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CCTP 1593 Fascicule C

CONSTRUCTION DES OUVRAGES


Année 2019
L04019 éd N°4
Historique du document

© Orange 2019 CCTP 1593


L04019 éd N°4 Fascicule C 2/38
EDITION DATE CHAPITRES CHANGEMENTS

1 2003 Tous Création


2 2011 Tous Modifications : Chapitres 1 à 3
Compléments : Annexes 1 à 5
3 2013 Tous Mise à la charte : remplacement de "France
Telecom" par Orange
3 Modification du 2éme alinéa du chapitre 3
4 2019 Tous Ajout de la notion de micro tube
1 Article 1 § 1.2 Ajout du paragraphe 3/Micro
tube :
Le rayon de courbure pour le mono micro tube
doit être de 0,7 m minimum. Selon
l’assemblage en faisceau de plusieurs micro
tube se référer à la notice du fabricant.
Les micro-tubes sont raccordés à l’aide de
raccords étanches. Leur raccordement doit
conserver impérativement le caractère
rectiligne de la conduite. Les raccords sont
effectués de manière à ce qu’ils soient
décalés.
2 Article 2 § 2.4 Ajout de barre PEHD
Article 2 § 2.5 Ajout du paragraphe : Les
micro-tubes doivent être interrompus le moins
souvent possible. Lorsqu’une coupe est
nécessaire, celle-ci doit être parfaitement
perpendiculaire à la génératrice du tube. La
coupe des tubes est effectuée impérativement
à l’aide d’un outil coupe-tube à l’exclusion de
tout autre procédé (scies, lames …).
Article 3 § 3.1 : Ajout tableau de charge
ouvrage
Article 3 § 3.2.3 Ajout paragraphe : Vérification
de l’étanchéité du micro tube et des raccords :
Le contrôle de l’étanchéité s’effectue après la
pose des tubes. L’étanchéité du micro tubes
et des raccords associés est contrôlée par une
mise en pression de chaque section à 1,4 Mpa
(14 bars).
Le réalisateur avise Orange de la date et de
l’heure auxquelles il veut procéder à ces
3 essais.
Modification introduction chapitre :
 Tranchée préférentielle : tranchée
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prévue selon les largeurs théoriques de
5 à 20 cm inclus ou 30 centimètres et
une profondeur pouvant aller jusqu’à
1,30 mètres. Elles sont construites sur
la base des composantes suivantes :
terrassement, constitutifs d’ouvrages,
enrobage, remblais extrait ou d’apport,
GNT et GT, assise et réfection de
surface.
 Tranchée sur mesure : tranchée prévue
selon une largeur supérieure à 30
centimètres et de profondeur variable
pouvant être supérieure à 1.30 m. Elles
sont construites sur la base des
composantes suivantes : terrassement,
constitutifs d’ouvrages, enrobage,
remblais extrait ou d’apport, GNT et
GT, assise et réfection de surface
Article 1 § 1.1 Ajout dans le paragraphe : Cas
particulier, pour un remplissage par un mortier
auto compactant coloré le grillage avertisseur
n’est pas obligatoire.
Article 1 § 1.2 Ajout dans le paragraphe
nouvelle pénétration de tube dans une
chambre existante sous enrobé sable.
Article 2 Modification paragraphe :
Ouvrage mixte PEHD et PVC
- PEHD en bas
- PVC en haut
- Les câbles et les fibres enterrés viendront
se positionner entre les PEHD, sauf les
câbles en dispersion qui pour des raisons
d’accessibilité seront placés à l’extérieur
de l’ouvrage.
Ouvrage mixte PEHD et micro tube unitaire ou
en faisceau (bundle)
- PEHD en bas
- Micro tube en haut
Ouvrage mixte PEHD, PVC et micro tube
unitaire ou en faisceau (bundle)
- PEHD en bas
- PVC en intermédiaire
- Micro tube en haut
Article 3 § 3.4 : Ajout dans le paragraphe
nouvelle pénétration de tube dans une

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chambre existante sous enrobé béton.
Article 4 § 4.2.1 Tubage : la pose des tubes ou
de gaines textiles est effectuée par tirage
manuel ou mécanique.,
Pour les gaines textiles à la mise en place, le
réalisateur utilise tout moyen empêchant le
vrillage du module.
Modification et ajout des schémas de tirage
mécanique
Article 4 § 4.2.1.4 Vérification des tubes
Pénétration des tubes
Les tubes PVC seront arasés au pied droit de
la chambre.
Les tubes PEHD dépasseront de 20 cm dans
la chambre au droit du masque.
Les micro tubes dépasseront de 20 cm dans la
chambre au droit du masque et l’enveloppe du
faisceau sera retirée en conservant 5 cm
maximum au droit du masque.
Le dépassement des tubes PEHD ou micro
tubes permettra la mise en œuvre du soufflage
ou portage des câbles.
Suppression § 4.2.3 Pose de module souple
« textile »
Annexe 2 : Matériel de madrinage : Ajout dans
le tableau des micro tubes

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SOMMAIRE
SOMMAIRE ...................................................................................................................... 6

CHAPITRE 1 GENERALITES.............................................................................................. 8
ARTICLE 1 - Qualité des produits ......................................................................... 8
1.1 Tubes et câbles ..................................................................................................... 8
1.2 Dispositif avertisseur ............................................................................................. 8
ARTICLE 2 - Précautions d’exécution ................................................................. 10
2.1 Implantation des ouvrages – sondages ................................................................ 10
2.1.1 Piquetage : tracé de l’ouvrage .......................................................................................... 10
2.1.2 Règles d’implantation ........................................................................................................ 11
2.1.3 Sondages........................................................................................................................... 11
2.2 Creusement de la tranchée .................................................................................. 12
2.3 Collage et emboîtement des tubes PVC ............................................................... 12
2.4 Raccordement des tubes PEHD en couronne ou barre ......................................... 13
2.5 Raccordement de micro tubes............................................................................. 13
2.5 Précautions de mise en œuvre............................................................................. 13
2.6 Protection des réseaux ........................................................................................ 13
2.7 Enlèvement du blindage ...................................................................................... 13
2.8 Rangement des déblais des fouilles sur la voie publique ...................................... 13
2.9 Abandon des matériaux de blindage et coffrage dans les fouilles ......................... 14
ARTICLE 3 - Qualité des ouvrages ..................................................................... 14
3.1 Charge sur les ouvrages ...................................................................................... 14
3.2 Réception des ouvrages linéaires ........................................................................ 14
3.2.1 Mandrinage : ...................................................................................................................... 15
3.2.2 Vérification de l’étanchéité des tubes PEHD et des raccords : ........................................ 15
3.2.3 Vérification de l’étanchéité du micro tube et des raccords : ............................................ 15

CHAPITRE 2 TECHNIQUES DE POSE ............................................................................. 17


ARTICLE 1 - Généralités ..................................................................................... 17
1.1 Extrémité des câbles ........................................................................................... 17
1.2 Arrivée des câbles dans les chambres ................................................................. 17
ARTICLE 2 - Pose de câbles à l’aide d’un engin spécial à lame vibrante ............. 17
2.1 Caractéristique de l’engin .................................................................................... 17
2.2 Préparation du chantier ....................................................................................... 18
2.3 Pose des câbles .................................................................................................. 18
2.4 Essais sur câbles après pose en pleine terre ........................................................ 19
2.4.1 Câbles multipaires : ........................................................................................................... 19
2.4.2 Câbles à fibres optiques :.................................................................................................. 19

CHAPITRE 3 CONSTRUCTION DES OUVRAGES LINEAIRES EN TRANCHEES


PREFERENTIELLES OU SUR MESURE ........................................................................... 20
ARTICLE 1 - Ouvrages linéaires enrobés sable ................................................... 20
1.1 Construction de la canalisation ............................................................................ 20
1.2 Arrivée des tubes dans les chambres................................................................... 21

