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Droit pénal S2

Séance 1 : Procédure pénale

• constat de la police
plainte
dénonciation

• classement sans suite ou information du ministère public (poursuites)

• mise en mouvement de l'action publique = instruction


◦ crime : obligatoire et à double degré (JI => ordonnances et chambre de
l'instruction=>arrêts)
◦ délit : facultative, pour les délits complexes
◦ contravention : jamais

• [potentiellement]mise en examen (charges pèsent contre X...)


liberté ou détention provisoire, selon la décision du Juge des Libertés et de la détention

• juridiction de jugement (selon le maximum du quantum de la peine) :


Tribunal de police Tribunal correctionnel Assises
Amende Amende + emprisonnement Réclusion criminelle
Relaxe Relaxe Acquittement
Prévenu Prévenu Accusé

• Cassation, chambre criminelle

NB : Les deux rôles de la chambre de l'instruction :


• 2e degré d'instruction en matière criminelle
• juridiction d'appel des décisions rendues par le JI

Séance 2 : Le principe de légalité des délits et des peines

• contenu à l'article 8 de la DUDHC et à l'article 7 de la convEDH

• nécessité de prévisibilité de la loi pénale


=> prédétermination des incriminations et des peines par le législateur (art 111-3
CP)
crimes et délits déterminés par la loi
contraventions par le règlement (possible recours pour excès de pouvoir devant les
juridictions administratives)
=> non-rétroactivité de la loi pénale (112-1 CP)
=> interprétation stricte de ces textes par le juge (111-4 CP)

Séance 3 : Application de la loi pénale dans le temps

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• lois pénales de fonds : art 112-1 CP : principe de non-rétroactivité sauf pour la loi pénale
plus douce

• lois pénales de forme : art 112-2 CP : principe d'application immédiate

Séance 4 : Application de la loi pénale dans l'espace

• Principe de la territorialité de la loi pénale (art 113-2 alinéa 1 CP) : la loi pénale
française s'applique uniquement en raison d'infractions commises sur le territoire de la
République, indépendamment de la nationalité de l'auteur, même s'il a déjà été jugé
(aucune autorité positive de la chose jugée de la condamnation étrangère en France, sauf
condamnation contraire), même si elle n'est pas réprimée dans le pays d'origine. Conditions :
◦ Définition du territoire : art 113-1 CP : espaces terrestre, espace maritime (mer
territoriale + zone économique+zone écologique, art 113-12 CP), espace aérien
+ espaces assimilés : navires & aéronefs français (art 113-3 CP). Art113-4 : compétence
concurrente pour les navires civils et exclusive pour les navires militaires, immatriculés
en France.
◦ Localisation de l'infraction
▪ Les faits constitutifs ont eu lieu sur le territoire français : art 113-2 alinéa 2 CP.
Infraction réputée commise sur le territoire français : il suffit que l'un des
éléments constitutifs ait eu lieu sur le territoire.
▪ Le complice est interpelé en France : art 133-5 CP. 2 conditions : infraction
réprimable par la loi étrangère et déjà jugée à l'étranger. A l'inverse, d'après la
JP, le complice peut être jugé par la loi française si le fait principal relève de la loi
française, quel que soit le lieu de la complicité ou la nationalité du complice.
▪ Connexité des infractions : Si les infractions ont un lien de connexité ou
d'indivisibilité avec des faits constatés en France. Critère de rattachement qui
provient pour la connexité (unité de temps et de lieu) de l'article 203 du CPP, et pour
l'indivisibilité (unité de cause ou de dessein), de la JP.
◦ Exceptions au principe de territorialité de la loi pénale :
▪ Immunités diplomatiques et des chefs d'Etat étrangers : jugés dans leur pays
d'origine.
▪ Les crimes supranationaux : Les conflits de lois sont dépassés dans les cas de crimes
contre l'humanité, de crimes de guerre et de génocides, qui relèvent des juridictions
pénales internationales (juridictions ad hoc ou CPI)

• Les infractions commises hors du territoire français


Principe d'incompétence de la loi française sauf dans certains cas :
◦ Principe de personnalité passive : Art 113-7 CP : La loi pénale française s'applique à
tous dès lors que la victime est française. Conditions : La personne ne peut se constituer
elle-même partie civile et déclencher les poursuites, le ministère public a le monopole
du déclenchement des poursuites sur plainte de la victime, ou sur dénonciation
officielle par l'autorité du pays où le fait a été commis (art 113-8 CP) + aucune
poursuite ne peut être engagée contre une personne pouvant prouver qu'elle a déjà été

