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Ostéologie de la face

I. Généralités
L’ensemble des os de la face forme un massif volumineux : le massif facial, situé sous l’étage antérieur de
la base du crâne. Ce massif se divise en deux parties :
 la mâchoire supérieure
 la mâchoire inférieure.

Le squelette de la mâchoire supérieure est appendu au crâne. Il comporte 13 os.


Six sont pairs, latéraux et disposés symétriquement par rapport au plan sagittal :
 maxillaire
 palatin
 lacrymal
 cornet nasal inférieur
 nasal
 zygomatique.
Un seul est médian et impair : le vomer.

La mâchoire inférieure est formée d’un seul os : la mandibule, articulée avec l’étage moyen de la base du
crâne.

La forme du massif facial osseux peut être assimilée à celle d’un prisme triangulaire avec :
 trois faces verticales (une face postérieure et deux faces antérolatérales),
 une base supérieure
 une base inférieure.

La base supérieure est la face d’union au squelette crânien.


La base inférieure est circonscrite en avant et sur les côtés par la mandibule, fermée en haut par la voûte
palatine.

La face postérieure, limitée latéralement par les deux branches montantes de la mandibule, présente les
orifices postérieurs (ou choanes) des cavités nasales.

Sur les faces antérolatérales, on voit, sur la ligne médiane, de haut en bas :
 le relief osseux du nez
 l’orifice antérieur des cavités nasales
 les arcades alvéolaires et la symphyse mentonnière
De chaque côté, se succèdent, de haut en bas :
 le rebord inférieur de la cavité orbitaire
 la fosse canine montante de la mandibule

Dans le massif facial, entre les deux mâchoires, il existe une cavité impaire, médiane et symétrique : la
cavité buccale.
Sept autres cavités sont limitées par les os du crâne et de la face :
 la cavité nasale
 les 2 cavités orbitaires
 les 2 fosses infratemporales
 les 2 fosses ptérygopalatines

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II. La mandibule
C’est un os impair, médian et symétrique.
Elle est l’os de la mâchoire inférieure.
C’est le seul os mobile de tout le massif crânio-facial.
Elle constitue le squelette du menton et a un rôle majeur dans la mastication.

A. Anatomie descriptive
La mandibule a la forme d’un fer à cheval dont les extrémités des branches se redressent vers le haut.
Elle comprend 3 parties :
 le corps
 2 branches
Le corps et les branches sont réunis par les angles mandibulaires (ou gonions).

1. Le corps
Le corps est horizontal et arqué à concavité postérieure. Il a :
 deux faces (externe et interne),
 une partie alvéolaire
 une base.

a. La face externe

La face externe présente sur la ligne médiane la symphyse mentonnière, crête verticale qui se termine en
bas par la protubérance mentonnière encadrée de 2 fossettes.
Les angles saillants de sa base forment les tubercules mentonniers.
De chaque côté de la symphyse, il existe deux lignes obliques qui partent des tubercules mentonniers et qui
se continuent avec le bord antérieur de la branche montante.
Le foramen mentonnier, orifice de terminaison du conduit mandibulaire, se situe sous la 1ère ou la
2ème prémolaire. Il livre passage aux vaisseaux et nerfs mentonniers.

b. La face interne

La face interne est concave en arrière.


Elle présente les épines mentonnières, petites saillies osseuses paires situées de chaque côté de la ligne
médiane. Sur les épines :
 supérieures s’insèrent les muscles génio-glosses
 inférieures s’insèrent les muscles génio-hyoïdiens.
La fossette digastrique est située près de la base et donne insertion au muscle digastrique.

La ligne mylo-hyoïdienne oblique part de l’épine mentonnière supérieure pour se continuer en haut avec la
lèvre interne de la branche de la mandibule. Elle donne insertion :
 dans sa partie antérieure au muscle mylo-hyoïdien
 dans sa partie postérieure au muscle constricteur du pharynx et au raphé ptérygo-mandibulaire.
Les muscles mylo-hyoïdiens divisent la face postérieure de la mandibule en :
 un étage supérieur buccal
 un étage inférieur cervical.
La fossette sub-linguale est située au-dessus de la partie antérieure de la ligne mylo-hyoïdienne et contient
la glande sub-linguale.
La fossette submandibulaire est située au-dessous de la partie postérieure de cette ligne et contient la glande
submandibulaire.

