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Le clergé à SIMACOURBE, à travers les siècles.

LES PRÊTRES CONNUS A LA CURE DE SIMACOURBE.


- Vers 1480 - …. : Guilhem Ramon de MIOSSENS, archiprêtre de
Simacourbe, signalé dans un document mentionnant « le mariage de Bordeu de
Montaner assisté de Guilhem Ramon de Miossens, archiprêtre de Simacourbe ».
- Vers 1500 - …. : JOHANET, abbé de Simacourbe, signalé dans un acte
d’emprunt « de 35 écus par Roger de Boeil et Pierre des Tysnées, syndics de
Béarn à Guillaume de Forbet, jurat de Pau, avec la garantie de Johanet, abbé de
Simacourbe ».
- Vers 1544 - …. : Pierre de SANSON, archiprêtre de Simacourbe noté
dans le recensement.

- L’archiprêtré de Simacourbe était composé des paroisses de :

- Abère, avec les annexes de Riupeyrous (1681) et de Gerderest (1717),


Baziet, dépendance avec Loubée de la cure de Sévignacq, Bésacour commune
de Vialer annexe de Gayon, Boast, annexe de Sévignacq, Coslédàa qui formait
avec Lube une seule cure, Escoubès avec Riupeyrous en union à compter de
1724, Gayon avec Bésacour en annexe, Gerderest avec Lalonquère en annexe,
Germenaud, Juillacq avec en annexe Lion, Lalongue, Lalonquère annexe de
Gerderest, Lannecaube avec en annexe Meillacq, Lannegrasse avec en annexe
Lespielle, Lespielle annexe de Lannegrasse et Crabosse, Lube, Lussagnet avec
l’annexe de Lusson, Lusson, Moncaubet annexe de Simacourbe, Mouhous,
Riupeyrous annexe de Gerderest puis unie à Escoubès, Simacourbe, siège de
l’archiprêtré avec en annexe Moncaubet fait donc partie du diocèse de Lescar et
possède aussi une Abbaye Laïque dont le Seigneur, abbé laïque, seigneur en sa
partie, et dont la dîme était partagée entre l’Evêque de Lescar, le Seigneur abbé
laïque (du XVI au XVIIIème siècle : familles de Miossens, avec en particulier, Jean
qui eut des contestations avec Mgr Jacques de Foix, évêque de Lescar, de Johan
de Castaing seigneur de Barinque, de Lomagne-Tarride seigneur d’Escurès et
de Simacourbe, d’Artigues), l’Archiprêtre et le Chapître de Lescar.
- A noter que Crabosse avec son église Saint-Laurent, hameau de
Simacourbe, appartenait à l’archiprêtré de Lembeye.
- 16 novembre 1647 - 3 juillet 1721 : Hiérôme de CAMGRAN. Baptisé à
Pau le 3 juillet 1647, fils de Jacques de Camgran, ou Campgrand procureur du
Roi au parsan de Nay, charge qu’il acheta à Isaac de Bordes, seigneur de
Rontignon le 27 mai 1632 et de Judith de Roques, fille de Me Jean de Roques,
conseiller du Roi, auditeur en la Chambre des Comptes de Pau et contrôleur
général des réparations et de damoiselle Judith de Gassion.
- Hierôme de Camgran « a esté baptisé le 16 de novembre 1647 par
M. B. Marciel, vicaire de Pau ».

1
« Le 3 juillet 1721, le Sr Hiérôme de Camgran, archiprêtre de Simacourbe, décéda
en mes mains, après avoir recu les sacremens de l’église, avec beaucoup de
piété ». Signé Duplaà, vicaire de Pau.
- 1690 ? – 23 août 1768 : Bertrand LALANNE dit BERDOUTICQ.
Archiprêtre desservant de Simacourbe, de Moncaubet et de Juillacq. En
1720, ce curé était déjà en place comme vicaire puis, comme archiprêtre noté
dans le registre paroissial du village en 1722, année de sa nomination. C’est lui
qui fit construire le presbytère. Son neveu Jean Lagrange-Lalanne, fils d’Anne
Lalanne-Berdouticq, sœur de l’archiprêtre, mariée au sieur Lagrange lui succéda
par la volonté de la marquise de Poyanne, née Marie de Gassion, propriétaire de
l’abbaye laïque et seigneur, en sa partie, de Simacourbe.
L’archiprêtré de Simacourbe comprenait les paroisses de : Simacourbe,
Moncaubet, Lalongue, Lusson, Lussagnet, Coslédan, Lube, Lannecaube,
Meillacq, Mouhous, Sévignacq, Boast, Escoubès, Riupeyrous, Lalonquère,
Gerderest, Abère, Juillac, Lyon, Samsous, Lannegrasse, Lespielle, Gayon,
Germenaut.
De temps à autre, le curé de Juillacq, l’abbé Jean GUICHAMON, suppléa
l’archiprêtre de Simacourbe en certaines circonstances.

Le presbytère* tel qu’en octobre 2008. (Photo S. Chantre).

* Voir en pages 18 et 19, l’histoire de ce bâtiment.

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Porte d’entrée du presbytère. (Photo S. Chantre).

Fronton de la porte d’entrée avec la barrette ecclésiastique. (Photo S. Chantre).

- 1768 - 10/1822 : Jean LAGRANGE-LALANNE.


