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Impression 3D – Cahier des charges

Burau Nicolas

Table des matières


Introduction............................................................................................................................................. 2
Méthodologie .......................................................................................................................................... 2
Objectif stratégique ................................................................................................................................. 2
Public cible............................................................................................................................................... 3
Synthèse des entretiens d'analyse de l'activité avec les utilisateurs ...................................................... 3
Participants ...................................................................................................................................... 3
Synthèse .......................................................................................................................................... 3
Persona et « user journey » ............................................................................................................ 7
Analyse de la concurrence....................................................................................................................... 8
Contenu du site ....................................................................................................................................... 8
L’architecture du site....................................................................................................................... 9
Design du site ................................................................................................................................ 11
Aspects techniques................................................................................................................................ 13
Annexes ................................................................................................................................................. 14
Analyse de la demande pour un site sur l'impression 3D ............................................................. 14
Analyse de l'activité impression 3D d’un objet ............................................................................. 16
Analyse de la concurrence............................................................................................................. 25
Impression 3D-Synthèse des tris de cartes ................................................................................... 30
Introduction
Ce cahier des charges a pour but de cerner les différents besoins des acteurs concernant un site
promouvant la technologie de l’impression 3D. En particulier, il aura vocation de faciliter
l’apprentissage de l’impression 3D au moyen de la technologie par dépôt de filaments

Méthodologie
Ce cahier des charges se veut centrer sur l’expérience de l’utilisateur (UserX). Il se fonde sur
plusieurs entretiens qui permettent d’esquisser les besoins du commanditaire et des utilisateurs
et d’aboutir à un site web attractif et ergonomique pour le public cible.

Les étapes suivantes dans l’ordre chronologique ont été réalisé :

• Un entretien semi-directif avec le client, enseignant au collège Calvin qui a permis de


cerner les besoins du client.
• Deux entretiens semi-directifs avec des utilisateurs potentiels pour comprendre et
déterminer l’activité réelle et non prescrite ainsi que leurs besoins.
• L’analyse des entretiens a permis de dresser le personae des utilisateurs du site ainsi
que le déroulement typique de l’activité.
• Une analyse de la concurrence pour déterminer les similarités dans l’architecture des
sites web centrer sur l’impression 3D.
• Deux « tri de cartes » avec deux utilisateurs potentiels du site pour obtenir une
représentation synthétique de leur manière de catégoriser et de naviguer sur un site
relatif à l’impression 3D lorsqu’ils cherchent une information. Les cartes utilisés (cf
annexes) ont été élaborées à partir de l’analyse des entretiens des utilisateurs.
• Une carte conceptuelle représentant l’architecture du futur site élaborée après l’analyse
des deux tris de cartes effectués.

Objectif stratégique
Le commanditaire, enseignant au collège, est désireux d’avoir un site mettant en avant la
technologie de l’impression 3D, les méthodologies employées, ses avantages et ses contraintes.
Le site aura pour vocation en particulier, de faciliter l’apprentissage et la réalisation d’objets
par méthode additive, au moyen de la technologie par dépôt de filaments.

De plus, le site web ayant pour vocation de contribuer à un cours comme support pédagogique,
certains éléments devront être obligatoirement installé :

• Une section forum pour soutenir l’apprentissage.


• Une section galerie où les élèves pourront exposer leurs productions.
• Une section théorique explicitant et comparant les méthodes de productions par
procédés additifs ou soustractifs, ainsi qu’une sous-section détaillant les différentes
méthodes additives.

Le commanditaire souhaite un site sobre, sans fioriture, centré sur l’information communiquée.
Il doit être en plus suffisamment intuitif pour une navigation aisée. Il se considère suffisamment
compétent pour s’occuper de la gestion et de la maintenance du site par la suite.
L’analyse de la demande détaillée se trouve en annexes.

Public cible
Le public cible initial pour les besoins du commanditaire est celui de collégiens. Ne pouvant
effectuer des entretiens avec les étudiants, le public cible a été élargi à un public adulte ou en
fin d’adolescence, n’ayant aucune expérience dans l’impression 3D, mais désireux de s’initier
à cette technologie et d'apprendre les bases de l'impression par dépôt de filament. Nous
postulons qu’il y a peu de différences en terme d’apprentissage entre un adulte et un étudiant
en fin d’adolescence (17 ans et plus). Si le site est ergonomique pour un adulte novice, il devrait
l’être aussi pour un adolescent.

Le commanditaire a été informé que dû aux contraintes du cours, lors des phases de test, les
utilisateurs seront des adultes et non des collégiens et n’y voit pas d’inconvénient.

Les entretiens semi-directifs et les tris de cartes ont donc été effectué avec des adultes
correspondant aux critères du public cible élargi et non pas des collégiens.

Synthèse des entretiens d'analyse de l'activité avec les utilisateurs


L’analyse de l’activité a été menée grâce à deux entretiens semi-directifs utilisant la méthode
du storytelling puis accompagné d’intervention de type pourquoi-comment pour analyser plus
finement la structure de l’activité réelle de l’interlocuteur.

Participants
La première personne interrogée, Bob (prénom fictif), fut un adulte de 40 ans, enseignant, ayant
plusieurs années d’expérience (3-4 ans) dans l’impression 3D comme hobby. En effet, le site
prévu pour le commanditaire doit s’adresser à des personnes n’ayant aucune expérience dans
l’impression 3D et désireuse de la découvrir. Le choix de l’analyse de l’activité s’est donc porté
sur un expert, plus à même de décrire l’ensemble des incidents pouvant survenir durant le
processus de réalisation et ayant une vision plus synthétique de l’activité, plutôt qu’un novice
découvrant l’impression.

Le seconde personne interrogée, Karl, fut un adulte quadragénaire informaticien qui a


commencé l’impression 3D, il y a plusieurs années (environ 6-7 ans), mais n’a imprimé
qu’épisodiquement des objets (un peu plus qu’une dizaine). L’entretien de cette seconde
personne fut donc plus en adéquation avec le public ciblé pour permettre de déceler des
incidents qui aux yeux d’un expert seraient anodins et réglés par automatisme.

Synthèse

L'analyse de l'activité portant sur deux utilisateurs nous permet de constater que le but de
l'impression 3D est principalement utilitariste, pouvoir créer un objet adapté à ses besoins
spécifiques.

Le schéma général dépend grandement de l’expérience de l’utilisateur.


Le débutant commence par utiliser des plans d’impression disponible sur le net, soit payant,
soit en libre-service. Il utilise les paramètres par défaut de l’imprimante, ceux conseillés par le
fabricant ou par ceux ayant déjà imprimé la pièce (sur des forums par exemple).

Dans un deuxième temps, l’utilisateur, un peu plus expérimenté, prend des plans disponibles
qu’il modifie légèrement. Il essaye aussi quelques variations simples sur les paramètres
d’impression pour trouver quelques paramétrages « favoris » en fonction du type de pièce
imprimée.
Dans un troisième temps, l’utilisateur s’essaye à la conception de pièce en effectuant lui-même
la modélisation.
Enfin, devenu expert, l’utilisateur modifie les paramètres de l’imprimante à son gré en fonction
de ses besoins (impression rapide, de qualité, etc).

Dans les deux cas analysés, les cinq étapes décrivant une activité allant de la conceptualisation
sur plan à l’impression d’une pièce sont similaires : une phase de schématisation, une phase
d’utilisation d’un logiciel CAD (Computer Aided Design), une phase d’utilisation du logiciel
CAM (Computer-Aided Manufacturing), une phase d’impression et une phase de nettoyage.
Ces phases sont décrites plus précisément, ci-dessous, en reprenant l’entretien de Bob en
exemple, pour deux raisons.
D’une part, étant expert, il n’a pas hésité à modifier certains paramètres pour obtenir une
impression plus en adéquation à ses besoins, de ce fait il indique ce qu’il est possible de modifier
durant chaque phase. Karl, étant plus novice et la pièce a imprimé étant simple, a préféré utiliser
le paramétrage standard, rendant la description des événements rapide.

D’autre part, la pièce de Bob était plus complexe à modéliser (un espace de rangement constitué
de quatre éléments nécessaires pour ranger des pièces de tailles et formes variées d’un jeu de
plateau). Elle a demandé plus de réflexion liée au contrainte de la taille de l’imprimante ou à la
position des pièces sur l’imprimante. La pièce de Karl étant très simple (équivalent à un
morceau de paroi de cylindre), les phases de modélisation et d’impression ont été très rapides
et il n’y a pas eu besoin de tenir compte des contraintes de l’imprimante.

Les cinq phases de l’activité d’impression 3D

1. La phase de design
2. La phase de conception sur logiciel CAD (Computer Aided Design)
3. La phase de traitement dans le logiciel CAM (Computer-Aided Manufacturing)
4. La phase d’impression
5. La phase de nettoyage de la pièce imprimée

• Phase de design

Bob commence par une phase de design, en mesurant les pièces et dessinant un schéma sur
papier avec les cotes de l’objet à imprimer. Le but est de bien visualiser les différentes pièces
constituant l’objet et d’avoir les cotations à portée de main pour la phase suivante.

• Phase de conception sur logiciel CAD

Après la première phase, l’utilisateur muni de son plan papier, dessine les pièces sur un logiciel
de CAD. Dans le cas présent, les pièces en 2D sont « assez simples » et son choix se porte sur
Onshape, un logiciel CAD en ligne.
Bob : Pour ce genre de pièces on a beaucoup de paramètres de cotes j’utilise des logiciels
vraiment fait pour…en l’occurrence j’ai utilisé Onshape.

