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Deuxième partie: Spécification des travaux ii

Sommaire

DEUXIÈME PARTIE – SPECIFICATIONS DES TRAVAUX


Section VII. Spécifications techniques et plans
Dans cette Section figurent les Spécifications techniques, les plans et des
informations supplémentaires décrivant les Travaux devant être réalisés.

Chapitre I

DOSSIERD’APPELD’OFFRES
INTERNATIONALAPRES
PREQUALIFICATION

Pour la

Passation de marché de travaux


d’aménagement et de bitumage de la Route
Nationale Inter Etats N°7 : Tronçon
Banikoara – Keremou – Frontiere du
Burkina Faso

Émis-le :

AOIR/PM No : …………..PRMP/MIT/CCMP-DGI/DTN/SMT-CP.BB/S-PRMP
Deuxième partie: Spécification des travaux iii

Projet : Travaux d’aménagement et bitumage de la Route Nationale Inter


Etats N°7 : Tronçon Banikoara-Kérémou-Frontière Burkina Faso (53,60
Km)

Maître de l’Ouvrage : Ministère des Infrastructures et des Transports

Table des matières


DEUXIÈME PARTIE – Spécifications des Travaux ................... Erreur ! Signet non défini.

Section VII. Spécifications des Travaux ....................................................................164


Section VII: Spécifications des Travaux 164

Section VII. Spécifications des Travaux

Table des matières

Etendue des Travaux..................................................................................................................165

Spécifications...............................................................................................................................171

Plans.............................................................................................................................................314

(Voir Dossier des Plans en volume séparé)...............................................................................314


Section VII: Spécifications des Travaux 165

Etendue des Travaux


Les travaux à réaliser concernent l’aménagement et le bitumage de la Route Nationale Inter Etats N°7 :
Tronçon Banikoara Ŕ Kérémou Ŕ Frontière du Burkina Faso. Longue de 53 kilomètres environ, cette route
est un tronçon de la Route Nationale Inter Etats n°7 d’une longueur totale de 240 km environ qui est
considérée parmi les routes les plus importantes dans le pays car elle revêt une grande importance dans
l’intégration du Bénin dans l’économie de la sous-région ainsi que pour le développement
socioéconomique non seulement pour le Bénin, mais aussi pour les autres pays d'Afrique de l'Ouest dont le
Burkina Faso, le Niger et le Nigeria.

La route actuelle est une piste en terre très dégradée et temporairement coupée lors de la saison des pluies
en particulier lors des crues des cours d’eau, notamment le Mekrou. Les ouvrages de franchissement
existant sont vétustes et très insuffisants

1. DESCRIPTION DES TRAVAUX

Les travaux comprennent toutes les opérations topographiques nécessaires à la bonne exécution des
différents ouvrages, les reconnaissances géotechniques, les études et plans d’exécution, la signalisation de
chantier, la mise en place de déviations de la circulation en cas de besoin et comportent les tâches
suivantes :
• Installations
Ces travaux comprennent notamment :
- la réalisation des pistes et voies d'accès et des plates-formes d'installation de chantier, stabilisation
matériaux plate-forme (compactage) ;
- les travaux préparatoires (préparation des emprises, déviation des réseaux existant éventuellement dans
l’emprise du projet, clôture, signalisation, installations de chantier, implantations de repères
kilométriques) ;
- la réalisation et l'entretien des aires d'installation du chantier et d'exécution ;
- la production des notes de calcul détaillées, des détails d'exécution et des plans conformes à l'exécution
des routes et de leurs ouvrages accessoires, et des ouvrages d'assainissement hydraulique ;
- l'installation et le fonctionnement des locaux (logements et bureaux) du Maître d’œuvre et de son
représentant (mission de contrôle) tels que défini en annexe à la présente ;
- l'installation et le fonctionnement du laboratoire de chantier ;
- les travaux de raccordement aux différents réseaux nécessaires au bon fonctionnement du chantier;
- la réalisation des déviations éventuelles et de tous les travaux ou dispositions nécessaires au maintien de
la circulation dans les zones affectées par les chantiers ;
- la fourniture et l'entretien de toute la signalisation provisoire pendant la durée des travaux ;
- les travaux topographiques nécessaires à l'exécution ;
- les travaux géotechniques nécessaires à l'exécution. ; - la remise en état des lieux après exécution des
travaux.

• Travaux préparatoires :
Section VII: Spécifications des Travaux 166

- le dégagement de l'emprise du projet : défrichement, abattage


d’arbres, décapage, démolition de bâtiments ou autres ouvrages ;
- l’évacuation de tout matériau impropre situé aux abords de la
chaussée ; - la préparation de la route existante, purges.

• Travaux de terrassements :
- la réalisation des déblais et mise en dépôt ou en remblais ;
- l’identification des emprunts proposés, recherche d'emprunts complémentaires et exploitation ; - la
réalisation des remblais ;
- la remise en état des gisements d’emprunt ;
- la réalisation de l’arase des terrassements.

• Travaux de chaussées :

- l’identification des gisements et carrières ;


- la préparation et élaboration des matériaux de chaussée ;
- la scarification des chaussées existantes ;
- l’élaboration des matériaux concassés et approvisionnement sur le site ; - les purges et décaissements
localisés ;
- la mise en œuvre d’une couche de forme ;
- la mise en œuvre de la couche de fondation ;
- la mise en œuvre de la couche de base ;
- la mise en œuvre de la couche de roulement en enduit superficiel.

• Travaux d'assainissement :
- le nettoyage, curage et reprofilage des fossés existants, la réalisation de fossés en terre ;
- l’élaboration des agrégats ;
- l’approvisionnement sur le site des constituants du béton : agrégats, sable, ciment, aciers, dope
éventuelle et des moellons pour maçonneries ;
- l’étude de formulation des bétons, essais de convenance ;
- la construction des ouvrages de drainage : fossés, caniveaux bétonnés, descentes d’eau, ouvrages de
raccordement, dalots, gabions… ;
- La construction de deux ponts : un sur le cours d’eau Kérémou et un sur le Mekrou ; - la réalisation des
fouilles et remblaiement ; - la fourniture et la pose de bordures.

• Travaux d’ouvrages courants :


Section VII: Spécifications des Travaux 167

- l’élaboration des agrégats ;


- l’approvisionnement sur le site des constituants du béton : agrégats, sable, ciment, dope éventuelle …et
autres matériaux (coffrages, moellons, cages des gabions, …) ;
- l’étude de formulation des bétons, essais de convenance ;
- la réalisation des fouilles y compris construction de batardeaux si nécessaire et pompage aux frais du
Titulaire ;
- la réalisation des dalots de traversée ;
- la réalisation des remblais contigus aux ouvrages ;
- la réalisation éventuelle de drains ;
- la réalisation des ouvrages anti-érosifs en béton ou en gabions.

• Travaux d’ouvrages d’art:


- l'installation de chantier ;
- les études d'exécution ;
- l'aménagement des aires de stockage des matériaux ;
- les pistes provisoires éventuelles d'accès au chantier ;
- les implantations ;
- les fouilles et leur remblaiement, y compris les ouvrages provisoires de soutènement des terres ;
- les travaux nécessaires au parfait achèvement des fondations (batardeau, épuisement, etc...) ;
- la réalisation de l'ouvrage proprement dit ;
- la construction des trottoirs ;
- la réalisation et la pose des longrines de trottoirs ;
- la pose des gargouilles et descentes d'eau ;
- la réalisation des dalles de transition ;
- la fourniture et la pose des garde-corps ;
- la fourniture et la pose des joints de chaussée et de trottoirs ;
- la fourniture et la pose des appareils d'appui ;
- les remblais contigus ;
- la fourniture et la pose de gabions ou d’autres ouvrages de protection ; - la remise en état des lieux après
travaux ;
- la remise en état des carrières et lieux d’emprunt après travaux ;
- la fourniture et la pose d’échelles limnimétriques ; - les épreuves réglementaires de l'ouvrage.

• Travaux de végétalisation et de plantation :


- choix des semences et des espèces ;
- planches d’essais ;
- approvisionnement de terre végétale, engrais éventuels, semences et plants ; - réalisation des travaux.

• Travaux de signalisation et de sécurité :


Section VII: Spécifications des Travaux 168

- réalisation de la signalisation horizontale en peinture routière rétro réfléchissante ;


- fourniture et mise en place de la signalisation verticale ;
- fourniture et mise en place par battage de glissières de sécurité sur les remblais de hauteur supérieure à
4m;
- réalisation de plateaux surélevés (ralentisseurs) pour la protection de passages piétons ;
- fabrication et mise en place de bornes kilométriques et penta-kilométriques ;

2. - PROFILS EN TRAVERS TYPES ET COUPES TYPES DE CHAUSSEES


Les profils en travers types et coupes types de chaussées sont donnés dans le dossier de plans. Les profils
types applicables sont indiqués dans les plans généraux. Le choix des profils types applicables pourra être
cependant adapté par le Représentant du Maître d’œuvre, en particulier en fonction de la nature des
terrains effectivement rencontrés, pour les pentes de talus et l'épaisseur de la couche de forme.
En section courante en rase campagne, le profil en travers est constitué d'une chaussée de 7,00 mètres de
largeur, de deux accotements de 1,50 mètres chacun, deux bermes de 0,50 m de largeur constituants
l’arrondis de talus. Une extension de la structure de la chaussée de 0,10 m de part et d'autre de celle-ci est
prévue pour la bande de guidage. La chaussée recevra une couche de roulement en tri-couche.
En section urbaine, le profil en travers est constitué d'une chaussée de 7,00 mètres de largeur, de deux
trottoirs de 2,00 mètres chacun. Une extension de la structure de la chaussée de 0,25 m de part et d'autre de
celle-ci est prévue pour la bande de guidage et le caniveau contre bordure, une bande de stationnement (ou
deux selon le cas) de largeur 2.5m est prévue, deux caniveaux couverts sont placés au niveau des trottoirs
pour le drainage. La chaussée recevra une couche de roulement en tri-couche.
La structure de chaussée est constituée de la manière suivante :
- Couche de roulement en enduit superficiel tri couche ;
- Couche de base en grave concassée 0/31.5 ; épaisseur 15 cm ;
- Couche de fondation de 25 cm de graveleux latéritiques naturels ;
- Couche de forme en graveleux latéritiques naturels d’épaisseur 30 cm;
- Accotements constitué d’une structure identique à celle du corps de chaussée revêtus d’un enduit
superficiel monocouche.

3. - PLAN ET PROFIL EN LONG


Le tracé en plan du DAO est dessiné au 1/2000 sur les plans généraux.
La position des bornes mises en place sur le terrain y est également reportée, ainsi que la route existante.
Le profil en long au 1/12000 pour les longueurs et 1/200 pour les hauteurs a été dessiné dans l'axe de la
route à réaliser.
La cote projet indiquée est celle de la chaussée finie dans l'axe du projet. La cote au terrain naturel est celle
dans l'axe du projet. Lorsque l'axe projet est dans l'emprise de la route existante, la cote indiquée est celle
de la route ou du talus.
Les profils projets ont, en règle générale, été implantés tous les 40 m. Dans certains cas, des profils
intermédiaires ont été ajoutés, en particulier aux origines et fins de courbes ainsi qu’au droit des ouvrages
hydrauliques.
Les éléments du tracé en plan et du profil en long sont indiqués sous le dessin du profil en long, ainsi que
les dévers et les ouvrages hydrauliques. Ces éléments pourront être adaptés sur les indications du du
Maître d’œuvre, sans que le Titulaire puisse élever de réclamation sur les variations de quantités et de
transport qui en découlent.
Section VII: Spécifications des Travaux 169

Les listings de l'axe en plan, du profil en long et de la tabulation correspondant au projet dessiné sur les
plans généraux sont fournis en annexe, ainsi que le listing des bornes.
4. - NATURE DES DÉBLAIS
Les déblais à exécuter sont du type meuble, rippable ou rocheux. Les volumes sont données dans le Devis
Quantitatif et Estimatif.
5. - REVETEMENT DES ACCOTEMENTS
En section courante, les accotements seront revêtus d’un enduit superficiel monocouche sur 1,50 m. En
section urbaine les trottoirs seront revêtus avec des pavés autobloquants
6. - PONTS
Les travaux comprennent la construction de deux ponts. Les plans donnent en détail les différents éléments
constituant chacun des deux ponts. Ci-dessous une description brève :
5.1- Pont sur le Kérémou : La longueur totale de l’ouvrage est de 32,94 m, il comporte un
tablier à deux travées constituées par des poutres préfabriquées en béton armé de 15,00 m de
portée ;
Le tablier offre une chaussée de 8,00 m de largeur totale comprenant deux voies de 3,50 m, deux
surlargeurs de 0,50 m et supporte deux trottoirs de 1,00 m de largeur chacun.
Le tablier est constitué de 8 poutres en I de hauteur constante égale à 0,90 m (élancement 1/17), espacées
de 1,38 m.
Les poutres sont solidarisées entre elles par des entretoises au niveau des appuis d’épaisseur égale à 30 cm
et un hourdis coulé sur place d’épaisseur constante égale à 20 cm supportant la chaussée. Le coffrage du
hourdis est assuré par des prédalles non participantes préfabriquées en béton armé d’épaisseur 5 cm
reposant sur les extrémités des poutres.
5.2- Pont sur le Mékrou: sur le Mekrou : La longueur totale de l’ouvrage est de 85,93 m, il
comporte un tablier à quatre travées constituées par des poutres préfabriquées en béton armé de
20,00 m de portée.
Le tablier offre une chaussée de 8,00 m de largeur totale comprenant deux voies de 3,50 m, deux
surlargeurs de 0,50 m et supporte deux trottoirs de 1,00 m de largeur chacun.
Le tablier est constitué de 8 poutres en I de hauteur constante égale à 1,15 m (élancement 1/17), espacées
de 1,38 m.
Ces poutres ont une épaisseur d’âme de 32 cm avec un épaississement local (52 cm) sur appui. Le talon est
de largeur 52 cm, qui a été optimisée en fonction du ferraillage longitudinal.
Les poutres sont solidarisées entre elles par des entretoises au niveau des appuis d’épaisseur égale à 30 cm
et un hourdis coulé sur place d’épaisseur constante égale à 20 cm supportant la chaussée. Le coffrage du
hourdis est assuré par des prédalles non participantes préfabriquées en béton armé d’épaisseur 5 cm
reposant sur les extrémités des poutres.

Pour chaque ouvrage, une échelle de crues sera mise en place sur une des culées. Le calage du zéro de
l’échelle doit être fixé en accord avec les services compétents.
5.3 Ŕ Equipements
Les tabliers comprennent:
- une chape épaisse d'étanchéité de 0,4 cm d'épaisseur,
- une couche de roulement en béton de 7 cm d'épaisseur,
- une corniche standard dont la géométrie permet aisément sa préfabrication,
- un garde-corps modèle S8 scellé sur la corniche,
Section VII: Spécifications des Travaux 170

- une bordure de trottoir type T1, le remplissage du trottoir sera en béton maigre et le revêtement sera fait
avec une chape bouchardée,
- des joints de chaussée type WOSD 50 aux extrémités du tablier, - des joints de trottoir type TR 50
entre le trottoir et les murs garde-grêve, - des gargouilles pour l'évacuation des eaux sur le tablier.
7. - OUVRAGES HYDRAULIQUES
Les présentes prescriptions s'appliquent aux ouvrages hydrauliques (dénommés OH sur les plans).
8. - OUVRAGES ANNEXES D’ASSAINISSEMENT
7.1- Descente d'eau et regards
Les plans des avaloirs, ainsi que ceux des descentes d'eau et des regards à réaliser en maçonneries / béton
seront soumis à l'agrément du Représentant du Maître d’œuvre.
7.2 - Exutoires
Les exutoires seront aménagés pour éviter l’érosion du sol. Les berges pourront être stabilisées par
végétalisation ou perreyage. Des enrochements pourraient être demandés par le Maître d’œuvre.
Dans la mesure du possible les descentes d’eau importantes en maçonnerie ou en béton seront évitées. Il
sera recherché systématiquement des solutions suivant une courbe de niveau sur une distance telle que la
vitesse des eaux sera pratiquement nulle à la suite de l’exutoire. Ce type d’exutoire pourra être équipé de
dispositifs cassant la vitesse d’écoulement (enrochements, végétalisation).
Section VII: Spécifications des Travaux 171

Spécifications

SOMMAIRE
Chapitre I - GENERALITES .......................................................................................................................... 177
Article I.1 Objet des Travaux ................................................................................................................ 177
Article I.2 Documents applicables ........................................................................................................ 177
Article I.3 - CONDITIONS PARTICULIÈRES IMPOSÉES AU CHANTIER ................................... 179
I.3.1 - SITUATION DES TRAVAUX
.......................................................................................................................................
179
I.3.2 - MAINTIEN DE LA CIRCULATION - SIGNALISATION ........................................................... 179
I.3.3 - PHASAGE DES TRAVAUX ET ORDRE D’EXECUTION ........................................................... 179
I.3.4 - ACCES AUX HABITATIONS RIVERAINES ET AUX COMMERCES ......................................... 179
I.3.5 - GABARITS A MAINTENIR PENDANT L’EXECUTION ........................................................... 180
I.3.6 - ENTRETIEN DES VOIES EMPRUNTEES ............................................................................... 180
I.3.7 - GESTION DES EAUX - ÉVACUATION DES EAUX DU CHANTIER .......................................... 180
I.3.8 - CONTRAINTES APPORTEES PAR CERTAINS CHANTIERS " HORS MARCHE " .................. 180
I.3.9 - LIMITATION DES NUISANCES ............................................................................................ 180
I.3.10 - PERMANENCE ET GARDIENNAGE .................................................................................... 180
I.3.11 - EMPLOI DES EXPLOSIFS .................................................................................................. 180
I.3.12 - POLLUTIONS DIVERSES ................................................................................................... 181
Section VII: Spécifications des Travaux 172

I.3.13 - CABLES ET CANALISATIONS ENTERRES ......................................................................... 181


I.3.14 - PROTECTION DES OUVRAGES EXISTANTS ....................................................................... 181
I.3.15 - PUBLICITE ....................................................................................................................... 181
Article I.4 Mesures environnementales ................................................................................................ 181
I.4.1 OBLIGATIONS ENVIRONNEMENTALES GENERALES DU TITULAIRE ................................... 182
I.4.2 - OBLIGATIONS ENVIRONNEMENTALES PARTICULIERES DU TITULAIRE .......................... 182
I.4.3 - MESURES POUR LE RESPECT DES ZONES, LIEUX, ELEMENTS, PERIODES SENSIBLES ....... 184
I.4.4 REGLES DE PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT .............................................................. 184
I.4.5 PATRIMOINE ARCHEOLOGIQUE OU PALEONTOLOGIQUE .................................................. 187
Article I.5 - Coordination des travaux .................................................................................................. 187
Article I.6 - Assurance de la qualité - Etablissement et suivi du PAQ ................................................. 187
I.6.1 - CONTROLES INTERIEURS .................................................................................................. 188
I.6.2 - CONTROLE EXTERIEUR ..................................................................................................... 189
I.6.3 - CONSISTANCE DU PAQ (PLAN D’ASSURANCE DE LA QUALITE)...................................... 189
I.6.4 - CHARGE DE LA QUALITE .................................................................................................. 193
I.6.5 - REMUNERATION DE L’ASSURANCE QUALITE (TERRASSEMENT –
ASSAINISSEMENT - CHAUSSEES) .................................................................................... 194
Article I.7 - Organisation et préparation des travaux ........................................................................... 194
I.7.1 - PROGRAMME D’EXECUTION ............................................................................................. 194
I.7.2 - PROGRAMME DE GESTION DE L’ENVIRONNEMENT .......................................................... 195
I.7.3 - DESSINS D'EXECUTION DES OUVRAGES ET NOTES DE CALCUL ........................................ 196
Article I.8 - Journal de chantier ............................................................................................................ 198
Article I.9 - Plans de récolement .......................................................................................................... 198
Article I.10 - Travaux topographiques ................................................................................................. 199
I.10.1 - GENERALITES ................................................................................................................. 199
I.10.2 - IMPLANTATION DE L’AXE ET LEVE TOPOGRAPHIQUE ................................................... 199
I.10.3 - PIQUETAGE ..................................................................................................................... 199
I.10.4 - BORNAGE ........................................................................................................................ 200
I.10.5 - PROFIL EN LONG ............................................................................................................. 200
I.10.6 - PROFILS EN TRAVERS ...................................................................................................... 200
I.10.7 - LEVES TACHEOMETRIQUES ............................................................................................ 200
I.10.8 - LEVE DE LA ZONE DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT ................................................. 201
I.10.9 - IMPLANTATION DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT ..................................................... 201
I.10.10 - SONDAGES DE RECONNAISSANCE ................................................................................. 201
I.10.11 - MOUVEMENT DES TERRES ............................................................................................ 201
Article I.11 - Modification du projet ....................................................................................................
201
Chapitre II – Provenance, qualité et préparation des matériaux ............................................................... 203
Article II.1 - GENERALITES .............................................................................................................. 203
II.1.1 - JUSTIFICATIONS DE PROVENANCE .................................................................................. 203
II.1.2 - AGRÉMENT ET RÉCEPTION DES MATÉRIAUX ................................................. 203
II.1.3 - CONTROLE EXTERIEUR AU PRODUCTEUR ...................................................................... 204
Article II.2 - Origine des matériels, matériaux et fournitures ............................................................... 204
Article II.3 - Provenance des matériaux ............................................................................................... 204
II.3.1 - MATERIAUX D’EXTRACTION OU D’EMPRUNT ................................................................. 205
II.3.2 - BETONS DE CIMENT ......................................................................................................... 205
Article II.4 - Provenance de l'eau ......................................................................................................... 206
Article II.5 - Qualité des matériaux de remblai .................................................................................... 206
Article II.6 - Matériaux pour couche de forme ..................................................................................... 207
Article II.7 - Matériaux pour Couche de fondation .............................................................................. 208
Article II.8 - Matériaux pour couche de base en grave concassée 0/31.5 ............................................. 208
Article II.9 - Imprégnation ................................................................................................................... 209
Section VII: Spécifications des Travaux 173

Article II.10 - Liant pour enduit superficiel ......................................................................................... 210


Article II.11 - Granulats pour enduit superficiel .................................................................................. 210
Article II.12 Dopes pour liants hydrocarbonés : ................................................................................... 211
Article II.13 - Qualités des ciments pour bétons et mortiers ................................................................ 212
II.13.1 - MODE DE LIVRAISON ..................................................................................................... 212
II.13.2 - MODE DE CONSERVATION ............................................................................................. 213
Article II.14 - Qualité des sables pour mortier et béton ....................................................................... 214
II.14.1 - NATURE ......................................................................................................................... 214
II.14.2 - SPECIFICATIONS ............................................................................................................ 214
Article II.15 - Qualité des granulats pour bétons .................................................................................. 216
II.15.1 - SPECIFICATIONS COMMUNES A TOUS LES GRANULATS POUR LES OUVRAGES : .......... 216
II.15.2 - STOCKAGE DES GRANULATS ......................................................................................... 217
Article II.16 - Qualité de l'eau de gâchage pour béton ......................................................................... 217
Article II.17 - Adjuvant pour béton ...................................................................................................... 217
Article II.18 - Qualité des aciers pour béton armé................................................................................ 218
II.18.1 QUALITE DES ACIERS....................................................................................................... 218
II.18.2 - FAÇONNAGE DES ARMATURES ...................................................................................... 219
II.18.3 - PROTECTION ET ENTREPOSAGE DES ARMATURES ........................................................ 219
Article II.19 - Bétons ............................................................................................................................ 219
II.19.1 - PROVENANCE ET SPECIFICATIONS DES MATERIAUX ................................................... 219
II.19.2 - DESIGNATION ET CARACTERISTIQUES DES BETONS ..................................................... 219
II.19.3 - ASSURANCE DE LA QUALITE DES BETONS ..................................................................... 221
II.19.4 - ÉTUDE DES BETONS ....................................................................................................... 221
Article II.20 - Mortiers ......................................................................................................................... 222
II.20.1 - COMPOSITIONS .............................................................................................................. 222
II.20.2 - FABRICATION DU MORTIER ........................................................................................... 223
Article II.21 - Qualité des badigeons et produits de cure ..................................................................... 223
II.21.1 - BADIGEON ...................................................................................................................... 223
II.21.2 - PRODUIT DE CURE ......................................................................................................... 223
Article II.22 - Autres matériaux pour ouvrages .................................................................................... 223
II.22.1 - BOIS D'ETAIEMENT ET DE COFFRAGE ........................................................................... 223
II.22.2 - AGGLOMERES POUR MAÇONNERIE ............................................................................... 224
II.22.3 - ÉLEMENTS PREFABRIQUES ............................................................................................ 224
Article II.23 - Gargouilles pour ponts .................................................................................................. 224
Article II.24 - garde-corps .................................................................................................................... 224
Article II.25 - Joints de chaussée .......................................................................................................... 224
Article II.26 - JOINT LEGER DE TROTTOIR ................................................................................... 225
Article II.27 - Appareils d'appui ........................................................................................................... 225
Article II.28 - Qualité des bordures de trottoirs .................................................................................... 225
Article II.29 - Echelles limnimétriques ................................................................................................ 226
Article II.30 - Tuyaux en pvc ............................................................................................................... 226
Article II.31 - Matériaux pour remblais contigus aux ouvrages ........................................................... 226
Article II.32 - Moellons pour maçonnerie, perrés et enrochements ..................................................... 227
Article II.33 - Matériaux constitutifs des gabions ................................................................................ 227
II.33.1 - GRILLAGE ................................................................................................................... 227
II.33.2 - CARACTERISTIQUES DES FILS UTILISES ..................................................................... 228
II.33.3 - MATERIAUX DE REMPLISSAGE DES GABIONS ............................................................. 229
II.33.4 - MATERIAUX DE REMBLAI ........................................................................................... 229
Article II.34 - Matériaux pour dispositifs filtrants................................................................................ 229
II.34.1 - SABLE 230
II.34.2 - GRAVIER ..................................................................................................................... 230
II.34.3 - GEOTEXTILE ............................................................................................................... 230
II.34.4 - BARBACANES ............................................................................................................... 230
Section VII: Spécifications des Travaux 174

Article II.35 - Géotextile ...................................................................................................................... 231


Article II.36 - Plantations d'arbustes .................................................................................................... 232
Article II.37 - Glissières de sécurité ..................................................................................................... 232
Article II.38 - Signalisation verticale ................................................................................................... 232
Article II.39 - Signalisation horizontale ............................................................................................... 233
Article II.40 - Autres matériaux ........................................................................................................... 233
Article II.41 - Contrôle de réception des matériaux ............................................................................. 234
II.42..1 - CONTRÔLES PAR LE TITULAIRE ...................................................................... 234
II.42..2 - CONTROLE PAR LE REPRESENTANT DU MAITRE D’ŒUVRE ...................................... 234
Chapitre III - Modalités d’exécution des travaux .......................................................................................... 235
Article III.1 Continuité de la circulation .............................................................................................. 235
Article III.2 - Installations de chantier.................................................................................................. 235
III.2.1 - GENERALITES ................................................................................................................ 235
III.2.2 - BUREAUX, LOGEMENTS ET MATERIEL .......................................................................... 236
Article III.3 - Déforestage et débroussaillement................................................................................... 245
Article III.4 - Décapage ........................................................................................................................ 246
Article III.5 - Préparation de la route existante .................................................................................... 247
Article III.6 - Démolition de bâtiments ................................................................................................ 247
Article III.7 - Démontage ou démolition d’ouvrages existants ............................................................ 248
Article III.8 - Purges ............................................................................................................................. 248
Article III.9 - Exécution des déblais ..................................................................................................... 248
III.9.1 - DEBLAI COURANT ....................................................................................................... 248
III.9.2 - RECALIBRAGE DE LIT DE RIVIERES ............................................................................ 249
Article III.10 - Evacuation des eaux ..................................................................................................... 250
Article III.11 - Exploitation des emprunts ............................................................................................ 250
Article III.12 - Remblais ...................................................................................................................... 251
III.12.1 - PREPARATION ............................................................................................................. 251
- EXECUTION DES REMBLAIS ORDINAIRES ............................................................................................. 251
Article III.13 - Dépôts .......................................................................................................................... 252
Article III.14 - Arase des terrassements ............................................................................................... 253
III.14.1 - DEFINITION DE L’ARASE .............................................................................................. 253
III.14.2 - INSPECTION DE L’ARASE .............................................................................................. 253
III.14.3 - CONSTRUCTION DE L’ARASE ....................................................................................... 254
Article III.15 - Couche de forme .......................................................................................................... 254
Article III.16 - Exutoires ...................................................................................................................... 255
Article III.17 - Couche de fondation et accotements en graveleux latéritique ................................... 255
Article III.18 - Couche de base en grave naturelle concassée .............................................................. 257
III.18.1 - FABRICATION ............................................................................................................... 257
III.18.2 - MISE EN ŒUVRE ........................................................................................................... 258
III.18.3 - COMPACTAGE .............................................................................................................. 258
Article III.19 - Dispositions communes à l’imprégnation et aux revêtements superficiels 259
Article III.20 - Imprégnation ................................................................................................................ 260
III.20.1 - MISE EN ŒUVRE ........................................................................................................... 260
III.20.2 - CHAUFFAGE DU LIANT ................................................................................................. 261
III.20.3 - NETTOYAGE DE LA CHAUSSEE ET DES ACCOTEMENTS ............................................... 261
III.20.4 - REPANDAGE DU LIANT ................................................................................................. 261
Article III.21 - Enduits superficiels ...................................................................................................... 262
Article III.22 - Réseau d’Assainissement et drainage .......................................................................... 263
III.22.1 - GENERALITES .............................................................................................................. 263
III.22.2 - EXECUTION DES TRANCHEES ET FOUILLES ................................................................. 263
Section VII: Spécifications des Travaux 175

III.22.3 - EXECUTION DES TRANCHEES A L’AIDE D’ENGINS MECANIQUES ................................ 264


III.22.4 - ÉTAIEMENTS ET BLINDAGES ........................................................................................ 264
III.22.5 - DRAINAGE SOUS CANIVEAUX ET OUVRAGES ............................................................... 264
III.22.6 - REMBLAIEMENT DES FOUILLES ................................................................................... 264
III.22.7 - MISE HORS D’EAU DES TRAVAUX ................................................................................ 265
III.22.8 - MISE EN ŒUVRE DE DISPOSITIFS FILTRANTS .............................................................. 265
III.22.9 - REALISATION DES CANIVEAUX ET DALOTS ................................................................. 265
III.22.10 - AVALOIRS ................................................................................................................... 266
Article III.23 - Bordures ....................................................................................................................... 266
Article III.24 - Fossés et Divergents ..................................................................................................... 267
III.24.1 - FOSSES EN TERRE ......................................................................................................... 267
III.24.2 - EXUTOIRES ................................................................................................................... 267
Article III.25 - protection des talus et des exutoires ............................................................................. 267
III.25.1 - ENROCHEMENTS DE PROTECTION / BLOCAGE ............................................................ 267
III.25.2 - PERRES DE PROTECTION EN MAÇONNERIE ................................................................. 268
III.25.3 - PROTECTION EN BETON FIBRE .................................................................................... 268
Article III.26 - Ouvrages divers............................................................................................................ 268
III.26.1 - REGARDS ...................................................................................................................... 268
III.26.2 - DESCENTES D’EAU ....................................................................................................... 268
III.26.3 - OUVRAGES DIVERS ...................................................................................................... 269
Article III.27 - Ouvrages d’Art ............................................................................................................. 269
III.27.1 - DISPOSITIONS GENERALES .......................................................................................... 269
III.27.2 - DOCUMENTS D’EXECUTION ......................................................................................... 270
III.27.3 - FOUILLES - REMBLAIEMENT DES FOUILLES ............................................................... 274
III.27.4 - REMBLAIS CONTIGUS A L’OUVRAGE ........................................................................... 274
III.27.5 - CONSTRUCTION DES COFFRAGES, ECHAFAUDAGES ET CINTRES ................................ 275
III.27.6 - PAROIS DES MOULES .................................................................................................... 276
III.27.7 - TOLERANCES SUR LES DIMENSIONS ET LE TRAÇAGE DES OUVRAGES ........................ 277
III.27.8 - BETONS ET MORTIERS ................................................................................................. 277
III.27.9 - STOCKAGE ET MISE EN PLACE DES POUTRES PREFABRIQUEES ................................. 280
III.27.10 - BOSSAGES POUR APPAREILS D'APPUI ........................................................................ 280
III.27.11 - APPAREILS D’APPUI ................................................................................................... 280
III.27.12 - TROTTOIRS................................................................................................................. 281
III.27.13 - GARDE-CORPS ............................................................................................................ 281
III.27.14 - JOINTS DE CHAUSSEE ................................................................................................. 281
III.27.15 - GARGOUILLES ............................................................................................................ 282
III.27.16 - PERRES MAÇONNES DES REMBLAIS CONTIGUS ......................................................... 282
III.27.17 - ÉPREUVES DES OUVRAGES ......................................................................................... 282
Article III.28 - Gabions ........................................................................................................................ 283
Article III.29 - Terre végétale ............................................................................................................... 284
Article III.30 - Végétalisation des talus ................................................................................................ 284
III.30.1 - VEGETALISATION PAR HYDRO-ENSEMENCEMENT...................................................... 284
III.30.2 - VEGETALISATION PAR SEMIS A LA MAIN..................................................................... 286
III.30.3 - FASCINAGE DES TALUS ................................................................................................ 287
III.30.4 - PLANTATIONS D’ARBUSTES ......................................................................................... 287
Article III.31 - Glissières de sécurité .................................................................................................... 287
III.31.1 - GENERALITES .............................................................................................................. 287
III.31.2 - MISE EN PLACE ............................................................................................................ 287
III.31.3 - REGLAGE ..................................................................................................................... 288
III.31.4 - MONTAGE DES ELEMENTS ........................................................................................... 288
Article III.32 - Signalisation horizontale .............................................................................................. 288
Article III.33 - Signalisation verticale .................................................................................................. 289
III.33.1 - IMPLANTATION ET MENTIONS ..................................................................................... 289
Section VII: Spécifications des Travaux 176

III.33.2 - DESCRIPTION ............................................................................................................... 290


III.33.3 - FABRICATION ............................................................................................................... 290
Article III.34 FOURNITURE ET Pose des pompes à motricité humaine ............................................ 291
III.34.1 PRINCIPES DU SOUS-VOLET ‘’ POMPES ‘’ ...................................................................... 291
III.34.2 - PRESTATIONS DE FORMATION .................................................................................... 291
III.34.3 TRANSPORT, INSTALLATION ET REPARATION DES POMPES .......................................... 292
III.34.4 FOURNITURE DE MATERIEL ........................................................................................... 293
III.34.5 SERVICE APRES VENTE ................................................................................................... 293
III.34.6 CONDITIONS DE RECEPTION DES OUVRAGES DE FORAGE ET POMPES .......................... 294
Article III.35 Clôtures de façade d'Ecole ............................................................................................. 295
Article III.36 Bloc de Latrines à 4 cabines ........................................................................................... 295
Article III.37 Hangar de marché ........................................................................................................... 296
Article III.38 Marché de bétail avec Bureau ........................................................................................ 296
Article III.39 Magasin de stockage ...................................................................................................... 297
Chapitre IV - Essais de contrôle des travaux ................................................................................................ 299
Article IV.1 - Généralités ..................................................................................................................... 299
IV.1.1 - DEFINITIONS................................................................................................................... 299
IV.1.2 - INDICATIONS GENERALES .............................................................................................. 299
Article IV.2 - Surface destinée à être remblayée .................................................................................. 301
Article IV.3 - Corps de remblai ............................................................................................................ 301
Article IV.4 - Partie supérieure du remblai .......................................................................................... 301
Article IV.5 - Arase des terrassements ................................................................................................. 302
IV.5.1 - COMPACITE DE L’ARASE DES TERRASSEMENTS ............................................................ 302
IV.5.2 - REGLAGE DE L’ARASE DES TERRASSEMENTS ................................................................ 302
Article IV.6 - Couche de forme ............................................................................................................ 302
IV.6.1 - COMPACITE ET PORTANCE DE LA COUCHE DE FORME ................................................. 302
IV.6.2 - REGLAGE DE LA COUCHE DE FORME ............................................................................. 303
Article IV.7 - Couche de Fondation en graveleux latéritique ............................................................... 303
IV.7.1 - COMPACITE ET PORTANCE DE LA COUCHE DE FONDATION .......................................... 303
IV.7.2 - REGLAGE DE LA COUCHE DE FONDATION ..................................................................... 304
Article IV.8 - Couche de base en Grave concassée 0/315 .................................................................... 304
IV.8.1 - CARACTERISTIQUES....................................................................................................... 304
IV.8.2 - COMPACITE ET PORTANCE ............................................................................................ 304
IV.8.3 - REGLAGE ........................................................................................................................ 305
Article IV.9 - Couche d’imprégnation .................................................................................................. 306
Article IV.10 Ŕ Couche de roulement en enduit superficiel ................................................................. 306
Article IV.11 - mise en œuvre de monocouche .................................................................................... 307
Article IV.12 - Béton hydraulique pour ouvrages ................................................................................ 307
Article IV.13 - Coffrages et armatures ................................................................................................. 308
IV.13.1 - IMPLANTATION DES COFFRAGES ................................................................................. 308
IV.13.2 - Implantation des armatures avant bétonnages .............................................................. 308
Article IV.14 - Remblaiement des fouilles ........................................................................................... 309
Article IV.15 - Remblais contigus aux ouvrages .................................................................................. 309
Article IV.16 - Bordures et caniveaux .................................................................................................. 309
Article IV.17 Implantation et dimensionnement des petits ouvrages ................................................... 310
Article IV.18 - Implantation et dimensionnement des ouvrages d’art ............................... 310
Article IV.19 - Signalisation horizontale .............................................................................................. 311
Article IV.20 - Glissières de sécurité ................................................................................................... 312

Chapitre I - GENERALITES
Section VII: Spécifications des Travaux 177

Au sens des présentes Spécifications Techniques (ST) :

Maître de l’Ouvrage : Ministère des Infrastructures et des Transports, République du Bénin

Maître d’Œuvre : L’Ingénieur (à compléter lors de la finalisation du projet de marché)

Entrepreneur : [à compléter]

Article I.1 OBJET DES TRAVAUX

(Cf § Etendue des travaux ci-dessus.)

Article I.2 DOCUMENTS APPLICABLES


Si les présentes Spécifications Techniques prévoient que le matériel, les matériaux ou le mode d'exécution
doivent répondre à certaines normes nationales ou autres, il est précisé que le matériel, les matériaux ou le
mode d'exécution, conformes à d'autres normes, seront également acceptés si leur qualité est équivalente
ou supérieure à la norme spécifiée.
Si pour des marchandises ou des matériaux ou du matériel, des noms de marque ou des numéros de
catalogue ou des classifications analogues sont cités dans les présentes Spécifications Techniques, il est
précisé que des marchandises ou des matériaux ou du matériel qui ont des caractéristiques semblables
ainsi qu'une qualité et un rendement au moins égal, seront aussi acceptés.
Il sera fait, tout au long des présentes Spécifications Techniques, référence au Cahier des Clauses
Techniques Générales (CCTG) du Ministère de l’Équipement français et aux fascicules du Cahier des
Prescriptions Communes français (CPC) ou les normes AFNOR applicable au Bénin ci-après (cette liste
n'est pas exhaustive).

DENOMINATION TITRE
Préambule et Dispositions Générales aux diverses natures de travaux
Fascicule n°1
Fascicule n° 2 Travaux de terrassements
Fascicule n° 3 Fourniture des liants hydrauliques complété par les normes AFNOR NF P 15 300
et NF P 15 301
Fascicule N°4 Fourniture d'aciers et autres métaux : - Titre II - Acier pour béton armé.
Fascicule n° 7 Reconnaissances des sols
Fascicule n° 23 Fourniture de granulats employés à la construction et l'entretien des chaussées
complété par la norme XP P 18-540
Fascicule n° 24 Fourniture des liants hydrocarbonés employés à la construction et l'entretien des
chaussées, complété par les normes NF T 65 000 et 65 011

DENOMINATION TITRE
Section VII: Spécifications des Travaux 178

Fascicule n° 25 Exécution des corps de chaussées


Fascicule n° 26 Exécution des enduits superficiels
Fascicule n° 27 Fabrication et mise en œuvre des enrobés complété par les normes NF P 98-150,
98-130 et 98-138
Fascicule n° 29 Construction et entretien des corps de chaussées
Fascicule n° 30 Transport par route de matériaux destinés à la construction et à l'entretien des
chaussées

Fascicule n° 31 Bordure et caniveaux en pierre naturelle ou en béton, complété par la norme


AFNOR NF P 98-302
Fascicule N°35 Travaux d'espaces verts
Fascicule n° 50 Travaux topographiques
Fascicule n° 61 Conception, calcul et épreuves des ouvrages d’art Ŕ Titre II -
Fascicule N°62 Titre I - Section I - Règles techniques de conception et de calcul des ouvrages et
constructions en béton armé suivant la méthode des états limites - BAEL 91 révisé
99 ; Titre V - Règles techniques de conception et de calcul des fondations des
ouvrages de génie civil
Fascicule n° 63 Fourniture et mise en œuvre des mortiers et bétons non armés
Fascicule n° 64 Travaux de maçonnerie non armé d’ouvrages de génie civil
Fascicule n° 65.A Exécution des ouvrages en béton armé
Fascicule N°65-B Exécution des ouvrages de génie civil de faible importance en béton armé
Fascicule n° 68 Exécution des travaux de fondations des ouvrages de génie civil
Fascicule n° 70 Canalisation d’assainissement et ouvrages annexes
Les normes applicables sont les normes françaises AFNOR (NF) ou équivalent, sauf indication contraire
des présentes Spécifications Techniques. Lorsqu’il est fait référence à une norme, il s’agit de la dernière
mise à jour ou de la norme en vigueur.
Les modes opératoires d’essais sont ceux en vigueur au LCPC (Laboratoire Central des Ponts et
Chaussées) français ou, le cas échéant, la norme NF correspondante, sauf indication contraire des
présentes Spécifications Techniques.
Le Titulaire tiendra à la disposition du Représentant du Maître d’œuvre l’ensemble des fascicules
énumérés ci-dessus ou les documents équivalents en cas de recours à la normalisation d’un autre pays.
Article I.3 - CONDITIONS PARTICULIÈRES IMPOSÉES AU CHANTIER

- Conditions d’accès au site

Le Titulaire réalisera, à ses frais, les accès aux sites des travaux s'ils s'avèrent nécessaires, ainsi qu'aux
emprunts de matériaux et aux carrières. Il devra préalablement obtenir l'accord du Maître d’Œuvre sur
l'implantation et l'emprise de ces accès.
Section VII: Spécifications des Travaux 179

De ce qui précède il est donc rappelé aux Soumissionnaires que les prix unitaires convenus dans le présent
Marché sont censés tenir compte de toutes les sujétions d’exécution et entre autres :
• l’aménagement et l’entretien, si nécessaire, des pistes existantes devant servir à l’amenée du matériel
sur les sites des ouvrages et aux transports pour les travaux ;
• l’aménagement des aires de travail et leur remise en état après travaux ;
I.3.1 - SITUATION DES TRAVAUX

Les lieux d'exécution sont censés être connus du Titulaire qui est considéré les avoir visités et avoir
apprécié de son point de vue les difficultés propres au site des travaux, les équipements et les installations
nécessaires pour l'exécution des travaux, les conditions locales d'exécution et d'une manière générale, tous
les éléments pouvant d'une manière quelconque affecter les travaux, objet du marché.
I.3.2 - MAINTIEN DE LA CIRCULATION - SIGNALISATION

Le Titulaire réalisera à ses frais les déviations provisoires pour les piétons et pour les véhicules pendant la
durée des travaux. Par véhicule, on entend : véhicules légers, transports en communs, poids lourds de tous
types avec ou sans remorque ainsi que matériels agricoles.

Pendant la durée des travaux, les véhicules du Titulaire circulant sur la voie publique ne dépasseront pas la
vitesse de 40 km/h dans les villages et 60 km/h en rase campagne.

Le Titulaire est tenu d’indiquer clairement le long de la route l’arrivée dans un village. De plus, dans les
traversées de villages, pour éviter la poussière, le Titulaire effectuera un arrosage régulier des pistes
empruntées par les engins de transport.

Avant tout démarrage des travaux sur un tronçon de route, le Titulaire devra obtenir l'accord du Maître
d’Œuvre sur un plan de circulation avec signalisation qu'il a à charge de proposer. Le plan de circulation
prendra en compte chaque phase de travaux.

Le Titulaire installera la signalisation diurne et nocturne pour le maintien de la circulation et il mettra en


œuvre tous les ouvrages de protection nécessaires pour la sécurité routière.

Le Titulaire doit maintenir en cours de travaux tous les accès riverains existants avant le démarrage des
travaux. Le Titulaire a également à sa charge de maintenir les accès aux voies adjacentes. Toutes les
dispositions nécessaires sont incluses dans le prix d'installation de chantier.
I.3.3 - PHASAGE DES TRAVAUX ET ORDRE D’EXECUTION

Le Titulaire proposera, dans le programme d'exécution des travaux, les phasages de travaux et des ordres
d'exécution des différentes natures de travaux nécessaires pour des conditions techniques d'assurance de la
qualité et pour des raisons de maintien de la circulation pendant les travaux.
I.3.4 - ACCES AUX HABITATIONS RIVERAINES ET AUX COMMERCES
L'accès doit demeurer possible en permanence pour les piétons, les livraisons et les véhicules se rendant
aux habitations et aux commerces riverains.
I.3.5 - GABARITS A MAINTENIR PENDANT L’EXECUTION

Pendant l'exécution des travaux, les ouvrages provisoires réalisés par le Titulaire devront conserver les
gabarits actuels de la route dans la section de route considérée.
Section VII: Spécifications des Travaux 180

I.3.6 - ENTRETIEN DES VOIES EMPRUNTEES


Le Titulaire est autorisé à emprunter avec ses camions les itinéraires qui ont fait l'objet de travaux dans le
cadre du présent projet mais qui ne seraient pas encore réceptionnés. En effet, le Titulaire reste en tout
moment responsable des différentes sections, et ce jusqu'à la réception définitive.
Le Titulaire a à sa charge de réaliser l'entretien des voies et routes empruntées par ses véhicules pour la
réalisation des travaux dans le cadre du présent marché. Le coût de cet entretien est inclus dans le prix
d'installation de chantier.
Le poids maximum sur essieu des camions utilisés par le Titulaire ne devra pas excéder les limites
imposées par la réglementation nationale.
En cas de dégradations survenues du fait du Titulaire et qui ne seraient pas réparées dans les quinze jours
suivant la constatation du Maître d’Œuvre, ce dernier fera réaliser ces réparations par toute entreprise de
son choix aux frais du Titulaire. Les frais seront déduits des situations mensuelles dues au Titulaire.
I.3.7 - GESTION DES EAUX - ÉVACUATION DES EAUX DU CHANTIER
Avant de dériver tout ou partie de l’eau d’un quelconque cours d’eau, une autorisation écrite sera sollicitée
auprès du chef de village concerné.
Les digues ou autres moyens d’obstruction à l’écoulement libre des eaux devront comporter des buses ou
tout autre moyen de rétablir le débit normal quand aucun prélèvement d’eau n’est opéré.
Le Titulaire assurera, en particulier en saisons des pluies, l'assainissement permanent et définitif des
travaux qu'il réalisera dans le cadre du présent marché.
Les eaux seront menées jusqu'à l'exutoire naturel le plus proche ayant obtenu l'accord du Maître d’Œuvre.
Ces travaux d'évacuation des eaux du chantier ne devront pas apporter de nuisances aux riverains. Tous les
travaux nécessaires précités sont inclus dans le prix d'installation de chantier.
I.3.8 - CONTRAINTES APPORTEES PAR CERTAINS CHANTIERS " HORS MARCHE "
L'attention du Titulaire est attirée sur le fait que des travaux peuvent être réalisés par d'autres entreprises
sur la route objet du présent Marché, avec toutes les contraintes qui s'y rapportent.
Toute réclamation du Titulaire à cet effet sera rejetée systématiquement en particulier celles liées à
l'utilisation de l'ouvrage existant (maintenu en place ou déplacé pour la durée des travaux ), des digues et
routes d'accès.
I.3.9 - LIMITATION DES NUISANCES
Tout travail de nuit devra avoir reçu l'accord du Maître d’Œuvre.
Toute réclamation du Titulaire portant sur le refus du Maître d’Œuvre d'autoriser des travaux de nuit, sera
rejetée systématiquement.
I.3.10 - PERMANENCE ET GARDIENNAGE

Le Titulaire assurera la sécurité du chantier et des installations vis à vis des tiers.
I.3.11 - EMPLOI DES EXPLOSIFS
Toutes les opérations d'acquisition, d'importation, de transport, de détention et d'utilisation d'explosifs sont
soumises à la réglementation nationale en la matière.
Section VII: Spécifications des Travaux 181

Le Titulaire est seul responsable de toutes les conséquences de l'emploi des explosifs. Il doit en particulier
veiller strictement au gardiennage des dépôts d'explosifs. Avant tout emploi d'explosifs, il doit s'assurer de
l'évacuation totale de la zone de sécurité.
I.3.12 - POLLUTIONS DIVERSES
L’utilisation de produits pétroliers tels que des huiles usagées, l’essence ou le gazole pour éliminer la
poussière sur le chantier et la base vie est interdite.
Le Titulaire est tenu de nettoyer et éliminer toute forme de pollution issue de ses activités.
Le Titulaire est tenue d’indemniser les populations ayant subi les effets de toute pollution issue de ses
activités.
I.3.13 - CABLES ET CANALISATIONS ENTERRES
Le Titulaire devra, avant tout commencement des travaux, s’assurer auprès des services publics et des
particuliers de la position éventuelle des câbles, conduites d’eau, égouts pluviaux ou d’eaux usées, qui
pourraient se trouver dans les zones intéressées par les travaux.
En cas d’incertitude sur la situation exacte des câbles ou conduites, le Titulaire procédera, avant
l’ouverture des fouilles, et à ses frais, à tous sondages de localisation nécessaires.
Au cas où le personnel ou les engins du Titulaire causeraient un dommage aux canalisations, câbles ou
caniveaux, les travaux de réparation et dédommagements éventuels seront exécutés aux frais du Titulaire.
Les services compétents seraient avisés immédiatement par le Titulaire en cas de rupture d’une ligne
électrique, d’un câble téléphonique, ou d’une canalisation d’eau.
I.3.14 - PROTECTION DES OUVRAGES EXISTANTS

Le Titulaire protégera les installations existantes de toute sorte contre tout dommage ou interruption de
service.

