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UNIVERSITE NOUVEAUX HORIZONS

FACULTE DES SCIENCES TECHNOLOGIQUES


FILIERE: GENIE CIVIL

CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT D’UNE


MAISON R+2 EN BOIS

SAMBA MUKANYA Nephtalie

Filière : Génie Civil

Travail de fin d’études présenté


et défendu en vue de l’obtention du
grade de licencié en sciences
technologiques

NOVEMBRE 2020
UNIVERSITE NOUVEAUX HORIZONS
FACULTE DES SCIENCES TECHNOLOGIQUES
FILIERE: GENIE CIVIL

CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT D’UNE


MAISON R+2 EN BOIS

SAMBA MUKANYA Nephtalie

Filière : Génie Civil

Travail de fin d’études présenté


et défendu en vue de l’obtention du
grade de licencié en sciences
technologiques

Dirige par : Professeur Ruffin


MUTONDO WA MUTONDO, Phd.

NOVEMBRE 2020
2

EPIGRAPHE

«Les détails font la perfection, et la perfection n’est pas un détail»

Leonard De Vinci
3

DEDICACE

A vous, Albert MUKANYA et Charlotte TSHIMENGA


4

REMERCIEMENTS

Nos remerciements s’adressent en premier lieu à l’ÉTERNEL DIEU TOUT


PUISSANT, pour sa grâce, son amour et sa bonté manifestés dans notre vie.

Nous remercions chaleureusement notre bien-aimée université, l’Université Nouveaux


Horizons, pour le cadre mis à notre disposition ainsi que la formation nous dispensée. Nous
remercions les corps professoral et administratif pour leurs précieux conseils.

Nous remercions de tout cœur notre directeur, le Professeur Ruffin MUTONDO ainsi
que notre co-directeur, Monsieur MWILA David pour avoir mis à notre disposition leur temps
ainsi que leur connaissance, en dépit de la grandeur de leurs responsabilités. Nous remercions
également Monsieur KIMPAY KALEM Richard, l’ingénieur Grâce NTUMBA pour leurs
orientations.

A nos chers parents, Albert et Charlotte MUKANYA, nous exprimons notre profonde
gratitude pour les innombrables sacrifices consentis, afin de nous former une personnalité
digne. A MAFOLE LOEMELAH Stephen, à MUDENLEGOLO MUBARAK Zidane,
à MALAMBA MPINGA Nathan, à Zas ZEMBELE à Dad MUKANYA, à Raïssa NSEYA à
Manuella MULANGA, à Délices MUKANYA, à tous nos frères et sœurs, à nos membres de
famille, à nos collègues affectueusement appelés « Les douze » : KIGNIANGA Laura,
MALAMBA Nathan, KIPUNGU Phares KALENGA Paul, NYEMBO Fidel, MWEMBO
Péniel, FEZA Virginie, YAV Hervé, NGOY Samuel, KABEYA Hagion, à nos amis et
connaissances, nous adressons nos sincères remerciements pour le soutien, l’assistance et les
conseils dont la valeur ne peut être estimée.

Nos sincères remerciements s’adressent également à toute personne nous ayant aidée
d’une manière ou d’une autre le long de notre cursus académique.
5

LISTE DES FIGURES

Figure 1. Géolocalisation du terrain où sera construite la maison ............................... 16


Figure 2. Escalier en bois a 2/4 tournant ...................................................................... 19
Figure 3. Moments dus à la charge d'exploitation ........................................................ 29
Figure 4. Schéma de la ferme de la maison .................................................................. 33
Figure 5. Schéma statique de la ferme.......................................................................... 35
Figure 6. Planchers de la maison .................................................................................. 41
Figure 7. Plancher mixte bois et béton ......................................................................... 41
Figure 8. Répartition de la charge des solives sur la poutre principale ........................ 45
Figure 9. Fondation de la maison ................................................................................. 49
Figure 10. Assemblage par boulon en simple cisaillement .......................................... 53
6

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1. Effet site en fonction des zones .................................................................. 25


Tableau 2. Valeurs de la pression statique en fonction des zones ................................ 25
Tableau 3. Actions résultantes des parois verticales et des versants des toitures ......... 26
Tableau 4. Coefficient de réduction des surfaces offertes au vent revenant à chaque
élément de l'ossature................................................................................................................. 27
Tableau 5. Effets normaux dans les barres du treillis ................................................... 36
Tableau 6. Sections des barres de la ferme................................................................... 40
Tableau 7. Surface d'influence de la colonne la plus chargée ...................................... 47
Tableau 8. Surcharge surfacique du plancher............................................................... 42
7

LISTE DES ABRÉVIATIONS

- e : entraxe
- E0, 05 : module d’élasticité caractéristique à 5 % d’exclusion en flexion axiale
- fadm : flèche admissible
- fc, 0, k : résistance à la compression axiale
- fc, 90, k : résistance à la compression transversale
- fc, 0, d : la résistance de calcul à la compression axiale
- fmax : flèche maximale
- fm, k : résistance à la flexion
- fm, d : la résistance de calcul à la flexion
- ft, 0, d : la résistance de calcul à la traction axiale
- ft, 0, k : résistance à la traction axiale
- ft, 90, k : résistance à la traction transversale
- fv, k : résistance au cisaillement
- FT : effort de traction
- G : charge permanente
- ɣm : coefficient partiel de sécurité sur les résistances
- IG : moment quadratique
- Kcy : coefficient de flambement
- kmod : coefficient de modification des résistances
- Lf : longueur de flambement
- λ : élancement mécanique
- λrel : élancement relatif
- Mmax : moment maximal
- MY : moment maximal selon l’axe des Y
- MZ : moment maximal selon l’axe des Z
- Psurf.tot : charge surfacique totale
- Rbk : résistance caractéristique du béton sur cube
- σad, sol : contrainte admissible du sol
- σc, 0, d : la contrainte de calcul due à l’effort de compression
- σe : limite élastique du boulon
- σm, d : la contrainte de flexion maximale
- σm, y, d : contrainte de flexion de calcul par rapport à l’axe y
8

- σm, z, d : contrainte de flexion de calcul par rapport à l’axe z


- σsol : contrainte du sol
- σt, 0, d : la contrainte de calcul due à l’effort de traction
- Tmax : effort tranchant maximal
- Ꞇ : la contrainte de cisaillement
- Vn1 : vent normal 1
- Vn2 : vent normal 2
- Ve1 : vent extrême 1
- Ve2 : vent extrême 2
- R+2 : rez-de-chaussée plus deux étages.
- ELU : Etat Limite Ultime
- cm : Centimètre
- mm : Millimètre
- m : Mètre
- daN : Deca-Newton
- N : Newton
9

TABLE DES MATIÈRES

EPIGRAPHE .................................................................................................................. 2

DEDICACE .................................................................................................................... 3

REMERCIEMENTS ...................................................................................................... 4

LISTE DES FIGURES ................................................................................................... 5

LISTE DES TABLEAUX .............................................................................................. 6

Liste des abréviations ..................................................................................................... 7

Table des matières .......................................................................................................... 9

INTRODUCTION GENERALE .................................................................................. 12

A. Présentation du sujet ....................................................................................... 12

B. Problématique ................................................................................................. 13

C. Hypothèse ....................................................................................................... 13

D. Objectifs.......................................................................................................... 13

E. Méthodes et Techniques ................................................................................. 14

F. Subdivision du travail ..................................................................................... 15

CHAPITRE PREMIER. Presentation de L’OUVRAGE ............................................. 16

I.1. Caractéristiques géométriques de l’ouvrage ...................................................... 16

Dimensions en élévation....................................................................................... 16

Dimensions en plan .............................................................................................. 17

Dimensions des pièces intérieures ........................................................................ 17

I.2 Fonctionnalité du bâtiment :............................................................................... 17

I.3 Solution constructive du bâtiment ....................................................................... 18

a. Le plancher ....................................................................................................... 18

b. Les murs en maconnerie ................................................................................... 18

c. Les escaliers ...................................................................................................... 19

d. La sécurité au feu.............................................................................................. 19

e. Le revêtement ................................................................................................... 20
10

f. La fondation ...................................................................................................... 20

I.4. Matériaux utilisés : ............................................................................................. 21

1. Le bois ............................................................................................................. 21

2. Le béton arme ................................................................................................... 22

I. 6. Règlements utilisés............................................................................................ 23

CHAPITRE DEUXIEME. CALCUL DU VENT ........................................................ 24

II. 1. Action du vent .................................................................................................. 24

1. Calcul de la pression statique ........................................................................... 24

2. Les données de calcul de la pression statique .................................................. 25

3. Les actions résultantes Cr : ............................................................................... 26

4. La pression dynamique qh ................................................................................ 26

5. Le coefficient de réduction (δ) ......................................................................... 27

CHAPITRE TROISIEME : CalcuL des pannes ........................................................... 28

