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Corrigé-type de contrôle (ALGEBRE2) 2020/2021

Exercice 1 : (𝟖𝒑𝒕𝒔)
1 – Les ensembles 𝑬 𝒆𝒕 𝑭 sont-ils des sous espaces vectoriels de ℝ𝟑 ?
𝑬 = {(𝒙, 𝒚, 𝒛) ∈ ℝ𝟑 / 𝒙. 𝒚. 𝒛 = 𝟎}
Pour (𝑥, 𝑦, 𝑧) = (0,0,0) on a : 0×0× 0=0 alors 0ℝ3 ∈ 𝐸 donc 𝐸 ≠ ∅.(𝟎. 𝟐𝟓𝒑𝒕)
On a pour (𝑥, 𝑦, 𝑧); (𝑥 ′ , 𝑦 ′ , 𝑧′) ∈ 𝐸 : (𝑥, 𝑦, 𝑧) + (𝑥 ′ , 𝑦 ′ , 𝑧′) = (𝑥 + 𝑥 ′ , 𝑦 + 𝑦 ′ , 𝑧 + 𝑧′)
Pour que (𝑥 + 𝑥 ′ , 𝑦 + 𝑦 ′ , 𝑧 + 𝑧′) ∈ 𝐸, ∀(𝑥, 𝑦, 𝑧); (𝑥 ′ , 𝑦 ′ , 𝑧′) ∈ 𝐸
il faut que : (𝑥 + 𝑥 ′ )(𝑦 + 𝑦 ′ )(𝑧 + 𝑧′) = 0 (𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
Par un contre exemple, on suppose (𝑥, 𝑦, 𝑧) = (0,1,1) ∈ 𝐸 𝑒𝑡 (𝑥 ′ , 𝑦 ′ , 𝑧′) = (1,0,1) ∈ 𝐸 , (𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
on trouve : (𝑥 + 𝑥 ′ )(𝑦 + 𝑦 ′ )(𝑧 + 𝑧′) = (0 + 1)(1 + 0)(1 + 1) = 1 × 1 × 2 = 2 ≠ 0. (𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
Donc 𝐸 n’est pas stable pour l’addition alors 𝐸 n’est pas un sous-espace vectoriel de ℝ3 . (𝟎. 𝟓𝒑𝒕)

𝑭 = {(𝒙, 𝒚, 𝒛) ∈ ℝ𝟑 / 𝒚 − 𝒛 = 𝟎}
Pour (𝑥, 𝑦, 𝑧) = (0,0,0) on a 0 − 0 = 0 alors 0ℝ3 ∈ 𝐹 donc 𝐹 ≠ ∅.(𝟎. 𝟐𝟓𝒑𝒕)
On a : ∀(𝑥, 𝑦, 𝑧); (𝑥 ′ , 𝑦 ′ , 𝑧 ′ ) ∈ 𝐹, ∀𝜆, 𝜇 ∈ ℝ ∶ 𝜆(𝑥, 𝑦, 𝑧) + 𝜇(𝑥 ′ , 𝑦 ′ , 𝑧 ′ ) = (𝜆𝑥 + 𝜇𝑥 ′ , 𝜆𝑦 + 𝜇𝑦 ′ , 𝜆𝑧 + 𝜇𝑧 ′ )
Pour que : (𝜆𝑥 + 𝜇𝑥 ′ , 𝜆𝑦 + 𝜇𝑦 ′ , 𝜆𝑧 + 𝜇𝑧 ′ ) ∈ 𝐹, ∀(𝑥, 𝑦, 𝑧); (𝑥 ′ , 𝑦 ′ , 𝑧′) ∈ 𝐹
il faut que : 𝜆𝑦 + 𝜇𝑦 ′ − (𝜆𝑧 + 𝜇𝑧 ′ ) = 0. (𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
On a : 𝜆𝑦 + 𝜇𝑦 ′ − (𝜆𝑧 + 𝜇𝑧 ′ ) = 𝜆𝑦 + 𝜇𝑦 ′ − 𝜆𝑧 − 𝜇𝑧 ′
= 𝜆(𝑦 − 𝑧) + 𝜇(𝑦 ′ − 𝑧 ′ )
= 𝜆(0) + 𝜇 (0) = 0(𝟏𝒑𝒕)
𝐹 est stable pour l’addition et la multiplication, alors 𝐹 est un sous-espace vectoriel de ℝ3 . (𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
2 – On cherche une base pour 𝑭 :
On a : 𝐹 = {(𝑥, 𝑦, 𝑧) ∈ ℝ3 ; 𝑦 − 𝑧 = 0} = {(𝑥, 𝑦, 𝑧) ∈ ℝ3 ; 𝑦 = 𝑧}(𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
𝐹 = {(𝑥, 𝑦, 𝑦) / 𝑥, 𝑦 ∈ ℝ} = {(𝑥, 0,0) + (0, 𝑦, 𝑦)/𝑥, 𝑦 ∈ ℝ}(𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
𝐹 = {𝑥(1,0,0) + 𝑦(0,1,1)/ 𝑥, 𝑦 ∈ ℝ}(𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
Donc 𝐹 = 𝑉𝑒𝑐𝑡{(1,0,0), (0,1,1)}(𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
On a ∀𝜆1 , 𝜆2 ∈ ℝ ∶ 𝜆1 (1,0,0) + 𝜆2 (0,1,1) = 0ℝ3 ⟹ (𝜆1 , 𝜆2 , 𝜆2 ) = 0ℝ3 (𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
On trouve 𝜆1 = 𝜆2 = 0, donc {(1,0,0); (0,1,1)} est une famille libre(𝟎. 𝟓𝒑𝒕),
alors {(1,0,0); (0,1,1)} constitue une base de 𝐹,(𝟎. 𝟓𝒑𝒕)

