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Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université Hassiba Benbouali de Chlef

Faculté des Langues Etrangères

Département de français

MÉMOIRE DE MASTER

Spécialité : Traduction Français-Arabe-Français.

La traduction des versets coranique reflétant le prodige


scientifique :
« Cas des versets portant sur des faits astronomiques»

Présenté par : Dirigé par :

Amina BOUSSEKRA Dr.Farouk AFOUNAS

Devant le jury composé de :

2020_2021

1
Table des matières :

Remerciements ………………………………………………………………

Résumé …………………………………………………………………………

Introduction générale……………………………………………………………………

I. La partie théorique :
o Préambule …………………………………………………..

 Chapitre 1 : le Coran et la traduction……………………………


1) L’histoire de la révélation et la compilation du Coran…………..
2) L’histoire de la traduction coranique ………………………
3) L’interprétation coranique…………………..…………
a) L’approche traditionaliste………………………………………
b) L’approche rationaliste……………………………………………
4) La théorie interprétative ………………………………………………….
5) La théorie de l’équivalence ………………………………………………
 Chapitre 2 : le Coran et la science moderne ……………………………..
1) L’aspect scientifique dans le Coran……………………………………….
2) Qu’est-ce que c’est que les miracles coraniques scientifiques?………………
3) les catégories des versets coraniques purement scientifiques…….
a) les versets d’ordre général………………………..
b) les versets se rapportant aux sciences de la vie…….
c) les versets d’ordre astronomique…………………
 Chapitre 3 :l’astronomie et la difficulté de traduire le Coran ………………
1) L’histoire de l’astronomie arabe (musulmane)……………………….
2) L’astronomie dans le coran ………………………………………….
a) Réflexion générale sur le ciel……………………..
b) Evolution du monde céleste ……………………..
c) La conquête de l’espace …………………………….
3) Les problèmes théoriques de la traduction du Coran……………..
a) Les théories du double sens……………………………………
b) La théorie de la métaphore ……………………………………
o Conclusion
…………………………………………………………………..
2
II. La partie pratique :
o Préambule  ………………………………………………

 Chapitre 1 : traduction du Coran est-elle possible ?


1) Les erreurs commettent par les traducteurs de l’époque……………
a) Erreurs par omission……………………………………….
b) Erreurs par manque de clarté du sens exprimé………………….
c) Erreurs par ambiguïté du sens exprimé ………………………
2) Les compléments d’information………………………………………
3) Les ajouts d’information facultatifs……………………………………
 Chapitre 2 : l’interprétation des versets coraniques reflétant le prodige scientifique
1) L’exégèse moderne du Coran diffère-t-elle de l’ancienne ?...............
2) L’interprétation des versets scientifiques …………
3) Analyses comparatives entre l’interprétation des versets relatifs à la
science…….
 Chapitre 3 :l’interprétation des versets portant sur des faits astronomiques
1) Etait-il difficile d’interpréter les versets d’ordre astronomique ?............
2) Analyse comparative entre l’interprétation de plusieurs versets portant sur des
faits astronomiques ……………………………………………………
a) Des versets rapportant aux origines de l’univers
b) Des versets rapportant à la création des cieux et de la terre
c) Des versets rapportant à l’expansion de l’univers
d) Des versets rapportant à la fin de l’univers
o Conclusion …………………………………………………..

Conclusion générale ……………………………………………………….

Bibliographie …………………………………………………………………

3
Résumé :

Notre étude repose sur ‘’ La traduction des versets coraniques reflétant le prodige scientifique
‘’, elle vise à analyser et à comparer entre deux traductions de plusieurs versets du Saint
Coran, précisément, des versets d’ordre astronomique, ces derniers nécessitent un tas de
connaissances dans le domaine de l’astronomie , cette catégorie inclut un ensemble de versets
disant «  ambiguë » par rapport aux versets des sciences de la vie ou aussi des versets d’ordre
général qui ont été , facilement, compris par plusieurs exégètes et même bien saisi par de
nombreux traducteurs du saint livre. En revanche, les versets d’ordre astronomique ont été
mal compris et donc, mal interprétés par les anciens exégètes.

Mots clés: prodige scientifique, versets d’ordre astronomique, versets de sciences de la vie,
versets d’ordre général, exégètes, traducteurs.

‫ملخص‬:

‫تعتمد دراستنا على "ترجمة اآليات القرآنية التي تعكس االعجاز العلمي" بحيث تهدف إلى التحليل والمقارنة بين ترجمتين‬
‫بالتحديد اآليات الفلكية والتي تتطلب الكثير من المعرفة في مجال الفلك كما أنها تتضمن‬، ‫لعدة آيات من القرآن الكريم‬
‫ألن هذه‬، ‫مجموعة من اآليات التي يمكن القول أنها "غامضة" مقارنة بآيات العلوم الطبيعية| و الحياة أو حتى اآليات العامة‬
‫ من‬.‫األخيرة فهمت بسهولة من طرف الكثير من المفسرين كما أنها استوعبت من طرف العديد| من مترجمين القرآن الكريم‬
‫سيء فهم اآليات الفلكية و بالتالي أسيء تفسيرها من قبل المفسرين القدامى‬، ‫ ناحية أخرى‬.

‫ الكلمات المفتاحية‬:

‫مترجمين‬، ‫مفسرين‬، ‫اآليات العامة‬، ‫ آيات العلوم الطبيعية و الحياة‬،‫اآليات الفلكية‬، ‫االعجاز العلمي‬ .