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1.3 Sortie pour point de distribution, antenne ou transition aéro-souterraine............... 22
ARTICLE 2 - Dispositions générales des ouvrages linéaires ................................ 22
ARTICLE 3 - Ouvrages linéaires enrobés de béton ............................................. 23
3.1 Disposition des tubes .......................................................................................... 23
3.2 Exécution du radier ............................................................................................. 25
3.3 Enrobage ............................................................................................................ 25
3.4 Arrivée des tubes dans les chambres................................................................... 25
3.5 Remblayage et compactage ................................................................................ 27
3.6 Démolition partielle d’enrobage béton d’ouvrages linéaires .................................. 27
ARTICLE 4 - Autres techniques .......................................................................... 27
4.1 Inversion des panneaux de soudure..................................................................... 27
4.2. Tubage et micro tubage des alvéoles .................................................................. 27
4.2.1 Tubage ............................................................................................................................... 27
4.2.2 Micro tubage ..................................................................................................................... 30
4.3. Pénétration d’immeubles .................................................................................... 31
4.4 Mise en place d’armoire ou de borne ................................................................... 31
ANNEXES .......................................................................................................... 32
Annexe 1 : Relevé de sondage .................................................................................. 32
Annexe 2 : Matériel de mandrinage ........................................................................... 33
Annexe 3 : Fiche de mandrinage ............................................................................... 34
Annexe 4 : Règles de mise en œuvre d'un filin de détection ....................................... 35
Annexe 5 : Schémas d’inversion des panneaux de soudure ....................................... 38

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CHAPITRE 1
GENERALITES

ARTICLE 1 - Qualité des produits

1.1 Tubes et câbles

Pour la construction des ouvrages linéaires, les tubes PVC doivent être conformes à la norme NF T
54-018, les PEHD et PP à la CSE C 80-60H et la norme NF 330, le micro tubes à la ORANGE-RD-
RESA/05/12/163 micro tube pour pose en pleine terre. L’exécutant des travaux doit se fournir
obligatoirement auprès des distributeurs agréés par Orange en fonction du bordereau du matériel en
vigueur.

 Manutention et stockage des tourets :


Le réalisateur est tenu de manutentionner les tourets avec le matériel approprié de
manière à ne pas blesser les câbles ou les tubes, ni détériorer les tourets. Lors du
stockage, le touret, placé sur ses joues, doit être solidement immobilisé par des
cales adaptées.

 Manutention et transport des tubes en barre :


Au cours des opérations de chargement, de transport, de déchargement et de mise
en dépôt, les tubes ne doivent subir aucune flexion ni choc ; ils sont transportés
dans des véhicules à fond plat, les tubes de la couche inférieure reposant sur le
plancher de toute leur longueur (6 m) ; pendant le transport des tubes, la hauteur est
limitée à 2 m.

 Stockage :
Les tubes doivent être protégés d’un ensoleillement trop fort et prolongé. Par
température inférieure à 0°C, les tubes doivent être manipulés avec la plus grande
précaution. Par contre il n’y a pas de température minimale interdisant la pose des
tubes PEHD et de micro tubes.
Sur chantier, en particulier lorsque la livraison s’effectue au détail, les tubes sont
stockés sur des aires closes spécialement aménagées (planéité, absence d’objets
contondants, etc.). La hauteur d’empilage ne doit pas excéder 1 mètre. Les tubes
livrés en palette peuvent être stockés sur plusieurs niveaux, sans dépasser 2
mètres ; une bonne juxtaposition des cadres doit alors être assurée.

1.2 Dispositif avertisseur

Le dispositif avertisseur (de couleur verte) est destiné à signaler la présence des ouvrages
de télécommunication dans le sol (tubes et câbles). Il doit être conforme à la norme NF EN
12613. Il est installé sur toute la largeur et toute la longueur de l’ouvrage avec un

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recouvrement suffisant des différents éléments. Il est placé (sauf en cas de charge réduite)
au minimum à 30 cm du constitutif et à au moins 10 cm au-dessous du niveau du sol.

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RAYON DE COURBURE MINIMUM DES TUBES

1/ Tubes PVC

NF Afnor
Diamètre des tubes R (en mètres)
T 54-018
25/28 28x1,5 2,5
30/33 33x1,5 2,5
41,4/45 45x1,8 4
56/60 60x2,0 6
77/80 80x1,5 10
75/80 80x2,5 12
96/100 100x2,0 14

Dès que leur rayon de courbure (R) est inférieur aux valeurs indiquées ci-dessus, après
accord d'Orange, des tubes préformés doivent être utilisés.

2/ Tubes PEHD

Le rayon de courbure (R) doit être supérieur ou égal à 25 DN (DN = diamètre nominal).

3/ Micro tube

Le rayon de courbure pour le mono micro tube doit être de 0,7 m minimum.
Selon l’assemblage en faisceau de plusieurs micro tube se référer à la notice du fabricant.

ARTICLE 2 - Précautions d’exécution

2.1 Implantation des ouvrages – sondages

2.1.1 Piquetage : tracé de l’ouvrage

Le réalisateur effectue le piquetage en plan des ouvrages conformément au projet remis par
Orange : il détermine un certain nombre de points échelonnés le long du parcours qui
permet d’indiquer l’axe de la canalisation ou du câble en pleine terre ; chaque point est

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matérialisé au moyen de jalons en fer ou en bois ou simplement à l’aide de marques
apparentes à la peinture biodégradable ou à la craie.
Aucune inscription n’est autorisée sur les façades ou sur les murs.
La matérialisation du piquetage doit être suffisamment précise, visible et utilisable au
moment des travaux.
Le réalisateur est tenu de veiller à la conservation des marques et des piquets, de les
rétablir ou de les remplacer en cas de besoin, soit à leur emplacement initial, soit en un
autre point si l’avancement des travaux l’exige.

2.1.2 Règles d’implantation

Celles-ci doivent respecter la norme NF P 98-332 « Chaussées et dépendances - Règles


de distance entre les réseaux enterrés et règles de voisinage entre les réseaux et les
végétaux ».
Le réalisateur doit se conformer aux dispositions d’implantation indiquées au dossier de
projet ou qui résultent de sondages exécutés au moment de l’implantation ou de
découvertes faites au moment des fouilles.

Dans le cas de chambre ou d’ouvrages particuliers, les mêmes distances s’entendent à


partir de la face extérieure de l’ouvrage.

Les cas de superposition des réseaux seront conformes aux prescriptions du «guide
pratique de coordination pour la construction des réseaux».

2.1.3 Sondages

2.1.3.1. Exécution d’un sondage :


Il s’agit de creuser, avec précaution, une tranchée perpendiculaire à la fouille, d’une
longueur égale à la largeur de la fouille projetée augmentée de 1 mètre.
La profondeur du sondage doit être supérieure de 0,40 m au fond de fouille projetée afin
que puissent apparaître clairement les difficultés rencontrées : identification, dimensions et
stabilité des obstacles.

2.1.3.2. Sondages préliminaires ou préalables :


Ils sont réalisés avant l’exécution des travaux, à la demande d'Orange.

2.1.3.3 Sondages à l’avancement des travaux :


Le réalisateur effectue ces sondages, à son initiative, au moment du piquetage ou en cours
d’exécution des travaux. Ces sondages sont obligatoires lorsque la demande de
renseignement a révélé l’existence d’ouvrages ou d’autres réseaux à proximité des travaux
à réaliser.
Si l’exécution des travaux nécessite la réalisation d’un nombre plus important de sondages,
plus d’un par 50 mètres, l’entreprise demande l’accord d'Orange.

2.1.3.4 Sondages de contrôle de position :

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A l’issue des travaux, le réalisateur est tenu d’effectuer tous les sondages de contrôle de
position demandés par Orange de manière à constater la profondeur de pose des câbles et
des tubes :
- sondages destructifs (ouverture de fouille)
- ou non destructifs (par détection).

Les sondages font l’objet d’une feuille de relevé en 2 exemplaires (dont le modèle se trouve
en annexe 1) indiquant sa position, ses dimensions et les caractéristiques du sol rencontré.

