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Enseignant : Dr. NOAH Pierre Marcel A.

CHAPITRE III :
COMPORTEMENT ELASTIQUE DES
MATERIAUX ANISOTROPES

III.1. INTRODUCTION

Les composites sont intrinsèquement des matériaux hétérogènes. Pris sous cette
acception, le terme «composite» recouvre pratiquement l’ensemble des matériaux. Ainsi les
matériaux métalliques eux-mêmes sont des alliages, composés de plusieurs phases, de
microstructure et/ou de compositions distinctes : il suffit de changer d’échelle pour passer de
l’image d’un milieu homogène à celle d’un milieu hétérogène. Le type d’approche à utiliser se
décidera d’une part en fonction du rapport entre les dimensions de la structure à modéliser et
une dimension caractéristique du milieu à représenter, d’autre part en fonction du but
poursuivi (schématisation globale d’un système ou étude locale). Ceci conduit à utiliser plutôt
le terme de structure composite lorsqu’il est naturel de modéliser séparément chaque matériau
dans la pièce à traiter, par exemple pour :

 le béton armé, ou encore le béton pré– ou post–contraint, pour lesquels béton et acier
sont pris en compte chacun de leur côté, avec en première approximation un modèle où
le béton apporte une résistance à la compression, et l’acier une résistance à la traction ;

 les pneumatiques, qui sont calculés comme de véritables structures, assemblages de


caoutchouc et de câbles métalliques en acier à très forte limite d’élasticité.

Cependant, dans un système mécanique complexe, la représentation individuelle


précise de chaque élément n’est plus possible, si bien qu’il faut se résoudre à ne retenir qu’un
comportement moyen. La modélisation effectuée comporte alors une opération
d’homogénéisation, qui fournit par exemple des rigidités équivalentes dépendant des
propriétés élémentaires de chaque matériau et de leur géométrie. Le terme de matériau
composite est donc réservé aux cas où la taille caractéristique de la microstructure est faible
devant celle de la pièce, comme pour les matériaux composites à matrice continue renforcée
par des fibres ou des particules. Comme nous l’avons vu au chapitre I, les matrices peuvent
être minérales, résineuses ou métalliques, les fibres sont en verre, kevlar, carbone, bore, etc. et
leur diamètre typique est de l’ordre du centième de millimètre : matrices époxydes.

Les appellations « Composites », « matériaux composites », « structure composite »


sont équivalentes.

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L'élaboration de la structure est non séparée de celle du matériau. Le comportement


résulte de celui des composants par l'intermédiaire de différents types d'interaction, d'où
l'importance de l'interface entre les composants. Le comportement des composants est
différent d'où l'intérêt de les faire travailler ensemble. La question de base qui se pose est de
savoir décrire le comportement du composite connaissant celui des constituants. La spécificité
du calcul mécanique des matériaux composites vient donc de l'hétérogénéité par conception,
et des discontinuités par des microvides. Il faut donc recourir à des techniques
d'homogénéisation pour obtenir la relation de comportement tant au niveau d’une
monocouche que du composite ou du sandwich. L'homogénéisation consiste en la
représentation d'un milieu équivalent, et la construction d'un modèle de calcul permettant
d'appliquer la MMC (Mécanique des Milieux Continus) au domaine correspondant à ce milieu
équivalent. Le milieu équivalent est caractérisé en décomposant le matériau en parties
irréductibles définissant le VER (Volume Elémentaire Représentatif réduit à la géométrie des
éléments constitutifs de l'hétérogénéité, géométrie caractérisée par des conditions de symétrie
et de périodicité de ces éléments) de l'état mécanique de ce milieu et susceptible de
représenter le comportement réel du matériau. Dans ce chapitre nous allons, définir la notion
de VER, présenter les calculs inhérents aux différents types de matériaux composites
anisotropes, présenter les différents modèles d’homogénéisations ces matériaux composites, la
théorie des fibres et leurs équations constitutives, et le dimensionnement des matériaux
composites.

III.2. NOTION DE VOLUME ELEMENTAIRE REPRESENTATIF DU


MATERIAU (VER)

On caractérise les propriétés d’un matériau à une échelle donnée. A cette échelle le
matériau est considéré comme homogène et continu. Si l’échelle à laquelle est caractérisée la
propriété est comparable à l’échelle de l’hétérogénéité interne du matériau, les résultats seront
alors dispersés. Il faudra réaliser de nombreux essais pour déterminer une valeur moyenne et
une distribution statistique de la propriété. Prenons un exemple très simple, la détermination
de la masse volumique du béton armé. La masse volumique peut-être caractérisée à l’échelle
métrique. Elle est fonction de la fraction volumique de béton multipliée par la masse
volumique du béton et de la fraction volumique d’acier multipliée par la masse volumique de
l’acier. A une échelle inférieure, centimétrique, la masse volumique du béton sera fonction de
la fraction volumique de granulats et de pâte cimentaire. Et ainsi de suite pour les échelles
inférieures... Ainsi, peut-on optimiser une propriété du matériau à une échelle donnée en

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fonction de la connaissance du comportement de ses constituants. Cette démarche de


changement d’échelle, tantôt qualitative, tantôt quantitative est couramment employée en
science des matériaux.

FIG III.1. Représentation des échelles de modélisation des matériaux et des techniques de
caractérisation

Chaque propriété est donc associée à une échelle caractéristique (volume ou surface
élémentaires représentatifs) au-delà de laquelle elle peut être considérée comme une moyenne
représentative du matériau. A chaque échelle sont associés des moyens de mesure et
d’observation adaptés. On observe donc différents niveaux d'échelles d'étude, principalement
pour les composites stratifié ou sandwichs : deux niveaux d'observation

 Le niveau micromécanique au niveau méso : les hétérogénéités de base sont les


fibres et la matrice. On effectue ici une étape d'homogénéisation locale.

 Le niveau méso au niveau macro : les hétérogénéités de base sont les différentes
couches du stratifié. Ces couches sont considérées comme "homogènes" (étape
précédente). Cette fois, il s'agit d'une homogénéisation dans l'épaisseur du stratifié.

Lorsqu’un système est hétérogène, la relation de comportement dépend du point étudié, et


lorsqu’il est anisotrope, la relation de comportement dépend de la direction.

III.3. NOTATIONS VECTORIELLE ET MATRICIELLE DE


L’INGENIEUR
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Le tenseur des contraintes et celui des déformations sont des tenseurs d’ordre deux
symétriques. Il faut donc six composantes pour représenter chacun des deux tenseurs dans une
base. On rappelle la représentation matricielle classique des tenseurs des contraintes   et des

déformations   en un point P dans une base orthonormée directe N1 , N 2 , N3   1


:

III.3.1. NOTATION MATRICIELLE

  11  12  13   11 12 13 


  P, N1 , N2 , N3     21  22  23  et    

   21  22  23  ( II .1)
  P , N1 , N 2 , N3
  33 
 31  32  33   31  32

III.3.2. NOTATION DE VOIGT OU NOTATION VECTORIELLE

  11   11 
   
  22    22 
    33 
  P, N1 , N2 , N3    33  et      ( II .2)
  32  P , N1 , N 2 , N3   2 32 
   2 
 13   13 
   2 
 12   12 
Pour la suite du rapport on considèrera les égalités (III.3) suivantes :
   P, N , N , N      
1 2 3
: Matrice des contraintes au point P dans la base initiale ou

repère de base  P, N1 , N2 , N3  , et les  ij sont ses composants.

  ' P, x, y, z    '   ' : Matrice des contraintes au point P en dehors de la base initiale

ou en dehors du repère de base  P, N1 , N2 , N3  (hors axe) , et les  'ij sont ses composants.

   P, N , N , N      
1 2 3
: Matrice des déformations au point P dans la base initiale ou

repère de base  P, N1 , N2 , N3  , et les  ij sont ses composants.

  ' P, x, y, z    '   ' : Matrice des déformations au point P en dehors de la base

initiale ou en dehors du repère de base  P, N1 , N2 , N3  (hors axe), et les  'ij sont ses

composants.

1
C’est le repère de base

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 C  N , N , N   C  : Matrice de rigidité du matériau composite dans la base initiale ou


1 2 3

repère de base  P, N1 , N2 , N3  , et les Cij sont ses composants en GPa.

 C ' x, y, z   C ' : Matrice de rigidité du matériau composite en dehors de la base

initiale ou en dehors du repère de base  P, N1 , N2 , N3  (hors axe), et les C 'ij sont ses

composants en GPa.
  S  N , N , N    S  : Matrice de souplesse du matériau composite dans la base initiale ou
1 2 3

repère de base  P, N1 , N2 , N3  , et les Sij sont ses composants en 10-3mm²/MPa.

  S ' x, y, z    S '  S : Matrice de souplesse du matériau composite en dehors de la base

initiale ou en dehors du repère de base  P, N1 , N2 , N3  (hors axe), et les S 'ij sont ses

composants 10-3mm²/MPa.

 DENSITE D’ENERGIE DE LA STRUCTURE

i,j =<1,2,3>
Edef  Tr ( )   ii ii  2 ij ij Avec  ( II .4)
i  j
Donc

 11 
 
  22 
   11  12  13  11 12 13  
    
Edef  Tr    21  22  23   21  22  23     11 ,  22 ,  33 ,  32 ,  13 ,  12   33 
   33    2 32 
  31  32  33   31  32  2 
 13 
 2 
 12 

 Edef   1111   22 22   33 33  2( 23 23   1313   1212 )( II .5)

Dans le cas des matériaux anisotropes, on utilise classiquement une notation vectorielle
pour représenter les tenseurs symétriques d’ordre deux. La notation retenue ici diffère des
notations classiques et ses avantages seront soulignés. En notation vectorielle, les

composantes des contraintes et des déformations dans la base N1 , N 2 , N3 sont rangées dans 
deux vecteurs notés respectivement  et  avec un unique indice :

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  11    1    11   11   1   11 
           
  22    2    22    22    2    22 
           
   33    3    33  ;    33    3    33  ( II .6)
  32    4    32   2 32   2 4   2 32 
       2   2   2 
 13   5   13   13   5   13 
       2   2   2 
 12   6   12   12   6   12 

La densité d’énergie interne de déformation est retrouvée en fonction des


représentations vectorielles des contraintes et des déformations :

Edef  Tr ( )  T ( II .7)

III.4. CHANGEMENT DE BASE

III.4.1.REPERAGE DES MATERIAUX COMPOSITES

 
FIG III.2. Axes de base2 (1, 2,3) ou N1 , N 2 , N3 , sont les axes alignés dans le sens des fibres

d’une couche fibrée ou d’un composite quelconque. Les axes de référence (x,y,z) ou (1’,2’,3’)

 
ou x, y, z sont orientés d’un angle θ par rapport aux axes de base, ils peuvent par exemple

coïncider avec les axes de symétrie (principaux) de la géométrie du composite [1].

Dans cette partie, on définit les matrices de changement de base afin d’exprimer les
contraintes ou les déformations dans un repère quelconque. Par la suite X est la représentation
d’un tenseur d’ordre deux symétrique dans une base orthonormée directe, autrement dit :
X  PX P 1 ( II .8)
 x, y , z   N1 , N2 , N3 


où P représente la matrice de passage de la base N1 , N 2 , N3 vers la base x, y, z elle est   
définie dans le cas général comme suit :

2
Cette observation est valable pour tous les composites étudiés dans ce cours

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 x  A11 N1  A12 N 2  A13 N3 x  A A12 A13   N1   A11 A12 A13 


    11    
 y  A21 N1  A22 N 2  A23 N 3   y    A21 A22 A23   N 2   P   A21 A22 A23  ( II .9)
   A  
 z   31 A33   N3  A A33 
 z  A31 N1  A32 N 2  A33 N3  31
A32 A32
   
Avec
1 T
P 1  Com( P)( II .10)
det( P)

En notation vectorielle, la relation X  PX P 1 s’écrit sous la forme


 x, y , z   N1 , N2 , N3 
X  TX ( II .11) et l’expression de T sera donnée ultérieurement. Les composantes
 x, y , z   N1 , N2 , N3 

  
de X respectivement dans les bases N1 , N 2 , N3 et x, y, z sont alors notées : 
T
X   X 11 , X 22 , X 33 , X 32 , X 13 , X 12 
 N1 , N2 , N3 
(III.12)
T
X   X xx , X yy , X zz , X zy , X xz , X xy 
 x, y , z 
On pose également les notations (III.13) X  X et X '  X . Il faut bien
 N1 , N2 , N3   x, y , z 
noter que X représente indifféremment les contraintes ou les déformations car la notation
retenue dans ce mémoire symétrise la notation vectorielle classiquement admise. Par la suite,
le changement de base dans le cas d’une rotation autour de l’axe N 3 est développé à titre
d’exemple.

III.5. RELATIONS D’ELASTICITE DES MATERIAUX ANISOTROPES

  C   ( II .14)


   S  ( II .15)

Des expressions précédentes on peut déduire que :
  C    C  S 
 C  S   I
 C    S  ( II .16)
1

 '  P P 1  T  ( II .17)



 '  P P  T  ( II .18)
1

 '  T    '  T C    T C T 1 '  C '  '


 C '  T C T 1 ( II .19)

De même,

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 '  T    '  T  S   T  S T 1 '   S ' '


  S '  T  S T 1 ( II .20)

 T est la matrice de changement de base des contraintes ;

 T est la matrice de changement de base des déformations.

Pour l’instant le calcul des matrices T et T est inconnu, nous verrons par la suite comment

les calculer notamment dans le cas d’un changement de base par la rotation autour d’un axe.

On montre que : T  (T1 )t et T1  Tt


Cependant d’après la figure III.2., le passage de la base d’orthotropie N1 , N 2 , N3 à la 
base hors axe d’orthotropie  x, y , z  se fait, par une rotation d’angle  . Les relations à

utiliser sont les relations II.21 et II.22 qui s'écrivent ici :

C '  T 1 C T

( II .21)
et
 S '  T  S T 1

( II .22)

III.6. ETUDE DE LA ROTATION AUTOUR DE L’AXE N 3

On cherche à exprimer les contraintes et les déformations dans la base  x, y, z  en


 
fonction des composantes dans la base N1 , N 2 , N3 dans le cas d’une rotation d’un angle θ

autour de l’axe N 3 .

FIG III.3. Reperage de la rotation d’axe N 3


D’apres (III.9) on a:

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 x  C N1  S N 2  0 N3 x  C S 0   N1  C S 0 
       
 y   S N1  C N 2  0 N3   y     S C 0   N2   P   S C 0  ( II .21)
    0  
z   1   N3   0 1 
 z  0 N1  0 N 2  N3 
0 0
   

III.6.1. CALCUL DE P-1


La matrice de passage inverse P−1 est telle que :
1 T
P 1  Com( P)  II .21.1
det( P)

C S 0
C 0 S 0
det( P)   S C 0 C S  C2  S 2 1
0 1 0 1
0 0 1

 P 1  T Com( P )
 C 0 S 0 S C 
    
 0 1 0 1 0 0 
 C S 0 
S 0 C 0 C S   
Com( P)        S C 0 P
 0 1 0 1 0 0  
   0 0 1 
 S 0

C 0

C S 
 C S S C 
 0 0

C S 0 
 
 P 1  T P   S C 0  ( II .22)
 0 1 
 0

Avec   ( N1 , x) , C  cos( ); S  sin( ) . On va utiliser la notation vectorielle, (III.17) et


(III.18), de cette manière, les contraintes et les déformations sont exprimées dans la base

 x, y, z  à partir de leurs composantes dans la base  N , N , N  à partir de la matrice T


1 2 3  et T

III.6.2. CALCUL DE T ET T 1

D’après les relations (III.1), (III.12), (III.17) et (III.21) on a :

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 '  P P 1  T 
  xx  xy  xz   C S 0   11  12  13  C S 0 
 
   yx  yy  yz     S C
 
0   21  22  23  S C 0 


 zx  zy  zz   0 0 1  
  31  32  33  0 0 1 
  xx  xy  xz   C S 0   C 11  S 12  S 11  C 12  13 
 
   yx  yy  yz     S C

0   C 21  S 22  S 21  C 22  23 


 zx  zy  zz   0 0 1   C 31  S 32  S 31  C 32  33 

  xx  xy  xz   C (C 11  S 12 )  S (C 21  S 22 ) C ( S 11  C 12 )  S ( S 21  C 22 ) C 13  S 23 
 
   yx  yy  yz     S (C 11  S 12 )  C (C 21  S 22 )  S ( S 11  C 12 )  C ( S 21  C 22 )  S 13  C 23



 zx  zy  zz   C 31  S 32  S 31  C 32  33 

  xx  xy  xz   C  11  2CS 12  S  22
2 2
CS 11  (C  S ) 21  CS 22
2 2
C 13  S 23 
   
   yx  yy  yz    CS 11  (C  S ) 21  CS 22
2 2
S 2 11  2CS 21  C 2 22  S 13  C 23 
   
 zx  zy  zz   C 31  S 32  S 31  C 32  33 

Par identification on trouve :


  xx   C 2 S2 0 0 0 2CS    11 
    
  yy   S 2CS    22 
2 2
C 0 0 0
   0 0 1 0 0 0    33 
 
zz
 
  yz   0 0 0 C S 0    32 
  
  xz   0 0 0 S C 0    13 
 
    CS CS 0 0 0 C 2  S 2  
  12 
 xy 

D’où dans le cas d’une rotation d’axe N 3

 C2 S2 0 0 0 2CS 
 
 S
2
C 2
0 0 0 2CS 
 0 0 1 0 0 0 
T    ( II .23)
 0 0 0 C S 0 
 0 0 0 S C 0 
 
 CS CS 0 0 0 C 2  S 2 

En outre on a la relation :
T 1 ( )  T ( )( II .24)
D’où
 C2 S2 0 0 0 2CS 
 2 2 
 S C 0 0 0 2CS 
 0 0 1 0 0 0 
T 1   
 0 0 0 C S 0 
 0 0 0 S C 0 
 
 CS CS 0 0 0 C 2  S 2 

III.6.3. CALCUL DE T ET T 1

On a exactement le même raisonnement pour les déformations :

COURS DE MECANIQUE DES MATERIAUX COMPOSITES-ENSET-MASTER 88/198


Enseignant : Dr. NOAH Pierre Marcel A.

