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sur une approche inté grê,e de I'interaction sismique

sol-structure *

ona unified approach


to lin ear seismic soil-structure interaction analysis

Denis AUBRY
École Centrale de Paris * * . Professeur

Résumé
Grâce à I'utilisation du principe des travaux virtuels, il est possible de présenter
une approche unifiée de I'interaction sismique sol-structuré mettant en'évidence
les sollicitations exercées d'.un système sur I'autre adaptées à la cinématique de
chaque domaine. La considération du problème sismique au niveau de la fonda-
tion est avantageuse car celle-ci peut souvent être considérée comme rigide.
Le raisonnement en sous-structures développé ici ne repose que sur l'hypothèse
de.linéarité du comportement. Cette hypothèse restrictive étànt retenuê, le pro-
blème complet de I'interaction est envisagé en insistant sur une utilisation à'un
champ sismique local le plus riche possible. Divers types de fondations sont
envisagés. Le traitement numérique n'est développé (ue le plus tardivement
possible de manière à laisser la voie ouverte aux techniqi.res les plus adaptées et
à la mise en æuvre de méthodes simolifiées.
Cette approche modulaire permet d'utiliser en tant que de besoin divers outils.
en particulier tout code classique de calcul dynamique des structures.

Abs tract
The_ principle of virtual work provides an integrated tool to the analysis of selsmic
soil-structure interaction with a rationat definilion of the interaction forces between
the different components by taking into account the kinematic assumptions relative
to e.agl suÔsysfem. Using the foundation displacements as the primâry dependant
variables is interesting for the foundation may often assumed to be rifiid.

The.substruc.turg.apProach presented in this paper reties sotely on the assumption


of linearity of soil behaviour. With this restrictive hypothesis in mind the fuil intêrac-
tion problem is tackled. with special emphasis on the necesslfy to incorporate a qua-
lified seismic free field accounting possibte tocat site effects. Seveiat foundation
types are discussed. The numerical techniques are considered only when ail the
equations of the continuous media have been established in ordei to imptement
only those well adapted to each subsysfem or to let the possibitity of conétructing
simplified analysis.
The presented modular approach allows to use when needed atready existing toots
especially any standard structural dynamics software.
" <Communications aux journées communes C.F.M.S./A.F.P.S. des 18 et 19 novembre 1986 sur le thème : fondatlons, propriétés des
sols et impératifs slsmiques. r
-. 92295 Châtenay Malabry Cedex.
6 No 38 REVUE FRANçAISE DE GÉOTECHNIQUE

1. INTRODUCTION 2. MOUVEMENT SISMIQUE


EM CHAMP LIBRE
ET EFFET LOCAL DE SITE
Lors de ces dix dernières années, de nombreux tra- En utilisant des techniques développê,es en sismologie
vaux ont considérablement am êlioft l'état des connais- (AKI t1l) il est maintenant possible de produire des
sances dans le domaine de I'interaction sismique sol- accêlêrogrammes synthétiques significatifs de la source
structure (ISSS) à la fois du point de vue des méthodes et prenant en compte l'hêtêrogênêitê, en profondeur.
de calculs, des études expérimentales et de l'évaluation Des difficultés subsistent à haute frêquence mais cer-
des enregistrements des données sismiques. Dans la tains aspects tels que : effets de source, ProPagation
pratique, les méthodes ont cependant moins évolué : source-site, directivité, effets locaux de site et corrêla-
une reprêsentation du sol par des ressorts et amortis- tion entre les composantes du mouvement sismique
seurs concentrés indépendants de la frêquence ajustés peuvent ëtre modélisés d'une manière unifiée, ration-
en considérant le sol comme un demi-espace élastique nelle et consistante. La prise en compte quantitative
homogène est encore souvent utilisé ainsi que la complète de la séismicité est encore coûteuse car de
méthode des êlê,ments finis directe en bidimensionnel nombreuses ê,chelles de grandeur différentes intervien-
pour des sites hêtêrogènes. nent depuis la source jusqu'au voisinage de la struc-
ture.
Un certain nombr e de résultats ont été mis en évid ence
sur I'influence d'un substratum très profond, del'hêtê,' Avant d'élaborer les outils dont nous aurons besoin
rogênêité du sol, des ondes de surf.ace, de la forme et dans I'analyse de I'interaction sol-structure, il est impor-
de la profondeur des fondations, ou de leur souplesse. tant de rappeler les eff ets de propagation des ondes sis-
Les deux approches prê,cê,dentes ne permettent pas miques car elles reprê,sentent la véritable sollicitation
aisément de prendre en compte ces divers aspects. sur la structure bien qu'il ne soit pas défini directement
en terme conventionnel de forces extêrieures. Pour des
Une autre difficulté importante réside dans la modélisa- ondes SH incltnées incidentes sur une fondation super-
tion du comportement du sol. En effet, le sol est un ficielle le mouvement sismique induit horizontal est
matériau poreux très fortement anélastique, les pores considérablement filtré avec la fréquence, alors qu'un
étant très souvent occupés par de I'eau. Des lois de mouvement de tors ion en quart de phase se manifeste
comportement rê,cemment propos ê,es dans la littéra- à ces frê,quences . Le même phénomène se produit
ture (HUJEUX t33l) reposant sur la théorie del'êlasto- pour des ondes P, SV inclinées ou de Rayleigh avec
plasticité et appliquées aux contraintes effectives cette fois-ci un balancemenf induit important
permettent actuellement de reproduire les aspects t41l t42) t51l t87l . Ces résultats peuvent ëtre accen-
essentiels de ce comportement. Des modèles de tués pour des fondations profondes 1731. Ces observa-
milieux poreux gênêralisant la théorie de Biot sont tions au niveau de la fondation ne sont pas sans consé-
capables de prendre en compte la propagation des quence au sein de la structure : des ondes SH inclinées
ondes en milieu biphasique (MODARESSI I57l). réduisent les fonctions de transfert à plus haute frê-
Cependant I'inconvénient actuel de cette approche est quence, mais peuvent exciter des modes de torsion des
qu'elle reste encore très coûteuse de mise en æuvre. structures t3l l29l t30l t34l 1491 .

La détermination des paramètres in situ de modèles


complexes pose êgalement des difficultés considérables Plusieurs échelles interviennent dans la mise en æuvre
surtout si I'on veut explorer des domaines de dêforma- de I'interaction sol-structure. La première êchelle est
tions importantes. La mise en æuvre de tels calculs ne celle qui est prise en compte dans les calculs sismiques
sera pas abordée dans ce travail . Cependant lorsque en champ proche de la source. A ce niveau seules
les non-linêaritê,s sont concentrê,es à I'interf ace sol- interviennent les grandes irrégularités géologiques ver-
fondation sous forme de lois de frottement, une appro- ticales et le processus de rupture de la faille. La surface
che complète est enc ore possible comme nous le ver- du sol apparaît horizontale et bien sûr la structure n'est
rons à la fin. pas visible . Le signal sismique calculé à la surface hori-
zontale est le champ libre. Si I'on regarde la surface
Lorsqu'une modélisation linéaire, incluant la viscoélas- libre d'un peu plus près, les irrégularités apparaissent
, le comportement hystérétique ou la technique
ticité au niveau de la géologie de surface telles que celles
non linéaire équivalente, est acceptable, il est possible dues à une vallê,e sédimentaire, qui définira une
de traiter le problème complet de I'interaction sol- deuxième éch elle. A cette êchelle les ondes du champ
structure. En utilisant des techniques de sous-structures sismique libre sont diffractê,es sur cette structure géolo-
le problème complet tridimensionnel de I'ISSS peut gique si bien qu'à la surf ace libre le mouvement sismi-
ètre abordé à I'heure actuelle à un coût raisonnable. que sera perturb ê, par I effet local de site pour donner le
Cette approche permet de développer des outils adap- champ local. Une troisième êchelle celle de l'inter-
tés à chaque domaine : site géologique, site gêotechni- action sol-structure intervient enfin lorsqu'en s'appro-
que, fondations, structure. Des phénomènes com- chant encore de la surf ace libre, la structure apparaît,
plexes, mentionnés plus haut, tels que : effets locaux donnant lieu à une deuxième diffraction dont le résultat
de site, ondes de surface, ' interaction structure-sol- sera le champ sîsmique induit.
structure, fondations flexibles et/ou profondes peuvent
ëtre pris en compte. Les développements proposés
dans ce travail, en ne faisant qu e cette seule hypothèse 2.t. Le champ sismique local
de linéarité tentent d'élaborer une approche intêgrê,e
des effets de propagation d'ondes et de vibrations dans La mis e en æuvre du problème complet de I'ISSS , en
un système aussi hêtêrogène. particulier dans le cas de fondations profondes impose
suR UNE APPRocHE tNTÉcnÉe DE L'INTERACTION SISMIQUE SOL.STRUCTURE

