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Résumés des Chapitre1 : Les subdivisions géographiques dans le monde et en Algérie

Et Chapitre2 : Les facteurs climatiques __ Module Ecologie végétale Master1 Agro-écologie__

Chapitre1 : Les territoires biogéographiques dans le monde et en Algérie

1- Elément de biogéographie

1.1 - Définition

La biogéographie est la science qui étudie la répartition des êtres vivants à la surface du
globe en fonction du milieu (le climat, l'altitude, le sol etc. …).

C'est une branche de la géographie physique qui étudie la vie à la surface du globe par des
analyses descriptives et explicatives de la répartition des êtres vivants, et plus particulièrement des
communautés des êtres vivants.

2.2- But de la biogéographie

La biogéographie a pour objet l'étude de la répartition des êtres vivants à la surface du globe
et la mise en évidence des causes qui régissent cette répartition. En raison de l'ampleur et de la
diversité des phénomènes qu'elle doit aborder pour atteindre ce but, à la fois descriptif et explicatif,
cette science fait appel non seulement à la géographie, mais encore à des disciplines variées comme
la Botanique, la Zoologie, Pédologie ou la climatologie.

Remarque: sur le plan méthodologique, toute étude biogéographique nécessite, malgré leur
interdépendance étroite, la dissociation de ces éléments fondamentaux, puis leur analyse dans
l'ordre rationnel. Le biogéographe commencera par l'étude de la végétation (c'est elle qui
représente le biotope en raison de sa stabilité), de la faune puis celle de du sol et enfin celle du
climat (c'est l'élément le plus difficile à appréhender)

2.3 - Les êtres vivants

L'étude de la distribution générale des êtres vivant se situe pour le géographe, à deux
niveaux différents: il doit envisager non seulement la répartition des espèces considérées isolément,
mais aussi celle des communautés qu'elles forment dans la nature. Il envisagera donc, dans le
premier cas, des individus d'une même espèce répartis sur le globe en une ou le plus souvent
plusieurs populations, dans le second cas, des groupements d'espèces animales et végétales.

Ces deux aspect fondamentaux sont respectivement la Chorologie (de chora =lieu) et la
Biocénologie (de bios vis et cenos, en commun), sont illustrés par des mots du langage courant qui,
bien qu'employés souvent indistinctement, recouvrent des notions différents. Ainsi la flore d'une
région est constituée par les diverses espèces végétales que l'on peut y rencontrer, alors que sa
végétation correspond aux paysages botaniques particuliers qui résultent de leur réunion. Les êtres
vivants s'organisent pour donner des paysages différents que l'on appelle formations.

Déterminisme de la flore

La répartition horizontale (biogéographique) et verticale (étagement) des espèces sont


conditionnées par les facteurs historiques responsables de l'introduction des espèces et par des
facteurs écologiques telle que: la Température, l'éclairement, les mouvements d'eau, marées, qualité
du substrat, etc. caractéristique de chaque lieu.

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Parmi les facteurs historiques nous avons vu déjà dans les processus évolutifs: au cours des
ères géologiques, les groupes les mieux adaptées ont, peu à peu, supplanté ceux qui avaient moins
de possibilité d'expansion, ainsi à l'ère primaire les fougères succèdent au secondaire celle des
gymnospermes et au tertiaire-quaternaire celles des angiospermes (les Astéridae se différencient à
partir des Rosidae, etc.).

1.4 - Les vicissitudes paléogéographiques

Pour comprendre la répartition actuelle des espèces végétales (végétation, flore) on fait
appel à la paléogéographie et à la paléoclimatologie). Au quaternaire (se caractérisant par 2 grands
phénomènes : les glaciers et les transgressions marines (submersion par la mer d'une partie des
continents)) la plupart des espèces vivants du tertiaires disparaissent lors de la 1ère glaciation et les
seules subsistèrent les espèces adaptées aux climats froids, les espèces tropicales furent repoussées
vers le sud, elles remontèrent vers le Nord à chaque période interglaciaire mais furent arrêtées par la
méditerranée, ce qui explique la pauvreté de la faune et de la flore européenne.

Ces glaciations sont séparées par 3 périodes interglaciaires qui caractérisent un très fort
retrait des glacières, accompagné d'un réchauffement accentué du climat.

