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CHAP VI-FINANCEMENT PAR CREDIT BAIL CHEZ LE « PRENEUR »

I. DEFINITION
Le SYSCOHADA avait adopté la comptabilisation dans les comptes d'immobilisations
des contrats de location de crédit-bail avec une exception pour les biens de faible valeur.
(Principe de la prééminence financière ou économique sur l’apparence juridique)
En effet, un allègement comptable avait été proposé pour le traitement des petits contrats
de crédit-bail dont la valeur d'entrée n'excède pas 5% du total brut des
immobilisations. Ces contrats sont considérés comme une location simple à enregistrer
dans le compte de charge «623 Redevances de crédit-bail ». Les automobiles et le
matériel informatique relèvent souvent de cette catégorie.
Le SYSCOHADA apporte cependant une limitation à cette simplification dans le cas où
une entreprise utiliserait de nombreux « petits matériels » pris en crédit-bail, mais dont
la valeur globale représenterait plus de 20% des immobilisations brutes utilisées.
Dans ce cas (cas des petits matériels), un retraitement simplifié est nécessaire. Le total
des loyers correspondants est à ventiler entre intérêts et amortissements économiques
des biens sans tenir compte de d’un emprunt équivalent (nous allons pour le retraitement
au 31/12 de chaque année: Débiter 6722 et Débiter 68 par le Crédit du Compte 6233-
Rédevance sans Débiter le 17 Emprunt).
Enfin, le SYSCOHADA a prévu deux (2) types de cas de non retraitement qui
constituent une exception à la règle générale de retraitement :
Celui des « petits contrats » relatifs à des biens de faible valeur afin d’éviter aux
entreprises la charge de ces retraitements relativement lourds ;
Celui des contrats de crédit-bail pour lesquels l’entreprise peut renverser la
« présomption d’appropriation » base de retraitement.
II. CONSTRUCTION DU TABLEAU D’AMORTISSEMENT
L’entreprise ayant calculé le taux i, peut alors établir le tableau d’amortissement
d’emprunt équivalent.

Chaque « annuité » est décomposée, comme dans tout emprunt, en intérêts et en


amortissements du capital.

Selon les montants des redevances successives, certaines annuités peuvent ne


comprendre que des intérêts.

Lorsque les redevances sont constantes, il apparaît une structure classique d’emprunt
dont les amortissements successifs sont en progression géométrique
(approximativement, en raison de l’influence du prix rachat P final).
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A une date quelconque et, en particulier, dans les bilans successifs, le « capital restant
dû » de l’emprunt n’est pratiquement jamais égal à la valeur comptable nette du bien
correspondant, à l’actif. Cette égalité ne s’observe qu’à la date d’entrée du bien.

1. Détermination du taux i de l’emprunt équivalent (Taux apparent)


Montant de l’emprunt = Valeur actuelle (au taux i) de l’ensemble des
annuités + Prix de rachat
0 1 2 n

V0 V1 V2 Rn+PLO

 V0 = R[1-(1+i)-n/i] + PLO(1+i)-n
Avec :
R1 = R2 =..........................= Rn = R (Redevances constantes)
PLO = Prix de levée d’option
 Si les redevances sont payables d’avance :
V0 = R[1-(1+i)-n/i](1+i) + PLO(1+i)-n

Ou encore :
V0 =R + R[1-(1+i)-(n-1)/i] + PLO(1+i)-n

2. Présentation du tableau d’emprunt


Années Capital Intérêts Annuités Amortissements Intérêts
restant (Redevances) courus

Avec :
 Intérêts = Capital restant dû * Taux d’intérêts (Compte 6722)
 Annuités = Redevances ou loyers (Compte 623)
 Amortissements = Redevances – Intérêts = Partie du capital remboursé
(compte 1763)
 Intérêts courus = Intérêts venant à échéance * prorata temporis (de la
date de la signature du contrat ou de la date de la dernière échéance à la
date de clôture de l’exercice (31/12)
Si la redevance est payable d’avance, la première (1ère) annuité (la
redevance) est composée que de l’amortissement.