4
« Au nom d’Allah le Clément Le Plus Miséricordieux »

Introduction :

Méditer ce qui est entre les lignes du Saint Coran c’est savoir à quel point la vie est précieuse,
c’est valoriser la beauté de l’univers que nous faisons partie, c’est passablement, savourer
cette béatitude qui n’est pas donné à tout le monde, mais elle est offerte à ceux qui lisent les
paroles du Clément avec concentration ou plutôt avec contemplation méditative.

Il serait de bon aloi de dire que le Coran incite effectivement à cela, afin de pousser l’être
humain à réfléchir, et puis à analyser pour saisir en profondeur ce qui a été contemplé ; et
c’est la compréhension du texte sacré qui nous aide justement à mieux connaitre ,non moins
que, à bien découvrir ce monde mystérieux qui est plein de fabuleux miracles cités déjà « il y
a plus de 1400 ans » dans le Coran Sacré, le livre qui n’a jamais été altéré ni imité par
personne .Quel que soit les capacités ou les compétences de l’être humain ,le Coran reste
inimitable puisque son Auteur est Allah , le Souverain et le Créateur de l'univers . C’est pour
cette raison que même les traducteurs trouvent d’énormes difficultés pour le traduire, et ils
finiront, certainement, par interpréter et non pas traduire au vrai sens. Cette difficulté de
traduction ne réside pas dans l’ambiguïté des mots ou des versets coraniques seulement mais
aussi, elle réside dans le secret équivoque des miracles scientifiques.

Il est de notoriété que ces derniers ont été prouvé récemment par la science moderne grâce au
progrès scientifique ‘’technologique’’ qui ne s’arrête à être développé au fil des siècles. En
effet, ce livre de science inclut presque tous les catégories des miracles «il étudie
l’atmosphère de la terre, l’embryonnaire humain, la mer et le ciel……. » .Il comporte
presque tous les domaines de la vie ‘’domaine de la science de la vie, domaine de la
géographie, domaine de l’astronomie …’’.Il est unique dans sa forme ainsi que dans son style
de rédaction qui est éloquent, esthétique et plein de la rhétorique. C’est pourquoi la traduction
du Coran était toujours pour la théologie islamique une mission impossible ainsi que ce sujet
a été amplement débattu car, le Saint Coran est un livre portant la parole divine ; il est donc
miraculeux et inimitable .D’où vient la question problématique « traduire le Coran ou
l’interpréter ? » en fait, la réponse de cette question se trouve tout simplement dans le Coran
« Surat Al-Israâ » verset 88 ,Allah dit : « «Même si les hommes et les djinns s'unissaient pour
produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne sauraient produire rien de semblable,
même s'ils se soutenaient les uns les autres».

5
A partir de ce verset, nous comprenons que tous les essais de la traduction du Coran n’étaient
que des interprétations ou traductions des significations pas plus, surtout si nous parlons des
miracles scientifiques ou du monde invisible qui exigent un tas d’explications .En effet, les
interprètes focalisent beaucoup plus sur l’ample compréhension du sens des versets coranique
et par la suite l’interprétation coranique pour qu’ils puissent transmettre le message du texte
sacrée.

Mais malgré cela quelques versets coranique à l’époque étaient mal compris et donc mal
interprété, en particulier, des versets portant sur les miracles scientifiques du coran et plus
précisément, sur l’astronomie ‘’pourquoi les traducteurs ont mal traduit ces versets en dépit
de leurs recherches et leurs explications du sens des versets coraniques à l’époque par rapport
à l’époque moderne ? Quels obstacles rencontrent-ils pour accomplir l’activité
traductionnel du Coran dans l’ère antique ? Cette difficulté de traduire le sens des versets
d’ordre astronomique est due à quelles raisons ? Pourquoi les traducteurs n’ont pas éprouvé la
même difficulté lors de l’interprétation des versets portant sur la science de la vie ou même
les versets d’ordre générale ?

Il semblerait que l’infidélité aux versets portant sur des faits astronomique à l’époque soit due
au manque des moyens technologiques.

Il parait que la naissance de la science moderne avec le temps aurait permis de mieux
connaitre l’univers et donc de mieux interpréter ce genre de versets .

Il semblerait que les anciens traducteurs ne connaissaient pas assez les techniques, les théories
ainsi que les procédés de la traduction.

Il serait judicieux de dire que notre recherche se base sur l’analyse comparative de
l’interprétation des versets coranique portant sur les miracles scientifiques, plus
particulièrement, sur des faits astronomique entre l’ancienneté et modernité, c’est-à-dire nous
étudions la différence entre l’interprétation coranique de l’ancienne époque par rapport à cette
ère( l’époque moderne), dans le but de savoir les erreurs commis par les anciens interprètes
,tout d’abord, et par la suite les entraves et les embarras trouvés par les anciens interprètes.

Nous consacrons la première partie « partie théorique » pour aborder quelques notions et
généralités relatives au Saint Coran, notamment, ‘’ l’histoire de la traduction coranique à
l’époque ‘’en soulignant sur les aspects scientifiques existant dans le Coran et sur les versets
qui exigent l'ample compréhension de l'interprétation du Coran, y compris, les versets d’ordre
astronomique ainsi que les problèmes théoriques de la traduction du coran. En ce qui concerne
la deuxième partie « partie pratique »,nous prenons le soin d’entamer l’analyse comparative
6
de deux interprétations de notre corpus où nous choisissons quinze versets relatifs au
domaine de l’astronomie ‘’versets de l’ancien testament ‘’ et ‘’verset d’interprétation récente
du Coran ‘’ puis, nous faisons une comparaison analytique entre deux traductions différentes
de chaque verset qui porte des faits astronomiques en repérant toutes sortes d’erreurs commis
par les interprètes ,ainsi que nous essayons de répondre à notre problématique en étudiant les
difficultés trouvées lors de la traduction du sens des versets d’ordre astronomique au passé et
nous finirons par conclure notre recherche en confirmant deux hypothèses suggérées .

