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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

UNIVERSITE KASDI MARBAH OUARGLA


FACULTE DES SCIENCES APPLIQUEES
DEPARTEMENT DE GENIE DES PROCEDES

MEMOIRE
MASTER ACADEMIQUE
Domaine : Sciences et Technologies
Filière : Génie des Procédés
Spécialité : Génie Chimique

Présenté Par :
HAMMI Yousra
Thème :

Distillation solaire des eaux salées par


nouvelles techniques

Soutenue publiquement le : 06/07/2019

Devant le jury composé de :

Melle. Baka ouidad (MCB) President UKM Ouargla


Melle. Izza hidaya (MCA) Examinateur UKM Ouargla
Mr. Med Hassen Sellami (MCA) Encadreur UKM Ouargla

Année Universitaire : 2018 /2019


Remerciements
En premier lieu, nous remercions notre DIEU, notre Créateur pour nous
avoir donné la force pour accomplir ce travail.
Mes premiers remerciements vont à mon encadrant de mémoire, le Dr :
SELLAMI MOHAMED HASSEN. Je le remercie pour tous les efforts qu'il a
déployés dans la supervision du déroulement des manipulations, de sa
contribution substantielle dans l'analyse et l'interprétation des résultats, des
corrections du manuscrit, des encouragements et des conseils qu'il n'a cessés de
me prodiguer.
Je remercie toutes les personnes qui ont accepté de juger ce travail, en
faisant partie du jury :
Melle. Baka ouidad (MCB)
Melle. Izza hidaya (MCA)
Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont contribué à cette étude, en
particulier M. Kouadri Moulay Rachid, qui m'a dirigé
Nous remercierons également à Melle : Kanza Kaddeme et Ayachi Omar
Asma Pour leurs aides et leurs conseils.
Un grand merci à mes amis qui ont eu confiance en moi et qui, par leur
présence et leur soutien, m’ont aidée à surmonter certains moments difficiles et
m’ont permis de relativiser les obstacles de la vie et m’ont encouragée à
toujours aller de l’avant.
Une attention toute particulière va aux membres du Département de Génie
des procédés pour l’aide technique, le travail administratif et le soutien moral
qu’ils m’ont apporté.
Enfin nos remerciements vont à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin
pour l’aboutissement à la réalisation de ce travail.

Dédicace
J’exprime gratitude et mes remerciements sincères, et
Résumé

La distillation solaire est l’un des moyens les plus efficaces de dessaler l’eau, en particulier
dans le sud de l’Algérie où elle est abondante et où le soleil brille presque toute l’année. Parmi
les accélérateurs de la distillation solaire, on trouve des oxydes de métaux ou des semi-
conducteurs, appelés catalyseurs photovoltaïques, qui ont un effet important sur le processus de
transfert thermique.
Trois distillateurs simples installés au niveau de l'Université de Kasdi Merbah, dont l'un est le
témoin, les autres contiennent la quantité d'oxyde 1 et d'oxyde 2 séparés.
Les résultats obtenus ont montré que :
 L’oxyde 1 joue le rôle d’un photo-catalyseur puissant et que son efficacité augmente
avec l’augmentation de la masse ajoutée car l’addition de n g de celui-ci a amélioré la
production de distillat de 16%
 L'oxyde 2 est différent de l'oxyde 1 où les résultats ont montré que son effet photo-
inhibiteur est plus efficace avec l'augmentation de la masse ajoutée, l'ajout de n g dans
le récipient de distillation entraînant une réduction de 19 % de la production de distillat.
 Les deux oxydes jouent le rôle de purifiants, en particulier l'oxyde 1, car la pureté de
l'eau produite est proportionnelle à la masse ajoutée.

Les mots clés : l'énergie solaire ; la distillation solaire ; Distillateur solaire a pente unique
photo-catalyseurs.
Sommaire
Résume
Sommaire
Liste des tableaux
Liste des figures et des graphiques
Liste des photos
Introduction Générale 01

Partie I : Synthèse bibliographique


I.1. L’eau et la distillation solaire 04
I.1.1. Introduction 04
I.1.2. Le rôle de l’eau dans la vie 04
I.1.3. L'eau, l'environnement 04
I.1.4. La répartition de l’eau sur la terre 05
I.1.5. Classification des eaux 05
I.1.6. Les eaux distillables 06
I.1.7. Les normes de L’O.M. S pour l’eau potable 07
I.1.8. Le problème de consommation de l’eau dans le monde 08
I.1.9. Le problème de consommation de l’eau en Algérie 08
I.1.10. L’eau dans le sud Algérien 09
I.2. Distillation solaire 09
I.2.1. Historique de la distillation solaire 09
I.2.2. Principe de fonctionnement d’un distillateur solaire 10
I.2.3. Les différents types de distillateurs solaires 10
I.2.4. Les Paramètres influents sur le fonctionnement du distillateur 15
I.3.L’énergie solaire 16
I.3.1. Le soleil 16
I.3.2. Le pouvoir énergétique du soleil 17
I.3.3. Le rayonnement solaire 18
I.3.4. Les applications de l’énergie solaire 19
I.3.5. Transfert de chaleur 20
I.4. Généralité sur les nano fluides 23
I.4.1. Introduction 23
I.4.2. Définition 24
I.4.3. Nanoparticules et fluides caloporteurs 24
I.4.4. Technique de fabrication des nanoparticules 25
I.4.5. Le mécanisme de transfert thermique dans le nano-fluide 26
I.4.6. Domaine d’application de nano-fluide 27
I.4.7. Les avantages et les inconvénients des nano-fluides 27

Partie II : Etude expérimentale


II.1. Introduction 30
II.2. Présentation générale du lieu d’expérimentation (Ouargla) 30
II.3. Matériel et équipement utilisés dans les expériences 30
II.4. Les Instruments de mesure utilisés dans l'expérience 33
II.5. L’emplacement des thermocouples 35
II.6. Analyse de l’eau distillée 35
II.7. Les nano-fluides utilisés dans les expériences 36
II.8. Les Expériences 37
II.9. Protocol expérimentales 38
II.10. Les grandeurs mesurées pendant les expériences 38
II.11. Résultats et discussion 38
II.11.1. Résultats 38
II.11.2. Interprétation et discussion des résultats 51
Conclusion et recommandations 54
Références bibliographiques 56
Nomenclatures
Symbole Désignation Unité
Superficie du capteur (aire
A de la vitre) m2
BC Bande de valence /
BV Bande de conduction /
La vitesse de la lumière dans
C le vide m.s-1
FPB Facteur de performance brut l.j-1
Facteur de performance
FPH horaire l.j-1
G Energie solaire globale w.m2
h La constante de Planck. J. s
Coefficient de transfert de
h chaleur par convection W.m-2.K-1
Chaleur latente de
Lv vaporisation J.kg-1
md Le débit de distillat l.h-1.m2
Organisation mondiale de la
O.M.S santé
/
P La puissance W
Quantité de chaleur utilisée
q ev pour l'évaporation j
Débit de distillats de
Q1
distillateur témoin L/h.m2
Q2 Débit de distillats de
distillateur pour chaque L/h.m2
expérience
.0R le rendement %
S Surface m2
SDT Solides dissous totaux mg/l
Température du fluide loin
T(a) de la surface du solide K
T (abs) Température de l'absorbeur °C
T Température ambiante °C
TDS Total Dissolved Solid mg/l
Température d'eau salée
T (ers) (dans le réservoir) °C
Température d'eau salée à
T (es) l'intérieure de distillateur °C
T (p) Température de la surface K
Température de surface du
T(s) solide K
T (vi) Température de vitre °C
Température du milieu
T ()
environnant la surface K
Variable d’espace dans la
x direction du flux
m
ΔE Transforme en énergie j
Processus engendre un
Δm défaut de masse g
ηi L’efficacité interne m2
Conductivité thermique du
λ milieu W .m-1 °.C-1
Flux de chaleur transmis par
Ф rayonnement W
La quantité de chaleur
t G A J
absorbée par l’eau.
Facteur d’émission de la
p /
surface
 Constante de Stefan W.m-2 .K-4
𝜆 Longueur d’onde m
𝜈 La fréquence. S-1
ηg L’efficacité globale m2
Liste des tableaux

Tableau (I.1) : Classification des eaux selon la salinité 05


Tableau (I.2) : Paramètres physico-chimiques de l’eau potable 07
Tableau (I.3) : Consommation mondiale d’eau par habitant 08
Tableau (I.4) : Analyse de l’eau de l’université d’Ouargla 09
Tableau (I.5) : Caractéristiques principales du soleil 17
Tableau (II.1) : Fiche technique sur 1 et 2. 37
Tableau (II.2) : Paramètres de qualité de l'eau testée 50
Tableau (II.3) : Paramètres de qualité de l'eau testée 50
Tableau (II.4) : résultats expérimentaux. 50