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III. COMPTABILISATION ET RETRAITEMENT DES REDEVANCES A
L’INVENTAIRE
Le mode de comptabilisation avec retraitement ne s’impose aux entreprises que pour les
immobilisations dont la valeur excède 5% du total brut des immobilisations au bilan.
A chaque échéance, le règlement de l’annuité (ou mensualité) est constatée entièrement
dans le débit du compte 623 Redevance de crédit-bail, en contrepartie (au crédit) bien
évidemment d’un compte 52 Banque.

A la clôture de chaque exercice, cette redevance est retraitée comptablement en la


soldant, par le débit des comptes 172 ou 173 Emprunts de crédit-bail et 672 Intérêts
dans loyers de crédit-bail.

Parallèlement, à la clôture de chaque exercice, le bien est normalement amorti sur sa


durée d’utilisation (débit du compte 68 Dotations aux amortissements, par le crédit du
compte 28 Amortissements).

Et les intérêts courus sont constatés par le débit du compte 672 Intérêts dans loyers de
crédit-bail et le crédit du compte 176 Intérêts courus sur emprunts de crédit-bail.
Cette dernière écriture est contre passée en début d’exercice suivant.

IV. LEVEE OU NON - LEVEE DE L’OPTION FINALE D’ACHAT


Le crédit-preneur a la latitude de lever ou non l’option.

A. L’option est levée (prix de rachat payé P)


Dans ce cas, la fiction juridique d’appropriation cesse et le bien devient la propriété
effective de l’entreprise.

Cependant aucune écriture n’est à passer car, au départ, c’est l’hypothèse retenue dans
le schéma de comptabilisation et dans le calcul financier.

En conséquence :
- l’amortissement du bien est poursuivi jusqu’à son terme ;
- le compte courant de l’emprunt continue à produire ses effets

B. L’option n’est pas levée


Ce cas, en pratique beaucoup plus rare que le précédent, entraîne les conséquences
comptables suivantes :

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a. Constatation de la « cession » du bien à la société de crédit- bail
En effet, ce bien entré à l’actif, comme un bien en propriété doit donc « sortir » du bilan
à la date de non levée de l’option.

A cette date, il figure au bilan pour une valeur comptable nette après amortissement de
X.
b. Annulation de la « dette » de l’emprunt équivalent
A cette date, le prix de rachat P représente la dernière « annuité » de l’emprunt
équivalent, échéant à ce jour. Ce prix P est donc le « capital restant dû » de l’emprunt.

c. Constatation d’un résultat de cession


En renonçant à verser le prix P pour acquérir le bien, de valeur comptable X supérieure
(en général), l’entreprise subit une perte égale à (X – P).

Cette perte doit être constatée dans le résultat des activités non courantes, ou dans le
résultat des activités courantes si ces cessions ont un caractère répétitif (exemple :
loueurs de voitures, transporteurs).

V. SCHEMAS COMPTABLES RESUMES

A. Entrée du bien dans le patrimoine Acquisition du bien


D2…. (Valeur du bien HT)
D4451 TVA/Immobilisation
C17 (dette de crédit-bail : valeur du bien)
C4812 (autres frais d’acquisition)

B. Echéances des redevances


a. Constatation de la redevance
D623 redevance de C–B (annuité)
D4454 TVA/services
C481
b. Paiement de la redevance
D481 Fournisseurs d’investissement
C521 Banques

C. A l’inventaire ou au 31/12
a. Eclatement ou retraitement de la redevance
D6722 Intérêts dans les loyers de crédit-bail
D173 Emprunt équivalent de crédit-bail
C623 Redevance de crédit-bail

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b. Dotation aux amortissements
D68
D851 ou D151
C28
C151 ou C861

c. Régularisation (Principe de régularisation)


D672
C176 (intérêts courus)

d. A l’ouverture de l’exercice suivant ou début d’exercice/ Extournement ou


annulation de l’écriture de régularisation
D176
C672 (intérêts courus)

