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Réglementation thermique française — Wikipédia https://fr.wikipedia.

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Réglementation thermique française


La réglementation thermique française est celle cadrant la thermique des bâtiments pour les constructions neuves en France.
Elle a pour but de fixer une limite maximale à la consommation énergétique des bâtiments neufs pour le chauffage, la ventilation, la
1
climatisation, la production d’eau chaude sanitaire et l'éclairage . La Réglementation Thermique 2012 (RT 2012) succède à
plusieurs versions antérieures, aux exigences et aux champs d'application croissants (Réglementation Thermique 1974 (RT 1974 ou
RT74) puis 1982, 1988, 2000, 2005). Par convention, la température de chauffe du lundi au vendredi est de 16 °C de
22 à 6 heures [réf. nécessaire] et de 10 à 18 heures, les 8 heures restantes à 19 °C. Le samedi et dimanche, c'est 16 °C entre
2, 3 4
22 et 6 heures [réf. nécessaire] puis les 16 heures restantes à 19 °C . La température de froid serait de 26 °C .

Sommaire
Les réglementations thermiques successives
La RT 2005
Cadre juridique
Champ d'application
Zones climatiques
Coefficient de rigueur climatique
Enjeux techniques
Réduction de la consommation d'énergie
Maîtrise de la température atteinte en été
Performances thermiques des matériaux et équipements
Labels
La RT 2012, réglementation en vigueur
Cadre juridique
Champ d'application
Enjeux techniques
Élimination des ponts thermiques
Étanchéité à l'air des bâtiments
Recours aux énergies renouvelables
Enjeux sanitaires

Labellisation des bâtiments : HPE, BBC


Obligation d'isolation thermique lors de rénovation de bâtiments existants
Réglementation à venir
Évaluations et perspectives
Rapport de l’OPECST sur la performance énergétique des bâtiments
Avis de l’Académie des technologies
Analyse Coénove : Impact de la RT 2012 dans le logement neuf
Références
Annexes
Articles connexes
Liens externes

Les réglementations thermiques successives


À la suite du premier choc pétrolier de 1973, le premier ministre Pierre Mesmer instaure, par décret, la première réglementation
thermique en France en 1974

RT 1974
Après le décret du 10 avril 1974, la RT 1974 s'applique, dès le 1er mai 1974, aux bâtiments neufs

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d'habitation ou aux projets de construction (avec permis de construire ou déclaration préalable de


travaux), imposant une isolation thermique des parois et un réglage automatique des installations de
chauffage. La RT 1974 créait un coefficient G des « déperditions thermiques » par les parois du bâtiment.
Ce coefficient est exprimé en watts par mètre cube et par degré Celcius (W/m3/°C). Une maison a un
coefficient G de : 3 pour une non isolée, 1,5 pour une RT 2005 électrique, 0,35 pour une RT 2012. La
valeur de ce coefficient ne devait pas dépasser un certain seuil suivant l'une des 3 zones définie en
France (A (froide) à C (chaude)) et de l'une des 2 phases. Ces dernières étaient le 1er mai 1974 pour la
1re phase (« coefficient G » de 2,30 à 2,90 pour une maison de moins de 150 m2) et après le 1er juillet
1975 pour la 2e phase avec un coefficient G réduit (coefficient G de 1,60 à 2,00 pour une maison de
5, 6, 7, 8
moins de 150 m2) par rapport à la 1re phase .
L'objectif de la RT 1974 est une réduction de la consommation énergétique de 25% (225 kWh/m2 .an.)
par rapport à une estimation énergétique sur les bâtiments construits suivant les normes en vigueur entre
9
les années 1950 et 1973 (300 kWh/m2 .an.) . Lors de cette première RT 1974, l'isolation des murs se
faisait principalement par lame d'air et l'isolation des toitures par un matériau isolant de 4 à 6 cm
10
d'épaisseur .

1976
à l'automne '1976', l'isolation thermique devient obligatoire, dans les bâtiments en construction qui ne
11
sont pas destinés à usage d'habitation mais seront chauffés, à la suite de l'arrêté du 12 mars 1976 .

1980
à l'automne 1980, création du label Haute Isolation thermique par arrêté du 4 novembre 1980. Sur
demande de maitres d'ouvrage, ce label est attribué aux bâtiments d'habitation faisant partie de
programmes immobiliers après vérification de l'isolation requise pour la construction. Le « coefficient G »
passe de 1,00 à 1,10 pour une maison de moins de 150 m2 dont le chauffage fonctionne pour la moitié de
sa puissance en électricité et un coefficient G de 1,20 à 1,40 pour la même surface de maison mais un
12
chauffage par électricité moindre ou absent .
9
Les niveaux d’isolation de ce label sont devenus obligatoires pour tous les logements en 1982 .

RT 1982
Suite au deuxième choc pétrolier de 1979, application, en 1982, de la RT 1982 qui durcit la
réglementation thermique avec la publication de l'arrêté du 24 mars 1982 relatif aux équipements et
caractéristiques thermiques des bâtiments d'habitation et de l'arrêté du 24 mars 1982 relatives a
l’aération des logements: aération générale ou permanente, aération permanente pouvant être limitée a
certaines pièces. L'objection de cette nouvelle RT est la réduction des besoins de chauffage des
logements neufs. Il y a aussi une prise en compte des apports (internes et externes comme l'énergie
solaire) et de l'occupation avec l'apparition du coefficient B. L'objectif de la RT 1982 est une réduction de
la consommation énergétique de 20% (170 kWh/m2/an.) par rapport à la RT 1974 (225 kWh/m2
13, 14, 15, 9
/an.)

RT 1988
La deuxième réglementation thermique date de 1988. Elle s'applique aux bâtiments neufs résidentiels et
16
non-résidentiels . L'objectif de cette RT est la réduction des consommations énergétique pour l'eau
chaude sanitaire et le chauffage pour les logements neufs. Introduction du « coefficient C » pour la
recherche de l'optimum économique.

RT 2000
La troisième réglementation thermique s'applique aux bâtiments neufs résidentiels (consommation
maximale réduite de 20 % par rapport à la RT 1988 afin de ne pas dépasser 130 kWh/m2/an.) et tertiaires
(consommation maximale réduite de 40 %).

RT 2005
La quatrième réglementation (RT 2005) date du 2 septembre 2006. Par rapport à la RT 2000, la RT 2005
demande une amélioration de 15 % de la performance thermique afin de ne pas dépasser 90 kWh/m2/an.
et s'applique aux bâtiments neufs et aux parties nouvelles.

