 température du
câble (fil de
Puissance cuivre rond
Section max Section Puissance max unique non isolé,
AWG n° minimale en disjoncteur minimale en disjoncteur (courant à l'air)
mm² (courant mm² assigné)
assigné)
16 1.3 mm² 10 A 36 °C
(15 1.6 mm²) 1.5 mm² 10 A 30 °C
14 2.1 mm² 15 A 41 °C
(13 2.6 mm²) 2.5 mm² 16 A 35 °C
12 3.3 mm² 20 A 36 °C
(11 4.2 mm²) 4 mm² 20 A 27 °C
10 5.3 mm² 30 A 41 °C
(9 6.6 mm²) 6 mm² 25 A 23 °C
8 8.4 mm² 40 A 36 °C
(7 10.6 mm²) 10 mm² 40 A 27 °C
6 13.3 mm² 50 A 28 °C
(5 16.8 mm²) 16 mm² 63 A 34 °C
4 21.1 mm² 80 A 36 °C
(3 26.6 mm²) 25 mm² 80 A 28 °C
2 33.6 mm² 110 A 34 °C
(1 42.2 mm²) 35 mm² 100 A 26 °C
50 mm² 125 A 24 °C
0 - 1/0 53.5 mm² 150 A 31 °C
00 - 2/0 67.4 mm² 175 A 30 °C
70 mm² 160 A 24 °C
000 - 3/0 85 mm² 225 A 35 °C
95 mm² 200 A 23 °C
0000 - 4/0 107 mm² 250 A 31 °C
120 mm² 250 A 26 °C
250 127 mm² 300 A 34 °C
150 mm² 320 A 30 °C
350 177 mm² 350 A 28 °C
185 mm² 400 A 35 °C
400 203 mm² 400 A 30 °C
240 mm² 500 A 37 °C
500 253 mm² 500 A 34 °C

Tableau 12: Section des câbles – conversion AWG-système métrique

156
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Si la longueur des câbles est importante, la section du câble doit être corrigée. Le
calcul doit faire en sorte que la chute de tension à pleine charge ne dépasse pas 3%
de la tension nominale. Pour rappel, avec un courant permanent de 1 Amp/mm², la
chute de tension est d'environ 1 Volt tous les 50 mètres pour un conducteur unique et
donc de 1 volt tous les 25m pour un circuit bifilaire. Avec 5 Amp/mm², dans un circuit
bifilaire, la chute de tension sera de 1 volt tous les 5 m.

• Les valeurs données dans le tableau ci-dessus sont établies par application d'un
facteur de correction d'environ 0,5 – qui suffit pour couvrir la plupart des pires
scénarios.

• Ce facteur est basé sur la situation typique dans les pays chauds. Sans connaître la
qualité des câbles qui seront utilisés, nous devons aussi supposer qu'aucun câble
n'est prévu pour résister à une température supérieure à 70°C.

• Lorsque la section d’un câble a été augmentée pour réduire les chutes de tension Il
n'est pas nécessaire d’augmenter le calibre du disjoncteur,. Au plus le calibre est
faible, au plus le dispositif sera sûr. Dans ce cas, le calibre sera calculé en fonction de
la charge maximum prévue pour le circuit.

• Le courant permanent présent dans un conducteur ne peut dépasser 75% du courant


assigné du circuit. La chaleur produite correspond alors à 60% de la chaleur produite
à une charge de 100%.

• Courbe de protection contre les courts-circuits: La courbe ‘C’ est la plus usuelle. Icc =
7 – 10 x In. Les installations de MSF & du CICR sont souvent alimentées par des
générateurs, qui ont de faibles courants de court-circuit (à peine deux fois le courant
nominal du générateur). Par conséquent, la courbe C ne peut satisfaire les exigences.
Lorsque les courants de court-circuit sont trop faibles, il faut des disjoncteurs de
courbe B, réactifs avec des courants ayant entre 3x et 5x la valeur de leur calibre.

• Pour la même raison, afin de garantir leur déclenchement instantané en cas de court-
circuit, le calibre des protections de tête des circuits de distribution principaux (câbles
de distribution partant du tableau général vers les tableaux terminaux) sera, de
préférence, limité à 1/3 du calibre du générateur.

Si tous les calculs sont correctement effectués, les disjoncteurs modulaires selon la norme
CEI/EN 60947-2 de CAT A répondront à ces exigences, avec la garantie d'une qualité qui
apportera durablement la sécurité requise pour toutes nos installations.

157
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
158
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
6.6 TERMINAUX

6.6.1 DÉFINITION
Les terminaux sont les équipements fixes situés à l'extrémité des circuits électriques de
distribution. Ainsi, Ils sont la partie finale d'une installation électrique, côté utilisateur, et la
raison d’être de la réalisation d'une installation électriques. Les terminaux sont les prises de
courant, les interrupteurs, et les appareils d'éclairage fixes.

6.6.2 INSTALLATION DES PRISES ET INTERRUPTEURS


MONTAGES ENCASTRES OU APPARENTS

À l'intérieur, l'encastrement des prises et interrupteurs doit toujours être privilégié et ce, pas
seulement pour des raisons esthétiques. Le montage apparent est en effet plus fragile, étant
donné que tout objet saillant d'un mur peut être facilement endommagé par les personnes ou
des équipements qui passent à proximité, surtout dans les zones de fort passage, telles que
les couloirs. Les photos ci-dessous illustrent divers terminaux encastrées et apparents.

Figure 89: Divers types de terminaux, et boîtes d'encastrement


Plusieurs types de boîtes d'encastrement sont disponibles. Elles peuvent avoir différentes
tailles (pour 1, 2 ou 3 emplacements), être verticales ou horizontales, être faites pour des murs
creux (rondes) ou en dur (carrées). Elles sont standardisées, pour pouvoir accueillir facilement
la plupart des appareillages. Deux profondeurs standard sont généralement disponibles: 40
mm et 60 mm. Quand la situation le permet, il vaut mieux utiliser les boîtes profondes.
Dans les environnements humides ou en extérieur il faut
préférer les prises et interrupteurs apparents (min IP66),
dont l’étanchéité est plus facile à garantir. En extérieur, les
terminaux doivent aussi être plus solides et capables de
résister non seulement à la pénétration d'eau, mais aussi
aux effets des UV et aux chocs mécaniques. Pour garantir
l'étanchéité, les presse-étoupes, sont indispensables et
doivent être installés soigneusement, au risque de
compromettre cette étanchéité.
Figure 90: Bornes apparentes pour l'extérieur (IP66)
159
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
6.6.3 PRISES STANDARD POUR USAGE DOMESTIQUE COURANT
I. EXIGENCES EN MATIÈRE D'USAGE
Nous avons déjà vu que le type de prise à utiliser dépend des normes et réglementations
locales, qui doivent être respectées dans toutes les installations électriques de MSF et du
CICR. Mais d’un type à l’autre, leur apparence n'est pas la seule caractéristique qui varie. Le
courant admissible et la tension nominale varient aussi selon le type :
• 2.5A/250V (CE type C, classe II, non mise à la terre)
• 13A/250V (UK type G, mise à la terre)
• 15A/135V (US type A, classe II, non mise à la terre & B, mis à la terre),
• 16A/250V (CE type E & F, mise à la terre),
Le calibre des protections des circuits dépend du courant admissible des prises. Toutefois,
certaines règlementations locales admettent des exceptions à cette règle, mais toutes ne
sont pas acceptables.
- Les prises de type C peuvent être alimentées par un transformateur d'isolement, d'une
puissance max de 300VA alimentés par des circuits standards de 10/16A. Ce
transformateur est obligatoire pour les prises sans terre dans les salles de bain.
- Certaines règlementations européennes admettent une protection de 20A pour les
prises de 16A. Nous recommandons l’usage de protection de max 16 A, plus
particulièrement dans les pays chauds.
- Les règlementations britanniques et
2.5mm² d'inspiration britannique (BS 7671, 2004, et
Circuit en précédentes) permettent d'installer des
boucle 32A prises de courant (avec interrupteur) de
deux manières spécifiques:
Circuit en boucle: le système de câblage
(2.5mm²) forme une ‘boucle’ qui revient à
BOUCLE 20A un disjoncteur 32A. Des dérivations
Radial (2.5mm²) peuvent être installées et être
protégées individuellement au moyen de
fusibles 13A si la dérivation compte plus
Dérivation Les circuits en
d'une prise. Les prises sont toutes équipées
boucle sont
interdits ! d’un fusible 13A intégré.
BOUCLE
Branche

Non
RADIAL admis!
Figure 91: Fusible 13A
"Circuit en boucle", norme britannique

Pour des raisons de sécurité et pour une plus grande conformité avec les recommandations
de la CEI (même si admis selon les normes britanniques), les circuits en boucle et les
prises ou fiches avec fusible et/ou interrupteurs ne sont pas autorisés par les règles
internes MSF/CIRC.

160
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Circuit radial: les circuits radiaux sont la deuxième option admise par les normes
britanniques. Les règles internes MSF/CICR les autorisent, mais avec quelques réserves par
rapport aux normes britanniques. La principale concerne le calibre des protections. Les
règles internes MSF/CICR limitent le calibre de protection des circuits de prises domestiques
standard à 16A.
Les prises de type G (système britannique) comportent souvent des interrupteurs. Ils s’agit
d’un point faible: les problèmes mécaniques (actionnements rares), la corrosion et les faux
contacts risquent de produire des arcs et une surchauffe. C’est la raison pour recommander
d’utiliser des prises sans interrupteur.
Certaines prises de type G intègrent un disjoncteur de 13A. Ce qui est mieux qu'un fusible,
mais ces prises sont bien plus chères que les prises non protégées. Si le circuit est
correctement protégé par un disjoncteur de 13 ou 16A, il n'est pas nécessaire d'installer des
prises avec disjoncteur intégré.
L’alternative aux circuits en boucle sera détaillée dans le prochain chapitre, consacré à la
conception de l'installation.
En fonction du type de prises utilisé, les normes à appliquer divergent:

• Prises US (types A & B) – conformes à la norme UL 231: à utiliser avec un disjoncteur


15A. Selon les règlementations locales, elles peuvent intégrer des DD de 5mA.
• Prises allemandes ‘Shuko’ (type F) – conformes à la norme CEE 7, DIN 49440
• Prises françaises (type E), conformes à la norme CEE7/5 (FR1-16R) NF / CEBEC

Les prises allemandes et françaises doivent être installées sur des circuits standards de 16A.

II. EXIGENCES DE QUALITÉ


Toutes les prises et les fiches doivent être conformes aux normes CEI (CEI 60884-1).
Indice de protection: les prises doivent comporter une protection ‘enfants’ permettant d'éviter
l'introduction d'objets métalliques dans la prise lorsqu'aucune fiche n'est insérée. Une
protection minimale IP 4x est exigée.
Dans le cas des prises (comme pour les autres équipements), les références au respect des
normes ne sont pas toujours authentiques et, en cas de doute sur la qualité, il est conseillé
d'effectuer quelques tests. Nous reprenons ci-dessous quelques critères qui peuvent être
utiles pour évaluer la qualité des prises électriques domestiques usuelles:
Apparence: apparence générale, épaisseur et qualité du boîtier électrique, et des faces
avant, des pièces mécaniques et des fixations. Le poids du dispositif est aussi un indicateur.
Le comportement mécanique et électrique doit satisfaire aux exigences suivantes:
Mécaniques:

• La fixation aux boîtes d'encastrement doit garantir le maintien en place du dispositif


lorsqu'il est sujet à une traction perpendiculaire de 20 Newton.
• Les borniers rapides ou à cage doivent résister à une traction de 5 Newton exercée
sur les fils. Les fils flexibles sont autorisés dans les conditions déjà définies (embouts).
• La distance et la séparation entre les bornes doit être telle qu’elle empêche tout outil
ou objet métallique d’établir un contact entre eux.
161
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
• Les bornes à vis plates ne sont pas conseillées : elles n’offrent aucune protection
contre les contacts directs lorsque la face avant est détériorée ou manquante, la
fixation des fils à la borne n’est ni facile ni fiable.

Électriques:

• Les bornes rapides ou à cage doivent pouvoir être équipées de deux fils rigides
identiques de 2.5mm² (pour montage en parallèle de plusieurs prises) ou de fils
flexibles avec embouts ou souliers adaptés (uniquement bornes à cage).
• Les contacts électriques doivent être réalisés avec du cuivre ou tout autre matériau
conducteur présentant une surface de contact et une pression telles qu'une chaleur
excessive ne peut se développer avec un courant permanent de 25A ou un courant de
40A appliqué pendant 30 sec. La résistance aux courts-circuits est prouvée si un
courant de 160A (10 x In) appliqué pendant 200ms ne cause pas de dommages, que
ce soit aux contacts ou au boîtier (ils ne peuvent fondre, brûler, etc.).

Toutes ces exigences sont adaptées pour tous les consommateurs électriques
correspondant à la fourchette d'utilisation des prises et de leurs disjoncteurs (courant
permanent < 80% x In et < 45 minutes).
Tous les consommateurs électriques
présentant une consommation potentielle
permanente (> 45 minutes) de plus de 60%
de la puissance nominale de la prise doivent
être connectés au moyen de lignes
d'alimentation dédiée. Le circuit n'alimente
alors qu'une seule prise, ou appareil. Ce
sera souvent le cas pour les chauffe-eau,
fours, machines à laver, séchoirs,
climatiseurs et autres dispositifs fixes de forte
Figure 92: puissance.
Interrupteur-sectionneur individuel
pour appareils de forte puissance.

Pour les puissances au-delà du calibre des circuits standards (16A), le dispositif de
branchement doit être une prise spéciale adaptée à la puissance requise (prises
industrielles) ou une boîte de jonction dédiée. La boîte de jonction doit inclure un
interrupteur-sectionneur, un contacteur ou un disjoncteur, avec système de commande
manuel. Lorsqu'ils sont installés dans des pays où les sous tension sont fréquentes, un
système de coupure automatique avec bobine à minima de tension doit aussi être installé
dans la boîte de jonction. Si la distance entre le disjoncteur qui protège le circuit et le point de
branchement de l'équipement alimenté est inférieure à 5 mètres, il n’est pas obligatoire
d’inclure la protection contre les surcharges au dispositif interrupteur-sectionneur.

162
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
6.6.4 PRISES INDUSTRIELLES

Certains équipements électriques consomment plus de 13 ou 16A. S’il faut les brancher au
moyen de prises, des modèles spéciaux sont spécialement destinés à cet usage.
Les normes CEI (CEI 60309) définissent une vaste gamme de prises et de fiches
monophasées et triphasés allant de 16A à 125A, reconnues presque dans le monde entier.
Cette gamme prévoit pour chaque tension et fréquence standard (américaine, européenne)
une forme et une couleur spécifique de prise ou fiche. Elles sont disponibles pour les
intensités de 16A, 32A, 63A et 125A, à 3, 4 ou 5 broches (monophasé, triphasé avec ou sans
neutre). Elles sont disponibles pour des indices IP allant de IP44 à IP68.
Les différents types sont différenciés par la position de la broche de terre. Cette position est
exprimée par référence à la position de l’heure sur une horloge (les indications de l'heure
dans le tableau qui suit). Les principales configurations disponibles conformes aux normes
internationales et nord-américaines sont illustrées ci-dessous.

Tableau 13: Prises industrielles CEI


Dans la pratique, ce sont essentiellement les prises monophasées à trois broches 230 V
(bleues) et les prises triphasées à 5 broches + neutre 230/400V (rouges) qui sont utilisées.
Comme illustré ci-dessous, il existe des modèles de prises mobiles, à montage mural, à
montage sur panneau, droites ou inclinées et pour connecteurs à la fois mâle et femelle.
Cette large gamme de produits offre des solutions pour un grand nombre de besoins en
socles, fiches et prises mobiles et fixes.

Figure 93: Prises et fiches à usage industriel CEI les plus courantes
163
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
164
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
6.6.5 INTERRUPTEURS
Les interrupteurs pour installations électriques fixes domestiques et analogues doivent être
conformes aux exigences dictées par les normes CEI (CEI 60669-1). La plupart de ces
exigences sont similaires à celles applicables aux prises électriques.

L'intensité maximum et la tension admissible les plus fréquentes pour les interrupteurs sont
10A/250V, et donc les circuits d'éclairage sont protégés avec des disjoncteurs de 10A et
réalisés avec des câbles de 1.5mm². Si les circuits d'éclairage sont protégés en 16A
(2.5mm²), tous les interrupteurs installés sur ces circuits doivent aussi être spécifiés 16A,
même si les appareils d’éclairage en aval de l'interrupteur demandent moins de 16A. En
effet, tous les composants d’un circuit doivent pouvoir résister en intensité et en durée aux
mêmes courants maximum, surcharges et courants de courts-circuits que ceux admis par la
protection du circuit.

Circuits mixtes prises et éclairage: si des interrupteurs de 10A sont installés sur des circuits
de prises ou des dérivations comportant des prises, ils doivent être protégés par un
disjoncteur de 10A.

Dans le cas des interrupteurs (comme pour les prises), les références aux normes de qualité
ne sont pas toujours authentiques et, en cas de doute sur la qualité, il est conseillé
d'effectuer quelques tests. Nous reprenons ci-dessous quelques critères qui peuvent être
utiles pour évaluer la qualité des interrupteurs électriques domestiques usuels:

Apparence: apparence générale, épaisseur et qualité du boîtier électrique, des faces avants,
des pièces mécaniques et des fixations. Le poids du dispositif est également un indicateur.

Le comportement mécanique et électrique doit satisfaire aux exigences suivantes:

Mécaniques:

• La fixation aux boîtes d'encastrement doit garantir le maintien en place du dispositif


lorsqu'il est sujet à une traction perpendiculaire de 20 Newton.
• Les borniers rapides ou à cage doivent résister à une traction de 5 Newton exercée
sur les fils. Les fils flexibles sont autorisés dans les conditions déjà définies (embouts).
• La distance et la séparation entre les bornes doit être telle qu’elle empêche tout outil
ou objet métallique d’établir un contact entre eux.
• Les bornes à vis plates ne sont pas conseillées : elles n’offrent aucune protection
contre les contacts directs lorsque la face avant est détériorée ou manquante, la
fixation des fils à la borne n’est ni facile ni fiable.

Électriques:

• Les bornes rapides ou à cage doivent pouvoir être équipées de deux fils rigides
identiques de 1.5mm² (ou 2.5m² s’il s’agit d’interrupteurs 16A) ou de fils flexibles avec
embouts ou souliers adaptés (uniquement bornes à cage).
• Quand le contact est établi, ils doivent supporter en permanence le courant assigné
en conditions normales et en conditions de surcharge. En d'autres termes, ils doivent
être capables de supporter ces conditions sans dégager une chaleur excessive.
• Tous les interrupteurs doivent être capables de connecter, supporter et déconnecter
1.25 x leur courant assigné à une tension de 1.1 x leur tension assignée (ex.: 250V +
10%).
165
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• La surcharge acceptable est de 1 minute à 2 x la valeur assignée et 15 secondes à 4
x la valeur assignée.
• La résistance aux courts-circuits est prouvée si un courant de 10 x In) 100A/160A
(appliqué pendant 200ms ne cause pas de dommages, que ce soit aux contacts ou au
boîtier (ils ne peuvent fondre, brûler, etc.).

Charge maximale recommandée sur les interrupteurs:


Même si les interrupteurs sont testés pour garantir leur capacité à résister à 1.2 x leur valeur
assignée sans surchauffe excessive, ces tests ne sont pertinents que pour établir leur
comportement à court terme. Pour que les interrupteurs aient une longue durée de vie, la
charge permanente acceptable (plus de 45 min.) ne doit pas excéder 60% de leur valeur
assignée. La déconnexion est la fonction la plus critique d'un interrupteur. Les interrupteurs
sont censés pouvoir déconnecter des charges inductives (telles que les tubes fluorescents
avec ballast bobinés) sans provoquer d'arc destructeur. Les charges inductives produisent
toujours des tensions transitoires élevées et des arcs électriques au moment de la
déconnexion. Les interrupteurs domestiques ne sont que rarement pourvus d'une chambre
de coupure. Il est donc fortement recommandé de limiter la charge inductive à un niveau
inférieur à celui d'une charge résistive.

En pratique, pour calculer la puissance maximum des circuits d'éclairage en aval d’un
interrupteur, il faut multiplier la racine carrée du cos Φ par le courant assigné de
l'interrupteur.

Exemple: calcul de la puissance maximum (en watt) de tubes fluorescents avec


ballasts bobinés (cos Φ 0.35) pouvant être installés sur un interrupteur 10A:
 (0.35)0.5 x 10 A = 0.6 x 10A = 6A.
 Puissance réelle en watt : 0.35 x 6A x 230V = 480 W
 Usage permanent = 60% X 480W = 288W = 16 tubes TL de 18W ou 8 tubes
TL de 36W

C'est une des raisons pour lesquelles il est recommandé d'éviter d'utiliser des charges avec
un facteur de puissance trop bas. Fréquemment, les tubes fluorescents doivent être
équilibrés au moyen de condensateurs, ou, mieux, seuls les équipements fluorescents à
ballast électronique (Cos Φ = 1 et plus grande tolérance pour les tensions d'alimentation)
doivent être achetés.

L’utilisation de télérupteurs commandés à distance est aussi de plus en plus


fréquent. Ils sont installés dans les tableaux de protection et sont contrôlés par des
impulsions basse tension ou très basse tension envoyées par des boutons poussoirs
de commande à distance. Toutes les exigences de qualité et d'utilisation applicables
aux interrupteurs manuels peuvent être élargies à ces interrupteurs
électromécaniques (conformité à la norme CEI 60947-5).

166
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
6.6.6 ÉCLAIRAGE ET LUMINAIRES

Différentes normes CEI s'appliquent aux éclairages et aux luminaires. Citons notamment:
• Tubes fluorescents (CEI 60081 & 60901)
• Ballasts pour lampes fluorescentes (CEI 60920)
• Ampoules en verre (CEI 60887)
• Douilles à baïonnette (CEI 61184)
• Sécurité des douilles (CEI 60061)
• Éclairage LED (CEI 62471 & 62717)
• Performance des luminaires (CEI 62722) …et de nombreuses autres !
Ces normes ont des équivalents dans les règlementations nationales et, notamment, dans
les normes britanniques et américaines.
Ces normes édictent un certain nombre d'exigences fondamentales qui doivent être
respectées dans toutes les installations électriques de MSF & du CICR.

I. CLASSES D'ÉQUIPEMENT, PROTECTION ÉQUIPOTENTIELLE


Éclairages fixes: Tous les luminaires non mis à la terre doivent être des équipements de
classe II. En particulier, les parties externes des douilles doivent être fabriquées dans un
matériau non conducteur.

Parties conductrices exposées des luminaires: Si elles ne peuvent être connectées à


l’équipotentiel, elles doivent être en double isolation par rapport à toutes les parties
électrifiées du dispositif. Les borniers doivent être installés dans un compartiment non
conducteur isolé. L'intérieur des canaux conducteurs (tubes décoratifs, etc.) contenant des
fils et des câbles doit être isolé. Tous les câbles doivent être protégés mécaniquement des
parties conductrices pouvant les endommager en cas de friction, traction ou mouvement
(fréquent pour certains types de luminaires). Pour réduire les problèmes liés à l'isolation, il
est recommandé de respecter les exigences ci-dessus même si les parties conductrices
exposées sont connectées à la protection équipotentielle.

Éclairage mobile: il est recommandé de n'utiliser que des éclairages mobiles de classe II. Les
fiches, cordons et interrupteurs ‘sur cordon’ doivent être vérifiés.

II. INDICE DE PROTECTION


Tous les luminaires doivent être au moins IP 41 (pas de pénétration possible d'objets solides
de plus de 1mm). Les éclairages et luminaires extérieurs doivent avoir au moins un indice
IP66 et il faut préférer les boîtiers non conducteurs solides (plastiques) afin d'éviter un
déclassement de l'indice IP suite à la corrosion des armatures en acier installées à
l'extérieur. Tous les éclairages et luminaires extérieurs doivent aussi être protégés contre les
impacts d’objets en mouvement, de véhicules ou de personnes. Cette protection peut être
assurée en plaçant l'éclairage en un endroit où de tels impacts peuvent être évités, ou en
s'assurant qu'ils peuvent résister à ces impacts.

167
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
III. PROTECTION CONTRE LA CHALEUR
Selon leur type et leur puissance, les éclairages peuvent produire une chaleur significative.
Tous les luminaires ou parties exposées de ces luminaires pouvant atteindre des
températures supérieures à 45°C doivent être protégés de manière à ne pouvoir être
touchés. Cette protection peut être un treillis métallique fixe ou tout autre moyen permettant
d'obtenir la même protection. Les températures supérieures ne sont admises que pour les
parties de l'équipement hors de portée. Il faut aussi éviter que la chaleur projetée par des
éclairages puissants puisse endommager les objets environnants. La distance entre un
éclairage et tout objet avoisinant doit être telle que la chaleur projetée ne puisse présenter un
danger ou provoquer des dommages.

IV. PERFORMANCE
Les exigences de niveau d’éclairement doivent être définies avant d'examiner toute
considération relative aux performances des différents systèmes. Les exigences standard
applicables aux équipements d'éclairage sont définies par la norme ISO 8995-1:2002.
Cette norme passe en revue 3 facteurs:
Le niveau d'éclairement (Lux, lx)
Le ‘Lux’ représente le niveau d'éclairement fourni par 1 Lumen sur 1 m² (1lx=1lm/m²).
Le tableau ci-dessous illustre les niveaux de lumière naturelle et les besoins en fonction des
zones et des activités.
Lumière naturelle LUX
Ciel étoilé sans lune 0.002
Quartier de lune 0.01
Pleine lune par une nuit claire 0.27
Pleine lune aux latitudes tropicales 1
Limite sombre du crépuscule par temps clair 3,4
Ciel très nuageux 100
Lever ou coucher du soleil par temps clair 400
Plein jour (soleil indirect) 10000-25000
Soleil direct 32000-130000
Besoins en éclairage - généraux Min Bon Optimal
Extérieur 5 15 25
Caves 25 50 75
Couloir / débarras 50 100 150
Salle de repos, chambre 100 200 300
Cuisine, bureau, atelier - travail léger 250 325 400
Bureau, atelier - travail intensif de précision 400 700 1000
Travail de très grande précision 1000 2500 4000
Besoins en éclairage – installations médicales Min Bon Optimal
Éclairage de nuit 10 20 40
Couloirs 50 100 150
Chambres 100 200 400
Salle d'attente 200 350 500
Salle d'examen 200 400 600
Laboratoire 300 500 1000
Salle d'opération 300 500 1000
Table d'opération 3000 5000 8000
Tableau 14: Niveaux d'éclairement – faits et besoins
168
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Le niveau d'éclairement n'est pas le seul facteur qui influence le confort et la clarté de la
vision. La luminance et la température de couleur d’une source influencent aussi la sensation
de confort. Pour certaines activités, l'indice de rendu des couleurs est aussi très important. Il
détermine quelles couleurs seront claires, lumineuses et discernables par l'observateur.

La luminance (Candelas, Cd)


La luminance correspond à la valeur de la luminosité d'une source de lumière à une distance
donnée. Globalement, elle est proportionnelle au nombre de lumens émis par une source
divisé par la surface apparente de la source, et à la distance entre la source lumineuse et
l'observateur. Des petites sources très lumineuses peuvent émettre la même quantité de
lumière (lumen) que des sources moins lumineuses mais plus grandes. La première vous
éblouira plus que la deuxième. Les sources très lumineuses sont plus stressantes pour l'être
humain et attirent davantage les insectes. La luminance d'une source lumineuse peut être
réduite si elle est entourée d'un verre diffuseur ou d'un globe en plastique.

La température de couleur (Degrés Kelvin - K)

Figure 94: L'échelle de la température de couleur

On considère que le ‘blanc naturel’ est à environ 6500K. En pratique, estimons que:
• Le ‘blanc chaud’ est produit par un éclairage dont la température de couleur est
comprise entre 2400K et 3000K (2400K – très chaud, 2700K – chaud moyen, 3000K –
légèrement chaud).
• Le ‘blanc froid’ est produit par un éclairage dont la température de couleur est
comprise entre 3400K et 6500K (3400K – légèrement froid, 4500K – moyennement
froid, 6500K – très froid)

Figure 95: Température de couleur des sources lumineuses courantes


A puissance égale Il n'y a pas de différence de luminosité entre des sources de lumière
chaude et froide. La différence se situe au niveau de la sensation et de l'ambiance produites
par l'éclairage. Les lumières plus chaudes doivent être privilégiées dans les zones de repos,
les endroits où les personnes doivent se sentir accueillies de manière conviviale,
chaleureuse et amicale. Les lumières plus froides conviennent mieux dans les zones
d'activité et de travail, lorsque précision, exactitude et concentration sont nécessaires.
169
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Bien entendu, la luminosité et la couleur d'un 'éclairage donné dans un endroit donné sont
largement influencées par les teintes des murs environnants, du sol et du plafond. Si le choix
est possible il est malgré tout important de choisir avant tout l’éclairage qui offrira la
température de couleur la mieux adaptée à la fonction du local à éclairer.