D. A la fin du contrat
Nous avons deux situations ou deux options :
 La levée d’option ;
 Et la non levée d’option.

a. Levée d’option
i. A la date de levée d’option
Constatation dernière redevance
D623
D4454
C481
Constatation du prix de la levée
D17
D4454
C481
Règlement de la redevance et du prix de la levée ou du prix de
rachat
D481
C521

ii. A l’inventaire (au 31/12)


Eclatement ou retraitement de la dernière redevance
D672
D17
C623
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Amortissement du bien (suit son cours normal)
D681
D851
C28
C151

NB : Si la dernière redevance n’est composée que du prix de la levée d’option (cas


courant de la redevance payable d’avance)

D17 (Quote part d’amortissement)


D672 (Quote part d’intérêts)
D4454 TVA/Prix de levée d’option
C481 (Prix levée d’option + TVA)
C5….Trésorerie

b. Non levée d’option


i. A la date de non levée d’option
Constatation de la dernière redevance
D623
D4454 TVA/Services
C481

Règlement de la redevance
D481
C521 Banques

ii. A l’inventaire (au 31/12)


Eclatement ou retraitement de la dernière redevance
D672
D17
C623

Dotation aux amortissements (Dotation complémentaire)


D681
D851
C28
C151

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Sortie du bien
D81
D28
C2

Cession du bien (le prix de cession est le prix de la levée d’option)


D17
C82

E. En cas de dépôt de garantie (caution)


a. Lors du dépôt
D275
C521
b. Lors du remboursement
D521
C275

VI. CAS PRATIQUES


A. CAS PRATIQUE N°01 : Contrat de crédit-bail avec levée d’option
Un contrat de crédit-bail est conclu le 01/01/N pour une durée de 15 ans pour
l’acquisition d’une machine-outil dont la durée d’utilisation est de 20 ans :
 prix d’acquisition de la machine par le crédit-bailleur : 3 500 000
 versement initial 10% du prix d’acquisition de la machine à la livraison ;
 loyer annuel, 31/12, du crédit-bail 350 000 ;
 prix de levée d’option : 300 000
Le taux i de l’emprunt fictif est tiré de l’égalité suivante :
Montant de l’emprunt = Valeur actuelle (au taux i) de l’ensemble des annuités et
du prix de levée d’option.
Soit : 3500 000 = 350 000 + 350 000[1-(1+i)-15]/i + 300 000(1+i)-15
Par interpolation linéaire, on trouve environ i=7.7%=8%(voir table financière)
Le crédit-preneur décide d’amortir linéairement la machine-outil sur sa durée
d’utilisation.
Le plan d’amortissement de cet emprunt fictif et celui de l’immobilisation (sur la
même période) peuvent être présentés comme suit :

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Emprunt Immobilisation
Année Redevance de Intérêt de Remboursement de Capital restant Dotations aux Valeur nette
crédit-bail (a) l’emprunt(b) l’emprunt(c)=(a)- dû(d) amortissements3500 comptable
(b) 000/20
0 350 000 0 350 000 3150000 175000 3325000
1 350 000 242 564 107436 3042564 175000 3150000
2 350 000 234 290 115710 2926854 175000 2975000
3 350 000 225380 124620 2802234 175000 2800000
4 350 000 215784 134216 2668019 175000 2625000
5 350 000 205449 144551 2523467 175000 2450000
6 350 000 194318 155682 2367785 175000 2275000
7 350 000 182330 167670 2200115 175000 2100000
8 350 000 169418 180582 2019533 175000 1925000
9 350 000 155513 194487 1825046 175000 175000
10 350 000 140536 209464 1615582 175000 1575000
11 350 000 124407 225593 1389989 175000 1400000
12 350 000 107035 242965 1147024 175000 1225000
13 350 000 88326 261674 885350 175000 1050000
14 350 000 68176 281824 603525 175000 875000
15 350 000 46474 303526 300000 175000 700000
16 350 000 0 300000 0 175000 525000
total 5 900 000 2 400 000 3 500 000 2975000

L’intérêt de l’emprunt est calculé en appliquant au capital restant dû le taux de 8%. Le


remboursement de l’emprunt est calculé par différence entre la redevance de crédit-
bail et l’intérêt de l’emprunt.
A. A la livraison
L’immobilisation est comptabilisée pour le prix stipulé dans le contrat ou pour le prix
actuel déterminé dans les conditions prévues par le droit comptable OHADA.