Nous l’avons dit dans le précédent paragraphe, Jean Lagrange-Lalanne,
fils d’Anne Lalanne-Berdouticq, sœur de l’archiprêtre plus haut dénommé,

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mariée au sieur Lagrange, succéda à Bertrand Lalanne Berdouticq, son oncle,
par la volonté de la marquise de Poyanne, née Marie de Gassion, propriétaire de
l’abbaye laïque et seigneur, en sa partie, de Simacourbe. La présentation fut faite
auprès du notaire royal apostolique, le sieur Castaing de Foix.
- En 1768, à la mort de l’archiprêtre Bertrand Lalanne-Berdouticq, « haute
et puissante Dame Marie de Gassion, marquise de Poyanne dans les Landes,
héritière générale et universelle de feu haut le puissant seigneur Messire Henry
de Gassion, Dame de l’abbaie de Simacourbe et patronne de la cure de Saint-
Pierre du dit lieu et de son annexe de Moncaubet » nomma et présenta à
Monseigneur l’Evêque de Lescar, Jean Lagrange-Lalanne en qualité de curé de
Simacourbe et de son annexe. La seigneurie faisait encore partie du marquisat
de Gassion, mais en 1773, le seigneur abbé Bernard de Lomagne-Tarride acheta
l’abbaye et ses dépendances à la marquise de Poyanne.
- La Révolution arriva et la loi relative à la constitution civile du clergé abolit
les ancienne circonscriptions diocésaines et paroissiales. Ainsi, les paroisses
de Moncaubet, Lalongue, Bésacour, Juillacq et Gerderest furent réunies à
Simacourbe pour ne former qu’une seule et même paroisse avec pour
succursales les églises de Lalongue et Gerderest et celle de Juillacq pour
oratoire. Simacourbe, à cette époque, comptait 934 habitants.
- La cure de l’archiprêtre Jean Lagrange-Lalanne ne fut pas de tout repos à
Simacourbe, durant la Révolution française, et surtout pendant la Terreur.
- A noter également que, sous la Révolution, le citoyen Antoyne DULOT,
prêtre, ex-Récollet, résidant à Simacourbe, au château de Tarride appartenant
au Sieur d’ARTIGUES, dut, lui aussi, faire acte de soumission pour y exercer son
ministère particulier. Ce prêtre décéda le 10 ventose de l’an IV (29 février 1796)
à l’âge de 80 ans environ. Le châtelain fut exproprié par le comité
révolutionnaire, ses biens étant confisqués au profit de l’État. Lors des ventes
des biens « dits nationaux », organisées à Lembeye entre 1792 et 1794, le
château et l’annexe furent, rachetés par le Sieur d’Artigues.
- 1712 – 05/03/1783 : Bernard de LOMAGNE-TARRIDE.
- Nous noterons durant la quasi-totalité du XVIIIème siècle la présence à
Simacourbe de l’abbé Bernard de Lomagne-Tarride, sans affectation de cure
dans le village, mais seigneur, en sa partie, de Simacourbe, possesseur du
château dit de Barinque, dans le bourg de la commune, et qui deviendra plus
tard, château de Parage.
Il naquit certainement en 1712 (Notes de l’abbé Aloys de Laforcade) et avant
d’entrer dans les ordres, fut Mousquetaire du Roi, titre relevé en 1738 dans la
liste des Mousquetaire béarnais et basques. Écclésiastique, Grand Vicaire de
Comminges, Marquis de Baliron, Camalès, Péreuilh, etc…, Seigneur de
Simacourbe, d’Escurès, Vicaire Général et Official, Chanoine de Lescar, Chef
des noms et armes de la Maison de Lomagne-Tarride, il officia dans sa chapelle
personnelle et accueillit une annexe des Pères Récollets de Lembeye en
donnant l’hospitalité, en particulier au prêtre Antoyne Dulot, comme nous
l’avons dit plus haut. En 1773, il acquit, des mains de la Marquise de Poyanne,
héritière générale de son père Henry de Gassion, l’autre seigneurie, en sa partie,
de Simacourbe attachée à l’Abbaye Laïque, contenant en plus, le village de
Lannegrasse et toutes ses dépendances. Il mourut le 5 mars 1783, en son
château et fut enterré dans l’église d’Escurès.

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Pli de l’Abbé Vicomte de Tarride à son généalogiste parisien. (Coll. S. Chantre)

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Cachet de cire aux armes ecclésiastiques de l’Abbé Bernard de Tarride.

- 01 et 02/1782 : DUFAUX, curé de Maspie, assura l’intérim pendant les


mois de janvier et février 1782, avant que l’Archiprêtre Lagrange-Lalanne ne
reprit son sacerdoce en mars de cette année-là.
- Le curé Lagrange-Lalanne, ci-devant propriétaire du presbytère de
Simacourbe à l’époque de la Révolution, fut inscrit sur la liste des suspects
dressée par le Comité de Surveillance Révolutionnaire de Pau en novembre et
décembre 1793.
1791 - 1793 : Le comité révolutionnaire des Basses-Pyrénées sous la
houlette du très tristement célèbre, et sanguinaire Monestier classa le curé de
Simacourbe ainsi : « Lagrange, curé ; détenu à Simacourbe du 4 novembre au
7 décembre, regrettant la dîme ; fanatique ». Il fut ensuite convoqué plusieurs
fois devant le comité de salut public présidé par le maire nommé de Simacourbe,
M. Pierre Berdalle (1er du nom), le secrétaire général, révolutionnaire, instituteur
de Simacourbe, Barthélémy Nargassié, et les agents municipaux Habas et
Cassou dit Joannou pour réitérer sa soumission aux lois de la République qu’il
se chargea de transgresser plus d’une fois, au grand dam de l’abbé Casenave,
curé de Corbères, son protecteur, qui lui évita la décapitation
- 1822 - 1824 : Jean ABADIE, curé de Simacourbe, Juillacq et
Moncaubet, nommé par Mgr Paul d’ASTROS.

