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Chapitre 0

Exercices niveau Sup

0.1 Nombres complexes, calculs algébriques

Exercice 0.1 : Mines-TELECOM MP 2018 – Sophie Viard (?)


I. Démontrer que les affixes des racines du polynôme P (X) = X 3 + (1 + i)Z 2 + (4 − i)X + (12 − 6i) à coefficients
complexes forment un triangle isocèle.
II. Voir 5.27.

Exercice 0.2 : Petites Mines MP 2015 – Joffrey Roger (?)


I. Un exercice avec une matrice, oubliée par le Candidat.
II. Soit u ∈ [0, π].
1. Résoudre dans C l’équation : z 2 + 2(1 − cos(u))z + 2(1 − cos(u)) = 0.
2. Trouver le module et l’argument des solutions.

Exercice 0.3 : équation classique — CCP PC 2012 — E. Clément (?)


I. Voir 12.72.
 n  n
∗ z+1 z−1
II. Soit n ∈ N . Déterminez les nombres complexes z tels que + = 1.
z−1 z+1

Exercice 0.4 : Mines-TELECOM MP 2014 – Khalil Tabat (?)


I. Déterminer les z ∈ C tels que sin z = 3.
II. Voir 0.18.

1
0.2. ALGÈBRE LINÉAIRE MP 2020-21

Exercice 0.5 : ENSEA/ENSIIE MP 2014 – Arthur Kalt (?)


(
x1 + · · · + xn = n
I. Déterminer (x1 , . . . , xn ) ∈ Rn tel que .
x21 + · · · + x2n = n
II. Voir 19.49.

Exercice 0.6 : CCP 2015 MP – Constance Dworniczek (? ?)


En binaire, on peut écrire un nombre entier non nul avec p fois 0 et q fois 1, sachant que le premier chiffre doit toujours
être 1.
1. Combien de tels entiers peut-on écrire en binaire avec ces p + q chiffres ?
2. (a) Sur le nombre considéré, on enlève le premier tas de 1 et le premier tas de 0.
Combien d’entiers non-nuls peut-on écrire avec au plus p − 1 fois 0 et q − 1 fois 1 ?
(b) Combien d’entiers non-nuls peut-on écrire avec au plus p + 1 fois 0 et q + 1 fois 1 ?
  X q  
p+q+1 p+k
3. Démontrer que = .
q k
k=0
4. En déduire une expression simplifiée de 2.a).

0.2 Algèbre linéaire

Exercice 0.7 : c’est le début – École de l’Air MP 2012 – Henri Flavigny (?)
I. On définit Φa : Rn [X] → R[X] par Φa (P ) = P (X + a), où a ∈ R est fixé.
1. Démontrer que Φa est un endomorphisme de Rn [X].
2. Écrire la matrice Ma de Φa dans la base canonique de Rn [X].
3. Démontrer que Ma est inversible et calculer Ma−1 .
II. Voir 6.20.

Exercice 0.8 : Mines-TELECOM MP 2018 – Youssey Igli (?)


I. Soit E un espace vectoriel et f un endomorphisme de E tel que f ◦ f = f .
1. Démontrer que E = Ker (f ) ⊕ Im (f ).
2. Si E est de dimension finie, alors donner la nature de f . La représenter géométriquement.
Sous quelle forme matricielle peut-on mettre f ?
3. Donner un exemple d’endomorphisme de E vérifiant 1. mais tel que f ◦ f 6= f .
4. Supposons E de dimension au moins 2. Donner un exemple d’endomorphisme de E qui ne vérifie pas 1.
II. Voir 18.26.

Exercice 0.9 : Mines-TELECOM MP 2017 – Ludovic Thaï (?)

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 2/299 27 août 2020


CHAPITRE 0. EXERCICES NIVEAU SUP MP 2020-21

I. Sur 13 points.
Voir 16.36.
II. Sur 7 points.
Soit E et F deux K-espace vectoriel (K étant R ou C). Considérons une application linéaire f de E dans F .
1. Rappeler la définition de Ker (f ) et Im (f ). Démontrer que ce sont des K-espaces vectoriels.
2. Démontrer que f est injective si et seulement si Ker (f ) est réduit à {0}.

Exercice 0.10 : Navale MP 2015 maths 2 – Vianney Malcouronne (? ?)


I. 1. Soit u l’application définie sur Kn−1 [X] défini par : ∀P ∈ Kn−1 [X], u(P ) = P (X + 1) − P (X).
Prouver qu’il s’agit d’un endomorphisme de E.
n
X
n
2. Démontrer qu’il existe (a1 , . . . , an ) ∈ K tel que : ∀P ∈ Kn−1 [X], P = ak P (X + k).
k=1
II. Voir 15.14.

Exercice 0.11 : Navale MP 2017 maths 2 – Clément Dorrier (? ?)


I. Soit E un espace vectoriel de dimension n.
1. Considérons un endomorphisme u de E.
Démontrer que pour tout k ∈ [[0, n]], dim(Ker (uk )) ≤ k dim(Ker (u)).
2. Déterminer les endomorphismes u de E tels que pour tout k ∈ [[0, n]], dim(Ker (uk )) = k dim(Ker (u)).
II. Voir 16.7.
M. Cochet : oral avec le terrrrible M. Gugger !

Exercice 0.12 : Polytechnique MP 2017 maths 1 – Louis Jalenques (???)


Voir 0.28.
Soit E un K-espace vectoriel. Considérons p + 1 formes linéaires : d’une part (fi )1≤i≤p formant une famille libre,
\ p  
d’autre part g. Démontrer que Ker (fi ) ⊂ Ker (g) si et seulement si g ∈ Vect (fi )1≤i≤p .
i=1

Exercice 0.13 : Navale MP 2016 maths 2 – Florian Szczepaniak (???)


I. Voir 2.32.
II. Voir 0.12.
Considérons un K-espace vectoriel E. Soient f1 , f2 , . . . , fp des formes linéaires sur E formant une famille libre,
et g une forme linéaire sur E.
Supposons que pour tout x appartenant à E, f1 (x) = · · · = fp (x) = 0 implique que g(x) = 0.
Montrer alors que g appartient à Vect(f1 , . . . , fp ).
Indication : on pourra poser φ(x) = (f1 (x), . . . , fp (x)). M. Cochet : on pourra faire sans !
III. Voir 0.27.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 3/299 27 août 2020


0.3. ALGÈBRE MATRICIELLE MP 2020-21

Exercice 0.14 : Mines-TELECOM MP 2018 – Alexis Sonolet (? ?)

I. Soit E = {M ∈ Mn (R) / tM = −M }, et soit A ∈ Mn (R) (A pas forcément antisymétrique).


Pour tout M ∈ E, on définit f telle que : f (M ) = tAM + M A.
1. Montrer que f ∈ L(E).
2. Déterminer tr (f ) en fonction de tr (A).
II. Voir 6.12.

Exercice 0.15 : Mines-TELECOM MP 2013 – Samuel Toledano (? ?)

I. Voir 11.31.
II. Soit E un K-espace vectoriel (K étant R ou C) et p, q, deux projecteurs de E.
1. Montrer que p + q est un projecteur si et seulement si p ◦ q = q ◦ p = 0.
En déduire Im (p + q) = Im (p) ⊕ Im (q).
2. Une seconde question oubliée par le candidat !
M. Cochet : une question possible est « déterminer ker(p + q) ».

0.3 Algèbre matricielle

Exercice 0.16 : Mines-TELECOM MP 2013 – Florence Penelle (?)

I. Voir 0.17.
Soit (A, B) ∈ Mn (R)2 . Résoudre l’équation X + tr (X)A = B, d’inconnue X ∈ Mn (R).
II. Voir 0.62.

Exercice 0.17 : TPE/EIVP MP 2015 maths 2 – Constance Dworniczek (?)

I. Voir 16.2.
II. Voir 0.16.
Résoudre X + tr (X)A = B dans Mn (C), où (A, B) ∈ Mn (C)2 .

Exercice 0.18 : Mines-TELECOM MP 2014 – Khalil Tabat (?)

I. Voir 0.4.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 4/299 27 août 2020


CHAPITRE 0. EXERCICES NIVEAU SUP MP 2020-21

II. Calculer
2 cos θ
1 0 ··· ··· 0

.. .. ..

1 2 cos θ . . .

.. .. .. .. ..
0 . . . . .
∆n = .

.. .. .. .. ..
. . . . . 0


.. .. .. ..

. . .


. 1

0 ··· ··· 0 1 2 cos θ

Exercice 0.19 : ENSEA MP 2018 – Sophie Viard (?)


I. Voir 12.22.
 
−1 0 −2
II. Considérons la matrice A =  1 1 1  ∈ M3 (R) et f l’endomorphisme de R3 canoniquement associé.
 

1 0 2
1. Donner une base de Ker (f ) et une base de Im (f ).
2. Démontrer que R3 = Im (f ) ⊕ Ker (f ).
3. Déterminer la matrice dans la base canonique de M3 (R) de la projection sur Im (f ) parallèlement à Ker (f ).

Exercice 0.20 : Mines-TELECOM MP 2018 – Alexandre Trochon (?)


I. Soit A une matrice réelle d’ordre n telle que A5 + A = In .
Démontrer que A2 + A + In est inversible et calculer son inverse.
II. Voir 19.27.

Exercice 0.21 : CCINP MP 2016 – Damien Habets (?)


Résoudre le système linéaire suivant en discutant selon la valeur du paramètre m :

 2mx + y + z = 2,

x + 2my + z = 4m,

x + y + 2mz = 2m2 .

Exercice 0.22 : Saint-Cyr MP 2017 maths 1 – Olivier Foult (?)


 
1 0 0
I. Déterminer une matrice M telle que M 2 = A =  0 4 0 .
 

0 1 9
II. Voir 6.17.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 5/299 27 août 2020


0.3. ALGÈBRE MATRICIELLE MP 2020-21

Exercice 0.23 : CCINP MP 2017 – Pierre Leroux (? ?)


Considérons l’ensemble E des suites réelles u = (un )n∈N vérifiant

∀n ∈ N, un+3 = 2un+2 + un+1 − 2un .

1. (a) Démontrer que E est un espace vectoriel. Trouver la dimension de E. On pourra utiliser l’application
u 7→ (u0 , u1 , u2 ).
(b) Déterminer les solutions de l’équation x3 − 2x2 − x + 2 = 0. En déduire une base de E.
 
0 1 0
2. (a) On pose la matrice A =  0 0 1 . Démontrer que
 

−2 1 2
 
1 1 n
n
3 (−1) + 1 − 3 2 − 12 (−1)n + 12 1 n 1
6 (−1) − 2 + 3 2
1 n

An =  − 31 (−1)n + 1 − 23 2n 1 n
2 (−1) + 2
1
− 16 (−1)n − 21 + 23 2n .
 
1 4 n
n
3 (−1) + 1 − 3 2 − 12 (−1)n + 12 1 n 1
6 (−1) − 2 + 3 2
4 n

On pourra expliquer le calcul de A · An .


 
u0
(b) On fixe (u0 , u1 , u2 ) ∈ R3 , définissant une suite u de E. Calculer A · U0 , où U0 =  u1 .
 

u2
En déduire l’expression de un en fonction de n ainsi que de u0 , u1 et u2 .
Servi avec l’exercice n◦ 41 de la banque CCP.
Examinateur pointilleux, qui n’eut de cesse de demander les définitions de TOUS les termes employés (notamment
pour l’exercice 41 de topologie de la banque).

Exercice 0.24 : Mines-TELECOM MP 2018 – Léo Besson (? ?)


I. Voir 6.11.
II. Voir 0.25.
Considérons un corps K.
1. Démontrer que Vect{AB − BA / (A, B) ∈ Mn (K)2 } = {M ∈ M(K) / tr (M ) = 0}.
2. Soit ϕ une forme linéaire sur Mn (K) telle que ϕ(AB) = ϕ(BA) pour tout (A, B) ∈ Mn (K)2 .
Démontrer qu’il existe un scalaire λ tel que ϕ = λ tr .

Exercice 0.25 : Mines-TELECOM MP 2017 – Andéol Chauveau de Quercize (? ?)


Voir 0.24.
Considérons H = {AB − BA / (A, B) ∈ Mn (R)2 }.
1. Démontrer que l’application trace tr : Mn (R) → R est une forme linéaire non nulle.
2. Notons (Ei,j )1≤i,j≤n la base canonique de Mn (R). Calculer Ei,j Ek,` .
3. Démontrer que pour tout (A, B) ∈ Mn (R)2 , tr (AB) = tr (BA). En déduire que Ker ( tr ) = H.
4. Soit ϕ une forme linéaire sur Mn (R) vérifiant : ∀(A, B) ∈ Mn (R)2 , ϕ(AB) = ϕ(BA).
Démontrer que (ϕ, tr ) est une famille liée.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 6/299 27 août 2020


CHAPITRE 0. EXERCICES NIVEAU SUP MP 2020-21

5. Déterminer un supplémentaire de Ker ( tr ).

Exercice 0.26 : Navale MP 2016 maths 2 – Thibault Delahaye (?)


Attention : M. Gugger examinateur méchant !
I. Voir 7.55. Voir 7.54.
II. Soit A et B dans Mn (R). Démontrer que si tr (AM ) = tr (M B) pour toute M de Mn (R), alors A = B.
III. Voir 16.12.

Exercice 0.27 : Navale MP 2016 maths 2 – Sonia Poncelin de Raucourt (?)


I. Voir 7.58.
II. Voir 0.28.
Considérons une matrice M ∈ Mn (R). Démontrer que :

tr (M AB) = tr (M BA) pour tout (A, B) ∈ Mn (R)2 si et seulement si M = kIn , pour k un réel.

Exercice 0.28 : Navale MP 2016 maths 2 – Florian Szczepaniak (?)


I. Voir 2.32.
II. Voir 0.13.
III. Voir 0.27.
Considérons une matrice M ∈ Mn (R). Démontrer que :

tr (M AB) = tr (M BA) pour tout (A, B) ∈ Mn (R)2 si et seulement si M = kIn , pour k un réel.

Exercice 0.29 : TPE/EIVP MP 2015 maths 2 – Mathieu Le Pape (? ?)


I. « Une histoire d’irréductibilité dans Q[X] et de racines complexes (avec utilisation du théorème de Bézout pour
les polynômes. »
II. Soit A une matrice telle que Ap = I.
p
1X k
1. Démontrer que B = A est une projection.
p
k=1
2. Montrer que Ker (B − I) = Im (B).
p
1X
3. En déduire que dim(Ker (B − Ip )) = tr (Ak ).
p
k=1

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 7/299 27 août 2020


0.3. ALGÈBRE MATRICIELLE MP 2020-21

Exercice 0.30 : TPE/EIVP MP 2014 maths 2 – Alice Ribaucourt (? ?)


I. Voir 13.8.
II. Soit A une matrice de Mn (R) composée des vecteurs colonnes C1 , . . . , Cn . Soit A0 la matrice de Mn (R) composée
des vecteurs colonnes C10 , . . . , Cn0 tels que X
Ci0 = Ck .
k6=i

Exprimer det(A0 ) en fonction de det(A).


III. Voir 5.20.

Exercice 0.31 : Bézout pour les matrices – Telecom Sud’Paris MP 2012 – Henri Flavigny (? ?)
I. Soit (A, B) ∈ Mn (Z)2 . Supposons que pgcd(det A, det B) = 1.
Démontrer qu’il existe (U, V ) ∈ Mn (Z)2 tel que AU + BV = In .
II. Voir 18.15.

Exercice 0.32 : Mines-TELECOM MP 2012 — Antoine Capoulade (?)


I. Voir 18.19.
II. Soit E = R3 . Fixons un plan vectoriel P et une droite vectorielle D non incluse dans P . Considérons G = {u ∈
L(E) ; u(P ) ⊂ D, u(D) ⊂ P }.
Vérifier que G est un sous-espace vectoriel de L(E). Déterminer la dimension de G.

Exercice 0.33 : ENSEA/ENSIIE MP 2013 – Florence Penelle (?)



1 a a2 a4

1 b b2 b4
I. Calculer ∆ = .

1 c c2 c4

1 d d2 d4
II. Voir 12.83.

Exercice 0.34 : Mines-TELECOM MP 2013 – Irène Giger (?)


I. Calculer le déterminant n × n :

5 3 0 ··· 0

.. .. ..

2 5 . . .

Dn

= .. .. ..
0 . . . 0 .

.. .. .. ..

. . .

. 3

0 ··· 0 2 5
II. Voir 12.97.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 8/299 27 août 2020


CHAPITRE 0. EXERCICES NIVEAU SUP MP 2020-21

0.4 Algèbre des polynômes et des fractions rationnelles

Exercice 0.35 : Mines-TELECOM MP 2018 – Antoine Parel (? ?)


I. Calculer la fraction rationnelle
n−1
X 1 2ikπ
F (X) = où ωk = e n .
X − ωk
k=0

II. Voir 12.14.

Exercice 0.36 : Mines-TELECOM MP 2018 – Daniel Gabaï et 2019 – Matthieu Comes (? ?)


I. Voir 0.63.
II. Voir 7.13.
III. Voir 0.37.
Trouver tous les polynômes P à coefficients complexes tels que quel que soit z ∈ C, on ait P (z) ∈ R.

Exercice 0.37 : Telecom Sud’Paris MP 2014 – Khalil Tabat (?)


I. Voir 0.36.
Trouver tous les polynômes P à coefficients complexes tels que quel que soit z ∈ C, on ait P (z) ∈ R.
II. Voir 12.38.

Exercice 0.38 : CCINP MP 2018 – Sébastien Journé (? ?)


Considérons l’application f de R[X] dans R[X] qui à P (X) associe P (X) + P (X + 1).
1. Démontrer que f est un isomorphisme.
2. Démontrer que pour tout entier naturel k, il existe un unique Ek dans R[X] tel que Ek (X + 1) + Ek (X) = X k
et Ek0 = kEk−1 .
n  
n
X n
3. Démontrer que pour tout entier naturel n et tout polynôme P : f (P (X)) = P (X + k).
k
k=0
Accompagné de l’exercice 44 de la banque CCP.

Exercice 0.39 : Mines-TELECOM MP 2017 – Pierre Leroux (?)


I. Voir 16.15.
II. 1. Rappeler la définition d’une racine de multiplicité k d’un polynôme.
L’examinatrice a demandé une preuve orale uniquement.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 9/299 27 août 2020


0.4. ALGÈBRE DES POLYNÔMES ET DES FRACTIONS RATIONNELLES MP 2020-21

2. On fixe un réel a. Soit P un polynôme réel de degré supérieur ou égal à 3. On définit un polynôme Q en
posant
Q(X) = (X − a)(P 0 (X) − P 0 (a))2 + (P (X) − P (a))3 .
Démontrer que Q admet a comme racine d’ordre de multiplicité au moins 3.
M. Cochet : polynôme modifié par rapport à l’original, sinon exercice impossible.

Exercice 0.40 : Telecom Sud’Paris MP 2015 – Charles Wième (? ?)


I. Déterminer le nombre de racines réelles de Pn (X) = nX n − X n−1 − X n−2 − · · · − X − 1.
II. Voir 0.74.

Exercice 0.41 : ENSEA MP 2015 – Clémentine Cazenave (?)


I. Voir 11.21.
II. Déterminer les polynômes P ∈ C[X] tels que P (X 2 ) = (X 2 + 1)P (X).
Commentaire : « examinatrice qui n’aide pas, plutôt sèche ».

Exercice 0.42 : CCINP MP 2018 – Ludovic Thaï (?)


n  
X n
Soit (an )n∈N une suite réelle fixée. Construisons une suite (bn )n∈N par la formule : ∀n ∈ N, bn = ak .
k
k=0
Considérons l’application linéaire ϕ : R[X] → R définie par ϕ(X k ) = ak .
1. (a) Soit Y = X + 1. Pour tout n ∈ N, calculer ϕ(Y n ) en fonction des ak .
n  
X n
(b) Démontrer que : ∀n ∈ N, an = (−1)n−k bk .
k
k=0
2. (a) Notons Sq,n le nombre de surjections d’un ensemble à q éléments dans un ensemble à n éléments.
Pour k ∈ [[1, n]], déterminer en fonction de Sq,k le nombre de fonctions d’un ensemble à q éléments dans un
ensemble à n éléments telles que le cardinal de l’image de f soit égal à k.
n  
q
X n
(b) En déduire que n = Sq,k .
k
k=1
Accompagné de l’exercice 97 de la banque CCP.

Exercice 0.43 : Petites Mines MP 2015 – Hugues Isselin (?)


I. 1. Déterminer toutes les racines de P (X) = 4X 4 + 3X 2 + 1.
2. Factoriser P (X) dans R[X].
3. En déduire deux diviseurs de 40301.
II. Donné en direct. Voir 8.13.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 10/299 27 août 2020


CHAPITRE 0. EXERCICES NIVEAU SUP MP 2020-21

Exercice 0.44 : Mines-TELECOM MP 2014 – Guillaume Lacheteau (?)

I. Voir 12.20.
II. Factoriser dans R puis dans C : P (X) = X 7 − 5X 6 + 8X 5 − 4X 4 − 4X 3 + 8X 2 − 5X + 1.

Exercice 0.45 : CCP MP 2013 – Irène Giger (? ?)


On définit une suite de polynômes par T0 = 1, T1 = X et Tn+1 = 2XTn − Tn−1 pour tout n ≥ 1.
1. (a) Déterminer le degré et le terme de plus haut degré de Tn .
(b) Prouver que Tn (cos(θ)) = cos(nθ).
2. Soit En = {P ∈ R[X] / (1 − X 2 )P 00 (X) − XP 0 (X) + n2 P (X) = 0}.
(a) Démontrer que si P ∈ En alors deg(P ) = n ou P = 0.
(b) Prouver que Tn ∈ En .
(c) Montrer que si P ∈ En alors il existe λ ∈ R tel que P = λTn .

Exercice 0.46 : CCP MP 2013 – Corentin Ginisty (?)


n−1
X
Notons P = X 2k .
k=0
P
1. Écrire P sans le symbole . En déduire les racines de P .
2. Factoriser P dans R[X].
n−1  
Y kπ
3. Déterminer sin .
2n
k=0
Remarque : servi avec l’exercice n◦ 59 de la banque CCP.

0.5 Algèbre bilinéaire, produits scalaires

Exercice 0.47 : ENSEA MP 2015 – Charles Wième (?)

I. Voir 9.8. Aussi poly CCP n◦ 10 (analyse).


II. Pour (A, B) ∈ Mn (R)2 , on pose (A|B) = tr (tA · B).
1. Démontrer que ( · | · ) est un produit scalaire sur Mn (R).
2. Rappeler l’inégalité de Cauchy-Schwarz.
√ p
3. Démontrer que : ∀A ∈ Mn (R), | tr (A)| ≤ n· tr (tA · A).

Exercice 0.48 : ENSEA MP 2015 – Arnaud Ribeyrolles (?)

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 11/299 27 août 2020


0.6. SUITES ET SÉRIES MP 2020-21

I. Voir 0.49.
Soit B = (e1 , . . . , en ) une famille de vecteurs unitaires d’un R-espace vectoriel E muni d’un produit scalaire. On
suppose que l’on a :
n
X
2
∀x ∈ E, kxk = (ei |x)2 .
i=1

Démontrer que la famille B est une base orthonormée de E.


II. Voir 12.69.

Exercice 0.49 : Mines MP 2017 – Jules Tisseyre (?)


I. Voir 11.30.
II. Voir 0.48.
Soit E un espace préhilbertien réel, n un entier naturel non nul et (ei )1≤i≤n une famille de vecteurs normés de
E telle que :
(H1) La famille (ei )1≤i≤n est libre.
Xn
2
(H2) Pour tout x ∈ E, kxk = (x|ei )2 .
i=1
Montrer que (ei )1≤i≤n est une base orthonormée de E.
Le résultat reste-t-il vrai si on remplace (H1) par l’hypothèse (H3) Pour tout i ∈ [[1, n]], ei 6= 0E ?

0.6 Suites et séries

Exercice 0.50 : Mines-TELECOM MP 2016 – Florian Szczepaniak (?)


I. Voir 13.26.
n
X 1
II. Notons Hn = la somme partielle de la série harmonique. Soit Xp = {n ∈ N∗ / Hn ≥ p} et np = min Xp .
k
k=1
1. Démontrer que np existe.
2. Calculer n0 , n1 , n2 , n3 .
3. Démontrer que (np )p est une suite divergente.

Exercice 0.51 : Mines-TELECOM MP 2014 – Thomas Gouedard (?)


P P
I. Soit (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites réelles positives telles que un et vn convergent.
P√
Démontrer que un vn converge.
II. Voir 14.17.

Exercice 0.52 : TPE/EIVP MP 2016 maths 1 – Sonia Poncelin de Raucourt (?)

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 12/299 27 août 2020


CHAPITRE 0. EXERCICES NIVEAU SUP MP 2020-21

π
sin3 (x)
Z n P
I. On pose un = dx. Déterminer la nature de la série un .
0 1+x
II. Voir 20.11.

Exercice 0.53 : Mines-TELECOM MP 2017 – Geoffroy Mateu (?)


P
I. Soit (un )n une suite décroissante de nombres réels strictement positifs telle que un converge.
Démontrer que la suite (nun )n est convergente de limite nulle.
II. Voir 7.23. Voir 7.26.

Exercice 0.54 : Navale MP 2015 maths 1 – Vianney Malcouronne (? ?)


Soit f une fonction continue sur R+ , dérivable en 0, telle que f (0) = 1 et pour tout x > 0, 0 ≤ f (x) < 1.
Construisons une suite (un )n avec u0 ∈ R∗+ et la relation de récurrence : ∀n ∈ N, un+1 = un f (un ).
1. Étudier la suite (un )n .
2. Supposons f 0 (0) 6= 0. Montrer que u2n est convergente.
P

3. Deux autres questions.

Exercice 0.55 : Mines-TELECOM MP 2014 – Dimitri Mancy (? ?)


I. Voir 7.45.
II. 1. Montrer que pour tout entier naturel n, l’équation x − e−x = n admet une unique solution que l’on notera
xn .
2. Donner un développement asymptotique à quatre termes de xn .

Exercice 0.56 : TPE/EIVP MP 2014 maths 1 – Ariel Chiche (? ?)


I. Voir 10.56.
II. Voir 4.5.  
X 1
III. Nature et calcul de la somme de la série ln 1 − 2 .
n
n≥2

Exercice 0.57 : Telecom Sud’Paris MP 2013 – Irène Giger (?)


I. Voir 12.57.
II. Voir 13.34.

P ln(1 + n)
III. Nature de la série un avec un = √ , n ≥ 1.
n + n + n2

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 13/299 27 août 2020


0.7. CONTINUITÉ, DÉRIVABILITÉ MP 2020-21

Exercice 0.58 : Mines-TELECOM MP 2013 – Corentin Ginisty (? ?)


1 X
I. Soit un = Pn √ k
. Étudier la convergence de la série un .
k=1 k n≥1
II. Voir 7.59.

Exercice 0.59 : Telecom Sud’Paris MP 2013 – Arnaud Paoletti (? ?)


1
I. Soit (un )n∈N∗ une suite à termes réels telle que u1 > 0 et ∀n ≥ 1, un+1 − un = .
nα un
Déterminer les conditions sur α pour que la suite (un )n∈N∗ soit convergente.
II. Voir 7.60.

Exercice 0.60 : SATP — Mines-TELECOM MP 2012 — Victor Camara (? ?)


X X√
I. Soit un une série convergente à termes réels positifs. Démontrer que la série un u2n est convergente.
II. Voir 5.44.

Exercice 0.61 : Mines-TELECOM MP 2012 — Florence Penelle (?)


I. Voir 7.18.
  n1
1 (2n)!
II. Soit un = , n ≥ 1. La suite (un )n≥1 converge-t-elle ? Si oui, vers quelle limite ?
n n!

Exercice 0.62 : Mines-TELECOM MP 2013 – Florence Penelle (???)


I. Voir 0.16.
II. Soit n et k deux entiers naturels. Notons nk le reste de la division euclidienne de n par k.
n1 + n2 + · · · + nn
Étudier la suite de terme général un = .
n2
A FAIRE !
n0 + n02 + · · · + n0n
Indication : poser n0k = nk − n et étudier la suite de terme général vn = 1 .
n2

0.7 Continuité, dérivabilité

Exercice 0.63 : Mines-TELECOM MP 2018 – Daniel Gabaï et 2019 – Matthieu Comes (?)
I. Considérons la fonction  
 x2 sin 1

si x ∈ R∗ ,
f : x 7→ x
0 si x = 0.

1. La fonction f est-elle dérivable sur R ?

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 14/299 27 août 2020


CHAPITRE 0. EXERCICES NIVEAU SUP MP 2020-21

2. La fonction f est-elle de classe C 1 sur R ?


II. Voir 7.13.
III. Voir 0.36.

Exercice 0.64 : Saint-Cyr MP 2013 maths 1 – Alexandre Martin (???)


I. Voir 7.32.
(1 − t) · · · (n − t) 1
II. Voir 0.64. Montrer que : ∀t ∈ [0, 1], ∀n ∈ N∗ , ≤ .
n! (1 + n)t

0.8 Intégration

Exercice 0.65 : Mines-TELECOM MP 2012 – Paul Bernard (?)


n
X X 1
I. Étudier la série un avec un = 2 + (n − p)2
.
p=1
p
II. Voir 1.18.

Exercice 0.66 : intégrale abélienne – Mines-TELECOM MP 2012 – Henri Flavigny (? ?)


I. Voir 1.29.
Z b p
II. Soient a et b deux réels tels que a < b. Calculer x (b − x)(x − a)dx.
a

Exercice 0.67 : Saint-Cyr MP 2017 maths 2 – Olivier Foult (?)


I. Voir 16.6.
II. Voir 11.56.
III. Déterminer les fonction f continues sur R et vérifiant
Z x
f (x) = 1 − (x − t)f (t)dt.
0

Exercice 0.68 : Mines-TELECOM MP 2014 – Ghislain Le Dain (?)


I. Voir 7.41.
n
X 1 P
II. Notons un = α + (n − p)α
, α > 0. Nature de la série un ?
p=1
p

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 15/299 27 août 2020


0.9. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS MP 2020-21

0.9 Développements limités

Exercice 0.69 : DL de la bijection réciproque — Mines-TELECOM PC 2012 — Lucie Ribeyre (?)

I. Voir 5.19.
II. Soit f (x) = x + ln(1 + x).
1. Montrer que f est une bijection. On note g sa bijection réciproque.
2. Calculer sans réflexion g(0) et g 0 (0).
3. Montrer que g admet un développement limité à tout ordre au voisinage de 0.
4. Exprimer le développement limité de g à l’ordre 3.

Exercice 0.70 : Mines-TELECOM MP 2017 – Alexandre Trochon (?)

I. Sur 14 points.
Voir 18.9.
II. Sur 6 points.
Déterminer les développements limités en 0 à l’ordre n de sin x et ln(1 + x).

Exercice 0.71 : TPE/EIVP MP 2014 maths 1 – Antoine Diab-Maalouf (?)

I. Voir 12.32.
2
∗ ex − 1
II. Soit f la fonction définie sur R par f (x) = et f (0) = 0.
x
1. Démontrer que f réalise une bijection de R dans R.
2. Démontrer que f −1 admet un développement limité à tout ordre en 0 et calculer celui à l’ordre 5.

Exercice 0.72 : Telecom Sud’Paris MP 2013 – Henri Mirande (? ?)

I. Voir 12.58.
II. Montrer que la famille de fonctions

(x 7→ 1, x 7→ exp(x)th (x), x 7→ exp(x)th 2 (x), . . . , x 7→ exp(x)th n (x))

est libre.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 16/299 27 août 2020


CHAPITRE 0. EXERCICES NIVEAU SUP MP 2020-21

0.10 Probabilités et combinatoire

Exercice 0.73 : ENSIIE MP 2015 – Philippe Raad (?)


I. Voir 7.8.
II. Démonstration de la valeur de l’espérance dans le cas d’une loi binomiale puis dans le cas d’une loi uniforme.

Exercice 0.74 : Telecom Sud’Paris MP 2015 – Charles Wième (?)


I. Voir 0.40.
II. Considérons une urne contenant 2N boules numérotées de 1 à 2N , avec N entier impair.
On tire N boules sans remise. Notons S la somme des numéros des N boules tirées, et S 0 la somme des numéros
des N boules restantes. Déterminer P (S > S 0 ).

Exercice 0.75 : Navale MP 2015 maths 2 – Gaïane Floch (?)


I. On lance m dés à six faces non truqués. On relance les dés n’ayant pas obtenu un 6 de manière identique, jusqu’à
ce qu’on n’ait que des 6.
1. On fixe un dé. Notons An l’événement « ne pas obtenir de 6 en n lancers de ce dé ».
Calculer p(An ).
2. Soit l’événement Bn : « obtenir finalement les m 6 en au plus n lancers ». Déterminer p(Bn ).
3. Calculer lim p(Bn ). Commenter.
n→+∞
II. Voir 5.4.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 17/299 27 août 2020


0.10. PROBABILITÉS ET COMBINATOIRE MP 2020-21

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 18/299 27 août 2020


Chapitre 1

Groupes

1.1 Loi de composition interne

Exercice 1.1 : monoïde (?)


Soit (E, ∗) un monoïde, c’est-à-dire un ensemble muni d’une LCI associative et unitaire. Supposons la loi ∗ com-
mutative.
Soit (x, y) ∈ E 2 . On suppose x ∗ y symétrisable. Montrer que x et y sont symétrisables.

Exercice 1.2 : une LCI exotique sur R (?)


Soit ∗ la LCI définie sur R par :
x ∗ y = xy + (x2 − 1)(y 2 − 1).
1. Vérifier que ∗ est commutative, non associative, et admet un élément neutre.
2. Résoudre les équations suivantes, d’inconnue x ∈ R : (a) 2 ∗ x = 5. (b) x ∗ x = 1.

Exercice 1.3 : symétrisabilité ⇒ régularité (sous condition) (?)


Soit E un ensemble muni d’une LCI ∗ associative et admettant un élément neutre ; démontrer que tout élément de
E symétrisable pour ∗ est régulier pour ∗. Donner un exemple où la réciproque est fausse.

Exercice 1.4 : régularité ⇒ symétrisabilité (sous condition) (?)


Soit E un ensemble fini muni d’une LCI ∗ associative.
Pour tout a élément de E, on note γa : E −→ E et δa : E −→ E .
x 7−→ a ∗ x x 7−→ x∗a
On suppose qu’il existe dans E un élément x régulier pour ∗.
1. Démontrer que γx et δx sont injectives.
2. En déduire que ∗ admet un élément neutre et que x est symétrisable pour ∗.

19
1.1. LOI DE COMPOSITION INTERNE MP 2020-21

Exercice 1.5 : deux LCI (?)


Soit E un ensemble, ∗ une LCI associative sur E, > une LCI dans E distributive sur ∗.
1. Démontrer que si x, x0 , y, y 0 , éléments de E, sont tels que x>x0 et y>y 0 soient réguliers pour ∗, alors x>y 0 et
y>x0 commutent pour ∗.
(On pourra calculer (x ∗ y)>(x0 ∗ y 0 ) de deux façons différentes).
2. En déduire que si > possède un élément neutre ε, alors deux éléments réguliers pour ∗ commutent pour ∗.
3. En déduire que si > possède un élément neutre et si tous les éléments de E sont réguliers pour ∗, alors ∗ est
commutative.

Exercice 1.6 : quotient d’un groupe par un sous-groupe (?)


Voir 1.31.
Soit (G, ×) un groupe et H un sous groupe de (G, ×).
On définit une relation binaire R sur G par :

xRy ⇔ xy −1 ∈ H

Montrer que R est une relation d’équivalence et en décrire les classes d’équivalence.

Exercice 1.7 : loi de composition sur F(X, X) (???)


Soit X un ensemble et E = F(X, X) l’ensemble des applications de X dans X, muni de la loi ◦ (composition des
applications).
Montrer que ◦ est une LCI sur E, associative, unitaire, et en déterminer les éléments symétrisables (à droite, à
gauche).

Exercice 1.8 : une LCI exotique sur {1, 2, 3, 4} (?)


Soit E = {1, 2, 3, 4}. On munit E de la loi de composition définie par :

pour tout (x, y) ∈ E 2 , x ∗ y est le reste de la division euclidienne de xy par 5.

1. Vérifier que ∗ est une loi de composition interne dans E. Le couple (E, ∗) est-il un groupe ?
2. Résoudre dans E les trois équations d’inconnue x : (3 ∗ x) ∗ 2 = 1 ; 4 ∗ (2 ∗ x) = 2 ; (3 ∗ x) ∗ 3 = 3.

Exercice 1.9 : centre d’un p-groupe – X MP (???)


Soit G un groupe multiplicatif de cardinal pα avec p premier et α ∈ N∗ . Montrer que

Z(G) 6= {1} .

Indication : on considèrera la relation y1 Ry2 ssi ∃x ∈ G, xy1 = y2 x.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 20/299 27 août 2020


CHAPITRE 1. GROUPES MP 2020-21

1.2 Groupe

Exercice 1.10 : translation d’un groupe (?)


Soit (G, ·) un groupe noté multiplicativement, H un sous-groupe de G et A une partie non vide de G.
Démontrer : A · H = H ⇐⇒ A ⊂ H. (A · H désigne l’ensemble {a · h, a ∈ A, h ∈ H}).

Exercice 1.11 : intersection et réunion de sous-groupes (? ?)


Soit (G, ∗) un groupe , H et K deux sous-groupes de G.
1. Montrer que H ∩ K est un sous-groupe de G.
2. Montrer que H ∪ K est un sous-groupe de G si et seulement si : H ⊂ K ou K ⊂ H.

Exercice 1.12 : centre d’un groupe (?)


Soit (G, ·) un groupe. On appelle centre de G l’ensemble C = {a ∈ G ; ∀x ∈ G, ax = xa}.
Montrer que C est un sous-groupe de G.

Exercice 1.13 : groupe engendré par une partie (?)


Considérons les applications de R \ {0, 1} dans lui-même :
1 1 x x−1
f1 : x 7→ x, f2 : x 7→ 1 − x, f3 : x 7→ , f4 : x 7→ , f5 : x 7→ , f6 : x 7→ .
1−x x x−1 x
Démontrer que G = {f1 , f2 , f3 , f4 , f5 , f6 } est un groupe pour la composition. Déterminer tous ses sous-groupes. Quel
est le plus petit sous-groupe de G contenant f2 ? f3 ? f2 et f3 ?

Exercice 1.14 : HK = KH (? ?)
Soit (G, ·) un groupe noté multiplicativement, H et K deux sous-groupes de G. On note HK l’ensemble : HK =
{hk ; h ∈ H, k ∈ K}.
Montrer que HK est un sous-groupe de G si et seulement si HK = KH.

Exercice 1.15 : toute partie stable finie d’un groupe est un sous-groupe (? ?)
Soit (G, ·) un groupe, H une partie stable finie non vide de G.
Montrer que H est un sous-groupe de G (pour h ∈ H, considérer les applications γh : x 7→ hx et δh : x 7→ xh de H
dans H).
Application : ((? ? ?), nécessite l’exercice 1.44) Quelles sont les parties finies non vides de C∗ stables pour la
multiplication ?

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 21/299 27 août 2020


1.2. GROUPE MP 2020-21

Exercice 1.16 : Mines-TELECOM MP 2016 – Damien Habets (? ?)


Munissons E = R∗ × R de la loi ∗ définie par :
 v 
∀(x, y) ∈ E, ∀(u, v) ∈ E, (x, y) ∗ (u, v) = xu, + yu .
x
1. Démontrer que (E, ∗ ) est un groupe.
2. Pour toute application f : R∗ → R, on pose Gf = {(x, f (x)) / x ∈ R∗ }.
Déterminer des conditions sur f pour que Gf soit un sous-groupe de E.

Exercice 1.17 : TPE/EIVP MP 2015 maths 2 – Clémentine Cazenave (? ?)


I. Voir 10.19.
II. Soit (G, · ) un groupe. Considérons l’application f : x 7→ x3 . On suppose que f est un endomorphisme du groupe
G et qu’il est surjectif. L’objectif de l’exercice est de démontrer que G est commutatif.
1. Démontrer que : ∀(x, y) ∈ G2 , x3 y 3 (x−1 )3 = xy 3 x−1 .
2. a) Démontrer que : ∀(x, y) ∈ G2 , x2 y 3 = y 3 x2 .
b) Démontrer que : ∀(x, y) ∈ G2 , x2 y = yx2 .
c) Démontrer que : ∀(x, y) ∈ G2 , x2 y 2 = yxyx.
d) Conclure.
Commentaire : examinateur gentil qui tend des perches.

Exercice 1.18 : un sous-groupe de GLn (R) – Mines-TELECOM MP 2012 – Paul Bernard (? ?)


I. Voir 0.65.
II. Soit E un espace vectoriel normé de dimension finie. Soit G un sous-groupe fini de GLn (E). Démontrer que :
 
\ 1 X
dim  ker(g − IdE ) = tr g.
Card (G)
g∈G g∈G

Remarque : également donné à l’X option MP en 2001 !

Exercice 1.19 : un groupe géométrique – Centrale MP (? ?)


Soient A(1, 0) et B(0, 1). Les points M0 (x0 , y0 ) et M1 (x1 , y1 ) sont donnés. On construit le point P0 par les condi-
tions :
— les droites (P0 M0 ) et (Ox) sont parallèles ;
— P0 ∈ (AB).
On construit le point Q0 par les conditions :
— les droites (P0 Q0 ) et (M1 B) sont parallèles ;
— Q0 ∈ (AM1 ).
Soit le point M2 (x2 , y2 ) tel que le quadrilatère (M0 P0 Q0 M2 ) soit un parallélogramme. On pose

M2 = M0 ∗ M1 .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 22/299 27 août 2020


CHAPITRE 1. GROUPES MP 2020-21

1. Démontrer que x2 = x0 + x1 y0 et y2 = y0 y1 .
2. Démontrer que la loi ∗ est associative, admet un élément neutre et que, si y0 6= 0, le point M0 admet un inverse.
3. On définit une suite de points (Mn )n∈N par la donnée de M0 , de M1 et de la relation de récurrence valable pour
tout entier n ≥ 2
Mn = Mn−1 ∗ Mn−2 .
Déterminer yn en fonction de y0 > 0 et de y1 > 0.

Exercice 1.20 : points sur une hyperbole (?)


Montrer que n √ o
x + y 3 ; x ∈ N, y ∈ Z, x2 − 3y 2 = 1

est un sous-groupe de (R∗+ , ×).

Exercice 1.21 : groupe engendré par le complémentaire d’un sous-groupe (? ?)


Soit H un sous-groupe strict d’un groupe (G, ∗), de complémentaire K dans G. Déterminer le groupe hKi engendré
par K.

Exercice 1.22 : sous-groupes de R – X MP classique (???)


Voir 4.4.
Montrer que tout sous-groupe de (R, +) est soit dense, soit de la forme aZ, pour un unique a ≥ 0.

Exercice 1.23 : application des sous-groupes de R – X MP classique (???)


Voir 1.22.
1. Soit x ∈ R \ Q. Montrer qu’il existe une infinité de (p, q) ∈ Z × N∗ tel que

x − p < 1 .

q q2

1
2. (???) Montrer la divergence de la suite de terme général un = .
n sin n

Exercice 1.24 : une loi de groupe (? ?)


1. Montrer que R2 est un groupe non abélien pour la loi ∗ définie par :
0
∀((x, y), (x0 , y 0 )) ∈ (R2 )2 , (x, y) ∗ (x0 , y 0 ) = (x + x0 , yex + y 0 e−x ).

2. Trouver les applications f : R → R dont le graphe est un sous-groupe de (R2 , ∗).

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 23/299 27 août 2020


1.3. MORPHISME DE GROUPES MP 2020-21

Exercice 1.25 : éléments involutifs d’un groupe (?)


1. Montrer qu’un groupe G dans lequel tout élément est involutif (i.e ∀x ∈ G, x2 = eG ), est abélien.
2. Montrer qu’un groupe G dans lequel : ∀(x, y) ∈ G2 , (xy)2 = x2 y 2 , est abélien.

Exercice 1.26 : élément de torsion (?)


Un élément a d’un groupe (G, ?) est dit élément de torsion lorsqu’il existe n ∈ N∗ tel que an = e.
Montrer que le sous-ensemble formé des éléments de torsion d’un groupe abélien en est un sous-groupe.

Exercice 1.27 : bijections de E ayant un point fixe (?)


Soit E un ensemble non vide et a ∈ E. On note

G = {f ∈ B(E, E), f (a) = a} ,

où B(E, E) désigne l’ensemble des bijections de E dans E. Démontrer que G muni de la loi ◦ est un groupe.

Exercice 1.28 : (?)


Un sous-groupe d’un groupe produit est-il nécessairement produit de deux sous-groupes ?

1.3 Morphisme de groupes

Exercice 1.29 : deux groupes isomorphes ? – Mines-TELECOM MP 2012 – Henri Flavigny (?)
I. Les groupes (Z/8Z, +) et (Z/2Z × Z/4Z, +) sont-ils isomorphes ?
II. Voir 0.66.

Exercice 1.30 : automorphismes intérieurs (? ?)


Soit (G, ·) un groupe, soit a ∈ G. On considère l’application fa : G → G, x 7→ axa−1 .
1. Montrer que fa est un automorphisme de G.
2. On considère I(G) = {fa , a ∈ G}.
 
Montrer que I(G), ◦ est un groupe. Donner un morphisme ϕ : (G, ·) −→ I(G), ◦ .

Exercice 1.31 : sous-groupes distingués (? ?)


Voir 1.6.
Un sous-groupe H de (G, ·) est dit distingué lorsque

∀x ∈ H, ∀a ∈ G, axa−1 ∈ H.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 24/299 27 août 2020


CHAPITRE 1. GROUPES MP 2020-21

1. Montrer que le noyau d’un morphisme de groupes au départ de (G, ·) est distingué.
2. Démontrer que H est distingué dans G si et seulement si pour tout x ∈ G, Hx = xH.
3. Soient H, K deux sous-groupes de (G, ·). On suppose H distingué.
Montrer que l’ensemble HK = {xy ; x ∈ H, y ∈ K} est un sous-groupe de (G, ·).
4. Considérons l’ensemble G/H des classes de G sous H (c’est-à-dire pour la relation xRy ssi xy −1 ∈ H). Démontrer
qu’on le munit d’une structure de groupe en posant Hx ∗ Hy = Hxy.

Exercice 1.32 : morphismes sur le groupe symétrique (?)


Soit n ∈ N tel que n ≥ 2. Déterminer les morphismes du groupe (Sn , ◦) vers (C∗ , ×).

Exercice 1.33 : une structure de groupe exotique sur R (?)


1
Sur R2 , on définit l’application (a, b) 7−→ a>b = (a3 + b3 ) 3 .
1. Démontrer que (R, >) est un groupe commutatif.
2. Soit ϕ : R −→ R, a 7−→ a3 . Démontrer que ϕ est un isomorphisme du groupe (R, >) sur le groupe (R, +).

Exercice 1.34 : morphismes sur Z, sur Q (grand classique !) (?)


1. Trouver tous les morphismes du groupe (Z, +) vers lui-même. Lesquels sont des isomorphismes ?
2. Démontrer que tout morphisme de (Q, +) dans (Z, +) est l’application nulle.

Exercice 1.35 : somme des images d’un morphisme à valeurs dans C∗ (? ?) X


Soit ϕ un morphisme non constant d’un groupe fini (G, ∗) vers (C∗ , ×). Calculer ϕ(x).
x∈G

Exercice 1.36 : des groupes non isomorphes (?)


1. Démontrer que les groupes (Q, +) et (Q∗+ , ×) ne sont pas isomorphes.
2. Démontrer que les groupes (R∗ , ×) et (C∗ , ×) ne sont pas isomorphes.

1.4 Groupe monogène, groupe cyclique, le groupe Z/nZ

Exercice 1.37 : somme des chiffres en base 10 (?)


On écrit en base 10 le nombre 20112011 . On effectue la somme de ses chiffres, puis la somme des chiffres du nombre
obtenu, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un seul chiffre. Quel est ce chiffre ?

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 25/299 27 août 2020


1.4. GROUPE MONOGÈNE, GROUPE CYCLIQUE, LE GROUPE Z/N Z MP 2020-21

Exercice 1.38 : congruences simultanées & pirates (?)


Une bande de 17 pirates dispose d’un butin composé de N pièces d’or d’égale valeur. Ils décident de se le partager
également et de donner le reste au cuisinier (non pirate). Celui-ci reçoit 3 pièces.
Mais une rixe éclate et 6 pirates sont tués. Tout le butin est reconstitué et partagé entre les survivants comme
précédemment ; le cuisinier reçoit alors 4 pièces.
Dans un naufrage ultérieur, seuls le butin, 6 pirates et le cuisinier sont sauvés. Le butin est à nouveau partagé de
la même manière et le cuisinier reçoit 5 pièces.
Quelle est alors la fortune minimale que peut espérer le cuisinier lorsqu’il décide d’empoisonner le reste des pirates ?

Exercice 1.39 : dernier chiffre (?)


77
77
77
Quel est le dernier chiffre de x = 7 ?

Exercice 1.40 : divisibilité (?)


n
Démontrer que, pour tout entier n ∈ N : 103 − 1 = 0 (3n+2 ).

Exercice 1.41 : groupes de cardinal inférieur à quatre (?)


Déterminer tous les groupes de cardinal inférieur à quatre. On retiendra en particulier qu’il n’existe que deux
groupes de cardinal quatre, à savoir Z/4Z et le groupe de Klein : Z/2Z × Z/2Z.

Exercice 1.42 : plus petit groupe non commutatif (?)


Quel est le plus petit entier n tel qu’il existe un groupe non commutatif de cardinal n ?

Exercice 1.43 : élément d’ordre 2 dans un groupe de cardinal pair (? ?)


Soit (G, ·) un groupe de cardinal 2n.
1. Justifier que l’on définit une relation d’équivalence R sur G en posant

xRy ⇐⇒ x = y ou x = y −1 .

2. En déduire l’existence dans G d’un élément d’ordre 2.

Exercice 1.44 : tout sous-groupe d’un groupe cyclique est lui-même cyclique (? ?)
On désire établir que tout sous-groupe d’un groupe cyclique est lui-même cyclique.
On introduit (G, ·) un groupe cyclique de générateur a et H un sous-groupe de (G, ·).
1. Justifier l’existence d’un plus petit entier naturel non nul tel que an ∈ H.
2. Établir qu’alors H est le groupe engendré par an .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 26/299 27 août 2020


CHAPITRE 1. GROUPES MP 2020-21

Exercice 1.45 : les sous-groupes d’un groupe cyclique (? ?)


Soit G un groupe cyclique de cardinal n.
Montrer que pour tout diviseur d ∈ N∗ de n, le groupe G possède un et un seul sous-groupe de cardinal d.

Exercice 1.46 : produit de groupes cycliques (? ?)


Soient H et K deux groupes notés multiplicativement.
1. Montrer que si h est un élément d’ordre p de H et k un élément d’ordre q de K alors (h, k) est un élément
d’ordre ppcm(p, q) de H × K.
2. On suppose H et K cycliques. Montrer que le groupe produit H × K est cyclique si, et seulement si, les ordres
de H et K sont premiers entre eux.

Exercice 1.47 : groupe quasi-cyclique de Prüfer (???)


Soit p un nombre premier. On pose
n k
o
Gp = z ∈ C ; ∃k ∈ N, z p = 1 .

1. Montrer que Gp est un sous-groupe de (C∗ , ×).


2. Montrer que les sous-groupes propres de Gp sont cycliques et qu’aucun d’eux n’est maximal pour l’inclusion.
k
Pour alléger les notations, on posera Upk = {z ∈ C ; z p = 1}.
3. Montrer que Gp n’est pas engendré par un système fini d’éléments.

Exercice 1.48 : démonstration rapide du théorème de Lagrange dans le cas abélien (?)
Soient (G, ∗) un groupe fini commutatif d’ordre n et a ∈ G.
1. Justifier que l’application x 7→ a ∗ x est une permutation de G.
2. En considérant le produit des éléments de G, établir que an = e.

Exercice 1.49 : ordre d’un produit d’éléments d’un groupe abélien (utile pour 2.40 et 2.41) (? ?)
Soient a et b deux éléments d’ordre respectifs p et q, d’un groupe abélien (G, ∗).
1. Soit d un diviseur de p. Montrer qu’il existe un élément d’ordre d dans (G, ∗).
2. On suppose dans cette question seulement que p et q sont premiers entre eux. Montrer que l’élément ab est
d’ordre pq.
3. On ne suppose plus p et q premiers entre eux.
(a) L’élément ab est-il nécessairement d’ordre ppcm(p, q) ?
(b) Existe-t-il dans G un élément d’ordre m = ppcm(p, q) ?

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 27/299 27 août 2020


1.4. GROUPE MONOGÈNE, GROUPE CYCLIQUE, LE GROUPE Z/N Z MP 2020-21

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 28/299 27 août 2020


Chapitre 2

Anneaux, corps, algèbres

2.1 Anneaux

Exercice 2.1 : condition pour que deux éléments d’un anneau soient inversibles (?)
Soit (A, +, ×) un anneau. Soit (a, b) ∈ A2 . On suppose que ab est inversible et que ba n’est pas diviseur de zéro à
gauche.
Montrer qu’alors a et b sont inversibles. (si x est l’inverse de ab, on pourra former le produit ba(bxa − 1)).

Exercice 2.2 : inversibilité de 1 − xy et de 1 − yx (?)


Soit (A, +, ×) un anneau. Soit (x, y) ∈ A2 . Montrer que, si 1 − xy est inversible, il en est de même de 1 − yx, et
comparer leurs inverses (si 1 − xy a pour inverse z, on a z(1 − xy) = 1 ; multiplier alors par y à gauche et par x à
droite).

Exercice 2.3 : endomorphismes de l’anneau Z (?)


Trouver tous les morphismes d’anneaux de l’anneau (Z, +, ×) vers lui-même.

Exercice 2.4 : lorsque a 7→ a2 est un morphisme surjectif (?)


Soit (A, +, ×) un anneau. On suppose que l’application ϕ : A −→ A, a 7−→ a2 , est un morphisme surjectif.
Démontrer que A est commutatif.

Exercice 2.5 : anneau de Boole (? ?)


Soit A un anneau dans lequel, pour tout élément x ∈ A, on a x2 = x. Un tel anneau est appelé anneau de Boole.
1. Montrer que, pour tout a ∈ A, on a 2a = 0. En déduire que A est commutatif.
2. Montrer que A ne peut se réduire à trois éléments.
3. On suppose que A est fini et de cardinal strictement supérieur à 3. Montrer que A possède des diviseurs de zéro.
(On considèrera un élément de la forme xy(x + y).)

29
2.1. ANNEAUX MP 2020-21

4. Démontrer que (P(E), ∆, ∩) (où ∆ est la différence symétrique) est un anneau booléen.

Exercice 2.6 : endomorphisme de l’anneau C laissant R invariant (?)


Soit f : C → C un morphisme d’anneaux tel que ∀x ∈ R, f (x) = x.
Montrer que f est l’identité ou la conjugaison complexe.

Exercice 2.7 : description des sous-anneaux de Z2 (? ?)


Pour d ∈ N, on note
Ad = (x, y) ∈ Z2 /d divise (y − x) .


1. Montrer que Ad est un sous-anneau de (Z2 , +, ×).


2. Inversement, soit A un sous anneau de (Z2 , +, ×). Montrer que H = {x ∈ Z / (x, 0) ∈ A} est un sous-groupe de
(Z, +).
3. En déduire qu’il existe d ∈ N tel que H = dZ et A = Ad .

Exercice 2.8 : un√anneau d’entiers


√ (? ?)
On considère Z[ 2] = {a + b 2 ; (a, b) ∈ Z2 }.

1. Montrer que (Z[ 2], +, ×) est un anneau.
√ √
2. On note N (a + b 2) = a2 − 2b2 . Montrer que, pour tous x et y de Z[ 2], on a N (xy) = N (x)N (y).
√ √
3. En déduire que les éléments inversibles de Z[ 2] sont ceux s’écrivant a + b 2 avec a2 − 2b2 = ±1.

Exercice 2.9 : les sous-anneaux de Q (???)


On note P l’ensemble des nombres premiers. On se propose d’établir l’existence d’une correspondance bijective
entre l’ensemble des sous-anneaux de l’anneau (Q, +, ×) et l’ensemble des parties de P.
Pour A un sous-anneau de (Q, +, ×), on note
 
1
P (A) = p ∈ P / ∈ A .
p

1. Soient A et B deux sous-anneaux de (Q, +, ×). Établir

P (A) = P (B) ⇒ A = B.

2. Soit P un sous-ensemble de P. Déterminer un sous-anneau A de (Q, +, ×) vérifiant P (A) = P .


3. Conclure.
Indication :
1. Vérifier que si a/b est élément irréductible de A alors 1/p l’est aussi pour tout facteur premier de b.
2. Construire A en précisant les facteurs premiers possibles des dénominateurs des éléments de A.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 30/299 27 août 2020


CHAPITRE 2. ANNEAUX, CORPS, ALGÈBRES MP 2020-21

2.2 Corps

Exercice 2.10 : corps ? (?)


Les ensembles suivants sont-ils des corps commutatifs ?
1. (Q, +, ∗) avec + l’addition usuelle et ∗ définie par a ∗ b = a + b − ab.
2. (R2 , +, ×) avec (a, b) + (c, d) = (a + c, b + d) et (a, b) × (c, d) = (ac − bd, ad + bc).
3. (Z2 , +, ×) avec (a, b) + (c, d) = (a + c, b + d) et (a, b) × (c, d) = (ac + 2bd, ad + bc).

Exercice 2.11 : des


√ corps de nombres non isomorphes
√ (?)
 
Soit A = a + b 7, (a, b) ∈ Q2 et B = a + b 11, (a, b) ∈ Q2 .
1. Démontrer que A et B sont des sous-corps de (R, +, ×).
A → B
2. Démontrer que l’application ϕ : √ √ n’est pas un isomorphisme de A sur B.
a+b 7 7 → a + b 11

Exercice 2.12 : corps algébriquement clos (?)


Le corps des fractions rationnelles K = C(t) est-il algébriquement clos ?
Indication :
Considérer le polynôme X 2 − t.

Exercice 2.13 : produit de corps (? ?)


Soit K et K0 deux corps. Démontrer que l’anneau K × K0 n’est pas un corps. Déterminer les idéaux de cet anneau.

Exercice 2.14 : une CNS pour qu’un anneau soit un corps (? ?)


1. Démontrer qu’un anneau commutatif A est un corps si et seulement si ses seuls idéaux sont {0A } et A.
2. En déduire que tout morphisme de corps est injectif.

Exercice 2.15 : deux lois exotiques (?) (


a?b = a+b−1
Dans R, on considère les deux lois de composition interne suivantes : .
a◦b = ab − (a + b) + 2
Quelle est la structure de (R, ?, ◦) ?

Exercice 2.16 : corps de nombres (?)

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 31/299 27 août 2020


2.3. IDÉAL MP 2020-21

√ √ √
1. Soit K un sous-corps de C, et n un entier naturel tel que n ∈/ K. On pose K[ n] = {a + b n / (a, b) ∈ K2 }.

Montrer que K[ n] est un sous-corps de C.
√ √ √
2. Montrer que K = {a + b 2 + c 3 + d 6 / (a, b, c, d) ∈ Q4 }, muni de l’addition et de la multiplication usuelles,
est un corps.

Exercice 2.17 : automorphismes de R, de C (? ?)


1. Soit (K, +, ×) un corps. Montrer que l’ensemble Aut(K) des automorphismes du corps K est un groupe pour la
loi ◦.
2. Déterminer tous les automorphismes du corps R.
3. Déterminer tous les automorphismes du corps C qui laissent R globalement invariant.

2.3 Idéal

Exercice 2.18 : description des idéaux d’un corps (?)


Quels sont les idéaux d’un corps K ?

Exercice 2.19 : description des idéaux des sous-anneaux de Q (? ?)


Démontrer que les idéaux d’un sous-anneau A de (Q, +, ×) sont de la forme xA, pour x ∈ A.
Indication :
Pour un idéal I, considérer l’intersection de I et de (Z, +).

Exercice 2.20 : description des idéaux de Z2 (? ?)


Soit I un idéal de l’anneau produit (Z2 , +, ×).
1. On pose I1 = {x ∈ Z / (x, 0) ∈ I} et I2 = {y ∈ Z / (0, y) ∈ I}.
Montrer que I1 et I2 sont des idéaux de (Z, +, ×).
2. Établir I = I1 × I2 .
3. Conclure que les idéaux de l’anneau (Z2 , +, ×) sont de la forme xZ avec x ∈ Z2 .

Exercice 2.21 : idéal engendré par un élément idempotent (?)


Soit A un anneau commutatif et e un élément idempotent de A, c’est-à-dire e2 = e).
1. Montrer que J = {x ∈ A / xe = 0} est un idéal de A.
2. On note I = Ae l’idéal principal engendré par e. Déterminer I + J et I ∩ J.
3. Établir que pour tout idéal K de A : (K ∩ I) + (K ∩ J) = K.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 32/299 27 août 2020


CHAPITRE 2. ANNEAUX, CORPS, ALGÈBRES MP 2020-21

Exercice 2.22 : idéal premier (? ?)


Un idéal I d’un anneau commutatif (A, +, ×) est dit premier lorsque :
 
∀(x, y) ∈ A2 , xy ∈ I ⇒ x ∈ I ou y ∈ I .

1. Donner un exemple d’idéal premier dans Z.


2. Soit P ∈ K[X] un polynôme irréductible. Montrer que P · K[X] est premier.
3. Soit J et K deux idéaux de A et I un idéal premier de A. Montrer
 
J ∩ K = I ⇒ J = I ou K = I .

4. Soit (A, +, ×) un anneau commutatif dont tout idéal est premier. Établir que A est intègre puis que A est un
corps.

Exercice 2.23 : l’anneau Z est noethérien (?)


Un anneau commutatif A est noethérien lorsque tout suite croissante (pour l’inclusion) d’idéaux de A est station-
naire. Prouvez que Z est noethérien.

Exercice 2.24 : un anneau intègre n’ayant qu’un nombre fini d’idéaux est un corps (?)
Soit A un anneau intègre. On suppose que l’anneau A ne possède qu’un nombre fini d’idéaux. Montrer que A est
un corps. On étudiera les idéaux de la forme xn A.

Exercice 2.25 : éléments nilpotents d’un anneau (? ?)


Soit (A, +, ×) un anneau. Un élément x de A est dit nilpotent lorsqu’il existe n ∈ N tel que xn = 0A .
1. Démontrer que si x et y sont nilpotents et commutent, alors x + y est nilpotent.
Déterminer un contre-exemple lorsque xy 6= yx. (On cherchera dans M2 (K).)
2. Démontrer que, si x est nilpotent et xy = yx, alors xy est nilpotent.
Déterminer un contre-exemple lorsque xy 6= yx. (On cherchera dans M2 (K).)
3. Soit x ∈ A nilpotent. Démontrer que 1 − x et 1 + x sont inversibles et calculer leur inverse.
4. On suppose ici A commutatif. Montrer que l’ensemble des éléments nilpotents de A est un idéal de A.
+∞ n
X x
5. On suppose ici que A est une R-algèbre. Si x ∈ A est nilpotent, alors on pose exp(x) = (somme en réalité
n=0
n!
finie. . . ).
Montrer que si x et y sont nilpotents et commutent, alors exp(x + y) = exp(x) exp(y).

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 33/299 27 août 2020


2.3. IDÉAL MP 2020-21

Exercice 2.26 : produit et somme d’idéaux (? ?)


Soit (A, +, ×) un anneau commutatif. Si I et J sont deux idéaux de A, on note

I +J = {i + j ; i ∈ I, j ∈ J} ,
I ·J = {i1 j1 + · · · + in jn ; n ≥ 1, ∀k ∈ [[1, n]], ik ∈ I, jk ∈ J} .

On dit que deux idéaux I et J sont étrangers lorsque I + J = A.


1. Montrer que I + J et IJ sont encore des idéaux de A.
2. Montrer que I · J ⊂ I ∩ J.
3. Montrer que (I + J) · (I ∩ J) ⊂ I · J.
4. Montrer que si I et J sont étrangers, alors I · J = I ∩ J.
Indication :
1. Il suffit d’écrire la définition.
2. i ∈ I, j ∈ J implique ij ∈ I par exemple.
3.
4. Écrire x = 1 · x.

Exercice 2.27 : radical d’un idéal (? ?)


Soit A un anneau commutatif (unitaire). Si I est un idéal de A, on appelle radical de I l’ensemble

I = {x ∈ A ; ∃n ≥ 1, xn ∈ I}.

1. Montrer que I est un idéal de A.
2. Soient I et J deux idéaux de A et p ≥ 1. Montrer que
√ √ √ √ √ √ √ √
q
I ·J = I ∩J = I∩ J, I = I, Ip = I.

3. Si A = Z et I = kZ, k ≥ 1, déterminer le radical de I.


Indication :
1. Pour montrer la stabilité par la loi +, on pourra utiliser la formule du binôme à une bonne puissance de (x + y).
2. Pour les trois premières égalités, raisonner par inclusions successives (1 ⊂ 2 ⊂ 3 ⊂ 1 fonctionne. On pourra
remarquer que si xn ∈ I et xm ∈ J, alors xn+m ∈ I · J.
3. Décomposer k en produits de facteurs premiers k = pα αr n
1 . . . pr et prouver que ∃n ≥ 1, k|x est équivalent à
1

x ∈ (p1 . . . pr )Z.

Exercice 2.28 : idéaux premiers, idéaux maximaux (???)


Soit A un anneau commutatif. On dit qu’un idéal I est premier lorsque xy ∈ I implique x ∈ I ou y ∈ I. On dit
qu’un idéal I est maximal lorsque, pour tout idéal J de A tel que I ⊂ J, on a J = I ou J = A.
1. Déterminer les idéaux premiers de Z.
2. Soit I un idéal et x ∈ A \ I. Soit J l’idéal engendré par I et x. Montrer que

J = {a ∈ A; ∃i ∈ I, ∃k ∈ A, a = i + kx} .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 34/299 27 août 2020


CHAPITRE 2. ANNEAUX, CORPS, ALGÈBRES MP 2020-21

3. En déduire que tout idéal maximal est premier.


4. Montrer que si tous les idéaux de A sont premiers, alors A est un corps.
5. Un idéal est principal lorsqu’il est de la forme xA pour un certain x ∈ A. Un anneau est principal lorsque tous
ses idéaux sont principaux. Montrer que si A est principal alors tout idéal premier est maximal.
6. Soit I un idéal de A. Montrer que I est premier si et seulement si A/I est intègre. Montrer que I est maximal si
et seulement si A/I est un corps. En déduire une autre preuve que I maximal entraine I premier.
Indication :
1. Factoriser en produits de facteurs premiers un générateur de I.
2. Poser K = {a ∈ A ; ∃i ∈ I, ∃k ∈ Z, a = i + kx}, vérifier que K est un idéal, puis que tout idéal de A contenant
I et x contient K.
3. Soit (x, y) ∈ A2 tel que xy ∈ I et x ∈
/ I. Considérer l’idéal engendré par I et x.
4. Montrer d’abord que A est intègre en utilisant l’idéal engendré par 0. Puis, pour un élément x non nul, considérer
l’idéal engendré par x2 .
5. Soit I = (a) un idéal et I ⊂ J = (b). Écrire que a = bc et donc b ∈ I ou c ∈ I et discuter.
6. Pour la partie intègre, un raisonnement direct convient. Pour la partie maximale, on peut utiliser que les idéaux
de A/I sont en bijection avec les idéaux de A contenant I.

2.4 L’anneau Z/nZ

Exercice 2.29 : (? ?)
Soit n ≥ 3 un entier.
n−2
1. Montrer que pour tout entier impair a, on a : a2 ≡ 1 [2n ].
2. Le groupe (U(Z/2n Z), ×) des inversibles de l’anneau Z/2n Z est-il cyclique ?

Exercice 2.30 : éléments inversibles de Z/12Z (?)


Démontrer que l’ensemble des éléments inversibles de l’anneau Z/12Z est isomorphe au groupe additif Z/2Z×Z/2Z.

Exercice 2.31 : inversibles de l’anneau Z/20Z (? ?)


Donner l’ensemble G des inversibles de l’anneau Z/20Z. Montrer que (G, ×) est isomorphe à (Z/2Z × Z/4Z, +).

Exercice 2.32 : Navale MP 2016 maths 2 – Florian Szczepaniak (???)


I. Notons ϕ l’indicatrice d’Euler.
1. Montrer que si d|n avec n ≥ 2 alors ϕ(d) représente le nombre d’entiers d’ordre d dans (Z/nZ, +).
X
2. En déduire que ϕ(d) = n.
d|n
II. Voir 0.12. Voir 0.13.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 35/299 27 août 2020


2.4. L’ANNEAU Z/N Z MP 2020-21

III. Voir 0.27. Voir 0.28.

Exercice 2.33 : anneaux de caractéristique p (?)


Soit A un anneau commutatif.
1. Soit p un entier naturel non nul. L’anneau A est dit de caractéristique p lorsque p est le plus petit entier naturel
non nul tel que px = 0 pour tout x dans A.
2. L’anneau A est au contraire dit de caractéristique nulle lorsqu’il n’existe aucun entier naturel non nul p tel que
px = 0 pour tout x dans A.
Par exemple Z/3Z × Z/6Z est un anneau de caractéristique 6 et R est un anneau de caractéristique nulle.
Soit A un anneau dont la caractéristique est un nombre premier p. Démontrer que l’application f : x 7→ xp est un
endomorphisme de l’anneau A.