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c. Le bord supérieur

Le bord supérieur ou bord alvéolaire est large.


Il est creusé des alvéoles dentaires séparées par les septums interalvéolaires. Cette arcade alvéolaire naît
avec la dent, vit avec elle et disparaît avec elle.
La mandibule a 16 alvéoles dont les parois sont formées d’os compact. Leur forme est fonction du type de
racine dentaire qu’elles logent.

d. La base

La base ou bord inférieur est épaisse et arrondie.


Elle présente à sa partie postérieure le sillon de l’artère faciale.
Elle donne insertion aux aponévroses cervicales et au muscle peaucier du cou.

2. Les branches
Les branches de la mandibule sont rectangulaires à grand axe vertical.
Chaque branche présente deux faces et quatre bords.

La face externe présente dans sa partie inférieure une zone rugueuse où s’insère le muscle masséter.

a. La face interne

La face interne présente le foramen mandibulaire ou orifice d’entrée du canal mandibulaire (ou canal
dentaire inférieur). Celui-ci est placé au milieu de cette face.
Son rebord antérieur présente une crête proéminente, la lingula mandibulaire ou épine de Spix, sur laquelle
se fixe le ligament sphéno-mandibulaire. En arrière se trouve l’antilingula.

Dans le foramen mandibulaire passent les vaisseaux et nerfs alvéolaires inférieurs.

Le sillon mylo-hyoïdien part du foramen mandibulaire et se dirige en bas et en avant pour rejoindre la face
interne du corps. Il contient le nerf mylo-hyoïdien. Dans sa partie inférieure, des crêtes obliques en bas et
en arrière donnent insertion au muscle ptérygoïdien médial.

b. Le bord supérieur

Le bord supérieur présente deux saillies :


 le processus coronoïde en avant
 le processus condylaire en arrière,
séparés par l’incisure mandibulaire.

Le processus coronoïde est mince et triangulaire. Le muscle temporal s’insère sur celui-ci.
Le bord antérieur du processus coronoïde prolonge la crête latérale du bord antérieur de la branche
mandibulaire.
Son bord postérieur concave limite en avant l’incisure mandibulaire.

Le processus condylaire comprend une tête et un col.


La tête est oblongue, à grand axe transversal. Elle est recouverte de fibrocartilage. Elle s’articule avec la
fossette mandibulaire du temporal par l’intermédiaire du disque temporo-mandibulaire. A l’extrémité
latérale de la tête se trouve le tubercule d’insertion du ligament latéral de l’articulation temporo-
mandibulaire.
Le col est aplati d’avant en arrière. Il présente en avant la fossette ptérygoïde pour l’insertion du muscle
ptérygoïdien latéral.

L’incisure mandibulaire est concave vers le haut et livre passage aux vaisseaux et nerfs massétériques.

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c. Les autres bords

Le bord inférieur se continue avec le corps de la mandibule et forme l’angle mandibulaire. Le ligament
stylo-mandibulaire s’insère sur son versant interne.

Le bord postérieur est épais, arrondi et en rapport avec la glande parotide.

Le bord antérieur se confond en haut avec le bord antérieur du processus coronoïde et se continue en bas
avec la ligne oblique externe.
En dedans, on observe la crête temporale qui se divise en bas en Y renversé limitant en arrière de la
dernière molaire la fossette rétro-alvéolaire. Cette fossette est bordée :
 en dehors par la crête buccinatrice (insertion muscle buccinateur)
 en dedans par la crête d’insertion de l’aponévrose interptérygoïdienne.

Le bord antérieur et la crête temporale délimitent une gouttière : le trigone rétromolaire, zone d’insertion du
muscle temporal.