de connaître les accêlêrations non seulement en sur- 3.1.. Modélisation des trois domaines
f.acemais également en profondeur. En gênêral, I'accé-
lération en profondeur décroît quel que soit le type Dans ce paragraphe, les équations nécessaires à la
d'ondes incidentes. La contribution des ondes de Ray- modélisation de I'interaction entre un sol hêtérogène
leigh est souvent faible et décroît avec la frêquence viscoélastique, une fondation et une structure élastique
dans les couches sédimentaires, même si elle est plus linéaire sont rappelêes. Aucune méthode numérique
importante dans les roches. Des études rê,centes en sis- n'est envisa gêe à ce stade. En tenant compte des hypo-
mologie (BARD et al. t11l t12lt13l tI4), OHTSUKI et thèses cinématiques dans chaque domaine il est possi-
al. 164l t65l , TRIFUNAC l7ll, WONG t88l) permet- ble de décomposer le problème global en sous-
tent à I'heure actu elle de mieux comprendre I'influ ence problèmes de tailles plus petites dont ensuite la solution
de divers paramètres. avec des méthodes adaptées pourra ëtre envisagêe
BARD définit I effet de site d'origine structural comme t4l tsl t521. La gê,omêtrie du problème est indiquée sur
l'ensemble des effets liés à la structure gê,ométrique du la figure ci-dessous ainsi que les notations qui seront
sol et du sous-sol : topographie de surface, interfaces employêes par la suite.
entre diffêrentes formations géologiques. Les lon-
gueurs d'ondes caractéristiques vont de 10 m à 10 km.
Le premier effet bien connu est liê à la stratification
plane et aux résonances qui peuvent se développer. Le
deuxième effet est lié aux variations latérales tels que
des reliefs topographiques ou des remplissages sédi-
mentaires : une augmentation notable des dégâts au
sommet de reliefs avec une amplification consid êrable
surtout des mouvements horizontaux est souvent
observée. D'une manière gê,nêrale, une frontière !iiiiri'.::+ii j:
convexe amplifie les mouvements, le contraire se pro- trï,::iii
duisant dans le cas d'une frontière concave : dans une
vallêe I'amplification se produit surtout au bord. Il
convient de noter que les effets peuvent crêer des
ondes de surface loin de la structure.
Les contrastes de propriétés mécaniques amplifient
encore les effets de gêomêtrie. L'angle d'incidence des
t
-Sæ

ondes sur ces structures géologiques joue un rôle Fig. î. Schéma et définition des domaines.
important et des mouvements diffêrentiels de torsion,
flexion, bascule peuvent êtr e crêês. Dans le cas de cou- La sollicitation sismique est modêlisê,e par le champ sis-
verture sédimentaire I'amplification est maximale pour mique local u, (x , a), supposé donnê et dépendant de
une incidence verticale. Les hêtêrogênêitês latérales la variable spatiale x et de la frê,quence a,,. Nous utilise-
uê,ent des modes typiquement bidimensionnels avec rons d'une manière gênêrale les notations suivantes
des ondes de surface piê,3êes. Les effets de site ont pour deux champs scalaires p et q et deux champs vec-
également des rêpercussions sur la durée du signal sis- toriels u et v définis sur un domaine C) o :
mique en surlace.
Dans les développements qui vont suivre le champ sis- (p, , : [ ""p (x) q (x) dV
q)
mique dont il sera question sera toujours le champ sis-
mique local incorporant les effets de source et de site. (u, v) o : (x) .v (x) dV
Les êchelles géologiques de source et de site sont sup- ! ""u
posées d'ordres de grandeur supérieurs à l'éch elle gêo-
technique si bien que la source et les irrégularités de et pour toute frontière surfacique f, :

site sont supposées rejetêes à I'infini par rapport aux


dimensions de la structure et de la fondation. Cette
hypothèse permet à l'évidence de bien séparer les pro-
blèmes mais elle introduit de manière essenti elle le
caractère non borné du domaine de sol à envisager
:J ra u (x) .v (x) dS
dans le cadr e de I'ISSS.
Pour deux tenseurs s et t le produit contracté suivant
est utilisé :

(s, t)" : j : I,6


[ ""s,; (x) .t,i (x) dV,
On emploiera le double indice a p dans la notation
3. CAS D'UNE FONDATION RIGIDE ci-dessus à l'interface I os entre deux domaines C) o et
ç) B. Enfin p * dê,signe la masse volumique du matériau
Il s'agit, en quelque sorte du problème canonique de constitutif du domaine C) o .
I'interaction sol-structure. Cette hypothèse de rigidité
de la fondation est souvent faite et justifiêe dans lâ pra-
tique comme nous le discuterons plus loin. La schéma- Élastodynamique du sol
tisation des trois domaines : sol, fondation, structure
doit ëtre abordée en tenant compte des cinématiques Le sol occupant le domaine c). est modélisé par les
diffêrentes de ces systèmes. équations de Navier de l'êlastodynamique.
No 38 REVUE FRANçAISE DE GEOTECHNIQUE

L'ensemble du problème étant linéaire, il est alors clas- quement admissibles, c'est-à-dire respectant les condi-
sique de travailler dans le domaine des fréquences. Il tions d'encastrement de celle-ci sur sa base . Le principe
suffit que la transformê,e de Fourier du champ sismique des travaux virtuels appliqué à la structure C) u €n élas-
ait êtê calculée au préalable. Si des variables transitoi- todynamique dans le domaine des frê,quences s'écrit :
res sont nécessaires au dimensionnement (efforts maxi-
maux dans la structure par exemple) il conviendra (6) u2(puuu,v) u+ (o(uo),9(v) )u:0
d'eff.ectuer une transformê,e inverse à la fin. Le champ
de déplacement total t, dans le sol doit également vêri- A cette êtape la structure est consid êrêe comme un
fier des conditions aux limites : solide tridimensionnel. Les conditions aux limites
de surface libre sur f, imposées aux déplacements de la structure sont les
,
suivantes :

internes de continuitê, de déplacements et de vec-


teurs contraintes à l'interf.ace entre les couches, conditions de surface libre au contact avec I'afu,
mais celle-ci est automatiquement prise en compte par
de continuité de déplacements à I'interf ace avec la le principe des travaux virtuels,
fondation :
à I'interface avec la fondation ,, celle-ci étant suppo-
Us : U1 sêe rigide, les déplacements de la structure doivent ètre
(1) , SUf f .,
égaux aux déplacements du sol u, :

à l'infini de manière à se raccorder avec le champ


sism ique de stte :
(7) u6-ui surf61

(2) : Remarque : Dans le cas de plate-forme off-shore, la


us u1 ,surf.* structure vibre au sein d'un fluide ; il convient de rem-
placer la condition de surf ace libre par une condition de
raccord avec le fluide. A I'interf ace entre la structure et
le fluide, ce dernier impose la pression :
3.3. Dynamique de la fondation rigide
La fondation étant supposée rigide,le champ de dépla-
too(ur) - pnn surfo,,
cements de celle-ci est param êtrê, par six degrés de où p et nx désignent respectivement la pression dyna-
liberté c m associés à six fonctions de base L - mique dans le fluide et la normale extêrieure au
(m : L,6). Les trois premiers de degrê de liberté sont domaine correspondant. Il faut ensuite ajouter une
par exemple les trois translations et les trois derniers condition de continuité du déplacement normal. Les
correspondent à des rotations linéaris ê,es autour du méthodes développées dans (AUBRY, CREPEL [10] )
centre de gravité de telle sorte que le dêplacement de permettent de généraliser l'analyse présentê,e ici.
la fondation s'écrit :

(3) u1 : I-c-L- m-7,6 3.5. Décomposition du déplacement du sol


Afin de dêcrire la mécanique de systèmes ayant des A ce stade. il est intéressant d'introduire deux décom-
cinématiques distinctes le principe des travaux virtuels positions successives du déplacement total du sol, I'une
174l s'avère ëtre I'outil adéquat. En utilisant les nota- associée à la condition à l'infini, I'autre au mouvement
tions qui ont êtê définies au début de ce paragraphe, de la fondation . De même dans la structure, il est inté-
celui-ci appliqué à la fondation rigide s'écrit : ressant de décomposer le dêplacement en un déplace-
ment associé au mouvement de la fondation, l'autre à
(4) la flexibilité de la structure. Pour se débarrasser de la
condition aux limites non homogène sur f ,*, ort intro-
:'-":'ïil;l'u,=,, duit le champ diffracté total u 6 tel que :

pour tout déplacement v i cinématiquement admissible (8) us-ui+u6 dansC),


de la fondation. Cette dernière êquation est immédia-
tement équivalente au système suivant : La linéaritê globale du problème entraîne que toutes les
équations et conditions aux limites homogènes que u
(5) et u ,vêrifient sont également vêrifiê,es par u6. Les seu-
s

: "2;:;ll'1. =Tl < to(uo), Ln,0,, les diffêrences se produisent sur f . * et f ,i .


diffêrence, oD en déduit immédiatement les conditions
Par

imposées à u a à partir de (2) et (3) :

7,6
(9) ud : o sur f ,*

3.4. Élastodynamique de la structure ud : ui + I-c-L- surfrl

Soient ub, ou (uu) , tur (uu) respectivement le champ La dernière équation suggère une deuxième décompo-
de déplacements réels, le champ de contraintes dans la sition du champ de dêplacement total u, dans le sol en
structure et le champ de vecteurs contraintes sur f 0,. associant à chaque type de conditions aux limites un
Soit v un champ de déplacements virtuels cinémati- champ de déplacement dans le sol. On définit ainsi les
SUR UNE APPROCHE INTÉGRÉE DE L'INTERACTION SISMIQUESOL-STRUCTURE

champs udo et ua- (k : 1,6) solutions de 7 problèmes (14) U6 : I*tn.'


d'êlastodynamique. Chacun de ces champs doit vêri'
fier les équations homogènes de Navier dans O,, de ,')-t
surface libre sur f ,, de radiation à l'infini sur f ,* . Ils
It-,' + ,'Lo(uez
diffèrent seulement sur f ,r au contact avec la fonda- (poL- , Qoo) o @ool
tion :

On définit alors la matrice de mosse équiualente l52l


(10) udo: ui surfrl *
de la structure M o par :

ud-: L- surfrl
(15) Mo* -,' : I o l, o' / (a e2 ,')l
si bien que le mouvement total du sol s'écrit :
(poL'.,, @bA)u (puLn, @bA)u

(1 1) us:ui+udo+I-c-ud- dans C), Celle-ci va intervenir dans le paragraphe suivant.