 '  P P 1  T 
  xx  xy  xz   C S 0  11 12 13  C S 0 
 
   yx  yy  yz     S C

0   21  22  23 
 S C 0 


 zx  zy  zz   0 0 1 
  31  32  33 
 0 0 1 
  xx  xy  xz   C S 0   C11  S 12  S11  C12 13 
 
   yx  yy  yz     S C

0   C 21  S 22  S 21  C 22  23 


 zx  zy  zz   0 0 1   C 31  S 32  S 31  C 32  33 

  xx  xy  xz   C (C11  S12 )  S (C 21  S 22 ) C ( S11  C12 )  S ( S 21  C 22 ) C13  S 23 
 
   yx  yy  yz     S (C11  S12 )  C (C 21  S 22 )  S ( S11  C12 )  C ( S 21  C 22 )  S13  C 23



 zx  zy  zz   C 31  S 32  S 31  C 32  33 

  xx  xy  xz   C 11  2CS12  S  22
2 2
CS11  (C  S ) 21  CS 222 2
C 13  S 23 
   
   yx  yy  yz    CS11  (C  S ) 21  CS 22
2 2
S 211  2CS 21  C 2 22  S 13  C 23 
 
 zy  zz    C 31  S 32  S 31  C 32  33 
 zx 

Par identification on trouve :


  xx   C 2 S2 0 0 0 CS   11 
    
  yy   S CS    22 
2 2
C 0 0 0
   0 0 1 0 0 0    33 
 
zz
 
 2 yz   0 0 0 C S 0   2 32 
  
 2 xz   0 0 0 S C 0   213 
 
 2   2CS 2CS 0 0 0 C  S 2 
2 
 212 
 xy 

D’où dans le cas d’une rotation d’axe N 3

 C2 S2 0 0 0 CS 
 
 S
2
C 2
0 0 0 CS 
 0 0 1 0 0 0 
T    ( II .25)
 0 0 0 C S 0 
 0 0 0 S C 0 
 
 2CS 2CS 0 0 0 C 2  S 2 

En outre on a la relation :
T 1 ( )  T ( )( II .26)
D’où
 C2 S2 0 0 0 CS 
 2 2 
 S C 0 0 0 CS 
 0 0 1 0 0 0 
T 1    ( II .27)
 0 0 0 C S 0 
 0 0 0 S C 0 
 
 2CS 2CS 0 0 0 C 2  S 2 

III.7. ETUDE DE LA ROTATION AUTOUR DE L’ AXE N 2

COURS DE MECANIQUE DES MATERIAUX COMPOSITES-ENSET-MASTER 89/198


Enseignant : Dr. NOAH Pierre Marcel A.

On cherche à exprimer les contraintes et les déformations dans la base  x, y, z  en


 
fonction des composantes dans la base N1 , N 2 , N3 dans le cas d’une rotation d’un angle θ

autour de l’axe N 2 .

FIG III.4. Reperage de la rotation d’axe N 2


D’apres (III.9) on a:
 x  C N1  0 N 2  S N3 x  C 0  S   N1  C 0 S 
       
 y  0 N1  N 2  0 N3   y    0 1 0   N2   P   0 1 0  ( II .28)
    S  
z   C   N3   S C 
 z  S N1  0 N 2  C N3 
0 0
   

III.7.1. CALCUL DE P-1

La matrice de passage inverse P−1 est telle que :


1 T
P 1  Com( P )
det( P)
C 0 S
1 0 0 1
det( P)  0 1 0 C S  C2  S 2 1
0 C S 0
S 0 C
 P 1  T Com( P )
 1 0 0 0 0 1 
    
 0 C S C S 0 
 0 C 0 S 
S C S C 0   
Com( P )       0 1 0 P
 0 C S C S 0  
   S 0 C 
 0 S C S C 0 
 1  
 0 0 0 0 1 

C 0 S 
 
 P 1  T P   0 1 0  ( II .29)
 S C 
 0

COURS DE MECANIQUE DES MATERIAUX COMPOSITES-ENSET-MASTER 90/198


Enseignant : Dr. NOAH Pierre Marcel A.

Avec   ( N3 , z ) , C  cos( ); S  sin( ) . On va utiliser la notation vectorielle, (III.17) et


(III.18), de cette manière, les contraintes et les déformations sont exprimées dans la base

 x, y, z  à partir de leurs composantes dans la base  N , N , N  à partir de la matrice T 1 2 3  et T

III.7.2. CALCUL DE T ET T 1

D’après les relations (III.1), (III.12), (III.17) et (III.21) on a :


 '  P P 1  T 
  xx  xy  xz   C 0  S   11  12  13  C 0 S 
 
   yx  yy  yz    0 1
 
0   21  22  23  0 1 0 


 zx  zy  zz   S 0 C   31  32  33 

  S 0 C 
  xx  xy  xz   C 0  S   C 11  S 13  12 S 11  C 13 
 
   yx  yy  yz    0 1

0   C 21  S 23  22 S 21  C 23 


 zx  zy  zz   S 0 C   C 31  S 33  32 S 31  C 33 
  xx  xy  xz   C (C 11  S 13 )  S (C 31  S 33 ) C 12  S 32 C ( S 11  C 13 )  S ( S 31  C 33 ) 
 
   yx  yy  yz    C 21  S 23  22 S 21  C 23


   S ( S 11  C 13 )  C ( S 31  C 33 ) 
 zx  zy  zz   S (C 11  S 13 )  C (C 31  S 33 ) S 12  C 32
  xx  xy  xz   C  11  2SC 31  S  33
2 2
C 12  S 32 CS 11  (C 2  S 2 ) 31  CS 33 
   
   yx  yy  yz    C 21  S 23  22 S 21  C 23 
  zz   CS 11  (C 2  S 2 ) 31  CS 33 S  11  2CS 31  C  33 
 zx  zy S 12  C 32 2 2

Par identification on trouve :


  xx   C2 0 S2 0 2CS 0    11 
    
  yy   0 1 0 0 0 0    22 
   S 2
0 C 2
0 2CS 0    33 
 
zz
 
  yz   0 0 0 C 0 S    32 
     
  xz   CS C S
2 2
CS 0 0 0
 13 
    0 0 0 S 0 C 
  12 
 xy 

D’où dans le cas d’une rotation d’axe N 2

 C2 0 S2 0 2CS 0 
 
 0 1 0 0 0 0 
 S 2
0 C 2
0 2CS 0 
T    ( II .30)
 0 0 0 C 0 S 
 CS 0 CS 0 C S
2 2
0 
 
 0 0 0 S 0 C 
En outre on a la relation :
T 1 ( )  T ( )
D’où

COURS DE MECANIQUE DES MATERIAUX COMPOSITES-ENSET-MASTER 91/198


Enseignant : Dr. NOAH Pierre Marcel A.

 C2 0 S2 0 2CS 0 
 
 0 1 0 0 0 0 
 S2 0 C 2
0 2CS 0 
T 1    ( II .31)
 0 0 0 C 0 S 
 CS 0 CS 0 C S2 2
0 
 
 0 0 0 S 0 C 

III.7.3. CALCUL DE T ET T 1
On a exactement le même raisonnement pour les déformations :
 '  P P 1  T 
  xx  xy  xz   C 0  S  11 12 13  C 0 S 
 
   yx  yy  yz    0 1

0   21  22  23 
 0 1 0 


 zx  zy  zz   S 0 C   31  32  33 
  S 0 C 
  xx  xy  xz   C 0  S   C11  S13 12 S 11  C13 
 
   yx  yy  yz    0 1

0   C 21  S 23  22 S 21  C 23 


 zx  zy  zz   S 0 C   C 31  S 33  32 S 31  C 33 
  xx  xy  xz   C (C11  S13 )  S (C 31  S 33 ) C12  S 32 C ( S11  C 13 )  S ( S 31  C 33 ) 
 
   yx  yy  yz    C 21  S 23  22 S 21  C 23


  
 zy  zz   S (C11  S13 )  C (C 31  S  33 ) S12  C 32 S ( S 11  C13 )  C ( S  31  C 33 ) 
 zx
  xx  xy  xz   C 11  2SC 31  S  33
2 2
C12  S 32 CS 11  (C 2  S 2 ) 31  CS 33 
   
   yx  yy  yz    C 21  S 23  22 S 21  C 23 
  
 zy  zz   CS11  (C 2  S 2 ) 31  CS 33 S12  C 32 S 211  2CS 31  C 2 33 
 zx

Par identification on trouve :


  xx   C 2 0 S2 0 CS 0   11 
    
  yy   0 1 0 0 0 0    22 
   S 2 0 C 2
0 CS 0    33 
 
zz
 
 2 yz   0 0 0 C 0 S   2 32 
     2 
 2 xz   2CS 2CS C S2 2
0 0 0
 13 
 2   0 0 0 S 0 C  212 

 xy 

D’où dans le cas d’une rotation d’axe N 2

 C2 0 S2 0 CS 0 
 
 0 1 0 0 0 0 
 S2 0 C 2
0 CS 0 
T    ( II .32)
 0 0 0 C 0 S 
 2CS 0 2CS 0 C S
2 2
0 
 
 0 0 0 S 0 C 
En outre on a la relation :
T 1 ( )  T ( )
D’où

COURS DE MECANIQUE DES MATERIAUX COMPOSITES-ENSET-MASTER 92/198


Enseignant : Dr. NOAH Pierre Marcel A.

 C2 0 S2 0 CS 0 
 
 0 1 0 0 0 0 
 S2 0 C 2
0 CS 0 
T 1    ( II .33)
 0 0 0 C 0 S 
 2CS 0 2CS 0 C S
2 2
0 
 
 0 0 0 S 0 C 

III.8. ETUDE DE LA ROTATION AUTOUR DE L’ AXE N1

On cherche à exprimer les contraintes et les déformations dans la base  x, y, z  en


 
fonction des composantes dans la base N1 , N 2 , N3 dans le cas d’une rotation d’un angle θ

autour de l’axe N1 .

FIG III.5. Reperage de la rotation d’axe N1


D’apres (III.9) on a:
 x  1N1  0 N 2  0 N3 x  1 0 0   N1   1 0 0 
       
 y  0 N1  C N 2  S N 3   y   0 C S   N2   P   0 C S  ( II .34)
    0  
z   S C   N3   0 S C 
 z  0 N1  S N 2  C N3     

III.8.1.CALCUL DE P-1

La matrice de passage inverse P−1 est telle que :

COURS DE MECANIQUE DES MATERIAUX COMPOSITES-ENSET-MASTER 93/198


Enseignant : Dr. NOAH Pierre Marcel A.

1 T
P 1  Com( P )
det( P)
1 0 0
C S
det( P)  0 C S 1  C2  S 21
S C
0 S C
 P 1  T Com( P )
 C S 0 S 0 C 
   
 S C 0 C 0 S 
 0  1 0 0 
0 1 0 1 0   
Com( P)       0 C S P
 S C 0 C 0  S  
   0 S C 
  0 0

1 0

1 0 
 C C 
 S 0 S 0

 1 0 0 
 1 
P  P 0 T
C  S  ( II .35)
 0 C 
 S

Avec   ( N2 , y) , C  cos( ); S  sin( ) . On va utiliser la notation vectorielle, (III.17) et


(III.18), de cette manière, les contraintes et les déformations sont exprimées dans la base

 x, y, z  à partir de leurs composantes dans la base  N , N , N  à partir de la matrice T 1 2 3  et T

III.8.2. CALCUL DE T et T 1

D’après les relations (III.1), (III.12), (III.17) et (III.21) on a :


 '  P P 1  T 
  xx  xy  xz   1 0 0   11  12  13  1 0 0 
 
   yx  yy  yz    0 C
 
S   21  22  23  0 C

S 

 zx  zy  zz   0 S C   31  32  33 

 0 S C 
  xx  xy  xz   1 0 0   11 C 12  S 13  S 12  C 13 
 
   yx  yy  yz    0 C

S   21 C 22  S 23  S 22  C 23 


 zx  zy  zz   0 S C    31 C 32  S 33  S 32  C 33 
  xx  xy  xz    11 C 12  S 13  S 12  C 13 
 
   yx  yy  yz    C 21  S 31 C (C 22  S 23 )  S (C 32  S 33 ) C ( S 22  C 23 )  S ( S 32  C 33 ) 


 zx  zy  zz    S 21  C 31  S (C 22  S 23 )  C (C 32  S 33 )  S ( S 22  C 23 )  C ( S 32  C 33 ) 
  xx  xy  xz    11 C 12  S 13  S 12  C 13 
   
   yx  yy  yz    C 21  S 31 C 2 22  2CS 32  S 2 33 CS 22  (C 2  S 2 ) 32  CS 33 ) 
  zz   
 zx  zy  S 21  C 31 CS 22  ( S 2  C 2 ) 32  CS 33 S 2 22  2CS 32  C 2 33 ) 

Par identification on trouve :

COURS DE MECANIQUE DES MATERIAUX COMPOSITES-ENSET-MASTER 94/198


Enseignant : Dr. NOAH Pierre Marcel A.

  xx   1 0 0 0 0 0    11 
    
  yy      22 
2 2
0 C S 2CS 0 0
   0 S 2
C 2
2CS 0 0    33 
 
zz
 

 yz   0 CS CS C S2 2
0 0    32 
     
  xz   0 0 0 0 C S
 13 
    0 0 0 0 S C 
  12 
 xy 

D’où dans le cas d’une rotation d’axe N1

 1 0 0 0 0 0 
 2 2 
 0 C S 2CS 0 0 
 0 S 2
C 2
2CS 0 0 
T    ( II .36)
 0 CS CS C2  S 2 0 0 
 0 0 0 0 C S 
 
 0 0 0 0 S C 
En outre on a la relation :
T 1 ( )  T ( )
D’où
 1 0 0 0 0 0 
 
 0 C2 S2 2CS 0 0 
 0 S 2
C 2
2CS 0 0 
T 1   
 0 CS CS C S 2 2
0 0 
 0 0 0 0 C S 
 
 0 0 0 0 S C 

III.8.3. CALCUL DE T et T 1

On a exactement le même raisonnement pour les déformations :