III. 1. Détermination des sollicitations: ................................................................ 28

a) Charges permanentes ou poids mort : ......................................................... 28

b) Charge d’exploitation.................................................................................. 28

c) Charge climatique de vent : ........................................................................ 29

III.3 Combinaison des charges à l’ELU ................................................................... 29

Calcul des moments sollicitant à l’ELU ............................................................... 30

III.4 Condition de résistance..................................................................................... 30

III.5 Vérification des conditions de flèche ............................................................... 30

Application des formules ...................................................................................... 31

Détermination du poids de la panne ..................................................................... 31

CHAPITRE QUATRIEME : CALCUL DES ELEMENTS DE L’OSSATURE ......... 33

IV.1. Calcul de la ferme ........................................................................................... 33

IV.1.1. Détermination de la descente des charges ................................................ 34

IV.1.2. Combinaison des charges : ....................................................................... 34


11

IV.1.3. Calcul des éléments de la ferme en bois : ................................................ 35

a) Calcul des efforts dans les barres par la statique....................................... 36

IV.1.4. Calcul des barres de la ferme : ................................................................. 36

IV.1.5. Dimensions finales des éléments de la ferme : ........................................ 39

IV.3. Calcul du plancher ........................................................................................... 40

IV.3.1. Combinaison des charges : ....................................................................... 42

IV.3.2. Calcul des éléments du plancher : ............................................................ 43

IV.3.3. Calcul des poutres porteuses : .................................................................. 45

IV.2. Calcul des poteaux ......................................................................................... 47

IV.2.1. Détermination des sollicitations : ............................................................. 47

IV.2.2. Calcul des poteaux : ................................................................................. 48

IV.4. Calcul de la fondation ..................................................................................... 49

CHAPITRE V : Calculs des assemblages .................................................................... 52

IV. 1. Généralités sur les assemblages par boulon ............................................... 52

V.2. Calcul des assemblages par boulon : ................................................................ 53

a) Calcul de l’assemblage entre éléments de la ferme : .................................. 53

b) Calcul de l’assemblage entre pied de poteaux et semelle isolée ................. 54

Devis total ..................................................................................................................... 56

CONCLUSION GENERALE ...................................................................................... 59

ANNEXES ................................................................................................................... 60

Bibliographie ................................................................................................................ 61
12

INTRODUCTION GENERALE

A. Présentation du sujet

Les conditions humanitaires actuelles poussent ou même obligent l’homme à réduire le


taux de pollution.

Par ses efforts (construction, innovation, invention, etc.), l’humanité connait


aujourd’hui un progrès sans précédent. Avec ce progrès, s’accompagne la pollution
atmosphérique. Ces diverses avancées quoi que lui étant utiles, ont impacté de façon sévère
l’environnement dans lequel il se retrouve.

Parmi les domaines qui ont connu une grande avancée, nous retrouvons la construction.
Pour construire des immeubles solides, durables, et de taille phénoménale, l’homme a
principalement fait recours au béton. Le béton, principalement composé de ciment, est l’une
des sources palpables du réchauffement climatique.

L’homme, dans sa course vers un progrès insatiable, se retrouve donc pris au piège par
le fruit de sa propre intelligence, de sa propre conception, de sa propre abstraction.

Que lui faut-il faire? Détruire ce qu’il a déjà bâti afin de reconstruire autre chose de non
polluant? Quelle que soit la réponse à cette question, ce dernier se voit dans l’obligation de
changer sa façon de construire dans le présent ainsi que dans l’avenir. Ce chagement implique
le choix d’un matériau de construction moins polluant : le bois.

Nous reconnaissant comme partisante engagée dans la construction écologique ainsi que
la protection de l’environnement, nous avons choisi d’orienter notre sujet vers ce type de
construction salvateur : la construction en bois.

Nous allons donc, dans ce travail, présenter (de façon non-exhaustive) les différents
aspects à prendre en compte afin de construire une maison en bois.
13

B. Problématique

En vue de justifier l’importance du bois dans la construction moderne, nous avons


ressorti les problèmes sources de son adoption. Ci-dessous la liste détaillée :

- Pollution : le ciment, l’un des principaux constituants du béton, est un grand


conducteur de dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre, qui est à la base de bien
de maladies respiratoires.
- Consommation excessive de l’eau : de tous les matériaux utilisés en construction, le
béton est celui qui absorbe le plus d’eau. Environ un dixième de l’eau utilisée dans
l’industrie mondiale lui est dédiée.
- Rigueur excessive dans les délais : quoi qu’étant un détail peu connu de la plupart,
les constructions en béton sont moins agiles face aux aléas temporels et
circonstanciels, lorsque ceux-ci ont un impact direct sur la durée de réalisation du
projet.

Les points énumérés ci-dessus nous poussent à nous poser la question suivante :

- Quel matériau de construction peut être adopté et utilisé en vue de préserver


l’humanité, ce sans perdre la plupart des avantages du béton ?

C. Hypothèse

Dans le but de répondre à la question posée dans notre problématique, nous avons abouti
à l’hypothèse suivante : concevoir une maison à ossature en bois R+2. La dite maison servira
d’habitat pour une famille constituée de 8 personnes.

D. Objectifs

L’objectif de ce sujet est de concevoir et dimensionner une maison en bois R+2. Cela
nous permettra d’aiguiser et approfondir nos connaissances dans le dimensionnement.
14

E. Méthodes et Techniques

Nos calculs s’effectueront par la méthode aux états limites.

On distingue deux catégories d'état limites :

- Les états limites ultimes : dans le calcul des structures, état limite correspondant
à la résistance de calcul du matériau, à l’équilibre statique de l’ouvrage ou à la
stabilité de forme de l’un de ses éléments; et
- Les Etats limites de service : dans le calcul des structures, état limite associé à
l’empêchement des conditions normales d’exploitation de l’ouvrage.

Ils s'appliquent essentiellement pour :

- La sécurité des ouvrages, par utilisation de coefficient de sécurité :

- coefficient de majoration pour les valeurs nominales des actions (charges


permanentes, charge d'exploitation, etc.)
- coefficient de minoration pour les contraintes de calcul du béton et de l'acier.

Tous les calculs ont été faits à la main.

La conception de notre ouvrage s’est fait en utilisant deux logiciel : Autocad et Sketchup.

.
15

F. Subdivision du travail

Outre l’Introduction Générale et la Conclusion Générale, notre travail est subdivisé


comme suit :

- Chapitre Premier : Présentation de l’ouvrage


Ce chapitre présente le bâtiment à concevoir de façon sommaire : sa fonctionnalité, le
type de structure, sa géométrie et les matériaux utilisés.

- Chapitre Deuxième : Calcul du vent


Ce chapitre présente le rapport action/réaction entre le vent et la structure de la maison.

- Chapitre Troisième : Calcule des pannes


Ce chapitre concerne le dimensionnement des pannes

- Chapitre Quatrième : Dimensionnent


Ce chapitre concerne le calcul des éléments porteurs de l’ouvrage : charpente, plancher,
poteaux et fonctions.

- Chapitre Cinquième : Calcul des assemblages et de l’escalier


Ce chapitre concerne les différents calculs lies à l’escalier et a l’assemblage

- Chapitre Sixième : Etude des prix


Celui-ci contient le cadre de devis quantitatif et estimatif. Il s’agit du cadre qui précise
la quantité de chaque ouvrage élémentaire.
16

CHAPITRE PREMIER. PRESENTATION DE L’OUVRAGE

Dans ce chapitre, nous présentons le bâtiment conçu et dimensionné, en se focalisant


sur sa fonctionnalité, le type de sa structure, ses éléments structurants, ainsi que sa géométrie.
L’ouvrage concerné est un bâtiment à ossature en bois ayant une fondation en béton armé. Il
est constitué d’un rez-de-chaussée et de deux étages. Le bâtiment en question sera construit sur
un terrain de 900m2 (30m×30m).

La maison sera implantée en République Démocratique du Congo, dans la Province du


Haut-Katanga, dans la ville de Lubumbashi, dans le Quartier Kabulameshi, au numéro 8026 de
l’avenue Kapolowe.