Exercice 2.34 : théorème de Wilson (? ?)


1. Démontrer qu’un entier p est premier si et seulement si (p − 1)! ≡ −1 (p) (théorème de Wilson).
2. Soit p un nombre premier de la forme p = 4n + 1. Démontrer que : −1 ≡ (2n)!2 (p).

Exercice 2.35 : les automorphismes de Z/nZ (? ?)


1. Soit k un entier. Démontrer que l’application fk : x 7→ k x est un endomorphisme du groupe (Z/nZ, +). À quelle
condition est-ce un automorphisme ?
2. On désigne par ((Z/nZ)∗ , ×) le groupe des inversibles de l’anneau (Z/nZ, +, ×), et par (Aut(Z/nZ), ◦) le groupe
des automorphismes du groupe (Z/nZ, +). On considère l’application
(
(Z/nZ)∗ → Aut(Z/nZ)
ϕ:
k 7→ fk

Démontrer que ϕ est un morphisme du groupe ((Z/nZ)∗ , ×) dans le groupe (Aut(Z/nZ), ◦). Déterminer son
noyau et son image. Que peut-on en déduire ?

Exercice 2.36 : TPE/EIVP MP 2013 maths 2 – Irène Giger (?)


I. 1. (Z/36Z, +, ×) est-il un anneau intègre ? Un corps ?
2. Résoudre dans Z/36Z l’équation x2 − 31x + 18 = 0.
II. Voir 19.29.

Exercice 2.37 : somme des classes, somme des carrés des classes (?)
p p
X X 2
Soit p un nombre premier. Calculer dans Z/pZ les sommes : k et k .
k=1 k=1

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 36/299 27 août 2020


CHAPITRE 2. ANNEAUX, CORPS, ALGÈBRES MP 2020-21

Exercice 2.38 : la somme des puissances k-ième (? ?) X


Soit p un entier premier. Montrer que pour tout k ∈ N, la quantité xk est égal à 0 ou −1.
x∈Z/pZ

Exercice 2.39 : les groupes constitués d’éléments d’ordre 2 sont les (Z/2Z)n – Mines MP (?)
Soit (G, ∗) un groupe fini tel que ∀g ∈ G, g 2 = e, où e est le neutre de G. On suppose G non réduit au groupe {e}.
1. Démontrer que G est abélien.
2. On définit une loi externe de domaine d’opérateurs le corps Z/2Z en posant 0 · x = e et 1 · x = x, pour x ∈ G.
Démontrer que (G, ∗, ·) est alors un Z/2Z-espace vectoriel de dimension finie.
3. En déduire que (G, ∗) est isomorphe à un certain (Z/2Z)n (en tant qu’espace vectoriel, donc en tant que groupe
abélien).
À l’origine donné sans question intermédiaire.

Exercice 2.40 : le groupe des inversibles de Z/pn Z est cyclique (???)


On rappelle que si a et b sont deux éléments d’ordre p et q d’un groupe G, qui commutent, avec p et q premiers
entre eux, alors ab est d’ordre pq (exercice 1.49).
Soit p un nombre premier supérieur ou égal à 3 et n un entier naturel supérieur ou égal à 2.
On cherche à démontrer que le groupe des inversibles de Z/pn Z est cyclique.
k
1. Démontrer que pour tout k ∈ N, il existe un entier λ tel que (1 + p)p = 1 + λpk+1 .

2. En déduire que 1 + p est un élément d’ordre pn−1 dans le groupe (Z/pn Z) .
3. On admet que le groupe des inversibles de Z/pZ est cyclique, soit x un générateur de ce groupe.
∗ ∗
À l’aide du morphisme surjectif naturel ψ : (Z/pn Z) → (Z/pZ) induit par l’identité de Z, déterminer un

élément d’ordre pn−1 (p − 1) dans (Z/pn Z) et conclure.

Exercice 2.41 : détermination des morphismes de (Z/nZ, +) dans (Z/mZ, +) (???)


Déterminer les morphismes de groupes entre (Z/nZ, +) et (Z/mZ, +).

2.5 L’anneau des polynômes sur K

Exercice 2.42 : PGCD de polynômes (?)


Déterminer le pgcd dans Q[X] des polynômes A et B dans les cas suivants :

1) A = 2X 4 + 3X 3 + 4X 2 + 2X + 1 B = 3X 3 + 4X 2 + 4X + 1 ;
2) A = X 5 + X 4 + 2X 3 − 2X + 3 B = X 4 + 3X 3 + 7X 2 + 8X + 6 ;
3) A = X 5 − 3X 4 + 2X 3 + X 2 − 3X + 2 B = X 4 − 2X 3 + 2X 2 − 7X + 6.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 37/299 27 août 2020


2.5. L’ANNEAU DES POLYNÔMES SUR K MP 2020-21

Exercice 2.43 : PGCD, encore (?)


Démontrer que si P et Q sont deux polynômes premiers entre eux alors P + Q et P Q sont aussi premiers entre
eux.
A-t’on toujours pgcd(P, Q) = pgcd(P + Q, P Q) ?

Exercice 2.44 : divisibilité (?)


À quelle condition sur (a, b, c) ∈ R3 le polynôme X 4 + aX 2 + bX + c est-il divisible par X 2 + X + 1 ?

Exercice 2.45 : PGCD, toujours (?)


Soit A et B deux éléments de K[X]. Démontrer que :

(∗) (A ∧ B)2 = (A2 + B 2 ) ∧ (AB).

Exercice 2.46 : divisibilité entre polynômes (?)


Soit A et B deux polynômes premiers entre eux et C, D deux polynômes quelconques. Démontrer qu’il existe un
polynôme P tel que P − C soit divisible par A et P − D soit divisible par B.
Calculer les polynômes P qui conviennent pour : A = X 2 + 1, B = X 3 + 1, C = X, D = 1.

Exercice 2.47 : l’anneau K[X] est noethérien (?)


Un anneau commutatif A est noethérien lorsque tout suite croissante (pour l’inclusion) d’idéaux de A est station-
naire. Prouvez que K[X] est noethérien.

n  
X n
Exercice 2.48 : racines de (sin kθ)X k (?)
k
k=0
n  
X n
Soit θ ∈ R tel que sin nθ 6= 0. Démontrer que P = (sin kθ)X k a toutes ses racines réelles.
k
k=0

Exercice 2.49 : racines irrationnelles de polynômes entiers √ (? ?)


Soit P ∈ Z[X] et a, b deux entiers relatifs avec b > 0 et b irrationnel.

1. Exemple : montrer que 6 est irrationnel.

2. Quelle est la forme de (a + b)n ?
√ √
3. Montrer que si a + b est racine de P alors a − b aussi.

4. On suppose que a + b est racine double de P . Montrer que P = RQ2 avec R et Q dans Z[X].

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 38/299 27 août 2020


CHAPITRE 2. ANNEAUX, CORPS, ALGÈBRES MP 2020-21

Exercice 2.50 : valeurs premières d’un polynôme à coefficients entiers (? ?)


1. Soit P ∈ Z[X], n ∈ N∗ et m = P (n). Démontrer que : ∀k ∈ Z, m|P (n + km).
2. En déduire qu’il n’existe aucun polynôme P , à coefficients entiers, non constant, tel que pour tout n ∈ Z l’entier
P (n) soit un nombre premier.

2.6 Algèbre

Exercice 2.51 : le commutant


! d’une matrice (?)
1 1
Soient A = et C = {M ∈ M2 (R) : M A = AM } .
0 1
1. Montrer que C est un sous-espace vectoriel de M2 (R) et en déterminer une base.
2. Montrer que, pour les lois usuelles, C est une R-algèbre commutative.

Exercice 2.52 : une algèbre matricielle (?) ! !


2 1 0 0 2
Soit M = {aI2 + bJ ∈ M2 (R) ; (a, b) ∈ R }, où I2 = ,J= .
0 1 1 0
1. Calculer J 2 et montrer que si a, b ∈ R et aI2 + bJ = O alors a = b = 0.
2. Montrer que, muni des lois usuelles sur M2 (R), l’ensemble M est un anneau. Cet anneau est-il commutatif,
intègre ?
3. L’ensemble M est-il un corps, une R-algèbre ?

Exercice 2.53 : l’algèbre des projecteurs (?)


Soient E un R-espace vectoriel et u ∈ L(E) tel que u2 = u. On définit

aIdE + bu / (a, b) ∈ R2 .

R[u] =

Montrer que, muni des lois usuelles sur L(E), l’ensemble R[u] est une R-algèbre. L’anneau R[u] est-il un corps ?

Exercice 2.54 : sous-algèbre stable par prise d’inverse (?)


Soit E un espace vectoriel de dimension fini et A une sous-algèbre de L(E). Démontrer que si f ∈ A est bijective
alors f −1 ∈ A. On pourra étudier l’application ϕ : A → A, g 7→ f ◦ g.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 39/299 27 août 2020


2.6. ALGÈBRE MP 2020-21

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 40/299 27 août 2020


Chapitre 3

Espaces vectoriels normés

3.1 Étude de normes

Exercice 3.1 : inégalité rusée (? ?)


Soient x, y, z trois vecteurs d’un espace vectoriel normé (E, k · k), vérifiant x + y + z = 0. Montrer que

3 
kx − yk + ky − zk + kz − xk ≥ kxk + kyk + kzk .
2

Exercice 3.2 : norme exotique sur R2 (???) x + ty


Montrer que l’on définit une norme sur R2 par : N (x, y) = sup Dessiner sa boule unité.

2 .
t∈R 1 + t + t

Exercice 3.3 : boules unités ! (?) q


p 
2 y2
Pour tout (x, y) ∈ R2 , on pose N1 (x, y) = Max x2 + y 2 , |x − y| et N2 (x, y) = x9 + 4 .

1. Montrer que N1 et N2 sont des normes sur R2 et représenter leurs boules unités fermées.
2. Montrer que N2 ≤ k · k∞ ≤ k · k2 ≤ N1 ≤ k · k1 ≤ 4N2 .
3. Déterminer le plus petit réel k > 0, tel que k · k1 ≤ kN2 (utiliser Cauchy-Schwarz).

Exercice 3.4 : norme sur un espace de fonctions continues (?)


Z 1
Soit E = C([0, 1], R). On pose, pour f ∈ E, N (f ) = ex |f (x)|dx.
0
Montrer que N est une norme, et la comparer à la k · k∞ (on pourra considérer la suite (fn ) telle que fn (x) = 1−nx
1 1
si 0 ≤ x ≤ et fn (x) = 0 si ≤ x ≤ 1), ainsi qu’à la norme k · k1 et à la norme k · k2 .
n n

41
3.1. ÉTUDE DE NORMES MP 2020-21

Exercice 3.5 : norme sur un espace de fonctions de classe C 1 (?)


Soit F = f ∈ C 1 ([0, 1], R) |f (0) = 0 . On pose, pour f ∈ F , N (f ) = kf 0 k∞ .


Montrer que N est une norme sur F . Est-elle équivalente à k · k∞ ?

Exercice 3.6 : norme sur un espace de fonctions de classe C 2 (? ?)


Z 1 1/2
00 2
 2

On note E = f ∈ C ([0, 1], R) | f (0) = f (1) = 0 . On définit N2 sur E par N2 (f ) = f (t) dt .
0
1. Montrer que N2 est une norme sur E.
2. Comparer k · k∞ et N2 .

Xdes polynômes (? ?)
Exercice 3.7 : normes sur l’espace
Dans E = R[X], on pose, si P = ai X i :
i
X
N1 (P ) = Max {|ai |}, N2 (P ) = |ai |, N3 (P ) = sup |P (t)|.
i t∈[0,1]

Montrer que N1 , N2 et N3 sont des normes sur E et qu’elles sont deux à deux non équivalentes.

Exercice 3.8 : encore des normes sur l’espace des polynômes (? ?)


Z 1
On note E = R[X]. Pour tout P ∈ E, on pose θn (P ) = P (t) tn dt. On définit alors, pour tout P ∈ E :
0

+∞
!1/2
X
2
ρ1 (P ) = supn∈N |θn (P )| ρ2 (P ) = θn (P )
n=0
Z 1
ρ3 (P ) = |P (t)| dt ρ4 (P ) = supt∈[0,1] |P (t)|.
0

1. Justifier l’existence de ρ1 à ρ4 .
2. Montrer que ce sont des normes.
3. Déterminer quatre réels α, β, γ et δ strictement positifs tels que

ρ1 ≤ αρ2 ≤ βρ4 et ρ1 ≤ γρ3 ≤ δρ4 .

4. Montrer que ces quatre normes sont deux à deux non équivalentes (on pourra par exemple calculer les ρi (X p )
et broder. . . )

Exercice 3.9 : norme matricielle (?)


1. Soit k k une norme sur Mn (C). Démontrer qu’il existe un réel k > 0 tel que :

∀(A, B) ∈ Mn (C)2 , kABk ≤ kkAkkBk.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 42/299 27 août 2020


CHAPITRE 3. ESPACES VECTORIELS NORMÉS MP 2020-21

2. Démontrer que, pour n ≥ 2, il n’existe pas de norme sur Mn (C) telle que kABk = kBAk pour toutes matrices
A, B de Mn (C)
! !
0 1 0 2
On pourra, dans le cas n = 2, considérer et et remarquer que ces deux matrices sont
0 0 0 0
semblables.

Exercice 3.10 : autre norme sur l’espace des polynômes (?)


Posons E = R[X] et pour tout P ∈ E : kP k = sup |P (t) − P 0 (t)|. Montrer que P 7→ kP k est une norme.
0≤t≤1

Exercice 3.11 : norme sur Mn (R) invariante par similitude (nécessite l’exercice 3.20) (?)
Existe-t-il sur Mn (R) une norme k · k telle que

∀A ∈ Mn (R), ∀P ∈ GLn (R), P −1 AP = kAk ?


Exercice 3.12 : norme ? Oral Centrale et Polytechnique 2006 (?)


Soit E un R-espace vectoriel, soit N : E → R+ une application telle que
1. ∀x ∈ E, N (x) = 0 ⇐⇒ x = 0E ;
2. ∀x ∈ E, ∀λ ∈ R, N (λx) = |λ|N (x) ;
3. l’ensemble B = {x ∈ E | N (x) ≤ 1} est convexe.
Montrer que N est une norme sur E.

Exercice 3.13 : distance à un sous-espace (?)


On norme l’espace `∞ (N, R) des suites bornées par la norme infini notée k · k∞ .
Pour x ∈ `∞ (N, R), on note ∆x la suite de terme général

∆x(n) = x(n + 1) − x(n)

puis on forme F = {∆x ; x ∈ `∞ (N, R)}. Déterminer la distance de la suite e constante égale à 1 au sous-espace
vectoriel F .

3.2 Un peu de topologie

Exercice 3.14 : somme de boules (? ?)


Soit E un espace vectoriel normé.
1. Soient a, a0 ∈ E et r, r0 > 0. Montrer que B(a, r) + B(a0 , r0 ) = B(a + a0 , r + r0 ).
2. Soit a ∈ E, r > 0 et λ 6= 0. Montrer que λB(a, r) = B(λa, |λ| r).

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 43/299 27 août 2020


3.3. FONCTIONS LIPSCHITZIENNES MP 2020-21

Exercice 3.15 : avec un dessin ! (?)


Soit E un espace vectoriel normé, A une partie de E et x un élément de E. Comparer les deux assertions :
(i) Pour tout ε > 0 l’ensemble A ∩ B(x, ε) est infini.
(ii) Pour tout ε > 0 il existe un élément y distinct de x dans A ∩ B(x, ε).

3.3 Fonctions lipschitziennes

Exercice 3.16 : une application lipschitzienne pour deux normes (?)


Soit C l’espace des fonctions continues réelles sur [0, 1]. Considérons les normes N1 et N∞ définies par :
Z 1
∀f ∈ C, N1 (f ) = |f (x)|dx, N∞ (f ) = sup |f (x)| .
0 x∈[0,1]

Z 1
Vérifier que l’application ν : f 7→ |f (x)|dx de C dans R est 1-lipschitzienne dans les deux cas.
0

Exercice 3.17 : ENS Cachan (? ?)


Soit (a, b) ∈ R2 et f : [a, b] → [a, b] une fonction 1-lipschitzienne. Soit (xn )n∈N la suite définie par

xn + f (xn )
x0 ∈ [a, b] et xn+1 = si n ∈ N.
2
Étudier la convergence de la suite (xn )n∈N .

3.4 Suites à valeurs dans un EVN

Exercice 3.18 : Centrale MP (? ?) !


1 − na

Pour n ∈ N , on pose An = a
(a réel donné). Calculer lim Ann .
n 1 n→+∞

Exercice 3.19 : Mines-Pont 2004 (???)


1. Déterminer l’ensemble des suites réelles (un )n∈N vérifiant : ∀n ∈ N, un + un+1 = n.
2. Trouver un équivalent des suites (xn )n∈N vérifiant : ∀n ∈ N, xn+1 = |xn − n|.

Exercice 3.20 : densité de l’ensemble des matrices inversibles (?)


Soit A ∈ Mp (C), démontrons qu’il existe une suite (An )n de matrices inversibles de limite A.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 44/299 27 août 2020


CHAPITRE 3. ESPACES VECTORIELS NORMÉS MP 2020-21

Exercice 3.21 : suites de vecteurs colinéaires (? ?)


Soit E un espace vectoriel normé de dimension finie, et soient u, v deux vecteurs de E. Soient (un )n et (vn )n deux
suites de E vérifiant
n→∞ n→∞
un −→ u vn −→ v,
et telles que un est colinéaire à vn pour tout n ∈ N.
Montrer que u et v sont colinéaires.

Exercice 3.22 : suite admettant deux limites (?)


On note E = R[X]. Si P = a0 + a1 X + · · · + an X n , on note

|a2 | |an |
N (P ) = |a0 − a1 − · · · − an | + |a1 | + + ··· + et N 0 (P ) = sup |P (x)|.
2 n x∈[0, 12 ]

1. Montrer que N et N 0 sont deux normes sur E.


N N0
2. Montrer que X n −−−−→ −1 tandis que X n −−−−→ 0.
n→∞ n→∞

Exercice 3.23 : un exemple de convergence uniforme (? ?)


Soit k ∈ R, k ≥ 0. Soit [a, b] un segment de R (a 6= b), et Lip([a, b], R) l’espace vectoriel des fonctions lipschitziennes
sur [a, b] à valeurs dans R. On munit cet espace vectoriel de la norme infinie :

∀g ∈ Lip([a, b], R), kgk∞ = sup |g(x)|.


x∈[a,b]

On suppose que la suite de fonctions (fn ) ∈ Lip([a, b], R)N est telle que fn est k-lipschitzienne pour tout n ∈ N, et
converge simplement vers une fonction f sur l’intervalle [a, b].
1. Montrer que f est elle aussi k-lipschitzienne.
2. Montrer que la suite (fn ) converge vers f pour la norme infinie, autrement dit que la suite (kfn − f k∞ )n∈N
converge vers 0. On dit dans ce cas que (fn ) converge uniformément vers f .
Indication : On commencera par traiter le cas où f = 0.


Exercice 3.24 : approximation polynomiale de x – TPE MP 2001 (? ?)
1
On définit la suite (Pn )n de polynômes par P0 = 1 et Pn+1 = Pn + (X − Pn2 ).
2 
√ √  √

1
1. Montrer que : ∀x ∈ R+ , ∀n ∈ N, Pn+1 (x) − x = Pn (x) − x 1 − (Pn (x) + x) .
2
√ √
2. Exprimer de même Pn+1 (x) + x en fonction de Pn (x) + x.

3. Montrer que pour tout x ∈ [0, 1] et tout n ∈ N, x ≤ Pn+1 (x) ≤ Pn (x) ≤ 1.

4. Montrer que (Pn ) converge simplement sur [0, 1] vers la fonction f : [0, 1] → R, x 7→ x.
√ √
5. Donner le sens de variation de la fonction un : x 7→ Pn (x) − x et celui de vn : x 7→ Pn (x) + x sur [0, 1].
6. Montrer que (Pn )n converge uniformément vers f .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 45/299 27 août 2020


3.4. SUITES À VALEURS DANS UN EVN MP 2020-21

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 46/299 27 août 2020


Chapitre 4

Topologie

4.1 Notions topologiques

Exercice 4.1 : ouvert (?)


Montrer que l’ensemble

A = (λ1 , . . . , λn ) ∈ Rn | ∀(i, j) ∈ [[1, n]]2 , i 6= j ⇒ λi 6= λj




est un ouvert de Rn .

Exercice 4.2 : produit d’ouverts (?)


1. Soient B1 ⊂ Rn et B2 ⊂ Rm des boules ouvertes. Montrer que B1 × B2 ⊂ Rn+m est un ouvert.
2. Soit A un ouvert de R2 et B un ouvert de R. Montrer que A × B est un ouvert de R3 .

Exercice 4.3 : propriétés de l’adhérence et de l’intérieur (?)


Soit A et B deux parties d’un EVN E. Démontrer que :
◦ ◦ ◦ ◦ ◦ ◦
A∩B ⊂A∩B; A∪B =A∪B; A∩B =A∩B; A ∪ B ⊃ A ∪ B.

Exercice 4.4 : TPE/EIVP 2014 MP maths 1 – Thomas Vantrimpont (? ?)


I. Voir 11.20.
II. Voir 1.22.
Soit G = Z + πZ.
1. Montrer que (G, +) est un sous-groupe de (R, +).
2. Montrer que inf(G ∩ R∗+ ) = 0.

47
4.1. NOTIONS TOPOLOGIQUES MP 2020-21

3. Montrer que G est dense dans R.


4. Montrer que {sin n / n ∈ Z} est dense dans [−1, 1].

Exercice 4.5 : TPE/EIVP MP 2014 maths 1 – Ariel Chiche (? ?)


I. Voir 10.56.
II. Voir exercice 4.15.
1. Soit E un espace vectoriel normé, et F un sous-espace de E différent de E. Démontrer que l’intérieur de F
est vide.
2. Soit C0 l’espace vectoriel des suites complexes qui convergent vers 0. Considérons A l’espace vectoriel des
suites stationnaires nulles à partir d’un certain rang. Déterminer l’intérieur et l’adhérence de A.
III. Voir 0.56.

Exercice 4.6 : Mines-TELECOM MP 2013 – Ghislain Le Dain (? ?)


1. Soit E un espace vectoriel euclidien. Considérons une application f de E dans E telle que : ∀(x, y) ∈ E 2 ,
(f (x)|f (y)) = (x|y). Démontrer que f est linéaire.
2. Voir 12.24.
3. Voir 6.21.

Exercice 4.7 : frontière (?)



Soit A une partie d’un espace vectoriel normé E. On rappelle que la frontière de A est l’ensemble Fr(A) = A\ A.
Montrer que :
1. Fr(A) = {x ∈ E | ∀ε > 0, B(x, ε) ∩ A 6= ∅ ∧ B(x, ε) ∩ CA 6= ∅}.
2. Fr(A) = Fr(CA ).
3. A est fermé si et seulement si Fr(A) est inclus dans A.
4. A est ouvert si et seulement si Fr(A) ∩ A = ∅.
Indication :
1. C’est presque la définition. . .
2. Utiliser la caractérisation précédente
3. Revenir à la définition, et utiliser que A est fermé si et seulement si Ā = A.
4. Idem.

Exercice 4.8 : variations autour de l’application « distance à une partie » (? ?)


Soit A une partie non vide d’un espace vectoriel normé E.
1. Montrer que l’application x 7→ d(x, A) est lipschitzienne de rapport 1.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 48/299 27 août 2020


CHAPITRE 4. TOPOLOGIE MP 2020-21

2. Montrer que : x ∈ A ⇐⇒ d(x, A) = 0.


3. Montrer que : si A est convexe, alors l’application x 7→ d(x, A) est convexe.
Une partie C est convexe lorsque : ∀(x, y) ∈ C 2 , [x, y] = {tx + (1 − t)y / t ∈ [0, 1]} ⊂ C.
4. Montrer que : ∀x ∈ E, d(x, A) = d(x, A).

5. Pour x ∈ E, comparer d(x, A) à d(x, A).

Exercice 4.9 : convexité de l’intérieur et de l’adhérence (?)



Soit A une partie convexe d’un espace vectoriel normé E. Montrer que A et A sont des parties convexes de E.
Une partie C est convexe lorsque : ∀(x, y) ∈ C 2 , [x, y] = {tx + (1 − t)y / t ∈ [0, 1]} ⊂ C.

Exercice 4.10 : diamètre d’une partie bornée (???)


Soit E un espace vectoriel normé. Soit A une partie non vide et bornée de E. On définit le diamètre de A par
diam(A) = sup{ky − xk, (x, y) ∈ A2 }.
1. Montrer que si A est bornée, alors Ā et Fr(A) sont bornés.
◦ ◦
2. Comparer diam(A), diam(A) et diam(Ā) lorsque A est non vide.
3. (a) Montrer que diam(Fr(A)) ≤ diam(A).
(b) Soit x un élément de A, et u un élément de E avec u 6= 0. On considère l’ensemble X = {t ≥ 0 | x + tu ∈ A}.
Montrer que sup X existe.
(c) En déduire que toute demi-droite issue d’un point x de A coupe Fr(A).
(d) En déduire que diam(Fr(A)) = diam(A).
Indication :
1. Les inégalités se prolongent par passage à la limite...
2. L’inclusion donne des inégalités. L’une peut être stricte (donner un exemple), l’autre non (raisonner avec la
définition de la borne supérieure et des ε).
3. (a) Utiliser une inclusion et le résultat de la question précédente.
(b) Utiliser que A est bornée, et une inégalité triangulaire.
(c) Considérer une demi-droite issue de x, elle s’écrit de la forme précédente X. Prendre t = sup X. Le point
x + tu est à la frontière de A.
(d) Prendre deux points dont la distance approche bien le diamètre de A. Puis considérer deux demi-droites
issues de l’un de ces deux points. Prendre les points sur ces demi-droites à la frontière données par la
question précédente. Prouver ensuite que la distance de ces points est suffisamment grande.

Exercice 4.11 : adhérence, oral Mines-Ponts MP 2000 (? ?)


 
On pose E = C [0, 1], R , et F = f ∈ E | f (0) = f (1) = 0 .
Déterminer l’adhérence F de F lorsque E est muni respectivement des normes k·k∞ et k·k1 .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 49/299 27 août 2020


4.1. NOTIONS TOPOLOGIQUES MP 2020-21

Exercice 4.12 : dense ou fermé – oral Mines MP 2008 (???)


Soit E = C([0, 1], R) et F = {f ∈ E / f (0) = 0}.
1. Si N est une norme sur E, montrer que F est ou bien une partie fermée, ou bien une partie dense de (E, N ).
2. Donner un exemple de norme pour laquelle F est fermé, et un exemple pour laquelle F est dense.
Indication :
1. F est un hyperplan de E. Si a ∈ F \F , alors tout élément de E s’écrit f + λa, avec λ ∈ R.
2. Considérer la norme uniforme et une norme définie par une intégrale.

Exercice 4.13 : déjà si A ∈ GLn — Telecom Sud’Paris MP 2012 — Victor Camara (? ?)


I. Soit A ∈ Mn (C) et P ∈ GLn (C). Démontrez que P × t com(A) × P −1 = com P × A × P −1 .
t


II. Voir 6.15.

Exercice 4.14 : topologie de l’ensemble des termes d’une suite (?)


Soit (un ) une suite de R ou C. Démontrer que, si lim |un | = +∞, alors l’ensemble U = {un , n ∈ N} est fermé.
n→∞

Exercice 4.15 : intérieur et adhérence d’un sous-espace (? ?)


Voir 4.5.
Soit F un sous-espace vectoriel de l’espace vectoriel normé E.
1. Montrer que son adhérence F est un sous-espace vectoriel de E.

2. Montrer que, si F 6= ∅, alors F = E.
3. Montrer que, si E est de dimension finie, alors F = F . En d’autres termes :
tout sous-espace vectoriel d’un espace de dimension finie est fermé .
Indication :
1.
2.
3. Considérer une base de F , la compléter en une base de E, et considérer une norme sur E bien adaptée à cette
base. Toutes les normes sur E sont équivalentes.

Exercice 4.16 : TPE/EIVP MP 2016 maths 1 – Nicolas Lerolle (?)


I. Soit E un espace vectoriel de dimension finie.
Démontrer que l’ensemble des projecteurs de E est un fermé de L(E).
II. Voir 11.5.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 50/299 27 août 2020


CHAPITRE 4. TOPOLOGIE MP 2020-21

Exercice 4.17 : topologie de l’ensemble des matrices de rang donné (???)


Soit n ∈ N∗ . On note, pour tout p ∈ N,
 
Ap = A ∈ Mn (R) ; rg A = p et Bp = A ∈ Mn (R) ; rg A ≤ p .

Les ensembles Ap et Bp sont-ils ouverts ? Fermés ?

Exercice 4.18 : oral INT MP 2002 (?)


Soit k ∈ R. On pose, pour tout n ∈ N∗ :
( 2  2 )
k2

2 1 1
Bn = (x, y) ∈ R ; x − + y− ≤ 2 .
n n n
S
On pose B = Bn . Pour quelles valeurs de k l’ensemble B est-il fermé ?
n∈N∗

4.2 Étude locale d’une application

Exercice 4.19 : l’espace des suites de limite nulle est fermé (?)
Soit S l’espace des suites réelles convergentes, muni de la norme k · k définie par

∀u = (un )n ∈ S, kuk = sup |un | .


n∈N

Si on désigne par `(u) la limite de la suite u, montrer que ` est une application continue de S dans R. En déduire que
S0 (l’ensemble des suites de limite nulle) est fermé dans S.

Exercice 4.20 : propriétés topologiques d’un certain ensemble (?)


On définit un sous-ensemble A de R2 en posant

A = {(x, y) ∈ R2 | x2 + y 2 ≤ 2} \ {(x, y) ∈ R2 | (x − 1)2 + y 2 < 1}.

Déterminer l’intérieur, l’adhérence et la frontière de A.


Indication :
Écrire cette différence à l’aide d’une intersection et du complémentaire.

Exercice 4.21 : topologie de l’espace des matrices (anti-)symétriques (?)


1. Notons Sn et An les espaces des matrices respectivement symétriques et antisymétriques. Ces ensembles sont-ils
ouverts, fermés ?
2. Soit B une matrice antisymétrique. On suppose que la suite (B n )n∈N converge. Notons C sa limite. Que peut-on
dire de C ?

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 51/299 27 août 2020


4.3. APPLICATIONS LINÉAIRES CONTINUES MP 2020-21

4.3 Applications linéaires continues

Exercice 4.22 : pour commencer


Déterminer si l’application linéaire T : (E, N1 ) → (F, N2 ) est continue dans les cas suivants :
Z 1
1. E = C([0, 1], R) muni de kf k1 = |f (t)|dt et T : (E, k · k1 ) → (E, k · k1 ), f 7→ f g où g ∈ E est fixé.
0
X X
k

2. E = R[X] muni de a k X = |ak | et T : (E, k · k) → (E, k · k), P 7→ P 0 .
k≥0 k≥0
n n
X X
k
3. E = Rn [X] muni de ak X = |ak | et T : (E, k · k) → (E, k · k), P 7→ P 0 .


k=0 k=0
X X
ak X k

4. E = R[X] muni de = k!|ak | et T : (E, k · k) → (E, k · k), P 7→ P 0 .
k≥0 k≥0
Z 1 1/2 Z 1
2
5. E = C([0, 1], R) muni de kf k2 = |f (t)| dt , F = C([0, 1], R) muni de kf k1 = |f (t)|dt et
0 0
T : (E, k · k2 ) → (F, k · k1 ), f 7→ f g où g ∈ E est fixé.
Indication :
1. g est bornée sur [0, 1].
2. Calculer T (X k ).
3. Quelle est la dimension de E ?
4. Faire un calcul direct.
5. Utiliser l’inégalité de Cauchy-Schwarz.

Exercice 4.23 : deux normes sur un espace de fonctions (?)


Soit E l’espace vectoriel des fonctions à valeurs dans R, définies, continues et dérivables sur [0, 1] et vérifiant
f (0) = 0. On définit sur cet espace les deux normes suivantes :
N1 (f ) = kf k∞ et quadN2 (f ) = kf 0 k∞ .
1. Montrer que N1 (f ) ≤ N2 (f ). En déduire que l’application identique de (E, N2 ) vers (E, N1 ) est continue.
xn
2. À l’aide de la fonction fn : x 7→ , montrer que l’application identique de (E, N1 ) vers (E, N2 ) n’est pas
n
continue.
Indication :
Comment retrouver la fonction à partir de sa dérivée ?

Exercice 4.24 : intégrale jamais nulle – Centrale PC 2008 (? ?)


Z 1
Soit n ≥ 1 et En l’ensemble des polynômes de R[X] unitaires de degré n. Démontrer que inf |P (t)|dt > 0.
P ∈En 0
Indication :
Prouver que En est fermé dans Rn [X]. On pourra ensuite utiliser plusieurs normes sur Rn [X].

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 52/299 27 août 2020


CHAPITRE 4. TOPOLOGIE MP 2020-21

Exercice 4.25 : applications linéaires sur les polynômes (? ?)


Soit E = R[X], muni de la norme k i ai X i k = i |ai |.
P P

1. L’application linéaire φ : (E, k · k) → (E, k · k), P (X) 7→ P (X + 1) est-elle continue sur E ?


2. (? ? ?) L’application linéaire ψ : (E, k · k) → (E, k · k), P (X) 7→ AP , où A est un élément fixé de E, est-elle
continue sur E ?
Indication :
1. Non !
2. Oui !

Exercice 4.26 : la dérivation n’est pas continue ! (?)


Soit E = C ∞ ([0, 1], R). On considère l’opérateur de dérivation D : E → E, f 7→ f 0 . Montrer que, quelle que soit la
norme N dont on munit E, l’opérateur D n’est jamais une application linéaire continue de (E, N ) dans (E, N ).
Indication :
Quelles sont les valeurs propres et les vecteurs propres de D ?

Exercice 4.27 : Mines-TELECOM MP 2013 – Alexandre Lacheteau (?)


Z 1
Soit E = C([0, 1], R) muni de la norme k · k1 définie par kf k1 = |f (t)|dt. On définit T : E → E par f 7→ T (f )
Z x 0

avec T (f ) : [0, 1] → R, T (f )(x) = f (t)dt.


0
On admet que T est linéaire.
1. Démontrer que T est continue et déterminer sa norme triple, c’est-à-dire le plus petit réel M = |||T ||| tel que
kT (f )k ≤ M kf k pour tout f ∈ E.
Indication : on pourra poser fn (x) = (1 − x)n .
2. Prouver que |||T ||| n’est pas atteinte.

Exercice 4.28 : CCINP MP 2013 – Thomas Vantrimpont (? ?)


Soit (λn )n une suite de nombres complexes, et E = C[X]. On définit sur E une application Nλ par
m
X m
X
Nλ (P ) = |λk · ak | pour tout P = ak X k .
k=0 k=0

1. Déterminer une CNS sur la suite λ pour que Nλ soit une norme sur E.
2. Soit (βn )n une suite de nombres complexes.
(a) Définition de deux normes équivalentes.
(b) Déterminer une CNS sur λ et β pour que Nλ et Nβ soient équivalentes.
3. Existe-t-il une norme Nλ telle que la fonction g qui à P associe P 0 soit continue ?

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 53/299 27 août 2020


4.3. APPLICATIONS LINÉAIRES CONTINUES MP 2020-21

Exercice 4.29 : deux opérateurs sur l’espace des suites bornées – oral CCINP (?)
On munit E = `∞ (C) le C-espace vectoriel des suites bornées de la norme kuk∞ = sup |un |.
n∈N
On considère les endomorphismes ∆ et C de `∞ (C) définis pour u ∈ E par :
n
1 X
∆(u) = v où ∀n ∈ N, vn = un+1 − un et C(u) = w où ∀n ∈ N, wn = uk .
n+1
k=0

Montrer que ∆ et C sont continus sur (E, k k∞ ). Bonus : calculer leur norme.

Exercice 4.30 : opérateurs positifs (? ?)


Soit I = [a, b] un intervalle de R. On munit C(I) de la norme k · k∞ . On dit qu’une forme linéaire u : C(I) → R
est positive lorsque u(f ) ≥ 0 pour tout f ∈ C(I) vérifiant f (x) ≥ 0 si x ∈ I.
1. Démontrer que, pour toute forme linéaire u : C(I) → R positive, on a |u(f )| ≤ u(|f |).
2. Soit e la fonction définie par e(x) = 1 pour tout x ∈ I. Déduire de la question précédente que toute forme linéaire
positive est continue. Bonus : calculer kuk en fonction de u(e).
Indication :
1. Utiliser |f [−f ≥ 0 et |f | + f ≥ 0.
2. Écrire |f | ≤ kf k∞ e.

Exercice 4.31 : endomorphismes 1-lipschitziens (???)


Soit E un R-espace vectoriel de dimension finie n. On admet qu’on munit L(E) d’une norme d’algèbre en posant
ku(x)k
∀u ∈ L(E), kuk = sup .
x∈E\{0E } kxk

Soit u ∈ L(E) avec kuk ≤ 1.


1. Montrer que ker(u − IdE ) = ker(u − IdE )2 .
2. En déduire que ker(u − IdE ) ⊕ Im(u − IdE ) = E.
1
3. Pour n ≥ 1, on pose un = n (IdE + u + · · · + un−1 ). Montrer que (un )n converge dans L(E) vers une application
v que l’on déterminera.
Indication :
1. Prendre x ∈ ker(u − IdE ) et trouver une formule pour un (x).
2. Utiliser la question précédente et le théorème du rang.
3. Décomposer tout x ∈ E dans la somme directe précédente, et regarder l’image par un .

Exercice 4.32 : continuité et norme de la trace – oral CCP (?)  


Xn 
On munit E = Mn (R) de la norme N définie par : ∀A ∈ E, N (A) = Sup |ai,j | (on admet que N est
1≤i≤n  j=1 
une norme sur E).
Soit f l’application de E dans R définie par : ∀A ∈ E, f (A) = tr(A). Démontrer que l’application f est continue
sur (E, N ). Bonus : déterminer |||f |||.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 54/299 27 août 2020


Chapitre 5

Éléments propres

5.1 Sous-espaces stables

Exercice 5.1 : sous-espaces stables des endomorphismes nilpotents (???)


Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie n et f un endomorphisme nilpotent d’indice n de E.
Trouver tous les sous-espaces vectoriels de E stables par f .

Exercice 5.2 : matrices à spectres disjoints – TPE MP 2001 (?)


Voir 5.10.
Soit n ∈ N∗ et A, B dans Mn (C). Montrer l’équivalence

χA (B) ∈ GLn (C) ⇐⇒ Sp A ∩ Sp B = ∅.

Peut-on généraliser à Mn (R) ?

Exercice 5.3 : sous-espaces stables de dimension 1 ou 2 (? ?)


Soit E un R-espace vectoriel de dimension supérieure ou égale à 1 et soit f ∈ L(E).
Démontrer qu’il existe un sous-espace vectoriel de E stable par f et de dimension 1 ou 2.

Exercice 5.4 : Navale MP 2015 maths 2 – Gaïane Floch (?)


I. Voir 0.75.
II. Voir 5.4.
Soit A et B deux matrices de taille n et de rang 2.
1. Déterminer une condition nécessaire pour que A et B soient semblables.
2. Déterminer une condition suffisante pour que A et B soient semblables.

55
5.2. POLYNÔMES D’ENDOMORPHISMES, THÉORÈME DE CAYLEY-HAMILTON MP 2020-21

Exercice 5.5 : TPE/EIVP MP 2015 maths 2 – Annie Baravian (?)


I. Soit f ∈ L(E), où E est un R-espace vectoriel de dimension finie n ≥ 2. Démontrer que si Im (f ) et Ker (f ) ne
sont pas supplémentaires, alors f n’est pas diagonalisable.
II. Voir 15.13.

Exercice 5.6 : endomorphismes nilpotents qui commutent (? ?)


Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie n et f1 , . . . , fn , n endomorphismes nilpotents de E, qui commutent
deux à deux.
Montrer que f1 ◦ · · · ◦ fn = 0.

5.2 Polynômes d’endomorphismes, théorème de Cayley-Hamilton

Exercice 5.7 : u ◦ v − v ◦ u = Id – CCINP MP 2003 (?)


Soit E un R-espace vectoriel de dimension finie non nulle.
Soient u et v deux endomorphismes non nuls de E tels que u ◦ v − v ◦ u = IdE .
1. Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , u ◦ v n − v n ◦ u = n v n−1 .
2. Soit P ∈ R[X]. Calculer u ◦ P (v) − P (v) ◦ u.
3. En déduire qu’il n’existe pas d’endomorphismes u et v tels que u ◦ v − v ◦ u = IdE .

Exercice 5.8 : valeur propre commune – grand classique ! (? ?)


Voir 5.9. Voir 5.10.
Soient A, B, C dans Mn (C) avec C 6= 0 telles que AC = CB.
Montrer que A et B ont au moins une valeur propre en commun.

Exercice 5.9 : Navale MP 2013 maths 2 – Alexandre Martin (? ?)


Voir 5.8. Voir 5.10.
Soit E un espace vectoriel euclidien de dimension n. Fixons u, v et w trois endomorphismes de E tels que :
• u et v n’ont aucune valeur propre commune.
• w est diagonalisable.
• u ◦ w = w ◦ v.
1. Soit λ une valeur propre de v. Démontrer que, pour tout p entier, ker ((v − λIdE )p ) ⊂ ker(w).
2. En déduire que w = 0.
3. Conclure.

Exercice 5.10 : CCINP MP 2013 – Thomas Bouchet (? ?)


Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie. Considérons u et v deux endomorphismes de E.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 56/299 27 août 2020


CHAPITRE 5. ÉLÉMENTS PROPRES MP 2020-21

1. Voir 5.2.
Montrer que Sp(u) ∩ Sp(v) = ∅ si et seulement si Pu (v) ∈ GL(E).
N.B. : Sp(u) est le spectre de u et Pu est le polynôme caractéristique de u.
2. Voir 5.8. Voir 5.9.
Soit f ∈ L(E) tel que f 6= 0 et u ◦ f = f ◦ v.
Prouver que u et v ont au moins une valeur propre commune.
Cas où f est bijective.

Exercice 5.11 : CCINP MP 2018 – Marc Dagneau de Richecour (?) à (???)


Considérons deux endomorphismes u et v non nuls d’un espace vectoriel E de dimension finie sur C.
1. Voir 7.65.
2. Tombé à CCINP PC 2017 et 2018.
Supposons maintenant que u ◦ v − v ◦ u = u.
(a) Démontrer que Ker (u) est stable par v.
(b) Démontrer que u est nilpotent.
On pourra utiliser, pour v ∈ L(E), l’endomorphisme Φv de L(E) par :

∀u ∈ L(E), Φv (u) = u ◦ v − v ◦ u.

(c) En déduire que u et v ont un vecteur propre commun.


Accompagné de l’exercice 16 de la banque CCINP.
Comportement de l’examinateur : très fermé, cherchant à me coincer et presque agressif quand je faisait une erreur
au tableau (même une faute de frappe). . . Un examinateur sévère ne faisant pas de cadeaux, que du bonheur haha !

Exercice 5.12 : itérés de trace nulle (? ?)


Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie n, et u ∈ L(E) tel que ∀k ∈ [[1, n, ]], tr uk = 0.
Montrer que u est nilpotent.

Exercice 5.13 : une somme de matrices (?)


Soient p et n deux entiers non nuls, A ∈ Mn (C) telle que Ap = In , et ω une racine p-ième de l’unité dans C telle
que ω −1 ∈
/ SpC (A). Montrer que
p−1
X
ω k Ak = 0.
k=0

Exercice 5.14 : 
polynôme d’un endomorphisme à racines fixées (?)
2 3 4
On pose A = 3 −4 12. Déterminer un polynôme P ∈ R[X] tel que P (A) admette −1 comme valeur propre
 

1 −2 5
double et 3 comme valeur propre simple.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 57/299 27 août 2020


5.2. POLYNÔMES D’ENDOMORPHISMES, THÉORÈME DE CAYLEY-HAMILTON MP 2020-21

Exercice 5.15 : parité du rang, sans le calculer – Centrale MP 2008 (?)


Soit n > 1 et A ∈ Mn (R).
1. On suppose que A2 + A + In = 0. Montrer que n est pair.
2. On suppose que A3 + A2 + A = 0. Montrer que le rang de A est pair.
Indication :
1. Quelles sont les racines du polynôme caractéristique de A (dans C) ?
2. Soit f l’application linéaire associée à A, et g sa restriction à Im (f ). Appliquer la première question à g.

Exercice 5.16 : CCINP MP 2018 – Adrien Ducret (?)


Soit P le polynôme X 5 + X + 1.
1. Démontrer que le polynôme P possède une unique racine réelle et que celle-ci est strictement négative.
2. Soit A une matrice réelle d’ordre 15 annulée par P .
(a) Que dire des valeurs propres de A ?
(b) Démontrer que det(A) < 0.
Accompagné de l’exercice 18 de la banque CCP.

Exercice 5.17 : Mines-TELECOM MP 2018 – Florent Milville (?)


I. Soit A ∈ Mn (R) telle que A3 = A2 − 2A.
Démontrer que rg (A) est pair.
II. Voir 6.6.

Exercice 5.18 : ENSEA MP 2018 – Virgile Saunier (?)


I. Soit A ∈ Mn (R) telle que A2 + A + 4In = 0.
1. Démontrer que A n’admet pas de valeur propre réelle. En déduire que n est pair.
2. La matrice A est-elle inversible ? Calculer A−1 .
3. Déterminer det(A) et tr (A).
II. Voir 12.50.

Exercice 5.19 : Cayley-Hamilton — Mines-TELECOM PC 2012 — Lucie Ribeyre (? ?)


 
α1 a b
I. Soit E un C-espace vectoriel de dimension 3, et B = (e1 , e2 , e3 ) une base de E. Posons M =  0 α2 c  ∈
 

0 0 α3
M3 (C) et f l’endomorphisme de E dont M est la matrice dans la base B. Pour i ∈ {1, 2, 3}, notons fi = f −αi IdE
et Mi = M − αi I3 .
On suppose les αi distincts. Posons enfin Fi = Vect(ek , 1 ≤ k ≤ i) et F0 = {0E }.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 58/299 27 août 2020


CHAPITRE 5. ÉLÉMENTS PROPRES MP 2020-21

1. a) Montrer que fi (Fi ) ⊂ Fi−1 pour tout i.


b) Montrer que f1 ◦ f2 ◦ f3 = 0. En déduire que M annule le polynôme (X − α1 )(X − α2 )(X − α3 ).
2. Soit M ∈ M3 (C) quelconque. Montrer que M annule toujours son polynôme caractéristique.
3. Est-ce vrai pour M ∈ M3 (R) ?
II. Voir 0.69.

Exercice 5.20 : TPE/EIVP MP 2014 maths 2 – Alice Ribaucourt (? ?)


I. Voir 13.8.
II. Voir 0.30.
III. Soient A et B deux matrices de Mn (R) semblables dans Mn (C).
Montrer que A et B sont semblables dans Mn (R).

Exercice 5.21 : Mines-TELECOM MP 2014 – Grégoire Kenesi (?)


I. Soit E un espace vectoriel de dimension finie et f un endomorphisme de E tel que f 3 = 4f . Démontrer que la
trace de f est un entier pair.
II. Voir 12.23.

Exercice 5.22 : ENSEA/ENSIIE MP 2014 – Stéphane Lemaréchal (? ?)


I. Soit A la matrice d’ordre n avec des 2 sur la diagonale et des 1 ailleurs.
1. Calculer A2 et en déduire un polynôme annulateur de A de degré 2.
2. La matrice A est-elle inversible ? Calculer son inverse.
3. Calculer les puissances de A.
II. Voir 12.67.

Exercice 5.23 : racine n-ième de l’identité (? ?)


Voir 5.24. Soit A ∈ Mn (C) telle que An = In et (In , A, A2 , . . . , An−1 ) est libre.
Calculer tr A et det A.

Exercice 5.24 : CCINP MP 2017 – Florent Milville (? ?)


Voir 5.23.
Fixons n un entier naturel supérieur ou égal à 2. Soit A une matrice complexe d’ordre n vérifiant An = In et telle
que la famille {In , A, A2 , . . . , An−1 } est libre.
Démontrer que la trace de A est nulle.
Servi avec l’exercice n◦ 46 de la banque CCINP.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 59/299 27 août 2020


5.3. ÉLÉMENTS PROPRES MP 2020-21

5.3 Éléments propres

Exercice 5.25 : éléments propres d’un opérateur sur K[X] (?)


On pose E = K[X] et on pose f : E → E, P 7→ XP 0 .
Quels sont les éléments propres, le noyau et l’image de f ?

Exercice 5.26 : Mines-TELECOM MP 2018 – Guilhem Kirchner (? ?)


I. Voir CCINP 2019 MP (Adrien Ducret) et CCINP 2017 PC (Myriam Caizergues).
Notons E l’espace vectoriel des fonctions réelles continues sur R+ . Pour f ∈ E, définissons une application T (f )
sur R+ par  Z x
 1 f (t)dt si x > 0,
T (f )(x) = x 0
f (0) si x = 0.

1. Démontrer que T est un endomorphisme de E.


2. Déterminer les éléments propres de T .
II. Voir 18.13.

Exercice 5.27 : Mines-TELECOM MP 2018 – Sophie Viard (? ?)


I. Voir 0.1.
II. Considérons la matrice  
2 1 1
A =  1 2 1 .
 

1 1 2
1. Calculer A2 , en déduire A−1 .
2. Réduire A.
3. On pose B = A − λ1 I3 et C = A − λ2 I3 , avec λ1 et λ2 les deux valeurs propres de A.
Calculer B n , C n , BC et CB.
4. Exprimer A en fonction de B et C, puis calculer An .

Exercice 5.28 : CCINP 2015 MP – Thomas Guieysse (?)


Voir 5.29.
Soit E un espace vectoriel. Considérons f et g deux endomorphismes de E.
1. Soit λ une valeur propre non nulle de g ◦ f . Démontrer que λ est aussi valeur propre de f ◦ g.
2. On suppose que E est de dimension finie. Démontrer que 0 est valeur propre de f ◦ g si et seulement si 0 est
valeur propre de g ◦ f .
3. On se place dans E = R[X]. Considérons les applications f : P 7→ P 0 et g qui à P associe l’unique primitive de
P s’annulant en 0.
Déterminer Ker (g ◦ f ) et Ker (f ◦ g).

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 60/299 27 août 2020


CHAPITRE 5. ÉLÉMENTS PROPRES MP 2020-21

Exercice 5.29 : Sp(u ◦ v) = Sp(v ◦ u) en dimension finie (?)


Voir 5.28.
Soit E un espace vectoriel de dimension finie, et (u, v) ∈ L(E)2 . Soit λ ∈ K.
1. Montrer que λ est valeur propre de u ◦ v si et seulement si λ est valeur propre de v ◦ u.
2. Démontrer que ce résultat peut tomber en défaut si on ne suppose plus E de dimension finie.

Exercice 5.30 : Mines-TELECOM MP 2013 – Erwan Kerrand (?)


I. Voir 10.7.
II. Soit E = `∞ (R) l’espace des suites réelles bornées muni de k · k∞ . On considère l’endomorphisme ∆ : E → E,
u = (un )n∈N 7→ (un+1 − un )n∈N .
1. Montrer que ∆ est continu et déterminer le plus petit réel M tel que k∆(u)k ≤ M kuk pour tout u ∈ E. Ce
réel est appelé norme triple de ∆ et noté |||∆||| = M .
2. Déterminer les valeurs propres de ∆.

Exercice 5.31 : TPE/EIVP MP 2014 maths 2 – Thomas Vantrimpont (? ?)


I. Voir 5.32.
Soit E = C([0, 1], R) l’espace des fonctions continues de [0, 1] dans R.
Z 1
Soit T : E → E qui à f associe g telle que : ∀x ∈ [0, 1], g(x) = min (x, t) · f (t)dt.
0
1. Montrer que T est dans L(E).
2. Valeurs propres et espaces propres de T .
 
0 0 0
II. Soit A =  0 0 1 . Calculer : le polynôme caractéristique, le polynôme minimal, exp(A) et exp(A) ·
 

0 −1 0
exp(t A).

Exercice 5.32 : éléments propres d’un opérateur sur C([0, 1]) — Mines-TELECOM PC 2015 (???)
Voir 5.31. Z 1
Considérons E = C([0, 1], R) et ϕ définie sur E par : ϕ(f )(x) = min (x, t)f (t)dt.
0
1. Vérifier que ϕ est un endomorphisme de E.
2. Démontrer que si f est un vecteur propre de ϕ, alors f est de classe C 2 sur [0, 1].
3. Déterminer les éléments propres de ϕ.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 61/299 27 août 2020


5.3. ÉLÉMENTS PROPRES MP 2020-21

Exercice 5.33 : comparaison de χAB et χBA (?)


Soit A ∈ Mnp (R) et B ∈ Mpn (R). Soit x ∈ R. En utilisant les produits
" #" # " #" #
xIn A −In 0 xIn A −In A
et ,
B Ip B −xIp B Ip 0 −xIp

comparer les polynômes caractéristiques de AB et BA.

Exercice 5.34 : généralisation — Navale MP 2012 maths 2 — Anne-Laure Ligneul (?)


Voir 5.35 et 5.36.
Soit (a, b) ∈ R2 . Démontrer que l’application u : Mn (R) → Mn (R) définie par : ∀M ∈ Mn (R), u(M ) = aM +bt M ,
est diagonalisable.

Exercice 5.35 : Mines-TELECOM MP 2016 – Thibault Delahaye (?)


Voir 5.34 et 5.36.
I. Considérons l’endomorphisme u : M 7→ aM + bt M de Mn (R), où a et b sont deux réels fixés.
1. Démontrer que les espaces Sn (R) et An (R) des matrices respectivement symétriques et antisymétriques,
sont supplémentaires dans Mn (R).
2. Démontrer que u est diagonalisable.
3. Calculer tr (u) et det(u).
II. Voir 12.65 et 12.67.

Exercice 5.36 : éléments propres d’un opérateur sur l’espace des matrices (?)
Voir 5.34 et 5.35.
Déterminer les valeurs propres de l’endomorphisme f de Mn (R) défini par : f (M ) = tM − M .

Exercice 5.37 : éléments propres de la matrice X × t X (?)


On note X = t(x1 , . . . , xn ). Déterminer les éléments propres de la matrice X tX.

Exercice 5.38 : valeurs propres d’un endomorphisme sur l’espace des suites (?)

On note E = RN , ensemble des suites réelles (un )n . On définit f ∈ L(E) par

u1 + 2u2 + · · · + n un
∀n ∈ N∗ ,

∀u ∈ E, f (u) = .
n n2
Déterminer l’ensemble des valeurs propres de f .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 62/299 27 août 2020


CHAPITRE 5. ÉLÉMENTS PROPRES MP 2020-21

Exercice 5.39 : CCINP MP 2016 – Kelly Kamga (?)


Considérons E = Rn [X] et u ∈ E.

1. Démontrer que B = (X − 1)k 0≤k≤n est une base de E.
2. Soit l’application u : P 7→ (X 2 − 1)P 0 − nXP .
(a) Démontrer que u est un endomorphisme de E.
Écrire la matrice de u dans la base B.
L’application u est-elle bijective ?
(b) Déterminer les éléments propres de u.

Exercice 5.40 : CCINP MP 2016 – Nicolas Lerolle (? ?)


Considérons une matrice A ∈ Mn (R) telle que A2 = In − tA.
1. Trouver un polynôme annulateur de A de degré 4.
Que peut-on en déduire pour Sp(A) puis pour A ?
2. Supposons désormais que 0 ∈
/ Sp(A).
(a) Démontrer que A − In est inversible.
(b) Démontrer que A est symétrique.
(c) Démontrer que tr (A) 6= 0.

Exercice 5.41 : CCINP MP 2016 – Guillaume Étienne (? ?)


Considérons les polynômes A = X n − 1 et B = X n − X, pour n ≥ 1.
Si P est un polynôme de degré inférieur ou égal à n − 1, on note Φ(P ) le reste de la division euclidienne de AP
par B. Ceci définit une application Φ : Rn−1 [X] → R[X].
1. Démontrer que Φ est un endomorphisme de Rn−1 [X].
2. Écrire la matrice de Φ dans la base canonique de Rn−1 [X].
3. Déterminer Ker (Φ).
4. Déterminer Im (Φ).
5. Pour n pair, trouver les valeurs propres et les vecteurs propres de Φ.

Exercice 5.42 : reconnaître l’endomorphisme  aide beaucoup


 ! (?)
a2 ba ca
Soit (a, b, c) ∈ R3 \ {(0, 0, 0)}. On pose A =  ab b2 cb .
 

ac bc c2
1. Déterminer les éléments propres de A, son noyau et son image.
2. Déterminer les sous-espaces vectoriels de R3 invariants par A.
3. Calculer An pour tout n ∈ N.
4. On suppose a2 + b2 + c2 = 1. Calculer le déterminant de A. Reconnaître l’endomorphisme associé.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 63/299 27 août 2020


5.3. ÉLÉMENTS PROPRES MP 2020-21

Exercice 5.43 : ENSEA/ENSIIE MP 2013 – Pierre Mulsant (? ?)


I. Voir 7.15.
Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie et f un endomorphisme de E tel qu’il existe deux éléments a, b
distincts de K vérifiant (f − aIdE ) ◦ (f − bIdE ) = 0.
1. Montrer qu’il existe λ et µ dans K \ {0} tels que λ(f − aIdE ) et µ(f − bIdE ) soient des projecteurs.
2. Démontrer que ker(f − aIdE ) = Im (f − bIdE ) et ker(f − bIdE ) = Im (f − aIdE ).
3. Calculer f n pour n ∈ N.
Indication : calculer le reste de la division euclidienne de X n par (X − a)(X − b).
4. Démontrer que f est inversible et calculer f n pour n ∈ Z.
II. Voir 6.8.

Exercice 5.44 : matrices normales — Mines-TELECOM MP 2012 — Victor Camara (? ?)


I. Voir 0.60.
II. 1. Fixons A ∈ Mn (R). Démontrer que les trois assertions suivantes sont équivalentes :
(i) A × t A = t A × A.
(ii) Pour tout (X, Y ) ∈ (Rn )2 , (AX|AY ) = (t AX|t AY ).
(iii) Pour tout X ∈ Rn , kAXk = kt AXk.
Remarque : une telle matrice est dite normale.
2. Soit A ∈ Mn (R) une matrice vérifiant (i). Démontrer que A et t A ont les mêmes espaces propres ; montrer
que ce espaces propres sont deux à deux orthogonaux.

Exercice 5.45 : vecteurs propres de matrices qui commutent (? ?)


Soient A et B dans Mn (C) qui commutent : AB = BA. On suppose que toutes les valeurs propres de B sont
distinctes.
1. Montrer que tout vecteur propre de B est vecteur propre de A.
2. En déduire que si A ou B est diagonalisable alors l’autre l’est également et il existe une base de diagonalisation
commune.
3. Démontrer que si A ou B est diagonalisable alors il existe P ∈ Cn−1 [X] tel que A = P (B).

Exercice 5.46 : quand le commutant est une combin. lin. des éléments initiaux – CCINP 2017 PC –
Victoria Paix (???)
Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie. Considérons deux endomorphismes f et g de E non nuls. Supposons
qu’il existe deux scalaires a ∈ C \ {0} et b ∈ C tels que
f ◦ g − g ◦ f = af + bg.
Soit φg l’endomorphisme de L(E) défini par
∀u ∈ L(E), φg (u) = u ◦ g − g ◦ u.
L’objet de cet exercice est de démontrer que f et g ont un vecteur propre commun.
On suppose dans un premier temps que b est nul (et bien sûr a non nul).

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CHAPITRE 5. ÉLÉMENTS PROPRES MP 2020-21

1. Démontrer que Ker (f ) est g-stable.


2. Démontrer que : ∀n ≥ 1, φg (f n ) = anf n .
3. En déduire qu’il existe k ≥ 2 tel que f k est l’application nulle.
4. Soit u l’endomorphisme de Ker (f ) induit par g. Justifier que u admet un vecteur propre.
En déduire que f et g ont un vecteur propre commun.
On suppose désormais que b n’est plus nul (et bien sûr a est toujours non nul).
5. Démontrer que f et g ont un vecteur propre commun.
Indication : on pourra poser h = af + bg.

Exercice 5.47 : disques de Gershgörin et ovales de Cassini – ENS PC 2003 (? ?) à (???)


n
X
Soit A = (aij )ij ∈ Mn (C). Notons ri (A) = |aij |.
j=1
j6=i
1. On note Di la boule fermée de centre aii et de rayon ri (A) (disque de Gershgörin).
[n
Montrer que Sp(A) ⊂ Di . (Utiliser ou démontrer le théorème d’Hadamard : une matrice à diagonale dominante
i=1
stricte est inversible).

2. Pour tout i 6= j, on note Bij (A) = z ∈ C ; |z − aii | × |z − ajj | ≤ ri (A) rj (A) (ce que l’on appelle un
[
ovale de Cassini). Posons B(A) = Bij (A). Montrer que Sp(A) ⊂ B(A).
1≤i<j≤n


 ai,i = −2
3. Application : diagonaliser la matrice An ∈ Mn (R) telle que : An = ai,i+1 = ai,i−1 = 1 .

ai,j = 0 sinon

5.4 Un peu de topologie. . .

Exercice 5.48 : majoration de valeur propre — hors-programme (?)


Soit E un espace vectoriel normé. On munit Lc (E) de la norme des applications linéaires. Soit f ∈ Lc (E) et λ ∈ C
une valeur propre de f . Montrer que |λ| ≤ |||f |||.

Exercice 5.49 : polynômes caractéristiques de AB et de BA (? ?)


Soient A et B deux matrices de Mn (C).
1. Montrer que si A est inversible, il existe P ∈ GLn (C) tel que BA = P −1 (AB)P . En déduire que AB et BA ont
le même polynôme caractéristique.
2. Soit t ∈ C. On suppose que t n’est pas valeur propre de A. Montrer que les matrices (A − tIn )B et B(A − tIn )
ont le même polynôme caractéristique.
3. On fixe x ∈ C. On définit f : C → C et g : C → C les applications définies par
 
f (t) = det (A − tIn )B − xIn et g(t) = det B(A − tIn ) − xIn .

Montrer que les fonctions f et g sont continues. En déduire f (0) = g(0).

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5.4. UN PEU DE TOPOLOGIE. . . MP 2020-21

4. En déduire que AB et BA ont le même polynôme caractéristique.


Indication :
1. Évidemment, P est intimement lié avec A !
2. Appliquer la question précédente.
3. f et g sont continues comme composées d’applications continues. Si A est inversible, c’est clair. Sinon, montrer
qu’il existe r > 0 tel que f (t) = g(t) sur ]0, r[ (prendre r = min {λ; λ ∈ Λ} où Λ est l’ensemble des valeurs
propres non-nulles de A).
4. Question précédente !

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Chapitre 6

Séries de réels ou de vecteurs

6.1 Convergence de séries à termes positifs

Exercice 6.1 : apéritif (doux) (?)


Étudier la convergence des séries de terme général
 
−1/n 1 1
(1) un = 2 ; (2) vn = ln 1 + 2
n n
1 √
(3) wn = ; (4) xn = e− n
(ln n)n
n
nn 1 Y
(5) yn = ; (6) zn = (a + k), (a ∈ R).
(2n)! (2n)!
k=1

Exercice 6.2 : mise en bouche (?)


Étudier la convergence de la série

1000 · 1002 1000 · 1002 · 1004 1000 · 1002 · 1004 · · · (1000 + 2n)
1000 + + + ··· + + ··· .
1·4 1·4·7 1 · 4 · 7 · · · (3n + 1)

Exercice 6.3 : entrée (plus salée) (? ?)


Déterminer la nature de la série de terme général

√ −n sin2 n
(1) un = (ln n)− ln n ; (2) vn = sin n ; (3) wn = 1 + n ; (4) xn = .
n

Indication :
Pour la série (4), on montrera que, pour tout n ∈ N, l’un des trois entiers n, n + 1 et n + 2 est tel que sin2 k ≥ 12 .

67
6.1. CONVERGENCE DE SÉRIES À TERMES POSITIFS MP 2020-21

Exercice 6.4 : plat de résistance (carrément épicé) (? ?) à (???)


P
Étudier la nature de la série un dans les cas suivants :
   
1 1 1
(1) un = ln √ − ln sin √ ; (2) un = √
n n n n
n
3
ln(1 + an nα )

n +1
(3) un = arccos ; (4) un = (a > 0, (α, β) ∈ R2 )
n3 + 2 nβ
√ nα
(5) un = nα eβ n (α, β) ∈ R2 ; (6) un = arccos α (α > 0)
n +1
1 √ √
(7) un = α ; (8) un = n n − n+1 n
1 + 2α α+ · · · + nα
n √ 
(9) un = cos n1 (α > 0) ; (10) un = sin π(2 + 3)n

Exercice 6.5 : Mines-TELECOM MP 2016 – Stéphane Dong (?)


cos(un−1 )
I. Considérons la suite (un )n définie par u0 ∈ R et un = (−1)n pour tout n ≥ 1.
P n
Déterminer la nature de la série un .
II. Voir 14.64.

Exercice 6.6 : Mines-TELECOM MP 2018 – Florent Milville (? ?)


I. Voir 5.17.
II. Voir 6.7.
Règle de Raabe-Duhamel.
 
X xn+1 b 1
Soit xn une série réelle à termes positifs telle que =1− +O avec b > 0.
xn n n2
n→+∞ A
1. Démontrer qu’il existe A > 0 tel que xn ∼ .
nb
2. Deux questions supplémentaires qui appliquaient le résultat précédent à une suite d’intégrales, puis portaient
sur la sommation des termes de cette suite.

Exercice 6.7 : Navale MP 2012 maths 1 — Geoffroy Champetier de Ribes (? ?)


Voir 6.6.
Soit (an )n∈N une suite de réels strictement positifs, ainsi que a et b deux réels avec b > 1. Supposons que :
 
an+1 a 1
= 1− +O .
an n nb

n→+∞ k
Démontrer qu’il existe un réel k tel que an ∼ .
na
Remarque : ce résultat est connu sous le nom de règle de Raabe-Duhamel. Elle permet de pallier partiellement
aux insuffisances de la règle de d’Alembert.

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CHAPITRE 6. SÉRIES DE RÉELS OU DE VECTEURS MP 2020-21

Exercice 6.8 : ENSEA/ENSIIE MP 2013 – Pierre Mulsant (? ?)/(?)


I. Voir 5.43.
  nb
1
II. Nature de la série de terme général un = cos , avec b réel.
n

Exercice 6.9 : ENSEA MP 2017 – Alexandre Trochon (?)


n
Y
I. 1. Pour n ∈ N, on pose un = (1 + rk ) avec r ∈]0, 1[.
k=0
Démontrer que la suite (un )n converge.
2. Fixons 0 < v0 < v1 . Pour n ≥ 1, posons vn+1 = vn + rn vn−1 .
Démontrer à l’aide de la question précédente que (vn )n converge.
II. Voir 14.37.

Exercice 6.10 : Mines-TELECOM MP 2013 – Alexandre Merlot (?)


I. Voir 7.85.
π/n
sin3 (x)
Z
II. Nature de la série de terme général un = dx.
0 1+x

Exercice 6.11 : Mines-TELECOM MP 2018 – Léo Besson (?)


X (−1)n
I. Nature de un avec un = 1 , n ≥ 0.
n 3 + (−1)n+1
II. Voir 0.24 et 0.25.

Exercice 6.12 : Mines-TELECOM MP 2018 – Alexis Sonolet (?)


I. Voir 0.14.
(−1)n
II. On pose, pour tout n ∈ N : un = .
n + sin(n)
Étudier la série de terme général un .

Exercice 6.13 : Mines-TELECOM MP 2018 – Théo Manfredi (?)


I. 1. Énoncer le CSSA.
(−1)n
2. Pour quels réels α la série de terme général converge-t-elle ?

+∞
X (−1)n
3. Comment calculer à 10−3 près la somme ?
n=1
n3

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6.1. CONVERGENCE DE SÉRIES À TERMES POSITIFS MP 2020-21

(−1)n
 
4. Déterminer la nature de la série de terme général ln 1 + .

II. Voir 14.35,

Exercice 6.14 : Saint-Cyr MP 2013 maths 2 – Erwan Kerrand (?)



sin(π n2 + 1)
I. Donner la nature de la série de terme général un = .
(ln n)α
II. Voir 7.67.

Exercice 6.15 : une suite — Telecom Sud’Paris MP 2012 — Victor Camara (? ?)


I. Voir 4.13.
√ √ 
II. Étudier la suite de terme général un = (1 + 3)n − E (1 + 3)n .

Exercice 6.16 : en deux étapes (?)


2 1 + xn
Pour quelles valeurs du couple (x, y) ∈ R∗+ la série de terme général un = converge-t-elle ?
1 + y 2n

Exercice 6.17 : Saint-Cyr MP 2017 maths 1 – Olivier Foult (? ?)


