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STAGE D’EXPERTISE COMPTABLE

RAPPORT SEMESTRIEL

2è année : 1er semestre

2ème semestre

3è année : 1er semestre

2ème semestre

TITRE DU RAPPORT :

L’ELABORATION DU REPORTING

Etude d’une situation pratique de commissariat aux comptes

Etude d’une situation pratique d’expertise comptable

Projet de plan et de notice explicative

Nom et prénom : Observations :


STAGIAIRE

ZEITOUN

KEVIN

N° d’inscription : 14-00015302-01
DE STAGE CONTROLEURSTAGE MAITRE DE

Nom et prénom : Observations :

DEVILLERS

MATHIEU

Signature :
Nom et prénom : Observations :

GAZEL

JEAN-PASCAL

Signature :

1
Table des matières

Introduction 4

I. Elaboration des travaux préalables à l’établissement du reporting 5


I.A. Mise en place des travaux 5
I.A.1. Planification et organisation respectant les attentes du client 5

I.A.2. L’expert comptable : un interlocuteur privilégié 6

I.B. Traitement de l’information6


I.B.1. Collecte des informations 6
I.B.2. L’enregistrement des pièces comptables 6
I.C. Ecriture d’inventaire 7

II. Mise en place du reporting 8


II.A. Etablissement du reporting 9
II.B. Présentation des états du reporting 9

III. La production du reporting 10

IV. La transmission de l’information au client 11

Conclusion 13
Bibliographie 14
Annexes 15

Dans le cadre de mes différentes activités, j’ai été amené à travailler sur l’élaboration de
reportings. En effet, travaillant dans un département dont la plupart des clients sont

2
étrangers, je suis amené à élaborer des reportings de sociétés françaises pour des groupes
étrangers. Le reporting peut se définir de la manière suivante :

- Il s’agit de l'opération consistant, pour une entreprise, à faire un rapport de son


activité à partir des états comptables et financiers. Le reporting est une présentation
périodique de rapports qui permet à une société, tête de groupe, de connaitre et de
contrôler l’activité de sa filiale.

- Le reporting est un système de remontée de l’information, essentiellement


comptable et financière, après une synthèse et un tri de l’information. C’est donc un
outil de suivi de l’évaluation des performances pour informer la hiérarchie de la
marche et de l’évolution des unités décentralisées (filiales…).
Le plus souvent nous mettons en place des reportings mensuels. Sachant que ceux-ci
peuvent être trimestriels, il est important que ces documents soient les plus lisibles
possibles.

INTRODUCTION

3
La profession comptable a vu son activité se développer par le besoin de sociétés étrangères
implantées en France. Celles-ci ont de plus en plus besoin d’informations précises sur leurs
filiales à des dates prédéfinies. L’existence d’une structure de groupe nécessite la mise en
place d’un reporting adapté au niveau des entités locales permettant de centraliser et de
synthétiser des données à la fois financières et globales.

Le reporting financier occupe une place centrale dans la vie des groupes et surtout des
services financiers. Il requiert technicité et méthodologie afin de répondre aux impératifs du
groupe. Il s’agit de respecter des délais précis pour une grande fiabilité pour le groupe.
L’élaboration du reporting est rendue de plus en plus complexe en raison des différences de
traitement comptable entre les pays. Il est vrai que la société-mère désire avoir un reporting
exploitable directement sans retraitement de sa part. Nous devons donc respecter la
comptabilité française et effectuer certains retraitements afin de respecter les normes du
groupe. De plus, la lisibilité des documents est parfois assez compliquée, il nous faut donc
être le plus clair possible pour que les informations soient exploitables.

L’objectif de ce rapport est de répondre à la question : Pourquoi l’expert comptable est-il le


mieux placé pour l’élaboration du reporting ?

Ainsi, nous étudierons le processus permettant l’élaboration des travaux, et nous


proposerons des méthodes pratiques à la mise en place du reporting.