Interglaciaires: se dit des dépôts qui se sont formés durant la période comprise entre 2
glaciaires l'avancée des grandes glaciers recouvrant la majeure partie de l'Europe septentrionale
élimina la flore ligneux tertiaire notamment les Magnolias, tandis que, lors de leur recul ultérieur,
une flore froide, réfugiée aujourd'hui dans des hautes montagnes de l'Europe du Sud, trouvait une
grande extension dans la zone boréale = arctique = pôle nord.

Les deux continents: l'Amérique du Nord et l'Europe, se sont très top séparés l'un de l'autre,
donc nous avons des espèces vicariantes, leurs flores eurent tout le temps de s'individualiser et de se
spécialiser. Quant au continent africain, il a été relié à l'Europe pendant le pliocène supérieur et le
miocène, par des ponts continentaux du côté de l'Espagne et la Sicile jusqu'au début des glaciations
quaternaires.

Les diverses flores ont ainsi évoluée pour leur propre compte et sont devenus d'autant plus
spécialisées que de vastes régions marines ou d'autres barrières (hautes montagnes par exemple),
les isolaient les unes des autres.

C'est ce qui explique que la majorité des îles ont une forte proportion d'espèces endémiques:
les îles de l'océan indien possèdent chacune des espèces propres de Palmiers. A l'inverse, lorsque de
telles barrières n'existaient pas comme dans les plaines indo-européennes, la même espèce peut
avoir une aire de dispersion très vaste. La conjonction (union) des processus et des vicissitudes
paléogéographiques a conduit à la création de grandes unités floristiques continentales ou pour le
moins régionales: empires, régions, domaines……..floristiques.

Ainsi Emberger définit 5 empires floraux:

- Américain,
- Africano-malgache (Madagascar état de l'océan indien),
- Asiatico-pacifique (océan Sibérie entre l'Asie et l'Amérique),
- L'antarctique australien (relatif au pôle Sud et aux régions polaires australes).
- L'empire holarctique (méditerranée)

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Remarque: Il existe une autre subdivision qui donne 6 empire floraux qui sont: 1 : Holarctique, 2:
Paléotropique, 3 : le Néotropique, l'Australien, le Capensien et l'antarctique. OZENDA (1983) donne
trois empires floraux: l'empire floral holarctique (Holarctis), l'empire Paléotropical (Paléotropis) et
l'empire néotropical

Si en considère la première subdivision l'Algérie fait partie de l'holarctique. Ce dernier


englobe la région méditerranéenne, il est présent en Europe, Asie septentrionale et l'Amérique du
Nord et passe par l'Afrique du Nord. Cet élément est représenté par le chêne, le Sapin, le Frêne, le
peuplier.

Légende 1: Holarctique, 2:Paléotropique3:Néotropique, 4: Australiens, 5:capensis, 6: Antarctique

1.4.1 - L'Afrique du Nord

On pense que cette région a été définitivement émergée à l'oligocène supérieur. Maire 1926
la subdivise en deux régions la région méditerranéenne et la région saharienne.

1.4.2 - Région méditerranéenne

La région méditerranéenne corresponde à la mère méridionale qui sépare l'Europe


méridionale du Nord de l'Afrique. Le climat est essentiellement caractérisé par des pluies hivernales
et une période de sécheresse estivale prolongée. Les chutes de pluie varient entre 250-1500mm. Sur
le plan floristique, on rencontre, dans le bassin méditerranéen de nombreuses espèces sylvatiques=
forestières (de Sylva = forêt), on dénombre 30 espèces de chênes et dont 1 seule en Europe. Elle se
caractérise par une végétation climatique forestière composée surtout d'arbres et d'arbustes
sclérophylle (olivier). On peut lui rattacher les steppes des hauts plateaux et de l'Atlas saharien.

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Elle a été divisée dans nos limites en 4 domaines: le domaine méditerranéen, le domaine
steppique, le domaine des hautes montagnes atlantiques et le domaine des hautes montagnes
sahariennes = saharo-montagnards

1.4.2.1 - Le Domaine méditerranéen ou Maghrébin méditerranéen

Il comprend tout le tell algéro-tunisien, une grande partie du Maroc occidentale (Ouest) ainsi
que la cote rifaine.

Il se caractérise par une saison sèche et chaude relativement courte (4-5 mois) et une saison
humide peu froide. Une tranche de pluie annuelle de 400 à 1500mm.