7
La partie
Théorique

8
Chapitre 1 

Le Coran et la traduction

9
Le Coran et la traduction

« Des dizaines de millions d'exemplaires du Coran sont vendus, ou donnés, chaque année
dans le monde1 »

Sans traduction, le Coran ne pourrait pas se transporter d’un peuple qui parle telle ou telle
langue à un autre, sans elle, le Coran n’existerait pas aujourd’hui dans tous les pays du
monde. Aujourd’hui, plusieurs populations dans le monde entier achètent ce livre sacré qui est
devenu disponible dans plusieurs langues et donc dans de multiples pays. Nous comprenons
par cela que si la traduction n’existait pas l’islam ne pourrait pas se mondialiser. Sur ce, nous
pouvons dire que la traduction a amplement contribué dans la propagation du Coran Sacré et
alors dans la diffusion de l’Islam. Ces deux notions « Coran » « traduction » qui sont remplies
de significations, nous incitent à voyager dans le monde du passé, le monde de notre Prophète
Muhammad (la paix et le salut d’Allah soit sur lui) et à creuser les années de l’histoire de la
transmission du Coran pour but de savoir comment le Coran a été diffusé à l’époque et afin de
trouver des réponses à nos « pourquoi »et « comment ».

1) L’histoire de la révélation et la compilation du Coran :

Il serait prétentieux de dire que le Coran ou plutôt le dernier livre sacré du Souverain, révélait
par l’intermédiaire Gabriel à notre Messager Muhammad « que la paix et le salut d’Allah
soient sur lui » oralement et sans erreurs, ce livre protégeant par le Tout-Puissant se
particularise par le style éloquent de ses paroles et par l’authenticité de ses mots, cela
prouvait dans le Coran précisément dans « Sourat Al Hajar » verset 9, Allah dit : « En vérité
c'est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c'est Nous qui en sommes gardien ».

Cette révélation des versets coraniques qui fut progressivement dans la vie du Prophète, a été
passée par deux périodes principales: la première durait treize ans à la Mecque (la phase
Mecquoise), elle fut avant l’hégire dans laquelle les deux tiers du Coran « 86 Sourates
Mecquoises » ont été révélés. En ce temps-là, notre Prophète avait une tâche cruciale à
accomplir qui est la transmission de cette parole glorieuse à toute l’humanité sans exception,
il essayait donc d’inciter les gens égarés vers la religion de l’Islam. D’autre part, les sourates
ainsi que les versets révélés étaient ni appris par cœur ni rassemblés dans un seul document et
par peur d’être perdus, notre Messager (que la paix et le salut d’Allah soient sur lui) qui ne
savait ni lire ni écrire insistait à ses compagnons pour que les versets soient mémorisés durant
toutes leurs révélations. Et c’est grâce à Ses récitations du Coran au mois du Ramadan dans
les prières que la mémoire du Prophète Muhammad a pu être plus fertile. Parlant de la

1
Boris THIOLAY, le Coran, best-seller mondialisé, France, publié le 23/12/2008 à 16:22
10
Le Coran et la traduction

deuxième période (la phase Médinoise), qui da1ns laquelle le tiers du Coran « 28 Sourates
Médinoises » a été révélé pendant dix ans après la migration de Muhammad « que la paix et le
salut d’Allah soient sur lui » à Médine. En effet, les versets et les sourates dans cette période
étaient mal organisés aussi désordonnés c’est pourquoi, notre Messager Muhammad chargea
ses scribes de mettre en ordre et d’écrire chaque verset dans la sourate à laquelle il appartient.
Cela représente la première période de la compilation du Saint Coran « Hakim dit dans le
Mostadrak que "Le Coran fut compilé trois fois : la première fois durant la vie du Prophète, la
deuxième et la troisième fois sous la supervision des deux califes" »2 . Il est de notoriété que
le Coran a été diffusé oralement aux musulmans et par cette tradition orale que la parole
divine était bel et bien enracinée dans le cœur des musulmans. Cela s’est fait sous la
supervision du Prophète Muhammad « que la paix et le salut d’Allah soient sur lui ».

Après le décès de notre généreux Prophète et à l’époque du calife Abu-Baker, beaucoup


d’Arabes se sont convertis jusqu’à ce qu’il y ait des batailles dans lesquelles plusieurs
compagnons du Prophète qui portent la parole divine ont été martyrisés. Tout naturellement,
les compagnons craignaient le risque de perdre le Coran, ainsi qu’après la bataille de d’Al-
Yamâma, le calife Abou-Baker chargea le jeune Zaïd ibn Thâbit qui était le scribe principal
du Prophète de réunir les paroles d’Allah dans une seule collection. Le Coran a été
minutieusement et soigneusement compilé dans un ensemble appelé Moushaf.