I. Elaboration des travaux préalables à l’établissement du reporting


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I. A. Mise en place des travaux

I.A.1. Planification et organisation respectant les attentes du client

Lors de ce type de missions, l’organisation interne du cabinet et primordiale. Nous devons


impérativement respecter les délais imposés par le client qui est la société-mère étrangère.
Après que le client ait signé la lettre de mission qui nous permet de visualiser l’étendue de
ses besoins, des travaux, et de définir avec le plus d’exactitude possible notre mission, une
équipe est constituée par l’expert comptable. Celle-ci est composée de plusieurs personnes
compétentes, et à sa tête est nommé un responsable qui encadrera l’équipe composée de
personnes ayant des niveaux d’expérience différentes et répartira les tâches de travail.

Une fois la répartition des tâches effectuées et le temps de travail de chaque collaborateur
défini, nous devons impérativement récupérer les éléments comptables au plus vite afin de
pouvoir rendre au client le reporting dans les délais.
Il faut savoir que le reporting s’apparente à une clôture des comptes mensuels dans notre
cas. Ainsi, il est important de constituer un dossier de travail qui nous permettra de justifier
tous nos comptes et de passer les écritures d’inventaire de fin de mois comme si il s’agissait
de la fin de l’année.

La trame du reporting est le plus souvent donnée par la société-mère. Celle-ci est la même
pour toutes les filiales du groupe, qu’elles se situent en France, en Espagne, en Allemagne,
etc... Il est très important pour une société-mère que toutes ses filiales lui remettent à la
même date un reporting ayant une trame similaire. Pour pouvoir comparer les filiales entres
elles, il est beaucoup plus facile pour la société-mère de les analyser sur une base
comparable et donc sur un format de reporting identique. La seule chose qui devra différer
d’un pays à un autre sont les retraitements, car la comptabilité n’est pas la même dans ces
différents pays.
Nous comprenons aisément que si un groupe a beaucoup de filiales à travers le monde, il va
lui falloir des états les plus clairs possibles afin de pouvoir disposer des informations
essentielles de ses filiales.
Pour pouvoir contrôler et gérer ses filiales, la société-mère ne peut pas perdre de temps
dans la lecture des états financiers de ces dernières, il en va de notre expertise de répondre
à ses besoins et ainsi de travailler sur sa trame de reporting. La lettre de mission est donc
très importante pour définir l’étendue des travaux.

I.A.2. L’expert comptable : un interlocuteur privilégié

5
Pour ce type de mission, les clients anticipent leurs besoins et prennent le plus souvent les
cabinets comptables de leurs clients français qui paraissent les mieux placés pour établir ce
type de reporting. En effet, s’agissant de filiales, ces types de sociétés n’ont pas de direction
comptable et financière spécifique. La comptabilité et la paye sont donc externalisées à un
cabinet comptable qui remplit toute les obligations légales et fiscales de cette filiale.
Les différentes entreprises préfèrent diminuer le nombre de personnes ayant des
informations privilégiées sur leurs sociétés, il est donc plus facile pour ce type d’entreprises
de prendre comme prestataire les cabinets comptables qui ont déjà accès a beaucoup
d’informations confidentielles.
Les gains sont donc multiples pour la société-mère : elle sera en conformité avec les règles
applicables dans le pays d’implantation de la filiale, et bénéficie déjà de son interlocuteur
privilégié. Tout ce qui concerne les salaires, les obligations comptables et fiscales sont prises
en charge par l’expert comptable au travers de son équipe. La société peut ainsi se
concentrer sur son activité et son développement.
Les données confidentielles concernent bien évidement les salaires, les note de frais, la
situation de l’entreprise…, il faut donc que le client ait toute confiance en son expert-
comptable afin qu’il soit une partie intégrante de la société.

I. B. Traitement de l’information

I.B.1. Collecte des informations

L’élaboration du reporting débute par la collecte des informations. Il y a différentes


méthodes, soit l’entreprise fait parvenir toutes les pièces au cabinet, soit le cabinet va
chercher les informations en prenant des copies des documents (l’entreprise devra
conserver tous les originaux). Dans mon cas, la société nous envoie les documents originaux.
Il est important pour nous d’avoir tous les documents nécessaires au plus tôt afin de pouvoir
rendre le reporting dans les délais impartis et de répondre aux obligations fiscales comme
les déclarations de TVA ou les déclarations européennes d’échange de service (DES) et les
déclarations d’échange de biens.

