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Plan du cours
Introduction

Partie I- La reconnaissance internationale des droits de l’homme


I- La Déclaration universelle des droits de l’homme
II- Les Conventions internationales généralistes
1- Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1976)
2- Le premier protocole facultatif se rapportant à l’ICCPR 1966 - entré en vigueur en
1976
3- Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1966-
entré en vigueur en 1976)
III- Les conventions internationales spécialisées
1- La répression du crime de génocide, la lutte contre la torture et l’élimination de
toutes les formes de la discrimination raciale
2- La Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de
discrimination raciale (ICERD) (1969)
3- Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (1948)
4- La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains
ou dégradants (CAT) (1987)
5- Les droits des femmes
6- Les droits de l’enfant
7- Les droits des personnes handicapées
8- Les droits et déplacement humain
IV- Autres instruments internationaux des droits de l’homme

Partie II- La protection et la promotion internationale des droits de l’homme dans le


système des Nations Unies
I- Les moyens non juridictionnels de protection
1- Les institutions internationales de défense des droits de l’homme
a. Le Conseil des droits de l’homme
o L’Examen périodique universel
o Les Procédures spéciales
o Le Procédé de plaintes
o Le Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme

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b. La troisième Commission de l’Assemblée générale
c. Le Haut- Commissaire aux droits de l’homme
d. Mécanismes dérivés de traités spécifiques
e. Les mécanismes des institutions spécialisées des Nations Unies
II- Les moyens juridictionnels de protection : Les Juridictions Pénales Internationales
1- Tribunaux pénaux internationaux
2- La Cour pénale internationale

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Introduction
Les droits de l'homme dénommés également ou encore droits humains ou de la
personne sont pour les uns les droits inaliénables de tous les êtres humains, quels que
soient leur nationalité, lieu de résidence, sexe, origine ethnique ou nationale, couleur,
religion, langue ou toute autre situation (tels que la liberté́, la dignité́ de l’homme, le droit à
la vie. Peu importe que ces « droits de l’homme » soient reconnus par le droit des États puisqu’ils
appartiennent intrinsèquement à la nature humaine et sont au- delà̀ de la portée du législateur).
Pour d’autres, les droits de l’homme sont plutôt tous les droits considérés comme
essentiels à un moment donné et dans une société donnée.
Certains juristes préfèrent utiliser d’autres termes que ceux de droits de l’homme. Ils
parleront plus volontiers de libertés publiques lorsqu’ils s’agit de droits encadrés par la
puissance publique ou, mieux encore, de droits fondamentaux pour désigner des droits
reconnus aux individus et protégés au plus haut niveau par des tribunaux
constitutionnels ou internationaux.
Quelle que soit la définition qu’on donne aux droits de l’homme, les droits de l’homme
universels sont souvent reflétés dans, et garantis par, la loi, sous forme de traités, de
droit coutumier international, de principes généraux et autres sources de droit
international. Le droit international des droits de l’homme stipule que les
gouvernements sont tenus d’agir d’une certaine manière ou de renoncer à certains actes
afin de promouvoir et protéger les libertés et les droits fondamentaux de certaines
personnes ou groupes.
La première génération est celle des droits de l'homme « civils et politiques ». Les
premières revendications trouvent leur inspiration dans le libéralisme concernent
principalement la liberté, la sûreté, la propriété et la résistance à l'oppression
(déclaration 1789), qui sont des droits d'émancipation vis-à-vis d'un État souvent
oppresseur. Ces premiers droits, « contre l'État » -toujours classés comme droits de
première génération- sont opposables à l'État qui ne peut agir en un sens contraire pour
limiter ou supprimer ce que l'on considère comme des « droits-liberté » exigeait avant
tout une abstention de l’Etat.
La deuxième génération consacre les droits « économiques et sociaux ». Il est cette fois
question de dignité et de bien-être (éducation, santé, etc.), nécessitent au contraire son
intervention et parfois la mise en place de services publics. Par exemple, la réalisation
du droit à l’instruction nécessite la mise en place d’écoles. Le droit à la santé ne peut
être réalisé sans la mise en place d’hôpitaux publics.
Ce sont des droits sur l'État, inspirés du socialisme au sens large.
 On les nomme aussi
classiquement les « droits-créances », que l'État doit, en retour d'un abandon d'une part
de la liberté de ses citoyens. Ce sont aussi les droits sociaux
La troisième génération comprendrait également d’autres droits tels le droit à la paix, le
droit au développement, le droit à la communication ou encore le droit à l’usage du
patrimoine commun de l’humanité. Elle recouvre des droits très mal définis (dans leur

