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La littérature est l’ensemble des œuvres écrites ou orales qui regroupent trois

genres majeurs à savoir la poésie, le théâtre et le roman. Ce dernier est un récit


d’imaginaire, écrit généralement en prose, dont l’inspiration est dans la narration
d’aventure, l’étude de mœurs, vu de caractère et de sentiment. Cependant tous
les romanciers n’ont la même conception de ce genre majeur. Pour les uns le
roman doit être didactique et par contre pour d’autres il doit être distrayant.
C’est dans cette perspective que s’inscrit le sujet : <<…>>. Autrement dit le
roman a pour but de montrer les problèmes qui gangrènent la société. D’abord
dans quel est sens le roman est didactique ? N’existe-t-il pas d’autres domaines
où il est distrayant.

L’inspiration romancière doit prendre en considération le domaine social. C’est


le cas de la fonction ludique du roman qui a été systématisé par le génie Balzac,
Zola et les réalistes. C’est-à-dire ce qui se passe dans la société. De plus dans
Germinal (1885) d’Emile Zola d’où l’auteur décrit la révolte des mineurs,
victimes de l’exploitation bourgeoise et réclament des meilleures conditions de
travail. Pour Hugo, le romancier doit être un guide investit d’une mission
salvatrice qui lui permet d’alerter la société des dangers qui les guettent car sa
vision est supérieure à celle des autres. Dans Madame Bovary de Gustave
Flaubert qui dénonce l’adultère incarné par Emma, il s’agit pour lui de souligner
les vices humains du 19ième siècle afin de les corriger pour une bonne marche de
la société modèle. On peut aussi ajouter les romans négro-africains comme
Mariama Ba dans UNE SI LONGUE LETTRE (1979), elle dénonce de
manière expressives les conséquences désastreuses de la polygamie qui devient
un fléau dans la société sénégalaise. De plus LE VIEUX NEGRE ET LA
MEDAILLE (1956) de Ferdinand Oyono l’auteur nous parle de la grande
désillusion de Méka face aux injustices coloniales.
 Nous retenons à mi-parcours que le roman garde jalousement sa portée
didactique. Mais peut-on attester au roman d’autres fonctions qui
fonderaient sa dimension distrayant ?
Le roman distrayant permet aux lecteurs d’oublier la monotonie sociale. Selon
Julien Green << Le livre est une fenêtre pour laquelle on s’évade >>. C’est pour
dire que le roman est capable de libérer l’homme des contraintes de la vie.
Kleber Harden soutient dans son ouvrage intitulé LE PARADOXE SUR LE
ROMAN << Dés que le romancier laisse imprimer roman sur la couverture de
son livre, il prend l’engagement de distraire. S’il invite seulement à faire rêver
ou penser il est philosophe vu poète mais il n’est pas romancier >>. C’est dans
cette même perspective que nous pouvons sélectionner l’ouvrage VOL DE
NUIT (1931) d’Antoine de Saint-Exupéry, ou il décrit sa passion pour
l’aviation, il s’agit surtout des raisons qui l’ont poussé à adorer des vols qui
constituent sa << survie >>. Dans les romans négro-africains on peut ajouter
L’ENFANT NOIR (1953) de Camara Laye, c’est un roman qui met l’accent sur
la vie de l’auteur au sein de sa famille. Le récit de son enfance marqué par les
traditions ancestrales (croyances). Vu de cet angle la finalité du roman reste
distrayant.

En définitive nous retiendrons à l’aune de notre analyse que la vocation du


roman soulève maints-débats. Si pour certains la seule vocation dévolue du
roman est une quête perpétuelle de plaisir pour d’autre par contre il doit être
didactique. Nous affirmons sans ambages que l’œuvre romanesque serait alors
un roman en même temps didactique, distrayant et un moyen de connaissance.
Au-delà de toutes ces ambitions, le roman deviendrait-il pas un genre majeur
quand elle passe à la fonction stoïque à la fonction altruiste.