I. Voir 0.22.
II. Avec python. Considérons la suite (an )n∈N définie par a0 = 1 et an+1 = 1 − e−an pour tout n ∈ N.
1. En python, écrire une procédure récursive a(n) qui renvoie an .
2. En python, écrire une procédure ListeA(n) de complexité O(n) qui renvoie la liste de n premiers termes
de la suite (an )n .
3. Représenter an en fonction de n. Que peut-on conjecturer sur la convergence de la suite (an )n ? Le démontrer.
X n
4. Pour tout n ∈ N, posons Sn = a2k . En python, écrire une procédure ListeS(n) de complexité O(n) qui
k=0
renvoie la liste des n premiers termes de la suite (Sn )n .
5. Représenter Sn en fonction de n. Que peut-on conjecturer sur la convergence de la suite (Sn )n ? Le démon-
trer. Indication : on pourra chercher un équivalent de an+1 − an .

Exercice 6.18 : Centrale MP 2017 maths 2 – Jules Tisseyre (???)


+∞
1 X
1. Pour tout n ∈ N∗ , on pose an = et R n = ak .
n2
k=n+1
Représenter graphiquement avec python les 50 premiers termes des sommes partielles des séries suivantes :
X an+1 X an+1 X 1
, √ , .
Rn Rn 2n
n≥1 n≥1 n≥1

Conjecturer la nature de ces trois séries.

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CHAPITRE 6. SÉRIES DE RÉELS OU DE VECTEURS MP 2020-21

P
Dans la suite, on considère le cas général d’une suite (an )n à termes strictement positifs tel que la série an converge.
an+1 √ X an+1
2. Démontrer que : ∀n ∈ N∗ , √
p
≤ 2( Rn − Rn+1 ). En déduire la nature de la série √ .
Rn n≥1
Rn
n
X ai+1 Rn
3. Soit (m, n) ∈ (N∗ )2 tel que 1 ≤ m ≤ n. Prouver que ≥ 1− . En déduire la nature de la série
i=m
R i Rm
X an+1
.
Rn
n≥1
 
1
4. Montrer qu’il existe un réel α ∈ , 1 tel que :
2
X an+1
• Pour tout a ∈]0, α[, la série converge.
Rna
n≥1
X an+1
• Pour tout a ∈]α, +∞[, la série diverge.
Rna
n≥1
1
5. Déterminer le α de la question précédente lorsque an = .
n2

6.2 Convergence de séries à termes quelconques

Exercice 6.19 : ENSEA MP 2016 – Damien Habets (?)


P
I. Soit (an )n une suite de réels positifs bornée telle que la série an diverge.
X an
1. Démontrer que la série diverge.
1 + an
X an ein
2. Démontrer que la série ne converge pas absolument.
1 + an ein
II. Voir 13.24.
III. Voir 11.6.

Exercice 6.20 : c’est le début — École de l’Air MP 2012 — Henri Flavigny (?)
I. Voir 0.7.
(−1)n
 
II. Considérons un = ln 1 + , n ≥ 2.
n
X
1. Démontrer que un converge.
+∞
X
2. Calculer S = un .
n=0

Exercice 6.21 : Mines-TELECOM MP 2013 – Ghislain Le Dain (? ?)


I. Voir 4.6.
II. Voir 12.24.
(−1)n
III. Nature de la série de terme général un = , n ≥ 2.
ln(n + (−1)n )

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 71/299 27 août 2020


6.2. CONVERGENCE DE SÉRIES À TERMES QUELCONQUES MP 2020-21

Exercice 6.22 : TPE/EIVP MP 2014 maths 1 – Guillaume De Chalus (? ?)


Z x
x→+∞ 2
I. Montrer que | sin t|dt ∼ x.
0 π
n
X 1
II. Trouver un équivalent en +∞ de Sn = .
p=2
p ln p

Exercice 6.23 : Mines-TELECOM MP 2014 – Guillaume De Chalus (? ?)


+∞ +∞
X 1 X 1
Posons S1 (x) = et S2 (x) = 2
.
sh (kx) sh (kx)
k=1 k=1
1. Ces deux sommes existent-elles ?
2. Déterminer un équivalent en +∞ de ces deux sommes.

Exercice 6.24 : ENSEA/ENSIIE MP 2014 – Clémentine Cazenave (?)


e−un
pour tout n ∈ N∗ . Nature des séries un et (−1)n un .
P P
I. Soit u1 ∈ R et un+1 =
n
II. Voir 18.36.

Exercice 6.25 : ENSEA/ENSIIE MP 2013 – Corentin Ginisty (? ?)


I. Soit (un )n∈N la suite à termes complexes définie par
un
u0 > 0, u1 > 0, ∀n ∈ N∗ , un+1 = .
1 + un un−1

1. Démontrer que la suite (un )n converge et donner sa limite.


 
1
2. (En utilisant le théorème de Cèsaro, fourni par l’Examinateur.) Étudier et déterminer un équi-
u2n n∈N
valent de un .
3. Donner le développement asymptotique de un à l’ordre 2.
4. Prouver le théorème de Cèsaro.
II. Voir 7.44.

Exercice 6.26 : (? ?)
√  
(−1)n n sin √1n
Quelle est la nature de la série de terme général un = ?
n + (−1)n

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 72/299 27 août 2020


CHAPITRE 6. SÉRIES DE RÉELS OU DE VECTEURS MP 2020-21

Exercice 6.27 : CCP PC 2001 (? ?)


n
X ln k 1
Pour n ∈ N∗ , on pose un = − (ln n)2 et vn = un+1 − un . Quelle est la nature de la série
P
vn ? La suite
k 2
k=1
(un )n∈N∗ est-elle convergente ?

Exercice 6.28 : CCINP MP 2017 – Vincent Moreau (? ?)


n
X ln k
On pose Sn = pour tout n ≥ 1.
k
k=2

1. (a) Démontrer que


Z n+1 Z n
ln 2 ln t ln 2 ln 3 ln t
+ dt ≤ Sn ≤ + + dt.
2 3 t 2 3 3 t

(b) En déduire un équivalent simple de Sn .


 
ln n ln n ln n
2. Démontrer que ln2 (n) − ln2 (n − 1) = 2 + 2 +o .
n n n2
ln n 1  2 
ln (n) − ln2 (n − 1) . Démontrer que
P
3. Soit un = − un est convergente.
n 2
1 2
4. Démontrer qu’il existe un réel c et une suite (εn )n de limite nulle telle que Sn = ln n + c + εn .
2
Servi avec l’exercice n◦ 59 de la banque CCP.

Exercice 6.29 : Centrale MP 2015 maths 1 – Thomas Gouedard (???)

1. Soit f définie et de classe C 1 sur [0, 1] et à valeurs réelles.


n  
1X k
Vers quoi tend f lorsque n → +∞ ? Le démontrer.
n n
k=1
+∞
n sin2 k m

X
n
2. Soit Rm (n) = . Démontrer la formule de Naudé (2018) : lim sup Rm (n) = 0.
k2 m m→+∞ n∈N∗
k=n+1
3. Deux autres questions !

Exercice 6.30 : Mines-Ponts (???)


un
Soit (un )n∈N une suite réelle ne prenant jamais la valeur −1. On pose vn = n pour n ≥ 1.
Y
(1 + uk )
k=1
P
1. On suppose dans cette question que (un )n est à valeurs positives ou nulles. Montrer que la série vn converge.
Calculer la somme de cette série lorsque la série de terme général un diverge.
P (−1)n (−1)n
2. Étudier la série vn lorsque : a) un = . b) un = √ .
n+1 n+1

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 73/299 27 août 2020


6.3. CALCULS DE SOMME MP 2020-21

Exercice 6.31 : CCP PC 2003 (? ?)


n
X 1
On pose bn = (ln k)2 . Quelle est la nature de la série de terme général ?
bn
k=1

Exercice 6.32 : Mines PC 2002 (? ?)


 π 3/5
3/5
Déterminer la nature de la série de terme général un = − (arctan n) .
2

Exercice 6.33 : Mines PC 2003  (? ?) n 


(−1)
Pour n ∈ N∗ , on pose un = ln 1 +
P
α
avec α > 0. Déterminer la nature de un .
n

Exercice 6.34 : Centrale PC 2005 avec Python ! (???)


1. Étudier les variations de la suite de terme général (ln n)/n pour n ≥ 1.
2. Illustrer ce résultat avec Python.
x
3. Montrer que, pour tout x ∈ [0, 1[ : 0 ≤ ex − 1 ≤ .
1−x
n
1 X√
4. Montrer que lim p
p = 1.
n→∞ n
p=1
n
!
1 X√
5. Étudier l’existence de la suite (un ) définie par : un = arccos 2 − p
p .
n p=1
Afficher les 300 premiers termes avec Python.
P
6. Étudier la série un .
P
7. Trouver un équivalent des sommes partielles de un .

6.3 Calculs de somme

Exercice 6.35 : convergence et somme (? ?)


P
Démontrer que
 chacune des séries un converge, et calculer leur somme :
1  x
un = ln cos n , (x ∈ 0, π2 )
 
(1) un = ln 1 − 2 ; (2)
n √ 2 √
(−1)n 3 n n+1−2 n+1
(3) un = cos (3 θ) ; (4) un =
3n 2n+1
Z n1 √x
4n − 3 e
(5) un = (n ≥ 3) ; (6) un = √ dx (n ≥ 1).
n(n2 − 4) 1
n+1
x

Exercice 6.36 : TPE/EIVP MP 2014 maths 2 – Grégoire Kenesi (? ?)


I. Voir 6.10.
π/n
sin3 x
Z
P
Soit un = dx. Démontrer que un converge.
0 1+x

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 74/299 27 août 2020


CHAPITRE 6. SÉRIES DE RÉELS OU DE VECTEURS MP 2020-21

II. Voir 12.33.

Exercice 6.37 : somme de séries – Mines-TELECOM MP 2012 – Océane De Loitière (? ?)


I. Pour tout n ≥ 0, posons
Z π/4
un = tann t dt.
0
1. Déterminer le sens de variation de la suite (un )n∈N .
2. Calculer un+2 + un .
3. Justifier la convergence de la suite (un )n∈N . Déterminer sa limite.
X (−1)n
4. Considérons . Justifier la convergence et déterminer sa somme.
2n − 1
n≥1
X (−1)n+1
5. Considérons . Justifier la convergence et déterminer sa somme.
n
n≥1
II. Voir 14.76.

6.4 Sommes partielles et reste

Exercice 6.38 : Équivalent de somme partielle (?)


Xn
On pose Sn = e−k/(k+1) . Donner un équivalent de Sn quand n tend vers +∞.
k=1

Exercice 6.39 : application du théorème de Césaro, Centrale PC 2002 (???)


n
X
Soit (an ) une suite réelle. On pose Sn = a2k pour tout n ∈ N. On suppose que lim an Sn = 1.
n→∞
k=0
Calculer lim Sn , lim an et lim Sn3 − 3
Sn−1 . En déduire un équivalent de an .
n→∞ n→∞ n→∞
Indication :
on pourra utiliser le théorème de Cesàro (selon l’examinateur, et bien que ce théorème soit hors-programme !) ou,
mieux, le théorème de comparaison des restes de séries équivalentes !

Exercice 6.40 : série des restes d’une série alternée (???)


X (−1)n
Soit α > 0. Montrer que la série converge. On note Rn le reste d’ordre n de cette série. Quelle est la
P nα
nature de la série Rn ?

P
Exercice 6.41 : calcul de Rn (???)
+∞
X (−1)k
On pose Rn = pour tout n ∈ N.
k
k=n+1

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 75/299 27 août 2020


6.5. PRODUIT DE CAUCHY MP 2020-21

1. Justifier l’existence de Rn .
1
xn
Z
n+1
2. Montrer que, pour tout n ∈ N, Rn = (−1) dx.
0 1+x
(−1)n+1
 
∗ ∗ 1
3. Montrer qu’il existe β ∈ N et A ∈ R tels que : Rn = A +O .
P nβ nβ+1
En déduire la convergence de Rn .
+∞
X
4. Calculer Rn .
n=0

6.5 Produit de Cauchy

Exercice 6.42 : produit de Cauchy divergent (? ?)


n
(−1)n X
Pour n ∈ N, on note un = vn = √
3
et w n = up vn−p le terme général de la série obtenue par produit de
n+1 p=0
P P
Cauchy de un et vn .
1. Quelle est la nature de la série de terme général un ?
P
2. Montrer que la série wn diverge.

6.6 Étude théorique et applications

Exercice 6.43 : série des carrés (? ?)


P
Soit (un )n une suite de complexes ; on suppose que un converge.
P 2 P
Que peut-on dire de la série un ? Et si un converge absolument ?

Exercice 6.44 : ENSEA MP 2015 – Thomas Grillet (? ?)


I. Voir 7.48.
II. Tombé à CCINP 2006 PC.
Voir 6.45.
Soit (αn )n∈N une suite de réels telle que :

αn+1 (n + a)(n + b)
α0 > 0 et ∀n ∈ N, = .
αn (n + c)(n + d)

On pose λ = a + b − c − d.
1. Soit βn = ln(n−λ αn ). Démontrer que la série
P
βn+1 − βn converge.
n→+∞ k P
2. En déduire qu’il existe un réel k 6= 0 tel que αn ∼ , et donner la nature de αn .
n−λ

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 76/299 27 août 2020


CHAPITRE 6. SÉRIES DE RÉELS OU DE VECTEURS MP 2020-21

Exercice 6.45 : classique (? ?)


Voir 6.44.
Soit 0 < a < b fixés. Considérons une suite (un ) de réels strictement positifs, vérifiant
un+1 n+a
∀n ∈ N, = .
un n+b
P
1. Montrer, à l’aide de (ln un+1 − ln un ), que (un )n converge vers 0.
α
2. Soit α ∈ R et vn = n un . Trouver α tel que la série de terme général ln vn+1 − ln vn converge.
A
3. En déduire qu’il existe A > 0 tel que un ∼ .
n→+∞ nb−a
Z +∞
dt
4. Étudier la série de terme général un = .
0 (1 + t2 )n+1

Exercice 6.46 : CCP MP 2012 (?)


P √
Soit un une série positive convergente. Montrer que la série de terme général vn = un un+1 converge. La
réciproque est-elle vraie ?

Exercice 6.47 : avec une intégrale (? ?)


Z 1
Soit f ∈ C([0, 1], R+ ) une fonction continue. Montrer que la série de terme général (−1)n xn f (x) dx converge,
0
et calculer sa somme.

Exercice 6.48 : CCP PC 2002 (? ?)


Soit (an )n∈N une suite à termes positifs ou nuls. Soit u0 > 0. On définit par récurrence la suite (un )n∈N par
an
un+1 = un + .
un
P
1. Montrer que si (un )n converge, alors an converge.
P
2. Montrer que si la série an converge, alors (un )n converge.

6.7 Séries d’éléments d’un EVN

Exercice 6.49 : Cesàro et sommes doubles (? ?)


P +∞
P
Soit (un )n∈N une suite à valeurs complexes. On suppose que un converge et on note S = un . Pour tout
n=0
n ∈ N, on pose
n−1 n−1 n−1 n−1
1 XX 1 XX
an = up+q et bn = u|p−q| .
n p=0 q=0 n p=0 q=0

Étudier la convergence des suites (an )n∈N et (bn )n∈N .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 77/299 27 août 2020


6.7. SÉRIES D’ÉLÉMENTS D’UN EVN MP 2020-21

Exercice 6.50 : en deux étapes (? ?) √


an 2 n
Nature de la série de terme général un = √n , où a et b sont deux nombres complexes, a 6= 0.
2 + bn
Indication :
Séparer les cas |b| ≤ 1 et |b| > 1. Trouver un équivalent facile de la suite (un ), puis étudier la série associée.

Exercice 6.51 : paquets de deux (?)


P P
Soit un une série convergente. Montrer que la série (u2n + u2n+1 ) est convergente et que

+∞
X +∞
X
un = (u2k + u2k+1 ).
n=0 k=0
P P
Y a-t-il une réciproque, à savoir, si la série (u2n + u2n+1 ), peut-on affirmer que un converge ?

Exercice 6.52 : regroupement des termes (???)


P
Soit u une série à valeurs dans un EVN et ϕ : N → N une application strictement croissante telle que ϕ(0) = 0.
P n
La série vn de terme général
ϕ(n+1)−1
X
vn = uk
k=ϕ(n)
P
est dite déduite de un par groupement de termes ou par paquets.
P P
1. Démontrer que si un converge alors vn converge, et que les deux séries ont même somme.
P P P+∞
2. Donner un exemple où un diverge et vn converge. Montrer que dans ce cas la somme n=0 vn peut dépendre
des paquets (c’est-à-dire de l’application ϕ).
3. On suppose que :
(a) La suite (un )n est de limite nulle : lim un = 0.
n

(b) Le nombre de termes dans chaque paquet est majoré : ∃M ∈ N, ∀n ∈ N, ϕ(n + 1) − ϕ(n) ≤ M .
P P
Démontrer que les séries un et vn sont de même nature, et que si les séries sont convergentes alors leurs
+∞
X +∞
X
sommes sont égales : un = vn .
n=0 n=0
X jn
4. Première application : nature de la série où j = e2iπ/3 .
n
5. Seconde application : le critère de condensation de Cauchy.
+∞
X +∞
X
Soit (an )n≥1 une suite réelle positive décroissante. On pose S = an et T = 2n a2n (ces deux quantités
n=1 n=1
étant dans [0, +∞]).
Démontrer que S ≤ T ≤ 2S, ce qui prouvera que S < +∞ si et seulement si T < +∞.
X X
En d’autres termes : an et 2n a2n sont de même nature.
n n

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 78/299 27 août 2020


CHAPITRE 6. SÉRIES DE RÉELS OU DE VECTEURS MP 2020-21

Exercice 6.53 : somme d’une série par paquets (? ?)


(−1)n
Convergence et calcul de la somme de la série de terme général un = .
n + (−1)n
Indication :
Regrouper les termes deux par deux. Attention ! La série n’est pas alternée.

Exercice 6.54 : transformation d’Abel (? ?)


Voir 6.55 et 6.56 et 6.57.
1. Soit E un espace vectoriel normé de dimension finie. Considérons (rn )n∈N une suite de réels et (en )n∈N une suite
Pn
d’éléments de E. On note En = k=0 ek les sommes partielles. Démontrer la formule de transformation d’Abel :
N N −1
X  N X
rn en = rE M + (rn − rn+1 )En pour tous M < N
n=M n=M −1

 N
(attention au −1 !) avec par définition rE M = rN EN − rM −1 EM −1 .
2. En déduire le théorème d’Abel : soit (rn )n une suite de réels tendant en décroissant vers 0 et (en )n le terme
général d’une série d’éléments d’un espace vectoriel normé de dimension finie, dont les sommes partielles sont
P
bornées ; alors la série rn en converge.
3. Déduire le CSSA du théorème d’Abel.
P einθ
4. Application : démontrer la convergence de la série n , pour θ 6= 2kπ, k ∈ Z.
Remarque : on notera la similitude entre la transformation d’Abel pour les séries et l’intégration par parties pour les
intégrales.

Exercice 6.55 : un exemple de transformation d’Abel (???)


Voir 6.54. X un
P
Soit (un ) ∈ CN . On suppose que un converge. Montrer que converge.
n
Indication :
On introduira la suite des sommes partielles associée (Sn ) et on remarquera que un = Sn − Sn−1 .

Exercice 6.56 : série complexe de partie réelle positive – Centrale MP 2002 (? ?)


P P 2
Soit (zn )n∈N ∈ CN une suite telle que <(zn ) ≥ 0 pour tout n ∈ N. On suppose que zn et zn convergent.
2
P P
1. Montrer que |zn | converge mais que |zn | peut diverger.
2
P
2. Que se passe-t-il pour |zn | si l’on n’a plus l’hypothèse <(zn ) ≥ 0 ?
On pourra utiliser 6.54.

P P −α
Exercice 6.57 : un CV ⇒ n un CV (?)
P X un
Soit un une série complexe convergente. Soit α > 0. Montrer que la série converge.

On pourra utiliser la transformation d’Abel 6.54.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 79/299 27 août 2020


6.8. EXPONENTIELLE DE MATRICES / PRODUIT DE CAUCHY DE DEUX SÉRIES MP 2020-21

Exercice 6.58 : séries commutativement convergentes (? ?) à (???)


P
On dit que un est commutativement convergente lorsqu’elle est convergente et pour toute permutation σ de
P
l’ensemble N la série de terme général vn = uσ(n) est convergente et de même somme que un .
P
1. Soit un une série numérique semi-convergente. Pour n ∈ N, posons an = max(un , 0) et bn = min(0, un ).
P P
Démontrer le lemme : n an = +∞ et n bn = −∞.
2. En déduire le théorème de réarrangement de Riemann : si une série à valeurs réelles est semi-convergente, alors
on peut réarranger ses termes pour qu’elle converge vers n’importe quel réel, et même tendre vers plus ou moins
l’infini.
Remarque : on peut démontrer qu’une série absolument convergente est commutativement convergente.

Exercice 6.59 :ZPolytechnique MP 2017 maths 2 – Louis Jalenques (???)


π
| sin(nx)|
Notons In = dx.
0 x
1. Donner un équivalent de In lorsque n → +∞.
2. A FAIRE ! Considérons une suite (ak )k∈N à termes positifs décroissante et telle que (kak )k∈N est croissante.
Démontrer la formule : Z π n
ak | sin(kx)| 2 X ak
max k∈[[1,n]] dx = + O(1).
0 x π k
k=1

6.8 Exponentielle de matrices / Produit de Cauchy de deux séries

Exercice 6.60 : au commencement était !


le calcul. . . – CCP (?)
ch x sh x
Calculer exp(M ) avec M = , x ∈ R.
sh x ch x

Exercice 6.61 : diagonalisabilité de l’exp. d’une matrice (nécessite Dunford) – ENS (? ?)


1. Démontrer, pour A ∈ Mn (C), l’équivalence suivante : A est diagonalisable si et seulement si exp(A) est
diagonalisable.
2. En déduire toutes les matrices A ∈ Mn (C) telles que exp(A) = In .
On pourra utiliser la décomposition de Dunford : pour A ∈ Mn (R), il existe un unique couple (D, N ) de matrices
telles que A = D + N , DN = N D, D diagonalisable et N nilpotente (TD chapitre 7 : réduction).

Exercice 6.62 : éléments invariants de l’exponentielle d’une matrice nilpotente (? ?)


Soit A une matrice nilpotente. Déterminer Ker (exp A − In ).

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 80/299 27 août 2020


CHAPITRE 6. SÉRIES DE RÉELS OU DE VECTEURS MP 2020-21

Exercice 6.63 : exponentielle d’une matrice idempotente – TPE 1993 (?)


P Ak
+∞
Soit A ∈ Mn (C) telle que A = A−1 . Calculer exp A = .
k=0 k!

Exercice 6.64 : déterminant de l’exponentielle d’une matrice – TPE MP 2001 (?)


Soit n ∈ N∗ . Soit A ∈ Mn (C). Montrer que det(exp A) = exp( tr A).
Remarque : ceci prouve en particulier que l’exponentielle d’une matrice est toujours une matrice inversible, c’est-
à-dire exp(Mn (C)) ⊂ GLn (C).

Exercice 6.65 : équations matricielles avec exponentielle – CCP (?)


Résoudre dans M2 (C) les équations matricielles suivantes :
! !
1 1 2 1
exp(M ) = , exp(M ) = .
1 1 1 2

Exercice 6.66 : une matrice5 × 5 – Mines MP 2004


 (?)
1 ω ω2 ω3 ω4
 ω ω2 ω3 ω4 1 
 
 
On note ω = e2iπ/5 et A =  2
ω ω ω
3 4
1 ω.
 3 4 2
ω ω 1 ω ω 
ω4 1 ω ω2 ω3
1. La matrice A est-elle diagonalisable ?
2. Calculer exp(A).
3. Quelles sont les valeurs propres de exp(A) ?

Exercice 6.67 : avec des vrais morceaux de


 nombres dedans !
(?)
0 1 0 0 0 0
Considérons les matrices A =  0 0 1  et B =  1 0 0 . Comparer exp(A + B) et exp(A) × exp(B).
   

0 0 0 0 1 0
Expliquer.

Exercice 6.68 : rayon spectral inférieur strictement à 1 (???)


Soit A ∈ Mp (C), p ≥ 1. Montrer que les trois propositions suivantes sont équivalentes :
1. Sp(A) ⊂ B(0, 1) (disque unité ouvert).
2. La série de terme général An , n ∈ N, converge.
3. lim An = 0.
n→+∞

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 81/299 27 août 2020


6.8. EXPONENTIELLE DE MATRICES / PRODUIT DE CAUCHY DE DEUX SÉRIES MP 2020-21

Pour (1) ⇒ (2), on pourra utiliser la décomposition de Dunford : il existe un unique couple (D, N ) de matrices telles
que A = D + N , DN = N D, D diagonalisable et N nilpotente (exercice du chapitre 7 : réduction).

Exercice 6.69 : somme d’une série et produit de Cauchy (?)


Soit (a, b) ∈ C2 tel que |a| < 1 et |b| < 1. Prouver que
 +∞ n+1
 1 X a − bn+1
= si a 6= b,


 (1 − a)(1 − b)

a−b
n=0
+∞
 1 X
= (n + 1)an si a = b.


(1 − a)2


n=0

Indication :
1
Écrire comme somme d’une série, puis faire le produit de Cauchy des deux séries.
1−a

Exercice 6.70 : somme d’une série par produit de Cauchy (?)


n
X 4k
Pour n ≥ 0, on pose wn = 2−n .
k!
k=0
1. Montrer que la série de terme général wn converge.
2. Calculer sa somme en utilisant le produit d’une série géométrique par une autre série classique.
Indication :
1. Majorer wn . On pourra reconnaître dans la somme le début de exp(4).
X bk X
2. Écrire le produit de Cauchy de et de ak .
k!
k≥0 k≥0

Exercice 6.71 : séries semi-convergentes et produit de Cauchy – Agreg interne (???)


(−1)n
Soit, pour n ≥ 0, un = √ .
n+1
P
1. Vérifier que un est semi-convergente.
P P
2. Montrer que le produit de Cauchy de un par un ne converge pas.
3. Soit σ : N → N définie par σ(3p) = 2p, σ(3p + 1) = 4p + 1, σ(3p + 2) = 4p + 3. Vérifier que σ est une permutation
P
de N. Que peut-on dire de la série n uσ(n) ?
Indication :
1. Appliquer des critères classiques.
2. Calculer le terme général du produit de Cauchy de ces deux séries. Minorer sa valeur absolue (on pourra étudier
la fonction u : x 7→ (x + 1)(n + 1 − x)).
3. Regrouper les termes trois par trois.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 82/299 27 août 2020


Chapitre 7

Réduction

7.1 Diagonalisation/trigonalisation élémentaires

Exercice 7.1 : diagonalisation élémentaire 


(?)
2 0 1
Diagonaliser la matrice A =  1 1 1  ∈ M3 (R).
 

−2 0 −1

Exercice 7.2 : CCINP MP 2018  – SophieViard (? ?)


2 0 0
Considérons la matrice A =  0 1 1  ainsi que l’endomorphisme canoniquement associé u. Notons I3 la
 

0 0 1
matrice identité d’ordre 3 et Id l’application identité.
1. Donner le rang de A − I3 . La matrice A est-elle diagonalisable ?

2. Déterminer Ker (u − 2Id) et Ker (u − Id)2

3. Démontrer que R3 = Ker (u − 2Id) ⊕ Ker (u − Id)2 .
4. Soit v l’endomorphisme canoniquement associé à une matrice X telle que X n = A.

Montrer que u et v commutent, et que Ker (u − 2Id) et Ker (u − Id)2 sont stables par v.
5. Montrer que la matrice X de la question précédente est de la forme
!
α 01,2
X = avec Y ∈ M2 (R).
02,1 Y

Donner un exemple de tel réel α et de telle matrice Y .


Accompagné de l’exercice 27 de la banque CCINP.

Exercice 7.3 : TPE/EIVP MP 2015 maths 2 – Vianney Malcouronne (?)


 
3 0 −1
I. La matrice A =  2 4 2  est-elle diagonalisable ? Sans calcul, déterminer son polynôme minimal.
 

−1 0 3

83
7.1. DIAGONALISATION/TRIGONALISATION ÉLÉMENTAIRES MP 2020-21

II. Voir 19.28.


III. Voir 16.5.

Exercice 7.4 : CCINP MP 2016 – Claire de Francqueville  (?) 


0 −1 1
Réduire puis calculer la puissance n-ième de la matrice A =  1 2 −1  (sans calculatrice).
 

−1 −1 2
Accompagné de l’exercice 10 de la banque CCINP d’exercices sur 8 points.

Exercice 7.5 : ENSEA/ENSIIE MP 2014 – Grégoire Kenesi (?)


I. Hors-programme : nécessite le critère de Cauchy de convergence d’une suite de réels. Soit (un )n une suite de
P
réels positive, décroissante et telle que un converge. Posons vn = n(un+1 − un ).
+∞
X
Démontrer que la série de terme général vn converge et calculer sa somme en fonction de S = un .
n=0
 
a+1 1 −1
II. À quelle condition sur a ∈ C la matrice M =  2a + 2 2 −2  est-elle diagonalisable ?
 

2 −1 1

Exercice 7.6 : trigonalisation élémentaire


 (?) 
1 0 0
Trigonaliser la matrice suivante : A =  0 −5 −4 .
 

0 9 7

Exercice 7.7 : ENSSAT Lannion MP 2015 – Pravin Princely Pious (?)


I. Voir 13.30.
 
1 0 0
II. Soit A =  0 −2 −3 .
 

0 3 4
1. La matrice A est-elle diagonalisable ?
2. Calculer A − I3 .
3. Calculer An , pour n ∈ N.
4. La matrice A est-elle inversible ? (L’inverse à gauche est-il égal à l’inverse à droite ?)
 
1 0 0
5. Démontrer que A est semblable à B =  0 1 1 .
 

0 0 1
Commentaire : « le jury a apprécié que je regarde le sujet en entier avant de commencer. »

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 84/299 27 août 2020


CHAPITRE 7. RÉDUCTION MP 2020-21

Exercice 7.8 : ENSIIE MP 2015 – Philippe Raad (?)


I. Trouver les matrices réelles M d’ordre n telles que tr (M ) = 0 et M 3 − 2M 2 + M = 0.
II. Voir 0.73.

Exercice 7.9 : CCINP MP 2015 – Romain Fontaine (? ?)


Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie. Considérons un endomorphisme u diagonalisable de E. Fixons une
base (e1 , . . . , en ) de vecteurs propres de u.
1. Sans utiliser le théorème de Cayley-Hamilton, démontrer que P (u) = 0, où P est le polynôme caractéristique de
u.
Xn
2. Soit x = xi ei un vecteur de E. Calculer det(x, u(x), . . . , un−1 (x)).
i=1
3. Démontrer que les valeurs propres de u sont simples si et seulement si il existe x ∈ E tel que (x, u(x), . . . , un−1 (x))
forme une base de E.

Exercice 7.10 : Mines-TELECOM MP 2018 – Jeanne Quentin (?)


I. Soit E un K-espace vectoriel de dimension n ≥ 1. Considérons un endomorphisme u de E.
1. Soit P dans K[X]. Si P (u) est l’application nulle, que peut-on dire du spectre de u ? Le démontrer.
2. Énoncer le théorème de Cayley-Hamilton. Notons πu le polynôme minimal de u. Par quoi peut-on majorer
le degré de πu ? Par quoi peut-on le minorer ?
3. Supposons u diagonalisable. Que peut-on constater quand deg(πu ) = n ?
II. Voir 16.52.
Examinateur un peu sec, mais il y a plus d’échange (contrairement aux CCINP où on était vraiment livré à nous-
mêmes).

Exercice 7.11 : équation algébrique matricielle d’ordre  2, grand classique


 ! (?)
3 0 0
Trouver toutes les matrices M ∈ M3 (C) telles que M 2 =  −5 2 0 .
 

4 0 1

Exercice 7.12 : équation algébrique matricielle d’ordre 3 (?)


Trouver les matrices M ∈ M3 (R) telles que M 3 = A avec
 
−4 4 −4
A =  −4 4 4 .
 

−8 8 0

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 85/299 27 août 2020


7.1. DIAGONALISATION/TRIGONALISATION ÉLÉMENTAIRES MP 2020-21

Exercice 7.13 : Mines-TELECOM MP 2018 – Daniel Gabaï et 2019 – Matthieu Comes (?)
I. Voir 0.63, ainsi que l’exercice 4 de la banque CCINP.
!
1 1
II. Considérons la matrice A = .
1 1
1. Diagonaliser A.
2. On veut résoudre l’équation matricielle X 2 + X = A, avec X ∈ M2 (R).
(a) Démontrer que les vecteurs propres de A et X sont communs.
(b) Résoudre l’équation matricielle X 2 + X = A.
III. Voir 0.36 et 0.18.

Exercice 7.14 : une équation algébrique – Mines-TELECOM MP 2013 – Thomas Bouchet (?)
I. Voir 13.42.
 
0 0 0
II. Résoudre l’équation A3 =  1 0 0  dans M3 (C).
 

1 1 0

Exercice 7.15 : CCINP MP 2018 – Jeanne Quentin (? ?)


Voir 5.43.
Considérons deux matrices A et B d’ordre n à coefficients complexes. Supposons qu’il existe deux nombres com-
plexes λ et µ, non-nuls et distincts, tels que :

In = A + B, M = λA + µB, M 2 = λ2 A + µ2 B.

1. Démontrer que M est inversible et calculer M −1 .


Indication : examiner M 2 − (λ + µ)M + λµIn .
2. Exprimer A en fonction de M et In .
3. Démontrer que A et B sont des projecteurs.
4. La matrice M est-elle diagonalisable ? Si oui, calculer son spectre.

Exercice 7.16 : CCINP MP 2018 – Mathilde Clauzure et 2016 – Stéphane Dong (?)
Soit n un entier supérieur ou égal à 2. Considérons A ∈ Mn (R) telle que A 6= In , A 6= −In et A2 = In .
1. Démontrer que tr (A) = n mod 2.
2. Démontrer que tr (A) ≤ n − 2.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 86/299 27 août 2020


CHAPITRE 7. RÉDUCTION MP 2020-21

déterminerSp sans χ – CCINP PC 2005 (?)


Exercice 7.17 : 
0 1 1
On pose A =  1 0 1 .
 

1 1 0
1. Trouver P ∈ R[X] tel que P (A) = 0.
2. En déduire que A est inversible.
3. Déterminer le spectre de A.

Exercice 7.18 : Mines-TELECOM MP 2012 — Florence Penelle (?)


 
0 0 α
I. Notons M (α) =  1 0 0  ∈ M3 (C), α ∈ C.
 

3α 1 0
1. Quelles sont les valeurs de α pour lesquelles le polynôme P = X 3 − 3α2 X − α a une racine multiple ?
2. Discuter la diagonalisabilité de M (α) selon les valeurs de α.
 
α 0 α
3. Discuter la diagonalisabilité de N (α) =  1 α 0  selon les valeurs de α.
 

3α 1 α
II. Voir 0.61.

Exercice 7.19 : Mines-TELECOM MP 2017 – Léo Besson (?)


I. La lettre K désigne le corps R ou le corps C. Soit E un K-espace vectoriel de dimension n ≥ 1 et f ∈ L(E).
1. Supposons qu’il existe un entier naturel k ≥ 1 tel que f k soit nulle. L’application f est-elle injective ?
2. Supposons que f n−1 n’est pas nulle et que f n est nulle. Démontrer qu’il existe un vecteur x0 non-nul tel
que B = (x0 , f (x0 ), . . . , f n−1 (x0 )) soit une base de E.
Déterminer la matrice [f ]B de f dans B.
L’endomorphisme f est-il diagonalisable ?
II. Voir 12.51.

Exercice 7.20 : CCINP MP 2017 – Daniel Gabaï (? ?)


Soit (X, Y ) ∈ Mn,1 (R)2 . Considérons la matrice M = X · tY ∈ Mn (R) et f l’endomorphisme de Rn canoniquement
associé.
1. Démontrer que rg (f ) = 1. En déduire Im (f ).
2. Démontrer que si Im (f ) 6⊂ Ker (f ) alors Im (f ) ⊕ Ker (f ) = Rn .
3. Démontrer que si Im (f ) ⊂ Ker (f ) alors M est semblable à E1,n .
4. En déduire que : f est diagonalisable si et seulement si Im (f ) 6⊂ Ker (f ) si et seulement si t X · Y 6= 0.
Servi avec l’exercice n◦ 52 de la banque CCINP.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 87/299 27 août 2020


7.1. DIAGONALISATION/TRIGONALISATION ÉLÉMENTAIRES MP 2020-21

Exercice 7.21 : CCINP MP 2017 – Facia Boladji (?)


Considérons l’application T : Mn (R) → Mn (R) définie par T (M ) = t M .
1. Étudier le rang de T .
2. Donner la matrice de T . M. Cochet : dans quelle base ? Déterminer le déterminant et la trace de T .
3. Étudier la diagonalisabilité de T .
4. Que peut-on dire de la matrice M + tM − 2In si M ∈ Mn (R) ?

Exercice 7.22 : éléments propres de p∗ + p∗ en dimension finie (? ?)


Exercice très classique, dont il existe trois variantes :
1. Avec une projection : 7.22, 7.23, 7.24, 7.25, également Centrale 2018 PC maths 2.
2. Avec une symétrie : 7.26.
3. Avec un endomorphisme auto-adjoint : 7.27.
Voir enfin CCINP MP 2014 Maths 2 pour un problème sur le sujet.
Soit E un R-espace vectoriel de dimension finie et p un projecteur de E. On définit φ = p∗ + p∗ : L(E) →
L(E), f 7→ (p ◦ f + f ◦ p).
Déterminer les valeurs propres et les vecteurs propres de Φ.

Exercice 7.23 : P ∗ + P∗ avec P 2 = P – Mines-TELECOM MP 2017 – Geoffroy Mateu (? ?)


I. Voir 0.53.
II. Voir 7.22.
Soit P ∈ Mn (R) une matrice de projection. Considérons l’application

f : Mn (R) → Mn (R), M 7→ P M + M P.

1. Démontrer que pour toute matrice M ∈ Mn (R), f 2 (M ) = P M + 2P M P + M P .


2. Démontrer que f est diagonalisable.
3. Déterminer tr (f ) en fonction de n et de rg (P ).

1 ∗
Exercice 7.24 : (p + p∗ ) avec p2 = p – Mines-TELECOM MP 2015 – Charles Wième (? ?)
2
I. Voir 9.17.
II. Voir 7.22.
Soit p un projecteur d’un espace vectoriel E de dimension finie. Pour tout endomorphisme u de E, on pose
1
f (u) = (p ◦ u + u ◦ p).
2
1. Démontrer que f est un endomorphisme de L(E).
2. Calculer f 2 et f 3 . En déduire un polynôme annulateur de f .
3. L’endomorphisme f est-il diagonalisable ? Déterminer ses éléments propres.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 88/299 27 août 2020


CHAPITRE 7. RÉDUCTION MP 2020-21

Exercice 7.25 : p∗ − p∗ ◦ u avec p2 = p – Navale MP 2014 Maths 2 – Jean-Baptiste De Kergorlay (???)


I. Voir 7.22.
Soit E un espace vectoriel normé et p un projecteur de E. Considérons l’application ϕ : L(E) → L(E) définie
par ϕ(u) = u ◦ p − p ◦ u.
1. Démontrer que ϕ est diagonalisable.
2. Diagonaliser ϕ.
II. Voir 13.20.

Exercice 7.26 : s∗ − s∗ et s∗ + s∗ avec s2 = Id – CCINP MP 2018 – Léo Besson (???)


Voir 7.22.
Soit E un espace vectoriel euclidien de dimension n. Fixons s ∈ L(E) tel que s ◦ s = IdE . Considérons les deux
endomorphismes φ et ψ de L(E) définis par

∀u ∈ L(E), φ(u) = u ◦ s − s ◦ u, ψ(u) = u ◦ s + s ◦ u.

1. Calculer φ ◦ ψ et ψ ◦ φ. Que peut-on en déduire pour les noyaux ?


2. Calculer φ2 + ψ 2 . En déduire que

L(E) = Im (φ) ⊕ Im (ψ) = Ker (φ) ⊕ Ker (ψ).

3. L’endomorphisme φ de L(E) est-il diagonalisable ?


4. Calculer tr (φ).
Indication : on utilisera un calcul matriciel dans une base adaptée à s.
Accompagné de l’exercice 37 de la banque CCINP.

Exercice 7.27 : A∗ − A∗ avec tA = A – TPE/EIVP MP 2014 maths 2 – Antoine Diab-Maalouf (? ?)


I. Voir 7.22.
Soit A une matrice symétrique réelle et ad(A) l’application définie sur Mn (R) par ad(A)(M ) = AM − M A.
Démontrer que ad(A) est diagonalisable et déterminer ses éléments propres.
II. Voir 14.14.

Exercice 7.28 : CCINP 2015 MP – Mathieu Le Pape (? ?)


Notons (ei )i la base canonique de E = R2n+1 . Considérons l’endomorphisme u de E tel que u(e1 ) = e1 + e2n+1 et
u(ei ) = ei + ei−1 pour i dans [[2, 2n + 1]]. Notons A la matrice de u dans la base (ei )i .
1. Calculer le polynôme caractéristique de A.
2. Démontrer que A est inversible.
3. Exprimer A−1 comme polynôme en A.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 89/299 27 août 2020


7.1. DIAGONALISATION/TRIGONALISATION ÉLÉMENTAIRES MP 2020-21

2n  
Y kπ
4. Donner les valeurs propres de A. Calculer cos .
2n + 1
k=0

Exercice 7.29 : TPE/EIVP MP 2014 maths 2 – Guillaume De Chalus (?)


 
m−2 −1 −3
I. Trigonaliser la matrice A =  −3 m−2 −5 .
 

2 1 m+3
II. Voir 13.29.

Exercice 7.30 : Mines-TELECOM MP 2017 – Stanislas Fleurance (? ?)


I. Voir 12.21.
II. Considérons la matrice  
1 0 0
A =  0 0 1 .
 

0 −1 2
1. La matrice A est-elle diagonalisable ? La réduire.
2. Résoudre l’équation matricielle exp(M ) = A, d’inconnue M ∈ M3 (R).

Exercice 7.31 : ENSEA/ENSIIE MP 2013 – Rémi Habchi (?)


I. Voir 12.96.  
i
II. Considérons M = ∈ Mn (R).
j 1≤i,j≤n
Déterminer le rang de M . La matrice M est-elle diagonalisable ?

Exercice 7.32 : Saint-Cyr MP 2013 maths 1 – Alexandre Martin (?)


 
1 1
1 a+ a a2 + a2
∗ 1 1
I. Déterminer les valeurs de a ∈ C pour que la matrice A =  a + a 1 a+  soit diagonalisable.
 
a
a2 + a12 a + 1
a 1
II. Voir 0.64.

Exercice 7.33 : ENSEA/ENSIIE MP 2013 – Alexandre Farnier (? ?)


 
0 −1 −1
I. Posons M =  −1 0 −1 .
 

1 1 2

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 90/299 27 août 2020


CHAPITRE 7. RÉDUCTION MP 2020-21

1. Caractériser géométriquement l’endomorphisme de R3 canoniquement associé à M .


2. Prouver qu’il existe deux matrices A ∈ M3,2 (R) et B ∈ M2,3 (R) tels que M = AB.
3. Démontrer que BA = I2 .
II. Voir 12.103.

Exercice 7.34 : le commutant d’une matrice (? ?)


Déterminer toutes les matrices qui commutent avec la matrice
 
6 −6 5
 14 −13 10 
 

7 −6 4

Exercice 7.35 : CCINP MP 2017 – Alexis Wallner (?)


 
1 0 −1
Considérons la matrice A =  1 2 1 .
 

2 2 3
1. Réduire la matrice A.
2. Déterminer les matrices qui commutent avec A.
Servi avec l’exercice n◦ 35 de la banque CCINP.

Exercice 7.36 : CCINP MP 2013 – Henri de Boutray (?)


 
1 ··· 1
 . .
. . ... , a ∈ R.

Posons M (a) = aIn +  .
 . 
1 ··· 1

1. Prouver que det(M (a)) = (a + n)an−1 .


2. Déterminer les éléments propres de M (a) : polynôme minimal, valeurs propres, vecteurs propres.
3. Calculer le rang de M (a).

Exercice 7.37 : CCINP MP 2013 – Jeanne-Marie Touttée (?)


Trouver toutes les matrices A de M2 (R) telle que (A − 2I2 )(A − 3I2 )2 = 0.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 91/299 27 août 2020


7.2. PUISSANCES D’UNE MATRICE MP 2020-21

7.2 Puissances d’une matrice

Exercice 7.38 : en deuxlignes. . . (?) 


1 4 2
Calculer An pour A =  0 −3 −2 .
 

0 4 3

Exercice 7.39 : puissance délicate (?) !


a
1
Soit a ∈ R. On pose, pour tout n ∈ N∗ : An = a
n .
n 1
Calculer lim (An )n .
n→∞

Exercice 7.40 : un système d’équations de récurrence linéaire (?)


 
1 −1 −2
1. On pose A =  0 2 1 . Trigonaliser A.
 

1 1 3
2. Déterminer les suites (un )n , (vn )n et (wn )n qui vérifient (u0 , v0 , w0 ) = (1, 0, 0) et les relations de récurrence
valables pour tout n ∈ N :

un+1 = un − vn − 2wn
vn+1 = 2vn + wn
wn+1 = un + vn + 3wn .

Exercice 7.41 : Mines-TELECOM MP 2014 – Ghislain Le Dain (?)


   
3 0 1 3 0 0
I. Soit A =  2 1 1  et B =  0 1 1 .
   

−1 1 1 0 0 1
1. Les matrices A et B sont-elles semblables ?
2. Calculer An et exp(A).
II. Voir 0.68.

Exercice 7.42 : le jeu de saute-moutons (???)


Trois moutons sont dans un pré et jouent à saute-moutons. Le premier mouton, nommé Anselme, saute au-dessus
de Barnabé et se retrouve dans la position symétrique de celle qu’il occupait par rapport à Barnabé. Barnabé saute
ensuite au-dessus de Clotaire, puis Clotaire au-dessus d’Anselme. Le jeu recommence indéfiniment.
Le pré pouvant être considéré comme un plan, trouver les configurations de départ telles que les moutons restent
dans une portion bornée du plan.
Dans ce cas, où se retrouvent les moutons après un nombre infini de parties ?

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 92/299 27 août 2020


CHAPITRE 7. RÉDUCTION MP 2020-21

7.3 Diagonalisabilité / trigonalisabilité

Exercice 7.43 : carré diagonalisable (?)


Voir 7.44, 7.45, 7.46.
Soit M ∈ GLn (C) telle que M 2 soit diagonalisable. Montrer que M est diagonalisable.

Exercice 7.44 : ENSEA/ENSIIE MP 2013 – Corentin Ginisty (? ?)


I. Voir 6.25.
II. Voir 7.43. 7.45, 7.46.
Soit p ∈ N, p ≥ 2, et A ∈ GLn (C). Démontrer que A est diagonalisable si et seulement si Ap est diagonalisable.

Exercice 7.45 : Mines-TELECOM MP 2014 – Dimitri Mancy (? ?)


I. Voir 7.43, 7.44, 7.46.
Soit f et g deux endomorphismes d’un C-espace vectoriel E de dimension finie. Supposons que g est diagonali-
sable ; que 0 n’est pas valeur propre de g ; qu’il existe un entier k tel que f k = g.
Démontrer que f est diagonalisable.
II. Voir 0.55.

Exercice 7.46 : CCINP MP 2018 – Daniel Gabaï (? ?)


Voir 7.43, 7.44, 7.45.
Soit A ∈ Mn (C) inversible.
1. Soit P ∈ C[X]. Notons λ1 , . . . , λp les racines de P .
Supposons que P (A2 ) = 0. On pose Q(X) = P (X 2 ).
Que peut-on dire de Q ? Factoriser Q dans C[X].
2. Démontrer que A2 est diagonalisable si et seulement si A est diagonalisable.
!
0 A
3. Démontrer que M = est diagonalisable si et seulement si A est diagonalisable.
A 0
Accompagné de l’exercice 43 de la banque CCINP.

Exercice 7.47 : TPE/EIVP MP 2016 maths 2 – Florian Szczepaniak (?)


I. « Un exercice traitant de la réduction d’une matrice 3 × 3 comportant deux paramètres. »
II. Soit f ∈ L(E), où E est un espace vectoriel de dimension finie sur le corps C.
Démontrer que f est diagonalisable si et seulement si tout sous-espace vectoriel de E admet un supplémentaire
f -stable.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 93/299 27 août 2020


7.3. DIAGONALISABILITÉ / TRIGONALISABILITÉ MP 2020-21

Exercice 7.48 : ENSEA MP 2015 – Thomas Grillet (? ?)


I. Déterminer une condition nécessaire et suffisante sur a ∈ R pour que la matrice M soit diagonalisable :
 
a
 .. 
M = 

 0n−1 . 
.

 a 
1 ··· 1

II. Tombé en CCINP 2006 PC. Voir 6.44.

Exercice 7.49 : TPE/EIVP MP 2015 maths 2 – Hugues Isselin (?)


I. Soit E un espace vectoriel réel de dimension finie. Soit u ∈ L(E) vérifiant : u3 = −u. Démontrer que le rang
de u est pair. M. Cochet : au moins deux démonstrations possibles, une de Sup et une de Spé.
II. Voir 10.17.

Exercice 7.50 : TPE/EIVP MP 2014 maths 1 – Grégoire Kenesi (? ?)


 
3 −3 2 +∞
X 1
I. Soit A =  −1 5 −2 . Calculer ch (A) = A2n .
 
n=0
(2n)!
−1 3 0
!
2 0n A
II. Soit (A, B) ∈ Mn (R) . Démontrer que M = ∈ M2n (R) est diagonalisable si et seulement si AB
B 0n
est diagonalisable.

Exercice 7.51 : CCINP MP 2014 – Gillot (? ?)


Voir 7.52.
Posons  
0 1 0 ··· 0
 . . .. .. .. 
 .. .. . . .  p−1

 .
 1X k
A =  . .. .. 
et B = A .
 . . . 0  p
  k=0
 0 ··· ··· 0 1 
1 0 ··· ··· 0
1. Déterminer Sp(A).
2. En déduire Sp(B).
3. Démontrer que B est inversible si et seulement si p et n sont premiers entre eux.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 94/299 27 août 2020


CHAPITRE 7. RÉDUCTION MP 2020-21

Exercice 7.52 : matrice circulante (? ?)


Voir 7.51.    
0 1 0 ··· 0 1
 . . .   .. 
 .. .. ..   1 . 0 
On pose J =   et K =  .
   
.. .. .. ..
 0 . 1  . . .
   
 
1 0 ··· 0 1 0
k n
1. Calculer J pour tout k ∈ N. Montrer que χJ = X − 1. Déterminer les éléments propres de J.
2. Exprimer K en fonction de J.
 
a c b
 .. .. 
 b . . 
3. Montrer que J et K commutent. En déduire que la matrice D(a, b, c) =   est diagonalisable
 
.. ..
. . c 
 

c b a
dans C. Déterminer ses éléments propres.

Exercice 7.53 : TPE/EIVP MP 2014 maths 2 - Ariel Chiche (? ?)


I. Voir 18.39.
 
A A A
II. Soit A ∈ Mn (C) et M =  A A A . Démontrer que M est diagonalisable si et seulement si A l’est.
 

A A A
M. Cochet : c’est le produit tensoriel ou de Kronecker de matrices, cf. ESIM 2001 PSI-PC Maths 2.

Exercice 7.54 : Navale MP 2013 maths 2 – Florence Penelle (? ?)


Attention : M. Gugger examinateur méchant !
I. Voir 7.55.
Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L(E). Démontrer que les deux propriétés suivantes sont
équivalentes :
1. Les seuls sous-espaces vectoriels stables par u sont {0} et E.
2. Le polynôme caractéristique de u est irréductible dans K.
Commenter pour K = R et K = C.
II. Voir 14.57.

Exercice 7.55 : Navale MP 2016 maths 2 – Thibault Delahaye (? ?)


Attention : M. Gugger examinateur méchant !
I. Voir 7.54.
Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L(E). Démontrer que les deux propriétés suivantes sont
équivalentes :
1. Les seuls sous-espaces vectoriels stables par u sont {0} et E.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 95/299 27 août 2020


7.3. DIAGONALISABILITÉ / TRIGONALISABILITÉ MP 2020-21

2. Le polynôme caractéristique de u est irréductible dans K.


II. Voir 0.26.
III. Voir 16.12.

Exercice 7.56 : Mines-TELECOM MP 2016 – Nicolas Lerolle (?)


I. Voir 12.68.
II. Voir 7.28.
Soit f ∈ L(R3 ) \ {0L(R3 ) } telle que f 3 + f = 0L(R3 ) .
1. Démontrer que f n’est pas injective.
2. Démontrer que (f (x), f 2 (x)) est une base de Im (f ), pour tout x tel que f (x) 6= 0R3 .

Exercice 7.57 : CCINP MP 2014 – Mathieu Le Pape (?)


Voir 7.56.
Soit E = R3 et u ∈ L(E) vérifiant u3 + u = 0 et u 6= 0. Démontrer que :
1. Im (u) ⊕ Ker (u) = E.
2. Im (u) = Ker (u2 + IdE ).
3. u est non injective (indication : raisonner par l’absurde).
4. rg (u) = 2.
 
0 0 0
5. Il existe une base B de E telle que [u]B =  0 0 −1 .
 

0 1 0

Exercice 7.58 : Navale MP 2016 maths 2 – Sonia Poncelin de Raucourt (?)


I. Soit E un espace vectoriel de dimension n. Fixons un endomorphisme nilpotent v de E. Considérons un endo-
morphisme u de E et les deux assertions :
(i) u ◦ v = v ◦ u.
(ii) u est nilpotent.
Démontrer qu’aucune des assertions n’implique l’autre (en d’autres termes (i) n’implique pas (ii) et (ii) n’implique
pas (i)).
II. Voir 0.27 et 0.28.

Exercice 7.59 : Mines-TELECOM MP 2013 – Corentin Ginisty (? ?)


I. Voir 0.58.
II. Soit M ∈ Mp (C). Notons µM son polynôme minimal.
1. Posons C(M ) = {P (M ) / P ∈ C[X]}.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 96/299 27 août 2020


CHAPITRE 7. RÉDUCTION MP 2020-21

a) Démontrer que C(M ) est de dimension finie. Exprimer sa dimension en fonction de µM .


b) Prouver que exp(M ) est un polynôme en M .
2. Soit EM un polynôme tel que EM (M ) = exp(M ), avec deg(EM ) < deg(µM ).
a) Exprimer EM dans le cas où M est une matrice nilpotente.
b) On suppose M diagonalisable de spectre Sp(M ) = {λ1 , . . . , λk }, les λi étant distincts.
— Démontrer qu’il existe un unique L ∈ Ck−1 [X] tel que ∀i ∈ [[1, k]], L(λi ) = eλi .
— Démontrer que si M = P DP −1 avec D diagonale alors eM = P eD P −1 .
— Prouver que L = EM .

Exercice 7.60 : Telecom Sud’Paris MP 2013 – Arnaud Paoletti (? ?)


I. Voir 0.59.
II. Soit M ∈ Mn (C) et P ∈ C[X].
Déterminer une condition nécessaire et suffisante pour que P (M ) soit inversible.

Exercice 7.61 : signe du déterminant – X PC 2005 (? ?)


Soit A ∈ Mn (R) tel que A3 − 3A + 4In = 0. Déterminer le signe de det A.

Exercice 7.62 : signe du déterminant bis – Centrale MP 2003 (? ?)


Soit A ∈ Mn (R) telle que A3 = A + In . Montrer que det A > 0.

Exercice 7.63 : Petites Mines MP 2015 – Constance Dworniczek (?)


I. Déterminer les matrices M ∈ Mn (R) telles que tr (M ) = 0 et M 3 − 4M 2 + 4M = 0.
II. Voir 12.93.

Exercice 7.64 : CCINP MP 2013 – Adrien Monfort (?)


Voir 7.chap07.ccinp.2018.dagneau.
Soit E un espace vectoriel de dimension n. Considérons un endomorphisme u de E admettant n valeurs propres
distinctes.
1. Soit v un endomorphisme de E.
Démontrer que u ◦ v = v ◦ u si et seulement si u et v admettent une base commune de vecteurs propres.
2. On note A la matrice de l’endomorphisme u (dans une base fixée).
Trouver le nombre de solutions dans Mn (R) du système X 2 = A.
Accompagné de l’exercice 31 de la banque CCINP.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 97/299 27 août 2020


7.3. DIAGONALISABILITÉ / TRIGONALISABILITÉ MP 2020-21

Exercice 7.65 : CCINP MP 2018 – Marc Dagneau de Richecour (?)à (???)


Considérons deux endomorphismes u et v non nuls d’un espace vectoriel E de dimension finie sur C.
1. Voir 7.64.
Supposons que u et v commutent : u ◦ v = v ◦ u.
(a) Démontrer que tout sous-espace propre pour l’un est stable pour l’autre.
(b) Démontrer que u et v ont une valeur propre commune.
(c) Démontrer que si u et v sont diagonalisables et commutent, alors u et v sont-co-diagonalisables.
2. Voir 5.11.
Accompagné de l’exercice 16 de la banque CCINP.
Comportement de l’examinateur : très fermé, cherchant à me coincer et presque agressif quand je faisait une erreur
au tableau (même une faute de frappe). . . Un examinateur sévère ne faisant pas de cadeaux, que du bonheur haha !

Exercice 7.66 : pas évident — Navale MP 2012 maths 2 — Anne-Laure Ligneul (? ?)


Soit A ∈ Mn (C). Démontrer que Sp(A) = {1} si et seulement si ∀k ∈ [[1, n]], tr (Ak ) = n.

Exercice 7.67 : Saint-Cyr MP 2013 maths 2 – Erwan Kerrand (???)


I. Voir 6.14. !
0 In
II. Soit A ∈ Mn (C). On pose B = ∈ M2n (C).
A 0
1. Calculer B k pour k ∈ N.
2. Supposons B diagonalisable. Prouver que A est diagonalisable. Réciproque ?
3. Supposons A inversible et diagonalisable. Montrer que B est diagonalisable.
 
1 0 1 !
−A − I3 −A + I3
4. On choisit A =  2 1 0  et C = . La matrice C est-elle diagonalisable ?
 
A − I3 A + I3
2 2 1
!
I3 −I3
Indication : on pourra s’aider de P = .
I3 I3

Exercice 7.68 : valeurs propres de A × t A et t A × A (?)


Soit A ∈ Mnp (R). Soit x ∈ R. En utilisant les produits
" #" # " #" #
xIn A −In 0 xIn A −In A
t t
et t
,
A Ip A Ip A Ip 0 −xIp

montrer que AtA et tAA ont même valeurs propres non nulles, avec le même ordre de multiplicité.
En déduire également que rg AtA = rg tAA.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 98/299 27 août 2020


CHAPITRE 7. RÉDUCTION MP 2020-21

Exercice 7.69 : Mines-TELECOM MP 2017 – Clément Charvet (? ?)


I. Voir 11.29.
II. Voir 13.22.
Notons A = (ai,j )i,j la matrice réelle d’ordre n telle que ai,1 = a1,i = ai,i = 1 pour tout i ∈ [[1, n]] et ai,j = 0
sinon.
Démontrer que A est diagonalisable. Diagonaliser A.

Exercice 7.70 : diagonalisabilité par blocs – Centrale PSI ! 2008 (? ?)


0 A
Soit A ∈ Mn (C) une matrice diagonalisable et B = ∈ M2n (C). Donner les valeurs propres de B et la
In 0
dimension des sous-espaces propres correspondants. À quelle condition B est-elle diagonalisable ?
Indication : ! !
x x
Résoudre B =λ et trouver quelles sont les valeurs de λ possibles.
y y

Exercice 7.71 : éléments propres de l’opérateur « similitude » – Mines MP (???)


On note E = C ∞ (R, R). Soit p ∈]0, 1[ ; on pose q = 1 − p. On définit alors u : E −→ E par u(f ) : x 7−→ f (px + q).
1. Étudier les suites définies par x0 ∈ R et la relation xn+1 = pxn + q.
2. Montrer que les valeurs propres de u sont dans ] − 1, 0[∪]0, 1].
3. Soit λ une valeur propre de u telle que λ 6= 1. Soit f un vecteur propre associé.
Montrer qu’il existe k ∈ N tel que f (k) = 0. Qu’en déduit-on pour f ?
4. Caractériser les éléments propres de u.

Exercice 7.72 : racines cinquièmes de l’unité – ENS Cachan MP 2002 (? ?)


Soit E un Q-espace vectoriel de dimension n. Soit u ∈ L(E) tel que u5 = Id et 1 n’est pas valeur propre de u.
Montrer que 4|n.

Exercice 7.73 : éléments propres d’un opérateur sur L(E) – Mines (? ?)


On considère E un R-espace vectoriel de dimension finie égale à n, et on pose φ : L(E) → L(E), f 7→ f + ( tr f )IdE .
Déterminer les éléments propres de φ. Calculer son déterminant, sa trace, son inverse.

Exercice 7.74 : CCINP 2015 MP – Arnaud Ribeyrolles (? ?)


Soit A ∈ Mn (C) une matrice à coefficients complexes. Pour toute M ∈ Mn (C), on définit f (M ) par :

f (M ) = tr (A)M − tr (M )A.

1. Montrer que f est un endomorphisme de Mn (C).

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 99/299 27 août 2020


7.3. DIAGONALISABILITÉ / TRIGONALISABILITÉ MP 2020-21

2. Déterminer le noyau et l’image de f .


3. L’application f est-elle diagonalisable ?

Exercice 7.75 : encadrement de la trace – TPE MP 2002 (? ?)


Soit A ∈ M5 (R) telle que P (A) = 12 A3 − 8A2 + 7A − I5 = 0. Montrer que 0 < tr A < 2.
On pourra s’aider de l’outil informatique pour déterminer les racines réelles de P .

Exercice 7.76 : vecteur propre commun (?)


Soit u et v deux endomorphismes d’un espace vectoriel E de dimension finie sur C, tels que u ◦ v = v ◦ u.
Démontrer que u et v admettent un vecteur propre commun.

Exercice 7.77 : lemme de stabilité (?)


Soit E un espace vectoriel de dimension finie sur un corps commutatif K, et (f, g) ∈ L(E)2 .
1. Si f et g commutent alors pour toute valeur propre λ de f , le sous-espace propre de f associé à λ est stable par
g.
2. Si f est diagonalisable alors l’endomorphisme induit par f sur un sous-espace vectoriel F (f -stable !) de E est
aussi diagonalisable.

Exercice 7.78 : diagonalisation simultanée (nécessite 7.77) (? ?)


Soit E un espace vectoriel de dimension finie sur un corps commutatif K, et (f, g) ∈ L(E)2 . Alors : f et g sont
diagonalisables et commutent si et seulement si f et g sont simultanément diagonalisables (c’est-à-dire qu’il existe une
base de E dans laquelle f et g sont tous deux diagonaux).
Remarque : ce résultat se généralise à une famille finie f1 , . . . , fp d’endomorphismes, c’est l’objet de l’exercice 7.79.

Exercice 7.79 : co-diagonalisation – Mines-Ponts MP 2008 (nécessite 7.78) (? ?)


Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie. Soit u1 , . . . , um une famille d’endomorphismes diagonalisables
de E commutant deux à deux. Montrer qu’il existe une base de E diagonalisant tous les ui . On dit que les ui sont
co-diagonalisables.
Indication :
Procéder par récurrence sur m et commencer par traiter le cas m = 2. On étudiera les restrictions de u2 à chaque
sous-espace propre de u1 .

Exercice 7.80 : endomorphismes anticommutant – Centrale MP 2003 (?)


Soit E un C-espace vectoriel de dimension n ≥ 2. Soit p ≥ 2, on suppose qu’il existe des endomorphismes u1 , . . . , up
de E tels que

∀k ∈ [[1, p]] u2k = −IdE


∀(k, `) ∈ [[1, p]]2 (k 6= `) ⇒ uk ◦ u` = −u` ◦ uk .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 100/299 27 août 2020


CHAPITRE 7. RÉDUCTION MP 2020-21

1. (a) Montrer que, pour tout k ∈ [[1, p]], uk est un endomorphisme diagonalisable de E.
(b) Montrer que la dimension de E est paire.
2. Déterminer le spectre de uk . Trouver l’ordre de multiplicité de chaque valeur propre de uk . Que vaut det uk ?

Exercice 7.81 : existence de sous-espaces stables pour un endomorphisme (? ?)


Soit E un R-ev de dimension supérieure ou égale à 1, soit f ∈ L(E).
Montrer qu’il existe un sous-espace vectoriel de E stable par f et de dimension 1 ou 2.
Indication :
On demande une autre démonstration que celle du cours !
Partie réelle et imaginaire d’un vecteur propre complexe.

7.4 Endomorphismes et matrices nilpotents

Exercice 7.82 : classique — CCINP MP 2012 — Paul Bernard (?)


Soit E un espace vectoriel normé de dimension 3. Considérons un endomorphisme f de E, non nul. Supposons que
f = 0. Il existe alors trivialement un vecteur e1 6= 0 tel que f 2 (e1 ) 6= 0. Posons e2 = f (e1 ) et e3 = f (e2 ).
3

1. Prouvez que la famille (e1 , e2 , e3 ) est une base de E.


2. Soit u un endomorphisme de E tel que u ◦ f = f ◦ u.
Démontrez qu’il existe (a, b, c) ∈ R3 tel que u = aIdE + bf + cf 2 . Réciproque ?

Exercice 7.83 : CCINP MP 2016 – Thomas Guieysse (? ?)


On note K le corps R ou C. Soit E un K-espace vectoriel de dimension n.
Considérons deux endomorphismes f et g de E vérifiant f ◦ g − g ◦ f = f et non nuls.
1. Démontrer que pour tout entier naturel k : f k ◦ g − g ◦ f k = kf k .
2. En considérant l’application ϕ : L(E) → L(E), h 7→ h ◦ g − g ◦ h, démontrer que f est nilpotente.
3. D’après la question précédente, il existe un entier p tel que f p = 0L(E) .
On suppose dans cette question que f n−1 n’est pas l’application nulle.
/ Ker (f n−1 ) \ {0E }, démontrer qu’il existe une base B de E telle que la matrice de f
(a) En considérant x ∈
dans B soit :  
0 1 0 ··· 0
 . .
 .. . . . . . . . . ... 

 
 . . . 
J =  ..
 .. .. 0  .
 .
..

 .
.

 . 1 
0 ··· ··· ··· 0

(b) En déduire que f n = 0L(E) .


(c) . . . une autre question oubliée par le Candidat !
M. Cochet : on peut par exemple calculer f ◦ g k − g k ◦ f , la formule est plaisante.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 101/299 27 août 2020


7.4. ENDOMORPHISMES ET MATRICES NILPOTENTS MP 2020-21

Exercice 7.84 : CCINP 2015 MP – Thomas Dumon (? ?)


Soit E un R-espace vectoriel de dimension n et u un endomorphisme de E. On dit que u est cyclique lorsqu’il existe
x0 ∈ E tel que (x0 , u(x0 ), . . . , un−1 (x0 )) soit une base de E.
1. Démontrer que si u admet n valeurs propres distinctes alors u est cyclique.
2. Démontrer que si u est nilpotent d’ordre n alors u est cyclique.

Exercice 7.85 : Mines-TELECOM MP 2013 – Alexandre Merlot (?)


I. Soit E un R-espace vectoriel de dimension n ≥ 1. Considérons un endomorphisme f de E tel que f n−1 6= 0 et
f n = 0. Déterminer rg (f ).
II. Voir 6.10.

Exercice 7.86 : rang 1 — Air MP 2012 — Geoffroy Champetier de Ribes (? ?)


I. 1. Soit A ∈ M3 (R) de rang 1.
a) Démontrer qu’il existe U et V dans M1,3 (R) telles que A = t U · V .
b) En déduire A2 = tr (A)A.
2. Soit X ∈ M3 (R) non nulle telle que X 2 = 0.
a) Démontrer que rg (X) = 1.
b) Démontrer l’équivalence suivante :
 
(X 2 = 0) ⇐⇒ X = 0 ou (rg (X) = 1 et tr (X) = 0) .

II. Plus au programme !


1. Calculer les coefficients de Fourier (complexes) de f : x 7→ exp (exp(ix)).
2. Prouver la convergence de la série de Fourier.
Z 2π +∞
X 1
3. Démontrer que exp(2 cos(t))dt = 2π 2
.
0 n=0
(n!)

Exercice 7.87 : trace et produit (?)


Soient A et B dans Mn (C). On suppose que la matrice A est nilpotente et que la matrice B commute avec A. Que
dire de tr (AB) ?

Exercice 7.88 : A + λB nilpotent (? ?)


Soient A et B dans Mn (C) telles qu’il existe (λ0 , . . . , λn ) ∈ Cn+1 distincts tels que (A + λk B)n = 0 pour tout
k ∈ [[0, n]].
Montrer que A et B sont nilpotentes.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 102/299 27 août 2020


CHAPITRE 7. RÉDUCTION MP 2020-21

Exercice 7.89 : det(A + M ) si AM = M A — Centrale MP (?)


Voir 7.90, 7.91, 7.92, 7.93.
Soit A ∈ Mn (C). On suppose qu’il existe p ∈ N∗ tel que Ap = 0.
1. Montrer que An = 0.
2. Calculer det(A + In ).
Soit M ∈ Mn (C) tel que AM = M A.
3. Calculer det(A + M ) (on pourra commencer par le cas où M ∈ GLn (C)).
4. Le résultat est-il vrai si M ne commute pas avec A ?

