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BRGM

L'INTMMfSt AU SIIVICI Of LA M R U

D.R.I.R.E. D'ALSACE

Dimensionnement de bassins de décantation


d'eaux de lavage de matériaux de gravières

Janvier 1992

M . P . KEIME

R 34362 ALS 4S92

B R G M - A L S A C E (SGAL)
204, rout« d« 5chirm«ck - 67200 Strasbourg, Frone«
Tél.: (33} 68.30.12.62 - Télécopieur : (33} 88.23.79.09
DRIRE ALSACE

Dimensionnement de bassins de décantation d'eaux de lavage


de matériaux de gravières

R 34362 A L S 4 S 9 2 Janvier 1992

RESUME

Qu'ils soient solides ou liquides, les rejets industriels constituent une


nuisance pour notre environnement. Leur réduction est un des efforts à
entreprendre pour améliorer notre cadre de vie. D a n s les industries
extractives, les rejets sont principalement de nature minérale et sont, de ce
fait, moins nocifs que dans d'autres industries.

Les rejets liquides, principalement les eaux de lavage, sont pour le


m o m e n t en grande majorité rejetées dans le milieu naturel avec une
épuration plus ou moins efficace.

Or, cette forme d e pollution par les matières en suspension peut être
facilement limitée par une décantation naturelle.

L'objet de ce rapport est de :

- définir le ou les formes de bassins de décantation les mieux


adaptées en fonction des débits et concentrations afin d'assurer à la
fois une bonne décantation et un curage aisé, sans risque
d'enlisement d'engins,

- définir des analyses de suivi des rejets dans les plans d'eau ou dans
le milieu récepteur.

Les principales recommandations qui suivent sont tirées de documents


bibliographiques. Les exemples de bassins de décantation en Alsace sont
trop peu nombreux pour en tirer des généralités. Nous adapterons cependant
les éléments de conception au contexte alsacien.

Rapport réalisé par M . P . K E I M E , Hydrogéologue

18 pages, 4 figures, 1 annexe, 3 tableaux

BRGM Alsace (SGAL)


204, route de Schirmeck - 67200 STRASBOURG
SOMMAIRE

Pages

1. Caractéristiques d e s ressources e n granulats

et problématique d'extraction 1

1.1 Les gisements 1

1.2 Les extractions 1

1.3 Les conséquences du lavage 1

1.4 Le cadre réglementaire 3


2. Préliminaires à la conception d e s bassins d e
décantation 4

2.1 Caractéristiques des eaux de lavage 4

2.2 Quelles solutions ? 5

2.3 Quelles performances ? 6

3. Conception d e s bassins d e décantation 7

3.1 Principe de la décantation 7

3.2 Dimensionnement 7

3.2.1 C o m m e n t bien poser les problèmes ? 8

3.2.2 Exemples de conception 8

3.2.3 Efficacité des bassins 11

3.3 Forme des décanteurs 13

3.3.1 Forme générale 13

3.3.2' Profils des berges 14

3.3.3 Arrivée d'eau 14

3.3.4 Seuil 15

3.3.5 Aménagement facilitant le curage 15

4. Suivi de la qualité des rejets 16

Bibliographie 18

BRGM ALSACE - R 34362 ALS 4S92


USTÉ D E S FIGURES

Figure 1 Granulométrie d'un profil type dans les alluvions


de la plaine d'Alsace 2

Figure 2 Traitement des matériaux pollués - opérations


réalisées 4
Figure 3 Formes de décanteur 14

Figure 4 Arrivée d'eau 15

ANNEXE

Dimensionnement des bassins de décantation

LISTE D E S T A B L E A U X

Tableau 1 Classification des matériels pour le traitement

par voie humide 5

Tableau 2 Résultats des analyses avant et après rejet 6

Tableau 3 Exemples de dimensionnement 10

BRCM ALSACE - R 34362 ALS 4S92


1. CARACTERISTIQUES D E S R E S S O U R C E S EN GRANULATS
ET P R O B L E M A T I Q U E D ' E X T R A C T I O N

1.1 Les gisements

En Alsace, les ressources en granulats sont très majoritairement


représentées par les alluvions de la Plaine du Rhin. Ce sont des alluvions
silico-calcaires constituées de galets calcaires, cristallins, métamorphiques et
accompagnées d'une matrice fine sablo-argileuse. La puissance du gisement
atteint en moyenne 80 mètres.

La teneur en éléments fins, qui nous préoccupent particulièrement


dans cette étude, est très variable. Selon la profondeur des horizons
exploités, la proportion des matériaux de taille inférieure à 2 m m peut varier
de 10 à 8 0 % .

Le profil de la figure 1 donne un exemple représentatif de la


variabilité verticale des matériaux. O n constate souvent un niveau plus
argileux vers 20 m de profondeur, ainsi qu'une proportion de fines beaucoup
plus grande à partir de 60 m .