Liste des figures

Figure (I.1) : Principe de fonctionnement d'un distillateur solaire 10


Figure (I.2) : Distillateur solaire simple à pente unique 11
Figure (I.3) : Distillateur solaire simple à double pentes 12
Figure (I.4) : Distillateur solaire terre-eau 13
Figure (I.5) : Distillateur solaire sphérique à balayage 14
Figure (I.6) : Distillateur solaire à film capillaire 15
Figure (I.7) : Le flux de lumière solaire 18
Figure (I.8) : Schéma représentatif de la conduction thermique 21
Figure (I.9) : Schéma représentatif de la convection naturelle 22
Figure (I.10) : Schéma représentatif de la convection forcée 23
Figure (I.11) : Échelle des dimensions, 1 nanomètre = 0,000 001 millimètre 24
Figure (II.12) : Nanoparticules dispersées dans le fluide de base 25
Figure (I.13) : Structure en bandes d’énergie des matériaux 26
Figure (II.1) : Emplacement de thermocouples 35
Figure (II.2) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le distillateur T
en fonction du temps 40
Figure (II.3) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le distillateur 1 en
fonction du temps 40
Figure (II.4) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le distillateur 2 en
fonction du temps 40
Figure (II.5) : Variation de débit horaire et de rayonnement solaire pour les différents
distillateurs T, 1, 2 en fonction du temps. 41
Figure (II.6) : Cumul horaire d’eau distillée pour les différents distillateurs T, 1, 2 en fonction
du temps 41
Figure (II.7) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le distillateur T
en fonction du temps 42
Figure (II.8) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le distillateur 1 en
fonction du temps 42
Figure (II.9) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le distillateur 2 en
fonction du temps 42
Figure (II.10) : Variation de débit horaire et de rayonnement solaire pour les différents
distillateurs T, 1, 2 en fonction du temps 43
Figure (II.11) : Cumul horaire d’eau distillée pour les différents distillateurs T, 2, 1 en fonction
du temps 43
Figure (II.12) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le distillateur T
en fonction du temps 44
Figure (II.13) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le distillateur 1
en fonction du temps 44
Figure (II.14) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le distillateur 2
en fonction du temps 44
Figure (II.15) : Débit horaire d’eau distillée pour les différents distillateurs T, 2, 1 en fonction
du temps 45
Figure (II.16) : Cumul horaire d’eau distillée pour les différents distillateurs T, 2, 1 en fonction
du temps 45
Figure (II.17) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le distillateur T
en fonction du temps 46
Figure (II.18) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le distillateur
M40 en fonction du temps 46
Figure (II.19) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le distillateur 2
en fonction du temps 46
Figure (II.20) : Débit horaire d’eau distillée pour les différents distillateurs T, 2, 1 en fonction
du temps 47
Figure (II.21) : Cumul horaire d’eau distillée pour les différents distillateurs T, 2, 1 en fonction
du temps 47
Figure (II.22) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le distillateur T
en fonction du temps 48
Figure (II.23) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le distillateur 1
en fonction du temps 48
Figure (II.24) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le distillateur 2
en fonction du temps 48
Figure (II.25) : Débit horaire d’eau distillée pour les différents distillateurs T, 2, 1 en fonction
du temps 49
Figure (II.26) : Cumul horaire d’eau distillée pour les différents distillateurs T, 2, 1 en fonction
du temps 49

Liste des photos

Photo (II.1) : Photo de l’installation expérimentale des distillateurs solaire 30


Photo (II.2) : instrument de mesure de rayonnement solaire 33
Photo (II.3) : Instrument Mesure de la vitesse du vent 33
Photo (II.4) : Instrument de mesure de la température ambiante 33
Photo (II.5) : Instrument de Mesure de la température (thermocouples) 34
Photo (II.6) : Instrument de Mesure de la température (Thermomètre) 34
Photo (II.7) : Tubes Graduée 34
Photo (II.9) : L’appareil utilisé dans l’analyse de l'eau 36
Introduction générale
Introduction générale

Introduction Générale
Sur le plan mondial, la demande en eau potable de bonne qualité est de plus
en plus forte. L’eau, l'élément vital pour les êtres vivants, est la boisson naturelle par
excellence. C’est une ressource essentielle de la vie. Elle fait l'objet d'utilisations
très diverses pour tous les organismes vivants connus, l’approvisionnement de cette
eau constitue un besoin majeur dans les différents domaines de la vie en raison de
l’accroissement de la population et de son niveau de vie [1].
En effet, la population augmente rapidement et les besoins en eau de
l’industrie et de l’agriculture sont de plus en plus élevés, Par conséquent, le
dessalement de l'eau saumâtre ou de l'eau de mer par distillation solaire peut
permettre l'approvisionnement en eau potable, en particulier dans les zones arides ou
semi-arides.
La distillation solaire de l'eau saumâtre, est une bonne alternative opération
pour les zones rurales qui nécessitent une source d’énergie décentralisée, où l’eau
potable est insuffisante et l’énergie solaire abondante. Les distillateurs solaires est
l’une des solutions pour pallier à ce manque dans ces endroits [2].
L’ajout de particules nanométriques dans un fluide (appelé alors nano-fluide)
comme par exemple des Oxydes dans l’eau pouvaient augmenter le transfert de
chaleur par rapport au cas du corps pur (eau), en modifiant de manière significative
la conductivité thermique du fluide porteur [3].
Ce travail d’expérimentale basé principalement sur l’étude de l’effet de la
nature de nano-fluide et leur concentration par l’utilisation oxydes métalliques sur le
transfert thermique et le phénomène de distillation solaire.
Cette étude se décompose en deux parties organisées comme suit :
Dans la première partie de ce travail nous présentons le cadre théorique de
notre étude. Nous commençons par introduire une étude sur l'eau et le phénomène de
distillation solaire puis généralité sur l’énergie solaire et initiation sur les nano-
fluides.
Dans la deuxième partie, qui constitue la partie expérimentale, nous
présentons l’effet de l’application des nano-fluides sur la distillation solaire avec une
discussion des résultats obtenus. On terminera par une conclusion générale.

-1-
Partie I
Synthèse bibliographique
Partie I Synthèse bibliographique

I.1. L’eau et la distillation solaire


I.1.1. Introduction
L’eau est un élément clé pour la vie, la source originelle de l’homme et aussi la matière
première indispensable à la survie de notre société. En effet, l’eau est à la base de toute vie
humaine sur la terre. À l’heure actuelle, le monde souffre de la pénurie d’eau pour faire face
aux besoins des différents secteurs : agriculture, industrie…etc. Cette contrainte de la pénurie
de l’eau est sources des conflits intersectoriels nécessitant des choix compliqués. Ainsi, elle
rend difficile la réalisation des objectifs de développement durable pour plusieurs pays

I.1.2. Le rôle de l’eau dans la vie

L’eau est une substance indispensable et irremplaçable à la survie de tous les êtres
vivants qui ont tous besoin de leur ration quotidienne d’eau. Son usage s’est d’ailleurs intensifié
où les volumes d’eau utilisés par l’homme ont décuplé depuis le début du 19ème siècle suivant
ainsi l'amélioration du niveau de vie et l'augmentation de la population mondiale. Sa
disponibilité dans le monde commence à diminuer sous l’effet de la croissance démographique
et du changement climatique. L’exploitation de plus en plus poussée des potentiels de
production jointe à la nécessité d’alimenter des collectivités plus nombreuses, et où les besoins
de chaque individu sont en augmentation permanente [4].

I.1.3. L'eau, l'environnement


L’exigence d’une eau propre est essentielle pour une bonne santé qui influe directement
sur la vie sociale et le développement économique d'une nation voir sur les personnes qui
utilisent l'eau contaminée et sujette à des maladies d'origine hydrique.
L'utilisation de combustibles fossiles contribue de manière significative au changement
climatique par l'émission de dioxyde de carbone et d'autres substances Cependant, il y a un
accès limité à l'eau potable qui répond aux normes biologiques, chimiques et physiques des
constituants plus acceptables à cause de la présence d’une pollution de l'environnement issue
principalement des activités anthropiques dont elles contribuent également à la dégradation des
ressources en eau douce [5].
A cet effet, un défi est lancé avec une approche multi-facette qui comprend le
développement de technologies appropriées pour le dessalement de l'eau par l’énergie solaire.
Néanmoins, cette source d'énergie durable est nécessaire pour fournir de l'eau fraîche à une
partie de la population mondiale. Par conséquent, l'application des technologies de l'énergie

-3-
Partie I Synthèse bibliographique

renouvelable dans l'approvisionnement en eau douce peut aider à atténuer la dégradation


environnementale [4], [13].

I.1.4. La répartition de l’eau sur la terre

Près de 70 % de la surface de la Terre est recouverte d’eau (97 % d’eau salée et 3 %


d’eau douce dans différents réservoirs), essentiellement sous forme d’océans mais l’eau est
aussi présente sous forme gazeuse, liquide et solide. Le volume approximatif de l'eau de la
Terre (tous les réserves d'eau du monde) est de 1 360 000 000 km3. Dans ce volume, la
répartition est la suivante [5] :

➢ 1 320 000 000 km3 (97,2 %) se trouve dans les océans,


➢ 25 000 000 km3 (1,8 %) se trouve dans les glaciers et les calottes glaciaires.
➢ 13 000 000 km3 (0,9 %) sont des eaux souterraines,
➢ 250 000 km3 (0,02 %) sous forme d'eau douce dans les lacs, les mers intérieures,
et les fleuves,
➢ 13 000 km3 (0,001 %) sous forme de vapeur d'eau atmosphérique à un moment
donné.
I.1.5. Classification des eaux
Lorsqu’ on classe les eaux en fonction des quantités de matières dissoutes qu’elles
contiennent, on obtient les données présentées au tableau I.1.
Les eaux saumâtres, qui proviennent habituellement des nappes souterraines,
contiennent le plus souvent de 2000 à 10000 mg/L de matières dissoutes. Signalons au passage
que l’effluent d’une usine d’épuration (traitement biologique) contient environ 750 mg/L de
matières dissoutes [7].
Tableau (I.1) : Classification des eaux selon la salinité
Type d’eau Degré de Salinité (mg/L)
Eau douce <500
Eau légèrement saumâtre 1000 à 5000
Eau modérément saumâtre 5000 à 15000
Eau très saumâtre 15000 à 35000
Eau de mer 35000 à 42000