Exercice 2 : (𝟕𝒑𝒕𝒔)
1- On montre que 𝒇 est un automorphisme de ℝ𝟑 :
𝑓: ℝ2 ⟶ ℝ2 ; (𝑥, 𝑦) ⟼ (𝑥 − 𝑦, 2𝑥 + 𝑦)
On a : 𝑓(0ℝ2 ) = (0 − 0,2(0) + 0) = (0,0) = 0ℝ3 donc 𝑓(0ℝ2 ) = 0ℝ2 (𝟏𝒑𝒕)
On a :
∀(𝑥, 𝑦), (𝑥 ′ , 𝑦 ′ ) ∈ ℝ2 , ∀𝛼, 𝛽 ∈ ℝ ∶ 𝑓 (𝛼(𝑥, 𝑦) + 𝛽(𝑥 ′ , 𝑦 ′ )) = 𝑓(𝛼𝑥 + 𝛽𝑥 ′ , 𝛼𝑦 + 𝛽𝑦 ′ )
= (𝛼𝑥 + 𝛽𝑥 ′ − (𝛼𝑦 + 𝛽𝑦 ′ ), 2(𝛼𝑥 + 𝛽𝑥 ′ ) + 𝛼𝑦 + 𝛽𝑦 ′ )(𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
= (𝛼𝑥 + 𝛽𝑥 ′ − 𝛼𝑦 − 𝛽𝑦 ′ , 2𝛼𝑥 + 2𝛽𝑥 ′ + 𝛼𝑦 + 𝛽𝑦 ′ )
= (𝛼𝑥 − 𝛼𝑦, 2𝛼𝑥 + 𝛼𝑦) + (𝛽𝑥 ′ − 𝛽𝑦 ′ , 2𝛽𝑥 ′ + 𝛽𝑦 ′ )
= 𝛼 (𝑥 − 𝑦, 2𝑥 + 𝑦) + 𝛽(𝑥 ′ − 𝑦 ′ , 2𝑥 ′ + 𝑦 ′ )
= 𝛼𝑓(𝑥, 𝑦) + 𝛽𝑓(𝑥 ′ , 𝑦 ′ ) (𝟏𝒑𝒕)
Alors 𝑓 est une application linéaire et comme 𝑓 définie de ℝ2 dans ℝ2 donc 𝑓 est un endomorphisme
de ℝ2 . (𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
Pour que l’application 𝑓 soit un automorphisme, il faut qu’elle soit un endomorphisme
Corrigé-type de contrôle (ALGEBRE2) 2020/2021
bijective. (𝟎, 𝟓𝒑𝒕)
Méthode 1 :
On sait que 𝑓 est injective si et seulement si 𝑘𝑒𝑟(𝑓) = {0ℝ2 }
𝐾𝑒𝑟(𝑓) = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ3 /𝑓(𝑥, 𝑦) = 0ℝ2 }(𝟎. 𝟓𝒑𝒕) = {(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 /(𝑥 − 𝑦, 2𝑥 + 𝑦) = 0ℝ2 }(𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
On trouve : (𝑥 − 𝑦 = 0 ∧ 2𝑥 + 𝑦 = 0) ⟹ 𝑥 = 𝑦 = 0(𝟏𝒑𝒕)
alors : 𝐾𝑒𝑟(𝑓) = {0ℝ2 } donc 𝑓 est injective. (𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
donc 𝑓 est injective et comme 𝑓 est un endomorphisme de ℝ2 alors 𝑓 est bijective et par suite 𝑓 est un
automorphisme de ℝ2 . (𝟏𝒑𝒕)
Méthode 2 :
On sait que 𝑓 est surjective si et seulement si 𝐼𝑚(𝑓) = ℝ2
𝐼𝑚(𝑓) = {(𝑋, 𝑌) ∈ ℝ2 /∃(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 , (𝑋, 𝑌) = 𝑓(𝑥, 𝑦)}(𝟎. 𝟐𝟓𝒑𝒕)
= {(𝑋, 𝑌) ∈ ℝ2 /∃(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 , (𝑋, 𝑌) = (𝑥 − 𝑦, 2𝑥 + 𝑦)}(𝟎. 𝟐𝟓𝒑𝒕)
= {(𝑥 − 𝑦, 2𝑥 + 𝑦)/𝑥, 𝑦 ∈ ℝ} = {(𝑥, 2𝑥 ) + (−𝑦, 𝑦)/𝑥, 𝑦 ∈ ℝ}(𝟎. 𝟐𝟓𝒑𝒕)
= {𝑥 (1,2) + 𝑦(−1,1)/𝑥, 𝑦 ∈ ℝ}
Donc 𝐼𝑚(𝑓) = 𝑉𝑒𝑐𝑡{(1,2), (−1,1)}(𝟎. 𝟐𝟓𝒑𝒕)
On a : ∀𝜆1 , 𝜆2 ∈ ℝ ∶ 𝜆1 (1,2) + 𝜆2 (−1,1) = 0ℝ2 ⟹ (𝜆1 − 𝜆2 , 2𝜆1 + 𝜆2 ) = 0ℝ2
(𝜆1 − 𝜆2 = 0 … … (1) ∧ 2𝜆1 + 𝜆2 = 0 … … (2) )
De (1)+(2) on trouve 3𝜆1 = 0 ⟹ 𝜆1 = 0, en remplaçant dans (1) et dans (2) on obtient 𝜆2 = 0 (𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
donc {(1,2), (−1,1)} est libre, et on peut le prendre comme une base de 𝐼𝑚(𝑓), (𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
alors dim(𝐼𝑚(𝑓)) = 2 = 𝑑𝑖𝑚ℝ2 ce qui implique que 𝐼𝑚(𝑓) = ℝ2 donc 𝑓 est surjective.(𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
On a 𝑓 est un endomorphisme de ℝ𝟐 surjective donc 𝑓 est bijective et par suite 𝑓 est un
automorphisme de ℝ2 . (𝟏𝒑𝒕)
Remarque :
Vous pouvez utiliser aussi la base canonique de ℝ2 pour trouver une base de 𝐼𝑚(𝑓).