L’utilisateur modélise l’ensemble des pièces sur un seul sketch. L’objet étant trop grand pour
son plateau d’impression, il ne peut imprimer l’objet d’un seul tenant. Il est obligé de
conceptualiser un assemblage de pièces.
Bob : L’élément le plus crucial c’était j’ai un plateau de 20cm d’impression et j’ai besoin d’un
truc qui fait 25 donc c’est une obligation d’avoir la découpe en plusieurs pièces.

A noter que le fractionnement en plusieurs pièces peut aussi être une stratégie pour réduire les
risques d’impression (ce qui n’était pas le cas ici). En effet, si une erreur survient, il suffit dès
lors de remplacer la pièce défectueuse au lieu de réimprimer tout l’objet.
Bob : Alors si on est débutant et qu’on craint un peu qu’on ne connaît pas bien sa machine
qu’on a déjà eu une mauvaise expérience sur des échec d’impression oui ça compte.

Enfin, il peut être nécessaire de prévoir des accroches d’impressions en fonction de la forme de
la pièce. Ces morceaux supplémentaires imprimés sont éliminés une fois l’impression terminée,
mais ils permettent d’augmenter la stabilité de la pièce durant l’impression. Dans notre cas, les
pièces ne nécessitaient pas de support d’impression.

• Phase de traitement dans le logiciel CAM

Muni de son fichier contenant les pièces modéliser, l’utilisateur le transfert dans un logiciel
CAM qui se charge de « slicer » l’objet. Cette opération permet à l’imprimante de savoir par la
suite quel trajet la buse doit effectuer. Dans le logiciel, il peut encore effectuer des
manipulations sur les pièces tel que des rotations pour modifier les axes ou des changements
d’échelle. Cette étape est facultative si les paramétrages ont été correctement effectués en phase
2 avec le logiciel de CAD, mais elle peut se révéler nécessaire si l’on souhaite modifier les
plans d’un autre utilisateur.
Bob : Comme toutes mes cotes sont justes je sais que je n’ai pas besoin de retoucher quoique
ce soit…tous mes axes sont paramétrés juste et je suis dans la bonne échelle donc cela va aller
très très vite.

C’est aussi dans cette phase que l’on définit la taille de la buse et la vitesse d’impression.
Bob : je mets la vitesse au maximum que je considère tolérable sur ce type de machine elle
pourrait aller plus vite mais après il y a trop de risque que le rendu soit trop dégradé.

On définit également le remplissage de la pièce en fonction de la solidité désirée, de la taille


des surfaces planes de la coque et de la taille de la buse.
De grandes surfaces planes nécessitent plus de remplissage pour réduire les risques
d’affaissement, de même si la buse est large, lors de l’impression, le filament chaud est plus
épais et peut s’affaisser sans pont de soutient.
Bob : L’impression directement sans support dessous ferait que ça s’effondrerait et mon rendu
supérieur serait très moche.

Généralement, Bob et Karl choisissent généralement des remplissages entre 10% et 30%, 20%
état le plus courant.

Enfin, on entre les paramètres de vitesse d’impression et de rétractation.


La vitesse d’impression définit la finesse de l’objet final et le paramètre de rétractation réduit
les risque de coulure en bordure de l’objet lorsque la buse change de direction. Un paramètre
élevé de rétractation réduit l’ébarbage de la pièce au détriment du temps d’impression. En outre,
la rétractation du filament crée des tensions internes qui peuvent amener à la rupture du
filament. Si l’imprimante n’a pas de détecteur d’interruption de filament, d’une part la pièce est
fichue, d’autre part l’imprimante tente de continuer l’impression entrainant une surchauffe de
la buse.
Bob : Le désavantage c’est qu’il y a un risque plus ou moins élevé selon le nombre de
rétractations par longueur de filament…qui fait qu’il y a un risque que le filament casse en fait
et donc un risque d’échec d’impression.

• Phase d’impression – 4 heures

Le fichier du logiciel CAM est chargé sur une carte SD puis installé dans l’imprimante qui est
mise en marche.
L’impression ne nécessite pas la présence continue de l’opérateur. Elle est toutefois requise en
cas de changement de bobines de filaments, de même si la machine n’est pas dotée d’un
détecteur d’interruption de filament. En effet, sans détecteur, l’imprimante continue sa tentative
d’impression et ce qui peut parfois provoquer la surchauffe de la buse voir son enflammement.
Bob : Le risque principal c’est que le filament casse pendant l’impression et cette imprimante
n’a pas de détecteur d’interruption de filament.

Malgré tout, dû au temps d’impression élevé, les pièces sont souvent imprimées durant la nuit.
Les autres risques encourus durant l’impression sont un mauvais paramétrage durant la phase
précédente générant des conflits et des erreurs au niveau de la machine, par exemple une vitesse
d’impression en dehors de capacités de l’imprimante, une pièce au dimension trop grande par
rapport à la taille du plateau d’impression, etc.
Au mieux, la pièce produite est imparfaite, au pire l’imprimante est endommagée.

• Phase de nettoyage de la pièce – 15 min

En fonction des paramètres d’impression, une fois la pièce produite, une procédure de nettoyage
est nécessaire. Il faut enlever les éventuels supports d’accroche, ébarber les coulures, poncer la
pièce pour réduire les irrégularités. Plus la vitesse d’impression est optimisée plus l’opération
de nettoyage nécessite de temps.
Pour l’objet réalisé, le nettoyage de la pièce à consister à ôter quelques coulures et limer
quelques endroits pour lisser la surface.

L’analyse montre que la phase la plus délicate particulièrement pour un débutant est la phase
3, celle du traitement dans le logiciel CAM, qui comprend le paramétrage de la machine
d'impression. Les débutants auront dans un premier temps intérêt à se référer à des paramétrages
par défaut fournis par le fabricant de l'imprimante ou sur des forums d'impression 3D.

C'est toutefois durant la phase 4 d'impression que les incidents surviendront, rendant au mieux
l'objet inutilisable au pire entraînant l'endommagement de l'imprimante.

A noter que l’entretien avec Bob a permis de découvrir plusieurs risques d’incident lors du
processus d’impression 3D par l’imprimante. Ses informations pouvant s’avérer précieuses
pour un novice, il a été décidé d’inclure automatiquement dans le site une section dédiée aux
incidents possibles lors d’une impression.

Persona et « user journey »

L’analyse des deux entretiens a permis d’une part d’esquisser une représentation archétypale
des utilisateurs de l’impression 3D, le persona et d’autre part de décrire un déroulement
chronologique de l’activité typique d’impression 3D par le persona, le « user journey ».
Des images agrandies du persona et de l’« user journey » se trouvent dans les annexes.
Ces deux éléments sont pertinents pour prendre en compte les besoins des utilisateurs dans la
conception du site web.

Analyse de la concurrence
L’analyse de la concurrence a montré qu’il existe de nombreux sites sur l’impression 3D
développés par des entreprises. Celles-ci ont généralement l’objectif de vendre un service et
mettent en avant leurs avantages tout en occultant leurs inconvénients. Ils sont toutefois
intéressants en terme de design.

Celui-ci est généralement classique, une barre de navigation en haut de la page permettant de
sélectionner diverses rubriques.

Un zone centrale contenant les informations relatives à la rubrique sélectionnée et agrémentée


de nombreuses illustrations.

Une zone de bas de page contenant les informations de contact, des liens vers les réseaux
sociaux, vers la faq et les conditions générales pour les clients.

L’analyse pour le contenu de la concurrence s’est donc portée sur des blogs d’utilisateurs plus
à même de décrire leur activité. Celle-ci a révélé comme contenu intéressant la description et
l’analyse pas à pas, dans l’ordre chronologique, du processus d’impression réalisé par l’auteur
du site et agrémenté de diverses solutions lors de la phase de paramétrages. Un second point
intéressant est l’inclusion d’une rubrique contenant divers liens vers des logiciels libre de CAD
et CAM.

Contenu du site

Au préalable quelques contraintes sont à prendre en compte concernant le contenu du site.


L’analyse de la demande a montré que le commanditaire avait besoin des fonctionnalités
suivantes pour son site : un forum, une rubrique galerie et une rubrique théorique explicitant
les divers procédés de méthodes additives, un carrousel sur la page d’accueil reprenant des
images issues de la rubrique galerie serait aussi bienvenue. L’analyse de l’activité a, de plus,
montré l’utilité d’une rubrique contenant les incidents pouvant survenir lors de l’impression.
Le site devra aussi comprendre une page d’accueil présentant le contenu du site et les annonces
(ou actualités) du commanditaire adressé à ses étudiants.
Le commanditaire souhaite en outre un site sobre centré sur l’information communiquée et être
suffisamment intuitif pour une navigation aisée.

La méthode du tri de carte a permis de constater une concordance dans les catégorisations par
les deux participantes, Michelle et Sophie (cf annexes tri de cartes). De plus les catégorisations
des groupes principaux ont été rapidement effectué sans modification ultérieure. Cela nous
permet de considérer une certaine robustesse dans le choix de ces catégories. Les groupes ont
été subdivisés ensuite en sous-groupe ce qui a entraîné des divergences mineures sur la
subdivision en sous-catégorie dans la rubrique « guide d’impression ».
Les cartes ayant trait à l’aspect théorique sur les divers procédés d’impression par méthode
additive ont suscité le plus de problème de la part des deux participantes pour être catégorisé.
Cela peut s’expliquer par le fait que le grand public est particulièrement informé sur les
méthodes par dépôt de filament, solution la plus économe, au détriment des autres méthodes.
Suite aux deux tris de carte, on peut considérer que les utilisateurs futurs auront des
représentations cognitives de l’activité proche de celle suggérée ci-dessous :
• Une catégorie sur la théorie de l’impression 3D et des différentes méthodes existantes.
• Une catégorie technique décomposée en deux sous-catégories, types d’imprimante et
types de bobine.
• Une catégorie « utilisation logiciel » subdivisée en deux sous-catégories logiciel de
CAD et logiciels d’impression (slicers).
• Une catégorie « étape d’impression » décomposée en plusieurs phase sur les
paramétrage possibles (remplissage, supports, taille buse, etc) qui correspondrait à
l’ensemble « phase d’impression » et ses sous-ensembles de Sophie. A chacune de ses
phases serait associé une sous-section conseil ou astuce (qui correspondrait
partiellement à l’ensemble « impression: détails pratiques » de Michelle).
• Les sous-catégories de conseils, ci-dessus, pourraient être unie en une seule catégorie
« trucs et astuces » à un endroit du site pour synthétiser l’information.