-4-
Partie I Synthèse bibliographique

I.1.6. Les eaux distillables


On peut classer les différentes eaux qui peuvent être distillées en quatre catégories.
 L’eau de mer
La caractéristique la plus importante des eaux de mer est leur salinité, c'est-à-dire leur
teneur globale en sels (chlorures de sodium de magnésium de sulfates et de carbonates). La
salinité moyenne des eaux de mers et océans est de 35g.l-1 approximativement (27,2 g.l-1 de Na
Cl, 3,8 g.l-1 de MgCl2, 1,7 g.l-1 de MgSO4, 1,26 g.l-1 de CaSO4 et 0,86 g.l-1 de K2SO4).
Cette salinité peut être différente dans le cas de mers fermées [6] :
 Mer Méditerranée : 36 à 39g.l-1,
 Mer Rouge : environ 40g.l-1,
 Mer Caspienne : 13g.l-1,
 Mer Morte : 270g.l-1,
 Golfe Arabo-Persique : 36 à 39g.l-1
Le pH moyen des eaux de mer varie entre 7,5 et 8,4, l'eau de mer est un milieu légèrement
basique.
 Les eaux saumâtres
On appelle eau saumâtre une eau salée non potable de salinité inférieure à celle de l'eau
de mer. La plupart de ces eaux contiennent entre 1 et 10 g de sel par litre. Ce sont parfois des
eaux de surface mais le plus souvent des eaux souterraines qui se sont chargées en sels en
dissolvant certains sels présents dans les sols qu'elles ont traversés. Leur composition dépend
donc de la nature des sols traversés et de la vitesse de circulation dans ces sols. Les principaux
sels dissous sont le CaCO3, le CaSO4, le MgCO3 et le Na Cl [6].
 Les eaux naturelles
Ce sont les eaux qui proviennent des lacs, fleuves, rivières et nappes souterraines. Elles
ont une composition chimique différente et parfois elles sont polluées et impropres à
consumation. Elle représente près de 14% de l’eau douce.
 Les eaux usées
Les eaux usées regroupent les eaux résiduaires domestiques (les eaux vannes et les eaux
Ménagères), les eaux de ruissellement et les effluents industriels (eaux usées des usines). Ils
constituent donc un effluent pollué, et qui sont rejetées dans un émissaire d'égout vers le
Milieu naturel [8].
 L’eau potable
Une eau potable est une eau que l’on peut boire sans risque pour la santé. Afin de définir
précisément une eau potable, des normes ont été établies qui fixent notamment les teneurs

-5-
Partie I Synthèse bibliographique

limites à ne pas dépasser pour un certain nombre de substances nocives et susceptibles d’être
présentes dans l’eau [9].
Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) une eau est considérée comme
potable si sa salinité totale est comprise entre 100 et 1000 mg/l, soit 0.1 et 1g/l. L’objectif de la
salinité de l’eau produite pour la consommation se situe en général autour de 400 mg/l [10].
I.1.7. Les normes de L’O.M. S pour l’eau potable
L’eau potable elle doit répondre à des normes de qualité très rigoureuses qui s’appuient
sur des travaux médicaux de l’organisation mondiale de la sante (O.M.S). Ces critères peuvent
être regroupés en six groupes [11].
 Paramètres physico-chimiques :
✓ PH, température, concentrations en inorganiques minéraux conductivité.
✓ Substances indésirables (nitrates, fluor...).
✓ Substances toxiques (plomb, chrome...).
 Paramètres organoleptiques : transparence, couleur, odeur et saveur.
 Paramètres micro biologiques : bactéries nuisibles (coliformes les streptocoques
fécaux...)
 Pesticides et produits apparentés.
 Paramètres concernant les eaux adoucies livrées à la consommation humaine.
 Paramètres relatifs aux substances indésirables, substances tolérées en très faible
quantité pouvant avoir une incidence sur la santé sans provoquer de désagréments à
court termes.
Tableau (I.2) : Paramètres physico-chimiques de l’eau potable
Paramètres Normes de potabilité selon l'OMS (mg/l)
Aluminium (Al+3) Maximum 0.2
Chlorures (Cl-) Maximum 200
Magnésium (Mg+2) Maximum 50
Calcium (Ca+2) 3
Potassium (K+) Maximum 12
Sodium (Na+) Maximum 150
Sulfates (SO4-2) Maximum 250
PH De 6,5 à 9
La température Varie entre 20 °C et 22 °C

-6-
Partie I Synthèse bibliographique

I.1.8. Le problème de consommation de l’eau dans le monde


A l’échelle mondiale, les ressources en eau potable sont réparties entre trois types de
besoin, les besoins agricoles représentent 70 % des ressources en eau utilisées, suivis des
besoins industriels avec 22 %, et enfin les besoins domestiques estimés à 8 %. Ces chiffres
représentent une moyenne mondiale ponctuelle évoluant dans le temps et dans l’espace. Ils
évoluent différemment d’un continent à l’autre et entre les pays mais ils nous renseignent sur
la consommation dominante du secteur agricole, secteur qui consomme près de trois quarts des
ressources en eau dans la majorité des pays. Cela ne peut se faire qu’au détriment des autres
utilisateurs et notamment les populations. Le niveau de consommation d’eau potable d’un pays,
comme celui de l’énergie, est devenu un indicateur de son niveau de développement
économique, comme le montre le tableau (I.3) [12].
Tableau (I.3) : Consommation mondiale d’eau par habitant
Consommation en Consommation en
La zone
(m3/habitant. Année) (L/habitant. Jour)
Afrique 17 47
Asie 31 87
Europe 122 334
USA, Japon 210 578
Moyenne mondiale 50 137

I.1.9. Le problème de consommation de l’eau en Algérie


En Algérie, les besoins en eau potable et en eau pour usage industriel se font de plus en
plus ressentir, surtout dans les régions sahariennes dont la superficie avoisine les deux millions
de km2 et où les eaux souterraines sont disponibles en grande quantité environ 60×103 milliards
de m3. Ces dernières sont difficilement exploitables et difficilement renouvelables ; or de 4 à 5
milliards de m3 seulement sont exploitables annuellement malgré que la plupart de ces eaux
sont saumâtres. Dans le Nord de l’Algérie, les eaux souterraines sont évaluées à 1,8 milliards
de m3 dans leur état naturel, ces eaux sont inutilisables alors qu’elles peuvent constituer un
facteur important de développement et d’amélioration des conditions de vie dans ces régions.
L’Algérie occupe actuellement le 14éme rang mondial parmi les pays qui souffrent du manque
d’eau, et s’il n’y'aura pas de démarches efficaces, elle sautera à la 6ème place d’ici l’an 2025
L’Algérie reçoit 65 milliards de mètres cubes de pluie par an dont [12] :

-7-
Partie I Synthèse bibliographique

 15 milliards se dirigent vers les rivières.


 3 milliards alimentent les eaux souterraines.
 47 milliards s’évaporent dans l'atmosphère
I.1.10. L’eau dans le sud Algérien
Le sud Algérien couvre 85 % du territoire national, avec une superficie d’environ
2,156×106 km2, et une population qui a dépassé aujourd’hui les trois millions d’habitants. Il est
considéré comme une zone désertique, où les précipitations sont quasi nulles, les crues sont
violentes et dévastatrices : le charriage est considérable et l’érosion participe au transport solide
dans les cours d’eau avec un débit appréciable [12].
La willaya d’Ouargla est considérée comme l'une des wilayas du sud Algérien, qui
souffre de la rareté des eaux potables et de la disponibilité des eaux salées sous forme d'eau
souterraine. Sa superficie est de 2,7 105 km2, et sa population est estimée à 445619 habitants
[15].
Les eaux souterraines représentent la source principale en eau potable dans la région
D’Ouargla [14]. Leur qualité chimique naturelle dépend essentiellement de leur origine, de la
nature des alluvions et des roches qui emmagasinent l’eau, ainsi que de la concentration en
certains éléments chimiques.
Les résultats des analyses chimiques sur les eaux de la ville d’Ouargla montrent une dominance
des eaux de mauvaise qualité chimique sur celles de bonne qualité. Ces eaux de mauvaise
potabilité sont caractérisées par une salinité supérieure de 2.5 (g/l) dépassent de loin les normes
établies par l’O.M.S.
Une analyse d’eau de l’université d’Ouargla, effectuée par le laboratoire central de
(EDEMIAO) le 19/05/2007 a donné les résultats suivants [13] :

Tableau (I.4) : Analyse de l’eau de l’université d’Ouargla


TH
Composants 𝑷𝑶−𝟑
𝟒 𝑵𝑶−
𝟑 Cl- K+ 𝑯𝑪𝑶−
𝟑 Ca+2 Mg+2 Na+ 𝑺𝑶−𝟐
𝟒
(°F)
Concentration
0.22 7 792,98 35 143,27 97 248,5 85,06 530 750
(mg/L)

-8-
Partie I Synthèse bibliographique

I.2. Distillation solaire


I.2.1. Historique de la distillation solaire
La distillation solaire a été utilisée depuis plusieurs siècles ; mais la plus grande
réalisation est apparue en 1872 près de Las- Salinas dans le nord du Chili. Le modèle a été
fabriqué par Carlos Wilson, un ingénieur suédois avec une surface vitrée de 5000m2, produisant
jusqu'à 20m3 d'eau douce par jour à partir d'une eau saline contenant 140gr/l. Ce système
fonctionna jusqu'en 1910 à cause d'un problème d'accumulation rapide des sels dans le bassin,
nécessitant un nettoyage régulier du distillateur. La distillation solaire connut une période
creuse entre 1880 et la première guerre mondiale. En 1920, Kaush utilisa des réflecteurs en
métal pour concentrer les rayons solaires ; il en résulte l'apparition de nouveaux appareils (types
toit, couverture en V, plateau incliné…etc.) [15].
I.2.2. Principe de fonctionnement d’un distillateur solaire
Les distillateurs solaires utilisent tous le même principe de fonctionnement ; néanmoins,
ils peuvent différer les uns des autres en conception et en matériau. Le fonctionnement d'un
distillateur solaire repose sur l'effet de serre La distillation solaire est une technique qui utilise
le rayonnement solaire pour chauffer de l’eau saumâtre dans un bac couvert par une vitre
inclinée. L’eau salée dans le bac va se chauffer (d’autant plus vite que le bassin est noir) et avec
l’augmentation de température une partie de l’eau s’évapore et la vapeur d’eau se liquéfie sur
la surface intérieure de la vitre transparente. Éventuellement des gouttes d’eau vont se former,
couler sur la surface de la vitre et tomber dans le récupérateur situé au coin. Il faut régulièrement
nettoyer le bassin pour éliminer les sels [16].

