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Dès la fin du XIXème siècle, certaines puissances de l'Europe se sont lancées à la

conquête de l'Afrique pour des buts multiples (impérialisme, économie, religion...).


Pour cela, les puissances avait organisée avaient organisé à Berlin, en 1885, une
conférence concernant le partage du continent noir, c'est ici que commence la
dépendance accrue du continent. L'Afrique dispose de ressources naturelles dont
l'usage est remis en cause par le changement climatique, mais elle ne doit pas en
être dépendante. Dans ce contexte, la transition énergétique gagne en importance.
Est-elle une opportunité pour le développement du continent ou un risque
d'accentuation de la dépendance ? Répondre à cette question c'est d'abord
s'interroger sur le constat de dépendance, puis sur le projet souhaité, et enfin les
risques qu’entraînerait une dépendance écologique.

L'Afrique dépend de pays plus développés pour de nombreuses raisons. D'une part,
elle connaît une dépendance énergétique et technologique liée aux moyens de
transformer et exploiter ses ressources. En effet, peu d'entreprises africaines
exploitent les ressources du continent. L'Afrique attire un grand nombre
d'entreprises étrangères grâce à son fort potentiel de croissance, sa démographie
dynamique, ainsi que ses matières premières. En effet, ces grandes entreprises
étrangères telles que Total, Rougier, Bolloré et Veolia sont souvent liées à
l’exploitation de matières premières ou à la logistique. Néanmoins, les entreprises
africaines n'ont pas les mêmes moyens techniques et financiers leur permettant
d'extraire ou de transformer les ressources énergétiques que possède l'Afrique. Pour
cela, les États africains se tournent vers des groupes étrangers qui leur apportent des
transferts de technologie. Cet apport marque une dépendance africaine en ce qui
concerne les connaissances, les moyens technologiques de production, de
préservation et d'extraction des ressources. De plus, les entreprises étrangères
emploient peu d’Africains. En effet, selon une étude réalisée par l’Organisation des
Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) dans 19 pays africains,
les entreprises locales engagent non seulement plus d’Africains mais en plus, elles
les rémunèrent mieux. On estime que les entreprises européennes et américaines
paient 50% moins cher les employés qualifiés que les entreprises locales. On peut
certes imaginer que les multinationales présentes en Afrique transfèrent des
compétences professionnelles et des connaissances techniques essentielles au
continent, mais où est l’intérêt si elles privilégient l’emploi de professionnels
étrangers ? Jostein Løhr Hauge (doctorant en économie du développement à
l’Université de Cambridge au Royaume-Uni) explique que « les économies
africaines devraient renforcer l’industrie manufacturière plutôt que des secteurs
extractif, agricoles agricole ou de service » dans le but de mettre en œuvre une
transition vers des « industries à haute technologies et économiquement plus
avancées ».

Par ailleurs, on souligne également une dépendance minière et fossile de l’Afrique.


En fait, il s’agit d’une dépendance qui concerne autant les citoyens que les États
africains par les firmes multinationales. Les Africains ont tendance à consommer
des énergies fossiles (gaz, carbone, pétrole, bois), c'est pourquoi il est difficile de
transformer ces modes de vie, sachant que le peuple africain, est mal équipé voire
pas du tout en électricité. Pour cela, les populations se tournent vers la
consommation massive de bois (pour se chauffer, s’éclairer, cuisiner, etc.), (ici je
commencerai une nouvelle phrase ça sonne mieux et sinon ça fait un peu bizarre
d’un point de vue syntaxique ou alors tu mets un « et » plutôt qu’une virgule) cette
surconsommation est d’ailleurs la cause de la disparition de la forêt au Congo.
Outre le bois, on constate aussi une forte consommation concernant le pétrole et
autres hydrocarbures, sachant que les énergies respectueuses de l’environnement ne
sont pas tout à fait accessibles aux populations. Dans le cas contraire, la
consommation et les moyens permettant d’exploiter ces ressources leur seraient
trop coûteuses coûteux. Le continent africain dépend aussi de façon technologique
à travers l'activité d’entreprises étrangères qui s’occupent des conditions
d’extraction. Par exemple, au Nigeria où Total s’accapare l’extraction de charbon et
au Niger où l’extraction des énergies fossile est exercée par Areva (multinationale
française du secteur de l’énergie œuvrant principalement dans les métiers du
nucléaire). Les politiques africaines devraient donc songer à des investissements en
capitaux technologiques, mettre à disposition des citoyens des formations
concernant les métiers de l'économie verte par exemple, mais dans un contexte de
crise actuelle il est difficile de faire face à cette dépendance.