Le Titulaire placera des barrières et gardiens en vue d’assurer l’interdiction à son personnel de l’accès aux
ouvrages en exploitation.

Le Titulaire supportera la responsabilité pleine et entière de tous dommages, ou arrêts des installations qui
seraient imputables au personnel de ses chantiers ou au mode d’exécution de ses travaux.

Si, pour l’exécution des mesures reconnues nécessaires, des travaux doivent être exécutés à l’extérieur des
emprises, le Titulaire devra s’entendre avec les propriétaires, collectivités ou services intéressés. I.3.15 -
PUBLICITE

En cours de chantier, aucun panneau publicitaire ne sera posé sur le chantier sans la permission écrite du
Maître d’Ouvrage à l’exception des panneaux d’identité dont le libellé et les dimensions devront avoir
reçu l’accord de celui-ci.

Aucun renseignement relatif aux travaux ne pourra être donné par le Titulaire à des personnes étrangères
au chantier. Les demandes de presse seront renvoyées au Maître d’Ouvrage par les soins du Représentant
du Maître d’œuvre.

Article I.4 MESURES ENVIRONNEMENTALES


Section VII: Spécifications des Travaux 182

I.4.1 OBLIGATIONS ENVIRONNEMENTALES GENERALES DU TITULAIRE

Les obligations environnementales générales du Titulaire au titre du présent marché comprennent, sans
préjudice d'autres dispositions officielles en vigueur, les dispositions suivantes :
• Le Titulaire respecte les dispositions réglementaires en vigueur (y compris celles promulguées en cours
d'exécution des travaux), les dispositions contractuelles du présent marché, ainsi que les conditions
fixées par les diverses autorisations ou agréments requis,
• Le Titulaire assume pleinement et entièrement les conséquences de ses choix et actions, en particulier,
et sans préjudice des dispositions réglementaires en vigueur, il assure le cas échéant la réparation à ses
frais et selon la technique et les délais les plus appropriés, notamment en regard du degré de sensibilité
du site concerné, des dommages causés à l'environnement et aux riverains par non-respect des
dispositions réglementaires et/ou administratives et/ou des perspectives techniques applicables, ainsi
que le paiement des amendes, dommages et intérêts ou autres pénalités dont il se verrait en charge,  Le
Titulaire met tous ses moyens en œuvre pour assurer la qualité environnementale des opérations objet
du présent marché, notamment par le respect des prescriptions et dispositions applicables. le Titulaire
considérera l'exécution de travaux ou la mise en œuvre de dispositions à caractère environnemental
comme faisant partie intégrante des travaux à réaliser.
• Le Titulaire met en place une stratégie environnementale interne à son organisation pour s'acquitter de
ses obligations en la matière, stratégie incluant notamment.
- La rédaction, la mise en œuvre et l'actualisation si besoin de procédures simples, soumises à
l'approbation du Maître d'œuvre, l'une portant sur l'organisation générale de sa stratégie, les autres
sur des aspects techniques,
- Le contrôle par des inspections régulières du respect des dispositions environnementales de toute
nature prescrites,
- Le suivi environnemental des travaux par le responsable du chantier éventuellement assisté d’un
spécialiste en environnement et la rédaction de rapports mensuels et bilans correspondants,
- L'information systématique du Représentant du Maître d’œuvre pour chaque incident ou accident,
dommage, dégradation causé à l'environnement dans le cadre des travaux, ainsi que sa consignation
dans un répertoire spécifique contresigné par le maître d'œuvre,
- L'information et la formation appropriée de ses personnels, cadres compris, en vue de la sécurisation
et de la qualité des opérations,
- Et la prise de sanctions appropriées contre ses personnels ne respectant pas les prescriptions et
dispositions applicables en matière d'environnement.
I.4.2 - OBLIGATIONS ENVIRONNEMENTALES PARTICULIERES DU TITULAIRE

Les obligations environnementales particulières du Titulaire au titre du présent marché comprennent,


notamment, sans préjudice de l'application des textes officiels en vigueur :
• Le recours aux riverains, encadrés par un sous-traitant agréé, pour les travaux de plantation à réaliser
(travaux à haute intensité de main d'œuvre),
• La réalisation des constats initiaux de l'état de surface des sites d'emprise provisoire (toutes catégories),
précisant la nature et la qualité du couvert végétal et des sols, et les sensibilités éventuelles, le modèle
de constat et son contenu étant fixé par le Maître d'œuvre. De même, le Titulaire effectue un constat
final des sites, précisant notamment leur état par rapport à l'initial, ce en vue des réceptions de travaux.
Section VII: Spécifications des Travaux 183

• Le nettoyage, la remise en état puis, le cas échéant, la réhabilitation ou le réaménagement approprié des
sites de travaux (toutes catégories) libérées par le Titulaire au fur et à mesure de l'avancement des
travaux. Cette obligation, qui inclut le drainage éventuel des eaux stagnantes et la réalisation des
plantations arborées compensatoires, conditionne les réceptions des travaux et la mise en règlement par
le Maître d'œuvre des sommes dues au Titulaire.
• Le contrôle des risques pour la santé propres aux travaux et au personnel du Titulaire, notamment
l'adoption des règles d'hygiènes minimales sur son installation et vis à vis des riverains, le contrôle par
arrosage des envols de poussière en zone habitée et le contrôle des eaux stagnantes.
• L'identification des zones, lieux, éléments ou périodes environnementaux sensibles, leur signalisation
le cas échéant et la mise en œuvre de mesures appropriées de protection et/ou sécurisation et/ou
évitement,
• Le contrôle des pollutions et des nuisances générées par les travaux,
• L'interdiction stricte de recours au feu pour le débroussaillage, le nettoyage des sites..., sauf pour le
traitement des déchets en incinérateur agrée et selon les modalités fixées par le maître d'œuvre.
• L'utilisation rationnelle et économique d'eau pour le chantier sans concurrence avec l'alimentation en
eau des riverains (consommation humaine, bétail et arrosage des cultures), ainsi que la préservation
stricte de la qualité des eaux exploitées pour les besoins de chantier (notamment pompes adaptées et en
bon état),
• L'interdiction pour le Titulaire et son personnel d'exploitation et de vente de la flore (notamment la
cueillette, le ramassage ou le prélèvement de tout ou partie d'espèces végétales en vue de leur
consommation, utilisation à des fins médicinales, production de bois d'œuvre, de service ou de feu,
production de charbon de bois) et de la faune ( notamment la chasse, le braconnage, la pêche) dans le
cadre de l'exécution des travaux objet du présent marché, durant les heures effectives et sur les lieux de
travaux (installations comprises)

Le Titulaire pourra toutefois exploiter les ressources en bois abattus par ses soins dans l'emprise légale
de 50m de la nouvelle voie, aux fins de constitution d'étais, coffrages, fascines... ou pour des besoins
justifiés en bois de ses employés (sous réserves du respect des dispositions des articles III.3 et III.4 des
présentes Spécifications Techniques). En dehors de cette situation, les bois abattus restent propriété du
Maître d'Ouvrage, et sont laissés le cas échéant à disposition des riverains.
• La préservation maximale des ressources naturelles et l'économie des consommations d'espace, de sol
et de végétation, notamment : par la minimisation des surfaces débroussées et décapées, par le passage
d'engin lame haute (5cm au-dessus du terrain naturel) chaque fois qu'un simple défrichement ou un
dépôt provisoire de matériau est requis, par le contrôle des abattages, dont les arbres d'alignement, par
la gestion adaptée de la terre végétale, par la circulation et le travail des engins perpendiculairement à
la pente, par le maintien sur les sites de bandes naturellement enherbées (formation savanicoles ou
forestières), par le contrôle de l'érosion des sites.
• Le décapage préalable systématique de tous les sites d'opération sauf (accord préalable du Représentant
du Maître d’œuvre) si l'horizon pédologique de la surface, à dominante organique (" terre végétale " ou
vase), n'existe pas ou présente une épaisseur inférieure au réglage opérationnel de la lame du bouteur
ou de l'engin utilisé compte tenu de l'état du terrain (sol érodé, sol gravillonnaire, sol à blocs rocheux
ne permettant pas le passage de l'engin...).
• La réutilisation des matériaux disponibles sur la chaussée existante chaque fois que les conditions
techniques ou économiques permettent de l'envisager de manière satisfaisante du point de vue du
Représentant du Maître d’œuvre,
• L'arrosage, l'entretien et le remplacement éventuel des plants mis en place dans le cadre des travaux
objet du présent marché, durant la période des travaux puis durant la période de garantie.
Section VII: Spécifications des Travaux 184

La liste des pièces contractuelles applicables au présent marché inclut le détail des prescriptions
environnementales développées dans le présent marché.
I.4.3 - MESURES POUR LE RESPECT DES ZONES, LIEUX, ELEMENTS, PERIODES SENSIBLES

Le Titulaire devra identifier pour l'ensemble de son chantier (sites d'emprunts et dépôts, carrières et
installations comprises) les zones, lieux, éléments et périodes environnementaux sensibles, dont
notamment :
• La proximité d'équipements collectifs (dispensaires, écoles...), de marchés,
• Les zones de traversées de chaussées,
• Les bois sacrés et les lieux protégés dans un but socioreligieux, les sépultures,
• Les périmètres de protection existants ou justifiés de points d'alimentation en eau (forages, puits,
mares...) de naissance ou de réception des cours d'eau,
• Les lits mineurs des cours d'eau, à sec ou non,
• Les lits majeurs, à nappes superficielles non protégées et/ou sols fertiles,
• Les zones de protection contre le bruit,
• Les cultures pérennes et les périmètres de reboisement, les parcs arborés, les aménagements culturaux,
le parcellaire délimité,
• Les terres en pente (pourcentage et linéaire en jeu), à nature particulière du sol (érodabilité accrue de
matériaux à faible cohésion, instabilité...), dégradées, à faible taux de couverture avec concentrations
érosives d'eau de ruissellement (dont divergents de l'axe existant)...
• La végétation de nature et/ou à statut de protection et/ou en état de conservation (bonne conservation
ou régénération) remarquable, incluant les arbres isolés à préserver (périmètre racinaire inclus), dont
ceux d'alignement de bord de chaussées. Les autres critères à considérer sont la biodiversité,
l'importance du couvert, la taille, l'âge et l'état sanitaire des arbres, le particularisme de station (zone
rocheuses, bas-fonds...), les possibilités de régénération, l'appartenance ou non à une zone de transition
entre milieux (écotones)
• Les servitudes particulières éventuellement concernées par les travaux, notamment les projets de
développement locaux et réserves foncières de toute nature, les propriétés privées,
• Les conditions atmosphériques spéciales (grand vent, pluie...),
• Les dates particulières (jour de marché, de consultation ou dispensaire...) ou certaines heures
déterminées (corvée d'eau, entrées et sorties de classe.)

Il mettra en œuvre toutes les dispositions utiles et pertinentes pour assurer la préservation et/ou la sécurité
et/ou l'évitement dans le cadre de ce marché, notamment leur repérage sur site en cas de besoin.

Le caractère intolérable d'une contrainte résultant des prescriptions ci-dessus pour l'exécution des travaux
dont il a la charge pourra être accepté par le Maître d'œuvre, si le Titulaire en propose une justification
convaincante, argumentée (formellement acceptée par les services techniques compétents du Maître
d'Ouvrage si le type et le niveau de sensibilité le justifient).

Le Titulaire est quoiqu'il en soit responsable durant la période contractuelle de garantie, de toutes
conséquences éventuelles du non-respect d'une sensibilité environnementale.
Section VII: Spécifications des Travaux 185

I.4.4 REGLES DE PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT


En vue de réduire ou de supprimer les incidences négatives des travaux sur l'environnement physique,
biologique et socio-économique, le Titulaire sera tenu aux règles suivantes :

I.4.4 1 - Généralités

- Protection de l'environnement contre le bruit durant les travaux

L'attention du Titulaire est spécialement attirée sur l'obligation de limiter les bruits de chantier susceptibles
d'importuner gravement les riverains, soit par une durée exagérément longue, soit par leur prolongation en
dehors des heures normales de travail, soit par plusieurs de ces causes simultanément.

Toutes les opérations, source de bruit, doivent avant d'être entamées, faire l'objet d'un accord du
Représentant du Maître d’œuvre. Cet accord ne sera donné qu'après recherche de toutes les conditions
capables de réduire au minimum la gêne pour les riverains (engins insonorisés, durée d'emploi limitée,
etc.).

- Protection de l'environnement contre les gaz d'échappement et les hydrocarbures

Les dépôts éventuels de carburants, de lubrifiants ou d'hydrocarbures, ainsi que les installations de
maintenance du matériel du Titulaire doivent être conformes aux prescriptions relatives à ces types
d'installations.

- Protection de l'environnement contre les boues et les poussières

Le Titulaire sera tenu de prendre toutes dispositions pour éviter qu'aux abords du chantier les chaussées,
accotements et trottoirs soient souillés par des poussières, déblais ou matériaux provenant des travaux.

Des dispositions spéciales seront prises, en cas de démolition des maçonneries ou d'ouvrages pour éviter la
propagation des poussières. Un arrosage efficace ou tout autre moyen sera prévu sans qu'il puisse en
résulter d'inconvénient pour le voisinage.

- Protection des eaux de surface et des nappes aquifères

Tout déversement ou rejet d'eaux usées, de boue, coulis, hydrocarbures, polluants de toute nature etc. dans
les puits, forages, nappes d'eaux superficielles ou souterraines, cours d'eau, ruisseaux naturels, égouts,
fossés, etc. est strictement interdit.

- Protection de la faune

Dans les zones longées ou traversées par la route, le Titulaire devra veiller au respect de l'interdiction de
toutes formes de chasse pratiquée par le personnel permanent ou occasionnel qu'il aura contracté. En règle
générale la consommation de viande de chasse sera interdite sur les bases de vie y compris par
approvisionnement du fait de personnes extérieures au chantier.
- Alimentation en eau pour les besoins en eau de la base de vie et du chantier

L’alimentation en eau nécessaire aux travaux routiers devra respecter les besoins des populations, du bétail
et de la faune tels qu'ils étaient satisfaits auparavant, qu'il s'agisse des eaux de surface ou des eaux
souterraines dont les aquifères villageois ne devront pas être surexploités. En fin de chantier, les puits et
forages créés pour les besoins des travaux seront remis aux populations usufruitières coutumières, dans
l'état où ils se trouvent.

Il est formellement interdit d'exploiter l'eau de surface ou souterraine dans le Domaine Classé de l'Etat.
Section VII: Spécifications des Travaux 186

Il est interdit de créer, sur un cours d'eau permanent ou non, une retenue pour les besoins du chantier, sans
qu'une étude hydrologique et écologique préalable n'ait été réalisée. La construction de la retenue ne sera
autorisée par le Représentant du Maître d’œuvre que si cette étude démontre l'absence d'effets importants
sur les écosystèmes locaux et sur la sécurité d'alimentation en eau des utilisateurs en aval de la retenue.

- Utilisation de la végétation à des fins de services ou de combustibles

Les prélèvements de végétation à des fins de services et de combustibles seront exécutés en conformité
avec la législation en vigueur et dans le respect des droits coutumiers.

I.4.4 2 - Aires destinées à l'usage du titulaire

Les aires retenues par le Titulaire pour ses installations et/ou comme aires de stockage devront être à plus
de 500 m d'un cours d'eau, ou dans le cas contraire être accompagnées d'un dispositif permettant d'éviter
tout risque de pollution ou de sédimentation issues de ces aires.

Elles ne devront pas être situées sur des zones de cultures sans accord du cultivateur.

Elles devront être aménagées afin d'éviter l'apparition d'un phénomène d'érosion sur le site ou aux abords
immédiats, et qu'il soit possible de maîtriser et contrôler toute pollution accidentelle ou non.

A cette fin, les aires destinées au stockage ou à la manipulation de produits dangereux, toxiques,
inflammables ou polluants devront être aménagés afin d'assurer une protection efficace du sol et du
soussol, et permettre la récupération et l'évacuation des produits et/ou des terres éventuellement pollués.
Ces aménagements (fosses de béton, bacs de décantation...) prendront en considération les conditions
climatiques de la région afin d'éviter tout écoulement accidentel en dehors des aires aménagées.

Des aires de stockage pour les déchets seront prévues et clairement identifiées par nature de déchets.
Chaque aire comprendra :
• une zone réservée au stockage des terres éventuellement contaminées/polluées,
• une zone protégée équipée de récipients étanches pour la récupération des huiles usagées,
• une zone protégée et grillagée pour le stockage des déchets toxiques ou dangereux (réactifs de
laboratoire, déchets du dispensaire, produits spéciaux...).

Ces déchets seront évacués et éliminés suivant les instructions du Représentant du Maître d’Œuvre et
conformément aux dispositions légales en vigueur.

A la fin des travaux, le Titulaire devra remettre en état l'ensemble des aires utilisées et assurer au minimum
les travaux suivants :
• enlèvement des matériaux restants et excédentaires,

• enlèvements de tout corps étranger et déchets, hors bâtiment,


• remise en place de la couche de terre arable, si elle a été retirée au début des travaux,
• égalisation, nivellement des chantiers,
• démontage et évacuation des installations si elles ne sont pas réaffectées à un autre usage.

Le Titulaire préviendra le Représentant du Maître d’œuvre de la remise en état d'une aire et fixera une date
afin qu'un état des lieux contradictoire après travaux puisse être dressé.
Section VII: Spécifications des Travaux 187

Le Titulaire sera seul responsable des travaux et frais complémentaires afin de parachever la remise en état
et des actions de dépollution complémentaires.

I.4.5 PATRIMOINE ARCHEOLOGIQUE OU PALEONTOLOGIQUE

Toute découverte archéologique ou paléontologique devra être immédiatement déclarée et conservée en


l'attente de décision du service compétent qui prendra toutes les mesures nécessaires de fouille ou de
classement.

Il est entendu que tous les vestiges et documents archéologiques mis à jour resteront propriété de la
République du Bénin et que les services compétents décideront de la dévolution des découvertes.

Article I.5 - COORDINATION DES TRAVAUX

Dans une phase préliminaire, le Titulaire effectuera toutes les vérifications du projet qu'il juge nécessaires
afin de pouvoir signaler les anomalies, erreurs ou omissions éventuelles, non seulement des documents de
l'étude, mais aussi à pied d'œuvre. Ces vérifications porteront notamment sur :
• la localisation des emprunts pour
terrassements,
• les gisements de matériaux pour chaussée,
 les ouvrages d'assainissement.

Le Titulaire présentera au Maître d'œuvre les résultats de sa comparaison du projet avec les conditions
locales et ses propositions concernant une modification éventuelle du projet.

Les dispositions définitives seront alors prises d'un commun accord. Aucune exécution des travaux ne
pourra être commencée sur une section donnée tant que ces dispositions définitives n'auront pas été
arrêtées.

Le Titulaire reconnaît avoir tenu compte des sujétions de temps qui seront entraînées par ces phases
préliminaires. Il reste entendu néanmoins que l'accord entre les parties devra intervenir au maximum dans
les dix jours qui suivront la remise au Maître d'œuvre des résultats des travaux préparatoires.

Ce délai de dix (10) jours est prolongé si le Maître d'œuvre juge nécessaire de demander des contre-essais
géotechniques.

Article I.6 - ASSURANCE DE LA QUALITE - ETABLISSEMENT ET SUIVI DU PAQ


Les dispositions et spécifications relatives à l’établissement d’un PAQ de genre C propres aux
dégagements des emprises, terrassements, ouvrages d’art, assainissement, traitement des érosions,
protection, confortement, chaussées, fourniture et mise en œuvre des matériaux ainsi que les principes
généraux des dispositions en matière de contrôle (modalités, prescriptions « moyennes ») et spécifications
sont précisés dans les présentes Spécifications Techniques.

Ces principes sont les suivants :


• Les prescriptions font l’objet d’un contrôle en cours de production (acceptation de matériel,
dispositions pratiques) ;
Section VII: Spécifications des Travaux 188

• Les spécifications font l’objet des contrôles de conformité. Les chapitres spécifiques des différentes
natures de travaux présentent les dispositions prises pour le contrôle extérieur.

Les différents chapitres des présentes Spécifications Techniques définissent aussi l’objet et les contraintes
du contrôle interne, externe et extérieur ainsi que les points clés et les points d’arrêt.

Le Titulaire doit pour sa part :


• fournir dans son offre un Schéma Organisationnel du Plan d’Assurance Qualité (SOPAQ),  fournir
pendant la phase de préparation son Plan d’Assurance Qualité (PAQ).

Ce Plan du genre C, (contrôle interne et externe) précisera notamment :


• Les services (laboratoire, géomètres,…) chargés, pour chacun des natures de travaux, du contrôle
interne et externe, proposé à l’acceptation du Maître d’œuvre ;
• Les dispositions générales du contrôle interne (organisation, encadrement, réglages du matériel,) ;
• Les missions, les moyens et les procédures d’intervention du contrôle externe ;
• Le nom et la position dans l’organigramme du chantier du (ou des) « hommes(s) qualité »
I.6.1 - CONTROLES INTERIEURS

I.6.1.1) - Contrôle interne

Le contrôle interne sera assuré par les moyens propres (laboratoires, géomètre) du Titulaire.

Ces moyens propres feront partie de la chaîne de production du Titulaire et effectueront les essais et
contrôles définis dans les présentes Spécifications Techniques et le PAQ dans le cadre du contrôle interne.

Les contrôles internes doivent faire l’objet de compte rendu distinct par nature de travaux correspondant
conventionnellement aux travaux réalisés au cours d’une journée de travail. Les comptes rendus sont remis
au Maître d’œuvre le lendemain du jour d’exécution des travaux avant douze (12) heures.

I.6.1.2) - Contrôle externe

Pour effectuer son contrôle externe, le Titulaire, pour chacune des natures de travaux devra faire appel à
une personne non impliquée dans la chaîne de production, chargée de l’organisation de ce contrôle externe
(respect des modes opératoires, réalisation et interprétation des essais).

La direction du Titulaire proposera pour acceptation au Maître d’Œuvre les services responsables du
contrôle externe. Ces services ne pourront être ceux retenus pour le compte du contrôle extérieur (sauf, le
cas échéant, pour essais spécifiques ou étude bien identifiée). Le contenu du contrôle externe est défini
dans les présentes Spécifications Techniques.
I.6.2 - CONTROLE EXTERIEUR

Le contrôle extérieur effectué sous la responsabilité du Maître d’œuvre consiste à : 

la vérification du respect du PAQ,

• les acceptations et les contrôles en cours de production,


Section VII: Spécifications des Travaux 189

• le rassemblement des documents établis au titre du PAQ du Titulaire permettant de justifier que la
qualité requise a été obtenue,
• la validation du contrôle intérieur et les contrôles de conformité (le plus souvent de façon inopinée) en
complément du contrôle externe.

Outre les essais et contrôles définis dans les présentes Spécifications Techniques, le Maître d’Œuvre se
réserve le droit de vérifier et de superviser les contrôles du Titulaire.

Ces contrôles peuvent porter sur :


• la qualification du personnel de laboratoire ;
• l’état du matériel (fiabilité et son étalonnage ;
• le respect des modes opératoires ;
• les procédures de contrôle (lieux et époques des prélèvements, adéquation des essais etc…)

Le Titulaire mettra à la disposition du Maître d’œuvre pour son contrôle extérieur, les installations
spécifiées à l’article III.2.2. ci-dessous.
I.6.3 - CONSISTANCE DU PAQ (PLAN D’ASSURANCE DE LA QUALITE) Le

PAQ devra être établi selon le plan suivant :

I.6.3.1 - Situation et consistance des travaux

Le PAQ décrit de manière rapide le lieu d’exécution, la nature et l’importance des travaux ainsi que les
principaux intervenants : Maître d’Œuvre, Entreprise (s) titulaire(s), fournisseurs et sous-traitants.

I.6.3.2 - Organisation générale, encadrement responsable et affectation des tâches.


Le PAQ définit :
• L’organigramme général du chantier, les références et qualité des personnels d’encadrement (travaux à
l’entreprise et travaux sous-traités), l’affectation des tâches, la définition des missions principales et
responsabilités de chaque poste-clé, ainsi que l’effectif prévisionnel.
• L’organisation générale du chantier :

- le schéma des installations : localisation des locaux de chantier, aires de stockage et de fabrication
éventuelles, laboratoire(s), poste(s) d’enrobage et centrales…
- les cadences (adéquation entre les rendements des divers ateliers),
- l’organisation des transports (itinéraires, distances parcourues),
- le nombre d’ateliers,
- les moyens de communication interne (entre bureaux, encadrement et maîtrise de chantier)
- les modalités de relevés des conditions climatiques, etc.

I.6.3.3 - Choix de matériaux et fournitures


Le PAQ indique le choix des constituants qui seront soumis à l’agrément du Maître d’Œuvre.

Le PAQ précise également les lieux de provenance des constituants et ceux éventuellement mis à la
disposition par le Maître d’Œuvre.
Section VII: Spécifications des Travaux 190

I.6.3.4 - Maîtrise des fournisseurs et sous-traitants Le


PAQ du Titulaire doit notamment préciser :
• Les choix, les modalités de coordination, de suivi et de contrôle des fournisseurs et sous-traitants (y
compris rédaction des commandes, contrôle des biens et services achetés).
• Les modalités de traitements des interfaces (les plus importantes ayant été détectées) entre soustraitants
et entre titulaire et sous-traitants.
• Les modalités éventuelles d’évaluation des sous-traitants en cours d’opération, pourront prendre la
forme d’audits réalisés par le Titulaire.

I.6.3.5 - Moyens de production


Le PAQ décrit la composition des différents ateliers, précise les procédures d’exécution proposées par le
Titulaire et appelées à être soumises au visa du Maître d’œuvre et rappelle les hypothèses d’exécution de
chantier.

I.6.3.6 - Gestion des interfaces


Le PAQ doit préciser ses méthodes de gestion des interfaces concernant :
• Les interfaces liées à la coordination entre entreprise ou atelier différent, mais recouvrant les mêmes
domaines techniques (exemple : partage géographique des terrassements entre entreprises d’un
groupement).
• Les interfaces relatives à la coordination entre entreprises et (ou) ateliers recouvrant des domaines
techniques différents (exemple : chantier de terrassement, chantier d’ouvrage d’art ou atelier de
traitement et atelier de mise en œuvre, etc.),

I.6.3.7 - Organisation des contrôles


Le PAQ doit clairement définir les missions principales des contrôles interne et externe :
• Contrôle interne place sous l’autorité du responsable de la chaîne de production, mis en place
également chez les fournisseurs et sous-traitants et dont la mission essentielle est de s’assurer que les
travaux sont exécutés conformément aux règles préétablies.
• Contrôle externe placé sous l’autorité d’un responsable de la Direction du Titulaire indépendant de la
chaîne de fabrication et qui peut avoir en charge tout ou partie des opérations suivantes :

- surveillance du contrôle interne,


- vérification des approvisionnements,
- étalonnage et vérification des matériels d’essais,
- contrôles de conformité aux spécifications,
- exploitation et archivage des résultats,
- fiches journalières de suivi,
- adaptations nécessaires du processus…

Enfin les laboratoires chargés des contrôles interne et externe sont proposés à l’acceptation du Maître
d’œuvre.

I.6.3.8 - Tableau récapitulatif des contrôles prescrits par le Maître d’Œuvre


Section VII: Spécifications des Travaux 191

Le PAQ comprend un tableau rappelant les principes retenus dans les présentes Spécifications Techniques
notamment en ce qui concerne la répartition entre contrôle extérieur et contrôle intérieur. Clarifie par la
même occasion la répartition, au sein du contrôle intérieur, entre contrôle externe et interne.

Ce tableau précisera, pour chaque opération ou fourniture susceptible de subir un contrôle, la nature
(visuel ou basée sur des mesures et essais) et la fréquence desdits contrôles ainsi que l’existence de points
d’arrêt ou de points clef.

I.6.3.9 - Gestion des non-conformités et mise en place des actions correctives.

Le Titulaire doit exposer ses différentes procédures concernant :


• la détection des non-conformités.
• Les principes de traitement des non-conformités (désignation des personnes aptes à traiter la distinction
entre non-conformités pouvant être corrigées immédiatement et celle dont la résolution peut-être
différée).
• Le suivi du traitement et la fermeture des non-conformités (ouverture d’une fiche, contenu, définition
de la solution corrective, circuit de transmission, validation, classement).

I.6.3.10 - Documents de suivi

Dans ce chapitre, le PAQ doit préciser les procédures de gestion des documents de suivi retenus pour le
chantier, qu’il s’agisse de documents émis par le Titulaire, provenant du Maître d’Œuvre ou tenu à sa
disposition.

Pour chaque document, doivent être précisés :


• le contenu, la forme et la finalité de chaque document type,
• les modalités d’établissement, d’émission, de diffusion après validation par la personne désignée.  Les
délais et les circuits de transmission,

• Pour les documents concernés, les modalités de visa par le Maître d’Œuvre,
• Les conditions d’exploitation, de classement, d’actualisation éventuelle puis d’archivage des
documents.

Les modèles de fiches appelées à être utilisées comme support de suivi du PAQ seront annexés au PAQ :
• fiches journalières de contrôle interne et externe,
• fiche de non-conformité et de mesure corrective,
• etc…
I.6.3.11 - Modalités d’évaluation

Le Titulaire devra préciser les modalités d’évaluation, tant auprès de ses agents (audit de l’application du
PAQ du Titulaire) qu’auprès de ses sous-traitants et fournisseurs, mais également auprès du Maître
d’Œuvre.

Cette évaluation pourra se concrétiser sous forme de rapports périodiques, élaborés à partir d’outils de
suivi tels que :
• le planning de remise des PAQ,
• les listes de remise des documents avec leur état de visa, pour les comparer aux listes prévisionnelles,
Section VII: Spécifications des Travaux 192

• une liste des matériaux, produits et procédures à présenter à l’agrément du Maître d’Œuvre,
• l’application et la justification du plan de contrôle,
• les récapitulatifs et l’analyse des essais réalisés,
• le tableau récapitulatif des non-conformités avec leur état de traitement,
• un archivage des documents de suivi,  le visa des documents.

Le Titulaire remettra au Maître d’Œuvre la note d’organisation générale dans un délai de trente (30) jours
à compter de la date de notification du marché (début de la période de préparation)

A cette occasion le Titulaire devra présenter un planning général des travaux.

La présentation des plannings, leur suivi et mises à jour se feront de la manière suivante :
• Planning général des travaux

Il sera établi sous forme informatisée et présenté sous forme d’un diagramme à barres.

Le Titulaire aura pour obligation de maintenir à jour ce planning et de présenter mensuellement les
ajustements éventuels ainsi que leurs justifications.
• Planning hebdomadaire d’activité

Le Titulaire aura pour obligation de présenter chaque fin de semaine, un planning détaillé définissant les
activités diverses qu’il compte entreprendre durant la semaine suivante.

Le Représentant du Maître d’œuvre pourra y apporter ses observations ou son approbation sous un délai de
24 heures.

Le Maître d’Œuvre devra recevoir les procédures d’exécution trente (30) jours avant le démarrage des
travaux dont elles sont l’objet.

Ces procédures d’exécution devront être accompagnées des pièces suivantes dont la liste est non limitative
:
• un état détaillé du matériel devant être utilisé sur le chantier comportant pour chaque engin ses
caractéristiques, son état et sa valeur,
• une note sur les méthodes de travail utilisées ainsi que les précisions quantitatives d’emploi du
personnel,
• le pourcentage du personnel recruté pour le chantier
• le règlement interne du Titulaire incluant les spécifications des directives environnementales,
• le plan de signalisation temporaire du chantier,
• les dispositions relatives à la protection de l’environnement.

Les documents de suivi d’exécution seront remis au Maître d’Œuvre :


• à sa demande lors de l’atteinte d’un point critique,
Section VII: Spécifications des Travaux 193

• systématiquement lors de l’atteinte d’un point d’arrêt (à cette occasion le Titulaire remettra au Maître
d’Œuvre l’ensemble des documents de suivi qui ont été établis pour la partie d’ouvrage considérée
depuis le point d’arrêt précédent).

Le Maître d’Œuvre visera ou fera ses observations :


• sur la notice d’organisation générale dans un délai de trois (3) semaines,
• sur la procédure d’exécution dans un délai de deux (2) semaines à compter de la réception des
documents. Le Titulaire aura un délai d’une (1) semaine à compter de la réception des observations
pour renvoyer les documents ayant fait l’objet d’observations. Le Maître d’Œuvre examinera les
documents corrigés dans un délai d’une (1) semaine.

Le démarrage effectif des travaux sera subordonné par l’approbation du programme d’exécution des
travaux par le Représentant du Maître d’Œuvre sans que le délai d’exécution des travaux soit de ce fait
modifié.

Le programme des travaux, ses additifs et rectificatifs éventuels seront remis à l’Administration.

En cours de travaux, le Titulaire devra tenir à jour le programme d’exécution des travaux compte tenu de
l’avancement réel du chantier. Toutefois, les modifications importantes apportées à ce programme ne
pourront être appliquées qu’après accord du Représentant du Maître d’Œuvre.
I.6.4 - CHARGE DE LA QUALITE

Le Titulaire désigne une personne chargée de la qualité, placée sous l’autorité du responsable local de
l’assurance qualité.

Le chargé de la qualité doit être indépendant de la direction locale des travaux et du chantier.

Sa qualification est au minimum celle de technicien supérieur confirmé, il possède une réelle expérience
en matière des travaux concernés.

Le chargé de qualité est, pour tout ce qui concerne la qualité des ouvrages, l’interlocuteur du Maître
d’œuvre. Il dirige le contrôle externe de l’ensemble des travaux (y compris travaux sous-traités) et
surveille le contrôle interne.

Il transmet au Maître d’Œuvre les Plans d’Assurance de la Qualité, les documents d’études préalables de
toutes les natures, les procédures d’exécution et les documents de suivi après les avoir visés.

Il fait évoluer le PAQ en fonction des spécifications du chantier.


Il tient le Maître d’Œuvre informé de l’avancement du chantier, c’est à dire de l’approche et de l’atteinte
d’un point clef ou d’un point d’arrêt.

Il est chargé de la fourniture des documents de récolement relatifs aux contrôles.


I.6.5 - REMUNERATION DE L’ASSURANCE QUALITE (TERRASSEMENT
– ASSAINISSEMENT - CHAUSSEES)

Le chargé de qualité et les procédures de contrôles externes, y compris les essais de laboratoire, les relevés
topographiques et interventions diverses relevant de ce contrôle sont rémunérés par un prix forfaitaire.

La rémunération des procédures et des essais de contrôle interne (laboratoire, topographie,…) est compris
dans les prix unitaires.
Section VII: Spécifications des Travaux 194

Article I.7 - ORGANISATION ET PREPARATION DES TRAVAUX


I.7.1 - PROGRAMME D’EXECUTION

Dans un délai de trente jours à partir de la notification de l'approbation du Marché, le Titulaire devra
soumettre au Représentant du Maître d’Œuvre, en vue de son approbation, un programme détaillé
d'exécution des travaux qui devra tenir compte de toutes les sujétions afférentes à l'exécution des travaux,
et en particulier :
• au maintien de la circulation,
• aux délais de constitution des dossiers d'approbation pour l'agrément des carrières et des emprunts,
• au mouvement des terres et transport,
• aux prescriptions particulières des présentes Spécifications Techniques,  aux intempéries normalement
prévisibles.

Ce programme d'exécution sera établi au moyen d'une méthode « à chemin critique » et mettra en évidence
:
• les tâches à accomplir pour réaliser les travaux et leur enchaînement ;
• pour chaque tâche, la date prévue pour son achèvement et la marge de temps disponible pour son
exécution ;
• les tâches qui conditionnent la durée de réalisation des travaux (tâches critiques).

Ce programme d'exécution des travaux devra être accompagné des pièces suivantes dont la liste est non
limitative :
• une note sur l'installation générale du chantier incluant un plan des installations,
• un planning des fournitures et approvisionnements,
• un état détaillé du matériel devant être utilisé sur le chantier comportant pour chaque engin ses
caractéristiques, son état et sa valeur,
• une note sur les méthodes de travail utilisées ainsi que les précisions quantitatives d'emploi en
personnel,
• le pourcentage du personnel recruté dans la zone de travail,
• le règlement interne du Titulaire incluant les spécifications des Directives environnementales,  une
liste du personnel d'encadrement,
• un planning des prévisions d'avancement,
• le plan d'organisation du contrôle qualité,
• le plan de signalisation temporaire du chantier,
• les dispositions relatives à la protection de l'environnement.

En cours de travaux, le Titulaire devra tenir à jour le programme d'exécution des travaux, compte tenu de
l'avancement réel du chantier. Toutefois, des modifications importantes apportées à ce programme ne
pourront être appliquées qu'après accord du Représentant du Maître d’œuvre.

Qu'il s'agisse de l'approbation du programme d'exécution des travaux initial ou de ses modifications en
cours de travaux, le Représentant du Maître d’Œuvre disposera d'un délai de dix jours pour faire connaître
son accord ou ses observations sur les dispositions proposées.
Section VII: Spécifications des Travaux 195

Le Titulaire devra apporter les modifications éventuellement prescrites par le Représentant du Maître
d’œuvre dans un délai de huit (8) jours à compter de la date de leur notification.

Le démarrage effectif des travaux sera subordonné par l'approbation du programme d'exécution des
travaux par le Représentant du Maître d’œuvre, sans que le délai d'exécution des travaux soit de ce fait
modifié.

Le programme des travaux, ses additifs et rectificatifs éventuels devront être remis à l'Administration.

La présentation des plannings, leur suivi et mises à jour se feront de la manière suivante :
• Planning général des travaux :

Il sera établi sous forme informatisée et présenté sous forme d'un diagramme à barres.

Le Titulaire aura pour obligation de maintenir à jour ce planning et de présenter mensuellement les
ajustements éventuels ainsi que leurs justifications. Chaque planning actualisé devra être
systématiquement comparé au planning contractuel initial et, le cas échéant, faire clairement apparaître
les écarts en les commentant.
• Planning hebdomadaire d'activité :

Le Titulaire aura pour obligation de présenter, chaque fin de semaine, un planning détaillé définissant
les activités diverses qu'il compte entreprendre durant la semaine suivante.

Le Représentant du Maître d’œuvre pourra y apporter ses observations ou son approbation sous un
délai de 24 heures.
I.7.2 - PROGRAMME DE GESTION DE L’ENVIRONNEMENT

En accompagnement au programme d’exécution, le Titulaire soumettra au Maître d’Œuvre le programme


définitif détaillé de gestion de l’environnement.

Ce programme comprendra :
• l’organigramme du personnel dirigeant avec identification claire de la (des) personne(s) responsable(s)
de la gestion environnementale du projet et son (leur) CV,
• le plan de gestion environnemental pour le chantier comportant au moins :
- un plan de gestion des déchets de chantier (type de déchets prévus, mode de récolte, mode et lieu
de stockage, mode et lieu d’élimination, …),
- un plan de gestion de l’eau (approvisionnement, lieu quantité,…) système d’épuration prévu pour
les eaux sanitaires et industrielles des chantiers, lieu de rejets, types de contrôles prévus,
- un plan de gestion globale pour l’exploitation et la remise en état des zones d’emprunts et des
carrières (action anti-érosive prévue, réaménagement prévu).
• une description générale des méthodes que le Titulaire propose d’adopter pour réduire les impacts sur
l’environnement physique et biologique de chaque phase des travaux,
• une description générale des mesures que le Titulaire propose d’adopter pour favoriser les impacts
socio-économiques positifs et éviter les incidences négatives,
• la preuve que les prélèvements des ressources nécessaires ne perturberont pas les utilisateurs habituels
et si c’est le cas, les actions qui seront prises pour compenser ces effets,
Section VII: Spécifications des Travaux 196

• un plan de protection de l’environnement du site (PPES) détaillé pour la base vie. Ce plan prévoira
toutes dispositions adéquates pour l’élimination des eaux usées et des ordures afin qu’il n’en résulte
aucune pollution ou aucun danger pour la santé humaine ou animale. Ce plan précisera les mesures que
le Titulaire se propose d’adopter en particulier pour :
- réduire l’érosion et la sédimentation
- réhabiliter le site à la fin des travaux (remodelage du terrain, drainage, replacement de la terre
végétale, végétalisation des pentes, plantation d’arbres). La volonté des populations quant au
devenir de la zone à réhabiliter ne doit pas être ignorée,
• la description de l’infrastructure sanitaire prévue, son organisation, l’accès des travailleurs aux
préservatifs, l’accès de la population au dispensaire,
• les articles du règlement de chantier traitant du respect de l’environnement, des déchets, des actions
prévues en cas d’accident, des obligations en matière de conduite des véhicules, de la réparation et de
l’entretien des véhicules, etc…
• les plans de localisation des terrains qui seront utilisés pendant les travaux :
- la liste et la localisation des sites d’emprunts et gisements ainsi que pour chaque site un plan de
réaménagement,
- la liste des accords pris avec les propriétaires et les utilisateurs actuels de ces aires et la preuve que
ces utilisateurs ont pu trouver des aires similaires pour continuer leurs activités.
• la description des mesures prévues pour éviter et combattre les pollutions et accidents tels que la
pollution du sol, des nappes et eaux de surface, les incendies et feux de brousse,
• le plan indiquant la localisation et le type de signalisation de bord de route pour indiquer clairement
l’entrée des villages et le croisement avec les pistes de transhumance,
• la liste des mesures prévues afin d’assurer un approvisionnement des travailleurs en viande et en bois et
les mesures prévues afin de favoriser l’achat de produits locaux de la zone du projet, à l’exception de la
viande de chasse,
• le plan d’abattage des arbres et utilisation prévue des arbres abattus, l’objectif étant de limiter au
maximum ces abattages,
• le plan pour le développement et l’exploitation des forages d’eau comprenant le calcul détaillé des
quantités maximales qui seront pompées par période de 24h,
I.7.3 - DESSINS D'EXECUTION DES OUVRAGES ET NOTES DE CALCUL
Le Titulaire devra définir, d'une façon précise et complète les dispositions particulières que comportent
son Projet. Il spécifiera toutes les conditions de qualité, de réalisation et de réception se rapportant à ceux
des matériaux ou des ouvrages proposés par lui, dont la nature, les spécifications ou l'emploi ou encore le
mode d'exécution ne seraient pas prévus par le présent Marché ou les normes homologuées.

Dans les quinze jours qui suivent la notification de l'ordre de commencer les travaux, le Titulaire doit
remettre au Maître d'œuvre en trois exemplaires un calendrier de présentation du projet d’exécution
(dénommé Plans du Titulaire). Ce projet d'exécution du projet (travaux préparatoires, terrassements,
assainissement, chaussée, etc.) sera fondé sur les plans types des ouvrages à réaliser, les notes de calcul
correspondantes y compris le mouvement des terres, les plans d'équipement, un avant métré détaillé et un
mémoire justificatif des dispositions envisagées.
Section VII: Spécifications des Travaux 197

Les plans d’exécution pourront être fournis par tronçon de 10 km. La fourniture des plans d’exécution du
dernier tronçon du projet ou des derniers ouvrages devront être fournis au Maître d’œuvre au plus tard le
douzième mois qui suit la date de notification de démarrage des travaux.

Les mémoires, notes de calcul et avant métrés seront rédigées en langue française.

Au cas où le Titulaire ferait établir par des moyens de calcul automatique, tout ou partie des calculs qui lui
incombent :
• Il joindra une notice indiquant de façon complète les hypothèses de base des calculs, leurs processus,
les formules employées et les notations.
• Les "sorties" de tout programme de calcul utilisé devront être suffisamment nombreuses et comporter,
outre les données particulières du calcul, assez de résultats intermédiaires pour que les options, tant
techniques que logiques, soient mises en évidence et que les fractions du calcul, comprises entre deux
options consécutives, puissent être isolées en vue d'une éventuelle vérification. Sur demande du Maître
d’Œuvre, le Titulaire lui fournira tout autre résultat intermédiaire du calcul qu'il estimerait utile, au cas
où la note de calcul automatique serait très volumineuse, le Titulaire fournira un extrait faisant paraître
les résultats déterminants du dimensionnement proposé.
• Le Maître d’Œuvre pourra faire compléter manuellement toute note de calcul automatique incomplète.
• Sur toute demande du Maître d’Œuvre, le Titulaire devra lui fournir des nouvelles notes de calcul
obtenues par le même programme, à partir de données particulières fixées par le Maître d’Œuvre. Si
ces nouvelles notes de calcul faisaient apparaître que les notes de calcul initiales sont acceptables, les
frais nouveaux seront à la charge du Maître de l’Ouvrage ; dans le cas contraire, ceux-ci seront à la
charge du Titulaire.

Un exemplaire de ces dessins lui sera retourné, revêtu du visa du Maître d'œuvre et accompagné, s'il y a
lieu, de ses observations dans un délai de deux (2) semaines à dater de la réception.

L'approbation du Maître d'œuvre ne saura relever le Titulaire d'erreurs existantes dans ses dessins ou notes
et le dégager de ses responsabilités en cas d'omissions ou de contradictions avec les dispositions
contractuelles.

Le Titulaire demeurera responsable de tous les accidents qui viendraient à se produire du fait des travaux
ou qui seraient la conséquence directe ou indirecte des dispositions adoptées.

Le Titulaire ne pourra en aucun cas formuler de réclamation ou demander des indemnités quelconques sur
les conséquences que pourrait avoir sur lui l'application du présent article.
Article I.8 - JOURNAL DE CHANTIER

Le journal de chantier sera tenu sur le chantier journellement par le Titulaire, et sera visé par le Maître
d'Œuvre ou son représentant.