I.B.2. L’enregistrement des pièces comptables

Après réception de ces pièces, nous devons les comptabiliser pour pouvoir, à terme, rendre
le reporting.
Chaque collaborateur est en charge de plusieurs dossiers pour lesquels nous devons faire un
reporting spécifique. Cette répartition est faite en fonction du niveau de chaque
collaborateur. Nous devons saisir dans un premier temps toutes les factures reçues, vérifier
et saisir les notes de frais, les relevés bancaires, les OD de paie, faire la déclaration de TVA….
Toutes les pièces sont enregistrées dans différents journaux :

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- Achat
- Ventes
- Banque
- Salaires
- Note de frais
- Opérations diverses

La société-mère veut absolument que l’on lui envoie un rapprochement bancaire afin qu’elle
puisse, elle aussi, avoir des moyens de contrôle. De plus, certaines sociétés du groupe sont
en « COST + », il s’agit pour la société concernée de refacturer à sa société-mère la totalité
de ses charges d’exploitation, ainsi qu’une commission qui sera en réalité la seule marge de
la société. Par exemple, si la société a comme charge d’exploitation 200 000€ et que le
contrat nommé « Consulting Services Agreement» prévoit un Cost + de 10% alors la société
pourra refacturer à la société-mère 220 000€. Ceci lui laissera comme marge 20 000€.
Dans le processus mis en place par la société-mère, il y a la validation des notes de frais.
Celles-ci sont faites mensuellement et directement par les salariés qui les envoient à la
personne responsable de la société-mère afin qu’elle les valide. Une fois cette validation
faite, nous contrôlons que tous les justificatifs sont envoyés avec cette note de frais et que la
conversion a bien été faite lorsque les salariés ont des notes de frais qui sont en devises
étrangères.
Les contrôles de la société-mère se font essentiellement sur les mouvements de cash, donc
une analyse supplémentaire sur la banque et les notes de frais est faite afin d’éviter les abus.

I. C. Ecriture d’inventaire

Chaque reporting est considéré comme une clôture mensuelle, ainsi, nous devons passer
tous les mois les écritures d’inventaires. Il faut, en effet, imputer toutes les charges et tous
les produits au bon mois afin de dégager un résultat mensuel le plus exacte possible. Nous
pouvons citer quelques écritures d’inventaires comme, les factures non parvenues, les
factures à établir, les dotations aux amortissements, les produits à recevoir et les charges à
payer, les provisions pour congés payés, les provisions pour taxes (dans notre cas il s’agit de
la provision d’IS, de l’Organic…), les charges constatées d’avance et les produits constatés
d’avance… 
Ces écritures sont assez lourdes à passer tous les mois, pour faciliter le processus nous avons
mis en place des fichiers Excel par dossier qui nous permettent de suivre au mieux toutes ces
écritures. Ainsi, chaque mois nous mettons à jour ces tableaux pour qu’ils nous servent de
base le mois suivant et nous permettent de nous autocontrôler. Les fichiers Excel sont
identiques d’une filiale à une autre, ce qui nous permet de gagner en productivité et en
efficacité. Ce suivi est un gain de temps afin de ne pas regarder dans le logiciel comptable ce
qui a été fait le mois précédent.
Prenons un exemple (Cf.annexe 2) les charges constatées d’avance CCA.

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Colonne 1 : Numéro compte de charge
Colonne 2 : Nom du fournisseur.
Colonne 3 : Montant de la charge.
Colonne 4 : Période concernée.
Colonne 5 : Calcul de prorata.
Colonne 6 : CCA par mois à extourner.

Chaque mois, le fichier étant mis à jour nous savons où nous en sommes. Cette méthode a
pour avantage un autocontrôle puis une flexibilité sur les dossiers. En effet, si un
collaborateur est absent un jour, nous pouvons le remplacer assez rapidement en reprenant
son suivi. C’est pourquoi il est important que les dossiers aient les mêmes fichiers pour ainsi
gagner en productivité. Chaque total de fichier fait apparaitre le montant qu’il devrait figurer
sur la balance générale. C’est pourquoi nous parlons d’autocontrôle. Ainsi, le montant de
notre fichier des FNP doit correspondre au compte #408100. Si le total ne cadre pas avec la
BG (balance générale), alors il y a un problème que nous devons identifier rapidement. Il est
très important pour éviter tout type d’erreur de faire une revue des charges et des produits.
Celle-ci permettra de voir si toutes les opérations d’inventaire ont été passées et donc que
toutes les charges et que tous les produits apparaissent identifiés sur la bonne période. C’est
après cette identification que pourront être passées les écritures concernant la provision d’IS
ou l’Organic.