Exercice 7.90 : Mines MP 2014 – Henri Mirande (? ?)


I. Voir 12.34.
Avec 10 minutes de préparation.
II. Voir 7.89, 7.91, 7.92, 7.93.
En direct au tableau.
Soit M et A deux matrices de Mn (C), avec M nilpotente. On suppose que M A = 0.
1. Montrer que A + M et A ont même polynôme caractéristique.
2. Même question si AM = 0.

Exercice 7.91 : TPE/EIVP MP 2016 maths 2 – Thomas Guieysse (? ?)


I. Voir 13.41.
II. Voir 7.89, 7.90, 7.92, 7.93.
Soit (A, B) ∈ Mn (C)2 telles que AB = BA et B nilpotente d’indice p (c’est-à-dire B p = 0n et B p−1 6= 0n ).
Démontrer que A + B et A ont même polynôme caractéristique.

Exercice 7.92 : CCINP MP 2017 – Clément Royer (? ?)


Voir 7.89, 7.90, 7.91, 7.93.
Soit A une matrice complexe d’ordre n telle qu’il existe p ∈ N∗ vérifiant Ap = 0.
1. Déterminer le polynôme caractéristique de A.
2. Montrer que An = 0.
3. Prouver que det(A + In ) = 1.
4. Soit M une matrice complexe inversible d’ordre n qui commute avec A.
(a) Que peut-on dire de AM −1 ?
(b) Démontrer que det(A + M ) = det(M ).
(c) L’égalité reste-t-elle valable si M est seulement inversible ?
(d) L’égalité reste-t-elle valable si M seulement commute avec A ?

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 103/299 27 août 2020


7.4. ENDOMORPHISMES ET MATRICES NILPOTENTS MP 2020-21

Exercice 7.93 : Mines MP 2017 – Louis Jalenques (? ?)


I. Voir 7.89, 7.90, 7.91, 7.92.
1. Soit C ∈ Mn (R) telle que : ∀M ∈ Mn (R), det(C + M ) = det(M ).
Démontrer que C = 0.
2. Soit (A, B) ∈ Mn (R)2 tel que : ∀M ∈ Mn (R), det(A + M ) = det(B + M ).
Que peut-on dire de A et B ?
II. Voir 11.49.
III. Voir 12.89.

Exercice 7.94 : A + 2k B nilpotente (? ?)


Soient A et B des matrices complexes carrées d’ordre n. On suppose les matrices A + 2k B nilpotentes pour tout
entier k tel que 0 ≤ k ≤ n. Montrer que les matrices A et B sont nilpotentes.

Exercice 7.95 : est-ce le déterminant ? — X PC (? ?)


Soit Φ : M2 (R) → R vérifiant
!
2 0 1
∀(A, B) ∈ M2 (R) , Φ(AB) = Φ(A)Φ(B) et Φ 6= Φ(I2 ).
1 0

1. Démontrer que Φ(O2 ) = 0.


2. Si A est nilpotente, démontrer que Φ(A) = 0.
3. Soient A ∈ M2 (R) et B la matrice obtenue à partir de A en permutant les lignes de A. Démontrer que Φ(B) =
−Φ(A).
4. Démontrer que A est inversible si et seulement si Φ(A) 6= 0.

Exercice 7.96 : si Ak+1 = Ak — X MP (? ?)


Soit A ∈ Mn (R).
1. On suppose A3 = A2 . Montrer que A2 est diagonalisable et que A2 − A est nilpotente.
2. Plus généralement on suppose Ak+1 = Ak pour un certain entier k > 0.
Établir l’existence d’un entier p > 0 tel que Ap est diagonalisable et Ap − A nilpotente.

Exercice 7.97 : tout hyperplan de Mn (K) rencontre GLn (K) (? ?)


Pour n ≥ 2, on note H un hyperplan de Mn (K) ne contenant matrice inversible.
1. Montrer que H contient toutes les matrices nilpotentes.
2. En déduire que tout hyperplan de Mn (K) rencontre GLn (K).

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 104/299 27 août 2020


CHAPITRE 7. RÉDUCTION MP 2020-21

Exercice 7.98 : crochet de Lie nilpotent (? ?)


Soit A ∈ Mn (C). On considère l’endomorphisme T de Mn (C) défini par

T (M ) = AM − M A.

1. On suppose que la matrice A est nilpotente. Montrer que l’endomorphisme T est aussi nilpotent.
2. Réciproque ?

Exercice 7.99 : l’incontournable décomposition de Jordan-Chevalley / Dunford (nécessite 7.78) (? ?)-


(???)
Soit E un C-espace vectoriel de dimension n ≥ 1 et u un endomorphisme de E.
Alors il existe un et un seul couple (d, n) d’endomorphismes de E tels que :
1. u = d + n.
2. d et n commutent.
3. d est diagonalisable et n est nilpotent.
De plus d et n sont des polynômes
 en u (???).
    
2 1 0 2 0 0 0 1 0
Que dire de l’égalité :  0 −1 1  =  0 −1 0 + 0 0 1  ?
     

0 0 −1 0 0 −1 0 0 0

7.5 Un peu de topologie. . .

Exercice 7.100 : densité de l’ensemble des matrices diagonalisables (? ?)


Montrer que l’ensemble des matrices diagonalisables est dense dans Mn (C).
Indication :
Perturber la trigonalisation d’une matrice. En particulier, une matrice admettant n valeurs propres distinctes est
diagonalisable.

Exercice 7.101 : intérieur de l’ensemble des matrices diagonalisables (???)


Déterminer l’intérieur de l’ensemble des matrices diagonalisables de Mn (C).
Indication :
La réponse est : l’ensemble des matrices diagonalisables dont toutes les valeurs propres sont distinctes.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 105/299 27 août 2020


7.5. UN PEU DE TOPOLOGIE. . . MP 2020-21

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 106/299 27 août 2020


Chapitre 8

Familles sommables

8.1 Dénombrabilité

Exercice 8.1 : points de discontinuité d’une fonction croissante (? ?)


Soit f : R → R croissante. Démontrer que l’ensemble des points de discontinuité de f est au plus dénombrable.
Indication :
Définir une injection de l’ensemble des points de discontinuité dans Q.

Exercice 8.2 : fonction continue échangeant rationnels et irrationnels (? ?)


Existe-t-il une fonction continue f de R dans R envoyant les rationnels dans les irrationnels et les irrationnels dans
les rationnels ?

Exercice 8.3 : TPE/EIVP MP 2015 maths 1 – Clémentine Cazenave (?)


I. 1. Question de cours sur les familles sommables ! Voir 8.3.
Démontrer qu’une réunion finie ou dénombrable d’ensembles dénombrables est un ensemble dénombrable.
2. Soit E un ensemble dénombrable en bijection avec une partie de N. Soit B un ensemble dénombrable disjoint
de E. Déterminer une bijection entre E et B.
II. Voir 18.48.
« Examinateur gentil, qui (. . . ) m’a aidée pour l’exercice 1, en tendant des perches faciles à saisir ».

Exercice 8.4 : P(N) n’est pas dénombrable (? ?)


On souhaite établir que l’ensemble P(N) des parties de N n’est pas dénombrable.
Pour cela on raisonne par l’absurde et l’on suppose qu’il existe une bijection f de N vers P(N).
Établir une absurdité en introduisant l’ensemble A = {n ∈ N / n ∈ / f (n)}.

107
8.2. FAMILLES SOMMABLES MP 2020-21

Exercice 8.5 : nombres algébriques (? ?)


On appelle nombre algébrique tout nombre complexe x solution d’une équation de la forme

an xn + · · · + a1 x + a0 = 0, avec (a0 , a1 , . . . , an ) ∈ Zn+1 et an 6= 0.

On appelle degré d’un nombre algébrique x, le plus petit n ∈ N tel que x soit solution d’une équation comme ci-dessus.
1. Quels sont les nombres algébriques de degré 1 ?
2. Montrer que l’ensemble des nombres algébriques de degré au plus n est dénombrable (compter les équations !).
3. L’ensemble de tous les nombres algébriques est-il dénombrable ?

Exercice 8.6 : [0, 1] n’est pas dénombrable (? ?)


1. Calculer
+∞
X 1
n+1
.
n=0
2

2. Soit (un )n∈N une suite d’éléments de [0, 1]. Montrer


n  
[ 1 1
∀n ∈ N, [0, 1] \ un − , un + 6= ∅.
2k+2 2k+2
k=0

3. On peut alors construire une suite (xn )n∈N d’éléments de [0, 1] vérifiant
n  
[ 1 1
∀n ∈ N, xn ∈ / un − k+2 , un + k+2 .
2 2
k=0

Justifier qu’on peut extraire de la suite (xn )n∈N une suite convergeant vers un élément ` de [0, 1].
4. Exploiter les idées précédentes pour établir que [0, 1] n’est pas dénombrable.

8.2 Familles sommables

Exercice 8.7 : série génératrice de la fonction « nombre de diviseurs » (? ?)


Établir que pour x ∈] − 1, 1[ :
+∞ +∞
X xn X
n
= d(n)xn
n=1
1 − x n=1

en notant d(n) le nombre de diviseurs positifs de n.

Exercice 8.8 : puissance géométrique – Centrale MP (? ?)


Convergence et calcul, pour z complexe tel que |z| < 1, de
+∞ n
X z2
.
n=0
1 − z 2n+1

Indication :
Écrire une somme double en introduisant une somme géométrique.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 108/299 27 août 2020


CHAPITRE 8. FAMILLES SOMMABLES MP 2020-21

Exercice 8.9 : une identité remarquable (?)


+∞ +∞
X x2n+1 X xn
Montrer que pour x ∈ C, |x| < 1, on a l’égalité : = .
n=0
1 − x2n+1 n=1
1 − x2n

Exercice 8.10 : l’espace `1 (Z) est un monoïde ! (???)


On note `1 (Z) l’ensemble des suites complexes u = (un )n∈Z sommables.
1. Soit (u, v) ∈ (`1 (Z))2 . Montrer que pour tout n ∈ Z, la famille (uk vn−k )k∈Z est sommable.
2. Pour (u, v) ∈ (`1 (Z))2 , on pose (u ? v)n = k∈Z uk vn−k . Montrer que u ? v ∈ `1 (Z) et que
P

X X X
(u ? v)n = un vn .
n∈Z n∈Z n∈Z

3. Montrer que la loi ? ainsi définie est commutative, associative et possède un neutre.
4. La structure (`1 (Z), ?) est-elle un groupe ?

Exercice 8.11 : série absolument géométrique ? (?)


Soit q ∈ C avec |q| < 1. Montrer que la famille q |n| n∈Z est sommable et calculer sa somme.


Exercice 8.12 : une série sur Z (? ?) X


Soit r ∈ [0, 1[ et θ ∈ R. Justifier l’existence et calculer r|n| einθ .
n∈Z

8.3 Permutation des termes

Exercice 8.13 : Petites Mines MP 2015 – Hugues Isselin (? ?)


I. Voir 0.43.
(−1)n
II. Nature de la série de terme général un = . Indication : poser vn = u2n+1 + u2n .
n + (−1)n
M. Cochet : indication discutable qui mène à des outils hors-programme ; on se cantonnera à des outils du
chapitre 6.

1/σ(n)2 et
P P
Exercice 8.14 : 1/σ(n) (? ?)
Soit σ : N∗ → N∗ une application bijective.
X 1
1. Déterminer la nature de .
σ(n)2
n≥1
X 1
2. Même question pour .
σ(n)
n≥1

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 109/299 27 août 2020


8.3. PERMUTATION DES TERMES MP 2020-21

P
Exercice 8.15 : 1/(nσ(n)) (?)
1
Soit σ une permutation de N∗ . Nature de la série de terme général .
nσ(n)
Indication :
Utiliser 8.14 (premier point).

σ(n)/n2 (?)
P
Exercice 8.16 :
X σ(n)
Si σ est une bijection de N∗ sur N∗ , montrer la divergence de la série .
n2
Indication :
On étudiera S2n − Sn .

P
Exercice 8.17 : σ(n)/(n ln n) (?)
σ(n)
Soit σ une permutation de N∗ . Nature de la série de terme général .
n ln n

σ(n)/n3 (? ?)
P
Exercice 8.18 :
σ(n)
Soit σ une permutation de N∗ . Nature de la série de terme général .
n3

σ(n)/(n2 ln n) (? ?)
P
Exercice 8.19 :
P σ(n)
Soit σ une permutation de N∗ . Nature de .
n2 ln n
Indication :
On étudiera S2n+1 − S2n .

P 2
Exercice 8.20 : uσ(n) (???)
P 2
Soit (un )n une suite réelle telle qu’il y ait convergence de la série un . Soit σ une bijection de N.
P 2
1. Montrer la convergence et calculer la somme de la série uσ(n) .
P
2. Quelle est la nature de la série |un uσ(n) | ?
+∞
X
3. Déterminer les bornes supérieure et inférieure (???) de |un uσ(n) |, pour σ parcourant l’ensemble des bijections
n=0
de N.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 110/299 27 août 2020


CHAPITRE 8. FAMILLES SOMMABLES MP 2020-21

Exercice 8.21 : Ulm (???)


Soit (zn )n une suite de nombres complexes non nuls telles que

n 6= m ⇒ |zn − zm | ≥ 1.
1
Montrer la convergence de la série de terme général .
zn3

8.4 Séries doubles

Exercice 8.22 : série des restes des séries de Riemann (? ?)


1. Soit α > 1. Déterminer un équivalent de
+∞
X 1
Rn = .

k=n+1

+∞ +∞
X X 1
2. Pour quels α ∈ R la somme a-t-elle un sens ?
n=0 k=n+1

3. Montrer qu’alors
+∞
+∞ X +∞
X 1 X 1
α
= α−1
.
n=0 k=n+1
k p=1
p

Exercice 8.23 : série des restes de la série exponentielle (?)


+∞ X+∞
X 1
Calculer .
n=0
k!
k=n

Exercice 8.24 : cherchez la bonne somme double. . . – Centrale MP (?)


Étudier la convergence et donner la somme de la série
+∞ +∞
!
X X an
k
n(n + 1)
k=1 n=k

où an est le terme général d’une série positive convergente.

Exercice 8.25 : étude de convergence (?)


Étudier la finitude des sommes suivantes :
X 1 X 1
1. . 2. .
(i + j)α iα + jα
(i,j)∈(N∗ )2 (i,j)∈(N∗ )2
X 1 X 1
3. . 4. , a > 1, b > 1.
x2 ap + bq
x∈Q∩[1,+∞[ (p,q)∈N2

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 111/299 27 août 2020


8.4. SÉRIES DOUBLES MP 2020-21

Exercice 8.26 : encore convergence d’une série double (? ?)


P 2 P 2
On considère (an )n et (bn )n deux suites positives, telles que an et bn convergent.
X X an bp
Prouver que converge.
n p
n+p
n √
X m
On montrera le lemme suivant : √ ≤ π pour tout (m, n) ∈ (N∗ )2 .
k=1
(m + k) k

Exercice 8.27 : comparaison avec une intégrale (? ?)


Pour quels α > 0 la famille suivante est-elle sommable ?
 
1
(p2 + q 2 )α (p,q)∈(N∗ )2

Exercice 8.28 : qu’en déduire ? (?)


2p + 1 p p+1
On pose ap,q = − − . Calculer :
p+q+2 p+q+1 p+q+3
X +∞
+∞ X +∞ X
X +∞
ap,q et ap,q .
q=0 p=0 p=0 q=0

Qu’en déduire ?

Exercice 8.29 : encore ζ(2) (?)


X 1
Existence et valeur de .
(p + q 2 )(p + q 2 + 1)
(p,q)∈N×N∗

Exercice 8.30 : qu’en déduire II, le retour (???)


Justifier
+∞
X 1 3
= .
n2 − p2 4p2
n=1,n6=p
En déduire
+∞ +∞ +∞ +∞
X X 1 X X 1
6
= .
p=1 n=1,n6=p
n2 − p2 n=1
n2 − p 2
p=1,p6=n
Qu’en déduire ?

Exercice 8.31 : toujours convergence d’une série double (???)


Pour quelles valeurs des réels α et β la famille (mn)−α (m + n)−β (m,n)∈(N∗ )2 est-elle sommable, c’est-à-dire pour


lesquelles
X 1
S(α, β) = α (m + n)β
m>0,n>0
(mn)
est finie ?

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 112/299 27 août 2020


CHAPITRE 8. FAMILLES SOMMABLES MP 2020-21

8.5 Produit de Cauchy

Exercice 8.32 : chercher le produit de Cauchy (?)


+∞
X
Existence et calcul de (n + 1)3−n .
n=0

Exercice 8.33 : somme de sommes (? ?)


Soit (un )n une suite numérique. Pour tout n ∈ N, on pose
n
1 X k
vn = 2 uk .
2n
k=0
P
1. On suppose dans cette question la série un absolument convergente.
P
En observant un produit de Cauchy, montrer que la série vn converge et exprimer sa somme en fonction de
P
celle de un .
2. On suppose dans cette question que la suite (un )n tend vers 0. Déterminer la limite de (vn )n .
P P
3. On suppose dans cette dernière question la série un convergente. Montrer la convergence de vn et déterminer
P
sa somme en fonction de celle de un .

Exercice 8.34 : encore un produit de Cauchy ! (? ?)


Établir
+∞ +∞
X (−1)n−1 X Hn
e =
n=1
n · n! n=1
n!
avec
n
X 1
Hn = .
k
k=1

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 113/299 27 août 2020


8.5. PRODUIT DE CAUCHY MP 2020-21

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 114/299 27 août 2020


Chapitre 9

Suites et séries de fonctions

9.1 Suites de fonctions

Exercice 9.1 : pour commencer (?) à (? ?)


Étudier la convergence (simple et uniforme), ainsi que la continuité de la limite, des suites de fonctions suivantes :

nx2 e−nx
1) fn (x) = , x ∈ R. 2) fn (x) = nxe−nx sin x, x ∈ [0, π].
(1 − e−x )2
nx n(x3 + x) −x
3) fn (x) = cos , x ∈ R. 4) fn (x) = e , x ∈ R+ .
n+1 nx + 1
3
n x x
5) fn (x) = 4 , x ∈ R+ . 6) fn (x) = , x ∈ R+ .
n + x4 n(1 + xn )
2x + n2 x3  x
7) fn (x) = , x ∈ R. 8) fn (x) = sin x + , x ∈ R.
1 + n2 x2 n
9) fn (x) = sinn (x) cos x, x ∈ [0, π/2]. (CCINP MP 2002)

Exercice 9.2 : échange limite/intégrale ? (?)


Z 1
2n x
On pose fn (x) = . Étudier la convergence simple de la suite (fn )n∈N et calculer lim fn (x)dx.
1 + n2n x2 n→∞ 0
Conclusion ?

Exercice 9.3 : U-continue + CS ⇒ CU (?)


Soit (fn )n∈N une suite de fonctions convergeant uniformément. Soit g une fonction uniformément continue. Montrer
que (g ◦ fn )n∈N converge uniformément.
En déduire, par exemple, que si (fn )n∈N converge uniformément vers f , alors la suite de terme général gn = sin ◦fn
converge uniformément et préciser sa limite uniforme.

Exercice 9.4 : Lip + CS ⇒ CU (???)


Soit k ∈ R, k ≥ 0. On suppose que la suite de fonctions (fn )n∈N est telle que fn est k-lipshitzienne pour tout
n ∈ N, et converge simplement vers une fonction f sur un intervalle [a, b].

115
9.2. SÉRIES DE FONCTIONS MP 2020-21

Montrer que la suite (fn )n∈N approche uniformément f .


Indication : on commencera par traiter le cas où f = 0.

Exercice 9.5 : CU sur [0, 1] – TPE MP 2001 (?)


Soit f : [0, 1] → R une fonction continue telle que f (1) = 0. Pour tout n ∈ N, on pose

fn : [0, 1] → R, x 7→ fn (x) = xn f (x).

Montrer que la suite (fn )n∈N converge uniformément sur [0, 1].

Exercice 9.6 : (fn )n CU mais pas (fn2 )n (?)


1
Soit fn : R+ → R définie par fn (x) = x + .
n
Montrer que la suite de fonctions (fn )n converge uniformément mais pas (fn2 )n .

Exercice 9.7 : avec l’outil informatique – CCINP 2001 PC (?)


Étudier la suite de fonctions (fn )n∈N définie sur [0, 1] par fn (x) = n2 x(1 − nx) si x ∈ [0, n1 ] et fn (x) = 0
si x ∈ [ n1 , 1]. Quel est le domaine de définition ? Y a-t-il convergence simple ? Sur quel ensemble peut-on trouver
convergence uniforme ? Vérification graphique avec python.

Exercice 9.8 : ENSEA MP 2015 – Charles Wième (?)


I. Voir banque CCINP exercice 10.
nex + xe−x
On pose fn (x) = (x2 + 1) .
n+x
1. Démontrez que la suite de fonctions (fn )n converge uniformément sur [0, 1].
Z 1
nex + xe−x
2. Calculez lim (x2 + 1) dx.
n→+∞ 0 n+x
II. Voir 0.47.

9.2 Séries de fonctions

Exercice 9.9 : pour commencer (?) à (? ?)


P
Étudier la convergence (simple, normale, absolue, uniforme) des séries de fonctions fn avec :

e−nx √
 
2 −x n n x
1) fn (x) = , x ∈ R+ . 2) fn (x) = nx e , x ∈ R+ . 3) fn (x) = (−1) ln 1 + , x ∈ R+ .
1 + n2 n(1 + x)

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 116/299 27 août 2020


CHAPITRE 9. SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS MP 2020-21

Exercice 9.10 : Navale MP 2016 maths 1 – Sonia Poncelin de Raucourt (?)


x
Posons un (x) = pour x ∈ R et n ∈ N. Étudier la convergence simple et uniforme des séries de fonctions
P P 0 1 + n2 x2
un et un .

Exercice 9.11 : Mines-TELECOM MP 2018 – Ludovic Thaï (?)


I. Voir 13.21.
II. On définit
∀n ∈ N∗ , ∀α ∈ R, ∀x ∈ [0, 1], un (x) = nα xn (1 − x).
X
Étudier les convergences de la suite de fonctions (un )n∈N∗ et de la série de fonctions un .
n

Exercice 9.12 : Navale MP 2016 maths 1 – Thibault Delahaye et Florian Szczepaniak (?)
x2n
Déterminer la nature de la série de terme général un (x) = , x ∈ R.
1 + x2n
Cette série converge-t-elle uniformément sur son ensemble de définition ?

Exercice 9.13 : CCINP MP 2016 – Thibault Delahaye (? ?)


Soit (an )n une suite de réels positifs décroissante. Posons un (x) = (1 − x)xn an pour x ∈ [0, 1]. L’objectif est
P
d’étudier les divers modes de convergence de un sur [0, 1].
P
1. Démontrer que un converge simplement sur [0, 1].
P X an
2. Démontrer que un converge normalement sur [0, 1] si et seulement si converge.
P n
3. Démontrer que un converge uniformément sur [0, 1] si et seulement si lim an = 0.
n→=∞

Exercice 9.14 : CCINP MP 2015 – Gaïane Floch (? ?)


X 1
1. Montrer à l’aide d’une intégrale que diverge.
n ln n
n≥2

xn (1 − x)
2. Soit (un )n≥1 la suite de fonctions réelles définies par un (x) = pour tout x ∈ R.
ln(1 + n)
P
(a) Donner le domaine de convergence absolue de un .
P
(b) Donner le domaine de convergence simple de un .
P
(c) Donner le domaine de convergence uniforme de un .
P
(d) Montrer que un ne converge pas normalement sur ] − 1, 1[.

Exercice 9.15 : CCINP 2015 MP – Reda Jaï (?)


xn −x
Pour x ∈ R+ et n ∈ N, on pose fn (x) = e .
n!

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 117/299 27 août 2020


9.2. SÉRIES DE FONCTIONS MP 2020-21

R
1. Calculer kfn k∞+ = sup |fn (x)|.
x∈R+

2. Déterminer les différents modes de convergence de la suite (fn )n .


P
3. Déterminer les différents modes de convergence de la série fn .

Exercice 9.16 : échange limite/intégrale II ? – CCINP MP 2002 (?)


+∞
X
Notons un (x) = e−nx − (1 − x)n pour tout n ∈ N et tout x ∈ R. On pose : ∀x ∈ R, f (x) = un (x).
n=0
1. Déterminer le domaine de définition de f .
2. Calculer f .
3. La convergence est-elle uniforme ?

Exercice 9.17 : Petites Mines MP 2015 – Charles Wième (?)


I. Tombé à Mines MP 2002 et Centrale PC 2002.
1
Pour x ∈ R∗+ , posons un (x) = .
n + n3 x2 P
1. Démontrer la convergence simple de un sur R∗+ .
P
2. Prouver la convergence normale de un sur tout intervalle [a, +∞[, a > 0. Y a-t-il convergence normale
sur ]0, +∞[ ?
P
3. Soit S la somme de la série un . Déterminer lim S(x).
x→+∞
II. Voir 7.24.

Exercice 9.18 : TPE/EIVP MP 2013 maths 1 – Irène Giger (?)


I. Voir 18.27.
II. Voir 11.24.
Montrer que
+∞
X (−1)n−1  x  x→0+
ln 1 + −→ ln(2).
n=1
x n

Exercice 9.19 : suite de fonctions définie par récurrence (? ?)


Étudier la convergence simple et uniforme de la suite (fn )n∈N de fonctions de [0, 1] dans R définie par f0 ≡ 1 et la
relation de récurrence Z x
∀n ∈ N, ∀x ∈ [0, 1], fn+1 (x) = 1 + fn (t − t2 )dt.
0

Indication :
On pourra étudier la série de fonctions associée, en posant gn = fn+1 − fn , après avoir montré que, pour tout
n ∈ N, la fonction gn est croissante.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 118/299 27 août 2020


CHAPITRE 9. SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS MP 2020-21

Exercice 9.20 : limites de la somme (? ?)


+∞
X X an
Soit (an )n∈N une suite à valeurs dans R∗ telle que a2n converge. On note f (x) = .
n n=0
n+x
Montrer que f est définie et continue sur ]0, +∞[, et déterminer lim f (x) ainsi que lim f (x).
x→0 x→+∞

Exercice 9.21 : équivalent en +∞ de la somme – Mines PC 2002 et 2003 (? ?)


+∞
P 1
Domaine de définition, continuité et équivalent en +∞ de .
n=1 sh (nx)

Exercice 9.22 : équivalent en 0 et en +∞ (? ?)


+∞
X (−1)n
Pour x > 0, on pose : S(x) = .
n=0
n+x
1. Justifier que S est définie et continue sur R∗+ .
+∞
X −(−1)n
On admet que S est de classe C 1 sur R∗+ et que l’on peut dériver terme à terme : S 0 (x) = pour tout
n=0
(n + x)2
x > 0.
2. Préciser le sens de variation de S.
1
3. Établir : ∀x > 0, S(x + 1) + S(x) = .
x
4. Donner un équivalent de S en 0.
5. Donner un équivalent de S en +∞.

Exercice 9.23 : fonction ζ alternée (? ?)


+∞
X (−1)n−1
On définit la fonction zeta alternée (de Riemann) ζa : x 7→ .
n=1
nx
Montrer que ζa est continue sur ]0, +∞[.

Exercice 9.24 : télescopique – CCINP PC 2004 (???) x  x 


On définit la suite de fonctions (un )n∈N par un (x) = 2n tan n tan2 n+1 . On note Dn l’ensemble de
2 2
définition de un .
\
1. Déterminer D = Dn .
n∈N
2. Déterminer le domaine de convergence D0 de la série
P
un .
+∞
X
3. Calculer un (x).
n=0

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 119/299 27 août 2020


9.3. APPROXIMATION DES FONCTIONS MP 2020-21

Exercice 9.25 : la fonction de van der Waerden – Centrale PC 2005 (???)


On pose g(x) = min(x − E(x), E(x) + 1 − x) pour tout x ∈ R.
1. Montrer que g est continue et 1-périodique sur R. Représenter g sur [−1, 2]. Que représente g pour x, par rapport
à Z?
+∞
X
2. On pose f (x) = 10−n g(10n x). Montrer que f est 1-périodique et continue sur R.
n=0
3. Soit F définie sur un intervalle I, et soit x ∈ I tel que F soit dérivable en x. Soit (an )n∈N une suite croissante, de
limite x, à valeurs dans I. Soit (bn )n∈N une suite décroissante, de limite x, à valeurs dans I, telle que bn − an > 0
pour tout n ∈ N.
F (an ) − F (bn )
Montrer que lim = F 0 (x).
n→∞ an − bn
4. Soit x ∈ [0, 1]. On admet qu’il existe une suite (αp )p∈N d’éléments de {0, . . . , 9} telle que
+∞
X αp
x = .
p=0
10p

n
X αp 1
On pose an = p
et bn = an + n . Montrer que les suites (an )n∈N et (bn )n∈N sont adjacentes.
p=0
10 10

5. Calculer g(10k an ) et g(10k bn ) pour k ≥ n.


6. En déduire que f n’est pas dérivable en x. En déduire que : f est continue en tout point mais dérivable nulle
part.
7. Montrer que f n’est monotone sur aucune intervalle d’intérieur non vide.

9.3 Approximation des fonctions

Exercice 9.26 : CS d’une suite de polynômes sur un segment – TPE MP 2001 (???)
Soient m ∈ N∗ et (Pn )n∈N une suite de polynômes de Rm [X]. Soit [a, b] un segment de R. On suppose que (Pn )n∈N
converge simplement sur [a, b] vers une application f . Montrer que :
1. f est une application polynomiale de degré inférieur ou égal à m ;
2. la convergence est en réalité uniforme.
Indication : on utilisera une interpolation de Lagrange avec suffisamment de points de [a, b].

Exercice 9.27 : approximation polynomiale de la racine – TPE MP 2001 (? ?)


1
On définit la suite (Pn )n∈N de polynômes par P0 = 1 et Pn+1 = Pn + (X − Pn2 ).
2
√ √  √
 
1
1. Montrer que : ∀x ∈ R+ , ∀n ∈ N, Pn+1 (x) − x = Pn (x) − x 1 − Pn (x) + x .
2
√ √
2. Exprimer de même Pn+1 (x) + x en fonction de Pn (x) + x.

3. Montrer que pour tout x ∈ [0, 1] et tout n ∈ N, x ≤ Pn+1 (x) ≤ Pn (x) ≤ 1.

4. Montrer que (Pn )n∈N converge simplement sur [0, 1] vers f : [0, 1] → R, x 7→ x.
√ √
5. Donner le sens de variation de x 7→ Pn (x) − x et celui de x 7→ Pn (x) + x sur [0, 1].
6. Montrer que (Pn )n∈N converge uniformément vers f .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 120/299 27 août 2020


CHAPITRE 9. SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS MP 2020-21

Exercice 9.28 : approximation uniforme de l’exponentielle – E3A écrit PC 2000 (? ?)


On considère la suite de fonctions (fn )n∈N définies sur [0, +∞[ par f0 (x) = 0 et
1 −2x
− fn2 (x) .

∀n ∈ N, ∀x ∈ [0, +∞[, fn+1 (x) = fn (x) + e
2
1. Montrer que, pour tout x ∈ [0, +∞[ :
1 1
e−x − fn+1 (x) = e−x − fn (x) φ(x), où φ(x) = 1 − e−x − fn (x).

2 2
Prouver que, pour tout n ∈ N, x ∈ [0, +∞[, : 0 ≤ fn (x) ≤ e−x . En déduire que la suite (fn )n∈N est croissante et
convergente. Préciser sa limite.
2. Soit a ∈]0, +∞[. Montrer qu’il existe ka ∈]0, 1[ tel que :

e−x − fn+1 (x) ≤ ka e−x − fn (x) .



∀x ∈ [0, a],

En déduire la convergence uniforme de la suite (fn )n∈N sur [0, a] pour tout a ∈ R∗+ .
n
3. On pose un = 1 − fn (0). Montrer que, pour tout n ∈ N, un = 21−2 . Étudier la convergence de la série de terme
général un .

Exercice 9.29 : premier théorème de Weierstrass (???)


Soit f une application continue sur [0, 1] à valeurs dans R. Pour n entier naturel non nul, on définit le n-ème
polynôme de Bernstein associé à f par :
n    
X n k
Bn (f ) = f X k (1 − X)n−k .
k n
k=0

1. (a) Calculer Bn (f ) quand f est la fonction x 7→ 1, quand f est la fonction x 7→ x, quand f est la fonction
x 7→ x(x − 1).
n  
X n
(b) En déduire que (k − nX)2 X k (1 − X)n−k = nX(1 − X).
k
k=0

2. En séparant les entiers k tels que x − nk > α et les entiers k tels que x − nk ≤ α (α > 0 donné), montrer que
la suite de polynômes (Bn (f ))n∈N∗ converge uniformément vers f sur [0, 1].
3. Montrer le premier théorème de Weierstrass : soit f une application continue sur [a, b] à valeurs dans R ; alors f
est limite uniforme sur [a, b] d’une suite de polynômes.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 121/299 27 août 2020


9.3. APPROXIMATION DES FONCTIONS MP 2020-21

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 122/299 27 août 2020


Chapitre 10

Fonctions vectorielles d’une variable réelle

10.1 Retour sur les fonctions à valeurs réelles

Exercice 10.1 : une fonction bizarre (?) 


 0
 si x est irrationnel ou x = 0.
Soit f : R → R la fonction définie par f (x) = 1

 si x = p/q, avec p ∧ q = 1 et q ≥ 1
q
En quels points f est-elle continue ?
Indication :
Prendre a ∈ R et étudier la continuité de f en a en séparant trois cas : a = 0, a rationnel distinct de 0, et a
irrationnel. Dans ce dernier cas, on pourra montrer que si N ≥ 1 est fixé, alors il existe ε > 0 tel que, pour tout
p/q ∈ [a − ε, a + ε], alors q ≥ N .

Exercice 10.2 : multiRolle ! (?)


Soit f : R → R de classe C n . On suppose qu’il existe x1 < x2 < · · · < xn tels que f (xi ) = 0 pour tout i. Soit
également a ∈ [x1 , xn ]. Montrer qu’il existe λ ∈]x1 , xn [ tel que
f (n) (λ)
f (a) = (a − x1 ) · · · (a − xn ) .
n!

Indication :
f (a)
Poser A = et introduire la fonction φ telle que : φ(x) = f (x) − A(x − x1 ) . . . (x − xn ).
(a − x1 ) · · · (a − xn )

Exercice 10.3 : Rolle à l’infini (?)


Soit f : [0, +∞[→ R une fonction continue, dérivable sur ]0, +∞[ et telle que f (0) = lim f . Montrer qu’il existe
+∞
d ∈]0, +∞[ tel que f 0 (d) = 0.
Indication :
Considérer g(t) = f ◦tan(t) ou bien se ramener à une application du théorème de Rolle en trouvant (par le théorème
des valeurs intermédiaires) deux points a et b avec f (a) = f (b).

123
10.1. RETOUR SUR LES FONCTIONS À VALEURS RÉELLES MP 2020-21

Exercice 10.4 : multi-TAF (?)


Soit f : [0, 1] → R une fonction de classe C 1 vérifiant f (0) = 0 et f (1) = 1. Démontrer que, pour tout n ≥ 1, il
existe 0 < x1 < · · · < xn < 1 vérifiant f 0 (x1 ) + · · · + f 0 (xn ) = n.
Indication :
Appliquer le théorème des accroissements finis entre 0 et 1/n, puis entre 1/n et 2/n, . . .

Exercice 10.5 : théorème de Darboux (? ?)


Soit I un intervalle de R, et f une fonction dérivable sur I. On veut prouver que f 0 vérifie le théorème des valeurs
intermédiaires.
1. Pourquoi n’est-ce pas trivial ?
2. Soit (a, b) ∈ I 2 , tel que f 0 (a) < f 0 (b), et soit z ∈]f 0 (a), f 0 (b)[. Montrer qu’il existe α > 0 tel que, pour tout réel
h ∈]0, α], on ait :
1 1
(f (a + h) − f (a)) < z < (f (b + h) − f (b)) .
h h
3. En déduire l’existence d’un réel h > 0 et d’un point y de I tels que :
1
y + h ∈ I et (f (y + h) − f (y)) = z.
h
4. Montrer qu’il existe un point x de I tel que z = f 0 (x).
5. En déduire que f 0 (I) est un intervalle.
6. Soit f (x) = x2 sin x12 pour x ∈]0, 1], 0 pour x = 0. Montrer que f est dérivable sur [0, 1]. f 0 est-elle continue


sur [0, 1] ? Déterminer f 0 ([0, 1]). Qu’en concluez-vous ?


Indication :
1.
2. Utiliser la définition du nombre dérivé en a et b.
3. Appliquer le théorème des valeurs intermédiaires.
4. Appliquer le théorème des accroissements finis.
5.
6. Pour prouver la dérivabilité en 0, on revient à la définition.

Exercice 10.6 : TPE/EIVP MP 2015 maths 1 – Annie Baravian (? ?)


I. « Un exercice bizarre ». . .
II. Soit f une fonction continue de R+ dans R. Supposons que f vérifie :

∀(x, y) ∈ R2+ , f (x + y) = f (x)f (y) (∗).

1. Calculer f (0) et montrer que ∀t ∈ R+ , f (t) ≥ 0.


2. Supposons qu’il existe a ∈ R+ tel que f (a) = 0.
a
Démontrer que : ∀n ∈ N, f n = 0. En déduire que f (0) = 0. Conclure.
2

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 124/299 27 août 2020


CHAPITRE 10. FONCTIONS VECTORIELLES D’UNE VARIABLE RÉELLE MP 2020-21

3. Soit F la primitive de f s’annulant en 0. Démontrer que ∀(x, y) ∈ R2+ , F (x + y) − F (x) = F (y)f (x).
Démontrer que : ∀y ∈ R∗+ , F (y) > 0. En déduire que f est de classe C 1 sur R∗+ .
4. Démontrer que : ∀x ∈ R∗+ , f 0 (x) = f 0 (0)f (x). En déduire toutes les fonctions vérifiant (∗).

Exercice 10.7 : Mines-TELECOM MP 2013 – Erwan Kerrand (? ?)


I. Soit f : R → R une fonction dérivable et strictement croissante telle que f (0) = 0 et lim f (x) = +∞.
x→+∞
Z x Z f (x)
1. Montrer que : ∀x > 0, f (t)dt + f −1 (t)dt = xf (x).
0 0
Z a Z b
2. Montrer que : ∀(a, b) ∈ (R∗+ )2 , f (t)dt + f −1 (t)dt ≥ ab, et qu’il y a égalité si et seulement si f (a) = b.
0 0
II. Voir 5.30.

Exercice 10.8 : dérivées majorées par un polynôme (?)


Soit f : R → R une fonction de classe C ∞ vérifiant la propriété suivante : il existe un polynôme P de degré impair
tel que, pour tout n ≥ 0, pour tout x ∈ R,
|f (n) (x)| ≤ |P (x)|.

1. Montrer qu’il existe a ∈ R tel que f (n) (a) = 0 pour tout n ≥ 0.


2. En déduire que f est identiquement nulle.
3. Le résultat subsiste-t-il si on suppose que P est de degré pair ?

Indication :
1. Il suffit de considérer une racine de P .
2. Appliquer la formule de Taylor-Lagrange entre a et x.
3. Trouver un contre-exemple avec P = 1.

Exercice 10.9 : développement limité de la bijection réciproque (?)


Déterminer le développementi limitéhde l’arctangente en 0 à l’ordre 6. Vérifier que la fonction arctan définit un
∞ π π
C -difféomorphisme entre R et − , .
2 2
En utilisant tan ◦ arctan = Id, en déduire le développement limité de la tangente en 0 à l’ordre 6.

Exercice 10.10 : équation fonctionnelle I – INT Télécom PC 2004 (? ?)


Trouver l’ensemble des fonctions de R dans R, continues en 0, telles que, pour tout x ∈ R, f (2x) = f (x) cos(x).

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 125/299 27 août 2020


10.2. DÉRIVATION DES FONCTIONS VECTORIELLES MP 2020-21

Exercice 10.11 : équation fonctionnelle II – Mines MP 2002 (???)


Soient f ∈ C 0 (R, R) et a ∈] − 1, 1[. On suppose que
Z ax
∀x ∈ R f (x) = f (t) dt.
0

1. Montrer que f est infiniment dérivable sur R et calculer f (n) en fonction de f pour tout n ∈ N.
2. À l’aide d’une formule de Taylor, montrer que f est la fonction nulle.
N.B. : Même exercice posé à Centrale MP 2003, sans la question intermédiaire.

Exercice 10.12 : des intégrales — Navale MP 2012 maths 1 — Henri Flavigy (? ?)


Soient f et g continues sur [a, b] à valeurs réelles.
Z b Z b Z b
1. Supposons que : ∀x ∈ R, (f (t) + xg(t))dt ≥ g(t)dt. Calculer g(t)dt.
a a a
Z b Z b Z b
2. On suppose f > 0 et : ∀x ∈ R, |f (t) + xg(t)|dt ≥ g(t)dt. Calculer g(t)dt.
a a a
Le résultat reste-t-il vrai si f ≥ 0 ?

10.2 Dérivation des fonctions vectorielles

Exercice 10.13 : calculs de déterminants par dérivation (?)


Calculer les
déterminants suivant par dérivation
:
x + a1 x x 1+x 1 1 1 cos x sin x
∆(x) = x δ(x) = 1 1 + x 1 D(x) = 1 .

x + a2 x cos(x + α) sin(x + α)
x x x + a3 1 1 1+x 1 cos(x + β) sin(x + β)

Exercice 10.14 : un déterminant n × n (?)


Pour tout réel x, on pose :

x 1 0

x2 /2! x 1

..
Dn (x) = x3 /3! x2 /2! x .


.. .. ..

. .


. 1
xn /n! · · · ··· 2
x /2! x
Montrer que Dn est une fonction dérivable et calculer Dn0 (x).
En déduire l’expression de Dn (x).

Exercice 10.15 : une CNS de dérivabilité en 0 (???)


Soit f : R → E une application continue à valeurs dans un espace vectoriel normé. Montrer que les assertions
suivantes sont équivalentes :
f (2x) − f (x)
(i) f est dérivable en 0. (ii) x 7→ admet une limite en 0 dans E.
x

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 126/299 27 août 2020


CHAPITRE 10. FONCTIONS VECTORIELLES D’UNE VARIABLE RÉELLE MP 2020-21

Exercice 10.16 : dérivée d’une base orthonormée (?)


−−→ −−→ −−→
Soient →−
e1 , →

e2 , →

e3 : I ⊂ R → R3 de classe C 1 telles que pour tout t ∈ I, Bt = (e1 (t), e2 (t), e3 (t)) est une base
orthonormée de R3 (base orthonormée mobile).
−−→ −−→ −−→
1. Soit Mt la matrice dans Bt des vecteurs e01 (t), e02 (t), e03 (t). Montrer que Mt est antisymétrique.
−−→ −−→ −−→ −−→
2. En déduire qu’il existe un vecteur Ω(t) tel que e0i (t) = Ω(t) ∧ ei (t), pour tout i ∈ {1, 2, 3}.

− →
− − −
→ → −
3. Si →

e1 , →

e2 , →

e3 sont de classe C 2 , montrer que Ω est de classe C 1 et calculer e00i en fonction de Ω , Ω0 et →
ei .

Exercice 10.17 : TPE/EIVP MP 2015 maths 2 – Hugues Isselin (?)


I. Voir 7.49.
(
x(t) = 2 cos(t) − cos(2t)
II. Soit (C) :
y(t) = 2 sin(t) + sin(2t)
1. Trouver l’ensemble des points non réguliers.
2. Pour un point régulier de paramètre t, trouver l’équation de la tangente à (C) en ce point.
Commentaire : « après cela, comme il restait du temps, j’ai cherché au tableau les tangentes parallèles à des axes
ainsi que le comportement en 0. Pour arriver à une expression heureuse, c’est assez calculatoire et il fallait retrouver
toutes les formules d’angles doubles rapidement. »

Exercice 10.18 : étude d’un arc paramétré (?)


t3

 x(t) =

Étude de l’arc paramétré f défini par 1 + 3t
 y(t) =
 3t2
1 + 3t
On terminera en traçant la courbe (traits pleins) et les éventuelles asymptotes (pointillés) avec python.

Exercice 10.19 : TPE/EIVP MP 2015 maths 2 – Clémentine Cazenave (?)


I. Considérons la courbe paramétrée définie par
( 1
x(t) = et+ t
1
y(t) = et− t

1. Variations de x et y.
2. Déterminer une équation de la tangente à la courbe en un point M (t).
3. . . . et une troisième question.
II. Voir 1.17.
Commentaire : examinateur gentil qui tend des perches.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 127/299 27 août 2020


10.2. DÉRIVATION DES FONCTIONS VECTORIELLES MP 2020-21

Exercice 10.20 : courbe paramétrée classique : l’astroïde (?)


(
x = a cos3 t
1. Soit a > 0 donné. Étudier et construire la courbe de paramétrisation : .
y = a sin3 t
2. Pour t ∈]0, π2 [, on note A(t) et B(t) les points d’intersection de la tangente au point M (t) avec respectivement
(Ox) et (Oy). Calculer la longueur A(t)B(t). En déduire une construction de l’astroïde.

Exercice 10.21 : courbe paramétrée classique : la cycloïde (? ?)


1. Un cercle (C), de rayon R > 0, roule sans glisser sur l’axe (Ox). On note I le point de contact entre (C) et (Ox)
et on note Ω le centre de (C) (Ω et I sont mobiles). M est un point donné de (C) (M est mobile, mais solidaire
−−→ −
\ →
de (C)). On pose t = (ΩM , ΩI).

Déterminer une paramétrisation de la courbe décrite par le point M (on prendra t pour paramètre).
(
x = R(t − sin t)
2. Étudier et construire l’arc paramétré : où R > 0 est donné.
y = R(1 − cos t)

Exercice 10.22 : courbe paramétrée classique


( : une courbe de Lissajous (? ?)
x = sin(2t)
Étudier et construire l’arc paramétré :
y = sin(3t)

Exercice 10.23 : courbe paramétrée classique : la lemniscate de Bernoulli (?)


t

 x=

Étudier et construire l’arc paramétré : 1 + t4
3
 y=
 t
1 + t4

Exercice 10.24 : courbe paramétrée classique : la lemniscate de Bernoulli II, le retour ! (? ?)


1. Étudier la courbe paramétrée définie par
 sin t
x =

1 + cos2 t
.
y = sin t cos t

1 + cos2 t

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 128/299 27 août 2020


CHAPITRE 10. FONCTIONS VECTORIELLES D’UNE VARIABLE RÉELLE MP 2020-21

   
1 1
2. On introduit les points F √ , 0 et F 0 − √ , 0 . Montrer que pour tout point M de la courbe ci-dessus :
2 2
1
MF × MF0 = .
2

Exercice 10.25 : courbe paramétrée classique : la cardioïde (? ?)


Étudier et tracer la courbe définie par :
(
x(t) = 2 cos t + cos(2t)
y(t) = 2 sin t + sin(2t)

Exercice 10.26 : courbe paramétrée classique : les tractrices (???)


1. Trouver les trajectoires orthogonales à la famille des cercles de rayon R (R > 0 donné) et centrés sur (Ox).
(
x = R(ln | tan 2t | + cos t)
2. Étudier et construire l’arc paramétré : où R est un réel strictement positif donné.
y = R sin t

Exercice 10.27 : colinéaires ou pas ? (?)


Soient f, g : I ⊂ R → E deux fonctions vectorielles de classe C 1 .
1. On suppose : ∀ t ∈ I, f (t) et g(t) sont colinéaires. Est-ce que f 0 (t) et g 0 (t) sont colinéaires ?
2. On suppose : ∀ t ∈ I, f 0 (t) et g 0 (t) sont colinéaires. Existe-t-il c ∈ E tel que f − c et g soient colinéaires ?

Exercice 10.28 : f et f 0 liées (? ?)




Soit f : I ⊂ R → R3 une fonction de classe C 1 telle que :
−−→ → − −−→ −−−→
pour tout t ∈ I, f (t) 6= 0 et la famille (f (t), f 0 (t)) est liée.
−−→
−−→ f (t)
On pose g(t) = −−→ .
kf (t)k
−−→ −−→
1. Montrer que g est de classe C 1 et que g 0 (t) est à la fois orthogonal et colinéaire à g(t).
−−→
2. En déduire que f (t) garde une direction constante.

Exercice 10.29 : f 00 et f liées (? ?)



− −−−→ −−→
Soit f : I ⊂ R → R3 une fonction de classe C 2 telle que pour tout t ∈ I, f 00 (t) est colinéaire à f (t) (mouvement à
−−→ −−→ −− →
accélération centrale) On note σ(t) = f (t) ∧ f 0 (t).
−−→
1. Montrer que σ(t) est un vecteur constant.
−−−→ −−−−→ →

2. S’il existe t0 ∈ I tel que (f (t0 ), f 0 (t0 )) est libre, montrer que f (I) est inclus dans un plan.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 129/299 27 août 2020


10.3. INTÉGRATION DES FONCTIONS VECTORIELLES MP 2020-21

10.3 Intégration des fonctions vectorielles

Exercice 10.30 : limites à l’aide de sommes de Riemann (?) à (?)


Déterminer la limite des suites définies par :
n n 
1 X√
 r
Y k n!
n
1. an = 3/2 k. 2. bn = 1 + 2 . (Mines MP 2003) 3. cn = .
n n nn
k=1 k=1
n
X n+k n−1 2n
1X 1 Y
4. dn = 2 2
. 5. en = cos √ . (TPE MP 2002) 6. fn = k 1/k .
n +k n n+k
k=1 k=0 k=n+1
( n  )1/n n
Y k X k
7. gn = 1+ . 8. hn = exp − n. (Mines PC 2002)
n n+k
k=1 k=1

Exercice 10.31 : équivalent à l’aide de sommes de Riemann (?)


n
X e−n/k
Déterminer un équivalent de .
k2
k=1

Exercice 10.32 : centre de gravité (?)


Le centre de gravité G(X, Y ) d’un solide homogène S est donné par les formules
ZZ ZZ
x dx dy y dx dy
X = Z ZS et Y = Z ZS .
dx dy dx dy
S S

1. Déterminer le centre de gravité d’une plaque homogène de forme un triangle OAB avec O(0, 0), A(a, 0) et B(0, b),
2
où (a, b) ∈ R∗+ est fixé.
2. Déterminer le centre de gravité d’une plaque homogène ayant la forme d’un quart de disque

Γ = (x, y) ∈ R2 ; x ≥ 0, y ≥ 0, x2 + y 2 ≤ a


où a > 0 est fixé.

Exercice 10.33 : limite et intégrale (? ?)


Soit f : [a, b] → R continue par morceaux. On désire établir :
!
Z b Z b
2
lim f (x) |sin(nx)| dx = f (x) dx.
n→+∞ a π a

1. Vérifier le résultat pour une fonction f constante.


2. Observer le résultat pour une fonction f en escalier.
3. Étendre enfin le résultat au cas où f est une fonction continue par morceaux.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 130/299 27 août 2020


CHAPITRE 10. FONCTIONS VECTORIELLES D’UNE VARIABLE RÉELLE MP 2020-21

Exercice 10.34 : la tartine (?)


Un enfant n’arrivant pas à finir son goûter pousse sa tartine entamée vers le bord de la table. En supposant la
tartine beurrée de façon homogène, déterminer son centre de gravité G afin de calculer de combien encore pousser
pour la faire tomber.

Exercice 10.35 : avec des modules (? ?) et (???)


1. Soit f : [a, b] → R une fonction continue telle que
Z Z
b b
f (t) dt = |f (t)| dt.


a a

Montrer que f garde un signe constant sur [a, b].


2. On considère maintenant f : [a, b] → C, continue. Que peut-on dire de f si
Z Z
b b
f (t) dt = |f (t)| dt ?


a a

10.4 Dérivées des suites et séries de fonctions

Exercice 10.36 : CCINP MP 2018 – Guilhem Kirchner (?)


Pour α ∈ R, x ∈ R+ et n ∈ N∗ , considérons fn (x) = x(1 + nα e−nx ).
1. Démontrer que la suite de fonctions (fn )n converge simplement sur R+ , expliciter f .
2. Pour quelles valeurs de α y a-t-il convergence uniforme de la suite (fn )n ?

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 131/299 27 août 2020


10.4. DÉRIVÉES DES SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS MP 2020-21

Z 1 √
3. Calculer lim x(1 + ne−nx )dx.
n→+∞ 0
Accompagné de l’exercice 63 de la banque CCP.

Exercice 10.37 : CCINP MP 2018 – Cécile Jumeau (? ?)


+∞ −nx2
X e
Soit f définie sur R par f (x) = .
n=0
1 + n2
1. Démontrer que f est bien définie sur R, et qu’elle est paire.
2. Démontrer que f est continue sur R.
3. Démontrer que f est de classe C 1 sur R et exprimer sa dérivée comme la somme d’une série de fonctions.
4. Calculer la limite de f en +∞. Étudier les variations de f .
Esquisser le graphe de f . On ne demande pas de calculer f (0).
Accompagné de l’exercice 89 de la banque CCP.

Exercice 10.38 : ENSEA MP 2018 – Léo Besson (?)(? ?)


I. Voir 13.6.
II. Pour x > 0, on pose
+∞
X e−nx
g(x) = .
n=0
1 + n2

1. Démontrer que la fonction g est définie et de classe C 2 sur R∗+ .


2. Calculer g 00 + g, en déduire une équation différentielle vérifiée par g.
3. Calculer lim g(x).
x→+∞

Exercice 10.39 : Mines-TELECOM MP 2015 – Clémentine Cazenave (? ?)


1
I. Soit n un entier naturel non nul et x un réel. Posons fn (x) = cosn (x) sin(nx).
P n
1. Démontrer que la série de fonctions fn converge simplement vers une fonction f .
2. Démontrer que f est de classe C 1 sur R \ πZ.
P
3. Exprimer f (x) sans utiliser le signe .
II. Un second exercice, oublié par la Candidate !

Exercice 10.40 : Navale MP 2013 maths 1 – Alexandre Martin (?)


x P
Posons un (x) = 2 2
, x ∈ R+ . Déterminer les modes de convergence de la série un (simple, uniforme,
(1 + n x)
+∞
X
normale). La somme f = un est-elle de classe C 1 ?
n=0

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 132/299 27 août 2020


CHAPITRE 10. FONCTIONS VECTORIELLES D’UNE VARIABLE RÉELLE MP 2020-21

Exercice 10.41 : Navale MP 2013 maths h π i 1 – Florence Penelle (?)


On pose fn (x) = cosn (x) sin(x), x ∈ 0, .
2
1. Étudier la convergence (simple, uniforme) de la suite de fonctions (fn )n∈N .
2. Soit gn (x) = nfn (x). Étudier de même la convergence de (gn )n∈N .
Z π/2
3. Déterminer l’existence et calculer lim In avec In = gn (x)dx.
n→+∞ 0

Exercice 10.42 : CCP MP 2013 – Arnaud Paoletti (?)


(−1)n cosn (x)
Soit fn (x) = .
1+n
P
1. Étudier les divers modes de convergence de la série de terme général fn .
Z π/2
2. Étudier la convergence de la série de terme général un = fn (x)dx.
0
+∞
X
3. En déduire une expression de un sous forme d’une intégrale.
n=0

Exercice 10.43 : dérivabilité de la somme (?)


tn
On pose fn (t) = pour tout t ∈] − 1, 1[ et n ∈ N∗ . Étudier l’existence, la continuité, la dérivabilité de
1 − tn
+∞
X
f= fn .
n=1

Exercice 10.44 : calcul explicite de la somme – Mines MP 2001 (?)


fn avec fn (x) = nx2 e−nx , x ∈ R+ .
P
Convergence et somme de

Exercice 10.45 : valeur de la série harmonique alternée – Centrale PC 2001 (?)


(−1)n e−nx P
On pose fn : x 7→ . Étudier les différents modes de convergence de fn sur R+ .
n
P (−1)n
+∞
En déduire la valeur de .
n=1 n

Exercice 10.46 : somme de classe C ∞ – Centrale PC 2002 (???)


+∞
X (−1)n−1 n
On pose f (x) = pour tout x ∈ R.
n=1
n2 + x2
1. Déterminer le domaine de définition de f et calculer f (0).
2. Montrer que f est de classe C ∞ sur R.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 133/299 27 août 2020


10.4. DÉRIVÉES DES SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS MP 2020-21

Exercice 10.47 : limite de la dérivée I (? ?)


e−nx
On pose, pour tout n ∈ N∗ et tout x ∈ R+ : fn (x) = .
(n + x)2
P
1. Étudier la convergence de la série fn sur R+ .
2. Étudier la continuité de sa somme S.
3. Montrer que S est positive et décroissante sur R+ .
4. Que vaut S(0) ? Calculer lim S(x).
x→∞
5. Montrer que S est de classe C 1 sur ]0, +∞[.
6. Montrer qu’elle est convexe.
7. S est-elle dérivable en 0 ?

Exercice 10.48 : limite de la dérivée II, le retour (? ?)


P e−nx
Étudier l’existence, la continuité, la dérivabilité et les variations de fn , où fn (x) = . Calculer, si elles
1 + n2
existent, lim f 0 (x) et lim f (x).
x→0 x→+∞

Exercice 10.49 : limite de la dérivée III, la vengeance (? ?)


x
Pour tout entier n ≥ 1, on pose un (x) = .
n(1 + nx)2
P
1. Quel est le domaine D de définition de la série un ?
un sur D0 = D ∩ R+ .
P
2. Étudier la convergence simple de la série de fonctions
P
3. Étudier les variations de la fonction un . Que peut-on conclure pour la convergence de un ? La somme S de la
P
série un est-elle continue ?
4. Montrer que la somme S est dérivable en tout point non-nul de D.
N
X
5. N étant un entier supérieur à 1, on pose SN (x) = un (x). Montrer qu’il existe un réel α > 0 (dépendant
n=1
de N ) tel que, pour tout 0 < x < α, on ait :
N
S(x) SN (x) 1X1
≥ ≥ .
x x 2 n=1 n

En déduire la limite en 0 de S(x)/x. L’application S est-elle dérivable en 0 ?

Exercice 10.50 : limite de la dérivée IV, le retour de la vengeance – ENSAM PT 1996 (???)
x
Pour tout entier n ≥ 1 et pour tout réel x, on pose un (x) = .
n(1 + nx2 )
P
1. Étudier la convergence simple de la série de fonctions un .
P
2. Étudier les variations de la fonction un . Que peut-on conclure pour la convergence de un ?
P
La somme S de la série un est-elle continue ?

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 134/299 27 août 2020


CHAPITRE 10. FONCTIONS VECTORIELLES D’UNE VARIABLE RÉELLE MP 2020-21

3. Montrer que la somme S est dérivable pour tout x 6= 0.


N
X
4. N étant un entier ≥ 1, on pose SN (x) = un (x).
n=1
Montrer qu’il existe un réel α > 0 (dépendant de N ) tel que, pour tout 0 < |x| < α, on ait
N
S(x) SN (x) 1X1
≥ ≥ .
x x 2 n=1 n

En déduire la limite en 0 de S(x)/x. L’application S est-elle dérivable en 0 ?

Exercice 10.51 : somme à décroissance rapide (???)


P
On considère la série de fonctions fn avec

x e−nx
∀n ∈ N, n ≥ 2, ∀x ≥ 0, fn (x) = .
ln n
1. Montrer qu’il y a convergence simple sur R+ .
2. Montrer qu’il y a convergence normale sur tout intervalle du type [a, +∞[ avec a > 0.
3. Montrer qu’il y a convergence uniforme sur R+ .
+∞
X
4. Que peut-on dire de la somme F = fn ?
n=2

5. Montrer que F est de classe C 1 sur R∗+ .


6. Montre que F n’est pas dérivable à droite en 0.
7. Montrer que, pour tout k ∈ N :
lim xk F (x) = 0.
x→∞

Exercice 10.52 : somme X égale à2 la dérivée d’une fonction connue (?)


Montrer que la série nxe−nx converge normalement sur tout segment de R∗+ , et que sa somme f est la dérivée
d’une fonction connue. En déduire f (x) pour tout x > 0.

Exercice 10.53 : équivalent de la somme en 0 (???)


2
On pose, pour tout x ∈ R et tout n ∈ N : fn (x) = n e−n x .
+∞
X
1. Étudier l’existence, la continuité et la dérivabilité de f = fn .
n=0
2. Que vaut lim f (x) ?
x→+∞
3. Trouver un équivalent de f en 0.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 135/299 27 août 2020


10.5. PRIMITIVES DES SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS MP 2020-21

Exercice 10.54 : la fonction zêta de Riemann (?) à (???)


Considérons les fonctions ζ et ζa définies par :
∞ ∞
X 1 X (−1)n−1
ζ(x) = , ζa (x) = ,
n=1
nx n=1
nx

appelées respectivement fonction zêta et fonction zêta alternée.


1. Démontrer que la fonction zêta est de classe C ∞ sur ]1, +∞[ et calculer ses dérivées successives.
Prouver que ζ est décroissante et convexe.
2. Démontrer que la fonction zêta alternée est de classe C ∞ sur ]0, +∞[ et calculer ses dérivées successives.
On admet que ζa est décroissante.
3. Déterminer les limites de ζ et de ζa en +∞, ainsi que la limite de ζ en 1+ .
1
4. Démontrer que pour tout x > 1 : ζ(x) = ζa (x).
1 − 21−x
5. Calculer ζa (1), retrouver la limite de ζ en 1+ et en déduire un équivalent de ζ(x) au voisinage de 1+ .

10.5 Primitives des suites et séries de fonctions

Exercice 10.55 : CCINP MP 2017 – Kieran Janin (? ?)


Soit a > 1 et Z a
∀n ∈ N, un = (ln t)n dt.
1
n
1. Étudier la fonction fn : t 7→ (ln t) . Décrire l’ensemble des t ≥ 1 tels que |fn (t)| > 1.
2. Donner la nature de la série de terme général un lorsque a 6= e.
3. Prouver que si a = e, alors  
α β 1
un = + +o ,
n n2 n2
où α et β sont deux réels à préciser. En déduire la nature de la série de terme général un .
Servi avec l’exercice n◦ 77 de la banque CCINP.

Exercice 10.56 : TPE/EIVP MP 2014 maths 1 – Ariel Chiche (? ?)


Z π/2
sinn (x)
I. Étudier la suite de terme général un = dx.
0 x+2
II. Voir 4.5.
III. Voir 0.56.

Exercice 10.57 : majoration à la main du reste — Mines-TELECOM PC 2018 (Oscar Schoen) (? ?)


X Z π/2
n
Convergence et somme de la série (−1) cosn x dx.
n≥0 0

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 136/299 27 août 2020


Chapitre 11

Séries entières

11.1 Rayon de convergence

Exercice 11.1 : et de d’un ! (?) à (?)


an z n lorsque :
P
Déterminer le rayon de convergence de la série entière

n→∞ nn
1. an −→ ` 6= 0 2. (an ) périodique non nulle 3. an =
√ n!
4. an = (ln n)− ln n 5. an2 = n!, ak = 0 si k ∈ /N 6. a2n = an , a2n+1 = bn , 0<a<b

Z 1
n 1 · 4 · 7 · · · · (3n − 2)
7. an = e 8. an = 9. an = (1 + t2 )n dt
n! 0

Exercice 11.2 : et de deux ! (?) à (?)


Déterminer le rayon de convergence des séries entières suivantes :
X (1 + i)n z 3n X X (−1)n
1. 2. (2 + ni)n z n 3. zn
n
n.2n n n
1 × 3 × · · · × (2n − 1)
X √ X
n n
4. a z , a>0 5. z n!
n n

Indication :
Pour les quatre premières séries, on pourra utiliser le critère de d’Alembert. Pour 4., il sera utile de déterminer la
√ √
limite de n + 1 − n. Enfin étudier directement les séries données par 5. (utiliser |z n! | ≤ |z n | si |z| < 1).

Exercice 11.3 : et de trois ! (?) à (? ?) X


Calculer le rayon de convergence de la série entière an z n lorsque an est donné par :
n
 
1 1 n!
1. an = √ 2. an = ln 1 + sin 3. an = p
n n 22n (2n)!
nπ 
4. an = tan 5. an est le nombre de diviseurs de n
7

137
11.1. RAYON DE CONVERGENCE MP 2020-21

Indication :
Pour 1 et 3, utiliser la règle de d’Alembert. Pour 2, trouver un équivalent simple de an . Pour 4, an ne prend que 6
valeurs distinctes. Pour 6, encadrer grossièrement an .

Exercice 11.4 : et de quatre ! (?) à (? ?)


Déterminer le rayon de convergence des séries entières de coefficient général :

n! n2n (n!)2
1. un = n
2. vn = 3. wn =
(n + 1)
  (2n)! (2n)!
1 2nπ 1 1
4. an = cos 5. bn = n+1 6. cn =
n 3 n ln(ch na)

Exercice 11.5 : TPE/EIVP MP 2016 maths 1 – Nicolas Lerolle (?)


I. Voir 4.16.

II. Déterminer un DSE de f : x 7→ ln(1 + 1 + x).

Exercice 11.6 : ENSEA MP 2016 – Damien Habets (?)


I. Voir 6.19.
II. Voir 13.24.
2
ex − 1
III. Soit f : R → R la fonction définie par f (0) = 0 et f (x) = si x 6= 0.
x
1
1. La fonction f est-elle de classe C sur R ?
2. Pouvait-on conclure tout de suite en calculant lim f 0 (x) ?
x→+0

Exercice 11.7 : Navale MP 2015 maths 1 – Gaïane Floch (?)


n
X
P
Soit an une série réelle convergente de somme A. Pour tout n ∈ N, notons cn = ak .
k=0
X an X cn
1. Calculer les rayons de convergence des séries tn et tn .
n! n!
n≥0 n≥0
+∞ +∞
X an n X cn n
2. Soit f (t) = t et g(t) = t les sommes de ces séries. Démontrer que f 0 = g 0 − g.
n=0
n! n=0
n!
3. . . . et une troisième question !

Exercice 11.8 : Mines-TELECOM MP 2013 – Henri Mirande (?)

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 138/299 27 août 2020


CHAPITRE 11. SÉRIES ENTIÈRES MP 2020-21

I. Hors-programme, quadriques. Identifier la courbe d’équation x2 + y 2 + z 2 + 2xz − a2 = 0.


X
II. Soit (an )n une suite de réels décroissante et de limite nulle. Supposons que la série an diverge.
X
Déterminer le rayon de convergence de la série entière an z n .

Exercice 11.9 : transformation du rayon (? ?)


an z n une série entière de rayon de convergence R > 0. Déterminer le rayon de convergence R0 de la série
P
Soit
P n! an n
entière z .
nn

Exercice 11.10 : division par n! (?)


X an
an xn une série entière de rayon de convergence ρ > 0. Montrer que xn a pour rayon de convergence
P
Soit
n!
+∞.
Indication :
Écrire
|an |Rn (R/r)n
= |an |rn ×
n! n!
où r est tel que (an rn ) est bornée.

ExerciceX11.11 : puissance (?)


Soit an xn une série entière de rayon de convergence ρ ∈ [0, +∞], telle que an > 0 pour tout entier n et soit
n X
α > 0. Quel est le rayon de convergence de la série aα n
nx ?
n
Indication :
La suite (aα n
n r )n est bornée si et seulement la suite (an r
n/α
)n est bornée.

Exercice 11.12 : comparaison (? ?)X


Soit R le rayon de convergence de an z n . Comparer R avec les rayons de convergence des séries suivantes :
n

n n
1. an e z ;
2. an z 2n ;
2
3. an z n .

ExerciceX11.13 : produit
X de Hadamard (? ?)
Soit an z n et bn z n deux séries entières de rayons de convergence respectifs ρ1 et ρ2 . Montrer que le rayon
n n X
de convergence R de la série an bn z n vérifie R ≥ ρ1 ρ2 . A-t-on toujours égalité ?
n
Indication :
Pour r < ρ1 ρ2 , écrire an bn rn = an r1n bn r2n où r1 et r2 sont bien choisis.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 139/299 27 août 2020


11.2. FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE SÉRIE ENTIÈRE MP 2020-21

Exercice X11.14 : somme partielle (? ?)


Soit an z n une série entière de rayon de convergence ρ. Soit Sn = a0 + · · · + an et soit R le rayon de convergence
nX
de la série Sn z n .
n
1. Montrer que R ≤ ρ.
2. Montrer que inf(1, ρ) ≤ R.
Indication :
1. Écrire an = Sn − Sn−1 .
X X
2. Écrire Sn z n comme le produit de Cauchy de an z n et d’une autre série.
n n

Exercice 11.15 : multiplication polynomiale, X PC 2001 (? ?)


an z n . Quel est le rayon de
P
Soit P ∈ C[X], P 6= 0. On note R le rayon de convergence de la série entière
n
P
convergence de an P (n) z ?

Exercice 11.16 : série numérique divergente (? ?)


P
Soit an une série divergente, telle que, en notant (Sn )n la suite des sommes partielles de la série, on ait
an
lim = 0.
n→+∞ Sn
an z n et Sn z n ?
P P
Quel est le rayon de convergence des séries entières

Exercice 11.17 : un rayon tordu – CCINP PC 2001 (???)


an xn
Donner le rayon de convergence de la série de terme général , où an représente la n-ième décimale de π.
n2

11.2 Fonctions définies par une série entière

Exercice 11.18 : un très grand classique (?)


P 3 n
Déterminer le rayon de convergence et la somme S de la série entière n x .