Il se caractérise par une végétation climatique forestière s'étendant de puis le niveau de la


mère jusqu'aux forêts subalpines du domaine des hautes montagnes atlantiques. Ce domaine se
distingue en 5 secteurs: Numidien, Punique, Algérois, Tell méridional et l'Oranais.

a - Secteur numidien et Kabylie

Il est le mieux arrosé (700 – 1500mm/an). Ces sols sont de type siliceux, froids et profonds
(probolypes sont les grès de Numidie) y dominent.

Il se caractérise par le développement du chêne liège du Quercetumsubéris. De nombreuses


plantes ligneuses ou herbacées lui sont spéciales: Acercompestre (érable champêtre, au Babor il se
mélange avec le chêne Zeen, le Cèdre, le Sapin) Castaniasativa,Quercusafares, Alnusglutinosa
(européen, présent dans le bassin méditerranéen le genre Alnus compte 30 espèces distribuées dans
l'hémisphère Nord de l'Amérique du Nord), Pinuspinaster, carex silvatica etc.….

De plus, On distingue 3 district ou sous - secteurs:


 District ou sous-secteur de Numidie(K3): il s'étend de Skikda à la frontière tunisienne. Il
se caractérise par la présence de très nombreuses plantes appartenant à l'élément euro-
sibérien et l'élément atlantique (Rhamnusfrangula, Salixatrocinerea, Rumexpalustris,
Roripaamphibia, etc.…) jointes à d'autres plantes appartenant à l'élément tropical
(Dryopterisunita, Fimbristylisdichetoma, etc..).
 District ou sous-secteur de la petite Kabylie (K2): il se trouve entre Skikda et Bejaia. Il
diffère assez peu du point de vue floristique au sous-secteur Numidie, il lui manque la
plupart des plantes citées pour celui-ci, mais il possède en revanche les Digitalisatlantica,
Ptériscretica, Acercampester, Pedicularisnumidica etc..…
 District ou sous-secteur de la grande Kabylie (K1): Il fait transition avec le secteur
algérois. La plupart des plantes citées pour les deux sous-secteurs présidents y
manquent. Le Quercusafares y tient jusqu'à la limite occidentale (Bou-Zegza). Le
Chamaerops humilis y dominent (joue un rôle + important).

b - Secteur de punique : (essentiellement tunisien)


Il est peu arrosé (400-700mm/an). La végétation climatique est représentée surtout par
l'Oleo-lentiscetum, le Pinetumhalepensis.

La brousse à Zizyphus constitue souvent le groupement climatique des plaines argileuses. Du


point de vue floristique, ce secteur est caractérisé par la présence d'un nombre de taxons plus ou
moins orientaux par exemple: Cupressussempervirens, Hypericumcrispum, Cyclamenpercicum,
Convolvuluscneorum, Malvacritica, Orchisanatolica, Origanumonites et Phlomisfloccosa, etc..…

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c - Secteur algérois

Il est formé de deux sous-secteur: sous-secteur littoral (A1) et le sous-secteur de l'Atlas


Tellien (A2). Il est moyennement arrosé (600 - 900mm/an), le Chamaerops humilis devient très
abondant. Les plantes caractéristiques du secteur numidien manquent. Cependant, les espèces
particulières qu'ont rencontrent: Cistuscrispus, Cistusvarius, Rumex algeriensis, Geraniumtuberosum,
Convolvulus benuissimus, etc.. Le Quercus suber se rencontre peu.

Plusieurs espèces du secteur oranais apparaissent dans ce secteur le cas: de


Cistuslavaniferus, Lavandulaventata, Osyrislanceolata etc..

d - Secteur du Tell méridional: (Telle constantinois)

Il est peu arrosé (400 -750mm/an), il présente un saison sèche très prolongée. Il est très
allongé de l'Est à l'Ouest. C'est le secteur de Pinushalepensis, Quercus ilex, Juniperusphoenicea, et
Cellitrisarticulata. Souvent les plaines argileuses sont occupées par le Zizyphus avec
pistachiaatlantica. Au point de vue floristique, il existe peu de plantes caractéristiques. La flore
steppique pénètre largement par certains plantes: l'Alfa arrive jusqu'au pied sud du Djurdjura, le
Lygeumspartium arrive jusqu'au pied sud du djebel Mouzaïa par contre le Myrtuscommunis manque
complètement.