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contenu) et donc très mal acceptés L’addition de nouveaux droits provoque un
phénomène inflationniste.
Tout d’abord, ces droits ne seraient pas de vrais droits. Un grand juriste, le professeur
Rivero a pu relever la nature parfois incertaine du titulaire (un individu mais aussi
parfois une collectivité incertaine comme le peuple ou l’humanité), le contenu peu
précis du droit en cause, l’absence de débiteur connu ou la difficulté de sanctionner le
non respect de ces droits nouveaux1 . De fait, ces droits nouveaux exigent des textes
législatifs pour les mettre en œuvre et les encadrer. C’est ainsi que par exemple le droit
de grève a parfois fait l’objet d’aménagements pour le concilier avec la continuité des
services publics qui est aussi un principe constitutionnel.
La seconde critique récurrente est le risque de banalisation et donc d’affaiblissement de
la notion de droits de l’homme. La difficulté à organiser et à protéger certains de ces
droits nouveaux conduiraient, par une sorte de contamination, l’ensemble des droits de
l’homme de la sphère du droit à celle de l’aspiration. Bref, la multiplication
engendrerait « décrédibilisassion » et la« déjuridicisation ».
Cette multiplication de l’emploi du terme “droit de “ ou “droit à” interroge sur sa
signification réelle. S’agit-il de véritables droits au sens juridique du terme, ou
simplement d’une manière plus lisible de définir une politique publique?
En effet, un droit n’existe que s’il est juridiquement opposable, dans le cas contraire, on
est face à un objectif à atteindre, un programme à mener, et une action publique à
entreprendre.
Quoiqu’il en soit, si le nombre de droits de l’homme n’a cessé d’enfler depuis la
dernière guerre mondiale, ces droits se sont également internationalisés.
Partie I- La reconnaissance internationale des droits de l’homme
De plus en plus de textes internationaux ont été adoptés par les Etats pour énoncer et
protéger tantôt l’ensemble des droits de l’homme, tantôt un droit en particulier, tantôt
une catégorie particulière d’individu.
Toutefois, cette internationalisation n’est pas sans poser un certain nombre de
difficultés. En premier lieu, l’universalisme des droits de l’homme est discuté. Certains
Etats considèrent que les droits de l’homme sont une invention des Etats occidentaux.
D’autres Etats discutent de la liste et du contenu des droits de l’homme pour garantir
ou non l’égalité de la femme, par exemple. Enfin, d’autres Etats, tout en admettant le
principe des droits de l’homme, estiment plus urgent pour eux de régler les problèmes
économiques et notamment de sortir du sous-développement. C’est dire qu’il n’est pas
si facile de s’entendre sur une vision commune des droits de l’homme.
La deuxième difficulté de cette internationalisation tient à la diversité dans la portée
juridique des différents textes internationaux. Certains d’entre eux lient indéniablement

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Jean Rivero, Vers de nouveaux droits de l’homme, Revue des sciences morales et politiques,
1982, n°4, p. 673.