L'extension horizontale des alluvions est h o m o g è n e , si ce n'est le


caractère plus grossier en amont de la Plaine (Haut-Rhin).

1.2 Les extractions

Les extractions sont nombreuses et sont maintenant confrontées


aux problèmes d'extension des surfaces exploitées (protection des espaces
en plaine alluviale). Face à la d e m a n d e continue en granulats, la tendance
est d'exploiter plus profondément les gisements. La proportion des fines dans
les graviers aura de ce fait tendance à augmenter. Il y a donc lieu de se
préoccuper du rejet des eaux de lavage dans les milieux aquatiques.

1.3 Les c o n s é q u e n c e s d u lavage

D e façon à fournir des granulats "sains", non "pollués" par des fines,
la grande majorité des exploitations de matériaux alluvionnaires est équipée
d'installation de traitement par voie humide, aussi bien pour permettre le
criblage que pour le lavage proprement dit.

L'utilisation d'eau implique donc :

- des prélèvements d'eaux naturelles (nappe, cours d'eau, plan


d'eau),

- des rejets d'eaux chargées en matières en suspension


majoritairement minérales.

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GRANULOMETRIE D'UN PROFIL TYPE DANS LES ALLUVIONS DE LA PLAINE D'ALSACE

10 20 30 ¿0 50 60 70 80 90 100 %

5.0 - Classes granulométriques

> 32 m m

10.0
o 16 - 32 m m
o o

5-16 mm
15.0 -

2-5 mm

20.0- 0.5 - 2 m m

0.25 - 0.5 m m
/ / / / .
25.0
< 0.25 m m
V/A
30.0 -

35.0

¿0,0

¿5.0 -

50.0 H

55.0

60.0-

65,0-

Profondeur en metres
T 1 1 1 : 1 1 r
100 % 90 80 70 60 50 ¿0 30 20 10 0
E n Alsace, les prélèvements se font le plus souvent en nappe,
tandis que les rejets rejoignent les gravières en eau. Les milieux aquatiques
en plaine d'Alsace sont d'ailleurs très intimement liés les uns aux autres. A u
centre Alsace, le toit de la nappe est peu fluctuant et superficiel (2 à 3 m de
profondeur). La surface du plan d'eau d'une graviere correspond au toit de la
nappe ; les cours d'eau alimentent ou drainent la nappe selon les situations
hydrologiques. Tout ceci implique donc que l'on prête grande attention aux
rejets des eaux de lavage des carrières en Alsace. E n effet, l'apport massif
des fines de décantation, certes naturelles, entraine des dégradations du
milieu naturel :

- accumulation de matières décantées à l'aval du rejet,


- encombrement du lit de larivière(si rejet en rivière),
- perturbation du fond du plan d'eau (végétations aquatiques),
- d o m m a g e s aux développements et à la vie piscicole,
- colmatage de fond et des berges de la graviere, entraînant une
. modification des échanges gravières - nappe.

1.4 Le cadre réglementaire

C o m m e tout rejet provenant d'installations classées, le rejet des


eaux de lavage est soumis à une autorisation préfectorale et doit être
conforme :

- à la réglementation sur les installations classées, la concentration


limite du rejet ne doit pas dépasser 30 mg/l de matières en suspension totale
( M E S T ) suivant la circulaire du 6 juin 1953 relative aux rejets des installations
classées,

- à la directive piscicole européenne qui fixe la valeur guide de


25 mg/l de M E S T en rivière, que ce soit pour les eaux salmonicoles (1ère
catégorie) ou pour les eaux cyprinicoles (2ème catégorie),

- à la d e m a n d e des agences de bassin (Agence de l'Eau Rhin -


Meuse) qui fixe le seuil m a x i m u m de 30 mg/l de M E S T en rivière dans sa
grille d e qualité générale des cours d'eau, pour les qualités excellente et
bonne.

D a n s la majorité des cas, les eaux de lavage sont encore trop


chargées en M E S T lorsqu'elles arrivent dans le milieu naturel. C e
p h é n o m è n e risque d'ailleurs de s'amplifier dans la mesure où les matériaux
extraits seront dans l'avenir plus riches en éléments fins indésirables, du fait
de l'approfondissement des gravières.

Dans le contexte de la plaine d'Alsace, les rejets en cours d'eau


sont rares. C e sont les gravières qui sont les milieux récepteurs. Les
contraintes de rejet en graviere sont moins fortes que celles liées aux rejets
en rivière. Dans ce cas, les gravières peuvent devenir des bassins de
décantation de finition.

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2. PRELIMINAIRES A LA CONCEPTION DES BASSINS DE
DECANTATION

2.1 Caractéristiques des eaux de lavage

Le schéma de la figure 2 précise les trois étapes principales dans la


chaîne de production des granuláis par voie humide.