Pour l'établissement de ce journal, le Titulaire devra consigner tous les renseignements détaillés relatifs à
la marche du chantier et en particulier :
• les horaires de travail, l'effectif et la qualification du personnel, la nature et le nombre d'engins et
camions en fonctionnement et en panne,
• les travaux effectués et les quantités de matériaux fabriqués ou mis en œuvre,
• les phases de fabrication de béton et en particulier les incidents (arrêts, reprises, imprévus, etc..),
• la durée et la cause des arrêts de fabrication de béton,
Section VII: Spécifications des Travaux 198

• toutes les dispositions imposées par le Maître d'œuvre en cours de chantier,


• les dispositions prises et les mesures effectuées par le Titulaire pour régler son matériel et contrôler les
réglages.
• les conditions atmosphériques,
• le niveau des eaux,
• les dérogations relatives à l'exécution et au règlement, les notifications de tous les documents, Ordres
de Service, dessins, résultats d'essais hors chantier, attachement, etc.,
• les résultats d'essais et mesures in situ,
• les réceptions
• tous les détails présentant quelque intérêt au point de vue de la tenue ultérieure des ouvrages, de calculs
de prix de revient et de la durée réelle des travaux,
• les incidents de chantier susceptibles de donner lieu à pénalisation ou à réclamation de la part du
Titulaire.

Sur ce journal, le Maître d'Œuvre ou son représentant sera habilité de consigner toutes remarques ou
irrégularités observées relatives à la bonne marche des travaux, de la qualité et du délai d’exécution. Sur le
journal, sera consigné par le Maître d'Œuvre, son représentant ou le Titulaire, le relevé de tout
manquement ou incident ayant donné lieu à une incidence sur l’environnement significative ou un accident
ou incident avec la population et les mesures correctives précises qui s’y rapportent.

Le journal de chantier sera signé chaque matin par les représentants du Titulaire et du Maître d’Œuvre.

Article I.9 - PLANS DE RECOLEMENT

A la fin des Travaux et en tous cas avant la dernière réception provisoire, le Titulaire fournira à
l'Administration cinq (5) exemplaires, dont un (1) exemplaire reproductible (contre-calque invariant et
support informatique) des plans de récolement. Sur ces plans figureront tous les ouvrages tels qu'ils ont
réellement été réalisés, avec leurs positions, cotes et dimensions. Ainsi, ils comprennent entre autres :
• la situation exacte des différents types de travaux exécutés,
• les dimensionnements réalisés (largeur, longueur, épaisseur, etc.),
• la nature et la carrière (emprunt) origine des matériaux utilisés
• les résultats obtenus par le laboratoire (compacité, flèche, dosage est, uni, déflexions de la chaussée
finie, etc.),
• l'emplacement du système de drainage (fossés non revêtus et revêtus, passages d'eau).

L'échelle et la représentation de tous les plans de récolement, et spécialement ceux des ouvrages et de leurs
fondations doivent être agréés par le Représentant du Maître d'œuvre.

Tant que les plans de récolement n'auront pas été fournis, la réception provisoire ne pourra être prononcée.

L'établissement de ces documents est à la charge du Titulaire.

Article I.10 - TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES


I.10.1 - GENERALITES
Section VII: Spécifications des Travaux 199

Le Titulaire dispose dans les plans du dossier d’appel d’offres des éléments permettant l’implantation de la
géométrie du projet ainsi que d’un plan de bornage de la polygonale ayant servie de base aux levés
topographiques de l’étude. Les bornes sont implantées sur le terrain.

Le Titulaire vérifiera la polygonale existante contradictoirement avec le Représentant du Maître d’Œuvre


et un compte-rendu sera établi suite à cette vérification. le Titulaire est alors responsable du maintien de ce
bornage.

Le Titulaire aura la charge de l’implantation de détail de l’axe définitif de la route du projet conformément
aux directives du Représentant du Maître d’œuvre.

Le Titulaire mettra à la disposition du Représentant du Maître d’œuvre une équipe topographique complète
avec tout le matériel nécessaire pour effectuer les travaux de vérification d’implantation dans les délais
prévus au marché.

Le Titulaire aura à effectuer diverses sortes de travaux topographiques :


• Implantation de l’axe, levé topographique,
• levés tachéométriques
• levé de la zone des ouvrages d’assainissement.
• Implantations des ouvrages
I.10.2 - IMPLANTATION DE L’AXE ET LEVE TOPOGRAPHIQUE

A partir des éléments du dossier d’exécution, le Titulaire procédera à l’implantation directe de l’axe de la
route et effectuera les divers levés topographiques nécessaires : levés du profil en long et des profils en
travers du terrain naturel. Ces levés seront réalisés contradictoirement avec le Représentant du Maître
d’œuvre et serviront de base au calcul des cubatures des terrassements et travaux réalisés.
I.10.3 - PIQUETAGE

L’axe de la route sera matérialisé par des piquets métalliques ; ces piquets seront placés aux endroits
suivants :
• raccordement à l’origine et à la fin des courbes,
• à chaque changement de pente du terrain naturel,
• aux endroits des ouvrages existants et futurs,
• aux points présentant des caractéristiques particulières,
• à intervalle régulier le long du tracé de manière à avoir un intervalle entre piquets ne dépassant pas
vingt cinq (25) mètres.

Un profil en travers sera établi à chacun des points de piquetage.


I.10.4 - BORNAGE

De plus, l’axe sera matérialisé par des bornes d’un type à proposer par le Titulaire à l’agrément du
Représentant du Maître d’œuvre.

Des bornes de référence en béton dosé à 250 kg de dimensions minimales 45 x 30 x 15 cm avec un piquet
d’acier de 25 mm seront disposées à une distance de trente (30) mètres de part et d’autre de l’axe, comme
suit :
Section VII: Spécifications des Travaux 200

• à chaque origine et fin de courbe,


• aux intersections des alignements droits,
• à des intervalles ne dépassant pas cinq cents (500) mètres dans les alignements droits,  et dans tous les
cas de manière à permettre la visée entre deux bornes.

Des bornes provisoires seront établies à des distances ne dépassant pas deux cents (200) mètres.

Chaque borne sera rattachée au nivellement général du Togo.

Le Titulaire sera tenu de veiller à la conservation des piquets, des bornes et des repères de base et dus
rétablir ou dus remplacer en cas de besoin ou sur ordre du Maître d’Œuvre, soit à leur emplacement
définitif, soit en un autre point, si l'avancement des travaux l'exige. Dans ce dernier cas, le Titulaire devra
remettre au Maître d’Œuvre le plan d'implantation coté des nouveaux piquets ou bornes.

Pendant toute la durée des travaux, le Titulaire devra maintenir en permanence sur le chantier le personnel
spécialisé et le matériel nécessaire au maintien ou au rétablissement des repères et bornes susmentionnées.
I.10.5 - PROFIL EN LONG

On obtiendra le profil en long en joignant les points matérialisés par les sommets des piquets. Ce profil en
long sera représenté à l’échelle 1/1.000 dans le sens de la longueur et 1/100 dans le sens de la hauteur.
I.10.6 - PROFILS EN TRAVERS

Ainsi qu’il est indiqué plus haut, des profils en travers seront levés à chaque point de piquetage, sur une
distance de trente (30) mètres de part et d’autre de l’axe. Tous les points nécessaires des profils en travers
seront nivelés pour garantir le calcul correct des cubatures et permettre une représentation correcte des
conditions de drainage de la route.

Les levés ainsi effectués seront considérés comme établis contradictoirement et serviront de base aux
métrés définitifs des terrassements.
I.10.7 - LEVES TACHEOMETRIQUES
Dans les zones où l’implantation directe de l’axe n’est pas possible, c’est à dire sur les zones où le Maître
d'Ouvrage a l’intention de modifier le tracé défini au projet, le Titulaire procédera au préalable, selon les
directives du Représentant du Maître d’œuvre à des levés tachéométriques à l’échelle du 1/5.000.

Une bande d’étude sera levée sur une largeur de cent (100) mètres, avec une densité maximale de quarante
(40) points à l’hectare.

Le Titulaire établit des plans à courbes de niveau métriques ou décimétriques, selon les prescriptions du
Représentant du Maître d’œuvre, qui étudiera l’axe à retenir. le Titulaire procède à partir de ces données à
l’implantation de l’axe et à sa matérialisation comme prévu ci-dessus.
I.10.8 - LEVE DE LA ZONE DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT

Sur demande du Représentant du Maître d’œuvre, l’emplacement de certains ouvrages pourra être relevé
au tachéomètre sur une longueur et une largeur suffisante avec une densité maximale de quatre vingt (80)
points à l’hectare pour permettre l’implantation de l’ouvrage sur des plans à l’échelle 1/500.
Section VII: Spécifications des Travaux 201

I.10.9 - IMPLANTATION DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT

Avant tout commencement d'exécution des travaux, il sera procédé à l'implantation contradictoire des
ouvrages d’assainissement
I.10.10 - SONDAGES DE RECONNAISSANCE

Le Titulaire devra effectuer dans les délais assignés par le Représentant du Maître d’œuvre et sur les sites
d’ouvrages désignés par le Représentant du Maître d’œuvre des sondages (puits manuels, sondages à la
pelle ou sondages carottés) afin de préciser la nature et la profondeur de l’horizon d’appui. Cette
reconnaissance sera effectuée simultanément aux levés topographiques et conformément aux indications
du Représentant du Maître d’œuvre.

Des sondages de reconnaissance seront également réalisés dans les déblais de profondeur supérieure à un
(1) mètre à la fréquence indiquée par le Représentant du Maître d’œuvre, pour préciser les conditions
d’extraction et les possibilités de réemploi des matériaux rencontrés, et sous l’assise des remblais.

Des échantillons représentatifs y seront prélevés et acheminés au laboratoire de chantier.


I.10.11 - MOUVEMENT DES TERRES

Sur la base des levées topographiques et des sondages de reconnaissance, le Titulaire soumettra au
Représentant du Maître d’œuvre un schéma de mouvement des terres qui servira de base au règlement des
prestations de transport.

Ce mouvement des terres sera établi pour des sections d’une longueur minimale de cinq (5) kilomètres et
tiendront compte des excédents ou déficits sur les tronçons adjacents.

Le mouvement des terres sera soumis à l’agrément du Représentant du Maître d’œuvre au minimum dix
(10) jours avant le début des travaux. Le Représentant du Maître d’œuvre disposera d’un délai de dix (10)
jours pour donner son accord, refuser ou faire ses observations sur ce mouvement des terres.

Article I.11 - MODIFICATION DU PROJET

Le Représentant du Maître d’œuvre, en accord avec le Maître d'Œuvre, pourra faire procéder à des
modifications ponctuelles du projet.
L’étude de ces modifications ne devra être en aucun cas à l’origine d’un retard dans l’exécution des
travaux, et ne donnera pas lieu à un paiement quelconque.

Le Titulaire reste seul responsable du travail qu'il aura exécuté et en aucun cas le Représentant du Maître
d’œuvre ou le Maître d'Ouvrage ne pourront être mis en cause.

A ce titre le Titulaire est tenu en tant qu'homme de l'art, de signaler les anomalies, défauts ou erreurs qu'il
pourra découvrir.
Section VII: Spécifications des Travaux 202

Chapitre II – Provenance, qualité et préparation des


matériaux

Article II.1 - GENERALITES

Les différents matériaux, composants ou équipements, entrant dans la composition des ouvrages ou
présentant des incidences sur leur aspect définitif, sont proposés par le Titulaire. Le plan d'assurance de la
qualité (P.A.Q.) définit les modalités de présentation à l'acceptation du maître d’œuvre lorsqu'elles ne sont
pas fixées au marché. Ils sont définis par leurs caractéristiques, leur conditionnement et leur provenance.

Il est rappelé que conformément au décret n° 84.74 du 26 janvier 1984 relatif au statut de la normalisation
qui a été modifié par les décrets n° 90.653 du 18 juillet 1990 et n° 93.1235 du 15 novembre 1993, lorsqu'il
est fait référence, dans le présent marché, à des normes françaises non issues de normes européennes, des
normes étrangères en vigueur dans un état membre de l’Union Européenne ou de l'Espace Economique
Européen peuvent être applicables sous réserve qu'elles soient reconnues équivalentes.

Les mêmes principes peuvent s’appliquer lorsqu'il est fait référence à la marque d'un organisme
certificateur agréé français ou à un agrément technique français. II.1.1 - JUSTIFICATIONS DE
PROVENANCE

Le Titulaire est tenu de justifier à tout moment, sur demande du maître d’œuvre, la provenance des
matériaux au moyen de lettres de voitures, factures, bons de pesée, bons de livraison ou toute autre pièce
signée du fournisseur.
II.1.2 - AGRÉMENT ET RÉCEPTION DES MATÉRIAUX

II.1.2.1 - Principe

Les matériaux dont l'origine n'est pas imposée doivent être soumis par le Titulaire à l'agrément du maître
d’œuvre. Les propositions d'agrément des matériaux doivent être présentées au maître d’œuvre au moins
deux mois avant leur utilisation et en temps utile pour permettre la production des plans d'exécution dans
les délais fixés aux présentes Spécifications Techniques.

Le Maître d'œuvre se réserve un délai de quinze jours pour donner sa décision, ce délai courant à partir de
la date à laquelle ont été fournis tous les échantillons de fabrication et tous les renseignements propres à
justifier les propositions du Titulaire.

Toutefois, l'agrément définitif des matériaux est subordonné au résultat positif des épreuves de convenance
prévues par les présentes Spécifications Techniques.

II.1.2.2 - Essais préalables à l'agrément

Les essais préalables à l'agrément des matériaux sont soumis aux règles suivantes :
• ils sont exécutés par un laboratoire agréé par le maître d’œuvres  les frais correspondants sont à la
charge du Titulaire,
Section VII: Spécifications des Travaux 203

• le maître d’œuvre peut conserver un échantillon de chaque fourniture soumise aux essais d'agrément.
La fourniture de ces échantillons est à la charge du Titulaire, y compris le transport au laboratoire du
maître d'œuvre.

II.1.2.3 - Contrôle de fonctionnement des installations


• Les essais de contrôle de fonctionnement en cours de fabrication sont soumis aux règles suivantes :
• les essais sont exécutés par un laboratoire agréé par le maître d’œuvre,
• les frais correspondant à la fabrication, aux prélèvements et aux essais sont à la charge du Titulaire
(agrégats, eau, etc. ... ),
• les lieux des prélèvements ou essais sont déterminés par le Maître d’œuvre à la charge du Titulaire de
les réaliser sous l’autorité du Maître d’œuvre. Les résultats seront communiqués au Maître d’œuvre et
au maître d’ouvrage,
• les essais à réaliser et leur fréquence sont précisés dans le P.A.Q. pour chaque nature de travaux, en
accord avec les stipulations des chapitres III et IV des présentes Spécifications Techniques.

II.1.2.4 - Réception des matériaux

Avant leur emploi, tous les matériaux sont présentés, sur chantier ou en usine, au contrôle externe du
Titulaire. Les matériaux ne peuvent être utilisés qu'autant que les résultats des essais ont permis de les
accepter.

Les vérifications, essais et mesures de contrôle de conformité aux spécifications sont soumis aux règles du
plan d'assurance de la qualité (P.A.Q.) du type C (circulaire n° 82-50 du 24 mai 1982).
II.1.3 - CONTROLE EXTERIEUR AU PRODUCTEUR

En plus du contrôle interne et du contrôle externe à la chaîne de production prévus dans le cadre du
P.A.Q., un contrôle extérieur inopiné est effectué par le maître d’œuvre, par lui-même ou par un
organisme qu’il aura mandaté.

Article II.2 - ORIGINE DES MATERIELS, MATERIAUX ET FOURNITURES

Les origines des matériels, matériaux et fournitures nécessaires à l'exécution du Marché devront répondre
aux spécifications du règlement d'Appel d'Offres.

Les diverses origines devront être spécifiées dans la soumission du Titulaire.

Le Titulaire ne pourra modifier l'origine d'une des fournitures ou d’un des matériels qu'après acceptation
du Représentant du Maître d’œuvre.

Article II.3 - PROVENANCE DES MATERIAUX

La fourniture de tous les matériaux destinés à l'exécution du présent Marché incombe au Titulaire qui
devra soumettre leur provenance, les spécifications techniques du fournisseur à l'agrément du Représentant
du Maître d’œuvre avant leur mise en œuvre en temps utile pour respecter le délai contractuel d'exécution.
L'origine de tous les matériaux et fournitures devra répondre aux instructions du Bailleur de fonds en la
matière.

La provenance des matériaux autres que ceux provenant d’extractions réalisées par le Titulaire (Ciment,
bitume, éléments manufacturés...) qu’ils soient ou non importés doit être soumise au Représentant du
Section VII: Spécifications des Travaux 204

Maître d’œuvre au plus tard 60 jours avant la date prévue d’utilisation. Le Représentant du Maître d’œuvre
dispose d’un délai de trente (30) jours pour donner ou refuser son agrément ou demander au Titulaire des
informations complémentaires. Dans ce dernier cas, le délai d’agrément est intégralement reconduit à
trente (30) jours à compter de la fourniture par le Titulaire des précisions demandées.

Aucune réclamation ne sera admise au cas où le Titulaire aurait commandé des matériaux avant
l’expiration du délai accordé pour leur agrément par le Représentant du Maître d’œuvre.

II.3.1 - MATERIAUX D’EXTRACTION OU D’EMPRUNT

En ce qui concerne les matériaux d'extraction, le Représentant du Maître d’Œuvre pourra retirer à tout
moment l'agrément d'un emprunt ou carrière, s'il estime que le gisement ne fournit plus de matériaux
conformes aux spécifications requises.

Les agrégats pour mortier, béton, couches de chaussée en concassé, couche de roulement proviendront des
carrières de roches massives, de bancs de graviers (béton) à l'exclusion de matériaux latéritiques. Ils seront
employés naturellement ou après traitement tel que concassage et criblage et éventuellement lavage.

Les carrières et emprunts sont ceux désignés à titre indicatif dans le dossier géotechnique et également
ceux découverts en cours de travaux par le Titulaire ou le Contrôle. Le dossier géotechnique remis par
l'Administration est fourni à titre indicatif, il n’est pas contractuel.

Avant tout début d’exploitation, le Titulaire devra s’assurer de la qualité des matériaux du gisement et de
la quantité effectivement exploitable. La responsabilité du Titulaire reste engagée quant à la qualité et la
quantité des matériaux à fournir.

Les essais de réception des matériaux sont indiqués dans les tableaux suivants, on y trouvera également les
processus d'essais, les résultats exigés et le nombre minimum d'essais.

La distance de transport à prendre en compte, quand elle s’applique, est celle mesurée en additionnant la
distance à vol d’oiseau entre l’emprunt. ou la carrière et la route à la distance parcourue sur l’itinéraire
pour arriver au point de déchargement. Dans le cas où le Titulaire préférera exploiter une carrière ou un
emprunt plus éloigné, seule la distance la plus courte mesurée dans les mêmes conditions sera prise en
compte.

Pour les matériaux d'extraction, la présentation du dossier d'identification des gîtes devra avoir lieu au
moins quinze (15) jours avant le démarrage effectif des travaux. Pour chacun des gîtes, le dossier
technique qui sera remis comprendra le calcul des distances de transport afférent. II.3.2 - BETONS DE
CIMENT

Le Titulaire proposera la composition des bétons de ciment et de sols ciment au moins soixante (60) jours
calendaires avant tout début d'exécution des ouvrages et de la couche de chaussée. le Titulaire devra
réaliser les bétons de convenance sous le contrôle du Représentant du Maître d’Œuvre afin de s'assurer
qu'ils répondent bien aux spécifications demandées. Le Représentant du Maître d’Œuvre aura dix (10)
jours pour faire ses observations après obtention des résultats à 28 jours sur les bétons de convenance.
L’agrément des bétons devra être renouvelé dans les mêmes conditions à chaque modification de leur
composition (Changement de gîte d’extraction des granulats ou de station de concassage, changement de
nature ou provenance de ciment, changement d’alimentation en eau).
Section VII: Spécifications des Travaux 205

Article II.4 - PROVENANCE DE L'EAU

Le Titulaire fait son affaire des problèmes d'eau du chantier. Il devra prendre ses dispositions pour assurer
l'approvisionnement en eau du chantier et des installations qui en auront besoin.

Il pourra ainsi être amené à faire des forages pour l’approvisionnement de l’eau nécessaire à la fabrication
des bétons et à l’humidification éventuelle des divers matériaux mis en œuvre.

Article II.5 - QUALITE DES MATERIAUX DE REMBLAI

Les matériaux pour remblais proviennent des déblais voisins ou d’emprunts pris à proximité du tracé à une
distance inférieure à 500 m, sauf exceptions agréées par le Représentant du Maître d’œuvre.

Ils doivent répondre aux spécifications suivantes :

PROCESSUS
NATURE DES ESSAIS DES ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS

Teneur matières organiques Absence de matières Au gré du Représentant


organiques, tolérance 0,5% du Maître d’œuvre
Teneur en eau naturelle NFP 94-050 Wnat < WP Au gré du Représentant
du Maître d’œuvre
Analyse granulométrique L.C.P.C. G. 2 Pas d’éléments > 150 mm 1 par 1000 m3 de
par tamisage et par 1970 Absence de vase, Accord matériaux mis en œuvre
sédimentométrie du Représentant du Maître ou au gré du
d’œuvre sur le matériau Représentant du Maître
propre d’œuvre
Limites d'Atterberg NFP 94-052-1 Ip < 10 1 par 2000 m3 de
matériaux mis en œuvre
ou au gré du
Représentant du Maître
d’œuvre
Equivalent de sable P18-598 > 20 Au gré du Représentant
du Maître d’œuvre
PROCTOR modifié P98-231-1 En vue de la détermination 1 pour 2000 m3 de
de la compacité en place matériaux mis en œuvre
ou au gré du
Représentant du Maître
d’œuvre
PROCESSUS
NATURE DES ESSAIS DES ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS

Indice CBR à 4 jours NFP 94-078 Supérieur à 10 1 par 2000 m3 de


d’immersion sur matériaux mis en œuvre
échantillons compactés à 95 ou au gré du
% de l’OPM
Section VII: Spécifications des Travaux 206

Représentant du Maître
d’œuvre
Article II.6 - MATERIAUX POUR COUCHE DE FORME

Lorsque l’indice CBR du sol constituant l’arase des terrassements sera inférieur à 20, il sera procédé à la
mise en œuvre d’une couche de forme sur instructions du Représentant du Maître d’œuvre.

Les matériaux pour couche de forme seront des graveleux latéritiques ou de sables limoneux ou argileux
provenant d’emprunt ou éventuellement de déblais ayant les caractéristiques suivantes :

PROCESSUS
NATURE DES ESSAIS DES ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS

Teneur matières Absence de matières Au gré du Représentant du


organiques organiques, tolérance 1% Maître d’œuvre
Teneur en eau naturelle NFP94-050 Wnat < WP Au gré du Représentant du
Maître d’œuvre
Analyse granulométrique L.C.P.C. G. 2 Pas d’éléments > 50 mm 1 par 1000 m3 de matériaux
par tamisage et par 1970 Pourcentage d’éléments mis en œuvre ou au gré du
sédimentométrie inférieurs à 80 microns Représentant du Maître
inférieur ou égal à 35.
d’œuvre
Absence de vase
Limites d'Atterberg NFP94-052-1 Indice de plasticité 1 par 2000 m3 de matériaux
inférieur à 20 (pour les mis en œuvre ou au gré du
graveleux latéritiques) Représentant du Maître
d’œuvre
Equivalent de sable P18-598 > 20 (pour les sables Au gré du Représentant du
limoneux ou argileux) Maître d’œuvre
PROCTOR modifié P98-231-1 En vue de la 1 pour 1000 m3 de matériaux
détermination de la mis en œuvre ou au gré du
compacité en place Représentant du Maître d’œuvre

Gonflement linéaire NFP94-078 <1% 1 par 1000 m3 de matériaux mis


mesuré dans le cadre de en œuvre ou au gré du
l’essai CBR Représentant du Maître
d’œuvre
Indice CBR à 4 jours NFP94-078 Supérieur à 20 1 par 1000 m3 de matériaux
d’immersion sur mis en œuvre ou au gré du
échantillons compactés à Représentant du Maître
95 % de l’OPM d’œuvre

Article II.7 - MATERIAUX POUR COUCHE DE FONDATION

Les matériaux constituant la couche de base des chaussées, en solution de base, seront en graveleux
latéritique
Section VII: Spécifications des Travaux 207

Le graveleux latéritique doit être de qualité suffisante, il devra avoir les caractéristiques minimales
suivantes :
• Tous les éléments devront passer au tamis de 40mm
• 45% minimum d’éléments >2mm
• 20% maximum d’éléments passant au tamis de 80µ
• WL < 40%
• IP ≤ 25
• CBR à 95% de l’OPM à 96heures d’imbibition > 30
• Gonflement linéaire mesuré dans le cadre de l'essai CBR inférieur à 1 %,  Teneur en matière
organiques<1%

Article II.8 - MATERIAUX POUR COUCHE DE BASE EN GRAVE CONCASSEE 0/31.5

Les matériaux constituant la couche de base des chaussées seront en grave concassée 0/31.5

La grave concassée 0/31.5 sera exclusivement une grave recomposée obtenue par concassage et criblage
de roche massive en provenance de carrières et installations agréées par le Représentant du Maître
d’Œuvre sur proposition du Titulaire.

Les gisements et installations correspondront aux spécifications suivantes :


• La grave devra être exempte de terre végétale et de matières organique, selon NF P 18.301.
• Le fuseau de spécifications, qui est la zone dans laquelle doit se situer le fuseau de tolérance, aura les
caractéristiques suivantes :

Maille du tamis en mm Tamisats en %

Minima Maxima Moyenne

40 100
31,5 85 100 92
20 62 90 62
10 35 62 47
6,3 25 50 37
4 18 42 30
2 14 34 24
0,08 2 10 6

Le fuseau de tolérance, qui doit se situer à l'intérieur du fuseau de spécification et correspond à la zone
dans laquelle devront se trouver 95% des courbes obtenues au cours du contrôle de fabrication, aura les
caractéristiques suivantes :
Section VII: Spécifications des Travaux 208

Maille du tamis en mm Tolérance de chaque tamisat en %

10 + ou Ŕ 10
6,3 + ou Ŕ 8
4 + ou Ŕ 7
2 + ou Ŕ 6
0,5 + ou Ŕ 4
0,2 + ou Ŕ 3
0,08 + ou Ŕ 2
La grave 0/31.5 sera entièrement concassée et recomposée à partir de deux classes granulaires au moins
(sable et gravillon).

Le coefficient d'aplatissement, mesuré sur la fraction 4/25, selon NF P 18-561, défini comme étant le
pourcentage des éléments tels que G/E > 1,58 (G et E étant respectivement la grosseur et l'épaisseur du
granulat), devra être inférieur à 25%.

La grave concassée 0/315 devra dans tous les cas présenter un coefficient Los Angeles strictement
inférieur à 30 pour une granularité correspondant aux classes A, B et C, selon NF P 18-573.

Les résultats de l'essai d'usure Micro-Deval en présence d'eau, selon NF P 18-572, devront indiquer un
coefficient M.D.E. inférieur à 25.

Le sable pour la grave concassée devra présenter un équivalent de sable à 10% des fines selon NF P 18597
supérieur à 40 et une valeur au bleu de méthylène selon NF P 18-592 inférieure à 2 g.

Le gravillon pour la grave concassée appartiendra à la catégorie D III définie par la norme NF 18-321. Le
sable pour la grave concassée appartiendra à la catégorie C définie par la norme NFP 18-321.

L'indice de plasticité de la grave concassée 0/31.5 devra être non mesurable.

Durant la période des essais préalables, le Titulaire proposera à l'agrément du Représentant du Maître
d’œuvre les courbes granulométriques représentant la production moyenne de son installation.

Les courbes moyennes agréées par le Représentant du Maître d’œuvre seront contrôlées régulièrement
pendant la période de production à raison d'une granulométrie représentant la production moyenne de son
installation.

Les courbes moyennes agréées par le Représentant du Maître d’œuvre seront contrôlées régulièrement
pendant la période de production à raison d'une granulométrie par 500 m3 ou par journée de production.

Article II.9 - IMPREGNATION


Le liant utilisé pour la couche d'imprégnation sera un bitume fluidifié (cut-back) de catégorie 0/1 issu d’un
bitume de distillation directe de classe 50/70 ou 35/50 selon la circulaire française du 9 février 1988 et la
norme NF EN 12591, mélangé à un diluant pétrolier conformément à la norme T 65-002. le Titulaire devra
fournir au Représentant du Maître d’Œuvre la fiche d'identification du fournisseur.
Section VII: Spécifications des Travaux 209

Le Représentant du Maître d’Œuvre pourra néanmoins décider de faire des essais sur liant aux frais du
Titulaire.

Le liant (Cut back 0/1) doit répondre aux spécifications suivantes :

PROCESSUS
NATURE DES ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS
DES ESSAIS

Pseudo-viscosité NF T-66.005 Suivant qualité du liant adopté 1 par lot de fabrication et


et selon norme NF T-65.002 de livraison minimum
Densité relative à 25°C NF T-66.007 d° Au gré du Représentant du
Maître d’œuvre
Distillation fractionnée NF T-66.003 d° Au gré du Représentant du
Maître d’œuvre

Pénétrabilité à 25°C du NF T-66.004 d° Au gré du Représentant du


résidu Maître d’œuvre
Article II.10 - LIANT POUR ENDUIT SUPERFICIEL

Les accotements seront revêtus en enduit superficiel monocouche et la chaussée en enduit superficiel
tricouche. Le liant utilisé sera un bitume fluidifié de classe 400/600 ou une émulsion ECR69 fabriqués à
partir d’un bitume de base de classe 50/70, conforme aux normes NF T 65-002 et 65-011 ou équivalentes.
le Titulaire devra fournir au Représentant du Maître d’œuvre la fiche d'identification du fournisseur.

Le Représentant du Maître d’œuvre pourra néanmoins décider de faire des essais sur liant aux frais du
Titulaire.

Article II.11 - GRANULATS POUR ENDUIT SUPERFICIEL

Les gravillons pour les enduits superficiels seront exclusivement obtenus par concassage et criblage de
roches massives en provenance de carrières agréées par le Représentant du Maître d’Œuvre sur proposition
du Titulaire.

Ce seront :

4/6,3 6,3/10 10/14

un gravillon 10/14, un gravillon 6,3/10 et un gravillon 4/6,3 pour l’enduit superficiel tri couche. un

gravillon 6/10 pour l’enduit superficiel monocouche.

Les gravillons seront exempts de terre végétale et de matières organiques, selon norme NF P 18-586.

Les tolérances granulométriques des gravillons à mettre en œuvre pour chacune des couches devront
répondre aux caractéristiques figurant dans le tableau ci-après (d et D étant les tamis extrêmes définissant
la classe du gravillon d/D) :
Section VII: Spécifications des Travaux 210

DEFINITION TOLERANCE
Proportion en poids retenue sur le tamis D 15%
Proportion en poids passant au tamis d 15%
Total des deux proportions précédentes 20%
Proportion retenue sur le tamis (d+D)/2 >1/3 et < 2/3
Proportion retenue sur le tamis 1,25 D 2%
Proportion passant sur le tamis 0,63d 2%
Forme : Proportion de grains de forme défectueuse (coefficient 15%
d’aplatissement G/E >1,58)
Homogénéité : Proportion de grains friables ou altérés 3%
Propreté : Proportion d’éléments fins et impuretés (passant au 1%
tamis de 0,5 mm)
Proportion de fines argileuses 0%
Coefficient LOS ANGELES <35
MICRO DEVAL en présence d’eau <30
LA + MDE < 55
Adhésivité VIALIT (L.C.P.C. 1973) à 20°C >=90
Adhésivité VIALIT (L.C.P.C. 1973) à 60°C >=75

Dans le cas où l’adhésivité des granulats naturels ne répondrait pas aux spécifications, le Titulaire prévoira
l’ajout d’un dope d’adhésivité introduit dans la masse.

Article II.12 DOPES POUR LIANTS HYDROCARBONES :

Dans le cas ou l’essai d’adhésivité n’est pas concluant il sera utilisé un dope d’adhésivité introduit
dans la masse pour :
- Favoriser le mouillage par le liant des surfaces minérales humides (adhésivité active)
- S’opposer au déplacement du liant par l’eau (adhésivité passive)
La provenance, les caractéristiques et l’utilisation de ces dopes seront présentées par
l’entrepreneur. En particulier il fournira les études menées sur le produit ainsi que les références
d’utilisation sur d’autres chantiers.

Les modalités et la quantité d’analyses et essais auxquels ils devront donner lieu seront fixées par
l’Ingénieur.

Article II.13 - QUALITES DES CIMENTS POUR BETONS ET MORTIERS

Le Titulaire indiquera dans sa proposition la nature et la provenance des ciments qu’il compte utiliser.
Section VII: Spécifications des Travaux 211

Le fascicule 3 cité à l’article I.2 ci-avant est applicable ainsi que les normes NF P 15 Ŕ300, 301 et 302.

Il ne peut être fait usage que des ciments normalisés sous le label NF. V.P. ou équivalent.

En élévation : seul sera utilisé le ciment CPA-CEM I ou CPJ-CEM II/A de classe 32,5 ou 42,5 de la norme
NF P 15-301

En fondation : si les eaux en contact avec le béton de fondation sont agressives, il sera utilisé pour les
fondations et appuis des ciments répondant aux spécifications de la circulaire française 23 du 17/04/1968
du Ministère de l’Equipement et du Logement intitulée «Résistance à l’eau de mer et aux eaux agressives
des bétons des ouvrages maritimes et des voies navigables».

Les ciments suivants sont alors utilisés : CLK-CEM III (NF P 15-301) et CHF-CEM III de classe 42,5 ou
52,5 (NF P 15-301).

Le P.A.Q. définit la catégorie, la classe et la sous-classe des ciments en tenant compte entre autres
paramètres de l'agressivité du milieu.

Les ciments pour superstructures doivent être inscrits sur la liste d’agrément de l’AFNOR et avoir une
teneur en C3A inférieure à 5 % et une teneur en SO3 inférieure à 2.5 %.

Le Titulaire pourra proposer une valeur minimale de la résistance à la compression à 28 jours supérieure à
la valeur minimale garantie par la norme.

Il sera tenu compte de la valeur proposée pour l'interprétation de l'épreuve d'étude sous réserve de :
• justifier cette proposition par des résultats statistiques mensuels et annuels effectués par la société de
cimenterie dans le cadre de son contrôle interne,
• l'engagement écrit du cimentier de respecter la valeur proposée,
• la formalisation dans le P.A.Q. de la procédure d'alerte à suivre si les contrôles effectués mettent en
évidence une baisse de la résistance du ciment telle que la valeur retenue pour l'interprétation des
épreuves d'études risque d'être franchie.
II.13.1 - MODE DE LIVRAISON

Les ciments seront livrés soit en sacs de cinquante kilogrammes, soit en vrac.

Lorsque le ciment est livré en sacs, le Titulaire s’engage à tenir à la disposition du Représentant du Maître
d’œuvre sur le chantier une bascule permettant de peser la masse des sacs de ciment approvisionnés avec
une précision d’un demi-kilogramme.
Les sacs déchirés seront refusés.

Lorsque le ciment est livré en vrac, le Titulaire assurera le nettoyage préalable des containers, en
particulier l’élimination de tout résidu contenant du sucre ou des nitrates.

Le ciment devra être livré sur le chantier à une température inférieure à soixante dix degrés Celsius (70°C).

Un relevé des températures à la livraison est à prévoir au P.A.Q. Les silos sont également équipés en partie
supérieure de thermomètres.
Section VII: Spécifications des Travaux 212

Un prélèvement conservatoire d’une masse minimale de cinq (5) kilogrammes sera réalisé
contradictoirement sur chaque livraison de ciment et conservé aux soins du Titulaire. II.13.2 - MODE DE
CONSERVATION

Le stockage sera fait conformément au F65.A et à ses annexes :

Les silos pour la conservation du ciment en vrac devront être secs, clos et couverts.

Les locaux de stockage du ciment en sacs devront présenter toutes garanties de protection contre
l’humidité et l’intrusion de toutes personnes autres que les représentants désignés du Titulaire ou du
Représentant du Maître d’œuvre. Les liants devront être séparés par nature.

La contenance des silos ou locaux de stockage devra être suffisante pour assurer sans discontinuité
l’alimentation normale des chantiers.

En cas d’anomalie constatée sur les bétons, les essais de vérification de la conformité des ciments seront
effectués, aux frais du Titulaire et conformément aux dispositions des § 2.3.2 et 2.2.5 de la norme NF P 15
300, sur les prélèvements conservatoires correspondants.

Si les essais mettent en évidence la non conformité des ciments aux normes, il sera procédé à des contre
épreuves aux frais du Titulaire. Lorsque les épreuves et contre épreuves sont défavorables.

Les ciments répondront également aux spécifications suivantes :


PROCESSUS
NATURE DES ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS
DES ESSAIS
Temps de prise sur Norme NF P Début de prise> 3h Fin de 1 prélèvement par
mortier normal 15-431 et NF prise < 5 h chargement de ciment de
EN 196-3 même spécification avec au
moins 1 prélèvement par 20
tonnes
Temps de fissurabilité Norme NF P Temps > 15 h Idem
15-434
Finesse de mouture NF EN 196-6 Pas de limite fixée Idem
Expansion à chaud NF EN 196-3 Conformité aux Trois (3) essais par
prescriptions des normes prélèvement sauf pour la
- NF P 15-301 résistance à la compression :
- NF P 15-302 six (6) essais
PROCESSUS
NATURE DES ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS
DES ESSAIS
Résistance mécanique à NF EN 196-1 Idem Idem
7 et 28 j
Analyse chimique NF EN 196-2 Idem Idem
sommaire - S03 -
insoluble Ŕ perte au feu
Section VII: Spécifications des Travaux 213

Les résultats de ces essais devront être communiqués au Représentant du Maître d’Œuvre moins de dix
(10) jours après la date du prélèvement, à l’exception de la résistance à 28 jours et, en outre, avant
l’emploi du ciment.

Les cadences d’essais indiquées dans les tableaux ci-dessus pourront être augmentées par le Représentant
du Maître d’Œuvre en fonction des dispersions constatées dans les résultats des essais.

Tout résultat non satisfaisant (à l’exclusion de l’essai de fissuration) entraînera l’exécution des essais sur
tous les prélèvements effectués sur le ciment destiné aux ouvrages et qui n’est pas encore consommé. Si
l’une des épreuves, (autre que l’essai de fissurabilité), donne des résultats défavorables, le lot
correspondant sera rebuté. Dans le cas de la double contre-épreuve demandée par le Titulaire, le lot
correspondant sera rebuté si le résultat de l’une des deux contre-épreuves est défavorable.

Si les premiers résultats de fissuration ne sont pas conformes aux prescriptions, il sera procédé au blocage
du lot. Les essais seront exécutés à nouveau au bout de quatorze (14) jours de silotage ; Si les résultats de
ces essais sont négatifs le lot sera, soit rebuté, soit déclassé pour usage en béton de type C (béton courant).

Article II.14 - QUALITE DES SABLES POUR MORTIER ET BETON


II.14.1 - NATURE

Le granulat fin sera du sable naturel ou provenant de concassage.

Avant tout début d’approvisionnement à la centrale de bétonnage, le Titulaire soumettra la provenance et


la nature des gîtes qu’il envisage d’exploiter à l’agrément du Représentant du Maître d’œuvre.

Les sables d’origine marine sont interdits.


II.14.2 - SPECIFICATIONS

Le sable doit répondre aux prescriptions de la norme XP P18-540 complétée par les spécifications ci-
dessous.

Le Titulaire réalisera une série d’essais tels que définis ci-après dont il soumettra les résultats à l’appui de
sa demande d’agrément de chaque gîte.

Le Représentant du Maître d’Œuvre disposera d’un délai de dix (10) jours pour faire connaître son
acceptation ou son refus de chacun des gîtes proposés.

Les cadences d'essais de réception des approvisionnements seront précisées dans le PAQ. Elles pourront
être augmentées par le Représentant du Maître d’Œuvre en fonction des résultats obtenus et des
dispersions.
En cas de résultats négatifs d'un seul de ces essais, il sera procédé à un nouveau prélèvement dans le stock
et à un contre-essai. En cas de résultat négatif de contre-essai, le lot sera, soit rebuté, soit déclassé.

Le tableau ci-après résume les caractéristiques des sables conformément à la norme XP P18-540 :

CATEGORIE CATEGORIE EXIGEE


S
VALEUR Béton Béton Béton
CARACTERISTIQUES
SPECIFIEE précontraint armé non armé
C
A B D
GRANULARITE (Gr)
Section VII: Spécifications des Travaux 214

% passant à 2D Vsi 100 100 100 100 A A A


%passant à 1.58 D Vsi 99 99 99 99
% passant à D Vsi 85 85 85 85
Vss 99 99 99 99

Fuseau de fabrication FTP FTP FTP FTP


MODULE DE FINESSE (MF) Li 1.8 1.8 3.2
Ls 3.2 0.7 B B C
e 0.6 0.7 0.8
TENEUR EN FINES (F) Ls e 12 15 18 NS
% passant 0.08 sur ou CV 3 ou ≤ 5 ou ≤ 6 ou ≤ NS A A B
fraction 0/4 mm 20% 20% 20%
MATIERES ORGANIQUES Essai colorimétrique négatif Essai colorimétrique
PROPRETE (PS) négatif
Essai ES piston sur 0/2 à
10% de fines
Sable alluvionnaire et A A A
marin Vsi 65 60 60 60
Autres sables ou
Vsi 60 50 50 50
(VBO/D) valeur de bleu

Vss 1 1 1

Légende :

NS : pas de spécifications mais la Fiche Technique de Produit (FTP) doit être renseignée
Vss : valeur spécifiée supérieure bornant le fuseau de régularité
Vsi : valeur spécifiée inférieure bornant le fuseau de régularité
e : étendue du fuseau de régularité

Ls : limite extrême supérieure bornant le fuseau de régularité


Li : limite extrême inférieure bornant le fuseau de régularité Les
limites Li et Ls délimitent le fuseau de spécification.
En fonction de la granulométrie des sables naturels pouvant effectivement être exploités, le Représentant
du Maître d’Œuvre notifiera au Titulaire un fuseau de contrôle de la granulométrie des sables pour
mortiers et bétons en se basant sur les caractéristiques des sables utilisés pour la confection des bétons de
convenance agréés.

Article II.15 - QUALITE DES GRANULATS POUR BETONS


Section VII: Spécifications des Travaux 215

Les granulats pour béton devront répondre à la norme NF P 18-301 révisée en NF XP 18 540 complétée
par les prescriptions suivantes :
• Le P.A.Q. précise la provenance et la nature des granulats, ainsi que leurs conditions de transport et de
stockage.
• Préalablement aux livraisons, et avant tout agrément, il sera opéré les essais suivants sur chaque classe
granulaire.
II.15.1 - SPECIFICATIONS COMMUNES A TOUS LES GRANULATS POUR LES OUVRAGES :

Pour tous les ouvrages, les granulats doivent répondre aux spécifications suivantes :

NATURE DES ESSAIS PROCESSUS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS


DES ESSAIS
Attrition et fragmentation P18-573 Le coefficient devra être 1 essai par gisement et au
des matériaux inférieur à 40 pour tous moins par dix livraisons
(essai Los Angelès) les types de granulats et
tous les types de bétons
Coefficient volumétrique Norme P 18-554 Norme NF XP 18 540 Idem
moyen
Poids spécifique Norme P 18-554 NF XP 18 540 Idem
Porosité Norme P 18-554 NF XP 18 540 Idem
Essai de propreté (% en Norme P 18-591 Norme NF XP 18 540 idem
éléments fins) (<1,5%)
Granularité < 10 % 5 essais répartis sur 2
refus à 20 mm semaines de prélèvement à
l'exploitation
Dimension du plus gros 25 mm 1 par jour de livraison
granulat
Tamisat au tamis de maille compris entre 30 et 70% idem
(d+D)/2
Essai de propreté Norme P 18-591 1,5% 1 par jour de livraison,
jusqu'au 10° essai, au delà, 1
tous les 3 jours de livraison

Le rythme d'essai pourra être augmenté à la demande du Représentant du Maître d’œuvre en fonction des
résultats des premiers essais et de leur dispersion. En cas de résultats négatifs d'un seul de ces essais, il
sera procédé à un nouveau prélèvement dans le stock, et à un contre essai. En cas de résultat négatif d'un
contre-essai, le lot sera, soit rebuté, soit déclassé. II.15.2 - STOCKAGE DES GRANULATS

Les granulats seront stockés par lots nettement séparés sur des aires parfaitement nettoyées et drainées.
Des dispositions anti-contaminantes peuvent être ordonnées (bitumage, chape en mortier de ciment,
géotextile, etc... ) si la nécessité en est reconnue par le Représentant du Maître d’œuvre.

Ces aires seront d'une surface suffisamment grande, de façon à ce que le Titulaire n'utilise que des
granulats approvisionnés depuis plus de TROIS (3) jours.
Section VII: Spécifications des Travaux 216

Article II.16 - QUALITE DE L'EAU DE GACHAGE POUR BETON

Elle devra satisfaire aux spécifications de la norme NF 18-303 pour béton dit «de type A» et à celles de
l’article 6 du fascicule 65, cité à l’article I.2 ci-avant.

Elle devra contenir par litre :


• moins de 2 grammes de matière en suspension
• moins de 1,5 gramme de sels dissous

Sa température devra en outre être inférieure à trente cinq degrés Celsius (35°C) au moment de son
utilisation.

Nombre d'essais : Au gré du Représentant du Maître d’Œuvre

Article II.17 - ADJUVANT POUR BETON

L'incorporation en usine de tout adjuvant dans les liants est interdite.

L'emploi éventuel d'adjuvant pour la confection des bétons est soumis à l'agrément du Représentant du
Maître d’œuvre.

Dans le cas où l'adjuvant aurait fait l'objet d'un agrément, par la commission constituée par le Ministère
Français de l'Équipement et du Logement, ou par tout autre commission analogue, le Titulaire joindra à sa
demande le texte de l'agrément.

Dans tous les cas, s'il s'agit d'un adjuvant non agréé, et dans le cas où la température de mise en place du
béton risque d'avoisiner ou de dépasser trente degrés Celsius (30°C), s'il s'agit d'adjuvant agréé, on
effectuera les mesures mentionnées aux articles 4.1 et 4.5 de la circulaire n°6 du 31 janvier 1986 du
Ministère Français de l'Équipement et du Logement.

Pour cela on effectuera les épreuves d'études du béton décrites à l'article II.20 des présentes Spécifications
Techniques pour les quatre (4) bétons suivants :
• 1/ béton sans adjuvant ;
• 2/ béton normalement dosé en adjuvant (conformément aux prescriptions du fabricant) ;
 3/ béton surdosé en adjuvant ;  4/ béton sousdosé en adjuvant.

Toute livraison d'adjuvants sur chantier donnera lieu à la présentation d'un certificat d'origine indiquant la
date au-delà de laquelle ces produits devront être mis en rebut.
Article II.18 - QUALITE DES ACIERS POUR BETON ARME

Le Titulaire devra fournir avant tout commencement d'exécution des ferraillages, la fiche d'homologation
des aciers qu'il compte utiliser. Ces aciers devront satisfaire aux exigences suivantes :
II.18.1 QUALITE DES ACIERS
II.18.1.1) - Ronds lisses
• Nuances des aciers : Les armatures rondes et lisses seront de nuance Fe E 235 telles que définies au
chapitre II du titre 1 du fascicule 4 cité à l’article I.2 ci-avant et par la norme NF A 35-015. le Titulaire
devra fournir au Maître d'Œuvre tous les certificats authentifiant l'origine et la classe des aciers
Section VII: Spécifications des Travaux 217

approvisionnés. La limite élastique conventionnelle à 0,2 % sera de l'ordre de 240 MPa et la limite de
rupture sera supérieure ou égale à 330 MPa.
• Domaine d'emploi : Ces aciers seront utilisés :
- comme barres de montage ;
- comme armatures en attente de diamètre inférieur ou égal à douze (12) millimètres si elles sont
exposées à un pliage suivi d'un dépliage ; - pour les cadres, étriers et épingles.

II.18.1.2) - Aciers à haute adhérence

• Spécifications : Les armatures à haute adhérence (HA) utilisées seront en acier Tor ou équivalant de la
classe Fe E 500, défini au chapitre IlI du titre I du fascicule 4 cité à l’article I.2 ci-avant, conformes aux
normes NF A 35-016 et NF A 35-019-2 et feront l'objet d'une fiche d'identification. Leur limite
élastique conventionnelle devra être supérieure ou égale à 500 MPa.

• Approvisionnement : Les armatures seront approvisionnées en longueur telle qu'aucune armature


transversale de l'ouvrage ne nécessite de recouvrement et que les recouvrements des armatures
longitudinales puissent être espacées entre milieux de douze (12) mètres au moins, à l'exception des
recouvrements nécessaires au phasage des travaux.