 '  P P 1  T 
  xx  xy  xz   1 0 0  11 12 13  1 0 0 
 
   yx  yy  yz    0 C

S   21  22  23 
 0 C

S 

 zx  zy  zz   0 S C 
  31  32  33 
 0 S C 
  xx  xy  xz   1 0 0  11 C12  S13  S12  C13 
 
   yx  yy  yz    0 C

S   21 C 22  S 23  S 22  C 23 


 zx  zy  zz   0 S C    31 C 32  S 33  S 32  C 33 
  xx  xy  xz   11 C12  S13  S12  C13 
 
   yx  yy  yz    C 21  S 31 C (C 22  S 23 )  S (C 32  S 33 ) C ( S 22  C 23 )  S ( S 32  C 33 ) 


 zx  zy  zz    S 21  C 31  S (C 22  S 23 )  C (C 32  S  33 )  S ( S  22  C 23 )  C ( S  32  C 33 ) 
  xx  xy  xz   11 C12  S 13  S 12  C 13 
   
   yx  yy  yz    C 21  S 31 C 2 22  2CS 32  S 2 33 CS 22  (C 2  S 2 ) 32  CS 33 ) 
  zy  zz    S 21  C 31 CS 22  ( S 2  C 2 ) 32  CS 33 S 2 22  2CS 32  C 2 33 ) 
 zx 

Par identification on trouve :


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  xx   1 0 0 0 0 0   11 
    
  yy      22 
2 2
0 C S CS 0 0
   0 S 2
C 2
CS 0 0    33 
 
zz
 
2 
 yz   0 2CS 2CS C S
2 2
0 0   2 32 
     2 
 2 xz   0 0 0 0 C S
 13 
 2   0 0 0 0 S C  212 

 xy 

D’où dans le cas d’une rotation d’axe N1

 1 0 0 0 0 0 
 2 2 
 0 C S CS 0 0 
 0 S 2
C 2
CS 0 0 
T    ( II .37)
 0 2CS 2CS C S
2 2
0 0 
 0 0 0 0 C S 
 
 0 0 0 0 S C 
En outre on a la relation :
T 1 ( )  T ( )
D’où
 1 0 0 0 0 0 
 
 0 C 2
S 2
CS 0 0 
 0 S 2
C 2
CS 0 0 
T 1    ( II .38)
 0 2CS 2CS C S 2 2
0 0 
 0 0 0 0 C S 
 
 0 0 0 0 S C 

III.9.LOI DE COMPORTEMENT ELASTIQUE LINEAIRE

III.9.1. SYMETRIES DES SOUPLESSES ET RIGIDITES

Un matériau possède un comportement élastique linéaire s’il existe une relation


linéaire bi-univoque entre le tenseur des contraintes et le tenseur des déformations :

  C  


   S 

Des considérations thermodynamiques indiquent qu’il existe une énergie de
déformation élastique  exprimée en déformation  ( ) dont dérive la loi de comportement
élastique linéaire :
1  ( )
 ( )  Cijkl  ij kl ( II .38)  ij    ij  Cijkl  kl ( II .39)
2  ij

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 ij  Cijkl  kl

 ( II .40)
 ij  Sijkl kl


 Cijkl représente le tenseur des rigidités ;

 Sijkl représente le tenseur des souplesses,

Ils sont des tenseurs d’ordre quatre et inverses l’un de l’autre. Le respect des symétries
matérielles impose les symétries suivantes Cijkl  C jikl ( II .41) car  est symétrique et

Sijkl  S jikl ( II .42) car 𝜀 est symétrique. Ces tenseurs sont donc définis par 36 composantes

indépendantes.
La convexité de l’énergie de déformation  ( ) impose la relation Cijkl  C jikl . Le

tenseur des modules Cijkl est donc composé de vingt et une (21) constantes élastiques

indépendantes pour un matériau anisotrope triclinique.


On adopte la notation matricielle à deux indices pour écrire les relations de
comportement élastiques linéaires sous forme matricielle. On pose la règle de conversion
suivante :
CIJ  Cijkl

(i, j )  I  1  (1,1)
(i, j )  2  (2, 2)

(i, j )  3  (3,3) ( II .43)
(i, j )  4  (2,3)

(i, j )  5  (1,3)
(i, j )  6  (1, 2)

À titre d’exemple, les relations de comportement s’écrivent en notation vectorielle sous
la forme suivante :

 Pour la relation   C   dans la base de départ N1 , N 2 , N3  


  11   C11 C12 C13 C14 C15 C16   11 
    
  22   C21 C22 C23 C24 C25 C26    22 
  33   C31 C32 C33 C34 C35 C36    33 
    ( II .44)
  32   C41 C42 C43 C44 C45 C46   2 32 
   C C52 C53 C54 C55 C56   213 
 13   51  
  C
 12   61 C62 C63 C64 C65 C66   212 

 Pour la relation    S  dans la base de départ N1 , N 2 , N3  

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 11   S11 S12 S13 S14 S15 S16    11 


    
  22   S21 S22 S23 S24 S25 S26    22 
  33   S31 S32 S33 S34 S35 S36    33 
    ( II .45)
 2 32   S41 S42 S43 S44 S45 S46    32 
 2   S S52 S53 S54 S55 S56    13 
 13   51  
 2 
 12   S61 S62 S63 S64 S65 S66    12 

III.10. CALCUL GENERALISE DES CONSTANTES DES MATRICES


DE SOUPLESSE DES MATERIAUX COMPOSITES TRICLINIQUES

Notons tout d’abord qu’il s’agit du cas le plus complexe des comportements des
matériaux composite, car les autres cas découlent des simplifications diverses du fait des
différentes symétries observées.

III.10.1. HYPOTHESES DE TRAVAIL

 Le milieu élastique entraîne la réversibilité des phénomènes ;

 On travaille sous les HPP : hypothèse de petites déformations, qui est une théorie du
premier gradient, c’est-à-dire qu’on a des petits déplacements par rapport aux
dimensions de la pièce ;

 Les actions mécaniques sont appliquées progressivement, donc le chargement est


quasi-statique ;

 Pas de couplage des phénomènes : hygrothermiques et mécaniques ;

 Relations de comportements linéaires ;

 Existence d'un potentiel élastique  ( ) voir les relations (III.38) et (III.39) ;

La forme quadratique définie positive des composantes du tenseur des déformations est:

 ij  2 ( )
 ij  Cijkl  kl  Cijkl   ( II .46)
 kl  ij  kl

Lorsque le matériau est quelconque et ne présente pas de symétrie élastique, il est dit
anisotrope triclinique. Un tel matériau est caractérisé par 21 constantes élastiques
indépendantes. la relation (III.45) definit le comportement qui lie les déformations aux
contraintes.

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 11   S11 S12 S13 S14 S15 S16    11 


    
  22   S21 S22 S 23 S24 S25 S26    22 
  33   S31 S32 S33 S34 S35 S36    33 
   
 2 32   S41 S42 S 43 S44 S45 S46    32 
 2   S S52 S53 S54 S55 S56    13 
 13   51  
 2 
 12   S61 S62 S63 S64 S65 S66    12 

Le tenseur des souplesses s’écrit :

 S11 S12 S13 S14 S15 S16 


 
 S21 S22 S23 S24 S25 S26 
S S32 S33 S34 S35 S36 
 S    S31 S42 S43 S44 S45 S46 
 ( II .47)
 41
 S51 S52 S53 S54 S55 S56 
 
 S61 S62 S63 S64 S65 S66 

Ce tenseur est symétrique, donc il suffira de calculer les coefficients d’un côté de la
symétrie pour complètement le définir. Les constantes que nous cherchons sont :
S11 , S12 , S13 , S14 , S15 , S16 , S22 , S23 , S24 , S25 , S26 , S33, S34, S35 , S36 , S44 , S45 , S46 , S55 , S56 , S66  (II .48) , il

s’agit de 21 coefficients.

III.10.2. CALCUL DES COEFICIENTS DE LA MATRICE DE SOUPLESSE

 Calcul des coefficients Sii pour i, j  1, 2,3

On applique une traction dans une direction N i pour i  1ou 2 ou3 , à partir de ce

moment  ii  0 et  ij  0 pour i  j . En appliquant la relation (III.45), on cherche  ii :

 ii  Sii ii or  ii  Ei ii ( II .49)

 ii traduit un allongement unitaire dans la direction i.

1
  ii  Sii Ei ii par simplification on trouve : 1  Sii Ei  Sii  ( II .50) ;
Ei
1 1 1
On peut donc dire que S11  ; S22  ; S33  .
E1 E2 E3

 Calcul des coefficients Sij pour i, j  1, 2,3, i j

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On applique une traction dans une direction N i , à partir de ce moment  ii  0 et les autres

contraintes sont nulles. En appliquant la relation (III.45), on cherche  ii :

 ii  S ji ii or ( II .49)   ii  Ei ii

 jj
  ii  S ji Ei ii On définit le coefficient de poisson  ij   ( II .51)   jj   ij ii
 ii

 jj traduit un allongement unitaire dans la direction j.

 ij
  ij ii  S ji Ei ii par simplification on trouve :  ij  S ji Ei  S ji   ( II .52) ;
Ei
 12  13  23
On en déduit donc que S21   ; S31   ; S32  
E1 E1 E2

La condition de symétrie des coefficients de souplesse impose que :


 ji  ij
Sij  S ji    ( II .53)
Ej Ei

 Calcul des coefficients S kk pour k   4,5,6 et i, j  1, 2,3

On applique une contrainte de cisaillement dans le plan constitué des vecteurs ( Ni , N j ) en

respectant les conventions de notation des relations (III.43), qui relient l’indice k au couple
(i,j) ; à partir de ce moment  ij  0 et toutes les autres contrainte sont nulles. En appliquant la

relation (III.45), on cherche  ij :

2 ij  Skk ij or  ij  Gij ij  2Gij ij ( II .54)

1
 2 ij  Sij ij  2Sij Gij ij par simplification on trouve : 1  Skk Gij  Skk  ( II .55) ;
Gij
On en déduit que :
1 1 1
S44  ; S55  ; S66 
G23 G13 G12

Gij
 Calcul de :

Lorsqu’on applique une traction dans une direction N i (la base N , N , N 


i j k étant

orthonormée directe) à une poutre, le cercle de Mohr en traction conduit à :


e
 lim  Gij ij  2Gij ij  ( II .56)
2
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 ii   jj  ij
Et  ij  sin(2 )  cos(2 ) , or le cisaillement est maximal pour   45
2 2
 ii   jj  ii  ij ii 1  ij
  ij  or ( II .51)   jj   ij ii   ij    ii
2 2 2
En remplaçant dans (III.56) on a :
1  ij e Ei ii
 2Gij  ii  
2 2 2
 2Gij (1  ij )  Ei

Ei
 Gij 
2(1  ij )
Ei
Dans la suite du mémoire on considèrera que : Gij  ( II .57)
2(1  ij )

 Calcul des coefficients S ji pour i, k , l  1, 2,3, k l et j   4,5,6

On applique une contrainte de traction suivant la direction N i , à partir de ce moment,

 ii  0 , et les autres contraintes sont nulles. On calcule ensuite un demi-distorsion  ij , on a :

2 kl  S ji ii
 2 kl S ji
et    kl ,i ( II .58)
  S   ii Sii
 ii ii ii

 Les kl ,i sont des coefficients d'influence de 1ère espèce. Pour les déterminer,
l’opérateur doit déterminer un état de déformation  ij avec i, j  1, 2,3 par

extensométrie ou photoélasticité ;
 L’indice j est relié au couple d’indice (k,l) suivant la convention de la relation
(III.43) ;

212 213 2 23
12,1  ;13,1  ;23,1  ;
11 11 11
2 2 2
12,2  12 ;13,2  13 ;23,2  23 ;
 22  22  22
2 2 2
12,3  12 ;13,3  13 ;23,3  23 ;
 33  33  33

 Les coefficients Sii sont connus d’après la relation (III.50)

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( II .58)  S ji  kl ,i Sii


 kl ,i
 1   S ji  ( II .59)
( II .50)  Sii  E Ei
 i

On en déduit donc que :


23,1 23,2 23,3
S 41  ; S 42  ; S 43 
E1 E2 E3
13,1 13,2 13,3
S51  ; S52  ; S53 
E1 E2 E3
12,1 12,2 12,3
S61  ; S62  ; S63 
E1 E2 E3

 Calcul des coefficients S kl pour i, j, m, n  1, 2,3, i  j; m  n et k , l   4,5,6


Les conditions suivantes doivent être respectées
 l  k  2, k  1
 L’indice l doit être est lié au couple d’indice (i,j) suivant la convention
de la relation (III.43) ;
 L’indice k ne doit pas est lié au couple d’indice (i,j) suivant la
convention de la relation (III.43) ;

On applique une contrainte de cisaillement dans un plan formé par les vecteurs
( Ni , N j ) , à partir de ce moment,  ij  0 , et les autres contraintes sont nulles. On calcule

ensuite la demi-distorsion  ij , on a :

2 mn  Skl ij
  mn Skl
et    k ,ij ( II .60)
2  S   ij Sll
 ij ll ij

 Les k ,ij sont des coefficients d'influence de 2nde espèce. Pour les déterminer,
l’opérateur doit déterminer un état de déformation  ij avec i, j  1, 2,3 par

extensométrie ou photoélasticité ; Les coefficients qui en découlent sont :

4,12 ;5,12 ;6,12 ;


4,13 ;5,13 ;6,13 ;
4,23 ;5,23 ;6,23 ;

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 D’après les conventions précédentes on a :


4,ij ( RAS ) 3 car l=2 ou 3<4 ;
13 S54
5,12   ( RAS ) car l=4 n’est pas lié au couple (1,2) mais (2,3) d’après
12 S44
(III.43) , et l=2 n’a aucun sens;
13 S54
5,13   ( RAS ) car l= 4 n’est pas lié au couple (1,3) mais (2,3) d’après
13 S44
(III.43), et l=2 n’a aucun sens ;
13 S54
5,23   (OK ) 4 ;
 23 S44
12 S64
6,12   ( RAS ) car 4 n’est pas lié au couple (1,2) mais (2,3) d’après
12 S44
(III.43) ;
12 S64
6,13   ( RAS ) car 4 n’est pas lié au couple (1,3) mais (2,3) d’après
13 S44
(III.43) ;
12 S65
6,13   (OK )
13 S55
12 S64
6,23   (OK )
 23 S44
12 S65
6,23   ( RAS ) car 5 n’est pas lié au couple (2,3) mais (1,3) d’après
 23 S55
(III.43) ;

 Les coefficients Sll sont connus d’après la relation (III.55)

 mn Skl
  k ,ij
 ij Sll

( II .60)  Skl  k ,ij Sll


 k ,ij
 1   Skl  ( II .61)
( II .55)  Sll  G Gij
 ij

On en déduit donc que :


5,23 6,13 6,23
S54  ; S65  ; S64  ;
G23 G13 G23

3
RAS signifie Rien à Signaler, car les conditions ne sont pas réunies pour opérer les calculs.
4
OK signifie que les conditions sont respectées pour faire des calculs.

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Ces valeurs correspondent à celles trouvées par CHENTSOV [22] dans son calcul des
coefficients du tenseur de souplesse s'expriment à l'aide de constantes mécaniques. La matrice
de souplesse d’un matériau triclinique peut donc s’écrire comme suit :
 1  12  13 23,1 13,1 12,1 
   
 E1 E1 E1 E1 E1 E1 
  12 1  23 23,2 13,2 12,2 
  
 E1 E2 E2 E2 E2 E2 
   23 1 23,3 13,3 12,3 
  13  
 E E2 E3 E3 E3 E3 
S    1
6,23 
( II .61.1)
 23,1 23,2 23,3 1 5,23
 E1 E2 E3 G23 G23 G23 
 
 13,1 13,2 13,3 5,23 1 6,13 
 E1 E2 E3 G23 G13 G13 
 
 12,1 12,2 12,3 6,23 6,13 1 
 E G12 
 1 E2 E3 G23 G13

La matrice de rigidité d’un matériau composite anisotrope triclinique est déterminée


en inversant la matrice de souplesse ci-dessus d’après la relation (III.16).
Dans les paragraphes qui suivent, nous allons introduire des symétries matérielles
permettant de simplifier la matrice de souplesse Sijkl, Les coefficients des matrices pourront
alors être calculés et démontrés rationnellement.

III.10.3. RESTRICTION SUR LES COEFICIENTS D’ELASTICITE :

Si une seule contrainte suivant un axe principal est appliquée au matériau, la déformation
suivant cette direction est de meme signe que la contrainte. Il en résulte les ingalités
suivantes :
 Sii 0; i  1, 2,3, 4,5,6

Cii 0; i  1, 2,3, 4,5, 6


  det(C ) 0
 det( S ) 0

III.11. SYMETRIES ELASTIQUES

Dans cette partie, on établit l’expression que doit vérifier le tenseur des modules
élastiques Cijkl et le tenseur des complaisances élastiques Sijkl dans le cas d’un plan de
symétrie élastique. Considérons à titre d’exemple un matériau unidirectionnel carbone-époxy.