Il en va de même pour les éclairages de sécurité extérieurs: une lumière plus chaude crée
une ambiance apaisante, tandis que les lumières plus froides produisent plus de stress.
Mieux vaut donc opter pour des lumières plus chaudes pour diminuer la sensation de stress.
Dans le cas des éclairages de sécurité, il est aussi recommandé de réduire la luminance des
sources et d'installer plusieurs sources moins puissantes plutôt qu'une seule source
puissante. Bien entendu, en cas d'intrusion, des projecteurs très lumineux émettant une
lumière froide seront les plus utiles.

Le dernier point relatif aux couleurs concerne les insectes. Il semble qu'ils sont plus attirés
par les lumières bleues (plus froides) que par les lumières jaunes (plus chaudes).

L'indice de rendu des couleurs (IRC – en %)

L'IRC résulte d’une comparaison de la lumière émise avec le spectre de couleur de la


lumière blanche naturelle. Un IRC de 100 signifie que toutes les couleurs sont reproduites
fidèlement, ou autrement dit, que les intensités à toutes les longueurs d'ondes, du rouge au
violet, sont similaires à celles de la lumière naturelle. Un IRC de 0 signifie que la source
lumineuse est monochromatique et une seule couleur est perçue telle qu'elle est réellement.
Par exemple, les lampes au sodium produisent une lumière orange et avec ce type de lampe
seul l'orange apparaît comme la couleur réelle.

Les photos suivantes donnent quelques exemples de sources lumineuses à différents IRC:

Figure 96: L'indice de rendu des couleurs des sources lumineuses usuelles

Selon le type d'activité, la nécessité de distinguer clairement les couleurs varie. Les examens
médicaux et les activités chirurgicales requièrent non seulement un bon niveau d'illumination,
mais aussi un IRC > 90. Pour les éclairages intérieurs, seules les sources lumineuses d'un
IRC de classe 1 (>80) doivent être utilisées.

170
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Le graphique ci-contre illustre les
Application typique
plages de rendu des couleurs selon
Excellent la fonction de la pièce éclairée. Il
Examens médicaux, calibration
impressions couleurs, galeries repose sur la valeur Ra, qui
d'art correspond à la valeur de rendu
Bon moyenne pour les 8 premiers
Vitrines, expositions, restaurants,
bureaux etc. échantillons (sur les 11 utilisés
Modéré comme référence pour définir l'IRC).
supermarchés, Bureaux, écoles,
éclairages sécu, ateliers etc.
Quelle que soit la source lumineuse
Pauvre
utilisée
Eclairage public, parkings etc (tubes fluorescents,
Sans importance ampoules, halogènes, LED),
Eclairage public diverses données doivent donc être
examinées, à savoir non seulement
Figure 97: Usages typiques liés aux exigences IRC les données électriques (puissance,
tension), mais aussi la température
de couleur (en Kelvin) et l'indice de rendu des couleurs (en %). Cette dernière information
contribue non seulement à faciliter le choix de la source lumineuse appropriée, mais peut
également constituer un indicateur utile de la qualité du produit (une contrefaçon
mentionnera peu probablement les données relatives à la température de couleur et au
rendu). La figure 95 illustre le système de codage utilisé sur les sources lumineuses.

Puissance IRC : TC
(WATTS) 9: > 90 Kelvin
8: > 80 27= 2700
7: > 70 30 = 3000
40=4000K

Figure 98: Informations fournies sur les tube fluorescent


Les critères de performance clés portent à la fois sur des aspects techniques et
économiques, à savoir:
1. La performance électrique – ratio puissance électrique/puissance lumineuse en
watt/lumen,
2. Le coût et la durée de vie
3. L'impact écologique
Le tableau 15 plus loin reprend toutes les caractéristiques et exigences spécifiques par type
de sources lumineuses.
Quelques autres remarques concernant certains éclairages et luminaires peuvent aussi avoir
leur importance et sont utiles à noter :

171
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Douilles: elles doivent être en matériau isolant. Ne pas mélanger les douilles à baïonnette (B)
et à vis (E). Le choix doit tenir compte des règlementations et pratiques locales.

Armatures pour tubes fluorescents: ils doivent être fabriqués en un matériau isolant et solide.
Ils sont plus efficaces avec des réflecteurs et des diffuseurs transparents (polycarbonate).

Ballast ferromagnétique bobinés: ils ne compensent pas les variations de tension/fréquence.


Lorsque la tension est trop basse le starter peine à amorcer le tube, ce qui réduit la durée de
vie des starters et des tubes. Lumière instable (clignotement), sensibilité à la corrosion,
surchauffe, pertes au niveau de la masse/mise à la terre, très mauvais cos φ. Si de nombreux
ballasts de ce type sont installés, le Cos φ doit être compensé avec des condensateurs.

Ballasts électroniques: ils sont plus onéreux que les ballasts ferromagnétiques mais assurent
une meilleure isolation, une bonne adaptation en cas de variation de tension, (moins de faux
allumages), pas de clignotement, plus grande durée de vie des tubes. De plus en plus de
modèles fonctionnent sans starter. Ils sont plus légers, mais pas aussi solides que les
ballasts enroulés. Ils doivent être préférés aux ballasts ferromagnétiques.

Starters (pour les tubes): associés aux ballasts bobinés, ils ne supportent pas les variations
de tension. Ils sont extrêmement dangereux dans les locaux contenant des produits
inflammables (hautes tensions & étincelles à l'allumage).

Ampoules incandescentes: elles consomment énormément d'énergie et ont une brève durée
de vie. Leur température peut être très élevée et le risque d'incendie est bien présent.
Sensibles aux chocs et aux surtensions.

Halogène: elles consomment moins d'énergie, mais leur surface est très chaude.
Principalement utilisées comme spots. Très sensibles aux variations de tension. Le simple
fait de les toucher peut les endommager.

Tubes fluorescents: consomment de 5 à 10 fois moins d'énergie, mais fragiles et contiennent


du mercure. Les versions les plus récentes sont très efficaces et en contiennent moins.

Lampes fluorescentes compactes: en théorie, leur consommation d'énergie est 5x moins


élevée que les ampoules à incandescence. Elles se présentent sous différentes formes
(spirale, ampoule, etc.) mais ne peuvent pas toujours remplacer directement les ampoules à
incandescence (plus grandes et plus lourdes). Fragiles et contiennent du mercure. Certaines
marques ont cependant pu réduire la quantité de mercure utilisée.

Tous types de lampes au gaz haute et basse pression pour l'extérieur: pour les grands
espaces. Le choix de l'emplacement, l'installation des lampes et le type de ballast sont plus
contraignants qu’avec les autres lampes. Le temps de chauffe est plus long, et elles peuvent
finir par devenir très chaudes. Fragiles. Après extinction il faut attendre leur refroidissement
avant de les déplacer et de les manipuler. Vulnérables en cas d'allumages fréquents.

LED: différentes efficacités et formes sont disponibles. Ce choix est particulièrement


intéressant si l’efficacité est supérieure à 85 Lm/watt (ou mieux 100 Lm/watt). Légères,
solides, et parfois avec possibilité de variation de l'intensité. Encore chères à l’achat pour le
moment, elles ont pourtant un très faible coût global à long terme. (Longue durée de vie)

172
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
moyen
Halogène

T8 ballast
T8 ballast

T5 à haut
rendement
magnétique

électronique
Incandescent

T5 rendement
Systèmes

Tube fluorescent
Tube fluorescent
Tube fluorescent
Tube fluorescent
d'éclairage

80
55
50
16
Eff. Lm/W

Durée de vie

5000
2000
1000

(heures)

104 35000
20000
10000

96
85
95
95
IRC 1-100
100
100

T° Kelvin

6500
6500
6500
6500
6000
2700

78 - 2700 -
82 - 2700 -
71 - 2700 -
70 - 2700 -
2950 -

1
1
1
Cos φ
0.35
0.95
0.95

Coût initial

2
1
4
1

1,6
1,4
(1000 lumen)
Cons Watt

10
13
18
20
63
143

/1000 lumen
Coût/lumen
2
1

X durée de
0.2

0.06
0.08
0.14

vie
luminaire luminaire luminaire luminaire peu Support/
peu onéreux
spécifique spécifique spécifique spécifique onéreux luminaire

Ambianc
Général Général Général Général Général Usage
e spot

Ne supporte Sensibilité
Bonne Bonne Bonne

MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Très sensible Faible pas les pics variation
tolérance tolérance tolérance
de tension tension
N
N
N
N
O
O

Dimmable
Temp
Bref Bref Bref Bref Direct Direct
Chauffage
Très
Tempéré Tempéré Tempéré Tempéré Chaud Chaleur
chaud
On/Off
Oui
Oui

Non
Non
Non
Non

fréquents
Faible cons / Faible cons / Faible cons / Faible cons /
Faible Consommatio
Eco
Mercure Mercure Mercure Mercure
cons n
Belle Coût initial /
Faible cons Faible cons Faible cons Faible cons lumière lumière Avantages
chaude agréable
ECO:
Très Chaleur/
ECO: ECO: Mercure, Inconvénient
ECO: Mercure chaude conso/ courte
Mercure Mercure mauvais cos s
fragile durée de vie
F
Peut être Peut être Peut être Starter Starter
dangereux dangereux dangereux dangereux dangereux
avec avec avec avec Fragile avec Remarque
substances substances substances substances substances
inflammables inflammables inflammables inflammables inflammables
173
174
intégré

Diodes
à iodure

tes (LED)
métallique
Lampe fluo-

Sodium haute
pression (SHP)
LFC ballast non
Systèmes

compacte (LFC)
d'éclairage

Lampe céramique

électroluminescen
85
53
69
55
Eff. Lm/W

Durée de vie
(heures)

100 50000
16000
12000
12000
10000

95
22
96
90
90

IRC 1-100

81-
T° Kelvin

6500
1900
4100
6500
4100

50 - 2700 -
2900 -
82 - 2700 -
82 - 2700 -

1
Cos φ

0.9
0.9
0.9
0.9

Coût initial

8
8
6
4
3

(1000 lumen)
Cons Watt

10
12
19
14
18

/1000 lumen
Coût/lumen X
0.5
0.5
0.3
0.3

0.16
durée de vie
Spécifique, Spécifique, Spécifique, Support/
Peu onéreux Peu onéreux
coûteux coûteux coûteux luminaire

Extérieur, Extérieur,
Général Général Général Usage
puissant puissant

Sensibilité
Bonne Tolérance Tolérance Bonne
Mauvaise variation
tolérance moyenne moyenne tolérance
tension
N
N
N
N

Dimmable
(O)

Temps
Direct Long Long Moyen Moyen
Chauffage
Tempéré Chaud Chaud Tempéré Tempéré Chaleur
On/Off
Oui
Non
Non
Non
Non

fréquents
Faible cons / Faible cons /
Faible cons Faible cons Faible cons Eco
Mercure Mercure
Longue durée
Faible cons Faible cons Faible cons Faible cons Avantages
de vie
Tableau 15: Performances et spécifications typiques de divers systèmes d'éclairage

Coût initial
Coût initial Coût initial Coût initial ECO: Mercure Inconvénients
ECO: Mercure
Peut être Peut être Peut être
Nécessité de dangereux dangereux dangereux
Très fiable
faire le bon avec avec avec Remarque
IRC
choix substances substances substances
inflammables inflammables inflammables
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
6.7 DISPOSITIFS DE PROTECTION CONTRE LES SURTENSIONS
Les disjoncteurs et DDR protègent les individus et les équipements des risques
d'électrocution, surcharges, courts-circuits et incendies. Des exigences de qualité ont
également été définies pour ces équipements et constituent un facteur essentiel pour assurer
leur durabilité. Toutefois, dans les contextes où MSF et le CICR sont actifs les problèmes de
variations de tension de l'alimentation électrique sont fréquents, avec tous les effets d'une
telle situation. Le plus souvent, la tension est trop faible. Par conséquent, certains
équipements ne fonctionnent pas correctement, tandis que d'autres (moteurs, compresseurs
de frigo, etc.) forcent et surchauffent. Il arrive aussi, bien que plus rarement, que la tension
est trop élevée, par exemple durant les périodes où la charge est peu élevée sur le réseau
de la ville (la nuit). Il arrive aussi que la tension soit défectueuse en raison du mauvais
fonctionnement du système (inversion accidentelle du neutre et de la phase) ou parce que le
neutre a été déconnecté. Des pics de tension soudains peuvent se produire lorsque
d'importantes charges sont déconnectées brutalement du réseau, ou à la suite d'orages.

Le présent document de référence ne serait pas complet si nous n'abordions pas le problème
de la protection contre les variations de tension.

1. Equipements qui supportent les variations de tension:

Certains équipements supportent mieux les variations de tension que d'autres:


• De nombreux adaptateurs DC destinés aux équipements de classe III sont conçus
pour être ‘universels’. En d'autres termes, ils fonctionnent à la fois en 50 et 60Hz, avec
une tension d'entrée qui peut varier de 90 à 265V. Bien que leur plage de tension soit
large, ils ne résistent bien entendu pas à des pointes au-delà de 400V !
• Le ballast électronique des tubes fluorescents est résiste aussi à certaines variations
de tension. Nous avons déjà recommandé précédemment de n'opter que pour des
tubes fluorescents équipés de ballasts électroniques. Mais répétons-le, les ballasts
électroniques ne résistent pas non plus à des pointes au-delà de 400V !

2. Dispositifs de contrôle de la tension

• Si la tension de la source d'énergie n'est pas fiable,


elle doit être surveillée et être coupée chaque fois
qu’elle sort du domaine des valeurs acceptable.
• La fourchette de tension acceptable est comprise entre
205 et 245V.
• Il existe des ‘commutateurs automatiques de tension’
capables d'assurer cette fonction pour une certaine
gamme de tensions. Citons notamment l'AVS de la
marque ‘Sollatek’, vendu dans de nombreux pays.
Sachez que l'interrupteur intégré à cet équipement
peut être aisément endommagé par les arcs
électriques qui se créent entre les contacts s'ils sont
utilisés à pleine puissance. Il est donc recommandé de Figure 99: Commutateur
les utiliser au maximum à 50% de leur puissance automatique de tension
nominale maximale.
175
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
• Si un contrôle centralisé de la tension s'impose, mieux vaut opter pour des relais
industriels de contrôle de la tension, associés à des contacteurs électromagétiques
AC3. Une gamme complète de relais de
contrôle industriels de bonne qualité est
disponible sur le marché. Ces équipements
sont très utiles puisqu’'ils peuvent contrôler
aussi bien les systèmes monophasés et
triphasés, les symétries de tension entre les
phases et même le sens de la phase si
nécessaire. Pour répondre aux conditions
spécifiques rencontrées, il est toujours plus
fiable et précis d’installer un système de
contrôle de tension et de commutation à partir
de relais industriels de contrôle de tension et de
contacteurs de puissance.
Les figures ci-contre illustrent deux exemples
de relais de contrôle. Schneider propose le Figure 100: Relais industriels de
RM17UBE pour les systèmes monophasés et contrôle de la tension
le modèle RM35UB330 pour les systèmes
triphasés.

3. Stabilisateurs

L’utilisation de stabilisateurs est très fréquente sur le terrain. Ils peuvent corriger les
tensions dans une fourchette de +15% à -15%, ce qui convient bien pour les tensions
d’entrée entre 190 et 250 Volts. Les problèmes sont pourtant nombreux quand ces
stabilisateurs sont de mauvaise qualité/bon marché. La plupart des stabilisateurs bon
marché sont déjà dangereux car ils ne disposent généralement pas d'une mise à la terre.
Les critères généraux à appliquer pour choisir des stabilisateurs de bonne qualité sont les
mêmes que pour les autres équipements, mais il faut aussi tenir compte d’autres critères,
spécifiques au cas particulier des stabilisateurs :
• Le poids, le prix, la présence d'une jonction de mise à la terre et la fourchette des
tensions d’entrée sont des points importants. Seul un nombre limité d’équipements
pourra être connecté à chaque stabilisateur, particulièrement pour les petits modèles.
• Mieux vaut en général installer un stabilisateur central pour l’entièreté du site.
• Il est important de prendre soigneusement en considération la fourchette de tension
d’entrée du stabilisateur.
• La puissance nominale de sortie d'un stabilisateur (la puissance indiquée par le
fabricant) ne reflète pas la puissance maximale que le stabilisateur sera capable de
fournir en toutes circonstances. La puissance maximale effective est liée au courant
d'entrée maximal. Quand la tension reçue diminue, le stabilisateur doit augmenter son
courant d'entrée pour maintenir la même puissance de sortie. Si la tension diminue de
25%, le courant d'entrée doit augmenter de 25%. Vu que la limite effective d'un
stabilisateur dépend du courant d'entrée, la puissance max délivrée devra diminuer en
conséquence. Si la tension d'entrée d'un stabilisateur de 10 kVA pour une tension

176
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
nominale de 230V est de 25% inférieure à 230V, la puissance de sortie max effective
du stabilisateur doit être réduite à 7.5kVA. Les stabilisateurs doivent être
surdimensionnés en fonction de la tension d'entrée minimum.
• Comme pour de nombreux types d'équipements électriques, surtout dans les climats
chauds, il est conseillé d'utiliser les stabilisateurs à la moitié de leurs caractéristiques
nominales officielles. Par exemple, si une alimentation de 50kVA est nécessaire,
installez un stabilisateur de 100kVA. Sa durée de vie sera plus longue, il ne
surchauffera pas et vous disposerez d'une capacité
de réserve lorsque la demande augmente
momentanément au-delà de la puissance prévue.
• Les stabilisateurs utilisent en général des bobines
en cuivre, qui sont très sensibles aux interruptions
brutales du courant. Les appareils de mauvaise
qualité ne protègent pas des surtensions produites
par les bobines en cas de coupure et agissent quasi
comme des bobines d'allumage ! La présence de
parasurtenseurs à l'entrée et à la sortie du
Figure 101:
stabilisateur est donc indispensable.
Stabilisateur bon marché
• Les stabilisateurs électroniques sont plus légers et – Sans mise à la terre.
plus fiables.

4. ASI (Alimentation Sans Interruption = UPS ‘Uninterrupted Power Supply’ en Anglais)

Les ASI modernes sont tous du type ‘double conversion’. Lorsque les batteries sont
installées, ils fonctionnent en tant qu'ASI et en cas de coupure assurent une alimentation
autonome pendant quelques minutes. Mais ils servent aussi de stabilisateurs, même sans
batteries. La fourchette est beaucoup plus large que dans le cas des stabilisateurs à
bobine de cuivre. Un ASI typique double
conversion peut fonctionner pour des tensions
d’entrée variant de -35% à +30% et même de -55%
à +30% si la charge ne dépasse pas 50% de la
puissance nominale. Le conseil donné pour les
stabilisateurs normaux vaut dans ce cas aussi:
utilisez-les à la moitié de leurs caractéristiques
assignées et leur durée de vie sera plus longue.

Figure 102: Exemple d'ASI double conversion de 6kVA


177
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
178
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6.8 CONCLUSIONS A PROPOS DES EXIGENCES DE QUALITÉ ET D'UTILISATION

Les équipes de MSF et du CICR doivent obligatoirement respecter les exigences en matière
de qualité et d'utilisation pour leurs installations électriques. Elles doivent également choisir
l'équipement adéquat. Toutefois, ce choix est souvent limité par les fournisseurs et fabricants
disponibles localement. Même s'il convient de privilégier les achats locaux pour de
nombreuses bonnes raisons, il est souvent difficile de trouver du matériel qui respecte nos
exigences de qualité.

Quelques conseils pour la recherche d’équipements de bonne qualité:

• Recherchez les représentants et distributeurs officiels des marques internationales.

• Recherchez les distributeurs nationaux et demandez-leur qui sont leurs principaux


clients et leurs fournisseurs locaux.

• Recherchez des consommateurs ayant les mêmes besoins et exigences que vous et
demandez-leur où ils ont trouvé les bons produits et services.

• Lorsque les distributeurs nationaux ne peuvent répondre à vos exigences spécifiques


(ex.: disjoncteurs de courbe B, etc.), les délais de livraison peuvent être très longs.

• Passez toujours votre commande en mentionnant le code de référence d'origine de la


marque.

• Si vous avez des doutes concernant la qualité ou l'authenticité de certains produits,


privilégiez l'achat en international.

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MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
7. RECOMMANDATIONS POUR LA CONCEPTION DES INSTALLATIONS

Par conception d’une installation nous entendons à la fois l'organisation, ou la structure d'un
système de distribution électrique, et les détails pratiques de l'exécution. Ellel définit la
position et la hiérarchie des composants et précise leurs caractéristiques nominales, tailles,
distances et emplacement dans les différents types de zones.
Ces recommandations portent sur l'installation "utilisateur", depuis le tableau terminal jusqu'à
l'ensemble des terminaux dans toutes les zones. L'installation "utilisateur" est l'installation
que le ‘client’ va voir et utiliser au quotidien. Derrière cette installation "utilisateur", nous
trouvons aussi le système de distribution principal, entre la source et le, ou les tableaux
terminaux. qu’il s’agisse d'un simple câble entre le compteur de la compagnie d'électricité et
un tableau unique ou d'un réseau plus complexe de câbles alimentant à partir de plusieurs
sources électriques les nombreux tableaux d’un site de grande taille. Les recommandations
relatives à la conception du système de distribution principal sont exposées à la première
section de ce chapitre.

7.1 ORGANISATION GÉNÉRALE D'UN RÉSEAU DE DISTRIBUTION

Comme décrit au chapitre 4, la première étape d'un ‘projet électrique’ consiste à définir
l'emplacement du(des) tableau(x) de distribution et, si plusieurs tableaux doivent être
installés, à établir un schéma reprenant les zones de distribution respectives. La structure et
l'emplacement du système de distribution principal doivent être définis en fonction de la
position de ces zones. Le dimensionnement et la position des zones de distribution sont les
premiers éléments qui doivent être définis.

7.1.1 DIMENSION D'UNE ZONE DE DISTRIBUTION

La position des tableaux de distribution et la taille de la zone de distribution sont définies


selon plusieurs critères, dont les principaux sont contenus dans les ‘règles des 15 mètres’.
Distances.

14.1 La distance entre tous lieux d'une installation électrique et le piquet de


terre qui y est lié doit être inférieure à 15 mètres.

Motifs :
Le niveau de surtension entre les masses de l’installation et l'environnement doit être limité
en cas d'orage, afin de garantir l'équipotentialité de toutes les masses connectées à la
jonction de terre principale avec tous les objets ou personnes présentes sur le site et en
contact avec la terre. Le potentiel électrique des protections équipotentielles doit être proche
de celui de la zone environnante et des occupants, même en cas de foudre.

181
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
14.2. La longueur maximum d'un circuit terminal est idéalement de 15 mètres.

Motifs :
1. Réduire les distances entre les terminaux et le tableau des disjoncteurs.
2. Utiliser des tableaux plus petits.
3. Simplifier le câblage de l'installation.
4. Réduire la longueur et les coûts des câbles terminaux.
5. Réduire le nombre de câbles, la taille et le coût du câblage.
7. Garantir que les parafoudres protègent bien tous les terminaux.
En pratique, les circuits sont plus longs que la distance directe entre le tableau et les
terminaux. Afin de limiter la longueur des circuits terminaux à 15 mètres, la zone de
distribution doit être incluse dans un cercle d'un rayon de 10 mètres à partir du tableau de
distribution. Le tableau de distribution doit être proche à la fois de la jonction de mise à la
terre principale et du point d'arrivée de l'alimentation (qui se trouve rarement au centre d'une
zone de distribution). Dans les résidences ou bureaux ordinaires, en fonction de la taille et de
la disposition des pièces et des étages, la zone de distribution moyenne couvre entre 100 et
200 m². Selon leur usage, les espaces plus grands doivent de préférence être équipés de
plus d'un tableau de distribution. Selon les besoins, certains locaux tels que ateliers,
laboratoires ou locaux techniques auront aussi leur propre tableau. Les circuits terminaux
pour lesquels il est impossible d’avoir une longueur inférieure à 15 mètres par exemple des
circuits d’éclairages extérieurs distants ou de pompes immergées, ne doivent de préférence
être utilisés qu'avec des équipements de classe II ou des équipements de classe I ou 0I hors
de portée. Autre critère, dans le cas de maisons ou bureaux, à titre indicatif, la puissance
totale installée d'une zone de distribution moyenne devrait ne pas excéder 10 – 15 kVA.

182
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
7.1.2 CALIBRE DES LIGNES DE DISTRIBUTION PRINCIPALES.

14.2 Pour garantir une réaction instantanée des protections en cas de court-
circuit, le calibre maximum des disjoncteurs des lignes de distribution
principales est de 1/3 du calibre du disjoncteur du générateur. Un disjoncteur de
courbe B est obligatoire.

Motifs :
1. En cas de court-circuit, les alternateurs ne sont pas capables de fournir plus de 2x leur
courant maximum.
2. En cas de court-circuit, les disjoncteurs les plus sensibles (courbe B) réagissent pour des
valeurs entre 3.5 et 5x leur calibre. Pour garantir un déclenchement immédiat, nous devons
avoir un courant de court-circuit d’au moins 5x la valeur du calibre. Le disjoncteur du
générateur est correctement dimensionné en cas de surcharge (pleine charge), mais est
naturellement surdimensionné en cas de courts-circuits, étant donné que le courant de court-
circuit n'atteint jamais une valeur de 5x le courant nominal du générateur. Il peut néanmoins
atteindre 5x la valeur d'un disjoncteur de courbe B calibré à 1/3 de la valeur du calibre du
disjoncteur du générateur.

14.3. Le courant assigné maximum des lignes de distribution principales doit


être limité à 63A (section minimum du câble 16mm²).

Motifs :
1. Rester dans la gamme des disjoncteurs domestiques (moins chers, plus faciles à trouver).
2. Comparés aux câbles de plus forte section, plus lourds et plus rigides, les câbles de 16
mm² sont encore faciles à manipuler et à installer.
3. Il faut réduire autant que possible la valeur assignée du disjoncteur en fonction du courant
de court-circuit limité produit par un générateur. Un disjoncteur de 63A de courbe B convient
pour des courants de court-circuit de générateurs à partir de 125kVA (180A). Ce disjoncteur
ne pourra pas réagir instantanément en cas de court-circuit avec de plus petits générateurs.
Avec de plus petits générateurs, la valeur assignée des disjoncteurs doit encore être réduite
en fonction du courant de court-circuit, en respectant la règle précédente.

14.4. Utilisez de préférence plusieurs lignes de distribution principales, jusqu'à


16 lignes et même plus, si le site d’installation est de grande dimension.

Motifs :
1. Plus de lignes principales suppose aussi des disjoncteurs de plus petits calibres.

183
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
2. Un plus grand nombre de lignes accroit la sélectivité en cas de déclenchement du
disjoncteur.
3. La quantité totale de câbles diminue étant donné que le fait de doubler la section d'un
câble ne double pas le courant qu'il peut transporter (en raison de la dissipation de chaleur).
4. Plus de sélectivité si un câble est endommagé – des zones plus petites sont affectées en
cas de déclenchement ou si un câble doit être réparé ou remplacé.

14.5. Réduire le nombre d'étapes (sous-tableaux) entre le tableau de


distribution principal et les tableaux terminaux. Idéalement, il ne doit y avoir
aucun intermédiaire. En d'autres termes, tous les tableaux terminaux devraient
être directement alimentés par les lignes de distribution principales.

Motifs:
Pour diminuer les calibres et le nombre de niveaux de protection et pour garantir leur
réactivité et leur sélectivité. Multiplier les étapes implique que les calibres des disjoncteurs,
qui doivent augmenter d'aval en amont à chaque étape, risquent d'atteindre des valeurs trop
élevées en tête, ou de rester trop proches d’un niveau de protection à un autre.