e - Secteur oranais

Il est aussi peu arrosé (400 - 650mm/an), dans ce secteur le Quercus suber est peu répondu,
contrairement le Chamaerops humilis est très répondu. Comme pour le secteur précédent (algérois),
les plaines argileuses sont formées par une végétation climatique à Zizyphus lotus et
Pistaciaatlantica. Il se caractérise du point de vue floristique par la présence de très nombreuses
espèces espagnols et marocaines comme: Bupleurumgibraltaricum, Calycotomevillosasspintermedia
(méditerranéen), Genistaspartioides(Ibéro-mauritanien) Cistusladaniferus (Ibéro-mauritanien) et de
nombreux endémiques comme: Genistaquadriflora (Endémique Nord Africain), Génistacephalantha
(Endémique Nord Africain), Cistussericeus (Endémique Algéro-Marocain), plusieurs espèces
steppiques pénètrent dans se secteur telles que: Stipatenacissima, Plantagoalbicans,
Artemisaherbaalba etc..

1.4.2.2 - Le Domaine méditerranéen steppique (maghrébin)

Il présente une saison sèche longue de 6 à 7mois. Les chutes d'eau n'atteignent que 300 à
500mm (moyenne annuelle). Les températures estivales sont très élevées: moyenne des
températures maximales du moi le plus chaud oscillent entre 30 et 40°C. Les froids hivernaux sont
nettement accusés: moyenne des températures minimales du mois le plus froid oscillent entre 0 et
2°C. Ces conditions sont peu favorables à la végétation forestière.

Ce domaine se divise en 6 secteurs 4 (secteur des Hauts plateaux orano-algérois, secteur des
Hauts plateaux constantinois, secteur de l'Atlas Saharien, secteur sud – Constantinois) se trouve en
Algérie et les deux autres se trouvent (Secteur tunisien) l'un dans la Tunisie et l'autre dans la Libye
(Secteur libyen).

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a - Secteur des Hauts plateaux orano-algérois (H1)

Il s'étend depuis le moyen Atlas marocain jusqu'à la cuvette du Hodna. Il ne reçoit que 300 à
400 mm/an de pluie. Il englobe les immenses steppes à Alfa à Sparte et à Chih et des broussailles à
Zizyphus lotus et Pistaciaatlantica.

La végétation forestière n'est guère représentée que par quelques peuplements peu denses
de Juniperusphoenicea de Quercusilex et quelques rares Pinushalipensis sur les reliefs montagneuse.
Ce secteur se caractérise par Carduncelluspomelianus, Cossoniaafricana, Lepidiumsubulatum etc..

b - Secteur des Hauts plateaux constantinois

Il est mieux arrosé que le précédent (400 - 600 mm/an). Il et en grande partie cultivé. Sa
vocation n'est pas forestière sauf sur quelques montagnes dominant les plateaux ou vivent les restes
de maigres forêts de Quercusilex. Les steppes d'Alfa sont rares. Il se caractérise par l'Othonnopsis
(Hertia) cheirifolia. Elle pénètre jusqu'au Nord dans le secteur du Tell méridional, au sud dans le
secteur sud Constantinois et à l'Ouest dans les monts de Djelfa.

c - Secteur de l'Atlas Saharien

Il s'étend des monts de Bou-Sâada au grand atlas marocain oriental. Il reçoit entre 350 -550
mm/an. Il possède des sommets élevés comme Djebel Aissa 2236m. Bien des sommets sont couverts
de Pinetumhalepensis, Quercetumilicis. Le Junepertumphoeniceae constitue des forêts- steppes un
peu partout. Les espèces caractéristiques sont assez nombreuses: Atractylispolycephala,
Centaureapomeliana, Bupleurumatlanticum etc.…

Le Diss existe à l'état relique dans la partie la plus orientale et septentrionale (Monts de Bou-
Sâada). Les Pistacialentiscus, Acermonspessulnum, Smilaxaspera se rencontrent à l'état de reliques
dans des localités privilégiées, ainsi qu'une race spéciale de Populusalaba.

d - Secteur sud - Constantinois

Il est peu arrosé, 350 - 500 mm/an. Toutes ces parties montagneuses ont une vocation
forestière, de nombreux sommets y dépassent 1800m cas du Chélia qui atteint 2329m. Il présente
dans ces montagnes de nombreuses plantes caractéristiques: Erodiummontanum,
Centaureatougourensis, Brassicadimorpha etc.…….
Le Diss est assez abondant dans la plupart des montagnes, divers plantes euro-sibérienne
persistent à l'état reliques sur les points favorables en particulier sur le versant Nord des Aurès:
Moehringiatrinervia, Hypericummontanum, Constantinois turrita etc..…..
Les hautes montagnes portent de belles céderais et des forêts de Juniperusthurifera (Aurès).
Les montagnes plus basses portent des forêts de Quercusilex, Pinushalipensis et GC. Les plateaux
sont couverts de steppes à Stipatenacissima et Artemisaherbaalba, la composition de ces steppes
montre qu'elles sont le résultat d'une dégradation des formations forestières.