En reprenant la définition des champs (u,, udo, ua-)


on vérifie aisément que us convient. 3.7. Éqtation fondamentale de I'ISSS
Si on reporte alors (72) dans (1) , en tenant compte de
(11) et de (3) , on obtient l'équation suivante en déta-
3.6. Décomposition du déplacement chant les termes liés au mouvement de la fondation et
ceux qui en sont indépendants :
de la structure
(16) I-t-[ a2(PrL-,Ln)r
A la décomposition du déplacement de la fondation,
on associe naturellement la décomposition suivante du + ,'l I o (, o' ,') -' (pu L
^,
QbA)u
déplacement de la structure :

< tu (@oo), Ln ) o,l


ub : Ic-L* + ub*
+ < t.(ua*), L, > ,t]
si bien que u b
* reprêsente le mouvement de celle-ci sur
base fixe. Afin de réduire le nombre de degrés de
: <tr(u, + udo),Ln> sr n: I,6
liberté qui interviendront dans le problème couplé, il
* sur la base des modes Dans l'équation prêcêdente, deux termes ayant une
est agr ê,able de représenter u u
structure identique apparaissent relativement au sol et
de vibration de la structure sur base rigide.
à la structure, ce sont respectivement :

Appelons @bA et 6dA respectivement le mode etla frê- (I7)


quence propres associés. Ce couple vêrifie les équa- - <
K,,'n t, (ua-), Ln ) sr

tions suivantes :
(18) B o., :
(or(Ooo), e(v) )u : ue2(popbo, v)u
En utilisant la formule de Green dans (18) , on obtient :

@bA:0 sur f o, (19) < to (@bo), Ln ) o,

tu (@oo) : 0 sur f : . (@bo), L")


ou (oo (@bo), S (L") ) o + (A o

pour tout déplacement virtuel de la structure v cinéma- : tu n2 (pvÙoo, Ln)o


tiquement admissible. En normalisant ces modes pro-
pres, or a alors la propriêtê classique : en tenant compte du fait qu e Ln est un mouvement de
corps rigide et que @bA est un,mode propre de vibra-
(I2) (oo (@bA) , t (@ot) ) o : 0t e2 ôou , tion de la structure. Dans (16) , on voit alors apparaître
*
la matrice de masse équivalente de la structure M o .

où ô6s désigne le symbole de Kronecker. En décompo- En reportant enfin (I7) d'une part et (19) et (15)
sant ub* sur les modes @bA, ofl peut êcrire : d'autre part dans (16) , on obtient le système fonda'
(13) ub: I",c-L- + Ioao@.b^ mental de I'ISSS de six équations à six inconnues :

On peut enfin reporter cela dans I'expression des tra- (20) t- ,2 lMr + Mo.l + K] . : F*
vaux virtuels (6) en tenant compte de (72) :
où M , reprêsente la matrice de masse de la fondation
rigide. L'ISSS est totalement contenue dans la matrice
(rr, a2)ae: + ,2L,,'c,.n(puL^,QbB)u K et le second membre
*
F qui représent e le systèm e de
forces équivalent à la sollicitation sismique.
Ce qui montre, résultat intuitivement évident, que les
amplitudes modales sont fonctions linéaires de chaque La matrice K s'appelle la matrice d'impêdance du sol.
degrê, de liberté de la fondation. En reportant dans Le calcul de cette matrice qui nécessite le calcul des
(13) , o0 en déduit : champs rayonnés u d,n et des vecteurs contraintes à
No 3g REVUE FRANçA|SE DE CÉOTECHN|QUE

I'interf ace avec la fondation résum e globalement toute La matrice d'impédance est symêtrique ; il suffit
la connaissance apportée par la gêotechnique : géo- d'appliquer la formule prêcê,dente à u d- eT u dn et de
mêtrie et propriétés mécaniques des couches sou- tenir compte de (10) . Les termes nuls de K résultent
terraines, géomêtrie de la fondation ï4) La matrice de des symétries du problème appliquées à u o- . En gênê-
*
masse équivalente de la structure M o doit ëtre fournie ral, il y aura couplage entre I'excitation d'un degrê de
par l'ingénieur des structures à partir des modes pro- liberté (( m >) de la fondation et la force ( n )) sauf si les
pres de la structure sur base fixe. Elle dêpend de la dis- conditions de symétrie s'y opposent ; il faut alors étu-
tribution des masses et de la flexibilité de la structure. dier les symétries de u o,,' .

Le second membre F * ne peut ëtre calculé que si le sis-


mologue fournit le champ sismique local u, à l'interf ace L'analyse préc êdente a permis de montrer que le pro-
entre le sol et la fondation donc êventuellement en pro- blème de I'ISSS, du point de vue du sol nécessitait la
fondeur si la fondation est enterrêe t3l . résolution de sept problèmes correspondant respecti-
vement à uao €t (uo,", m - 1,6) . Il est possible d'expri-
Si les calculs qui ont menê au système de I'ISSS (20) mer l'action sismique F * directement en fonction de
ont pu sembler longs, il est remarquable que les coeffi- ud- seulement. En effet, ofl a toujours en utilisant
cients de la matrice d'impédance ont une interprétation (27) :

physique simple. Il suffit pour cela de revenir aux nota-


tions définies au début : si on prend pour L n un terme
de translation unitaire correspondant par exemple au
vecteur de base e j , on obtient :

>^f
K_n : J.,,t, (uo,") .e,dS : J r,, la,
(ud'')f ,aS
5I

On en déduit que :

qui fait apparaître la composante num éro j de la résul-


tante des forces développées par le champ de dépla- (22) F
*
tr(u,), udn ).r
cements u d- . D'une manière similaire si on prend t, (uan), >^f
pour L n un terme de rotation autour de l'axe j :

Ln - ej ^ x, on obtient : Si bien qu'en connaissant uniquement le champ sismi-


que local ainsi que les vecteurs contraintes qu'il dêve-
K,"n- [r,r(t,(ua-), x) dS loppe Ie long de la fondation, la sollicitation sismique
est entièrement déterminée. On notera qu'ici dans (22)
qui fait apparaître le moment des mêmes forces autour la formule de Green n'est pas applicable car le champ
de cet axe. sismiqu€ u i ne vêrifie pas les conditions de radiation.

La matrice d'impédance du sol est complexe pour


deux raisons : 3.8. Interaction cinématique et inertielle
lorsqu'on passe dans le domaine des frêquences, la
Bien que les développements prêcê,dents n'utilisent pas
viscoélasticité du sol que l'on peut traduire sous forme
ces termes, il est intéressant de les définir ici car ils sont
d'amortissement interne, introduit un terme complexe
si bien que les champs uax sont en génêral complexes.
souvent utilisés dans la littérature. On définit à cet effet
le mouuemenf sism ique induit de Ia fondation carac-
le domaine de sol C), étant non borné, il y a, pour têrisê, par le vecteur c i solution du système linéaire
chacun des sept problèmes, transport d'énergie dû à la suivant :
radiation des ondes à I'infini. Cette perte d'ênergie est
parfois appelê,e l'amortissement géométrique. La partie (23) K., : F*
rêelle de la matrice d'impédance peut physiquement
ëtre assimilée à un système de ressorts concentrés alors Si la fondation et la structure étaient sans masse, c i
que la partie imagin aire à des amortisseurs t31] . Sui- serait alors la solution de (20). Dans le cas d'un champ
vant le domaine de frê,quences et si la stratification du sismique local u i complexe, ofl ne peut comparer celui-
sous-sol est complexe, la partie rêe\le peut devenir ci qui est un champ, avec c i qui est un vecteur de
négative t37l t38l ; il est alors difficile de parler de res- dimension six. Cependant dans la pratique et encore
sort. Néanmoins on peut alors assimiler la partie rêelle plus dans la réglementation u, n'est spécifié qu'en un
à une masse et on pourra parler comm e en acoustique point dit le point de contrôle. L'interaction cinématique
d'accession à I'inertie. La profondeur de la fondation se manifeste alors à ce niveau par la différence êven-
augmente sensiblement les parties rê,elle et complexe tuelle entre u i en ce point et les trois premières compo-
de I'impédance . Le couplage entre tamis et balance- santes de c, . L'intérêt essentiel de c, à ce niveau est
ment est également accentué t15l t27)ï281 t29)t471 . seulement qu'il est indépendant de la masse et de la
rigidité de la structure.
Quelques propriétés de la matrice d'impédance peu-
vent ëtre facilement établies en utilisant la formule de Une fois le mouvement sismique induit de ia fondation
Green en élastodynamique stationnaire, pour un déterminê,, on peut revenir au mouvement complet de
milieu non borné. En effet si u r et u 2 sont deux solu- celle-ci en utilisant le système (20). On obtient alors :

tions des équations de Navier dans O, , vérifiant des


conditions aux limites homogènes sur f , , ainsi que des
conditions de radiation à I'infini. on a :
(24) t- o,zsl vtt+Mo*f +ll.:c1
où S est la matrice de complaisance inverse de la
(2r) matrice K.
SUR UNE APPROCHE INTÉGRÉE DE L'INTERACTION SISMIQUESOL.STRUCTURE 11