B. L’articulation temporo-mandibulaire
C’est une articulation paire qui unit la mandibule au temporal.
C’est la seule articulation mobile de la face qui met en mouvement la mandibule.
Elle a un rôle fondamental dans la mastication.
C’est une articulation synoviale complexe de type ellipsoïde.
La mise en jeu simultanée des 2 articulations temporo-mandibulaires confère à l’ensemble les
caractéristiques d’une articulation bicondylaire.

1. Anatomie descriptive
Les surfaces articulaires sont au nombre de 3. Elles sont recouvertes d’un fibro-cartilage.

La surface articulaire temporale est située en avant du méat acoustique externe et sur la face inférieure de la
racine du processus zygomatique. Elle comprend le tubercule articulaire, saillie transversale arrondie et la
fosse mandibulaire, située entre ce tubercule et la fissure tympano-squameuse.

La tête de la mandibule est oblongue, à grand axe transversal, légèrement oblique en arrière et
médialement. Elle forme avec son homologue un angle de 130 à 140° ouvert en avant.

Le disque articulaire est un fibro-cartilage biconcave adhérant à la face profonde de la capsule articulaire
par les ligaments méniscaux antérieur et postérieur. Il est constitué par deux bandes cartilagineuses
antérieure et postérieure unies par une lame fibreuse intermédiaire. Il partage la cavité articulaire en deux
cavités synoviales, supérieure et inférieure.

2. Les moyens d’union


a. La capsule articulaire

La capsule articulaire a la forme d’un tronc de cône renversé.


Elle comprend la membrane fibreuse et la synoviale.
La membrane fibreuse s’insère :
 en haut et en avant du tubercule articulaire, sur la base de l’épine du sphénoïde,
 sur la lèvre antérieure de la fissure tympano-squameuse et sur le tubercule post-glénoïdal,
 sur les bords latéral et médial de la surface articulaire temporale,
 en bas sur le pourtour de la tête de la mandibule en descendant plus bas en arrière.
Elle comporte :
 des fibres superficielles temporo-mandibulaires
 des fibres profondes temporo-méniscales et ménisco-mandibulaires.

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Les fibres temporo-méniscales sont plus importantes en avant et en arrière.

Sa partie supra-méniscale est plus lâche, sauf en arrière où ses fibres profondes forment le frein temporo-
méniscal. Celui-ci est dense et fibro-élastique. Il est séparé de la couche superficielle de la membrane
fibreuse par un tissu fibro-graisseux contenant un plexus veineux. La rupture du frein et la laxité de la
capsule favorisent les luxations de la mandibule.

b. La membrane synoviale

La membrane synoviale tapisse la face profonde de la capsule et les surfaces osseuses non cartilagineuses.
Elle est séparée en deux parties (supérieure et inférieure) par le disque. Il existe 2 cavités.

c. Les ligaments

Les ligaments renforcent l’articulation.


On distingue les ligaments collatéraux et les ligaments à distance.
Les ligaments collatéraux sont les ligaments latéral et médial.
 Le ligament temporo-mandibulaire latéral est plus épais et adhérant à la capsule. Il naît du
tubercule zygomatique. Il se termine sur la partie postéro-latérale du col du condyle. Ses fibres
sont obliques en bas et en arrière.
 Le ligament temporo-mandibulaire médial est également adhérant à la capsule. Il est tendu de la
base de l’épine du sphénoïde à la partie postéro-interne du col du condyle.
Les ligaments à distance sont les ligaments :
 sphéno-mandibulaire,
 stylo-mandibulaire,
 ptérygo-mandibulaire.

Les artères de l’articulation proviennent essentiellement des artères temporales superficielle et maxillaire.
Les nerfs proviennent des nerfs auriculo-temporal et massétérique, branches du mandibulaire.

C. Anatomie fonctionnelle
Les articulations temporo-mandibulaires font partie des articulations les plus sollicitées avec environ
10 000 mouvements par 24H.
Elles participent à deux fonctions essentielles :
 l’ouverture de la bouche
 la mastication.
Elles fonctionnent simultanément et présentent globalement 3 degrés de liberté.
Chaque articulation est double du point de vue fonctionnel :
 l’articulation ménisco-temporale permet les mouvements de glissement,
 l’articulation ménisco-mandibulaire permet les mouvements de rotation.
Les mouvements d’abaissement-élévation sont les mouvements principaux de cette articulation. C’est le
mouvement principal qui se traduit par l’ouverture-fermeture de la bouche.
L’articulation ménisco-mandibulaire permet également des mouvements de propulsion-rétropulsion et des
mouvements latéraux de diduction.