Corrélativement, un emprunt, pour le même montant, est inscrit au passif.

Les annuités successives de l’emprunt seront formées par les redevances de crédit-bail.
Si un versement initial est effectué par le crédit-preneur :

 Il est soit retranché du montant de l’emprunt fictif :


D24 matériel 3 500 000
C17 Dettes de crédit-bail et contrats assimilés 3 150 000
C 521 Banque 350 000
(Acquisition de machine-outil, versement initial égal à 10% du prix
d’acquisition de la machine)

 Soit considéré comme la première annuité (remboursement


uniquement car aucun intérêt couru à cette date) de remboursement de
l’emprunt (cas où les 350 000 constituent le paiement de la 1ère
redevance à la signature du contrat) :

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D24 Matériel 3 500 000
C17 Dettes de crédit-bail et contrats assimilés 3500 000
(Acquisition de machine-outil par crédit-bail)

D623 Redevances de crédit-bail 350 000


C521 Banque 350 000
(Paiement versement initial)

B. A la date de paiement des redevances (au cours de l’exercice)(année 1)


Le preneur constate le loyer stipulé au crédit-bail à un compte de services
extérieurs à savoir 623-Redevances de crédit-bail et contrats assimilés.
D623- Redevances de crédit-bail et contrats assimilés 350 000
C 521 Banque 350 000
(Paiement de 1e redevance de crédit-bail)
C. A la clôture de l’exercice (au 31/12/Année 1)
1-la dotation aux amortissements est enregistrée suivant le plan
d’amortissement arrêté par le crédit-preneur conformément aux règles définies
par le SYSCOHADA.

D68-Dotations aux amortissements 175 000


C284-Amortissement 175 000
(Pour amortissement de la machine-outil)

2-les redevances de crédit-bail acquittées au cours de l’exercice doivent être


retraitées en intérêts et en amortissement de l’emprunt.

Le compte 623- Redevances de crédit-bail et contrats assimilés est crédité pour


ventilation en charges d’intérêts (au débit du compte 672) et remboursement
de l’emprunt (au débit du compte-17- Dettes de crédit-bail et contrats
assimilés)

D17- Dettes de crédit-bail et contrats assimilés 170 436


D672-Intérêts dans loyer de crédit-bail et contrats 242 564
C623- Redevances de crédit-bail et contrats assimilés 350 000
(Retraitement 1e redevance de crédit-bail/voir tableau)

NB : ainsi de suite jusqu’à la 15e année

A la 2e année : paiement 2e redevance

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A la date de paiement
D623- Redevances de crédit-bail et contrats assimilés 350 000
C 521 Banque 350 000
(Paiement de 2e redevance de crédit-bail)

A la clôture de la 2e année (Au 31/12)


1-Dotations aux amortissements
D68-Dotations aux amortissements 175 000
C284-Amortissement 175 000
(Pour amortissement de la machine-outil)

2-retraitement de la 2e redevance
D17- Dettes de crédit-bail et contrats assimilés 115 710
D672-Intérêts dans loyer de crédit-bail et contrats 234 290
C623- Redevances de crédit-bail et contrats assimilés 350 000
(Retraitement 2e redevance de crédit-bail/voir tableau)

D. A la levée de l’option
Dès ce moment, le bien revient juridiquement à l’ex-créditeur-preneur.

Aucune écriture spécifique n’est à passer. L’amortissement du bien est poursuivi


jusqu’à son terme.

A cette date, les redevances de crédit-bail ont toutes été acquittées et retraitées, et la
dernière échéance de l’emprunt est le prix de levée d’option. Le prix de levée d’option
est acquitté :

D17- Dettes de crédit-bail et contrats assimilés 300 000


C 521-Banque 300 000
(Paiement prix de rachat pour solde de l’emprunt fictif)

 Pas de retraitement pour le versement du prix de levée d’option


 Il n’est pas nécessaire non plus de comptabiliser l’échéance au compte
623- Redevances de crédit-bail et contrats assimilés, avant de l’inscrire
en remboursement de l’emprunt.