A l’époque d’Othman ibn `Affân, l’enseignement du Coran fut répondre dans tout l’empire
musulman, l’apprentissage du Coran ne cessait pas alors d’accroître, mais il y avait toujours
des conflits entre les lecteurs en ce qui concerne la prononciation Coranique. Le calife
Othman insistait alors de faire des copies du Moushaf et les distribuer dans les principaux
centres pour but d’éviter le risque des erreurs commis surtout au niveau de la prononciation et
c’est après une lecture faite en public devant les savants Médinois du Coran que le calife
ordonnait de déchirer toute copie ou tout texte n’est pas convenable au texte officiel ainsi que
de se contenter sur un seul Moushaf qui est l’officiel avec une seule lecture, ce Moushaf est
connu sous le nom de Moushaf d’Othman. « Il faut préciser que les millions de copies
existantes du Coran aujourd’hui sont toutes basées sur cette compilation finale conduite à
l’époque d’Othmân »3. Cela veut dire que la version d’Othman ‘’qui se compose de 604 pages
dans lesquelles il existe 114 sourates’’ remplace toutes les autres versions (celle de l’époque
du Prophète et celle d’Abou-Baker) et c’est elle qui dominait ainsi qu’elle existe jusqu’aux

2
Arefeh HEDJAZI, Histoire de la compilation et de la diffusion du Coran, TEHRAN, N° 81, août 2012.
3
Arefeh HEDJAZI , Histoire de la compilation et de la diffusion du Coran, opcite
11
Le Coran et la traduction

nos jours. Toutefois, l’histoire de la transmission du Coran ne s’arrêtait pas là, elle prenait
tout un long chemin pour que le Coran soit bien propagé partout dans le monde.

2) L’histoire de la traduction du Coran :

Il est à noter que plusieurs théologiens tels que Chafi’i, Ahmed Ibn Hanbel et l’Imam Malek
s’interdisaient de traduire la parole de Dieu,

«  Il y a toujours eu une grande résistance à la traduction coranique et que d’imminents


théologiens comme Chafi’i, Ahmed Ibn Hanbel et l’Imam Malek se sont même allés à
déclarer qu’il serait un pêché que de le traduire »4

Ils affirmaient alors, que le Coran est inimitable, et si le Coran se traduisait, sa traduction
inciterait les musulmans non arabes à apprendre une version coranique ample d’erreurs ce qui
peut être tragique au message divin, cela peut être également nuisible à la religion de l’Islam.
D’autres théologiens comme Abou Hanifa, El-Boukhari et Zamakhchari, par contre, n’ont pas
hésité à procéder à réaliser l’opération d’interprétation coranique afin d’affranchir le
message vrai et original du Clément dans le monde entier. Cette citation est la meilleure
preuve : « Considéré en islam comme Parole de Dieu, et donc inimitable, le Coran ne peut
théoriquement être traduit. Très tôt cependant, pour des raisons pragmatiques, des gloses et
des traductions plus ou moins littérales ont été composées …à destination des musulmans non
arabophones pour les éclairer sur la signification du texte sacré original. »5

Il importe de noter que le texte sacré était tout d’abord traduit en latin sous l’incitation de
l’abbé de Cluny et Pierre le Vénérable en (1092-1156). Dans l’Europe du nord, c’est à partir
du XIIe siècle qu’ils commençaient à s’intéresser à l’Islam en tant que religion grâce aux
stéréotypes évolués par les controversés. En outre, L’abbé de Cluny participait
vigoureusement à la guerre idéologique contre l'islam à travers ses œuvres pour qu’il lutte
contre “l’hérésie” des Sarrasins, leur but était de fournir des documents raisonnables, en
ignorant les opposants à se défendre et c’est la raison pour laquelle, Pierre le Vénérable a fait
un voyage à l’Espagne, là où il rencontrait des savants chrétiens pour leur demander de
traduire le Coran en langue latine (langue européenne) attendu qu’ils ont entrepris la vaste
tâche de traduire l'arabe et le grec en latin, cela est fait par crainte de l’impact du prosélytisme

4
Ferhat MAMERI, « Le Concept de Littéralité dans la traduction du Coran  », Thèse de Doctorat d’État, Sous la
direction du Professeur [Mokhtar MEHAMSADJI], Constantine, Université Mentouri, 2006.
5
Sylvette LARZUL ,( juillet 2009), Les premières traductions françaises du Coran (XVIIe-XIXe siècles),
Archives de sciences sociales des religions, Paris,147 p.
12
Le Coran et la traduction

islamique. En fait, cette première traduction a créé un contact entre les deux cultures ainsi
qu’elle a été le commencement d’une nouvelle pensée européenne.

Il convient de dire qu’il a été le premier qui a pensé à combattre les musulmans non pas par la
force mais par le biais intellectuel. C’est à partir de cette traduction que les théologiens ont
commencé à traduire le Coran dans de différentes langues telles que la langue italienne (une
version coranique publiée en 1547), la langue allemande (version publiée en 1616) et la
version coranique néerlandaise qui a été diffusée en 1641 à Hambourg.

En dépit de tous les critiques et le caractère polémique de la première version coranique, elle
a pu influencer de multiples théologiens à traduire le Saint Coran non pas uniquement vers
les langues citées déjà mais aussi vers d’autres langues comme l’anglais et le français.

L’Alcoran de Mohamet, était le premier intitulé de la première version coranique en langue


française éditée en 1647 par André Du Ryer. Cette traduction qui a parue à Paris est faite de
l’arabe vers le français, elle a connu ainsi beaucoup de réussite du fait que l’intelligentsia de
cette période se préoccupaient amplement à la religion islamique. Cette version de Ryer a été
traduit vers l’anglais ‘’1688’’ aussitôt en néerlandais ‘’1698 ‘’ et même en allemand et c’est
comme cela que la traduction coranique se propageait jour après jour extrêmement en France
qu’en Angleterre et les Pays-Bas. En 1770, cette version était réactualisée par un imprimeur
d‘Amsterdam et c’était le dernier effort réalisé afin de prolonger l’existence de cette version.