4. INTERACTION car un relèvement de corps rigide correspondant au


STRUCTURE- S OL- STRU CTURE déplacement de la fondation M n'est pas, dans le cas
gênêral cinématiquement admissible avec le mouve-
Lorsque les fondations sont distantes approximative- ment de corps rigid e de la fondation N :

ment de moins de leur largeur, des effets de couplage


apparaissent . Le mouvement de I'une suivant une (29) ub: lcMmubMm
direction peut déclencher des mouvements de l'autre
suivant d'autres directions. Il est tout à fait possible de où ubMm vêrifie les conditions aux limites suivantes sur
génêraliser la démarche prê,cê.dente au cas où deux f u'r,r :

structures sont suffisamment proches pour que les


champs diffractés soient modifiés. (30) ubM-: Lr- surfo,*
L'analyse est diff êrente suivant que les deux structures : 0 surfo,^
sont conne ctêes ou non.

Le cas de deux structures indépendantes est tout


d'abord envisagé. On indice chaque fondation et
chaque structure. Le déplacement de la fondation
numéro M, toujours supposée rigide, s'écrit alors :

(25) uru:Ir-cM.Lr- m-1,6


Il est alors naturel de gê,nêraliser la décomposition du
champ total dans le sol sous la forme :

(26) us - ui + udo + Ir-cM-udM- dansO,


Fig. 2. Définition du chamP u dM-.
où u do et les u au- sont caractérisés par les conditions
aux limites sur f rMs r
Il n'est plus possible maintenant de dêfinir une matrice
de masse équivalente simplement car il n'y a pas de rai-
(27) udo : ui sur f ,,t son d'utiliser comme rêf.êrentiel de la structure plutôt
une fondation que I'autre. Pour chaque degrê, de
udM- : Lt.n sur f ,,, hbertê, m de chaque fondation M, le code de calculs de
structures doit fournir le déplacement u uvr. €t calculer
-0 sur f ,,* l'impédance équiualente de la structure au niveau des
fondations :
Le principe des travaux virtuels appliqué à la fondation
N s'écrit alors :
(31) Ko*MmNn-
(28) I M-cM- On peut alors gênêraliser le système de l'lSSS. Il est
intéressant de remarquer que le sol et la structure
l- u2(prLNm, L^n),"ôr* jouent maintenant, vis-à-vis de la fondation un rôle
+ relativement symétrique, les deux matrices d'impé-
dance ayant la même structure.
+ < t, (uar-), L*n ) ,rNl
: 5. FLEXIBILITÉ
(N : 1, N,, n - I,6) DE LA FONDATION SUPERFICIELLE
On voit que dans ce cas les matrices de masse de cha- Bien qu'en gê,nêral la fondation ne puisse être considê-
que fondation ainsi que les matrices de masse équiva- rê,e comme parfaitement rigide, la présence d'une
lente des structures ne sont pas couplées. Cependant superstructur e relativement rigide a soLlvent pour effet
le couplage structure-sol-structure se manifeste par le de renforcer celle-ci si bien que le déplacement de la
fait que la matrice d'impédance gênêralisée :
fondation sera très proche de celui d'un corps rigide. Si
la superstructure est plus souple, la flexibilitê de la fon-
Kr.n*n : < t, (tor-), L"n ) ,f N dation elle-même doit ëtre prise en compte. A basse
fréquence, I'impédance d'une fondation superficielle
n'est pas bloc-diagonale. Physiquement les colonnes peut ëtre nettement plus faible que celle d'une fonda-
de cette matrice rcprésentent les actions exercêes sur la tion rigide. A haute frê,quence, âu contraire, I'impé-
fondation N par le champ rayonné par la fondation M. dance est plus êlevêe. L'amortissement est par contre
toujours plus faible t35l t36l 1671. Si la fondation est
Dans le cas prê,cê,dent le mouvement de la structure N relativement massive et doit ëtre modélisê,e en tant que
ne dépendait que du mouvement de la fondation N. Si solide tridimensionnel, elle sera alors avantageusement
les structures sont couplées .i par le haut ,, il faut intro- incorp orê,e dans le maillage de la structure. Il reste alors
duire une nouvelle dêcomposition du déplacement u o à étudier le couplage entre une structure êtudiê,e par
12 No 3g REVUE FRANçA|SE DE CÉOTECHN|QUE

une technique d'êlêments finis et un sol dont le champ (34) ,'L*c- (p,L-, Ln)r,
de déplacements est calculé autrement. Nous aborde-
rons ce problème dans le paragraphe suivant.

Un premier modèle de fondation flexible consiste à la


schématiser par un système de plusfeurs corps rigides. n : I,6
On est alors ramenê au cas de plusieurs fondations
avec superstructure connectée envisagêe prêcê,dem- Le principe des travaux virtuels appliqué à la fondation
ment . Ce modèle est particulièrement intéressant pour flexible s'écrit :
des ponts. Si la fondation est mince, oh peut alors
avancer dans le couplage en tenant compte des hypo- (35) a2 (pru rn,v r") t" + (o,"(urn ), s (v,")),.
thèses cinématiques adoptées. On distinguera deux cas :
suivant qu'il s'agit :

soit d'un radier souple servant de fondation superfi- en se restreignant à des déplacements Vr" cinématique-
cielle ou de paroi moulée servant de fondation pro- ment admissibles, c'est-à-dire respectant I'encastre-
fonde ; ment avec O,, ainsi que la cinématique de Kirchhoff-
soit de pieux. Ce cas sera examiné dans la section Love :

suivante.
(36) Vr" - I"lxsôovr"uln" + vr"3Qzd: 7,2
Afin de bien mettre en évid ence la transition avec le cas
prêcêdent nous allons supposer que la fondation C), est
Si on tient compt e de (3S1 et (36) dans (35) , cette der-
constituê,e de deux parties, une partie rigide O,, et une nière équation peut s'écrire :
partie élastique O r" encastrée dans la partie rigide.
Nous supposons toutefois que la structure n'est
conne ctêe qu'à la partie rigide. La figure ci-dessous
précise les hypothèses.
,rlprxz'ô oufn3 , ô oVr"s) r"
+ (pru,"r, vr"s) r"l
+ (o,"(ur"), t(vr"))t"
:+
< tr3 (ur), vre3 > sre

Grâce à l'hypothèse cinématique, il est toujours possi-


ble d'intégrer par rapport à l'épaisseur de la plaque.
L'équation prê.cê,dente devient alors en supposant la
plaque symétrique par rapport à sa surface moyenne :

(3S1 ,'Z,"c. (p,L-, Ln),"


Fig. 3. Fondation mixte rigide/élastique.
,'l< I,ô"urn3 ,, ôoVrn3 )rr"
Le déplacement de la partie rigide O,, s'écrit encore
comm e prê,cédemment :
+
+
(32) ur, : I-c,,'L- m:I,6
:
Alors que, dans le cadre d'une hypothèse cinématique
de plaque mince et en négligeant des déformations de
membrane de la plaque , Ie déplacement de la partie où I,, ffir, ffir", k, h désignent respectivement le
flexible Q,, s'écrit : moment d'in ertie de la plaque, la masse surfacique, le
tenseur des moments de flexion et de courbure et la
(33) ur" : I-c-L- I,lxsôournuln,-+ ur"s€s demi-épaisseur de la plaque.

m : I,6; a: I,2 Les termes du membre de gauche de (38) sont classi-


ques du point de vue mécanique des structures. Les
où ui"3 (x,) désigne la.flèche de la plaque , e o un vec- termes de droite matérialisent I'interaction sol-structure
teur unitaire horizontal , e ,le vecteur unitaire vertical. et mettent en évidence les sollicitations venant du sol
L'hypothèse prê,cêdente correspond à une cinémati- adaptées à la cinématique de la plaque. On voit ainsi
que de Kirchhoff-Love, classique en mécanique des que le moment des composantes horizontales du vec-
structures (WASHIZU I74l).urn3 doit vérifier des con- teur contraint travaille avec la rotation, alors que la
ditions aux limites d'encastrement sur la frontière f ,",, contrainte normale travaille avec la flèche.
entre la partie rigid e et la partie élastique.
L'analyse de la structure du problème d'interaction
Le principe des travaux virtuels appliqué à la fondation peut encore ètre affinêe en introduisant les modes pro-
rigide s'écrit : pres de la plaque dons Ie uide et enca strée sur la fonda-
SUR UNE APPROCHE INTÉGRÉE DE L'INTERACTION SISMIQUESOL.STRUCTURE 13

tion. Afin de dégager les termes essentiels sans trop 5.1. Mouvement de la fondation rigide
compliquer les équations, nous exprimerons les pro-
prlêtês de ces modes sur la forme tridimensionnelle du
principe des travaux virtuels. L'expression dêtaillêe des (45) I,,.-l - a2(prL^,Ln)r,
divers termes s'obtient évidemment en tenant compte
de cette hypothèse. Les modes de vibration de la pla- +
que vérifient une équation identique à ceux de la struc-
ture. Nous les rappelons ici : appelons @reA arnAres- + IoGuR < to (@bA), Ln )0,.
pectivement le mod e et la fréquence propres "1 associés.
Ce couple vêrifie les équations suivantes :
+I o dr"Al a ,, (uoo), Ln ),r,
+< t rc(DreA), Ln ) r"r,l
(39) (o,. (Qt'o) ,
g (v," )) ," : a rn;2 (p 1Qr"e, V ru ) r"

qIeA : 0
: n: 7,6
sur f ,",,

pour tout déplacement virtuel de la plaque v ,n cinêma-


tiquement admissible. En normalisant ces modes pro- 5.2. Mouvement de la fondation élastique
pres, on a alors la propriêtê classique :
(46) I ,, c - l - u2 (p ruL Qt"") ,"
^,
(40) (o," (Qrce) , 6 (@t.-u))t" : @r"A' E ou
+ < t, (uo ^), QtuB ) rr"l
où ôou désigne le symbole de Kronecker. On peut alors + (r r"r' a2) dr"B + I o dr"n 1t, (uoo), Qr.B ) ,r"
ê,qire en utilisant (33) :