Figure 1. Géolocalisation du terrain où sera construite la maison

I.1. Caractéristiques géométriques de l’ouvrage

Dimensions en élévation

- Hauteur du rez-de-chaussée : 3,50m


17

- Hauteur de l’’étage courant : 3,50m


- Hauteur total du bâtiment : 13,1 m

Dimensions en plan

- La longueur du bâtiment : 17,70 m


- La largeur du bâtiment : 12,40m

Dimensions des pièces intérieures

- Salon : 21,5 m2 - Chambre enfant 3 : 14,2 m2


- Salle à manger : 12,9 m2 - Salle de bain chambre enfant 3 : 7,7 m2
- Cuisine : 15m2 - Suite parentale : 25,8 m2
- Chambre visiteur : 12,9 m2 - Salle de bain suite parental : 10,3 m2
- Salle de bain visiteur : 3,5 m2 - Dressing suite parental : 10,3 m2
- Bureau : 7,6 m2 - Débarras : 7,6 m2
- Garage : 32 m2 - Salle de sport : 27, 9 m2
- Cellier : 12,6 m2 - Salle d’étude : 14,2 m2
- Chambre enfant 1 : 13 m2 - Salle de prière : 7,6 m2
- Salle de bain chambre 1: 7,1 m2 - Toilette du 2e étage : 7.6 m2
- Chambre enfant 2 : 16,7 m2 - Terrasse : 8 m2
- Salle de bain chambre enfant 2 : 7 ,5 m2 - Cage de l’escalier : 9,9 m2

I.2 Fonctionnalité du bâtiment :

La maison est accessible par la porte principale, situé à la terrasse. L’entrée donne sur
le séjour à partir duquel on accède à la salle à manger. Le séjour débouche vers un hall d’accueil
qui donne également accès la cuisine. La cuisine possède une porte de service et un passe-repas
vers la salle à manger et vers un autre hall, ce dernier donnant accès à un bureau, une chambre
visiteur et le garage. Par le garage on accède au cellier qui, lui, possède une porte de secours.

On se rend au premier étage par un escalier à quart tournant. On aboutit à un hall de nuit
qui conduit vers les 3 chambres d’enfants, la chambre des parents, ainsi que le débarras.

L’escalier conduit jusqu’au troisième étage dans lequel se trouve une salle de sport à
côté d’une salle d’étude. On y trouve également une salle de prière et une toilette.
18

I.3 Solution constructive du bâtiment

a. Le plancher

Les planchers sont des éléments horizontaux qui assurent la fonctionnalité de l’ouvrage
et permettent la transmission des efforts aux éléments de contreventement.

Pour ce qui est du type de plancher, nous avons opté pour le plancher mixte bois-béton.
Ce dernier a pour avantage d’avoir une bonne résistance mécanique, d’être un très bon isolant
phonique et thermique, et il a une facilité et une rapidité de pose.

b. Les murs en maconnerie1

Les murs sont réalisés sur la base d’une structure constituée de montants et traverses en
bois spécifiques à la construction des maisons à ossature en bois.

Le mur sera composé de :

- La membrane pare-vapeur : elle limite la transmission de la vapeur de l’eau à travers


la paroi.
- L’ossature bois : fait avec le même bois que celui de la charpente et d’ossature
- La laine de verre ou de bois pour l’isolation
- La lisse basse et la semelle : la lisse basse est la partie plus basse du mur. Elle sera
fixée à la semelle sur le chantier. La semelle fera la liaison entre les fondations et la
structure de la maison. Elles reposent toutes les deux sur une bande d’arase qui est
posée entre la maçonnerie et la semelle dite autoclave.
- Le contreventement OSB
- La membrane pare-pluie ; elle a pour fonction de protéger la paroi extérieure des
possibles pénétrations d’eau. Elle renforce également l’étanchéité à l’air de la
construction.
- Les tasseaux ou le grillage : ils permettent de fixer le bardage extérieur de la maison
à ossature en bois.

1
http://kitmaisonbois.com/composition-mur-a-ossature-bois
19

c. Les escaliers

Les escaliers sont des éléments secondaires dans la structure. Ils facilitent les
déplacements verticaux entre les étages. Le bâtiment présente un seul type d’escalier : l’escalier
à double quart tournant intermédiaire en bois.

Figure 2. Escalier en bois a 2/4 tournant

Les dimensions des éléments constituant notre escalier sont:

- Contre marche : 1,20 Cm


- Balustre : 15 Cm
- Emmarchement : 108 Cm
- Encombrement : 230 Cm
- Giron : 30 Cm
- Hauteur de l’escalier à monter : 350 Cm
- Reculement : 390 Cm

d. La sécurité au feu

Bien que le bois se comporte généralement bien en situation d’incendie, il existe des
situations ou la résistance naturelle du bois n’est pas suffisante pour atteindre le degré de
résistance au feu requis pour un bâtiment. Pour ce faire, le concepteur peut opter pour
différentes solutions, telles que [2] [3]: augmenter la taille de la structure, ajouter un revêtement

2
https://cecobois.com/details-de-conception-durabilite-et-proctection/la-resistance-au-feu-du-bois
3
https://www.nordthreat.com/fr/ressources/protection-du-bois-contre-l-incendie
20

de protection en utilisant un matériau isolant incombustible, améliorer la résistance au feu de la


structure en bois par un traitement ignifuge.

La solution que nous avons adoptée est celle qui consiste à améliorer la résistance au
feu de la structure en bois par un traitement ignifuge.

e. Le revêtement

Les revêtements sont comme suit :

- Peinture ignifuges pour les parois extérieures et le gyproc pour les parois intérieures.
- Gyproc revêtu d’une peinture ignifuge pour les cloisons et les plafonds
- Un carrelage de 60×60×12 Cm
- Bardage bois en pin sylvestre

Nous utiliserons la fibre de bois pour l’isolation thermique et acoustique.

f. La fondation

Nous distinguons plusieurs types de fondations. La nature du terrain détermine en


grande partie le type de fondation à utiliser.

- Les fondations sur semelles : utilisées lorsque sol sur lequel doit être posée la fondation
n’est pas en profondeur.
- Les fondations profondes (sur pieux ou puits) : elles sont utilisées lorsque le sol d’assise
est trop profond.
- Le radier (dalle flottante) : appliqué dans des zones gorgées d’eau tout comme les
fondations profondes lorsque le sol d’assise est trop profond.

Etant donné sol d’assise n’est pas à une grande profondeur (+/- 1, 5 m), la fondation
sera en semelle isolée et les longrines en moellons.
21

I.4. Matériaux utilisés :

1. Le bois

a) Définition

- Le bois est un matériau naturel d’origine végétale.


- Une construction en bois et une construction réalisée en bois de construction (massif
ou non).

b) Avantages dans la construction:

Une construction en bois présente plusieurs avantages, dont (de manière non-
exhaustive) :

- Le respect des délais : la possibilité de préfabrication qu’offre la construction d’une


maison à ossature en bois permet de défier à la fois le temps calendrier et météorologique.

- L’architecture sur mesure : La construction en bois permet de nombreuses possibilités


architecturales du fait de sa légèreté, de sa souplesse et de sa résistance.

- Le confort et le bien-être : une maison en bois est chaleureuse et accueillante. Sa faible


inertie permet une chauffe rapide de la maison.

- La légèreté : une poutre de 3 mètres de portée capable de supporter 20 tonnes pèse 60


Kg en bois résineux, 80 Kg en acier et 300 Kg en béton armé.

- La réduction du taux de pollution4 : les émissions de gaz à effet de serre du bois sont
largement inférieures à celles des autres matériaux tels que le béton ou l’acier. En effet, 1m3 de
bois permet d’éviter l’émission de 1,1 tonne de CO2.

c) Inconvénient dans la construction

- Entretien couteux : le plus grand désavantage du bois reste sa vulnérabilité aux


termites.

- Faible inertie thermique : la chaleur entre vite dans la maison et s’infiltre partout car
le bois emmagasine la chaleur.

- Faible isolation acoustique : contrairement à la pierre, le bois n’étouffe pas les bruits

4
https://www.terrain-construction.com/content/construction-maison/construire-maison-bois
22

2. Le béton arme

a) Définition

Le béton est un agglomérat artificiel des cailloux, des graviers et de sable réunis entre
eux au moyen d’un liant hydraulique : le ciment. Les armatures métalliques lui sont ajoutées
afin de le renforcer.

b) Avantages5

- L’intérêt économique : Le béton est le moins coûteux des matériaux résistant à la


compression et susceptible d’être associé à d’autres éléments. De nos jours, l’acier est le
matériau le plus utilisé dans la fabrication des armatures.

- La souplesse d’utilisation : le béton étant mis en place (dans des moules : coffrage) à
l’état pâteux, il est possible de réaliser des constructions aux formes les plus variées.

- Economie d’entretien : les constructions en béton armé ne nécessitent aucun entretien


tandis que les constructions métalliques ont besoins d’être peintes régulièrement

- Résistance au feu : les constructions en béton armé se comportent beaucoup mieux en


cas d’incendie que les constructions métalliques ou en bois. Le béton, grâce à sa mauvaise
conductibilité thermique retarde les effets de la chaleur sur les armatures, il est possible de
remettre en service la construction après les réparations superficielles ce qui est impossible pour
les constructions métalliques. Cette propriété a permis d’utiliser le béton armé dans certaines
parties des fours.