Exercice 11.19 : TPE/EIVP MP 2016 maths 1 – Thomas Guieysse (?)


I. Soit (a, b) ∈ R2 . Considérons la suite (an )n de réels définie par a0 = a, a1 = b et an+2 = 2an+1 − an .
X
Déterminer le rayon de convergence et la la somme de la série entière an xn .
II. Voir 12.11

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 140/299 27 août 2020


CHAPITRE 11. SÉRIES ENTIÈRES MP 2020-21

Exercice 11.20 : TPE/EIVP MP 2014 maths 1 – Thomas Vantrimpont (?)


X xn
I. Considérons la série . Déterminer le rayon de convergence ainsi que ses propriétés (continuité, déri-
n(ln n)2
n≥2
vabilité).
II. Voir 4.4.

Exercice 11.21 : ENSEA MP 2015 – Clémentine Cazenave (?)


I. On s’intéresse à l’ensemble des partitions de [[1, n]]. On définit une suite (Bn )n∈N par B0 = 1 et la relation de
récurrence :
n  
X n
∀n ∈ N, Bn+1 = Bk .
k
k=0

1. Démontrer que : ∀n ∈ N , Bn ≤ n!.
X Bn
2. Démontrer que le rayon de convergence de la série entière xn est supérieur ou égal à 1.
n!
On notera f la somme de cette série entière.
x
−1
3. Démontrer que : ∀x ∈] − R, R[, f (x) = ee .
4. À l’aide du théorème de Fubini sur les séries doubles, effectuer le développement en série entière de f (x) =
x
ee −1 (en d’autres termes, déterminer la valeur de Bn en fonction de n).
II. Voir 0.41.
« examinatrice qui n’aide pas, plutôt sèche ».

Exercice 11.22 : CCINP 2015 MP – Gabrielle Claudon (? ?)


Z 2x
2
Soit f (x) = e−t dt.
x
1. Étudier la fonction f .
2. Développer f en série entière au voisinage de 0.
3. Donner un équivalent de f au voisinage de +∞.

Exercice 11.23 : CCINP MP 2016 – Louis Jalenques (?)


p
ln(x + 1 + x(x + 2))
1. Dériver la fonction ϕ : x 7→ p .
x(x + 2)
Résoudre (E) : x(x + 2)y 0 + (x + 1)y = 1 sur ]0, +∞[.
2. Démontrer qu’il existe une solution f de (E) développable en série entière sur ] − 2, 2[ et la déterminer.
3. En déduire que f est positive.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 141/299 27 août 2020


11.2. FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE SÉRIE ENTIÈRE MP 2020-21

Exercice 11.24 : CCINP MP 2018 – Théo Manfredi (? ?)


Voir 9.18.
Calculer à l’aide d’une série entière :
+∞
X (−1)n
1. . Voir CCINP 2019 MP (Louis-Hippolyte Grollet).
n=1
n
+∞
X (−1)n
2. (sans utiliser 1.).
n=2
n(n − 1)

Exercice 11.25 : CCINP 2015 MP – Maxime Lesueur (?)


Voir 11.26.
Considérons la suite (an )n≥0 définie par a0 = a1 = 1 et pour tout n ≥ 2 : an = an−1 + (n − 1)an−2 .
1. Démontrer que pour tout n ∈ N : an ≤ n!.
X an
Que peut-on en déduire pour le rayon de convergence de la série entière xn ?
n!
+∞
X an n
2. À l’aide d’une équation différentielle, calculer x .
n=0
n!
3. En déduire an .

Exercice 11.26 : CCINP MP 2014 – Guillaume De Chalus (?)


Voir 11.25.
Considérons la suite (an )n≥0 définie par a0 = a1 = 1 et pour tout n ≥ 2 : an = an−1 + (n − 1)an−2 .
1. Démontrer que pour tout n ∈ N : an ≤ n!.
X an
Que peut-on en déduire pour le rayon de convergence de la série entière xn ?
n!
+∞
X an n
2. À l’aide d’une équation différentielle, calculer x .
n=0
n!
3. En déduire an .

Exercice 11.27 : équivalent de la somme – Centrale PC 2004 (? ?)


+∞
X
On définit f (x) = (ln n) xn .
n=1
1. Déterminer le domaine de définition D de f .
2. Étudier f sur D ∩ [0, +∞[. Que se passe-t-il aux bords de l’intervalle ?
+∞  
X 1 1 1
3. On pose g(x) = 1 + + + ··· + xn . Déterminer le rayon de convergence de g. Donner une expression
n=1
2 3 n
simple de g.
4. Donner un équivalent de f en 1.
Indication : On pourra utiliser après démonstration l’inégalité suivante, valable pour tout k ∈ N :
1 1
≤ ln(k + 1) − ln(k) ≤ .
k+1 k

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 142/299 27 août 2020


CHAPITRE 11. SÉRIES ENTIÈRES MP 2020-21

Exercice 11.28 : Telecom Sud’Paris MP 2014 – Guillaume Lacheteau (? ?)


I. Voir 14.39.
II. Soit a appartenant à ] − 1, 1[. Notons
+∞
X
f (x) = sin(an x).
n=0

1. Montrer que f est définie sur R.


2. Montrer que f est de classe C ∞ .
3. La fonction f est-elle développable en série entière ?

Exercice 11.29 : Mines-TELECOM MP 2017 – Clément Charvet (? ?)


+∞
X sin(nθ) n
I. Posons f (x) = x , pour θ réel fixé.
n=1
n
(a) Démontrer que f est définie et de classe C 1 sur ] − 1, 1[.
(b) Calculer f 0 , en déduire f .
II. Voir 7.69.

Exercice 11.30 : Mines MP 2017 – Jules Tisseyre (???)


I. On pose pour n ∈ N :
Z π
4
an = tann (t)dt.
0

an xn .
P
1. Détermination du rayon de convergence de la série entière
2. Étude aux bornes de l’ouvert de convergence.
3. Calcul de la somme de la série entière.
II. Voir 0.49.

Exercice 11.31 : Mines-TELECOM MP 2013 – Samuel Toledano (? ?)


X (n!)2
I. Calculer le rayon de convergence et la somme de la série entière xn .
(2n + 1)!
n∈N
II. Voir 0.15.

Indication :
1
(n!)2
Z
Poser Ip,q = tp (1 − t)q dt et montrer que In,n = .
0 (2n + 1)!

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 143/299 27 août 2020


11.2. FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE SÉRIE ENTIÈRE MP 2020-21

Exercice 11.32 : Saint-Cyr MP 2013 maths 2 – Alexandre Martin (?)


I. Voir ICNA 2002 MP.
+∞
X
Posons f (x) = ln(n)xn .
n=1
1. Déterminer le rayon de convergence de la série entière.
2. Expliciter la série entière associée à x 7→ (1 − x)f (x).
3. En déduire un équivalent de f (x) en 1− .
II. Voir 13.44.

Exercice 11.33 : CCINP MP 2013 – Alexandre Lacheteau (? ?)


an + bn
Soit Un (a, b) = .
n2
1. Démontrer que la série de terme général Un converge si et seulement si |a| ≤ 1 et |b| ≤ 1.
+∞    
X x 1
2. Soit s(x) = Un x, . Montrer que s est définie sur −1, .
n=1
x−1 2
+∞ n
X x
On pose S(x) = .
n=1
n2
3. (a) Montrer que S est définie et continue sur [−1, 1].
(b) Calculer s(x) en fonction de S(x).
4. (a) Dériver S sur ] − 1, 1[.
(b) Dériver s sur ] − 1, 1/2[.
5. Calculer s(x).

Exercice 11.34 : ENSEA/ENSIIE MP 2013 – Samuel Toledano (?)


n  
Y k
an z n avec an =
P
I. Déterminer le rayon de convergence de la série entière 1+ .
n
k=1
II. Voir 13.48.

Exercice 11.35 : coupez en deux (?)


an z n avec
P
Déterminer le rayon de convergence et la somme de la série entière
n
∀n ∈ N, an = (3 + (−1)n ) .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 144/299 27 août 2020


CHAPITRE 11. SÉRIES ENTIÈRES MP 2020-21

Exercice 11.36 : prime, prime – Mines PC 2005 (???)


Rayon de convergence et calcul de la série entière définie par :

(−1)n
∀n ∈ N an = .
(2n + 1)(2n + 3)

Exercice 11.37 : coefficient défini par une intégrale – Navale PC 2004 (? ?)


Z 1
an z n , où an = 2n tn (1 − t)n dt.
P
Calculer le rayon et la somme de la série entière
0

11.3 Propriétés de la somme, des coefficients

Exercice 11.38 : suite de zéros de limite nulle (? ?)


Soit f une fonction définie par une série entière de rayon R > 0. On suppose que f admet une suite (xn ) de zéros
distincts, convergeant vers 0. Montrer que f est identiquement nulle.

Exercice
X11.39 : zéros,
X coefficients et produit (?)
n
Soit an z et bn z n deux séries entières de même rayon de convergence R > 0. On note f et g respectivement
n n
leurs sommes lorsqu’elles existent.
1. On suppose que f = 0 sur D(0, R). Montrer que tous les coefficients an sont nuls.
2. On suppose que f g = 0. Prouver que f = 0 ou g = 0.

Indication :
1. On peut exprimer an en fonction des dérivées de f .
2. Montrer que si f 6= 0 et g 6= 0, il y a un coefficient non-nul dans le produit de Cauchy de f g.

Exercice 11.40 : comportement au bord – TPE MP 2003 (? ?)


Soit (an )n une suite réelle de limite 1. On pose
+∞
X
f (z) = an z n .
n=0

1. Déterminer le rayon de convergence de cette série entière.


2. Que dire de lim− f (x) ?
x→1

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 145/299 27 août 2020


11.3. PROPRIÉTÉS DE LA SOMME, DES COEFFICIENTS MP 2020-21

Exercice 11.41 : comportement au bord, version longue (? ?)


Soient (an )n et (bn )n deux suites de réels positifs. On note R et R0 les rayons de convergence respectifs des séries
entières n an xn et n bn xn , et f et g leurs sommes respectives lorsqu’elles existent. On suppose enfin qu’il existe
P P
an
` ∈ R tel que lim = `.
n→+∞ bn
1. Montrer que R ≥ R0 .
On suppose désormais que R0 = 1 et que la série n bn est divergente.
P

2. Soit M > 0. Montrer qu’il existe un entier N ≥ 0 et un réel δ > 0 tel que, pour tout x ∈]1 − δ, 1[, alors
XN
bn xn ≥ M .
n=0
3. En déduire que g(x) → +∞ lorsque x → 1.
4. Soit ε > 0 et N ≥ 1 tel que (` − ε)bn ≤ an ≤ (` + ε)bn pour tout n ≥ N . Montrer que
+∞
X
f (x) = P (x) + cn x n
n=0

où P est un polynôme, et (` − ε)bn ≤ cn ≤ (` + ε)bn pour tout n ≥ 0.


5. En déduire que
f (x)
lim = `.
x→1− g(x)
Indication :
1. Soit r > 0. Remarquer que |an rn | ≤ (` + 1)|bn rn | pour tout n ≥ n0 , et utiliser la définition du rayon de
convergence.
N
X
2. Soit M > 0. Il existe N tel que bn ≥ 2M + continuité.
n=0
N
X
3. Utiliser que g(x) ≥ bn xn , et faire tendre x vers 1.
n=0
4. Poser cn = bn si n ≤ N , cn = an sinon.
5. P (x)/g(x) tend vers 0 en 1.

Exercice 11.42 : `1 , CCINP MP 2003 (? ?)


 P
On note `1 = (an ) ∈ CN | |an | converge .
an z n une série entière de rayon 1. A-t-on (an ) ∈ `1 ?
P
1. Soit
 (n) 
1 f (0)
2. On pose f (x) = . La suite appartient-elle à `1 ?
(2 − x)(3 − x) n! n∈N
n X o
3. On note `2 = (an ) ∈ CN | |an |2 converge . A-t-on `1 ⊂ `2 ?

Exercice 11.43 : divergence au bord, Centrale MP 2004 (? ?)


an xn soit de rayon R.
P
Soit (an )n une suite de réels positifs telle que la série entière
+∞
X
an xn et on suppose que la série an Rn diverge.
P
On pose f : x 7→
n=0
Montrer que lim− f (x) = +∞.
x→R

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 146/299 27 août 2020


CHAPITRE 11. SÉRIES ENTIÈRES MP 2020-21

11.4 Développements en série entière

Exercice 11.44 : première tournée de DSE (?) à (???)


Développer en séries entières les fonctions qui à x associent :

x−2
1. ln(1 + x + x2 ) 2. (x − 1) ln(x2 − 5x + 6) 3. 3 − x2 − x + 1
x
r
1 1−x 1−x
4. 5. 6.
1 + x − 2x3 (1 + 2x − x2 )2 Z 1x + x 2
√ ln(t − 5t/2 + 1)
7. arctan(x + 1) 8. arctan(x + 3 ) 9. dt
0 t

Exercice 11.45 : seconde tournée de DSE (?) à (???)


Développer en série entière au voisinage de 0 les fonctions suivantes. On précisera le rayon de convergence de la
série entière obtenue.
1
1. f : x 7→ ln(1 + 2x2 ) 2. g : x 7→ avec a 6= 0 3. h : x 7→ ln(a + x)
a−x
x
e
4. i : x 7→ 5. j : x 7→ ln(1 + x − 2x2 ) 6. k : x 7→ (4 + x2 )−3/2
1−x

Indication :
1. Il suffit de remplacer t par 2x2 dans le développement en série entière de ln(1 + t).
2. Factoriser par a au dénominateur.
3. Factoriser par a dans le logarithme.
4. C’est un simple produit de Cauchy.
5. Factoriser 1 + x − 2x2 .
6. Se ramener à (1 + t)α .

Exercice 11.46 : DSE d’une fraction rationnelle (? ?)


x2 + x − 3
Développer en série entière la fonction f définie par f (x) = et préciser le rayon de convergence
(x − 2)2 (2x − 1)
de la série obtenue.
Indication :
1 1
Décomposer f en éléments simples. On trouve trois termes. Deux se ramènent immédiatement à ou .
1+u 1−u
Pour le troisième, penser aux séries dérivées.

Exercice 11.47 : DSE d’une primitive (? ?) Z x


dt
Calculer le développement en série entière f (x) = .
−∞ 1 + t2 + t4

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 147/299 27 août 2020


11.4. DÉVELOPPEMENTS EN SÉRIE ENTIÈRE MP 2020-21

Exercice 11.48 : TPE/EIVP MP 2014 maths 2 – Guillaume Lacheteau (?)


cos(α)
I. On définit f (x) = .
1 − sin(α) cos(x)
1 − t2
1. Soit t 7→ . Déterminer le développement en série entière de cette fonction.
1 − 2t cos(x) + t2
2. On pose t = tan(α/2), exprimer f en fonction de x et de t.
3. Hors programme. Donner le développement en série de Fourier de f .
II. Voir 19.21.

Exercice 11.49 : Mines MP 2017 – Louis Jalenques (? ?)


I. Voir 7.93.
II. Soit (uk )k une suite bornée.
+∞ +∞
X un n X Sn n
1. Déterminer le rayon de convergence des séries entières u(x) = x et S(x) = x , où Sn =
n=0
n! n=0
n!
n
X
uk .
k=0
2. Quelle relation existe-t-il entre S, S 0 et u0 ?
3. Déterminer lim e−x S(x), si
P
un converge absolument.
x→+∞
III. Voir 12.89.

Exercice 11.50 : ENSEA MP 2015 – Mathieu Le Pape (? ?)


I. Voir 14.36.
+∞
X an
II. 1. Quel est de domaine de définition de S : x 7→ pour a ∈ R ?
n=0
x+n
2. Déterminer la limite et un équivalent (A FAIRE !) de S en +∞.
1
3. Développer S(x) − en série entière.
x

Exercice 11.51 : méthode de l’équation différentielle, détaillée (?)


On considère l’équation différentielle y 00 + xy 0 + y = 1. On cherche l’unique solution de cette équation vérifiant
y(0) = y 0 (0) = 0.
1. Supposons qu’il existe une série entière f (x) = n≥0 an xn de rayon de convergence strictement positif solution
P

de l’équation. Quelle relation de récurrence doit vérifier la suite (an )n ?


2. Calculer explicitement an pour chaque n. Quel est le rayon de convergence de la série entière obtenue ?
3. Exprimer cette série entière à l’aide des fonctions usuelles.
Indication :

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 148/299 27 août 2020


CHAPITRE 11. SÉRIES ENTIÈRES MP 2020-21

1. Développer f 00 + xf 0 + f en série entière et identifier les coefficients.


2. Pour l’identification à une fonction classique, se rapprocher du développement en série entière de la fonction
exponentielle.

Exercice 11.52 : méthode de l’équation différentielle (? ?)


Soit f l’application définie sur ] − 1, 1[ par f (t) = cos(α arcsin t), α ∈ R.
1. Former une équation différentielle du second ordre vérifiée par f .
2. Chercher les solutions de l’équation différentielle obtenue qui sont développables en série entière et vérifient
y(0) = 1 et y 0 (0) = 0.
3. En déduire que f est développable en série entière sur ] − 1, 1[, et donner son développement.
Indication :
1. Dériver deux fois f , et combiner d’abord f et f 00 pour éliminer les termes en cos(α arcsin t), puis voir ce qu’il
faut faire avec f 0 .
2. Utiliser la méthode classique : on suppose qu’une solution existe a priori, on écrit le développement de cette
solution, on remplace les coefficients, etc...
3. Il y a unicité au problème de Cauchy.

Exercice 11.53 : méthode de l’équation différentielle – Mines PC 2004 (?)


+∞
X 1 · 3 · 5 · · · (2n − 1) n
On définit f (x) = 1 + x . Trouver une équation différentielle vérifiée par f . En déduire une
n=1
n!
expression de f à l’aide de fonctions usuelles.

Exercice 11.54 : méthode de l’équation différentielle, CCINP PC 2006 (? ?)


an−1
On pose a0 = a1 = 1 et pour tout n ∈ N∗ , an+1 = an + .
n+1
1. Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , on a 1 ≤ an ≤ n2 .
an xn .
P
2. Déterminer le rayon de convergence de la série entière
+∞
X
3. On note f (x) = an xn ; trouver une équation différentielle satisfaite par f .
n=0
4. Comment peut-on déterminer les coefficients (an )n ?

Exercice 11.55 : méthode de Z xl’équation différentielle – CCINP PC 2001 (? ?)


2 2
Trouver le DSE de f (x) = et −x dt. (On cherchera une équation différentielle vérifiée par f ).
0

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 149/299 27 août 2020


11.4. DÉVELOPPEMENTS EN SÉRIE ENTIÈRE MP 2020-21

Exercice 11.56 : Saint-Cyr MP 2017 maths 2 – Olivier Foult (? ?)

I. Voir 16.6.
II. Déterminer les fonctions y développables en série entière telles que y 00 + xy 0 + 2y = 0.
III. Voir 0.67.

Exercice 11.57 : fonction définie par une intégrale (? ?)


Z π
1. Pour tout n ∈ N, calculer l’intégrale de Wallis I2n = sin2n xdx à l’aide de la formule 2i sin x = eix − e−ix .
0
2. Justifier que, tout tout u ∈] − 1, 1[, on a

+∞  
1 X 1 2n n
√ = u .
1−u n=0
4n n

3. Pour tout x ∈] − 1, 1[, on pose


Z π
dt
f (x) = p .
0 1 − x2 sin2 t
Démontrer que f est développable en série entière sur ] − 1, 1[ et donner son développement.

Indication :

1. Appliquer la formule du binôme de Newton.


2. Utiliser le résultat du cours.
3. Développer en série entières la fonction sous l’intégrale, puis permuter la somme et l’intégrale.

Exercice 11.58 : une fonction non développable en série entière (? ?)


+∞
X 2
Soit f (x) = e−n en ix .
n=0

1. Justifier que f est une fonction de classe C ∞ sur R.


(k)
f (0)
2. Montrer que, pour chaque k, ≥ k k e−k .
k!
3. En déduire que f n’est pas développable en série entière en 0.

Indication :

1. Montrer la convergence normale de toutes les séries dérivées.


2. Majorer la somme par un terme, et utiliser k k ≥ k!.
X f (k) (0)
3. Pour tout x ∈ R, la série xk est divergente.
k!
k≥0

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 150/299 27 août 2020


CHAPITRE 11. SÉRIES ENTIÈRES MP 2020-21

11.5 Utilisation d’un développement en série entière

Exercice 11.59 : régularité I (? ?)


Montrer que la fonction f : x 7→ x1 − 1
est de classe C ∞ sur − π2 , π2 . Pour cela, on pourra écrire :
 
sin x

sin x−x
1 1 sin x − x x2
− = = sin x
.
x sin x x sin x x

Exercice 11.60 : régularité II (?) ( √


ch ( x) si x≥0
Montrer que la fonction g définie par g(x) = p est de classe C ∞ sur R.
cos( −x) si x<0
Indication :
On montrera que g est développable en série entière en utilisant les développements en séries entières usuels.

Exercice 11.61 : calcul de la somme I — CCINP MP2012 —Victor Camara (?)


X π π
Rayon et somme de la série entière an xn où an = cos +n .
4 2
Remarque : l’énoncé original contenait l’indication inutile « développer en série entière ln(1 + x2 ) et arctan(x) ».

Exercice 11.62 : calcul de la somme II – Mines MP 2003 (???)


1
On pose an =   .
2n
n
1. Vérifier que 4n an − 2an − (n − 1) an−1 − an−1 = 0.
+∞
X
2. En déduire an .
n=0

Exercice 11.63 : calcul de la somme III (?)


P (−1)n+1 2n+1
On considère la série entière n≥1 x et on note f (x) sa somme lorsqu’elle existe.
n(2n + 1)
1. Quel est son rayon de convergence R ? Y-a-t-il convergence aux bornes de l’intervalle de définition ?
2. Sur quel intervalle la fonction f est-elle a priori continue ? Démontrer qu’elle est en réalité continue sur [−R, R].
3. Exprimer, au moyen des fonctions usuelles, la somme de la série dérivée sur ] − R, R[. En déduire une expression
de f sur ] − R, R[.
+∞
X (−1)n+1
4. Calculer .
n=1
n(2n + 1)

Indication :

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 151/299 27 août 2020


11.5. UTILISATION D’UN DÉVELOPPEMENT EN SÉRIE ENTIÈRE MP 2020-21

1. Appliquer (par exemple) la règle de d’Alembert.


2. Convergence normale.
3. Comparer avec le développement en série entière de ln(1 + x). Puis intégrer (par parties).
4. Passer à la limite.

Exercice 11.64 : calcul de la somme IV (? ?)


+∞ +∞
X 1 X x3n
On se propose dans cet exercice de calculer . Pour cela, on introduit S(x) = .
n=0
(3n)! n=0
(3n)!
1. Méthode 1. On note j = e2iπ/3 .
2
(a) Calculer 1 + j k + j 2k pour tout entier k ∈ N. En déduire le développement en série entière de ex + ejx + ej x .
+∞
X 1
(b) En déduire S(x), puis la valeur de la somme .
n=0
(3n)!
2. Méthode 2.
(a) Former une équation différentielle du troisième ordre vérifiée par S.
(b) La résoudre.
+∞
X 1
(c) Retrouver la valeur de la somme .
n=0
(3n)!
Indication :
1. (a) Raisonner modulo 3.
(b)
2. (a) S (3) = S.
(b) Comment résout-on les équations différentielles à coefficients constants ? (il faut introduire l’équation ca-
ractéristique. . . )
(c) Utiliser les conditions initiale pour trouver S.

Exercice 11.65 : est-ce développable en série entière ? – Mines MP 2005 (?)


+∞  k−1 
0
X x
Trouver une solution (non identiquement nulle) développable en série entière de g (x) = · g(x).
k
! k=1
+∞ k−1
X x
En déduire que x 7→ exp est développable en série entière, de rayon de convergence supérieur ou égal
k2
k=1
à 1.

Exercice 11.66 : une suite récurrente (???)


n
X
Soit (un ) la suite réelle définie par u0 = 1 et, pour tout n ≥ 0 : un+1 = uk un−k .
X k=0
On suppose que la série entière un xn a un rayon de convergence strictement positif r > 0. On note f (x) sa
somme lorsqu’elle existe.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 152/299 27 août 2020


CHAPITRE 11. SÉRIES ENTIÈRES MP 2020-21

1. Démontrer que, pout tout x ∈] − r, −r[, on a xf 2 (x) − f (x) + 1 = 0.



1 − 1 − 4x
2. En déduire qu’il existe ρ > 0 tel que f (x) = pour tout x ∈] − ρ, ρ[, x 6= 0.
2x
3. En développant en série entière la fonction précédente, calculer un en fonction de n.
Indication :
1. Calculer f 2 (x) en utilisant le produit de Cauchy et la formule de récurrence pour f . Former une équation du
second degré vérifiée par f .
2. Résoudre l’équation précédente. Pour enlever une possibilité, on pourra utiliser la continuité de f en 0.
3. Les coefficients du développement en série entière de f vérifient la même relation de récurrence que (un )n .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 153/299 27 août 2020


11.5. UTILISATION D’UN DÉVELOPPEMENT EN SÉRIE ENTIÈRE MP 2020-21

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 154/299 27 août 2020


Chapitre 12

Intégration sur un intervalle quelconque

12.1 Intégrales impropres

Exercice 12.1 : en vrac I (?)


Les intégrales impropres suivantes sont-elles convergentes ?
Z 1 Z +∞ Z +∞ Z +∞
2 dx
1. ln tdt 2. e−t dt 3. x sin xe−x dx 4.
0 0 0 2 x ln x
Z +∞ Z 1   Z +∞ √
Z +∞ √
arctan x 1 − ln t
5. dx 6. cos2 dt 7. e dt 8. e− x
dx.
1 x ln(1 + x2 ) 0 t 1 1

Indication :
Commencer par trouver des intervalles où la fonction est continue, puis étudier le problème au bord. Il y a deux
techniques classiques :
— ou bien on connaît une primitive, et dans ce cas on peut intégrer et appliquer la définition de la convergence
d’une intégrale impropre ;
— dans les cas les plus fréquents, on compare !
Dans le détail des questions, on peut
1. Trouver une primitive ou comparer.
2. Comparer à une intégrale de Riemann.
3. Prouver la convergence absolue.
4. Trouver une primitive.
5. Trouver un équivalent en +∞ (utiliser la question précédente).
6. Majorer.
1
7. Comparer à tα , en écrivant cette dernière fonction sous une forme exponentielle.
8. Comparer avec le même type de fonctions.

Exercice 12.2 : en vrac II (?)

155
12.1. INTÉGRALES IMPROPRES MP 2020-21

Étudier la convergence des intégrale suivantes :


Z +∞ Z 1
1
I1 = sin(x2 ) dx I2 = √ dt
0 0 1−t1−
+∞ Z +∞ α
eiωt
Z
t ln t
I3 = dt I4 = dt
−∞ t2+1 0 (1 + t2 )β
+∞ Z +∞ 
1 + t3
Z 
sin(t)
I5 = √ dt I6 = ln dt.
0 t −1 1 + t4

Exercice 12.3 : plein de cas (?)


Étudier l’intégrabilité de t 7−→ (ln t)n pour n ∈ Z sur ]0, +∞[ et sur ]0, a], où a est un réel fixé strictement positif.

Exercice 12.4 : étonnant, non ? (?)


Z +∞
x
Étudier la convergence de dx.
−∞ 1 + x2
Z A Z A
x x
Calculer lim 2
dx et lim dx.
A→+∞ −A 1 + x A→+∞ −2A 1 + x2

Exercice 12.5 : avec DL ou DA I (?)


Les intégrales impropres suivantes sont-elles convergentes ?
Z 1 Z +∞ 
 
dt t
1. √ 2. 1 + t ln dt
0 1 − t 0 t+1
Z +∞ p Z +∞  
p  1 1
e−t
3
3. x4 + x2 + 1 − x x3 + ax dx, a ∈ R. 4. − dt.
2 0 1 − e−t t

Indication :

1. Faire un développement limité en 1 de t.
2. Faire un développement limité du logarithme au voisinage de +∞.
3. Factoriser par le terme dominant dans les racines et faire un développement limité de (1 + u)α .
4. Faire un DL pour étudier le problème en 0.

Exercice 12.6 : avec DL ou DA II (?)


ln t
1. Étudier l’intégrabilité sur ]0, +∞[ de t 7−→ .
t(1 − t2 )
1
(sin x)x − xx
Z
2. Déterminer la nature de dx.
0 tan x
1 β
3. Déterminez les valeurs des paramètres réels α et β pour que la fonction x 7→ + α + soit intégrable
1 + e1/x x
sur [1, +∞[.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 156/299 27 août 2020


CHAPITRE 12. INTÉGRATION SUR UN INTERVALLE QUELCONQUE MP 2020-21

Exercice 12.7 : avec paramètre I (?)


Discuter, suivant la valeur des paramètres, la convergence des intégrales suivantes :
Z +∞ Z +∞
dt t ln t
1. α
, α ∈ R. 2. 2 α
dt, α ∈ R.
Z0 +∞ t Z0 +∞ (1 + t )
arctan t
3. α
dt, α > 0. 4. xα ln (x + eαx ) dx, α ∈ R.
0 t 0

Indication :
Il faut comparer !
1. C’est du cours !
2. Séparer les cas 2α − 1 ≤ 1 et 2α − 1 > 1. Le premier est facile (comparer à 1/t), le second plus délicat. Il convient
de comparer à t1γ avec 1 < γ < 2α − 1.
3.
4. Le cas α ≥ 0 est facile (cela coince en +∞). Pour α < 0, séparer l’étude en 0 (on retombe sur une intégrale de
Riemann) et l’étude en +∞ (on trouve une intégrale de Bertrand).

Exercice 12.8 : avec paramètre II (?)


1. Soit (α, β) ∈ R+ × R. Montrer que la fonction x 7→ e−αx xβ est intégrable sur R+ .
Z ∞
xα ex
2. Déterminer la nature, en fonction de α, de l’intégrale dx.
0 (1 + ex )α
eβx
3. Étudier l’intégrabilité sur ]1, +∞[ de x 7→ en fonction de α et β ∈ R.

ln x
sh α x
4. Déterminer les valeurs des paramètres α et β pour que la fonction x 7→ soit intégrable sur R.
1 + xβ

Exercice 12.9 : convergence et convergence absolue (?)


Voir 12.10.
Z +∞ Z +∞
sin t cos t
1. Montrer que les intégrales impropres dt et dt sont convergentes.
1 t 1 t
Z +∞
sin t sin t
On souhaite prouver que la fonction t 7→ n’est pas intégrable, c’est-à-dire que t dt diverge.

t 1
1 − cos 2t
2. Méthode 1. Prouver que, pour tout t ∈ R, | sin t| ≥ . En déduire le résultat.
2
3. Méthode 2. Prouver que, pour tout k ∈ N,
(k+1)π π
| sin t|
Z Z
1
dt ≥ | sin t|dt.
kπ t (k + 1)π 0

Retrouver alors le résultat.


Indication :
1. Intégrer par parties.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 157/299 27 août 2020


12.1. INTÉGRALES IMPROPRES MP 2020-21

2. | sin t| ≥ sin2 t, puis utiliser la question précédente.


3. Minorer 1/t sur l’intervalle considéré, puis utiliser la périodicité de | sin |.

Exercice 12.10 : Mines-TELECOM MP 2016 – Sonia Poncelin de Raucourt (? ?)


Voir 12.9.
I. 1. Après avoir étudié la convergence des intégrales, prouver l’égalité suivante :
Z +∞ Z +∞
sin(t) 1 − cos(t)
dt = dt.
0 t 0 t2
En déduire 2
Z +∞ Z +∞ 
sin(t) sin(t)
dt = dt.
0 t 0 t
Z +∞
sin(t) sin(t)
2. On souhaite maintenant prouver que la fonction t 7→ n’est pas intégrable, i.e. que t dt

t 1
diverge.
1 − cos(2t)
Prouver que, pour tout t ∈ R, | sin(t)| ≥ . En déduire le résultat.
2
II. Un second exercice sur des suites.

Exercice 12.11 : TPE/EIVP MP 2016 maths 1 – Thomas Guieysse (? ?)


I. Voir 11.19.
f (x + 1) x→+∞
II. Soit f : [0, +∞[→ R, continue et positive. Supposons que −→ ` où ` ∈ [0, 1[.
f (x)
Z +∞
Démontrer que f (x)dx est convergente.
0
On commencera par établir que si x est assez grand, alors il existe q ∈]`, 1[ tel que : ∀k ∈ N, f (x + k) ≤ q k f (x).

Exercice 12.12 : estimation d’un reste (? ?)


Z 2x
+ sin t
Déterminer la limite, lorsque x → 0 , de dt.
x t2
Indication :
Utiliser un développement limité de sin.

Exercice 12.13 : avec le CSSA (???)


Soit f : [0, +∞[→ [0, +∞[ une fonction continue décroissante, de limite nulle en +∞. On pose
Z (n+1)π
un = f (t) sin(t)dt.

1. Montrer que la série de terme général un est convergente.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 158/299 27 août 2020


CHAPITRE 12. INTÉGRATION SUR UN INTERVALLE QUELCONQUE MP 2020-21

Z +∞
2. En déduire que l’intégrale f (t) sin(t)dt est convergente. Quel est son signe ?
0
Z +∞
3. On suppose f (x) ≥ 1/x pour x ≥ x0 . Prouver que f (t) sin(t)dt n’est pas absolument convergente.
0

Indication :
1. Appliquer le critère des séries alternées.
RX
2. Pour X dans [nπ, (n + 1)π[, majorer nπ f (t) sin(t)dt.
P
3. Montrer que la série un n’est pas absolument convergente.

Exercice 12.14 : Mines-TELECOM MP 2018 – Antoine Parel (? ?)


I. Voir 0.35.
Z +∞ Z +∞
sin t sin t
II. Posons I = dt et, pour tout réel x, f (x) = dt.
0 t x t
1
1. Démontrer que f est de classe C sur R et calculer sa dérivée.
Z +∞
2. Calculer f (x)dx.
0

Exercice 12.15 : utilisation d’une série (???)


Soit f la fonction définie sur R par
1
f (x) = .
1 + sin2 x x4
Montrer que f est intégrable sur R.
Indication : Z (k+1)π
X dx
Se ramener à prouver la convergence de Ik , où Ik = . Majorer cette intégrale par les
kπ 1 + x4 sin 2x
k
techniques usuelles (par exemple, t ≥ kπ). . .

Exercice 12.16 : CCINP MP 2017 – Antoine Parel (? ?)


1
et
Z
1. Démontrer l’existence et l’unicité d’un réel un ∈]0, 1] tel que dt = n.
un t
1
et
Z
Indication : on pourra utiliser la fonction x 7→ dt − n.
x t
2. (a) Déterminer la monotonie et la limite de la suite (un )n .
(b) Pour tout entier naturel n, on pose vn = n + ln(un ).
Démontrer que la suite (vn )n converge et déterminer sa limite sous forme d’intégrale.
P
(c) Déterminer la nature de la série un .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 159/299 27 août 2020


12.2. CONVERGENCE ET CALCUL MP 2020-21

12.2 Convergence et calcul

Exercice 12.17 : changements de variables I (?)


Z +∞ Z +∞
ln t 1 ln t
1. Montrer que 2
dt converge, puis, avec le changement de variable u = , que dt = 0.
0 1 + t t 0 1 + t2
Z +∞
ln t
2. Soit a > 0. Calculer dt.
0 a + t2
2

Indication :
Pour justifier la convergence des intégrales, séparer le problème en 0 (on a un équivalent facile) de celui en +∞
(on peut facilement dominer la fonction). Pour la question 2., faire le changement de variables t = ax).

Exercice 12.18 : changements de variable II (? ?)


Étudier l’intégrabilité et, si c’est possible, calculer les intégrales suivantes :
Z +∞
1
I1 = 2 + a2
dx avec a ∈ R,
0 x
Z +∞
dx
I2 = √ avec a ∈ R,
0 (x + a ) 1 + x2
2 2
Z +∞  
1 1
I3 = − arcsin dx.
1 x x

Exercice 12.19 : Mines-TELECOM MP 2018 – Sébastien Journé (?)


I. Voir 13.23.
II. Voir 12.20. Z +∞ Z 2
dx dx
Convergence et calcul des deux intégrales 2
et √ .
−∞ x + 2x + 1 −1 −x2+x+2

Exercice 12.20 : Mines-TELECOM MP 2014 – Guillaume Lacheteau (?)


I. Voir 12.19.
Démontrer la convergence puis calculer :
Z +∞
dx
1. I = 2
.
−∞ x + 2x + 2
Z 2
dx
2. J = √ .
−x 2+x+2
−1
II. Voir 0. 44.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 160/299 27 août 2020


CHAPITRE 12. INTÉGRATION SUR UN INTERVALLE QUELCONQUE MP 2020-21

Exercice 12.21 : Mines-TELECOM MP 2017 – Stanislas Fleurance (? ?)


Z π2
I. 1. Démontrer la convergence de l’intégrale I = ln(sin t)dt.
0
π
Z 2
Z π
2. Calculer J = ln(cos t)dt et K = ln(sin t)dt en fonction de I.
0 0
Z π
2
3. Déterminer L = ln(cos t sin t)dt en fonction de I, J, K.
0
En déduire les valeurs de I, J et K.
II. Voir 7.30.

Exercice 12.22 : ENSEA MP 2018 – Sophie Viard (? ?)


I. Lorsque cela est défini, on pose
+∞
e−t − e−tx
Z
f (x) = dt.
0 t
1. Donner le domaine de définition de f .
2. Démontrer que f est dérivable, et exprimer sa dérivée.
3. Déterminer une expression plus simple de f .
II. Voir 0.19.

Exercice 12.23 : Mines-TELECOM MP 2014 – Grégoire Kenesi (?)


I. Voir 5.21.
II. Pour tout polynôme P de R[X], on pose
Z +∞
2
L(P ) = P (X + t)e−t dt.
−∞

1. Prouver que L est un endomorphisme de E.


E(n/2)    
n
X n 2k + 1
2. Montrer que L(X ) = Γ X n−2k .
2k 2
k=0

Exercice 12.24 : Mines-TELECOM MP 2013 – Ghislain Le Dain (? ?)


I. Voir 4.6.
π
2(x − cos(t))
Z
II. Soit F (x) = 2 − 2x cos(t) + 1
dt.
0 x
(a) Déterminer le domaine de définition de F .
(b) Examiner la parité de F .
2X 2n−1
(c) Effectuer la décomposition en éléments simples de .
X 2n − 1
(d) En déduire F (x).
III. Voir 6.21.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 161/299 27 août 2020


12.2. CONVERGENCE ET CALCUL MP 2020-21

Exercice 12.25 : Navale MP 2013 maths 1 – Louis-Henri Michalik (? ?)


Voir 12.33.
Z x2
dt
1. Prouver la continuité de f : x 7→ sur R+ .
x ln t
Z 1
x−1
2. Démontrer que f est de classe C 1 sur [0, 1]. En déduire la valeur de dx.
0 ln x

Exercice 12.26 : Mines-TELECOM MP 2013 – Adrien Monfort (?)


I. Voir 12.27.
+∞
x − arctan(x)
Z
Convergence et calcul de I = dx.
0 x(x2 + 1) arctan(x)
II. Hors-programme, suites de Cauchy.
Soit f : E → E une application contractante, c’est-à-dire k-lipschitzienne avec k ∈]0, 1[, d’un espace de Banach
E. Démontrer que f admet un unique point fixe, c’est-à-dire un unique y ∈ E tel que f (y) = y. On considèrera
la suite (yn )n∈N d’éléments de E définie par un élément arbitraire y0 ∈ E et la relation yn+1 = f (yn ) pour tout
n ∈ N.

Exercice 12.27 : Saint-Cyr MP 2013 maths 1 – Erwan Kerrand (?)


I. Voir 13.35.
II. Voir 12.26.
+∞
x − arctan(x)
Z
Déterminer la convergence et calculer l’intégrale I = dx.
0 x(x2 + 1) arctan(x)

Exercice 12.28 : une intégrale comme somme d’une série (? ?)


Le but de l’exercice est de prouver la relation suivante :
Z 1 +∞
ln t X 1
dt = .
0 t2 − 1 (2k + 1)2
k=0

1. Prouver la convergence de l’intégrale.


Z 1
2. Montrer que, pour tout entier k ≥ 0, l’intégrale Ik = tk ln tdt converge, puis calculer Ik .
0
3. Montrer que, pour tout entier n ≥ 1,
n Z 1 Z 1 2n+2
X 1 ln t t ln t
= dt − dt.
(2k + 1)2 0
2
t −1 0 t2 −1
k=0

t2 ln t
4. Calculer la limite de lorsque t tend vers 0, puis lorsque t tend vers 1. En déduire qu’il existe une constante
t2 −1 2
M > 0, qu’on ne cherchera pas à calculer, telle que, pour tout t ∈ [0, 1], tt2 −1
ln t
≤ M.
Z 1 2n+2
t ln t
5. En déduire que lim dt = 0, puis la relation demandée.
n→+∞ 0 t2 − 1

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 162/299 27 août 2020


CHAPITRE 12. INTÉGRATION SUR UN INTERVALLE QUELCONQUE MP 2020-21

Indication :
1. En 1, la fonction se prolonge par continuité. En 0, à quoi est-elle équivalente ?
2. Intégrer par parties.
3. Faire la somme et utiliser la question précédente.
4. Que dire d’une fonction continue sur un segment ?
5. Mettre t2 en facteur.

Exercice 12.29 : constante d’Euler ! (? ?)


Z 1   
1 1
Déterminer la nature et calculer la valeur de I = − dt où b·c est la fonction « partie entière ».
0 t t
N
X 1
On rappelle que = ln N + γ + o(1), où γ ≈ 0, 577 est la constante d’Euler.
k
k=1

Exercice 12.30 : astuce classique ( ?) (?)


Z +∞
dx
Prouver la convergence de, et calculer . On effectuera le changement de variable y = 1/x, et on
0 +1 x3
combinera astucieusement les deux intégrales obtenues.

Exercice 12.31 : des calculs (? ?)


Justifier la convergence et calculer la valeur des intégrales suivantes :
Z 1 Z +∞ Z 1
ln t √
− t ln(1 − x2 )
1. √ dt 2. te dt 3. dx
0 1−t 0 0 x2

Indication :

1. Faire le changement de variables u = 1 − t.

2. Faire le changement de variables u = t, puis des intégrations par parties.
3. Étudier le problème en 0 par un équivalent, puis celui en 1 par IPP.

Exercice 12.32 : TPE/EIVP MP 2014 maths 1 – Antoine Diab-Maalouf (?)


+∞
P X 1
I. Soit α > 1 et an la série de terme général an = .

k=n+1
P
Existence de an et convergence de an .
II. Voir 0.71.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 163/299 27 août 2020


12.2. CONVERGENCE ET CALCUL MP 2020-21

Exercice 12.33 : TPE/EIVP MP 2014 maths 2 – Grégoire Kenesi (? ?)

I. Voir 6.36.
II. Voir 12.25.
Z x2
dt
Soit F (x) = .
x ln t
1. Démontrer que F est prolongeable en une fonction de classe C 1 sur [0, 1].
Z 1
x−1
2. En déduire dx.
0 ln x

Exercice 12.34 : Mines MP 2014 – Henri Mirande (? ?)

I. Avec 10 minutes de préparation.


Z 1
t ln(t)
Existence et calcul de I = 2 3/2
dt.
0 (1 − t )
II. Voir 7.90.
En direct au tableau.

Exercice 12.35 : quelle moyenne intéressante ! (?)


Z +∞ Z +∞
1 t2
Calculer les deux intégrales I = 4
dt et J = 4
dt. Pour ce faire, on montrera que I = 12 (I + J)
0 1 + t 0 1 + t
et on effectuera le changement de variable x = 1/t.

Exercice 12.36 : sinus cardinal (???)


Z +∞
sin t π
Le but de cet exercice est de montrer que dt = . Pour chaque entier n, on note
0 t 2
π/2 Z π/2
 
sin (2n + 1)t sin (2n + 1)t
Z
In = dt et Jn = dt.
0 sin t 0 t
π
1. Montrer que, pour tout n ≥ 0, In = .
2
Z π/2 
1
2. Soit φ : [0, π/2] → R de classe C . Montrer que φ(t) sin (2n + 1)t dt tend vers 0.
0
3. Conclure.

Indication :

1. Calculer In − In−1 .
2. Intégrer par parties.
3. Remarquer que Jn tend vers I, puis, en utilisant la question précédente, montrer que In − Jn tend vers 0.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 164/299 27 août 2020


CHAPITRE 12. INTÉGRATION SUR UN INTERVALLE QUELCONQUE MP 2020-21

12.3 Exercices théoriques

Exercice 12.37 : fonction d’intégrale convergente mais pas de limite nulle ! (? ?)


Soit f : R+ → R une fonction continue, décroissante et dont l’intégrale sur R+ converge.
1. Montrer que f tend vers zéro en +∞.
2. Montrer que xf (x) tend vers zéro quand x → +∞.
3. Si on supprime l’hypothèse décroissante, déterminer un exemple de fonction f continue et intégrable sur R+ telle
que f ne tend pas vers zéro en +∞.

Exercice 12.38 : Telecom Sud’Paris MP 2014 – Khalil Tabat (?)


I. Voir 0.37.
II. Soit f ∈ C(R+ , R+ ) décroissante et intégrable sur R+ . Démontrer que lim xf (x) = 0.
x→+∞
Z 2x
Indication : on pourra s’aider de f (t)dt.
x

Exercice 12.39 : CCINP MP 2016 – Thomas Baudouin (? ?)


Z +∞ −xt
e sin(t)
Posons f (x) = dt.
0 t
1. Démontrer que f est définie sur R∗+ .
2. La fonction f est-elle de classe C 1 sur R∗+ ?
3. Expliciter f .

Exercice 12.40 : CCINP MP 2016 – Alexandre Bony (? ?)


Notons Z +∞
g(x) = e−xu ln(u) du.
0

1. Déterminer le domaine de définition J de g.


2. Démontrer que g est de classe C 1 et expliciter sa dérivée.
1
3. Démontrer que pour tout x ∈ J, xg 0 (x) + g(x) = − .
x
4. Résoudre l’équation différentielle et exprimer g(x) en fonction de g(1).

Exercice 12.41 : Transformée de Laplace – TPE/EIVP MP 2014 maths 1 – Alice Ribaucourt (? ?)


Voir 12.42.
I. Voir 18.47.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 165/299 27 août 2020


12.3. EXERCICES THÉORIQUES MP 2020-21

II. Soit f continue sur R∗+ et à valeurs réelles. Notons I(f ) l’ensemble des x tels que la fonction t 7→ f (t) exp(−xt)
soit intégrable sur R∗+ . Considérons :
Z +∞
L(f )(x) = f (t)e−xt dt.
0

1. Montrer que I(f ) est un intervalle non majoré.


2. Montrer que L(f ) est continue sur I(f ).
3. Montrer que si on suppose f positive et L(f ) bornée, alors I(f ) est minoré.

Exercice 12.42 : transformée de Laplace (? ?)


Voir 12.41. Z +∞
Soit f : R+ → C une fonction continue. Pour x ∈ R, on pose Lf (x) = f (t)e−xt dt.
0
Z +∞ Z +∞
1. Montrer que si f (t)e−xt dt converge, alors f (t)e−yt dt converge pour y > x.
0 0
2. Quelle est la nature de l’ensemble de définition de Lf ?
3. On suppose f bornée. Montrer que lim Lf (x) = 0.
x→+∞

Indication :
RX RX
1. Écrire 0 f (t)e−yt dt = 0 f (t)e−xt e−(y−x)t dt et faire une intégration par parties.
2. Appliquer le théorème de convergence dominée.

Exercice 12.43 : espace L2w (?)


f (t)2
On note E l’ensemble des fonctions f continues sur ]0, +∞[ et à valeurs réelles, telles que la fonction t 7→
1 + t2
est intégrable sur ]0, +∞[. Montrer que E est un R-espace vectoriel.

Exercice 12.44 : racine et carré (? ?)


Soit f une fonction continue de carré intégrable de [0, +∞[ dans R.
1. Prouver que, pour tous 0 ≤ a ≤ b, on a
Z !1/2
b √ Z b
2
f (t)dt ≤ b − a f (t)dt .


a a

2. En déduire que Z x
1
lim √ f (t)dt = 0.
x→+∞ x 0

Indication :
1. C’est une application directe de l’inégalité de Cauchy-Schwarz.
2. Intégrer entre 0 et A, puis entre A et x avec A grand !

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 166/299 27 août 2020


CHAPITRE 12. INTÉGRATION SUR UN INTERVALLE QUELCONQUE MP 2020-21

Exercice 12.45 : intégrabilité de la dérivée – Centrale PC 2008 (? ?)


f 0 (x)
Soit f : [0, +∞[→]0, +∞[ de classe C 1 telle qu’il existe a < 0 satisfaisant lim = a. Montrer que f et f 0
x→+∞ f (x)
sont intégrables sur [0, +∞[.
Indication :
Comparer f à une fonction exponentielle e−ax/2 pour prouver que f est intégrable. L’intégrabilité de f 0 suit du
fait qu’elle est de signe constant et du comportement de f .

Exercice 12.46 : f, f 00 ∈ L2 ⇒ f 0 ∈ L2 (???)


Soit f ∈ C 2 (R+ , R) telle que f (0) = 0. Montrer que si f et f 00 sont de carré intégrable, alors f 0 est de carré
intégrable. Montrer de plus que :
Z +∞ 2 Z +∞  Z +∞ 
f 02 ≤ f2 · f 002 .
0 0 0

Z +∞  
f (0) 1
Exercice 12.47 : f (t) sin(xt)dt = + o+∞ (? ?)
0 x x
Soit f ∈ C 2 (R+ , R) telle que f et f 0 soient intégrables sur R+ .
1. Justifier le fait que : Z x
∀x ∈ R+ , f (x) = f (0) + f 0 (t)dt.
0
En déduire que f admet une limite en +∞.
2. Montrer que lim f (x) = 0.
x→+∞
3. Montrer que : Z +∞ Z +∞
f (0) 1
∀x ∈]0, +∞[, f (t) sin(xt)dt = + f 0 (t) cos(xt)dt.
0 x x 0

4. Dans cette question, on suppose que f 00 est intégrable sur R+ . Montrer que, au voisinage de +∞, on a :
Z +∞  
f (0) 1
f (t) sin(xt)dt = + ox→+∞ .
0 x x

5. On ne suppose plus f 00 intégrable sur R+ , et on se propose d’établir que le résultat de la question 4 reste vrai.
(a) Montrer le résultat suivant : si [a, b] est un segment de R, si g : [a, b] → R est une fonction de classe C 1 ,
alors : Z b
lim g(t) cos(xt)dt = 0.
x→+∞ a

(b) Conclure.

Exercice 12.48 : intégration des relations de comparaison (? ?)


Soient f et g deux fonctions continues par morceaux sur [a, b[, à valeurs dans R+ .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 167/299 27 août 2020


12.4. SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS INTÉGRABLES MP 2020-21

1. On suppose dans cette question que g = o(f ).


b
Z b
(a) On suppose que f (t)dt converge. Montrer que
a
!
Z b Z b
g(t)dt = o f (t)dt .
x b x

Z b
(b) On suppose que f (t)dt diverge. Montrer que
a
Z x Z x 
g(t)dt = o f (t)dt .
a b a

2. On suppose désormais que g ∼ f . Déduire de la question précédente que,


b
Z b
(a) si f (t)dt converge, alors
a Z b Z b
g(t)dt ∼ f (t)dt;
x x→b x
Z b
(b) si f (t)dt diverge, alors
a Z x Z x
g(t)dt ∼ f (t)dt.
a x→b a
Z x
arctan t
3. Donner un équivalent de dt lorsque x tend vers +∞.
1 t
Indication :
1. (a) Fixer ε > 0 et considérer x tel que, pour t ∈]x, b[, on a g(t) ≤ εf (t). Puis intégrer.
Rx
(b) Il faut faire pareil, mais en découpant l’intégrale en deux et en utilisant que l’intégrale a
f (t)dt tend vers
+∞.
2. Pour cette question, écrire g ∼ f sous la forme f − g = o(f ).
b
arctan t
3. Trouver un équivalent de t au voisinage de +∞, puis utiliser la question précédente.

12.4 Suites et séries de fonctions intégrables

Exercice 12.49 : un calcul de somme (? ?)


+∞
X Z 1
En calculant de deux façons (−1)n x2n (1 − x)dx, déterminer la valeur de la somme
n=0 0

+∞
X (−1)n
.
n=0
(2n + 1)(2n + 2)

Exercice 12.50 : ENSEA MP 2018 – Virgile Saunier (? ?)

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 168/299 27 août 2020


CHAPITRE 12. INTÉGRATION SUR UN INTERVALLE QUELCONQUE MP 2020-21

I. Voir 5.18.
Z +∞
dt
II. Posons In = √ pour tout entier naturel pour cette intégrale converge.
0 t + tn
1. Déterminer les valeurs de n pour lesquelles In converge.
2. Déterminer la limite lorsque n → +∞ de In .

Exercice 12.51 : Mines-TELECOM MP 2017 – Léo Besson (?)


I. Voir 7.19.
Z 12
1 + tn
 
1
II. Pour n ∈ N et t ∈ 0, , posons fn (t) = √ . Déterminer lim fn (t)dt :
2 1 − t2 n→+∞ 0

1. Par convergence uniforme.


2. Avec le théorème de convergence dominée.

Exercice 12.52 : CCINP MP 2017 – Cécile Jumeau (? ?)


Soit f : [1, e[→ R continue par morceaux et intégrable sur [1, e[. On définit une suite (fn )n≥1 de fonctions par
   n 
1 1
t f (t) si t ∈ 1, 1 +

 n
n

fn (t) =   n 
1
0 si t ∈ 1+ ,e



n

1. Montrer, en justifiant très précisément, que (fn )n converge simplement sur [1, e[ vers une fonction qu’on précisera.
2. Montrer que
Z (1+ n1 )n Z e
1
lim x f (x)dx =
n f (x)dx.
n→+∞ 1 1

Servi avec l’exercice n◦ 65 de la banque CCP.

Exercice 12.53 : CCINP MP 2017 – Mehdi Laribi (???) Z π


Soit f : [0, +∞[→ R, π-périodique, continue sur [0, π], vérifiant f (x)dx = 0.
0
1. Pour n ∈ N∗ , on pose Z π Z +∞
x x
un = f (x)e− n dx et vn = f (x)e− n dx.
0 0
Justifier que un et vn sont bien définis.
2. Démontrer qu’il existe une suite (an )n∈N∗ de réels telle que ∀n ∈ N∗ , vn = an un .
n→+∞ n
3. Démontrer que an ∼ .
π
1 π
Z
4. Démontrer que lim un = 0 et lim vn = − xf (x)dx.
n→+∞ n→+∞ π 0
Servi avec l’exercice n◦ 82 de la banque CCP.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 169/299 27 août 2020


12.4. SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS INTÉGRABLES MP 2020-21

Exercice 12.54 : ENSEA MP 2016 – Martin Gaboriaud (? ?)


I. Voir 13.18.
II. Fixons un réel α > 0. Définissons une suite réelle (un )n par :
Z 1
∀n ∈ N, un = (1 − tα )n dt.
0
P
Étudier la convergence de la série un , puis calculer sa somme.

Exercice 12.55 : CCINP 2015 MP – Vianney Malcouronne (? ?)


Z +∞
dx
Pour n ∈ N∗ , posons In = .
0 (1 + x3 )n
1. (a) Démontrer l’existence de In , pour tout n ∈ N∗ .
(b) Prouver que la suite (In )n∈N∗ converge.
 
1
2. Démontrer que : ∀n ∈ N∗ , In+1 = 1 − In .
3n
1
3. Soit (un )n∈N∗ la suite définie par un = n 3 In . Démontrer que la suite (un )n est convergente.
P
4. La série In est-elle convergente ?

Exercice 12.56 : CCINP MP 2014 – Guillaume Lacheteau (? ?)


Z +∞
dx
Soit In = pour n ≥ 2.
0 1 + xn
1 + tn−2
1. Soit fn (t) = pour t ∈ [0, 1]. Étudier la convergence de (fn )n sur [0, 1].
1 + tn
2. (a) Justifier l’existence de In pour n ≥ 2.
Z +∞ Z 1
dx 1 + tn−2
(b) Montrer que : = dt.
0 1 + xn 0 1 + tn
(c) Montrer que lim In = 1.
n→+∞
 
b 1
(d) Montrer qu’il existe deux réels a et b tels que : In = a + 2 + o .
n n2

Exercice 12.57 : Telecom Sud’Paris MP 2013 – Irène Giger (?)


Z +∞
dx
I. Posons In = 2 arctan(nx)
.
1 x
1. Existence de In .
2. Déterminer lim In .
n→+∞
3. Donner un développement limité de arctan(x) en 0 à l’ordre n.
II. Voir 13.34.
III. Voir 0.57.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 170/299 27 août 2020


CHAPITRE 12. INTÉGRATION SUR UN INTERVALLE QUELCONQUE MP 2020-21

Exercice 12.58 : Telecom Sud’Paris MP 2013 – Henri Mirande (???)


Z n
dt
I. On pose In = √ pour n ∈ N∗ .
t 3 + n2
0
1. Prouver la convergence de In .
A FAIRE : trouver un équivalent de In lorsque n → +∞.
n
X 1
2. Calculer la limite de la suite (un )n∈N définie par un = √ .
k=1
k + n2
3

II. Voir 0.72.

Exercice 12.59 : limite d’une suite d’intégrales I – Centrale MP 2001 (?)


Z 1
tn
Étudier la convergence de la suite (In )n avec In = √ dt.
0 1 − t3

Exercice 12.60 : limite d’une suite d’intégrales III – CCINP MP 2000 (? ?)


 x n  x −n
1. Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , et pour tout x ∈ [0, n], on a 1 − ≤ e−x ≤ 1 + .
Z n n n
 x n
2. Pour tout n ∈ N, on pose In = (sin x) 1 − dx. Existence et valeur de la limite de la suite (In )n ?
0 n

Exercice 12.61 : limite d’une suite d’intégrales IV – Mines MP 2004 (? ?)


Soit g ∈ C([0, 1], C). Calculer
1 1 sin(nx)2 g(x)
Z
lim dx.
n→∞ n 0 x2

Exercice 12.62 : limite d’une suite d’intégrales V – Mines PC 2004 (?)


Z +∞ 2
n e−x cos x
Calculer lim dx.
n→∞ −∞ 1 + n2 x2

Exercice 12.63 : limites de suites d’intégrales (? ?)


Déterminer les limites suivantes :
Z +∞
n
1. lim arctan(nx)e−x dx.
n→+∞ 0
Z +∞
dx
2. lim √ .
n→+∞ 0 (1 + x2 )
n
1 + xn

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 171/299 27 août 2020


12.4. SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS INTÉGRABLES MP 2020-21

Exercice 12.64 : Mines-TELECOM MP 2017 – Cécile Jumeau (?)


I. Sur 16 points.
Voir 18.35.
II. Sur 4 points.
Énoncer soigneusement le théorème de continuité des intégrales à paramètre. Démontrer que la fonction
Z +∞
2
f : x 7→ cos(xt)e−t dt
−∞

est continue sur R.

Exercice 12.65 : Mines-TELECOM MP 2016 – Thibault Delahaye (? ?)


I. Voir 5.35.
II. Voir 12.67.
Z +∞ +∞
sin t X 1
Démontrer que t
dt = 2
.
0 e −1 n=1
n +1

Exercice 12.66 : CCINP MP 2016 – Emmanuel Voge (? ?)


Z +∞ p+1
x
Fixons un entier naturel p. Posons Sn = x−1
e−nx dx, pour n ∈ N.
0 e
1. Démontrer que Sn existe.
Z +∞
2. On pose T (a, b) = xa e−bx dx avec (a, b) ∈ N × N∗ .
0
Z +∞
Calculer T (a, b). On rappelle que tn−1 e−t dt = (n − 1)!
0
n
X 1
3. (a) Montrer que pour tout n ∈ N∗ , S0 = (p + 1)! + Sn .
k p+2
k=1
(b) En déduire que la suite (Sn )n converge.
Z +∞ p+1 +∞
x X 1
(c) Montrer que x−1
dx = (p + 1)! p+2
.
0 e k
k=1

Exercice 12.67 : ENSEA/ENSIIE MP 2014 – Stéphane Lemaréchal (? ?)


I. Voir 5.22.
II. Soit a > 0.
sin(ax)
1. La fonction x 7→ est-elle intégrable sur [0, +∞[ ?
ex − 1
Z +∞ +∞
sin(ax) X a
2. Démontrer que x
dx = .
0 e −1 n=1
n + a2
2

Bonus : comme question de cours à la fin, condition d’interversion somme/intégrale.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 172/299 27 août 2020


CHAPITRE 12. INTÉGRATION SUR UN INTERVALLE QUELCONQUE MP 2020-21

Exercice 12.68 : Mines-TELECOM MP 2016 – Nicolas Lerolle (? ?)


Z +∞
2
I. Considérons f (x) = cos(tx)e−t dt.
0
1. Démontrer que f est définie, continue et de classe C 1 sur R+ .
2. Déterminer une équation différentielle satisfaite par f , en déduire l’expression de f .
II. Voir 7.56.

Exercice 12.69 : ENSEA MP 2015 – Arnaud Ribeyrolles (?)


I. Voir 0.48.
1 − cos(x)
II. Soit H(x) = .
x2
+∞
X
1. Démontrer que H se prolonge par continuité 0. Déterminer le développement en série entière an xn de
n=0
H en 0.
+∞
X
2. Considérons f (x) = an · n! · xn . Déterminer le domaine de définition de f .
n=0
Z +∞ Z +∞
1 u
3. Soit x ∈]0, 1]. Prouver que f (x) = e−t H(tx)dt, en déduire f (x) = e− x H(u) du.
0 x 0
4. Déduire de la question précédente que f est de classe C 2 sur ]0, 1].

Exercice 12.70 : Mines-TELECOM MP 2014 – Alice Ribaucourt (? ?)


I. Voir 13.33.
Z π/2
II. Posons f (t) = e−t sin(x) dx et (E) : ty 00 + y 0 − ty + 1 = 0.
0
1. Montrer que f satisfait (E).
2. Trouver les solutions développables en série entière de (E).
Z π/2
3. En déduire l’expression de sin(x)n dx.
0

Exercice 12.71 : CCINP MP 2014 – Ghislain Le Dain (?)


Démontrer que
+∞ Z 1
X 1 ln t ln(1 − t)
3
= dt.
n=1
n 0 t

Exercice 12.72 : et des équivalents ! — CCINP PC 2012 — E. Clément (? ?)/(?)

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 173/299 27 août 2020


12.4. SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS INTÉGRABLES MP 2020-21

1
xn
Z

I. Pour n ∈ N , on pose an = dx.
0 1 + x + · · · + xn−1
1. a) Montrer que ∀n ≥ 2, ∀x ∈ [0, 1], ∀k ∈ [[1, n − 1]], xk ≥ xn+1 .
Z 1
xn
b) Montrer que an ≤ n+1
dx.
0 1 + (n − 1)x
2. a) Montrer que ∀n ≥ 2, an ≤ nln2 −1
n
.
P
b) En déduire que an converge.
Z 1 1/n
2 nt (1 − t1/n )
3. Montrer que ∀n ≥ 1, n an = dt.
0 1−t
Z 1
ln t
4. Prouver que (n2 an )n≥1 converge et qu’elle tend vers dt.
0 t−1
+∞
X 1 π2
5. Donner un équivalent simple de an en +∞, en n’hésitant pas à utiliser = .
n=1
n2 6
II. Voir 0.3.

Exercice 12.73 : et si c’était vrai. . . CCINP MP 2001 (? ?)


Z π/2
Nature de la série de terme général un = sinn xdx ?
0

Exercice 12.74 : somme trigonométrique (?)


Soit θ un réel non congru à 0 modulo 2π.
1. Démontrer que
1
eiθ
Z 
θ
< dx = − ln 2 sin .
0 1 − eiθ x 2
2. Démontrer que
+∞ Z 1 1
eiθ
X Z
i(n+1)θ n
e x dx = dx.
n=0 0 0 1 − eiθ x

3. Conclure que
+∞
X cos(nθ) θ
= − ln 2 sin .
n=1
n 2

Indication :
1. Calcul.
2. Appliquer le théorème de convergence dominée.
3. Prendre la partie réelle de l’égalité précédente, et calculer l’intégrale apparaissant à droite.

Exercice 12.75 : CCINP MP 2015 – Nicolas Alvarez-Cuenca et Annie Baravian ! (?)


Soit f : [n0 , +∞[→ R+ une fonction continue et décroissante.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 174/299 27 août 2020


CHAPITRE 12. INTÉGRATION SUR UN INTERVALLE QUELCONQUE MP 2020-21

Z +∞ X
1. Démontrer que f (t)dt et f (n) ont même nature.
n0 n≥n0
1
2. Soit un = . À l’aide d’une intégrale, montrer que la série de terme général un diverge.
n ln(n)
Xn
En déduire un équivalent de Sn = uk , n-ième somme partielle.
k=2
3. Et deux autres questions !

Exercice 12.76 : valeur de Γ0 (1) – Centrale PC 2003 (???)


1. Montrer que la suite (un )n∈N définie par
n
X 1
un = − ln n
k
k=1

est convergente ; on note γ sa limite.


2. Soit f une fonction continue sur ]0, +∞[, à valeurs dans C et telle que la fonction g : t 7→ f (t) e−t soit intégrable
sur ]0, +∞[.
Z n n Z +∞
t
Montrer que lim 1− f (t)dt = f (t) e−t dt.
n→∞ 0 n 0
Z +∞
0
3. Montrer que Γ (1) = ln t e−t dt = −γ.
0
1 +∞
1 − e−t e−t
Z Z
4. Montrer que γ = dt − dt.
0 t 1 t

Exercice 12.77 : équivalent en 0 de la somme (? ?)


1
Pour tout n ∈ N∗ , on définit la fonction un : R → R par : ∀x ∈ R, un (x) = . On définit enfin
n(1 + n x2 )
+∞
X
f= un .
n=1
1. Déterminer le domaine de définition de f (nature, type de convergence).
Z +∞ Z +∞
dy 1 dy
2. (a) Montrer que, pour tout x > 0, ≤ f (x) − 2
≤ .
2x 2 y(1 + y) 1 + x x 2 y(1 + y)
Z 1
1 1 dy ε→0+
(b) Vérifier que y 7→ − est intégrable sur [0, 1[. En déduire ∼ − ln(ε).
y(1 + y) y ε y(1 + y)
(c) En déduire un équivalent de f en 0.

Exercice 12.78 : CCINP MP 2018 – Léopold Gouyer (MP*) (? ?)


+∞
X 2x
Soit f (x) = .
n=1
n + x2
2

1. Démontrer que f est définie sur R et impaire.


2. La série définissant f est-elle normalement convergente sur R ?

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 175/299 27 août 2020


12.5. FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE INTÉGRALE MP 2020-21

3. Démontrer que f est continue sur R.


4. Calculer la limite de f en +∞ et en −∞.
5. Étudier la convergence uniforme sur [1, +∞[.

Exercice 12.79 : équivalents de la somme – Mines MP 2002 et Centrale PC 2002 (? ?)


+∞
X 1
On pose f (x) = 2 x2 )
. Montrer que f est définie, continue et dérivable sur R∗ . Donner un équivalent
n=1
n(1 + n
de f en 0 et en +∞.

Exercice 12.80 : limite en +∞ par comparaison à une intégrale (?)


X x
Soit la série de fonctions S(x) = .
n2 + x2
n≥1
1. Démontrer que S définit une fonction continue sur R.
2. Soit x > 0 et n ≥ 1. Justifier que
Z n+1 Z n
x x x
2 2
dt ≤ 2 ≤ dt.
n x +t x + n2 n−1 x2 + t2

3. En déduire que S admet une limite en +∞ et la déterminer.

Exercice 12.81 : ENSEA/ENSIIE MP 2013 – Romain Carrara (?)


Z 1
x ln x
Considérons I = dx.
0 1 − x2
1. Prouver l’existence de I.
1
2. Calculer I. On pourra utiliser un développement en série entière de .
1 − x2

Exercice 12.82 : π 2 /6 est de retour ! – TPE MP 2001 (?)


Z +∞ +∞
x X 1
Justifier l’existence de x−1
dx et de 2
. Comparer ces réels.
0 e n=1
n

12.5 Fonctions définies par une intégrale

Exercice 12.83 : ENSEA/ENSIIE MP 2013 – Florence Penelle (? ?)


I. Voir 0.33.
Z π/2
dt
II. Calculer I(θ) = , après avoir justifié la convergence.
0 1 − cos θ cos t

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 176/299 27 août 2020


CHAPITRE 12. INTÉGRATION SUR UN INTERVALLE QUELCONQUE MP 2020-21

Exercice 12.84 : TPE/EIVP MP 2015 maths 1 – Vianney Malcouronne (? ?)/(?)


I. 1. Énoncer et démontrer le critère spécial des séries alternées.
X (−1)k
2. Démontrer la convergence et calculer la somme de la série .
k
k≥1
1
3. Réarranger l’ordre des termes de la suite de sorte que la série reste convergente mais ait pour somme − ln 2.
2
Z +∞ Z +∞ 2
dt t dt
II. Soit I = 4
et J = .
0 1+t 0 1 + t4
1. Démontrer la convergence des intégrales I et J.
1
2. À l’aide du changement de variable x = t − dans I + J, calculer I et J.
t

Exercice 12.85 : TPE/EIVP MP 2016 maths 1 – Florian Szczepaniak (?)


