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L’ÂGE DE FER

LES
TAILLANDIER DE BUXEREUILLE

Gérôme Taillandier
Ce recueil ne fait que rassembler les quelques traces de la famille Taillandier, de Buxereuille. Je n’ai
rien pû trouver d’autre à leur sujet. La famille Taillandier de Buxereuille, semble douée pour une
éloquente surdi-mutité concernant sa propre histoire, et je ne vais pas troubler la tranquillité de
quelques descendants peu soucieux de remuer la vase dont ils sont sortis, grâce à l’ascenseur social.
Les choses sont au point que l’un d’eux, pourtant issu d’une famille de mégissiers et de bûcherons,
mais aussi de forgerons et de femmes de chambre, a même réussi à devenir psychiatre ! Je ne saurais
d’ailleurs trop saluer cet homme, puisqu’il a fait prolonger la concession de mes grands parents au
petit cimetière de Buxereuille, grâce à quoi j’ai pu, il y a quelques années, en compagnie d’un ami,
Alain Stecher, aller m’asseoir à nouveau sur la tombe de mon grand père, Raymond, et maintenant
de ma grand-mère, Marie.
Il reste que cette famille au demeurant très sympathique, a décidé que le silence était d’or, point de
vue que je ne partage pas. On peut se demander quelle est la raison de ce silence-radio.
Une composante possible de ce silence est que cette famille n’est pas du tout française, ce qui ne se
fait pas, et que cette vérité devait absolument être dissimulée.
En effet, ma grand-mère Marie est porteuse de l’ADN mitochondrial U4, d’origine germanique, et
dont la mutation est apparue il y a environ 15 à 50 000 ans dans la région de Novgorod.
Mon grand père, Raymond, descend, lui de Marie Eugénie Schweisthal, dont les ancêtres viennent
de Bliesmengen-Bolchen, Rheinland-Pfalz, en Prusse.
La famille Taillandier est donc authentiquement prussienne, ce qui n’était pas bien vu au début du
siècle de fer, le vingtième.
On peut se demander ce qui poussa une famille de germains authentiques à venir s’installer en
France ?
Selon la légende familiale, sans aucun fondement factuel, la famille aurait décidé de quitter l’Alsace-
Lorraine envahie par les Teutons, afin de se réfugier au sein de la Mère-Patrie.
Cela est tout à fait faux !
En réalité, ce sont les Français dits républicains qui envahirent le nord de la France et la Rhénanie-
Palatinat, pour l’annexer et la transformer en Empire Français, ce qui a pour conséquence que
Giuseppe Verdi est un compositeur français… De sorte que Paul Schweisthal le Jeune fut incorporé
sans qu’on lui ait demandé son avis, aux armées françaises, au service des ambitions de la famille
Bonaparte, soucieuse de préparer son avenir européen en se trouvant des places confortables dans
les familles royales d’Europe. Cet homme fut incorporé dans un régiment de chasseurs à cheval, le
5ième ou le 8ième, je crois.
Puis, ayant quitté l’armée après avoir vu tuer ou mutiler des centaines de milliers de français au nom
de la glorieuse révolution et en fait au service de la famille Napoléone, ainsi qu’autant de braves
garçons d’Europe qui ne demandaient pas non plus à aller se faire tuer pour les ambitions de
familles du même acabit que la précédente, Paul devint forgeron dans les forges de Haute Marne.
Plus tard, Marie Eugénie Schweisthal prit la suite, la dernière du nom, qui se maria avec un
Taillandier bûcheron, alcoolique et faible des poumons, en sorte que ses trois fils souffrirent et
moururent plus ou moins de la même tare, Raymond, mon grand père, Camille tué dans la première
grande boucherie mondiale, et Gaston le Baroudeur, alcoolique, qui adorait la guerre et se battit
même, selon la légende, en Afrique du Sud afin de voir du pays et de castagner.
Le silence-radio remarquable de cette famille n’empêchera donc pas que cette famille soit en somme,
et à l’insémination par un Taillandier près, germanique, ce que les gens de Haute Marne avaient bien
compris à l’époque…
Je ne peux faire mieux que de laisser ces quelques documents à qui le voudra, en guise de salut dû
aux ancêtres, dont mon ADN est porteur et que je propage à ma façon.
On remarquera que, non contents d’avoir fait tuer ce garçon qui voulait jouer du violon, on a
soigneusement caviardé d’une bande de papier les conditions de son action, sans doute pour faire
passer la pilule de sa mort, résumée dans un style tout à fait analphabète, par les trois lettres DCD
écrites au crayon dont le propriétaire savait de toute évidence à peine écrire.
Il conviendrait que quelqu’un, qui ne sera pas moi, aille décoller ces bandes, afin que sa mémoire ne
résume pas à une croix au cimetière militaire de Jonchery sur Suippe.
CAMILLE RAYMOND EUGENE
TAILLANDIER
28.10.1884- 5.10.1918

1914-1918
31ième Bataillon de Chasseurs à Pied
CHASSEURS A PIED
Titre : Référence : ANCESTRAMIL

31ème BATAILLON DE Infanterie


CHASSEURS A PIED 1914-1918
HISTORIQUE
1914-1918

Auteur : Origine :

S.H.D.
P.N

Référence : Transcripteur :

Louis CHAILLOU

Date :
Février 2008
31ème BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
HISTORIQUE
1914-1918
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LE 31ème BATAILLON
PENDANT LA GUERRE
SA FORMATION
Formé en juin 1913 de 5 Compagnies venues de 5 Bataillons différents, le 31ème est groupé
dans les baraquements de Corcieux, village perdu - climat sévère. N'importe, dès le début de
son existence, la fusion est complète et le Bataillon frappe par sa tenue remarquable et son
alerte application. C'est que ses Officiers et ses Cadres, chasseurs convaincus, sont animés de
l'amour propre rayonnant, du feu sacré communicatif qui donnent à tous, d'abord, la fierté de
leur Bataillon. C'est ce ces Officiers formés à la frontière, sentent, eux, que la menace est
flagrante, que la guerre est fatale. Apôtres de l'oeuvre de salut national, ils façonnent avec
passion les unités à la tête desquelles ils sauteront prochainement à la gorge de l'envahisseur.
C'est qu'enfin, ils ont un chef, le Commandant HENNEQUIN, dont l'énergie domine et guide
tous les autres - sa conviction profonde de l'urgence de l'effort, sa confiance dans le succès
illuminent la foi du 31ème Bataillon.
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LA GUERRE LES VOSGES

Au reçu de l'ordre de mobilisation, le 31ème est prêt : sans geste, sans cri superflus, il va à une
guerre qu'il sait fort rude, sans merci : mais il sait aussi qu'aucune troupe au monde ne peut
dépasser sa volonté de faire bien, sa résolution de produire tous les efforts, de consentir tous
les sacrifices.

Le 2 août, il prend dans la région de Coinches ses positions de couverture.


Une reconnaissance audacieuse conduite par un sergent alsacien s'infiltrant par des sentiers
détournés dans les lignes ennemies, pénètre jusqu'en Alsace et, le 7, ramène le premier
prisonnier de la campagne.
Le lendemain, le Bataillon reçoit l'ordre d'attaquer le Col de Sainte-Marie.
Après une marche d'approche sous les bois de hêtres et de sapins, la compagnie d'avant-garde
arrive au Col qui se présente à elle, dominé, au nord par le Château de Fête, au sud par le
Hochsbruck d'où part une violente fusillade.
Les deux compagnies suivantes se déploient et s'élancent sur les pentes : la 4ème occupe le
Château de Fête, la 5ème délogeant l'ennemi du Hochsbruck, prend position sur un mamelon
qui domine Sainte-Marie.
Les pertes ont été légères.

Pendant ce temps, la 1ère compagnie a été détachée vers le nord, avec pour mission d'occuper
le Renclos des Vaches.
Mais l'ennemi y est retranché dans des positions garnies de mitrailleuses. Sous une grêle de
balles, malgré la pente abrupte, le Capitaine MERY entraîne les tirailleurs de la section de
tête: les hommes tombent, le Capitaine s'abat mortellement atteint.
Le Sous-lieutenant RONDEAU engage une deuxième section, lui-même est tué ; le
mouvement est à nouveau arrêté.

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Le seul officier restant enlève alors à la baïonnette les sections disponibles; une fois de plus,
l'élan est brisé par le tir précis des mitrailleuses.
La 4ème accourant du Col, attaque encore, est encore repoussée avec de lourdes pertes.
Le lendemain, deux Bataillons du 149ème d'Infanterie se feront décimer sans plus de résultats.
Leurs hommes déclareront que les Allemands ont criblé de coups de baïonnette les chasseurs
restés blessés sur le terrain.

Relevé dans la nuit du 9 au 10, le Bataillon est porté vers le nord de la Vallée de la Fave.
Là, il aborde la frontière, le poteau frontière, morceau de bois bariolé, ridicule, qu'un désastre
et une voracité insatiable à vue courte, ont jeté entre nous et les nôtres : les Alsaciens et les
Lorrains.
Les nôtres qui nous furent arrachés malgré leurs larmes, leur sombre désespoir ou leurs
protestations indignées.
Les nôtres dont les plaintes, les appels, nous mettaient le rouge au front, la rage au cœur. Les
nôtres enfin que nous retrouvons aujourd'hui, car le poteau frontière, inique, révoltant, n'a plus
de sens à présent qu'il s'est abattu sous le brodequin ferré du premier chasseur à pied.
Une émotion subite, poignante, étreint le Bataillon tout entier - les lèvres sont muettes,
serrées, les paupières retiennent les larmes.
Et puis l'heure des réalités sonne à coups précipités.
Officiers et Chasseurs se retrouve âprement appliqués à l'oeuvre de salut, à l'oeuvre de
délivrance.
En avant...

Le 31ème passe le Col de Saales, entre en Alsace et descend en flanc-garde de la Division la


vallée de la Bruche, traverse Rothau et Schirmeek où la population l'accueille avec un
enthousiasme indescriptible.
Dirigé vers la région du Donon, le Bataillon abat pendant sa marche un avion ennemi.
Le 21 il reçoit mission de reprendre en liaison avec la 1° Division Coloniale le Col de Saint-
Léon.
En une charge endiablée, rivalisant de furie, à la baïonnette et à la crosse, marsouins et
chasseurs, sans souci des pertes, traversent le col à toute allure, laissant derrière eux un terrain
jonché de cadavres et de blessés ennemis.
L'action a duré un quart d'heure.
Les Compagnies de réserves n'ont pas eu à intervenir.

LA RETRAITE
Et puis brusquement, il faut lâcher la position conquise.
Des actions ennemies, puissantes, ont fait céder la ligne : le 31ème reçoit l'ordre de se replier.
Surprise terrible après la ruée victorieuse de la veille.
Epreuve passagère probablement. Pourtant les jours suivants c'est bien la retraite, du moins un
repli profond. Cirey, Angomont, Badonviller, la Meurthe, la Mortagne.
Au demeurant, rudes combats d'arrière-garde qui tiennent l'ennemi en respect : masses
allemandes de plus en plus fortes, soutenues par une artillerie dont la puissance surprend :
marches rapides qui épuisent.
Les beaux villages qui flambent : les malheureux qui fuient, femmes, enfants à peine vêtus,
tirant ou portant la harde et le pain hâtivement serrés : ceux qui restent et nous supplient de ne
pas les abandonner : tout ajoute à l'horrible fatigue, à la stupeur où jette les hommes cette
retraite indéfinie.

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Mais ceux qui conduisent les unités savent, et la masse sent confusément que ce recul est un
incident dans la bataille immense, et que tout effort droit devant soi concourt au succès
général.
Enfin il y a chez tous l'accumulation de haine et de dégoût qu'apportent les fumées d'incendie.
Les abominables traits de sauvagerie racontés par les fuyards horrifiés.
Et tous les gestes de cette troupe en retraite sont marqués d'une résolution muette, obstinée,
recueillie jusqu'à la ferveur.

Le 24 à Saint-Maurice, le 26 à Baccarat, avec la D.I. toute entière, le 31ème attaque à fond,


obligeant à un temps d'arrêt un ennemi puissant. Il faut encore se replier, atteindre Saint-
Benoit.
Et puis c'est la Chipotte, ligne faite entre Meurthe et Mortagne et route de première
importance.
L'ennemi est victorieux, résolu, pressé d'aboutir.
Ses drachens monstrueux nous dominent : ses pièces à longue portée fouillant les ravins,
semblent deviner nos retraites : mais la position est essentielle, elle ne doit pas tomber.

Six Bataillons de chasseurs auront l'honneur de résister là en attaquant.

Le 30, 5 bataillons sont engagés : le lendemain, c'est le tour du 31ème.


Sous les grands sapins clairsemés, un premier assaut du Bataillon est fauché dans son élan par
les balles serrées.
Deux 75 amenés en hâte, à bras d'homme tirent de plein fouet sur la première ligne, dont les
défenseurs cèdent à une nouvelle ruée des nôtres.
Plusieurs tentatives sur une deuxième ligne sont impuissantes sous les feux des mitrailleuses.
On s'ancre au terrain.
Dès lors c'est la défense âprement obstinée, indomptable : patrouilles audacieuses, attaques
incessantes, sous bois perfides, coup de feu d'écharpe, à revers : Toutes les rudesses de la
batailles et toutes les inquiétudes.
Ce qui se passe ailleurs ? Nul ne le sait.
Un vague bruit nous apprend la chute de Manonvillers !!
La présence de cavaliers allemands dans la foret de Compiègne !! Contingences.
Sur les cadavres ennemis on ramasse des lettres et cartes postales.
Ecrites par des fiancées, des épouses, des mères, toutes redisent en un chœur cynique : " Allez
détruire les Gaulois. "
Cruauté basse et folle présomption.
S'indigner serait vain, vaincre est essentiel.
Et dans le présent de la Chipotte, l'Allemagne ne foulera pas plus avant la terre des Gaules.

LA MARNE. - LA POURSUITE. - LA CHAMPAGNE

Embarqué à Taon le 5 septembre, le Bataillon débarque à Vassy, d'où, à travers la Champagne


pouilleuse, sans eau sous le soleil de plomb, par des étapes très dure, il se jette sur les traces
de l'ennemi battu à la Marne.
Il le rejoint le 12, bouscule ses éléments d'arrière-garde, fait des prisonniers, ramasse des
blessés nombreux.
La Brigade s'empare de Suippes qui flambe, et continue la poursuite dans la nuit rouge
d'incendies.
Ceci dans l'ineffable joie de la délivrance et l'ivresse de la victoire " La Patrie est sauvée ",
mais aussi dans la fourbure physique, la chaleur cruelle et presque la faim.

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Puis toute la Division butte aux positions de Souain qui résiste à nos attaques répétées.
L'ennemi est fortement établi, le lacis de ses tranchées marqué par la blancheur éclatante de
parapets crayeux vient nous barrer la route.
On se retranche hâtivement aux abords de cette ligne.
Cependant le 24, on tente de rompre le barrage : 3 Compagnies du 31ème enlèvent le Moulin
de Souain, font des prisonniers, conservent le terrain conquis malgré le tir d'écharpe de
l'artillerie qui leur fait perdre 100 hommes.
Le 27, profitant du brouillard, les tirailleurs et les colonnes par quatre de l'ennemi réussissent
à reprendre le Moulin, mais ils ne peuvent faire un pas de plus et subissent de grosses pertes.

LA COURSE A LA MER. – CARENCY

La 43ème Division étant relevée, le Bataillon embarque à Chalons le 3 octobre, remonte vers
le nord et dans le brouillard, marche au canon, vite, car le temps presse.
Le 8, succédant aux bataillons qui ont échoué la veille, le 31ème attaque Carency, réussit à y
prendre pied : mais violemment contre-attaqué, doit se replier.
La rage au cœur, le caporal POUPON, de la 4ème Compagnie, refuse de quitter ce village de
France si vaillamment reconquis. L'ennemi est à 20 mètres, qu'importe.
Il accepte de mourir ! Jusque-là, de toutes ses forces, il tuera.
Et debout, muet, impassible, il vise, tire : une balle, au cœur l'étend raide mort, mais
indompté.
Une nouvelle poussée ennemie, enlevée par le son lugubre des fifres et des clairons, est arrêté
sur la croupe nord-ouest du village où l'Adjudant HACQUARD, debout, dirige
magnifiquement calme, le feu de sa section.
Le lendemain, avec le 10ème Bataillon, le 31ème repart sur le village où il pénètre à nouveau.
Dans la brume épaisse, on se bat à bout portant, on se fusille de maison à maison, de fenêtre à
fenêtre, mais on progresse quand même.
A hauteur de l'Eglise, il faut cependant s'arrêter, l'organisation est trop forte.

La 4ème Compagnie, pour sa belle conduite, est citée à l'ordre de la 10ème Armée.
- S'est emparée de la partie basse de Carency : s'y est maintenue et fortifiée malgré les feux
violents de l'ennemi : s'est distinguées déjà dans quatre affaires.

Mais les pertes sont telles que c'est réduit à 4 Compagnies que le Bataillon, sous le feu de
l'artillerie lourde, doit organiser le terrain conquis.
Il reçoit enfin, le 20 octobre, un renfort de 500 hommes qui assistent tout vibrants, à la remise
par le Général de MAUD'HUY, de la Médaille Militaire au Drapeau des Chasseurs, le
premier de tous qui, à coté du rouge, ait porté le ruban jaune et vert.

L'YSER

Retirée de la lutte, le 29 octobre, la 43ème D.I., en camions, gagne rapidement la Belgique.


Le 1er novembre, le 31ème attaque aux abords de Saint-Eloi, fait des prisonniers.
Là, c'est la ruée massive, tête baissée de l'ennemi qui, ayant manqué la victoire, veut au moins
réaliser un large succès local et tenter la mainmise sur Calais.
C'est aussi chez nous le sens très net de ce danger.
L'effort de la Chipotte est reproduit dans la brume et les marais du Nord, sous des attaques de
plus grande envergure, préparées par des feux d'artillerie d'une violence inconnue jusqu'ici.
Dangereusement étiré sur un grand front, le Bataillon tenace gardera là encore, l'intégralité de
la ligne et verra s'augmenter devant lui, 10 jours durant, le nombre des cadavres ennemis.

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C'est, du reste, au prix de pertes élevées et d'épuisement total.
Descendus au repos le 10 novembre, les chasseurs passeront devant Ypres deux autres
périodes très dures.

Arrivée de CT
LORETTE
Le 6 décembre, le Bataillon est relevé.
Depuis le 25 novembre, le commandant de LALENE-LAPRADE a remplacé à sa tête le
commandant HENNEQUIN, appelé à l'Etat-major de la 8ème Armée.
On regagne par des étapes accablantes, la région de Bouvigny où l'on exécute une série de
travaux très pénibles, subissant journellement des pertes par le bombardement.
C'est le 22 janvier que le Bataillon monte pour la première fois dans le secteur nord de la
colline de Notre-Dame-de-Lorette.
La vie y est rude : on est au contact, à 50 mètres : les guetteurs sont à l'affût à 15 mètres.
Regarder par-dessus le parapet, c'est la mort : partout la balle vous guette, claque, va chercher
les têtes même derrière les créneaux. Et l'on continue de se rapprocher.
Le plateau est battu terriblement, sans répit.
Obus de tous calibres, en rafales rageuses ou par coups réguliers qui semblent rythmer
l'oeuvre de mort : bombes et torpilles, engin nouveau-nés dont le fracas déchirant tord
douloureusement les nerfs, trouble les cervelles.
Chaque jour, on relève des morts et des blessés nombreux.

Le 28 février, des bruits de travaux souterrains sont perçus : le bombardement devient plus
violent. Le 1er mars, il est formidable, les tranchées sont bouleversées, partout des tués et des
ensevelis. A deux reprises, l'ennemi tout proche a pu voir, stupéfié, à la lueur rouge des
éclatements, des hommes travaillant dans l'épaisse fumée.

C'est le Lieutenant SEBASTIA, Commandant la 6ème Compagnie et ses hommes qui, à la sape
5 écrasée de torpilles, secourent leurs camarades deux fois enterrés.
Le Commandant de LALENE-LAPRADE, avançant dans le feu, monte lui-même à la sape 5
: il y voit les chasseurs calmes et résolus, prêts à recevoir l'ennemi.
Le 3 mars, le Bataillon en partie descendu à Bouvigny et Marqueilles a encore en secteur 3
Compagnies : les 2ème et 3ème en première ligne sentant les mines sous leurs pieds, la 5ème en
réserve.
A 6 heures, dominant formidablement le tonnerre du feu roulant, les cratères s'ouvrent, puis
laissent retomber avec une pluie de pierre, des corps et des membres sanglants.
La masse de trois régiments ennemis se précipite : arrêtés de face par les survivants des 2ème
et 3ème Compagnies, les Allemands, qui ont pu pénétrer dans le secteur voisin, débouchent
dans leur dos.
Saisissant l'arme qu'ils trouvent, la hache, la pioche ou le couteau, les chasseurs s'accrochent
aux assaillants qu'ils étreignent en un corps à corps sans merci : mais sous le nombre, il faut
succomber.
Seuls, quelques isolés et quelques petits groupes, sont ralliés par le capitaine de BOISHUE,
grièvement blessé et resté quand même à son poste, et qui les dégagera malgré la fusillade qui
les poursuit et les abat.
Le reste du bataillon remonte aussitôt pour contre-attaquer : en liaison à droite avec le 10ème
Bataillon, à gauche avec le 149ème Régiment : objectif, la tranchée allemande continuant le
boyau 6.
Mais la préparation d'artillerie est insuffisante : sous les feux de l'Infanterie allemande, qui n'a
pas souffert et sous les tirs d'écharpe, on ne peut conquérir que 100 mètres.

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L'attaque est reprise le lendemain 4 mars.
A 16 heures, méprisant l'extrême violence du tir de contre-préparation, les chasseurs
bondissent sur le parapet, puis s'élancent, superbement, enlevés par le Capitaine DUBARLE
et le chef de Bataillon.
Mais les tirs de barrage, les feux des mitrailleuses sont trop meurtriers.
En trois quart d'heure, le Bataillon ne progresse que de 100 mètres et subit des pertes graves.
Le Commandant revient à ses Compagnies de réserve (1ère et 6ème) : "L'Honneur du Bataillon
est en jeu ! "
leur crie-t-il dans l'ouragan de fer et de feu : puis sous la protection des mitrailleuses servies
par des Officiers, il enlève cette vague nouvelle qui dépasse la première, gagne elle aussi du
terrain, de trou d'obus en trou d'obus.
Mais c'est encore de la lenteur extrême, malgré l'héroïsme déployé : le succès ou même le
résultat limité n'apparaissent pas.
Alors ce chef de courage intrépide, de résolution sublime, le Commandant DE LAPRADE,
jette dans la balance tout son élan personnel, toute son énergie rayonnante :
"Clairons, sonnez la charge..."
"31ème Bataillon, en avant ... à la baïonnette... "
Et ces débris d'unité, qu'une parole, qu'un geste électrise, insoucieux de l'horreur et de la mort
étalées, se ruent tête baissée en une charge de chasseurs à pied, abordent dans les tranchées
l'ennemi stupéfié, le bousculent et lui font 70 prisonniers.
Puis, poursuivant l'avance à une allure endiablée qui entraîne les Corps voisins.
Ils atteignent la tranchée du Gros Arbre et ses sapes où s'engage une terrible lutte.
Le Lieutenant BERTRAND, Commandant la 1ère Compagnie, est tué au moment où il vient
de décharger sur un groupe d'Allemands deux revolvers qu'il tient un dans chaque main.
Le Lieutenant SEBASTIA, commandant la 6ème Compagnie est grièvement blessé.
Sans renfort, non soutenues, les unités organisent la nouvelle ligne, nettoient les boyaux
voisins, continuent de faire des prisonniers.
Les chasseurs redescendent dans la nuit du 5 au 6, glorieux et fiers, tout de même attristés par
la perte de tant de camarades.
Ceux de la 4ème Compagnie sont particulièrement affectés : leur chef, le Capitaine
DUBARLE est tué.
Figure rayonnante - beauté morale - à laquelle on atteint guère, le Capitaine DUBARLE était
vraiment l'âme de cette unité dont il avait gagné l'esprit et le cœur par sa sollicitude
affectueuse, son sens exact des situations, son indomptable énergie et son irrésistible exemple.
La 4ème Compagnie et le 31ème perdaient en lui le plus pur modèle de toutes les vertus
militaires.
Le Bataillon est félicité par son Commandant :
" Le Bataillon a repris l'offensive dans un élan magnifique qui marquera une heure de gloire
inoubliable dans son histoire et dans le cœur de ceux qui l'on vécue.
" Il peut être fier de ces dures journées au cours desquelles il a montré une ténacité et un élan
admirés de tous et où il a perdu glorieusement la fleur de ses cadres et de ses chasseurs. Le
souvenir de ces braves restera tout le temps parmi nous et l'exemple qu'ils ont donné ne sera
pas perdu.
"Chasseurs du 31ème, votre commandant vous remercie et compte sur vous dans l'avenir
comme dans le passé. Dans la lutte que nous soutenons victorieusement depuis sept mois
contre un ennemi qui perd de plus en plus chaque jour l'espoir du succès, les Chasseurs à
pied, arme délite, doivent être les premiers artisans de la victoire nécessaire, certaine,
inéluctable.
"Pour l'obtenir, toutes les énergies doivent être mises en oeuvre, tous les sacrifices peuvent
vous être demandés. Vous avez déjà vu l'ennemi jetant ses armes, fuir devant vous. Rappelez-

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vous au jour de la prochaine Bataille et n'ayez qu'une idée, l'aborder bravement à la
baïonnette, à la Française."

On défile devant le Général de MAUD'HUY, Commandant l'Armée, on reçoit des


récompenses.
Un frisson d'orgueil court dans les veines des chasseurs : le Bataillon est cité à l'ordre de la
10ème Armée :
"Le 31ème Bataillon de Chasseurs à Pied : Commandant de LALENE-LAPRADE :
"Pendant les journées des 3-4 et 5 mars s'est couvert de gloire en contre-attaquant à
plusieurs reprises un ennemi qui avait forcé une partie de nos retranchements du Plateau de
Notre-Dame-de-Lorette; lui a repris cinq lignes de tranchées successives et fait de nombreux
prisonniers. A été retiré du feu après avoir eu 9 officiers, 58 Sous-officiers et 643 hommes
hors de combat. "

A peine reposé par un séjour à Chelers, le Bataillon remonte au Plateau de Lorette, toujours
pour attaquer, sur le Fond de Buval cette fois.
On est plein d'espoir.
Après une marche d'approche dans le Bois d'Aix-Noulettes, les Compagnies de tête
débouchent pour prendre position.
Un feu extrêmement violent les accueille.
Debout sur la plaine, dans les balles et les obus, le Commandant LALENE-LAPRADE
regarde, infiniment triste, ses chasseurs tomber avant l'attaque.

Le 10, à 4 heures, à la sonnerie de la charge, les 2ème et 3ème Compagnies s'élancent :


fauchées par les mitrailleuses, écrasées par l'artillerie, elles sont arrêtées.
Le 11 à la même heure, les Compagnies de tête renouvellent l'attaque, mais prises comme
celles de la veille sous un feu terrible, elles sont, elles aussi, une fois de plus clouées au sol.
Comme au 4 mars, le commandant de LAPRADE fait sonner la charge, enlève ses unités de
réserve.
Un obus : le Command est tué.
Il est tombé à la tête de ses chasseurs qu'il aimait tant, le Chef magnifique, le soldat énergique
et indomptable, au patriotisme ardent, à la foi inébranlable dans la sainteté de la cause et la
certitude du succès, et dont la bravoure sublime imposait à tous une religieuse admiration.
Il est fauché en plein élan, en donnant magnifiquement l'ultime exemple de l'action
farouchement résolu et du sacrifice.
" Figure de héros, mort en héros. "
Une vague de tristesse est passée sur le Bataillon.
La lutte continue acharnée, les Chasseurs, la rage au cœur, meurent sans pouvoir avancer.
Seul un petit groupe a pu s'emparer d'une sape, où complètement isolé, il se maintiendra
héroïquement 36 heures durant.
12 Officiers (6 tués, 6 blessés), 21 sous-officiers, 466 caporaux et chasseurs viennent de
tomber.

Le Commandant de LALENE-LAPRADE est cité à l'Ordre de l'Armée.


" Officier de la plus haute valeur, d'une bravoure communicative. Tué glorieusement à la tête
de son bataillon qu'il entraînait à l'attaque des tranchées ennemies. "

Le Capitaine DOUDEUIL avait pris le commandement du Bataillon où lui succèderont le


Capitaine DELACROIX, le Commandant GARCIN et enfin le Commandant PERRIN.
Quelque jour plus tard, le Bataillon remontait à nouveau.

7
Depuis 4 mois, il était en secteur à Notre-Dame-de-Lorette.
Pendant 6 mois encore, il reprendra sa lourde tâche au plateau dont le nom revient chaque jour
au communiqué.
Attaquant sans cesse, sans cesse attaqués : attaques de grande envergure où les gains se
comptent par 100 mètres, attaques de Compagnie, de section, pour prendre, reprendre une tête
de sape, un barrage.
Luttant au milieu des cadavres, dans les fils de fer et les boyaux à la mitrailleuse qui étend net
des Compagnies entières , à la grenade, parfois même au couteau, écrasés constamment sous
un déluge d'obus, de bombes et de torpilles, brisés de fatigue par la reconstruction incessante
des tranchées sans cesse comblées par les projectiles, les Chasseurs avec une acceptation
stoïque remonteront toujours, toujours, au Plateau où tant de leurs camarades demeurent
étendus, où ils tomberont eux-mêmes pour un dixième en période calme, pour moitié au jour
d'attaque : au plateau qu'ils regagnent sous le paquetage écrasant, à peine remis du douloureux
épuisement du précédent séjour : séjour d'où, boueux, perclus, la tête vide, hallucinés, ils
revenaient dans la nuit noire en théorie lamentables, à travers le lacis interminable des boyaux
étroits, souvent pleins d'eau et toujours battus par les pièces ennemies : au plateau où la terre
bouleversée ne peut plus garder les morts qui partout montrent leurs côtes décharnées, agitent
hors des parapets de longs fémurs blanchis, des membres pourrissants, et dont les crânes, où
tiennent encore quelques touffes de cheveux, servent parfois d'oreillers aux vivants qui se
réveillent en frissonnant.
Déjà janvier et février avaient été très durs.
Outre les pertes journalières :

Officiers Sous-officiers Chasseurs


Mars en 3 jours avait couté au Bataillon, 3-4-5 ... 8 58 643
et pour gardes quelques mètres de terre
française, les chasseurs continuent de tomber.

Mai 9-10-11 12 21 466


15, attaque française « « 40
25, attaque française 5 23 134

Juin du 15 au 20, attaque française 60 mètres,


2 Compagnies allemandes se rendent, attaques
allemandes repoussées 3 25 320

Juillet du 2 au 5, série d'attaque allemande " " 128

du 21 au 29, attaques et contre-attaques pour nos « « 150


sapes

Du 21 août au 3 septembre, le secteur est calme « " 33

Septembre, 25 et 26, attaque générale française 15 45 447


contre-attaque allemande, contre-attaque française

Du 30 septembre au 5 octobre, le commandant 3 7 128


PERRIN est tué à son poste de commandement
par un 210.

8
Octobre, du 11 au 18, attaques allemandes,
lutte pour nos têtes de sape 1 14 111

Et pourtant, dans cette effroyable tuerie, dans cet enfer, dans ce chaos, se renouvelle chaque
jour le miracle de l'énergie lucide, active, indomptable.
C'est qu'au milieu des chasseurs il y a les cadres, calmes, intrépides, qui sourient à la misère
atroce, à l'horreur étalée, et dont le généreux exemple groupera, entraînera toujours tous les
hommes de cœur.
C'est aussi, chacun le sent, qu'il, faut au prix de cette farouche étreinte, contenir un ennemi
formidablement armé, jusqu'au jour où les usines de l'intérieur nous aurons enfin pourvus de
canons et des engins qui rendent notre tâche moins cruellement coûteuse et qui permettront
plus tard d'intervertir les rôles.
Le Capitaine DELACROIX, nommé chef de Bataillon, avait succédé au Commandant
PERRIN, l'homme à la foi rayonnante, à l'esprit de devoir total, qui pendant cette période de
sacrifices, indéfiniment consentis, avait soutenu, réformé, conduit superbement le 31ème
Bataillon.

Il était à sa mort l'objet d'une citation à l'ordre de l'armée.


" Officier supérieur d'une grande valeur militaire et d'un courage à toute épreuve. A dirigé
avec beaucoup de coup d'œil et de sang froid les attaques de son bataillon dans les journées
du 25 et 26 septembre et a complètement rempli la mission qui lui était confiée. Tué
glorieusement à son poste de commandement le 2 octobre 1915. Cité trois fois à l'ordre de
l'Armée ".

Le Bataillon qui, aux attaques de septembre, partant dans un élan admirable, chantant la Sidi-
Brahim, avait gagné les lisières du Bois en Hache, après des alternatives d'avance et de recul ;
qui le 26 s'était réemparé, malgré ses pertes sanglantes, de la moitié du Bois de Hache,
arrêtant ensuite toutes les attaques en force ou par surprise de l'ennemi, partageait avec les
autres troupes du Nord et de Champagne, les félicitations du Général Commandant en Chef.
" Le Général Commandant en Chef adresse à ses troupes sous ses ordres, l'expression de sa
satisfaction profonde pour les résultats obtenus jusqu'à ce jour dans les attaques. 25.000
prisonniers, 350 Officiers, 150 canons, un matériel qu'on n'a pas pu encore dénombrer sont
les trophées d'une victoire dont le retentissement en Europe a donné la mesure.
" Aucun des sacrifices consentis n'a été vain. Tous ont su concourir à la tache commune. Le
présent nous est un sûr garant de l'avenir. Le Commandant en Chef est fier de commander
aux troupes les plus belles que la France ait jamais connues ".

Le 21 novembre, le Bataillon monte dans le secteur sud de Notre-Dame-de-Lorette.


C'est le calme dans la boue glacée des boyaux éboulés, inexistant.
Il alterne là avec le 1er.
Le 5 janvier 1916, le 31ème s'embarque en autos à Hersin quitte le secteur de Lorette où il était
monté le 22 janvier 1915.
La Division venait de défiler devant le Général D'URBAL, Commandant le 10ème Armée,
qui lui avait exprimé sa satisfaction pour le magnifique rôle rempli au plateau et ses regrets de
la voir partir.

9
VERDUN

Enlevé par autos le 8 janvier à Hersin, le Bataillon cantonne à Hautvilliers (Camp de Saint-
Riquier) puis dans la région de H—dain ( pas certain du mot).
Le 25 février, il est transporté en chemin de fer à Mussey, dans la Meuse, et va cantonner à
Loupy-le- Petit.
Le 7 mars, il remonte en auto ; le 8, il est à Haudainville, d'où il se porte le 9 au Fort de
Tavannes.
Il entre alors dans la zone de ruines et de mort ; les entonnoirs sont jointifs, la terre est partout
bouleversée, les arbres sont brisés, anéantis.
Les boyaux arrivent au genou, les tranchées sont des trous reliés à la hâte, les défenses
accessoires n'existent pas.
C'est la guerre à l'air libre, en rase campagne, sous le pilonnage effroyable, éternel.
Dans l'infernal fracas, dans les obus qui frôlent, bousculent et tuent, la tranchée se comble, les
armes se brisent, les munitions s'enlisent, les hommes meurent un à un.
Mais fidèles dépositaires de la volonté sacrée de ceux qui gisent à leurs côtés, ceux qui
demeurent creusent, réparent le fossé tutélaire, nettoient l'arme et les grenades qui tueront
quand la ruée du Boche suivra l'horrible rafale de fer.
Et il semble que rayonne au front de ceux qui vont et qui reviennent et de ceux qui font tête,
une auréole d'acceptation, de résolution, de grandeur plus qu'humaines.
Le Bataillon lui aussi apporte sa pierre à la digue sacrée sur qui les vagues monstrueuse
s'écraseront en vain les unes après les autres.
Le 10, il est au Fort de Vaux qu'il trouve enfin après avoir erré toute la nuit dans le désert des
entonnoirs.
Le déluge de fer bat la carapace de béton, les morts s'amoncellent aux creux des fossés.
Le 14 au soir, il relève au nord-ouest du Fort les éléments restant des 3ème et 1° Bataillons.
Les tranchées sont ruinées ou seulement ébauchées.
On travaille ferme malgré la fusillade de l'ennemi, ses barrages incessants et les incursions de
ses reconnaissances.
Recru de fatigue, le Bataillon doit être relevé dans la nuit du 16 au 17.
Mais vers le soir, le bombardement prend brusquement une violence inouïe et 2 heures après,
l'ennemi se précipite sur nous.
Il est rudement accueilli : rageusement à la grenade, les chasseurs étaient les premiers
assaillants sur le parapet, fauchent l'élan des suivants.
Les Compagnies, enfin relevées, descendent à la caserne Bévaux.
Resté en ligne un jour de plus, ayant pris part à l'attaque d'un corps voisin et brillamment
enlevé 150 mètres de tranchées, le peloton des pionniers rejoignait aussi Bévaux.

En 8 jours, nous avons perdu 203 tués et blessés.

Le Commandant CLAYEUX prend le 28 mars le commandement du 31ème qui vient


d'effectuer des travaux sur la rive droite de la Meuse.
Un deuxième effort va nous être demandé.
Alerté le 30, le Bataillon monte au Tunnel de Tavannes : les 5ème et 6ème Compagnies
relèvent le 1er avril, avant le jour, des unités du 1er : les 4 autres Compagnies réservées pour
une contre-attaque, gagnent le Ravin des Fontaines, surnommé "Le Ravin de la Mort", leur
position de départ.
L'attaque est pour 4h30. A 4h15, les Allemands se ruent tout à coup sur nos Compagnies de
droite qui les rejettent après une lutte acharnée.
Puis à l'heure prévue, les unités foncent à leur tour sur leurs objectifs.

10
La droite y parvient rapidement.
Accueillis par un barrage de grenades, prises d'écharpes par les mitrailleuses de Vaux-Village,
les Compagnies de gauche sont plaquées au sol : immédiatement assaillies elles-mêmes,
manquant de grenades, elles sont ramenés à leurs tranchées dont elles perdent une partie
malgré leur résistance désespérée.
L'adjudant REYNAUD (Sous-lieutenant depuis quelques heures) est tué, alors qu'en bras de
chemise, à la tête d'une sape, dépourvu de munitions, il crible les assaillants de pierres ou de
grenades allemandes non éclatées.
Fléchissement rapidement redressé : des éléments du 138ème (pas certain du chiffre) R.I. et
du bataillon rejettent l'ennemi à la baïonnette et reprennent la tranchée.
Pas de répit dans la lutte. A 16 heures, autre tentative acharnée.
Les Grenadiers de la Garde se poussent sur nos lignes par vague successives.
Ils sont impitoyablement fauchés par nos mitrailleuses avant de pouvoir aborder.
La ligne est intacte, mais la situation reste précaire : les grenades manquent encore, la liaison
n'est pas rétablies, les pertes sont lourdes : 340 hommes hors de combat dont 10 Officiers.
Enfin, une accalmie légère permet, les jours suivants, de consolider la position.
Habilement relevé dans la nuit du 7 au 8 avril, le Bataillon se regroupe à Dugny.

A Verdun, le 31ème n'a pas reculé d'un pas.


Ecrasés dans les trous d'obus par l'artillerie, exténués de fatigue, à peine alimentés, tirant
péniblement un peu d'eau croupissante de l'étang de Vaux où pourrissaient les cadavres, les
chasseurs ont néanmoins brisés les efforts répétés de l'ennemi, fauchant à la mitrailleuse, tuant
à la grenade, accumulant les longs cadavres des Grenadiers de la Garde devant nos tranchées
inviolées.

SECTEUR DE CHAMPAGNE
1916

Le Bataillon descendu en autos, embarque le 15 à Ligny-en-Barrois, arrive en Champagne et


vient finalement cantonner à Contault-le-Maupas.
Le 4 mai, il est baraqué au Camp de Veau-Cravé (nord de Sommes-Tourbes).
Le 18 mai, le bataillon est en ligne, au secteur du Bois des 105, secteur calme mais triste,
partout s'étend la blancheur de la craie.
Deux nouvelles périodes dans ce secteur, 11 au 23 juin, 6 au 10 juillet, où un coup de main
écrasé par l'artillerie ennemie échoue malgré le courage déployé.
Mais le sacrifice n'a pas été vain.
Le 149ème, que les pièces ennemies concentrées sur nous n'ont guère inquiété, a pu conquérir
un élément de tranchée et faire des prisonniers.
Le Bataillon remonte encore, au secteur de Tahure cette fois, du 16 au 24 juillet et gagne
ensuite Pogny en autos.

LA SOMME. - L'ATTAQUE du 4 SEPTEMBRE


Embarqué le 13 août à Vitry-la-Ville, le Bataillon gagne le théâtre de la Somme.
Il cantonne à Harbonnières. Le 22, il monte en secteur au sud-est de Soyécourt et reconnaît
son prochain terrain d'attaque.
Il en reviendra le 27 pour s'apprêter à l'offensive, s'exercer à l'armement nouveau : (fusil-
mitrailleur, tromblon V.B., canon de 37).
Il remonte dans la nuit du 1er au 2 septembre.
C'est déjà la préparation de l'attaque.

11
Risquant la tête au dessus du parapet, les chasseurs regardent tomber sur la plaine, sur les
maisons croulantes de Soyécourt, les projectiles de tous calibres.
Partout des éclairs rouges et blancs, une fumée épaisse et lourde, blanche ou noire. Jamais ils
n'ont vu pareil tir d'écrasement.
Celui-ci durera cinq jours.
Les reconnaissances et les patrouilles dépassant la tranchée des Gémeaux, poussent jusqu'à la
tranchée de doublement, bouleversée et inoccupée.
Le 3 septembre à 20 heures, on prend le dispositif d'attaque. Le Bataillon en liaison à gauche
avec le 142ème (pas certain du chiffre) d'Infanterie, à droite avec le 1??ème (pas certain du
chiffre) doit attaquer en direction générale d'Ablaincourt-Le Pressoir.
Les objectifs sont connus de tous. Le 5ème : Ablaincourt-Le Pressoir, ne doit être attaqué que
sur l'ordre du Général Commandant le Corps d'Armée.
Le 4 au matin, on se chuchote tout bas l'heure H : 14 heures.
A midi, le Commandant CLAYEUX, qui observe le tir de l'artillerie, est blessé par un éclat
d'obus et passe le commandement au Capitaine Adjudant-Major DOUDEUIL.
13 heures ?? (pas certain du chiffre) - Les chasseurs sautent sur le parapet, collent aux
éclatements du barrage roulant; dans la fumée, les quatre vagues déferlent sur la plaine...
Il n'y a pas de réaction ennemie, pas de barrage qui vous écrase et vous arrête !! On avance !!
Les cœurs un peu serrés au départ se dilatent et les chasseurs, joyeux et calmes, progressent
rapidement sur le champ d'entonnoirs jaunâtres, suivis attentivement par les lourdes saucisses
et une nuée d'avions français maîtres du ciel.
Sur la gauche, la 1ère Compagnie réduit, au fusil-mitrailleur, un groupe de résistance : sur la
droite, la 4ème sous les feux de mitrailleuses, voit tomber son chef le Capitaine DERVILLE
et tous ses Officiers.
Mais partout défilent des prisonniers verdâtres et terreux levant les bras d'un geste machinal.
Des groupes sortant des trous font "Kamarad" devant la première vague ; des mitrailleurs
surgissent derrière, elles essaient de mettre en batterie, mais ahuris par l'arrivée des vagues
suivantes qui les bousculent, ils imitent le mouvement.
Ayant conquis 2100 mètres d'un terrain bouleversé, coupé de tranchées, couvert de cadavres,
bourré de mitrailleuses, de mines, de canons, les Compagnies de tête, à 14 h 50, atteignent le
3ème objectif : le Boyau de Prunier.
Un îlot qui résistait à la limite droite du secteur d'attaque se rend enfin avec 50 prisonniers.
Le Bataillon, très en flèche, reçoit l'ordre de s'arrêter : il s'organise, rétabli les liaisons.
L'ennemi, qui s'est repris, contre-attaque avec acharnement, nous écrase d'un bombardement
serré qui chaque jour nous coûte du monde.
Mais pendant 4 jours, en dépit de l'horrible fatigue et de la pluie persistante, les chasseurs
lutteront et ne perdront pas un pouce de tranchée.
Relevé le 9 septembre, le Bataillon descend à Herleville, puis à Guillancourt, bien diminué :
le 4 septembre, 8 Officiers, 229 Sous-officiers ou chasseurs ont été mis hors de combat.
Les journées suivantes nous ont encore coûté 7 tués, dont 2 Officiers et 32 blessés par le
bombardement.
Mais le 31ème peut être fier de son succès : 350 cadavres jonchent le terrain conquis, 300
prisonniers, Grenadiers de la garde pour la plupart, 2 pièces lourdes (1 de 105 et 1 de 210), 15
minenwerfer, une vingtaine de mitrailleuse !!! (pas certain)

Pour sa magnifique conduite, le bataillon est pour la 2ème fois cité à l'Ordre de l'Armée :
" Le 31ème Bataillon de Chasseurs à Pied, sous le commandement du Capitaine-Adjudant-
Major DOUDEUIL.

12
"Corps d'élite qui a fourni le 4 septembre 1916, un remarquable effort, enlevant dans un
superbe élan, toutes les organisations ennemies et prenant de haute lutte à l'adversaire, deux
canons et dix mitrailleuses.
"S'est organisé rapidement sur les positions conquises, a repoussé toutes les contre-attaques
de l'ennemi, faisant preuve d'une endurance et d'une énergie au-dessus de tout éloge".
Par décision du Général Commandant en Chef, le Bataillon a droit au port de la Fourragère.

LE SECTEUR

Remonté dans la nuit du 14 au 15 septembre, au secteur conquis, le Bataillon perd en trois


jours 21 tués
- dont un Officier - 61 ( pas certain du chiffre) blessés.
Dans la nuit du 18 au 19, il descend à Framerville et gagne en camions Harbonnières, où le
Commandant CLAYEUX vient le 14 octobre, reprendre son commandement.
Redescendant dans l'intervalle à Harbonnières, le Bataillon passe encore trois périodes au
secteur de Bovent, au sud-ouest de la Sucrerie, par une pluie glaciale, dans la boue et dans
l'eau, sous un bombardement incessant.
Les journées sont épuisantes et meurtrières.

TUÉS BLESSÉS
----------------------- -----------------------
du 16 au 23 octobre, les pertes s'élèvent à ... 6 43

du 29 au 7 novembre... 14 44

du 10 au 18 novembre... 28 64

Relevé par le 21ème régiment d'Infanterie, le Bataillon est transporté en autos, le 18 novembre,
à Troissereux et villages environnants, où les chasseurs peuvent enfin goûter un repos bien
gagné.
Ramené par autos à Harbonnières, il en repart le 22 décembre, embarque dans l'Oise, le 26, et
débarque à Lure.
Pendant un mois, cantonné à Gouhenans et les Aynans, il manœuvre au camp de Villersexel.
Puis il gagne par étapes Rechesy et Courtelevent où il exécute une série de travaux, le long de
la frontière suisse.
Le 20 mars, il regagne Gouhenans, par des marches de nuit.
Les 12 et 13 avril, il embarque à Montreux-Vieux, débarque le 14, à Montmirail et vient
cantonner à Veils-Maisons, Craly, Villiers-sur-Marne, Pavant.
Le 23 avril, le général FAYOLLES passe en revue la division et remet officiellement la
fourragère au Bataillon.
Le 28 avril, on cantonne à Montreuil-aux-Lions, d'où l'on gagne Ciry-Salsogne, dans l'Aisne,
et le 30 mai, le Chemin-des-Dames.

L'AISNE
1917

LE CHEMIN-DES-DAMES

Le Bataillon occupe un secteur au nord d'Aizy ; deux compagnies et une compagnie de


mitrailleuses sont accrochées au plateau, face au fort de la Malmaison, leurs réserves sont aux

13
carrières ouvertes du Mont des Roches et du Mont Sans-Pain ; le P.C. et le reste du Bataillon,
séparés des lignes par un ravin durement bombardé, sont à la vaste carrière souterraine du
Projecteur.
L'organisation du secteur nouvellement conquis est à peine ébauchée. Les tranchées arrivent à
la ceinture, peu de fils de fer, pas de boyaux.
L'artillerie ennemie est puissante et très active.
Chaque matin à l'aube, un avion "Fantomas" rase nos tranchées et nous mitraille.
C'est que l'ennemi ne s'est pas encore résigné à la perte de ces formidables positions qu'il
essaiera tout l'été de nous reprendre.
Dans la nuit du 15 au 16, le 31ème relevé par le 1er Chasseurs, redescend à Ciry-Salsogne.
Remonté le 27 juin, il subit une série de tir de réglage qui fait prévoir une attaque.
Elle se produit le 8 juillet, après une heure de préparation violente.
L'ennemi aborde la ligne à notre droite où il progresse ; accueilli à la grenade, il échoue
complètement sur le front de notre première compagnie.
Là un crochet défensif rapidement organisé permet de fusiller les assaillants sur la droite. Une
contre-attaque vigoureuse rétablit la situation du voisin, bouscule l'adversaire et lui fait des
prisonniers.

Les Généraux de Division et de Corps d'Armée du secteur de droite félicitent le Bataillon


pour sa belle attitude.
Toujours sous la menace d'une attaque nouvelle, par le mauvais temps qui survient, il faut
ensuite remettre en état les tranchées démolies.
Le Bataillon en éprouve un surcroît de fatigue considérable. Il est relevé à bout de forces.
Durant les périodes suivantes, du 21 au 28 juillet et du 14 au 27 août, même régime
intermittent de calme et violents bombardements par obus, par torpilles, par projectiles à gaz,
que signalent les sirènes dont la plainte lugubre nous fait tressaillir au plus profond des
creutes.

Le 25 août, le Bataillon exécute sur les lignes ennemies tenues par la garde (Régiment
Elisabeth), un raid audacieux qui lui vaut les félicitations du Général de Division.
Redescendu à Billy, Septmonts, Le Carrier, il remonte pour effectuer des travaux, puis prend
à Condé des camions qui le conduisent à Orrouy, où il manœuvre avec les chars d'assaut.

L'ATTAQUE DE LA MALMAISON

Transporté en autos à Chaudun, le Bataillon y répète la prochaine offensive.


Le 16 octobre, il est ramené à Billy et, le 17, il gagne par fractions successives son secteur
d'attaques.
Les chasseurs sont confiants.
Ils sont montés dans la nuit illuminée d'éclairs blancs et rouges ; ils ont entendu les coups
assourdissants de nos pièces de 400, des canonnières, des trains-blindés ; ils ont vu dans tous
les ravins, dans tous les boqueteaux, à découvert ou sous des camouflages, les batteries
innombrables qui prépareront l'action 6 jours durant.
Ils croisent déjà des détachements de prisonniers.
Une partie du Bataillon est en ligne, et, du 20 au 22 octobre, il pousse des reconnaissances
dans les premières tranchées ennemies, retournées et abandonnées.
Le 22, à minuit, en place dans leurs parallèles de départ, sur le Plateau des Marraines, les
chasseurs attendent impatiemment le moment, déjà deux fois retardé, de se précipiter sur leurs
objectifs :

14
La Ferme de la Malmaison.
La tête du ravin de Chavignon où l'on doit s'arrêter.
Deux compagnies sont en première ligne : 3ème à gauche, 2ème à droite ; la 4ème aidée de
sections "Z" (gaz) et Schild (lance-flammes) doit nettoyer la ferme ; les compagnies de
mitrailleuses échelonnées ; 5ème et 1ère Compagnies en réserve.
Une grande heure avant l'attaque, un bombardement violent s'abat sur nos lignes, cause des
pertes, casse des mitrailleuses.
L'évènement ne se produit pas moins à l'instant fixé.
A 5h 15, les vagues se profilent dur le terre-plein, s'enfoncent dans la nuit noire, traversent un
dur barrage ennemi, puis collent au rideau de feu de notre barrage roulant que ponctuent les
fusées-signaux.
Dans l'embrasement des explosions, les chasseurs ont aperçu les murs écroulés de la ferme.
Franchissant en hâte le terrain chaotique, les boyaux nivelés, ils abordent la tranchée du
Hérisson où ils bousculent et capturent des mitrailleurs ennemis, puis atteignent leur objectif :
la Malmaison ; les compagnies de tête bordent le ravin.
Dans le jour naissant, gris et pluvieux, le fanion du Bataillon flotte sur les décombres, et
malgré le feu des mitrailleuses qui tirent de Montparnasse, on nettoie les abris, on organise les
abords, mais la creute, sous la ferme, est vivement défendue ; plusieurs des nôtres sont déjà
étendus à l'entrée ; les lance-flammes n'obtiennent pas de résultats, les sapeurs "Z" ne trouvent
pas la cheminée d'aération.
Pendants ce temps, dans un ronflement sonore, passent nos obus de 400, qui continuent
d'écraser les carrières Montparnasse.
L'avion de la Division, traversé par un obus, s'enflamme, atterrit et capote sur la gauche du
Bataillon ; les aviateurs filent sous les rafales de mitrailleuses pendant que l'avion flambe.
On ne perd pas de vue la garnison de la creute dont les entrées sont étroitement bloquées.
Cette garnison se rend enfin à 9h 50 ; deux compagnies de la garde, 4ème Régiment
"Augusta". Officiers et Chef de bataillon en tête passent devant les chasseurs, tandis que par
un pigeon voyageur trouvé dans la creute, on avertit les Allemands que le 4ème Régiment de
la garde est tout entier prisonnier.
Au même moment, le 1er bataillon dépasse le 31ème pour continuer le mouvement sur les
carrières Montparnasse et Chavignon.
Jamais le champ de bataille ne fut plus animé ; de tous côtés, les prisonniers affluent - à la
bascule, venant de Montparnasse, ils défilent en longues colonnes ; à droite, sortis du fort de
la Malmaison, ils se profilent sur les crêtes ; à gauche, où les tanks du 149ème les ont délogés
du Bois.
Les chasseurs sont transportés d'enthousiasme.
Le nettoyage de la creute est soigneusement poursuivi.
Les 1ère et 5ème Compagnies gagnent les carrières Montparnasse, en soutien du 1er Bataillon.
Cette journée du 23 nous a coûté 41 tués, dont 3 Officiers et 147 Blessés.
Le 24 octobre, on s'organise ; et le 25, alors qu'on s'attendait à relever en 1ère ligne, l'ordre de
pousser en avant nous arriva soudain à 16 heures.
Le temps de sortir des carrières, puis le Bataillon tout entier, en colonne par un, descend face
à l'ennemi vers Chavignon, par la grande route de Maubeuge.
Les chasseurs avancent au milieu des arbres abattus, des voitures, des canons brisés, des
cadavres de chevaux gonflés et noirs, puis voient s'étaler à leurs pieds, la plaine marécageuse
de l'ailette, le village de Bruyères ; et juste en face, entre deux collines sombres, Laon, tout
proche, se dresse sur la montagne.
Surpris, l'ennemi a laissé passer les compagnies de 1ère ligne (1er, 5ème, 2ème).
A la Sapinière seulement, elles sont prises sous un violent tir de barrage, tandis que les obus
de gros calibre commencent à s'abattre sur les réserves.

15
On aborde Chavignon dans le fracas et la fumée des 150, on le traverse et... "En Avant...",
sans souffler, les compagnies déployées partent, comme à la manœuvre, sur le sol marécageux
où on s'enlise.
La 5ème Compagnie et le peloton des pionniers grenadiers enlèvent le village de Bruyères
malgré les mitrailleuses, capturent ou tuent les Allemands qui sortent des caves ; au mépris
des groupes qui résistent encore, avec une poignée d'hommes, le Capitaine pousse jusqu'au
canal et occupe le pont de l'Ecluse.
Les Compagnies des ailes, à gauche la 1ère, à droite la 2ème, qui a du repousser une contre-
attaque, se portent à l'alignement, capturent des prisonniers ; cependant que la 5ème, sautant à
la gorge de mitrailleurs et de ravitailleurs qui abordent le pont, augmente d'autant le chiffre de
ses prises.
Dans un superbe élan, en rase campagne, le Bataillon, à peine soutenu par quelques pièces
d'artillerie, attaquant seul, en plein jour, a franchi deux kilomètres et bordé l'Alette.
Les pertes s'élèvent à 8 tués, dont un Officier, 97 blessés ; mais le chiffre des prisonniers
dépasse largement 100, et 11 canons sont tombés entre ses mains.

Le 27, le 1er bataillon prend les premières lignes et le 31ème revient en réserve aux carrières
Montparnasse.
Relevé dans la nuit du 29 au 30, par le 410ème d'Infanterie, il est enlevé en autos et va
cantonner à la Chapelle-Véronges.

A Soissons, le Général MAISTRE, Commandant l'Armée, passe une revue à laquelle


assistent les drapeaux et les fanions des unités, les Chefs de Corps, les décorés sur le Champ
de Bataille.

Le 24 novembre, le Bataillon est pour la 3ème fois, cité à l'Ordre de l'Armée :


" Corps d'élite qui vient de donner encore une fois la mesure de sa valeur. Le 23 octobre
1917, sous les ordres du Chef de Bataillon CLAYEUX, a enlevé un secteur de la première
position ennemie particulièrement bien défendu - réduisant après un corps à corps de trois
heures, un centre de résistance défendu par un Bataillon qui fut entièrement détruit ou fait
prisonnier, prenant 13 canons dont 10 lourds et un matériel considérable. A complété son
succès, le 25 octobre en effectuant une nouvelle progression au cours de laquelle il a fait,
dans de brillants engagements, plus de 100 prisonniers appartenant à 4 corps différents ".

LES VOSGES
1918

Embarqué le 5 décembre à la Ferté-Gaucher, le Bataillon gagne la Haute-Saône : Montjustin,


Autreyles- Serres.
De là, suivant la vallée du Doubs, il se rend par étapes à Seloncourt où il séjourne jusqu'au 26.
Il est passé en revue par le Général de BOISSUDY, Commandant l'Armée, qui le félicite pour
sa belle tenue.
Le 26, nouveau déplacement, nouveau cantonnement : Beaulieu, Voujeaucourt et Dampierre.
Le 18 janvier, il est transporté par chemin de fer à Bruyères ; le 24, il occupe le secteur de la
Chapelle- Sainte-Claire et Combrimont, à cheval sur la vallée de le Fave.
Le coin est tranquille, sous les pins ; à l'exception toutefois du ravin de Graingoutte où les
torpilles de 360 ne cessent de tomber, et du Bénitier, où l'ennemi tente, sans pouvoir
déboucher, un coup de main le 26.
Du 29 février au 16 mars, le Bataillon cantonne à la Croix-aux-Mines et Coinches.

16
Remonté en secteur, il est brusquement relevé le 2 avril, passe quelques jours à Brouvelieures
et s'embarque à Bruyères le 13.
Débarqué à Orrouy, il est le 27 avril, à Compiègne, constamment bombardé par les avions ;
en une nuit, 11 tués et 8 blessés.
Les Compagnies cantonnent alors dans les caves du Château ou dans la forêt.
Sur la Place du Palais, le Commandant CLAYEUX reçoit le Croix d'Officier de la Légion
d'Honneur.
Le 20 mai, le Bataillon revient dans la région d'Orrouy pour manœuvrer avec les chars
d'assaut.
Il reçoit les félicitations du Général DEGOUTTE, Commandant le Corps d'Armée.

RETRAITE DE L'AISNE

Le 27 mai, le Bataillon qui se trouve dans la région Moriental-Fresnoy est alerté et part en
camions sous le commandement du Capitaine de ROHAN-CHABOT.
Le Commandant CLAYEUX, alors en permission, rejoindra le 29.
Débarqué le 28 mai, à Aray-Saint-Restitue, il doit aussitôt se déployer ; l'ennemi n'est plus
qu'à quelques kilomètres.
Puis, en réserve de division, il s'établit entre Loupeigne et Branges, sur un front de quatre
kilomètres où il est violemment assailli le soir même.
C'est la ruée puissante qui se hâte, se jette à 5 contre 1 sur toute la ligne, puis fonce au point
qui cède pour tourner les éléments solidement ancrés au terrain.
Le 28 au soir, le groupe des 2ème et 4ème Compagnies subit un choc très rude ; la 4ème ne
rejoindra que deux jours après ; encerclée dans un village par deux bataillons ennemis, munis
de lance-flammes, la 2ème luttera tout un jour, puis succombera après avoir brulé toutes ses
cartouches.
Cruellement éprouvé, le Bataillon reçoit l'ordre de se replier.

Ainsi, jusqu'au 1er juin, sans repos ni sommeil, manquant parfois de vivres et de munitions, il
accrochera ses Compagnies squelettes aux positions successives, se débâtera sous des
enveloppements répétés, échappera chaque fois à l'étreinte, puis se rétablira obstinément après
avoir transporté sur des kilomètres ses blessés et son matériel. Branges, Loupeune, Le Bois de
Vaux, Saponay, La Poterie, Coincy, Grisolles, le Bois de Bonnes, sont les points que le
31ème dut abandonner l'un après l'autre, sur ordre, après une résistance opiniâtre.
Mais les replis s'effectuent chaque fois en bon ordre et, devant les positions qu'on cède,
s'alignent les cadavres allemands.
Dans la nuit du 31 mai au 1er juin, le bataillon passe en réserve ; mais c'est pour être reporté
en ligne, à Licy-Clignon, le 1er vers 14 heures ; puis le 2 à 19 heures, à 2 kilomètres au nord
de Champillon, à l'aide du groupement Michelin violemment attaqué, et dont la droite
complètement en l'air est dangereusement menacée.
Toute la nuit, les reconnaissances profondes et l'établissement rapide des Compagnies
échelonnées du 31ème combleront là le vide existant dans la ligne, vide singulièrement
troublant devant un ennemi qui fonce.

Réduit à 200 combattants à peine, recrus de fatigue, le Bataillon relevé le 5 juin, va cantonner
à la Trousse-Crépoil, où il creuse des tranchées de deuxième position.
Jetés en plein combat en descendant de camions, les chasseurs ont accompli avec un
héroïsme, une abnégation et une énergie physique extraordinaires leur dure mission de
sacrifice qui retardait pendant cinq jours, l'avance d'un ennemi d'une supériorité numérique
écrasante, et permettait le rétablissement sur un front nouveau.

17
Ils ont été forcés de reculer, mais ils n'ont pas été vaincus ; ils en ont pleinement conscience et
ils attendent impatiemment la revanche sure et prochaine.

CHAMPAGNE. - 1918 - LE SECTEUR

Le 8 juin, le bataillon est transporté en autos à Coulvagny ; le 16, il est en ligne dans le morne
secteur de Champagne, occupant deux positions en profondeur, la première à Tahure, la
seconde vers Perthes.
Le 23 juin, le Commandant CLAYEUX quitte le Bataillon dont le Chef de Bataillon prend le
commandement.
Un raid par surprise, d'une audace inouïe, exécuté dans la nuit du 2 juillet, n'a pas donné de
résultats ; mais le 9 juillet, dans un brillant coup de main, la 3ème Compagnie fait des
prisonniers.

L'ATTAQUE ALLEMANDE DU 15 JUILLET

Depuis quelques jours, toute l'armée GOURAUD attend l'offensive allemande.


Des dispositions spéciales ont été prévues et sont mises à exécution dans la nuit du 13 au 14;
dans la 1° position qui sera écrasée par les minen, tous les abris sont ypérités, et on n'y
maintient que des éléments sacrifiés qui signaleront la sortie de l'ennemi et le forceront à se
ployer.
La véritable ligne de résistance sera la position intermédiaire où les troupes ont l'ordre de ne
pas reculer et de résister jusqu'à la mort.
" Aux Entonnoirs ", en avant de Perthes, le bataillon occupe cette position.
Dans la nuit du 14 au 15 juillet, à 23h 30, notre contre-préparation se déclenche brusquement.
La préparation ennemie, brutale, serrée, commence peu après ; obus de tous calibres, obus à
gaz à profusion écrasent nos lignes ou noient les ravins.
Au petit jour, fermes à leurs emplacements de combat, les chasseurs attendent l'ennemi ; à
leurs pieds, le ravin de Marmara est noyé dans la fumée, mais la crête en face apparaît
nettement.
Tout à coup, aux éléments avancés, les fusées jaillissent, les mitrailleuses crépitent.
C'est l'ennemi, dont on suit la marche pas à pas.
A 5h 30, sur la gauche du Bataillon, derrière un barrage roulant d'obus de gros calibre, deux
tanks surgissent sur la crête, énormes et redoutables.
Les vagues d'infanterie les suivent.
Celles-ci sont fauchées par les mitrailleuses, et des éléments qui s'infiltrent par les vieux
boyaux sont arrêtés par des barrages de grenades V.B. ; un des chars est en panne à la Fourche
du Trou Bricot et l'autre, atteint par une pièce antitanks, brûlera jusqu'à 10 heures dans une
fumée pourpre, à la joie des chasseurs qui respirent plus librement.
Sur la droite, l'attaque ennemie est également arrêtée par nos feux. Mais la lutte n'est pas
finie ; il y aura quelques heures d'une angoisse infinie.
Au centre du bataillon, un fort groupe ennemi force le boyau Duchet, fonce rapidement,
dépasse la ligne de soutien derrière laquelle il fait sa jonction avec un autre groupe
d'assaillants heureux venus du secteur à droite du 31ème, où ils ont enlevé le village de Perthes.
A droite, nos 1ère et 3ème Compagnies sont complètement encerclées. A gauche, nos éléments
qui tiennent quand même ont l'ennemi à dos à 1x00 (pas certain du chiffre) mètres.
Les Allemands nous ont pris du monde et croient à leur succès ; il sera de courte durée.

18
Les compagnies encerclées demeurent inébranlables, enracinées au sol ; les fractions de
réserve contre-attaquent, tête baissées, rejettent l'ennemi sur Perthes, puis joignent la 1°
Compagnie après avoir fait des prisonniers.
La 3ème, rompant alors le cercle qui l'étreint, aborde à son tour l'adversaire, nettoie le village
de Perthes où elle capture des hommes et des mitrailleuses.
Enfin, les unités rétablies poussent devant elles des patrouilles audacieuses, qui rétablissent
partout la liaison et tirent des mains des Boches une vingtaine des nôtres.
A 15 heures, le danger était conjuré, la ligne solide, l'Allemand vaincu.
Il nous restait comme trophée, 70 prisonniers dont plusieurs officiers.

Des actes de bravoure magnifique ont été accomplis :

Le chasseur JEANPIERRE seul, rencontre dans un boyau 15 ennemis. Sans hésitations, il


saute à la gorge du premier. Stupéfiés, les autres font " Kamerad ".

Le Chasseur LACOSTE, d'une bravoure légendaire, est tué, alors que debout sur le rebord
d'un boyau, avançant dans les balles, il cherche à capturer un groupe ennemi.
Le 18 juillet, on attaque l'ennemi fixé au terrain ; par les boyaux, la 1ère Compagnie progresse
; une de ses sections perd deux tués, treize blessés, mais son Chef et ses chasseurs sanglants
ramènent 27 prisonniers, dont un Officier ; une Section de la 5ème Compagnie capture des
prisonniers, deux mitrailleuses, s'empare du carrefour York-Duchet, où elle se maintiendra
malgré toutes les contre-attaques.
Le 23 juillet, le Bataillon relevé descend au Camp Courtès.

Pour sa belle défense, la 1° Compagnie est citée à l'Ordre de la Division.


" Superbe Compagnie, pleine d'entrain et d'esprit de sacrifice.
Le 15 juillet 1918, sous l'énergique commandement de son Chef, l’a maintenu intégralement
l'occupation du terrain qui lui était confié, brisant une attaque des plus puissantes et appuyée
d'un bombardement extrêmement violent. Prise à revers par l'ennemi qui avait réussi à
pénétrer dans les organisations françaises et complètement encerclée, a repoussé pendant
plus de 6 heures, les assauts furieux de l'adversaire en lui faisant subir de lourdes pertes. A
ensuite puissamment contribué au succès de la contre-attaque qui est venue la délivrer et
rétablir complètement la ligne de résistance fixée à l'avance par le commandement ".
On a saisi sur les Officiers prisonniers, une note dont les Chasseurs écoutent la lecture avec
un sourire narquois.
Cette note déclare que la 43ème Division - bonne division d'attaque française - très durement
éprouvée dans l'Aisne, a été mise en Champagne pour se refaire et ne peut pas offrir une
résistance sérieuse !!!
Ils l'ont vu !!!

Le Général GOURAUD félicite le Corps d'Armée pour sa défense inébranlable et offre à


Chalons, aux décorés sur le Champ de Bataille, un banquet grandiose.
Le 25 juillet, le Bataillon est à nouveau en secteur, en deuxième position ; le 31 juillet, en
première position, dans la région du Mesnil.
Le 1er août, dans un coup de main magnifiquement mené, il fait des prisonniers. Le 11, le
Bataillon redescend au camp Courtès où le Général NAULIN le passe en revue, tandis qu'une
délégation défile à Chalons.

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ATTAQUES DE SEPTEMBRE. – ORFEUIL
En septembre, le Bataillon s'entraîne activement, puis il repart à l'attaque.
Il est, le 23, sur ses positions de départ, au centre de résistance "Arras" au sud de Perthes.
Dans l'offensive général, l'armée de Champagne a une mission très dure ; elle doit s'emparer
du secteur organisé par excellence, de cette plaine et de ces monts de Champagne, de ces
croupes dénudées et blanches, ou grises sous leurs pins rabougris, hérissés de fil de fer,
sillonnées de tranchées, fourmillant de mitrailleuses, de mines, de canons, creusées de tanières
profondes, bourrées d'hommes.
Mais les vainqueurs du 15 juillet savent que cette tache n'est pas au dessus de leurs forces et
c'est vibrant d'enthousiasme qu'ils écoutent l'ordre d'offensive générale, lancée aux armées par
le Commandant en Chef.
Debout sur les parapets, exultant de joie, ils contemplent la grandiose préparation d'artillerie
qui, déclenchée le 25 à 23 heures, avec ses lueurs fantastiques, son grondement immense,
transforme brusquement une nuit paisible ne nuit d'apocalypse.
Le 26 septembre, à 5h 25, les chasseurs démarrent, impatients du moment où le Mont Murret,
submergé par le 1er Bataillon, ils pourront à leur tour se précipiter à la conquête de leur
objectif "La Pince", au nord de la voie ferrée de Challeranges à Somme-Py.
On avance dans le brouillard, longeant les boyaux pour conserver la direction, capturant les
éléments de résistance et des mitrailleuses qui surgissent de leurs abris profonds.
Enfin, le 1er Bataillon a enlevé le Mont Murret ; le 31ème le dépasse, et dans un élan
splendide, malgré les feux de mitrailleuses et la résistance de l'ennemi, les éléments avancés
atteignent à 11 heures la voie ferrée.
On a pris 233 prisonniers, des chevaux et des mitrailleuses.

L'ennemi se ressaisit vite ; à 16 heures, dans une contre-attaque puissante, il met à une rude
épreuve nos Compagnies de 1ère ligne, dont l'une perd trois Chef de Section.
Le lendemain 27, l'attaque est pour 5h 25.
Les unités de tête s'élancent, font un bond, puis sont plaquées au sol par les mitrailleuses.
On fait appel aux tanks.
A 9h 10, au milieu de nos vagues, trois sections de chars roulent, tanguent, tirent, détruisent
ou terrifient les mitrailleurs ennemis.
Le Bataillon progresse à toute allure, fait 237 prisonniers dont 9 Officiers du 31ème Régiment.
Un peu plus tard, nouvelle résistance opiniâtre, nouvel appel aux chars ; après quoi, une
avance alerte nous amène à point nommé sur un régiment de la garde qui débarque des
camions. Vivement abordés, les grenadiers s'affolent, et bientôt de ces guerriers farouches, on
ne voit que les dos immenses filant sous les pins rabougris.
A 11h 30, on est au Bois du Bouc, l'objectif assigné.
Le 28 septembre, la 13ème Division dépasse la 43ème Division et continue l'avance.
Le Bataillon revient en ligne le 3 octobre pour attaquer Orfeuil, le village est garni de
mitrailleuses invisibles.
Pour l'aborder, il faut dévaler une pente très battue, puis remonter un long glacis
complètement rasé par les feux de l'ennemi. Devant les murs épais, sous les tirs à courte
distance, les tanks eux-mêmes perdront leur avantage.
On attaque résolument quand même.
Le 3, deux Compagnies successivement avec des chars ; décimées, elles s'accrochent au sol,
sous les nappes de balles qu'elles ne peuvent franchir.
Le lendemain, deux autres compagnies repartent à l'assaut après une courte préparation
d'artillerie.

20
Comme la veille, le glacis fatal fauchera l'élan des chasseurs, accumulera les morts et les
blessés.
Un peu plus tard, une tentative pour déborder le village échouera sous les mêmes coups.
L'héroïsme le plus admirable est impuissant contre de mitrailleuses intactes (pas certain du
mot), en action.
Si Orfeuil eut pu être enlevé les 3 et 4 octobre, il l'eut été par le 31ème.
Le nombre de ses morts accrochés au glacis, l'opiniâtreté des fractions squelettes qui
s'ancraient au terrain sous les rafales des balles, témoignent de la rude audace et de son esprit
de sacrifice total.
Le Caporal JEANPIERRE, un héros du 14 juillet, avait eu dans l'un des assauts du 3, une
attitude d'une particulière beauté.
Exaspéré d'être cloué sur place par les coups d'un ennemi invisible, malgré la défense de son
Chef, il se dressait de toute sa taille pour découvrir ses adversaires sur lesquels il tirait
froidement, posément. Ce geste devait lui coûter la vie.

Le Bataillon est relevé dans la nuit du 4 au 5. Une nouvelle citation à l'armée vient
récompenser ses efforts héroïques.
" Bataillon de choc, fidèle à ses traditions de bravoure, engagé en deux fractions les 26, 27 et
28 septembre 1918, en Champagne, a rompu le front ennemi et réalisé une avance de plus de
8 kilomètres.
Le 26 septembre, triomphant des résistances opposées par l'adversaire sur deux lignes
successives, s'est emparé par un effort soutenu de la deuxième position de l'ennemi. "
" Le 27 et le 28, avec la même ardeur, malgré l'effort fourni la veille, a continué la lutte et
atteint tous ses objectifs, capturant plus de 300 prisonniers, dont 13 Officiers, prenant 13
canons, dont 6 canons lourds et 7 de 77, plus de 100 mitrailleuses et un matériel
considérable. "
Le Bataillon avait droit au port de la fourragère aux couleurs de la médaille Militaire.

ATTAQUES D'OCTOBRE. - BANNOGNE – RECOUVRANCE


Transporté en autos au Camp Berthelot, le 6 octobre, le Bataillon se rend à Matougues où le
commandant DAVY en prendra le Commandement le 14.
Mais l'ennemi ne veut pas encore s'avouer vaincu. Dès le 17, le Bataillon alerté repart au feu
par Rilly-la- Montagne, Courcy, Evergnicourt et, dans la nuit du 20 au 21 octobre, relève le
85ème Régiment d'Infanterie à Le Thour.
On à confiance, on les aura quand même, bien qu'on soit fatigué par quatre jours de marche
sous la pluie; bien que les compagnies comptent à peine 50 hommes !!!
Le 31ème doit attaquer sur l'axe, le Thour, Bannogne, Recouvrance et s'emparer des avancées
de la position Hunding qui s'étendent sur plus de 3 kilomètres de profondeur.
Dans la nuit du 21 au 22, dans celle du 22 au 23, les 1ère et 4ème Compagnies poussent une
série d'audacieuses reconnaissances, brisent, malgré les feux de mitrailleuses, la résistance des
postes ennemis, les refoulent et permettent ainsi d'avancer de 1500 mètres la base de départ.
C'est le 25 à 7 heures, que les 4ème et 1° Compagnies (95 chasseurs) s'élancent à l'attaque.
Dès 8h 15, la 4ème Compagnie à droite rencontre plus de difficultés ; il lui faudra s'ouvrir la
route à la cisaille, exécuter en marchant des tirs de F.M., manœuvrer les nids de mitrailleuses
pour rompre enfin la ligne et bousculer l'adversaire.
A 8h 45, les objectifs sont atteints. On a fait 67 prisonniers dont 5 officiers, pour la plupart
de la Garde, on a pris dix mitrailleuses.

21
Dans la nuit du 27 au 28, le bataillon relevé va cantonner à Pignicourt, Reims, et enfin à
Fleury-la- Rivière. Un service émouvant est célébré pour les gradés et chasseurs du Bataillon
tombés au Champ d'Honneur.
Le 6 novembre, le bataillon se rend par étapes à Villers-Allerand, Aumenancourt, Pongivert,
Givron, où il arrive le 10, il apprend là le couronnement de ses efforts et le succès définitif de
nos armes :
L'Allemagne a signé l'armistice imposé par le Maréchal FOCH !!!
Le 31ème Bataillon a terminé sa tache.
Il peut maintenant regarder derrière lui, évoquer avec un légitime orgueil, le souvenir des
étapes parcourues. Ce sont des étapes glorieuses.
Aux jours de premier élan et de premières épreuves, il a conquis les cols des Vosges, brisé la
poussée victorieuse à la Chipotte, poursuivi les allemands au lendemain de la Marne.
Quand la ligne fut fixée, on l'a jeté en travers de la course à la mer, où il arrêtait net les
attaques massives de Carency, d'Ypres et de l'Yser.
Puis, dans ce front pour longtemps intangible et qui va de la Suisse à la Mer du Nord, on lui
confiât le tronçon le plus terriblement disputé, la colline Sacrée de Notre-Dame-de-Lorette,
qu'il gardait malgré tout, arrachant même sur ses flans, en mai, en juin, à l'offensive de
septembre, des lambeaux de terre française.
Relevé du Plateau pour défendre Verdun, il a enrayé par deux fois la sombre ruée sous l'enfer
des obus, et n'a pas perdu un mètre de terrain.
A son tour, dans la Somme, il prenait à la gorge l'ennemi qui chancelait sous nos assauts
acharnés.
En 1917, après avoir tenu longtemps au Chemin-des-dames, il a conquis Malmaison, poussé
jusqu'à l'Allette.
En 1918, il s'est sacrifié dans l'Aisne pour couvrir la route de Paris.
Il a brisé le 15 juillet, avec l'armée GOURAUD, l'ultime offensive et les derniers espoirs de
l'Allemagne de proie.
Enfin s'élançant audacieux et confiant, il a bousculé l'ennemi, en septembre, en octobre, à
Orfeuil, à Bannogne, jusqu'au jour où l'Allemand dut avouer sa défaite et crier grâce.
Dans ces combats héroïques, barrant de leurs poitrines la route de l'invasion ou se jetant
résolus sur le boche embusqué, les chasseurs ont partout trouvé comme adversaires les
grenadiers de la garde et les troupes d'élite. Partout ils les ont vaincus.

60 Croix de la Légion d'Honneur ;


244 Médailles Militaires ;
213 Citations à l'Armée
ont été décernées pour faits de guerre.

Le 31ème eut aussi sa part de sacrifices ;

Tués : Officiers, 59
Hommes de troupe, 2 300

O vous, Chasseurs du 31ème, chevronnés ou bleuets qui vécûtes les heures de cette lutte
épiques, vous qui, fidèles aux traditions d'héroïsme des Chasseurs à pied, avez fait de vitre
bataillon l'un des plus glorieux et l'un des plus beaux, vous savez ce que les palmes
accrochées au fanion représentent d'efforts inouïs, de résolution sublime et de sang répandu.
Soyez justement fiers de la fourragère jonquille veinée d'espérance que vous portez si
crânement aujourd'hui. Mais souvenez-vous de ceux qui l'ont si durement méritée ; gardez un
souvenir ému à ceux qui ont souffert, à nos blessés ; découvrez-vous devant nos mutilés ;

22
inclinez-vous bien bas devant nos grands morts qui eux, ont tout donné pour que la France
vive librement avec ses frontières rendues et ses martyrs vengés.
Et vous, Chasseurs des classes futures, qui porterez à votre tour l'écusson 31, lorsque vous
entendrez vos clairons sonner :
" Le dernier venu n'est pas le plus mal f.... "
Souvenez-vous que ce refrain, vos aînés l'ont magnifiquement justifié, et qu'ils l'ont signé,
baptisé de leur sang.
Souvenez-vous qu'ils ont luttés sans répit, sans faiblesse quatre années passé, dans toutes les
horreurs, dans toutes les angoisses, jusqu'à l'épuisement de leurs forces, et qu'ils sont morts
pour le salut du Pays.
Et quand vous verrez frissonner la soie de votre fanion cinq fois décoré, songez à tout ce qu'il
symbolise d'amour pour la Patrie, d'héroïsme... et de gloire... et redressez-vous.
***************************************************************************

23
GASTON EUGENE TAILLANDIER
18 SEPTEMBRE 1889-[5] AVRIL 1938
Historique du 21e Régiment d'Infanterie
Imprimerie Moderne – Langres – 1920
numérisation : P. Chagnoux - 2013

Titre : Référence : ANCESTRAMIL

21e REGIMENT D’INFANTERIE Infanterie


HISTORIQUE 1914-1918
1914-1918

Auteur : Origine :

BDIC

Référence : Transcripteur :

Paul CHAGNOUX
Imprimerie Moderne
Langres – 1920
Date :

2013

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Historique du 21e Régiment d'Infanterie
Imprimerie Moderne – Langres – 1920
numérisation : P. Chagnoux - 2013

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Historique du 21e Régiment d'Infanterie
Imprimerie Moderne – Langres – 1920
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HISTORIQUE SOMMAIRE
DU

21e RÉGIMENT D'INFANTERIE


AU COURS DE LA GUERRE

1914 – 1918

L'ALSACE — LA MARNE

Dès le 31 juillet 1914, le 21e Régiment d'Infanterie (un des plus anciens de l'Armée, puisqu'il avait
été créé en 1619), quittait sa garnison de Langres pour aller occuper ses emplacements de
couverture. Le départ, le voyage, s'effectuent dans l'ordre, le silence et le recueillement. Un
sentiment de calme, de discipline, de force et aussi de crainte de l'inconnu se lit sur tous les visages.
Dès le 1er août au soir, le Régiment est à Rambervillers. Il apprend la mobilisation en cours de
route. Le 2 août, le 1er Bataillon (Commandant GENTELET) est envoyé avec de l'artillerie dans la
zone Baccarat – Badonviller - Ban-de-Sapt. Il y restera jusqu'au 13 août. Le 5 août, les Réservistes
(2e échelon) rejoignent le Régiment à Rambervillers et le soir même, les 2e et 3e Bataillons
(Commandants FAIVRE et GENVOT) rejoignent Saint-Dié. Jusqu'au 14 août, ce sont les marches
pénibles sous un soleil de feu, sur les routes du Ban-de-Sapt et de la Haute-Vallée de la Bruche. Le
12 août 1914, à la pointe du jour, le soldat ROSSIGNOL (5e Compagnie), pénètre seul dans Saales,
encore occupé par l'ennemi, interroge les habitants, s'échappe au milieu des balles et rapporte de
précieux renseignement.

Le 14 août, premier combat sérieux : l'ennemi occupe fortement, avec de l'infanterie, des
mitrailleuses, de l'artillerie (210, 150, 77) une position fortifiée qui barre la vallée de la Bruche, de
Diesbach à Plaine. Le 21e Corps presque en entier descend la vallée de la Bruche, la 43e D. I., à
droite, la 13e D. I. à gauche. Le 109e Régiment d'Infanterie attaque le village de Plaine et les
tranchées du signal de Plaine, le 21e Régiment d'Infanterie le prolonge à gauche et sur l'initiative du
Colonel FRISCH, exécute, par le massif boisé de la « Chatte Pendue », un mouvement sur le flanc
de l'ennemi qui amène la fuite de ce dernier à la tombée de la nuit. Il abandonne de nombreux
prisonniers, des canons, des approvisionnements de toutes sortes ; il fuit jusqu'à Mutzig. Ce combat
était le premier et si, sous les balles et le fracas des obus, les cœurs s'étaient serrés, la marche à
l'ennemi avait été magnifique, et chefs et soldats avaient eu l'attitude de vieux guerriers. Le Colonel

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Historique du 21e Régiment d'Infanterie
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numérisation : P. Chagnoux - 2013

FRISCH, ancien combattant de 1870, était allé debout sous les balles jusque sur la ligne des
tirailleurs pour voir et donner l'exemple. Il était tombé grièvement blessé, et le Commandant
FAIVRE, du 2e Bataillon, prenait le commandement du Régiment.

Le Régiment, avec une partie de la 13e D. I., descend la vallée de la Bruche, à l'est de Schirmeck,
pendant que la 43e D. I. glisse derrière le Donon pour intervenir plus au nord en Lorraine.

Le 18 août, attaque des signaux de Russ et de Grendelbruch, qui sont dépassés ; mais un retour
offensif de l'ennemi supérieur en nombre et en artillerie, et profitant de la supériorité du terrain,
force les éléments engagés du Régiment à se replier sur Russ, puis le 19 sur le Donon.

Entraîné par la retraite de l'armée de Lorraine, à sa gauche, le Régiment continue sa retraite dans la
vallée de la Plaine, retraite par échelons successifs, qui dure plusieurs journées, et entraîne de
nombreux engagements au Donon, le 21 août, à Celles et à la Chipotte, terminus de la retraite où
une charge à la baïonnette dans les bois arrêtait l'ennemi.

De Russ au col de la Chipotte, l'ennemi avait bénéficié d'une supériorité considérable d'effectifs et
de matériel. Partout les, groupes avaient été débordés ou encerclés et n'avaient réussi à échapper aux
griffes de l'ennemi qu'à force de courage et d'ingéniosité.

Si au cours de ces dures journées, les pertes avaient été cruelles, surtout en officiers et gradés, les
actes de dévouement et de courage avaient été nombreux. Beaucoup sont restés sans témoins, mais
on peut citer : le sergent BAUDURET (5e Compagnie) et quelques hommes qui, le 18 août, à
Hersbach, retranchés derrière un mur, luttent jusqu'à la dernière extrémité, refusent de se rendre et
se font tuer sur place. Le Capitaine NEYRON (11e Compagnie) qui le 19 août, bien que blessé,
continua à combattre, qui blessé une seconde fois, refuse de se laisser emporter par des hommes qui
ne sont pas brancardiers et les renvoie à leurs postes de combat. Le Caporal-Fourrier MONTENOT
(11e Compagnie) et l'Adjudant de bataillon du 3e Bataillon, qui, presque entourés par l'ennemi avec
leur chef de Bataillon, dégagent froidement ce dernier à coups de fusil et protègent à eux deux sa
retraite. Le conducteur GOULEY, de la 1re Section de mitrailleuses, rapportant une mitrailleuse
qu'il était allé chercher bien en avant de notre ligne, sous une pluie de projectiles. Le clairon
LEROY, de la 3e Compagnie, qui, le 21 août, au Donon, a son clairon percé d'une balle pendant
qu'il sonne la charge alors que sa compagnie se tient sous un feu des plus violents et subit de
grosses pertes, se lève et s'élance à la baïonnette sur les retranchements en entraînant ses camarades
avec lui. Un groupe (Adjudant DORMOY, Caporal CHAMBELLAND, clairon BELVEIL, de la
1re Compagnie) qui, entouré par l'ennemi, se fraye un passage à l'arme blanche. Le sergent
BEGOU, de la 5e Compagnie, qui, le 23 août, à 22 heures, aux avant-postes, à la sortie est de
Celles, avec quelques hommes, dont VALLET et GROS, arrête les Allemands toute une nuit et les
retarde de 24 heures dans leur marche en avant. Un soldat inconnu qui, le 24 août, à Celles, frayé un
passage à plusieurs fractions du 1er Bataillon en abattant, au péril de sa vie, tous les hommes d'une
section ennemie déployée à l'entrée du village. La 6e Compagnie, héroïquement commandée par le
Capitaine ROCHEFRETTE qui, le 24 août, à Celles, mène une attaque comme à l'exercice et perd
tous ses officiers et les trois quarts de ses gradés. Un peloton de la 10e Compagnie, qui, le 24 août, à
la Ferme de la Planée (sud-est de Celles), sous le commandement du Sous-lieutenant FRENOT, se
fraye un passage à la baïonnette à travers les Allemands qui l'entourent, et se dégage. Le soldat
WAHL, de la 6e Compagnie, qui, le 26 Août, au col de Thrace, brûle sans désemparer et avec un

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calme impressionnant quatre cents cartouches sur l'ennemi et finit par avoir la tête traversée. Le
soldat GROS, de la 6e Compagnie, qui, à la Chipotte, avec une oreille complètement arrachée,
refuse de se laisser évacuer et assure les liaisons de sa compagnie au chef de bataillon au milieu
d'une fusillade des plus nourries.

De Russ au col de la Chipotte, le Régiment avait laissé sur le terrain un nombre considérable de
morts, témoins de sa ténacité et de ses coups de boutoir sanglants pour l'ennemi, car si les pantalons
rouges émaillaient la campagne, le feldgrau garnissait bois et prés. Le sacrifice n'avait pas été vain,
l'effort ennemi était brisé dans les Vosges.

Mais pendant que ces événements, douloureux certes, se déroulaient dans les Vosges, d'autres
encore plus douloureux se déroulaient dans le nord et le nord-est de la France : Charleroi, la retraite.
L'heure de la volte-face avait sonné et le Général en Chef rassemblait ses troupes sur les points
sensibles. Le 21e C. A. enlevé en chemin de fer, était jeté dans la mêlée de la Marne, à l'est du camp
de Mailly, à gauche de la 4e Armée. Le 21e d'Infanterie débarqué à Joinville, était entré dans la
bataille après de longues étapes horriblement pénibles, exécutées sous un soleil de plomb.

Les coups de chaleur avaient été très nombreux et tout le monde avait donné le maximum de forces.

Ce fut, à partir du 8 septembre, la lutte sur place avec des alternatives de recul et d'avance, puis
l'avance qui permit de constater l'efficacité des tirs par le nombre de cadavres ennemis rencontrés, et
enfin, un dernier violent sursaut de l'ennemi le long de la voie ferrée de Somme-Sous à Sompuis.

Le 1er Bataillon lutte toute une soirée et une nuit le long du talus de la voie ferrée, tandis que les
Allemands occupent le bord nord du talus.

Les deux adversaires ne sont séparés, que par quelques mètres. Le sergent BLOUCTET, du 1er
Bataillon, occupant la lucarne du grenier d'une maison, abat à lui seul 17 Allemands. Enfin, le 11
septembre, à 5 heures du matin, l'ennemi se replie et l'on peut voir l'importance de ses pertes en
comptant les innombrables cadavres jalonnant les positions qu'il vient d'abandonner.

C'est la poursuite sous la pluie, sans repos ni trêve, par Sompuis, Coole, Coupetz, Marson, Cuperly,
Bussy-le-Château, Somme-Suippe. Mais l'ennemi a six heures d'avance, les ponts de la Marne sont
détruits et le contact est perdu. Il ne sera réellement repris que le 14 septembre devant le bois Sabot
au Nord de Suippes. Là, l'ennemi fait tête, il s'enterre et nous manquons de munitions d'artillerie.
Du 14 au 30 septembre, le Régiment tient la première ligne devant le bois Sabot et repousse tous les
efforts de l'ennemi. Le 19 septembre, les Allemands attaquent Souain que le 149e leur avait enlevé,
prolongent leur attaque jusque contre les positions qu'occupe la 4e Compagnie mais ils ne peuvent
l'aborder ; bien peu des assaillants échappent à nos balles. Le 30 septembre, ordre d'attaquer le bois
Sabot puissamment fortifié et sans préparation d'artillerie. En quelques minutes, les 3e et 4e
compagnies, qui mènent l'attaque, perdent la moitié de leur effectif. La 3e Compagnie avait tous ses
officiers et tous ses chefs de section tués. Blessé une première fois, le Capitaine BRIQUELER qui
la commandait, essayait malgré tout d'avancer quand une seconde balle l'achève. Ce fut un miracle
si le Capitaine QUILLARD, commandant la 4e Compagnie, ne subit pas le même sort. L'héroïsme
de tous avait été au-dessus de tout éloge. Le soldat LAMBERT, de la 4e Compagnie, perdant ses
entrailles, disait avant mourir : Je suis content tout de même, j'ai fait deux cents mètres.

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Pendant toute cette période du 14 au 30 septembre, les engagements de patrouilles entre les lignes
distantes de quatre à sept cents mètres et dans un terrain broussailleux avaient été nombreux, ils
avaient donné lieu à de nombreux actes de courage. C'est ainsi que, le 18 septembre, des trois
patrouilles envoyées pour reconnaître la ligne ennemie, deux hommes seulement rentrent et sans
pouvoir donner de renseignements. On demande des volontaires ; le Caporal NEVEUX (6e
Compagnie) et quelques hommes se présentent ; ils partent en reconnaissance et sont anéantis en
quelques minutes.

Le Régiment venait de passer, devant le bois SABOT, quinze jours dans la craie, sans eau et
souvent sans nourriture ; la dysenterie commençait ses ravages.

Le Lieutenant-colonel FAIVRE, pleuré par tout le Régiment, avait été tué par une balle perdue. Le
Commandant GENTELET prenait le commandement du Régiment.

LA COURSE A LA MER — NOTRE-DAME DE LORETTE

Sur toute l'étendue de la bataille, le front se stabilisait. « La course à la mer » commençait ; chacun
des deux adversaires cherchait vers le Nord à déborder l'autre. Le 21e Corps d'Armée est retiré par
suppression du front de Champagne, et débarqué dans la région de Lille : 1er et 3e Bataillons à
Merville ; 2e à Armentières. Mais l'ennemi menace Lille, c'est la marche immédiate en avant ; dès le
4 octobre, le 2e Bataillon, dans un combat sanglant, arrête l'ennemi à Ronchin qui passe de mains en
mains plusieurs fois. Les actes de courage y sont nombreux. C'est le sergent MALLARD, de la 6e
Compagnie, qui, en pointe d'avant-garde et la jambe cassée, continue à faire le coup de feu et à
encourager ses hommes à tenir jusqu'à la mort. Sa demi-section, réduite à deux hommes valides,
dont le soldat ROUSSET qui n'a pas tiré moins de six cents cartouches, tient jusqu'au soir. C'est le
lieutenant FRENOT, commandant la 6e Compagnie qui, bien que la cuisse traversée par une balle,
continue à commander sa compagnie jusqu'à la nuit et a encore l'énergie de remonter à cheval et de
faire des propositions de récompense pour ses subordonnés avant de se laisser évacuer. Le soldat
ordonnance JACQUOT qui, à travers un terrain en partie occupé par les Allemands, amène sa
monture à cet officier dans des conditions invraisemblables, mérite bien la citation à l'ordre du
Régiment dont il a été l'objet.

Le 5, le 1er Bataillon reprend Ronchin et le Calvaire de Flaches ; le 3e Bataillon couvre la droite à


Wattignies et à Seclin. La ruée allemande sur Lille était contenue, mais l'ennemi, profitant d'un trou,
avançait à droite sur Lens et La Bassée. Ordre est donné de battre en retraite en arrière et au nord-
ouest pour aller lui taire tête vers Lens et Notre-Dame-de-Lorette. Alors commence une marche de
nuit longue et pénible, mais le Régiment atteint le point où il est appelé. Le 7 octobre, les 1er et 3e
Bataillons contiennent l'ennemi à la lisière des bois, qui, à l'est de Noulette, s'étendent de la route
d'Arras à Notre-Dame-de-Lorrette. A la même date le 2e Bataillon et la 1re Compagnie contenaient
et attaquaient l'ennemi à la fosse n° 5 de Loos.

A cette date commençait la tragédie sanglante de Notre-Dame-de-Lorette qui allait durer sans
désemparer pour le Régiment du 7 octobre 1914 au 15 décembre 1915.

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Du 7 au 20 octobre 1914, l'ennemi se rue sur les 1er et 3e Bataillons qui défendent le carrefour des
routes d'Angres et d'Arras. Les nôtres en font une hécatombe, ils tombent par tas. En janvier 1915,
on en voyait encore où les cadavres feldgrau étaient assis les uns contre les autres.

Mais le bombardement est effrayant et les pertes sont considérables ; il n'y a pas encore de
tranchées, on profite de la nuit pour en creuser avec des baïonnettes, des couteaux, des gamelles, car
les outils, mis hors de service ou perdus dans les combats précédents, sont rares. Les pertes, sont
énormes. Le Commandant GENVOT, du 3e Bataillon, qui depuis août, dans les Vosges, a un bras
cassé et n'a pas voulu quitter son bataillon, est grièvement blessé par un éclat d'obus à la poitrine.
Les Capitaines DUPONT et de GEOFFROY sont successivement tués héroïquement à la tête du
1er Bataillon. Le Médecin auxiliaire BORREL, du 3e Bataillon, est tué d'une balle dans le ventre
dans une patrouille en avant des lignes. Le Capitaine QUILLARD, de la 4e Compagnie, qui avait
eu la poitrine traversée par une balle le 14 août en Alsace et était revenu un mois après, à peine
guéri, est de nouveau très grièvement blessé. Le 15 octobre au soir, le 1er Bataillon comptait encore
trois Sous-lieutenants. Au 3e Bataillon la situation était identique.

Pendant plus de huit jours, les 1er et 3e Bataillons avaient tenu sous un déluge de fer. Ils y avaient
laissé la plus grande partie de leurs effectifs et de leurs cadres, mais ils avaient brisé la ruée de
l'ennemi sans lui céder un pouce de terrain et en lui infligeant des pertes énormes. Pendant ce
temps, le 2e Bataillon et la 1re Compagnie avaient eu une conduite non moins héroïque à la fosse 5
de Béthune et leur magnifique attitude peur valait la plus grande récompense : la Citation collective
à l'Ordre de l'Armée « Pour la bravoure qu'ils ont manifesté pendant la période du 9 au 15 octobre,
lors de l'attaque de la fosse n° 5 de Béthune et des corons y attenant, en résistant énergiquement et
en gardant leurs positions malgré un bombardement violent les prenant de flanc et d'enfilade et les
attaques répétées de jour et de nuit de l'infanterie allemande. »

Le 28 octobre, l'Adjudant PUERPOU (6e Compagnie) avec les débris de sa section, organise une
ligne de meules ; l'ennemi déclenche une attaque, bouleverse la tranchée, brûle les meules avec ses
obus. La petite troupe, plongée dans la fumée, n'y voyant plus, résiste à tous les assauts jusqu'à la
nuit. Entre temps, il faut assurer la liaison entre le chef de bataillon et cette petite troupe. Un
premier volontaire est tué, un deuxième, le Caporal LAMBERT, est mortellement blessé ; enfin un
troisième, le soldat DELORME, ordonnance du Commandant JACQUOT, après avoir fait trois
fois le mort sur un terrain absolument découvert, parvient à la section malgré la grêle de balles qui
l'accompagne.
Le 12 octobre, à Loos, quelques hommes de la 6e Compagnie, dont le sergent-fourrier
KOENIGUEN, tiennent toute la journée dans une maison bombardée et mitraillée avec une
intensité formidable. Vers 16 heures, le feu éclate dans les décombres, les braves tiennent toujours.
A 17 heures, la maison n'est plus qu'un brasier, elle va s'effondrer et l'ennemi la crible de balles et
d'obus. Le soldat DUCHENE ouvre alors, à la pioche, un passage dans le mur et, à la faveur de la
nuit, les derniers défenseurs parviennent à s'échapper.
Puis, depuis la fin d'octobre jusqu'au milieu de décembre, c'est la guerre de tranchées sur le front de
Rutoire, à l'est de Vermelles. C'est l'avance journalière à la pioche, la vie pénible, monotone et sans
incident notable, sauf la prise de Vermelles.

Le 1er décembre, à l'est de Vermelles, la 10e compagne soutenue par la 3e Compagnie participe à

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l'attaque. Elle enlève brillamment la tranchée ennemie qui est son objectif, et, pendant deux jours,
repousse les plus violentes contre-attaques. Comme récompense, elle reçoit la Citation collective à
l'ordre de l'Armée avec le motif suivant :

« A brillamment enlevé une tranchée allemande et s'y est maintenue quoique ayant perdu le tiers de
son effectif. »

A signaler particulièrement la belle conduite du Sous-lieutenant MATRAY et du sergent MARTIN


qui, constamment debout au milieu des blessés et des morts électrisaient leurs hommes par leur
entrain.

Du 17 au 20 décembre 1914, ce sont des attaques entre Noulette et Notre-Dame-de-Lorette. Les 2e


et 3e Bataillons sont en soutien vers Noulette et le 1er Bataillon sur le plateau de Notre-Dame-de-
Lorette. Mais la pluie et la boue sont telles que les attaques échouent. Le Régiment jusqu'à fin
janvier prend le secteur entre la Fosse Calonne et la route d'Arras, puis entre la route d'Arras et
Notre-Dame-de-Lorette (bois de Rouvigny). C'est alors la lutte contre un nouvel ennemi plus
terrible que le boche : la boue, la boue dans laquelle on endure sans arrêt les pires souffrances, la
boue qui produit les « pieds gelés ». La glaise gluante dans laquelle on s'enlise et dans laquelle on
meurt.

Pendant le mois de février, le Régiment prend les tranchées dans le secteur du 33e Corps d'Armée
au nord du bois de Berthonval, devant Mont-St-Éloi. Les éléments au repos du Régiment sont à
Béthonsart et Villers-Brûlin.

A la fin de février 1915, le Régiment, relevé par la 25e Brigade, vient au repos dans la zone
d'Hersin-Coupigny pour y faire de l'instruction. Il y est à peine depuis quatre jours qu'une attaque
ennemie enlève par surprise, le 3 mars, une partie du plateau de Notre-Dame-de-Lorette à la 43e
Division d'Infanterie. Cette Division en reprend la plus grande partie, mais elle est à bout de souffle
et il faut la relever. Le 3e Bataillon du Régiment entre le premier dans la danse. Le 5 mars, dans
l'après-midi, les compagnies entrent dans les boyaux dans le but d'attaquer, mais les boyaux sont
pleins d'éléments mélangés de tous les corps de la 43e Division d'Infanterie. Il est impossible de
reculer ou d'avancer. A la tombée de la nuit, les éléments de la 43e Division d'Infanterie s'en vont et
les compagnies du bataillon les remplacent dans les tranchées de première ligne. La 6e, la 11e, la 12e
et la 9e attaquent, mais cette attaque n'est pas préparée par l'artillerie. Des mitrailleurs les prennent
de flanc et elles progressent peu. Les pertes sont lourdes. Le départ avait été superbe : à l'heure H et
au coup de sifflet, les trois compagnies étaient sorties d'un seul élan en terrain découvert et elles
s'étaient élancées en avant. Mais les mitrailleuses non neutralisées et les tirailleurs ennemis
fauchèrent les vagues qui durent se terrer. A signaler la belle conduite des Lieutenants
LANGLADE et TREINT, des sergents FAIVRE et ROZE dont les sacs avaient été, sur leur dos,
réduits en poussière par les mitrailleuses ennemies. La ligne allait se stabiliser de nouveau jusqu'au
mois de mai.

Quelques jours de repos à Olhain, Hermin, Barafle et Rebreuve et, le 1er avril, le Régiment remonte
en ligne sur le plateau de Lorette. Il va préparer le terrain pour les attaques du 9 mai. L'ennemi nous
envoie de nombreux minens et les pertes journalières sont élevées. En un mois, le Régiment perd
600 hommes. Puis l'ennemi, inquiet, lance des coups de sonde qui échouent. Le 24 avril, au soir, il

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tente un coup de main sur le boyau du « gros arbre » tenu par la deuxième Compagnie. Il échoue,
grâce à l'héroïsme du Caporal DANGIEN et du soldat MONTEL de la 2e Compagnie. DANGIEN,
debout sur le parapet de la tranchée, abat quatre boches, tout en encourageant ses hommes de la
voix. Il reçoit une balle à la poitrine en se précipitant sur les Allemands les plus proches et tombe en
criant : « Hardi les gars ». Pendant ce temps, MONTEL à lui seul nettoie une partie de la tranchée
où l'ennemi vient de s'installer ; il embroche trois boches, brise sa baïonnette dans le ventre d'un
quatrième: La belle conduite des 1re, 3e et 4e sections de la 2e Compagnie leur valait la citation
collective à l'ordre de la Division avec le motif suivant :
« Le 24 avril, à Notre-Dame-de-Lorette, ont complètement arrêté une attaque des Allemands, leur
ont infligé des pertes sérieuses et les ont obligés à rentrer dans leurs tranchées ».