2007
En mai 2007, la réglementation thermique, par des arrêtés complémentaires, s'attaque au domaine de la
rénovation qu'elle soit totale ou partielle dans un bâtiment. Voir
Réglementation_thermique#Obligation_d'isolation_thermique_lors_de_rénovation_de_bâtiments_existants

RT 2012

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La RT 2012 est appliquée aux constructions neuves, depuis le 28 octobre 2011(date de dépôt du permis
de construire) pour les bâtiments publics d'enseignement, d'accueil de la petite enfance et les bâtiments
tertiaires (arrêté du 26 octobre 2010) ; elle est généralisée depuis le 1er janvier 2013 aux bâtiments
d'habitation, universitaires d’enseignement et de recherche, hôtels, restaurants, commerces, gymnases et
salles de sport y compris les vestiaires, établissements de santé, établissements d’hébergement pour
personnes âgées, aérogares, tribunaux et palais de justice et bâtiments à usage industriel et artisanal
(arrêté du 28 décembre 2012). La RT 2012 oblige les habitations neuves à consommer au maximum
50 kWhep/m2/an (kWhep veut dire kilowatt heures d'énergie primaire). Cette valeur change notamment
en fonction de la région et de l'altitude à laquelle l'habitation se situe. Cette consommation maximale
définit le bâtiment basse consommation.
Elle impose aussi d’autres contraintes :
La perméabilité à l’air des habitations neuves est limitée et contrôlée par mesure en fin de travaux. Cela définit
l'étanchéité du bâtiment. Il doit perdre moins de 0,6 m3/h/m2 (maison individuelle) ou moins de 1 m3 (logement collectif)
en 1 heure pour une surface de déperdition de 1 m2 (plancher bas exclu), exprimés à +/- 4 Pa de pression relative. Ce
test consiste à mettre le logement en surpression et/ou dépression et mesurer les fuites grâce à une "fausse porte"
c'est-à-dire un ventilateur piloté par ordinateur. Pour cela toutes les bouches d’aération sont fermées ainsi que toutes les
autres aérations prévues (portes, fenêtres, etc. ).
En résidentiel, la surface de baie doit être égale au minimum à 1/6 de la surface habitable.
Une maison individuelle doit utiliser de l'énergie renouvelable ou une solution alternative relativement écologique.

RT 2020
Avec la RT 2020, les bâtiments neufs devront être à énergie positive. Cela signifie qu'ils produiront plus
d'énergie qu'ils n'en consommeront.

La RT 2005

Cadre juridique
La RT 2000, puis la RT 2005, correspond à l'application de la loi no 96-1236 du 30 décembre 1996 sur l’air et l’utilisation rationnelle
de l’énergie. Elle est constituée du décret no 2000-1153 du 29 novembre 2000 et de divers arrêtés qui fixent principalement :

les caractéristiques thermiques minimales ;


la méthode de calcul de la consommation conventionnelle d’énergie d’un bâtiment ;
les caractéristiques thermiques de référence pour le calcul de la consommation conventionnelle d’énergie de référence.

Champ d'application
La RT 2005 s'applique :
17
aux bâtiments neufs et aux parties nouvelles mais pas aux travaux de rénovation (y compris maisons individuelles) ;
18
situés en France métropolitaine ;
dont le permis de construire a été déposé après le 1er septembre 2006, mais avant le 31 décembre 2012 (RT 2000 : entre le 2
19
juin 2001 et le 1er septembre 2006) .
Le principe de la RT 2005 est de comparer le bâtiment étudié à un bâtiment de référence, semblable géométriquement, mais aux
caractéristiques techniques prédéfinies dans la réglementation.

Objectif

Le bâtiment étudié doit être plus performant que le bâtiment de référence, c'est-à-dire être mieux isolé et consommer moins d'énergie.

Niveau d'isolation :
Il est caractérisé par la quantité d'énergie thermique traversant les parois déperditives (murs, plancher bas et plafond) lorsque l'écart
de température entre l'intérieur et l'extérieur du bâtiment vaut 1 °C, par unité de temps et rapportée à la surface d'enveloppe du
bâtiment. (Ubât en W/m²K)

Énergies primaire et finale :


Dans le but de pouvoir comparer des installations utilisant des sources d'énergie différentes (gaz et électricité par exemple), la
consommation dans la réglementation thermique française s'exprime en énergie primaire qui est = à l'énergie finale + toutes les
pertes d'énergie. Le compteur électrique indique la consommation d'énergie finale électrique en kWh. La conversion est

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conventionnelle, 1 kWh d'énergie finale électrique vaut 2,58 kWh d'énergie primaire. Pas de conversion pour le bois et aussi 1 kWh
20
hydrocarbure = 1 kWh d'énergie primaire. 1 kWh bois dans le cadre du label BBC Effinergie vaut 0,6 kWh d'énergie primaire .

Selon le type de bâtiment (habitation, tertiaire...), les consommations prises en compte ne sont pas les mêmes (en maison
individuelle, on prend en compte le chauffage, la climatisation, la ventilation, la production d'eau chaude sanitaire, et l'éclairage).
La grandeur de comparaison, Cep, est la quantité d'énergie primaire consommée en un an, rapportée à la SHON. Elle est calculée en
fonction du niveau d'isolation du bâtiment, des performances des équipements de la maison, des conditions climatiques locales, et
selon un scénario d'utilisation du bâtiment au cours d'une année. (Cep en kWh/m²/an)

Quelques autres exigences sont vérifiées à chaque étude thermique mais sont secondaires.

Dans la pratique, le CSTB édite les règles de calcul ainsi qu'un moteur de calcul informatique. Les éditeurs de logiciels ou les bureaux
d'études thermiques réalisent alors une interface d'utilisation, et doivent recevoir un agrément du CSTB pour commercialiser ou
21
utiliser leur logiciel .

Cartes des zones climatiques en


Zones climatiques France
22
La France est répartie en huit zones climatiques , qui sont regroupées en trois
zones hiver (période de chauffage) : H1, H2 et H3, et quatre zones d'été (période de
23
non chauffage) : a, b, c et d .

Coefficient de rigueur climatique


Le coefficient de rigueur climatique de la RT 2005 varie de 0,8 proche de la
Méditerranée à 1,3 au nord de la France. Ce coefficient est augmenté de 0,1, si
l'altitude du bâtiment est comprise entre 400 et 800 mètres, et de 0,2 à plus de
800 mètres.

