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François Mauriac, La fin de la nuit

Chapitre I

Thérèse habite à Paris où elle a commencé une nouvelle vie après son « acte » contre son mari
Bernhard. Au début de l’histoire, on fait la connaissance d’une jeune fille nommée Anna. Elle
est la servante de Thérèse. On a l’impression que sa servante a une signification importante
pour Thérèse. Thérèse souffre de la circonstance qu’elle habite dans la solitude, elle a
beaucoup de problèmes avec elle-même et avec l’environnement. Elle a peur d’être seule dans
la nuit, peur de la solitude ; Thérèse vieillit, elle a peur de la mort. Elle aimerait être plus
jeune ; elle n’a pas confiance en elle-même, elle a perdu son « talent » (par exemple : elle ne
peut plus observer des gens, elle attire l’attention sur elle- même) ; elle pense au suicide (une
pensée extraordinaire : elle a essayé de tuer son mari Bernhard, mais elle n’a pas assez de
courage pour tuer elle-même) ; elle souffre de l’insomnie, elle doit prendre des médicaments
pour dormir ; elle a des affections cardiaques, voilà la raison pour laquelle elle a beaucoup
vieilli et la raison pour laquelle elle s’est arrêtée de fumer (elle était une fumeuse acharnée)
Résumé : Le temps passé la rattrape toujours : Thérèse vit dans la prison de son « acte » , sa
vie est marquée par son sort passé.

Chapitre II

Thérèse a du monde chez elle, à savoir sa fille Marie. Il y a trois ans la fille lui a rendu visite à
Paris pour la dernière fois. La fille parle du père Bernhard et on constate une relation
extraordinaire entre la mère et la fille : d’une part, la fille a été élevée par son père et sa grand-
mère. Tous les deux lui ont donné une image négative de la mère (à cause de « l’acte»)
D’autre part, la mère ne voulait rien savoir de sa fille. Voilà, Marie ne connaît pas bien sa
mère.

Plusieurs fois, Marie dit du mal de son père : il serait avare, il serait toujours en peine de sa
fille, il n’aurait pas assez d’argent et il aurait une opinion conservatrice. Marie espère que sa
mère soutiendra son opinion contre Bernhard, mais elle se trompe.

Un peu plus tard, on sait qu’il y a une raison pour la visite de Marie, elle veut parler de
Georges Filhot, son amant. Marie veut l’épouser, mais un argument entre les deux familles
(Desqueyroux - Filhot) empêche ce mariage.

Un autre sujet est le personnage, le caractère de Marie : on a l’impression qu’elle ne peut pas
se faire une propre opinion, le milieu l’influence trop.

La visite de Marie éveille des souvenirs du temps passé chez Thérèse. Et la mère se demande
si Bernhard a raconté son « acte » à Marie. Puis, Thérèse apprend que Marie n’a jamais rien
entendu de cet « acte ». Voilà, une autre raison pour la visite de Marie : elle sait que quelque
chose s’est passé dans le passé et maintenant, elle veut l’apprendre de la mère. C’est très dur
pour Thérèse, ce serait comme une confession brutale pour elle. Marie remarque que Thérèse
ne veut pas raconter cette histoire, et voilà elle lance un ultimatum : elle ne quittera pas la
maison avant que Thérèse le lui ait raconté.

Mais Thérèse ne raconte pas tout. Marie connaît la victime de « l’acte » après la conversation
et elle a trouvé la raison pour laquelle elle ne peut pas épouser son amant Georges Filhot.
Dans ce chapitre ils parlent d’un roman, c’est Pierre et Jean de Maupassant. On peut établir un

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parallèle entre ce roman et La fin de la nuit. Dans le roman de Maupassant, il s’agit d’un fils
qui remarque qu’il est un enfant illégitime. Il découvre aussi la liaison de sa mère.
Finalement, Marie se décide à rester chez Thérèse et celle-ci n’est pas malheureuse qu’il y ait
une autre personne dans la maison. Thérèse a un grand problème, elle se sent toujours seule.
Elle n’aime pas qu’Anna sorte. Elle a besoin d’elle et Thérèse ne peut pas encore vivre sans
elle.

Chapitre III

Le matin suivant, Marie est déjà partie, mais Anna est là. Elle a commencé à nettoyer la
maison et a trouvé la bouteille de champagne et la chambre de Marie. Thérèse se fait des
souci en ce que Anna pense de la circonstance que tout est en désordre.

Thérèse est très labile, elle fait toujours allusion à la mort. Elle a un problème avec le cœur et
elle sent la douleur même dans le bras. De temps en temps, elle est si faible qu’elle doit se
reposer. Le crime imparfait dispose de la vie et dispose de tout jusqu’à sa mort. Le lecteur
n’est pas sûr si elle avait voulu commetre le crime, mais on constate qu’elle ne dit jamais
qu’elle se repent de ce qu’elle a fait.

A la fin de ce chapitre, elle fait la proposition de renoncer à la possession de la famille


Larroque à laquelle elle a droit et elle promet d’aller voir Georges et de parler avec lui.