Figure (I.1) : Principe de fonctionnement d'un distillateur solaire

-9-
Partie I Synthèse bibliographique

I.2.3. Les différents types de distillateurs solaires

Tous les types de distillateurs solaires possèdent le même principe de fonctionnement,


mais ils peuvent être différents en termes de performance, de conception et de matériaux
utilisés. On distingue trois types de distillateurs solaires

I.2.3.1. Distillateurs à simple effet


C’est le distillateur le plus utilisé dans le monde. Il est constitué d’un absorbeur sous
forme de bassin horizontal peint en noir (pour absorber le maximum de la radiation solaire) et
rempli d’eau salée ou usée. Le tout est couvert d’une vitre transparente en verre, inclinée d’un
certain angle pour transmettre le maximum de la radiation solaire et faciliter l’écoulement des
gouttelettes vers une gouttière placée en bas de la vitre. De là, l’eau condensée qui est une eau
pure passe au stockage. Pour minimiser les pertes d’énergie de l’absorbeur, un isolant thermique
couvre le bas du distillateur
Généralement ce type est simple à construire et à maintenir mais son efficacité reste inférieure
à celle d’un distillateur à multiple effets [17].

I.2.3.1.1. Distillateur à pente unique


C’est un distillateur à capteur unique incliné d’un angle (β), il est appelé aussi distillateur
simple, généralement sa production est faible comparée avec les autres types de distillateurs à
multiple effets, mais il est très souples vue son simple entretient et la facilité de son démontage
et de son assemblage [12].

Figure (I.2) : Distillateur solaire simple à pente unique

- 10 -
Partie I Synthèse bibliographique

I.2.3.1.2. Distillateur à double pentes


C'est un distillateur a doublé capteurs ou chacun d'eux est incline d'un angle (β), son
avantage est d'exposer, un capteur au soleil et un autre à l'ombre pour accélérer la
condensation.[18]

Figure (I.3) : Distillateur solaire simple à double pentes

I.2.3.1.2.1. Caractéristiques d’un distillateur solaire simple


Un distillateur solaire est caractérisé essentiellement par les grandeurs suivantes : le
rendement, l’efficacité globale, l’efficacité interne, et la performance.
 Le rendement

Qui est la quantité d'eau distillée journalière produite par unité de surface l’absorbeur.
Il exprime la production journalière du distillateur par m2 de la surface de l’eau saline
(L/j.m2).[12].
 L’efficacité globale

Représentant le rapport de la quantité d'énergie évaporée par (m2), à la quantité d'énergie


globale incidente par (m2) sur une surface horizontale. Elle est définie par le rapport [15] :
𝒒𝒆𝒗 𝐦𝐝 .𝐋𝐯
𝜼𝒈 = = (I.1)
𝐆.𝐀 𝐆.𝐀

- 11 -
Partie I Synthèse bibliographique

Avec :
𝒒𝒆𝒗 : Quantité de chaleur utilisée pour l'évaporation par unité de temps,
A : Superficie du capteur (aire de la vitre),
G : Energie solaire globale incidente par m2 sur une surface horizontale, pendant un jour,
𝐋𝐯 : Chaleur latente de vaporisation,
𝐦𝐝 : Le débit de distillat.
 L’efficacité interne

Qui représente le rapport de la quantité d'énergie évaporée par (m2) de surface, à la


Quantité effectivement absorbée par la saumure par (m2) de surface [19].
𝒒𝒆𝒗 𝐦𝐝. 𝐋𝐯
𝜼𝒊 = = (I.2)
𝒒𝒆𝒂𝒖 𝜶𝒕 𝐆.𝐀

αt G A : la quantité de chaleur absorbée par l’eau.


αt : le coefficient d'absorption thermique.
 La performance

On notera que Satcunanathan and Hansen, a défini un facteur de performance brut


(F.P.B) et un facteur de performance horaire (F.P.H) qui permet de caractériser d'une manière
plus absolue le distillateur, leurs expressions respectives sont [20] :

Quantté d′eau produite au bout d′une journée (24h)


FPB = Quantité d′ energie entrée au bout d′ une journée (24h) (I.3)

Quantité d′ eau produite au bout d′ une heure


FPH = (I.4)
Quantité d′ energie entrée au bout d′ une heure

I.2.3.1.3. Distillateur solaire terre-eau


De grandes quantités d’humidité sont accumulées dans la terre durant la saison froide,
de même dans les zones arides. Pour exploiter cette hydrologie naturelle, on utilise le distillateur
solaire terre-eau. Il est similaire à celui de l’effet de serre, sauf que le sol remplace le bassin
noir [12], [16].

- 12 -
Partie I Synthèse bibliographique

Figure (I.4) : Distillateur solaire terre-eau

I.2.3.1.4. Distillateur sphérique à balayage


Ce distillateur est constitué d’une sphère en plexiglas ou autre matériau plastique
transparent reposant sur des supports, à l’intérieur de laquelle est placé un bac contenant l’eau
saline. La condensation s’effectue sur la demi-sphère supérieure et le condensat est recueilli à
la base de la demi-sphère inférieure. L’un des inconvénients de ce type de distillateur est que la
surface horizontale de la solution intercepte moins de radiation solaire que les surfaces inclinées
[16], [17].

Figure (I.5) : Distillateur solaire sphérique à balayage


I.2.3.2. Distillateurs à multiples effets
Le distillateur solaire à multiples effets est constitué de plusieurs évaporateurs, mais il
contient plusieurs modèles qui sont les suivants : [12], [16].
 Distillateurs solaires à plusieurs bassins ;
 Distillateurs solaires inclinés à cascades.
- 13 -
Partie I Synthèse bibliographique

I.2.3.3. Distillateur Solaire à Film Capillaire


Le distillateur solaire à film capillaire a été conçu par R. et C Ouahes et P. Le Goff. Il
se compose comme suit :
D’une très mince couche de textile à mailles fines, imbibée d’eau qui se maintient d’elle
même au contact de la plaque jouant le rôle d’évaporateur. Les forces de tension inter faciale,
nettement supérieures à celles de la pesanteur, jouent un rôle très important dans la formation
du film capillaire, de faible inertie thermique, en empêchant toute formation de bulles d’air. Ce
distillateur est composé des éléments suivants : le capteur – évaporateur, le condenseur et
l’alimentation. La première cellule capte le rayonnement solaire qui passe à travers la
couverture. La vapeur se condense sur la paroi opposée et la chaleur dégagée par cette
Condensation permet l’évaporation du film qui ruisselle sur l’autre face de cette même paroi
[10] [12].

Figure (I.6) : Distillateur solaire à film capillaire


I.2.4. Les Paramètres influents sur le fonctionnement du distillateur
Pour tester réellement un distillateur, il faut le placer dans les conditions réelles de
fonctionnement. Pour en étudier le transfert de chaleur et de masse et le débit d’eau distillée,
il suffit d’expérimenter au laboratoire et maitriser tous les paramètres clés qui jouent sur
l’efficacité. On peut diviser ces paramètres en deux grands groupes :
 Les paramètres atmosphériques (climatiques et locaux) ; [12].
 Les paramètres de constructions (condenseur, absorbeur, profondeur de l’eau
saline…etc.)

- 14 -
Partie I Synthèse bibliographique

I.2.4.1. Les paramètres atmosphériques


 La radiation solaire :
La production en eau du distillateur solaire dépend essentiellement de l’intensité de la
radiation solaire.
 La température ambiante :
La production en eau augmente légèrement quand la température de l’air augmente.
 La Vitesse du vent
La vitesse du vent est liée à la convection forcée qui se produit au niveau des vitres.
Elle influe proportionnellement sur les températures des vitres, donc elle conduit à une
augmentation de l’écart entre les températures de l’eau salée et celle de la vitre, ce qui contribue
à l’élévation du taux d’évaporation de l’eau [19].
I.2.4.2. Les paramètre de constructions
 La nature de la couverture et son inclinaison
Elle doit être transparente, fabriquée en verre ou en plastique et inclinée par rapport à
l’horizontale suivant la latitude de la région. Le verre est préféré au plastique à cause de sa
grande transmissivité pour la radiation solaire à haute température, faible transmissive pour les
radiations à basse température, sa haute humidification pour l’eau et sa relative grande stabilité
des propriétés physiques durant le temps. Cependant, le verre a un grand inconvénient, c’est
celui de son poids et de sa fragilité surtout lors du montage et du transport. Il a été conclu aussi
que la couverture ne doit pas être loin de la solution salée [17].
 L'absorbeur
La surface absorbante peut-être construite de plusieurs matériaux (bois, métal, béton,
matière synthétique ou en verre ordinaire).
Le choix de la matière de la surface absorbante ou bac noir dépend de son inertie
thermique, de la résistance à l’oxydation par l’eau et les dépôts minéraux [19].
 La profondeur de l'eau saline dans le bassin
Pour les distillateurs dont la base est bien isolée thermiquement, la différence entre ceux
à faible et ceux à grande profondeur de l’eau saumâtre est notable. La faible profondeur de l’eau
saline (faible masse d’eau) entraîne l’évaporation rapide à cause de l’énergie importante
absorbée par l’eau saumâtre. La production est d’autant plus importante que la profondeur est
faible ; d’autre part, plus la profondeur de l’eau saumâtre est grande, plus longtemps dure la
distillation après le coucher du soleil

- 15 -
Partie I Synthèse bibliographique

I.3.L’énergie solaire
I.3.1. Le soleil
Sur le plan cosmogonique le soleil est une étoile quelconque dont ni les propriétés
physiques ni la position ne la distinguent des milliards d’autres étoiles formant la Galaxie. Sur
le plan humain cette étoile a une importance primordiale puisque sans elle la vie n’existerait
pas sur terre. Le tableau suivant montre quelques caractéristiques principales du soleil [21].

Tableau (I.5) : Caractéristiques principales du soleil

Caractéristique Valeur

Masse 1,989×1030 Kg

Diamètre 1,392×109 m

Masse volumique moyenne 1410 Kg m-3

Puissance rayonnée 3,83×1026 W

Température superficielle 5770 K

Le soleil est composé chimiquement de 70 % d’hydrogène et d’environ 28 % d’hélium


et le 2 % restant étant mélange de plus de 100 éléments, soit pratiquement tous les éléments
chimiques connues. La distance terre-soleil est égale en moyenne et approximativement à
150×106 Km ; cette distance est si grande que sa lumière nous parvient 8 minutes après avoir
était émise [22], [23].
I.3.2. Le pouvoir énergétique du soleil

L’énergie solaire est produite par les réactions de fusion thermonucléaire d’hydrogène
en hélium selon la réaction I.5 au sein du noyau du soleil estimée à 3.7.1026 j/s. ; ce processus
engendre un défaut de masse (Δm) qui se transforme en énergie (ΔE) selon la célèbre relation
d’Einstein (ΔE=Δm×C2) [19].

