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- TS- CHAP. 16 Géométrie dans l’espace (2).

-1-

GÉOMÉTRIE DANS L’ESPACE (2) :


Produit scalaire, équations de droites et plans

I. RAPPELS : Repère orthonormé de l’espace, projetés orthogonaux

1 Repère orthonormé de l’espace

Définition : Un repère ( O ; I , J , K ) de l'espace est orthonormé lorsque :

 les droites ( OI ) , ( OJ ) et ( OK ) sont deux à deux perpendiculaires


 on a l'égalité des distances OI  OJ  OK  1 .

Propriété : Dans un repère orthonormé de l'espace,

  si M ( x ; y ; z ) , alors OM  x2  y2  z2 . M

 
  si u ( x ; y ; z ) , alors u  x2  y2  z2 .
M’

2 Projections orthogonales dans l’espace

a) Projection orthogonale d’un point sur un plan

Définition : Soient P un plan et M un point de l’espace.


La droite  M passant par M et orthogonale à P , coupe P en M  .
On appelle M  le projeté orthogonal du point M sur le plan P .

b) Projection orthogonale d’un point sur une droite

Définition : Soient D une droite et M un point de l’espace.


Le plan P M passant par M et orthogonal à D , coupe D en M  .

On appelle M  le projeté orthogonal du point M sur la droite D .

II. PRODUIT SCALAIRE DANS L’ESPACE


Nous avions déjà vu la notion de produit
scalaire dans le plan, nous la généralisons
1 Définition ici à l’espace :

 
Définition : Soient u et v deux vecteurs de l’espace
   
A , B et C trois points de l’espace tels que u  AB et v  AC .

Il existe au moins un plan P contenant les points A , B et C .


     
Le produit scalaire des vecteurs u et v , noté u  v , est le produit scalaire AB . AC , calculé dans le plan P .
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 
Remarque : Le produit scalaire est indépendant du choix des représentants des vecteurs u et v et du plan P.

   


 Exemple 1 : Soit un cube ABCDEFGH d’arête a . Calculer AB  DG et AC  BF .

2 Différentes propriétés et expressions du produit scalaire

On peut alors étendre directement à l'espace, les expressions du produit scalaire dans le plan rencontrées en Première :

 
Propriété : Soient u et v deux vecteurs non nuls de l’espace.
       
Alors u  v  u  v  cos ( u , v )  AB  AC  cos AB, AC  .

 
Propriété : Soient A , B , C trois points tels que u  AB , v  AC
H le projeté orthogonal du point C sur la droite ( AB ) .
   
Alors u  v  AB  AH .

Propriété :
  1
u v 
2
 
u
2 
 v
2  
 v u
2
 ce qui s’écrit aussi :  
v u
2 
 u
2   
 2 u v  v
2

  1
u v 
2
  
v u
2 
 u
2 
 v
2
 ce qui s’écrit aussi :  
v u
2 
 u
2   
 2 u v  v
2

  
Propriétés : Pour tout vecteurs u , v , et w , et pour tout réel k , on a :
              
 u v  v u  (k u )v  k (u v )  u  (v  w)  u v  u w .

Théorème : Expression analytique du produit scalaire dans l’espace


 
Dans un repère orthonormal de l’espace, soient u ( x ; y ; z ) et v ( x  ; y  ; z  ) .
 
Alors u  v  x x   y y   z z  .

          
Démonstration :  
Dans le repère orthonormal O, i , j , k , u  xi  y j  zk et v  x ' i  y ' j  z ' k donc :
       
 
u  v  xi  y j  zk  x ' i  y ' j  z ' k 
        
 xx ' i.i  xy ' i. j  xz ' i.k  yx ' j.i  yy ' j. j  yz ' j.k  zx ' k .i  zy ' k . j  zz ' k .k
  2   2      
Puisque le repère est orthonormé, i.i  i  1, j. j  j  1, k .k  1, et i. j  j.i  i.k  j.k  ...  0 ,
d’où
          
u  v  xx ' i.i  xy ' i
. j  xz ' i
.k  yx ' 
j.i  yy ' 
j. j  yz ' 
j.k  zx ' k.i  zy ' k. j  zz ' k.k
1 0 0 0 1 0 0 0 1

 x x  y y   z z  .
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 
Conséquence : Dans un repère orthonormal de l’espace, si u ( x ; y ; z ) alors u  x2  y2  z 2 .

 Exemple 2 : Soit une pyramide SABCD à base carrée, de sommet S dont toutes les arêtes ont la même longueur a.

Calculer, en fonction de a , les produits scalaires suivants :

a) SA  SB .

b) SA  SC .

c) SA  AC .