I. Voir 12.86.
arctan(t)
Posons f (t) = √ .
t
1. Déterminer l’intégrabilité de f sur ]0, 1] et sur [1, +∞[.
Z x
arctan(t)
2. Déterminer un équivalent lorsque x → +∞ de I(x) = √ dt.
1 t
Z n
P 1 arctan(t)
3. En déduire la nature de la série un , où un = α √ dt.
n 0 t
II. Voir 20.10.

Exercice 12.86 : CCINP MP 2016 – Rémi Carrot (?)


Voir 12.85.
P P
Étudier les séries un et vn avec :
Z n √
n + (−1)n

1 arctan(x)
un = α √ dx et vn = ln √ .
n 0 x n+a

Exercice 12.87 : CCINP MP 2016 – Pravin Princely Pious (? ?)


Voir le sujet Centrale
Z PC 2016 maths 1, sans question intermédiaire !
+∞
arctan(xt)
On pose : f (x) = dt.
0 t(1 + t2 )
1. Donner le domaine de définition de f .
2. Démontrer que f est de classe C 1 sur R+ et donner sa dérivée.
3. Soit λ ∈ R+ , calculer a et b tels que
1 a b
= + .
(1 + t2 )(1 + λt2 ) 1 + t2 1 + λt2

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 177/299 27 août 2020


12.5. FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE INTÉGRALE MP 2020-21

4. Donner une expression explicite de f .

Exercice 12.88 : Navale MP 2017 maths 1 – Clément Dorrier (?)


Pour x réel, posons
Z 1 −x2 (1+t2 ) Z x
e 2
F (x) = 2
dt et G(x) = e−u du.
0 1 + t 0

Exprimer F (x) en fonction de G(x).


2
M. Cochet : je trouve F 0 (x) = −2G(x)e−x , qui dit mieux ?
M. Cochet : avec le terrrrible M. Gugger !

Exercice 12.89 : Mines MP 2017 – Louis Jalenques (? ?)


I. Voir 7.93.
II. Voir 11.49.
III. Démontrer que
+∞ +∞ +∞
etz − 1
Z X X 1
dt = ζ(n + 1)z n , où z ∈ C, |z| < 1, ζ(n) = .
0 et − 1 n=1
kn
k=1

Exercice 12.90 : Navale MP 2014 Maths 1 (Thomas Gouedard)


Soit g : R → R et f : R → R telles que :
• g est continue et bornée sur R.
• f est continue par morceaux sur R.
• f et g sont intégrables sur R.
1. Prouver que pour tout h ∈ R, t 7→ f (t)g(h + t) est continue par morceaux et intégrable sur R.
Z Z
2. Prouver que lim f (t)g(h + t)dt = f (t)g(t)dt.
h→0 R R

Exercice 12.91 : ENSEA MP 2015 – Gaïane Floch (? ?)


Z π2
I. Soit f (x) = (sin t)x dt, pour x réel.
0
1. Donner l’ensemble de définition de f .
2. Montrer que f est continue et décroissante.
3. Soit x ≥ 1 et ϕ(x) = xf (x)f (x − 1). Démontrer que ϕ(x) = ϕ(x + 1).
f (x)
4. Prouver que x 7→ est décroissante.
x
f (x)
5. En déduire que lim existe et vaut 0.
x→+∞ x
6. Montrer que ϕ est constante.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 178/299 27 août 2020


CHAPITRE 12. INTÉGRATION SUR UN INTERVALLE QUELCONQUE MP 2020-21

II. Pas eu le temps de le traiter.

Exercice 12.92 : Telecom Sud’Paris MP 2015 – Mathieu Le Pape (?)


I. Voir 14.38 et banque CCINP MP algèbre n◦ 68.
Z 1
II. Posons g(x) = tx (1 − t) ln(t)dt.
0
1. Démontrer que g est définie sur ] − 1, +∞[.
2. Démontrer que g est de classe C 1 sur ] − 1, +∞[.
3. Une autre question. M. Cochet : calculer explicitement g(x) pour x ∈] − 1, +∞[.

Exercice 12.93 : Petites Mines MP 2015 – Constance Dworniczek (? ?)


I. Voir 7.63.
II. Soit (an )n une suite réelle bornée.
X an
1. Déterminer le rayon de convergence R de la série entière zn.
n
n!
On note désormais f (t) la somme de cette série entière, en t ∈] − R, R[.
Z +∞ +∞
−tx
X an
2. Démontrer que si x > 1 : f (t)e dt = n+1
.
0 n=0
x

Exercice 12.94 : TPE/EIVP MP 2015 maths 1 – Mathieu Le Pape (?)


I. 1. « Étude d’une suite définie par récurrence, avec utilisation de l’astuce u1 < u0 ⇒ (f n )(u1 ) < (f n )(u0 )
(c’est-à-dire un+1 < un ) lorsque f est croissante. »
2. « Démonstration du théorème de Cesàro. »
II. Soit E = C2π (R) l’ensemble des fonctions continues et 2π-périodiques sur R. On munit E de la norme k · k définie
Z 2π Z +∞
1
par kf k = |f (t)|dt. Notons G(f ) = f (x + t) exp(−t)dt.
2π 0 0
1. Démontrer que G est définie de E dans E, linéaire et continue.
2. Déterminer les valeurs propres de G.
Remarque : un théorème avec une double intégrale est donné.

Exercice 12.95 : Mines-TELECOM MP 2014 – Mathilde Wong (?)


Z +∞
2
I. Soit f : x 7→ eitx e−t dt.
−∞
1. Montrer que f est de classe C 1 sur R et est solution d’une équation différentielle linéaire d’ordre 1.

2. Admettons que f (0) = π. Déterminer f (x) en fonction de x.
II. Voir 14.10.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 179/299 27 août 2020


12.5. FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE INTÉGRALE MP 2020-21

Exercice 12.96 : ENSEA/ENSIIE MP 2013 – Rémi Habchi (?)


Z +∞
2
I. Soit a ∈ R et f (a) = sin(ax)e−x dx.
0
1. Prouver que la fonction f est définie et dérivable sur R.
1 a
2. Montrer que pour tout a ∈ R, f 0 (a) = − f (a).
2 2
3. Déterminer f (a) pour tout a ∈ R.
II. Voir 7.31.

Exercice 12.97 : Mines-TELECOM MP 2013 – Irène Giger (? ?)


I. Voir 0.34.
II. Voir CCINP 2013 PC (Madeleine de Franclieu).
Z +∞
arctan(xt)
Soit F (x) = dt.
0 1 + t2
1. Déterminer le domaine de définition de F .
2. Examiner la continuité de F sur R+ . Calculer F (0), F (1) et lim F (x).
x→+∞
3. Prouver que F est de classe C sur1
R∗+
et calculer F . 0

ln x
4. Démontrer que : ∀x ∈ R∗+ \ {1}, F 0 (x) = 2 .
x −1
Z 1 +∞
ln t X 1
5. Déterminer 2
dt et .
0 t −1 n=1
n2

Exercice 12.98 : CCINP MP 2013 – Erwan Kerrand (? ?)


Voir 12.99. Z x 2 Z 1 −x2 (1+t2 )
−t2 e
Pour tout x ≥ 0, posons f (x) = e dt et g(x) = dt.
0 0 1 + t2
1. Démontrer que f et g sont de classe C 1 sur R+ .
2. Prouver que f 0 = −g 0 . En déduire une relation entre f et g.
Z +∞
2
3. Déterminer la limite de g en +∞. Calculer e−t dt.
0

Exercice 12.99 : l’incontournable intégrale de Gauss – CCINP PC 2001 (?)


Voir 12.98.
Le but de l’exercice est de calculer la valeur de l’intégrale de Gauss :
Z +∞
2
I = e−t dt.
0

On définit deux fonctions f , g sur R par les formules :


Z x 1 2 2
e−(t +1)x
Z
2
f (x) = e−t dt et g(x) = dt.
0 0 t2 + 1

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 180/299 27 août 2020


CHAPITRE 12. INTÉGRATION SUR UN INTERVALLE QUELCONQUE MP 2020-21

π
1. Prouver que, pour tout x ∈ R, g(x) + f 2 (x) = 4.
2. En déduire la valeur de I.
Indication :
1. Dériver g + f 2 et prouver que la dérivée est nulle.
2. Faire tendre x vers +∞.

Exercice 12.100 : CCINP MP 2013 – Samuel Toledano (? ?)


Z +∞
cos(xt)
Soit f : R → R, x 7→ dt.
0 1 + t2
Z +∞
t sin(xt)
1. Montrer que pour tout x ∈ R, xf (x) = 2 dt.
0 (1 + t2 )2
2. Prouver que f est de classe C 2 sur R∗+ .
3. En déduire une expression de f .

Exercice 12.101 : norme 0 (?)


Soit f une application définie sur [0, 1], à valeurs strictement positives, et continue. Pour α ≥ 0, on pose F (α) =
Z 1
f α (t)dt.
0
1. Justifier que F est dérivable sur R+ , et calculer F 0 (0).
2. En déduire la valeur de
Z 1 1/α
α
lim f (t)dt .
α→0 0

Indication :
1. Appliquer le théorème (ici, on travaille sur un segment, c’est le cas facile).
2. La limite recherchée est celle de F (α)1/α qu’on écrit à l’aide de l’exponentielle. Faire ensuite un DL.

Exercice 12.102 : que du classique – CCINP PC 2002 (?)


1 π/2 −x sin t
Z
On pose f (x) = e dt.
2 0
1. Variations et limites en +∞ et −∞ de f .
2. Montrer que l’équation f (x) = x admet une et une seule solution α ∈ R.
π
3. Montrer que, pour tout x ∈ R+ : |f (x)| ≤ .
4
4. Montrer que la suite définie par son premier terme et la relation de récurrence un+1 = f (un ) est convergente.

Exercice 12.103 : ENSEA/ENSIIE MP 2013 – Alexandre Farnier (? ?)

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 181/299 27 août 2020


12.5. FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE INTÉGRALE MP 2020-21

I. Voir 7.33.
Z π
II. Posons φ(x) = cos(x sin(t))dt, x ∈ [0, π]. Démontrer qu’il existe un zéro de φ sur [0, π] différent de 0, de π,
0
π
et supérieur à .
2
A FINIR !

Exercice 12.104 : méthode de l’équation différentielle – Centrale MP 2002 et PC 2015 (?)


Z 2π
On pose F (x) = e2x cos t dt. Trouver une équation différentielle vérifiée par F et calculer F .
0

Exercice 12.105 : bien connaître ses primitives usuelles – Centrale PC 2002 (? ?)


Z π/2
On pose f (x) = arctan(x cos t)dt.
0
1. Montrer que f est de classe C 1 et déterminer f 0 .
Z +∞
u du π2
2. Montrer que = .
0 sh u 4

Exercice 12.106 : étude complète – École de l’Air MP 2002 (? ?)


Z 1
On pose f (x) = ln(1 + tx )dt.
0
1. Montrer que f est définie, décroissante et continue sur R.
2. Étudier lim f (x) et lim f (x).
x→−∞ x→+∞
3. Calculer la dérivée de f .

Exercice 12.107 : division des fonctions régulières (? ?)


Soit f de classe C ∞ de R dans R.
Z 1
f (x)
1. On suppose que f (0) = 0 et on pose, pour x 6= 0, g(x) = . Justifier que, pour x 6= 0, g(x) = f 0 (tx)dt, et
x 0

en déduire que g se prolonge en une fonction de classe C sur R.
f (x)
2. On suppose désormais que f (0) = f 0 (0) = · · · = f (n−1) (0) et on pose g(x) = xn , x 6= 0. Justifier que g se
prolonge en une fonction de classe C ∞ sur R.
Indication :
1. Faire un changement de variables dans le théorème fondamental du calcul intégral. Puis appliquer le théorème
de dérivabilité sous le signe intégral.
2. Utiliser la formule de Taylor reste intégral, puis la même méthode qu’à la question 1.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 182/299 27 août 2020


CHAPITRE 12. INTÉGRATION SUR UN INTERVALLE QUELCONQUE MP 2020-21

Exercice 12.108 : transformée de Fourier de la gaussienne (?)


Z +∞
2
On pose, pour a > 0, F (x) = e−itx e−at dt.
−∞
−x
1. Montrer que F est de classe C 1 sur R et vérifie, pour tout x ∈ R, F 0 (x) = F (x).
2a
r
2 π −x2 /4a
2. En déduire que pour tout x réel, F (x) = F (0)e−x /4a , puis que F (x) = e .
a
Z +∞
2 √
On rappelle que e−u du = π.
−∞
Indication :
1. Appliquer le théorème de dérivabilité d’une intégrale à paramètres.
2. Résoudre l’équation différentielle.

Exercice 12.109 : Navale MP 2012 maths 1 — Anne-Laure Ligneul (?)


Z +∞
2
Démontrer que f (x) = eitx−t dt est défini pour tout réel x. Calculer la valeur de f (x).
−∞

Exercice 12.110 : simplification d’une intégrale impropre à paramètre (? ?)


Déterminer le domaine de définition et donner une expression simple de :
Z 1 x
t −1
f : x 7−→ dt.
0 ln t

R +∞
Exercice 12.111 : valeur de 0 (sin t)/tdt – Centrale MP 2001 (???)
Z +∞ −xt Z +∞
e sin t
On pose f (x) = 2
dt et g(x) = dt.
0 1+t 0 x+t
1. Montrer que f et g sont de classe C 2 sur ]0, +∞[.
2. Montrer que f et g vérifient y 00 + y = 1/x.
3. Montrer que f et g sont continues en 0.
Z +∞
sin u π
4. En déduire que du = .
0 u 2

Exercice 12.112 : équivalent d’une fonction définie par une intégrale I (???)
sin t
Soit x > 0. Montrer l’intégrabilité de t 7→ 2 sur [0, +∞[.
t +x
On pose Z +∞
sin t
∀x ∈]0, +∞[, I(x) = 2+x
dt.
0 t
1. Déterminer lim I(x).
x→+∞

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 183/299 27 août 2020


12.5. FONCTIONS DÉFINIES PAR UNE INTÉGRALE MP 2020-21

2. Déterminer lim+ I(x) puis un équivalent en 0 de I(x).


x→0

Exercice 12.113 : équivalent d’une fonction définie par une intégrale II (? ?)


Z +∞ −t
e
1. Montrer que pour tout x > 0, l’intégrale dt est convergente.
x t
Z +∞ −t
e
On pose F (x) = dt si x > 0.
x t
2. Montrer que F est de classe C 1 sur ]0, +∞[ et calculer F 0 .
3. Calculer lim+ F (x) et lim F (x).
x→0 x→+∞

4. On cherche un équivalent de F (x) lorsque x → 0+ .


(a) Montrer qu’il existe une constante C > 0 telle que pour tout x ∈]0, 1],
Z 1 −t
e
≤ C
dt + ln x

x t

(on écrira ln x sous forme intégrale).


(b) En déduire que F (x) ∼ − ln x lorsque x → 0+ .
5. On cherche un équivalent de F (x) lorsque x → +∞.
Z +∞ −t
e
(a) Montrer que pour tout x > 0, l’intégrale dt est convergente.
x t2
Z +∞ −t
e 1
(b) Montrer que pour tout x > 0, 2
dt ≤ F (x).
x t x
e−x
(c) À l’aide d’une intégration par parties, en déduire que F (x) ∼ lorsque x → +∞.
x

Exercice 12.114 : équivalent de la fonction Γ (? ?)


Z +∞
On cherche un équivalent en +∞ de Γ(x + 1) = tx e−t dt.
0

1. En utilisant le changement de variable t = x + u x, montrer que :
 x x √ Z +∞
Γ(x + 1) = x f (x, u) d u,
e −∞

où (x, u) 7→ f (x, u) est une fonction à préciser, nulle pour tout couple (x, u) tel que u ≤ − x.
2. Déterminer la limite de f (x, u), à u fixé, quand x tend vers +∞.
3. Si x ≥ 1, montrer que pour tout u ≥ 0, on a 0 < f (x, u) ≤ (1 + u)e−u .
√ u2
4. Montrer que, pour tout u ∈] − x, 0], on a 0 < f (x, u) ≤ e− 2 .
 x x √  n n √
5. Conclure que Γ(x + 1) ∼ 2πx, puis que n! ∼ 2πn.
x→+∞ e e

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 184/299 27 août 2020


Chapitre 13

Espaces préhilbertiens réels et espaces


euclidiens

13.1 Géométrie

Exercice 13.1 : stricte convexité de la boule (?)


Soit E un espace préhilbertien réel.
1. À quelle condition a-t-on égalité dans l’inégalité de Cauchy-Schwarz ? Dans l’inégalité de Minkowski ?
2. Soit B la boule unité fermée de E. Montrer qu’elle est strictement convexe, c’est-à-dire que la norme d’un vecteur
de la forme tx + (1 − t)y avec 0 < t < 1 et (x, y) distincts dans B est strictement inférieure à 1.
Indication :
1. C’est du cours !
2. Montrer d’abord l’inégalité au sens large. Utiliser la question précédente pour tester les cas où on a égalité.

Exercice 13.2 : sur l’identité du parallélogramme (?)


Il est bien connu que si E est un espace préhilbertien muni de la norme k.k, alors l’identité de la médiane (ou du
parallélogramme) est vérifiée, à savoir : pour tous x, y de E, on a : kx + yk2 + kx − yk2 = 2kxk2 + 2kyk2 .
L’objectif de cet exercice est de montrer une sorte de réciproque à cette propriété, à savoir le résultat suivant : si E
est un espace vectoriel normé réel dont la norme vérifie l’identité de la médiane, alors E est nécessairement un espace
préhilbertien (c’est-à-dire qu’il existe un produit scalaire (.|.) sur E tel que pour tout x de E, on a (x|x) = kxk2 . Il
s’agit donc de construire un produit scalaire, et compte tenu des formules de polarisation, on pose :
1
kx + yk2 − kx − yk2 .

(x|y) =
4
Il reste à vérifier que l’on a bien défini ainsi un produit scalaire.
1. Montrer que pour tout (x, y) ∈ E 2 , on a (x|y) = (y|x) et (x|x) = kxk2 .
2. Montrer que pour (x1 , x2 , y) ∈ E 3 , on a (x1 + x2 |y) − (x1 |y) − (x2 |y) = 0 (on utilisera l’identité de la médiane
avec les paires (x1 + y, x2 + y) et (x1 − y, x2 − y)).
3. Montrer, en utilisant la question précédente,que si (x, y) ∈ E 2 et r ∈ Q, alors on a (rx|y) = r(x|y). En utilisant
un argument de continuité, montrer que c’est encore vrai pour r ∈ R.

185
13.2. PRODUITS SCALAIRES MP 2020-21

4. Conclure !

Indication :
1. Facile !
2. Utiliser l’indication donnée ; il faudra utiliser une deuxième fois l’identité de la médiane avec x1 + x2 + 2y =
(x1 + x2 + y) + y.
3. Faire d’abord r ∈ N (immédiat d’après la question précédente), puis r ∈ Z (application de la question précédente),
et enfin r = p/q ∈ Q, en utilisant x1 = 1q x.
4. Faire le résumé des questions précédentes.

Exercice 13.3 : inégalité de Ptolémée (? ?)


Soit (E, ( · | · )) un espace préhilbertien réel et k · k la norme euclidienne associée.
x 2 kx − yk
1. Pour x ∈ E \ {0}, on pose f (x) = 2. Montrer que : ∀ (x, y) ∈ (E \ {0}) , kf (x) − f (y)k = .
kxk kxk kyk
4
2. Soit (a, b, c, d) ∈ E . Montrer que ka − ck kb − dk ≤ ka − bk kc − dk + kb − ck ka − dk.
Indication : se ramener au cas a = 0 et utiliser l’application f .

Exercice 13.4 : l’un après l’autre – Mines-Ponts MP 2008 (???)


Soient (E, h.i) un espace préhilbertien réel, k.k la norme associée au produit scalaire, u1 , . . . , un des éléments de
E et C > 0. On suppose que :
Xn
∀(ε1 , . . . , εn ) ∈ {−1, 1}n , εi ui ≤ C.


i=1
n
X
Montrer que kui k2 ≤ C 2 .
i=1
Indication : 2
X n
Calculer εi ui . Une quantité qui apparaît est facile. Il suffit de montrer qu’on peut choisir les signes εi de


i=1
sorte que l’autre quantité qui apparaît soit positive. Regrouper astucieusement et choisir de proche en proche.

13.2 Produits scalaires

Exercice 13.5 : forme p polaire √ — Navale MP 2012 maths 2 — Anne-Laure Ligneul (?)
Posons q(x, y) = x2 + y 2 − 3xy. Démontrer que q est une norme sur R2 , et déterminer la forme polaire de q
sans calcul, c’est-à-dire un produit scalaire dont q est la norme.

Exercice 13.6 : ENSEA MP 2018 – Léo Besson (?)

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 186/299 27 août 2020


CHAPITRE 13. ESPACES PRÉHILBERTIENS RÉELS ET ESPACES EUCLIDIENS MP 2020-21

I. L’application
Mn (C) −→ R+
ν:
A 7−→ max {|λ| / λ ∈ Sp(A)}
définit-elle une norme sur Mn (C) ?
II. Voir 10.38.

Exercice 13.7 : linéaires ? (?)


Soit E un espace préhilbertien réel, et soient f et g deux applications de E dans E telles que

∀(x, y) ∈ E 2 , (f (x)|y) = (x|g(y)).

Montrer que f et g sont linéaires.

Exercice 13.8 : TPE/EIVP MP 2014 maths 2 – Alice Ribaucourt (? ?)


I. Soit M ∈ Mn (R) une matrice réelle, telle que M 2 = 0. Montrer que ker(M + t M ) = ker(t M ) ∩ ker(M ).
II. Voir 0.30.
III. Voir 5.20.

Exercice 13.9 : ENSEA/ENSIIE MP 2014 – Guillaume De Chalus (? ?)


I. M. Cochet : exercice adapté pour cadrer avec le nouveau programme.
Notons BS(E) l’ensemble des formes bilinéaires symétriques sur un R-espace vectoriel réel E ; c’est un sous-espace
vectoriel de l’ensemble des applications de E 2 dans R.
Soit ϕ : E×E → R une application bilinéaire symétrique. On appelle forme quadratique associée à ϕ l’application
q : E → R définie par q(x) = ϕ(x, x), pour tout x ∈ E.
1. Démontrer que pour une forme quadratique q donnée, il existe une unique forme bilinéaire symétrique ϕ
associée ; on parle de forme polaire associée à q.
1 2 2 2
Indication : on s’inspirera de l’identité de polarisation (x|y) = (kx + yk − kxk − kyk ), valable pour
2
un produit scalaire ( · | · ) et sa norme associée k · k.
2. Démontrer que l’ensemble Q(E) des formes quadratiques sur E est un R-espace vectoriel.
3. Démontrer que BS(E) et Q(E) sont isomorphes.
Lorsque E est de dimension finie n, quelle est la dimension de Q(E) ?
Supposons E de dimension finie, et choisissons une base B = (ei )1≤i≤n . Fixons q une forme quadratique sur E.
On appelle matrice de q dans B la matrice [q]B = (ϕ(ei , ej ))i,j d’ordre n, et rang de q, ou de ϕ, le rang de [q]B .
4. Soit A ∈ Mn (R) et q(A) = tr (A2 ) + ( tr A)2 .
Démontrer que q est une forme quadratique ; déterminer sa forme polaire et son rang.
II. Soit E un R-espace vectoriel de dimension n et u ∈ L(E) de rang 1. Calculer up , pour p ∈ N.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 187/299 27 août 2020


13.2. PRODUITS SCALAIRES MP 2020-21

Exercice 13.10 : CCINP MP 2018 – Florent Milville (? ?)


Soit f ∈ C 1 (R+ , R) telle que t 7→ t2 f (t)2 et t 7→ (f 0 (t))2 soient intégrables sur R+ .
1. Démontrer que la fonction t 7→ tf (t)f 0 (t) est intégrable sur R+ .
Z x Z x
2. Démontrer que pour tout x ∈ R+ , xf 2 (x) = f 2 (t)dt + 2 tf (t)f 0 (t)dt.
0 0
3. (a) Démontrer que lim xf 2 (x) = 0.
x→+∞

(b) Démontrer que


Z +∞ 2 Z +∞  Z +∞ 
2 2 2 0 2
f (t)dt ≤ 4 t f (t)dt × (f (t)) dt .
0 0 0

Accompagné de l’exercice 112 de la banque CCINP.

Exercice 13.11 : produit scalaire sur les suites (? ?)


Soit E l’ensemble des suites réelles de carrés sommables c’est-à-dire les suites réelles (un )n∈N telles que
+∞
X
u2n < +∞.
n=0

1. Montrer que E est un R-espace vectoriel.


+∞
X
2. Pour (u, v) ∈ E 2 , on pose ϕ(u, v) = un vn . Montrer que ϕ est un produit scalaire sur E.
n=0

Exercice 13.12 : sans détour (?)


Z 1
Trouver une base orthonormée de R3 [X] pour le produit scalaire défini par (P |Q) = P (t)Q(t) dt.
−1

Exercice 13.13 : inégalité (?)


Pour n entier non nul et (a1 , a2 , . . . , an ) ∈ Rn , montrer que

n n
!2
X √ 1 X
a2k k ≥ √ ak .
2 n
k=1 k=1

Exercice 13.14 : CS – Centrale


( PC 2005 (???) )
n n

X X 1
Fixons n ∈ N . On pose A = xk · | x1 > 0, . . . , xn > 0 .
xk
k=1 k=1
Étudier l’existence et la valeur de inf(A) et sup(A).

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 188/299 27 août 2020


CHAPITRE 13. ESPACES PRÉHILBERTIENS RÉELS ET ESPACES EUCLIDIENS MP 2020-21

Exercice 13.15 : forme linéaire en dimension infinie (?)


Voir 13.16. Z 1
Sur R[X], on pose (P |Q) = P (t)Q(t) dt. Existe-t-il A élément de R[X] tel que : ∀P ∈ R[X], (P |A) = P (0) ?
0

Exercice 13.16 : TPE/EIVP MP 2016 maths 2 – Nicolas Lerolle (?)


I. Voir 16.34.
II. Voir 13.15.
Considérons E = Rn [X].
Z 1
1. Démontrer qu’il existe un unique A ∈ E tel que : ∀P ∈ E, P (0) = P (t)A(t)dt.
0
2. Démontrer que deg(A) = n.

Exercice 13.17 : représentation de Dirac en dimension infinie (? ?)


Z 1
On pose E = C ([−1, 1], R), que l’on munit du produit scalaire (f |g) = f (t) g(t) dt. On note
−1

δ : E −→ R
f 7−→ f (0).

Existe-t-il une fonction f0 ∈ E telle que δ(f ) = (f0 |f ) pour tout f ∈ E ?

Exercice 13.18 : ENSEA MP 2016 – Martin Gaboriaud (? ?)


I. Voir 13.19.
Notons E = C([0, 1], R) et définissons une application U sur E par :
Z x
∀f ∈ E, ∀x ∈ [0, 1], U (f )(x) = f (t)dt.
0

Considérons le produit scalaire ( · | · ) sur E défini par :


Z 1
2
∀(f, g) ∈ E , (f |g) = f (t)g(t)dt.
0

1. Démontrer que U est un endomorphisme de E.


2. Démontrer qu’il existe un unique endomorphisme U ∗ de E tel que :

∀(f, g) ∈ E 2 , (U (f )|g) = (f |U ∗ (g)).

3. Déterminer le spectre de U ∗ ◦ U .
II. Voir 12.54.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 189/299 27 août 2020


13.2. PRODUITS SCALAIRES MP 2020-21

Exercice 13.19 : éléments propres – Centrale PC 2005 (? ?)


Voir 13.18. Z 1
Soit E = C([0, 1], R) muni du produit scalaire défini par (f |g) = f (t)g(t)dt.
Z x 0 Z 1
Soient u, v les endomorphismes de E définis par u(f )(x) = f (t)dt et v(f )(x) = f (t)dt.
0 x
1. Montrer que pour toutes fonctions f et g de E, (u(f )|g) = (f |v(g)).
2. Déterminer les valeurs propres de u ◦ v.

Exercice 13.20 : Navale MP 2014 Maths 2 – Jean-Baptiste de Kergorlay (? ?)


I. Voir 7.25.
II. M. Cochet : exercice modifié pour coller au nouveau programme.
1. On définit l’adjoint d’un endomorphisme f d’un espace euclidien E comme étant l’unique endomorphisme
f ∗ de E tel que :
∀(x, y) ∈ E 2 , (f (x)|y) = (x|f ∗ (y)).
a) Démontrer l’existence et l’unicité de f ∗ .
b) Soit B une base orthonormée de E. Déterminer la matrice [f ∗ ]B en fonction de [f ]B .
2. Donner un produit scalaire sur Rn [X].
3. Soit ( · | · ) ce produit scalaire. Fixons A ∈ Rn [X]. Considérons l’application ψ : Rn [X] → Rn [X] définie par
ψ(P ) = P (0)A. Déterminer l’adjoint ψ ∗ de ψ pour ce produit scalaire.

Exercice 13.21 : Mines-TELECOM MP 2018 – Ludovic Thaï (?)


I. Dans R4 muni de son produit scalaire usuel, on considère le sous-espace vectoriel F défini par les équations
cartésiennes :

(1) x+y+z+t=0
(2) x−y+z−t=0

1. Donner la matrice dans la base canonique de la projection orthogonale sur F .


2. Déterminer la distance de a = (1, 1, 1, 4) à F .
II. Voir 9.11.

Exercice 13.22 : CCINP MP 2018 – Manon de Barbeyrac (? ?)


Voir 7.69.
Considérons la matrice M = (mi,j )i,j avec mi,1 = 1 pour i ∈ [[2, n]], m1,j = 1 pour j ∈ [[2, n]], et mi,j = 0 sinon.
1. Déterminer rg (M ).
2. Déterminer les éléments propres de M .
3. Donner la matrice de la projection orthogonale sur Im (f ) dans la base canonique de Rn , où f est l’endomorphisme
de Rn canoniquement associé à M .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 190/299 27 août 2020


CHAPITRE 13. ESPACES PRÉHILBERTIENS RÉELS ET ESPACES EUCLIDIENS MP 2020-21

Servi avec l’exercice 11 de la banque CCINP.

Exercice 13.23 : Mines-TELECOM MP 2018 – Sébastien Journé (?)

I. Déterminer la matrice dans la base canonique de R3 de la projection orthogonale sur la droite vectorielle dirigée

− → − → −
par i + j + k .
II. Voir 12.19.

Exercice 13.24 : ENSEA MP 2016 – Damien Habets (?)

I. Voir 6.19.
II. Considérons l’ensemble E des matrices réelles symétriques d’ordre 3. Notons Eh le sous-ensemble de E formé
des matrices de E de trace nulle, et Ed le sous-ensemble de E formé des matrices de E scalaires.
1. Démontrer que Eh et Ed sont des sous-espaces vectoriels de E supplémentaires dans E.
1
2. Soit A dans E et Ah sa projection sur Eh parallèlement à Ed . Prouver que tr (A2 ) = tr (A2h ) + tr (A)2 .
3
III. Voir 11.6.

Exercice 13.25 : CCINP MP 2017 – Sébastien Journé (? ?)


Z +∞
1. Démontrer que l’application ϕ : R[X] × R[X] → R définie par ϕ(P, Q) = P (x)Q(x)e−x dx est un produit
0
scalaire.
2. Calculer ϕ(X p , X q ) pour tout (p, q) ∈ N2 .
3. Déterminer le projeté orthogonal de X 3 sur R2 [X].

Exercice 13.26 : Mines-TELECOM MP 2016 – Florian Szczepaniak (?)

I. Soit E un espace vectoriel euclidien muni d’un produit scalaire ( · | · ). Fixons (x, y) ∈ E 2 .
1. Calculer la projection orthogonale de x sur Vect(y).
2. Déterminer une condition nécessaire et suffisante pour que la projection orthogonale de x sur Vect(y) soit
égale à la projection orthogonale de y sur Vect(x).
II. Voir 0.50.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 191/299 27 août 2020


13.3. ORTHOGONALITÉ MP 2020-21

13.3 Orthogonalité

Exercice 13.27 : orthogonal, somme et intersection (?)


Soient F et G deux sous-espaces vectoriels d’un espace préhilbertien E. Montrer que :

(F + G)⊥ = F ⊥ ∩ G⊥ et F ⊥ + G⊥ ⊂ (F ∩ G)⊥ .

Que se passe-t-il en dimension finie ?


Indication :
Utiliser que si A ⊂ B, alors B ⊥ ⊂ A⊥ . En dimension finie, faire un raisonnement à l’aide des dimensions.

Exercice 13.28 : orthogonal et adhérence (?)


Soit (E, ( · | · )) un espace préhilbertien réel. Soit x0 ∈ E.
1. Montrer que l’application x 7→ (x0 |x) est continue.
2. Soit F une partie quelconque de E. Montrer que F ⊥ est fermé.
3. Soit F une partie de E. Comparer F ⊥ et (F )⊥ .

Exercice 13.29 : TPE/EIVP MP 2014 maths 2 – Guillaume De Chalus (? ?)


I. Voir 7.29.
II. On se place dans E = Rn [X]. Soit (a0 , . . . , an )Zun (n + 1)-uplet de réels non nuls tous distincts. Considérons les
ai
applications Fi : E → R définies par Fi (P ) = P (t)dt.
0
Prouver que la famille (F0 , . . . , Fn ) est une base du dual E ∗ = L(E, R) de E.

Exercice 13.30 : ENSSAT Lannion MP 2015 – Pravin Princely Pious (?)


I. 1. Définition d’un produit scalaire.
3
X
2. Montrer que pour tout P , Q dans R3 [X], ϕ(P, Q) = P (i)Q(i) définit un produit scalaire.
i=0
3. Déterminer une base orthonormée de R3 [X] pour ϕ.
II. Voir 7.7.

Exercice 13.31 : Centrale MP 2017 maths 1 – Jules Tisseyre (???)


1. On considère le produit scalaire
Z 1
( · | · ) : R[X]2 → R, (P, Q) 7→ P (t)Q(t)dt.
−1

Démontrer l’existence et l’unicité d’une famille orthonormée (Pn )n∈N de polynômes de coefficient dominant
strictement positif vérifiant : ∀n ∈ N, deg(Pn ) = n.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 192/299 27 août 2020


CHAPITRE 13. ESPACES PRÉHILBERTIENS RÉELS ET ESPACES EUCLIDIENS MP 2020-21

2. Soit n > 1. Montrer que Pn admet n racines x1 , . . . , xn distinctes dans ] − 1, 1[.


3. On note pour n > 1 et i ∈ [[1, n]] :
1 n
x − xk
Z Y
ai = dx.
−1 k=1
x i − xk
k6=i

Z 1 n
X
Démontrer que : ∀Q ∈ R2n−1 [X], Q(t)dt = ai Q(xi ).
−1 i=1

Exercice 13.32 : CCINP 2015 MP – Charles Wième (?)


1. Démontrer que Z 1
(P |Q) = P (0)Q(0) + P 0 (t)Q0 (t)dt
0
définit un produit scalaire sur R[X].
2. Démontrer que H = {P ∈ R2 [X] / P (0) + P (1) = 0} est un sous-espace vectoriel de R2 [X]. Déterminer une base
de H.
3. Calculer d(1, H).

Exercice 13.33 : Mines-TELECOM MP 2014 – Alice Ribaucourt (? ?)


I. Soit B = (e1 , . . . , en ) une base orthonormée d’un espace euclidien E, F un sous espace vectoriel de E, p la
projection orthogonale de E sur F .
n
X 2
Montrer que le scalaire a = kp(ei )k est indépendant de B.
i=1
II. Voir 12.70.

Exercice 13.34 : Telecom Sud’Paris MP 2013 – Irène Giger (?)


I. Voir 12.57.
II. Soit M ∈ Mn (R), telle que ker(M ) = Im (M ). Démontrer que M + t M est bijective. On utilisera le produit
scalaire usuel défini sur Rn par (X|Y ) = t X · Y .
III. Voir 0.57.

Exercice 13.35 : Saint-Cyr MP 2013 maths 1 – Erwan Kerrand (? ?)


I. Avec python. Dans R[X], on définit le produit scalaire par
Z 1
2
∀(P, Q) ∈ R[X] , (P |Q) = P (t)Q(t)dt.
0

Déterminer une base orthonormée de R4 [X] adaptée à ce produit scalaire.


M. Cochet : traité en TP d’Informatique avec Maple en PC/PC* jusqu’en 2013-2014, puis avec
python en MP depuis.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 193/299 27 août 2020


13.4. PROJECTIONS ORTHOGONALES MP 2020-21

II. Voir 12.27.

Exercice 13.36 : orthogonal de l’image – CCINP MP 2001 (? ?)


Soit E un espace vectoriel préhilbertien réel, et soit v ∈ L(E) tel que : ∀x ∈ E, (x|v(x)) = 0.
Montrer que Ker v = (Im v)⊥ .

Exercice 13.37 : pas de supplémentaire orthogonal ! (?)


Z 1
On considère E = C([0, 1], R) muni du produit scalaire (f |g) = f (t)g(t)dt. Soit F = {f ∈ E, f (0) = 0}.
0
Montrer que F ⊥ = {0}. En déduire que F n’admet pas de supplémentaire orthogonal.
Indication :
On peut utiliser que si g est dans E, alors xg est dans E. Si F admet un supplémentaire orthogonal, on a toujours
F ⊕ F ⊥ = E.

13.4 Projections orthogonales

Exercice 13.38 : calcul d’une distance (?)


Z 1
Calculer inf 2 (x2 − ax − b)2 dx.
(a,b)∈R 0
Indication : Z 1
Projection dans l’espace préhilbertien E = C([0, 1]) muni du produit scalaire (f |g) = f (t)g(t)dt.
0

Exercice 13.39 : encore une distance – CCINP PC 2002 (?)


Z 1
Calculer la valeur minimale de (t ln t − at − b)2 dt et donner les valeurs de a et b pour lesquelles ces valeurs sont
0
atteintes.

Exercice 13.40 : à nouveau une distance — ENSEA/ENSIIE MP 2012 — Henri Flavigny (?)
 Z 1 
Soit E = f ∈ C(]0, 1], R) ; f (t)2 dt < +∞ .
0
1. Démontrer que E est un R-espace vectoriel.
Z 1
2. Prouver que (f |g) = f (t)g(t)dt définit un produit scalaire sur E.
0
Z 1
3. Calculer inf (ln t − at − b)2 dt.
(a,b)∈R2 0

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 194/299 27 août 2020


CHAPITRE 13. ESPACES PRÉHILBERTIENS RÉELS ET ESPACES EUCLIDIENS MP 2020-21

Exercice 13.41 : TPE/EIVP MP 2016 maths 2 (Thomas Guieysse) et CCINP MP 2017 – Royer (?)(? ?)
Z +∞
I. 1. Démontrer que l’application ϕ définie sur E = R2 [X] par ϕ(P, Q) = P (x)Q(x)e−x dx est un produit
0
scalaire sur E.
Z +∞ 
2. Calculer inf (x3 + ax2 + bx + c)2 e−x dx .
(a,b,c)∈R3 0
II. Voir 7.91.

Exercice 13.42 : retour de la distance – Mines-TELECOM MP 2013 – Thomas Bouchet (? ?)


Z +∞
I. 1. Montrer que (P |Q) = P (x)Q(x)e−2|x| dx définit bien un produit scalaire de R[X].
−∞
2. Montrer l’existence et calculer le minimum de
Z +∞
f (a, b, c) = (x3 + ax2 + bx + c)2 e−2|x| dx, où (a, b, c) décrit R3 .
−∞

II. Voir 7.14.

Exercice 13.43 : la vengeance de la distance – Mines PC 1998 (?)


Z 2π
x + a + b cos(2px) + c sin(2px) 2 dx.
2
Soit p ∈ Z. Trouver trois réels a, b, c minimisant l’intégrale
0

Exercice 13.44 : toujours une distance – Saint-Cyr MP 2013 maths 2 – Alexandre Martin (?)
I. Voir 11.32.
Z 1
II. Posons I(x1 , . . . , xn ) = (1 − x1 t − · · · − xn tn )2 dt.
0
1. Existence de inf I(x1 , . . . , xn ) ?
(x1 ,...,xn )∈Rn

2. Existence et unicité d’un n-uplet (a1 , . . . , an ) ∈ Rn en lequel cette borne inférieure est réalisée ?
N.B. : le calcul explicite du minimum et du n-uplet en lequel il est réalisé n’est pas demandé.

Exercice 13.45 : distance, encore et toujours – Centrale MP 2000 et PC 2015 (? ?) à (???)


Z 1
2
Soit E = C ([0, 1], R) et ϕ(f, g) = (f (t)g(t) + f 0 (t)g 0 (t)) dt.
0
1. Montrer que ϕ est un produit scalaire.
2. Soit V = {f ∈ E | f (0) = f (1) = 0} et W = {f ∈ E | f 00 = f }. Montrer que V et W sont supplémentaires
orthogonaux et exprimer la projection orthogonale sur W .
3. (???) et hors-programme car projection sur sous-espace affine. Soit Eαβ = {f ∈ E | f (0) = α et f (1) =
Z 1
f (t)2 + f 0 (t)2 dt.

β}. Déterminer inf
f ∈Eαβ 0

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 195/299 27 août 2020


13.4. PROJECTIONS ORTHOGONALES MP 2020-21

Exercice 13.46 : base orthonormale et polynômes (?)


3
X 3
X
Soit E = R3 [X] muni du produit scalaire suivant : si P = ak X k ∈ E et Q = bk X k ∈ E, alors
k=0 k=0

(P |Q) = a0 b0 + a1 b1 + a2 b2 + a3 b3 .

On pose H = {P ∈ E; P (1) = 0}.


1. Déterminer une base de H.
2. Déterminer une base orthonormale de H.
3. En déduire la projection orthogonale de X sur H, puis la distance de X à H.
Indication :
1. La dimension de H est 3. Il suffit de déterminer 3 vecteurs indépendants dans H. On peut aussi déterminer
classiquement une base d’un hyperplan, comme on le fait toujours !
2. Procédé de Gram-Schmidt.
3. Ce sont des formules du cours, ou à base du théorème de Pythagore !

Exercice 13.47 : distance à un sous-espace de polynômes – Centrale PC 2008 (? ?)


Voir 13.48.
n
X
Soient E = Rn [X] et a0 , . . . , an des réels distincts. On pose, pour (P, Q) ∈ E 2 , hP, Qi = P (ak )Q(ak ).
k=0
1. Vérifier qu’on définit un produit scalaire sur E.
2. Déterminer une base orthonormée de E. ( )
n
X
3. Déterminer la distance de Q ∈ E au sous-espace vectoriel H = P ∈E/ P (ak ) = 0 .
k=0

Indication :
1. Un polynôme de degré au plus n ayant au moins n + 1 racines est le polynôme nul.
2. Penser aux polynômes interpolateurs de Lagrange.
3. Trouver un polynôme R orthogonal à l’hyperplan H et appliquer une formule du cours.

Exercice 13.48 : ENSEA/ENSIIE MP 2013 – Samuel Toledano (? ?)


I. Voir 11.34.
II. Voir 13.47.
Soit a0 , . . . , an n + 1 réels distincts. Posons E = Rn [X]. Considérons l’application
n
X
2
ϕ : E → R, (P, Q) 7−→ P (ak )Q(ak ).
k=0

1. Montrer que ϕ est un produit scalaire sur E.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 196/299 27 août 2020


CHAPITRE 13. ESPACES PRÉHILBERTIENS RÉELS ET ESPACES EUCLIDIENS MP 2020-21

2. Trouver une base orthonormée usuelle de E pour ϕ.


3. Exprimer les coefficients d’un polynôme quelconque dans cette base.
( n
)
X
4. On pose H = P ∈ E / P (ak ) = 0 . Montrer que H est un hyperplan de E et en donner un vecteur
k=0
normal unitaire.
5. Soit R ∈ E. Déterminer la distance de R au sous-espace vectoriel H.

Exercice 13.49 : pas dur ! (?)


Z b Z b
1
Soit E l’ensemble des fonctions : [a, b] → R∗+ continues et Φ : E → R, f 7→ f (t)dt × dt.
a a f (t)
Montrer que inf Φ(f ) = (b − a)2 et chercher les fonctions réalisant le minimum.
f ∈E
Indication :
Cauchy-Schwarz !

13.5 Familles totales, polynômes orthogonaux

Exercice 13.50 : polynômes de Legendre (? ?)


Z 1
Soit E = R[X]. On munit E du produit scalaire (P |Q) = P (t)Q(t) dt.
−1
(n)
1. Pour n ∈ N, on pose Ln = (X 2 − 1)n .
(a) Montrer que la famille (Ln )n∈N est une base orthogonale de l’espace préhilbertien (E, ( | )).
(b) Déterminer kLn k pour n ∈ N.
2. Déterminer l’orthonormalisée de Schmidt de la base canonique de E.

Exercice 13.51 : encore les polynômes de Legendre ! (? ?)


On munit R[X] du produit scalaire
Z 1
hP, Qi = P (t)Q(t)dt.
−1

1. Établir l’existence et l’unicité d’une suite de polynômes (Pn )n formée de polynômes deux à deux orthogonaux
avec chaque Pn de degré n et de coefficient dominant 1.
2. Étudier la parité des polynômes Pn .
3. Prouver que pour chaque n ≥ 1, le polynôme Pn+1 − XPn est élément de l’orthogonal à Rn−2 [X].
4. En déduire alors qu’il existe λn ∈ R tel que

Pn+1 = XPn + λn Pn−1 .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 197/299 27 août 2020


13.5. FAMILLES TOTALES, POLYNÔMES ORTHOGONAUX MP 2020-21

Exercice 13.52 : polynômes de Tchebychev (? ?)


Z 1
P (t)Q(t)
Soit E = R[X]. Pour (P, Q) ∈ E 2 , on pose ϕ(P, Q) = √ dt. Pour n ∈ N, on note Tn le n-ème polynôme
−1 1 − t2
de Tchebychev de première espèce c’est-à-dire l’unique polynôme tel que ∀θ ∈ R, Tn (cos θ) = cos(nθ).
1. Montrer que ϕ est un produit scalaire sur E.
2. (a) Montrer que (Tn )n∈N est une base orthogonale de l’espace préhilbertien (E, ϕ).
(b) Pour n ∈ N, déterminer kTn k.

Exercice 13.53 : incontournables polynômes de Laguerre ! (? ?) à (???)


Z +∞
Soit E = R[X]. Pour (P, Q) ∈ E 2 , on pose ϕ(P, Q) = P (t)Q(t)e−t dt.
0
Pour n ∈ N, on pose hn = (X n e−X )(n) eX .
1. Montrer que ϕ est un produit scalaire sur E.
2. (a) Pour n ∈ N, préciser les coefficients de hn . Montrer que la famille (hn )n∈N est une base de E.
(b) Montrer que la famille (hn )n∈N est une base orthogonale de l’espace préhilbertien (E, ϕ).
(c) Pour n ∈ N, déterminer khn k. En déduire une base orthonormée de l’espace préhilbertien (E, ϕ).

Exercice 13.54 : encore les polynômes de Laguerre — Mines MP (? ?)


Soient n ∈ N∗ , E = Rn [X] et
Z +∞
h · , · i : (P, Q) ∈ E 2 7→ hP, Qi = P (t)Q(t)e−t dt.
0

1. Justifier la définition de h · , · i et montrer qu’il s’agit d’un produit scalaire.


On pose F = {P ∈ E / P (0) = 0}. On cherche à déterminer d(1, F ). On note (P0 , . . . , Pn ) l’orthonormalisée de
Schmidt de (1, X, . . . , X n ).
2. Calculer Pk (0)2 .
3. Déterminer une base de F ⊥ que l’on exprimera dans la base (P0 , . . . , Pn ). En déduire d(1, F ⊥ ) et d(1, F ).

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 198/299 27 août 2020


Chapitre 14

Endomorphismes symétriques,
automorphismes orthogonaux

14.1 Automorphismes orthogonaux

Exercice 14.1 : expressions analytiques (?) à (?)


Reconnaître les endomorphismes de R3 définis par les expressions analytiques dans la base canonique :
  
0 0 0
3x = −2x + 2y − z 7x = −2x + 6y − 3z 15x = 5x − 10z

 
 

1. 3y 0 = 2x + y − 2z 4. 7y 0 = 6x + 3y + 2z 7. 15y 0 = −8x + 5y + 6z
  
3z 0 = −x − 2y − 2z
 7z 0 = −3x + 2y + 6z
 15z 0 = 6x − 10y + 8z


0
√ √ 
0
4x = −2x −y 6+z 6 3x = 2x + y + 2z
 

 
2. 4y 0 = x 6 + y + 3z 5. 3y 0 = 2x − 2y − z
4z 0 = −x√6 + 3y + z
 
 3z 0 = −x − 2y + 2z


0

0

3x = x + 2y + 2z 4x = −x + 3y −√ z 6

 

3. 3y 0 = 2x + y − 2z 6. 4y 0 = 3x − y − z 6
4z 0 = x√6 + y √6 + 2z
 
3z 0 = 2x − 2y + z
 

Exercice 14.2 : expression analytique (?)


Soit E un espace euclidien de dimension 4, B = (e1 , . . . , e4 ) une base orthonormée de E, et F le sous-espace
vectoriel d’équations dans B : (
x+y+z+t=0
x + 2y + 3z + 4t = 0
1. Trouver une base orthonormée de F .
2. Donner la matrice dans B de la projection orthogonale sur F .
3. Calculer d(e1 , F ).

199
14.1. AUTOMORPHISMES ORTHOGONAUX MP 2020-21

Exercice 14.3 : CCINP 2015 MP – Hugues Isselin (? ?) p


Soit E un espace vectoriel euclidien, muni de la norme définie par kxk = hx, xi.
Soit F un sous-espace vectoriel de E et p la projection orthogonale sur F .
1. Montrer que :
(a) F = {x ∈ E/ kp (x)k = kxk}.
(b) ∀x ∈ E, kp (x)k ≤ kxk.
(c) ∀ (x, y) ∈ E 2 , hp (x) , yi = hx, p (y)i. Qu’en déduire sur p ?
2. Soit F et G deux sous-espaces de E et pF , pG les projections orthogonales associées.
On admet que pG ◦ pF est un projecteur orthogonal sur un sous-espace H.
(a) Montrer que F ∩ G = H.
(b) A FAIRE ! En déduire que pG ◦ pF = pF ◦ pG .

Exercice 14.4 : projection et symétrie


( (?)
x+y+z+t = 0
Soit P le plan de R4 d’équations dans une base orthonormée B de R4 muni de sa structure
x + y − 2z − t = 0
euclidienne canonique.
1. Déterminer les matrices dans B de la projection orthogonale sur P et de la symétrie orthogonale par rapport à
P.
2. Calculer la distance d’un vecteur quelconque de R4 à P .

Exercice 14.5 : deux projections, avec des vrais morceaux de nombres (?)
1. On note F le sous-espace vectoriel de R4 d’équations
(
x+y+z+t =0
x + 2y + 3z + 4t = 0.

Déterminer la projection orthogonale pF sur F , et si x ∈ R4 , calculer d(x, F ).


2. On note F le sous-espace vectoriel de R4 d’équation
(
x+y+z+t =0
x − y + z − t = 0.

Déterminer la projection orthogonale pF sur F , et si x ∈ R4 , calculer d(x, F ).

Exercice 14.6 : ENSEA MP 2016 – Vincent Rocher (? ?)


Soit E un espace vectoriel euclidien. Considérons un automorphisme orthogonal u de E tel que rg (u − IdE ) = 1.
Démontrer que u est une symétrie orthogonale.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 200/299 27 août 2020


CHAPITRE 14. ENDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES, AUTOMORPHISMES ORTHOGONAUX MP 2020-21

Exercice 14.7 : rotation d’un plan – Telecom Sud’Paris MP 2012 – Océane De Loitière (? ?)
I. Voir 18.17.
II. On se place dans R3 muni de sa base canonique. Considérons le plan P d’équation x + y − z = 1.
 
1
π →
− →

Déterminer l’image de P par la rotation d’angle par rapport à l’axe D = (O, u ) où u =  1 .
 
2
1

Exercice 14.8 : Cesàro pour les endomorphismes – version 1 (? ?)


Voir 14.9.
Tombé à : CCINP 2019 MP (Manon Devanneaux), 2018 (Sosthène Bérenger), 2016 (Florian Szczepaniak), 2015
(Maylis Beylier), 2014 (J.-B. de Kergorlay).
Soit E un espace euclidien, de produit scalaire noté ( · | · ). Considérons un automorphisme orthogonal u ∈ O(E)
et posons v = IdE − u.

1. Démontrer que E = Im (v) ⊕ Ker (v).
n−1
1X k
2. Soit x ∈ E. Posons fn (x) = u (x). Démontrer qu’il existe y ∈ Ker (v) et z ∈ E tels que fn (x) =
n
k=0
n−1
1X k
y+ u (z).
n
k=0
3. Notons p la projection orthogonale sur Ker (v).
Démontrer que la suite (fn )n converge simplement vers p, en d’autres termes :

∀x ∈ E, lim fn (x) = p(x).


n→+∞

Exercice 14.9 : Cesàro pour les endomorphismes – version 2 (? ?)


Voir 14.8.
Tombé à : CCINP 2019 MP (Manon Devanneaux), 2018 (Sosthène Bérenger), 2016 (Florian Szczepaniak), 2015
(Maylis Beylier), 2014 (J.-B. de Kergorlay).
Soit E un espace euclidien, de produit scalaire noté ( · | · ). Considérons un automorphisme orthogonal u ∈ O(E)
et posons v = IdE − u.

1. Démontrer que Ker (v) = (Im (v)) .
2. Démontrer que pour tout vecteur x ∈ E, il existe x1 ∈ Ker (v) et x2 ∈ E tels que x = x1 + v(x2 ).
3. Pour tout n ∈ N∗ , soit pn l’endomorphisme de E défini par :
n−1
1X k
pn (x) = u (x).
n
k=0

Notons p la projection orthogonale sur Ker (v).


Démontrer que la suite (pn )n converge simplement vers p, en d’autres termes :

∀x ∈ E, lim pn (x) = p(x).


n→+∞

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 201/299 27 août 2020


14.1. AUTOMORPHISMES ORTHOGONAUX MP 2020-21

Exercice 14.10 : Mines-TELECOM MP 2014 – Mathilde Wong (?)


I. Voir 12.95.
II. Soit E un R-espace vectoriel de dimension 3. Considérons B = (−
→, −
u → − → −
→ − → − →
1 u2 , u3 ) une base de E et R = (O; u1 , u2 , u3 )
un repère de E. Soit f un endomorphisme de E, de matrice dans la base B :
 
0 1 1
1
M = [f ]B =  1 0 1 .

2
1 1 0

1. Déterminer une base orthonormale B 0 de E de vecteurs propres de M et exprimer M 0 = [f ]B0 .


2. Hors programme. Soit α > 0. Déterminer la nature de la quadrique Q dont une équation est x1 x2 +
x2 x3 + x3 x1 = −2α3 . M. Cochet : représenter cette surface avec python.
3. Déterminer la nature de C, intersection de Q et de la surface d’équation x1 + x2 + x3 = 0.

Exercice 14.11 : CCINP MP 2013 – Rémi Habchi (?)


Soit p une permutation de {1, . . . , n}. Notons m(p) l’application de Rn dans Rn qui au n-uplet (x1 , . . . , xn ) associe
le n-uplet (xp(1) , . . . , xp(n) ).
1. Dans cette question, on se restreint au cas n = 3.
(a) Montrer que m(p) est un endomorphisme de Rn .
(b) Donner la matrice M (p) associée à m(p) dans la base canonique de Rn .
(c) Démontrer que M (p) est orthogonale.
2. Reprendre rapidement la question 1. dans le cas où n est quelconque.
3. Trouver une valeur propre commune à toutes les M (p).
Accompagné d’un exercice de topologie de la banque CCINP.

Exercice 14.12 : Mines-TELECOM MP 2014 – Thomas Vantrimpont (?)


 
2/3 −1/3 a
I. Soit R =  2/3 2/3 b .
 

−1/3 2/3 c
1. Déterminer a, b, c pour que R soit une rotation.
2. Trouver l’axe et l’angle de cette rotation.
II. Voir 19.26.

Exercice 14.13 : un automorphisme orthogonal — CCINP MP 2012 — Arthur Chaubard (? ?)


Soit E un espace euclidien de dimension 2. Fixons (u, v) une base de E avec kuk = kvk = 1.
1. Démontrer que (u|v) ∈] − 1, 1[.
2. On pose (u|v) = cos θ.

− →

Soit i et j deux vecteurs normés de sens et direction u + v et u − v respectivement.

− →

Calculer i et j en fonction de u, de v et cos θ.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 202/299 27 août 2020


CHAPITRE 14. ENDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES, AUTOMORPHISMES ORTHOGONAUX MP 2020-21


− →−
3. Démontrez que ( i , j ) est une base orthonormée de E.
4. Pour →

x ∈ E, posons Φ(→ −
x ) = λ(→−x |u)u + µ(→

x |v)v.
À quelle condition sur λ, µ et θ l’endomorphisme Φ de E est-il orthogonal ?

Exercice 14.14 : TPE/EIVP MP 2014 maths 2 – Antoine Diab-Maalouf (? ?)


I. Voir 7.27.
II. Soit E = R3 l’espace euclidien usuel à 3 dimensions. Soit r dans SO(3) quelconque.
Considérons R(ω, θ) l’élément du groupe spécial orthogonal SO(3) d’axe dirigé par ω et d’angle θ.
Caractériser l’application r ◦ R(ω, θ) ◦ r−1 .

Exercice 14.15 : antisymétrie (?)


Voir 14.16. 14.17, 14.18, 14.19.
Voir aussi CCINP 2019 MP (Carcasses et Manfredi).
Une matrice M ∈ Mn (R) de est dite antisymétrique lorsqu’elle est égale à l’opposé de sa transposée : M = −t M .
1. Démontrer qu’une matrice M est antisymétrique si et seulement si pour tout X de Rn : (M X|X) = 0.
2. Prouver que si M est antisymétrique alors Ker M et Im M sont supplémentaires orthogonaux.
3. Démontrer que si M est antisymétrique alors le nombre de ses valeurs propres non-nulles est pair.

Exercice 14.16 : CCINP MP 2018 – Hector de Pellegars (? ?)


Voir 14.15.
Soit E un espace euclidien de dimension n. Considérons u ∈ L(E) tel que (u(x)|x) = 0 pour tout vecteur x de E.
Un tel u est appelé endomorphisme antisymétrique.
1. Démontrer que (u(x)|y) = −(x|u(y)) pour tout (x, y) ∈ E 2 .
2. Démontrer que Ker (u) et Im (u) sont supplémentaires orthogonaux.
3. Notons v = uIm (u) la restriction de u à Im (u). L’endomorphisme v admet-il des vecteurs propres ?
4. Quels sont les polynômes qui ne s’annulent pas sur R ? En déduire que rg (u) est pair.

Exercice 14.17 : antisymétrie – Mines-TELECOM 2014 MP – Thomas Gouedard (? ?)


I. Voir 0.51.
II. Voir 14.15.
Soit M une matrice antisymétrique réelle d’ordre n.
1. a) Démontrer que Sp(M ) ⊂ iR.
b) Démontrer que M + In et M − In sont inversibles.
c) Démontrer que (M + In )(M − In )−1 ∈ On (R).
2. Soit Q ∈ SO2 (R).
Résoudre l’équation (M + In )(M − In )−1 = Q, d’inconnue M ∈ M2 (R) antisymétrique.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 203/299 27 août 2020


14.1. AUTOMORPHISMES ORTHOGONAUX MP 2020-21

Exercice 14.18 : antisymétrie — Navale MP 2012 maths 2 — Geoffroy Champetier de Ribes (? ?)


Voir 14.15.
Soit E un espace euclidien et u ∈ L(E) tel que : ∀x ∈ E, (u(x)|x) = 0.

Démontrer que E = ker u ⊕ Im u et que rg u est un entier pair.
Indication : exercice à traiter par les matrices.

Exercice 14.19 : antisymétrie – Telecom Sud’Paris MP 2014 – Mathilde Wong (? ?)


I. Voir 14.15.
Soit u un endomorphisme d’un espace vectoriel euclidien E. Supposons que (x|u(x)) = 0 pour tout x ∈ E.
Montrer que rg (u) est pair.
II. Voir 18.14.

Exercice 14.20 : Mines MP 2014 – Sjoholm (? ?)


I. Un exercice hors programme sur les séries de Fourier.
II. Soit A ∈ Mn (R).
1. Démontrer que ∀λ ∈ R+ , det(λA2 + In ) ≥ 0.
2. Supposons que A ∈ An (R). Démontrer que ∀λ ∈ R, det(λA2 + In ) ≥ 0.
III. Voir 18.49.

Exercice 14.21 : Petites Mines MP 2015 – Thomas Grillet (?)


I. Voir banque CCINP probas n◦ 108 ! Voir 16.13.
II. Soit E un espace vectoriel euclidien et B = (e1 , e2 , e3 ) une base orthonormée de E. Trouver la matrice de la
projection orthogonale sur le plan vectoriel de normale n de coordonnées (1, 1, 1) dans la base B.
La matrice est-elle diagonalisable ? En déduire ses éléments propres.

Exercice 14.22 : Centrale MP 2018 maths 1 – Alexis Sonolet (???)


Considérons un espace vectoriel euclidien E de dimension n, muni d’un produit scalaire noté h · | · i. Pour une famille
(x1 , . . . , xp ) de p vecteurs, on définit sa matrice de Gram par G(x1 , . . . , xp ) = (hxi |xj i)1≤i,j≤p ∈ Mp (R).
1. Soit M la matrice de (x1 , . . . , xp ) dans la base canonique (e1 , . . . , en ) de E.
Démontrer que G(x1 , . . . , xp ) = tM · M .
En déduire que rg (G(x1 , . . . , xp )) = rg (x1 , . . . , xp ).
2. Soit B = (bi,j )i,j ∈ Mp (R).
Démontrer que B est une matrice de Gram de p vecteurs si et seulement si B est symétrique, à valeurs propres
positives, et de rang inférieur ou égal à n.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 204/299 27 août 2020


CHAPITRE 14. ENDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES, AUTOMORPHISMES ORTHOGONAUX MP 2020-21

3. Soit (u1 , . . . , up ) une famille de p vecteurs de E, et F le sous espace vectoriel de E engendré par ces vecteurs.
Soit Π la projection orthogonale de E sur F .
Démontrer qu’il existe une base orthonormée e = (e1 , . . . , en ) de E telle que Π(ei ) = ui si et seulement si les
valeurs propres de G(u1 , . . . , up ) sont dans {0, 1}.

Exercice 14.23 : géométrie en dimension n – Centrale PC 2004 (?)


n
X
Soit (u1 , . . . , un ) une famille de n réels tels que u2k = 1. On note A la matrice de coefficients aij = ui uj .
k=1
1. Montrer que M = 2A − In est orthogonale.
2. On note f l’endomorphisme représenté par M dans la base canonique. Donner une représentation géométrique
de f .

Exercice 14.24 : coefficients d’une matrice orthogonale I (? ?)


Voir 17.23.
n
X
Soit M = (mi,j ) une matrice orthogonale d’ordre n. On note (C1 , . . . , Cn ) les vecteurs colonnes de M , v = Cj ,
j=1
n
X
et u = ej , où (e1 , . . . , en ) est la base canonique de Rn muni de son produit scalaire canonique.
j=1
n X
X n
1. Montrer que mi,j = (u|v).
i=1 j=1

n n
X X
2. En déduire que
mi,j ≤ n. Cette inégalité est-elle optimale ?
i=1 j=1

Indication :
1. Écrire mi,j comme un produit scalaire.
2. Utiliser l’inégalité de Cauchy-Schwarz.

Exercice 14.25 : CCINP MP 2017 (Léo Besson) (? ?)


1. Voir 17.23.
2. Voir 14.24.
Soit M = (mi,j )1≤i,j≤n ∈ On (R). Prouver que

n n n X n
X X X
|mi,j | ≤ n3/2 .


mi,j
≤ n ≤
i=1 j=1 i=1 j=1

Accompagné d’un exercice de la banque CCINP parlant d’interversion limite/intégrale.


Indication :

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 205/299 27 août 2020


14.1. AUTOMORPHISMES ORTHOGONAUX MP 2020-21

2. La matrice M est la matrice de passage de la base canonique à une base orthonormale. On pourra aussi utiliser
l’inégalité
kxk2 ≤ kxk1 ≤ n1/2 kxk2
pour tout x ∈ Rn .

Exercice 14.26 : Mines-TELECOM MP 2017 – Daniel Gabaï (?)


I. Voir 18.25.
II. 1. Rappeler la définition d’une isométrie vectorielle.
2. Donner une représentation matricielle dans une base adaptée d’une isométrie vectorielle.
3. Les symétries orthogonales sont-elles des isométries vectorielles ?

Exercice 14.27 : algèbre / projecteurs — Navale MP 2012 maths 2 — Henri Flavigny (? ?)


Soit E = Mn (R) et A une matrice de E fixée. Définissons u ∈ L(E) par u(M ) = AM pour tout M ∈ E.
1. Déterminer une condition nécessaire et suffisante pour que u soit bijective.
2. Prouver que det u = (det A)n et tr u = n tr A.
3. Question de cours : démontrer qu’un projecteur est orthogonal ssi il est symétrique.

Exercice 14.28 : CNS d’orthogonalité d’endomorphismes (?)


Voir 14.80.
E étant un espace vectoriel euclidien de dimension n, soit v ∈ E \ {0}. Soit λ ∈ R. On pose, pour tout x ∈ E :

f (x) = x + λ (x |v ) v.

Déterminer λ pour que f ∈ O(E) ; reconnaître alors f .

Exercice 14.29 : CNS de diagonalisabilité d’un endomorphisme orthogonal (?)


Soit E un espace vectoriel euclidien. Soit f ∈ O(E). Montrer que f est diagonalisable si et seulement si f est une
symétrie orthogonale.

Exercice 14.30 : diagonalisabilité des matrices orthogonales — Centrale MP (?)


1. Trouver les matrices de On (R) diagonalisables sur R.
2. Montrer qu’une matrice de On (R) est diagonalisable sur C.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 206/299 27 août 2020


CHAPITRE 14. ENDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES, AUTOMORPHISMES ORTHOGONAUX MP 2020-21

Exercice 14.31 : applications orthogonales dont la différence avec IdE est nilpotente (?)
Soit E un espace vectoriel euclidien. Déterminer les applications u ∈ O(E) vérifiant (u − IdE )2 = 0.

Exercice 14.32 : Mines-TELECOM MP 2018 – Marc Dagneau de Richecour (? ?)


I. Déterminer les matrices réelles A d’ordre n vérifiant A · tA · A = In . Qu’en est-il des matrices complexes ?
II. Voir 18.5.

Exercice 14.33 : Centrale MP 2014 maths 1 – Henri Mirande (???)


Soit E un espace réel normé de dimension finie n, et soit E1 et E2 deux sous-espaces supplémentaires dans E.
Considérons une application f dans GL(E) vérifiant :
• f laisse stables E1 et E2 .
• Il existe a dans ]0, 1[ tel que
kxk
— pour tout x dans E1 , kf (x)k ≥ ;
a
— pour tout x dans E2 , kf (x)k ≤ a kxk.
1. Donner pour n = 3 un exemple d’une telle application f non diagonalisable.
2. Soit y dans E, on pose g(x) = y + f (x). Montrer que g admet un unique point fixe.
3. . . . plus trois questions ! Mais il y a déjà de quoi s’occuper avec les deux premières.

Exercice 14.34 : composition de projecteurs orthogonaux (?)


Soit E un espace vectoriel euclidien et p, q deux projecteurs orthogonaux de E. Montrer que p◦q = 0 ⇐⇒ q◦p = 0.

14.2 Endomorphismes symétriques

Exercice 14.35 : Mines-TELECOM MP 2018 – Théo Manfredi (? ?)


I. Voir 6.13,
 
a b b
II. Considérons la matrice A =  b a b , où a est un réel et b est un réel non nul.
 

b b a
1. Quel est le rang de A − (a − b)I3 ? En déduire le spectre de A.
2. Achever la diagonalisation de A.
3. Soit ϕ : R3 × R3 → R définie par ϕ(X, Y ) = tX · A · Y .
(a) Démontrer que ϕ est une forme bilinéaire symétrique sur R3 .
(b) L’application ϕ définit-elle un produit scalaire sur R3 ?

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 207/299 27 août 2020


14.2. ENDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES MP 2020-21

Exercice 14.36 : ENSEA MP 2015 – Mathieu Le Pape (?)


Z 1
I. On pose E = Rn [X] et on le munit du produit scalaire défini par (P |Q) = P (t)Q(t)dt. Considérons l’appli-
−1
cation (
E −→ R[X]
u:
P 7−→ 2XP 0 + (X 2 − 1)P 00
1. Démontrer que u ∈ L(E).
2. Montrer que u et diagonalisable et que, si Pk et P` sont des vecteurs propres de valeurs propres distinctes,
alors (Pk |P` ) = 0.
3. Trouver les éléments propres de u pour n = 3.
II. Voir 11.50.

Exercice 14.37 : ENSEA MP 2017 – Alexandre Trochon (?)