L’architecture du site

Le site comprendrait donc de base (dû aux contraintes ) une section d’accueil expliquant le but
du site, une section forum pour permettre aux élèves de poser des questions, une section galerie
pour que les élèves puissent exposer leurs chefs-d’œuvre et une section incidents recensant les
problèmes pouvant survenir et comment les éviter.
En sus, suite à l’analyse des cartes, il apparaît pertinent d’ajouter les sections suivantes :

Une section procédés présentant la différence entre la méthode additive et soustractive.


Elle comprendra aussi les sous-sections sur différents types d’impression additive : fdm, sla,…

Une section spécificités comprenant deux sous-sections :


Section imprimantes avec les sous-sections pour les différents type d’imprimante et
leurs caractéristiques (cartésienne, delta,…).
Section bobines avec les sous-sections pour les différents types de bobines (Pla,…) et
leurs caractéristiques.

Une section guide d’impression pour indiquer les étapes d’impression avec plusieurs sous-
sections.
Une sous-section modélisation CAD expliquant le but de la CAD et comprenant des
sous-sections sur les logiciels disponibles ainsi que sur les communautés proposant déjà
des modèles.
Une sous-section logiciels d’impression expliquant le but du slicers et comprenant
plusieurs sous-sections, une pour les différents logiciels et plusieurs pour les divers
paramètres (le taux de remplissage, la vitesse d’impression, les supports, etc).

Une sous-section sur l’impression par l’imprimante 3D expliquant l’écran de contrôle,


la vitesse d’impression, …

Une sous-section finition pour expliquer les traitements post-impressions possibles sur
l’objet pour le lisser.

Une section Astuces pour expliquer différentes astuces afin d’améliorer la rapidité
d’impression, la solidité, le taux de réussite de l’impression, …

Voici une image de la représentation de l’architecture du site


Design du site
Le commanditaire désirant un site sobre à la navigation intuitive, il a été décidé de ne pas
surcharger les pages d’informations diverses contrairement aux sites concurrents.
Le site présentera une zone de navigation en haut de page présente sur toutes les pages du site
et permettant une navigation aisée. La zone comprendra les éléments suivants :
• Le logo du site et qui servira aussi de lien vers la page d’accueil.
• La barre de navigation contenant les liens vers les 8 rubriques principales du site
• Une barre de recherche pour faciliter la recherche d’une information précise
• Un fil d’Ariane permettant à l’utilisateur de visualiser son parcours au sein du site.
Lorsque la souris passera sur un élément de la barre de navigation, celui-ci apparaîtra en
surbrillance et souligné pour indiquer un lien et une action possible de l’utilisateur.
Le site contiendra une zone « bas de page » présente sur toutes les pages du site et contenant
les informations de contact du commanditaire et des autres enseignants du cours, les droits
d’usage des images et les liens vers les réseaux sociaux. L’idée de mettre une arborescence
détaillée des diverses pages du site, comme vu chez des concurrents, a été écartée dans l’optique
de ne pas surcharger le site en information. L’option sera éventuellement ajoutée si les futurs
tests utilisateurs ne se révèlent pas concluant.
Enfin, le site contiendra une zone principale, élément central, dont le contenu variera en
fonction de la page visitée.
Dans l’optique de ne pas surcharger les utilisateurs en information, les rubriques seront classées
en groupement de 5 maximum au sein d’une page, chaque rubrique sera de surcroît encadrée
pour faciliter la distinction.
Pour une navigation intuitive, les éléments servant de lien s’activeront en surbrillance lorsque
la souris passera dessus. S’il s’agit d’un cadre de rubrique servant de lien, c’est l’entièreté du
cadre qui changera de couleur. Les rubriques contenant beaucoup d’information se verront
réduite à un cadre contenant une partie de l’information et d’un lien invitant l’utilisateur à
cliquer dessus pour soit être redirigé vers la page contenant la totalité de l’information, soit
afficher une fenêtre pop-up (voir en exemple les sous-rubriques d’actualités de la page
d’accueil). Cela permettra à l’utilisateur d’avoir une vision d’ensemble de chacune des huit
pages principales (accueil, procédés, guide d’impression, etc) sans avoir à défiler
interminablement vers le bas de la page et de cliquer sur les liens vers les informations
souhaitées.
Le choix s’est porté sur une barre de navigation statique, s’il s’avérait nécessaire à un utilisateur
de défiler vers le bas de page pour obtenir l’information cherchée, un lien « haut de page » est
mis à disposition en bas à droite permettant d’être immédiatement redirigé vers la zone de
navigation.
Voici, ci-dessous, les images prototypes de la page d’accueil et de la section galerie du site
On distingue bien en haut de chaque page la zone de navigation comprenant le logo, la barre de
navigation, la barre de recherche et en dessous de la barre de navigation, le fil d’Ariane.
Au centre la zone principale avec en haut le titre de la section (ici Accueil et Galerie), puis la
zone principale délimité par un cadre et contenant plusieurs rubriques. Chacune des rubriques
est aussi délimité par un cadre. Si la rubrique se révèle être un lien, la couleur du cadre change
lorsque la souris passe dessus. En bas à droite du cadre de la zone principale, on dénote le lien
« haut de page » permettant de remonter à la barre de navigation.
Enfin, les couleurs du fond d’écran son sombre pour éviter une fatigue excessive des yeux et
les texte apparaissent en blanc pour être bien distinguer ou parfois en gris pour ne pas être mis
en évidence. Dans ce cas, la rubrique contenant l’information est un lien, si la souris s’avance
dessus, le texte apparaît en blanc (et le cadre devient surbrillant).
En particulier, la zone principale de la page d’accueil comprend un carrousel dont les images
servent de lien vers la section des productions de la galerie, en-dessous la zone de présentation
du site, à droite une zone de contact avec les informations de contact des enseignants (reprise
aussi en bas de page dans toutes les sections du site) et enfin une rubrique actualité. Celle-ci est
subdivisée en sous-rubrique chacune étant un lien ouvrant une fenêtre pop-up pour avoir le
détail de l’information. Lorsque la souris passe sur une des actualités, le cadre et le texte
s’illuminent pour indiquer une action possible de l’utilisateur. Un lien « pour en savoir plus »
en bas de chaque actualité facilite aussi la compréhension et déterminer que cette sous-rubrique
est un lien.
L’ensemble donne un page sobre au contenu aisément identifiable d’un simple coup d’œil,
permettant une navigation facilitée.
La rubrique galerie construite sur le même principe montre deux sous-rubrique « productions »
et « modèles » chacune contenant des sous-rubriques images. Celle-ci servent de liens vers des
pages spécifiques, dès lors lorsque la souris passe dessus, les sous-rubriques s’illuminent
indiquant l’action « lien » possible.

Aspects techniques
Le site devra être actualisé avec la mise à disposition de nouveaux modèles, l’ajout de photos
des productions des élèves, la rubrique actualité et la modération sur le forum.
Le commanditaire s’estime suffisamment compétent pour prendre à sa charge la maintenance
du site.
Annexes

Analyse de la demande pour un site sur l'impression 3D

Méthodologie

Entretien semi-directif, enregistré le 21.10.2018

Objectif du site

Le commanditaire, enseignant au collège, est désireux d’avoir un site mettant en avant la


technologie de l’impression 3D, les méthodologies employées, ses avantages et ses
contraintes. Le site aura pour vocation en particulier, de faciliter l’apprentissage et la
réalisation d’objets par méthode additive, au moyen de la technologie par dépôt de filaments.

Public cible

Le site doit s’adresser à un public adulte ou en fin d’adolescence, n’ayant aucune expérience
dans l’impression 3D, mais désireux de s’initier à cette technologie et d'apprendre les bases de
l'impression par dépôt de filament.

Le commanditaire a été informé que lors des phases de test, les utilisateurs seront des adultes
et non des collégiens et n’y vois pas d’inconvénient.

Contenu du site

Le site doit comprendre plusieurs aspects.


La première partie, à caractère informatif, mettra en avant les procédés de fabrication additive
et soustractive.
Ensuite, une partie sera centrée sur la fabrication additive où il faudra parler de la technologie
SLA (stéréolithographie) par laser et de la technologie par dépôt de filaments. Il faudra mettre
en avant les avantages et désavantages de ces technologies : temps d’impressions, coûts,
précision, …

Le reste du site sera consacré à l’impression par dépôt de filament proprement dite, ses
contraintes et ses étapes : comment conceptualiser la pièce, les méthodes de remplissage, les
choix de filaments et le « slicing ».
Enfin, le site doit comprendre une partie « vitrine » exposant les productions d’utilisateurs
précédents pour que les nouveaux utilisateurs puissent découvrir ce que l’on peut imprimer
avec un peu d’expérience.