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les Etats qui les ont ratifiés. Le plus souvent, on les appelle traités ou conventions. Mais
pour beaucoup d’autres, la valeur juridique est inexistante, tel est d’ailleurs le cas de la
Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, à laquelle tous les Etats
reconnaissent une haute valeur morale mais, le plus souvent, une totale absence de
valeur juridique dans leur ordre interne.
La troisième difficulté de l’internationalisation tient à la fréquente médiocrité de la
protection mise en place. Beaucoup de textes internatiotionaux des DH ont mis en place
une protection internationale plus ou moins efficace. Par exemple, le Pacte sur les droits
civils et politiques, adopté dans le cadre de l’ONU en 1966, prévoit l’existence d’un
Comité des droits de l’homme qui peut être parfois saisi par les particuliers. Toutefois il
faut bien convenir que la plupart des systèmes de protection mis en place sont assez
décevants : le contrôle doit avoir été accepté par les Etats (et donc ne sont contrôlés que
les Etats « vertueux »), l’organe de contrôle ne peut habituellement être saisi que par les
seuls Etats (lesquels, pour des raisons diplomatiques, y ont rarement intérêt), le contrôle
reste habituellement très modeste et ne débouche que sur des recommandations à l’Etat
fautif etc. Bref, on est bien loin d’un véritable tribunal international capable de
condamner les Etats qui ne respectent pas les droits fondamentaux.
Les Nations Unies et les droits de l’homme
Les droits de l’homme sont exprimés dans des traités et d’autres sources de droit aux
niveaux national, régional et international. Aujourd’hui, il existe plus d’une centaine
d’instruments internationaux des droits de l’homme (traités, déclarations, principes,
recommandations, lignes directrices, etc.). Quelques-uns des plus importants sont
décrits ci-dessous.
I- La Déclaration universelle des droits de l’homme
Adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948, la
Déclaration universelle des droits de l’homme est un document fondateur du système
des Nations Unies en matière de droits de l’homme. La Déclaration énonce pour la
première fois dans l’histoire de l’humanité un ensemble de libertés et de droits
fondamentaux dont tous les êtres humains devraient jouir. Le principe d’universalité
est la pierre angulaire du droit international des droits de l’homme.
La Déclaration contient un préambule et 30 articles. Elle interdit toute forme de
discrimination et énonce différents types de droits et d’obligations, y compris des droits
civils et politiques (ex : les droits à la vie, à la liberté et à la sûreté de la per- sonne ;
l’interdiction de l’esclavage ; l’interdiction de la torture et des peines ou traitements
cruels, inhumains ou dégradants ; le droit à la reconnaissance de la personnalité
juridique ; les libertés de pensée, de conscience, de religion, d’expression, d’opinion, de
réunion et d’association, etc.) et des droits économiques, sociaux et culturels (ex : les
droits à la sécurité sociale, au travail et à l’éducation ; le droit de la personne à un
niveau de vie suffisant pour assurer sa santé et son bien-être, etc.).
Même si la Déclaration n’est pas un instrument juridiquement obligatoire (c’est-à- dire

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qu’elle ne crée pas d’obligations légales pour les États), elle est aujourd’hui largement
reconnue comme la norme fondamentale des droits de l’homme que tous devraient
respecter et protéger. Elle revêt, dès lors, une valeur morale importante. Aujourd’hui,
certaines de ses dispositions font partie du droit international coutumier.
La Déclaration a inspiré un nombre important de documents juridiques aux niveaux
national, régional et international. De nombreux instruments internationaux ultérieurs
trouvent leur fondement dans la liste des droits et libertés fondamentaux qu’elle
énonce. Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (et ses deux
protocoles facultatifs) et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et
culturels (voir ci-après), en particulier, traduisent ses principes en droit conventionnel
obligatoire pour les États qui les ont ratifiés.
La Déclaration et les deux pactes susmentionnés forment ensemble la « Charte
internationale des droits de l’homme. »
II- Les Conventions internationales généralistes
1- Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1976) :
Le premier protocole facultatif se rapportant à l’ICCPR 1966- entré en vigueur en
1976
Le Deuxième protocole facultatif se rapportant à l’ICCPR, visant à abolir la peine
de mort 1989-1991
2- Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1966-
entré en vigueur en 1976)