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MODULE 2 : COMPTABILITE AGRICOLE

I. Particularités des activités agricoles


II. Les différentes catégories d’actifs biologiques
III. Règles générales de comptabilisation
IV. la comptabilité des biens vivants
V. La rémunération du travail de l’exploitant
VI. l’autoconsommation
VII. la péréquation des prix
VIII. Amélioration du fonds
IX. Indemnités et subventions diverses reçues

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES :

* Objectif général :
Permettre à l’étudiant de maîtriser les différents aspects de la comptabilité du secteur agricole.
* Objectifs spécifiques
- Au terme de ce programme, l’étudiant doit :
- Être capable de mettre en place la comptabilité d’une entreprise du secteur agricole ;

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MODULE 1 : COMPTABILITE AGRICOLE

Le système comptable ohada a vocation à s’appliquer aux entreprises du secteur agricole, comme à
celles de tous les autres secteurs, a l’exception des entités soumises aux règles de la comptabilité
publique (article 2), et à celles des banques, établissements financiers et assurances (article 5).

Toutefois l’application aux activités agricoles implique un certain nombre d’adaptation du dispositif
général, sans dérogations aux principes du syscohada, adaptations liées à la spécificité de ces
activités.

C’est à partir de l’analyse des ces activités et des besoins particuliers d’information qui en résultent
au niveau des états financiers que peuvent être précisées les dispositions techniques spécifiques (plan
des comptes et jeu des comptes).

I. Particularités des activités agricoles


L’exploitation agricole présente tous les caractères économiques de « l’entreprise » car elle utilise
divers investissements productifs qu’elle finance par ses capitaux propres ou par emprunts ; elle
combine les facteurs de production dans le cadre de son « cycle d’exploitation », pour vendre sa
production de biens, et parfois de services.
La description par nature juridique, économique et financière des moyens internes utilisés et des
partenaires externes est donc analogue à celle de toute entreprise industrielle ou commerciale :
Immobilisation, Stocks, Créances, Dettes, Capitaux propres.
Les particularités des entités du secteur " Agriculture " nécessitant l'adaptation du syscohada
proviennent essentiellement des facteurs suivants, à savoir :
- l'exploitation d’actifs biologiques " ;
- l'existence de pratiques ou d'opérations particulières.
a. Exploitation d’actifs biologiques ”
L'exploitation d'actifs biologiques est à l'origine de situations particulières et complexes dont les plus
connues et les plus fréquentes sont les suivantes :
- l'apparition de nouveaux actifs biologiques sans qu'il y ait eu acquisition (naissances) ;
- la faculté inhérente aux actifs biologiques à se transformer naturellement (croissance, maturité,
vieillissement) et à s'auto-générer par croisement ou non ;
- l'augmentation naturelle de la valeur de l'actif biologique au fur et à mesure du vieillissement (au
contraire des actifs non biologiques qui perdent généralement de la valeur par vieillissement) ;
cette caractéristique est surtout valable pour les actifs biologiques qui n'ont pas encore atteint le
stade de maturité ;

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- l'existence de cycles de production de plus de 12 mois voire de plusieurs années (ex. certaines
plantations de tecks ou de pins doivent atteindre 30 ans d'âge avant que l'abattage ne soit possible);
- la possibilité d'utilisation de certains actifs biologiques indifféremment comme outils de travail ou
comme stocks (ex. les bœufs d'un cheptel peuvent à la fois servir d'animaux de trait et d'animaux
destinés à la boucherie) ; Certains actifs biologiques peuvent être exploités à la fois en tant que
producteurs ou consommables. Ex : Les poules pondeuses à la fois à la ponte et à la vente.
- la vulnérabilité des exploitations d'actifs biologiques aux aléas climatiques et aux maladies ;
- le caractère saisonnier des récoltes.
b. Existence de pratiques ou d'opérations particulières
Les pratiques ou opérations particulières suivantes sont courantes dans le monde agricole :
- les améliorations des fonds (terrains d'exploitation) en vue d'augmenter leur fertilité ;
- l'autoconsommation ou les prélèvements en nature par l'entité dans sa propre production sans
contrepartie financière;
- les recours à des indemnisations ou des subventions ;
- les trocs (ou échanges) ;
- la pratique de " montants compensatoires" ou corrections de prix d'achat ou de prix de vente
(" ristournes ");
- les participations des entités dans des organismes professionnels agricoles ;
- les transactions sans pièces justificatives ou sans pièces justificatives régulières.
c. Définitions de quelques termes importants

 L'activité agricole est la gestion de la transformation biologique d'animaux ou de plantes


vivants (actifs biologiques) soit pour la vente, soit en production agricole.
Exemple : La production d’orange ; L’activité agricole comparent les étapes depuis le début
de la récolte jusqu’ à la vente.
 L’exploitant agricole : C’est un producteur, technicien spécialisé en production végétale
(céréales, fruits, légumes...) ou en production animale (production laitière, production de
viande, bovins, équins porcins, volailles, moutons...) En général, de nombreuses exploitations
combinent ces deux types de productions (polyculture et élevage). C’est aussi un véritable
gestionnaire : il décide des investissements à effectuer pour le développement de son
exploitation. Il doit également être attentif à la demande des consommateurs et avoir le souci
de la commercialisation de sa production.