Eau propre Matériaux + impuretés

FIGURE 2

Ire étape Traitement des matériaux pollués - opérations réalisées


Déboucbage — Brassage

~ W Matériaux
Séparation
grenus
des éléments grenus

2e étape

Matériaux
Separation
Ëgouttage fins
des éléments fins

V
-^_ Boues
Décantation Ëpaississement (rejet)

3e étape TJ

Eau clarifiée

La première étape permet de mettre en suspension les éléments


tins indésirables par apport d'eaux naturelles.

La deuxième étape sépare les matériaux grenus et fins dans le


but d e produire d e s matériaux propres répondant aux spécifications
techniques du bâtiment.

La troisième étape est la décantation des eaux de lavage d e


façon à rendre les eaux rejetées plus claires et à faire décanter les fines
particules.

C'est cette dernière étape qui nous préoccupe dans ce rapport.

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Le tableau n°1 qui suit précise les différents matériels utilisés pour
le traitement par voie humide. Les eaux de lavage sont diversement
chargées. La concentration en M E S T à la sortie des installations varie de 3 à
100 g/l. La granulométrie des particules contenues dans les eaux de lavage
dépend de la nature du gisement et du type de traitement (roues à aube et vis
sans fin : 2 0 u. est le diamètre maximal des particules rejetées tandis qu'il est
de 100 u. pour un hydrocyclone).

T A B L E A U I - Classification des matériels pour le traitement par vole h u m i d e

Première étape Deuxième étape Troisième étape


Séparation des Séparation des
Égouttage Clarification Épaississement
éléments grenus éléments fins
— tubes débourbeurs. crible (fig. 2) • roue à aubes • surtas — bassin de — épaississement
• rotatifs décantation
• vibrants trommel • vis • trémie • naturel
d'Archimède — décanteur è
— a u g e s laveuses vibrantes • roue à aubes ) raclette • artificiel
• hydroséparateur (x2
— patouillets ou • vis ( — décanteur à
«logwasher» • tamisage d'Archimède] lit d e b o u e
statique
— couloir d'attrition • essoreur
• cyclones (fig. 3) vibrant
— m a c h i n e d'attrition
• hydrocyclones • essoreur
— crible laveur (xi) filtrant
• «turbiflux» rotatif
— trommel laveur (x1)
• -lavodune» • table
— vis laveuses (x2) d'égouttage
• classificateurs
— roues laveuses (x2) à courant
de surface
x1 : appareils se retrouvant en 2 * étape pour l'opièration Séparation (des éléments grerlus)
x 2 : appareils se retrouvant en 2 * étape pour l'opi¿ration Séparation (des éléments fins

La nature des matériaux et le type d'exploitation conditionnent donc


la charge et la granulométrie des particules contenues dans les eaux de
lavage.

2.2 Quelles solutions ?

Pour réduire efficacement les M E S T des rejets des eaux de lavage


de carrière en milieu naturel, diverses alternatives peuvent être comparées
pour chacun des cas se posant :

- la décantation naturelle par gravité dans un bassin de décantation


est une des solutions les plus simples. Le bassin peut être spécialement
conçu à cet effet et creusé dans les alluvions ; il peut également être
individualisé dans d'anciennes zones d'extraction, voisines des gravières en
eau,

- dans certains cas, des tests de décantation montreront que


l'utilisation de floculant est nécessaire pour permettre un bon abattement des
M E S T . Cet aspect n'est pas particulièrement traité ici. Les principes restent
identiques, mais les calculs sont différents,

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- dans d'autres cas, il est possible de concevoir des bassins (type
bassins d'infiltration) mis hors d'eau (au-dessus du niveau de la nappe) qui
recevront les eaux de lavage, et restitueront progressivement l'eau
excédentaire à la nappe par le biais du processus d'infiltration. Pour éviter le
colmatage d e s berges, un curage régulier est nécessaire. Le
dimensionnement est à calculer précisément en fonction du débit et de la
perméabilité du sous-sol. U n e valorisation des boues ou un stockage pour
utilisation ultérieure sont à prévoir.

Dans tous les cas, les solutions à retenir dépendent du contexte


local, des opportunités, des perspectives de réaménagement et de la place
disponible. Si les rejets se font en cours d'eau, les contraintes d'efficacité de
décantation sont plus fortes qu'en cas de rejet en graviere, et pas conséquent,
il faudra prévoir un procédé performant.

D a n s cette étude, nous nous limiterons à examiner les ouvrages


bassin de décantation naturelle, sans floculant. N o u s n'aborderons pas
d'autres conceptions de décanteurs tels que décanteurs à raclette, à lit de
boues, des ouvrages circulaires utilisant la force centrifuge' ou des décanteurs
lamellaires plus complexes et difficiles à mettre en oeuvre dans une graviere.

2.3 Quelles performances ?

U n e étude m e n é e en 1976 par le laboratoire régional des Ponts et


Chaussées de Clermont-Ferrand et traitant de l'optimisation des méthodes de
lavage et de décantation dans les exploitations de roches massives et de
matériaux alluvionnaires, montre le rôle que peuvent jouer des bassins de
décantation et l'usage de floculants sur 8 installations.