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III. La mâchoire supérieure
Elle est formée d’os non mobiles articulés entre eux.

A. L’os maxillaire
C’est un os pair de la face.
Il s’articule avec tous les os de la mâchoire supérieure.
Il forme l’arcade dentaire supérieure en s’articulant avec le maxillaire controlatéral.

L’os maxillaire de forme pyramidale triangulaire est formé


 d’un corps à trois faces =
o jugale,
o infra-temporale,
o nasale
 d’une base (ou face) orbitaire.

Du corps se détachent 4 processus :


 zygomatique,
 frontal,
 palatin,
 alvéolaire.

1. La face jugale
La face jugale est antérieure, sous-cutanée et palpable.
Elle est limitée :
 en haut par le bord infra-orbitaire,
 en bas par le bord alvéolaire,
 médialement par l’incisure nasale.
Cette incisure nasale limite l’ouverture piriforme et présente une extrémité inférieure acérée : l’épine nasale
antérieure.
La face jugale présente en haut le foramen infra-orbitaire et en bas le jugum (ou bosse canine) et la fosse
canine.

2. La face nasale
La face nasale est médiale.
Elle fait partie de la paroi latérale de la fosse nasale.
Elle est creusée par le hiatus maxillaire, large ouverture du sinus maxillaire. Ce hiatus est triangulaire à
base supérieure.
Au-dessus du hiatus se trouvent les cellules maxillaires répondant aux cellules ethmoïdales.
En avant du hiatus, il y a le sillon lacrymal limité :
 en avant par le bord lacrymal
 en arrière par le cornet lacrymal.
De l’extrémité inférieure du bord lacrymal part en avant et horizontalement la crête conchale qui s’articule
avec le cornet nasal inférieur.
En arrière du hiatus, il y a le sillon grand palatin qui est oblique en bas et en avant et qui répond au sillon
homonyme de l’os palatin.

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3. La face infra-temporale
La face infra-temporale est postéro-latérale.
Sa partie latérale, concave et lisse, constitue la paroi antérieure de la fosse infra-temporale.
Sa partie postérieure très saillante forme la tubérosité maxillaire.

4. La base
La base (ou face orbitaire) forme une grande partie du plancher de l’orbite.
Elle est lisse et triangulaire avec :
 un bord antérieur ou infra-orbitaire,
 un bord médian,
 un bord postérieur.

Le bord médian présente dans sa partie antérieure l’incisure lacrymale.


Il s’articule avec :
 l’os lacrymal,
 la lame orbitale de l’ethmoïde,
 le processus orbitaire de l’os palatin.

Le bord postérieur est lisse et arrondi.


Il forme le rebord antérieur de la fissure orbitaire inférieure.
De ce bord, part en avant et médialement le sillon infra-orbitaire qui se continue par le canal infra-orbitaire.

5. Les processus
Le processus zygomatique est latéral.
Il est pyramidal avec un apex latéral tronqué et irrégulier qui s’articule avec l’os zygomatique.

Le processus frontal est ascendant, vertical et aplati.


Sa face latérale est divisée dans la cavité orbitaire par la crête lacrymale antérieure qui prolonge le bord
infra-orbitaire. En arrière de cette crête se trouve le sillon lacrymal.
Sa face médiale s’articule avec l’ethmoïde.
Sa partie moyenne présente la crête ethmoïdale, horizontale, qui s’articule avec le cornet nasal moyen.
Son extrémité supérieure s’articule :
 en haut avec la partie nasale du frontal,
 en avant avec l’os nasal,
 en arrière avec l’os lacrymal.

Le processus alvéolaire est inférieur, arciforme.


Son bord inférieur (ou arcade alvéolaire) est creusé des alvéoles dentaires.
Au nombre de 8, les alvéoles sont séparées par des septums inter alvéolaires.
L’alvéole canine est la plus profonde.
Les alvéoles molaires sont plus larges.