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 Le produit agricole : C’est le produit récolté des actifs biologiques au moment de la récolte.
Exemple : la quantité d’œufs obtenue pour l’élevage de poulets, laine obtenue à partir des
moutons, canne à sucre récoltée, arbres abattus…
 Les " actifs biologiques " sont définis comme étant des animaux ou des plantes vivantes.
Exemple : Moutons, Bovins laitiers,…

II. Les différentes catégories d’actifs biologiques


Il existe différents sortes d’actifs biologiques, les actifs biologiques peuvent être producteurs ou
consommables :
 Les " Actifs biologiques consommables " sont des actifs biologiques qui devraient être
récoltés comme production agricole ou vendus comme actifs biologiques. Des exemples
d'actifs biologiques consommables sont un cheptel destiné à la production de viande, un
cheptel détenu pour la vente, du poisson de pisciculture, des récoltes comme du maïs ou du
blé et des arbres cultivés pour le bois.
 Les " Actifs biologiques producteurs " sont des actifs biologiques qui ne sont pas appelés à
être récoltés comme production agricole ou vendus comme actifs biologiques. Par exemple,
un cheptel producteur de lait, des vignes, des arbres fruitiers et des arbres dont une partie est
coupée en bois de chauffage alors que l’arbre reste sur pied. Les actifs biologiques
producteurs ne constituent pas une production agricole, mais plutôt des actifs auto-
régénérants.
Ils peuvent être matures (adultes) ou immatures :
 Les " Actifs biologiques mûrs " sont des actifs biologiques qui ont atteint le stade
récoltable (pour les actifs biologiques consommables) ou qui peuvent supporter des récoltes
régulières (pour les actifs biologiques producteurs).
 Les " Actifs biologiques immatures sont ceux qui n’ont pas atteint le stade de la récolte
(pour les actifs biologiques consommables) ou qui ne peuvent supporter des récoltes
régulières (pour les actifs biologiques producteurs).
 La récolte : C’est la fin de cycle de production des actifs biologiques
Exemple : la cueillette de pommes.

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III. Règles générales de comptabilisation

a. Règles d’évaluation
Les biens vivants sont mesurés selon le principe du coût historique à leur :
- Coûts d’acquisition (biens acquis)
- Coûts de production (biens produits)
- Valeur actuelle (biens acquis à titre gratuit ou par échange)
Durant la période de croissance (de « croît »), les animaux ou les végétaux sont des immobilisations
en cours, l’accroissement de valeur est constaté, à hauteur du coût de production correspondant:

- Soit par « variation de stocks » comptes 603 & 73 (biens vivants stockés)
- Soit par « production immobilisée », compte 722 (biens vivants immobilisés)
Le coût de production est déterminé par la Comptabilité analytique de gestion, ou, à défaut, par des
procédés statistiques. Exceptionnellement, si on ne peut recourir à ces méthodes, les biens vivants
sont évalués à partir du cours du jour de clôture de l’exercice, sous déduction de la marge de
l’entreprise sur ces catégories de biens.

IV. la comptabilité des biens vivants


a. la comptabilisation des actifs biologiques en-cours (immatures)
Les actifs biologiques en-cours (immatures) sont enregistrés dans le compte 2496 actifs
biologiques en-cours. Ce compte enregistre le coût d’entrée dans le patrimoine de l’entité les
actifs biologiques immobilisables (animaux et végétaux) tant que ces biens n’ont pas atteint le
stade de vie productive ou de mise en service.
Lorsqu’il s’agit d’actifs biologiques produits par l’entité pour elle-même, ce compte est débité
par le crédit du compte 7222 production immobilisée-actifs biologiques
Les actifs biologiques en cours regroupent généralement :
- les animaux reproducteurs (jeunes de renouvellement)
- les animaux de service (en-cours)
- les plantations pérennes (en-cours)

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 les animaux reproducteurs (jeunes de renouvellement)
Les animaux reproducteurs de grandes espèces en cours d’élevage, dont la destination de futures
reproducteurs dans l’entité est certaine ou quasi certaine sont enregistrés dans les sous- comptes 2496
actifs biologiques en-cours.
Par contre, les animaux reproducteurs en cours d’élevage (jeunes de renouvellement des petites
espèces tels que : volaille, lapin) sont enregistrés en stocks en-cours.
 les animaux de service (en-cours)
Ce sont les animaux utilisés de façon durables dans l’entité pour la production de services qui n’ont
pas encore atteint le stade de mise en service. Ce sont notamment les animaux :
- les animaux de trait : utilisés comme moyens de traction dans l’entité (chevaux de trait…)
- les animaux de courses : utilisés par l’entité pour obtenir des gains de courses (chevaux de
courses…)
- les animaux de selles : utilisés par l’entité comme moyens de déplacement ou pour assurer
une activité de loisirs (chevaux de selles…)
- les animaux de monte : utilisés par l’entité comme moyens de reproduction (étalon…)
- les animaux de garde : utilisés par l’entité pour le gardiennage des installations et des
troupeaux (chiens de gardes…)
- les animaux de combat (taureaux…)
Les animaux de service (en-cours) sont enregistrés dans les sous- comptes 2496 actifs biologiques
en-cours.
 Les plantations pérennes (en-cours)
Les plantations pérennes (en-cours) sont enregistrés dans les sous- comptes 2496 actifs biologiques
en-cours.
Ce compte enregistre les coûts engagés pour l’acquisition ou la création de plantation destinées à
rester en place généralement pendant plusieurs années (hévéas, cacaoyers, caféiers, vergers, pieds
mères chez les pépiniéristes) tant ces plantations ne fournissent pas un volume de production
minimale.
Les investissements annexes (piquets, fils de fer, abris coupe-vent…) sont enregistrés directement au
compte 2497 agencements et aménagements des actifs biologiques.