Le tableau n° 2 qui suit précise les résultats ; il apparaît que :

- les ouvrages sous-dimensionnés perdent considérablement de


leur efficacité (n° 8),

- lorsque la teneur en M E S T des eaux brutes est élevée, l'eau


rejetée après décantation sera encore chargée (n° 5),

- l'absence d'entretien des bassins rend l'ouvrage presque


inefficace.
T A B L E A U II - Résultats des analyses avant et après rejet

Utilisation Après installations Surface


Amont Rejet
Carrière de avant bassin bassin
floculant M E S . (mg/l) (m2) Débit
MES pH MES pH (m3/h)
1 - Granite acide 16 7 18 000 310 40 4,3 42
2 - Gneiss basique 2 7,7 10 000 300 220 11 95
3-Quartzite 12 8 2 700 12 623 8,2 15,2
4 - Calcaire •23 8,3 4 700 40 337 8,4 47
5 - Graves siliceuses 3 ' 7,1 85 000 500 658 7.1 20
6 - Graves siliceuses 9,3 7,6 11 420 350 767 7.1 68
neutre (10 000
colmatés)
7 - Graves silico-calcaires 4 8,3 19 000 374 25 7.7 41
8 - Graves calcaires 3 7,9 5 600 48 44 7.8 7.8
(avant dácanteur)
11 (après dácanteur)
neutre

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La conception des bassins est variable selon les installations :

- un seul bassin (n° 3 et n° 8),


- plusieurs bassins en série (n° 1, 2 , 5 , 6 et 7),
- deux bassins en parallèle (n° 4).

D a n s la plupart des cas, il y a de réelles difficultés à respecter les


normes de rejets dans un milieu récepteur naturel.

3. CONCEPTION DES BASSINS DE SEDIMENTATION

3.1 Principe de la décantation

L'état actuel des connaissances oblige à simplifier les phénomènes


de décantation par des raisonnements physiques. Le s c h é m a et les relations
qui suivent sont établis avec les hypothèses suivantes :

- la vitesse du fluide est constante dans le bassin (on fait abstraction


de l'effet du jet entrant dans le bassin) et unidirectionnelle (il y a cependant
des zones de recirculation),

- une particule déposée n'est pas remise en circulation (on fait


abstraction du rôle de la macroturbulence de l'eau chargée),

- la vitesse de chute est constante et prise égale à la vitesse de


sédimentation obtenue en eau stagnante. En fait, la vitesse de chute réelle est
toujours inférieure à la vitesse de sédimentation calculée. Le pouvoir d e
transport du fluide est augmenté par les courants de recirculation et les
macroturbulences. Plus la concentration en particules est élevée, plus la
sédimentation est difficile.

La confrontation de différentes formules ou concepts n'aboutit pas


toujours aux m ê m e s résultats, notamment du fait d e facteurs correctifs
obtenus empiriquement. La plupart des dimensionnements repose sur la loi
de Stokes donnant la vitesse de sédimentation des particules sphériques en
eau stagnante à 10°C.

3.2 Dimensionnement

N o u s proposons ci-après une approche du dimensionnement d e s


bassins de décantation, à partir de différents exemples de la bibliographie.

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3.2.1 C o m m e n t bien poser les problèmes ?

La conception d'un bassin de sédimentation passe par une


bonne connaissance des caractéristiques des eaux de lavage :

- débit m o y e n à la sortie des installations (Q : m 3 / s ) ,


- durée des activités journalières et hebdomadaires,
- concentration moyenne des eaux de lavage en M E S (c : g/l),
- granulomere des fines contenues dans les eaux de lavage,
- vitesse de sédimentation suite à un test de décantation.

Il faut ensuite se fixer une stratégie de décantation :

- bassin de décantation naturelle se déversant dans une


graviere,
- utilisation de floculant et bassin d e décantation avant rejet en
graviere,
- bassin d'infiltration mis hors d'eau,
- curage régulier du bassin et réutilisation pour valorisation ou
stockage sur le site en vue du réaménagement,
- pas de curage, comblement du bassin en vue du réaména-
gement : abandon et recherche d e nouveaux sites de décan-
tation successifs.

Il est ensuite nécessaire d'établir des objectifs clairs quant à la


concentration souhaitée à la sortie des décanteurs et avant rejet au milieu
naturel. Celle-ci dépend de la stratégie retenue et du type d e milieu dans
lequel on rejette les eaux décantées.

D e ce premier objectif, on détermine la taille minimale de la


particule qui devra décanter.

3.2.2 Exemples de conception

Les calculs qui suivent sont donnés à titre d'exemple et


reposent sur les hypothèses suivantes :

- bassin d e sédimentation naturelle sans floculant et se


déversant dans u n e graviere. L a forme classiquement retenue est un
rectangle régulier (L : longueur, I : largeur, h : hauteur),

- largeur du bassin égale à quatre fois sa hauteur (principe


c o m m u n é m e n t admis),

- très faible vitesse horizontale dans le bassin.