D’autre part, l'Afrique connaît une dépendance financière marquée et se tourne


donc vers des investisseurs étrangers tels que la Chine pour financer sa croissance
soutenable. Depuis 2000, la Chine a investi plus de 75 milliards de dollars sur le
continent africain. La Chine, plus présente en Afrique de l’Ouest qu’ailleurs semble
jouer sur plusieurs cartes : l’or, les ressources minières, pétrolières minière [et/,
mais plutôt le et] pétrolière… Par exemple, au Ghana, grand producteur d’or (le
deuxième du continent après l’Afrique du Sud) mais qui dispose aussi de réserves
de pétrole importantes, on retrouve un grand nombre de migrants chinois.
Toutefois, certains migrants chinois exploitent ces ressources (or, pétrole) de façon
illégale, soutenus par la corruption et les frontières fragiles du pays (ici j’arrêterais
la phrase ou au moins rajoute une virgule ou une conjonction) il est donc difficile
de les arrêter et le pays est perdant. Concernant les investissements, Sinopec
(entreprise chinoise pour les hydrocarbures) avait prévu de réaliser un immense
projet de construction d’infrastructures gazières. Un projet économiquement
prometteur pour le pays, mais qui se heurte au développement durable et au
contexte actuel de réchauffement climatique dont souffre l’Afrique. Il ne faut pas
non plus croire que le Ghana sera aurait été (concordance des temps) le seul à
profiter de ces investissements, mais qui dit investissement dit intérêts. On imagine
donc un grand nombre de contrats d’exploitation des terres et des ressources sur de
longues périodes pour compenser la somme de l’investissement. Certains parlent de
« colonialisme chinois », en effet la Chine est devenue le premier partenaire
africain, et cela même en Algérie où la France avait longtemps tenu la première
place. Non seulement les économies africaines sont submergées d’entreprises et
d’investisseurs étrangers mais en plus de cela le continent doit entamer une
adaptation climatique dont la charge financière entière ne peut pas être assurée sans
aide extérieure. De nombreux pays développés vont ainsi contribuer au
financement de l’adaptation climatique en Afrique, mais qui sait s’il y aura retour
sur investissement ? Dans le monde globalisé dans lequel nous vivons, il est
primordial que les États soient unis pour faciliter les échanges mondiaux et veiller à
une coopération internationale. Pourtant il ne s’agit pas là de coopération ni
d’union mais d’intérêts purement économiques vis-à-vis des ressources que
possède le continent africain.

Cela dit, on ne peut pas passer à côté du projet souhaité par certains États africains :
une indépendance énergétique. Cette indépendance permettrait au continent africain
de se développer dans divers secteurs qu’il soit qu’ils soient social, sanitaire, ou
encore économique… (ici ne mets pas de points de suspension, simplement un
point ou alors retire le « ou encore ») Cette indépendance énergétique s’offrira
s’offrirait à elle comme un moyen de s’émanciper des dépendances évoquées
précédemment. On imagine un réel changement au lieu que l’Afrique soit « la
Chine d’il y a 15 ans », elle pourrait devenir le continent le plus propre du monde.
Dans ce contexte, le continent connaîtra connaîtrait une croissance économique qui
encouragerait la mise en place d’infrastructures publiques, un pouvoir d’achat
croissant pour les citoyens africains, des taux de scolarisation améliorés (plus de 30
mille enfants ne sont pas scolarisés en Afrique subsaharienne), moins de pénibilité
à l’accès des besoins fondamentaux (eau potable…), et bien d’autres. Cela serait
une entrée dans la modernité pour un continent qui a longtemps été mis en retrait
vis-à-vis des évolutions technologiques et économiques par rapport aux autres
continents. Ces nombreux développements ont la possibilité de mettre fin à des
crises et conflits permanents. Il suffirait de renforcer la sécurité, d’augmenter les
qualifications pour permettre un accès plus probable aux emplois qualifiés et bien
rémunérés aux populations africaines.