Ceci reste le contenu idéal désiré par le client, le contenu final sera toutefois déterminé en
fonction des résultats d’analyse mené avec les utilisateurs.
Aspect du site

Le client souhaite un site sobre, sans fioriture, centré sur l’information communiquée. Il doit
être en plus suffisamment intuitif pour une navigation aisée, notamment avec l’adjonction de
petites bulles informatives qui apparaissent lorsqu’on survole un sujet avec la souris.

Maintenance

Le site sera maintenu pour deux raisons. D’une part parce que la technologie d’impression 3D
évolue rapidement et il faut pouvoir ajouter des articles sur les nouvelles innovations. D’autre
part, le site comprendra une partie vitrine et il faudra pouvoir ajouter les futures productions.
Le commanditaire se sent suffisamment compétent en informatique pour pouvoir, par lui-
même, modifier et ajouter du contenu au site.

Ressources

Selon le commanditaire, les ressources sont aisées à trouver, il conseille toutefois de visiter
les sites d’impressions à la demande, qui fournissent aussi généralement une partie explicative
sur les différents types d’impressions. Le commanditaire a notamment mentionné scuplteo et
i.materialise à titre d’exemple. Il se tient à disposition pour fournir de la documentation.
Analyse de l'activité impression 3D d’un objet

1. Introduction

Le projet consiste en la création d’un site mettant en avant la technologie de l’impression 3D, les
méthodologies employées, leurs avantages et contraintes. Le site aura pour vocation en particulier,
de faciliter l’apprentissage et la réalisation d’objets par méthode additive, au moyen de la
technologie par dépôt de filaments.
Les informations mettant en avant les procédés de fabrication additive et soustractive
(correspondant à la première partie du site) peuvent aisément se trouver dans la documentation sur
internet ou dans des ouvrages, comme indiqué par le commanditaire. Les deux analyses de
l’activité ont donc porté sur un processus réel de réalisation d’un objet par dépôt de filament, de la
conception du plan à son impression. Le but étant de comprendre les étapes, les méthodes et les
contraintes qui surgissent lors de la fabrication de l’objet afin de pouvoir informer les futurs
utilisateurs du site.

2. Participants

La première personne interrogée, Bob (prénom fictif), fut un adulte de 40 ans, enseignant, ayant
plusieurs années d’expérience (3-4 ans) dans l’impression 3D comme hobby. En effet, le site
prévu pour le commanditaire doit s’adresser à des personnes n’ayant aucune expérience dans
l’impression 3D et désireuse de la découvrir. Le choix de l’analyse de l’activité s’est donc porté
sur un expert, plus à même de décrire l’ensemble des incidents pouvant survenir durant le
processus de réalisation et ayant une vision plus synthétique de l’activité, plutôt qu’un novice
découvrant l’impression.
Fort de cette expérience, le second choix s’est porté sur une personne ayant une expérience plus
fragmentaire de l’impression 3D. En effet, si l’expert est plus à même de fournir une vue
synthétique de l’activité et des problèmes pouvant être rencontrés. Le novice a la particularité de
pouvoir exprimer des problèmes plus en phase avec l’activité qui sera réalisée par le public cible.
Un incident qui pourrait passer pour anodin et être réglé par automatisme par un expert, peut être
mis en exergue lors de l’entretien avec un novice.
La seconde personne interrogée fut donc Karl (prénom fictif), un adulte quadragénaire
informaticien qui a commencé l’impression 3D, il y a plusieurs années (environ 6-7 ans), mais n’a
imprimé qu’épisodiquement des objets (un peu plus qu’une dizaine).
Les interviewés pouvaient raconter soit leur dernière impression effectuée plus facile à se
remémorer, soit une de leurs premières expériences dans l’impression plus à même de montrer
leurs essais-erreurs en tant que débutant. Bob a choisi de décrire sa dernière fabrication, celle-ci
étant survenue cinq jours auparavant et étant encore vivace dans son souvenir. Karl a aussi choisi
de décrire une de ses dernières impressions, une pièce modélisée par lui-même, mais l’événement
datait d’il y a un an.

3. Méthode

La méthode utilisée a été celle du storytelling. Cette méthode a été complétée par celle des
incidents critiques pour déceler les événements marquants, et par celle du pourquoi-comment. En
effet, l’activité décrite étant technique et procédurale, la méthode du pourquoi-comment était
particulièrement adaptée pour affiner une réponse.
Bob a raconté sa dernière expérience concernant l’impression 3D d’une pièce, en l’occurrence un
espace de rangement pour les nombreuses pièces, de tailles et formes différentes, d’un jeu de
plateau. Karl a raconté comment il avait modélisé et imprimé une pièce défectueuse de sa
poubelle, une sorte de « mini-rigole » d’une dizaine de centimètre se plaçant à l’intérieur de la
poubelle.
Les deux personnes avaient été informées des raisons de l’entretien soit la création d’un site sur
l’impression 3D pour débutant.
Question d’ouverture :
Les entretiens ont débuté de manière identique par un rappel du but de l’interview :
0 min 20s (Moi) : « Le but serait donc que tu décrives une de tes activités, où tu es passé de la
phase de conceptualisation jusqu’à la phase d’impression de tes pièces, d’expliquer le
déroulement de cette activité et puis ce qui t’avait poussé à effectuer cette impression. »
Dans le cas de Bob, j’allais poursuivre en reformulant sous forme de question, mais les quelques
secondes de latence, en silence, ont suffi pour lancer l’interlocuteur dans son explication et je ne
l’ai évidemment pas interrompu.
Dans le cas de Karl, j’ai pu placer la question : « Quelle est donc la dernière pièce que tu as
conceptualisée et imprimée ? »
Relances utilisées :
Plusieurs relances ont été utilisés au cours de l’entretien mais elles ont largement différé entre les
interlocuteurs. En effet, Bob avait un niveau d’abstraction et de hiérarchisation avancée de
l’activité, les étapes et sous-étapes à effectuer furent décrites avec précision et ordonnées
séquentiellement. C’était un résultat prévisible avec un expert et cela s’en ressentait dans son
discours. Les relances avec Bob ont surtout été celles de type grommellement lui signalant mon
attention et l’invitant à poursuivre de son discours.
Le début de l’entretien, entretien libre, avec Karl, a été beaucoup plus succinte : « J’ai modélisé
ma pièce avec un logiciel 3D libre et puis j’ai imprimé et puis voilà // ça s’est pas mal passé »
L’entretien a donc nécessité une intervention beaucoup plus active de ma part avec de nombreuses
relances de types pourquoi/comment pour soit décrire le niveau plus général de cette action
(pourquoi ?) ou pour aller plus dans le détail des étapes (comment ?). L’entretien avec Bob ayant
déjà eu lieu, je disposais d’une représentation plus précise des différentes étapes du processus de
l’impression 3D, ce qui m’a grandement aidé dans la navigation du questionnement de type
pourquoi/comment.
Relances types lors de l’entretien de Bob :
• • Par répétition : En utilisant la dernière phrase de l’interlocuteur pour relancer la
discussion.

Exemple : 23min 01s (Moi) : la méthode d’accroche


(Bob) : oui c’est cela la méthode d’accroche je disais en gros….
• • Par grommellements : Un léger acquiescement indiquait mon attention et invitait
l’interlocuteur à poursuivre.

Exemples : 4min13s (Moi) : Uh-mmh


9min 47s (Moi) : d’accord
13 min 40s (Moi) : oui
• • De clarification : Une demande de développement, lorsque l’interlocuteur passe
rapidement sur une étape.

Exemple : 11min 35s (Moi) : Et les axes c’est parce que… ?


Bob étant un expert et passionné par l’impression 3D, il était suffisamment loquace sur le sujet.
En outre, étant enseignant de profession, il possédait une aisance certaine dans l’expression orale.
J’ai eu l’impression d’avoir un enseignement magistral sur son activité, décrite en 45 minutes.

Relances types lors de l’entretien de Karl :


• • Relances séquentielles : Pour ordonner par ordre chronologique les étapes.
Exemple : 1min35 (moi) : On va voir par étapes il faudrait me décrire une à une les différentes
phases avant l’impression.
• • Relance de précision : Des relances pour avoir une description plus précise des sous-
processus appliqués.

Exemple : 8min33 (moi) : (concernant le paramétrage du logiciel CAM)…et pour le paramètre de


rétractation ↑ (silence)
• Relance de précision (2) : Des relances pour comprendre le niveau plus générique du
processus appliqué.
Exemple : 9min32 (moi) : Je suis là pour recueillir différentes expériences// pourquoi toi
tu as mis ses paramètres par défaut ↑
• • Relances d’acquiescement : A l’instar de l’entretien avec Bob, plusieurs relances de ce
type ont été utilisés pour inviter l’interlocuteur à poursuivre son discours.

Exemple : 16min 52 (Karl) : Cette pièce a mis plusieurs heures je l’ai lancé le soir et j’ai regardé
le matin.
(moi) : oui
Karl ayant pratiqué moins intensivement l’impression 3D, la méthode du pourquoi/comment a dû
être utilisé plus intensivement, déstructurant un peu le discours. L’entretien a donc nécessité des
relances séquentielles pour remettre les étapes décrites dans l’ordre.