 Exemple 3 : Soit un parallélépipède rectangle ABCDEFGH tel que AD  AE  1 cm et AB  2 cm .


I est le centre du carré ADHE .
J est le milieu du segment [ GH ] .

   1    


a) Calculer JI  JF . Indication : introduire le repère  A ; AB , AD , AE .
 2 

 .
b) Déterminer l’arrondi au dixième de degré de l’angle IJF
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 Exemple 4 : (à travailler seuls : corrigé en annexe) Soient un cube ABCDEFGH d’arête a ,

J et K sont les milieux respectifs des segments [ FB ] et [ GH ] .

Calculer la distance JK.

III. ORTHOGONALITE DANS L’ESPACE

 
Définition : Dire que deux vecteurs u et v sont orthogonaux signifie :
   
 soit que u  0 ou v  0 ;
   
 soit que les droites ( OA ) et ( OB ) sont orthogonales si u  OA et u  OB sont non nuls.

   
Propriétés :  Deux vecteurs u et v sont orthogonaux si et seulement si u  v  0 .

 
 Deux droites D et D  de vecteurs directeurs u et u  sont orthogonales
 
si et seulement si u  u   0 .

1   1 
      
 Exemple 5 : Soit u  2  et v  1  deux vecteurs définis par leurs coordonnées dans le repère orthonormal  O ; i , j ,k  .
3 1 
   
 
Les vecteurs u et v sont-ils orthogonaux ?

IV. VECTEUR NORMAL A UN PLAN et EQUATION CARTESIENNE DE PLAN

1 Vecteur normal à un plan, plans perpendiculaires


Définition : Dire qu’un vecteur non nul n est normal à un plan P signifie que

toute droite de vecteur directeur n est perpendiculaire au plan P .


Propriété : Soient P un plan, A un point de P et n est un vecteur normal à P .

Le plan P est l’ensemble des points M de l’espace tels que AM  n  0 .


Démonstration : Soit D la droite passant par A ( avec A  P ) et de vecteur directeur n normal à P .
 
 Si M est un point du plan P , alors AM est un vecteur de P , donc AM  n  0 .

 Soit M un point tel que AM  n  0 .
 
On note H le projeté orthogonal de M sur D , alors MH et n sont orthogonaux
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          
 
ainsi AH  n  AM  MH  n  AM
  n  MH
n  0 , donc AH et n sont orthogonaux.
0 0
 
Or AH et n sont aussi colinéaires ( car A et H appartiennent à D )

d’où H  A et donc M appartient au plan P .


 On a donc l’équivalence : MP  AM  n  0 .

Propriété (rappel) : Une droite est orthogonale à un plan


si et seulement si elle est orthogonale à deux droites sécantes de ce plan.


Conséquence : Si un vecteur non nul n est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan P ,

alors n est normal au plan P.


 Exemple 6 : Soit un cube ABCDEFGH. Démontrer que AG est un vecteur normal au plan (BDE).













 
Définition : Soient n et n  des vecteurs normaux respectivement aux plans P et P  .
 
On dit que P et P  sont perpendiculaires lorsque n et n  sont orthogonaux.

2 Équation cartésienne d’un plan

Propriété : Soient a , b et c trois réels non tous nuls. Dans un repère orthonormé :

(1) Un plan de vecteur normal n ( a ; b ; c ) a une équation cartésienne de la forme
a x  b y  c z  d  0 , où d est un réel.

(2) Réciproquement, a , b , c , d étant quatre réels donnés avec a , b , c non tous nuls,
l’ensemble des points M ( x ; y ; z ) tels que a x  b y  c z  d  0 est un plan

de vecteur normal n ( a ; b ; c ) .


Démonstration : (1) Soit P le plan passant par A ( x A ; y A ; z A ) et de vecteur normal n ( a ; b ; c ) .
 
M(x;y;z)  P  AM  n  0

 a ( x  xA )  b ( y  yA )  c ( z  z A )  0

 a x  b y c z  (  a xA b yA  c zA )  0
  
d
 a xb y cz  d  0 .
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Donc P a pour équation a x  b y  c z  d  0 .

(2) Soit P l’ensemble des points M ( x ; y ; z ) qui vérifient a x  b y  c z  d  0 .


 d 
On suppose par exemple que a est non nul, alors le point A   ; 0 ; 0  est un point de P.
 a 

Soit n ( a ; b ; c ) . C’est un vecteur non nul (car a , b et c non tous nuls), et
   d
alors AM  n  a  x    b y  c z  a x  b y  c z  d  0
 a

donc P est le plan passant par A et de vecteur normal n ( a ; b ; c ) .