14.6. N'installez pas plus de 3 à 5 tableaux terminaux sur une ligne principale
– en fonction de la puissance de ces tableaux.

Motifs:
1. Le fait d'avoir un trop grand nombre de tableaux sur la même ligne diminue la sélectivité
en cas de déclenchement.
2. Le calibre des protections de tête de ligne et de tête de tableau restent proportionnées
l’une à l’autre, tout en respectant les conditions qui garantissent une sélectivité suffisante.

14.7. Lorsqu'il y a plus de 20 circuits terminaux sur un même tableau, divisez


le tableau en plusieurs parties, chacune ayant sa propre protection de tête.

Motifs:
1. Le fait de diviser un tableau en plusieurs parties permet de diminuer le calibre des
disjoncteurs de tête.
2. la réactivité et la sélectivité des protections est améliorée, surtout pour les protections
différentielles de tête.

184
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Dans la pratique: Capacité de distribution et puissance installée

Utilisation des équipements Permanente Intensive Moyenne Légère Rare

Simultanéité Totale Haute Moyenne Faible Jamais

% charges installées / 40% 50% 80% 100% 120%


capacité de distribution

Tableau
Conviendra pour une puissance installée max de
Phases Amps

3 40 11 kVA 14 kVA 22 kVA 28 kVA 33 kVA


3 32 9 kVA 11 kVA 18 kVA 22 kVA 26 kVA
3 25 7 kVA 9 kVA 14 kVA 17 kVA 21 kVA
1 40 4 kVA 5 kVA 7 kVA 9 kVA 11 kVA
1 32 3 kVA 4 kVA 6 kVA 7 kVA 9 kVA
1 25 2 kVA 3 kVA 5 kVA 6 kVA 7 kVA

Ce tableau illustre la puissance installée, le type d'usage et la fourchette de capacité de


distribution de tableaux d’une capacité de 6 à 28 kVA.
Il donne une meilleure idée du dimensionnement des tableaux et des zones de distribution.
Tableau 16: Capacité de distribution et puissance des dispositifs de consommation

Étude de charge
C'est l'étude de charge qui constituera, en fin de compte, la meilleure base pour
dimensionner correctement les tableaux et zones, en évitant les tableaux trop grands et des
calibres trop élevés pour les disjoncteurs généraux. Les tableaux et installations locales sont
plus faciles à placer et gérer lorsque le nombre de circuits est compris entre 10 et 20. Il est
néanmoins parfois nécessaire de distribuer plus de circuits à partir d'un même tableau. Par
exemple, dans les locaux techniques comportant un grand nombre d'équipements puissants
ou dans les autres zones spécifiques où il est préférable d'avoir un moins grand nombre de
tableaux plus grands plutôt que de multiples petits tableaux. Dans ces situations, la
protection principale du tableau peut être divisée en plusieurs dispositifs de protection
(disjoncteur principal et Différentiel de tête), chacun contrôlant une partie des circuits. Ainsi
on diminue Les calibre de tête, tandis que la sélectivité et la discrimination des protections
principales augmentent. Le dimensionnement d'un tableau et de ses protections est une
partie importante du dimensionnement et de l'organisation de toute l'installation.

185
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Capacité de distribution des circuits en amont et en aval
L'exemple ci-dessous figure la structure et le dimensionnement d'une installation. Il donne
une base de comparaison entre la puissance de l'alimentation électrique (100%), la charge
moyenne (50%) et la puissance installée totale (160%). Il montre que la somme des
puissances des tableaux de distribution et des circuits est finalement de 200%, 400% et
1400% de la puissance totale des équipements installés.

Figure 103: Calibre des circuits par rapport à leurs charges effectives

Points importants dans cet exemple:


• Dans cet exemple, le générateur est correctement dimensionné pour alimenter une
charge comprise entre 23% et 57% des charges totales installées et fonctionnera
parfaitement pour des pointes de consommation jusqu'à 63% des charges installeés
(simultanéité max.). Quant au réseau de distribution, il est largement capable
d'alimenter toutes les charges à 100% simultanément.
• La sélectivité (discrimination amont aval) des protections contre les courts-circuits et
les surcharges est assurée.
• Les surcharges sur les lignes de distribution principales et sur les protections
principales sont fortement improbables.

186
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
• Dans cet exemple les surcharges du générateur sont évitées, mais dans d'autres
situations nous pourrions avoir besoin de fournir des pointes à 100% ou plus et, donc il
faudrait installer un générateur plus grand. Notons que c’est quand le nombre de
consommateurs est peu élevé que le taux de simultanéité peut atteindre 100%. Dans
une installation de grande taille, il n'est pas nécessaire qu'un générateur soit capable
d'alimenter tous les consommateurs simultanément. Dans les cas généralement observé
de grandes installations, il est courant que la puissance du générateur soit comprise
entre 30% et 50% de la puissance des consommateurs installés. Un réseau de
distribution doit dans tous les cas pouvoir transporter une puissance bien plus élevée.

Deux autres méthodes sont couramment utilisées pour dimensionner un système de


distribution terminal:
Les deux sont destinées à définir le dimensionnement de la distribution finale, pas celui de la
source d'alimentation. Elles sont considérées comme étant raisonnablement précises pour
les ‘installations occidentales standard’. Toutefois, la densité de la demande en électricité, le
nombre d’équipements consommateurs et le nombre de terminaux varient de manière
significative en fonction du lieu, ainsi qu'entre les références occidentales et les situations sur
le terrain. Ces méthodes peuvent donner un bon point de comparaison, mais ne peuvent être
utilisées sans ajustements.

Méthode basée sur la surface au sol des pièces:


La capacité de distribution est calculée en W/m², selon les taux usuels applicables aux
différentes zones: 20W ou 50W/m² pour les couloirs ou débarras, 100W/m² pour les
chambres et salons; 200W/m² pour les bureaux; 400W/ m² pour les cuisines, etc.

Méthode basée sur le nombre de terminaux


La capacité de distribution est calculée en watt par terminal: 300w/prise, 200w/interrupteur.
Dans les deux cas, des consommateurs énergivores fixes sont ajoutés (chauffe-eau,
machine à laver, chauffages, climatiseurs, etc.).
Ces deux méthodes sont plus approximatives que le modèle basé sur une étude plus
analytique des besoins et sur les règles et exemples précédents. Dans le cas des
installations ‘normales’ ou ‘habituelles’, il est néanmoins parfois utile de contrôler les résultats
issus de la méthode analytique et de les comparer avec ceux obtenus à l'aide de ces deux
méthodes.

En pratique: sélectivité et utilisation des disjoncteurs de courbe C pour les courants


de démarrage élevés.
Si des disjoncteurs de courbe C sont utilisés au lieu de disjoncteurs de courbe B, leur calibre
maximum doit correspondre à 1/6 du calibre du disjoncteur du générateur. Les disjoncteurs
de courbe C ne sont utiles que pour les équipements avec des courants de démarrage
élevés. Toutefois, dans le cas ou un disjoncteur de courbe B se trouve en amont d’un courbe
B, la sélectivité (discrimination) n'est efficace que si son calibre est plus du double de celui
du disjoncteur en courbe C aval. Dans ce cas, un disjoncteur de courbe B d'un calibre plus
élevé peut être la solution.

187
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Discrimination sur court-circuit

PAS de discrimination sur court-circuit

Discrimination sur court-circuit, mais le disjoncteur de tête doit être surdimensionné

Discrimination sur court-circuit, mais section de câble plus importantes vers la charge
Figure 104: Disjoncteurs: choix des courbes de déclenchement et discrimination

7.1.3 EMPLACEMENT DU TABLEAU PRINCIPAL

Les câbles de grosse section sont chers. Par conséquent, le tableau principal doit être
positionné de manière stratégique. Le câble principal d'un générateur de 100 kVA (notre
exemple) doit pouvoir transporter 3 x 150A. Ce câble sera donc au moins un câble de 4 x 50
mm², ou mieux 4 x 70 mm². Pour les distances au-delà de 100 m., cette section doit être
augmentée.
Outre leur coût élevé, au-delà d’un certain poids au mètre la pose de câbles n'est pas aisée.
On ne peut pas toujours éviter l’utilisation de câbles de grosse section. Cependant, leur
longueur doit être réduite autant que possible en définissant au mieux la structure du
système de distribution électrique depuis la source jusqu'aux terminaux. Il doit être conçu de
telle sorte que le tableau de distribution principal ne soit pas trop éloigné de la source et soit
bien placé pour alimenter les tableaux de distribution terminaux au moyen de lignes de
distribution de dimension raisonnable.

188
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
7.1.4 ROUTAGE DES LIGNES PRINCIPALES

Le tracé des câbles principaux


entre le tableau général et les
tableaux de distribution
terminaux dépend des
emplacements choisis pour ces
tableaux terminaux.
Une grande partie des lignes
principales sont installées dans
des tranchées (lignes
souterraines) ou sont aériennes.
Si elles ne sont utilisées que
pour faire passer un seul câble,
creuser une tranchée ou installer
une ligne aérienne coûte plus cher que le câble lui-même.
• Le tracé doit être conçu de manière à réduire au maximum la longueur des tranchées
ou des lignes aériennes.
• Pour réduire les coûts, plusieurs câbles peuvent être regroupés dans une même
tranchée ou sur une même ligne aérienne, même si cela augmente légèrement la
longueur du câble.
• Lors de la construction d'un nouvel immeuble, certaines tranchées ou canalisations
sont également utilisées pour d'autres services (ex.: distribution d'eau, eaux usées,
réseau de données, éclairage extérieur, etc.). Lorsque des travaux d'excavation
doivent être effectués pour d’autres réseaux, il est pratique de rassembler l’ensemble
des services dans une seule tranchée. Avoir à la fois des canalisations d'eau et des
câbles électriques dans une même tranchée ne pose aucun problème. La coordination
des réseaux souterrains est une des premières priorités dans un projet de
construction. Les réseaux souterrains doivent aussi être coordonnés avec le réseau
de drainage des eaux de surface et la construction des routes ou des voiries.
• Utilisez les faces extérieures des murs comme supports. Placer des câbles sur un mur
coûte bien moins cher que de les enterrer.
• Quand vous n'avez pas d'autre choix que de traverser un bâtiment, il faut bien
identifier la voie la plus facile (ex.: faux plafonds, gaines ou conduits de service
existants). Cette solution sera certainement moins chère que d'installer des câbles
électriques dans des tranchées en contournant le bâtiment par l'extérieur.

Vous trouverez de plus amples détails concernant la pose des tableaux à la section 7.2 et
des explications relatives aux gaines techniques souterraines et à la pose des câbles à la
section 7.3.
Les figures à la page suivante présentent des exemples de tracés adéquats et inadéquats
pour les lignes de distribution principales sur un site de grande dimension.

189
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
UN GRAND NOMBRE DE
TRANCHÉES ONT ÉTÉ
CREUSÉES POUR
RÉDUIRE LA LONGUEUR
DES CÂBLES. Mais le coût
des tranchées est plus
élevé que le coût des
câbles.

La longueur des lignes


aériennes peut
également être réduite.

POUR RÉDUIRE LE COÛT,


PLUSIEURS CÂBLES SONT
INSTALLÉS DANS LA
MÊME TRANCHÉE.
Lorsque possible, les
câbles ont été placés sur
les murs.

Les lignes aériennes ont


été réduites au minimum.

Figure 105: Exemples de tracé des câbles principaux

Le fait de réduire le nombre et la longueur totale des tranchées diminue également les
risques de dommages accidentels aux lignes souterraines.

190
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
7.1.5 LE RÉSEAU DE PROTECTION ÉQUIPOTENTIELLE

L'équipotentialité d'un site ne peut être garantie par les seuls piquets de terre, même si
toutes les parties conductrices des bâtiments (charpente métallique, plomberie, poutres en
acier, etc.) ont été correctement connectées aux jonctions de terre principales, à proximité du
piquet de terre. Dans les pays où les orages sont fréquents, assurer l'équipotentialité du site
réduit fortement les risques liés à la foudre. Dans les nouveaux bâtiments, les armatures des
ouvrages en béton devront aussi être connectées à la protection équipotentielle, et une
boucle de terre devra être établie autour du bâtiment. Tous les bâtiments existants mesurant
plus de 10 mètres de long doivent être pourvus de ce type de système de mise à la terre.
Une telle boucle peut être réalisée à l'aide de rubans de cuivre tressé plats de 35 mm² (très
bon conducteur, mais onéreux) ou avec des rubans d’acier galvanisé de 100 mm². Cette
règle doit être respectée dans tout nouveau bâtiment construit par MSF et par le CICR.

Figure 106: Boucle de terre autour d'un grand bâtiment.


Les triangles verts représentent les piquets de terre et les jonctions avec les armatures.

Une boucle de terre installée autour d'un bâtiment doit être reliée aux armatures de la dalle
tous les 5 mètres. Les boucles de terre proches les unes des autres (moins de 15 mètres)
doivent être interconnectées.
Des piquets de terre doivent renforcer le système à chaque angle du bâtiment. Dans la
plupart des cas, les piquets devront avoir une longueur de 3 mètres. Les sols humides offrent
toujours une meilleure conductivité. Cependant, l'humidité n'est pas une constante. Par
conséquent, lors de la conception d'un réseau de mise à la terre, il convient de tenir compte
du fait que le sol sera parfois extrêmement sec et, en fonction de la conductivité du sol, des
191
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
piquets additionnels ou plus longs seront nécessaires pour garantir une bonne mise à la terre
du site. Les sols sont parfois plus humides en profondeur, mais ce n'est pas toujours le cas.
Lorsque le bâtiment fait plus de 15-20 mètres de long, il est conseillé d'ajouter des piquets
tous les 5 mètres, de préférence à l'endroit où la boucle est reliée aux armatures.

Enceinte du tableau

Protection équipotentielle des circuits électriques


Même section que les circuits

Dispositif de
protection
contre les
Barre de jonction de terre
surtensions
Mise à la
(SPD)
terre ‘parafoudre’
principale
des circuits Fil de terre principal des circuits
électriques. électriques (< 3m)
Même Sans SPD: même section que
section que précédent. (Min 10 mm²)
le câblage Avec SPD: min 25 mm² recommandé
interne du
tableau de
Mise à la
distribution.
terre non
Min 10 mm²
électrique
(protection
du bâtiment)
– plomberie,
masses
Jonction de terre métalliques
principale 6 mm²

Conducteur
de terre
principal
Min 16 mm²
Avec SPD:
min 25 mm²
35 mm²
recommand
é

Piquet de terre ou
boucle de terre
Figure 107: Fils et jonctions de mise à la terre
Jonctions de terre dans les bâtiments
Les jonctions de terre principales des tableaux électriques sont connectées au piquet de
terre, ainsi qu'à la boucle de terre si elle existe. Elles sont souvent installée à l'extérieur, au
niveau du mur extérieur, et connectent les terres du tableau à toutes les autres protections
équipotentielles de la zone (à l'intérieur ou à l'extérieur du bâtiment). La distance maximale
192
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
recommandée entre le tableau et la jonction principale de terre est de 3 mètres. Les jonctions
et sections des différents câbles de terre sont illustrées dans la figure ci-dessous.

Le réseau de mise à la terre d'un bâtiment comprend 3 branches principales:


1. La mise à la terre du ‘sol’ (situation, sous-sol, référence du site)
a. Piquet de terre profilé X en acier galvanisé de 3 mètres de profondeur
b. Boucle de terre
c. Fondations du bâtiment/ barres / radier
Tous les éléments doivent être réalisés en cuivre de 35 mm² ou acier galvanisé de
100 mm².
2. La mise à la terre du bâtiment
a. Éléments conducteurs, toits en tôles ondulées (6 – 16mm²)
b. Structures métalliques, tuyaux, salles de bain (6 mm²)
Le fil de terre doit être continu (pas d'interruption) jusqu'à la jonction de terre principale.

Luminaires

(2.5 mm²)
Tableau de Mise à la (6mm²)
distribution terre
électrique électrique
(2.5 mm²) locale
Fil principal de
(10 -25 mise à la terre Prise, masse Baignoire/vidange (6mm²)
mm²) métallique métallique

Jonction de terre principale


Borne test /
sectionneur (6 mm²) Jonctions
Jonction aux Mise à la vers les
barres de béton terre non tuyaux (eau,
(16-35
électrique gaz,
mm²) (35 mm²)
combustible)
Piquet / boucle
de terre

Figure 108: Jonctions de mise à la terre dans les bâtiments

3. La mise à la terre électrique


a. Protection équipotentielle des terminaux électriques / équipements / câbles de
distribution / salles de bain.
b. Tous les câbles électriques de protection équipotentielle sont connectés à la
barre de jonction de mise à la terre dans le tableau des disjoncteurs.
c. Les masses de la salle de bain (ex.: baignoire, tuyaux, vidanges, etc.) peuvent
être connectées de l'une des trois manières suivantes:
• Fil de 6 mm² vers une prise/boîte de jonction locale (reconnexion à la
mise à la terre du réseau électrique).
• Fil de 6 mm² à la barre de jonction de terre dans le tableau électrique.
• Fil de 6 mm² vers la jonction de terre principale.

193
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Jonction de terre principale:
Les branches ‘2’ et ‘3’ sont connectées à la jonction de terre principale:
- Les fils de terre du bâtiment rejoignent la jonction de terre principale (6-16mm²).
- La mise à la terre électrique principale rejoint la jonction de terre principale (10-25mm²).
- Les fils de protection de la salle de bain rejoignent la jonction de terre principale (6
mm²).

La jonction de terre principale est connectée à la branche 1.


- Le fil de terre principal du bâtiment (16-35mm²) relie la jonction de terre principale au
réseau de mise à la terre du sol (piquet, boucle).

Borne test/sectionneur:
Ces dispositifs sont optionnels mais souvent installés à des fins de test ou de mesure.

Piquet de terre

Conducteur Jonction: (Cosse, boulon


de terre ou boulon galvanisé
principal percé, rondelle en
cuivre, rondelle plate,
Fenêtre d'inspection écrou)

10 cm

Protection
contre la Profilé en X en
corrosion acier galvanisé
Profondeur
2-3 m

Figure 109: Installation d'un piquet de terre

• Les solutions les moins chères et les plus durables sont obtenues avec de l'acier
galvanisé.
• La surface de contact piquet / terre est aussi augmentée en utilisant un profil en ‘X’.
• Les résultats sont meilleurs sur les sites humides.
• La résistance de dispersion peut être améliorée en ajoutant un composé conducteur
sur un espace de 30 cm autour du piquet (ex.: la poudre de charbon de bois
fonctionne bien et n'est pas chère).
• N'utilisez pas de sel ou d'autres produits corrosifs pour améliorer la conductivité !
194
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
7.2 TABLEAUX DE DISTRIBUTION
7.2.1 POSITIONNEMENT DES TABLEAUX DE DISTRIBUTION

Règle de positionnement des tableaux électriques

• Les tableaux terminaux sont positionnés de manière stratégique à l'intérieur de leur zone
de distribution.
• La zone de distribution se situe dans un rayon de 10 m maximum du tableau alimentant
la zone.
• À l'exception de quelques excursions exceptionnelles hors de la zone (longs circuits
extérieurs), la zone de distribution peut être plus petite, mais en aucun cas plus grande.
• La jonction de terre principale (piquet, boucle souterraine) se trouve de préférence à une
distance max. de 3 mètres du tableau (longueur du fil de terre principal).
• Dans les nouveaux bâtiments, l'architecte doit concevoir un emplacement intégré et les
conduits techniques ad hoc pour le placement du tableau de distribution.
• En fonction de la situation, les tableaux doivent être installés dans un local spécifique ou
être accessibles aux utilisateurs.
• Lorsque les tableaux sont placés dans une pièce fermée, l'accès à la pièce (clés) doit
être possible 24h sur 24 pour le personnel technique de service.
• Tous les accès et passages vers les tableaux doivent être dépourvus d'obstacles.
• En particulier, les tableaux ne peuvent être cachés derrière des étagères ou autres
meubles.
• Les tableaux ne peuvent créer un obstacle à la circulation dans les couloirs ou autres
passages, portes ou escaliers.
• Une distance minimum de 1 mètre doit être prévue entre un tableau et une fenêtre.
• Les tableaux ne peuvent être installés en face d'une porte ou d'une fenêtre.
• Les tableaux doivent être installés dans des endroits secs. Lorsqu'ils sont installés à
l'extérieur, leur indice de protection doit être IP66, le sol doit être une dalle sèche ou tout
autre type de sol sec placé sur la surface du sol. Ils doivent être protégés de la pluie par un
toit approprié et des murs sur au moins 2 mètres. Si nécessaire, la zone entourant la cabine
doit être drainée. L'accès à la cabine électrique doit être dépourvu d'obstacles.
• Le tiers supérieur d'un tableau électrique doit de préférence être placé à une hauteur
comprise entre 150 et 200 cm.

Les grands tableaux (hauteur supérieure à 1.5m) doivent être placés sur le sol
• Ils doivent de préférence être placés sur un support (maçonnerie ou pied en acier) pour
que le bas du tableau soit situé à une hauteur de 20 cm au-dessus de la surface du sol.
• Ils doivent être fixés au mur.
• Toutes les précautions doivent être prises pour que de l'eau ne puisse s'y infiltrer même
quand le sol est inondé.
• Aucun équipement ne peut être installé dans un tableau à une hauteur inférieure à 40 cm
du sol.
• Un éclairage d'urgence autonome sur batterie doit être installé pour fournir de l'éclairage
au niveau du tableau et de la zone environnante en cas de coupure d'électricité.

195
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
7.2.2 CONCEPTION DES TABLEAUX DE DISTRIBUTION

La dimension et la structure du tableau de distribution ont été présentées au chapitre


précédent. Si la dimension est importante, la disposition générale doit également suivre
certaines règles.
Le boîtier de distribution doit être clair.
 D'un seul coup d'œil, n'importe qui doit pouvoir comprendre la structure générale du
tableau de distribution. L'identification des entrées, protections générales et circuits
sortants doit être aisée.
Tous les circuits doivent être identifiés ou numérotés. Des copies des schémas électriques et
de positionnement doivent être placées dans le tableau ou dans une enveloppe scellée
proche du tableau. Ces schémas doivent naturellement être à jour.

Figure 110: Disposition générale d'un tableau de distribution

Le boîtier de distribution doit être organisé.


 On travaille généralement de gauche à droite et du haut vers le bas.
 La plupart des composants d'un tableau fonctionnent de la même manière avec leur
entrées en bas ou en haut, mais on appliquera de préférence aussi la règle ‘de gauche à
droite et de haut en bas’. L'alimentation doit entrer dans le dispositif par le haut et sortir

196
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par le bas. l’alimentation électrique d’une rangée de disjoncteurs doit également de
préférence se faire par le haut et de gauche à droite.

 Il n'est pas inhabituel que l'alimentation du tableau entre par le bas et que les circuits
sortants sortent par le haut du tableau. Ce n'est pas nécessairement un problème et il
reste possible d'organiser le tableau de gauche à droite et de haut en bas. Il suffit de
disposer de suffisamment d'espace pour que les câbles d'alimentation entrants
traversent le tableau de bas en haut, par derrière, pour alimenter le disjoncteur général
en haut à gauche. De la même manière, les circuits sortants peuvent aussi traverser le
tableau pour sortir vers le haut.
 Dans certains cas, il est plus aisé d'organiser le tableau de bas en haut (ou de toute
autre manière). Ce n'est pas la solution que nous privilégions mais c’est parfois peut-être
plus adapté aux circonstances. Le plus important est que le tableau soit clair, organisé
de façon rationnelle, facile à comprendre, avec suffisamment d’espaces laissés libres, et
soit organisé de manière similaire aux autres tableaux de l'installation.

Une attention spécifique doit être accordée à la section des fils de distribution.
Il n'est malheureusement pas rare que les fils allant de la protection principale
vers les disjoncteurs terminaux n'aient pas une section
adaptée au calibre du disjoncteur général.

 La section des fils qui distribuent le


courant à tous les circuits terminaux
dépend du calibre du disjoncteur de tête.

DANGER!
Des câbles de 2.5
mm² vers les Alimentation
disjoncteurs ne 10 mm² 40A
conviennent pas!

Figure 111: Section erronée de l’alimentation


d’une rangée de disjoncteur

 Dans les grands tableaux comptant


plusieurs dizaines de circuits terminaux, mieux
vaut diviser le tableau en plusieurs parties
principales, protégées individuellement par une
protection de 32A plutôt que d’utiliser une
protection unique de 63A. La sélectivité
(discrimination) sera accrue, tandis que la
valeur assignée des disjoncteurs de tête et des
fils de distribution dans le tableau diminue.

Figure 112: Division de la protection Dans cet exemple, chaque rangée


principale des tableaux possède sa propre protection générale.

197
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 Avec une valeur assignée maximum (si possible) de 32A pour la protection de tête des
tableaux, des fils de 6mm² peuvent être utilisés pour distribuer l'énergie aux disjoncteurs
terminaux. Les fils de 6mm² sont gérables et ne sont pas trop difficiles à manipuler. Si
calibre du disjoncteur de tête est plus élevée, des fils de 10mm² ou plus seront
nécessaires, mais ne sont pas si faciles à manipuler.
 La meilleure méthode pour alimenter une rangée de disjoncteurs est d’utiliser des bus ou
barres de distribution à dent (couramment appelées ‘peignes’) plutôt que des ponts en
fils. Ils sont plus faciles à installer et prennent moins de place dans le tableau.

Sans ‘peigne’ de
distribution

Avec ‘peigne’ de
distribution

Plusieurs modèles de barres de distribution sont disponibles dans une large gamme de
puissances et de configurations : monophasés 1 ou 2 poles, triphasées 3 ou 4 pôles,

Figure 113:
Utilisation de ‘peignes’ de jonction pour alimenter les disjoncteurs

 Il est recommandé de laisser 1/3 du tableau vide, pour éviter les surchauffes, pouvoir
rajouter des circuits et obtenir une plus grande clarté.

 Dans tous les cas, mais plus spécifiquement pour les grands tableaux, il est important de
définir le chemin des fils entre l'entrée du tableau et leur point de jonction aux
appareillages. Ils peuvent passer derrière les rails DIN, ou une zone peut être réservée à
cet usage sur les côtés du tableau. Rassembler et lier les fils en faisceau pour gagner de
la place offre aussi au résultat visuel une plus grande clarté et simplicité. Les faisceaux
de fils peuvent passer sur les côtés du boîtier et entre les rangées d’appareillages.

198
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 Il est important que tous les fils qui pénètrent dans un tableau soient suffisamment longs
pour faciliter leur cheminement et permettre une connexion aisée aux dispositifs. Lorsque
vous réalisez le câblage d'une installation, laissez toujours un excédent de fil, que ce soit
pour les boites d’encastrement des terminaux, pour les boîtes de jonction et pour
tableaux. En pratique on laissera une longueur excédentaire correspondant à la somme
de la hauteur et de la largeur de l'enceinte, plus 10 cm. La longueur sera adaptée
ensuite, au moment de réaliser les jonctions et branchements des fils, mais dans tous les
cas les fils suivront un tracé orthogonal, et seront suffisamment longs pour permettre une
adaptation ultérieure du câblage. Un fil trop long peut toujours être raccourci. Un fil trop
court ne peut jamais être rallongé !

Certains tableaux sont très dangereux et compliqués…

199
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200
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
7.3 PLACEMENT DES CONDUITS ET BOÎTES DE JONCTION

7.3.1 CÂBLES SOUTERRAINS


 Les câbles souterrains
Couverture doivent être armés ou être placés
Ruban de signalisation dans un tube flexible ou dans un
tuyau en PVC rigide. Plusieurs
Remblai câbles peuvent prendre place dans
un même conduit, ce qui rend plus
Grille de
protection facile l'ajout ou le remplacement de
Câble dans câbles.
un conduit
 Sur les grands chantiers on
trouve fréquemment autour et à
Sable jaune travers du site des tranchées de
service équipées de plusieurs
tubes – vides - en PVC de 100-
Tranchée 120mm de diamètre. Il s’agit de
40cm
gaines prévisionnelles posées en
Figure 114: attente de la pose de réseaux
Disposition d'une tranchée pour câble souterrain
divers, avant même que ceux-ci
soient complètement définis. Dans ce cas, les câbles pourront être placés à tout moment
du chantier, et les ajouts et modifications restent encore possible pendant toute la durée
de vie du bâtiment ou du complexe.
 Si plusieurs câbles (armés ou posés dans un conduit flexible) sont placés dans une même
tranchée, la distance horizontale entre les câbles doit être de 3-5 cm.
 Attention aux contraintes mécaniques sur les câbles enterrés. Les câbles seront posés
sans être mis en traction, qu’ils gardent quelques ondulations naturelles, de manière à
pouvoir absorber d’éventuels légers mouvements de terrain.
 La profondeur correcte d'une tranchée est de 80cm et le câble sera posé à 60cm de la
surface.
 Les couvertures de protection sont souvent utiles. Si la tranchée traverse une route ou un
chemin elles sont obligatoires.
 Selon la nature du sol, le coffrage ou l'inclinaison des bords est nécessaire pour garantir la
stabilité de la tranchée pendant les travaux de creusement.
 Comme pour tous travaux de creusement, il faut opérer avec précaution, en tenant compte
de ce qui pourrait se trouver sous la surface du sol.
 Le conduit doit être entouré de sable jaune. La couleur doit être différente de celle de la
terre environnante pour que toute personne creusant à proximité puisse repérer plus
facilement la présence d'un câble. De nombreux types de sols contiennent des pierres. La
présence de sable permet aussi d'éviter que le sol pierreux puisse endommager le câble
ou les conduits. Le sable limite aussi la présence de racines et de rongeurs.