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- 1825 - 1829 : Jean-Basile MIRANDE, curé de Simacourbe, Juillacq et
Moncaubet, nommé par Mgr Paul d’ASTROS.
- 1829 - 1830 : Jean ARMAGNAC, nommé curé de Simacourbe, Juillacq,
et Moncaubet, par Mgr Paul d’ASTROS. Il fut déplacé à Ponson-Dessus à la suite
d’une manifestation patriotique, organisée par une partie de la population, avec
sa participation active, non autorisée par l’évêque de Bayonne, susnommé, lors
de l’avènement du roi Louis-Philippe sur le trône de France. En signe de
protestation, M. le maire, Bernard-Auguste de Parage, démissionna de son
mandat, provoquant la nomination, par le préfet des Basses-Pyrénées de M. Jean
Peyret-Poque, ancien officier napoléonien, natif de Pontacq, marié à Simacourbe
à Mlle Marie Habas, fille d’un ancien huissier, jurat de Simacourbe, qui possédait
la maison Habas, au centre du village, dénommée plus tard « À Peyret ».
( anciennement Brouste ).
- 1831 - 1844 : Jean-Maurice REY-POQUE, né en 1798 à Pontacq, curé
de Simacourbe, Juillacq, Moncaubet*, nommé par Mgr Étienne d’ARBOU.
Il rejoignit Lalongue en 1845.
L’abbé Rey-Poque se comporta comme un « affairiste » dans plusieurs
achats et ventes de terres. Une procédure parue sur la « Mémorial des
Pyrénées » le 15 janvier 1846 le confirma en partie. « A la requête des sieurs
Jean Mirassor fils, domestique, demeurant à Pau et de Louis Sarthou,
propriétaire demeurant et domicilié à Germenaud, celui-ci agissant en tant que
cessionnaire de Mme Jeanne Mirassor 1ère née et de Magdelaine Mirassor,
dernière-née, épouse du sieur Jean Machorre, cultivateur, demeurant et
domicilié à Moncaubet-Lalongue, il a été procédé au préjudice du sieur Jean
Mirassor père, cultivateur, demeurant et domicilié à Moncaubet-Lalongue, pris
en qualité de débiteur principal et de M. Jean-Maurice Rey-Poque, prêtre,
demeurant et domicilié à Lalongue, celui-ci pris en qualité de tiers-détenteur, à
la saisie réelle des immeubles dont la désignation suit : maison dite le « castel
de Moncaubet », dépendances bâties, basse-cour, enclos, jardin, four à pain et
terres. Les adjudications à la criée sont fixées au 12 février 1846, dès 9 heures
du matin, au Tribunal de Première Instance de Pau ».
Le prêtre acheta le tout et désormais fut propriétaire du « castel de
Moncaubet », qu’il revendit le 23 avril 1868, en l’étude de Me Peheaà sise à
Lembeye, à M. Jean Sériès 1er né, voisin, « le domaine dit « Château de
Moncaubet », basse-cour, jardin, terres en nature labourables, pré, taillis,
châtaigneraie, terres vagues et pâture d’une contenance de 4 hectares, vingt
ares et vingt centiares, pour le prix de trois mille cinq cents, dont M. Jean Sériès
déclare avoir parfaite connaissance de l’origine de la propriété dudit domaine
qu’il paye ainsi : cinq cents francs à la signature et trois mille francs plus intérêts
à cinq pour cent l’an en dix années ».
*Moncaubet était territorialement un quartier de Lalongue.
- 1844 - 1856 : Bernard DUBEDAT, né en 1814, nommé par Mgr François
II LACROIX.
- 1856 - 1879 : Pierre BAÀS, né en 1827, nommé par Mgr François II
LACROIX. En 1879, il rejoignit Arthez-de-Béarn. Sa sœur, Marie, née à Pau en
1838, épousa en 1860, M. Jean-Baptiste Lacoustille maire de Simacourbe de
1884 à 1892 et de 1896 à 1902.

