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D’après les ouvrages qu’on a consultés, on a pu distinguer 3 périodes phares dans l’histoire récente

de la qualité.

Commençons par la période du contrôle de qualité. Tout d’abord, on est passé par la période de
l’inspection où la totalité des produits devraient être triés après la production afin de vérifier leur
conformité au Niveau de Qualité Acceptable. Parmi les premiers à officialiser cette pratique étaient
Taylor et Radford.

Puis on est passé au contrôle statistique. Lorsque le nombre des produits est devenu trop important
et on ne peut plus les contrôler tous, le prélèvement des échantillons au hasard pour minimiser les
coûts et les délais devient indispensable. Cette technique a évolué notamment grâce aux travaux de
Shewhart, l’inventeur de la carte de contrôle qui permet d’identifier et éliminer les changements
significatifs des processus de fabrication afin d’obtenir une production sans anomalies.

Cependant, ces méthodes n’ont pas tardé à faire preuve de plusieurs inconvénients notamment leur
coût élevé et leur inapplicabilité pour certains produits (par exemple on ne peut pas s’assurer du
fonctionnement d’une allumette sans la détruire).

En plus de ça, on a constaté que les coûts de contrôle de qualité sont supportés par l’acheteur, c’est
là où on passe à la deuxième période de l’évolution, celle de l’assurance qualité. Après la Seconde
Guerre Mondiale, on a constaté que jusqu’à ce moment-là, les coûts de contrôle de qualité sont
toujours supportés par les acheteurs. L’assurance qualité a donc été créée par des donneurs d’ordre
des secteurs militaire et spatial pour externaliser ces coûts vers les fournisseurs en leur demandant
de faire preuve de leur maîtrise de la qualité.

Cette période était marquée par le grand succès des entreprises japonaises, initié en principe par
l’apport de Deming et Juran qui étaient invités au Japon pour donner des cours aux dirigeants de
l’industrie japonaise durant une période de reconstruction post guerre.

Nous arrivons maintenant à la période du système de management de qualité.

C’est à partir des années 70 qu’on commence à reconnaitre la qualité en tant qu’avantage
concurrentiel, notamment aux états unis où on commence à remettre en question l’approche de
gestion de qualité pour faire face à l’ampleur énorme du succès des entreprises japonaises.

Il ne suffit plus de penser tout simplement à la vente ou la réduction des coûts mais il faut aussi
réduire les risques et créer de la valeur pour le client. Ce fut alors l’émergence du Management Total
de la Qualité qui reposait sur 4 points que je citerai brièvement :

 L’engagement de toutes les fonctions de l’entreprise dans la démarche qualité ;


 La participation des salariés de tous les niveaux ;
 L’amélioration continue comme objectif ;
 Et l’intégration de la perception de la qualité par les consommateurs.

Ensuite, vers les années 90, la qualité s’internationalise avec la généralisation des normes ISO, la
multiplication des référentiels-qualité et la mise en place des prix nationaux et internationaux de la
qualité. Il est utile à noter que les normes ISO existaient bien avant les années 90, mais avec la
famille 9000 lancée en 1987 on commence vraiment à parler du management de qualité. De manière
générale, la normalisation vient clarifier et simplifier les relations entre les entreprises en
harmonisant les pratiques sur les marchés.

Maintenant je vous laisse avec Souhaila qui va couronner notre travail avec une conclusion.

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