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Résistance du béton armé à la flexion

Soumettons la section droite d’une poutre à un moment de flexion M positif


croissant. Ce moment de flexion tend la fibre inférieure de la poutre et comprime
la fibre supérieure. Quand la contrainte de traction sur la fibre inférieure atteint sa
limite le béton se fissure. Cette limite notée fctm est basse (cf la Table 3.1) et de
toute façon considérée comme nulle dans les calculs de flexion.
Les aciers longitudinaux inférieurs sont soumis à une contrainte de traction et
reprennent les efforts de traction qui ne peuvent pas être équilibrés par le béton
fissuré. Les efforts de compression agissant en partie supérieure sont eux
équilibrés par le béton comprimé.
Le moment de flexion agissant sur la section est in fine équilibré par :
• un effort de traction Nst résultante des contraintes de traction σst s’exerçant sur l’
aire des aciers longitudinaux notée A,
• un effort de compression Nc résultante des contraintes de compression σc
s’exerçant sur une aire de béton comprimée notée B.
Les lignes d’action de ces deux résultantes sont distantes d’une valeur notée z et
appelée le bras de levier.
L’identification des deux torseurs: sollicitations internes et résultantes de
contraintes fournit les deux équations de base des calculs en flexion simple:
0 = Nc - Nst
M = Nc x z

ENPC – Module BAEP1 – Séance 1 44