4. Résultats

Après analyse des deux discours, il ressort un schéma général sur l’activité de l’impression 3D qui
dépend grandement de l’expérience de l’utilisateur.
Le débutant commence par utiliser des plans d’impression disponible sur le net, soit payant, soit
en libre-service. Il utilise les paramètres par défaut de l’imprimante, ceux conseillés par le
fabricant ou par ceux ayant déjà imprimé la pièce (sur des forums par exemple).
Dans un deuxième temps, l’utilisateur, un peu plus expérimenté, prend des plans disponibles qu’il
modifie légèrement. Il essaye aussi quelques variations simples sur les paramètres d’impression
pour trouver quelques paramétrages « favoris » en fonction du type de pièce imprimée.
Dans un troisième temps, l’utilisateur s’essaye à la conception de pièce en effectuant lui-même la
modélisation.
Enfin, devenu expert, l’utilisateur modifie les paramètres de l’imprimante à son gré en fonction de
ses besoins (impression rapide, de qualité, etc).
Dans les deux cas, les cinq étapes décrivant une activité allant de la conceptualisation sur plan à
l’impression d’une pièce sont similaires : une phase de schématisation, une phase d’utilisation
d’un logiciel CAD (Computer Aided Design), une phase d’utilisation du logiciel CAM
(Computer-Aided Manufacturing), une phase d’impression et une phase de nettoyage.
Ces phases sont décrites plus précisément, ci-dessous, en reprenant l’entretien de Bob en exemple,
pour deux raisons.
D’une part, étant expert, il n’a pas hésité à modifier certains paramètres pour obtenir une
impression plus en adéquation à ses besoins, de ce fait il indique ce qu’il est possible de modifier
durant chaque phase. Karl, étant plus novice et la pièce a imprimé étant simple, a préféré utiliser
le paramétrage standard, rendant la description des événements rapide.
D’autre part, la pièce de Bob était plus complexe à modéliser (un espace de rangement constitué
de quatre éléments nécessaires pour ranger des pièces de tailles et formes variées d’un jeu de
plateau). Elle a demandé plus de réflexion liée au contrainte de la taille de l’imprimante ou à la
position des pièces sur l’imprimante. La pièce de Karl étant très simple (équivalent à un morceau
de paroi de cylindre), les phases de modélisation et d’impression ont été très rapides et il n’y a pas
eu besoin de tenir compte des contraintes de l’imprimante.
A noter que Bob était préoccupé par la vitesse d’impression dans cet exemple et étant un
utilisateur avancé, il n’a pas hésité à maximiser les paramètres pour avoir l’impression la plus
rapide.
Exemples : 11min 30s (Bob) Tous mes axes sont paramétrés justes et je
suis dans la bonne échelle donc cela va aller
très très vite.
13min 45s (Bob) Du coup ça ça me coûte moins de temps
15min32s (Bob) Par contre l’impression est beaucoup plus
rapide
21min32s (Bob) Je l’ai complètement désactivé ce qui me fait
gagner du coup du temps d’impression
35min20s (Bob) Oui ça vient avec l’expérience au départ je
n’optimisais pas du tout le temps.

Un utilisateur de notre public cible, même s’il passe par les cinq phase de l’activité, hésitera
normalement à intervenir de la sorte sur l’impression, préférant des paramètres par défaut pour
augmenter la réussite de l’impression.

Les cinq phases de l’activité


1. La phase de design
2. La phase de conception sur logiciel CAD (Computer Aided Design)
3. La phase de traitement dans le logiciel CAM (Computer-Aided Manufacturing)
4. La phase d’impression
5. La phase de nettoyage de la pièce imprimée

• Phase de design – 15 min

Bob commence par une phase de design, en mesurant les pièces et dessinant un schéma sur papier
avec les cotes de l’objet à imprimer.
Le but est de bien visualiser les différentes pièces constituant l’objet et d’avoir les cotations à
portée de main pour la phase suivante.

• Phase de conception sur logiciel CAD – 15 min

Après la première phase, l’utilisateur muni de son plan papier, dessine les pièces sur un logiciel de
CAD. Dans le cas présent, les pièces en 2D sont « assez simples » et son choix se porte sur
Onshape, un logiciel CAD en ligne.
2min25s (Bob) : Pour ce genre de pièces on a beaucoup de paramètres de cotes j’utilise des
logiciels vraiment fait pour…en l’occurrence j’ai utilisé Onshape.

L’utilisateur modélise l’ensemble des pièces sur un seul sketch. L’objet étant trop grand pour son
plateau d’impression, il ne peut imprimer l’objet d’un seul tenant. Il est obligé de conceptualiser
un assemblage de pièces.
6min33s (Bob) : L’élément le plus crucial c’était j’ai un plateau de 20cm d’impression et j’ai
besoin d’un truc qui fait 25 donc c’est une obligation d’avoir la découpe en plusieurs pièces.
A noter que le fractionnement en plusieurs pièces peut aussi être une stratégie pour réduire les
risques d’impression (ce qui n’était pas le cas ici). En effet, si une erreur survient, il suffit dès lors
de remplacer la pièce défectueuse au lieu de réimprimer tout l’objet.
5min25s (Bob) : Alors si on est débutant et qu’on craint un peu qu’on ne connaît pas bien sa
machine qu’on a déjà eu une mauvaise expérience sur des échec d’impression oui ça compte.
Enfin, il peut être nécessaire de prévoir des accroches d’impressions en fonction de la forme de la
pièce. Ces morceaux supplémentaires imprimés sont éliminés une fois l’impression terminée,
mais ils permettent d’augmenter la stabilité de la pièce durant l’impression. Dans notre cas, les
pièces ne nécessitaient pas de support d’impression.

• Phase de traitement dans le logiciel CAM

Muni de son fichier contenant les pièces modéliser, l’utilisateur le transfert dans un logiciel CAM
qui se charge de « slicer » l’objet. Cette opération permet à l’imprimante de savoir par la suite
quel trajet la buse doit effectuer. Dans le logiciel, il peut encore effectuer des manipulations sur
les pièces tel que des rotations pour modifier les axes ou des changements d’échelle. Cette étape
est facultative si les paramétrages ont été correctement effectués en phase 2 avec le logiciel de
CAD, mais elle peut se révéler nécessaire si l’on souhaite modifier les plans d’un autre utilisateur.
11min25s (Bob) : Comme toutes mes cotes sont justes je sais que je n’ai pas besoin de retoucher
quoique ce soit…tous mes axes sont paramétrés juste et je suis dans la bonne échelle donc cela va
aller très très vite.
C’est aussi dans cette phase que l’on définit la taille de la buse et la vitesse d’impression.
14min20s (Bob) : je mets la vitesse au maximum que je considère tolérable sur ce type de
machine elle pourrait aller plus vite mais après il y a trop de risque que le rendu soit trop
dégradé.
On définit également le remplissage de la pièce en fonction de la solidité désirée, de la taille des
surfaces planes de la coque et de la taille de la buse.
De grandes surfaces planes nécessitent plus de remplissage pour réduire les risques
d’affaissement, de même si la buse est large, lors de l’impression, le filament chaud est plus épais
et peut s’affaisser sans pont de soutient.
17min14s (Bob) : L’impression directement sans support dessous ferait que ça s’effondrerait et
mon rendu supérieur serait très moche.
Généralement, Bob et Karl choisissent généralement des remplissages entre 10% et 30%, 20%
état le plus courant.
Enfin, on entre les paramètres de vitesse d’impression et de rétractation.
La vitesse d’impression définit la finesse de l’objet final et le paramètre de rétractation réduit les
risque de coulure en bordure de l’objet lorsque la buse change de direction. Un paramètre élevé de
rétractation réduit l’ébarbage de la pièce au détriment du temps d’impression. En outre, la
rétractation du filament crée des tensions internes qui peuvent amener à la rupture du filament. Si
l’imprimante n’a pas de détecteur d’interruption de filament, d’une part la pièce est fichue, d’autre
part l’imprimante tente de continuer l’impression entrainant une surchauffe de la buse.
20min54 (Bob) : Le désavantage c’est qu’il y a un risque plus ou moins élevé selon le nombre de
rétractations par longueur de filament…qui fait qu’il y a un risque que le filament casse en fait et
donc un risque d’échec d’impression.

• Phase d’impression – 4 heures

Le fichier du logiciel CAM est chargé sur une carte SD puis installé dans l’imprimante qui est
mise en marche.
L’impression ne nécessite pas la présence continue de l’opérateur. Elle est toutefois requise en cas
de changement de bobines de filaments, de même si la machine n’est pas dotée d’un détecteur
d’interruption de filament. En effet, sans détecteur, l’imprimante continue sa tentative
d’impression et ce qui peut parfois provoquer la surchauffe de la buse voir son enflammement.
27min29s (Bob) : Le risque principal c’est que le filament casse pendant l’impression et cette
imprimante n’a pas de détecteur d’interruption de filament.
Malgré tout, dû au temps d’impression élevé, les pièces sont souvent imprimées durant la nuit.
Les autres risques encourus durant l’impression sont un mauvais paramétrage durant la phase
précédente générant des conflits et des erreurs au niveau de la machine, par exemple une vitesse
d’impression en dehors de capacités de l’imprimante, une pièce au dimension trop grande par
rapport à la taille du plateau d’impression, etc.
Au mieux, la pièce produite est imparfaite, au pire l’imprimante est endommagée.

• Phase de nettoyage de la pièce – 15 min

En fonction des paramètres d’impression, une fois la pièce produite, une procédure de nettoyage
est nécessaire. Il faut enlever les éventuels supports d’accroche, ébarber les coulures, poncer la
pièce pour réduire les irrégularités. Plus la vitesse d’impression est optimisée plus l’opération de
nettoyage nécessite de temps.
Pour l’objet réalisé, le nettoyage de la pièce à consister à ôter quelques coulures et limer quelques
endroits pour lisser la surface.