(4I) ur" : I- c- L- + I
o dr"AqreA il est possible d'obtenir une expression équivalente à
(45) en appliquant le principe des travaux virtuels avec
On peut enfin reporter cela dans I'expression des tra- un mouvement rigidifiant non seulement à O,, mais à
vaux virtuels en tenant compt e de (14) :
l'ensemble O," U O,, . Cela donne en remplacement
de (45) une expression plus symétrique et qui fait dis-
paraître I'interaction entre ces deux parties :
(42)
(47) I."..1 a2(prL-,Ln),
il est maintenant opportun d'introduire dans le sol + < t, (uo-), 1" ) r,l
divers champs rayonnés qui vont gênêraliser la décom-
position introduite plus haut. On écrit alors :
+ I o aue ( to (@bo), Ln ) 0,,

+ Io dr"A< t, (uoo), Ln ) rr
(43) ur: ui + udo + I- c- ua- + Io drn'uae
dans O, n : I,6
Ces champs sont tous des champs de l'élastodynami-
que stationnaire vérifiant les équations de Navier dans Si on pose successivement :

le sol, les conditions de surf ace libre sur f ,u €t de radia-


tion sur f ,oo. Ils diffèrent seulement sur f ,r" U f ,r. :
(48) K'" on

K""o,
(44) udo : ui sur f ,,n U f ,r.
K"t-u
ud- : L- sur f ,," U f ,r,
les équations (46) et (47) sont équivalentes au sys-
u aR : qIeA sur f ,," tème suivant, qui généralise (20) :

uaR : 0 sur f ,,, (49) t- ,2 !M, + Mo.l + K]. + K,"a": F*


Physiquement chacun de ces champs correspond soit t- 6,12\[er + K"'] c + t- azl + A + K"")o
au mouvement d'ensemble rigide des deux parties, soit
Ee *
à la flexibilitê de la fondation élastique alors que la par- I

tie rigide est fixe. On peut alors reporter I'expression


(43) dans (34) et dans (42). Les autres matrices ont la même signification que dans
le cas de la fondation rigide, A est une matrice diago-
nale de pivot a r"r' qui représente la rigidité dynamique
de la plaque. Il est important de remarquer que dans
(49), M1 et K se rêfèrent à I'ensemble des deux fonda-
14 No 38 REVUE FRANçAISE DE GÉOTECHNIQUE

tions. Par conséquent, dans le cas d'une fondation


entièrement rigide, on aurait obtenu (49) ,, sans le
terme a, qui apparaît donc comme un terme correcteur
lorsque cette hypothèse n'est plus satisfaite.

Là enc ore la formule de Green permet de montrer que


les matrices K'" et Kn' sont transposées I'une de l'autre.
En effet, on a :

Kt"on :

:
: Fig. 4. Champs diffractés par le groupe de pieux.
:
: K"rno
L'introduction des modes propres des pieux dans Ie
5.3. Remarques sur I'influence de la flexibilité uide et encastrés sur la fondation est encore fructueuse.
Afin de dégager les termes essentiels sans trop compli-
sur I'impédance t23l t35l t36l l67lt75l quer les équations, nous exprimerons les propriétés de
ces modes sur la forme tridimensionn elle du principe
La flexibilité a peu d'effet sur la ftêquence fondamen-
des travaux virtuels. L'expression détaillêe des divers
tale de mouvement de corps rigide de I'ensemble termes s'obtient évidemment en tenant compte de
structure-fondation-sol en balancement et en pom-
page. Elle a un rôle plus important sur les modes de cette hypothèse. Les modes de vibration d'un pieu
vérifient une équation semblable à ceux de la structure.
déformation structuraux en diminuant la fréquence de
Appelons @ Jj et u r j respectivement le mod e i et la frê,-
ces modes. L'influence dans un cas correspondant à quence propres associés du pieu J. Ce couple vêrifie
une centrale nucléaire semble assez peu significative les équations suivantes :
dans I'ensemble.
(5S1 (o, (Qri), 6 (vr))J : a,tj2 (p tQJj , v.r).r

Qt:-0 sur f ,,
6. FONDATION PROFONDE FLEXIBLE
pour tout déplacement virtuel du pieu V.r cinématique-
Le même type d'analyse que prê,cêdemment peut ètre ment admissible. En normalisant ces modes propres,
envisagé. Le cas des groupes de pieux est intéressant on a encore :
car il fâit intervenir le couplage entre plusieurs fonda-
tions flexibles. Afin de simplifier la présentation, les (54) (o, (Qri), t (@J')) ; : u s12 à1,
pieux sont supposés encastrés dans un radier rigid e. Le
déplacement du radier rigide O, s'écrit encore comme où ô,, désignele symbole de Kronecker. On peut alors
prêcêdemment :
êcrire en utilisant (33) :

(50) u1 -I-c-L- m:7,6 (55) uJ: I-c*L- + Iri or,*"


ilest possible d'obtenir une expression équivalente à On peut enfin reporter cela dans I'expression des tra-
(45) en appliquant le principe des travaux virtuels avec vaux virtuels en tenant compte de (14) :

un mouvernent rigidifîant non seulement à C) t mais à


l'ensemble llu rÔrl u crrl Cela donne une expres- ('':"2)at:
sion plus sylnétrique et qui fait disparaître I'interaction
entre ces deux parties. Il est commode pour cela de
poset Q,o : Oi U I U, Orl . Leprincipe des travaux - l:;:;';::; l'"'+
virtuels appliqué alors à O i6 s'écrit :
Divers champs rayonnés qui vont gênêraliser la
décomposition doivent encore ëtre introduits. On écrit
(51) alors :

(57) us : ui + udo + I-c*ud-


Le principe des travaux virtuels appliqué au pieu J + I dans C),
s'écrit en choisissant un déplacement virtuel v, de ce ri d.lj u a.lj
pieu respectant la condition d'encastrement en tëte :
Ces champs sont tous des champs de l'élastodynami-
(52) que stationnaire vérifiant les équations de Navier dans
a2(pru.r, V.r) + (ot(ur), t(v;).' le sol, les conditions de surf ace libre su! f ,u et de radia-
tion sur f ,*. Ils diffèrent seulement surl U rf ,rl U f ,r :
SUR UNE APPROCHE INTÉGRÉE DE L'INTERACTION SISMIQUE SOL.STRUCTURE 15

(58) udo : ui surlUrf,rl Uf., (64) t- r2lM,+Mo.l


ud- : L. surlUrf,rl Uf,r +K Krcl - uzl +A+14ccf-i
ua.ij : Ql: sur f ,,
l- a2MGr + notll.
:F* KfG[- a2l +A+KGG] -1FG*
ua.lj : 0 surfuKf,xl uf,, K*J Remarque : Là encore la formule de Green permet de
Physiquement chacun de ces champs correspond soit montrer que les matrices KrG et KGr sont transposées
au mouvement d'ensemble rigidifiant du radier et des I'une de l'autre.
pieux, soit à la flexibilité du pieu J alors que le radier et Remarque sur I'interaction cînématique ; On peut
les autres pieux sont fixes.
encore définir I'interaction cinématique en considérant
le cas d'un radier et d'un bâtiment sans masse. On dêfi-
nit alors c i solutions du systèm e (64) lorsque M, et M o *
sont nulles, comme étant le mouvement sismique
6.1. Mouvement de la fondation rigide induit du radier rigide sur pieux.
et du groupe
6.3. Prise en compte de l'élancement des pieux
(59) I,,.".'l - 12(p,L_,Ln),c Comme dans le cas des plaques, il est intéressant de
supposer que les pieux sont suffisamment élancés pour
+ que des hypothèses cinêmatiques de poutres puissent
ëtre utilisées de manière à passer au niveau des pieux
+ Iodua < ta(QbA), Ln )0, d'un problème tridimensionnel à un problème à une
dimension. Si on fait une hypothèse de Bernouilli-
Euler, négligeant les déformations de cisaillement
ll':';;:'ï:l; ïlj':" n : I,6
devant ceux de flexions, le déplacement du pieu J
s'écrira :

u;(x', X3) - I*c-L- + u.lr(xr)


lx'.ôgu.r1'(xr)1",
6.2. Mouvement du pieu J
où x' désigne les variables horizontales et x, l'abscisse
(60) I *. - I - ,' (p tL ^, QJj) ,r
verticale le long du pieu J. En injectant I'hypothèse
cinématique prê,cêdente dans I'expression du travail
virtuel du pieu J, et en se restreignant à des dêplace-
ments v J cinématiquement admissibles, c'est-à-dire
respectant I'encastrement avec C), ainsi que la cinéma-
tique de Bernoulli, on obtient :