Il est utilisé par exemple pour connaître la valeur de l'étiquette (A à G) en fonction


du lieu du logement. Par exemple, un logement a
Zones climatiques de la Réglementation
l'étiquette A = 50 × (coefficient de rigueur climatique + coefficient d’altitude) si sa
thermique de 2005 et de 2012
consommation d'énergie primaire par an est inférieure à 40 avec coefficients
24
minimums ou inférieure à 75 kWh d'énergie primaire / m2 avec coefficients
maximums. Pour les habitations, la surface est celle habitable même non chauffée.
Pour les non habitations, la surface est celle utile brute qui est égale à la SHON
25
moins les éléments structuraux (poteaux, murs extérieurs…) et aussi retrancher les circulations verticales .

Enjeux techniques

Réduction de la consommation d'énergie


En appliquant les méthodes de calcul décrit dans la RT 2005, on calcule une consommation d'énergie de référence (Cepréf). On
applique ensuite les mêmes méthodes de calcul pour calculer la consommation d'énergie du bâtiment à évaluer mais en utilisant ses
propres caractéristiques thermiques. Le bâtiment respecte la RT 2005 notamment si sa consommation est inférieure à celle du
26
bâtiment de référence

Maîtrise de la température atteinte en été


La réglementation thermique 2005 fixe une température intérieure conventionnelle, ou Tic, à ne pas dépasser en été et ce afin d'éviter
l'utilisation excessive de climatisation lors de fortes chaleurs.

Le gouvernement impose qu'après 5 jours consécutifs de grosses chaleurs la température à l'intérieur de l'habitation ne dépasse pas
33 °C.

Performances thermiques des matériaux et équipements


La RT 2005 définit des caractéristiques thermiques de références ainsi que des caractéristiques thermiques minimales à respecter. Ces
caractéristiques thermiques sont :

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l'isolation thermique caractérisée par le coefficient de déperdition thermique (Ubât-ref) et exprimé en W/m2K ;
28
les apports de chaleurs solaires ;
29
la perméabilité à l'air ;
30
la ventilation ;
31
le chauffage ;
32
l'eau chaude sanitaire ;
33
l'éclairage des locaux
34
la transformation de l'énergie primaire .
Les caractéristiques thermiques de référence servent à calculer la consommation d'énergie de référence (Créf) et font l'objet de
« garde-fous » à ne pas dépasser, rendant obsolètes certains systèmes constructifs.

Labels
Il a été créé parallèlement à la RT 2005 des labels apportant une amélioration par rapport à ses objectifs de performance :

HPE (haute performance énergétique) 2005, consommation maximale réduite de 10 % ;


HPE EnR (HPE - énergie renouvelable) 2005, consommation maximale réduite de 10 %, avec utilisation d'énergie
renouvelable ;
THPE (très haute performance énergétique) 2005, consommation maximale réduite de 20 % ;
THPE EnR 2005, consommation maximale réduite de 30 %, avec utilisation d'énergie renouvelable ;
BBC (bâtiment de basse consommation) 2005, consommation maximale à 50 kWhep/m2/an (à peu près 50 %) :
35, 36
En 2009, sont apparus deux nouveaux labels applicables à la rénovation .

HPE rénovation 2009, consommation maximale à 150 kWhep/m2/an ;


BBC rénovation 2009, consommation maximale à 80 kWhep/m2/an.
Les consommations maximales sont corrigées par un coefficient de rigueur climatique tenant compte de la zone géographique et de
l'altitude. La surface est exprimée en mètres carrés SHON.

La RT 2012, réglementation en vigueur


Les objectifs de la RT 2012 sont de :

Réduire les consommations énergétiques et les émissions de gaz à effet de serre ;


Encourager le développement de nouvelles techniques ;
Contribuer à l'indépendance énergétique nationale.

Cadre juridique
La réglementation thermique votée le 12 juillet 2010 a fait l’objet de plusieurs recours, notamment celui déposé en 2013 auprès du
Conseil d'État par l'association Sauvons le climat, au motif que la méthode de calcul des consommations énergétiques désavantageait
37
le chauffage électrique
38
Un arrêt du 7 novembre 2012 du Conseil d'État , a confirmé la légalité du décret installant la RT 2012, mais un recours (émis par des
39
représentants de l'industrie du chauffage électrique et d'équipement ménager) a conduit le Conseil d'État (le 24 avril 2013) à
annuler l'arrêté précisant la méthode de calcul (pour un vice de procédure : il y manquait la signature du ministre de l’industrie qui
était aussi chargé de l’énergie).

À la suite de la décision du Conseil d’État, le nouvel arrêté méthode a été signé le 30 avril 2013 et est entré en vigueur le 24 juillet
40
2013, assurant ainsi la continuité dans l’application de la RT 2012 .

Champ d'application
Le champ général d'application de la RT 2012 :

porte sur les bâtiments résidentiels ou non résidentiels, neufs ;


à partir du calcul de la consommation de chauffage, d'eau chaude sanitaire (ECS), d'éclairage, de refroidissement et des
auxiliaires de chauffage, de refroidissement ou de ventilation ;
selon des exigences calées sur le précédent label de performance BBC-Effinergie RT2005.

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La RT 2012 continue à imposer des contraintes sur :

la ventilation qui doit être performante ;


les ponts thermiques ;
la perméabilité à l'air ;
la surface des baies, portes et fenêtres.
Tous bâtiments neufs ou parties nouvelles de bâtiment (hors exception) ayant fait l'objet d'une demande de permis de construire
41
déposée après le 1er janvier 2013, hors constructions temporaires destinées à servir moins de 2 ans .

La RT2012 n'est en revanche pas applicable :

aux constructions provisoires prévues pour une durée d'utilisation inférieure à deux ans ;
aux bâtiments et parties de bâtiment dont la température normale d'utilisation est inférieure ou égale à 12 °C ;
aux bâtiments ou parties de bâtiment destinés à rester ouverts sur l’extérieur en fonctionnement habituel ;
aux bâtiments ou parties de bâtiment qui, en raison de contraintes spécifiques liées à leur usage, doivent garantir des
conditions particulières de température, d’hygrométrie ou de qualité de l'air, et nécessitant de fait des règles particulières ;
aux bâtiments ou parties de bâtiment chauffés ou refroidis pour un usage spécifique à un procédé industriel ;
aux bâtiments agricoles et d'élevage ;
aux bâtiments situés dans les départements d'outre-mer.
42
Fiche d'application sur le site du gouvernement (comment identifier l’usage d’un bâtiment et l’exigence associée ?) .

Dans la pratique, le CSTB édite le moteur de calcul officiel. Les éditeurs de logiciels ou les bureaux d'études thermiques réalisent alors
une interface d'utilisation, et doivent recevoir une évaluation du CSTB pour que leur logiciel soit valable pour réaliser ce type de
calcul.