Motivation

Etant donné la courbe d’apprentissage élevée et dépendante du nombre de produits imprimés, il


est important de déterminé la motivation des utilisateurs. Un utilisateur peu motivé aura une
production faible et sera, dû à son manque d’expérience, peu enclin à paramétrer l’imprimante par
lui-même.
Dans les deux cas interviewé, on retrouve une motivation utilitariste de l’impression. Plutôt que
d’acheter un objet et s’adapter à son utilisation, tous deux préfèrent modéliser un objet répondant
exactement à leur besoin et l’imprimer.
En revanche, leurs motivations initiales à tester l’impression 3D divergent et c’est ce qui
expliquent aussi en partie la différence d’expérience.
Karl a été attiré par l’impression 3D, en la considérant comme outil favorisant la pensée
computationnelle. L’impression 3D n’était pas une fin en soi mais un moyen d’agir sur la
cognition (voir la génèse instrumentale de Rabardel). Ses premières impressions ne lui ont servi
que d’outil d’apprentissage pour maîtriser la machine. Et il ne s’en sert désormais
qu’occasionnellement lorsqu’il rencontre une pièce défectueuse.
Bob est quant à lui un passionné d’impression 3D depuis quatre ans. Cette passion se ressentait
particulièrement dans son langage corporel lorsqu’il se mettait à parler de ses réalisations 3D, son
regard s’illuminait, sa gestuelle devenait plus expressive (un entretien filmé aurait donné plus
d’informations qu’un enregistrement audio). La motivation initiale qui l’a poussé à s’intéresser à
l’impression 3D est due à un centre d’intérêt antérieur, celui de la modélisation. Trouvant les prix
excessifs dans le domaine de la modélisation, il s’est décidé dans un premier temps d’augmenter
sa collection par l’impression 3D en se procurant des plans, soit en libre-service, soit par la vente.
Avec l’expérience, il en est venu, dans un second temps, à concevoir lui-même ses pièces avant de
les imprimer. De nos jours, il utilise toujours l’impression pour le modélisme, mais aussi pour
l’impression d’objets courants : espace de rangement, jouets pour son fils, pièces de rechange, etc.

Les risques d’incidents dans l’impression

Suite à l’analyse de l’activité, on constate qu’il peut survenir plusieurs incidents durant les
différentes phases.
• • Taille de l’objet : un objet trop grand, doit être subdivisé en plusieurs pièces pour
contenir sur le plateau d’impression. Dans le pire des cas, l’imprimante va tenter d’aller au-delà
des limites de sa zone d’impression, ce qui entraîne la surchauffe du moteur et l’endommagement
de la machine.
• • Forme de l’objet : En fonction de sa forme, une grille d’accroche doit être prévu pour la
stabilité de l’objet lors de son impression. Une impression plus lente et plus fine sur les premières
couches assurent aussi une meilleure accroche de l’objet imprimé.

• • Vitesse d’impression : Une vitesse lente augmente la précision et assure un objet plus fin.
En revanche, elle accroît les risques d’échec d’impression par rupture de filament.

35min47s (Bob) : Quand on fait une impression de 24 heures et que le filament casse à 90%
(d’impression) ben on est un peu déçu//on va dire ça (regard dégoûté).

• • Durée de l’impression : Une impression de longue durée peut entraîner la surchauffe de


l’appareil particulièrement pour les modèles bas de gamme.

• • Couleur des bobines : L’interviewé opte dans 90% des cas pour des bobines PLA naturel
sans colorant, cela lui évite le nettoyage de la buse qui peut survenir lors d’un changement de
couleur dans les bobines.

• • Paramètre de rétractation : Un paramétrage élevé réduit les risques de coulure mais


augmente les risques de rupture du filament, entrainant l’échec de l’impression.

• • Dilatation thermique : Le filament est chaud lors de l’impression ce qui entraîne des
déformations de l’objet lors de son refroidissement et donc des tensions internes. Les bobines de
PLA ont en faible coefficient de dilatation, ce qui réduit les déformations. Une vitesse
d’impression très lente laisse aussi du temps au filament pour se refroidir et réduit les tensions
internes.

• • Remplissage : Sans un remplissage adéquat, la structure de la pièce sera fragile, en outre


les surfaces planes horizontales pourraient subir des affaissements. L’utilisation d’une buse plus
petite, laisse du temps au surface plane de refroidir légèrement plus vite et donc de se solidifier
plus vite. Il en découle que le risque d’affaissement est réduit, en revanche le temps d’impression
augmente.

Au final, on constate que le paramétrage de l’imprimante est complexe et délicat, plusieurs


variables entrant en jeu et s’influençant réciproquement. C’est par un apprentissage de type essai-
erreur que les deux utilisateurs ont obtenu, au fil du temps, des paramètres types en fonction de
l’objet qu’il souhaite imprimer. Toutefois, il est toujours possible de laisser les paramètres par
défaut, réduisant les risques d’échec d’impression, au détriment de la vitesse d’impression.
47min30s (Bob) : Exact donc là du coup j’ai mes autres paramétrages de réglage là aussi que
j’obtiens en tâtonnant les premières pièces n’étaient pas parfaites on teste un petit peu en
regardant la vitesse d’impression, les épaisseurs de couches le remplissage qu’il faut etc
Mais cet exercice de paramétrage, de pouvoir bidouiller la machine, semble faire partie du jeu et
contribue, pour Bob, au plaisir de réaliser l’objet.
Analyse de la concurrence

1.Introduction et objectif du site web analysé

Le projet consiste en la création d’un site mettant en avant la technologie de l’impression 3D,
les méthodologies employées, leurs avantages et contraintes. Le site aura pour vocation en
particulier, de faciliter l’apprentissage et la réalisation d’objets par méthode additive, au
moyen de la technologie par dépôt de filaments.

Les informations mettant en avant les procédés de fabrication additive et soustractive


(correspondant à la première partie du site) peuvent aisément se trouver dans la
documentation sur internet ou dans des ouvrages, comme indiqué par le commanditaire.

La différenciation dans les sites tient dans le traitement de l’activité. En effet, pour faciliter
l’apprentissage, il est nécessaire d’expliciter exhaustivement les différentes étapes du
processus de production d’une pièce, les contraintes liées au matériel et les erreurs pouvant
survenir.

On peut dénombrer plusieurs sites professionnels contenant des guides pour débutants sur
l’impression 3D. Ce sont toutefois des sites tenus par des entreprises qui soit commercialisent
des imprimantes 3D, soit proposent leur service pour la phase d’impression. Dès lors, il
apparaît une différence entre l’activité prescrite par ses entreprises sur leur site et l’activité
réelle de l’utilisateur. Les contraintes techniques des appareils sont négligées et les erreurs
pouvant survenir durant le processus de fabrication inexistante. On se retrouve donc avec une
version idéalisée de l’activité vantant les mérites de l’impression 3D, à titre d’exemple, voici
le lien du site de makershop.fr : https://www.makershop.fr/content/42-guide-impression-3d

L’analyse de la concurrence a donc porté sur blog de Thibaud Frichet. Celui-ci se décrivant
comme entrepreneur numérique et blogueur technophile: https://blog.tfrichet.fr/debuter-avec-
limpression-3d-mon-retour-dexperience-avec-une-prusa-i3/

Le site est bien référencé sur google et décrit une activité réelle ainsi que diverses solutions et
astuces pour arriver à produire une impression.

Toutefois, à la différence du site prévu, le blog s’intéresse uniquement à une imprimante la Weasy 3
(une variante de la Prusa i3) et son retour d’expérience sur cette machine.

Notre site veut promouvoir quant à lui l’apprentissage de l’impression par dépôt de filament d’une
manière générique.

3. Public cible

Le blog s’adresse aux technophiles, en particulier des personnes débutantes désireuses


d’acquérir une Prusa ou une de ces variantes.

4. Contenu et organisation

L’organisation de la page est assez sommaire. On peut décomposer la page en trois zones.
• La première, l’en-tête comprend le titre du site et une barre de navigation

Figure 1 Zone d'en-tête (1) avec la barre de navigation (2)

La barre de navigation redirige vers des pages thématiques contenant plusieurs articles.

• La seconde zone représente la zone centrale, il s’agit de la zone la plus regardée et utilisée
par les visiteurs.
Elle se décompose en deux colonnes. Celle de droite comprend la présentation de l’auteur et
le fil twitter avec les commentaires récents.
La colonne de gauche comprend l’article puis en bas une zone de lien avec des articles du
blog connexe et enfin un espace commentaire.

Figure 2 Zone centrale : Présentation (1), Fil twitter (2), zone article (3)

L’article est subdivisé en plusieurs chapitres. Des liens en haut de la page de l’article permettent
d’aller directement au chapitre souhaité, sinon il faut faire défiler la page. Plusieurs images
agrémentent le retour d’expérience du blogueur.

Le sommaire de l’article comprend cinq chapitres principaux : réglages de l’imprimante, avant


impression, pendant impression, après impression et le mot de la fin. Ces chapitres sont eux-mêmes
subdivisés en sous-chapitres.
En regardant en détail, les points traités, on retrouve les points similaires obtenus lors des entretiens
de l’analyse de l’activité. Une phase de conception sur CAD, une phase de paramétrage, une phase
d’impression et une phase de nettoyage de la pièce imprimée.

De même les préoccupations du blogueur lors de la phase de paramétrage font écho aux problèmes
soulevés lors des entretiens (l’adhésion à la plaque, les support, le diamètre de la buse,…).

• La dernière zone, le bas de page, correspondant à la zone la moins utilisée par les
internautes, contient un menu, semblable à la barre de navigation de l’en-tête et la licence
creative commons.