Au cours de cette période pénible, tout le monde, hommes et chefs, avait fait son devoir et même
plus. A citer : le Lieutenant BOURGEOIS, commandant la 2e Compagnie, qui, bien que blessé à la
tête, garde le commandement de son unité ; le Lieutenant LANGLADE, de la 11e Compagnie, qui
est grièvement blessé en observant un réglage d'artillerie sous un violent bombardement et meurt
deux jours après.

Dans la nuit du 8 au 9 mai, le Régiment faisait place à la 25e Brigade qui devait mener l'attaque et il
se formait en soutien dans le bois de Bouvigny, de la Faisanderie à la Forestière.

Avec le 9 mai 1915, commence la période héroïque, tragique et sanglante, des attaques continuelles
qui va durer jusqu'au 12 octobre 1915.

Le 9 mai, l'aube naissait pleine d'espoir et le soleil se levait radieux ; à cinq heures les troupes
d'attaque se jetaient avec un magnifique ensemble sur les positions boches. De ses tranchées, où il
était en soutien, au sommet du plateau, le 1er Bataillon, regardait avec envie, les troupes du 33e et du
20e Corps avançant dans la plaine, à notre droite, au-delà de Carency vers la crête de Vimy.
Malheureusement, sur le plateau bouleversé, véritable labyrinthe de tranchées tenu par des troupes
d'élite, appuyées par une artillerie formidable, la progression n'avait pas été aussi rapide. La 25e
Brigade s'était usée, et il fallut, dès le 11, prendre sa place et le premier Bataillon intervint le
premier. C'est la progression lente à travers un terrain dévasté et vu de toutes parts, battu par les
mitrailleuses ennemies et un bombardement inouï. L'avance n'est que de quelques mètres et elle a
coûté cher. Le Chef de Bataillon GENTELET est blessé, l'œil enlevé par une balle. Le Lieutenant
LEROY prend le commandement du Bataillon. La 1re Cie avait perdu le Lieutenant PISSOT,
grièvement blessé. La 2e Cie avait perdu 1 Officier tué : le Sous-Lieutenant DAMBRUN. Le
Lieutenant WEBER, commandant la 3e Cie, était tombé blessé.

Le 2e Bataillon intervient à son tour, dès le 11, sur le Plateau, s'empare de plusieurs tranchées et
repousse de violentes contre-attaques du côté de la « Blanche Voie ». Ses pertes étaient sérieuses. Il
avait perdu le Lieutenant BOULET, le Lieutenant VOISIN, commandant la 8e Cie, qui, blessé une
première fois, en tète d'un assaut livré par sa Cie, se relève et, montrant l'objectif avec sa canne
continue sa route et tombe foudroyé au moment où il criait : « En avant ». Des comptes-rendus
erronés avaient fait croire au commandement que la Chapelle de N.-D.-de-Lorette était prise et on
en était encore au moins à deux cents mètres. Pour réparer l'erreur, ordre est donné au 3e bataillon
du 21e R. I. de s'emparer, coûte que coûte, de la Chapelle, sans préparation d'artillerie. A 16 heures,
le Bataillon, en deux colonnes, se met en marche dans les trous d'obus : à droite, la colonne

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principale, avec la 10e Cie en tête (Capitaine de LABOULAYE) ; à gauche, un peloton de la 10e,
sous les ordres du Lieutenant MALTERRE, suivi de la 11e Cie. On progresse de trous d'obus en
trous d'obus, sous le feu des mitrailleuses, qui prennent les assaillants de tous côtés. La colonne de
droite, sous le commandement du Capitaine de LABOULAYE, s'empare de la Chapelle, s'y
organise et la conserve au prix de pertes élevées. Dans les jours qui suivent, les unités du Régiment
engagées subissent un bombardement insensé d'obus de tous calibres. Le 13, le 1er Bataillon fait
encore quelques progrès au-delà de la Chapelle, puis, le 19 Mai, le Régiment passe la main à
d'autres unités. Au cours de ces journées sanglantes du 12 et du 13 Mai, les actes de courage
s'étaient multipliés ; c'étaient avant l'attaque de la Chapelle, l'Adjudant FELIX, commandant les
grenadiers du 3e Bataillon (un vieux territorial venu au front sur sa demande), qui obtient d'aller
faire une reconnaissance en avant des lignes. Il part seul, avant l'heure H, et progresse de trous
d'obus en trous d'obus. Tout à coup, il se trouve nez à nez avec une dizaine de boches, sort son
pistolet automatique met les boches en joue et tire ; le pistolet rate et les boches s'enfuient ! Il attend
ensuite sur place et repart avec les troupes d'attaque, à leur passage. C'est le Sous-lieutenant
MATRAY, de la 10e Compagnie, qui s'empare de la Chapelle et, qui blessé, reste à son poste. Ce
sont le Capitaine MOUTON, de la 9e Compagnie, les Sous-lieutenants MARIANI, de la 11e
Compagnie, et JEANBLANC, de la 9e, héroïquement tués en entraînant leurs hommes. C'est le
Lieutenant MALTERRE, de la 10e Compagnie, dont le calme et le sang-froid dans les moments les
plus critiques sont légendaires, qui, au moment où un 210 défonce l'entrée du maigre abri où il a
établi son. P C. et remplit l'air de débris et de poussière, dit froidement à son ordonnance : « Agite
un peu l'air qu'on puisse respirer ». C'est le Lieutenant PIARD-DESHAYES, du 1er Bataillon, qui,
le 13 s'élance à l'assaut une baguette à la main et qui, grièvement blessé, conserve son
commandement jusqu'à épuisement complet de ses forces.

Le 19 mai, le Régiment s'en va au repos à Beugin, puis, au bout de quelques jours, vient bivouaquer
dans les bois de Verdrel et de Bouvigny. Le 29 mai, le 3e Bataillon subit, dans Bouvigny, un violent
bombardement, au cours duquel son chef de bataillon, le Commandant GAITET, est tué ; il
retourne dans les bois ; puis, le 3 juin, le Régiment retourne dans les cantonnements de Rebreuve.
Le 10 juin, il remonte en ligne sur le plateau de Lorette, qui, à cette époque, symbolise l'enfer pour
tous ceux qui y ont vécu ces longues et dures journées de carnage sanglant. Du 13 au 16, le 2e
Bataillon participe à plusieurs petites attaques locales et y perd beaucoup de monde. Le 16, c'est
l'attaque générale : le 1er Bataillon à gauche, 3e à droite, 2e en réserve.

A midi 15, l'attaque se déclenche. Malheureusement, le terrain n'est pas organisé ; pas de tranchées
de départ, simplement des boyaux, dont il faut sortir un par un, puis se déployer. L'artillerie
ennemie n'est pas muselée : elle exécute sur la zone de départ un effroyable bombardement et, bien
avant l'heure de l'attaque, les pertes sont considérables. Malgré tout, l'attaque débouche, mais, en
face de l'effroyable feu d'artillerie et de mousqueterie qui la reçoit, elle ne peut atteindre tous ses
objectifs et s'organise sur le terrain conquis, où elle reçoit plusieurs contre-attaques. Le résultat était
cependant réel, puisque l'avance nous donnait toutes les vues directes sur le fond de Souchez, le
village et les crêtes d'en face et rejetait définitivement les Allemands au delà du plateau. L'ennemi
avait réagi par un bombardement d'une violence inouïe et les cadavres déchiquetés garnissaient le
terrain.

Ce qui reste du Bataillon est commandé par les Adjudants PRETOT et MARTIN qui, par leur
exemple, amènent les hommes à résister aux effets du bombardement incessant.

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Au cours de ces dures journées s'étaient distingués :

Le Commandant SEYMOUR-THIVIER du 1er Bataillon, qui s'était élancé le premier à l'assaut, en


tête de son bataillon et qui, blessé, continuait à encourager ses hommes (il devait mourir des suites
de ses blessures peu de temps après).

Le Clairon CARDINAL, de la 3e Compagnie, dont le courage était légendaire et qui, au péril de sa


vie, avait été chercher le chef de bataillon en avant des lignes.

Le Capitaine CHEVILLEY et le Lieutenant LAMORT, qui avaient tous deux la tête traversée en
inspectant froidement les positions ennemies avant le départ de l'attaque.

Les Lieutenants JOUANNEAU et DUPRÉ, du 1er Bataillon, qui, emportés par leur élan, se
trouvèrent longtemps très en pointe et y résistent à toutes les contre-attaques.

Le Sous-lieutenant MATRAY, dont le courage, une fois de plus, ne se démentit pas, qui fut
grièvement blessé et mourut peu de temps après.

Ces dures journées avaient coûté au Régiment tout près de 800 hommes hors de combat. Le 19 juin,
le Régiment est relevé par le 17e Régiment d'Infanterie et s'en va cantonner à Houdain, Mesnil, puis
Bruay, après l'explosion d'un dépôt de munitions qui tue un homme et en blesse quatre.

Le 8 juillet, le Régiment remonte une fois de plus sur le plateau de Lorette. Il y restera jusqu'au 28
juillet, participant à des combats locaux à la grenade qui coûtent cher, subissant, sans interruption,
des bombardements d'une violence inouïe. Sans participer à une attaque, il perdra souvent plus de
vingt hommes par jour.

Le 28 juillet, le Régiment va cantonner dans la zone Bailleul-lès-Pernes - Aumerval. Pour la


première fois depuis octobre 1914, il va au repos à une trentaine de kilomètres à l'arrière, dans un
lieu calme et silencieux, où le bruit du canon et de la fusillade ne viendra plus irriter les nerfs et
ébranler les cerveaux les plus solides.

Le 26 août, le Régiment monte en ligne sur le plateau de Lorette. La physionomie du secteur n'a pas
changé. Les bombardements ennemis sont incessants, les tranchées et les boyaux perpétuellement
bouleversés ; le sol est un chaos, mélange de trous et de cadavres. Le Régiment tiendra le secteur
jusqu'au 25 septembre 1915. Par un travail incessant, il refait ce que les obus de l'ennemi détruisent
et il prépare le terrain pour la grande attaque que tout le monde sent prochaine.

Dans la nuit du 24 au 25 septembre, les 1er et 3e Bataillons se placent face à leur objectif : le village
de Souchez et les coteaux de Givenchy au delà. Le 1er Bataillon est à droite, le 3e à gauche. A 12
h.25 les vagues d'assaut s'élancent et enlèvent leur objectif.

Malheureusement, les unités de soutien, prises sous un effroyable tir de barrage, n'ont pu suivre les
premières vagues. Chargées de nettoyer les premières lignes ennemies, elles n'ont pu le faire, et,
derrière les vagues d'assaut, des multitudes d'Allemands sortent de leurs trous et tirent dans le dos

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des unités françaises qui les ont dépassés. Pendant toute l'après-midi, la situation est critique pour la
11e Compagnie : plus de communication avec l'arrière. Tous les agents de liaison, tous les blessés
qui essaient de regagner nos lignes de départ sont blessés ou tués. Qu'importe ! tout le monde a
confiance et rivalise d'entrain et de ténacité. On s'organise, on tient en attendant le secours qui
viendra certainement à la nuit. Un sergent de la 11e Compagnie, originaire des télégraphistes du
Génie et venu sur sa demande dans l'Infanterie, est frappé à mort. Il se tourne vers son Capitaine et
lui demande d'une voix calme : « Mon Capitaine, est-ce que j'ai fait mon devoir », et il meurt. Le
Lieutenant RISTORCELLI fait preuve d'une activité et d'une insouciance du danger telles que son
Capitaine est obligé de se fâcher pour lui faire prendre un peu plus de précautions. Pour sa belle
conduite, la 11e Compagnie reçoit une Citation collective à l'Ordre de l'Armée avec le motif
suivant :
« Sous le commandement du Capitaine de GIRVAL Marie-Charles-Henri, le 25 septembre, à
l'attaque de Souchez, a conquis d'un seul bond plusieurs lignes de tranchées ennemies, laissant
derrière elle de nombreux Allemands qui ont été faits prisonniers pendant la nuit.
« Le 28 septembre, s'est portée à nouveau, d'un élan, à l'assaut des positions de Givenchy très
fortement organisées. S'est maintenue pendant trois jours sur le terrain conquis, l'organisant et le
défendant sous un bombardement incessant. »

Enfin, à la nuit, la 12e Compagnie, sous le commandement de l'Adjudant LEBŒUF, se jette sur
l'ennemi et s'empare de 200 prisonniers et de plusieurs mitrailleuses, nettoie le terrain entre la 11e
Compagnie et nos lignes de départ et rétablit les communications entre l'avant et l'arrière. Cette
situation n'avait pas été particulière au Régiment ; elle s'était produite à droite et à gauche peu près
de la même façon.

Le 26 la progression continue.

Le 27, au matin, le Régiment, accroché aux flancs des coteaux qui séparent Souchez de Givenchy,
attaque les tranchées de Halle et de Brème sur la crête. Malheureusement la préparation d'artillerie,
mal réglée, éparpille un certain nombre de ses coups dans nos propres tranchées et désorganise les
vagues d'assaut qui ne peuvent déboucher.

Le 28, dans l'après-midi, l'attaque est reprise. Malheureusement encore, un certain nombre de coups
courts de notre artillerie tombent sur nos unités de tête prêtes à l'attaque. Nos signaleurs font en
vain, debout au milieu des éclatements de nos propres obus, le signal de « tir trop court ».
N'importe, à l'heure H, un Bataillon Colonial, le 3e Bataillon et le 1er Bataillon du Régiment
s'élancent superbement en avant. La tranchée de Brème a beau être forte, il semble qu'elle ne pourra
tenir sous un tel assaut. Mais, dès que les Bataillons dépassent la crête militaire et débouchent, sur
le glacis qui couronne le Plateau, ils sont pris de front et de flanc sous un effroyable feu de
mitrailleuses (celles de flanc tirent du Bois en Hache et sont situées devant le front de la 43e
Division d'Infanterie) ; les pertes sont énormes. La marée humaine monte toujours et il semble
qu'elle va tout submerger. La tranchée de Brème, qui couronne la crête et qui est l'objectif, est là
tout près. On va l'atteindre, quand, brusquement, la vague se heurte à un réseau de fil de fer intact :
arrêt brusque. A ce moment même, nos propres obus tombent dans les unités de tête qui n'ont plus
d'officiers et la fusillade fait rage. Les morts et les blessés tombent par dizaine. La vague recule
d'une centaine de mètres, s'accroche au terrain et s'enterre. Puis, les jours suivants, le front se fixe et
les 1er et 3e Bataillons relevés, dans la soirée du 30 septembre par le 41e Colonial, vont se refaire,

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pendant trois jours, à quelques kilomètres à l'arrière, avant de rentrer dans la fournaise.

Pendant ces journées du 25 au 30 septembre, le 2e Bataillon avait été mis en réserve de Division. Il
marchait au début dans le sillage de la 25e Brigade qui attaquait à gauche de la 26e. Quelques-unes
de ses unités sont engagées en première ligne, traversent la Souchez dans l'eau et s'emparent
brillamment de plusieurs positions ennemies. Il est relevé dans la nuit du 2 au 3 octobre et rejoint le
Régiment.

Au cours de ces dures journées du 25 au 30, les pertes avaient été lourdes.

Le Commandant MENNEGLIER, du 1er Bataillon, et le Lieutenant MOREAUX, de la 3e


Compagnie, s'étaient superbement fait tuer à la tête de leur unité.

Le Capitaine de LABOULAYE, les Lieutenants GOUTTENOIRE de TOURY, LALLEMAND,


MALTERRE, MORIN, Le BOUCHER des PARCS, DURAND, BRACHIER, BREDARD,
PINGAUD, VIANNAY s'étaient héroïquement fait blesser à la tête de leur unité. Le Sous-
lieutenant BISSIRIER, de la 9e, au courage légendaire, avait été blessé et mourait deux jours après.

Le Sous-lieutenant BERNAERT, le 28, après l'attaque, avait été superbe en parcourant toute la
première ligne sous les balles pour assurer la liaison entre les unités et même entre le Régiment et le
corps de droite. Il avait passé la nuit à rechercher et ramener de nombreux blessés restés en avant
des lignes. Il fut grièvement blessé le 29 en allant volontairement rassurer, par sa présence et ses
paroles, une partie de sa compagnie (la 10e) qui subissait un violent bombardement.

En dehors des officiers, le Régiment avait laissé :


167 tués et 366 blessés.

Dès la nuit du 3 au 4 octobre, le Régiment rentre en ligne, avec le 3e Bataillon qui va relever, devant
Givenchy, des unités coloniales.
Les positions ont été conquises depuis la tombée de la nuit seulement.
Elles ne sont pas consolidées et consistent en vieux éléments de tranchées en partie détruits par le
bombardement et en trous d'obus. Dès qu'il fait jour, avant même que les compagnies aient le temps
de voir où elles sont et de s'organiser, l'ennemi commence un bombardement intense de 150 et de
105, puis des troupes de la Garde prussienne qui n'ont pas encore donné, se lancent à la contre-
attaque. Les pertes sont considérables ; tous les officiers de la compagnie de tête sont tués ou
blessés. Un recul de quelques mètres se produit, mais on tient solidement dans la tranchée de Halle
et à quelques mètres au sud du carrefour des Cinq-Chemins. L'ennemi est contenu.

La résistance a coûté cher. Les Lieutenants GAY et PAILLOT, connus pour leur bravoure, sont
tués.
Le Capitaine GAULET, les Lieutenants LEDUC et LAMBERT, les Sous-lieutenants
BLOUCTET et BRAILLON sont blessés.
14 sous-officiers, 215 hommes sont tués ou blessés.

Le 5 octobre, le 2e Bataillon monte en ligne devant le bois de Givenchy.

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La période des attaques est passée, mais les bombardements ennemis restent intenses. Le 3e
Bataillon est relevé le premier, le 6 octobre, et le 1er Bataillon le dernier le 10 octobre. Avant de
descendre des lignes il perd le Sous-lieutenant PUYRAIMOND, héroïquement tué en repoussant
une contre-attaque locale.

Le 13 octobre, au moment de partir pour des cantonnements de repos les 5e et 7e Compagnies et le


3e Bataillon reçoivent l'ordre de remonter en ligne ils y restent deux jours.
Le 16 octobre, le Régiment se trouve finalement au repos en entier à Crépy et à Équirre.
Le 20, il se transporte à Verchin.
Le 22 octobre, grande revue de la Division par le Général d'URBAL, commandant l'Armée, à la
Thieuloye, puis retour à Verchin.

Mais la 43e D. I. n'a pas été relevée après les attaques de septembre et la 13e D. I. reçoit l'ordre
d'aller la remplacer dans son secteur du bois en Hache pour lui permettre d'aller se refaire à l'arrière.
En passant par Bryas, Hermin et Verdrel, le Régiment entre en ligne le 7 novembre dans le secteur
du bois « en Hache ».
Le Régiment tient le secteur jusqu'au 25 novembre. Pendant cette période, ce n'est plus la lutte avec
le Boche, mais la lutte contre les éléments. Il pleut sans cesse, la boue est le principal ennemi.
Tranchées et boyaux sont des ruisseaux dans lesquels il faut vivre. Les pieds gelés reparaissent
nombreux. L'hiver semble encore devoir être plus dur que celui de 1914-1915.

Le 23 novembre, le Régiment est relevé complètement et se trouve rassemblé dans la zone de


Troisvaux, au nord de Saint-Pol. Il est à peine arrivé qu'il reçoit l'ordre de se tenir prêt à relever la
154e D. I. dans son ancien secteur, devant Givenchy-en-Gohelle. En fait, dès le 28 au soir, le 3e
Bataillon commence à relever la 154e D. I.

Le Régiment gardera le secteur jusqu'au 18 décembre. Ce secteur est épouvantable. Les


bombardements par torpilles et obus de tous calibres sont incessants. C'est ainsi que le Lieutenant
de SALABERRI est tué en essayant de repérer un minenwerfer. Les pluies continuelles ont
transformé le terrain en un véritable marécage. Les boyaux et les tranchées sont emplis d'une boue
épaisse et gluante. Au cours des relèves de nuit, des hommes disparaissent, enlisés. Il faut, au cours
de ces relèves faites en pleins champs, car les boyaux sont impraticables, relier par une corde tous
les soldats de l'escouade. Quand les hommes rentrent, après relève, au cantonnement de Gouy-
Servins, au petit jour, éreintés, ils ne sont, des pieds à la tête, qu'un paquet de boue. Et, malgré
toutes ces épreuves, chacun fait son devoir et souffre en silence.

Enfin, le 18 décembre, c'est la relève finale et le Régiment s'en va loin à l'arrière. Le 20 décembre, il
se trouve réuni à Bermicourt, Fleury, Libessart.

Le bruit se répand que le Régiment ne reviendra pas dans ce secteur de N.-D.-de-Lorette. C'est un
immense soupir de soulagement. Sur ce plateau, à jamais illustre et sinistre, le Régiment avait vécu
pendant quinze mois les heures les plus dures de toute la campagne. Pendant quinze mois, il avait
lutté sans merci contre un ennemi terrible : la boue, pendant deux hivers. Il y avait vécu au milieu
des cadavres, des mouches et des rats ! Il y avait remué des millions de mètres cubes, de terre et de
chair — car le plateau n'était qu'un vaste cimetière — refaisant sans cesse ce que les obus, les mines
et la boue démolissaient. Il y avait déployé les suprêmes efforts et consenti Ses sacrifices

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incroyables. Il y avait vécu un long martyr que, même les souffrances de Verdun n'arriveront pas à
faire oublier. Il y avait souffert en silence, connaissant son devoir et sachant que son sacrifice ne
serait pas vain.

Le Régiment reste dans la zone de Bermicourt jusqu'à la fin de janvier 1916 et, en février, au camp
de Saint-Riquier, près d'Abbeville. Il fait désormais partie de l'Armée « PÉTAIN ». Il s'entraîne
avec foi et confiance pour les grandes luttes que l'on sent prochaines.

VERDUN

Le Régiment croyait préparer les attaques décisives, mais arrive la ruée allemande sur Verdun et, le
26 février 1916, il s'embarque à Petit-Houvin (sud de Saint-Pol), pour aller, comme tant d'autres,
barrer la route de Verdun et de la France aux Allemands.

Débarqué le 27, dans la région de Revigny, il gagne Verdun, partie par étapes, partie par camions. Il
y arrive le 4 mars au matin et, dans la nuit du 4 au 5, il relève les éléments du 20e Corps d'Armée
entre le fort de Douaumont et le village de Vaux.

Là, pendant huit jours, le Régiment ne mentira pas à son passé de Lorette, et, pendant huit jours, le
boche se cassera les dents contre sa ténacité.

Rien ne saurait mieux montrer du reste son glorieux effort que ces pages du Colonel SCHMIDT,
commandant la Brigade, mises à l'appui d'une demande de Croix de Guerre pour son Drapeau :

« La 26e Brigade entre toute entière en ligne dans la nuit du 4 au 5 mars sur le front : corne est du
fort de Douaumont, lisières ouest de Vaux-devant-Damloup exclusivement. Les régiments sont
accolés.
« Le 21e, dans le sous-secteur de droite, relève, avec ses 2e et 3e Bataillons, des éléments du 4e
Bataillon de Chasseurs à Pied et du 73e d'Infanterie. Le 1er Bataillon est en réserve de division au
sud-est du fort de Souville.
« Le terrain était inconnu, difficile ; le bois d'Hardaumont faisait masque en avant de la droite ; le
ravin suivi par la route du fort de Douaumont à Vaux, profond et en partie boisé, coupait le sous-
secteur et constituait pour l'ennemi une zone de rassemblement et un cheminement très bien défilés
aux vues et, jusqu'alors et pendant longtemps encore, peu et mal battus par notre artillerie. La
situation était imprécise, confuse, pleine de redoutables inconnues. Point de lignes de défense
organisées, des trous d'obus et de tirailleurs alternant avec de petits éléments de tranchées
ébauchés et des retranchements permanents, ceux-là trop larges et sans traverses ; un mince réseau
de fil de fer était tendu à quelques mètres en avant, aucun abri pour les soutiens.
« Tandis que le Lieutenant-colonel LECOANET et les officiers supérieurs se rendent compte,
étudient, apprécient et décident avec l'activité, la conscience et l'expérience qui les caractérisent,
les compagnies se mettent immédiatement au travail pour réunir, approfondir ou rétrécir,
paradosser ou traverser les éléments de tranchées. Les unités en soutien s'abritent contre le
bombardement. Les mitrailleurs sont installés de façon à battre les angles morts et les intervalles, à

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flanquer toute la ligne et ses ailes ; deux pièces sont disposées en caponnière, battant les pentes
nord de la croupe du fort de Vaux.
« Ce fut l'œuvre des 5 et 6 mars, réalisée dans un calme relatif, je veux dire sous un bombardement
intermittent et dispersé quoique ininterrompu quant à l'ensemble du secteur.
« Le 7 mars, à midi, commence un arrosage systématique d'obus de gros calibre sur les tranchées
de première ligne, les ravins où s'abritent les réserves et les cheminements intermédiaires. Sa
violence est inouïe, supérieure à celles de tous ceux qui ont été subis depuis le début de la
campagne, mais malgré tout, il n'arrive pas à émouvoir les cadres et soldats qui ont vécu les jours
terribles du Plateau de Lorette, du Fond de Souchez et de Givenchy. Les tranchées sont
bouleversées, les mitrailleurs enterrés, le Chef de Bataillon CONTET et 3 officiers sont écrasés, 50
hommes sont tués, près de cent blessés ; tout le monde reste stoïquement à son poste. A 18 heures,
dès que l'accalmie se produit, chacun se remet à la besogne pour réparer les dégâts ; les
reconnaissances ennemies sont repoussées ou cueillies ; on apprend ainsi qu'une attaque est
imminente et on se prépare à la bien recevoir.
« Le 8, à 14 heures, le feu de l'artillerie ennemie redouble de violence ; il semble s'acharner à
bêcher littéralement le secteur. Il n'importe, sans souci du danger et des pertes, les brèches se
réparent ; les mitrailleuses bousculées se replacent ; du colonel au dernier soldat, chacun souhaite
l'attaque. Elle se déclenche à 11 heures. A droite, l'ennemi, débouchant en force de la lisière sud du
bois d'Hardaumont, essaye de percer sur le 3e Bataillon du 21e Régiment d'Infanterie et sur les
éléments du 409e qui le prolongent. Pris immédiatement de flanc par deux pièces de la Compagnie
de mitrailleuses GUÉRIN, de front par deux sections de la Compagnie de mitrailleuses ROLLAND
et par les tirailleurs du 3e Bataillon, il s'arrête, tournoie, et reflue en désordre vers le bois, semant
le terrain de ses morts. A gauche, grâce au jet de liquides enflammés, l'assaillant a forcé la ligne à
la jonction du 109e et du 21e ; il s'infiltre, il avance. Un peloton de la 6e Compagnie, absorbé par un
combat de front, se trouve entouré ; le commandant de la compagnie, ralliant l'autre peloton, sort
délibérément de la tranchée et, par une manœuvre aussi hardiment conçue que résolument
exécutée, se place en crochet défensif en arrière et à gauche. Soutenu par un peloton de la 7e qui se
porte à la contre-attaque, il rétablit la liaison avec le 109e et arrête l'ennemi. Pendant ce temps,
vers midi 15, une troisième attaque, menée par environ deux compagnies et suivant le ravin Vaux -
fort Douaumont tente d'enlever le saillant que forme la droite du 2e Bataillon avec la Compagnie de
mitrailleuses GUÉRIN. Pendant que l'Infanterie utilise les portions en angle mort, les mitrailleuses
balaient le parapet de notre ligne pour forcer nos tirailleurs à se terrer. Malgré cela les mitrailleurs
montent leurs pièces sur le parapet et ouvrent le feu. Canons, fusils, mitrailleuses, baïonnettes et
grenades hachent, fauchent, dispersent et disloquent les assaillants ; les attaques sont
définitivement enrayées.
« Le 9, le Lieutenant-colonel LECOANET, grièvement blessé par l'éclatement d'un tas de
grenades, passe le commandement au Chef de Bataillon SERMAGE.
« Le bombardement continue, nuancé et intermittent, jusqu'au 10 à midi, heure à laquelle il reprend
avec son intensité maxima. L'attaque qui le suit est dirigée plus spécialement sur la croupe du fort
de Vaux et sur la droite du 21e. Celte dernière offensive, accueillie comme celle du 9, sort, fait
quelques pas et recule tandis que la section de mitrailleuses de la Compagnie de Brigade n° 1,
Capitaine FUSILIER, intervient utilement dans le flanc droit des assaillants du fort de Vaux.
« A 23 heures, nouvelle tentative de l'ennemi : 3 et 4 compagnies en formation dense et sur deux
lignes marchent résolument sur nos tranchées, malgré les feux de mitrailleuses et de mousqueterie,
et parviennent jusqu'au fil de fer, mais ne vont pas plus avant. Elles y sont fauchées, 135 cadavres
bordaient le réseau le lendemain matin.

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« Pendant les journées du 11 et 12, bombardement habituel et tentatives de destruction de nos


réseaux, toujours et victorieusement repoussées.
« Dans la nuit du 12 au 13, le 21e Régiment est relevé et ramené à Haudainville, où il s'établit en
cantonnement bivouac d'alerte.
« Il laisse dans le sous-secteur une tranchée de 1ere ligne continue et profonde. Le réseau de fil de
fer a été renforcé, amélioré, remplacé, partout où il avait été détruit ; une tranchée de soutien est en
voie d'achèvement, deux boyaux de communication la relie aux premières lignes. Les troupes de
soutien se sont creusées des abris de fortune mais suffisants pour réduire notablement les pertes.
« Le ravitaillement en munitions, en matériel, en vivres, la relève et l'évacuation des blessés, ont été
assurés par les seuls moyens du corps et ce n'est pas la partie la moins héroïque de la tâche
accomplie par le 21e Régiment d'Infanterie. Les pistes de communications sont jalonnées de
« cuistots » et 30 brancardiers ont été tués ou blessés dans l'exercice de leurs fonctions.
« Il serait aisé, mais est-il nécessaire de dépeindre en termes impressionnants le tableau que
présentait la région de Douaumont - Vaux pendant cette période, ces averses de fer et de feu, ces
bandes de terrain systématiquement piochées par les projectiles, ce tonnerre continu ébranlant les
cerveaux et tendant les nerfs jusqu'à les briser, et, au milieu de cet ouragan, officiers, sous-officiers
et soldats veillent, creusant, luttant sans arrêt, sans défaillance, et exaltant leur courage, leur
énergie, leur endurance à la mesure des fatigues, des difficultés et des périls.
« J'en appelle au témoignage de tous nos chefs qui ont vécu avec nous, comme nous, ces jours de
crise, d'efforts et de succès.
« C'est à eux que je m'adresse pour demander la récompense militaire par excellence, la Citation
collective à l'ordre de l'Armée en faveur du 21e Régiment d'Infanterie qui, après avoir parcouru la
route glorieuse et sanglante qui l'a mené de Langres à Verdun en passant par Plaine, la Chipotte, la
Marne, Lille, Lorette, Souchez et Givenchy, est tout prêt à marcher encore, à marcher toujours, tant
qu'il faudra, tant qu'on voudra. »

A la suite de ce rapport, le Drapeau du Régiment recevait sa première Croix de Guerre avec le motif
suivant :

« Du 4 au 13 mars, sous les ordres du Lieutenant-colonel LECOANET, blessé le 5e jour, puis du


Commandant SERMAGE, a relevé en plein combat entre le fort de Douaumont et Vaux, a organisé
la position, repoussé trois attaques accompagnées de jet de liquide enflammé et déjoué toutes les
autres tentatives de l'ennemi sur son front, en même temps qu'il prêtait un concours actif et efficace
aux unités voisines. A supporté sans faiblir et avec bonne humeur, un bombardement ininterrompu
de jour et de nuit et d'une violence sans précédent, justifiant ainsi sa réputation de bravoure, de
vigueur, de ténacité, qu'il s'est acquise au cours de la campagne en Alsace, sur la Marne, dans le
Nord et en Artois ».

Le Régiment, après deux jours passés à Haudainville, remonte en réserve pendant quelques jours au
bois du « Thillat » où le bombardement lui fait encore subir quelques pertes. Il s'embarque
finalement le 20 mars en automobiles et va se refaire à Aulnoy-en-Artois.

Son héroïque résistance à Verdun lui avait coûté : 5 officiers tués, le Commandant CONTET du 3e
Bataillon, les Lieutenants LALLEMAND, LECOLIER et ROY, le Sous-lieutenant VIANNAY. 6
officiers blessés : le Lieutenant-colonel LECOANET, commandant le Régiment, le Lieutenant
PERNET, les Sous-lieutenants GUILLMAUD, POIGNAN et CHAUVIN.

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45 sous-officiers tués ou blessés.


653 hommes tués ou blessés
Au total, près de 700 hommes.

Les actes de courage y furent tellement nombreux qu'il est impossible de les citer tous. On peut dire,
en particulier, que tous les agents de liaison, les ravitailleurs de toutes sortes, les brancardiers,
déployèrent des trésors d'héroïsme.
On peut citer cependant entre cent :

Le Lieutenant JARNIAT, commandant la 11e Compagnie, dont le courage impassible est pour une
grande part dans l'échec de l'attaque boche lancée dans la nuit du 10 au 11 mars.

Le Lieutenant DUBOST, commandant la 6e Compagnie, qui, avec l'aide du Lieutenant


LESPINASSE, rétablit le 8 une situation momentanément compromise.

Le Lieutenant LEDUC, chef des liaisons du Corps qui, avec les téléphonistes qu'il peut rassembler,
barre à l'ennemi une brèche qui s'est ouverte à la liaison du Régiment et du 109e et l'arrête net.

LA SOMME — L'AISNE

Le 6 avril, le Régiment est transporté en Champagne. Il cantonne quelques jours à la Veuve et


Juvigny-sur-Marne. Le 20 avril, il entre en ligne dans le secteur « La Savate », à l'ouest de Tahure.
Il y restera jusqu'au 20 juillet.

Le secteur est dit calme. Et, pourtant, les bombardements par torpilles et obus de tous calibres y
sont fréquents. Certains endroits, comme la tranchée Landel et le Caméléon, sont littéralement
bêchés chaque jour. Malgré la faible densité des troupes d'occupation, la moyenne journalière des
pertes est relativement élevée. Puis, cette faible densité d'occupation rend le service de surveillance
plus dur. Les travaux exécutés sont nombreux. Le nombre de mètres cube de terre remuée, le
nombre de cadres posés, d'abris commencés ou achevés ne se compte plus. Les relèves sont rares.
Certains restent en ligne plus d'un mois sans revoir un lieu habité. Les relèves sont aussi longues et
pénibles ; 10 kilomètres de boyaux à parcourir avant d'arriver à son poste. En somme, pendant trois
mois, c'est un service pénible et sans gloire, mais utile puisque, deux ans plus tard, le Régiment
bénéficiera, dans ces mêmes lieux, des travaux exécutés et les utilisera pour arrêter net la dernière
ruée de l'envahisseur exécré.

Pendant ce temps, la grande offensive de la Somme était déclenchée et le Régiment attendait avec
ardeur le moment où il pourrait sortir de ses trous et se jeter sur l'ennemi.

Son désir ne tarde pas à se réaliser. Le 20 juillet, le corps est enlevé en autos à Somme-Suippe et
débarqué à Matougues et à Aulnay-sur-Marne. Il y restera au repos jusqu'au 11 août. Il se prépare à
l'effort prochain.

Le 11 août, il est enlevé en chemin de fer et débarque, le 12 août, à Grandvilliers, puis cantonne à

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Cempuis. Dans la nuit du 16 août, il entre en ligne entre Estrées et le bois de Soyécourt, face à
Deniécourt. Alors commence une période d'attaques locales dont le but est de préparer les bases
d'une grande attaque ultérieure.

Le 21 août, le 2e Bataillon, s'empare du bois Schleswig et des tranchées avoisinantes mais, au cours
de la nuit, une violente contre-attaque ennemie surprend les unités en plein travail d'organisation et,
malgré une résistance opiniâtre, l'avance de la veille est perdue et les pertes sont sévères.

Se signalent au cours de ces combats : le Lieutenant BOUTS et le sergent PETIT (5e Compagnie).

Le Lieutenant CHAPLET est tué. Le Capitaine MALTERRE, dont le courage était légendaire et
dont le sang froid augmentait avec le danger, est grièvement blessé et succombe quelques jours
après à ses blessures. Les Lieutenants GERMANN et FAIVRE sont blessés et faits prisonniers.
188 hommes sont tués, blessés ou disparus.

Après ce douloureux événement, le calme renaît et le travail d'organisation se poursuit jusqu'au 28


août. Du 28 août au 7 septembre, le Régiment, relevé, se repose et se prépare à un nouvel effort. Le
8 septembre, il reprend son précédent secteur. Du 8 au 17 septembre, il porte ses lignes en avant, à
distance d'assaut du Parc de Deniécourt ; les 1er et 3e Bataillons rivalisent d'entrain. En quelques
jours, sont creusés des centaines de mètres de tranchées, de boyaux, d'abris. Des dépôts de
munitions et de matériel sont constitués à pied d'œuvre. Le 17 septembre, tout est prêt pour
l'attaque. Du reste, les opérations qui vont se dérouler jusqu'au 15 octobre ne sauraient être mieux
relatées que par les termes mêmes du rapport mis par le colonel du Régiment à l'appui d'une
demande de citation à l'Ordre de l'Armée :

« Après le dur séjour à Verdun où, arrivé un des premiers, il avait contribué pour sa part à enrayer
l'effort de l'ennemi, le 21e Corps d'Armée était entré, une fois reconstitué, en secteur en
Champagne, secteur où peuvent se réentraîner progressivement les corps composés d'éléments
nouveaux.
« Il se trouvait devant Tahure au début de l'offensive de la Somme, et ce fut, certes, pour ce corps,
justement fier par ses antécédents, de pouvoir se considérer comme un corps d'attaque, une grosse
déception de n'avoir pas été choisi comme ouvrier de la première heure.
« Bientôt, d'ailleurs, il était amené sur la Somme, non pas peut-être sur le théâtre considéré comme
principal, mais en un point où, peut-être moins glorieux, moins rempli de brillants espoirs de
percée, le rôle à jouer était non moins utile, la lutte non moins ardente.
« C'est animé d'un superbe moral que, dans la nuit du 15 au 16 août, le 21e Régiment d'Infanterie
est venu relever le 219e Régiment d'Infanterie en face du bois de Soyécourt et de Deniécourt.
« Tout un plan d'attaque de ces positions, tenues à buste titre pour formidablement organisées, avait
été étudié par la 61e Division d'Infanterie, plan que cette Division avait à cœur de réaliser par elle-
même et dans lequel la tâche assignée aux éléments de la 13e Division d'Infanterie se réduisait à. la
préparation du terrain et à l'enlèvement de quelques tranchées et points d'appui (bois du Schleswig,
le Pirate, etc...), dans un but de régularisation du front.
« Cette opération préliminaire, dans laquelle la 122e Division d'Infanterie avait échoué quelques
jours avant sa relève, fut tentée le 21 août.
« L'objectif assigné en particulier au 21e Régiment d'Infanterie était formé par les tranchées du
Pirate et du Pantin, le bois du Schleswig et une partie de la tranchée du Schleswvig. L'ordre

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d'attaque interdisait au Régiment d'aborder la position de front et il assignait une progression


uniquement par boyaux, et l'occupation ne devait être réalisée que s'il était possible de la faire sans
entamer de véritable combat.
« En dépit de cet ordre, la fraction de gauche du 2e Bataillon, appuyée des grenadiers d'élite et des
fusilliers-mitrailleurs, s'élance à découvert, en liaison avec le 20e Bataillon de Chasseurs à Pied,
chargé d'enlever le Pirate et, d'un seul élan, arrive à la tranchée de Holstein, là où précisément
notre artillerie faisait un barrage sérieux. Force fut donc de reculer. En même temps, les
compagnies du 2e Bataillon, maîtrisées avec peine par les commandants de compagnies,
progressent parallèlement dans le Pirate et le Pantin et, en fin de la journée, il est permis d'espérer
que la position sera enlevée ; mais, à la tombée de la nuit, une réaction d'une rare violence se
produit. Profitant de ce que le front de l'attaque est limité et très localisé, les Allemands y
concentrent le feu de toutes leurs batteries. Une contre-attaque impétueuse les amène jusque dans
nos propres lignes d'où la 10e Compagnie, accourant du Satyre, doit les chasser après avoir
franchi, dans l'obscurité la plus profonde, un tir de barrage très dense. C'est cette même nuit que le
Capitaine DUBOST, voulant vérifier la présence des Allemands dans nos lignes et organiser un
barrage, se trouva en un clin d'œil entouré et emmené par l'ennemi. Simulant une blessure, il
s'affaissa dans un trou d'obus et, abandonné, après avoir été dépouillé par ceux qui l'entraînaient
précipitamment, il demeura tout le reste de la nuit entre les lignes, sous les feux croisés et les
barrages d'artillerie et de Viven-Bessières.
« Le combat sanglant coûtait au 21e :
« 1 officier tué ;
« 3 officiers disparus dont 2 grièvement blessés et 249 tués, blessés ou disparus.
« Le 27 août, le Régiment était ramené en arrière et recevait du renfort.
La 2e période s'étend du 7 septembre au 15 octobre et c'est pendant ce deuxième séjour, à peine
coupé par deux maigres repos de deux nuits chacun, que le Régiment fournit un effort inouï,
presque surhumain et qui dépasse les prévisions les plus optimistes.
« La 13e Division d'Infanterie reprend complètement, à son compte cette fois, toute l'opération
étudiée jadis par la 61e Division d'Infanterie et, pour sa part le 21e prépare dans tous ses détails
une première attaque sur le parc et le village de Deniécourt, puis une deuxième sur le village de
Bovent.
« Au cours de ces différentes opérations, les officiers et la troupe rivalisent d'ardeur. On multiplie
les reconnaissances jusque dans les lignes ennemies et, comme les renseignements recueillis la nuit
ne sont pas assez précis, c'est en plein jour qu'on va les chercher tel le sergent MALAVET qui, le
15 septembre, pénètre audacieusement, à midi, dans les tranchées ennemies et en ramène 5
prisonniers ; tel, aussi, le sergent ROBILLARD, qui attaque le même jour un petit poste à la
grenade et se fait tuer debout en luttant en véritable héros. Sur tout le front, les officiers donnent
l'exemple, voulant à tout prix lever le bandeau que le parc de Deniécourt tient sur leurs yeux et
désirent fixer les emplacements des petits postes, des mitrailleuses, des engins de tranchées, au
point que le Lieutenant-colonel commandant le Régiment est obligé d'interdire aux commandants de
compagnie de faire eux-mêmes des patrouilles.
« Parallèlement, se poursuit un travail incessant de préparation, par la construction d'un immense
réseau de tranchées, de boyaux, dont le développement atteint plusieurs kilomètres. Le plan
directeur se transforme. Chaque matin, les Allemands peuvent constater de nouvelles tranchées, de
nouvelles voies d'accès. C'est la tranchée des Compères, d'une longueur de 700 mètres, bientôt
renforcée d'une tranchée de doublement, puis le boyau de la Torpille, le boyau des Abris, le boyau
de la Cave. Et, comme le temps n'est pas favorable on travaille sous l'eau, dans la boue, mais on

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travaille avec bonne humeur, avec entrain, certain que le succès viendra couronner les efforts.
« Le 14 septembre, a lieu une première petite opération sur les ailes, en vue de commencer
l'investissement de Deniécourt, car telles apparaissent les défenses du château, du parc et du
village que les aborder de front semble téméraire. A cette opération, le Régiment ne doit prendre
part que par son feu, en cherchant à fixer l'ennemi, mais la tentation est trop forte ; le 21e ne peut
supporter que le voisin marche à l'assaut sans vouloir participer à la fête. A l'heure H, sous les yeux
de son capitaine, impuissant à la retenir, une compagnie franchit la tranchée et marche à l'ennemi.
« Enfin, le 17 septembre, a lieu la véritable attaque ; Deniécourt ne sera pas encore abordé de
front, mais l'investissement sera serré de plus près et le 3e Bataillon d'une allure magnifique aborde
les tranchées de la Valse et la tranchée de Lubeck, accablant de ses coups un adversaire qui ne veut
pas céder. Il s'y installe et résiste, le soir, à une violente contre-attaque ennemie.
« De son côté, le 1er Bataillon multiplie les attaques sur tout son front, harcelant l'ennemi à ses
barrages de la Cave, du Chemin, de 4118, du Waldwek, de Soyécourt, de la Maison du Garde et, tel
est l'acharnement qu'il déploie que, dans la nuit, une compagnie allemande, venue pour se rendre,
se retire vers un autre corps où elle espère trouver un accueil moins brutal.
« A citer, au cours de ces opérations, l'esprit d'audace et de décision dont fit preuve le Sergent
THIBAUDOT, de la 1re Compagnie, commandant les grenadiers d'élite du bataillon. Ce sergent
reçoit la Médaille Militaire en raison de sa belle conduite.
« Cependant, l'ennemi comprend l'inanité de son effort et les plus braves une bravoure qui toutefois
ne les incite pas à tenir jusqu'au bout, jusqu'à 1a mort tentent de profiter de la dernière obscurité de
la nuit pour se replier.
« Mais partout la surveillance est trop active pour que semblables mouvements puissent réussir. Les
1er et 3e Bataillons oubliant leurs fatigues, retrouvant des forces pour suivre l'ennemi, pour le
devancer à la sortie de Deniécourt, faisant en terrain libre un bond de plus d'un kilomètre, cueillent
près de 150 prisonniers, nettoyant les caves et les abris du château et du village, enlevant quatre
mitrailleuses, 9 lance-bombes, 6 mortiers de 77.
« Après cet effort, il semble qu'une relève s'impose. Les disponibilités de troupe en arrière du front
ne le permettent pas.
« Certes, c'est une déception profonde que de renoncer au repos entrevu, mais c'est avec courage
qu'elle est acceptée et, de suite, en se remet au travail, car la position conquise doit être gardée et,
pour la garder, il faut l'organiser.
« Bientôt, d'ailleurs, la question n'est plus d'organiser la position conquise, elle est de préparer une
nouvelle attaque sur Bovent, préparation autrement pénible encore que celle de Deniécourt car, si
la nouvelle ligne se trouve portée à 1.200 mètres en avant, les dépôts de matériel, les cuisines, les
points d'eau n'ont pas bougés. Et, ce même Régiment qui est aux tranchées depuis le début de
septembre, qui en a assuré la garde, qui a préparé et exécuté l'attaque de Deniécourt, doit
continuer son service de garde, reprendre son travail de préparation, vivré dans l'attente d'un
nouvel assaut et, courageusement, de nouveaux kilomètres de tranchées sont construits : c'est le
boyau Nord-Sud, le boyau C.-4, la tranchée du Bouleau, des Tilleuls, avec leur doublement qui
apparaissent. Ce sont des dépôts de matériel qui sont créés, approvisionnés, des postes de
commandement, des abris qui sont construits, sous une pluie ininterrompue et qui toujours fait
reculer le jour de l'attaque.
« Il est impossible, à qui n'en a pas été le témoin, de se faire une idée exacte de la somme d'efforts
réalisés, de l'énergie déployée, des fatigues supportées pendant cette période.
« Enfin, le 10 octobre à 11 heures, le signal est donné et, une fois encore, cela va être le spectacle
angoissant entre tous des vagues qui sortent, se succèdent et progressent jusqu'à leur objectif. Plus

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que jamais, la difficulté à vaincre est considérable, car il y a plus de 400 mètres à parcourir en
terrain découvert avant d'aborder la ligne ennemie et l'objectif de Bovent a lui même plus de 400
mètres de profondeur. Il comporte d'ailleurs plusieurs lignes de tranchées et les photographies
d'avions signalent de nombreux abris bétonnés qui sont autant de repaires dans lesquels l'ennemi
peut se dissimuler et devenir un danger pour l'assaillant qui les aura dépassés. Jamais, cependant,
n'a été aussi élevé le moral du Régiment, dont jamais pourtant la fatigue n'a été aussi grande.
« Deux Bataillons, en place depuis le matin, garnissent les tranchées de départ et, quelques instants
avant l'heure H, les commandants de compagnie sont là, à demi sortis des tranchées, la montre à la
main, prêts à donner le signal de départ, tel un chef d'orchestre sur lequel tous les exécutants ont
les yeux fixés. Par malheur, au moment de partir, deux dépôts de munitions et de matériel,
approvisionnés au prix de tant d'efforts, font explosion atteints par un obus ennemi, tandis que
plusieurs coups malheureux trop courts de notre artillerie lourde viennent faire dans nos rangs des
ravages cruels. Cependant, d'une manière générale, la préparation d'artillerie a été superbe,
complète ; tous les détails en ont pu être suivis par les fantassins des tranchées, le succès parait
certain et, avant le départ, les chefs sentent que l'assaut réussira, car les hommes le veulent ainsi.
Aussi l'heure est trop lente à venir au gré de l'impatience, de l'ardeur de tous et à H - I', une
compagnie entière enjambe le parapet, s'aligne et, chantant la Marseillaise s'avance sur son
objectif ; sortie prématurée sans doute, mais qu'on ne saurait trouver le courage de blâmer, car elle
a son utilité, entraînant toute la ligne de proche en proche, forçant les dernières hésitations des
tièdes, des timorés, décidant de la marche générale. Et le 21e donne alors ce spectacle inoubliable
de 4 compagnies marchant à l'assaut et qui, arrivant au barrage de notre artillerie, ont le sang-
froid de s'arrêter, l'arme au pied sur un signe des commandants de compagnie, de s'aligner pour
repartir, à mesure que s'allonge le tir des 75. Derrière, les 2e et 3e vagues suivent dans le même
ordre, parfait et sont assez heureuses pour avoir dépassé la zone dangereuse avant le
déclenchement tardif du tir de barrage ennemi.
« En quelques minutes, tous les obstacles sont franchis, toutes les résistances écrasées, tous les
premiers objectifs atteints. A gauche, au carrefour 93, le 1er Bataillon doit engager une lutte
violente à la grenade contre une trentaine d'Allemands qui, fanatisés par deux officiers, résistent
désespérément derrière un barrage. Il faut qu'un fusil-mitrailleur, montant sur le parapet, tue l'un
des chefs, tandis que l'autre reçoit une grenade en pleine poitrine. A droite, le 3e Bataillon a
traversé Bovent et, tandis que la première vague gagne son objectif, les nettoyeurs de tranchées, les
grenadiers, les Schilt jouant du revolver, de la grenade, du couteau et du lance-flammes purgent
tous les abris. Ils font environ 250 prisonniers qui, d'eux mêmes, se rendent vers l'arrière, nul ne
voulant déserter le combat et l'escouade de territoriaux désignés à l'avance pour cette mission étant
bientôt insuffisante.
« Après un court arrêt dans la tranchée du Lethe pour reprendre haleine et se reformer, les
compagnies poursuivent leur assaut dès que l'artillerie, prévenue, a allongé son tir, et l'objectif
éventuel est abordé avec autant d'entrain, même il est dépassé, et les assaillants ne s'en doutent pas
tout d'abord car les cartes qu'ils ont reçu portent une tranchée (La Cocyte) qui n'existe pas. Chemin
faisant, cinq mitrailleurs ennemis sont pris avec leur pièce dans la tranchée du Rempart, vers 54-92
et, presque au même point, 6 mortiers de 77 tombent entre nos mains, tandis que les 20 servants
sont tués.
« Les unités, renforcées par l'entrée en ligne des deux compagnies du 2e Bataillon, assurent les
liaisons entre elles et, avec les voisines et, par un travail rapide, s'apprêtent à subir l'assaut de
l'ennemi.
« En outre, en vue de profiter d'une situation générale excellente, le commandement décide de

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lancer à 17 h.30, une attaque sur la sucrerie.


« A l'heure fixée, une compagnie se porte à l'assaut, mais le travail de préparation de l'artillerie
pour cette attaque décidée au dernier moment n'a pas détruit les réseaux de fil de fer et la
compagnie doit regagner ses tranchées.
« Dans la nuit du 11 au 12, la 11e Compagnie atteint le chemin de la sucrerie à Ablaincourt et
commence ses travaux en vue de border cette route importante qui doit permettre des vues sur
l'ennemi.
« Les journées des 11 et 12 octobre sont employées à l'organisation des nouvelles positions et à la
création de boyaux de liaisons avec l'arrière ; elles sont marquées par une violente réaction de
l'artillerie ennemie qui se manifeste avec une activité considérable sur Lethe, le Rempart,
l'inoubliable Grand-père.
« Malgré les pertes, le terrain conquis l'est définitivement.
« Au cours de cette attaque de Bovent, le Régiment a eu :
« 5 officiers blessés,
« 26 tués,
« 126 blessés,
« 11 disparus,
« Du 15 août au 15 octobre, le Régiment a perdu :
« 9 officiers,
et 687 hommes de troupe.
« Il a fait plus de 400 prisonniers, s'est emparé de haute lutte de 5 mitrailleuses ; 9 lance-bombes,
12 « mortiers de 77.
« Sur la Somme, comme partout où il a passé, le 21e a fait son devoir modestement, donnant
toujours à ses chefs l'impression d'un Régiment au moral élevé. Le commandement sait qu'il peut,
sans concevoir jamais d'inquiétude et quelles que soient les circonstances, lui demander tous les
sacrifices.
« En Alsace, d'abord, puis en Champagne, dans le Nord, en Artois, où il s'est illustré par la prise si
chèrement payée de la Chapelle de Lorette, enfin à Verdun où il a obtenu une Citation à l'Armée, le
21e s'est dépensé sans compter.
« Plusieurs de ses unités : le 2e Bataillon, les 1re, l0e et 11e Compagnies, la 3e Section de grenadiers,
ont été l'objet de cinq citations individuelles à l'Ordre de l'Armée. Il appartient en outre à une
Brigade, une Division et un Corps d'Armée qui ont été également cités en des circonstances
différentes.
« Par son esprit de discipline, d'abnégation, par sa ténacité dans le combat, par sa bonne humeur
dans la fatigue, par son élan dans l'attaque, par le succès qu'il vient de remporter à Deniécourt, à
Bovent, le 21e s'est acquis de nouveaux titres à une récompense que les officiers, les gradés et les
soldats appellent de tous leurs vœux, qu'ils ont conscience d'avoir méritée :
« le port de la Fourragère ».
« Ils seraient heureux d'ajouter à l'esprit de devoir qui les anime un sentiment de reconnaissance et
de gratitude pour le commandement qui, d'un geste, les aura largement et superbement payés de
leur peine, leur créant pour l'avenir de nouvelles obligations auxquelles tous se soumettront
joyeusement. »

A la suite de ces opérations, le 21e Régiment d'Infanterie obtenait sa deuxième citation à l'Ordre de
l'Armée et, en même temps la Fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre avec le motif suivant :

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« Le 21e Régiment d'Infanterie, sous l'énergique impulsion de son Chef, le Lieutenant-colonel de


RIENCOURT, a prouvé, du 7 septembre au 15 octobre 1916, qu'il était digne de son glorieux
passé. Les 17 et 18 septembre a contribué à l'enlèvement, de haute lutte, du parc et du village de
Deniécourt. Le 10 octobre, les unités du 21e Régiment d'Infanterie, escaladant leurs tranchées au
chant de la Marseillaise, ont enlevé brillamment tous les objectifs assignés, parmi lesquels le réduit
fortement organisé de Bovent, poussant ensuite jusqu'au chemin d'Ablaincourt à Genermont, et
enlevant à l'ennemi plus de 400 prisonniers et un important matériel. »

Au cours de l'attaque du 10 octobre, le Régiment avait perdu 5 officiers blessés : les Sous-
lieutenants BRABAN, LEBŒUF, BERNARD, DAUPHIN, GUIGNE.

Au cours de la préparation et de l'exécution de ces attaques, les traits de courage n'avaient pas
manqués ; les survivants se rappelaient .longtemps après :

Le sergent VITTU et soldat MIELLOT qui, attaqués par un groupe d'Allemands le 21 août 1916,
devant le parc de Deniécourt, les mettaient en fuite à coups de piquets à vis.

Le sergent ROBILLARD de la 11e Compagnie qui, dans le parc de Deniécourt, en septembre, se


faisait héroïquement tuer debout, en plein jour, sur le parapet d'une tranchée allemande.

L'Adjudant PERSONNIER et le sergent QUIGNARD, des Pionniers du Corps qui, le 21 août,


étaient pris par une contre-attaque allemande alors qu'ils exécutaient des travaux en avant des lignes
et, emmenés par les Allemands, réussissaient à s'échapper.

Le Sous-lieutenant PRETOT qui, le 18 septembre, poussa une reconnaissance avec un allant


superbe, très loin dans les lignes ennemies.

Le Sous-lieutenant LAFFITTE qui, le 18 septembre, sut très habilement profiter, au moment voulu,
d'une défaillance de l'ennemi pour entraîner tout son monde en avant.

Le Capitaine REBOURSET, commandant la 2e Compagnie, auquel le colonel est obligé d'interdire


d'aller lui-même en patrouille.

Le Sous-lieutenant BRABAN, qui le 1er octobre, exécute habilement un coup de main difficile sur
un poste ennemi.

Le Capitaine DUBOST, commandant la 6e Compagnie, qui, le 21 août, était fait prisonnier par les
Boches, et, grâce à son admirable sang-froid, réussit à s'évader et reçut la Légion d'Honneur qui,
privilège rare, lui fut remise sur le champ de bataille même.

Après cet effort, le Régiment est relevé, et va se refaire pendant un mois au nord de Beauvais dans
la région Juvignies - Maisoncelle. Il y restera du 14 octobre au 15 novembre.

Le 16 novembre, le Régiment relève la 43e Division d'Infanterie, dans son ancien secteur, entre
Ablaincourt et la sucrerie de Génermont. Alors commence une période de durs travaux, dans un
secteur perpétuellement retourné par les obus, car la réaction de l'artillerie ennemie devient de plus

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en plus forte. Le 20 novembre, un dépôt de munitions explose et ensevelit 28 hommes, qu'un groupe
d'hommes, dirigés dans leur travail persévérant par le Lieutenant LEGANGNEUX, réussit à
dégager après 7 heures d'efforts.

Il faut préparer une nouvelle base de départ pour une attaque future. Il faut refaire ce que les obus
détruisent, rétablir ce que la pluie abîme, enlever la boue qui rend les communications
impraticables. Il pleut sans cesse, le secteur devient un marécage gluant et les mauvais jours de
Lorette reviennent au souvenir des anciens. Le Régiment va-t-il revivre un de ces hivers maudits ?

Heureusement non. Le 17 décembre 1916, le Régiment est définitivement relevé. Il va passer


quelques jours dans la région d'Aumale (sur la ligne Beauvais - Le Tréport) puis est emmené, par
voie ferrée, le 22 décembre, dans la région de Villersexel (Haute-Saône).

Le commandement préparait une grande offensive pour le printemps de 1917. Une Armée
d'exploitation était constituée et s'entraînait à son rôle futur. Le Régiment en faisait partie.

Du 22 décembre 1916 au 14 avril 1917, le Régiment s'entraîne. Il passe une partie de ce temps au
Camp de Villersexel, l'autre à exécuter des travaux d'organisation du champ de bataille dans la zone
de Dannemarie, en Alsace. Enfin, le 14 avril, l'heure de la grande attaque ayant sonné, il est
embarqué en chemin de fer à Héricourt et transporté derrière le front d'attaque à l'est de Château-
Thierry et là, dans la région de Chartèves, il attend les résultats pour se porter en avant.

Malheureusement, l'offensive déclenchée ne donne pas les résultats attendus. Il n'y a pas encore
d'exploitation possible et le Régiment descend plus au sud dans la région de Condé-en-Brie
(Monthurel - Saint-Eugène). Il y passe u mois à parfaire son instruction. Enfin, le 18 mai, il se met
en route vers le Nord pour entrer en ligne dans la VIe Armée.

Par Charly-sur-Marne, Brumetz, Marisy, Sainte-Geneviève, Vierzy, Billy-sur-Aisne, il se porte dans


le secteur d'Aizy-Jouy, face au fort de la Malmaison, où il reste quelques jours seulement. Le 3 juin,
le Régiment, relevé par la 43e Division d'Infanterie, se porte clans le secteur Moulin de Laffaux,
ferme Mennejean. Avec quelques modifications de détail, il y restera jusqu'au 21 août.

Les lignes, établies sur un terrain nouvellement conquis, n'étaient pas organisées et le secteur était
agité :
Artillerie ennemie active, coups de mains nombreux tant de la part de l'ennemi que de la nôtre.

Les Allemands, le 24 juillet, tentaient d'aborder nos lignes sur la 2e section de la 2e Compagnie ; ils
échouent. La section mérite d'être citée à l'Ordre de la Division :
« Belle section par son esprit de discipline, son entrain, son esprit de résistance. A Verdun a déjà,
sous la seule impulsion de ses caporaux, rétabli l'immutabilité de notre ligne un instant compromise
entre les deux corps voisins. Le 24 juillet 1917, commandée avec calme par l'Adjudant GUYE, sous
l'ardente impulsion d'un « Vieux de Verdun », le Sergent SERAFINI, a arrêté net un stosstrupp
ennemi débouchant à 10 mètres de nos petits postes et lui interdisant pendant toute la nuit, par des
patrouilles incessantes, toute manifestation offensive nouvelle ».

Le 12 août, un coup de main minutieusement préparé est habilement exécuté par le Lieutenant

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LEGANGNEUX avec des volontaires de toutes les unités du Régiment ; il nous vaut 4 prisonniers,
que le chef du coup de main va cueillir, audacieusement, dans un abri de la troisième tranchée.

Pendant cette période, un accident malheureux avait privé le Régiment d'un de ses meilleurs
officiers, le Lieutenant LESPINASSE, qui perdait la vue par un éclatement prématuré d'obus
Brandt ; son calme et son courage, sa parfaite conscience auraient mérité un meilleur sort.

Le 21 août 1917, le Régiment est relevé et s'en va dans la zone Montgobert - Vivières. Il s'y prépare
à la grande attaque que l'on sait pour le mois d'octobre. A tour de rôle, les bataillons vont passer
quelques jours dans leur secteur d'attaque pour l'organiser et le reconnaître.

Le 23 octobre, avant le jour, le Régiment est en entier sur ses emplacements de départ. Les
bataillons sont les uns derrière les autres dans l'ordre 2e, 1er, 3e ; ils doivent se dépasser
successivement. Ils sont encadrés à droite, par le 103e ; à gauche, par les chasseurs.

La préparation d'artillerie, qui dure depuis 6 jours, a été excellente. L'artillerie ennemie est
désorganisée, il ne reste que quelques mitrailleuses qui, au départ, occasionnent quelques pertes au
2e Bataillon mais sont bientôt maîtrisées.

A 5 heures 15, le 2e Bataillon, sous les ordres du Commandant QUILLIARD, suivi du 1er, s'élance
magnifiquement sur ses objectifs. L'objectif intermédiaire : La ferme Vaurains est atteint. Les
vagues repartent à 6 heures 15 pour l'attaque des tranchées de la Loutre et du Lézard qui dominent
Vaudesson et des crêtes situées à 1 km au nord-est et au nord-ouest. Vers 10 heures le 1er Bataillon,
sous les ordres du Commandant HARTZ, encercle complètement Vaudesson ; tous les objectifs
sont atteints. Le succès est magnifique et l'ennemi qui, s'attendant à l'attaque, avait pris toutes les
précautions pour y faire face, est complètement submergé. La 13e Division d'Infanterie allemande
est presque anéantie par la 13e Division française. Elle perd ses trois chefs de corps et laisse aux
mains du Régiment :
700 prisonniers ;
Un grand nombre de mitrailleuses ;
5 canons de tranchées de 240 ;
2 pièces de 77.

Jamais le Régiment n'avait vécu une attaque si bien réussie. Les pertes étaient relativement peu
élevées. Le Lieutenant DELUNG avait été tué.
Les Capitaines WEBER et LECLERC, les Lieutenants BERNAERT et MARIET étaient blessés.
170 hommes étaient tués ou blessés.

La journée du 24 est employée à organiser la position.

Le 25, le 3e Bataillon, qui, jusque là, est resté en réserve d'Infanterie Divisionnaire à la ferme
Vaurains envoie la Compagnie CHARLOT en reconnaissance en avant des lignes avec comme
objectif : la ferme Rosay.

La 10e Compagnie (Compagnie CHARLOT) exécute brillamment sa reconnaissance et progresse


magnifiquement sous les balles des mitrailleuses et des canons ennemis qui lui tirent dessus à bout

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portant.
N'importe, elle s'empare de 2 mitrailleuses, de 25 canons allemands et de la ferme Rosay, faisant en
outre 21 prisonniers.

Le 25 au soir, le 3e Bataillon, sous les ordres du Commandant de GIRVAL, passe à son tour en
avant. Il franchit la route de Pinon à la tombée de la nuit, traverse la forêt de Pinon, qu'il occupe
solidement, et borde le canal de l'Ailette. Tous les ponts sont détruits. Le canal est bordé d'une
bande marécageuse impraticable, dont la largeur est d'au moins 200 mètres.

Le 3e Bataillon reste dans la forêt jusqu'au 1er novembre. Aucune tranchée n'existe ; on se met
immédiatement au travail. L'ennemi s'est ressaisi, il a ramené, au nord de l'Ailette, une nombreuse
artillerie et, pendant 5 jours, la forêt de Pinon reçoit un broyage systématique. Dans toute cette
bataille, le rôle du 3e Bataillon a été obscur et peu glorieux, mais il a supporté la réaction de
l'ennemi et ses pertes ont été sévères.

Au cours de ces sept jours de bataille, nombreux sont ceux qui se sont distingués :

L'Adjudant CHAMBELLAND, de la 1re Compagnie, au front depuis le début, héros de 28


combats ; l'Aspirant CUMIN, de la 3e Compagnie, reçoivent la Médaille Militaire.

Le Capitaine DUPARANT, qui avait dirigé sa compagnie comme à la manœuvre et le Lieutenant


DESMOULINS reçoivent la Légion d'Honneur pour leur belle conduite.

Le 23, au départ de la 1re vague, le Lieutenant BARRIEUX, les soldats MALCOIFFE,


BEAUBATIE, GAYRET, entraînent, par leur exemple, la première ligne, hésitant devant une
rafale de mitrailleuses. Les soldats THOMAS et JACQUOT, de la 7e Compagnie, réduisent à eux
seuls un nid de mitrailleuses après un dur combat.

Aux abords de Vaudesson, le Lieutenant LEGANGNEUX, avec quelques hommes, le Capitaine


LEDUC, avec sa liaison, représentant un total de 15 Français, capturent 200 hommes, 9 officiers,
14 mitrailleuses ou mitraillettes. La section du Lieutenant LIMOUSIN y a pris une compagnie de
mitrailleuses complète, avec son personnel et son matériel. Le soldat OBENLICHE a fait 18
artilleurs prisonniers.

Au cours de la reconnaissance du 28 octobre, les Lieutenants CHARLOT, LEBUF, GUIGNE, et


le soldat ROBIN, de la l0e Compagnie, pour ne citer que ceux-là, ont été superbes sous les balles et
les obus en terrain découvert, et se sont emparés de plusieurs mitrailleuses, de 25 canons et des
Allemands qui les défendaient.

Le 1er novembre, le Régiment est définitivement relevé et emmené en autos dans la région de
Faremoutiers (entre Meaux et Coulommiers).
Cette brillante victoire du 23 octobre 1917, lui vaut sa troisième Citation collective à l'Ordre de
l'Armée, avec le motif suivant :

« Superbe Régiment qui, sous les ordres de son Chef, le Lieutenant-colonel LARDANT a, lors de
l'attaque du 23 octobre 1917, enlevé dans un élan irrésistible et avec la plus grande bravoure, tous

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les objectifs qui lui étaient assignés, malgré les défenses extrêmement puissantes accumulées par
l'ennemi. S'est emparé de 18 canons, d'un matériel important d'artillerie de tranchées, de
nombreuses mitrailleuses et a fait plus de 700 prisonniers ».

———————

LES VOSGES — LA VESLE

L'OFFENSIVE ET LE SUCCÈS

Le 8 décembre, le Régiment est transporté en chemin de fer dans la région de Villersexel ; il n'y
reste que quelques jours et va faire des travaux le long de la frontière suisse, entre Delle et
Pfetterhouse. Le 7 janvier 1918, le Régiment se met en route par étapes pour gagner Cornimont –
Saulxures.

Il est surpris en cours de roule par des trombes de neige — par endroits il y en a plus d'un mètre —
les routes ne sont pas déblayées. Après des efforts inouïs, le Régiment arrive au terminus, sans
laisser un homme, sans laisser une voiture en arrière.

Le 20 janvier 1918, il s'établit dans la haute vallée de la Fecht à Metzeral - Sondernach. Il y restera
en ligne jusqu'au 16 mai 1918. Dans ce secteur accidenté et couvert, les effectifs sont faibles et les
lignes ne sont tenues que par quelques postes ; aussi les coups de main, les surprises, y sont-ils
fréquents. Les occasions de faire preuve de courage et d'héroïsme sont nombreuses.

Le 1er mars 1918, le Sergent MOREL repousse au « Kiosque » un coup de main allemand. Il est
cité en ces termes à l'Ordre de l'Armée :

« Sujet d'élite, d'un sang-froid et d'une bravoure exemplaires. Son petit poste étant attaqué, s'est
précipité à son poste de combat et, montant debout sur le parapet de la tranchée, a fait en avant de
lui un barrage violent de grenades, interdisant tout accès à l'ennemi ».

En avril, dans le secteur de Storchenrunz, le Lieutenant LEGANGNEUX, qui conduit une


patrouille, tombe sur un réseau électrifié et semble perdu ; l'adjudant-chef RINGARD, au péril de
sa vie, le dégage. Ce sous-officier devait périr glorieusement le 28 mai 1918.

Du 22 au 25 avril, le Sergent FILLIATRE et les Caporaux ARFOUILLAUD et LEIMARIE font,


à Mattle, dans des conditions extrêmement difficiles, des patrouilles qui donnent de précieux
renseignements.

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Le 31 mars, à 2 heures du matin, alors que la relève vient d'être effectuée depuis une heure à peine,
l'ennemi lente un coup de main sur le sommet du « Kiosque ». Le poste se défend avec acharnement
et le Caporal MILLANCOURT, de la 11e Compagnie, se défend seul contre 4 Boches, réussit à se
dégager et en blesse plusieurs à coups de grenades. Il reçoit la Médaille Militaire. Le poste ne laisse
pas un homme aux mains de l'ennemi et capture un officier allemand qui, blessé, expire peu après.

Après quelques jours passés à Cornimont, le Régiment est transporté par chemin de fer dans la
région au nord de Dormans, aux environs de Ville-en-Tardenois, à Romigny et Lagery.
Il y est à peine arrivé, croyant venir au repos, que, dans la matinée du 27 mai 1918, les Allemands
déclenchent leur grande ruée sur le front de la VIe Armée. Le Régiment est immédiatement
embarqué en camions et jeté au devant de l'ennemi pour lui barrer la route.

Au départ, la situation est inconnue. Tous les bataillons s'embarquent successivement pour aller
cantonner à Romain. Mais, en passant à Jonchery, les obus commencent à tomber, les avions
ennemis, volant à faible altitude, bombardent et mitraillent les convois.
Les bataillons débarquent successivement sur la route Jonchery – Fismes, dans le bois de la Ville-
au-Bois, puis, avec précautions, gagnent les crêtes au nord de Romain ; le 3e Bataillon s'établit à
l'est de l'arbre de Romain, le 2e Bataillon à l'ouest, le 1er en réserve au nord de Romain ; quelques
vagues fractions anglaises, très faibles et sans liaison, combattent encore par endroit. A droite et à
gauche, le vide. De front, le contact avec le Boche est immédiatement pris, et la lutte est chaude. A
l'est, les Boches atteignent et dépassent Ventelay ; à l'ouest, ils sont dans Courlandon. Ils ont même
dépassé la Vesle du côté de la ferme de la Creuse. Il faut battre en retraite si l'on ne veut pas être
cerné. Dans la nuit du 27 au 28, les bataillons vont s'établir sur les hauteurs sud de la Vesle. Une tête
de pont (1re, 2e, l0e Compagnies), sous les ordres du Commandant HARTZ, est laissée dans le nord
de la Vesle, à Breuil. Elle est bien, à droite, en liaison avec les Anglais, mais, plus à droite, c'est le
vide et l'ennemi passe la Vesle vers Jonchery, et il attaque la tête de pont par le sud, après l'avoir
complètement cernée.
Sur les crêtes au sud de la Vesle, les 2e et 3e Bataillons et la 3e Compagnie luttent héroïquement.
Mais les cartouches diminuent, les rangs s'éclaircissent, les bataillons en pointe sont débordés et
menacés d'être complètement cernés.
Le 28 mai au soir, au nord de Crugny, l'ennemi a réussi à progresser à l'ouest ; il ouvre un feu
d'enfer dans le dos du 3e Bataillon et de la 3e Compagnie, absorbés déjà dans un combat de front.
Ces unités, avec un mal inouï, parviennent à se décrocher et à se reformer sur les hauteurs au sud de
Crugny. Mais, à l'ouest, c'est toujours le vide, et l'ennemi progresse dans les bois d'Arcis-le-Ponsart.
Il faut reculer encore et aller tenir de part et d'autre de Brouillet, les hauteurs qui dominent le
village. Là, on tient presque toute la journée, puis, devant la progression de l'ennemi qui continue à
l'ouest, le Régiment bat en retraite par échelons et va se reformer, d'abord, au bois de la Vente, puis
à la ferme d'Aiguizy. Le 30, l'ennemi s'infiltre toujours à gauche. Il faut reculer encore jusque sur
les hauteurs d'Olizy-Violaine, où une Division récemment débarquée est en train de s'installer. Les
débris du Régiment occupent, en arrière, une position de repli, et, le 31 mai, un bataillon de marche
est formé avec tous les éléments restant du Régiment ; il va occuper et organiser une deuxième
position passant par le village de Montigny et les lisières nord du bois de Rodemat. Il y reste
jusqu'au 5 juin, puis va, pendant quelques jours, garder les passages de la Marne à Damery, à Breuil
et à Port-à-Binson.
Le 8 juin, il est transporté en auto à Auve et mis à la disposition de la IVe Armée.

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Cette bataille en retraite avait coûté cher. Le Régiment avait perdu :


Le Capitaine MERAND, tué.
Le Capitaine BOURSEUR, les Lieutenants GENET, LIMOUSIN, TROISGROS, SENERS,
SIGNARD, blessés.
Les Lieutenants HECK, JOBERT, DESMOULINS, LE BOUCHER, des PARCS, BOUTS,
BARRIEUX, CHARLOT, CAMES, GUIGUE, DELMAS, FAURE, LEBŒUF, le Médecin-
Major NUGUES, le Médecin .Aide-Major RAFFARIN, tous disparus.
966 Hommes de troupe, tués, blessés ou disparus.

Tout le monde y avait déployé, dépensé toutes ses forces et toute son énergie, souvent sans
ravitaillement. Il avait fallu lutter contre des forces dix fois supérieures. Le sacrifice n'avait pas été
inutile, puisqu'on avait retardé l'ennemi et puisqu'on lui avait tué beaucoup de monde. Un document
allemand pris plus tard et signé LUDENDORFF en fait foi, en reconnaissant que « la 13e Division
d'Infanterie a offert une résistance opiniâtre au cours des opérations du 27 mai au 6 juin, résistance
qui a coûté la vie et la santé à de nombreux soldats allemands ».

Les actes d'héroïsme abondaient. Ce sont, parmi beaucoup :

Le Capitaine MERAND, qui, le 28 mai, se fait héroïquement tuer à la tête de sa compagnie.

L'Adjudant VINATIER, de la 1re C.M., qui, resté seul avec ses mitrailleurs, à demi cerné, protège
la retraite de ses feux et ne se décroche lui-même, ramenant personnel et matériel, que lorsque le
mouvement de toutes les autres unités est fini.

Le Fusilier VAYSSE, de la 3e Compagnie, qui a pris part, comme volontaire, à une patrouille de
reconnaissance envoyée dans un village occupé par l'ennemi. Pendant toute une nuit, lui en a
interdit le débouché. Attaqué au petit jour, a maintenu sa position en tirant jusqu'à sa dernière
cartouche. Quoique cerné dans un bois, a réussi à s'enfuir et à rejoindre sa compagnie ».

L'Adjudant LEBLOND, de la 6e Compagnie, qui, le 27 mai, se précipite avec sa section sur une
mitrailleuse et est héroïquement tué.

Les sections BARRIEUX et BOUTS qui, le 28 mai, tiennent six heures, héroïquement, sur le
champ d'aviation de Courville, et qui sont, finalement, cernées et anéanties.

Les soldats MALCOIFFE et REBILLARD, de la 7e Compagnie, qui, le 28 mai au soir, à la ferme


de Bonnemaison, leur fraction étant presque entourée, s'offrent comme volontaires pour porter des
renseignements au commandement. MALCOIFFE est tué presque au départ. REBILLARD prend
le pli, part et ne reparaît plus.

Le Sergent BALAY, de la 3e C.M., avec sa section de mitrailleuses, qui, en arrivant à l'arbre de


Romain, met sa pièce en batterie sous un feu intense de mitrailleuses et lutte avec un héroïque
acharnement. De toute la section, quatre hommes seuls sont sortis intacts de la lutte.

Le Régiment, à peine refait, entre en ligne en Champagne, au nord de Suippes d'abord, jusqu'au 1er
juillet, dans le sous-secteur Forestière, puis, à partir du 1er juillet, dans le sous-secteur Cameroun.

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Une nouvelle ruée allemande est imminente, tous les renseignements la laissent deviner. Le secteur
est anormalement calme. Des journées entières se passent sans que l'artillerie boche tire un coup de
canon.
On en profite tour travailler et organiser les positions sur lesquelles on va arrêter l'ennemi.

Le 14 juillet, à 23 heures 30, le Régiment est prévenu que la préparation ennemie va commencer et
que l'infanterie boche se lancera à l'attaque à trois heures. La première position est volontairement
abandonnée ; seuls quelques éléments du 2e Bataillon y sont laissés, avec mission de retarder
l'ennemi et de se sacrifier.
Ce sont les sections des Lieutenants MOREAU et MOUROT, sur la ligne des réduits, et la 7e
Compagnie (Capitaine AGOSTINI), sur la position de l'Hinterland (Bois du Cameroun).

Par contre, la position intermédiaire est fortement tenue par le 1er et le 3e Bataillons accolés ; chacun
de ces bataillons dispose, en soutien, d'une compagnie américaine et les restes du 2e Bataillon, en
réserve derrière.

Ce qui était prévu se passe point par point. Les groupes sacrifiés du 2e Bataillon préviennent par
signaux de l'avance de l'ennemi et, par leur résistance, désagrègent ses formations. Les tirs de
contre-préparation et de barrage sont déclenchés. L'infanterie ennemie arrive devant la position
intermédiaire avec un retard considérable sur le barrage roulant qui devait la précéder et qui a
marché à l'horaire prévu. Sur la plus grande partie du front, l'ennemi est arrêté net ; sur d'autres
points, couverts et boisés, il parvient à encercler ou à prendre quelques G.C. Des contre-attaques
menées par les fractions en soutien et les Américains, et héroïquement conduites par les Lieutenants
RISTORCELLI, MONTENOT, VERCHOT, CHAMPENOIS, reprennent immédiatement les
G. C. perdus.
A 17 heures, nouveau tir d'anéantissement ennemi, nouveaux barrages. L'ennemi est arrêté net.
Pendant ce temps, toutes les unités allemandes de seconde ligne, l'artillerie, les voitures, ignorant ce
qui se passait en avant, marchaient à leur horaire et venaient se coincer sur leur première ligne
arrêtée. Toute l'après-midi, notre artillerie ne cesse de les écraser sous un tir formidable.
L'attaque ennemie était arrêtée avec des pertes formidables, et la Division avait repris sa revanche
de la retraite du 27 mai. La confiance en l'avenir renaissait, d'autant plus que l'annonce de la contre-
offensive victorieuse arrivait.

A partir du 19 juillet, on ne laisse plus de répit à l'ennemi, on lui reprend morceau par morceau une
partie des positions qui lui ont été volontairement cédées le 15.
Toutes ces opérations ont permis à beaucoup de montrer leur entrain et leur courage.

Le 15 juillet, l'Aspirant GAVIOT, entouré, avec son G. C., avait magnifiquement résisté à l'ennemi,
qui finit par se retirer.

Les fractions sacrifiées du 2e Bataillon (Sections MOUROT et MOREAU, Compagnie


AGOSTINI), avaient magnifiquement rempli leur tâche et prévenu le commandement par tous les
signaux convenus (P.V., T.P.S., fusées). Plusieurs réussissent à s'échapper et à rentrer dans nos
lignes.

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Le régiment reste encore en ligne jusqu'au 12 août, puis va, jusqu'au 6 septembre, se refaire dans les
cantonnements de Pogny, Omey, Vésigneul.

Le brillant succès du Régiment au 15 juillet lui vaut une quatrième citation et la Fourragère aux
couleurs de la Médaille Militaire, avec le motif suivant :

« A fait preuve, sous le commandement du Lieutenant-colonel WEILLER, du plus bel héroïsme,


« d'une ténacité et d'une endurance hors de pair, en repoussant de haute lutte de nombreux assauts
« de l'ennemi, en se dépensant sans compter et en infligeant les plus lourdes pertes à une Division
« bavaroise, faisant preuve d'une abnégation allant jusqu'à l'esprit de sacrifice le plus absolu. »

Le régiment monte en ligne dans les nuits du 5 au 6 et du 6 au 7 septembre et relève le 149e R. I.


clans le sous-secteur Hamon. L'ennemi est inquiet. Le 14 septembre, après un violent
bombardement du P. C. du Trou Bricot, il tente d'aborder nos lignes et est repoussé. Un G. C. avancé
qui n'avait pu se replier et dont la retraite est coupée, après avoir accepté le combat, se porte
résolument en avant des lignes et réussit à se dissimuler dans des abris de batteries où il passe toute
la journée ; le sous-officier et les sept hommes qui le composent regagnent, à la nuit tombante, leur
emplacement de combat. Le 20 septembre, nous exécutons un coup de main sur la tranchée d'York :
l'ennemi se dérobe. L'ordre est de faire à tout prix des prisonniers. Le secteur ennemi n'avait pu être
identifié depuis plusieurs semaines. Le 24 au petit jour, une reconnaissance, forte d'une compagnie,
est poussée jusqu'au bois du Paon, à plus de 1.500 mètres en avant des lignes ; elle ramène 14
prisonniers, dont 1 vice-feldwebel, et permet d'identifier une Division nouvelle.
La réaction ennemie est vive, le bombardement violent. A 8 heures, l'ennemi, en force, attaque à son
tour le P. A. Merlon ; il ne réussit qu'à laisser cinq nouveaux prisonniers entre nos mains.

Dans les nuits du 23 au 24 et du 24 au 25, la 43e Division d'Infanterie, en entier, occupe le sous-
secteur tenu par le Régiment ; celui-ci est rassemblé au Camp Est de Somme-Suippe, et consacre la
journée du 25 aux préparatifs de l'attaque, qui doit commencer le 26. La 43e D. I. mène l'attaque au
début ; la 13e D. I. marche dans ses traces et le 21e derrière le 149e.

Dans la nuit du 25 au 26, le Régiment occupe ses emplacements de départ, le 2e Bataillon en tête, au
nord de Somme-Suippe, dans les abris de batteries en 08-38, et les boqueteaux environnants ; le 3e
Bataillon au milieu du Camp Est de Somme-Suippe. Le 1er Bataillon, qui doit marcher en queue du
Régiment, est à la disposition de l'artillerie d'assaut pour la création des pistes et se rassemble vers
la Maison Forestière. Ce bataillon a mérité une lettre de félicitations du Chef d'Escadron
commandant le groupement d'A. S., pour la manière dont il a rempli sa mission sous le
bombardement et malgré les pertes.

La préparation d'artillerie commence le 25, à 23 heures, et l'attaque se déclenche le 26, à 5 h.25.


Pendant les journées des 26, 27 et 28 septembre, le Régiment suit pas à pas la progression du 149e,
progression qui va en diminuant de jour en jour. On a nettement l'impression que la résistance
ennemie augmente, que des renforts sont arrivés ; des prisonniers faits dans la journée du 28,
appartiennent à la 5e Division de la Garde.
Le 149e a atteint la tranchée de Nassau et a quelques éléments avancés en avant de cette tranchée.

Le 28, dans la soirée, ordre est donné au 2le de relever les Bataillons B et C du 149e et de se tenir

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prêt à mener l'attaque dans la matinée du 29. La nuit est noire, le terrain détrempé par la pluie ; la
relève est pénible ; mais, grâce aux efforts de tous, les unités du Régiment parviennent à être en
place au petit jour : le 2e Bataillon dans la tranchée de Nassau, le 3e la tête au chemin de la Sente, le
1er dans la tranchée du Chemin de Grateuil.

Le 29, à 10 heures, après une préparation d'artillerie d'une heure, le 2e Bataillon dépasse les
éléments avancés du 149e et se porte à l'attaque du bois des Ronces, ayant pour objectifs successifs
le fond d'Aure, la tranchée d'Aure et la crête Médéah - Orfeuil. Le Bataillon dispose d'une batterie
de chars d'assaut Schneider.

Dès le débouché de l'attaque, une résistance opiniâtre de l'ennemi se révèle sur le Brunnen Grund et
la Batterie 22-93.

Les unités progressent par le bois, attaquent les nids de mitrailleuses. Le Lieutenant LABROUSSE
est tué à bout portant à la tête de sa compagnie. Les chars d'assaut interviennent, mais sont
immédiatement pris sous un violent feu d'artillerie ; l'un d'eux flambe, les autres sont obligés de se
retirer. Le bataillon avance quand même, les nids de mitrailleuses sont réduits, de nombreux
prisonniers de La Garde sont faits. La résistance s'accentue dans le bois des Ronces. Les
mitrailleuses, installées dans des abris et soigneusement camouflées, ne se révèlent qu'au dernier
moment. Il faut les attaquer. Le Sergent ARFOUILLAUD se porte résolument sur un de ces nids,
tue l'officier et un homme, fait cinq prisonniers, s'empare de 6 mitrailleuses. Malgré les pertes,
l'avance continue et, à 12 heures 15, le bois des Ronces est à nous. Le bataillon se trouve alors en
flèche et le débouché de la lisière nord du bois est rendu impossible par de violents feux de
mitrailleuses partant du nord et de l'ouest, prenant tout le ravin d'Aure d'enfilade, et par un vif
bombardement de 77 et de 105, dont les pièces tirent à vue. Après une nouvelle préparation
d'artillerie, à 15 heures 30, une deuxième tentative est faite pour aborder la tranchée d'Aure. Elle
n'aboutit pas. Notre artillerie est impuissante à neutraliser les mitrailleuses, et les quelques groupes
de tirailleurs qui, malgré toutes les difficultés, ont franchi le ravin, sont obligés de se replier sur le
gros. Ordre est donné aux bataillons de s'installer à la lisière nord du bois V. 77.
Le 3e Bataillon a suivi le mouvement en avant et atteint la tranchée de Nassau ; le 1er a atteint le
chemin de la Sente.

La nuit se passe sans incident. Le 30, au petit jour, le 3e Bataillon serre sur le 2e Bataillon et se tient
prêt à prendre l'attaque à son compte. Le premier objectif est la bretelle partant de la tranchée
d'Aure pour atteindre le point 18-04. L'objectif éventuel la tranchée d'Aure.

L'attaque débouche à 9 h.30. Au départ, se déclenche un très violent tir de barrage sur le fond
d'Aure et les positions plus au sud. L'artillerie française tire trop court, gène la progression et nous
fait même subir des pertes sérieuses. Néanmoins, le bataillon avance dans un terrain nu, aux glacis
allongés, balayés par les rafales de mitrailleuses ennemies, tirant d'un peu partout et tout
particulièrement des ailes. Après avoir traversé trois lignes de réseaux, livré de nombreux combats à
la grenade et au fusil contre les mitrailleurs qui sont dispersés, anéantis ou faits prisonniers, le
bataillon atteint son premier objectif à 15 heures. Les mesures nécessaires sont prises aussitôt pour
attaquer l'objectif éventuel ; après un violent combat contre un ennemi tenace et résolu, la tranchée
d'Aure est atteinte à la nuit tombante.

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Le 2e Bataillon est resté sur ses positions du fond d'Aure, le 1er Bataillon a suivi le mouvement en
avant et s'est porté à la bretelle de la tranchée d'Aure, où il prend ses dispositions pour attaquer le 1er
octobre.

Deux objectifs lui sont donnés : 1° Crête du bois Torpille ; 2° Route Orfeuil - Liry. A 10 heures,
sous vit feu nourri de mitrailleuses et un tir de barrage violent, l'attaque se déclenche. Malgré les
pertes sérieuses, les vagues d'assaut continuent leur marche en avant, n'ayant qu'un but : atteindre
l'objectif assigné. Les mitrailleuses sont réduites une à une, leurs servants tués pour la plupart ;
quelques-uns faits prisonniers. Le canon de 37 aide puissamment à leur réduction ; le Lieutenant
PINGAUD, commandant le peloton, est tué sur sa pièce en en dirigeant le tir. A 12 heures, le bois
Torpille est conquis, après un combat acharné. Mais le bataillon est en pointe très avancée ; le
Régiment de gauche n'a point attaqué et la droite est en retrait ; aussi, les feux d'enfilade des
mitrailleuses ennemies sont très meurtriers ; il n'est pas possible, pour le moment, de songer à
pousser jusqu'à l'objectif final.

A 15 heures 30, une contre-attaque ennemie se déclenche sur 1e front du bataillon ; elle est
repoussée avec des pertes sévères. L'ennemi cherche alors à s'infiltrer à l'ouest, dans l'intervalle
boisé, entre le 21e et le 116e, mais la compagnie de soutien, établie en crochet défensif, l'oblige à se
replier.

A 16 heures, une deuxième contre-attaque, plus violente encore que la première, est repoussée après
une lutte farouche et opiniâtre. Les renforts ennemis continuent à arriver et se massent sur les pentes
nord du bois Torpille et dans le bois de la Croix ; leur but évident est de nous reprendre la tranchée
d'Aure, dernière organisation avant la crête Médéah - Orfeuil. Sous 1a violence de l'attaque, le
bataillon en flèche, menacé sur ses derrières, exécute alors un repli méthodique et se place à la
hauteur des unités voisines, formant une ligne continue sur laquelle la contre-attaque ennemie est
brisée. Le Sergent COSTEDOAT se replie un des derniers, emportant un blessé qu'il ne veut pas
laisser aux mains de l'ennemi, qui déborde sa compagnie. L'Adjudant VINATIER, débordé à droite
et à gauche, persuadé qu'un sacrifice total peut seul aider à rétablir la situation, se maintient en place
sous une pluie de balles, dirigeant avec précision le tir de ses mitrailleuses, maîtrisant l'ennemi qu'il
oblige à battre en retraite. Les combats ont été d'une violence inouïe, car l'ennemi a reçu des
renforts, et c'est une nouvelle Division, la 199e, qui est devant nous. La nuit est marquée par une
violente réaction de l'artillerie ennemie.

Le 2e Bataillon relève le 1er et se prépare à nouveau à reprendre l'attaque dans la journée du 2. Les
mouvements, à exécuter sont délicats, car l'axe de la marche orientée sud-nord va être orientée sud-
est-nord-ouest, la Division conversant à gauche sur le 2e Bataillon formant pivot. L'objectif de ce
bataillon est la portion de la route Médéah - Orfeuil comprise entre le Pilone et la sortie ouest du
village. La première phase du combat est un changement de direction pour se mettre face à
l'objectif ; il est gêné par quelques mitrailleuses, dont les servants sont faits prisonniers. A 11 h.50,
le bataillon se porte à l'attaque de son premier objectif : lisières sud du bois de la Croix. Au
débouché, les mitrailleuses se révèlent en V 12 et vers le bois du Chien. Les mitrailleuses de V 12
sont réduites et la lisière sud du bois la Croix est atteinte à 14 heures. Une compagnie du 3e
Bataillon, détachée en flanc-garde en arrière et à gauche occupe V 28, puis le chemin en lisière
ouest de V 12. A 15 heures, la progression reprend et tout le bois la Croix est occupé. A 15 h.30, le
bataillon essaie de déboucher des lisières ouest et nord du bois, mais il est accueilli par

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d'innombrables mitrailleuses situées en R 38 et dans les bois environnants le Pilone, et que notre
artillerie n'arrive pas à réduire au silence.

A 17 heures, le bataillon tente à nouveau, mais en vain, de déboucher du bois de la Croix.


A 17 heures 45, l'ennemi bombarde violemment le bois et la tranchée d'Aure, et, à 18 heures, une
contre-attaque puissante se déclenche sur notre front, s'étendant très loin à gauche et à droite.
Pendant plus d'une heure, l'ennemi s'acharne à l'attaque mais il n'arrive pas à entamer notre front et
subit les pertes les plus sévères. Deux prisonniers faits au cours du combat appartiennent à une
Division nouvelle amenée sur notre front, la 203e D. I.

Pendant ces quatre dures journées de combat, le Régiment s'est heurté à des troupes ennemies de
tout premier ordre, ayant pour mission de tenir coûte que coûte, se défendant jusqu'à la dernière
extrémité, disposant d'un matériel nombreux qu'elles utilisent parfaitement, en occupant tous les
points propices du terrain ; secondée par une artillerie active, l'infanterie ennemie a rendu notre
tâche particulièrement pénible. Il faut avoir parcouru le terrain reconquis pour se rendre compte de
l'effort réalisé par ceux qui l'ont enlevé aux meilleures Divisions allemandes.

Malgré ces difficultés de toute nature, le Régiment a progressé sans trêve là où ses prédécesseurs et
ses successeurs ont été arrêtés. Au cours de ces quatre journées, il a marché en tête du 21e C.A., qui,
lui-même, menait le combat en tête de la IVe Armée.

Le 21e a conquis quatre kilomètres de terrain, fait 200 prisonniers, dont cinq officiers, parmi
lesquels un commandant de bataillon et un médecin, pris un canon de 105, un canon de 88, 39
mitrailleuses, 6 fusils anti-tanks et quantité de matériel divers. Ce magnifique résultat est dû à
l'esprit de dévouement, à l'ardeur qui ont animé tout le monde, chefs et soldats, à tous les instants de
la bataille.
Si les bataillons ont rivalisé d'entrain, ils ont été puissamment secondés par leurs camarades
spécialistes.
Le peloton de 37 et les bombardiers perdent leur chef : le Lieutenant PINGAUD, tué glorieusement
sur sa pièce. Ils ont un sergent tué, un sergent blessé, 21 soldats blessés ou intoxiqués. Malgré ces
pertes, il se porte une quatrième fois à l'attaque, le 2 octobre, progressant avec les vagues d'assaut,
exécutant un tir réglé à moins de 100 mètres d'une mitrailleuse ennemie dont il facilite la capture.
Avec un dévouement sans égal, l'équipe radio-téléphoniste assure, sous les bombardements et les
rafales de mitrailleuses, une liaison qui permet l'action incessante du commandement.
Grâce à l'effort fourni, le 2 octobre, le Régiment de gauche (116e) peut être averti à temps que des
concentrations de troupes se forment devant son front, dans le ravin du bois du Chien, que notre
avance nous permet de dominer. L'intervention de notre artillerie, puis celle du secteur intéressé, fait
échouer la contre-attaque.
Les musiciens, dans leur rôle de brancardiers, ne restent pas en arrière de leurs camarades. Jour et
nuit ils transportent de nombreux blessés. Quand cette tâche est terminée, ils ramènent tous nos
morts dans nos lignes. L'un d'eux, blessé, refuse de se faire évacuer, prétextant que des blessés plus
graves ont besoin de ses soins. Trois autres ypérités, atteints d'aphonie complète, continuent à
assurer courageusement leur pénible service.

Le 3, le Régiment passe en deuxième ligne, où il reste jusqu'au 12 octobre, marchant dans les traces
des Régiments qui le précèdent, prêt à tout instant à reprendre de nouveau part à la bataille.

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Les pertes ont été cruelles.


Officiers tués : Lieutenant LABROUSSE, commandant de compagnie ; Lieutenant PRETOT,
commandant de compagnie ; Lieutenant PINGAUD, commandant le peloton de 37 ; Sous-
lieutenant GUDIN, chef de section.
Officiers blessés : Lieutenant RISTORCELLI (mort des suites de ses blessures) ; Capitaine
FAUGERON, commandant de compagnie ; Capitaine JARNIAT, commandant de compagnie ;
Capitaine LYAUTEY, commandant de compagnie ; Lieutenant LAFFITTE, commandant de
compagnie ; Lieutenant DUPLESSIS, commandant de compagnie ; Lieutenant VEY, chef de
section (mort des suites de ses blessures) ; Sous-lieutenant CHAMPENOIS, chef de section ; Sous-
lieutenant ESCUDIE, chef de section ; Capitaine WEBER, commandant de compagnie
(intoxiqué) ; Lieutenant VIGNAUD, commandant la S. S. D. (intoxiqué) ; Médecin Aide-Major
GOURIOU (intoxiqué).
Hommes de troupe tués, 93 ; blessés, 441 ; disparus, 43 (la plupart tués ou blessés, que la contre-
attaque ennemie ne nous a pas permis de ramener dans nos lignes).
A signaler : les Sergents PIEGAY et CHAUFFOURIER (5e Compagnie), qui se sont distingués au
cours de la réduction des mitraillettes ennemies.

Si, au cours de ces durs combats, le 21e n'a pas eu la tâche la plus brillante, si, parfois, elle a été la
plus rude, il a conscience, dans sa modeste sphère, d'avoir contribué à l'éclatant succès de l'Armée
de Champagne en apportant, dans l'accomplissement de son devoir, l'esprit de sacrifice qui l'a
toujours guidé sur tous les champs de bataille où a flotté son glorieux Drapeau.

Le 12 octobre, le Régiment est relevé et va passer quelques jours dans la région de Sainte-
Menehould.

Le 21 octobre, il est transporté en auto à Cernay-lès-Reims et passe à la disposition de la Ve Armée.

Le 1er novembre, il participe à une attaque générale de la Ve Armée. L'attaque ne peut déboucher,
les chasseurs, à gauche, n'ayant pu enlever un bois dont les nombreuses mitrailleuses prennent de
flanc la zone d'attaque du Régiment. La réaction de l'artillerie ennemie est excessivement violente.
Le 5 novembre, une reconnaissance offensive montre que l'ennemi a commencé un repli.
La poursuite commence, et, par Saint-Fergeux, Wassigny, la forêt de Signy-l'Abbaye, conduit le
Régiment à Belval, à l'ouest de Mézières-Charleville, le 10 novembre 1918.

Au cours de cette avance, de nombreux civils sont libérés. Les marches sont dures, mais la suprême
joie d'assister à la débâcle finale de l'ennemi et le sentiment de la fin prochaine décuplent l'énergie
de tous.

Le 11 novembre, à 5 h.45, arrive un message par T.S.F., ainsi conçu


« Les hostilités seront arrêtées sur tout le front à partir du 11 novembre, onze heures (heure
française). Les troupes alliées ne dépasseront pas, jusqu'à nouvel ordre, la ligne atteinte à cette date
et à cette heure. — Signé : Maréchal FOCH. »

Ainsi finissait, dans la joie, ce terrible drame sans précédent dans l'Histoire. Au cours de plus de
quatre ans d'une guerre sans merci, le Régiment avait été partout où il y avait des coups à donner ou

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à recevoir. Partout il avait fait flotter bien haut son Drapeau déjà illustre avant, et qui portait dans
ses plis les noms de Wagram, la Moskowa, Sébastopol, Solferino.
Partout et toujours il avait accepté en silence les sacrifices les plus complets et ce n'avait pas été en
vain. L'ennemi, à jamais déshonoré, avait mordu la poussière.
Nos morts étaient vengés.

Le 11 novembre, à 11 heures, au moment précis où les hostilités prenaient fin, le Régiment rendait
les honneurs à son Drapeau.

Les jours suivants, par les routes des Ardennes françaises et belges, par Mézières, Mohon, Givonne,
Bouillon, Neufchâteau, Bastogne, il gagne la région de Clervaux, dans le Grand-Duché de
Luxembourg, qu'il va occuper jusqu'à la fin janvier 1919.

A la fin janvier 1919, par Luxembourg, Thionville, Metz, Strasbourg, Steige, le col de Steige, Saint-
Dié, il vient dans la région d'Épinal, où il cantonne un peu plus d'un mois. Puis, le 12 mars 1919, il
rentre à Langres, sa garnison d'avant-guerre, où il reçoit un accueil enthousiaste. Il y est reçu par
toutes les autorités et la population, comme en est digne le Régiment « sans peur et sans reproche »
qu'il a été pendant toute la campagne.