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On découpe deux éprouvettes. Il est évident que ces deux éprouvettes ont des caractéristiques
mécaniques identiques : il suffit de regarder la plaque de l’autre côté, voir la figure ci-
dessous :

FIG III.6. Schéma miroir de la structure [2]

Pour effectuer la comparaison entre ces deux échantillons, il faut se placer dans une
même base.

III.11.1. MATERIAUX MONOCLINIQUES

Par définition, un matériau monoclinique possède un plan de symétrie matériel. Dans


ce cas, la matrice de comportement doit être telle qu’un changement de base effectué par
rapport à ce plan ne modifie pas la matrice. On montre dans cette partie que lorsque des
symétries matérielles existent le nombre de composantes nécessaires à décrire le
comportement élastique linéaire est égal à 13.
L’effet des symétries élastiques par rapport aux plans ( N1 , N2 ), ( N1 , N3 ), ( N2 , N3 ) sur
la relation de comportement élastique linéaire est étudiée dans la suite. Il faut bien noter que
lorsque l’on tient compte d’une symétrie, la forme de la matrice C  de rigidité est identique à

celle de la matrice des souplesses  S  .

III.11.1.1. SYMETRIE PAR RAPPORT AU PLAN ( N1 , N 2 )

Le matériau étudié présente un plan de symétrie ( N1 , N 2 ) , c’est un matériau

monoclinique de plan ( N1 , N 2 ) . Dans ce cas, la forme de la matrice de rigidité doit être telle
qu’un changement de base effectué par rapport à ce plan ne modifie pas la matrice. Calculons
la nouvelle forme de la matrice de rigidité en tenant compte de la symetrie de plan ( N1 , N 2 ) .

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FIG III.7. Reperage de la symetrie par rapport au plan ( N1 , N 2 )

III.11.1.1.1. CALCUL DE P
D’apres (III.9) on a:
 x  1N1  0 N 2  0 N3 x  1 0 0   N1  1 0 0
       
 y  0 N1  1N 2  0 N3   y    0 1 0   N2   P   0 1 0  ( II .62)
   0  
z   1  N3  0 1
 z  0 N1  0 N 2  1N3 
0 0
   

III.11.1.1.2. CALCUL DE P-1

La matrice de passage inverse P−1 est telle que :


1 T
P 1  Com( P )
det( P)
1 0 0
1 0
det( P)  0 1 0 1  1
0 1
0 0 1
 P 1   T Com( P )
 1 0 0 0 0 1 
   
 0 1 0 1 0 0 
 0  1 0 0
0 1 0 1 0   
Com( P)        0 1 0
 0 1 0 1 0 0  
  0 0 1 
 0 0

1 0

1 0 
 1 0 1 
 0 0 0

1 0 0
1  
 P   Com( P )   0
T
1 0   P( II .63)
0 1
 0

III.11.1.1.3. CALCUL DE LA MATRICE DE RIGIDITE

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La relation (III.6) nous donne le vecteur et par ricochet la matrice des contraintes dans
le repère de base, cherchons la forme de cette matrice dans le plan de symétrie.
  11 
 
  22     12  13 
  33   11
       21  22  23 
  32    
    31  32  33 
 13 
 
 12 
Appliquons la relation de changement de base (III.17)  '  P P1 , avec P=P-1 calculé
ci-dessus.  ' est la matrice des contraintes dans le plan de symétrie.
1 0 0   11  12  13  1 0 0
 '   0  
1 0   21  22  23  0 1 0

0 0 1  1
   31  32  33  0 0
  11  12  13 
 '    21  22  23 

  
 31  32  33 
  11 
 
  22     12  13 
  33   11
 '     21  22  23 
  32     32  33 
    31
 13 
 
 12 
On obtient alors dans la base ( N1 , N2 ,  N3 ) ,

  11   C11 C12 C13 C14 C15 C16   11 


    
  22   C21 C22 C23 C24 C25 C26    22 
  33   C31 C32 C33 C34 C35 C36    33 
    ( II .64)(Re lationI )
  32   C41 C42 C43 C44 C45 C46   2 32 
    C C52 C53 C54 C55 C56   213 
 13   51  
  C
 12   61 C62 C63 C64 C65 C66   212 

Et dans la base ( N1 , N2 , N3 ) , d’après (III.44) on a :

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  11   C11 C12 C13 C14 C15 C16   11 


    
  22   C21 C22 C23 C24 C25 C26    22 
  33   C31 C32 C33 C34 C35 C36    33 
    (Re lationII )
  32   C41 C42 C43 C44 C45 C46   2 32 
   C C52 C53 C54 C55 C56   213 
 13   51  
  C
 12   61 C62 C63 C64 C65 C66   212 

 Calculons  11 d’abord dans la base d’arrivée (relation I), puis dans la base de départ
(relation II), le matériau étant continue et homogène, on va égaler les deux valeurs de
 11 .

 11  C1111  C12 22  C13 33  2C14 23  2C1513  2C1612 (1)



 11  C1111  C12 22  C13 33  2C14 23  2C1513  2C1612 (2)
(1)  (2)  C14 23  C1513  0(3)
 C14  C15  C41  C51  0(4)

La relation (4) est vrai car les  ij ci-dessus sont des familles libres, et la matrice C est

symétrique.
 Calculons  22 d’abord dans la base d’arrivée (relation I), puis dans la base de départ
(relation II), le matériau étant continue et homogène, on va égaler les deux valeurs de
 22 .

 22  C2111  C22 22  C23 33  2C24 23  2C2513  2C2612 (1)



 22  C2111  C22 22  C23 33  2C24 23  2C2513  2C2612 (2)
(1)  (2)  C24 23  C2513  0(3)
 C24  C25  C42  C52  0(4)

La relation (4) est vrai car les  ij ci-dessus sont des familles libres, et la matrice C est

symétrique.
 Calculons  33 d’abord dans la base d’arrivée (relation I), puis dans la base de départ
(relation II), le matériau étant continue et homogène, on va égaler les deux valeurs de
 33 .

 33  C3111  C32 22  C33 33  2C34 23  2C3513  2C3612 (1)



 33  C3111  C32 22  C33 33  2C34 23  2C3513  2C3612 (2)
(1)  (2)  C34 23  C3513  0(3)
 C34  C35  C43  C53  0(4)

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La relation (4) est vrai car les  ij ci-dessus sont des familles libres, et la matrice C est

symétrique.
 Calculons  23 dans la base d’arrivée (relation I), puis son opposée dans la base de
départ (relation II), le matériau étant continue et homogène, on va égaler les deux
valeurs de  23 .

 23  C4111  C42 22  C43 33  2C44 23  2C4513  2C4612 (1)



 23  C4111  C42 22  C43 33  2C44 23  2C4513  2C4612 (2)
(1)  (2)  C4111  C4213  C43 33  4C4612  0(3)
 C41  C42  C43  C46  C14  C24  C34  C64  0(4)

La relation (4) est vrai car les  ij ci-dessus sont des familles libres, et la matrice C est

symétrique.
 Calculons  13 dans la base d’arrivée (relation I), puis son opposée dans la base de
départ (relation II), le matériau étant continue et homogène, on va égaler les deux
valeurs de  13 .

 13  C5111  C52 22  C53 33  2C54 23  2C5513  2C5612 (1)



 13  C5111  C52 22  C53 33  2C54 23  2C5513  2C5612 (2)
(1)  (2)  C5111  C5213  C53 33  4C5612  0(3)
 C51  C52  C53  C56  C15  C25  C35  C65  0(4)

La relation (4) est vrai car les  ij ci-dessus sont des familles libres, et la matrice C est

symétrique.
 Calculons  12 d’abord dans la base d’arrivée (relation I), puis dans la base de départ
(relation II), le matériau étant continue et homogène, on va égaler les deux valeurs de
 12 .

 12  C6111  C62 22  C63 33  2C64 23  2C6513  2C6612 (1)



 12  C6111  C62 22  C63 33  2C64 23  2C6513  2C6612 (2)
(1)  (2)  C64 23  C6513  0(3)
 C64  C65  C46  C56  0(4)

La relation (4) est vrai car les  ij ci-dessus sont des familles libres, et la matrice C est

symétrique.
On peut dont définir la matrice de souplesse des matériaux monocliniques de plan
( N1 , N 2 ) ,

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 1  12  13 12,1 
   0 0 
 E1 E1 E1 E1 
  12 1  23 12,2 
  0 0 
 S11 S12 S13 0 0 S16   E1 E2 E2 E2 
 
 S21 S22 S23 0 0 S 26    13  23 1 12,3 
  0 0 
S S32 S33 0 0 S36   E1 E2 E3 E3 
 S    031 
0    ( II .65)
 0 0 S44 S45
 0 1 5,23
0 0 0 
 0 0 0 S54 S55 0   G23 G23 
   
 S61 S62 S63 0 0 S66   5,23
0 
1
0 0 0
 G23 G13 
 
 12,1 12,2 12,3 1 
 E 0 0
 1 E2 E3 G12 

La matrice de rigidité d’un matériau composite monoclinique de plan ( N1 , N 2 ) est


déterminée en inversant la matrice de souplesse ci-dessus d’après la relation (III.16),
cependant cette matrice a la forme suivante :
 C11 C12 C13 0 0 C16 
 
 C21 C22 C23 0 0 C26 
C C C33 0 0 C36 
C    031 032 0 C44 C45 0 
 ( II .66)

 0 0 0 C54 C55 0 
 
 C61 C62 C63 0 0 C66 

III.11.1.1.4. RESTRICTION SUR LES COEFICIENTS D’ELASTICITE

Si une seule contrainte suivant un axe principal est appliquée au matériau, la déformation
suivant cette direction est de meme signe que la contrainte. Il en résulte les inégalités
suivantes :
 Sii 0; i  1, 2,3, 4,5,6

Cii 0; i  1, 2,3, 4,5, 6


  det(C ) 0
 det( S ) 0

III.11.1.2. SYMETRIE PAR RAPPORT AU PLAN ( N1 , N3 )

Le matériau étudié présente un plan de symétrie ( N1 , N3 ) , c’est un matériau

monoclinique de plan ( N1 , N3 ) . Dans ce cas, la forme de la matrice de rigidité doit être telle

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qu’un changement de base effectué par rapport à ce plan ne modifie pas la matrice. Calculons
la nouvelle forme de la matrice de rigidité en tenant compte de la symetrie de plan ( N1 , N3 ) .

FIG III.8. Reperage de la symetrie par rapport au plan ( N1 , N3 )

III.11.1.2.1. CALCUL DE P
D’apres (III.9) on a:
 x  1N1  0 N 2  0 N3 x  1 0 0   N1  1 0 0
       
 y  0 N1  1N 2  0 N3   y    0 1 0   N2   P   0 1 0  ( II .67)
   0  
z   1   N3  0 1 
 z  0 N1  0 N 2  1N3 
0 0
   

III.11.1.2.1. CALCUL DE P-1


La matrice de passage inverse P−1 est telle que :
1 T
P 1  Com( P )
det( P)
1 0 0
1 0
det( P)  0 1 0 1  1
0 1
0 0 1
1
 P   Com( P )
T

 1 0 0 0 1 
0
   
 0 1 0 1 0 0 
 0 0  1 0 0
1 0 1 0   
Com( P)       0 1 0
 0 1 0 1 0 0  
  0 0 1
 0 0 
1 0

1 0 
 1 0 0 1 
 0 0

1 0 0
1  
 P   Com( P )   0
T
1 0   P( II .68)
0 1 
 0

III.11.1.2.3. CALCUL DE LA MATRICE DE RIGIDITE

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La relation (III.6) nous donne le vecteur et par ricochet la matrice des contraintes dans
le repère de base, cherchons la forme de cette matrice dans le plan de symétrie.
  11 
 
  22     12  13 
  33   11
       21  22  23 
  32    
    31  32  33 
 13 
 
 12 
Appliquons la relation de changement de base (III.17)  '  P P1 , avec P=P-1 calculé
ci-dessus.  ' est la matrice des contraintes dans le plan de symétrie.
1 0 0   11  12  13  1 0 0
 '   0 1
 
0   21  22  23  0 1 0

0 1   1 
 0   31  32  33  0 0
  11  12  13 
 '    21  22 
 23 
  32  33 
 31
  11 
 
  22     12  13 
  33   11 
 '     21  22  23 
  23     32  33 
    31
 13 
  
 12 
On obtient alors dans la base ( N1 ,  N2 , N3 ) ,

  11   C11 C12 C13 C14 C15 C16   11 


    
  22   C21 C22 C23 C24 C25 C26    22 
  33   C31 C32 C33 C34 C35 C36    33 
    ( II .69)(Re lationI )
  23   C41 C42 C43 C44 C45 C46   2 23 
   C C52 C53 C54 C55 C56   213 
 13   51  
   C
 12   61 C62 C63 C64 C65 C66   212 

Et dans la base ( N1 , N2 , N3 ) , d’après (III.44) on a :

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  11   C11 C12 C13 C14 C15 C16   11 


    
  22   C21 C22 C23 C24 C25 C26    22 
  33   C31 C32 C33 C34 C35 C36    33 
    (Re lationII )
  32   C41 C42 C43 C44 C45 C46   2 32 
   C C52 C53 C54 C55 C56   213 
 13   51  
  C
 12   61 C62 C63 C64 C65 C66   212 

 Calculons  11 d’abord dans la base d’arrivée (relation I), puis dans la base de départ
(relation II), le matériau étant continue et homogène, on va égaler les deux valeurs de
 11 .

 11  C1111  C12 22  C13 33  2C14 23  2C1513  2C1612 (1)



 11  C1111  C12 22  C13 33  2C14 23  2C1513  2C1612 (2)
(1)  (2)  C14 23  C1612  0(3)
 C14  C16  C41  C61  0(4)

La relation (4) est vrai car les  ij ci-dessus sont des familles libres, et la matrice C est

symétrique.
 Calculons  22 d’abord dans la base d’arrivée (relation I), puis dans la base de départ
(relation II), le matériau étant continue et homogène, on va égaler les deux valeurs de
 22 .

 22  C2111  C22 22  C23 33  2C24 23  2C2513  2C2612 (1)



 22  C2111  C22 22  C23 33  2C24 23  2C2513  2C2612 (2)
(1)  (2)  C24 23  C2613  0(3)
 C24  C26  C42  C62  0(4)

La relation (4) est vrai car les  ij ci-dessus sont des familles libres, et la matrice C est

symétrique.
 Calculons  33 d’abord dans la base d’arrivée (relation I), puis dans la base de départ
(relation II), le matériau étant continue et homogène, on va égaler les deux valeurs de
 33 .

 33  C3111  C32 22  C33 33  2C34 23  2C3513  2C3612 (1)



 33  C3111  C32 22  C33 33  2C34 23  2C3513  2C3612 (2)
(1)  (2)  C34 23  C3612  0(3)
 C34  C36  C43  C63  0(4)

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La relation (4) est vrai car les  ij ci-dessus sont des familles libres, et la matrice C est

symétrique.
 Calculons  23 dans la base d’arrivée (relation I), puis son opposée dans la base de
départ (relation II), le matériau étant continue et homogène, on va égaler les deux
valeurs de  23 .

 23  C4111  C42 22  C43 33  2C44 23  2C4513  2C4612 (1)



 23  C4111  C42 22  C43 33  2C44 23  2C4513  2C4612 (2)
(1)  (2)  C4111  C4213  C43 33  4C4513  0(3)
 C41  C42  C43  C45  C14  C24  C34  C54  0(4)

La relation (4) est vrai car les  ij ci-dessus sont des familles libres, et la matrice C est

symétrique.
 Calculons  13 dans la base d’arrivée (relation I), dans la base de départ (relation II), le

matériau étant continue et homogène, on va égaler les deux valeurs de  13 .

 13  C5111  C52 22  C53 33  2C54 23  2C5513  2C5612 (1)



 13  C5111  C52 22  C53 33  2C54 23  2C5513  2C5612 (2)
(1)  (2)  C54 23  C5612  0(3)
 C54  C56  C45  C65  0(4)

La relation (4) est vrai car les  ij ci-dessus sont des familles libres, et la matrice C est

symétrique.
 Calculons  12 d’abord dans la base d’arrivée (relation I), puis dans la base de départ
(relation II), le matériau étant continue et homogène, on va égaler les deux valeurs de
 12 .