Si le process est bien mis en place par l’expert comptable et son équipe, alors il y a un gain
de productivité et de flexibilité. De plus, s’agissant de technique purement comptable, le
client ne peut que se résoudre à confier cette tache à son expert comptable. Les clients ont
besoin de gérer leurs entreprises au plus précis et ainsi d’avoir des chiffres exacts, l’expert-
comptable parait le mieux placé pour fournir une solution adéquat au client. Ceci ne fait que
renforcer cette confiance que peut avoir le client en son expert-comptable.

II. Mise en place du reporting

La mission du reporting n’est pas une mission normalisée. Il n’existe pas de présentation
normalisée des états de gestion. Chaque reporting est unique par client bien qu’il y ait de
grandes similitudes. La relation avec le client devient particulière, car il attend de nous
chaque mois un état qu’il pourra exploiter afin de suivre l’évolution de chaque filiale.

II. A. Etablissement du reporting

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L’existence d’une structure de groupe, nécessite la mise en place d’un reporting adapté au
niveau des différentes entités, permettant de centraliser et de synthétiser des données à la
fois sectorielles et globales.
Le reporting est un système de remontée de l’information après une synthèse et un tri de
celle-ci. Il s’agit d’un outil de suivi de l’évaluation des performances pour informer la
hiérarchie de la marche et de l’évolution des filiales.
Afin que cette représentation soit possible il y a une traduction des comptes et des états
financiers du français à l’anglais. Ainsi chaque compte français a une réciprocité anglaise.
Cependant plusieurs comptes français peuvent avoir un même compte anglais. Ceci explique
le fait que la balance reporting est moins détaillée que la balance des comptes français.
Notre reporting comporte principalement deux tableaux Excel, le premier concerne le bilan
(Balance Sheet) et le second, le compte de résultat (Profit and loss account, P&L).
Notre client a récemment embauché de nouvelles personnes et développé son activité.
Aussi, il a voulu que nous identifiions deux types d’activités. Il nous a demandé de mettre en
place le même reporting faisant apparaitre les deux activités (SCS & RAS). Il voulait
absolument une répartition au niveau du P&L. Nous avons donc créé en collaboration avec la
société-mère la répartition analytique. En comptabilité française, pour pouvoir sortir un
reporting faisant apparaitre deux activités, il nous a fallut créer une répartition analytique
sur les charges concernées et l’affecter au reporting.
Le reporting fait toujours apparaitre le cumul des mois précédents et le cumul comprenant
le mois en cours, pour pouvoir faire ressortir par différence l’évolution mensuel.
Cette évolution est très importante pour la société-mère car elle lui permet de comparer les
données d’un mois sur l’autre.

II.B. Présentation des états du reporting

Présentation du Bilan et du compte de résultat (Cf. annexe 3)


Colonne 1 : Il s’agit d’un code mis en place par la société-mère qui lui permet pour certains
postes d’avoir un détail. En effet, à chaque fois qu’il y a un code, celui-ci fait référence à une
autre feuille Excel qui donne le détail du poste.
Colonne 2 : Compte reporting
Colonne 3 : Libellé des postes reporting.
Colonne 4 : Cumul des données depuis le début de l’exercice à la fin du mois (M-1).
Colonne 6 : Cumul des données depuis le début de l’exercice à la fin du mois (M).
Colonne 5 : Variation entre les colonnes 3 et 5.
Colonne 7 à 10 : Retracent le compte de résultat classé par activité (SCS & RAS), sachant que
la partie grisée correspond à l’administratif qui est une troisième catégorie.

Il faut mettre en évidence que chaque feuille de calcul comporte un moyen de


s’autocontrôler pour ne pas qu’il y ait d’erreur sur le reporting envoyé au client. Par

9
exemple, nous avons un détail des « accruals » qui doit correspondre au montant de la
balance sinon le contrôle identifie un écart.