1.4.2.3 - Le Domaine des Hautes montagnes Atlantiques


Il est beaucoup plus développé sur les montagnes marocaines où il présente un étage alpin.
En Algérie, il est constitué par l'étage subalpin des plus hautes montagnes du Tell, des monts du
Hodna et des Aurès.

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C'est le domaine des Cederitum rarement Juniperetumthuriferae. Donc des montagnes a


hiver rigoureux, couvert de neige pendant des périodes plus ou moins longues.

De nombreuses plantes lui sont spéciales, des endémiques comme Seneciocollerondianus,


Catananchemontana, Pimpinellabattancieri, Lonicerakabylica, Abies numidica, Leontodondjurdjurae,
Populustremula etc..….. Des orophytes alpigènes ou circumméditerranéens ayant le caractère de
reliques comme Anthyllis montana, Ononisaragonensis, Alyssumspinosum etc.…….

1.4.2.4 - Le Domaine Saharo-montagnards (hautes montagnes saharien)

C'est le domaine où se trouve le Hoggar et le Tassili … c'est le domaine du


Cupressusdupresiana.

1.4.3 - Région saharienne

Cette région a été rattachée par certains auteurs à l'empire paléotropis alors que toute sa
flore présente une affinité holarctique et se rapprochant surtout à la flore méditerranéenne.

Dans notre cas nous avons opté pour la classification d'Emberger qui classe la région
saharienne à l'empire holarctique et la région méditerranéenne partie Afrique du Nord.

Cette région est caractérisée par une grande pauvreté en espèces, une extrême pauvreté en
individu (végétation claire semais), une monotonie des paysages et de groupements végétaux,
absence de groupes systématiques caractéristique au-dessus du genre (ni familles, ni tribus) et une
économie humaine basée sur la culture du palmier dattier. Elle est représentée par la région du
chott El-Hodna et le sud du Sahara algérienne au-delà de la steppe.

Carte Biogéographique de l'Algérie, de QUEZEL et SANTA (1963)

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Chapitre2 : Les facteurs climatiques

2-1- Définition du climat


Le climat est l'ensemble des conditions atmosphériques et météorologiques propres à une région du
globe. Le climat d'une région est déterminé à partir de l'étude des paramètres météorologiques. Le climat
joue un rôle fondamental dans la distribution et la vie des êtres vivants, il dépend de
nombreux facteurs tels que (la température, le taux d'humidité, les précipitations, l’évaporation, la
force et la direction du vent atmosphérique, la pression, la lumière et la durée d'insolation, etc.)
évalués sur plusieurs dizaines d'années.

2-1-1-La notion de microclimat :


Le macroclimat est le résultat de la situation géographique et orographique (ex. le climat des grandes
régions). Ce macroclimat subit localement plusieurs modifications de ces éléments ce qui détermine un
mésoclimat. Le climat d’une forêt ou d’un versant sont des mésoclimats. Le microclimat correspond au
climat qui règne à l’échelle et au niveau de l’organisme et son étude permet de mettre en évidence
l’importance du milieu. Ex. la répartition des larves sous l’écorce des troncs d’arbres est réglée par le
microclimat qui règne sous cette écorce.

2-2- Principaux facteurs climatiques


Les éléments du climat qui jouent un rôle écologique sont nombreux. Les principaux sont la
température, l’humidité et la pluviosité, l’éclairement et la photopériode (Répartition, dans la journée, entre
la durée de la phase diurne et celle de la phase obscure). D’autres, comme le vent et la neige, ont une
moindre importance, mais ils peuvent dans certains cas avoir un rôle non négligeable.

2-2-1- Température
La température est un des éléments les plus importants du climat étant donné que tous les processus
métaboliques en dépendent. Des phénomènes comme la photosynthèse, la respiration, la digestion suivent
la loi de van’t Hoff qui précise que la vitesse d’une réaction est fonction de la température.

La grande majorité des êtres vivants ne peut subsister que dans un intervalle de températures comprise
entre 0 et 50°C en moyenne. Les températures trop basses ou trop élevées déclenchent chez certains
animaux un état de dormance (quiescence) appelé estivation ou hibernation. Dans les deux cas, le
développement est quasiment arrêté.