Il existe en fait deux approches de dimensionnement. L a


première à partir d e s tests de sédimentation qui donnent la m a s s e ou le
volume décanté en un temps donné. Il suffira alors de connaître le temps d e

BRGM ALSACE - R 34362 ALS 4S92 8


séjour nécessaire pour faire décanter une certaine m a s s e ou un certain
volume de particules permettant d'atteindre les objectifs de rejets.

La deuxième approche se base sur des théories d e la


sédimentation développées par Stokes, Newton, Hazen et Kalbskopf. O n
détermine en fait, en fonction de la température et de la taille de la particule,
la vitesse de la chute de la particule dans l'eau. Connaissant le débit d e
l'installation et la vitesse horizontale dans le bassin, on détermine la hauteur
utile du bassin ; on en déduit la largeur. La longueur est déterminée en
fonction du diamètre d e la particule que l'on veut voir décanter. D e s
coefficients correcteurs obtenus d e façon empirique majorent le
dimensionnement de façon à tenir compte des turbulences et des reprises de
sédiments par l'eau.

Le détail des calculs et les tables de valeurs de base sont


donnés en annexe.

Le tableau n° 3 qui suit donne plusieurs dimensionnements


obtenus en faisant varier différents paramètres d'entrée :

- le débit des installations : 50 m 3 / h , 200 m 3 / h , 400 m 3 / h ,


- le diamètre minimal des particules à décanter : 10 et 20 u m ,
- la vitesse horizontale dans le bassin : 0,1 et 0,05 c m / s .

BRGM ALSACE - R 34362 ALS 4S92 9


Tableau n° 3 : Exemples de dimensionnement
(cf. annexe)

Débit (m3/h) 50 200 400 50

Diamètre (10-6 m ) 20 10 20 10 20 10 5
Vitesse de sédimentation 0,028 0,007 0,028 0,007 0,028 0,007 1,7 10-4
(cm/s)

Vh (cm/s) 0.1 0.05 0,1 0,05 0.1 0,05 0,1 0,05 0.1 0.05 0,1 0,05 0,01

M/Lu. (m) 1,9 2.6 1.9 2,6 3.7 5.3 3,7 5,3 5.3 7,45 5.3 7.4 6
Ï4 Vh

L = Vtixh (m) 7 4.6 27 18.6 13.2 9.4 53,2 37,8 18.8 13,3 75.7 52,8 353
Vs
l(m) 7.6 10.4 7,6 10.4 14,8 21,5 14,8 21,5 21,5 30 21,5 29.6 24
correction de Hazen
h 2 3 2 3 4 5 4 5 5 7 5 7 6
I 8 10 8 10 15 21 15 21 21 30 21 30 24
t/to = 2,2 - > Le 17 10 60 41 29 21 117 83 41 29 166 116 775
270 300 960 1230 1740 2205 7020 8715 4305 6090 17430 24360 111830
Volume (m3)
140 100 480 410 435 441 1755 1743 861 870 3486 3480 18640
Surface (m2)
type de situation
A B C D E F G H I J K L M
3.2.3 Efficacité des bassins

A travers ces exemples, il est possible de montrer l'intérêt de


bien connaître la charge et la granulométrie des eaux de lavage :

soit :

ce = 10 g/1 concentration entrée


es concentration sortie
Q = 50 m 3 / h débit entrée
4>e = 500 kg/h flux massique entrée

les fines sont composées de :

60 % par des particules supérieures à 20 u,


30 % par des particules comprises entre 10 et 20 u,
10 % par des particules inférieures à 10 u.
(dont 10 % des particules inférieures à 5 u.)

Solution A

Q = 50 m 3 / h
d = 20n
Vh = 0,1 m / s

O e = 500 kg/h
O s = 260 kg/h
C e = 10g/I
C s = 5,2 g/l

h = 2m
t _l^4=8m
L=17m

dépôt de 80 % des particules supérieures à 20 |i


240 kg/h
soit : 0,16 m 3 / h entraînant 0,12 c m de dépôt/h ou 5 c m par semaine

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Solution C

Q = 50 m3/h
d = 10|i
V h = 0,1 m / s

<Ds = 140 kg/h


C s = 2,8 g/l

L = 60m

I
dépôt de 80 % des particules supérieures à 10 u,
360 kg/h
soit : 0,24 m 3 / h entraînant 0,05 c m de dépôt/h ou 2 c m par semaine

Autre solution

Q = 50 m 3 / h
d = 10 M-
V h = 0,1 m / s
Objectif = 90 %

<De, C e <Ds = 65 kg/h


C s = 1,3g/I

h = 2m

L = 87m

dépôt de 100 % des particules supérieures à 20 u. (= 300 kg/h)


dépôt de 90 % des particules comprises entre 10 et 20 u. (135 kg/h)
435 kg/h
3
soit : 0,29 m / h entraînant 0,04 c m de dépôt/h ou 1 c m par semaine