III. La production du reporting

Pour produire ces éléments, nous nous basons sur la comptabilité française et toutes les
écritures que nous avons vues dans la première partie. L’avantage de ce reporting est que
nous avons pu indiquer dans le logiciel comptable les comptes reporting associés aux
comptes français. Nous pouvons ainsi éditer une balance reporting sans avoir à créer une
feuille supplémentaire qui servirait de mapping. Nous devons faire une extraction Excel de
cette balance reporting et faire un « copier-coller » sur notre feuille de reporting.

Cette première opération a pour but de présenter un bilan et un compte de résultat anglo-
saxons et de vérifier l’équilibre grâce à un petit contrôle.

Une fois cette opération effectuée, il y a un déversement automatique au niveau des feuilles
balance sheet et P&L qui va analyser par différence les variations du mois en cours. Grace à
la mise en place de l’analytique par notre logiciel, nous pouvons ensuite sortir une balance
analytique qui va récapituler les soldes des comptes de charge et de produit par activité.

Dans notre cas, nous avons en plus un contrôle particulier ; en effet, le prestataire de paie
est un autre cabinet. Il s’agit d’une décision du groupe qui souhaite que les paies de toutes
les filiales soient gérées par un seul cabinet. De ce fait, nous calculons nous même les
provisions pour congés payés et les charges sociales afférentes. Une fois notre OD de paie
comptabilisée et notre balance intégrée dans le reporting, notre feuille de calcul des
provisions congés-payés (après ajustement) fait ressortir un écart qui correspond à la part
mensuel à comptabiliser.

- Différence entre reporting et comptabilité Française


Une fois la balance intégrée, les différents contrôles positifs vérifiés, nous devons retraiter
des informations.
Si nous prenons les immobilisations, les règles pour immobiliser un bien ne sont pas les
mêmes en fonction des pays. Cela signifie qu’en France, un bien pourra être immobilisé alors
qu’en fonction des normes du groupe il ne devra pas l’être. Il peut aussi s’agir de la méthode
d’amortissement ou de la durée qui ne seront pas les mêmes.
D’autres différences apparaissent au moment de la clôture. En effet, une fois le reporting
envoyé nous ne pouvons plus le modifier. De fait, lors de la production du reporting du mois
de clôture de l’exercice comptable, toutes les pièces comptables concernées par l’exercice
ne sont pas toujours en notre possession. Puisqu’il y a une date fixe d’envoi du reporting et
qu’elle se fait quelques jours après la clôture, il peut y avoir des modifications significatives.

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Il nous est arrivé lors de la dernière clôture d’avoir une facture d’un avocat concernant
l’exercice 2009 pour un montant de 15K€. Et le plus important est que la société a bénéficié
d’un crédit impôt recherche pour 400k€ que nous devions absolument intégrer sur les
compte de 2009. Ce crédit impôt recherche ainsi que cette facture nous sont parvenues
durant le mois de février 2010 mais concernait l’exercice 2009. De fait, nous les avons
comptabilisées sur 2009 en comptabilité française, ce qui a donc modifié le solde des
comptes de clôture et le résultat comptable et fiscal.
Il y aura donc un écart entre le résultat statutaire de clôture de l’exercice et le résultat
reporting.

Au niveau du reporting, les impacts seront pris en compte au moment du mois de février
2010. Au 01/01/n+1 il convient d’annuler cette incidence sur les comptes afin de recadrer
avec les soldes du reporting.

IV. La transmission de l’information au client

Tous les reportings sont transmis au client par mail, avec nos différents commentaires. En
effet, nous essayons qu’ils soient les plus clairs possibles, ainsi nous ajoutons certains
commentaires lors de variations significatives de certains postes. Il est essentiel de faire
remonter tous les points importants.

Les mails sont très pratiques puisque nos clients peuvent parfois se situer dans des pays
étrangers avec un décalage horaire important. Nous nous coordonnons afin que le client
puisse dans un premier temps récupérer le reporting et dans un second temps nous poser
un certain nombre de questions qui leurs permettent de mieux comprendre le reporting et
d’en faire une meilleur analyse.
Sachant que nous avons établis la comptabilité, nous pouvons leur répondre très
rapidement.