Figure 3 Bas de page avec le menu (1) et la licence (2)

Au final, la présentation est sommaire et pas très ergonomique. Toutefois, elle remplit son
rôle, même si elle comprend peu de fonctionnalités :

• Une zone de lien en haut dans l’en-tête et une deuxième identique en bas de page.
• Une zone de commentaire, sur la droite en haut, complétée par une deuxième zone en
bas de l’article.
• Et une zone dévolue à la lecture des articles sur la gauche. La navigation de l’article
reste fastidieuse et l’ergonomie du site semble plus appropriée pour des articles courts.

5. Problèmes et bonnes idées

Dans les bonnes idées, on peut noter le contenu de l’article, raison pour laquelle le site a été
retenu pour une analyse de la concurrence. Le blogueur part de son activité réelle
d’impression pour décrire et analyser pas à pas, dans l’ordre chronologique, le processus
d’impression. Au fil de l’activité, il propose diverses solutions notamment lors de la phase de
paramétrages.

Autre point favorable, l’auteur propose aussi en lien aussi plusieurs sites de logiciel libre de
CAD ou CAM qui sont des ressources utiles pour notre site.
Le point faible principal est l’organisation du contenu. Il n’y a pas de représentation
synthétique des différentes étapes de l’activité ni de hiérarchisations efficaces des diverses
problématiques.

Figure 4 A gauche l'article du blog. A droite un guide du débutant d'une entreprise d'impression

L’image ci-dessus compare l’article déroulant du blog à gauche et la subdivision en étape du


guide d’impression sur makershop.fr.

L’organisation du manuel sur makershop permet d’obtenir une meilleure représentation


mentale des différentes étapes du processus d’impression, en ayant une vue d’ensemble
synthétique. Le blog est quant à lui, plus exhaustif mais l’organisation hiérarchique est
lacunaire et la navigation moins agréable.

Un des défis du site sera de combiner l’organisation du contenu à la manière d’un site tel que
makershop.fr et d’ajouter du contenu favorisant l’apprentissage tel que celui du blog.

Une possibilité serait ainsi de donner une vue d’ensemble de l’activité et de rediriger chaque
étape vers une page différente pour développer le contenu.

Un tableau de synthèse des difficultés et des erreurs machines semble aussi pertinent pour le
processus d’apprentissage, même s’il est absent dans les sites observés.
Enfin, bien qu’absentes des sites analysés, notre site, selon les recommandations du
commanditaire, comprendra en outre une partie informative sur les processus de fabrication
additive et soustractive ainsi qu’une vitrine des productions. A priori ces parties seront
clairement séparées de l’activité de l’impression 3D et de ses étapes.

On pourra donc constater qu’en l’état actuel, il n’existe pas de site francophone correspondant
aux besoins du commanditaire, mais plutôt un panel de site ayant chacun une composante
utile pour le site souhaité. Le challenge consistera a proposé une catégorisation et une
hiérarchisation adéquate des processus et d’ajouter un contenu détaillé sur chaque processus
sans provoquer de surcharge. Les analyses de l’activité donnent déjà un aperçu de
catégorisation pertinente des processus mis en jeu lors d’une impression 3D.
Impression 3D-Synthèse des tris de cartes

Méthodologie

La méthode utilisée a été celle du tri de carte ouverte, l’utilisateur étant libre dans ses
regroupements. Pour faciliter la manipulation et la réorganisation des cartes, le paquet était
physique et comprenait 33 cartes différentes (cf annexes). Les résultats obtenus par les
utilisatrices ont été ensuite transféré sur https://www.usabilitest.com/ (version gratuite d’essai)
pour permettre une analyse par matrice de similarité (distance matrix).

L’analyse du persona montrait que les utilisateurs futurs du site seraient plutôt technophiles,
curieux et inventifs ou bricoleurs. En outre, selon la demande du commanditaire, le site devra
s’adresser à des personnes désireuses de découvrir l’impression 3D. Les deux personnes
désignées pour le tri des cartes ont été sélectionnée en adéquation avec un tel profil.

La première personne est Sophie 40 ans (prénom fictif) est mère au foyer et ancienne éducatrice
spéciale. Elle aime bien créer des jeux de plateau et cela fait quelques mois qu’elle pense
acquérir une imprimante 3D, pour pouvoir imprimer des prototypes de pièce. Elle a déjà lu
quelques blogs sur le sujet et vu des vidéos de démonstration de modèle. Elle n’a jamais
imprimé d’objet mais une de ses connaissances dispose d’une telle imprimante et lui a fait une
démonstration.

La seconde personne est Michelle (prénom fictif), 39 ans, entrepreneuse. Elle a déjà effectué
des modèles avec des logiciels de CAD dont elle a commandé l’impression en Chine. Plutôt
que de payer des intermédiaires et attendre quelques semaines à chaque fois pour l’arrivage,
elle songe à acquérir une imprimante 3D pour imprimer elle-même ses modèles. Elle n’a jamais
effectué d’impression mais en a déjà vu en action dans des foires.

A chaque fois, les participantes ont été informées du but du tri des cartes, la création d’un site
sur l’impression 3D. Il leur a été annoncé que le but était de déterminer leur représentation sous
forme de catégories du futur site et que par conséquent il n’existait pas de méthode correcte ou
incorrecte de tri et qu’il n’y aurait pas de jugement de la part de l’observateur. Des cartes vierges
supplémentaires ont été mises à leur disposition si elles souhaitaient mettre une même carte
dans différents ensembles. Il leur a été aussi indiqué qu’elles pouvaient constituer des sous-
ensembles dans les ensembles, mais que chaque sous-ensemble devait comprendre au minimum
deux cartes. Enfin, chaque carte a été passée en revue et les divers termes techniques explicités
pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté.

Il leur a été signalé qu’elle pouvait à tout instant poser des questions concernant des problèmes
de compréhension d’une carte mais pas sur la manière de la classer.

Enfin dans un second temps, lorsque leur catégorisation était effectuée, des post-it ont été mis
à leur disposition pour qu’elles puissent nommer chacun des ensembles et sous-ensembles.
Résultats

Dans les deux cas, le tri a été effectué rapidement, les cartes ont été rapidement regroupées en
quelques grands ensembles. Plusieurs de ces ensembles ont été, dans un second temps,
décomposés en sous-ensemble. A chaque fois, les cartes qui ont posées quelques problèmes et
classées en dernier ont été les cartes n° 4, 5 6 et 12 portant sur la partie théorique de l’impression
3D et utilisant les termes de stéréolithographie ou FDM. Ces cartes ont nécessité une nouvelle
explication de ma part sur leur signification et dans les deux cas ont été immédiatement classé,
par la suite, dans le même ensemble nommé respectivement : type d’impression méthode ou
méthode d’impression.
Aucune des utilisatrices n’a trouvé nécessaire de dupliquer une carte pour la répartir dans deux
ensembles.

Sophie :

Sophie n’a pas rencontré de difficultés majeures dans son tri, elle avait dans un premier temps
constitué un ensemble contenant près du tiers du paquet de carte concernant ce qu’elle
dénommera plus tard « phase d’impression ». Elle morcellera par la suite ce groupe en un
ensemble principale et trois sous-ensembles. De même les logiciels de CAD et de slicers
avaient tout d’abord été regroupés, puis par la suite séparé en deux ensemble distincts.
Le résultat final a été un tri avec 10 ensembles dont trois sont inclus dans un plus grand
ensemble. Voici la liste des noms des groupes respectifs avec les numéros de cartes associés
(les cartes sont en annexes).
Nom de l’ensemble N° cartes
Bobines {15,24,25,26}
Phase de remplissage {13,14,21}
Logiciel d’impression {19,32,33}
Phase de modélisation et programmes {1,7,8,9,10,17,18}
Type d’imprimante 3D {22,23}
Type d’impression méthode {4,5,6,12}
Phase d’impression {11,16,27} + les 3 sous-groupes ci-dessous
Morcellement du modèle (sous-groupe) {2,3}
Durée impression (sous-groupe) {20,28,29}
Finitions après impression (sous-groupe) {30,31}

Une fois l’exercice terminé, il a été demander à Sophie si l’ensemble « phase de remplissage »
était à part ou était un sous-groupe de phase d’impression. En effet, les deux ensembles avaient
été un moment contigu avant d’être déplacé pour la photo et il a été jugé préférable de vérifier
qu’il ne s’agissait pas d’une erreur de manipulation. Sophie a confirmé qu’il ne s’agissait pas
d’un sous-ensemble.
De plus, le groupe phase de modélisation représente le groupe des logiciels de CAD, or les
cartes 17,18 y ont été incluses au lieu d’être placée dans le groupe logiciel d’impression qui
représentait les logiciels de type slicers. Il est possible que ce soit dû à une confusion des termes
de la part de l’utilisatrice.
Une photo du tri de cartes de Sophie se trouve en annexe.