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- 1880 - 1883 : Pierre BRUNET, nommé par Mgr Arthur-Xavier
DUCELLIER.
- 1883 - 1885 : Pierre-Jean JOANBAT, nommé par Mgr Arthur-Xavier
DUCELLIER.
- 1885 - 1909 : Etienne, Joseph, Marcelin CANTON, né le 27 janvier
1863 à Arudy, il fut étudiant ecclésiastique à Bayonne. Nommé curé de
Simacourbe par Mgr Arthur-Xavier DUCELLIER, il entra en conflit avec les
enseignants et par la suite avec la municipalité. Il fut obligé de partir à la suite
d’une décision autoritaire du conseil municipal en raison de son opposition
sectaire, au processus d’affermissement de l’école publique. Tous les matins,
il se posta devant le portail de l’école, faisant pression sur les parents amenant
leurs enfants (en particulier les filles), à l’école de la République.
- En 1908/1910, aidé par un collège de dévots, il soutint une cabale à
l’encontre de l’institutrice Mlle Marie, Cécile Duplaà, devenue par la suite
Mme Lacoste-Nabet, sous divers prétextes, entre autres, ses mœurs (elle épousa
un jeune homme de 13 ans son cadet), son manque d’appétence pour la religion.
- D’autre part, Il n’accepta pas la construction d’un puits communal en
dehors du presbytère. C’est en s’appuyant sur ce dernier fait, que le conseil
municipal prit la décision et fit pression sur l’Evêché pour qu’il soit nommé
ailleurs. Le puits fut finalement creusé près de l’école avec, dans ce cas, l’octroi
d’une subvention d’État par la préfecture.
- Néanmoins, en dehors de son antirépublicanisme, de ses passes d’armes
avec la municipalité, reconnaissons au curé Etienne Canton son considérable
travail de remise en forme des registres paroissiaux de Simacourbe et
Moncaubet. Ainsi, depuis 1720 environ, jusqu’en 1792, avant la mise en place de
l’État-Civil actuel, les chercheurs des Archives Départementales peuvent
trouver les actes de naissances, mariages et décès survenus dans ces deux
communes, agrémentés de précieuses et judicieuses notes historiques,
- 1910-1920 : Maurice TOURET dit Rontignon (nom de sa mère), né le
22 septembre 1864 à Lasclaveries (Basses-Pyrénées). Nommé par Mgr François
GIEURE, peu aimé par la population, assez violent avec les jeunes catéchistes,
sa foi fut mise en doute, à la suite de conduites personnelles suspectes, en
particulier auprès de jeunes veuves... Il entra en conflit avec la municipalité de
Simacourbe au sujet du prix du loyer du presbytère (bail signé entre les parties
de 1910 à 1916 et non renouvelé en raison des circonstances liées à la Grande
Guerre); en 1919, le curé Touret n’accepta pas le relèvement du prix du loyer et
après de multiples palabres et conflits, le conseil municipal, lors de la session
de mai 1920 et sur proposition de M. le maire Jean Lube-Molou, prit la décision
de lui donner congé par voie d’huissier dans le plus bref délai: (9 voix pour, 0
contre, 1 abstention). Pendant trois années, il n’y eut pas de curé desservant,
nommé à demeure, « sanction » infligée à la commune par l’évêque de Bayonne.
Mgr François GIEURE.
- 1923-1924 : Jean-Pierre DOUMENGÈS, né le 5 novembre 1877 à
Livron (Basses-Pyrénées).
Incorporé le 14 novembre1898, soldat de 1ère classe le dit jour. Mentionné
élève ecclésiastique.
Passé à la 22ème section d’infirmiers le 13 février 1908.

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Maintenu service auxiliaire par la commission de réforme de la Seine le 23
février 1914. Passé à la 18ème section d’infirmiers militaires le 8 mai 1918.
- Campagnes contre l’Allemagne :
- Intérieur du 6 août 1914 au 17 mars 1919.
- Envoyé en congé illimité de démobilisation le 18 mars 1919. Se retira à
Paris, puis fut nommé temporairement à Simacourbe, par Mgr François GIEURE.
- 1924-1930 : Pierre LABAN-LOUSTAU, né le 12 septembre 1876 à Nay.
Fit son service militaire et fut ajourné pour déficience physique. Participa,
malgré tout, à la Grande Guerre :
- Du 16 septembre 1916 au 29 janvier 1918 dans l’armée d’Orient. Du 30
janvier 1918 au 05 avril 1918, malade, il fut rapatrié.
- Envoyé avec son régiment en Italie du 06 avril au 08 mai 1918.
- Malade, à nouveau rapatrié, du 09 mai 1918 au 11 février 1919.
- Réformé temporaire pour bronchite chronique, emphysème et séquelles
de paludisme.
- Nommé prêtre à Castillon par Mgr François GIEURE, puis à Simacourbe où,
il fut repéré par l’administration militaire comme prêtre le 13 mars 1925 Il mourut
à Simacourbe le 6 août 1930 et y fut enterré, près du porche de l’église (pierre
tombale visible).
- 1931-1932 : Simon, Sauveur DUTILH, né le 28 octobre 1901 à
Bayonne (Basses-Pyrénées). Étudiant ecclésiastique à Bayonne. Renonça au
sursis avant le 1er septembre 1921.
- Mobilisé le 05 octobre 1921 au 3ème régiment d’infanterie.
- Fit partie des forces françaises occupantes de la Ruhr du 18 mai au 16
août 1923.
Prêtre à Notre-Dame de Pau de 1925 à 1931, puis nommé à Simacourbe
gr
par M François GIEURE. Il quitta Simacourbe en 1932, nommé curé au Sacré-
Cœur de Pau, avenue Thiers, ensemble détruit au début des années 1970.
- 1932-1938 : Bernard CAZABAN, né le 14 septembre 1876 à Bordères
(Basses-Pyrénées). Élève ecclésiastique à Paris. Fit le service militaire du 13
novembre 1897 jusqu’au 18 septembre 1898 au 18ème Rgt d’infanterie de Pau.
CBC accordé. Se retira à Paris au 128, rue du Bac puis s’engagea dans son
sacerdoce dès 1898, d’abord en Chine à Tchong-King sous le patronage de
l’évêque missionnaire Célestin-Félix-Joseph CHOUVELON des Missions
Étrangères de Paris. Il y fut localisé en cet endroit le 25 novembre 1901. Appelé
le 1er septembre 1914, et réformé pour faiblesse de constitution à Tien-Tsin le 4
septembre 1914. Reconnu « Bon pour service armé » en 1915. Visité par le vice-
consul de France à Tchong-King le 1er décembre 1915.
- Mobilisable à compter de cette dernière date, il fut versé dans le 16ème
régiment d’infanterie coloniale basé en Chine. Arrivé au corps le 7 janvier 1916,
il fut réformé n°2 le 6 février 1916 pour insuffisance physique. RDC le 15 mars
1916 par le lieutenant-colonel, commandant le corps d’occupation français en
Chine. Se retira à Tchong-King. Revint en France. A son retour, il fut installé à
Simacourbe en 1932 par Mgr François GIEURE. En 1938, il reçut, à Simacourbe,
le nouvel évêque de Bayonne Mgr Henri-Jean HOUBAUT venu en visite pastorale
ou Mission. A cette occasion, un calvaire fut érigé en plein bourg, au carrefour
route de Lembeye/Chemin Jean Lafourcade-Camarau.