Au niveau de notre équipe, nous envoyons un mail groupé avec tous les reportings et
chaque collaborateur appose une note sur un de ces reportings si nécessaire. Lorsque le
client pose une question sur un reporting en particulier, alors le collaborateur en charge de
l’établir doit lui répondre. Cependant, s’il s’avère que celui-ci n’est pas là, alors un autre
collaborateur pourra lui répondre. Les dossiers étant similaires, il suffit de récupérer les
informations qui ont servies à établir le reporting afin de répondre aux questions. Nous
établissons un dossier de travail dans lequel nous y mettons tous nos justificatifs. Cela
permet au manager d’avoir une trace de notre travail et de respecter une qualité de travail.
Ainsi, nous pouvons en cas d’absence d’un collaborateur récupérer son travail et répondre à
une question précise au client.

11
D’autres clients préféreront, après avoir reçu le reporting, nous téléphoner. Dans ce cas,
nous nous munissons de nos dossiers de travail afin de répondre au mieux aux questions du
client.

Nous transmettons d’autres documents mis-à-part le reporting en lui-même.


En effet, les clients désirent avoir le rapprochement bancaire mensuel sous format PDF, un
état récapitulant des « intercos » et un état du cash flow. Nous remplissons celui-ci grâce à
un tableau de flux de trésorerie.

CONCLUSION

12
Pour conclure, nous remarquons que travailler avec un cabinet comptable permet à la
société-mère de cibler ses informateurs et de faire appel à des professionnels qui lui
permettent d’avoir des gains qualitatifs, financiers et stratégiques. En effet, les compétences
de l’expert-comptable sont spécifiques car son rôle est important dans la chaine de
communication des informations à traiter. L’expert-comptable agit comme un informateur
privilégié. Les informations qu’il fournit doivent être lisibles, compréhensibles et justes.

Nous devons souligner que le reporting est un travail qui doit être effectué avec beaucoup
de soin car la société-mère doit disposer d’une information financière et comptable fiable et
claire pouvant être exploitée aisément. Il est un outil de pilotage essentiel puisqu’il est
régulier et transmet une information de qualité.

Grace à son rôle privilégié, l’expert-comptable devient très souvent l’unique interlocuteur
financier de la société-mère et, de par ses compétences et son savoir faire, est le mieux
placé à l’élaboration de reportings. Il ne doit pas se cantonner à tenir la comptabilité et à
produire des déclarations fiscales, il doit accompagner le client et lui apporter des réponses
à ses questions. Il gagnera ainsi la confiance de ses clients et développera son rôle de conseil
et de partenaire de l’entreprise.

BIBLIOGRAPHIE

13
Ouvrage:

- TORT Eric, Le reporting financier, Dunod, 2006

Article :

- Parole d’expert : « Faire de votre reporting un véritable un véritable instrument


d’anticipation, François AMIOT – KPMG (2008)

ANNEXES

14
- Annexe 1 : Intercos

- Annexe 2 : Tableau des charges constatées d’avance.

- Annexe 3: Reporting- P&L, Balance Sheet.