201
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 La grille de protection n'est pas toujours utilisée. Elle fournit pourtant une bonne protection
contre les pelles et autres outils d'excavation.
 Le remblai est généralement fait avec la terre excavée de la tranchée.
 Le ruban de signalisation est placé à une profondeur de 15-20 cm sous la surface du sol.
Un ruban spécial est parfois disponible. À défaut, un ruban rouge/blanc ou jaune/noir fera
l'affaire.

Figure 115: Rubans de signalisation de câbles souterrains

 Quel que soit le type de gaine placé dans une tranchée, un certain nombre de règles
s'appliquent à son tracé:

Max 25 m.

Regard à Regard tous les


chaque angle 25 m en ligne
droite

Figure 116: Regards le long d'une tranchée

Tous les types de gaines souterraines doivent respecter


les règles suiivantes:
 Qu'elles soient destinées au passage d'eau, de gaz,
de données ou d'électricité, aucune courbe, jonction
en T ou changement de direction ne sont autorisés.
 À chaque courbe ou jonction, il faut prévoir un regard
Regard
 En ligne droite, un regard est prévu au moins tous les
25 mètres.
 Toutes les sections entre les regards sont droites.
 Les regards sont réalisés à l'aide de boîtiers spéciaux en PVC ou avec
des briques et du béton. Ils doivent être protégés de la pluie. Ils peuvent
contenir des boîtes de jonction (IP 68 + ‘Magic gel’).
Sortie de câbles enterrés

202
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Lorsqu'ils sortent du sol, les câbles électriques doivent être
protégés mécaniquement. Si les câbles sortent du sol à la
verticale, ils doivent être placés contre un mur ou une structure
fixe. Tous les câbles verticaux placés contre un mur doivent être
protégés des chocs, (mouvements accidentels de véhicules, ou
autres objets) spécifiquement quand ils sont en extérieur. Dans
ces situations, les câbles doivent être protégés par un tuyau en
acier épais jusqu'à une hauteur de 150cm. La partie supérieure
du tuyau doit être équipée d'un coude pour prévenir la
pénétration d'eau.
Figure 117 :
disposition de protections pour une sortie de câble hors du sol

7.3.2 CABLES ET CONDUITS DANS UN BÂTIMENT

Il existe de nombreuses manières d'installer des câbles et conduits dans un bâtiment.


Câbles apparents
Généralités:
• Tous les câbles apparents verticaux doivent être installés parallèlement aux murs
environnants. Ils peuvent être installés aux angles des murs.
• Tous les câbles apparents horizontaux doivent être installés parallèlement au plafond,
à une distance comprise entre 25 et 35 cm du plafond.
• Les câbles apparents doivent être fixés avec des colliers de fixation.
• Les courbes doivent être fixées à chaque extrémité au moyen d'un collier de fixation.
• Les câbles apparents en plafond doivent être perpendiculaires au mur d'où ils
proviennent.

Câbles apparents sans conduit:


• Les câbles apparents sans conduit sont moins coûteux, mais donnent une impression
moins soignée.
• On les retrouve généralement dans les ateliers et autres locaux techniques.
• Dans certains cas, les câbles doivent être placés dans une protection mécanique et
ne peuvent être installés sans ce conduit.
• Pour les sections droites la distance entre les colliers de fixation est de max 50 cm.
• Lorsque plusieurs câbles suivent un même tracé, la distance minimum entre les
câbles doit être au moins équivalente à la moitié du diamètre du câble. La distance
entre des câbles adjacents doit être constante.

203
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Câbles apparents dans un tube rond:
• La distance entre les colliers de fixation pour tubes en PCV rigides est de max 60cm.
• En cas d'utilisation d'un câble multiconducteur seules les parties droites du cable
doivent être sous tube. Les coudes peuvent être réalisés sans utiliser de conduit entre
les longueurs de tubes droits.
• Si des fils mono conducteurs sont utilisés, les coudes doivent être réalisés avec des
sections de tubes flexibles.

Ces types d'installations apparentes conviennent mieux aux entrepôts ou ateliers.

Câbles apparents dans des goulottes carrées en plastique:


• Elles sont plus esthétiques que les conduits circulaires et peuvent être utilisées dans
les maisons et les bureaux. Elles sont plus hygiéniques que tout autre type de conduit
apparent et peuvent être utilisées dans les installations médicales. Elles sont souvent
utilisées dans les salles d'opération et laboratoires.

• Elles doivent être installées très soigneusement. Pour


éviter un résultat peu esthétique, toutes les jonctions
entre les sections des goulottes doivent être coupées et
placées de manière très précise. Notez aussi que les
ouvertures peuvent être une source de problèmes ou
de pénétration de saletés.

• Elles peuvent être utilisées autour des portes,


directement sous le plafond ou dans le bas des murs

• Si plusieurs circuits réalisés avec des fils mono


conducteurs doivent être installés dans une même
goulotte, celle-ci doit être équipée d'un système de
séparation pour isoler les circuits les uns des autres.

Figure 118:
Utilisation de goulottes carrées en plastique

204
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
• Des jonctions peuvent être réalisées dans les goulottes en plastique. Cela pertmet de
réduire le nombre de boîtes de jonctions.
• Certaines marques vendent des terminaux pouvant être intégrés à des goulottes.

Figure 119: Terminaux intégrées à des goulottes plastique

• Les goulottes en plastique de bonne qualité sont parfois très chères.

Fixation des conduits aux murs et autres supports


Un problème fréquent avec la fixation des câbles et conduits sur les murs est que parfois les
murs sont si peu résistants que le système de fixation n'est pas suffisamment solide.

Les fixations à clous ne sont efficaces que


dans le bois. Elles sont rarement utilisables
dans les murs en maçonnerie.

Si les murs sont suffisamment solides les vis


avec chevilles peuvent faire l'affaire pour
garantir une bonne fixation. Une grande
variété de systèmes de fixation sont
disponibles sur le marché, mais l’utilisation
Figure 120: de colliers avec des embases à frapper, à
Différents types de fixations murales coller ou a visser sont souvent la meilleure
option.

205
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Selon qu’ils soient placés horizontalement ou verticalement, les conduits sur les murs ne
sont pas soumis aux mêmes contraintes. Les conduits horizontaux s'affaisseront plus vite
que les verticaux. Pour les conduits horizontaux, il suffit d'une seule fixation défaillante pour
que les deux fixations voisines doivent supporter plus de poids, et défaillent à leur tour. C'est
pourquoi, avec le temps, les conduits horizontaux finissent souvent par se détacher du mur,
ou s'affaissent entre les quelques points de fixation restés vaillants.
Par ailleurs, les conduits horizontaux accumulent la poussière et la graisse. Pour des raisons
d’hygiène Il faut éviter ce type de pose les locaux à usage médical, surtout s’ils doivent être
stériles. Les conduits verticaux posent moins de problèmes. Ils ne s'affaissent pas, et
n'accumulent pas autant de poussières.
Les goulottes carrées en plastique présentent des avantages en termes de fixation.
L'emplacement des vis de fixation peut être choisi de manière à profiter des endroits les plus
résistants des murs. S'il n'est pas possible d'utiliser des vis de fixation, un adhésif peut être
utilisé. Par ailleurs, sceller les espaces entre le mur (ou le plafond) et la goulotte à l'aide d'un
mastic permet de condamner les espaces où la poussière peut s’accumuler. Mais dans les
installations médicales on préfèrera toujours privilégier l'encastrement.

Les chemins de câbles métalliques:

Les chemins de câbles métalliques sont une


solution très pratique pour soutenir les câbles. Ils
sont souvent utilisés dans les locaux techniques
ou ateliers. Si des chemins de câbles de marque
ne sont pas disponibles, il est possible d'en
fabriquer localement avec des profils d'acier ronds
ou même des barres à beton (si les câbles sont
particulièrement lourds).

Figure 121: Chemin de câbles métalliques

Câbles encastrés

Câbles encastrés dans les murs en maçonnerie


Les câbles encastrés en maçonnerie doivent être installés dans des tubes en plastique. Il est
préférable d'utiliser des conduits flexibles, mais l'utilisation de conduits rigides est aussi
possible. Dans les conduits encastrés Il est conseillé de n’utiliser que des fils mono
conducteurs. Les conduits doivent avoir un diamètre minimum de 20mm. Inutile de faire des
saignées profondes. La profondeur de la saignée doit avoir un centimètre de plus que le
diamètre du conduit. Les conduits peuvent être fixés dans la saignée à l'aide de clous ou
d'un plâtre de fixation rapide. Le tout est ensuite recouvert d'une couche de plâtre de 1 cm.

206
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Les conduits encastrés ne peuvent courir que verticalement ou horizontalement. Certaines
zones sont réservées à l'encastrement des câbles, comme illustré dans la figure ci-dessous:

Figure 122: Espaces réservés aux conduits encastrés dans une pièce

Les boîtes de jonction doivent de préférence être encastrées, mais leur couvercle doit
demeurer visible. Le passage de conduits et câbles encastrés à travers les murs est autorisé.
Ce travail se fera avec prudence, en tenant compte de la solidité du mur et de la disposition
du conduit et du câble.
Câbles encastrés dans les parois creuses:
Les câbles multiconducteurs et les mono conducteurs sous tube peuvent être installés dans
les parois creuses. Aucune règle ou convention ne commande le tracé des câbles dans les
parois creuses. En cas de présence de rongeurs, il est conseillé d’utiliser des tubes flexibles
largement dimensionnés.
Câbles installés dans les faux plafonds:
Installer les câbles dans un faux plafond est souvent une bonne solution : cela permet
d'éviter les poses horizontales sur ou dans les murs. Aucune convention ne s'applique au
tracé des câbles dans un faux plafond. Si possible, on préfèrera quand même regrouper les
câbles le long de chemins réservés. Pour garantir la protection contre les rongeurs, tous les
câbles passant dans un faux plafond doivent être placés dans des tubes plastiques flexibles.
Les boîtes de jonction peuvent être installées dans les faux plafonds. Elles doivent être IP 66
et être équipées de presse-étoupes, afin de garantir leur étanchéité et leur protection contre
les insectes et la poussière.
Câbles passant sous le sol:
Si le sol est creux ou en présence d'une cave, les câbles peuvent être installés sous le sol.
Les mêmes principes que pour l'installation dans un faux plafond s'appliquent.

207
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
7.4 POSE DES TERMINAUX

Aux chapitres précédents, nous nous sommes penchés sur les aspects techniques des
terminaux. Certaines règles s’appliquent aussi à leur positionnement.

Prises de sol:
• Distance minimum par rapport à un coin: 50 cm
• Distance minimum par rapport à un cadre de porte: 20 cm
• Hauteur par rapport au sol: entre 20 et 30 cm. Toutes les prises doivent être placées à
la même hauteur!
• Évitez l'installation de prises sous une fenêtre.
• Pensez à l'utilité de la prise: une double prise est parfois nécessaire.
• Distance entre des prises adjacentes: 150 cm.

Prises sur un plan de travail, une table, ou un établi dans un atelier.


• La hauteur recommandée est de 120 cm, mais peut varier en fonction de l'usage.
• La hauteur usuelle par rapport à un plan de travail ou une table est comprise entre 15
et 30 cm.

Interrupteurs:
• Tous les interrupteurs doivent être à la même hauteur. La hauteur standard est
comprise entre 90 et 120 cm. Voyez l'usage courant dans le pays.
• Les interrupteurs sont souvent placés à côté des portes. Cependant, dans certaines
situations (éclairage extérieur, salle de bain, etc) ils peuvent être placés ailleurs.
• L'interrupteur doit être placé du côté de la porte où se trouve la poignée.
• Distance minimum par rapport au cadre de porte: 20 cm.

208
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
7.5 TAILLES ET ZONES DE DISTRIBUTION DES CIRCUITS TERMINAUX

La taille des différents circuits terminaux est définie en fonction du nombre de points
d'alimentation (les prises par exemple). Le nombre maximum de points par circuit doit être
compris entre 5 et 8. Le choix de la zone de distribution d'un circuit est également important:
certaines zones sont soumises à des exigences spéciales.

7.5.1 DIMENSION DES CIRCUITS

C’est d’abord le bon sens qui doit nous guider pour déterminer la dimension appropriée d'un
circuit. À titre indicatif, il faut considérer que 5 et 8 points d'alimentation sont un maximum et
que le nombre effectif de points (les prises par exemple) doit être établi selon les besoins
spécifiques.
Un local de bureau avec 'un grand nombre d'équipements (imprimante, écrans, ordinateurs,
etc.) peut être alimenté par 8 prises, plus un certain nombre de multiprises mobiles. Mais il
est important d’estimer de quelle manière les prises seront utilisées. À titre de rappel, la
charge effective moyenne sur les circuits terminaux est généralement inférieure à 10% du
calibre du circuit, et une charge continue ou durable ne doit jamais dépasser 60-70% de ce
calibre. Lorsque les prises sont constamment utilisées, elles ne doivent pas être considérées
de la même manière que celles qui ne le sont qu'occasionnellement. Un grand nombre
d'appareils sont constamment branchés, mais ne sont utilisés que quelques minutes ou
heures par jour (comme les photocopieuses).
Les circuits comprenant des prises utilisées de manière plus intensive, comme c'est le cas
dans les ateliers ou dans les cuisines, doivent être divisés en plusieurs circuits équipés de
moins de prises. La charge sur le circuit s'en trouve ainsi réduite et la continuité du service
dans la zone est accrue. Certains usages fixes spécifiques nécessitent également leur
propre circuit. Par exemple, pour le cas d’équipements puissants et d’usage régulier
(climatiseurs, pompes, fours, machines à laver) ou pour certains usages critiques (système
d'alarme ou service de communication critique).

7.5.2 ZONES DE DISTRIBUTION

La zone de distribution des circuits doit être définie de manière à minimiser les problèmes
d'indisponibilité en cas de panne. Par exemple, si un circuit d'éclairage est hors service, la
situation est plus facile à gérer si certains éclairages de la zone fonctionnent encore.

Idéalement, les circuits d'éclairage doivent être distribués de manière à ce que tout circuit
alimentant une zone donnée ne doive pas aussi alimenter les zones environnantes.

Dans certaines situations, même dans une même pièce, l'éclairage peut être assuré par plus
d'un circuit. Idem pour les prises. Une attention particulière doit être accordée à l'alimentation
des équipements critiques (chaîne du froid et équipement médical, par exemple). Le fait
d'avoir plus d'un circuit alimentant la zone permet de disposer sur place de ressources de
secours en cas de panne.
209
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
7.5.3 NOMBRE DE POINTS D'UN CIRCUIT GÉNÉRAL

Circuits de prises (circuits standard de 16A, UK 13A, US 15A)


Une prise = un point.
Les doubles prises sont également considérées comme un seul point.
Même s'ils sont officiellement autorisés dans certains pays, les circuits en boucle sont
interdits. Seuls les circuits radiaux sont admis.

Circuits d'éclairage (circuits standard de 10A)


Un interrupteur = un point.
Il convient d'ajouter un point par tranche d'éclairage fixe de 300 VA. Par conséquent, la
puissance maximum d'un circuit d'éclairage général de 10A est de: 1 interrupteur + 7 x
300VA = 2100VA.

7.5.4 CIRCUITS SPÉCIAUX

I. Circuits pour dispositifs fixes puissants


Ces circuits n'alimentent qu'un seul dispositif. Un dispositif fixe = un circuit.
Ces circuits alimentent des dispositifs fixes (puissants), tels que les fours, machines à
laver, climatiseurs, chauffages, pompes à eau, grands photocopieurs, machines de
menuiserie, gros serveurs informatiques, etc. Ces circuits doivent être spécifiquement
dimensionnés pour l'usage envisagé, avec au minimum 16A et des fils de 2.5mm². Il est
toutefois admis d'alimenter deux dispositifs identiques consommant moins de 1000VA à
partir du même circuit (ex.: deux climatiseurs ou deux chauffages basse puissance
identiques).

II. Circuits destinés aux dispositifs critiques


Ces circuits n'alimentent eux aussi qu'un seul dispositif. Un dispositif critique = un circuit.
Un dispositif critique peut être aussi bien un système d'alarme, qu'un éclairage de sécurité ou
de secours, un dispositif de stockage de données, de l'équipement médical critique ou
d'autres équipements de laboratoire critiques. Il est important d'évaluer le caractère critique
d'un dispositif par rapport aux autres dispositifs alimentés par le même circuit. Par exemple,
un dispositif médical critique ne peut être alimenté par un circuit qu'une bouilloire risquerait
de déclencher. Dans le cas des dispositifs critiques, ce n'est pas la puissance ou l'usage
constant qui constitue le principal critère de dimensionnement du circuit, mais sa continuité. Il
210
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
n'est pas toujours nécessaire d'avoir un circuit de 16A. N'oubliez cependant pas que les fils
trop fins n’ont pas une résistance mécanique suffisante pour être manipulés et être utilisés
dans une installation fixe. Dès lors, même pour une puissance inférieure à 10A, la section
minimale des fils des installations fixes est de 1.5mm².

III. Salles de bains et autres pièces d'eau


Les pièces d'eau et, en particulier, les salles de bain, doivent répondre à des exigences très
spécifiques.
Une pièce d'eau est une pièce dans laquelle de l'eau est utilisée de telle manière que le sol
risque d'être mouillé. Les deux principales pièces d'eau sont la buanderie et la salle de bain.
Une pièce d'eau n'est pas une pièce qui peut être sous eau (comme une piscine). D’autres
exigences spécifiques s'appliquent aux installations électriques aquatiques. Les salles de
bain sont particulièrement critiques étant donné que lorsqu'une personne prend une douche
ou un bain, elle est mouillée et ne porte pas de chaussures (susceptibles d'offrir une
protection contre les chocs électriques).

a. Pour toutes les pièces d'eau:

Tous les terminaux doivent être au moins IP44.


Tous les interrupteurs doivent être bipolaires.
Tous les circuits (y compris l'éclairage) doivent être protégés par un différentiel de type A
d'une sensibilité minimum de 30mA. Un différentiel d'une sensibilité de 10mA est parfois
nécessaire. Non pas que cela soit techniquement nécessaire (le seuil de danger étant fixé à
30mA), mais à titre de précaution supplémentaire. Si un différentiel de 10mA est installé, n'y
connectez pas trop d’équipements. En effet, la somme de petites pertes insignifiantes risque
de le déclencher. La plupart des pertes sont, dans tous les cas, collectées par la protection
équipotentielle connectée à toutes les masses, qui sont donc nettement moins dangereuses
pour les personnes en cas de perte. Il n'en reste pas moins que tout dispositif défectueux doit
déclencher une protection avant de causer un risque d'électrocution.
Toutes les précautions relatives aux pièces d'eau sont également applicables aux
équipements qui utilisent de l'eau, même s'ils sont installés dans une ‘pièce sèche’. C'est le
cas notamment des machines à laver et des chauffe-eau, qui doivent aussi être protégés par
un différentiel d'une sensibilité de 30 (10) mA.

b. Pour les salles de bain:

Outre les précautions applicables aux pièces d'eau, une salle de bain est divisée en zones
spécifiques en fonction de la distance par rapport à la baignoire ou à la douche. Des
exigences spécifiques ont été définies pour chacune de ces zones.
La ‘zone 0’ se situe à l'intérieur de la baignoire ou de la douche.
211
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La ‘zone 1’ est la zone située immédiatement au-dessus de la baignoire ou de la douche
jusqu'à une hauteur de 2,25m
La ‘zone 2’ est l'extension de la zone 1, sur 60 cm de chaque côté et sur 75 cm au-dessus
(jusqu'à une hauteur de 3,00 mètres). Même si elle n'est pas définie en tant que telle dans
toutes les règlementations officielles, toute la zone de 60 cm sur et autour de l'évier est
considérée comme relevant de la zone 2.

Figure 123: Division en zones et niveaux de sécurité dans une salle de bain

La ‘Zone 3’ correspond aux zones restantes de la salle de bain, jusqu'à une hauteur de 2,25
m ou 3,00 m pour la partie supérieure à la zone 1. Techniquement, le reste de la salle de
bain ne relève pas d'une zone spécifique, mais il est préférable de considérer que toute la
salle de bain est au moins en zone 3 (rendant un différentiel de 30mA obligatoire).

Il est fortement recommandé de n'autoriser les terminaux ou dispositifs


électriques que dans la zone 3 ou dans les zones non classées.

Cette recommandation concerne aussi bien les prises, que les interrupteurs et les luminaires.
Même les luminaires ne sont autorisés qu'en zone 3.
Le ou les interrupteurs généraux pour l'éclairage doivent être bipolaires et être installés hors
de la salle de bain. Tous les éclairages ou prises de service additionnels à l'intérieur de la
salle de bain (ex.: prise pour rasoir ou éclairage sur l'évier) doivent aussi être commandés
par l'interrupteur d'éclairage général de la salle de bain, placé à l’extérieur.
212
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
S'il y a une prise de service autour de l'évier et que la distance par rapport à la zone 2 est
inférieure à 40 cm, elle doit être isolée de l'alimentation générale par un transformateur
d'isolement de max 100W. Cette prise ne peut recevoir que des équipements de classe II et
ne peut pas avoir de jonction de terre. Les autres prises de service destinées à alimenter les
appareils plus puissants (sèche-cheveux, etc.) doivent être placés à une distance de plus de
40 cm de la zone 2. Certaines règlementations officielles exigent que ces prises soient
équipées d'un différentiel de 5mA (ex.: règlementation américaine).
Si le plafond de la salle de bain fait moins de 2,25 m de haut, seuls des luminaires de classe
II ou III sont autorisés. Dans le cas des dispositifs d'éclairage de classe III alimentés par un
transformateur TBTS externe, le transformateur doit être de classe II et situé dans la zone 3
ou à l'extérieur de la salle de bain.
Tout faux plafond qui ne peut être ouvert est considéré comme étant hors du volume de la
salle de bain, même s'il est placé à moins de 2,25 ou 3 mètres du sol.

Le cas des chauffe-eau et machines à laver situés à l'intérieur des salles de bain.
Certains estiment qu'il est préférable de ne pas autoriser l'installation de ces équipements
dans les salles de bain. S’ils sont autorisés il est important de veiller à bien réaliser la
jonction de ces équipements à la protection équipotentielle. Un différentiel de 30mA est
obligatoire dans tous les cas. Les machines à laver et chauffe-eau modernes sont recouverts
d'un matériau isolant, ce qui accroît leur sécurité de manière significative. En présence de
signes de corrosion du corps du chauffe-eau, l'appareil ne doit plus être utilisé. Si des signes
mineurs de corrosion apparaissent sur une machine à laver ou un frigo, ils doivent être
enlevés et peint. Si par contre, la corrosion est importante ou que des pertes sont observées
lorsque l'isolation électrique est mesurée, mieux vaut les mettre hors service que de les
réparer et maintenir en fonctionnement des appareils dégradés.

213
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
IV. Circuits extérieurs
Tous les équipements installés à l'extérieur doivent répondre aux mêmes exigences que
ceux des pièces d'eau, ainsi qu'à d'autres obligations additionnelles.
Tous les équipements, y compris les boîtes de jonction et les terminaux, doivent être au
moins IP 65. Les presse-étoupe et toutes les entrées des équipements doivent faire l'objet
d'une attention particulière en tant qu'éléments assurant une protection contre les intrusions
et renforçant mécaniquement les entrées de câbles. Un presse-étoupe doit permettre au
câble de résister à une tension d'au moins 10 Newton. Une attention particulière doit être
accordée au couvercle des boîtes de jonction. Plus généralement, les jointures entre les
parties mécaniques des dispositifs électriques extérieurs (même dans les climats secs)
doivent être correctement ajustées pour éviter les dommages causés par le sable et la
poussière. Tous les circuits extérieurs, y compris les circuits d'éclairage, doivent être
protégés par un différentiel de type A d'une sensibilité de 30mA. Tous les circuits extérieurs,
y compris les prises, doivent être commandés par des interrupteurs bipolaires, et
l'interrupteur doit de préférence être installé à l'intérieur. Le calibre de la protection contre les
surcharges et les courts-circuits des prises commandées dépend de la valeur assignée de
l'interrupteur, qui est généralement de 10A. Si des circuits de prises externes de 16A sont
nécessaires, il faut vérifier que l'interrupteur a bien un courant assigné de 16A.
Vu la sensibilité du différentiel requis, ne connectez pas trop d'éclairages externes à un
même circuit. Si un grand nombre de points d'éclairage sont nécessaires, il est préférable
d'avoir plusieurs circuits séparés, pour que même en cas de déclenchement, vous ayez
encore suffisamment de lumière dans les zones où c’est nécessaire.

214
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
V. Déploiement rapide d’installations provisoires en interventions d'urgence
Toutes les installations provisoires doivent répondre aux mêmes exigences que les
installations extérieures. Elles sont destinées à être installées aussi bien à l'extérieur qu'à
l'intérieur mais doivent dans tous les cas être au moins IP66. Le type d'équipement à utiliser
est très similaire à celui employé pour les chantiers en extérieur ou les festivals de musique
organisés en plein air. Tous les câbles doivent être des câbles flexibles recouverts de
caoutchouc ou d'un matériau flexible, étanche et de résistance mécanique comparable.
L'installation doit être « plug and play ». En cas d'urgence, il n'y a pas de temps à perdre
pour monter et câbler des tableaux de distribution sur place. Tous les tableaux de distribution
et câbles doivent être complets et équipés de leurs fiches et de leurs prises.

PIC 177

Figure 124:
Tableaux pour déploiement rapide d’installations provisoires

Ces tableaux et câbles sont spécifiquement prévus pour cet usage. Des appareils d'éclairage
avec pied ou suspension font aussi partie du matériel d’installation. Comme pour les
tableaux, Ils peuvent être installés aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur.
Tant que la puissance demandée reste raisonnable et que la zone d'installation n'est pas trop
étendue, les petites installations provisoires sont faciles à monter. Si la puissance électrique
est plus importante ou la zone à couvrir plus vaste, une approche similaire à celle applicable
aux projets d’installations fixes est indispensable.
Un plan du site est nécessaire, avec indication de la position
des terminaux et puissances associées, des tableaux de
distribution principaux et locaux, et des câbles de distribution.
Au plus une installations est importantes, au plus les
identifications deviennent indispensables : les tableaux
doivent être numérotés et les câbles identifiés à l’aide de
‘drapeaux’ à chaque extrémité. Ces ‘drapeaux’ reprennent
l’identification du tableau source et le numéro du circuit. Une
installation provisoire peut rapidement devenir difficile à gérer
et à utiliser si les câbles n'ont pas été correctement marqués.
Tenir compte des distances est aussi important pour les
installations provisoires que pour les installations fixes. En
particulier, il faut éviter l’utilisation d’enchainements de
Figure 125: Rallonge de rallonges et de multiprises pour composer des circuits
32A sur tambour. terminaux sur de trop longues distances. Il ne doit pas y avoir
trop de jonctions sur un même circuit et un système complexe

215
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
de rallonges multiples peut aussi compliquer la recherche du lieu de déconnexion
accidentelle d'un circuit.
Dans la pratique, il est conseillé d'avoir un tableau de distribution final tous les 20 mètres.
Les tableaux finaux doivent être de petits tableaux avec quelques circuits (4 suffisent
généralement) avec les prises inclues. Plusieurs configurations sont possibles. L’exemple le
plus simple est celui de tableaux équipés d’une prise châssis mâle 32A et d’une prise
châssis femelle 32A de manière à pouvoir chainer plusieurs tableaux sur une seule ligne
d’alimentation 32A. Ils peuvent être alimentés par des tableaux triphasés de 32A ou par des
tableaux triphasés de 32A connectés à 3 répartiteurs monophasés de 32A. Ou encore par
des tableaux de disjonction plus puissants de 50A ou 63A capables d'alimenter plusieurs
lignes en 1 x ou 3 x 32A. Les valeurs assignées et le nombre de tableaux dépendent
naturellement de la taille et des besoins en électricité de l'installation provisoire.