2.2 Creusement de la tranchée

Lors du creusement de la tranchée, des précautions sont à prendre :


 Choisir un matériel en fonction des matériaux à excaver.
 Avoir une largeur de godet ou de trancheuse appropriée à la largeur de la tranchée
demandée par Orange.
 Les blocs supérieurs à la largeur de la tranchée doivent être découpés en place, si
cela est possible, pour ne pas arracher l’ensemble.
 La mise à jour de vestiges archéologiques entraîne l’arrêt des fouilles et doit être
déclaré immédiatement au maire de la commune ou à la Direction des Affaires
Culturelles.
 Prendre en compte les contraintes d’implantation entre réseau et les arbres et la
végétation (cf. norme 98-332).
 Vérifier la planéité du fond de fouille, la portance, l’état de surface et éventuellement
les points durs.
 Tous les ouvrages rencontrés dans les fouilles doivent être dégagés avec soin et le
réalisateur est tenu de prendre toutes les précautions nécessaires pour en assurer la
stabilité et la protection pendant les travaux.

La réparation des dégâts éventuels sera coordonnée avec le gestionnaire du réseau


concerné et Orange. En cas de détérioration accidentelle des dispositifs avertisseurs ou
protecteurs, le réalisateur les reconstitue, à l’identique, selon les normes en vigueur.

2.3 Collage et emboîtement des tubes PVC

Le réalisateur vérifie que les tubes ne sont ni fissurés ni déformés ; il examine l’intérieur des
tubes et les débarrasse de tous les corps étrangers qui pourraient y avoir été introduits ; ils
sont ensuite soigneusement nettoyés à chaque extrémité (partie femelle et partie mâle) à
l’aide d’un chiffon imbibé d’un liquide décapant.
Une fois le décapage exécuté, l’extrémité mâle seule est enduite de colle en couche mince
et continue au moyen d’un pinceau. Les tubes sont ensuite emboîtés en poussant
longitudinalement sans mouvement de torsion, les bavures étant soigneusement éliminées.
La colle doit être titulaire d’un avis technique délivré par le Centre Scientifique Technique du
Bâtiment. Les raccords sont effectués de manière à ce qu’ils soient décalés.

Les tubes, après avoir été munis d’obturateurs provisoires, sont descendus avec précaution
dans la fouille.

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2.4 Raccordement des tubes PEHD en couronne ou barre

Les tubes en couronne ou en barre sont raccordés à l’aide de raccords étanches. Leur
raccordement doit conserver impérativement le caractère rectiligne de la conduite. Les
raccords sont effectués de manière à ce qu’ils soient décalés.
Les tubes PEHD doivent être interrompus le moins souvent possible. Lorsqu’une coupe est
nécessaire, celle-ci doit être parfaitement perpendiculaire à la génératrice du tube et suivie
des opérations d’ébavurage et de réalisation de chanfrein. La coupe des tubes est effectuée
impérativement à l’aide d’un outil coupe-tube à l’exclusion de tout autre procédé (scies,
lames …).

2.5 Raccordement de micro tubes

Les micro-tubes sont raccordés à l’aide de raccords étanches. Leur raccordement doit
conserver impérativement le caractère rectiligne de la conduite. Les raccords sont effectués
de manière à ce qu’ils soient décalés.
Les micro-tubes doivent être interrompus le moins souvent possible. Lorsqu’une coupe est
nécessaire, celle-ci doit être parfaitement perpendiculaire à la génératrice du tube. La coupe
des tubes est effectuée impérativement à l’aide d’un outil coupe-tube à l’exclusion de tout
autre procédé (scies, lames …).

2.5 Précautions de mise en œuvre

Il est interdit de sauter ou de marcher sur le ou les câble(s), tube(s) et le béton d’enrobage
frais.

2.6 Protection des réseaux

Lors des interventions dans les chambres, le réalisateur assure la protection physique des
réseaux (câbles, épissures, équipements divers…) contre les chutes de gravats, d’outils, et
contre les piétinements. Il doit en outre informer Orange de tout déplacement des éléments
du réseau (câbles, équipements…).

2.7 Enlèvement du blindage

La seule méthode permettant d’éviter la décompression du sol lors du retrait du blindage


est de le remonter par couche avant compactage.
Au fur et à mesure de la remontée du blindage, le volume ainsi dégagé et les cavités
préalablement situées derrière le blindage doivent être comblés avant puis en début de
compactage par un appoint de remblai.

2.8 Rangement des déblais des fouilles sur la voie publique

Lorsque les matériaux de déblai ou de réfection de surface doivent être réutilisés, ceux-ci
sont disposés le long de la fouille à 0,40 m au moins du bord de celle-ci.
Si le stockage en cordon des matériaux de déblai n’est pas autorisé, ces matériaux sont
évacués en dehors du chantier.
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Dans le cas où l’emprise du chantier est toute entière incluse dans un barrièrage, les
matériaux de déblai doivent se situer dans l’enceinte formée par le barrièrage.
Dans le cas contraire, les matériaux de déblai doivent être isolés de la circulation par un
barrièrage rigide, résistant, continu et présentant un relief dissuadant la pose d’affiche(s).
Après l’enlèvement ou la mise en remblai des déblais, les emplacements sont correctement
nivelés et nettoyés.

2.9 Abandon des matériaux de blindage et coffrage dans les fouilles

Lorsque, par suite de la nature du sol ou de circonstances exceptionnelles, il est nécessaire


d’abandonner dans les fouilles des matériaux de blindage ou coffrage, le réalisateur doit
demander l’autorisation à Orange qui sollicite alors l’accord du gestionnaire de voirie et
veiller à ce que leur quantité soit la plus réduite possible.
Si la nécessité d’abandon est connue avant la réalisation des travaux, le réalisateur doit
obligatoirement utiliser des blindages ou coffrages métalliques ou biodégradables de faible
épaisseur.

ARTICLE 3 - Qualité des ouvrages

3.1 Charge sur les ouvrages

Les charges sur les ouvrages, indiquées au projet doivent être impérativement respectées
en tout point du tracé.
A défaut de règlements de voirie, les dispositions communes de construction des réseaux
sont conformes à la norme NF P 98-331.
A titre indicatif, les canalisations, les constitutifs d’ouvrage doivent être posés aux charges
minimales suivantes :

Trottoir
Accotement,
Rive Chaussée
chemin Non
Revêtu
revêtu
Lame
40
Vibrante
Micro
30 30 30 30 30
tranchée
Mini
60 60 60 50 80
tranchée

Traditionnel 60 60 60 50 80

Dans certains cas particuliers (encombrement du sous-sol, etc…), et à la demande de


Orange, les charges indiquées précédemment peuvent être modifiées.

3.2 Réception des ouvrages linéaires

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Après remblayage et compactage, le réalisateur effectue sur les tubes les deux vérifications
suivantes, dans l’ordre indiqué ci-dessous :
1. Mandrinage (contrôle de l’ovalisation, de l’étanchéité et de la non obstruction),
2. Vérification de l’étanchéité des tubes PEHD et micro tube.

3.2.1 Mandrinage :

Le mandrinage après construction d’ouvrage est effectué après le remblayage et le


compactage et avant la réalisation de la réfection définitive de surface à l’aide du matériel
adéquat (cf. annexe n°2).
Le réalisateur prévient Orange de la date à laquelle il envisage d’effectuer le mandrinage.
Dans tous les cas le déplacement du calibre est assuré par un des procédés suivants :
 Pour les tubes en barre, l’ensemble « mandrin-furet » est propulsé à l’aide d’air
comprimé, la pression usuelle étant fixée à 0,4 Mpa (= 4 bars) et le débit maximal de
3500 litres par minute. La pression et le débit doivent être régulés. Le mandrin suivi
d’un filin est tracté par un furet muni de jupes souples afin d’assurer l’étanchéité et
de faciliter la propulsion.
 Pour les tubes PEHD et micro tube, utiliser un mandrin approprié.
 Pour les conduites béton, le mandrin est tracté à l’aide d’un filin ou poussé à l’aide
d’aiguilles, l’effort maximal de traction ou de poussée étant de 100 daN.

Le réalisateur établit une fiche de mandrinage conforme à l’annexe 3 en deux exemplaires


dont un exemplaire est remis à Orange.

Après le mandrinage et à la demande d’Orange, l’entreprise réalise l’aiguillage des tubes


(sauf pour le micro tube). Le filin dit d’aiguillage doit résister à 100 daN.

3.2.2 Vérification de l’étanchéité des tubes PEHD et des raccords :

Le contrôle de l’étanchéité s’effectue au moins 24 heures après la pose des tubes.