BRCM ALSACE • R 34362 ALS 4S92 12


Autre solution cherchant à piéger de plus fines particules

Q = 50 m 3 / h
d = 5u.
Vh = 0,01 m / s
Objectif = 80 %

O e = 500 kg/h O s = 61 kg/h


C e = 10g/I Cs = 1,2 g/l

h = 6m
t 24 m

L = 700 m

dépôt de 80 % des particules comprises entre 5 et 10 u. (= 4 kg/h)


dépôt de 90 % des particules comprises entre 10 et 20 u, (135 kg/h)
dépôt de 100 % des particules supérieures à 20 ji (300 kg/h)
439 kg/h
soit : 0,29 m 3 / h entraînant 0,002 c m de dépôt/h ou 0,08 c m par semaine

Remarque :

Ces exemples montrent l'influence de la longueur sur l'efficacité du


bassin. Les particules très fines (inférieures à 10 u.) sont vraiment très difficiles
à décanter ; m ê m e si on augmente immodérément la longueur, l'efficacité
n'est pas proportionnelle.

3.3 F o r m e d e s décanteurs

3.3.1 Forme générale

Le principe du bassin est d e créer un volume d'eau


homogène, calme avec une vitesse horizontale faible et homogène de façon
à obtenir un dépôt régulier de particules. En effet, si on créé des zones de
dépôts préférentiels, on créé aussi un courant préférentiel (la section diminue
et la vitesse augmente) et on diminue l'efficacité du bassin. Aussi, la forme
rectangle classique et régulière semble finalement bien adaptée, et de plus
elle facilite le curage, du fait de formes régulières. C o m m e le montrent les
schémas suivants, les sinuosités créent des zones de dépôt et le courant n'est
plus laminaire.

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* dépôt h o m o g è n e * zone de dépôt préférentiel
* curage facile * curage moins aisé

Fig. 3 : formes de décanteur

3.3.2 Profils des berges

Les berges doivent être stables vis-à-vis de l'érosion et dans


le cas de curage, facile à racler par une pelle.

Les parois verticales devront être m a ç o n n é e s et réservées à


l'arrivée du bassin.

Les parois inclinées avec une pente de 50 % environ sont


préférables sur le terrain naturel. Elles concilient stabilité et facilités d e
curage.

3.3.3 Arrivée d'eau

Pour limiter les turbulences, la reprise des sédiments, le jet


d'entrée doit être brisé par réduction de la vitesse ou par tranquillisation du
volume d'eau.

Si la paroi d'entrée est inclinée, un couloir m a ç o n n é arrivant


latéralement sur la pente pourra casser le flux et réduire les turbulences
induites.

Si la paroi est verticale et m a ç o n n é e , le jet pourra être envoyé


directement de face au-dessus de la surface. O n pourra créer une fosse plus
profonde à l'arrivée dans le double rôle de tranquilliser le milieu et d e
recueillir les éléments les plus grossiers dès l'entrée dans le bassin.

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jet envoyé de face

figure 4 : arrivée d'eau (vue en coupe)

3.3.4 Seuil

Le "seuil" représente ¡ci le point de séparation entre le bassin


et le milieu récepteur (ou la graviere dans le cas alsacien). Plusieurs
hypothèses peuvent se présenter. En général, le seuil est au-dessus ou au
m ê m e niveau que le niveau supérieur de la graviere.

* soit le seuil est fixe et ne permet pas de vidanger le bassin.


D a n s ce cas, s'il y a volonté de curage, il faudra prévoir une non-utilisation
prolongée (bassin de substitution à concevoir).

* soit il est mobile et il est possible d'atteindre le niveau


supérieur de la graviere. Selon l'état de comblement du bassin, on procédera
directement au curage.

P o m p e r l'eau claire contenue dans ces bassins nous semble


illusoire compte tenu de la perméabilité du sous-sol.

3.3.5 A m é n a g e m e n t facilitant le curage

Si l'option de curage d u bassin est retenue, plusieurs


a m é n a g e m e n t s sont à prévoir :

- concevoir des plateformes d'accès pour la pelle mécanique,


au-dessus des berges ; un terrain bien "portant" peut suffire,

BRGM ALSACE - R 34362 ALS 4S92 15


- limiter la largeur du bassin à deux fois la longueur du bras
de la pelle ou prévoir l'accès du fond du bassin par la pelle,

- prévoir des parois inclinées en terrain naturel, et des parois


maçonnées si elles sont verticales,

- prévoir u n bassin d e substitution o u un pré-bassin d e


décantation, au moins le temps du curage,

- prévoir une destination des boues et envisager une filière de


transport, stockage, égouttage ou épaississement avant valorisation
ultérieure.