Le stockage des aciers devra se faire sur des bastaings en bois pour éviter la souillure des aciers.

Le Titulaire devra fournir pour vérification par rapport aux normes tous les certificats authentifiant
l'origine et la classe des aciers approvisionnés.

• Domaine d'emploi : Seuls les aciers Fe E 500 pourront être utilisés pour constituer les armatures
coudées, les cadres, les étriers et les épingles non prévus en ronds lisses à l'article ci-dessus.

Le Titulaire pourra solliciter la substitution de l'acier Fe E 500 ou Fe E 235 moyennant la reprise


complète des calculs de ferraillage, ce uniquement avec l'accord du Maître d’Œuvre.

II.18.1.3) - Treillis soudé

Le treillis soudé est en acier tréfilé nervuré ou cranté à haute limite élastique et répondant aux
prescriptions de la norme NFA 35.022.

Ces armatures sont approvisionnées en rouleaux standards de façon à réduire les recouvrements. Des
panneaux peuvent toutefois être utilisés pour raison de commodité.

Ces aciers sont utilisés uniquement comme ferraillage principal de perrés ou surfaces bétonnées.
Ils peuvent éventuellement être utilisés dans d'autres éléments sous réserve de leur acceptation préalable
par le maître d’œuvre.
II.18.2 - FAÇONNAGE DES ARMATURES

Le pliage des barres à haute adhérence devra obligatoirement être effectué sur mandrins. Dans tous les cas,
les rayons de courbure répartis à l'axe des barres pliées devront être conformes à ceux recommandés dans
les fiches d'agrément se rapportant aux aciers utilisés.

Le soudage des barres est interdit. Toute barre présentant un défaut d'homogénéité apparent sera refusée.
Section VII: Spécifications des Travaux 218

II.18.3 - PROTECTION ET ENTREPOSAGE DES ARMATURES

Les armatures pour béton armé doivent être exemptes de saleté, terre, huile, peinture et rouille, et ne
doivent pas être déformées, tordues ou indûment pliées. A cet effet, le Titulaire doit les entreposer sur des
supports suffisamment rapprochés dès leur arrivée sur le chantier.

Les armatures pour béton armé seront entreposées à l’abri de la pluie. Elles seront rangées en fonction de
leur diamètre. Les séparations entre armatures de diamètres différents seront matérialisées par des
dispositifs agrées par le Représentant du Maître d’œuvre.

Article II.19 - BETONS

L’article des présentes Spécifications Techniques sera complété, autant que nécessaire par les fascicules
65, 65.A et 65.B cités à l’article 2 ci-avant.

II.19.1 - PROVENANCE ET SPECIFICATIONS DES MATERIAUX

Les ciments, granulats, sables, aciers, coffrages, adjuvants proviendront d’usine et de gisement agréés par
le Maître d’Œuvre, et devront satisfaire aux prescriptions et spécifications définies aux présentes
Spécifications Techniques.

II.19.2 - DESIGNATION ET CARACTERISTIQUES DES BETONS La

désignation, dosage et résistance des bétons utilisés sont définis ci-après.

II.19.2.1 - Bétons à « composition préscrite »

DIMENSION R ESISTANCE
DESIGNATION DOSAGE MINIMAL EN MAXIMALE DU CARACT. A
DESIGNATION 1 GRANULAT LA
SIMPLIFIEE CIMENT (KG/M3)
(MM) COMPRESSION MPA

1
La consistance dépend de l’usage et la destination du béton. Ainsi, la consistance sera plastique
si le béton est vibré, fluide s’il est auto plaçant et ferme s’il est damé (cas du béton de
propreté).
250
Gros béton BPE 25 Non exigée
CPJ-CEM 32,5

Les compositions des bétons BPE sont les suivantes :


Section VII: Spécifications des Travaux 219

Poids de liant
Désignation (kg) Sable (Kg) Granulats (kg)

BPE 150 500 1 400

Le Titulaire devra présenter au Maître d'Œuvre ses observations sur la composition du béton BPE et
soumettre à son agrément le volume d'eau à incorporer par m³ de ce béton en temps utile pour respecter le
délai d'exécution contractuel.

CPA-CEM I 42,5 - Semelles des murs en


HRS aile
CPA-CEM I 42,5
HRS

C 30/37 CPA-CEM I 42,5 400 Tabliers des Ponts à 28 30 2,7


poutres
Section VII: Spécifications des Travaux 220

Béton pour Suivant résultats 350


corniches épreuve d'études Corniches 28 25 2,1
Préfabriquées
et coulées sur
place
M 450 CPA-CEM I 32,5 450 - Mortier de pose et de
calage des corniches,
chape bouchardée des
trottoirs, perrés… etc.
La consistance des bétons frais C25/30 et C30/37 devra être telle que les affaissements mesurés au cône
A.S.T.M. restent compris dans les fourchettes qui seront fixées à la suite des épreuves d'études et de
convenance sur les bétons.
II.19.3 - ASSURANCE DE LA QUALITE DES BETONS

Les prescriptions des articles 75 à 77 du F65A sont applicables et complétées comme suit.

Le Titulaire a la responsabilité de procéder aux épreuves d’études et aux épreuves de convenance en temps
utile pour respecter ses obligations contractuelles relatives au délai d’exécution, quels que soient les
résultats des dites épreuves.

Aucun béton n’est coulé avant d’avoir des résultats conformes aux spécifications.
II.19.4 - ÉTUDE DES BETONS

La détermination de la formule nominale et l'exécution des épreuves d'étude (ou la présentation des
références), sont exécutées à la charge du Titulaire. Ces opérations et l'analyse de leurs résultats devront
faire l'objet d'un chapitre du PAQ.

Seuls sont soumis à l'épreuve d'études bétons de structure qui font l'objet d'une étude de composition.

Elle devra être communiquée au Maître d’Œuvre au moins 30 jours avant le début des travaux
correspondants.

II.19.4.1) - Épreuves de convenance

Les épreuves de convenance seront effectuées pour chaque formulation de béton.

Tous les bétons soumis aux épreuves d'étude devront subir des épreuves de convenance.

Ces épreuves de convenance seront en totalité à la charge du Titulaire. Celles-ci seront conduites et
interprétées conformément à l'annexe T24.4 du Fascicule 65 cités à l’article I.2 ci-avant. Cependant, si le
béton ne dispose pas de références, le ciment utilisé pour l'épreuve de convenance donne lieu à un essai de
résistance à la compression dans les conditions normalisées à la charge du Titulaire et à un prélèvement
conservatoire.

Par ailleurs, le Titulaire devra exécuter sur le chantier des bétons témoins qui serviront notamment de
témoin pour les contrôles d'homogénéité des teintes et d'aspect des parements prévus au Fascicule 65A cité
à l’article I.2 ci-avant.. Ils permettront en outre de vérifier que les modes opératoires et moyens de
Section VII: Spécifications des Travaux 221

transport prévus pour le bétonnage sont bien compatibles avec les formulations retenues, notamment en ce
qui concerne la consistance du béton frais.

Les résultats des épreuves de convenance à 28 jours devront être communiqués au Maître d’Œuvre au
moins quinze jours avant la mise en œuvre prévue des ouvrages correspondants ; les résultats à sept (7)
jours devant obligatoirement être communiqués dans les 48 heures de la réalisation de l'essai.

II.19.4.2) - Épreuves de contrôle

Les épreuves de contrôle incombent au Titulaire. La confection, le marquage, la conservation et le


transport des éprouvettes jusqu'au laboratoire sont à la charge du Titulaire.

Les épreuves de contrôle seront conduites et interprétées conformément à l’article 77.2 du fascicule 65A et
à l'annexe T24.4 du Fascicule 65 cités à l’article I.2 ci-avant.

L'ouvrage sera décomposé en "lot d'emploi" compatible avec l'application de l'épreuve de contrôle définie
par le fascicule 65A cité à l’article I.2 ci-avant.

Les épreuves de contrôle incombent au Titulaire. La confection, le marquage, la conservation et le


transport des éprouvettes jusqu'au laboratoire sont à la charge du Titulaire.

Les épreuves de contrôle seront conduites et interprétées conformément à l’article 77.2 du fascicule 65A et
à l'annexe T24.4 du Fascicule 65 cités à l’article I.2 ci-avant.

Article II.20 - MORTIERS


II.20.1 - COMPOSITIONS

Les mortiers auront les compositions suivantes selon la nature de l'ouvrage et par mètre cube de sable sec.

Poids mini GRANULO-


METRIE DU PRODUIT
MORTIERS de ciment / DESTINATION
CONDITIONNEL
m3 de sable SABLE

M1 500 kg 0 - 2 mm CILU, CINAT ou enduit intérieur étanche


similaire

M2 400 kg 0 - 2 mm enduits ordinaires

hourdage de
M3 300 kg 0 - 2 mm
maçonnerie
L'attention du Titulaire est attirée sur le fait qu'il devra mettre en œuvre les enduits étanches suivant les
prescriptions imposées par le fabricant du produit (CILU, CINAT ou similaire).
Lorsque l'épaisseur du mortier à mettre en œuvre excédera 20 millimètres, on utilisera un microbéton dosé
« AU MINIMUM » à 400 kg de ciment, dont la composition sera au préalable soumise à l'agrément du
Maître d’Œuvre.
II.20.2 - FABRICATION DU MORTIER

L'eau de gâchage devra être propre et ne devra pas contenir plus de 2 grammes par litre de matière en
suspension. La seule réaction chimique admise sur le ciment est la prise.
Section VII: Spécifications des Travaux 222

Le mortier sera de préférence fabriqué mécaniquement.

Les appareils de fabrication mécanique devront permettre de doser la composition du mortier (y compris la
proportion d'eau). Leur type et leur mode d'emploi, particulièrement la durée du malaxage, seront agréés
par le Maître d'Œuvre.

Le mortier devra être employé aussitôt après sa confection. Tout mortier qui serait desséché ou aurait
commencé à faire prise devra être rejeté et ne devra jamais être mélangé avec du mortier frais.

Article II.21 - QUALITE DES BADIGEONS ET PRODUITS DE CURE


II.21.1 - BADIGEON

Le badigeon pour parements cachés sera du badigeon désacidifié, du bitume à chaud ou une émulsion non
acide de PH > 6.
II.21.2 - PRODUIT DE CURE

Le produit de cure pour béton sera soumis à l'agrément du Représentant du Maître d’Œuvre. Le produit
devra être compatible avec les revêtements susceptibles d'être placés sur le béton et avoir les
caractéristiques minimales suivantes :
• coefficient de protection supérieur à 0,65 à 48 heures,
• temps de séchage inférieur à 8 heures,
• insolubilité à l'eau,
• teinte différente de celle du béton.

Leur mise en œuvre devra être effectuée conformément aux indications de l'article 36.6.3. du fascicule 65
cité à l’article I.2 ci-avant.

Article II.22 - AUTRES MATERIAUX POUR OUVRAGES


II.22.1 - BOIS D'ETAIEMENT ET DE COFFRAGE

Le bois nécessaire pour les étaiements et les coffrages sera choisi par le Titulaire qui justifiera
éventuellement par des essais, les qualités de résistances requises pour un bon comportement du coffrage
sous les charges.

II.22.1.1 Coffrage pour parements fins

En cas d'emploi de panneaux de contre-plaqué pour l'obtention de parements fins, la qualité choisie doit
être du type à imprégnation spéciale pour béton (coffrage marin), l'épaisseur minimale de ces panneaux
sera de 15 mm pour les surfaces non vues et 20 mm pour les parements apparents.
Tous les coffrages utilisés devront être de première utilisation.

II.22.1.2 - Coffrage pour poutres préfabriquées

La conception générale du coffrage des poutres préfabriquées ainsi que les matériaux utilisés pour le
réaliser seront soumis à l'agrément du Représentant du Maître d’Œuvre. II.22.2 - AGGLOMERES POUR
MAÇONNERIE
Section VII: Spécifications des Travaux 223

Les agglomérés pleins et creux sont fabriqués à la presse en béton de ciment dosé à 250 kg par m3 de
sable. Ils devront présenter des faces sensiblement planes dont les tolérances maxima seront de plus ou
moins 4 mm sur les grandes faces. Les faces seront plus ou moins rugueuses pour assurer l’adhérence des
enduits ;

Pendant la période de séchage fixée à quinze (15) jours au minimum, les agglomérés seront protégés des
effets du soleil par un abri provisoire et arrosés au moins deux (2) fois par jour dans la première semaine et
une fois par jour dans la deuxième.
II.22.3 - ÉLEMENTS PREFABRIQUES

Le Titulaire aura toute facilité de préfabriquer tous les éléments en béton armé entrant dans l'exécution des
travaux, à condition que cette technique ne revienne pas plus chère que le coulage en place. Il devra
toutefois soumettre à l'agrément du Représentant du Maître d’Œuvre les caractéristiques précises de ces
éléments, leur mode d'exécution et de mise en œuvre.

Article II.23 - GARGOUILLES POUR PONTS

Les conduites d'évacuation des eaux noyées ou non dans le béton ainsi que les pièces spéciales telles que
coudes, cônes de réduction, seront en polychlorure de vinyle rigide conforme à la norme NF T 54.003 ou
équivalent.
Les raccords des gouttières aux descentes d'eau seront des durites à colliers démontables assurant à l'aval
un recouvrement de dix (10) centimètres.
Les gargouilles seront prolongées par des descentes d’eau en polychlorure de vinyle rigide conforme à la
norme NF T 54.003 ou équivalente, de 100 mm de diamètre.
Elles dépasseront le talon des poutres préfabriquées au moins de cinq centimètres.
Elles seront fixées au talon des poutres préfabriquées par un dispositif qui sera précisé dans les plans
d’exécution.

Article II.24 - GARDE-CORPS

Les garde-corps seront constitués de tubes et profilés, conformément au plan du marché, en acier
galvanisé.

Tous les aciers constituant les supports et les lisses du garde corps seront de nuance E 24 qualité 2
conformes à la norme NF EN 100-25 (A 35.501).

Article II.25 - JOINTS DE CHAUSSEE

Le joint lourd de chaussée devra être proposé à l'agrément du Maître d'œuvre et ne doit pas comprendre
des boulons ou des écrous apparents.
Les qualités de matériaux constitutifs et les normes d'utilisation devront être conformes aux spécifications
des normes Européennes en vigueur.

Article II.26 - JOINT LEGER DE TROTTOIR

Le joint léger de trottoir sera également proposé à l'agrément du Maître d’œuvre.

Les qualités de matériaux constitutifs et les normes d'utilisation devront être conformes aux spécifications
des normes Européennes en vigueur.
Section VII: Spécifications des Travaux 224

Article II.27 - APPAREILS D'APPUI

Les appareils d'appui seront en élastomère fretté, totalement enrobé. Ils devront provenir d'usines agréées
par le Représentant du Maître d’œuvre. Les caractéristiques mécaniques portées aux fiches d'agrément
seront conformes aux normes NFT 46 002 et NFT 46 003.

Leurs dimensions et la nature des plaques de frettage devront être conformes aux plans du marché et au
Bulletin Technique n° 4 du SETRA (Ministère de l'Équipement Français).

Un certificat de conformité accompagnera la livraison du fournisseur conformément aux spécifications de


la norme NFT 47.815. Il devra être daté et signé par le fournisseur. Il sera obligatoirement fourni.

La réception des appareils d’appui se fera en présence du Représentant du Maître d’œuvre.

Les appareils d'appui devront être livrés sur le chantier dans des emballages permettant leur identification
par le numéro du lot de la fabrication. Ils seront stockés ensemble, sur une surface propre et plane, à l'abri
de la pluie, du soleil, des souillures et de la poussière.

La numérotation d'usine doit pouvoir être disponible en cas de mauvais fonctionnement. La position exacte
de chaque appareils d'appui sera imprimée sur l'une de ses faces, soit chez le fournisseur, soit sur le
chantier (par ex. : pile P, appareils n° X), ainsi que le sens d'orientation dans le cas d'appareils d'appuis
rectangulaires.

Les spécifications des matériaux utilisés pour les bossages seront conformes au recueil des règles de l'art
indiquées dans le document SETRA-LCPC "environnement des appareils d'appui en élastomère fretté".

L'emploi du plâtre est interdit comme matériau pour coffrage perdu des bossages en béton, ainsi que
l'utilisation de matériaux trop mou comme le polystyrène expansé.

Un coffrage formant boite à sable est recommandé.

Article II.28 - QUALITE DES BORDURES DE TROTTOIRS

Les bordures en béton B30 seront conformes à la norme AFNOR NF P 98-302 de juin 1982. Elles seront
de la classe A (100 bars).

Ces bordures seront préfabriquées en béton de ciment et correspondront aux types fixés par l'article 6 du
Fascicule 31 cité à l’article I.2 ci-avant.
Les opérations de vérification et la réception de tous ces éléments seront effectuées sur le chantier; tout
élément refusé devra être enlevé dans un délai de deux jours par le Titulaire et à ses frais.

Article II.29 - ECHELLES LIMNIMETRIQUES

Les échelles limnimétriques seront en tôle émaillée et seront graduées de bas en haut avec des graduations
analogues à celles des mires de nivellement.

Elles seront rattachées en nivellement, le zéro de l’échelle sera fixé en accord avec la Direction des
Ressources en Eaux et de la Météorologie de N’DJAMENA.
Section VII: Spécifications des Travaux 225

Le système de fixation des échelles limnimétriques doit être soumis à l’agrément du Représentant du
Maître d’œuvre.

Article II.30 - TUYAUX EN PVC

Pour les canalisations d’assainissement et les fourreaux seront utilisés des tuyaux en PVC série
assainissement.

Ces tuyaux devront répondre aux normes françaises spécifiées dans le Fascicule 70 cités à l’article I.2
ciavant.

Article II.31 - MATERIAUX POUR REMBLAIS CONTIGUS AUX OUVRAGES

Le P.A.Q. précise les caractéristiques et la provenance exacte des matériaux que le Titulaire compte
utiliser pour les remblais contigus aux ouvrages et pour les remblais de fouilles.

Les matériaux employés proviennent en priorité du site:


• soit du site dans le cas où ils répondent aux prescriptions,
• soit d'emprunts ou de carrières proposées par le Titulaire et soumis à l'agrément du maître d’œuvre,

Le diamètre maximum des matériaux sera de 80-100 mm.

Outre les renseignements demandés ci-dessus, il est établi pour chaque site d'emprunt une courbe Proctor
définissant la teneur en eau optimale de mise en œuvre (fraction 0/20).

Pour mille (1000) m³ de matériaux avec au moins une série par partie d'ouvrage, il est exécuté dans le
cadre du contrôle interne les essais suivants :
• 2 teneurs en eau,
• 1 analyse granulométrique,  1 mesure de l'équivalent de sable.

Le Titulaire soumettra à l’agrément du Représentant du Maître d’Œuvre les matériaux destinés à l’emploi
en remblai d’ouvrages et blocs techniques de dalots. Les matériaux destinés à ces usages feront l’objet
d’un stockage distinct sur le lieu d’extraction ou sur une aire de stockage à proximité de chaque ouvrage.
Le Représentant du Maître d’Œuvre disposera d’un délai de cinq (5) jours pour faire part de son accord ou
de son refus à compter de la réception de la demande d’agrément accompagnée des résultats d’essais. Si
les matériaux sont refusés, ils pourront soit être améliorés, par exemple par criblage avant d’être à nouveau
proposés, soit affectés à d’autres usages.

Article II.32 - MOELLONS POUR MAÇONNERIE, PERRES ET ENROCHEMENTS

Les moellons seront extraits de roches ou de débris rocheux durs, non altérés et dégagés de toute gangue
ou terre végétale. Ils proviendront d’une carrière agrée par le Représentant du Maître d’Œuvre.

Les moellons pour maçonnerie auront au moins 10 cm d’épaisseur et 20 cm de queue pour les massifs, ou
30 cm de queue pour les parements.
Section VII: Spécifications des Travaux 226

Les moellons employés en parement seront choisis et dégrossis de manière à ne présenter ni saillie ni
flache de plus de 3 cm par rapport au plan de l’ouvrage.

Les moellons pour perrés maçonnés ne devront présenter aucune dimension inférieure à 20 centimètres et
avoir une queue minimale de 30 centimètres Ils devront être conformes aux stipulations du fascicule 64
cité à l’article I.2 ci-avant.

Les moellons pour enrochement devront avoir un poids minimal de 50 kg et ne devront pas passer au
travers de l’anneau de diamètre 20 cm.

Article II.33 - MATERIAUX CONSTITUTIFS DES GABIONS II.33.1


- GRILLAGE

Le grillage constitutif du gabion (caisse classique ou matelas) est du type double torsion à maille
hexagonale 80 x 100 (-4 à +16 % sur D, D étant la valeur de l'entraxe des torsades) en fil métallique revêtu
et plastifié de 2.70 / 3.70 mm (âme acier 2.70 mm) de diamètre ; avec fils de renforts (3.40 / 4.40 mm)
longitudinaux et de lisière sur le pourtour et sur toutes les arêtes de la structure.

Ces derniers doivent être fixés mécaniquement en usine et ont respectivement au minimum 1 et 2 ou de
préférence 2 à 3 numéros à la jauge de Paris de plus que le fil de la maille.

Jauge de Paris 14 15 16 17 18
Diamètre 2.20 2.40 2.70 3.00 3.40
 maille 2.20 2.40 2.70 3.00 3.40
 lisière 3.40 3.40 3.90 4.40 4.90
 longitudinal 2.70 3.00 3.40 3.90 4.40
 ligature 2.00 2.40 2.40 2.40 2.40

Exemple : Pour un fil de maille de  2.70 mm, le diamètre du fil longitudinal est supérieur ou égal à 3 mm
et celui du fil de lisière de 3.40 mm.

Les gabions munis de diaphragmes tous les mètres ont une épaisseur de 0.50 ou 1.00 m (+ ou - 5 %), une
largeur de 1.00 m (+ ou - 5 %) et une longueur de 1.50 , 2.00 , 3.00 ou 4.00 m (+ ou - 3 %).
Le fil de ligature et les tirants ( 2.40 mm) nécessaires au montage des structures doivent répondre aux
mêmes spécifications et caractéristiques que les fils de la structure. Pour la ligature on peut aussi utiliser
des attaches type "GABAGRAF" ou similaire réalisées par des agrafes constituées d'un fil de 3.00 mm de
diamètre (charge de rupture > 1700 MN/m2) à galvanisation très riche (275 g/mm2) ou en acier
inoxydable. Ces agrafes mises en place à l'aide d'outils hydrauliques doivent être refermées en
recouvrement sur au moins la moitié de leur périmètre de manière à résister à une force d'ouverture au
moins égale à 3 kN.
II.33.2 - CARACTERISTIQUES DES FILS UTILISES

Les fils employés tant dans la fabrication des grillages double torsion constituant les éléments que pour les
ligatures et les tirants doivent satisfaire aux normes suivantes :
Section VII: Spécifications des Travaux 227

II.33.2.1 - Charge de rupture et allongement

Le fil employé est en acier doux sur recuit et doit présenter une résistance à la traction comprise entre 350
N/mm² et 500 N/mm², et un allongement avant rupture d'au minimum 10 % (mesure effectuée avant
tissage sur une éprouvette d'au moins 250 mm entre repères).

Tolérances sur le diamètre du fil métallique nu, classe T1 soit : ± 0.06 pour les diamètres 2.20 à 2.70 mm
et ± 0.07 pour les diamètres 3.00 à 3.90 mm.

Tolérance sur le diamètre des fils avec revêtement organique extrudé : ± 0.20.

II.33.2.2 - Revêtement type GALFAN® (alliage de Zinc et Aluminium) ou similaire

Le revêtement sera conforme aux exigences de la norme EN 10244-2 en matière de masse, de qualité et
d’essai, pour les revêtements en zinc-aluminium. Le revêtement sera de qualité classe A, homogène et
sans aucune discontinuité.

La masse du revêtement (zinc 95 % - aluminium 5 %) sera au minimum de 230 g/m² pour le diamètre 2,40
mm ; 245 g/m² pour le diamètre 2,70 mm ; 255 g/m² pour le diamètre 3,00 mm ; 265 g/m² pour le
diamètre 3,40 mm et 275 g/m² pour le diamètre 3,90 mm.

II.33.2.3 - Revêtement en PVC

Outre les spécifications ci-dessus, les fils employés tant dans la fabrication des gabions que pour les tirants
ou ligatures seront recouverts par extrusion à chaud d'un revêtement gris clair (RAL 7037) à base de PVC.
Cette protection d’une épaisseur nominale de 0.50 mm ne sera en aucun cas inférieure à 0.40 mm.

Le revêtement PVC sera conforme aux exigences en matière de composé chimique, de masse, de procédé
de fabrication, de qualité et d’essai, décrites pour les revêtements de ce type dans la norme EN 10245-2.

Les caractéristiques techniques du matériau utilisé pour le gainage (ou la plastification) sont les suivantes:
• poids spécifique compris entre 13 et 13.5 kN/m3
• dureté comprise entre 50 et 60 Shore D
• charge de rupture supérieure à 21 MN/m²
• allongement avant rupture compris entre 200 et 280 %
• température de fragilité comprise entre -30°C pour le cold-blend et +15°C pour le cold-flex.
Soumis aux essais de vieillissement artificiel ci-après, le PVC ne doit présenter ni craquelures, ni bulles
d'air ni aucune variation appréciable de la coloration. Il doit en outre conserver au minimum 75 % de ses
caractéristiques initiales en ce qui concerne la résistance à la traction et à l'allongement, et une variation de
dureté et une abrasion < 10 %. De plus la variation du poids spécifique ne doit pas dépasser 6 % de la
valeur initiale et la température de fragilité doit rester comprise entre -20°C pour le cold-blend et +18°C
pour le cold-flex.

• essai au brouillard salin pendant 1 500 heures :


 concentration de NaCl de la solution saline : 5%
 température d'essai : 32°C +/- 2°C
 pH de la solution : 6.5
Section VII: Spécifications des Travaux 228

 pression du brouillard : 1 atmosphère

• essai de vieillissement accéléré aux rayons ultraviolets :

 2 000 heures à 63°C avec une lampe au charbon à arc (exposition continue)

 essai de vieillissement accéléré à haute température : 240 heures à 105°C avec une perte de poids
inférieure à 5 %

Le maître d’œuvre se réserve le droit, en cas d’anomalies ou de doutes sur les matériaux livrés, de prélever
directement des échantillons sur les modules en vue de procéder à des essais de contrôle dans un
laboratoire agréé par lui. Toute livraison non conforme sera refusée et évacuée aux frais du Titulaire. Les
frais d’essais éventuels réalisés en sus et donnant des résultats non satisfaisants seront facturés au
Titulaire.

II.33.3 - MATERIAUX DE REMPLISSAGE DES GABIONS

On a recours pour le remplissage des gabions à des matériaux durs, insensibles à l'eau, sains, non évolutifs,
non friables ayant la plus haute densité possible (au minimum 2 200 kg/m3).

Ce matériau doit être propre, avoir une forme homogène dans ses trois dimensions et être constitué de
galets ou de concassé de qualité. La granulométrie conseillée est comprise entre 70 et 250 mm pour les
gabions. Il faut éviter les trop gros éléments (aucun granulat ne doit dépasser dans sa plus grande
dimension 0.5 fois l'épaisseur du gabion).

Le choix des matériaux est soumis à l'agrément du maître d’œuvre.

II.33.4 - MATERIAUX DE REMBLAI

Le matériau de remblai à l'arrière des gabions a les caractéristiques demandées pour les remblais contigus
aux ouvrages d'art.

Article II.34 - MATERIAUX POUR DISPOSITIFS FILTRANTS

Les matériaux des couches filtrantes proposées sous les canaux et les ouvrages seront constitués de
matériaux tout-venant criblés de rivières ou de carrières agréées. Les matériaux seront débarrassés des
éléments de diamètre supérieur au diamètre maximal des grains admis pour la constitution du filtre ou de
la couche de fondation.
Les filtres verticaux pourront être constitués de matériaux filtrants type ENKARAIN SK 20 ou similaire.

II.34.1 - SABLE

Les sables constituant le filtre devront être propres, sains et durables et ne contenir en quantité notable ni
plaquettes, ni aiguilles. Leur courbe granulométrique devra correspondre au tableau suivant :
Section VII: Spécifications des Travaux 229

TAMIS PASSANTS
(mm)
Maxi Mini

4,000 8 0

2,000 10 0

1,000 20 3

0,500 50 10

0,250 90 50

0,125 100 85

0,063 100 96
II.34.2 - GRAVIER

Le gravier utilisé dans les filtres devra être propre, sain et durable. La granulométrie dépend du sable
utilisé pour le filtre et devra être conforme aux caractéristiques suivantes :
• (D 50 gravier / D 50 sable) compris entre 12 et 58
 (D 15 gravier / D 85 sable) compris eentre 5 et 10
• (D 15 gravier / D 15 sable) compris entre 12 et 40

Le Titulaire présentera au Maître d’œuvre un échantillon du gravier qu’il se propose d’utiliser pour le
filtre.
II.34.3 - GEOTEXTILE

Le géotextile devra répondre aux spécifications de l’article ci après concernant les géotextiles pour
dispositifs filtrants.
II.34.4 - BARBACANES

Les barbacanes sont en P.V.C. de diamètre 50 mm. Elles seront appliquées pour le drainage des filtres
(canaux rectangulaires et dalots). La longueur des tuyaux est égale à l’épaisseur de la paroi majorée de la
moitié de l’épaisseur de la couche filtrante.

Article II.35 - GEOTEXTILE II.35.1

Généralités

Les caractéristiques des géotextiles à utiliser sont conformes aux recommandations établies par le comité
français des géotextiles et géomembranes (G.F.G.G.).
Section VII: Spécifications des Travaux 230

Les conditions de mise en œuvre précisées dans ces mêmes recommandations doivent être respectées. Les
géotextiles sont soumis à l'acceptation du maître d’œuvre. Ils doivent satisfaire aux exigences suivantes :

 disposer d'un certificat de qualification, 


être marqués.

Tous les géotextiles doivent être marqués dans leur masse de manière régulière, au moins une fois tous les
5 mètres selon les sens de production. L'identification du produit doit toujours être possible jusqu'à son
recouvrement par une quelconque couche de matériaux.

Le marquage comprend obligatoirement l'appellation et la référence commerciale ainsi que la qualification


ASQUAL.

II.35.2 - Spécifications

Les valeurs exigées ci-après, sont les valeurs nominales annoncées par le producteur et portées sur le
certificat de qualification pour les géotextiles certifiés.

Dans le cas de produits non certifiés, le géotextile doit présenter des caractéristiques telles que 95 % des
échantillons testés aient des caractéristiques supérieures (ou inférieures suivant le sens de variation) aux
valeurs ci-dessous spécifiées.

II.35.3 - Géotextile anti-contaminant

Ce géotextile anti-contaminant est mis en place sous et à l'arrière des soutènements en gabions.

Les caractéristiques du géotextile sont :


• géotextile non tissé de classe 3 certifié ASQUAL
• résistance au poinçonnement statique : minimum 0.5 KN (NF G 38 019)
• déformation à l'effort de traction : 50 % dans les deux sens
• ouverture de filtration  80 m (NF EN ISO 12956)
• masse surfacique : minimum 130 g/m2 (NF EN 965)
Les systèmes de fixation seront ceux recommandés par le fabricant dépositaire du brevet et approuvés par
le Maître d’œuvre (dimensions, type, profondeur etc.).

Il s’agit d’obtenir un filtre vertical à l’arrière et sous le massif en gabions afin d'empêcher la migration des
fines et afin qu'il ne se développe pas de pression d’eau.

Les lés feront l'objet d'un recouvrement minimal de 1 m ou seront assemblés par couture.

II.35.4 - Géotextile pour dispositif filtrant

Le géotextile devra avoir les caractéristiques suivantes :


• poids supérieur à 200 grammes par mètre carré ;  résistance à la traction supérieure à 100 N/cm ; 

D/90 inférieur à 200 microns.


Section VII: Spécifications des Travaux 231

Article II.36 - PLANTATIONS D'ARBUSTES

Le Titulaire proposera dès le démarrage des travaux au maître d’œuvre les espèces d'arbustes qui seront
plantés.

Les arbustes ne doivent pas présenter une hauteur supérieure à 6 m lorsqu'ils atteindront leur taille adulte.

Article II.37 - GLISSIERES DE SECURITE

Ce sont des glissières métalliques du type A modèle GS4 comportant un support tous les 4 mètres. Elles
seront conformes aux recommandations du SETRA GC77.

Le métal de la base de l'acier E 24-1 galvanisé à chaud (80 micron minimum) ; l'épaisseur de l'acier sera de
2,7mm.

Les supports seront constitués de profilés UAP - UPN ou C de 100 en tôle d'acier E 24-1 profilée à froid.
Les embouts seront de type A en quart de cercle.

Article II.38 - SIGNALISATION VERTICALE

II.38.1 Panneaux

Les panneaux de signalisation proviendront d’une usine agréée et feront l’objet d’une homologation.

Ils devront être conformes aux normes françaises NF.P 98/501, 520, 530 à 537. Le film collé est interdit.
Ils seront de la gamme normale. Ils auront les dimensions suivantes :
• Disque : diamètre 85 cm, pour panneaux d’interdiction.  Carré : côté 75 cm, pour panneaux de
prescription.

• Triangle : côté 100 cm, pour panneaux de danger.


• Octogone : double apothème 80 cm, pour panneaux stop.
Les panneaux de direction, de repérage, de début et fin d’agglomération, de type D, E et EB seront
conformes à l’arrêté français du 19 Janvier 1982.

Tous les panneaux seront rétro réfléchissants, de type 1 à l’exception des zones urbaines avec un éclairage
public où ils seront de type 2.

Le Titulaire précisera dans son offre la dénomination commerciale et le numéro d’homologation du film
rétro réfléchissant qu’il compte utiliser.

La longueur des supports sera telle que la hauteur du bord inférieur du panneau (ou de panneau associé)
par rapport au niveau de l’accotement soit égale à un mètre cinquante (1,50 m) sauf en zone urbaine où
cette hauteur est portée à deux mètres (2,00 m).

Les boulons de fixation devront être soudés.

II.38.2 - Bornes penta-kilométriques et bornes kilomètres


Section VII: Spécifications des Travaux 232

Les bornes penta-kilométriques et les bornes kilométriques seront préfabriquées en béton dosé à 350 kg
aux dimensions indiquées sur les plans types.

Elles porteront les inscriptions indiquées par le Représentant du Maître d’Œuvre.

Article II.39 - SIGNALISATION HORIZONTALE

La peinture sera conforme aux spécifications françaises ou équivalentes en matière de signalisation


horizontale, à savoir : normes NF P 98 601 à NF P 98 641. Le produit proposé devra être agréé et le
Titulaire devra fournir son homologation ainsi que les prescriptions de mise en œuvre du fabricant. Le
Titulaire devra suivre la fabrication et vérifier la qualité de la peinture à l’embarquement et de tout
matériau d’importation pour les travaux. Le produit sera blanc, rétro réfléchissant et homologué pour les
chaussées bitumées. La modulation type T1, T2, T3 est définie dans l’arrêté français du 19-1-1982 à savoir
: T1 = 3m plein et 10m vide, T2 = 3m plein et 3,50m vide, T3 = 3m plein et 1,33m vide.

Le dosage sec du produit seul devra être au moins égal à celui figurant sur la circulaire relative à
l’homologation.

Le Titulaire précisera dans son offre la dénomination commerciale et le numéro d’homologation du


produit qu’il compte utiliser.

Le dosage sec du produit seul devra être en moyenne au moins égal à celui figurant sur la circulaire
relative à l’homologation.

Les bordereaux de livraison des produits doivent indiquer leur date de fabrication et la référence du
certificat correspondant. Les récipients contenant les produits doivent indiquer, en plus de leur
dénomination, la référence d’homologation, la date de fabrication et le temps limite de conservation sans
brassage.

La qualité des produits devra obligatoirement être vérifiée à l’embarquement par une société agréée
comme S.G.S. ou similaire.

Article II.40 - AUTRES MATERIAUX


Les matériaux divers non énumérés ci-avant et appelés à être incorporés à titre définitif dans les ouvrages
seront choisis parmi ceux qui répondent aux conditions d'emploi ou de fonctionnement auxquels ils seront
soumis.

Leur utilisation est subordonnée à l'agrément préalable du Maître d'Œuvre.

Article II.41 - CONTROLE DE RECEPTION DES MATERIAUX II.42..1


- CONTRÔLES PAR LE TITULAIRE

II.42.1.1 - Généralités
I.6.3.1 Le Titulaire est responsable de la bonne exécution des travaux et il est tenu d’effectuer un contrôle
technique de ces opérations à tous les stades du projet.

Il est tenu de faire approuver par le Représentant du Maître d’Œuvre chaque site où il compte exploiter des
matériaux.
Section VII: Spécifications des Travaux 233

Le Représentant du Maître d’Œuvre pourra retirer son agrément s’il estime, au vu des essais de contrôle,
que le gisement ou que le processus d’élaboration ne fournit plus de matériaux conformes aux
spécifications. Il est bien entendu que dans tous les cas, le Titulaire gardera l’entière responsabilité, après
extraction, transport, traitement éventuel, mise en place, compactage, de la conformité des matériaux
provenant d’un gisement autorisé par le Représentant du Maître d’Œuvre aux spécifications requises.

Le Titulaire ne pourra, en aucun cas, se prévaloir de l’autorisation du Représentant du Maître d’œuvre


d’exploiter un gisement si les essais de contrôle effectués sur le site ou à un quelconque stade de la mise
en œuvre ne satisfont pas aux spécifications requises.

II.42.1.2 - Essais de réception des matériaux

Les essais de réception des matériaux sont indiqués dans les présentes Spécifications Techniques.

On y trouvera également les références des modes opératoires retenus, les résultats exigés ainsi que le
nombre minimal d’essais à réaliser.

Les provenances de tous les matériaux doivent être soumises au Représentant du Maître d’Œuvre par le
Titulaire dans un délai de trente (30) jours calendaires à compter de la notification de l’approbation du
marché.
II.42..2 - CONTROLE PAR LE REPRESENTANT DU MAITRE D’ŒUVRE

Le Représentant du Maître d’œuvre pourra effectuer tous les essais qu’il jugera nécessaires à tout moment.

Dans le cas où les qualités des matériaux ne seraient pas conformes aux spécifications, le Représentant du
Maître d’œuvre pourra ordonner la mise au rebut des matériaux incriminés, ou prescrire au Titulaire, sur sa
proposition, un traitement permettant la mise en conformité des matériaux.

Si les matériaux incriminés ont déjà été mis en œuvre, le Représentant du Maître d’Œuvre pourra prescrire
la démolition des parties d’ouvrages concernées et leur reconstruction aux frais exclusifs du Titulaire.

Chapitre III - Modalités d’exécution des travaux

Article III.1 CONTINUITE DE LA CIRCULATION

Le Titulaire devra prendre toutes dispositions utiles pour assurer, pendant toute la durée des travaux, la
continuité de la circulation sur les sections sur lesquelles des travaux ont été commencés.

A cet effet, il construira à ses frais exclusifs toutes déviations de chantier.

Le Titulaire ne pourra introduire aucune réclamation pour l’éventuelle gêne apportée par la circulation du
public dans la mesure où le chantier se déroule sur ou à proximité de l’emprise de la route existante.

Le Titulaire aura en particulier à assurer la continuité de la liaison entre les portions de chantier se
déroulant sur ou à proximité de l’emprise de la route existante, qui devront rester ouvertes à la circulation,
et les sections de cette route contiguës non concernées par les travaux (plus de 10 mètres entre les
emprises du chantier et la route existante).
Section VII: Spécifications des Travaux 234

Si le Titulaire est amené à intervenir, sur demande écrite du Représentant du Maître d’œuvre, pour assurer
la continuité de la circulation sur une portion de route existante non concernée par les travaux selon la
définition ci-avant, il sera fondé à demander le règlement des travaux réalisés, après accord préalable du
Représentant du Maître d’œuvre sur les quantités et constat de bonne exécution par celui-ci, aux prix du
bordereau des prix unitaires correspondants.

Si le Titulaire refuse une telle intervention sur route existante, il ne pourra élever aucune réclamation pour
la gêne entraînée par la circulation publique sur le chantier et devra prendre toutes dispositions pour
assurer le passage et la sécurité de la circulation sur le chantier.

Article III.2 - INSTALLATIONS DE CHANTIER III.2.1


- GENERALITES

Les installations comprendront :


• les voies d'accès et/ou déviations,
• la signalisation du chantier,
• les bureaux, ateliers, magasins, garages du Titulaire,
• les aires de stockage des matériaux,
• les laboratoires,
• les bureaux et logements du Représentant du Maître d’œuvre, dont les détails d’agencement sont
donnés à l'article III.2.2.
• les équipements et les installations pour les études, la recherche et l’exploitation de l’eau nécessaire au
chantier.

Les différents délais impartis au Titulaire pour la réalisation des installations de chantier sont définis
ciaprès :
• trente (30) jours calendaires à compter de l'approbation du plan des installations pour la mise en place
des bureaux, ateliers, magasins, garages du Titulaire et des bureaux et logements du Représentant du
Maître d’Œuvre y compris toutes sujétions de viabilités, et au plus tard soixante (60) jours après la
notification du marché travaux,
• soixante jours calendaires à compter de l'ordre de service de commencer les travaux pour l'installation
des laboratoires du Titulaire et de la Mission de Contrôle.

Les emplacements nécessaires aux installations de chantier et au stationnement du matériel seront mis
gratuitement par l'Administration à disposition du Titulaire, toutes les fois qu'il existera sur les lieux des
terrains libres, dont l'Administration pourra disposer.

Le Titulaire devra effectuer le dégagement, le nettoiement et la remise en état des emplacements mis à sa
disposition par l'Administration. Ces opérations devront être exécutées avant la réception provisoire.
Section VII: Spécifications des Travaux 235

Dans les quinze jours à compter de la réception de la notification de l'ordre de service, le Titulaire fournira
et installera deux panneaux de chantier conformes au modèle figurant au dossier de plans et destinés à
rester en place au-delà et signalant les travaux en cours. Ils seront situés au PK 0 et au PK final et devront
avoir reçu l’agrément du Maître d’Ouvrage. Le Titulaire en assurera l’entretien jusqu’à la réception
définitive des travaux.
III.2.2 - BUREAUX, LOGEMENTS ET MATERIEL

Les dispositions suivantes sont à appliquer par le Titulaire attributaire du Marché de travaux.

III.2.2. 1 - Dispositions générales

Les matériaux mis en œuvre pour la construction des bureaux à mettre à la disposition de l’Administration
seront de première qualité, du type utilisé normalement dans la République du Bénin pour les
constructions permanentes, mobiles ou préfabriquées de bon standing.

Le Titulaire en soumettra les plans de détail à l’approbation du Représentant du Maître d’Œuvre avant tout
début de construction.

Caractéristiques des matériaux pour constructions permanentes :


 Couverture : Tôles d’acier galvanisées sur charpente métallique ou en bois.
 Murs : Briques hourdées au mortier ou agglomérés au ciment avec enduit 2
couches (épaisseur minimum des briques pour murs extérieurs 20 cm) ;
peintures selon normes.
 Menuiseries extérieures : Métalliques pour portes et fenêtres.
 Vitrage : Verre à vitre fixe ou NACO mobiles.
 Menuiseries intérieures : En bois.
 Plafond : Plaques d’agglomérés (faux plafonds)
 Electricité : A prévoir dans toutes les pièces, plus 2 luminaires extérieurs, l’ensemble en
« tube néon » (deux prises de courant par pièce).
 Sanitaires : Selon normes.
• Sol : Dallage en béton pour les bâtiments à usage professionnel hors les bureaux, revêtement type
Gerflex pour les bureaux et leur desserte directe et carrelage pour les logements.
• Climatisation: Un climatiseur par pièce, de puissance appropriée, particulièrement pour la salle de
réunion.
• Téléphone: Installation, branchement et mise en service de l’installation téléphonique (un poste par
bureau avec central approprié).

III.2.2. 2 - Installations de l’Administration

Le Titulaire pourra soit construire, soit louer, soit remettre en état les locaux à fournir pour la Mission de
Contrôle. Ces locaux devront être situés à proximité des locaux du Titulaire. Les plans schématiques des
locaux (nouvelle construction ou location) seront soumis pour agrément par l'Entrepreneur à l'Ingénieur

Au cas où le Titulaire opterait pour construire ces locaux, un terrain sera mis gratuitement à sa disposition
par l’Administration, les plans seront agréés au préalable par le Représentant du Maître d’Œuvre et les dits
locaux seront remis par procès-verbal à l’Administration en fin de chantier.
Section VII: Spécifications des Travaux 236

Tous les bâtiments définis ci-dessous doivent être équipés d’eau courante, d’électricité et de sanitaires. Les
bureaux, séparés de ceux du Titulaire, seront équipés, éclairés et climatisés par le Titulaire et à ses frais 24
heures par jour et pendant toute la durée d’exécution des travaux. Les frais d'eau, d’électricité, de
gardiennage, d'entretien et de nettoyage sont à la charge de l'Entrepreneur.

L’ensemble de ces installations devra être délivré et être opérationnel au plus tard 90 jours après la
notification du marché de travaux. Pendant la période transitoire précédent la mise à disposition de ces
installations, le Titulaire mettra à disposition des locaux provisoires équipés pour les besoins du contrôle.

Si l’alternative de la construction est retenue par le Titulaire, les bureaux et les logements seront remis par
procès-verbal à l’Administration, au plus tard 15 jours après la réception provisoire de la totalité des
travaux.

Dans tous les cas, le Titulaire mettra en place les installations suivantes qui seront utilisées par l’équipe de
surveillance et de contrôle pendant toute la durée de sa mission.

III.2.2. 3 Ŕ Bureaux du Maître d’Œuvre


Les bureaux seront regroupés dans un bâtiment éclairé et climatisé.
Les locaux comprendront huit (8) bureaux, une salle de réunion et un bloc sanitaire, de
dimensions indiquées ci-dessous. Ces bureaux seront raccordés et équipés en eau et en
électricité 24 heures sur 24 heures dont les consommations et le fonctionnement seront à la
charge de l'Entreprise.
Les bureaux seront regroupés dans un bâtiment éclairé et comprendront :

- Un bureau de 16 m² pour I ’Ingénieur Routier-Chef de la Mission de Contrôle ;

- Six bureaux de 12 m² pour l’Ingénieur Routier Adjoint au chef de la mission, pour l’Ingénieur
Ouvrages d'art, l'Ingénieur Géotechnicien, l'Homologue, le Technicien Chef-Equipe
Topographes et le Technicien Chef-Equipe Laborantins
- Un bureau secrétariat de 10 m2 ;
- Une salle de réunion de 50 m2 ;
- 2 WC avec cuvette de lavabo, avec évacuation des eaux usées.

Les frais d'eau, d’électricité, de gardiennage, d'entretien et de nettoyage sont à la charge de


l'Entrepreneur.

 Équipements des Bureaux de la Mission de contrôle :


1. Pour l’Ingénieur Routier-Chef de Mission
- Un bureau de dimensions minimum 2,50 m x 1,25 m;
- Un meuble bas sur roulette et fermant à clé, avec un tiroir et un casier de rangement pour
dossier suspendu ;
- Une table de bureau de dimensions 1,00 m x 0,60 m ; Une armoire métallique de
rangement fermant à clé ; Un fauteuil fixe; Quatre chaises; Une lampe de bureau; Un téléphone;
Une corbeille.
Section VII: Spécifications des Travaux 237

- Deux ordinateurs de bureau core i7 et de Mémoire RAM 8 Go au moins avec


imprimantes en couleur et onduleurs dont un pour le Chef de Mission et un pour le Chef Projet.
2.Pour chacun des Ingénieurs Adjoint au Chef de Mission, Topographe, Ouvrages d'art,
Géotechnicien et Homologue
- Un bureau de dimensions 2,00 m x 1,0 m ;
- Une armoire métallique de rangement fermant à clé ;
- Un fauteuil fixe;
- Deux chaises;
- Une lampe de bureau; - Un téléphone; - Une corbeille.
- Un ordinateur de bureau core i7 et de Mémoire RAM 8 Go au moins avec imprimante et
onduleur
3. Pour le Technicien Topo : bureau de dessin et de topographie
- Une armoire métallique,
- Une table à dessin fixe et tabouret,
- Un bureau métallique avec rangement et fermant à clé, Trois chaises,
- Une lampe de bureau, - Un téléphone, - Une corbeille.
- Un ordinateur de bureau core i7 et de Mémoire RAM 8 Go au moins avec imprimante et
onduleur
4. Pour le Technicien Labo
Un bureau de dimensions 2,00 m x 1,0 m;
- Une armoire métallique de rangement fermant à clé ; Un fauteuil fixe ;
- Deux chaises ;
- Une lampe de bureau; Un téléphone;
- Une corbeille.
5. Pour le Secrétariat et le Standard téléphonique
- Un bureau de secrétariat, avec retour machine, Une armoire métallique fermant à clé, -
Trois chaises,
- Une lampe de bureau, - Une centrale téléphonique - Une corbeille.
- Une photocopieuse
- Un ordinateur de bureau core i7 et de Mémoire RAM 8 Go au moins avec imprimante
et onduleur.
6. Pour la Salle de conférence
- Une grande table de dimensions 2,00 m x 5,0 m ;
- Une armoire métallique de rangement fermant à clé ;
- Vingt Deux (22) chaises; - Un téléphone; - Une corbeille.