Douze ans ensuite et jusqu’au 1783, Claude Savary donnait naissance à une nouvelle
traduction française à Paris. Cette version est précédée par un petit aperçu sur la biographie de
notre cher prophète Mohammed. Parlant de l’an de 1840 qui se considère comme étant une
grande période lumineuse et cruciale dans la traduction coranique vers les langues
européennes, il bénéficiait également par l’apparition de deux grandes traductions coranique
qui connaitront plus tard une grande réussite. Celle de Kasimirski a eu plus de succès que la
première traduction coranique d’Ulmann vu que, la deuxième traduction a été fournie par
des notes pour éclaircir l'obscurité du texte sacré. Depuis cette période et les progrès de
multiples réalisations traductionnelles ne cessaient pas à être évolué, premièrement, en
Angleterre : une traduction de Rodwell (1861) et de Palmer (1880), en Allemagne : celles de
Grigull (1900) et de Henning (1901), en Italie : celles de Fracassi (1913) et de Bonelli (1929),
en Inde : celle de Mirza Abu-IFazi et de Muhammad Ali (1920) ; dernièrement en Norvège:
celle de Zettersteen (1913).

13
Le Coran et la traduction

En revanche, dans moins de neuf ans trois nouvelles versions coraniques sont apparues l'une
après l'autre. La première est celle de Monet qui a paru en 1929 à Paris, cette traduction n’a
pas eu tant de succès à cause de sa forme ainsi qu’elle manquait de précision. La seconde est
celle de Laimache et Bendaoud qui pensaient ,par opposition à la tradition, que le Saint Coran
est comme la Bible doit être traduit vers toutes les langues du monde du fait qu’il est
universel et destiné à toute l’humanité. En effet, en 1936, la dernière traduction a été apparue
qui est celle de Pesle et Tidjani, elle se particularise par sa forme exclusive par contre, elle
possède le même défaut que la seconde.

De plus, il importe à noter qu’en 1959, le théologien musulman Muhammad Hamidullah


publiait sa traduction du Coran en français intitulée « Saint Coran » au Club français du livre,
cette version est la plus adéquate, sans erreurs et fidèle au texte source. Après quelques années
et en 1967, Denise Masson publiait sa traduction coranique en français qui est destinée aux
gens curieux et aux fidèles croyants. Ce sont ainsi les traductions les plus propagées. Certes
les traductions coraniques sont nombreuses mais, elles se distinguent en deux catégories
principales : des traductions non-musulmanes « laïques » et d’autres sont assignées au public
musulman.

Il serait judicieux de dire enfin que le Coran jouit de différentes traductions à travers le temps
qui ont été progressées au cours des ères vu que chaque traduction coranique a été critiquée
puis réactualisée ou plutôt rectifiée.

3) L’interprétation coranique:

Il est de notoriété que pour interpréter le Coran, il faut tout d’abord lire et relire pour
comprendre ou plutôt lire en filigrane le non-dit du message pour objectif de saisir en
profondeur l’implicite, étant donné que le Coran représente la parole du Tout-Sage avec un
style minutieusement éloquent unique dans son genre. À cet égard, Viviane LIATI soulignait,
« le Coran n’est pas lisible en dehors d’une tradition, c’est-à-dire d’un ensemble d’écrits qui
lui fournissent un contexte »6 , autrement dit, les versets coraniques comportent tout un sens
caché derrière ses mots divins qui possèdent un sens suivant un contexte précis, cette
différentiation du contexte est présentée selon des courants islamiques tout à fait distinctes, ce
qui a donné lieu à de variables méthodes d’interprétation du texte coranique. En fait, c’est
grâce à la longue histoire de la traduction qui commençait par l’interprétation des textes
religieux qu’elles naissent actuellement et même auparavant des théories et des approches

6
Viviane LIATI, « Comment lire le Coran ? », Le français aujourd'hui, n 155, 1er janvier 2010, p. 37–45
14
Le Coran et la traduction

aidant le traducteur à accomplir sa difficile opération de traduire. Sur ce, Berman affirmait
dans son ouvrage que « La constitution d’une histoire de la traduction est la première tâche
d’une théorie moderne de la traduction »7, d’une autre façon, c’est à partir de cette histoire
que les concepts de la traductologie, les méthodes et les stratégies de la traduction deviennent
plus éclatants, comme elle nous permet également de suivre la progression des théories de
l’interprétation depuis l’antiquité. En plus, les théoriciens ne peut inventer une théorie sans
avoir des acquis sur cette histoire depuis sa naissance. Il est évident que pas mal d’approches
théoriques ont été apparues durant les siècles passés et il est sûr que les traductologues ne
s’arrêteront jamais de produire de nouvelles théories voire approches tant que la traduction
subsiste. Sur ce, nous pouvons citer deux grandes approches dominantes qui ont été
appliquées afin d’accomplir la tâche d’interprétation et la compréhension du Saint Coran :
une approche traditionaliste et une autre rationaliste.

1) L’approche traditionaliste :

C’une approches historiciste et moderniste du Coran qui se focalise uniquement sur l’exégèse,
théologiens et jurisprudences islamiques, elle est développée par Fazlur Rahman un
philosophe musulman, son seul souci était de trouver la bonne démarche de l’interprétation
coranique, il proposait alors une méthode d’analyse herméneutique représentée en double
mouvement : premièrement de voyager au monde de la révélation coranique afin de trouver le
dessein caché derrière le message divin, ensuite de revenir au monde contemporain en
comprenant le sens du Coran et en faisant une sorte d’analyse au texte coranique dans le
temps présent. Cela est prouvé dans son ouvrage écrit en anglais : « The first of the two
movements mentioned above, then consists of two steps: first, one must understand the import
or meaning of a given statement by studding the historical…The second step of the first
movement, then, consists of understanding the meaning of the Qur’an... »8 .