 1 
  
 Exemple 7 : Dans un repère orthonormal, on donne le point A ( 1 ;  3 ; 2 ) et le vecteur n  1  .
4
 

Soit P le plan passant par A et admettant n pour vecteur normal.

a) Déterminer une équation cartésienne du plan P.


On peut s’aider d’un schéma,
b) Le point B ( 3 ; 1 ; 0 ) appartient-il au plan P ? pour retrouver la CNS :
 
c) Trouver un point C appartenant au plan P d’abscisse 3. M  P  AM  n  0


 Exemple 8 : Dans un repère orthonormal, on donne le vecteur n ( 1 ; 3 ; 2 ) .

Soit P le plan d’équation cartésienne 2 x  6 y  4 z  1  0 . Le vecteur n est-il un vecteur normal au plan P ?

V. EQUATIONS PARAMETRIQUES de DROITES et de PLANS

1 Représentation paramétrique d’une droite


Théorème : Soit d la droite passant par le point A ( x A ; y A ; z A ) et de vecteur directeur u ( a ; b ; c ) .

 x  a t  xA

La droite d est l’ensemble des points M ( x ; y ; z ) tels que : ( S )  y  b t  y A , avec t   .

 z  c t  z A
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Définition : Le système ( S ) est appelé une représentation paramétrique de la droite d , et t est appelé paramètre .

 
Démonstration : (en s’aidant du schéma) M ( x ; y ; z )  d  il existe un réel t tel que AM  t u
 x  xA  a  x  x A  at
    
 t   ,  y  y A   t  b   t  ,  y  y A  bt … d’où le résultat !
 zz  c  z  z  ct
 A     A

  
 Exemple 9 : Dans un repère ( O ; i , j , k ) de l’espace, on considère les points A ( 1 ;  2 ; 3 ) et B ( 0 ; 0 ; 1 ) .
a) Déterminer une représentation paramétrique de la droite ( AB ) .

b) Les points C (  3 ; 6 ;  5 ) et D ( 2 ;  5 ; 5 ) appartiennent-ils à cette droite ?

Attention ! : Comment reconnaître deux représentations paramétriques d’une même droite ?

 x  3t  1  x  9 s  4
 
Considérons les systèmes ( S )  y  4 t , t et ( S  )  y   12 s  4 , s   .
 z  t  1  z  3s
 

Le système ( S ) représente la droite d de vecteur directeur u ( 3 ; 4 ;  1 )
passant par le point A ( 1 ; 0 ; 1 ) en prenant t  0 .

Le système ( S  ) représente la droite d  de vecteur directeur u  (  9 ;  12 ; 3 )
1
passant par le point A ( 1 ; 0 ; 1 ) en prenant s  .
3
   
Puisque u    3 u , les vecteurs u et u  sont colinéaires
et comme les deux droites passent par un même point A,
alors ( S ) et ( S  ) sont deux représentations paramétriques de la même droite d .
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2 Représentation paramétrique d’un plan

Propriété : Soit P le plan passant par le point A ( x A ; y A ; z A ) et dirigé par les vecteurs directeurs non colinéaires
 
u ( a ; b ; c ) et v ( a  ; b  ; c ) .
 x  a t  a t   x A

Le plan P est l’ensemble des points M ( x ; y ; z ) tels que : ( S )  y  b t  bt   y A , avec t , t   

 z  c t  ct   z A

Définition : Le système ( S ) est appelé une représentation paramétrique du plan P et t et t  sont appelés paramètres.

  
Démonstration : M ( x ; y ; z )  P  il existe deux réels t et t  tel que AM  t u  t v

 x  x A  t  a  t   a
Idem : s’aider du 
schéma !  il existe deux réels t et t  tel que  y  y A  t  b  t   b

 z  z A  t  c  t   c 

 x  a t  a t   x A

 il existe deux réels t et t  tel que  y  b t  bt   y A

 z  c t  ct   z A
Ce qu’il fallait démontrer.

  
 Exemple 10 : Dans un repère ( O ; i , j , k ) de l’espace, on considère les points A ( 1 ;  2 ; 3 ) et B (  1 ; 0 ; 1 ) .

Déterminer une représentation paramétrique du plan ( OAB ).


 
Soit OA ( 1 ;  2 ; 3 ) et OB (  1 ; 0 ; 1 ) deux vecteurs directeurs non colinéaires du plan ( OAB ) ,

 x  ...

Donc une représentation paramétrique du plan ( OAB ) est ( S )  y  ... , avec t , t    .
 z  ...