Où C ; est la vitesse de la lumière dans le vide (C=2.99792 × 108 m /s).

𝟐H2 → 𝑯𝒆 + 𝟐é + ∆𝑬 (I.5)
La quantité d'énergie solaire que recevrait un m² de la surface terrestre exposée
directement aux rayons du Soleil si l'atmosphère terrestre n'existait pas. Elle correspond au flux
- 16 -
Partie I Synthèse bibliographique

solaire ramené à la distance Terre-Soleil Selon l'excentricité de l'orbite terrestre, sa moyenne


annuelle étant égale à ΦS = 1368 W/m2, ce dernier nommé la constante solaire.

Alors une sphère (la terre) de rayon r dont la surface S=2,81.1023m2 recevra une
puissance : P = ΦS*S (I.6)
La puissance P du Soleil est donc P=3,84.1026 W pour une surface perpendiculaire à la direction
Terre – Soleil.
Ce flux solaire est atténué lors de la traversée de l'atmosphère par absorption ou diffusion
suivant les conditions météorologiques et la latitude du lieu ; au niveau du sol la puissance
restante est de l'ordre de 1000 W/m2 sous nos latitudes [24].

Figure (I.7) : Le flux de lumière solaire


I.3.3. Le rayonnement solaire

I.3.3.1. Spectre du rayonnement solaire

La répartition spectrale du rayonnement solaire est déterminée par la température de sa


surface, à savoir 5900 K. la répartition spectrale du rayonnement solaire réel hors atmosphère
(l’éclairement spectral est défini comme une puissance reçue par une surface pour une longueur
d’onde donnée ; il s'exprime en W/m2nm comparé à celle du corps noir à 5900 K, on constate
que le soleil se comporte approximativement comme un corps noir.

Ces spectres montrent que le soleil émet un rayonnement électromagnétique compris


dans une bande de longueur variant de 0.2 μm (ultraviolet) à 10 μm (infrarouge). Ce
rayonnement solaire se décompose en bandes comme suit [25], [26].

 6.4 % dans la bande ultraviolette (UV) : λ≤0,4µm.


 48,0 % dans la bande visible : 04<λ ≤0,8µm.

- 17 -
Partie I Synthèse bibliographique

 45,6 % dans la bande infrarouge (IR) : λ>0.8µm.

Le rayonnement électromagnétique est composé de « grains » de lumière : appelés


photons. L’énergie de chaque photon est directement liée à la longueur d’onde λ.
𝐸 = ℎ × 𝜈 = ℎ × 𝑐/𝜆 (I.7)

 h = 6,62 10-34 J.s : c’est la constante de Planck.


 c = 3 108 m.s-1 : c’est la vitesse de la lumière.
 𝜈 : La fréquence. (S-1).
I.3.3.2. Différents types de rayonnement solaire

Le rayonnement solaire qui arrive au sol se décomposer en deux parties : L’une provient
directement du soleil (direct), l’autre a été diffusée par l’atmosphère (diffus). L’atmosphère et
la terre possèdent également un rayonnement propre. La connaissance de ces divers
rayonnements permet d’établir un bilan radiatif du système terre- atmosphère [23].

I.3.3.2.1. Le rayonnement solaire direct (Id)

C’est la fraction du rayonnement solaire qui arrive directement au sol, dont le trajet est
« linéaire » (il y a, en fait, de légères déviations) et unique à un instant donné.

I.3.3.2.2. Le rayonnement solaire diffus (If)

C’est une partie du rayonnement du soleil qui a subi de multiples réflexions


(dispersion) par les molécules et les aérosols de l’atmosphère ; pour un observateur au sol, le
rayonnement diffus est un ensemble des directions rayonnées

I.3.3.2.3. Le rayonnement solaire global (G)


C’est l’ensemble du rayonnement d’origine solaire qui parvient sur une surface
horizontale sur le globe terrestre. Il comprend donc la composante verticale du rayonnement
solaire direct et rayonnement solaire diffus.
G = Id + If (I.8)

I.3.4. Les applications de l’énergie solaire

Contrairement aux autres sources d’énergie, les énergies renouvelables permettent de


produire, avec une technologie généralement peu complexe, une énergie « décentralisée » et
générant peu d’impacts sur l’environnement : l’énergie solaire est une des énergies les plus
facilement exploitables ; elle est en outre Abondante, inépuisable et non polluante, ce sont ces

- 18 -
Partie I Synthèse bibliographique

caractéristiques qui ont suscité l’intérêt à ce type d’énergie, malgré le cout d’exploitation lourd
au départ, ce qui fait qu’elle n’est pas totalement gratuite. L’énergie solaire est la plus
dominante de toutes les énergies renouvelables, elle est à l’origine de la quasi-totalité des
sources d’énergies utilisées par l’homme [27].

L’exploitation de l’énergie solaire par l’homme permet de la scinder en deux principales


branches :

 L’énergie solaire photovoltaïque : Qui consiste à transformer une partie des rayons du
soleil en électricité au moyen d’une cellule photovoltaïque [28].
 L’énergie solaire thermique : Qui consiste plutôt à exploiter la chaleur dégagée par ces
rayons solaires pour diverses utilisations :
• Pour un usage direct : chauffe-eau, chauffage solaire, fours solaires, cuisinières et sécheuses
solaires, le dessalement de l’eau (distillation solaire) [29], [30].
• Pour un usage indirect : La chaleur utilisée ici, sert pour un second usage. On parle d’énergie
solaire thermodynamique [31].

I.3.5. Transfert de chaleur

I.3.5.1. Introduction
Le transfert de chaleur est le processus par lequel de l'énergie est échangée sous forme
de chaleur entre des corps ou des milieux aux températures différentes.
La chaleur peut être transmise par conduction, convection ou rayonnement. Bien que les trois
processus puissent avoir lieu simultanément, l'un des mécanismes est généralement
prépondérant. Par exemple, la chaleur est principalement transmise par conduction à travers les
murs en brique d'une maison ; l'eau dans une casserole placée sur une cuisinière est surtout
chauffée par convection ; la Terre reçoit sa chaleur du Soleil en grande partie par
rayonnement.[32].

I.3.5.2. La conduction
Seule la conduction permet un transfert de chaleur efficace à travers les solides opaques.
Lorsque l'on chauffe l'une des extrémités d'une barre métallique, la chaleur se transmet par
conduction à l'autre extrémité plus froide. D'après la loi de Fourier, la vitesse à laquelle la
chaleur est conduite dans un corps par unité de section est proportionnelle à l'opposé du gradient
de la température du corps, ce facteur de proportionnalité s’appelle la conductibilité
thermique.[33]

- 19 -
Partie I Synthèse bibliographique

Figure (I.8) : Schéma représentatif de la conduction thermique

Les métaux comme l'or, l'argent et le cuivre ont une conductibilité thermique importante
s’appellent des conducteurs, alors que des matériaux comme le verre et l'amiante ont une
conductibilité thermique beaucoup plus faible s’appellent des isolants.

∂t
Φ = −λ s ∂x (I.9)

(Le signe moins indique que la chaleur se transmet de la partie la plus chaude vers la partie la
plus froide).

Avec :
Φ : Flux de chaleur transmis par conduction en W,
λ : Conductivité thermique du milieu en W m-1 °C-1,
x : Variable d’espace dans la direction du flux en m,
S : Aire de la section de passage du flux de chaleur en m2.
I.3.5.3. La convection
Dans un champ de gravitation, toute différence de température dans un liquide ou un
gaz modifie sa densité, un mouvement se produisant alors au sein du fluide du fait de la poussée
d'Archimède. Ce mouvement de brassage, dans lequel les parties les plus chaudes du fluide ont
tendance à s'élever et les parties froides et denses ont tendance à descendre, s'appelle la
convection. Le mouvement du fluide peut être naturel ou forcé.[33]
La quantité de chaleur échangée par convection entre un fluide à température Ta et un
solide à température Ts s’écrit :

- 20 -
Partie I Synthèse bibliographique

Φ = S h (Ts -Ta) (I.10)


Ф : Flux de chaleur transmis par convection en W,
h : Coefficient de transfert de chaleur par convection en W m-2 K-1,
Ts : Température de surface du solide en K,
Ta : Température du fluide loin de la surface du solide en K,
S : Aire de la surface de contact solide/fluide en m2.
 La convection naturelle

Dans ce type de convection le mouvement résulte de la variation de la masse volumique


du fluide avec la température ; cette variation crée un champ de forces gravitationnelles qui
conditionne les déplacements des particules du fluide ;

Figure (I.9) : Schéma représentatif de la convection naturelle

 La convection forcée

Dans ce type de convection le mouvement est provoqué par un procédé mécanique


indépendant des phénomènes thermiques (compresseur, pompe, ventilateur, etc.…) ; c’est donc
un gradient de pression extérieur qui provoque les déplacements des particules du fluide.
L’étude de la transmission de chaleur par convection est donc étroitement liée à celle de
l’écoulement des fluides.

- 21 -
Partie I Synthèse bibliographique

Figure (I.10) : Schéma représentatif de la convection forcée

I.3.5.4. Le rayonnement

Le rayonnement thermique constitue une forme particulière de transfert thermique dans


laquelle le porteur d’énergie n’est plus représenté par des particules de substance, mais par des
ondes électromagnétiques, il n’exige pas un support matériel, il peut se produire même en vide.
Les exemples typiques pour le rayonnement sont : le rayonnement solaire, le chauffage des
pièces métalliques dans des fours pour les soumettre à des traitements thermiques, etc [34].
Φ = σ εp S (TP 4 - T∞4) (I.11)
Avec :
Ф : Flux de chaleur transmis par rayonnement en W,
σ: Constante de Stefan 5,67.10-8 en W m-2 K-4,
εp : Facteur d’émission de la surface
Tp : Température de la surface en K,
T∞ : Température du milieu environnant la surface en K,
S : Aire de la surface en m2.