A noter que Tous les ordinateurs ci-dessus sont équipés d’un système d’exploitation installé, souris, tapis,
et logiciels installés Ŕ dernières versions :
o MICROSOFT OFFICE (avec en particulier WORD, EXCEL, POWER POINT,
MICROSOFT PROJECT…) o
AUTOCAD
o COVADIS avec AUTOPISTE
Section VII: Spécifications des Travaux 238

III.2.2. 4 - Logements pour la mission de contrôle

L’Entrepreneur devra également construire et mettre à la disposition du personnel-Cadres de la


Mission de contrôle et l'Homologue de l’Administration :

Six (6) logements : Un (1) pour I ‘Ingénieur routier-Chef de mission; Un (1) pour l'Ingénieur
routier-Adjoint au Chef de mission, Un (1) pour l’Ingénieur topographe ; Un (1) pour
L’Ingénieur Géotechnicien, Un (1) l'Ingénieur Ouvrages d'art et Un (1) pour l'Homologue.

Ces six (6) logements : seront de superficie intérieure d'au moins de Cent (100) mètres carrés
avec couverture dalle béton, entièrement équipés y compris climatisation destinés à accueillir les
Ingénieurs de la Mission de contrôle et l‘Homologue de I' Administration. Chaque logement
devra en plus comprendre :
• une salle de bain avec baignoire, lavabo et WC, dont l'un séparé ;
• une salle de séjour donnant accès à deux chambres;
• une cuisine avec une réserve attenante ;
• une aire de stationnement couvert ;
• des installations avec l'eau courante chaude et froide.
Le mobilier comprendra deux grands lit avec sommiers neufs et matelas neufs, deux armoires, une
commode, quatre tables de chevet, une table de salle à manger avec six chaises, un buffet, un salon
composé d’un divan trois places, deux fauteuils, une table basse, un téléviseur opérationnel et un meuble
de rangement pour salon, une table de cuisine avec deux chaises, deux armoires de cuisine, un
réfrigérateur-congélateur, un gazinière 4 feux avec four, deux bouteilles de gaz, un lave-linge, un
chauffeeau électrique suffisant pour la cuisine et les salles d’eau ou plusieurs chauffe-eau . Toutes les
pièces seront climatisées (hormis la cuisine et les salles d’eau) et les fenêtres comprendront chacune un
châssis fixe muni d’une moustiquaire et des battants à paroi vitrée. Chaque maison disposera d’un abri
couvert pour deux véhicules. Les logements seront remis aux bénéficiaires, prêts à l'occupation,
complètement équipés et meubles de neufs, y compris les draps, ustensiles de cuisine et
services de table.

Les six (06) logements, les équipements et matériels acquis par l’Entrepreneur dans le cadre du
projet seront tenus en bon état de fonctionnement et rétrocéder en bon état de fonctionnement à
l’Administration routière à la fin des prestations.
Un logement pour chambres de passage : sera de superficie intérieure d'au moins de Cent (100) mètres
carrés construit et équipé suivant les mêmes spécifications ci-dessus pour les logements des experts.

III.2.2. 5 - Personnel auxiliaire et instruments de contrôle

Pendant toute la durée des travaux, le Titulaire devra disposer en permanence sur le chantier de tous les
instruments, outils et matériels nécessaires aux contrôles et vérifications prévus aux présentes
prescriptions techniques ainsi que du personnel qualifié à l’emploi de ces instruments. La non-observation
de cette obligation, constatée par procès-verbal contradictoire Ŕ Mission de Contrôle / Entrepreneur Ŕ
entraîne l’arrêt des travaux par ordre de service établi par le Représentant du Maître d’Œuvre.

III.2.2. 6 - Laboratoire de chantier du Titulaire


Section VII: Spécifications des Travaux 239

Le Titulaire disposera d’un laboratoire de chantier qui servira pour ses contrôles interne et externe. Ce
laboratoire sera également utilisé par la mission de contrôle dans le cadre de son contrôle extérieur. Elle
devra en avoir le libre accès et pourra disposer de l’équipement et fournitures nécessaires à la réalisation
de ses essais de contrôle.

Un Laboratoire de chantier couvrira une surface minimum de 140 m 2 et comprendra :


• deux pièces à usage de bureau dont un pour la mission de contrôle
• un hall d’essai avec bac d’eau, paillasse, hotte aspirante etc.,
• un magasin,
• deux WC,
• une douche séparée

De plus, un espace extérieur, d’environ 30 m², bétonné et couvert avec robinet et avaloir sera aménagé
dans une zone contiguë au bâtiment.

III.2.2. 7 - Matériel du laboratoire de chantier

Le Titulaire devra disposer, durant toute la durée des travaux, du matériel nécessaire à la réalisation des
essais prévus au présentes Spécifications Techniques, et notamment :
- Sols
• analyse granulométrique pour sols, gravillons et agrégats
• équivalent de sable
• limites d’Atterberg
• dosage en matières organiques
• essai au bleu de méthylène
• teneur en eau
• essai Proctor modifié
• essai de portance CBR avec mesure du gonflement (minimum 25 moules), y compris la machine de
poinçonnement CBR

- Granulats
• mesure des masses volumiques, porosité, coefficient d'absorption et teneur en eau
• mesure du coefficient d'aplatissement et du coefficient de forme
• détermination de l'homogénéité des granulats
• détermination de la propreté des granulats
• essai Los Angeles
• essai d'usure Micro-Deval
• essai de résistance en compression uniaxiale
• essai d'adhésivité
• essai d'adhésivité à la plaque VIALIT  essai de désenrobage T.W.I.T.

- Bétons
• qualité de l'eau pour béton
• résistance à la compression du béton (minimum 12 moules), y compris la machine d’écrasement des
éprouvettes
Section VII: Spécifications des Travaux 240

• analyse de béton frais,


• essai de prise de ciment (aiguille Vicat).

- Liants et enduits
• point d'éclair et point de feu en vase ouvert
• pénétrabilité à l'aiguille
• point de ramollissement dite température bille et anneau
• température
• pseudo-viscosité pour les émulsions/bitumes fluidifiés
• essai Hubbard Field
• détermination des quantités et de la répartition transversale de répandage du liant et des gravillons

- Essais in situ
• densité in situ : densitomètre à membrane et méthode du sable, gamma densitomètre
• essai de chargement à la plaque (diamètre de la plaque 0,30 m)
• mesure des déflexions  sondages dynamiques légers L’équipement pour sondages dynamiques légers
correspondra à la norme allemande DIN 1094 (surface de la pointe 5 cm2, diamètre de la tige 22 mm,
poids du marteau 10 kg, hauteur de chute 0,50m).
• carottage pour vérification des épaisseurs (chaussée, béton)

L'Entrepreneur doit fournir à l'acceptation du Maître d’Œuvre la liste et les caractéristiques des matériels
de laboratoire nécessaires à l'exécution des essais.

Il est précisé que l’installation du laboratoire entièrement équipé et réceptionné par le Représentant du
Maître d’Œuvre constitue un préalable au démarrage des travaux à l’exclusion des travaux et études
préparatoires. Le Titulaire devra tenir compte des besoins en matériel et équipement de la mission de
contrôle pour la réalisation de son contrôle extérieur.

III.2.2. 8 - Matériel topographique du Titulaire

Pour les besoins de ses études et de son propre contrôle topographique interne, le Titulaire devra disposer
de matériel suffisant.
L'équipement topographique nécessaire à la supervision des travaux sera également acquis par
l’Entrepreneur et mis à la disposition du Consultant titulaire du Contrat, la liste de ces équipements
doit être au minimum la suivante :

✓ 1 station totale
✓ 1 Niveaux NA2 ;
✓ 2 mires;
✓ 15 jalons ;
✓ 2 rubans de 50 m ;
✓ 2 trépieds ;
Section VII: Spécifications des Travaux 241

✓ réflecteurs, machine à calculer et divers accessoires, etc.

III.2.2. 9 Véhicules à mettre à la disposition de l’Administration et de la Mission de Contrôle


Le Titulaire mettra à la disposition du Consultant neuf(9) Véhicules (4x4) neufs dont une Station
wagon pour le Chef de Mission et huit (08) Pick Up 4x4 Double Cabine pour les experts, le chef projet et
l'homologue. Lesdits véhicules seront pourvus d'une Assurance tous risques durant la période du Contrat
du Consultant. Ces véhicules seront répartis comme suit: Un (1) pour
l'ingénieur routier-Chef de Mission; Un (1) pour l'ingénieur routier-Adjoint au Chef de Mission ;Un (1)
pour l'ingénieur Topographe ; Un (1) pour l'ingénieur Géotechnicien ; Un (1) pour l'Ingénieur
Ouvrages d'art, Un (1) pour l’Equipe de Topographe, Un (1) pour l'Equipe de Laborantins, U
n ( 1) pour l’Homologue et Un (1) pour le Chef projet. L'entretien des véhicules sera à la charge
de l’entreprise.
Les caractéristiques mi ni males exigées pour les véhicules sont indiquées comme suit :
Pour les véhicules Pick Up 4x4 Double cabine de type HILUX:

DESIGNATION CARACTERISTIQUES DEMANDEES PAR


L'ADMINISTRATION

3 Silhouette : Pick-up double cabine


Dimensions
1 Dimensions en mm
Longueur hors tout
Largeur hors tout : 5200 au moins
Hauteur hors tout : 1700 au moins 2 Empattement (mm) :: 30001800 auau
moinsmoins
3 Garde au sol (mm) :260 au moins
4 Direction assistée : Exigée
5 Rayon de braquage (m) : 6,2 au plus
6 Nombre de places assises : 05 places au moins
Poids/Capacité
1 Volume du réservoir de carburant (L)
2 Poids à vide (kg) : 80 L au moins
3 Poids total autorisé en charge (kg) : 1800 au moins
: 2600 au moins
Freins : Disques ventilés
l Freins Avant :Tambours
Section VII: Spécifications des Travaux 242

2 Frein Arrière
Suspension
1 Suspensions Avant : Double triangle
2 Suspensions Arrière :Essieu rigide avec ressort à lames
Pneumatique
1 Dimensions pneumatiques : 255/70 R 15 au moins
Equipements
1 Climatisation d'origine :Exigée
2 Radiocassette avec AM, FM + avec CD : Exigée
3 Plateau ridelles : Exigée
4 Elargisseur d'ailes : Exigée
5 Bouclier avant :: ExigéeExigée
6 Poignées de porte extérieures : Exigée
7 Accoudoir central avant : Exigée
8 Fermeture centralisée : Réglable en hauteur
9 Siège conducteur : Exigée
10 l 0 Télécommande de fermeture : Tissu
centralisée : Exigée
11 Sellerie et Garnissage : Exigée
12 Montre digitale : Exigée
: Exigée
13 Projecteurs antibrouillard
: Exigée
14 Rétroviseurs extérieurs réglables électriques
: Exigée
15 Bâche arrière et arceaux
16 Appui-tête
17 Triangle de signalisation, pneu secours, : Exigée
18 cric, extincteur, trousse de secours :·Exigée
19 Manuel de réparation en français
20 Cric, boîte à clés, roues de secours, : Exigée manivelle de cric : Exigée
21 Double Airbags conducteur et passager : Exigée
22 Anti démarrage : Exigée
23 Garde boues AV/AR :: ExigéeExigée
24 Ceintures de sécurité AV/AR
25 Roue de secours
26 ABS

DESIGNATION CARACTERISTIQUES DEMANDEES PAR


L'ADMINISTRATION
Moteur (A allumage par compression à 4 temps)
1 Nombre cylindres : 04 en ligne
2 Nombre de soupapes par cylindre : 02 au moins
3 Carburant : Diesel
4 Cylindrée (CC) 3
: 3000 cm au plus
5 Puissance : 94 ch à 4000 tr/mn au plus
6 Couple : 197 Nm au moins à 2400tr/mn au plus
Pour le Station Wagon:
Section VII: Spécifications des Travaux 243

Transmission l Boîte de 12Fermeture centralisée auto après démarrage


vitesse 2 Nombre de 13Siège réglable conducteur
rapport
14Télécommande de fermeture centralisée
Carrosserie l Nombre de portes l Dimensions en mm
15Sellerie et Garnissage
Longueur hors tout Largeur hors tout Hauteur hors tout 16Essuie-glace arrière
2 Empattement (m m) 17Rétroviseurs extérieurs rabattables électriques
3 Garde au sol (mm) 18Réglage des phares en hauteur
4 Direction assistée 19Triangle de signalisation, cric, extincteur,
5 Rayon de braquage (m) trousse de secours
6 Nombre de places assises 20Manuel de réparation en français
Poids/Capacité 21Cric, boîte à clés, roues de secours, manivelle
de cric
1 Volume du réservoir de carburant (L)
22Double Airbags conducteur et passager
2 Volume du réservoir
23Anti démarrage
3 Poids à vide (kg)
24Garde boues AV/AR
4 Poids total autorisé en charge (kg) Freins
: Sélecteur manuel au plancher 25Ceintures de sécurité AV/AR
: 5 rapports à l 'avant au moins et 1à l'arrière 26Roue de secours

: 04 portes : Disques ventilés


: Disques ventilés
: 5000 au plu s
: 1700 au moins :Double triangle
: 1800 au moins : train multi-bras essieu rigide
: 3000 au plus
: 200 au moins : 265/65 R 17 au moins
: Exigée
: 6,2 au plus : Exigée
: 07 places au moins : Exigée
: USB et auxiliaire
: 80 L au moins : 60 L au :Feuilletée et teintée
moins : Exigée
: 2100 au moins : 2800 : Exigée :
au moins 1 Freins Avant: Exigée :Exigée
2 Frein arrière : Lunette arrière
:Exigée :
Suspension Exigée :Exigée
1 Suspensions Avant :Exigée : Exigée
2 Suspensions Arrière : Tissu
Pneumatique : Exigé
3 Dimensions pneumatiques Equipements :Exigée
1 Climatisation d' origine
2 Radiocassette avec AM, FM + avec CD : Manuel
3 Connectique : Exigée
4 Pare-brise
: Exigée : Exigée
5 Vitres électriques Avant et Arrière 6 Alerte sonore
ceinture
7 Alerte porte mal fermée
:Exigée
8 ABS :Exigée
9 Désembuage :Exigée :Exigée
10Bouclier Avant :Sur porte arrière avec antivol
11Pare-chocs avant-arrière
Section VII: Spécifications des Travaux 244

NB : Les équipements et matériels acquis par l’Entrepreneur dans le cadre du projet seront tenus en bon
état de fonctionnement et rétrocéder en bon état de fonctionnement à l’Administration routière à la fin
des prestations.

Article III.3 - DEFORESTAGE ET DEBROUSSAILLEMENT

Le débroussaillement devra être effectué avant tout terrassement sur la base d'un plan approuvé par le
Maître d'Œuvre. Aucun abattage hors zone approuvée ne sera toléré. Les arbres signalés par le Maître
d’Œuvre seront préservés.
Quinze (15) jours avant d’entamer les travaux, le Titulaire informe les chefs de villages concernés de la
date de démarrage et de la possibilité pour eux de récupérer les bois et matériaux n’appartenant pas à des
particuliers.
Le Titulaire doit s’assurer que les propriétaires d’arbres fruitiers ont été informés et que les indemnisations
ont été effectivement fixées et payées.
Le Titulaire doit, dès le démarrage des travaux, signaler par écrit au Maître d’Œuvre les tombes
éventuelles qui se trouveraient dans l’emprise des travaux, afin de permettre au Maître d’Œuvre de
procéder à toutes les formalités nécessaires pour le déplacement des dites tombes sur un autre site.

Le déplacement des tombes devra se faire par le Chef de village et les villageois du village concerné, sous
autorité du Maître d’Œuvre et à ses frais, si indemnité il y a.

Le Titulaire doit s’assurer en temps opportun que les tombes en question, situées dans l’emprise des
travaux, ont effectivement été déplacées afin d’éviter tout retard dans l’exécution des travaux concernés.

Le déforestage éventuel et le débroussaillement avec essouchement comprennent l'enlèvement de tous les


arbres, arbustes, broussailles, plantes, racines et débris végétaux.

Le déforestage éventuel sans essouchement comprend l'arasement de tous les arbres à une hauteur d'un
mètre au dessus du terrain naturel.

Les travaux de nettoyage, débroussaillage, abattage d’arbres seront effectués sur une largeur qui
n’excédera pas cinq mètres de chaque côté de l’emprise du projet au delà des limites des talus.

Dans les deux cas, les produits et débris du déforestage éventuel et du débroussaillement seront évacués en
dehors de l'aire à débroussailler à plus de trente mètres de l’axe de la route et disposés de manière à ne pas
entraver l'assainissement de la plate-forme ou l’écoulement des eaux en provenance de la plate-forme ou
obstruer une piste ou apporter toute gène par un stockage anarchique.

En aucun moment la végétation existante, sur les trente mètres susmentionnés, ne sera endommagée
lors de l’entreposage des débris.

Le débitage des arbres ne sera effectué qu'avec l'autorisation du Maître d’Œuvre, l'Administration restant
propriétaire du bois. Toutefois les produits du déforestage pourront être utilisés par le Titulaire, sur le
chantier, avec l'autorisation du Maître d’Œuvre pour la confection de campements, hangars, échafaudages
et ouvrages provisoires.

La destruction des débris par le feu est formellement interdite pour le Titulaire.
Section VII: Spécifications des Travaux 245

Le Titulaire prendra toutes précautions utiles pour ne causer aucun dommage aux riverains, aux supports
de lignes télégraphiques et électriques, et à ces lignes elles-mêmes. Le dédommagement des riverains et
les frais de remise en état des lignes et poteaux sont à la charge du Titulaire. Les trous formés par
l'enlèvement des souches et des grosses racines seront soigneusement rebouchés par le Titulaire, dans le
cadre du prix de débroussaillage, avec des matériaux agréés par le Maître d’Œuvre.

Le Titulaire devra veiller à la conservation des piquets et repères d'implantation situés dans la bande à
débroussailler et à ses abords, en évitant qu'ils soient détruits ou déplacés par la chute des arbres ou par le
passage des engins mécaniques. Si l'un des piquets ou repères venait à disparaître ou à être déplacé, il
serait rétabli par les soins du Titulaire et à ses frais, à partir des repères de sommets de polygonale restant
en place, ou à réimplanter par ses soins et à ses frais en cas de disparition des bornes. Pour ces raisons, les
bornes ou piquets devront être déportés hors de l’emprise, préalablement au démarrage des travaux.

Article III.4 - DECAPAGE


Le décapage sera effectué sur toute la largeur de l'assiette des terrassements ainsi que sur l'emprise des
emprunts de matériaux et des ouvrages. Le décapage sur l'emprise des emprunts de matériaux est compris
dans le prix forfaitaire d'installation du chantier.

Il comprend l'enlèvement de la couche superficielle de terre végétale sur la totalité de son épaisseur et sa
mise en dépôt provisoire ou définitif, compte tenu des besoins résultant de la réutilisation éventuelle du
matériau pour les revêtements de talus, en des emplacements agréés par le Maître d’Œuvre. L'excédent de
terre végétale ne sera jamais mélangé aux déblais à mettre en dépôt. Il sera tenu gracieusement à
disposition des populations locales qui pourront l'utiliser pour niveler leurs parcelles ou améliorer la
qualité du sol de leurs parcelles.

Dans tous les cas, la terre végétale sera stockée sur une épaisseur toujours inférieure à 2 mètres. Elle ne
sera pas compactée sous peine de perdre ses qualités biologiques.

La mise en dépôt sera faite dans un dépôt qui sera soumis à l’agrément préalable du Maître d’Œuvre.

Le décapage ne sera pas exécuté sur la route existante.

Article III.5 - PREPARATION DE LA ROUTE EXISTANTE

Sauf indication contraire du Représentant du Maître d’Œuvre, la route existante ne fera pas l’objet de
décapage. Par contre, les tracés en variante feront l'objet d'un décapage préalable.

Elle sera éventuellement débarrassée des débris divers et matériaux impropres.


• Si l’arase des terrassements de la route projetée est à moins de zéro mètre vingt (0,20 m) au-dessus de
la route existante, le Titulaire sera tenu d’effectuer une scarification de la route existante dans les
limites de l’assiette de la route projetée. Cette scarification est comprise dans le prix de réglage et
compactage de la plateforme.
Si les matériaux constitutifs de l’ancienne chaussée sont jugés par le Représentant du Maître d’Œuvre
impropres à la réutilisation en remblai, ils seront évacués hors de l’emprise des terrassements. Cet
enlèvement sera ordonné par le Représentant du Maître d’Œuvre, éventuellement sur proposition du
Titulaire. L’opération de scarification évacuation sera alors rémunérée au prix de déblai mis en dépôt.  Si
l’arase des terrassements de la route projetée est située à plus de zéro mètre vingt (0,20 m) audessus de la
route existante, aucune opération particulière autre que le nettoyage visé ci avant ne sera réalisée.
• Si l’arase des terrassements de la route projetée est située en-dessous de la route existante, celle ci sera
considérée comme déblai ordinaire, sans faire l’objet de décapage préalable.
Section VII: Spécifications des Travaux 246

Article III.6 - DEMOLITION DE BATIMENTS

Les habitations et bâtiments d’exploitation existants affectés par le nouveau tracé de la route seront
démolis suivant les instructions du Représentant du Maître d’Œuvre.

Toutes les formalités administratives relatives à l’expropriation, y compris les indemnisations sont à la
charge exclusive de l'Administration. Il appartiendra au Titulaire de signaler suffisamment à l’avance au
Représentant du Maître d’Œuvre la localisation des bâtiments d’habitation pour que le déroulement des
formalités administratives ne retarde pas les travaux.
La démolition des bâtiments (cases, abris, hangars, entrepôts, etc.) construits soit en matériaux provisoires
ou traditionnels (banco, tôle, bois, etc.) soit en matériaux définitifs (parpaings, maçonnerie, béton...)
consistera à démolir ou à déposer les matériaux en élévation et en fondation jusqu’au niveau, inférieur à
celui de l’arase des terrassements de la route projetée, qui sera prescrit par le Représentant du Maître
d’Œuvre.

La démolition sera conduite de telle façon que tous les matériaux récupérables tels fenêtres, portes,
poutres, poteaux, etc. ne soient pas endommagés. Les matériaux ainsi récupérés seront soigneusement mis
en tas, d’une manière correcte en dehors de l’emprise du projet, ou évacués selon les directives du
Représentant du Maître d’Œuvre.

Tous les matériaux de démolition non récupérables seront évacués et mis en dépôt en un lieu proposé par
le Titulaire et agréé par le Représentant du Maître d’Œuvre.

Les vides éventuels seront remblayés à l’aide de matériaux utilisables pour les remblais et compacté
comme tels

Si le Titulaire, effectuant une démolition partielle de bâtiment, endommage des parties devant rester
intactes, il sera tenu de réparer les dommages causés à ses frais exclusifs.

Article III.7 - DEMONTAGE OU DEMOLITION D’OUVRAGES EXISTANTS

Le démontage ou la démolition d’un ouvrage existant ne pourra être commencée avant la mise en place
d’un dispositif permettant le maintien de la circulation pendant et après le démontage ou la démolition.

Tous les matériaux de démolition non récupérables seront évacués et mis en dépôt en un lieu proposé par
le Titulaire et agréé par le Représentant du Maître d’Œuvre.

Article III.8 - PURGES

Dans les zones instables ou de sols de mauvaise tenue qui ne peuvent être enlevés par d’autres moyens que
manuels ou mécaniques autres que la niveleuse, le décapeur ou le bouteur, le Représentant du Maître
d’Œuvre pourra prescrire l'exécution des purges pour remplacer les matériaux impropres par des matériaux
de qualités identiques à celles des remblais. Les profondeurs, les surfaces et les emplacements des purges
sont laissés à l'appréciation du Représentant du Maître d’Œuvre.

Le Titulaire veillera particulièrement pendant l'exécution des travaux à évacuer l'eau du fond des fouilles.
Il prendra toutes les précautions pour réaliser cette prestation au "sec" et devra, si cela s'avère nécessaire,
réaliser des ouvrages provisoires, ou des installations spéciales (système de rabattement de nappes,
motopompe avec crépines, etc.).
Section VII: Spécifications des Travaux 247

La synchronisation entre travaux de purge et de drainage interne sera définie par le Représentant du Maître
d’Œuvre, éventuellement sur proposition du Titulaire.

Article III.9 - EXECUTION DES DEBLAIS


III.9.1 - DEBLAI COURANT

Les déblais seront exécutés selon les plans et les cotes du projet et en respectant le mouvement des terres
présenté par le Titulaire avant toute exécution et approuvé par le Représentant du Maître d’Œuvre. Le
profilage des talus suivant les pentes du projet fait partie de la réalisation des déblais et doit être réalisé en
même temps que ceux-ci. Si nécessaire, le Représentant du Maître d’Œuvre pourra demander l’exécution
de bermes.

Les matériaux provenant des déblais pourront être réutilisés en remblais s'ils présentent les qualités
requises définies au chapitre II ci-dessus.

Les fossés de déblais seront exécutés conformément aux profils en travers types du dossier.

Dans le cas de fonds de déblais présentant une portance insuffisante (CBR < 25), ou sur prescription du
Représentant du Maître d’Œuvre, le terrassement sera descendu de trente (30) centimètres et la couche de
forme sera rapportée par-dessus et compactée à 95 % de l'OPM.

Les matériaux de déblai non réemployés en remblais seront évacués et mis en dépôt hors de l'emprise de la
route en des emplacements autorisés par le Représentant du Maître d’Œuvre, faute de quoi le Titulaire
supportera seul les conséquences des réclamations éventuelles des riverains ou les déplacements imposés
par le Représentant du Maître d’Œuvre pour améliorer la visibilité ou l'écoulement des eaux.

La recherche des zones de dépôt sera de la compétence du Titulaire.

La mise en dépôt sur les bords de la route et dans des zones qui n'ont pas reçu l'approbation du
Représentant du Maître d’Œuvre est absolument interdite. Il est rappelé que le Titulaire devra préparer et
soumettre à l'agrément du Représentant du Maître d’Œuvre un "Plan de Protection de l'Environnement du
Site" (P.P.E.S.) pour chaque zone de dépôt. Ce plan précisera les mesures que 1e Titulaire se propose
d'adopter pour remettre en état le site à la fin des travaux. Les travaux de remise en état comprendront,
entre autres, le remodelage du terrain, l'installation d'ouvrages de drainage appropriés pour réduire
l'accumulation des eaux, le remplacement de la terre végétale et la végétalisation des pentes pour réduire
l'érosion.

Les déblais sont classés en deux catégories :


 les déblais meubles et les déblais défonçables constituent la première catégorie 

les déblais rocheux à l'explosif constituent la deuxième catégorie.

Ceux qui peuvent être exécutés par un tracteur à chenilles d'une puissance de 300 chevaux (CV) à la barre
(au moins Caterpillar D-8, ou équivalent) équipé d'une défonceuse à une (1) dent sont considérés comme
déblais meubles ou défonçables.

Ceux qui ne rentrent pas dans la catégorie a) et nécessitent donc l'emploi d'explosifs sont considérés
comme déblais rocheux à l'explosif.

La décision d’arrêt de défonçage sera soumise à l'agrément du Représentant du Maître d’Œuvre. Aucune
extraction à l'explosif ne sera autorisée sans cet agrément.
Section VII: Spécifications des Travaux 248

Les blocs de rochers isolés se trouvant sur la plate-forme existante seront enlevés et évacués en un lieu
agréé par le Représentant du Maître d’Œuvre. Les blocs de masse inférieure à trois (3) tonnes sont
considérés comme déblais meubles ou défonçables.

A priori, il n’est pas prévu de déblais rocheux dans les travaux.


III.9.2 - RECALIBRAGE DE LIT DE RIVIERES

Au droit des ouvrages d'art, pourront être prescrites par le Représentant du Maître d’Œuvre des opérations
de recalibrage de lit des rivières. Celles-ci seront rémunérées au m³ extrait et mis en dépôt, selon le prix de
déblais mis en dépôt.
Article III.10 - EVACUATION DES EAUX

Pendant l'exécution des déblais, le Titulaire est tenu de conduire les travaux de manière à éviter que la
forme, ou les matériaux de déblai à utiliser en remblai, ne soient détrempés ou dégradés par les eaux de
pluie.

Il doit, à cet effet, maintenir en permanence une pente suffisante à la surface des déblais et exécuter en
temps utile les saignées, rigoles, fossés et ouvrages provisoires nécessaires à l'évacuation des eaux hors
des tranchées.

Le Titulaire doit en particulier prévoir les fossés d'évacuation des eaux qui peuvent être nécessaires pour
réaliser un assainissement convenable et assurer la protection des ouvrages pour toute la durée des travaux.
La réalisation de ces fossés et leur entretien, de façon à maintenir leur efficacité pendant la durée du
Marché, sont compris dans les prix du Bordereau et aucun paiement séparé ne sera effectué pour ces
travaux.

Le Titulaire doit fournir et mettre en œuvre les moyens d'assèchement, d'évacuation ou de dérivation des
eaux nécessaires à l'exécution et la protection des travaux.

Pendant la durée des terrassements généraux, le Titulaire prendra à sa charge l'évacuation de toutes les
eaux (souterraines et de surface).

Article III.11 - EXPLOITATION DES EMPRUNTS

Tous les emprunts à ouvrir sont à la charge du Titulaire y compris l’exécution des pistes d’accès aux
emprunts. Avant, pendant et après l’exploitation d’un emprunt, le Titulaire est tenu de respecter les
conditions précisées à la clause I.4 (Mesures environnementales) des présentes ST.

Les emprunts devront avant toute utilisation faire l’objet de l’agrément du Représentant du Maître
d’Œuvre, dans les conditions précisées au chapitre II « Provenance et qualités des matériaux ».

Aucun emprunt ne devra être ouvert à moins de 100 m de la limite de l’emprise du projet, sauf instruction
contraire du Représentant du Maître d’Œuvre, en particulier dans le cas où cette ouverture permet
d’améliorer les conditions de visibilité ou le drainage d’une zone de déblai. Si possible, les emprunts
seront ouverts parallèlement à la route, tout en tenant compte de l’écoulement des eaux. Le fond des
chambres d’emprunt sera réglé de manière à ce que l’eau ne séjourne pas à proximité de la route. Dans le
cas où les chambres d’emprunt risqueraient de provoquer des écoulements nuisibles à la tenue ultérieure
de la route, le Titulaire réalisera, à ses frais, un système d’évacuation des eaux et de protection de la route
(fossés de garde, puisards, ouvrages sous chaussée etc.).
Section VII: Spécifications des Travaux 249

Le Titulaire proposera à l’agrément du Représentant du Maître d’Œuvre un plan d’exploitation de chaque


emprunt. Ce plan tiendra compte de la sauvegarde des principaux arbres situés dans l’emprise de
l’emprunt. Ces arbres seront balisés et protégés pendant toute la durée de l’exploitation.

La localisation des différentes zones d'emprunt sera approuvée par le Maître d'Œuvre. Un refus sera
opposé à toute proposition faisant apparaître des dangers préjudiciables du point de vue de
l'environnement. La fragilité des sols est la principale contrainte du projet.

Dans le cas où un emprunt sera utilisé pour la production de matériaux de types différents, les zones
correspondant à l’exploitation pour les différents usages seront délimitées.
En fin d’exploitation, la terre végétale préalablement décapée et mise en dépôt provisoire sera régalée
après réglage de la chambre d’emprunt et taille en pente douce des parois.

Les opérations de débroussaillage d’enlèvement des arbres non conservés, de décapage de la terre végétale
et des matériaux impropres et de remise en état à la fin des travaux sont à la charge du Titulaire et réputées
incluses dans les prix unitaires.

Ces prescriptions sont valables pour tous les emprunts, quelque soit leur usage.

Article III.12 - REMBLAIS


III.12.1 - PREPARATION

L’assiette des remblais sera compactée après décapage, de manière à obtenir une densité sèche au moins
égale en tout point :
 à 95% de la densité sèche maximale Proctor modifié si l’arase des terrassements de la route projetée est
située à moins de 50 cm de l’assise du remblai,  et à 90% de la densité sèche maximale Proctor modifié si
l’arase des terrassements de la route projetée est située à plus de 0,50 m de l’assise du remblai.

Ces densités seront exigées sur une épaisseur au moins égale à trente centimètres (30 cm).

Les remblais qui doivent être exécutés sur les pentes d’un escarpement naturel ou d’un remblai existant
devront comporter des redans de dimensions agréées par le Représentant du Maître d’Œuvre, réalisés
préalablement à toute mise en œuvre du remblai, pour améliorer la tenue de celui-ci.

- EXECUTION DES REMBLAIS ORDINAIRES

III.12.1.1 - Maîtrise de la teneur en eau

Le Titulaire procédera à un contrôle permanent de la teneur en eau des matériaux utilisés.

Il devra prendre toutes dispositions pour que les teneurs en eau au compactage soient compatibles avec
l’obtention des résultats prescrits. Il procédera soit par arrosage avant compactage et malaxage éventuel, si
les matériaux sont trop secs, et par mise en cordon ou brassage des matériaux trop humides.

Les dispositions proposées seront soumises à l’agrément du Représentant du Maître d’Œuvre.

III.12.1.2 - Épaisseur de mise en œuvre

La mise en œuvre des matériaux de remblai sera faite par couches successives ne dépassant pas vingt (20)
cm d’épaisseur répartis sur toute la largeur de la plate forme.
Section VII: Spécifications des Travaux 250

Dans la mesure où le Titulaire aura fait la preuve que les moyens de compactage dont il dispose permettent
la mise en œuvre en couches d’épaisseur plus importante avec la garantie de respect des spécifications
relatives à la compacité en tout point, y compris fond de couche, il pourra solliciter du Représentant du
Maître d’Œuvre l’autorisation d’augmenter l’épaisseur des couches élémentaires, à la condition que les
matériels de contrôle dont il aura équipé son laboratoire aient la profondeur d’action correspondante.
Dans le cas particulier de remblais reposant sur un bas fond argileux humide pour lequel une opération de
purge ne pourrait permettre l’obtention d’un support de qualité suffisante pour la mise en œuvre d’une
première couche d’épaisseur normale, le Représentant du Maître d’Œuvre pourra autoriser la mise en
œuvre d’une première couche plus épaisse que la normale, sous réserve de l’utilisation de matériaux
choisis pour leur faible sensibilité à l’eau.

III.12.1.3 - Compactage et contrôle de compacité

Avant tout début de mise en œuvre, le Titulaire devra soumettre à l’agrément du Représentant du Maître
d’Œuvre les moyens de compactage qu’il compte utiliser pour l’exécution des travaux. Ces moyens de
compactage devront être adaptés aux différentes natures de terrain rencontrés lors des terrassements. Les
travaux ne pourront commencer que lorsque le Titulaire aura amené sur le terrain les engins et matériels de
nature et en nombre agréés.

Le compactage sera obtenu par un balayage homogène de toute la surface du remblai.

Une couche ne pourra être mise en place et compactée avant que la couche précédente n’ait été
réceptionnée après vérification de son compactage.

Les compacités à obtenir pour 90% des mesures de contrôle seront au minimum de :
• 90% de la densité sèche maximale Proctor modifié pour le corps de remblai.
• 95% de la densité sèche maximale Proctor modifié pour les 30 derniers centimètres sous l’arase des
terrassements de la route projetée.

III.12.1.4 - Exécution du talutage

Les talutages (recoupage des talus compactés) des remblais seront exécutés après mise en œuvre avec
surlargeurs et compacités requises par les présentes spécifications.

Les remblais, bien compactés et réceptionnés seront ensuite recoupés suivant les talus théoriques définitifs
du Projet.

A défaut pour le Titulaire de respecter cette prescription, une réfaction de dix pour cent sera appliquée aux
quantités de terrassement correspondantes jusqu'à exécution du talutage.

III.12.1.5 - Stabilité des remblais

Le Titulaire sera considéré comme responsable de la stabilité des remblais qui ont subi des désordres ou
des mouvements du fait de négligences ou de manque de soin de sa part, ou bien du fait de phénomènes
naturels comme les orages, etc. Lorsque des matériaux jugés inutilisables par le Représentant du Maître
d’Œuvre auront été placés dans les remblais par le Titulaire, il devra procéder à leur évacuation et à leur
remplacement par des matériaux de qualité convenable mis en œuvre conformément aux spécifications, à
ses frais.
Section VII: Spécifications des Travaux 251

Article III.13 - DEPOTS

L’aménagement et l’entretien des zones de dépôt sont à la charge du Titulaire. Avant, pendant et après la
mise en dépôt, le Titulaire est tenu de respecter les conditions précisées à la clause I.4 (Mesures
environnementales) des présentes ST.
Les zones de dépôts seront décapées avant l’apport des matériaux excédentaires. La terre végétale
provenant du décapage sera stockée.

Aucune mise en dépôt définitive ne sera autorisée autre que celles prévues au programme préalable de
mouvements des terres présenté par le Titulaire et agréé par le Représentant du Maître d’Œuvre.

Par ailleurs, toute mise en dépôt devra faire l’objet d’un accord écrit du Représentant du Maître d’Œuvre.

Le Titulaire sera tenu de faire son affaire de toute mise en dépôt définitif, aussi bien pour la mise en dépôt
des matériaux impropres à la réutilisation en remblai que pour les matériaux excédentaires provenant de
déblais ou de la démolition d’ouvrages et bâtiments, ainsi que pour les matériaux issus du débroussaillage
et arrachage d’arbres.

Les dépôts seront implantés de telle façon qu’ils ne gênent en aucun cas l’écoulement des eaux et le
fonctionnement des ouvrages d’assainissement, directement ou indirectement, compte tenu de
l’entraînement possible de matériaux par les eaux de ruissellement. Ils ne seront en particulier jamais
situés à l’amont d’un ouvrage d’assainissement ou de franchissement de cours d’eau.
Les conditions d'exploitation de ces dépôts seront proposées à l'agrément du Représentant du Maître
d’Œuvre compte tenu des prescriptions suivantes :
• le Titulaire devra demander l'accord du Représentant du Maître d’Œuvre sur les hauteurs des dépôts,
les pentes de talus. En particulier, les pentes de talus ne devront en aucun cas être supérieures à deux de
base et un de hauteur (2/1) ;
• les dépôts seront organisés de manière à assurer l'écoulement normal des eaux ; les souches seront
recouvertes d'un mètre de terre ;
• pour les dépôts en zone boisée, le Titulaire devra effectuer les travaux préparatoires de déboisement,
les broussailles et taillis seront rassemblés. Les arbres seront rassemblés en bordure de dépôt, mais à
l'intérieur de la zone occupée et resteront propriété de l'Administration ;
• en fin d'utilisation, la zone de dépôt sera réglée. Elle sera recouverte avec la terre végétale provenant du
décapage.
• Le Titulaire devra laisser en place un écran de quinze (15) mètres au moins de végétation naturelle
entre la limite d’emprise du projet et le dépôt.

Article III.14 - ARASE DES TERRASSEMENTS


III.14.1 - DEFINITION DE L’ARASE

L’arase, ou plate-forme des terrassements est définie comme la partie d’ouvrage sur laquelle la chaussée et
les accotements sont placés. La chaussée comporte éventuellement une couche de forme.
III.14.2 - INSPECTION DE L’ARASE

Avant le compactage et le réglage de l’arase il sera procédé à une inspection détaillée, afin de vérifier la
qualité des matériaux constitutifs. Il pourra, à l’issue de cette inspection être apporté des modifications à la
définition de l’épaisseur et des zones d’application de la couche de forme éventuelle pour l’adapter à la
nature exacte des fonds de déblais, ou à des purges et drains complémentaires.
Section VII: Spécifications des Travaux 252

Cette inspection sera appuyée sur toutes mesures et essais que le Représentant du Maître d’Œuvre jugera
nécessaires (prélèvements sur les 30 derniers centimètres sous la cote théorique de plate-forme, avec essais
d’identification et mesure du CBR du sol en place, etc.).
Cette inspection sera effectuée conjointement par les représentants du Représentant du Maître d’Œuvre et
du Titulaire. Elle donnera lieu à l’établissement d’un procès-verbal définissant, après réalisation des essais
complémentaires, les niveaux définitifs de l’arase des terrassements et l’épaisseur de la couche de forme
ainsi que les éventuels purges et drains complémentaires à mettre en œuvre. Dans les déblais, cette
inspection pourra avoir lieu lorsque le niveau atteint est celui de la partie supérieure de la couche de
forme.

III.14.3 - CONSTRUCTION DE L’ARASE

Avant le compactage et le réglage définitif de l’arase des terrassements, les ouvrages de drainage et tous
les autres ouvrages situés sous le niveau de celle-ci doivent être terminés, y compris la mise en œuvre et le
compactage du remblai qui les recouvre. le Titulaire doit obtenir l’approbation écrite du Représentant du
Maître d’Œuvre concernant la réception de ces ouvrages.

Le Titulaire devra assurer en permanence l’évacuation rapide et efficace des eaux pluviales et souterraines
hors de la plate-forme, de façon à éviter son humidification. A cet effet, les fossés, ouvrages de drainage et
tous autres dispositifs devront être en état de fonctionner. De plus le Titulaire devra ouvrir des saignées ou
fossés provisoires pour l’écoulement des eaux pluviales, en particulier dans les zones de transition entre
deux épaisseurs différentes de couche de forme.

Les contrôles de qualité et de nivellement, ainsi que les spécifications à respecter et les tolérances de
nivellement sont définies dans le chapitre IV et devront être précisées dans le PAQ.

Article III.15 - COUCHE DE FORME

Dans les zones où la mise en œuvre d’une couche de forme est prévue sur les plans, éventuellement
adaptée à la suite de l’inspection préalable de l’arase, il sera procédé à la mise en place de la couche de
forme, constituée de matériaux répondant aux prescriptions du chapitre II « Provenance et qualités de
matériaux », sur l’épaisseur prescrite par le Représentant du Maître d’Œuvre, normalement 30 cm. La mise
en œuvre se fera par couches élémentaires dont l’épaisseur après compactage n’excédera pas vingt (20)
cm, sauf si le Titulaire apporte la preuve que les moyens dont il dispose permettent d’augmenter cette
épaisseur.

Le compactage sera réalisé à l’aide de rouleaux vibrants lourds (minimum 0,3 kN par centimètre de
génératrice) et de compacteurs à pneus lourds (30 kN par roue au minimum).

Le Titulaire devra maintenir sur le chantier le matériel nécessaire soit à l’arrosage des matériaux
graveleux, soit à leur séchage à l’air libre dans le cas où la teneur en eau serait trop élevée. La citerne à eau
devra être équipée d’une rampe permettant un arrosage régulier et constant des matériaux.

Dans tous les cas, le matériau avant le compactage devra être amené à une teneur en eau égale à celle de
l’optimum Proctor modifié à plus 1% ou moins 2% près.

Lorsque dans une zone, les matériaux mis en place ne seront pas conformes aux spécifications le Titulaire
sera tenu de remplacer les matériaux défectueux à ses frais exclusifs.
Section VII: Spécifications des Travaux 253

Toutes ces opérations sont effectuées au frais exclusifs du Titulaire, sans plus-value.
L’arrosage destiné à porter les matériaux à leur teneur en eau optimale est exécuté au cours des phases de
réglage et de début de compactage. Il est conduit de façon progressive pour éviter tout ruissellement sur
les matériaux. Les modalités pratiques sont définies au cours d’essais préliminaires.

Les tolérances de nivellement et d’épaisseur, ainsi que les contrôles de mise en œuvre sont indiqués au
chapitre IV. Ces tolérances ne pourront se cumuler avec les tolérances autorisées sur chaque couche de
chaussée.

Article III.16 - EXUTOIRES

Des exutoires seront à réaliser pour relier le réseau d’assainissement sous chaussée et/ou latéral aux
écoulements naturels (rivières, Thalwegs, etc…).

A partir d’un levé topographique, le Titulaire proposera à l’approbation du Représentant du Maître


d’Œuvre le tracé, le profil en long et les profils en travers de chaque exutoire.

Le creusement se fera conformément aux plans approuvés.

Les matériaux excédentaires ou impropres seront mis au dépôt de manière à ne pas gêner l’écoulement des
eaux. Les matériaux utilisables seront réemployés dans les travaux de terrassements.

Les exutoires seront maintenus conformes aux profils en travers approuvés et auront une pente continue de
manière à empêcher la stagnation des eaux. Les exutoires seront payés au mètre cube de déblai, sur la base
de quantités déterminées à partir des profils en travers approuvés par le Représentant du Maître d’Œuvre.

Le revêtement de terre végétale des talus sera lui-même fortement damé de part et d’autre des descentes
d’eau sur 0,50 m.

Article III.17 - COUCHE DE FONDATION ET ACCOTEMENTS EN GRAVELEUX


LATERITIQUE

Les matériaux pour couche de fondation, pour accotements, pour îlots, sont des graveleux latéritiques
naturels sélectionnés, spécifiés à l’Article II.7 des présentes Spécifications Techniques.
Un plan de situation de quelques emprunts possibles est fourni à titre indicatif dans le Rapport
Géotechnique. le Titulaire aura toutefois à sa charge la reconnaissance détaillée et tous les essais
correspondants.
La reconnaissance des gisements de graveleux latéritiques pour couche de fondation et pour accotements,
sera effectuée par le Titulaire.
Le Titulaire soumettra au Représentant du Maître d’œuvre au moins 15 jours avant le début des travaux
correspondants les résultats des essais des sites qu’il compte exploiter. Tous les emprunts autorisés par le
Représentant du Maître d’œuvre seront notifiés au Titulaire dans un délai de 8 jours à compter de la date
de réception de la demande du Titulaire.
Le Représentant du Maître d’œuvre pourra autoriser ou refuser l’exploitation d’un gisement en fonction
des résultats de la reconnaissance. En cas d’autorisation, il précisera au Titulaire les limites d’exploitation
autorisées, y compris l’épaisseur exploitable.
Section VII: Spécifications des Travaux 254

Cependant, l’attention du Titulaire est attirée sur le fait qu’à l’intérieur même des limites précisées par le
Représentant du Maître d’œuvre, il pourra rencontrer certaines zones de matériaux dont l’utilisation serait
impropre. le Titulaire ne pourra pas se prévaloir de l’autorisation du Représentant du Maître d’œuvre pour
exploiter ces zones impropres.
De plus, en tout état de cause, le Titulaire gardera l’entière responsabilité, après extraction, transport, mise
en place et compactage, de la conformité des matériaux provenant d’un gisement autorisé par le
Représentant du Maître d’œuvre aux spécifications requises. le Titulaire ne pourra en aucun cas se
prévaloir de l’autorisation du Représentant du Maître d’œuvre d’exploiter un gisement si les essais de
contrôle effectués en place ne satisfont pas aux spécifications requises.
La mise en œuvre de la couche de fondation se fera en une seule couche ou selon les indications du
Représentant du Maître d’œuvre. L’épaisseur maximale admise pour une couche ne pourra être en aucun
point supérieure à 30 cm.
Le Titulaire devra maintenir sur le chantier le matériel nécessaire, soit à l’arrosage des matériaux
graveleux, soit à leur séchage dans le cas où la teneur en eau serait trop élevée, après un orage par
exemple. La citerne à eau devra être équipée d’une rampe permettant un arrosage homogène et constant
des matériaux.
Dans tous les cas, le matériau, avant compactage, devra être amené à une teneur en eau égale à celle de
l’Optimum Proctor Modifié à plus 1% ou moins 2% près.
Ce n’est que lorsque cette condition sera réalisée que l’opération de compactage pourra être entreprise. Le
compactage sera réalisé à l’aide de compacteurs à pneus lourds (30 kN par roue au minimum) et de
rouleaux vibrants lourds (0,30 kN par centimètre de génératrice au minimum).
Lorsque dans une zone les matériaux mis en place ne répondront pas aux spécifications, le Titulaire sera
tenu, soit d’ajouter, soit de retirer les matériaux nécessaires. Dans les deux cas, l’opération précédente sera
suivie dans la zone défectueuse par une scarification générale des matériaux sur toute leur épaisseur, son
arrosage si nécessaire, et son compactage, toutes ces opérations étant à la charge du Titulaire. Il en sera de
même dans les zones où il aura été constaté, après des essais de contrôle à la poutre Benkelman, une
insuffisance de compactage ou de portance.
La couche de fondation est réalisée à l’avancement, à la niveleuse, dont la lame sera pourvue de joues
latérales anti-ségrégation.
Le Titulaire doit disposer d’un parc de camions suffisant pour, compte tenu de la durée du trajet, alimenter
régulièrement les ateliers de mise en œuvre.
La mise en Œuvre du graveleux latéritique par temps de forte pluie continue est interdite. En cas de pluie
d’orage survenant en cours de mise en œuvre, le matériau répandu et dont le compactage n’est pas achevé
est, avec l’accord du Représentant du Maître d’œuvre :
• soit maintenu en place en l’attente du séchage,
• soit mis en cordon latéral pour faciliter le séchage,
• soit évacué et remplacé par du matériau mis en œuvre dans des conditions normales.