E. Contrat de bail sans levée d’option


L’immobilisation ayant été à l’actif du bilan du preneur, la non levée de l’option
correspond à la sortie de celle-ci (de l’actif).

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Les conséquences suivantes sont à tirer :

1-constattion de la sortie de l’immobilisation

D81-Valeurs comptables des cessions d’immobilisations 525 000


(3 500 000- 2 975 000)
D28-amortissements (cumul des Amortissements pratiqués) 2 975 000
C24- Matériel 3 500 000
(Restitution de la machine-outil au crédit-bailleur)

2-Annulation de la dette d’emprunt équivalent

D17- Dettes de crédit-bail et contrats assimilés 300 000


C 82-Produits des cessions d’immobilisations 300 000
(Annulation de la dette d’emprunt de crédit-bail/Prix de rachat PLO)

NB : la dernière échéance, de l’emprunt, à cette date, est le prix de levée d’option


(dans notre cas : 300 000) ou de rachat. En renonçant à verser le prix de rachat pour
acquérir le bien, de valeur comptable supérieur ; l’entreprise subit une perte égale à la
différence entre la valeur comptable et le prix de rachat.

Dans notre cas, la perte est : 525 000 (Valeur comptable nette/voir tableau
d’amortissement du bien) – 300 000 (prix de levée d’option).

Aucune écriture n’est à passer, car l’impact de la perte a été enregistré dès lors, que la sortie
du bien et l’annulation de l’emprunt sont constatées (les comptes 81 et 82).

B. CAS PRATIQUE 02
La SARL REHOBOTH a signé un contrat de leasing (Crédit-bail) avec la société
ISRAEL bail.

Ce contrat est stipulé de la façon suivante :


 Matériel industriel : Prix HT de 5 000 000 amortissable linéairement sur 10 ans.
 Ce matériel a été livré par ISRAEL bail, le 01 septembre N et mis en service par la
SARL REHOBOTH le même jour.
 Redevances annuelles : 1 575 000 HT payable par chèque bancaire le 1er septembre
de chaque année sur 5 ans ; valeur de la levée d’option (prix de rachat) 170 910
HT.
 La première redevance a été payée le 1er septembre N+1.
 Total brut des immobilisations de la SARL REHOBOTH : 80 000 000

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TRAVAIL A FAIRE :
1. Après avoir déterminé le taux de l’emprunt appelé « taux apparent i) ; présenter le
tableau d’amortissement de l’emprunt et passer toutes les écritures nécessaires en
N, N+1 et N+2
2. Passer les écritures de fin de contrat retenant les deux hypothèses suivantes :
a. Cas de levée d’option
b. Cas de non levée d’option.

CORRECTION
Le seuil de signification : 5%*80 000 000 = 4 000 000. La valeur du matériel
(5 000 000 FCFA) est supérieure à 5% du total brut des immobilisations
(4 000 000) ; le retraitement préconisé par le SYSCOHADA s’impose.

1) Le taux de l’emprunt équivalent (taux apparent) et écritures comptables


a. Détermination du taux de l’emprunt équivalent (taux apparent)

Montant de l’emprunt = Valeur actuelle ou redevances (au taux i) de l’ensemble des


annuités + Prix de rachat

V0 = R*[1-(1+i)-n/i] + PLO*(1+i)-n ; les redevances (R) sont


constantes = 1 575 000 ; V0 = 5 000 000 et PLO = 170 910

5 000 000 = 1 575 000*[1-(1+i)-5 / i] + 170 910*(1+i)-5


Par interpolation linéaire, on trouve i = 18%, le taux apparent (i) est de 18%.