E n conclusion, l'optimisation de la décantation passe par :

- le choix d'une option entre curage ou non curage ; dans le cas de


non curage, les volumes d e bassin devront être importants, d e façon à tenir
compte du comblement. Il faut prévoir ensuite des bassins d e substitution ;
cette option s'envisage dans le cas d'une disponibilité de surface et en vue du
réaménagement et comblement des gravières,

- la définition de l'objectif de décantation : la graviere ne nécessite


pas toujours une m ê m e qualité de rejet que le cours d'eau,

- le choix du principe d e bassin d e décantation o u d e bassin


d'infiltration.

4. SUIVI DE LA QUALITE DES REJETS

* U n rejet en cours d'eau, situation rare en Alsace, devra être


soumis à un suivi dont la fréquence et les types d'éléments à analyser seront
définis par la Police des Eaux concenée. A priori, on peut envisager trois
prélèvements : •

- amont du rejet,
- aval du rejet,
- rejet après bassin et avant cours d'eau.

Les matières en suspension (éventuellement la turbidité) et le p H


sont nécessaires. L e s hydrocarbures peuvent être analysés avec u n e
moindre fréquence.

* Lorsque le rejet a lieu en graviere, situation la plus courante en


Alsace, on pourra chercher à mesurer l'efficacité des bassins. Pour ce faire,
on pourra chaque fois exécuter deux prélèvements :

- amont du bassin de décantation (eaux de lavage brutes),


- aval du bassin de décantation (entrée de la graviere).

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O n mesurera le p H et les matières en suspension totale. La
recherche d'hydrocarbures pourra être faite une fois par an, ou plus s'il y a
présomption de pollution.

* Les conditions de prélèvements (localisation, m o m e n t de la


journée) devront être identiques pour tout le suivi.

* Le suivi permet notamment d'ajuster la fréquence de curage (qui


peut être pressentie par les calculs à priori). Lorsque l'efficacité du bassin
baisse et atteint un niveau critique, soit le curage est p r o g r a m m é , soit le
bassin est abandonné et substitué par un autre bassin.

BRGM ALSACE - R 34362 ALS 4S92 17


BIBLIOGRAPHIE UTILISEE

* B O U R A L Y J . C . - 1973 - La clarification des eaux de lavage


chargées de matières minérales - Equipement mécanique -
Carrières et matériaux n° 122.

* C E M A G R E F - 1986 - Maîtreise du ruisselement et de l'érosion en


vignoble de coteaux - Guide à l'usage des aménageurs.

* C O N D O L I O S E . - 1973 - Un nouveau procédé pour la clarification


des eaux industrielles chargées de matières minérales - Industrie
minérale - Janvier 1973 - pages 3 à 15.

* C O N D O L I O S E . - 1978 - La clarification des eaux - le compactage


et le stockage des boues dans les industries extractives et minières -
Industrie minérale - Octobre 1973 pages 77 à 90.

* D E G R E M O N T - 1989 - Memento technique de l'eau 1460 p.

Laboratoire Régional des Ponts et Chaussées de Clermont-Ferrand


- 1979 - Optimisation des méthodes de lavage et décantation dans les
exploitations de roches massives et d e matériaux alluvionnaires -
Polycopié de la taxe parafiscale sur les granulats - Référence 2 . E G . 9 .

* Laboratoire Régional des Ponts et Chaussées de Clermont-Ferrand


- 1986 - Utilisation des boues de lavage dans le réaménagement des
carrières - Taxe parafiscale sur les granulats - Référence 41.EG.98.

* L E C E R F Alain - Travail de fin d'études - Ecole des travaux


publics de l'Etat - 1983 - Les boues de lavage des carrières - Etude
générale et propositions de valorisation.

* M I S H E L L A N Y A . - 1981 - Pollution des rivières par le lavage des


matériaux en carrière - Bulletin de liaison des Laboratoires des Ponts et
Chaussées n° 122, pages 83 à 89.

Service Technique de l'Urbanisme, quelques ouvrages annexes


aux réseaux d'assainissement : déversoirs d'orage, chambres d e
désablement, siphons.

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ANNEXE

DIMENSIONNEMENT DES BASSINS DE DÉCANTATION

A) Calcul de la vitesse de sédimentation Vs d'une particule de


diamètre d, dans un fluide, au calme (Loi de Stokes et de
Newton)

Vs = (pp-ye g d2
18p.

avec : cpp : poids spécifique de la particule : le sable a un poids


spécifique de 2,65 g / c m 3
9e : poids spécifique d e l'eau z 1 g / c m 3 à 10°C
g : accélération terrestre = 9,81 m / s 2
u. : coefficient de viscosité dynamique = 0,0113 (à 10°C)

Les tableaux et les figures suivants donnent :

les variations des paramètres u. et cpe en fonction d e la température


(tableau n° 1)

Tableau n° 1 : Variations de u. et cpe en fonction d e la température

Température u. Viscosité cpe poids spécifique


(°C) dynamique(poises) (g/cm3)