Le Représentant du Maître d’œuvre se réserve le droit d’imposer l’humidification du support


immédiatement avant le répandage de la couche de fondation, en fonction des conditions météorologiques.

L’arrosage destiné à porter le graveleux latéritique à sa teneur en eau optimale est exécuté au cours des
phases de réglage et de début de compactage; il est conduit de façon progressive pour éviter tout
ruissellement sur le matériau. Les modalités pratiques en sont définies lors d’essais préliminaires.
Section VII: Spécifications des Travaux 255

Après achèvement du compactage, tout réglage fin est interdit. Dans le cas normal d’utilisation de la
niveleuse, il peut être procédé, après pré-compactage, à un rabotage de toute la surface à régler sur une
épaisseur légèrement supérieure à celle des flaches les plus profondes et les matériaux récupérés sont
réutilisés à l’aval de la section réglée.

Après achèvement des opérations de compactage, le Représentant du Maître d’Œuvre exécutera les
contrôles de compactage et de réglage et surfaçage indiqués aux tableaux du chapitre IV

Le contrôle des épaisseurs sera effectué par sondages, comme indiqué aux tableaux du chapitre IV.

Article III.18 - COUCHE DE BASE EN GRAVE NATURELLE CONCASSEE

Les matériaux pour couche de base seront des graves concassées, recomposées, humidifiées conformes
aux prescriptions du chapitre II.
III.18.1 - FABRICATION

Un dossier complet sera soumis à l'agrément du Représentant du Maître d’Œuvre. Il indiquera la


composition minéralogique, la masse volumique réelle des granulats et leur porosité.

L'installation de concassage devra être agréée par le Représentant du Maître d’Œuvre. Elle pourra, en
outre, être utilisée pour fabriquer les granulats pour couches de surface, le sable et les granulats destinés
aux bétons d'ouvrages. Elle comportera un nombre suffisant d'étages de concassage, de précriblage et de
criblage, pour que les granulats obtenus satisfassent aux présentes Spécifications Techniques.

Le Titulaire veillera à effectuer correctement les travaux de découverte. Le Représentant du Maître


d’Œuvre pourra prescrire au Titulaire d'augmenter l'épaisseur de la découverte s'il le juge nécessaire pour
la propreté et la qualité des matériaux.

Le Titulaire devra impérativement éviter d'exploiter les zones polluées, à l'intérieur des gisements
indiqués. L'abattage devra être conduit en grande masse et par étage bien individualisé. L'extraction des
matériaux devra être faite en assurant une évacuation correcte des eaux.

Un scalpage avant le concasseur primaire (barreaux espacés de 5 cm) évacuera les parties fines et polluées
provenant du front de taille.

Les matériaux doivent être stockés de façon à assurer leur conservation en bon état pour les travaux. Ils
doivent être placés sur des aires préalablement agréées par le Représentant du Maître d’Œuvre.

Les aires de stockage doivent être dures, propres, nivelées en pente de façon à assurer une évacuation
convenable des eaux. Les matériaux doivent être stockés de façon à éviter toute ségrégation et tous
mélanges. Le stockage en tas de gros agrégats doit être réalisé en couches de moins d'un mètre d'épaisseur.
La hauteur des tas doit être limitée à six mètres.

Si l'aire de stockage n'est pas stabilisée, la dernière couche de 20 cm d'épaisseur au-dessus du terrain
naturel, devra être enlevée avec précaution, pour éviter toute pollution par de la terre.

Le Représentant du Maître d’Œuvre refusera tout chargement de camion présentant une pollution.

La recomposition du matériau fini sera effectuée en centrale et humidifiée à une teneur en eau proche de la
teneur en eau à l'OPM. La centrale utilisée sera de classe 1 suivant la classification du fascicule 25 cité à
l’article I.2 ci-avant. Sa capacité de production sera de 100 t/h.
Section VII: Spécifications des Travaux 256

Les matériaux seront transportés humidifiés entre la centrale de malaxage et le chantier pour éviter leur
ségrégation.
III.18.2 - MISE EN ŒUVRE

Le matériau sera une grave 0/31 5 entièrement concassée. Cette grave, dont les caractéristiques sont
définies au chapitre II, sera mise en œuvre en une seule couche sur une épaisseur de 15 à 20 cm (selon les
indications du dossier technique). Les matériaux ne pourront être mis en œuvre que lorsque la couche
sous-jacente aura été réceptionnée en compacité et en nivellement.

La mise en œuvre des matériaux sera faite à l'aide d'un finisseur. Celui-ci devra être de forte puissance,
afin de pouvoir répandre la couche de 20 cm en assurant les meilleures caractéristiques d'uni.

La mise en œuvre des graves concassées par temps de pluie continue est interdite.

La mise en œuvre et le réglage seront effectués en pleine largeur ou par demi-chaussée, mais toujours y
compris les accotements. Lors de sa fabrication en centrale de malaxage, la grave 0/31 5 est portée à une
teneur en eau proche de la teneur en eau à l'OPM. De plus, le Titulaire devra maintenir sur le chantier en
permanence le matériel nécessaire à l'arrosage ou à la scarification de la grave afin de garantir avant
compactage une teneur en eau égale à la teneur en eau à l'O.P.M., à 2 % près. Le compactage ne pourra
être entrepris qu'à cette condition.

Lors de la mise en œuvre du matériau, cet arrosage est conduit de façon progressive pour éviter tout
ruissellement sur le matériau - les modalités pratiques en sont définies lors de la planche d'essai - ces
modalités doivent ensuite être adaptées en permanence aux circonstances d'exécution (variation de la
teneur en eau naturelle du matériau ou des conditions météorologiques). III.18.3 - COMPACTAGE

Une planche d'essai sera réalisée avec un contrôle systématique des compacités obtenues par l'utilisation
progressive des engins de l'atelier de compactage. Cette planche d'essai d'une longueur de 200 m au
minimum se fera aux frais du Titulaire et en dehors du chantier lui-même. La réalisation de cette planche
d'essai permettra de définir les conditions d'utilisation du matériel de compactage permettant d'obtenir la
qualité de mise en œuvre demandée.

Cette planche pourra toutefois servir ultérieurement de planche d'essais pour les autres travaux à réaliser
(revêtement, accotements, marquage).

L'emploi de cylindres à jantes lisses est interdit. L'atelier comprendra des compacteurs vibrants lourds
(d'un poids supérieur à 7 tonnes) et des compacteurs à pneus lourds dont la pression de gonflage sera
supérieure à 5 bars et le poids par roue d'au moins 3 tonnes. Les compacités à obtenir sont de quatre-vingt
dix-huit pour cent (98%) de la densité sèche à l'OPM pour 95% des mesures, et de 100% pour 50% des
mesures.

Une fois ces conditions d'emploi, nombre de passes de chaque engin, ordre de passage entre les engins
vibrants et les compacteurs à pneumatiques arrêtés, le contrôle quotidien sur le chantier se fera par la
vérification de la conformité de l'utilisation par le Titulaire de son atelier de compactage par rapport aux
modalités arrêtées en conclusion de la réalisation de la planche d'essai.

Chaque engin vibrant ou compacteur sera muni d'un compteur relevé chaque jour en fin de chantier, de
façon à contrôler globalement le nombre de passes effectuées dans la journée. Toutefois, le Représentant
du Maître d’Œuvre aura la possibilité de faire effectuer des contrôles de compacité en place sur la couche
de base.
Section VII: Spécifications des Travaux 257

A tout moment, l'atelier de compactage devra être constitué d'engins automoteurs en nombre suffisant pour
obtenir la compacité exigée et la cadence optimale.

Le compactage des bords de couche sera particulièrement soigné, et les talus taillés à la lame du grader. Le
compactage sera réalisé dans les conditions ci-après : les matériaux pour accotements. seront mis en œuvre
simultanément avec ceux du corps de chaussée en vue de faciliter le compactage des bords des couches du
corps de chaussée.

Après achèvement du compactage, tout réglage fin est interdit.

Afin de permettre l'exécution de l'imprégnation et du revêtement le plus rapidement possible après


l'exécution de la couche de base, le contrôle de la qualité de mise en œuvre de cette couche se fera par la
vérification continue des conditions d'utilisation de l'atelier de compactage préalablement défini
contradictoirement.

Les tolérances sur les épaisseurs seront de deux (2) centimètres en moins et deux (2) centimètres en plus ;
cette tolérance ne pourra pas se cumuler avec les tolérances autorisées sur chaque couche de chaussées. Le
contrôle des épaisseurs sera effectué par sondages, à raison de un (1) sondage par profil en travers tous les
25 m. Ces sondages seront répartis en quinconce à gauche, dans l'axe de la chaussée et à droite.
L'épaisseur de la couche de base en place devra répondre aux spécifications pour plus de quatre-vingt
quinze pour cent (95%) des points contrôlés.

Le contrôle du nivellement de la couche de base sera réalisé suivant les modalités du paragraphe 2 de
l'article 15 du Fascicule 25 cité à l’article I.2 ci-avant où la tolérance de deux (2) centimètres en moins et
deux (2) centimètres en plus visée dans cet Article devra être respectée pour plus de quatre-vingt quinze
pour cent (95 %) des points contrôlés.

Le Titulaire aura à sa charge le maintien en parfait état de la couche de base et des accotements jusqu'à la
mise en œuvre de l'imprégnation puis des enduits superficiels. L'imprégnation sera répandue sur la grave
concassée, après arrosage, après réception le jour même ou au plus tard à la première heure du lendemain
matin. L'imprégnation réalisée au bitume fluidifié 0/1 doit pénétrer d'au moins 15 mm dans la couche de
base.

L’imprégnation devra être maintenue hors circulation durant un minimum de 48 h.

Après la cure de l’imprégnation, si la grave concassée doit provisoirement supporter la circulation avant la
réalisation de l’enduit superficiel, l'imprégnation sera sablée à l'aide d'un gravillon 4/6 ou d'un sable très
propre (E.S. > 80) dosé entre 3 et 5 litres/m2. Ce sablage sera effectué aux frais du Titulaire.

Le Titulaire devra prendre toutes dispositions pour que la circulation de ses engins de transport n'emprunte
pas les assises en grave concassée avant que la circulation publique des poids lourds n'y soit autorisée.

Article III.19 - DISPOSITIONS COMMUNES A L’IMPREGNATION ET AUX


REVETEMENTS SUPERFICIELS

En fonction des spécifications techniques qui suivent, le Titulaire sera tenu d’effectuer à ses frais les
recherches, les essais en laboratoire et les planches d’essais nécessaires pour confirmer les dosages, qui
sont donnés à titre indicatif, les compositions, le traitement et les apports qui, en relation avec les granulats
de chaque gîte, permettront de répondre à leurs critères d’utilisation et aux spécifications techniques.

Les dosages dépendent également, et avec une forte incidence, de l’état de surface de la chaussée à revêtir,
suivant qu’il est lisse ou rugueux, fermé ou poreux, etc.
Section VII: Spécifications des Travaux 258

Le Titulaire présentera au Représentant du Maître d’Œuvre, pour approbation, le résultat de ses travaux
préparatoires définis ci dessus et les propositions qui en découlent, en vue de prendre des dispositions
définitives pour une zone homogène.

Il est entendu qu’aucune exécution ne pourra être entreprise tant que ces dispositions n’auront pas été
arrêtées.

Le Titulaire reconnaît avoir tenu compte des délais encourus par ces travaux de la phase préliminaire dans
la détermination du programme de réalisation du projet dans les limites de temps prescrites pour
l’ensemble des travaux.

Il sera considéré que les modalités, accords, autorisations et approbations seront remis au plus tard dans le
mois qui suivra la remise au Représentant du Maître d’Œuvre du résultat des travaux préparatoires.

Pour une pulvérisation uniforme sans atomisation dans les limites de température prescrites, la répandeuse
sera munie d’un tachymètre enregistreur des mètres/minute pour une vitesse constante pendant l’opération
et d’un tachymètre enregistreur des litres/minutes passant à travers les gicleurs. De plus, la répandeuse
sera munie d’un thermomètre précis et sensible. Ces trois instruments devront être d’une lecture facile et
placés de telle sorte que le conducteur, l’opérateur et le Représentant du Maître d’Œuvre puissent les
contrôler à tout instant.

Lors des travaux d’imprégnation et de revêtement superficiel, le Titulaire devra prendre toutes précautions
pour ne pas souiller les bordures, têtes d’ouvrages, caniveaux ou fossés revêtus ainsi que les propriétés
riveraines. Toute souillure accidentelle sera nettoyée par le Titulaire à ses frais exclusifs.

Aucun produit bitumineux répandu lors des opérations de réglage, entretien ou purge des répandeuses et de
leurs rampes ne devra être laissé sur place, en particulier dans les traversées d’agglomérations. Ces déchets
seront recueillis et mis au rebut en un lieu agréé par le Représentant du Maître d’Œuvre.

Article III.20 - IMPREGNATION

L’imprégnation (enduit de cure) sera répandue sur la couche de base ou sur certains accotements après
réception visuelle de leur état de surface.

Sur la couche de base et les accotements préalablement dressés et balayés, de façon à faire apparaître la
mosaïque des grains, et humidifiée s’il y a lieu, la couche d’imprégnation sera réalisée par l’application
d’un bitume fluidifié de classe 0/1 à raison de 1,1 kg/m2, ou, selon les instructions du Représentant du
Maître d’Œuvre, après exécution d'essais préalables, si cette quantité ne peut être absorbée en 48 heures,
en pulvérisation uniforme par une répandeuse sous pression suffisante.

La couche d’imprégnation doit pénétrer entièrement dans la couche de base.


III.20.1 - MISE EN ŒUVRE
La couche d'imprégnation doit s'effectuer le plus rapidement possible après la fin des travaux de mise en
Œuvre de la couche de base et/ou des accotements afin de conserver les meilleures caractéristiques de
surface. Cette opération se réalise indépendamment des réceptions de compactage et de nivellement.

Si une section présente une non-conformité aux épreuves de réception, et nécessite une reprise partielle ou
totale de la couche de base, l'imprégnation devra être recommencée après la reprise suivant le même mode
Section VII: Spécifications des Travaux 259

opératoire sans que le Titulaire puisse revendiquer une quelconque indemnisation pour la double exécution
de l'imprégnation.

III.20.2 - CHAUFFAGE DU LIANT

La température de répandage sera choisie par le Titulaire de manière à assurer un bon répandage.

Les camions répandeurs doivent être munis d'un système de chauffage pour amener et conserver le liant à
température convenable (entre 40°et 50°C maximum), d'une pompe de circulation et d'un thermomètre
permettant de mesurer cette température.

Le chauffage du liant à feu nu, dans les camions répandeurs, est formellement interdit pendant la marche.
III.20.3 - NETTOYAGE DE LA CHAUSSEE ET DES ACCOTEMENTS

Un balayage préalable énergique avec une balayeuse mécanique et un compresseur haute pression sera
effectué sur la couche de base et les accotements, avant mise en œuvre de la couche d'imprégnation de
façon à éliminer tout matériau roulant et toute poussière résiduelle.

Le Titulaire devra effectuer un arrosage préalable léger avant l’imprégnation pour favoriser la pénétration.
III.20.4 - REPANDAGE DU LIANT

Le répandage du liant ne pourra avoir lieu que si les conditions atmosphériques le permettent (pas de pluie,
pas d'orage imminent).

Les répandeuses doivent être munies de dispositifs permettant de couvrir uniformément, à l'aide de liant
bitumineux à température égale, une bande de largeur réglable. Elles doivent comporter une pompe
doseuse asservie à la vitesse de déplacement.

Pendant l'utilisation des camions répandeurs, une personne du Titulaire se trouvera obligatoirement à
l'arrière de ceux-ci pour contrôler le répandage.

Le répandage sera conduit de manière à ne laisser ni manque ni excès de liant au raccordement après un
arrêt de répandage, soit entre deux bandes voisines, soit sur les accotements. Les reprises de répandage
devront être alternées.

Le Représentant du Maître d’Œuvre pourra faire procéder, aux frais du Titulaire, à des vérifications de la
régularité du répandage.

Toute circulation de chantier sur la couche d'imprégnation est interdite. Toutefois, si les impératifs de
circulation publique ou de chantier impose un passage localisé sur la couche de base, ou si la couche
d’imprégnation doit être livrée à la circulation avant d’être revêtue, (dans un délai qui ne pourra pas être
inférieur à 48 heures), elle devra être sablée, à l'aide d'un gros sable propre absolument exempt de fines
(par exemple, un sable de rivière). aux frais exclusifs du Titulaire. Le matériau utilisé pour le sablage sera
soumis à l’agrément du Représentant du Maître d’Œuvre. L’emploi de sable fin provoquant la formation
d’une croûte à la surface de la couche de base est interdit.
Section VII: Spécifications des Travaux 260

Article III.21 - ENDUITS SUPERFICIELS

Les accotements seront revêtus d’un enduit superficiel monocouche. A titre indicatif, le dosage de cet
enduit est identique à celui de la première couche de l’enduit superficiel tricouche de la chaussée. Un
enduit superficiel tricouche sera mis en œuvre sur la chaussée. Les dosages suivants sont donnés A titre
indicatif. Des planches d’essais sont à réaliser pour affiner dosage :

Tricouche Liant (bitume résiduel) Gravillons

1ère couche 1,35 kg/m² 10/14 : 10 l

2ème couche 1,2 kg/m² 6,3/10 : 8 l


3ème couche 0,8 kg/m² 4/6,3 : 4 l
Après imprégnation de la chaussée et dans un délai minimum de 48 heures, la première couche de liant
sera appliquée à l’aide d’une répandeuse répondant aux prescriptions ci-dessus. Aussitôt après application
de cette couche de liant, les gravillons de la première couche seront répandus à l’aide d’un gravillonneur
automoteur ou d’un gravillonneur porté sur camion. La distance entre la répandeuse et le gravillonneur ne
devra en aucun cas excéder 50 mètres. Une fois le gravillon répandu la première couche ne sera pas
compactée ou sera compactée par une seule passe d’un compacteur à pneus lisses.

Immédiatement après réalisation de cette première couche et dans un délai maximum de 2 heures, la même
opération sera répétée pour la deuxième couche en tenant compte des dosages spécifiés.

Une fois le gravillon répandu, la surface sera compactée au rouleau à pneus lisses dont la pression de
gonflage sera de 0,5 à 0,8 MPa, jusqu’à ce que tout le matériau du revêtement soit bien en place. La
vitesse instantanée des engins de compactage sera voisine de 8 km/h, les phases de décélération et
d’accélération à l’inversion de marche devant être très progressives pour ne pas provoquer d’arrachement
ou retournement des gravillons.

Les joints transversaux seront réalisés sans excès ni manque de liant : en attendant qu’un débit homogène
soit atteint, les débits des jets iront sur une bande de papier kraft recouvrant l’extrémité précédemment
enduite.

Les surfaces présentant du ressuage seront traitées immédiatement par un sablage 2/4 ou un répandage de
gravillons pré enrobés.

La tolérance pour le dosage en liant des enduits superficiels est de +/- 100 g/m2 sur chacune des couches,
l’écart total sur un enduit multicouche ne devant pas excéder cette valeur.

La tolérance pour le dosage des gravillons est de 5% en plus ou en moins, pour chacune des couches ainsi
que pour l’ensemble d’une multicouche.
Article III.22 - RESEAU D’ASSAINISSEMENT ET DRAINAGE
III.22.1 - GENERALITES

Le réseau d’assainissement des eaux pluviales sera réalisé avant l’exécution des corps de chaussées,
revêtements et accotements.
Section VII: Spécifications des Travaux 261

Le Titulaire devra vérifier soigneusement toutes les cotes et indications des plans qui lui seront fournis et
s’assurer de leur concordance sur les différents plans et dessins.

Avant l’ouverture des tranchées, le Titulaire matérialisera par tous piquets et chaises les axes
d’implantation. Cette implantation fera l’objet d’un procès-verbal de réception. III.22.2 - EXECUTION
DES TRANCHEES ET FOUILLES

Les tranchées et fouilles sont établies en chaque point à la profondeur indiquée sur les plans augmentée de
l’épaisseur du radier et du béton de propreté pour les caniveaux et dalots.

La profondeur de fouille peut être modifiée (purges) par le Représentant du Maître d’Œuvre s'il apparaît
que la portance du sol au niveau prévu est insuffisante pour supporter l'ouvrage. La cote théorique des
déblais est rattrapée par apport de matériaux conformes aux matériaux de couche de forme.

Les parois et le fond doivent être convenablement dressés. le Titulaire exécute tous les blindages,
drainages et épuisements qui peuvent s’avérer nécessaires. L’incidence financière de ces opérations est
incluse dans le prix des fouilles.

Les matériaux issus de fouilles, non ré-employables en remblais pour des motifs de qualité sont évacués
dans une décharge agréée par le Représentant du Maître d’Œuvre. Les matériaux de fouille de bonne
qualité en excédent sont mis soigneusement en dépôt pour utilisation ultérieure.

Au cas où, lors de l’exécution de la fouille, le Titulaire rencontre des terrains durs ou rocheux nécessitant
l’emploi de matériels spéciaux de perforation ou autres, il doit en aviser le Représentant du Maître
d’Œuvre qui décide de maintenir ou non, la cote arrêtée sur les plans. En aucun cas ces moyens ne doivent
altérer la qualité du sol de support.

La rémunération ne prend pas en compte des éventuelles surlargeurs et sur profondeurs réalisées par le
Titulaire lors des fouilles, sans l'accord préalable du Représentant du Maître d’Œuvre.

Le Titulaire doit systématiquement procéder, avant la mise en œuvre des bétons de propreté, à la
préparation des fonds de fouille qui consiste essentiellement à :
• procéder à l’enlèvement de tous les éléments, poches ou lentilles, rencontrés en fond de fouille. En
particulier, doivent être éliminés les éléments susceptibles de former des points durs et les poches ou
lentilles beaucoup plus compressibles que le terrain d’ensemble.
• nettoyer efficacement, à la main, le fond de fouille en éliminant tous les matériaux désolidarisés du
fond de fouille et à procéder à un compactage efficace à 92 % de l'OPM sur les 30 derniers
centimètres.

Avant tout coulage du béton de propreté le fond de fouille doit être réceptionné par le Représentant du
Maître d’Œuvre.

Le contrôle intérieur comprend une vérification :


• un contrôle du réglage : nivellement tous les 5 m, tolérance + 1 cm et - 0 cm,

• deux mesures de compacité in situ et de teneur en eau du fond de fouille

Le fond de fouille doit être protégé de cinq (5) centimètres de béton de propreté dans un délai maximal
d’une heure après la réception de celui-ci par le Représentant du Maître d’Œuvre.
Section VII: Spécifications des Travaux 262

III.22.3 - EXECUTION DES TRANCHEES A L’AIDE D’ENGINS MECANIQUES

L’emploi des engins mécaniques est autorisé sauf sur des tronçons qui seraient précisés par le
Représentant du Maître d’œuvre au cours du piquetage en fonction notamment du voisinage de certains
bâtiments, ouvrages, canalisations ou câbles existants.

III.22.4 - ÉTAIEMENTS ET BLINDAGES

Le Titulaire doit, si nécessaire, étayer les fouilles par tous moyens en vue d’éviter tous les risques
d’éboulement et d’assurer la sécurité du personnel conformément aux règles en vigueur.

Dans le cas des sols fluents ou susceptibles du devenir au cours des travaux, le soutènement doit être
jointif. Dans les autres cas, des intervalles peuvent être laissés entre les éléments de soutènement en
contact avec le terrain. Toutefois, ces intervalles ne peuvent pas excéder le double de la largeur moyenne
de ces éléments.
III.22.5 - DRAINAGE SOUS CANIVEAUX ET OUVRAGES

Lorsqu’il y a lieu de consolider les terrains et le lit de pose des canalisations et ouvrages en raison de
l’instabilité des sols, le Titulaire est tenu d’exécuter les drainages voulus suivant les règles de l’art à l’aide
de drains placés sous la canalisation ou l’ouvrage, le tout étant entouré d’une épaisseur suffisante de
graviers ou de matériaux appropriés. L’exécution de dalles de propreté en béton, en vue d’assurer le
nivellement très précis, ou de dalots de répartition pour consolider les caniveaux ou les ouvrages dans les
terrains peu consistants, peut être imposée par le Représentant du Maître d’œuvre. III.22.6 -
REMBLAIEMENT DES FOUILLES

Lorsque le Représentant du Maître d’œuvre aura reconnu que les épreuves des ouvrages sont satisfaisantes
et que les pentes prévues au projet ont été respectées, il autorisera le Titulaire à procéder au remblaiement
des tranchées avec des matériaux répondant aux mêmes exigences que les matériaux de couche de forme.
Le remblaiement de la tranchée, jusqu’à une hauteur uniforme de 15 cm au dessus de la génératrice
supérieure extérieure des caniveaux, sera effectué manuellement avec précaution, avec de la terre des
déblais expurgée de tous éléments susceptibles de porter atteinte à la conduite ou avec tout autre matériau
convenable agréé par le représentant du Maître d’œuvre (sable, terre franche ou végétale expurgée de
pierres, graviers, débris végétaux etc…) que le Titulaire est tenu d’approvisionner dans les cas où les
déblais des tranchées ne conviendraient pas.

Cette première couche de remblai, appelée remblai de calage, sera soigneusement damée, afin d’assurer un
calage efficace de la canalisation. Au-delà de cette première couche, le remblaiement pourra se poursuivre
à l’aide d’engins mécaniques.

L’épaisseur maximale des couches successives de remblais ne sera pas supérieure à 15 cm et le


compactage obtenu ne devra pas être inférieur à 95% du l’OPM. Le degré de compactage de la dernière
couche ep = 0,30m devra être égal à 98% de l’OPM pour 90% des mesures et dans tous les cas, supérieur à
95% de l’OPM. Le Titulaire sera tenu de trier et d’enlever les blocs de rocher, débris végétaux ou animaux
etc… qui ne doivent pas être enfouis dans les tranchées, l’excédent de déblai sera évacué aux lieux de
dépôt suivant les directives du Représentant du Maître d’œuvre.
Section VII: Spécifications des Travaux 263

Le Titulaire demeure responsable, jusqu’à la réception définitive, des déformations ou tassements qui
pourraient se produire aux abords des tranchées remblayées et qui seraient la conséquence des travaux. Il
doit procéder aux opérations d’entretien et déférer sans délai aux injonctions du Représentant du Maître
d’œuvre.
III.22.7 - MISE HORS D’EAU DES TRAVAUX

Les opérations de déblai pour drains et ouverture de fouilles pour ouvrages risquent de rencontrer la nappe
phréatique.

L’organisation des travaux se fera de l’aval vers l’amont de façon à utiliser les parties de drains et
ouvrages déjà réalisées pour l’évacuation des excédents d’eau.

Le Titulaire est tenu d’exécuter tous les travaux de terrassement et de construction complètement à sec.

Outre le maintien des écoulements superficiels en dehors du chantier, ceci impliquera le rabattement de la
nappe phréatique.

Le Titulaire doit mettre en œuvre tout le matériel nécessaire tel que drains horizontaux, filtres, tuyaux
d’aspiration et d’évacuation, pompes, etc…

Le fond de fouille devra avoir les caractéristiques définies ci-dessus.

Le travail de rabattement de la nappe est inclus dans les coûts de terrassements.


III.22.8 - MISE EN ŒUVRE DE DISPOSITIFS FILTRANTS

Après l’exécution des travaux de terrassement sous le niveau de la nappe phréatique, des filtres seront mis
en place comme suit :

III.22.8.1 - Filtres horizontaux

Les filtres seront composés d’une couche de 10 cm de matériaux sable drainant surmonté d’un géotextile
et d’une couche de gravier de 25 cm d’épaisseur, conformément aux spécifications des l’article II.34 et
II.35.

III.22.8.2 - Filtres verticaux

Les filtres verticaux seront constitués de matériaux filtrants type ENKADRAIN SK 20 ou similaires mis
en œuvre conformément aux instructions du fabricant.
III.22.9 - REALISATION DES CANIVEAUX ET DALOTS

Les caniveaux en bétons ainsi que les dalots seront réalisés conformément aux prescriptions des présentes
Spécifications Techniques relatives à la construction d’ouvrages en béton notamment l’article III.27 relatif
aux ouvrages.
Les parements intérieurs des dalots, radiers et parois devront présenter un état de surface parfait. Il ne sera
toléré aucun défaut nuisible au bon écoulement de l’eau. Toute malfaçon sera reprise par le Titulaire à ses
frais.
III.22.10 - AVALOIRS
Section VII: Spécifications des Travaux 264

Ces ouvrages seront exécutés conformément aux plans d’exécution approuvés. Ils devront résister aux
poussées des terres, aux charges et surcharges auxquelles ils seront soumis en service.

De plus sur le radier sera coulé un béton anti-usure, dont la composition et l’épaisseur seront soumis à
l’agrément du Représentant du Maître d’œuvre, en particulier dans les regards où il existe des chutes.

Les ouvrages seront réalisés en béton armé ou en béton banché très soigneusement vibré. Les épaisseurs ne
seront en aucun point inférieures à 10 cm. le Titulaire pourra cependant proposer toute autre technique de
construction dont il justifiera les garanties de stabilité et d’étanchéité.

Article III.23 - BORDURES

Les bordures seront préfabriquées (à l’exception des bordures de rive coulées en place) selon une méthode
et avec un matériel qui devront être agréés par le Représentant du Maître d’Œuvre. Elles seront réalisées
conformément à la norme NF P 98-302 et au fascicule 31 cité à l’article I.2 ci-avant. Elles seront de la
classe A (Résistance à la flexion 100 bars).

Elles seront réalisées avec du ciment CPA-CEM I 42,5 dosé au minimum à 350 kg/m3 de béton en place
(B30). La dimension maximale des granulats sera de 12,5 mm (tamis). Le béton servant à la fabrication de
ces bordures sera ainsi que ses composants soumis aux prescriptions des présentes Spécifications
Techniques, y compris pour les contrôles.

Il ne sera pas réalisé d'essais systématiques de flexion, le Représentant du Maître d’Œuvre pourra décider
de réaliser de tels essais.

Les bordures préfabriquées auront une longueur de 1 m. Pour les zones en courbe des bordures de 0,50 et
0,33 m seront fabriquées.

Elles seront posées sur un lit de pose en béton dosé à 150 kg de 0,10 m d'épaisseur. Elles seront
contrebutées à chaque joint par un massif de 5 litres de béton dosé à 250 kg.

Les joints seront réalisés au mortier dosé à 450 kg et lissés en creux au fer.

Les bordures devront en tous les cas être posées avant réalisation de la couche de roulement. Si elles sont
posées après réalisation des couches d’assise, celles-ci devront être parfaitement reconstituées à l’aide de
matériaux présentant au moins les performances des couches entaillées (nature, compacité en place,
résistance mécanique).

La tolérance en altitude sera de 1 cm par rapport au niveau présent. L’alignement sera rigoureusement
respecté à ± 1 cm par 10 m.

Le Titulaire prendra toutes dispositions pour éviter tout déplacement des bordures pendant la réalisation
des chaussées et notamment lors du compactage des couches de fondation et de buse.
Article III.24 - FOSSES ET DIVERGENTS
III.24.1 - FOSSES EN TERRE

Seront considérés comme fossés divergents les fossés en terre s’éloignant de la route pour évacuer les eaux
pluviales suffisamment loin de l’emprise. Ces fossés auront les caractéristiques prévues pour les fossés en
terre standards et larges sur les profils et les plans types. Ils seront rémunérés au même prix que les fossés
en terre.
Section VII: Spécifications des Travaux 265

Il est prévu le creusement de fossés en terre et de divergents dans les dimensions définies sur les profils et
plans types, aux emplacements indiqués sur les plans et confirmés ou adaptés par le Représentant du
Maître d’Œuvre.

Le Titulaire établira un gabarit aux dimensions définies sur les profils et plans types, qui sera utilisé pour
le contrôle des travaux.

Les matériaux excédentaires ou impropres seront mis en dépôt de manière à ne pas gêner l’écoulement des
eaux.

Les matériaux utilisables seront réemployés dans les travaux de terrassements.

Les fossés de crête seront réalisés avant les fossés longitudinaux de plate-forme.

Les fossés seront maintenus conformes au profil en travers requis et auront une pente continue de manière
à empêcher la stagnation des eaux.

Seuls les fossés situés en dehors des déblais seront payés séparément au Titulaire. Les fossés situés en
déblai seront payés dans les volumes de déblai. III.24.2 - EXUTOIRES

Des exutoires seront à réaliser pour relier le réseau d’assainissement sous chaussée et/ou latéral aux
écoulements naturels (rivières, Thalwegs, etc…).

A partir d’un levé topographique, le Titulaire proposera à l’approbation du Représentant du Maître


d’Œuvre le tracé, le profil en long et les profils en travers de chaque exutoire.

Le creusement se fera conformément aux plans approuvés.

Les matériaux excédentaires ou impropres seront mis au dépôt de manière à ne pas gêner l’écoulement des
eaux. Les matériaux utilisables seront réemployés dans les travaux de terrassements.

Les exutoires seront maintenus conformes aux profils en travers approuvés et auront une pente continue de
manière à empêcher la stagnation des eaux. Les exutoires seront payés au mètre cube de déblai, sur la base
de quantités déterminées à partir des profils en travers approuvés par le Représentant du Maître d’Œuvre.

Le revêtement de terre végétale des talus sera lui-même fortement damé de part et d’autre des descentes
d’eau sur 0,50 m.

Article III.25 - PROTECTION DES TALUS ET DES EXUTOIRES


III.25.1 - ENROCHEMENTS DE PROTECTION / BLOCAGE
Des enrochements de protection contre les affouillements seront posés aux débouchés des fossés et sur des
talus en remblai soumis à une forte érosion d'eaux de ruissellement, selon les instructions données par le
Représentant du Maître d’Œuvre et les plans.

Si le Représentant du Maître d’Œuvre le juge bon, il pourra prescrire un blocage en enrochement en pied
de talus ou aux extrémités de certains ouvrages.

Les blocs seront disposés de telle façon qu'ils soient autobloqués.

Les blocs proches des structures seront posés et non déversés afin de ne pas abîmer les ouvrages en béton.
III.25.2 - PERRES DE PROTECTION EN MAÇONNERIE
Section VII: Spécifications des Travaux 266

Les moellons seront posés dans un bain de mortier de ciment M 450, refluant de tous les côtés, serrés les
uns contre les autres aussi jointivement que le permet leur forme. Les vides entre les moellons seront
remplis au moyen de pierrailles hourdées dans le mortier. Les moellons seront abondamment mouillés
avant leur emploi. La maçonnerie sera jointoyée au mortier de ciment.

Les parements seront jointoyés à joints creux, serrés et lisses sous la truelle "langue de chat" au fur et à
mesure de l'avancement des travaux.

Lorsque le mortier aura fait prise, la maçonnerie sera lavée à grand eau.
III.25.3 - PROTECTION EN BETON FIBRE

Une protection en béton fibré sera exécutée aux emplacements demandés par le Représentant du Maître
d’œuvre.

Les fibres seront des fibres en polypropylène ou en acier. Le dosage de fibre sera conforme aux indications
du fabricant et soumis à l’approbation du Représentant du Maître d’œuvre après exécution d’une étude de
formulation, de la vérification de compatibilité avec les autres constituants puis d’une planche d’essai.

Article III.26 - OUVRAGES DIVERS


III.26.1 - REGARDS

L'exécution sera conforme aux plans d’exécution adaptés par le Titulaire à l’ouvrage concerné et approuvé
par le Représentant du Maître d’Œuvre.
Les matériaux de fouille seront systématiquement évacués en dépôt.
Les fouilles et remblaiements seront réalisés conformément aux prescriptions des présentes Spécifications
Techniques.
III.26.2 - DESCENTES D’EAU

Les descentes d'eau en tuile seront réalisées après réglage et réception du talus et mise en place éventuelle
de la terre végétale.
L'exécution de l’ouvrage y compris les dispositifs d’entonnement et de pied devra être conforme aux plans
d’exécution adaptés par le Titulaire à l’ouvrage concerné et approuvé par le Représentant du Maître
d’Œuvre. Les fouilles seront exécutées après réception des talus. La terre sera retroussée et mise
soigneusement en cordon en vue d'une réutilisation après remblaiement.
Les descentes sur terrain naturel en place seront mises en œuvre après décapage sur une largeur égale à
celle de la descente et sur une épaisseur variable, de façon à obtenir un profil en long régulier, épousant au
mieux le terrain, sans variation excessive de pente. Les déblais seront régalés de façon à éviter leur
entraînement dans les descentes d'eau.
Après pose, les descentes d'eau devront être butées latéralement par des apports de terre parfaitement
damée et consolidée par des plaques de gazon. Le revêtement en terre végétale des talus sera lui-même
fortement damé de part et d'autre des descentes d'eau sur 0,50 m environ.
La continuité des fils d'eau sera parfaitement assurée par tous les travaux annexes complémentaires requis
par les règles de l’art. L'acceptation des diverses descentes sera subordonnée à la vérification de leur
épaisseur, de leur bon fonctionnement, de leur étanchéité et de la continuité des fils d'eau par observation
si possible sous régime de pluie.
Section VII: Spécifications des Travaux 267

III.26.3 - OUVRAGES DIVERS

L'exécution devra être conforme aux plans d’exécution adaptés par le Titulaire à l’ouvrage concerné et
approuvé par le Représentant du Maître d’Œuvre.

Article III.27 - OUVRAGES D’ART


III.27.1 - DISPOSITIONS GENERALES

III.27.1.1 - Responsabilité du Titulaire

Le Titulaire prend l'entière responsabilité de la conception, des calculs de résistance et de l'exécution des
ouvrages et travaux constituant le présent marché, même au cas où certaines dispositions découleraient
directement des prescriptions du Représentant du Maître d’Œuvre.
L'agrément par le Représentant du Maître d’Œuvre, des matériaux, du matériel, des procédés d'exécution
laissera subsister l'entière responsabilité du Titulaire tant en ce qui concerne l'exécution des travaux qu'au
regard des accidents ou dommages pouvant survenir au cours des dits travaux.
Le Titulaire sera entièrement responsable de tous les accidents corporels et de tous les dommages
matériels, notamment des troubles ou accidents de la circulation, atteintes mêmes indirectes à la stabilité
de constructions et des installations (locaux, voies, ouvrages, canalisations, publics ou privés) se trouvant
au voisinage immédiat des travaux. Il ne sera pas établi de discrimination dans la cause des dommages,
qu'elle provienne de l'exécution elle-même ou du procédé d'exécution adopté.
La période de garantie pour les ouvrages d’art sera de dix ans.

III.27.1.2- Méthodes et matériels

Les méthodes et matériels préconisés pour les différents ateliers dans les présentes ST sont ceux prévus par
le CPC et le CCTG de la République Française. Toutefois, le Titulaire a la faculté de proposer d'autres
méthodes et matériels sous réserve que :
• ils soient soumis au préalable à l'agrément du Représentant du Maître d’Œuvre ;
• les résultats obtenus soient au moins égaux ;
• ils n'entraînent aucune augmentation des prix unitaires.

III.27.1.3 - Implantation des ouvrages

Tous les travaux liés aux ouvrages seront recalés dans le système national de nivellement général.
Avant commencement des travaux, il sera procédé par l'Administration et aux frais du Titulaire à
l'implantation contradictoire de l'axe des ouvrages. Il appartiendra ensuite au Titulaire d'exécuter à ses
frais tous les piquetages complémentaires nécessaires à la bonne exécution des travaux et dont il demeure
entièrement responsable.
Le Titulaire devra attacher le plus grand soin à la conservation des divers repères bétonnés mis en place.
Tout repère bétonné qui sera détruit du fait de l'exécution des travaux devra être remplacé aux frais du
Titulaire.
Section VII: Spécifications des Travaux 268

III.27.2 - DOCUMENTS D’EXECUTION

Les ouvrages devront faire l'objet de plans d'exécution établi par le Titulaire et à ses frais, selon la
procédure et les dispositions précisées ci-après. Les travaux ne devront pas commencer avant l'approbation
de ces plans par le Représentant du Maître d’Œuvre.
Les fouilles, coffrages et ferraillages devront faire l'objet d'une réception préalablement à l'exécution de la
phase suivante.

III.27.2.1 - Dessins d'exécution

Les dessins d'exécution devront préciser notamment :


• le recouvrement des armatures,
• les armatures laissées en attente, au droit des reprises de bétonnage,
• la distribution des joints de coffrage,
• les dispositions envisagées, en cas d'arrêt inopiné de bétonnage, dans les différentes parties des
ouvrages,
L'enrobage de toute armature ordinaire sera au moins égale à trois centimètres pour tous les parements non
coffrés.

III.27.2.2 - Erreurs dans les plans

Le Titulaire est responsable pour toute faute, erreur ou omission dans les plans qu'il a soumis, que ces
plans aient été approuvés ou non par l'Administration à condition toutefois que ladite erreur faute ou
omission ne soit pas due à des informations fautives ou erronées que le Titulaire aurait reçues par écrit,
soit par l'Administration, soit du Représentant du Maître d’Œuvre, en réponse à une question qu'il leur
aurait posée par écrit. Tous les frais résultant d'une erreur ou d'une omission dans les plans et informations
ou d'un retard dans la livraison de ces plans doivent être supportés par le Titulaire.

III.27.2.3 - Plans de récolement

Le Titulaire fournira au Représentant du Maître d’Œuvre les plans de récolement de ses ouvrages à
réceptionner.

III.27.2.4 - Calculs justificatifs

- Généralités
Les ouvrages devront faire l'objet de plans d'exécution établis par le Titulaire et à ses frais, selon la
procédure et les dispositions précisées ci-après. Les travaux ne devront pas commencer avant l'approbation
de ces plans par le Représentant du Maître d’Œuvre.

Les fouilles, coffrages et ferraillages devront faire l'objet d'une réception préalablement à l'exécution de la
phase suivante.

Le Titulaire fournira un document définissant les bases des études d'exécution. Ce document sera
accompagné de propositions du Titulaire destinées à compléter, si besoin est, les présentes Spécifications
Techniques.
Section VII: Spécifications des Travaux 269

- Calculs automatiques produits par le Titulaire

Au cas où le Titulaire ferait établir, par des moyens de calcul automatique, tout ou partie des calculs qui lui
incombent, il joindra une notice indiquant de façon complète les hypothèses de base des calculs, leur
processus, les formules employées et les notations.

Les "sorties" de tout programme de calcul utilisé devront être suffisamment nombreuses et comporter,
outre les données particulières du calcul, assez de résultats intermédiaires pour que les options tant
techniques que logiques, soient mises en évidence et que les fractions du calcul, comprises entre deux
options consécutives, puissent être isolées en vue d'une éventuelle vérification. Sur demande du
Représentant du Maître d’œuvre, le Titulaire lui fournira tout autre résultat intermédiaire du calcul qu'il
estimerait utile ; au cas où la note de calcul automatique serait très volumineuse, le Titulaire fournira un
extrait faisant paraître les résultats déterminants du dimensionnement proposé.

Le Représentant du Maître d’œuvre pourra faire compléter manuellement toute note de calcul automatique
incomplète.

Sur toute demande du Représentant du Maître d’œuvre, le Titulaire devra lui fournir de nouvelles notes de
calculs, obtenues par le même programme, à partir d'autres données particulières fixées par le
Représentant du Maître d’œuvre. Si ces nouvelles notes de calculs faisaient paraître que les notes de
calculs initiales sont acceptables, les frais nouveaux seront à la charge de l'Administration, dans le cas
contraire, ceux-ci seront à la charge du Titulaire. - Règlements de calcul et textes réglementaires

Les règles de calcul à appliquer pour les justifications des ouvrages sont les suivantes (liste non
limitative) :
• Circulaire n° 79.25 du 13.03.1979 : Instruction technique sur les directives communes de 1979 relatives
au calcul des constructions.
• Fascicule 61 titre II approuvé par arrêté du 28.12.1971 et annexé aux circulaires n° 71.155 du
29.12.1971 et n° 71.156 du 30.12.1971 modifié par la circulaire 80.52 du 9.12.1980.
• Fascicule 65.A : Exécution des ouvrages de génie civil en béton armé ou précontraint approuvé par
décret n° 92.72 du 16.01.1992 et additif approuvé par décret n° 93.446 du 23.03.1993.
• Fascicule 62 titre V : Règles techniques de conception et de calcul des fondations des ouvrages de
génie civil.
• Fascicule 62 titre I section I : Règles techniques de conception et de calcul des ouvrages en béton armé
suivant la méthode des états limites (règles BAEL 91 révisés 1999),
• Bulletin technique n° 4 du SETRA., relatif au calcul des appareils d’appui.

- Actions et sollicitations
• Charges permanentes :

- Poids propre : Les effets du poids propre sont calculés sur la base des dessins de coffrage en
attribuant au béton armé une masse volumique de 2.5 t/m3 et à l'acier une masse volumique de 7.85
t/m3 et en tenant compte, s'il y a lieu, du poids des épaississements locaux, bossages, entretoises,
raidisseurs.

- Equipements et superstructures : Les actions dues au poids propre des équipements fixes de toute
nature seront prises en compte avec leur valeur caractéristique maximale ou minimale évaluée en se
conformant aux dispositions des Directives Communes. On prendra en compte les équipements
suivants :
Section VII: Spécifications des Travaux 270

- Les variations de poids prévues par la DC 79 sont de +40 et -20 %.

- Les hypothèses de calcul doivent prendre en compte la mise en Œuvre ultérieure d’une étanchéité
de 0,4 cm d’épaisseur et d’un enrobé en béton bitumineux de 7 cm d’épaisseur.
• Charges routières : L'ouvrage routier est de première classe au sens du fascicule 61 titre II cité à
l’article I.2 ci-avant.
- Charges civiles : les charges civiles A et B du fascicule 61 Titre II sont applicables à l’exclusion du
convoi Bc qui est remplacé par le convoi de calcul suivant :
. Masse totale : 42 t.
. Nombre d’essieux : 4
. Masse portée par le premier essieu avant : 6.5 t.
. Masse portée par le second essieu avant : 9.5 t.
. Masse portée par chacun des 2 essieux arrières : 13 t.
. Longueur d’encombrement : 14.00 m.
. Largeur d’encombrement : 2.50 m.
. Distance des essieux avant : 3.00 m.
. Distance du second essieu avant au premier essieu arrière : 4.00 m.
. Distance des essieux arrières : 1.50 m.
. Surface d’impact d’une roue avant : carré de 0.25 m de côté.
. Surface d’impact d’une roue arrière : carré de 0.30 m de côté.