- Durabilité : le béton armé résiste bien à l’action de l’eau et de l’air à la seule condition
de l’observation et de la protection des armatures.

a) Les inconvénients du béton armé :

- Le poids : les ouvrages en béton armé sont plus lourds que les autres types de
constructions.

- L’exécution : pour exécuter un ouvrage en béton armé il faut :

5
https://docplayer.fr/52254425-I-generalites-ii-avantages-et-inconvenients-du-beton-arme-avantages-
les-inconvenients-du-beton-arme-14.html
23

- Difficulté de modification d’un ouvrage déjà réalisé : il est difficile de modifier un


élément déjà réalisé.

I. 6. Règlements utilisés

- NV 65/67 : Cette règle permet de prendre en compte les efforts extérieurs de neige et
de vent pouvant s’exercer sur une structure en bois lors de son dimensionnement. Ces efforts
sont calculés par rapport à la situation géographique ainsi que la morphologie de la structure ;
ils ajoutent une charge maximale pour être le plus défavorable possible lors de la vérification
de la stabilité.

- EUROCODE 5 : Cet ouvrage s’applique au calcul des bâtiments et des ouvrages de


génie civil en bois. Il concerne les exigences de résistance, d’aptitude au service, de durabilité
et de résistance au feu des structures en bois.
24

CHAPITRE DEUXIEME. CALCUL DU VENT

Dans ce chapitre, nous allons définir les différentes charges agissant sur notre structure,
qui se résume dans l’action des charges permanentes (poids propre des éléments permanent) et
des effets climatiques (vent).

II. 1. Action du vent

L’étude du vent s’est fait d’après le règlement NV65

1. Calcul de la pression statique

La pression statique du vent Ph qui s’exerce sur une construction est exprimée par la
formule suivante :

Ph= qh × ks × km × δ × Cr

ℎ+18
Où : - qh : pression dynamique agissant à la hauteur h, avec : qh = 2.5 ℎ+60 q10

- ks : coefficient de site

- km : coefficient de masque

- δ : coefficient de réduction de la pression

- Cr : coefficient résultant

a) Effet Site

La norme NV65 utilisée trois types de films à savoir :

- Site protégé : au fond d’une cuvette bordée de collines de toutes parts ou un site urbain
très dense.

- Site normal : Plaine ou plateau de grande étendue pouvant présenter des dénivellations
peu importantes, des pentes inférieures à 10% (vallonnement, ondulations).

- Site exposé : Au voisinage de la mer, le littoral en général sur une profondeur d’environ
6 km, le sommet des falaises, les iles ou presqu’iles étroites.

A l’intérieur du pays, les vallées étroites où s’engouffre le vent, les montagnes isolées
ou élevées. Pour la RDC, les différents coefficients sont donnés dans le tableau ci-dessous:
25

Ks
Zone Site protégé Site normal Site exposé
1 0.8 1 1.35
2 0.8 1 1.30
3 0.8 1 1.25
Tableau 1. Effet site en fonction des zones

b) Effet Masque

Lorsque la construction envisagée est masquée par d’autres d’une grande probabilité de
durée, il y a « effet masque » parce que les constructions avoisinantes protègent l’ouvrage des
effets du vent. Dans ce cas, les pressions dynamiques de base et extrêmes peuvent être réduites
de 25%. Pour des raisons de sécurité, nous prendrons km = 1.

c) Valeurs de q10 pour la RD Congo :

Q10 (daN/m2) Q10 (daN/m2)


Zones de la RDC
Valeur normale Valeur extrême
1 50 87.5
2 70 122.5
3 90 157.5
Tableau 2. Valeurs de la pression statique en fonction des zones

2. Les données de calcul de la pression statique

a) Sur la maison

- Longueur : 17,70 m

- Largeur : 12,40 m

- Hauteur : 13m

- Lieu d’implantation : Haut-Katanga (Zone 3)

b) Sur le site

- Nature du site : normale

- Construction : non masquée

- ks = 1

- km = 1
26

- q10= 10 (daN/m2)

3. Les actions résultantes Cr :

Parois verticales Versants des toitures


AB,
AD BC, EF FG HI IK IJ IE
CD

Pression +1 +0, 98 - - - - - -

Dépression -0, 8 -0, 71 -0, 62 -0, 62 -0, 68 -1, 4 -0, 7 -0, 56

Tableau 3. Actions résultantes des parois verticales et des versants des toitures

- Cr retenus pour les versants des toitures


Pour le cas de pression on prendra : Cr = +0, 15

Pour le cas de dépression, on prendra : Cr = -0, 7

- Cr retenus pour les parois


Pour le cas de pression, on prendra : Cr = +1

Pour le cas de dépression, on prendra : Cr = -0, 8

4. La pression dynamique qh
ℎ+18
qh = 2.5 ℎ+60 q10 = 95,55 daN/m2
27

5. Le coefficient de réduction (δ)

Le coefficient de réduction est donné en fonction de la plus grande dimension


horizontale et verticale de la surface offerte au vent revenant à chaque élément.

Elément Dimension δ
Panne 2, 0 0, 92
Ferme 7, 9 0, 84
Poteau 3, 5 0, 89
Eléments de façade 13, 0 0, 82
Tableau 4. Coefficient de réduction des surfaces offertes au vent revenant à chaque élément de l'ossature
28

CHAPITRE TROISIEME : CALCUL DES PANNES

Les pannes sont des pièces posées horizontalement sur les fermes d’une charpente. Elles
sont destinées à transmettre les charges et surcharges s’appliquant à la ferme ou la traverse.
Elles sont calculées en flexion déviée, sous l’effet des charges permanentes d’exploitation et
climatiques.

Le dimensionnement des pannes se fera par rapport aux formules relatives à la flexion
déviée en construction en bois. Il existe un angle de 26° entre la pente de la toiture et
l’horizontale. Le type de bois choisi pour le dimensionnement des pannes est le C18.

Les pannes sont soumises à :

- Des charges verticales, dont le poids propre de la panne, le poids de la couverture et des
accessoires, et la surcharge d’entretien.
- Une charge oblique V due au vent appliqué perpendiculairement au versant de toiture.

III. 1. Détermination des sollicitations:

a) Charges permanentes ou poids mort :

- Poids propre de la Charpente en bois traditionnelle : 25 daN/m2


- Poids propre de la tôle et des bacs en acier nervurés et accessoires : 5,8 daN/m2
- Poids propre panne estimé : 5 daN/m
G = Poids propre des pannes + (poids couvertures + accessoires) × e
e : espacement entre panne (e=1,47m)
G = 5 + (5,8×1,47) = 13,52 daN/m

b) Charge d’exploitation

- Surcharge d’entretien P : elle est égale au poids d’un ouvrier. Ce poids est équivalent
à une charge de 80 Kg situé au milieu de la portée de la panne. La charge uniformément
P est obtenue en égalisant les deux moments maximums dues à la charge P’.
29

Figure 3. Moments dus à la charge d'exploitation

De la figure (x), nous déduisons la formule suivante :

P’ × L P × L2
Mmax = = = 80 daN/m
4 8

c) Charge climatique de vent :

- V1 = 95,55×1×1×0,98×-0,7= -65,55 daN/m2 (soulèvement)


- V1 = 95,55×1×1×0,98×0,15= 14,05 daN/m2 (…….)
- Vn1 = -65,55×1,47= -96,34 daN/m
- Ve1 = 1.75× Vn1 = - 168,5 daN/m
- Vn2 = +14,05 × 1,47= 20,65 daN/m
- Ve2 = 1.75× Vn2 = 37,14 daN/m

III.3 Combinaison des charges à l’ELU

- 1.3 G + 1.5 P = 1.3 (13, 52) + 1.5 (80) = 137, 58 daN/m


- 1.3 G + 1.5 Vn = 1.3 (13, 52) + 1.5 (-96, 34) = -162, 09 daN/m
- 1.3 G + Ve = 1.3 (13, 52) + 1,5 (20, 65) = 48, 55 daN/m

La combinaison la plus défavorable est la combinaison (b)


30

Calcul des moments sollicitant à l’ELU

Soit N la somme de ces charges et elle se décompose en une charge Qx et Qz,

- N = 1.3 (13, 52) + 1.5 (-96, 34) = -162, 09 daN/m


- α = 26°
- Qy = Ncosα = 162, 09cos26° = 145, 69daN/m
- My = (Qy×L2) / 8 = 145, 69 × 22 / 8 = 72, 8 daNm
- Qz= N sin α = 162, 09 × sin26° = 71, 1daN/
- Mz = (Qz × L2) / 8 = (71, 1 × 12) / 8 = 9 daNm