L’étanchéité des tubes PEHD et des raccords associés est contrôlée par une mise en
pression de chaque section à 0,3 Mpa (3 bars).
Le réalisateur obture une extrémité du tube à l’aide d’un dispositif d’obturation avec valve et
l’autre avec un dispositif d’obturation sans valve.
Pour s’affranchir des variations de température résultant du réchauffement ou du
refroidissement de l’air insufflé dans le tube, le temps référentiel T0 de la mesure est
toujours pris 1 heure près la première mise en pression, celle-ci étant alors réajustée à la
valeur de 0,3 Mpa +/- 0,08 Mpa (3 bars +/- 0, 8 bars).
La pression est contrôlée au temps T0 + 2 heures et doit être égale à 0,3 +/- 0,08 Mpa.

Le réalisateur avise Orange de la date et de l’heure auxquelles il veut procéder à ces essais.
Après ces essais les tubes sont laissés en pression à 0,3 Mpa +/- 0,08 Mpa jusqu’à leur
utilisation.

3.2.3 Vérification de l’étanchéité du micro tube et des raccords :

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Le contrôle de l’étanchéité s’effectue après la pose des tubes. L’étanchéité du micro tubes
et des raccords associés est contrôlée par une mise en pression de chaque section à 1,4
Mpa (14 bars) pendant une durée de 15 minutes. Pendant la durée de contrôle, le réalisateur
ne doit pas constater de baisse de pression sur la section. Après le test de mise en
pression, le réalisateur effectue un test de calibrage en soufflant une sonde correspondant
au diamètre intérieur du micro tube pour vérifier la continuité de la section.
Le réalisateur avise Orange de la date et de l’heure auxquelles il veut procéder à ces essais.

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CHAPITRE 2
TECHNIQUES DE POSE

ARTICLE 1 - Généralités

Le réalisateur doit respecter le sens de pose du câble prévu au projet. A défaut


d’indication(s), le sens de pose est celui du répartiteur vers le client.
Le rayon de courbure ne doit pas être inférieur à :
 12 fois le diamètre, pour un câble à conducteur « cuivre ».
 15 fois le diamètre, pour un câble à facteur réducteur ou un câble coaxial.
 200 mm pour un câble à fibres optiques.

Le réalisateur est tenu d’arrêter la pose en cas de blessure du câble et d’en aviser aussitôt
Orange.

1.1 Extrémité des câbles

Lors de la pose des câbles, une longueur de recouvrement suffisante doit être prévue aux
extrémités. Elle est comprise entre 2 et 2,5 mètres pour les câbles à conducteur cuivre, et 5
et 6 mètres pour les câbles à fibres optiques.
Les extrémités des câbles coupés sont soigneusement obturées par un matériel qualifié
suivant les prescriptions d’Orange.

Le réalisateur met en place les dispositifs avertisseurs et les matériels de protection, profilés
métalliques ou similaires aux points où le câble risque d’être détérioré.
Dans le cas où le raccordement est prévu sur un dispositif hors sol, le réalisateur place le
câble sous une protection, dans une saignée transversale jusqu’au support de la boîte de
raccordement.

1.2 Arrivée des câbles dans les chambres

Les arrivées des câbles dans les chambres se font à l’intérieur de tubes, de diamètre
approprié, espacés de 3 cm, d’une longueur minimale de 1 mètre, posés et scellés dans
l’épaisseur du piédroit.

ARTICLE 2 - Pose de câbles à l’aide d’un engin spécial à lame vibrante

2.1 Caractéristique de l’engin

Le matériel utilisé par le réalisateur doit répondre aux spécifications suivantes, sauf
disposition contraire au dossier du projet :

© Orange 2019 CCTP 1593


L04019 éd N°4 Fascicule C 17/38
Si les conditions de réalisation de l’ouvrage prévu au projet le nécessitent, l’engin doit être
équipé d’un système de déport latéral de la lame hors gabarit et déport vertical de cette
même lame,
 Un dispositif incorporé à l’engin doit permettre de régler la profondeur de pose, qui
doit rester constante quelle que soit l’assiette de l’engin, et de vérifier à chaque
instant cette profondeur,
 L’engin doit comporter les équipements nécessaires pour que les câbles se
déroulent sans effort ni frottement au moment de la pose :
- Un porte-touret, d’une capacité de 3 tourets et d’une force de levage de 3500
daN.
- Des guides d’accompagnement pour les câbles avec un dispositif
d’entraînement (galets de roulement, entraîneurs).
 Pour éviter tout accrochage du câble et pour ne pas le blesser, l’engin doit avoir une
puissance suffisante et tout recul est interdit, Seules les vibrations verticales sont
autorisées. L’amplitude et la fréquence doivent être réglables,
 Compte tenu du (ou des) câbles(s) à poser, la lame et les goulottes (de rayon de
courbure supérieur à 12D, 15D ou 200 mm) sont aussi étroites que possible ; les
goulottes doivent être interchangeables ou superposables et être exemptes de toute
aspérité. Il est interdit de poser dans une même goulotte plus de 2 câbles ;
- le diamètre du plus petit câble doit être supérieur au ½ diamètre du plus gros,
- la somme de leur diamètre doit être inférieure de 4 mm minimum à la plus petite
dimension intérieure de la goulotte,
 L’entrée de la goulotte doit être évasée et située à 0,5 m minimum au-dessus de la
goulotte ; lorsque la goulotte est enfoncée dans le sol, la base de la goulotte doit
être construite de façon à ce que le guidage des câbles soit assuré jusqu’à la
position horizontale,
 La partie arrière de la goulotte doit être profilée de manière à éviter toute blessure
des câbles en cas de relevage ou d’enfoncement en position d’arrêt de l’engin,
 La lame vibrante doit comporter obligatoirement un équipement adapté à la pose de
dispositif avertisseur normalisé (30 cm au-dessus de la sortie des câbles).

2.2 Préparation du chantier

La préparation du chantier comprend notamment les opérations suivantes :

 la matérialisation d’une implantation renforcée au moyen de jalons si l’engin n’est


pas muni d’un dispositif de guidage,
 le traitement préalable des points particuliers nécessitant l’utilisation d’autres
techniques : traversée de route, franchissement de talus, fortes inégalités du sol…,
 l’exécution d’avant-trou pour placer la lame en position de départ ainsi qu’à chaque
relèvement prévisible de la lame.

2.3 Pose des câbles

En l’absence de règlement de voirie, pour les parcours sous accotement, une distance
minimale au moins égale à celle de la profondeur de pose des câbles doit être respectée
entre le bord de la chaussée et le bord de la saignée (règle de l’angle des 45°).

© Orange 2019 CCTP 1593


L04019 éd N°4 Fascicule C 18/38
Le réalisateur est tenu d’avertir Orange de toute difficulté survenant et susceptible
d’apporter une modification au dossier de projet : type d’engin, implantation, profondeur de
pose…. Le conducteur de l’engin doit être dirigé par un agent ; ce dernier, placé à l’arrière
de la machine, vérifie en permanence que la lame ne remonte pas, que les câbles et le
dispositif avertisseur se déroulent sans tension dans les goulottes ; il s’assure en outre que
les câbles passent dans les guides sans efforts apparents ni compression. Le réalisateur
peut être amené à surveiller et assister le dévidage du touret.
Le passage de l’engin à lame vibrante ne doit laisser aucune trace en saillie ou en creux. En
cas de nécessité, l’entrepreneur referme la saignée avec un matériau d’apport qui est
soumis à un compactage efficace ; Orange doit donner son accord sur ces dispositions.

2.4 Essais sur câbles après pose en pleine terre

2.4.1 Câbles multipaires :

Le réalisateur est tenu d’effectuer les essais de section conformément au CCTP 1596,
fascicule F, au minimum 48 heures après la pose.
Le réalisateur remet à Orange les enregistrements des essais effectués.

2.4.2 Câbles à fibres optiques :

La prise en charge et les essais avant et après pose des câbles à fibres optiques sont
décrits dans le fascicule M du CCTP 1596. Les résultats sont consignés sur une fiche de
mesure remise par le réalisateur à Orange.
Les essais à réaliser pour contrôler l’isolement et la continuité du filin inox** sont décrits sur
la fiche de réception jointe en annexe 4.
** A la pose, le filin inox de détection est placé dans la même goulotte que le câble.
La goulotte est équipée d’un tube souple (Ø extérieur mini 10 mm). Ce tube permet la pose
simultanée du filin et du câble, sans risque de dégradation par croisement à l’intérieur de la
goulotte et sans contact direct.