Ainsi, afin de comprendre le Coran, il proclamait que les experts musulmans doivent étudier
chaque verset puis l’expliquer de façon qu’il soit séparé des autres versets. Or, cette stratégie
selon lui reste incomplète et elle ne répond pas à des questions évoquant des notions
coraniques exhaustives sur Dieu, des concepts autour l’être humain et même sur la société.
Sur ce point, il affirmait que pour accomplir correctement la tâche intensive de la
compréhension coranique, il fallait étudier non seulement les multiples avis des musulmans
7
Antoine BERMAN, L’Épreuve de l’étranger. Culture et traduction dans l’Allemagne romantique, Paris,
Gallimard, 1984.
8
Rahman FAZLUR, Islam and Modernity, université de Chicago, London, 1984, p.6.
15
Le Coran et la traduction

de l’époque classique mais encore d’étudier la langue arabe de l’ère antique, y compris la
grammaire et le style. Il était donc convaincu que l’objectif du Saint Coran est extrêmement
lié à la moralité ainsi que sa valeur réside dans ses dogmes moraux, il soulignait également
que cette démarche sert à mieux clarifier la philosophie islamique dans l’ère moderne.
Toutefois , cette vision herméneutique du double mouvement a été critiquée amplement par
des adeptes philosophiques de l’herméneutique telle que Gadamer et Shleimarcher qui
considère l’herméneutique comme étant une méthode d'interprétation employée pour atteindre
des objectifs préalablement déterminés.

2) L’approche rationaliste :

Cette tendance est purement rationnelle, existait chez les orientalistes de l’époque moderne
comme Blachère et l’universitaire Jacque Berque. Elle est fondée par Mohammed Arkoun, un
philosophe algérien qui enseigne l’histoire de la pensée islamique à l’université de Sorbonne.
Quant à son approche, Arkoun met en accent l’emploi de la raison, il voulait donc fournir une
interprétation coranique impartiale en valorisant le caractère temporel du Coran et par la suite
le renouvèlement de la compréhension voire l’interprétation coranique selon de nouvelles
données complètement socio-historiques.

Il déclare dans son ouvrage que : «Si chronologiquement, la révélation est effectivement close
avec la mort du Prophète, il reste que son exégèse, son explication, sa traduction en normes
rituelles et éthico–juridiques se poursuivent encore jusqu’à nos jours : c’est par ce travail de
soi sur soi et sous la pression de l’histoire que la communauté produit l’islam comme
Tradition vivante.»9

Pour lui, il existait la parole divine avant même qu’elle soit communiquée aux êtres humains
mais, elle est négligée et inouïe par l’homme car, il n’y avait aucun moyen pour l’apercevoir
telle quelle est, il existait également des situations purement historiques où elle s’apparente en
multiples langues naturelles comme l’hébreu destinés aux messagers hébreux, arabe assignée
à notre Messager Mohammad et en araméen pour Jésus. Il est de notoriété que pendant toute
une longue période et avant même que cette parole soit écrite, elle a été transmise oralement
ensuite, apprise par cœur, après, elle a été compilée aussi préservée dans un seul livre que
nous ne pouvons ni le moduler ni le modifier. Nous n’avons donc qu’un seul moyen pour que
la parole divine soit compatible avec les nouvelles situations, ce moyen est bien

9
Mohammed Arkoun, Aspects de la foi de l ’ Islam, p 153, Publications des facultés universitaires Saint-Louis,
36, Bruxelles, 1985.
16
Le Coran et la traduction

l’interprétation Coranique. , c’est ainsi que l’interprétation devient son seul et unique souci.
Selon la citation, Arkoun s’intéresse beaucoup à l’histoire du texte coranique vu qu’il est lié à
une situation historique bien précise. En effet, il accentuait sur le recours à une tendance
sémiotique aussi à l’approche socio-historique, et en enrichissant ces dernières, nous n’avons
qu’adopter une approche rationnelle. Il souligne de même que la sémiotique servent à se
débarrasser de l’ancienne tradition qui est amplement compromise par un tas de contraintes
religieuses aussi sociopolitiques de l’ère antique et de créer une tradition purement vivante
consistant à s’éloigner de l’objet original qui se manifeste tel un donnée linguistique, culturel
ou même socio-historique relatif à un temps et espace bel et bien particulier.

Pour conclure, nous pouvons dire qu’il existe également d’autres approches théoriques
servant les traducteurs à bien accomplir leurs tâches telles que la théorie interprétative et la
théorie de l’équivalence.