III.4 Condition de résistance

D’après nos notes de cours de Constructions en Bois, la condition de résistance est


remplie si et seulement si les deux équations suivantes sont vérifiées

σ𝑚,𝑦,𝑑 σ𝑚,𝑧,𝑑
𝑘𝑚 + ≤1
𝑘ℎ,𝑦 𝑓𝑚,𝑦,𝑑 𝑘ℎ,𝑧 𝑓𝑚,𝑧,𝑑

σ𝑚,𝑦,𝑑 σ𝑚,𝑧,𝑑
+ 𝑘𝑚 ≤1
𝑘ℎ,𝑦 𝑓𝑚,𝑦,𝑑 𝑘ℎ,𝑧 𝑓𝑚,𝑧,𝑑

Avec :

- km (section rectangulaire) = 0.7


- kh = min {(150/h) 0.2 ; 1.3}, prenons kh = 1.
- σm,y,d = My / (IGYY / vz), pour IGYY = bh3/12 et vz = h/2
- σm, z, d = Mz / (IGZZ / vy), pour IGZZ = b3h/12 et vy = b/2
𝑘𝑚𝑜𝑑 𝑓𝑚,𝑘 18 ×0,6
- fm,y,d = fm,z,d =  fm,y d = fm,z,d = = 8,3 N/mm2
ɣ𝑚 1.3

Sections commerciales pour les pannes en bois

Parmi les sections commerciales pour les pannes en bois, notamment 5×5, 5×7, 4×11,
5×15, 7×15, seules les sections 5×15 et 7×15 vérifient la condition de résistance. Pour notre
gouverne, nous prendrons la section 5×15.

III.5 Vérification des conditions de flèche

Le calcul de flèche se fait par combinaison des charges et des surcharges des services
non pondérés.
31

Soit Q la résultante de ces charges :

- Q = G + Vn = 13,51 + (-96,34) = -82,82 daN/m


- Qy = Q.cosα = Q.cos26° = 74,44 daN/m
- Qx = Q.sinα = Q.sin26° = 36,31 daN/m
𝐿𝑦
- fadm = 200 = 200/200 = 1 cm = 10 mm
5 𝑄𝑦 × 𝑙𝑥4 𝐿 𝑥
- fx = 384 × ≤ fadm = 200 = 200/200 = 1 cm
𝐸 × 𝐼𝑥
4
𝑄𝑥 × 𝑙𝑦 𝐿𝑦
5
- fy = 384 × ≤ fadm = 200 = 100/200 = 0,5 cm
𝐸 × 𝐼𝑦
- Section : (5x15) cm

Application des formules

E = 9000 N/mm2

IY = bh3 /12 = (50 × (1503)) / 12 = 14 062 500 mm4

- Fleche suivant l’axe x :


4
𝑄𝑥 × 𝑙𝑦
5
fy = ×
384 𝐸 × 𝐼𝑦

5 363,1 ×10−3 × 10004


= 384 9000 × 14 062 500

= 0,34 mm = 0,034 cm ≤ 0,5 cm.

- Fleche suivant l’axe y :

Ix = (b3h)/12 = ((503) x 150) / 12 = 1 562 500 mm4

E = 9000 N/mm2 = 9000.102 cm2

5 𝑄𝑦 × 𝑙𝑥4
fx = ×
384 𝐸 × 𝐼𝑥

5 74,44 × 10−2 × 20004


= 384 1 562 500

= 1,2 mm = 0,12 cm ≤ 1 cm.

Compte tenu des valeurs trouvées dans l’application des formules, nous déduisons donc
que la section 5 × 15 vérifie les conditions de flèche.

Détermination du poids de la panne

- Masse volumique du bois (Pin sylvestre) : 550 kg/m3


- Section de panne : (5 × 15) cm
32

- Pour un mètre on a : V = 0.05 x 0.15 x 1(m) = 7,5 × 10-3 m3

𝑀
= 550 Kg/m3  m = (7, 5 × 10-3) × 550 = 4, 1 kg
𝑉

- P = m.g = 4, 1 kg x 9.8 m/s2 = 40.18 N = 4 daN/m

Les calculs des poids des pannes nous donnent 4 daN/m. Notre estimation de départ
ayant été de 5 daN/m, nous retenons la valeur de 4 daN/m, puisqu’inferieure au poids estimé.
33

CHAPITRE QUATRIEME : CALCUL DES ELEMENTS DE

L’OSSATURE

Dans ce chapitre se trouve le calcul des éléments porteurs de l’ouvrage : la ferme, la


charpente, le plancher, les poteaux et les fonctions.

IV.1. Calcul de la ferme

Nous retiendrons ici les fermes en M pour un plafond lourd

Figure 4. Schéma de la ferme de la maison

Vérifions que le treillis ci-haut est isostatique par la formule :

B + r = 2N
Où :

- B = nombre des barres


- r = nombre des réactions
- N = nombre des nœuds
21 + 3 = 24, le treillis est isostatique.
- α° = 26°
- Distance entre pannes : 1,47 m
34

- Distance entre ferme : 2 m

IV.1.1. Détermination de la descente des charges

Charges agissant sur la ferme (aux nœuds) :

- Action du vent : - 56,18 daN/m2 et 12,04 daN/m2


- Poids de la couverture (tôle en bac acier) et accessoires : 5,8 daN/m2
- Poids des pannes : 4 daN/m
- Poids propre de la ferme : 25 daN/m2
- Faux plafond : bois et plâtre : 51 daN/m2

Le vent a une direction d’ensemble perpendiculaire aux versants de la toiture et sa


composante verticale dont nous avons besoin dans la combinaison des charges est donnée par :

𝑉𝑛
V= cos 𝛼

Avec :

- α = 26°
−56,18
- Vn1= = −62,51daN/m2  Vn1 × 1,47 m ×2m = - 183,78 daN
𝑐𝑜𝑠26
12,04
- Vn= 𝐶𝑂𝑆262 = 13,39daN/m2  Vn2 × 1,47 m ×2m =39,37 daN

- Poids de la couverture et accessoires : 5,8 daN/m2  5,8×1,47×2 = 17,1daN


- Poids des pannes : 4 daN/m  4 × 2 = 8daN
- Poids propre de la ferme : 25 daN/m2  25×1,47×2= 73,5 daN
- Poids faux plafond : 51×1,47×2= 150 daN

IV.1.2. Combinaison des charges :

Aux ELU :

- 1.3 G + 1.5 Vn1 = 1,3 (36,75 + 8 + 17,1) + 1,5 (-183,78) = -195,2 daN
- 1.3 G + 1.5 Vn2 = 1,3 (36,75 + 8 + 17,1) + 1,5 (39,37) = 139,46 daN

 La combinaison n°1 est le cas le plus défavorable.


35

IV.1.3. Calcul des éléments de la ferme en bois :

Figure 5. Schéma statique de la ferme

- V : vent : -183,78 daN


- T.A : tôle et accessoires : 17,1daN
- P : panne : 8 daN
𝑃𝑝 73,5 𝑃𝑝
- Pp : poids propre de la ferme ( 2 ) : = 36,75 daN ( 2 ) agit en chaque nœuds
2

- Pfp : poids faux plafond : 150 daN


- R : Pp + T.A + P = 61,85 daN
𝑇𝐴 𝑃 𝑃𝑝
- Q: + (2) + ( 2 ) = 49,3 daN
2

Le calcul des réactions par la statique nous donnes les valeurs suivantes :
RA = RB = 170 daN.
36

a) Calcul des efforts dans les barres par la statique

Par symétrie, on trouve les efforts normaux dans les barres du treillis.