Chapitre IV

Thérèse pense à une donation à Marie. Pour Thérèse cela veut dire une retraite de la société,
mais Marie décline.

Quand elle va voir Georges, ils parlent très ouvertement. Ils s’entendent très bien et elle
remarque vite que Georges n’est pas un type comme les autres personnes de la famille
Desqueyroux. Il est différent, peut-être un peu comme elle. Par exemple : il aime la musique,
Marie la déteste. Quand elle est rentrée à la maison, elle doit tout raconter, mais elle ne peut
pas dire la vérité. Elle laisse un peu d’espoir à Marie.

Après avoir dîné avec Marie et Georges, Thérèse est de nouveau seule. L’ancienne vie revient
et sa scène est finie.

Chapitre V

Nous trouvons la situation suivante au chapitre V : Georges est chez les Desqueyroux pour
manger avec les deux femmes ; Thérèse et Marie. Pendant le dîner, les trois parlent des landes
(l’origine commune), mais d’une manière superficielle et émotionnelle. Ils ne s’entretiennent
pas sur un sujet important : la tentative de meurtre de Thérèse.

Marie a de la peine à prendre congé de Georges parce qu’elle connaît bien son caractère.

Thérèse croit avoir endommagé la relation entre Georges et Marie pendant la visite de sa
fille ; voilà qu’elle a des remords.

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Un sujet intéressant au cours du chapitre V les réflexions par alcool ou l’influence de l’alcool
sur l’humeur d’un homme : l’alcool fait oublier le désespoir, mais on sait en même temps que
les problèmes reviendront et qu’ils seront encore un peu plus durs à supporter.

La maladie de Thérèse se trouve dans une phase avancée, elle a vraiment des problèmes avec
son cœur.

Après le retour de Georges, on observe qu’il a plus d’intérêt pour Thérèse qu’il en admet.
Voilà, ils parlent de différentes choses: ? ce que la jeunesse fait en été, à savoir se baigner
dans un ruisseau. Thérèse reconnaît un changement de la jeunesse dans cette activité ; ? un
nouveau personnage est présenté dans le roman, à savoir Mondoux, un monsieur de la
connaissance de Georges ; ? est-ce que Georges veut ou ne veut pas parler de la tentative avec
Thérèse ? Une question dont Thérèse s’occupe tout le temps.

Et comment est l’état psychique de Thérèse ? Elle est cherchante, elle réfléchit beaucoup sur
la vie, elle s’occupe toujours de la tentative, qui était arrivée dans le passé, cette tentative est
omniprésente. Depuis la visite de Marie et de Georges, Thérèse a perdu le désir de mourir,
maintenant elle veut vivre, elle a trouvé une nouvelle motivation pour sa vie.

Chapitre VI

La recherche d’un nouvel appartement montre la gravité de la maladie de Thérèse. Elle


pourrait mourir à chaque instant et cette circonstance influence énormément la vie et le
comportement de Thérèse. Avec Mondoux, Thérèse trouve un personnage qui peut suivre ses
pensées complexes. Bien que les deux aient des opinions différentes, Mondoux est un
interlocuteur agréable pour Thérèse. Le rôle de Georges dans le roman change aussi, il montre
de plus en plus de sentimentalités : il souffre, il est jaloux. Quand Thérèse remarque
l’affection de Georges pour elle, elle est fière, mais cette émotion provoque une crise
cardiaque. On peut se poser la question : est ce-que Georges aime Thérèse ?

Thérèse a été condamnée deux fois : la première fois il y a 15 ans, la deuxième fois, elle a été
condamnée par Marie pendant la visite, et maintenant Thérèse risque d’être condamnée une
troisième fois par Georges. Ce serait très dur pour Thérèse et pour son cœur.

On a l’impression que Georges aime peut-être Thérèse, mais Thérèse ne l’aime pas, elle aime
les sentiments de Georges pour elle.

Chapitre VII

On peut résumer les pages 78 à 104 en citant les brefs discours directs des deux protagonistes,
Thérèse et Georges, dans ce chapitre VII et dans la petite partie du chapitre VIII. Le chapitre
commence par une conversation à la maison de Thérèse, mais tout à coup, la première phrase
de Georges change l’atmosphère et touche Thérèse en plein cœur. Il dit : « C’est que je vous
aime ». Maintenant, on est sûr que Georges est tombé amoureux d’elle, de la vieille, femme
ridée. Là, nous pouvons peut-être établir un parallèle entre Georges et Jean Azévédo, parce
que j’ai pensé que pendant cette relation entre Thérèse et Jean, il y avait un peu d’amour en
jeu. Elle répond sans compassion pour ses sentiments à ce qu’il a dit : « Vous êtes un enfant ».
Ca explique tout et montre que Thérèse a peur d’une liaison avec lui. Elle a aussi peur de la
réaction de Marie et elle se sent trop vieille et trop laide pour lui et elle essaye de lui montrer
la vraie Thérèse Desqueyroux, mais il ne veut rien savoir de toutes ce qu’elle dit. Il lui-lance

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la phrase : « Je ne pourrai plus vivre sans vous », mais pour elle c’est insignifiant. Elle sait :
«on dit ça », ça veut dire que tout le monde utilise cette fleur de rhétorique.