Enjeux techniques

Élimination des ponts thermiques


L’un des points importants de la RT 2012 est de garantir une enveloppe isolante performante afin de limiter les besoins en énergie des
43
bâtiments . Cela implique le traitement des ponts thermiques. Avec l’amélioration de l’étanchéité et de l’isolation thermique des
44
bâtiments, les ponts thermiques représentent 30 à 40 % des déperditions thermiques totales d’un bâtiment . Il est donc primordial
de les traiter.

Un pont thermique est une zone ponctuelle ou linéaire qui, dans l’enveloppe d’un bâtiment, présente une variation de résistance
thermique. Il s’agit d’un point de la construction où la barrière isolante est rompue ou diminuée.

À cause de cette diminution de l’isolant, la température à la surface de la paroi peut être nettement inférieure à celle de l’air ambiant.
Cette baisse de la température de surface peut être accentuée si des défauts d'étanchéité à l'air sont également présents. Cette
différence de température peut créer de la condensation sur ces parois froides et on peut observer l’apparition de moisissures due à
43
cette condensation à l’intérieur des locaux. Avec la RT 2012, les constructions sont devenues plus étanches à l’air , ce qui, associé à
l'obligation de traiter les ponts thermiques, permet de diminuer le risque de désordre telles que les moisissures dans le bâtiment, tout
en limitant les consommations énergétiques..

ponts thermiques

Pont thermique Distribution des


températures au niveau
d'un pont thermique

Pour traiter les ponts thermiques il existe des techniques suivant le type d’isolation :

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Isolation thermique intérieure


l’un des moyens est la pose de rupteurs de ponts thermiques entre les jonctions dalle/mur extérieur,
dalle/balcon et mur de refend/mur extérieur. Il s’agit d’un dispositif structurel permettant d’offrir une
complète isolation à une structure. Il est composé d’un boitier isolant et de barres en acier qui reprennent
les sollicitations de la structure. Un autre moyen est l'utilisation de béton léger structurel, plus isolant
qu'un béton classique, pour la réalisation des façades.
Isolation thermique extérieure
consiste à couvrir l’ensemble du bâtiment d'une enveloppe isolante qui permet de diminuer fortement les
ponts thermiques dus au planchers intermédiaires.

Étanchéité à l'air des bâtiments


L'obligation de mesurer l'étanchéité à l'air des bâtiments neufs en résidentiel et de respecter des seuils maximum de fuite a représenté
un progrès majeur apporté par la RT2012. L'étanchéité étant dépendante de la qualité de mise en œuvre et de la gestion des interfaces
métiers, cela a modifié les pratiques en engendrant une montée en compétence des entreprises du bâtiment.

L'étanchéité à l'air est mesurée par un test d'infiltrométrie qui doit être réalisé par un opérateur autorisé par le ministère chargé de la
construction. L'indicateur mesuré est le Q4Pa-surf, qui indique le débit de fuite à la pression différentielle de 4 pascals divisé par la
somme des surfaces de parois froides hors plancher bas (appelé ATbât). Les valeurs à respecter sont :

Q4Pa-surf ≤ 0,60 m3/(h⋅m2) ⇒ maison individuelle


45
Q4Pa-surf ≤ 1,00 m3/(h⋅m2) ⇒ bâtiment de logements collectifs
Il est également possible d'opter pour une démarche certifiée de qualité de l'étanchéité à l'air du bâtiment, le test d'étanchéité à l'air
n'est alors plus systématique, la qualité étant contrôlée globalement par l'organisme certificateur.

Recours aux énergies renouvelables


Dans le but de répondre à l'objectif des 20 % d'énergie renouvelable d'ici 2020, ainsi que de diminuer la production de gaz à effet de
serre, la RT2012 impose l'utilisation d'au moins une énergie dite renouvelable pour la construction de la maison particulière. Il peut
s'agir :

du raccordement à un réseau de chaleur alimenté à plus de 50 % par des énergies renouvelables,


de capteurs solaires thermiques pour la production d’eau chaude sanitaire,
de panneaux photovoltaïques pour la production d’électricité,
de l'utilisation de pompes à chaleur en chauffage ou eau chaude sanitaire (chauffe eau thermodynamique),
de chaudière ou poêle à bois,
de chaudière à micro-cogénération.
Afin de répondre à ces contraintes, des entreprises ont imaginé des solutions alternatives permettant de développer les énergies
renouvelables tout en améliorant les performances énergétiques et environnementales des équipements existants de chauffage et de
production d’eau chaude sanitaire.

Parmi ces solutions de chauffage hybrides couplant gaz et énergies renouvelables commercialisés aujourd’hui en France, la chaudière
à condensation gaz, couplée à un chauffe eau solaire permet de satisfaire aux exigences de la RT 2012.

La pompe à chaleur gaz à absorption, associant énergies renouvelables et gaz avec un rendement de 140 % sur énergie primaire, est
aujourd’hui déployée dans le logement collectif et le tertiaire [réf. nécessaire]. Dans les prochaines années, elle s’étendra au logement
individuel [réf. souhaitée].

La cogénération par pile à combustible couplant localement production de chaleur et d’électricité bénéficie d’un haut rendement
global pouvant atteindre 175 %, qui permettra de gagner 20 à 30 % dans les prochaines années. À travers son projet d’envergure
« ene.field », la Commission européenne souhaite expérimenter à grande échelle la micro-cogénération, au sein de 11 États-membres
en installant 1 000 systèmes d’ici 2016. D’après une étude de Roland Berger Strategy Consultants réalisée en 2015, le marché
46
européen pourrait atteindre plus de 800 000 piles à combustible en 2050, soit 40 % du marché des équipements de chauffage .

En France, une dizaine de fabricants d’équipements de chauffage ont lancé des expérimentations de piles à combustibles hautes et
basses températures sur une vingtaine de sites dans ou en dehors du projet ene.field. Certaines sont réalisées en collaboration avec
GRDF et l’ADEME. D’ici 3 ans, ces entreprises souhaitent proposer ce système 3 en 1 à tous les particuliers, leur permettant ainsi
d’alimenter leur maison en eau chaude, chauffage et électricité à partir de gaz naturel.
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Les solutions les plus retenues pour répondre à ces exigences sont les pompes à chaleurs, le bois et le solaire .