Toutes les autres dispositions du fascicule 61 Ŕ Titre II concernant le système Bc sont


applicables (nombre de camions, disposition dans le sens longitudinal et transversal, coefficients
bc).
- Charges sur trottoirs : les charges de trottoirs sont applicables sur l'ouvrage.
- Charges militaires, exceptionnelles et engins de chantier : aucunes.
• Actions climatiques
- Action du vent : Les prescriptions de l'article 14 du fascicule 61 Titre II cité à l’article I.2 ci-avant
sont applicables.
- Courant : La pression de référence due au courant sera prise égale à :
. dans le sens perpendiculaire à l'axe de l'ouvrage et pour les surfaces planes parallèles à l'axe de
l'ouvrage : p = 80 V² exprimée en kilogramme par mètre carré, V étant la vitesse du courant prise
égale à 2 m/s.
. dans le sens parallèle à l'axe de l'ouvrage : p = 0

Un coefficient réducteur de 1/2 sera appliqué aux valeurs des pressions ainsi obtenues, lorsque les
surfaces sont profilées (cas des fûts des piles).

La résultante de l’action du courant sera supposée s’exercer au tiers supérieur de la hauteur de la


surface. Le diagramme représentatif de la pression du courant sera un diagramme triangulaire.
- Actions dues aux effets thermiques : La valeur du coefficient de dilatation thermique du béton et des
aciers de toute nature est fixée à 10-5 /°C dans les calculs.
Section VII: Spécifications des Travaux 271

Les structures sont soumises aux augmentations ou aux diminutions de température prévues dans le
commentaire de l'article 4.2.4 des Directives Communes relatives au calcul des constructions.

Ces variations de température se décomposent en une partie rapidement variable dont l'effet est à
calculer avec la valeur instantanée du module de déformation du béton, et une partie lentement
variable dont l'effet est à calculer avec la valeur différée du module de déformation du béton.

Les variations rapides de température sont de ± 10°C.

Les variations lentes de températures sont de + 20°C ou -20°C


• Action du retrait : La valeur à prendre en compte pour les effets du retrait assimilés à ceux d'un
raccourcissement élastique sera : 3x10-4.

- Calculs justificatifs des appuis

• Stabilité des piles : la profondeur d’affouillement localisé sera prise égale à 3 m correspondant.
• Stabilité des culées : les culées seront considérées non affouillables. Pour justifier la stabilité et le
ferraillage des culées, on s'inspirera des principes des règles de calcul du dossier pilote PP73 du
SETRA. Il retient en particulier les hypothèses suivantes pour les dalles de transition :
- les réactions d'appui des dalles de transition sur l'ouvrage sont calculées selon les hypothèses
suivantes :
. réaction maximale en considérant la dalle simplement appuyée à ses deux extrémités, .
réaction minimale nulle (dalle entièrement appuyée sur le remblai).

- elles sont supposées n'exercer aucun blocage des culées vis-à-vis des efforts horizontaux amenés par
le tablier.
• Sauf propositions différentes, justifiées par Le Titulaire, les caractéristiques des remblais contigüs aux
culées seront prises égales à : - masse volumique : 2 t/m3
- coefficient de poussée des terres : 0.33.
• Les remblais d'accès seront surchargés à raison de 1 t/m2.
III.27.3 - FOUILLES - REMBLAIEMENT DES FOUILLES

III.27.3.1 - Fouilles

Sont considérés comme fouilles, les déblais exécutés au droit des fondations des ouvrages.

Les fouilles seront exécutées soit mécaniquement, soit manuellement et pourront nécessiter des opérations
d'épuisement, pompage, blindage, drainage et l'évacuation des déblais en un lieu agréé par le Représentant
du Maître d’Œuvre.

Les côtes des radiers indiqués sur les plans ne le sont qu'à titre indicatif.

En aucun cas, le Titulaire ne fera exécuter un béton de propreté sans examen préalable du fond de fouille
par le Représentant du Maître d’œuvre et accord de celui-ci.

Là où la nécessité en sera reconnue par le Représentant du Maître d’œuvre, le Titulaire devra procéder à
l'enlèvement des terres de mauvaise tenue. Les zones à purger et les profondeurs de purge seront fixées par
ordre du Représentant du Maître d’œuvre. Les terres ainsi enlevées seront remplacées par des matériaux de
Section VII: Spécifications des Travaux 272

remblais. Les matériaux en provenance des fouilles seront évacués et mis en dépôts définitifs aux endroits
indiqués par le Représentant du Maître d’œuvre.

III.27.3.2 - Remblaiement des fouilles

Les matériaux pour remblaiement des fouilles seront expurgés des pierres dont la plus grande dimension
excéderait quinze (15) centimètres.

Ces remblais seront méthodiquement compactés conformément à l'article 15.2. du fascicule 2 cité à
l’article I.2 ci-avant.

L'épaisseur maximale de chaque couche élémentaire de remblai ne devra pas excéder, après tassement,
vingt (20) centimètres. La densité sèche des remblais en place devra atteindre quatre vingt quinze (95)
pour cent de la densité sèche de l'Optimum Proctor Modifié.
III.27.4 - REMBLAIS CONTIGUS A L’OUVRAGE

Le volume des remblais dits contigus à l'ouvrage est limité à l’espace situé à moins de 50cm des parois
verticales de l’ouvrage.

Les remblais seront méthodiquement compactés. Les remblais doivent être exécutés de façon à ce qu'ils
n'exercent pas sur les ouvrages des poussées dissymétriques qui leur seraient nuisibles.

L'épaisseur maximale des couches élémentaires de remblais obtenues après compactage ne devra pas
excéder quinze (20) centimètres. La densité sèche des remblais en place devra atteindre quatre vingt dix
sept (97) pour cent du Proctor Modifié.

Le contrôle du compactage sera effectué par l'essai Proctor Modifié et le gamma densimètre, à raison d'un
essai par couche de quinze (15) centimètres de hauteur, par remblai contigu.
Si les essais de contrôle de l'Administration montrent que les normes fixées n'ont pas été respectées, le
Titulaire devra, à ses propres frais, reprendre les parties déficientes par compactage complémentaire ou
remplacement des matériaux.

Les remblais seront expurgés d'éléments dont la plus grande dimension excéderait 40 mm.

En cas de désaccord entre les résultats de l'Administration et ceux du Titulaire des essais complémentaires
contradictoires seront effectués.

Les parties latérales de chaque couche de remblai devront être compactées jusqu'aux talus de la même
manière et au même taux que la partie centrale du remblai.
III.27.5 - CONSTRUCTION DES COFFRAGES, ECHAFAUDAGES ET CINTRES

III.27.5.1 - Construction
Les dessins et calculs seront soumis au visa du Représentant du Maître d’Œuvre avant tout commencement
d'exécution.
Les coffrages, échafaudages et cintres devront pouvoir résister en toute sécurité à une pression de cent
vingt (120) déca newtons au mètre carré de Maître couple s'exerçant normalement sur toute pièce exposée
au vent.
Les pièces verticales des échafaudages seront fortement contreventées dans les diverses sections.
Section VII: Spécifications des Travaux 273

Les pièces horizontales successives seront arrimées l'une à l'autre d'une manière continue jusqu'à leurs
deux extrémités où elles seront butées sur les maçonneries en place.
Aucune pièce ne sera simplement posée sans dispositif de fixation.
Aux points où des actions concentrées s'exerceront sur des pièces non pleines, des calages assureront
l'étalement de ces actions et empêcheront le déversement.
On remédiera à tout défaut accidentel de centrage.
L'emploi des pièces faussées ou présentant un jeu anormal est interdit.
Tous les vides qui se produiraient entre les pièces jusqu'au jour du bétonnage, seront bourrés de mortier.
Chaque semaine le Titulaire visitera et, le cas échéant, resserrera tous les boulons.
Les ouvrages métalliques éventuellement utilisés seront justifiés conformément au Titre V du fascicule 61
cité à l’article I.2 ci-avant. Le poids du béton frais est considéré comme une surcharge.
Les ouvrages en bois éventuellement utilisés devront satisfaire aux normes NF.P 21 202 et B 52 001.

III.27.5.2 - Déformations - flèches


Le Titulaire devra fournir le calcul des contreflèches à donner aux cintres et échafaudages. Ces
contreflèches seront telles qu'après décoffrage les éléments de béton aient les formes et les cotes prévues
aux dessins d'exécution.
Les échafaudages et cintres ne devront pas subir de déformations excédant deux (2) centimètres en
quelque point que ce soit.
Le décintrement des ouvrages devra impérativement être exécuté à la date arrêtée par le Représentant du
Maître d’œuvre, compte tenu des délais de décintrement proposés par le Titulaire et des résultats des essais
d'information relatifs au dernier béton de structure exécuté.
III.27.5.3 - Précision - Tolérance
Les limites de tolérance d'implantation des coffrages des différents voiles, radiers et dalles, sont précisées
au chapitre IV.

III.27.6 - PAROIS DES MOULES

III.27.6.1 - Domaine d'emploi


Les parements vus seront réalisés au moyen de coffrages soignés.
Les parements cachés, les travaux étant terminés, seront réalisés au moyen de coffrages ordinaires.

III.27.6.2 - Coffrages soignés


Pour les parements vus des ouvrages, le Titulaire utilisera soit des coffrages métalliques, soit des coffrages
en bois raboté ou revêtu de contre-plaqué. Les coffrages en bois, éventuellement utilisés en parements non
visibles, devront avoir leurs faces en contact avec le béton, rabotées et dégauchies. Les coffrages
métalliques devront être en bon état, non déformés et parfaitement plans.
Tous les coffrages en bois ou métalliques devront être lisses, jointifs, étanches, rigides et offrant une
résistance pour supporter sans déformation les charges et les poussées inhérentes à la mise en œuvre des
bétons et à leur vibration. Tous les parements seront de teinte uniforme et laissés "brut de décoffrage". Ils
ne devront recevoir ni enduit, ni ragréage sans accord ou décision du Représentant du Maître d’Œuvre.
Tous les frais occasionnés par les reprises des bétons n'offrant pas un aspect satisfaisant, seront à la charge
exclusive du Titulaire. En particulier, si les irrégularités de surface imposaient l'exécution d'enduits, ceux-
ci ne feraient l'objet d'aucun règlement ou plus-value. Le mortier de ces enduits sera dosé à trois cents kgs
de ciment par mètre cube de sable.
Section VII: Spécifications des Travaux 274

III.27.6.3 - Parements cachés badigeonnés


Les parements cachés en contact avec les terres, seront ragréés partout où les nids de cailloux seront
visibles et notamment aux reprises de bétonnage, puis seront badigeonnés de deux (2) couches soit de
goudron désacidifié, soit d’un bitume à chaud. Toute opération de ragréage ne pourra être entreprise
qu'après accord du Représentant du Maître d’Œuvre.
La mise en protection des parements à l'aide du produit agréé par le Représentant du Maître d’Œuvre sera
réalisée par l'application de deux (2) couches d'épaisseur moyenne cent cinquante (150), la deuxième
couche sera mise en œuvre après séchage de la première suivant les caractéristiques du produit, soit entre
quarante huit (48) et soixante douze (72) heures environ.

III.27.6.4 - Parements non coffrés


Il sera procédé à la mise en place, avec une précision de cinq (5) millimètres, de règles guides sur
lesquelles s'appuieront des cerces balayant toute la surface des parements.
La position de ces cerces vis-à-vis des lits supérieurs d'armatures fera l'objet d'une vérification
contradictoire.
La finition de ces parements sera, s'il y a lieu, assurée par lissage au madrier. Aucun nid de cailloux ne
sera admis, ni aucune irrégularité d'aspect et de surfaçage.
Il sera interdit de marcher sur ces parements pendant les trois (3) jours qui suivent la fin de la mise en
œuvre du béton les constituants.
A cet effet, le Titulaire devra avoir défini à l'avance le mode d'application de la cure et comment
s'effectuera la circulation nécessaire du chantier.
III.27.7 - TOLERANCES SUR LES DIMENSIONS ET LE TRAÇAGE DES OUVRAGES

III.27.7.1 - Tolérance sur les dimensions de l'ouvrage terminé


La tolérance de rectitude fixée par le fascicule 65 cité à l’article I.2 ci-avant est ramenée à 1/200 pour les
coffrages ordinaires.

III.27.7.2 - Tolérance sur la géométrie des poutres préfabriquées

Les grandeurs L, H, E, sont les dimensions portées sur les plans de coffrage approuvés.
• La longueur L’ mesurée sur une génératrice quelconque de la pièce doit être telle que : (L - 1.5 -
L/2000) < L' < (L + 0.5 + L/2000) ; L et L' étant définies en cm.
• La hauteur H' en une section quelconque, doit être telle que :
H - 0.5 < H' < H + 0.5 + H/100 ; h et h' étant définies en cm.
• Epaisseur ou largeur (en centimètre) : E < E' + 1
• Aplomb : le déport latéral D de l'intrados par rapport à l'extrados (en coupe transversale) doit être tel
que : D < H/50
• Angle de la face d'about :
- avec un plan vertical   < 0.05
- avec un plan horizontal   < 0.05
• Flèche en plan : f < L/2000 + 1.5 ; L et f en centimètre
Section VII: Spécifications des Travaux 275

• Déformations verticales relatives : Les flèches sont mesurées après transport de la poutre sur l'aire de
stockage. La flèche f' d'une poutre doit être telle que : 0.8 f < f' < 1.2 f ; f étant la moyenne des
flèches mesurées.

III.27.7.3 - Tolérance sur le tracé des ouvrages terminés

Les tolérances, lors de la réception définitive, sont données aux articles IV.18 et IV.19.

Au cas ou le Représentant du Maître d’œuvre estimerait devoir faire effectuer les mesures à d'autres
moments de la vie de l'ouvrage, elles pourront être corrigées, si l'une des parties le demande, en
extrapolant les déformations de l'ouvrage par chargement ultérieur, fluage ou tassement selon les
prévisions de calcul des contre-flèches approuvées par le représentant du Maître d’œuvre ou selon les
mesures faites si celles-ci sont plus favorables au Titulaire. III.27.8 - BETONS ET MORTIERS

III.27.8.1 - Classification et emploi

La désignation, la composition, les résistances et le domaine d'emploi des différents bétons et mortiers sont
définis au chapitre II.

III.27.8.2 - Fabrication et transport des bétons

- Fabrication

Les appareils de fabrication mécanique des bétons seront soit du type à axe vertical, soit du type à
coquilles.
Le Titulaire devra maintenir en permanence deux unités identiques de fabrication en état de
fonctionnement afin de prévenir toute panne et garantir le coulage en continu des ouvrages.

La durée de malaxage sera telle que tous les matériaux soient entièrement enrobés. Cette durée sera fixée à
l'issue des épreuves de fabrication du béton de convenance.

Lorsque les appareils de fabrication des bétons seront placés à plus de trois (3) mètres de hauteur par
rapport au fond des engins de transport, il sera prévu une trémie de stockage du béton frais avec vidange
totale et instantanée.

Les constituants du béton seront introduits dans l'appareil de fabrication mécanique dans l'ordre suivant :
granulats moyens et gros, ciment, sable, puis eau. le Titulaire ne pourra procéder différemment que s'il est
démontré qu'il en résulte une meilleure homogénéité des composants du béton. Dans tous les cas, la
fabrication de gâchées sèches en vue d'une addition ultérieure d'eau est interdite.

Le Titulaire soumettra à l'agrément du Représentant du Maître d’Œuvre la nature et les caractéristiques du


matériel qu'il se propose d'utiliser. Avant toute mise en marche des centrales, il sera procédé à une
vérification des bascules et des doseurs en eau.

Avant toute mise en marche des centrales, il sera procédé à une vérification des bascules et des doseurs en
eau.

Le Titulaire devra soumettre à l'agrément du Représentant du Maître d’Œuvre les dispositions de mise en
œuvre des adjuvants éventuels

- Transport
Section VII: Spécifications des Travaux 276

Le délai maximal compris entre la fabrication du béton et sa mise en place dans les coffrages, les moyens
de transport et de déchargement du béton dans les coffrages, seront soumis à l'agrément du Représentant
du Maître d’Œuvre. Celui-ci pourra subordonner son agrément à l'obtention des résultats d'une épreuve de
convenance portant sur le béton transporté. Dans tous les cas, la fabrication de gâchées sèches en vue
d'une addition ultérieure d'eau est interdite.

Dans le cas où les bétons destinés à l'ouvrage ne seraient pas fabriqués sur le chantier de mise en Œuvre de
l'ouvrage, le Titulaire devra établir une liaison radio ou tout autre moyen agréé par le Maître d’Œuvre
entre les ateliers de fabrication du béton, les chantiers de bétonnage et les camions. Les bétonnières
portées devront être équipées d'un tambour comportant au moins deux vitesses de rotation, l'un pour
l'agitation (de l'ordre de 2 à 3 tours par minute), l'autre pour le brassage (de l'ordre de 12 à 15 tours par
minute).

III.27.8.3 - Mise en œuvre et cure des bétons

- Mise en œuvre  Programme de bétonnage. Le Titulaire devra soumettre au visa du Représentant du


Maître d’Œuvre, le programme de bétonnage dans un délai de quinze (15) jours ouvrables avant tout
commencement d'exécution. Ce programme devra indiquer, en cas de vibration externe :
- le type de vibration externe envisagé (fond de moule et joues de coffrage),
- le nombre de vibreurs qui seront utilisés, le nombre de vibreurs en réserve, - l'emplacement des
vibreurs,
- le type et les caractéristiques des vibreurs,
- la durée d'action de chaque vibreur en chaque point et les conditions d'application.

Aucune reprise de bétonnage ne sera admise à l'encastrement des consoles de support des dalles de
transition.
• Vibration. Tous les bétons seront pervibrés dans la masse. Le nombre des appareils de vibration sera
proportionné à la cadence de bétonnage. Pendant le coulage, le Titulaire devra tenir en réserve sur le
chantier les appareils de vibration et de production d'énergies capables de remplacer le matériel en
action, en cas de défaillance de celui-ci.
- Vibration interne : Il ne sera agréé que des vibrateurs à fréquence élevée, de neuf mille (9 000) à vingt
mille (20 000) cycles par minute.
• Reprises de bétonnage. Toutes les reprises devront être prévues sur les dessins d'exécution. Les
surfaces de reprises seront repiquées, nettoyées et humidifiées avant bétonnage.
• Tolérances. Les tolérances en sous-épaisseur seront de cinq (5) millimètres dans les diverses parties du
tablier et de dix (10) millimètres pour les appuis.

- Bétonnage par temps chaud

Le Titulaire proposera des solutions à adopter pour éviter l'évaporation trop rapide de l'eau incluse dans le
béton frais : pose de bâches, paillasses, répandage d'un enduit de cure, ou tout autre procédé qui recevra au
préalable l'accord du Maître d’Œuvre.

- Cure des bétons


Section VII: Spécifications des Travaux 277

Après bétonnage, les surfaces des tabliers seront obligatoirement protégées par des paillassons, des nattes
ou des toiles maintenues ruisselantes jour et nuit par des arrosages mécaniques permanents pendant au
moins quarante huit (48) heures.

La cure des autres bétons pourra être faite par humidification ou par un enduit temporaire imperméable.
Dans ce dernier cas, le produit de cure proposé par le Titulaire devra obligatoirement recevoir l'agrément
du Représentant du Maître d’œuvre.

Toute livraison de produit de cure donnera lieu à la présentation d'un certificat d'origine indiquant la date
limite au-delà de laquelle les produits devront être mis au rebut.

La cure s'applique aux surfaces définitives et aux surfaces de reprise. Dans le cas d'emploi d'enduit de cure
sur des surfaces de reprise, un repiquage et un nettoyage à vif de ces surfaces sont nécessaires avant toute
mise en place du béton sur ces surfaces.

- Adjuvants

L'emploi de tout adjuvant sera soumis à l'agrément du Maître d’Œuvre. III.27.8.4

- Armatures pour béton armé

Les prescriptions de l’article 22 du fascicule 65 sont applicables.

Les armatures pour béton armé seront façonnées à froid du premier coup selon les dispositions conformes
aux plans d'exécution.
Aucune déformation des armatures à haute résistance ne sera tolérée en dehors du façonnage prévu au
projet. En particulier, il est rigoureusement interdit de plier les armatures pour le transport ou dus dévier
provisoirement après mise en place dans les coffrages ; toute armature qui viendrait à être déformée sera
remplacée. Tous les aciers en attente exposés à un pliage suivi d'un dépliage seront rigoureusement des
ronds lisses.

Les conditions d'emploi des armatures, et en particulier le rayon de courbure des mandrins devront
satisfaire aux recommandations incluses dans les fiches d'agrément.

En l'absence d'acier soudable, toute soudure, même de simple fixation, est interdite.
III.27.9 - STOCKAGE ET MISE EN PLACE DES POUTRES PREFABRIQUEES

Les poutres seront stockées dans des conditions d'appuis aussi proches que possible des conditions
définitives et prévues par la note de calcul. le Titulaire prendra toutes les dispositions utiles pour assurer
un contreventement efficace des poutres.

Avant stockage, les poutres recevront un marquage indiquant leur position sur l'ouvrage définitif et la date
de fabrication.

Le matériel et la cinématique de pose seront soumis à l'agrément du Représentant du Maître d’Œuvre.


III.27.10 - BOSSAGES POUR APPAREILS D'APPUI

Le Titulaire pourra utilement s'inspirer, pour l'exécution des bossages et la pose des appareils d'appui, des
recommandations de la brochure "Environnement des appareils d'appui" édité par le SETRA et le LCPC.,
édition 1978.
Section VII: Spécifications des Travaux 278

Les bossages inférieurs sur appuis seront réalisés à l'aide d'un micro-béton MB 30 coulé en place.

En cas de défaut de contact entre l'appareil d'appui et le bossage, il sera demandé au Titulaire une injection
de résine.

Les tolérances concernant l'exécution des bossages seront les suivantes :


• Tolérance sur l'implantation en plan : + ou - 10 mm.
• Tolérance en nivellement : + ou - 10 mm par rapport aux bases d'implantation et + ou - 2 mm entre
appareils de la même ligne,
• Tolérance en planéité de la surface des bossages : + ou - 0,5 mm.
• Ecart maximal toléré en horizontalité entre les bords extrêmes : 1 mm.

Les spécifications des matériaux utilisés pour les bossages seront conformes au recueil des règles de l'art
indiquées dans le document SETRA-LCPC "environnement des appareils d'appui en élastomère fretté".

L'emploi du plâtre est interdit comme matériau pour coffrage perdu des bossages en béton, ainsi que
l'utilisation de matériaux trop mou comme le polystyrène expansé.

Un coffrage formant boite à sable est recommandé.


III.27.11 - APPAREILS D’APPUI
Les appareils d'appui devront être mis en place de manière à ce que leur liberté de fonctionnement soit
totale.

Ils devront reposer par l'intermédiaire d'un mortier ou d'un micro-béton de calage sur une zone de béton
fretté au-dessus et en-dessous de la plaque d'appui.

Ils ne devront en aucun cas risquer de baigner dans de l'eau stagnante sur le chevêtre. Ils seront posés sur
un bossage d'une hauteur de cinq (5) centimètres au moins.

La tolérance de positionnement des appareils d'appui est de trois (3) millimètres dans toutes les directions.

Le Titulaire sera tenu de recaler les appareils d'appui qui seraient anormalement distendus, par le relevage
du tablier à l'aide de vérins.
III.27.12 - TROTTOIRS

Le béton de remplissage sera du béton B2.

La tolérance en nivellement est fixée à + 0/- 1 cm par rapport au niveau théorique.

Le revêtement des trottoirs sera exécuté à l’aide d’une chape exécutée au mortier de ciment et traité en
surface par balayage. Les imperfections de surface du remplissage des trottoirs seront traitées à l'aide d'un
micro-béton de reprofilage.
III.27.13 - GARDE-CORPS

III.27.13.1 - Pose du garde-corps


Section VII: Spécifications des Travaux 279

Les éléments de garde-corps seront assemblés puis posés et réglés en alignement et en altitude. Il sera
vérifié que les montants seront bien verticaux, la tolérance pour faux aplomb sera de zéro virgule cinq
(0,5) centimètre sur la hauteur.

Le scellement des montants n'interviendra qu'après vérification par le Représentant du Maître d’Œuvre, ou
son représentant autorisé, du parfait alignement du garde-corps.

La tolérance pour faux alignement en plan ou en hauteur est de un (1) centimètre par rapport à la ligne
idéale tout le long de l'ouvrage intéressé, quelles que puissent être les irrégularités du béton des corniches.

III.27.13.2 - Reconditionnement des surfaces protégées

Les surfaces à reconditionner au droit des blessures, des coupes ou des soudures exécutées sur chantier
seront convenablement dégraissées, décalaminées ou dérouillées s'il y a lieu, puis recevront, en l'absence
d'humidité, l'application d'une peinture riche en zinc.

L'épaisseur de la peinture mise en Œuvre sera supérieure ou égale à celle du revêtement adjacent.

Lorsque la surface des défauts à reconditionner dépassera vingt (20) % de la surface totale du gardecorps,
la peinture de reconditionnement sera généralisée pour donner une homogénéité de teinte.

III.27.14 - JOINTS DE CHAUSSEE


L'exécution des joints de chaussée sera conforme aux spécifications portées sur les plans contractuels. Les
joints de chaussée sont constitués de cornières en acier 80x80x8 scellées dans le hourdis du tablier et dans
le mur garde-grève des culées par des étriers en fer doux 12 espacés de 25 cm dans chaque file. Un fer
plat 160x8sera solidaire d’une des cornières, ce fer sera glissant sur l’autre cornière afin d’éviter le
remplissage du jeu par des éléments étrangers.

Le Titulaire soumettra à l’agrément du Représentant du Maître d’Œuvre les dispositions qu’il compte
prendre pour la mise en place des joints de chaussée.

III.27.15 - GARGOUILLES

Les gargouilles seront mises en Œuvre dans le hourdis avant le bétonnage.

Il sera veillé à la bonne étanchéité du raccordement du caniveau d’entrée d’eau et à l’absence de


contrepente ou contre obstacle à l’écoulement des eaux dans ce raccordement.

Les gargouilles seront prolongées par des descentes d’eau apparentes de 100 mm de diamètre.

Elles dépasseront le talon des poutres préfabriquées de rive au moins de cinq centimètres.

Elles seront fixées au talon des poutres préfabriquées par un dispositif qui sera précisé dans les plans
d’exécution.

III.27.16 - PERRES MAÇONNES DES REMBLAIS CONTIGUS

Les talus des remblais contigus à l’ouvrage seront revêtus par un perré maçonné conformément aux plans
du marché ou instructions du Représentant du Maître d’Œuvre.

Les surfaces à recouvrir seront au préalable réglées puis compactées.


Section VII: Spécifications des Travaux 280

La maçonnerie sera exécutée en opus incertum. Elle sera posée sur une fondation en béton dosé à
150kg/m3 de ciment, de 10 cm d’épaisseur légèrement armé d’un treillis soudé.

La tolérance d’exécution par rapport au profil théorique sera de plus ou moins trois centimètres en tout
point.

III.27.17 - ÉPREUVES DES OUVRAGES

Les épreuves de résistance des ponts auront lieu à la date fixée par le Représentant du Maître d’Œuvre.
Cette date sera telle que tous les éléments en béton armé auront été coulés au moins depuis quatre vingt
dix (90) jours.

Le Titulaire soumettra à l'agrément du Représentant du Maître d’Œuvre un programme détaillé. Ces


épreuves seront effectuées dans les conditions prévues par l'article 7 du fascicule 61-A cité à l’article I.2
ci-avant.

Tous les frais relatifs aux épreuves seront à la charge du Titulaire, y compris la fourniture des charges
d'épreuve.
Les flèches maximales observées ne devront en aucun cas dépasser les flèches fournies dans le dossier
d’exécution, éventuellement modifiées en fonction de la charge réelle des véhicules utilisés. Les réserves
éventuellement formulées lors de la réception provisoire ne pourront être levées qu'après les résultats
satisfaisants de ces épreuves.

Les véhicules à employer pour les épreuves par poids roulant seront des véhicules automobiles ou des
engins dont l'écartement et le poids des essieux se rapprocheront le plus possible des véhicules fictifs
considérés dans les calculs. Avant les épreuves, le Titulaire donnera toutes précisions sur les dimensions et
poids des véhicules qui seront effectivement utilisés.

Le Titulaire sera tenu d'assister aux épreuves ou de s'y faire représenter.

Il se conformera à toutes les instructions qui lui seront notifiées par l'Administration en vue de l'exécution
des épreuves dans les meilleures conditions.

IL devra installer, à ses frais, les appareils de mesure nécessaires pour constater et mesurer les
déformations.

Le Titulaire devra fournir et installer à ses frais, en se conformant aux prescriptions du Représentant du
Maître d’Œuvre, les échafaudages et passerelles nécessaires pour visiter les différentes parties des
ouvrages en cours des essais.

La température et le degré hydrométrique de l'air seront relevés à heures régulières plusieurs fois par jour.
Ce relevé commencera au moins vingt quatre (24) heures avant le début des essais et sera poursuivi jusqu'à
leur complet achèvement.

Article III.28 - GABIONS


Section VII: Spécifications des Travaux 281

Les gabions doivent être remplis suivant les règles de l'art, de manière à assurer un remplissage homogène
et à limiter au maximum la déformation des cages. L'emploi de gabions avec diaphragmes est obligatoire
afin de renforcer la structure et limiter l'écrasement et les déformations, tout en permettant une certaine
mécanisation des opérations de remplissage.

Le gabion, au moment de son utilisation, est déplié sur une surface plane et dure, de façon à ce que toutes
ses faces reposent à plat sur le sol. Les marques de pliage sont aplanies. Les quatre faces latérales sont
relevées pour former une caisse dont le couvercle reste ouvert. On procède alors à la ligature des arêtes
verticales et des diaphragmes. Si ce gabion doit être juxtaposé à d'autres déjà en place, ses faces en contact
avec ces derniers sont parfaitement appliquées contre les gabions voisins; on utilise à cet effet un maillet
de bois.

Pour la réalisation d'un ouvrage monolithique, les gabions doivent impérativement être ligaturés les uns
aux autres sur tout le pourtour. Les ligatures doivent être réalisées avec soin, le fil devant passer à travers
toutes les mailles, en faisant un double tour une maille sur deux. Pour la fixation des couvercles on
procède d'abord à la ligature des bords périmétraux et ensuite des diaphragmes.

On ligature les gabions entre eux en utilisant la même technique que lors de l'assemblage d'un gabion seul.
On les place face à face et dos à dos de façon à ce que les couvercles se faisant face puissent être ligaturés
d'un seul et même fil. Les coutures ou agrafages des arêtes des gabions en cours de montage se font autant
que possible en englobant les arêtes des gabions déjà en place.
Pour assurer la tension des fils de ligatures ou des tirants, on préfère aux pinces et tenailles une petite barre
de bois ou d'acier sur laquelle aura été enroulée l'extrémité libre du fil.

Le parement vu et les angles de la structure sont appareillés manuellement.

Pour le remplissage des structures, on aura recours à des matériaux durs, insensibles à l’au, sains, non
évolutifs, et non friables ayant la plus haute densité possible. Ce matériau devra être propre, avoir une
forme homogène dans ses 3 dimensions et être constitué de galets ou de concassés de qualité.

Le choix de la granulométrie sera fonction du type de la dimension de la maille, qui sera de 80/250 mm.
La dimension optimale des matériaux de remplissage est comprise entre D (D : dimension de la maille
entre axes des torsades) et 2.5 D. On s'assure que les pierres de remplissage laissent un minimum de vide.
Dans la mesure du possible, on laisse le dernier gabion vide afin de faciliter les ligatures avec le suivant.

Afin de limiter les déformations de la structure, il est nécessaire, au cours du remplissage de disposer des
tirants horizontaux reliant la paroi vue à celle opposée en reprenant deux mailles de chaque côté. Pour
faciliter l'attache des tirants, on aligne les niveaux de remplissage sur le haut d'une maille. Espacés d'au
maximum 33 cm sur le plan horizontal, on dispose au moins un lit de tirants à mi-hauteur pour les gabions
de 1.00 m d'épaisseur (soit 2 par cellule). En aucun cas les cages ne sont découpées pour les mettre à la
dimension. le Titulaire doit utiliser des éléments de dimension standard et procéder, si besoin est, par
pliage suivant les indications du fabricant. Les gabions peuvent être façonnés de différentes manières,
permettant ainsi de réaliser par pliage, chevauchement ou juxtaposition des formes difficiles.

En cours de remplissage, on donne une forme rigide aux faces verticales libres du gabion en disposant le
long des arêtes verticales, non reliées à des pièces en place, des piquets qui ont pour but d'assurer une
tension parfaite des faces libres. Après achèvement du remplissage du gabion, les piquets d'angle sont
retirés et le couvercle rabattu. Les trois arêtes libres du couvercle sont, à l'aide d'un levier de fer, (sans
aspérités ou arêtes de nature à endommager le revêtement du fil), alignées et positionnées en face des
arêtes des pièces latérales correspondantes. On procède ensuite à leur ligature (avec un soin particulier
pour les coins).
Section VII: Spécifications des Travaux 282

La hauteur de chute des matériaux de remplissage est limitée à 0.50 m maximum. On prend toutes les
précautions nécessaires afin de ne pas endommager le revêtement PVC tant pendant les diverses
manutentions que pendant la mise en œuvre.

Article III.29 - TERRE VEGETALE

La terre végétale proviendra des décapages avant terrassements. Les qualités physiques de la terre doivent
être celles d’une bonne terre franche, homogène, exempte de pierres d’un diamètre supérieur à 7,5 cm et
de corps étrangers indésirables.

L’accord du Représentant du Maître d’Œuvre sur la qualité de la terre végétale sera nécessaire avant sa
mise en place.

Article III.30 - VEGETALISATION DES TALUS

La végétalisation des talus est réalisée, si le Maître d’œuvre le demande, soit par hydro-ensemencement,
soit par ensemencement manuel.
III.30.1 - VEGETALISATION PAR HYDRO-ENSEMENCEMENT
Le procédé de semis par projection hydraulique « hydroseeding » permet d’établir un couvert végétal sur
des sols dépourvus d’humus.

Cette technique doit être réalisée par des applicateurs qualifiés. Ceux-ci mettront en œuvre un fixateur
organique, des produits de couverture bio-dégradable et des semences. Ce procédé ne demande aucun
apport de terre végétale.

III.30.1.1 - Consistance des travaux

Les travaux comprennent les étapes suivantes :


• L’étude préalable in situ, réalisée par une entité spécialisée extérieure au Titulaire. Un rapport de visite,
soumis pour approbation du Maître d’œuvre, permettra de préciser les préconisations techniques avec
la réalité du chantier sur la base d’une analyse de type agronomique représentative du substrat en place.
• La réalisation de planches d’essais sur le terrain (toutes fournitures et mises en œuvre comprises), dès
le début des travaux de terrassements, sur la base de l’étude préalable, pour vérifier l’adéquation des
prescriptions aux caractéristiques du site. La surface concernée par ces essais sera au minimum de 800
m² et n’excédera pas 2 000 m². Trois planches d’essais avec des mélanges différents seront réalisées et
ensuite comparées en vue du choix définitif.
• L’étude de suivi des essais, in situ, réalisée par une entité spécialisée extérieure au Titulaire, avec
rédaction d’un rapport de visite comprenant l’état de la végétation et les préconisations pour le choix de
l’application définitive.
• La fourniture et la mise en œuvre des semences, concentrés d’acides humiques, engrais organominéral,
fixateurs et mulch cellulosique pour le premier passage selon les résultats des essais et de l’étude de
suivi. Ils comprennent, aussi, la fourniture et la mise en œuvre du géotextile biodégradable sur les
surfaces définies aux présentes Spécifications Techniques.
• L’étude de suivi in situ, réalisée par une entité spécialisée extérieure au Titulaire, avec rédaction d’un
rapport de visite comprenant l’état de la végétation à l’issue de la première application et les
préconisations du deuxième passage.
Section VII: Spécifications des Travaux 283

• La fourniture et la mise en œuvre des semences, concentré d’acides humiques, engrais organo-minéral,
fixateurs et mulch cellulosique pour le deuxième passage.

III.30.1.2 - Mise en œuvre

– Préparation du sol

Aucune préparation de sol spécifique n’est demandée dans le cadre d’un semis hydraulique. On vérifiera
néanmoins que la zone à semer soit stable, dépourvue de ravine, décompactée (sur 10 cm) et « ouverte ».
Ces caractéristiques de sol sont obtenues simplement par une finition adaptée des travaux de terrassement
et ceci à une période la plus rapprochée des travaux de semis. Ainsi, lors des travaux de finition des
terrassements, on s’attachera à ne pas « lisser » ou « glacer » les talus mais au contraire à créer un
minifascinage à l’aide des traces de chenilles ou par l’utilisation d’un godet de pelle hydraulique équipé de
dents.

- Semis hydraulique
Ils seront réalisés à l’aide d’un matériel spécifique hydroseeder avec malaxage mécanique obligatoire et
par parcours croisé des surfaces afin d’assurer une répartition homogène du mélange hydraulique. Les
semis hydrauliques seront réalisés à l'aide d'un matériel spécifique :
• hydroseeder avec malaxage mécanique obligatoire,
• et par parcours croisé des surfaces afin d'assurer une répartition homogène du mélange hydraulique.

Ils comprennent la fourniture et la mise en œuvre des divers constituants à appliquer sur les surfaces par
semis hydraulique. La composition et les dosages sont précisés au Chapitre II.

- Périodes d’intervention

Les travaux s’effectueront selon un programme établi par le Titulaire et approuvé par le Maître d’Œuvre.
La période d’intervention optimale retenue pour la réalisation du semis hydraulique est la fin de la période
sèche.

Des interventions en dehors de ces périodes devront être justifiées techniquement et devront recevoir
l’approbation du Maître d’œuvre.

L’ensemencement se fera en deux passes à un intervalle de 3 mois à 10 mois.

III.30.1.3 - Garantie

Le Titulaire garantit la bonne tenue de la végétation pour une période minimum de 15 mois.

Les contrôles suivants seront effectués par le Titulaire :


• 3 mois après l’application : Si nécessaire, le Titulaire mettra en place un complément de fertilisation
afin d'assurer le bon développement de la végétation. Les pelades éventuelles dans le couvert végétal,
causé par la mort des plantes ou par la non-germination des semences, qui dépassent 1 m², doivent être
re- ensemencés par le Titulaire.
• 10 mois après l’application : Une densité au minimum de 100 plantes par m² doit être atteinte. Les
pelades qui dépassent 1 m² doivent être re-ensemencées par le Titulaire.
Section VII: Spécifications des Travaux 284

III.30.2 - VEGETALISATION PAR SEMIS A LA MAIN

Le semis à la main peut être réalisé si l’entreprise choisit de favoriser l’emploi d’une main d’œuvre
nombreuse. Le mode opératoire sera proposé par l’entreprise au Représentant du Maître d’œuvre avant
tout démarrage des travaux.

La terre végétale sera humectée avant répandage, si cela s'avère nécessaire. La terre végétale mise en place
sera minimum de 20 cm d’épaisseur. Elle sera fortement battue à la dame plate ou compactée par tout
autre moyen donnant un résultat au moins équivalent.

La végétalisation des remblais après couverture par terre végétale, comprend la fourniture des graines ou
plants d’espèces végétales, la plantation, l’arrosage et l’entretien jusqu'à la réception définitive, le
remplacement en cas d’échec.

Le Titulaire transplantera des graminées locales exclusivement. Ces plants seront récoltés localement in
situ ou mieux proviendront des sites décapés. Les pieds individuels seront plantés avec une maille de 0.3
mètre (densité de 10 pieds en moyenne au mètre carré). Ils seront enlevés d’une surface qui ne dépassera
pas 50 mètres carrés à la fois. Ils seront taillés à une hauteur de 0,1 mètre.

Le Titulaire prendra toutes dispositions pour assurer la réussite des plantations, soit par des arrosages en
saison sèche, soit par des protections en période de grandes pluies. Les garanties exigées du titulaire sont
similaires à celles explicitées précédemment dans la méthode d’hydro-ensemencement. III.30.3 -
FASCINAGE DES TALUS

Si un fascinage s’avère nécessaire, sur décision du Maître d’Œuvre, pour le maintien en place de la terre
végétale à mettre en œuvre, un fascinage sera disposé en lignes horizontales espacées de 1,00 mètre en
plan. Chaque ligne sera constituée de piquets supports de 1,20 mètre de longueur, enfoncés verticalement
de 0,80 mètre et espacés de 0,30 mètre, sur lesquels vient s'appuyer un entrelacement de branchages
disposés horizontalement à partir du sol en épaisseur suffisante pour former écran.

Ce fascinage sera compris dans le prix au mètre carré d’engazonnement plus terre végétale sur les talus des
remblais.
III.30.4 - PLANTATIONS D’ARBUSTES

Localement, il est prévu la plantation d'espèces arbustives et d'arbres à enracinement profond. Les zones
de plantations seront définies en accord avec le maître d’œuvre.

Les espèces retenues pour les plantations sont soumises à l'agrément du maître d’œuvre. Les espèces
retenues ne devront pas présenter une taille adulte supérieure à 6 m. Il s'agira d'espèce à croissance rapide
présentant un enracinement profond et permettant de jouer réellement un rôle dans la stabilisation des
terrains.

Les arbustes présenteront une hauteur minimum de 0.50 m et seront étayés en vue de permettre la
croissance correcte.

Article III.31 - GLISSIERES DE SECURITE


III.31.1 - GENERALITES
Section VII: Spécifications des Travaux 285

Les glissières de sécurité seront conformes aux prescriptions du Chapitre II des présentes Spécifications
Techniques.

Leur implantation sera indiquée ou précisée par le Représentant du Maître d’Œuvre avant toute mise en
œuvre.
III.31.2 - MISE EN PLACE

Les supports des glissières seront mis en œuvre par battage ou vibrofonçage par un engin mécanique qui
devra être agréé par le Représentant du Maître d’Œuvre. L’emploi d’un casque de battage est imposé ;
avant le début du battage, la verticalité du support sera soigneusement vérifiée.

L’enfoncement normal des profilés dans le terrain sera de 85 centimètres. Dans certaines zones, si la mise
en place par battage ou vibrofonçage jusqu’à la profondeur requise ne peut être réalisée, avec l’agrément
du Représentant du Maître d’Œuvre le Titulaire pourra couper le support à la cote imposée si
l’enfoncement de ce même support est au moins égal à 50 centimètres.
Dans le cas contraire, le Titulaire devra utiliser des engins de terrassement à percussion pour réaliser des
massifs de fondation de 90 centimètres de profondeur et d’un diamètre minimal de 30 cm. Ces trous seront
remplis de sable, par couche de 20 cm d’épaisseur maximale, arrosée et damée avant le répandage de la
suivante. Ces trous seront recouverts d’une galette de béton d’au moins 5 cm d’épaisseur.

Cette disposition ne peut pas être appliquée pour les passages de dalots. Pour ces passages, les supports
seront scellés dans des réservations prévues à cet effet lors de la construction du dalot.

L’écartement théorique des supports est de 4 m pour la GS4 et de 2 m pour la GS2 en section courante et
de 2 m dans les zones d’extrémités. III.31.3 - REGLAGE

La hauteur de l’arête supérieure des éléments de glissement par rapport au niveau du sol ou du revêtement
à l’aplomb de la glissière sera de 70 cm. Après montage des éléments, il sera exécuté un réglage fin de
façon que l’arête supérieure des éléments de glissement reste parallèle à la chaussée.

Le nu extérieur des éléments de glissement sera calé à 0,50 mètre du bord théorique de la chaussée, sauf
indication contraire du Représentant du Maître d’Œuvre. III.31.4 - MONTAGE DES ELEMENTS

Les éléments de glissement devront être assemblés de façon que leur extrémité prise dans le sens de la
circulation recouvre l’origine de l’élément suivant.

Toutes les têtes de boulons devront être placées du côté de la face avant «côté circulation» des éléments de
glissement.

Les boulons seront constitués par les éléments suivants :


• vis de diamètre 16 mm ; longueur maximale 300 mm, tête ronde et plate de diamètre compris entre 32
et 34 mm placée du côté de la glissière ;
• écrou six pans de 24 mm avec une rondelle plate.

Article III.32 - SIGNALISATION HORIZONTALE

La signalisation mise en place sera conforme aux plans et aux directives du Représentant du Maître
d’Œuvre, en application de la norme NF n° 58 601 ou équivalent. La peinture sera conforme aux
prescriptions du Chapitre II des présentes Spécifications Techniques.
Section VII: Spécifications des Travaux 286

Les travaux comprennent :


• la fourniture des produits de marquage réflectorisés ;
• l'implantation et le pré marquage des bandes ;  l'application des produits.

Le pré marquage des bandes sera effectué par un filet continu ou pointillé.

Le marquage sera conforme à la réglementation nationale en vigueur ou, à défaut, à la réglementation


française.
• le module de largeur des bandes est de 6 cm ("U" = 6 cm).
• Les lignes axiales continues et discontinues sont de largeur 2U (12 cm).
• Les lignes de rive sont de largeur 3U (18 cm).
• Les lignes « STOP » sont de largeur 50 cm.

Les modules des lignes discontinues sont :

LONGUEUR DU I NTERVALLE
TYPE DE ENTRE DEUX RAPPORT
TRAIT (EN TRAITS
MODULATION PLEIN/VIDE
METRES) (EN METRES)
T1 3 10 1/3
T2 3 3,50 1

T3 3 1,33 3

La ligne discontinue en axe à l’approche des virages sera du type T3

Le Titulaire procédera immédiatement avant l'application du produit, au dépoussiérage par soufflage haute
pression, des parties des chaussées devant recevoir les bandes.

La réflectorisation sera conforme aux caractéristiques portées sur le certificat d'homologation. En


particulier le dosage sera au minimum celui porté sur le certificat d'homologation.

L'application du produit sera faite mécaniquement.

Le démarrage effectif du marquage est conditionné par le réglage de la machine sur une planche d'essai au
cours de laquelle le Représentant du Maître d’Œuvre s'assurera en particulier :
• des caractéristiques et de l'état du matériel ;
• de la conformité des produits ;
• de la température de mise en œuvre ;
• de l'observation des dosages en produits pour la vitesse de fonctionnement choisie ;
• de la régularité longitudinale et transversale des dosages de peinture et de microbilles.
Section VII: Spécifications des Travaux 287

Le contrôle du module de largeur des bandes sera fait à l'initiative du Représentant du Maître d’œuvre par
sondage. le Titulaire aura à sa charge tous les travaux de complément de marquage qui s'avéreraient
nécessaires. Ces contrôles se feront conformément aux prescriptions du Chapitre IV des présentes
Spécifications Techniques.

Article III.33 - SIGNALISATION VERTICALE


III.33.1 - IMPLANTATION ET MENTIONS

La position exacte des panneaux, bornes et balises sera confirmée sur place par le Représentant du Maître
d’œuvre.
La distance entre l'aplomb de l'extrémité du panneau du côté de la chaussée et la rive voisine de cette
extrémité ne doit pas être inférieure à 0,70 m, sauf cas exceptionnels.

La longueur des supports sera telle que la hauteur du bord inférieur du panneau (ou de panneau associé)
par rapport au niveau de l’accotement soit égale à un mètre cinquante (1,50 m) en rase campagne et deux
mètres en zone urbaine (cf. chapitre II).

Les supports des panneaux, balises et bornes seront scellés dans un massif de béton déterminé par calcul.
Ses dimensions ne pourront être inférieures à 40 cm  40 cm  50 cm Les fondations des supports des
panneaux, balises et bornes seront en saillie de 10 cm par rapport au niveau de l'accotement en réglant la
partie supérieure du massif de fondation en « pointe de diamant » 4 faces pour éviter la stagnation d’eau
au pied du support.
III.33.2 - DESCRIPTION

Les panneaux seront en béton monobloc.

Les mentions portées sur les panneaux de direction et de localisation seront notifiées par le Représentant
du Maître d’œuvre avant leur fabrication, sur la base des indications portées sur les plans.

Les matériaux, peintures et supports, seront conformes aux spécifications du Chapitre II des présentes
Spécifications Techniques.

Les éléments de signalisation seront constitués :


• d’une partie supérieure dont la forme et les dimensions seront conformes au type de signal auquel elle
est destinée, choisie dans la gamme normale sauf indication spécifique du Maître d’œuvre,
• d’une partie inférieure, le support solidaire de la précédente et de forme parallélépipédique de
dimension 8 cm  8 cm  20 cm, terminé par un bout pyramidal comme indiqué sur le plan type.