- 22 -
Partie I Synthèse bibliographique

I.4. Généralité sur les nano fluides


I.4.1. Introduction
Les transferts de chaleur au sein de fluides conduit à de nombreuses applications
pratiques et Industrielles, y compris dans le transport, l'approvisionnement en énergie, la
climatisation et le refroidissement électronique, etc.
L'essor actuel des nanosciences a pour origine la mise en évidence des propriétés
spécifiques de la matière aux dimensions nanométriques. Ceci a suscité de nouveaux champs
d'étude dans de très nombreux laboratoires et a permis le développement des fluides aux
propriétés originales.

I.4.2. Définition
Les nano-fluides sont des dispersions de particules de taille nanométrique (dont le
diamètre est typiquement inférieur à 100 nm), appelées nanoparticules, dans un fluide de base
afin d’en améliorer certaines propriétés. Ce type de solution suscite un grand intérêt depuis la
découverte de leurs propriétés thermiques particulières.
Dans le cas des fluides caloporteurs, un des premiers paramètres à prendre en compte
afin d’évaluer le potentiel d’échange de chaleur est la conductivité thermique. En effet, les
fluides de base souvent utilisés dans les applications de refroidissement ou de chauffage ont des
conductivités thermiques très faibles qui limitent leur capacité de transfert de chaleur. L’idée
est alors d’insérer au sein des liquides de base des nanoparticules de conductivité très élevée,
afin d’augmenter la conductivité thermique effective du mélange et ainsi améliorer ces
performances thermiques [35].

I.4.3. Nanoparticules et fluides caloporteurs


Une nanoparticule est un assemblage de quelques centaines à quelques milliers d’atomes,
conduisant à un corps, dont au moins l'une des dimensions est de taille nanométrique (1 à 100
nm)

Figure (I.11) : Échelle des dimensions, 1 nanomètre = 0,000 001 millimètre

Les nanoparticules situent à la frontière entre l'échelle microscopique et l'échelle atomique


ou moléculaire Ils ont généralement les formes sphériques et cylindriques, ou sous forme de

- 23 -
Partie I Synthèse bibliographique

tube, comme les nanotubes de carbone (NTC). Les nanoparticules les plus utilisées sont classées
dans trois grandes familles, à savoir [36].
 Les nanoparticules métalliques : Cu, Ag, Au, Or… ;
 Les oxydes métalliques : Al2O3, CuO, SiO2, TiO2… ;
 Nanoparticules non métalliques :
- Nanotubes de carbone (NTC) ; - Diamant (C).
Les liquides de base les plus utilisés sont :
 L’eau ;
 L'éthylène glycol (EG) ;
 Les huiles ;
 Le toluène.
Le choix des liquides de base est primordial pour un nano-fluide, il permit d’assurer la
stabilité de la suspension dans le temps et d’éviter tous phénomènes d’agrégations, la sélection
d’un tel fluide se fera en fonction de la nature de nanoparticule [37].

Figure (II.12) : Nanoparticules dispersées dans le fluide de base

I.4.4. Technique de fabrication des nanoparticules


Le point délicat est la fabrication de ces petits morceaux de matière plus ou moins bien
calibrés. Les procédés de fabrication sont de nature physique ou chimique. Ils font l'objet de
beaucoup de recherches pour améliorer le coût de production qui reste parfois élevé vu les
difficultés de mise en œuvre pour obtenir des particules de taille voulue.
- 24 -
Partie I Synthèse bibliographique

Il y a deux méthodes principales pour obtenir un nano-fluide :


 En une étape : vaporisation d'un matériau solide sous vide, puis condensation directe de
sa vapeur dans le liquide.
 En deux étapes : d'abord la fabrication d'une nano poudre sèche, puis mélange et
dispersion de celle-ci dans le liquide [38].
I.4.5. Le mécanisme de transfert thermique dans le nano-fluide
 Un peu de théorie…
Pour pouvoir expliquer le fonctionnement d’un semi-conducteur, il faut tout d’abord
(re)voir quelques notions de physique du solide.
En physique du solide, la théorie des bandes permet de modéliser les niveaux
énergétiques que peuvent occuper les électrons d’un solide. Le schéma classique pour les
semi-conducteurs, isolants, et les conducteurs est celui proposé en figure (I.13).

Figure (I.13) : Structure en bandes d’énergie des matériaux


À l’état fondamental, on « peuplera » d’électrons ces niveaux d’énergie, en commençant
par le plus bas. Les niveaux peuplés par les électrons forment la bande de valence. Les niveaux
vides forment la bande de conduction. Si le matériau est isolant ou semi-conducteur, ces deux
bandes seront séparées par une bande interdite, ou band gap (avec une valeur de band gap de
l’ordre de quelques eV dans le cas d’un semi-conducteur). Dans le cas des métaux, ces deux
bandes ne sont pas séparées.

Lorsqu’on excite un semi-conducteur par des photons, dont l’énergie est au moins égale
à celle du band gap, les électrons (e-) de la bande de valence (BV) d'un semi-conducteur passent
vers la bande de conduction (BC), laissant une charge positive ou trou (noté h+) dans la BV
selon la réaction (I.12). Ces paires (électron/trou) peuvent se recombiner en libérant de la
chaleur (réaction I.13) [39], [40].
- 25 -
Partie I Synthèse bibliographique

Les réactions peuvent être décrites comme suit


Excitation :
𝑠𝑒𝑚𝑖 − 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 + ℎ𝜈 (𝑒𝑣) → h+ BV (bande de valence) + e- BC (bande de conduction) (I.12)

Recombinaison :

h+ BV + e -BC → chaleur (I.13)

Dans les réactions de photo-catalyse, les semi-conducteurs (nano-fluides) jouent le rôle


de catalyseurs, et ne sont donc pas consommés dans la réaction globale [39].

I.4.6. Domaine d’application de nano-fluide

Les dispersions de nanoparticules trouvent déjà de nombreux domaines d'applications


pour leurs propriétés magnétiques, pour leurs propriétés électriques.
En thermique, les nano-fluides peuvent être utilisés partout où des flux de chaleur importants
doivent être évacués par des boucles liquides fermées : refroidissement de composants
électriques et électroniques, automobile...etc.).
Les nano-fluides pourraient apporter une solution intéressante dans le refroidissement des
Micro systèmes électromécaniques [41].

Autres applications :
 Transport (gestion de refroidissement / véhicule moteur thermique),
 Refroidissement Electroniques,
 Refroidissement des systèmes nucléaires,
 L'échangeur de chaleur,
 Le chauffage solaire de l'eau,
 Stockage thermique,
 Biomédecine.
I.4.7. Les avantages et les inconvénients des nano-fluides
I.4.7.1. Les avantages des nano-fluides
 Une grande surface de transfert de chaleur entre les particules et les fluides,
 Haut dispersion et stabilité avec prédominante mouvement brownien des particules,
 Réduit par rapport au liquide pur pour obtenir équivalent intensification de transfert de
chaleur,
 Particules réduites de colmatage par rapport aux conventionnelles boues, favorisant
ainsi la miniaturisation du système,

- 26 -
Partie I Synthèse bibliographique

 Propriétés ajustables, dont la conductivité thermique et la mouillabilité de la surface, en


faisant varier les concentrations de particules en fonction de différentes
applications.[37]

I.4.7.2. Les inconvénients du nano-fluides


Le manque de l’accord des résultats obtenus par différents chercheurs,
 Le manque de compréhension théorique des mécanismes responsables de
changements des propriétés
 Mauvaise caractérisation des suspensions,
 Stabilité des nanoparticules dispersion,
 Viscosité supérieur, chaleur spécifique Basse,
 Le coût élevé des nano-fluides,
 Difficultés dans le processus de production.[37]

- 27 -
Partie II
Etude expérimentale
Partie II Etude expérimentale

II.1. Introduction
La distillation solaire dans les régions arides et désertiques est l’une des
solutions particulières pour résoudre le problème de manque en eau potable.
Notre travail expérimental basé principalement sur l’étude de l’effet de la
nature de nano-fluide et leur concentration par l’utilisation des oxydes métalliques
sur le transfert thermique et le phénomène de distillation solaire. Ce travail a été
effectué au laboratoire de génie des procédés de la faculté des sciences appliquées de
l'Université de Ouargla.
II.2. Présentation générale du lieu d’expérimentation (Ouargla)
Les conditions climatiques font que la ville d’Ouargla (altitude 31,95 nord,
longitude est 5,40 et altitude 141 m) en le sud d’Algérie, bénéficie d’un climat sec et
aride, caractérisé par un ensoleillement exceptionnel, vu sa localisation
géographique et son éloignement de la côte méditerranéenne. Le plus souvent, la
ville d’Ouargla a un taux d’insolation très important et la moyenne annuelle de
l’irradiation globale mesurée sur un plan horizontal d’environ 3500 h par an et
génère environ 2 650 kWh/ (m2 / an) [40].
II.3. Matériel et équipement utilisés dans les expériences
II.3.1. Trois distillateurs simples à pente unique
Les distillateurs utilisés dans nos expériences ont une conception très simple.
Il s’agit de distillateurs solaires simples, qui présentent l’avantage d’être facile à
construire et surtout à maintenir. Ils ont les mêmes dimensions, l’un reste comme
distillateur conventionnel (témoin) et les autres font l’objet d’étude

II.3.1.1. Les différents composants de distillateur


II.3.1.2. Bac absorbant (plaque noire)
Le rôle du bac absorbant est d’absorber le maximum de rayonnement solaire
global et transmettre la chaleur produite par cette absorption vers la saumure, c’est
pour cette raison qu’il est peint en noir mat. Il est obtenu par soudage et est
essentiellement en allumement. L’absorbeur a un coefficient de conduction
thermique faible.

- 29 -
Partie II Etude expérimentale

II.3.1.3. Couverture verrière (verre)


Pour sa simplicité et son coût réduit, on a utilisé du verre ordinaire car ce type
de distillateur ne nécessite pas des techniques avancées.
On a choisi un verre ordinaire pour son bonne conductivité thermique ; son
bonne Transmission du rayonnement visible et sa mouillabilité.
Pour assurer une bonne étanchéité entre la vitre et les autres constituants du
distillateur on a utilisé de la silicone.