b. Tableau de l’emprunt
 Calculs préalables
 Intérêt N+1 = 5 000 000*18% = 900 000
 Remboursement du capital = redevance (N+1) – Intérêt (N+1)
= 1 575 000-900 000 = 675 000
 Intérêt courus de 01/09/N=Intérêt de 01/09/N+1*4mois/12mois
= 900 000*4/12=300 000
 Total intérêts courus = Total intérêts*4/12 = 3 045 910*4/12 =
1 015 303
 Redevance de 01/09/N+5 = Redevance + Prix de rachat =
1 575 000 + 170 910 = 1 745 910
 Amortissement du bien au 31/12/N : 5 000 000*10%*4/12 =
166 667
 Amortissement du bien de chaque fin d’année
(31/12/N+1,……,31/12/N+9): 5 000 000*10% = 500 000

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 Amortissement du bien au 31/12/N+10 : 5 000 000*10%*8/12
= 333 333
 tableau

EMPRUNT Matériel industriel


Intérêts
Intérêts
Capital Annuités Amortissements courus
18% Amortissement Cumul
Années (n) restant dû (Redevances du capital (de 01/09 au
In = Fin d’année amortissements
(Kn) Rn) An = Rn-In 31/12) Ic(N-1)
Kn*18%
= IN *4/12
0 : 01/09/N 5 000 000 0 0 0 300 000 166 667 166 667
1 : 01/09/N+1 5 000 000 900 000 1 575 000 675 000 259 500 500 000 666 667
2 : 01/09/N+2 4 325 000 778 500 1 575 000 796 500 211 710 500 000
3 : 01/09/N+3 3 528 500 635 130 1 575 000 939 870 155 318 500 000
4 : 01/09/N+4 2 588 630 465 954 1 575 000 1 109 046 88 775 500 000
5 : 01/09/N+5 1 479 584 266 326 1 745 910 1 479 584 500 000
TOTAL 3 045 910 8 045 910 5 000 000 1 015 303

b. Ecritures comptables
01/09/N
2411 Matériel industriel 5 000 000
173 Emprunts équivalents de crédit-bail 5 000 000
(entrée du matériel à l’actif)
31/12/N
6813 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles 166 667
28411 Amortissement du matériel industriel 166 667
(Selon dotation de l’exercice)

6722 Intérêts dans loyers de crédit-bail mobilier 300 000
1763 Intérêts courus sur emprunts équivalents de crédit-bail mobilier 300 000
(Quote part des intérêts courus/Régularisation)
01/01/N+1
1763 Intérêts courus sur emprunts équivalents de crédit-bail mobilier 300 000
6722 Intérêts dans loyers de crédit-bail mobilier 300 000
(Contre-passation des intérêts courus/annulation de régularisation)
01/09/N+1
6233 Redevances de crédit-bail mobilier 1 575 000
4454 Tva récupérable sur services extérieurs 283 500
4812 Fournisseurs d’immobilisations corporelles 1 858 500
(Constatation de la 1ère redevance)

4812 Fournisseurs d’immobilisations corporelles 1 858 500
521 Banques 1 858 500
(Règlement de la 1ère redevance)
31/12/N+1
6722 Intérêts dans loyers de crédit-bail mobilier 900 000
173 Emprunts équivalents de crédit-bail mobilier 675 000
6233 Redevances de crédit-bail mobilier 1 575 000
(Retraitement ou ventilation de la 1ère redevance)

6722 Intérêts dans loyers de crédit-bail mobilier 259 500
1763 Intérêts courus sur emprunts équivalents de crédit-bail mobilier 259 500
(Quote part des intérêts courus/Régularisation)
P a g e 13 | 16

6813 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles 500 000
28411 Amortissement du matériel industriel 500 000
(Selon dotation de l’exercice)
01/01/N+2
1763 Intérêts courus sur emprunts équivalents de crédit-bail mobilier 259 500
6722 Intérêts dans loyers de crédit-bail mobilier 259 500
(Contre-passation des intérêts courus/annulation de régularisation)
01/09/N+2
6233 Redevances de crédit-bail mobilier 1 575 000
4454 Tva récupérable sur services extérieurs 283 500
4812 Fournisseurs d’immobilisations corporelles 1 858 500
(Constatation de la 2ième redevance)