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L04019 éd N°4 Fascicule C 19/38
CHAPITRE 3
CONSTRUCTION DES OUVRAGES LINEAIRES EN
TRANCHEES PREFERENTIELLES OU SUR MESURE

Ce CCTP ne préconise pas d’empilage type mais précise seulement des règles à respecter.
C’est au concepteur en fonction de l’environnement, des préconisations des gestionnaires
de voirie et de ce qui est techniquement possible, de choisir entre tranchées préférentielles
ou sur mesure :

 Tranchée préférentielle : tranchée prévue selon les largeurs théoriques de 5 à 20 cm


inclus ou 30 centimètres et une profondeur pouvant aller jusqu’à 1,30 mètres. Elles
sont construites sur la base des composantes suivantes : terrassement, constitutifs
d’ouvrages, enrobage, remblais extrait ou d’apport, GNT et GT, assise et réfection
de surface.

 Tranchée sur mesure : tranchée prévue selon une largeur supérieure à 30


centimètres et de profondeur variable pouvant être supérieure à 1.30 m. Elles sont
construites sur la base des composantes suivantes : terrassement, constitutifs
d’ouvrages, enrobage, remblais extrait ou d’apport, GNT et GT, assise et réfection
de surface

ARTICLE 1 - Ouvrages linéaires enrobés sable

1.1 Construction de la canalisation

Les documents de projet doivent comporter les indications nécessaires sur le diamètre, le
nombre et la disposition des éléments du constitutif d’ouvrage. Si la disposition n’est pas
précisée, se référer aux règles définies dans l’article 2.

Dispositif avertisseur
>=30 cm

10 cm

Volume utile
5 cm

3 cm

© Orange 2019 CCTP 1593


L04019 éd N°4 Fascicule C 20/38
Cas particulier, pour un remplissage par un mortier auto compactant coloré le grillage
avertisseur n’est pas obligatoire.
Une fois le fond de fouille purgé, nivelé et compacté, le réalisateur met en place un lit de 5
cm d’épaisseur constitué de sable conforme à l’article.3.3.2 chapitre 1 du fascicule B.
Les éléments du constitutif d’ouvrage sont maintenus en position par des étriers ou des
rubans adhésifs armés en fibre de verre espacés tous les 2 mètres.
Lorsque le constitutif d’ouvrage comporte des câbles et des tubes, les câbles sont posés
en premier. Les câbles sont déroulés et déposés au fond de la tranchée de manière
rectiligne, sans effort mécanique, sans heurt, sans rotation ni flexion irrégulière. Lors de la
pose, les câbles ne doivent pas frotter contre la paroi de la tranchée. Les câbles et les tubes
ne doivent jamais se croiser.
Lorsque par suite de la présence d’obstacles dans le sol, la méthode par tirage est
employée, le touret reste fixé et le câble est tiré sur des galets de roulement dès que la
traction ne peut être effectuée par une seule personne.
L’enrobage en sable sur les côtés et au-dessus du constitutif d’ouvrage est réalisé avec du
sable de même qualité que celui installé en fond de fouille ; au-dessus des constitutifs
d’ouvrage, cet enrobage est de 10 cm et de 3 cm sur les côtés de l’ouvrage, il est réalisé
sur toute la largeur de la fouille (voir schéma ci-dessus).

1.2 Arrivée des tubes dans les chambres

Aux entrées de chambre, l’épanouissement et le type C sont réalisés respectivement sur 1


mètre avec un enrobage béton pour les constitutifs d’ouvrage ne comportant pas de tubes
de diamètre  à 80 mm. Si le constitutif d’ouvrage possède des tubes de 80 mm ou plus,
l’épanouissement et le type C s’effectuent chacun sur une longueur de 1 m 50.

Etrier Peignes

Epanouissement : 1 m ou 1,50 m Type C : 1 m ou 1,50 m

Ouvrage enrobé sable


Enrobage de béton

Lors de la mise en place de chambre sur canalisation existante ou pour des adductions
inférieures à 10 m, le blocage des tubes s’effectue sur une longueur de 0,5 m. Si le
constitutif d’ouvrage possède des tubes de 80 mm ou plus, l’épanouissement et le type C
s’effectuent respectivement sur une longueur de 1 m 50.
Sur une chambre existant toute nouvelle pénétration doit impérativement respecter les
contraintes suivantes :
 Le percement est exclusivement exécuté par forage avec un repérage préalable
impératif du ferraillage de la chambre. En aucun cas il ne sera possible de couper
les armatures pour exécuter la pénétration (utilisation détecteur de métal).

© Orange 2019 CCTP 1593


L04019 éd N°4 Fascicule C 21/38
 Les tubes doivent pénétrer perpendiculairement le pied droit.
 Les tubes PVC doivent être arasés de manière à ne jamais empiéter sur le volume
intérieur de la chambre. Une réfection de surface sera ensuite réalisée proprement
à l’aide d’un enduit approprié.
 Les tubes PEHD et micro tubes peuvent empiéter de maximum 20 cm en sortie du
masque afin de permettre un raccord avec une machine de poussage ou de
portage.
 L’écart entre les génératrices des deux tubes doit être de 3 cm (l’utilisation de
peignes est obligatoire).
 Toute pénétration doit respecter une distance minimum de 20 cm par rapport à la
sous-face du cadre de la chambre ou du plafond. Toute zone de couronnement
doit par ailleurs être systématiquement préservée (idem pour poutres et plafonds).
 Une distance minimum de 10 cm est également à respecter entre une pénétration
et tous systèmes d’ancrage existants (anneaux de tirage, barres de fixation…).

1.3 Sortie pour point de distribution, antenne ou transition aéro-souterraine

 jusqu’à 10 m, le tube est enrobé sur 0,50 m à l’entrée de la chambre,


 au-delà de 10 m, il est considéré comme une canalisation et est enrobé sur 1 m à
l’entrée de la chambre.
 Blocage à la transition aéro-souterraine :
Les tubes en transition aéro-souterraine doivent être obturés, bloqués et protégés
contre les UV, les chocs et la pose des enrobés à chaud, selon les prescriptions de
Orange.
 Prise de terre à la transition aéro-souterraine :
Si une prise de terre doit être réalisée à la transition aéro–souterraine, celle-ci pourra
être réalisée dans la tranchée existante conformément à l’édition en vigueur du
Fascicule L du CCTP 1596.

ARTICLE 2 - Dispositions générales des ouvrages linéaires

Il n’y a plus de normalisation dans la disposition des ouvrages linéaires, par contre cet
article précise certaines règles à respecter :
 Les ouvrages linéaires de faible longueur sont positionnés en haut, les ouvrages de
grande longueur sont en bas.
 Pour les ouvrages composés uniquement de tubes en barre (en zones urbanisées), la
disposition des tubes sera imposée par les diamètres les plus gros en bas.
 Pour les ouvrages mixtes, la disposition des constitutifs d’ouvrage respectera les
conditions suivantes :
 Ouvrage mixte PEHD et PVC
- PEHD en bas
- PVC en haut
- Les câbles et les fibres enterrés viendront se positionner entre les PEHD, sauf
les câbles en dispersion qui pour des raisons d’accessibilité seront placés à
l’extérieur de l’ouvrage.
 Ouvrage mixte PEHD et micro tube unitaire ou en faisceau (bundle)
- PEHD en bas

© Orange 2019 CCTP 1593


L04019 éd N°4 Fascicule C 22/38
- Micro tube en haut
 Ouvrage mixte PEHD, PVC et micro tube unitaire ou en faisceau (bundle)
- PEHD en bas
- PVC en intermédiaire
- Micro tube en haut

Il conviendra de mettre en place un dispositif de détection longitudinal (filin inox, grillage


avertisseur détectable…)
Pour faire son choix de type de tranchée (préférentielle 5 à 20 cm, 30 cm ou sur mesure), le
concepteur doit tenir compte de l’encombrement du constitutif d’ouvrage et du volume utile
défini pour chaque type de tranchée à partir de la charge imposée par le gestionnaire de
voirie.
La disposition des tubes sera définie au projet et choisie de façon à assurer un maximum de
stabilité au constitutif d’ouvrage. Il conviendra notamment de limiter l’empilage des couches
de tubes.