Les limites des aires de répartition géographique sont souvent déterminées par la température qui agit
comme facteur limitant. Très souvent ce sont les températures extrêmes plutôt que les moyennes qui
limitent l’installation d’une espèce dans un milieu.

2-2-1- 1-Action de la température : La température joue un rôle très important dans le développement et
le maintient des organismes vivants :

- Elle agit sur directement sur les activités enzymatiques et tous les phénomènes physico-
chimiques de la cellule, elle contrôle donc la respiration, la photosynthèse, la croissance et
l’évapotranspiration.

- Elle conditionne la répartition des espèces et des communautés de population dans la biosphère

-Pour la tolérance, il existe des espèces des extrêmes températures (désert, zones polaires, sources
hydrothermales), certaines formes peuvent supporter des températures < -10°C (spores de cryptogrammes),
car elles sont capables de survivre en état d’anhydrobiose, donc l’espèce a la particularité de refermer de
très faibles quantités d’eau, ce qui facilite la survie, les graines dont la teneur en eau est < 5% représentent
des formes végétales qui sont capables de supporter les plus faibles températures.

-Les pousses et les autres organes végétatifs riches en eau supportent mal l’action du froid car ils
gèlent à des températures entre 0°C et -5°C ; Ex. Les plantes tropicales meurent à des températures de 3°C.

- Les cyanophycées et certaines bactéries des eaux thermales se développent dans des eaux dont la
température est > 80°C.

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2-2-1-2- Les stratégies développées par les organismes animaux et végétaux pour échapper à la
mauvaise saison sont nombreuses :

&-Il existe une relation entre la résistance d’un organe végétal au froid et son degré de déshydratation
comme les graines, les bulbes, tubercules etc. dans ce cas il n y a pas gel des composés cellulaires.

&-les espèces végétales réduisent leur période végétale en perdant les feuilles ou en disparaissant
presque complètement en hiver (il n ya que la graine ou le bulbe qui reste dans le sol)

&- les feuilles peuvent être recouvertes d’une épaisse cuticule pour réduire l’évapotranspiration.

&- l’hibernation des espèces animales (reptiles) en hiver

&- présence de couches de graisse sous cutanée de certains mammifères pour se protéger conte le
froids. Chez les animaux des pays froids, les pattes, la queue, les oreilles et le nez sont de petite taille afin
de perdre le minimum de chaleur et réduire le contact avec le froid.

Exemple 1 : Les étages de végétation :

Le gradient des températures entraine un étagement de la végétation

Les étages de végétation : au niveau des montagnes, la baisse de la pression atmosphérique, les
grandes variations de la température sur un versant, et plus précisément la diminution progressive de la
température (de l’ordre de 0,55°C pour 100 m) et une importante pluviométrie, conditionne l’apparition des
étages de végétation qui se répartissent différemment sur le versant nord (ubac) et le versant sud (Adret), à
cause de l’ensoleillement. L’étage est défini de manière assez empirique par une association de végétation
(et de faune associée) et une situation géographique (un fond de vallon, versant, etc.). Au fur et à mesure
que l’on s’élève en altitude, on distingue les étages suivants :

L’étage collinéen : étage qui atteint 800 m au sud et 600 m au nord, les espèces trouvées sont Chêne
pubescent, Chêne rouvre, Pin maritime

L’étage montagnard : de 600 m et 1600 m en nord et de 800 m à 1900 m au sud

L’étage subalpin c’est le dernier étage contenant encore des arbres, de 1600 m à 2300 m en versant
Nord et de 1900 m à 2200m en versant sud. Les espèces sont le Mélèze, Pin à crochet.

L’étage alpin : entre 2200 m à 2900 m au sud et 2300m à 2700m Nord, on retrouve une végétation de
pelouse (strate herbacée) et des lichens.

L’étage nival : c’est l’étage des neiges et des glaces, l’absence d’eau et le froid empêchent le
développement de toute végétation au dessu de 2700m (Nord) et 2900 m (Sud).

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Exemple 2 : Les types biologiques

Les végétaux ne sont pas tous adaptés de la même manière au passage de l'hiver. C. Raunkiaer était un
botaniste scandinave qui proposa une classification des types biologiques pour les végétaux, en grande
partie fondée sur le mode de protection de leurs bourgeons face au froid et à l'enneigement (voir figure).