4812 Fournisseurs d’immobilisations corporelles 1 858 500
521 Banques 1 858 500
(Règlement de la 2ième redevance)
31/12/N+2
6722 Intérêts dans loyers de crédit-bail mobilier 778 500
173 Emprunts équivalents de crédit-bail mobilier 796 500
6233 Redevances de crédit-bail mobilier 1 575 000
(Retraitement ou ventilation de la 2ième redevance)


6722 Intérêts dans loyers de crédit-bail mobilier 211 710
1763 Intérêts courus sur emprunts équivalents de crédit-bail mobilier 211 710
(Quote part des intérêts courus/Régularisation)

6813 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles 500 000
28411 Amortissement du matériel industriel 500 000
(Selon dotation de l’exercice)

NB : ainsi de suite jusqu’à la 4e année

P a g e 14 | 16
2) Fin de contrat
a. 1ère hypothèse : cas de levée d’option
 Ecritures comptables

01/09/N+5
6233 Redevances de crédit-bail mobilier 1 575 000
4454 Tva récupérable sur services extérieurs 283 500
4812 Fournisseurs d’immobilisations corporelles 1 858 500
(Constatation de la dernière redevance)

173 Emprunts équivalents de crédit-bail mobilier 170 910
4454 Tva récupérable sur services extérieurs 30 764
4812 Fournisseurs d’immobilisations corporelles 201 674
(Constatation du prix de levée d’option)

4812 Fournisseurs d’immobilisations corporelles 2 060 174
521 Banques 2 060 174
(Règlement de la dernière redevance majorée du prix de levée
d’option : 1 858 500+201 674= 1 745 910*1.18)
31/12/N+5
6722 Intérêts dans loyers de crédit-bail mobilier 266 326
173 Emprunts équivalents de crédit-bail mobilier 1 308 574
(1 479 584-170 910 =1 308 574=Capital restant année 5-PLO)
6233 Redevances de crédit-bail mobilier 1 575 000
(Retraitement ou ventilation de la dernière redevance)

6813 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles 333 333
28411 Amortissement du matériel industriel (du 01/01 au 01/09 = 8mois) 333 333
(Selon dotation de l’exercice : 5 000 000*10%*8/12= 333 333)

b. 2e hypothèse : cas de non levée d’option


 Ecritures comptables

01/09/N+5
6233 Redevances de crédit-bail mobilier 1 575 000
4454 Tva récupérable sur services extérieurs 283 500
4812 Fournisseurs d’immobilisations corporelles 1 858 500
(Constatation de la dernière redevance)

4812 Fournisseurs d’immobilisations corporelles 1 858 500
521 Banques 1 858 500
(Règlement de la dernière redevance)

31/12/N+5
6813 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles 333 333
28411 Amortissement du matériel industriel (du 01/01 au 01/09 = 8mois) 333 333
(Selon dotation de l’exercice : 5 000 000*10%*8/12= 333 333)

P a g e 15 | 16
 Calculs
 Total amortissements (de 01/09/N au 01/09/N+5 :
Am = 166 667+ (500 000*4) + 333 333 = 2 500 000
 Valeur Nette Comptable (VNC) = Valeur d’origine-
VNC = 5 000 000 – 2 500 000 = 2 500 000
 Résultat (Perte) = VCN – Prix de levée d’option
R = 2 500 000 – 170 910 = 2 329 090 (Compte 822
– compte 812)

 Ecritures comptables

01/09/N+5
812 VCN des cessions d’immobilisations corporelles 2 500 000
2841 Amortissements du matériel industriel 2 500 000
2411 Matériel industriel 5 000 000
(Sortie du bien)

173 Emprunts équivalents de crédit-bail mobilier 170 910
822 Fournisseurs d’immobilisations corporelles 170 910
(Pour prix de cession)
31/12/N+5
6722 Intérêts dans loyers de crédit-bail mobilier 266 326
173 Emprunts équivalents de crédit-bail mobilier 1 308 574
(1 479 584-170 910 =1 308 574=Capital restant année 5-PLO)
6233 Redevances de crédit-bail mobilier 1 575 000
(Retraitement ou ventilation de la dernière redevance)

P a g e 16 | 16