BARRES EFFORTS (daN)


N1 = N21 -230
N2 = N20 207
N3 = N19 187
N4 = N16 207
N5 = N17 -156
N6 = N18 -74,23
N7 = N15 219,29
N8 = N12 140,28
N9 = N13 -45,28
N10 = N14 -111
N11 283
Tableau 5. Effets normaux dans les barres du treillis

IV.1.4. Calcul des barres de la ferme :

Nous disposons du pin sylvestre. Pour la ferme, nous utiliserons le bois de type C18.
Les caractéristiques indispensables au dimensionnement seront prises dans le tableau ci-haut.

a) Section de la diagonale la plus tendue :

Il s’agit de la barre N10 = -111 daN = 1110N

Réaction parallèle aux fibres :

𝑁 kmod. f t,0,k
σ t, 0, k = 𝐴 ≤ f t, 0, d = ɣm

Où :

- ɣm = 1.3 (bois massif) et kmod =0,60* classe de service :


1110 0.60 𝑥 11
- σ= ≤ f t, 0, d =
A 1.3
37

- On a : A = 218,6 mm2

On retient une section de 5 × 7cm pour les montant

b) Section des montant en compression

(1) Section de la diagonale la plus comprimée en négligeant le flambement

Il s’agit de la barre N11 = 283 daN = 2830N

- Critère de compression parallèle :


𝑁 kmod. f t,0,k
σ = 𝐴 ≤ f c, 0, d = ɣm

2830 0.60 𝑥 18
σ= ≤ f c, 0, d =  A=340,6mm2
𝐴 1.3

(2) Section de la diagonale la plus comprimée en considérant le flambement

𝑁
Sigma = 𝐴 ≤ kc. f c, 0, d

1
Kcy =
Ky + √(𝐾𝑦)2 +(𝜆𝑟𝑒𝑙)2

Avec :

- Ky = 0.5 (1 + βc (λrel – 0.3) + (λrel) 2


- βc = 0.2 (pour le b4.3.3)
λ 𝑓𝑐,0,𝑘
- λrel = √
𝜋 𝐸0.05

𝐴
- λ = LF√ 𝐼

Si on considère une section carrée de 5×7 cm :

 A = 3500mm2,

𝑏×ℎ3
I= = 1429166, 67 mm4
12

LF = L = 1, 9 m = 1900mm

3500
λ = 1900 √ = 94
1429166,67
38

94 18
λrel = √ =1,6
𝜋 6000

Ky = 0.5 (1 + 0.2 (1,6 – 0,3) + 1,62) = 1,91

1
Kc = = 0,23
1,91+ √(1,91)2 +(1,6)2

2830 0.60 𝑥 18
 σ c, 0, d = = 0,8 MPa ≥ kc. f c, 0, d = 0,23 x = 1,9
3500 1.3

 σ c, 0, d ≤ kc. f c, 0, d (ok)

On retient une section de 5×7 cm

c) Section de l’arbalétrier

- En compression :
Barre la plus comprimée : N1 = 230daN = 2300 N

- En négligeant le flambement :
𝑁 kmod. f t,0,k
σ = ≤ f t, 0, d =
𝐴 ɣm

2300 0.60 x 18
σ= ≤ f t, 0, d =  A= 277mm2
A 1.3

- En considérant le flambement :
𝑁 1
σ = 𝐴 ≤ kc. f c, 0, d Kcy =
Ky + √(𝐾𝑦)2 +(𝜆𝑟𝑒𝑙)2

Avec :

- Ky = 0.5 (1 + βc (λrel – 0.3) + (λrel) 2)


- βc = 0.2 (pour le bois massif)

λ 𝑓𝑐,0,𝑘
- λrel = √
𝜋 𝐸0.05

𝐴
- λ = LF√ 𝐼

Si on considère une section carrée de (20 x 20) cm :

 A = 7500 mm2

𝑏×ℎ3
I= =14062500mm4
12
39

LF = L = 1,47 m = 1470 mm

7500
λ = 1470 √14062500 = 34mm

34 18
λrel = √ = 0.59
𝜋 6000

Ky = 0.5 (1 + 0.2 (0,59 – 0.3) + (0,59)2) = 0,7

1
Kc = = 0,6
0,7+ √(0.7)2 +(0.59)2

2300 0.60 𝑥 18
σ c, 0, d = = 0,31MPa ≤ kc. f c, 0, d = 0,6 × = 4,98 MPa
50×150 1.3

 σ c, 0, d ≤ kc. f c, 0, d (ok)

On retient une section de (5×15) cm pour l’arbalétrier

d) Section de l’entrait (en traction) :

Barre la plus tendue : N14 = 207daN = 2070 N

Critère de traction parallèle :

𝑁 kmod. f t,0,k
σ t, 0, k = 𝐴 ≤ f t, 0, d =
ɣm

Avec :

- ɣm = 1.3 (bois massif)


- kmod : * classe de service : 1 * permanente

2070 0.60 𝑥 11
σ= ≤ f t, 0, d =
A 1.3

- A = 408mm2
On retient une section de (5×15) cm pour l’entrait.

IV.1.5. Dimensions finales des éléments de la ferme :

Les sections commerciales disponibles pour les éléments de la ferme sont :

- 5 x 5 cm
- 5 x 7 cm
- 4 x 11 cm
- 5 x 15 cm
40

On garde les valeurs suivantes :

Section du montant 5 × 7cm

Section diagonale 5 × 7cm

Section arbalétrier 5 × 15 cm

Section entrait 5 × 15 cm

Tableau 6. Sections des barres de la ferme

IV.3. Calcul du plancher

Ouvrage de charpente, de menuiserie ou de maçonnerie formant une surface plane qui


constitue le sol d'un local et l'élément séparatif des étages d'une construction. La partie
inférieure est appelé plafond. Le plancher porte généralement un revêtement de décoration et
d'isolation de type parquet, carrelage ou moquette.

Nous avons opté pour un plancher mixte bois-béton. Le plancher est composé des
poutres principales sur lesquelles reposent des solives, qui à leur tour supportent des panneaux
OSB qui serviront de coffrage pour un béton armé de 5 cm. Sous le béton, sera posé un film
polyane. Le revêtement est fait des carreaux en céramique de 12 cm, posés sur un mortier de
10 cm.
41

Figure 6. Planchers de la maison

Figure 7. Plancher mixte bois et béton


42

Plancher du second étage :

Poids surfacique
Désignation Epaisseur (mm) Densité (kg /m2)
(daN/m2)
carrelage 12 2200 2,64
Mortier de pose 10 2000 20
Béton 5 2500 12,5
Planche OSB/3 12 600 7,2
solive 25
plâtre 20 1000 20
Total - - 111,1
Tableau 7. Surcharge surfacique du plancher

- Surcharge d’exploitation : 4000 N/m2


- Surcharge surfacique : 1111N / m2

IV.3.1. Combinaison des charges :

1.3 G + 1.5 S = 1.3 (1111) + 1.5 (4000) = 74444N/m2

 Poids surfacique total : Psurf.tot =7444 N/m2

- Les poutres centrales du plancher reprendront comme charge uniformément repartie


tout au long de la poutre :

𝐿
P = (2 x ) × Psurf.tot
2
= L x Psurf.tot

- Les poutres le long des murs reprennent la moitié de la charge surfacique :

𝐿
P = (2) x Psurf.tot
43

IV.3.2. Calcul des éléments du plancher :

- Type de bois : C 30

a) Calcul des solives

Il s’agit de la flexion simple des pièces (solives ou poutres) soumises à un chargement


perpendiculaire à la fibre (axe) neutre.

On vérifie que :

σ m,d M ( bh3)
≤ 1 Avec σ m, d = 𝐼 ; I= ; v = h/2
Kh .f m,d 𝑉
12

𝑓𝑚,𝑘
f m, d = ɣ𝑚

M fmax = Pl2 / 8

e = 0.1 m

P = e. Psurf = 0.1m x 7444 N/m2 = 744,43 N/m

 M fmax = 744,43x (3,5)2 / 8 = 1140 Nm

𝐼
Recherche du à avoir :
𝑣

M
𝐼 ≤ Kh .f m, d
𝑉

𝐼 1140𝑥 1000
 ≥ Mfmax / Kh .f m, d = 30 = 49400 mm3 = 49 cm3
𝑣 1𝑥
1.3

𝐼
= bh2 / 6
𝑣

Prenons une section de :

- (4×11) cm => bh2 / 6 = 4× (11)2 / 6 = 81 cm3

- (5 ×15) cm => bh2 / 6 = 188 cm3

- (7×15) cm => bh2 / 6 =262,5cm3


44

b) Vérification de la flèche :

Le calcul de la flèche se fait avec les charges non pondérées

P = 0.1x (1111 + 4000) = 511, 1 N/m = 0, 5 N/mm

5 𝑃(𝐿)4
fmax = 384 𝐸.𝐼

𝑙 3500
f adm = = = 18mm
250 250

E = 12000 N/mm2

𝐼 ℎ
I=𝑣 xv v=2 l = 3,5 m = 3500 mm

Pour la section de (4 x 11) cm :

𝐼 11
I= x v = 81 x = 446 cm4
𝑣 2

5 𝑃(𝐿)4 5 0,5 × (3500)4


f max = 384 = = 18,2 mm
𝐸.𝐼 384 12000 × 446×10000

𝑙 3500
f max = 2.90 mm ≤ fadm = = = 18mm
250 250

Pour une section de (5 x 15) cm :

𝐼 15
I= x v = 188x = 1410 cm4
𝑣 2

5 𝑃(𝐿)4 5 0,5 × (3000)4


fmax = 384 = = 6 mm
𝐸.𝐼 384 12000 × 1410×10𝑒4

𝑙 3500
fmax = 6 mm ≤ f adm = = = 18mm (Ok)
250 250

 On adopte comme section de nos solives bois : 5 × 15 cm

Poutre secondaire : poutre sur deux appuis et supportant une charge uniformément
repartie de P = 744,4 N/m