: <tr(u' +udo),QJ; )sJ j:1,NJJ:1,N0


,'Z-c- (prL-, V.l).1
Si on pose successivement :
,rl(couJ1, Vrr),
Ln ).tc + (po*'.ôsuJ1', X'. ôgv,ir' ) ;l

* :
Fo n Qt: ) r.r
: 1':"1] Ij,ll'l],'),
(62) Kto ùn +
Gf
K ,n.rj Grâce à I'hypothèse cinématique, il est toujours possi-
GG
ble d'in tê,grer par rapport à la in.iion du piâu. L'^équa-
K t,.li tion prêcêdente devient alors , en supposant les symé-
tries convenables du pieu par rapport à la fibre
les équations (59) et (60) sont équivalentes au système moyenne :
suivant, qui généralise (20) :

(65) ,'2n.,c,n(poL*, v"r)r


(63) t - r2lMr+ Mo.l + Kl. + KrGa: F* ,,1 (muJ1,v.lr).1
t- a2MGr + tçctl c + t- a2l + A + 6ccl a + < Iôrurr', ôsV.rr' ) ,l
EG * + ( n, (u;1), s (vrr) ) r
I
+ <m.,(urr),k(v"rr))r
En éliminant d. dans le système prê,cêdent, on trouve :
l'împêdance gênéralisêe de la fondation rigide sur
I'ensemble sol-pieu sous la forme d'une matrice 6 x 6. +
l'lodes Structuraux

t;j tti

Chomp dittroctê

Chomp rogonnê tgqe îl

c) Kr l:' : l[l
Chomp rogonnÉ tgpe Jj

ra
ry Ke

Spectres Structure
SUR UNE APPROCHE INTÉGRÉE DE L'INTERACTION SISMIOUESOL.STRUCTURE 17

où I, m, DJ, t, m, k désignent respectivement le jeu des vibrations des pieux non en phase. Lorsqu e la
moment d'inertie du pieu, la masse linéique, les rigidité du sol augmente, l'interaction est moins impor-
moments de flexion et les courbures du pieu J. Enfin la tante.
notation
long du pieu J. En ce qui concerne le balancement et la torsion, des
résultats semblables sont obtenus avec une interaction
Les termes du membre de gauche de (65) sont classi- plus forte. Du point de vue de I'hétêrogê,nêitê, du sol,
ques du point de vue mécanique des structures. Les dans le cas d'une couche très molle superficielle lors-
modes propres des pieux utilisés dans le système de que le nombre de pieux augmente, I'impédance est
I'ISSS respecteront la cinématique prêcêdente, qui très proche de celle du demi-espace : par conséquent,
conduira par conséquent à développer les intégrations des groupes de pieux sont moins influencés par des
par rapport à la section des pieux. Il est intéressant conditions locales qu'un seul pieu. Du point de vue de
d'expliciter le term e de droite. On trouve alors : la réponse sismique, des ondes SH verticales produi-
sent à la fois tamis et balancement du groupe ; la fonc-
tion de transfert du mouvement horizontal est proche
::'îlilir ;j,, de I'unité à basse frêquence, donc le mouvement sismi-
que induit horizontal est très proche de celui du sol. Par
contre le balancement diminue rapidement avec I'espa-
cement. Pour un sol plus rigide la fonction de transfert
: ?i,r;,,;l;;J:,i;' est plus longtemps proche de I'unité. Les frê,quences
plus êlevêes sont en gênêral filtrêes par le groupe de
où T. et M,' désignent respectivement I'effort tranchant pieux. Dans le cas d'ondes inclinées, la torsion aug-
etle moment de flexion exercés par le sol sur le pieu J. mente.
Ces termes de droite matérialisent I'interaction sol-
structure et mettent en évidence les sollicitations La rêpartition des charges dans les pieux est un para-
venant du sol adaptées à la cinématique du pieu. Il est mètre de dimensionnement très important : à basse
important de remarquer que la sollicitation sismique frê,quence , ce sont les pieux placés aux extrémités qui
appliq uê,e au pieu est donnée par : sont les plus charg ês ; lorsque la fréquence augmente
ce phénomène peut ètre inversé ; les effets dynami-
Fo *,, : ques sont plus marqués en pompage qu'en tamis. Les
solutions simplifiêes et en particulier les hypothèses
: ., quasi tridimensionnelles, de Novak sont des solu-
tions pour lesquelles on se ramène à une cinématique
+ unidirectionnelle du sol : cela donne de bons résultats
en gén êral; la méthode de superposition de Poulos où
C'est donc la somme du champ libre et du champ dif- seulement deux pieux sont consi dêrês à la fois donne
fractê, qui doit ètre appliquêe au pieu. Si on applique également des résultats convenables.
seulement I'action développêe par le champ libre, on
néglige l'interaction sol-structure.
7. LES MODULES DE CALCULS
6.4. Quelques remarques Les développements prê,cê,dents ont permis d'aboutir
sur le comportement dynamique dans chaque cas au système de I'ISSS que ce soit dans
des groupes de pieux le cas d'une fondation rigide, d'un radier flexible ou de
t5l t8l lLTl[18] tlel l22lt58l tsel t60l t6u fondation profonde êlancêe telle que des pieux. Dans
t63l t66l t68l [70] t73l t78l l7el chaque cas en utilisant des champs globaux diffractés
et rayonnés au niveau du sol, ainsi que les modes de la
La rêponse dynamique d'un groupe de pieux dépend structure et de la partie flexible de la fondation, nous
beaucoup de la frêquence à cause des interf.êrences qui avons pu construire ce système. La méthodologie a
se développent. En ce qui concerne le pompage et le consisté dans tous les cas à ramener tout au niveau de
tamis, si I'espacement entre les pieux est très faible, la fondation qui constitue une interface privilégiée
l'impédance normalisée par I'impédance statiqu e varie entre la structure et le sol. Cette approche permet de
en fonction de la frêquence comm e celle d'une fonda- ne pas préjuger des techniques numériques permettant
tion rigide en deçà d'une certain e frê,quence. Les rigidi- de calculer les divers champs de déplacements invo-
tés décroissent avec la frêquence et deviennent même qués plus haut. En particulier cela permet d'utiliser la
négatives, indiquant un comportement où I'accession à méthode la plus adaptée à chaque systèm e et donc du
I'inertie est importante. point de vue de la mise en æuvre informatique de
construire des codes modulaires avec des données et
L'amortissement dans ce cas varie peu. Lorsque la frê' des sorties bien définies. Essentiellement les ressources
quence dépasse cette limite, I'interaction entre les suivantes doivent ëtre développées :
pieux devient dominante. La valeur de cett e frêquence
diminue lorsque l'espacement augmente. L'amortisse- un code de calcul du champ sismique local u i en
ment augmente en gênêral avec I'espacement. Lors- champ libre ;
que le nombre de pieux augmente ,l'eff.et de groupe est un code de calcul des champs uao, ud*, u' résol-
encore plus pronon cê et la variation de I'impédance est vant les équations de Navier dans un sol hêtêiogène
plus importante. L'interaction est alors très forte, plus non borné. Les données de ce code seront u,, L* , Q r,
marquée pour le pompage que pour le tamis et met en le long de I'int erface sol-fondation. Les résultats fournid
18 No 3g REVUE FRANçAISE DE GEOTECHNIQUE

par ce code seront les impédances gênêralisées K et les Calcul de la fonction de Green.
forces sismiques F * qui consistent à calculer diverses
La fonction de Green est un champ de déplacements
intégrales sur f ,, ;
uGk (x, g) dans le demi-espace stratifié , naturel, solu-
un cod e de calcul des structures permettant de cal- tion des équations de Navier avec les conditions aux
culer les modes propres de la structure sur base fixe limites, intôrnes, et de radiation, mentionnées prê,cê,-
*
@oo etla matrice de masse équivalente Mo dn la struc- demment. Cette fonction uct< (x, €) donne le dêplace-
ture ; ment pour un observateur placé au point x pour une
un code d'ISSS mettant en place et résolvant le force concentrê,e placêe au point f dans la direction eu.
système ISSS . Ce code fournit les déplacements c de la
partie rigide de la fondation, à laqu elle la structure est Dans le cas où le sol est viscoélastique isotrope, il est
connectêe. Le cod e de calcul des structures à partir des possible de calculer uGk d'une manière très efficace, en
déplacements de la base peut aisément ensuite calculer utilisant une transformêe de Hankel. Toutes les équa-
les déplacements de celle-ci et les efforts correspon- tions de l'élastodynamique sont résolues dans le
dants. domaine transformé le domaine spectral. La trans-
formation de Hankel ramène les équations de Navier à
Les efforts calculés dans la structure sont donnés dans des équations diffêrentielles par rapport à la variable
u verticale , x 3 . La force ponctu elle introduit des dis-
le domaine des frê,quences. Une transformation de
Fourier permet par passage dans le temps de calculer continuités du vecteur contrainte spectral. Sur le plan
les efforts maximums en un certain nombre de points théorique la méthode ne pose pas de difficultés.
de contrôle. La figure ci-dessous résume les étapes du Cependant sur le plan numérique, il convient de traiter
calcul et les interfaces enfte les différents modules. avec soin :