Michelle

Michelle a regroupé dans un premier temps tous les logiciels indiqués sur les cartes avant de
les subdivisés en deux sous-ensembles. De même le groupe « matériaux » dans un premier
temps indépendant a été placé par la suite en tant que sous-catégorie de « modèle d’impression »
Le tri final comporte sept ensembles et sous-ensembles, listé ci-dessous.
Nom de l’ensemble N° cartes
Logiciel sous-groupe Modélisation {1,7,8,9,10}
Logiciel sous-groupe conversion-test {17,18,19,32,33}
Impression : détail technique programmable {13,14,20,21,28,29}
Méthode d’impression {4,5,6,12}
Matériaux (sous-groupe de méthode {15,24,25,26}
d’impression)
Impression : détails pratiques {2,3,11,16,22,23,27}
Finitions {30,31}

Analyse

En observant la matrice de similarité (cf fichier xls en annexe), on peut aisément constater que
plusieurs groupes ont des similitudes. En effet, cette matrice triangulaire comprend trois valeurs
possibles {0 ;1 ;2} qui représente une mesure de distance. A 0, les cartes ont été regroupé dans
un même ensemble par les deux interlocutrices. A 1, une seule interlocutrice a regroupé les
cartes dans le même ensemble et enfin à 2, les cartes ne sont pas similaires et n’ont pas été
regroupées dans un ensemble.
On remarque donc des similitudes dans les groupes « bobines » ou « matériaux » (cartes
{15,24,25,26}), celui de « Finitions après impression » ou « finitions » (cartes {30,31}),
« méthodes d’impression » ou « type d’impression méthode » (cartes {4,5,6,12}). Les
regroupements des cartes désignant logiciels de CAD {1,7,8,9,10,17,18} chez Sophie et
{1,7,8,9,10} chez Michelle sont très semblables de même pour les cartes de la catégorie de
slicers {19,32,33} et {17,18,19,32,33}.
Les divergences apparaissent dans les catégories dénommées par Michelle « Impression : détail
technique » et « impression : détails pratiques ». Sophie a préféré créer plusieurs petits
ensembles représentant des étapes de l’impression (Phase de remplissage, Phase d’impression,
Morcellement du modèle, Durée impression, Finitions après impression) plus une catégorie
pour les imprimantes « Type d’imprimante 3D ».
On peut donc considérer que les utilisateurs futurs auront des représentations cognitives de
l’activité proche de celle suggérée ci-dessous :
• Une catégorie sur la théorie de l’impression 3D et des différentes méthodes existantes.
• Une catégorie technique décomposée en deux sous-catégories, types d’imprimante et
types de bobine.
• Une catégorie « utilisation logiciel » subdivisée en deux sous-catégories logiciel de
CAD et logiciels d’impression (slicers).
• Une catégorie « étape d’impression » décomposée en plusieurs phase sur les
paramétrage possibles (remplissage, supports, taille buse, etc) qui correspondrait à
l’ensemble « phase d’impression » et ses sous-ensembles de Sophie. A chacune de ses
phases serait associé une sous-section conseil ou astuce (qui correspondrait
partiellement à l’ensemble « impression: détails pratiques » de Michelle).
• Les sous-catégories de conseils, ci-dessus, pourraient être unie en une seule
catégorie « trucs et astuces » à un endroit du site pour synthétiser l’information.

Architecture du site

Même si cela n’a pas fait partie du tri des cartes, le site comprendra les pages suivantes dû à la
requête du commanditaire : Une section d’accueil expliquant le but du site, une section forum
pour permettre aux élèves de poser des questions, une section galerie pour que les élèves
puissent exposer leurs chefs-d’œuvre.
En sus, suite à l’analyse des cartes, il apparaît pertinent d’ajouter les sections suivantes :
Une section théorie présentant la différence entre la méthode additive et soustractive.
Elle comprendra aussi les sous-sections sur différents types d’impression additive : fdm,
sla,…
Une section technique comprenant deux sous-sections :
Section imprimantes avec les sous-sections pour les différents type d’imprimante et
leurs caractéristiques (cartésienne, delta,…).
Section bobines avec les sous-sections pour les différents types de bobines (Pla,…) et
leurs caractéristiques.
Une section guide d’impression pour indiquer les étapes d’impression avec plusieurs sous-
sections.
Une sous-section modélisation CAD expliquant le but de la CAD et comprenant des
sous-sections sur les logiciels disponibles ainsi que sur les communautés proposant déjà des
modèles.
Une sous-section logiciels d’impression expliquant le but du slicers et comprenant
plusieurs sous-sections, une pour les différents logiciels et plusieurs pour les divers
paramètres (le taux de remplissage, la vitesse d’impression, les supports,…).
Une sous-section sur l’impression par l’imprimante 3D expliquant l’écran de contrôle,
la vitesse d’impression,…
Une sous-section finition pour expliquer les traitements post-impressions possibles sur
l’objet pour le lisser.
Une section Trucs et astuces pour expliquer différentes astuces afin d’améliorer la rapidité
d’impression, la solidité, le taux de réussite de l’impression,…
Une section risques d’incidents recensant les problèmes pouvant survenir et comment les
éviter.
A noter que la section risque d’incidents ne faisait pas partie du tri des cartes puisque celui-ci
concernait des personnes débutantes n’ayant pas effectué d’impression. Or, les risques ont été
découvert suite au premier entretien d’une personne experte dans l’impression 3D et plus à
même de recenser les mauvaises expériences rencontrées.
3. Partie autoscopique

Les difficultés rencontrées se sont situées au niveau de l’utilisation du logiciel de tri de carte.
Les versions d’essai des différents logiciels suggérés comprenaient tous des limitations plus ou
moins importantes : nombre de cartes, impossibilité de créer des sous-groupes, …

UsabiliTest ne permet ainsi pas de créer des sous-groupes, de plus le dendogramme n’était pas
lisible, ni téléchargeable. Heureusement, j’ai plus de faciliter à « lire » une matrice, raison pour
laquelle mon choix s’est porté sur l’analyse de la matrice de similarité.

Le déroulement du tri des cartes s’est très bien passé avec les deux interlocutrices, le tri dans
les deux cas a été effectué beaucoup plus rapidement que je ne l’avais escompté (moins de 30
minutes) et il n’y a pas eu de cartes problématiques qui se retrouvent seules lors des
regroupements.

Je suis un peu déçu par le fait que les résultats des regroupements aient été très similaires.
J’émets les hypothèses que cela est dû soit au fait qu’il n’y avait que deux participantes et
qu’une plus grande diversité serait apparue ave un échantillon plus grand, les cartes présentées
étaient très facilement classifiables et ne suscitaient pas beaucoup de réflexion.

Annexes

Cartes :

Numéro Descriptif
1 Blockscad permet la modélisation d'objet en 3D par la combinaison de formes
géométriques.

2 Dû aux dimensions de l'imprimante, le modèle doit parfois être décomposé en


plusieurs pièces à emboîter

3 L'impression d'un objet en plusieurs petites pièces est une stratégie pour
réduire les risques.

4 Il s'agit d'une méthode de fabrication additive par opposition à la fabrication


soustractive.

5 Le FDM (fused deposition modeling) est un procédé consistant à faire fondre un


filament de thermoplastique et le déposer couche par couche.

6 Le procédé de stéréolithographie (SLA) utilise une résine en poudre solidifiée


par le passage successif d'un laser, couche après couche.

7 BlockSCAD utilise un langage simple de programmation pour modéliser un


objet à imprimer.

8 OpenSCAD est un logiciel libre de CAD.


9 Il est possible de trouver des objets pré-modélisés sur Thingiverse.

10 TinkerCAD est un site communautaire proposant de nombreux modèles


téléchargeable.

11 La taille du plateau d'impression est à prendre en compte pour ne pas aboutir à


des erreurs d'impression.

12 L'impression par FDM (fused deposition modelling) s'effectuant couche par


couche, des supports d'impression sont parfois à ajouter pour éviter une
impression dans le << vide >>.

13 Pour accélérer l'impression, le remplissage de la pièce peut être réduit à 20 %

14 Avec un remplissage entre 10 % et 30 %, la pièce est suffisamment solide.

15 La température de fusion du PLA est de 160 °C à 190°C.

16 Lors d'une impression, chauffer les premières couches permet une meilleure
adhésion de la pièce sur le plateau d'impression.

17 Les logiciels d’impression 3D permettent de convertir un fichier d’un logiciel de


CAD en un format lisible par l’imprimante.

18 Netfabb est un logiciel permettant de vérifier et de rendre une image


vectorielle en format imprimable pour l'imprimante.

19 Simplify3D est un logiciel d'impression 3D qui permet aussi de simuler au


préalable couche par couche le processus d'impression.

20 Plus l'épaisseur des couches d'impression est grande, plus l'impression est
rapide, la finition sera en revanche moins bonne.

21 Avec une fine épaisseur de couche, le rendu est plus lisse.

22 Avec une imprimante 3D cartésienne, la buse se déplace sur le plan XY et le


plateau se déplace selon l'axe Z, pour permettre le dépôt successif des couches.

23 L'extrudeur d'une imprimante delta est fixé sur trois bras qui se déplacent de
haut en bas et permettent de positionner et de changer la direction de
l'extrudeur.

24 Le PLA (Polylactic Acid) a un faible coefficient de dilatation thermique, cela


évite les déformations dues aux contraintes tensorielles lors du
refroidissement.

25 L'ABS (acrylonitrile butadiène styrène) est un polymère thermoplastique.

26 Le PLA (Polylactic Acid) est un matériau non-nocif.


27 L'impression en cours peut être sujette à des erreurs, il est préférable de jeter
de temps un temps un coup d'oeil au processus d'impression.

28 En fonction des paramètres d'impression et de la pièce souhaitée, l'impression


peut être très longue et se dérouler sur plusieurs jours.

29 En ajustant les paramètres (taux de remplissage, taille de la buse,...) il est


possible de réduire drastiquement le temps d'impression au détriment de la
qualité de l'objet imprim?.
30 L'acétone permet de «lisser» l'ABS et d'obtenir une meilleure finition de l'objet.
31 Après l'impression, pour un rendu plus lisse de la pièce, il peut s'avérer
nécessaire d'opérer un ébarbage, voir un ponçage.
32 Les programmes de "slicers" permettent de vérifier tranche par tranche l'objet
modélisé avant l'impression. On peut ainsi ajouter d'éventuels supports
manquants.
33 Grâce aux logiciels "slicers", l'objet 3D modélisé est convertit en un format
indiquant à l'imprimante la vitesse d'impression, la température du filament, le
positionnement de la buse au cours du temps, etc

Tri de cartes Sophie

Tri de carte Michelle