Résolution par la statique :

𝑷𝑳
RB = = 1303 N
𝟐

RA = P.L - RB = 1303 N
45

IV.3.3. Calcul des poutres porteuses :

13030 N

Figure 8. Répartition de la charge des solives sur la poutre principale

Les réactions d’appuis des poutres secondaires sont des charges ponctuelles sur la poutre
principale. Considérons ces charges comme étant reparties :

1303
P= = 13030 N/m
0.1
𝑃(𝐿)2 13030 𝑥 (4,5)2
 M= = = 32982N.m
8 8

On vérifie que :

σm,d / Kh .f m, d ≤ 1
Avec :

M
- σm,d = 𝐼 ; I = bh3 / 12
𝑉

𝑓𝑚,𝑘
- v = h/2 ; f m, d = ɣ𝑚

𝐼
Recherche du à avoir :
𝑣

M
𝐼 ≤ Kh .f m, d
𝑉

𝐼 329822 × 1000
 ≥ Mfmax / Kh .f m, d = 30 = 1429228mm3 = 1429 cm3
𝑣 1×
1.3

Prenons une section de :

𝐼
- (25 x 25) cm => = bh2 / 6 = 25 x (25)2 / 6 = 2604.2 cm3
𝑣
46

𝐼
- (20 x 25) cm => = bh2 / 6 = 2083.3 cm3
𝑣

a) Vérification de la flèche

Le calcul de la flèche se fait avec les charges non pondérées

5111 𝑥 3
P= = 7666,5
2

L = 4,5 m

7666,5
 Prepartie = = 766650 N/m =7,7daN/mm
0.1

5 𝑃(𝐿)4
fmax = 384 𝐸.𝐼

𝑙 4500
fadm = = = 18 mm
250 250

E = 12000 N/mm2

𝐼 ℎ
I=𝑣 x v ; v=2 ; l = 5 m = 5000 mm

Pour la section de (20 x 25) cm :

𝐼 25
I= xv = 20083,3 × = 26041,25 cm4
𝑣 2

5 𝑃(𝐿)4 5 7,7 𝑥 (4500)4


fmax = 384 = = 13 mm
𝐸.𝐼 384 12000 𝑥 26041,25𝑥 10𝑒4

𝑙 4500
fmax = 14.9 mm ≤ fadm = = = 18mm
250 250

 On adopte comme section de nos poutres principales : 20 × 25 cm

b) Plancher du premier étage :

- Les deux planchers ont la même charge surfacique soit 111,1 daN/m2.
- La charge d’exploitation est de 200 daN / m2.
- En adoptant la même démarche, on aboutit aux résultats suivants :
• Solives : 5 × 15 Cm
• Poutres porteuse : 2 0× 25 cm
47

IV.2. Calcul des poteaux

Un poteau est un organe de structure d’un ouvrage sur lequel se concentrent de façon
ponctuelle les charges de la superstructure (par exemple via un réseau de poutres ou de dalles
d’un niveau supérieure) et par lequel ces charges se répartissent vers les infrastructures de cet
ouvrage (par exemple les fondations).

Un poteau de section rectangulaire ou approchante et à forme non allongée en plan de


base sera appelé pilier ; un poteau de section circulaire ou approchante sera appelé colonne.

IV.2.1. Détermination des sollicitations :

Le poteau le plus sollicité de cet ouvrage, c’est celui qui supporte des charges réparties
sur une surface S comme la montre la figure ci-dessous.

Avec S : la surface supportée par le poteau le plus défavorable.

On considère une charge de 1 111 daN/m2 par étage.

Les poteaux sont sollicités en compression avec flexion, c’est pour cela qu’on doit faire
le calcul au flambement.

Tableau 8. Surface d'influence de la colonne la plus chargée

N : la charge verticale a l’ELU.


48

Avec :

- N= P × S × n
- P : charge du plancher P=111,1daN/m²
- S : surface supporté par le poteau le plus sollicité
- S = 2,5 x 3,25 = 8,125 m²
- n : nombre d'étage.
- N = 111,1 × 8,125 × 2 = 1805,375daN

IV.2.2. Calcul des poteaux :

- N = 111,1 × 8,125 × 2 = 1805,375daN = 18053,75 N


- Type de bois (classe) : C30

a) Calcul de la section en négligeant le flambement :

Considérons une section circulaire :

𝑁 kmod. f c,0,k
σ c, 0, k = 𝐴 ≤ f c, 0, d = ɣm

18053,75 0.60 x 23
σ c, 0, k = ≤ f c, 0, d =
𝐴 1.3

D’où: A = 1700, 7 mm2 = 17 cm2

c) Calcul de la section en considérant le flambement :


𝑁
σ= ≤ kc.f c, 0, d
𝐴

1
Kcy =
Ky + √(𝐾𝑦)2 +(𝜆𝑟𝑒𝑙)2

Avec :

- Ky = 0.5 (1 + βc (λrel – 0.3) + (λrel) 2)


- βc = 0.2 (pour le bois massif)
λ 𝑓𝑐,0,𝑘
- λrel = √
𝜋 𝐸0.05

𝐴
- λ = LF√ 𝐼

Considérons un rectangle de (15×20)


49

A = 30 000 mm2

𝑏×ℎ3
I= = 108 mm4
12

Lflambement = 2.5 L = 2.5 x 3,5 m = 8,75 m = 8750mm (encastré - libre)

30 000
λ = 8750 √ =151,5
108

151.5 23
λrel = √ = 2,5
π 8000

Ky = 0.5 (1 + 0.2 (2,5– 0.3) + (2,5) 2) = 3,8

1
Kc = = 0,15
3,8 + √(3,8)2 +(2,52 )

18053,75 0.60 𝑥 23
σ c, 0, d = = 0,6 MPa ≤ kc.f c, 0, d = 0,15 x = 1,6 MPa
30000 1.3

 σ c, 0, d ≤ kc.f c, 0, d (ok)

On retient une section de 15 × 20

IV.4. Calcul de la fondation

Les fondations d'une construction sont les parties de l'ouvrage qui sont en contact
directe avec le sol. Elles transmettent les charges de la structure au sol, c'est pourquoi
elles constituent une partie très importante puisque de leur bonne conception et
réalisation découle la bonne tenue de l'ensemble de l’ouvrage.

Figure 9. Fondation de la maison


50

On calcule nos semelles en fonction de la charge à reprendre et de la portance du sol :

𝑃
σ sol =
𝑎𝑥𝑏
≤ σad, sol

Avec 0.1 N/mm2 ≤ σad, sol ≤ 0.3 N/mm2.

Prenons σad, sol = 0.2 N/ mm2

Calcul de la section de la semelle :

P : charge de compression : 2049 daN = 20490 N

T : hauteur totale de la semelle = h + a

Avec a = enrobage : 3 – 5 cm. Prenons a = 5 cm.

𝑃 20490 𝑁
 axb= = = 102450 mm2
σad,sol 0.2 N/mm2

Pour une section carrée : a = b

 a = b = 320 mm = 32 cm
Calcul de l’épaisseur de la semelle t :

T : hauteur totale de la semelle = h + a

Avec a = enrobage : 3 – 5 cm.

Prenons a = 5 cm.

𝑎 𝐶
Tmax = σ sol x ( 2 - )x a
2

320 200
= 0.2 x ( 2 - ) x 320 = 3840 N
2

Tmax
Ꞇ= ≤ 0.016 x Rbk
a x h x 0.75

Avec Rbk : résistance caractéristique du béton (dosé à 350 kg/m3) = 27 N/mm2.

Supposons h = 400mm
51

3840
On a : Ꞇ = ≤ 0.016 x 27
320 x h x 0.75

3840
≤ 0.432
320×400×0,75

0,04 ≤ 0,432

t = h + a = 40cm + 5 cm = 45 cm
Pour h = 40 cm, la condition est vérifiée et donc les armatures de semelle ne sont pas requises.

Poinçonnement :

P
Ꞇ= ≤ 0.016 x Rbk
2(a+ h+b+h) h

h= 450 mm

a= b =320 mm

P = N et Rbk = 27 N/mm2

20490
 Ꞇ= ≤ 0.016 x 27
2(320+ 450+320+450) 450

On a: Ꞇ = 0.0148 N/mm2 ≤ 0.432 N/mm2


52

CHAPITRE V : CALCULS DES ASSEMBLAGES

Les assemblages dans la construction en bois assurent la liaison de plusieurs pièces entre
elles et la transmission des sollicitations. Il existe de très nombreuses techniques d’assemblage
présentant chacune ses avantages et ses inconvénients et son domaine d’utilisation privilégié.
En construction en bois, la conception des assemblages revêt une importance primordiale car
d’eux, peuvent dépendre les dimensions des éléments à assembler, le cout final de la structure,
et sa pérennité. En général, plus un assemblage est simple et plus faible est le nombre d’organes,
meilleure est la solution. Le choix de l’assemblage est le travail du professionnel averti, qui
choisira judicieusement en fonction des impératifs de longévité du travail et des envies du
client. Une connaissance étendue permet d’éviter beaucoup de désagréments à la fin.

