Vous êtes sur la page 1sur 8
-ABANTURE COMIQUE i er ate? f | MESTE BERN OU GUILLAOUMET Lo binte-dus Octobre, aprés abé bregnat, Marribet un cousin én habit de sourdat, so Lou counechéby pas dénpuey quatorze annades Que quitet lou peis per chégue las armadess Countéby queusse mort, que Phabében tuat, Couie an eyt a plusiurs qu’évent détis low coumbat. Qui Taouré counechut en bedén soun, bisatche? Abéhe sur calle gaoute une grande moustatche 3 Puey parlabe francés dam soun sabre aou coustat, ~ Que low sang das Anglés abébe tout rouillat; La barbe qui toumbét dingues a la’ cintare, — ~ Madut counéche alors qu’ere déns lows’ sapures : (2) _Mais ce n’est pas le tout, ne le remettant pas, Je lui dis : Mon ami, sortez-moi d’envaras. Davord il me répond, dam un air en rivote : Bous ne connaissez pas lou hill de la Mariote ! _ Té, té, dissury jou : Quoi! c'est toi, Guillaumet? Qui Vaouré counéchut dam aquet grand plumet? Qui Paouré jamais dit, te bedén de la sorte? Tu sais provavlement ta paubre mére morte : Ne te chagrine pas, je suis un von parent, Je Yoffre ma meyson, ma tavle, mon enfant; Je ne souffrirai pas te boir dans la misére, Je bu de ce moment te tenir liu de pére. Ah! si Pabébes bis, coume me saoutet aou cot; Per bounhur qu’aquet joun abéby biande aou pot. Abébe estat blassat, ca dissut, a la poupe, Mais s‘abalet tout un gardalot de soupe. Nabéby pas de bin, zap, zap, aou cabaret; Per lou recéhe bien hiry cozee un poulet, Dam dus paquets d'aougnouns piquats a la padéres Hit déns aquet repas une fort boune chére. Tabé lou dissut bien : Cosin, dans plus d’un cas Je w’ai pas toujours fait un autant von repas. Paréchébe panprou countén de la coudine; N’adébe coumpliméns & sa chére cousine. Cas Jou quabéby besoung de sourti per afa, Lous quitéry aqui tous dus a caqueta. i Ataou péndént dus ans, séns trouple é séns nuatge, 3 Aébn toujoun biscut la paix.déns lou ménatge; Mais pourquoi direz-bous que jétais un capon,, Que je ne boyais pas le train de ma meyson ? Qui se serait douté qu’un pareil miséravle, Qui bubait, qui mangeait comme nous & la tavle, Qui debait se truber ta countan de son sort, y Dam ma guse de femme aurait été d’accord ? Je ne puis sans frémir bous hése la pinture . D'un affront aussi grand, d’une pareille injure; ; Pourtant, quoi qu'il en soit, je bais bous dire tout, Si bons boulez du moins m’écouter dinqu’aou bout. Dibets bous rappela @aquet grand cop d’oratche Qwarribet Pan passat, que fit tant de rabatche; ‘ Eysines, Blanquefort, la Bache, lou Bouscat, Mérignac, Cauderan, tout aco fut criblat. Bertoumiou séngloutit déns un grand précipice, Jean @aou Croc aquet joun perdit sa baradice; Lou bén déracinet lous poumeys de Trabuc,, Que restabe aoutes cop ruette d’aou Coussut; Lou hill de la Fanchoun, cluncat sur sas escasses, Per bonlé se saouba se péndut & das casses : t & 3 : Cae &. x Dibets bous rappela la praoube Janounin, Mountade sur soun ase acu mitan d’aou camin, » _Lou bén s’entremeylet per debat de sa cote, Sounque hit qu’un chacun I’y bit la bergamote; Soun ase qu’aougut poon @un trop grand cop d’eselair, Chabiret Janounin lous quate fers en Pair, Lou tounerre toumbet sur lou praoube Jantille, Que courébe aou seconrs @aquelle praoube hille ; Antony, Ramounet, et soun cousin Bernat, Furent troubats tous trés négats déns un. houssat; La gréle briset tout lou Jacoutin @aon Aoure, Quwabébe esta mena sa june baque aou taoure. Dibets bous soubeni daou praoube bieil Matiou, Que rancountret Ja mort déns lou mitan d’un riou; Soun can, soun praoube can, bedén néga soun meste, Se plounget déns lou riou, Vattrapet per la beste; Mais ma foey lou fardeou se troubet trop pesant, Lou meste se néguet aoutant bien que lou can; Jantot dedéns un prat, mountat sur sa carette, estournét déns un traouc, toumbet sur Ja Janette; Déns loa méme moumén, lou praoube bieil Arnaou - Bit Paquet cop de téms escroula soun oustagu ; ‘Loratche émpourtet tout, méme dingue a un tioule, Que tuet soun hedet qwére debat un brioule; \ (5) Pots ereyre quwun chacun trémblabe per