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Enjeux sanitaires
Le couplage avec l'utilisation d'écomatériaux et d'une écoconception architecturale et urbanistique prenant en compte la santé
environnementale pourrait permettre d'améliorer la qualité de l'air intérieur, d'autant que la haute performance énergétique implique
souvent une étanchéité de l'espace intérieur à l'air. Selon Uniclima (syndicat des industries thermiques) la RT 2012 n'est pas assez
efficace de ce point de vue : les émissions de particules fines, de composés organiques volatils, de formaldéhyde, enjeu de santé
publique sont encore insuffisamment traités, notamment dans les espaces accueillant des personnes vulnérables tels que les malades
48
en état de dépression immunitaire et/ou vulnérables aux infections nosocomiales) ou les enfants (crèches, écoles...) . la surveillance
49
de la qualité de l’air devient obligatoire dans certains lieux clos ouverts au public ).

Le décret 2011-1728 du 2 décembre 2011 relatif à la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains établissements recevant
du public prévoit la mise en œuvre de cette surveillance : pour les établissements d’accueil collectif d’enfants de moins de six ans
(9 000 environ) et les écoles maternelles (17 000 environ), elle devait être effective avant le 1er janvier 2015. Cette obligation a
cependant été annulée dans un communiqué du ministère de l'écologie du 24 septembre 2014, au profit d'un guide des bonnes
50
pratiques .

La localisation des prises d'air, la qualité et le nettoyage des échangeurs thermiques, des conduites, des filtres et des bouches et
diffuseurs terminaux sont des facteurs à prendre en compte par les architectes.

Labellisation des bâtiments : HPE, BBC


La plupart de ces exigences étaient déjà prises en compte dans la délivrance des labels officiels existants. Ceux-ci seront probablement
à nouveau réévalués pour rester au-dessus des exigences réglementaires courantes.

Haute performance énergétique


Bâtiment de basse consommation

Obligation d'isolation thermique lors de rénovation de


bâtiments existants
Depuis la mi-mai 2007, l'arrêté du 3 mai 2007 rend obligatoire d'ajouter une isolation thermique ou d'améliorer l'isolation thermique
existante lors de travaux de rénovation même partiels. Pour chaque élément susceptible d'être installé ou changé (d'où le nom de
réglementation thermique par éléments), cet arrêté donne le critère de performance en thermique ou énergétique exigé pour le
produit. Cette isolation ou amélioration de l'isolation existante est à faire lors de toute nouvelle installation d'isolation (à faire si elle
n'existe pas pour une surface en contact avec l'extérieur) ou changement d'isolation pour les murs, planchers, toitures, fenêtres,
portes. Ou alors d'amélioration énergétique (baisse de la consommation d'électricité ou de combustible) des équipements lors de toute
nouvelle installation ou changement de chaudières, pompes à chaleur, radiateurs, chauffe-eau, climatisation, ventilation, éclairage des
51, 52
locaux d'un bâtiment chauffé . À la suite de la loi de transition énergétique pour la croissante verte (LTECV) de 2015 (article 14)
53
, l'arrêté du 3 mai 2007 est mis à jour avec l'arrêté du 22 mars 2017. Ce dernier renforce les obligations d'isolation thermique ou
d'amélioration de l'isolation thermique existante lors de travaux de rénovation et le niveau d'isolation demandé est augmenté. Il
indique aussi les nouveaux niveaux qui entreront en vigueur pour l'isolation au 1er janvier 2023. Le législateur a prévu différentes
54, 55
exemptions à cette obligation sous réserves de conditions précises .La loi de transition énergétique pour la croissante verte
(LTECV) de 2015 (article 17) a pour objectif de réduire la consommation des logements sur la durée et l'indique par cette mention
"Cette obligation de rénovation est prolongée par périodes de dix ans à partir de 2020 jusqu'en 2050 avec un niveau de performance à
atteindre renforcé chaque décennie, de telle sorte que le parc global concerné vise à réduire ses consommations d'énergie finale d'au
moins 60 % en 2050 par rapport à 2010, mesurées en valeur absolue de consommation pour l'ensemble du secteur."

Réglementation à venir
Avant le Grenelle Environnement, étaient envisagées (après la RT 2000 et la RT 2005) les RT 2010, 2015 et 2020 ; chaque nouvelle
réglementation devant améliorer de 15 % les performances énergétiques par rapport à la précédente. Le Grenelle a ensuite fixé comme
objectif « une baisse des consommations à un rythme moyen de 3 % par an pour le parc des bâtiments anciens d'ici 2020 (équivalent
de la baisse annoncée de 38 % sur dix ans) », ce qui ne sera possible qu'avec un effort porté sur la rénovation (thermique notamment)
56
des bâtiments anciens .

La RT 2012
définie à la suite du Grenelle Environnement, devient la référence. Elle vise à diviser par trois la
consommation énergétique des bâtiments neufs, en s'alignant sur le label BBC 2005, soit une

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Réglementation thermique française — Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Réglementation_thermique_française

consommation maximale de 50 kWhep/m2/an (ep= énergie primaire). Ces 50 kWh sont à moduler en
fonction de la zone géographique, de l'altitude, de la surface habitable... Ils concernent les cinq usages :
chauffage, rafraîchissement, eau chaude sanitaire, ventilation et les auxiliaires.
57, 58
La RT 2012 a été publiée le 27 octobre 2010 , avec application le 28 octobre 2011 pour les bâtiments
publics d'enseignement et d'accueil de la petite enfance, les bâtiments tertiaires et les bâtiments en zone
ANRU. La généralisation aux autres bâtiments d'habitation neufs aura lieu le 1er janvier 2013. Une
publication suivante devrait concerner l'ensemble des bâtiments restants, et de la réhabilitation des
59
bâtiments existants. Selon le cabinet Xerfi l'investissement initial devrait augmenter de 15 à 20 % (dans
le coût de construction, les premières années en raison notamment des formations nécessaire à l'éco-
construction), et de 7 à 8 % selon le gouvernement (5 à 7 % dans l'habitat collectif, 7 % pour une maison
60
individuelle et plus ou moins 10 % s'il y a appel au chauffage au bois ). Ces augmentations devraient
être largement compensées par les économies d'énergie.
Les entreprises du bâtiment, promoteurs et architectes doivent s'y préparer en 2010 et 2011, en faisant
évoluer leurs pratiques : le maître d'ouvrage devra se munir d'une attestation montrant qu’il prend en
compte la réglementation au moment du dépôt de la demande de permis de construire. Puis il devra, à la
fin des travaux, fournir une attestation prouvant que le maître d’œuvre a également bien pris en compte la
RT 2012. Un arrêté doit définir les labels HPE de la RT 2012 avant 2012, en préfiguration de la future RT
2020. L'étude des DPE produits entre 2007 et 2014 montre qu'après une baisse modérée des besoins de
42,3 % pour les biens construits entre 1960 et 2011, la RT 2012 a fait chuter les dépenses énergétiques
61
de 60,6 % entre 2012 et 2014 .