Le choix du type d’assemblage à mettre en œuvre dépend du type d’effort à transmettre


(traction, compression, effort tranchant ou moment de flexion) et de la possibilité de garder les
pièces dans le même plan ou de les placer dans des plans décalés.

Parmi les moyens d’assemblages les plus courants, on peut citer :

• Assemblages traditionnels : embrèvements, assemblages par contact,


assemblages par tenon et mortaise, etc.
• Assemblages mécaniques de type tige : pointes, vis, boulons, broches, etc.

Le principal moyen d’assemblage que nous allons retenir que ce soit pour la ferme, les
pieds de poteaux et les différents éléments de la structure sera l’assemblage par boulon.

IV. 1. Généralités sur les assemblages par boulon

Les boulons peuvent être utilisés en atelier ou sur le chantier. Ils sont assez couramment
mis en œuvre. Un boulon comporte une tête hexagonale, un corps cylindrique fileté qui
constitue la vis et un écrou également hexagonal. Les rondelles, freins d’écrou, contre-écrou
font partie des accessoires des assemblages. Les jeux dans les trous sont de 1 à 2 mm. Ils
travaillent soit en traction soit en cisaillement

Il existe deux types de boulons: les boulons ordinaires qui travaillent en cisaillement, et
les boulons HR (haute résistance) précontraints qui transmettent les efforts par frottement
53

mutuel entre les pièces. Pour notre travail, nous utiliserons les boulons ordinaires. Ainsi le
dimensionnent des boulons portera sur :

- la vérification au cisaillement du boulon


- et la vérification à la pression diamétrale.

V.2. Calcul des assemblages par boulon :

a) Calcul de l’assemblage entre éléments de la ferme :

Il s’agit essentiellement d’un simple cisaillement :

Figure 10. Assemblage par boulon en simple cisaillement

Avec :

N : plus grand effort de traction dans les barres

E : épaisseur de la pièce la plus petite

1) Résistance au cisaillement :
N
Ꞇm = ≤ 0.85 σe
A

𝜋𝑑2
Avec A : section du boulon = 4

Pour l’acier Fe 360 : σe = 240 N/mm2

N= 2070 N
54

Coefficient de pondération de la charge : 1.5

Le diamètre du boulon est obtenu de la manière suivante :

1.5 x 2070
≤ 0.85 (240)
A

A ≥ 15 mm2

𝜋𝑑2
≥ 15 mm2
4

 d = 4 mm

2) Vérification de la pression diamétrale (Pm) :

N
Pm = ≤ 1,6 × R 1, e (boulon brute)
e×d

d = 4 mm

e = 5cm = 50 mm

R 1, e = 0.85 σe

Avec σe = 240 N/mm2

2070
On a : ≤ 1,6× (0.85×240)
50 x 4

10,35 N/mm2 ≤ 326,4 N/mm2

La condition est vérifiée.

b) Calcul de l’assemblage entre pied de poteaux et semelle isolée

- Calcul du diamètre du goujon :

Ft
= A acier
σa

σa = (140 N/ mm2)

FT = N = (1805,375 + 170) =1975,4 daN= 19754 N

Coefficient de pondération : 1.5


55

= 1.5 𝑥 19754
A acier = 211,65 mm2
140

𝜋𝑑2
= 211,65 mm2
4

d= 16 mm

- Longueur d’ancrage :

Contrainte admissible des aciers à adhérence améliorée :

Ꞇa, adh = 0.6 + 0.0375 Rbk (Selon NBN B15-103)

Formule simplifiée : Ꞇa, adh = 1/12 Rbk ou 4 N/mm2 (valeur à ne pas dépasser)

Prenons Ꞇa, adh = 4 N/mm2

Calcul de la longueur de la barre :

𝑡1 𝑓
Ꞇa, adh = 𝜋𝐷𝐿

 L = 𝐹𝑡1 / 𝜋𝐷 𝑥 Ꞇ𝑎, 𝑎𝑑ℎ

= (1.5 𝑥 19754 )/ (𝜋 𝑥 16 𝑥 4)

= 147,4 mm = 14 cm.
56

DEVIS TOTAL

Un devis est un document présentant les prix des ouvrages à réaliser.

Le tableau ci-dessous nous donne le cout total de notre maison.


57

# DESIGNATION des TravauxUNITE QUANTITE PU USD PT USD


O Installation chantier forfaitaire 24883,6
I FONDATION
Fouille de fondation (50 cm
m³ d’é paisseur) 25 5 125
Béton de semelle m³ 3 297 891
longrines en BA m³ 14 297 4158
remblais m³ 13 3 39
Béton de sous pavementm³ 350 kg/m³ 22 297 6534
SOUS TOTAL 11747
II Elévation des Mur en bois
Mur en bois m² 1034 120 124080
III PLANCHER
solives pièces 1282 15 19230
poutres
pièces 55 70 3850
porte uses
Béton armé 5
m³ 35 297 10395
Cm
pote aux de
pièces 73 70 5110
15×20
film polyane m² 640 0,3 192
162857
III TOITURE
Ferme en bois pièces 24 98 2352
Pannes (5 x 15 cm) pièces 72 14 1008
Tole en bacs acier nervuré
m² 220 10 2200
Planche de rive ml 137 12 1644
Accessoires de pose kg 10 5 50
SOUS TOTAL 7254
IV FINITIONS
gyproc m² 868 30 26040
Peinture
m² 586 10 5860
ignifuge
carrelage
m² 638 50 31900
60×60×12 mm
bardages mur
exté rieur en pin m³ 7 14 98
sylvestre
SOUS TOTAL 63898
PLOMBERIE
VIII et
MENUISERIES
porte s en bois m² 3 100 300
vitres te inté es 4 mm m² 11 35 385
WC pièces 6 40 240
Douche pièces 6 45 270
Lavabos pièces 6 25 150
SOUS TOTAL 1345
X ASSEMBLAGES
Boulons Φ 16
pièces 105
mm (tige de 3m) 15 7
Boulons Φ 8
pièces 35
mm (tige 3m) 5 7
Clous kg 15 5 75
Platines(3,5cm) m² 2 10 20
SOUS TOTAL 235
Escalier en bois
pièces 1500
XI préfabriqué 1 1500
XII TOTAL 1500
COUT FINAL 273719,6
58
59

CONCLUSION GENERALE

Le présent travail a porté sur la conception et le dimensionnement d’une maison R+2 en


bois. Ce modeste travail nous a donné l’occasion d’appliquer et approfondir la plupart de
connaissances acquises durant notre cursus licence en génie civil.

Le long de ce travail, nous avons compris que la conception d’une structure en bois
repose sur le dimensionnement aux états limites ultimes en tenant compte des actions
environnantes telles que les surcharges d’exploitation et le vent dans notre cas. Les pannes, les
fermes, les planchers et les poteaux comme éléments de la structure ont été dimensionnés après
avoir défini les charges agissantes sur la structure.

En guise de conclusion, nous espérons que le présent travail servira de fondement solide
à toute personne désireuse de se lancer dans la construction en bois, et sert en même temps de
sonnette d’alarme face aux divers méfaits (avenirs) causés par les constructions en béton.
60

ANNEXES

Plan d’exécution

- Planchers et fondation

- Ferme
61

BIBLIOGRAPHIE

- MUTONDO, R. (2016). Statique Appliquée. Lubumbashi: Université Nouveaux


Horizons.

- MUTONDO, R. (2019). Elasticité et Résistance des Matériaux. Lubumbashi:


Université Nouveaux Horizons.

- MUTONDO, R. M. (2020). Constructions En Bois. Lubumbashi: Université


Nouveaux Horizons.

- Younesse DJELTI, A. I. (2014). ETUDE TECHNIQUE-ECONOMIQUE D’UN


BATIMENT « 2 SOUS – SOL, RDC + 16 ETAGES » D’UNE FORME
IRREGULIERE EN PLAN A USAGE MULTIPLE . Alger: Université Abou Bekr
Belkaid – Tlemcen .

- Yves Benoit, B. L. (2008). Calcul des structures en bois. Paris: Eyrolles.

- Gilson NGOMA, Nathan CHILUKWA, Katongo MWANSA. Evaluation of Stress


Grades for Zambian. Zambia.

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