0 0,0179 0,9998
5 0,0153 1
10' 0,0131 0,9997
15 0,0114 0,9992
20 0,0101 0,9983
25 0,0090 0,9971
30 0,0080 0,9958

les vitesses de chute d'une particule de diamètre d (tableau n° 2)

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Tableau n° 2 : Variations de la vitesse de chute en fonction du diamètre
(selon Stokes et Newton)

Diamètre d Vitesse de chute à Vitesse de chute à


(cm) 10°C(cm/s) 20°C(cm/s)
Ûi)

2000 0,2 28,15 29,20


1500 0,15 22,8 23,90
1000 0,1 16,4 17,50
800 0,08 13,4 14,60
600 0,06 9,75 10,95
500 0,05 8,05 9
400 0,04 6,20 7
300 0,03 4,05 5
250 0,025 3,10 3,75
200 0,02 2,27 2,65
180 0,018 1,85 2,17
160 0,016 1,51 1,76
140 0,014 1,20 1,43
120 0,012 1,00 1,10
100 0,01 0,67 0,80
80 0,008 0,44 0,58
60 0,006 0,25 0,32
50 0,005 0,18 0,23
40 0,004 0,00 0,14
20 0,002 0,028 0,036
10 0,001 0,007 0,009

Les valeurs pour les sables fins (< 200 u.) sont issues d e la Loi d e
Stokes tandis que celles des sables grossiers (> 200 u.) sont données par la
Loi d e Newton. Les figures suivantes montrent l'évolution de la vitesse d e
chute en fonction du diamètre de la particule.
<»1 -<
/
cm/s * "• 1

z / /
/ i
1

-•
• • / /
1 / /
r*
/ / • '
/
'
— " / / " / /
/ /
rzz:
vÍ-
/
/
//

v/ / /

/
•1 l 1 41 11

d m t i'tiw ou««
11 fe (M*4m(C(*c -*+++tM***
C e dernier tableau diffère des valeurs sur lesquelles se base Kalbskopf

Tableau n° 3 : Vitesse de chute des grains de sable en eau stagnante à


10°C

Vitesse de sédimentation
Diamètre d du sable en eau stagnante
(cm) (cm/s)

0,0125 0,86
0,016 1,35
0,02 1,9
0,025 2,55
0,0315 3,50

B) Calcul de la hauteur du bassin h

Le schéma du bassin de décantation est le suivant

Pour qu'une particule ayant une vitesse de chute V s , prise dans un


fluide animé d'une vitesse constante V h horizontale et située à une hauteur h
puisse se déposer, il faut que la longueur L soit telle que :

L= Vhxh
Vs

O n a posé h = 1 xl
4

O n a également :

*Lxlxh = Qxto avec to temps de décantation de la particule de


diamètre d, dans un fluide stagnant à 10°C, dans un volume d'eau

* Vs = h
to

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D e ces diverses équations, on tire h hauteur utile (m) :

h
=\/î
O n voit que la hauteur du bassin est indépendante de la taille de la
particule. D e faibles vitesses horizontales engendreront une plus grande
profondeur, de m ê m e que de forts débits.

Pour le dimensionnement, on tiendra compte du comblement du fond et


l'on surdimensionnera la hauteur du bassin. O n veillera également à curer le
bassin avant d'atteindre la hauteur critique qui entraînera une augmentation
de la vitesse horizontale et par conséquent une mauvaise décantation.

C) Calcul de la largeur

La largeur représente environ 4 fois la hauteur :

1 =4h

D) Calcul de la longueur

La longueur du bassin est très strictement liée à la taille de la particule.


Des objectifs ambitieux (faire décanter naturellement de très fines particules)
engendreront de très grandes longueurs.

Des équations précédentes, on déduit :

L = hVh
Vs

avec L : longueur théorique du bassin

E) Facteurs de correction

En fait, le temps réel (t) que met une particule pour sédimenter sur
une hauteur h et sur une longueur L est différent du temps théorique to.
Hazen montre que ce rapport t/to varie avec la proportion des particules
sédimentées (objectif de départ) et selon les types de bassins (niveau de
performance lié au degré de tranquillisation). Par exemple avec 8 0 %
d'objectif et un bassin à bonne performance, on a t/to égal à 2,2.

BRGM ALSACE • R 34362 ALS 4S92 22


Ceci correspond à une correction de la longueur qui est donc multipliée
par 2,2 pour répondre à l'objectif de décantation (cf. figure ci-dessous).
*•

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^T Figure 3

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Courbe de performances selon Hazen

Pour des particules plus grosses, Kalbskopf propose un facteur correctif


de la largeur :

Tableau n° 4 : Facteur de majoration de Kalbskopf

Facteur de majoration en fonction du pourcentage


Granulomere de sédimentation
(cm)
100% 90% 85%

0,0125 5,06 3,28 2,75


0,016 4,67 3,07 2,40
0,02 4,12 2,43 1,92
0,025 • 3,45 2,04 1,59
0,0315 2,84 1,75 1,48

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