4) La théorie interprétative :

Appelée autrement la théorie du sens, elle est établie par des interprètes : Danica Seleskovitch
et Marianne Lederer. Vu qu’elle est développée au cœur de l’Ecole supérieur d’interprètes et
de traduction, elle est surnommée aussi « Ecole de Paris ». Ses fondateurs insistaient
amplement sur son importance en focalisant sur la traduction du message et son sens, quoique
ce soit le domaine ou même la forme de la traduction dont le traducteur exerce sa tâche, cette
science demeure une opération basant sur deux pilets principaux : Comprendre et Dire. Ces
deux aspects requièrent, bien entendu, pour le traducteur une maitrise minutieuse des langues
de travail, une compréhension profonde du sujet, y compris, le vouloir dire de l’auteur et une
bonne méthode de rédaction. Il s’agit de traduire le message et son sens. Comme il est affirmé
dans un article publié en 2004 que « la traduction n’est pas un travail sur la langue, sur les
mots, c’est un travail sur le message, sur le sens ». 10

Cela veut dire que cette théorie se base uniquement sur le sens du message original en rejetant
tous ce qui est relatif à la langue ou même à la structure des mots dudit texte. Elle consiste à
déverbaliser le texte de départ après l’avoir compris puis, le reformuler en ré-exprimant tous
ce qui est évoquée comme idée dans le texte source avec sa propre façon tout en respectant le
sens transmis par l’auteur, le traducteur s’appuie alors sur ses acquis professionnels voire ses
pratiques et surtout sur des recherches faites autour l’équivalence sémantique. Cette
traduction doit être conforme aux règles langagières du texte de départ.
10
Florence HERBULOT, October 2004, La Théorie interprétative ou Théorie du sens : point de vue d’une
praticienne, Meta, 49, 307p .
17
Le Coran et la traduction

Il va en soi que la traduction coranique s’intéresse à cette théorie qui se focalise notamment
sur le sens du message coranique et sa compréhension, cette opération n’est qu’une
herméneutique pour le texte coranique

5) la théorie de l’équivalence dynamique :

Fondée par Nida et Taber, la théorie de l’équivalence dynamique qui traite la traduction
Biblique, consiste à trouver un équivalent dans la langue cible dans le but de garder le même
effet du produit original sur le lecteur.

Puisque le Coran est plein de style éloquent et figé, ces approches ont amplement aidé les
interprètes à accomplir adéquatement la tâche de la traduction coranique du fait qu’elles se
focalisent sur le sens aussi sur la forme du message et ils ne se basent nbjpas sur la traduction
littérale du texte coranique.

18
Chapitre 2 
Le Coran et la science moderne

19
Le Coran et la science moderne

1) L’aspect scientifique dans le Coran :

Nous ne pouvons plus évoquer la notion du ‘’Coran’’ sans parler de ‘‘la science’’, cette
dernière, qui nait récemment au monde de la technologie plus précisément au 20 ème, 21ème
siècles existait, en fait, il y a plus de 1400 ans. Des réalités scientifiques qui furent le jour
grâce à des expériences ont été faites par les scientifiques prouvaient, en réalité, il y a
longtemps dans le livre miraculeux des musulmans « le Saint Coran ». Ce dernier, bien
entendu, n’inclut pas que des versets portants sur la science mais toute une variété de
domaines de la vie qui sont expliqués d’une façon bel et bien concise voire profonde. Cela est
affirmé dans « Sourate Fusillât » verset 53, Allah, Exalté soit-Il, dit: « Nous leur montrerons
Nos signes dans l´univers et en eux-mêmes, jusqu´à ce qu´il leur devienne évident que c´est
cela (le Coran), la Vérité. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute-chose ? ».

Cette relation entre les Ecrits Saints et les faits scientifiques qui créent une sorte
d’homogénéité entre eux, était toujours un sujet crucial de réflexion pour l’être humain vu
qu’auparavant le monde était soif de la technologie, il n y’avait plus de moyens
technologiques pour faire des études autour l’Univers ou même la nature, le monde baignait
alors dans l’obscurantisme. L’homme croyait par la suite à des légendes et des mythes
héritées de leurs ancêtres sans les mettre en question. Cela déroulait, quand le Coran a été
révélé au 7ème siècle, il existait également des notions scientifiques mais sans principes. Sur
ce, Adnan Oktar souligne dans son ouvrage écrit en anglais : « C’est dans cette atmosphère
emplie de légendes et de mythes que le Coran a été révélé » 11. Dès lors, ils pensaient par
exemple que la terre était plate mais récemment les scientifiques ont découvert que la terre
n’est nullement plate mais plutôt ronde. Cette découverte est mentionné tout simplement dans
le Coran plus particulièrement dans « Sourate Az-Zoumar », verset 5, Le Tout-Puissant
dit : « Il a créé les cieux et la terre en toute vérité. Il enroule la nuit sur le jour et enroule le
jour sur la nuit, et Il a assujetti le soleil et la lune à poursuivre chacun sa course pour un terme
fixé. C´est bien Lui le Puissant, le Grand Pardonneur ! ». Plusieurs éléments islamiques qui se
manifestent dans les versets du Saint Coran, et qui ont été découverts de nos jours par la
science moderne représentent effectivement ce que nous appelons ‘’le prodige scientifique
dans le Coran’’. Sur ce sujet, Faouzia Charfi confirme que : « Tout savoir scientifique, y
compris les découvertes les plus récentes, est contenu dans les textes islamiques »12.
11
Adnan OKTAR (Harun Yahiya) ,  31-01-2009, Miracles of the Qur’an , ( Bassima et Samira Saïdi, 11-04-
2012 , les miracles du Coran, édition Iqra ) édition Al-Attique.
12
Faouzia CHARFI, « Les lectures scientifiques du Coran : de l’exégèse aux miracles scientifiques », Raison
présente, 2018, 205, p. 95 à 104
20
Le Coran et la science moderne

Il est à noter que depuis le 7ème siècle, le Coran ne s’arrête à émerveiller l’atmosphère de la
science moderne par ses multiples vérités s’appelant autrement les miracles scientifiques.

2) Qu’est-ce que c’est que les miracles scientifiques ?