Exercice 3 :
1. VRAI Car 𝐴𝑃 + 𝐴 + 𝐼𝑛 = 0𝑛 ⟹ −𝐴𝑃 − 𝐴 = 𝐼𝑛 ⟹ 𝐴(−𝐴𝑃−1 − 𝐼𝑛 ) = 𝐼𝑛 (𝟏𝒑𝒕)
Donc 𝐴 est inversible et sa matrice inverse est 𝐴−1 = −𝐴𝑃−1 − 𝐼𝑛 (𝟎. 𝟓𝒑𝒕)

Avec un contre-exemple, on prend 𝐴 = (2


2. FAUX 1) et 𝐵 = (1 0)
1 2 1 1
On a : 𝐴. 𝐵 = (2 1 )( 1 0 )=(
3 1 ) et 𝐵. 𝐴 = (1 0 ) ( 2 1) = (
2 1) (𝟏𝒑𝒕)
1 2 1 1 3 2 1 1 1 2 3 3
Donc 𝐴. 𝐵 ≠ 𝐵. 𝐴(𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
−5 −8 0 −5 −8 0 1 0 0
3.VRAI Car 𝐵2 = 𝐵. 𝐵 = ( 3 5 0 ) ( 3 5 0 ) = ( 0 1 0) (𝟏𝒑𝒕)
1 2 −1 1 2 −1 0 0 1
−7 −3 2 −7 6 1 −14 3 3
𝑡
4.VRAI On a 𝐸 = 𝐷 + 𝐷 = ( 6 2 4 ) + (−3 2 0) = ( 3 4 4 ) (𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
1 0 −3 2 4 −3 13 4 −6
−14 3 3
Donc 𝐸 𝑡 = ( 3 4 4 ) = 𝐸 (𝟎. 𝟓𝒑𝒕)
13 4 −6

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