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- 1938-1949 : Ernest LABOURDIQUE, né le 16 juillet 1908 à Biarritz
(Basses-Pyrénées).
- Nommé curé à Simacourbe par Mgr Henri-Jean HOUBAUT, il fut apprécié
par la population du village. Durant son séjour et surtout pendant la guerre de
1939 à 1945, il entretint des relations courtoises et d’excellente qualité avec le
couple d’instituteurs du village M et Mme Paul Bourdalé, militants communistes
notoires. M. Paul Bourdalé, résistant engagé et valeureux, sous le pseudonyme
de « Sim », cacha avec son épouse, deux enfants parisiens de confession juive,
sous le nom de Duprès, dans l’appartement de l’école et ce, pendant trois
années. M. Bourdalé participa à de multiples sabotages, effectués de nuit pour
harceler l’occupant allemand. Il y perdit plusieurs phalanges de la main droite.
L’abbé Labourdique, lui aussi, aida pour l’accueil des réfugiés et recueillit un
jeune adolescent pendant la guerre dont nous ne savons rien, hormis qu’il fut
originaire de Suisse.
Au sortir de la guerre, l’abbé Ernest Labourdique, fut d’un grand secours
pour la jeunesse du village. Grâce à son entregent, il fut le pourvoyeur de
matériaux de récupération, avec M. Argote d’Orthez, frère de Daniel, instituteur,
résistant, chef de l’Armée Secrète du secteur orthézien, fusillé par les allemands
sur la route de Biron.
Il permit ainsi la construction de la salle des fêtes à moindre frais. Il
apporta une grande aide à la toute nouvelle association sportive et culturelle
appelée « Union Sportive de Simacourbe » et créa également de nombreux
camps de vacances pour les jeunes, leur faisant découvrir la mer, la plage à
Biarritz, Lourdes et son lac. Il conseilla la jeunesse dans l’organisation des
matinées théâtrales dans la salle des fêtes.

Devant la porte d’entrée du presbytère, les communiantes et communiants de


Simacourbe en 1942. À G, le jeune séminariste Aloys de Laforcade. À D, l’abbé Ernest
Labourdique. Jeunes garçons, de g à d : X…, Jean Couet-Lannes, Adrien Lacrouts-
Borié, Francis Loustalan, Alexandre Sarramoune. Jeunes filles, rang du milieu, de g à
d : André Bruère-Dawson, X…, Marie Lube-Molou, X…, Lucie Loustalan. En bas de g
à d : X…, Laure Britis-Betbeder, X… (Photographie anonyme, famille Chantre).