ANNEXE 1 : Intercos

DATE DESCRIPTION DEBIT CREDIT


01/01/2009 Before 2009 4 868 616 4 298 887

15
09/01/2009 Cash transfer 200 000
31/01/2009 Interco revenu January 133 704
28/02/2009 Cash transfer 90 000
28/02/2009 Interco revenu February 127 589
04/03/2009 Cash transfer 50 000
10/03/2009 Cash transfer 40 000
31/03/2009 Interco revenu March 115 954
30/04/2009 Cash transfer 125 000
30/04/2009 Interco revenu April 118 080
31/05/2009 Cash transfer 50 000
31/05/2009 Interco revenu May 95 959
30/06/2009 Cash transfer 50 000
30/06/2009 Interco revenu June 107 807
08/07/2009 Cash transfer 80 000
13/07/2009 Cash transfer 10 000
24/07/2009 Cash transfer 45 000
30/07/2009 Interco revenu July 84 992
31/08/2009 Interco revenu August 83 722
31/08/2009 Cash transfer 50 000
30/09/2009 Interco revenu September 103 077
30/09/2009 Cash transfer 40 000
30/09/2009 ADP Fees 04 to 09/2009 2 937
30/09/2009 ADP Fees 01/2009 490
30/09/2009 ADP Fees 02/2009 490
30/10/2009 Cash transfer 85 000
30/10/2009 Cash transfer 40 000
30/10/2009 ADP Fees 10/2009 510
30/10/2009 ADP Fees 04 to 09/2009 + 03/2009 140
30/10/2009 Interco revenu October 72 034
20/11/2009 Cash transfer 40 000
30/11/2009 ADP Fees 11/2009 510
30/11/2009 Interco revenu November 82 677
31/12/2009 Cash transfer 10 000
31/12/2009 ADP Fees 12/2009 510
31/12/2009 ADP Fees 03/2009 490
31/12/2009 Cash transfer 65 000
31/12/2009 Write off revenue 604 280
31/12/2009 Interco revenu December 777 737
31/12/2009 Write off ADP 6 082
31/12/2009 CIR 20 884
31/01/2010 Cash transfer 99 650
31/01/2010 Cash transfer 45 000
28/02/2010 Cash transfer 40 000
28/02/2010 Cash transfer 10 000
28/02/2010 Writte of Common stock + Apic 103 121
08/03/2010 Cash transfer 12 000

16
23/03/2010 Cash transfer 60 000
07/04/2010 Cash transfer 100 000
20/04/2010 Cash transfer 40 000
20/05/2010 Cash transfer 60 000
20/05/2010 ADP Recharges 8 152
01/06/2010 ADP Recharges 510
30/06/2010 4 Laptops 4 898
30/06/2010 Interco Revenu (cost+10% Q1&Q2) 540 743
26/08/2010 ADP Recharges 1 040
01/09/2010 ADP Recharges 510
30/09/2010 3 Laptops 3 907
30/09/2010 TRAVEL 649
30/09/2010 ADP Recharges 520
30/09/2010 Interco Revenu (cost+10% Q3) 293 503
20/10/2010 Cash transfer 50 000
01/11/2010 ADP Recharges 1 323
01/11/2010 Credit TS 221 018
01/11/2010 Commission Q3 6 631
31/12/2010 ADP Recharges 662
15/12/2010 Cash Transfer 25 074
31/12/2010 Interco Revenu (cost+10% Q4) 454 356
31/12/2010 Credit Q4 2010 59 698
31/12/2010 Commission Q4 1 791
   
8 048 978 6 973 936
balance as the end of M 2010 1 075 042
Contrôle OK

ANNEXE 2 : Tableau des charges constatées d’avance.

17
EXERCICE: 31/12/10        
CHARGES CONSTATEES Collaborateu
  D'AVANCE r ZEIK
CLIENT : X        
N° CPTE MONTANT    
DE LIBELLE DE LA PERIODE CALCUL MOIS
CHARGES   CHARGE      
       
           
613200 Location salle 1 800,00 4T 2010 0,00 600,00
           
622604 HONO GESTION 475,00 4T 2010 0,00 158,33
           
622603 ADP 2 100,00 4T 2010 0,00 700,00
           
           
           
TOTAL       0,00  

Annexe 3 : Reporting- P&L, Balance Sheet.