VI. POSITION RELATIVE, INTERSECTION DE DROITES ET PLANS

1 Position relative, Intersection de deux droites Voir Chapitre 8 (rappels en annexe).


  
 Exemple 11 : Dans le repère ( O ; i , j , k ) , étudier la position relative des deux droites d et d  définies par :

 x  t 1  x  3s  2
 
(S)  y  2t  3 , t   et ( S  )  y  s  1 , s   .
 z  t  2  z  s 1
 
 
 Les droites d et d  ont pour vecteurs directeurs u ( 1 ; 2 ;  1 ) et u  ( 3 ;  1 ; 1 )
 
comme u et u  ne sont pas colinéaires, d et d  sont soit sécantes, soit non coplanaires.

 Dire que I ( x ; y ; z ) appartient à l’intersection des deux droites équivaut à dire

 x  t  1  3s  2

qu’il existe un réel t et un réel s tels que  y  2 t  3   s  1
 z  t  2  s  1

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 t  1  3s  2  t  3 s 1
 
or  2t  3  s  1   2 (3 s  1)  3   s  1
 t  2  s  1   (3 s  1)  2  s  1
 

 t  3 s 1  t  3 s 1  t  1
  
  6 s  2  3   s 1   7s  0  s  0
  3 s 1  2  s  1   4s  0 s  0
  

donc d et d  ont un seul point commun I ( 2 ;  1 ; 1 ) .

2 Intersection d’une droite et d’un plan Position relatives : Voir Chapitre 8 (rappels en annexe).

 x  t

 Exemple 12 : Dans un repère orthonormé, la droite d a pour représentation paramétrique ( S )  y  t  3 ,t  
 z  2t  3

et le plan P a pour équation cartésienne 4 x  3 y  2 z  3  0 .

Déterminer les coordonnées du point d'intersection de la droite d et du plan P.

3 Intersection de deux plans Position relatives : Voir Chapitre 8 (rappels en annexe).

 Exemple 13 : Dans un repère orthonormal, le plan P a pour équation cartésienne x y z3  0


le plan Q a pour équation cartésienne 2 x  2 y  2 z  7  0 .
a) Déterminer un vecteur normal à P et un vecteur normal à Q.

b) Étudier la position des deux plans.


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 Exemple 14 : Dans un repère orthonormé, le plan P a pour équation cartésienne x  y  z  2  0


le plan Q a pour équation cartésienne 3 x  y  z  4  0 .
1) Montrer que les deux plans P et Q sont sécants.

2) Déterminer une représentation paramétrique de la droite d d'intersection des deux plans P et Q.


En déduire un vecteur directeur de d et un point de d.

3) Les plans P et Q sont-ils perpendiculaires ?

Remarques :  Une droite peut se représenter paramétriquement ou bien comme intersection de deux plans (système de deux
équations cartésiennes).
Un plan peut se représenter paramétriquement ou bien à l’aide d’une équation cartésienne.
Il conviendra de choisir la forme la plus adaptée dans chacun des cas rencontrés (recherche d’intersection…).
  
 Dans un repère de l’espace ( O ; i , j , k ) ,
 Une équation cartésienne d’un plan parallèle au plan ( OIJ ) est de la forme z  c , avec c réel.
 Une équation cartésienne d’un plan parallèle au plan ( OIK ) est de la forme y  b , avec b réel.
 Une équation cartésienne d’un plan parallèle au plan ( OJK ) est de la forme x  a , avec a réel.

 Attention : Dans un repère de l’espace, x  a est une équation de plan, de même que ax  by  cz  d  0 .
Attention !
Dans un repère du plan, x  a est une équation de droite, de même que ax  by  c  0 .
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ANNEXE : Corrigé de l’exemple 4

 Exemple 4 (à travailler seuls : corrigé en annexe) : Soient un cube ABCDEFGH d’arête a ,

J et K sont les milieux respectifs des segments [ FB ] et [ GH ] .

Calculer JK.