sa pet. Cepéndént bers mijoun lon bet téms se lehét : Me troubeby hurus déns tout aquet déluge, De v’agé pas séntit une goutte de pluge ; ; ‘Tranquille coume un rey, cheytat aou cung @aou hue, Mabében feyt éntra chez Monssu Founcoatut, Lon méchan téms passat, remerciy la fille, ; Mén baouce dreyt & Poustaou per bése ma famille; Passy per lou casaou per gueyta lon dégat, Ne troby qu’un perey que s’ére descouruat; Remerciy lou Ciel’ de m’abéche eyt la grace De wabéche nat maou permis tant, de disgrace. Entry tout doncemént; que bédy ! ah! moun, Diou! Naouré pas mey halut este éntarat tout biou?. Naouré pas mey balut qu’un esclat de la foudre Aougusse mis mous os menuts coume la pondre? Na balait-il pas miux étre mis au tomvean, Que de boir en entrant un si fatal tavleau? Ce gux de Guillaumet,, ce coquin, cel infame, Je le bois sur le foin qui taurisset ma femme, Sacre vlu! mille vlu! je m’éctie a Pinstant; Le boisin aussitdt accourt vien promptement, Sonqu’as-ta donc, Bernat, dam ton mille é ton sacre? Laisse-moi, mon ami, je bus faire un massacre, re nee isp eee (5) - 'Tandis que je vlagais abéque Je boisin, Le gux de Guillanmet arpente le chemin. | Jene perds pas de temps, jempogne la sarpote, Car fétais décidé de tuer la Mariote : Je Ia cherche partout, jusqu’au plus petit coin, Inutiles efforts, je ne la trube point; La guse abait balsé abéque son complice. €e qui redouvle encor Vetces de mon suplice; Je bais compter Vargent dedans Je bacherey, Tis m’ont tout emporté dinque aow darey deney; Je me boute a crier : 6 la canaille insigne! La sarpote & la main je cours capat la bigne; Je monte sur un tap, japercois Guillaumet, Qui pour m’apostropher me lance un fort gros pet. Ne poubant Pattraper, j'ai recours a Vinjure, ‘Je lui erie de Join : Ba, monstre de nature! Tu v’es qu’un seelérat, un vrigand , wn salop! ~ Je le traita, je crois méme, de morpionot; Si je poubais francbir le liv qui nous sépare, Je te ferais vien boir que tu n’es qu’un varvare ! Il se moquait de tout, il était dans ce fond Que je croumpa jadis 4 Moussiu Coutufond. Sans se trouvler Vesprit, tranquille comme un ange, Il se mit a chier aou miey de ma bendange; 7) Abébe la caguaeyre, et mous radins baeyrats : Per soun diaple de quiou furent énfoueyricats. ae | Pots créde qu’aquet gout sur lous radins sémpreigne, Mit perdre per lou méns quate bastes de brégne;, Aco n’es pas lou tout, aquet chien d’animaou, tg Per se tourcha low quiou ramasse un gros caillaou : Ma femme était dam lui, j’en perdais la cerbelle. Mariotte, lui dit-il, range-moi ma vretelle , Je bais lui faire boir si nous sommes salops. Il gite lou caillaou qui me toumbe sos pots. Sattre mille non d’un, ah! falébe me beyre, Lou mus énfoueyricat per aquet cop de peyre. Pots créde, mous amics, que me hit fort de maou, Aquet truc m’it toumba trés dénts, un gros cachaou. Boila la brai récit de ma triste abanture. Si m’abéby doutat d’an ota grand malhure, Mn seri maoufidat ; mais quand on ne sait rien, Que Ton bit sagement comme un fort von chrétien, | On ne saurait jamais soupconner une offense, Quiconque mal ne fait jamais au mal ne pense. Je ne poubais jamais soupconner mon cosin, Ni croire que ma femme était une catin; Sans cesse je boyais qu’ils étaient en dispute : Cétait pour me tromper, cette maudite pute! 8) Si pody la gaa, I'y ferey pas de maou, Mais boly la cruchi tout coume A d’un grapaou. Je nen fus sur le champ truber le commissaire, Vaméne des témoins, le boisin, le bufréve; Nous dressons sur le champ un grand procés-bervaux, Que japorta mici-méme en ta capat Vordeaux ; Je le remets en main d'un trés-sabant notaire, Qui me dit? Mon ami, ce n’est pas mon aflaire, Portez botre bervaux chez un’ von abocat. Ce faquincm’a mangé dingue aw datey patac; Il me promettait:vien qu'il obtiendrait bengeance, Aprés plus de trois mois il otient audience, A la fin de Ja fin, aprés tant de retard, On ma fait boir vien clait que j’étais un cornard. f Depuis' plus de vingt ans-je connais cet ouvrage , é Dit le critique sot, Vignorant, le sausage,