Structure typique d'un réseau de


distribution électrique provisoire

DISTRIB
DISTRIB DISTRIB
FINALE
FINALE FINALE

Distribution
principale
DISTRIB DISTRIB DISTRIB
FINALE FINALE FINALE

DISTRIB DISTRIB
DISTRIB
FINALE FINALE
FINALE

Distribution
principale

Figure 126: Structure d’un réseau de distribution provisoire


Il faut souligner que même lorsqu'elles sont installées en intérieur, les contraintes
applicables aux installations provisoires sont plus strictes que pour les installations fixes. Les
216
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
installations provisoires intérieures doivent être remplacées par des installations fixes dès
que possible.
Dans certains contextes où MSF et le CICR opèrent, des installations provisoires devront
parfois fonctionner pendant une durée assez longue. Par exemple, il est courant que les
installations mises en place dans les camps de réfugiés ne sont jamais remplacées par des
installations fixes. Dans ce cas, tous les câbles doivent être remplacés tous les 2 ans et des
contrôles de tous les tableaux, prises et luminaires doivent être effectués régulièrement.

Figure 127: Tableaux et éclairages utilisés dans des installations provisoires


En raison de ces exigences spécifiques et, particulièrement, de l'usage sur grande échelle de
câbles flexibles en caoutchouc, prises, fiches et tableaux destinés à un usage externe, le prix
des installations électriques provisoires est de 2 à 3 fois plus élevé que celui d'une
installation fixe équivalente. Le principal avantage des systèmes provisoires réside dans leur
rapidité d'installation.

217
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
218
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
VI. Stockage de matières inflammables

Il s’agit des exigences pour les installations électriques dans les lieux de
stockage de combustibles, mais aussi d'autres produits chimiques tels que les
huiles, les solvants pour peinture et certains produits à base de chlore.
Les lieux de stockage doivent naturellement répondre à d'autres exigences spécifiques,
notamment en matière de ventilation, ségrégation, distance minimum à partir des sources de
chaleur, limitation de volume et contrôle du degré d'humidité (ex.: chlore).
L'équipement pour les installations électriques de lieux de stockage de substances
inflammables volatiles doit normalement être de type ‘ATEX’. Cependant, cet équipement est
en réalité destiné aux locaux mal aérés renfermant potentiellement des gaz explosifs. Ce
type d’équipement est très coûteux, et d’autres mesures suffisent généralement à éliminer
les risques d’accident.
• Protection équipotentielle dans les locaux de stockage des substances inflammables:
 Une attention particulière doit être accordée à la jonction des masses conductrices à
la protection équipotentielle.
 Les masses des étagères conductrices (étagères en métal) doivent également être
connectées à la protection équipotentielle.
 Il est fortement recommandé de connecter correctement les réservoirs de stockage
des combustibles fabriqués en matériaux conducteurs à la protection équipotentielle.
Les piquets de terre installés localement améliorent l'équipotentialité du site.

• Éclairage dans les locaux de stockage des substances inflammables:


 Si possible, les systèmes d'éclairage doivent être installés hors du local et éclairer le
local à travers des fenêtres transparentes.
 Aucun interrupteur n'est autorisé dans les locaux de stockage de substances
inflammables. Les interrupteurs doivent être installés à l'extérieur.
 Si des luminaires doivent être installés dans le local, ils doivent respecter les
exigences suivantes:
 Ils doivent être au moins IP 66
 Les tubes fluorescents et autres lampes à gaz basse ou haute pression sont interdits.
 Les éclairages LED sont à privilégier.

• Autres dispositifs électriques dans les locaux de stockage des substances inflammables:
 Les boîtes de jonction de tous circuits locaux ou autres sont interdites.
 Aucune prise de service n'est admise. Si une alimentation électrique est nécessaire,
par exemple pour exécuter certains travaux, elle doit être fournie par une rallonge
branchée dans une prise éloignée.
 Si des outils électriques doivent être utilisés dans le local, il est recommandé de
privilégier les équipements scellés de classe III (ex.: perceuse sur batterie, etc.).
Si une alimentation électrique permanente est requise dans le local (ex.: petit bureau,
réception), une pièce ou un abri séparé(e) doit être prévu(e) à proximité ou dans le
local de stockage et avoir sa propre ventilation.

219
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
220
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
8. OUTILS ET EXEMPLES

La plupart de ces documents sont simplement des feuilles excel, des


listings et des exemples de schémas et de plans réalisés avec Visio ou Excel.
Ces feuilles Excel et documents Visio sont disponibles, adaptables, et peuvent
être utilisés et modifiés selon les besoins. Ce sont seulement des exemples, et
d’aucun préfèrera réaliser ou utiliser d’autres modèles. En fait, de nombreux
documents déjà associés à des installations existantes peuvent servir
d’exemple ou de référence utilisables pour de nouveaux projets.

221
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
222
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
8.1 OUTIL: ESTIMATION BUDGETAIRE PRELIMINAIRE

Tool. Feuille Excel "Gross budget electrical works calculation.xls"


Le cacul est basé sur les données suivantes:
1. Les surfaces
2. Un facteur d’estimation du type et du niveau de l'installation
3. Un pourcentage en fonction du niveau d’intervention projeté.
4. Les tarifs locaux de la main d’œuvre et des fournitures peuvent aussi être ajustés.
Est utile pour : L’estimation globale d’un budget pour des travaux de réhabilitation pour un ou plusieurs bâtiments.
Une estimation plus détaillée pour un bâtiment unique..
Explication détaillée Toutes les cellules en jaune peuvent être modifiées
1 Surfaces: Tiens compte des espaces extérieurs et zones équipées associées. Le calcul de l’évaluation ne considère
pas les grands espaces extérieurs, mais ceux-ci peuvent faire l’objet d’une ligne séparée. (exemple 2)
2 Type Niveau Exemple
1 Léger Entrepôts, constructions avec installations basiques
2 Moyen Bureaux légers, habitations, salles d’hospitalisation, salles de réunion…
3 Complexe Bureaux ‘lourds’, locaux techniques, salles d’opération, laboratoires, data centers…
Ces valeurs 1, 2, 3 donnent une idée d’un niveau d’installation, mais on peut en attribuer d‘autres.
La valeur doit être attribuée au plus provche de la réalité telle qu’estimée subjectivement
La valeur peut être estimée à 0.2, 0.5, 2.5 or 4 si cela correspond au ressenti.
Vous pouvez verifier la pertinence de votre estimation en vous basant sur le nombre de points/10m2
1 0-1 points /10 m²
2 1-2 points 10/m²
3 3-6 points /10m²
Niveau
3 intervention 100% Remplacement complet, installation neuve
0% Aucune intervention requise.
4 Le coût salarial du staff national et local peut aussi être ajusté Ratio coûts import,tarifs originaux 100%
Le ratio des coûts à l’import (prix + taxes)
Par rapport aux prix tarif original est ajustable

223
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
1a EXEMPLE: ESTIMATION BUDGETAIRE POUR PLUSIEURS BATIMENTS
DONNEES Estimation Supply et RH Ration coûts locaux % coût import 100%
%
Surface type RH Index
rehab Budget
Site Indice global
type 1, Supplies Total
m2 0-100 Jour national expat Cout $/m²
2, 3 (100% rehab)
hommes
20 $/J 500 $/J $ $ 90 $/m²
Bureaux 600 2 60 $25.200 90,0 72,0 18,0 $10.440 $35.640 59 $/m² $ 59.400
Résidence 200 2 30 $4.200 15,0 12,0 3,0 $1.740 $5.940 30 $/m² $ 19.800
Résidence 250 2 40 $7.000 25,0 20,0 5,0 $2.900 $9.900 40 $/m² $ 24.750
Résidence 250 2 80 $14.000 50,0 40,0 10,0 $5.800 $19.800 79 $/m² $ 24.750
Résidence 300 2 25 $5.250 18,8 15,0 3,8 $2.175 $7.425 25 $/m² $ 29.700
Résidence 150 2 25 $2.625 9,4 7,5 1,9 $1.088 $3.713 25 $/m² $ 14.850
Clinique 400 2 60 $16.800 60,0 48,0 12,0 $6.960 $23.760 59 $/m² $ 39.600
Labo 50 3 100 $5.250 18,8 15,0 3,8 $2.175 $7.425 149 $/m² $ 7.425
Entrepôt 600 1 60 $12.600 45,0 36,0 9,0 $5.220 $17.820 30 $/m² $ 29.700
Atelier 300 2 50 $10.500 37,5 30,0 7,5 $4.350 $14.850 50 $/m² $ 29.700
3100 Ratio
m² global 52% $103.425 369,4 295,5 73,9 $42.848 $146.273 47 $/m² $ 279.675

224
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
1b EXEMPLE: ESTIMATION BUDGETAIRE REHABILITATION D’UN BATIMENT
DATAS Supply and RH Gross assessment rate local cost % brut import 100%
%
Surface type RH Index
rehab Total
Site Indice global
type 1, Supplies Budget
m2 0-100 Man national expat Total RH $/m²
2, 3 100% =
Days
20 $/J 500 $/J $ $ $
Corridor 10 0,5 50 $88 0,3 0,3 0,1 $36 $124 12 $/m² $ 248
Terrasse 30 1 50 $525 1,9 1,5 0,4 $218 $743 25 $/m² $ 1.485
Salle à manger 20 2 60 $840 3,0 2,4 0,6 $348 $1.188 59 $/m² $ 1.980
Cuisine 15 2,5 100 $1.313 4,7 3,8 0,9 $544 $1.856 124 $/m² $ 1.856
Chambre 16 2 50 $560 2,0 1,6 0,4 $232 $792 50 $/m² $ 1.584
Chambre 20 2 50 $700 2,5 2,0 0,5 $290 $990 50 $/m² $ 1.980
Chambre 13 2 50 $455 1,6 1,3 0,3 $189 $644 50 $/m² $ 1.287
Salle à manger 20 1,5 100 $1.050 3,8 3,0 0,8 $435 $1.485 74 $/m² $ 1.485
Salon 35 2 60 $1.470 5,3 4,2 1,1 $609 $2.079 59 $/m² $ 3.465
Abri 60 0,5 100 $1.050 3,8 3,0 0,8 $435 $1.485 25 $/m² $ 1.485
Total intérieur 239 m² 100 % = 71 $/m² $8.050 28,8 23,0 5,8 $3.335 $11.385 48 $/m² $16.855
Outdoor 600 0,1 100 $2.100 7,5 6,0 1,5 $870 $2.970 5 $/m² $ 2.970
TOTAL $10.150 36,3 29,0 7,3 $4.205 $14.355 72% $19.825

225
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
226
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
8.2 EXEMPLE: PLAN DE MASSE D’UN SITE
A B C D E F G H I J K L M N O P Q
0 5 10 15 20 30 meters

1 MAIN ENTRANCE

RADIO ROOM
GUARD ROOM

2 TRIAGE
New Building

MOSQUE

3
MORGUE

MASS
CASUALTY

PHYSIOTHERAPY
TEMPORARY
STORAGE

SHELTER
4 X-RAY
PANEL 3a

6² To CMT and RTX

No line

No line
100A

100A

100A
100A
No line

6² To X Ray generator

250A

ER PANEL 3a 5 G 35² From Gen Room


5 G 25² to Panel 3a

PHYSIOTHERAPY

5 CARE TAKER'S SHELTER

LABORATORY

M H11

PANEL 3

16² To Old ER 16² To IPD 3


100A

6
16² To LAB 16² To IPD 1
OT 1 100A 100A
OT 2 16² To Latrines 1 16² To IPD 2
100A 100A

SCRUB
Panel M. II 16² Latrines 2
100A
16² To ?
100A

IPD 1
2 Panel M. I
ICU OT PREP
5
STORE STORE CLEAN
250A
PANEL 3 5 G 35² From Gen Room
5 G 25² to Panel 3a

M H4b M H4a M H3 1
RECOVERY
PREP
DIRTY

7
ICU

Latrines 2
2

2
TOILET

CHANGING
CHANGING

FEMALE
MALE
2

IPD 2
LATRINE 5 G 16²

8 M H9
STERILIZATION DRESSING

Latrines 1
PANEL 4
M H7b
16² To IPD Fem 1 16² To Old Sterilisation
100A 100A
16² To Old Dressing
16² To OT
100A 100A
16² To IPD Fem 2 16² To Storet
100A 100A

9
16² To IPD Fem 3
100A

250A
5 G 35² From Gen Room
M H2 M H6 M H7
M H8 M H10

PANEL 4

IPD
FEMALE 1
POSSIBLE
EXTENTION
IPD 3
ICU 4
Admin

FIELCO

10 MALE
CHANGING
M H0 2

FEMALE
CHANGING
M H0
PANEL 2 2
Med. Med. WATER PUMP
ADMIN FIN
Office Office

11
MAIN PANEL ( in generator room)

3 2 1 IPD
PANEL 2
FEMALE 2
4² To Pump 6² To Old Building
100A 100A
16² To ICU 16² To West
6
Log Office LAUNDRY 100A 100A
Basement
4 5 6

250A

LOG Transl. 5 G 25² From Gen Room

STORE office
3 4 x 95² To panel M.II
5 4 x 95² To panel M.I
5 G 35² To female IPD (DEAD END)

12
4 5 x 35² To panel 4
Generators room
1 5 G 35² To panel 3
2 5 G 35² To panel 2
KITCHEN KITCHEN G3- 65 5 G 35²
To Laudry and offices 5 G 25² to previous guest house (DEAD END)
MEETING
G1-165

5 G 25² to previous guest house (DEAD END)


6 6 5 G 35² To Waste zone
ROOM LOG
FUEL
STORE GENERATORS
MSF OCB 27 07 2012
KITCHEN stock
Meeting room G2 -165
and canteen COUNTRY : AFGHANISTAN
6
PROJECT : KUNDUZ
STOCK

PANEL 1
ELECTRICAL DISTRIBUTION

13 Distribution lines
Doc Type : general principle proposal

Author : Harold PRAGER - Tech ref - Brussels


Boards Groundings

Harold.prager@brussels.msf.org

TEMPORARY
TEMPORARY
STORAGE
CARPENTRY STORAGE

14
WORKSHOP
WATSAN
STOCK

15

16
WASTE ZONE

TRANSFORMER

17 227
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
228
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
8.3 EXEMPLE: PLAN GENERAL D’UN BATIMENT

E D C B A
ZC1

XC3
E9 ZD1 ZB1
XA2
E10 C1 C2
XE3
E11 XC2 A1 A2
D8 D9 D10 XD2 D11 D12 B1 B2 B3 B4 B5
E8 E7 XB1
E0

E6 E5 XE1 XD1 XB4 XB2 XA1

XC1
A3

XB3
E4 D7 D6 D5 D4 D3 D2 D1 B11 B10 B9 B8 B7 B6
XE2 E2 E1 XA4
A7
XA3
ZD2 ZB2 A4
E3 A6 A5

C8 C3

XC4
M H4b M H4a M H3

C7

C4

MSF OCB 27 07 2012

C6
COUNTRY : AFGHANISTAN
PROJECT : KUNDUZ
C5

ELECTRICAL DISTRIBUTION
Distribution lines Boards Groundings
Doc Type : general principle proposal
POSSIBLE
EXTENTION Author : Harold PRAGER - Tech ref - Brussels
Harold.prager@brussels.msf.org

229
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
230
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
8.4 EXEMPLE/ OUTIL: DOCUMENT D’EVALUATION D’UNE INSTALLATION

Document en anglais ( MSF Hollande)

Checklist Electrical safety MSF facilities

This safety checklist is a tool that helps to provide safe electrical systems to MSF OCA facilities.
Every facility should be checked once a year. Everything connected to one main electrical
distribution box is regarded as one facility.

This checklist is designed as a form with questions. It guides the one who is executing the checklist
towards the right checks to carry out and it can be used as an historical log for the specific facility.
The checklist therefore should be stored in the appropriate binder from the LogAdmin kit.

Before executing the checklist


MAKE SURE THAT ALL POWER SOURCES ARE “DOWNSTREAM : BEHIND” THE MAIN
SWITCH AND/OR CAN BE SWITCHED OFF WITH THE MAIN SWITCH. IF YOU ARE NOT SURE
IF THERE ARE “HIDDEN” ALTERNATIVE POWER SOURCES, THE FACILITY IS TOO UNSAFE TO
EXECUTE THE CHECKLIST: CONTACT YOUR SUPERVISOR FIRST!
As you will need to cut power before executing the checklist, inform the end-users [= staff
members] of the facility and agree on a time to cut the power.
Only qualified1 personnel can execute the checklist.
Be sure your hands are dry and, when working on a live system, wear nonconductive gloves
and shoes with insulated soles.
Assure that all possible sources of electrical supply and cut-off switches are identified at
the facility you are about to check. Use diagrams/designs if possible or ask people that are
familiar with the system.
1’
Qualified’ is considered someone who has skills and knowledge related to the construction and
operation of the electrical equipment & installations and is able to recognize and avoid the
hazards involved.

On the OOPS KEY you can find several ‘How To’ that will help you to perform the checks mentioned
in this checklist.

1. Header information.

Project name:
Name of facility and location:
Date:
Name of person executing the
checklist:

231
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Check 0: Do you have the appropriate tools to execute the checks?

A: Do you have insulated screwdrivers and cutting pliers, voltage tester and multi-
Yes No
meter (RMS) and non-conductive gloves?
B: Are you wearing shoes with rubber soles? Yes No
C: Do you have appropriate warning material (see below for an example)? Yes No

 If any of the answers on A, B or C is “No”, report to your supervisor and await the arrival of
above equipment/ tools before continuing the checklist.

(If not available on site, you can make your own)

Check 1: feedback from end-users/appliances check

√ 1.1 Check with the end-users working in the facility if they experience specific problems? List
their answers below.

 If problems are reported by the end-users that cannot be fixed on the spot, decide with your
supervisor on a planning for improvement. The last part of this checklist [Plan for change] can be
used for a planning.

232
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
√ 1.2 Check if any of the electrical appliances give a shock. Switch on the appliance, hold a voltage
tester to the metal casing –if present- of the machine - if the voltage tester is positive, you have an
appliance that gives a shock. Please record you results below.

Number of appliances tested:


Number of problematic appliances:

 If you encounter any appliance with a problem: please use “How to check earthing” to further
investigate the problem. If the problem cannot be fixed on the spot, decide with your supervisor on
a planning for improvement. The last part of this checklist [Plan for change] can be used for a
planning.

√ 1.3 Check all appliances connected to the electrical system.


A: Do all plugs fit the sockets (that means no adapters1 are used)? Yes No
B: Are all cables from appliances undamaged and well insulated? Yes No
C: Are all sockets fixed properly to the wall and are not coming out easily? Yes No

 If you have answered “No” for any of the above the situations should be improved, please use the
last part of this checklist to make a planning with your supervisor to improve the situation.

Check 2: Main board and distribution boxes.

Please locate the main board and the distribution boxes (if there are any) and answer the following
questions.

√ 2.1 Check if the main switch –on the main board- is accessible (is it known by the users where it
is located and can it be switched off immediately in an emergency)?
A: Is the main switch accessible? Yes No
B: Are end-users able to locate the main switch? Yes No
C: Do end-users know how to switch off the main switch? Yes No

 If the main switch is not accessible, change the layout. If this is not possible on the spot, discuss
with your supervisor, and plan for improvement.

 If the users do not know the location of the main switch, decide with your supervisor on best
approach: improved signing, training, etc.

√ 2.2 Check if there is an up to date overview present in the main box and the distribution boxes
indicating what fuse is used for what? (Switch appliances –if possible- and lights off and on and see
whether the overview is still up to date.) Please record your findings below.

Number of distribution boxes:


1
Adaptors or adaptor plugs are often poor quality and do not have an earth connection

233
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Number of distribution boxes with up to date
overview:

 If there are no overviews present, please make them. Please plan with your supervisor when
these will be completed.

√ 2.3 A Read the amperage (A) indicated on the fuses /breakers (exclude the ground fault
protection switches), and record below in ascending order, starting with the lowest amperage.

DANGEROUS TASK: MAKE SURE YOU IDENTIFY THERE IS NO POWER ON THE


WIRE YOU ARE ABOUT TO MEASURE. USE A VOLTAGE TESTER TO BE SURE!

√ 2.3 B Determine the wire size for each distribution box (with a wire size comparison board), of
the wire “leaving” the fuse/ is protected by the fuse. Indicate in the table below. If you encounter
different wire sizes leaving one size (A) fuse, indicate the different wire sizes.

Use Annex 1 - fuse/breaker and wire size comparison matrix- to judge whether the fuses/breakers
match the wire sizes. Only when the wires are too thin for the fuse used, it is a problem.

Location of distribution box (please fill):


Amperage of Wire size(s) of wires leaving the fuses Problem? Copy
fuses/breakers in this
ascending order: table
Yes No if
need
Yes No ed to
allo
Yes No w all
distri
Yes No butio
n
Yes No boxe
s to
Yes No be
docu
Yes No ment
ed.
Yes No
 If
Yes No you
have
identified any problems, contact your supervisor and decide on action to take. Please indicate the
plan of action in the planning section of this check list.

√ 2.4 Please locate the ground fault protection breaker (differential switch or earth fault switch
also referred to as RCD, RCCB or GFCI) and perform the following checks:

234
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Please press the “test button” of every ground fault protection breaker
√ A: Check if all the ground fault protection breakers switch off. If not replace the ground fault
protection breaker before continuing with B

√ B: Check if there is no more power in the system: none of the appliances or lights works.

A: Are ground fault protection breakers installed for all circuits2? Yes No

 If you answered ”No” for question A, plan for installation using the last part of this check list and
continue with check 2.5. If you have answered “Yes” continue with B and C.

B: Do all ground fault protection breakers switch off when the “test” button is
Yes No
pressed?
C: Is there no more power on the system after all ground fault protection
Yes No
breakers are switched off?

IF ANSWER NO FOR C, YOU MIGHT HAVE AN ALTERNATIVE POWER SOURCE


(E.G ANOTHER CONNECTION TO CITY POWER, OR A LINE FROM THE
NEIGHBORS, OR A CHARGER/ INVERTER) THAT IS NOT PROTECTED. IF YOU ARE
NOT SURE THAT THERE IS NO ALTERNATIVE POWER SOURCE, STOP ALL WORK
AND CONTACT YOUR SUPERVISOR, STATING THE ENERGY SYSTEM IS NOT SAFE
ENOUGH TO PERFORM THE CHECKLIST!

 If one of the answers on B or C is “No”, and you have taken the abovementioned warning into
account, please plan for improvements.

√ 2.5 Check if the distribution box/ boxes are properly protected and placed in a safe place. Please
answer the questions below:
A: Are the distribution boxes all in a dry place/under a roof? Yes No
B: Are the distribution boxes all in a box/cupboard that can be closed? Yes No
C: If the abovementioned is a metal box, is the box connected to an earth wire? Yes No
D: Are all distribution boxes at a safe distance (>6m) from flammable or explosive
Yes No
materials?

 If you have answered “No” for any of the questions above, the distribution box should be
changed and or moved. Please use the last part of this checklist to make a planning with your
supervisor.

2
The only exception allowed is a fixed appliance or wall socket that is grounded with a visible separate earth wire.
235
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
√ 2.6 Check if the cables or wiring between buildings, distribution box and generator(s) are
properly protected and have the correct wire size. Please answer the questions below:
A: Are all cables in-between buildings and generator(s) well protected and
Yes No
insulated?
B: Do all cables in-between buildings and generator(s) have an appropriate wire
Yes No
size 3?

 If you have answered “No” for any of the above, the situation should be improved. Please use the
last part of this checklist to make a planning with your supervisor to improve the situation.

Check 3: Earthing of system.

Please have a look at “How to check earthing” if you need more explanation.

3.1 Please perform the checks below for the following locations: workshops, kitchens, bathrooms,
operation theatres, sterilisation rooms and any other wet or humid places. Record your findings in
the table below.

√ Check 1: Is there an earth plug –with earth wire- between the plug and the appliance- on every
non-portable appliance?

√ Check 2: Are all portable appliances double insulated? Check for the following sign.

√ Check 3: Are all plugs directly connected to the sockets?

√ Check 4: Is an earth wire connected to the earth pin in the socket? (Open all the sockets)

√ Check 5: Is the earth wire connected to an earth pin in the ground? (Follow the earth line where
possible)

√ Check 6: Are the water pipes earthed?

Location 4 Present? Check1 Check 2 Check 3 Check 4 Check 5 Check 6


Y Y Y Y Y Y Y
Workshop
N N N N N N N
Y Y Y Y Y Y Y
Kitchen
N N N N N N N
Y Y Y Y Y Y Y
Bathroom(s)
N N N N N N N

Operating Y Y Y Y Y Y Y
Theatres N N N N N N N

3
See table in Annex 1
4
If more locations of the same kind are present [e.g. bathroom] please add an entry for each location in the table and
check the locations separately.
236
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Sterilisation Y Y Y Y Y Y Y
room N N N N N N N  If you
answered
Y Y Y Y Y Y Y
“No” for
N N N N N N N any of the
checks,
Y Y Y Y Y Y Y
the
N N N N N N N earthing
in the
locations should be installed or improved. We have had deadly accidents in the past for locations
that were not properly earthed. Please use the last part of this checklist to make a planning with
your supervisor to improve the situation.

3.2 Please locate the earth pin(s) in the ground by following the earth line(s) and answer the
questions below.

The amount of earth pins in the ground identified:

√ Check the earth pin connection by


answering the questions below. You can use
the picture on your right for clarification of
terms.
Please fill in a table with answers for each
separate earth pin.

Location of earth pin (please fill):

A: Is the connection of the earth conductor to the clamp on the earth pin visible? Yes No
B: Is the connection of the earth conductor to the clamp on the earth pin free of
Yes No
corrosion?
Copy this table if needed to allow all earth pins to be documented

 If you have answered “No” for any of the above, the earth connection should be installed or
improved. Please use the last part of this checklist to make a planning with your supervisor.

Check 4: Connections, sockets, light switches, and wires.

√ 4.1 Walk through every room of the facility, and check light switches, sockets, connections to the
wiring and visible wires from appliances. Open around 10 switches, sockets, and connections (in
total) to have a closer look, and answer the questions below.
237
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Please record your findings:

Type Amount in facility Amount opened for check


Sockets
Direct connections
Light switches

Please, answer the following questions


A: Can you confirm that you did not find any signs of overheating? Yes No
B: Can you confirm that you did not find any dangerous situations related to
quality, placing or fixation (e.g. broken sockets with bare wires, uncovered Yes No
connections etc.)?
C: Are all wires in the sockets well connected? Yes No
D: Are all visible wires insulated? Yes No

 If you have answered “No” for any of the above the situation should be improved. Please use the
last part of this checklist to make a planning with your supervisor to improve the situation. NOTE:
The plan should include a check and where needed improvement of ALL connections, sockets,
switches and wires in every room of the facility!

Check 5: extension cables, multi sockets, adaptors and appliances

√ 5.1 Check all different make/brand of extension cables and multi sockets by opening them
A: Can you confirm that you did not find any signs of overheating? Yes No
B: Are all wires inside the cable of the right size for the maximum used wattage
Yes No
mentioned on the cable?5
C: Are all wires in the sockets well connected? Yes No
D: Do all models with an earth connection indeed have an earth wire that is both
Yes No
connected to the plug and socket(s)?
E: Can you confirm that you did not find any damage to the insulation of the
Yes No
cables?
F: Can you confirm that you found no other reason to doubt the quality of the
Yes No
cables and multi sockets?
G: Are the plugs in the extension cable of the same type as those of the appliances
Yes No
connected to them (no adaptors or “workarounds”)?
H: Do plugs always make good contact immediately when plugged in the
Yes No
extension cable?

 If you have answered “No” for any of the above, please use the last part of this checklist to make
a planning with your supervisor to improve the situation.

Check 6: Back-up systems.

5
See table in Annex 1
238
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
√ Locate your UPS battery system(s) and answer the following:

How many different battery systems – a separate


pack of batteries on a location- did you locate?