I. Voir 6.9.
II. Soit u et v deux endomorphismes symétriques d’un espace vectoriel euclidien E, tels que u = v 3 .
Soit λ une valeur propre de u. Décrire précisément la restriction de v à l’espace propre Eλ (u).

Exercice 14.38 : Telecom Sud’Paris MP 2015 – Mathieu Le Pape (?)


I. Voir banque CCINP MP algèbre n◦ 68 !
 
1 −1 1
Soit la matrice A =  −1 1 −1 .
 

1 −1 1
1. Démontrer que A est diagonalisable de quatre manières :
a) Sans calcul.
b) En calculant directement le déterminant det(A − λI3 ), où I3 est la matrice identité d’ordre 3, et en
déterminant les sous-espaces propres.
c) En utilisant le théorème du rang.
d) En calculant A2 .
2. On suppose que A est la matrice d’un endomorphisme u d’un espace euclidien dans une base orthonormée.
a) Que peut-on dire de l’endomorphisme u ?
b) Trouvez une base orthonormée dans laquelle la matrice de u est diagonale.
II. Voir 12.92.

Exercice 14.39 : Telecom Sud’Paris MP 2014 – Guillaume Lacheteau (?)/(? ?)


I. Soit P un plan vectoriel de R3 et D une droite orthogonale à P . On note u un vecteur unitaire directeur de D
et x un vecteur quelconque de R3 . Enfin r est la rotation d’angle θ et d’axe D.
Exprimer r(x) en fonction de x, u et θ.

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CHAPITRE 14. ENDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES, AUTOMORPHISMES ORTHOGONAUX MP 2020-21

II. Voir 11.28.

Exercice 14.40 : commutation d’endomorphismes symétriques (?)


Soient f et g deux endomorphismes symétriques d’un espace vectoriel euclidien E.
Montrer que f ◦ g est symétrique si et seulement si f ◦ g = g ◦ f .

Exercice 14.41 : au commencement – ENSEA/ENSIIE MP 2012 – Vincent Camara (?)


I. Soit S = (si,j )i,j une matrice symétrique et D une matrice diagonale telle que D = diag(s1,1 , . . . , sn,n ).
On suppose que S et D sont semblables. Calculer tr (S 2 ) de deux manières différentes, en déduire que S est
diagonale.
II. . . . et un second exercice oublié par le candidat !

Exercice 14.42 : Mines-TELECOM MP 2018 – Nathan Naudé (? ?)


I. Voir 16.40.
II. Soit h · | · i le produit scalaire canonique de Rn .
1. Démontrer que : ∀M ∈ Mn (R), ∀x ∈ Rn , hM x|xi = hx|tM xi.
2. Soit A une matrice symétrique réelle d’ordre n telle que : ∀x ∈ Rn , hAx|xi ≥ 0.
Démontrer que les valeurs propres de A et ses éléments diagonaux sont positifs ou nuls.
3. Soit B une seconde matrice symétrique réelle d’ordre n vérifiant également : ∀x ∈ Rn , hBx|xi ≥ 0.
Démontrer que tr (AB) ≥ 0.
J’ai privilégié la rigueur et la clarté à la vitesse (. . . ). L’examinateur semblait très satisfait.

Exercice 14.43 : Mines-TELECOM MP 2013 – Arnaud Paoletti (?)


I. Voir 20.38.
 
5 1 −1
II. Soit C =  2 4 −2  ∈ M3 (R). Soit f l’endomorphisme de R3 canoniquement associé à A.
 

1 −1 3
1. Réduire C.
2. Identifier f .
3. Calculer C n .

Exercice 14.44 : exponentielle du produit vectoriel – Centrale PC 06 (? ?)


On se place dans l’espace euclidien E = R3 . Soit →

u un vecteur non nul de R3 . On définit f : →
− 7 →
x → −
u ∧→

x.
1. Déterminer Ker f et Im f .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 209/299 27 août 2020


14.2. ENDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES MP 2020-21

2. f est-elle diagonalisable ?
3. On pose g = f 2 . Montrer que g est un endomorphisme symétrique.
4. Calculer f 3 en fonction de α = k→

u k et de f .
n
X fk
5. On note hn = . Montrer la convergence (simple) de la suite (hn )n∈N et déterminer sa limite.
k!
k=0

Indication :
1. Ker (f ) = Vect(→

u ) et Im (f ) = Vect(→

u )⊥ .
2. Non. Éléments propres. . .
3. Regarder dans une b.o.n. de premier vecteur →

u /α.
4. f 3 = −α2 f .
5. Rotation.

Exercice 14.45 : un opérateur symétrique sur Rn [X] (?)


On pose E = Rn [X] muni du produit scalaire défini par
Z 1
(P |Q) = P (t)Q(t)dt.
0

1. Montrer que la relation Z 1


u(P )(x) = (x + t)n P (t)dt
0
définit un endomorphisme u de l’espace E.
2. Vérifier que l’endomorphisme u est symétrique.
3. Calculer la trace de u.

Exercice 14.46 : une équation matricielle (? ?)


On considère l’équation M · t M · M = In d’inconnue M ∈ Mn (R).
1. Montrer que toute solution est une matrice symétrique.
2. En déduire les solutions de l’équation étudiée.

Exercice 14.47 : une autre équation matricielle — Mines MP (? ?)


Trouver les M de Mn (R) telles que t M = M 2 et n’ayant aucune valeur propre réelle.

Exercice 14.48 : avec des vrais pépites de nombres (?)


1. Vérifier que l’on définit un produit scalaire ( · | · ) sur R2 par :
! !
x1 2 y1
∀x = ∈ R , ∀y = ∈ R2 , (x|y) = x1 y1 + 5x2 y2 − 2(x1 y2 + x2 y1 ).
x2 y2

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CHAPITRE 14. ENDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES, AUTOMORPHISMES ORTHOGONAUX MP 2020-21

!
2 a
2. Pour quelle(s) valeur(s) de a ∈ R l’endomorphisme u canoniquement représenté par M = est-il
0 0
symétrique pour le produit scalaire de la question 1. ?

Exercice 14.49 : projecteurs orthogonaux I — Centrale MP (? ?)


On se place dans un espace euclidien E. Soit p un projecteur de E.
Établir l’équivalence des conditions suivantes :
1. p est un projecteur orthogonal.
2. ∀x ∈ E, kp(x)k ≤ kxk.
3. p est symétrique.

Exercice 14.50 : projecteurs orthogonaux II (? ?) à (???)


Soient p et q des projecteurs orthogonaux d’un espace euclidien E.
1. Montrer que p ◦ q ◦ p est diagonalisable et que ses valeurs propres sont comprises entre 0 et 1.
2. Déterminer (Im p + ker q)⊥ .
3. En déduire que p ◦ q est diagonalisable et que ses valeurs propres sont comprises entre 0 et 1.

Exercice 14.51 : noyau = image ? (?)


Voir 14.52 et 14.53.
Soit M ∈ M2n (R).
1. Montrer que, si Ker M = Im M , alors M + t M est inversible.
2. Montrer la réciproque lorsque M 2 = 0.

Exercice 14.52 : intersection des noyaux d’une matrice et de sa transposée (?)


Voir 14.51 et 14.53.
Soit M ∈ Mn (K) telle que M 2 = 0. Montrer que Ker (M + t M ) = Ker (M ) ∩ Ker (t M ).

Exercice 14.53 : CCINP 2015 MP – Thomas Gouedard (? ?)


Voir 14.51 et 14.52.
Tombe aux CCINP MP depuis 2009 ! Soit M ∈ Mn (R).
1. Démontrer que Ker (tM ) = Im (M )⊥ , puis que Ker (M )⊥ = Im (tM ).
2. Supposons que M est symétrique et vérifie : ∀X ∈ Rn , tXM X = 0.
Démontrer que M est nulle.
3. Supposons que Im (M ) ⊂ Ker (M ). Démonter que : M + tM est inversible si et seulement si Im (M ) = Ker (M ).

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 211/299 27 août 2020


14.2. ENDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES MP 2020-21

Exercice 14.54 : théorème du supplémentaire orthogonal (TSO) (?)



Soit M ∈ Mn (R). Soit F un sous-espace vectoriel de Rn . On note F 0 son supplémentaire orthogonal : Rn = F ⊕ F 0 .
Montre que F est stable par M si et seulement si F 0 est stable par t M .

Exercice 14.55 : aucune idée du titre (?)


Soit M ∈ Mn (R). Montrer que :

Ker (t M · M ) = Ker (M ) et Ker (M · t M ) = Ker (t M ).

Exercice 14.56 : TPE/EIVP MP 2014 maths 1 – Guillaume Lacheteau (?)


I. Voir 18.40.
II. Soit (a, a0 , b, b0 ) ∈ R4 . Considérons C : (ax + by)2 + (a0 x + b0 y)2 = 1 et C 0 : (ax + a0 y)2 + (bx + b0 y)2 = 1.
Démontrer qu’il existe une isométrie qui transforme C en C 0 .
M. Cochet : on pourra faire apparaître des matrices A et A0!d’ordre 2 telles que C (resp. C 0 ) est l’ensemble
x
des X tels que t XAX = 1 (resp. t XA0 X = 1), pour X = .
y

Exercice 14.57 : Navale MP 2013 maths 2 – Florence Penelle (? ?)


Attention : M. Gugger examinateur méchant !
I. Voir 7.54.
II. 1. Démontrer que (A|B) = tr (t A · B) définit un produit scalaire sur Mn (R).
2. Considérons l’application uA : Mn (R) → Mn (R) définie par uA (M ) = AM , où A ∈ Mn (R).
Déterminer l’adjoint u∗A de uA pour le produit scalaire défini ci-dessus, c’est-à-dire l’unique application
u∗A ∈ L(Mn (R)) telle que (u∗A (X)|Y ) = (X|uA (Y )) pour tout (X, Y ) dans Mn (R)2 .
3. À quelle condition l’endomorphisme uA est-il orthogonal ?

Exercice 14.58 : CCINP 2015 MP – Thomas Grillet (? ?)


Soit u et v deux vecteurs non nuls de Rn . On définit un endomorphisme u ⊗ v de Rn en posant :

∀x ∈ Rn , (u ⊗ v)(x) = (x|v)u,

où ( · | · ) est un produit scalaire sur Rn .


1. (a) Déterminer le rang de u ⊗ v.
(b) En déduire les éléments propres de u ⊗ v.
(c) Déterminer une condition nécessaire et suffisante sur u et v pour que u ⊗ v soit diagonalisable.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 212/299 27 août 2020


CHAPITRE 14. ENDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES, AUTOMORPHISMES ORTHOGONAUX MP 2020-21

2. Calculer (u ⊗ v)2 et retrouver le résultat de la question 1.c).


3. Déterminer l’adjoint (u ⊗ v)∗ de u ⊗ v pour ( · | · ), c’est-à-dire l’unique endomorphisme (u ⊗ v)∗ de Rn tel que :

∀(x, y) ∈ (Rn )2 , ((u ⊗ v)(x)|y) = (x|(u ⊗ v)∗ (y)).

Exercice 14.59 : un opérateur – Navale MP 2012 maths 1 – Antoine Capoulade (?)


Voir 14.60.
Caractériser les applications u : Mn (R) → Mn (R) linéaires vérifiant
t
∀M ∈ Mn (R), (u(M )) = u(t M ).

On donnera en particulier la dimension de l’espace de ces applications u.

Exercice 14.60 : Navale MP 2013 maths 2 – Louis-Henri Michalik (? ?)


I. Voir 14.59.
Caractériser les applications u : Mn (R) → Mn (R) linéaires vérifiant ∀M ∈ Mn (R), t (u(M )) = u(t M ). On
donnera en particulier la dimension de l’espace de ces applications u.
II. Soit a et b dans Mn,1 (R) linéairement indépendants. Posons M = a × t b + b × t a ∈ Mn (R).
La matrice M est-elle diagonalisable ? Déterminer ses éléments propres.

Exercice 14.61 : CCINP MP 2017 – Geoffroy Mateu (? ?)


Soit (E, ( · | · )) un espace vectoriel euclidien de dimension n ≥ 3. Fixons (a, b) une famille libre normée de deux
vecteurs. Considérons l’application f : E → E définie par :

∀x ∈ E, f (x) = (a|x)a + (b|x)b.

1. Démontrer que f est un endomorphisme symétrique de E.


« L’examinateur n’a pas apprécié que je ne démontre pas explicitement la linéarité de f . »
2. Déterminer le noyau et l’image de f .
3. (a) Calculer f (a + b).
(b) Déterminer le spectre et une base de vecteurs propres de f .
4e
Servi avec l’exercice n◦ 10 de la banque CCINP. « L’examinateur n’a pas apprécié que je majore par au lieu de
n
2e

n
« Aucune aide de la part de l’examinateur. Si on ne sait pas faire alors on passe. »

Exercice 14.62 : endomorphismes normaux (? ?)


Soit E un espace vectoriel euclidien de dimension n. On fixe une base B orthonormée de E et on pose M = [u]B .
Un endomorphisme u ∈ L(E) est dit normal lorsque M t M = t M M .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 213/299 27 août 2020


14.2. ENDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES MP 2020-21

1. Soit u un endomorphisme de E. Montrer que les propriétés suivantes sont équivalentes :


(a) u est normal.
(b) ∀X ∈ Rn , kM Xk = kt M Xk.
(c) ∀(X, Y ) ∈ (Rn )2 , (M X|M Y ) = (t M X|t M Y ).
En déduire que pour un endomorphisme normal : Ker (M ) = Ker (t M ).
2. Soit u un endomorphisme normal. Montrer que Sp(M ) = Sp(t M ), et que pour tout λ ∈ R, les sous-espaces
propres de Eλ (M ) et Eλ (t M ) sont identiques. Ceci prouve que la matrice d’un endomorphisme normal et sa
transposée ont les mêmes valeurs propres et avec les mêmes multiplicités.
3. Soit u un endomorphisme normal. Montrer que les sous-espaces propres de u sont orthogonaux deux à deux.
4. En déduire que pour un endomorphisme u de E dont le polynôme caractéristique est scindé, les trois propriétés
suivantes sont équivalentes :
(a) u est normal.
(b) u est diagonalisable dans une base orthonormée.
(c) u est symétrique (M = t M ).

Exercice 14.63 : M · t M · M = M (? ?)
Soit M ∈ Mn (R) telle que M · t M · M = M . On pose

A = X ∈ Rn ; kM Xk = kXk .



Montrer que A = X ∈ Rn ; t M · M X = X et que A ⊥ Ker M .

Exercice 14.64 : Mines-TELECOM MP 2016 – Stéphane Dong (? ?)


I. Voir 6.5.
II. Soit A ∈ Mn (R) telle que A2016 = A2014 .
n
X
1. Démontrer que si A est symétrique alors a2i,j = rg (A).
i,j=1
2. Ce résultat reste-t-il vrai si A n’est que diagonalisable ?

Exercice 14.65 : TPE/EIVP MP 2016 maths 2 – Sonia Poncelin de Raucourt (? ?)


I. Voir 19.50.
II. Soit E un espace vectoriel normé.
1. Considérons un projecteur p de E.
Démontrer l’équivalence : Ker (p) ⊥ Im (p) si et seulement si pour tout x ∈ E, kp(x)k ≤ kxk.
2. Considérons deux projecteurs orthogonaux p et q de E.
2 2 2
Supposons que pour tout x ∈ E, kp(x)k + kq(x)k ≤ kxk .
(a) Démontrer que p ◦ q = q ◦ p = 0.
(b) L’endomorphisme p + q est-il un projecteur orthogonal ?

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 214/299 27 août 2020


CHAPITRE 14. ENDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES, AUTOMORPHISMES ORTHOGONAUX MP 2020-21

Exercice 14.66 : en trois lignes (?)


Soit u un vecteur unitaire d’un espace vectoriel euclidien E, et notons U sa matrice associée dans une base
orthonormée B.
1. Montrer que U tU est la matrice dans B de la projection orthogonale sur Vect(u).
 ⊥
2. Trouver la matrice de la symétrie par rapport à Vect(u) et celle par rapport à l’hyperplan Vect(u) .

Exercice 14.67 : matrice partiellement isométrique (? ?)


Soit M ∈ Mn (R). Montrer que si t M M est un projecteur orthogonal, alors kM Xk = kXk pour tout X ∈
(Ker M )⊥ .

14.3 Réduction des endomorphismes symétriques

Exercice 14.68 : il faut un début à tout ! (?)


Diagonaliser à l’aide de matrices orthogonales les matrices
   
7 2 −2 0 1 1
A =  2 4 −1  et B =  1 0 1 .
   

−2 −1 4 1 1 0

On rangera les valeurs propres dans l’ordre croissant de leurs valeurs absolues.

Exercice 14.69 : la suite du début à tout (?)


Soit J la matrice de Mn (R) dont tous les coefficient sont égaux à 1. Trouver P ∈ On (R) et D ∈ Mn (R) diagonale
telles que t P JP = D.

Exercice 14.70 : sans le déterminant (?)


Soit A ∈ Mn,p (R). Montrer que det(tA · A) ≥ 0.
Une autre méthode que det(tA · A) = det(tA) det(A) = det(A)2 est demandée.

Exercice 14.71 : endomorphisme symétrique de trace nulle (???)


Soit E un espace vectoriel euclidien de dimension n. Soit f ∈ L(E) un endomorphisme symétrique tel que tr f = 0.
1. Montrer qu’il existe un vecteur x 6= 0 tel que (f (x) |x ) = 0.
2. En déduire qu’il existe une base orthonormée (e1 , . . . , en ) telle que :

∀k ∈ [[1, n]], (f (ei ) |ei ) = 0.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 215/299 27 août 2020


14.3. RÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES MP 2020-21

Exercice 14.72 : matrices symétriques positives I (?)


Voir 14.73, 14.74, 14.75, 14.76, 14.77, 14.78.
Soit A ∈ Mn (R). Montrer qu’il y a équivalence entre les assertions suivantes :
1. Il existe M ∈ Mn (R) telle que A = tM · M .
2. A est symétrique et positive, c’est-à-dire que ses valeurs propres sont toutes positives.

Exercice 14.73 : matrices symétriques positives II (? ?)


Voir 14.72, 14.74, 14.75, 14.76, 14.77, 14.78.
Soit n ∈ N∗ .
1. Soit (E1 , . . . , En ) une base orthonormée de l’espace Mn,1 (R) des vecteurs colonnes. On note Ω la matrice de
passage de la base canonique de Mn,1 (R) à la base (E1 , . . . , En ).
(a) Que peut-on dire de la matrice Ω ?
(b) Soit A ∈ Mn (R). On pose B = tΩAΩ et on note B = (bij )ij . Calculer, pour tout couple (i, j) ∈ [[1, n]]2 ,
l’élément de matrice bi,j en fonction de A, Ei et Ej .
X n
t
(c) Montrer que tr (A) = Ei A Ei .
i=1
2. Soit A ∈ Mn (R) une matrice symétrique. On suppose de plus que Sp(A) ⊂ R+ et on dira alors que A est
symétrique positive. Montrer que, pour tout X ∈ Mn,1 (R), on a tXAX ≥ 0.
3. Soient A et B dans Mn (R) deux matrices symétriques positives. Montrer que tr (AB) ≥ 0.
4. Soient A et B dans Mn (R) deux matrices symétriques positives. Montrer que tr (AB) ≤ tr (A) · tr (B).

Exercice 14.74 : matrices symétriques positives III (? ?)


Voir 14.72, 14.73, 14.75, 14.76, 14.77, 14.78.
Soit u un endomorphisme symétrique à valeurs propres positives d’un espace vectoriel euclidien E.
1. Montrer qu’il existe un endomorphisme v symétrique à valeurs propres positives tel que u = v 2 .
2. Établir l’unicité de v en étudiant l’endomorphisme induit par v sur les sous-espaces propres de u.

Exercice 14.75 : TPE/EIVP MP 2018 – Hector de Pellegars (? ?)


Voir 14.72, 14.73, 14.74, 14.76, 14.77, 14.78.
I. Voir 17.11.
II. Soit E un espace vectoriel euclidien et B = (e1 , . . . , en ) une base de E. On définit un endomorphisme f de E en
posant :
Xn
∀x ∈ E, f (x) = (x|ek )ek .
k=1

1. Démontrer que f est un endomorphisme auto-adjoint à valeurs propres strictement positives.


2. Déterminer un endomorphisme g de E tel que g 2 = f −1 .
3. Démontrer que (g(e1 ), . . . , g(en )) est une base orthonormée de E.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 216/299 27 août 2020


CHAPITRE 14. ENDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES, AUTOMORPHISMES ORTHOGONAUX MP 2020-21

Exercice 14.76 : racine dans Sn+ – Mines-TELECOM MP 2012 – Océane De Loitière (? ?)


Voir 14.72, 14.73, 14.74, 14.75, 14.77, 14.78.
I. Voir 6.37.
II. Notons Sn+ l’ensemble des matrices symétriques positives, c’est-à-dire des matrices A symétriques telles que
t
XAX ≥ 0 pour tout X ∈ Rn .
1. Soit A ∈ Sn Démontrer que A ∈ Sn+ si et seulement si Sp(A) ⊂ R+ .
2. Soit A ∈ Sn+ . Démontrer qu’il existe ∆ ∈ Sn+ telle que ∆2 = A.
3. Soit (A, B) ∈ (Sn+ )2 .
a) Démontrer que tr (AB) ≥ 0.
b) Démontrer que tr (AB) ≤ tr (A) × tr (B).

Exercice 14.77 : décomposition polaire de (?) à (???)


Voir 14.72, 14.73, 14.74, 14.75, 14.76, 14.78.
Soit E un espace vectoriel euclidien. Un endomorphisme symétrique u ∈ S(E) est dit positif si pour tout x de
E, (u(x), x) ≥ 0. Il est dit défini positif si pour tout x de E non nul, (u(x), x) > 0. On notera S + (E) l’ensemble des
endomorphismes symétriques positifs, et S ++ (E) l’ensemble des endomorphismes symétriques définis positifs.
1. Soit u ∈ S(E). Montrer que u appartient à S + (E) si et seulement si ses valeurs propres sont positives ou nulles.
Donner une condition nécessaire et suffisante sur les valeurs propres de u ∈ S(E) pour que u ∈ S ++ (E).

2. Soit u ∈ S + (E), λ1 , . . . , λp ses valeurs propres (distinctes), et Ei = Ker (u−λi IdE ). On définit vi par vi (x) = λi x
si x ∈ Ei , et vi (x) = 0 si x ∈ Ei⊥ . On note enfin v = v1 + · · · + vp . Justifier que v 2 = v ◦ v = u, et que v est
positif.
3. Soit w un autre élément de S + (E) tel que w2 = u.
(a) Montrer que wu = uw.
(b) En déduire que w(Ei ) ⊂ Ei .
(c) Soit wi l’endomorphisme induit par w sur Ei . Vérifier que wi est symétrique positif, puis diagonaliser wi .
(d) En déduire que w = v.
4. Soit f ∈ GL(E) et f ∗ son adjoint, c’est-à-dire l’unique endomorphisme de E tel que (f (x)|y) = (x|f ∗ (y)) pour
tous x, y (M. Cochet : existence et unicité ? Matrice de f ∗ en fonction de celle de f ?).
(a) Montrer que f ∗ ◦ f ∈ S ++ (E).
(b) Montrer qu’il existe un unique couple (h, g) ∈ O(E)×S ++ (E) tel que f = h◦g. Cette factorisation s’appelle
la décomposition polaire de f .
Indication :
1. Calculer (u(x)|x) dans une base orthonormale de vecteurs propres.
2. Décomposer E en somme directe des espaces propres de u.
3. (a) Remplacer w par u2 .
(b) Que peut-on dire des images et noyaux de deux endomorphismes qui commutent ?
(c) wi est symétrique. Quelle peuvent-être les valeurs propres de w ?
(d) Recoller !
4. (a) Appliquer la définition !

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 217/299 27 août 2020


14.3. RÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES MP 2020-21

(b) Prendre pour h l’unique élément de S + (E) tel que h2 = f ∗ ◦ f . Puis définir g de l’unique façon possible.
Vérifier que g ∈ O(E).

Exercice 14.78 : CCINP MP 2018 – Louis Abegg de (?) à (???)


Voir 14.72, 14.73, 14.74, 14.75, 14.76, 14.77.
Soit E un espace vectoriel euclidien muni d’un produit scalaire ( · | · ). Un endomorphisme f de E est dit :
• positif lorsque pour tout x de E, (f (x)|x) ≥ 0 ;
• défini positif lorsque pour tout x de E non nul, (f (x)|x) > 0.
Considérons dans tout l’exercice un endomorphisme symétrique f de E.
1. (a) Démontrer que f est positif si et seulement si Sp(f ) ⊂ R+ .
(b) Démontrer que f est défini positif si et seulement si Sp(f ) ⊂ R∗+ .
2. Supposons que l’endomorphisme symétrique f est également positif.
Démontrer qu’il existe un unique endomorphisme g symétrique et positif de E tel que g 2 = f . On dit que g est
la racine carrée de f .
3. Soit v un endomorphisme symétrique et positif de E, et u un endomorphisme symétrique de E.
Démontrer que v ◦ u est diagonalisable.
Accompagné de l’exercice 35 de la banque CCINP.

Exercice 14.79 : valeurs propres des matrices hermitiennes (?)


Soit A ∈ Mn (C) telle que tA = A. Montrer que si λ est une valeur propre de A, alors λ ∈ R.

Exercice 14.80 : une famille d’endomorphismes (? ?)


Voir 14.28.
Soit a un vecteur unitaire d’un espace vectoriel euclidien E. À tout réel α, on associe l’application

φα : E −→ E, x 7→ x + α (x |a ) a.

1. Montrer que C = {φα ; α ∈ R} est stable par composition, et commutatif pour la loi ◦.
2. Montrer que, pour tout α ∈ R, φα est un endomorphisme symétrique de E.
3. Montrer que, si α 6= 0, alors 1 et 1 + α sont les valeurs propres de φα . Quels sont les sous-espaces propres
associés ?
4. Montrer que, si α 6= −1, alors φα est inversible dans C. Quelle est la nature de φ−1 ?
5. Déterminer α ∈ R pour que φα soit une isométrie. Quelle est la nature de φ−2 ?

Exercice 14.81 : matrice symétrique nilpotente (?)


Soit A ∈ Mn (R). On suppose que A + tA est nilpotente. Montrer que A est antisymétrique.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 218/299 27 août 2020


CHAPITRE 14. ENDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES, AUTOMORPHISMES ORTHOGONAUX MP 2020-21

Exercice 14.82 : matrice de Cauchy (???)


1
On considère la matrice carrée A ∈ Mn (R) dont le terme général est ai,j = . Montrer que les valeurs
i+j−1
propres de A sont strictement positives.
Indication :
Pour tout vecteur propre X de A, on considèrera tXAX, on montrera

n
!2
Z 1 X
t i−1
XAX = xi t dt
0 i=1

et on se souviendra d’un théorème important sur l’intégration.

Exercice 14.83 : matrice symétrique non diagonalisable ! (?)


Trouver un exemple de matrice complexe symétrique et non diagonalisable.

Exercice 14.84 : (det A)1/n ≤ n1 tr (A) (?)


Soit A ∈ Mn (R) une matrice symétrique positive (c’est-à-dire que ses valeurs propres sont positives). Montrer que
(det A)1/n ≤ n1 tr (A).

Exercice 14.85 : tr (A · B) ≤ tr (A) · tr (B) (? ?)


On suppose que A et B sont des matrices symétriques positives (c’est-à-dire que toutes leurs valeurs propres sont
positives). Montrer que tr (A · B) ≤ tr (A) · tr (B).

Exercice 14.86 : Centrale MP 2015 maths 2 – Thomas Gouedard (???)


Soit Mn = (mi,j )i,j ∈ Mn (R) telle que mi,j = 1 si j ≤ n + 1 − i et mi,j = 0 sinon.
1. Programmer en python une fonction M(n) renvoyant Mn .
2. (a) Effectuer à l’aide de python le calcul de M42 .
(b) Déterminer les coefficients d’une matrice T4 triangulaire supérieure telle que tT4 · T4 = M42 .
Unicité de T4 ?
(c) Démontrer qu’il existe O4 inversible telle que M4 = O4 T4 .
3. (a) Pour n ≥ 2, on définit φn : (Rn )2 → R par φn (X, Y ) = tXMn2 Y .
Démontrer que φn est un produit scalaire sur Rn .
(b) Voir 14.87.
Existence et unicité de Tn triangulaire supérieure telle que tTn · Tn = Mn2 .
(c) Existence de On inversible telle que On Tn = Mn .
4. Et une quatrième question !

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 219/299 27 août 2020


14.3. RÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES MP 2020-21

Exercice 14.87 : décomposition de Choleski (???)


Voir 14.86.
Soit A une matrice symétrique réelle et positive, c’est-à-dire que les valeurs propres de A sont positives.
Montrer qu’il existe une matrice T triangulaire supérieure, à coefficients diagonaux positifs, telle que A = tT · T .

Exercice 14.88 : f ∈ Sn+ ⇐⇒ tr (ωf ) ≤ tr (f ) (???)


Soit E un espace vectoriel euclidien.
1. Soit f un endomorphisme de E tel que l’on ait tr (ωf ) ≤ tr f pour tout automorphisme orthogonal ω.
(a) Montrer que f est symétrique. Indication : on pourra examiner d’abord le cas où n = 2.
(b) Montrer que f est positif, c’est-à-dire que ses valeurs propres sont positives.
2. Réciproquement, montrer que si f est un endomorphisme symétrique et positif alors tr (ωf ) ≤ tr (f ) pour tout
endomorphisme orthogonal ω.

Exercice 14.89 : théorème de Fischer-Cochran (? ?)


Soit E un espace vectoriel euclidien.
1. Soit v ∈ S(E) tel que (v(x)|x) = 0 pour tout x. Montrer que v = 0.
2. Soient (u1 , . . . , up ) ∈ S(E)2 . On suppose que rg (u1 ) + · · · + rg (up ) = n, et que

∀x ∈ E, (u1 (x)|x) + · · · + (up (x)|x) = (x|x).

(a) Montrer que u1 + · · · + up = IdE .


(b) Montrer que E = Im (u1 ) ⊕ · · · ⊕ Im (up ).
(c) Montrer que pour tout i, ui est la projection orthogonale sur Im (ui ).

Indication :
1. Quelles peuvent être les valeurs propres de v ?
2. (a) Utiliser la question précédente.
(b) Montrer que l’on a d’abord ne somme, puis prouver que c’est une somme directe.
(c) Calculer uk (x) à l’aide de 1.a).

Exercice 14.90 : encadrement classique (?)


Soit u un endomorphisme symétrique d’un espace euclidien E de valeurs propres λ1 , . . . , λn comptées avec multi-
plicité et rangées en ordre croissant. Montrer que :
2 2
∀x ∈ E, λ1 kxk ≤ (u(x)|x) ≤ λn kxk .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 220/299 27 août 2020


CHAPITRE 14. ENDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES, AUTOMORPHISMES ORTHOGONAUX MP 2020-21

Exercice 14.91 : un vecteur unitaire dans un ensemble bizarre (? ?)


Soit u un endomorphisme symétrique d’un espace euclidien E de dimension n non nulle. On pose

Hu = {x ∈ E / (u(x)|x) = 1}.

Énoncer une condition nécessaire et suffisante portant sur le spectre de u pour qu’il existe un vecteur unitaire élément
de Hu .

Exercice 14.92 : théorème de Courant-Fischer (? ?)


Soit A une matrice symétrique réelle d’ordre n et λ1 ≤ λ2 ≤ · · · ≤ λn ses valeurs propres rangées par ordre
décroissant. Soit également (e1 , . . . , en ) une base orthonormale de vecteurs propres associés, ie f (ek ) = λk ek . On
désigne par Vk le sous-espace Vect(e1 , . . . , ek ), par Wk le sous-espace vectoriel Vect(ek , . . . , en ) et par Fk l’ensemble
des sous-espaces vectoriels de Rn de dimension k ∈ {1, . . . , n}. On pose, pour tout x ∈ Rn non-nul,

hAx, xi
RA (x) = (quotient de Rayleigh).
kxk2

1. Montrer que λ1 = min x6=0 RA (x) et que λn = Max x6=0 RA (x).


2. Montrer que Max x∈Vk \{0} RA (x) = λk .
3. Soit V un sous-espace vectoriel de Rn de dimension k. Vérifier que V ∩ Wk 6= {0}. En déduire que

Max x∈V \{0} RA (x) ≥ λk .

4. Déduire des questions précédentes le théorème de Courant-Fischer :



λk = min V ∈Fk Max x∈V \{0} RA (x) .

Indication :
1. Utiliser la base orthonormale et commencer par prouver que RA (x) ∈ [λ1 , λn ].
2. x = ek .
3. Dimension + RA (x) ≥ λk pour tout x ∈ Wk (toujours grâce à la base orthonormale).

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 221/299 27 août 2020


14.3. RÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES MP 2020-21

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 222/299 27 août 2020


Chapitre 15

Probabilités

15.1 Tribus

Exercice 15.1 : trace d’une tribu (?)


Soient A une tribu sur un ensemble Ω et Ω0 une partie de Ω.
Vérifier que A0 = {A ∩ Ω0 / A ∈ A} définit une tribu sur Ω0 .

Exercice 15.2 : image réciproque d’une tribu (?)


Soient f : Ω → Ω0 une application et A0 une tribu sur Ω0 . Vérifier que

A = f −1 (A0 ) /A0 ∈ A0


définit une tribu sur Ω.

Exercice 15.3 : tribu engendrée par une partie de P(Ω) (? ?)


1. Soit (Ai )i∈I une famille de tribus sur un même ensemble Ω.
\
Montrer que A = Ai est une tribu sur Ω.
i∈I
2. Soit B une partie de P(Ω) et (Ai )i∈I la famille de toutes les tribus de Ω contenant les éléments de B.
\
Vérifier que σ(B) = Ai est une tribu contenant les éléments de B et que c’est la plus petite tribu (au sens de
i∈I
l’inclusion) vérifiant cette propriété. On l’appelle tribu engendrée par B.
3. Soit B et C deux parties de P(Ω).
Démontrer que si B ⊂ σ(C) alors σ(B) ⊂ σ(C).
Démontrer que si B ⊂ C alors σ(B) ⊂ σ(C).

Exercice 15.4 : la tribu borélienne (hors-programme) (?)


La tribu borélienne sur Ω = R (non dénombrable) est la tribu sur R engendrée par l’ensemble des intervalles réels
(finis ou non). On la note BR . Son existence est assurée par l’exercice 3.

223
15.1. TRIBUS MP 2020-21

1. Rappeler les huit types d’intervalles non triviaux de R.


2. Démontrer que BR est la tribu engendrée par les intervalles de la forme ] − ∞, x], x décrivant R.
Démontrer que BR est également la tribu engendrée par les intervalles de la forme ]x, y], x et y décrivant R.

Exercice 15.5 : réunion d’intersections d’événements, à suivre exercice 15.29 (? ?)


Soit (An )n∈N une suite d’événements de l’espace probabilisable (Ω, A).
1. Vérifier que [ \
A = An
p∈N n≥p

est un événement. À quelle condition simple sur la suite d’événements (An )n∈N l’événement A sera-t-il réalisé ?
2. Mêmes questions avec \ [
A0 = An .
p∈N n≥p

Exercice 15.6 : une tribu sur un ensemble infini n’est pas dénombrable (? ?)
Soit Ω un ensemble infini et (An )n∈N une famille de parties de Ω vérifiant
[
(n 6= m ⇒ An ∩ Am = ∅) et An = Ω.
n∈N

On pose ( )
[
A = An / T ∈ P(N) .
n∈T
1. Montrer que A est une tribu de Ω.
2. On suppose l’ensemble Ω dénombrable.
Montrer que toute tribu infinie sur Ω est de la forme ci-dessus pour une certaine famille (An )n∈N .
3. Existe-t-il des tribus dénombrables ?

Exercice 15.7 : la plus petite tribu contenant les singletons (???)


Dans ce sujet dénombrable signifie « au plus dénombrable ».
Soit Ω un ensemble. On introduit

T = A ⊂ Ω / A ou A est dénombrable .
1. Vérifier que T est une tribu sur Ω.
2. Justifier que T est la plus petite tribu (au sens de l’inclusion) contenant les singletons {ω} pour ω parcourant Ω.
3. Vérifier que si Ω est dénombrable alors T = P(Ω).

Exercice 15.8 : la tribu des images réciproques des images (? ?)


Soit une application f : Ω → Ω0 et l’ensemble
T = {A ⊂ Ω / A = f −1 (f (A))}.
Vérifier que T est une tribu sur Ω.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 224/299 27 août 2020


CHAPITRE 15. PROBABILITÉS MP 2020-21

15.2 Définition d’une probabilité

Exercice 15.9 : limite nulle (?)


Voir 15.10.
Soit P une probabilité sur (N, P(N)). Montrer que
n→+∞
P({n}) −→ 0.

Exercice 15.10 : limite nulle, bis (?)


Voir 15.9.
Soit (An )n∈N une suite d’événements deux à deux incompatibles d’un espace probabilisé (Ω, A, P).
Démontrer que
lim P(An ) = 0.
n→+∞

Exercice 15.11 : inégalité de Bonferroni (?)


Soient (Ω, F, P) un espace probabilisé, et A1 , . . . , An des événements. Démontrer que
n
X
P(A1 ∩ · · · ∩ An ) ≥ P(Ai ) − (n − 1).
i=1

Exercice 15.12 : CCINP MP 2016 – Sonia Poncelin de Raucourt (? ?) à (???)


n
[ +∞
[
Soit (An )n∈N une suite d’événements mutuellement indépendants. Posons Bn = Ak et B = Ak .
k=0 k=0
Considérons un = P(Bn ).
1. Démontrer que (un )n est convergente de limite P(B).
P P
2. Démontrer que les séries ln(1 − P(An )) et P(An ) sont de même nature.
P
3. Déduire des deux questions précédentes que P(B) < 1 si et seulement si P(An ) converge.
+∞
\ +∞
[
4. (???) Soit I = Ak .
n=0 k=n
Démontrer que P(I) = 0 si et seulement si P(B) < 1, et que P(I) ne peut valoir que 0 ou 1 (c’est la
loi du zéro-un de Borel).

Exercice 15.13 : TPE/EIVP MP 2015 maths 2 – Annie Baravian (? ?)


I. Voir 5.5.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 225/299 27 août 2020


15.2. DÉFINITION D’UNE PROBABILITÉ MP 2020-21

II. En débutant à l’étage n, un ascenseur descend d’un immeuble en s’arrêtant à certains étages. On considère que
l’ascenseur ne peut que descendre (pas monter) et qu’à chaque étape il descend d’au moins un étage.
L’ascenseur s’arrête aléatoirement, en suivant une loi uniforme, à un étage p (p < n). Ceci dure jusqu’à ce que
l’ascenseur arrive au rez-de chaussée (étage 0).
On note A(p, n) la probabilité qu’au cours de sa descente depuis l’étage n l’ascenseur s’arrête à l’étage p.
1. Calculer A(0, n), A(n − 1, n), A(n − 2, n).
 
n
1 X
2. Pour p ∈ [[0, n − 2]], démontrer que : A(p, n) = 1+ A(p, i).
n i=p+1

3. Pour p ∈ [[0, n − 3]], démontrer que : A(p, n) = A(p, n − 1).


4. Soit Ep la variable aléatoire valant 1 si l’ascenseur s’arrête à l’étage p et 0 sinon.
Déterminer la loi de Ep . Les variables aléatoires E0 , E1 , . . . , Ep sont-elles deux à deux indépendantes ?

Exercice 15.14 : Navale MP 2015 maths 2 – Vianney Malcouronne (?)


I. Voir 0.10.
II. On lance m dés à six faces équilibrés en même temps et on élimine ceux qui font 6. On répète l’expérience jusqu’à
ce qu’il n’y ait plus de dés.
Écrire un programme informatique pour connaître le nombre de lancers nécessaires.
N.B. : on a à notre disposition une fonction de() qui renvoie aléatoirement un nombre entre 1 et 6.

Exercice 15.15 : racines de polynômes (? ?)


On jette 3 fois un dé à 6 faces, et on note a, b et c les résultats successifs obtenus. On note Q(x) = ax2 + bx + c.
Déterminer la probabilité pour que :
• Q ait deux racines réelles distinctes.
• Q ait une racine réelle double.
• Q n’ait pas de racines réelles.
Indication :
L’espace probabilisé à considérer est Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6}3 , muni de l’équiprobabilité. Il suffit ensuite de compter le
nombre d’issues pour lesquelles b2 − 4ac > 0.

Exercice 15.16 : probabilité associée à une suite positive décroissante de limite nulle (? ?)
Soit (an )n∈N une suite strictement décroissante de réels positifs et de limite nulle.
Déterminer λ ∈ R tel qu’il existe une probabilité P sur N vérifiant :

P({n, n + 1, . . .}) = λan .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 226/299 27 août 2020


CHAPITRE 15. PROBABILITÉS MP 2020-21

Exercice 15.17 : une probabilité sur la plus petite tribu contenant les singletons (???)
Dans ce sujet dénombrable signifie « au plus dénombrable ». Soit Ω un ensemble non dénombrable. On introduit

T = A ⊂ Ω / A ou A est dénombrable .
1. Voir 15.7.
Vérifier que T est une tribu sur Ω.
2. Pour A ∈ T , on pose (
0 si A dénombrable
P(A) =
1 si Ā dénombrable
Vérifier que P définit une probabilité sur (Ω, T ).

Exercice 15.18 : une distance sur un espace probabilisé (?)


Soit (Ω, A, P ) un espace probabilisé. Pour (A, B) ∈ A2 , on pose
d(A, B) = P(A∆B)
avec A∆B la différence symétrique de A et B définie par
A∆B = (A ∪ B) \ (A ∩ B).
1. Vérifier
d(A, C) ≤ d(A, B) + d(B, C).
2. En déduire
|P(A) − P(B)| ≤ P(A∆B).

Exercice 15.19 : formule de Poincaré (???)


Soit (Ak )1≤k≤n une suite d’événements dans un espace probabilisé. Démontrer que :
 
[ Xn
P Ak  = (−1)k−1 pk,n
1≤k≤n k=1

où on a noté pour 1 ≤ k ≤ n : X
pk,n = P(Ai1 ∩ · · · ∩ Aik ).
1≤i1 <···<ik ≤n

Exercice 15.20 : inégalités de Fatou (???)


Soit (An )n∈N une suite d’événements de l’espace probabilisé (Ω, A, P ).
On introduit [ \ \ [
A? = An et A? = An .
p∈N n≥p p∈N n≥p
? ?
1. Vérifier que A? et A sont des événements et que A? ⊂ A .
2. Montrer les inégalités de Fatou :
P(A? ) ≤ lim inf P(An ) et lim sup P(An ) ≤ P(A? ).
p→+∞ n≥p p→+∞ n≥p

3. Déterminer un exemple où les inégalités précédentes s’avèrent strictes.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 227/299 27 août 2020


15.3. PROBABILITÉS CONDITIONNELLES MP 2020-21

15.3 Probabilités conditionnelles

Exercice 15.21 : les notes de cours (? ?)


Chaque jour du lundi au vendredi, le professeur Zinzin a la probabilité p ∈]0, 1[ d’oublier ses notes de cours en
classe. Peu lui importe car il improvise à chaque cours, mais ce vendredi soir il ne les retrouve plus et ça le contrarie.
Il est cependant certain de les avoir eu en sa possession lundi matin.
1. Quelle est probabilité que le professeur Zinzin ait perdu ses notes de cours dans la journée de Lundi ?
2. Quel est le jour le plus probable où eu lieu cette perte ?

Exercice 15.22 : la rumeur (? ?)


Une information est transmise à l’intérieur d’une population. Avec une probabilité p, c’est l’information correcte
qui est transmise à chaque étape d’une personne à une autre. Avec une probabilité 1 − p, c’est l’information contraire
qui est transmise. On note pn la probabilité que l’information après n transmissions soit correcte.
1. Donner une relation de récurrence entre pn+1 et pn .
2. En déduire la valeur de pn en fonction de p et de n.
3. En déduire la valeur de limn pn . Qu’en pensez-vous ?
Indication :
1. Utiliser la formule des probabilités totales.
2. On a une suite arithmético-géométrique. Retirer la limite possible pour retrouver une suite géométrique.

Exercice 15.23 : langues de belle-mère (? ?)


Deux entreprises produisent des « langues de belle-mère » en proportion égale. Cependant certaines sont défec-
tueuses, dans la proportion p1 pour la première entreprise, dans la proportion p2 pour la seconde. Un client achète un
sachet contenant n articles. Il souffle dans une première et celle-ci fonctionne : le voilà prêt pour fêter le nouvel an !
1. Quelle est la probabilité pour qu’une seconde langue de belle-mère choisie dans le même sachet fonctionne ?
2. Quelle est la probabilité que le sachet comporte k articles fonctionnels (y compris le premier extrait) ?

Exercice 15.24 : pièces défectueuses (?)


Une usine fabrique des pièces, avec une proportion de 0, 05 de pièces défectueuses. Le contrôle des fabrications est
tel que :
• si la pièce est bonne, alors elle est acceptée avec la probabilité 0, 96.
• si la pièce est mauvaise, alors elle est refusée avec la probabilité 0, 98.
On choisit une pièce au hasard et on la contrôle. Quelle est la probabilité :
1. qu’il y ait une erreur de contrôle ?
2. qu’une pièce acceptée soit mauvaise ?
Indication :

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 228/299 27 août 2020


CHAPITRE 15. PROBABILITÉS MP 2020-21

1. Décomposer l’événement en "bonne et refusée" et "mauvaise et acceptée", ces deux événements étant incompa-
tibles.
2. C’est la formule de Bayes !

Exercice 15.25 : tirage avec remise et ajout de boules (? ?)


Une urne contient une boule blanche et une boule rouge.
On tire dans cette urne une boule, on note sa couleur et on la remet dans l’urne accompagnée de deux autres
boules de la même couleur puis on répète l’opération.
1. Quelle est la probabilité que n premières boules tirées soient rouges ?
2. Quelle est la probabilité de tirer indéfiniment des boules rouges ?
3. Le résultat précédent reste-t-il vrai si on remet la boule accompagnée de trois autres boules de la même couleur ?

Exercice 15.26 : un jeu original (? ?)


Trois joueurs A, B et C s’affrontent à un jeu selon les règles suivantes :
— à chaque partie deux joueurs s’affrontent et chacun peut gagner avec la même probabilité ;
— le gagnant de la partie précédente et le joueur n’ayant pas participé s’affrontent à la partie suivante.
Est déclaré vainqueur celui qui gagne deux parties consécutives.
1. Établir que le jeu s’arrête presque sûrement.
2. Les joueurs A et B s’affrontent en premier. Quelles sont les probabilités de gain de chaque joueur ?

Exercice 15.27 : marche aléatoire sur une droite (? ?)


Une particule se trouve à l’instant 0 au point d’abscisse a (a entier), sur un segment gradué de 0 à N (on suppose
donc 0 ≤ a ≤ N ). À chaque instant, elle fait un bond de +1 avec la probabilité p (0 < p < 1/2), ou un bond de −1
avec la probabilité q = 1 − p. Autrement dit, si xn est l’abscisse de la particule à l’instant n, on a :
(
xn + 1 avec probabilité p
xn+1 =
xn − 1 avec probabilité 1 − p.

Le processus se termine lorsque la particule atteint une des extrémités du segment (i.e. s’il existe n tel que xn = 0 ou
xn = N ).
1. Écrire un algorithme qui simule cette marche aléatoire. En particulier, cet algorithme prendra en entrée l’abscisse
a de départ, la longueur N du segment, et produira en sortie un message indiquant si la marche s’arrête en 0 ou
en N , ainsi que le nombre de pas nécessaires pour que le processus s’arrête. On supposera qu’on dispose d’une
fonction alea() qui retourne un nombre aléatoire suivant une loi uniforme sur ]0, 1[.
2. On note ua la probabilité pour que, la particule partant de a, le processus s’arrête en 0.
(a) Que vaut u0 ? uN ?
(b) Montrer que si 0 < a < N , alors ua = pua+1 + qua−1 .
(c) En déduire l’expression exacte de ua .
3. On note va la probabilité pour que la particule partant de a, le processus s’arrête en N . Reprendre les questions
précédentes avec va au lieu de ua .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 229/299 27 août 2020


15.4. ÉVÉNEMENTS INDÉPENDANTS MP 2020-21

4. Calculer ua + va . Qu’en déduisez-vous ?

Indication :
1.
2. (a) Il suffit de décrypter l’énoncé.
(b) Si la particule atteint le point a + 1, la probabilité que le processus s’arrête en 0 vaut ua+1 . Appliquer la
formule des probabilités totales.
(c) Réviser les suites récurrentes d’ordre 2.
3. Les mêmes indications que celles de la question précédente conviennent !
4. Que dire d’un événement de probabilité 1 ?

Exercice 15.28 : les brouzoufs (? ?)


Deux joueurs A et B s’affrontent en des parties indépendantes. Le joueur A dispose d’une fortune égale à n
brouzoufs tandis que le joueur B dispose de N − n brouzoufs. À chaque tour, le joueur A a la probabilité p ∈]0, 1[
de l’emporter et le joueur B à la probabilité complémentaire q = 1 − p. Le joueur perdant cède alors un brouzouf au
vainqueur. Le jeu continue jusqu’à la ruine d’un des deux joueurs.
On note an la probabilité que le joueur A l’emporte au final, lorsque sa fortune actuelle vaut n.
1. Que valent a0 et aN ? Établir la formule de récurrence

∀n ∈ [[1, N − 1]], an = pan+1 + qan−1 .

2. En déduire que la suite (un )1≤n≤N définie par un = an − an−1 est géométrique.
3. Calculer an en distinguant les cas p = q et p 6= q.
4. Montrer que le jeu s’arrête presque sûrement.

15.4 Événements indépendants

Exercice 15.29 : la loi du zéro-un de Borel, suite de l’exercice 15.5 (? ?)


Soit (An )n∈N une suite d’événements mutuellement indépendants de l’espace probabilisé (Ω, A, P ).
On considère l’événement  
\ [
A =  An  ,
p∈N n≥p

dont la réalisation signifie qu’une infinité des événements An sont réalisés.


P
1. On suppose la convergence de la série P(An ). Montrer que P(A) = 0.
P
2. À l’inverse, on suppose la divergence de la série P(An ). Montrer que P(A) = 1.
Ce résultat s’appelle la loi du zéro-un de Borel.

Exercice 15.30 : circuit électrique (?)

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 230/299 27 août 2020


CHAPITRE 15. PROBABILITÉS MP 2020-21

1. Soient A, B, et C trois événements. Montrer que :

P(A ∪ B ∪ C) = P(A) + P(B) + P(C) − P(A ∩ B) − P(A ∩ B) − P(B ∩ C) + P(A ∩ B ∩ C).

2. On dispose de trois composants électriques C1 , C2 et C3 dont la probabilité de fonctionnement est pi , et de


fonctionnement totalement indépendant les uns des autres. Donner la probabilité de fonctionnement du circuit :
(a) si les composants sont disposés en série.
(b) si les composants sont disposés en parallèle.
(c) si le circuit est mixte : C1 est disposé en série avec le sous-circuit constitué de C2 et C3 en parallèle.

Indication :
1. Appliquer trois fois la formule P(F ∪ G) = ....
2. On note Fi l’événement : “le circuit Ci fonctionne”. Il faut calculer pour le premier cas P(F1 ∩ F2 ∩ F3 ), pour le
second P(F1 ∪ F2 ∪ F3 ), et pour le troisième P(F1 ∩ (F2 ∪ F3 )).

Exercice 15.31 : indépendance et contexte (?)


1. Une urne contient 12 boules numérotées de 1 à 12. On en tire une hasard, et on considère les événements

A = “tirage d’un nombre pair” et B = “tirage d’un multiple de 3”.

Les événements A et B sont-ils indépendants ?


2. Reprendre la question avec une urne contenant 13 boules.

Exercice 15.32 : indépendance impossible (?)


On suppose qu’on a un espace probabilisé tel que l’univers Ω est un ensemble fini de cardinal un nombre premier
p, et que le modèle choisi soit celui de l’équiprobabilité.
Prouver que deux événements A et B non triviaux ne peuvent pas être indépendants.

Exercice 15.33 : incursion de l’indicatrice d’Euler (???)


Soit n > 1 un entier fixé. On choisit de manière équiprobable un entier x dans {1, . . . , n}. Pour tout entier m ≤ n,
on note Am l’événement "m divise x". On note également B l’événement "x est premier avec n". Enfin, on note
p1 , . . . , pr les diviseurs premiers de n.
1. Exprimer B en fonction des Apk .
2. Pour tout m ≤ n qui divise n, calculer la probabilité de Am .
3. Montrer que les événements Ap1 , . . . , Apr sont mutuellement indépendants.
4. En déduire la probabilité de B.
5. Application : on note φ(n) le nombre d’éléments inversibles de Z/nZ. Démontrer que
r  
Y 1
φ(n) = n 1− .
pk
k=1

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 231/299 27 août 2020


15.4. ÉVÉNEMENTS INDÉPENDANTS MP 2020-21

Exercice 15.34 : incursion de la fonction zeta (???)


Pour s > 1 et λ ∈ R, on pose
λ
P({n}) = s pour tout n ∈ N∗ .
n
1. Pour quelle(s) valeur(s) l’application P détermine-t-elle une probabilité sur (N∗ , P(N∗ )) ?
2. Pour p ∈ N∗ , on introduit l’événement
Ap = {n ∈ N∗ / p|n}.
Exprimer simplement la probabilité de l’événement Ap .
3. On note P l’ensemble des nombres premiers. Vérifier que la famille (Ap )p∈P est constituée d’événements mu-
tuellement indépendants.
4. En étudiant P({1}), établir
+∞
X 1 1
s
= Q  .
n 1
n=1 p∈P 1 − ps

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 232/299 27 août 2020


Chapitre 16

Variables aléatoires

16.1 Variables aléatoires discrètes

Exercice 16.1 : une variable aléatoire discrète (???)


Soit X une variable aléatoire réelle et soit M ⊂ R tel que, tout x ∈ M , P([X = x]) > 0. Démontrer que M est fini
ou dénombrable.
Indication :  
1
Considérer, pour n ≥ 1, Mn = x ∈ M ; P([X = x]) ≥ .
n

Exercice 16.2 : TPE/EIVP MP 2015 maths 2 – Constance Dworniczek (? ?)


X
I. 1. Pour tout k ∈ [[1, n]], calculer N = 1.
1≤i1 <i2 <···<ik ≤n
2. Considérons une urne contenant n boules numérotées de 1 à n. On pioche une boule que l’on remet dans
l’urne par la suite, après avoir noté son numéro.
Soit Bk le numéro de la k-ième boule tirée. On répète les tirages jusqu’à ce que Bk+1 ≥ Bk .
Notons X la variable aléatoire associé au nombre de boules tirées.
(a) Quelles valeurs prend X ?
(b) Déterminer la loi de X. On pourra commencer par calculer P(X > k).
II. Voir 0.17 et 0.16.

Exercice 16.3 : vaches laitières (? ?)


Les vaches laitières sont atteintes par une maladie M avec la probabilité p = 0, 15. Pour dépister la maladie M
dans une étable de de n vaches, on fait procéder à une analyse de lait. Deux méthodes sont possibles :
1. Première méthode. On fait une analyse sur un échantillon de lait de chaque vache.
2. Deuxième méthode. On effectue d’abord une analyse sur un échantillon de lait provenant du mélange des n
vaches. Si le résultat est positif, alors on effectue une nouvelle analyse mais cette fois pour chaque vache.
On voudrait connaître la méthode la plus économique (c’est-à-dire celle qui nécessite en moyenne le moins d’analyse).
Xn
Pour cela, on note Xn la variable aléatoire du nombre d’analyses réalisées dans la deuxième méthode. On pose Yn = .
n

233
16.1. VARIABLES ALÉATOIRES DISCRÈTES MP 2020-21

1
1. Déterminer la loi de Yn , et montrer que son espérance vaut : 1 + − (0, 85)n .
n
2. Étudier la fonction f (x) = ax + ln x, pour a = ln(0, 85). Donner la liste des entiers n tels que f (n) > 0.
3. Montrer que f (n) > 0 équivaut à E(Yn ) < 1. En déduire la réponse (en fonction de n) à la question posée.
Indication :
1. La variable aléatoire Yn ne prend que deux valeurs. Calculer la probabilité de chacune.
2. Montrer que f admet un maximum en −1/a.
3. Pour la première méthode, on fait constamment n prélèvements. Donc, il faut choisir la deuxième méthode si,
et seulement si, E(Yn ) < 1.

Exercice 16.4 : loi de Pascal (répétition jusqu’à avoir r succès) (?)


Voir 16.33.
On lance une pièce de monnaie dont la probabilité de tomber sur Pile vaut p. On note X la variable aléatoire
correspondant au nombre de lancers nécessaire pour obtenir r fois Pile. Quelle est la loi de X ?
Indication :
Si X = k, alors le dernier lancer est un Pile ; et pour les lancers précédents, penser à la loi binomiale.

Exercice 16.5 : TPE/EIVP MP 2015 maths 2 – Vianney Malcouronne (? ?)


I. Voir 7.3.
II. Voir 19.28.
III. Soit X et Y deux variables aléatoires indépendantes suivant des lois binomiales de paramètres respectifs (n, p)
et (m, p).
Déterminer la loi de probabilité de Z = X + Y .

Exercice 16.6 : Saint-Cyr MP 2017 maths 2 – Olivier Foult (? ?)


I. Voir exemples officiels d’exercices de la banque Agro-Véto 2016.
On étudie la descendance d’une fleur dont le nombre de descendants suit la loi binomiale B(2, p) avec p ∈]0, 1[
fixé. Les descendantes de la première fleur ont des descendantes de façon mutuellement indépendante et dans les
mêmes conditions que la première fleur.
Pour tout entier naturel non nul n, on note un la probabilité de l’événement En : « Il n’y a plus de descendance
à la génération n ».
Complément de M. Cochet : énoncé mal posé bien qu’officiel. On suppose qu’une fleur fane dès qu’elle a
eu une descendance, ou pas ! (Ceci est implicite quand on résout l’exercice (question 1.(b)), mais mérite d’être
précisé.) On appelle génération 0 la première fleur, génération 1 la génération issue de la première fleur, etc.
1. Étude de la suite (un )n .
(a) Calculer u1 .
(b) Montrer que pour tout n ∈ N∗ :
 2
un+1 = (1 − p) + pun .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 234/299 27 août 2020


CHAPITRE 16. VARIABLES ALÉATOIRES MP 2020-21

(c) Étudier la suite (un )n . Quelle est sa limite ? Commenter les résultats obtenus.
2. Simulation informatique.
(a) Rédiger une fonction descendance(p) qui simule la descendance de la fleur sur une génération (c’est-
à-dire qu’elle renvoie des nombres entiers 0, 1, 2, dont la répartition suivra la loi B(2, p)), puis une
fonction descendances(p,n) qui simule la descendance de la fleur sur n générations.
(b) Rédiger une troisième fonction extinction(N,p) qui renvoie la fréquence d’extinction de la descendance
après 20 générations sur un grand nombre N de simulations.
Comparer les simulations à la limite trouvée en 1.(c).
II. Voir 11.56.
III. Voir 0.67.

Exercice 16.7 : Navale MP 2017 maths 2 – Clément Dorrier (? ?)


I. Voir 0.11.
II. Considérons une pièce truquée telle que la probabilité d’obtenir Pile est p ∈]0, 1[, ainsi que le jeu suivant.
On lance la pièce jusqu’à obtenir une première fois Pile. Notons x le nombre de lancers qui ont été nécessaires.
On lance alors x fois la pièce et on compte le nombre de Pile ainsi obtenus.
Déterminer le nombre moyen de Pile ainsi obtenus.
M. Cochet : avec le terrrrible M. Gugger !

Exercice 16.8 : garagiste (?)


Un garagiste dispose de deux voitures de location. Chacune est utilisable en moyenne 4 jours sur 5. Il loue les
voitures avec une marge brute de 300 euros par jour et par voiture.
On considère X la variable aléatoire égale au nombre de clients se présentant chaque jour pour louer une voiture.
On suppose que X(Ω) = {0, 1, 2, 3} avec

P([X = 0]) = 0, 1 P([X = 1]) = 0, 3 P([X = 2]) = 0, 4 P([X = 3]) = 0, 2.

1. On note Z le nombre de voitures disponibles par jour. Déterminer la loi de Z.


On pourra considérer dans la suite que X et Z sont indépendantes.
2. On note Y la variable aléatoire : « Nombre de clients satisfaits par jour ». Déterminer la loi de Y .
3. Calculer la marge brute moyenne par jour.
Indication :
1. Quel est l’ensemble des valeurs prises par Z ? En déduire la loi de Z par un simple calcul de probabilité.
2. Calculer la loi de Y en utilisant la formule des probabilités totales.
3. On cherche simplement 300E(Y ).

Exercice 16.9 : une variable aléatoire de fonction de répartition donnée (???)


Soit F : R → R une fonction croissante, continue à droite en tout point, vérifiant lim F = 0 et lim F = 1. On veut
−∞ +∞
démontrer qu’il existe une variable aléatoire X dont F est la fonction de répartition. Pour u ∈]0, 1[, on pose

G(u) = inf{x ∈ R; F (x) ≥ u}.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 235/299 27 août 2020


16.2. VECTEURS ALÉATOIRES – LOIS MARGINALES – LOIS CONJOINTES MP 2020-21

1. Vérifier que G est bien définie.


2. Démontrer que, pour tout x ∈ R et tout u ∈]0, 1[, F (x) ≥ u ⇐⇒ x ≥ G(u).
3. Soit U une variable aléatoire suivant une loi uniforme sur [0, 1]. Quelle est la fonction de répartition de G(U ) ?
Indication :
1. Le sens direct n’utilise que la définition de la borne inférieure. Pour le sens réciproque, on pourra commencer
par prouver, en utilisant la continuité à droite de F , que F (G(u)) ≥ u.
2. Utiliser la question précédente.

16.2 Vecteurs aléatoires – lois marginales – lois conjointes

Exercice 16.10 : des boules dans des boîtes (?)


On a n boîtes numérotées de 1 à n. La boîte k contient k boules numérotées de 1 à k :

1 boule 2 boules 3 boules · · · n boules

On choisit au hasard une boîte, puis une boule dans la boîte. Soit X le numéro de la boîte, et Y le numéro de la boule.
1. Déterminer la loi du couple (X, Y ).
2. Déterminer la loi de Y et son espérance.
3. Les variables aléatoires X et Y sont-elles indépendantes ?
4. Calculer P(X = Y ).
Indication :
1. Calculer P((X, Y ) = (i, j)) en utilisant la probabilité conditionnelle sachant X = i.
2. La loi de Y est une loi marginale du couple (X, Y ). Pour le calcul de l’espérance, il faudra revoir les permutations
de sommes.
3. Trouver un exemple de couple (i, j) où on n’a pas P(X,Y ) (i, j) = P (X = i)P (Y = j). Prendre un exemple où le
terme de gauche est nul par exemple.
4. L’événement (X = Y ) est réalisé si, et seulement si, X et Y prennent les mêmes valeurs. On peut donc décomposer
cet événement en union disjointe de n événements élémentaires.

Exercice 16.11 : CCINP MP 2018 – Alexis Perrocheau (? ?)


Fixons un espace probabilité (Ω, T , P ). Considérons une variable aléatoire N suivant une loi géométrique de para-
mètre p ∈]0, 1[, avec N (Ω) = N∗ . Définissons deux nouvelles variables aléatoires X et Y en posant
( (
1 si N ≡ 0 mod 5 1 si N ≡ 0 mod 2
X = et Y =
0 sinon 0 sinon

1. Calculer P([X = 1]) et P([Y = 1]).


2. Calculer P([X = Y = 1]).

3. Calculer E (X − Y )2 .
Indication : penser à la loi conjointe.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 236/299 27 août 2020


CHAPITRE 16. VARIABLES ALÉATOIRES MP 2020-21

4. Les variables aléatoires X et Y sont-elles indépendantes ?


Accompagné de l’exercice 65 de la banque CCP.

Exercice 16.12 : Navale MP 2016 maths 2 – Thibault Delahaye (?)


Attention : M. Gugger examinateur méchant !
I. Voir 7.55 et 7.54.
II. Voir 0.26.
III. Soit Λ une variable aléatoire suivant une loi de Poisson de paramètre ν, et X une variable aléatoire suivant une
loi de Poisson de paramètre Λ.
Déterminer la loi de X ainsi que son espérance.
Accrochage verbal entre le Candidat et l’Examinateur sur la possibilité de résoudre cet exercice.

Exercice 16.13 : Mines-TELECOM MP 2015 – Thomas Grillet (?)


I. Voir banque CCINP n◦ 108 !
Soient X et Y deux variables aléatoires définies sur un même espace probabilisé (Ω, A, P ) et à valeurs dans N.
On suppose que la loi du couple (X, Y ) est donnée par :
1
∀(i, j) ∈ N2 , P((X = i) ∩ (Y = j)) = .
e2i+1 j!
1. Déterminer les lois de X et de Y .
2. (a) Prouver que 1 + X suit une loi géométrique et en déduire l’espérance et la variance de X.
(b) Déterminer l’espérance et la variance de Y .
3. Les variables X et Y sont-elles indépendantes ?
4. Calculer P(X = Y ).
II. Voir 14.21.

Exercice 16.14 : déterminant d’une matrice de ±1 (? ?)


Soit (Xi,j )1≤i,j≤n une famille de variables aléatoires indépendantes définies sur un espace probabilisé (Ω, A, P ). On
suppose que ces variables aléatoires ont la même loi suivante : elles sont à valeurs dans {−1, 1} avec
1
P(Xi,j = 1) = P(Xi,j = −1) = .
2
On note M la matrice M = (Xi,j )1≤i,j≤n . Quelle est l’espérance du déterminant de M ?
Indication :
Développer par rapport à une ligne ou à une colonne, et utiliser l’indépendance.

Exercice 16.15 : Mines-TELECOM MP 2017 – Pierre Leroux (? ?)

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 237/299 27 août 2020


16.2. VECTEURS ALÉATOIRES – LOIS MARGINALES – LOIS CONJOINTES MP 2020-21

1
I. A. Soit A = (ai,j )i,j la matrice triangulaire supérieure réelle définie par ai,j = si i ≤ j.
j
1. Démontrer sans calcul que A est diagonalisable et préciser son spectre.
2. Démontrer que la suite (Ak )k∈N vers une matrice L. Quelle est la nature de la limite ?
B. On considère n urnes numérotées par un indice j ∈ [[1, n]], et contenant j boules numérotées de 1 à j.
On tire successivement et avec remise une boule : si on obtient au k-ième tirage une boule numérotée i alors
le (k + 1)-ième tirage sera effectué dans l’urne i.
On note [Xk = i] l’événement « on tire une boule numérotée i au k-ième tirage », en posant X0 = n.
1. Exprimer P([Xk+1 = i]) en fonction de P([Xk = j]) à l’aide de la formule des probabilités totales.
L’examinatrice a demandé une preuve orale uniquement.
 
P([Xk = 1])
 .. 
2. On pose Wk =   .
.

P([Xk = n])
Démontrer que Wk+1 = AWk . En déduire que la suite (Wk )k converge.
II. Voir 0.39.

Exercice 16.16 : vecteurs aléatoires et matrices – oral ESCP (? ?)


On considère un espace probabilisé (Ω, B, P ) et deux variables aléatoires X et Y définies sur Ω et à valeurs dans
{1, . . . , n + 1}, où n est un entier naturel supérieur ou égal à 2. On pose, pour tout couple (i, j) ∈ {1, . . . , n + 1}2 :

ai,j = P(X = i, Y = j).

On suppose que : (
1
2n si |i + j − (n + 2)| = 1
ai,j =
0 sinon.
1. Vérifier que la famille (ai,j ) ainsi définie est bien une loi de probabilité de couple.
2. Écrire la matrice A ∈ Mn+1 (R) dont le terme général est ai,j . Vérifier que A est diagonalisable.
3. Déterminer les lois de probabilité de X et Y .
4. Pour tout couple (i, j) ∈ {1, . . . , n + 1}2 , on pose :

bi,j = P(X = i|Y = j).

Déterminer la matrice B ∈ Mn+1 (R) dont le terme général est bi,j . Montrer que le vecteur
 
P(X = 1)
 .. 
v =   .


P(X = n + 1)

est vecteur propre de B.


Indication :
1. Vérifier que les ai,j sont positifs ou nuls, et que leur somme fait 1.
2. Que dire d’une matrice symétrique réelle ?
3. Comment calcule-t-on les lois marginales à partir de la loi conjointe ? (Utiliser la formule des probabilités totales).
4. Il faut revenir à la formule définissant une probabilité conditionnelle.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 238/299 27 août 2020


CHAPITRE 16. VARIABLES ALÉATOIRES MP 2020-21

Exercice 16.17 : X et f (X) sont-elles indépendantes ? (? ?)


Soient X une variable aléatoire discrète définie sur Ω et f une application définie sur X(Ω).
À quelle condition les variables aléatoires X et f (X) sont-elles indépendantes ?

Exercice 16.18 : seul un poisson peut connaître les poissons (? ?)


Soit X et Y deux variables aléatoires à valeurs dans N.
On suppose que X suit une loi de Poisson de paramètre λ > 0 et que la loi de Y sachant X = n est binomiale de
paramètres n et p ∈]0, 1[.
1. Déterminer la loi conjointe de (X, Y ).
2. Reconnaître la loi de Y .