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Il quitta Simacourbe en 1949 pour Sault-de-Navailles et fut remplacé par
l’abbé Honoré Capdevielle.
Il décéda le 22 novembre 1983 à Cambo-les-Bains.
- 1949-1995 : Honoré CAPDEVIELLE, né le 16 mai 1913 à Pontacq,
mourut subitement, dans le verger du presbytère, en fendant du bois le 1er mars
1995 à Simacourbe. Ce prêtre, alerte, vigoureux, débuta son sacerdoce comme
curé. Combattant durant la seconde guerre mondiale, il fut fait prisonnier, puis
à son retour, il enseigna les mathématiques au Petit Séminaire d’Oloron. Nommé
à Simacourbe par Mgr Albert TERRIER, il arriva dans le village et fut accueilli par
le maire M. René Lacrouts au cours d’une cérémonie le 20 novembre 1949. Il
s’intégra humblement parmi les habitants de ses paroisses de Simacourbe et
Lespielle. Il vint au presbytère en compagnie de son frère, Jean-Pierre, décédé
à Simacourbe le 13 mars 1980, ancien pilote de chasse, grièvement blessé au
combat et de leur mère, veuve, née Alice Montestrucq, décédée à Simacourbe le
24 décembre 1967.
Il s’avéra, un homme intègre, fidèle aux convictions religieuses, un peu
trop strict en certaines occasions. Ainsi, dès son arrivée, il fit descendre
l’harmonium, installé dans la tribune, face à l’autel, pour le transporter dans la
chapelle de la Vierge. Derrière cet harmonium, Mlle Marie-Antoinette Lacrouts
(future Mme Constantin) officiait, et ce changement, contraria l’organiste qui, de
ce fait, abandonna l’accompagnement musical durant les cérémonies, laissant
le commandant Paul de Courrèges d’Agnos, seul, dans son rôle de chantre.
Dépourvu de sectarisme, aimant à rendre service, il n’hésita pas à se
transformer en prêtre-paysan lors des travaux de fenaison et de moisson,
surtout à Lespielle. En 1952 ou 1953, en revenant de ce village, au volant d’une
des toutes premières 2 CV, par la route départementale du chemin Lannegrasse
qui le ramenait vers Simacourbe, il essuya une violente tempête et un arbre
s’abattit sur son véhicule l’épargnant miraculeusement. Une collecte
promptement organisée parmi la population des deux paroisses lui en donna
une nouvelle. Ce geste spontané renforça les liens avec les habitants. Par la
suite, après la mort de l’abbé Edmond Colotte, curé de Lalongue, il desservit les
paroisses de Lalongue et Lannecaube.
Il fut, également, un auxiliaire précieux pour la jeunesse, n’hésitant pas à
prendre le sifflet d’arbitre lors de rencontres de football et avait trois passions :
l’horticulture, avec l’entretien des beaux arbres fruitiers du presbytère, la
sculpture (de nombreuses églises possèdent des statuettes façonnées de sa
main) et l’horlogerie (combien d’horloges a-t-il remises en état, nul ne le sait ?).
Il ne faut pas oublier, au début des années 1950, la restauration des peintures
murales du chœur et de la nef, du dôme du chœur à l’intérieur de l’église de
Simacourbe.
Avec le prêtre de Monassut, l’abbé Bordenave, il amena le cinéma auprès
de la population au début des années 1950, avec des projections dans la salle
des fêtes ; une vraie découverte pour le milieu rural. Le premier film qu’ils
projetèrent en 1953, fut « Les Cinq Sous de Lavarède » avec Fernandel.
Il poursuivit l’organisation des colonies de vacances pour les ados, en
particulier sur le site de la montée au col du Pourtalet où, il avait repéré une
bergerie, mise à sa disposition par un berger et qui servait de refuge-dortoir pour
les nuits après les escapades au lac d’Artouste. Il organisa de nombreux
pèlerinages pour les paroisses de Simacourbe, Lalongue, Lannecaube et

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Lespielle vers la cité mariale de Lourdes durant les mois d’été, et en période du
Rosaire.
Quelques fausses notes durant son séjour en matière de conservation du
patrimoine religieux:
Il prit trop à la lettre les recommandations d’ouverture au « monde
moderne » de Vatican II. Par exemple, il dépouilla à l’extrême la nef de l’église :
suppression de la chaire datant de 1802, enlèvement du grand lustre
monumental dans le chœur, mise au rebut de statues représentant des saints,
délogées de leur emplacement et pour celles qui demeuraient, la peinture
blanche, dont elles furent recouvertes, leur enleva la vérité des couleurs
chatoyantes des vêtements comme celles de Ste-Jeanne d’Arc, de St-Antoine de
Padoue, de Saint-Joseph, sans parler de la détérioration de la très ancienne
Vierge à l’Enfant en bois de rose, située dans la chapelle de la Vierge, empêchant
sa datation, ce que regrettèrent MM. Joël Perrin et Jean-Claude Lasserre
conservateurs régionaux qui dressèrent un inventaire quasi-exhaustif des
trésors dans le Vic-Bilh en 1981 ! (Inventaire topographique : Pyrénées-Atlantiques,
Vic-Bilh, Morlàas et Montanérès - Imprimerie Nationale Paris 1989).

Une partie des fidèles, à Lourdes, lors d’un pèlerinage organisé par l’abbé
Capdevielle vers 1953. (Photographie anonyme). A l’extrême gauche, Mme
Alice Capdevielle, A dr, Olivia Chantre, derrière, Frida Mounet.

(Photos Coll. Chantre)

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De g à d : Michel Chantre, Paul Kennel, Michèle Ramualde, Marcelle Poublan, Irèene
Cazenave, Emile Legagnoa, André Galicy,. Devant : André Gaye, Christian Levange, Lucien
Lannes, Claude Legagnoa, (Photo abbé Capdevielle).

Réception à Simacourbe de Mgr Gouyon, évêque de Bayonne


A l’occasion d’un sacrement de confirmation donné en l’église en 1958
.

D’un abord réservé, il entretint de bons rapports avec la population, les


enseignants M et Mme Robert Brugidou d’abord, puis avec Mlle Fernande Baradat,
devenue Mme Jacques Amade et les suivants. Une confiance réciproque avec la
jeunesse du village perdura au travers des comités des fêtes successifs. Il fut
un auxiliaire civique pour la jeunesse des années 70/80. C’est à cette époque,
que bon nombre de concerts furent organisés en l’église avec sa bienveillante
autorisation.