A: Are all ‘open’ (non-GEL or AGM or VLRA type) type batteries placed in well
Yes No
ventilated rooms?

 If you have answered “No” on the question above, please use the last part of this checklist to
make a planning with your supervisor to improve the situation.

Check 7: Specific checks.

√ 7.1 Locate the shower (if there is one in the premises) and check if the electrical set up is safe:

Please use the picture below for explanation of the zones:

A: Is all electrical equipment outside zones 0, 1 and 2? Yes No

If you have answered “No” for question A, immediately inform your supervisor and remove the
equipment from the room or disconnect the equipment from the electricity until the situation is
improved.

B: Is all electrical equipment in zone 3 earthed? Yes No

If you have answered “No” for question B, please use the last part of this checklist to make a
planning with your supervisor to improve the situation.

239
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Plan for change.

This part of the check list is to be completed together with your supervisor.
Please plan improvements for all problems encountered executing this check list.

# Problem Agreed solution Deadline Responsible


1

Supervisor (name): ________________________ Date: ________________

Signature: _________________________________________

For the supervisor: make sure to update the deadlines in your standard Outlook 2007 agenda

240
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241
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
OUTIL: LISTE DES CONSOMMATEURS ELECTRIQUES. DOC

Feuille Excel. (En anglais) Est la partie ‘utilisateur’ de la feuille d’étude de charges. Aide à calculer les
calibers de la distribution. Inventorie tous les équipements fixes et mobiles, et le nombre de prise
par local. Dans cet exemple une valeur de puissance a déjà été attribuée à chaque utilization ( pour
calculer la charge) et aux prises ( pour calculer le calibre de la distribution.
La feuille contient une liste d’exemples associés aux valeurs de puissance les plus communes pour
ces équipements. Ils peuvent facilement être copies et collés dans la feuille de calcul.

LISTING OF PREDEFINE USER DEVICES


P (W) P (W)
Gross Co ef.
total total P eak
Location unit P (VA)
Energy consumer Nbr. ( (distributi Type cos φ (VA ) max
/ remarks Power Total St art
installed on t o t al
(W) .
power) capacity)
5 Devices with link to predefined 24H simulation values. These values can be changed from the project tag : se
1 Computer 1 65 W 65 W 130 W resistance 1 65 VA 1 65 VA
1 Bulbs (indoor lighting) 1 7W 7W 14 W resistance 1 7 VA 1 7 VA
1 Water heater 1 1.500 W 1.500 W 3.000 W resistance 1 1.500 VA 1 1.500 VA
1 AC 1 1.250 W 1.250 W 2.500 W compressor 0,8 1.563 VA 5 7.813 VA
1 Security lights 1 40 W 40 W 80 W resistance 1 40 VA 1 40 VA
Other sample devices. All electrical values and % for the 24 H simulation can be adapted individually.
1 OXYGEN CONCENTRATOR 1 400 W 400 W 800 W compressor 0,8 500 VA 5 2.500 VA
1 STAND FAN 1 230 W 230 W 460 W Engine 0,8 288 VA 3 863 VA
1 SPOTLIGHT 1 100 W 100 W 200 W Engine 0,8 125 VA 3 375 VA
1 Ceiling fan 1 100 W 100 W 200 W Engine 0,8 125 VA 3 375 VA
1 MEDIPREMA FABIE-AMBIA 1 1.300 W 1.300 W 2.600 W resistance 1 1.300 VA 1 1.300 VA
1 FANS 1 100 W 100 W 200 W Engine 0,8 125 VA 3 375 VA
1 Ceiling fan 1 25 W 25 W 50 W Engine 0,8 31 VA 3 94 VA
1 Agitator 1 25 W 25 W 50 W Engine 0,8 31 VA 3 94 VA
1 Centifugal device 1 55 W 55 W 110 W Engine 0,8 69 VA 3 206 VA
1 Cofee machine 1 55 W 55 W 110 W Engine 0,8 69 VA 3 206 VA
1 Micro wave 1 55 W 55 W 110 W Engine 0,8 69 VA 3 206 VA
1 Neon indoor 1 60 W 60 W 120 W resistance 1 60 VA 1 60 VA
1 Bulbs 1 23 W 23 W 46 W resistance 1 23 VA 1 23 VA
1 Fridge 1 80 W 80 W 160 W compressor 0,8 100 VA 5 500 VA
1 Freezer 1 120 W 120 W 240 W compressor 0,8 150 VA 5 750 VA
1 Bulbs 1 25 W 25 W 50 W resistance 1 25 VA 1 25 VA
1 X RAY DEVICE 1 2.500 W 2.500 W 5.000 W resistance 1 2.500 VA 1 2.500 VA
1 Lampe scialytique 1 120 W 120 W 240 W resistance 1 120 VA 1 120 VA
1 MICROSCOPE 1 20 W 20 W 40 W resistance 1 20 VA 1 20 VA
1 Washing machine 1 2.000 W 2.000 W 4.000 W Engine 0,8 2.500 VA 3 7.500 VA
1 Outdoor lighting 1 1.000 W 1.000 W 2.000 W resistance 1 1.000 VA 1 1.000 VA
1 Socket 1 400 W 0W 800 W resistance 1 0 VA 1 0 VA
Remark : The power given to the sockets is only given to calculate the distribution capacity, not to calculate the power needs

La liste peut être établie à partir d’une liste préétablie ou peut être créée manuellement. Certaines
valeurs sont automatiquement associées avec les équipements de la liste préétablie, mais toutes
sont modifiables. La liste sera plus Claire si elle est organisée local par local. A cette étape, toutes
les valeurs nécessaire au calcul de charge ne sont pas encore introduites. Elles doivent être
introduites à l’étape suivante.

242
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Gross unit
Energy consumer Location / remarks Nbr. Power
(W)
M AI N TABLEAU Local Générateur ( Bâtim ent 12)
Lampes Bâtiment 12 (generator room) 6 7W
TABLEAU A1 Bâtim ent 14 (Bâtim ent en
construction)
futur stock
Prise 4 400 W
Lampes (int et ext) 15 7W
TABLEAU A2 Bâtim ent 15 (Local Chauffeur)
Prise Bâtiment 15 1 400 W
Lampes (int et ext) Bâtiment 15 15 7W
Chauffe-eau Bâtiment 15 0 1.500 W
AIRCO Bâtiment 15 2 2.600 W
TABLEAU A3 Bâtim ent 16 (Gardien)
Lampes (intérieur) Bâtiment 16 (Gardien) 2 7W
Lampes (ext) securité Bâtiment 16 (Gardien) 30 7W
Lampes (ext) securité Bâtiment 16 (Gardien) 1 2.000 W
Prise Bâtiment 16 (Gardien) 1 400 W
To Bâtim ent 7 Bâtim ent 7 Rez-de-Chaussée
Prise Bâtiment 7 Rez-de-Chaussée 1 200 W
Ordinateur Bâtiment 7 Rez-de-Chaussée 1 65 W
Lampes (intérieur) Bâtiment 7 Rez-de-Chaussée 22 7W
Chauffe-eau Bâtiment 7 Rez-de-Chaussée 1 1.500 W
AIRCO Bâtiment 7 Rez-de-Chaussée 1 940 W
AIRCO Bâtiment 7 Rez-de-Chaussée 1 1.410 W
Frigo Bâtiment 7 Rez-de-Chaussée 0
Lampes (ext) Bâtiment 7 Commun 8 40 W
TABLEAU B2 Bâtim ent 7 Etage 1
Prise Bâtiment 7 Etage 1 1 200 W
Ordinateur Bâtiment 7 Etage 1 1 65 W
Lampes (intérieur) Bâtiment 7 Etage 1 16 7W
Chauffe-eau Bâtiment 7 Etage 1 1 1.500 W
AIRCO Bâtiment 7 Etage 1 2 1.410 W
Frigo Bâtiment 7 Etage 1 1 400 W
TABLEAU C1 Bâtim ent 8 Rez-de-Chaussée
Prise Bâtiment 8 Rez-de-Chaussée 2 200 W
Ordinateur Bâtiment 8 Rez-de-Chaussée 1 65 W
Lampes (intérieur) Bâtiment 8 Rez-de-Chaussée 26 7W
Chauffe-eau Bâtiment 8 Rez-de-Chaussée 1 1.500 W
AIRCO Bâtiment 8 Rez-de-Chaussée 1 1.250 W
Lampes (ext) Bâtiment 8 Commun 8 40 W
Frigo Bâtiment 8 Rez-de-Chaussée 0
TABLEAU D1 Bâtim ent 8 Etage 1
Prise Bâtiment 8 Etage 1 2 200 W
Ordinateur Bâtiment 8 Etage 1 1 65 W
Lampes (intérieur) Bâtiment 8 Etage 1 22 7W
Chauffe-eau Bâtiment 8 Etage 1 0
AIRCO Bâtiment 8 Etage 1 1 1.250 W
Frigo Bâtiment 8 Etage 1 1 400 W

243
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
244
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
8.5 EXEMPLE: SCHEMA DE POSITION
Feuille Excel : “Outil de dessin pour schémas d’installation.xls”
Cette feuille contient tous les symboles usuels, des feuilles pré formatées et des exemples de plans
et schémas.
Dans l’exemple ci-dessous on peut remarquer des cercles rouges de 10m de rayon centrés sur les
tableaux de distribution qui montrent bien que l’entièreté de la surface est couverte par des
tableaux correctement positionnés. Les traits pointillés bleus indiquent les aires de distribution.
Comme c’est l’exemple d’une ’installation très simple, le plan combine les schémas de position des
terminaux avec celui de la distribution principale.

B
A

245
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
246
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
8.6 OUTIL: FEUILLE DE CALCUL DE CHARGE
Feuille Excel identique à celle utilisée pour établir la liste des consommateurs. (En Anglais) Cette
liste est complétée par le technicien responsable de l’étude de charge. Cette étude est nécessaire
pour dimensionner les générateurs en fonction des variations de charge au long de la journée, ou
des saisons. Deux outils différents peuvent être utilisés :
1. Estimer le profil de charge pour les périodes de plus haute et de plus basse consommation.
Dans les régions avec d’importantes variations saisonnières, il faut évaluer les charges
minimum et maximums pour les périodes : jours & nuits / été, hivers, et mi- saison. Dans
d’autres régions il sera seulement nécessaire d’estimer les variations entre jour et nuit, WE
et jours de travail. L’objectif est de visualiser un profil de charge le plus réaliste possible, et
de prévoir sa marge d’évolution. ( feuille en anglais)

P (W) total
Gross unit
Energy consumer Location / remarks Nbr. ( installed Lower Higher
Power (W)
power) % period % Period
M A IN P A NEL Gen erat o r ro o m ( b u ild in g 1 2 ) 42 W
Bulbs Building 12 (generator room 6 7W 42 W 0% 0W 10% 4W
P A NEL A 1 Bu ild in g 1 4 (b u ild in g in co n st ru ct io n ) 105 W
Will be use for stock 0W 0% 0W 10% 0W
Socket 4 400 W 0W 0% 0W 10% 0W
Bulbs (in and out) 15 7W 105 W 10% 11 W 60% 63 W
P A NEL A 2 Bu ild in g 1 5 (d river's ro o m) 5 .3 0 5 W
Socket Building 15 1 400 W 0 W 10% 0 W 10% 0 W
Bulbs (in and out) Building 15 15 7W 105 W 10% 11 W 60% 63 W
Water heater Building 15 0 1.500 W 0 W 10% 0 W 40% 0 W
AC Building 15 2 2.600 W 5.200 W 30% 1.560 W 40% 2.080 W
P A NEL A 3 Bu ild in g 1 6 (g u ard h o u se) 2 .2 2 4 W
Bulbs (indoor lighting) Building 16 (guard house) 2 7W 14 W 100% 14 W 60% 8 W
Bulbs (out) security Building 16 (guard house) 30 7W 210 W 0% 0 W 100% 210 W
Bulbs (out) security Building 16 (guard house) 1 2.000 W 2.000 W 0% 0 W 100% 2.000 W
Socket Building 16 (guard house) 1 400 W 0 W 10% 0 W 10% 0 W
To b u ild in g 7 Bu ild in g 7 g ro u n d flo o r 4 .3 8 9 W
Socket Building 7 groundfloor 1 200 W 0 W 0% 0 W 10% 0 W
Computer Building 7 groundfloor 1 65 W 65 W 5% 3 W 40% 26 W
Bulbs (indoor lighting) Building 7 groundfloor 22 7W 154 W 10% 15 W 60% 92 W
Water heater Building 7 groundfloor 1 1.500 W 1.500 W 30% 450 W 40% 600 W
AC Building 7 groundfloor 1 940 W 940 W 5% 47 W 40% 376 W
AC Building 7 groundfloor 1 1.410 W 1.410 W 5% 71 W 40% 564 W
Fridge Building 7 groundfloor 0 0 W 40% 0 W 40% 0 W
Bulbs (out) Building 7 common 8 40 W 320 W 5% 16 W 100% 320 W
P A NEL B2 Bu ild in g 7 flo o r 1 4 .8 9 7 W
Socket Building 7 floor 1 1 200 W 0 W 10% 0 W 10% 0 W
Computer Building 7 groundfloor 1 65 W 65 W 5% 3 W 40% 26 W
Bulbs (indoor lighting) Building 7 floor 1 16 7W 112 W 5% 6 W 60% 67 W
Water heater Building 7 floor 1 1 1.500 W 1.500 W 30% 450 W 40% 600 W
AC Building 7 floor 1 2 1.410 W 2.820 W 5% 141 W 40% 1.128 W
Fridge Building 7 floor 1 1 400 W 400 W 40% 160 W 40% 160 W
P A NEL C1 Bu ild in g 8 g ro u n d flo o r 3 .3 1 7 W
Socket Building 8 groundfloor 2 200 W 0 W 10% 0 W 10% 0 W
Computer Building 7 groundfloor 1 65 W 65 W 5% 3 W 40% 26 W
Bulbs (indoor lighting) Building 8 groundfloor 26 7W 182 W 5% 9 W 60% 109 W
Water heater Building 8 groundfloor 1 1.500 W 1.500 W 15% 225 W 40% 600 W
AC Building 8 groundfloor 1 1.250 W 1.250 W 5% 63 W 40% 500 W
Bulbs (out) Building 8 common 8 40 W 320 W 10% 32 W 100% 320 W
Fridge Building 8 groundfloor 0 0 W 40% 0 W 40% 0 W
2 0 .2 7 9 W 3 .2 8 9 W 9 .9 4 3 W

Les pourcentages entrés représente un pourcentage d’utilisation de chaque équipement aux


périodes de plus hautes et plus basses consommations. Le résultat nous donne la charge moyenne
que le générateur devra être capable de fournir (entre 50 et 60% de la puissance du générateur). Le
cadre suivant donne le résultat obtenu au bas d’une liste de 425 items dans un grand hôpital. Il est
intéressant de comparer la charge moyenne estimée avec la puissance totale des consommateurs
installés.

247
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Add
Running power Running power Running power
HOT Season COLD Season MID Season
SDP Energy consumer Location Nbr. P (VA) total Im DAY NIGHT DAY NIGHT DAY NIGHT

% power % power % power % power % power % power

396 Lights Mourge 4 96 VA 0% 0 VA 50% 48 VA 0% 0 VA 50% 48 VA 0% 0 VA 50% 48 VA


397 Frige Mourge 2 4.000 VA 50% 2.000 VA 50% 2.000 VA 50% 2.000 VA 50% 2.000 VA 50% 2.000 VA 50% 2.000 VA
398 Fan Mourge 2 275 VA 100% 275 VA 50% 138 VA 50% 138 VA 0% 0 VA 50% 138 VA 0% 0 VA

399 Lights Mosque 30 720 VA 0% 0 VA 30% 216 VA 0% 0 VA 30% 216 VA 0% 0 VA 30% 216 VA
400 AC Mosque 2 4.500 VA 50% 2.250 VA 0% 0 VA 0% 0 VA 0% 0 VA 0% 0 VA 0% 0 VA
401 Submersible pump Mosque 1 2.500 VA 20% 500 VA 10% 250 VA 20% 500 VA 0% 0 VA 20% 500 VA 0% 0 VA
402 Fan Mosque 16 2.200 VA 100% 2.200 VA 0% 0 VA 30% 660 VA 0% 0 VA 30% 660 VA 0% 0 VA

403 AC Nursing school 3 5.625 VA 50% 2.813 VA 20% 1.125 VA 50% 2.813 VA 0% 0 VA 0% 0 VA 0% 0 VA
404 Lights Nursing school 31 744 VA 30% 223 VA 0% 0 VA 30% 223 VA 0% 0 VA 30% 223 VA 0% 0 VA
405 Air cooler Nursing school 1 688 VA 100% 688 VA 0% 0 VA 0% 0 VA 0% 0 VA 0% 0 VA 0% 0 VA
406 Fan Nursing school 18 2.475 VA 100% 2.475 VA 0% 0 VA 0% 0 VA 0% 0 VA 0% 0 VA 0% 0 VA
407 Boiler Nursing school 2 3.000 VA 50% 1.500 VA 50% 1.500 VA 50% 1.500 VA 50% 1.500 VA 50% 1.500 VA 50% 1.500 VA
408 Water dispenser Nursing school 1 688 VA 70% 481 VA 50% 344 VA 50% 344 VA 50% 344 VA 50% 344 VA 50% 344 VA
409 Water pump Nursing school 1 625 VA 20% 125 VA 10% 63 VA 20% 125 VA 10% 63 VA 20% 125 VA 10% 63 VA
410 Computer Nursing school 3 900 VA 100% 900 VA 0% 0 VA 100% 900 VA 0% 0 VA 100% 900 VA 0% 0 VA
411 Laptop Nursing school 2 130 VA 100% 130 VA 0% 0 VA 100% 130 VA 0% 0 VA 100% 130 VA 0% 0 VA
412 Frige Nursing school 1 150 VA 50% 75 VA 50% 75 VA 50% 75 VA 50% 75 VA 50% 75 VA 50% 75 VA
413 Copy machine Nursing school 1 620 VA 15% 93 VA 0% 0 VA 15% 93 VA 0% 0 VA 15% 93 VA 0% 0 VA
414 Printer Nursing school 2 1.500 VA 15% 225 VA 0% 0 VA 15% 225 VA 0% 0 VA 15% 225 VA 0% 0 VA
415 Security lights Nursing school 10 1.000 VA 0% 0 VA 100% 1.000 VA 0% 0 VA ### 1.000 VA 0% 0 VA ### 1.000 VA

416 Incinerator Waist zone 1 1.500 VA 30% 450 VA 0% 0 VA 30% 450 VA 0% 0 VA 30% 450 VA 0% 0 VA
417 Boiler Waist zone 1 1.500 VA 50% 750 VA 50% 750 VA 50% 750 VA 50% 750 VA 50% 750 VA 50% 750 VA
418 Lights Waist zone 4 96 VA 10% 10 VA 30% 29 VA 10% 10 VA 30% 29 VA 10% 10 VA 30% 29 VA
419 Water cooker Waist zone 1 1.500 VA 30% 450 VA 0% 0 VA 30% 450 VA 0% 0 VA 30% 450 VA 0% 0 VA

420 Lights Main gate/Guard hut 38 1.368 VA 0% 0 VA 50% 684 VA 0% 0 VA 50% 684 VA 0% 0 VA 50% 684 VA
421 Air cooler Main gate/Guard hut 1 375 VA 100% 375 VA 50% 188 VA 0% 0 VA 0% 0 VA 0% 0 VA 0% 0 VA
422 Projector Main gate/Guard hut 2 1.000 VA 0% 0 VA 100% 1.000 VA 0% 0 VA ### 1.000 VA 0% 0 VA ### 1.000 VA
423 Water cooker Main gate/Guard hut 1 1.500 VA 30% 450 VA 15% 225 VA 30% 450 VA 15% 225 VA 30% 450 VA 15% 225 VA
424 Fan Main gate/Guard hut 1 1.138 VA 100% 1.138 VA 50% 569 VA 0% 0 VA 0% 0 VA 0% 0 VA 0% 0 VA
425 Heater Main gate/Guard hut 5 344 VA 0% 0 VA 0% 0 VA 70% 241 VA 50% 172 VA 0% 0 VA 0% 0 VA
FUTURE INSTALL
( fill t he row 12, a nd clik t o " a dd" ) 686 kVA 326 kVA 220 kVA 213 kVA 166 kVA 179 kVA 150 kVA
6,0 % DAY NIGHT DAY NIGHT DAY NIGHT
8,0 % % of loos 6,0 % 6,0 %
% of loos 6,0 % 6,0 %
% of loos 6,0 %
% of loo 6,0 %
784,88 % of loos 8,0 % 8,0 %
% of loos 8,0 % 8,0 %
% of loos 8,0 %
% of loo 8,0 %

248
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
2. Avec cette deuxième méthode, on ne cherche plus seulement les maxima et minima, mais une estimation des variations de charge sur 24h:
24 hour simulation 06 -> 18 (day), 19 -> 05 5 (night) FILL IN the %The yellow cells can be changed directly, coloured ones are linked to specific figures

% for these specific figures. They will be automatically updated into the genera ltime tab BACK
Bulbs (indoor) 5% 5% 5% 5% 5% 5% 5% 5% 5% 5% 5% 30% 60% 60% 60% 60% 60% 60% 30% 20% 10% 5% 5% 5%
Security lights 100% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100%
Computer 5% 5% 5% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 20% 30% 40% 40% 40% 40% 40% 40% 30% 15% 5% 5%
Water heater 40% 70% 40% 30% 20% 20% 30% 30% 20% 20% 20% 30% 40% 70% 60% 40% 30% 20% 10% 10% 10% 10% 10% 10%
AC 20% 20% 20% 30% 60% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 60% 50% 40% 40% 40% 30% 30% 20%
ON/OFF

Energy Location / Gross unit


Nbr.
consumer remarks Power (W)
6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24-0 1 2 3 4 5
1 Ceiling fan All rooms 20 100 W 50% 50% 50% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 50% 50% 50% 50% 50% 50%
1 AC NEONAT 1 1.500 W 20% 20% 20% 30% 60% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 60% 50% 40% 40% 40% 30% 30% 20%
1 AC EMERGENCIES 2 1.500 W 20% 20% 20% 30% 60% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 60% 50% 40% 40% 40% 30% 30% 20%
1 AC ISOLATION 3 1.500 W 20% 20% 20% 30% 60% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 60% 50% 40% 40% 40% 30% 30% 20%
1 Bulbs OUTDOOR LAMPS 40 60 W 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 30% 40% 60% 80% 100% 100% 100% 100% 80% 60% 50% 30% 10% 10%
1 Bulbs (indoor 1 7W 5% 5% 5% 5% 5% 5% 5% 5% 5% 5% 5% 30% 60% 60% 60% 60% 60% 60% 30% 20% 10% 5% 5% 5%
1 Bulbs MODULAIRES 18 60 W 40% 40% 40% 40% 20% 20% 20% 20% 20% 20% 20% 20% 40% 40% 40% 40% 40% 40% 40% 40% 40% 40% 40% 40%
1 AC CRENI 2 1.500 W 20% 20% 20% 30% 60% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 60% 50% 40% 40% 40% 30% 30% 20%
1 Bulbs CRENI 6 60 W 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 30% 40% 60% 80% 100% 100% 100% 100% 80% 60% 50% 30% 10% 10%
1 Bulbs HOSPITALISATION 12 60 W 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 30% 40% 60% 80% 100% 100% 100% 100% 80% 60% 50% 30% 10% 10%
1 Bulbs MATERNITE 12 60 W 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 30% 40% 60% 80% 100% 100% 100% 100% 80% 60% 50% 30% 10% 10%
1 Bulbs ADMIN 12 60 W 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 10% 30% 40% 60% 80% 100% 100% 100% 100% 80% 60% 50% 30% 10% 10%
1 AC BAT ADMIN 2 1.500 W 20% 20% 20% 30% 60% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 60% 50% 40% 40% 40% 30% 30% 20%
1 AC LABO 2 1.500 W 20% 20% 20% 30% 60% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 60% 50% 40% 40% 40% 30% 30% 20%
1 AC PHARMACIE 1 1.500 W 20% 20% 20% 30% 60% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 60% 50% 40% 40% 40% 30% 30% 20%
1 AC HOSPITALISATION 2 1.500 W 20% 20% 20% 30% 60% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 60% 50% 40% 40% 40% 30% 30% 20%
1 AC MATERNITE ACCOUC 2 1.000 W 20% 20% 20% 30% 60% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 60% 50% 40% 40% 40% 30% 30% 20%
1 AC MATERNITE SALLE SU 2 1.500 W 20% 20% 20% 30% 60% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 70% 60% 50% 40% 40% 40% 30% 30% 20%
END OF LIS T

Dans ce tableau, le pourcentage est rentré heure par heure. Les lignes en jaune sont complétées manuellement, mais toutes les autres
lignes sont liées aux valeurs définies par défaut pour 5 types d’items et sont modifiables dans la liste aux 5 premières lignes du tableau. Qui
propose un horaire commun pour des items similaires.

Le résultat peut être visualisé sur un graphique, ainsi que la taille idéale pour les générateurs à installer. Si l’écart des moyennes entre jour
et nuit est important, la feuille propose deux tailles idéales de générateur, un adapté à chaque période.

249
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
La courbe verte montre la consummation moyenne en kW. Dans cet exemple, elle varie entre 8 kW et 25 kW.
La ligne bleue représente les periods de fonctionnement et les charges idéales des générateurs sélectionnés. (ici 25kVA et 53kVA).
GRAPH OF AVERAGE LOAD RURING 24 HOURS with generators capability

### peak
60
### min
kW 24 h
vices ### av
53 kVA peak
### ideal
50
53 kVA max
### max
### peak
53 kVA ideal
40
53 kVA av
53 kVA min
30 25 kVA peak
25 kVA max
20 25 kVA ideal
From
25 kVA av
from2
10 25 kVA min 2
Chosen Gen High 2
Chosen Gen low
0
6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24-0 1 2 3 4 5

Les lignes en pointillé montrent les différents seuils de régime du générateur de 53kVA en rouge, de celui de 25 kVA en bleu.
Ces seuils de regime sont expliqués dans la feuille, et les calculs de dimensionnement sont aussi résumés dans un tableau.

250
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Ce tableau montre les valeurs moyenne pour la basse et la haute période estimées sur 24h, soit 10.9 kW et 23,1 kW

AVERAGE AND RATED POWER CALCULATION BOX

Lower on 24 H higher on 24 H
Average use 10,9 kW 23,1 kW
Active devices 140 140 user devices that are not turned to 0
Rated power of active devices 35,5 kW 35,5 kW Sum of the power of active devices
% Average use / active power 39% 73% Average bulking applied
Most powerful active device 1,5 kW 1,5 kW we must consider the power of the most powerfull devices that could be started

Average is 60% of 18,1 kW Rated 60% 38,5 kW The average use must be around 60% of the rated power of the generator
Corr. most powerfull device 18,1 kW max>50% rated 38,5 kW Accorded to the most powerful device, the rated power has to be corrected
Corr. average / nbr devices 18,0 kW Rated/ average 27,9 kW Accorded to the number of devices, the rated power has to be corrected.
Correct range in kW of generator 18,1 kW Rated 38,5 kW The final value is accorded to the correction giving the highest rate.
temperature 25 °c 18,1 kW + 0,0 % 38,5 kW
altitude 468 m 18,1 kW + 0,0 % 38,5 kW
kVA Nominal 25kVA 110% 53kVA Nominal rate / backup power
kVA Prime 23kVA 100% 48kVA Prime power rate
7kW 40% 15kW Minimal constant load required
11kW 60% 23kW Ideal average load
14kW 80% 31kW Optimal load
18kW 100% 39kW Maximal constant load admitted
20kW 110% 42kW Peak load admitted 1h/24h

Beaucoup d’informations sont données dans ce tableau. On y voit par exemple que durant la période basse la taille de générateur proposée serait
idéale pour fournir une charge entre 7 et 18kW, avec une moyenne autour de 11kW, un idéal de 14kW et une capacité de fournir des pointes
jusqu’à 20kW. On peut aussi voir les valeurs correspondantes pour le plus gros générateur. Ce sont les kW qui ont été pris en compte parce que la
puissance max d’un générateur dépend avant tout de la puissance réelle (en kW) que son moteur peut fournir. Si le cos f est plus haut que 0.8 ( ce
qui est le plus généralement le cas) l’alternateur – qui fournit une puissance apparente en kVA - ne sera jamais poussé à ses limites.