La liaison entre les deux parties est assurée par le prolongement de la seconde sur l’extrados de la
première. Les deux éléments seront moulés en un seul tenant. Aucune reprise de bétonnage n’est autorisée.
III.33.3 - FABRICATION

Le béton sera de classe B30 (résistance de 30 Mpa à 28 jours).

Les granulats appartiendront aux classes 0-4, 4-10 et 10-14. Pour la classe 0-4, un équivalent de sable
supérieur à 85 (ES > 85) est impératif.

Le coffrage sera très soigné. Le serrage sera rigoureux. L’affaissement au cône d’Abrahams sera inférieur
à 6 cm (essai sur béton frais).
Section VII: Spécifications des Travaux 288

Le marquage des signaux routiers s’effectuera sur les surfaces brutes de décoffrage qui seront traitées par
une couche d’impression à la chaux, après élimination de toute saleté ou impureté. Les peintures
retroréflechissantes ou les films retroréflechissants pour les fonds, les listels, écritures et autres marques
des panneaux seront conformes aux normes en vigueur.

Les indications portées sur les panneaux ou panonceaux types M5 M9c, M1,M7, D21, D62 E et EB seront
en relief et donc coulées en même temps que ces éléments.
ARTICLE III.34 FOURNITURE ET POSE DES POMPES A MOTRICITE HUMAINE

L’Entrepreneur sera chargé de la pose des pompes à motricité humaine sur les ouvrages jugés exploitables,
de la formation d’un responsable villageois par pompe et de la formation d’un artisan réparateur pour
l’ensemble des pompes mises en place. Toutes ces prestations devront être sous-traitées à un Fournisseur
de pompe qui lui sera désigné conformément aux types de pompes présentées par l’Entrepreneur et retenus
par le Maître d’œuvre.

Avant l’installation, le choix définitif entre les modèles de pompes, préalablement proposés par
l’Entrepreneur, sera fait en tenant compte des cotes d’installation définies de commun accord suite à
l’interprétation des résultats des pompages d’essai d’une part et des stocks disponibles d’autre part.

Les prestations demandées à l’Entrepreneur porteront sur :

a) l'installation des pompes selon les caractéristiques définies par la Mission de contrôle,

b) les actions de formation de l’artisan réparateur et des responsables villageois de pompe,

c) la création ou le renforcement d'un réseau commercial de distribution de pièces de rechange.

III.34.1 PRINCIPES DU SOUS-VOLET ‘’ POMPES ‘’

La participation des utilisateurs à l’entretien des pompes est l’un des principes de la politique de
maintenance des ouvrages d’approvisionnement en eau potable. C’est pourquoi, dès leur installation, les
pompes seront remises aux utilisateurs qui prendront à leur charge les dépenses d’entretien et de réparation
des pompes (pièces détachées, rémunération des prestations des artisans réparateurs).
L'entretien courant sera confié aux responsables villageois, désignés par les bénéficiaires et formés à cet
effet.
Les réparations ou entretiens complexes seront effectués par des artisans réparateurs déjà établis à leur
compte et qui devront recevoir la formation nécessaire correspondante.
Les responsables villageois et les artisans réparateurs seront sélectionnés par l'équipe d'animation de
l’ONG en relation avec l’Autorité Contractante selon des procédés et critères qui seront définis au
préalable.

III.34.2 - PRESTATIONS DE FORMATION


L’Entrepreneur (le Fournisseur) devra former les responsables villageois et les artisans réparateurs en vue
d’aboutir à une maintenance efficace des pompes. L’Entrepreneur (le Fournisseur) prendra toutes les
dispositions utiles pour qu’à la demande de l’Autorité Contractante des stages de formation des artisans
réparateurs soient organisés sous sa responsabilité et sous la conduite d’un formateur. L’Entrepreneur, en
relation avec le Fournisseur indiquera dans son offre les dispositions contractuelles prises à cet effet.
Section VII: Spécifications des Travaux 289

Le formateur devra maîtriser parfaitement:

 le montage et le démontage de la pompe,


 les opérations d’entretien courants,
 la détection des pannes et les réparations adéquates correspondantes.

L’apprentissage se fera sur les plans théoriques et pratiques. Pour ce faire l’Entrepreneur (le Fournisseur)
devra fournir une pompe et l’outillage nécessaire pour la maintenance à des fins de démonstration. Cette
pompe sera installée sur un forage approprié.

La formation de l’artisan réparateur devra leur permettre de :

connaître le principe de fonctionnement de la pompe,

 faire le diagnostic de mauvais fonctionnement et des pannes,  savoir démonter et


remonter toutes les parties de la pompe  savoir effectuer toutes les réparations sur la
pompe.

Les stages organisés par le l’entrepreneur pour la formation de l’artisan réparateur auront une durée de
cinq (5) jours chacun. Ils comportent une partie théorique de deux (2) jours et une partie pratique de trois
(3) jours sur la pompe de démonstration.

La formation des responsables villageois de pompe devra leur permettre de

 connaître le principe de fonctionnement de la pompe,


 apprendre à observer et décrire le fonctionnement de la pompe,
 savoir déceler les signes de mauvais fonctionnement,
 apprendre dans quels cas le responsable villageois doit intervenir,
 connaître les opérations d'entretien courant qu'il doit faire,
 apprendre dans quels cas il faut faire appel à l'artisan réparateur
 tenir à jour une fiche d'entretien de la pompe sur laquelle seront notées toutes les opérations
effectuées.
Cette fiche sera demandée à chaque visite des équipes de suivi.

Ce stage d’une durée de deux (2) jours sera organisé par groupe de villages sous la responsabilité de
l’Entrepreneur (du Fournisseur de pompes).
Le stage comportera des explications théoriques et des exercices pratiques sur un forage équipé. Cette
formation sera complétée ensuite par la participation de chaque responsable villageois à l'installation de la
pompe de son village. Les avantages et les contraintes d'un Marché de maintenance entre le Comité de
Gestion de Point d’Eau et l’artisan réparateur devront être expliqués.

Des formations complémentaires seront données à l'occasion de chaque passage de l’équipe de


l’Entrepreneur (du Fournisseur de pompes) lors des tournées de contrôle indispensables pendant le délai de
garantie.
Il est rappelé que tous les frais (déplacements, hébergement, repas, location de salles..) concernant tous les
stages prévus dans le cadre de ce Projet pour la formation sont à la charge de l’Entrepreneur. Les
Section VII: Spécifications des Travaux 290

modalités de prise en charge seront définies par les parties prenantes (Autorité Contractante, Structures
d’IMS, Entrepreneur).

III.34.3 TRANSPORT, INSTALLATION ET REPARATION DES POMPES

L’Entrepreneur devra assurer le transport des pompes jusqu'aux sites de forages.


L’installation des pompes sur les forages se fera par l’artisan réparateur sous la responsabilité de
l’Entrepreneur. Cette prestation sera prise en charge par l’Entrepreneur.

La réparation des pompes défaillantes pendant toute la durée de garantie sera assurée par l’Entrepreneur.
Il s’appuiera à cet effet sur l’artisan réparateur dont il assurera leur rémunération.
Cette réparation concerne les pièces maîtresses couvertes par la garantie. En ce qui concerne les pièces
d’usure courante. Les interventions de l’artisan réparateur seront rémunérées par les villageois le cas
échéant.

III.34.4 FOURNITURE DE MATERIEL


- Outillage

L’Entrepreneur devra remettre à chaque responsable villageois la (ou les) clé (s) nécessaire (s) pour
assurer le remplacement des pièces d'usure courante.

Par ailleurs, il devra également être demandé à l’Entrepreneur de fournir sur chaque pompe une plaque
métallique d'épaisseur au moins de 3 mm à boulonner sur le forage en cas de retrait de la pompe pour
d'éventuelles pannes.
- Brochures Pédagogiques
Le Fournisseur doit prévoir, gratuitement, la distribution de brochures pédagogiques sur le montage, le
fonctionnement, l'entretien et les réparations de la pompe; ces brochures seront de deux types :
- Brochures illustrées destinées aux responsables villageois. Les thèmes suivants devront y être
abordés :
- comment pomper correctement (illustration avec photos ou dessins),
- comment déceler une anomalie dans le fonctionnement, - comment effectuer les petites
réparations.

- Brochures destinées à l’artisan réparateur : elles consisteront en une notice complète de montage,
d'utilisation et d'entretien; tous les types de pannes pouvant se produire devront y être mentionnés
ainsi que les moyens d'y remédier.

III.34.5 SERVICE APRES VENTE


Dans le cadre du service après vente, deux situations peuvent se présenter:

 Renforcement d’un service après vente existant


Section VII: Spécifications des Travaux 291

Dans ce cas, l’Entrepreneur décrira dans son offre la structuration en place et son fonctionnement. Il
précisera la date de création et les noms des représentants au niveau départemental, au niveau communal.
Il précisera après analyse des dysfonctionnements éventuels constatés, quelles sont les améliorations qu’il
compte apporter pour une maintenance plus efficace des pompes.

Dans tous les cas, l’Entrepreneur par le biais de son fournisseur exposera :

 la liste complète des pièces détachées intervenant dans la pompe,

 la liste des pièces d’usure courante,

 la liste des outils nécessaires à l’entretien courant,

 les outils nécessaires aux réparations par l’artisan réparateur,


III.34.6 CONDITIONS DE RECEPTION DES OUVRAGES DE FORAGE ET POMPES
 Conditions de réception provisoire

–Forages Les réceptions techniques seront prononcées au vu des résultats des pompages d’essai, lesquels
devront corroborer les observations et les estimations de débits effectuées au cours de la foration et du
développement des forages (sauf réserves faites par l’Entrepreneur dans le cahier de chantier lors de la
décision d’équipement de l’ouvrage) et après la fourniture des résultats des analyses d’eau.
Après la réception technique des forages, la construction des superstructures et la pose des pompes,
interviendra la réception provisoire des ouvrages qui sera prononcée par une Commission nationale dont la
composition est fixée par le Code des Marchés Publics. La réception provisoire des forages, des
superstructures et des pompes fait l’objet d’un procès verbal.
–Superstructure, pompes et prestations annexes

Pour ce qui est des superstructures, des pompes et des prestations annexes, la réception provisoire
complète sera prononcée après l’installation de la pompe sur la superstructure exécutée sur chaque forage
et pompe par pompe installée et après l’exécution des prestations de formation prévues à l’article 16.2,
ainsi que celles énumérées à l’article 16.4 du présent CTP dont la mise en œuvre sur le terrain sera vérifiée
à cet effet.

A cette réception provisoire, l’on procèdera aux mesures des caractéristiques théoriques de la pompe, ainsi
que sa pose correcte.
 Conditions de réception définitive

–Forages Les réceptions définitives seront prononcées à l’expiration du délai de garantie d’un an, sauf
pour les ouvrages non productifs dont les travaux seront réceptionnés définitivement dès leur achèvement.

Lors de cette réception, on procèdera au test dit de la « tâche de sable ». De plus, une enquête auprès de la
population permettra de s’assurer du bon fonctionnement de l’ouvrage au cours de l’année écoulée. Si des
performances inférieures à celles de la réception provisoire étaient constatées du fait d’une malfaçon dans
l’équipement, l’Entrepreneur serait dans l’obligation de rétablir les caractéristiques initiales à ses frais
quelle que soit la durée des travaux nécessaires.
–Superstructure, pompes et prestations annexes
Section VII: Spécifications des Travaux 292

Les réceptions définitives seront prononcées à l'expiration du délai de garantie d'un an sous réserve du
respect des articles 16.2, 16.4 et 16.5 du présent CTP. Il ne sera pas procédé à des essais particuliers pour
la réception définitive, mais à un test de l'équipement d'exploitation en place et à une enquête auprès de la
population pour s'assurer du bon fonctionnement de l'ouvrage au cours de l'année écoulée.
Si des performances inférieures à celles de la réception provisoire étaient constatées du fait d'une malfaçon
dans l'équipement, l'Entrepreneur serait dans l'obligation de rétablir les caractéristiques initiales à ses frais
quelle que soit la durée des travaux nécessaires.
 Garantie des travaux

L’Entrepreneur s’engage à exécuter avec le matériel qu’il propose, tous les travaux dans les règles de l’art.

Le délai de garantie est fixé à un an à compter de la date de la réception provisoire des ouvrages. En cas
d‘accident entraînant l’abandon du forage et attribuable à l’Entrepreneur, celui-ci sauf conditions
géologiques anormales, sera astreint à recommencer un second forage au voisinage du premier et n’aura
droit à aucune rémunération pour le forage abandonné.

Il pourra être relevé de cette garantie dans le cas suivant : accident dû à des opérations spéciales, exécutées
sur la demande du Bureau d’Études et pour lesquelles l’Entrepreneur aurait fait par écrit toutes les réserves
avant exécution.

ARTICLE III.35 CLOTURES DE FAÇADE D'ECOLE


Les murs de clôture de façade d’Ecole seront réalisés en agglos creux et pleins de 15 cm avec enduit en
mortier de ciment sur les deux faces.
Les travaux de réalisation des murs de clôture de façade comprennent :

 la confection des agglomérés creux et pleins de 15 cm ;


 l’implantation des murs de clôture ;
 l’exécution des fouilles en rigole ;
 le coffrage, le coulage du béton de propreté dosé à 150 kg/m3 et le décoffrage ;
 le ferraille, le coffrage, le coulage des fondations, poteaux (de section 15x15cm) et chaînages bas
(de section 15x15cm)et haut (de section 15x10cm)en béton dosé à 350 kg/m3 et le décoffrage ;
 la réalisation sur une hauteur d’environ 70 cm du sous-bassement du mur en agglomérés pleins
d’épaisseur 15 cm, dosés à 250 kg/m3 ;
 la réalisation sur une hauteur d’au moins 2,20 m de la partie en élévation du mur en agglomérés
creux d’épaisseur 15 cm, dosés à 250 kg/m3 ;
 l’application d’un enduit de mortier de ciment dosé à 400 kg/m3 de 1,5 cm d’épaisseur sur les
deux faces des murs ; et
 l’exécution du remblai des fouilles.

ARTICLE III.36 BLOC DE LATRINES A 4 CABINES


Les Blocs de latrines à 4 cabines seront réalisés en agglomérés pleins de 10 cm, conformement aux plans.
Les travaux de réalisation des Blocs de Latrines à 4 cabines comprennent :
Section VII: Spécifications des Travaux 293

 la confection des agglomérés pleins de 10 cm ;


 l’implantation de la fosse ;
 l’exécution des fouilles de la fosse ;
 l’exécution des fondations des murs de la fosse ;
 le coffrage, le coulage du béton de propreté dosé à 150 kg/m3 et le décoffrage ;
 le ferraille, le coffrage, le coulage des fondations des murs de la fosse, en béton dosé à 350 kg/m3
et le décoffrage ;
 la réalisation des murs de la fosse ;
 le ferraille, le coffrage, le coulage des poteaux des murs de la fosse en béton dosé à 350 kg/m3 et
le décoffrage ;
 l’application d’un enduit de mortier de ciment dosé à 400 kg/m3 de 1,5 cm d’épaisseur sur les
deux faces des murs de la fosse ;
 le ferraille, le coffrage, le coulage de la dalle de la fosse en béton dosé à 350 kg/m3 et le
décoffrage ;
 la réalisation des murs des 4 cabines en agglomérés pleins de10 cm, dosés à 250 kg/m3 ;
 le ferraille, le coffrage, le coulage des poteaux des murs des 4 cabines en béton dosé à 350 kg/m3
et le décoffrage ;
 le ferraille, le coffrage, le coulage de la dalle des 4 cabines en béton dosé à 350 kg/m3 et le
décoffrage ;
 l’application d’un enduit de mortier de ciment dosé à 400 kg/m3 de 1,5 cm d’épaisseur sur les
deux faces des murs et de la dalle des 4 cabines ;
 la pose des portes métalliques des 4 cabines ;
 l’exécution du remblai des fouilles ;
 le badigeon des faces internes et externes des murs, ainsi que la face externe des murs de la fosse ;
et
 la peinture des portes métalliques.

ARTICLE III.37 HANGAR DE MARCHE


Les Hangars de marché seront réalisés en béton armé dosé à 350 kg/m3, conformément aux plans. Les
travaux de réalisation des Hangars de marché comprennent :

 la confection des agglomérés pleins et creux de 15 cm ;


 l’implantation des semelles des hangars ;
 l’exécution des fouilles des semelles ;
 le coffrage, le coulage du béton de propreté dosé à 150 kg/m3 et le décoffrage ;
 le ferraille, le coffrage, le coulage des semelles, chaînage-bas, poteaux, linteaux, chaînages
rampant en béton dosé à 350 kg/m3 et le décoffrage ;
 la réalisation des murs de la terrasse en agglomérés pleins de15 cm, dosés à 250 kg/m3 sur une
hauteur de 45 cm par rapport au niveau du terrain naturel ;
 la réalisation des murs-pignons en agglomérés creux de15 cm, dosés à 250 kg/m3 sur les
linteauxextrèmes;
 le ferraille, le coffrage, le coulage de la forme de dallage de la terrasse en béton dosé à 350 kg/m3
et le décoffrage ;
Section VII: Spécifications des Travaux 294

 la réalisation du toît à deux versants en feuilles de tôle ondulée galvanisée de 0,23 cm, 
l’application d’un enduit de mortier de ciment dosé à 400 kg/m3 de 1,5 cm d’épaisseur sur les
poteaux, linteaux, chaînages, les faces des murs-pigeons et murs externes de la terrasse ;
 l’exécution du remblai des fouilles ;
 le badigeon des murs des poteaux, linteaux, chaînages, les faces des murs-pigeons et murs
externes de la terrasse.

ARTICLE III.38 MARCHE DE BETAIL AVEC BUREAU


La réalisation des travaux du Marché de bétail avec Bureau comprend d’une part, l’aménagement d’un
domaine et d’autre part la construction du Bureau.
* l’aménagement du domaine consistera à débroussailler, à mettre à nu et à niveler un domaine
de superficie d’au moins un hectare (100x100 m). Ledit domaine sera délimité par des
perches en bois de teck d’au moins 20 cm de diamètre et de longueur 2,70 m, espacés de 2,00
m. Les perches seront enterrées sur une profondeur de 70 cm, leur hauteur libre étant de 2,00
m. Elles seront reliées entre elles par deux traverses horizontales en perches de bois de teck
d’au moins 15 cm de diamètre, fixées respectivement à 50 cm et 150 cm du sol. L’entrée du
marché sera équipée d’une barrière métallique mobile d’au moins 5,00 m de longueur.
* Le Bureau du marché de bétail sera en maçonnerie et aura les dimensions de 4,00 x 4,00 m au
sol et 3,20 m de hauteur libre. Les travaux de réalisation du Bureau comprennent :

 la confection des agglomérés pleins et creux de 15 cm ;


 l’implantation des fondations du Bureau ;
 l’exécution des fouilles en rigole ;
 le coffrage, le coulage du béton de propreté dosé à 150 kg/m3 et le décoffrage ;
 le ferraille, le coffrage, le coulage des fondations, chaînage-bas, poteaux et chaînage-haut en béton
dosé à 350 kg/m3 et le décoffrage ;
 la réalisation des murs de soubassement en agglomérés pleins de15 cm, dosés à 250 kg/m3 jusqu’à
une hauteur de 70 cm par rapport au niveau du terrain naturel ;
 la réalisation des murs en élévation en agglomérés creux de15 cm, dosés à 250 kg/m3 ;
 le remblai, l’arrosage, le compactage, le ferraille, le coffrage, le coulage de la forme de dallage du
Bureau de 8 cm d’épaisseur en béton dosé à 350 kg/m3 et le décoffrage ;
 la réalisation d’une chape de 2 cm d’épaisseur en mortier de ciment dosé à 400 kg/m3 ;
 la réalisation du toît à un versant en feuilles de tôle ondulée galvanisée de 0,23 cm, avec une
charpente en bois d’acajou ;
 le plafonnage du Bureau en contreplaqué d’au moins 4 mm d’épaisseur ;
 la pose de deux (2) portes métalliques de 2 x 0,70 x 2,10 m et de quatre (4) fenêtres de 1,20 x 1,20
m à deux (2) battants chacune ;
 l’application d’un enduit de mortier de ciment dosé à 400 kg/m3 de 1,5 cm d’épaisseur sur les
poteaux, chaînages, les deux faces des murs en élévation et les faces externes des murs de
soubassement ;
 l’exécution du remblai des fouilles ; et
 le badigeon des murs et les faces externes des murs de soubassement.
Section VII: Spécifications des Travaux 295

ARTICLE III.39 MAGASIN DE STOCKAGE


Le Magasin de stockage sera en maçonnerie et aura les dimensions de 12,00 x 25,00 m au sol et une
hauteur de 6,00 m.
Les travaux de réalisation du Magasin de stockage comprennent :

 la confection des agglomérés pleins et creux de 15 cm ;


 l’implantation des semelles du Magasin ;
 l’exécution des fouilles des semelles et des longrines ;
 le coffrage, le coulage du béton de propreté dosé à 150 kg/m3 et le décoffrage ;
 le ferraille, le coffrage, le coulage des semelles, longrines, chaînage-bas, poteaux et
chaînageshauts en béton dosé à 350 kg/m3 et le décoffrage ;
 la réalisation des murs de soubassement en agglomérés pleins de15 cm, dosés à 250 kg/m3,
jusqu’à une hauteur de 70 cm par rapport au niveau du terrain naturel ;
 la réalisation des murs en élévation et murs-pignons en agglomérés creux de 15 cm, dosés à 250
kg/m3, avec des chaînages-hauts situés respectivement à 2,00 m, 4,00 m et 6,00 m du
chaînagebas ;
 le remblai, l’arrosage, le compactage, le ferraille, le coffrage, le coulage de la forme de dallage du
Magasin de 10 cm d’épaisseur en béton dosé à 350 kg/m3 et le décoffrage ;
 la réalisation d’une chape de 2 cm d’épaisseur en mortier de ciment dosé à 400 kg/m3 ;
 la réalisation du toît à deux versants en feuilles de tôle ondulée galvanisée de 0,23 cm, avec une
charpente en bois d’acajou ;
 la pose de deux (2) grandes portes métalliques coulissantes de 2,00 x 4,00 m ;
 l’application d’un enduit de mortier de ciment dosé à 400 kg/m3 de 1,5 cm d’épaisseur sur les
poteaux, chaînages, les deux faces des murs en élévation, murs-pignons et les faces externes des
murs de soubassement ;
 l’exécution du remblai des fouilles ; et
 le badigeon des murs en élévation, murs-pignons et les faces externes des murs de
soubassement.
Section VII: Spécifications des Travaux 296

Chapitre IV - Essais de contrôle des travaux

Article IV.1 - GENERALITES

Les essais de contrôle des travaux, de qualité, de mise en œuvre et les essais de contrôle géométriques sont
indiqués dans les tableaux suivants, dans lesquels on trouvera également les processus retenus, les résultats
exigés ainsi que le nombre minimum d'essais à réaliser.

Les nombres d'essais portés dans les tableaux ci-après constituent un ordre de grandeur et sont donnés à
titre indicatif. Ils pourront être modifiés au gré du Représentant du Maître d’Œuvre.

Le Titulaire intègrera dans son PAQ les essais prévus ci-après.


IV.1.1 - DEFINITIONS IV.1.1.1

- Ligne rouge :

La côte « Ligne rouge » est la cote de la chaussée finie à l’axe.

IV.1.1.2 - Arase :

L’arase ou arase des terrassements est le niveau situé immédiatement sous la couche de forme, ou sous la
couche de fondation sur les sections où il n’est pas prévu de couche de forme. Elle est déduite de la cote de
ligne rouge.

IV.1.1.3 - Plate-forme :

Sans précision particulière, c’est l’ensemble de la largeur des travaux à une phase quelconque
d’avancement.

IV.1.1.4 - Plate-forme support de chaussée ou ligne assise :

C’est la plate-forme obtenue après mise en place de la couche de forme éventuelle, avant mise en place de
la couche de fondation. Elle est bordée soit par les fossés ou caniveaux latéraux, soit par les talus de
remblai. Elle comprend donc les accotements, surlargeurs et aires annexes. IV.1.2 - INDICATIONS
GENERALES

IV.1.2.1 - Mesures de densité

Les mesures de densité en place pour contrôle de la compacité des matériaux de sol, remblai, couche de
forme, couches de fondation et de base, sont prévues au gamma densimètre.

La profondeur d’investigation de ces appareils devra être adaptée à l’épaisseur des couches à contrôler.
Ces appareils présentent les avantages suivants : non destructifs, rapides, d’utilisation facile dans les
matériaux non cohérents.
Section VII: Spécifications des Travaux 297

Il est à signaler toutefois que certains matériaux nécessitent l’introduction d’une correction dans les
résultats des mesures. Toutes précautions devront donc être prises pour déterminer ces corrections.

En outre, des corrélations pourront être établies avec le densitomètre à membrane.

Pour l’utilisation sur les bétons bitumineux, un gamma densimètre, adapté à ce type de mesures, devra
permettre une mesure non destructive, sans influence notable de la couche sous-jacente. Des contrôles par
carottage seront effectués afin de vérifier l’étalonnage de l’appareil.

Le Titulaire est tenu de former les opérateurs à la manipulation de ces appareils et aux précautions à
observer pour la protection contre les effets des rayonnements ionisants. Il assurera à ses frais les mesures
de protection réglementaires ou, à défaut de législation nationale, les prescriptions applicables en France.
Ces mesures comportent en particulier des conditions particulières pour le stockage et le transport des
appareils, ainsi qu’un suivi dosimétrique des badges utilisés par les personnels utilisant les appareils.

IV.1.2.2 - Contrôle des épaisseurs

Les tolérances altimétriques partielles pour chacune des couches de la chaussée ne se cumulent pas.
L’épaisseur de chacune des couches doit rester dans la limite des tolérances fixées.

Le contrôle des épaisseurs des couches de forme et de chaussée sera effectué suivant les méthodes
ciaprès :
• par mesure directe : des sondages seront réalisés à raison de un (1) sondage par profil en travers tous
les 25 m. Ces sondages seront répartis en quinconce à gauche, dans l'axe de la chaussée et à droite. 
par relevés altimétriques. Ceci implique des mesures de nivellement précises au millimètre, dès l’arase
des terrassements. Les repères de nivellement devront donc être soigneusement préservés pendant toute
la durée du chantier. Les mesures altimétriques des différentes couches seront réalisées en des points
fixes, par exemple en face des piquets repérant les profils. Ces piquets devront donc être soigneusement
conservés et remplacés si nécessaire à partir de repères fixes.
Des corrélations seront effectuées à partir des deux populations de mesures. Si les résultats sont
satisfaisants, le contrôle direct pourra être allégé sur décision du Représentant du Maître d’Œuvre.

La reconstitution des couches de chaussée dans les zones de sondage restera à la charge du Titulaire.

IV.1.2.3 - Compensation d’épaisseurs insuffisantes

Lorsqu’il sera constaté une insuffisance d’épaisseur d’une couche, le Représentant du Maître d’Œuvre
pourra ordonner :
• S’il s’agit de matériaux non traités : une scarification et un apport de matériaux complémentaires, suivi
du compactage nécessaire et d’un nouveau contrôle. le Titulaire n’aura droit à aucun autre payement
que celui correspondant au travail effectivement réceptionné, sans aucune indemnité pour les
opérations supplémentaires consécutives aux défauts constatés.

Le Titulaire pourra proposer au Représentant du Maître d’Œuvre la mise en œuvre d’une surépaisseur
de la couche suivante, à ses frais exclusifs. Cette solution pourra être acceptée par le Représentant du
Maître d’Œuvre si elle est techniquement applicable et ne nuit pas à la bonne tenue ultérieure de la
chaussée. Si nécessaire, dans le cas d’une sous épaisseur de la couche de base, le Représentant du
Section VII: Spécifications des Travaux 298

Maître d’Œuvre pourra exiger une adaptation de la formule du béton bitumineux pour éviter tout risque
de fluage. Ces modifications sont à la charge exclusive du Titulaire.
• S’il s’agit de la couche de roulement en béton bitumineux, deux solutions sont envisageables et seront
soumises à la décision du Représentant du Maître d’Œuvre :
- enlèvement de la couche incriminée sur toute sa largeur et réalisation d’une nouvelle couche aux
frais du Titulaire.

- recouvrement par une nouvelle couche d’épaisseur minimale 4 cm en pleine largeur et sur une
longueur minimale de 50 m. Aux extrémités, il sera réalisé une découpe de l’enrobé en place de
façon à réaliser les raccordements en pleine épaisseur.

Article IV.2 - SURFACE DESTINEE A ETRE REMBLAYEE

Les prescriptions ci-après s’appliquent aux surfaces après décapage et le cas échéant à l’ancienne chaussée
avant scarification, si le Représentant du Maître d’Œuvre juge nécessaire d’en contrôler la tenue.

P ROCESSUS DES
NATURE DES ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS
ESSAIS

Densité en place et Gamma 90% de la densité sèche 1 tous les 1.000 m2


teneur en eau densimètre et maximale Proctor modifié
dessiccation
Essai PROCTOR modifié P98-231-1 1 tous les 5.000 m2 et
au moins un par zone
Article IV.3 - CORPS DE REMBLAI

Les prescriptions ci-dessous s’appliquent pour le corps de remblai : partie du remblai située à plus d’un
mètre sous le niveau de la ligne assise.

P ROCESSUS
NATURE DES ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS
DES ESSAIS

Densité en place et Gamma 90% de la densité sèche 1 tous les 500 m3


teneur en eau densimètre et maximale Proctor modifié
dessiccation pour 95% des mesures

Essai Proctor modifié P98-231-1 1 tous les 3.000 m3


Article IV.4 - PARTIE SUPERIEURE DU REMBLAI

Concerne toute la partie du remblai située entre la ligne assise et le niveau situé 0,30 mètre sous cette
ligne.

P ROCESSUS DES
NATURE DES ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS
ESSAIS
Section VII: Spécifications des Travaux 299

Densité en place et Gamma 95% de la densité sèche 1 tous les 1.000 m2


teneur en eau densimètre et maximale Proctor modifié
dessiccation pour 95% des mesures,
Essai Proctor modifié P98-231-1 1 tous les 3.000 m3 ou
au gré du
Représentant du Maître
d’Œuvre
Article IV.5 - ARASE DES TERRASSEMENTS

Les prescriptions suivantes concernent l’arase des terrassements que ce soit en déblai ou en remblai.
IV.5.1 - COMPACITE DE L’ARASE DES TERRASSEMENTS

P ROCESSUS DES
NATURE DES ESSAIS ESSAIS
RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS

Densité en place Gamma 95% de la densité sèche 1 tous les 1.000 m2


et teneur en eau densimètre et maximale Proctor modifié
dessiccation pour 95% des mesures
Essai Proctor modifié P98-231-1 1 tous les 3.000 m3 ou
au gré du
Représentant du Maître
d’Œuvre

Le Représentant du Maître d’Œuvre pourra demander la réalisation d’essais de plaque afin de contrôler la
portance. Il en fixera la localisation et la fréquence.
IV.5.2 - REGLAGE DE L’ARASE DES TERRASSEMENTS

P ROCESSUS DES
NATURE DES ESSAIS ESSAIS
RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS

Altimétrie Nivellement -2 / +2 cm par rapport au 3 points tous les 25


cotes théoriques mètres de chaussée
Contrôle de largeur décamètre au moins égale à la largeur 1 mesure tous les 25m.
théorique par rapport à
l’axe
Réglage règle de 3 mètres pas de flache supérieure à au gré du Représentant
3 cm du Maître d’Œuvre

Article IV.6 - COUCHE DE FORME


IV.6.1 - COMPACITE ET PORTANCE DE LA COUCHE DE FORME

P ROCESSUS
NATURE DES ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS
DES ESSAIS
Section VII: Spécifications des Travaux 300

Densité en place et Gamma 95% de la densité sèche 1 tous les 500 m3


teneur en eau densimètre et maximale Proctor modifié
dessiccation pour 95% des mesures
Essai Proctor modifié P98-231-1 1 tous les 3 000 m3
ou au gré du
Représentant du Maître
d’Œuvre
Portance sur les sections Plaque LCPC > 70 MPa Une série de mesures à
de réutilisation de corps l’axe et à 3 m de part et
de chaussée existant d’autre de l’axe, tous
les 50 m

Le Représentant du Maître d’Œuvre pourra demander la réalisation d’essais de plaque sur d’autres parties
afin de contrôler la portance. Il en fixera la localisation et la fréquence.

IV.6.2 - REGLAGE DE LA COUCHE DE FORME


P ROCESSUS DES
NATURE DES ESSAIS ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS

Altimétrie Nivellement de -2 / +2 cm par rapport au 3 points tous les 25


précision cotes théoriques mètres de chaussée
Epaisseur Par sondage -2/+2 cm par rapport aux 3 points tous les 25
et/ou nivellement épaisseurs théoriques mètres de chaussée
Contrôle de largeur décamètre au moins égale à la largeur Une mesure tous les
théorique par rapport à 25m.
l’axe
Réglage règle de 3 mètres pas de flache supérieure à au gré du Représentant
2 cm du Maître d’Œuvre
Article IV.7 - COUCHE DE FONDATION EN GRAVELEUX LATERITIQUE
IV.7.1 - COMPACITE ET PORTANCE DE LA COUCHE DE FONDATION
P ROCESSUS DES
NATURE DES ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS
ESSAIS
Densité en place et Gamma 95% de la densité sèche 1 tous les 25 m en
teneur en eau densimètre maximale Proctor modifié quinconce
pour 95% des mesures
Teneur en eau Dessiccation teneur en eau OPM 1 essai tous les 200 m
de route
Essai Proctor modifié P98-231-1 1 tous les 3.000 m3 ou
au gré du
Représentant du
Maître d’Œuvre
Section VII: Spécifications des Travaux 301

Mesure de déflexion sous poutre (moyenne + 1,30 fois Une série de mesures à
13 tonnes Benkelman et l'écart type) < 100/100 l’axe et à 3 m de part
comparateur au mm et
1/100 de mm d’autre de l’axe, tous
les 25 m
IV.7.2 - REGLAGE DE LA COUCHE DE FONDATION
P ROCESSUS DES
NATURE DES ESSAIS ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS

Altimétrie Nivellement de -2 / +2 cm par rapport au 3 points tous les 25


précision cotes théoriques mètres de chaussée
Épaisseur Nivellement -2/+2 cm par rapport aux 3 points tous les 25
(par différence épaisseurs théoriques mètres de chaussée
avec les cotes
de l’arase des
terrassements)
Épaisseur sondage ou -2/+2 cm au gré du Représentant
carottage du Maître d’Œuvre
Contrôle de largeur décamètre au moins égale à la 1 mesure tous les 25m.
largeur théorique par
rapport à
l’axe

Article IV.8 - COUCHE DE BASE EN GRAVE CONCASSEE 0/315


IV.8.1 - CARACTERISTIQUES
P ROCESSUS DES
NATURE DES ESSAIS ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS

Équivalent de sable NF P 18-597 > 40 1 essai / 1000m3


Valeur au bleu NF P 18-592 <2g 1 essai / 2000m3
Los Angeles NF P 18-573 ≤ 35 1 essai / 2000m3
M.D.E NF P 18-572 < 30 1 essai / 5000m3
LA + M.D.E < 55
Granulométrie P18-560 conforme au fuseau 1 essai / 500m3
(chapitre II)
IV.8.2 - COMPACITE ET PORTANCE

P ROCESSUS DES
NATURE DES ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS
ESSAIS

Densité en place et Gamma 98% de la densité sèche 1 tous les 25 m en


teneur en eau densimètre maximale Proctor modifié quinconce
pour 95% des mesures
Section VII: Spécifications des Travaux 302

Teneur en eau Dessiccation teneur en eau OPM 1 essai tous les 200 m
de route
Essai Proctor modifié P98-231-1 1 tous les 3.000 m3 ou
au gré du
Représentant du
Maître d’Œuvre
Mesure de déflexion sous poutre (moyenne + 1,30 fois Une série de mesures à
13 tonnes Benkelman et l'écart type) < 80/100 mm l’axe et à 3 m de part
comparateur au et
1/100 de mm d’autre de l’axe, tous
les 25 m

IV.8.3 - REGLAGE

P ROCESSUS DES
NATURE DES ESSAIS ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS

Altimétrie Nivellement de -1 / +1 cm par rapport aux 3 points tous les 25


précision cotes théoriques mètres de chaussée
Épaisseur Nivellement (par -1/+2 cm par rapport aux 3 points tous les 25
différence avec épaisseurs théoriques sur mètres de chaussée
les cotes de la la base ainsi que sur
couche de l’ensemble base+fondation
fondation)
Épaisseur sondage ou Idem ci-dessus au gré du Représentant
carottage du Maître d’œuvre
Contrôle de largeur décamètre au moins égale à la largeur 1 mesure tous les 25m.
théorique par rapport à
l’axe
Réglage règle de 3 mètres pas de flache supérieure à au gré du Représentant
1 cm du Maître d’œuvre

Article IV.9 - COUCHE D’IMPREGNATION


Le dosage du liant sera fixé par le Représentant du Maître d’Œuvre après essais préalables.
La couche d’imprégnation contiendra en principe 0,6 à 0,7 kg de bitume résiduel par m2.
P ROCESSUS DES
NATURE DES ESSAIS ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS

Vérification du matériel vérification de la propreté tous les jours.


des tuyauteries, filtres,
gicleurs...
Section VII: Spécifications des Travaux 303

Étalonnage du matériel vérification de la régularité avant démarrage de la


transversale et fabrication et de la mise
longitudinale en œuvre de la couche
de base
Dosage du liant pesée de régularité de répandage R 10 séries de mesures au
plaquettes inférieur à 0,20 début de la mise en
recouvertes de R = (D-d)/(D+d) œuvre, puis une série
papier buvard D étant le dosage maximal,
d le dosage minimal, pour 250 m
mesurés dans le même
profil
Le dosage moyen ne doit
pas s’écarter de plus de 0,1
kg/m2 du dosage prescrit.
Article IV.10 – COUCHE DE ROULEMENT EN ENDUIT SUPERFICIEL

Les dosages indiqués au chapitre III sont indicatifs. Ils seront fixés par le Représentant du Maître d’Œuvre
après exécution d’essais préalables.
NATURE DES ESSAIS PROCESSUS DES ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS
Vérification du mêmes spécifications que
matériel pour l’imprégnation
Dosage du liant pesée de plaquettes régularité de répandage R 10 séries de mesures au
recouvertes de papier inférieur à 0,20 début de la mise en
buvard R = (D-d)/(D+d) œuvre, puis une série
D étant le dosage
pour 500 m sur chaque
maximal, d le dosage
minimal, couche
mesurés dans le même
profil
Le dosage moyen ne doit
pas s’écarter de plus de
0,1 kg/m2 du dosage
prescrit.
Dosage des prélèvements sur +/- 5% par rapport au au gré du Représentant
granulats plateaux de dimensions dosage théorique du Maître d’Œuvre
50 x 50 cm
Uni Bump integrator IRI < 4
Mesure de Déflectographe
(moyenne + 1,30 fois Mesures tous les 25 m
déflexion sous 13 recommandé
l'écart type) < 80/100 mm en quinconce.
tonnes
Article IV.11 - MISE EN ŒUVRE DE MONOCOUCHE

DESIGNATION MODE RESULTATS EXIGES CADENCE DES


OPERATOIRE ESSAIS

Composition : 1,1kg de Cut-back 400/600 par mètre carré puis 10 litres de


gravillons 8/12 ré pandus et compactés par m²
Section VII: Spécifications des Travaux 304

Dosage du liant
Vérification du matériel Mêmes spécifications que pour les
couches d'imprégnation et
d'accrochage

Vérification du matériel Températures exigées en °C Tous les jours

Lecture au
Thermomètre

Stockage Réchauffage Epandage

70 à 80 150 125* à 140


Température
* La température de répandage est
celle nécessaire pour ramener l'équi
viscosité inférieure à 11° ENGLER

Répandage du liant La surface de la chaussée devra être suffisamment sèche et


les circonstances atmosphériques acceptables (pas de pluie
imminente).
Article IV.12 - BETON HYDRAULIQUE POUR OUVRAGES

Les prescriptions ci-après s’appliquent aux bétons destinés à la construction des ouvrages d’assainissement
et des ouvrages d’art (bétons hydrauliques B20, B25 et B30). La mise en œuvre et le contrôle de la qualité
doivent être conformes au fascicule 65B cité à l’article I.2 ci-avant. Les procédures d’étude et de
convenance sont décrites au chapitre II des présentes Spécifications Techniques.

P ROCESSUS
NATURE DES ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS
DES ESSAIS

Vérification des Durée minimum après introduction de Au gré du Représentant


durées de malaxage tous les éléments :- Bétonnière à axe du Maître d’œuvre
horizontal : 20 tours -
Bétonnière à axe incliné : 30 tours -
Malaxeur à axe horizontal : 10 tours

Plasticité Cône LCPC Entre 80% et 120% de l’affaissement Au gré du Représentant


d’Abrams (Slump obtenu avec le béton d’étude du Maître d’œuvre. Un
test) correspondant slump test par deux
heures de bétonnage
Section VII: Spécifications des Travaux 305

Résistance à la LCPC NF P - Résistance à 7 jours : 95% des au minimum, 9


compression 18-406 résistances à 7 jours du béton de éprouvettes par journée
convenance - Résistance à 28 jours : de bétonnage
au moins égale à la résistance exigée 3 pour essai à 7 j
6 pour essai à 28j
Si les résistances d’un béton de contrôle sont insuffisantes, le Représentant du Maître d’œuvre pourra
prescrire : l’arrêt du bétonnage, l’inspection des installations de fabrication et la production d’un nouveau
béton de convenance.
Le Représentant du Maître d’Œuvre pourra, en outre, prescrire toutes les vérifications nécessaires pour
apprécier la résistance du béton de l’ouvrage et les mesures de consolidation, réparation ou démolition
nécessaires.

Article IV.13 - COFFRAGES ET ARMATURES


IV.13.1 - IMPLANTATION DES COFFRAGES
Tolérance d’implantation :
• 5cm en valeur absolue, mesurés par rapport au piquetage général.
• 2cm en valeur relative, mesurés entre 2 points quelconques des coffrages des différentes parties d’un
même appui.
• 4cm en valeur relative, mesurés entre 2 points quelconques des coffrages des différents appuis Tous les
coffrages devront être nivelés en tout point avec une tolérance de ± 1cm.

Les largeurs ou épaisseurs entre coffrages des différentes parties de l’ouvrage ne devront présenter en
aucun point d’insuffisance supérieure à 3 mm.
Fréquence des contrôles : Au gré du Représentant du Maître d’Œuvre avant tout début de bétonnage
IV.13.2 - Implantation des armatures avant bétonnages

Tolérance d’implantation pour un enrobage minimal C des armatures :

C FOND DE COFFRAGE AUTRES SURFACES

=1cm 0 0
>1cm 0,2C 0,3C
• Position : 2cm dans toutes les directions sauf :
- dans la direction où l’écart de l’armature diminue dans la résistance, si dimension h de pièce
(hauteur ou épaisseur) tolérance
0,5 cm si h <25cm h/50

si 25<h<100cm

- 1cm pour armatures parallèles dont l’espacement est <10 cm


Section VII: Spécifications des Travaux 306

• Fréquence des contrôles : Au gré du Représentant du Maître d’Œuvre avant tout début de bétonnage

Article IV.14 - REMBLAIEMENT DES FOUILLES

P ROCESSUS
NATURE DES ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS
DES ESSAIS

Compacité Gamma compacité en tout A définir dans le


densimètre point PAQ approuvé par
ou > 95% de la densité le Représentant du
densitomètre maximale du Proctor Maître d’Œuvre
modifié
à membrane

Article IV.15 - REMBLAIS CONTIGUS AUX OUVRAGES

P ROCESSUS
NATURE DES ESSAIS DES ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS

Compacité Gamma compacité en tout point une série de 3 essais


densimètre ou > 97% de la densité sur la fondation
densitomètre maximale du Proctor 2 séries de 3 essais
à membrane modifié sur les remblais
latéraux au cours du
remblaiement

Article IV.16 - BORDURES ET CANIVEAUX

NATURE DES ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS

Tolérance pour faux 1cm par rapport à la ligne Au gré du Représentant du


alignement en plan ou en idéale tout le long de Maître d’Œuvre
hauteur l’ouvrage intéressé.
Article IV.17 IMPLANTATION ET DIMENSIONNEMENT DES PETITS OUVRAGES

NATURE DES P ROCESSUS NOMBRE


RESULTATS EXIGES
ESSAIS DES ESSAIS D'ESSAIS

Implantation des Toutes parties Par rapport aux bases d’implantation des Au gré du
ouvrages d’ouvrages contrôlées plans ± 6cm sauf pour les fils d’eau ± 1cm Représentant
altimétriquement ou du Maître
mesurées d’Œuvre
Section VII: Spécifications des Travaux 307

Petits ouvrages en Tolérances finales - Sur toute dimension d (en cm) Au gré du
béton et en mesurée entre parements opposés, arêtes Représentant
maçonnerie ou du Maître
intersections d’arêtes (long., haut., épais.) d’Œuvre
tolérance : 0,07 d avec minimum de 1cm
et maximum de 7 cm.- Défaut d’aplomb
sur hauteur h tolérance :
1/7 h
- Rectitude : flèche admissible sur
tout segment de longueur L (cm) tolérance
égale à la plus grande des valeurs :
L/20 en élévation
L/10 en plan,

1 cm
Article IV.18 - IMPLANTATION ET DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ART
P ROCESSUS
NATURE DES ESSAIS DES ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS

Implantation des Toutes parties Par rapport aux bases d'implantation Au gré du
ouvrages d’ouvrages de l'ouvrage :  5 cm Représentant du
contrôlées Maître d’Œuvre
altimétriquement
ou mesurées
Piles et culées Tolérances finales Par rapport à des repères quelconques Au gré du
pris sur une autre pile ou culée :  3
cm
Représentant du
Par rapport à des repères quelconques
Maître d’Œuvre
pris sur la même pile ou culée ou sur
sa
fondation :  2 cm
Profil en long de Tolérances finales  2 cm par rapport au profil en long Au gré du
l’ouvrage terminé des dessins contractuels Représentant du
Maître d’Œuvre
Poutres de rive, Tolérances finales Par rapport aux piles et aux culées de Au gré du
faces latérales et l'ouvrage :  2 cm Représentant du
arrêtes Maître d’Œuvre
Par rapport à des repères quelconques
correspondantes pris sur cette même poutre ou face
latérale :  1 cm
Autres parties des Tolérances finales Par rapport aux piles et aux culées de Au gré du
tabliers l'ouvrage :  3 cm Représentant du
Maître d’Œuvre
Par rapport à des repères quelconques
pris sur le même tablier :  2 cm
Section VII: Spécifications des Travaux 308

Épreuve générale Procédure Règlement 1


règlementaire

Article IV.19 - SIGNALISATION HORIZONTALE

P ROCESSUS
NATURE DES ESSAIS DES ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS

Dosage de la Par pesée avant et Dosage>95% du dosage prévu dans le Au gré du


peinture de immédiatement sous-détail des prix. Représentant du
marquage au sol après application sur Maître d’Œuvre
une plaque de tôle de
1,50m sur 0,30 m le
Titulaire aura à sa
charge le
rétablissement de la
continuité du
marquage.
Largeur de bandes Chaque contrôle comporte 10 mesures Au gré du
sur 1 km de bande appliquée. Représentant du
Si la largeur moyenne de ces 10 Maître d’Œuvre
mesures est < à la largeur prescrite de
plus de 10%. nouvelle application aux
frais du Titulaire dans la demi-journée
suivant la notification des résultats du
contrôle

Module des lignes Chaque contrôle comprend 10 mesures Au gré du


discontinues d’éléments de «plein» et 10 mesures de Représentant du
module complet «plein + vide» Maître d’Œuvre
effectuées sur 1 km de bande appliquée.

Article IV.20 - GLISSIERES DE SECURITE

ELEMENT ESSAIS RESULTATS EXIGES NOMBRE D'ESSAIS

Glissière Tolérance La tolérance pour faux En continu


d’implantation alignement en plan et
en hauteur est de 2cm
par rapport à la ligne
idéale.
Section VII: Spécifications des Travaux 309

Support Tolérance La tolérance pour faux En continu


d’implantation alignement en hauteur
est de 2 cm. La
tolérance pour faux
alignement en plan est
de 1cm.

Plans
(Voir Dossier des Plans en volume séparé)
Section VII: Spécifications des Travaux 310

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