ARTICLE 3 - Ouvrages linéaires enrobés de béton

Les ouvrages linéaires enrobés béton sont constitués de tubes placés sur un radier.

3.1 Disposition des tubes

Les documents de projet comportent toutes les indications nécessaires sur le type, le
diamètre, le nombre, la disposition et l’enrobage des éléments du constitutif d’ouvrage.
A l’arrivée dans les deux chambres, la configuration des tubes doit être la même. A
l’intérieur d’un bloc, l’empilage appartient à l’un des deux types suivants :

 Ouvrage linéaire enrobé béton sans enrobage interstitiel

Cet empilage est le même que celui de l’ouvrage « classique » enrobé de sable, sans
interposition de béton entre les différents éléments du constitutif d’ouvrage.
Lors de la mise en place dans la fouille, il est nécessaire de maintenir les éléments du
constitutif par des étriers rigides disposés tous les deux mètres environ, correspondant au
gabarit de l’empilage, que l’on retire au fur et à mesure de la progression de l’enrobage
béton. Ce mode d’empilage peut être utilisé :
- pour des rayons de courbure supérieurs ou égaux à 20 m,

Câbles

7 cm

10 cm
15 cm

© Orange 2019 CCTP 1593 Radier armé


L04019 éd N°4 Fascicule C 23/38
Dans ce cas les câbles sont positionnés à côté ou au-dessus de l’enrobage béton.

 Ouvrage linéaire enrobé béton avec enrobage interstitiel (type C)

Cet empilage est constitué par la superposition de nappes horizontales de tubes formant un
réseau à mailles carrées, chaque tube étant séparé du tube voisin dans le sens horizontal et
vertical par un espace de l’ordre de 3 cm.

L’espace entre tubes est ensuite rempli de béton d’enrobage. Ce type d’empilage est
obligatoirement utilisé :
 Pour les entrées de chambres.
 En ligne courante lorsque le rayon de courbure est inférieur à 20 m.
 Lors d’un changement d’empilage.
 Pour les inversions de panneaux de raccordement.

Il est également préconisé lorsque la charge sous chaussée est particulièrement réduite (<
0,30 m). Ce mode d’empilage concerne tous les types de canalisations enrobées de sable.

3 cm

7 cm

Principe de construction

Le principe de construction d’un ouvrage de type C est le suivant :


Le réalisateur dispose d’abord sur le radier préalablement dressé, des peignes

© Orange 2019 CCTP 1593


L04019 éd N°4 Fascicule C 24/38
simples en plastique dont l’espacement, déterminé en fonction du tracé, ne doit pas
être supérieur à 1,50 m.
 La première couche de tubes est ensuite posée dans les échancrures des peignes,
et maintenue en place par une nouvelle série de peignes doubles qui viennent se
positionner sur les précédents. Les couches successives sont posées de la même
façon jusqu’à la couche supérieure qui est maintenue par une série de peignes
simples.
 Les peignes doivent être soigneusement emboîtés et l’ensemble de l’empilage doit
être stable. Dans les courbes accentuées, les peignes doivent être rapprochés et le
bloc doit être maintenu fermement appliqué contre le radier au moment de la mise
en place du béton.

3.2 Exécution du radier

Préalablement à la construction du radier, le fond de fouille doit être soigneusement purgé


de tout corps saillant, régalé et compacté conformément à l’article 8 chapitre 3 du fascicule
B.
Le coulage du radier est effectué de façon continue ; le béton est un béton conforme à
l’article 8 chapitre 1 du fascicule B ; le radier a une épaisseur de 10 cm et comporte une
armature en treillis soudé haute adhérence, disposée au tiers inférieur ; le recouvrement est
conforme à l’article 5.1 du chapitre 1 du fascicule B. Les reprises de coulage de radier
doivent respecter le recouvrement des mailles.
Si le coulage du radier est effectué en deux phases, celles-ci doivent être successives de
façon que la prise ait lieu en une fois, sans reprise de bétonnage entre les deux couches.
Un délai de 24 heures peut être exigé par Orange avant la mise en place des tubes sur le
radier.

3.3 Enrobage

Avant le coulage du béton d’enrobage, le réalisateur vérifie que les tubes sont
convenablement positionnés et maintenus en place de manière rigide.
La qualité et la mise en place des coffrages latéraux, la fabrication et la mise en œuvre du
béton sont indiquées aux articles 8 et 9 du chapitre 1 du fascicule B.
L’enrobage latéral doit avoir une épaisseur de 7 cm et de 10 cm au-dessus des tubes.
Le béton doit être accompagné dans sa chute et être distribué de façon régulière dans les
coffrages, de manière à éviter le déplacement des tubes.
Dans le cas des ouvrages sans enrobage interstitiel, aucune particule de béton ne doit
pénétrer entre les tubes au cours de l’enrobage. Dans le cas des ouvrages de type C, le
béton doit au contraire enrober entièrement tous les tubes ; cet enrobage est effectué par
couches de 20 cm d’épaisseur au maximum, le béton étant distribué de part et d’autre des
tubes à l’aide d’un outil approprié. Si la mise en place du béton est particulièrement difficile,
ou à la demande de ORANGE, l’enrobage est effectué par couche de tubes. Le délai entre
le coulage du béton et le décoffrage est fonction des conditions atmosphériques ; il doit
être conforme à l’article 9.8 chapitre 1 fascicule B.

3.4 Arrivée des tubes dans les chambres

© Orange 2019 CCTP 1593


L04019 éd N°4 Fascicule C 25/38
De part et d’autre de la chambre, l’ouvrage est de type C sur une longueur de 1 m (ou 1,50
m si les tubes sont de diamètre  à 80 mm); le changement éventuel d’empilage hétérogène
en type C et inversement s’effectue par un épanouissement progressif des tubes sur une
longueur de 1 m (ou 1,50 m si les tubes sont de diamètre  à 80 mm).
Lors de la mise en place de chambre sur canalisation existante ou pour des adductions
inférieures à 10 m, le blocage des tubes s’effectue sur une longueur de 0,5 m. Si le
constitutif d’ouvrage possède des tubes de 80 mm ou plus, l’épanouissement et le type C
s’effectuent respectivement sur une longueur de 1 m 50.

Etrier Peignes

Epanouissement : 1 m ou 1,50 m Type C : 1 m ou 1,50 m

Ouvrage enrobé sable


Enrobage de béton

L’ébrasement est imposé si l’ouvrage comporte des tubes de diamètre supérieur à 60 mm ;


il est effectué sur les chambres coulées en place, à la demande d’Orange, pour des
ouvrages comportant des tubes de diamètre inférieur ou égal à 60 mm. Le réalisateur
exécute les masques et effectue l’obturation des tubes.
Lorsque le constitutif d’ouvrage comporte des câbles, ceux-ci peuvent passer hors des
chambres ou y pénétrer protégés par des gaines selon les prescriptions du projet.

Sur une chambre existant toute nouvelle pénétration doit impérativement respecter les
contraintes suivantes :
 Le percement est exclusivement exécuté par forage avec un repérage préalable
impératif du ferraillage de la chambre. En aucun cas il ne sera possible de couper les
armatures pour exécuter la pénétration (utilisation détecteur de métal).
 Les tubes doivent pénétrer perpendiculairement le pied droit.
 Les tubes PVC doivent être arasés de manière à ne jamais empiéter sur le volume
intérieur de la chambre. Une réfection de surface sera ensuite réalisée proprement à
l’aide d’un enduit approprié.
 Les tubes PEHD et micro tubes peuvent empiéter de maximum 20 cm en sortie du
masque afin de permettre un raccord avec une machine de poussage ou de
portage.
 L’écart entre les génératrices des deux tubes doit être de 3 cm (l’utilisation de
peignes est obligatoire).
 Toute pénétration doit respecter une distance minimum de 20 cm par rapport à la
sous-face du cadre de la chambre ou du plafond. Toute zone de couronnement doit
par ailleurs être systématiquement préservée (idem pour poutres et plafonds).