251
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
252
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
8.7 EXEMPLE: SCHEMA DE POSITION DE LA DISTRIBUTION PRINCIPALE (Visio)
du fichier Visio: 260614 Cantahay Electricity.vsd.

Le fichier exemple “PUSH-TEMPLATE_2013-04-12.vst” est aussi disponible, avec les librairies de


symboles.

253
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
8.8 EXEMPLE: SCHEMA UNIFILAIRE D’UN TABLEAU GENERAL (Visio)
du fichier Visio: 260614 Cantahay Electricity.vsd.

254
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
8.9 EXEMPLE : SCHEMA DE POSITION CIRCUITS TERMINAUX (Visio)
du fichier Visio: 260614 Cantahay Electricity.vsd.

255
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
8.10 EXEMPLE : SCHEMA UNIFILAIRE CIRCUITS TERMINAUX (Visio)
du fichier Visio: 260614 Cantahay Electricity.vsd.

256
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
8.11 EXEMPLE : SCHEMA DE POSITION CIRCUITS TERMINAUX (Excel)
De la feuille Excel: sample electric diagram.xls

257
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
8.12 EXEMPLE : SCHEMAS UNIFILAIRES ET DE POSITION CIRCUITS TERMINAUX
(Excel)

De la feuille Excel: sample electric diagram.xls

258
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
8.13 OUTIL: RAPPORT (simple) DE SUIVI DE TRAVAUX
From the file « template debriefing report electrician.doc »

(en anglais)
MISSION / PROJECT

What:
When:

Who

Contact E mail Phone

Ref Tech Cell

Attached documents/ path

Current situation

Current step

Assessment / Level
Project Mission
Preparation Project
Implementation Object
Evaluation Info
End of mission

Short description

% projected situation

259
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils.
Version 0
Budget
Amount Ref docs
Original Budget
Used Budget

Supply
Total Supply foreseen
Supply received
Used
In stock

Team
Number of people
Man * Days foreseen
Man * Days used
Man * Days still required

Problems Solved
 -
 -
 -
 -
 -
 -
 -
 -
 -

Problems not solved


 -
 -
 -
 -
 -
 -
 -
 -
 -

260
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils.
Version 0
Ongoing situation
Short description

Jobs to be completed
 -
 -
 -
 -
 -
Corrections to implement
 -
 -
 -
 -
 -
Follow-up & recommendation

Lesson learnt

Advantage Disadvantage
 -  -
 -  -
 -  -
Opportunities Dangers
 -  -
 -  -
 -  -

Advise about project improvement/ personal remarks







261
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils.
Version 0
9. ANNEXES
ANNEXE 1 : Liste des membres de la CEI effectifs et associés

CEI – COMMISSION ELECTROTECHNIQUE INTERNATIONALE

Les 60 membres effectifs et 26 associés :

Afrique
Effectifs: Algérie, Egypte, Libye, Afrique du Sud,
Associés: Kenya, Maroc, Nigeria, Tunisie,

Asia
Effectifs: Chine, Inde, Indonésie, Japon, Corée (République de ), Pakistan, Philippines (Rep. of
the,) Singapour, Thaïlande, Corée du Nord
Associés: Kazakhstan, Sri Lanka, Vietnam.

Europe
Effectifs: Autriche, Belarus, Belgique, Bulgarie, Croatie, République Tchèque, Danemark,
Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège,
Pologne, Portugal, Roumanie, Fédération de Russie, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Espagne,
Suède, Suisse, Turquie, Ukraine, Grande-Bretagne,
Associés: Albanie, Bosnie & Herzégovine, Chypre, Estonie, Géorgie, Islande, Lettonie,
Lituanie, Malte, Moldavie, Monténégro, Macédoine,

Moyen Orient
Effectifs: Iran, Irak, Israël, Qatar, Arabie Saoudite, Singapour, Emirats Arabes Unis,
Associés: Bahreïn, Jordanie,

Amérique du Nord
Effectifs: Canada, Mexique, Etats-Unis d’Amérique
Associés: Cuba

Amérique du Sud
Effectifs: Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Malaisie,
Associés:

Pacifique / Océanie
Effectifs: Australie, Nouvelle Zélande,
Associés:

263
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version
0
ANNEXE 2 : Liste des pays affiliés au programme de la CEI et nombre de
norme CEI adoptées
Ci-dessous la liste des 83 membres du programme des pays affiliés à l’IEC, avec mention du
nombre de normes internationales adoptées par chacun d’eux. Cette information peut être
d’un grand intérêt pour estimer la situation de conformité aux standards internationaux
pour chaque pays affilié. Cette liste est aussi publiée sur le site de la CEI. Le site permet aussi
de consulter quelles sont les normes adoptées, et la date de cette adoption.

Afghanistan (177) El Salvador (0) Népal (0)


Angola (0) Erythrée (21) Niger (0)
Antigua and Barbuda (0) Ethiopie (248) Palestine (200)
Arménie (0) Fiji (0) Panama (0)
Azerbaïdjan (2) Gabon (0) Papua Nouv Guinée (0)
Bahamas (0) Gambie (0) Paraguay (0)
Bangladesh (149) Ghana (387) Perou (101)
Barbade (15) Grenade (0) Rwanda (126)
Belize (0) Guatemala (0) Saint Kitts and Nevis (0)
Benin (169) Guinée (0) Sainte Lucie (6)
Bhutan (51) Guinée Bissau (0) Saint Vincent et
Bolivie (22) Guyane (169) Grenadines (0)
Botswana (99) Haïti (0) Sénégal (24)
Brunei Darussalam (74) Honduras (7) Seychelles (0)
Burkina Faso (0) Jamaïque (0) Sierra Leone (27)
Burundi (0) Kirghizstan (0) Sud Soudan, Rep. du (0)
Cambodge (41) Laos Rep dem pop. (50) Soudan (139)
Cameroun (40) Liban (374) Surinam (3)
République Centre Afrique (0) Lesotho (0) Swaziland (0)
Tchad (0) Madagascar (0) Tanzanie (0)
Comores (0) Malawi (319) Togo (0)
Congo Brazzaville (0) Mali (0) Trinidad and Tobago (20)
Congo Dem. Rep. (52) Mauritanie (0) Turkménistan (0)
Costa Rica (90) Maurice (48) Uganda (213)
Côte d’Ivoire (168) Mongolie (53) Uruguay (117)
Dominique (0) Mozambique (0) Yémen (0)
Rép. Dominicaine (2) Myanmar (0) Zambie (107)
Equateur (289) Namibie (0) Zimbabwe (71)

264
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version
0
ANNEXE 3 : Type de prises et de fiches à travers le monde.

LES PLUS COMMUNES.

“Prises Americaines”
Principalement USA, Canada, Mexque & Japon
• 15 A
• Presque toujours 100 – 127 V
Type A : Type B :
• Sans terre • Avec terre
• Prises B utilisables avec les
((Uniquement classe II )
fiches A & B.
• Prise A uniquement avec
fiches A.

Bahamas, Bangladesh, Bermuda, Bolivia, British Virgin Islands, Cambodia, Canada, China, People’s Republic of,
Colombia, Dominican Republic, Ecuador, El Salvador, Guatemala, Guyana, Haiti, Honduras, Jamaica, Japan,
Laos, Liberia, Mexico, Myanmar, Nicaragua, Panama, Peru, Philippines, Puerto Rico, Suriname, Taiwan,
Thailand, United States of America (USA), Venezuela, Vietnam, Virgin Islands (British), Virgin Islands (USA),
Yemen

“Prises Européennes”

Type C : Principalement utilisé en Europe, Amérique du sud et Asie


• Sans terre (uniquement charges faibles en classe II devices)
• Max 2.5 A (diamètre électrodes 4 mm)
• 220 – 240 V
• Prise C uniquement avec fiche C.
• La fiche C est utilisable avec les prises D, E, F (trous 5 mm)

• Fiches E & F ne peuvent pas être utilisées dans les prises C


• Pas de terre
• Les électrodes 5 mm ne peuvent être forcées dans les trous de 4 mm.

265
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Type E : Principalement en France, Belgique, Pologne, Slovaquie & république Tchèque
COMMUNÉMENT APPELEE “PRISE FRANÇAISE”
• Avec terre
• 16 A (électrodes diamètre 5 mm)
• 220 – 240 V
• Prise E utilisable avec les fiches de type C & E
• La fiche E n’est pas utilisable dans la prise F
Belgique, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, RCA, Tchad, Comores, République Démocratique
du Congo, République Tchèque, Danemark, Djibouti, Timor Est (Timor-Leste), Guinée Equatoriale ,
France, Guyane Française, Groenland, Guadeloupe, Laos, Madagascar, Mali, Martinique, Maroc,
Niger, Pologne, Sénégal, Slovaquie, Syrie, Tunisie.

Type F : Presque dans tous les autres pays européens sauf Grande-Bretagne et Irlande
COMMUNÉMENT APPELÉ “LA PRISE ALLEMANDE” OU “SHUKO”
• Avec terre
• 16 A (électrodes diamètre 5 mm)
• 220 – 240 V
• La prise F est utilisable avec les fiches C & F
• La fiche n’est pas utilisable dans la prise E

Afghanistan, Albanie, Algérie, Allemagne, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Belarus, Bosnie &
Herzégovine, Bulgarie, Cap Vert, Danemark, Timor Est (Timor-Leste), Egypte, Espagne, Estonie,
Ethiopie, Finlande, Géorgie, , Grèce, Groenland, Guinée, Hongrie, Islande, Indonésie, Iran, Italie,
Jordanie, Kazakhstan, Corée du Sud, Kosovo, Kirghizstan, Laos, Lettonie, Lituanie, Luxembourg,
Macédoine, Madère, Moldavie, Monaco, Monténégro, Mozambique, Pays-Bas, Nouvelle Calédonie,
Niger, Norvège, Portugal, Roumanie, Fédération de Russie, Serbie, Slovénie, Corée du Sud, Suriname,
Suède, Tadjikistan, Tchad, Turquie, Turkménistan, Ukraine, Uruguay, Ouzbékistan.

PRISES Type E/F HYBRID


LA “FICHE EUROPEENNE UNIVERSELLE” POUR EQUIPEMENTS 16A AVEC TERRE

Les cordons d’alimentation des


Terre “française” appareils électriques vendus sur le
type E Terre “Allemande” continent Européen sont de plus en
type F plus communément équipés de ce
type de fiche « universelle »
utilisable dans les prises de types E
et F.

266
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FICHES Type E/F HYBRIDES POUR EQUIPEMENTS DE CLASSE II
LA “FICHE UNIVERSELLE EUROPEENNE POUR EQUIPEMENTS 16A SANS TERRE (Classe II)

destiné aux équipements 16A (3600VA)


en double isolation (Classe II)
Utilisable dans les prises E et F.

Les utilisations principales sont les


outillages électro portables ( foreuses,
meuleuses, scies électriques, tondeuses à
gazon, etc.), Ainsi que certains petits
appareils de cuisine ( mixer, etc…),
Pour raison de sécurité, tous les outillages électyro-portables
doivent être en double isolation (Classe II)

Type G : Principalement en Grande Bretagne, Irlande, Malte, Malaisie & Singapour.


COMMUNÉMENT APPELEE “PRISE BRITANIQUE”

• Avec terre
• 13 A
• 220 – 240 V
• La prise G n’est utilisable qu’avec la fiche G.

Abu Dhabi, Bahreïn, Bangladesh, , Bhutan, Botswana, Brunei, Cambodge, Chypre, Chypre Nord,
Dominique, Dubaï, Gambie, Ghana, Gibraltar, Grande Bretagne (GB), Guyane, Hong Kong, Irak,
Irlande (Eire), Irlande du Nord (Ulster), Ile de Man, Jordanie, Kenya, Koweït, Liban, Macao, Malawi,
Malaisie, Maldives, Malte, Maurice, Myanmar, Nigeria, Oman, Qatar, Arabie Saoudite, Seychelles,
Sierra Leone, Singapour, Sri Lanka, Tanzanie, Ouganda, Emirats Arabes unis (UAE), Yémen, Zambie,
Zimbabwe

267
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LES “EXOTIQUES”

Type D : Principalement en Inde

• Avec terre
• 15 A
• 220 – 240 V
• Prise compatible avec les fiches types C & D
• compatibilité dangereuse avec les fiches E & F: Pas de junction de
terre!

Bangladesh, Bhutan, Botswana, Tchad, Dominique, Guyane Française, Ghana, Guyane, Inde, Irak,
Jordanie, Liban, Maldives, Martinique, Myanmar, Namibie, Népal, Niger, Nigeria, Pakistan, Saint Kitts
and Nevis, Sénégal, Sierra Leone, Afrique du Sud, Sud Soudan, Sri Lanka, Soudan, Tanzanie, Vietnam,
Yémen, Zambie, Zimbabwe

Type H : Exclusivement en Israel, Palestine, et bande de Gaza


• 3 électrodes
• Avec terre
• 16 A
• 220 – 240 V
• Prise compatible avec le fiches de types C & H
• Compatibilité dangereuse avec les fiches E & F :
 Pas de jonction de terre
Gaza, Israel, Palestine

Type I : Principalement utilise en Australie, Nouvelle Zélande, Chine & Argentine

• 2 ou 3 électrodes
• 2: Sans terre / 3: Avec terre
• 10 A
• 220 – 240 V
• Uniquement compatible avec les fiches type I

Argentine, Australie, Chine, Timor Est, Fidji, Myanmar, Nouvelle Zélande,


Papouasie Nouvelle Guinée, Samoa, Tonga, Tuvalu, Vanuatu

268
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Type J : Presque exclusivement en Suisse, Liechtenstein & Rwanda

• 3 électrodes
• Avec terre
• 10 A
• 220 – 240 V
• Prise compatible avec Fiche types C (modèle plat) & J

Jordanie, Liechtenstein, Maldives, Rwanda, Suisse

Type K : Presque exclusivement au Danemark & Groenland


• 3 électrodes
• Avec terre
• 16 A
• 220 – 240 V
• Prise compatible avec Fiche types C & K
• Compatibilité dangereuse avec fiches E & F : Pas de jonction de terre
Bangladesh, Danemark, Iles Féroé, Groenland, Guinée, Maldives, Sénégal

Type L : Presque exclusivement en Italie & Chili


• 3 électrodes
• Avec terre
• 10 & 16 A
• 220 – 240 V
• Prise version 10 A utilisable avec fiche types L & C (10 A)
• Prise version 16 A compatible avec fiche type L (versio16 A )
Chili, Erythrée, Italie, Lybie, Maldives, Saint Marin, Syrie, Uruguay, Vatican

Type M : Principalement en Afrique de Sud


• 3 électrodes
• Avec terre
• 15 A
• 220 – 240 V
• Uniquement compatible avec fiche type M
Inde, Lesotho, Mozambique, Namibie, Népal, Afrique du Sud, Swaziland

269
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Type N Presque exclusivement au Brésil
• 3 électrodes
• Avec terre
• 10 & 20 A
• 220 – 240 V
• Compatible avec fiches types N & C

Brazil, South Africa

Type O Exclusivement en Thaïlande


• 3 électrodes
• Avec terre
• 16 A
• 220 – 240 V
• Compatible avec fiche types O & C
• Compatibilité dangereuse avec fiches E & F :
 Pas de jonction de terre

Thaïlande

270
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0
ANNEXE 4: Codes des couleurs de fils autour du monde.

Couleurs standard pour câbles mobiles (toujours flexibles)


(exemple : Rallonges, power (line) cords and Cordons d’alimentation)

Conducteur de protection
Région ou Pays Phases Neutre
/ terre
Union Européenne (EU),
Argentine, Australie, Afrique
du Sud (IEC 60446)
Australie, Nouvelle Zélande ,
(AS/NZS 3000:2007 3.8.3) ,

Brésil ,

(vert) ou
Etats Unis, Canada (Vis de junction
(Vis de junction laiton)
argentée)
(vert/jaune)
Couleurs standard pour câbles fixes rigides ou flexibles)
(exemple : . dans, sur ou derrière les murs ou parois (cables d’installation)
Conducteur de protection
Région ou Pays Phases Neutre
/ terre
La plupart des pays aux
norme IEC, Union
Européenne (EU) (IEC 60446) , ,
Royaume Uni depuis 31
Mars 2004 (BS 7671)
Royaume Uni avant 2004
,
Toujours d’actualité en Inde, (Ancien)
Pakistan, Kenya , ,
et d’autres ex-colonies conducteur nu, gaine aux
britanniques extrémités (Ancien)
France avant 1970
Peut être d’actualité dans les
ex colonies françaises et d’
anciennes installations
Toute couleur AUTRE que

(depuis 1980)
Australie, Nouvelle Zélande
monophasé :
(AS/NZS 3000:2007 clause Ou (jusqu’à 1980)
3.8.1, table 3.4)
multiphasé:
conducteur nu, gaine aux
extrémités (Ancien)

, ,
Brésil
,

, ou
Afrique du Sud
, conducteur nu, gaine aux
extrémités

271
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0
(Vis de junction laiton) (Vis de junction
(120/208/240 V) (vert)
argentée)
Etats Unis et pays , , (120/208/240 V)
(conducteur nu,)
d’influence
(277/480 V) (277/480 V)
(ground or isolated
, ground)
Monophasé
(Système isolé)
(120/208/240 V)
, (vert)
(120/208/240 V)
Canada ,‘ ,
(conducteur nu,)
(600/347 V)
(600/347 V)
, , (Terre isolée)
(Système isolé triphasé)
, ,

272
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0
ANNEX 5: Symboles électriques et vocabulaire autour du monde
ANGLAIS (US) ARABE CHINOIS ANGLAIS (GB) FRANCAIS
Wire gauge Cross-section mm2 Section mm2
Power kW Power output kW Puissance kW
Current A Current rating A Courant A
Voltage V Voltage V Tension V
Frequency Hz Frequency Hz Fréquence Hz
Service entrance panel (or fuse Consumer unit Tableau d’abonné
Enclosure Cabinet or enclosure Armoire
Fuse Fuse Fusible
Circuit Breaker Circuit breaker Disjoncteur
Ground fault circuit interrupter Residual current device Interrupteur
Equipment circuit breaker Isolator switch Interrupteur
Hot wire Phase conductor Conducteur de
Neutral wire Neutral conductor Conducteur de
Ground wire Protective conductor (earth) Conducteur de
Single phase & neutral & ground Single phase + N + E cable Câble PH + N + T
Triple phase & neutral & ground 3 phase + N + E cable Câble 3 PH + N + T
Single pole 2 way switch One way switch Interrupteur
3 way switch Two way switch, single pole Va-et-vient
Push button Push button Bouton poussoir
Single receptacle Socket outlet Prise de courant (PC)
Single Avec terre receptacle G Earthed socket outlet Prise de courant
Switched Avec terre receptacle s Switched socket outlet, single Prise de courant avec terre
l commandée
Duplex receptacle Double socket outlet Prise de courant
Junction box Junction box Boîte de jonction / Boîte de
dérivation
Emergency lighting unit E.L.U. (Emergency Lighting Blocs autonome d’éclairage de
sécurité (BAES)
Building permit Planning permission Permis de construire
Developer Developer Maître d’ouvrage
- Supervisor Maître d’oeuvre
Architect Architect Architecte
Electrical consulting engineer Electrical consulting engineer Bureau d’études
Specifications Specifications Descriptif cahier des
BID Invitation to tender Appel d’offre
General contractor Main contractor Entreprise générale
Electrical sub-contractor Electrical work Lot électricité
Electrical contractor Electrical contractor Installateur
Wiring devices Wiring accessories Appareillage

273
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ALLEMAND ITALIEN COREEN PORTUGAIS / BRESILIEN
Querschnitt A (mm²) Sezione mm2 mm2 Secção mm2
Leistung P [kW] Potenza kW kW Potencia kW
Strom I [A] Corrente A A Corrente A
Spannung U [V] Tensione V V Tensão V
Frequenz F [Hz] Frequenza Hz Hz Frequencia Hz
Verteilung Centralino Quadro
Verteiler Schrank Quadra generale Quadro geral de baixa tensão
Sicherung Fusibile Fusivel
Schutzschalter Interrutore automatico Disjunctor
FI-Schutzschalter Interrutore differenziale Interruptor diferencial
Trennschalter Trenner Interrutore sezionatore Interruptor seccionador
Aussenleiter Phase Conduttore di fase Condutor de fase
Neutralleiter Null Conduttore di neutro Condutor de neutro
Schutzleiter PE Conduttore di protezione (terra) Condutor de terra
Leitung 1/N/PE Cavo di fase + neutro + terra Condutor de fase + neutra + terra
Leitung 3/N/PE Cavo di fase + neutro + terra Condutor trifasico+ neutra + terra
Schalter Ausschalter Interrutore Interruptor
Wechselschalter Deviatore Commutador de escada
Taster Pulsante Botão de pressão
Steckdose Presa di corrente Tomada de corrente
Schutzkontakt-Steckdose Presa di corrente con terra Tomada de corrente con terra
Schutzkontakt Steckdose abschaltabar Presa di corrente con terra comandata Tomada de corrente com interruptor
2-fach Steckdose Presa di corrente doppia Tomada de corrente dupla
Abzweigdose Scatola di derivazione Caixa de derivação
Sicherheits-leuchte Lampada d’emergenza Bloco autonomo de illuminacão de
i
Baugehnehmigung Licenza di costruzione (Edile) Licença de construção
Bauherr Committente Promotor
Bauleiter - Director de obra
Architekt Architetto Arquitecto
Elektroplaner Studio tecnico (Engineering) Gabinete de projectos de electrotecnia
Pflichtenheft Capitolato Caderno de encargos
Ausschreibung anfrage Richiesta d’offerta Consulta
Generalunternehmer Impresa generale Empreiteiro geral
Elektrisches Gewerk Parte elettrica Empreiteiro de electricidade
Elektroinstallateur Installatore (Elettrico) Instalador eléctrico
Installationsmaterial Apparecchiature elettriche Aparelhagem electrica

274
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
RUSSE ESPAGNOL Français TURC
mm2 Secciõn mm2 Section mm2 Çap mm2
kW Potencia kW Puissance kW Guç kW
A Intensidad A Courant A Akim A
V Tensiõn V Tension V Gerilim V
Hz Frecuencia Hz Fréquence Hz Frekans Hz
Cuadro de abonado Tableau d’abonné Otomat kutusu
Cuadro general Armoire Pano
Fusible Fusible Kartus Sigortalar
Magnetotérmico Disjoncteur Otomat
Interruptor diferencial Interrupteur différentiel Kaçak akim koruma rölesi
Interruptor seccionador Interrupteur sectionneur Salter
Conductor de fase Conducteur de phase (PH) Faz
Conductor de neutro Conducteur de neutre (N) Nötr
Conductor de puesta a tierra Conducteur de protection (T) Toprak
Conductor de fase + neutro + tierra Câble PH + N + T Faz + nötr + toprak kablo
Conductor trifasico + neutro + tierra Câble 3 PH + N + T Üç faz + nötr + toprak kablo
Interruptor Interrupteur Anahtar
Commutador Va-et-vient Vavien
Pulsador Bouton poussoir Zil butanu
- Prise de courant (PC) Priz
-Toma de corriente con tierra - Prise de courant avec terre (PC + T) Toprakli priz
- Prise de courant avec terre commandée Anahtarli priz
Doble toma de corriente Prise de courant double Ikizler priz
Caja de derivaciõn Boîte de jonction / Boîte de dérivation Buat
Aparato autonõnomo de alumbrado de emergencia Blocs autonome d’éclairage de sécurité (BAES)
Acil çikis ünitesi
Licencia de construcciõn Permis de construire Iskan
Propriedad promotor Maître d’ouvrage promoteur Müteahhitlik firmalari
- Maître d’oeuvre -
Arquitecto Architecte Mimar
Estudio arquitectura ingeniera Bureau d’études électricité Projeve mühendislik bürosu
Pliego de condiciones Descriptif cahier des charges Kesif
Peticiõn de oferta Appel d’offre Sartnäme
Constructora Entreprise générale Insaat firmasi
Gremio elétrico Lot électricité Elektrik kesfi
Instalador electricista Installateur électricien Elektrik tesicatçisi
Material elétrico Appareillage électricité Elektrik malzemesi

275
MSF– ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
ANNEXE 6: Taux d’électrification autour du monde
1.6 milliards de personnes n’ont pas accès à l’électricité.
(De ‘Global electrical network’ - http://www.geni.org/index.html)
Afghanistan 6% Djibouti 15% Corée du Sud 100% Roumanie 100%
Albanie 100% Dominicaine rep. 91% Koweït 100% Russie 100%
Algérie 73% Timor Est 11% Kirghistan 100% Rwanda 6%
Angola 15% Equateur 80% Laos 39% Arabie Saoudite 85%
Argentine 95% Egypte 98% Lettonie 100% Sénégal 32%
Arménie 100% Salvador 65% Liban 98% Serbie-Monten. 55%
Australie 100% Guinée Equt. 15% Lesotho 5% Sierra Leone 5%
Autriche 100% Erythrée 20% Liberia 5% Slovaquie 100%
Azerbaïdjan 100% Estonie 100% Lybie 100% Slovénie 100%
Bahamas 100% Ethiopie 13% Lituanie 100% Somalie 10%
Bangladesh 38% Finlande 100% Luxembourg 100% Afrique du sud 66%
Belarus 100% France 100% Macédoine 100% Espagne 100%
Belgique 100% Guyane Franç. 88% Madagascar 11% Sri Lanka 68%
Belize 90% Gabon 74% Malawi 3% Soudan 19%
Benin 22% Gambie 15% Malaisie 97% Surinam 95%
Bhutan 11% Géorgie 33% Mali 11% Swaziland 6%
Bolivie 64% Allemagne 100% Mauritanie 22% Suède 100%
Bosnie/Herzeg. 100% Ghana 43% Mexique 95% Suisse 100%
Botswana 22% Grèce 100% Moldavie 99% Syrie 99%
Brésil 93% Groenland 90% Mongolie 100% Taiwan 100%
Brunei 100% Guatemala 85% Maroc 65% Tadjikistan 95%
Bulgarie 100% Guinée 16% Mozambique 7% Tanzanie 9%
Burkina Faso 9% Guinée-Bissau 12% Myanmar 15% Thaïlande 98%
Burundi 2% Guyane 60% Namibie 26% Togo 15%
Cambodge 33% Haïti 31% Népal 25% Tunisie 98%
Cameroun 46% Honduras 45% Pays-Bas 100% Turquie 100%
Canada 100% Hongrie 100% Nouv. Zélande 100% Turkménistan 100%
Cent. Afric. Rep. 3% Islande 100% Nicaragua 70% Ouganda 9%
Tchad 2% Inde 82% Niger 7% Ukraine 100%
Chili 95% Indonésie 63% Nigeria 45% Em. Arabes Unis. 100%
Chine 96% Iran 94% Norvège 100% Royaume Uni 100%
Colombie 92% Iraq 87% Oman 98% Etats Unis 100%
Congo, Dem Rep 6% Irlande 100% Pakistan 60% Uruguay 95%
Congo, Pop. Rep 9% Israël 100% Panama 73% Ouzbékistan 100%
Costa Rica 95% Italie 100% Papua N. Guine 45% Venezuela 95%
Cote d'Ivoire 20% Jamaïque 70% Paraguay 54% Vietnam 80%
Croatie 100% Japon 100% Perou 75% Yémen 43%
Cuba 82% Jordanie 100% Philippines 75% Zambie 20%
Chypre 100% Kazakhstan 100% Pologne 100% Zimbabwe 42%
Republique Tchèque 100% Kenya 15% Portugal 100%
Danemark 100% Corée du Nord 92% Porto Rico 100%

276
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
ANNEXE 7: Caractéristiques principales des standards locaux/nationaux dans le monde