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LISTE DES MILITAIRES

DU 21e RÉGIMENT D'INFANTERIE

MORTS POUR LA FRANCE

Au cours de la Campagne 1914 – 1918

—————▪—————

OFFICIERS
Compie Nom, Prénoms et Grade Date du décès
5e BERTHIN Jean-Augustin, Lieutenant, 15 sep. 1916
4e BEZY Paul-Félix-Henri, Sous-lieutenant, 18 août 1914
BISIRIER Pierre, Sous-lieutenant, 30 sep. 1915
9e BOLE-TRELY Émile, Sous-lieutenant, 13 mars 17
e
8 BOUCHON Charles-Michel, Capitaine, 28 août 1914
8e BOULET Lucien, Sous-lieutenant, 11 mai 1915
e
4 BOURNOT Jules-Nicolas-Victor, Capitaine, 18 août 1914
BREDARD Victor-Alexis, Sous-lieutenant, 2 oct. 1915
e
3 BRIQUELER Paul-Édouard, Capitaine, 30 sep. 1914
BROUSSARD Joseph, Sous-lieutenant, 8 mars 1916
e
10 BURDEAU Charles-Claude-Jean-Baptiste, Lieutenant, 22 juil. 1916
4e CHAPLET Jules, Sous-lieutenant, 22 août 1916
e
8 CHAUVIN Jean-Louis, Lieutenant, 1er nov. 1917
CONTET Émile, Chef de Bataillon, 7 mars 1916
COUVREUR Maurice-Edmond-Jules, Sous-lieutenant, 12 mars 1917
e
2 DAMBRUN Henri-Joseph, Sous-lieutenant, 11 mai 1915
1re de GEOFFROY Henri-Jean, Capitaine, 16 oct. 1914
e
10 DELELIS Auguste-Henri, Capitaine, 11 oct. 1914
6e DELUNG Paul, Lieutenant, 23 oct. 1917
e
3 de POYEN BELLISLE Armand-Marie, Sous-lieutenant, 1er oct. 1914
12e de SALABERRY-IRUMBERRY Antoine-Marie, Sous-lieutenant, 12 déc. 1915
2e DUPONT François-Joseph, Capitaine, 13 oct. 1914
EUGONIN Paul-Eugène, Sous-lieutenant, 18 août 1914
21e R. I. FAIVRE Wilfrid, Lieutenant-colonel, 25 sep. 1914
FLORY Charles-Désiré-Étienne, Lieutenant, 23 déc. 1914
4e GABRIEL Émile-Eugène-René, Lieutenant, 21 août 1914
e
3 Btn GAITET Albert-François-Léon, Chef de Bataillon, 29 mai 1915
GAY Abel-Alexandre, Sous-lieutenant, 4 oct. 1915
e
2 Btn GUDIN, Sous-lieutenant, ler oct. 1918
12e JACQUEMIN Marie-Alaise, Sous-lieutenant, 18 juin 1915
JEANBLANC Henri, Sous-lieutenant, 12 mai 1915
4e LABROUSSE Georges-Marcel, Lieutenant, 29 sep. 1918

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Compie Nom, Prénoms et Grade Date du décès


4e LALLEMAND Marcel-Marie, Lieutenant, 7 mars 1916
11e LANGLADE Théophile-Maurice, Lieutenant, 1er mai 1915
11e LECOLIER Fernand-René, Lieutenant, 7 mars 1916
5e LOMBARDOT Ernest-Joseph, Lieutenant, 28 août 1914
3e LOREAUY Émile-Henri-Jules, Sous-lieutenant, 29 sep. 1915
8e MALTERRE Maurice-Henri, Capitaine, 27 août 1916
MARIANI Henri, Sous-lieutenant, 7 juil. 1915
e
10 MATRAY Albert-Claude-Frédéric, Sous-lieutenant, 22 juil. 1915
1er Btn MENNEGLIER Félix-Charles, Chef de Bataillon, 28 sep. 1915
MERAND Maurice-Georges, Capitaine, 28 mai 1918
9e MERCIER Charles-Louis, Sous-lieutenant, 18 août 1914
e
8 MICHELON Louis, Sous-lieutenant, 18 juil. 1915
2e MOLLARD Joseph-Jean-Marie, Sous-lieutenant, 14 mai 1915
MOTEMPS Joseph-Émile, Capitaine, 23 août 1914
MOUTON Joseph-Noël-Paul, Capitaine, 12 mai 1915
4e NEROT André-François, Capitaine, 7 juil. 1918
e
7 ODENT Pierre-Charles-Marie, Sous-lieutenant, 13 juin 1915
10e PAILLOT Léon-Vital, Sous-lieutenant, 4 oct. 1915
e
10 PARISOT Lucien-Joseph, Sous-lieutenant, 10 oct. 1914
12e PERRIN Hilaire-Auguste-Alexandre, Lieutenant, 9 déc. 1918
C. H. R. PINGAUD Joseph-Adrien-Jean, Lieutenant, 1er oct. 1918
1re PRETOT Pierre-Étienne-Noël-Émile, Lieutenant, 1er oct. 1918
e
3 PUYRAIMOND Charles-Antoine, Sous-lieutenant, 10 oct. 1915
11e RISTORCELLI Pierre-Toussaint, Lieutenant, 14 oct. 1915
e
8 ROCAUT Marcel, Sous-lieutenant, 13 mars 1915
6e ROCHEFRETTE Claude-Marie-Émile, Capitaine, 24 août 1914
9e ROI Georges, Sous-lieutenant, 7 mars 1916
RÉMY Pol-René, Capitaine, 15 juil. 1918
SEYMOUR-THIVIER, Chef de Bataillon, 11 juil. 1915
e
3 THEILHOL René-Léon, Sous-lieutenant, 2 déc. 1918
8e THÉRIOT Fernand-Stéphane-Jules-Émile, Sous-lieutenant, 28 août 1914
THRAEN Henri-Maximilien, Chef de Bataillon, 22 août 1914
4e VIANNAY Joseph-Claude, Sous-lieutenant, 9 mars 1916
e
8 VOISIN Paul-Jules, Lieutenant, 11 mai 1915

HOMMES DE TROUPE
ABRAHAM Jules, 2e classe. │ALERON Blaise, 2e classe.
ABADIE André-Bernard, 2e classe. │ALEVÉQUE Eugène, 2e classe.
ADAM Paul-Louis, 2e classe. │ALEXANDRE Ray.-Louis-Alli., aspirant.
AGNEL Jules-Félix, 2e classe. │ALFRED Auguste dit MONTVOISIN, 2e cl.
AJOUR Paul-Alix, 2e classe. │ALIG François-Joseph-Claudius, 2e cl.
AKERMANN Paul-Ernest, 2e classe. │ALLIER Raphaël, 2e cl.
ALBAGNAC Jean-Pierre, 2e classe. │AMAT Louis-Charles-Pierre, 2e classe.
ALBISETTI Émile-François, caporal. │AMIOT Armand-Jules dit Rose, 1re cl.

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AMIOT Jules-Eugène, 2e classe. │BADARELLO Marcel-Auguste, 2e cl.


ANCEL Joseph-Florentin, 2e classe. │BADAT Henri-Adolphe, 2e classe.
ANDRÉ Marius-Constant, serv. auxiliaire. │BAIGNIER Emmanuel-Augustin, 2e cl.
ANDRÉ William-François, 2e classe. │BAINY Jules-Joseph, 2e classe.
ANDÉOL Louis-Joseph-Marie, 2e classe. │BAILLY Louis, caporal.
ANDRIEU Joseph-Michel, 2e classe. │BAILLY Maurice, 2e classe.
ANDRIOL Louis-Albert-Jean, 2e classe. │BALAY Joseph-Gabriel, sergent.
AUGET Aristide-Aug.-Joseph, 2e cl. │BALLAND Émile-Albert, 2e cl., 9e.
ANGELLE François, 1re classe. │BALLERIAUX François, 2e classe, 7e.
ANGELLOZ Nicoud-Auguste, 2e classe. │BALLY Jacques, 2e cl., 3e.
ANGELOT Nicolas, 2e cl. │BALOCHE Auguste-Pierre, 2e classe.
ANIER Louis, 2e cl. │BARANGER Louis-Alfred, 2e classe.
ANNE Marcellin-Anatole-Jos., 2e cl. │BARAILLE Louis-Gaston-Pierre, 2e cl.
ANTIGNAC Antoine-Jean, 1re classe. │BARBERET Ferdinand, 1re classe.
ANTONET Louis, 2e classe. │BARBEY Pierre, caporal.
APTEL Paul, 2e classe. │BARBIER Henri, 2e classe.
ARFEUX Lucien, 2e classe. │BARBIER Étienne, 2e classe.
ARIBAUD Jules-Justin, 2e classe. │BARBIER Joseph, 2e classe.
ARMELLONI Armand-Jules-Aug., 2e cl. │BARBIER Ferdinand-Étienne-Art., 2e cl.
ARNIAUD Léon, 2e classe. │BARDEL Auguste-Joseph, 2e classe.
ARNOUX Léonice-Albert, sergent. │BARNAY Jules, 2e classe.
ARROUE Émile-André, 2e classe. │BARNAY Jean, 2e classe.
ARVISET Albert, 2e classe. │RARLOT Paul, 2e classe.
AUBERT Jean-Abdon, 2e classe. │BARDIN Antoine, 2e classe.
AUBERT Léon-J.-B., adjudant-chef. │BARDY Paul-Armand, 2e classe.
AUBERTOT Georges-Gaston, sergent. │BARDY Léon-Augustin, sergent.
AUBERTOT Célestin-Albert, adjudant. │BARILLOT Eugène, 2e classe.
AUBLANC Auguste, 2e classe. │BAROCHE Charles-Félix-Jules, 2e cl.
AUBRIET Louis-Marius-Anast., 2e cl. │BAROUILLER Claude, 2e classe.
AUBRIT Lucien-Firmin, 2e classe. │BARRET Jules-Émile, 2e classe.
AUBRY Albert-Jean-Marie, 2e classe. │BARRETTE François, 2e classe.
AUBRY Achille-Lucien, 1re classe. │BARRIÈRE François, 2e classe.
AUDRY Louis, 2e classe. │BARRIÈRE Jean, 1re classe.
AULON Marie-Émile, 2e classe. │BARROIS Eugène-Amédée, 2e classe.
AUVIGNE Théophile-Albert, 2e classe. │BARROY Léon-Auguste, 2e classe.
AYMARD Andrieux, 2e classe. │BARTHÉLEMY Alexis-Apollinaire, 2e cl.
ARARD Camille-Jean, caporal. │BAS Élie-Léon, 2e classe.
│BASSET Pierre-Benoit, 2e classe.
BABEL Étienne-René-Henri, caporal. │BATAILLARD Hippolyte-Louis, 2e classe.
BABU Pierre-Aimé-Mathurin, 2e cl. │BATAILLE Philippe, 2e classe.
BACHELARD François, 2e classe. │BATELOT Joseph, 2e classe.
BACHELIER Gilbert-François, 2e classe. │BATHIARD Claude-Philibert, 2e classe.
BACHEVILLER Philibert, 2e classe. │BATHIARD Pierre-Étienne, 2e classe.
BACHOTET Émile-Eugène, 2e classe. │BATIER Jean, 2e classe.
BACQUIN Émile-Éloi, 1re classe. │BATON Louis-Napoléon, 2e classe.
BACU Charles, 2e classe. │BATTANT Félix-Claude, 2e classe.

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BAUCHEZ Louis, 2e classe. │BENASSY Joseph, 2e classe.


BAUDOIN Marie-Émile-Félicien, 2e cl. │BENEY Pierre-Marie-Joannès, 2e cl.
BAUDOIN Théotyme-Arthur, 2e classe. │BENISTANT Jean-Baptiste, 2e classe.
BAUDOIN Théodore dit Alexis, 1re cl. │BENOIST Ernest-Joseph-Henri, 2e cl.
BAUDON François-Charles, caporal. │BOURGEOIS Pierre, 2e cl.
BAUDOT Alexis-Jean-Charles 2e classe. │BERANGER Albert-Auguste, 2e classe.
BAUDOT François-Georges, 2e classe. │BERARD Marcel-Delphin, 2e classe.
BAUDRV Émile-Adrien, 2e classe. │BERBEY Louis-Constant, 2e classe.
BAUDURET Marcel-Louis, sergent. │BERGER François, 2e classe.
BAUER Joseph, 2e classe. │BERGER Jean-Marie-Joseph-Eug., 2e cl.
BAUGE Pierre, 2e classe. │BERGER Pierre-César-Marie-Ant., caporal.
BAULARD Jules-Léon, 2e classe. │BERGEROT Émile, 2e classe.
BAUMALLE René-Pierre-Paul, 2e classe. │BERGERY Léon-Marcel, 2e classe.
BAUMONT Lucien, 2e classe. │BERLAND Hilaire, 2e classe.
BAUMONT Léon, 2e classe. │BERLIOZ Saint-Patin-Émile-Ber. 2e cl.
BAUPIN Frédéric-Marcel, sergent. │BERNARD Arthur-Marcel, 1re classe.
BAUSSAN Jean-Déoda, 2e classe. │BERNARD Claude-Alphonse, 2e classe.
BAVARD Edmond-Auguste, 2e classe. │BERNARD Camille, 2e classe.
BAYER Marcellin, 2e classe. │BERNARD Corentin, 2e classe.
BAZILLE Henri-Léon, caporal. │BERNARD Ambroise, 2e classe.
BAZIN Gaston, 2e classe. │BERNARD Félix, 2e classe.
BAZIN Émile-Eugène, 2e classe. │BERNARD Henri-Charles, 2e classe.
BAZIRE Pierre-Désiré, 2e classe. │BERNARD Hyacinthe-Marcel, 2e classe.
BEAUPARRAIN Léon-Brice, sergent. │BERNARD Jules-Henri, 2e classe.
BEAUPERTUY André-Gust.-Jean, caporal. │BERNARD Pierre, 2e classe.
BEAUPOIL Edmond-François, 2e cl. │BERNARDIN Henri, 2e classe.
BEAUVALET François-Jos.-Émile, 1re cl. │BERNARDON Jules, 2e classe.
BECHERET Gustave-Paul, 2e classe. │BERNIER Gilbert, 2e classe.
BEDIN Louis-Henri, 1re classe. │BERNIQUET Eugène, sergent.
BEGAT Marcel, 2e classe. │BERRIOT Marcel-Félix, 2e classe.
BEGEY Georges-Aug.-Louis, aspirant. │BERONU Joseph, 2e classe.
BEGOT Jean-Baptiste, 1re classe. │BERRE Yves, 2e classe.
BEGOUX Henri-Marie, 2e classe. │BERSEZ Edmond-Marie, 2e classe.
BELEURGEY François-Lucien, 1re cl. │BERTAUT Léon-Arsène,caporal.
BELHOMME Ulysse, 2e classe. │BERTAUX Félix-Mary-Arist., 2e classe.
BELIN Barthélemy-Julien, 2e classe. │BERTHAUD Henri-Germain, caporal.
BELIN Julien-Gabriel, 2e classe. │BERTHAUT André, 1re classe.
BELIN Justin-Albert, 2e classe. │BERTHE Pierre-Jules, 2e cl.
BELLEDENT Célestin, sergent. │BERTHELOT Maurice, 2e cl.
BELLET Marius-Anatole, 2e classe. │BERTHENET Auguste dit Philippe, 2e cl.
BELLEVAL Jean-Marie, 2e classe. │BERTHET Louis-Antonin, 2e cl.
BELNOT Pierre-Joseph-Antoine, 2e cl. │BERTHIER François, 2e classe.
BELOT Ernest, 2e classe. │BERTHIER Noël, 2e classe.
BELUCHE Charles-Gustave, 2e classe. │BERTHUOT Eugène, 2e classe.
BENARD André-Alexandre, 2e classe. │BERTILLON Jos.-Louis dit Jules, caporal.
BENASSY Léonard, 2e classe. │BERTILLON Jules-Ch.-Marcel, 2e classe.

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BERTIN Antoine, 2e classe. │BIZOT Louis-Eugène, caporal.


BERTRAND Auguste-Paul, caporal. │BLAINVILLE Albert-Désiré, sergent.
BERTRAND Auguste-Paul-Adrien, 2e cl. │BLAISE Pierre, 2e classe.
BERTRAND Louis-Marie, 1re classe. │BLANC Félix, 2e classe.
BERTRAND Joseph, 1re classe. │BLANC Louis-Philomène, 2e classe.
BERNARD Lucien-Amédée, 2e classe. │BLANCHARD François-Pierre-Émile, 2e cl.
BESSE Émile, caporal. │BLANCHARD Philibert, caporal.
BESSE Étienne-Louis, 2e classe. │BLANCHARD Raym.-François, 2e cl.
BESSE Jean, sergent. │BLANCHET Henri, 2e classe.
BESSET Édouard-François, 2e cl. │BLANCHET Étienne-Louis, sergent.
BESSON André, 2e classe. │BLANCHET Lucien-Marius, 2e classe.
BESSON Émile, 1re classe. │BLANCHIN Armand-Alfred, 2e classe.
BESSOT Robert, 2e classe. │BLANPAIN-DJELFA Bern.-Omer.-Jos., 2e cl.
BERTHOUD Émile-Claude, 2e classe. │BLATT Nicolas-Charles, caporal.
BEUCHOT René-François, 2e classe. │BLIN Antoine, 2e classe.
BEUFFE Maurice-Marcel, caporal. │BLONDEAU Maxime, 2e classe.
BEUGNOT Eugène-Louis-Ch., 2e cl. │BLONDEAU Gustave, 2e classe.
BEUGNOT Léon-Paul, 2e classe. │BLONDEL René-Désiré, 2e classe.
BEURET Nicolas-Eug.-Antibe, 2e cl. │BLONDEL Georges, 2e classe.
BEURTON Jean-Dominiq.-Alexis, 2e cl. │BLONDIN Marie-Jos.-Ch.-André, 2e cl.
BEUTEAU Léon-Antoine, 2e classe. │BLOUCTET Henri-Joseph, sergent.
BEY Jean-Louis-Jules-Ernest, 2e cl. │BLOUCTET Félix-Alph. dit Joseph, 2e cl.
BEZANÇON Robert-Louis-Henri, 2e cl. │BOBIJAT Charles-Jules, 2e classe.
BEZARD François, 2e classe. │BOCCARD Claude-Ernest, 2e classe.
BIARNE Raymond-Léon, 2e classe. │BOCQUIER Henri-François-Simon, 2e cl.
BIDOUX Marcellin-François, 1re classe. │BOCQUIN Joachim, 2e classe.
BIENTZ Henri-Eugène, sergent. │BOICHARD Claude-Victor, 2e classe.
BIETRY Jean-Aimé-Alexandre, 2e classe. │BOIN Pierre, 2e classe.
BIÈVREPOULALIER, Claudius, 2e cl. │BOIRA Félix-Joseph, 2e classe.
BIGARD Guillaume, 2e classe. │BOIRIN Joseph-Eugène, caporal.
BIGARNET Émile-Eugène, 2e classe. │BOISANFRAY Charles, sergent.
BIGOT Clod.-Étienne, vétérinaire-auxiliaire. │BOISSEAU Henri, 2e classe.
BIGOU Antoine, sergent. │BOISSEAU Louis-André-Joseph, 2e cl.
BILGRY Paul-Joseph, 2e classe. │BOISSELOT Henri-Jean-Baptiste, 2e cl.
BIGUEUR Claude-François, 1re classe. │BOLEY Jules-Henri, 2e classe.
BILLARD Constant-Eugène, 2e classe. │BOLOT Claude-Louis-Lucien-Edm., 2e cl.
BILLIER Jules, 2e classe. │BELUSSET Edme, 2e classe.
BILLOUD Léon-Marius-Alexandre, 2e cl. │BOMBENON Gabriel, 2e classe.
BINARD Julien-Alphonse, 2e classe. │BON Joseph, 2e classe.
BINET Paul, 2e classe. │BON Pierre, 2e classe.
BISCH Constant, 2e classe. │BONGRAND Paul-Anatole, 2e classe.
BITOUZET Claude-Franç.-Bapt.-Is., sergent. │BONIN Pierre-Athanase, 2e classe.
BITOUZET Léon-Ch.-Raphaël, 2e classe. │BONIN François-Alphonse, 2e classe.
BITOUZET Paul, 2e classe. │BONIN Georges-Louis-André, 2e classe.
BITSCHENAUX Adrien-Jules-Louis, 2e cl. │BONNA Jean, caporal.
BIZOLLON Jean-Marie, 2e classe. │BONNARD Jean-Claude, caporal.

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BONNARD Jules-Gustave, 2e classe. │BOURGEOIS Louis-Jules-Marie, caporal.


BONNARD Louis, 2e classe. │BOURGEOIS P.-Jean dit Jean-Marie, sergt.
BONNEFOND Louis, 2e classe. │BOURGEOIS Désiré, 2e classe.
BONNEFOY Georges-Julien, 2e classe. │BOURGEOIS Edmond-Maurice, caporal.
BONNELY Jean, 1re classe. │BOURGEOIS Pierre, 2e classe.
BONNENFANT Gabr.-Marie-Alb., serg.-four. │BOURGEOT Armand-Louis-Auguste, 2e cl.
BONNET Auguste, 2e classe. │BOURGOGNE François-Désiré, 1re classe.
BONNET Auguste-Fernand, 2e classe. │BOURGOIN Yacinthe-Louis-Jos., caporal.
BONNET Georges-Edmond, 2e classe. │BOURIE Pierre, adjudant-chef.
BONNEYRAT Eugène, 2e classe. │BOURLIER Marie-Hilaire-Lucien, sergent.
BONNIN François-Alphonse, 2e classe. │BOURLIER Eugène-Émile, 2e classe.
BONNON Louis-Georges, 2e classe. │BOURNAT Marc-Narcisse, sergent.
BONNOT Joseph, 2e classe. │BOURNAZEL Léonard, 2e classe.
BONNOT Clotaire-Socrate, 2e classe. │BOURQUIN Émile-Louis-François, 2e cl.
BONVALOT Joseph, 2e classe. │BOURSAULT Lucien-Julien, 2e cl.
BONNOT Paul, 1re classe. │BOURZEIX Auguste, 2e classe.
BONY Marius-Alfred, 2e classe. │BOUTAUD Jean-Baptiste-Louis, 2e cl.
BOUYAUX Maurice-Yacinthe, caporal. │BOUTAVANT Lucien-Louis, 2e cl.
BONZANI Robert-Émile, 2e classe. │BOUTET François, 2e classe.
BORACH Paul-Léopold, 2e classe. │BOUTET Georges, 2e classe.
BORIE Jean, 2e classe. │BOUTINAUD Baptiste, 2e classe.
BOTTARD François, 1re classe. │BOUTY Léon, 2e classe.
BOTTAZ-BOUSSON, 2e classe. │BOUVARD Joseph-Édouard-Émile, 2e cl.
BOUCARD Paul-Émile-Eugène, 2e cl. │BOUVERET Jules-Maurice-J.-B., 2e cl.
BOUCHARD Marie-Auguste, 2e classe. │BOUVET Floris-Alfred-Édouard, 2e cl.
BOUCHENY Georges-Marcel, 2e classe. │BOUVIER Louis-René, 2e cl.
BOUCHET Victor-Paul, 2e classe. │BOUVIER Eugène, 2e classe.
BOUCHOT Armand-Émile, sergent. │BOUYON Jean-Baptiste, 2e classe.
BOUDIER Pierre-Eug.-Edmond, 2e cl. │BOUYOUX Pierre-Henri, 1re classe.
BOURDEAU Henri-Jules, 2e cl. │BOUYSSE Jean, 2e classe.
BOURDEAU François, 2e classe. │BOVIS Marius, caporal.
BOUDOIRE Jacques-Élie, 2e classe. │BOYARD Abel-Henri, sergent.
BOUDOT Pierre, 2e classe. │BOYER François, 2e classe.
BOUDRE Joseph-Léon, 2e classe. │BOYER Joseph, 2e classe.
BOUEYROUX Jean-Raymond, 2e classe. │BOYER Joseph, 2e classe.
BOUGEROL André-Michel, 2e classe. │BOYER Louis, 2e classe.
BOUGRELLE Marie-Ch.-Adolphe, 2e cl. │BOYET Marceau. 2e classe.
BOUHIN François-Joseph-Émile, 2e cl. │BRAGETTE Jean, 2e classe.
BOUILLAUD Étienne-Ambroise, 2e cl. │BRALET André-Louis-Henri, 2e classe.
BOUIX Jules, 2e classe. │BRARD Alexis, 2e classe.
BOULEAU Roger-Alfred, caporal. │BRAS Pierre, 2e classe.
BOULENGER Adolphe-Joseph, 2e classe. │BRAUGE Jean, 2e classe.
BOURACHOT Auguste, 2e classe. │BREMOND Joseph-Léon, 2e classe.
BOURBOULEIX Guillaume, 2e classe. │BRENET Jean-Auguste, 1re classe.
BOURDIEU Isidore, 2e classe. │BRENON Léon-Auguste 2e classe.
BOUREL Lucien-Georges-Victor, caporal. │BRENOT Alphonse, 2e classe.

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BRES Auguste-Julien, 2e classe. │CADEINE Louis, caporal.


BRESARD Maurice, 2e classe. │CADILLON Jean-Louis, 1re classe.
BRESSON Louis-Marie-Auguste, 2e cl. │CADOT Alexandre-Gabriel, 2e classe.
BRETON Henri, 1re classe. │CAILLAUD Henri-Louis-Joseph, 2e cl.
BRETON Émile-Élisée, 2e classe. │CAILLAUD Auguste-François, 2e classe.
BRETON Félix-Georges, 2e classe. │CAILLAVEL, Jean, 2e classe.
BRETON Gustave-Louis-Clément, 2e cl. │CAILLOT Charles dit Albert, 2e classe.
BRETTE Jean, 2e classe. │CAIMAN Auguste-Quirin, 2e classe.
BROUILLARD Eugène, caporal. │CAIROUX Aimé-Aurélien-Marius, 2e cl.
BRIAULT Marcel-Maurice, caporal. │CAISEY Auguste-Adolphe, 2e classe.
BRIDEAUS Jules-Nicolas, 2e classe. │CAISEY Jules, 2e classe.
BRIFFAUT Lucien, 2e classe. │CAIZERGUES Eugène, 2e classe.
BRILLANT, 2e classe. │CALAMIER Claude, sergent.
BRION Jules dit René, 2e classe. │CAMBIER Auguste, 2e classe.
BRISARD Marcel-Émile-Marie, 2e cl. │CAMERLYNCK Albert-Georges, 2e classe.
BRISSAUD François, caporal. │CAMP Marcel-Firmin, 2e classe.
BRIOT Émile-Camille-Virgile, 2e classe. │CAMUS Eugène-Marcellin, 2e classe.
BROC Augustin, 2e classe. │CAMUZET Louis-Joseph, 2e classe.
BROCHARD Auguste-Henri-Pier.-Mar., 2e cl. │CAPUT Georges, 2e classe.
BROCHOT Louis, 2e classe. │CARBILLET Henry-Victor, 1re classe.
BROSSIER Charles, 2e classe. │CARCAUZON Louis, 2e classe.
BROUZES Louis, 2e classe. │CARCOPINA Paul, 2e classe.
BRUEY Victor-Lucien, 2e classe. │CARILLON Félix, caporal.
BRUGNOT François-Eugène, 2e classe. │CARPENTIER Henri-Jean, 2e classe.
BRUINAUD Maurice, 2e classe. │CARRÉ Louis-Victor, 2e classe.
BRULARD Maxime-Louis, 1re classe. │CARREAU Joseph, 2e classe.
BRUN Alfred-Marius, 2e classe. │CARRON Maurice, 2e classe.
BRUN Maurice, 2e classe. │CARTERON Nicolas-Désiré, 2e classe.
BRUN Bernard-Hippolyte, 2e classe. │CARTIER Lucien-Émile-Eugène, 2e cl.
BRUNELLE Martin, 1re classe. │CARTIER Victor-Alexandre-Albert, 2e cl.
BRUNERIE Louis, 2e classe. │CARTOUX Joseph-Louis, 2e classe.
BRUNET François-Émile, 2e classe. │CASSE Léonard, 2e classe.
BRUNET Victor-Léon, 2e classe. │CASTELLAN Baptistin, 2e classe.
BRUNET Xavier-Jean-Joseph, 2e classe. │CATERA Jean-Marie, 2e classe.
BRUTHIAUX Alfred, sergent. │CATHERINET Charles-Lucien, 2e classe.
BUCHARD Joseph, 2e classe. │CATOIRE Georges, 2e classe.
BUFFAT Henri, 2e classe. │CAUBERT Émile-Victor-Joseph, 2e cl.
BUGAUT Lucien-Bernard-Noël, sergent. │CAUDY Léonard dit Antoine, 1re cl.
BUISSON Maurice, caporal. │CAULIER Albert-Gustave, 2e classe.
BUISSON Albert-René, 2e classe. │CAUTAIN Léon-Lucien, 2e classe.
BUISSON Pierre, 2e classe. │CAVILLON Henri-Émile, 2e classe.
BURGAUD Auguste-Henri-Jean, 2e cl. │CESSOT Albert, 2e classe.
BURTEY Louis, 2e classe. │CEURTY François, 2e classe.
│CHABERT Louis, 2e classe.
CACAUD Joannès, 1re classe. │CHABOD Louis-Alphonse, 2e classe.
CACHARD Charles-Alexandre, 2e classe. │CHADAUD Pierre, 2e classe.

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CHAGNY Claude, 2e classe. │CHAUVIN Joseph, 2e cl.


CHALAUX Émile-Constant, 2e classe. │CHAUVON Louis-François, sergent.
CHAMAGNE Eugène, 2e classe. │CHAVEROT Louis-Antoine, 2e cl.
CHAMBERT Jean, 2e classe. │COLLIN Joseph-Albert-Bernard, sergent.
CHAMBON Jacques-Louis, 2e classe. │CHAZAL Albert-Jean, 2e cl.
CHAMETON Pierre-Baptiste, 2e classe. │CHAZAL Louis-François-Alfred, 2e cl.
CHAMPENOIS Eugène-Auguste, 2e classe. │CHEDOTAL Jean-Marie, 2e cl.
CHAMPION Léon, 1re classe. │CHEMET Edmond-Léon, sergent.
CHANAT René, 2e classe. │CHENEVAT Pierre-Antoine, 2e cl.
CHANRION Claude-Marie, 2e classe. │CHENEVIER Louis-Lucien, 2e cl.
CHAPET Ernest, 2e classe. │CHENUS Georges-Henri, sergent-fourrier.
CHAPUIS Albert-Louis-Auguste, 2e cl. │CHEREAU Camille-Fernand, 2e cl,
CHAPPUY Jules-Marie-Henri, caporal. │CHESNEL Fernand-Victor, 2e cl.
CHAPRON Charles-Eugène-Franç., 2e cl. │CHEUX Léon-Lucien-Marcel. 2e cl.
CHAPUIS Joseph-Urbain, caporal. │CHEVALIER Jacques-Marie-Ed., 2e cl.
CHAPUIS Marcel-Auguste, caporal. │CHEVALLET Adolphe, 2e cl.
CHAPUIS Henri-Bénigme, 1re classe. │CHEVALLIER Louis-Théophile, 2e cl.
CHAPUIS Étienne-Marcel, caporal. │CHEVALLIER Prosper-Louis-Franç., sergent.
CHARBONNEL Émile-Georges, 2e classe. │CHEVASSON Jean, 2e classe.
CHARBONNIER Gabriel, 2e classe. │CHEVIET Prosper-Henri-Joseph., 2e cl.
CHARDENOT Léon-Lucien, 2e classe. │CHEVIGNY Henri-Adolphe, 2e classe.
CHARDRON Adrien-Alfred, 2e classe. │CHEVIGNY Nicolas dit Émile, 2e cl.
CHARIER Gaston-Georg.-Pier.-Aug., 2e cl. │CHEVILLARD Charles, caporal.
CHARLOT Émile-Joseph, 1re classe. │CHEVILLARD Ferdinand-Gaston, 2e cl.
CHARLOT Paul, 2e classe. │CHEVILLON Jules-Marcel, 2e classe.
CHARME Pierre, caporal. │CHEVRIER Élisée, 2e classe.
CHARNIOT Fernand, caporal. │CHRÉTIENNOT Louis-Paul-Émile, 2e cl.
CHARREAU Fernand-Pierre, 2e classe. │CHOUARD Louis-Georges, sergent.
CHARRIÈRE Jules, 2e classe. │CHOLLET Marc-André, 2e classe.
CHARVET Anthelme-Louis, sergent. │CHOQUET Louis, 2e classe.
CHASTEL Auguste-Élie, caporal. │CHOFFLET Claude, 2e classe.
CHASSARD Marie-Camille, adjudant. │CHRISTOUX Léonard, 2e classe.
CHATAIN Jean, 2e classe. │CISSA Henri-Lucien, caporal.
CHÂTEAU Alphonse, 2e classe. │CISTERNE Antoine, 2e classe.
CHATELAIN Joseph-Albert, 2e classe. │CLAIRE Paul, 2e classe.
CHATELET Henri, 2e classe. │CLAIRE Raymond, sergent.
CHATENAY Louis-Émile, 2e classe. │CLAIRE René-Joseph-Félicien, 2e classe.
CHATRENET Francois-Julien, 2e classe. │CLAIRIN André-Jean-Marie, 2e classe.
CHAUCHEFOIN Jules-Émile, 2e classe. │CLAIROTTE Jules-Aug.-Jean-Bapt., 2e cl.
CHAUDAT Paul-Maxime-Valentin, 2e cl. │CLARETON Célestin, 2e cl.
CHAUDOUET Louis-Paul-Antoine, caporal. │CLAUDE Albert-Augustin, 2e classe.
CHAUDRON Paul-Eugène, 2e classe. │CLEMENDOT Louis-Auguste, sergent.
CHAUNAVEL Alfred-Félicien, adjudant. │CLÉMENT Paul-Albert-Jean, 2e classe.
CHAUSSE Paul-Lucien-Marcel, 2e cl. │CLÉMENT Pierre-Camille, 2e classe.
CHAUVE Ernest-Jean-Baptiste, caporal. │CLÉMENT Félix-Adrien, 2e classe.
CHAUVET Marcel-Joseph, 2e cl. │CLÉMENT Henri, 2e classe.

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CLÉMENT Louis, 2e classe. │COLLENRE Léon-Édouard, 2e classe.


CLÉMENT Jean-Antoine, 2e classe. │COLLIGNON Jean-Bapt.-Henri-René, 2e cl.
CLERGET Alfred-Auguste, 2e classe. │COLLIN François-Pierre-Émile, sergent.
CLERGET Henri-Théophile, 2e classe. │CHIVET Raymond-Vulfran, aspirant.
CLERGET Marie-Léon-Auguste, 2e cl. │COLAS Marcel, 2e classe.
CLUZEAU Pierre, 2e classe. │COLIN Louis-Félicien, 2e classe.
COCHIN Alexandre-Léon-Clément, 2e cl. │COLIN Adelin, 2e classe.
COCHON Émile, 2e classe. │COLIN Narcisse, 2e classe.
COCHON Jean-Baptiste, 2e classe. │COLIN Paul-Joseph, 2e classe.
CŒUDEVEZ Joseph-Albert, 2e classe. │COLLIN Adrien-Louis, 2e classe.
COFIN Augustin, 2e classe. │COLLIN François-Marcel, caporal.
COIN Alexandre-Alexis, 2e classe. │COLLOMBEL Henri-Julien-Justin, caporal.
COINDET Auguste-Joseph, 2e classe. │COLOMBET Hubert, 2e classe.
COISSAC Léonard, sergent. │COUDRIET Alexandre, 2e classe.
COLARD Émile-André, sergent. │COULAMIE Jean-Baptiste, 2e classe.
COLAS Sylvain-Armand, 2e classe. │COULON Victor-Henri, 2e classe.
COLOMBET Albert, 2e classe. │COUPIER Augustin-Marius, 2e classe.
COMBALESSON Jean-Baptiste, 2e classe. │COULON Georges-Émile, 2e classe.
COMPTEUR Antoine-Émile, sergent. │COUR Armand-Joseph, adjudant.
CONET Georges-Albert-Jules, 2e classe. │COURCOL Maurice-Albert-Louis, 2e cl.
CONIL-COMBET Alfred-Henri-Léon, 2e cl. │COURDIOUX Joseph, caporal.
CONSTANTIN Henri, 2e classe. │COURTADE Jean-Pierre, 2e classe.
CONTRE Jean-David-Claudius, 2e cl. │COURTAUX Alfred-Séraphin, 2e classe.
COPIE Paul-Jean-Baptiste, 2e classe. │COURTOT Louis, 2e classe.
COQUEREAU Auguste, sergent. │COURTOT Charles-Edmond-Jos., sergent.
COQUEUGNIOT François-Eugène, 2e cl. │COUTANT Prosper-Henri, 2e classe.
COQUIS Alexand.-Xav.-Franç., caporal. │COUTAREL Louis, 1re classe.
CORDELIER Louis-Eugène, 2e classe. │COUTHOUIS Alexis-Victor-Louis, 2e cl.
CORNEVIN Marie-Charles-Jos., sergent. │COUTURIER Pierre-Alex.-Félicien, 1re cl.
CORNEVIN Marcel-Auguste, caporal. │COUTUT Eugène, 2e classe.
CORNITTE Edmond-Charles, 2e classe. │COUVIDAT François, 2e classe.
CORNU Georges-Armand, 2e classe. │COUVRET Gabriel-Jules-Augustin, caporal.
CORNU, Auguste, 2e classe. │COVILLE Maurice-Ernest, 2e classe.
CORNU Paul-Jean-Célestin, caporal. │CRANCE Jean-Baptiste, caporal.
CORON, Jean-Baptiste, 2e classe. │CRESP Paul, 2e classe.
CORREARD Louis-Joseph-Sully, 2e cl. │CRESSAUX René, 2e classe.
CORREARD Jos.-Maurice-Camille, 2e cl. │CRESSOT Antoine-Raoul, 2e classe.
CORTOT Georges, 2e classe. │CROCHARD Jean-Joseph, 2e classe.
CORTOT Auguste-Émile, 2e classe. │CROS Julien-Alfred, 2e classe.
COSSE, Léonard, 2e classe. │CROSSETTE Victor-Léon, 2e classe.
COTHENET Marie-Jos.-Jean-James, 2e cl. │CUDEY Ernest-Eugène-Alfred, 2e cl.
COTHENET Henri-Georges, 2e classe. │CUER Joseph, 2e classe.
COTTENET Georges-Ernest, 2e classe. │CUGNIET Camille-Louis-Auguste, 2e cl.
COTTIER Marius-Pierre, 1re classe. │CUNIER Antoine, sergent.
COTTIN Marcel-Maurice, 2e classe. │CUNY Léon, 2e cl.
COLLARD Ferdinand, 2e classe. │CURNIER Victor-Marius, 2e classe.

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CUNY Louis-Edmond, 2e classe. │DELAUNAY Georges-Henry, 1re classe.


CURTELIN Amédée, 2e classe. │DELAVAULT Louis, 2e classe.
│DELAYE Albert-Joseph, 2e classe.
DABRY Bénézeth, 2e classe. │DELEPLANQUE Henri-Louis-Joseph, 2e cl.
DACHERV Louis, 2e classe. │DELERCE Pierre-François, 2e classe.
DADAT Edmond, 2e classe. │DELETTE Jules-Henri, 2e classe.
DAUPHAIN Alfred, 2e classe. │DELMART Louis-Jules-Joseph, 2e cl.
DAUPHIN François, 2e classe. │DELMAS Léon-Noël, 2e classe.
DAUVÉ Alfred-Joseph, 2e classe. │DELMET Adolphe, 2e classe.
DAVAUX Léon-Élie-Joseph, sergent. │DELOIX Hippolyte, 2e classe.
DAVIAUD Armand-Louis-Henri, caporal. │DELOMEZ Paul-Maurice, 2e classe.
DAVID Jean-Louis-Auguste, 2e classe. │DELON Marcel-Ernest, 2e classe.
DAIGNAY Constant, caporal. │DELPHIS Louis-Julien, 2e classe.
DAMERON Ernest, 2e classe. │DELRUE Alcide-Louis-Joseph, 2e classe.
DAMELINCOURT Oscar, 2e classe. │DEMARTELET Joseph-Charles, 2e classe.
DANGIEN Lucien, caporal. │DEMAY Marcel-Henri, 2e classe.
DANIAUD Jean-Adolphe-Marcellin, 2e cl. │DEMELLIER Alfred-Adrien-Georges, 2e cl.
DANIEL Henri-Marie, 2e classe. │DEMONCHY Émile-Auguste-Léon, 2e cl.
DANRET Henri-Ernest, 2e classe. │DENIS Adrien, 2e classe.
DARBON Pierre, 2e classe. │DENIS Antoine-François, 2e classe.
DARCQ Charles-Joseph, 2e classe. │DENIS François-Ange-Francis, caporal.
DARNAT François, 2e classe. │DENIS Fernand, 1re classe.
DARTOIS Lucien-Pierre-Émile, 2e cl. │DENIS Louis-Adrien, 2e classe.
DAUBIER Alfred-Léon-Eugène, 2e cl. │DENISET Antoine-Joseph, 2e classe.
DAUMARD J.-B.-Eugène-Arsène, 2e cl. │DENJAN Auguste-Alexandre, 2e classe.
DAVIOT Théodule-Émile-Joseph, 2e cl. │DENOYELLE Arthur, 2e classe.
DEBARRE Gustave-Auguste, 2e classe. │DEPARIS Oscar-Georges, 2e classe.
DEBOIBE Joseph, 2e classe. │DÉPETASSE Alphonse-Jules, 2e classe.
DEBRIE Marcel-Fernand, 1re classe. │DEPIENNE Rémv, 2e classe.
DÉCHANET Jean-Marcel, 1re classe. │DENOIX Jean-Baptiste-Alphonse, 2e cl.
DECKER Charles-Henri-Guillaume, 2e cl. │DEQUÉ Jean-Marie-Louis, 2e classe.
DECRETTE Justin-Maurice, 2e classe. │DERATS Léon, 2e classe.
DECUSEY Gaston-Marie, 2e classe. │DEREPAS Maurice-Edmond, 2e classe.
DEDUIT Jean-Claude, 2e classe. │DERIOZ Abel-Félix, 2e classe.
DEGAND Camille-Aimé-Julien, 2e cl. │DEROZIER Albert-Lucien, 2e classe.
DEGAND Paul-Jules-André, 2e classe. │DERVILLE Henri-Gustave, 2e classe.
DEGRACE Henri-Joseph, 2e classe. │DESAGES François, 2e classe.
DEGREMONT Eugène, 2e classe. │DESBŒUF Julien, 2e classe.
DELAGE Julien, 2e classe. │DESBORDES Jean, 2e classe.
DELALEAU Joseph-Charles-Louis, 1re cl. │DESCHAMPS Victor-Jean, 2e classe.
DELANNE Robert-Jules-J.-Baptiste, caporal. │DESCHAMPS Ludovic-Marie-Albert, 2e cl.
DELANNOY Jules-Pierre-Louis, 2e cl. │DESCRYVER Henri-Joseph, 2e classe.
DELANNOY Fernand-Louis-Joseph, 2e cl. │DESFEMME René-Gilbert, 2e classe.
DELANNOY Léon-Auguste-Joseph, 2e cl. │DESGREZ Louis-Gustave-Félix, 1re cl.
DELARCHE Claude, 2e classe. │DESGREZ Lucien-Prosper-Félix, 1re cl.
DELARCHE Émile, 2e classe. │DESHORTAUD Jean-Émile, 2e classe.

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DESLANDES A1bert-Georges, caporal. │DOURNET René-Alfred, 2e classe.


DESLOGES Léonard, 2e classe. │DOUTEAU Pierre-Louis-Jean-Val., 2e cl.
DESMAREST Louis, 2e classe. │DOVA Jacques, 2e classe.
DESMOLIÈRES Henri, 1re classe. │DRACHE Paul-Georges, 2e classe.
DESPLANTES Joseph-Alexis, 2e classe. │DRAPEAU Franç.-Aug.-Vict.-Louis, 2e cl.
DESPLANTES Joseph-Jean-Marie, 1re cl. │DRAPIER Claude-Marie, 2e classe.
DESPREZ Paul-Emmanuel, 2e classe. │DRAPIER Marius-Daniel, 2e classe.
DESPREZ Robert-Arthur-Alfred, 2e cl. │DRAPIER Raoul, 2e classe.
DESROCHES Jean, 2e classe. │DRAPPIER Robert-Joseph-Éloi, 2e cl.
DESSEREY Louis-Pierre, 2e classe. │DREANO Julien-Louis-Marie, 2e classe.
DESTREIL Victor-Gabriel, 2e classe. │DROIN Émile-André, 1re classe.
DESVAUX François-René, 2e classe. │DRONNEAU Louis, sergent.
DETIEUX Marcel-Charles, 2e classe. │DROUARD Charles-Alfred-Julien, 2e cl.
DETOT René dit Eugène, 2e classe. │DROUET Louis-Eugène, 2e classe.
DETOURBET Sylvestre, caporal. │DROUHET Nicolas-Octave, 2e classe.
DEVAÈRE Léon-Albert, 2e classe. │DUBROUILLET Théophile-Émile, sergent.
DEVAUCOUP Achille, 2e classe. │DUBOIS Marie-Auguste-Léonce, 2e cl.
DEVAUT Étienne, 2e classe. │DUBOIS Henri-Maurice-Gaston, 2e cl.
DEVAUX Abel, 2e classe. │DUBOIS Georges, 2e classe.
DEVIGNE Ernest, 2e classe. │DUBOIS Henri-Maurice-Gaston, 2e cl.
DEVIGNON Paul-Robert, 2e classe. │DUBOIS Camille, 2e classe.
DEVILLE François, 2e classe. │DUBOIS César-Auguste, 2e classe.
DEVINEAU Eugène-Louis, 2e classe. │DUBOILLE Victor, 2e classe.
DIANA Jean, 2e classe. │DUBIN Pierre-Louis-Auguste, 2e cl.
DIDIER Joseph, caporal. │DUBAN Gabriel, 2e classe.
DIEDERICK Jean-Marie, 2e classe. │DUBEAUREPAIRE Alfred-Désiré, 2e cl.
DIERICK Albert, 2e classe. │DROUOT Jean-Marie-François, 2e cl.
DIGARD Marcel-Alfred, 2e classe. │DRU Louis, 2e classe.
DIOT Jules, 2e classe. │DUBONNET Maurice-Édouard, 2e cl.
DISSOUBRAY Léon-Jean, 2e classe. │DUBRENCQ Clodomir-Ch.-Jos., 2e cl.
DOBROUSHKESS Lucien-Lazare, 2e cl. │DUBREUIL Charles, 2e classe.
DODU Élie, 2e classe. │DUBREUIL Irénée-Louis, caporal.
DODU Marcel, 2e classe. │DUBUS Eugène-Georges, 2e classe.
DOMANGE Rosaire-Jules, 2e classe. │DUBUT Louis-Henri-Albert, 2e classe.
DON Raphaël-Élie, 2e classe. │DUBUY Maris-Louis-Isidore, 2e classe.
DONNIO Jean-Baptiste, 2e classe. │DUC Léon-Augustin, caporal.
DOREY Félix, 2e classe. │DUCHER Charles-Eugène, 2e classe.
DORIDOT Charles-Edmond, sergent. │DUCLAUX Célestin, 2e classe.
DORMOY Joseph, 2e classe. │DUCLET Pierre, 2e classe.
DOUARD Charles-Louis-Arthur, 2e cl. │DUCRET Joseph, 2e classe.
DOUARD Paul-Joseph, 2e classe. │DUCROUX Émiland, 2e classe.
DOUARD Georges, 2e classe. │DUFOUR Jean-Baptiste, 2e classe.
DOUCHE Aimé, 2e classe. │DUFOUR Pierre, 2e classe.
DOUDON Louis, 2e classe. │DUFOUR Pierre-Aug.-Édouard, caporal.
DOUIN, Constant-Henri-Augustin, 2e cl. │DUFRÊNE Louis-Édouard, 2e classe.
DOURIT Pierre, 2e classe. │DUGAY Robert-Jules, 2e classe.

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DUGELAY Gabriel-Benoit, 2e classe. │DUTRU Louis, sergent.


DUGUÉ Charles-Pierre, 2e classe. │DUVERNAV Francisque, caporal.
DUHAMEL Jean-Joseph-Eugène, 2e cl. │DUVERNOIS Claude-Marius, sergent.
DUHAMEL René-Louis, 2e classe. │DUVERT Jules-Auguste, 2e classe.
DUHAUT Charles-Auguste, caporal. │DUVIEUX Georges-Alexandre, 2e classe.
DUISIT Joseph, 2e classe. │
DUJARDIN Camille, 2e classe. │EBNER Charles, 2e classe.
DULON Henri-Auguste, 2e classe. │EEKERT Léon-Jules, 2e classe.
DULOSTE Jean-Marie, 2e classe. │EGGER Joseph-Pierre-Jacques, sergent-major.
DUMAS François-Alexandre, 2e cl. │EGREMY Joseph-Irénée, 2e cl.
DUMAS Frédéric-Fernand, 2e classe. │ÉMILE Jean-Baptiste, caporal.
DUMET Albert, 2e classe. │EMONNOT Aristide, 2e classe.
DUMOND Ferdinand, 1re classe. │EMORIRE Pierre, 2e classe.
DUMOND Gaston-Albert-Eug., aspirant. │ENFROY Lucien, sergent.
DUMONTAUT Alexandre, 2e classe. │ENRIQUEZ Benjamin-Georges, 2e cl.
DUMONTIER Armand-Joseph, 1re cl. │EQUILBECQ Gustave, 2e classe.
DUNIER Henri, 2e classe. │ESCOFFIER Charles-René, 2e classe.
DUNOUHAUT Pierre, 2e classe. │ESPRIT Achille-Louis, 2e classe.
DUPAQUIER Gabriel-Marie, 1re classe. │ESPRIT Calixte-Joseph-Stéphane, 2e cl.
DUPERRÉ Charlemagne-Louis, 2e cl. │ESTEVENOT Louis, 2e classe.
DUPLESSI Jules-Romain, 2e classe. │ESTIVALET Lucien, caporal.
DUPLUS François-Félix-Honoré, 2e cl. │ESTOR Louis-Paul, caporal.
DUPONNOIS Pierre-Aug.-Marie, adjudant. │ÉTIENNE Jules-Henri, 2e classe.
DUPONT Arthur-Émile-Georges, 2e cl. │ÉTIENNE Eugène-Charles-Albert, 2e cl.
DUPONT Henri, 2e classe. │ÉTIENNE Louis, sergent.
DUPONT Léon, 2e classe. │ÉTIENNE Marcel-Victor-François, 2e cl.
DUPONT Maurice-Jean, 2e classe. │ÉTIENNE Pierre-André, 2e classe.
DUPONT Maxime, caporal. │ÉTRILLARD Julien, 1re classe.
DUPONT Paul-Pierre, 2e classe. │EUSTACHE Albert-Gustave, caporal.
DUPUIS Camille-François, caporal. │EVOULOIR Louis-Virgile, sergent.
DUPUY Jean, 2e classe. │EYMARD Jean, caporal.
DUPUY Pascal-Alphonse, 2e classe. │EYROLLES Jean, 2e classe.
DURAND Joseph-Constant, 2e classe. │EYZAT Jean, 1re classe.
DURAND Joseph-Marius, 2e classe. │
DURAND Marcel-Ernest-Victor, caporal. │FABIEN Jules-Georges, 2e classe.
DURAND Joseph, 2e classe. │FABING Georges-Charles, 2e classe.
DURAND Gustave-Paul, 2e classe. │FAIPOUX Félix-Camille-Albert, 2e cl.
DURET Raphaël, 2e classe. │FAITOUT Marie-Jules-Félix, 2e classe.
DURET Simon-Eugène, 2e classe. │FAIVRE Étienne-Augustin, 2e classe.
DURET Joseph-Alexandre, 2e classe. │FAIVRE Gabriel, 2e classe.
DUREUIL François, 2e classe. │FAIVRE Fernand-Jean-Marie, 2e classe.
DURUPT Albert-Valentin, sergent. │FAIVRE Auguste-Pierre-Louis, 2e cl.
DUSSAUCY François-André, 1re classe. │FAIVRE Henri-Georges-Séraphin, 2e cl.
DUSSAULT Louis, 2e classe. │FAIVRE Séraphin-Eug.-Léon, sergent.
DUSSAU Georges, 1re classe. │FALKNER Raoul-Albert, 2e classe.
DUTREMBLAY J.-B.-Émile-Louis, cap. │FANIEN François, 2e classe.

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FASEL Édouard, 2e classe. │FILLON Joseph, 2e classe.


FAU, 2e classe. │FINELLI Fernand-Jean-Marie, caporal.
FAUCARD Ernest-Antoine, 2e classe. │FISSON Jean-Baptiste, 2e classe.
FAUCHER Jean, 2e classe. │FIXE Jean-Pierre, 2e classe.
FAUCHER Simon-Henri, 2e classe. │FLORENT Henri-Jean, 2e classe.
FAUGER Léon-Auguste, 2e classe. │FOGLIA Henri-Félix, 2e classe.
FAURE Adrien, 2e classe. │FLOURET Philibert-Alphonse, 2e classe.
FAURE Clément-Eugène, 2e classe. │FONDERFLICK Marcel, 2e classe.
FAURE François, 2e classe. │FONLUPT Charles-Barthélemy, 2e classe.
FAURE Jean, 2e classe. │FONS Jean, 2e classe.
FAURE Jean, 2e classe. │FONTAINE Georges-Philibert, 2e classe.
FAURE Jean, 2e classe. │FONTANEAU Jean-Louis-Roch, 2e classe.
FAURE Joseph, 2e classe. │FONTANEL Joannès-Félix, 2e classe.
FAURE Pierre, caporal. │FONTANILLE Joseph, 2e classe.
FAURE Pierre, 2e classe. │FONTENEAU Aug.-Pierre-Marie-Jos., 2e cl.
FAURIOT Jean, 2e classe. │FONTUIS Henri dit René, 1re classe.
FAUVEL Léon-Jules-Étienne, 2e classe. │FORAL Joseph-Pierre, caporal.
FAUVET Edmond, 2e classe. │FOREST Louis dit Claude, caporal.
FAVIER Henri-Joseph, caporal. │FORET Jules, 2e classe.
FAVIER Léon-Joseph-Ibrahim, caporal. │FOREY Claude, 2e classe.
FAVIER Alfred-Léon, 2e classe. │FORGEAIS Georges-Adrien-Alex., 2e cl.
FAYE Léonard, 2e classe. │FORGEAT Jean, 2e classe.
FAYE Léonard, 2e classe. │FORGEOT Aug.-Sébastien-Marie, cap.
FAYET Constant-André, 2e classe. │FORT François, caporal.
FAYOLLE Joseph-Lucien, 2e classe. │FOUGEROUX Léon-Eugène, 2e classe.
FAYOLLE Pierre, 2e classe. │FOUGEROUX Flavien-Auguste, 2e classe.
FEBVRE Jules-Octave, 2e classe. │FOUILLAT Jean-Antoine, 2e classe.
FEHR Léon-Eugène-Mathieu, 2e classe. │FOUQUET Armand, 2e classe.
FERMIGIER Jean-Émile, 2e classe. │FOURCAUDOT Joseph, 2e classe.
FERRAND Gaston-Amédée-Hippolyte, 2e cl. │FOURCAUDOT Français-Charles, 2e cl.
FERRAND Henri-Didier, 2e classe. │FOURCAUDOT Alfred, 2e classe.
FERRAND Joseph, 2e classe. │FOURCRIN Firmin-Alfred, 2e classe.
FERRARI Jules-Paul, 2e classe. │FOURÉ Henri-Pierre-Éloi, 2e classe.
FERRIER Victor-Hippolyte, 2e classe. │FOUREAU Louis-Marie, 2e classe.
FERRUT Justin-Émile, 2e classe. │FOURNET Eugène-Thomas, 2e classe.
FERVILLE Alfred-Auguste, 2e classe. │FOURNIER Lucien-Louis-Xavier, 2e cl.
FERY Pierre, 2e classe. │FOURNIER Charles-François-Denis, 1re cl.
FEUILLADE Jean, 2e classe. │FRADIN Antonin, 2e classe.
FEUVRIER Lucien, 2e classe. │FRANCHEQUIN Gaston-Augustin, 2e cl.
FÈVRE Claude-Eugène, 2e classe. │FRANCHETEAU Célestin-Théobald, 2e cl.
FÈVRE Joseph, 2e classe. │FRANÇOIS Eugène, 2e classe.
FÈVRE Lucien-Albert, caporal │FRANÇOIS Louis-Ernest, 1re classe.
FIALET Zénoble, 2e classe. │FRANÇOIS Léon-Alexandre, 2e classe.
FICHON Auguste-Lucien, 2e classe. │FRANÇOIS Lucien-Claude-Eugène, 2e cl.
FICHOT Antonin, sergent-fourrier. │FRANÇOIS Roger-Marius-Lucien, 2e cl.
FIEUTELOT Henri, 2e classe. │FRANET Jules-Émile dit Auguste, 2e cl.

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FRANGNE Pierre, caporal. │GALATRY François, 2e classe.


FRANON Léon-Ernest, 2e cl. │GALAUD Jean-Baptiste, 2e classe.
FREICHE Antonin-André, médecin-auxiliaire. │GALERANT Germain-Joseph, 2e classe.
FRELAT Théodore, 2e classe. │GALIMARD Alexandre, 2e classe.
FRÈREJACQUES Henri-Albert, 1re classe. │GALISSOT Georges-René, 2e classe.
FRÉROT Claude-Alphonse, 2e classe. │GALLET Marcel-J.-B.-Albert, 2e classe.
FRÉROT Jules, sergent. │GALLION Emmanuel-Alex.-Marie, adjt.
FRETEL Hippolyte-France-Aug., 2e cl. │GALLIOT Jules-François, 2e classe.
FREYSSINET Antonin-Marius-Evar., 2e cl. │GALLON Victor, 2e classe.
FRIAND Antonin, 2e classe. │GALLOT Joseph-Eugène-Armand, 2e cl.
FRIAND Jean-Baptiste-Pierre, 2e cl. │GALLOUX Eugène-Émile, 2e classe.
FRICHET Félix, 2e classe. │GALUZET François-Félix-Laurent, cap.
FRIESS Gustave-Eugène, 2e classe. │GAMAURY François, 2e classe.
FRIOLLAUD Jean-Félix-Léon, 2e classe. │GAMBARDE Adrien, 2e classe.
FRITSCH Robert-André, 2e classe. │GANET Jacques, sergent.
FROMENT Alphonse-Joseph-Henri, 2e cl. │GANDREY Claude, 2e classe.
FROMENTEAU Marcellin-Louis-Cél., 2e cl. │GARCIN Auguste, 2e classe.
FROMENT Paul, 2e classe. │GARCIN Joseph, 2e classe.
FROST Jean-Marie, caporal. │GARDELLE Joseph, caporal.
FROTEY Antoine, 2e classe. │GARDELLE Marcel, 2e classe.
FROUGIER Jean, 2e classe. │GARDET Ernest, 2e classe.
FRUCTUS Edmond, 2e classe. │GARDIENNET Arthur-Henri, 1re classe.
FURTIN Pierre, 2e classe. │GARDIOT Adéoda, 2e classe.
FYOT Joseph, 2e classe. │GARDIOL Alfred, 2e classe.
│GARDOT Alexandre-Hippolyte, 2e cl.
GABILLEAU Georges-Victor-Clovis, 2e cl. │GARDOT Baptiste, 2e classe.
GABIOT Clément-Eugène, aspirant. │GARNIER Amédée-Charles, 2e classe.
GABORIAU Victor-Henri-Auguste, 2e cl. │GARNIER Armand-Gustave, 2e classe.
GABORIT Jean-Baptiste, 2e classe. │GARNIER Joseph, 2e classe.
GABORIT Gustave-Joseph-Henri, 2e cl. │GARNIER Eugène, 2e classe.
GABORIT Henri-Louis-Auguste, 2e cl. │GARNIER Hyacinthe-Louis, 2e classe.
GABOULARD André, 2e classe. │GARREAU Émile-Marius, 1re classe.
GACON Ferdinand-Eugène, 2e classe. │GAS Clément, caporal.
GACON Lucien-Léonide, 2e classe. │GASCARD Louis-Hyacinthe, 2e classe.
GADET François, 2e classe. │GASCARD Camille-Henri, 2e classe.
GADY Léon-Léonard, sergent. │GAUCHE Auguste-Alexandre, 2e classe.
GAGNEPAIN Paul-Lucien, 1re classe. │GAUCHER Ernest-Victor-Nestor, 2e cl.
GAILLARD André-Jean, 2e classe. │GAUDILLAT Pierre, 2e classe.
GAILLARD Jean, caporal-fourrier. │GAUDILLIÈRE Pierre, 2e classe.
GAILLARIL Léon, 2e classe. │GAUDIN Marc-Fernand-Emmanuel, 2e cl.
GAILLARD Lucien-Louis, 2e classe. │GAUDIN Léandre-Henri-Maximil., 2e cl.
GAILLARD Edmond-Louis, 2e classe. │GAUDIOT Émile-Stéphane, 1re classe.
GAILLARD François, 2e classe. │GAUDON Émile, 2e classe.
GAILLARD Joseph-Martial, 2e classe. │GAUDOT Eugène, 2e classe.
GAILLON Camille-Gabriel, 2e classe. │GAUDRAT René-Claude, 1re classe.
GAITTET Edmond, 2e classe. │GAUDRON Constant, 2e classe.

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GAUFFIER André, 2e classe. │GERODOLLE Henri, 2e classe.


e
GAULLOT Henri-Louis-Nicolas, 2 classe. │GERY Henry, caporal.
GAULON Émile-Pierre, 2e classe. │GEST Charles-Jules-Ernest, 2e classe.
e
GAULON Antoine, 2 classe. │GEVREY Alfred, 2e classe.
GAUME Arthur-Joseph, 2e classe. │GIBERT Pierre-Marcel, sergent.
e
GAUTHE Louis, 2 classe. │GIBOT Georges-Pierre, 2e classe.
GAUTHIER Alexandre-Léonard, 2e cl. │GIGAUDON Maurice, 2e classe.
GAUTHIER Antonin-Benjamin, sergent. │GILARD Léon-Marie-Jean-H.-Aug., 2e cl.
e
GAUTHIER Jean, 2 classe. │GILBERT Jules, 2e classe.
GAUTHIER Pierre, 2e classe. │GILBERT Émile-Paul-Auguste, 2e cl.
GAUTHIER Léon-Gaston, 2e classe. │GILBERT Gustave-Aimé-François, 2e cl.
GAUTHIER Henri, 2e classe. │GILLES Louis, 2e classe.
re
GAUTHIER Frédéric-Gustave, 1 classe. │GILLES Léonard, caporal.
GAUTHIER Henri-Joseph-Eugène, 2e cl. │GILLET Élie-Léon, 2e classe.
e
GAUTHIER Joseph, 2 classe. │GILLET Émile, 2e classe.
GAUTHERON Célestin-Auguste, 2e cl. │GILLET Martial-Zacharie-Hubert, 2e cl.
e
GAUTIER Joseph-Frédéric, 2 classe. │GILLON Pierre-Henri-Jean-Bapt., 2e cl.
GAUTIER Gustave, 2e classe. │GILLOT Georges-Émile, 2e classe.
e
GAUTIER Henri-Marcellin, 2 classe. │GILOT Eugène-Philibert, 2e classe.
e
GAUTIER Yves-Raphaël, 2 classe. │GILSON Henri-Eugène, 2e classe.
GAUTRON Léopold-Jean-Eugène, 2e cl. │GINDRE Émile-Adolphe, caporal.
e
GAUTRON Marcel, 2 classe. │GINESTE Louis-Jules, 2e classe.
GAVORY Jules-Louis-Joseph, 2e classe. │GINGEOT Henri-Georges, caporal.
e
GAYERIE Jacques, 2 classe. │GINOUX Joseph-Alfred, 2e classe.
GEFFARD Raymond-Frédéric-Jean, sergent. │GIRARD Alexandre-Émile, 2e classe.
e
GEFFARD Martial-Célestin, 2 classe. │GIRARD Lucien-Édouard, 2e classe.
GEFFROY Louis-Marie-Jean, 2e classe. │GIRARD Lucien-Joseph, 2e classe.
e
GEMARD Auguste-Alp.-Marcel, 2 cl. │GIRARD Paul-Gabriel, 2e classe.
e
GEMARIN Georges-Joseph, 2 classe. │GIRARDEAU Léon-Pierre-Louis 2e cl.
GENDRAS Louis, 2e classe. │GIRARDEY Léon-Charles, sergent.
GENEBRIAS de GOUTTEPAGNON, M.-J., 2 cl. │GIRARDOT Joseph-Martin, 2e classe.
e

GENELOT André, 2e classe. │GIRARDOT Jules-Alphonse, 1re classe.


e
GENEST Jean, 2 classe. │GIRAUD Adolphe, caporal.
GENDRIAU Gaspard-René-Paul, 2e cl. │GIRAUD Eugène-Émile, 2e classe.
e
GENIN Auguste-Joseph-François, 2 cl. │GIRAUD Eugène, 2e classe.
GENTY Pierre, 2e classe. │GIRAUD Auguste-Louis, 2e classe.
e
GEOFFROY Louis-Émile, 2 classe. │GIRAUD Henri-Daniel, 2e classe.
GEORGES Louis, 2e classe. │GIRAULT Pierre-Henri, 2e classe.
re
GÉRARD Auguste, 1 classe. │GIRAUX Paul-Marie-Alfred, caporal.
GÉRARD Lucien-Charles-Aug., adjudant │GIRIAT Eugène-Lucien, caporal.
GERENTON Jean-Mathieu, caporal. │GERODET François-Henri-Albert, 2e cl.
e
GERMAIN Alfred-Louis-Marcel, 2 cl. │GLÉ Georges-Émile, 2e classe.
GERMAIN François, 2e classe. │GOBEAU Marcel, 2e classe.
e
GERMANAUD François, 2 classe. │GODARD Gaston, 2e classe.
GERME Léonard, 2e classe. │GODARD Charles-Marie-René, 2e classe.
e
GERMOUTY Jean-Baptiste, 2 classe. │GODEAU Albert, 2e classe.

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GODET Jules-Claude-Ernest, 2e classe. │GRASSET Pierre, caporal.


GODREAU Raymond-Aug.-Alex., 2e cl. │GRAVIER Eugène-Hilaire, 2e classe.
GOHIER Henri-Louis-Joseph, 2e classe. │GRAVIÈRE Jean, 2e classe.
GOINEAU Auguste, 2e classe. │GRAZEILLES Eugène, 2e classe.
GOIRAUD Justin-Henri-Eug., caporal. │GREAUD Gustave-Aimé-Clément, 2e cl.
GOISET Joseph-Alfred-Cam., sergent. │GRELAT Louis, 2e classe.
GOLBIN Louis-Jules-Stanislas, 2e classe. │GRELE Ali-Adolphe, 2e classe.
GOLDSTEIN Michel, 2e classe. │GRELIER Bapt.-Maximin-Domin., 2e cl.
GOLFIER Louis, 2e classe. │GRELIER Louis-Auguste-Pierre, 2e cl.
GOMINET Alphonse, 2e classe. │GRELIER Aimé-Henri-Armand, 2e cl.
GOMOT Jean, caporal. │GRELIER Pier.-Jacq.-Aime-Marc.-Eug., 2e cl.
GONDELIER Claude-Jules, 1re classe. │GRELLIER Charles-Louis-Henri, 2e cl.
GONNET Étienne-Francisque, 2e cl. │GREMEAUX Georges-Émile, caporal.
GONNY Gaston-Jules, 1re classe. │GRENOUILLAT Pierre, 2e classe.
GORGE Laurent-François, 2e classe. │GRESSET Fernand-André-Albert, 1re cl.
GORGE Maurice-Antoine, 2e classe. │GREVILLIOT Joseph-Marie-Valentin, 2e cl.
GOSSELIN Vital-Henri-Const., caporal. │GRIGNARD Fernand, 2e classe.
GOUDEAU Marcel-François, 2e classe. │GROISNE Jean-Marie-Henri, 2e classe.
GOUDIARD Lucien-Philibert, 2e classe. │GROS Camille, caporal.
GOUILLON René, 2e classe. │GROS Marie-Théodore-Maurice, 2e cl.
GOUIN Paul, 2e classe. │GROSJEAN Abel-Anatole, 2e classe.
GOUGEAUD Jules, 2e classe. │GROSMAIRE Marie-Émile-Félicien, 2e cl.
GOULETTE Louis, 2e classe. │GROSMAIRE Pierre, caporal.
GOULIER Louis-Armand, 1re classe. │GROSSELIN Paul, sergent.
GOURVELLES Louis, 2e classe. │GROSSIORE Pierre, 2e classe.
GOUSSELOT Gaston-Albert, 2e classe. │GUDEFIN Joseph, 2e classe.
GOZARD Georges, 2e classe. │GUEDE Maurice, 2e classe.
GRAILLE Gaston-Alfred, 2e classe. │GUEDON Joseph-Clément-Marie, 2e cl.
GRAND Léon, sergent. │GUEDON Victor-Ferdinand-Franç., 2e cl.
GRAND Léon-Louis-Philippe, caporal. │GUENEAU René-Louis, 2e classe.
GRANDJEAN Louis-Victor, 2e classe. │GUENEAU Félix-René, 2e classe.
GRANDJEAN Pierre, 2e classe. │GUENIER Constant-Joseph, 2e classe.
GRANDMOUGIN Jules-Émile, 2e classe. │GUENIFFET Marcel-René-Eugène, 2e cl.
GRANDPIERRE Jean-Baptiste-Henri, 2e cl. │GUÉRIN Claude-Joseph, 2e classe.
GOULPEAU Eugène-Jean-Marie, 2e cl. │GUÉRIN Denis, 2e classe.
GOUNOT Gustave, 2e classe. │GUÉRIN Édouard-Léon, 2e classe.
GOUOT Lucien-Albert-Firmin, 2e cl. │GUÉRIN Jules, 1re classe.
GOURAUD Ernest-Pierre-Maxim, 2e cl. │GUÉRIN François, 2e classe.
GOURIO Lucien, 2e classe. │GUÉRIN Joseph-Marie-Camille, caporal.
GOURSSAUD Léonard, 2e classe. │GUÉRIN Léopold-Louis-Albert, 2e cl.
GRANGER Pierre-Alfred, 2e classe. │GUÉRIN Gabriel-Georges-Jules, 2e cl.
GRANGIER Polonius, 2e classe. │GUÉRIN Louis, 2e classe.
GRAPINET Paul-Jean-Hector, 2e classe. │GUÉRIN Xavier-Louis-Léon, 2e classe.
GRAS Noël, 2e classe. │GUÉRITAT Jean-Alfred, 2e classe.
GRAS Léon, 2e classe. │GUERRIER Joseph-Marie, 2e classe.
GRAS Olympe, 2e classe. │GUERRIN Henri, 2e classe.

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GUERRY Jules-Auguste, 2e classe. │GUILMINOT Léon-Théophile, 2e classe.


GUERY Victor, 2e classe. │GUINCHARD Jean-Iréné, 2e classe.
GUFFROY Robert-Émile, sergent. │GUINOT Joseph, 2e classe.
GUIBAUDET Eugène-Paul, 1re classe. │GUIRONNET René, 2e classe.
GUIBERT Henri, adjudant. │GUISSEZ Paul-Henri, 2e classe.
GUIBOURT Marius-Adéodat-Louis, sergent. │GUITTEAU Claude-Marie, 2e classe.
GUICHARD Henri-Joseph, 2e classe. │GUSTIN Auguste, 2e classe.
GUICHARD Jean-Maurice, sergent. │GUYARD Maurice-François, 1re classe.
GUIFFRAY Marius-Louis, 2e classe. │GUYON Georges-Gustave-Claude, 2e cl.
GUIGNARD Barthélémy-Armand, 2e cl. │GUYON Henri-Jean-Marie, 2e classe.
GUIGNARD Jean-Paul, 2e classe. │GUYOT Charles-Joseph, caporal.
GUIGNIER Louis-Serguis, 2e classe. │GUYOT Charles-Léon, sergent.
GUIGNON Pierre-Constant, caporal. │GUYOT Eugène, 2e classe.
GUIGNOT François, caporal. │GUYOT Claude-Clément-Lucien, 2e cl.
GUIGNE Marc-Hippolyte, 2e classe. │GUYOT Jean-Baptiste, 2e classe.
GUILHAUD Émile-Marcel. 2e classe. │GUYOT Maurice-René, 2e classe.
GUILLAUNEUF Armand, 2e classe. │
GUILLAUNEUF Pierre, 2e classe. │HABERT Clément-Henri-Gustave, caporal.
GAILLARD Eugène-Martial, sergent. │HACQUEMAND Antoine, caporal.
GUILLAUME Gustave-Auguste, serg.-major. │HAI Clément, 2e classe.
GUILLAUME Paul, 2e classe. │HAIRON Charles-Henri, caporal.
GUILLAUME Paul-Alfred, caporal. │HALLEY Ernest, 2e classe.
GUILLAUME Pierre-Marie-Joseph, serg. │HAMIAUX Achille, 2e classe.
GUILLAUMET Gaston, 2e classe. │HAMON Similien, sergent.
GUILLAUMIN Luc.-Simon-Gilbert, 2e cl. │HANCHE Marcel-Eugène, caporal.
GUILLAUMIN Lucien-Ernest, sergent. │HANNOIR Alfred-Henri-Joseph, 2e cl.
GUILLAUMOT Gast.-Georg.-Maur., 1re cl. │HANSLET Georges-Henri, 1re classe.
GUILLE Henri, 2e classe. │HARIBELLE Adolphe, 2e classe.
GUILLEMAIN Marie-Ernest, 2e classe. │HARTMANN Arthur-Dominique, caporal.
GUILLEMAIN Lazare, caporal. │HAUSER Auguste-Émile, 1re classe.
GUILLEMAIN Victor-Marie-Alex., adjud. │HAUSS Louis-Marie, 2e classe.
GUILLEMARD Joseph, 2e classe. │HAUTEFORT Jean, 2e classe.
GUILLEMIN Henri-Claude-Didier, 2e cl. │HAYÈRES Joseph-Isidore, caporal.
GUILLEMIN Jean-Joseph-Franç., serg. │HEDELY Jean, 2e classe.
GUILLEMINOT Marcel-Désiré-Luc., 2e cl. │HÉMERY Ernest-Pierre, 2e classe.
GUILEMOT Alfred, 2e classe. │HÉMON Maurice-Georges, 2e classe.
GUILLEMOT Ernest-Jonathan, 2e classe. │HENRI Élie, 2e classe.
GUILLET Paul, 2e classe. │HENRIET Alex.-Ernest-Marcellin, 2e cl.
GUILLET Victor, caporal. │HENRY Auguste-Alphonse, 2e classe.
GUILLIER Louis-Émile-Eugène, 2e cl. │HENRY Charles-Virgile, 2e classe.
GUILLIN Louis, sergent. │HENRY Gustave, 2e classe.
GUILLON, Georges-Alfred, 2e classe. │HENRY Alfred-René, 2e classe.
GUILLOT Armand, 2e classe. │HENRY René-Gustave, 2e classe.
GUILLOT Louis-Pierre, 2e classe. │HÉRARD Henri-Louis-Lucien, 2e classe.
GUILLOT Paul-Émile-Joseph, 2e classe. │HARAUDET Louis, 2e classe.
GUILLOTEAU Jean, 2e classe. │HÉRICHER Paul-Henri-Victor, caporal.

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HÉRY Charles, 2e classe. │JACOB Victor-Ernest, 2e classe.


HEUSSE Adrien-Léon, 2e classe. │JACOB Victorin-Julien, 2e classe.
HEYDINGER René-Victor, 2e classe. │JACOTOT Albert, 1re classe.
HILAIRE Antoine, 2e classe. │JACOUTOT Adolphe-Célestin, 1re classe.
HILAIRE Jules-Albert, 2e classe. │JACQUENET Arsène, 2e classe.
HILD Auguste, 1re classe. │JACQUENET Eugène-Auguste.
HOLAND Achille, 2e classe. │JACQUET Jean-Baptiste, 2e classe.
HOREAU Marie-Léon, 2e classe. │JACQUET Charles-Hippolyte, 2e classe.
HORIOT Auguste-Marcel, 2e classe. │JACQUET Claude, 2e classe.
HORY Albert-Louis, 2e classe. │JACQUEY Aimé-Léon, 2e classe.
HOSCLEY Nestor-Émile-Arthur, 2e cl. │JACQUIN Georges-Henri, 2e classe.
HOUPLON Henri-Léon-Ernest, 2e cl. │JACQUIN Louis-Émile-Léon, 2e classe.
HOUSSARD Edmond, 2e classe. │JACQUIN Louis-Alexandre, 2e classe.
HOUTMANN Émile, 2e classe. │JACQUOT Émile-Ernest, 2e classe.
HUBERT Julien-Louis-Marie, 2e classe. │JACQUOT Henri, 2e classe.
HUCHETTE Charles-Henri-Joseph, 2e cl. │JACQUOTTIN Prosper, 1re classe.
HUCHON Paul-Claude, 2e classe. │JAEGLÉ Alfred, 2e classe.
HUDELOT Edmond, 2e classe. │JAILLARD Clément, 2e classe.
HUGON Charles-Henri, 2e classe. │JAILLET Émile, 2e classe.
HUGUENIN Jules-Auguste, 2e classe. │JAILLET Maxime-Henri, 2e classe.
HUGUENIN François, 2e classe. │JAILLY Henri-Marie-Jules, sergent.
HULLÔT Louis-Albert, 2e classe. │JALABERT Georges-Victor, 2e classe.
HUMBERT Eugène, 2e classe. │JALADIS Georges-Marcel, 2e classe.
HUMBERT Antoine-Marcel, 2e classe. │JALICOT Émile, 2e classe.
HUMBERT François-Eugène, caporal. │JAMES Antonin-Léon, sergent.
HUMBLOT Joseph-Paul-Émile, 1re cl. │JAMETELLE Paul-Marie-Léon, 2e classe.
HUMBLOT Julien-Georges, 2e classe. │JAMIN Ange-Marie, 2e classe.
HUOT Bernard-Pierre-François, 2e cl. │JANDAUX Nicolas sergent.
HUOT Aug.-Célest.-Fred.-Gabriel, cap. │JANDOT Hippolyte, 2e classe.
HUOT Ernest, 2e classe. │JANDOT Pierre, 2e classe.
HUOT Charles-Bernard, caporal. │JANESTIE Louis, sergent.
HUSSON Émile-Félix, 2e classe. │JANNAUD Claude-Marie, caporal.
HUTINET René-Arsène, caporal. │JANNEL Jules-Antoine, 2e classe.
HUVIER Charles-Augustin, caporal. │JANNETAUD Joseph, 2e classe.
│JANNIER Jacques, 2e classe.
IMBAULT Marcel-Georges, caporal. │JANVIER Paul, 2e classe.
IMBERT Émile-Antoine, 2e classe. │JAQUEN Jean-Marie, 1re classe.
IMBERT Jean, 2e classe. │JAPIOT Eugène, 1re classe.
IMBERT Michel, caporal. │JACQUOT Ernest, 2e classe.
INDOUS Joseph-Jules, 2e classe. │JARNANETTE Pierre, 2e classe.
ISSARD Gabriel-Blaise, 1re classe. │JAULT Émile, 2e classe.
ISSE Maurice-Léon, 2e classe. │JOUDAUX Nicolas, sergent.
IZALQUIER Gaston-Émile, caporal. │JARTHON Fernand, 2e classe.
│JASSOND Eugène, 2e classe.
JACCOUTOT Alfred-Louis, 2e classe. │JARRY Paul, 2e classe.
JACOB Gabriel, 2e classe. │JARRY Auguste, 2e classe.

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JARROT Francis-Joseph, sergent. │JOUBERTON Antoine, 2e classe.


JARRIGE Alexis-Jean, caporal. │JOUFFROY René-Eugène, aspirant.
JAVELAND Jean, caporal. │JOUHAUD Léon, 2e classe.
JAVELAUD Jean, 2e classe. │JOURD'HEUIL Albert-Eugène, 2e classe.
JAVELAUD Marcelin, 2e classe. │JOURD'HEUIL Georges, 2e classe.
JAYS Alfred-André, sergent-fourrier. │JOURNET Jacques, 2e classe.
JEAMMONT Martial, caporal. │JOUSSIN Justin-Joseph, 2e classe.
JEAN Albert-Louis, caporal. │JOUVE Louis, 2e classe.
JEAN Louis, 2e classe. │JOUVEAU Paul, 2e classe.
JEAN Victor-Edmond, 2e classe. │JOVENIN Camille, 2e classe.
JEAN Baptiste-Auguste, 2e classe. │JOYAUDET Marcel-Léon, 2e classe.
JEANBLANC Georges, 2e classe. │JUGON Jean-Louis, 2e classe.
JEANDIN Henri, 2e classe. │JUGUELET Marcel-Émile, caporal.
JEANDOT Louis-Émile, 2e classe. │JUIF Alzire-Dionis, 2e classe.
JEANJACQUOT Aimé-Auguste, aspirant. │JUIF Paul-Amédée, 1re classe.
JEANNEY Adolphe-Auguste, 2e classe. │JUILLET Marcel-François, 2e classe.
JEANNIARD Ernest, 2e classe. │JULIEN Barthélemy, 2e classe.
JEANNIN Jean-Baptiste, 2e classe. │JULIEN Joseph, 2e classe.
JEANNOT Charles-Émile, 2e classe. │JULIEN Joseph-Armand, sergent.
JEANNOT Eugène, 2e classe. │JULIEN Philippe, 2e classe.
JEANPIERRE Marcel, 1re classe. │JULLIEN Ernest, 2e classe.
JEANTON Charles-François, 2e classe. │JULLIENNE Auguste, 2e classe.
JIGOU Francis, 1re classe. │JUPILLE Henri-Albert, sergent.
JENNECOUR Louis, 2e classe. │JURY Clément-Lucien, 2e classe.
JEUNON Jean-Louis, 2e classe. │JUY Eugène-Justin, 2e classe.
JOACHIM Henri, 2e classe. │
JOBARD Auguste-Edmond, tambour. │KEIM Henri-Alfred, tambour.
JOBARD Jules-Charles, caporal. │KEMOUM Léon-Ernest, 2e classe.
JOBARD Francis-Joseph, 2e classe. │KERALIES Robert, 2e classe.
JOBELIN Pierre-Raymond, 2e classe. │KEUFFER Georges-Maurice, 2e classe.
JOLIER Henri, 1re classe. │KIEFFER Joseph-Émile, 2e classe.
JOMIER Antoine, 1re classe. │KLÉBAUR René-Louis, 2e classe.
JONCKHEERRE Louis-François, 2e classe. │KŒNIGUER Gaston, sergent-fourrier.
JOLIVET, Denis-René, adjudant. │KOPEF Marie-Alb.-Georges, 2e classe.
JOLIVET Marcel, 2e classe. │KREUTZ Joseph-Marie, 2e classe.
JOLY Jacques-Marie, 2e classe. │KRUGER Alexandre, 2e classe.
JOLLY Félicien-Aristide, tambour. │
JORAND Louis-Auguste, 2e classe. │LABARBARIE Louis, 2e classe.
JORLAND Lucien-Jean-Baptiste, caporal. │LABBEZ Léon-Joseph, 2e classe.
JOSLIN Henri-Étienne, 2e classe. │LABONNE Joseph-Michel, 2e classe.
JOSSERAND Henri, 2e classe. │LARBORDE Émile-Victor, sergent.
JOUANNE Albert, 2e classe. │LABORDE Isidore-Joseph, caporal.
JOUANNY Paul-Maurice, 2e classe. │LABOUESSE Gaspard, 2e classe.
JOUBERT Jean-Eugène, sergent-fourrier. │LABOUREY Eugène-Célestin, 1re classe.
JOUANNEAU Marcel-Raymond, caporal. │LABROUSSE Marie-Aristide, 2e classe.
JOUBERT Louis, 2e classe. │LABUSSIÈRE Gervais, 2e classe.

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LAC Émile, sergent. │LANOIX Julien-Séraphin, 2e classe.


LACAM Paul-Émile, 2e classe. │LANNEAU Lucien, 2e classe.
LACHOT Claude-Philippe-Antoine, 2e cl. │LANTERNIER Elzear-Henri, 1re classe.
LACLEMENCE François, 1re classe. │LAPEIRRE Marcel-Élie-Hippolyte, 2e cl.
LACOMBE Marie-Joseph, 2e classe. │LAPIN Char.-Marie-Ant.-Franç., 2e cl.
LACOMBE Alphonse-Joseph, 2e classe. │LAPLANCHE François, 2e classe.
LACOMBE Michel, 2e classe. │LAPORTE François, 2e classe.
LACOUR Joseph, 2e classe. │LAPORTE Raphaël-Louis-Ch.-Jos., aspirant.
LACOURBAS Louis, 2e classe. │LAPRUGNE Léon, 2e classe.
LACOUTURE Joseph, 2e classe. │LARDEUR Lucien-Aimé-Félicien, 2e cl.
LACROIX Joseph-Auguste, 2e classe. │LARERE Georges-Joseph-Eusèbe, 2e cl.
LACROIX Jules-Jean-François, 2e cl. │LARESILIÈRES Henri-Joseph, 2e classe.
LADENT Sulpice-Georges, 2e classe. │LARMET Joseph-Onésime, 2e classe.
LACROUZADE Vincent, 2e classe. │LAROSE Eugène-Olivier-Léonce, 2e cl.
LAFOND Honoré-Ernest, 2e classe. │LAROSE René-Alexandre, sergent.
LAFONT Raoul-Antoine, sergent. │LAROUMEDIE Adrien, 2e classe.
LAFORET Jean-Marie, 2e classe. │LARPENT Jules, 2e classe.
LAFORME Adol.-Maxime-Charles, 2e cl. │LARRIERE Albert-Félix-Joseph, 2e cl.
LAGACHE Maximin-Joseph-Rémy, 2e cl. │LARTAUD François, 1re classe.
LAGARDE Louis, 2e classe. │LARTAUD Louis, 2e classe.
LAGNIER Georges-Maurice, 2e classe. │LARUE J.-Claude, 2e classe.
LAGRUE Louis, 2e classe. │LASSAL Joseph-Auguste-Honoré, 2e cl.
LAIRAUDAT René-Alex. dit Octave, 2e cl. │LASSERAY André-Eugène, 2e classe.
LALIGUE Jules, 2e classe. │LATOUR Jean, 2e classe.
LALLEMENT Jean-Baptiste, 2e classe. │LAUBUGE Henri, 2e classe.
LALOI Annet, 2e classe. │LAUCHARD Alchas-Paul-Jules, 1re cl.
LAMARTINE Jean-Marie, 2e classe. │LAUDE Joseph-Charles-Victor, 1re cl.
LAMBERT Félix-Louis-François, 2e cl. │LAUGERETTE Aristide-Alexandre, 1re cl.
LAMBERT Léon-Justin, 2e classe. │LAUGIER Faustin, 2e classe.
LAMBERT Paul-Marie, 2e classe. │LAUNAY Claude, 2e classe.
LAMBERT Henri-Auguste, sergent-four. │LAUREAU François, 2e classe.
LAMBERT Jules, 2e classe. │LAURENT Georges-André, 2e classe.
LAMBOLEY Félix, caporal. │LAURENT Louis-François-Léon, 2e cl.
LAMBOLEY Jules-Aug.-Fergeux, 2e cl. │LAURENT Marcel-Arsène, 2e classe.
LAMEVRE Jean, 2e classe. │LAURENT François, 2e classe.
LAMOINE Aimé-Victor, 2e classe. │LAURENT Louis-Marius-Auguste, 2e cl.
LAMOUCHE Antoine, 2e classe. │LAUT Marie-Joseph, sergent.
LAMOUCHE Nicolas, 2e classe. │LAUTREY Augustin-Georges, 2e classe.
LAMOURE Jean, 2e classe. │LAUTREY Lazare, 2e classe.
LANCIAUX Fernand, 2e classe. │LAVAL Noël, caporal.
LANCIN Marcel-Paul, 2e classe. │LAVAL Pierre-Auguste, 2e classe.
LANDRE Pierre-Louis-Joseph, 2e classe. │LAVERGNE Jules, 1re classe.
LANDREAU Alb.-François-Antoine, 2e cl. │LAVERGNE Louis, 2e classe.
LANGLAIS Alphonse-Auguste, 2e classe. │LAVIER Auguste-Eugène, 2e classe.
LANGUILLE François, 2e classe. │LAZARDEUX Joseph, 2e classe.
LANNES Élie-Ephrem, sergent. │LAZARE Célestin, 2e classe.

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LEDURANT Auguste, 1re Classe. │LEJEUNE Émile, 2e classe.


LE BAIL Mathurin, 2e classe. │LEJOSNE Célestin-Joseph, 2e classe.
LEBAS Pierre, 2e classe. │LELARGE Germain, 2e classe.
LEBAILLY Pierre, caporal. │LELIAS Louis-Jean, 2e classe.
LEBAULT André-Jules, 1re classe. │LELIEUR Marcel, caporal.
LEBEAU Claude, 2e classe. │LELU Eugène, 2e classe.
LEBECQUE Émile-Joseph, 2e classe. │LEMAIRE Henri-César, 2e classe.
LEGROS Clément-Auguste, sergent-major. │LEMAIRE Pierre, 1re classe.
LEBEL Paul, 2e classe. │LEMESTIQUE Vincent, 2e classe.
LEBLOND Émile-Eugène, adjudant. │LEMOINE Louis-Eugène, 2e classe.
LEBŒUF Jean, 2e classe. │LE MORVAN René-Joseph-Marie, 2e cl.
LEBŒUF Gaston, 2e classe. │LE MEDIC Louis-Marie, 2e classe.
LEBRAS Marcel-Adrien, 2e classe. │LENFANT Lucien, 2e classe.
LE BRAS Pierre, 2e classe. │LENOIR Jean, 2e classe.
LE BRIS Charl.-Jos.-Franç.-Marie, 2e cl. │LENOBLE Jean-Baptiste, 2e classe.
LEBRUN Marius, 2e classe. │LÉONARD Marie-Louis-Léon, 1re classe.
LECADRE Arsène-Ernest., 2e classe. │LÉONARD Pierre, 2e classe.
LE CALLOCH Joseph-Marie, 2e classe. │LEPÈRE Alphonse, 2e classe.
LECLAIR Henri-Auguste, 2e classe. │LEPIDOR Henri-Marie-Joseph, 2e cl.
LECLAIR Jules, 1re classe. │LEPILLET François-Louis-Joseph, 2e cl.
LECLERC Aug.-Eugène-Alex., sergent-major. │LÉPINE Paul, 2e classe.
LECLERC Jules-Émile, 1re classe. │LEPITRE René-Camille, 2e classe.
LECLERC Marcel-Eugène, 2e classe. │LE POULAIN Yves-Julien-Joseph, sergent.
LE COQUIER Lucien, 2e classe. │LERAT Edmond-Eugène, 2e classe.
LECOMTE Marcel-Jean-Adolphe, 2e cl. │LERAT Ernest-Marcel, caporal.
LECONTE Maurice-Joseph, 2e classe. │LEREST Alain, 2e classe.
LÉCRIVAIN Georges-Jean-Gustave, sergent. │LERNOULD Marceau-Édouard, 2e cl.
LEDAN Adrien-Albert, 2e classe. │LEROUX Maurice-Robert-Adolphe, 2e cl.
LE FEREC Julien-Marie-Hyacinte, 2e cl. │LESEURE Jean-Baptiste, 2e classe.
LEFÈVRE Raymond-Jules, sergent. │LE SÉNÉCHAL Henri-Louis, 2e classe.
LEFÈVRE Robert-Léon, 2e classe. │LESEUR Albert-Georges, sergent-four.
LEFIEF Léon-Auguste, 2e classe. │LESPILETTE Émile, 2e classe.
LEGAY François-Eugène, 2e classe. │LESPRIT Abel-Louis-Marie, 2e classe.
LEGELEY Maurice, 2e classe. │LESTIENNE Henri, caporal.
LEGENT Roger, 2e classe. │LESTIEVENT Marie-Albert, 2e classe.
LÉGER Marcel-Joseph, 2e classe. │LEURAUD Jean, 2e classe.
LE GOFF Raymond-Robert, 2e classe. │LEVEAU Émile, 2e classe.
LEGOUX Alphonse-Victor, 2e classe. │LEVEAU Maurice-Eugène, 2e classe.
LEGRAND Auguste, 2e classe. │LEVEILLE Jean, 2e classe.
LEGRAND Émile-Élie, caporal. │LÉVESQUE Jean, 2e classe.
LEGRAND Constant-Alfred-Joseph, 2e cl. │LEVIEUX Marcel-Modeste, caporal.
LEGRAND Joseph-Séverin, 2e classe. │LEVITTE Édouard-Ferdinand, 2e classe.
LEGROS Lucien-Arsène, caporal. │LEY Paul, 2e classe.
LEGROS Marcel-Albert-Maurice, 2e cl. │LEYLAVERGNE, Albert-Jean-Fernand, 2e cl.
LHUILLIER Robert-Eugène, aspirant. │LEYMARIE Antoine, 2e classe.
LISTENSCHNEIDER Franck-J.-Ern., 2e cl. │LEYSENNE Léonard, 2e classe.

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LÉZARD Baptistin-Jules-Joseph, 2e cl. │MACHERAS René-Léon, caporal.


LHOMME Adrien-Eugène, 2e classe. │MACHEREY Charles-Joseph, 2e classe.
L'HOMMELET Lucien-Adrien, 2e classe. │MACQUAERT Gustave, 2e classe.
LHOTE Robert-Marie-Emmanuel, 2e cl. │MAGNIEN Maurice-Gustave-Ern., cap.
LIARD Eugène, 2e classe. │MAGUIS Augustin-Eug.-Séverin, 2e cl.
LIAUTAUD Albert, 2e classe. │MAHUET Gustave-Victor, adjudant.
LIENHARD Marcel-Antoine, 2e classe. │MAIGNIER Charles-Auguste, 2e classe.
LIENS Gustave, 2e classe. │MAILLARD Frédéric, 2e classe.
LIEVROUW Victor-Émile, 2e classe. │MAILLET Victorin-Jean-Marie, 2e cl.
LIMBARDET Gustave-Louis-Ern., 2e cl. │MAILLOT Étienne-Marcel, 2e classe.
LINOTTE Jules-Marie, 2e classe. │MAILLOT Paul-Ovide-Aristide, 2e cl.
LOAS Jean, caporal. │MAIRE Eugène-Louis, caporal.
LOCQUIN Gustave-Léon-Eugène, 2e cl. │MAIRE Ferdinand, sergent.
LOISEAU Lucien, 2e classe. │MAIRE Louis-Jules, adjudant-chef.
LOISON Albert-Lucien, sergent. │MAIRE Eugène-Charles-Joseph, 2e cl.
LOMBOIS François-Joseph, 2e classe. │MAIRE-PEPE Xavier-Jos.-Virgile, 2e cl.
LONJARET Paul-Achille, 2e classe. │MAISONNIAUX Léon-Joseph, 2e classe.
LARDIER Émile-François, 2e classe. │MAITRE Eugène, 2e classe.
LOREAU Pierre, 2e classe. │MAITRE Maurice, 2e classe.
LOREAU Alfred-Julien-Marius, 2e cl. │MAITREHENRV Henri-Marie, 2e classe.
LORTHIOIR Léon, 2e classe. │MALABARD François-Martial, 2e classe.
LOUBIGNAC Jean-Baptiste, 2e classe. │MALARD Guy-Maurice-Eugène, 2e cl.
LOUCHARD Lucien-Claude, 2e classe. │MALCOIFFE Jean, 2e classe.
LOUIS Denis-Georges, 2e classe. │MALAURENT Marcel, 2e classe.
LOINS Henri-Ernest, 2e classe. │MALCUIT Irénée-Émile-Isidore, serg.
LOUIS Maurice-Alphonse, 2e classe. │MALGRAS Lucien-Joseph-Alex., serg.
LOURDIN Jacques, 2e classe. │MALISSEN Jean, 2e classe.
LOUSTAUD Guillaume, 2e classe. │MALLAVERGNE Pierre, 2e classe.
LOVIGNY Maurice. 2e classe. │MALLEN Élie-Aimé-Étienne, sergent.
LOYE Marie-Paul-Joseph, adjudant. │MALLET Paul-Léon, 2e classe.
LUCAS Guillaume, 2e classe. │MALONBIER André, 2e classe.
LUCAS Paul-Marius, 2e classe. │MALTHIEU Louis-Martial, 2e classe.
LUCOT Pierre-Ernest, 2e classe. │MANEL Paul-Jules, 2e classe.
LUCOT François, 2e classe. │MANIÈRE François-Lucien, 2e classe.
LUCOTTE Claude-Léon, 2e classe. │MANIÈRE Louis-Lucien, sergent.
LUCOTTE François-Henri-Paul, 2e cl. │MANIÈRE François, 2e classe.
LUCOTTE Pierre-Eugène-Henri, caporal. │MANN Clément, 2e classe.
LUSSIAUD Jean-Marie, 2e classe. │MANNA Salvator, 2e classe.
LUTHEROT Antoine, 2e classe. │MANESSON Fernand, 2e classe.
LUTHERER Alfred, 2e classe. │MANTRAN Gustave-Louis, caporal.
LUTZ Camille-Maurice, 2e classe. │MARACHE Georges-Louis, caporal.
│MARC Victor, 2e classe.
MABILLE Paul-Thermidor, 2e classe. │MARCEAU Charles, 2e classe.
MACAIRE Henri-Antonin, 2e classe. │MARCEAU Nicolas, 2e classe.
MACARY André, 2e classe. │MARCEAUX Eugène, 2e classe.
MACE Jean-Maurice, 2e classe. │MARCHAL Joseph, caporal.

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MARCHAL Henri-Louis, 2e classe. │MARTIN Jean-Baptiste, sergent.


MARCHAL Marie-Louis-Paul, 2e classe. │MARTIN Jean-Joseph-Alexis, 2e classe.
MARCHAL Paul-Louis, 2e classe. │MARTIN Joseph-Henri, 1re classe.
MARCHAND Jacques, 2e classe. │MARTIN Jules, caporal.
MARCHAND Adrien-Philibert, 2e classe. │MARTIN Léon, 2e classe.
MARCHE Pierre-Roger, 2e classe. │MARTIN Louis-Lucien, 2e classe.
MARCHEIX François-Louis, sergent. │MARTIN Louis-Victor, 2e classe.
MARCHEIX Joseph, caporal. │MARTIN Marie-Ernest-Germain, 2e cl.
MARCHEVET Camille-Louis-Vict., 2e cl. │MARTIN Marcel, 2e classe.
MARCIAU Léon, 1re classe. │MARTIN Pierre-Joseph-Clément, sergent.
MARCQUEBREUCQ Élie, 2e classe. │MARTIN René-Joseph, sergent.
MARÉCHAL Marcel, 2e classe. │MARTIN René-Marie-Joseph, 2e classe.
MARET Lucien-Edmond, caporal. │MARTINOT Gaston-Roger, sergent,
MARETS Léon, 2e classe. │MARTRY Joseph-André, 2e classe.
MARFEUIL Louis, 2e classe. │MARY Antoine, 2e classe.
MARGERARD Abel-Aimé, 2e classe. │MASSARD Joseph-Ferdinand, 2e classe.
MARIA Gustave-Jules, caporal. │MASSE Alcide-Albert, 2e classe.
MARIAU Eugène, 2e classe. │MASSE Pierre-Félix, 2e classe.
MARICHAL René-Charles, 2e classe. │MASSEBŒUF Jean-Marie, 2e classe.
MARIET Louis-Gustave, caporal. │MASSIN Constant, 2e classe.
MARIN François, 2e classe. │MASSE Aimé-Auguste-Ferdinand, 2e cl.
MARION Alphonse-Auguste-Paul, serg. │MASSON Félix-Henri-Victor, sergent.
MARION Paul, sergent. │MASSON Maurice-Anatole, 2e classe.
MARION Pierre-Marie-Joseph, 2e cl. │MASSONNET Honorat, 2e classe.
MARIZY Joseph, 2e classe. │MASSY René, 2e classe.
MARLHAC François, 2e classe. │MATHIROT Henri-Marcel, 1re classe.
MARME Jean, 2e classe. │MATHEY Henri-Jules, 2e classe.
MAROILLIER Louis-Paul, clairon. │MATHEY Jules-Victor, sergent.
MARONNAT Louis-Antoine, 2e classe. │MATHEY Pierre, 2e classe.
MAROT Philippe-Jos.-Gab., caporal-fourrier. │MARTHIAU Étienne, 2e classe.
MAROTINE Raoul-Albert, 2e classe. │MATHIEU Albert, 2e classe.
MARSIGNY Émile-Célestin, 2e classe. │MATHIEU Henri-Victor, caporal-fourrier.
MARTEL Louis-Joseph, 2e classe. │MATHIEU Édouard-Victor, 2e classe.
MARTEL Victor-Léon, 2e classe. │MATHIEU Louis-Eugène, 2e classe.
MARTENOT Paul, 2e classe. │MATHIOT Louis-Albert, 2e classe.
MARTIALOT Jean, 2e classe. │MATIRON Louis, 1re classe.
MARTIN Albert-Joseph-Marie, 2e classe. │MATON Fernand, 2e classe.
MARTIN Auguste, 2e classe. │MATRAY Abel, 2e classe.
MARTIN Auguste-Gabriel, 2e classe. │MATRUCHOT Jules-Alix, caporal.
MARTIN Charles, 2e classe. │MATUCHET Paul-Julien, 1re classe.
MATIN Félicien-Émile, 2e classe. │MAUCHAMP Claude, 2e classe.
MARTIN Francis, 2e classe. │MAUCHAUSSÉE Maxime, caporal.
MARTIN Gilbert, 2e classe. │MAUCOMANT Marcel-Maurice, 2e classe.
MARTIN Henri, sergent. │MAUGER Gervais-Marie-Louis, 2e cl.
MARTIN Henri-Louis, 2e classe. │MAUME Jean-Baptiste, 1re classe.
MARTIN Jean, 2e classe. │MAUPIN Fernand-Jules, 2e classe.

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MAUREL Charles, caporal. │MEURGEY Jules-Marie-Denis, 2e cl.


MAURIE Louis-Charles, 2e classe. │MEUTELET Auguste, 2e classe.
MAURIZARD Alphonse, 2e classe. │MICHAELIS Joseph, 2e classe.
MAY Louis-Léon-Joseph, caporal-fourrier. │MICHAUD François, 2e classe.
MAZEAU François-Joseph, 2e classe. │MICHAUD Charles, 2e classe.
MAZIÈRE Jean, 2e classe. │MICHAUDET Eugène, 2e classe.
MAZILLE Jules-Alexis, 2e classe. │MICHO Marie-Camille-Léon, sergent.
MAZOYER Henri, 2e classe. │MICHEL Azéma-Henri, caporal.
MAZOYER Louis, 2e classe. │MICHEL Charles-Marie-Édouard, 2e cl.
MÉDARD Léopold-Lucien, 2e classe. │MICHEL Marie-Joseph, 2e classe.
MEDET Louis-Auguste, 2e classe. │MICHEL-Moulu Hippolyte, 2e classe.
MELINE Louis, 2e classe. │MICHELAN Jean-Baptiste, 2e classe.
MÉNARD Jean-François-Marie, 2e cl. │MICHELIN Auguste, 1re classe.
MENEGAUX Jules-Auguste, 2e classe. │MICHELIN Edmond, 2e classe.
MENELET Augustin-Félix, 2e classe. │MICHOT Gustave, 2e classe.
MÉNÉTRIER Joseph-Alfred, sergent. │MICHOT Jean-Claude, 2e classe.
MENIGOZ Maurice-André, caporal. │MICHOT François, 2e classe.
MENNETREY Joseph-Jules, 2e classe. │MIGNON François, 2e classe.
MENOUD Clément, caporal. │MIGNON Jean-Baptiste, 2e classe.
MÉOT Louis-Hyacinthe, 2e classe. │MERCIER Charles-Clément, 2e classe.
MÉOT Marie-Victor-Lucien, clairon. │MIGNON Albert, 2e classe.
MERCEY Claude-Jules, 1re classe. │MIJIEU Édouard, 2e classe.
MARTINOT Gaston-Roger, sergent. │MILCENT Victor-Jean-Jérôme, 2e classe.
MARTRY Joseph-André, 2e classe. │MILLERY Victor, 2e classe.
MERCEY François, 2e classe. │MILLIARD Constant, 2e classe.
MERCIN Henri-Gabriel-René, 2e classe. │MILLOIS Louis-Raphaël, 2e classe.
MERCIN Gaston-Marcel-Louis, sergent. │MILLOT François, 1re classe.
MEREL Clément-Alexandre, 2e classe. │MILLOT Pierre, 2e classe.
MERGER Jules, sergent. │MILLOT Louis, 2e classe.
MERIAU Édouard, 2e classe. │MILLOT Marcel-Henri, 2e classe.
MERIGOT Jules-Gabriel, 2e classe. │MINE Désiré-Jean, 2e classe.
MERLE Armand-Louis, 2e classe. │MINET Eugène, 1re classe.
MERLE Baptiste, 2e classe. │MINGUET Alexis-Théodore, 2e classe.
MERLE Louis-Nicolas-Émile, 2e classe. │MINOS Claretin, 2e classe.
MERLIN Louis, 2e classe. │MIOT Auguste-Henri, 2e classe.
MERLIN Louis-Marius, 2e classe. │MIOT Jean-Camille, 2e classe.
MERZET Claude-Benoit, 1re classe. │MIOT Lucien-Orel-Alexandre, 2e classe.
MESSAGER Auguste-Joseph, 2e classe. │MIRAUT François, 2e classe.
MESSELET Joseph, clairon. │MODOT Marcel-Fernand, 2e classe.
MÉTAL Maurice, 2e classe. │MOINE Alphonse, 2e classe.
MÉTAYER René-Joseph, 2e classe. │MOINE Édouard, 2e classe.
METTRIER Marie-Joseph-Gabriel, 2e cl. │MOINE Fernand, 2e classe.
MEULNOTTE Armand-Félix, 2e classe. │MOINY Émile-Louis, 2e classe.
MEUNIER Lucien-Joseph, sergent. │MOIROU Henri, 2e classe.
MEUNIER Pierre, 2e classe. │MOISSON Raymond, 2e classe.
MEUNIER Pierre, 2e classe. │MOISSONNIER Marie-Joseph, 2e classe.

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MOLARD Joseph-François, 2e classe. │MOUCAUT Philibert, caporal.