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Le dimanche, chaque enfant de chœur recevait gracieusement un numéro
de l’hebdomadaire « Le Pèlerin », tandis que « La Vie Catholique » était vendue
aux paroissiens, sous le porche, à la sortie de la messe.
Lors des Rogations précédant le jeudi de l’Ascension, il recevait au
presbytère tous les enfants de chœur qui l’avaient accompagné durant ces trois
matinées et sa mère préparait une grande omelette avec les œufs recueillis,
suivie de fruits cueillis dans le verger presbytéral, en particulier des fraises.
Ancien Combattant et Prisonnier de Guerre, comme nous l’avons déjà dit,
il ne manqua pas les cérémonies commémoratives devant le monument aux
morts au milieu de ses camarades d’infortune.
Ses rapports avec la municipalité ne furent pas toujours au beau fixe. Il
est vrai que pendant une période, la toiture endommagée du presbytère, avec
des infiltrations d’eau pluviale, l’obligea à parer au plus pressé, y compris dans
sa chambre. M. Jean-Marie Monge, dès sa nomination en 1977, fit entreprendre
la réfection totale de la couverture par l’entreprise Bruzou de Monassut.
La restauration intérieure de l’église de Simacourbe et la réfection de la
chapelle de Moncaubet lui procurèrent une belle joie intérieure.
Depuis 1995, la paroisse de Simacourbe était desservie par le prêtre de
Lembeye, de 1995 à 1999 par l’abbé Pierre Bourriat et de 1999 à 2019 par le Père
Jean Plasteig. Depuis 2007, elle fait partie, du regroupement « Paroisse Notre-
Dame du Vic-Bilh » dont le siège est à Lembeye. Le prêtre desservant vient, de
temps à autre, dire une messe à Simacourbe, assurer la permanence des
sacrements, baptêmes, mariages et célébrer les messes d’obsèques.
En ce début d’année 2020, un prêtre venu du Burkina-Faso, l’abbé
Dieudonne BANDÉ, 59 ans, a été nommé et installé le 6 septembre en l’église
Notre-Dame de l’Assomption de Lembeye par l’évêque de Bayonne Mgr Marc
AILLET.

L’abbé Dieudonné BANDÉ lors de son installation, présidée par Mgr Marc AILLET.
(Photos Pierrette Bazet).

1921-2007 : Aloys de LAFORCADE.


Nous n’oublions pas l’abbé Aloys de LAFORCADE qui, s’il ne fut jamais
titulaire d’une cure à Simacourbe, n’en officia pas moins, tant en l’église, que
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dans sa chère chapelle de Moncaubet, à l’occasion de baptêmes, de
communions solennelles, de mariages, de décès ou tout simplement de messes.
Né à Simacourbe, le 5 juin 1921, Aloys de Laforcade, après des études à
Pau, poursuivit son cursus universitaire à Toulouse où il obtint une licence de
théologie. Ordonné prêtre le 22 juin 1947, il fut nommé vicaire à Conchez-de-
Béarn par Mgr Albert TERRIER, avant d’être le prêtre de cette paroisse du Vic-
Bilh. En juillet 1958, Mgr Paul GOUYON, évêque de Bayonne, le nomma à
Mourenx-Ville-Nouvelle pour ériger une communauté de paroissiens dans cette
nouvelle commune, sortie de terre. Après avoir semé à Mourenx, il fut installé à
Pau en 1969 par Mgr Jean-Paul VINCENT, comme curé de l’église Saint-Martin,
responsable du secteur pastoral de Pau-Centre. Il y laissera une trace profonde.
En 1995, il fut déplacé par Mgr Pierre MOLÈRES à la paroisse Saint-Joseph
de Pau. En 2001, à la retraite à Simacourbe, dans sa maison natale du quartier
de Moncaubet, il s’adonna, lui, l’érudit, à sa passion de toujours, la recherche
historique sur la société et la généalogie béarnaise. Membre de l’Académie des
Lettres et des Arts du Béarn, de la S.S.L.A de Pau, co-fondateur du Centre
Généalogiste de Pau, président d’honneur de l’association JADE de
Simacourbe, participant à la rédaction de textes pour les revues de cette société
culturelle, il fréquenta assidument les salles de lecture des Archives
Départementales de Pau pour y laisser de nombreux écrits et notes.
Il mourut le 23 décembre 2007 et fut enseveli dans le cimetière de son
Moncaubet.

L’abbé Aloys de Laforcade, célébrant la messe à Moncaubet à l’occasion des


« Journées de Moncaubet » en 2007. (Photo S. Chantre).

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L’abbé Aloys de Laforcade rayonnant dans son sacerdoce. (Photo S. Chantre).

L’abbé Aloys de Laforcade vivant une retraite heureuse dans sa maison natale de
Moncaubet. (Prêt Jacques Sériès).

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1941-…. : Père Gaëtan de COURRÈGES d’AGNOS.

En clôture, nous rappellerons que le Père Gaëtan de COURRÈGES


d’AGNOS, né à Pau le 05 février 1941 était le fils de M. Paul de Courrèges
d’Agnos de Parage, ancien chef de bataillon de la 1ère et de la 2ème guerre
mondiale et de Mme, née Raphaëlle de Poutier de Sône, propriétaires du château
à Simacourbe.
Gaëtan de Courrèges d’Agnos fit ses études en Vendée, fut ordiné prêtre
le 2 juillet 1966 à Chavagnes-en-Paillers par Mgr Louis de Courrèges d’Ustou,
ancien évêque de Montauban et célébra sa première messe en l’église de
Simacourbe le 10 juillet 1966.
Passionné de musique, il fit des études à l’Institut de Musique Liturgique
de Paris, et fut nommé « prêtre au travail » dans le milieu des médias par sa
hiérarchie. Musicien, compositeur, chanteur, il fonda le Groupe Crèche dans les
années 1970, fit l’Olympia en ouverture du concert de Maxime Le Forestier, se
produisit dans l’émission « Le Grand Echiquier » de Jacques Chancel.
Grand connaisseur des techniques d’enregistrement et de
communication, il a participé au mouvement de renouveau du chant liturgique
après « Vatican II », tout en donnant vie à de nombreux chants profanes et
religieux. Il a assuré la direction artistique pour « Auvidis » et ensuite, pour les
« Ateliers de Fresnes ». Il anime des sessions de formation musicale et
religieuse en France et à l’étranger.
Depuis 2008, il est scénariste du spectacle musical du Collège St-Jean de
Verdun en Meuse.