Phanérophytes, les feuilles tombent ou non et les zones les plus sensibles (méristèmes) sont protégées
par des structures temporaires de résistance : les bourgeons. Arbres ou des arbustes dont les bourgeons se
trouvent en hiver à plus de 25 à 40 cm au-dessus du sol et qui assurent la protection de leurs bourgeons
contre le froid en les entourant dans des enveloppes.

Chaméphytes (chamaephyte), les feuilles tombent ou non, les bourgeons les plus bas bénéficient de la
protection de la neige (NMN : niveau moyen de la neige). Arbustes de moins de 50 cm de hauteur et censés
se retrouver, en hiver, sous la couche de neige protectrice... Les bourgeons des chaméphytes sont aussi
protégés par des enveloppes.

Cryptophytes (géophyte), ces plantes passent la période froide protégées par le sol, la partie aérienne
meurt. 3a : c. à bulbe. 3b : c. à rhizome. 3c : c. à tubercule. Les bourgeons sont souterrains (plantes dont les
tiges souterraines sont des rhizomes, des tubercules ou des bulbes).

Thérophyte, (plantes annuelles) ces plantes passent l'hiver à l'état de graine, l'ensemble de la plante
meurt. Plantes annuelles qui survivent à l'hiver sous forme de graines.

Hémicryptophytes, Les bourgeons, au ras du sol, sont enfouis dans des rosettes de feuilles (pissenlits,
plantains, iris, etc.).

2-2-2- Humidité
L’eau représente de 70 à 90% des tissus de beaucoup d’espèces en état de vie active.
L’approvisionnement en eau et la réduction des pertes constituent des problèmes écologiques et
physiologiques fondamentaux. En fonction de leurs besoins en eaux, et par conséquent de leur répartition
dans les milieux, on distingue :
 Des espèces aquatiques qui vivent dans l’eau en permanence (ex : poissons) ;
 Des espèces hygrophiles qui vivent dans des milieux humides (ex : amphibiens) ;
 Des espèces mésophiles dont les besoins en eau sont modérés et qui supportent des alternances de
saison sèche et de saison humide;
 Des espèces xérophiles qui vivent dans les milieux secs où le déficit en eau est accentué (espèces
des déserts).

Les êtres vivants s’adaptent à la sécheresse selon des modalités très variées :

Il y a des parties qui ont été prises directement des polycopies disponibles sur le net
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Et Chapitre2 : Les facteurs climatiques __ Module Ecologie végétale Master1 Agro-écologie__

Chez les végétaux


 Réduction de l’évapotranspiration par développement de structures cuticulaires imperméables.
 Réduction du nombre de stomates.
 Réduction de la surface des feuilles qui sont transformées en écailles ou en épines.
 Les feuilles tombent à la saison sèche et se reforment après chaque pluie.
 Le végétal assure son alimentation en eau grâce à un appareil souterrain puissant.
 Mise en réserve d’eau dans les tissus aquifères associés à une bonne protection épidermique.
Chez les animaux
 Utilisation de l’eau contenue dans les aliments.
 Réduction de l’excrétion de l’eau par émission d’une urine de plus en plus concentrée.
 Utilisation de l’eau du métabolisme formée par l’oxydation des graisses (dromadaire).

2-2-3- Lumière et ensoleillement


L’ensoleillement est définit comme étant la durée pendant laquelle le soleil a brillé. Le rayonnement
solaire est composé essentiellement de lumière visible, de rayons Infrarouge et de rayons Ultraviolet.
L’éclairement a une action importante non seulement par son intensité et sa nature (longueur d’onde) mais
aussi par la durée de son action (photopériode). La photopériode croit de l’Equateur vers les Pôles. A
l’Equateur, les jours sont rigoureusement égaux aux nuits, pendant toute l’année. Au Tropiques, l’inégalité
reste faible et pratiquement sans influence. Aux très hautes latitudes, c’est-à-dire au-delà du cercle polaire,
nuits et jours dépassent les 24h, pour atteindre 6mois de jours et 6mois de nuit aux Pôles mêmes.
L’atmosphère joue le rôle d’écran ou mieux de filtre en arrêtant certaines radiations et en laissant passer
d’autres. En effet, l’atmosphère absorbe une part du rayonnement solaire, et diffuse une autre portion. A
ces deux actions s’ajoute un phénomène de réflexion.