MOLINE Jules-Marcel-Pau1, 1re classe. │MOUGEAT Louis-Eugène, sergent.
MONARD Maurice, 2e classe. │MOUILLON Gustave-Albert, 2e classe.
MONGIN Pierre, 2e classe. │MOUBLE Edmond, 2e classe.
MORIN Mariette-Edme, 2e classe. │MONNIER Robert-Victor 2e classe.
MONNIAUX Alexandre-Louis, sergent. │MOURET Lucien-Claude, 2e classe.
MONNIER Robert-Victor, 1re classe. │MOUREY Louis, 2e classe.
MONNOT Eugène, 2e classe. │MOURICE Henri-Désiré, 2e classe.
MONOT Marcel-Augustin, caporal. │MOURIZARD Alphonse, caporal.
MONTARON Jean-Marie, 2e classe. │MOURLOT Edmond-Charles-Marie, 2e cl.
MONTVAILLER Victor-Maurice, 2e classe. │MOUSSE Pierre, 2e classe.
MORAND Marc-Simon, 2e classe. │MONTENOT Jules, clairon.
MOREAU Auguste, 2e classe. │MOUTIER René, 2e classe.
MOREAU Louis-Henri, 2e classe. │MULATIER Clément-Auguste, 2e classe.
MOREAU Henri, 2e classe. │MULLER Jules-Prosper, caporal.
MOREAU Marcel, 2e classe. │MULLER Joseph, 2e classe.
MOREAU Marcel-Joseph, 2e classe. │MULLER Joseph-Eugène, 2e classe.
MOREAU Henri-Albert, 2e classe. │MUNIER Georges, 2e classe.
MOREAU Simon, 2e classe. │MUTEL Pierre-Marie, 1re classe.
MOREAU Henri-Louis, 2e classe. │MUTIN Henri-Jules, 2e classe.
MOREAU Louis-René, caporal. │
MOREL Paul-Alphonse-Marius, 2e cl. │NANCEY Ernest-René, 2e classe.
MOREL Camille, 2e classe. │NARCY Auguste, 2e classe.
MOREL Gaston, 2e classe. │NAUDET Maurice-Camille, 2e classe.
MOREL-BROSSE Albert, 2e classe. │NAUTH Félix, 1re classe.
MORGAT Claude, caporal. │NAVARRE Ernest, 2e classe.
MORIN Marcel-Henri, 2e classe. │NARBOUE Victor-Joseph, 2e classe.
MORIN Octave-Ferdinand, caporal. │NÉOLET Abel, 2e classe.
MORIN Henri-Jean-Marie, 1re classe. │NESPOUX Léonard, 2e classe.
MORIN Pierre, 2e classe. │NEVERS Marie-Joseph, caporal.
MORIN Edmond-Louis, 2e classe. │NICOL Auguste, 2e classe.
MORINIÈRE Henri-Bernard, 2e classe. │NICOLAS Georges-Félicien, 2e classe.
MORIS Paul-Maurice, 2e classe. │NICOLLE Charles-Eugène, 2e classe.
MORIS Philippe-Eugène, 2e classe. │NIGRELLE Henri-Valentin, 1re classe.
MORISOT Arthur-Marie, 2e classe. │NODOT Amédée-Claude, 2e classe.
MORISOT Paul-Irénée, 2e classe. │NOËL Emmanuel, 2e classe.
MORIZOT Henri-Louis, 2e classe. │NOEGELEN Louis, 1re classe.
MORLE René-Félix, 2e classe. │NOIROT Alphonse-Joseph, 2e classe.
MORLET Laurent, 2e classe. │NOIROT Jean-Henri-Baptiste, 2e classe.
MORON Albert, caporal. │NOIROT Charles, sergent.
MORON Marcel-Armand, 2e classe. │NOLLOT Albert-Auguste, 2e classe.
MOROT Édouard, sergent. │NOLOT Louis, 2e classe.
MORTUREUX Léa-François, 2e classe. │
MORTRET André, 2e classe. │OBERT Victor-Éloi-Joseph, 2e classe.
MOTRET Auguste-Léon, 2e classe. │OBRIET Théophile-Irénée, sergent.
MOUCAUD Benjamin, 2e classe. │OBRY Eugène-Charles, 2e classe.

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ODOUL Georges, adjudant. │PEAN Marcel-Henri-Émile, 2e classe.


OGER Auguste-Albert-René, 2e classe. │PECHINOT Xavier-Jules, 2e classe.
OLIVE Georges-Henri-Jean, 2e classe. │PELENARD Victor, 2e classe.
OLLIERO Auguste-François-Marie, 2e cl. │PELLAT Jean-Louis, sergent.
ONILLON Pierre-François, 2e classe. │PELLEGRIN Maurice, 2e classe.
ORMANCEY Charles-Marie, sergent. │PELLERIN Jean-Louis, 2e classe.
OSSAYE Valentin-Joseph, 2e classe. │PELLETIER René-Gaston, sergent.
OUDOT Louis-Georges, 2e classe. │PELTIER Gaston-Hippolyte, 2e classe.
OUDOTTE Charles-Léon, 2e classe. │PENICHON Jean-Baptiste, 2e classe.
OUDOUX Louis-Alexandre, 2e classe. │PENUE Jean-Joseph, 2e classe.
│PERARD Paul-Marie-Camille, 2e cl.
PACOT Louis-Auguste, 2e classe. │PERCHER Léon-Joseph, 2e classe.
PACOTTE Marcel-Félicien, 2e classe. │PERDRIZET Pierre-Marie, sergent.
PADEY Joseph-Marius, aspirant. │PERIAL Louis-François-Joseph, 1re cl.
PAGEAUX Alberty, 2e classe. │PÉRIER Félix, 2e classe.
PANCIN Joseph, 2e classe. │PÉRIGUET Simon-Marie, 2e classe.
PAPIN Émile-Casimir, 2e classe. │PERNET Lucien-Marie, caporal.
PAQUEREAUX J.-B.-Alphonse, 2e classe. │PERNEY Albert, 2e classe.
PAQUET Eugène-Albert-Armand, 2e cl. │PERNOT Albert-Paul, 1re classe.
PAQUET Marcel-Gabriel-Joseph, 1re cl. │PERNOT Georges-Fernand, 2e classe.
PAQUEZ Alphonse-Louis-Alfred, 2e cl. │PERNOT Henri-Marie-Louis, caporal.
PARENT Maxime-Lucien, caporal. │PERON Joseph-Louis, 2e classe.
PARENTEAU Jean-Marie-Georges, 2e cl. │PERRAUDIN Martin, 1re classe.
PARIS Étienne, 2e classe. │PERRAULT Amédée, 2e classe.
PARIS Henry, 2e classe. │PERREAL Charles-François, caporal.
PARIS Isidore-Alexandre, 2e classe. │PERREAU Henri, 2e classe.
PARIS René, 2e classe. │PERRÉE Alexandre-Henri, 2e classe.
PARISOT Maxime-Victor, 2e classe. │PERRET Jules-Albert, 2e classe.
PASCAL Joseph, 2e classe. │PERRIN Raoul-Pierre, 2e classe.
PASCAL Henri-Victor, caporal. │PERRIN Félix, 2e classe.
PASQUEREAU Alphonse, 2e classe. │PERRINET Eugène, 2e classe.
PASQUEREAU Victor.-J.-M., 2e classe. │PERRIN Victor-Marie-Paul, 2e classe.
PASQUIER Georges-Marie, sergent. │PERRON Claude-Émile, 2e classe.
PASQUER Joseph-Marie, 2e classe. │PERRON Joseph-Victor, 2e classe.
PASQUIER Louis-Auguste, 2e classe. │PERROT Adrien-Arthur, 2e classe.
PASCAL Claude-François, 2e classe. │PERROT Jean, 2e classe.
PASTOURET Émi1e, 2e classe. │PERROT Joseph-Alfred, 2e classe.
PATIN Auguste, 2e classe. │PERROT Jules-Jean, 2e classe.
PATOUILLET Joseph, 2e classe. │PERROT Auguste-Louis, 2e classe.
PATOUX Louis, 2e classe. │PERRUCHOT François-Jean, 2e classe.
PATRONAT Albert, 1re classe. │PERSENOT Paul, 1re classe.
PATROUX Georges-J.-M., sergent. │PERSONNET Étienne-Louis, 2e classe.
PATUREAU Caprais, 2e classe. │PESIEN Alexandre-François, 2e classe.
PAU1 Émile-Charles, 2e classe. │PETARD Claude-Joseph, 2e classe.
PAULIN Paul-Charles, 1re classe. │PETERS Désiré-Camille, 2e classe.
PAXION Paul, 2e classe. │PETEUIL Henri, 2e classe.

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PETIOT Claude, 2e classe. │PINTI Joseph-Valentin, caporal.


PETIOT Eugène, 2e classe. │PION Joseph-Gustave, 2e classe.
PETIT Aimé, sergent. │PION Jules, sergent.
PETIT Amédée-Anathase, 2e classe. │PION Louis-Léon-Georges, 2e classe.
PETIT André-Saturnin, 2e classe. │PIONNER Anatole-Arthur, 2e classe.
PETIT Arsène, 2e classe. │PITOLLET Edmond-Alphonse, 2e classe.
PETIT Camille-Augustin, 2e classe. │PITON Joseph-Marie-Auguste, 2e cl.
PETIT Félicien-Jules, 2e classe. │PIVERT Émile-Gaston, 2e classe.
PETIT François, 2e classe. │POIGEAUT Claude-Eugène, 2e classe.
PETIT Jean-Louis, 1re classe. │POILLOT Théophile, 1re classe.
PETIT Pierre, 1re classe. │PORTIER Pierre-Charles, 2e classe.
PETIT Joseph, 2e classe. │PROST Auguste, 2e classe.
PETIT Pierre dit Louis, caporal. │PRUZOT Francis, sergent.
PETIT Victor-Joseph, 2e classe. │PRAUD Charles-Émile, 2e classe.
PETITGUYOT Fernand-Marius, 2e cl. │POTOT Léon, 2e classe.
PETITJEAN Alphonse, 2e classe. │POITOU Camille-René, 2e classe.
PETITON Joannès, 2e classe. │POIRIER Raymond-Victor, 2e classe.
PETITOT Paul-Marie, 2e classe. │POUILLY Raymond-Jules, caporal.
PETZEY Maxime-Auguste, 2e classe. │POMMIER Félicien-Émile, caporal.
PETRY Louis-Henri, 2e classe. │POLLET Paul-Palmyre, caporal.
PEYRONNET Louis-Michel, sergent. │POIRIER Léon-Pierre-Joseph, 2e classe.
PHILIBERT Lazare, 2e classe. │POINTIER Paul-Louis, 2e classe.
PHILIPOT Auguste-Claude, sergent. │PLUMAUZILLE Victorin-Jean, caporal.
PHILIPPE Eugène, 2e classe. │PLUMEJEAN Auguste, 2e classe.
PIARD Georges, 2e classe. │PLUVET Alfred, 2e classe.
PIAT Henri-César, 2e classe. │POHU Pierre-Constant, 2e classe.
PICARD Maurice-Victor, 2e classe. │POIGNANT Jean-Marie, 2e classe.
PICARDOT Paul dit Eugène, 1re classe. │POIRIER Louis-Auguste-Jean, 2e classe.
PICHERIT Joseph-Louis, 2e classe. │POMATHIOZ Louis-Jean-Marie, 2e cl.
PICHON Louis, 2e classe. │PORCHERET Jean-Louis-Marie, 2e classe.
PICHON Paul-André, 2e classe. │PORSON Marcel-Eugène, 2e classe.
PICOCHE Marcel-Charles, 2e classe. │PORTRAT Jean-Louis, caporal.
PICOT Marcel-Georges, 2e classe. │PUZENAT Jean, 2e classe.
PIE Gaston, 2e classe. │PROVOST Ferdinand, 2e classe.
PIERI Georges, 2e classe. │PROVOST Mathieu, 2e classe.
PIERRE Henri-Émile, 1re classe. │PROUTIÈRE Jean-Joseph, 2e classe.
PIERRE Octave-Léonidas, 2e classe. │PROST Louis-Marcel, caporal.
PIERROT Léon, 2e classe. │PROUTIÈRE Maxime-Victor, 2e classe.
PIGNOT Félix-Albert, 2e classe. │PRIEUR Marcel-Édouard, 2e classe.
PILLOT Pierre-Louis, aspirant. │PREBIN Sébastien, caporal.
PINAROLI Louis, caporal-fourrier. │POULEAU Félix-Séraphin, sergent.
PINEAU Jacques-Henri, 2e classe. │PREANT Henri, 2e classe.
PINEAU François-Joseph, 2e classe. │POTIGNON Henri-Alphonse, 2e classe.
PINEL Léonore-Félix, 1re classe. │PROVOST Alexandre-Marie, 2e classe.
PINOT Armand-Henri, 2e classe. │POIROT Pierre-Paul, 2e classe.
PINTI Adolphe-Antoine, 2e classe. │POIRIER Pierre, 2e classe.

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PERRIAUX Léon-Henri, 2e classe. │POURTAU Georges-Ferdinand, sergent.


PERRIN Joseph, caporal. │POULEAU Louis-Jules-Émile, 2e classe.
PERRIN Jules-Émile, 2e classe. │
PERRIN Auguste-Adrien, caporal. │QUIROT Lucien-Auguste, 2e classe.
PONSOT Henri-Joseph, 2e classe. │QUIGNARD Jules-Joseph, sergent.
PRÉVOT Henri, 2e classe. │
PRETOT Alexandre-Julien, caporal. │ROY Alfred, 2e classe.
PORTAL René-Jean, 2e classe. │RABEAU Joseph-Désiré, 2e classe.
PONSART Charles-Louis, 1re classe. │ROPITAL Émile, 2e classe.
POIRET André, 2e classe. │ROY Édouard, 2e classe.
PLACE Vincent, 2e classe. │ROUSSELET Maurice, 1re classe.
PUZIN André, 2e classe. │ROUSSEAU Louis-François, 2e classe.
PLANTE Pierre-Félix, 2e classe. │ROBLET Léon-Philippe, 2e classe.
PLATON Alphonse, 2e classe. │REBUFFIE Gabriel-Émile, 2e classe.
POIRECUITE Charles-Louis, caporal. │RENARD Alfred-Camille, sergent.
POULNOT Fortuné-Hilaire, 1re classe. │RINGUELET Étienne-Alexandre, 2e cl.
PRESTAVOINE Jules-Alphonse, 2e classe. │RAYNAUD Joseph, 2e classe.
PREVOST Marie-Eugène, 2e classe. │RANNAUD Martin-Bénoni, 2e classe.
PREVOT Marius-Célestin, 2e classe. │RECEVEUR Joseph, 2e classe.
PRIQUET Achille-Albert, 2e classe. │RESILLOT François, 2e classe.
PRODHON Fernand-Eugène, 1re classe. │RENAUDIN Camille, 2e classe.
PROST Henri, 2e classe. │REYROLLES Léonard, 2e classe.
POIRIER Paul-Joseph, 2e classe. │REFOUR Auguste, 2e classe.
POINSE Marie-Ernest, 2e classe. │RIVIÈRE Hippolyte, 2e classe.
POINSOT Léon-Paul-Alcide, 2e classe. │ROBLIN Claude-Édouard, 2e classe.
POITRY Joseph-Henri, 2e classe. │ROCHE Théophile-Augustin, 2e classe.
POMMEROL Louis-Auguste, 2e classe. │ROYER Didier-Jean-René, 2e classe.
POMMIER Antoine, 2e classe. │REGNIER Ernest-Henri, 2e classe.
PORRET Victor-Édouard, 2e classe. │REGNAUD Charles-Nouma, 2e classe.
PONTANIER Joseph, caporal. │RABOU Gabriel, 2e classe.
POURTALET Pierre-Jean-Marie, 2e cl. │REMONTE Désiré, 2e classe.
PUPIER Jean-Benoît, 2e classe. │BEYNARD Félix, 2e classe.
PYCHAERT Edmond-Gaston, 2e classe. │ROUGON Clément, 2e classe.
PUZENAT Jean, 2e classe. │ROYER Alfred-Jules, sergent.
PORCHEROT Édouard, 1re classe. │ROY Émile-Jacques, 2e classe.
PORCHEROT Paul, 1re classe. │ROY Édouard-Émile, 2e classe.
POISOT Georges-Victor, 2e classe. │ROND Auguste-Denis, caporal.
POTTIER Albert-Alexis, 2e classe. │ROBAUD Victor-François, 2e classe.
POULOT Claude, caporal. │ROMAND Arsène-Marie, 2e classe.
PRODHON Georges-Pierre, 1re classe. │ROLLAND Paul-Émile, 2e classe.
PRUNOT Camille-Alexandre, 2e classe. │RIPART Étienne, 2e classe.
PRUNIAUD Ernest-Henri, 1re classe. │RIMBEAULT Pierre, 2e classe.
PLOYE Georges-Louis-Auguste, 2e cl. │RICHARD Lazare, 2e classe.
POIROT Marcel-Félix, 2e classe. │REZILLOT André-Eugène, 2e classe.
POISOT Victor-Auguste, 2e classe. │REY Hippolyte, 2e classe.
POULEAU Ernest-Philibert, 2e classe. │RENARD Antoine, sergent.

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RAMBAUD Maxime, 2e classe. │RONSIN Armand, adjudant.


RIPERT Sylvain, 2e classe. │ROUX Alphonse-Pierre, 2e classe.
REY Barthélemy, 2e classe. │ROUX Pierre-René, 2e classe.
ROUSSELARD Armand-Octave, 2e cl. │ROSSIGNOL Paul, 2e classe.
ROBIN Claudius-Joseph, 2e classe. │ROY André, 2e classe.
REVERCHON Lucien-Hippolyte, 2e cl. │ROY Anatole-Claude, 1re classe.
ROUSSEL Camille-Léon, 2e classe. │RIESSOZ Maurice-Henri, 1re classe.
REVERDY Léon-Louis, caporal. │ROUZOT Lucien-Paul, sergent.
REYDET Étienne-Alphonse, 2e classe. │ROUSSELLE Auguste-Marcel, 2e classe.
ROBILLARD Benoît-Augustin, sergent. │ROUSSEAU Léon, 2e classe.
ROBIN Henri-Arsène-Eugène, 2e cl. │ROUSSEAU Clément, 2e classe.
RABIER Jules-Louis, 2e classe. │ROGER Pierre, 2e classe.
RASE René-Victor, 2e classe. │ROUX Paul-Eugène, 2e classe.
ROUSSEAU Jean-Baptiste, caporal. │ROBLET Georges, aspirant.
ROQUEL Victor-Joseph, 2e classe. │ROBIN Alexandre, 2e classe.
RAGNARD Lucien-Abel, 2e classe. │RINGOT Raymond-Cyrille, 2e classe.
ROUGE Louis-Abel, 2e classe. │RICHARDOT Adolphe-Auguste, 1re classe.
ROUSSIN Pierre-Henri, 2e classe. │ROMAUD Henri, 2e classe.
ROUSSEAU Henri-Léon, caporal. │RETHORE Auguste, 2e classe.
ROLLE Marie-Auguste-Léon, 2e classe. │REGNIER Maurice-Lucien, 2e classe.
ROBINE Louis-Camille, 2e classe. │REGNAUD Louis-Alfred, 2e classe.
RISSER Henri-Louis, caporal. │RAYNAUD Maurice-Eugène, caporal.
Des RIOUX de MESSIMY Jean, 2e cl. │RAVIER Félix, sergent.
RENIAUME Léon-Aldolphe, sergent. │RAILLARD Albert-Jules, 1re classe.
REDOUSET René-Émile, sergent-major. │ROVER Albert-Flavien, 2e classe.
RAMEAUX Paul, 2e classe. │RAT Albert-Léon-Auguste, caporal.
ROUSSIN Henri-René, 2e classe. │RENARD Franc.-Claude dit Louis, 2e cl.
ROUSSEAU Adrien-Georges, 1re classe. │ROBERT Gustave, 2e classe.
ROLLOT Jean, 2e classe. │ROBLIN Charles, 2e classe.
ROBIN Jean-Louis, 2e classe. │ROBLOT Félix-Gustave, 2e classe.
ROCHARD Alexis-Marie, 2e classe. │ROUX Paul-Eugène, sergent.
RAVAUX Léon-Marcel, 2e classe. │ROSSELIN Léon-Louis-Clément, 2e cl.
RABIOT Henri, 2e classe. │ROSTAING Camille-René, 2e classe.
RAGOIS Lucien, 2e classe. │RAINON Antoine, 2e classe.
RAGONOT Francis-Arsène, 2e classe. │REY Louis, 2e classe.
RAINCOURT Adrien-Émile, sergent. │ROUILLARD Alexis-Joseph, 2e classe.
RAMONET Auguste-Henri, 2e classe. │ROTUREAU Emmanuel, 2e classe.
RAQUIN Victor-Louis, 1re classe. │ROSSIGNOL René, 2e classe.
REMOND Louis-Antoine, 2e classe. │ROSSIGNOL Joseph-Marcel, 2e classe.
RENARD Jules-Ernest, 2e classe. │ROSSET Georges, sergent.
RENAUD Gaston-Alphonse, 2e classe. │ROSIER Jean-Baptiste, caporal.
RIVIÈRE Joseph, 2e classe. │ROUSSELET Charles, 2e classe.
ROBIN Louis, 2e classe. │ROCHARD Alexandre-Léon, 2e classe.
ROBIN Henri, 2e classe. │ROCHARD François-Louis, 2e classe.
ROGER Paul-Léon, 2e classe. │RICHARD Émile-Maurice, sergent.
ROMAIN Paul-Adrien, 2e classe. │RICHARD Raphaël-Gaston, 2e classe.

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RIBIER Lucien-Joseph, 2e classe. │SALMON Georges-Paul, sergent.


REULIER Victor-Henri, 2e classe. │SEIGNEZ Albert-Ernest, aspirant.
RENAUDON Lucien, 2e classe. │SASSOT Pierre-Denis, 2e classe.
RENEAU Lucien-François, 2e classe. │SON François-Eugène, caporal.
RENARD Auguste, 2e classe. │STEPHON André, 2e classe.
REDUREAU François-Léon, 2e classe. │SALUS Louis, caporal.
RAPHALEN René, 2e classe. │SERPRIX Claude, 2e classe.
RAIMBAULT Jacques, 2e classe. │SIFFERLEN Eugène, 2e classe.
RANVEAU Clément, 2e classe. │SIMON Léon, 2e classe.
REVACHON Jean-Paul, 2e classe. │SAGON Claude-François, 2e classe.
ROBINET Clément-Paul, 2e classe. │SAVIGNAT Victor, 2e classe.
ROLLIN Germain-François, caporal. │SAUVAGE Léon-Aimable, 2e classe.
ROYER Marie-Léon, 2e classe. │SERAFINI Gustave-Camille, sergent.
ROYER Henri-Paul-Jules, 2e classe. │SERGENT Auguste-Pierre, caporal.
ROSE Robert-Hyacinthe, aspirant. │SAULNIER Pierre, 2e classe.
ROUY Gabriel-Vincent, 2e classe. │SEQUIN Jules-Lucien, 2e classe.
RENVOIZE Maurice, 2e classe. │SIMONNOT Paul-Ernest, 2e classe.
ROLLÈRE André, 2e classe. │STUBER Georges-Edmond, 2e classe.
RONVOYE Léon, 2e classe. │SIMON Marcel-André, 2e classe.
RAGOT Jean-Constant, sergent. │SORHAITS Pierre, 2e classe.
RAVOIRE François-Séraphin, 2e classe. │SEGUIN Louis-François, sergent.
ROLLIN Charles, 2e classe. │SAISON Paul-Émile, 2e classe.
│SUZE Alphonse-Désiré, caporal.
SCHNEIDER Roger-Louis, sergent. │SERGENT Jean-Baptiste, 2e classe.
SAVRY Henri-Auguste, 2e classe. │SEUROT Paul-Octave, 2e classe.
SELTIER Henri-Auguste, 2e classe. │SIVELLE Jean-Claude, caporal.
SAVIGNY Alfred, 2e classe. │SOMMELET Charles-Victor, 1re classe.
SIMERAY Jules-Alphonse, 1re classe. │SITLIS Henri, 2e classe.
SEYFRIED Joseph, 2e classe. │SOITTOUX Paul-Marie, 2e classe.
SIMONNEL Georges-Marie, 2e classe. │SERVILLE Louis, caporal.
SUIVE François-Joseph-Victor, 2e cl. │SAUVAGE Désiré-Jules, 2e classe.
SON René, 2e classe. │SAUVAGEOT Eugène, 2e classe.
SŒURS André-Honoré, 2e classe. │SIQUOIR Jules-Delphin, 2e classe.
SCHEFFER Louis-Jean, 2e classe. │STEYER Paul-François-Joseph, sergent.
SAUVAÎTRE Joseph-Félix, 2e classe. │SALLE Léopold, 2e classe.
SAUTTON Lucien-André, 2e classe. │SAVINS Jules, 2e classe.
SAULET Paul-Eugène, 2e classe. │SONOIS Augusle-Abel, 2e classe.
SALLEYRETTES André-Charles, 2e classe. │STAFFER Jules-Jacques, 2e classe.
SOUBEYRAND Georges-Alexandre, 2e cl. │SURDOL Léo, 2e classe.
SCHULTZ Marius-François, 2e classe. │SÉJOURNANT Camille, 2e classe.
SAUNIER Philippe-Jean, 2e classe. │SEGUIN Georges, caporal.
SANDRIN Charles-Alfred, 2e classe. │SCARTAZZA Lucien, 2e classe.
SAINT-BONNET Jean, 2e classe. │SAINSOT Henri-Charles, 2e classe.
SACQUET Albert-Camille, 2e classe. │SACQUEPEY Claude-François, 2e classe.
SACONIER Edmond-Louis, caporal. │SEUROT Fernand-Jean, 2e classe.
SALE Louis dit François, 2e classe. │SIMONNET Pierre-Ernest, 2e classe.

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SARCY Louis-Noël-Étienne, clairon. │TOULOUSE Eugène-Auguste, 2e classe.


SEIGNOURET Henri-Joseph, 2e classe. │TRELET Jean-Marie, 2e classe.
SOULIER Albert-Augustin, 2e classe. │TRUCHOT Louis, 2e classe.
SCHAFER Jean-Marius, 2e classe. │TARTEVET Charles-Étienne, 2e classe.
SCHMITT Fernand-Louis, 2e classe. │THÉNARDIER Marcel-Pierre, 2e classe.
SALAVER Jean-Alphonse, 2e classe. │THÉVENIN Georges-Abel, 2e classe.
SICARD Auguste, 2e classe. │THIBAUDOT Georges-Auguste, sergent.
SOUCHOIS Ernest, 2e classe. │THOMAS Albert-Louis, sergent.
SOITTOUX Jean-Octave, 2e classe. │THOMAS Narcisse, 2e classe.
SIMONOT Claude-Ernest, 2e classe. │TREFFORT Alphonse, 2e classe.
SEMONIN Jules-Louis, 2e classe. │TRISLER Marcel-Gabriel, 2e classe.
SENET Louis-Onésime, adjudant. │TRUAISCH René-Louis, 2e classe.
SAETTELE Gustave-Fidèle, 2e classe. │TRUCHELET Georges-Louis, 2e classe.
SAUVAGET Charles, 2e classe. │TRUCHET Georges-Louis-Jules, 2e classe.
SANDICŒUR Henri, 2e classe. │TRONEL François-Joseph, 2e classe.
SEMERIA Félix, 2e classe. │THUGNOT Joseph, 2e classe.
SERIGNAN Dominique, 2e classe. │THIREAU Maurice-Léon, caporal.
SARNETTE Jean, 2e classe. │THIÉBAUT Marcel-Étienne, caporal.
│THEVENIN Jean-Léon, caporal-fourrier.
THOMASSIN Eugène-Louis, 2e classe. │THEUVENOT Émile-Jules, 2e classe.
TROTTA Dona-Frédéric, 2e classe. │TALON Albert-François-Xavier, 2e classe.
THIRION Louis-Lucien, 2e classe. │THEVENET Benoit-Joseph, 2e classe.
TOULON Maurice-Étienne, 2e classe. │THIEFFRY Pierre-Louis, 2e classe.
TRAMUSET Charles-Célestin, 2e cl. │TRINQUESSE Gaston, sergent.
TREGUIER Albert, 2e classe. │TAISANT Claude, 1re classe.
TUAILLON Émile-Jules, 2e classe. │TALPIN Joseph, 2e classe.
TRAHIN Charles-Auguste, 2e classe. │TESSIEUX Charles-Alphonse, 2e classe.
TRAMOY Jean-Claudius, 2e classe. │TESTEVINDE Marcel-Clément, sergent.
TORGUE François-Marius, caporal. │THIÉBAUT Louis-Jules, 2e classe.
TISSOT Claude-Joseph-Marcel, 2e cl. │TIRANT Paul-Félicien-Maurice, 2e cl.
TIVILLIER Louis-Pierre, caporal. │TISSERAND Antoine, 1re classe.
THIERRY Raymond, 2e classe. │De TRUCHIS de VARENNE Charles, sergent.
THIAULT Camille-Louis, 2e classe. │TELLIER François, sergent-major.
THEISEN Athanase, 2e classe. │TOFANI Bernard, 2e classe.
TAFFIN Alfred-Victor, 2e classe. │TRESSE Albert-François, 2e classe.
TACCARD Jean-Claude, 2e classe. │TARIS Claude, 2e classe.
TALLANDIER Armand, 2e classe. │THOMAS Joseph-François, 2e classe.
TÉTARD Léon-Joseph, 2e classe. │TINTILLIER Norbert-Léon, 2e classe.
THIBAUD Joseph, 2e classe. │TISSERAND Émile, 2e classe.
THIÉBAUT Paul-Marie, 2e classe. │TISSOT Marcel-Eugène, 2e classe.
THIÉRION Gaston-Marius, caporal. │TREVEY Louis, 2e classe.
THOMAS Jules, 2e classe. │TESTE Antonin-Théodore, 2e classe.
THOMAS Joseph, 2e classe. │TEMMERS Oscar-Georges, 2e classe.
TINTIER Albert, 2e classe. │TAQUIN Jules-Florimond, 2e classe.
TISSERAND Alfred-Auguste, 2e classe. │THOMAS Louis-Pierre, 2e classe.
TISSERAND Henri, 2e classe. │TRAVAILLOT Joseph, caporal.

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TROUVE Auguste-Émile, 2e classe. │VIARD Henri-Octave, 2e classe.


THEILLIEZ Jean-François, 2e classe. │VIALISTE Alexandre, 2e classe.
THOMAS Albert-Eugène, 2e classe. │VOILLEMIN Lucien-Nicolas, sergent.
TIVANS Louis-Marie, 2e classe. │VALENTIN Louis, adjudant.
TRUCHOT Louis-Lazare, 2e classe. │VALETTE Abel, 2e classe.
THOMAS Louis-Joseph, 2e classe. │VILLEMOT Henri, 2e classe.
THEVENOT Jean-Baptiste, clairon. │VILPOUX Charles-Auguste, 2e classe.
THEVENARD Pierre, 2e classe. │VADOT Joseph-Alcide, 2e classe.
TESTEVINDE Jules-Alexandre, 2e classe. │VIVIER Rayrnond, aspirant.
TERRASSE Étienne, 2e classe. │VEZILLIER Charles-Léonard, 2e classe.
TERRIER René, caporal. │VASTET Louis-Arsène, 2e classe.
THOILLIER Abel-Camille, 2e classe. │VEYSSIÈRE Henri-Armand, 2e classe.
THOMAS Charles-Auguste, clairon. │VEJUX Lucien-Henri, 2e classe.
TOTEY Luc-Éloi, 2e classe. │VAUDIN Gaston-Léon, 2e classe.
TRIBOT Louis, caporal. │VANNIER Léon-Alfred, caporal.
TIRAUD Gustave-Irénée, 2e classe. │VAUDEWINSKEL Henri-Émile, 2e classe.
THOMAS Émile-Amédée, 2e classe. │VALENCE Armand-Joseph, 2e classe.
THERION Paul-Maurice, 2e classe. │VURPILLOT Armand-Frédéric, 2e classe.
THERET Louis-Joseph, 2e classe. │VUILLER Ernest-Nicolas, 2e classe.
TAPISSIER Paul-Charles, 2e classe. │VILLA Vincent, 2e classe.
TRUCHOT François, 2e classe. │VIGNOT Raymond-Adolphe, 2e classe.
TROUILLON Émile, 1re classe. │VIGNAUX François-Jean-Marie, 2e cl.
TREPY Jean-François, 2e classe. │VIEUXMAIRE Maurice, 2e classe.
TRUCHOT Claude, 2e classe. │VIEUXMAIRE Marcel, 2e classe.
TURPIN Antoine, 2e classe. │VOIRIN Léon-Séraphin, 2e classe.
TRUCHEMENT Omer, 2e classe. │VISBECQ Fernand-Gabriel, 2e classe.
TOTEY François-Théodore, adjudant. │VION Louis-Eugène, 2e classe.
THOMASSE André, sergent-major. │VIOLLON Marcel-Paul, 2e classe.
THOMAS Victor, 2e classe. │VINCENT Paul-René, 2e classe.
THOMAS Émile-Henri, 2e classe. │VILMIN Eugène-André, 2e classe.
THIRION Joseph-Marie-Auguste, 2e cl. │VILLEMINEY Jules-Henri, 2e classe.
THEVENY Jules-Constant, 2e classe. │VILLEMINEY Marie-Joseph, 2e classe.
TARDY François, 2e classe. │VERGUET Édouard-Irénée, 2e classe.
THERASSE Gustave-Louis, caporal. │VERDENAL J.-B.-Christophe, 2e classe.
│VARMEROT Pierre, 2e classe.
ULFF Émile, 2e classe. │VARVANDIER Albert-Auguste, 2e classe.
USENIER Pol-Émile-Auguste, 2e classe. │VAUCOURT Ernest-Auguste, 2e classe.
│VEILLON Jules, 2e classe.
VIVONNET Désiré, 2e classe. │VERBEC Léon-Jules, 2e classe.
VINCENT Émile-Victor, 2e classe. │VIRTEL Gaston, 2e classe.
VILLAUME Émile-Jean, 2e classe. │VIARDOT Paul-Emmanuel, 2e classe.
VACHE Charles, 2e classe. │VIAUD Jean-Baptiste, 2e classe.
VASSE Célestin, 2e classe. │VOYOU Charles-Ernest, 2e classe.
VIGNERON Paul, 2e classe. │VRAMONT Albert-Joseph, 2e classe.
VIVIER Paul-Marie, 2e classe. │VALLET Louis-Albert-Alfred, 2e classe.
VIEY Marie-Adolphe, 2e classe. │VATRE Jean-Antoine, caporal.

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VERJEPRE Paul-Marie, caporal. │VUILLAUME Joseph-Fran.-Marie, 2e cl.


VERSEY Gaston-Émile, 2e classe. │VAL Pierre, 2e classe.
VILLEVIEILLE Édouard, caporal. │VAUTRIN Louis-Eugène, 2e classe.
VOIRET Arsène, 2e classe. │VEBRET Charles, 2e classe.
VIARD Charles-Armand, 2e classe. │VILLETET André-Charles, clairon.
VIEILLE-MARCHIZET René, 2e classe. │VITSE Julien-Adrien, 2e classe.
VUILLET Louis-Arthur-Emmanuel, cap. │VITU Marie-Louis-Xavier, 2e classe.
VOYARD François-Joseph, 2e classe. │VICTOR Georges-Eugène, 2e classe.
VIGNOTTE Émile-Pierre, 2e classe. │VALEMBRAS Marcel, 2e classe.
VIGNAT Georges-Edmond, 2e classe. │VASSEUR Jules-Joseph, 2e classe.
VOCHOZ Émile-Jules, 2e classe. │VALENTIN Charles, 2e classe.
VERNUS Antoine, 2e classe. │VAUGIEN Jules-Joseph, caporal.
VERDIER Albert-Pierre, 2e classe. │VIOT Armand, 2e classe.
VAN-SIMAEYS Jules, 2e classe. │VATHELET Charles, sergent.
VERGNE Louis-Joseph, caporal. │VAUR Joseph, 2e classe.
VERGNOL Louis-Antonin, 2e classe. │VILLEMOT Joseph, 2e classe.
VERIEN Marcel-Alexis, 2e classe. │VERDILLON Alexis, 2e classe.
VERLHAC Louis, 2e classe. │VIAU Laurent, 2e classe.
VINATIER Jean, 2e classe. │
VINATIER Léonard, 2e classe. │WEISS Joseph, 2e classe.
VINCENT Gabriel-François, 1re classe. │WALLE Charles-Désiré, 2e classe.
VIALLARD Léon dit Roger, sergent. │WEBER Marcel-Charles, 2e classe.
VIALLE Pierre, 2e classe. │WITTERMANN Pierre, 2e classe.
VIEILLARD Léon-Jean, caporal. │WANHAM Émile, sergent.
VIGNAC Gabriel, 2e classe. │WANTZ Joseph, 2e classe.
VUILLEQUEZ Paul-Louis, sergent. │WEBER Albert-Eugène, 2e classe.
VAUTHEREAU Louis, 2e classe. │WAGNER Robert, 2e classe.
VESSEREAU Paul, 2e classe. │WUILLAMIER Ulysse-Henri, 2e classe.
VINCENT Jules dit Victor, caporal. │WALTZING Pierre-Charles, 1re classe.
VITRY Henri-Jean-Thomas, 2e classe. │WŒRTER Joseph, caporal.
VIARD Pierre-Émile, 2e classe. │WEISSBECKER Jean-Henri, 2e classe.
VIEILLARD Ernest-Eugène, 2e classe. │WŒRHLE Lucien, 2e classe.
VALOT Victor, 2e classe. │WILDANGER Pierre-Henri, 1re classe.
VACHEY Henri-Jules, 2e classe. │
VILLOURY Constant, sergent. │YVONNET René-Pierre-François, 2e cl.
VIOLLOTE Félix, clairon. │
VIENNE Henri-Émile, 2e classe. │ZELLER Léon-Georges, 2e classe.
VOYEMANT Louis, 2e classe. │

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numérisation : P. Chagnoux - 2013

Titre : Référence : ANCESTRAMIL

90e REGIMENT TERRITORIAL Infanterie


D’INFANTERIE 1914-1918
HISTORIQUE
1914-1918

Auteur : Origine :

BDIC

Référence : Transcripteur :

Paul CHAGNOUX
IMPRIMERIE USSEL, A. BONTEMPS, SUCCESSEUR Date :
LIMOGES – 1920
2013

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90e RÉGIMENT TERRITORIAL D’INFANTERIE

═════════

HISTORIQUE
══════════

Campagne contre l’Allemagne

1914 – 1918

LIMOGES

Imprimerie USSEL, A. BONTEMPS, Successeur


13, rue du Consulat, 13

───

1920

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90e RÉGIMENT TERRITORIAL D’INFANTERIE


———————

HISTORIQUE SOMMAIRE
DU RÉGIMENT

———————

CAMPAGNE CONTRE L’ALLEMAGNE

1914 – 1920
—————————

INTRODUCTION

Quand on connaît l'historique de ce régiment, quand on lit ce titre : « 90e R. I. T., HISTORIQUE »,
on ne peut dissimuler son émotion. Régiment de braves gens et de gens braves, presque tous pères
de famille, régiment d'infanterie territoriale qui pendant toute la campagne a été sur la brèche,
régiment qui fait l'honneur de ce beau pays Limousin.
Les actions d'éclats, les combats, la trop longue liste des tués et des blessés sont là qui parlent
mieux que n'importe quel éloge et qui attestent devant les générations futures, la bravoure de ces
solides gaillards de la Marche et du Limousin.
Si, quelqu'un d'entre ces braves, parcourt ces lignes un soir à la veillée, ses souvenirs, pourtant
présents à la mémoire, se préciseront davantage et de ses lèvres pâlies par l'émotion sortira le
fameux : « J'y étais ! »
Devant ses yeux, réapparaîtront les scènes grandioses et douloureuses de ces cinq années de guerre
et sa voix se fera éloquente pour raconter à sa femme, à ses enfants, plus tard à ses petits enfants,
son enthousiasme, ses souffrances morales et physiques des longues journées dans la boue, sous les
obus, puis sa joie au jour de la Victoire toujours espérée.
Faire apparaître en cet instant à ces yeux émerveillés, l'image de la Patrie magnifiée par le sacrifice
de ses enfants, n'est-ce pas la plus noble tâche ! Il reste pourtant un autre devoir à remplir. Il faut
dire bien haut, ces poilus sont trop modestes pour le faire eux-mêmes, de quelle foi leurs âmes
furent illuminées à l'heure du départ, il faut montrer leur héroïsme et leur stoïcisme pendant les
longues années d'épreuves, crier les noms de leurs morts pour qu'à jamais nous nous souvenions
tous de la sublime hécatombe, pour que dans les familles où l'on pleure, un rayon de gloire vienne
auréoler l'image de celui qui ne reviendra pas.
Certes, leur vaillance n'a pas été méconnue ; rares sont les régiments territoriaux qui ont rapporté la
fourragère ; le 90e R. I. T., comme son voisin de Limoges, le 89e R. I. T., a été jugé digne de cette
distinction.
Et le jour du grand défilé sous l'Arc de Triomphe, quel n'a pas été l'orgueil de « ceux du pays »,
lorsqu'ils ont vu passer côte à côte, les drapeaux des trois régiments de Magnac-Laval : 138e R. I.,
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338e R. I., 90e R. I., tous trois décorés de la fourragère, chose peut-être unique en France !
Souvenez-vous, soldats du 90e R. I. T., des paroles vibrantes d'enthousiasme par lesquelles M. le
général NIESSEL saluait à Bellac, le 3 août 1919, les trois drapeaux (138e R. I., 338e R. I., 90e
R. I. T.).
« ...Respectueusement, je m'incline devant vos « trois glorieux emblèmes », celui de votre régiment
actif, celui de votre réserve, celui de votre régiment territorial, tous trois parés de la fourragère
(fait peut-être unique dans l'armée française).
« J'y vois la preuve, que jeunes et vieux, tout le monde a fait son devoir ; j'y vois la preuve que la
race est bonne à tout âge et qu'elle a donné à la France d'excellents soldats ».
De telles paroles n'ont pas besoin de commentaires ; elles sont le plus bel éloge qui se puisse faire
de ces Limousins, Creusois et Charentais, dont le cœur s'est élevé bien haut sous les plis du drapeau
du 90e R. I. T.
22 mois de front (du véritable).
521 morts.
832 blessés.
880 citations individuelles.
Voilà des chiffres qui ne sortiront jamais de nos mémoires, car ils disent de ces héros, le
Dévouement, le Sacrifice, la Gloire.

2 août 1914. — Quels souvenirs poignants, cette simple date éveille en nous ! Après quarante-
quatre ans, Français et Allemands se retrouvaient face à face.
Pourquoi ? Nul dans nos campagnes ne le savait très exactement ; mais ce que tout le monde voyait,
c'était la France en danger, qui par une grande affiche placardée à la porte de la mairie, appelait tous
ses enfants à son secours.
Alors, pendant qu'en un groupe animé les hommes commentaient au dehors le fait brutal, dans la
maison, une épouse inquiète, une mère aux mains tremblantes, fouillait dans le tiroir de la vieille
armoire, puis sortait le livret militaire, on lisait attentivement les premières pages alors comptant sur
ses doigts, elle murmurait les larmes aux yeux : « C'est samedi qu'il doit partir ! ». Mais se
redressant bientôt et essuyant ses larmes d'un geste brutal, elle répétait : « Il partira samedi ! ».
Oh ! ces quelques jours précédant le départ : L'homme décidé, calme, achevant un travail urgent,
donnant des conseils, prescrivant les besognes les plus pressantes à faire pendant son absence... la
femme bien courageuse, mais disparaissant parfois pour cacher des larmes ; les enfants moins
bruyants, attentifs à tout.
Le samedi arrivait, toute la famille partait pour aller à la gare. Un dernier baiser, un mouchoir agité
et une femme, seule désormais, n'essayant plus de retenir ses larmes, rentrait au logis vide ; où,
pendant cinq ans, elle devait elle aussi combattre en travaillant, en souffrant.
Jamais la petite ville de Magnac-Laval n'avait vu pareille affluence, les rues étaient noires de
monde ; le petit chemin de fer, tout fier de lui, ne pouvait contenir tous ses voyageurs ; de chaque
route, débouchaient des voitures attelées d'un petit âne ou d'un petit cheval selon l'aisance de son

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propriétaire et dans lesquelles pas une place n'était disponible ; car, plus favorisés que les autres,
ceux qui étaient des environs amenaient avec eux leur famille, pour retarder le plus possible la
séparation.
Peu à peu, les capotes et les pantalons rouges remplaçaient les habits civils ; et c’est une foule
absolument hétéroclite qui se pressait à la lecture du rapport, laquelle avait lieu à un carrefour, sur
une place, partout où l’espace était le plus grand possible pour contenir les nombreux assistants :
femmes, enfants, militaires et civils.
La lecture du rapport achevée, chacun se dirigeait à travers les rues étroites, vers le restaurant
habituel des jours de foire, où se trouvaient les voisins, les amis, les futurs camarades dans la grande
bataille.
Chemin faisant, on se montrait le lieutenant-colonel VACHAUMARD qui allait prendre le
commandement du régiment, ses adjoints, les chefs de bataillon : MASSY, GODERCH et
DURAND.
Au milieu des acclamations, couverts de fleurs, le 3e bataillon du 138e R. I., puis les deux bataillons
du 338e R. I. avaient successivement quitté la ville.
La fanfare municipale, diminuée chaque jour de quelques-uns de ses membres, s’était épuisée en
jouant la Marseillaise, dont l’enthousiasme faisait à la fois frissonner et sourire.
Il ne restera pour le 90e R. I. T. que quelques fleurs et pas de musique. Ces braves n’en demandaient
pas tant : le cœur vibrant d’enthousiasme, ils partirent.
Les femmes, les enfants accompagnèrent les bataillons pendant quelques kilomètres sur la route.
Le 11 août 1914, le 90e R. I. T. s’embarquait à la gare du Dorat en trois détachements à l’effectif
de :
Officiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
Sous-officiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162
Caporaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 187
Soldats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.764
Chevaux et mulets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51

ORDRE DE BATAILLE DU 90e R. I. T.

MM. VACHAUMARD, lieutenant-colonel, commandant le régiment.


De ROTON, capitaine-adjoint.
JOUSSE, médecin-major de 1re classe.
CHEVALIER-GAVARNI, lieutenant d’approvisionnement.
BROUILLET, lieutenant téléphoniste.
MURAIRE, sous-lieutenant. chargé des détails.
PEYROT, sous-lieutenant porte-drapeau.

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1er BATAILLON

MM. MASSY, chef de bataillon.


HUBERT, médecin-major.
1re Compagnie. — Capitaine LHUILIER ; lieutenant DESMIER.
2e Compagnie. — Capitaine COMPAIN ; sous-lieutenant GIACOMONI.
3e Compagnie. — Capitaine de RHODEN ; sous-lieutenant de LA TOCNAYE.
4e Compagnie. — Capitaine CENDRIER ; lieutenant JARDEL.

2e BATAILLON

MM. CODERCH, chef de bataillon.


FAUVEAU, médecin-major.
e
5 Compagnie. — Capitaine MAIGRET ; lieutenant SERIVE.
6e Compagnie. — Capitaine MITRAUD ; lieutenant BIEGE.
7e Compagnie. — Capitaine SELVY ; lieutenant PINGAUD.
8e Compagnie. — Capitaine TIHY ; lieutenant MARCHAND.

3e BATAILLON

MM. DURAND, chef de bataillon.


BAROTTE, médecin-major.
9e Compagnie. — Capitaine TRAITTALHUILE ; lieutenant FAVREAUX.
10e Compagnie. — Capitaine DEVILLECHABROLLE ; lieutenant DESLANDES.
11e Compagnie. — Capitaine BINET ; lieutenant GUIDOU.
12e Compagnie. — Capitaine DELPECH de SAINT-GUILHEM ; lieutenant BRUNETAUD.
Lieutenants : BOURETTE et SALLAT, mitrailleurs.

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Résumé des principaux Faits


———

CAMP RETRANCHÉ DE PARIS


(12 Août au 8 Octobre 1914)

Le 12 août, le 90e R. I. T. débarque à la gare d'Ivry-Marchandises. Il est affecté à la 89e division


(177e brigade) et doit occuper le secteur Sud-Ouest du camp retranché de Paris.
Les bataillons cantonnent dans les localités ci-après désignées :
1er bataillon : Verrières-le-Buisson.
2e bataillon : Fort de Palaiseau, Champlay, Villejuif, Orsay.
3e bataillon : Fort Villeras, Orsigny-Saclay.
Le séjour du régiment dans le camp retranché de Paris se déroule sans incidents notables.

LES FLANDRES
(9 Octobre 1914 au 20 Avril 1915)

Au début d'octobre 1914, l'É.-M. Allemand n'a pas réussi à atteindre son but, annihiler la résistance
française, de façon à pouvoir se retourner librement sur les Russes, Sans se décourager, il monte une
quatrième offensive. A l'aide de gros renforts dirigés sur les Flandres, il veut tenter, avant que nos
renforts atteignent la mer du Nord, un gigantesque mouvement enveloppant qui lui livre les ports de
la mer du Nord et du Pas-de-Calais, destinés être utilisés contre l'Angleterre.
Les villes de Gand, Bruges, Ostende, ayant tombé presque sans résistance, c'est derrière l'Yser que
Français, Belges et Anglais se préparent à recevoir le choc.
L'attaque a lieu le 15 octobre. Les bataillons renommés pour être les meilleurs de l'armée allemande
sont lancés en-rangs serrés à l'attaque de nos positions.
Dans la journée du 25, quinze assauts sont tentés sans résultats appréciables. Du 26 au 28, l'ennemi
décimé hésite. Le 28, nous commençons les inondations. Nouvelle attaque le 30. Le 31, les
Allemands sont rejetés dans l'eau bourbeuse, ils doivent se replier, abandonnant leurs canons, une
grosse quantité de matériel et des monceaux de cadavres.
La garde de ce secteur est confiée à la 89e D. T. et à une division de cavalerie.
Le 90e R. I. T. a figuré brillamment dans tous ces combats.
Le 12, il est à Eecke où un parti Allemand, composé de cavalerie et de cyclistes, est délogé et
repoussé.
Le 14, il tient le mont des Cats ; le 14, deux bataillons sont à Poperinghe.
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Du 15 au 18, il organise une ligne de défense en avant du Mont des Cats.


Le 20, le 2e bataillon est chargé de la défense du pont de Noordschote.
Le 21, les 1er et 3e bataillons viennent derrière lui en renfort à Reninghe.
A partir du 22, la bataille fait rage ; le 90e R. I. T., malgré des pertes sensibles, ne cède pas un pouce
de terrain.
Le 14 novembre, le régiment est changé d'emplacement et affecté au secteur Pont de Knocke -
Grande Écluse.
Le 16, il tient le canal entre le pont de Knocke et Nieucapelle, où il reste jusqu'au 9 décembre.
Le 8, le régiment est relevé et reçoit l'ordre de se rendre à Boesinghe, le 10, il occupe un secteur
avant du pont de Boesinghe, face à Bixchote.
Le 30 décembre, le secteur du régiment est étendu jusqu'à la Maison du Passeur ; il l'occupe
jusqu'au 25 février avec des alternatives de séjour dans les tranchées où les hommes souffrent
atrocement de l'humidité et du froid.
Au cours de cette période écoulée, il est impossible de citer les nombreux actes de courage et .de
dévouement qui se sont produit au régiment.
Notons au hasard, le beau geste du capitaine LEFÈVRE de la 2e compagnie, qui, le 28 janvier,
pendant un terrible bombardement de Boesinghe, se précipite dans une maison servant de poste de
secours, qu'un obus de gros calibre venait de détruire, et en retire un blessé ayant la cuisse cassée,
qu'il sauva d'une mort inévitable.
Citons aussi parmi les braves, le caporal PICQUEPAILLE, les soldats CONQUET et
RANDONNEIX. Le régiment a aussi à s'enorgueillir de la brillante citation à l'ordre du 20e C. A.,
de son chef, le colonel VACHAUMARD. « Officier supérieur, ayant depuis le commencement de la
campagne affirmé sa bravoure en toutes circonstances et notamment dans les fonctions exercées
pendant plus d'un mois de major de l'extrême front constamment bombardé ».
Le 90e R. I. T. est mis au repos dans la région Quaedypre, West-Capelle, Wylder.
Le général D'URBAL, commandant la 8e armée, qui se trouve sur l'itinéraire suivi par le régiment
pendant son déplacement, marque dans une lettre du 26 février, toute sa satisfaction de cette
« troupe d'élite », qui a fait ses preuves pendant quatre mois de combats ininterrompus.
Le 19 mars, le régiment relève le 74e R. I. entre Het-Sas et Kortekeer. Le caporal BEAUSOLEIL se
distingue par sa brillante conduite au Bois triangulaire et est l'objet d'une citation pour « s'être porté
au secours d'un de ses hommes blessé et avoir été blessé lui-même pendant qu'il lui prodiguait ses
soins sans souci du danger ».
Le même jour, le colonel VACHAUMARD est fait officier de la Légion d'honneur.
Les 18 et 19 avril, le régiment se prépare au départ ; le 20, tout le régiment s'embarque à Dunkerque
à destination des secteurs de l'Aisne.

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PERTES
Officiers : tués, 2 ; blessés, 9 ; disparus, 0.
Troupe : tués, 56 ; blessés, 282 ; disparus, 163.

L'AISNE
(21 Avril 1915 au 16 Décembre 1916)

Le 90e R. I. T. débarque à Longpont et Vierzy (Aisne). Le premier secteur qui lui est confié est celui
de Sermoise ; il est chargé d'organiser très solidement la région très dangereuse de Missy-sur-Aisne.
Le 10 mai, le régiment est déplacé vers l'ouest, où il s'étend jusqu'aux abords de Venizel.
Du 27 juin 1915 au 16 décembre 1916, il appuie au contraire vers l'Est, face à Condé-sur-Aisne et
Vailly.
Au cours de ces trois périodes d'occupation d'un secteur relativement calme, peu d'événements
importants sont à signaler.
COMMANDEMENT

Le 17 septembre 1915, le lieutenant-colonel VACHAUMARD, remis à la disposition du Ministre


de la guerre est remplacé à la tête du régiment par le lieutenant-colonel DEFFRESSINE.
Le 23 janvier 1916, le lieutenant-colonel GUILHAMAT prend le commandement en remplacement
du lieutenant-colonel DEFFRESSINE, nommé au commandement du centre d'instruction de Fère-
en-Tardenois.

ÉVÉNEMENTS
Le 28 mai, au cours d'une patrouille, un sergent et un homme tombent dans une embuscade.
Le 1er juillet, par ordre du général de division, un petit bois situé sur la rive droite de la Vesle reçoit
la dénomination de Bois Brequeville en souvenir d'une reconnaissance faite dans ce bois et
habilement conduite par le commandant du 1er bataillon dans la nuit du 15 au 16 juin.
Le 10 juillet, le soldat LECOMPTE Jean, de la 2e compagnie, est cité à l'ordre pour le motif
suivant :
« Le 8 juillet 1915, pendant un violent bombardement du château de Salsogne, s'est précipité au
milieu des obus qui tombaient et a réussi à enlever avec un soldat du 89e R. I. T., un militaire de ce
régiment qui était grièvement blessé. »
Le 11 novembre, le commandant BREQUEVILLE est tué d'une balle à la tête au cours d'une
reconnaissance sur les bords de l'Aisne. Ainsi disparaît un chef à l'âme haute, au cœur ardent, qui
avait su pendant son séjour au 90e R. I. T. attirer vers lui toutes les sympathies. Ses obsèques ont
lieu à Courcelles, le 13 novembre.
Le régiment reste, avec des alternatives de séjour aux tranchées et de repos, dans le même secteur
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jusqu'au 16 décembre 1916.


De juin à septembre, il subit des pertes assez sérieuses aux postes du pont de Vailly et de la Maison-
Grise, bombardés quotidiennement par des obus de tous calibres. Toutes les compagnies s'y
distinguent à tour de rôle, en particulier la 10e compagnie (capitaine MOREAU).
Le 23 juillet, une patrouille composée de : sergent BERNARD, caporaux DINET et RACINET ;
soldats VITTEL, ARMAND, DUBOIS, DANIEL, LEPAGE, MOUTARD, OLIVIER, VIGNE,
DERRIEN et GUILLAUME, tous volontaires, enlève un poste allemand solidement retranché.
Le sergent BERNARD, ayant été atteint mortellement au premier coup de feu, le soldat VITTEL
entraîne ses camarades au cri de : « En avant ! à la baïonnette ! »
Les Français se précipitent sur le groupe ennemi, ils capturent et ramènent dans nos lignes un
aspirant et six hommes ; un septième tué sur place ne peut être rapporté.
Après cette capture, le capitaine BAZIERS revient avec quelques hommes et rapporte dans nos
lignes le corps du sergent BERNARD.
A cette occasion, le Général commandant la 5e armée fait paraître l'ordre du jour suivant :

« 5e armée, ordre général, n° 131


« Un détachement du 90e R. I. T., commandé par le sergent BERNARD Maximin, a enlevé un poste
allemand solidement retranché et ramené 7 prisonniers du 65e régiment actif allemand. Le sergent
BERNARD ayant été frappé à mort pendant l'opération, le détachement privé de son chef a
néanmoins continué à combattre et a accompli entièrement sa mission.
« Ce brillant fait d'armes fait le plus grand honneur au régiment et à la division toute entière. Ces
braves soldats ont montré que les territoriaux français, non contents d'être passés maîtres dans la
défensive, savent à l'occasion mordre l'ennemi et se montrer supérieurs aux troupes actives
allemandes.
« Le sergent BERNARD tombé glorieusement au champ d'honneur est cité à l'ordre de l'armée. Les
hommes du détachement reçoivent tous la Croix de guerre.
« Le soldat VITTEL Alexandre, qui a entraîné par son exemple et par ses appels la troupe à
l'attaque, est décoré de la médaille militaire.
« Le détachement prendra part à la revue d'honneur passée le 26 juillet par le général commandant
l’armée qui tient à remettre lui-même la médaille militaire.au soldat VITTEL, en même temps que la
croix de commandeurs à plusieurs officiers généraux de l'armée.
« Le détachement partira ensuite tout entier en permission. »

Le 10 octobre, vers 18 heures, le sergent COINQUET de la 10e compagnie, faisant une ronde,
capture, avec l'aide du caporal LAGEDAMONT, à 250 mètres en avant de nos réseaux de fils de
fer, un soldat allemand du 13e landwehr. Tous deux obtiennent une citation.

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Pendant son séjour dans l'Aisne, le régiment avait perdu :


Officiers : tués, 2 ; blessés, 0 ; disparus, 0.
Troupe : tués, 18 ; blessés, 75 ; disparus, 2.
Le 12 décembre 1916, en vue de la mise au repos du régiment, les unités sont transportées dans la
région de Condé-en-Brie, Celle-lez-Condé, Courboin, Confremeaux.

CHAMPAGNE
(17 Janvier au 12 Juin 1917)

Après un séjour d'un mois dans les cantonnements désignés ci-dessus, le régiment est amené dans la
zone comprise entre la Vesle et l'Aisne, au nord de Jonchery.
Il reste dans ce secteur, où il est mis à la disposition des différents services de la zone, jusqu’au 30
mars.
Le 31 mars, tout le régiment est rassemblé à Pargny-lez-Reims (9 kilomètres S. O. de Reims), où il
cantonne.
Le 2 avril 1917, il relève dans le secteur de la Pompelle, le 3e régiment de tirailleurs.

ÉVÉNEMENTS
Le 4 avril, vers 21 heures, pendant un violent bombardement des 1re et 2e lignes, un groupe
d'ennemis, précédés de « flammenwerfers », opère un coup de main à l'Est de la Ferme d'Alger
(secteur du régiment).
Notre artillerie déclenche un tir de barrage, l'infanterie et les mitrailleuses ouvrent le feu et l'ennemi
est repoussé.
Le coup de main nous a coûté :
1 tué ; 9 blessés ; 6 disparus.
Les Allemands laissent deux morts sur le terrain.
Le 21 avril, après un violent bombardement et une fusillade intense, l'ennemi tente un coup de main
sur les petits postes. Tentative infructueuse, grâce à une riposte énergique des nôtres, l'ennemi est
repoussé dans ses tranchées.
Les pertes en tués et en blessés pendant l'occupation du secteur sont sérieuses, mais l'ennemi qui
convoitait tant les ruines du Fort de la Pompelle n'a pas réussi à gagner .un pouce de terrain à la
relève du régiment.

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PERTES
Officiers : tués, 2 ; blessés, 2 ; disparus, 0.
Troupe : tués, 62 ; blessés, 129 ; disparus, 6.
Le 3 mai, le régiment est relevé par le 12e cuirassiers. Il reste au repos jusqu'au 12 juin 1917. Les
hommes appartenant aux classes 1897 et plus jeunes sont versés aux formations actives ci-après :
49e R. I. ; 144e R. I. ; 123e R. I. et D. D. du 296e R. I.
Ces hommes sont remplacés par ceux du 315e R. I. T. (dissous).

VERDUN
(du 13 Juin 1917 au 16 Septembre 1917)

Le 13 juin, le régiment s'embarque à Épernay à destination de Mussey (Meuse).


Le 17 juin, il est transporté en camions automobiles à Verdun (faubourg Pavé) pour y être employé
à des travaux dans les secteurs des 15e et 32e C. A.
Il participe aux préparatifs dés offensives du 20 août et des 8 et 9 septembre. Il assure le
ravitaillement de la première ligne pendant toutes les opérations qui nous ont donné la Côte 304 et
le Mort-Homme.
Le 27 août, par ordre du général commandant en chef, le régiment est réduit à deux bataillons.
Les détachements mis à la disposition des divers services, remplissent les missions qui leur sont
confiées avec un courage et une abnégation dignes de tous les éloges.
Les différentes lettres adressées au lieutenant-colonel viennent confirmer une fois de plus la belle
conduite de ces braves en toutes circonstances.

CITATIONS
Le sous-lieutenant ADENIS et neuf gradés ou soldats de la 5e compagnie sont cités à l'ordre du 55e
R. I., pour s'être distingués dans l'accomplissement de leur mission.
Le général commandant le 32e C. A. cite à l'ordre du C. A. les gradés et hommes de la 2e compagnie
dont les noms suivent :
Sergent : NOUVEAU.
Caporaux : BOURBON ; GADIOUX.
Soldats : GOURMELON, MARY, BRAULT, JOULOT, CAPILLON, TANGUY.
Onze hommes de la 2e compagnie sont cités par le commandant du génie du 32e C. A. à l'ordre du
génie.
Enfin, le général PASSAGA, commandant le 32e C. A., cite à l'ordre du C. A. les officiers et soldats
dont les noms suivent :
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Capitaine : ROBERT.
Lieutenant : DEVIGNERIE.
Sous-lieutenants : LEYTER ; DÉBONNAIRE ; BARBIER de PRÉVILLE ; DAURIOS.
Soldat : RAYNAUD.

PERTES
Officiers : tués, néant ; blessés, 4.
Troupe : tués, 6 ; blessés : 30.

CHAMPAGNE
(du 17 Septembre 1917 au 31 Mars 1918)

Le 17 septembre, le régiment s'embarque à Dugny (Meuse,) à destination d'Épernay.


Il est employé pendant l'hiver 1917-1918 à des travaux au nord de la Vesle et plusieurs unités sont
mises à la disposition de divers services (Génie ; Service des eaux ; Service de l'intendance ;
Artillerie, etc.).
Là aussi, les services employeurs n'ont que des éloges à 'faire sur la bonne volonté et la compétence
des travailleurs et de leurs cadres.
Pendant la période septembre 1917 à mars 1918, le régiment ayant été constamment employé dans
les services de la zone, les pertes sont légères :

PERTES
Officiers : tués, néant ; blessés : 2.
Troupe : tués, néant ; blessés : 7.

AISNE
(du 1er Avril au 19 Juin 1918)

Après quelques jours à l'arrière, consacrés à la reprise de l'instruction, le régiment est envoyé dans
le secteur bien connu de Craonne, qu'il occupe jusqu'au 9 mai.
Relevé le 10 mai 1918, il est chargé de l'établissement d'une position de barrage à travers la vallée
de la Vesle, à hauteur de Vrigny.
Le 26 mai, prévenu de l'attaque allemande qui devait se déclencher, le régiment reçoit l'ordre de
s'établir sur une position au Nord de la Vesle, en face du fort de Brimont.
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Il y reçoit le premier choc des Allemands le 27 ; le 28, il défend les passages de la Vesle ; le 29, les
bataillons combattent entre Vrigny et la ferme de Rosnay ; le 30, le régiment reçoit l'ordre d'occuper
et de défendre la Côte 240 coûte que coûte.
Le lieutenant-colonel commandant le 90e R. I. T avec ses deux bataillons, défend la Côte 240
pendant les journées du 30 et 31 mai, 1er et 2 juin.
Le régiment, très éprouvé (le 2e bataillon n'a plus qu'un officier valide ; le chef de bataillon
MAIGRET, commandant le 2e bataillon, le capitaine adjudant major BAZIÈRES, le capitaine
COUILLAUD sont tués à leur poste de combat), est relevé dans la journée du 2 juin par le 99e R. I.
et passe en réserve 4 jour plus tard ; jusqu'au 17 juin, le régiment occupe un secteur de la Marne à
l'est de Dormans.
Les pertes du 90e R. I. T. pendant celte période avaient été sévères, mais le sacrifice et la résistance
de ces braves avaient permis au commandement de gagner du temps et de préparer la contre-
offensive qui devait se déclencher quelques jours plus tard.
Le 6 juin, le général NAULIN, commandant la 45e division, dans un ordre du jour des plus élogieux
à l'adresse de la 177e brigade « qu'il qualifie d'héroïque », salue respectueusement la mémoire des
braves morts au champ d'honneur et exprime encore une fois à tous ceux qui restent sa cordiale
reconnaissance.
A son tour, le Général commandant la 177e brigade trime sa satisfaction dans l'ordre ci-dessous :
« L'ordre de la 15e D. I. où on est particulièrement connaisseur en matière de courage, qualifie la
177e brigade d'héroïque.
« Je n'ajouterai rien à cette épithète ! Elle dit tout.
« En ces jours difficiles, vous avez, d'une façon éclatante, montré au Pays, qui sera fier de vous et
vous sera reconnaissant, que ses vieilles classes valent les plus jeunes.
« Bleuets ou Pépères, le même sang généreux coule dans vos veines et à coups, tantôt vifs, tantôt
ralentis, y marque le rythme éternel de la France.
« J'ai demandé pour vos Drapeaux la Croix de guerre. J'ignore si cette récompense vous sera
accordée, mais quelle que soit la décision du haut commandement, vous vous souviendrez que la
seule chose qui compte, ce n'est pas d'obtenir, mais de mériter et vous pourrez dire que la 177e
brigade a bien mérité de la Patrie, par ses vivants et par ses morts que je salue avec vous ».

PERTES
Officiers : tués, 3 ; blessés, 7 ; disparus, 1.
Troupe : tués, 32 ; blessés, 202 ; disparus, 89.

VOSGES
(du 20 Juin 1918 au 26 Août 1918)

Le 20 juin, le 90e R. I. T., renforcé d'éléments du 51e, 22e, et 79e R. I. T. (dissous), est embarqué à
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destination des Vosges, où il occupe les secteurs de : L'Ormonl, Quebrun, des Lacs.
Le séjour dans ce secteur organisé depuis longtemps fut une période de calme.

COMMANDEMENT

Le lieutenant-colonel GUILHAMAT, atteint par la mesure du rajeunissement des cadres est mis à
la disposition du Ministre en vue de son utilisation à l'intérieur.
Le lieutenant-colonel DURAND-GASSELIN, du 100e R. I. T. est affecté au 90e R. I. T. ; il prend le
commandement du régiment à la date du 27 juillet.

CITATIONS
Par ordre général ne 349, du 14 juillet 1918, le général commandant la 5e armée, cite à l'ordre de la
5e armée les officiers du 90e R. I. T. morts au champ d'honneur dans les combats du 30 mai au 2 juin
1918, à l'ouest de Reims :
Chef de bataillon : MAIGRET.
Capitaines : BAZIÈRE ; COUILLAUD.
Sous-lieutenant : DAURIOS.
Le 23 août, le régiment est retiré du secteur.
Le 26 août, il s'embarque à Cornimont, à destination de Souilly (Meuse), où il débarque le 27.

PERTES
Officiers : néant.
Troupe : tués, 9 ; blessés, 20 ; disparus, 1.

VERDUN
(du 27 Août au 27 Octobre 1918)
Le 27 août, le régiment débarque à Souilly et, de là, il est réparti dans les différents services de la
zone.
Il y exécute des travaux préparatoires en vue de l'attaque du 26 septembre.

PERTES
officiers : blessés, 2.
Troupe : blessés, 16 ; tués, 2.
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VOSGES
(du 28 Octobre au 31 Janvier 1919)

Le 28 octobre 1918, le 90e R. I. T. est envoyé dans la région de Nancy, en vue de l'offensive
préparée pour le 12 novembre et arrêtée par la conclusion de l'armistice.

PERTES

Officiers : néant.
Troupe : néant.
CITATIONS
La brillante conduite du régiment au feu, son esprit de sacrifice en toutes circonstances, lui ont valu
les deux citations à l'ordre de l'armée, ci-après :

1° Ordre général n° 548


Le général commandant la 5 armée cite à l'ordre de l'armée le 90e R. I. T. :
e

« Lors des récentes opérations a, pendant une semaine sous les ordres du colonel GUILHAMAT
pris une part active à la défensive de positions importantes et s'est signalé en toutes circonstances
par sa belle conduite au feu.
« Engagé en première ligne, les quatre derniers jours, s'est montré digne de combattre à côté des
unités actives en supportant sans défaillance des bombardements exceptionnellement violents et
contribuant efficacement à briser les attaques ennemies.
(Exécution de la décision du Général commandant en chef, n° 7.560, du 6 juillet 1918).
« Le 10 juillet 1918.
« Le général commandant la 5e armée,
« Signé : BERTHELOT. »

2° Ordre n° 12.714, D.
Le maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, cite à l'ordre de
l'armée : le 90e R. I. T. :
« Régiment territorial animé du plus beau sentiment du devoir et du sacrifice.
« Jeté en pleine bataille des Flandres du 20 octobre au 16 novembre 1914, a réussi par sa
résistance acharnée, par ses vigoureuses contre-attaques, notamment à la Maison du Passeur et au
Pont de Knokke, à arrêter la progression ennemie dans un terrain difficile, malgré les dangers et
les fatigues, faisant l'admiration des troupes actives qui combattaient avec lui.

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Au G. Q. G., le 1er janvier 1919.


« Le général commandant en chef les armées françaises de l'Est,
« Signé : PÉTAIN ».

A partir de la signature de l'armistice, le régiment est employé dans les divers services de la zone de
Nancy et aux services créés pour la démobilisation du 1er échelon.
Le 15 janvier 1919, l'ordre ci-dessous lui confère le droit du port de la fourragère aux couleurs de la
Croix de guerre.
Ordre général n° 143 « F »
« Par application de la circulaire ministérielle n° 2.156 du 22 février 1919, le maréchal
commandant en chef les armées de l'Est a décidé que les unités ci-dessous auront droit au port de la
fourragère :
« Aux couleurs de la Croix de guerre, le 90e Régiment Territorial d'Infanterie.
« Ces unités ont obtenu deux citations à l'ordre de l'armée pour leur belle conduite devant
l'ennemi ».

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RÉCAPITULATION GÉNÉRALE
des pertes du Régiment
au cours de la Campagne 1914 – 1918

Tués :
Officiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Troupe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 510

Blessés :
Officiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Troupe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 805

Disparus :
Officiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Néant
Troupe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 238

Citations individuelles :
Officiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
Troupe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 814

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90e RÉGIMENT TERRITORIAL D’INFANTERIE


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LISTE NOMINATIVE

des Officiers et Militaires tués et blessés


au cours de la Guerre 1914 – 1918

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OFFICIERS TUÉS

SALLAT Louis-René Lieutenant 3-11-1914


LAGORCE Félicien Sous-lieutenant 20-12-1914
DESREBOULLES Jean Sous-lieutenant 24-3-1915
BIÈGE Constant Capitaine 16-7-1915
BREQUEVILLE Henri Chef de bataillon 11-11-1915
COUZY Jules Capitaine 11-4-1917
PINAUD Jean-René Sous-lieutenant 11-4-1917
MAIGRET Albéric Chef de bataillon 30-5-1918
BAZIÈRE Léon Capitaine 30-5-1918
COUILLAUD Victor Chef de bataillon 30-5-1918
DAURIOS Jean Sous-lieutenant 1-6-1918

OFFICIERS BLESSÉS

FAVREAUX Albert Lieutenant 29-10-1914


COMPAIN Pierre Capitaine 30-10-1914
CENDRIER Jules Capitaine 11-11-1914
BOURETTE Gabriel Lieutenant 12-11-1914
MARCHAND Albin Capitaine 27-11-1914
PINGAUD Louis Lieutenant 3-11-1914
CODET Louis Sous-lieutenant 5-11-1914
DUPUIS Charles Médecin-major 11-4-1917
COQ Émile Sous-lieutenant 14-4-1917
LAFOLIE Henri Sous-lieutenant 19-4-1917
LEYTER Joseph Sous-lieutenant 21-4-1917
BABAUD-LACROZE L. Sous-lieutenant 28-6-1917
FANTINIER Pierre Sous-lieutenant 28-6-1917
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MABILLE Georges Capitaine 5-9-1917


DAURIOS Jean Sous-lieutenant 10-9-1917
D’OR Henri Sous-lieutenant 19-3-1918
BEYSSAC Paul Sous-lieutenant 19-3-1918
TOUZEAU Victor Capitaine 30-5-1918
BROSSET François Lieutenant 30-5-1918
DEMARET Michel Lieutenant 30-5-1918
ROBERT Adolphe Capitaine 30-5-1918
FANTINIER Pierre Lieutenant 1-6-1918
CABRIT Aimé Lieutenant 1-6-1918
DRUJON Fernand Capitaine 1-6-1918

MILITAIRES TUÉS
(non compris ceux décédés des suites de leurs blessures)

MOUTAUD François Soldat 22-10-1914


GAUDY François Caporal 23-10-1914
JOSEPH Jean Clairon 23-10-1914
BERNARD Brice Soldat 25-10-1914
FAURY — 26-10-1914
CHÊNE Léon — 30-10-1914
PERINET Joseph — 30-10-1914
BICHAT François — 31-10-1914
HURB Eugène — 4-11-1914
MORICHON Jean Adjudant 5-11-1914
JOYEUX Jean-Baptiste Soldat 5-11-1914
LACOUTURE Jean — 5-11-1914
BERNIER Justin — 5-11-1914
THROMAT Jean — 5-11-1914
JONQUET François — 5-11-1914
JALEISE Jean — 5-11-1914
MECHENET Pierre — 5-11-1914
ROY Louis — 5-11-1914
MOREAU François — 5-11-1914
PUYGRENIER Jean — 5-11-1914
PEYROT Eugène — 5-11-1914
LAFOREST François — 5-11-1914
COMMUN Louis — 5-11-1914
DESJOIE Eugène — 5-11-1914
BLANCHON André — 7-11-1914
PRANEUF — 5-11-1914
DEVAUD Mathurin — 5-11-1914
CHADENAUD Louis — 8-11-1914
QUICHAUD Pierre — 10-11-1914

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RESTOUEIX Blaise Soldat 10-11-1914


MIRGALET Hyppolite Caporal 10-11-1914
BEAULIEU Léon Soldat 11-11-1914
VITTE Alfred Sergent 11-11-1914
MICHAUD Jean Caporal 11-11-1914
TERRASSIER Armand Soldat 11-11-1914
GALBRUN François — 11-11-1914
CHAPELIN Octave — 11-11-1914
CHARPENTIER François Caporal 11-11-1914
LAILLIOT Soldat 11-11-1914
GRAVELAT Auguste — 11-11-1914
BOUTIN Cyprien — 12-11-1914
BEAULIEU Léonard — 13-11-1914
DUCOURET Georges — 16-11-1914
ARLIN Alexis — 16-11-1914
ROUX François — 16-11-1914
MAUVY Jean — 16-11-1914
LASNIER Alfred Caporal 18-12-1914
GUILLEMOT Jean Soldat 19-12-1914
FREDON François — 20-12-1914
VIGIER Léonard — 21-12-1914
JARDINET Jean — 24-02-1914
DELAGE François — 24-12-1914
LASSECHÈRE Jean — 27-12-1914
MAROT Joseph — 30-12-1914
DUCOLOMBIER Pierre — 5-1-1915
CROUZIT François — 9-1-1915
GENETEIX Pierre — 9-1-1915
LABOUTTE Eugène — 9-1-1915
FAUBERT Pierre — 16-1-1915
CHAVAILLER Jean — 16-1-1915
COUTURIER Jean-Baptiste — 18-1-1915
PRIQUET Jean — 26-1-1915
SUDRE Pierre — 26-1-1915
CORMENIER Hilaire — 26-1-1915
DESPLOBINS — 1-2-1915
RATIER Jean — 1-2-1915
BALIS Jean — 17-2-1915
SECHÈRE Auguste — 20-3-1915
SOULAT Pierre — 23-3-1915
ROBIN Pierre — 24-3-1915
REJAUD Jules — 27-3-1915
BRANDY Jean — 29-3-1915
BESSAGUET Julien — 5-4-1915
BRUN Jean — 8-4-1915
JABELY François Sergent 9-4-1915

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FONCHIN Jean Soldat 10-4-1915


BISSIRIEIX François — 16-5-1915
CHAZEAU Jean — 28-7-1915
PILLOUX Louis Caporal 15-8-1915
THORIN Auguste Soldat 6-9-1915
VOLONDAT Augustin — 8-10-1915
BOURDIER Jean — 18-10-1915
GARDON Léonard — 26-10-1915
GAILLARD Jean — 14-4-1916
LABROUSSE Jean — 4-7-1916
MOREAU François — 18-7-1916
BOURGEOIS Adolphe Caporal 19-7-1916
VIGNAUD Jean Soldat 19-7-1916
BICHAUD Jean — 21-7-1916
BERNARD Maxime Sergent 23-7-1916
LAMENDIN Charles Soldat 23-7-1916
COUTY Jean — 23-7-1916
FRAYSSE Albert — 10-9-1916
BRESSY Marcelin — 9-11-1916
LAVERGNE Jean — 10-11-1914
PALARD Jean — 3-4-1917
KOSNIG Vital — 4-4-1917
VILLEGER Pierre — 4-4-1917
CHEDEVILLE Philippe — 4-4-1917
VERVOITTE Adolphe — 4-4-1917
DUMANIEUX Martial — 10-4-1917
DESPIERRE Antoine — 10-4-1917
LEFORT André — 10-4-1917
VEDRENNE Pierre — 10-4-1917
GRENIER Léonard — 11-4-1917
DUBOUCHAUD Sébastien — 11-4-1917
GRENET Adolphe Caporal 11-4-1917
BOUIJOUX Robert Soldat 11-4-1917
DEGLANE Hubert — 11-4-1917
MULTEAU Auguste Adjudant 11-4-1917
CADIOU Charles Caporal 11-4-1917
BONNARDEL Emmanuel — 11-4-1917
TRAYNARD Lucien — 11-4-1917
BRODIER Louis — 11-4-1917
LECOMPTE Jules — 11-4-1917
BORDIER Eugène — 11-4-1917
BEARDET Léon Soldat 11-4-1917
COUZON Jules — 11-4-1917
RIBOULEAU Émile — 11-4-1917
RIFFAUD Étienne — 11-4-1917
BONAT Sylvain — 11-4-1917

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DELAVERGNAS Arnaud Soldat 11-4-1917


DENICHOU Pierre — 11-4-1917
ROY Charles — 11-4-1917
LAPLAGNE Jean — 11-4-1917
CAILLE François — 11-4-1917
DOUGNAC Louis — 11-4-1917
PAIR Baptiste — 11-4-1917
GOUD Émile — 11-4-1917
DESCHAMPS Jean — 11-4-1917
MOREAU Pierre — 11-4-1917
BAUDRY Pierre — 11-4-1917
LOUIT Eugène — 11-4-1917
CHAPUT Jean — 11-4-1917
BARDET Léonard — 11-4-1917
PHIALIP Auguste — 11-4-1917
MAISON Georges — 11-4-1917
CHEVALIER François — 11-4-1917
VILLECHANGE Jean — 11-4-1917
QUERIAUD Jean Caporal 11-4-1917
LADRAT Jean Soldat 14-4-1917
DEMOUSSEAU Pierre — 14-4-1917
DECUBES Jean — 14-4-1917
LOGE Alphonse — 19-4-1917
BREUIL Pierre — 19-4-1917
LEBŒUF Charles Caporal 20-4-1917
FOUILLEUL François Soldat 20-4-1917
ROUDEAU Eugène — 21-4-1917
MORANGE Pierre Caporal 21-4-1917
BEILLER André Soldat 21-4-1917
LABROUSSE Jean — 21-4-1917
LÉOBON Jean — 21-4-1917
GRANET Jean — 21-4-1917
CALLUAUD Jean — 21-4-1917
LAURENT Simon Caporal-fourrier 29-4-1917
VIGNAUD François Soldat 13-7-1917
CAURAT Jean — 13-7-1917
FECOURT Paul — 13-7-1917
LAVALADE Léopold — 13-9-1917
VERGNAUD François — 12-9-1917
GODET Aimé — 12-9-1917
BOYER Célestin Sergent 27-6-1918
DUBREUIL Pierre Soldat 28-5-1918
DEFFERE Hippolyte Sergent 28-5-1918
DOUCET Alexandre Soldat 29-5-1918
LAMANT Pierre — 29-5-1918
GAGNAULT Sylvain — 29-5-1918

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MICHELET François Soldat 30-5-1918


DENQUIN Victor — 30-5-1918
REY Gabriel — 30-5-1918
CLÉMENT Godefroy — 30-5-1918
GABAUD Joseph — 30-5-1918
CRISTOFARO Joseph — 30-5-1918
BOISSEUIL Louis Caporal-fourrier 30-5-1918
LABAT André Soldat 30-5-1918
CREDOT Guillaume — 1-6-1918
BISSERIER Paul — 31-5-1918
DEJEANS Pierre — 31-5-1918
BERNARDET Louis — 01-6-1918
LEFORT Léon — 31-5-1918
AUPETIT Jean — 31-5-1918
PASQUET Jean — 1-6-1918
AUFORT Louis — 1-6-1918
MONTOUX Louis — 1-6-1918
DELAGE François — 1-6-1918
PRIEUR Léon — 1-6-1918
GUILLEMOT Philippe — 1-6-1918
MÉRIGOT Jean — 1-6-1918
GUSTAVE Hippolyte — 1-6-1918
REBEYROLLE Charles — 1-6-1918
PITRE Jules — 1-6-1918
FINET Sylvain Caporal-fourrier 1-6-1918
CEBE Gabriel Soldat 1-6-1918
CHAPELLE Louis — 1-6-1918
PINGUET Alexandre — 1-6-1918
DUMONT Jean — 1-6-1918
RAYNAUD — 13-6-1918
BRULAUD François Caporal 2-6-1918
DUFOUR Auguste Soldat 2-6-1918
MAUFRONT Jean — 2-6-1918
GINESTY Adjudant 24-7-1918
LALEY Jean Sergent 24-7-1918
LURAUD Soldat 24-7-1918
AZEMA Caporal 26-7-1918
KERUZEC Jean Soldat 1-8-1918
MAILLARD Antoine — 3-8-1918
CHARPILLET Léon — 4-8-1918
CRASADE Pierre — 4-8-1918

25 / 25
Titre : Référence : ANCESTRAMIL

68ème REGIMENT Infanterie


Première Guerre Mondiale
D’INFANTERIE
HISTORIQUE
1914-1918

Auteur : Origine :

Référence : Transcripteur :

IMPRIMERIE BERGER- LEVRAULT, Eliane de ZERBI


NANCY – PARIS - STRASBOURG Date :

Août 2007
Eliane de ZERBI
Août 2007

68e RÉGIMENT D'INFANTERIE


HISTORIQUE
1914-1918
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Le 6 août 1914, le 68e quittait Le Blanc.
Ce régiment était composé en majeure partie de Berrichons, de Tourangeaux et de Poitevins.
Ces robustes gars emportaient vers la bataille tout leur enthousiasme, tous leurs cœurs.
Races vigoureuses, travailleuses, imbues de l'idée du devoir, portant en elles toutes les vertus
filles des traditions de notre Histoire ; gars du Centre ignorant la fatigue, ennemis avérés du
découragement, voilà ce que le 68e comptait dans ses rangs.
Il allait donner, au contact de l'ennemi, la preuve de sa valeur.
Aux dures heures de la défensive, il fut le rempart que le Boche n'a jamais culbuté.
Aux heures de l'offensive, ils furent irrésistibles, les soldats des quatre coins de la France
rassemblés sous le même drapeau glorieux.

"Si Berry fonce" disait le Général GASSOIN à la veille de la poursuite, escomptant déjà les
beaux succès et les noms glorieux à ajouter au drapeau. Berry a foncé, et la victoire a compté,
parmi ses brillants artisans, les braves du 68e.
De la Belgique à l'Alsace, tous les champs de bataille fameux, jalonnés par les tombes de ses
morts, attestent la présence du 68e et la grandeur du sacrifice ; et toutes les troupes alliées que
nous avons coudoyées au hasard de l'immense bataille se souviennent, en voyant passer les
soldats du 68e, de cet esprit de camaraderie qui dans le sacrifice commun connaît son apogée
et que le régiment a si noblement pratiqué.
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LA RETRAITE DE BELGIQUE – LA MARNE

Le 6 août 1914, le 68e quitte Le Blanc ; il débarque le 8 à Maron, sud-ouest de Nancy et


stationne dans la région de Richard-Ménil.
Une série de marche le porte en réserve au Grand-Couronné où il organise défensivement le
Col de Bratte.
Mais la bataille gronde dans le Nord et va commencer la glorieuse épopée où le 9e corps s'est
dépensé sans compter.
Le 17 au matin, étape pour gagner Nancy où le régiment embarque dans la nuit ; trente-six
heures de chemin de fer, pressés dans des wagons à bestiaux, et le régiment débarque à
Charleville.
Il gagne Vivier-au -Court et, le 23 août au soir, une nouvelle étape le porte dans les bois de
Nafraiture au sud-ouest d'Houdremont. Le 23, la marche normale reprend.
Le 90e est à l'avant-garde et le régiment défile en colonne sur la route ; il croise la cavalerie
qui se replie.
Vers 6 heures du matin, dans cette journée mémorable du 23 août, c'est le contact tant
attendu ; la fusillade crépite aux avant-postes, le 90e se replie et le régiment reçoit l'ordre
d'organiser défensivement Houdremont.
Le 68e se trouve pour la première fois au contact de l'ennemi ; pendant toute la matinée, face à
des forces supérieures, il va résister dans Houdremeont sans reculer d'un pas ; le colonel
GENOT se promène à cheval dans le village et stimule ses hommes.
Ce n'est qu'à 2 heures de l'après-midi que le village est évacué sur ordre.
La retraite reprend avec le 2e bataillon de l'arrière-garde, c'est à nouveau dans les bois de
Nafraiture, quittés la veille, que le régiment bivouaque, le 90e ayant repris les avant-postes.

1
Eliane de ZERBI
Août 2007

La nuit, le 90e étant attaqué, le régiment en entier se porte à son secours à la baïonnette, repart
de ce bois de Nafraiture au milieu des champs de blé ; Houdremont flambe dans la nuit et les
reflets de l'incendie font scintiller les baïonnettes.
Le 24 août, toujours la retraite, c'est l'ordre de repli en arrière de la Semoye ; à Pussemange, le
régiment traverse les organisations défensives du 19e corps ; puis c'est la région de Charleville
et toujours la retraite sans combats.
Dans la région de Rethel, il reçoit l'ordre de retarder la marche des avant-gardes boches ; il se
lance dans une contre-attaque éperdue où il faut à tout prix arrêter la vague qui déferle. 1 200
hommes de pertes ; mais nous avons repris de village de Berthoncourt et les hauteurs de
l'ouest. Un engagement sévère d'artillerie coûte 800 hommes au 2e bataillon.
Le général DUBOIS dira : " Le combat de Berthoncourt comptera parmi les plus beaux
exploits de la campagne."
C'était, aux yeux de tous, l'assurance, que d'autres braves allaient affirmer à Guise, que ces
soldats qui battaient en retraite n'étaient pas des soldats vaincus.
Et cependant c'est toujours la retraite, le régiment passe la Marne à Châlons-sur-Marne et, le
septembre, il arrive dans la région du mont Août, au nord-ouest de Fère-Champenoise.
C'est là qu'avec son corps d'armée, le 9e, il va livrer cette glorieuse bataille des marais de
Saint-Cloud qui restera comme l'une des plus fertiles en résultats.
Les fatigues de la retraite, les durs combats d'arrière-garde, la véritable bataille de
Berthoncourt n'ont émoussé ni son moral ni sa vigueur ; il affirme une fois de plus sa valeur
dans la défense du mont Août.
Le 6 au soir, Broussy-le-grand, Mesnil, Broussy-le-petit sont perdus.
L'ennemi a pris pied sur la rive méridionale des marais. Mais il n'y tient qu'une tête de
chaussée et sa vague viendra battre inutilement les pentes du mont Août, grande articulation
solitaire pareille à une île qui domine de ses 211 mètres de haut la vaste étendue marécageuse.
Jusqu’à la fin de la bataille, le mont Août nous appartiendra et le 9e corps d'armée y trouvera
le plus solide des épaulements.
Le 68e résiste là sans ravitaillement les journées des 6, 7, 8 et 9 septembre.
Le 10, la marche en avant reprend ; c'est la vague d'enthousiasme qui fait qu'au premier
contact sérieux, à Morin-le-petit, le 68e charge, drapeau déployé et musique en tête.
A côté de cet acte de crâne bravoure se fixe l'épisode du sous-lieutenant THEUROT qui,
chargé de recevoir la reddition d'une compagnie allemande qui arborait le drapeau blanc, est
fusillé à bout portant par le chef.
Le 11 au soir, les premiers éléments du 68e franchissent la Marne à Condé-sur-Marne.
Le régiment poursuit son avance sur Villers-Marmery, Prosnes et Thuisy et il atteint, le 13
septembre, la voie romaine.
Il va rester dans ce secteur de Champagne jusqu'au 17 octobre, vivant une période de fixation
de ligne aux dures réactions ; ce sont des luttes violentes : fusillades, attaques nocturnes à la
baïonnette, attaques partielles.
Le 25 septembre, le capitaine DE SALVADOR se trouve encerclé avec sa compagnie. Il se
dégage à la baïonnette au prix de 80 tués.
Le 27 septembre, le régiment change trois fois de chef, le lieutenant colonel GOUREAU et le
lieutenant-colonel BARDOLLET, le héros du Petit-Morin, ayant été grièvement blessés.
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LA BELGIQUE – LA BATAILLE AUTOUR D'YPRES ET SUR L'YSER
(Octobre 1914 – février 1915)

Le 21 octobre, le régiment embarque à Mourmelon-le Petit à destination de la Belgique ; il


débarque à Bailleul.

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Eliane de ZERBI
Août 2007

Le 23 octobre, il entre dans la formidable bataille de l'Yser où le 9e corps va mériter une


glorieuse citation, où le 68e particulièrement va jeter le poids de sa valeur dans tous les coins
du champ de bataille.
Le 23 octobre, le régiment relève les Anglais à Saint-Julien-d'Ypres, contre-attaque le 24 au
matin, gagne 1 kilomètre, capturant de nombreux prisonniers et des mitrailleuses.
Du 24 au 27, une nouvelle manœuvre offensive nous porte aux abords de Passchendael. Dans
la nuit du 27 au 28, nous sommes relevés par la 32e D.I
Les 1er et 3e bataillons du 68e partent dans la nuit du 29 et gagnent par étapes forcées la région
de Zillebecke.
Les Anglais ayant subi des pertes énormes menacent de fléchir ; au petit jour, le 68e entre dans
la bataille.
Il contre-attaque, dépasse les lignes anglaises, arrive au château d'Hoodge. Il va vivre là,
jusqu'au 12 novembre une période d'attaques violentes suivies d'énergiques réactions par sa
défense héroïque de la cote 60, il va empêcher les Allemands de s'emparer d'Ypres et de
passer l'Yser.
Le 6 novembre, un trou s'étant produit dans la ligne de défense, c'est là que le général
MOUSSY exécute, avec des cuisiniers, des plantons, des cyclistes ramassés dans les rues de
Zillebecke, sa fameuse contre-attaque qui sauve la situation. Et, dans cette lutte homérique, on
glane une lettre du capitaine PASQUIER, tombé devant Saint-Julien d'Ypres, qui dit aux
siens :
" Adieu ! Vive la France ! J'ai fait mon devoir d'officier, je peux mourir."
La glorieuse citation à l'ordre de l'armée que le général d'URBAL décernait au 9e corps pour
"l'énergie et la ténacité dont il a fait preuve au cours des combats qui se sont déroulés sans
interruption du 21 octobre au 13 novembre", pouvait bien s'adresser au 68e.
Après une période de repos, le régiment prend, fin décembre, le secteur de Zonnebecke, au
carrefour de Broodseinde.
Il va passer l'hiver dans l'eau et dans la boue, avec des périodes de quatre jours de tranchée
seulement en raison de la dureté du secteur.
C'est un secteur aux attaques fréquentes : le 15 décembre les 1ere et 5e compagnies repoussent
une attaque et tuent trois cent cinquante deux Allemands, le colonel du 32e régiment
d'infanterie qui nous relève les en félicite ; le 25 décembre, les 9e et 12e compagnies méritent
la lettre de félicitations suivante :
"Ont exécuté une attaque de nuit sur les tranchées allemandes dont elles se sont emparées."
A signaler de façon particulière l'attaque du 25 janvier au mati, préparée avec un feu intense
de gros minens : elle a été pour l'ennemi un échec complet. Le général DUBOIS,
commandant le corps d'armée, en parle en ces termes :
"Le 68e régiment d'infanterie a été attaqué dans ses tranchées par toute une brigade
d'infanterie et tout un bataillon de chasseurs allemands. Grâce à la solide organisation de
son secteur et à la parfaite vigilance de ses hommes, il a pris l'attaque ennemie, dès son
apparition, sous le feu de ses fusils et de ses mitrailleuses, et lui a tué 350 hommes, fait 52
prisonniers et blessé 600 hommes."

Et le régiment mérite à cette occasion la lettre de félicitations ainsi conçue :


" Le général commandant la VIIIe armée félicite le 68e régiment d'infanterie pour le sang-
froid et la vigilance dont les troupes ont fait preuve lors de l'attaque allemande du 25 janvier
et pour la vigueur avec laquelle elles l'ont repoussée."
Fin janvier, le régiment est relevé et va au repos à Wormouth pour trois semaines. Il reprend
les lignes dans le bois de l'Herenthage, il est relevé par les Ecossais et prend un nouveau repos
à Wormouth ; de là, il se porte à Loos pour l'attaque du 9 mai 1915.
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Eliane de ZERBI
Août 2007

LES ATTAQUES D'ARTOIS


(Mai 1915 – février 1916)

Loos, 9 mai

Le 9 mai, la division attaque à Loos : le 90e en première ligne, le régiment en soutien. Une
contre-attaque allemande sur le 90e oblige ce dernier à perdre une partie du terrain gagné.
Le 2e bataillon du 68e reprend l'attaque à son compte, s'empare des tranchées allemandes sur
une profondeur de près de 500 mètres.
Les 10 et 11 mai, les contre-attaques allemandes, précédées de violents bombardements,
obligent le 2e bataillon à un léger repli.

Le capitaine de KERGARADEC est tombé dans ces combats.


Le lieutenant de FRAGUIER a mérité la citation suivante :
"Ayant aperçu en avant de la tranchée des soldats blessés étendus sur un glacis dénudé, s'est
porté auprès d'eux en rampant, en plein jour et à plusieurs reprises, les a pansés et
réconfortés, leur a apporté des vivres, donnant ainsi, sous les yeux des deux lignes adverses,
l'exemple du plus admirable courage et du plus noble dévouement."

Fosse Calonne, 25 mai


Après une période de demi calme, le 25 mai, à ces hommes qui se sont battus sans
discontinuer, qui ont passé l'hiver dans une mer de boue, aux hommes de l'attaque du 9 mai,
on allait demander un nouvel effort.
Le 25, à 11 h 50, le 68e attaque les Ouvrages Blancs dans le secteur de la Fosse Calonne. Le 3e
bataillon s'empare de la première ligne ennemie, et s'y maintient pendant deux jours.
Laissons parler le communiqué officiel qui dit :
" Les échecs subis hier par l'ennemi, dans la région d'Angres, et au nord du massif de Lorette,
ont déterminé de sa part une réaction extrêmement violente. On s'est battu furieusement dans
la soirée et pendant la nuit ; nous avons conservé tous nos gains. Nos troupes ont fait preuve
d'un courage et d'une ténacité magnifiques. Les Allemands ont d'abord contre-attaqué
l'ouvrage conquis par nous au nord-ouest d'Angres et ont multiplié pour le reprendre, des
efforts acharnés malgré le bombardement exceptionnellement intense auquel nous avons été
soumis, nous avons gardé la totalité de nos nouvelles positions.

Et la consécration, de ce succès, c'es la citation à l'ordre de l'armée du 3e bataillon :


"Le 3e bataillon du 68e régiment d'infanterie, le 25 mai, sous l'impulsion énergique de son
chef de bataillon, le commandant POTRON, s'est emparé d'un ouvrage allemand, fortement
organisé et vaillamment défendu ; il s'y est maintenu pendant quarante-huit heures malgré un
bombardement très violent, défendant le terrain pied à pied contre de nombreuses contre-
attaques allemandes qui lui ont fait éprouver de fortes pertes."

Mais il est, au milieu des combats les plus acharnés, des actes d'héroïsme qui les dépassent.
Le lieutenant René LUCQUIAUD, né à Sommières-du-Clain dans la Vienne, mort à 24 ans à
Angres dans le Pas-de-Calais, le 26 mai 1915, a écrit, mourant, sur un carnet taché de son
sang, ces mots magnifiques :
"Merci à tous ceux qui ont combattu avec moi. Vous direz à mes parents que j'ai toujours fait
mon devoir."

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Eliane de ZERBI
Août 2007

Il veut tourner un feuillet, mais ses doigts poissés de sang en ont amené deux. Il continue de
nouveau à écrire :
" Prévenir ma famille LUCQUIAUD à Bellevue, par Sommières."
Et il trace fermement cette phrase :
"Je meurs heureux."
Puis ces mots qu'on ne peut déchiffrer qu'à peine :
"Il ne faut pas m'emporter, parce que les boches vont prendre la tranchée – 500 francs de mon
argent pour POUPARD (son ordonnance), - 500 francs pour les pauvres de chez moi."
Et l'on ne peut que s'incliner et pleurer.

Neuville-Saint –Vaast

Après ce gros effort, le régiment est relevé et va dans la région de Savy-Berlette.


Tout le mois de juin, les premiers jours de juillet, se passent dans le secteur de Neuville-Saint
–Vaast, aux noms fameux sans cesse répétés par le communiqué : Bois de la Folie, Chemin
creux de Neuville- Saint –Vaast, La Targette, Ouvrages Blancs, c'est le secteur aux
interminables boyaux (7 et 8 kilomètres)
Il faut user l'ennemi, et c'est la rude période des attaques partielles, la période des efforts
incessants, c'est l'attaque de la barricade du Chemin Creux.

Repos et secteur calme

Ce n'est que le 3 juillet pour la première fois depuis que le Boche souille le sol de France, que
le 68e va quitter la zone de bataille et goûter un peu de repos.
Le 3 juillet, il embarque à la sortie d'Acq en camions et gagne la région d'Azincourt, le 9
juillet, date fameuse des premières permissions.
Le 14 juillet, le régiment se porte par étapes dans la région de Cinqueux, est de Creil, où il
reste au repos jusqu'au 5 Août.
Le 6 août, départ en camions, débarquement dans la région de Castel (omme) et du 9 août au
21 août, le régiment tient le secteur calme de Libons, devant Chaummes.
Là, il est relevé par le 90e régiment d'infanterie, cantonne dans la région d'Harbonnières,
jusqu'au 28 août.
Le 31 août, embarquement en camions pour la région de Doullens ; le 7 septembre, à 19
heures, nouvel embarquement pour la région de Vailly, au sud d'Arras.

Vailly, 25 septembre

Le régiment relève le 114e régiment d'infanterie dans ce secteur de Vailly, il organise le


secteur offensivement, creuse des parallèles de départ et, le 25 septembre, il attaque.
C'est la grosse attaque de Champagne, et le rôle dévolu au 68e est un rôle de sacrifice : il faut
qu'à Vailly, il fixe l'ennemi.
L'attaque se déclenche, les 1er et 2e bataillons sont en première ligne et partent avec un élan
admirable.
Mais la préparation d'artillerie, faible, n'a ouvert que deux brèches dans les réseaux.
Le 2e bataillon a réussi en passant ses hommes un par un par une brèche, à prendre pied dans
la tranchée ennemie, les vagues d'assaut du 1er bataillon sont venues se briser au pied du
réseau boche, elles s'organisent là et tiennent l'ennemi en éveil à quelques 80 mètres de sa
propre tranchée.

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Eliane de ZERBI
Août 2007

Loos

Le 28 septembre, le régiment est relevé. Mais, plus au nord, avivé par notre offensive, la
bataille s'est rallumée et, le 29 septembre, la 17e D.I. vole au secours des Anglais qui viennent
de prendre Loos et qui, sévèrement éprouvés, tiennent avec peine.
Et, le 1er octobre, la 17e division relève la 47e D.I. anglaise ; le régiment tient ses positions à
l'est de Loos et la cote 70 au sud-est.
Jusqu'au 28 décembre, le régiment va tenir ce secteur de Loos, jouant avec des difficultés
formidables d'organisation, pataugeant à nouveau dans la boue, il connaîtra des repos
fréquents dans la région des Brebis.
Le 28 décembre, le régiment est relevé ; il embarque en autos et débarque à Heuchin où il
reste au repos jusqu'au 7 janvier.
A cette date, un nouvel embarquement en autos et le voici dans la région de Mesnil-lès-Ruitz.

Bois en Hache

Le 8 janvier, le 68e est en réserve au Bois de Noulette, près d'Aix-Noulette, dans le secteur
fameux de Notre Dame de Lorette et du Bois en hache.
Le 10 janvier, il relève dans le secteur le 1er Chasseurs.
Pas de boyaux : de l'eau, de la boue et un terrain qui, depuis le début de 1915, est sans cesse
pilonné ; et, jointes à cela, des luttes incessantes qui vont coûter de grosses pertes au
régiment.
Le dispositif est le suivant : un bataillon en ligne, un bataillon en soutien et un bataillon en
réserve ; dispositif qui permettra de nombreuses relèves et donnera au régiment le repos
nécessaire pour tenir ce secteur jusqu'au 15 février, date à laquelle il est relevé.