© Orange 2019 CCTP 1593


L04019 éd N°4 Fascicule C 26/38
 Une distance minimum de 10 cm est également à respecter entre une pénétration et
tous systèmes d’ancrage existants (anneaux de tirage, barres de fixation…).

3.5 Remblayage et compactage

Le remblayage de la fouille au-dessus de l’ouvrage est effectué conformément aux


stipulations du chapitre 4 du fascicule B, le dispositif avertisseur étant mis en place
conformément à l’article 1.2 du chapitre 1 du présent fascicule. Le réalisateur ne peut
procéder au remblayage de la tranchée que lorsque le béton a acquis une résistance
suffisante pour supporter les charges du remblai et les efforts dus au compactage (cf.
l’article 9.8, chapitre 1 du fascicule B).

3.6 Démolition partielle d’enrobage béton d’ouvrages linéaires

Exceptionnellement, pour résoudre des problèmes liés aux charges réduites ou à


l’encombrement, la démolition partielle (latéralement ou horizontalement) d’enrobage peut
être autorisé ; la démolition est exécutée jusqu’à la couche de tubes existante ; un espace
bétonné de 3 cm, entre les tubes, doit être respecté à la reconstruction.

ARTICLE 4 - Autres techniques

4.1 Inversion des panneaux de soudure


Si une inversion de panneau de raccordement est prévue au projet, sa réalisation peut être
effectuée suivant une des deux méthodes ci-dessous (cf. annexe 5) :

 Inversion par couche :

Elle nécessite la mise en place d’un lit supplémentaire de peignes par couche à inverser. La
longueur totale de l’inversion est égale au nombre d’alvéoles d’une couche multiplié par 3 et
par le nombre de couches.

 Inversion de l’ensemble des couches :

Elle nécessite la mise en place d’un lit supplémentaire de peignes disposés tous les 3 m
quel que soit le nombre de couches à inverser. La longueur totale d’inversion est égale au
nombre d’alvéoles par couche multiplié par 3.

4.2. Tubage et micro tubage des alvéoles

4.2.1 Tubage

Le tubage concerne la mise en place de tubes PEHD ou de gaines textiles souples.


L'opération consiste à mettre en place un certain nombre de tubes ou de de gaines textiles
souples dans un alvéole existant qu’il soit vide ou déjà occupé par un câble.
Toutes les précautions doivent être prises par le réalisateur pour protéger les câbles,
épissures et matériels existants dans les ouvrages.
L’entreprise assure la liaison téléphonique ou radio entre chaque point.
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L04019 éd N°4 Fascicule C 27/38
La pose des tubes ou de gaines textiles est effectuée par tirage manuel ou mécanique.
Pour les gaines textiles à la mise en place, le réalisateur utilise tout moyen empêchant le
vrillage du module.
Des systèmes de guidages adaptés doivent être mis en œuvre au point d’engagement des
tubes de façon à limiter les frottements et éviter tout vrillage.

Schémas de principe : tirage mécanique

4.2.1 1 Documentation fournie au réalisateur

Orange fournit au réalisateur un plan itinéraire des ouvrages à emprunter et la Fiche


d’Occupation d’Alvéoles indiquant la liste des alvéoles à tuber avec indication du sens de
tirage.

4.2.1 2 Travaux préalables au tubage

Aiguillage : opération manuelle, mécanique ou pneumatique préalable au nettoyage et au


mandrinage. Le maître d'œuvre doit disposer :

© Orange 2019 CCTP 1593


L04019 éd N°4 Fascicule C 28/38
 Pour l'aiguillage manuel : d'une aiguille rigide (canne à assembler) ou semi rigide en
fibre de verre sur dévidoir.
 Pour l’aiguillage mécanique : d’une aiguille en fibre de verre sur dévidoir avec
pousseur.
 Pour l'aiguillage pneumatique : d'un compresseur avec régulateur d'air, d’un treuil
avec système de freinage et arrêt d’urgence, ainsi que du matériel spécifique
d’aiguillage en alvéole occupé. Lors de cette opération la présence de toute
personne dans les chambres de départ et d'arrivée est interdite.

Mise en œuvre

AIGUILLAGE SECTION < 150m SECTION > 150m

ALVEOLE ALVEOLE

LIBRE OCCUPATION OCCUPATION > LIBRE OCCUPATION OCCUPATION >


= 1 CABLE 1 CABLE = 1 CABLE 1 CABLE

MANUEL   

MECANIQUE  

PNEUMATIQUE    

Nettoyage : le maître d'œuvre élimine les boues, sables, etc... qui annihileraient l'effet de
tout lubrifiant par passage d'une brosse de nettoyage dans l'alvéole.

Mandrinage (calibrage) : pour s'assurer du bon état de l'alvéole sur toute la section à tirer, le
maître d'œuvre procède au passage d'un mandrin de calibrage. Ce mandrin est soit tracté
par un furet (aiguillage pneumatique), soit tracté manuellement (aiguillage manuel).

Les caractéristiques du mandrin sont définies au tableau ci-dessous.

Il s’agit de vérifier que chaque fourreau autorise le libre passage d’un calibre de longueur L
comportant un disque central de diamètre D et aux extrémités deux disques de diamètre d
(cf. tableau de mandrinage de l’annexe 2).

4.2.1.3 Conditions de pose des tubes

La pose est effectuée conformément aux prescriptions suivantes :


 les matériels de tirage doivent être adaptés à la configuration de pose en alvéole
libre ou occupée et respecter l'intégrité des installations existantes (câbles, tubes…)
 les efforts de tirage ne doivent en aucun cas être supérieurs au seuil figurant dans le
tableau de correspondance ci-après (seuil de déclenchement du treuil)
 la vitesse de tirage ne doit pas dépasser 15 mètres par minute ; elle doit être
surveillée au niveau du treuil via un enregistreur.

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L04019 éd N°4 Fascicule C 29/38
 la lubrification est réalisée au fur et à mesure de la pénétration des tubes dans
l’alvéole indiqué, à l’aide d’un lubrifiant compatible et conforme aux règles d’hygiène
et de sécurité en vigueur.
 Chaque ensemble de tubes est ensuite coupé à une distance suffisante du masque
physique afin de permettre de compenser le retrait après pose (lié à l'élasticité du
matériau) d’environ 1% de la longueur de la section posée et 0,3 mètre minimum.

4.2.1.4 Vérification des tubes

Vérification des tubes


Le réalisateur doit vérifier le diamètre et l’absence d’ovalisation des tubes du constitutif à
l’aide d’un calibre conformément au chapitre 1 article 3.2.1 du présent fascicule.
Dans le cas d’impossibilité de passer le calibre, le réalisateur doit en informer Orange.

Mise sous pression


Pour les tubes PEHD, le réalisateur doit mettre chaque section tubée sous une pression de
0,1 Mpa (1 bar).

Blocage des tubes


Le blocage des tubes, au niveau de leurs extrémités, ne doit être effectué qu’après un délai
minimum de 48 heures et seulement après contrôle de la pression, avec un matériel
approprié et qualifié par Orange.

Obturation des tubes


Afin de maintenir l’état de propreté des tubes, l’obturation mécanique de chaque tube posé
est impérative aux deux extrémités.

Pénétration des tubes


Les tubes PVC seront arasés au pied droit de la chambre.
Les tubes PEHD dépasseront de 20 cm dans la chambre au droit du masque.
Les micro tubes dépasseront de 20 cm dans la chambre au droit du masque et l’enveloppe
du faisceau sera retirée en conservant 5 cm maximum au droit du masque.
Le dépassement des tubes PEHD ou micro tubes permettra la mise en œuvre du soufflage
ou portage des câbles.

Dispositions particulières
A la fin de ces opérations, aucun déchet ne doit subsister sur les lieux d’intervention ; en
particulier, toute trace de lubrifiant dans les chambres doit être éliminée par un nettoyage
soigneux.

4.2.2 Micro tubage

Le micro tubage concerne la mise en place de tubes de diamètre ≤ 16 mm. Il est destiné au
déploiement des réseaux optiques.
Les conditions de mise en œuvre du micro tubage sont décrites dans Annexe 1 Règles
d’ingénierie d’Accès aux installations de Génie Civil de Orange.