Exercice 16.19 : le conjoint d’un poisson est un poisson (?)


Soient X et Y deux variables aléatoires à valeurs dans N.
On suppose que la loi conjointe de X et Y vérifie
a
P([X = j] ∩ [Y = k]) = avec a ∈ R.
j!k!
1. Déterminer la valeur de a.
2. Reconnaître les lois marginales de X et Y .
3. Les variables X et Y sont elles indépendantes ?

Exercice 16.20 : ces variables sont-elles indépendantes ? (?)


Soient X et Y deux variables aléatoires à valeurs dans N.
On suppose que la loi conjointe de X et Y vérifie :
j+k
P([X = j] ∩ [Y = k]) = a avec a ∈ R.
2j+k
1. Déterminer la valeur de a.
2. Déterminer les lois marginales de X et Y .
3. Les variables X et Y sont elles indépendantes ?
4. Calculer P(X = Y ).

Exercice 16.21 : et celles-ci, sont-elles indépendantes ? (? ?)


Soit X et Y deux variables aléatoires à valeurs dans N et p ∈]0, 1[.
On suppose que la loi conjointe de X et Y vérifie
  
 n an p(1 − p)n si k ≤ n
P([X = k] ∩ [Y = n]) = k avec a ∈ R.
0 sinon.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 239/299 27 août 2020


16.3. ESPÉRANCE MP 2020-21

1. Déterminer la valeur de a.
2. Déterminer la loi marginale de Y .
3. Sachant
+∞  
X n 1
∀x ∈] − 1, 1[, xn−k = ,
k (1 − x)k+1
n=k

reconnaître la loi de X.
4. Les variables X et Y sont elle indépendantes ?

Exercice 16.22 : entropie d’une variable aléatoire finie (? ?)


Soit X une variable aléatoire à valeurs dans un ensemble fini X . Pour chaque valeur x ∈ X , on pose :

p(x) = P([X = x]).

On appelle entropie de la variable X le réel


X
H(X) = − p(x) ln(p(x)),
x∈X

où l’on convient 0 ln 0 = 0.
1. Vérifier que H(X) est un réel positif. À quelle condition celui-ci est-il nul ?
Soient X et Y deux variables aléatoires à valeurs dans des ensembles finis X et Y.
2. On appelle entropie conjointe de X et Y , l’entropie de la variable Z = (X, Y ) simplement notée H(X, Y ). On
suppose les variables X et Y indépendantes. Vérifier

H(X, Y ) = H(X) + H(Y ).

3. On appelle entropie de X sachant Y la quantité

H(X|Y ) = H(X, Y ) − H(Y ).

Vérifier X
H(X|Y ) = P (Y = y)H(X|[Y = y])
y∈Y
avec X  
H(X|[Y = y]) = − P (X = x|[Y = y]) ln P (X = x|[Y = y]) .
x∈X

16.3 Espérance

Exercice 16.23 : loi d’un dé truqué (? ?)


On considère un dé cubique truqué, de telle sorte que la probabilité d’obtenir la face numérotée k est proportionnelle
à k (on suppose que les faces sont numérotées de 1 à 6). Soit X la variable aléatoire associée au lancer de ce dé.
1. Déterminer la loi de X, calculer son espérance.
2. On pose Y = 1/X. Déterminer la loi de Y , et son espérance.
Indication :

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 240/299 27 août 2020


CHAPITRE 16. VARIABLES ALÉATOIRES MP 2020-21

6
X
1. Utiliser P([X = k]) = 1, pour déterminer la loi de X.
k=1
2. P([Y = 1/k]) = P([X = k]).

Exercice 16.24 : TPE/EIVP MP 2015 maths 1 – Constance Dworniczek (?)


I. Voir 18.2.
II. 1. Soit (an )n une suite de réels décroissante positive de limite nulle.
P P
Démontrer que n(an+1 − an ) et an sont de même nature.
En cas de convergence, comparer leurs sommes.
2. Soit X une variable aléatoire sur un espace probabilisé (Ω, A, P ), telle que X(Ω) ⊂ N.
Quelle propriété de E(X) a-t-on démontré à la question 2 ?

Exercice 16.25 : sur la variance (?)



Soit X une variable aléatoire dont le carré est d’espérance finie. Démontrer que E (X − a)2 est minimal pour
a = E(X).
Indication :
Dériver la fonction !

Exercice 16.26 : minimum et maximum de deux dés (? ?)


On lance deux dés équilibrés, on note U1 et U2 les variables aléatoires correspondant aux résultats obtenus. On
appelle X = min(U1 , U2 ) et Y = max(U1 , U2 ).
1. Donner la loi de X. En déduire E(X).
2. Exprimer X + Y en fonction de U1 et U2 . En déduire E(Y ).
3. Exprimer XY en fonction de U1 et U2 . En déduire Cov(X, Y ).
Indication :
1. Écrire l’événement [X = i] comme réunion de trois événements disjoints.

Exercice 16.27 : deux fois pile (? ?)


2
On joue à pile ou face avec une pièce non équilibrée. À chaque lancer, la probabilité d’obtenir pile est , et donc
3
1
celle d’obtenir face est .
3
Les lancers sont supposés indépendants, et on note X la variable aléatoire réelle égale au nombre de lancers
nécessaires pour obtenir, pour la première fois, deux résultats « Pile » consécutifs.
Pour n ≥ 1, on note pn la probabilité P([X = n]).
1. Expliciter les événements [X = 2], [X = 3], [X = 4], et déterminer la valeur de p2 , p3 , p4 .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 241/299 27 août 2020


16.3. ESPÉRANCE MP 2020-21

2 1
2. Montrer que l’on a pn = pn−2 + pn−1 , n ≥ 4.
9 3
3. En déduire l’expression de pn pour tout n.
+∞
X
4. Rappeler pour q ∈] − 1, 1[, l’expression de nq n , et calculer alors E(X).
n=0

Indication :
1. Introduire Pk (resp. Fk ) l’événement « on obtient pile » (resp. face) au k−ième lancer.
2. Disjonction de cas en utilisant la formule des probabilités totales, suivant la valeur du premier lancer.

Exercice 16.28 : maximiser l’espérance, oral ESCP (? ?)


Soit n ≥ 2. On considère deux variables aléatoires indépendantes X1 et X2 , définies sur le même espace probabilisé
(Ω, B, P ), et suivant la loi uniforme discrète sur [[1, n]]. On considère a un entier de [[1, n]], et Y la variable aléatoire
définie par : (
X1 (ω) si X2 (ω) ≤ a
∀ω ∈ Ω, Y (ω) =
X2 (ω) si X2 (ω) > a.
1. Déterminer la loi de Y (vérifier que l’on obtient bien une loi de probabilité).
2. Calculer l’espérance de Y et la comparer à l’espérance de X1 .
3. Pour quelles valeurs de a cette espérance est-elle maximale ?
M. Cochet. Situation pratique : on lance un D10 ; si on fait 5 ou moins, on a le droit de relancer le dé.
Indication :
1. Raisonner par disjonction de cas, suivant que X2 > a ou non.
2. Exprimer E(Y ) sous la forme d’une somme de termes positifs ne dépendant pas de a, et d’un terme négatif
dépendant de a. Il faut rendre ce terme le plus petit possible !

Exercice 16.29 : rangée de spots, oral ESCP (???)


Une rampe verticale de spots nommés de bas en haut S1 , S2 , S3 , S4 change d’état de la manière suivante :
— à l’instant t = 0, le spot S1 est allumé ;
— si à l’instant t = n, n ≥ 0, le spot S1 est allumé, alors un (et un seul) des spots S1 , S2 , S3 , S4 s’allume à l’instant
t = n + 1, et ceci de manière équiprobable ;
— si à l’instant t = n, n ≥ 0, le spot Sk (2 ≤ k ≤ 4) est allumé, alors le spot Sk−1 s’allume à l’instant t = n + 1.
On pourra remarquer qu’à chaque instant, un et un seul spot est allumé. On note X la variable aléatoire représentant
le premier instant (s’il existe) où le spot S2 s’allume.
1. Calculer la probabilité pour que le spot S1 reste constamment allumé jusqu’à l’instant n.
2. Calculer la probabilité des événements [X = 1] et [X = 2].
3. Calculer la probabilité des événements [X = n], pour n ≥ 3.
4. Déterminer l’espérance de X.
Indication :
1. Utiliser la formule des probabilités composées.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 242/299 27 août 2020


CHAPITRE 16. VARIABLES ALÉATOIRES MP 2020-21

2. Pour [X = 2], il y a plusieurs possibilités : ou bien S1 reste allumé à l’instant 1, et c’est S3 qui s’allume ensuite ;
ou bien c’est S3 qui est allumé à l’instant 1, et nécessairement c’est S2 qui s’allume ensuite.
3. Raisonner par disjonction de cas, en fonction du dernier instant d’allumage de S1 .

Exercice 16.30 : une autre expression de l’espérance (???)

1. Soit X une variable aléatoire à valeurs dans N.


(a) Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , on a :

n
X n−1
X
kP([X = k]) = P([X > k]) − nP([X > n]).
k=0 k=0

X
(b) On suppose que P([X > k]) converge. Démontrer que X admet une espérance.
k≥0

(c) Réciproquement, on suppose que X admet une espérance. Démontrer alors que nP([X > n]) n tend vers
X
0, puis que la série P([X > k]) converge, et enfin que
k≥0

+∞
X
E(X) = P([X > k]).
k=0

2. Application : on dispose d’une urne contenant N boules indiscernables au toucher numérotées de 1 à N . On


effectue, à partir de cette urne, n tirages successifs d’une boule, avec remise, et on note X le plus grand nombre
obtenu.
(a) Que vaut P([X ≤ k]) ? En déduire la loi de X.
(b) À l’aide des questions précédentes, donner la valeur de E(X).
N −1  n !
1 X k
(c) À l’aide d’une somme de Riemann, démontrer que la suite admet une limite (lorsque
N N
k=0 N
N tend vers +∞) que l’on déterminera.
E(X) n
(d) En déduire que lim = .
N →+∞ N n+1

Exercice 16.31 : régression linéaire (? ?)


Voir 16.32.
Soient X et Y deux variables aléatoires réelles admettant chacune une variance.
 
2
On suppose V (X) > 0. Déterminer (a, b) ∈ R2 minimisant la quantité E (Y − (aX + b)) .
Indication :
On minimisera chacun des termes issus de l’égalité de König-Huygens.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 243/299 27 août 2020


16.4. FONCTIONS GÉNÉRATRICES MP 2020-21

Exercice 16.32 : de la friture sur la ligne (???)


Voir 16.31.
Un signal est diffusé via un canal et un bruit vient malheureusement s’ajouter à la transmission. Le signal est
modélisé par une variable aléatoire discrète réelle S d’espérance mS et de variance σS2 connues. Le bruit est modélisé
2
par une variable B indépendante de S d’espérance nulle et de variance σB > 0.
Après diffusion, le signal reçu est X = S + B.  
Déterminer (a, b) ∈ R2 pour que Y = aX + b soit au plus proche de S, c’est-à-dire tel que l’espérance E (Y − S)2
soit minimale.

16.4 Fonctions génératrices

Exercice 16.33 : loi de Pascal (répétition jusqu’à avoir m succès), la totale (? ?)


Voir 16.4.
On considère une expérience aléatoire ayant la probabilité p de réussir et 1 − p d’échouer.
On répète l’expérience indépendamment jusqu’à obtention de m succès et on note X le nombre d’essais nécessaires
à l’obtention de ces m succès.
1. Reconnaître la loi de X lorsque m = 1.
2. Déterminer la loi de X dans le cas général m ∈ N∗ .
3. Exprimer le développement en série entière de
1
.
(1 − t)m+1

4. Déterminer la fonction génératrice de X et en déduire l’espérance de X.

Exercice 16.34 : TPE/EIVP MP 2016 maths 2 – Nicolas Lerolle (?)


I. Considérons deux variables aléatoires X : Ω → N et Y : Ω → N telles que X suit une loi de Poisson de paramètre
λ et 
 1 X(ω) si X(ω) est pair,
Y (ω) = 2
 0 sinon.
Déterminer la loi de Y , son espérance, sa fonction génératrice.
II. Voir 13.16.

Exercice 16.35 : CCINP MP 2016 – Stanislas Fleurance (? ?)


Considérons une suite (Xn )n∈N∗ de variables aléatoires mutuellement indépendantes, chacune suivant une loi de
Poisson de paramètre λ = 1. Notons
n
X 1
Sn = Xk et Sn∗ = (Sn − E(Sn )) avec δSn l’écvart-type de Sn .
δSn
k=1

1. Rappeler l’espérance, la variance et la fonction génératrice de chaque Xk .


2. Déterminer l’espérance, la variance et la fonction génératrice de Sn .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 244/299 27 août 2020


CHAPITRE 16. VARIABLES ALÉATOIRES MP 2020-21

3. (a) Déterminer l’espérance et la variance de Sn∗ .


(b) En admettant son existence, démontrer que la fonction génératrice GSn∗ de Sn∗ vérifie sur son ensemble de
définition :
√1
GSn (t n )
GSn∗ (t) = √ .
t n
√1
(c) Déterminer un développement limité à l’ordre 2 lorsque n → +∞ de t n .
En déduire la limite lorsque n → +∞ de GSn∗ (t).

Exercice 16.36 : Mines-TELECOM MP 2017 – Ludovic Thaï (? ?)


I. Sur 13 points.
Considérons un dé équilibré à six faces.
1. Dans cette première question, on effectue 10 lancers de dé indépendants.
Soit T la variable aléatoire qui donne le premier lancer où l’on obtient 6 (on supposera que si on n’obtient
aucun 6, alors T = 0).
Déterminer la loi de T .
Dans les questions suivantes, on ne limite plus le nombre de lancers.
Notons Tn la variable aléatoire renvoyant le numéro du lancer où on obtient le n-ième 6.
2. (a) Déterminer la loi de T1 .
(b) Calculer la fonction génératrice de T1 , son rayon de convergence et sa somme.
3. (a) Déterminer la loi de T2 − T1 .
(b) Calculer la fonction génératrice de T2 − T1 , son rayon de convergence et sa somme.
(c) En déduire la loi de T2 .
II. Sur 7 points.
Voir 0.9.

Exercice 16.37 : de deux façons I (? ?)


Soit X une variable aléatoire suivant une loi de Poisson de paramètre λ > 0.
1. Calculer  
E X(X − 1) · · · (X − r + 1) .

2. Retrouver ce résultat par les fonctions génératrices.

Exercice 16.38 : de deux façons II (? ?)


Soit X une variable aléatoire suivant une loi géométrique de paramètre p ∈]0, 1[.
1. Calculer  
E X(X − 1) · · · (X − r + 1) .

2. Retrouver ce résultat par les fonctions génératrices.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 245/299 27 août 2020


16.4. FONCTIONS GÉNÉRATRICES MP 2020-21

Exercice 16.39 : des dés (? ?)


Deux joueurs lancent deux dés équilibrés. On veut déterminer la probabilité que les sommes des deux jets soient
égales.
On note X1 et X2 les variables aléatoires déterminant les valeurs des dés lancés par le premier joueur, et Y1 et Y2
celles associées au deuxième joueur. On étudie donc l’événement [X1 + X2 = Y1 + Y2 ].
1. Montrer que :
P(X1 + X2 = Y1 + Y2 ) = P(14 + X1 + X2 − Y1 − Y2 = 14).

2. Déterminer la fonction génératrice de la variable à valeurs naturelles

Z = 14 + X1 + X2 − Y1 − Y2 .

3. En déduire la valeur de
P(X1 + X2 = Y1 + Y2 ).

Exercice 16.40 : Mines-TELECOM MP 2018 – Nathan Naudé (? ?)


I. Voir 16.41 et 16.42.
1. Énoncer et démontrer la loi faible des grands nombres.

2. Soit X une variable aléatoire discrète réelle. Pour t réel, on note MX (t) l’espérance E etX , lorsqu’elle est
définie.
(a) Pour X suivant une loi de Poisson de paramètre λ strictement positif, déterminer MX (t).
(b) L’examinateur m’a coupé afin de passer à l’autre exercice.
II. Voir 14.42.
J’ai privilégié la rigueur et la clarté à la vitesse (. . . ). L’examinateur semblait très satisfait.

Exercice 16.41 : la fonction génératrice des moments (???)


Voir 16.40 et 16.42.
Soit X une variable aléatoire discrète réelle. On note IX l’ensemble des t ∈ R pour lesquels la quantité suivante
existe :
MX (t) = E etX .


La fonction MX est appelée fonction génératrice des moments de X.


1. Montrer que IX est un intervalle contenant 0.
2. On suppose que 0 est intérieur à l’intervalle IX . Montrer que la variable X admet des moments à tout ordre et
que sur un intervalle centré en 0 :
+∞
X E(X n ) n
MX (t) = t .
n=0
n!

(n)
3. Exprimer alors E(X n ) en fonction de MX (0).

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 246/299 27 août 2020


CHAPITRE 16. VARIABLES ALÉATOIRES MP 2020-21

Exercice 16.42 : la fonction génératrice des moments est de classe C ∞ (???)


Voir 16.40 et 16.41.
Soit X une variable aléatoire discrète réelle. Sous réserve d’existence, on appelle fonction génératrice des moments
de X l’application
MX (t) = E etX .


1. On suppose que X suit une loi de Poisson de paramètre λ. Déterminer MX (t).


2. On suppose que la fonction MX est définie sur un intervalle ] − a, a[.
Montrer qu’elle y est de classe C ∞ et qu’on a :
(n)
E(X n ) = MX (0).

Exercice 16.43 : identité de Wald (???)


Soit N et X1 , X2 , . . . , des variables aléatoires indépendantes à valeurs dans N. On suppose que les variables X1 ,
X2 , . . . , suivent toutes une même loi de fonction génératrice GX et on pose :
N
X
S = Xk .
k=1

1. Établir GS (t) = GN (GX (t)) pour |t| < 1.


2. On suppose que les variables admettent une espérance. Établir l’identité de Wald :

E(S) = E(N )E(X1 ).

M. Cochet : si on travaille en moyenne x jours par an et que l’on gagne en moyenne y euros par jour, alors on
gagne en moyenne xy euros par an.

16.5 Lois usuelles

Exercice 16.44 : guichet de Poste (?)


Dans un bureau de Poste, il y a deux guichets. Chacune des personnes arrivant à la poste choisit le premier guichet
avec une probabilité p, ou le deuxième guichet avec une probabilité q = 1 − p. Les personnes effectuent leur choix de
façon indépendante.
En une heure, le nombre X de personnes arrivés à la Poste suit une loi de Poisson P(m). On désigne par Y le
nombre de personnes ayant choisi le premier guichet.
1. Exprimer la probabilité conditionnelle de Y = k sachant que X = n.
2. En déduire la loi conjointe du couple (X, Y ).
3. Déterminer la loi de Y . On trouvera que Y suit une loi de Poisson de paramètre mp.
Indication :
1. Reconnaître le schéma d’une loi binomiale. On séparera le cas k ≤ n du cas k > n.
2. Utiliser la formule définissant une probabilité conditionnelle. On fera la même séparation de cas.
X+∞
3. On rappelle que λk /k! = eλ . Il faut juste aller doucement, et faire un changement d’indice dans la somme.
k=0

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 247/299 27 août 2020


16.5. LOIS USUELLES MP 2020-21

Exercice 16.45 : moment centré d’ordre 3 (?)


Soit X une variable aléatoire suivant une loi de Poisson de paramètre λ > 0.
1. Rappeler la fonction génératrice de la variable X.
2. Exploiter celle-ci pour calculer le moment centré d’ordre 3 de la variable X.

Exercice 16.46 : avions (?)


Deux avions A et B ont respectivement 4 et 2 moteurs. Les moteurs sont supposées indépendants les uns des
autres, et ils ont une probabilité p de tomber en panne. Chaque avion arrive à destination si moins de la moitié (en
clair : <) de ses moteurs tombe en panne. Quel avion choisissez-vous ? (On discutera en fonction de p.)
Indication :
Noter X la variable aléatoire du nombre de moteurs de A qui tombent en panne, et Y la variable aléatoire du
nombre de moteurs de B qui tombent en panne. On arrive à destination si X = 0 ou X = 1, ou si Y = 0.

Exercice 16.47 : service de dépannage (? ?)


Le service de dépannage d’un grand magasin dispose d’équipes intervenant sur appel de la clientèle. Pour des causes
diverses, les interventions ont parfois lieu avec retard. On admet que les appels se produisent indépendamment les uns
des autres, et que, pour chaque appel, la probabilité d’un retard est de 0, 25.
1. Un client appelle le service à 4 reprises. On désigne par X la variable aléatoire prenant pour valeurs le nombre
de fois où ce client a dû subir un retard.
(a) Déterminer la loi de probabilité de X, son espérance, sa variance.
(b) Calculer la probabilité de l’événement : « le client a subi au moins un retard ».
2. Le nombre d’appels reçus par jour est une variable aléatoire Y qui suit une loi de Poisson de paramètre m. On
note Z le nombre d’appels traités en retard.
(a) Exprimer la probabilité conditionnelle de Z = k sachant que Y = n.
(b) En déduire la probabilité de [Z = k] ∩ [Y = n].
(c) Déterminer la loi de Z. On trouvera que Z suit une loi de Poisson de paramètre m × 0, 25.
3. En 2020, le standard a reçu une succession d’appels. On note U le premier appel reçu en retard. Quelle est la loi
de U ? Quelle est son espérance ?
Indication :
1. (a) Reconnaître le schéma d’une loi classique.
(b) On cherche la probabilité de P(X ≥ 1).
2. (a) Reconnaître le schéma d’une loi binomiale. On séparera le cas k ≤ n du cas k > n.
(b) Utiliser la formule définissant une probabilité conditionnelle. On fera la même séparation de cas.
+∞
X
(c) On rappelle que λk /k! = eλ . Calculer doucement, avec changement d’indice dans la somme.
k=0
3. Reconnaître une loi géométrique.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 248/299 27 août 2020


CHAPITRE 16. VARIABLES ALÉATOIRES MP 2020-21

Exercice 16.48 : pièce de monnaie (?)


On possède une pièce de monnaie truquée de telle sorte que la probabilité d’obtenir pile soit 0, 3.
1. On lance 10 fois la pièce. Quelle est la probabilité d’obtenir 3 fois pile ?
2. On lance la pièce jusqu’à ce que l’on obtienne pile pour la première fois. Combien effectuera-t-on en moyenne de
lancers ?
Indication :
1. Reconnaître une loi binomiale, et en déduire le calcul des probabilités.
2. Reconnaître une loi géométrique. Appliquer la formule du calcul de l’espérance d’une loi géométrique.

Exercice 16.49 : le concierge (???)


Un concierge rentre d’une soirée. Il dispose de n clefs dont une seule ouvre la porte de son domicile, mais il ne sait
plus laquelle.
1. Il essaie les clefs les unes après les autres en éliminant après chaque essai la clef qui n’a pas convenu. Trouver le
nombre moyen d’essais nécessaires pour trouver la bonne clef.
2. En réalité la soirée était bien arrosée, et après chaque essai, le concierge remet la clef essayée dans le trousseau.
Trouver le nombre moyen d’essais nécessaires pour trouver la bonne clef.
Indication :
Noter Vk l’événement « La porte n’est pas ouverte après le k-ième essai » et exprimer la probabilité pk que la porte
soit ouverte après k essais en fonction des P(Vk ). Puis calculer P(Vk ) en utilisant les probabilités conditionnelles.

Exercice 16.50 : chaîne de fabrication, d’après concours Ecricome (???)


On considère une entreprise de construction produisant des objets sur deux chaînes de montage A et B qui
fonctionnent indépendamment l’une de l’autre. Pour une chaîne donnée, les fabrications des pièces sont indépendantes.
On suppose que A produit 60% des objets et B produit 40% des objets. La probabilité qu’un objet construit par la
chaine A soit défectueux est 0, 1 alors que la probabilité pour qu’un objet construit par la chaine B soit défectueux
est 0, 2.
1. On choisit au hasard un objet à la sortie de l’entreprise. On constate que cet objet est défectueux. Calculer la
probabilité de l’événement « l’objet provient de la chaîne A ».
2. On suppose de plus que le nombre d’objets produits en une heure par A est une variable aléatoire Y qui suit
une loi de Poisson de paramètre λ = 20. On considère la variable aléatoire X représentant le nombre d’objets
défectueux produits par la chaîne A en une heure.
(a) Rappeler la loi de Y ainsi que la valeur de l’espérance et de la variance de Y .
(b) Soient k et n deux entiers naturels, déterminer la probabilité conditionnelle P ([X = k]|[Y = n]). (On dis-
tinguera les cas k ≤ n et k > n.)
(c) En déduire, en utilisant le système complet d’événements ([Y = i])i∈N , que X suit une loi de Poisson de
paramètre 2.
Indication :
1. Noter D l’événement : « l’objet est défectueux ». L’énoncé donne P(D|A) et P(D|B) : il faut retrouver les
probabilités conditionnelles dans l’autre sens, par exemple en utilisant la formule de Bayes.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 249/299 27 août 2020


16.5. LOIS USUELLES MP 2020-21

2. (a) C’est du cours !


(b) La probabilité que X = k sachant que Y = n est la probabilité que parmi n objets donc chacun peut
présenter un défaut avec une probabilité p, les défauts étant indépendants les uns des autres, il y en ait
exactement k défectueux.
X
(c) Écrire P([X = k]) = P([X = k]|[Y = n])P([Y = n]).
n≥0

Exercice 16.51 : un problème chinois (? ?)


1
On suppose qu’à la naissance, la probabilité qu’un nouveau-né soit un garçon est égale à . On suppose que tous les
2
couples ont des enfants jusqu’à obtenir un garçon. On souhaite évaluer la proportion de garçons dans une génération
de cette population. On note X le nombre d’enfants d’un couple et P la proportion de garçons parmi les enfants de
ce couple.
1. Exprimer P en fonction de X.
2. Donner la loi de la variable aléatoire X.
3. Que vaut E(P ) ? Qu’en pensez-vous ?

Exercice 16.52 : Mines-TELECOM MP 2018 – Jeanne Quentin (?)


I. Voir 7.10.
II. Considérons une famille. Soit En l’événement « avoir n enfants » et G la variable aléatoire comptant le nombre
de garçons. Supposons que l’événement En admette pour probabilité pn = P (En ) avec

λ
p0 = p1 = a et pn = pour tout n ≥ 2.
2n
On suppose qu’on a autant de chance d’avoir un garçon qu’une fille, et que le rang d’arrivée d’un enfant n’influe
pas sur son sexe.
1. Calculer λ en fonction de a.
2. Déterminer P([G = k]|En ).
3. Déterminer P(En |[G = 2]).
4. Une autre question.
Examinateur un peu sec, mais il y a plus d’échange (contrairement aux CCINP où on était vraiment livré à nous-
mêmes).

Exercice 16.53 : Pile ou Face, oral ESCP (? ?)


On considère une suite de parties indépendantes de Pile ou Face, la probabilité d’obtenir « Pile » à chaque partie
étant égale à p, où p ∈]0, 1[. Si n ≥ 1, on note Tn le numéro de l’épreuve amenant le n-ième pile. Enfin, on pose
A1 = T1 et An = Tn − Tn−1 .
1. Quelle est la loi de T1 ? Donner la valeur de son espérance.
2. Soit n ≥ 2. Montrer que A1 , . . . , An sont des variables aléatoires indépendantes qui suivent une même loi.
Indication :

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 250/299 27 août 2020


CHAPITRE 16. VARIABLES ALÉATOIRES MP 2020-21

1. C’est du cours !
2. Calculer P([A1 = i1 ] ∩ · · · ∩ [An = in ]), en traduisant cet événement directement sur la suite de tirages.

Exercice 16.54 : approximation de loi (? ?)


Une société de location de voitures a calculé que la probabilité qu’une de ses voitures louées ait un accident dans
une journée est 0, 004 (la probabilité qu’une voiture louée ait plus d’un accident par jour est supposée nulle).
Les accidents sont supposés indépendants les uns des autres.
Chaque jour, 1000 voitures de la société sont en circulation.
Soit N la variable aléatoire discrète réelle définie par le nombre de voitures de location ayant un accident dans la
journée.
1. Définir la loi de probabilités de la variable aléatoire N . Calculer l’espérance et la variance de N .
2. Montrer que la loi N peut être approchée par une loi de Poisson.
3. À l’aide de cette approximation, calculer la probabilité des événements suivants :
(a) Le nombre d’accidents en une journée est 4.
(b) Le nombre d’accidents en une journée est au plus égal à 5 sachant qu’il est au moins égal à 2.
(c) À l’aide de cette approximation, déterminer le plus petit entier k tel que P(N > k) ≤ 0, 01.

Exercice 16.55 : encore un Pile ou Face, suivi d’un tirage d’une boule (? ?)
Soit p ∈]0, 1[. On dispose d’une pièce amenant « Pile » avec la probabilité p. On lance cette pièce jusqu’à obtenir
pour la deuxième fois « Pile ». Soit X le nombre de résultats « Face » obtenus au cours de cette expérience.
1. Déterminer la loi de X.
2. Montrer que X admet une espérance, et la calculer.
3. On procède à l’expérience suivante : si X prend la valeur n, on place n + 1 boules numérotées de 0 à n dans
une urne, et on tire ensuite une boule de cette urne. On note alors Y le numéro obtenu. Déterminer la loi de Y .
Calculer l’espérance de Y .
4. On pose Z = X − Y . Donner la loi de Z et vérifier que Z et Y sont indépendantes.
Indication :
1. L’événement [X = n] correspond au déroulement suivant : on a obtenu un et un seul Pile lors des n + 1 premiers
tirages, et le n + 2-ième tirage donne un Pile.
P 2 k
2. Il suffit de savoir sommer les séries du type k p .
3. Calculer les probabilités P([Y = k]|[X = n]), puis utiliser la formule des probabilités totales.
4. On a Z = h si, et seulement si, il existe j avec Y = j et X = h + j.

Exercice 16.56 : couple géométrique (? ?)


Soient X et Y deux variables aléatoires à valeurs dans N∗ , telles que :
 a
P (X = i) ∩ (Y = j) = i+j
2
pour tous i, j de N∗ .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 251/299 27 août 2020


16.5. LOIS USUELLES MP 2020-21

1. Calculer a.
2. Déterminer les lois marginales de X et Y .
3. X et Y sont-elles indépendantes ?
Indication :
1. Il faut que la somme sur i et j fasse 1.
2. Utiliser la définition.

3. Comparer P (X = i) ∩ (Y = j) et P(X = i) × P(Y = j).

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 252/299 27 août 2020


Chapitre 17

Convexité

17.1 Sous-espaces affines

Exercice 17.1 : points, droites et plans de l’espace usuel (?)



− → − → −
Soit E l’espace usuel, muni du repère orthonormé usuel (O; i , j , k ). Considérons les points
     
1 2 0
A  2  , B  −1  , C  1  ,
     

3 2 −2

les droites paramétrées


 
 x
 = 3−λ  x = 1 + 3µ

D1 : y = 1 + 2λ λ ∈ R D2 : y = −2µ µ∈R
 
z = −1 + λ z = 3 + 5µ
 

les plans 
 x = 1 − 2λ + 3µ

P1 : y = −2 + λ + µ (λ, µ) ∈ R2

z = 4 − λ − 2µ

P2 : 2x − y + 3z − 1 = 0, P3 : x + 2z − 4 = 0.
1. Donner une équation cartésienne de P1 .
2. Déterminer une représentation paramétrique de P2 ∩ P3 .
3. Donner une équation cartésienne du plan contenant A, B et C.
4. Déterminer l’intersection de D1 et de D2 .
5. Donner une équation cartésienne du plan Q contenant D1 et tel que D2 soit parallèle à Q.
6. Déterminer P1 ∩ P2 ∩ P3 .
7. Déterminer l’intersection de P2 avec la droite (AB).
8. Donner une représentation paramétrique de la droite passant par A, parallèle à P2 et coupant D1 .
9. Donner une équation cartésienne du plan P4 passant par C et contenant D1 .
10. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (si elle existe) passant par A et ayant une intersection
non vide avec D1 et avec D2 .

253
17.1. SOUS-ESPACES AFFINES MP 2020-21

Exercice 17.2 : espace affine et vectoriel à la fois (?)


À quelle condition simple le sous-espace affine F = →

a + F est-il un sous-espace vectoriel ?

Exercice 17.3 : faire un dessin ! (?)


Soient F et G deux sous-espaces affines disjoints d’un R-espace vectoriel E.
Montrer qu’il existe deux sous-espaces affines F 0 et G 0 disjoints, de même direction, et contenant respectivement
F et G.

Exercice 17.4 : dans l’espace, perpendiculaire commune à deux droites (? ?)


Étant donné deux droites quelconques de l’espace, il existe toujours au moins une droite perpendiculaire à ces deux
droites à la fois.
1. Si les deux droites sont parallèles, alors elles sont coplanaires et il est clair qu’il existe alors une infinité de
perpendiculaires communes à ces deux droites :

2. Si les droites ne sont pas parallèles, alors notons-les D et D0 .


Supposons D définie par le point A et le vecteur directeur → −u et D0 définie par le point A0 et le vecteur directeur

−0 →
− →

u . Puisque D et D0 ne sont pas parallèles, → −
n =→ −
u ∧ u0 6= 0 est un vecteur orthogonal à D et à D0 . Considérons

− →

alors le plan P défini par A, u et n . Ce plan contient D et est traversé par D0 . Soit H 0 le point d’intersection
entre D0 et P.
La droite ∆, définie par H 0 et →
−n est la perpendiculaire commune à D et D0 .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 254/299 27 août 2020


CHAPITRE 17. CONVEXITÉ MP 2020-21

Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé, déterminer un système d’équations cartésiennes de la perpendiculaire
commune aux deux droites suivantes :
(
x + y − 3z + 1 = 0
D0 passant par A0 (2, −1, 1) et dirigée par →
− 0
D: et u (1, 2, −3).
2x − y + 6z − 3 = 0

17.2 Ensembles convexes

Exercice 17.5 : racines de P 0 et enveloppe convexe (? ?)


Soit P ∈ C[X] avec deg P ≥ 2. Montrer que les racines de P 0 sont dans l’enveloppe convexe C des racines de P .
Indication :
P 0 (a)
Si a est un zéro simple, on considèrera .
P (a)

Exercice 17.6 : convexité d’ensembles de matrices (?)


n
X
Démontrer que l’ensemble des matrices stochastiques, c’est-à-dire des A ∈ Mn (R+ ) telles que pour tout i, ai,j =
j=1
n
X
1 et pour tout j, ai,j = 1, est convexe. Qu’en est-il de GLn (R) ?
i=1

17.3 Fonctions convexes

Exercice 17.7 : toute fonction convexe de R dans R est continue (? ?)


Soit f : R → R convexe. Montrer que f est continue.

Exercice 17.8 : convexité de g ◦ f (?)


Soient f et g : R → R deux applications telles que f soit convexe et g soit à la fois convexe et croissante. Montrer
que g ◦ f est convexe.
Contre-exemple si g n’est pas croissante ?

Exercice 17.9 : étude d’une fonction (?)



Étudier la fonction f : x 7→ x 1 − x2 afin d’en réaliser la représentation graphique. On étudiera en particulier la
convexité de f .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 255/299 27 août 2020


17.3. FONCTIONS CONVEXES MP 2020-21

Exercice 17.10 : convexité de la bijection réciproque (?)


Soit f : I → R une application continue strictement décroissante et convexe.
Étudier la convexité de la fonction f −1 : f (I) → I.

Exercice 17.11 : TPE/EIVP MP 2018 – Hector de Pellegars (?)


I. Soit f une fonction convexe de R dans R.
1. On suppose f de limite nulle. Démontrer que f est positive.
2. On suppose que f admet une asymptote au voisinage de +∞. Quelle est la position de f par rapport à
cette asymptote ?
II. Voir 14.75.

Exercice 17.12 : limite en +∞ d’une fonction convexe strictement croissante (?)


Soit f : R → R une fonction convexe strictement croissante. Montrer que f tend vers +∞ en +∞.

Exercice 17.13 : toute fonction de R dans R convexe et bornée est constante (? ?)


Soit f : R → R une fonction convexe et bornée. Montrer que f est constante.

Exercice 17.14 : sous-additivité (?)


Soit f : R+ → R dérivable, concave et vérifiant f (0) ≥ 0. Montrer que f est sous-additive :

∀(x, y) ∈ R2+ , f (x + y) ≤ f (x) + f (y).

Exercice 17.15 : pour une fonction convexe, un minimum est toujours global (?)
Soit f : I → R convexe. Montrer que si f admet en a ∈ I un minimum local, alors f admet en a un minimum
global.

Exercice 17.16 : inégalité d’entropie (? ?)


Soit ϕ : I → R convexe et dérivable sur I, intervalle de R.
1. Établir que pour tout (a, x) ∈ I 2 on a l’inégalité : ϕ(x) ≥ ϕ(a) + ϕ0 (a)(x − a).
2. Soit f : [0, 1] → I continue. Établir :
Z 1  Z 1
ϕ f (t)dt ≤ ϕ(f (t))dt.
0 0

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 256/299 27 août 2020


CHAPITRE 17. CONVEXITÉ MP 2020-21

3. Soit f : [0, 1] → R continue, strictement positive et d’intégrale égale à 1. Montrer que :


Z 1
f (t) ln(f (t))dt ≥ 0.
0

4. Soit (f, g) ∈ C([0, 1], R)2 strictement positives et d’intégrales sur [0, 1] égales à 1.
En justifiant et en exploitant l’inégalité x ln x ≥ x − 1 pour x > 0, montrer que :
Z 1 Z 1
f (t) ln(f (t))dt ≥ f (t) ln(g(t))dt.
0 0

17.4 Inégalités de convexité

Exercice 17.17 : deux inégalités de convexité (?)


Observer les inégalités suivantes par un argument de convexité :
2
∀x ∈ [0, π/2] , x ≤ sin x ≤ x et ∀n ∈ N, ∀x ≥ 0, xn+1 − (n + 1) x + n ≥ 0.
π

Exercice 17.18 : une inégalité de convexité (?)


Montrer que f :]1, +∞[→ R définie par f (x) = ln(ln x) est concave. En déduire :
x+y p
∀(x, y) ∈]1, +∞[2 , ln ≥ ln x · ln y.
2

Exercice 17.19 : une inégalité de convexité (?)


n n x1 + · · · + xn
Montrer que : ∀(x1 , . . . , xn ) ∈ R∗+ , 1 1 ≤ .
x1 + · · · + xn
n

Exercice 17.20 : une inégalité de convexité (?)


2
Soit (a, b) ∈ (R+ ) et t ∈]0, 1[. Montrer que : at b1−t ≤ ta + (1 − t)b.

Exercice 17.21 : deux inégalités de convexité (?)


1. Montrer que la fonction x 7→ ln(1 + ex ) est convexe sur R.
2. Établir : !1/n !1/n
n n
n Y Y
∀(x1 , . . . , xn ) ∈ R∗+ , 1+ xk ≤ 1 + xk .
k=1 k=1

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 257/299 27 août 2020


17.4. INÉGALITÉS DE CONVEXITÉ MP 2020-21

3. En déduire, pour tous a1 , . . . , an , b1 , . . . , bn dans R∗+ , l’inégalité :


n
!1/n n
!1/n n
!1/n
Y Y Y
ak + bk ≤ (ak + bk ) .
k=1 k=1 k=1

Exercice 17.22 : TPE/EIVP MP 2015 maths 1 – Hugues Isselin (?)


I. Soit (a1 , . . . , an ) ∈ (R∗+ )n . Démontrer que :
n
! n1 n
n Y 1X
Pn 1 ≤ ak ≤ ak .
k=1 ak n
k=1 k=1

II. Voir 18.12.

Exercice 17.23 : CCINP MP 2017 – Léo Besson (? ?)


1. (a) Étudier la convexité des fonctions ln et exp.
n
! n1 n
n
Y 1X
(b) Démontrer que : ∀(x1 , . . . , xn ) ∈ (R+ ) , xi ≤ xi .
i=1
n i=1
(c) Démontrer que si S est une matrice symétrique réelle alors : ∀X ∈ Rn , t
X · S · X ≥ 0 si et seulement si
Sp(S) ⊂ R+ .
1 1
(d) Démontrer que si S est une matrice symétrique réelle à valeurs propres positives, alors (det(S)) n ≤ tr (S).
 n n
1
(e) Démontrer que pour toute matrice réelle M , det(M )2 ≤ tr (tM · M ) .
n
2. Voir 14.25.
Servi avec un exercice de la banque CCINP parlant d’interversion limite/intégrale.

Exercice 17.24 : une inégalité de convexité – X MP (? ?)


Soient x1 , . . . , xn , y1 , . . . , yn des réels positifs. Montrer que :
 1/n
(x1 · · · xn )1/n + (y1 · · · yn )1/n ≤ (x1 + y1 ) × · · · × (xn + yn ) .

Exercice 17.25 : du discret au continu (? ?)


Soient f : R → R convexe, a et b deux réels avec a < b, et enfin g : [a, b] → R continue. Montrer que :
Z b ! Z b
1 1
f g(t)dt ≤ f (g(t))dt.
b−a a b−a a

Indication :
Sommes de Riemann.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 258/299 27 août 2020


CHAPITRE 17. CONVEXITÉ MP 2020-21

Exercice 17.26 : une inégalité de convexité (? ?)


Soit f : [0, 1] → R continue, concave et vérifiant f (0) = 1. Établir :
Z 1 Z 1 2
2
xf (x)dx ≤ f (x)dx .
0 3 0

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 259/299 27 août 2020


17.4. INÉGALITÉS DE CONVEXITÉ MP 2020-21

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 260/299 27 août 2020


Chapitre 18

Équations différentielles linéaires

18.1 EDL scalaires du premier ordre

Exercice 18.1 : raccordement du premier ordre (?)


Résoudre sur R les équations différentielles suivantes :
1. (1 + x)y 0 + y = (1 + x) sin x.
2. y 0 − 2y = x e−|x| .

Exercice 18.2 : TPE/EIVP MP 2015 maths 1 – Constance Dworniczek (?)


I. Résoudre le système différentiel 
0
 x (t) = −x(t) + y(t)

y 0 (t) = −y(t) + z(t)
 0
z (t) = −z(t) + e−t

II. Voir 16.24.

Exercice 18.3 : où est l’équation différentielle ? (? ?)


Soit f ∈ C 1 (R) telle que
lim f (x) + f 0 (x) = 0.

x→+∞

Montrer que lim f (x) = 0.


x→+∞
Indication :
Poser g = f + f 0 . Alors f est solution de f + f 0 = g. Résoudre cette équation, et conclure.

Exercice 18.4 : mais où est encore passée l’équation différentielle ? – Centrale PC (? ?)


On considère l’équation d’Euler :
ax2 y 00 (x) + bxy 0 (x) + cy(x) = 0
avec (a, b, c) ∈ R∗ × R2 .

261
18.1. EDL SCALAIRES DU PREMIER ORDRE MP 2020-21

1. En posant z(t) = y(et ), démontrer que y est solution de l’équation d’Euler sur R∗+ si et seulement si z est solution
d’une équation différentielle du second ordre à coefficients constants que l’on déterminera.
2. Voir 18.5.
Déterminer alors toutes les applications f dérivables sur R∗+ telles que
 
0 1
∀x > 0, f (x) = f .
x

Exercice 18.5 : Mines-TELECOM MP 2018 – Marc Dagneau de Richecour (? ?)


I. Voir 14.32, ainsi que Mines-TELECOM 2015 PC (Godefroy Chancelier) et ENSEA 2015 PC (Mohamed Dira).
II. Voir 18.4.
Cas particulier d’une ED d’Euler.
 
1
Déterminer les fonction f : R∗+ 1 0
→ R de classe C telles que f (x) = f pour tout réel x.
x

Exercice 18.6 : ah vraiment, mais où est-elle encore passée ? – TPE MP 2001 (? ?)


Trouver l’ensemble des fonction f ∈ C 2 (R, R) vérifiant : ∀x ∈ R, f 00 (x) + f (−x) = 0.

Exercice 18.7 : incroyable, elle a encore disparu – X 2005 (???)


Déterminer les fonctions f deux fois dérivables sur R telles que

f 00 (x) + f (−x) = xch x + cos x.

(On pourra utiliser la décomposition unique d’une fonction de R dans R en la somme d’une fonction paire et d’une
fonction impaire.)

Exercice 18.8 : Scrat (? ?)


On considère une bande de caoutchouc collante d’une longueur d’un mètre. À l’une des extrémités, on place un
écureuil dont la vitesse de pointe sur ce terrain difficile est de 1 centimètre par seconde. À l’autre extrémité, un beau
gland.
Au moment où l’écureuil s’élance de toute la fougue de sa jeunesse, un expérimentateur facétieux tire sur la bande
de caoutchouc, qui s’étend uniformément de un mètre par seconde.
L’écureuil parviendra-t-il à rattraper le gland ? (Arriver à le manger est une autre histoire.) Si oui, au bout de
combien de temps ? Et si l’écureuil avance à 10 centimètres par seconde ?

Exercice 18.9 : Mines-TELECOM MP 2017 – Alexandre Trochon (?)


I. Sur 14 points.
Voir 18.9.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 262/299 27 août 2020


CHAPITRE 18. ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES LINÉAIRES MP 2020-21

1. Considérons l’application f : Rn [X] → R[X] défini par f (P ) = (X + 1)P 0 − P .


(a) Démontrer que f est un endomorphisme de Rn [X]. Calculer sa matrice A dans la base canonique de
Rn [X].
(b) La matrice A est-elle diagonalisable ?
(c) La matrice A est-elle inversible ?
(d) Déterminer une base de Im (f ).
(e) Déterminer une base de Ker (f ).
2. (a) Résoudre l’équation différentielle (1 + x)y 0 − y = (1 + x)2 .
(b) Que peut-on en déduire d’après 1. ?
II. Sur 6 points.
Voir 0.70.

Exercice 18.10 : une équation intégrale (? ?)


Trouver toutes les fonctions f : R+ → R+ vérifiant, pour tout x > 0 :
Z x Z x 2
1 2 1
f (t)dt = f (t)dt .
2 0 x 0

Indication : Z x
Dériver et trouver une (en fait, deux) équations différentielles du premier ordre vérifiées par y : x 7→ f (t)dt.
0

18.2 EDL scalaires du second ordre

Exercice 18.11 : raccordement du second ordre (?)


On pose (E) : x2 y 00 + 4xy 0 + (2 − x2 )y = 1. Résoudre cette équation différentielle sur les plus grands intervalles
possibles, en posant u = x2 y. Étudier le recollement de ces solutions en 0. S’il existe des solutions sur R, quelle est
leur classe exacte ?

Exercice 18.12 : TPE/EIVP MP 2015 maths 1 – Hugues Isselin (?)


I. Voir 17.22.
II. Soit α ∈ C(R∗+ , R) bornée. Considérons (E) : xy 0 − y + α(x) = 0.
1. Déterminer une solution Y telle que lim Y 0 = 0.
+∞
2. Supposons que α(x) −→ ` ∈ R. Calculer la limite de Y en +∞.
x→+∞

Exercice 18.13 : Mines-TELECOM MP 2018 – Guilhem Kirchner (?)


I. Voir 5.26, CCINP 2019 MP (Adrien Ducret) et CCINP 2017 PC (Myriam Caizergues).

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 263/299 27 août 2020


18.2. EDL SCALAIRES DU SECOND ORDRE MP 2020-21

II. Résoudre l’équation différentielle (t2 + 1)x00 − 2x = 0.

Exercice 18.14 : Telecom Sud’Paris MP 2014 – Mathilde Wong (?)


I. Voir 14.19.
II. Résoudre (1 − x2 )y 00 − xy 0 + y = 0.

Exercice 18.15 : 2nd membre poly × exp – Telecom Sud’Paris MP 2012 – Henri Flavigny (?)
I. Voir 0.31.
t
II. Résoudre y 00 + 6y 0 + 9y = .
e3t

Exercice 18.16 : équation différentielle homogène d’ordre quatre ! (?)


Résoudre l’équation différentielle y (4) + 2y 00 + y = 0.

Exercice 18.17 : variation des constantes — Telecom Sud’Paris MP 2012 — Océane De Loitière (? ?)
1
I. Résoudre (E) f 00 (x) + f (x) = .
sin2 x
II. Voir 14.7.

Exercice 18.18 : varions les constantes (?) i π πh


Résoudre l’équation différentielle y 00 + 4y = tan t sur − , .
2 2
Indication :
Résoudre d’abord l’équation homogène. On trouve cos(2t) et sin(2t) comme solutions. Puis chercher une solution
générale en faisant la méthode de variation de la constante. ATTENTION ! ! ! C’est une équation du second ordre !

Exercice 18.19 : variation des constantes — Mines-TELECOM MP 2012 — Antoine Capoulade (? ?)


x − 1 −x
I. Déterminer les fonctions vérifiant y 00 + 3y 0 + 2y = e .
x2
II. Voir 0.32.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 264/299 27 août 2020


CHAPITRE 18. ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES LINÉAIRES MP 2020-21

Exercice 18.20 : un classique (? ?)


Soit f : R → R une fonction de classe C 2 vérifiant l’inégalité :

∀x ∈ R, f 00 (x) + f (x) ≥ 0.

Montrer que f (x) + f (x + π) ≥ 0 pour tout x ∈ R.

Exercice 18.21 : abaissement de l’ordre (?)


On considère l’équation différentielle notée (E) :

(t2 + t)x00 + (t − 1)x0 − x = 0.

1. Déterminer les solutions polynomiales de (E).


2. En déduire toutes les solutions de (E) sur ]1, +∞[.
3. Reprendre le même exercice avec
x2 y 00 − 3xy 0 + 4y = x3
dont on déterminera les solutions sur ]0, +∞[. On cherchera d’abord les solutions polynomiales de l’équation
homogène !
Indication :
1. Commencer par déterminer le degré d’une solution polynomiale.
x(t)
2. Utiliser la méthode d’abaissement de l’ordre, en posant y(t) = .
t−1

Exercice 18.22 : abaissement de l’ordre II – le retour (?)


Résoudre (E) : x2 y 00 +3xy 0 +y = 1+x2 . On cherchera une solution à l’équation homogène sous forme de puissance.
L’équation proposée admet-elle des solutions sur R ?
Indication :
Une fois la solution x 7→ 1/x à l’équation homogène déterminée, utiliser la méthode d’abaissement de l’ordre, en
1
posant y(x) = u(x).
x

Exercice 18.23 : devinez le changement de variable (? ?)


Soit k un réel strictement positif. Résoudre l’équation différentielle

(1 + x2 )y 00 + xy 0 + k 2 y = 0

au moyen d’un changement de variable x = φ(t) qui la transforme en une équation à coefficients constants.

Exercice 18.24 : avec de l’algèbre linéaire (? ?)


Soit E le C-espace vectoriel des applications de classe C ∞ de R dans C. On définit φ : E → E par

φ(f ) : R → C
t 7→ f 0 (t) + tf (t).

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 265/299 27 août 2020


18.2. EDL SCALAIRES DU SECOND ORDRE MP 2020-21

1. Soit λ un nombre complexe non nul et µ une racine carrée complexe de λ : µ2 = λ. Prouver que

Ker (φ2 − λId) = Ker (φ − µId) ⊕ Ker (φ + µId).

2. Déterminer les valeurs propres et les vecteurs propres de φ.


3. À l’aide des deux premières questions, déterminer alors les éléments propres de φ2 .
4. En déduire les solutions de l’équation différentielle

y 00 + 2xy 0 + (x2 + 3)y = 0.

Indication :
1. L’équation φ(f ) = λf revient à résoudre une équation différentielle simple. Elle a toujours une solution.
2. Utiliser le théorème de décomposition des noyaux pour calculer ker(φ2 − λ2 Id). On distinguera le cas λ = 0.
3. L’équation correspond à φ2 (y) = −2y.

Exercice 18.25 : Mines-TELECOM MP 2017 – Daniel Gabaï (? ?)


I. Voir CCINP 2019 MP (Marie-Hélène Thomas).
1
Considérons l’équation différentielle (E) : x2 y 00 + 4xy 0 + 2y = .
1−x
1. Résoudre l’équation homogène (H) associée à (E) sur R∗+ , en cherchant des solutions de la forme x 7→ xa ,
avec a ∈ R.
Que peut-on dire sur l’espace des solutions ?
2. Démontrer qu’il existe une unique solution de (E) développable en série entière, que l’on notera f . Préciser
son rayon de convergence R.
3. Déterminer l’expression de f sur ] − R, R[.
4. Résoudre (E) sur ]0, 1[. Peut-on la résoudre sur [0, 1[ ?
II. Voir 18.26.

Exercice 18.26 : Mines-TELECOM MP 2018 – Youssey Igli (? ?)


I. Voir 0.8.
+∞
X (−1)n 2n
II. Lorsque c’est défini, on pose f (x) = x .
n=0
2n + 1
1. Donner le domaine de définition de f .
2. Démontrer que f est paire.
3. Écrire f à l’aide de fonctions usuelles sur ] − 1, 1[.
+∞
X (−1)n
4. Calculer .
n=0
2n + 1
1
5. Résoudre l’équation différentielle xy 0 (x) + y(x) = .
1 + x2

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 266/299 27 août 2020


CHAPITRE 18. ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES LINÉAIRES MP 2020-21

Exercice 18.27 : TPE/EIVP MP 2013 maths 1 – Irène Giger (? ?)


Z x
I. Trouver les fonctions f continues de R dans R telles que : ∀x ∈ R, f (x) = 1 − (x + t)f (x − t)dt.
0
II. Voir 9.18.

Exercice 18.28 : avec des séries entières (? ?)


On considère l’équation différentielle
xy 00 − y 0 + 4x3 y = 0 (18.1)
dont on se propose de déterminer les solutions sur R.
1. Question préliminaire : soient a, b, c, d quatre réels et f : R∗ → R définie par :
(
a cos(x2 ) + b sin(x2 ) si x > 0
f (x) =
c cos(x2 ) + d sin(x2 ) si x < 0

À quelle condition sur a, b, c, d la fonction f se prolonge-t-elle en une fonction de classe C 2 sur R ?


+∞
X
On recherche les solutions de (18.1) qui sont développables en série entière au voisinage de 0. On note x 7→ an xn
n=0
une telle solution, lorsqu’elle existe, et on désigne par R son rayon de convergence.
2. Montrer qu’il existe une relation de récurrence, que l’on explicitera, entre an+4 et an .
3. Pour p ∈ N, déterminer a4p+1 et a4p+3 .
4. Pour p ∈ N, déterminer a4p en fonction de a0 et de p (respectivement a4p+2 en fonction de a2 et p).
5. Quel est le rayon de la série entière obtenue ? L’exprimer comme combinaison linéaire de deux fonctions « clas-
siques ».
6. Soit S le R-espace vectoriel des applications de R dans R qui sont solutions de (E) sur R. Préciser une base de
S.
Indication :
1. Étudier les conditions qu’impose la continuité de f , de f 0 et de f 00 en 0 sur les coefficients a, b, c, d.
2. Introduire cette solution dans l’ED, mettre tout sous la forme d’une seule somme et identifier.
3. Que valent a1 et a3 ?
4.
5.
6. Il faut recoller les solutions en s’aidant de la question préliminaire !

Exercice 18.29 : encore avec des DSE (? ?)


Chercher les solutions développables en série entière des équations suivantes et résoudre complètement ces équa-
tions :
1. xy 00 + 2y 0 − xy = 0 ;
2. 4xy 00 + 2y 0 − y = 0 ;
3. x(x − 1)y 00 + 3xy 0 + y = 0.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 267/299 27 août 2020


18.3. SYSTÈMES DIFFÉRENTIELS MP 2020-21

Exercice 18.30 : DSE, changement de variable, recollement (???)


Soit (E) l’équation différentielle
2xy 00 − y 0 + x2 y = 0.
1. Trouver les solutions développables en série entière en 0. On les exprimera à l’aide de fonctions classiques.
2. À l’aide d’un changement de variable, résoudre l’équation différentielle sur R∗+ et R∗− .
3. En déduire toutes les solutions sur R.
Indication :
1. Le début est classique. Pour identifier à des fonctions classiques, écrire les DSE de cos(xα ) et ch (xα ).

∗ 2 3/2
2. Sur R+ , le changement de variables est t = x .
3
3. On connaît l’expression de la solution sur R∗+ , sur R∗− , il faut recoller (la solution doit être de classe C 2 ).

18.3 Systèmes différentiels

Exercice 18.31 : système différentiel homogène diagonalisable (?)


Résoudre les systèmes différentiels suivants :

0
 x = x + 2y − z

1. y 0 = 2x + 4y − 2z
 0

z = −x − 2y + z

0
 x = y+z

2. y 0 = −x + 2y + z
 0

z = x+z

0
 x = y+z

3. y0 = x + z
 0

z = x+y
Indication :
Introduire la matrice A telle que X 0 = AX. Réduire cette matrice A (elle est diagonalisable dans les deux cas), en
déduire les solutions.

Exercice 18.32 : système différentiel homogène diagonalisable, mais sur C (? ?)


Donner les solutions réelles du système différentiel X 0 = AX lorsque :
 
1 1 0
1. A =  −1 2 1 .
 

1 0 1
 
0 1 −1
2. A =  1 4 −2 .
 

2 6 −3

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 268/299 27 août 2020


CHAPITRE 18. ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES LINÉAIRES MP 2020-21

Indication :
Chercher les valeurs propres : une est réelle, les deux autres sont complexes conjuguées. Résoudre le système ou
bien sur C, puis prendre la partie réelle.

Exercice 18.33 : système différentiel non homogène mais diagonalisable (?)


Résoudre les systèmes différentiels suivants :
(
2x0 + y 0 − 3x − y = t,
1.
x0 + y 0 − 4x − y = et .
(
x01 (t) = 6x1 (t) + 3x2 (t) − 3t + 4e3t ,
2.
x02 (t) = −4x1 (t) − x2 (t) + 4t − 4e3t .
(
x01 (t) = x1 (t) + 2x2 (t) + t,
3. On donnera les solutions réelles.
x02 (t) = −4x1 (t) − 3x2 (t).
 0 2
x 1 = x 2 + t ,

4. x02 = x2 + 2x3 + t2 , On donnera les solutions réelles.

 0
x3 = 2x1 − 2x2 .

0
 x = 2y + z + cos t − sin t

5. 0
y = x + 2y + z
 0

z = 2x − y + z − cos t + sin t
Indication :
!
u(t)
1. Introduire la matrice A du sytème et la diagonaliser. Introduire ensuite le vecteur Y (t) = tel que
v(t)
X(t) = P Y (t) (où P est la matrice de passage à la base qui diagonalise A), et résoudre le système (diagonal)
vérifié par Y (t).
2. et 3. et 4. et 5. : même méthode.

Exercice 18.34 : système différentiel homogène non diagonalisable (? ?)


Résoudre le système différentiel X 0 = AX lorsque :
!
5 −1
1. A = .
1 3
 
0 2 2
2. A =  −1 2 2 
 

−1 1 3
 
−6 5 3
3. A =  −8 7 4 
 

−2 1 1
Indication :
Rechercher les valeurs propres de la matrice, ses espaces propres. La matrice n’est pas diagonalisable ? Tant pis,
on utilise la trigonalisation ou la méthode des coefficients indéterminés . . .

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 269/299 27 août 2020


18.3. SYSTÈMES DIFFÉRENTIELS MP 2020-21

Exercice 18.35 : Mines-TELECOM MP 2017 – Cécile Jumeau (? ?)


I. Sur 16 points.
Soit M ∈ Mp (R) (p ≥ 1) telle que :

(∗) ∀n ∈ N∗ , M n+2 = 3M n+1 − 2M n .

1. Supposons M inversible.
(a) Démontrer qu’il existe un polynôme annulateur de M , l’expliciter. En déduire que M est diagonalisable.
(b) Exprimer M −1 en fonction de M et Ip .
2. Supposons M non inversible. La matrice M est-elle encore diagonalisable ?
 
0 0 −1
3. Démontrer que N =  0 0 0  vérifie (∗).
 

2 0 3
4. Soit X : R+ → Mp (R) une solution de l’équation X 0 = M X. Démontrer que si X est bornée alors elle est
constante.
II. Sur 4 points.
Voir 12.64.

Exercice 18.36 : ENSEA/ENSIIE MP 2014 – Clémentine Cazenave (? ?)


I. Voir 6.24. !
−1 −4
II. Soit A = .
1 3
!
a b
1. Montrer que A n’est pas diagonalisable. Déterminer P ∈ GL2 (Z) telle que P −1 AP = .
0 c
(
x0 = −x − 4y
2. Résoudre .
y0 = x + 3y

Exercice 18.37 : système différentiel non homogène et à coeff. non constants (? ?)


Résoudre le système différentiel (
x0 = 2tx − y + t cos t
y 0 = x + 2ty + t sin t.
2
On pourra, dans le système homogène, effectuer le changement de fonctions inconnues en posant u = xe−t et v =
2
ye−t .
Indication :
Le changement de variables préconisé amène un système différentiel à coefficients constants très simple. Pour
résoudre l’équation avec second membre, on utilise la méthode de variation des constantes.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 270/299 27 août 2020


CHAPITRE 18. ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES LINÉAIRES MP 2020-21

Exercice 18.38 : équation différentielle non homogène d’ordre trois ! (???)


Résoudre y 000 − 3y 0 + 2y = sin x.
Indication :
Commencer par résoudre l’équation homogène. Ensuite soit méthode de variation des constantes (lourd), soit poser
z = y 0 et u = y 00 puis résoudre un système différentiel non homogène non diagonalisable (lourd quand même).

Exercice 18.39 : TPE/EIVP MP 2014 maths 2 - Ariel Chiche (? ?)


(
x00 (t) = 9x(t) − 5y(t) + 2t
I. Résoudre .
y 00 (t) = 10x(t) − 6y(t) + et
II. Voir 7.53.

Exercice 18.40 : TPE/EIVP MP 2014 maths 1 – Guillaume Lacheteau (?)


I. Considérons le système suivant :
(
2x0 (t) + y 0 (t) + 4x(t) + y(t) = t
pour tout t ∈ R.
x0 (t) + y 0 (t) + 3x(t) + y(t) = et

1. Démontrer que l’espace des solutions est un plan affine et déterminer sa dimension.
2. Résoudre le système.
II. Voir 14.56.

Exercice 18.41 : ordre quatre avec trigonalisation – Centrale MP (? ?)


On considère l’équation différentielle homogène d’ordre 4 :

x(4) − 2x(3) + 2x(2) − 2x0 + x = 0.


 
t
1. Montrer que x : R → R est solution de E si, et seulement si, X = x x0 x(2) x(3) est solution de
0
AX = X avec A à déterminer.
2. A est-elle diagonalisable dans M4 (C) ?
3. Notons a l’endomorphisme de C4 canoniquement associé à la matrice A. Montrer qu’il existe une base B =
(V1 , V2 , V3 , V4 ) de C4 dans laquelle la matrice de a est de la forme
 
i 0 0 0
 0 −i 0 0 
.
 

 0 0 1 1 
0 0 0 1

On réfléchira à ce que cela signifie pour chacun des vecteurs V1 , V2 , V3 . On pourra alors déterminer ces trois
premiers vecteurs. Puis, on cherchera V4 en fonction de V3 .
4. En déduire une matrice inversible P telle que P −1 AP = B avec B diagonale par blocs et triangulaire supérieure.
5. Déterminer alors les solutions de l’équation différentielle.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 271/299 27 août 2020


18.3. SYSTÈMES DIFFÉRENTIELS MP 2020-21

Exercice 18.42 : avecl’exponentiellede matrice (?)


2 0 1
Soit A la matrice  1 −1 −1 .
 

−1 2 2
1. Calculer le polynôme caractéristique de A.
2. En déduire la valeur de exp(tA).

0
 x1 (t) = 2x1 (t) + x3 (t)

3. Résoudre le système différentiel x02 (t) = x1 (t) − x2 (t) − x3 (t) .
 0

x3 (t) = −x1 (t) + 2x2 (t) + 2x3 (t)
Indication :
1.
2. Poser N = A − I3 et calculer exp(tN ) en utilisant le théorème de Cayley-Hamilton.
3. Appliquer directement la formule avec l’exponentielle de matrice.

Exercice 18.43 : encorel’exponentielle


 (?)
a b c
Soit A la matrice A =  0 a b . Calculer exp(A). En déduire la solution générale du sytème X 0 = AX.
 

0 0 a
Indication :  
0 1 0
Introduire B =  0 0 1  et calculer B n . Écrire ensuite A en fonction de I3 et des puissances de B.
 

0 0 0

Exercice 18.44 : et vice-versa ! (?)


On pose
 
4 0 2 0
0 4 0 2
A =  .
 
2 0 4 0
0 2 0 4
dX
Résoudre le système différentiel = AX. En déduire exp(A).
dt

Exercice 18.45 : en dimension n – CCP PC 2004 (? ?)


Soit E un R-espace vectoriel de dimension n. Soit f ∈ L(E) tel que f 2 + Id = 0.
1. Montrez que n est pair.
2. Pour n = 2, trouver un endomorphisme vérifiant f 2 + Id = 0.
3. Montrez qu’il n’existe aucune base de E = R2n dans laquelle la matrice M de f soit triangulaire.
dX
4. Dans cette question, E = R2n . Trouver les solutions de (t) = AX(t), où A est une matrice vérifiant A2 +I2n =
dt
0.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 272/299 27 août 2020


CHAPITRE 18. ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES LINÉAIRES MP 2020-21

18.4 Théorie

Exercice 18.46 : solutions bornées (? ?)


Soit f : R+ → R une fonction continue intégrable. On considère l’équation y 00 + f (t)y = 0.
1. Soit y une solution bornée de l’équation. Montrer que y 0 tend vers 0 en +∞.

y (t) y (t)
1 2
2. Soit y1 , y2 deux solutions. Montrer que leur déterminant wronskien W (t) = 0 est constant.

y1 (t) y20 (t)
3. En déduire que l’équation admet une solution non bornée.
Indication :
1. Montrer d’abord que y 0 admet une limite (intégrer y 00 ), puis prouver que cette limite est nécessairement nulle.
2. Dériver W .
3. Considérer deux solutions indépendantes bornées, et prendre la limite du wronskien en l’infini.

Exercice 18.47 : périodicité des solutions – TPE/EIVP MP 2014 maths 1 – Alice Ribaucourt (? ?)
I. Soient a et b des fonctions continues et 1-périodiques et (E) : y 0 + ay = b.
À quelle condition sur a et b les solutions de (E) sont-elles 1-périodiques ?
II. Voir 12.41.

Exercice 18.48 : TPE/EIVP MP 2015 maths 1 – Clémentine Cazenave (?)


I. Voir 8.3.
II. Soit (E) : (x2 + 1)2 y 00 − y = 0.
1. Que peut-on dire de l’ensemble des solutions de (E) ?
2. Montrer que l’on peut trouver deux fonctions u et v de classe C 2 sur R telles que :

u(x) v(x)
∀x ∈ R, 0 = 1.

u (x) v 0 (x)

3. Considérons u : x 7→ x2 + 1.
a) Démontrer que u est solution de (E).
b) Déterminer l’ensemble des solutions de (E).
Commentaire : « examinateur gentil, qui semble avoir apprécié que je reconnaisse le wronskien ».

Exercice 18.49 : Mines MP 2014 – Sjoholm (???)


I. Un exercice hors programme sur les séries de Fourier.
II. Voir 14.20.

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 273/299 27 août 2020


18.4. THÉORIE MP 2020-21

III. Soit a et b deux fonctions continues de R dans R. Considérons l’équation différentielle

(E) : y 00 + ay 0 + by = 0.

Démontrer qu’il existe deux solutions non nulles de (E), l’une paire et l’autre impaire, si et seulement si a est
impaire et b est paire.

Exercice 18.50 : oscillations forcées – Mines MP 2003 (?) à (? ?)


On considère l’équation y 0 + y = f (x), où f est une fonction continue.
1. Trouver toutes les solutions de cette équation.
2. On suppose de plus que f est T -périodique. Peut-on trouver une solution T -périodique ?

Fénelon Sainte-Marie – La Plaine-Monceau 274/299 27 août 2020


Chapitre 19

Calcul différentiel

19.1 Études élémentaires de continuité

Exercice 19.1 : parabole (?)


Déterminer l’ensemble de continuité de l’application f : R2 → R définie par :
(
x4 si y > x2 ,
f (x, y) =
y 2 si y ≤ x2 .

Exercice 19.2 : analyse, synthèse (?)


Étudier l’existence et la valeur éventuelle d’une limite en (0, 0) pour la fonction f définie par :

sin4 x + (1 − cos y)2


f (x, y) = .
4x4 + y 4
On commencera par chercher quelle sera l’éventuelle limite, avant de démontrer que f admet effectivement une limite.

Exercice 19.3 : très détaillé (?)


Considérons l’application f : R2 → R définie par
 
 (x2 + y 2 ) sin 1

si xy 6= 0,
f (x, y) = xy
0 si xy = 0.

1. f est-elle continue en (0, 0) ?


2. f est-elle continue en (x0 , y0 ) avec x0 y0 6= 0 ?
3. f est-elle continue en (x0 , y0 ) avec x0 y0 = 0 ?
4. Conclusion : f est-elle continue sur R2 ?

275
19.1. ÉTUDES ÉLÉMENTAIRES DE CONTINUITÉ MP 2020-21

Exercice 19.4 : ailleurs qu’en l’origine (?)


cos3 x π 
La fonction f : (x, y) 7→ admet-elle une limite en , 0 ? Si oui, laquelle ?
cos2