Cote 140

Le 22 février, il se porte dans la région d'Estrée-Cauchy et le 23, il prend les lignes à la cote
140.
A la boue qu'il faut citer comme le plus rude ennemi dans ce secteur du Nord sans cesse
martelé, viennent s'ajouter la neige et la glace.
Depuis la fameuse course à la mer, le régiment avait vécu dans ces secteurs d'Artois et de
Belgique où s'était affirmé la résolution de passer coûte que coûte, où s'était concentrée la
lutte d'usure.
Le 9e corps y a toujours donné la pleine mesure de ce qu'on attendait de lui ; il a étayé de
façon glorieuse la mémorable résistance des Anglais.
Une nouvelle et formidable bataille venait de s'allumer aux portes de Verdun, le 9 mars, les
Anglais relevaient le régiment qui allait se préparer à de nouveaux combats.
Le 15 mars, le 68e arrive au repos dans la région de Bergues, Saint-Pol, Malo-les-Bains où il
vécut un séjour particulièrement goûté dans une région souriante et hospitalière.
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VERDUN
(15 avril 1915 – 6 mai 1915)

Dans les premiers jours d'avril, le régiment embarqua pour la région de Ferrières (Oise) où
l'instruction est poussée activement durant une quinzaine.
Le 13, le régiment embarque à Dompierre, débarque le 14 à Givry-sur-Argonne, cantonne
deux jours à Labeycourt, un jour à Vaubécourt, prend le 18 les camions à Rembercourt,

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Eliane de ZERBI
Août 2007

débarque le même jour à Blercourt et bivouaque au Bois Saint-Pierre au sud-est de Dombasle-


en Argonne, pendant que les officiers vont reconnaître le secteur de la cote 304.
Le 19, le régiment se met en marche, et, sous un bombardement continu et violent qui cause
des pertes, va prendre position dans le secteur reconnu la veille.
Les journées du 20 et 21 avril se passent sous de violentes rafales.
Le 22, à 6 heures, l'artillerie ennemie redouble de violence, et une attaque qui débouche à 14
heures est repoussée.
Le bombardement s'accroît de minute en minute, des rafales de 210 et de 150 arrivent par six
et douze à la fois sans parler des 105 et des 77.
Les deux bataillons en ligne (le 2e et le 3e bataillons) autour de la cote 304 et du Bois
d'Eponge (200 mètres nord de 304) subissent de grosses pertes ; le 1er bataillon en réserve à
Esnes n'est point épargné : 210 et 380 y tombent à chaque instant.
Le 23, même bombardement que la veille ; l'ennemi qui voit nos travaux d'aménagement les
détruit méthodiquement et ne cesse le pilonnage sur un point que lorsqu'il est sûr qu'il ne reste
plus rien ; la 5e compagnie repousse une attaque allemande et fait 30 prisonniers.
Le lendemain 24, la situation ne change pas : l'artillerie reste très violente, l'infanterie calme.
Le soir le 168e vient relever avec 1 bataillon en ligne et 1 à Esnes.
Du 25 au 29, repos au Bois Saint-Pierre. Le 29 au soir, le 1er et le 3e bataillons prennent les
lignes à 304 ; le 2e vient en réserve à Esnes.
La journée du 30 se passe assez calme, sauf un bombardement de cinq heures avec 150 et
105.
Le 1er, nouveau bombardement d'une durée de quatre heures avec intensité plus grande sur la
ligne de soutien. La nuit du 1er au 2 mai, travaux intenses de notre part, nous portons des
postes de mitrailleuses en avant de nos premières lignes.
Dans la journée du 2, l'ennemi détruit systématiquement les travaux exécutés la veille.
La nuit du 2 au 3 se passe à réparer les dégâts et à faire de nouveaux travaux.
Le 3 mai, le bombardement commence à 11 heures.
Laissons parler un peu le rapport du commandant BERTHELON, commandant du premier
bataillon, éloquent dans sa précision.
"Journée du 3 mai. – Le bombardement dure toute la journée avec une intensité qui atteint
parfois 30 à 35 coups à la minute dans un rayon de 100 mètres carrés.
Le 3 au soir, les pertes de ces quatre jours se chiffrent : pour le premier bataillon, à 150
hommes tués ou blessés et 40 hommes disparus sous les éboulements.
La proportion des tués est de 50%. La journée du 3 coûte à elle seule 160 hommes, la 3e
compagnie notamment a 38 tués ; le bombardement continue toute la nuit avec un
ralentissement dans l'intensité."
Entre-temps, toutes les dispositions ont été prises.
Dès le 3 mai, au soir, le 2e bataillon renforce les unités de 1ere ligne: à droite, la 7e monte en
renfort du 90e. La 5e se place derrière le 3e bataillon du régiment sur les pentes sud de 304.
La 6e est en réserve au P.C. du colonel sur la pente sud aux Ouvrages Blancs (depuis abri
Odent).

Le commandant BERTHELON dit :


" Nuit du 3 au 4 mai. – La 1ere compagnie désignée pour renforcer la 4e très éprouvée, ne peut
réunir que 28 hommes équipés de fusils marchant bien, 2 pièces de mitrailleuses ont été
détruites.
La plupart des survivants ont leurs armes brisées ou enterrées.
"Journée du 4. – Le tir redouble d'intensité qui va jusqu'à dépasser celle de la veille. Les obus
soulèvent une poussière qui empêche toute observation.
La fumée et la poussière forment un nuage épais.

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Eliane de ZERBI
Août 2007

Vers 9 heures, le commandant du P.C. voisin me téléphone qu'il envoie un pigeon voyageur
pour attirer l'attention du commandement sur la situation qui paraît s'aggraver. Je lui dis que
c'est mon avis et que nous devons nous attendre à une attaque.
Quelques instants après, un obus de gros calibre tombe sur la sortie praticable du P.C., la
bouche et coupe en même temps les communications téléphoniques ; la communication ne
peut être rétablie, car la terre du boyau de sortie était retenue par un fort treillage métallique
qui forme une solide armature que ne peuvent rompre les pinces du téléphoniste.
"Nous restons dans cette situation jusqu'au moment où l'artillerie ennemie cesse son tir.
J'entends quelques coups de fusil et, comprenant qu'une attaque se déclenche, je fais sortir par
un trou formant cheminée, les trois fusées dont je dispose."
L'attaque allemande s'est en effet déclenchée vers 14 heures sur des flots de fantassins.
Voici à titre d'exemple la situation du 1er bataillon :
En première ligne :
- à gauche, compagnie d'HATTECOURT (16 hommes), une section de la première, la
section LAMBRECHT.
- au centre la compagnie BERTEAUD (45 hommes)
- à droite la compagnie GAUDUCHON (65 hommes).
En deuxième ligne, - trois sections de la compagnie PERSIN encadrées par deux sections de
mitrailleuses.
Ces îlots furent rapidement débordés, entourés, la résistance fut aussi longue qu'elle pouvait
l'être.
A la 4e compagnie, l'adjudant FAURE fut tué.
A la 2e compagnie, le sous-lieutenant TETARD fut tué.
Le sergent CONFOLENS se couche sur une mitrailleuse pendant le bombardement, pour que
les mottes de terre ne l'empêchent pas de fonctionner.
Mais l'ennemi se rendit bientôt maître du terrain, il envahit par infiltration les pentes nord et
nord-est de 304.
La fumée est telle qu'on ne peut voir de l'arrière ce qui se passe aux premières lignes ; elles
sont d'ailleurs absolument isolées, aucun moyen de communication n'étant possible.
A la tombée de la nuit, l'ennemi est signalé vers le poste de secours du 1er bataillon ; il
commence à monter vers la crête.
La situation est très critique dans cette nuit du 4 au 5; vers 3 heures du matin, le lieutenant-
colonel ODENT rassemble les débris des 5e et 6e compagnies et, dans un effort suprême,
essaie vainement de rétablir la situation.
A peine a-t-il fait 80 mètres que le vaillant chef de corps est tué d'une balle dans la tête; le
capitaine TERRIER enlève le groupe et pousse la contre-attaque, il est mortellement atteint.
Pendant ce temps, les éléments du 268e montent péniblement en terrain découvert sous un
marmitage extrêmement serré.
Le terrain est organisé avec les éléments épars du 268e, du 90e et du 68e qui tiennent jusqu'au
milieu du jour.

ORDRE GÉNÉRAL N°205


Le général commandant le 9e corps d'armée cite à l'ordre du corps d'armée :
Le 68e régiment d'infanterie
"Les 4 et 5 mai 1916, en dépit d'un bombardement de pièces de gros calibre d'une violence
inouïe qui se prolongea pendant 30 heures, les 1er et 3e bataillons ont tenu leurs tranchées,
sans reculer, jusqu'à l'attaque ennemie.
Le 2e bataillon, réduit à deux compagnies formant réserve, sous la conduite personnelle du
lieutenant-colonel ODENT commandant le régiment, a contre-attaqué, avec les survivants,
pour reprendre les tranchées tombées au pouvoir de l'ennemi.

8
Eliane de ZERBI
Août 2007

Au cours de cette contre-attaque, le vaillant chef de corps a été mortellement frappé."


Au Q.G., le 5 juin 1916.
Le général commandant le 9e C.A.
Signé : général PENTEL.
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CHAMPAGNE
(Mai – Septembre 1916)

Après Verdun, le régiment est mis au repos dans la région de Bar-le-Duc.


Après quelques renforts, l'exercice reprend : le 1er bataillon s'entraine à Mussey, les 2e et 3e à
Mognéville.
Vers le 15 mai, le régiment embarque et va s'installer aux environs de Sainte-Menehould
(Chaudefontaine et Argers) où il continue ses exercices.
Le 30 mai, après une journée en camions, il prend secteur en Champagne, devant Saint-
Hilaire-le- Grand.
Le secteur de Champagne est calme ; à peine s'il y tombe quelques obus par jour, à heures
fixes. Pourtant l'activité de nos patrouilles semble inquiéter l'ennemi qui, peu à peu, devient
plus nerveux.
Des combats à la grenade s'engagent souvent aux postes les plus avancés.

La 14e escouade de la 5e compagnie, sous le commandement du caporal TOURATIER,


mérite la citation suivante :
"S'est particulièrement fait remarquer par son audace et sa ténacité les 14 juillet et 22 août
1916, a eu à soutenir des combats assez vifs à la grenade et a toujours maintenu ses
positions."

Et le héros de cette escouade est le soldat PARÉ Alfred.


Le 19 juillet, le lieutenant HASSENFUSS et 50 volontaires de la 9e compagnie réussissent
pourtant à pénétrer par surprise dans le saillant du bois F, constatent qu'il n'y a pas d'appareil à
gaz et ramènent 50 prisonniers.
Le 20, l'ennemi se venge par un formidable bombardement de torpilles et d'obus de gros
calibre sur le 1er bataillon, de 9 heures à 19 heures.
A la suite du coup de main du 19, une rectification des lignes est jugée possible : il s'agit de
réduire le saillant.
A tour de rôle, les bataillons, qui vont au repos au camp Berthelot, sont exercés sur un terrain
préparé d'après les renseignements fournis par la photographie aérienne et les déclarations de
prisonniers. Mais le mois d'août se passe et la relève arrive dans la première quinzaine de
septembre sans que le saillant Aït été attaqué.
Le régiment est enlevé en camions et va au repos au sud de Châlons (Coupetz, Saint-Quentin-
sur- Coole), puis, de là, se rend à pied au camp de Mailly.
Les exercices sont à peine repris que la division embarque en chemin de fer pour la Somme,
où la bataille se livre depuis le mois de juillet.
Après quelques jours de repos près d'Amiens (Bovelles, Revelles, Fluy) des camions
emmènent le régiment à Fouilloy, près de Corbie (8 octobre)
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LA SOMME
(Octobre 1916 – janvier 1917)

Sailly – Saillisel

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Eliane de ZERBI
Août 2007

Dans la longue série des combats auxquels le régiment a pris part au cours de la campagne,
Sailly – Saillisel représente l'une des périodes les plus pénibles.
Six mois après les tragiques journées de Verdun, le régiment, et en particulier le 1er bataillon,
allait revoir des journées de lutte d'une âpreté et d'une violence inouïes. Dans les plaines
labourées par la mitraille, couvertes de boue et de cadavres, ils furent sublimes, les soldats qui
venaient prendre leur part de gloire dans les batailles de la Somme, où l'ennemi, puissamment
retranché, défendait désespérément chaque pouce de terrain et opposait à nos attaques la
résistance de ses troupes d'élite.
...
Combles et Maurepas, enlevés de haute lutte par nos prédécesseurs, ne sont plus que des
décombres.
L'immense plaine ondulée que jalonnent Sailly – Saillisel, Combles, Le Transloy et Morval,
sous les pluies d’automne et le piétinement des légions de combattants, est devenue un champ
de boue.
C'est dans ce cadre que vont se dérouler les dures journées du 26 au 31 octobre et du 4 au 8
novembre 1916.
Après un séjour d'une dizaine de jour dans la région de Corbie (8 – 20 octobre), le régiment
gagne la ferme de Bronfay où il stationne jusqu'au 26 octobre, ensuite par Maricourt,
Hardecourt, Maurepas,
Combles, il vient prendre les lignes aux lisières nord de Sailly – Saillisel, appuyé à droite à la
route de Bapaume où il se trouve en liaison avec le 8e bataillon de chasseurs à pied, et à
gauche avec le 90e R.I. dont les lignes se dirigent vers l'ouest.
La première ligne ennemie est constituée par la tranchée de Bukovine.
Pendant cette période du 26 au 31 octobre, pas de combats à proprement parler ; mais des
opérations de détails rendues particulièrement difficiles par un bombardement incessant, par
un pilonnage systématique de nos lignes et de nos travaux et par l'état d'exténuement des
hommes privés de sommeil, de nourriture, d'eau et transformés en véritables blocs de boue.
Malgré cela, tous les travaux sont exécutés à l'entière satisfaction du commandement.
Le lieutenant-colonel DOUCE, le général LASSON, le général LANCRENON, déclarent
dans des lettres de félicitations adressées au lieutenant CHATEAU, le 29 octobre, que la
possession du village de Sailly – Saillisel est assurée contre toute tentative de l'ennemi grâce
aux judicieuses dispositions qu'il a prises en dépit des difficultés créées par l'ennemi. La ligne
est à 200 mètres et parallèle à la tranchée de Bukovine, la progression est en certains points,
supérieure à 1 kilomètre.
Chaque nuit, des combats ont lieu entre les lignes.
Le 29 octobre, le lieutenant PHILIPPEAUX se heurte à une patrouille ennemie, lui livre
combat et ramène cinq prisonniers.
Dans la nuit du 30 au 31 octobre, le 1er bataillon, exténué de fatigue, se rend au repos dans les
baraquements de la ferme de Bronfay inconfortablement installés et soumis sans cesse à des
bombardements.
Le 4 novembre, dans la nuit, le 1er bataillon recomplété monte en ligne par une pluie battante
et va s'intercaler entre le 3e bataillon du régiment à droite et un bataillon du 90e à gauche.
Pas un point de repère, des guides qui perdent leur chemin, et ce n'est qu'aux premières lueurs
du jour que le bataillon est en place.

5 novembre. – L'ennemi qui aperçoit les mouvements effectués au petit jour déclenche un tir
de barrage d'une rare intensité.
Le capitaine TROUPEAU circule quand même entre les différentes fractions de sa
compagnie, s'assurant que chacun est bien en place et prêt à l'action, il est grièvement blessé.

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Eliane de ZERBI
Août 2007

11 h 10. – C'est l'attaque avec comme objectif la tranchée de Bakovine, puis le village de
Mesnil - en - Arrouaise.
D'un seul élan les bataillons passent à l'assaut dans un terrain bouleversé par les obus et
complètement détrempé par les pluies; le commandant TARRIT et son officier adjoint, le
sous-lieutenant PLEINEMAISON, marchent à l'attaque derrière la première vague, excitant
l'ardeur des combattants.
Malheureusement, de nombreuses mitrailleuse que notre artillerie n'a pu atteindre se révèlent
et prennent à partie les premières vagues d'assaut.
En même temps, un intense barrage se déclenche sur les fractions de réserve.
Quelques éléments avancés franchissent la route de Château- Thierry à Bapaume.
Hélas ! les mitrailleuses clouent impitoyablement les héroïques poilus et les obligent à se
terrer.
Le commandant TARRIT est grièvement atteint au poumon par une balle de mitrailleuse et
se traîne dans un trou d'obus ; au même instant le sous- lieutenant PLEINEMAISON est tué
par une balle au front.
Et les actes d'héroïsme se succèdent.
Le commandant TARRIT ensanglanté et torturé dicte des ordres au soldat Lannes
GERAUD.
Le sous-lieutenant LEROY est blessé à la main par une balle ; pendant que son ordonnance
lui fait un pansement sommaire, il se sert de sa main libre pour tirer sur l'ennemi; c'est à ce
moment qu'une balle le blesse à mort.
Le sous-lieutenant REILHAC, de la 1e compagnie, entraîne superbement sa section sous le
feu le plus meurtrier et dépasse les éléments les plus avancés de la ligne.
Il tombe mort à proximité de l'ennemi.
Le caporal BESSE enlève la section et la porte au-delà de la route ; il est tué à bout portant.
On en saurait passer sous silence le modeste colombophile SUBLARD, marchant à sa place
avec la liaison du bataillon, il suit la progression, impossible sous les feux les plus violents,
son panier à pigeons sur le dos. SUBLARD continue son chemin.
Enfin, grièvement blessé lui-même, il ne consent à quitter la ligne de feu qu'après avoir passé
ses pigeons en consigne et expliqué le mécanisme de l'envoi des messages.
DUFOUR Augustin, de la 11e compagnie, s'est trouvé dans les hasards du combat, avec la 1e
compagnie. Il aperçoit, à 50 mètres en avant de la ligne, l'adjudant ROBIN, blessé à la jambe.
N'écoutant que son courage, il y court sous les rafales des mitrailleuses, panse son chef de
section, revient à la tranchée pour chercher de nouveaux paquets de pansements et donne des
soins à d'autres blessés. GOUSSEN, de la 1e compagnie, va, à dix reprises différentes,
chercher des blessés en avant de la ligne.
La journée tire à sa fin, mais la tâche n'est pas finie.
A droite, la 9e compagnie monte en renfort du 8e Chasseurs très éprouvé ; elle subit de grosses
pertes au cours de ce mouvement.
Un nid de mitrailleuses ayant été identifié au point 800, ordre est donné de l'attaquer à 16 h
45.
Mais de nouveau des mitrailleuses non détruites arrêtent la progression et jettent la mort dans
nos rangs.
Les journées des 6, 7, et 8 novembre, bien que n'ayant été marquées par aucune attaque, n'en
restent pas moins extrêmement pénibles. L’ennemi, craignant nos retours offensifs et
disposant sur ce point d'une artillerie formidable, harcèle les premières lignes et les réserves
de tirs incessants et meurtriers.
Les intempéries, la boue, la faim, la soif, le manque de sommeil, tout s'acharne sur nos
hommes qui donnent malgré tout le plus bel exemple d'endurance.
On peut dire qu'ils résistent jusqu'à l'extrême limite de leurs forces.

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Eliane de ZERBI
Août 2007

Quand dans la nuit du 8 novembre, la relève est enfin arrivée


Les fantômes qui glissent furtifs dans la nuit au milieu des éclatements d'obus, n'ont
plus figure humaine ; ce sont des êtres hâves, amaigris, hirsutes et couverts des pieds à la
tête de cette affreuse boue de la Somme avec laquelle ils ont formé corps pendant ces
rudes journées.

Repos et période de secteur


(novembre 1916 – janvier 1917)

Après la dure période de la Somme, les 1er et 2e bataillons, ainsi que l'état-major du régiment,
sont au repos dans la région de Thieulloy-l'Abbaye, Vraignes et Gouy-l'Hopital.
Seul le 3e bataillon reste en secteur pour nettoyer le champ de bataille.
Le 19 décembre, on reprend en camions-autos, la direction des lignes vers Cléry-sur-Somme,
et on débarque à Suzanne.
Le secteur de Cléry est relativement calme ; la grande distraction est la chasse aux canards qui
abondent sur les marais. Le seul endroit véritablement dangereux est la presqu'île
d'Omiécourt, où d'ailleurs aucun évènement important n'est à signaler.
Le secteur est à peine aménagé. Le régiment y construit des tranchées, des boyaux, des abris ;
bref, il est tout à fait en état lorsque les Anglais viennent l'occuper le 22 janvier 1917.

Janvier-avril 1917

Les deux mois suivants sont consacrés à des travaux de défense dans la zone avancée du camp
retranché de Paris.
Le régiment cantonne à la lisière de la forêt de Villers-Cotterêts, à Coeuvres et Dommiers.
A cette époque, on ne pouvait prévoir le rôle que ces organisations devaient jouer en 1918,
lors de la dernière ruée allemande : l'ennemi se trouva arrêté par les travaux auxquels le
régiment avait collaboré du 29 janvier au 6 mars 1917, et il ne put, en dépit de ses efforts,
dépasser le village de Coeuvres.
En mars, le régiment gagne par étapes (6-16 mars) par Silly-la-Poterie, la Ferté-sur-Jouare,
Villenauxe, Le camp-de Mailly, où pendant douze jours (16-28 mars) il est entraîné à la
guerre de mouvement.
Le 28 mars, on se met en route, allégé de tous les bagages, pour revenir dans l'Aisne par Fère-
Champenoise, Mareuil-en Brie et Brouillet (15 avril).

L'offensive du 16 avril 1917

Le 16 avril, à deux heures du matin, par une pluie battante et des routes encombrées, on quitte
Brouillet pour se rapprocher du front ; le régiment fait partie de l'armée de poursuite qui doit
exploiter les succès d'une grande offensive sur le Chemin des Dames.
On arrive péniblement à Romain dans la journée. Les routes étant de plus en plus encombrées,
il faut prendre à travers champ dans une boue dont on s'arrache difficilement.
On bivouaque sous la pluie.
Le 17, à 2 heures, la marche reprend sur Guyencourt. Dans la nuit du 17 au 18, le 3e bataillon
gagne le bois de Beaumarais, les deux autres bataillons vont à Concevreux, Chaudardes et
Roucy.
Du 17 avril au 2 juin, les bataillons se succèdent dans le secteur : route de Cambrai à Châlons
(n° 44) – bois en T – bois de l'Enclume (face est).

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Eliane de ZERBI
Août 2007

Le secteur est à organiser et l'artillerie ennemie est très violente partout, en particulier sur
l'arrière.
On étudie les moyens d'attaquer le bois de l'Enclume qu'on sait fortement organisé, mais, dans
toute cette période, le 68e ne fait pas d'action importante.
Le 22 mai, un groupe d'attaque de la 22e compagnie, ayant à sa tête le sous-lieutenant
SEGUIN, est chargée d'enlever une barricade dans ce même boyau, à 200 mètres environ de
la tranchée de l'Enclume occupée par l'ennemi. Cette opération, destinée à faire une diversion
au moment d'une attaque importante à gauche par la 18e D.I., réussit parfaitement et sans
aucune perte.
Le mois de juin se passe au repos à Brécy, Beuvardes, Courpoil.
Le 23 et le 30, les chefs de bataillon vont reconnaître le secteur du coté d'Hurtebise (chemin
des Dames).
Le 2 juillet, le régiment s'embarque en camions pour Beaurieux, et de là, gagne à pied le bois
de Moulin-Rouge.
Le lendemain, il y a deux bataillons en ligne : à droite, le 3e bataillon occupe le front à Eperon
d'Ailles – ferme d'Hurtebise ; à gauche, le 1er bataillon occupe le quartier Y (monument
d'Hurtebise, caverne du Dragon). La liaison des deux bataillons se fait au Doigt d'Hurtebise
(2e compagnie).
Tout d'abord, l'activité de l'ennemi ne se manifeste guère que par son artillerie, dont on sent la
violence croître de jour en jour ; les barrages sont très fréquents.
Puis il risque des patrouilles ; dans la nuit du 8 au 9, il tente un coup de main sur le Doigt, un
autre sur la caverne du dragon ; il n'obtient pas de succès, mais nous inflige des pertes assez
sérieuses.

Le sergent BROSSET, de la C.M.1, blessé grièvement, crie à ses hommes:


"Surtout, ne les laissez pas passer !".

Dans la nuit du 9 au 10, la 3e compagnie subit un autre assaut dans la Caverne du Dragon ; le
capitaineTROUPEAU se défend avec acharnement et finit par mettre en fuite de forts
détachements ennemis.

Le sous-lieutenant BLET, blessé mortellement, dit à ceux qui l'entourent : "Je peux mourir,
j'ai fait mon devoir."

ORDRE DE L'ARMÉE N°291


Le Général commandant la Xe armée cite à l'ordre de l'armée :
La 3e compagnie du 68e régiment d'infanterie, sous les ordres du capitaine TROUPEAU.
"A tenu pendant six jours une partie du front du secteur d'Hurtebise soumise presque sans
cesse à un très violent bombardement, attaquée à plusieurs reprises par l'ennemi ; notamment
dans la soirée du 9 juillet 1917, a, sous l'habile et énergique direction de son chef, le
capitaine TROUPEAU, repoussé toutes les attaques de fractions ennemies et conservé toutes
les positions confiées à sa garde."

Le 10 au matin, les deux bataillons en ligne sont relevés par le 90e et vont à Maizy où ils sont
en réserve pendant six jours.
Dans la nuit du 16 au 17, ils remontent : le 3e bataillon est en première ligne sur le front
occupé par les deux bataillons dans la période du 3 au 10.
Le 1er bataillon est en réserve de régiment au Village Nègre, avec une compagnie (1ere) dans
la caverne du Dragon, en réserve de bataillon de première ligne.

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Eliane de ZERBI
Août 2007

L'activité de l'ennemi est de plus en plus grande ; à chaque heure du jour, il déclenche des
barrages, la nuit, il cherche à approcher nos lignes ; nos obus V.B. lui infligent des pertes.
Le 2, le 3e bataillon est relevé par le 90e pour retourner à Maizy, mais en cours de route, il est
arrêté au Moulin-Rouge.
Il y subit pendant quatre jours et quatre nuits de violents bombardements par obus de tous
calibres, particulièrement le 24 juillet où des rafales entretenues d'obus à gaz rendent la
situation pénible. En 2e ligne, le 1er bataillon est très éprouvé.
Dans la nuit du 24 au 25, l'ennemi fait un simulacre d'attaque. le 25, le premier bataillon
En 2e ligne, est alerté vers 14 heures : 2 compagnies avec le commandant TAILLADE
montent dans le Quartier Y avec le 3e bataillon du 90e.
Le 2e bataillon qui est à Maizy en réserve de C.A. est alerté à 12 h et se trouve à 16 h 30 au
Village Nègre et à la Creute de la Somme, en réserve de secteur à la disposition du 90e.
Dès lors, le régiment est complètement disloqué et son histoire, pendant la bataille
d'Hurtebise, se confond avec celle des régiments en ligne.
Il faudrait pouvoir noter tous les actes, individuels et collectifs, qui ont illustré cette période
pénible entre toutes ; mais le cadre de ce récit oblige à les passer sous silence, dans une brève
nomenclature des faits les plus saillants.

La bataille du 26 au 29 juillet

Le 25, à 18 h 30, le bombardement ennemi commence très violent, sur nos première et
deuxième positions et se poursuit au cours de la nuit.
A la faveur du trouble que ce bombardement cause chez nous, un groupe ennemi ayant
parcouru la Courtine d'Iéna d'ouest à est sans rencontrer personne, vient vers 4 heures du
matin barrer l'entrée sud de la Caverne du dragon et jeter des grenades dans le P.C. Yonne où
il blesse mortellement le commandant TAILLADE.

Ce dernier fait preuve d'une abnégation admirable, rassemble ses agents de liaison et leur dit :
"voici comment meurt un officier, je meurs content."
La situation est critique : des éléments de la 1ere compagnie avec de forts contingents du 3e
bataillon du 90e se sont barricadés dans la Caverne du Dragon où le sous-lieutenant SEGUIN
organise la défense ; une section de la 2e compagnie, après avoir combattu dans la tranchée de
la Creute et fait des prisonniers, est prisonnière à son tour.

ORDRE DE L'ARMÉE N°297


Le Général commandant la Xe armée cite à l'ordre de l'armée :
La 7e compagnie du 68e régiment d'infanterie, sous les ordres du capitaine de FRAGUIER
"Le 26 juillet 1917, sous les ordres du capitaine de FRAGUIER, modèle de bravoure et de
courage, a lutté énergiquement toute la journée contre des forces supérieures et. malgré de
lourdes pertes en officiers et en hommes, n'a pas cédé un pouce de terrain et a enrayé la
marche de l'ennemi."

Pendant ce temps, dans le secteur du 2e bataillon, la 7e compagnie qui contre-attaque est


entourée complètement, et, sous la conduite du capitaine de FRAGUIER, se dégage après un
furieux corps à corps et regagne la tranchée française.
Le lieutenant BARBEL est tué à bout portant par des Boches qui font mine de se rendre.
Le 68e avait encore un bataillon au Moulin-Rouge (le 3e).
Le 26, à 4 heures du matin, ce bataillon est alerté et vient prendre les emplacements de
couverture des artilleries; les pionniers du régiment vont, peu après, renforcer à Oulches une
section de la 10e compagnie.

14
Eliane de ZERBI
Août 2007

A midi, le 3e bataillon passe à la disposition du 290e, et le soir, il s'établit sur le front compris
entre le monument et la ferme d'Hurtebise, dans un terrain bouleversé par les obus et où les
tranchées n'existent plus.
A ce moment, les trois bataillons sont en ligne.
Pendant trois jours, le régiment contient sans cesse des attaques et mène des contre-attaques
sans perdre un pouce de terrain.
Le 3e bataillon, le seul groupé sous le commandement de son chef, le commandant
BOISSIER, repousse une formidable attaque le 27 à 10 heures ; le soir même, il appuie une
attaque du 290e.
Le lendemain 28, on profite du calme pour mettre un peu d'ordre dans les unités et, vers 19 h
30, à la faveur d'une attaque menée par le 7e colonial, deux sections de la 9e compagnie
progressent jusqu'à la tranchée de Saintes; mais bientôt ces deux sections, fortement
bousculées et bien mal appuyées, sont obligées de reculer.
Le 28 au soir, le 3e bataillon a 120 pertes ce qui ne l'empêche pas, le 29 à 3 h 50, d'attaquer de
nouveau et de reprendre la tranchée de Saintes, d'où il est chassé vers 6 heures par un retour
offensif à la grenade.
Il est relevé seulement le 31 juillet et va rejoindre les deux autres qui ont quitté les lignes, le
premier dans la nuit du 27 au 28, le 2e, dans celle du 29 au 30.
Et le 3e bataillon mérite à la sortie de ce rude secteur l'éloquente citation suivante :

ORDRE DE L'ARMÉE N°297


Le Général commandant la Xe armée cite à l'ordre de l'armée :
Le 3e bataillon du 68eRégiment d'infanterie, sous les ordres du commandant BOISSIER.
"Après une période passée dans le sous-secteur d'Hurtebise, est remonté deux jours après et
n'a cessé de combattre pendant les journées des 26, 27, et 29 juillet 1917. Grâce aux mesures
ordonnées par un chef énergique, le commandant BOISSIER, a arrêté toutes les attaques
de l'adversaire, l'a repoussé en certains points et n' pas cédé de terrain malgré des pertes
assez lourdes."
Au Q.G., le 26 août 1917.
Le Général commandant la Xe armée.
Signé : DUCHESNE.

Encore une fois, le 68e venait de connaître la bataille défensive dans son âpreté, dans ces
efforts incessants qu'aucun succès palpable n'encourage.
Mais il avait tenu ce coin précieux de sol français qu'on lui avait donné à tâche de défendre ;
fidèle en cela à sa glorieuse tradition.
Quelques jours dans la région de Château-Thierry, et le régiment a repris son allure gaie en se
reposant des fatigues de la période précédente.
Le 6 et le 7 août, on embarque en chemin de fer pour la Lorraine.
Au Q.G., le 5 juin 1916.
Le général commandant le 9e C.A.
Signé : général PENTEL
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LA LORRAINE
(6 août – 29 mars 1918)

Repos

15
Eliane de ZERBI
Août 2007

La quinzaine suivante se passe agréablement sur les bords de la Moselle et du Madon à


Pulligny, à Autrey, Voinémont et Ceintrey, et lorsqu'il est question de monter en secteur,
chacun est heureux de faire la guerre dans un pays où l'accueil a été si cordial.
Le 23 août, des camions emmènent le régiment à Azerailles, Gélacourt, Brouville,
Hablainville et Ogéviller.

Secteur
Le 25, le 2e bataillon relève un bataillon du 53e R.I. à Notre-Dame-de-Lorette, et le 26, le 1er
occupe le Bois Banal.
Le 5 septembre, on descend un peu plus au sud pour aller occuper le secteur de Pexonne (1er
bataillon),Badonviller (2e bataillon) et Vacqueville (3e bataillon).
Le 14, le régiment se trouve engagé de la façon suivante : état-major à Pexonne, un bataillon
au C.R. chasseurs, un au C.R. de Neuviller et un au Village Nègre.
C'est une guerre toute nouvelle où la ruse a plus de part que la force brutale de l'artillerie ; la
troupe est répartie dans les C.R. placés sur les points importants du terrain, entre lesquels il y
a à peine quelques réseaux de fil de fer ; on prend les avant-postes comme dans la guerre de
rase campagne et on se couvre par des rondes et des patrouilles en terrain découvert.
Le secteur est calme ; l'ennemi ne semble pas avoir d'intention agressive. Un coup de main du
sous-lieutenant COTTE (12 octobre) sur le saillant de Hongrie nous apprend qu'il y a peu de
monde en ligne ; mais cette ligne est bien organisée. Cependant, ses faibles effectifs font
bonne garde ; le 19 novembre, un coup de main de la 6e compagnie sur le saillant de Bohême
échoue, et, le 22, le sous-lieutenant RAVILLY est tué au cours d'une reconnaissance. De
temps en temps, nos patrouilles font des prisonniers.
Comme l'année précédente en champagne, on projette une opération de grande envergure sur
le saillant de la Barbiche.
La 10e compagnie va même à l'arrière faire des répétitions sur un terrain préparé à l'avance,
mais quitte le secteur sans l'avoir tentée.

Période de travaux d'instruction

Pendant l'hiver, le régiment coopère à la défense du Grand Couronné de Nancy (4 janvier – 26


février), et va dans la région de Bayon (Neuviller, Saint-Rémimont, Crévéchamps) recevoir
l'instruction en vue de la guerre de mouvements (27 février – 18 mars).
A peine revenu dans la région de Faulx-Saint-Pierre (19 mars), il va s'embarquer à Jarville (29
mars) pour la Picardie, où la bataille fait rage depuis le 20.
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LA BATAILLE DE PICARDIE
(31 mars – 18 avril 1918)

Le régiment quittait la Lorraine, le cœur serré à la lecture des victoires boches.


Une fois de plus, telle une vague, l'armée allemande déferlait sur notre sol.
En passant à Noisy-le-Sec, nous entendons les obus de la Grosse Bertha qui vont sur Paris
accomplir leur stupide et sinistre besogne.
Après un faux débarquement, nous arrivons à Conty: nous défilons sur des routes encombrées
par le défilé lamentable de ces braves gens qui fuient l'envahisseur et la rage serre les cœurs.
Le Bosquel, Saint-Soffieu, Rumigny sont des cantonnements où nous restons seulement
quelques jours.
Le Boche a repris sa ruée sur Amiens ; Moreuil, Morisel on été enlevés après une âpre
résistance de nos troupes.

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Eliane de ZERBI
Août 2007

Le 4 avril, à 1 heure de l'après-midi, nos hommes sont alertés : par la ferme de la Mouche le
régiment gagne les hauteurs qui, à l'est de Guyencourt, Rémiencourt dominent la vallée de la
Noye.
Les canons tonnent pendant que les trains tout allumés passent devant eux et que là-haut sur le
plateau, notre infanterie se défend pied à pied.
10 heures du soir. – Les hommes n'ont pas mangé, la pluie tombe à torrents, la nuit est venue,
trouée seulement par la lueur des éclatements.
Le 68e R.I. prend à sa charge une partie du secteur et nous allons prendre contact avec des
éléments que nous ignorons, amis ou ennemis.
Le régiment se heurte à une ligne composée d'hommes de la 30e D.I. et de la 2e D.C.P., il
s'installe à cheval sur la route d'Ailly-sur Noye à Moreuil, à hauteur de la ferme Mon-Idée, le
3e bataillon couvrant Rouvrel. Le jour se lève sur un secteur calme.
2 heures.- Les bataillons se rassemblent à Rouvrel où l'ordre d'attaque leur est donné.
L'artillerie divisionnaire a à peine le temps de se masser, les instants sont comptés, il faut
encore une fois de plus coûte que coûte affirmer en attaquant que le boche ne passera pas.
16 h 30. – Le régiment part à m'attaque comme à la manœuvre, avec un alignement
impeccable, les commandements retentissent que n'étouffent pas les rares éclatements d'obus.
Mais en plein jour le régiment s'avance comme à la parade sur un véritable tapis de billard
dominé par la position étagée de la ferme Anchin et de la cote 104.
Les mitrailleuses se mettent à crépiter, le 3e bataillon avance quand même. Les 1er et 2e
bataillons en soutien continuent leur progression. Les pertes sont rudes, 1500 mètres ont été
franchis et l'attaque est obligée de s'arrêter.
Le capitaine LANGLOIS commandant le 3e bataillon est blessé mortellement après avoir
réalisé des prodiges de crânerie.
Le lieutenant-colonel ROSSET qui progressait avec le bataillon de tête, est blessé d'une balle
au coude.
Tués : les lieutenants DACHEVILLE, ROLLE, BLOCH, tué ce Saint-Cyrien entraîneur
d'hommes qu'était le capitaine AUMENIER.
" Adoré de sa troupe", dit la citation ; beaucoup l'ont pleuré ce soir mémorable de Rouvrel.

La nuit tombe ; la circulation est impossible sur un terrain uniformément plat que balaient
sans répit les mitrailleuses ennemies.
Le 3e bataillon, qui a subi de grosses pertes, est relevé le 6, mais reste alerté.
Le 7, l'ennemi tente une contre-attaque qui est arrêtée par nos feux de mousqueterie et de
mitrailleuses. A partir de ce moment, le régiment organise et tient le secteur, et il coopère à
toutes les attaques tentées sur la ferme g (10 et 15 avril) et à la grande opération de la 18e D.I.
(18 avril) sur le bois Sénécat qui est pris.
Le 19, il est relevé, gagne à pied la région de Santelie et Dargies (21) et embarque à
Granvilliers le 24 pour aller prendre un repos bien gagné à L'Isle- en Rigault et Robert-
Espagne (25 avril – 6 mai)
Les quinze jours de Picardie ont coûté 5 officiers, et 70 hommes tués, 11 officiers et 360
blessés.

Période de secteur Chauvoncourt – Les Paroches


(mai-juillet 1918)

Le moment est trop critique pour permettre des repos prolongés ; dès le 6 mai, le régiment
embarque à Robert-Espagne pour aller occuper un secteur en face de Saint Mihiel. A Maizey
et à Rouvrois, les 2e et 3e bataillons relèvent des américains ; opération délicate mais qui se
passe sans incident.

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Eliane de ZERBI
Août 2007

Le secteur est très calme.


Pourtant, l'ennemi qui ne voit plus devant lui les uniformes kakis de nos prédécesseurs, tente
un coup de main dans la nuit du 18 au 19 mai.
Ce coup de main est exécuté sur la 3e section de la première compagnie, par un groupe de
troupe de choc de 100 hommes, menés par trois officiers, la section de la 1ere est de 23
hommes.
C'est un échec complet, l'ennemi laisse entre nos mains 2 officiers dont 1 tué, 1 sous-officier,
une mitrailleuse et un important matériel.
Le soldat PIQUET a été admirable d'héroïsme, il a tiré avec son fusil-mitrailleur jusqu'à ce
que les boches arrivent sur lui, il a fusillé à bout portant un officier allemand qui lui disait de
se rendre et est allé se faire tuer au barrage de grenadiers.
Le 3e bataillon relevé dans la nuit du 24 au 25 mai par le 78e B.T.S., va, après un repos à
Courouvre, prendre un secteur en face de Chauvroncourt.
Il n'y a aucun incident à signaler, et, à ce moment, le régiment est relevé pour prendre une part
plus active à la grande contre-offensive finale qui s'est déclenchée vers le 15 juillet.
Il embarque à Ligny-en-Barrois, le 28, arrive à Verberie, le 29, prend les camions, le 31,
stationne à Puisieux le 1er août et commence la poursuite le 2.
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LA BATAILLE DU SOISSONNAIS
(2 août – 18 septembre)

La Vesle
(2 – 11 août)

Le vendredi 2 août, par une pluie torrentielle, le régiment part de Puisieux à 18 heures et
marche toute la nuit sans pause, sur un chemin détrempé, se glissant avec peine au milieu des
convois qui circulent dans les deux sens.
Dès la ferme de Vertefeuille, l'aspect du pays dénote un champ de bataille récent : c'est à
peine si on a eu le temps de déblayer la route et de ranger sur le bord les cadavres, les tanks et
les arbres déracinés.
L'ennemi recule, talonné par des écossais qui sont fatigués, décimés par l'ypérite et que nous
dépassons.
Il faut rendre hommage à cette glorieuse division écossaise de Buzancy.
Le général disait :
" Je demande la relève car je n'ai plus personne."
Nous avons élevé un monument à leurs morts et nous y avons fait graver ces mots :
" Ici fleurira toujours le glorieux chardon d'Ecosse parmi les roses de France."

Les 1er et 2e bataillons, précédés d'une patrouille du 7e hussards marchent vers le nord-est,
passent Ambief, le ravin de Croutelle, Dhuizy, Serches, et s'arrêtent, épuisés par une longue
étape et une chaleur torride, devant la ligne Ciry-Salsogne / Sermoise, que l'ennemi interdit
par un tir nourri d'obus de tous calibres et d'obus à ypérite.
Le 4, nous perdons la station de Ciry-Salsogne, mais elle est reprise le 6 par une section de la
2e compagnie et une section du 54e R.I.
Le 7, l'ennemi veut la reprendre mais, arrêté par nos feux, il se venge par un tir d'obus à
ypérite qui cause de grosses pertes sur toutes les troupes qui occupent le ravin de Serches (3e
bataillon, C.H.R.).
Le 11 août, le régiment relevé va à Villemontoire et dans le bois de Concrois, puis dans la nuit
du 11 au 12, à Villers-Cauterets, et, dans celle du 12 au 13, dans la région de Rétheuil où il est
renforcé par le 78e bataillon de tirailleurs sénégalais (commandant GATEAU)

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Eliane de ZERBI
Août 2007

Montécouvé
(18 août – 7 septembre)

Dès le 18 au soir, le régiment reprend sa part dans la poursuite ; le 19, il passe l'Aisne entre
Trosly- Breuil et Berneuil ; le 20, sous un soleil de plomb, il traverse en colonne double, le
plateau de Morenval, le village de Moulin-sous-Touvent, séjourne autour de la ferme Puiseux
et passe la nuit entre Autrèches et Vassens.
Le 21 au petit jour, il reprend sa marche mais doit s'arrêter à la lisière nord de Vassens,
l'ennemi résistant vers la cote 160.
Le 22, le régiment se trouve à la hauteur des régiments de 1ere ligne ( 208e et 110e R.I.) et
avance difficilement sur le plateau entre les fermes de Loire et de Bonnemaison.
A 16 h 30, le 2e bataillon manœuvre autour de cette dernière ferme, qu'il dépasse à 18 heures,
mais il est contraint de se terrer sous les rafales de mitrailleuses ; le 23, devant avancer à tout
prix, il progresse par infiltration au nord-est de la ferme, le B.T.S. avançant par bonds au sud.
Dans la soirée le 1er et le 2e bataillons passent en première ligne. Les 6e et 7e compagnies
s'emparent de la voie ferrée de Crécy-au-mont et s'y établissent.
Passant plus loin, la 6e compagnie s'empare d'un réduit organisé situé au-delà de la voie ferrée
et prend possession d'un important matériel (M.W. mitrailleuses et F.M.)
Mais une mitrailleuse boche est encore en action à 80 mètres et crible de balles les occupants
de l'ouvrage : le lieutenant PRIVAT est tué. Le sergent DUBREUIL Léonce, n'écoutant que
son courage, saute sur une des mitrailleuses conquises, la met en batterie pour contre-attaquer
et museler la pièce qui fait rage.
Il est tué d'une balle en pleine tête au moment où sa pièce entre en action.
De 18 heures à 19 heures 30, la 2e compagnie résiste à deux contre-attaques, et ne se replie
qu'à la 3e entre la voie ferrée et la chaussée Brunehaut dans une tranchée (Tranchée
Bastringue).
Le 24, l'ennemi attaque à 5 h 30 sans succès, mais harcèle nos lignes, tandis que ses avions
nous interdisent tout mouvement.
Le 25, après une nuit agitée, la garde attaque sur tout le front de la division ; le 68e a devant
lui le 2e régiment.
La 1ere compagnie de B.T.S. sauve la situation sur le front du 2e bataillon par une contre-
attaque vigoureuse.
A 10 h, la 17e D.I. attaque à son tour : le régiment atteint une ligne sensiblement à mi-chemin
entre la route Juvigny-Crécy et la voir ferrée et, à la faveur de la nuit, on organise le terrain ;
la 11e compagnie repousse un coup de main.
Le 28 au soir, le régiment passe en réserve de la 17e D.I. Le 29 au petit jour, le 90e et le 335e
attaquent. Le 68e en ligne se met en route pour occuper les emplacements de départ du 90e,
mais l'attaque a été arrêtée dès les premières minutes par les mitrailleuses et les obus à gaz.
Le lieutenant-colonel ROSSET est frappé mortellement, à la tête du 68e qui marche en deux
colonnes sur le plateau balayé par les balles.
Il faut se terrer et subir toute la journée un bombardement des plus violents, au cours duquel
les obus à gaz ne furent pas ménagés.

La belle citation du colonel ROSSET dit, dans sa sobre élégance, ce qu'était ce chef :
"Le 29 août, alors qu'il entraînait une fois de plus son beau régiment à l'attaque, a été
mortellement blessé laissera un souvenir ineffaçable au 68e R.I. auquel il a toujours donné un
superbe exemple de toutes les vertus militaires."
Quarante-huit jours de bataille, voilà l'effort que les soldats du 68e venaient de fournir, mais
ils avaient eu l'honneur de deux belles victoires : La Vesle, Montécouvré.

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Eliane de ZERBI
Août 2007

La première palme accrochée était chèrement gagnée ; la citation mesurait éloquemment


l'effort fourni.

Les unités ci-après de la 17e D.I seront citées à l'ordre de la 10e armée pour les combats d'août
1918, avec les motifs suivants :
68e régiment d'infanterie
"Brillant régiment qui a donné depuis le début de la campagne quantité de preuves d'esprit de
discipline et de sacrifice le plus élevé et qui, partout où il a été engagé, a su se faire redouter
de l'ennemi. Au cours des combats des 22, 23 et 24 août 1918, sous l'énergique impulsion de
son chef le lieutenant colonel ROSSET, a poursuivi vigoureusement l'ennemi, refoulant les
éléments avancés. Malgré une résistance acharnée, s'est emparé d'une position importante
que l'adversaire avait ordre de défendre à tout prix ; l'a conservée en dépit des contre-attaque
les plus violentes, faisant de nombreux prisonniers de 3 régiments d'infanterie, 4 bataillons de
chasseurs et 1 régiment de la Garde."

L'Ailette
(9 – 12 septembre)

Dans la nuit du 9 au 10 septembre, le 68e qui n'est plus renforcé par le 78e B.T.S. va occuper le
secteur de Courson – Bois de Quency – Bois Mortier, sa droite appuyée à l'Ailette.
Le 1er et le 3e bataillon sont en ligne le long de la voie ferrée de Laon à Chauny, très
bombardée dans une pleine inondée ; le 14, ils participent à une attaque générale et
progressent jusqu'au Bois de Mortier où la 3e compagnie fait des prisonniers et résiste à une
contre-attaque.
Le 335e, à droite à l'Ailette, a en soutien le 2e bataillon du 68e qui a pris position le 13, dans la
vallée au nord du Mont des Singes.
Le 14, le 2e bataillon continue l'attaque et subit là de fortes pertes.
Pendant trois jours, les trois bataillons sont violemment bombardés et leur effectif diminue
sensiblement chaque jour. La fatigue est extrême.
Le régiment, relevé dans la nuit du 18 au 19, gagne le ravin de Saint-Léger, embarque en
camions le 20 et arrive le même jour dans la région de Chantilly ( Montefontaine-Thiers) où il
doit prendre son repos et se reformer, ayant perdu, depuis le 2 août, 122 tués et près de 600
blessés.

Repos
(20 septembre – 8 octobre)

On profite du repos pour distraire la troupe par des jeux, des représentations
cinématographiques et pour l'initier à la manœuvre avec des tanks.
D'autre part, le régiment est réorganisé sur des bases nouvelles : les 3e compagnies de chaque
bataillon sont supprimées et remplacées chacune par une compagnie du 78e bataillon de
tirailleurs sénégalais.

A la date du 26 septembre, l'effectif du régiment est de : 53 officiers, 183 sous-officiers, 2


221 caporaux et soldats (C.I.D. non compris).
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Eliane de ZERBI
Août 2007

POURSUITE FINALE

Le 9 octobre, des camions-autos conduisent le régiment à Serches-Jury, où il cantonne


jusqu'au 13.
A cette date, la Xe armée contraint l'ennemi à reculer au-delà de Laon : le régiment, ayant
quitté Serches à 5 h 30, arrive vers 14 h à Chavignon et Urcel, où il cantonne dans les ruines
pendant une semaine.
Le 16, c'est la musique du 68e qui prête son concours à la municipalité de Laon pour recevoir
le Président de la République et le Président du Conseil.
Le 22 octobre, cantonnement à Mons-en-Laonnois – Laniscourt et, le 23, à Barenton-Bugny.

La Souche
(24 octobre – 5 novembre)

Le 24, le régiment part pour prendre les lignes sur le front Froidmont – ferme Luvry (bords de
la Souche)
Dans la nuit, les trois bataillons sont en ligne, avec mission de franchir le canal au petit jour.
Mais l'ennemi, fortement organisé sur la rive nord et pourvu de nombreuses mitrailleuses,
empêche la mise en place des passerelles et interdit toute progression.
Le 25, à 14 h 15, seul, un bataillon (le 2e) franchit le canal au nord-ouest de Brazicourt, et
peut se maintenir dans quelques boqueteaux de la rive nord.
Le sergent BERTAUD de la 10e compagnie est blessé grièvement lors d'une reconnaissance
des passerelles qu'il effectue seul en plein jour.
Jusqu'au 28 inclus, nos attaques continuent en liaison avec le 335e agissant à notre droite, le
90e à notre gauche.
Mais nos efforts sont brisés par la résistance opiniâtre de l'ennemi, qui a deux centres
fortement organisés, la sucrerie du nord de Froidmont, la ferme d'Attencourrt. Il est également
pourvu d'artillerie de tous calibres et bat fréquemment nos lignes et l'arrière.
Dans la nuit du 28-29 octobre, la D.I. de droite (59e) étend son front.
Le régiment n'a plus qu'un bataillon en ligne (le 1er à la ferme Luvry) et deux en réserve.
Dans la nuit du 31 octobre – 1er novembre, le 1er bataillon est relevé par le 232e R.I. et passe en
réserve.
Par contre, le 3e bataillon relève en ligne à Froidmont, le 90e R.I.
Du 29 octobre au 4 novembre, période sans action d'infanterie. L’ennemi ne cesse de harceler
nos lignes et nos batteries, particulièrement le 3 et le 4.
Tout à coup, son action cesse complètement dans la nuit du 4 novembre, vers deux heures du
matin.
Les patrouilles envoyées au petit jour par le 3e bataillon vers la sucrerie constatent que
l'ennemi a abandonné le contact et bat en retraite.
La cote 117, la cote 136, Toulis et Attencourt, la ferme de Tombelle sont successivement
occupés.

La Serre
(5 et 6 novembre)

Le 1er bataillon est en première ligne, le 3e en soutien, le 2e à la disposition de l'I.D.


Le 1er bataillon est arrêté le soir devant les fermes Dornicourt et Richemond (rive sud de la
Serre) qui sont enlevés le 6 au petit jour.

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Eliane de ZERBI
Août 2007

A ce moment, la Serre est franchie sur des passerelles de fortune ; Gilly, la ferme Labry, la
ferme de Blanche, Hary, sont occupés.
Depuis la ferme de Richemond où nous avons délivré les premiers civils, les troupes sont
accueillies avec beaucoup d'enthousiasme.

La Brune
(6 et 7 novembre)

Pendant la nuit, le 3e bataillon occupe la ferme de la Grande Feuillée, après un combat engagé
par des soldats allemands portant la Croix-Rouge, puis s'établit à la ferme de la Tortue et aux
lisières du village d'Hary (est et nord)
La pluie ne cesse de tomber, le ravitaillement ne peut arriver par suite des destructions
opérées par l'ennemi sur les routes et les ponts.
Les troupes sont très fatiguées.

Le Thon
(7 et 9 novembre)

Le 7 novembre, le régiment, resté seul à l'avant-garde de la D.I., a mission d'aller s'établir sur
le Thon, à Martigny (10 km sud-est d'Hirson)
Le bois du Mont, Baucigny, Jeante - la-Ville, Besmont, sont successivement occupés par le 2e
bataillon opérant à droite ; Harcigny, Plomion, la Sablonière, la Cour des Bauches, la Rue
Grande- Jeanne, par le 3e bataillon à gauche.
L'ennemi, fortement organisé sur la rive nord du Thon, nous arrête par ses feux violents de
mitrailleuses en avant des villages de Martigny et de Leuze.
Le sous-lieutenant TOURAINE est tué en entraînant ses hommes ans les vergers de Leuze.
Pendant la nuit et la journée du 8, nos efforts pour atteindre la rive du Thon se heurtent à la
même résistance opiniâtre de l'ennemi qui nous fait des pertes sensibles.
La nuit suivante, l'ennemi harcèle violemment nos lignes par ses mitrailleuses, quelque peu
par son artillerie, et de violentes explosions ont lieu dans ses lignes et arrières.
C'est le signal de sa retraite.
En effet, son action cesse tout à coup, et nos patrouilles, au petit jour, constatent que le
contact est de nouveau rompu par lui.
Le Thon est atteint et traversé, Martigny et Leuze occupés ; nos éléments continuent en
direction de Bellevue qu'ils dépassent.
Le régiment est alors relevé (le 9 novembre, vers 12 heures) et la D.I. le même soir.
Ainsi, à l'avant-veille de la signature de l'armistice, le régiment combattait en première ligne,
sans avoir eu une minute de repos depuis le 24 octobre, avec un effectif considérablement
amoindri du fait de l'ennemi et surtout du fait des intempéries que les Sénégalais supportaient
avec peine, mais qu'ils ont supporté jusqu'au bout.

Le séjour dans l'eau sur les bords de la Souche, les marches sous la pluie, les embûches de
l'ennemi, un ravitaillement irrégulier, ont rendu particulièrement difficiles ces derniers jours
de guerre, qui ont valu au régiment une seconde citation à l'ordre de l'armée.

ORDRE GÉNÉRAL
A la date la date du 20 décembre, sous le n° 27972, le maréchal de France commandant en
chef les armées de l'Est, écrit ce qui suit :
" J'ai décidé, à la date de ce jour, que les unités ci-dessous de la 17e division d'infanterie,
seraient citées à l'ordre de la Xe armée avec les motifs suivants :

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Eliane de ZERBI
Août 2007

68e régiment d'Infanterie


"A réussi, le 25 octobre 1918, sous l'énergique commandement du lieutenant-colonel
BURTSCHELL, à franchir de vive force et sous un feu violent, la Souche que l'ennemi voulait
interdire à tout prix ; a maintenu une solide tête de pont malgré les contre-attaques.
A séjourné toute une semaine sur un terrain inondé et, réparant sans arrêt les passerelles
constamment coupées, a réussi par un effort incessant à déterminer la retraite de l'ennemi,
qu'il a suivi jusqu'au 9 novembre et bousculé au delà de la Serre, de la Brune et du Thon sans
lui laisser le moindre répit et lui faisant de nombreux prisonniers."

La fourragère a été accrochée au drapeau du 68e à Ems sur la rive droite du Rhin : nul ne
pouvait rêver plus belle apothéose !
Cet historique est une longue page de gloire.
L'effort fourni par le 68e est remarquable dans sa continuité, admirable dans sa puissance ; il
n'est point de secteurs défensifs où ne se soient prodiguées ses qualités, il n'est point de coin
pénible où il n'Aït contribué à rétablir la situation.
Les bords fameux de l'Yser, les clochers d'Artois, la boue de la Somme, les vergers de la
Picardie, les derniers contreforts de l'Ile de France, le Chemin des Dames, la Champagne
crayeuse, les coteaux de Verdun, et la calme et souriante Lorraine : voilà les coins du sol de
France où gisent ses morts.
Des dates jalonnent l'effort dans ces quelques pages ; elles sembleraient fastidieuses au
profane, elles seront éloquentes au soldat, et les quelques mots jetés à côté des faits et qui
claironnent l'effort, ne sont pas de trop.
Dans ces pages-là, les vivants ont peu de places réservées et, lorsque leurs noms y paraissent,
c'est que la gloire les a immuablement consacrés.
Les morts, malheureusement, n'y sont pas tous mais les dernières lignes seront pour honorer
leur mémoire.
Soldats sublimes de la lignée des GOUSSEN, des PIQUET, des SUBLARD.., tranquilles
gars de France tombés au hasard de la bataille, enlisés quelquefois dans la boue de Verdun ou
de la Somme : morts en criant des mots que la gloire n'a pu saisir ; officiers de la lignée des
de KERGARADEC, ODENT, AUMEUNIER, ROSSET, TAILLADE, de FRAGUIER,
qui fûtes dans votre conscience supérieure, dans la manifestation glorieuse de votre valeur, les
véritables piliers du magnifique moral de ce régiment, les victoires dont nous nous
enorgueillissons, c'est à vous que nous les devons ; et notre espoir est de sentir que, lorsqu'un
pays possède, latentes, des vertus pareilles, il peut affirmer qu'il vivra.

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IMPRIMERIE BERGER- LEVRAULT, NANCY – PARIS – STRASBOURG
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TAILLANDIER GASTON EUGENE 1889-1938

TAILLANDIER numéro matricule 662

Gaston Eugène classe de mobilisation 1909 9A2ième R

18 Septembre 1889 à Chaumont Haute Marne

Mégissier puis télégraphiste

Fils de Pierre Eugène et de Schweisthal Marie Eugénie 1m75

Degré d’instruction 3

Corps d’affectation :

6ième régiment d’infanterie 3248

44ième régiment d’infanterie 5381

Régiment d’infanterie de Besançon

Régiment d’infanterie de Langres

90ième régiment d’infanterie

21ième régiment d’infanterie

Affectation générale

Sans affectation spéciale

Bon service armé

Inscrit sous le numéro 120 dans le canton de Chaumont incorporé au 60 ième régiment d’infanterie à
compter du a Octobre 1910 comme appelé art 18 de la loi … ; au corps et soldat de deuxième classe
ledit jour.

Caporal le 24 Septembre 191 . Cassé de son grade et remis soldat de deuxième classe par décision
du général commandant la 25ième brigade d’infanterie du 23 Juillet 1912 « requis par un sergent
major de son régiment pour reconduire à la caserne un homme ivre ayant fait du scandale dans la
gare de Besançon a refusé de donner son nom et s’est arrêté dans une brasserie pour boire avec ce
soldat. Passé au 44ième régiment d’infanterie …. Au corps et soldat de deuxième classe le 26 Juillet
1912. Certificat de bonne conduite accordé.--------------

Passé dans la disponibilité de l’armée active le 27 Septembre 1912. Rappelé à l’activité au 21 ième
régiment d’infanterie par décret du ... 1914, Arrivé au corps le 1er Août 1914. Passé au 90ième
régiment d’infanterie le 25 Mai 1916. Passé au 68ième régiment d’infanterie le 1er Décembre 1916.

(Condamné par le conseil de guerre permanent de la … division d’infanterie à cinq ans de prison avec
sursis pour refus d’obéissance sur un territoire en état de guerre (circonstance atténuantes
accordées) jugement du 20 Septembre 1916.)

Mis en congé illimité de démobilisation le 23 Avril 1919. 6 ième échelon numéro … régiment
d’infanterie à Langres.

Mis à la disposition du ….---------------

Classé dans l’affectation spéciale comme homme d’équipe à la compagnie des chemins de fer de
l’Est au 25 Février 1920 …21 Octobre 1922. Mis à la disposition du Réseau au titre des subdivisions
territoriales des chemins de fer de campagne du 24 Janvier 1919 au 31 juillet 1919. Réformé
temporairement n°2 par la commission de réforme ……..pour blessure de la région scapulaire droite
sans conséquences fonctionnelles et sans atteinte du poumon (pour rhumatisme infirmité imputable
Taux inférieur à 10%----------------------------------------------------------------------------------------------------

Classé service armé par la commission de réforme de Chartres du 16 janvier 1926.

Parti aux armées du nord et du nord est le 23 août 1914.

Rentré au dépôt le 9 mai 1915

Repart aux armées le 1er juillet 1915

Evacué blessé le 30 Août 1915

Rentré au dépôt le 11 octobre 1915

Repart aux armées le 25 mai 1916

Classé dans l’affectation spéciale comme agent des lignes de la télégraphie militaire de la 7ième
Région à Chaumont à compter du 24 novembre 1926.

Affecté au détachement d’ouvriers n° 13 se mobilisant au 18 ième régiment du génie à Nancy en


qualité d’ouvrier, le 5 novembre 1927 (exécution des prescriptions de l’Instruction Ministérielle du 4
octobre 1926 et de la DM du 24 février 1927)

Passé à la section technique N° 12 se mobilisant à Grenoble, caserne du 18 ième régiment du Génie,


4ième bataillon, à compter du 5 Mai 1928.

Rayé de la section technique N° 12 et affecté au détachement d’ouvriers N° 19 le 1er janvier 1929

Passé au détachement d’ouvriers N°6 mobilisable au centre mobilisateur du Génie N° 4 à Grenoble le


12 juillet 1929.
Passé dans la deuxième réserve le 15 octobre 1930.

Maintenu service armé invalidité inférieure à 10%par la commission de réforme de Chaumont du 15


janvier 1936 : séquelles de blessures de guerre par balle de la région dorsale entrée au niveau de la
troisième dorsale. A titre documentaire : Se plaint de laryngite et d’emphysème avec troubles
cardiaques.------------------------------------------

Par DM N° 420289 du 3 mars 1937 après examen de la commission de réforme de Chaumont du 15


janvier 1936 : 1° Cicatrice région dorsale 3ième vertèbre. Algies. 2° Légers troubles laryngés
pulmonaires et cardiaques, n’est pas susceptible d’être admis au bénéfice d’une pension pour les
infirmités considérées par la commission de réforme susvisée pour les motifs suivants : en ce qui
concerne la première infirmité la demande est recevable au titre de la loi du 26 décembre 1934 mais
le degré d’invalidité étant inférieur à 10%, la dite infirmité n’ouvre pas droit à pension. Quant à la 2°
infirmité elle ne peut ouvrir droit à pension, ayant été évoquée postérieurement au 31 décembre
1932, c'est-à-dire hors du délai de mise en instance de pension, imparti par la loi du 9 janvier 1926 et
les lois subséquentes et n’étant pas en outre une de celles pour lesquelles la loi de prorogation du 26
décembre 1934 a ouvert un nouveau délai »--------------------------------------

Décédé l e 5 avril 1938 à Fresnes sur Apance (Hte Marne).-------------------------------------------------

REQUIESCAS IN PACE, TONTON


LA FAMILLE DE
MARIE ET RAYMOND
TAILLANDIER
Maison de la Mémère Ninnie, rue Croix-Percée. Elle a aujourd’hui disparu
La légende dit qu’Eugénie Schweisthal aurait construit elle-même sa maison.
Cette forte femme envoyait son mari coucher dans la cabane à outils quand il
rentrait ivre.
Marie
Marie, Germaine, Yvonne et toute une tripotée de filles et de chats
Le 1 rue du Clos Gogenheim
Maurice, Germaine, Antoinette et les voisines du Clos
Raymond et Marie
Les enfants vers 1930-35
L
Marie vers 1950
RAYMONDE ET
PIERRE
Le voyage à Paris, Raymonde et sa fille
Raymonde et Pierre
Marie, Raymonde, Michel, fils de Maurice
Toute la famille, Clos Goguenheim vers 1930
Yvonne, Maurice, Antoinette, avec le premier exemplaire
d’Yvonne
GERMAINE
Noël 1941. L’ambiance n’y est pas
Communion d’Anne-Marie, fille de Germaine.

Une très jolie petite amie et Lisely, puis, au premier plan, Jean-Marie
et Mapomme en barboteuse
ANTOINETTE
Les collègues d’Antoinette, juste après guerre
LA TANTE
CELINE
ET LA MARCELLE
DE JONCHERY
Tante Céline et Madame Richard, Jonchery
La Marcelle de Jonchery, Edith et Jean-Marie
La première communion d’Edith. A gauche, Marcelle et sa
mère, Monsieur Mangin. A droite, Jean-Marie montre qu’il
est un homme, tandis que derrière lui, on voit avec ses
lunettes américaines Anne-Marie, et peut-être son futur mari
américain ?
Marie-Claire de Raymonde ?
Deux inconnus dont l’un avec la terrible barboteuse
Le voyage à Versailles
YVONNE ET SES
ENFANTS
Jean-Claude et Lisely d’Yvonne durant les stupides événements
Ma mère s’entraîne pour ma prochaine fabrication
A gauche, Antoinette
Première communion de Jean-Claude, portrait devant la maison.
Jean-Marie, Edith et Daniel de Jacques, avec peut-être Régis dans ses
bras
MAURICE
Maurice, peut-être le jour du BAC ?
Maurice, 1928 ?
Raymonde, Marie, Maurice, Michel et ses enfants
M
Michel et ses enfants
Tante Jeanne, femme de Maurice, et Michel
JACQUES
Jacques, la drôle de guerre. Il aura le plaisir de se retrouver à
Dunkerke peu après
Mariage de Jacques et Simone
LES MEGISSIERS
L’ONC’ CAMILLE
Une photo possible mais peu probable de Camille Taillandier,
31ième BCP
Photo très probable de Camille Taillandier, MPLF
31ième BCP. Toutefois, la tenue semble assez imaginaire
3
L’ONC’ TONTON
Gaston le baroudeur. Serait allé faire la guerre des Boers pour voir du
pays. Il en a ramené mon seul héritage, des pointes de lance zouloue.
Alcoolique, guerrier, dépendant de l’armée, très malheureux en
somme
LES
DORIPHORES
La chasse aux doryphores
MARIE ET
RAYMOND
LA FAMILLE DE
MARIE ET RAYMOND
TAILLANDIER
Maison de la Mémère Ninnie, rue Croix-Percée. Elle a aujourd’hui disparu
La légende dit qu’Eugénie Schweisthal aurait construit elle-même sa maison.
Cette forte femme envoyait son mari coucher dans la cabane à outils quand il
rentrait ivre.
Marie
Marie, Germaine, Yvonne et toute une tripotée de filles et de chats
Le 1 rue du Clos Gogenheim
Maurice, Germaine, Antoinette et les voisines du Clos
Raymond et Marie
Les enfants vers 1930-35
L
Marie vers 1950
RAYMONDE ET
PIERRE
Le voyage à Paris, Raymonde et sa fille
Raymonde et Pierre
Marie, Raymonde, Michel, fils de Maurice
Toute la famille, Clos Goguenheim vers 1930
Yvonne, Maurice, Antoinette, avec le premier exemplaire
d’Yvonne
GERMAINE
Noël 1941. L’ambiance n’y est pas
Communion d’Anne-Marie, fille de Germaine.

Une très jolie petite amie et Lisely, puis, au premier plan, Jean-Marie
et Mapomme en barboteuse
ANTOINETTE
Les collègues d’Antoinette, juste après guerre
LA TANTE
CELINE
ET LA MARCELLE
DE JONCHERY
Tante Céline et Madame Richard, Jonchery
La Marcelle de Jonchery, Edith et Jean-Marie
La première communion d’Edith. A gauche, Marcelle et sa
mère, Monsieur Mangin. A droite, Jean-Marie montre qu’il
est un homme, tandis que derrière lui, on voit avec ses
lunettes américaines Anne-Marie, et peut-être son futur mari
américain ?
Marie-Claire de Raymonde ?
Deux inconnus dont l’un avec la terrible barboteuse
Le voyage à Versailles
YVONNE ET SES
ENFANTS
Jean-Claude et Lisely d’Yvonne durant les stupides événements
Ma mère s’entraîne pour ma prochaine fabrication
A gauche, Antoinette
Première communion de Jean-Claude, portrait devant la maison.
Jean-Marie, Edith et Daniel de Jacques, avec peut-être Régis dans ses
bras
MAURICE
Maurice, peut-être le jour du BAC ?
Maurice, 1928 ?
Raymonde, Marie, Maurice, Michel et ses enfants
M
Michel et ses enfants
Tante Jeanne, femme de Maurice, et Michel
JACQUES
Jacques, la drôle de guerre. Il aura le plaisir de se retrouver à
Dunkerke peu après
Mariage de Jacques et Simone
LES MEGISSIERS
L’ONC’ CAMILLE
Une photo possible mais peu probable de Camille Taillandier,
31ième BCP
Photo très probable de Camille Taillandier, MPLF
31ième BCP. Toutefois, la tenue semble assez imaginaire
3
L’ONC’ TONTON
Gaston le baroudeur. Serait allé faire la guerre des Boers pour voir du
pays. Il en a ramené mon seul héritage, des pointes de lance zouloue.
Alcoolique, guerrier, dépendant de l’armée, très malheureux en
somme
LES
DORIPHORES
La chasse aux doryphores
MARIE ET
RAYMOND
MARIE DHOTEL
FEMME DE
RAYMOND
TAILLANDIER
Marie et Raymond mariage
Les gènes tous réunis
Une assez belle fournée
Marie et Raymond
Le score final
Marie et toute une tripotée de filles et de chats
Le Voyage à Paris !
Marie
Jour de première communion
Mémère et moi
Mes poussins et moi
Ma première bonne photo et à mon avis, la meilleure de ma grand mère
Première grande sortie avec mémère,

Je m’accroche à mon ballon


La machine à coudre du mariage,
Schweizerische Maschinen Fabrik
La si gentille tante Céline, la petite sœur de
Mémère
Cimetière de Buxereuille, Marie et
Raymond continuent le voyage
Chapelle de Buxereuille
CAMILLE RAYMOND EUGENE
TAILLANDIER
28.10.1884- 5.10.1918

1914-1918
31ième Bataillon de Chasseurs à Pied
CHASSEURS A PIED
Titre : Référence : ANCESTRAMIL

31ème BATAILLON DE Infanterie


CHASSEURS A PIED 1914-1918
HISTORIQUE
1914-1918

Auteur : Origine :

S.H.D.
P.N

Référence : Transcripteur :

Louis CHAILLOU

Date :
Février 2008
31ème BATAILLON DE CHASSEURS A PIED
HISTORIQUE
1914-1918
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
LE 31ème BATAILLON
PENDANT LA GUERRE
SA FORMATION
Formé en juin 1913 de 5 Compagnies venues de 5 Bataillons différents, le 31ème est groupé
dans les baraquements de Corcieux, village perdu - climat sévère. N'importe, dès le début de
son existence, la fusion est complète et le Bataillon frappe par sa tenue remarquable et son
alerte application. C'est que ses Officiers et ses Cadres, chasseurs convaincus, sont animés de
l'amour propre rayonnant, du feu sacré communicatif qui donnent à tous, d'abord, la fierté de
leur Bataillon. C'est ce ces Officiers formés à la frontière, sentent, eux, que la menace est
flagrante, que la guerre est fatale. Apôtres de l'oeuvre de salut national, ils façonnent avec
passion les unités à la tête desquelles ils sauteront prochainement à la gorge de l'envahisseur.
C'est qu'enfin, ils ont un chef, le Commandant HENNEQUIN, dont l'énergie domine et guide
tous les autres - sa conviction profonde de l'urgence de l'effort, sa confiance dans le succès
illuminent la foi du 31ème Bataillon.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
LA GUERRE LES VOSGES

Au reçu de l'ordre de mobilisation, le 31ème est prêt : sans geste, sans cri superflus, il va à une
guerre qu'il sait fort rude, sans merci : mais il sait aussi qu'aucune troupe au monde ne peut
dépasser sa volonté de faire bien, sa résolution de produire tous les efforts, de consentir tous
les sacrifices.

Le 2 août, il prend dans la région de Coinches ses positions de couverture.


Une reconnaissance audacieuse conduite par un sergent alsacien s'infiltrant par des sentiers
détournés dans les lignes ennemies, pénètre jusqu'en Alsace et, le 7, ramène le premier
prisonnier de la campagne.
Le lendemain, le Bataillon reçoit l'ordre d'attaquer le Col de Sainte-Marie.
Après une marche d'approche sous les bois de hêtres et de sapins, la compagnie d'avant-garde
arrive au Col qui se présente à elle, dominé, au nord par le Château de Fête, au sud par le
Hochsbruck d'où part une violente fusillade.
Les deux compagnies suivantes se déploient et s'élancent sur les pentes : la 4ème occupe le
Château de Fête, la 5ème délogeant l'ennemi du Hochsbruck, prend position sur un mamelon
qui domine Sainte-Marie.
Les pertes ont été légères.

Pendant ce temps, la 1ère compagnie a été détachée vers le nord, avec pour mission d'occuper
le Renclos des Vaches.
Mais l'ennemi y est retranché dans des positions garnies de mitrailleuses. Sous une grêle de
balles, malgré la pente abrupte, le Capitaine MERY entraîne les tirailleurs de la section de
tête: les hommes tombent, le Capitaine s'abat mortellement atteint.
Le Sous-lieutenant RONDEAU engage une deuxième section, lui-même est tué ; le
mouvement est à nouveau arrêté.

1
Le seul officier restant enlève alors à la baïonnette les sections disponibles; une fois de plus,
l'élan est brisé par le tir précis des mitrailleuses.
La 4ème accourant du Col, attaque encore, est encore repoussée avec de lourdes pertes.
Le lendemain, deux Bataillons du 149ème d'Infanterie se feront décimer sans plus de résultats.
Leurs hommes déclareront que les Allemands ont criblé de coups de baïonnette les chasseurs
restés blessés sur le terrain.

Relevé dans la nuit du 9 au 10, le Bataillon est porté vers le nord de la Vallée de la Fave.
Là, il aborde la frontière, le poteau frontière, morceau de bois bariolé, ridicule, qu'un désastre
et une voracité insatiable à vue courte, ont jeté entre nous et les nôtres : les Alsaciens et les
Lorrains.
Les nôtres qui nous furent arrachés malgré leurs larmes, leur sombre désespoir ou leurs
protestations indignées.
Les nôtres dont les plaintes, les appels, nous mettaient le rouge au front, la rage au cœur. Les
nôtres enfin que nous retrouvons aujourd'hui, car le poteau frontière, inique, révoltant, n'a plus
de sens à présent qu'il s'est abattu sous le brodequin ferré du premier chasseur à pied.
Une émotion subite, poignante, étreint le Bataillon tout entier - les lèvres sont muettes,
serrées, les paupières retiennent les larmes.
Et puis l'heure des réalités sonne à coups précipités.
Officiers et Chasseurs se retrouve âprement appliqués à l'oeuvre de salut, à l'oeuvre de
délivrance.
En avant...

Le 31ème passe le Col de Saales, entre en Alsace et descend en flanc-garde de la Division la


vallée de la Bruche, traverse Rothau et Schirmeek où la population l'accueille avec un
enthousiasme indescriptible.
Dirigé vers la région du Donon, le Bataillon abat pendant sa marche un avion ennemi.
Le 21 il reçoit mission de reprendre en liaison avec la 1° Division Coloniale le Col de Saint-
Léon.
En une charge endiablée, rivalisant de furie, à la baïonnette et à la crosse, marsouins et
chasseurs, sans souci des pertes, traversent le col à toute allure, laissant derrière eux un terrain
jonché de cadavres et de blessés ennemis.
L'action a duré un quart d'heure.
Les Compagnies de réserves n'ont pas eu à intervenir.

LA RETRAITE
Et puis brusquement, il faut lâcher la position conquise.
Des actions ennemies, puissantes, ont fait céder la ligne : le 31ème reçoit l'ordre de se replier.
Surprise terrible après la ruée victorieuse de la veille.
Epreuve passagère probablement. Pourtant les jours suivants c'est bien la retraite, du moins un
repli profond. Cirey, Angomont, Badonviller, la Meurthe, la Mortagne.
Au demeurant, rudes combats d'arrière-garde qui tiennent l'ennemi en respect : masses
allemandes de plus en plus fortes, soutenues par une artillerie dont la puissance surprend :
marches rapides qui épuisent.
Les beaux villages qui flambent : les malheureux qui fuient, femmes, enfants à peine vêtus,
tirant ou portant la harde et le pain hâtivement serrés : ceux qui restent et nous supplient de ne
pas les abandonner : tout ajoute à l'horrible fatigue, à la stupeur où jette les hommes cette
retraite indéfinie.

2
Mais ceux qui conduisent les unités savent, et la masse sent confusément que ce recul est un
incident dans la bataille immense, et que tout effort droit devant soi concourt au succès
général.
Enfin il y a chez tous l'accumulation de haine et de dégoût qu'apportent les fumées d'incendie.
Les abominables traits de sauvagerie racontés par les fuyards horrifiés.
Et tous les gestes de cette troupe en retraite sont marqués d'une résolution muette, obstinée,
recueillie jusqu'à la ferveur.

Le 24 à Saint-Maurice, le 26 à Baccarat, avec la D.I. toute entière, le 31ème attaque à fond,


obligeant à un temps d'arrêt un ennemi puissant. Il faut encore se replier, atteindre Saint-
Benoit.
Et puis c'est la Chipotte, ligne faite entre Meurthe et Mortagne et route de première
importance.
L'ennemi est victorieux, résolu, pressé d'aboutir.
Ses drachens monstrueux nous dominent : ses pièces à longue portée fouillant les ravins,
semblent deviner nos retraites : mais la position est essentielle, elle ne doit pas tomber.

Six Bataillons de chasseurs auront l'honneur de résister là en attaquant.

Le 30, 5 bataillons sont engagés : le lendemain, c'est le tour du 31ème.


Sous les grands sapins clairsemés, un premier assaut du Bataillon est fauché dans son élan par
les balles serrées.
Deux 75 amenés en hâte, à bras d'homme tirent de plein fouet sur la première ligne, dont les
défenseurs cèdent à une nouvelle ruée des nôtres.
Plusieurs tentatives sur une deuxième ligne sont impuissantes sous les feux des mitrailleuses.
On s'ancre au terrain.
Dès lors c'est la défense âprement obstinée, indomptable : patrouilles audacieuses, attaques
incessantes, sous bois perfides, coup de feu d'écharpe, à revers : Toutes les rudesses de la
batailles et toutes les inquiétudes.
Ce qui se passe ailleurs ? Nul ne le sait.
Un vague bruit nous apprend la chute de Manonvillers !!
La présence de cavaliers allemands dans la foret de Compiègne !! Contingences.
Sur les cadavres ennemis on ramasse des lettres et cartes postales.
Ecrites par des fiancées, des épouses, des mères, toutes redisent en un chœur cynique : " Allez
détruire les Gaulois. "
Cruauté basse et folle présomption.
S'indigner serait vain, vaincre est essentiel.
Et dans le présent de la Chipotte, l'Allemagne ne foulera pas plus avant la terre des Gaules.

LA MARNE. - LA POURSUITE. - LA CHAMPAGNE

Embarqué à Taon le 5 septembre, le Bataillon débarque à Vassy, d'où, à travers la Champagne


pouilleuse, sans eau sous le soleil de plomb, par des étapes très dure, il se jette sur les traces
de l'ennemi battu à la Marne.
Il le rejoint le 12, bouscule ses éléments d'arrière-garde, fait des prisonniers, ramasse des
blessés nombreux.
La Brigade s'empare de Suippes qui flambe, et continue la poursuite dans la nuit rouge
d'incendies.
Ceci dans l'ineffable joie de la délivrance et l'ivresse de la victoire " La Patrie est sauvée ",
mais aussi dans la fourbure physique, la chaleur cruelle et presque la faim.

3
Puis toute la Division butte aux positions de Souain qui résiste à nos attaques répétées.
L'ennemi est fortement établi, le lacis de ses tranchées marqué par la blancheur éclatante de
parapets crayeux vient nous barrer la route.
On se retranche hâtivement aux abords de cette ligne.
Cependant le 24, on tente de rompre le barrage : 3 Compagnies du 31ème enlèvent le Moulin
de Souain, font des prisonniers, conservent le terrain conquis malgré le tir d'écharpe de
l'artillerie qui leur fait perdre 100 hommes.
Le 27, profitant du brouillard, les tirailleurs et les colonnes par quatre de l'ennemi réussissent
à reprendre le Moulin, mais ils ne peuvent faire un pas de plus et subissent de grosses pertes.

LA COURSE A LA MER. – CARENCY

La 43ème Division étant relevée, le Bataillon embarque à Chalons le 3 octobre, remonte vers
le nord et dans le brouillard, marche au canon, vite, car le temps presse.
Le 8, succédant aux bataillons qui ont échoué la veille, le 31ème attaque Carency, réussit à y
prendre pied : mais violemment contre-attaqué, doit se replier.
La rage au cœur, le caporal POUPON, de la 4ème Compagnie, refuse de quitter ce village de
France si vaillamment reconquis. L'ennemi est à 20 mètres, qu'importe.
Il accepte de mourir ! Jusque-là, de toutes ses forces, il tuera.
Et debout, muet, impassible, il vise, tire : une balle, au cœur l'étend raide mort, mais
indompté.
Une nouvelle poussée ennemie, enlevée par le son lugubre des fifres et des clairons, est arrêté
sur la croupe nord-ouest du village où l'Adjudant HACQUARD, debout, dirige
magnifiquement calme, le feu de sa section.
Le lendemain, avec le 10ème Bataillon, le 31ème repart sur le village où il pénètre à nouveau.
Dans la brume épaisse, on se bat à bout portant, on se fusille de maison à maison, de fenêtre à
fenêtre, mais on progresse quand même.
A hauteur de l'Eglise, il faut cependant s'arrêter, l'organisation est trop forte.

La 4ème Compagnie, pour sa belle conduite, est citée à l'ordre de la 10ème Armée.
- S'est emparée de la partie basse de Carency : s'y est maintenue et fortifiée malgré les feux
violents de l'ennemi : s'est distinguées déjà dans quatre affaires.

Mais les pertes sont telles que c'est réduit à 4 Compagnies que le Bataillon, sous le feu de
l'artillerie lourde, doit organiser le terrain conquis.
Il reçoit enfin, le 20 octobre, un renfort de 500 hommes qui assistent tout vibrants, à la remise
par le Général de MAUD'HUY, de la Médaille Militaire au Drapeau des Chasseurs, le
premier de tous qui, à coté du rouge, ait porté le ruban jaune et vert.

L'YSER

Retirée de la lutte, le 29 octobre, la 43ème D.I., en camions, gagne rapidement la Belgique.


Le 1er novembre, le 31ème attaque aux abords de Saint-Eloi, fait des prisonniers.
Là, c'est la ruée massive, tête baissée de l'ennemi qui, ayant manqué la victoire, veut au moins
réaliser un large succès local et tenter la mainmise sur Calais.
C'est aussi chez nous le sens très net de ce danger.
L'effort de la Chipotte est reproduit dans la brume et les marais du Nord, sous des attaques de
plus grande envergure, préparées par des feux d'artillerie d'une violence inconnue jusqu'ici.
Dangereusement étiré sur un grand front, le Bataillon tenace gardera là encore, l'intégralité de
la ligne et verra s'augmenter devant lui, 10 jours durant, le nombre des cadavres ennemis.

4
C'est, du reste, au prix de pertes élevées et d'épuisement total.
Descendus au repos le 10 novembre, les chasseurs passeront devant Ypres deux autres
périodes très dures.

Arrivée de CT
LORETTE
Le 6 décembre, le Bataillon est relevé.
Depuis le 25 novembre, le commandant de LALENE-LAPRADE a remplacé à sa tête le
commandant HENNEQUIN, appelé à l'Etat-major de la 8ème Armée.
On regagne par des étapes accablantes, la région de Bouvigny où l'on exécute une série de
travaux très pénibles, subissant journellement des pertes par le bombardement.
C'est le 22 janvier que le Bataillon monte pour la première fois dans le secteur nord de la
colline de Notre-Dame-de-Lorette.
La vie y est rude : on est au contact, à 50 mètres : les guetteurs sont à l'affût à 15 mètres.
Regarder par-dessus le parapet, c'est la mort : partout la balle vous guette, claque, va chercher
les têtes même derrière les créneaux. Et l'on continue de se rapprocher.
Le plateau est battu terriblement, sans répit.
Obus de tous calibres, en rafales rageuses ou par coups réguliers qui semblent rythmer
l'oeuvre de mort : bombes et torpilles, engin nouveau-nés dont le fracas déchirant tord
douloureusement les nerfs, trouble les cervelles.
Chaque jour, on relève des morts et des blessés nombreux.

Le 28 février, des bruits de travaux souterrains sont perçus : le bombardement devient plus
violent. Le 1er mars, il est formidable, les tranchées sont bouleversées, partout des tués et des
ensevelis. A deux reprises, l'ennemi tout proche a pu voir, stupéfié, à la lueur rouge des
éclatements, des hommes travaillant dans l'épaisse fumée.

C'est le Lieutenant SEBASTIA, Commandant la 6ème Compagnie et ses hommes qui, à la sape
5 écrasée de torpilles, secourent leurs camarades deux fois enterrés.
Le Commandant de LALENE-LAPRADE, avançant dans le feu, monte lui-même à la sape 5
: il y voit les chasseurs calmes et résolus, prêts à recevoir l'ennemi.
Le 3 mars, le Bataillon en partie descendu à Bouvigny et Marqueilles a encore en secteur 3
Compagnies : les 2ème et 3ème en première ligne sentant les mines sous leurs pieds, la 5ème en
réserve.
A 6 heures, dominant formidablement le tonnerre du feu roulant, les cratères s'ouvrent, puis
laissent retomber avec une pluie de pierre, des corps et des membres sanglants.
La masse de trois régiments ennemis se précipite : arrêtés de face par les survivants des 2ème
et 3ème Compagnies, les Allemands, qui ont pu pénétrer dans le secteur voisin, débouchent
dans leur dos.
Saisissant l'arme qu'ils trouvent, la hache, la pioche ou le couteau, les chasseurs s'accrochent
aux assaillants qu'ils étreignent en un corps à corps sans merci : mais sous le nombre, il faut
succomber.
Seuls, quelques isolés et quelques petits groupes, sont ralliés par le capitaine de BOISHUE,
grièvement blessé et resté quand même à son poste, et qui les dégagera malgré la fusillade qui
les poursuit et les abat.
Le reste du bataillon remonte aussitôt pour contre-attaquer : en liaison à droite avec le 10ème
Bataillon, à gauche avec le 149ème Régiment : objectif, la tranchée allemande continuant le
boyau 6.
Mais la préparation d'artillerie est insuffisante : sous les feux de l'Infanterie allemande, qui n'a
pas souffert et sous les tirs d'écharpe, on ne peut conquérir que 100 mètres.

5
L'attaque est reprise le lendemain 4 mars.
A 16 heures, méprisant l'extrême violence du tir de contre-préparation, les chasseurs
bondissent sur le parapet, puis s'élancent, superbement, enlevés par le Capitaine DUBARLE
et le chef de Bataillon.
Mais les tirs de barrage, les feux des mitrailleuses sont trop meurtriers.
En trois quart d'heure, le Bataillon ne progresse que de 100 mètres et subit des pertes graves.
Le Commandant revient à ses Compagnies de réserve (1ère et 6ème) : "L'Honneur du Bataillon
est en jeu ! "
leur crie-t-il dans l'ouragan de fer et de feu : puis sous la protection des mitrailleuses servies
par des Officiers, il enlève cette vague nouvelle qui dépasse la première, gagne elle aussi du
terrain, de trou d'obus en trou d'obus.
Mais c'est encore de la lenteur extrême, malgré l'héroïsme déployé : le succès ou même le
résultat limité n'apparaissent pas.
Alors ce chef de courage intrépide, de résolution sublime, le Commandant DE LAPRADE,
jette dans la balance tout son élan personnel, toute son énergie rayonnante :
"Clairons, sonnez la charge..."
"31ème Bataillon, en avant ... à la baïonnette... "
Et ces débris d'unité, qu'une parole, qu'un geste électrise, insoucieux de l'horreur et de la mort
étalées, se ruent tête baissée en une charge de chasseurs à pied, abordent dans les tranchées
l'ennemi stupéfié, le bousculent et lui font 70 prisonniers.
Puis, poursuivant l'avance à une allure endiablée qui entraîne les Corps voisins.
Ils atteignent la tranchée du Gros Arbre et ses sapes où s'engage une terrible lutte.
Le Lieutenant BERTRAND, Commandant la 1ère Compagnie, est tué au moment où il vient
de décharger sur un groupe d'Allemands deux revolvers qu'il tient un dans chaque main.
Le Lieutenant SEBASTIA, commandant la 6ème Compagnie est grièvement blessé.
Sans renfort, non soutenues, les unités organisent la nouvelle ligne, nettoient les boyaux
voisins, continuent de faire des prisonniers.
Les chasseurs redescendent dans la nuit du 5 au 6, glorieux et fiers, tout de même attristés par
la perte de tant de camarades.
Ceux de la 4ème Compagnie sont particulièrement affectés : leur chef, le Capitaine
DUBARLE est tué.
Figure rayonnante - beauté morale - à laquelle on atteint guère, le Capitaine DUBARLE était
vraiment l'âme de cette unité dont il avait gagné l'esprit et le cœur par sa sollicitude
affectueuse, son sens exact des situations, son indomptable énergie et son irrésistible exemple.
La 4ème Compagnie et le 31ème perdaient en lui le plus pur modèle de toutes les vertus
militaires.
Le Bataillon est félicité par son Commandant :
" Le Bataillon a repris l'offensive dans un élan magnifique qui marquera une heure de gloire
inoubliable dans son histoire et dans le cœur de ceux qui l'on vécue.
" Il peut être fier de ces dures journées au cours desquelles il a montré une ténacité et un élan
admirés de tous et où il a perdu glorieusement la fleur de ses cadres et de ses chasseurs. Le
souvenir de ces braves restera tout le temps parmi nous et l'exemple qu'ils ont donné ne sera
pas perdu.
"Chasseurs du 31ème, votre commandant vous remercie et compte sur vous dans l'avenir
comme dans le passé. Dans la lutte que nous soutenons victorieusement depuis sept mois
contre un ennemi qui perd de plus en plus chaque jour l'espoir du succès, les Chasseurs à
pied, arme délite, doivent être les premiers artisans de la victoire nécessaire, certaine,
inéluctable.
"Pour l'obtenir, toutes les énergies doivent être mises en oeuvre, tous les sacrifices peuvent
vous être demandés. Vous avez déjà vu l'ennemi jetant ses armes, fuir devant vous. Rappelez-

6
vous au jour de la prochaine Bataille et n'ayez qu'une idée, l'aborder bravement à la
baïonnette, à la Française."

On défile devant le Général de MAUD'HUY, Commandant l'Armée, on reçoit des


récompenses.
Un frisson d'orgueil court dans les veines des chasseurs : le Bataillon est cité à l'ordre de la
10ème Armée :
"Le 31ème Bataillon de Chasseurs à Pied : Commandant de LALENE-LAPRADE :
"Pendant les journées des 3-4 et 5 mars s'est couvert de gloire en contre-attaquant à
plusieurs reprises un ennemi qui avait forcé une partie de nos retranchements du Plateau de
Notre-Dame-de-Lorette; lui a repris cinq lignes de tranchées successives et fait de nombreux
prisonniers. A été retiré du feu après avoir eu 9 officiers, 58 Sous-officiers et 643 hommes
hors de combat. "

A peine reposé par un séjour à Chelers, le Bataillon remonte au Plateau de Lorette, toujours
pour attaquer, sur le Fond de Buval cette fois.
On est plein d'espoir.
Après une marche d'approche dans le Bois d'Aix-Noulettes, les Compagnies de tête
débouchent pour prendre position.
Un feu extrêmement violent les accueille.
Debout sur la plaine, dans les balles et les obus, le Commandant LALENE-LAPRADE
regarde, infiniment triste, ses chasseurs tomber avant l'attaque.

Le 10, à 4 heures, à la sonnerie de la charge, les 2ème et 3ème Compagnies s'élancent :


fauchées par les mitrailleuses, écrasées par l'artillerie, elles sont arrêtées.
Le 11 à la même heure, les Compagnies de tête renouvellent l'attaque, mais prises comme
celles de la veille sous un feu terrible, elles sont, elles aussi, une fois de plus clouées au sol.
Comme au 4 mars, le commandant de LAPRADE fait sonner la charge, enlève ses unités de
réserve.
Un obus : le Command est tué.
Il est tombé à la tête de ses chasseurs qu'il aimait tant, le Chef magnifique, le soldat énergique
et indomptable, au patriotisme ardent, à la foi inébranlable dans la sainteté de la cause et la
certitude du succès, et dont la bravoure sublime imposait à tous une religieuse admiration.
Il est fauché en plein élan, en donnant magnifiquement l'ultime exemple de l'action
farouchement résolu et du sacrifice.
" Figure de héros, mort en héros. "
Une vague de tristesse est passée sur le Bataillon.
La lutte continue acharnée, les Chasseurs, la rage au cœur, meurent sans pouvoir avancer.
Seul un petit groupe a pu s'emparer d'une sape, où complètement isolé, il se maintiendra
héroïquement 36 heures durant.
12 Officiers (6 tués, 6 blessés), 21 sous-officiers, 466 caporaux et chasseurs viennent de
tomber.

Le Commandant de LALENE-LAPRADE est cité à l'Ordre de l'Armée.


" Officier de la plus haute valeur, d'une bravoure communicative. Tué glorieusement à la tête
de son bataillon qu'il entraînait à l'attaque des tranchées ennemies. "

Le Capitaine DOUDEUIL avait pris le commandement du Bataillon où lui succèderont le


Capitaine DELACROIX, le Commandant GARCIN et enfin le Commandant PERRIN.
Quelque jour plus tard, le Bataillon remontait à nouveau.

7
Depuis 4 mois, il était en secteur à Notre-Dame-de-Lorette.
Pendant 6 mois encore, il reprendra sa lourde tâche au plateau dont le nom revient chaque jour
au communiqué.
Attaquant sans cesse, sans cesse attaqués : attaques de grande envergure où les gains se
comptent par 100 mètres, attaques de Compagnie, de section, pour prendre, reprendre une tête
de sape, un barrage.
Luttant au milieu des cadavres, dans les fils de fer et les boyaux à la mitrailleuse qui étend net
des Compagnies entières , à la grenade, parfois même au couteau, écrasés constamment sous
un déluge d'obus, de bombes et de torpilles, brisés de fatigue par la reconstruction incessante
des tranchées sans cesse comblées par les projectiles, les Chasseurs avec une acceptation
stoïque remonteront toujours, toujours, au Plateau où tant de leurs camarades demeurent
étendus, où ils tomberont eux-mêmes pour un dixième en période calme, pour moitié au jour
d'attaque : au plateau qu'ils regagnent sous le paquetage écrasant, à peine remis du douloureux
épuisement du précédent séjour : séjour d'où, boueux, perclus, la tête vide, hallucinés, ils
revenaient dans la nuit noire en théorie lamentables, à travers le lacis interminable des boyaux
étroits, souvent pleins d'eau et toujours battus par les pièces ennemies : au plateau où la terre
bouleversée ne peut plus garder les morts qui partout montrent leurs côtes décharnées, agitent
hors des parapets de longs fémurs blanchis, des membres pourrissants, et dont les crânes, où
tiennent encore quelques touffes de cheveux, servent parfois d'oreillers aux vivants qui se
réveillent en frissonnant.
Déjà janvier et février avaient été très durs.
Outre les pertes journalières :

Officiers Sous-officiers Chasseurs


Mars en 3 jours avait couté au Bataillon, 3-4-5 ... 8 58 643
et pour gardes quelques mètres de terre
française, les chasseurs continuent de tomber.

Mai 9-10-11 12 21 466


15, attaque française « « 40
25, attaque française 5 23 134

Juin du 15 au 20, attaque française 60 mètres,


2 Compagnies allemandes se rendent, attaques
allemandes repoussées 3 25 320

Juillet du 2 au 5, série d'attaque allemande " " 128

du 21 au 29, attaques et contre-attaques pour nos « « 150


sapes

Du 21 août au 3 septembre, le secteur est calme « " 33

Septembre, 25 et 26, attaque générale française 15 45 447


contre-attaque allemande, contre-attaque française

Du 30 septembre au 5 octobre, le commandant 3 7 128


PERRIN est tué à son poste de commandement
par un 210.

8
Octobre, du 11 au 18, attaques allemandes,
lutte pour nos têtes de sape 1 14 111

Et pourtant, dans cette effroyable tuerie, dans cet enfer, dans ce chaos, se renouvelle chaque
jour le miracle de l'énergie lucide, active, indomptable.
C'est qu'au milieu des chasseurs il y a les cadres, calmes, intrépides, qui sourient à la misère
atroce, à l'horreur étalée, et dont le généreux exemple groupera, entraînera toujours tous les
hommes de cœur.
C'est aussi, chacun le sent, qu'il, faut au prix de cette farouche étreinte, contenir un ennemi
formidablement armé, jusqu'au jour où les usines de l'intérieur nous aurons enfin pourvus de
canons et des engins qui rendent notre tâche moins cruellement coûteuse et qui permettront
plus tard d'intervertir les rôles.
Le Capitaine DELACROIX, nommé chef de Bataillon, avait succédé au Commandant
PERRIN, l'homme à la foi rayonnante, à l'esprit de devoir total, qui pendant cette période de
sacrifices, indéfiniment consentis, avait soutenu, réformé, conduit superbement le 31ème
Bataillon.

Il était à sa mort l'objet d'une citation à l'ordre de l'armée.


" Officier supérieur d'une grande valeur militaire et d'un courage à toute épreuve. A dirigé
avec beaucoup de coup d'œil et de sang froid les attaques de son bataillon dans les journées
du 25 et 26 septembre et a complètement rempli la mission qui lui était confiée. Tué
glorieusement à son poste de commandement le 2 octobre 1915. Cité trois fois à l'ordre de
l'Armée ".

Le Bataillon qui, aux attaques de septembre, partant dans un élan admirable, chantant la Sidi-
Brahim, avait gagné les lisières du Bois en Hache, après des alternatives d'avance et de recul ;
qui le 26 s'était réemparé, malgré ses pertes sanglantes, de la moitié du Bois de Hache,
arrêtant ensuite toutes les attaques en force ou par surprise de l'ennemi, partageait avec les
autres troupes du Nord et de Champagne, les félicitations du Général Commandant en Chef.
" Le Général Commandant en Chef adresse à ses troupes sous ses ordres, l'expression de sa
satisfaction profonde pour les résultats obtenus jusqu'à ce jour dans les attaques. 25.000
prisonniers, 350 Officiers, 150 canons, un matériel qu'on n'a pas pu encore dénombrer sont
les trophées d'une victoire dont le retentissement en Europe a donné la mesure.
" Aucun des sacrifices consentis n'a été vain. Tous ont su concourir à la tache commune. Le
présent nous est un sûr garant de l'avenir. Le Commandant en Chef est fier de commander
aux troupes les plus belles que la France ait jamais connues ".

Le 21 novembre, le Bataillon monte dans le secteur sud de Notre-Dame-de-Lorette.


C'est le calme dans la boue glacée des boyaux éboulés, inexistant.
Il alterne là avec le 1er.
Le 5 janvier 1916, le 31ème s'embarque en autos à Hersin quitte le secteur de Lorette où il était
monté le 22 janvier 1915.
La Division venait de défiler devant le Général D'URBAL, Commandant le 10ème Armée,
qui lui avait exprimé sa satisfaction pour le magnifique rôle rempli au plateau et ses regrets de
la voir partir.

9
VERDUN

Enlevé par autos le 8 janvier à Hersin, le Bataillon cantonne à Hautvilliers (Camp de Saint-
Riquier) puis dans la région de H—dain ( pas certain du mot).
Le 25 février, il est transporté en chemin de fer à Mussey, dans la Meuse, et va cantonner à
Loupy-le- Petit.
Le 7 mars, il remonte en auto ; le 8, il est à Haudainville, d'où il se porte le 9 au Fort de
Tavannes.
Il entre alors dans la zone de ruines et de mort ; les entonnoirs sont jointifs, la terre est partout
bouleversée, les arbres sont brisés, anéantis.
Les boyaux arrivent au genou, les tranchées sont des trous reliés à la hâte, les défenses
accessoires n'existent pas.
C'est la guerre à l'air libre, en rase campagne, sous le pilonnage effroyable, éternel.
Dans l'infernal fracas, dans les obus qui frôlent, bousculent et tuent, la tranchée se comble, les
armes se brisent, les munitions s'enlisent, les hommes meurent un à un.
Mais fidèles dépositaires de la volonté sacrée de ceux qui gisent à leurs côtés, ceux qui
demeurent creusent, réparent le fossé tutélaire, nettoient l'arme et les grenades qui tueront
quand la ruée du Boche suivra l'horrible rafale de fer.
Et il semble que rayonne au front de ceux qui vont et qui reviennent et de ceux qui font tête,
une auréole d'acceptation, de résolution, de grandeur plus qu'humaines.
Le Bataillon lui aussi apporte sa pierre à la digue sacrée sur qui les vagues monstrueuse
s'écraseront en vain les unes après les autres.
Le 10, il est au Fort de Vaux qu'il trouve enfin après avoir erré toute la nuit dans le désert des
entonnoirs.
Le déluge de fer bat la carapace de béton, les morts s'amoncellent aux creux des fossés.
Le 14 au soir, il relève au nord-ouest du Fort les éléments restant des 3ème et 1° Bataillons.
Les tranchées sont ruinées ou seulement ébauchées.
On travaille ferme malgré la fusillade de l'ennemi, ses barrages incessants et les incursions de
ses reconnaissances.
Recru de fatigue, le Bataillon doit être relevé dans la nuit du 16 au 17.
Mais vers le soir, le bombardement prend brusquement une violence inouïe et 2 heures après,
l'ennemi se précipite sur nous.
Il est rudement accueilli : rageusement à la grenade, les chasseurs étaient les premiers
assaillants sur le parapet, fauchent l'élan des suivants.
Les Compagnies, enfin relevées, descendent à la caserne Bévaux.
Resté en ligne un jour de plus, ayant pris part à l'attaque d'un corps voisin et brillamment
enlevé 150 mètres de tranchées, le peloton des pionniers rejoignait aussi Bévaux.

En 8 jours, nous avons perdu 203 tués et blessés.

Le Commandant CLAYEUX prend le 28 mars le commandement du 31ème qui vient


d'effectuer des travaux sur la rive droite de la Meuse.
Un deuxième effort va nous être demandé.
Alerté le 30, le Bataillon monte au Tunnel de Tavannes : les 5ème et 6ème Compagnies
relèvent le 1er avril, avant le jour, des unités du 1er : les 4 autres Compagnies réservées pour
une contre-attaque, gagnent le Ravin des Fontaines, surnommé "Le Ravin de la Mort", leur
position de départ.
L'attaque est pour 4h30. A 4h15, les Allemands se ruent tout à coup sur nos Compagnies de
droite qui les rejettent après une lutte acharnée.
Puis à l'heure prévue, les unités foncent à leur tour sur leurs objectifs.

10
La droite y parvient rapidement.
Accueillis par un barrage de grenades, prises d'écharpes par les mitrailleuses de Vaux-Village,
les Compagnies de gauche sont plaquées au sol : immédiatement assaillies elles-mêmes,
manquant de grenades, elles sont ramenés à leurs tranchées dont elles perdent une partie
malgré leur résistance désespérée.
L'adjudant REYNAUD (Sous-lieutenant depuis quelques heures) est tué, alors qu'en bras de
chemise, à la tête d'une sape, dépourvu de munitions, il crible les assaillants de pierres ou de
grenades allemandes non éclatées.
Fléchissement rapidement redressé : des éléments du 138ème (pas certain du chiffre) R.I. et
du bataillon rejettent l'ennemi à la baïonnette et reprennent la tranchée.
Pas de répit dans la lutte. A 16 heures, autre tentative acharnée.
Les Grenadiers de la Garde se poussent sur nos lignes par vague successives.
Ils sont impitoyablement fauchés par nos mitrailleuses avant de pouvoir aborder.
La ligne est intacte, mais la situation reste précaire : les grenades manquent encore, la liaison
n'est pas rétablies, les pertes sont lourdes : 340 hommes hors de combat dont 10 Officiers.
Enfin, une accalmie légère permet, les jours suivants, de consolider la position.
Habilement relevé dans la nuit du 7 au 8 avril, le Bataillon se regroupe à Dugny.