Statut
Standard de
Tension Fréquence Type de prise / IEC
Pays / état / territoire Effect. reference le
monophasée (hertz) fiche Assoc. plus proche
Affil.
Açores, 230 V 50 Hz B/C/F PortugaIEC / D
Abu Dhabi, 230 V 50 Hz G N/A IEC / UK
Afghanistan, 220 V 50 Hz C/F Affil IEC / D
Afrique du Sud, 230 V 50 Hz C/D/M/N Effect. IEC
Albanie, 230 V 50 Hz C/F Assoc IEC / D
Algérie, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Allemagne, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Andorre, 230 V 50 Hz C/F N/A IEC / D
Angleterre, 230 V 50 Hz G Effect. IEC / UK
Angola, 220 V 50 Hz C Affil IEC / D
Anguilla, 110 V 60 Hz A/B N/A NEC
Antigua and Barbuda, 230 V 60 Hz A/B Affil NEC
Arabie Saoudite 230 V 60 Hz G Effect. IEC / UK
Argentine, 220 V 50 Hz C/I Effect. IEC
Armenia, 230 V 50 Hz C/F Affil IEC / D
Aruba, 120 V 60 Hz A/B/F N/A NEC
Australie, 230 V 50 Hz I Effect. IEC
Autriche, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Azerbaijan, 220 V 50 Hz C/F Affil IEC / D
Bahamas, 120 V 60 Hz A/B Affil NEC
Bahrain, 230 V 50 Hz G Assoc IEC / UK
Baleares Iles, 230 V 50 Hz C/F Spain IEC / D
Bangladesh, 220 V 50 Hz A/C/D/G/K Affil IEC
Barbade, 115 V 50 Hz A/B Affil NEC
Belarus, 220 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Belgique, 230 V 50 Hz C/E Effect. IEC
Belize, 110 V / 220 V 60 Hz A/B/G Affil NEC
Bénin, 220 V 50 Hz C/E Affil IEC
Bermudes, 120 V 60 Hz A/B N/A NEC
Boutan, 230 V 50 Hz C/D/G Affil IEC / UK
Bolivie, 230 V 50 Hz A/C Affil IEC
Bonaire, 127 V 50 Hz A/C N/A IEC/NEC
Bosnie & Herzegovine, 230 V 50 Hz C/F Assoc IEC / D
Botswana, 230 V 50 Hz D/G Affil IEC / UK
Brésil, 127 V / 220 V 60 Hz C/N Effect. IEC/NEC
Brunei, 240 V 50 Hz G Affil IEC
Bulgaria, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Burkina Faso, 220 V 50 Hz C/E Affil IEC
Burundi, 220 V 50 Hz C/E Affil IEC
Cambodge, 230 V 50 Hz A/C/G Affil IEC / UK
Cameroun, 220 V 50 Hz C/E Affil IEC
Canada, 120 V 60 Hz A/B Effect. NEC
Canaries (Iles), 230 V 50 Hz C/E/F Spain IEC

277
MSF– ICRC Electrical Installations and Equipment in the Field: Rules and Tools. Version 0
Cap Vert, 230 V 50 Hz C/F N/A IEC / D
Cayman Iles, 120 V 60 Hz A/B N/A NEC
Centre Africaine, République 220 V 50 Hz C/E Affil IEC
Channel Islands (Guernsey & 230 V 50 Hz C/G UK IEC / UK
Chili, 220 V 50 Hz C/L Effect. IEC
Chine, République populaire, 220 V 50 Hz A/C/I Effect. IEC
Christmas (Iles), 230 V 50 Hz I N/A IEC
Chypre, 230 V 50 Hz G Assoc IEC
Chypre, Nord, 230 V 50 Hz G N/A IEC
Cocos (Keeling) Iles, 230 V 50 Hz I N/A IEC
Colombie, 110 V 60 Hz A/B Effect. NEC
Comores, 220 V 50 Hz C/E Affil IEC / F
Congo, République Democratique 220 V 50 Hz C/D/E Affil IEC / F
Congo, République Populaire 230 V 50 Hz C/E Affil IEC / F
Cook Iles, 240 V 50 Hz I N/A IEC
Costa Rica, 120 V 60 Hz A/B Affil NEC
Corée du Nord, 220 V 50 Hz C Assoc IEC
Corée du Sud, 220 V 60 Hz C/F Effect. IEC / D
Côte d’Ivoire (Ivory Coast), 220 V 50 Hz C/E Affil IEC / F
Croatie, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Cuba, 110 V / 220 V 60 Hz A/B/C/L Assoc IEC/NEC
Curaçao, 127 V 50 Hz A/B N/A NEC
Danemark, 230 V 50 Hz C/E/F/K Effect. IEC
Djibouti, 220 V 50 Hz C/E N/A IEC / F
Dominique, 230 V 50 Hz D/G Affil IEC / UK
Dominicaine Republique, 120 V 60 Hz A/B Affil NEC
Dubai, 230 V 50 Hz G N/A IEC
Ecosse, 230 V 50 Hz G UK IEC / UK
Egypte, 220 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
El Salvador, 120 V 60 Hz A/B Affil NEC
Emirats Arabes Unis (UAE), 230 V 50 Hz G Effect. IEC / UK
Equateur, 120 V 60 Hz A/B Affil NEC
Erythrée, 230 V 50 Hz C/L Affil IEC
Espagne, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Estonie, 230 V 50 Hz C/F Assoc IEC / D
Etats-Unis d’Amerique (USA), 120 V 60 Hz A/B Effect. NEC
Ethiopie, 220 V 50 Hz C/F Affil IEC / D
Féroé, Iles, 230 V 50 Hz C/E/F/K N/A IEC
Falkland, Iles, 240 V 50 Hz G UK IEC / UK
Fidji, 240 V 50 Hz I Affil IEC
Finlande, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
France, 230 V 50 Hz C/E Effect. IEC / F
Guyane Française 220 V 50 Hz C/D/E France IEC
Gabon 220 V 50 Hz C Affil IEC
Gambie, 230 V 50 Hz G Affil IEC / UK
Gaza (Bande de Gaza) 230 V 50 Hz C/H Palest IEC
Géorgie, 220 V 50 Hz C/F Assoc IEC / D
Ghana, 230 V 50 Hz D/G Affil IEC / UK
Gibraltar, 230 V 50 Hz G UK IEC / UK
Grande Bretagne (GB), 230 V 50 Hz G Effect. IEC / UK
Grèce, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D

278
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Grenada, 230 V 50 Hz G Affil IEC / UK
Groenland, 230 V 50 Hz C/E/F/K Danm IEC
Guadeloupe, 230 V 50 Hz C/E Franc IEC / F
Guam, 110 V 60 Hz A/B N/A NEC
Guatemala, 120 V 60 Hz A/B Affil NEC
Guinée, 220 V 50 Hz C/F/K Affil IEC
Guinée-Bissau, 220 V 50 Hz C Affil IEC
Guinée, Equatoriale 220 V 50 Hz C/E N/A IEC
Guyane, 120 / 240 V 60 Hz A/B/D/G Affil NEC
Haïti, 110 / 220V 60 Hz A/B Affil IEC/NEC
Honduras, 120 V 60 Hz A/B Affil NEC
Hong Kong, 220 V 50 Hz G CN IEC / UK
Hongrie, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
India, 230 V 50 Hz C/D/M Effect. IEC / UK
Indonesia, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Iran, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Iraq, 230 V 50 Hz C/D/G Effect. IEC
Irlande (Eire), 230 V 50 Hz G Effect. IEC / UK
Irlande du Nord, (Ulster), 230 V 50 Hz G UK IEC / UK
Islande, 230 V 50 Hz C/F Assoc IEC / D
Israël, 230 V 50 Hz C/H Effect. IEC
Italie, 230 V 50 Hz C/F/L Effect. IEC
Jamaïque, 110 V 50 Hz A/B Affil NEC
Japon, 100 V 50 / 60 Hz A/B Effect. NEC
Jordanie, 230 V 50 Hz C/D/F/G/J Assoc IEC / UK
Kazakhstan, 220 V 50 Hz C/F Assoc IEC / D
Kenya, 240 V 50 Hz G Assoc IEC / UK
Kirghizstan, 220 V 50 Hz C/F Affil IEC / D
Kiribati, 240 V 50 Hz I N/A IEC
Kosovo, 230 V 50 Hz C/F N/A IEC / D
Koweït, 240 V 50 Hz G N/A IEC / UK
Laos, 230 V 50 Hz A/B/C/E/F Affil IEC
Lesotho, 220 V 50 Hz M Affil IEC
Lettonie, 230 V 50 Hz C/F Assoc IEC / D
Liban, 230 V 50 Hz C/D/G Affil IEC / UK
Liberia, 120 V > 240V 50 > 60 Hz A/B>C/F N/A IEC/NEC
Liechtenstein, 230 V 50 Hz C/J N/A IEC
Lituanie, 230 V 50 Hz C/F Assoc IEC / D
Luxembourg, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Lybie, 230 V 50 Hz C/L Effect. IEC
Macao, 220 V 50 Hz G CN IEC / UK
Macédoine, 230 V 50 Hz C/F Assoc IEC / D
Madagascar, 110 / 220 V 50 Hz C/E Affil IEC / F
Madère, 230 V 50 Hz C/F Port IEC / D
Malawi, 230 V 50 Hz G Affil IEC / UK
Malaisie, 240 V 50 Hz G Effect. IEC / UK
Maldives, 230 V 50 Hz C/D/G/J/K/L N/A IEC
Mali, 220 V 50 Hz C/E Affil IEC / F
Malte, 230 V 50 Hz G Assoc IEC / UK
Man Ile de, 230 V 50 Hz C/G UK IEC / UK
Maroc, 220 V 50 Hz C/E Assoc IEC / F

279
MSF– ICRC Electrical Installations and Equipment in the Field: Rules and Tools. Version 0
Marshall, Iles, 120 V 60 Hz A/B N/A NEC
Martinique, 220 V 50 Hz C/D/E Franc IEC
Mauritanie, 220 V 50 Hz C Affil IEC
Maurice, Ile 230 V 50 Hz C/G Affil IEC / UK
Mayotte, 230 V 50 Hz C/E Franc IEC / F
Mexique, 127 V 60 Hz A/B Effect. NEC
Micronésie, Etats fédérés de, 120 V 60 Hz A/B N/A NEC
Moldavie, 230 V 50 Hz C/F Assoc IEC / D
Monaco, 230 V 50 Hz C/E/F N/A IEC
Mongolie, 230 V 50 Hz C/E Affil IEC
Monténégro, 230 V 50 Hz C/F Assoc IEC / D
Montserrat, 230 V 60 Hz A/B N/A IEC
Mozambique, 220 V 50 Hz C/F/M Affil IEC
Myanmar (Anc. Birmanie), 230 V 50 Hz A/C/D/G/I Affil IEC
Namibie, 220 V 50 Hz D/M Affil IEC
Nauru, 240 V 50 Hz I N/A IEC
Népal, 230 V 50 Hz C/D/M Affil IEC
New Zealand, 230 V 50 Hz I Effect. IEC
Nicaragua, 120 V 60 Hz A/B N/A NEC
Niger, 220 V 50 Hz C/D/E/F Affil IEC / F
Nigeria, 230 V 50 Hz D/G Assoc IEC / UK
Niue, 230 V 50 Hz I N/A IEC
Norfolk, ile, 230 V 50 Hz I N/A IEC
Norvège, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Nouvelle Calédonie, 220 V 50 Hz C/F Franc IEC / D
Oman, 240 V 50 Hz G Effect. IEC / UK
Ouganda, 240 V 50 Hz G Affil IEC / UK
Pakistan, 230 V 50 Hz C/D Effect. IEC
Palau, 120 V 60 Hz A/B N/A NEC
Palestine, 230 V 50 Hz C/H Affil IEC
Panama, 120 V 60 Hz A/B Affil NEC
Papouasie Nouvelle Guinée, 240 V 50 Hz I Affil IEC
Paraguay, 220 V 50 Hz C Affil IEC
Pays-Bas 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Pays de Galles, 230 V 50 Hz G UK IEC / UK
Pérou, 220 V 60 Hz A/C Affil IEC/NEC
Philippines, 240 V 60 Hz A/B/C Effect. IEC/NEC
Pitcairn, Iles, 230 V 50 Hz I N/A IEC
Pologne, 230 V 50 Hz C/E Effect. IEC / F
Porto Rico, 120 V 60 Hz A/B US NEC
Portugal, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Qatar, 240 V 50 Hz G Effect. IEC / UK
Réunion, 230 V 50 Hz C/E Franc IEC / F
Roumanie, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Royaume Uni (UK), 230 V 50 Hz G Effect. IEC / UK
Russie (Fédération de) 220 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Rwanda, 230 V 50 Hz C/J Affil IEC
Saba, 110 V 60 Hz A/B N/A NEC
Samoa, Iles 120 V 60 Hz A/B/F/I US NEC
Saint Barthélemy (Saint Barts), 230 V 60 Hz C/E Franc IEC / F
Saint Kitts and Nevis, 230 V 60 Hz D/G Affil IEC / UK

280
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Saint Martin, 220 V 60 Hz C/E Franc IEC / F
Saint Eustatius, 110 V / 220 V 60 Hz A/B/C/F N/A IEC/NEC
Saint Maarten, 110 V 60 Hz A/B N/A NEC
Saint Vincent et les Grenadines, 110 V / 230 V 50 Hz A/B/G N/A IEC/NEC
Sainte Helène, 230 V 50 Hz G UK IEC / UK
Sainte Lucie, 230 V 50 Hz G Affil IEC / UK
Salomon Iles, 230 V 50 Hz G/I N/A IEC
Samoa, 230 V 50 Hz I N/A IEC
San Marino, 230 V 50 Hz C/F/L N/A IEC
São Tomé et Príncipe, 230 V 50 Hz C/F N/A IEC / D
Sénégal, 230 V 50 Hz C/D/E/K Affil IEC / F
Serbie, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Seychelles, 240 V 50 Hz G Affil IEC
Sierra Leone, 230 V 50 Hz D/G Affil IEC
Singapour, 230 V 50 Hz G Effect. IEC
Slovaquie, 230 V 50 Hz C/E Effect. IEC / F
Slovénie, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Somalie, 220 V 50 Hz C N/A IEC
Somaliland, 220 V 50 Hz C N/A IEC
Sud Soudan, 230 V 50 Hz C/D Affil IEC
Sri Lanka, 230 V 50 Hz D/G Assoc IEC
Soudan, 230 V 50 Hz C/D Affil IEC
Suède, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Suisse, 230 V 50 Hz C/J Effect. IEC
Surinam, 127 V / 230 V 60 Hz A/B/C/F Affil IEC/NEC
Swaziland, 230 V 50 Hz M Affil IEC
Syrie, 220 V 50 Hz C/E/L N/A IEC / F
Tadjikistan, 220 V 50 Hz C/F N/A IEC / D
Tahiti, 220 V 50 / 60 Hz C/E Franc IEC / F
Taiwan, 110 V 60 Hz A/B N/A NEC
Tanzanie, 230 V 50 Hz D/G Affil IEC
Tchad, 220 V 50 Hz C/D/E/F Affil IEC
Tchèque, République, 230 V 50 Hz C/E Effect. IEC / F
Thaïlande, 230 V 50 Hz A/B/C/O Effect. IEC
Timor Est (Timor-Leste), 220 V 50 Hz C/E/F/I N/A IEC
Togo, 220 V 50 Hz C Affil IEC
Tokelau, 230 V 50 Hz I N/A IEC
Tonga, 240 V 50 Hz I N/A IEC
Trinidad & Tobago, 115 V 60 Hz A/B Affil NEC
Tunisie, 230 V 50 Hz C/E Assoc IEC / F
Turquie, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Turkménistan, 220 V 50 Hz C/F Affil IEC / D
Turks & Caicos, Iles, 120 V 60 Hz A/B N/A NEC
Tuvalu, 230 V 50 Hz I N/A IEC
Ukraine, 230 V 50 Hz C/F Effect. IEC / D
Uruguay, 220 V 50 Hz C/F/L Affil IEC / D
Uzbekistan, 220 V 50 Hz C/F N/A IEC / D
Vanuatu, 230 V 50 Hz I N/A IEC
Vatican, 230 V 50 Hz C/F/L N/A IEC / D
Venezuela, 120 V 60 Hz A/B N/A NEC
Vietnam, 220 V 50 Hz A/C/D Assoc IEC

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MSF– ICRC Electrical Installations and Equipment in the Field: Rules and Tools. Version 0
Vierges, Iles (Brit), 110 V 60 Hz A/B US/UKNEC / IEC
Vierges, Iles (USA) 110 V 60 Hz A/B US NEC
Yémen, 230 V 50 Hz A/D/G Affil IEC / UK
Zambie, 230 V 50 Hz C/D/G Affil IEC / UK
Zimbabwe, 240 V 50 Hz D/G Affil IEC /UK

282
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Tables
Tableau 1 : Diamètres des câbles selon le système métrique et le système AWG .............................44
Tableau 2 : Principaux symboles électriques .....................................................................................47
Tableau 3 : Risques associés au courant électrique ..........................................................................69
Tableau 4 : Classification de la tension ..............................................................................................76
Tableau 5 : Principales caractéristiques des divers schémas de mise à la terre ................................90
Tableau 1 : Utilisation des différents métaux dans les travaux d'électricité.......................................112
Tableau 7 : Classes de câbles .........................................................................................................115
Tableau 8 : Correspondance entre câbles et conduits .....................................................................125
Tableau 9 : Indices de protection (codes IP) ....................................................................................133
Tableau 10 : Comparaison entre les normes CEI 60898-1 et 60947-2 .............................................143
Tableau 11 : Catégories d'emploi des appareillages de commutation ..............................................145
Tableau 12 : Section des câbles – conversion AWG-système métrique ...........................................156
Tableau 13 : Prises industrielles CEI................................................................................................163
Tableau 14 : Niveaux d'éclairement – faits et besoins ......................................................................168
Tableau 15 : Performances et spécifications typiques de divers systèmes d'éclairage.....................174
Tableau 16 : Capacité de distribution et puissance des dispositifs de consommation ......................185

Figures
1. INTRODUCTION
Figure 1 : Aperçu des priorités, menaces et solutions ........................................................................18

2. CADRE RÉGLEMENTAIRE
Figure 2 : Indication des références normatives sur un dispositif électrique .......................................22
Figure 3 : Adhésion à la CEI dans le monde ......................................................................................26

3. VARIATION DES MODÈLES STANDARDS DANS LE MONDE


Figure 4 : Tensions et fréquences dans le monde ..............................................................................33
Figure 5 : Exemples de spécifications de la tension et de la fréquence ..............................................34
Figure 6 : Types de prises dans le monde .........................................................................................35
Figure 7 : Système métrique et système impérial dans le monde.......................................................43
Figure 8 : Exemple d'identification des zones d'un grand complexe ...................................................50
Figure 9 : Exemple d'identification des locaux (zone B du complexe ci-dessus).................................50
Figure 10 : Exemple d'identification des zones d'un grand bâtiment ..................................................51
Figure 11 : Exemple de numérotation des locaux (zones A et B du même bâtiment) .........................51
Figure 12 : Identification des tableaux généraux ................................................................................53
Figure 13 : Identification des lignes principales ..................................................................................53
Figure 14 : Schéma électrique d’un tableau de distribution principal .................................................54
Figure 15 : Identification des tableaux de distribution .........................................................................54
Figure 16 : Identifications avec des tableaux intermédiaires ..............................................................55
Figure 17 : Identification des circuits terminaux ..................................................................................55
Figure 18 : Identifications sur un schéma unifilaire .............................................................................56
Figure 19 : Exemple de cartouche .....................................................................................................57

283
MSF– ICRC Electrical Installations and Equipment in the Field: Rules and Tools. Version 0
4. GESTION DES PROJETS ÉLECTRIQUES
Figure 20 : Cycle de développement d'un projet ................................................................................ 59

5. SÉCURITÉ DES PERSONNES : RÈGLES TECHNIQUES


Figure 21 : Flux de courant en cas de contact direct simple avec un conducteur de phase .............. 70
Figure 22 : Principe général de la protection équipotentielle. ............................................................. 79
Figure 23 : Illustration d'une boucle de défaut. ................................................................................. 79
Figure 24 : Schéma TT ..................................................................................................................... 82
Figure 25 : Principe d’un schéma de liaison TT ................................................................................. 84
Figure 26 : Principe d’un schéma de liaison TNC. ............................................................................ 85
Figure 27 : Principe d’un schéma de liaison TNS. ............................................................................. 86
Figure 28 : Schéma d'un système TNC-S. ......................................................................................... 88
Figure 29 : Utilisation de liaisons souterraines pour améliorer la résistance de terre. ........................ 92
Figure 30 : Utilisation de différentiels ................................................................................................. 93
Figure 31 : Symbole détaillé d'un Dispositif différentiel ...................................................................... 95
Figure 32 : Schéma de montage d'un ID ........................................................................................... 95
Figure 33 : Schéma de principe d'un DD ........................................................................................... 96
Figure 34 : symbole d'un déclencheur différentiel .............................................................................. 96
Figure 35 : Montage d'un bloc différentiel sur un disjoncteur ............................................................. 96
Figure 36 : Test d'un DDR ................................................................................................................. 98
Figure 37 : Outillage à main isolé pour travaux d'électricité ............................................................. 102
Figure 38 : Les différentes causes à l’origine d’incendies ................................................................ 103
Figure 39 : Processus entrainant un incendie .................................................................................. 104
Figure 40 : Carte de la fréquence annuelle des orages ................................................................... 105
Figure 41 : Impact de foudre potentiel sur le profil d'un paysage ..................................................... 106
Figure 42 : Zone de protection d'un paratonnerre ............................................................................ 106
Figure 43 : Schéma d'installation des parafoudres selon les zones de protection ............................ 109
Figure 44 : Dispositif parasurtenseur modulaire.............................................................................. 109

6. ÉQUIPEMENT :EXIGENCES EN MATIÈRE DE QUALITÉ ET UTILISATION.


Figure 45 : Divers types de câbles rigides ...................................................................................... 116
Figure 46 : Rayon de courbure des câbles ...................................................................................... 116
Figure 47 : Divers types de câbles flexibles .................................................................................... 117
Figure 48 : câble monoconducteur .................................................................................................. 118
Figure 49 : Divers types de tubes rigides et flexibles ....................................................................... 118
Figure 50 : Caractéristiques et utilisation des câbles multiconducteurs ........................................... 120
Figure 51 : Câbles blindés ............................................................................................................... 120
Figure 52 : Câbles armés ................................................................................................................ 121
Figure 53 : Câbles plats sans gaine externe .................................................................................... 121
Figure 54 : Câbles plats avec gaine................................................................................................. 122
Figure 55 : Les câbles plats avec conducteurs de protection en cuivre nu sont interdits.................. 122
Figure 56 : Câbles plats avec gaine extérieure et conducteurs isolés .............................................. 122
Figure 57 : Divers types de jonctions ............................................................................................... 127

284
MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Figure 58 : Jonction de fils flexibles dans une boîte de dérivation ...................................................128
Figure 59 : Bornes à cage et bornes anti-cisaillantes ......................................................................128
Figure 60 : Utilisation de dominos à vis ...........................................................................................128
Figure 61 : Divers types d’embouts et souliers de câbles ................................................................129
Figure 62 : Embouts droits pour usage avec ...................................................................................129
Figure 63 : Jonctions dans un générateur. ......................................................................................129
Figure 64 : Pince à sertir .................................................................................................................129
Figure 65 : Câblage de disjoncteurs dans un tableau ......................................................................130
Figure 66 : Barrettes de mise à la terre ...........................................................................................130
Figure 67 : Divers types de jonctions utilisées pour les liaisons équipotentielles .............................131
Figure 68 : Boîtes de jonction..........................................................................................................134
Figure 69 : Divers types de presse-étoupe ......................................................................................135
Figure 70 : Divers types de tableaux en plastique ...........................................................................136
Figure 71 : Enceinte en acier pour tableau de grande dimension ....................................................137
Figure 72 : Tableaux équipés de rails DIN ......................................................................................137
Figure 73 : Interrupteur-sectionneur à fusible ..................................................................................140
Figure 74 : Ancien modèle de sectionneur ......................................................................................141
Figure 75 : Commutateur ‘’à cames" ...............................................................................................141
Figure 76 : Sectionneurs détruits par le feu .....................................................................................141
Figure 77 : Disjoncteur à boîtier moulé............................................................................................143
Figure 78 : Sélecteur de source manuel ..........................................................................................146
Figure 79 : Sélecteur automatique de source ..................................................................................146
Figure 80 : Sélecteur électromagnétique .........................................................................................146
Figure 81 : Taille standard des MCB et rails DIN.............................................................................149
Figure 82 : Disjoncteurs modulaires ou miniatures (MCB) ...............................................................149
Figure 83 : Différents modèles de MCCB ........................................................................................150
Figure 84 : Panneau de réglage sur un MCCB ................................................................................150
Figure 85 : Disjoncteur modulaire selon la norme CEI 60947-2......................................................151
Figure 86 : Courbes de déclenchement des disjoncteurs ................................................................152
Figure 87 : Courbe de déclenchement en cas de court-circuit .........................................................153
Figure 88 : Intérieur d'un disjoncteur ...............................................................................................153
Figure 89 : Divers types de terminaux, et boîtes d'encastrement ....................................................159
Figure 90 : Bornes apparentes pour l'extérieur (IP66) .....................................................................159
Figure 91 : « Circuit en boucle", norme britannique .........................................................................160
Figure 92 : Interrupteur-sectionneur individuel pour appareils de forte puissance. ..........................162
Figure 93 : Prises et fiches à usage industriel CEI les plus courantes .............................................163
Figure 94 : L'échelle de la température de couleur ..........................................................................169
Figure 95 : Température de couleur des sources lumineuses courantes .........................................169
Figure 96 : L'indice de rendu des couleurs des sources lumineuses usuelles .................................170
Figure 97 : Usages typiques liés aux exigences IRC .......................................................................171
Figure 98 : Informations fournies sur les tube fluorescent ...............................................................171
Figure 99 : Commutateur automatique de tension...........................................................................175
Figure 100 : Relais industriels de contrôle de la tension..................................................................176
Figure 101 : Stabilisateur bon marché.............................................................................................177
Figure 102 : Exemple d'ASI double conversion de 6kVA .................................................................177

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MSF– ICRC Electrical Installations and Equipment in the Field: Rules and Tools. Version 0
7. RECOMMANDATIONS POUR LA CONCEPTION DES INSTALLATIONS
Figure 103 : Calibre des circuits par rapport à leurs charges effectives .......................................... 186
Figure 104 : Disjoncteurs : choix des courbes de déclenchement et discrimination ........................ 188
Figure 105 : Exemples de tracé des câbles principaux ................................................................... 190
Figure 106 : Boucle de terre autour d'un grand bâtiment. ............................................................... 191
Figure 107 : Fils et jonctions de mise à la terre............................................................................... 192
Figure 108 : Jonctions de mise à la terre dans les bâtiments.......................................................... 193
Figure 109 : Installation d'un piquet de terre ................................................................................... 194
Figure 110 : Disposition générale d'un tableau de distribution ........................................................ 196
Figure 111 : Section erronée de l’alimentation d’une rangée de disjoncteur ................................. 197
Figure 112 : Division de la protection principale des tableaux......................................................... 197
Figure 113 : Utilisation de ‘peignes’ de jonction pour alimenter les disjoncteurs ............................. 198
Figure 114 : Disposition d'une tranchée pour câble souterrain........................................................ 201
Figure 115 : Rubans de signalisation de câbles souterrains ........................................................... 202
Figure 116 : Regards le long d'une tranchée .................................................................................. 202
Figure 117 : Disposition de protections pour une sortie de câble hors du sol .................................. 203
Figure 118 : Utilisation de goulottes carrées en plastique ............................................................... 204
Figure 120 : Terminaux intégrées à des goulottes plastique ........................................................... 205
Figure 119 : Différents types de fixations murales .......................................................................... 205
Figure 121 : Chemin de câbles métalliques .................................................................................... 206
Figure 122 : Espaces réservés aux conduits encastrés dans une pièce ......................................... 207
Figure 123 : Division en zones et niveaux de sécurité dans une salle de bain ................................ 212
Figure 124 : Tableaux pour déploiement rapide d’installations provisoires ..................................... 215
Figure 125 : Rallonge de 32A sur tambour. .................................................................................... 215
Figure 126 : Structure d’un réseau de distribution provisoire .......................................................... 216
Figure 127 : Tableaux et éclairages utilisés dans des installations provisoires ............................... 217

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MSF- ICRC Installations et équipements électriques sur le terrain : règles et outils. Version 0
Sources

IEC – International Electrotechnical Commission


US National Electrical Code
NF, BS, DIN Publications
Vinçotte : Household electrical installations
Schneider Group (Technical sheets)
ABB (Technical sheets)
Merlin Gerin : Technical Sheets
Legrand International guide
MSFF electricity support 2011
MSF OCG Electrical Safety Guide Line
MSF OCB Training document 2015
MSF OCB Memento of electrical systems protection
CICR - Electrical Safety Action Plan
CICR – Protocol for the Management of Construction Projects

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