Un arrêté du 19 décembre 2014, publié au Journal Officiel du 26 décembre 2014 apporte une dérogation aux exigences de
performance énergétique imposées par la RT 2012 : l'arrêté modifie les textes réglementaires décrivant les exigences de performance
énergétique pour les bâtiments neufs afin de limiter l'exigence de performance énergétique des bâtiments collectifs à
62
57,5 kWh/m2/an jusqu'au 31 décembre 2017 au lieu du 31 décembre 2014 . Une « carte vitale du logement » est également en projet
63
en 2014 pour faciliter la réhabilitation des logements .
64
La RT 2018 devrait mettre en œuvre le concept de bâtiment à énergie positive (BEPOS), préparée par un « groupe de travail sur la
65
RT 2020 », devenu « RBR (réglementation pour un bâtiment responsable) 2020 », à l’intérieur du Plan Bâtiment Durable . Ces
futures réglementations pourraient être des réglementations d'objectifs qui laissent la liberté de conception tout en limitant la
consommation d'énergie [réf. nécessaire].

Évaluations et perspectives

Rapport de l’OPECST sur la performance énergétique des bâtiments


L"OPECST mettait en évidence un débat sous influence, dans son rapport 2009 sur la performance énergétique des bâtiments. Une
« guerre des Trois » impliquant certains courants écologistes, qui s'introduisent dans le débat de la réglementation thermique des
bâtiments contre l'électricité, en favorisant l'utilisation du gaz naturel, indirectement contre le nucléaire civil, très souvent sans
66
avantages aux énergies renouvelables et avec des effets à terme contre-productifs sur l'environnement . Ainsi, après l'introduction de
67
la RT 2012, la part de chauffage au gaz dans les logements collectifs neufs est passée de 33,5 % en 2009 à 67,1 % en 2013

Selon un rapport de 2014 de l'OPECST qui prépare notamment une « future loi sur la transition énergétique », la réglementation
thermique actuelle est parfois un frein à l'innovation, notamment quand cette réglementation est instable (ce qui a été le cas avec les
56
« fluctuations de la réglementation sur les substances ignifugeantes autorisées » pour la ouate de cellulose ), ou quand elle rend
56
difficile de « faire reconnaître en France les évaluations techniques effectuées ailleurs en Europe » , ou encore quand il s'agit en
56
France de « faire reconnaître par les dispositifs d'aide les labels européens exigeants, comme Passivhaus ou Minergie P » . Ce
rapport propose une analyse de la situation française et plusieurs pistes d'amélioration.

Il faut cependant moduler ces quelques conclusions du rapport de l'OPECST car d'une part, un processus d'intégration dans la
réglementation de produits, systèmes ou matériaux innovants est mis en place depuis de nombreuses années et fonctionne à la
demande (Commission titre V), et d'autre part, il existe en France des labels aussi, voire plus, exigeants que les labels allemand ou
suisse (et non européens) mieux adaptés aux savoir-faire, au marché et aux coûts de construction français : les labels Effinergie + et
BEPOS-Effinergie. [réf. nécessaire]

Il faut aussi noter que la préparation de la future RT2020 ne répond ni aux objections de l'OPECST dans son rapport de 2009
impliquant certains courants écologistes, qui s'introduisent dans le débat de la réglementation thermique des bâtiments contre
68
l'électricité ni à celles de l'Académie des technologies de 2014 .

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Réglementation thermique française — Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Réglementation_thermique_française

Avis de l’Académie des technologies


L’Académie des technologies, dans un avis intitulé La Réglementation thermique 2012, la future Réglementation Bâtiment
Responsable 2020 et le climat, voté en novembre 2014, recommande de faire évoluer la réglementation thermique en fonction des
conséquences économiques pour le consommateur final et des critères climatiques or les statistiques des modes de chauffage de la
construction neuve montrent que la RT 2012 accentue paradoxalement la pénalisation de l’électricité produite sur notre sol au
bénéfice du gaz fossile importé.

En effet, le choix d’un coefficient d’équivalence élevé désavantage le vecteur électrique par rapport au vecteur gaz, tant pour
l’électricité nucléaire que pour l’électricité produite par les énergies renouvelables (hydroélectricité, éolien, solaire…), peu ou pas
émettrices de gaz à effet de serre (GES).

L’Académie des technologies recommande de fonder la réglementation sur l’énergie effectivement reçue au compteur par le
consommateur (énergie finale) et payée, plutôt que sur une énergie primaire calculée théoriquement et dont le consommateur ignore
69
si elle est produite à partir de charbon, du gaz, de l’eau, du combustible nucléaire, etc. .

Analyse Coénove : Impact de la RT 2012 dans le logement neuf


70
En septembre 2015, l'association Coénove a réalisé une analyse de l'impact de la RT 2012 dans le logement neuf . L’étude montre que
les usages « non réglementés » (cuisson, électro-ménager, audiovisuel, multimédia…) pèsent désormais plus dans la consommation
d’énergie que les cinq usages « réglementés » (chauffage, eau chaude sanitaire, refroidissement, éclairage, auxiliaires).

L’analyse démontre que, dans un périmètre limité aux 5 usages de la réglementation thermique, l’électricité représente 51 % de
l’énergie consommée.

Dans une approche « tous usages », la consommation d’énergie des logements est constituée à 75 % d’électricité, du fait notamment
du poids croissant des usages spécifiques de l’électricité (cuisson, électro-ménager, audiovisuel et informatique), à 19 % de gaz naturel
et à 6 % de bois, fioul ou réseau de chaleur (2 % chacun).

L’utilisation complémentaire des énergies est une réussite de la RT 2012, car elle a permis le déploiement des solutions hybrides,
l’essor des couplages gaz/ENR ou électricité/ENR pour certains usages, qui devraient largement contribuer à la baisse de la
consommation d’énergie, et donc de l’émission de gaz à effet de serre, sans oublier la limitation des pointes électriques d’hiver,
fortement émettrices de CO2.