 1  1  1  


1ère méthode : dans un repère orthonormé : par exemple  A ; AB , AD , AE  , on a
 a a a 
2 2
 1  1  1  2  1  6a 2 a 6
J  a;0; a  , K  a;a;a  , donc JK   2 a  a    a  0    a  2 a   
 2   2      4 2

 2   2  


   
2
2ème méthode : On calcule JK 2  JK  JF  FK  FK  FJ
 2    2
 FK  2 FK  FJ  FJ
 
 FK 2  2  0  FJ 2 car FK et FJ sont orthogonaux

 FK 2  FJ 2
2 2
1  5 2 1  1 2
Or (Pythagore) FK 2  FG 2  GK 2  a 2   a   a et FJ 2   a   a
2  4 2  4

5 2 1 6 6 2 6
donc JK 2  a  a2  a2 donc JK  a  a .
4 4 4 4 2

ANNEXE : Autre méthode pour l’exemple 7 a)

 1 
  
 Exemple 7 : Dans un repère orthonormal, on donne le point A ( 1 ;  3 ; 2 ) et le vecteur n  1  .
4
 

Soit P le plan passant par A et admettant n pour vecteur normal.
On peut aussi s’aider d’un
schéma, pour retrouver la CNS :
a) Déterminer une équation cartésienne du plan P.  
M  P  AM  n  0

 
a) M ( x; y; z )  P  AM  n  0
 x 1   1 
     
Or, AM  y  3  et n  1  , donc :
 z  2 4
   
M ( x; y; z )  P  ( x  1)  ( 1)  ( y  3)  1  ( z  2)  4  0
  x  1 y  3  4z  8  0
  x  y  4z  4  0
donc une équation cartésienne du plan P est  x  y  4 z  4  0 .
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ANNEXE : Rappels Intersection de deux droites

a) Le point de vue géométrique

Soient d et d  deux droites de l’espace.

Alors, 3 cas sont possibles :

 elles n’ont pas de  leur intersection est  leur intersection est


point commun : un point : une droite :

d et d  sont non coplanaires d et d  sont sécantes d et d  sont confondues


ou en un point
d et d  sont strictement parallèles

b) Le point de vue algébrique

Dans un repère orthonormal de l’espace, les droites d et d  peuvent être définies chacune par une représentation
paramétrique ( ou par un système d’équations cartésiennes ) .

Pour étudier l’intersection des droites d et d  , on pourra alors résoudre un système de 6 équations à 5 inconnues,
( ou un système de 4 équations à 3 inconnues ) .

ANNEXE : Rappels Intersection de deux plans

a) Le point de vue géométrique

Soient P et Q deux plans de l’espace. Alors, 3 cas sont possibles :

 ils n’ont pas de  leur intersection est  leur intersection est


point commun : une droite : un plan :

P et Q sont strictement P et Q sont sécantes P et Q sont confondus


parallèles suivant d

b) Le point de vue algébrique

Dans un repère orthonormal de l’espace, les plans P et Q sont définis par leurs équations cartésiennes.
Pour étudier l’intersection des plans P et Q , on pourra alors résoudre un système de 2 équations à 3 inconnues.
- TS- CHAP. 16 Géométrie dans l’espace (2). - 13 -

ANNEXE : Rappels Intersection d’une droite et d’un plan


a) Le point de vue géométrique
Soient d une droite et P un plan de l’espace. Alors, 3 cas sont possibles :

 ils n’ont pas de  leur intersection est  leur intersection est


point commun : un point : une droite :

d et P sont strictement d et P sont sécants d est contenue dans P


parallèles en un point A

b) Le point de vue algébrique


Dans un repère orthonormal de l’espace, la droite d peut être définie par une représentation paramétrique ( ou par
un système d’équations cartésiennes ) et le plan P est défini par une équation cartésienne ( ou paramétrique).
Pour étudier l’intersection de la droite d et du plan P , on pourra alors résoudre un système de 4 équations
à 4 inconnues ( ou un système de 3 équations à 3 inconnues ou…) .

ANNEXE : Que peut-il se passer pour l’ Intersection de trois plans ?

a) Le point de vue géométrique


Soient P , Q et R trois plans de l’espace. Alors, 6 cas sont possibles :

 ils n’ont pas de point commun :

P , Q et R sont strictement P , Q sont strictement parallèles P et Q sont sécants


parallèles R est sécant avec P et Q suivant une droite d
suivant deux droites parallèles d et d  R est strictement parallèles à d

 ils ont un seul  leur intersection est  leur intersection est


point commun : une droite : un plan :

P et Q sont sécants P , Q et R sont sécants P , Q et R sont confondus


suivant une droite d suivant d
R coupe d en A

b) Le point de vue algébrique


Dans un repère orthonormal de l’espace, les plans P , Q et R sont définis par leurs équations cartésiennes.
Pour étudier l’intersection des plans P , Q et R , on pourra alors résoudre un système de 3 équations à 3 inconnues.

Intersection de P , Q et R Ensemble des solutions du système


aucun point commun 
un seul point commun A un seul triplet ( x ; y ; z ) , celui des coordonnées de A

une droite d tous les triplets ( x ; y ; z ) , solutions des deux équations définissant d