Et si on continue sur cette pensée, on verra verrait que cela impacterait la


croissance du revenu brut par habitant (RNB/habitant) qui sera ainsi beaucoup plus
élevé et aura des répercussions sur le pouvoir d’achat, la demande et l’offre, l’accès
aux soins…

De plus, il faut souligner le fait que l’Afrique n’est pas encore soumise au schéma
de développement actuel. Imaginons l'impact qu'aurait l'Afrique en tant que
continent qui s'est bâti sur un modèle économique respectueux du développement
durable. D’autant plus que, le continent africain n’avait pas vraiment eu l’occasion
de se développer économiquement auparavant. Contrairement aux grandes
puissances actuelle, l’Afrique est capable de se développer sans pour autant polluer
comme l’a fait la Chine, la France ou encore les États-Unis. Avec un aussi faible
taux d’émissions de gaz à effet de serre (4%), elle pourrait continuer sur cette voie
en misant sur une transition énergétique qui aurait des impacts sur le long terme.
Un objectif difficile à atteindre mais qui semble bien en valoir la peine. Il faut
croire que ce projet est souhaité par un grand nombre car il n’y a pas vraiment
d’autres solutions. (Je n’aime pas trop cette phrase dans ta réflexion, je ne
comprends pas le car, sémantiquement, ça fait bizarre, un et serait mieux ou alors
carrément changer l’une des propositions ce qui je pense serait le mieux) Avec une
démographie aussi dynamique, une famine et une pauvreté considérables, un niveau
de vie donc faible, le continent africain est en plus de cela le plus touché par le
réchauffement climatique. Pour y faire face, il ne peut pas devenir un grand
pollueur, au risque de voir son territoire se dégrader plus qu’il ne l’est déjà. C’est
ainsi que ce projet devient une condition sine qua non pour un continent en péril.
Pourtant, pour parvenir à tout cela, il faudra passer au-dessus de plusieurs obstacles
(tensions et régimes politiques peu fiables, pauvreté, famine, maladie…).

D’autre part, l’indépendance énergétique est vue comme une opportunité pour
l’Afrique. Assurément, grâce à son retard, l'Afrique pourrait mieux se développer
sur des modèles économiques peu nuisibles à l'environnement sachant que nous
sommes dans un monde moderne où les techniques et façons de produire sont de
plus en plus adaptées au concept de développement durable suite au rapport de
Kyoto (au risque de payer des taxes, réglementations, quotas d’émissions…). Par
exemple, l'élaboration d'un modèle innovant tirant profit des richesses économiques
et énergétiques économique et énergétique du continent serait une démarche qui
soutiendrait cette croissance soutenable souhaitée. Ainsi, on pourrait se baser sur
les énergies renouvelables (énergie solaire, hydraulique, géothermique…), ou
encore favoriser un capital humain plutôt que le capital physique, pour permettre
d'augmenter l’emploi. De nombreuses solutions comme celle-ci celles-ci (tu as
proposé déjà deux solutions, alors celleS) peuvent être projetées mettant fin à des
problèmes longtemps supportés par les citoyens d’Afrique. On peut même
envisager la baisse des flux migratoires (ce qui arrangerait un bon nombre de
problèmes mondiaux), et faire régresser la fuite des cerveaux, ce qui serait très
bénéfique aux pays africains.

Cependant, il ne faut pas rêver et s’emparer d’un (je dirais plutôt « s’engouffrer
dans un », ce n’est pas juste que ça sonne mieux, mais je ne suis pas sûr que l’on
puisse dire s’emparer d’un optimisme) optimisme utopique, en réalité, est-ce que
tout cela est possible sans créer de dépendance ?