le système diffêrentiel. Seule une technique utili-


Dans l'analyse qui vient d'être présentê.e,,les termes qui sant des opérateurs de rêflexion-transmission permet
sont relatifs à ia structure pàuvent ëtre obtenus de d'éviter des instabilités bien connues dans le cas de
manière standard par une méthode d' êlêments fir-lis. couches épaisses t53] . L'algorithme correspondant
Le calcul des champs diffractés dans le sol est cepen- suggér ê, par KENNETT t39l a êtê développê par TSA-
dant moins standard et également très coûteux si I'on KALIDIS dans sa thèse l27l t23l [73] ;
veut garder le caractère souvent tridimensionnel du la transformée inverse effectuê,e numériquement si
problème. Nous examinons dans la section suivante
quelles sont les méthodes qui semblent les plus effica-
l'on veut êviter des coûts prohibitifs. Une technique
permettant de se ramener à une transformêe de Fou-
ces pour traiter ces problèmes.
rier rapide et une intégration numérique est également
prêsentê,e dans la thèse de TSAKALIDIS. L'avantage
de cette méthode est qu'elle peut ëtre vectorisê.e sur
8. CALCUL DES CHAMPS DIFFRACTÉS des machines vectorielles comme le Cray-1. L'arrivêe
DANS LE SOL de machines parallèles commele Cray-2 permettra des
ternps de calculs encore plus compétitifs.
De nombreuses méthodes ont êtê, proposées dans la lit-
térature allant des développements presque entière-
ment analytiques jusqu'à des méthodes d'êlêments Équation intégrale de surface.
finis avec des possibilités de mêthodes hybrides. Si I'on La fonction de Green du sol nof urel multicouche étant
peut faire une hypothèse de sol hêtêrogène avec cou- connue numériquement , elle peut ètre utilisée pour
ches horizontales, il semble qu'à I'heure actuelle, une établir une équation intégrale de surface (CHAPEL
métho de d'êquations intégrales utilisant la fonction de l17l, KUPRADZE t43l , WOLF et al. t81l t82l) . Grâce
Green du sol multicouche soit la plus compétitive. à la formule de Green en prenant soin de bien traiter la
Lorsque cette hypothèse ne peut ètre tenue au voisi- singularitê,, on obtient classiquement :

nage de la fondation, alors qu'elle convient encore à


quelques distances, il faut envisager un couplage entre (66) k u'u ({) :
cette technique et une métho de d'êléments finis. Nous
discutons ci-dessous ces deux cas succinctement.

où k est une constante dépendant des caractéristiques


8.1. Sol à stratigraphie horizontale de la frontière et pour allêger les notations nous
avons posé f : f ,, . u' est un des champs diffractés
Le problème de I'ISSS a êtê, ramenê aux calculs suc- u do , u d- L'avantage d'avoir calculé au préalable la
cessifs de champs de dêplacements dans le sol vérifiant fonction de Green est que les conditions aux limites de
les équations de Navier de l'élastodynamique, des surface libre et internes entre les couches sont prises en
conditions de surf ace libre, des conditions de continuité compte dans la formulation.
à I'interf ace entre les couches et des conditions de
radiation à I'infini. Ces dernières conditions sont certai- Dans tous les sous-problèmes envisagés ci-dessus le
nement les plus difficiles à respecter en particulier si on champ u' est donnê sur f ,,. Donc (66) est une équa-
veut utiliser une technique d'êlê,ments finis. Une tion intégrale où t (u') est [a seule inconnue. On peut
métho de d'êquations intégrales permet de prendr e en rêê,crire (66) sous la forme suivante :

compte automatiquement ces conditions. La mise en


æuvre procèd e en deux étapes (67) < t (u'), uGu ),- : ku'u (5) +( u', t (uck)),
calcul de la fonction de Green,
mise en æuvre de la méthode intégrale. t €f
SUR UNE APPROCHE INTÉGRÉE DE L'INTERACTION SISMIQUESOL-STRUCTURE

La frontière f est alors triangulê,e en N éléments trian- O. en deux parties : le domaine intérieur C) irrégulier et
gulaires ou quadrilatéraux E. Dans le "cas le plus sim- le domaine extêrieur C)' homogène latêralement. Soit
6ln, on appioche le champ t (u' ) n-at dng fonctions I la frontière entre ces deux domaines.
ôonstantes par êlêment w Ei , où E fait rêïêrence au
numér o d'êlêment et i à la direction d'espace. Si bien
qu'on peut êcrire :

t(u') : Iu,,te' w.,(x) i.r:i:'.:i;::1:::'..'..'.'..'..'. :


iiit;ir:iii:.'''..tii..:'....'j
..l.ri ..i .ri rri rri rr

Cette expression approchê,e est ensuite injectêe dans


(67) :

(68) Iu,,t., (wei ,uGu), f]l '

: ku,u(f) + € €f
Les fonctions w E' soût normalisées à 1 sur l'êlêment E
dans la directionl, et sont nulles sur les autres éléments Fig. 5. Couplage éléments finis - équations intégrales.
et dans les autres directions. D'autre part (68) est une
équation fonctionnelle en €. Pour se ramener à un
syitème algébrique, on impose à (68) d'être vêrifiêe La formulation variationnelle dans le domaine intérieur
sûccessivement au centre de gravité 5r dn chaqu e êlê- et les conditions de continuitê le long de L s'écrivent,
ment F. Ce qui donne finalement en tenant compte en appelant u le déplacement dans le domaine inté-
des propriétés des fonctions de base w Ei un système rieur et u' dans le domaine extérieur :

linéaire de 3N" équations à 3Nu inconnues :


(6e)
I r,,tr, ( uGk, (x, 5t) > E

: ku,u(f,) + t(u) + t'(u') :0 sur I


k:1,3; F:1,Nn
U:U' sur I
Lorsque F : E, le coefficient de tpi €st singulier; il doit
En tenant compte de (69), dans (69) r €t en imposant
ètre calculé au sens de la valeur principale de Cauchy. la continuité des déplacements seulement au sens des
La matrice du système est la même pour tous les sous- travaux virtuels, pour tout v et v' cinématiquement
problèmes envisagés, seul le second membre est modi-
admissibles, on peut êcrire :
iia. U.te fois résolu le système linéaire prê,cê,dent, il faut
ensuite calculer les diverses intégrales qui interviennent (70)
dans le calcul des impédances. Par exemple :

K.n :
: Ir,,t-r, ( Lni ) E
Dans le domaine intérieur, on cherche une solution
où t - e, désigne les vecteurs contraintes approchés approchê,e uh, à I'aide d'une méthode d'éléments finis,
obtenus dans la résolution lorsqu'au second membre, en appelant w,, la fonction de base attachée au næud I,
u' est ê,gale à L n le long de la fondation. On peut dans la direction i :

remarquer ici que dans le calcul de I'impédance , cQ


n'est pas la distribution précise du vecteur contrainte Uh : It'UriWri
qui compte, mais Sa moyenne. Cela est important car
dans le cas du sol hêtêrogène, la fonction de Green En injectant cette expression dans (69) t, on construit
n'est pas connue analytiquement mais seulement I'impédance êlê,ments finis du domaine intérieur.
numériquement. Un calcul précis des champs exige de
nombreuses évaluations de cette fonction. De nom- Remarque ; En utilisant des fonctions de base Q
breuses variations à I'approche qui est prê,sentêe ici ^vêri-
fiant exactement les équations de l'élastodynamique,
existent (WOLF t81l ). on peut obtenir une expression intéressante de I'impê-
dance discrète et symétrique d'un hyperêlêment E de
frontière ô E :
8.2. Sol à stratigraphie quelconque
(flexible volume element) (7 r)
Lorsqu e la stratigraphie n'est plus homogène horizon-
talement, il est souvent encore possible de se limiter à
des hêtêrogênêitês au voisinage de la fondation. Un
couplage entre une méthode intégrale et une méthode
d'êlêments finis est intéressante. On partitionne alors
No 3g REVUE FRANçA|SE DE GÉOTECHNTOUE