A Verdun, le 31ème n'a pas reculé d'un pas.


Ecrasés dans les trous d'obus par l'artillerie, exténués de fatigue, à peine alimentés, tirant
péniblement un peu d'eau croupissante de l'étang de Vaux où pourrissaient les cadavres, les
chasseurs ont néanmoins brisés les efforts répétés de l'ennemi, fauchant à la mitrailleuse, tuant
à la grenade, accumulant les longs cadavres des Grenadiers de la Garde devant nos tranchées
inviolées.

SECTEUR DE CHAMPAGNE
1916

Le Bataillon descendu en autos, embarque le 15 à Ligny-en-Barrois, arrive en Champagne et


vient finalement cantonner à Contault-le-Maupas.
Le 4 mai, il est baraqué au Camp de Veau-Cravé (nord de Sommes-Tourbes).
Le 18 mai, le bataillon est en ligne, au secteur du Bois des 105, secteur calme mais triste,
partout s'étend la blancheur de la craie.
Deux nouvelles périodes dans ce secteur, 11 au 23 juin, 6 au 10 juillet, où un coup de main
écrasé par l'artillerie ennemie échoue malgré le courage déployé.
Mais le sacrifice n'a pas été vain.
Le 149ème, que les pièces ennemies concentrées sur nous n'ont guère inquiété, a pu conquérir
un élément de tranchée et faire des prisonniers.
Le Bataillon remonte encore, au secteur de Tahure cette fois, du 16 au 24 juillet et gagne
ensuite Pogny en autos.

LA SOMME. - L'ATTAQUE du 4 SEPTEMBRE


Embarqué le 13 août à Vitry-la-Ville, le Bataillon gagne le théâtre de la Somme.
Il cantonne à Harbonnières. Le 22, il monte en secteur au sud-est de Soyécourt et reconnaît
son prochain terrain d'attaque.
Il en reviendra le 27 pour s'apprêter à l'offensive, s'exercer à l'armement nouveau : (fusil-
mitrailleur, tromblon V.B., canon de 37).
Il remonte dans la nuit du 1er au 2 septembre.
C'est déjà la préparation de l'attaque.

11
Risquant la tête au dessus du parapet, les chasseurs regardent tomber sur la plaine, sur les
maisons croulantes de Soyécourt, les projectiles de tous calibres.
Partout des éclairs rouges et blancs, une fumée épaisse et lourde, blanche ou noire. Jamais ils
n'ont vu pareil tir d'écrasement.
Celui-ci durera cinq jours.
Les reconnaissances et les patrouilles dépassant la tranchée des Gémeaux, poussent jusqu'à la
tranchée de doublement, bouleversée et inoccupée.
Le 3 septembre à 20 heures, on prend le dispositif d'attaque. Le Bataillon en liaison à gauche
avec le 142ème (pas certain du chiffre) d'Infanterie, à droite avec le 1??ème (pas certain du
chiffre) doit attaquer en direction générale d'Ablaincourt-Le Pressoir.
Les objectifs sont connus de tous. Le 5ème : Ablaincourt-Le Pressoir, ne doit être attaqué que
sur l'ordre du Général Commandant le Corps d'Armée.
Le 4 au matin, on se chuchote tout bas l'heure H : 14 heures.
A midi, le Commandant CLAYEUX, qui observe le tir de l'artillerie, est blessé par un éclat
d'obus et passe le commandement au Capitaine Adjudant-Major DOUDEUIL.
13 heures ?? (pas certain du chiffre) - Les chasseurs sautent sur le parapet, collent aux
éclatements du barrage roulant; dans la fumée, les quatre vagues déferlent sur la plaine...
Il n'y a pas de réaction ennemie, pas de barrage qui vous écrase et vous arrête !! On avance !!
Les cœurs un peu serrés au départ se dilatent et les chasseurs, joyeux et calmes, progressent
rapidement sur le champ d'entonnoirs jaunâtres, suivis attentivement par les lourdes saucisses
et une nuée d'avions français maîtres du ciel.
Sur la gauche, la 1ère Compagnie réduit, au fusil-mitrailleur, un groupe de résistance : sur la
droite, la 4ème sous les feux de mitrailleuses, voit tomber son chef le Capitaine DERVILLE
et tous ses Officiers.
Mais partout défilent des prisonniers verdâtres et terreux levant les bras d'un geste machinal.
Des groupes sortant des trous font "Kamarad" devant la première vague ; des mitrailleurs
surgissent derrière, elles essaient de mettre en batterie, mais ahuris par l'arrivée des vagues
suivantes qui les bousculent, ils imitent le mouvement.
Ayant conquis 2100 mètres d'un terrain bouleversé, coupé de tranchées, couvert de cadavres,
bourré de mitrailleuses, de mines, de canons, les Compagnies de tête, à 14 h 50, atteignent le
3ème objectif : le Boyau de Prunier.
Un îlot qui résistait à la limite droite du secteur d'attaque se rend enfin avec 50 prisonniers.
Le Bataillon, très en flèche, reçoit l'ordre de s'arrêter : il s'organise, rétabli les liaisons.
L'ennemi, qui s'est repris, contre-attaque avec acharnement, nous écrase d'un bombardement
serré qui chaque jour nous coûte du monde.
Mais pendant 4 jours, en dépit de l'horrible fatigue et de la pluie persistante, les chasseurs
lutteront et ne perdront pas un pouce de tranchée.
Relevé le 9 septembre, le Bataillon descend à Herleville, puis à Guillancourt, bien diminué :
le 4 septembre, 8 Officiers, 229 Sous-officiers ou chasseurs ont été mis hors de combat.
Les journées suivantes nous ont encore coûté 7 tués, dont 2 Officiers et 32 blessés par le
bombardement.
Mais le 31ème peut être fier de son succès : 350 cadavres jonchent le terrain conquis, 300
prisonniers, Grenadiers de la garde pour la plupart, 2 pièces lourdes (1 de 105 et 1 de 210), 15
minenwerfer, une vingtaine de mitrailleuse !!! (pas certain)

Pour sa magnifique conduite, le bataillon est pour la 2ème fois cité à l'Ordre de l'Armée :
" Le 31ème Bataillon de Chasseurs à Pied, sous le commandement du Capitaine-Adjudant-
Major DOUDEUIL.

12
"Corps d'élite qui a fourni le 4 septembre 1916, un remarquable effort, enlevant dans un
superbe élan, toutes les organisations ennemies et prenant de haute lutte à l'adversaire, deux
canons et dix mitrailleuses.
"S'est organisé rapidement sur les positions conquises, a repoussé toutes les contre-attaques
de l'ennemi, faisant preuve d'une endurance et d'une énergie au-dessus de tout éloge".
Par décision du Général Commandant en Chef, le Bataillon a droit au port de la Fourragère.

LE SECTEUR

Remonté dans la nuit du 14 au 15 septembre, au secteur conquis, le Bataillon perd en trois


jours 21 tués
- dont un Officier - 61 ( pas certain du chiffre) blessés.
Dans la nuit du 18 au 19, il descend à Framerville et gagne en camions Harbonnières, où le
Commandant CLAYEUX vient le 14 octobre, reprendre son commandement.
Redescendant dans l'intervalle à Harbonnières, le Bataillon passe encore trois périodes au
secteur de Bovent, au sud-ouest de la Sucrerie, par une pluie glaciale, dans la boue et dans
l'eau, sous un bombardement incessant.
Les journées sont épuisantes et meurtrières.

TUÉS BLESSÉS
----------------------- -----------------------
du 16 au 23 octobre, les pertes s'élèvent à ... 6 43

du 29 au 7 novembre... 14 44

du 10 au 18 novembre... 28 64

Relevé par le 21ème régiment d'Infanterie, le Bataillon est transporté en autos, le 18 novembre,
à Troissereux et villages environnants, où les chasseurs peuvent enfin goûter un repos bien
gagné.
Ramené par autos à Harbonnières, il en repart le 22 décembre, embarque dans l'Oise, le 26, et
débarque à Lure.
Pendant un mois, cantonné à Gouhenans et les Aynans, il manœuvre au camp de Villersexel.
Puis il gagne par étapes Rechesy et Courtelevent où il exécute une série de travaux, le long de
la frontière suisse.
Le 20 mars, il regagne Gouhenans, par des marches de nuit.
Les 12 et 13 avril, il embarque à Montreux-Vieux, débarque le 14, à Montmirail et vient
cantonner à Veils-Maisons, Craly, Villiers-sur-Marne, Pavant.
Le 23 avril, le général FAYOLLES passe en revue la division et remet officiellement la
fourragère au Bataillon.
Le 28 avril, on cantonne à Montreuil-aux-Lions, d'où l'on gagne Ciry-Salsogne, dans l'Aisne,
et le 30 mai, le Chemin-des-Dames.

L'AISNE
1917

LE CHEMIN-DES-DAMES

Le Bataillon occupe un secteur au nord d'Aizy ; deux compagnies et une compagnie de


mitrailleuses sont accrochées au plateau, face au fort de la Malmaison, leurs réserves sont aux

13
carrières ouvertes du Mont des Roches et du Mont Sans-Pain ; le P.C. et le reste du Bataillon,
séparés des lignes par un ravin durement bombardé, sont à la vaste carrière souterraine du
Projecteur.
L'organisation du secteur nouvellement conquis est à peine ébauchée. Les tranchées arrivent à
la ceinture, peu de fils de fer, pas de boyaux.
L'artillerie ennemie est puissante et très active.
Chaque matin à l'aube, un avion "Fantomas" rase nos tranchées et nous mitraille.
C'est que l'ennemi ne s'est pas encore résigné à la perte de ces formidables positions qu'il
essaiera tout l'été de nous reprendre.
Dans la nuit du 15 au 16, le 31ème relevé par le 1er Chasseurs, redescend à Ciry-Salsogne.
Remonté le 27 juin, il subit une série de tir de réglage qui fait prévoir une attaque.
Elle se produit le 8 juillet, après une heure de préparation violente.
L'ennemi aborde la ligne à notre droite où il progresse ; accueilli à la grenade, il échoue
complètement sur le front de notre première compagnie.
Là un crochet défensif rapidement organisé permet de fusiller les assaillants sur la droite. Une
contre-attaque vigoureuse rétablit la situation du voisin, bouscule l'adversaire et lui fait des
prisonniers.

Les Généraux de Division et de Corps d'Armée du secteur de droite félicitent le Bataillon


pour sa belle attitude.
Toujours sous la menace d'une attaque nouvelle, par le mauvais temps qui survient, il faut
ensuite remettre en état les tranchées démolies.
Le Bataillon en éprouve un surcroît de fatigue considérable. Il est relevé à bout de forces.
Durant les périodes suivantes, du 21 au 28 juillet et du 14 au 27 août, même régime
intermittent de calme et violents bombardements par obus, par torpilles, par projectiles à gaz,
que signalent les sirènes dont la plainte lugubre nous fait tressaillir au plus profond des
creutes.

Le 25 août, le Bataillon exécute sur les lignes ennemies tenues par la garde (Régiment
Elisabeth), un raid audacieux qui lui vaut les félicitations du Général de Division.
Redescendu à Billy, Septmonts, Le Carrier, il remonte pour effectuer des travaux, puis prend
à Condé des camions qui le conduisent à Orrouy, où il manœuvre avec les chars d'assaut.

L'ATTAQUE DE LA MALMAISON

Transporté en autos à Chaudun, le Bataillon y répète la prochaine offensive.


Le 16 octobre, il est ramené à Billy et, le 17, il gagne par fractions successives son secteur
d'attaques.
Les chasseurs sont confiants.
Ils sont montés dans la nuit illuminée d'éclairs blancs et rouges ; ils ont entendu les coups
assourdissants de nos pièces de 400, des canonnières, des trains-blindés ; ils ont vu dans tous
les ravins, dans tous les boqueteaux, à découvert ou sous des camouflages, les batteries
innombrables qui prépareront l'action 6 jours durant.
Ils croisent déjà des détachements de prisonniers.
Une partie du Bataillon est en ligne, et, du 20 au 22 octobre, il pousse des reconnaissances
dans les premières tranchées ennemies, retournées et abandonnées.
Le 22, à minuit, en place dans leurs parallèles de départ, sur le Plateau des Marraines, les
chasseurs attendent impatiemment le moment, déjà deux fois retardé, de se précipiter sur leurs
objectifs :

14
La Ferme de la Malmaison.
La tête du ravin de Chavignon où l'on doit s'arrêter.
Deux compagnies sont en première ligne : 3ème à gauche, 2ème à droite ; la 4ème aidée de
sections "Z" (gaz) et Schild (lance-flammes) doit nettoyer la ferme ; les compagnies de
mitrailleuses échelonnées ; 5ème et 1ère Compagnies en réserve.
Une grande heure avant l'attaque, un bombardement violent s'abat sur nos lignes, cause des
pertes, casse des mitrailleuses.
L'évènement ne se produit pas moins à l'instant fixé.
A 5h 15, les vagues se profilent dur le terre-plein, s'enfoncent dans la nuit noire, traversent un
dur barrage ennemi, puis collent au rideau de feu de notre barrage roulant que ponctuent les
fusées-signaux.
Dans l'embrasement des explosions, les chasseurs ont aperçu les murs écroulés de la ferme.
Franchissant en hâte le terrain chaotique, les boyaux nivelés, ils abordent la tranchée du
Hérisson où ils bousculent et capturent des mitrailleurs ennemis, puis atteignent leur objectif :
la Malmaison ; les compagnies de tête bordent le ravin.
Dans le jour naissant, gris et pluvieux, le fanion du Bataillon flotte sur les décombres, et
malgré le feu des mitrailleuses qui tirent de Montparnasse, on nettoie les abris, on organise les
abords, mais la creute, sous la ferme, est vivement défendue ; plusieurs des nôtres sont déjà
étendus à l'entrée ; les lance-flammes n'obtiennent pas de résultats, les sapeurs "Z" ne trouvent
pas la cheminée d'aération.
Pendants ce temps, dans un ronflement sonore, passent nos obus de 400, qui continuent
d'écraser les carrières Montparnasse.
L'avion de la Division, traversé par un obus, s'enflamme, atterrit et capote sur la gauche du
Bataillon ; les aviateurs filent sous les rafales de mitrailleuses pendant que l'avion flambe.
On ne perd pas de vue la garnison de la creute dont les entrées sont étroitement bloquées.
Cette garnison se rend enfin à 9h 50 ; deux compagnies de la garde, 4ème Régiment
"Augusta". Officiers et Chef de bataillon en tête passent devant les chasseurs, tandis que par
un pigeon voyageur trouvé dans la creute, on avertit les Allemands que le 4ème Régiment de
la garde est tout entier prisonnier.
Au même moment, le 1er bataillon dépasse le 31ème pour continuer le mouvement sur les
carrières Montparnasse et Chavignon.
Jamais le champ de bataille ne fut plus animé ; de tous côtés, les prisonniers affluent - à la
bascule, venant de Montparnasse, ils défilent en longues colonnes ; à droite, sortis du fort de
la Malmaison, ils se profilent sur les crêtes ; à gauche, où les tanks du 149ème les ont délogés
du Bois.
Les chasseurs sont transportés d'enthousiasme.
Le nettoyage de la creute est soigneusement poursuivi.
Les 1ère et 5ème Compagnies gagnent les carrières Montparnasse, en soutien du 1er Bataillon.
Cette journée du 23 nous a coûté 41 tués, dont 3 Officiers et 147 Blessés.
Le 24 octobre, on s'organise ; et le 25, alors qu'on s'attendait à relever en 1ère ligne, l'ordre de
pousser en avant nous arriva soudain à 16 heures.
Le temps de sortir des carrières, puis le Bataillon tout entier, en colonne par un, descend face
à l'ennemi vers Chavignon, par la grande route de Maubeuge.
Les chasseurs avancent au milieu des arbres abattus, des voitures, des canons brisés, des
cadavres de chevaux gonflés et noirs, puis voient s'étaler à leurs pieds, la plaine marécageuse
de l'ailette, le village de Bruyères ; et juste en face, entre deux collines sombres, Laon, tout
proche, se dresse sur la montagne.
Surpris, l'ennemi a laissé passer les compagnies de 1ère ligne (1er, 5ème, 2ème).
A la Sapinière seulement, elles sont prises sous un violent tir de barrage, tandis que les obus
de gros calibre commencent à s'abattre sur les réserves.

15
On aborde Chavignon dans le fracas et la fumée des 150, on le traverse et... "En Avant...",
sans souffler, les compagnies déployées partent, comme à la manœuvre, sur le sol marécageux
où on s'enlise.
La 5ème Compagnie et le peloton des pionniers grenadiers enlèvent le village de Bruyères
malgré les mitrailleuses, capturent ou tuent les Allemands qui sortent des caves ; au mépris
des groupes qui résistent encore, avec une poignée d'hommes, le Capitaine pousse jusqu'au
canal et occupe le pont de l'Ecluse.
Les Compagnies des ailes, à gauche la 1ère, à droite la 2ème, qui a du repousser une contre-
attaque, se portent à l'alignement, capturent des prisonniers ; cependant que la 5ème, sautant à
la gorge de mitrailleurs et de ravitailleurs qui abordent le pont, augmente d'autant le chiffre de
ses prises.
Dans un superbe élan, en rase campagne, le Bataillon, à peine soutenu par quelques pièces
d'artillerie, attaquant seul, en plein jour, a franchi deux kilomètres et bordé l'Alette.
Les pertes s'élèvent à 8 tués, dont un Officier, 97 blessés ; mais le chiffre des prisonniers
dépasse largement 100, et 11 canons sont tombés entre ses mains.

Le 27, le 1er bataillon prend les premières lignes et le 31ème revient en réserve aux carrières
Montparnasse.
Relevé dans la nuit du 29 au 30, par le 410ème d'Infanterie, il est enlevé en autos et va
cantonner à la Chapelle-Véronges.

A Soissons, le Général MAISTRE, Commandant l'Armée, passe une revue à laquelle


assistent les drapeaux et les fanions des unités, les Chefs de Corps, les décorés sur le Champ
de Bataille.

Le 24 novembre, le Bataillon est pour la 3ème fois, cité à l'Ordre de l'Armée :


" Corps d'élite qui vient de donner encore une fois la mesure de sa valeur. Le 23 octobre
1917, sous les ordres du Chef de Bataillon CLAYEUX, a enlevé un secteur de la première
position ennemie particulièrement bien défendu - réduisant après un corps à corps de trois
heures, un centre de résistance défendu par un Bataillon qui fut entièrement détruit ou fait
prisonnier, prenant 13 canons dont 10 lourds et un matériel considérable. A complété son
succès, le 25 octobre en effectuant une nouvelle progression au cours de laquelle il a fait,
dans de brillants engagements, plus de 100 prisonniers appartenant à 4 corps différents ".

LES VOSGES
1918

Embarqué le 5 décembre à la Ferté-Gaucher, le Bataillon gagne la Haute-Saône : Montjustin,


Autreyles- Serres.
De là, suivant la vallée du Doubs, il se rend par étapes à Seloncourt où il séjourne jusqu'au 26.
Il est passé en revue par le Général de BOISSUDY, Commandant l'Armée, qui le félicite pour
sa belle tenue.
Le 26, nouveau déplacement, nouveau cantonnement : Beaulieu, Voujeaucourt et Dampierre.
Le 18 janvier, il est transporté par chemin de fer à Bruyères ; le 24, il occupe le secteur de la
Chapelle- Sainte-Claire et Combrimont, à cheval sur la vallée de le Fave.
Le coin est tranquille, sous les pins ; à l'exception toutefois du ravin de Graingoutte où les
torpilles de 360 ne cessent de tomber, et du Bénitier, où l'ennemi tente, sans pouvoir
déboucher, un coup de main le 26.
Du 29 février au 16 mars, le Bataillon cantonne à la Croix-aux-Mines et Coinches.

16
Remonté en secteur, il est brusquement relevé le 2 avril, passe quelques jours à Brouvelieures
et s'embarque à Bruyères le 13.
Débarqué à Orrouy, il est le 27 avril, à Compiègne, constamment bombardé par les avions ;
en une nuit, 11 tués et 8 blessés.
Les Compagnies cantonnent alors dans les caves du Château ou dans la forêt.
Sur la Place du Palais, le Commandant CLAYEUX reçoit le Croix d'Officier de la Légion
d'Honneur.
Le 20 mai, le Bataillon revient dans la région d'Orrouy pour manœuvrer avec les chars
d'assaut.
Il reçoit les félicitations du Général DEGOUTTE, Commandant le Corps d'Armée.

RETRAITE DE L'AISNE

Le 27 mai, le Bataillon qui se trouve dans la région Moriental-Fresnoy est alerté et part en
camions sous le commandement du Capitaine de ROHAN-CHABOT.
Le Commandant CLAYEUX, alors en permission, rejoindra le 29.
Débarqué le 28 mai, à Aray-Saint-Restitue, il doit aussitôt se déployer ; l'ennemi n'est plus
qu'à quelques kilomètres.
Puis, en réserve de division, il s'établit entre Loupeigne et Branges, sur un front de quatre
kilomètres où il est violemment assailli le soir même.
C'est la ruée puissante qui se hâte, se jette à 5 contre 1 sur toute la ligne, puis fonce au point
qui cède pour tourner les éléments solidement ancrés au terrain.
Le 28 au soir, le groupe des 2ème et 4ème Compagnies subit un choc très rude ; la 4ème ne
rejoindra que deux jours après ; encerclée dans un village par deux bataillons ennemis, munis
de lance-flammes, la 2ème luttera tout un jour, puis succombera après avoir brulé toutes ses
cartouches.
Cruellement éprouvé, le Bataillon reçoit l'ordre de se replier.

Ainsi, jusqu'au 1er juin, sans repos ni sommeil, manquant parfois de vivres et de munitions, il
accrochera ses Compagnies squelettes aux positions successives, se débâtera sous des
enveloppements répétés, échappera chaque fois à l'étreinte, puis se rétablira obstinément après
avoir transporté sur des kilomètres ses blessés et son matériel. Branges, Loupeune, Le Bois de
Vaux, Saponay, La Poterie, Coincy, Grisolles, le Bois de Bonnes, sont les points que le
31ème dut abandonner l'un après l'autre, sur ordre, après une résistance opiniâtre.
Mais les replis s'effectuent chaque fois en bon ordre et, devant les positions qu'on cède,
s'alignent les cadavres allemands.
Dans la nuit du 31 mai au 1er juin, le bataillon passe en réserve ; mais c'est pour être reporté
en ligne, à Licy-Clignon, le 1er vers 14 heures ; puis le 2 à 19 heures, à 2 kilomètres au nord
de Champillon, à l'aide du groupement Michelin violemment attaqué, et dont la droite
complètement en l'air est dangereusement menacée.
Toute la nuit, les reconnaissances profondes et l'établissement rapide des Compagnies
échelonnées du 31ème combleront là le vide existant dans la ligne, vide singulièrement
troublant devant un ennemi qui fonce.

Réduit à 200 combattants à peine, recrus de fatigue, le Bataillon relevé le 5 juin, va cantonner
à la Trousse-Crépoil, où il creuse des tranchées de deuxième position.
Jetés en plein combat en descendant de camions, les chasseurs ont accompli avec un
héroïsme, une abnégation et une énergie physique extraordinaires leur dure mission de
sacrifice qui retardait pendant cinq jours, l'avance d'un ennemi d'une supériorité numérique
écrasante, et permettait le rétablissement sur un front nouveau.

17
Ils ont été forcés de reculer, mais ils n'ont pas été vaincus ; ils en ont pleinement conscience et
ils attendent impatiemment la revanche sure et prochaine.

CHAMPAGNE. - 1918 - LE SECTEUR

Le 8 juin, le bataillon est transporté en autos à Coulvagny ; le 16, il est en ligne dans le morne
secteur de Champagne, occupant deux positions en profondeur, la première à Tahure, la
seconde vers Perthes.
Le 23 juin, le Commandant CLAYEUX quitte le Bataillon dont le Chef de Bataillon prend le
commandement.
Un raid par surprise, d'une audace inouïe, exécuté dans la nuit du 2 juillet, n'a pas donné de
résultats ; mais le 9 juillet, dans un brillant coup de main, la 3ème Compagnie fait des
prisonniers.

L'ATTAQUE ALLEMANDE DU 15 JUILLET

Depuis quelques jours, toute l'armée GOURAUD attend l'offensive allemande.


Des dispositions spéciales ont été prévues et sont mises à exécution dans la nuit du 13 au 14;
dans la 1° position qui sera écrasée par les minen, tous les abris sont ypérités, et on n'y
maintient que des éléments sacrifiés qui signaleront la sortie de l'ennemi et le forceront à se
ployer.
La véritable ligne de résistance sera la position intermédiaire où les troupes ont l'ordre de ne
pas reculer et de résister jusqu'à la mort.
" Aux Entonnoirs ", en avant de Perthes, le bataillon occupe cette position.
Dans la nuit du 14 au 15 juillet, à 23h 30, notre contre-préparation se déclenche brusquement.
La préparation ennemie, brutale, serrée, commence peu après ; obus de tous calibres, obus à
gaz à profusion écrasent nos lignes ou noient les ravins.
Au petit jour, fermes à leurs emplacements de combat, les chasseurs attendent l'ennemi ; à
leurs pieds, le ravin de Marmara est noyé dans la fumée, mais la crête en face apparaît
nettement.
Tout à coup, aux éléments avancés, les fusées jaillissent, les mitrailleuses crépitent.
C'est l'ennemi, dont on suit la marche pas à pas.
A 5h 30, sur la gauche du Bataillon, derrière un barrage roulant d'obus de gros calibre, deux
tanks surgissent sur la crête, énormes et redoutables.
Les vagues d'infanterie les suivent.
Celles-ci sont fauchées par les mitrailleuses, et des éléments qui s'infiltrent par les vieux
boyaux sont arrêtés par des barrages de grenades V.B. ; un des chars est en panne à la Fourche
du Trou Bricot et l'autre, atteint par une pièce antitanks, brûlera jusqu'à 10 heures dans une
fumée pourpre, à la joie des chasseurs qui respirent plus librement.
Sur la droite, l'attaque ennemie est également arrêtée par nos feux. Mais la lutte n'est pas
finie ; il y aura quelques heures d'une angoisse infinie.
Au centre du bataillon, un fort groupe ennemi force le boyau Duchet, fonce rapidement,
dépasse la ligne de soutien derrière laquelle il fait sa jonction avec un autre groupe
d'assaillants heureux venus du secteur à droite du 31ème, où ils ont enlevé le village de Perthes.
A droite, nos 1ère et 3ème Compagnies sont complètement encerclées. A gauche, nos éléments
qui tiennent quand même ont l'ennemi à dos à 1x00 (pas certain du chiffre) mètres.
Les Allemands nous ont pris du monde et croient à leur succès ; il sera de courte durée.

18
Les compagnies encerclées demeurent inébranlables, enracinées au sol ; les fractions de
réserve contre-attaquent, tête baissées, rejettent l'ennemi sur Perthes, puis joignent la 1°
Compagnie après avoir fait des prisonniers.
La 3ème, rompant alors le cercle qui l'étreint, aborde à son tour l'adversaire, nettoie le village
de Perthes où elle capture des hommes et des mitrailleuses.
Enfin, les unités rétablies poussent devant elles des patrouilles audacieuses, qui rétablissent
partout la liaison et tirent des mains des Boches une vingtaine des nôtres.
A 15 heures, le danger était conjuré, la ligne solide, l'Allemand vaincu.
Il nous restait comme trophée, 70 prisonniers dont plusieurs officiers.

Des actes de bravoure magnifique ont été accomplis :

Le chasseur JEANPIERRE seul, rencontre dans un boyau 15 ennemis. Sans hésitations, il


saute à la gorge du premier. Stupéfiés, les autres font " Kamerad ".

Le Chasseur LACOSTE, d'une bravoure légendaire, est tué, alors que debout sur le rebord
d'un boyau, avançant dans les balles, il cherche à capturer un groupe ennemi.
Le 18 juillet, on attaque l'ennemi fixé au terrain ; par les boyaux, la 1ère Compagnie progresse
; une de ses sections perd deux tués, treize blessés, mais son Chef et ses chasseurs sanglants
ramènent 27 prisonniers, dont un Officier ; une Section de la 5ème Compagnie capture des
prisonniers, deux mitrailleuses, s'empare du carrefour York-Duchet, où elle se maintiendra
malgré toutes les contre-attaques.
Le 23 juillet, le Bataillon relevé descend au Camp Courtès.

Pour sa belle défense, la 1° Compagnie est citée à l'Ordre de la Division.


" Superbe Compagnie, pleine d'entrain et d'esprit de sacrifice.
Le 15 juillet 1918, sous l'énergique commandement de son Chef, l’a maintenu intégralement
l'occupation du terrain qui lui était confié, brisant une attaque des plus puissantes et appuyée
d'un bombardement extrêmement violent. Prise à revers par l'ennemi qui avait réussi à
pénétrer dans les organisations françaises et complètement encerclée, a repoussé pendant
plus de 6 heures, les assauts furieux de l'adversaire en lui faisant subir de lourdes pertes. A
ensuite puissamment contribué au succès de la contre-attaque qui est venue la délivrer et
rétablir complètement la ligne de résistance fixée à l'avance par le commandement ".
On a saisi sur les Officiers prisonniers, une note dont les Chasseurs écoutent la lecture avec
un sourire narquois.
Cette note déclare que la 43ème Division - bonne division d'attaque française - très durement
éprouvée dans l'Aisne, a été mise en Champagne pour se refaire et ne peut pas offrir une
résistance sérieuse !!!
Ils l'ont vu !!!

Le Général GOURAUD félicite le Corps d'Armée pour sa défense inébranlable et offre à


Chalons, aux décorés sur le Champ de Bataille, un banquet grandiose.
Le 25 juillet, le Bataillon est à nouveau en secteur, en deuxième position ; le 31 juillet, en
première position, dans la région du Mesnil.
Le 1er août, dans un coup de main magnifiquement mené, il fait des prisonniers. Le 11, le
Bataillon redescend au camp Courtès où le Général NAULIN le passe en revue, tandis qu'une
délégation défile à Chalons.

19
ATTAQUES DE SEPTEMBRE. – ORFEUIL
En septembre, le Bataillon s'entraîne activement, puis il repart à l'attaque.
Il est, le 23, sur ses positions de départ, au centre de résistance "Arras" au sud de Perthes.
Dans l'offensive général, l'armée de Champagne a une mission très dure ; elle doit s'emparer
du secteur organisé par excellence, de cette plaine et de ces monts de Champagne, de ces
croupes dénudées et blanches, ou grises sous leurs pins rabougris, hérissés de fil de fer,
sillonnées de tranchées, fourmillant de mitrailleuses, de mines, de canons, creusées de tanières
profondes, bourrées d'hommes.
Mais les vainqueurs du 15 juillet savent que cette tache n'est pas au dessus de leurs forces et
c'est vibrant d'enthousiasme qu'ils écoutent l'ordre d'offensive générale, lancée aux armées par
le Commandant en Chef.
Debout sur les parapets, exultant de joie, ils contemplent la grandiose préparation d'artillerie
qui, déclenchée le 25 à 23 heures, avec ses lueurs fantastiques, son grondement immense,
transforme brusquement une nuit paisible ne nuit d'apocalypse.
Le 26 septembre, à 5h 25, les chasseurs démarrent, impatients du moment où le Mont Murret,
submergé par le 1er Bataillon, ils pourront à leur tour se précipiter à la conquête de leur
objectif "La Pince", au nord de la voie ferrée de Challeranges à Somme-Py.
On avance dans le brouillard, longeant les boyaux pour conserver la direction, capturant les
éléments de résistance et des mitrailleuses qui surgissent de leurs abris profonds.
Enfin, le 1er Bataillon a enlevé le Mont Murret ; le 31ème le dépasse, et dans un élan
splendide, malgré les feux de mitrailleuses et la résistance de l'ennemi, les éléments avancés
atteignent à 11 heures la voie ferrée.
On a pris 233 prisonniers, des chevaux et des mitrailleuses.

L'ennemi se ressaisit vite ; à 16 heures, dans une contre-attaque puissante, il met à une rude
épreuve nos Compagnies de 1ère ligne, dont l'une perd trois Chef de Section.
Le lendemain 27, l'attaque est pour 5h 25.
Les unités de tête s'élancent, font un bond, puis sont plaquées au sol par les mitrailleuses.
On fait appel aux tanks.
A 9h 10, au milieu de nos vagues, trois sections de chars roulent, tanguent, tirent, détruisent
ou terrifient les mitrailleurs ennemis.
Le Bataillon progresse à toute allure, fait 237 prisonniers dont 9 Officiers du 31ème Régiment.
Un peu plus tard, nouvelle résistance opiniâtre, nouvel appel aux chars ; après quoi, une
avance alerte nous amène à point nommé sur un régiment de la garde qui débarque des
camions. Vivement abordés, les grenadiers s'affolent, et bientôt de ces guerriers farouches, on
ne voit que les dos immenses filant sous les pins rabougris.
A 11h 30, on est au Bois du Bouc, l'objectif assigné.
Le 28 septembre, la 13ème Division dépasse la 43ème Division et continue l'avance.
Le Bataillon revient en ligne le 3 octobre pour attaquer Orfeuil, le village est garni de
mitrailleuses invisibles.
Pour l'aborder, il faut dévaler une pente très battue, puis remonter un long glacis
complètement rasé par les feux de l'ennemi. Devant les murs épais, sous les tirs à courte
distance, les tanks eux-mêmes perdront leur avantage.
On attaque résolument quand même.
Le 3, deux Compagnies successivement avec des chars ; décimées, elles s'accrochent au sol,
sous les nappes de balles qu'elles ne peuvent franchir.
Le lendemain, deux autres compagnies repartent à l'assaut après une courte préparation
d'artillerie.

20
Comme la veille, le glacis fatal fauchera l'élan des chasseurs, accumulera les morts et les
blessés.
Un peu plus tard, une tentative pour déborder le village échouera sous les mêmes coups.
L'héroïsme le plus admirable est impuissant contre de mitrailleuses intactes (pas certain du
mot), en action.
Si Orfeuil eut pu être enlevé les 3 et 4 octobre, il l'eut été par le 31ème.
Le nombre de ses morts accrochés au glacis, l'opiniâtreté des fractions squelettes qui
s'ancraient au terrain sous les rafales des balles, témoignent de la rude audace et de son esprit
de sacrifice total.
Le Caporal JEANPIERRE, un héros du 14 juillet, avait eu dans l'un des assauts du 3, une
attitude d'une particulière beauté.
Exaspéré d'être cloué sur place par les coups d'un ennemi invisible, malgré la défense de son
Chef, il se dressait de toute sa taille pour découvrir ses adversaires sur lesquels il tirait
froidement, posément. Ce geste devait lui coûter la vie.

Le Bataillon est relevé dans la nuit du 4 au 5. Une nouvelle citation à l'armée vient
récompenser ses efforts héroïques.
" Bataillon de choc, fidèle à ses traditions de bravoure, engagé en deux fractions les 26, 27 et
28 septembre 1918, en Champagne, a rompu le front ennemi et réalisé une avance de plus de
8 kilomètres.
Le 26 septembre, triomphant des résistances opposées par l'adversaire sur deux lignes
successives, s'est emparé par un effort soutenu de la deuxième position de l'ennemi. "
" Le 27 et le 28, avec la même ardeur, malgré l'effort fourni la veille, a continué la lutte et
atteint tous ses objectifs, capturant plus de 300 prisonniers, dont 13 Officiers, prenant 13
canons, dont 6 canons lourds et 7 de 77, plus de 100 mitrailleuses et un matériel
considérable. "
Le Bataillon avait droit au port de la fourragère aux couleurs de la médaille Militaire.

ATTAQUES D'OCTOBRE. - BANNOGNE – RECOUVRANCE


Transporté en autos au Camp Berthelot, le 6 octobre, le Bataillon se rend à Matougues où le
commandant DAVY en prendra le Commandement le 14.
Mais l'ennemi ne veut pas encore s'avouer vaincu. Dès le 17, le Bataillon alerté repart au feu
par Rilly-la- Montagne, Courcy, Evergnicourt et, dans la nuit du 20 au 21 octobre, relève le
85ème Régiment d'Infanterie à Le Thour.
On à confiance, on les aura quand même, bien qu'on soit fatigué par quatre jours de marche
sous la pluie; bien que les compagnies comptent à peine 50 hommes !!!
Le 31ème doit attaquer sur l'axe, le Thour, Bannogne, Recouvrance et s'emparer des avancées
de la position Hunding qui s'étendent sur plus de 3 kilomètres de profondeur.
Dans la nuit du 21 au 22, dans celle du 22 au 23, les 1ère et 4ème Compagnies poussent une
série d'audacieuses reconnaissances, brisent, malgré les feux de mitrailleuses, la résistance des
postes ennemis, les refoulent et permettent ainsi d'avancer de 1500 mètres la base de départ.
C'est le 25 à 7 heures, que les 4ème et 1° Compagnies (95 chasseurs) s'élancent à l'attaque.
Dès 8h 15, la 4ème Compagnie à droite rencontre plus de difficultés ; il lui faudra s'ouvrir la
route à la cisaille, exécuter en marchant des tirs de F.M., manœuvrer les nids de mitrailleuses
pour rompre enfin la ligne et bousculer l'adversaire.
A 8h 45, les objectifs sont atteints. On a fait 67 prisonniers dont 5 officiers, pour la plupart
de la Garde, on a pris dix mitrailleuses.

21
Dans la nuit du 27 au 28, le bataillon relevé va cantonner à Pignicourt, Reims, et enfin à
Fleury-la- Rivière. Un service émouvant est célébré pour les gradés et chasseurs du Bataillon
tombés au Champ d'Honneur.
Le 6 novembre, le bataillon se rend par étapes à Villers-Allerand, Aumenancourt, Pongivert,
Givron, où il arrive le 10, il apprend là le couronnement de ses efforts et le succès définitif de
nos armes :
L'Allemagne a signé l'armistice imposé par le Maréchal FOCH !!!
Le 31ème Bataillon a terminé sa tache.
Il peut maintenant regarder derrière lui, évoquer avec un légitime orgueil, le souvenir des
étapes parcourues. Ce sont des étapes glorieuses.
Aux jours de premier élan et de premières épreuves, il a conquis les cols des Vosges, brisé la
poussée victorieuse à la Chipotte, poursuivi les allemands au lendemain de la Marne.
Quand la ligne fut fixée, on l'a jeté en travers de la course à la mer, où il arrêtait net les
attaques massives de Carency, d'Ypres et de l'Yser.
Puis, dans ce front pour longtemps intangible et qui va de la Suisse à la Mer du Nord, on lui
confiât le tronçon le plus terriblement disputé, la colline Sacrée de Notre-Dame-de-Lorette,
qu'il gardait malgré tout, arrachant même sur ses flans, en mai, en juin, à l'offensive de
septembre, des lambeaux de terre française.
Relevé du Plateau pour défendre Verdun, il a enrayé par deux fois la sombre ruée sous l'enfer
des obus, et n'a pas perdu un mètre de terrain.
A son tour, dans la Somme, il prenait à la gorge l'ennemi qui chancelait sous nos assauts
acharnés.
En 1917, après avoir tenu longtemps au Chemin-des-dames, il a conquis Malmaison, poussé
jusqu'à l'Allette.
En 1918, il s'est sacrifié dans l'Aisne pour couvrir la route de Paris.
Il a brisé le 15 juillet, avec l'armée GOURAUD, l'ultime offensive et les derniers espoirs de
l'Allemagne de proie.
Enfin s'élançant audacieux et confiant, il a bousculé l'ennemi, en septembre, en octobre, à
Orfeuil, à Bannogne, jusqu'au jour où l'Allemand dut avouer sa défaite et crier grâce.
Dans ces combats héroïques, barrant de leurs poitrines la route de l'invasion ou se jetant
résolus sur le boche embusqué, les chasseurs ont partout trouvé comme adversaires les
grenadiers de la garde et les troupes d'élite. Partout ils les ont vaincus.

60 Croix de la Légion d'Honneur ;


244 Médailles Militaires ;
213 Citations à l'Armée
ont été décernées pour faits de guerre.

Le 31ème eut aussi sa part de sacrifices ;

Tués : Officiers, 59
Hommes de troupe, 2 300

O vous, Chasseurs du 31ème, chevronnés ou bleuets qui vécûtes les heures de cette lutte
épiques, vous qui, fidèles aux traditions d'héroïsme des Chasseurs à pied, avez fait de vitre
bataillon l'un des plus glorieux et l'un des plus beaux, vous savez ce que les palmes
accrochées au fanion représentent d'efforts inouïs, de résolution sublime et de sang répandu.
Soyez justement fiers de la fourragère jonquille veinée d'espérance que vous portez si
crânement aujourd'hui. Mais souvenez-vous de ceux qui l'ont si durement méritée ; gardez un
souvenir ému à ceux qui ont souffert, à nos blessés ; découvrez-vous devant nos mutilés ;

22
inclinez-vous bien bas devant nos grands morts qui eux, ont tout donné pour que la France
vive librement avec ses frontières rendues et ses martyrs vengés.
Et vous, Chasseurs des classes futures, qui porterez à votre tour l'écusson 31, lorsque vous
entendrez vos clairons sonner :
" Le dernier venu n'est pas le plus mal f.... "
Souvenez-vous que ce refrain, vos aînés l'ont magnifiquement justifié, et qu'ils l'ont signé,
baptisé de leur sang.
Souvenez-vous qu'ils ont luttés sans répit, sans faiblesse quatre années passé, dans toutes les
horreurs, dans toutes les angoisses, jusqu'à l'épuisement de leurs forces, et qu'ils sont morts
pour le salut du Pays.
Et quand vous verrez frissonner la soie de votre fanion cinq fois décoré, songez à tout ce qu'il
symbolise d'amour pour la Patrie, d'héroïsme... et de gloire... et redressez-vous.
***************************************************************************

23
GASTON EUGENE TAILLANDIER
18 SEPTEMBRE 1889-[5] AVRIL 1938
Historique du 21e Régiment d'Infanterie
Imprimerie Moderne – Langres – 1920
numérisation : P. Chagnoux - 2013

Titre : Référence : ANCESTRAMIL

21e REGIMENT D’INFANTERIE Infanterie


HISTORIQUE 1914-1918
1914-1918

Auteur : Origine :

BDIC

Référence : Transcripteur :

Paul CHAGNOUX
Imprimerie Moderne
Langres – 1920
Date :

2013

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Historique du 21e Régiment d'Infanterie
Imprimerie Moderne – Langres – 1920
numérisation : P. Chagnoux - 2013

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Historique du 21e Régiment d'Infanterie
Imprimerie Moderne – Langres – 1920
numérisation : P. Chagnoux - 2013

HISTORIQUE SOMMAIRE
DU

21e RÉGIMENT D'INFANTERIE


AU COURS DE LA GUERRE

1914 – 1918

L'ALSACE — LA MARNE

Dès le 31 juillet 1914, le 21e Régiment d'Infanterie (un des plus anciens de l'Armée, puisqu'il avait
été créé en 1619), quittait sa garnison de Langres pour aller occuper ses emplacements de
couverture. Le départ, le voyage, s'effectuent dans l'ordre, le silence et le recueillement. Un
sentiment de calme, de discipline, de force et aussi de crainte de l'inconnu se lit sur tous les visages.
Dès le 1er août au soir, le Régiment est à Rambervillers. Il apprend la mobilisation en cours de
route. Le 2 août, le 1er Bataillon (Commandant GENTELET) est envoyé avec de l'artillerie dans la
zone Baccarat – Badonviller - Ban-de-Sapt. Il y restera jusqu'au 13 août. Le 5 août, les Réservistes
(2e échelon) rejoignent le Régiment à Rambervillers et le soir même, les 2e et 3e Bataillons
(Commandants FAIVRE et GENVOT) rejoignent Saint-Dié. Jusqu'au 14 août, ce sont les marches
pénibles sous un soleil de feu, sur les routes du Ban-de-Sapt et de la Haute-Vallée de la Bruche. Le
12 août 1914, à la pointe du jour, le soldat ROSSIGNOL (5e Compagnie), pénètre seul dans Saales,
encore occupé par l'ennemi, interroge les habitants, s'échappe au milieu des balles et rapporte de
précieux renseignement.

Le 14 août, premier combat sérieux : l'ennemi occupe fortement, avec de l'infanterie, des
mitrailleuses, de l'artillerie (210, 150, 77) une position fortifiée qui barre la vallée de la Bruche, de
Diesbach à Plaine. Le 21e Corps presque en entier descend la vallée de la Bruche, la 43e D. I., à
droite, la 13e D. I. à gauche. Le 109e Régiment d'Infanterie attaque le village de Plaine et les
tranchées du signal de Plaine, le 21e Régiment d'Infanterie le prolonge à gauche et sur l'initiative du
Colonel FRISCH, exécute, par le massif boisé de la « Chatte Pendue », un mouvement sur le flanc
de l'ennemi qui amène la fuite de ce dernier à la tombée de la nuit. Il abandonne de nombreux
prisonniers, des canons, des approvisionnements de toutes sortes ; il fuit jusqu'à Mutzig. Ce combat
était le premier et si, sous les balles et le fracas des obus, les cœurs s'étaient serrés, la marche à
l'ennemi avait été magnifique, et chefs et soldats avaient eu l'attitude de vieux guerriers. Le Colonel

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Historique du 21e Régiment d'Infanterie
Imprimerie Moderne – Langres – 1920
numérisation : P. Chagnoux - 2013

FRISCH, ancien combattant de 1870, était allé debout sous les balles jusque sur la ligne des
tirailleurs pour voir et donner l'exemple. Il était tombé grièvement blessé, et le Commandant
FAIVRE, du 2e Bataillon, prenait le commandement du Régiment.

Le Régiment, avec une partie de la 13e D. I., descend la vallée de la Bruche, à l'est de Schirmeck,
pendant que la 43e D. I. glisse derrière le Donon pour intervenir plus au nord en Lorraine.

Le 18 août, attaque des signaux de Russ et de Grendelbruch, qui sont dépassés ; mais un retour
offensif de l'ennemi supérieur en nombre et en artillerie, et profitant de la supériorité du terrain,
force les éléments engagés du Régiment à se replier sur Russ, puis le 19 sur le Donon.

Entraîné par la retraite de l'armée de Lorraine, à sa gauche, le Régiment continue sa retraite dans la
vallée de la Plaine, retraite par échelons successifs, qui dure plusieurs journées, et entraîne de
nombreux engagements au Donon, le 21 août, à Celles et à la Chipotte, terminus de la retraite où
une charge à la baïonnette dans les bois arrêtait l'ennemi.

De Russ au col de la Chipotte, l'ennemi avait bénéficié d'une supériorité considérable d'effectifs et
de matériel. Partout les, groupes avaient été débordés ou encerclés et n'avaient réussi à échapper aux
griffes de l'ennemi qu'à force de courage et d'ingéniosité.

Si au cours de ces dures journées, les pertes avaient été cruelles, surtout en officiers et gradés, les
actes de dévouement et de courage avaient été nombreux. Beaucoup sont restés sans témoins, mais
on peut citer : le sergent BAUDURET (5e Compagnie) et quelques hommes qui, le 18 août, à
Hersbach, retranchés derrière un mur, luttent jusqu'à la dernière extrémité, refusent de se rendre et
se font tuer sur place. Le Capitaine NEYRON (11e Compagnie) qui le 19 août, bien que blessé,
continua à combattre, qui blessé une seconde fois, refuse de se laisser emporter par des hommes qui
ne sont pas brancardiers et les renvoie à leurs postes de combat. Le Caporal-Fourrier MONTENOT
(11e Compagnie) et l'Adjudant de bataillon du 3e Bataillon, qui, presque entourés par l'ennemi avec
leur chef de Bataillon, dégagent froidement ce dernier à coups de fusil et protègent à eux deux sa
retraite. Le conducteur GOULEY, de la 1re Section de mitrailleuses, rapportant une mitrailleuse
qu'il était allé chercher bien en avant de notre ligne, sous une pluie de projectiles. Le clairon
LEROY, de la 3e Compagnie, qui, le 21 août, au Donon, a son clairon percé d'une balle pendant
qu'il sonne la charge alors que sa compagnie se tient sous un feu des plus violents et subit de
grosses pertes, se lève et s'élance à la baïonnette sur les retranchements en entraînant ses camarades
avec lui. Un groupe (Adjudant DORMOY, Caporal CHAMBELLAND, clairon BELVEIL, de la
1re Compagnie) qui, entouré par l'ennemi, se fraye un passage à l'arme blanche. Le sergent
BEGOU, de la 5e Compagnie, qui, le 23 août, à 22 heures, aux avant-postes, à la sortie est de
Celles, avec quelques hommes, dont VALLET et GROS, arrête les Allemands toute une nuit et les
retarde de 24 heures dans leur marche en avant. Un soldat inconnu qui, le 24 août, à Celles, frayé un
passage à plusieurs fractions du 1er Bataillon en abattant, au péril de sa vie, tous les hommes d'une
section ennemie déployée à l'entrée du village. La 6e Compagnie, héroïquement commandée par le
Capitaine ROCHEFRETTE qui, le 24 août, à Celles, mène une attaque comme à l'exercice et perd
tous ses officiers et les trois quarts de ses gradés. Un peloton de la 10e Compagnie, qui, le 24 août, à
la Ferme de la Planée (sud-est de Celles), sous le commandement du Sous-lieutenant FRENOT, se
fraye un passage à la baïonnette à travers les Allemands qui l'entourent, et se dégage. Le soldat
WAHL, de la 6e Compagnie, qui, le 26 Août, au col de Thrace, brûle sans désemparer et avec un

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calme impressionnant quatre cents cartouches sur l'ennemi et finit par avoir la tête traversée. Le
soldat GROS, de la 6e Compagnie, qui, à la Chipotte, avec une oreille complètement arrachée,
refuse de se laisser évacuer et assure les liaisons de sa compagnie au chef de bataillon au milieu
d'une fusillade des plus nourries.

De Russ au col de la Chipotte, le Régiment avait laissé sur le terrain un nombre considérable de
morts, témoins de sa ténacité et de ses coups de boutoir sanglants pour l'ennemi, car si les pantalons
rouges émaillaient la campagne, le feldgrau garnissait bois et prés. Le sacrifice n'avait pas été vain,
l'effort ennemi était brisé dans les Vosges.

Mais pendant que ces événements, douloureux certes, se déroulaient dans les Vosges, d'autres
encore plus douloureux se déroulaient dans le nord et le nord-est de la France : Charleroi, la retraite.
L'heure de la volte-face avait sonné et le Général en Chef rassemblait ses troupes sur les points
sensibles. Le 21e C. A. enlevé en chemin de fer, était jeté dans la mêlée de la Marne, à l'est du camp
de Mailly, à gauche de la 4e Armée. Le 21e d'Infanterie débarqué à Joinville, était entré dans la
bataille après de longues étapes horriblement pénibles, exécutées sous un soleil de plomb.

Les coups de chaleur avaient été très nombreux et tout le monde avait donné le maximum de forces.

Ce fut, à partir du 8 septembre, la lutte sur place avec des alternatives de recul et d'avance, puis
l'avance qui permit de constater l'efficacité des tirs par le nombre de cadavres ennemis rencontrés, et
enfin, un dernier violent sursaut de l'ennemi le long de la voie ferrée de Somme-Sous à Sompuis.

Le 1er Bataillon lutte toute une soirée et une nuit le long du talus de la voie ferrée, tandis que les
Allemands occupent le bord nord du talus.

Les deux adversaires ne sont séparés, que par quelques mètres. Le sergent BLOUCTET, du 1er
Bataillon, occupant la lucarne du grenier d'une maison, abat à lui seul 17 Allemands. Enfin, le 11
septembre, à 5 heures du matin, l'ennemi se replie et l'on peut voir l'importance de ses pertes en
comptant les innombrables cadavres jalonnant les positions qu'il vient d'abandonner.

C'est la poursuite sous la pluie, sans repos ni trêve, par Sompuis, Coole, Coupetz, Marson, Cuperly,
Bussy-le-Château, Somme-Suippe. Mais l'ennemi a six heures d'avance, les ponts de la Marne sont
détruits et le contact est perdu. Il ne sera réellement repris que le 14 septembre devant le bois Sabot
au Nord de Suippes. Là, l'ennemi fait tête, il s'enterre et nous manquons de munitions d'artillerie.
Du 14 au 30 septembre, le Régiment tient la première ligne devant le bois Sabot et repousse tous les
efforts de l'ennemi. Le 19 septembre, les Allemands attaquent Souain que le 149e leur avait enlevé,
prolongent leur attaque jusque contre les positions qu'occupe la 4e Compagnie mais ils ne peuvent
l'aborder ; bien peu des assaillants échappent à nos balles. Le 30 septembre, ordre d'attaquer le bois
Sabot puissamment fortifié et sans préparation d'artillerie. En quelques minutes, les 3e et 4e
compagnies, qui mènent l'attaque, perdent la moitié de leur effectif. La 3e Compagnie avait tous ses
officiers et tous ses chefs de section tués. Blessé une première fois, le Capitaine BRIQUELER qui
la commandait, essayait malgré tout d'avancer quand une seconde balle l'achève. Ce fut un miracle
si le Capitaine QUILLARD, commandant la 4e Compagnie, ne subit pas le même sort. L'héroïsme
de tous avait été au-dessus de tout éloge. Le soldat LAMBERT, de la 4e Compagnie, perdant ses
entrailles, disait avant mourir : Je suis content tout de même, j'ai fait deux cents mètres.

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Pendant toute cette période du 14 au 30 septembre, les engagements de patrouilles entre les lignes
distantes de quatre à sept cents mètres et dans un terrain broussailleux avaient été nombreux, ils
avaient donné lieu à de nombreux actes de courage. C'est ainsi que, le 18 septembre, des trois
patrouilles envoyées pour reconnaître la ligne ennemie, deux hommes seulement rentrent et sans
pouvoir donner de renseignements. On demande des volontaires ; le Caporal NEVEUX (6e
Compagnie) et quelques hommes se présentent ; ils partent en reconnaissance et sont anéantis en
quelques minutes.

Le Régiment venait de passer, devant le bois SABOT, quinze jours dans la craie, sans eau et
souvent sans nourriture ; la dysenterie commençait ses ravages.

Le Lieutenant-colonel FAIVRE, pleuré par tout le Régiment, avait été tué par une balle perdue. Le
Commandant GENTELET prenait le commandement du Régiment.

LA COURSE A LA MER — NOTRE-DAME DE LORETTE

Sur toute l'étendue de la bataille, le front se stabilisait. « La course à la mer » commençait ; chacun
des deux adversaires cherchait vers le Nord à déborder l'autre. Le 21e Corps d'Armée est retiré par
suppression du front de Champagne, et débarqué dans la région de Lille : 1er et 3e Bataillons à
Merville ; 2e à Armentières. Mais l'ennemi menace Lille, c'est la marche immédiate en avant ; dès le
4 octobre, le 2e Bataillon, dans un combat sanglant, arrête l'ennemi à Ronchin qui passe de mains en
mains plusieurs fois. Les actes de courage y sont nombreux. C'est le sergent MALLARD, de la 6e
Compagnie, qui, en pointe d'avant-garde et la jambe cassée, continue à faire le coup de feu et à
encourager ses hommes à tenir jusqu'à la mort. Sa demi-section, réduite à deux hommes valides,
dont le soldat ROUSSET qui n'a pas tiré moins de six cents cartouches, tient jusqu'au soir. C'est le
lieutenant FRENOT, commandant la 6e Compagnie qui, bien que la cuisse traversée par une balle,
continue à commander sa compagnie jusqu'à la nuit et a encore l'énergie de remonter à cheval et de
faire des propositions de récompense pour ses subordonnés avant de se laisser évacuer. Le soldat
ordonnance JACQUOT qui, à travers un terrain en partie occupé par les Allemands, amène sa
monture à cet officier dans des conditions invraisemblables, mérite bien la citation à l'ordre du
Régiment dont il a été l'objet.

Le 5, le 1er Bataillon reprend Ronchin et le Calvaire de Flaches ; le 3e Bataillon couvre la droite à


Wattignies et à Seclin. La ruée allemande sur Lille était contenue, mais l'ennemi, profitant d'un trou,
avançait à droite sur Lens et La Bassée. Ordre est donné de battre en retraite en arrière et au nord-
ouest pour aller lui taire tête vers Lens et Notre-Dame-de-Lorette. Alors commence une marche de
nuit longue et pénible, mais le Régiment atteint le point où il est appelé. Le 7 octobre, les 1er et 3e
Bataillons contiennent l'ennemi à la lisière des bois, qui, à l'est de Noulette, s'étendent de la route
d'Arras à Notre-Dame-de-Lorrette. A la même date le 2e Bataillon et la 1re Compagnie contenaient
et attaquaient l'ennemi à la fosse n° 5 de Loos.

A cette date commençait la tragédie sanglante de Notre-Dame-de-Lorette qui allait durer sans
désemparer pour le Régiment du 7 octobre 1914 au 15 décembre 1915.

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Du 7 au 20 octobre 1914, l'ennemi se rue sur les 1er et 3e Bataillons qui défendent le carrefour des
routes d'Angres et d'Arras. Les nôtres en font une hécatombe, ils tombent par tas. En janvier 1915,
on en voyait encore où les cadavres feldgrau étaient assis les uns contre les autres.

Mais le bombardement est effrayant et les pertes sont considérables ; il n'y a pas encore de
tranchées, on profite de la nuit pour en creuser avec des baïonnettes, des couteaux, des gamelles, car
les outils, mis hors de service ou perdus dans les combats précédents, sont rares. Les pertes, sont
énormes. Le Commandant GENVOT, du 3e Bataillon, qui depuis août, dans les Vosges, a un bras
cassé et n'a pas voulu quitter son bataillon, est grièvement blessé par un éclat d'obus à la poitrine.
Les Capitaines DUPONT et de GEOFFROY sont successivement tués héroïquement à la tête du
1er Bataillon. Le Médecin auxiliaire BORREL, du 3e Bataillon, est tué d'une balle dans le ventre
dans une patrouille en avant des lignes. Le Capitaine QUILLARD, de la 4e Compagnie, qui avait
eu la poitrine traversée par une balle le 14 août en Alsace et était revenu un mois après, à peine
guéri, est de nouveau très grièvement blessé. Le 15 octobre au soir, le 1er Bataillon comptait encore
trois Sous-lieutenants. Au 3e Bataillon la situation était identique.

Pendant plus de huit jours, les 1er et 3e Bataillons avaient tenu sous un déluge de fer. Ils y avaient
laissé la plus grande partie de leurs effectifs et de leurs cadres, mais ils avaient brisé la ruée de
l'ennemi sans lui céder un pouce de terrain et en lui infligeant des pertes énormes. Pendant ce
temps, le 2e Bataillon et la 1re Compagnie avaient eu une conduite non moins héroïque à la fosse 5
de Béthune et leur magnifique attitude peur valait la plus grande récompense : la Citation collective
à l'Ordre de l'Armée « Pour la bravoure qu'ils ont manifesté pendant la période du 9 au 15 octobre,
lors de l'attaque de la fosse n° 5 de Béthune et des corons y attenant, en résistant énergiquement et
en gardant leurs positions malgré un bombardement violent les prenant de flanc et d'enfilade et les
attaques répétées de jour et de nuit de l'infanterie allemande. »

Le 28 octobre, l'Adjudant PUERPOU (6e Compagnie) avec les débris de sa section, organise une
ligne de meules ; l'ennemi déclenche une attaque, bouleverse la tranchée, brûle les meules avec ses
obus. La petite troupe, plongée dans la fumée, n'y voyant plus, résiste à tous les assauts jusqu'à la
nuit. Entre temps, il faut assurer la liaison entre le chef de bataillon et cette petite troupe. Un
premier volontaire est tué, un deuxième, le Caporal LAMBERT, est mortellement blessé ; enfin un
troisième, le soldat DELORME, ordonnance du Commandant JACQUOT, après avoir fait trois
fois le mort sur un terrain absolument découvert, parvient à la section malgré la grêle de balles qui
l'accompagne.
Le 12 octobre, à Loos, quelques hommes de la 6e Compagnie, dont le sergent-fourrier
KOENIGUEN, tiennent toute la journée dans une maison bombardée et mitraillée avec une
intensité formidable. Vers 16 heures, le feu éclate dans les décombres, les braves tiennent toujours.
A 17 heures, la maison n'est plus qu'un brasier, elle va s'effondrer et l'ennemi la crible de balles et
d'obus. Le soldat DUCHENE ouvre alors, à la pioche, un passage dans le mur et, à la faveur de la
nuit, les derniers défenseurs parviennent à s'échapper.
Puis, depuis la fin d'octobre jusqu'au milieu de décembre, c'est la guerre de tranchées sur le front de
Rutoire, à l'est de Vermelles. C'est l'avance journalière à la pioche, la vie pénible, monotone et sans
incident notable, sauf la prise de Vermelles.

Le 1er décembre, à l'est de Vermelles, la 10e compagne soutenue par la 3e Compagnie participe à

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l'attaque. Elle enlève brillamment la tranchée ennemie qui est son objectif, et, pendant deux jours,
repousse les plus violentes contre-attaques. Comme récompense, elle reçoit la Citation collective à
l'ordre de l'Armée avec le motif suivant :

« A brillamment enlevé une tranchée allemande et s'y est maintenue quoique ayant perdu le tiers de
son effectif. »

A signaler particulièrement la belle conduite du Sous-lieutenant MATRAY et du sergent MARTIN


qui, constamment debout au milieu des blessés et des morts électrisaient leurs hommes par leur
entrain.

Du 17 au 20 décembre 1914, ce sont des attaques entre Noulette et Notre-Dame-de-Lorette. Les 2e


et 3e Bataillons sont en soutien vers Noulette et le 1er Bataillon sur le plateau de Notre-Dame-de-
Lorette. Mais la pluie et la boue sont telles que les attaques échouent. Le Régiment jusqu'à fin
janvier prend le secteur entre la Fosse Calonne et la route d'Arras, puis entre la route d'Arras et
Notre-Dame-de-Lorette (bois de Rouvigny). C'est alors la lutte contre un nouvel ennemi plus
terrible que le boche : la boue, la boue dans laquelle on endure sans arrêt les pires souffrances, la
boue qui produit les « pieds gelés ». La glaise gluante dans laquelle on s'enlise et dans laquelle on
meurt.

Pendant le mois de février, le Régiment prend les tranchées dans le secteur du 33e Corps d'Armée
au nord du bois de Berthonval, devant Mont-St-Éloi. Les éléments au repos du Régiment sont à
Béthonsart et Villers-Brûlin.

A la fin de février 1915, le Régiment, relevé par la 25e Brigade, vient au repos dans la zone
d'Hersin-Coupigny pour y faire de l'instruction. Il y est à peine depuis quatre jours qu'une attaque
ennemie enlève par surprise, le 3 mars, une partie du plateau de Notre-Dame-de-Lorette à la 43e
Division d'Infanterie. Cette Division en reprend la plus grande partie, mais elle est à bout de souffle
et il faut la relever. Le 3e Bataillon du Régiment entre le premier dans la danse. Le 5 mars, dans
l'après-midi, les compagnies entrent dans les boyaux dans le but d'attaquer, mais les boyaux sont
pleins d'éléments mélangés de tous les corps de la 43e Division d'Infanterie. Il est impossible de
reculer ou d'avancer. A la tombée de la nuit, les éléments de la 43e Division d'Infanterie s'en vont et
les compagnies du bataillon les remplacent dans les tranchées de première ligne. La 6e, la 11e, la 12e
et la 9e attaquent, mais cette attaque n'est pas préparée par l'artillerie. Des mitrailleurs les prennent
de flanc et elles progressent peu. Les pertes sont lourdes. Le départ avait été superbe : à l'heure H et
au coup de sifflet, les trois compagnies étaient sorties d'un seul élan en terrain découvert et elles
s'étaient élancées en avant. Mais les mitrailleuses non neutralisées et les tirailleurs ennemis
fauchèrent les vagues qui durent se terrer. A signaler la belle conduite des Lieutenants
LANGLADE et TREINT, des sergents FAIVRE et ROZE dont les sacs avaient été, sur leur dos,
réduits en poussière par les mitrailleuses ennemies. La ligne allait se stabiliser de nouveau jusqu'au
mois de mai.

Quelques jours de repos à Olhain, Hermin, Barafle et Rebreuve et, le 1er avril, le Régiment remonte
en ligne sur le plateau de Lorette. Il va préparer le terrain pour les attaques du 9 mai. L'ennemi nous
envoie de nombreux minens et les pertes journalières sont élevées. En un mois, le Régiment perd
600 hommes. Puis l'ennemi, inquiet, lance des coups de sonde qui échouent. Le 24 avril, au soir, il

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tente un coup de main sur le boyau du « gros arbre » tenu par la deuxième Compagnie. Il échoue,
grâce à l'héroïsme du Caporal DANGIEN et du soldat MONTEL de la 2e Compagnie. DANGIEN,
debout sur le parapet de la tranchée, abat quatre boches, tout en encourageant ses hommes de la
voix. Il reçoit une balle à la poitrine en se précipitant sur les Allemands les plus proches et tombe en
criant : « Hardi les gars ». Pendant ce temps, MONTEL à lui seul nettoie une partie de la tranchée
où l'ennemi vient de s'installer ; il embroche trois boches, brise sa baïonnette dans le ventre d'un
quatrième: La belle conduite des 1re, 3e et 4e sections de la 2e Compagnie leur valait la citation
collective à l'ordre de la Division avec le motif suivant :
« Le 24 avril, à Notre-Dame-de-Lorette, ont complètement arrêté une attaque des Allemands, leur
ont infligé des pertes sérieuses et les ont obligés à rentrer dans leurs tranchées ».

Au cours de cette période pénible, tout le monde, hommes et chefs, avait fait son devoir et même
plus. A citer : le Lieutenant BOURGEOIS, commandant la 2e Compagnie, qui, bien que blessé à la
tête, garde le commandement de son unité ; le Lieutenant LANGLADE, de la 11e Compagnie, qui
est grièvement blessé en observant un réglage d'artillerie sous un violent bombardement et meurt
deux jours après.

Dans la nuit du 8 au 9 mai, le Régiment faisait place à la 25e Brigade qui devait mener l'attaque et il
se formait en soutien dans le bois de Bouvigny, de la Faisanderie à la Forestière.

Avec le 9 mai 1915, commence la période héroïque, tragique et sanglante, des attaques continuelles
qui va durer jusqu'au 12 octobre 1915.

Le 9 mai, l'aube naissait pleine d'espoir et le soleil se levait radieux ; à cinq heures les troupes
d'attaque se jetaient avec un magnifique ensemble sur les positions boches. De ses tranchées, où il
était en soutien, au sommet du plateau, le 1er Bataillon, regardait avec envie, les troupes du 33e et du
20e Corps avançant dans la plaine, à notre droite, au-delà de Carency vers la crête de Vimy.
Malheureusement, sur le plateau bouleversé, véritable labyrinthe de tranchées tenu par des troupes
d'élite, appuyées par une artillerie formidable, la progression n'avait pas été aussi rapide. La 25e
Brigade s'était usée, et il fallut, dès le 11, prendre sa place et le premier Bataillon intervint le
premier. C'est la progression lente à travers un terrain dévasté et vu de toutes parts, battu par les
mitrailleuses ennemies et un bombardement inouï. L'avance n'est que de quelques mètres et elle a
coûté cher. Le Chef de Bataillon GENTELET est blessé, l'œil enlevé par une balle. Le Lieutenant
LEROY prend le commandement du Bataillon. La 1re Cie avait perdu le Lieutenant PISSOT,
grièvement blessé. La 2e Cie avait perdu 1 Officier tué : le Sous-Lieutenant DAMBRUN. Le
Lieutenant WEBER, commandant la 3e Cie, était tombé blessé.

Le 2e Bataillon intervient à son tour, dès le 11, sur le Plateau, s'empare de plusieurs tranchées et
repousse de violentes contre-attaques du côté de la « Blanche Voie ». Ses pertes étaient sérieuses. Il
avait perdu le Lieutenant BOULET, le Lieutenant VOISIN, commandant la 8e Cie, qui, blessé une
première fois, en tète d'un assaut livré par sa Cie, se relève et, montrant l'objectif avec sa canne
continue sa route et tombe foudroyé au moment où il criait : « En avant ». Des comptes-rendus
erronés avaient fait croire au commandement que la Chapelle de N.-D.-de-Lorette était prise et on
en était encore au moins à deux cents mètres. Pour réparer l'erreur, ordre est donné au 3e bataillon
du 21e R. I. de s'emparer, coûte que coûte, de la Chapelle, sans préparation d'artillerie. A 16 heures,
le Bataillon, en deux colonnes, se met en marche dans les trous d'obus : à droite, la colonne

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principale, avec la 10e Cie en tête (Capitaine de LABOULAYE) ; à gauche, un peloton de la 10e,
sous les ordres du Lieutenant MALTERRE, suivi de la 11e Cie. On progresse de trous d'obus en
trous d'obus, sous le feu des mitrailleuses, qui prennent les assaillants de tous côtés. La colonne de
droite, sous le commandement du Capitaine de LABOULAYE, s'empare de la Chapelle, s'y
organise et la conserve au prix de pertes élevées. Dans les jours qui suivent, les unités du Régiment
engagées subissent un bombardement insensé d'obus de tous calibres. Le 13, le 1er Bataillon fait
encore quelques progrès au-delà de la Chapelle, puis, le 19 Mai, le Régiment passe la main à
d'autres unités. Au cours de ces journées sanglantes du 12 et du 13 Mai, les actes de courage
s'étaient multipliés ; c'étaient avant l'attaque de la Chapelle, l'Adjudant FELIX, commandant les
grenadiers du 3e Bataillon (un vieux territorial venu au front sur sa demande), qui obtient d'aller
faire une reconnaissance en avant des lignes. Il part seul, avant l'heure H, et progresse de trous
d'obus en trous d'obus. Tout à coup, il se trouve nez à nez avec une dizaine de boches, sort son
pistolet automatique met les boches en joue et tire ; le pistolet rate et les boches s'enfuient ! Il attend
ensuite sur place et repart avec les troupes d'attaque, à leur passage. C'est le Sous-lieutenant
MATRAY, de la 10e Compagnie, qui s'empare de la Chapelle et, qui blessé, reste à son poste. Ce
sont le Capitaine MOUTON, de la 9e Compagnie, les Sous-lieutenants MARIANI, de la 11e
Compagnie, et JEANBLANC, de la 9e, héroïquement tués en entraînant leurs hommes. C'est le
Lieutenant MALTERRE, de la 10e Compagnie, dont le calme et le sang-froid dans les moments les
plus critiques sont légendaires, qui, au moment où un 210 défonce l'entrée du maigre abri où il a
établi son. P C. et remplit l'air de débris et de poussière, dit froidement à son ordonnance : « Agite
un peu l'air qu'on puisse respirer ». C'est le Lieutenant PIARD-DESHAYES, du 1er Bataillon, qui,
le 13 s'élance à l'assaut une baguette à la main et qui, grièvement blessé, conserve son
commandement jusqu'à épuisement complet de ses forces.

Le 19 mai, le Régiment s'en va au repos à Beugin, puis, au bout de quelques jours, vient bivouaquer
dans les bois de Verdrel et de Bouvigny. Le 29 mai, le 3e Bataillon subit, dans Bouvigny, un violent
bombardement, au cours duquel son chef de bataillon, le Commandant GAITET, est tué ; il
retourne dans les bois ; puis, le 3 juin, le Régiment retourne dans les cantonnements de Rebreuve.
Le 10 juin, il remonte en ligne sur le plateau de Lorette, qui, à cette époque, symbolise l'enfer pour
tous ceux qui y ont vécu ces longues et dures journées de carnage sanglant. Du 13 au 16, le 2e
Bataillon participe à plusieurs petites attaques locales et y perd beaucoup de monde. Le 16, c'est
l'attaque générale : le 1er Bataillon à gauche, 3e à droite, 2e en réserve.

A midi 15, l'attaque se déclenche. Malheureusement, le terrain n'est pas organisé ; pas de tranchées
de départ, simplement des boyaux, dont il faut sortir un par un, puis se déployer. L'artillerie
ennemie n'est pas muselée : elle exécute sur la zone de départ un effroyable bombardement et, bien
avant l'heure de l'attaque, les pertes sont considérables. Malgré tout, l'attaque débouche, mais, en
face de l'effroyable feu d'artillerie et de mousqueterie qui la reçoit, elle ne peut atteindre tous ses
objectifs et s'organise sur le terrain conquis, où elle reçoit plusieurs contre-attaques. Le résultat était
cependant réel, puisque l'avance nous donnait toutes les vues directes sur le fond de Souchez, le
village et les crêtes d'en face et rejetait définitivement les Allemands au delà du plateau. L'ennemi
avait réagi par un bombardement d'une violence inouïe et les cadavres déchiquetés garnissaient le
terrain.

Ce qui reste du Bataillon est commandé par les Adjudants PRETOT et MARTIN qui, par leur
exemple, amènent les hommes à résister aux effets du bombardement incessant.

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Au cours de ces dures journées s'étaient distingués :

Le Commandant SEYMOUR-THIVIER du 1er Bataillon, qui s'était élancé le premier à l'assaut, en


tête de son bataillon et qui, blessé, continuait à encourager ses hommes (il devait mourir des suites
de ses blessures peu de temps après).

Le Clairon CARDINAL, de la 3e Compagnie, dont le courage était légendaire et qui, au péril de sa


vie, avait été chercher le chef de bataillon en avant des lignes.

Le Capitaine CHEVILLEY et le Lieutenant LAMORT, qui avaient tous deux la tête traversée en
inspectant froidement les positions ennemies avant le départ de l'attaque.

Les Lieutenants JOUANNEAU et DUPRÉ, du 1er Bataillon, qui, emportés par leur élan, se
trouvèrent longtemps très en pointe et y résistent à toutes les contre-attaques.

Le Sous-lieutenant MATRAY, dont le courage, une fois de plus, ne se démentit pas, qui fut
grièvement blessé et mourut peu de temps après.

Ces dures journées avaient coûté au Régiment tout près de 800 hommes hors de combat. Le 19 juin,
le Régiment est relevé par le 17e Régiment d'Infanterie et s'en va cantonner à Houdain, Mesnil, puis
Bruay, après l'explosion d'un dépôt de munitions qui tue un homme et en blesse quatre.

Le 8 juillet, le Régiment remonte une fois de plus sur le plateau de Lorette. Il y restera jusqu'au 28
juillet, participant à des combats locaux à la grenade qui coûtent cher, subissant, sans interruption,
des bombardements d'une violence inouïe. Sans participer à une attaque, il perdra souvent plus de
vingt hommes par jour.

Le 28 juillet, le Régiment va cantonner dans la zone Bailleul-lès-Pernes - Aumerval. Pour la


première fois depuis octobre 1914, il va au repos à une trentaine de kilomètres à l'arrière, dans un
lieu calme et silencieux, où le bruit du canon et de la fusillade ne viendra plus irriter les nerfs et
ébranler les cerveaux les plus solides.

Le 26 août, le Régiment monte en ligne sur le plateau de Lorette. La physionomie du secteur n'a pas
changé. Les bombardements ennemis sont incessants, les tranchées et les boyaux perpétuellement
bouleversés ; le sol est un chaos, mélange de trous et de cadavres. Le Régiment tiendra le secteur
jusqu'au 25 septembre 1915. Par un travail incessant, il refait ce que les obus de l'ennemi détruisent
et il prépare le terrain pour la grande attaque que tout le monde sent prochaine.

Dans la nuit du 24 au 25 septembre, les 1er et 3e Bataillons se placent face à leur objectif : le village
de Souchez et les coteaux de Givenchy au delà. Le 1er Bataillon est à droite, le 3e à gauche. A 12
h.25 les vagues d'assaut s'élancent et enlèvent leur objectif.

Malheureusement, les unités de soutien, prises sous un effroyable tir de barrage, n'ont pu suivre les
premières vagues. Chargées de nettoyer les premières lignes ennemies, elles n'ont pu le faire, et,
derrière les vagues d'assaut, des multitudes d'Allemands sortent de leurs trous et tirent dans le dos

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des unités françaises qui les ont dépassés. Pendant toute l'après-midi, la situation est critique pour la
11e Compagnie : plus de communication avec l'arrière. Tous les agents de liaison, tous les blessés
qui essaient de regagner nos lignes de départ sont blessés ou tués. Qu'importe ! tout le monde a
confiance et rivalise d'entrain et de ténacité. On s'organise, on tient en attendant le secours qui
viendra certainement à la nuit. Un sergent de la 11e Compagnie, originaire des télégraphistes du
Génie et venu sur sa demande dans l'Infanterie, est frappé à mort. Il se tourne vers son Capitaine et
lui demande d'une voix calme : « Mon Capitaine, est-ce que j'ai fait mon devoir », et il meurt. Le
Lieutenant RISTORCELLI fait preuve d'une activité et d'une insouciance du danger telles que son
Capitaine est obligé de se fâcher pour lui faire prendre un peu plus de précautions. Pour sa belle
conduite, la 11e Compagnie reçoit une Citation collective à l'Ordre de l'Armée avec le motif
suivant :
« Sous le commandement du Capitaine de GIRVAL Marie-Charles-Henri, le 25 septembre, à
l'attaque de Souchez, a conquis d'un seul bond plusieurs lignes de tranchées ennemies, laissant
derrière elle de nombreux Allemands qui ont été faits prisonniers pendant la nuit.
« Le 28 septembre, s'est portée à nouveau, d'un élan, à l'assaut des positions de Givenchy très
fortement organisées. S'est maintenue pendant trois jours sur le terrain conquis, l'organisant et le
défendant sous un bombardement incessant. »

Enfin, à la nuit, la 12e Compagnie, sous le commandement de l'Adjudant LEBŒUF, se jette sur
l'ennemi et s'empare de 200 prisonniers et de plusieurs mitrailleuses, nettoie le terrain entre la 11e
Compagnie et nos lignes de départ et rétablit les communications entre l'avant et l'arrière. Cette
situation n'avait pas été particulière au Régiment ; elle s'était produite à droite et à gauche peu près
de la même façon.

Le 26 la progression continue.

Le 27, au matin, le Régiment, accroché aux flancs des coteaux qui séparent Souchez de Givenchy,
attaque les tranchées de Halle et de Brème sur la crête. Malheureusement la préparation d'artillerie,
mal réglée, éparpille un certain nombre de ses coups dans nos propres tranchées et désorganise les
vagues d'assaut qui ne peuvent déboucher.

Le 28, dans l'après-midi, l'attaque est reprise. Malheureusement encore, un certain nombre de coups
courts de notre artillerie tombent sur nos unités de tête prêtes à l'attaque. Nos signaleurs font en
vain, debout au milieu des éclatements de nos propres obus, le signal de « tir trop court ».
N'importe, à l'heure H, un Bataillon Colonial, le 3e Bataillon et le 1er Bataillon du Régiment
s'élancent superbement en avant. La tranchée de Brème a beau être forte, il semble qu'elle ne pourra
tenir sous un tel assaut. Mais, dès que les Bataillons dépassent la crête militaire et débouchent, sur
le glacis qui couronne le Plateau, ils sont pris de front et de flanc sous un effroyable feu de
mitrailleuses (celles de flanc tirent du Bois en Hache et sont situées devant le front de la 43e
Division d'Infanterie) ; les pertes sont énormes. La marée humaine monte toujours et il semble
qu'elle va tout submerger. La tranchée de Brème, qui couronne la crête et qui est l'objectif, est là
tout près. On va l'atteindre, quand, brusquement, la vague se heurte à un réseau de fil de fer intact :
arrêt brusque. A ce moment même, nos propres obus tombent dans les unités de tête qui n'ont plus
d'officiers et la fusillade fait rage. Les morts et les blessés tombent par dizaine. La vague recule
d'une centaine de mètres, s'accroche au terrain et s'enterre. Puis, les jours suivants, le front se fixe et
les 1er et 3e Bataillons relevés, dans la soirée du 30 septembre par le 41e Colonial, vont se refaire,

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pendant trois jours, à quelques kilomètres à l'arrière, avant de rentrer dans la fournaise.

Pendant ces journées du 25 au 30 septembre, le 2e Bataillon avait été mis en réserve de Division. Il
marchait au début dans le sillage de la 25e Brigade qui attaquait à gauche de la 26e. Quelques-unes
de ses unités sont engagées en première ligne, traversent la Souchez dans l'eau et s'emparent
brillamment de plusieurs positions ennemies. Il est relevé dans la nuit du 2 au 3 octobre et rejoint le
Régiment.

Au cours de ces dures journées du 25 au 30, les pertes avaient été lourdes.

Le Commandant MENNEGLIER, du 1er Bataillon, et le Lieutenant MOREAUX, de la 3e


Compagnie, s'étaient superbement fait tuer à la tête de leur unité.

Le Capitaine de LABOULAYE, les Lieutenants GOUTTENOIRE de TOURY, LALLEMAND,


MALTERRE, MORIN, Le BOUCHER des PARCS, DURAND, BRACHIER, BREDARD,
PINGAUD, VIANNAY s'étaient héroïquement fait blesser à la tête de leur unité. Le Sous-
lieutenant BISSIRIER, de la 9e, au courage légendaire, avait été blessé et mourait deux jours après.

Le Sous-lieutenant BERNAERT, le 28, après l'attaque, avait été superbe en parcourant toute la
première ligne sous les balles pour assurer la liaison entre les unités et même entre le Régiment et le
corps de droite. Il avait passé la nuit à rechercher et ramener de nombreux blessés restés en avant
des lignes. Il fut grièvement blessé le 29 en allant volontairement rassurer, par sa présence et ses
paroles, une partie de sa compagnie (la 10e) qui subissait un violent bombardement.

En dehors des officiers, le Régiment avait laissé :


167 tués et 366 blessés.

Dès la nuit du 3 au 4 octobre, le Régiment rentre en ligne, avec le 3e Bataillon qui va relever, devant
Givenchy, des unités coloniales.
Les positions ont été conquises depuis la tombée de la nuit seulement.
Elles ne sont pas consolidées et consistent en vieux éléments de tranchées en partie détruits par le
bombardement et en trous d'obus. Dès qu'il fait jour, avant même que les compagnies aient le temps
de voir où elles sont et de s'organiser, l'ennemi commence un bombardement intense de 150 et de
105, puis des troupes de la Garde prussienne qui n'ont pas encore donné, se lancent à la contre-
attaque. Les pertes sont considérables ; tous les officiers de la compagnie de tête sont tués ou
blessés. Un recul de quelques mètres se produit, mais on tient solidement dans la tranchée de Halle
et à quelques mètres au sud du carrefour des Cinq-Chemins. L'ennemi est contenu.

La résistance a coûté cher. Les Lieutenants GAY et PAILLOT, connus pour leur bravoure, sont
tués.
Le Capitaine GAULET, les Lieutenants LEDUC et LAMBERT, les Sous-lieutenants
BLOUCTET et BRAILLON sont blessés.
14 sous-officiers, 215 hommes sont tués ou blessés.

Le 5 octobre, le 2e Bataillon monte en ligne devant le bois de Givenchy.

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La période des attaques est passée, mais les bombardements ennemis restent intenses. Le 3e
Bataillon est relevé le premier, le 6 octobre, et le 1er Bataillon le dernier le 10 octobre. Avant de
descendre des lignes il perd le Sous-lieutenant PUYRAIMOND, héroïquement tué en repoussant
une contre-attaque locale.

Le 13 octobre, au moment de partir pour des cantonnements de repos les 5e et 7e Compagnies et le


3e Bataillon reçoivent l'ordre de remonter en ligne ils y restent deux jours.
Le 16 octobre, le Régiment se trouve finalement au repos en entier à Crépy et à Équirre.
Le 20, il se transporte à Verchin.
Le 22 octobre, grande revue de la Division par le Général d'URBAL, commandant l'Armée, à la
Thieuloye, puis retour à Verchin.

Mais la 43e D. I. n'a pas été relevée après les attaques de septembre et la 13e D. I. reçoit l'ordre
d'aller la remplacer dans son secteur du bois en Hache pour lui permettre d'aller se refaire à l'arrière.
En passant par Bryas, Hermin et Verdrel, le Régiment entre en ligne le 7 novembre dans le secteur
du bois « en Hache ».
Le Régiment tient le secteur jusqu'au 25 novembre. Pendant cette période, ce n'est plus la lutte avec
le Boche, mais la lutte contre les éléments. Il pleut sans cesse, la boue est le principal ennemi.
Tranchées et boyaux sont des ruisseaux dans lesquels il faut vivre. Les pieds gelés reparaissent
nombreux. L'hiver semble encore devoir être plus dur que celui de 1914-1915.

Le 23 novembre, le Régiment est relevé complètement et se trouve rassemblé dans la zone de


Troisvaux, au nord de Saint-Pol. Il est à peine arrivé qu'il reçoit l'ordre de se tenir prêt à relever la
154e D. I. dans son ancien secteur, devant Givenchy-en-Gohelle. En fait, dès le 28 au soir, le 3e
Bataillon commence à relever la 154e D. I.

Le Régiment gardera le secteur jusqu'au 18 décembre. Ce secteur est épouvantable. Les


bombardements par torpilles et obus de tous calibres sont incessants. C'est ainsi que le Lieutenant
de SALABERRI est tué en essayant de repérer un minenwerfer. Les pluies continuelles ont
transformé le terrain en un véritable marécage. Les boyaux et les tranchées sont emplis d'une boue
épaisse et gluante. Au cours des relèves de nuit, des hommes disparaissent, enlisés. Il faut, au cours
de ces relèves faites en pleins champs, car les boyaux sont impraticables, relier par une corde tous
les soldats de l'escouade. Quand les hommes rentrent, après relève, au cantonnement de Gouy-
Servins, au petit jour, éreintés, ils ne sont, des pieds à la tête, qu'un paquet de boue. Et, malgré
toutes ces épreuves, chacun fait son devoir et souffre en silence.

Enfin, le 18 décembre, c'est la relève finale et le Régiment s'en va loin à l'arrière. Le 20 décembre, il
se trouve réuni à Bermicourt, Fleury, Libessart.

Le bruit se répand que le Régiment ne reviendra pas dans ce secteur de N.-D.-de-Lorette. C'est un
immense soupir de soulagement. Sur ce plateau, à jamais illustre et sinistre, le Régiment avait vécu
pendant quinze mois les heures les plus dures de toute la campagne. Pendant quinze mois, il avait
lutté sans merci contre un ennemi terrible : la boue, pendant deux hivers. Il y avait vécu au milieu
des cadavres, des mouches et des rats ! Il y avait remué des millions de mètres cubes, de terre et de
chair — car le plateau n'était qu'un vaste cimetière — refaisant sans cesse ce que les obus, les mines
et la boue démolissaient. Il y avait déployé les suprêmes efforts et consenti Ses sacrifices

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incroyables. Il y avait vécu un long martyr que, même les souffrances de Verdun n'arriveront pas à
faire oublier. Il y avait souffert en silence, connaissant son devoir et sachant que son sacrifice ne
serait pas vain.

Le Régiment reste dans la zone de Bermicourt jusqu'à la fin de janvier 1916 et, en février, au camp
de Saint-Riquier, près d'Abbeville. Il fait désormais partie de l'Armée « PÉTAIN ». Il s'entraîne
avec foi et confiance pour les grandes luttes que l'on sent prochaines.

VERDUN

Le Régiment croyait préparer les attaques décisives, mais arrive la ruée allemande sur Verdun et, le
26 février 1916, il s'embarque à Petit-Houvin (sud de Saint-Pol), pour aller, comme tant d'autres,
barrer la route de Verdun et de la France aux Allemands.

Débarqué le 27, dans la région de Revigny, il gagne Verdun, partie par étapes, partie par camions. Il
y arrive le 4 mars au matin et, dans la nuit du 4 au 5, il relève les éléments du 20e Corps d'Armée
entre le fort de Douaumont et le village de Vaux.

Là, pendant huit jours, le Régiment ne mentira pas à son passé de Lorette, et, pendant huit jours, le
boche se cassera les dents contre sa ténacité.

Rien ne saurait mieux montrer du reste son glorieux effort que ces pages du Colonel SCHMIDT,
commandant la Brigade, mises à l'appui d'une demande de Croix de Guerre pour son Drapeau :

« La 26e Brigade entre toute entière en ligne dans la nuit du 4 au 5 mars sur le front : corne est du
fort de Douaumont, lisières ouest de Vaux-devant-Damloup exclusivement. Les régiments sont
accolés.
« Le 21e, dans le sous-secteur de droite, relève, avec ses 2e et 3e Bataillons, des éléments du 4e
Bataillon de Chasseurs à Pied et du 73e d'Infanterie. Le 1er Bataillon est en réserve de division au
sud-est du fort de Souville.
« Le terrain était inconnu, difficile ; le bois d'Hardaumont faisait masque en avant de la droite ; le
ravin suivi par la route du fort de Douaumont à Vaux, profond et en partie boisé, coupait le sous-
secteur et constituait pour l'ennemi une zone de rassemblement et un cheminement très bien défilés
aux vues et, jusqu'alors et pendant longtemps encore, peu et mal battus par notre artillerie. La
situation était imprécise, confuse, pleine de redoutables inconnues. Point de lignes de défense
organisées, des trous d'obus et de tirailleurs alternant avec de petits éléments de tranchées
ébauchés et des retranchements permanents, ceux-là trop larges et sans traverses ; un mince réseau
de fil de fer était tendu à quelques mètres en avant, aucun abri pour les soutiens.
« Tandis que le Lieutenant-colonel LECOANET et les officiers supérieurs se rendent compte,
étudient, apprécient et décident avec l'activité, la conscience et l'expérience qui les caractérisent,
les compagnies se mettent immédiatement au travail pour réunir, approfondir ou rétrécir,
paradosser ou traverser les éléments de tranchées. Les unités en soutien s'abritent contre le
bombardement. Les mitrailleurs sont installés de façon à battre les angles morts et les intervalles, à

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flanquer toute la ligne et ses ailes ; deux pièces sont disposées en caponnière, battant les pentes
nord de la croupe du fort de Vaux.
« Ce fut l'œuvre des 5 et 6 mars, réalisée dans un calme relatif, je veux dire sous un bombardement
intermittent et dispersé quoique ininterrompu quant à l'ensemble du secteur.
« Le 7 mars, à midi, commence un arrosage systématique d'obus de gros calibre sur les tranchées
de première ligne, les ravins où s'abritent les réserves et les cheminements intermédiaires. Sa
violence est inouïe, supérieure à celles de tous ceux qui ont été subis depuis le début de la
campagne, mais malgré tout, il n'arrive pas à émouvoir les cadres et soldats qui ont vécu les jours
terribles du Plateau de Lorette, du Fond de Souchez et de Givenchy. Les tranchées sont
bouleversées, les mitrailleurs enterrés, le Chef de Bataillon CONTET et 3 officiers sont écrasés, 50
hommes sont tués, près de cent blessés ; tout le monde reste stoïquement à son poste. A 18 heures,
dès que l'accalmie se produit, chacun se remet à la besogne pour réparer les dégâts ; les
reconnaissances ennemies sont repoussées ou cueillies ; on apprend ainsi qu'une attaque est
imminente et on se prépare à la bien recevoir.
« Le 8, à 14 heures, le feu de l'artillerie ennemie redouble de violence ; il semble s'acharner à
bêcher littéralement le secteur. Il n'importe, sans souci du danger et des pertes, les brèches se
réparent ; les mitrailleuses bousculées se replacent ; du colonel au dernier soldat, chacun souhaite
l'attaque. Elle se déclenche à 11 heures. A droite, l'ennemi, débouchant en force de la lisière sud du
bois d'Hardaumont, essaye de percer sur le 3e Bataillon du 21e Régiment d'Infanterie et sur les
éléments du 409e qui le prolongent. Pris immédiatement de flanc par deux pièces de la Compagnie
de mitrailleuses GUÉRIN, de front par deux sections de la Compagnie de mitrailleuses ROLLAND
et par les tirailleurs du 3e Bataillon, il s'arrête, tournoie, et reflue en désordre vers le bois, semant
le terrain de ses morts. A gauche, grâce au jet de liquides enflammés, l'assaillant a forcé la ligne à
la jonction du 109e et du 21e ; il s'infiltre, il avance. Un peloton de la 6e Compagnie, absorbé par un
combat de front, se trouve entouré ; le commandant de la compagnie, ralliant l'autre peloton, sort
délibérément de la tranchée et, par une manœuvre aussi hardiment conçue que résolument
exécutée, se place en crochet défensif en arrière et à gauche. Soutenu par un peloton de la 7e qui se
porte à la contre-attaque, il rétablit la liaison avec le 109e et arrête l'ennemi. Pendant ce temps,
vers midi 15, une troisième attaque, menée par environ deux compagnies et suivant le ravin Vaux -
fort Douaumont tente d'enlever le saillant que forme la droite du 2e Bataillon avec la Compagnie de
mitrailleuses GUÉRIN. Pendant que l'Infanterie utilise les portions en angle mort, les mitrailleuses
balaient le parapet de notre ligne pour forcer nos tirailleurs à se terrer. Malgré cela les mitrailleurs
montent leurs pièces sur le parapet et ouvrent le feu. Canons, fusils, mitrailleuses, baïonnettes et
grenades hachent, fauchent, dispersent et disloquent les assaillants ; les attaques sont
définitivement enrayées.
« Le 9, le Lieutenant-colonel LECOANET, grièvement blessé par l'éclatement d'un tas de
grenades, passe le commandement au Chef de Bataillon SERMAGE.
« Le bombardement continue, nuancé et intermittent, jusqu'au 10 à midi, heure à laquelle il reprend
avec son intensité maxima. L'attaque qui le suit est dirigée plus spécialement sur la croupe du fort
de Vaux et sur la droite du 21e. Celte dernière offensive, accueillie comme celle du 9, sort, fait
quelques pas et recule tandis que la section de mitrailleuses de la Compagnie de Brigade n° 1,
Capitaine FUSILIER, intervient utilement dans le flanc droit des assaillants du fort de Vaux.
« A 23 heures, nouvelle tentative de l'ennemi : 3 et 4 compagnies en formation dense et sur deux
lignes marchent résolument sur nos tranchées, malgré les feux de mitrailleuses et de mousqueterie,
et parviennent jusqu'au fil de fer, mais ne vont pas plus avant. Elles y sont fauchées, 135 cadavres
bordaient le réseau le lendemain matin.

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« Pendant les journées du 11 et 12, bombardement habituel et tentatives de destruction de nos


réseaux, toujours et victorieusement repoussées.
« Dans la nuit du 12 au 13, le 21e Régiment est relevé et ramené à Haudainville, où il s'établit en
cantonnement bivouac d'alerte.
« Il laisse dans le sous-secteur une tranchée de 1ere ligne continue et profonde. Le réseau de fil de
fer a été renforcé, amélioré, remplacé, partout où il avait été détruit ; une tranchée de soutien est en
voie d'achèvement, deux boyaux de communication la relie aux premières lignes. Les troupes de
soutien se sont creusées des abris de fortune mais suffisants pour réduire notablement les pertes.
« Le ravitaillement en munitions, en matériel, en vivres, la relève et l'évacuation des blessés, ont été
assurés par les seuls moyens du corps et ce n'est pas la partie la moins héroïque de la tâche
accomplie par le 21e Régiment d'Infanterie. Les pistes de communications sont jalonnées de
« cuistots » et 30 brancardiers ont été tués ou blessés dans l'exercice de leurs fonctions.
« Il serait aisé, mais est-il nécessaire de dépeindre en termes impressionnants le tableau que
présentait la région de Douaumont - Vaux pendant cette période, ces averses de fer et de feu, ces
bandes de terrain systématiquement piochées par les projectiles, ce tonnerre continu ébranlant les
cerveaux et tendant les nerfs jusqu'à les briser, et, au milieu de cet ouragan, officiers, sous-officiers
et soldats veillent, creusant, luttant sans arrêt, sans défaillance, et exaltant leur courage, leur
énergie, leur endurance à la mesure des fatigues, des difficultés et des périls.
« J'en appelle au témoignage de tous nos chefs qui ont vécu avec nous, comme nous, ces jours de
crise, d'efforts et de succès.
« C'est à eux que je m'adresse pour demander la récompense militaire par excellence, la Citation
collective à l'ordre de l'Armée en faveur du 21e Régiment d'Infanterie qui, après avoir parcouru la
route glorieuse et sanglante qui l'a mené de Langres à Verdun en passant par Plaine, la Chipotte, la
Marne, Lille, Lorette, Souchez et Givenchy, est tout prêt à marcher encore, à marcher toujours, tant
qu'il faudra, tant qu'on voudra. »

A la suite de ce rapport, le Drapeau du Régiment recevait sa première Croix de Guerre avec le motif
suivant :

« Du 4 au 13 mars, sous les ordres du Lieutenant-colonel LECOANET, blessé le 5e jour, puis du


Commandant SERMAGE, a relevé en plein combat entre le fort de Douaumont et Vaux, a organisé
la position, repoussé trois attaques accompagnées de jet de liquide enflammé et déjoué toutes les
autres tentatives de l'ennemi sur son front, en même temps qu'il prêtait un concours actif et efficace
aux unités voisines. A supporté sans faiblir et avec bonne humeur, un bombardement ininterrompu
de jour et de nuit et d'une violence sans précédent, justifiant ainsi sa réputation de bravoure, de
vigueur, de ténacité, qu'il s'est acquise au cours de la campagne en Alsace, sur la Marne, dans le
Nord et en Artois ».

Le Régiment, après deux jours passés à Haudainville, remonte en réserve pendant quelques jours au
bois du « Thillat » où le bombardement lui fait encore subir quelques pertes. Il s'embarque
finalement le 20 mars en automobiles et va se refaire à Aulnoy-en-Artois.

Son héroïque résistance à Verdun lui avait coûté : 5 officiers tués, le Commandant CONTET du 3e
Bataillon, les Lieutenants LALLEMAND, LECOLIER et ROY, le Sous-lieutenant VIANNAY. 6
officiers blessés : le Lieutenant-colonel LECOANET, commandant le Régiment, le Lieutenant
PERNET, les Sous-lieutenants GUILLMAUD, POIGNAN et CHAUVIN.

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45 sous-officiers tués ou blessés.


653 hommes tués ou blessés
Au total, près de 700 hommes.

Les actes de courage y furent tellement nombreux qu'il est impossible de les citer tous. On peut dire,
en particulier, que tous les agents de liaison, les ravitailleurs de toutes sortes, les brancardiers,
déployèrent des trésors d'héroïsme.
On peut citer cependant entre cent :

Le Lieutenant JARNIAT, commandant la 11e Compagnie, dont le courage impassible est pour une
grande part dans l'échec de l'attaque boche lancée dans la nuit du 10 au 11 mars.

Le Lieutenant DUBOST, commandant la 6e Compagnie, qui, avec l'aide du Lieutenant


LESPINASSE, rétablit le 8 une situation momentanément compromise.

Le Lieutenant LEDUC, chef des liaisons du Corps qui, avec les téléphonistes qu'il peut rassembler,
barre à l'ennemi une brèche qui s'est ouverte à la liaison du Régiment et du 109e et l'arrête net.

LA SOMME — L'AISNE

Le 6 avril, le Régiment est transporté en Champagne. Il cantonne quelques jours à la Veuve et


Juvigny-sur-Marne. Le 20 avril, il entre en ligne dans le secteur « La Savate », à l'ouest de Tahure.
Il y restera jusqu'au 20 juillet.

Le secteur est dit calme. Et, pourtant, les bombardements par torpilles et obus de tous calibres y
sont fréquents. Certains endroits, comme la tranchée Landel et le Caméléon, sont littéralement
bêchés chaque jour. Malgré la faible densité des troupes d'occupation, la moyenne journalière des
pertes est relativement élevée. Puis, cette faible densité d'occupation rend le service de surveillance
plus dur. Les travaux exécutés sont nombreux. Le nombre de mètres cube de terre remuée, le
nombre de cadres posés, d'abris commencés ou achevés ne se compte plus. Les relèves sont rares.
Certains restent en ligne plus d'un mois sans revoir un lieu habité. Les relèves sont aussi longues et
pénibles ; 10 kilomètres de boyaux à parcourir avant d'arriver à son poste. En somme, pendant trois
mois, c'est un service pénible et sans gloire, mais utile puisque, deux ans plus tard, le Régiment
bénéficiera, dans ces mêmes lieux, des travaux exécutés et les utilisera pour arrêter net la dernière
ruée de l'envahisseur exécré.

Pendant ce temps, la grande offensive de la Somme était déclenchée et le Régiment attendait avec
ardeur le moment où il pourrait sortir de ses trous et se jeter sur l'ennemi.

Son désir ne tarde pas à se réaliser. Le 20 juillet, le corps est enlevé en autos à Somme-Suippe et
débarqué à Matougues et à Aulnay-sur-Marne. Il y restera au repos jusqu'au 11 août. Il se prépare à
l'effort prochain.

Le 11 août, il est enlevé en chemin de fer et débarque, le 12 août, à Grandvilliers, puis cantonne à

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Cempuis. Dans la nuit du 16 août, il entre en ligne entre Estrées et le bois de Soyécourt, face à
Deniécourt. Alors commence une période d'attaques locales dont le but est de préparer les bases
d'une grande attaque ultérieure.

Le 21 août, le 2e Bataillon, s'empare du bois Schleswig et des tranchées avoisinantes mais, au cours
de la nuit, une violente contre-attaque ennemie surprend les unités en plein travail d'organisation et,
malgré une résistance opiniâtre, l'avance de la veille est perdue et les pertes sont sévères.

Se signalent au cours de ces combats : le Lieutenant BOUTS et le sergent PETIT (5e Compagnie).

Le Lieutenant CHAPLET est tué. Le Capitaine MALTERRE, dont le courage était légendaire et
dont le sang froid augmentait avec le danger, est grièvement blessé et succombe quelques jours
après à ses blessures. Les Lieutenants GERMANN et FAIVRE sont blessés et faits prisonniers.
188 hommes sont tués, blessés ou disparus.