 12  C6111  C62 22  C63 33  2C64 23  2C6513  2C6612 (1)



 12  C6111  C62 22  C63 33  2C64 23  2C6513  2C6612 (2)
(1)  (2)  C6111  C62 22  C63 33  C6513  0(3)
 C61  C62  C63  C65  C16  C26  C36  C56  0(4)

La relation (4) est vrai car les  ij ci-dessus sont des familles libres, et la matrice C est

symétrique.
On peut dont définir la matrice de souplesse des matériaux monocliniques de plan
( N1 , N3 ) ,

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 1  12  13 13,1 
   0 0 
 E1 E1 E1 E1 
  12 1  23 13,2 
  0 0 
 S11 S12 S13 0 S15 0   E1 E2 E2 E2 
 
 S21 S22 S23 0 S25 0    13  23 1 13,3 
  0 0 
S S32 S33 0 S35 0   E1 E2 E3 E3 
 S    031 
S46   6,23 
( II .70)
 0 0 S44 0 1
 0 0 0 0
 S51 S52 S53 0 S55 0   G23 G23 
   
 0 0 0 S64 0 S66   13,1 13,2 13,3
0 
1
0
 E1 E2 E3 G13 
 
 6,23 1 
 0 0 0 0
G12 
 G23

La matrice de rigidité d’un matériau composite monoclinique de plan ( N1 , N3 ) est


déterminée en inversant la matrice de souplesse ci-dessus d’après la relation (III.16),
cependant cette matrice a la forme suivante :
 C11 C12 C13 0 C15 0 
 
 C21 C22 C23 0 C25 0 
C C C33 0 C35 0 
C    031 032 0 C44 0 C46 
 ( II .71)

 C51 C52 C53 0 C55 0 
 
 0 0 0 C64 0 C66 

III.11.1.2.4. RESTRICTION SUR LES COEFICIENTS D’ELASTICITE

Si une seule contrainte suivant un axe principal est appliquée au matériau, la déformation
suivant cette direction est de meme signe que la contrainte. Il en résulte les inégalités
suivantes :
 Sii 0; i  1, 2,3, 4,5,6

Cii 0; i  1, 2,3, 4,5, 6


  det(C ) 0
 det( S ) 0

III.11.1.3. SYMETRIE PAR RAPPORT AU PLAN ( N 2 , N3 )

Le matériau étudié présente un plan de symétrie ( N 2 , N3 ) , c’est un matériau

monoclinique de plan ( N 2 , N3 ) . Dans ce cas, la forme de la matrice de rigidité doit être telle

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qu’un changement de base effectué par rapport à ce plan ne modifie pas la matrice. Calculons
la nouvelle forme de la matrice de rigidité en tenant compte de la symetrie de plan ( N 2 , N3 ) .

FIG III.9. Reperage de la symetrie par rapport au plan ( N 2 , N3 )

III.11.1.3.1. CALCUL DE P
D’apres (III.9) on a:
 x  1N1  0 N 2  0 N3  x   1 0 0   N1   1 0 0
       
 y  0 N1  1N 2  0 N3   y    0 1 0   N2   P   0 1 0  ( II .72)
   0  
z   1   N3  0 1 
 z  0 N1  0 N 2  1N3 
0 0
   

III.11.1.3.2. CALCUL DE P-1


La matrice de passage inverse P−1 est telle que :
1 T
P 1  Com( P )
det( P)
1 0 0
1 0
det( P)  0 1 0  1  1
0 1
0 0 1
 P 1   T Com( P )
 1 0 0 0 0 1 
    
 0 1 0 1 0 0 
 0 0 1 0 0
1 0 1 0   
Com( P)       0 1 0 
 0 1 0 1 0 0  
  0 0 1
 0 0 1 0 1 0 
 1 0  
 0 0 0 1 

 1 0 0
1  
 P   Com( P )   0
T
1 0   P( II .73)
0 1 
 0

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III.11.1.3.3. CALCUL DE LA MATRICE DE RIGIDITE

La relation (III.6) nous donne le vecteur et par ricochet la matrice des contraintes dans
le repère de base, cherchons la forme de cette matrice dans le plan de symétrie.
  11 
 
  22     12  13 
  33   11
       21  22  23 
  32    
    31  32  33 
 13 
 
 12 
Appliquons la relation de changement de base (III.17)  '  P P1 , avec P=P-1 calculé
ci-dessus.  ' est la matrice des contraintes dans le plan de symétrie.
 1 0 0   11  12  13  1 0 0
 '   0  
1 0   21  22  23  0 1 0

0 0 1   1 
   31  32  33  0 0
  11  12  13 
 '    21  22  23 
   32  33 
 31
  11 
 
  22     12  13 
  11

 '   33     21  22  23 
  32     32  33 
    31
 13 
  
 12 

On obtient alors dans la base ( N1 , N2 , N3 ) ,

  11   C11 C12 C13 C14 C15 C16   11 


    
  22   C21 C22 C23 C24 C25 C26    22 
  33   C31 C32 C33 C34 C35 C36    33 
    ( II .74)(Re lationI )
  32   C41 C42 C43 C44 C45 C46   2 32 
    C C52 C53 C54 C55 C56   213 
 13   51  
   C
 12   61 C62 C63 C64 C65 C66   212 

Et dans la base ( N1 , N2 , N3 ) , d’après (III.44) on a :

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  11   C11 C12 C13 C14 C15 C16   11 


    
  22   C21 C22 C23 C24 C25 C26    22 
  33   C31 C32 C33 C34 C35 C36    33 
    (Re lationII )
  32   C41 C42 C43 C44 C45 C46   2 32 
   C C52 C53 C54 C55 C56   213 
 13   51  
  C
 12   61 C62 C63 C64 C65 C66   212 

 Calculons  11 d’abord dans la base d’arrivée (relation I), puis dans la base de départ
(relation II), le matériau étant continue et homogène, on va égaler les deux valeurs de
 11 .

 11  C1111  C12 22  C13 33  2C14 23  2C1513  2C1612 (1)



 11  C1111  C12 22  C13 33  2C14 23  2C1513  2C1612 (2)
(1)  (2)  C1513  C1612  0(3)
 C15  C16  C51  C61  0(4)

La relation (4) est vrai car les  ij ci-dessus sont des familles libres, et la matrice C est

symétrique.
 Calculons  22 d’abord dans la base d’arrivée (relation I), puis dans la base de départ
(relation II), le matériau étant continue et homogène, on va égaler les deux valeurs de
 22 .

 22  C2111  C22 22  C23 33  2C24 23  2C2513  2C2612 (1)



 22  C2111  C22 22  C23 33  2C24 23  2C2513  2C2612 (2)
(1)  (2)  C2513  C2612  0(3)
 C25  C26  C52  C62  0(4)

La relation (4) est vrai car les  ij ci-dessus sont des familles libres, et la matrice C est

symétrique.
 Calculons  33 d’abord dans la base d’arrivée (relation I), puis dans la base de départ
(relation II), le matériau étant continue et homogène, on va égaler les deux valeurs de
 33 .

 33  C3111  C32 22  C33 33  2C34 23  2C3513  2C3612 (1)



 33  C3111  C32 22  C33 33  2C34 23  2C3513  2C3612 (2)
(1)  (2)  C3513  C3612  0(3)
 C35  C36  C53  C63  0(4)

La relation (4) est vrai car les  ij ci-dessus sont des familles libres, et la matrice C est

symétrique.
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 Calculons  23 dans la base d’arrivée (relation I), puis son opposée dans la base de
départ (relation II), le matériau étant continue et homogène, on va égaler les deux
valeurs de  23 .

 23  C4111  C42 22  C43 33  2C44 23  2C4513  2C4612 (1)



 23  C4111  C42 22  C43 33  2C44 23  2C4513  2C4612 (2)
(1)  (2)  C4513  C4612  0(3)
 C45  C46  C54  C64  0(4)

La relation (4) est vrai car les  ij ci-dessus sont des familles libres, et la matrice C est

symétrique.
 Calculons  13 dans la base d’arrivée (relation I), puis son opposée dans la base de
départ (relation II), le matériau étant continue et homogène, on va égaler les deux
valeurs de  13 .

 13  C5111  C52 22  C53 33  2C54 23  2C5513  2C5612 (1)



 13  C5111  C52 22  C53 33  2C54 23  2C5513  2C5612 (2)
(1)  (2)  C5111  C5213  C53 33  4C54 23  0(3)
 C51  C52  C53  C54  C15  C25  C35  C45  0(4)

La relation (4) est vrai car les  ij ci-dessus sont des familles libres, et la matrice C est

symétrique.
 Calculons  12 d’abord dans la base d’arrivée (relation I), puis dans la base de départ
(relation II), le matériau étant continue et homogène, on va égaler les deux valeurs de
 12 .

 12  C6111  C62 22  C63 33  2C64 23  2C6513  2C6612 (1)



 12  C6111  C62 22  C63 33  2C64 23  2C6513  2C6612 (2)
(1)  (2)  C6111  C62 22  C63 33  2C64 23  0(3)
 C61  C62  C63  C64  C16  C26  C36  C46  0(4)

La relation (4) est vrai car les  ij ci-dessus sont des familles libres, et la matrice C est

symétrique.
On peut dont définir la matrice de souplesse des matériaux monocliniques de plan

( N 2 , N3 ) ,

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 1  12  13 23,1 
   0 0 
 E1 E1 E1 E1 
  12 1  23 23,2 
  0 0 
 S11 S12 S13 S14 0 0   E1 E2 E2 E2 
 
 S21 S22 S23 S 24 0 0    13  23 1 23,3 
  0 0 
S S32 S33 S34 0 0   E1 E2 E3 E3 
 S    S31 
0   23,1  ( II .75)
 41 S42 S43 S 44 0
 23,2 23,3 1
0 0 
 0 0 0 0 S55 S56   E1 E2 E3 G23 
   
 0 0 0 0 S65 S66   1 6,13 
0 0 0 0
 G13 G13 
 
 6,13 1 
 0 0 0 0
G12 
 G13

La matrice de rigidité d’un matériau composite monoclinique de plan ( N 2 , N3 ) est


déterminée en inversant la matrice de souplesse ci-dessus d’après la relation (III.16),
cependant cette matrice a la forme suivante :
 C11 C12 C13 C14 0 0 
 
 C21 C22 C23 C24 0 0 
C C C33 C34 0 0 
C    C31 C32 C43 C44 0 0 
 ( II .76)
 41 42
 0 0 0 0 C55 C56 
 
 0 0 0 0 C65 C66 

III.11.1.3.4. RESTRICTION SUR LES COEFICIENTS D’ELASTICITE

Si une seule contrainte suivant un axe principal est appliquée au matériau, la déformation
suivant cette direction est de meme signe que la contrainte. Il en résulte les inégalités
suivantes :
 Sii 0; i  1, 2,3, 4,5,6

Cii 0; i  1, 2,3, 4,5, 6


  det(C ) 0
 det( S ) 0

III.11.2. MATERIAUX ORTHOTROPES

Un matériau monoclinique suivant deux plans perpendiculaires est dit orthotrope. De


plus, un matériau qui possède deux plans de symétries perpendiculaires possède
obligatoirement le troisième et ce type de matériau est dit orthotrope.Un matériau orthotrope

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est caractérisé par 9 constantes élastiques indépendantes si les plans de symétries sont connus.

Dans le cas où les plans ( N1 , N 2 ) , ( N1 , N3 ) et ( N 2 , N3 ) sont des plans de symétries


perpendiculaires, il faut vérifier les trois relations de symétrie simultanément. À partir des
relations de comportement des matériaux monocliniques, on obtient facilement la relation
(III.14), (III.15) et (III.16) de comportement des matériaux orthotropes . Dans la base

d’orthotropie ( N1 , N2 , N3 ) , la relation de comportement exprimée en rigidité est   C   .

  11   C11 C12 C13 0 0 0   11 


    
  22   C21 C22 C23 0 0 0    22 
  33   C31 C32 C33 0 0 0    33 
    ( II .77)
  32   0 0 0 C44 0 0   2 32 
   0 0 0 0 C55 0   213 
 13    
 
 12   0 0 0 0 0 C66   212 

Un matériau orthotrope est caractérisé par 9 constantes élastiques indépendantes si les


plans de symétries sont connus.

III.11.2.1. LOI DE HOOKE DANS LES AXES D’ORTHOTROPIE

III.11.2.1.1. FORMULATION EN SOUPLESSE

Dans la base d’orthotropie ( N1 , N2 , N3 ) , la matrice des souplesses S d’un matériau


orthotrope est exprimée en fonction des modules d’élasticité et coefficients de Poisson sous la
forme suivante compte tenu de la relation (III.53):

 1  21  31 
 E   0 0 0 
E2 E3
 1 
  12 1  23 
 
 11   E1
0 0 0 

 
E2 E2   11 
  22     13 
 23 1  
0   22 
  33   E1
0 0
 
 
E2 E3    33  ( II .78)
 32   0
2  1  
0   32 
 2  
0 0 0
 
 13  
G23    13 
 2   1   
 12   0 0 0 0 0   12 
 G13 
 1 
 0 0 0 0 0 
 G12 

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 1  21  31 
 E   0 0 0 
E2 E3
 1 
  12 1  23 
  0 0 0 
 E1 E2 E2 
  13  23 1 
  0 0 0 
E E2 E3
 S    1  ( II .79)

1
 0 0 0 0 0 
 G23 
 1 
 0 0 0 0 0 
 G13 
 1 
 0 0 0 0 0 
 G12 

Si la base d’orthotropie ( N1 , N2 , N3 ) est connue, les propriétés mécaniques élastiques


d’un matériau orthotrope sont déterminées par neuf constantes d’élasticité indépendantes. On
peut choisir les neuf constantes suivantes Ei , Gij ,ij ; i, j  1, 2,3 car la matrice des souplesses

S est symétrique.
 Ei ; i  1, 2,3 : sont les modules d'élasticité longitudinaux ;

 Gij ; i, j  1, 2,3 : sont les modules de cisaillement ;

 ij ; i, j  1, 2,3 : sont les coefficients de Poisson ;

La matrice des souplesses S étant symétrique, on impose alors les égalités de la


relation (III.53) suivantes sur les modules d’élasticité et coefficients de Poisson :
 21  12  31  13  32  23
  ;  ; 
E2 E1 E3 E1 E3 E2

III.11.2.1.2. FORMULATION EN RIGIDITE

Dans la base d’orthotropie ( N1 , N2 , N3 ) , la matrice de rigidité d’un matériau


orthotrope est exprimée en fonction des modules d’élasticité selon la relation (III.77) :
  11   C11 C12 C13 0 0 0   11 
    
  22   C21 C22 C23 0 0 0    22 
  33   C31 C32 C33 0 0 0    33 
   
  32   0 0 0 C44 0 0   2 32 
   0 0 0 0 C55 0   213 
 13    
 
 12   0 0 0 0 0 C66   212 

Et sa matrice de rigidité est définie par :

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 C11 C12 C13 0 0 0 


 
 C21 C22 C23 0 0 0 
C C C33 0 0 0 
C    031 032 0 C44 0 0 
 ( II .80)

 0 0 0 0 C55 0 
 
 0 0 0 0 0 C66 

III.11.2.1.2.1. CALCUL DES COEFICIENTS DE LA MATRICE DE RIGIDITE

 Calculons les coefficients Cij en fonction de Ei , Gij ,ij ; i, j  1, 2,3

Il faut calculer l’inverse de la matrice de souplesse relation (III.79) en utilisant la


relation
1 T
Si 1  Com(Si )( II .81) , i  1, 2,3, 4 et
det( Si )

  1    
   21  31  
  E1 E 2 E3  0 0 0 
  12 1     
 S1     32  S2   0 0 0 
  E 1 E2 E3  0 0  
     0 
 1
   13  23  
  E1 E2 E3  
S  
  1  
  0 0 

 0 0 0  G23  
    1  
S3   0 0 0  S4   0 0 
 G13 
 0 0 0   
  
 1  
  0 0  
  G12  
et
 S 1 S 2 1 
S 1   1 1 
 S3 S 4 1 

III.11.2.1.2.2. CALCUL DE L’INVERSE DE S

On va diviser la matrice [S] (6x6) en quatre matrices (3x3), nous allons ensuite inverser
indépendamment chacune des matrices 3x3.

