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SUJET << Dans toute société, l’écrivain se veut guide ou conseiller.

Il
entend parler pour sa communauté >>.

Que pensez-vous de ces propos ?

L’histoire de la littérature nous a présenté à travers des siècles des


œuvres aussi variées les unes que les autres par leurs caractéristiques.
Cependant tous les écrivains n’ont pas la même conception de ce genre
majeur. Pour les uns la littérature doit être didactique, par contre pour d’autres
elle est distrayante. C’est dans cette sillage que le sujet s’inscrit « … ». D’abord
dans quel sens la littérature est engagée ? Ensuite n’existe-t-elle pas d’autre
domaine où elle est divertissante ?

L’inspiration littéraire doit prendre en considération le domaine social.


C’est le cas de la littérature de la négritude surtout vers les années 1937 avec
Aimé Césaire qui se propose d’être « la bouche des malheurs qui n’ont point de
bouche… ». Cela veut dire que l’écrivain est un leader d’opinion. C’est dans
cette même perspective que nous pouvons sélectionner l’ouvrage de David
Diop COUP DE PILON 1956 ou l’auteur dénonce les effets négatifs de la
colonisation avec le poème « un blanc m’a dit » qui l’enfer crée par la situation
coloniale. Ainsi les misérables 1862 de Victor Hugo est un long roman
consacré à ceux que la société rejette et méprise. C’est l’histoire de jean val
jean, condamné à vivre pour avoir volé un pain. De plus dans le domaine du
théâtre nous pouvons citer le Tartuffe de Molière d’où l’auteur relate un
personnage infecté de vice. C’est dans ce sens qu’il affirmait « le théâtre a une
grande vertu celle de corriger les mœurs ». Ainsi Phèdre de Jean Racine en
1677 d’où l’auteur d’énonce l’adultère et l’inceste, il tend à corriger les vices
pour une bonne marche de la société.
 Nous retenons à mi-parcours que la littérature garde jalousement
sa portée engagée. Peut-on attester à la littérature d’autres
fonctions qui fonderaient sa dimension divertissante ?
Ensuite l’inspiration littéraire doit prendre en considération le plaisir
c’est le cas de la fonction ludique du roman qui favorise le divertissement. C’est
le point de vue de Kleber Harden qui soutient dans le Paradoxe sur le Roman
« Dès que le romancier laisse imprimer le roman sur la couverture de son livre,
il prend l’engagement de distraire. S’il ne le tient pas, s’il invite seulement à
faire rêver il est philosophe vu poète mais il n’est romancier ». Cela veut dire
que le but du roman est de faire oublier les problèmes sociaux. De plus
l’ouvrage Vol de Nuit 1937 de Saint-Exupéry .Il décrit sa passion pour
l’aviation, il s’agit surtout des raisons qui l’on poussé à adorer des vols qui
constituent se « survie ».D’autant plus la poésie esthétique parnassienne
procure du plaisir aux yeux c’est la doctrine de « l’art pour l’art » qui évoque le
culte du « beau ».Selon les tenants de cette conception « il y’a de vraiment
beau que tout ce qui ne peut servir à rien tout ce qui est utile est laid ».C’est à
dire la finalité de la poésie reste le « beau » rien que le beau. Prénom le cas de
l’ouvrage de Théophile Gautier Emaux et Camées qui expose la doctrine de
l’art pour l’art. En effet le théâtre est une imitation dont l’intérêt est la
représentation sur scène. Ce fait est illustré par l’école des femmes 1662 de
Molière, c’est une pièce très comique qui met en scène un personnage très
ridicule : Arnolphe. A travers une satine piquante, l’auteur nous amuse avec ses
mésaventures d’homme trompé par Agnès. Sa dimension ludique vise à faire
oublier la monotonie sociale. Selon Jean Louis Bernault « le théâtre est le
premier sérum que l’homme ait inventé pour se protéger de la maladie de
l’angoisse ». C’est pour dire que le théâtre permet aux hommes d’évacuer les
tares de la société.
En somme nous pouvons dire que la fonction assignée à la littérature soulève
des contre-verses. Pour les uns la seule fonction dévolue à la littérature est
l’engagement social, pour d’autres par contre elle doit être divertissante. Au
demeurant nous affirmons que l’idéal d’une œuvre littéraire serait alors une
littérature à la fois engagée, lyrique et esthétique. De toutes ces ambitions, la
littérature ne deviendrait-elle pas un genre majeur quand elle passe à la
fonction stoïque à la fonction altruiste.