D’une part, elle est très étonnée et choquée de l’aveu de Georges, mais d’autre part, elle sent «
ce merveilleux bonheur d’être préférée » à une autre personne, mais quand même elle ne veut
plus parler avec lui, elle dit : « Je crois que nous n’avons plus rien à dire ».

Et la deuxième partie décisive à part l’aveu est quand Thérèse fait elle-même un aveu en
prononçant la phrase choquante : « Je vous empoisonne. ». Avec cette phrase, elle confesse
qu’elle a commis la tentative et en même temps, elle lui montrer la vraie Thérèse. Toute la
situation change et il commence à appeler Thérèse par son prénom, et il se distancie d’elle
psychiquement et, pour la première fois, il découvre la vraie, vieille Thérèse ridée.

Chapitre VIII

Thérèse est en peine de Georges, elle pense qu’il veut se suicider. Thérèse ne trouve pas
Georges, mais une lettre de Mondoux qu’elle lit avec intérêt.

Si Georges s’est suicidé, est-ce que Thérèse est son assassin indirect ? Elle pense
désespérément à cette question.

Un peu plus tard, Mondoux se trouve aussi dans le chambre de Georges. Il veut tout savoir de
la rencontre passée entre Thérèse et Georges. Je pense qu’il a les mêmes pensées que Thérèse
et qu’il sait que Georges dépend de Thérèse.

Et comment est-ce que Thérèse réagit aux reproches de Mondoux ? Elle ne montre pas sa peur
(une précaution ?), elle reste calme. Il semble que Thérèse ne voie pas encore sa grande
influence sur Georges.

Dans ses pensées ou dans ses rêves, Thérèse est sûre que Georges s’est suicidé, elle se
représente tous les détails de ce suicide.

Chapitre IX

Il y a des gens qui pourrait penser que Thérèse est un danger pour les hommes. Mais je pense
que les hommes sont un danger pour Thérèse, elle crée trop de problèmes avec ses réflexions.
Entre autre choses elle souffre de la manie de la persécution, elle est tombé malade
psychiquement et physiquement ; elle ne mange plus (une parallèle avec le premier roman).

Après le retour de Georges (quelle surprise, il ne s’est pas suicidé), on remarque tout de suite
qu’il veut abandonner toutes les relations aux Desqueyroux, c’est-à-dire à Thérèse et à Marie.

Chapitre X

Mais Marie veut conquérir Georges de nouveau, elle a beaucoup d’espoir. (Marie est naïve et
jeune, mais elle montre bien de rouerie).

Ce chapitre est très tragique et les deux femmes sont désespérées et la plus jeune, c’est Marie,
demande : « Maman, qu’est-ce que nous avons fait pour tant souffrir ? ». Elles souffrent, c’est
évident et elles se demandent pourquoi précisément elles sont les victimes. Dans cette

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situation sans espoir, le père ordonne à Marie de rentrer à la maison avec le premier train. Et
que fait Thérèse ? Elle se décide à la suivre et finalement elles veulent aller à la maison à
Saint-Claire. Thérèse ne se sent pas protégée à Paris. Je pense qu’on peut dire qu’elle a une
manie de la persécution.

Chapitre XI

Dans ce chapitre, on découvre beaucoup de parallèles entre les deux romans. Elle revient à la
maison et doit obéir, elle doit faire ce que les autres veulent. Après l’arrivée à Saint-Claire
elle est seule ; elle avait déjà fait cette expérience autrefois. Elle ne se sent pas très sûre, mais
maintenant elle n’a rien à perdre, elle va mourir.

Marie parle avec Georges dans une maison abandonnée. Ils parlent de Thérèse et pour Marie,
il est claire maintenant : elle n’a pas compté avec l’amour de Georges pour sa mère, c’est la
fin définitive pour les deux.

Chapitre XII

C’est un très bref chapitre, avec, cependant, une grande signification. Thérèse comprend
maintenant combien désarmé on se sent quand quelqu’un a le pouvoir de tuer. Elle se
reconnaît en Marie, elle découvre la Thérèse d’il y a plusieurs années : « C’est Thérèse elle-
même qui s’approche de Thérèse ».

Chapitre XIII

C’est le chapitre le plus dépressif de tous les chapitres. Tout le monde semble attendre la mort
de Thérèse. On sait qu’elle n’a pas très longtemps à vivre.

Dans la dernière phrase que Thérèse dit, elle résume en quelques mots peut-être une grande
partie de sa vie : « la fin de la vie, la fin de la nuit ». Elle a attendu la mort depuis quelques
années et c’était un temps très sombre. Je pense que pour elle la mort est une délivrance. Elle
a souffert trop longtemps, elle est fatiguée et elle a bien mérité de pouvoir dormir pendant le
jour qui se lève