 Pour la première matrice

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1 21 31
 
E1 E2 E3 1 32 12 32 12 1
   
12 1 32 1 E2 E3 21 E1 E3 31 E1 E2
det( S1 )      ( )  ( )
E1 E2 E3 E1 23 1 E2 13 1 E3 13 23
   
13 23 1 E2 E3 E1 E3 E1 E2
 
E1 E2 E3
1
det( S1 )  (1  2332  3113  1221  211332  311223 )
E1 E2 E3
Or compte tenu des relations (III.53) on a :
 21  12 E1
    12   21
E2 E1 E2
 31  13 E3
    31   13
E3 E1 E1
 32  23 E2
    23   32
E3 E2 E3
E3 E E
 311223   13 * 1  21 * 2  32  132132
E1 E2 E3
D’où
1  2332  3113  1221  2211332
  det( S1 )  ( II .82)
E1E2 E3
 1 32 12 32 12 1 
     
  E2 E3

E1 E3

E1 E2 
 23 1 13 1 13  
     23 
 E2 E3 E1 E3 E1 E2   1 1 1 
  (1  2332 ) (12  1332 ) (1223  13 ) 
 31 1 31 1   EE E1 E3 E2 E3
  21    21   2 3 
 E2 E3 E1 E3 E1 E2   1 1 1 
Com( S1 )       (21  3123 ) (1  1331 ) (23  1321 ) 
 1 13 1 13   EE E1 E3 E1E2
  23    23   2 3 
 E2 E3 E1 E3 E1 E2   1 1 1 
   (2132  31 ) (32  1231 ) (1  1221 ) 
  21 31 1 31 1 21   E2 E3 E1E3 E1E2 
  
 E2 E3 E1 E3 E1 E2 
   
 1 32 12 32 12 1 
   
 E E3 E1 E3 E1 E2 
 2

 1 1 1 
 (1  2332 ) (21  3123 ) (2132  31 ) 
 E 2 E3 E2 E3 E2 E3 
 1 1 1 
T
Com( S1 )   (12  1332 ) (1  1331 ) (32  1231 ) 
 E1 E3 E1 E3 E1 E3 
 1 1 1 
 (1223  13 ) (23  1321 ) (1  1221 ) 
 E2 E3 E1E2 E1E2 

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 1 1 1 
 (1  2332 ) (21  3123 ) (2132  31 ) 
E 2 E3 E2 E3 E2 E3
 C11 C12 C13   
   1 1 1 
S 1
 C1   C21 C22 C23    (12  1332 ) (1  1331 ) (32  1231 ) 
E E E1E3 E1E3
1
C
 31 C32 C33   1 3 
 1 1 1 
 (1223  13 ) (23  1321 ) (1  12 21 ) 
 E2 E3 E1 E2 E1 E2 

Par identification on trouve les relations ( II .83) ci-dessous:


1 1 1
C11  (1  2332 ); C22  (1  1331 ); C33  (1  1221 )
E2 E3 E1 E3 E1 E2
1 1 1
C12  (21  3123 ); C13  (2132  31 ); C23  (32  1231 )
E2 E3 E2 E3 E1E3

 S2 1  C2  S31  C3  0 ;
En généralisant on a :
pour i, j, k  1, 2,3
 1
 E E (1  ij ji ) si i=j
 i j
Cij  
 1 (    ) si i  j
 Ei E j ik ij ji

1  C44 0 0   G23 0 0 
 1     
 Pour i   4,5, 6,  S4 1
  1
  Gii  S4  C4   0 C55 0  0 G13 0 
 ii 
G
ii
 0 C66   0 G12 
 0 0
Par identification on trouve :
C44  G23 ; C55  G13 ; C66  G12 ;

III.11.2.1.3. RESTRICTION SUR LES COEFICIENTS D’ELASTICITE

Si une seule contrainte suivant un axe principal est appliquée au matériau, la déformation
suivant cette direction est de meme signe que la contrainte. Il en résulte les inégalités ( II .84)
suivantes :
 Sii 0; i  1, 2,3, 4,5,6

Cii 0; i  1, 2,3, 4,5, 6


  1   jiij 0; i, j  1, 2,3
 0  1  2332  3113  1221  211332  311223 0

III.11.2.2. LOI DE HOOKE HORS AXES D’ORTHOTROPIE


Les expressions des matrices de rigidité et de souplesse dans la base ( x, y, z ) sont

développées en fonction des composantes dans la base d’orthotropie ( N1 , N2 , N3 ) dans les cas

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particuliers d’une rotation entre les deux bases autour de l’axe N3  z, N2  y, N1  x . En


utilisant la notation vectorielle, on reprend les relations de changement de base (III.19) et
(III.20).

III.11.2.2.1. CAS D’UNE ROTATION AUTOUR DE N3  z

III.11.2.2.1.1. CALCUL DE LA MATRICE DE RIGIDITE HORS AXE

C '  T 1 C T
 C2 S2 0 0 0 2CS   C11 C12 C13 0 0 0  C2 S2 0 0 0 CS 
   
 S2 C2 0 0 0 2CS  C21 C22 C23 0 0 0  S2 C2 0 0 0 CS 
 0 0 1 0 0 0  C31 C32 C33 0 0 0  0 0 1 0 0 0 
 C '     
 0 0 0 C S 0  0 0 0 C44 0 0  0 0 0 C S 0 
 0 0 0 S C 0  0 0 0 0 C55 0  0 0 0 S C 0 
   
 CS CS 0 0 0 C 2  S 2   0 0 0 0 0 C66   2CS 2CS 0 0 0 C 2  S 2 
 C 2
S 2
0 0 0 2CS   C 2C11  S 2C21 S C11  C C21
2 2
C13 0 0 CS (C11  C12 ) 
  
 S2 C2 0 0 0 2CS   C 2C21  S 2C22 S 2C21  C 2C22 C23 0 0 CS (C21  C22 ) 
 0 0 1 0 0 0   C 2C31  S 2C32 S 2C31  C 2C32 C33 0 0 CS (C31  C32 ) 
 C '    
 0 0 0 C S 0  0 0 0 CC44  SC44 0 
 0 0 0 S C 0  0 0 0 SC55 CC55 0 
   
 CS CS 0 0 0 C 2  S 2   2CSC66 2CSC66 0 0 0 C66 (C 2  S 2 ) 

On obtient les relations ( II .85)

C11 '  C 4C11  2C 2 S 2 (C21  2C66 )  S 4C22


C22 '  S 4C11  2 S 2C 2 (C21  2C66 )  C 4C22
C33 '  C33
C44 '  C 2C44  S 2C55
C55 '  S 2C44  C 2C55
C66 '  C 2 S 2 (C11  C22  2(C12  C66 ))  C66 (C 4  S 4 )
C12 '  C21 (C 4  S 4 )  S 2C 2 (C11  C22  4C66 )
C16 '  C 3 S (C11  C12  2C66 )  S 3C (C21  C22  2C66 )
C26 '  S 3C (C11  C12  2C66 )  C 3 S (C21  C22  2C66 )
C45 '  SC (C44  C55 )
C13 '  C 2C13  S 2C23
C23 '  S 2C13  C 2C23
C36 '  CS (C31  C32 )
C '14  C '15  C '24  C '25  C '34  C '35  C '46  C '56  0

On remarque que lorsque la traction est exercée en dehors des axes d’orthotropie (axes
principaux), il existe des couplages entre les déformations longitudinale, transversale et de
cisaillement. La matrice [C’] est donc de la forme :

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 C '11 C '12 C '13 0 0 C '16 


 
 C '21 C '22 C '23 0 0 C '26 
C' C' C '33 0 0 C '36 
C '   031 032 0 C '44 C '45 0 
 ( II .86)

 0 0 0 C '54 C '55 0 
 
 C '61 C '62 C '63 0 0 C '66 

III.11.2.2.2. CAS D’UNE ROTATION AUTOUR DE N 2  y

III.11.2.2.2.1. CALCUL DE LA MATRICE DE RIGIDITE HORS AXE

C '  T 1 C T
 C2 0 S2 0 2CS 0   C11 C12 C13 0 0 0  C2 0 S2 0 CS 0 
   
 0 1 0 0 0 0   C21 C22 C23 0 0 0  0 1 0 0 0 0 
 S2 0 C2 0 2CS 0   C31 C32 C33 0 0 0  S2 0 C2 0 CS 0 
 C '     
 0 0 0 C 0 S  0 0 0 C44 0 0  0 0 0 C 0 S 
 CS 0 CS 0 C2  S2 0  0 0 0 0 C55 0   2CS 0 2CS 0 C2  S2 0 
    
 0 0 0 S 0 C  0 0 0 0 0 C66   0 0 0 S 0 C 
 C2 0 S2 0 2CS 0   C 2C11  S 2C13 C12 S 2C11  C 2C13 0 CS (C11  C13 ) 0 
  2 
  C C21  S C23 S 2C21  C 2C23 CS (C21  C23 )
2
 0 1 0 0 0 0 C22 0 0 
 S2 0 C2 0 2CS 0   C 2C31  S 2C32 C32 S 2C31  C 2C33 0 CS (C31  C33 ) 0 
 C '    
 0 0 0 C 0 S  0 0 0 CC44 0 SC44 
 CS 0 CS 0 C2  S 2 0  2CSC55 0 2CSC55 0 C55 (C 2  S 2 ) 0 
   
  SC66 
 0 0 0 S 0 C  0 0 0 0 CC66 
On obtient les relations ( II .87)

C11 '  C 4C11  2C 2 S 2 (C31  2C55 )  S 4C32


C22 '  C22
C33 '  S 4C11  2S 2C 2 (C13  2C55 )  C 4C33
C44 '  C 2C44  S 2C66
C55 '  C 2 S 2 (C11  C33  2(C13  C55 ))  C55 (C 4  S 4 )
C66 '  S 2C44  C 2C66
C12 '  C 2C12  S 2C32
C13 '  C13 (C 4  S 4 )  S 2C 2 (C11  C33  4C55 )
C15 '  C 3 S (C11  C13  2C55 )  S 3C (C31  C33  2C55 )
C23 '  S 2C21  C 2C23
C25 '  SC (C21  C23 )
C35 '  S 3C (C11  C13  2C55 )  C 3 S (C31  C33  2C55 )
C13 '  C 2C13  S 2C23
C46 '  CS (C44  C66 )
C '14  C '16  C '24  C '26  C '34  C '36  C '54  C '56  0

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On remarque que lorsque la traction est exercée en dehors des axes d’orthotropie (axes
principaux), il existe des couplages entre les déformations longitudinale, transversale et de
cisaillement. La matrice [C’] est donc de la forme :
 C '11 C '12 C '13 0 C '15 0 
 
 C '21 C '22 C '23 0 C '25 0 
C' C' C '33 0 C '35 0 
C '   031 032 0 C '44 0 C '46 
 ( II .88)

 C '51 C '52 C '53 0 C '55 0 
 
 0 0 0 C '64 0 C '66 

III.11.2.2.3. CAS D’UNE ROTATION AUTOUR DE N1  x

III.11.2.2.3.1. CALCUL DE LA MATRICE DE RIGIDITE HORS AXE

C '  T 1 C T
 1 0 0 0 0 0   C11 C12 C13 0 0 0  1 0 0 0 0 0 
   
 0 C2 S2 2CS 0 0   C21 C22 C23 0 0 0  0 C2 S2 CS 0 0 
 0 S2 C2 2CS 0 0   C31 C32 C33 0 0 0  0 S2 C2 CS 0 0 
 C '     
 0 CS CS C2  S2 0 0  0 0 0 C44 0 0  0 2CS 2CS C2  S2 0 0 
 0 0 0 0 C S  0 0 0 0 C55 0  0 0 0 0 C S 
    
 0 0 0 0 S C  0 0 0 0 0 C66   0 0 0 0 S C 
 1 0 0 0 0 0  C11 C C12  S 2C13
2
S 2C12  C 2C13 CS (C12  C13 ) 0 0 
  
 0 C2 S2 2CS 0 0  C21 C 2C22  S 2C23 S 2C22  C 2C23 CS (C22  C23 ) 0 0 
 0 S2 C2 2CS 0 0  C31 C 2C32  S 2C33 S 2C32  C 2C33 CS (C32  C33 ) 0 0 
 C '    
 0 CS CS C S
2 2
0 0  0 2CSC44 2CSC44 C44 (C 2  S 2 ) 0 0 
 0 0 0 0 C S  0 0 0 0 CC55  SC55 
   
S  
 0 0 0 0 C  0 0 0 0 SC66 CC66 
On obtient les relations ( II .89)

C11 '  C11


C22 '  C 4C22  2C 2 S 2 (C23  2C44 )  S 4C33
C33 '  S 4C22  2S 2C 2 (C23  2C44 )  C 4C33
C44 '  C 2 S 2 (C22  C33  2(C23  C44 ))  C44 (C 4  S 4 )
C55 '  C 2C55  S 2C66
C66 '  S 2C55  C 2C66
C12 '  C 2C12  S 2C13
C13 '  S 2C12  C 2C13
C14 '  CS (C12  C13 )
C23 '  C 2 S 2 (C22  C33  4C44 )  C23 (C 4  S 4 )
C24 '  C 3 S (C22  C23  2C44 )  S 3C (C32  C33  2C44 )
C34 '  S 3C (C22  C23  2C44 )  C 3 S (C32  C33  2C44 )
C56 '  SC (C55  C66 )
C '15  C '16  C '25  C '26  C '35  C '36  C '54  C '64  0

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On remarque que lorsque la traction est exercée en dehors des axes d’orthotropie (axes
principaux), il existe des couplages entre les déformations longitudinale, transversale et de
cisaillement. La matrice [C’] est donc de la forme :
 C '11 C '12 C '13 C '14 0 0 
 
 C '21 C '22 C '23 C '24 0 0 
C' C' C '33 C '34 0 0 
C '   C '31 C '32 C '43 C '44 0 0 
 ( II .90)
 41 42
 0 0 0 0 C '55 C '56 
 
 0 0 0 0 C '65 C '66 

III.11.3. MATERIAUX ISOTROPES TRANSVERSES

Un matériau composite isotrope transverse ou matériau unidirectionnel d’axe l’axe


d’orthotropie, est un matériau orthotrope possédant de plus une symétrie de révolution autour
d’un axe d’orthotropie. Un matériau isotrope transverse ou unidirectionnel est caractérisé par
cinq constantes élastiques indépendantes si la base est connue. Par la suite, les relations

d’invariances matérielles par rapport à une rotation autour des axes d’orthotropies N1 , N 2 et

N 3 sont développées. La relation de comportement d’un matériau unidirectionnel d’axe

N1 , N 2 ou N 3 exprimée en rigidité et en souplesse est développée.

III.11.3.1. CAS D’UNE REVOLUTION AUTOUR DE L’AXE N1 OU MATERIAU

UNIDIRECTIONNEL D’AXE N1
Les relations d’invariances s’expriment ici par le fait de la symétrie de revolution

autour de l’axe N1 on a : S1 j  cte, C1 j  cte, E j  cte, G1 j  cte et 1 j  cte pour j  2,3

(III.91)
À partir d’un matériau orthotrope, en exprimant les relations d’invariances matérielles

par rapport à l’axe N1 , on obtient d’après la relation (III.91) et compte tenu des relations
(III.43):
1 1
S55  S66  
G13 G12
1
Et S44  , et compte tenu de la relation (III.57) on a :
G23

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2(1  23 ) 1    1   
S44   2   23   2     23    2( S22  S23 )( II .92)
E2  E2 E2   E2  E2  
E2
C44   S44   G23 
1
( II .93)
2(1  23 )

1
C44  (C22  C23 )
 Montrons que 2
D’après les relations ( II .83) on a:
1 1 1
C22  C23  (1  1331 )  (32  1231 )  (1  32  2132 )
E1E2 E1E2 E1E2
On a d’apres les relations (III.82) et (III.91)

1  32 2  2132  213232 1  32   213 1  32 


2 2

 
E1 E2 2 E1 E2 2
1  32  1  32  2132 

E1 E2 2

1 E1E2 2 1 E2
 C22  C23  (1  32  2132 )  * (1  32  2132 )   2C44
E1E2 1  32  1  32  213  E1E2
2
1  32 

1
D’où C44  (C22  C23 )( II .94) CQFD
2
D’après les calculs ci-dessus, la relation de comportement est la suivante :
 
 C11 C12 C12 0 0 0 
 
 
  11   C12 C22 C23 0 0 0
  11 
      22 
  22    
  33   C12 C32 C33 0 0 0
 33 
 
    2  ( II .95)
  32   0 0 0
C22  C23
0 0   32 
   2   213 
 13     
  
 12   0 0 0 0 C66 0   212 
 
 
 0 0 0 0 0 C66 
 

La relation de comportement (III.96) exprimée en souplesse est   S avec S  C 1 .