Suivant leur exigence en lumière, les végétaux sont classés en :


-Plantes héliophile ce sont des plantes de pleine lumière, leur croissance est maximale sous de
forts éclairements.
- Plantes sciaphiles ce sont des plantes d’ombre comme les plantes de sous bois ou de la strate
herbacées d’uns forêt tel que la fougère.
- Plantes photomésophiles ce sont des plantes intermédiaires, ces plantes peuvent vivre quelque
soit l’intensité lumineuses, on peut les rencontrer dans le sous bois (ombre) ou exposées au soleil. Ex. le
lierre rencontré en forêt et sur un tronc d’arbre (ombre) ou sur les façades des maisons exposé à la lumière.

Action sur la photopériode chez les végétaux


Les végétaux sont adaptés à l’intensité et à la durée de l’éclairement. Cette adaptation est importante
lorsque les végétaux passent du stade végétatif (phase de croissance et de développement) au stade
reproductif (floraison).
Les végétaux peuvent être divisés en trois catégories :
 Les végétaux de jours courts : ils ne fleuriront que si la photopériode au moment de l’éclosion des
bourgeons est inférieure ou égale à 12h d’éclairement.
 Les végétaux de jours longs : qui ont besoin pour fleurir d’au moins 12h d’éclairement.
 Les indifférents : la durée d’éclairement ne joue aucun rôle dans la floraison.

Action de la lumière sur l’anatomie des feuilles : à l’intérieur de la même espèce, es feuilles sont
différentes selon qu’elles se sont développées à la lumière ou à l’obscurité.
Une feuille de hêtre exposée à la lumière est épaisse et dure, son épiderme supérieur est couvert d’une
cuticule importante, les feuilles développées à l’ombre sont molles et mince (voir schéma).

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Action sur les animaux


Chez les animaux, le rôle essentiel de la photopériode réside dans l’entretien des rythmes biologiques
saisonniers, quotidiens (circadiens) ou lunaires.
 Rythmes biologiques saisonniers : ils sont de deux types :
- Rythme de reproduction chez les vertébrés : ils ont pour résultat de faire coïncider la période de
reproduction avec la saison favorable.
- Diapause : la photopériode est le facteur essentiel qui déclenche chez l’animal l’entrée en diapause
avant que ne survienne la saison défavorable.
 Rythmes quotidiens ou circadiens
Il s’agit de rythmes dont la période est égale à 24h. Ils sont entretenus par un mécanisme interne mal connu
appelé « horloge biologique », dont le réglage est conditionné par l’éclairement et la température.

 Rythmes lunaires
Il s’agit de rythmes d’activité déclenchés par la lumière lunaire. Ils sont surtout connus chez les animaux
marins.

2-2.4. Vent

Le vent assure la pollinisation chez les plantes à fleur dites alors anémophiles et la dissémination
des graines ou de fruits non charnus, on parle alors d'anémochorie, tel que les graines ailées (avec aile) des
gymnospermes. Le vent résulte du mouvement de l'atmosphère entre les hautes et basses pressions.
L’impact de ce facteur sur les êtres vivants peut se résumer comme suit :

 Il a un pouvoir desséchant car il augmente l’évaporation.

 Il a aussi un pouvoir de refroidissement considérable. peut aussi avoir un effet indirect, soit en
asséchant l’air et augmentant les températures dans le cas des vents chauds, ou abaissant les
températures dans le cas des vents froids.

 Le vent est un agent de dispersion des animaux et des végétaux.

 L’activité des insectes est ralentie par le vent.

 Les coups de vent, en abattant des arbres en forêt, créent des clairières dans lesquelles des jeunes arbres
peuvent se développer. Et lorsqu'il est trop fort, il peut déformer le port des arbres et avoir un port en
drapeau.

 Le vent a un effet mécanique sur les végétaux qui sont couchés au sol et prennent des formes
particulières appelées anémomorphose.

2-2.5. Neige

C’est un facteur écologique important en montagne. La couverture de neige protège le sol du


refroidissement. Sous un mètre de neige, la température du sol est de -0,6°C, alors qu’elle est de -33,7°C à
la surface.

- Sous la couche de neige un sol conserve une température de 0°C en surface, les graines et les
végétaux herbacés sont protégés des gelées ainsi que les nombreux petits animaux à l'abri dans leur terrier.

- Lorsque la neige est trop lourde elle peut déformer le houppier des arbres et donner la forme
tabulaire comme le cas du Cèdre de l'Atlas en montagne.

- La neige alimente aussi les réserves du sol en eau et des cours d'eau.

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