Le processus palatin est horizontal et médial, il est épais et solide.


Il s’unit avec son homologue opposé et sépare les cavités nasales et buccale.
Sa face supérieure est lisse et concave.
Sa face inférieure, rugueuse, est perforée de nombreux trous vasculaires et est creusée, près de son bord
externe, des sillons palatins qui prolongent en avant le foramen grand palatin.
Son bord postérieur, transversal, s’articule avec la lame horizontale du palatin pour former la suture
palatine transverse.
Son bord interne, épais et saillant en haut, s’unit à son opposé pour former :
 sur la face supérieure, la crête nasale, qui s’articule avec le septum nasal ;
 sur la face inférieure, la suture palatine médiane, qui se termine en avant par le foramen incisif.

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B. L’os palatin
C’est un os pair situé contre le maxillaire et le processus ptérygoïde du sphénoïde.
Il a une forme de L. Il est formé par 2 lames perpendiculaires entre elles :
 une lame horizontale,
 une lame perpendiculaire,
 réunies en avant par une arête antéro-postérieure.

Le palatin s’articule avec :


 le palatin du côté opposé,
 le maxillaire,
 le cornet inférieur,
 le vomer,
 le sphénoïde,
 l’éthmoïde.

1. La lame perpendiculaire
La lame perpendiculaire a :
 deux faces (nasale et maxillaire),
 quatre bords.

La face nasale a deux crêtes horizontales :


 en haut la crête ethmoïdale en rapport avec le cornet nasal moyen,
 en bas la crête conchale en rapport avec le cornet nasal inférieur.
La face maxillaire est irrégulière.

Le bord postérieur s’articule avec la lame médiale du processus ptérygoïdien.


Le bord supérieur présente d’avant en arrière :
 le processus orbitaire,
 l’incisure sphéno-palatine,
 le processus sphénoïdal.

2. La lame horizontale
La lame horizontale a :
 deux faces,
 quatre bords.

Sa face supérieure nasale, lisse et concave, forme la partie postérieure du plancher de la cavité nasale.
Sa face inférieure forme la partie postérieure du palais dur. Latéralement elle est creusée par le sillon
palatin.

Le bord médial s’unit à son homologue et forme la crête nasale qui se relève en arrière en une épine nasale
postérieure.
Le bord antérieur s’articule avec le processus palatin de l’os maxillaire.
Le postérieur est libre.
Le bord latéral représente l’arête du dièdre entre la lame verticale et la lame horizontale.

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C. L’os lacrymal (unguis)
C’est une petite lame osseuse, mince, aplatie transversalement.
Il présente :
 une face médiale, qui appartient à la paroi latérale de la cavité nasale,
 une face latérale, qui entre dans la constitution de la paroi médiale de l’orbite.
Cette face orbitaire est divisée en deux champs par une crête lacrymale postérieure, verticale.
En avant de cette crête, se creuse la gouttière du sac lacrymal.

L’os lacrymal a deux bords :


 le bord antérieur s’articule avec le bord postérieur du processus frontal du maxillaire ;
 le bord postérieur s’articule avec la lame orbitaire du labyrinthe ethmoïdal.

L’os lacrymal s’articule avec :


 l’os frontal,
 l’ethmoïde,
 le maxillaire,
 le cornet inférieur.

D. Le cornet nasal inférieur


Situé au niveau du hiatus maxillaire, le cornet inférieur est aplati transversalement.
C’est un os en forme de lamelle recourbée vers le bas.
Il a :
 deux faces (médiale et latérale),
 quatre bords.

La face médiale est libre dans la cavité nasale.


La face latérale limite le méat inférieur.

Le bord inférieur est libre.


Le bord supérieur est mince, irrégulier et articulaire.