Références
1. Article 2 du décret no 2000-1153 du 29 novembre 2000.
2. Performance énergétique. Retour d’expérience de logements BBC : 10 enseignements (http://www.lemoniteur.fr/article/retour-
d-experience-de-logements-bbc-10-enseignements-26765271), lemoniteur.fr publié 18 décembre 2014
3. Température de consigne supérieure à la température conventionnelle (http://www.qualite-logement.org/referentiels-
et-documentation/dossiers-thematiques/temperature-de-consigne-superieure-a-la-temperature-conventionnelle.html), qualite-
logement.org, vu 5 novembre 2016
4. La limitation de la température de chauffage et de climatisation (http://www.developpement-durable.gouv.fr/La-limitation-de-la-
temperature-de.html), developpement-durable.gouv.fr, mis à jour 15 janvier 2016
5. JORF, « Arrêté du 10 avril 1974 Isoltion thermique et réglage ... de chauffage ... » (https://www.legifrance.gouv.fr
/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000853955&categorieLien=id), sur legifrance.gouv.fr, 18 avril 1974 (consulté le
25 décembre 2017)
6. « La RT2012 et les 2 coefficients (partie Les coefficients d’évaluation du besoin thermique pour les valeurs de G en fonction des
RT) » (http://www.infoenergie.eu/riv+ener/LCU_fichiers/LT-RT2012.pdf), sur www.infoenergie.eu (consulté le 25 décembre 2017)
7. « CALCUL RAPIDE DE DEPERDITIONS THERMIQUES » (http://www.traini.fr/fichiers
/CALCUL_RAPIDE_DE_DEPERDITIONS_THERMIQUES.pdf), sur www.traini.fr (consulté le 25 décembre 2017)
8. « Historique des Réglementations Thermiques » (http://www.e-rt2012.fr/explications/generalites/precedentes-reglementations-
thermiques/), sur e-rt2012.fr (consulté le 7 mars 2014)
9. Il était une fois les réglementations thermiques... (https://travaux.edf.fr/construction-et-renovation/la-reglementation-thermique-
2012/il-etait-une-fois-les-reglementations-thermiques)
10. 2.Les différentes typologies thermiques des bâtiments existants (Historique des différentes épaisseurs de matériaux d'isolation
mis en œuvre pour les murs, toitures, fenêtres et ventilation entre 1974 et 2002) (http://www.ecoenergietech.fr/spip.php?article94),
sur ecoenergietech.fr
11. JORF, « Arrêté du 12 mars 1976 relatif à l'isolation thermique des bâtiments autres que les bâtiments d'habitation »
(https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006074105&dateTexte=19880414), sur legifrance.gouv.fr,
1976 (consulté le 26 décembre 2017)

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Réglementation thermique française — Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Réglementation_thermique_française