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Mgr Louis de Courrèges d’Ustou, ancien évêque de Montauban, le C dt Paul de
Courrèges d’Agnos et Gaëtan de Courrèges d’Agnos, le jour de son ordination en
1966, à Chavagnes-en-Paillers (Vendée). Il célèbrera sa première messe à
Simacourbe le 10 juillet suivant (Archives Père Gaëtan de Courrèges d’Agnos).

*
* *

LE PRESBYTÈRE*
Le presbytère de Simacourbe est situé sur la route de Lalongue, première
bâtisse, à gauche, en venant de l’école.
Ce bâtiment, fut édifié à la demande de l’archiprêtre de Simacourbe
Bertrand Lalanne dit Berdouticq né à Germenaud vers 1688 et qui assura la cure
du village du tout début du XIIIème siècle jusqu’au 23 avril 1768, date de sa mort.
La famille Berdouticq toujours présente était une grande famille propriétaire.
Archiprêtre de Simacourbe, il régentait sur 13 paroisses du canton sous
la direction de l’archevêché de Lescar.
Son neveu, Jean Lagrange-Lalanne lui succéda en 1768, imposé par la
marquise de Poyanne, née de Gassion, propriétaire de l’abbaye laïque du village.
A la mort de ce curé (voir par ailleurs) en 1822, le presbytère revint en héritage
à son neveu, Jean-Bertrand Lalanne-Berdouticq, suivant un testament passé en
l’étude de Me Cames, notaire à Lembeye, le 10 septembre 1818. M. Jean-Bertrand
Lalanne-Berdouticq était marié à Mlle Jeanne Marie Lacoustille-Palué de
Lespielle. Ce couple eut quatre enfants, Jean, Jean-Baptiste, Gabriel et Jeanne.
Jean-Bertrand Lalanne-Berdouticq décéda le 12 octobre 1829. A la succession,
sa veuve et les quatre enfants se retrouvèrent en possession du presbytère de
Simacourbe. Jean en 1843, Gabriel en 1841 et Jeanne en 1859 moururent encore
jeunes et célibataires. La propriété de la bâtisse presbytérale se retrouva
modifiée ainsi : un quart pour la mère et trois-quarts pour Jean-Baptiste Lalanne-
Berdouticq, le cadet.
Le 17 mars 1863, M. Jean Lafourcade-Camarau, riche propriétaire de
Simacourbe, ayant fait fortune au Brésil, signa un acte de promesse d’achat du
presbytère avec M. Jean-Baptiste Lalanne-Berdouticq pour une somme de six
mille francs. L’acte authentique fut passé par-devant Me Lafforgue, notaire à Pau
plus tard après l’obtention des autorisations préfectorales. M. Jean-Baptiste
Lalanne-Berdouticq, propriétaire à Germenaud, avait épousé Mlle Boulaigue
Angélique, sans profession, demeurant à Castetpugon, le 24 janvier 1861 et un
contrat de mariage avait été signé le 8 janvier 1861, chez Me Jean-Marie, Henri
Cézerac, notaire à Garlin (AD. Pau 3E 16617).
M. Jean Lafourcade-Camarau fut nommé maire de Simacourbe le 12
décembre 1863 par le préfet des Basses-Pyrénées à la suite de la démission de
M. Pédéhourticq, maire précédent. Afin de donner à la commune une
indépendance au niveau de la propriété du presbytère, M. Lafourcade-Camarau,
désormais maire, consentit par promesse de vente en date du 13 mars 1864 à
vendre à la commune l’immeuble récemment acquis, et les pièces de terre
environnantes pour une contenance de 70 ares à un prix plus que raisonnable
de quatre mille deux cents francs. La commune demanda par lettre du 6 mai
1864, un secours à M. le Ministre des Cultes par l’intermédiaire du préfet des

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Basses-Pyrénées. L’autorisation de l’achat par la commune fut expédiée par
M. le préfet le 10 juillet 1865 à M. le maire de Simacourbe. Le 10 août 1865, le
préfet confirma M. Jean Lafourcade-Camarau à son poste de maire de
Simacourbe, lui adjoignant M. Jean-Baptiste Lacoustille en tant qu’adjoint.
L’acte de vente fut signé le 23 octobre 1865 chez Me Charles Antoine Dieudonné
Lafforgue, notaire à Pau, M. Lacoustille Jean-Baptiste, premier adjoint,
représentant et signant l’acte pour la commune (AD Pau 3E 12936).
Dès lors, le presbytère fut loué aux desservants, moyennant un loyer
modeste, à charge pour la commune d’assurer l’entretien du bâtiment.
En 1995, à la mort de l’abbé Honoré Capdevielle, le presbytère demeura
sans locataire. Ayant la certitude que la cure de Simacourbe serait dorénavant
en déshérence la commune prit l’initiative de vendre le presbytère.

Recherches et écriture par l’association JADE (Jadis, Aujourd’hui, DEmain) de


Simacourbe.

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