II.3.1.4. L’isolation thermique


Généralement, l’isolation thermique du distillateur est en laine de verre ou en polystyrène
expansé. L’épaisseur varie de 3 à 6cm pour une bonne transmission. Il faut que les produits
utilisés résistent aux températures de fonctionnement.

II.3.1.5. Couverture extérieure

Le coffre du distillateur renferme les différents éléments actifs. Il devra donc


assure une protection efficace aux agents atmosphériques. Le coffre du distillateur
est réalisé en bois.

II.3.2. Cuve de récupération du distillat

Pour la récupération du distillat on a utilisé une éprouvette graduée.

II.3.3. Les tuyauteries

Ce sont des tuyaux en plastique, de diamètre 10 à 15mm pour lier les


différentes parties du distillateur et afin de transporter l'eau sans prendre en
considération sa qualité (l'eau saumâtre- l'eau distillée).

II.3.4. Le réservoir d’alimentation en eau saumâtre

Ce réservoir a pour but d’alimenter le bassin de chaque distillateurs jusqu’à un niveau


constant, le réservoir est équipé d’un thermomètre pour mesurer la température d’eau salée

- 30 -
Partie II Etude expérimentale

II.4. Les Instruments de mesure utilisés dans l'expérience


Instrument Mesure de rayonnement solaire

Photo (II.2) : instrument de mesure de


rayonnement solaire
Instrument Mesure de la vitesse du vent

Photo (II.3) : Instrument Mesure de la


vitesse du vent
Instrument de mesure de la température ambiante

Photo (II.4) : Instrument de mesure de


la température ambiante

- 31 -
Partie II Etude expérimentale

Instrument de Mesure de la température (thermocouples)

Photo (II.5) : Instrument de Mesure de


la température (thermocouples)

Instrument de Mesure de la température (Thermomètre)

Photo (II.6) : Instrument de Mesure de


la température (Thermomètre)
Tubes Gradués

Pour la mesure de la quantité de l'eau distillée


obtenue pendant chaque heure.

Photo (II.7) : Tubes Graduée

- 32 -
Partie II Etude expérimentale

II.5. L’emplacement des thermocouples


Dans notre cas, l’essentiel de la mesure des températures a été assuré pour les
points matériels suivants :
Le schéma suivant montre les composantes du système et l’emplacement des
thermocouples.

Figure (II.1) : Emplacement de thermocouples


On a mesuré aussi la température de l'eau à l'intérieur du réservoir d’alimentation (l'eau salée
II.6. Analyse de l’eau distillée
L’eau utilisée dans nos expériences est l’eau salée d'Ouargla. On a mesuré les grandeurs
suivantes :
(TDS) ; (Total Dissolved Solid) équivalent en français de solides dissous totaux (SDT) pour
mesurer les matières dissoutes dans une solution, notamment pour déterminer le degré de pureté
d'une eau, de l'eau pure ou de l'eau ultra pure.
Le potentiel hydrogène (pH) ; Plus souvent, le pH mesure l’acidité ou la basicité d’une solution.
Ainsi, dans un milieu aqueux :
Une solution de pH = 7 est dite neutre ;
Une solution de pH < 7 est dite acide ; plus son pH diminue, plus elle est acide ;
Une solution de pH > 7 est dite basique ; plus son pH augmente, plus elle est basique
(S) ; Conductivité est la conductivité de la solution et se mesure en S.m-1. Elle caractérise la
capacité de la solution à conduire le courant électrique.

- 33 -
Partie II Etude expérimentale

Salinité ; La salinité désigne la quantité de sels dissous dans un liquide, notamment l'eau qui est
un puissant solvant pour de nombreux minéraux.

Photo (II.9) : L’appareil utilisé dans


l’analyse de l'eau

II.7. Les nano-fluides utilisés dans les expériences


Le choix des nano-fluides s'effectuer par plusieurs critères, généralement un bon nano-fluide
doit posséder les propriétés suivantes :
 Etre photo-actif,
 Etre en mesure d’être excité en présence d’UV et/ou de lumière visible,
 Etre biologiquement et chimiquement inerte,
 Etre phot stable (non photocorrosif),
 Etre peu couteux et non toxique [39].
Dans notre cas on a choisi les oxydes, selon les critères cité ci-dessus, et selon la disponibilité.

Oxyde
métallique

Façonner le
produit

La masse
2.94 g/cm3 4.16 g/cm3
volumique.
La densité 4.087 5

- 34 -
Partie II Etude expérimentale

II.8. Les Expériences


Le bassin est rempli d’une lame d’eau saumâtre de 1,5cm. le niveau de ce dernier est
maintenu par un appoint d’eau du réservoir. L’augmentation de la température due à l’effet de
serre fait réchauffer l’air au-dessus de l’eau saline qui s’évapore. Cette capacité d’évaporation
grandit au fur et à mesure que la température augmente jusqu’à ce que l’air atteigne sa saturation
en vapeur d’eau : l’humidité relative est alors de 100%. La vapeur d’eau que contient l’air chaud
est refroidie par l’air ambiant et se condense au vitrage. Il y a une formation de gouttes d’eau
qui s’écoulent à la partie inférieure du vitrage mis en pente dans une gouttière qui la conduit à
un réservoir de stockage. Nous avons réalisé deux distillateurs simples à effet de serre équipés
par les déférents éléments pour faire une comparaison entre la performance de deux distillateurs
le bassin métallique de premier distillateur de peinture noir (Matt) pour une meilleure
absorption du rayonnement solaire et on le prend comme témoin pour toutes les expériences,
aussi on fait la même chose avec les autres distillateurs utilisé pour nos expériences.
II.9. Protocol expérimentales
Dans tous les séries d’expérience ; nous avons utilisé différentes masses des
oxydes métalliques à savoir oxyde 1, et 2 sur la surface du bassin dans L’absorbeur.
On utilise l’un des distillateurs pour oxyde 1.
Le deuxième pour l’oxyde 2.
L’un reste comme distillateur conventionnel (témoin).
Durant cette expérience on mesure la quantité journalière d’eau distillée
produite par chaque distillateur puis on calcule les gains journaliers en (%) d’eau
distillée par rapport au distillateur conventionnel (témoin).
II.10. Les grandeurs mesurées pendant les expériences
A partir de ces expériences, et pendant chaque heure, et durant neuf heures : De (8h00 à 17
h00), nous avons mesuré les grandeurs suivantes :
1. Le rayonnement solaire global.
2. Les différentes températures relatives à la description des phénomènes physiques régissant
le distillateur solaire : la couverture verrière, la plaque noire (l’absorbant), l’eau salée dans le
bassin, l’eau saumâtre d’alimentation.
3. La température ambiante.
4. Le débit horaire du distillat.

- 35 -
Partie II Etude expérimentale

II.11. Résultats et discussion


II.11.1. Résultats
Dans cette partie, nous allons exposer les résultats expérimentaux obtenus pendant les
Expériences effectuées.
Dans chaque expérience, nous avons exposé les courbes suivantes :
Les courbes de variations des températures avec le rayonnement solaire en fonction du temps.
Nous citons la nomenclature suivante qu'on va utiliser dans cette partie :
T : le distillateur témoin
Sachant que :
T1 : Température de l'absorbeur
T2 : Température d'eau salée à l'intérieure de distillateur
T3 : Température de vitre
T4 : Température ambiante
T5 : Température d'eau salée (dans le réservoir)
G : Intensité de rayonnement solaire
Q1 : débit de distillats de distillateur témoin
Q2 : débit de distillats de distillateur de chaque expérience
Enfin, nous avons fait une discussion des résultats qui correspondent toutes les courbes
Existantes dans toutes les expériences réalisées.

- 36 -
Partie II Etude expérimentale

II.11.1. Première expérience

80 1200

70
1000

60

800
50

40 600

30
400

20

200
10

0 0
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17

Figure (II.2) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le


Distillateur T en fonction du temps

80 1200

70
1000
60
800
50

40 600

30
400
20
200
10

0 0
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17

Figure (II.3) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le


distillateur 1 en fonction du temps

- 37 -
Partie II Etude expérimentale

80 1200

70
1000

60

800
50

40 600

30
400

20

200
10

0 0
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17

Figure (II.4) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le


distillateur 2 en fonction du temps

- 38 -
Partie II Etude expérimentale

II.11.1.2. Deuxième expérience

70 1100

60
1050
50

1000
40

30
950

20
900
10

0 850
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17

Figure (II.4) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le


distillateur T en fonction du temps

80 1100

70
1050
60

50
1000

40

950
30

20
900
10

0 850
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17

Figure (II.5) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le


distillateur 1 en fonction du temps

- 39 -
Partie II Etude expérimentale

70 1100

60
1050
50

1000
40

30
950

20
900
10

0 850
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17

Figure (II.6) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le


distillateur 2 en fonction du temps

- 40 -
Partie II Etude expérimentale

II.11.1.3. Troisième expérience


80 1050

70

60 1000

50

40 950

30

20 900

10

0 850
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17
Figure (II.7) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le
distillateur T en fonction du temps
80 1050

70

60 1000

50

40 950

30

20 900

10

0 850
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17
Figure (II.8) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le
distillateur 1 en fonction du temps

- 41 -
Partie II Etude expérimentale

80 1050

70

60 1000

50

40 950

30

20 900

10

0 850
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17

Figure (II.9) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le


distillateur 2 en fonction du temps

- 42 -
Partie II Etude expérimentale

V.11.1.4. Quatrième expérience


90 1040

80 1020

70 1000

60 980

50 960

40 940

30 920

20 900

10 880

0 860
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17
Figure (II.10) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le
distillateur T en fonction du temps
90 1040

80 1020

70 1000

60 980

50 960

40 940

30 920

20 900

10 880

0 860
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17
Figure (II.11) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le
distillateur 1 en fonction du temps

- 43 -
Partie II Etude expérimentale

80 1040

70 1020

1000
60

980
50
960
40
940

30
920

20
900

10 880

0 860
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17

Figure (II.12) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le


distillateur 2 en fonction du temps

- 44 -
Partie II Etude expérimentale

V.11.1.5. Cinquième expérience


80 1200

70
1000

60

800
50

40 600

30
400

20

200
10

0 0
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17
Figure (II.13) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le
distillateur T en fonction du temps
80 1200

70
1000

60

800
50

40 600

30
400

20

200
10

0 0
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17
Figure (II.14) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le
distillateur 1 en fonction du temps

- 45 -
Partie II Etude expérimentale

80 1200

70
1000

60

800
50

40 600

30
400

20

200
10

0 0
8 9 10 11 12 13 14 15 16 17

Figure (II.15) : Variation des différentes températures et de rayonnement pour le


distillateur 2 en fonction du temps

- 46 -
Partie II Etude expérimentale

Remarque : le rendement est défini par la relation suivante.