12. JORF, « Arrêté du 4 novembre 1980 Création d'un label « haute qualités thermiques » attribué aux batiments ... »
(https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000860546), sur legifrance.gouv.fr, novembre 1980
(consulté le 26 décembre 2017)
13. Décret no 82-269 du 24 mars 1982 portant modification de l'article R. 111-6 du code de la construction et de l'habitation relatif aux
équipements et aux caractéristiques thermiques des bâtiments d'habitation (https://www.legifrance.gouv.fr
/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000879890&fastPos=1&fastReqId=1470549210&categorieLien=id&oldAction=rechTexte)
14. JORF, « Arrêté du 24 mars 1982 Équipements et caractéristiques thermiques des bâtiments d'habitation - JORF du 27/03/1982 »
(https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000492891&fastPos=1&fastReqId=919095721&
categorieLien=id&oldAction=rechTexte), sur legifrance.gouv.fr, mars 1982 (consulté le 29 décembre 2017)
15. JORF, « arrêté du 24 mars 1982 relatives a l’aération des logements: aération générale ou permanente, aération permanente
pouvant être limitée a certaines pièces - JORF du 27/03/1982 » (https://www.legifrance.gouv.fr
/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000862344&categorieLien=id), sur legifrance.gouv.fr, mars 1982 (consulté le
26 décembre 2017)
16. JORF, « Arrêté du 5 avril 1988 Relatif aux équipements et aux caractéristiques thermiques ... - JORF du 8/04/1988 »
(https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000322499&categorieLien=id), sur legifrance.gouv.fr,
avril 1988 (consulté le 26 décembre 2017)
17. Bâtiments concernés (http://www.rt2000.net/faq.asp?id_question=18&vpage=5).
18. Territoire concerné (http://www.rt2000.net/faq.asp?id_question=72&vpage=5).
19. Article 1 du décret no 2000-1153 du 29 novembre 2000.
20. Conversion énergie primaire - énergie finale, explication du facteur 2,58 (http://conseils-thermiques.org/contenu
/conversion_energie_primaire_finale.php), conseils-thermiques.org, vu le 28 octobre 2016
21. « Logiciels d'application de la RT 2012 » (http://www.rt-batiment.fr/batiments-neufs/reglementation-thermique-2012/logiciels-
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22. Arrêté du 24 mai 2006.
23. La zone H3 est en zone d'été « d ».
24. La Maison BBC Bâtiment Basse Consommationt (http://www.diagnostic-performance-energie.fr/norme/bbc.php) diagnostic-
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25. Le diagnostic de performance énergétique (DPE) (http://www.eti-construction.fr/le-diagnostic-de-performance-energetique-dpe/),
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26. Article 8 du décret no 2000-1153 du 29 novembre 2000.
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33. Article 25 à 28 du décret no 2000-1153 du 29 novembre 2000.
34. Article 29 du décret no 2000-1153 du 29 novembre 2000.
35. RT Bâtiments existants - Label HPE Rénovation (http://www.rt-batiment.fr/batiments-existants/label-hpe-renovation
/presentation.html)
36. Arrêté du 29 septembre 2009 relatif au contenu et aux conditions d'attribution du label « haute performance énergétique
rénovation - JORF no 0227 du 1er octobre 2009 (https://www.legifrance.gouv.fr
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(http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?idTexte=CETATEXT000026589653), sur Légifrance
39. Groupement interprofessionnel des fabricants d’appareils d’équipement ménager (Gifam)
40. « Note sur l’articulation des arrêtés méthode de la RT 2012 » (http://www.rt-batiment.fr/fileadmin/documents/RT2012/textes
/Note_articulation_des_arretes_methode_de_calcul_RT_2012.pdf), sur rt-batiment.fr, site officiel concernant la réglementation
thermique (consulté le 21 février 2017)
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fait-elle-assez-pour-la-qualite-de-l-38369.php) brève du 04/06/2014
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50. « Contrôle de la qualité de l’air dans les crèches et les écoles au 1er janvier 2015 : obligation abandonnée »
(http://www.lemoniteur.fr/203-sante/article/actualite/25846689-controle-de-la-qualite-de-l-air-dans-les-creches-et-les-ecoles-
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categorieLien=id), sur www.legifrance.gouv.fr, mai 2007 (consulté le 3 juin 2018)
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(http://www.assemblee-nationale.fr/commissions/rapport_provisoire_energie_batiment.pdf), rapport provisoire.
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nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments.
59. Brève de Batiactu (http://www.batiactu.com/edito/la-rt-2012-pourrait-faire-grimper-de-20--les-couts-27729.php)
60. source : Jean-Pierre Bardy, sous-directeur de la qualité et du développement durable dans la construction au ministère de
l’Écologie, lors d'une présentation à la presse, mars 2011, interrogé par Batiactu (http://www.batiactu.com/edito/la-rt-2012-devrait-
engendrer-un-surcout-de-l-ordre-28347.php)
61. Boris Bailly et Clément Leblanc, « Les diagnostics racontent-ils l'histoire de la performance énergétique du parc de logements
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62. Arrêté du 19 décembre 2014 (http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?dateTexte=&categorieLien=id&
cidTexte=JORFTEXT000029959002&fastPos=12&fastReqId=698591707&oldAction=rechExpTexteJorf), sur le site
Legifrance.gouv.fr
63. [PDF]communiqué de presse (http://www.reseaubeep.fr/IMG/pdf/140528_-
_Communique_de_presse_Carte_vitale_du_logement.pdf.pdf), « lettre de mission » (http://www.reseaubeep.fr/IMG/pdf
/LM_-_GT_carte_vitale_-_E.Cau-A.Pouget_-_signee_PhP.pdf)(Archive (http://web.archive.org/web/*/http://www.reseaubeep.fr/IMG/pdf
/LM_-_GT_carte_vitale_-_E.Cau-A.Pouget_-_signee_PhP.pdf) • Wikiwix (http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://www.reseaubeep.fr/IMG/pdf/LM_-_GT_carte_vitale_-_E.Cau-
A.Pouget_-_signee_PhP.pdf) • Archive.is (http://archive.is/http://www.reseaubeep.fr/IMG/pdf/LM_-_GT_carte_vitale_-_E.Cau-A.Pouget_-_signee_PhP.pdf) • Google
(https://www.google.fr/search?q=cache:http://www.reseaubeep.fr/IMG/pdf/LM_-_GT_carte_vitale_-_E.Cau-A.Pouget_-_signee_PhP.pdf) • Que faire ?)
et « appel à
contributions » (http://www.reseaubeep.fr/IMG/pdf/Comment_contribuer_version_finale.pdf)(Archive (http://web.archive.org/web/*/http:
//www.reseaubeep.fr/IMG/pdf/Comment_contribuer_version_finale.pdf) • Wikiwix (http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://www.reseaubeep.fr/IMG/pdf
/Comment_contribuer_version_finale.pdf) • Archive.is (http://archive.is/http://www.reseaubeep.fr/IMG/pdf/Comment_contribuer_version_finale.pdf) • Google (https://www.google.fr
/search?q=cache:http://www.reseaubeep.fr/IMG/pdf/Comment_contribuer_version_finale.pdf) • Que faire ?)
, sur le site dédié du groupe de travail du 5 juin
2014, ADEME / YM
64. RT 2018 (http://www.construction21.org/france/articles/fr/en-route-vers-la-rt-2018--lancement-du-nouveau-label-ec.html), sur
construction21.org
65. Après la RT 2012 : vers une « règlementation environnementale 2020 » pour le bâtiment à énergie positive
(http://www.lemoniteur.fr/195-batiment/article/actualite/24053344-apres-la-rt-2012-vers-une-reglementation-environnementale-
2020-pour-le-batiment-a-energie-positive) , AEF Habitat et Urbanisme & Le Moniteur, Publié le 4 avril 2014.
66. Christian BATAILLE et Claude BIRRAUX, OPECST, "Rapport sur La performance énergétique des bâtiments : comment moduler
la règle pour mieux atteindre les objectifs ?" (http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-off/i2141.asp#P756_170102), 3-4
décembre 2009 « Néanmoins, il convient d’observer que ce jeu d’affrontement ne met pas face à face seulement deux camps,
mais trois ; il s'agit bien en effet d'une « guerre des Trois », car certains courants écologistes s’introduisent dans le débat pour
manifester indirectement leur hostilité à l’énergie nucléaire, en souhaitant que la nouvelle réglementation thermique bride la part
de l’électricité dans la consommation énergétique des bâtiments, quitte à ce que l’espace ainsi libéré pour d’autres énergies soit
approprié par le gaz, et non pas nécessairement par des énergies renouvelables. Le paradoxe d’une posture qui favorise ainsi
une énergie qui est manifestement, en France, plus émettrice de gaz à effet de serre que l’électricité, est résolu en poussant la
thèse du contenu marginal en carbone de l’électricité, thèse qui renvoie à un autre débat théologique, analysé ci-après. »
67. La RT 2012 diminue-t-elle au mieux les émissions de CO2 ? (http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/materiaux-innovants-
nano-thematique_6342/la-rt-2012-diminue-t-elle-au-mieux-les-emissions-de-co2-article_88363/)

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Réglementation thermique française — Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Réglementation_thermique_française

68. [vidéo]audition publique du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) (http://videos.assemblee-nationale.fr


/video.4518211_5850273415607.centre-scientifique-et-technique-du-batiment-cstb-13-decembre-2016), sur assemblee-
nationale.fr du 15 décembre 2016
69. Réglementation thermique 2020 et climat : l’Académie des technologies préconise de prendre en compte d’abord la
consommation d’énergie finale et les émissions de gaz à effets de serre (http://www.academie-technologies.fr/blog/categories
/communiques-de-presse/posts/reglementation-thermique-2020-et-climat-l-academie-des-technologies-preconise-de-prendre-
en-compte-d-abord-la-consommation-d-energie-finale-et-les-emissions-de-gaz-a-effets-de-serre), Académie des technologies, 5
décembre 2014.
70. « Analyse Coénove : Impact de la RT 2012 dans le logement neuf » (http://www.coenove.fr/nos-travaux/etudes/impact-RT2012)

Annexes

Articles connexes
Conductivité thermique Bâtiment de basse consommation
Résistance thermique Haute performance énergétique
Glossaire de l'immobilier Prospective
Grenelle Environnement Pont thermique
Grenelle II Rupteur de pont thermique
Économies d'énergie Carte vitale du bâtiment
Efficacité énergétique Niveau d'isolation thermique d'un bâtiment

Liens externes
Site officiel de réglementation thermique Française (http://www.rt-batiment.fr/)
Présentation de la RT 2005 (http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/rt2005_version09102006.pdf) et RT 2012
(http://www.developpement-durable.gouv.fr/La-RT2012-un-saut-energetique-pour.html)

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