En ce qui concerne le bord supérieur :


 la partie antérieure s’articule avec la crête choncale de l’os maxillaire ;
 la partie postérieure s’articule avec la crête choncale du palatin.
De la partie moyenne du bord supérieur se détachent 3 processus articulaires.
Deux processus sont verticaux et ascendants :
 en avant le processus lacrymal,
 en arrière le processus ethmoïdal.
Le processus maxillaire est triangulaire à sommet inférieur. Il est incurvé en bas et latéralement. Il ferme en
partie le hiatus maxillaire. Il s’articule avec le maxillaire et le processus maxillaire du palatin, en formant la
paroi médiale du sinus maxillaire.

Le cornet nasal inférieur s’articule avec :


 le maxillaire,
 le palatin,
 l’os lacrymal,
 l’ethmoïde.

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E. L’os nasal
Symétriquement situés de part et d’autre de la ligne médiane, les os nasaux (os propres du nez) limitent en
haut l’orifice antérieur commun aux fosses nasales.
Chacun d’eux est une lame osseuse quadrangulaire, aplatie d’avant en arrière et présentant :
 une face antérieure,
 une face postérieure creusée dans toute sa hauteur par le sillon ethmoïdal,
 quatre bords.
Le bord supérieur s’articule avec l’échancrure nasale de l’os frontal.
Le bord latéral est articulé avec l’apophyse frontale du maxillaire.
Le bord inférieur est en relation avec le cartilage latéral du nez.
Le bord médial s’articule avec le bord homologue de l’os nasal du côté opposé.

F. L’os zygomatique
Il est situé à la partie latérale du squelette de la mâchoire supérieure, en dehors du maxillaire.
L’os zygomatique présente :
 3 faces,
 4 bords,
 2 processus.

L’os zygomatique s’articule avec :


 l’os frontal,
 le maxillaire,
 la grande aile du sphénoïde,
 l’os temporal.

1. Canal temporo-zygomatique

L’os zygomatique est traversé par le canal temporo-zygomatique.


Ce canal en Y s’ouvre sur la face orbitaire par le foramen zygomatico-orbitaire.
Il se dédouble dans l’épaisseur de l’os et présente donc :
 un orifice zygomatico-facial sur la face latérale,
 un orifice zygomatico-temporal sur la face temporale.
La partie zygomatico-temporale contient les vaisseaux et nerfs zygomatico-temporaux.

2. Faces
La face latérale, convexe et lisse, est sous cutanée.
La face orbitaire, concave et lisse, entre dans la formation des parois latérale et inférieure de la cavité
orbitaire.
La face temporale, concave transversalement, est dirigée en dedans et en arrière. Elle s’articule en avant et
en dedans avec le maxillaire.

3. Bords
Le bord orbitaire, tranchant, limite en bas et en dehors le rebord orbitaire.
Le bord temporal, postérieur, est sinueux.
Le bord inférieur, ou massétérin, donne attache aux faisceaux du muscle masséter.
Le bord maxillaire est antéro-inférieur. Il s’articule avec le processus zygomatique du maxillaire.

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4. Processus
A l’union des bords orbitaire et temporal, s’élève le processus frontal.
Il est articulaire avec le processus orbitaire latéral de l’os frontal.

Le processus temporal se détache de l’angle d’union des bords temporal et massétérin.


Il se dirige en arrière et s’articule avec l’extrémité antérieure du processus zygomatique de l’os temporal.

G. Le vomer
C’est le seul os impair et médian de la mâchoire supérieure.
Il participe à la constitution de la partie postéro-inférieure du septum nasal.
Aplati transversalement, il présente :
 deux faces planes,
 quatre bords.

Les deux faces ont un sillon oblique en bas et en avant : le sillon du vomer, pour les vaisseaux et les nerfs
naso-palatins.

Le bord supérieur se divise en 2 lamelles osseuses : les ailes du vomer, déjetées en dehors et appliquées sur
la face inférieure du corps du sphénoïde.

Le bord inférieur s’articule avec la crête nasale du maxillaire et du palatin participant à la formation du
plancher des cavités nasales.

Le bord antérieur répond :


 en haut à la lame perpendiculaire de l’ethmoïde,
 en bas au cartilage de la cloison.

Le bord postérieur concave est libre.


Il sépare les deux orifices postérieurs des cavités nasales : les choanes.

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