18
M 2010
Balance Sheet

            SCS RAS
YTD M-1 YTD M
Account Description
2010 M 2010 2010 Debit Credit Debit Credit
1065000
  0 CASH 157 846 -125 530 32 316        
1210000
AR 0 Account Receivable 13 601 61 670 75 271        
1220000
  0 Tenant receivable 0 0 0        
1240000
TAX 0 OTHER RECEIVABLES 4 639 1 572 6 211        
1410000
  0 PREPAIDS 280 0 280        
1510000
  0 COMPUTERS & EQUIPMENT 8 805 0 8 805        
1610000
  0 ACC DEPR COMPUTERS & EQUIP -897 -245 -1 142        
1810000
LRI 0 INTERCOMPANY PSI/SAS 654 180 420 862 1 075 042        
  1 TOTAL ASSETS 838 454 358 329 1 196 783        
2010000
ACP 0 ACCOUNTS PAYABLE -15 421 3 545 -11 876        
2012000
ACC 0 ACCRUED ACCOUNTS PAYABLE -23 443 -1 916 -25 359        
2020000
  0 ACCRUED EXPENSES 0 0 0        
2230000
TAX 0 INCOME TAX PAYABLE 139 903 9 423 149 326        
2301000
  0 NET PAY CONTROL 0 0 0        
2302000
ER 0 EXPENSES REIMBURSEMENT -7 089 5 303 -1 786        
2310000
  0 COMMISSIONS PAYABLE 0          
2311000
  0 BONUSES PAYABLE 0 -17 106 -17 106        
2320000
  0 PAYROLL TAX PAYABLE -138 980 -39 541 -178 521        
2325000
PTO 0 PTO PAYABLE -137 560 8 839 -128 721        
2400000
  0 Other current liability -23 415 12 224 -11 191        
2600000 Deffered software license
  0 revenue -2 089 298 -1 791        
2640000 Deffered software support
  0 revenue -369 53 -316        
2640004
  0 DEFFERED SERVICE REVENUE -25 463 -947 -26 410        

19
  2 TOTAL LIABILITIES -233 926 -19 825 -253 751        
3910000
  0 RETAINED EARNINGS -705 989 0 -705 989        
    Result of the Year 101 460 -338 503 -237 043        
  3 TOTAL EQUITIES -604 529 -338 503 -943 032        
0 0 0

M 2010
Profit & Loss account

        SCS RAS
YTD M-1 YTD M
Cod
Account Description 2010 2010
e M 2010 Debit Credit Debit Credit
  40100000 Software license revenue 597 -597 0        
  50100000 Software support revenue 105 -105 0        
  50110000 RAS Revenue 0 0 0        
  50111000 SCS Revenue 7 619 -7 619 0        
  58000000 REVENUE 840 876 456 147 1 297 023        
-413
  70100000 SALARIES -443 603 -19 794 -463 397 208   -50 189  
  70300000 BONUS -31 188 -17 106 -48 294 -48 294   0  
-279
  70500000 PAYROLL TAXES -274 218 -28 333 -302 551 272   -23 279  
  70600000 EMPLOYEE BENEFITS -1 628 -421 -2 049 -2 049   0  
  70630000 VACATIONS EXPENSES -55 084 8 839 -46 245 -41 817   -4 428  
  71000000 TRAVEL -33 126 -4 343 -37 469 -30 508   -6 961  
  71300000 CONSULTANTS&TEMPS -2 229 0 -2 229 -2 229   0  
  71400000 MEALS & ENTERTAINMENT -8 756 -2 002 -10 758 -10 533   -225  
  71410000 MEALS & ENTERTAINMENT 0        
  71420000 MEALS & ENTERTAINMENT 0        
  73100000 CONSULTANTS&TEMPS 0 0 0        
  81000000 EDUCATION - TRAINING -6 285 0 -6 285 0   0  
  81500000 TRADE SHOWS & CONF. -8 174 -2 294 -10 468 -10 468   0  
  82100000 AUDIT & TAX FEES -13 428 -1 203 -14 631        
  82200000 LEGAL FEES -39 461 -2 990 -42 451        
  83150000 TELEPHONE -1 273 -225 -1 498 -935   -563  
  83151000 MOBILE PHONE -2 096 -339 -2 435 -2 289   -146  

20
  83152000 WAN -2 170 -229 -2 399 -2 090   -309  
  83200000 COMPUTER SUPPLIES -309 0 -309 -309   0  
  83700000 POSTAGE & SHIPPING -305 -72 -377 -377   0  
  83710000 COMMUNICATIONS 0 0   0  
DUES, BOOKS, OFFICE
  83800000 SUPPLIES -856 -143 -999        
  84000000 DEPRECIATION -1 738 -245 -1 983        
  85200000 BANK & PAYROLL SERVICES -10 192 -736 -10 928        
  90870000 Gain/Loss on disposal of asset -1 395 0 -1 395        
  90920000 MISC. TAX -1 381 -831 -2 212        
  92000000 FX GAIN/LOSS -11 764 0 -11 764        
TAX 93400000 CORPORATE TAX 0 -36 855 -36 855        
Result of the period -101 462 237042,00

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