Il est prétentieux de dire que le Coran Lui-même représente un miracle divin mystérieux qui
implique un tas de secrets extraordinaires autour de l’univers. Nous pouvons alors définir les
miracles coraniques purement scientifiques comme étant un ensemble d’affirmations
correspond à des sujets largement divers, écrites dans le Coran sous forme de versets
succincts, profondément clarifiés et authentiquement conformes aux faits scientifiques
moderne. Dr. Itidal Albanawi souligne dans son manuel que : « le miracle scientifique est l’un
des différents types de miracles coraniques qui sont : Le miracle rhétorique et linguistique, le
miracle historique, le miracle législatif, le miracle scientifique »13

A partir de cette citation, nous constatons que le miracle scientifique est l’un des miracles
coraniques qui affirment absolument la crédibilité de la parole divine. Il parvient de dire que
les miracles scientifiques eux-mêmes impliquent toute une diversité de domaines.

a) Le domaine de la science agronomique:

Voici un ensemble de versets coraniques désignant un miracle scientifique relatif à la science


agronomique, Allah exalté soit-Il dit dans Sourate Yusuf (Joseph), verset 46-49 : « "ô toi,
Joseph, le véridique ! Éclaire-nous au sujet de sept vaches grasses que mangent sept très
maigres, et sept épis verts et autant d´autres, secs, afin que je retourne aux gens et qu´ils
sachent [l´interprétation exacte du rêve. Alors [Joseph dit]: "Vous sèmerez pendant sept
années consécutives. Tout ce que vous aurez moissonné, laissez-le en épi, sauf le peu que
vous consommerez. Viendront ensuite sept année de disette qui consommeront tout ce que
vous aurez amassé pour elles sauf le peu que vous aurez réservé [comme semence] . Puis,
viendra après cela une année où les gens seront secourus [par la pluie] et iront au pressoir ».

« Tout ce que vous aurez moissonné, laissez-le en épi… », par ce verset, nous entendons que
l’opération de la préservation des grains en épis est en fait la méthode la plus adéquate pour
garder les grains à long terme, c’est pour cette raison que les spécialistes ont voulu confirmer
ce qui évoque le verset comme information scientifique disant nouvelle. Alors après avoir fait
une étude expérimentale au Maroc sur les grains, le docteur Abd al-Majid bel-Âbid et ses
compatriotes de l’université de Rabat ont constaté durant deux années que les grains
13
Itidal ALBANAWI, «Le Coran LesCitations Du Prophete Et Les Sciences Moderne », 09-05-2019, France, 1 p
21
Le Coran et la science moderne

conservés en épis subsistèrent par opposition aux grains qui sont battus, vu que les grains
préservés étaient demeurés à 100% purs dans un climat tout à fait profane qui n’oblige aucune
condition particulière. Scientifiquement expliquée par les chercheur que le blé battu contient
d’environ 20,3 % de l’eau ce qui peut être nocif sur sa progression, sa productivité et par la
suite, il détruit sa valeur nutritive, du fait qu’il perd 20% de protéines après juste une année. Il
parvient de dire donc que le blé préservé en épis devint aride avec le temps puisque, il perd
considérablement de l’eau ce qui lui aide à garder ses composants (protéines, glucides) plus
intacts, sa croissance s’augmenta dont les racines et les tiges devinrent plus longues qu’avant.
Dans les versets coranique cités déjà, la productivité des semences est bien déterminée d’une
période qui dure 15années devisées comme la suite : les gens récoltèrent pendant sept ans de
vaches grasses poursuivies de sept encore ans de vaches maigres, celles-ci sont suivies
finalement d’une année, dans laquelle la fertilité et la croissance refirent le jour et les gens
revinrent aux pressoirs. D’une autre part, les chercheurs scientifiques prouvaient que les
semences maintiennent leur productivité pendant 15 années au maximum.

Ce miracle confirme en fait l’authenticité de la parole divine ainsi que la justesse des versets
contenants les miracles scientifiques, il est de notoriété que les Egyptiens de l’époque ne
savaient pas cette méthode de la préservation des grains que le prophète Joseph a indiquée
mais, grâce aux vérités coraniques, cette bonne méthode devint la plus adaptée.

b) Domaine d’océanographique :

Du fait qu’il existe plusieurs vérités coraniques y compris les caractéristiques des mers
profondes et les Embouchures concernant ce domaine, nous choisissons l’adorable vérité des
masses d’Eaux Maritimes Mêlés mais Distinguables. Il est de notoriété qu’à l’époque les gens
croyaient que les mers salées ont une composition tout à fait homogène. Le Clément dit dans
Sourate Ar-Rahman, verset (19-21) : « Il a donné libre cours aux deux mers pour se
rencontrer ; il y a entre elles une barrière qu´elles ne dépassent pas, Lequel donc des bienfaits
de votre Seigneur nierez-vous ?».

Selon ces versets, nous comprenons que les mers n’ont pas du tout une composition
homogène jusqu’en 1873, l’expédition du Challenger révélait cela pendant trois ans. C’est
exactement en 1942 que les stations maritimes qui sont installées sur la mer et les océans
découvraient que l’océan se compose de plusieurs mers vu que ces derniers se diffèrent au
niveau de la densité, degré de la chaleur et même des êtres vivants marins. Effectivement,
c’est grâce à cette étude qu’ils ont découvert par la suite l’existence de deux mers salées
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Le Coran et la science moderne

contiguë qui se mêlent les unes aux autres tout en gardant leurs spécificités comme s’il existe
une barrière entre eux qui les empêche à s’entremêler. Et oui c’est justement la création
mystérieuse du Tout-Puissant.

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