Après ce douloureux événement, le calme renaît et le travail d'organisation se poursuit jusqu'au 28


août. Du 28 août au 7 septembre, le Régiment, relevé, se repose et se prépare à un nouvel effort. Le
8 septembre, il reprend son précédent secteur. Du 8 au 17 septembre, il porte ses lignes en avant, à
distance d'assaut du Parc de Deniécourt ; les 1er et 3e Bataillons rivalisent d'entrain. En quelques
jours, sont creusés des centaines de mètres de tranchées, de boyaux, d'abris. Des dépôts de
munitions et de matériel sont constitués à pied d'œuvre. Le 17 septembre, tout est prêt pour
l'attaque. Du reste, les opérations qui vont se dérouler jusqu'au 15 octobre ne sauraient être mieux
relatées que par les termes mêmes du rapport mis par le colonel du Régiment à l'appui d'une
demande de citation à l'Ordre de l'Armée :

« Après le dur séjour à Verdun où, arrivé un des premiers, il avait contribué pour sa part à enrayer
l'effort de l'ennemi, le 21e Corps d'Armée était entré, une fois reconstitué, en secteur en
Champagne, secteur où peuvent se réentraîner progressivement les corps composés d'éléments
nouveaux.
« Il se trouvait devant Tahure au début de l'offensive de la Somme, et ce fut, certes, pour ce corps,
justement fier par ses antécédents, de pouvoir se considérer comme un corps d'attaque, une grosse
déception de n'avoir pas été choisi comme ouvrier de la première heure.
« Bientôt, d'ailleurs, il était amené sur la Somme, non pas peut-être sur le théâtre considéré comme
principal, mais en un point où, peut-être moins glorieux, moins rempli de brillants espoirs de
percée, le rôle à jouer était non moins utile, la lutte non moins ardente.
« C'est animé d'un superbe moral que, dans la nuit du 15 au 16 août, le 21e Régiment d'Infanterie
est venu relever le 219e Régiment d'Infanterie en face du bois de Soyécourt et de Deniécourt.
« Tout un plan d'attaque de ces positions, tenues à buste titre pour formidablement organisées, avait
été étudié par la 61e Division d'Infanterie, plan que cette Division avait à cœur de réaliser par elle-
même et dans lequel la tâche assignée aux éléments de la 13e Division d'Infanterie se réduisait à. la
préparation du terrain et à l'enlèvement de quelques tranchées et points d'appui (bois du Schleswig,
le Pirate, etc...), dans un but de régularisation du front.
« Cette opération préliminaire, dans laquelle la 122e Division d'Infanterie avait échoué quelques
jours avant sa relève, fut tentée le 21 août.
« L'objectif assigné en particulier au 21e Régiment d'Infanterie était formé par les tranchées du
Pirate et du Pantin, le bois du Schleswig et une partie de la tranchée du Schleswvig. L'ordre

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d'attaque interdisait au Régiment d'aborder la position de front et il assignait une progression


uniquement par boyaux, et l'occupation ne devait être réalisée que s'il était possible de la faire sans
entamer de véritable combat.
« En dépit de cet ordre, la fraction de gauche du 2e Bataillon, appuyée des grenadiers d'élite et des
fusilliers-mitrailleurs, s'élance à découvert, en liaison avec le 20e Bataillon de Chasseurs à Pied,
chargé d'enlever le Pirate et, d'un seul élan, arrive à la tranchée de Holstein, là où précisément
notre artillerie faisait un barrage sérieux. Force fut donc de reculer. En même temps, les
compagnies du 2e Bataillon, maîtrisées avec peine par les commandants de compagnies,
progressent parallèlement dans le Pirate et le Pantin et, en fin de la journée, il est permis d'espérer
que la position sera enlevée ; mais, à la tombée de la nuit, une réaction d'une rare violence se
produit. Profitant de ce que le front de l'attaque est limité et très localisé, les Allemands y
concentrent le feu de toutes leurs batteries. Une contre-attaque impétueuse les amène jusque dans
nos propres lignes d'où la 10e Compagnie, accourant du Satyre, doit les chasser après avoir
franchi, dans l'obscurité la plus profonde, un tir de barrage très dense. C'est cette même nuit que le
Capitaine DUBOST, voulant vérifier la présence des Allemands dans nos lignes et organiser un
barrage, se trouva en un clin d'œil entouré et emmené par l'ennemi. Simulant une blessure, il
s'affaissa dans un trou d'obus et, abandonné, après avoir été dépouillé par ceux qui l'entraînaient
précipitamment, il demeura tout le reste de la nuit entre les lignes, sous les feux croisés et les
barrages d'artillerie et de Viven-Bessières.
« Le combat sanglant coûtait au 21e :
« 1 officier tué ;
« 3 officiers disparus dont 2 grièvement blessés et 249 tués, blessés ou disparus.
« Le 27 août, le Régiment était ramené en arrière et recevait du renfort.
La 2e période s'étend du 7 septembre au 15 octobre et c'est pendant ce deuxième séjour, à peine
coupé par deux maigres repos de deux nuits chacun, que le Régiment fournit un effort inouï,
presque surhumain et qui dépasse les prévisions les plus optimistes.
« La 13e Division d'Infanterie reprend complètement, à son compte cette fois, toute l'opération
étudiée jadis par la 61e Division d'Infanterie et, pour sa part le 21e prépare dans tous ses détails
une première attaque sur le parc et le village de Deniécourt, puis une deuxième sur le village de
Bovent.
« Au cours de ces différentes opérations, les officiers et la troupe rivalisent d'ardeur. On multiplie
les reconnaissances jusque dans les lignes ennemies et, comme les renseignements recueillis la nuit
ne sont pas assez précis, c'est en plein jour qu'on va les chercher tel le sergent MALAVET qui, le
15 septembre, pénètre audacieusement, à midi, dans les tranchées ennemies et en ramène 5
prisonniers ; tel, aussi, le sergent ROBILLARD, qui attaque le même jour un petit poste à la
grenade et se fait tuer debout en luttant en véritable héros. Sur tout le front, les officiers donnent
l'exemple, voulant à tout prix lever le bandeau que le parc de Deniécourt tient sur leurs yeux et
désirent fixer les emplacements des petits postes, des mitrailleuses, des engins de tranchées, au
point que le Lieutenant-colonel commandant le Régiment est obligé d'interdire aux commandants de
compagnie de faire eux-mêmes des patrouilles.
« Parallèlement, se poursuit un travail incessant de préparation, par la construction d'un immense
réseau de tranchées, de boyaux, dont le développement atteint plusieurs kilomètres. Le plan
directeur se transforme. Chaque matin, les Allemands peuvent constater de nouvelles tranchées, de
nouvelles voies d'accès. C'est la tranchée des Compères, d'une longueur de 700 mètres, bientôt
renforcée d'une tranchée de doublement, puis le boyau de la Torpille, le boyau des Abris, le boyau
de la Cave. Et, comme le temps n'est pas favorable on travaille sous l'eau, dans la boue, mais on

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travaille avec bonne humeur, avec entrain, certain que le succès viendra couronner les efforts.
« Le 14 septembre, a lieu une première petite opération sur les ailes, en vue de commencer
l'investissement de Deniécourt, car telles apparaissent les défenses du château, du parc et du
village que les aborder de front semble téméraire. A cette opération, le Régiment ne doit prendre
part que par son feu, en cherchant à fixer l'ennemi, mais la tentation est trop forte ; le 21e ne peut
supporter que le voisin marche à l'assaut sans vouloir participer à la fête. A l'heure H, sous les yeux
de son capitaine, impuissant à la retenir, une compagnie franchit la tranchée et marche à l'ennemi.
« Enfin, le 17 septembre, a lieu la véritable attaque ; Deniécourt ne sera pas encore abordé de
front, mais l'investissement sera serré de plus près et le 3e Bataillon d'une allure magnifique aborde
les tranchées de la Valse et la tranchée de Lubeck, accablant de ses coups un adversaire qui ne veut
pas céder. Il s'y installe et résiste, le soir, à une violente contre-attaque ennemie.
« De son côté, le 1er Bataillon multiplie les attaques sur tout son front, harcelant l'ennemi à ses
barrages de la Cave, du Chemin, de 4118, du Waldwek, de Soyécourt, de la Maison du Garde et, tel
est l'acharnement qu'il déploie que, dans la nuit, une compagnie allemande, venue pour se rendre,
se retire vers un autre corps où elle espère trouver un accueil moins brutal.
« A citer, au cours de ces opérations, l'esprit d'audace et de décision dont fit preuve le Sergent
THIBAUDOT, de la 1re Compagnie, commandant les grenadiers d'élite du bataillon. Ce sergent
reçoit la Médaille Militaire en raison de sa belle conduite.
« Cependant, l'ennemi comprend l'inanité de son effort et les plus braves une bravoure qui toutefois
ne les incite pas à tenir jusqu'au bout, jusqu'à 1a mort tentent de profiter de la dernière obscurité de
la nuit pour se replier.
« Mais partout la surveillance est trop active pour que semblables mouvements puissent réussir. Les
1er et 3e Bataillons oubliant leurs fatigues, retrouvant des forces pour suivre l'ennemi, pour le
devancer à la sortie de Deniécourt, faisant en terrain libre un bond de plus d'un kilomètre, cueillent
près de 150 prisonniers, nettoyant les caves et les abris du château et du village, enlevant quatre
mitrailleuses, 9 lance-bombes, 6 mortiers de 77.
« Après cet effort, il semble qu'une relève s'impose. Les disponibilités de troupe en arrière du front
ne le permettent pas.
« Certes, c'est une déception profonde que de renoncer au repos entrevu, mais c'est avec courage
qu'elle est acceptée et, de suite, en se remet au travail, car la position conquise doit être gardée et,
pour la garder, il faut l'organiser.
« Bientôt, d'ailleurs, la question n'est plus d'organiser la position conquise, elle est de préparer une
nouvelle attaque sur Bovent, préparation autrement pénible encore que celle de Deniécourt car, si
la nouvelle ligne se trouve portée à 1.200 mètres en avant, les dépôts de matériel, les cuisines, les
points d'eau n'ont pas bougés. Et, ce même Régiment qui est aux tranchées depuis le début de
septembre, qui en a assuré la garde, qui a préparé et exécuté l'attaque de Deniécourt, doit
continuer son service de garde, reprendre son travail de préparation, vivré dans l'attente d'un
nouvel assaut et, courageusement, de nouveaux kilomètres de tranchées sont construits : c'est le
boyau Nord-Sud, le boyau C.-4, la tranchée du Bouleau, des Tilleuls, avec leur doublement qui
apparaissent. Ce sont des dépôts de matériel qui sont créés, approvisionnés, des postes de
commandement, des abris qui sont construits, sous une pluie ininterrompue et qui toujours fait
reculer le jour de l'attaque.
« Il est impossible, à qui n'en a pas été le témoin, de se faire une idée exacte de la somme d'efforts
réalisés, de l'énergie déployée, des fatigues supportées pendant cette période.
« Enfin, le 10 octobre à 11 heures, le signal est donné et, une fois encore, cela va être le spectacle
angoissant entre tous des vagues qui sortent, se succèdent et progressent jusqu'à leur objectif. Plus

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que jamais, la difficulté à vaincre est considérable, car il y a plus de 400 mètres à parcourir en
terrain découvert avant d'aborder la ligne ennemie et l'objectif de Bovent a lui même plus de 400
mètres de profondeur. Il comporte d'ailleurs plusieurs lignes de tranchées et les photographies
d'avions signalent de nombreux abris bétonnés qui sont autant de repaires dans lesquels l'ennemi
peut se dissimuler et devenir un danger pour l'assaillant qui les aura dépassés. Jamais, cependant,
n'a été aussi élevé le moral du Régiment, dont jamais pourtant la fatigue n'a été aussi grande.
« Deux Bataillons, en place depuis le matin, garnissent les tranchées de départ et, quelques instants
avant l'heure H, les commandants de compagnie sont là, à demi sortis des tranchées, la montre à la
main, prêts à donner le signal de départ, tel un chef d'orchestre sur lequel tous les exécutants ont
les yeux fixés. Par malheur, au moment de partir, deux dépôts de munitions et de matériel,
approvisionnés au prix de tant d'efforts, font explosion atteints par un obus ennemi, tandis que
plusieurs coups malheureux trop courts de notre artillerie lourde viennent faire dans nos rangs des
ravages cruels. Cependant, d'une manière générale, la préparation d'artillerie a été superbe,
complète ; tous les détails en ont pu être suivis par les fantassins des tranchées, le succès parait
certain et, avant le départ, les chefs sentent que l'assaut réussira, car les hommes le veulent ainsi.
Aussi l'heure est trop lente à venir au gré de l'impatience, de l'ardeur de tous et à H - I', une
compagnie entière enjambe le parapet, s'aligne et, chantant la Marseillaise s'avance sur son
objectif ; sortie prématurée sans doute, mais qu'on ne saurait trouver le courage de blâmer, car elle
a son utilité, entraînant toute la ligne de proche en proche, forçant les dernières hésitations des
tièdes, des timorés, décidant de la marche générale. Et le 21e donne alors ce spectacle inoubliable
de 4 compagnies marchant à l'assaut et qui, arrivant au barrage de notre artillerie, ont le sang-
froid de s'arrêter, l'arme au pied sur un signe des commandants de compagnie, de s'aligner pour
repartir, à mesure que s'allonge le tir des 75. Derrière, les 2e et 3e vagues suivent dans le même
ordre, parfait et sont assez heureuses pour avoir dépassé la zone dangereuse avant le
déclenchement tardif du tir de barrage ennemi.
« En quelques minutes, tous les obstacles sont franchis, toutes les résistances écrasées, tous les
premiers objectifs atteints. A gauche, au carrefour 93, le 1er Bataillon doit engager une lutte
violente à la grenade contre une trentaine d'Allemands qui, fanatisés par deux officiers, résistent
désespérément derrière un barrage. Il faut qu'un fusil-mitrailleur, montant sur le parapet, tue l'un
des chefs, tandis que l'autre reçoit une grenade en pleine poitrine. A droite, le 3e Bataillon a
traversé Bovent et, tandis que la première vague gagne son objectif, les nettoyeurs de tranchées, les
grenadiers, les Schilt jouant du revolver, de la grenade, du couteau et du lance-flammes purgent
tous les abris. Ils font environ 250 prisonniers qui, d'eux mêmes, se rendent vers l'arrière, nul ne
voulant déserter le combat et l'escouade de territoriaux désignés à l'avance pour cette mission étant
bientôt insuffisante.
« Après un court arrêt dans la tranchée du Lethe pour reprendre haleine et se reformer, les
compagnies poursuivent leur assaut dès que l'artillerie, prévenue, a allongé son tir, et l'objectif
éventuel est abordé avec autant d'entrain, même il est dépassé, et les assaillants ne s'en doutent pas
tout d'abord car les cartes qu'ils ont reçu portent une tranchée (La Cocyte) qui n'existe pas. Chemin
faisant, cinq mitrailleurs ennemis sont pris avec leur pièce dans la tranchée du Rempart, vers 54-92
et, presque au même point, 6 mortiers de 77 tombent entre nos mains, tandis que les 20 servants
sont tués.
« Les unités, renforcées par l'entrée en ligne des deux compagnies du 2e Bataillon, assurent les
liaisons entre elles et, avec les voisines et, par un travail rapide, s'apprêtent à subir l'assaut de
l'ennemi.
« En outre, en vue de profiter d'une situation générale excellente, le commandement décide de

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lancer à 17 h.30, une attaque sur la sucrerie.


« A l'heure fixée, une compagnie se porte à l'assaut, mais le travail de préparation de l'artillerie
pour cette attaque décidée au dernier moment n'a pas détruit les réseaux de fil de fer et la
compagnie doit regagner ses tranchées.
« Dans la nuit du 11 au 12, la 11e Compagnie atteint le chemin de la sucrerie à Ablaincourt et
commence ses travaux en vue de border cette route importante qui doit permettre des vues sur
l'ennemi.
« Les journées des 11 et 12 octobre sont employées à l'organisation des nouvelles positions et à la
création de boyaux de liaisons avec l'arrière ; elles sont marquées par une violente réaction de
l'artillerie ennemie qui se manifeste avec une activité considérable sur Lethe, le Rempart,
l'inoubliable Grand-père.
« Malgré les pertes, le terrain conquis l'est définitivement.
« Au cours de cette attaque de Bovent, le Régiment a eu :
« 5 officiers blessés,
« 26 tués,
« 126 blessés,
« 11 disparus,
« Du 15 août au 15 octobre, le Régiment a perdu :
« 9 officiers,
et 687 hommes de troupe.
« Il a fait plus de 400 prisonniers, s'est emparé de haute lutte de 5 mitrailleuses ; 9 lance-bombes,
12 « mortiers de 77.
« Sur la Somme, comme partout où il a passé, le 21e a fait son devoir modestement, donnant
toujours à ses chefs l'impression d'un Régiment au moral élevé. Le commandement sait qu'il peut,
sans concevoir jamais d'inquiétude et quelles que soient les circonstances, lui demander tous les
sacrifices.
« En Alsace, d'abord, puis en Champagne, dans le Nord, en Artois, où il s'est illustré par la prise si
chèrement payée de la Chapelle de Lorette, enfin à Verdun où il a obtenu une Citation à l'Armée, le
21e s'est dépensé sans compter.
« Plusieurs de ses unités : le 2e Bataillon, les 1re, l0e et 11e Compagnies, la 3e Section de grenadiers,
ont été l'objet de cinq citations individuelles à l'Ordre de l'Armée. Il appartient en outre à une
Brigade, une Division et un Corps d'Armée qui ont été également cités en des circonstances
différentes.
« Par son esprit de discipline, d'abnégation, par sa ténacité dans le combat, par sa bonne humeur
dans la fatigue, par son élan dans l'attaque, par le succès qu'il vient de remporter à Deniécourt, à
Bovent, le 21e s'est acquis de nouveaux titres à une récompense que les officiers, les gradés et les
soldats appellent de tous leurs vœux, qu'ils ont conscience d'avoir méritée :
« le port de la Fourragère ».
« Ils seraient heureux d'ajouter à l'esprit de devoir qui les anime un sentiment de reconnaissance et
de gratitude pour le commandement qui, d'un geste, les aura largement et superbement payés de
leur peine, leur créant pour l'avenir de nouvelles obligations auxquelles tous se soumettront
joyeusement. »

A la suite de ces opérations, le 21e Régiment d'Infanterie obtenait sa deuxième citation à l'Ordre de
l'Armée et, en même temps la Fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre avec le motif suivant :

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« Le 21e Régiment d'Infanterie, sous l'énergique impulsion de son Chef, le Lieutenant-colonel de


RIENCOURT, a prouvé, du 7 septembre au 15 octobre 1916, qu'il était digne de son glorieux
passé. Les 17 et 18 septembre a contribué à l'enlèvement, de haute lutte, du parc et du village de
Deniécourt. Le 10 octobre, les unités du 21e Régiment d'Infanterie, escaladant leurs tranchées au
chant de la Marseillaise, ont enlevé brillamment tous les objectifs assignés, parmi lesquels le réduit
fortement organisé de Bovent, poussant ensuite jusqu'au chemin d'Ablaincourt à Genermont, et
enlevant à l'ennemi plus de 400 prisonniers et un important matériel. »

Au cours de l'attaque du 10 octobre, le Régiment avait perdu 5 officiers blessés : les Sous-
lieutenants BRABAN, LEBŒUF, BERNARD, DAUPHIN, GUIGNE.

Au cours de la préparation et de l'exécution de ces attaques, les traits de courage n'avaient pas
manqués ; les survivants se rappelaient .longtemps après :

Le sergent VITTU et soldat MIELLOT qui, attaqués par un groupe d'Allemands le 21 août 1916,
devant le parc de Deniécourt, les mettaient en fuite à coups de piquets à vis.

Le sergent ROBILLARD de la 11e Compagnie qui, dans le parc de Deniécourt, en septembre, se


faisait héroïquement tuer debout, en plein jour, sur le parapet d'une tranchée allemande.

L'Adjudant PERSONNIER et le sergent QUIGNARD, des Pionniers du Corps qui, le 21 août,


étaient pris par une contre-attaque allemande alors qu'ils exécutaient des travaux en avant des lignes
et, emmenés par les Allemands, réussissaient à s'échapper.

Le Sous-lieutenant PRETOT qui, le 18 septembre, poussa une reconnaissance avec un allant


superbe, très loin dans les lignes ennemies.

Le Sous-lieutenant LAFFITTE qui, le 18 septembre, sut très habilement profiter, au moment voulu,
d'une défaillance de l'ennemi pour entraîner tout son monde en avant.

Le Capitaine REBOURSET, commandant la 2e Compagnie, auquel le colonel est obligé d'interdire


d'aller lui-même en patrouille.

Le Sous-lieutenant BRABAN, qui le 1er octobre, exécute habilement un coup de main difficile sur
un poste ennemi.

Le Capitaine DUBOST, commandant la 6e Compagnie, qui, le 21 août, était fait prisonnier par les
Boches, et, grâce à son admirable sang-froid, réussit à s'évader et reçut la Légion d'Honneur qui,
privilège rare, lui fut remise sur le champ de bataille même.

Après cet effort, le Régiment est relevé, et va se refaire pendant un mois au nord de Beauvais dans
la région Juvignies - Maisoncelle. Il y restera du 14 octobre au 15 novembre.

Le 16 novembre, le Régiment relève la 43e Division d'Infanterie, dans son ancien secteur, entre
Ablaincourt et la sucrerie de Génermont. Alors commence une période de durs travaux, dans un
secteur perpétuellement retourné par les obus, car la réaction de l'artillerie ennemie devient de plus

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en plus forte. Le 20 novembre, un dépôt de munitions explose et ensevelit 28 hommes, qu'un groupe
d'hommes, dirigés dans leur travail persévérant par le Lieutenant LEGANGNEUX, réussit à
dégager après 7 heures d'efforts.

Il faut préparer une nouvelle base de départ pour une attaque future. Il faut refaire ce que les obus
détruisent, rétablir ce que la pluie abîme, enlever la boue qui rend les communications
impraticables. Il pleut sans cesse, le secteur devient un marécage gluant et les mauvais jours de
Lorette reviennent au souvenir des anciens. Le Régiment va-t-il revivre un de ces hivers maudits ?

Heureusement non. Le 17 décembre 1916, le Régiment est définitivement relevé. Il va passer


quelques jours dans la région d'Aumale (sur la ligne Beauvais - Le Tréport) puis est emmené, par
voie ferrée, le 22 décembre, dans la région de Villersexel (Haute-Saône).

Le commandement préparait une grande offensive pour le printemps de 1917. Une Armée
d'exploitation était constituée et s'entraînait à son rôle futur. Le Régiment en faisait partie.

Du 22 décembre 1916 au 14 avril 1917, le Régiment s'entraîne. Il passe une partie de ce temps au
Camp de Villersexel, l'autre à exécuter des travaux d'organisation du champ de bataille dans la zone
de Dannemarie, en Alsace. Enfin, le 14 avril, l'heure de la grande attaque ayant sonné, il est
embarqué en chemin de fer à Héricourt et transporté derrière le front d'attaque à l'est de Château-
Thierry et là, dans la région de Chartèves, il attend les résultats pour se porter en avant.

Malheureusement, l'offensive déclenchée ne donne pas les résultats attendus. Il n'y a pas encore
d'exploitation possible et le Régiment descend plus au sud dans la région de Condé-en-Brie
(Monthurel - Saint-Eugène). Il y passe u mois à parfaire son instruction. Enfin, le 18 mai, il se met
en route vers le Nord pour entrer en ligne dans la VIe Armée.

Par Charly-sur-Marne, Brumetz, Marisy, Sainte-Geneviève, Vierzy, Billy-sur-Aisne, il se porte dans


le secteur d'Aizy-Jouy, face au fort de la Malmaison, où il reste quelques jours seulement. Le 3 juin,
le Régiment, relevé par la 43e Division d'Infanterie, se porte clans le secteur Moulin de Laffaux,
ferme Mennejean. Avec quelques modifications de détail, il y restera jusqu'au 21 août.

Les lignes, établies sur un terrain nouvellement conquis, n'étaient pas organisées et le secteur était
agité :
Artillerie ennemie active, coups de mains nombreux tant de la part de l'ennemi que de la nôtre.

Les Allemands, le 24 juillet, tentaient d'aborder nos lignes sur la 2e section de la 2e Compagnie ; ils
échouent. La section mérite d'être citée à l'Ordre de la Division :
« Belle section par son esprit de discipline, son entrain, son esprit de résistance. A Verdun a déjà,
sous la seule impulsion de ses caporaux, rétabli l'immutabilité de notre ligne un instant compromise
entre les deux corps voisins. Le 24 juillet 1917, commandée avec calme par l'Adjudant GUYE, sous
l'ardente impulsion d'un « Vieux de Verdun », le Sergent SERAFINI, a arrêté net un stosstrupp
ennemi débouchant à 10 mètres de nos petits postes et lui interdisant pendant toute la nuit, par des
patrouilles incessantes, toute manifestation offensive nouvelle ».

Le 12 août, un coup de main minutieusement préparé est habilement exécuté par le Lieutenant

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LEGANGNEUX avec des volontaires de toutes les unités du Régiment ; il nous vaut 4 prisonniers,
que le chef du coup de main va cueillir, audacieusement, dans un abri de la troisième tranchée.

Pendant cette période, un accident malheureux avait privé le Régiment d'un de ses meilleurs
officiers, le Lieutenant LESPINASSE, qui perdait la vue par un éclatement prématuré d'obus
Brandt ; son calme et son courage, sa parfaite conscience auraient mérité un meilleur sort.

Le 21 août 1917, le Régiment est relevé et s'en va dans la zone Montgobert - Vivières. Il s'y prépare
à la grande attaque que l'on sait pour le mois d'octobre. A tour de rôle, les bataillons vont passer
quelques jours dans leur secteur d'attaque pour l'organiser et le reconnaître.

Le 23 octobre, avant le jour, le Régiment est en entier sur ses emplacements de départ. Les
bataillons sont les uns derrière les autres dans l'ordre 2e, 1er, 3e ; ils doivent se dépasser
successivement. Ils sont encadrés à droite, par le 103e ; à gauche, par les chasseurs.

La préparation d'artillerie, qui dure depuis 6 jours, a été excellente. L'artillerie ennemie est
désorganisée, il ne reste que quelques mitrailleuses qui, au départ, occasionnent quelques pertes au
2e Bataillon mais sont bientôt maîtrisées.

A 5 heures 15, le 2e Bataillon, sous les ordres du Commandant QUILLIARD, suivi du 1er, s'élance
magnifiquement sur ses objectifs. L'objectif intermédiaire : La ferme Vaurains est atteint. Les
vagues repartent à 6 heures 15 pour l'attaque des tranchées de la Loutre et du Lézard qui dominent
Vaudesson et des crêtes situées à 1 km au nord-est et au nord-ouest. Vers 10 heures le 1er Bataillon,
sous les ordres du Commandant HARTZ, encercle complètement Vaudesson ; tous les objectifs
sont atteints. Le succès est magnifique et l'ennemi qui, s'attendant à l'attaque, avait pris toutes les
précautions pour y faire face, est complètement submergé. La 13e Division d'Infanterie allemande
est presque anéantie par la 13e Division française. Elle perd ses trois chefs de corps et laisse aux
mains du Régiment :
700 prisonniers ;
Un grand nombre de mitrailleuses ;
5 canons de tranchées de 240 ;
2 pièces de 77.

Jamais le Régiment n'avait vécu une attaque si bien réussie. Les pertes étaient relativement peu
élevées. Le Lieutenant DELUNG avait été tué.
Les Capitaines WEBER et LECLERC, les Lieutenants BERNAERT et MARIET étaient blessés.
170 hommes étaient tués ou blessés.

La journée du 24 est employée à organiser la position.

Le 25, le 3e Bataillon, qui, jusque là, est resté en réserve d'Infanterie Divisionnaire à la ferme
Vaurains envoie la Compagnie CHARLOT en reconnaissance en avant des lignes avec comme
objectif : la ferme Rosay.

La 10e Compagnie (Compagnie CHARLOT) exécute brillamment sa reconnaissance et progresse


magnifiquement sous les balles des mitrailleuses et des canons ennemis qui lui tirent dessus à bout

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portant.
N'importe, elle s'empare de 2 mitrailleuses, de 25 canons allemands et de la ferme Rosay, faisant en
outre 21 prisonniers.

Le 25 au soir, le 3e Bataillon, sous les ordres du Commandant de GIRVAL, passe à son tour en
avant. Il franchit la route de Pinon à la tombée de la nuit, traverse la forêt de Pinon, qu'il occupe
solidement, et borde le canal de l'Ailette. Tous les ponts sont détruits. Le canal est bordé d'une
bande marécageuse impraticable, dont la largeur est d'au moins 200 mètres.

Le 3e Bataillon reste dans la forêt jusqu'au 1er novembre. Aucune tranchée n'existe ; on se met
immédiatement au travail. L'ennemi s'est ressaisi, il a ramené, au nord de l'Ailette, une nombreuse
artillerie et, pendant 5 jours, la forêt de Pinon reçoit un broyage systématique. Dans toute cette
bataille, le rôle du 3e Bataillon a été obscur et peu glorieux, mais il a supporté la réaction de
l'ennemi et ses pertes ont été sévères.

Au cours de ces sept jours de bataille, nombreux sont ceux qui se sont distingués :

L'Adjudant CHAMBELLAND, de la 1re Compagnie, au front depuis le début, héros de 28


combats ; l'Aspirant CUMIN, de la 3e Compagnie, reçoivent la Médaille Militaire.

Le Capitaine DUPARANT, qui avait dirigé sa compagnie comme à la manœuvre et le Lieutenant


DESMOULINS reçoivent la Légion d'Honneur pour leur belle conduite.

Le 23, au départ de la 1re vague, le Lieutenant BARRIEUX, les soldats MALCOIFFE,


BEAUBATIE, GAYRET, entraînent, par leur exemple, la première ligne, hésitant devant une
rafale de mitrailleuses. Les soldats THOMAS et JACQUOT, de la 7e Compagnie, réduisent à eux
seuls un nid de mitrailleuses après un dur combat.

Aux abords de Vaudesson, le Lieutenant LEGANGNEUX, avec quelques hommes, le Capitaine


LEDUC, avec sa liaison, représentant un total de 15 Français, capturent 200 hommes, 9 officiers,
14 mitrailleuses ou mitraillettes. La section du Lieutenant LIMOUSIN y a pris une compagnie de
mitrailleuses complète, avec son personnel et son matériel. Le soldat OBENLICHE a fait 18
artilleurs prisonniers.

Au cours de la reconnaissance du 28 octobre, les Lieutenants CHARLOT, LEBUF, GUIGNE, et


le soldat ROBIN, de la l0e Compagnie, pour ne citer que ceux-là, ont été superbes sous les balles et
les obus en terrain découvert, et se sont emparés de plusieurs mitrailleuses, de 25 canons et des
Allemands qui les défendaient.

Le 1er novembre, le Régiment est définitivement relevé et emmené en autos dans la région de
Faremoutiers (entre Meaux et Coulommiers).
Cette brillante victoire du 23 octobre 1917, lui vaut sa troisième Citation collective à l'Ordre de
l'Armée, avec le motif suivant :

« Superbe Régiment qui, sous les ordres de son Chef, le Lieutenant-colonel LARDANT a, lors de
l'attaque du 23 octobre 1917, enlevé dans un élan irrésistible et avec la plus grande bravoure, tous

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les objectifs qui lui étaient assignés, malgré les défenses extrêmement puissantes accumulées par
l'ennemi. S'est emparé de 18 canons, d'un matériel important d'artillerie de tranchées, de
nombreuses mitrailleuses et a fait plus de 700 prisonniers ».

———————

LES VOSGES — LA VESLE

L'OFFENSIVE ET LE SUCCÈS

Le 8 décembre, le Régiment est transporté en chemin de fer dans la région de Villersexel ; il n'y
reste que quelques jours et va faire des travaux le long de la frontière suisse, entre Delle et
Pfetterhouse. Le 7 janvier 1918, le Régiment se met en route par étapes pour gagner Cornimont –
Saulxures.

Il est surpris en cours de roule par des trombes de neige — par endroits il y en a plus d'un mètre —
les routes ne sont pas déblayées. Après des efforts inouïs, le Régiment arrive au terminus, sans
laisser un homme, sans laisser une voiture en arrière.

Le 20 janvier 1918, il s'établit dans la haute vallée de la Fecht à Metzeral - Sondernach. Il y restera
en ligne jusqu'au 16 mai 1918. Dans ce secteur accidenté et couvert, les effectifs sont faibles et les
lignes ne sont tenues que par quelques postes ; aussi les coups de main, les surprises, y sont-ils
fréquents. Les occasions de faire preuve de courage et d'héroïsme sont nombreuses.

Le 1er mars 1918, le Sergent MOREL repousse au « Kiosque » un coup de main allemand. Il est
cité en ces termes à l'Ordre de l'Armée :

« Sujet d'élite, d'un sang-froid et d'une bravoure exemplaires. Son petit poste étant attaqué, s'est
précipité à son poste de combat et, montant debout sur le parapet de la tranchée, a fait en avant de
lui un barrage violent de grenades, interdisant tout accès à l'ennemi ».

En avril, dans le secteur de Storchenrunz, le Lieutenant LEGANGNEUX, qui conduit une


patrouille, tombe sur un réseau électrifié et semble perdu ; l'adjudant-chef RINGARD, au péril de
sa vie, le dégage. Ce sous-officier devait périr glorieusement le 28 mai 1918.

Du 22 au 25 avril, le Sergent FILLIATRE et les Caporaux ARFOUILLAUD et LEIMARIE font,


à Mattle, dans des conditions extrêmement difficiles, des patrouilles qui donnent de précieux
renseignements.

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Le 31 mars, à 2 heures du matin, alors que la relève vient d'être effectuée depuis une heure à peine,
l'ennemi lente un coup de main sur le sommet du « Kiosque ». Le poste se défend avec acharnement
et le Caporal MILLANCOURT, de la 11e Compagnie, se défend seul contre 4 Boches, réussit à se
dégager et en blesse plusieurs à coups de grenades. Il reçoit la Médaille Militaire. Le poste ne laisse
pas un homme aux mains de l'ennemi et capture un officier allemand qui, blessé, expire peu après.

Après quelques jours passés à Cornimont, le Régiment est transporté par chemin de fer dans la
région au nord de Dormans, aux environs de Ville-en-Tardenois, à Romigny et Lagery.
Il y est à peine arrivé, croyant venir au repos, que, dans la matinée du 27 mai 1918, les Allemands
déclenchent leur grande ruée sur le front de la VIe Armée. Le Régiment est immédiatement
embarqué en camions et jeté au devant de l'ennemi pour lui barrer la route.

Au départ, la situation est inconnue. Tous les bataillons s'embarquent successivement pour aller
cantonner à Romain. Mais, en passant à Jonchery, les obus commencent à tomber, les avions
ennemis, volant à faible altitude, bombardent et mitraillent les convois.
Les bataillons débarquent successivement sur la route Jonchery – Fismes, dans le bois de la Ville-
au-Bois, puis, avec précautions, gagnent les crêtes au nord de Romain ; le 3e Bataillon s'établit à
l'est de l'arbre de Romain, le 2e Bataillon à l'ouest, le 1er en réserve au nord de Romain ; quelques
vagues fractions anglaises, très faibles et sans liaison, combattent encore par endroit. A droite et à
gauche, le vide. De front, le contact avec le Boche est immédiatement pris, et la lutte est chaude. A
l'est, les Boches atteignent et dépassent Ventelay ; à l'ouest, ils sont dans Courlandon. Ils ont même
dépassé la Vesle du côté de la ferme de la Creuse. Il faut battre en retraite si l'on ne veut pas être
cerné. Dans la nuit du 27 au 28, les bataillons vont s'établir sur les hauteurs sud de la Vesle. Une tête
de pont (1re, 2e, l0e Compagnies), sous les ordres du Commandant HARTZ, est laissée dans le nord
de la Vesle, à Breuil. Elle est bien, à droite, en liaison avec les Anglais, mais, plus à droite, c'est le
vide et l'ennemi passe la Vesle vers Jonchery, et il attaque la tête de pont par le sud, après l'avoir
complètement cernée.
Sur les crêtes au sud de la Vesle, les 2e et 3e Bataillons et la 3e Compagnie luttent héroïquement.
Mais les cartouches diminuent, les rangs s'éclaircissent, les bataillons en pointe sont débordés et
menacés d'être complètement cernés.
Le 28 mai au soir, au nord de Crugny, l'ennemi a réussi à progresser à l'ouest ; il ouvre un feu
d'enfer dans le dos du 3e Bataillon et de la 3e Compagnie, absorbés déjà dans un combat de front.
Ces unités, avec un mal inouï, parviennent à se décrocher et à se reformer sur les hauteurs au sud de
Crugny. Mais, à l'ouest, c'est toujours le vide, et l'ennemi progresse dans les bois d'Arcis-le-Ponsart.
Il faut reculer encore et aller tenir de part et d'autre de Brouillet, les hauteurs qui dominent le
village. Là, on tient presque toute la journée, puis, devant la progression de l'ennemi qui continue à
l'ouest, le Régiment bat en retraite par échelons et va se reformer, d'abord, au bois de la Vente, puis
à la ferme d'Aiguizy. Le 30, l'ennemi s'infiltre toujours à gauche. Il faut reculer encore jusque sur
les hauteurs d'Olizy-Violaine, où une Division récemment débarquée est en train de s'installer. Les
débris du Régiment occupent, en arrière, une position de repli, et, le 31 mai, un bataillon de marche
est formé avec tous les éléments restant du Régiment ; il va occuper et organiser une deuxième
position passant par le village de Montigny et les lisières nord du bois de Rodemat. Il y reste
jusqu'au 5 juin, puis va, pendant quelques jours, garder les passages de la Marne à Damery, à Breuil
et à Port-à-Binson.
Le 8 juin, il est transporté en auto à Auve et mis à la disposition de la IVe Armée.

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Cette bataille en retraite avait coûté cher. Le Régiment avait perdu :


Le Capitaine MERAND, tué.
Le Capitaine BOURSEUR, les Lieutenants GENET, LIMOUSIN, TROISGROS, SENERS,
SIGNARD, blessés.
Les Lieutenants HECK, JOBERT, DESMOULINS, LE BOUCHER, des PARCS, BOUTS,
BARRIEUX, CHARLOT, CAMES, GUIGUE, DELMAS, FAURE, LEBŒUF, le Médecin-
Major NUGUES, le Médecin .Aide-Major RAFFARIN, tous disparus.
966 Hommes de troupe, tués, blessés ou disparus.

Tout le monde y avait déployé, dépensé toutes ses forces et toute son énergie, souvent sans
ravitaillement. Il avait fallu lutter contre des forces dix fois supérieures. Le sacrifice n'avait pas été
inutile, puisqu'on avait retardé l'ennemi et puisqu'on lui avait tué beaucoup de monde. Un document
allemand pris plus tard et signé LUDENDORFF en fait foi, en reconnaissant que « la 13e Division
d'Infanterie a offert une résistance opiniâtre au cours des opérations du 27 mai au 6 juin, résistance
qui a coûté la vie et la santé à de nombreux soldats allemands ».

Les actes d'héroïsme abondaient. Ce sont, parmi beaucoup :

Le Capitaine MERAND, qui, le 28 mai, se fait héroïquement tuer à la tête de sa compagnie.

L'Adjudant VINATIER, de la 1re C.M., qui, resté seul avec ses mitrailleurs, à demi cerné, protège
la retraite de ses feux et ne se décroche lui-même, ramenant personnel et matériel, que lorsque le
mouvement de toutes les autres unités est fini.

Le Fusilier VAYSSE, de la 3e Compagnie, qui a pris part, comme volontaire, à une patrouille de
reconnaissance envoyée dans un village occupé par l'ennemi. Pendant toute une nuit, lui en a
interdit le débouché. Attaqué au petit jour, a maintenu sa position en tirant jusqu'à sa dernière
cartouche. Quoique cerné dans un bois, a réussi à s'enfuir et à rejoindre sa compagnie ».

L'Adjudant LEBLOND, de la 6e Compagnie, qui, le 27 mai, se précipite avec sa section sur une
mitrailleuse et est héroïquement tué.

Les sections BARRIEUX et BOUTS qui, le 28 mai, tiennent six heures, héroïquement, sur le
champ d'aviation de Courville, et qui sont, finalement, cernées et anéanties.

Les soldats MALCOIFFE et REBILLARD, de la 7e Compagnie, qui, le 28 mai au soir, à la ferme


de Bonnemaison, leur fraction étant presque entourée, s'offrent comme volontaires pour porter des
renseignements au commandement. MALCOIFFE est tué presque au départ. REBILLARD prend
le pli, part et ne reparaît plus.

Le Sergent BALAY, de la 3e C.M., avec sa section de mitrailleuses, qui, en arrivant à l'arbre de


Romain, met sa pièce en batterie sous un feu intense de mitrailleuses et lutte avec un héroïque
acharnement. De toute la section, quatre hommes seuls sont sortis intacts de la lutte.

Le Régiment, à peine refait, entre en ligne en Champagne, au nord de Suippes d'abord, jusqu'au 1er
juillet, dans le sous-secteur Forestière, puis, à partir du 1er juillet, dans le sous-secteur Cameroun.

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Une nouvelle ruée allemande est imminente, tous les renseignements la laissent deviner. Le secteur
est anormalement calme. Des journées entières se passent sans que l'artillerie boche tire un coup de
canon.
On en profite tour travailler et organiser les positions sur lesquelles on va arrêter l'ennemi.

Le 14 juillet, à 23 heures 30, le Régiment est prévenu que la préparation ennemie va commencer et
que l'infanterie boche se lancera à l'attaque à trois heures. La première position est volontairement
abandonnée ; seuls quelques éléments du 2e Bataillon y sont laissés, avec mission de retarder
l'ennemi et de se sacrifier.
Ce sont les sections des Lieutenants MOREAU et MOUROT, sur la ligne des réduits, et la 7e
Compagnie (Capitaine AGOSTINI), sur la position de l'Hinterland (Bois du Cameroun).

Par contre, la position intermédiaire est fortement tenue par le 1er et le 3e Bataillons accolés ; chacun
de ces bataillons dispose, en soutien, d'une compagnie américaine et les restes du 2e Bataillon, en
réserve derrière.

Ce qui était prévu se passe point par point. Les groupes sacrifiés du 2e Bataillon préviennent par
signaux de l'avance de l'ennemi et, par leur résistance, désagrègent ses formations. Les tirs de
contre-préparation et de barrage sont déclenchés. L'infanterie ennemie arrive devant la position
intermédiaire avec un retard considérable sur le barrage roulant qui devait la précéder et qui a
marché à l'horaire prévu. Sur la plus grande partie du front, l'ennemi est arrêté net ; sur d'autres
points, couverts et boisés, il parvient à encercler ou à prendre quelques G.C. Des contre-attaques
menées par les fractions en soutien et les Américains, et héroïquement conduites par les Lieutenants
RISTORCELLI, MONTENOT, VERCHOT, CHAMPENOIS, reprennent immédiatement les
G. C. perdus.
A 17 heures, nouveau tir d'anéantissement ennemi, nouveaux barrages. L'ennemi est arrêté net.
Pendant ce temps, toutes les unités allemandes de seconde ligne, l'artillerie, les voitures, ignorant ce
qui se passait en avant, marchaient à leur horaire et venaient se coincer sur leur première ligne
arrêtée. Toute l'après-midi, notre artillerie ne cesse de les écraser sous un tir formidable.
L'attaque ennemie était arrêtée avec des pertes formidables, et la Division avait repris sa revanche
de la retraite du 27 mai. La confiance en l'avenir renaissait, d'autant plus que l'annonce de la contre-
offensive victorieuse arrivait.

A partir du 19 juillet, on ne laisse plus de répit à l'ennemi, on lui reprend morceau par morceau une
partie des positions qui lui ont été volontairement cédées le 15.
Toutes ces opérations ont permis à beaucoup de montrer leur entrain et leur courage.

Le 15 juillet, l'Aspirant GAVIOT, entouré, avec son G. C., avait magnifiquement résisté à l'ennemi,
qui finit par se retirer.

Les fractions sacrifiées du 2e Bataillon (Sections MOUROT et MOREAU, Compagnie


AGOSTINI), avaient magnifiquement rempli leur tâche et prévenu le commandement par tous les
signaux convenus (P.V., T.P.S., fusées). Plusieurs réussissent à s'échapper et à rentrer dans nos
lignes.

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Le régiment reste encore en ligne jusqu'au 12 août, puis va, jusqu'au 6 septembre, se refaire dans les
cantonnements de Pogny, Omey, Vésigneul.

Le brillant succès du Régiment au 15 juillet lui vaut une quatrième citation et la Fourragère aux
couleurs de la Médaille Militaire, avec le motif suivant :

« A fait preuve, sous le commandement du Lieutenant-colonel WEILLER, du plus bel héroïsme,


« d'une ténacité et d'une endurance hors de pair, en repoussant de haute lutte de nombreux assauts
« de l'ennemi, en se dépensant sans compter et en infligeant les plus lourdes pertes à une Division
« bavaroise, faisant preuve d'une abnégation allant jusqu'à l'esprit de sacrifice le plus absolu. »

Le régiment monte en ligne dans les nuits du 5 au 6 et du 6 au 7 septembre et relève le 149e R. I.


clans le sous-secteur Hamon. L'ennemi est inquiet. Le 14 septembre, après un violent
bombardement du P. C. du Trou Bricot, il tente d'aborder nos lignes et est repoussé. Un G. C. avancé
qui n'avait pu se replier et dont la retraite est coupée, après avoir accepté le combat, se porte
résolument en avant des lignes et réussit à se dissimuler dans des abris de batteries où il passe toute
la journée ; le sous-officier et les sept hommes qui le composent regagnent, à la nuit tombante, leur
emplacement de combat. Le 20 septembre, nous exécutons un coup de main sur la tranchée d'York :
l'ennemi se dérobe. L'ordre est de faire à tout prix des prisonniers. Le secteur ennemi n'avait pu être
identifié depuis plusieurs semaines. Le 24 au petit jour, une reconnaissance, forte d'une compagnie,
est poussée jusqu'au bois du Paon, à plus de 1.500 mètres en avant des lignes ; elle ramène 14
prisonniers, dont 1 vice-feldwebel, et permet d'identifier une Division nouvelle.
La réaction ennemie est vive, le bombardement violent. A 8 heures, l'ennemi, en force, attaque à son
tour le P. A. Merlon ; il ne réussit qu'à laisser cinq nouveaux prisonniers entre nos mains.

Dans les nuits du 23 au 24 et du 24 au 25, la 43e Division d'Infanterie, en entier, occupe le sous-
secteur tenu par le Régiment ; celui-ci est rassemblé au Camp Est de Somme-Suippe, et consacre la
journée du 25 aux préparatifs de l'attaque, qui doit commencer le 26. La 43e D. I. mène l'attaque au
début ; la 13e D. I. marche dans ses traces et le 21e derrière le 149e.

Dans la nuit du 25 au 26, le Régiment occupe ses emplacements de départ, le 2e Bataillon en tête, au
nord de Somme-Suippe, dans les abris de batteries en 08-38, et les boqueteaux environnants ; le 3e
Bataillon au milieu du Camp Est de Somme-Suippe. Le 1er Bataillon, qui doit marcher en queue du
Régiment, est à la disposition de l'artillerie d'assaut pour la création des pistes et se rassemble vers
la Maison Forestière. Ce bataillon a mérité une lettre de félicitations du Chef d'Escadron
commandant le groupement d'A. S., pour la manière dont il a rempli sa mission sous le
bombardement et malgré les pertes.

La préparation d'artillerie commence le 25, à 23 heures, et l'attaque se déclenche le 26, à 5 h.25.


Pendant les journées des 26, 27 et 28 septembre, le Régiment suit pas à pas la progression du 149e,
progression qui va en diminuant de jour en jour. On a nettement l'impression que la résistance
ennemie augmente, que des renforts sont arrivés ; des prisonniers faits dans la journée du 28,
appartiennent à la 5e Division de la Garde.
Le 149e a atteint la tranchée de Nassau et a quelques éléments avancés en avant de cette tranchée.

Le 28, dans la soirée, ordre est donné au 2le de relever les Bataillons B et C du 149e et de se tenir

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prêt à mener l'attaque dans la matinée du 29. La nuit est noire, le terrain détrempé par la pluie ; la
relève est pénible ; mais, grâce aux efforts de tous, les unités du Régiment parviennent à être en
place au petit jour : le 2e Bataillon dans la tranchée de Nassau, le 3e la tête au chemin de la Sente, le
1er dans la tranchée du Chemin de Grateuil.

Le 29, à 10 heures, après une préparation d'artillerie d'une heure, le 2e Bataillon dépasse les
éléments avancés du 149e et se porte à l'attaque du bois des Ronces, ayant pour objectifs successifs
le fond d'Aure, la tranchée d'Aure et la crête Médéah - Orfeuil. Le Bataillon dispose d'une batterie
de chars d'assaut Schneider.

Dès le débouché de l'attaque, une résistance opiniâtre de l'ennemi se révèle sur le Brunnen Grund et
la Batterie 22-93.

Les unités progressent par le bois, attaquent les nids de mitrailleuses. Le Lieutenant LABROUSSE
est tué à bout portant à la tête de sa compagnie. Les chars d'assaut interviennent, mais sont
immédiatement pris sous un violent feu d'artillerie ; l'un d'eux flambe, les autres sont obligés de se
retirer. Le bataillon avance quand même, les nids de mitrailleuses sont réduits, de nombreux
prisonniers de La Garde sont faits. La résistance s'accentue dans le bois des Ronces. Les
mitrailleuses, installées dans des abris et soigneusement camouflées, ne se révèlent qu'au dernier
moment. Il faut les attaquer. Le Sergent ARFOUILLAUD se porte résolument sur un de ces nids,
tue l'officier et un homme, fait cinq prisonniers, s'empare de 6 mitrailleuses. Malgré les pertes,
l'avance continue et, à 12 heures 15, le bois des Ronces est à nous. Le bataillon se trouve alors en
flèche et le débouché de la lisière nord du bois est rendu impossible par de violents feux de
mitrailleuses partant du nord et de l'ouest, prenant tout le ravin d'Aure d'enfilade, et par un vif
bombardement de 77 et de 105, dont les pièces tirent à vue. Après une nouvelle préparation
d'artillerie, à 15 heures 30, une deuxième tentative est faite pour aborder la tranchée d'Aure. Elle
n'aboutit pas. Notre artillerie est impuissante à neutraliser les mitrailleuses, et les quelques groupes
de tirailleurs qui, malgré toutes les difficultés, ont franchi le ravin, sont obligés de se replier sur le
gros. Ordre est donné aux bataillons de s'installer à la lisière nord du bois V. 77.
Le 3e Bataillon a suivi le mouvement en avant et atteint la tranchée de Nassau ; le 1er a atteint le
chemin de la Sente.

La nuit se passe sans incident. Le 30, au petit jour, le 3e Bataillon serre sur le 2e Bataillon et se tient
prêt à prendre l'attaque à son compte. Le premier objectif est la bretelle partant de la tranchée
d'Aure pour atteindre le point 18-04. L'objectif éventuel la tranchée d'Aure.

L'attaque débouche à 9 h.30. Au départ, se déclenche un très violent tir de barrage sur le fond
d'Aure et les positions plus au sud. L'artillerie française tire trop court, gène la progression et nous
fait même subir des pertes sérieuses. Néanmoins, le bataillon avance dans un terrain nu, aux glacis
allongés, balayés par les rafales de mitrailleuses ennemies, tirant d'un peu partout et tout
particulièrement des ailes. Après avoir traversé trois lignes de réseaux, livré de nombreux combats à
la grenade et au fusil contre les mitrailleurs qui sont dispersés, anéantis ou faits prisonniers, le
bataillon atteint son premier objectif à 15 heures. Les mesures nécessaires sont prises aussitôt pour
attaquer l'objectif éventuel ; après un violent combat contre un ennemi tenace et résolu, la tranchée
d'Aure est atteinte à la nuit tombante.

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Le 2e Bataillon est resté sur ses positions du fond d'Aure, le 1er Bataillon a suivi le mouvement en
avant et s'est porté à la bretelle de la tranchée d'Aure, où il prend ses dispositions pour attaquer le 1er
octobre.

Deux objectifs lui sont donnés : 1° Crête du bois Torpille ; 2° Route Orfeuil - Liry. A 10 heures,
sous vit feu nourri de mitrailleuses et un tir de barrage violent, l'attaque se déclenche. Malgré les
pertes sérieuses, les vagues d'assaut continuent leur marche en avant, n'ayant qu'un but : atteindre
l'objectif assigné. Les mitrailleuses sont réduites une à une, leurs servants tués pour la plupart ;
quelques-uns faits prisonniers. Le canon de 37 aide puissamment à leur réduction ; le Lieutenant
PINGAUD, commandant le peloton, est tué sur sa pièce en en dirigeant le tir. A 12 heures, le bois
Torpille est conquis, après un combat acharné. Mais le bataillon est en pointe très avancée ; le
Régiment de gauche n'a point attaqué et la droite est en retrait ; aussi, les feux d'enfilade des
mitrailleuses ennemies sont très meurtriers ; il n'est pas possible, pour le moment, de songer à
pousser jusqu'à l'objectif final.

A 15 heures 30, une contre-attaque ennemie se déclenche sur 1e front du bataillon ; elle est
repoussée avec des pertes sévères. L'ennemi cherche alors à s'infiltrer à l'ouest, dans l'intervalle
boisé, entre le 21e et le 116e, mais la compagnie de soutien, établie en crochet défensif, l'oblige à se
replier.

A 16 heures, une deuxième contre-attaque, plus violente encore que la première, est repoussée après
une lutte farouche et opiniâtre. Les renforts ennemis continuent à arriver et se massent sur les pentes
nord du bois Torpille et dans le bois de la Croix ; leur but évident est de nous reprendre la tranchée
d'Aure, dernière organisation avant la crête Médéah - Orfeuil. Sous 1a violence de l'attaque, le
bataillon en flèche, menacé sur ses derrières, exécute alors un repli méthodique et se place à la
hauteur des unités voisines, formant une ligne continue sur laquelle la contre-attaque ennemie est
brisée. Le Sergent COSTEDOAT se replie un des derniers, emportant un blessé qu'il ne veut pas
laisser aux mains de l'ennemi, qui déborde sa compagnie. L'Adjudant VINATIER, débordé à droite
et à gauche, persuadé qu'un sacrifice total peut seul aider à rétablir la situation, se maintient en place
sous une pluie de balles, dirigeant avec précision le tir de ses mitrailleuses, maîtrisant l'ennemi qu'il
oblige à battre en retraite. Les combats ont été d'une violence inouïe, car l'ennemi a reçu des
renforts, et c'est une nouvelle Division, la 199e, qui est devant nous. La nuit est marquée par une
violente réaction de l'artillerie ennemie.

Le 2e Bataillon relève le 1er et se prépare à nouveau à reprendre l'attaque dans la journée du 2. Les
mouvements, à exécuter sont délicats, car l'axe de la marche orientée sud-nord va être orientée sud-
est-nord-ouest, la Division conversant à gauche sur le 2e Bataillon formant pivot. L'objectif de ce
bataillon est la portion de la route Médéah - Orfeuil comprise entre le Pilone et la sortie ouest du
village. La première phase du combat est un changement de direction pour se mettre face à
l'objectif ; il est gêné par quelques mitrailleuses, dont les servants sont faits prisonniers. A 11 h.50,
le bataillon se porte à l'attaque de son premier objectif : lisières sud du bois de la Croix. Au
débouché, les mitrailleuses se révèlent en V 12 et vers le bois du Chien. Les mitrailleuses de V 12
sont réduites et la lisière sud du bois la Croix est atteinte à 14 heures. Une compagnie du 3e
Bataillon, détachée en flanc-garde en arrière et à gauche occupe V 28, puis le chemin en lisière
ouest de V 12. A 15 heures, la progression reprend et tout le bois la Croix est occupé. A 15 h.30, le
bataillon essaie de déboucher des lisières ouest et nord du bois, mais il est accueilli par

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d'innombrables mitrailleuses situées en R 38 et dans les bois environnants le Pilone, et que notre
artillerie n'arrive pas à réduire au silence.

A 17 heures, le bataillon tente à nouveau, mais en vain, de déboucher du bois de la Croix.


A 17 heures 45, l'ennemi bombarde violemment le bois et la tranchée d'Aure, et, à 18 heures, une
contre-attaque puissante se déclenche sur notre front, s'étendant très loin à gauche et à droite.
Pendant plus d'une heure, l'ennemi s'acharne à l'attaque mais il n'arrive pas à entamer notre front et
subit les pertes les plus sévères. Deux prisonniers faits au cours du combat appartiennent à une
Division nouvelle amenée sur notre front, la 203e D. I.

Pendant ces quatre dures journées de combat, le Régiment s'est heurté à des troupes ennemies de
tout premier ordre, ayant pour mission de tenir coûte que coûte, se défendant jusqu'à la dernière
extrémité, disposant d'un matériel nombreux qu'elles utilisent parfaitement, en occupant tous les
points propices du terrain ; secondée par une artillerie active, l'infanterie ennemie a rendu notre
tâche particulièrement pénible. Il faut avoir parcouru le terrain reconquis pour se rendre compte de
l'effort réalisé par ceux qui l'ont enlevé aux meilleures Divisions allemandes.

Malgré ces difficultés de toute nature, le Régiment a progressé sans trêve là où ses prédécesseurs et
ses successeurs ont été arrêtés. Au cours de ces quatre journées, il a marché en tête du 21e C.A., qui,
lui-même, menait le combat en tête de la IVe Armée.

Le 21e a conquis quatre kilomètres de terrain, fait 200 prisonniers, dont cinq officiers, parmi
lesquels un commandant de bataillon et un médecin, pris un canon de 105, un canon de 88, 39
mitrailleuses, 6 fusils anti-tanks et quantité de matériel divers. Ce magnifique résultat est dû à
l'esprit de dévouement, à l'ardeur qui ont animé tout le monde, chefs et soldats, à tous les instants de
la bataille.
Si les bataillons ont rivalisé d'entrain, ils ont été puissamment secondés par leurs camarades
spécialistes.
Le peloton de 37 et les bombardiers perdent leur chef : le Lieutenant PINGAUD, tué glorieusement
sur sa pièce. Ils ont un sergent tué, un sergent blessé, 21 soldats blessés ou intoxiqués. Malgré ces
pertes, il se porte une quatrième fois à l'attaque, le 2 octobre, progressant avec les vagues d'assaut,
exécutant un tir réglé à moins de 100 mètres d'une mitrailleuse ennemie dont il facilite la capture.
Avec un dévouement sans égal, l'équipe radio-téléphoniste assure, sous les bombardements et les
rafales de mitrailleuses, une liaison qui permet l'action incessante du commandement.
Grâce à l'effort fourni, le 2 octobre, le Régiment de gauche (116e) peut être averti à temps que des
concentrations de troupes se forment devant son front, dans le ravin du bois du Chien, que notre
avance nous permet de dominer. L'intervention de notre artillerie, puis celle du secteur intéressé, fait
échouer la contre-attaque.
Les musiciens, dans leur rôle de brancardiers, ne restent pas en arrière de leurs camarades. Jour et
nuit ils transportent de nombreux blessés. Quand cette tâche est terminée, ils ramènent tous nos
morts dans nos lignes. L'un d'eux, blessé, refuse de se faire évacuer, prétextant que des blessés plus
graves ont besoin de ses soins. Trois autres ypérités, atteints d'aphonie complète, continuent à
assurer courageusement leur pénible service.

Le 3, le Régiment passe en deuxième ligne, où il reste jusqu'au 12 octobre, marchant dans les traces
des Régiments qui le précèdent, prêt à tout instant à reprendre de nouveau part à la bataille.

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Les pertes ont été cruelles.


Officiers tués : Lieutenant LABROUSSE, commandant de compagnie ; Lieutenant PRETOT,
commandant de compagnie ; Lieutenant PINGAUD, commandant le peloton de 37 ; Sous-
lieutenant GUDIN, chef de section.
Officiers blessés : Lieutenant RISTORCELLI (mort des suites de ses blessures) ; Capitaine
FAUGERON, commandant de compagnie ; Capitaine JARNIAT, commandant de compagnie ;
Capitaine LYAUTEY, commandant de compagnie ; Lieutenant LAFFITTE, commandant de
compagnie ; Lieutenant DUPLESSIS, commandant de compagnie ; Lieutenant VEY, chef de
section (mort des suites de ses blessures) ; Sous-lieutenant CHAMPENOIS, chef de section ; Sous-
lieutenant ESCUDIE, chef de section ; Capitaine WEBER, commandant de compagnie
(intoxiqué) ; Lieutenant VIGNAUD, commandant la S. S. D. (intoxiqué) ; Médecin Aide-Major
GOURIOU (intoxiqué).
Hommes de troupe tués, 93 ; blessés, 441 ; disparus, 43 (la plupart tués ou blessés, que la contre-
attaque ennemie ne nous a pas permis de ramener dans nos lignes).
A signaler : les Sergents PIEGAY et CHAUFFOURIER (5e Compagnie), qui se sont distingués au
cours de la réduction des mitraillettes ennemies.

Si, au cours de ces durs combats, le 21e n'a pas eu la tâche la plus brillante, si, parfois, elle a été la
plus rude, il a conscience, dans sa modeste sphère, d'avoir contribué à l'éclatant succès de l'Armée
de Champagne en apportant, dans l'accomplissement de son devoir, l'esprit de sacrifice qui l'a
toujours guidé sur tous les champs de bataille où a flotté son glorieux Drapeau.

Le 12 octobre, le Régiment est relevé et va passer quelques jours dans la région de Sainte-
Menehould.

Le 21 octobre, il est transporté en auto à Cernay-lès-Reims et passe à la disposition de la Ve Armée.

Le 1er novembre, il participe à une attaque générale de la Ve Armée. L'attaque ne peut déboucher,
les chasseurs, à gauche, n'ayant pu enlever un bois dont les nombreuses mitrailleuses prennent de
flanc la zone d'attaque du Régiment. La réaction de l'artillerie ennemie est excessivement violente.
Le 5 novembre, une reconnaissance offensive montre que l'ennemi a commencé un repli.
La poursuite commence, et, par Saint-Fergeux, Wassigny, la forêt de Signy-l'Abbaye, conduit le
Régiment à Belval, à l'ouest de Mézières-Charleville, le 10 novembre 1918.

Au cours de cette avance, de nombreux civils sont libérés. Les marches sont dures, mais la suprême
joie d'assister à la débâcle finale de l'ennemi et le sentiment de la fin prochaine décuplent l'énergie
de tous.

Le 11 novembre, à 5 h.45, arrive un message par T.S.F., ainsi conçu


« Les hostilités seront arrêtées sur tout le front à partir du 11 novembre, onze heures (heure
française). Les troupes alliées ne dépasseront pas, jusqu'à nouvel ordre, la ligne atteinte à cette date
et à cette heure. — Signé : Maréchal FOCH. »

Ainsi finissait, dans la joie, ce terrible drame sans précédent dans l'Histoire. Au cours de plus de
quatre ans d'une guerre sans merci, le Régiment avait été partout où il y avait des coups à donner ou

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à recevoir. Partout il avait fait flotter bien haut son Drapeau déjà illustre avant, et qui portait dans
ses plis les noms de Wagram, la Moskowa, Sébastopol, Solferino.
Partout et toujours il avait accepté en silence les sacrifices les plus complets et ce n'avait pas été en
vain. L'ennemi, à jamais déshonoré, avait mordu la poussière.
Nos morts étaient vengés.

Le 11 novembre, à 11 heures, au moment précis où les hostilités prenaient fin, le Régiment rendait
les honneurs à son Drapeau.

Les jours suivants, par les routes des Ardennes françaises et belges, par Mézières, Mohon, Givonne,
Bouillon, Neufchâteau, Bastogne, il gagne la région de Clervaux, dans le Grand-Duché de
Luxembourg, qu'il va occuper jusqu'à la fin janvier 1919.

A la fin janvier 1919, par Luxembourg, Thionville, Metz, Strasbourg, Steige, le col de Steige, Saint-
Dié, il vient dans la région d'Épinal, où il cantonne un peu plus d'un mois. Puis, le 12 mars 1919, il
rentre à Langres, sa garnison d'avant-guerre, où il reçoit un accueil enthousiaste. Il y est reçu par
toutes les autorités et la population, comme en est digne le Régiment « sans peur et sans reproche »
qu'il a été pendant toute la campagne.

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LISTE DES MILITAIRES

DU 21e RÉGIMENT D'INFANTERIE

MORTS POUR LA FRANCE

Au cours de la Campagne 1914 – 1918

—————▪—————

OFFICIERS
Compie Nom, Prénoms et Grade Date du décès
5e BERTHIN Jean-Augustin, Lieutenant, 15 sep. 1916
4e BEZY Paul-Félix-Henri, Sous-lieutenant, 18 août 1914
BISIRIER Pierre, Sous-lieutenant, 30 sep. 1915
9e BOLE-TRELY Émile, Sous-lieutenant, 13 mars 17
e
8 BOUCHON Charles-Michel, Capitaine, 28 août 1914
8e BOULET Lucien, Sous-lieutenant, 11 mai 1915
e
4 BOURNOT Jules-Nicolas-Victor, Capitaine, 18 août 1914
BREDARD Victor-Alexis, Sous-lieutenant, 2 oct. 1915
e
3 BRIQUELER Paul-Édouard, Capitaine, 30 sep. 1914
BROUSSARD Joseph, Sous-lieutenant, 8 mars 1916
e
10 BURDEAU Charles-Claude-Jean-Baptiste, Lieutenant, 22 juil. 1916
4e CHAPLET Jules, Sous-lieutenant, 22 août 1916
e
8 CHAUVIN Jean-Louis, Lieutenant, 1er nov. 1917
CONTET Émile, Chef de Bataillon, 7 mars 1916
COUVREUR Maurice-Edmond-Jules, Sous-lieutenant, 12 mars 1917
e
2 DAMBRUN Henri-Joseph, Sous-lieutenant, 11 mai 1915
1re de GEOFFROY Henri-Jean, Capitaine, 16 oct. 1914
e
10 DELELIS Auguste-Henri, Capitaine, 11 oct. 1914
6e DELUNG Paul, Lieutenant, 23 oct. 1917
e
3 de POYEN BELLISLE Armand-Marie, Sous-lieutenant, 1er oct. 1914
12e de SALABERRY-IRUMBERRY Antoine-Marie, Sous-lieutenant, 12 déc. 1915
2e DUPONT François-Joseph, Capitaine, 13 oct. 1914
EUGONIN Paul-Eugène, Sous-lieutenant, 18 août 1914
21e R. I. FAIVRE Wilfrid, Lieutenant-colonel, 25 sep. 1914
FLORY Charles-Désiré-Étienne, Lieutenant, 23 déc. 1914
4e GABRIEL Émile-Eugène-René, Lieutenant, 21 août 1914
e
3 Btn GAITET Albert-François-Léon, Chef de Bataillon, 29 mai 1915
GAY Abel-Alexandre, Sous-lieutenant, 4 oct. 1915
e
2 Btn GUDIN, Sous-lieutenant, ler oct. 1918
12e JACQUEMIN Marie-Alaise, Sous-lieutenant, 18 juin 1915
JEANBLANC Henri, Sous-lieutenant, 12 mai 1915
4e LABROUSSE Georges-Marcel, Lieutenant, 29 sep. 1918

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Compie Nom, Prénoms et Grade Date du décès


4e LALLEMAND Marcel-Marie, Lieutenant, 7 mars 1916
11e LANGLADE Théophile-Maurice, Lieutenant, 1er mai 1915
11e LECOLIER Fernand-René, Lieutenant, 7 mars 1916
5e LOMBARDOT Ernest-Joseph, Lieutenant, 28 août 1914
3e LOREAUY Émile-Henri-Jules, Sous-lieutenant, 29 sep. 1915
8e MALTERRE Maurice-Henri, Capitaine, 27 août 1916
MARIANI Henri, Sous-lieutenant, 7 juil. 1915
e
10 MATRAY Albert-Claude-Frédéric, Sous-lieutenant, 22 juil. 1915
1er Btn MENNEGLIER Félix-Charles, Chef de Bataillon, 28 sep. 1915
MERAND Maurice-Georges, Capitaine, 28 mai 1918
9e MERCIER Charles-Louis, Sous-lieutenant, 18 août 1914
e
8 MICHELON Louis, Sous-lieutenant, 18 juil. 1915
2e MOLLARD Joseph-Jean-Marie, Sous-lieutenant, 14 mai 1915
MOTEMPS Joseph-Émile, Capitaine, 23 août 1914
MOUTON Joseph-Noël-Paul, Capitaine, 12 mai 1915
4e NEROT André-François, Capitaine, 7 juil. 1918
e
7 ODENT Pierre-Charles-Marie, Sous-lieutenant, 13 juin 1915
10e PAILLOT Léon-Vital, Sous-lieutenant, 4 oct. 1915
e
10 PARISOT Lucien-Joseph, Sous-lieutenant, 10 oct. 1914
12e PERRIN Hilaire-Auguste-Alexandre, Lieutenant, 9 déc. 1918
C. H. R. PINGAUD Joseph-Adrien-Jean, Lieutenant, 1er oct. 1918
1re PRETOT Pierre-Étienne-Noël-Émile, Lieutenant, 1er oct. 1918
e
3 PUYRAIMOND Charles-Antoine, Sous-lieutenant, 10 oct. 1915
11e RISTORCELLI Pierre-Toussaint, Lieutenant, 14 oct. 1915
e
8 ROCAUT Marcel, Sous-lieutenant, 13 mars 1915
6e ROCHEFRETTE Claude-Marie-Émile, Capitaine, 24 août 1914
9e ROI Georges, Sous-lieutenant, 7 mars 1916
RÉMY Pol-René, Capitaine, 15 juil. 1918
SEYMOUR-THIVIER, Chef de Bataillon, 11 juil. 1915
e
3 THEILHOL René-Léon, Sous-lieutenant, 2 déc. 1918
8e THÉRIOT Fernand-Stéphane-Jules-Émile, Sous-lieutenant, 28 août 1914
THRAEN Henri-Maximilien, Chef de Bataillon, 22 août 1914
4e VIANNAY Joseph-Claude, Sous-lieutenant, 9 mars 1916
e
8 VOISIN Paul-Jules, Lieutenant, 11 mai 1915

HOMMES DE TROUPE
ABRAHAM Jules, 2e classe. │ALERON Blaise, 2e classe.
ABADIE André-Bernard, 2e classe. │ALEVÉQUE Eugène, 2e classe.
ADAM Paul-Louis, 2e classe. │ALEXANDRE Ray.-Louis-Alli., aspirant.
AGNEL Jules-Félix, 2e classe. │ALFRED Auguste dit MONTVOISIN, 2e cl.
AJOUR Paul-Alix, 2e classe. │ALIG François-Joseph-Claudius, 2e cl.
AKERMANN Paul-Ernest, 2e classe. │ALLIER Raphaël, 2e cl.
ALBAGNAC Jean-Pierre, 2e classe. │AMAT Louis-Charles-Pierre, 2e classe.
ALBISETTI Émile-François, caporal. │AMIOT Armand-Jules dit Rose, 1re cl.

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AMIOT Jules-Eugène, 2e classe. │BADARELLO Marcel-Auguste, 2e cl.


ANCEL Joseph-Florentin, 2e classe. │BADAT Henri-Adolphe, 2e classe.
ANDRÉ Marius-Constant, serv. auxiliaire. │BAIGNIER Emmanuel-Augustin, 2e cl.
ANDRÉ William-François, 2e classe. │BAINY Jules-Joseph, 2e classe.
ANDÉOL Louis-Joseph-Marie, 2e classe. │BAILLY Louis, caporal.
ANDRIEU Joseph-Michel, 2e classe. │BAILLY Maurice, 2e classe.
ANDRIOL Louis-Albert-Jean, 2e classe. │BALAY Joseph-Gabriel, sergent.
AUGET Aristide-Aug.-Joseph, 2e cl. │BALLAND Émile-Albert, 2e cl., 9e.
ANGELLE François, 1re classe. │BALLERIAUX François, 2e classe, 7e.
ANGELLOZ Nicoud-Auguste, 2e classe. │BALLY Jacques, 2e cl., 3e.
ANGELOT Nicolas, 2e cl. │BALOCHE Auguste-Pierre, 2e classe.
ANIER Louis, 2e cl. │BARANGER Louis-Alfred, 2e classe.
ANNE Marcellin-Anatole-Jos., 2e cl. │BARAILLE Louis-Gaston-Pierre, 2e cl.
ANTIGNAC Antoine-Jean, 1re classe. │BARBERET Ferdinand, 1re classe.
ANTONET Louis, 2e classe. │BARBEY Pierre, caporal.
APTEL Paul, 2e classe. │BARBIER Henri, 2e classe.
ARFEUX Lucien, 2e classe. │BARBIER Étienne, 2e classe.
ARIBAUD Jules-Justin, 2e classe. │BARBIER Joseph, 2e classe.
ARMELLONI Armand-Jules-Aug., 2e cl. │BARBIER Ferdinand-Étienne-Art., 2e cl.
ARNIAUD Léon, 2e classe. │BARDEL Auguste-Joseph, 2e classe.
ARNOUX Léonice-Albert, sergent. │BARNAY Jules, 2e classe.
ARROUE Émile-André, 2e classe. │BARNAY Jean, 2e classe.
ARVISET Albert, 2e classe. │RARLOT Paul, 2e classe.
AUBERT Jean-Abdon, 2e classe. │BARDIN Antoine, 2e classe.
AUBERT Léon-J.-B., adjudant-chef. │BARDY Paul-Armand, 2e classe.
AUBERTOT Georges-Gaston, sergent. │BARDY Léon-Augustin, sergent.
AUBERTOT Célestin-Albert, adjudant. │BARILLOT Eugène, 2e classe.
AUBLANC Auguste, 2e classe. │BAROCHE Charles-Félix-Jules, 2e cl.
AUBRIET Louis-Marius-Anast., 2e cl. │BAROUILLER Claude, 2e classe.
AUBRIT Lucien-Firmin, 2e classe. │BARRET Jules-Émile, 2e classe.
AUBRY Albert-Jean-Marie, 2e classe. │BARRETTE François, 2e classe.
AUBRY Achille-Lucien, 1re classe. │BARRIÈRE François, 2e classe.
AUDRY Louis, 2e classe. │BARRIÈRE Jean, 1re classe.
AULON Marie-Émile, 2e classe. │BARROIS Eugène-Amédée, 2e classe.
AUVIGNE Théophile-Albert, 2e classe. │BARROY Léon-Auguste, 2e classe.
AYMARD Andrieux, 2e classe. │BARTHÉLEMY Alexis-Apollinaire, 2e cl.
ARARD Camille-Jean, caporal. │BAS Élie-Léon, 2e classe.
│BASSET Pierre-Benoit, 2e classe.
BABEL Étienne-René-Henri, caporal. │BATAILLARD Hippolyte-Louis, 2e classe.
BABU Pierre-Aimé-Mathurin, 2e cl. │BATAILLE Philippe, 2e classe.
BACHELARD François, 2e classe. │BATELOT Joseph, 2e classe.
BACHELIER Gilbert-François, 2e classe. │BATHIARD Claude-Philibert, 2e classe.
BACHEVILLER Philibert, 2e classe. │BATHIARD Pierre-Étienne, 2e classe.
BACHOTET Émile-Eugène, 2e classe. │BATIER Jean, 2e classe.
BACQUIN Émile-Éloi, 1re classe. │BATON Louis-Napoléon, 2e classe.
BACU Charles, 2e classe. │BATTANT Félix-Claude, 2e classe.

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BAUCHEZ Louis, 2e classe. │BENASSY Joseph, 2e classe.


BAUDOIN Marie-Émile-Félicien, 2e cl. │BENEY Pierre-Marie-Joannès, 2e cl.
BAUDOIN Théotyme-Arthur, 2e classe. │BENISTANT Jean-Baptiste, 2e classe.
BAUDOIN Théodore dit Alexis, 1re cl. │BENOIST Ernest-Joseph-Henri, 2e cl.
BAUDON François-Charles, caporal. │BOURGEOIS Pierre, 2e cl.
BAUDOT Alexis-Jean-Charles 2e classe. │BERANGER Albert-Auguste, 2e classe.
BAUDOT François-Georges, 2e classe. │BERARD Marcel-Delphin, 2e classe.
BAUDRV Émile-Adrien, 2e classe. │BERBEY Louis-Constant, 2e classe.
BAUDURET Marcel-Louis, sergent. │BERGER François, 2e classe.
BAUER Joseph, 2e classe. │BERGER Jean-Marie-Joseph-Eug., 2e cl.
BAUGE Pierre, 2e classe. │BERGER Pierre-César-Marie-Ant., caporal.
BAULARD Jules-Léon, 2e classe. │BERGEROT Émile, 2e classe.
BAUMALLE René-Pierre-Paul, 2e classe. │BERGERY Léon-Marcel, 2e classe.
BAUMONT Lucien, 2e classe. │BERLAND Hilaire, 2e classe.
BAUMONT Léon, 2e classe. │BERLIOZ Saint-Patin-Émile-Ber. 2e cl.
BAUPIN Frédéric-Marcel, sergent. │BERNARD Arthur-Marcel, 1re classe.
BAUSSAN Jean-Déoda, 2e classe. │BERNARD Claude-Alphonse, 2e classe.
BAVARD Edmond-Auguste, 2e classe. │BERNARD Camille, 2e classe.
BAYER Marcellin, 2e classe. │BERNARD Corentin, 2e classe.
BAZILLE Henri-Léon, caporal. │BERNARD Ambroise, 2e classe.
BAZIN Gaston, 2e classe. │BERNARD Félix, 2e classe.
BAZIN Émile-Eugène, 2e classe. │BERNARD Henri-Charles, 2e classe.
BAZIRE Pierre-Désiré, 2e classe. │BERNARD Hyacinthe-Marcel, 2e classe.
BEAUPARRAIN Léon-Brice, sergent. │BERNARD Jules-Henri, 2e classe.
BEAUPERTUY André-Gust.-Jean, caporal. │BERNARD Pierre, 2e classe.
BEAUPOIL Edmond-François, 2e cl. │BERNARDIN Henri, 2e classe.
BEAUVALET François-Jos.-Émile, 1re cl. │BERNARDON Jules, 2e classe.
BECHERET Gustave-Paul, 2e classe. │BERNIER Gilbert, 2e classe.
BEDIN Louis-Henri, 1re classe. │BERNIQUET Eugène, sergent.
BEGAT Marcel, 2e classe. │BERRIOT Marcel-Félix, 2e classe.
BEGEY Georges-Aug.-Louis, aspirant. │BERONU Joseph, 2e classe.
BEGOT Jean-Baptiste, 1re classe. │BERRE Yves, 2e classe.
BEGOUX Henri-Marie, 2e classe. │BERSEZ Edmond-Marie, 2e classe.
BELEURGEY François-Lucien, 1re cl. │BERTAUT Léon-Arsène,caporal.
BELHOMME Ulysse, 2e classe. │BERTAUX Félix-Mary-Arist., 2e classe.
BELIN Barthélemy-Julien, 2e classe. │BERTHAUD Henri-Germain, caporal.
BELIN Julien-Gabriel, 2e classe. │BERTHAUT André, 1re classe.
BELIN Justin-Albert, 2e classe. │BERTHE Pierre-Jules, 2e cl.
BELLEDENT Célestin, sergent. │BERTHELOT Maurice, 2e cl.
BELLET Marius-Anatole, 2e classe. │BERTHENET Auguste dit Philippe, 2e cl.
BELLEVAL Jean-Marie, 2e classe. │BERTHET Louis-Antonin, 2e cl.
BELNOT Pierre-Joseph-Antoine, 2e cl. │BERTHIER François, 2e classe.
BELOT Ernest, 2e classe. │BERTHIER Noël, 2e classe.
BELUCHE Charles-Gustave, 2e classe. │BERTHUOT Eugène, 2e classe.
BENARD André-Alexandre, 2e classe. │BERTILLON Jos.-Louis dit Jules, caporal.
BENASSY Léonard, 2e classe. │BERTILLON Jules-Ch.-Marcel, 2e classe.

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BERTIN Antoine, 2e classe. │BIZOT Louis-Eugène, caporal.


BERTRAND Auguste-Paul, caporal. │BLAINVILLE Albert-Désiré, sergent.
BERTRAND Auguste-Paul-Adrien, 2e cl. │BLAISE Pierre, 2e classe.
BERTRAND Louis-Marie, 1re classe. │BLANC Félix, 2e classe.
BERTRAND Joseph, 1re classe. │BLANC Louis-Philomène, 2e classe.
BERNARD Lucien-Amédée, 2e classe. │BLANCHARD François-Pierre-Émile, 2e cl.
BESSE Émile, caporal. │BLANCHARD Philibert, caporal.
BESSE Étienne-Louis, 2e classe. │BLANCHARD Raym.-François, 2e cl.
BESSE Jean, sergent. │BLANCHET Henri, 2e classe.
BESSET Édouard-François, 2e cl. │BLANCHET Étienne-Louis, sergent.
BESSON André, 2e classe. │BLANCHET Lucien-Marius, 2e classe.
BESSON Émile, 1re classe. │BLANCHIN Armand-Alfred, 2e classe.
BESSOT Robert, 2e classe. │BLANPAIN-DJELFA Bern.-Omer.-Jos., 2e cl.
BERTHOUD Émile-Claude, 2e classe. │BLATT Nicolas-Charles, caporal.
BEUCHOT René-François, 2e classe. │BLIN Antoine, 2e classe.
BEUFFE Maurice-Marcel, caporal. │BLONDEAU Maxime, 2e classe.
BEUGNOT Eugène-Louis-Ch., 2e cl. │BLONDEAU Gustave, 2e classe.
BEUGNOT Léon-Paul, 2e classe. │BLONDEL René-Désiré, 2e classe.
BEURET Nicolas-Eug.-Antibe, 2e cl. │BLONDEL Georges, 2e classe.
BEURTON Jean-Dominiq.-Alexis, 2e cl. │BLONDIN Marie-Jos.-Ch.-André, 2e cl.
BEUTEAU Léon-Antoine, 2e classe. │BLOUCTET Henri-Joseph, sergent.
BEY Jean-Louis-Jules-Ernest, 2e cl. │BLOUCTET Félix-Alph. dit Joseph, 2e cl.
BEZANÇON Robert-Louis-Henri, 2e cl. │BOBIJAT Charles-Jules, 2e classe.
BEZARD François, 2e classe. │BOCCARD Claude-Ernest, 2e classe.
BIARNE Raymond-Léon, 2e classe. │BOCQUIER Henri-François-Simon, 2e cl.
BIDOUX Marcellin-François, 1re classe. │BOCQUIN Joachim, 2e classe.
BIENTZ Henri-Eugène, sergent. │BOICHARD Claude-Victor, 2e classe.
BIETRY Jean-Aimé-Alexandre, 2e classe. │BOIN Pierre, 2e classe.
BIÈVREPOULALIER, Claudius, 2e cl. │BOIRA Félix-Joseph, 2e classe.
BIGARD Guillaume, 2e classe. │BOIRIN Joseph-Eugène, caporal.
BIGARNET Émile-Eugène, 2e classe. │BOISANFRAY Charles, sergent.
BIGOT Clod.-Étienne, vétérinaire-auxiliaire. │BOISSEAU Henri, 2e classe.
BIGOU Antoine, sergent. │BOISSEAU Louis-André-Joseph, 2e cl.
BILGRY Paul-Joseph, 2e classe. │BOISSELOT Henri-Jean-Baptiste, 2e cl.
BIGUEUR Claude-François, 1re classe. │BOLEY Jules-Henri, 2e classe.
BILLARD Constant-Eugène, 2e classe. │BOLOT Claude-Louis-Lucien-Edm., 2e cl.
BILLIER Jules, 2e classe. │BELUSSET Edme, 2e classe.
BILLOUD Léon-Marius-Alexandre, 2e cl. │BOMBENON Gabriel, 2e classe.
BINARD Julien-Alphonse, 2e classe. │BON Joseph, 2e classe.
BINET Paul, 2e classe. │BON Pierre, 2e classe.
BISCH Constant, 2e classe. │BONGRAND Paul-Anatole, 2e classe.
BITOUZET Claude-Franç.-Bapt.-Is., sergent. │BONIN Pierre-Athanase, 2e classe.
BITOUZET Léon-Ch.-Raphaël, 2e classe. │BONIN François-Alphonse, 2e classe.
BITOUZET Paul, 2e classe. │BONIN Georges-Louis-André, 2e classe.
BITSCHENAUX Adrien-Jules-Louis, 2e cl. │BONNA Jean, caporal.
BIZOLLON Jean-Marie, 2e classe. │BONNARD Jean-Claude, caporal.

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BONNARD Jules-Gustave, 2e classe. │BOURGEOIS Louis-Jules-Marie, caporal.


BONNARD Louis, 2e classe. │BOURGEOIS P.-Jean dit Jean-Marie, sergt.
BONNEFOND Louis, 2e classe. │BOURGEOIS Désiré, 2e classe.
BONNEFOY Georges-Julien, 2e classe. │BOURGEOIS Edmond-Maurice, caporal.
BONNELY Jean, 1re classe. │BOURGEOIS Pierre, 2e classe.
BONNENFANT Gabr.-Marie-Alb., serg.-four. │BOURGEOT Armand-Louis-Auguste, 2e cl.
BONNET Auguste, 2e classe. │BOURGOGNE François-Désiré, 1re classe.
BONNET Auguste-Fernand, 2e classe. │BOURGOIN Yacinthe-Louis-Jos., caporal.
BONNET Georges-Edmond, 2e classe. │BOURIE Pierre, adjudant-chef.
BONNEYRAT Eugène, 2e classe. │BOURLIER Marie-Hilaire-Lucien, sergent.
BONNIN François-Alphonse, 2e classe. │BOURLIER Eugène-Émile, 2e classe.
BONNON Louis-Georges, 2e classe. │BOURNAT Marc-Narcisse, sergent.
BONNOT Joseph, 2e classe. │BOURNAZEL Léonard, 2e classe.
BONNOT Clotaire-Socrate, 2e classe. │BOURQUIN Émile-Louis-François, 2e cl.
BONVALOT Joseph, 2e classe. │BOURSAULT Lucien-Julien, 2e cl.
BONNOT Paul, 1re classe. │BOURZEIX Auguste, 2e classe.
BONY Marius-Alfred, 2e classe. │BOUTAUD Jean-Baptiste-Louis, 2e cl.
BOUYAUX Maurice-Yacinthe, caporal. │BOUTAVANT Lucien-Louis, 2e cl.
BONZANI Robert-Émile, 2e classe. │BOUTET François, 2e classe.
BORACH Paul-Léopold, 2e classe. │BOUTET Georges, 2e classe.
BORIE Jean, 2e classe. │BOUTINAUD Baptiste, 2e classe.
BOTTARD François, 1re classe. │BOUTY Léon, 2e classe.
BOTTAZ-BOUSSON, 2e classe. │BOUVARD Joseph-Édouard-Émile, 2e cl.
BOUCARD Paul-Émile-Eugène, 2e cl. │BOUVERET Jules-Maurice-J.-B., 2e cl.
BOUCHARD Marie-Auguste, 2e classe. │BOUVET Floris-Alfred-Édouard, 2e cl.
BOUCHENY Georges-Marcel, 2e classe. │BOUVIER Louis-René, 2e cl.
BOUCHET Victor-Paul, 2e classe. │BOUVIER Eugène, 2e classe.
BOUCHOT Armand-Émile, sergent. │BOUYON Jean-Baptiste, 2e classe.
BOUDIER Pierre-Eug.-Edmond, 2e cl. │BOUYOUX Pierre-Henri, 1re classe.
BOURDEAU Henri-Jules, 2e cl. │BOUYSSE Jean, 2e classe.
BOURDEAU François, 2e classe. │BOVIS Marius, caporal.
BOUDOIRE Jacques-Élie, 2e classe. │BOYARD Abel-Henri, sergent.
BOUDOT Pierre, 2e classe. │BOYER François, 2e classe.
BOUDRE Joseph-Léon, 2e classe. │BOYER Joseph, 2e classe.
BOUEYROUX Jean-Raymond, 2e classe. │BOYER Joseph, 2e classe.
BOUGEROL André-Michel, 2e classe. │BOYER Louis, 2e classe.
BOUGRELLE Marie-Ch.-Adolphe, 2e cl. │BOYET Marceau. 2e classe.
BOUHIN François-Joseph-Émile, 2e cl. │BRAGETTE Jean, 2e classe.
BOUILLAUD Étienne-Ambroise, 2e cl. │BRALET André-Louis-Henri, 2e classe.
BOUIX Jules, 2e classe. │BRARD Alexis, 2e classe.
BOULEAU Roger-Alfred, caporal. │BRAS Pierre, 2e classe.
BOULENGER Adolphe-Joseph, 2e classe. │BRAUGE Jean, 2e classe.
BOURACHOT Auguste, 2e classe. │BREMOND Joseph-Léon, 2e classe.
BOURBOULEIX Guillaume, 2e classe. │BRENET Jean-Auguste, 1re classe.
BOURDIEU Isidore, 2e classe. │BRENON Léon-Auguste 2e classe.
BOUREL Lucien-Georges-Victor, caporal. │BRENOT Alphonse, 2e classe.

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BRES Auguste-Julien, 2e classe. │CADEINE Louis, caporal.


BRESARD Maurice, 2e classe. │CADILLON Jean-Louis, 1re classe.
BRESSON Louis-Marie-Auguste, 2e cl. │CADOT Alexandre-Gabriel, 2e classe.
BRETON Henri, 1re classe. │CAILLAUD Henri-Louis-Joseph, 2e cl.
BRETON Émile-Élisée, 2e classe. │CAILLAUD Auguste-François, 2e classe.
BRETON Félix-Georges, 2e classe. │CAILLAVEL, Jean, 2e classe.
BRETON Gustave-Louis-Clément, 2e cl. │CAILLOT Charles dit Albert, 2e classe.
BRETTE Jean, 2e classe. │CAIMAN Auguste-Quirin, 2e classe.
BROUILLARD Eugène, caporal. │CAIROUX Aimé-Aurélien-Marius, 2e cl.
BRIAULT Marcel-Maurice, caporal. │CAISEY Auguste-Adolphe, 2e classe.
BRIDEAUS Jules-Nicolas, 2e classe. │CAISEY Jules, 2e classe.
BRIFFAUT Lucien, 2e classe. │CAIZERGUES Eugène, 2e classe.
BRILLANT, 2e classe. │CALAMIER Claude, sergent.
BRION Jules dit René, 2e classe. │CAMBIER Auguste, 2e classe.
BRISARD Marcel-Émile-Marie, 2e cl. │CAMERLYNCK Albert-Georges, 2e classe.
BRISSAUD François, caporal. │CAMP Marcel-Firmin, 2e classe.
BRIOT Émile-Camille-Virgile, 2e classe. │CAMUS Eugène-Marcellin, 2e classe.
BROC Augustin, 2e classe. │CAMUZET Louis-Joseph, 2e classe.
BROCHARD Auguste-Henri-Pier.-Mar., 2e cl. │CAPUT Georges, 2e classe.
BROCHOT Louis, 2e classe. │CARBILLET Henry-Victor, 1re classe.
BROSSIER Charles, 2e classe. │CARCAUZON Louis, 2e classe.
BROUZES Louis, 2e classe. │CARCOPINA Paul, 2e classe.
BRUEY Victor-Lucien, 2e classe. │CARILLON Félix, caporal.
BRUGNOT François-Eugène, 2e classe. │CARPENTIER Henri-Jean, 2e classe.
BRUINAUD Maurice, 2e classe. │CARRÉ Louis-Victor, 2e classe.
BRULARD Maxime-Louis, 1re classe. │CARREAU Joseph, 2e classe.
BRUN Alfred-Marius, 2e classe. │CARRON Maurice, 2e classe.
BRUN Maurice, 2e classe. │CARTERON Nicolas-Désiré, 2e classe.
BRUN Bernard-Hippolyte, 2e classe. │CARTIER Lucien-Émile-Eugène, 2e cl.
BRUNELLE Martin, 1re classe. │CARTIER Victor-Alexandre-Albert, 2e cl.
BRUNERIE Louis, 2e classe. │CARTOUX Joseph-Louis, 2e classe.
BRUNET François-Émile, 2e classe. │CASSE Léonard, 2e classe.
BRUNET Victor-Léon, 2e classe. │CASTELLAN Baptistin, 2e classe.
BRUNET Xavier-Jean-Joseph, 2e classe. │CATERA Jean-Marie, 2e classe.
BRUTHIAUX Alfred, sergent. │CATHERINET Charles-Lucien, 2e classe.
BUCHARD Joseph, 2e classe. │CATOIRE Georges, 2e classe.
BUFFAT Henri, 2e classe. │CAUBERT Émile-Victor-Joseph, 2e cl.
BUGAUT Lucien-Bernard-Noël, sergent. │CAUDY Léonard dit Antoine, 1re cl.
BUISSON Maurice, caporal. │CAULIER Albert-Gustave, 2e classe.
BUISSON Albert-René, 2e classe. │CAUTAIN Léon-Lucien, 2e classe.
BUISSON Pierre, 2e classe. │CAVILLON Henri-Émile, 2e classe.
BURGAUD Auguste-Henri-Jean, 2e cl. │CESSOT Albert, 2e classe.
BURTEY Louis, 2e classe. │CEURTY François, 2e classe.
│CHABERT Louis, 2e classe.
CACAUD Joannès, 1re classe. │CHABOD Louis-Alphonse, 2e classe.
CACHARD Charles-Alexandre, 2e classe. │CHADAUD Pierre, 2e classe.

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CHAGNY Claude, 2e classe. │CHAUVIN Joseph, 2e cl.


CHALAUX Émile-Constant, 2e classe. │CHAUVON Louis-François, sergent.
CHAMAGNE Eugène, 2e classe. │CHAVEROT Louis-Antoine, 2e cl.
CHAMBERT Jean, 2e classe. │COLLIN Joseph-Albert-Bernard, sergent.
CHAMBON Jacques-Louis, 2e classe. │CHAZAL Albert-Jean, 2e cl.
CHAMETON Pierre-Baptiste, 2e classe. │CHAZAL Louis-François-Alfred, 2e cl.
CHAMPENOIS Eugène-Auguste, 2e classe. │CHEDOTAL Jean-Marie, 2e cl.
CHAMPION Léon, 1re classe. │CHEMET Edmond-Léon, sergent.
CHANAT René, 2e classe. │CHENEVAT Pierre-Antoine, 2e cl.
CHANRION Claude-Marie, 2e classe. │CHENEVIER Louis-Lucien, 2e cl.
CHAPET Ernest, 2e classe. │CHENUS Georges-Henri, sergent-fourrier.
CHAPUIS Albert-Louis-Auguste, 2e cl. │CHEREAU Camille-Fernand, 2e cl,
CHAPPUY Jules-Marie-Henri, caporal. │CHESNEL Fernand-Victor, 2e cl.
CHAPRON Charles-Eugène-Franç., 2e cl. │CHEUX Léon-Lucien-Marcel. 2e cl.
CHAPUIS Joseph-Urbain, caporal. │CHEVALIER Jacques-Marie-Ed., 2e cl.
CHAPUIS Marcel-Auguste, caporal. │CHEVALLET Adolphe, 2e cl.
CHAPUIS Henri-Bénigme, 1re classe. │CHEVALLIER Louis-Théophile, 2e cl.
CHAPUIS Étienne-Marcel, caporal. │CHEVALLIER Prosper-Louis-Franç., sergent.
CHARBONNEL Émile-Georges, 2e classe. │CHEVASSON Jean, 2e classe.
CHARBONNIER Gabriel, 2e classe. │CHEVIET Prosper-Henri-Joseph., 2e cl.
CHARDENOT Léon-Lucien, 2e classe. │CHEVIGNY Henri-Adolphe, 2e classe.
CHARDRON Adrien-Alfred, 2e classe. │CHEVIGNY Nicolas dit Émile, 2e cl.
CHARIER Gaston-Georg.-Pier.-Aug., 2e cl. │CHEVILLARD Charles, caporal.
CHARLOT Émile-Joseph, 1re classe. │CHEVILLARD Ferdinand-Gaston, 2e cl.
CHARLOT Paul, 2e classe. │CHEVILLON Jules-Marcel, 2e classe.
CHARME Pierre, caporal. │CHEVRIER Élisée, 2e classe.
CHARNIOT Fernand, caporal. │CHRÉTIENNOT Louis-Paul-Émile, 2e cl.
CHARREAU Fernand-Pierre, 2e classe. │CHOUARD Louis-Georges, sergent.
CHARRIÈRE Jules, 2e classe. │CHOLLET Marc-André, 2e classe.
CHARVET Anthelme-Louis, sergent. │CHOQUET Louis, 2e classe.
CHASTEL Auguste-Élie, caporal. │CHOFFLET Claude, 2e classe.
CHASSARD Marie-Camille, adjudant. │CHRISTOUX Léonard, 2e classe.
CHATAIN Jean, 2e classe. │CISSA Henri-Lucien, caporal.
CHÂTEAU Alphonse, 2e classe. │CISTERNE Antoine, 2e classe.
CHATELAIN Joseph-Albert, 2e classe. │CLAIRE Paul, 2e classe.
CHATELET Henri, 2e classe. │CLAIRE Raymond, sergent.
CHATENAY Louis-Émile, 2e classe. │CLAIRE René-Joseph-Félicien, 2e classe.
CHATRENET Francois-Julien, 2e classe. │CLAIRIN André-Jean-Marie, 2e classe.
CHAUCHEFOIN Jules-Émile, 2e classe. │CLAIROTTE Jules-Aug.-Jean-Bapt., 2e cl.
CHAUDAT Paul-Maxime-Valentin, 2e cl. │CLARETON Célestin, 2e cl.
CHAUDOUET Louis-Paul-Antoine, caporal. │CLAUDE Albert-Augustin, 2e classe.
CHAUDRON Paul-Eugène, 2e classe. │CLEMENDOT Louis-Auguste, sergent.
CHAUNAVEL Alfred-Félicien, adjudant. │CLÉMENT Paul-Albert-Jean, 2e classe.
CHAUSSE Paul-Lucien-Marcel, 2e cl. │CLÉMENT Pierre-Camille, 2e classe.
CHAUVE Ernest-Jean-Baptiste, caporal. │CLÉMENT Félix-Adrien, 2e classe.
CHAUVET Marcel-Joseph, 2e cl. │CLÉMENT Henri, 2e classe.

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CLÉMENT Louis, 2e classe. │COLLENRE Léon-Édouard, 2e classe.


CLÉMENT Jean-Antoine, 2e classe. │COLLIGNON Jean-Bapt.-Henri-René, 2e cl.
CLERGET Alfred-Auguste, 2e classe. │COLLIN François-Pierre-Émile, sergent.
CLERGET Henri-Théophile, 2e classe. │CHIVET Raymond-Vulfran, aspirant.
CLERGET Marie-Léon-Auguste, 2e cl. │COLAS Marcel, 2e classe.
CLUZEAU Pierre, 2e classe. │COLIN Louis-Félicien, 2e classe.
COCHIN Alexandre-Léon-Clément, 2e cl. │COLIN Adelin, 2e classe.
COCHON Émile, 2e classe. │COLIN Narcisse, 2e classe.
COCHON Jean-Baptiste, 2e classe. │COLIN Paul-Joseph, 2e classe.
CŒUDEVEZ Joseph-Albert, 2e classe. │COLLIN Adrien-Louis, 2e classe.
COFIN Augustin, 2e classe. │COLLIN François-Marcel, caporal.
COIN Alexandre-Alexis, 2e classe. │COLLOMBEL Henri-Julien-Justin, caporal.
COINDET Auguste-Joseph, 2e classe. │COLOMBET Hubert, 2e classe.
COISSAC Léonard, sergent. │COUDRIET Alexandre, 2e classe.
COLARD Émile-André, sergent. │COULAMIE Jean-Baptiste, 2e classe.
COLAS Sylvain-Armand, 2e classe. │COULON Victor-Henri, 2e classe.
COLOMBET Albert, 2e classe. │COUPIER Augustin-Marius, 2e classe.
COMBALESSON Jean-Baptiste, 2e classe. │COULON Georges-Émile, 2e classe.
COMPTEUR Antoine-Émile, sergent. │COUR Armand-Joseph, adjudant.
CONET Georges-Albert-Jules, 2e classe. │COURCOL Maurice-Albert-Louis, 2e cl.
CONIL-COMBET Alfred-Henri-Léon, 2e cl. │COURDIOUX Joseph, caporal.
CONSTANTIN Henri, 2e classe. │COURTADE Jean-Pierre, 2e classe.
CONTRE Jean-David-Claudius, 2e cl. │COURTAUX Alfred-Séraphin, 2e classe.
COPIE Paul-Jean-Baptiste, 2e classe. │COURTOT Louis, 2e classe.
COQUEREAU Auguste, sergent. │COURTOT Charles-Edmond-Jos., sergent.
COQUEUGNIOT François-Eugène, 2e cl. │COUTANT Prosper-Henri, 2e classe.
COQUIS Alexand.-Xav.-Franç., caporal. │COUTAREL Louis, 1re classe.
CORDELIER Louis-Eugène, 2e classe. │COUTHOUIS Alexis-Victor-Louis, 2e cl.
CORNEVIN Marie-Charles-Jos., sergent. │COUTURIER Pierre-Alex.-Félicien, 1re cl.
CORNEVIN Marcel-Auguste, caporal. │COUTUT Eugène, 2e classe.
CORNITTE Edmond-Charles, 2e classe. │COUVIDAT François, 2e classe.
CORNU Georges-Armand, 2e classe. │COUVRET Gabriel-Jules-Augustin, caporal.
CORNU, Auguste, 2e classe. │COVILLE Maurice-Ernest, 2e classe.
CORNU Paul-Jean-Célestin, caporal. │CRANCE Jean-Baptiste, caporal.
CORON, Jean-Baptiste, 2e classe. │CRESP Paul, 2e classe.
CORREARD Louis-Joseph-Sully, 2e cl. │CRESSAUX René, 2e classe.
CORREARD Jos.-Maurice-Camille, 2e cl. │CRESSOT Antoine-Raoul, 2e classe.
CORTOT Georges, 2e classe. │CROCHARD Jean-Joseph, 2e classe.
CORTOT Auguste-Émile, 2e classe. │CROS Julien-Alfred, 2e classe.
COSSE, Léonard, 2e classe. │CROSSETTE Victor-Léon, 2e classe.
COTHENET Marie-Jos.-Jean-James, 2e cl. │CUDEY Ernest-Eugène-Alfred, 2e cl.
COTHENET Henri-Georges, 2e classe. │CUER Joseph, 2e classe.
COTTENET Georges-Ernest, 2e classe. │CUGNIET Camille-Louis-Auguste, 2e cl.
COTTIER Marius-Pierre, 1re classe. │CUNIER Antoine, sergent.
COTTIN Marcel-Maurice, 2e classe. │CUNY Léon, 2e cl.
COLLARD Ferdinand, 2e classe. │CURNIER Victor-Marius, 2e classe.

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CUNY Louis-Edmond, 2e classe. │DELAUNAY Georges-Henry, 1re classe.


CURTELIN Amédée, 2e classe. │DELAVAULT Louis, 2e classe.
│DELAYE Albert-Joseph, 2e classe.
DABRY Bénézeth, 2e classe. │DELEPLANQUE Henri-Louis-Joseph, 2e cl.
DACHERV Louis, 2e classe. │DELERCE Pierre-François, 2e classe.
DADAT Edmond, 2e classe. │DELETTE Jules-Henri, 2e classe.
DAUPHAIN Alfred, 2e classe. │DELMART Louis-Jules-Joseph, 2e cl.
DAUPHIN François, 2e classe. │DELMAS Léon-Noël, 2e classe.
DAUVÉ Alfred-Joseph, 2e classe. │DELMET Adolphe, 2e classe.
DAVAUX Léon-Élie-Joseph, sergent. │DELOIX Hippolyte, 2e classe.
DAVIAUD Armand-Louis-Henri, caporal. │DELOMEZ Paul-Maurice, 2e classe.
DAVID Jean-Louis-Auguste, 2e classe. │DELON Marcel-Ernest, 2e classe.
DAIGNAY Constant, caporal. │DELPHIS Louis-Julien, 2e classe.
DAMERON Ernest, 2e classe. │DELRUE Alcide-Louis-Joseph, 2e classe.
DAMELINCOURT Oscar, 2e classe. │DEMARTELET Joseph-Charles, 2e classe.
DANGIEN Lucien, caporal. │DEMAY Marcel-Henri, 2e classe.
DANIAUD Jean-Adolphe-Marcellin, 2e cl. │DEMELLIER Alfred-Adrien-Georges, 2e cl.
DANIEL Henri-Marie, 2e classe. │DEMONCHY Émile-Auguste-Léon, 2e cl.
DANRET Henri-Ernest, 2e classe. │DENIS Adrien, 2e classe.
DARBON Pierre, 2e classe. │DENIS Antoine-François, 2e classe.
DARCQ Charles-Joseph, 2e classe. │DENIS François-Ange-Francis, caporal.
DARNAT François, 2e classe. │DENIS Fernand, 1re classe.
DARTOIS Lucien-Pierre-Émile, 2e cl. │DENIS Louis-Adrien, 2e classe.
DAUBIER Alfred-Léon-Eugène, 2e cl. │DENISET Antoine-Joseph, 2e classe.
DAUMARD J.-B.-Eugène-Arsène, 2e cl. │DENJAN Auguste-Alexandre, 2e classe.
DAVIOT Théodule-Émile-Joseph, 2e cl. │DENOYELLE Arthur, 2e classe.
DEBARRE Gustave-Auguste, 2e classe. │DEPARIS Oscar-Georges, 2e classe.
DEBOIBE Joseph, 2e classe. │DÉPETASSE Alphonse-Jules, 2e classe.
DEBRIE Marcel-Fernand, 1re classe. │DEPIENNE Rémv, 2e classe.
DÉCHANET Jean-Marcel, 1re classe. │DENOIX Jean-Baptiste-Alphonse, 2e cl.
DECKER Charles-Henri-Guillaume, 2e cl. │DEQUÉ Jean-Marie-Louis, 2e classe.
DECRETTE Justin-Maurice, 2e classe. │DERATS Léon, 2e classe.
DECUSEY Gaston-Marie, 2e classe. │DEREPAS Maurice-Edmond, 2e classe.
DEDUIT Jean-Claude, 2e classe. │DERIOZ Abel-Félix, 2e classe.
DEGAND Camille-Aimé-Julien, 2e cl. │DEROZIER Albert-Lucien, 2e classe.
DEGAND Paul-Jules-André, 2e classe. │DERVILLE Henri-Gustave, 2e classe.
DEGRACE Henri-Joseph, 2e classe. │DESAGES François, 2e classe.
DEGREMONT Eugène, 2e classe. │DESBŒUF Julien, 2e classe.
DELAGE Julien, 2e classe. │DESBORDES Jean, 2e classe.
DELALEAU Joseph-Charles-Louis, 1re cl. │DESCHAMPS Victor-Jean, 2e classe.
DELANNE Robert-Jules-J.-Baptiste, caporal. │DESCHAMPS Ludovic-Marie-Albert, 2e cl.
DELANNOY Jules-Pierre-Louis, 2e cl. │DESCRYVER Henri-Joseph, 2e classe.
DELANNOY Fernand-Louis-Joseph, 2e cl. │DESFEMME René-Gilbert, 2e classe.
DELANNOY Léon-Auguste-Joseph, 2e cl. │DESGREZ Louis-Gustave-Félix, 1re cl.
DELARCHE Claude, 2e classe. │DESGREZ Lucien-Prosper-Félix, 1re cl.
DELARCHE Émile, 2e classe. │DESHORTAUD Jean-Émile, 2e classe.