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4.3. Pénétration d’immeubles

Elle est matérialisée par le point d’arrivée de l’ouvrage linéaire dans l’immeuble et
constituée d’un masque adapté aux diamètres des tubes.
Elle est située au sous-sol, à défaut, au rez-de-chaussée de l’immeuble. Le réalisateur
assure la continuité du câblage futur à l’intérieur de l’immeuble sans contraintes (rayons de
courbure, continuité dimensionnelle de l’ouvrage).
La pénétration doit être étanche aux écoulements des eaux, gaz et autres fluides.
L’obturation des tubes est réalisée avec des matériels qualifiés par Orange.
D’autres configurations peuvent exister ; elles doivent être traitées au cas par cas avec
Orange.

4.4 Mise en place d’armoire ou de borne

La mise en place d’armoire se réalise suivant deux techniques :

 sur socle coulé en place


Le réalisateur réalise le socle conformément aux croquis fournis par Orange, y compris la
confection d’un conduit de liaison ou la mise en place de tubes destinés à assurer la
jonction entre la chambre et l’armoire.

 sur socle préfabriqué


Le réalisateur pose un socle préfabriqué aux dimensions de l’armoire à poser, sur une
couche de béton d’assise de 0,10 m conforme à l’article.8.2.4 chapitre 1 du fascicule B.
Le réalisateur doit effectuer la mise à la terre des armoires de sous-répartition par une prise
de terre conformément à l’édition en vigueur du Fascicule L) du CCTP 1596.

La mise en place de bornes se réalise suivant les techniques propres à chaque type de
matériel et adaptées à la nature de l’implantation :
 socle.
 muret.
 mur technique.

Le réalisateur construit un conduit de liaison ou met en place des tubes destinés à assurer
la jonction entre la chambre et la borne.

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ANNEXES
Annexe 1 : Relevé de sondage

UI : N°:
N° de contrat : Lieu :
Entreprise : Date :

Croquis d’implantation des ouvrages

Coupe En coupe
Clôture
Terre
Végétale
Chaussée

Terre + blocs
calcaires
Profondeur

En plan

Roche calcaire
fracturée

Roche calcaire
franche Clôture
D 977 Châteauneuf

Fencing

Représentant de Représentant de Observations :


L’entreprise : Orange :

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Annexe 2 : Matériel de mandrinage

Tableau de mandrinage et valeurs de réception des tubes les plus couramment utilisés

Les valeurs de D, d, L, sont indiquées dans le tableau ci-après pour chaque type de tube

Désignation des tubes Ø du calibre Ø du calibre Longueur du


D (mm) + 0,5 d (mm) + 0,5 mandrin/calibre
mm mm L (mm) + 0,5 mm
PVC 24 x 1 18 12 90
PVC 28 x 1,5 22 16 90
PVC 33 x 1,5 27 21 90
PVC 45 x 1,8 38 32 90
PVC 60 x 2 50 44 90
PVC 80 x 2,5 70 64 200
PVC 100 x 2 90 84 200
POLYPROPYLENE 24 x 1 18 12 90
POLYPROPYLENE 33 x 1,5 27 21 90
PVC « renforcé » 50 x3,7 36 32 150
PEHD 50 x 4,6 35 29 150
PEHD 40 x 3,7 28 22 90
PEHD 18 x 1,5 13 7 90
PEHD 20 x 2 14 8 90
PEHD 25 x 2 19 13 90
PEHD 32 x 2,5 24 18 90
Micro tubes pour sous tubage 8 x 1 6 5 50
Micro tubes pour sous tubage 10 x 1 8 7 50
Micro tubes pour sous tubage 14 x 1,5 11 9 50
Micro tubes pour sous tubage 16 x 1,5 13 11 50
Micro tubes en pleine terre 12 x 2 8 7 50
Micro tubes en pleine terre 16 x 2 12 11 50

Dans les autres cas, les valeurs de réception sont déterminées comme suit :
Formule (1) :
D = diamètre nominal intérieur x 0,88 arrondi à l’entier supérieur
d=D–6
L = 90 mm jusqu’à un diamètre intérieur  40 mm et 150 mm au-delà pour les matières
autres que PVC.

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Annexe 3 : Fiche de mandrinage

UI :
Entreprise : Section contrôlée :

Chantier : Chambre d’origine :

Plan : Chambre d’extrémité :

Masque d’origine :
Tubes PVC et PEHD (mandrinage pneumatique): Pression maximale(Mpa) :
Débit maximal (l/mm) :
Conduites béton (mandrinage manuel) :
Longueur de la section (m): Plus petit rayon de courbure (m) :
Longueur du gabarit utilisé (mm) pour - Tubes PVC : - Tubes polyéthylène
Ø 100 Ø 45
Ø 80 Ø 33
Ø 60 Ø 28
A N° alvéole Informations
complémentaires :
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Diamètre (D) du gabarit utilisé Visas Entreprise Orange

Nom

Date

Signature

CROQUIS :

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Annexe 4 : Règles de mise en œuvre d'un filin de détection

 Le filin est raccordé : à chaque liaison de fin de bobine (ou point de coupure) par un
connecteur recouvert d'une protection de type thermo rétractable assurant
l'étanchéité ; la connexion se place directement en pleine terre (ex : longueur de
bobine = 1000 m),
 à chaque extrémité de liaison dans des coffrets de fin de ligne côté origine et
extrémité
 en section tous les 2400 m maximum :
- dans des coffrets de liaison placés en chambre *
- sur borne ou sur tuteur (ex : section de poteau) *
- dans le module enterrable de type Plymouth.
(*) solutions plus économiques
Les raccordements aux prises de terre sont réalisés au niveau des coffrets de fin de ligne et
des coffrets de liaison. Ces coffrets possèdent un ou deux modules de protection reliés en
permanence à la terre par l'intermédiaire de para surtensions.
Tous les points de raccordements accessibles sont équipés de connexions isolantes.

Pose du filin et du câble

Le filin est posé au niveau du câble sans risque particulier de nuisance, ni perturbation pour
celui-ci. Par contre il n'a pas fonction d'assurer le rôle d'écran habituellement réalisé par un
conducteur métallique.

En cas de pose au soc, le filin est placé dans la même goulotte que le câble. La goulotte
sera équipée d'un tube souple (Ø intérieur mini 10 mm - ex : tube PE 25x2,8). Ce tube
permet la pose simultanée du filin et du câble, sans risque de dégradation par croisement à

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l'intérieur de la goulotte et sans contact direct. Ce tube débordera d'environ 5 cm à l'entrée
et à la sortie de la goulotte.

Dans le cas où les épissures sur câble seraient logées en caniveaux enterrables, il y a lieu
d'utiliser :
· des bornes pavillonnaires
· des tuteurs pour la fixation des coffrets de liaison.
· des modules enterrables

Ces contenants ne seront pas placés en plein champ, mais décalés dans une zone d'accès
facile, de préférence sur le domaine public le plus proche. Chaque cas est un cas particulier
à étudier sur site.

Essais après pose

Après pose, il est conseillé d'effectuer :


· des essais d'isolement sous 500V
· des essais de continuité

Ces essais peuvent être effectués à l'aide d'un mégohmmètre, de la façon décrite dans les
paragraphes suivants.

 Méthode pour contrôler l'isolement du filin inox

L'isolement est correct si l'aiguille dévie vers l'infini.

 Méthode pour contrôler la continuité du filin inox

La continuité est bonne si la résistance est de quelques centaines d'Ohms.


Rappel : la résistance linéique du filin plynox est 1.44 Ohm/mètre.

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FICHE DE RECEPTION (CONTINUITE ET ISOLEMENT) DU FIL INOX

1 - METHODE POUR CONTROLER L'ISOLATION DU FILIN INOX

2 - METHODE POUR CONTROLER LA CONTINUITE DU FILIN INOX

3 - RECAPITULATIF DES MESURES

N° SECTION LONGUEUR CONTINUITE ISOLATION DATE

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Annexe 5 : Schémas d’inversion des panneaux de soudure

Exemple 1 : Inversion de canalisation enrobée

Exemple n° 2 : Inversion du côté des panneaux de soudure pour une couche de 5


tubes.

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