 11   S11 S12 S13 0 0 0    11 
     
  22   S21 S22 S23 0 0 0   22 
  33   S31 S32 S33 0 0 0    33 
   
 2 32   0 0 0 2( S22  S23 ) 0 0    32 
 2   0 0 0 0 S55 0   
 13     13 
 2 
 12   0 0 0 0 0 S66    12 

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III.11.3.1.1. LOI DE HOOKE DANS LA BASE D’ORTHOTROPIE

III.11.3.1.1.1. FORMULATION EN SOUPLESSE

Dans la base isotrope transverse ( N1 , N2 , N3 ) , d’axe de revolution N1 , la matrice de

souplesse est exprimée en fonction des modules d’élasticité sous la forme    S  pour

j   2,3 :

 1  j1  j1 
   0 0 0 
 E1 Ej Ej 
  j1 1  23 
   0 0 0 
 11   Ej Ej Ej    11 
    j1
 
     23 1    22 
22
  0 0 0
  33   Ej Ej Ej   
    33  ( II .97)

 32  
2 2(1  23 )    32 
 2   0 0 0 0 0  
 13  
Ej    13 
 2      12 
 12  1
 0 0 0 0 0 
 G1 j 
 
 0 0 0 0 0
1 
 G1 j 
 
 1  j1  j1 
   0 0 0 
 E1 Ej Ej 
  j1 1  23 
   0 0 0 
 Ej Ej Ej 
 
  j1  23 1 
  0 0 0
 Ej Ej Ej 
S     ( II .98)
 2(1  23 ) 
 0 0 0 0 0 
 Ej 
 1 
 0 0 0 0 0 
 G1 j 
 
 0 0 0 0 0
1 
 G1 j 
 

Les propriétés mécaniques élastiques d’un matériau isotrope transverse sont


déterminées par cinq constantes d’élasticité indépendantes. Dans le cas d’un matériau isotrope

transverse d’axe N1 , les constantes sont E1, Ej, ν1j et ν23. Dans le cas d’un matériau isotrope

transverse d’axe N 2 , il suffit d’effectuer des permutations sur les axes et les indices.

III.11.3.1.1.2. FORMULATION EN RIGIDITE

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Dans la base isotrope transverse ( N1 , N2 , N3 ) , d’axe de revolution N1 , la matrice de


rigidité d’un matériau isotrope transverse ou unidirectionnel est exprimée en fonction des
modules d’élasticité sous la forme :
 
 C11 C12 C12 0 0 0 
 
 
  11   C12 C22 C23 0 0 0
  11 
      22 
  22    
  33   C12 C32 C33 0 0 0
   33 
    2  ( II .99)
  32   0 0 0
C22  C23
0 0   32 
   2   213 
 13     
  
 12   0 0 0 0 C66 0   212 
 
 
 0 0 0 0 0 C66 
 

Et sa matrice de rigidité est définie par :


 
 C11 C12 C12 0 0 0 
 
 C12 C22 C23 0 0 0 
 
 
 C12 C32 C33 0 0 0 
C    
 ( II .100)
C22  C23
 0 0 0 0 0 
 2 
 
 0 0 0 0 C66 0 
 
 
 0 0 0 0 0 C66 
 

Pour j   2,3
1 1
C11  (1  232 ); C22  (1  1 j 2 )  C33 ;
E j 2
E1 E j
1 j 1
C12  (1  23 )  C13 ; C23  (32  1 j 2 )( II .101)
E j 2
E1 E j
(1  23  21 j 2 )(1  32 )
 ; C44  G23 ; C55  C66  G1 j ;
E1 E j 2

Ces relations sont établies à partir d’une simple inversion matricielle.

III.11.3.1.2. LOI DE HOOKE HORS DES AXES PRINCIPAUX


Les expressions des matrices de rigidité et de souplesse dans la base ( x, y, z ) sont

développées en fonction des composantes dans la base isotrope transverse ( N1 , N2 , N3 ) dans le

cas particulier d’une rotation entre les deux bases autour de l’axe N1  x . En utilisant la
notation vectorielle, les formules de changement de base pour les relations de comportement
s’écrivent sous la forme suivante en utilisant les relations (III.19) et (III.20):

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 1 0 0 0 0 0   C11 C1 j C1 j 0 0 0  1 0 0 0 0 0 
 C 
0   
 0 C2 S2 2CS 0 0  1j C jj C23 0 0 0 C2 S2 CS 0 0 
 0 S2 C2 2CS 0 0   C1 j C23 C jj 0 0 0  0 S2 C2 CS 0 0 
 C '     
 0 CS CS C2  S2 0 0  0 0 0 C44 0 0  0 2CS 2CS C2  S2 0 0 
 0 0 0 0 C S  0 0 0 0 C55 0  0 0 0 0 C S 
    
 0 0 0 0 S C 
 0 0 0 0 0 C66   0 0 0 0 S C 
 1 0 0 0 0 0  C11 (C 2  S 2 )C1 j ( S 2  C 2 )C1 j 0 0 0 
  
 0 C2 S2 2CS 0 0  C1 j C 2C jj  S 2C23 S 2C jj  C 2C23 CS (C jj  C23 ) 0 0 
 0 S2 C2 2CS 0 0  C1 j C 2C32  S 2C jj S 2C32  C 2C jj CS (C23  C jj ) 0 0 
 C '    
 0 CS CS C2  S2 0 0  0 2CSC44 2CSC44 C44 (C 2  S 2 ) 0 0 
 0 0 0 0 C S  0 0 0 0 CCkk  SCkk 
   
S  
 0 0 0 0 C  0 0 0 0 SCkk CCkk 
On obtient les relations ( II .89)

Pour j   2,3 et k  5,6( II .102)


C11 '  C11
C22 '  (C 4  S 4 )C jj  2C 2 S 2 (C23  2C44 )
C33 '  ( S 4  C 4 )C jj  2S 2C 2 (C23  2C44 )
C44 '  C 2 S 2 (2C jj  2(C23  C44 ))  C44 (C 4  S 4 )
C55 '  Ckk
C66 '  Ckk

C12 '  C1 j
C13 '  C1 j
C23 '  C 2 S 2 (2C jj  4C44 )  C23 (C 4  S 4 )
C24 '  C 3 S (C jj  C23  2C44 )  S 3C (C23  C jj  2C44 )
C34 '  S 3C (C jj  C23  2C44 )  C 3 S (C23  C jj  2C44 )
C '15  C '16  C '25  C '26  C '35  C '36  C '54  C '64  C '14  C '56  0

On remarque que lorsque la traction est exercée en dehors des axes d’orthotropie (axes
principaux), il existe des couplages entre les déformations longitudinale, transversale et de
cisaillement. La matrice [C’] est donc de la forme :
 C '11 C '12 C '13 0 0 0 
 
 C '21 C '22 C '23 C '24 0 0 
C ' C' C '33 C '34 0 0 
C '   031 C '32 C '43 C '44 0 0 
 ( II .103)
 42
 0 0 0 0 C '55 0 
 
 0 0 0 0 0 C '66 

III.11.3.2. CAS D’UNE REVOLUTION AUTOUR DE L’AXE N 2 OU MATERIAU

UNIDIRECTIONNEL D’AXE N 2

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Les relations d’invariances s’expriment ici par le fait de la symétrie de revolution

autour de l’axe N 2 on a : S2 j  cte, C2 j  cte, E j  cte, G2 j  cte et 2 j  cte pour j  1,3

(III.104)
À partir d’un matériau orthotrope, en exprimant les relations d’invariances matérielles

par rapport à l’axe N 2 , on obtient d’après la relation (III.91) et compte tenu des relations
(III.43):
1 1
S44  S66   ;
G23 G12
1
Et S55  , et compte tenu de la relation (III.57) on a :
G13

2(1  13 ) 1    1   
S55   2   13   2     13    2( S11  S13 )( II .105)
E1  E1 E1   E1  E1  
E1
C55   S55   G13 
1
( II .106)
2(1  13 )

1
C55  (C11  C13 )
 Montrons que 2
d’apres les relations ( II .83) on a:
1 1 1
C11  C13  (1  2332 )  (2132  31 )  (1  31  2232 )
E2 E3 E2 E3 E2 E3

1  2232  132  223213


 ( II .107)
E12 E2
On a d’apres les relations (III.82) et (III.91)


1     2 1   
13
2
23
2
13
2
E2 E
1

1  13  1  13  2122 



E2 E12

1 E2 E12 1 E1
 C11  C13  (1  31  223 ) 
2
* (1  13  2232 )   2C55
E2 E3 1  13  1  13  223  E2 E1
2
1  13 

1
D’où C55  (C11  C13 )( II .108) CQFD
2
D’après les calculs ci-dessus, la relation de comportement est la suivante :

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 
 C11 C12 C12 0 0 0 
 
 
  11   C12 C22 C23 0 0 0
  11 
      22 
  22    
  33   C12 C32 C33 0 0 0
   33 
    2  ( II .109)
  32   0 0 0 C66 0 0   32 
     213 
 13     
  C11  C13 
 12   0 0 0 0 0   212 
 2 
 
 0 0 0 0 0 C66 
 

La relation de comportement exprimée en souplesse est   S avec S  C 1 ( II .110) .

 11   S11 S12 S13 0 0 0    11 


     
  22   S21 S22 S23 0 0 0   22 
  33   S31 S32 S33 0 0 0    33 
   
 2 32   0 0 0 S66 0 0    32 
 2   0 0 0 0 2( S11  S13 ) 0   
 13     13 
 2 
 12   0 0 0 0 0 S66    12 

III.11.3.2.1. LOI DE HOOKE DANS LES AXES D’ORTHOTROPIE


III.11.3.2.1.1. FORMULATION EN SOUPLESSE

Dans la base isotrope transverse ( N1 , N2 , N3 ) , d’axe de revolution N 2 , la matrice de

souplesse est exprimée en fonction des modules d’élasticité sous la forme   S pour
j  1,3 :

 1  j2  13 
   0 0 0 
 Ej Ej Ej 
  1  j2 
  j2  0 0 0 
 11   Ej E2 Ej    11 
    j2
 
  22     13 
1
0 0 0    22 
  33   Ej Ej Ej   
    33  ( II .111)
 2 32   1    32 
 2   0 0 0 0 0  
 13
 
Gj2    13 
 2      12 
 12  2(1  13 )
 0 0 0 0 0 
 Ej 
 
 0 0 0 0 0
1 
 Gj2 
 

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 1  j2  13 
   0 0 0 
 E j Ej Ej 
  j2 1  j2 
   0 0 0 
 Ej E2 Ej 
 
   13  j2 1 
 0 0 0
 Ej Ej Ej 
S     ( II .112)
 1 
 0 0 0 0 0 
 Gj2 
 2(1  13 ) 
 0 0 0 0 0 
 Ej 
 
 0 0 0 0 0
1 
 Gj2 
 

Les propriétés mécaniques élastiques d’un matériau isotrope transverse sont


déterminées par cinq constantes d’élasticité indépendantes. Dans le cas d’un matériau isotrope

transverse d’axe N 2 , les constantes sont Ej, E2, ν13 et ν2j. Dans le cas d’un matériau isotrope

transverse d’axe N 2 , il suffit d’effectuer des permutations sur les axes et les indices.

III.11.3.2.2. FORMULATION EN RIGIDITE

Dans la base isotrope transverse ( N1 , N2 , N3 ) , d’axe de revolution N 2 , la matrice de


rigidité d’un matériau isotrope transverse ou unidirectionnel est exprimée en fonction des
modules d’élasticité sous la forme :
 
 C11 C12 C13 0 0 0 
 
 
  11   C21 C22 C12 0 0 0
  11 
      22 
  22    
  33   C31 C12 C11 0 0 0
   33 
   2  ( II .113)

  32   0 0 0 C66 0 0   32 
     213 
 13     
  C11  C13 
 12   0 0 0 0 0   212 
 2 
 
 0 0 0 0 0 C66 
 

Et sa matrice de rigidité est définie par :


 
 C11 C12 C13 0 0 0 
 
 C21 C22 C12 0 0 0 
 
 
 C31 C12 C11 0 0 0 
C    
 ( II .114)
 0 0 0 C66 0 0 
 
 C11  C13 
 0 0 0 0 0 
 2 
 
 0 0 0 0 0 C66 
 

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Pour j  1,3
1 1
C11  (1  2 j 2 )  C33 ; C22  (1  132 );
E2 E j E j 2

2 j 1 2 j
C12  (1  13 ); C13  (2 j 2  13 ); C23  (1  13 )( II .115)
E2 E j E2 E j E j 2
(1  13  22 j 2 )(1  13 )
 ; C55  G13 ; C44  C66  G2 j ;
E2 E j 2

Ces relations sont établies à partir d’une simple inversion matricielle.

III.11.3.2.3. LOI DE HOOKE HORS DES AXES PRINCIPAUX

Les expressions des matrices de rigidité et de souplesse dans la base ( x, y, z ) sont

développées en fonction des composantes dans la base isotrope transverse ( N1 , N2 , N3 ) dans le

cas particulier d’une rotation entre les deux bases autour de l’axe N 2  y . En utilisant la
notation vectorielle, les formules de changement de base pour les relations de comportement
s’écrivent sous la forme suivante en utilisant les relations (III.19) et (III.20):
Pour j  1,3 et k   4,6
 C2 0 S2 0 2CS 0   C jj C2 j C13 0 0 0  C2 0 S2 0 CS 0 
 C C22 C2 j 0 0

0   0 
 0 1 0 0 0 0  2 j 1 0 0 0 0 
 S2 0 C2 0 2CS 0   C31 C2 j C jj 0 0 0  S2 0 C2 0 CS 0 
 C '     
 0 0 0 C 0 S  0 0 0 Ckk 0 0  0 0 0 C 0 S 
 CS 0 CS 0 C2  S2 0  0 0 0 0 C55 0   2CS 0 2CS 0 C2  S2 0 
   
 0 0 0 S 0 C  0 0 0 0 0 Ckk   0 0 0 S 0 C 
 C2 0 S2 0 2CS 0   C 2C jj  S 2C13 C2 j S 2C jj  C 2C13 0 CS (C jj  C13 ) 0 
  
 0 1 0 0 0 0  C2 j C22 C2 j 0 0 0 
 S2 0 C2 0 2CS 0   C 2C13  S 2C2 j C2 j S 2C13  C 2C jj 0 CS (C13  C jj ) 0 
 C '    
 0 0 0 C 0 S  0 0 0 CCkk 0 SCkk 
 CS 0 CS 0 C2  S 2 0  2CSC55 0 2CSC55 0 C55 (C 2  S 2 ) 0 
   
  SCkk 
 0 0 0 S 0 C  0 0 0 0 CCkk 
On obtient les relations ( II .116)

C11 '  C 4C jj  2C 2 S 2 (C13  2C55 )  S 4C2 j


C22 '  C22
C33 '  S 4C jj  2S 2C 2 (C13  2C55 )  C 4C jj
C44 '  Ckk
C55 '  C 2 S 2 (2C jj  2(C13  C55 ))  C55 (C 4  S 4 )
C66 '  Ckk
C12 '  C2 j
C13 '  C13 (C 4  S 4 )  S 2C 2 (2C jj  4C55 )

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C15 '  C 3 S (C jj  C13  2C55 )  S 3C (C13  C jj  2C55 )


C23 '  C2 j
C35 '  S 3C (C jj  C13  2C55 )  C 3 S (C13  C jj  2C55 )
C13 '  C 2C13  S 2C2 j
C '14  C '16  C '24  C '26  C '34  C '36  C '54  C '56  C '23  C '46  0

On remarque que lorsque la traction est exercée en dehors des axes d’orthotropie (axes
principaux), il existe des couplages entre les déformations longitudinale, transversale et de
cisaillement. La matrice [C’] est donc de la forme :

 C '11 C '12 C '13 0 C '15 0 


 
 C '21 C '22 0 0 C '25 0 
C ' 0 C '33 0 C '35 0 
C '   031 0 0 C '44 0 0 
 ( II .117)

 C '51 C '52 C '53 0 C '55 0 
 
 0 0 0 0 0 C '66 

III.11.3.3. CAS D’UNE REVOLUTION AUTOUR DE L’AXE N 3 OU MATERIAU

UNIDIRECTIONNEL D’AXE N 3
Les relations d’invariances s’expriment ici par le fait de la symétrie de revolution autour de

l’axe N 3 , on a : S3 j  cte, C3 j  cte, E j  cte, G3 j  cte et 3 j  cte pour j  1, 2 (III.118)

À partir d’un matériau orthotrope, en exprimant les relations d’invariances matérielles par

rapport à l’axe N 3 , on obtient d’après la relation (III.91) et compte tenu des relations (III.43):

1 1
S44  S55   ;
G23 G13
1
Et S66  , et compte tenu de la relation (III.57) on a :
G12

2(1  12 ) 1    1   
S66   2   12   2     12    2( S11  S12 )( II .119)
E1  E1 E1   E1  E1  
E1
C66   S66   G12 
1
( II .120)
2(1  12 )
1
C66  (C11  C12 )
 Montrons que 2
d’apres les relations ( II .83) on a:

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1 1 1
C11  C12  (1  32 2 )  (12  232 )  (1  12  2232 )
E2 E3 E2 E3 E2 E3
On a d’apres les relations (III.82) et (III.91)

1  2232  12 2  212232 1  12   223 1  12 


2 2

 
E12 E3 E12 E3
1  12  1  12  2232 

E12 E3

1 E12 E3 1 E1
 C11  C12  (1  12  223 ) 
2
* (1  12  2232 )   2C66
E1E3 1  12  1  12  223  E1E3
2
1  12 

1
D’où C66  (C11  C12 )( II .121) CQFD
2
D’après les calculs ci-dessus, la relation de comportement est la suivante :
 
 C11 C12 C12 0 0 0 
 
 
  11   C12 C22 C23 0 0 0
  11 
      22 
  22    
  33   C12 C32 C33 0 0 0
   33 
    2  ( II .122)
  32   0 0 0 C44 0 0   32 
     213 
 13     
  
 12   0 0 0 0 C55 0   212 
 
 C22  C23 
 0 0 0 0 0 
 2 

La relation de comportement exprimée en souplesse est    S  avec

 S   C 
1
( II .123) .