Dans une dernière perspective, nous allons nous focaliser sur les risques d’une
dépendance écologique. A l’évidence, l’Afrique serait le continent de demain, le
continent de « l’avenir », grâce à ses nombreuses ressources et spécialement pour
ses terres cultivables et saines. Mais est-ce que cela pourrait mener à une
surexploitation de ses terres ? La surexploitation pourrait avoir de graves
conséquences sur les quotas de ressources non renouvelables que possède le
continent, creusant ainsi une nouvelle forme de dépendance. De plus, il peut y avoir
une possible surexploitation de la main d’œuvre qui verrait ses travaux à forte
pénibilité devenir le seul moyen de survie. En Afrique de l’Ouest la Chine a signé
des contrats d'exploitations d’exploitation des terres pour une longue durée. Mais
que serait une Afrique exploitée, si ce n’est une nouvelle forme d’esclavage
moderne ? En plus de cela, les risques pourraient être tels que la dépendance
économique pourrait entraver la possible indépendance énergétique. En effet les
pays africains disposent d'une diversité de ressources, l'Afrique du Sud détient les
neuvièmes réserves prouvées de charbon avec 3,4 % en 2014, le Niger détient les
cinquièmes réserves mondiales d'uranium, et l’Égypte les cinquième cinquièmes
réserves mondiales de thorium2. Mais ce ne sont que des exemples parmi beaucoup
d'autres. Ces ressources sont des atouts dans l'optique de la transition écologique.
Encore faut-il que les africains se donnent les moyens de les exploiter eux-mêmes,
dans une perspective de développement économique autonome. Or cette
perspective se heurte à de nombreuses difficultés. À propos des risques d'une
dépendance écologique, on envisage notamment de nombreux conflits sociaux et
politiques. En étant exploitée par d'autres pays ou des firmes multinationales
l'Afrique pourrait perdre une possible indépendance. La première difficulté est
celles celle des instabilités politiques, comme c'est le cas dans les pays où l’État est
fragile3 (Burundi), cette fragilité des Etats peut-être peut être (sans tiret ici)
expliquée par plusieurs facteurs : le règne du totalitarisme (Erythrée), l'exclusion
des minorités4 (attention à ces chiffres qui traînent :P ) (communauté
Banyamulenge en République démocratique du Congo), les déficiences
économiques et sociales économique et sociale aggravées par les injustices, ainsi
que la faiblesse de l'organisation étatiques étatique (difficulté à faire face aux
diverses crises). De nombreux conflits internes exposent l'Afrique à des guerres
civiles, corruptions, soulèvements partiels et coups d'Etats, comme c'est le cas au
Soudan du Sud où les partisans du président Salva Kiir et ceux du vice-président
Riek Machar se sont opposés créant ainsi un conflit armé de grande ampleur. On
remarque aussi des conflits internes notamment crée créés par des organisations
terroristes telles que Boko Haram qui contrôlent ? (si ce sont plusieurs
organisations terroristes qui contrôlent une partie du Nigeria c’est au pluriel, si
c’est seulement Boko Haram parmi toutes les organisations terroristes qui contrôle
une partie du Nigeria, c’est au singulier, je ne sais pas mais fais attention) une
partie du Nigeria.

Une deuxième difficulté se démarque aussi, elle constitue le fondement de


l'indépendance. En effet, deux types d'influences d’influence se distinguent. D'une
part, une influence politique, militaire et économique, celle des grandes puissances
par exemple, telle telles que la France et le Royaume-Uni (anciennes puissances
coloniales), qui sont d'ailleurs relayées par d'autres : Etats-Unis, Chine. (ici je crois
qu’il vaut mieux mettre des points de suspension ou alors il faut mettre « et » à la
place de la virgule) D'autre part, l'influence des grandes entreprises et
multinationales qui contrôlent une grande partie des activités économiques les plus
prometteuses. En s'intéressant aux énergies renouvelables, la Chine produit une
grande quantité de panneaux solaire solaires avec 538 fabricants (entreprises:
Sungold Solar, JS Solar, Risen Energy sont les trois premières de Chine) (cette
paire de parenthèses est inutile dans ta réflexion et n’apporte rien sinon une certaine
confusion. Soit tu développes un peu en expliquant que les trois premiers fabricants
mondiaux sont chinois si c’est le cas, ou bien toujours si c’est le cas si les trois
entreprises les plus impliquées sur le continent africain sont celles-ci et sont
chinoises soit retire cette parenthèse qui ne sert à rien), et se trouve être la première
exportatrice dans ce domaine. Mais si les bénéfices de ces ressources n'étaient pas
attribués au continent africain mais aux grandes puissances, l'Afrique deviendrait
perdante dans le domaine les domaines (et pas de « s » ni à économique ni à
énergétique) économique et énergétique. Ses projets divers de croissance
soutenable et d'adaptation climatique pourraient alors se transformer en utopies
irréalisables/illusoires/chimériques/hors d’atteinte (parce que une utopie n’est pas
forcément un rêve irréalisable, donc il faut que tu rajoute quelque chose pour
renforcer ton propos).

Il semble donc que le début du XXIème siècle sera décisif pour l'avenir de ce
continent africain qui attire aujourd’hui bien des regards mais aussi des convoitises.
La perspective de la transition énergétique et plus généralement d'un
développement durable, qui s'impose de plus en plus tant dans les institutions
internationales que dans les opinions publiques. Cela pourrait être une belle
opportunité pour un continent qui dispose d'atouts considérables.

Toutefois, il faudrait pour cela que l’Afrique rompt avec des décennies de
soumission aux grandes puissances coloniales ou postcoloniales. Il faudrait
également que les pays africains se dotent d'institutions solides, légitimes (État,
organisations régionales ou spécialisées…) capable capables de piloter ce
développement dans l'intérêt du plus grand nombre.

Si cette perspective devenait réalité, ce n'est pas seulement la population africaine


qui en tirerait profit, mais c'est l'humanité entière.

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