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DESLANDES A1bert-Georges, caporal. │DOURNET René-Alfred, 2e classe.


DESLOGES Léonard, 2e classe. │DOUTEAU Pierre-Louis-Jean-Val., 2e cl.
DESMAREST Louis, 2e classe. │DOVA Jacques, 2e classe.
DESMOLIÈRES Henri, 1re classe. │DRACHE Paul-Georges, 2e classe.
DESPLANTES Joseph-Alexis, 2e classe. │DRAPEAU Franç.-Aug.-Vict.-Louis, 2e cl.
DESPLANTES Joseph-Jean-Marie, 1re cl. │DRAPIER Claude-Marie, 2e classe.
DESPREZ Paul-Emmanuel, 2e classe. │DRAPIER Marius-Daniel, 2e classe.
DESPREZ Robert-Arthur-Alfred, 2e cl. │DRAPIER Raoul, 2e classe.
DESROCHES Jean, 2e classe. │DRAPPIER Robert-Joseph-Éloi, 2e cl.
DESSEREY Louis-Pierre, 2e classe. │DREANO Julien-Louis-Marie, 2e classe.
DESTREIL Victor-Gabriel, 2e classe. │DROIN Émile-André, 1re classe.
DESVAUX François-René, 2e classe. │DRONNEAU Louis, sergent.
DETIEUX Marcel-Charles, 2e classe. │DROUARD Charles-Alfred-Julien, 2e cl.
DETOT René dit Eugène, 2e classe. │DROUET Louis-Eugène, 2e classe.
DETOURBET Sylvestre, caporal. │DROUHET Nicolas-Octave, 2e classe.
DEVAÈRE Léon-Albert, 2e classe. │DUBROUILLET Théophile-Émile, sergent.
DEVAUCOUP Achille, 2e classe. │DUBOIS Marie-Auguste-Léonce, 2e cl.
DEVAUT Étienne, 2e classe. │DUBOIS Henri-Maurice-Gaston, 2e cl.
DEVAUX Abel, 2e classe. │DUBOIS Georges, 2e classe.
DEVIGNE Ernest, 2e classe. │DUBOIS Henri-Maurice-Gaston, 2e cl.
DEVIGNON Paul-Robert, 2e classe. │DUBOIS Camille, 2e classe.
DEVILLE François, 2e classe. │DUBOIS César-Auguste, 2e classe.
DEVINEAU Eugène-Louis, 2e classe. │DUBOILLE Victor, 2e classe.
DIANA Jean, 2e classe. │DUBIN Pierre-Louis-Auguste, 2e cl.
DIDIER Joseph, caporal. │DUBAN Gabriel, 2e classe.
DIEDERICK Jean-Marie, 2e classe. │DUBEAUREPAIRE Alfred-Désiré, 2e cl.
DIERICK Albert, 2e classe. │DROUOT Jean-Marie-François, 2e cl.
DIGARD Marcel-Alfred, 2e classe. │DRU Louis, 2e classe.
DIOT Jules, 2e classe. │DUBONNET Maurice-Édouard, 2e cl.
DISSOUBRAY Léon-Jean, 2e classe. │DUBRENCQ Clodomir-Ch.-Jos., 2e cl.
DOBROUSHKESS Lucien-Lazare, 2e cl. │DUBREUIL Charles, 2e classe.
DODU Élie, 2e classe. │DUBREUIL Irénée-Louis, caporal.
DODU Marcel, 2e classe. │DUBUS Eugène-Georges, 2e classe.
DOMANGE Rosaire-Jules, 2e classe. │DUBUT Louis-Henri-Albert, 2e classe.
DON Raphaël-Élie, 2e classe. │DUBUY Maris-Louis-Isidore, 2e classe.
DONNIO Jean-Baptiste, 2e classe. │DUC Léon-Augustin, caporal.
DOREY Félix, 2e classe. │DUCHER Charles-Eugène, 2e classe.
DORIDOT Charles-Edmond, sergent. │DUCLAUX Célestin, 2e classe.
DORMOY Joseph, 2e classe. │DUCLET Pierre, 2e classe.
DOUARD Charles-Louis-Arthur, 2e cl. │DUCRET Joseph, 2e classe.
DOUARD Paul-Joseph, 2e classe. │DUCROUX Émiland, 2e classe.
DOUARD Georges, 2e classe. │DUFOUR Jean-Baptiste, 2e classe.
DOUCHE Aimé, 2e classe. │DUFOUR Pierre, 2e classe.
DOUDON Louis, 2e classe. │DUFOUR Pierre-Aug.-Édouard, caporal.
DOUIN, Constant-Henri-Augustin, 2e cl. │DUFRÊNE Louis-Édouard, 2e classe.
DOURIT Pierre, 2e classe. │DUGAY Robert-Jules, 2e classe.

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DUGELAY Gabriel-Benoit, 2e classe. │DUTRU Louis, sergent.


DUGUÉ Charles-Pierre, 2e classe. │DUVERNAV Francisque, caporal.
DUHAMEL Jean-Joseph-Eugène, 2e cl. │DUVERNOIS Claude-Marius, sergent.
DUHAMEL René-Louis, 2e classe. │DUVERT Jules-Auguste, 2e classe.
DUHAUT Charles-Auguste, caporal. │DUVIEUX Georges-Alexandre, 2e classe.
DUISIT Joseph, 2e classe. │
DUJARDIN Camille, 2e classe. │EBNER Charles, 2e classe.
DULON Henri-Auguste, 2e classe. │EEKERT Léon-Jules, 2e classe.
DULOSTE Jean-Marie, 2e classe. │EGGER Joseph-Pierre-Jacques, sergent-major.
DUMAS François-Alexandre, 2e cl. │EGREMY Joseph-Irénée, 2e cl.
DUMAS Frédéric-Fernand, 2e classe. │ÉMILE Jean-Baptiste, caporal.
DUMET Albert, 2e classe. │EMONNOT Aristide, 2e classe.
DUMOND Ferdinand, 1re classe. │EMORIRE Pierre, 2e classe.
DUMOND Gaston-Albert-Eug., aspirant. │ENFROY Lucien, sergent.
DUMONTAUT Alexandre, 2e classe. │ENRIQUEZ Benjamin-Georges, 2e cl.
DUMONTIER Armand-Joseph, 1re cl. │EQUILBECQ Gustave, 2e classe.
DUNIER Henri, 2e classe. │ESCOFFIER Charles-René, 2e classe.
DUNOUHAUT Pierre, 2e classe. │ESPRIT Achille-Louis, 2e classe.
DUPAQUIER Gabriel-Marie, 1re classe. │ESPRIT Calixte-Joseph-Stéphane, 2e cl.
DUPERRÉ Charlemagne-Louis, 2e cl. │ESTEVENOT Louis, 2e classe.
DUPLESSI Jules-Romain, 2e classe. │ESTIVALET Lucien, caporal.
DUPLUS François-Félix-Honoré, 2e cl. │ESTOR Louis-Paul, caporal.
DUPONNOIS Pierre-Aug.-Marie, adjudant. │ÉTIENNE Jules-Henri, 2e classe.
DUPONT Arthur-Émile-Georges, 2e cl. │ÉTIENNE Eugène-Charles-Albert, 2e cl.
DUPONT Henri, 2e classe. │ÉTIENNE Louis, sergent.
DUPONT Léon, 2e classe. │ÉTIENNE Marcel-Victor-François, 2e cl.
DUPONT Maurice-Jean, 2e classe. │ÉTIENNE Pierre-André, 2e classe.
DUPONT Maxime, caporal. │ÉTRILLARD Julien, 1re classe.
DUPONT Paul-Pierre, 2e classe. │EUSTACHE Albert-Gustave, caporal.
DUPUIS Camille-François, caporal. │EVOULOIR Louis-Virgile, sergent.
DUPUY Jean, 2e classe. │EYMARD Jean, caporal.
DUPUY Pascal-Alphonse, 2e classe. │EYROLLES Jean, 2e classe.
DURAND Joseph-Constant, 2e classe. │EYZAT Jean, 1re classe.
DURAND Joseph-Marius, 2e classe. │
DURAND Marcel-Ernest-Victor, caporal. │FABIEN Jules-Georges, 2e classe.
DURAND Joseph, 2e classe. │FABING Georges-Charles, 2e classe.
DURAND Gustave-Paul, 2e classe. │FAIPOUX Félix-Camille-Albert, 2e cl.
DURET Raphaël, 2e classe. │FAITOUT Marie-Jules-Félix, 2e classe.
DURET Simon-Eugène, 2e classe. │FAIVRE Étienne-Augustin, 2e classe.
DURET Joseph-Alexandre, 2e classe. │FAIVRE Gabriel, 2e classe.
DUREUIL François, 2e classe. │FAIVRE Fernand-Jean-Marie, 2e classe.
DURUPT Albert-Valentin, sergent. │FAIVRE Auguste-Pierre-Louis, 2e cl.
DUSSAUCY François-André, 1re classe. │FAIVRE Henri-Georges-Séraphin, 2e cl.
DUSSAULT Louis, 2e classe. │FAIVRE Séraphin-Eug.-Léon, sergent.
DUSSAU Georges, 1re classe. │FALKNER Raoul-Albert, 2e classe.
DUTREMBLAY J.-B.-Émile-Louis, cap. │FANIEN François, 2e classe.

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FASEL Édouard, 2e classe. │FILLON Joseph, 2e classe.


FAU, 2e classe. │FINELLI Fernand-Jean-Marie, caporal.
FAUCARD Ernest-Antoine, 2e classe. │FISSON Jean-Baptiste, 2e classe.
FAUCHER Jean, 2e classe. │FIXE Jean-Pierre, 2e classe.
FAUCHER Simon-Henri, 2e classe. │FLORENT Henri-Jean, 2e classe.
FAUGER Léon-Auguste, 2e classe. │FOGLIA Henri-Félix, 2e classe.
FAURE Adrien, 2e classe. │FLOURET Philibert-Alphonse, 2e classe.
FAURE Clément-Eugène, 2e classe. │FONDERFLICK Marcel, 2e classe.
FAURE François, 2e classe. │FONLUPT Charles-Barthélemy, 2e classe.
FAURE Jean, 2e classe. │FONS Jean, 2e classe.
FAURE Jean, 2e classe. │FONTAINE Georges-Philibert, 2e classe.
FAURE Jean, 2e classe. │FONTANEAU Jean-Louis-Roch, 2e classe.
FAURE Joseph, 2e classe. │FONTANEL Joannès-Félix, 2e classe.
FAURE Pierre, caporal. │FONTANILLE Joseph, 2e classe.
FAURE Pierre, 2e classe. │FONTENEAU Aug.-Pierre-Marie-Jos., 2e cl.
FAURIOT Jean, 2e classe. │FONTUIS Henri dit René, 1re classe.
FAUVEL Léon-Jules-Étienne, 2e classe. │FORAL Joseph-Pierre, caporal.
FAUVET Edmond, 2e classe. │FOREST Louis dit Claude, caporal.
FAVIER Henri-Joseph, caporal. │FORET Jules, 2e classe.
FAVIER Léon-Joseph-Ibrahim, caporal. │FOREY Claude, 2e classe.
FAVIER Alfred-Léon, 2e classe. │FORGEAIS Georges-Adrien-Alex., 2e cl.
FAYE Léonard, 2e classe. │FORGEAT Jean, 2e classe.
FAYE Léonard, 2e classe. │FORGEOT Aug.-Sébastien-Marie, cap.
FAYET Constant-André, 2e classe. │FORT François, caporal.
FAYOLLE Joseph-Lucien, 2e classe. │FOUGEROUX Léon-Eugène, 2e classe.
FAYOLLE Pierre, 2e classe. │FOUGEROUX Flavien-Auguste, 2e classe.
FEBVRE Jules-Octave, 2e classe. │FOUILLAT Jean-Antoine, 2e classe.
FEHR Léon-Eugène-Mathieu, 2e classe. │FOUQUET Armand, 2e classe.
FERMIGIER Jean-Émile, 2e classe. │FOURCAUDOT Joseph, 2e classe.
FERRAND Gaston-Amédée-Hippolyte, 2e cl. │FOURCAUDOT Français-Charles, 2e cl.
FERRAND Henri-Didier, 2e classe. │FOURCAUDOT Alfred, 2e classe.
FERRAND Joseph, 2e classe. │FOURCRIN Firmin-Alfred, 2e classe.
FERRARI Jules-Paul, 2e classe. │FOURÉ Henri-Pierre-Éloi, 2e classe.
FERRIER Victor-Hippolyte, 2e classe. │FOUREAU Louis-Marie, 2e classe.
FERRUT Justin-Émile, 2e classe. │FOURNET Eugène-Thomas, 2e classe.
FERVILLE Alfred-Auguste, 2e classe. │FOURNIER Lucien-Louis-Xavier, 2e cl.
FERY Pierre, 2e classe. │FOURNIER Charles-François-Denis, 1re cl.
FEUILLADE Jean, 2e classe. │FRADIN Antonin, 2e classe.
FEUVRIER Lucien, 2e classe. │FRANCHEQUIN Gaston-Augustin, 2e cl.
FÈVRE Claude-Eugène, 2e classe. │FRANCHETEAU Célestin-Théobald, 2e cl.
FÈVRE Joseph, 2e classe. │FRANÇOIS Eugène, 2e classe.
FÈVRE Lucien-Albert, caporal │FRANÇOIS Louis-Ernest, 1re classe.
FIALET Zénoble, 2e classe. │FRANÇOIS Léon-Alexandre, 2e classe.
FICHON Auguste-Lucien, 2e classe. │FRANÇOIS Lucien-Claude-Eugène, 2e cl.
FICHOT Antonin, sergent-fourrier. │FRANÇOIS Roger-Marius-Lucien, 2e cl.
FIEUTELOT Henri, 2e classe. │FRANET Jules-Émile dit Auguste, 2e cl.

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FRANGNE Pierre, caporal. │GALATRY François, 2e classe.


FRANON Léon-Ernest, 2e cl. │GALAUD Jean-Baptiste, 2e classe.
FREICHE Antonin-André, médecin-auxiliaire. │GALERANT Germain-Joseph, 2e classe.
FRELAT Théodore, 2e classe. │GALIMARD Alexandre, 2e classe.
FRÈREJACQUES Henri-Albert, 1re classe. │GALISSOT Georges-René, 2e classe.
FRÉROT Claude-Alphonse, 2e classe. │GALLET Marcel-J.-B.-Albert, 2e classe.
FRÉROT Jules, sergent. │GALLION Emmanuel-Alex.-Marie, adjt.
FRETEL Hippolyte-France-Aug., 2e cl. │GALLIOT Jules-François, 2e classe.
FREYSSINET Antonin-Marius-Evar., 2e cl. │GALLON Victor, 2e classe.
FRIAND Antonin, 2e classe. │GALLOT Joseph-Eugène-Armand, 2e cl.
FRIAND Jean-Baptiste-Pierre, 2e cl. │GALLOUX Eugène-Émile, 2e classe.
FRICHET Félix, 2e classe. │GALUZET François-Félix-Laurent, cap.
FRIESS Gustave-Eugène, 2e classe. │GAMAURY François, 2e classe.
FRIOLLAUD Jean-Félix-Léon, 2e classe. │GAMBARDE Adrien, 2e classe.
FRITSCH Robert-André, 2e classe. │GANET Jacques, sergent.
FROMENT Alphonse-Joseph-Henri, 2e cl. │GANDREY Claude, 2e classe.
FROMENTEAU Marcellin-Louis-Cél., 2e cl. │GARCIN Auguste, 2e classe.
FROMENT Paul, 2e classe. │GARCIN Joseph, 2e classe.
FROST Jean-Marie, caporal. │GARDELLE Joseph, caporal.
FROTEY Antoine, 2e classe. │GARDELLE Marcel, 2e classe.
FROUGIER Jean, 2e classe. │GARDET Ernest, 2e classe.
FRUCTUS Edmond, 2e classe. │GARDIENNET Arthur-Henri, 1re classe.
FURTIN Pierre, 2e classe. │GARDIOT Adéoda, 2e classe.
FYOT Joseph, 2e classe. │GARDIOL Alfred, 2e classe.
│GARDOT Alexandre-Hippolyte, 2e cl.
GABILLEAU Georges-Victor-Clovis, 2e cl. │GARDOT Baptiste, 2e classe.
GABIOT Clément-Eugène, aspirant. │GARNIER Amédée-Charles, 2e classe.
GABORIAU Victor-Henri-Auguste, 2e cl. │GARNIER Armand-Gustave, 2e classe.
GABORIT Jean-Baptiste, 2e classe. │GARNIER Joseph, 2e classe.
GABORIT Gustave-Joseph-Henri, 2e cl. │GARNIER Eugène, 2e classe.
GABORIT Henri-Louis-Auguste, 2e cl. │GARNIER Hyacinthe-Louis, 2e classe.
GABOULARD André, 2e classe. │GARREAU Émile-Marius, 1re classe.
GACON Ferdinand-Eugène, 2e classe. │GAS Clément, caporal.
GACON Lucien-Léonide, 2e classe. │GASCARD Louis-Hyacinthe, 2e classe.
GADET François, 2e classe. │GASCARD Camille-Henri, 2e classe.
GADY Léon-Léonard, sergent. │GAUCHE Auguste-Alexandre, 2e classe.
GAGNEPAIN Paul-Lucien, 1re classe. │GAUCHER Ernest-Victor-Nestor, 2e cl.
GAILLARD André-Jean, 2e classe. │GAUDILLAT Pierre, 2e classe.
GAILLARD Jean, caporal-fourrier. │GAUDILLIÈRE Pierre, 2e classe.
GAILLARIL Léon, 2e classe. │GAUDIN Marc-Fernand-Emmanuel, 2e cl.
GAILLARD Lucien-Louis, 2e classe. │GAUDIN Léandre-Henri-Maximil., 2e cl.
GAILLARD Edmond-Louis, 2e classe. │GAUDIOT Émile-Stéphane, 1re classe.
GAILLARD François, 2e classe. │GAUDON Émile, 2e classe.
GAILLARD Joseph-Martial, 2e classe. │GAUDOT Eugène, 2e classe.
GAILLON Camille-Gabriel, 2e classe. │GAUDRAT René-Claude, 1re classe.
GAITTET Edmond, 2e classe. │GAUDRON Constant, 2e classe.

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GAUFFIER André, 2e classe. │GERODOLLE Henri, 2e classe.


e
GAULLOT Henri-Louis-Nicolas, 2 classe. │GERY Henry, caporal.
GAULON Émile-Pierre, 2e classe. │GEST Charles-Jules-Ernest, 2e classe.
e
GAULON Antoine, 2 classe. │GEVREY Alfred, 2e classe.
GAUME Arthur-Joseph, 2e classe. │GIBERT Pierre-Marcel, sergent.
e
GAUTHE Louis, 2 classe. │GIBOT Georges-Pierre, 2e classe.
GAUTHIER Alexandre-Léonard, 2e cl. │GIGAUDON Maurice, 2e classe.
GAUTHIER Antonin-Benjamin, sergent. │GILARD Léon-Marie-Jean-H.-Aug., 2e cl.
e
GAUTHIER Jean, 2 classe. │GILBERT Jules, 2e classe.
GAUTHIER Pierre, 2e classe. │GILBERT Émile-Paul-Auguste, 2e cl.
GAUTHIER Léon-Gaston, 2e classe. │GILBERT Gustave-Aimé-François, 2e cl.
GAUTHIER Henri, 2e classe. │GILLES Louis, 2e classe.
re
GAUTHIER Frédéric-Gustave, 1 classe. │GILLES Léonard, caporal.
GAUTHIER Henri-Joseph-Eugène, 2e cl. │GILLET Élie-Léon, 2e classe.
e
GAUTHIER Joseph, 2 classe. │GILLET Émile, 2e classe.
GAUTHERON Célestin-Auguste, 2e cl. │GILLET Martial-Zacharie-Hubert, 2e cl.
e
GAUTIER Joseph-Frédéric, 2 classe. │GILLON Pierre-Henri-Jean-Bapt., 2e cl.
GAUTIER Gustave, 2e classe. │GILLOT Georges-Émile, 2e classe.
e
GAUTIER Henri-Marcellin, 2 classe. │GILOT Eugène-Philibert, 2e classe.
e
GAUTIER Yves-Raphaël, 2 classe. │GILSON Henri-Eugène, 2e classe.
GAUTRON Léopold-Jean-Eugène, 2e cl. │GINDRE Émile-Adolphe, caporal.
e
GAUTRON Marcel, 2 classe. │GINESTE Louis-Jules, 2e classe.
GAVORY Jules-Louis-Joseph, 2e classe. │GINGEOT Henri-Georges, caporal.
e
GAYERIE Jacques, 2 classe. │GINOUX Joseph-Alfred, 2e classe.
GEFFARD Raymond-Frédéric-Jean, sergent. │GIRARD Alexandre-Émile, 2e classe.
e
GEFFARD Martial-Célestin, 2 classe. │GIRARD Lucien-Édouard, 2e classe.
GEFFROY Louis-Marie-Jean, 2e classe. │GIRARD Lucien-Joseph, 2e classe.
e
GEMARD Auguste-Alp.-Marcel, 2 cl. │GIRARD Paul-Gabriel, 2e classe.
e
GEMARIN Georges-Joseph, 2 classe. │GIRARDEAU Léon-Pierre-Louis 2e cl.
GENDRAS Louis, 2e classe. │GIRARDEY Léon-Charles, sergent.
GENEBRIAS de GOUTTEPAGNON, M.-J., 2 cl. │GIRARDOT Joseph-Martin, 2e classe.
e

GENELOT André, 2e classe. │GIRARDOT Jules-Alphonse, 1re classe.


e
GENEST Jean, 2 classe. │GIRAUD Adolphe, caporal.
GENDRIAU Gaspard-René-Paul, 2e cl. │GIRAUD Eugène-Émile, 2e classe.
e
GENIN Auguste-Joseph-François, 2 cl. │GIRAUD Eugène, 2e classe.
GENTY Pierre, 2e classe. │GIRAUD Auguste-Louis, 2e classe.
e
GEOFFROY Louis-Émile, 2 classe. │GIRAUD Henri-Daniel, 2e classe.
GEORGES Louis, 2e classe. │GIRAULT Pierre-Henri, 2e classe.
re
GÉRARD Auguste, 1 classe. │GIRAUX Paul-Marie-Alfred, caporal.
GÉRARD Lucien-Charles-Aug., adjudant │GIRIAT Eugène-Lucien, caporal.
GERENTON Jean-Mathieu, caporal. │GERODET François-Henri-Albert, 2e cl.
e
GERMAIN Alfred-Louis-Marcel, 2 cl. │GLÉ Georges-Émile, 2e classe.
GERMAIN François, 2e classe. │GOBEAU Marcel, 2e classe.
e
GERMANAUD François, 2 classe. │GODARD Gaston, 2e classe.
GERME Léonard, 2e classe. │GODARD Charles-Marie-René, 2e classe.
e
GERMOUTY Jean-Baptiste, 2 classe. │GODEAU Albert, 2e classe.

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GODET Jules-Claude-Ernest, 2e classe. │GRASSET Pierre, caporal.


GODREAU Raymond-Aug.-Alex., 2e cl. │GRAVIER Eugène-Hilaire, 2e classe.
GOHIER Henri-Louis-Joseph, 2e classe. │GRAVIÈRE Jean, 2e classe.
GOINEAU Auguste, 2e classe. │GRAZEILLES Eugène, 2e classe.
GOIRAUD Justin-Henri-Eug., caporal. │GREAUD Gustave-Aimé-Clément, 2e cl.
GOISET Joseph-Alfred-Cam., sergent. │GRELAT Louis, 2e classe.
GOLBIN Louis-Jules-Stanislas, 2e classe. │GRELE Ali-Adolphe, 2e classe.
GOLDSTEIN Michel, 2e classe. │GRELIER Bapt.-Maximin-Domin., 2e cl.
GOLFIER Louis, 2e classe. │GRELIER Louis-Auguste-Pierre, 2e cl.
GOMINET Alphonse, 2e classe. │GRELIER Aimé-Henri-Armand, 2e cl.
GOMOT Jean, caporal. │GRELIER Pier.-Jacq.-Aime-Marc.-Eug., 2e cl.
GONDELIER Claude-Jules, 1re classe. │GRELLIER Charles-Louis-Henri, 2e cl.
GONNET Étienne-Francisque, 2e cl. │GREMEAUX Georges-Émile, caporal.
GONNY Gaston-Jules, 1re classe. │GRENOUILLAT Pierre, 2e classe.
GORGE Laurent-François, 2e classe. │GRESSET Fernand-André-Albert, 1re cl.
GORGE Maurice-Antoine, 2e classe. │GREVILLIOT Joseph-Marie-Valentin, 2e cl.
GOSSELIN Vital-Henri-Const., caporal. │GRIGNARD Fernand, 2e classe.
GOUDEAU Marcel-François, 2e classe. │GROISNE Jean-Marie-Henri, 2e classe.
GOUDIARD Lucien-Philibert, 2e classe. │GROS Camille, caporal.
GOUILLON René, 2e classe. │GROS Marie-Théodore-Maurice, 2e cl.
GOUIN Paul, 2e classe. │GROSJEAN Abel-Anatole, 2e classe.
GOUGEAUD Jules, 2e classe. │GROSMAIRE Marie-Émile-Félicien, 2e cl.
GOULETTE Louis, 2e classe. │GROSMAIRE Pierre, caporal.
GOULIER Louis-Armand, 1re classe. │GROSSELIN Paul, sergent.
GOURVELLES Louis, 2e classe. │GROSSIORE Pierre, 2e classe.
GOUSSELOT Gaston-Albert, 2e classe. │GUDEFIN Joseph, 2e classe.
GOZARD Georges, 2e classe. │GUEDE Maurice, 2e classe.
GRAILLE Gaston-Alfred, 2e classe. │GUEDON Joseph-Clément-Marie, 2e cl.
GRAND Léon, sergent. │GUEDON Victor-Ferdinand-Franç., 2e cl.
GRAND Léon-Louis-Philippe, caporal. │GUENEAU René-Louis, 2e classe.
GRANDJEAN Louis-Victor, 2e classe. │GUENEAU Félix-René, 2e classe.
GRANDJEAN Pierre, 2e classe. │GUENIER Constant-Joseph, 2e classe.
GRANDMOUGIN Jules-Émile, 2e classe. │GUENIFFET Marcel-René-Eugène, 2e cl.
GRANDPIERRE Jean-Baptiste-Henri, 2e cl. │GUÉRIN Claude-Joseph, 2e classe.
GOULPEAU Eugène-Jean-Marie, 2e cl. │GUÉRIN Denis, 2e classe.
GOUNOT Gustave, 2e classe. │GUÉRIN Édouard-Léon, 2e classe.
GOUOT Lucien-Albert-Firmin, 2e cl. │GUÉRIN Jules, 1re classe.
GOURAUD Ernest-Pierre-Maxim, 2e cl. │GUÉRIN François, 2e classe.
GOURIO Lucien, 2e classe. │GUÉRIN Joseph-Marie-Camille, caporal.
GOURSSAUD Léonard, 2e classe. │GUÉRIN Léopold-Louis-Albert, 2e cl.
GRANGER Pierre-Alfred, 2e classe. │GUÉRIN Gabriel-Georges-Jules, 2e cl.
GRANGIER Polonius, 2e classe. │GUÉRIN Louis, 2e classe.
GRAPINET Paul-Jean-Hector, 2e classe. │GUÉRIN Xavier-Louis-Léon, 2e classe.
GRAS Noël, 2e classe. │GUÉRITAT Jean-Alfred, 2e classe.
GRAS Léon, 2e classe. │GUERRIER Joseph-Marie, 2e classe.
GRAS Olympe, 2e classe. │GUERRIN Henri, 2e classe.

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GUERRY Jules-Auguste, 2e classe. │GUILMINOT Léon-Théophile, 2e classe.


GUERY Victor, 2e classe. │GUINCHARD Jean-Iréné, 2e classe.
GUFFROY Robert-Émile, sergent. │GUINOT Joseph, 2e classe.
GUIBAUDET Eugène-Paul, 1re classe. │GUIRONNET René, 2e classe.
GUIBERT Henri, adjudant. │GUISSEZ Paul-Henri, 2e classe.
GUIBOURT Marius-Adéodat-Louis, sergent. │GUITTEAU Claude-Marie, 2e classe.
GUICHARD Henri-Joseph, 2e classe. │GUSTIN Auguste, 2e classe.
GUICHARD Jean-Maurice, sergent. │GUYARD Maurice-François, 1re classe.
GUIFFRAY Marius-Louis, 2e classe. │GUYON Georges-Gustave-Claude, 2e cl.
GUIGNARD Barthélémy-Armand, 2e cl. │GUYON Henri-Jean-Marie, 2e classe.
GUIGNARD Jean-Paul, 2e classe. │GUYOT Charles-Joseph, caporal.
GUIGNIER Louis-Serguis, 2e classe. │GUYOT Charles-Léon, sergent.
GUIGNON Pierre-Constant, caporal. │GUYOT Eugène, 2e classe.
GUIGNOT François, caporal. │GUYOT Claude-Clément-Lucien, 2e cl.
GUIGNE Marc-Hippolyte, 2e classe. │GUYOT Jean-Baptiste, 2e classe.
GUILHAUD Émile-Marcel. 2e classe. │GUYOT Maurice-René, 2e classe.
GUILLAUNEUF Armand, 2e classe. │
GUILLAUNEUF Pierre, 2e classe. │HABERT Clément-Henri-Gustave, caporal.
GAILLARD Eugène-Martial, sergent. │HACQUEMAND Antoine, caporal.
GUILLAUME Gustave-Auguste, serg.-major. │HAI Clément, 2e classe.
GUILLAUME Paul, 2e classe. │HAIRON Charles-Henri, caporal.
GUILLAUME Paul-Alfred, caporal. │HALLEY Ernest, 2e classe.
GUILLAUME Pierre-Marie-Joseph, serg. │HAMIAUX Achille, 2e classe.
GUILLAUMET Gaston, 2e classe. │HAMON Similien, sergent.
GUILLAUMIN Luc.-Simon-Gilbert, 2e cl. │HANCHE Marcel-Eugène, caporal.
GUILLAUMIN Lucien-Ernest, sergent. │HANNOIR Alfred-Henri-Joseph, 2e cl.
GUILLAUMOT Gast.-Georg.-Maur., 1re cl. │HANSLET Georges-Henri, 1re classe.
GUILLE Henri, 2e classe. │HARIBELLE Adolphe, 2e classe.
GUILLEMAIN Marie-Ernest, 2e classe. │HARTMANN Arthur-Dominique, caporal.
GUILLEMAIN Lazare, caporal. │HAUSER Auguste-Émile, 1re classe.
GUILLEMAIN Victor-Marie-Alex., adjud. │HAUSS Louis-Marie, 2e classe.
GUILLEMARD Joseph, 2e classe. │HAUTEFORT Jean, 2e classe.
GUILLEMIN Henri-Claude-Didier, 2e cl. │HAYÈRES Joseph-Isidore, caporal.
GUILLEMIN Jean-Joseph-Franç., serg. │HEDELY Jean, 2e classe.
GUILLEMINOT Marcel-Désiré-Luc., 2e cl. │HÉMERY Ernest-Pierre, 2e classe.
GUILEMOT Alfred, 2e classe. │HÉMON Maurice-Georges, 2e classe.
GUILLEMOT Ernest-Jonathan, 2e classe. │HENRI Élie, 2e classe.
GUILLET Paul, 2e classe. │HENRIET Alex.-Ernest-Marcellin, 2e cl.
GUILLET Victor, caporal. │HENRY Auguste-Alphonse, 2e classe.
GUILLIER Louis-Émile-Eugène, 2e cl. │HENRY Charles-Virgile, 2e classe.
GUILLIN Louis, sergent. │HENRY Gustave, 2e classe.
GUILLON, Georges-Alfred, 2e classe. │HENRY Alfred-René, 2e classe.
GUILLOT Armand, 2e classe. │HENRY René-Gustave, 2e classe.
GUILLOT Louis-Pierre, 2e classe. │HÉRARD Henri-Louis-Lucien, 2e classe.
GUILLOT Paul-Émile-Joseph, 2e classe. │HARAUDET Louis, 2e classe.
GUILLOTEAU Jean, 2e classe. │HÉRICHER Paul-Henri-Victor, caporal.

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HÉRY Charles, 2e classe. │JACOB Victor-Ernest, 2e classe.


HEUSSE Adrien-Léon, 2e classe. │JACOB Victorin-Julien, 2e classe.
HEYDINGER René-Victor, 2e classe. │JACOTOT Albert, 1re classe.
HILAIRE Antoine, 2e classe. │JACOUTOT Adolphe-Célestin, 1re classe.
HILAIRE Jules-Albert, 2e classe. │JACQUENET Arsène, 2e classe.
HILD Auguste, 1re classe. │JACQUENET Eugène-Auguste.
HOLAND Achille, 2e classe. │JACQUET Jean-Baptiste, 2e classe.
HOREAU Marie-Léon, 2e classe. │JACQUET Charles-Hippolyte, 2e classe.
HORIOT Auguste-Marcel, 2e classe. │JACQUET Claude, 2e classe.
HORY Albert-Louis, 2e classe. │JACQUEY Aimé-Léon, 2e classe.
HOSCLEY Nestor-Émile-Arthur, 2e cl. │JACQUIN Georges-Henri, 2e classe.
HOUPLON Henri-Léon-Ernest, 2e cl. │JACQUIN Louis-Émile-Léon, 2e classe.
HOUSSARD Edmond, 2e classe. │JACQUIN Louis-Alexandre, 2e classe.
HOUTMANN Émile, 2e classe. │JACQUOT Émile-Ernest, 2e classe.
HUBERT Julien-Louis-Marie, 2e classe. │JACQUOT Henri, 2e classe.
HUCHETTE Charles-Henri-Joseph, 2e cl. │JACQUOTTIN Prosper, 1re classe.
HUCHON Paul-Claude, 2e classe. │JAEGLÉ Alfred, 2e classe.
HUDELOT Edmond, 2e classe. │JAILLARD Clément, 2e classe.
HUGON Charles-Henri, 2e classe. │JAILLET Émile, 2e classe.
HUGUENIN Jules-Auguste, 2e classe. │JAILLET Maxime-Henri, 2e classe.
HUGUENIN François, 2e classe. │JAILLY Henri-Marie-Jules, sergent.
HULLÔT Louis-Albert, 2e classe. │JALABERT Georges-Victor, 2e classe.
HUMBERT Eugène, 2e classe. │JALADIS Georges-Marcel, 2e classe.
HUMBERT Antoine-Marcel, 2e classe. │JALICOT Émile, 2e classe.
HUMBERT François-Eugène, caporal. │JAMES Antonin-Léon, sergent.
HUMBLOT Joseph-Paul-Émile, 1re cl. │JAMETELLE Paul-Marie-Léon, 2e classe.
HUMBLOT Julien-Georges, 2e classe. │JAMIN Ange-Marie, 2e classe.
HUOT Bernard-Pierre-François, 2e cl. │JANDAUX Nicolas sergent.
HUOT Aug.-Célest.-Fred.-Gabriel, cap. │JANDOT Hippolyte, 2e classe.
HUOT Ernest, 2e classe. │JANDOT Pierre, 2e classe.
HUOT Charles-Bernard, caporal. │JANESTIE Louis, sergent.
HUSSON Émile-Félix, 2e classe. │JANNAUD Claude-Marie, caporal.
HUTINET René-Arsène, caporal. │JANNEL Jules-Antoine, 2e classe.
HUVIER Charles-Augustin, caporal. │JANNETAUD Joseph, 2e classe.
│JANNIER Jacques, 2e classe.
IMBAULT Marcel-Georges, caporal. │JANVIER Paul, 2e classe.
IMBERT Émile-Antoine, 2e classe. │JAQUEN Jean-Marie, 1re classe.
IMBERT Jean, 2e classe. │JAPIOT Eugène, 1re classe.
IMBERT Michel, caporal. │JACQUOT Ernest, 2e classe.
INDOUS Joseph-Jules, 2e classe. │JARNANETTE Pierre, 2e classe.
ISSARD Gabriel-Blaise, 1re classe. │JAULT Émile, 2e classe.
ISSE Maurice-Léon, 2e classe. │JOUDAUX Nicolas, sergent.
IZALQUIER Gaston-Émile, caporal. │JARTHON Fernand, 2e classe.
│JASSOND Eugène, 2e classe.
JACCOUTOT Alfred-Louis, 2e classe. │JARRY Paul, 2e classe.
JACOB Gabriel, 2e classe. │JARRY Auguste, 2e classe.

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JARROT Francis-Joseph, sergent. │JOUBERTON Antoine, 2e classe.


JARRIGE Alexis-Jean, caporal. │JOUFFROY René-Eugène, aspirant.
JAVELAND Jean, caporal. │JOUHAUD Léon, 2e classe.
JAVELAUD Jean, 2e classe. │JOURD'HEUIL Albert-Eugène, 2e classe.
JAVELAUD Marcelin, 2e classe. │JOURD'HEUIL Georges, 2e classe.
JAYS Alfred-André, sergent-fourrier. │JOURNET Jacques, 2e classe.
JEAMMONT Martial, caporal. │JOUSSIN Justin-Joseph, 2e classe.
JEAN Albert-Louis, caporal. │JOUVE Louis, 2e classe.
JEAN Louis, 2e classe. │JOUVEAU Paul, 2e classe.
JEAN Victor-Edmond, 2e classe. │JOVENIN Camille, 2e classe.
JEAN Baptiste-Auguste, 2e classe. │JOYAUDET Marcel-Léon, 2e classe.
JEANBLANC Georges, 2e classe. │JUGON Jean-Louis, 2e classe.
JEANDIN Henri, 2e classe. │JUGUELET Marcel-Émile, caporal.
JEANDOT Louis-Émile, 2e classe. │JUIF Alzire-Dionis, 2e classe.
JEANJACQUOT Aimé-Auguste, aspirant. │JUIF Paul-Amédée, 1re classe.
JEANNEY Adolphe-Auguste, 2e classe. │JUILLET Marcel-François, 2e classe.
JEANNIARD Ernest, 2e classe. │JULIEN Barthélemy, 2e classe.
JEANNIN Jean-Baptiste, 2e classe. │JULIEN Joseph, 2e classe.
JEANNOT Charles-Émile, 2e classe. │JULIEN Joseph-Armand, sergent.
JEANNOT Eugène, 2e classe. │JULIEN Philippe, 2e classe.
JEANPIERRE Marcel, 1re classe. │JULLIEN Ernest, 2e classe.
JEANTON Charles-François, 2e classe. │JULLIENNE Auguste, 2e classe.
JIGOU Francis, 1re classe. │JUPILLE Henri-Albert, sergent.
JENNECOUR Louis, 2e classe. │JURY Clément-Lucien, 2e classe.
JEUNON Jean-Louis, 2e classe. │JUY Eugène-Justin, 2e classe.
JOACHIM Henri, 2e classe. │
JOBARD Auguste-Edmond, tambour. │KEIM Henri-Alfred, tambour.
JOBARD Jules-Charles, caporal. │KEMOUM Léon-Ernest, 2e classe.
JOBARD Francis-Joseph, 2e classe. │KERALIES Robert, 2e classe.
JOBELIN Pierre-Raymond, 2e classe. │KEUFFER Georges-Maurice, 2e classe.
JOLIER Henri, 1re classe. │KIEFFER Joseph-Émile, 2e classe.
JOMIER Antoine, 1re classe. │KLÉBAUR René-Louis, 2e classe.
JONCKHEERRE Louis-François, 2e classe. │KŒNIGUER Gaston, sergent-fourrier.
JOLIVET, Denis-René, adjudant. │KOPEF Marie-Alb.-Georges, 2e classe.
JOLIVET Marcel, 2e classe. │KREUTZ Joseph-Marie, 2e classe.
JOLY Jacques-Marie, 2e classe. │KRUGER Alexandre, 2e classe.
JOLLY Félicien-Aristide, tambour. │
JORAND Louis-Auguste, 2e classe. │LABARBARIE Louis, 2e classe.
JORLAND Lucien-Jean-Baptiste, caporal. │LABBEZ Léon-Joseph, 2e classe.
JOSLIN Henri-Étienne, 2e classe. │LABONNE Joseph-Michel, 2e classe.
JOSSERAND Henri, 2e classe. │LARBORDE Émile-Victor, sergent.
JOUANNE Albert, 2e classe. │LABORDE Isidore-Joseph, caporal.
JOUANNY Paul-Maurice, 2e classe. │LABOUESSE Gaspard, 2e classe.
JOUBERT Jean-Eugène, sergent-fourrier. │LABOUREY Eugène-Célestin, 1re classe.
JOUANNEAU Marcel-Raymond, caporal. │LABROUSSE Marie-Aristide, 2e classe.
JOUBERT Louis, 2e classe. │LABUSSIÈRE Gervais, 2e classe.

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LAC Émile, sergent. │LANOIX Julien-Séraphin, 2e classe.


LACAM Paul-Émile, 2e classe. │LANNEAU Lucien, 2e classe.
LACHOT Claude-Philippe-Antoine, 2e cl. │LANTERNIER Elzear-Henri, 1re classe.
LACLEMENCE François, 1re classe. │LAPEIRRE Marcel-Élie-Hippolyte, 2e cl.
LACOMBE Marie-Joseph, 2e classe. │LAPIN Char.-Marie-Ant.-Franç., 2e cl.
LACOMBE Alphonse-Joseph, 2e classe. │LAPLANCHE François, 2e classe.
LACOMBE Michel, 2e classe. │LAPORTE François, 2e classe.
LACOUR Joseph, 2e classe. │LAPORTE Raphaël-Louis-Ch.-Jos., aspirant.
LACOURBAS Louis, 2e classe. │LAPRUGNE Léon, 2e classe.
LACOUTURE Joseph, 2e classe. │LARDEUR Lucien-Aimé-Félicien, 2e cl.
LACROIX Joseph-Auguste, 2e classe. │LARERE Georges-Joseph-Eusèbe, 2e cl.
LACROIX Jules-Jean-François, 2e cl. │LARESILIÈRES Henri-Joseph, 2e classe.
LADENT Sulpice-Georges, 2e classe. │LARMET Joseph-Onésime, 2e classe.
LACROUZADE Vincent, 2e classe. │LAROSE Eugène-Olivier-Léonce, 2e cl.
LAFOND Honoré-Ernest, 2e classe. │LAROSE René-Alexandre, sergent.
LAFONT Raoul-Antoine, sergent. │LAROUMEDIE Adrien, 2e classe.
LAFORET Jean-Marie, 2e classe. │LARPENT Jules, 2e classe.
LAFORME Adol.-Maxime-Charles, 2e cl. │LARRIERE Albert-Félix-Joseph, 2e cl.
LAGACHE Maximin-Joseph-Rémy, 2e cl. │LARTAUD François, 1re classe.
LAGARDE Louis, 2e classe. │LARTAUD Louis, 2e classe.
LAGNIER Georges-Maurice, 2e classe. │LARUE J.-Claude, 2e classe.
LAGRUE Louis, 2e classe. │LASSAL Joseph-Auguste-Honoré, 2e cl.
LAIRAUDAT René-Alex. dit Octave, 2e cl. │LASSERAY André-Eugène, 2e classe.
LALIGUE Jules, 2e classe. │LATOUR Jean, 2e classe.
LALLEMENT Jean-Baptiste, 2e classe. │LAUBUGE Henri, 2e classe.
LALOI Annet, 2e classe. │LAUCHARD Alchas-Paul-Jules, 1re cl.
LAMARTINE Jean-Marie, 2e classe. │LAUDE Joseph-Charles-Victor, 1re cl.
LAMBERT Félix-Louis-François, 2e cl. │LAUGERETTE Aristide-Alexandre, 1re cl.
LAMBERT Léon-Justin, 2e classe. │LAUGIER Faustin, 2e classe.
LAMBERT Paul-Marie, 2e classe. │LAUNAY Claude, 2e classe.
LAMBERT Henri-Auguste, sergent-four. │LAUREAU François, 2e classe.
LAMBERT Jules, 2e classe. │LAURENT Georges-André, 2e classe.
LAMBOLEY Félix, caporal. │LAURENT Louis-François-Léon, 2e cl.
LAMBOLEY Jules-Aug.-Fergeux, 2e cl. │LAURENT Marcel-Arsène, 2e classe.
LAMEVRE Jean, 2e classe. │LAURENT François, 2e classe.
LAMOINE Aimé-Victor, 2e classe. │LAURENT Louis-Marius-Auguste, 2e cl.
LAMOUCHE Antoine, 2e classe. │LAUT Marie-Joseph, sergent.
LAMOUCHE Nicolas, 2e classe. │LAUTREY Augustin-Georges, 2e classe.
LAMOURE Jean, 2e classe. │LAUTREY Lazare, 2e classe.
LANCIAUX Fernand, 2e classe. │LAVAL Noël, caporal.
LANCIN Marcel-Paul, 2e classe. │LAVAL Pierre-Auguste, 2e classe.
LANDRE Pierre-Louis-Joseph, 2e classe. │LAVERGNE Jules, 1re classe.
LANDREAU Alb.-François-Antoine, 2e cl. │LAVERGNE Louis, 2e classe.
LANGLAIS Alphonse-Auguste, 2e classe. │LAVIER Auguste-Eugène, 2e classe.
LANGUILLE François, 2e classe. │LAZARDEUX Joseph, 2e classe.
LANNES Élie-Ephrem, sergent. │LAZARE Célestin, 2e classe.

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LEDURANT Auguste, 1re Classe. │LEJEUNE Émile, 2e classe.


LE BAIL Mathurin, 2e classe. │LEJOSNE Célestin-Joseph, 2e classe.
LEBAS Pierre, 2e classe. │LELARGE Germain, 2e classe.
LEBAILLY Pierre, caporal. │LELIAS Louis-Jean, 2e classe.
LEBAULT André-Jules, 1re classe. │LELIEUR Marcel, caporal.
LEBEAU Claude, 2e classe. │LELU Eugène, 2e classe.
LEBECQUE Émile-Joseph, 2e classe. │LEMAIRE Henri-César, 2e classe.
LEGROS Clément-Auguste, sergent-major. │LEMAIRE Pierre, 1re classe.
LEBEL Paul, 2e classe. │LEMESTIQUE Vincent, 2e classe.
LEBLOND Émile-Eugène, adjudant. │LEMOINE Louis-Eugène, 2e classe.
LEBŒUF Jean, 2e classe. │LE MORVAN René-Joseph-Marie, 2e cl.
LEBŒUF Gaston, 2e classe. │LE MEDIC Louis-Marie, 2e classe.
LEBRAS Marcel-Adrien, 2e classe. │LENFANT Lucien, 2e classe.
LE BRAS Pierre, 2e classe. │LENOIR Jean, 2e classe.
LE BRIS Charl.-Jos.-Franç.-Marie, 2e cl. │LENOBLE Jean-Baptiste, 2e classe.
LEBRUN Marius, 2e classe. │LÉONARD Marie-Louis-Léon, 1re classe.
LECADRE Arsène-Ernest., 2e classe. │LÉONARD Pierre, 2e classe.
LE CALLOCH Joseph-Marie, 2e classe. │LEPÈRE Alphonse, 2e classe.
LECLAIR Henri-Auguste, 2e classe. │LEPIDOR Henri-Marie-Joseph, 2e cl.
LECLAIR Jules, 1re classe. │LEPILLET François-Louis-Joseph, 2e cl.
LECLERC Aug.-Eugène-Alex., sergent-major. │LÉPINE Paul, 2e classe.
LECLERC Jules-Émile, 1re classe. │LEPITRE René-Camille, 2e classe.
LECLERC Marcel-Eugène, 2e classe. │LE POULAIN Yves-Julien-Joseph, sergent.
LE COQUIER Lucien, 2e classe. │LERAT Edmond-Eugène, 2e classe.
LECOMTE Marcel-Jean-Adolphe, 2e cl. │LERAT Ernest-Marcel, caporal.
LECONTE Maurice-Joseph, 2e classe. │LEREST Alain, 2e classe.
LÉCRIVAIN Georges-Jean-Gustave, sergent. │LERNOULD Marceau-Édouard, 2e cl.
LEDAN Adrien-Albert, 2e classe. │LEROUX Maurice-Robert-Adolphe, 2e cl.
LE FEREC Julien-Marie-Hyacinte, 2e cl. │LESEURE Jean-Baptiste, 2e classe.
LEFÈVRE Raymond-Jules, sergent. │LE SÉNÉCHAL Henri-Louis, 2e classe.
LEFÈVRE Robert-Léon, 2e classe. │LESEUR Albert-Georges, sergent-four.
LEFIEF Léon-Auguste, 2e classe. │LESPILETTE Émile, 2e classe.
LEGAY François-Eugène, 2e classe. │LESPRIT Abel-Louis-Marie, 2e classe.
LEGELEY Maurice, 2e classe. │LESTIENNE Henri, caporal.
LEGENT Roger, 2e classe. │LESTIEVENT Marie-Albert, 2e classe.
LÉGER Marcel-Joseph, 2e classe. │LEURAUD Jean, 2e classe.
LE GOFF Raymond-Robert, 2e classe. │LEVEAU Émile, 2e classe.
LEGOUX Alphonse-Victor, 2e classe. │LEVEAU Maurice-Eugène, 2e classe.
LEGRAND Auguste, 2e classe. │LEVEILLE Jean, 2e classe.
LEGRAND Émile-Élie, caporal. │LÉVESQUE Jean, 2e classe.
LEGRAND Constant-Alfred-Joseph, 2e cl. │LEVIEUX Marcel-Modeste, caporal.
LEGRAND Joseph-Séverin, 2e classe. │LEVITTE Édouard-Ferdinand, 2e classe.
LEGROS Lucien-Arsène, caporal. │LEY Paul, 2e classe.
LEGROS Marcel-Albert-Maurice, 2e cl. │LEYLAVERGNE, Albert-Jean-Fernand, 2e cl.
LHUILLIER Robert-Eugène, aspirant. │LEYMARIE Antoine, 2e classe.
LISTENSCHNEIDER Franck-J.-Ern., 2e cl. │LEYSENNE Léonard, 2e classe.

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LÉZARD Baptistin-Jules-Joseph, 2e cl. │MACHERAS René-Léon, caporal.


LHOMME Adrien-Eugène, 2e classe. │MACHEREY Charles-Joseph, 2e classe.
L'HOMMELET Lucien-Adrien, 2e classe. │MACQUAERT Gustave, 2e classe.
LHOTE Robert-Marie-Emmanuel, 2e cl. │MAGNIEN Maurice-Gustave-Ern., cap.
LIARD Eugène, 2e classe. │MAGUIS Augustin-Eug.-Séverin, 2e cl.
LIAUTAUD Albert, 2e classe. │MAHUET Gustave-Victor, adjudant.
LIENHARD Marcel-Antoine, 2e classe. │MAIGNIER Charles-Auguste, 2e classe.
LIENS Gustave, 2e classe. │MAILLARD Frédéric, 2e classe.
LIEVROUW Victor-Émile, 2e classe. │MAILLET Victorin-Jean-Marie, 2e cl.
LIMBARDET Gustave-Louis-Ern., 2e cl. │MAILLOT Étienne-Marcel, 2e classe.
LINOTTE Jules-Marie, 2e classe. │MAILLOT Paul-Ovide-Aristide, 2e cl.
LOAS Jean, caporal. │MAIRE Eugène-Louis, caporal.
LOCQUIN Gustave-Léon-Eugène, 2e cl. │MAIRE Ferdinand, sergent.
LOISEAU Lucien, 2e classe. │MAIRE Louis-Jules, adjudant-chef.
LOISON Albert-Lucien, sergent. │MAIRE Eugène-Charles-Joseph, 2e cl.
LOMBOIS François-Joseph, 2e classe. │MAIRE-PEPE Xavier-Jos.-Virgile, 2e cl.
LONJARET Paul-Achille, 2e classe. │MAISONNIAUX Léon-Joseph, 2e classe.
LARDIER Émile-François, 2e classe. │MAITRE Eugène, 2e classe.
LOREAU Pierre, 2e classe. │MAITRE Maurice, 2e classe.
LOREAU Alfred-Julien-Marius, 2e cl. │MAITREHENRV Henri-Marie, 2e classe.
LORTHIOIR Léon, 2e classe. │MALABARD François-Martial, 2e classe.
LOUBIGNAC Jean-Baptiste, 2e classe. │MALARD Guy-Maurice-Eugène, 2e cl.
LOUCHARD Lucien-Claude, 2e classe. │MALCOIFFE Jean, 2e classe.
LOUIS Denis-Georges, 2e classe. │MALAURENT Marcel, 2e classe.
LOINS Henri-Ernest, 2e classe. │MALCUIT Irénée-Émile-Isidore, serg.
LOUIS Maurice-Alphonse, 2e classe. │MALGRAS Lucien-Joseph-Alex., serg.
LOURDIN Jacques, 2e classe. │MALISSEN Jean, 2e classe.
LOUSTAUD Guillaume, 2e classe. │MALLAVERGNE Pierre, 2e classe.
LOVIGNY Maurice. 2e classe. │MALLEN Élie-Aimé-Étienne, sergent.
LOYE Marie-Paul-Joseph, adjudant. │MALLET Paul-Léon, 2e classe.
LUCAS Guillaume, 2e classe. │MALONBIER André, 2e classe.
LUCAS Paul-Marius, 2e classe. │MALTHIEU Louis-Martial, 2e classe.
LUCOT Pierre-Ernest, 2e classe. │MANEL Paul-Jules, 2e classe.
LUCOT François, 2e classe. │MANIÈRE François-Lucien, 2e classe.
LUCOTTE Claude-Léon, 2e classe. │MANIÈRE Louis-Lucien, sergent.
LUCOTTE François-Henri-Paul, 2e cl. │MANIÈRE François, 2e classe.
LUCOTTE Pierre-Eugène-Henri, caporal. │MANN Clément, 2e classe.
LUSSIAUD Jean-Marie, 2e classe. │MANNA Salvator, 2e classe.
LUTHEROT Antoine, 2e classe. │MANESSON Fernand, 2e classe.
LUTHERER Alfred, 2e classe. │MANTRAN Gustave-Louis, caporal.
LUTZ Camille-Maurice, 2e classe. │MARACHE Georges-Louis, caporal.
│MARC Victor, 2e classe.
MABILLE Paul-Thermidor, 2e classe. │MARCEAU Charles, 2e classe.
MACAIRE Henri-Antonin, 2e classe. │MARCEAU Nicolas, 2e classe.
MACARY André, 2e classe. │MARCEAUX Eugène, 2e classe.
MACE Jean-Maurice, 2e classe. │MARCHAL Joseph, caporal.

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MARCHAL Henri-Louis, 2e classe. │MARTIN Jean-Baptiste, sergent.


MARCHAL Marie-Louis-Paul, 2e classe. │MARTIN Jean-Joseph-Alexis, 2e classe.
MARCHAL Paul-Louis, 2e classe. │MARTIN Joseph-Henri, 1re classe.
MARCHAND Jacques, 2e classe. │MARTIN Jules, caporal.
MARCHAND Adrien-Philibert, 2e classe. │MARTIN Léon, 2e classe.
MARCHE Pierre-Roger, 2e classe. │MARTIN Louis-Lucien, 2e classe.
MARCHEIX François-Louis, sergent. │MARTIN Louis-Victor, 2e classe.
MARCHEIX Joseph, caporal. │MARTIN Marie-Ernest-Germain, 2e cl.
MARCHEVET Camille-Louis-Vict., 2e cl. │MARTIN Marcel, 2e classe.
MARCIAU Léon, 1re classe. │MARTIN Pierre-Joseph-Clément, sergent.
MARCQUEBREUCQ Élie, 2e classe. │MARTIN René-Joseph, sergent.
MARÉCHAL Marcel, 2e classe. │MARTIN René-Marie-Joseph, 2e classe.
MARET Lucien-Edmond, caporal. │MARTINOT Gaston-Roger, sergent,
MARETS Léon, 2e classe. │MARTRY Joseph-André, 2e classe.
MARFEUIL Louis, 2e classe. │MARY Antoine, 2e classe.
MARGERARD Abel-Aimé, 2e classe. │MASSARD Joseph-Ferdinand, 2e classe.
MARIA Gustave-Jules, caporal. │MASSE Alcide-Albert, 2e classe.
MARIAU Eugène, 2e classe. │MASSE Pierre-Félix, 2e classe.
MARICHAL René-Charles, 2e classe. │MASSEBŒUF Jean-Marie, 2e classe.
MARIET Louis-Gustave, caporal. │MASSIN Constant, 2e classe.
MARIN François, 2e classe. │MASSE Aimé-Auguste-Ferdinand, 2e cl.
MARION Alphonse-Auguste-Paul, serg. │MASSON Félix-Henri-Victor, sergent.
MARION Paul, sergent. │MASSON Maurice-Anatole, 2e classe.
MARION Pierre-Marie-Joseph, 2e cl. │MASSONNET Honorat, 2e classe.
MARIZY Joseph, 2e classe. │MASSY René, 2e classe.
MARLHAC François, 2e classe. │MATHIROT Henri-Marcel, 1re classe.
MARME Jean, 2e classe. │MATHEY Henri-Jules, 2e classe.
MAROILLIER Louis-Paul, clairon. │MATHEY Jules-Victor, sergent.
MARONNAT Louis-Antoine, 2e classe. │MATHEY Pierre, 2e classe.
MAROT Philippe-Jos.-Gab., caporal-fourrier. │MARTHIAU Étienne, 2e classe.
MAROTINE Raoul-Albert, 2e classe. │MATHIEU Albert, 2e classe.
MARSIGNY Émile-Célestin, 2e classe. │MATHIEU Henri-Victor, caporal-fourrier.
MARTEL Louis-Joseph, 2e classe. │MATHIEU Édouard-Victor, 2e classe.
MARTEL Victor-Léon, 2e classe. │MATHIEU Louis-Eugène, 2e classe.
MARTENOT Paul, 2e classe. │MATHIOT Louis-Albert, 2e classe.
MARTIALOT Jean, 2e classe. │MATIRON Louis, 1re classe.
MARTIN Albert-Joseph-Marie, 2e classe. │MATON Fernand, 2e classe.
MARTIN Auguste, 2e classe. │MATRAY Abel, 2e classe.
MARTIN Auguste-Gabriel, 2e classe. │MATRUCHOT Jules-Alix, caporal.
MARTIN Charles, 2e classe. │MATUCHET Paul-Julien, 1re classe.
MATIN Félicien-Émile, 2e classe. │MAUCHAMP Claude, 2e classe.
MARTIN Francis, 2e classe. │MAUCHAUSSÉE Maxime, caporal.
MARTIN Gilbert, 2e classe. │MAUCOMANT Marcel-Maurice, 2e classe.
MARTIN Henri, sergent. │MAUGER Gervais-Marie-Louis, 2e cl.
MARTIN Henri-Louis, 2e classe. │MAUME Jean-Baptiste, 1re classe.
MARTIN Jean, 2e classe. │MAUPIN Fernand-Jules, 2e classe.

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MAUREL Charles, caporal. │MEURGEY Jules-Marie-Denis, 2e cl.


MAURIE Louis-Charles, 2e classe. │MEUTELET Auguste, 2e classe.
MAURIZARD Alphonse, 2e classe. │MICHAELIS Joseph, 2e classe.
MAY Louis-Léon-Joseph, caporal-fourrier. │MICHAUD François, 2e classe.
MAZEAU François-Joseph, 2e classe. │MICHAUD Charles, 2e classe.
MAZIÈRE Jean, 2e classe. │MICHAUDET Eugène, 2e classe.
MAZILLE Jules-Alexis, 2e classe. │MICHO Marie-Camille-Léon, sergent.
MAZOYER Henri, 2e classe. │MICHEL Azéma-Henri, caporal.
MAZOYER Louis, 2e classe. │MICHEL Charles-Marie-Édouard, 2e cl.
MÉDARD Léopold-Lucien, 2e classe. │MICHEL Marie-Joseph, 2e classe.
MEDET Louis-Auguste, 2e classe. │MICHEL-Moulu Hippolyte, 2e classe.
MELINE Louis, 2e classe. │MICHELAN Jean-Baptiste, 2e classe.
MÉNARD Jean-François-Marie, 2e cl. │MICHELIN Auguste, 1re classe.
MENEGAUX Jules-Auguste, 2e classe. │MICHELIN Edmond, 2e classe.
MENELET Augustin-Félix, 2e classe. │MICHOT Gustave, 2e classe.
MÉNÉTRIER Joseph-Alfred, sergent. │MICHOT Jean-Claude, 2e classe.
MENIGOZ Maurice-André, caporal. │MICHOT François, 2e classe.
MENNETREY Joseph-Jules, 2e classe. │MIGNON François, 2e classe.
MENOUD Clément, caporal. │MIGNON Jean-Baptiste, 2e classe.
MÉOT Louis-Hyacinthe, 2e classe. │MERCIER Charles-Clément, 2e classe.
MÉOT Marie-Victor-Lucien, clairon. │MIGNON Albert, 2e classe.
MERCEY Claude-Jules, 1re classe. │MIJIEU Édouard, 2e classe.
MARTINOT Gaston-Roger, sergent. │MILCENT Victor-Jean-Jérôme, 2e classe.
MARTRY Joseph-André, 2e classe. │MILLERY Victor, 2e classe.
MERCEY François, 2e classe. │MILLIARD Constant, 2e classe.
MERCIN Henri-Gabriel-René, 2e classe. │MILLOIS Louis-Raphaël, 2e classe.
MERCIN Gaston-Marcel-Louis, sergent. │MILLOT François, 1re classe.
MEREL Clément-Alexandre, 2e classe. │MILLOT Pierre, 2e classe.
MERGER Jules, sergent. │MILLOT Louis, 2e classe.
MERIAU Édouard, 2e classe. │MILLOT Marcel-Henri, 2e classe.
MERIGOT Jules-Gabriel, 2e classe. │MINE Désiré-Jean, 2e classe.
MERLE Armand-Louis, 2e classe. │MINET Eugène, 1re classe.
MERLE Baptiste, 2e classe. │MINGUET Alexis-Théodore, 2e classe.
MERLE Louis-Nicolas-Émile, 2e classe. │MINOS Claretin, 2e classe.
MERLIN Louis, 2e classe. │MIOT Auguste-Henri, 2e classe.
MERLIN Louis-Marius, 2e classe. │MIOT Jean-Camille, 2e classe.
MERZET Claude-Benoit, 1re classe. │MIOT Lucien-Orel-Alexandre, 2e classe.
MESSAGER Auguste-Joseph, 2e classe. │MIRAUT François, 2e classe.
MESSELET Joseph, clairon. │MODOT Marcel-Fernand, 2e classe.
MÉTAL Maurice, 2e classe. │MOINE Alphonse, 2e classe.
MÉTAYER René-Joseph, 2e classe. │MOINE Édouard, 2e classe.
METTRIER Marie-Joseph-Gabriel, 2e cl. │MOINE Fernand, 2e classe.
MEULNOTTE Armand-Félix, 2e classe. │MOINY Émile-Louis, 2e classe.
MEUNIER Lucien-Joseph, sergent. │MOIROU Henri, 2e classe.
MEUNIER Pierre, 2e classe. │MOISSON Raymond, 2e classe.
MEUNIER Pierre, 2e classe. │MOISSONNIER Marie-Joseph, 2e classe.

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Imprimerie Moderne – Langres – 1920
numérisation : P. Chagnoux - 2013

MOLARD Joseph-François, 2e classe. │MOUCAUT Philibert, caporal.


MOLINE Jules-Marcel-Pau1, 1re classe. │MOUGEAT Louis-Eugène, sergent.
MONARD Maurice, 2e classe. │MOUILLON Gustave-Albert, 2e classe.
MONGIN Pierre, 2e classe. │MOUBLE Edmond, 2e classe.
MORIN Mariette-Edme, 2e classe. │MONNIER Robert-Victor 2e classe.
MONNIAUX Alexandre-Louis, sergent. │MOURET Lucien-Claude, 2e classe.
MONNIER Robert-Victor, 1re classe. │MOUREY Louis, 2e classe.
MONNOT Eugène, 2e classe. │MOURICE Henri-Désiré, 2e classe.
MONOT Marcel-Augustin, caporal. │MOURIZARD Alphonse, caporal.
MONTARON Jean-Marie, 2e classe. │MOURLOT Edmond-Charles-Marie, 2e cl.
MONTVAILLER Victor-Maurice, 2e classe. │MOUSSE Pierre, 2e classe.
MORAND Marc-Simon, 2e classe. │MONTENOT Jules, clairon.
MOREAU Auguste, 2e classe. │MOUTIER René, 2e classe.
MOREAU Louis-Henri, 2e classe. │MULATIER Clément-Auguste, 2e classe.
MOREAU Henri, 2e classe. │MULLER Jules-Prosper, caporal.
MOREAU Marcel, 2e classe. │MULLER Joseph, 2e classe.
MOREAU Marcel-Joseph, 2e classe. │MULLER Joseph-Eugène, 2e classe.
MOREAU Henri-Albert, 2e classe. │MUNIER Georges, 2e classe.
MOREAU Simon, 2e classe. │MUTEL Pierre-Marie, 1re classe.
MOREAU Henri-Louis, 2e classe. │MUTIN Henri-Jules, 2e classe.
MOREAU Louis-René, caporal. │
MOREL Paul-Alphonse-Marius, 2e cl. │NANCEY Ernest-René, 2e classe.
MOREL Camille, 2e classe. │NARCY Auguste, 2e classe.
MOREL Gaston, 2e classe. │NAUDET Maurice-Camille, 2e classe.
MOREL-BROSSE Albert, 2e classe. │NAUTH Félix, 1re classe.
MORGAT Claude, caporal. │NAVARRE Ernest, 2e classe.
MORIN Marcel-Henri, 2e classe. │NARBOUE Victor-Joseph, 2e classe.
MORIN Octave-Ferdinand, caporal. │NÉOLET Abel, 2e classe.
MORIN Henri-Jean-Marie, 1re classe. │NESPOUX Léonard, 2e classe.
MORIN Pierre, 2e classe. │NEVERS Marie-Joseph, caporal.
MORIN Edmond-Louis, 2e classe. │NICOL Auguste, 2e classe.
MORINIÈRE Henri-Bernard, 2e classe. │NICOLAS Georges-Félicien, 2e classe.
MORIS Paul-Maurice, 2e classe. │NICOLLE Charles-Eugène, 2e classe.
MORIS Philippe-Eugène, 2e classe. │NIGRELLE Henri-Valentin, 1re classe.
MORISOT Arthur-Marie, 2e classe. │NODOT Amédée-Claude, 2e classe.
MORISOT Paul-Irénée, 2e classe. │NOËL Emmanuel, 2e classe.
MORIZOT Henri-Louis, 2e classe. │NOEGELEN Louis, 1re classe.
MORLE René-Félix, 2e classe. │NOIROT Alphonse-Joseph, 2e classe.
MORLET Laurent, 2e classe. │NOIROT Jean-Henri-Baptiste, 2e classe.
MORON Albert, caporal. │NOIROT Charles, sergent.
MORON Marcel-Armand, 2e classe. │NOLLOT Albert-Auguste, 2e classe.
MOROT Édouard, sergent. │NOLOT Louis, 2e classe.
MORTUREUX Léa-François, 2e classe. │
MORTRET André, 2e classe. │OBERT Victor-Éloi-Joseph, 2e classe.
MOTRET Auguste-Léon, 2e classe. │OBRIET Théophile-Irénée, sergent.
MOUCAUD Benjamin, 2e classe. │OBRY Eugène-Charles, 2e classe.

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ODOUL Georges, adjudant. │PEAN Marcel-Henri-Émile, 2e classe.


OGER Auguste-Albert-René, 2e classe. │PECHINOT Xavier-Jules, 2e classe.
OLIVE Georges-Henri-Jean, 2e classe. │PELENARD Victor, 2e classe.
OLLIERO Auguste-François-Marie, 2e cl. │PELLAT Jean-Louis, sergent.
ONILLON Pierre-François, 2e classe. │PELLEGRIN Maurice, 2e classe.
ORMANCEY Charles-Marie, sergent. │PELLERIN Jean-Louis, 2e classe.
OSSAYE Valentin-Joseph, 2e classe. │PELLETIER René-Gaston, sergent.
OUDOT Louis-Georges, 2e classe. │PELTIER Gaston-Hippolyte, 2e classe.
OUDOTTE Charles-Léon, 2e classe. │PENICHON Jean-Baptiste, 2e classe.
OUDOUX Louis-Alexandre, 2e classe. │PENUE Jean-Joseph, 2e classe.
│PERARD Paul-Marie-Camille, 2e cl.
PACOT Louis-Auguste, 2e classe. │PERCHER Léon-Joseph, 2e classe.
PACOTTE Marcel-Félicien, 2e classe. │PERDRIZET Pierre-Marie, sergent.
PADEY Joseph-Marius, aspirant. │PERIAL Louis-François-Joseph, 1re cl.
PAGEAUX Alberty, 2e classe. │PÉRIER Félix, 2e classe.
PANCIN Joseph, 2e classe. │PÉRIGUET Simon-Marie, 2e classe.
PAPIN Émile-Casimir, 2e classe. │PERNET Lucien-Marie, caporal.
PAQUEREAUX J.-B.-Alphonse, 2e classe. │PERNEY Albert, 2e classe.
PAQUET Eugène-Albert-Armand, 2e cl. │PERNOT Albert-Paul, 1re classe.
PAQUET Marcel-Gabriel-Joseph, 1re cl. │PERNOT Georges-Fernand, 2e classe.
PAQUEZ Alphonse-Louis-Alfred, 2e cl. │PERNOT Henri-Marie-Louis, caporal.
PARENT Maxime-Lucien, caporal. │PERON Joseph-Louis, 2e classe.
PARENTEAU Jean-Marie-Georges, 2e cl. │PERRAUDIN Martin, 1re classe.
PARIS Étienne, 2e classe. │PERRAULT Amédée, 2e classe.
PARIS Henry, 2e classe. │PERREAL Charles-François, caporal.
PARIS Isidore-Alexandre, 2e classe. │PERREAU Henri, 2e classe.
PARIS René, 2e classe. │PERRÉE Alexandre-Henri, 2e classe.
PARISOT Maxime-Victor, 2e classe. │PERRET Jules-Albert, 2e classe.
PASCAL Joseph, 2e classe. │PERRIN Raoul-Pierre, 2e classe.
PASCAL Henri-Victor, caporal. │PERRIN Félix, 2e classe.
PASQUEREAU Alphonse, 2e classe. │PERRINET Eugène, 2e classe.
PASQUEREAU Victor.-J.-M., 2e classe. │PERRIN Victor-Marie-Paul, 2e classe.
PASQUIER Georges-Marie, sergent. │PERRON Claude-Émile, 2e classe.
PASQUER Joseph-Marie, 2e classe. │PERRON Joseph-Victor, 2e classe.
PASQUIER Louis-Auguste, 2e classe. │PERROT Adrien-Arthur, 2e classe.
PASCAL Claude-François, 2e classe. │PERROT Jean, 2e classe.
PASTOURET Émi1e, 2e classe. │PERROT Joseph-Alfred, 2e classe.
PATIN Auguste, 2e classe. │PERROT Jules-Jean, 2e classe.
PATOUILLET Joseph, 2e classe. │PERROT Auguste-Louis, 2e classe.
PATOUX Louis, 2e classe. │PERRUCHOT François-Jean, 2e classe.
PATRONAT Albert, 1re classe. │PERSENOT Paul, 1re classe.
PATROUX Georges-J.-M., sergent. │PERSONNET Étienne-Louis, 2e classe.
PATUREAU Caprais, 2e classe. │PESIEN Alexandre-François, 2e classe.
PAU1 Émile-Charles, 2e classe. │PETARD Claude-Joseph, 2e classe.
PAULIN Paul-Charles, 1re classe. │PETERS Désiré-Camille, 2e classe.
PAXION Paul, 2e classe. │PETEUIL Henri, 2e classe.

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PETIOT Claude, 2e classe. │PINTI Joseph-Valentin, caporal.


PETIOT Eugène, 2e classe. │PION Joseph-Gustave, 2e classe.
PETIT Aimé, sergent. │PION Jules, sergent.
PETIT Amédée-Anathase, 2e classe. │PION Louis-Léon-Georges, 2e classe.
PETIT André-Saturnin, 2e classe. │PIONNER Anatole-Arthur, 2e classe.
PETIT Arsène, 2e classe. │PITOLLET Edmond-Alphonse, 2e classe.
PETIT Camille-Augustin, 2e classe. │PITON Joseph-Marie-Auguste, 2e cl.
PETIT Félicien-Jules, 2e classe. │PIVERT Émile-Gaston, 2e classe.
PETIT François, 2e classe. │POIGEAUT Claude-Eugène, 2e classe.
PETIT Jean-Louis, 1re classe. │POILLOT Théophile, 1re classe.
PETIT Pierre, 1re classe. │PORTIER Pierre-Charles, 2e classe.
PETIT Joseph, 2e classe. │PROST Auguste, 2e classe.
PETIT Pierre dit Louis, caporal. │PRUZOT Francis, sergent.
PETIT Victor-Joseph, 2e classe. │PRAUD Charles-Émile, 2e classe.
PETITGUYOT Fernand-Marius, 2e cl. │POTOT Léon, 2e classe.
PETITJEAN Alphonse, 2e classe. │POITOU Camille-René, 2e classe.
PETITON Joannès, 2e classe. │POIRIER Raymond-Victor, 2e classe.
PETITOT Paul-Marie, 2e classe. │POUILLY Raymond-Jules, caporal.
PETZEY Maxime-Auguste, 2e classe. │POMMIER Félicien-Émile, caporal.
PETRY Louis-Henri, 2e classe. │POLLET Paul-Palmyre, caporal.
PEYRONNET Louis-Michel, sergent. │POIRIER Léon-Pierre-Joseph, 2e classe.
PHILIBERT Lazare, 2e classe. │POINTIER Paul-Louis, 2e classe.
PHILIPOT Auguste-Claude, sergent. │PLUMAUZILLE Victorin-Jean, caporal.
PHILIPPE Eugène, 2e classe. │PLUMEJEAN Auguste, 2e classe.
PIARD Georges, 2e classe. │PLUVET Alfred, 2e classe.
PIAT Henri-César, 2e classe. │POHU Pierre-Constant, 2e classe.
PICARD Maurice-Victor, 2e classe. │POIGNANT Jean-Marie, 2e classe.
PICARDOT Paul dit Eugène, 1re classe. │POIRIER Louis-Auguste-Jean, 2e classe.
PICHERIT Joseph-Louis, 2e classe. │POMATHIOZ Louis-Jean-Marie, 2e cl.
PICHON Louis, 2e classe. │PORCHERET Jean-Louis-Marie, 2e classe.
PICHON Paul-André, 2e classe. │PORSON Marcel-Eugène, 2e classe.
PICOCHE Marcel-Charles, 2e classe. │PORTRAT Jean-Louis, caporal.
PICOT Marcel-Georges, 2e classe. │PUZENAT Jean, 2e classe.
PIE Gaston, 2e classe. │PROVOST Ferdinand, 2e classe.
PIERI Georges, 2e classe. │PROVOST Mathieu, 2e classe.
PIERRE Henri-Émile, 1re classe. │PROUTIÈRE Jean-Joseph, 2e classe.
PIERRE Octave-Léonidas, 2e classe. │PROST Louis-Marcel, caporal.
PIERROT Léon, 2e classe. │PROUTIÈRE Maxime-Victor, 2e classe.
PIGNOT Félix-Albert, 2e classe. │PRIEUR Marcel-Édouard, 2e classe.
PILLOT Pierre-Louis, aspirant. │PREBIN Sébastien, caporal.
PINAROLI Louis, caporal-fourrier. │POULEAU Félix-Séraphin, sergent.
PINEAU Jacques-Henri, 2e classe. │PREANT Henri, 2e classe.
PINEAU François-Joseph, 2e classe. │POTIGNON Henri-Alphonse, 2e classe.
PINEL Léonore-Félix, 1re classe. │PROVOST Alexandre-Marie, 2e classe.
PINOT Armand-Henri, 2e classe. │POIROT Pierre-Paul, 2e classe.
PINTI Adolphe-Antoine, 2e classe. │POIRIER Pierre, 2e classe.

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PERRIAUX Léon-Henri, 2e classe. │POURTAU Georges-Ferdinand, sergent.


PERRIN Joseph, caporal. │POULEAU Louis-Jules-Émile, 2e classe.
PERRIN Jules-Émile, 2e classe. │
PERRIN Auguste-Adrien, caporal. │QUIROT Lucien-Auguste, 2e classe.
PONSOT Henri-Joseph, 2e classe. │QUIGNARD Jules-Joseph, sergent.
PRÉVOT Henri, 2e classe. │
PRETOT Alexandre-Julien, caporal. │ROY Alfred, 2e classe.
PORTAL René-Jean, 2e classe. │RABEAU Joseph-Désiré, 2e classe.
PONSART Charles-Louis, 1re classe. │ROPITAL Émile, 2e classe.
POIRET André, 2e classe. │ROY Édouard, 2e classe.
PLACE Vincent, 2e classe. │ROUSSELET Maurice, 1re classe.
PUZIN André, 2e classe. │ROUSSEAU Louis-François, 2e classe.
PLANTE Pierre-Félix, 2e classe. │ROBLET Léon-Philippe, 2e classe.
PLATON Alphonse, 2e classe. │REBUFFIE Gabriel-Émile, 2e classe.
POIRECUITE Charles-Louis, caporal. │RENARD Alfred-Camille, sergent.
POULNOT Fortuné-Hilaire, 1re classe. │RINGUELET Étienne-Alexandre, 2e cl.
PRESTAVOINE Jules-Alphonse, 2e classe. │RAYNAUD Joseph, 2e classe.
PREVOST Marie-Eugène, 2e classe. │RANNAUD Martin-Bénoni, 2e classe.
PREVOT Marius-Célestin, 2e classe. │RECEVEUR Joseph, 2e classe.
PRIQUET Achille-Albert, 2e classe. │RESILLOT François, 2e classe.
PRODHON Fernand-Eugène, 1re classe. │RENAUDIN Camille, 2e classe.
PROST Henri, 2e classe. │REYROLLES Léonard, 2e classe.
POIRIER Paul-Joseph, 2e classe. │REFOUR Auguste, 2e classe.
POINSE Marie-Ernest, 2e classe. │RIVIÈRE Hippolyte, 2e classe.
POINSOT Léon-Paul-Alcide, 2e classe. │ROBLIN Claude-Édouard, 2e classe.
POITRY Joseph-Henri, 2e classe. │ROCHE Théophile-Augustin, 2e classe.
POMMEROL Louis-Auguste, 2e classe. │ROYER Didier-Jean-René, 2e classe.
POMMIER Antoine, 2e classe. │REGNIER Ernest-Henri, 2e classe.
PORRET Victor-Édouard, 2e classe. │REGNAUD Charles-Nouma, 2e classe.
PONTANIER Joseph, caporal. │RABOU Gabriel, 2e classe.
POURTALET Pierre-Jean-Marie, 2e cl. │REMONTE Désiré, 2e classe.
PUPIER Jean-Benoît, 2e classe. │BEYNARD Félix, 2e classe.
PYCHAERT Edmond-Gaston, 2e classe. │ROUGON Clément, 2e classe.
PUZENAT Jean, 2e classe. │ROYER Alfred-Jules, sergent.
PORCHEROT Édouard, 1re classe. │ROY Émile-Jacques, 2e classe.
PORCHEROT Paul, 1re classe. │ROY Édouard-Émile, 2e classe.
POISOT Georges-Victor, 2e classe. │ROND Auguste-Denis, caporal.
POTTIER Albert-Alexis, 2e classe. │ROBAUD Victor-François, 2e classe.
POULOT Claude, caporal. │ROMAND Arsène-Marie, 2e classe.
PRODHON Georges-Pierre, 1re classe. │ROLLAND Paul-Émile, 2e classe.
PRUNOT Camille-Alexandre, 2e classe. │RIPART Étienne, 2e classe.
PRUNIAUD Ernest-Henri, 1re classe. │RIMBEAULT Pierre, 2e classe.
PLOYE Georges-Louis-Auguste, 2e cl. │RICHARD Lazare, 2e classe.
POIROT Marcel-Félix, 2e classe. │REZILLOT André-Eugène, 2e classe.
POISOT Victor-Auguste, 2e classe. │REY Hippolyte, 2e classe.
POULEAU Ernest-Philibert, 2e classe. │RENARD Antoine, sergent.

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RAMBAUD Maxime, 2e classe. │RONSIN Armand, adjudant.


RIPERT Sylvain, 2e classe. │ROUX Alphonse-Pierre, 2e classe.
REY Barthélemy, 2e classe. │ROUX Pierre-René, 2e classe.
ROUSSELARD Armand-Octave, 2e cl. │ROSSIGNOL Paul, 2e classe.
ROBIN Claudius-Joseph, 2e classe. │ROY André, 2e classe.
REVERCHON Lucien-Hippolyte, 2e cl. │ROY Anatole-Claude, 1re classe.
ROUSSEL Camille-Léon, 2e classe. │RIESSOZ Maurice-Henri, 1re classe.
REVERDY Léon-Louis, caporal. │ROUZOT Lucien-Paul, sergent.
REYDET Étienne-Alphonse, 2e classe. │ROUSSELLE Auguste-Marcel, 2e classe.
ROBILLARD Benoît-Augustin, sergent. │ROUSSEAU Léon, 2e classe.
ROBIN Henri-Arsène-Eugène, 2e cl. │ROUSSEAU Clément, 2e classe.
RABIER Jules-Louis, 2e classe. │ROGER Pierre, 2e classe.
RASE René-Victor, 2e classe. │ROUX Paul-Eugène, 2e classe.
ROUSSEAU Jean-Baptiste, caporal. │ROBLET Georges, aspirant.
ROQUEL Victor-Joseph, 2e classe. │ROBIN Alexandre, 2e classe.
RAGNARD Lucien-Abel, 2e classe. │RINGOT Raymond-Cyrille, 2e classe.
ROUGE Louis-Abel, 2e classe. │RICHARDOT Adolphe-Auguste, 1re classe.
ROUSSIN Pierre-Henri, 2e classe. │ROMAUD Henri, 2e classe.
ROUSSEAU Henri-Léon, caporal. │RETHORE Auguste, 2e classe.
ROLLE Marie-Auguste-Léon, 2e classe. │REGNIER Maurice-Lucien, 2e classe.
ROBINE Louis-Camille, 2e classe. │REGNAUD Louis-Alfred, 2e classe.
RISSER Henri-Louis, caporal. │RAYNAUD Maurice-Eugène, caporal.
Des RIOUX de MESSIMY Jean, 2e cl. │RAVIER Félix, sergent.
RENIAUME Léon-Aldolphe, sergent. │RAILLARD Albert-Jules, 1re classe.
REDOUSET René-Émile, sergent-major. │ROVER Albert-Flavien, 2e classe.
RAMEAUX Paul, 2e classe. │RAT Albert-Léon-Auguste, caporal.
ROUSSIN Henri-René, 2e classe. │RENARD Franc.-Claude dit Louis, 2e cl.
ROUSSEAU Adrien-Georges, 1re classe. │ROBERT Gustave, 2e classe.
ROLLOT Jean, 2e classe. │ROBLIN Charles, 2e classe.
ROBIN Jean-Louis, 2e classe. │ROBLOT Félix-Gustave, 2e classe.
ROCHARD Alexis-Marie, 2e classe. │ROUX Paul-Eugène, sergent.
RAVAUX Léon-Marcel, 2e classe. │ROSSELIN Léon-Louis-Clément, 2e cl.
RABIOT Henri, 2e classe. │ROSTAING Camille-René, 2e classe.
RAGOIS Lucien, 2e classe. │RAINON Antoine, 2e classe.
RAGONOT Francis-Arsène, 2e classe. │REY Louis, 2e classe.
RAINCOURT Adrien-Émile, sergent. │ROUILLARD Alexis-Joseph, 2e classe.
RAMONET Auguste-Henri, 2e classe. │ROTUREAU Emmanuel, 2e classe.
RAQUIN Victor-Louis, 1re classe. │ROSSIGNOL René, 2e classe.
REMOND Louis-Antoine, 2e classe. │ROSSIGNOL Joseph-Marcel, 2e classe.
RENARD Jules-Ernest, 2e classe. │ROSSET Georges, sergent.
RENAUD Gaston-Alphonse, 2e classe. │ROSIER Jean-Baptiste, caporal.
RIVIÈRE Joseph, 2e classe. │ROUSSELET Charles, 2e classe.
ROBIN Louis, 2e classe. │ROCHARD Alexandre-Léon, 2e classe.
ROBIN Henri, 2e classe. │ROCHARD François-Louis, 2e classe.
ROGER Paul-Léon, 2e classe. │RICHARD Émile-Maurice, sergent.
ROMAIN Paul-Adrien, 2e classe. │RICHARD Raphaël-Gaston, 2e classe.

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RIBIER Lucien-Joseph, 2e classe. │SALMON Georges-Paul, sergent.


REULIER Victor-Henri, 2e classe. │SEIGNEZ Albert-Ernest, aspirant.
RENAUDON Lucien, 2e classe. │SASSOT Pierre-Denis, 2e classe.
RENEAU Lucien-François, 2e classe. │SON François-Eugène, caporal.
RENARD Auguste, 2e classe. │STEPHON André, 2e classe.
REDUREAU François-Léon, 2e classe. │SALUS Louis, caporal.
RAPHALEN René, 2e classe. │SERPRIX Claude, 2e classe.
RAIMBAULT Jacques, 2e classe. │SIFFERLEN Eugène, 2e classe.
RANVEAU Clément, 2e classe. │SIMON Léon, 2e classe.
REVACHON Jean-Paul, 2e classe. │SAGON Claude-François, 2e classe.
ROBINET Clément-Paul, 2e classe. │SAVIGNAT Victor, 2e classe.
ROLLIN Germain-François, caporal. │SAUVAGE Léon-Aimable, 2e classe.
ROYER Marie-Léon, 2e classe. │SERAFINI Gustave-Camille, sergent.
ROYER Henri-Paul-Jules, 2e classe. │SERGENT Auguste-Pierre, caporal.
ROSE Robert-Hyacinthe, aspirant. │SAULNIER Pierre, 2e classe.
ROUY Gabriel-Vincent, 2e classe. │SEQUIN Jules-Lucien, 2e classe.
RENVOIZE Maurice, 2e classe. │SIMONNOT Paul-Ernest, 2e classe.
ROLLÈRE André, 2e classe. │STUBER Georges-Edmond, 2e classe.
RONVOYE Léon, 2e classe. │SIMON Marcel-André, 2e classe.
RAGOT Jean-Constant, sergent. │SORHAITS Pierre, 2e classe.
RAVOIRE François-Séraphin, 2e classe. │SEGUIN Louis-François, sergent.
ROLLIN Charles, 2e classe. │SAISON Paul-Émile, 2e classe.
│SUZE Alphonse-Désiré, caporal.
SCHNEIDER Roger-Louis, sergent. │SERGENT Jean-Baptiste, 2e classe.
SAVRY Henri-Auguste, 2e classe. │SEUROT Paul-Octave, 2e classe.
SELTIER Henri-Auguste, 2e classe. │SIVELLE Jean-Claude, caporal.
SAVIGNY Alfred, 2e classe. │SOMMELET Charles-Victor, 1re classe.
SIMERAY Jules-Alphonse, 1re classe. │SITLIS Henri, 2e classe.
SEYFRIED Joseph, 2e classe. │SOITTOUX Paul-Marie, 2e classe.
SIMONNEL Georges-Marie, 2e classe. │SERVILLE Louis, caporal.
SUIVE François-Joseph-Victor, 2e cl. │SAUVAGE Désiré-Jules, 2e classe.
SON René, 2e classe. │SAUVAGEOT Eugène, 2e classe.
SŒURS André-Honoré, 2e classe. │SIQUOIR Jules-Delphin, 2e classe.
SCHEFFER Louis-Jean, 2e classe. │STEYER Paul-François-Joseph, sergent.
SAUVAÎTRE Joseph-Félix, 2e classe. │SALLE Léopold, 2e classe.
SAUTTON Lucien-André, 2e classe. │SAVINS Jules, 2e classe.
SAULET Paul-Eugène, 2e classe. │SONOIS Augusle-Abel, 2e classe.
SALLEYRETTES André-Charles, 2e classe. │STAFFER Jules-Jacques, 2e classe.
SOUBEYRAND Georges-Alexandre, 2e cl. │SURDOL Léo, 2e classe.
SCHULTZ Marius-François, 2e classe. │SÉJOURNANT Camille, 2e classe.
SAUNIER Philippe-Jean, 2e classe. │SEGUIN Georges, caporal.
SANDRIN Charles-Alfred, 2e classe. │SCARTAZZA Lucien, 2e classe.
SAINT-BONNET Jean, 2e classe. │SAINSOT Henri-Charles, 2e classe.
SACQUET Albert-Camille, 2e classe. │SACQUEPEY Claude-François, 2e classe.
SACONIER Edmond-Louis, caporal. │SEUROT Fernand-Jean, 2e classe.
SALE Louis dit François, 2e classe. │SIMONNET Pierre-Ernest, 2e classe.

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SARCY Louis-Noël-Étienne, clairon. │TOULOUSE Eugène-Auguste, 2e classe.


SEIGNOURET Henri-Joseph, 2e classe. │TRELET Jean-Marie, 2e classe.
SOULIER Albert-Augustin, 2e classe. │TRUCHOT Louis, 2e classe.
SCHAFER Jean-Marius, 2e classe. │TARTEVET Charles-Étienne, 2e classe.
SCHMITT Fernand-Louis, 2e classe. │THÉNARDIER Marcel-Pierre, 2e classe.
SALAVER Jean-Alphonse, 2e classe. │THÉVENIN Georges-Abel, 2e classe.
SICARD Auguste, 2e classe. │THIBAUDOT Georges-Auguste, sergent.
SOUCHOIS Ernest, 2e classe. │THOMAS Albert-Louis, sergent.
SOITTOUX Jean-Octave, 2e classe. │THOMAS Narcisse, 2e classe.
SIMONOT Claude-Ernest, 2e classe. │TREFFORT Alphonse, 2e classe.
SEMONIN Jules-Louis, 2e classe. │TRISLER Marcel-Gabriel, 2e classe.
SENET Louis-Onésime, adjudant. │TRUAISCH René-Louis, 2e classe.
SAETTELE Gustave-Fidèle, 2e classe. │TRUCHELET Georges-Louis, 2e classe.
SAUVAGET Charles, 2e classe. │TRUCHET Georges-Louis-Jules, 2e classe.
SANDICŒUR Henri, 2e classe. │TRONEL François-Joseph, 2e classe.
SEMERIA Félix, 2e classe. │THUGNOT Joseph, 2e classe.
SERIGNAN Dominique, 2e classe. │THIREAU Maurice-Léon, caporal.
SARNETTE Jean, 2e classe. │THIÉBAUT Marcel-Étienne, caporal.
│THEVENIN Jean-Léon, caporal-fourrier.
THOMASSIN Eugène-Louis, 2e classe. │THEUVENOT Émile-Jules, 2e classe.
TROTTA Dona-Frédéric, 2e classe. │TALON Albert-François-Xavier, 2e classe.
THIRION Louis-Lucien, 2e classe. │THEVENET Benoit-Joseph, 2e classe.
TOULON Maurice-Étienne, 2e classe. │THIEFFRY Pierre-Louis, 2e classe.
TRAMUSET Charles-Célestin, 2e cl. │TRINQUESSE Gaston, sergent.
TREGUIER Albert, 2e classe. │TAISANT Claude, 1re classe.
TUAILLON Émile-Jules, 2e classe. │TALPIN Joseph, 2e classe.
TRAHIN Charles-Auguste, 2e classe. │TESSIEUX Charles-Alphonse, 2e classe.
TRAMOY Jean-Claudius, 2e classe. │TESTEVINDE Marcel-Clément, sergent.
TORGUE François-Marius, caporal. │THIÉBAUT Louis-Jules, 2e classe.
TISSOT Claude-Joseph-Marcel, 2e cl. │TIRANT Paul-Félicien-Maurice, 2e cl.
TIVILLIER Louis-Pierre, caporal. │TISSERAND Antoine, 1re classe.
THIERRY Raymond, 2e classe. │De TRUCHIS de VARENNE Charles, sergent.
THIAULT Camille-Louis, 2e classe. │TELLIER François, sergent-major.
THEISEN Athanase, 2e classe. │TOFANI Bernard, 2e classe.
TAFFIN Alfred-Victor, 2e classe. │TRESSE Albert-François, 2e classe.
TACCARD Jean-Claude, 2e classe. │TARIS Claude, 2e classe.
TALLANDIER Armand, 2e classe. │THOMAS Joseph-François, 2e classe.
TÉTARD Léon-Joseph, 2e classe. │TINTILLIER Norbert-Léon, 2e classe.
THIBAUD Joseph, 2e classe. │TISSERAND Émile, 2e classe.
THIÉBAUT Paul-Marie, 2e classe. │TISSOT Marcel-Eugène, 2e classe.
THIÉRION Gaston-Marius, caporal. │TREVEY Louis, 2e classe.
THOMAS Jules, 2e classe. │TESTE Antonin-Théodore, 2e classe.
THOMAS Joseph, 2e classe. │TEMMERS Oscar-Georges, 2e classe.
TINTIER Albert, 2e classe. │TAQUIN Jules-Florimond, 2e classe.
TISSERAND Alfred-Auguste, 2e classe. │THOMAS Louis-Pierre, 2e classe.
TISSERAND Henri, 2e classe. │TRAVAILLOT Joseph, caporal.

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TROUVE Auguste-Émile, 2e classe. │VIARD Henri-Octave, 2e classe.


THEILLIEZ Jean-François, 2e classe. │VIALISTE Alexandre, 2e classe.
THOMAS Albert-Eugène, 2e classe. │VOILLEMIN Lucien-Nicolas, sergent.
TIVANS Louis-Marie, 2e classe. │VALENTIN Louis, adjudant.
TRUCHOT Louis-Lazare, 2e classe. │VALETTE Abel, 2e classe.
THOMAS Louis-Joseph, 2e classe. │VILLEMOT Henri, 2e classe.
THEVENOT Jean-Baptiste, clairon. │VILPOUX Charles-Auguste, 2e classe.
THEVENARD Pierre, 2e classe. │VADOT Joseph-Alcide, 2e classe.
TESTEVINDE Jules-Alexandre, 2e classe. │VIVIER Rayrnond, aspirant.
TERRASSE Étienne, 2e classe. │VEZILLIER Charles-Léonard, 2e classe.
TERRIER René, caporal. │VASTET Louis-Arsène, 2e classe.
THOILLIER Abel-Camille, 2e classe. │VEYSSIÈRE Henri-Armand, 2e classe.
THOMAS Charles-Auguste, clairon. │VEJUX Lucien-Henri, 2e classe.
TOTEY Luc-Éloi, 2e classe. │VAUDIN Gaston-Léon, 2e classe.
TRIBOT Louis, caporal. │VANNIER Léon-Alfred, caporal.
TIRAUD Gustave-Irénée, 2e classe. │VAUDEWINSKEL Henri-Émile, 2e classe.
THOMAS Émile-Amédée, 2e classe. │VALENCE Armand-Joseph, 2e classe.
THERION Paul-Maurice, 2e classe. │VURPILLOT Armand-Frédéric, 2e classe.
THERET Louis-Joseph, 2e classe. │VUILLER Ernest-Nicolas, 2e classe.
TAPISSIER Paul-Charles, 2e classe. │VILLA Vincent, 2e classe.
TRUCHOT François, 2e classe. │VIGNOT Raymond-Adolphe, 2e classe.
TROUILLON Émile, 1re classe. │VIGNAUX François-Jean-Marie, 2e cl.
TREPY Jean-François, 2e classe. │VIEUXMAIRE Maurice, 2e classe.
TRUCHOT Claude, 2e classe. │VIEUXMAIRE Marcel, 2e classe.
TURPIN Antoine, 2e classe. │VOIRIN Léon-Séraphin, 2e classe.
TRUCHEMENT Omer, 2e classe. │VISBECQ Fernand-Gabriel, 2e classe.
TOTEY François-Théodore, adjudant. │VION Louis-Eugène, 2e classe.
THOMASSE André, sergent-major. │VIOLLON Marcel-Paul, 2e classe.
THOMAS Victor, 2e classe. │VINCENT Paul-René, 2e classe.
THOMAS Émile-Henri, 2e classe. │VILMIN Eugène-André, 2e classe.
THIRION Joseph-Marie-Auguste, 2e cl. │VILLEMINEY Jules-Henri, 2e classe.
THEVENY Jules-Constant, 2e classe. │VILLEMINEY Marie-Joseph, 2e classe.
TARDY François, 2e classe. │VERGUET Édouard-Irénée, 2e classe.
THERASSE Gustave-Louis, caporal. │VERDENAL J.-B.-Christophe, 2e classe.
│VARMEROT Pierre, 2e classe.
ULFF Émile, 2e classe. │VARVANDIER Albert-Auguste, 2e classe.
USENIER Pol-Émile-Auguste, 2e classe. │VAUCOURT Ernest-Auguste, 2e classe.
│VEILLON Jules, 2e classe.
VIVONNET Désiré, 2e classe. │VERBEC Léon-Jules, 2e classe.
VINCENT Émile-Victor, 2e classe. │VIRTEL Gaston, 2e classe.
VILLAUME Émile-Jean, 2e classe. │VIARDOT Paul-Emmanuel, 2e classe.
VACHE Charles, 2e classe. │VIAUD Jean-Baptiste, 2e classe.
VASSE Célestin, 2e classe. │VOYOU Charles-Ernest, 2e classe.
VIGNERON Paul, 2e classe. │VRAMONT Albert-Joseph, 2e classe.
VIVIER Paul-Marie, 2e classe. │VALLET Louis-Albert-Alfred, 2e classe.
VIEY Marie-Adolphe, 2e classe. │VATRE Jean-Antoine, caporal.

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HISTORIQUE du 21e Régiment d'Infanterie
Imprimerie Moderne – Langres – 1920
numérisation : P. Chagnoux - 2013

VERJEPRE Paul-Marie, caporal. │VUILLAUME Joseph-Fran.-Marie, 2e cl.


VERSEY Gaston-Émile, 2e classe. │VAL Pierre, 2e classe.
VILLEVIEILLE Édouard, caporal. │VAUTRIN Louis-Eugène, 2e classe.
VOIRET Arsène, 2e classe. │VEBRET Charles, 2e classe.
VIARD Charles-Armand, 2e classe. │VILLETET André-Charles, clairon.
VIEILLE-MARCHIZET René, 2e classe. │VITSE Julien-Adrien, 2e classe.
VUILLET Louis-Arthur-Emmanuel, cap. │VITU Marie-Louis-Xavier, 2e classe.
VOYARD François-Joseph, 2e classe. │VICTOR Georges-Eugène, 2e classe.
VIGNOTTE Émile-Pierre, 2e classe. │VALEMBRAS Marcel, 2e classe.
VIGNAT Georges-Edmond, 2e classe. │VASSEUR Jules-Joseph, 2e classe.
VOCHOZ Émile-Jules, 2e classe. │VALENTIN Charles, 2e classe.
VERNUS Antoine, 2e classe. │VAUGIEN Jules-Joseph, caporal.
VERDIER Albert-Pierre, 2e classe. │VIOT Armand, 2e classe.
VAN-SIMAEYS Jules, 2e classe. │VATHELET Charles, sergent.
VERGNE Louis-Joseph, caporal. │VAUR Joseph, 2e classe.
VERGNOL Louis-Antonin, 2e classe. │VILLEMOT Joseph, 2e classe.
VERIEN Marcel-Alexis, 2e classe. │VERDILLON Alexis, 2e classe.
VERLHAC Louis, 2e classe. │VIAU Laurent, 2e classe.
VINATIER Jean, 2e classe. │
VINATIER Léonard, 2e classe. │WEISS Joseph, 2e classe.
VINCENT Gabriel-François, 1re classe. │WALLE Charles-Désiré, 2e classe.
VIALLARD Léon dit Roger, sergent. │WEBER Marcel-Charles, 2e classe.
VIALLE Pierre, 2e classe. │WITTERMANN Pierre, 2e classe.
VIEILLARD Léon-Jean, caporal. │WANHAM Émile, sergent.
VIGNAC Gabriel, 2e classe. │WANTZ Joseph, 2e classe.
VUILLEQUEZ Paul-Louis, sergent. │WEBER Albert-Eugène, 2e classe.
VAUTHEREAU Louis, 2e classe. │WAGNER Robert, 2e classe.
VESSEREAU Paul, 2e classe. │WUILLAMIER Ulysse-Henri, 2e classe.
VINCENT Jules dit Victor, caporal. │WALTZING Pierre-Charles, 1re classe.
VITRY Henri-Jean-Thomas, 2e classe. │WŒRTER Joseph, caporal.
VIARD Pierre-Émile, 2e classe. │WEISSBECKER Jean-Henri, 2e classe.
VIEILLARD Ernest-Eugène, 2e classe. │WŒRHLE Lucien, 2e classe.
VALOT Victor, 2e classe. │WILDANGER Pierre-Henri, 1re classe.
VACHEY Henri-Jules, 2e classe. │
VILLOURY Constant, sergent. │YVONNET René-Pierre-François, 2e cl.
VIOLLOTE Félix, clairon. │
VIENNE Henri-Émile, 2e classe. │ZELLER Léon-Georges, 2e classe.
VOYEMANT Louis, 2e classe. │

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Historique du 90e Régiment Territorial d’Infanterie
Imprimerie Ussel, A. Bontemps, successeur – Limoges – 1920
numérisation : P. Chagnoux - 2013

Titre : Référence : ANCESTRAMIL

90e REGIMENT TERRITORIAL Infanterie


D’INFANTERIE 1914-1918
HISTORIQUE
1914-1918

Auteur : Origine :

BDIC

Référence : Transcripteur :

Paul CHAGNOUX
IMPRIMERIE USSEL, A. BONTEMPS, SUCCESSEUR Date :
LIMOGES – 1920
2013

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Historique du 90e Régiment Territorial d’Infanterie
Imprimerie Usse