 11   S11 S12 S13 0 0 0    11 


     
  22   S21 S22 S23 0 0 0   22 
  33   S31 S32 S33 0 0 0    33 
   
 2 32   0 0 0 S55 0 0    32 
 2   0 0 0 0 S55 0   
 13     13 
 2  2( S11  S12 )    12 
 12   0 0 0 0 0

III.11.3.3.1. LOI DE HOOKE DANS LA BASE D’ORTHOTROPIE

III.11.3.3.1.1. FORMULATION EN SOUPLESSE

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Dans la base isotrope transverse ( N1 , N2 , N3 ) , d’axe de revolution N 3 , la matrice de

souplesse est exprimée en fonction des modules d’élasticité sous la forme    S  , pour

j  1, 2 :

 1  j2  j3 
   0 0 0 
 Ej Ej Ej 
  1  j3 
  j2  0 0 0 
 11   Ej Ej Ej    11 
    
  j3
  22    j 3 
1
0 0 0    22 
  33   Ej Ej E3   
    33  ( II .124)
 2 32   1    32 
 2   0 0 0 0 0  
 13
  G3 j    13 
 2      12 
 12  1
 0 0 0 0 0 
 G3 j 
 
 2(1  12 ) 
0 0 0 0 0
 Ej 
 
 1  j2  j3 
   0 0 0 
 Ej Ej Ej 
  1  j3 
  j2  0 0 0 
 Ej Ej Ej 
 

  j3  j3 1 
 0 0 0
 Ej Ej E3 
S     ( II .125)
 1 
 0 0 0 0 0 
 G3 j 
 1 
 0 0 0 0 0 
 G3 j 
 
 2(1  12 ) 
0 0 0 0 0
 Ej 
 

Les propriétés mécaniques élastiques d’un matériau isotrope transverse sont


déterminées par cinq constantes d’élasticité indépendantes. Dans le cas d’un matériau isotrope

transverse d’axe N 3 , les constantes sont E3, Ej, ν3j et ν12. Dans le cas d’un matériau isotrope

transverse d’axe N 3 , il suffit d’effectuer des permutations sur les axes et les indices.

III.11.3.3.1.2. FORMULATION EN RIGIDITE

Dans la base isotrope transverse ( N1 , N2 , N3 ) , d’axe de revolution N 3 , la matrice de


rigidité d’un matériau isotrope transverse ou unidirectionnel est exprimée en fonction des
modules d’élasticité sous la forme :

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 
 C11 C12 C13 0 0 0 
 
 
  11   C12 C11 C13 0 0 0
  11 
      22 
  22    
  33   C13 C13 C33 0 0 0
   33 
    2  ( II .126)
  32   0 0 0 C44 0 0   32 
     213 
 13     
  
 12   0 0 0 0 C44 0   212 
 
 C11  C12 
 0 0 0 0 0 
 2 

Et sa matrice de rigidité est définie par :


 
 C11 C12 C13 0 0 0 
 
 C12 C11 C13 0 0 0 
 
 
 C13 C13 C33 0 0 0 
C    
 ( II .127)
 0 0 0 C44 0 0 
 
 
 0 0 0 0 C44 0 
 
 C11  C12 
 0 0 0 0 0 
 2 

Pour j  1, 2
1 1
C11  (1  3 j 2 )  C22 ; C33  (1  12 2 )
E j E3 E12
1 3 j
C12  (12  3 j 2 ); C13  (12  1)  C23 ;( II .128)
E j E3 E j E3
(1  12  23 j 2 )(1  12 )
 ; C66  G12 ; C44  C55  G3 j ;
E3 E j 2

Ces relations sont établies à partir d’une simple inversion matricielle.

III.11.3.3.2. LOI DE HOOKE HORS DE LA BASE D’ORTHOTROPIE

Les expressions des matrices de rigidité et de souplesse dans la base ( x, y, z ) sont

développées en fonction des composantes dans la base isotrope transverse ( N1 , N2 , N3 ) dans le

cas particulier d’une rotation entre les deux bases autour de l’axe N3  z . En utilisant la
notation vectorielle, les formules de changement de base pour les relations de comportement
s’écrivent sous la forme suivante en utilisant les relations (III.19) et (III.20):

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 C2 S2 0 0 0 2CS   C jj C12 C3 j 0 0 0  C2 S2 0 0 0 CS 
  
0   S 2 
 S2 C2 0 0 0 2CS   C21 C jj C3 j 0 0 C2 0 0 0 CS 
 0 0 1 0 0 0   C3 j C3 j C33 0 0 0  0 0 1 0 0 0 
 C '     
 0 0 0 C S 0  0 0 0 Ckk 0 0  0 0 0 C S 0 
 0 0 0 S C 0  0 0 0 0 Ckk 0  0 0 0 S C 0 
   
 CS CS 0 0 0 C 2  S 2   0 0 0 0 0 C66   2CS 2CS 0 0 0 C 2  S 2 
 2CS   C C jj  S C12 S 2C jj  C 2C12 CS (C jj  C12 ) 
2 2
C2 S2 0 0 0 C3 j 0 0
  2 
2CS   C C12  S C jj S 2C12  C 2C jj CS (C12  C jj ) 
2
 S2 C2 0 0 0 C3 j 0 0
 0 0 1 0 0 0   C 2
C  S 2
C3 j S 2C3 j  C 2C3 j C33 0 0 0 
 C '   
3j

 0 0 0 C S 0  0 0 0 CCkk  SCkk 0 
 0 0 0 S C 0  0 0 0 SCkk CCkk 0 
  
C  S 2   2CSC66
2 
 CS CS 0 0 0 2
2CSC66 0 0 0 C66 (C  S ) 
2

On obtient les relations ( II .129)

Pour j  1, 2 et k  3, 4

C11 '  (C 4  S 4 )C jj  2C 2 S 2 (C12  2C66 )


C22 '  ( S 4  C 4 )C jj  2S 2C 2 (C12  2C66 )
C33 '  C33
C44 '  Ckk
C55 '  Ckk
C66 '  C 2 S 2 (2C jj  2(C12  C66 ))  C66 (C 4  S 4 )
C12 '  C12 (C 4  S 4 )  S 2C 2 (2C jj  4C66 )

C16 '  C 3 S (C jj  C12  2C66 )  S 3C (C12  C jj  2C66 )


C26 '  S 3C (C jj  C12  2C66 )  C 3 S (C12  C jj  2C66 )
C13 '  C3 j
C23 '  C3 j
C '14  C '15  C '24  C '25  C '34  C '35  C '46  C '56  C '45  C '36  0

On remarque que lorsque la traction est exercée en dehors des axes d’orthotropie (axes
principaux), il existe des couplages entre les déformations longitudinale, transversale et de
cisaillement. La matrice C’ est donc de la forme :
 C '11 C '12 C '13 0 0 C '16 
 
 C '21 C '22 C '23 0 0 C '26 
C ' C' C '33 0 0 0 
C '   031 032 0 C '44 0 0 
 ( II .130)

 0 0 0 0 C '55 0 
 
 C '61 C '62 0 0 0 C '66 

III.11.4. LOI DE COMPORTEMENT DES MATERIAUX ISOTROPES

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Un matériau pour lequel, en un point quelconque, les composantes du tenseur Cijkl sont
identiques dans toutes les directions est un matériau isotrope. Dans le cadre de l’élasticité
linéaire, un tel matériau est fonction uniquement de deux paramètres caractéristiques
indépendants. On peut démontrer qu’un matériau isotrope correspond en fait à un matériau
orthotrope possédant de plus une symétrie de révolution autour de chacun de ces axes
d’orthotropie.

III.11.4.1. NOTATIONS EN SOUPLESSE

À partir d’un matériau orthotrope, en exprimant les relations d’invariances matérielles

par rapport aux axes ( N1 , N2 , N3 ) , on obtient après calcul la relation de comportement d’un

matériau isotrope. La relation de comportement exprimée en souplesse est    S  , on

demontre qu’il y a uniquement deux paramètres caractéristiques indépendants :


Ei  cte  E;ij  cte   ( II .131) .

Soit un matériau orthotrope, les relations (III.95), (III.96), (III.109), (III.110),


(III.122), (III.123) de comportement en souplesse montre les conséquences d’une symétrie de
revolution dans les trois axes d’orthotropie. En généralisant ces relations on trouve que :
 11   S11 S12 S12 0 0 0    11 
     
  22   S12 S11 S12 0 0 0   22 
  33   S12 S12 S11 0 0 0    33 
    ( II .132)
 2 32   0 0 0 2( S11  S12 ) 0 0    32 
 2   0 0 0 0 2( S11  S12 ) 0   
 13     13 
 2 
 12   0 0 0 0 0 2( S11  S12 )    12 

et
 
 C11 C12 C12 0 0 0 
 
 
  11   C12 C11 C12 0 0 0
  11 
      22 
  22    
  33   C12 C12 C11 0 0 0
  33 

    2  ( II .133)
  32   0 0 0
C11  C12
0 0   32 
   2   213 
 13     
  C11  C12  
 12   0 0 0 0 0   2 12 
 2 
 C11  C12 
 0 0 0 0 0 
 2 

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1 1  
Avec (III.134) pour i, j  1, 2,3 Sii  S11   ; Sij  S12     et pour
Ei E Ei E

i, j   4,5,6 Sii  2(S11  S12 ) , les autres coefficients étant nuls.


(C11  C12 )
Pour (III.135) i, j  1, 2,3 Cii  C11; Cij  C12 et pour i, j   4,5,6 Cii  ,
2
les autres coefficients étant nuls.
Les propriétés mécaniques élastiques d’un matériau isotrope sont déterminées par
deux constantes d’élasticité indépendantes S11 et S12. On pose classiquement le module
d’Young et du coefficient de Poisson E,υ avec les relations suivantes :
1  1
S11  S12   ( )  ( II .136)
E E E

S12   ( II .137)
E

III.11.4.2. NOTATIONS EN RIGIDITE

À partir d’un matériau orthotrope, en exprimant les relations d’invariances matérielles

par rapport aux axes ( N1 , N2 , N3 ) , on obtient après calcul la relation de comportement d’un
matériau isotrope (III.132) et (III.133). Il y a bien deux paramètres caractéristiques
indépendants . Les propriétés mécaniques élastiques d’un matériau isotrope sont déterminées
par deux constantes d’élasticité indépendantes λ, μ qui sont appelés coeficients de lamé. On
pose classiquement :
C11  C12  2 ( II .138)
C12   ( II .139)

Calculons  ij pour i, j  1, 2,3, i  j; k  4,5,6

 ij  2Ckk  ij ( II .139.1)
or
 ij  2Gij ij  2Gij ij  2Ckk  ij
E
 Ckk  Gij 
2(1   )
et
C11  C12 2  E
Ckk   
2 2 2(1   )
E
 2  ( II .140)
(1   )

Calculons  ii pour i, j  1, 2,3, i  j

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 ii  C11 ii  2C12 jj  Ei ii ( II .140.1)

C11  C12  2
  C11  2  
C12  
 jj   ii  (2   ) ii  2 ii  Ei ii
 (2   )  2  Ei  E
E E
  (1  2 )  E  2  E  
1 1
E
  ( II .141)
1   1  2 
La relation (III.141) est valable dans :
 Un état tridimensionnel des contraintes et en deformation plane.
 En contrainte plane la relation (III.140.1) devient :
 ii  C11 ii  C12 jj  Ei ii ( II .142)
 jj   ii  (2   ) ii   ii  Ei ii
 (2   )    Ei  E
E E
  (1   )  E  2  E  
1 1
E E
   ( II .143)
1   1    1   2
 La relation (III.140) est vraie quelque soit l’état tridimensionnel, contrainte plane ou
déformation plane.

III.11.4.2.1. GENERALISATION
Pour les matériaux isotropes, on utilise classiquement la relation de comportement
sous forme indicielle σij = Cijkl𝜀kl . La notation vectorielle utilisée pour les matériaux isotropes
est en fait peu utile pour les matériaux élastiques linéaires isotropes. On peu réunir les
relations (III.139.1) et (III.141.1) en une seule en utilisant l’indice de kronecker, on a :
Pour i, j, l  1, 2,3, i  l
 ij  Cii ij  2Cil  ll
or
Cii  2   ij ; Cil   ij
  ij  (2   ij ) ij  2 ll ij

On pose  kk  ( ij  2 ll )  trace( )( II .144) , on a:

 ij  2 ij   kkij ( II .145)

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Calculons la trace de  ij de l’expression (III.145)

trace( ij )  trace(2  ij   kk  ij )   kk
  kk  trace(2 ij )  trace( kk  ij )
  kk  2 trace( ij )   kk trace( ij )
  kk  2 kk  3 kk
 kk
  kk  ( II .146)
2  3
Insérons (III.146) dans (III.145) on a :
 ij  2 ij   kk ij
1   kk
  ij   ij  *  ij ( II .147)
2 2 2  3
Or
E
1 1 
 ; 
1   1  2    ;
2 E 2 E 1  2
(1   )
E 3 E E  2 E  3 E E (1   ) E
2  3     
(1   ) 1   1  2  1   1  2  1   1  2  1  2
La relation (III.147) devient :
1  1  2
 ij   ij  *  kk ij
E 1  2 E
1 
  ij   ij   kk ij ( II .148)
E E
 La relation (III.145) est connue sous le nom de loi de lamé
 La relation (III.148) est connue sous le nom de loi de Hooke.

La Loi de comportement des matériaux isotropes en souplesse est :

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 1   
 E   0 0 0 
E E
 
  
0    11 
1
 11     0 0

   E E E
    22 
     1  
0 
22
  33    E 
E E
0 0
 33 

      ( II .132)
 2 32   0 0 0
2(1   )
0 0   32 
 2   E    13 
 13     
 2  2(1   ) 
 12   0 0 0 0 0    12 
 E 
 2(1   ) 
 0 0 0 0 0 
 E 

La matrice de souplesse des matériaux composites isotropes est :


 1   
 E   0 0 0 
E E
 
  1


0 0 0 
 E E E 
 
  
 1
0 0 0 
 S    E E E 

2(1   )
 0 0 0 0 0 
 E 
 2(1   ) 
 0 0 0 0 0 
 E 
 2(1   ) 
 0 0 0 0 0 
 E 

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