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jugée à l'étranger pour les mêmes faits (art 113-9 CP)


◦ Compétence réelle : Art 113-10 CP : Dans les cas où il a été porté atteinte aux intérêts
fondamentaux de la Nation (trahison, espionnage,...)
◦ Personnalité active : Art 113-6 CP : La loi française s'applique à tout crime et à
certains délits commis par un Français à l'étranger. Conditions :
▪ Nécessité d'une requête du ministère public sur la plainte de la victime ou la
dénonciation par l'autorité officielle du pays. Exceptions : Art 227-27-1 CP :
infractions de nature sexuelle impliquant des victimes mineures ; Art 511-1-1 CP :
clonage ; Art 436-3 CP : activité de mercenaire.
▪ Subsidiarité de l'application de la loi française : Elle ne s'applique pas si la
personne a été jugée définitivement à l'étranger (Art 113-9) = Autorité négative des
jugements étrangers en France.
▪ Réciprocité ou système de la double incrimination : Art 113-6 al.2 CP : Le délit
prévu par la loi française doit également être punissable dans la loi étrangère.
◦ Compétence universelle : La loi française s'applique à des faits commis à l'étranger
quelle que soit la nationalité de l'auteur ou de la victime à condition que l'auteur ait
été arrêté sur le sol français. Différents cas :
▪ Violation du droit international : En principe la loi française ne s'applique qu'en
cas de violation d'une convention internationale qui donne compétence aux
juridictions françaises pour juger des personnes se trouvant sur ton territoire. Là
aussi principe de subsidiarité de la loi pénale française.
▪ Refus d'extradition : Art 113-8-1 CP : La France peut, pour certains motifs, refuser
l'extradition à l'Etat requérant et la loi française s'applique alors. Mais il existe
toujours la condition de l'exercice de la poursuite par le ministère public sur
dénonciation officielle des autorités de cet Etat.
▪ Crime ou délit en matière aéronautique : Art 113-11 CP : La loi française s'applique
de manière subsidiaire aux crimes ou délits commis à bord ou à l'encontre d'aéronefs
non immatriculés en France lorsque l'auteur ou la victime est française au moment de
l'infraction, lorsque l'appareil atterrit en France après l'infraction ou lorsqu'il a été
loué sans équipage à une entreprise française.

Séance 5 : La tentative

Art 121-4 CP : Est considéré auteur de l'infraction celui qui tente de commettre un crime ou, dans
les cas prévus par la loi, un délit. D'après l'Art 121-5 CP , on peut distinguer deux types de
tentative :

• Tentative suspendue : Les actes d'exécution n'ont pas été menés à leur terme par l'agent.
Pour être réprimée au titre de la tentative, deux conditions :
◦ Un commencement d'exécution : 3 étapes : Résolution criminelle, actes préparatoires
et commencement d'exécution. Difficile de tracer la limite. D'après la doctrine actuelle,
il est nécessaire d'établir un acte univoque, soit un acte tendant directement et
immédiatement à la réalisation de l'infraction.
◦ Une absence de désistement volontaire : Il faut ici faire la distinction entre infraction
formelle (empoisonnement, meurtre) et matérielle. L'infraction formelle ne nécessite
qu'un commencement d'exécution pour être punie au titre de la tentative. Autre problème

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: le caractère volontaire ou non du désistement. L'agent doit avoir librement et


spontanément renoncé à son projet criminel pour échapper à la répression. A l'inverse,
une interruption sous l'unique pression d'un événement extérieur n'enlève pas le
caractère punissable de la tentative. Dans les situations intermédiaires, on recherche la
cause déterminante du désistement (arrivée d'un ami). JP : arrêt Weinberg, la
renonciation au braquage à la suite de l'arrivée d'un ami relève en l'espèce d'un
désistement libre et spontané.

• Tentative infructueuse : Art 121-5 CP : Cas de la tentative qui a manqué son effet en raison
de circonstances indépendantes de la volonté de l'auteur. Nécessité d'un commencement
d'exécution et d'une absence de désistement volontaire + accomplissement de la totalité des
actes d'exécution. Seul le résultat est manqué. Deux cas possibles :
◦ L'infraction manquée
◦ L'infraction impossible : Le résultat est dès l'origine impossible à atteindre.

Séance 6 : L'élément moral

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