𝑸𝟐 −𝑸𝟏
R= (II.14)
𝑸𝟏
Sachant que : Q1 : le débit horaire de distillateur témoin,
Q2 : le débit de distillateur d’étude

- 47 -
Partie II Etude expérimentale

II.11.2. Interprétation et discussion des résultats


Dans cette partie, on va discuter et interpréter les résultats expérimentaux suivant :
A. L’allure des courbes de l’intensité solaire et celles des différentes températures
enregistrées dans les distillateurs.
B. L’influence de chaque photo-catalyseur sur le gain en eau distillée.
C. La comparaison entre les deux oxydes métalliques ajoutés.
D. Analyses physiques du distillat

A- Intensité solaire te températures


1- Généralement, l’allure des courbes de températures suivent celle de l’’intensité solaire ;
elles commencent à augmenter la matinée pour atteindre leur maximum au milieu de la
journée puis elles diminuent de nouveau le soir. L’intensité de rayonnement est élevée
elle peut facilement dépasser 850W/m2 au milieu de la journée
2- La température de l’eau dans l’absorbeur est toujours supérieure à celle du vitrage
(condenseur) une logique et évidence pour avoir une condensation des vapeurs.
3- La température de l’eau dans le réservoir est un peu plus haute que celle de l’air ambiant
à cause de l’effet de serre à l’intérieur du réservoir plastique.
B- L’influence de l’ajout des photo-catalyseurs
1- L’oxyde 1
L’ajout de l’oxyde 1 a une influence remarquable sur le gain en eau distillée. À partir de
x g le gain augmente légèrement pour atteindre 16% après l’ajout de n g. Il est clair que cet
oxyde joue le rôle d’un photo-catalyseur à des ajouts importants.
2- L’oxyde 2
L’ajout de l’oxyde 2 n’a aucune influence sur le gain en eau distillée. Au contraire, le
gain est négatif, c'est-à-dire que le distillateur témoin produit mieux que celui dopé par l’oxyde
2 ce phénomène s’accentue de fur et à mesure qu’on ajoute de l’oxyde 2 jusqu’à arriver à 19%
de gain négatif pour n g. On peut dire ici que cet oxyde joue le rôle d’un photo-inhibiteur.
C- Comparaison
D’après les résultats obtenus, on peut voir clairement que l’oxyde 1 est un photo-
catalyseur qui agisse à des concentrations importantes ; dans notre cas un gain en eau distillée
de 16% par rapport au témoin est obtenu en ajoutant une masse de n g seulement de cet oxyde.
En contrepartie, l’ajout de l’oxyde 2 a un effet inverse sur le gain en eau distillée puisque ce
dernier s’abaisse à 19% par rapport au distillateur témoin.

- 48 -
Partie II Etude expérimentale

D- Analyses physiques du distillat


D’après les tableaux II.2et II.3 il est clair que l’ajout de l’oxyde métallique purifie l’eau
d’une manière très remarquable. La quantité de l’oxyde 2 ajoutée n’influe pas sur la qualité de
l’eau, l’ajout soit de x1 ou de n g aboutit à la même qualité de l’eau, par contre l’ajout de l’oxyde
1 influe mieux sur la qualité de l’eau distillée ; on peut dire que la qualité de l’eau distillée est
proportionnelle à la masse de l’oxyde ajouté.

- 49 -
Conclusion et recommandations
Conclusion et recommandations

Conclusion et recommandations

L’ajout des semi-conducteurs métalliques connus en énergétique sous le nom de photo-


catalyseurs joue un rôle très important dans le domaine de transfert thermique par rayonnement
car ils favorisent un bon transfert d’énergie au sein du fluide porteur.

Deux oxydes métalliques : x1 et x2 ont été ajoutés à raison de n g séparément chacun dans
l’absorbeur d’un distillateur solaire simple à pente unique à l’université Kasdi Merbah
(Ouargla).

Les résultats obtenus sont comparés avec ceux obtenu par le distillateur témoin dans les
mêmes conditions opératoires :

 Oxyde 1 est un bon photo-catalyseur, il aboutit à des gains en eau distillée directement
proportionnels aux masses ajoutées ; le meilleure résultat obtenu dans nos expérience
s’élève à 16 % après l’ajout de n g de ce photo-catalyseur. Suite au manque de produit
et de sa valeur, nous recommandons la suite ultérieure des expériences pour des masses
dépassant n g.
 Oxyde 2 est un mauvais photo-catalyseur voire un photo-inhibiteur car il agit
inversement au prévu, son ajout diminue la production et le gain devient négatif et
atteint 19 % par rapport au distillateur témoin.

- 51 -
Références bibliographiques
Références bibliographiques

Références bibliographiques
[1] Sellami, M. Hassen, Et Al. "Effect of Absorber Coating on the Performance of a Solar Still
in the Region of Ouargla (Algeria)." Desalination and Water Treatment 51.34-36 (2013): 6490-
6497.

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Dessalée Par La Station De Dessalement De l’eau De Mer De Honaine - Teneurs : Cations,
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Effet De Certains Paramètres Thermo Physiques Sur Le Rendement, Mémoire De MAGISTER
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Solaire Simple Par l’ajout d’une Couche De Sable, Mémoire De Master En Génie Chimique
Université Kasdi Merbah Ouargla, 2012, p6,8,10.

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‫ملخص‬
‫يعد التقطري الشمسي إحدى الطرق الناجعة لتحلية املياه املاحلة خاصة يف اجلنوب اجلزائري أين يكثر وجودها وتسطع الشمس طوال أايم السنة بشدة إشعاع‬
‫ من بني حمسنات مردود املقطرات الشمسية األكاسيد املعدنية أو أشباه النواقل واليت تعرف ابحملفزات الضوئية ذات التأثري القوي على عملية النقل‬.‫معتربة‬
‫احلراري‬
‫ وأكسيد‬1 ‫ثالث مقطرات بسيطة مت تركيبها على مستوى جامعة قاصدي مرابح أحدها يقوم مقام الشاهد بينما حيتوي كل من اآلخرين على كمية من أكسيد‬
.‫ منفصلني‬2
‫أثبتت النتائج املتحصل عليها أن‬
16% ‫ يلعب دور حمفز ضوئي قوي وتزداد فاعليته ابزدايد الكتلة املضافة حيث أن إضافة كمية حتسن من إنتاجية املقطر بنسبة‬1 ‫ أكسيد‬
‫ حيث أظهرت النتائج أنه مثبط ضوئي تزداد فاعليته ابزدايد الكتلة املضافة حيث أن زايدة منه كمية يف وعاء التقطري‬1 ‫ خيتلف عن أكسيد‬2 ‫ أكسيد‬
19% ‫تؤدي إىل خفض إنتاجية املقطر بنسبة‬
.‫ حيث أن نقاوة املياه الناجتة تكون أجود كلما زادت كميته‬1 ‫ يلعب كال من األكسيدين دور املطهر وخاصة أكسيد‬
.‫ احملفزات الضوئية‬،‫ املقطر الشمسي ذو امليل الواحد‬،‫ التقطري الشمسي‬،‫ الطاقة الشمسية‬:‫الكلمات الدالة‬

Résumé
La distillation solaire est l’un des moyens les plus efficaces de dessaler l’eau, en particulier dans le sud de l’Algérie
où elle est abondante et où le soleil brille presque toute l’année. Parmi les accélérateurs de la distillation solaire,
on trouve des oxydes de métaux ou des semi-conducteurs, appelés catalyseurs photovoltaïques, qui ont un effet
important sur le processus de transfert thermique.
Trois distillateurs simples installés au niveau de l'Université de Kasdi Merbah, dont l'un est le témoin, les autres
contiennent la quantité d'oxyde 1 et d'oxyde 2 séparés.
Les résultats obtenus ont montré que :
 L’oxyde 1 joue le rôle d’un photo-catalyseur puissant et que son efficacité augmente avec l’augmentation
de la masse ajoutée car l’addition de n g de celui-ci a amélioré la production de distillat de 16%
 L’oxyde 2 est différent de l'oxyde 1 où les résultats ont montré que son effet photo-inhibiteur est plus
efficace avec l'augmentation de la masse ajoutée, l'ajout de n g dans le récipient de distillation entraînant
une réduction de19% de la production de distillat.
 Les deux oxydes jouent le rôle de purifiants, en particulier l'oxyde 1, car la pureté de l'eau produite est
proportionnelle à la masse ajoutée.
Les mots clés : l'énergie solaire ; la distillation solaire ; Distillateur solaire a pente unique ; photo-catalyseurs.

Abstract
Solar distillation is one of the most effective ways to desalinate water especially in southern Algeria
where it is abundant and the sun shines throughout the year. Among the accelerators of the solar
desalination are metal oxides or semiconductors known as photo-catalysts that have a strong effect on
the thermal transfer process.
Three simple distillers installed at the level of the University of Kasdi Merbah one of which is the witness
while the two others contain the amount of 1 oxide and 2 oxide separately.
The results obtained showed that:
 1 oxide plays the role of a strong photo-catalyst and increases its effectiveness with the increase
of added mass; as the addition of n g of it improved the distillate production by 16%
 2 oxide is different from 1 oxide where the results showed that its photo-inhibitor effect increases
with the increase of the added mass; as adding of n g in the still’s absorber reduces the distillate
production by 19%
 Both oxides play the role of antiseptic, especially 1 oxide, since the purity of the water produced
is directly proportional to its quantity.
Key words: solar energy; solar distillation; Single slope basin still; Photo-catalysts

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