En utilisant cette idêe, on peut aisément envisager le Sif € f ,., comme dans le cas stationnaire, on obtient
couplage entre une méthode d'équations intégrales une équation intégrale :

pour le domaine extêrieur et une métho de d'êléments


finis pour le domaine intérieur. Pour cela, dans un pre- kuu (f, r) :
mier temps, à chaque fonction de base w,, d'un næud
de I'int erface, oh associe le champ rayo nnê w'r, tel que J"Otl<t(u),uGok),,
w'r, vêrifie les équations de Navier dans le domaine
extérieur ainsi que les conditions de radiation et qui
f,,
enfin vêrifie l'équation de raccord suivante sur L :
La loi de frottement de Coulomb à I'interface permet
(721 w'r, : d'envisager la plupart des cas pratiques. Soit n la nor-
wri sur I male extérieur au domaine de sol, on introduit :
Si enfin, on utilise l'équation (7t1, pour définir I'impé- : t.n, tr : t -
dance " êlê,ments finis > symétrique du domaine C)', on
tN tNn
obtient la rigidité dynamique du domaine extérieur :
et des notations identiques pour le déplacement u.
(73) K,,ri : Alors la loi de Coulomb s'écrit avec F le coefficient de
frottement à I'interf.ace sol-fondation :

w',, est déterminé par une méthode d'équation inté- utn usN
grale mise en æuvre comme ci-dessus. u'h est dêve-
loppé également sur cette base . (59) z est identique- u,* ) 0, alors : t (ur)
ment vêrifiê,. En reportant (73) dans (701 , on obtient
Si u,N - 0
dans un deuxième temps, le système linéaire éléments
Si ur* usN : 0, alors : tN (ur)
finis à résoudre :
et si :ll t,(u,)ll < F It* (u,) L
(7 4)
alors :ô,u11 ôturr : 0
ou si : llt, (u,)ll : F I t^ (u,) | ,
La matrice symétrique K qui constitue la matrice de
rigidité dynamique du super- êlêment extêrieur peut alors : 1),
ëtre aisément incorporêe dans tout code êlêments finis
standard. Le calcul du champ sismique libre u, est êga- Si on tient compte du mouvement de corps rigide de la
lement complexe mais peut ëtre dêterminê par la fondation, les inégalités prêcêdentes peuvent être rem-
même procédure. placées par le développement de celui-ci sur la base
des déplacements L - . L'équation du mouvement trah-
sitoire de la fondation rigide et du déplacement du sol
s'écrivent :

g. DÉCOLLEMENT ET GLISSEMENT
DE LA FONDATION :t'lli;li'i:*': . ,. (uu), Ln ).,
Lorsque les non-lin ê,aritês sont limitées à
I'interf ace n: 1,6
avec la fondation, il n'est plus possible de rester dans le
}r
domaine des frêquences mais une méthode d'équa-
tions intégrales est encore très intéressante car les ï1';:l,."{l; ïf '';':ï"
équations sont limitées à cette interface. Il faut alors
dêvelopper la fonction de Green transitoire du sol
naturel stratigraphié uGk (x, t ; €, r) qui vêrifie les équa- On ne peut plus développer u s comme un déplace-
tions suivantes de l'élastodynamique, où A* est I'opé- ment rigide, car au moment du décollement, seule-
rateur de l'êlastostatique : ment une partie de u s sera un déplacement rigide. On
développe alors le mouvement du sol à
I'interface
A*uck + ô(6,r) €u: pôz,,uGk selon les fonctions de base utilis êes plus haut :

Cela peut se faire en faisant une transformê,e de Fou- us : I*ue, (t) wei , t(u,) - Iu,tu, (t) wE,
rier inverse de la fonction de Green obtenue en frê-
quence. Pour une distribution de force quelconque sur Ces expressions injectêes dans l'équation intégrale de
I'interf ace f ,r, le dêplacement u s'écrit : surface donnent, en prenant des fonctions de base
constantes par êlêment :

:
ur.(5,2)
J*Ot<g(x,t) ,uGk(x,t;€,r) )i, ku.u(z) :
En gén êral, oD détermine u o"u (x, t ; 5) - u ct'(x, t; 5, 0).
J" otltu,tr'
(t)
La formule prêcê,dente s'écrit alors :

ur. (5, r) : r" dt < g(x, t) , uGok(x, t r;€) )r,


Igur,(t)
F : 1, N"
SUR UNE APPROCHE INTÊGNÉC DE L'I NTERACTION SISMIQU E SOL.STRUCTURE 21

Cette équation ainsi que celle du mouvement de la BIBLIOGRAPHIE


fondation doivent ëtre reportées dans les inéquations
traduisant la loi de Coulomb. Elles sont intê,grê,es pas à
pas , êventuellement de manière explicite. Les intégra-
les portant sur I'interface ne doivent porter que sur la t1l AKI K., RICHARDS P.G. (1980) , Quantitatiue
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en gênêral les efforts et la longueur de dêcollement ; le
t3l
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décollement abaisse la rigidité moyenne ; la gravitation neering Mechanics Division ASCE, vol. CII,
qui intervient dès qu'une partie décolle, augm ente la pp. 957 -970.
pseudo-période et augmente la stabilité. Les rotations
sont plus fortes mais si le soulèvement reste faible, t4l AUBRY D., CHAPEL F., CREPEL J.M. (1985) ,

l'analyse linéaire donne des résultats peu dilfêrents du Interaction sol-stru cture lînêaire sur un sol hétéro-
non-lin ê,aire. Le séisme vertical loue un rôle accru. gène, Génie Parasismique (V. Davidovici éd.),
PSYCHARIS montre que seulement le premier mode Presses ENPC, vol. VI, pp. 485-506.
du bâtiment est rêellement affectê par le décollement. tsl AUBRY D., CHAPEL F., CREPEL J.M. (1985) ,
L'eff.et le plus important est surtout sur la période fon- Calcul sismique de fondations sur pieux, Génie
damentale qui est considérablement abaissée. Les Parasismique (V. Davidovici êd.), Presses ENPC,
modes d'ordre plus êlevês semblent peu affectê,s par ce vol. VI, pp. 533-547.
phénomène. AUBRY D., CHOUVET D. (1985) , Calcul sismf-
t6l
que de mufs de soutènement, Génie Parasismi-
que (V. Davidovici êd.) , Presses ENPC,
vol. VIn, pp. 759-77I.
10. CONCLUSION t7l AUBRY D., CHOUVET D., MODARESSI H.,
MOUROUX P. (1985) , Local amplification of a
sefsmfc incident field through an elastoplasttc
La seule hypothèse de linêaritê, de I'ensemble du sedimentary ualley, Numerical Methods in Geo-
système sol-fondation-structure a permis dans chaque
mechanics (Ed. Kawamoto, Ichikawa) , Balkeffiâ,
câs de mettre en évidence la struèture du système de
l'interaction sol-structure quel que soit le type de fon-
pp. 42I-428.
dation superficielle ou profonde, rigide ou flexible, iso- t8l AUBRY D., POSTEL M. (1985) , Dynamrc res-
lêe ou multiple. Cette approche permet d'aborder de ponse of a large number of piles by homogeneiza-
manière unifi ê,e dans un code de calculs tous les diffê- tion, 2nd International Conference Earthquake
rents aspects. Le rôle du champ sismique incident a êtê, Engineering.
mis en évid ence dans le mouvement sismique induit ou t9l AUBRY D., CHOUVET D. (1985) , Anolyse sfs-
dans le second membre des systèmes linéaires. Le mique de murs de soutènement, International
champ libre, ainsi que les contraintes qu'il produit doi- Confer ence Soil Mechanics, 1 1th International
vent ëtre connus le long de l'interf.ace sol-fondation . Le Confer ence Soil Mechanics Foundation Engineer-
rôle de la structure a êtê identifié grâce à la notion de irg, San Francisco, Balkema.
masse équivalente qui constitue I'interf ace avec le cal-
cul des structures. L'approche proposée permet de t10l AUBRY D., CRÉPEL J.M. (1986) , lnteraction
sfsmiq ue fluide-structure - Application aux barra'
bien découpler les problèmes et d'utiliser les techniques ges uoute, Actes I"' Colloque Français de Génie
les plus adaptêes pour chaque sous-problème.
Parasismique, Association Française Génie Para-
En particulier il n'a êtê, fait rêfêrence à une technique sismique.
numérique qu'après avoir établi les équations du
système mêcanique continu. Lorsqu'une hypothèse de 111l BARD P.Y., BOUCHON M. (1980) , The seismic
couches horizontales est acceptable, la technique des response of sediment-filled ualley, Part 7, The
équations intégrales de surface est particulièrement case of incidenÉ SH wat)es, Bull. Seism. Soc.
intéressante surtout si le substratum est très profond et Am., vol. LXX-4, pp. 1236-7286.
si le problème est complètement tridimentionnel. Le tlzl BARD P.Y., BOUCHON M. (1980) , The sefsmic
calcul de la fonction de Green du sol stratifié doit alors response of sedtment-filled ualley, Part 2, The
ëtre très performant. L'arrivêe de nouveaux calcula- case of incident P and SV waues, Bull. Seism.
teurs parallèles doit diminuer considérablement les Soc. Am., vol. LXX-S, pp. 1927-794I.
temps de calculs. Par ailleurs de nombreuses approxi-
mations sont possibles permettant de construire des t13l BARD P.Y. (1982), Diffracted waues and displa-
cement field ouer two-dimensionol eleuated topo-
méthodes simplifiêes. Elles n'ont pas êtê, abordées dans graphies, Geophys, J. R. astr. Soc., vol. LXXI,
ce texte, mais la présentation unifiée doit permettre pp. 73I-760.
d'appréhender les conséquences de telles approxima-
tions dans toute la chaîne des calculs. 114) BARD P.Y. (1985) , Les effets de site d'ongtne
structurale : principaux rêsultats expé,rimentaux
et thê,orîques, Génie Parasismique (V. Davidovici
êd.), Presses ENPC, vol. III, pp. 223-238.
22 No gB REvUE FRANçAISE oe oÉorecxruloue

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