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b. Comptabilisation des actifs biologiques (matures ou adultes)

Il s’agit d’actifs biologiques qui ont atteint le stade de vie productive :


- Femelle, à partir de la première mise bas
- Mâle, à partir de la première mise en service
- Plantation, à partir d’un volume de production minimale.
Cette catégorie d’actifs biologiques regroupe généralement :

- Les animaux reproducteurs


- Les animaux de services
- Les plantations pérennes

 Règles générales de comptabilisation

Ces actifs biologiques (matures ou adultes) sont enregistrés dans les sous- comptes 246 actifs
biologiques. Ce compte enregistre le cout d’entrée dans le patrimoine de l’entité des actifs
biologiques immobilisables (animaux, végétaux), que ces biens soient acquis auprès des tiers,
apportés (apports) ou produits par l’entité.
Lorsque ces biens sont produits par l’entité, la comptabilisation se fait donc chroniquement en
plusieurs phases :
a- Les dépenses sont comptabilisées en comptes de charges par nature au fur et à mesure de leur
réalisation.
b- Lorsque l’actif biologique n’a pas atteint le stade de vie productive ou de mise en service ; à
la clôture de chaque exercice, ces charges sont neutralisées à partir de la date à laquelle les six
conditions d’activation sont réunies en créditant le compte 7222 production immobilisée-
actifs biologiques par le débit du compte 2496 actifs biologiques en-cours.
c- Lorsque l’actif biologique atteint le stade de vie productive ou de mise en service ; le cout
total de production des actifs biologiques est enregistré par le débit des sous- comptes 246
actifs biologiques par le crédit des comptes 2496 actifs biologiques en-cours pour la partie en
cours a la clôture des exercices précédents et le compte 7222 production immobilisée-actifs
biologiques pour les couts engagés durant l’exercice en cours.

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d- Si l’entité a incorporé des couts d’emprunt dans le cout total de production des actifs
biologiques, ces couts sont enregistrés d’abord en charges financières puis contre-passées par
le crédit du compte 787 transfert de charges financières afin de ne pas fausser le résultat
d’exploitation de l’entité.

4.2.1. Les animaux reproducteurs


L’on distingue deux catégories :
- Les animaux reproducteurs de grandes espèces
- Les animaux reproducteurs de petites espèces

 Les animaux reproducteurs de grandes espèces


Sont considérés comme animaux reproducteurs de grandes espèces, les espèces dont la durée
normale de vie productive est supérieure à un (1) an.
Les règles applicables aux animaux reproducteurs de grandes espèces sont celles retenues pour
immobilisations corporelles (hors actifs biologiques). Toutefois au moment de leurs cessions, il y’a
lieu d’utiliser les comptes de charges d’exploitation et de produits d’exploitation (comptes 654
valeurs comptables des cessions courantes d’immobilisation et 754 produits de cessions courantes
d’immobilisation) au lieu de comptes de charges et de produits HAO lorsque ces cessions ont un
caractère récurrent.
Les animaux reproducteurs adultes de grandes espèces sont enregistrés dans les sous- comptes 246
actifs biologiques.

 Les animaux reproducteurs de petites espèces


Certains animaux reproducteurs adultes ont une durée normale de vie productive courte parfois même
très courte (par exemple quelques mois pour la période de ponte des poules pondeuses). En raison de
cette durée normalement courte de leur vie productive, ces animaux sont classés en stocks.

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4.2.2. Les stocks d’animaux

Sont enregistrés dans les comptes de stocks d’animaux :


- D’une part les animaux produits par l’entité (à partir d’animaux nés ou achetés) destinés non à
produire durablement des services ou des biens mais a être commercialisés a l’issue d’un
cycle de production et qui ne s’achèvera qu’à la vente.
- animaux reproducteurs de petites espèces (adultes et jeunes de renouvellement) non destinés
à la vente (poules pondeuses, lapins…)
- D’autre part, les animaux d’élevage de grandes espèces dont la destination future de
reproduction pour l’entité est incertaine.

4.2.3. La production agricole


La production agricole est comptabilisée en stocks selon les règles générales de la comptabilisation
des stocks retenues par le système comptable OHADA.
La production agricole est enregistrée en stock au moment de la récolte par la contrepartie d'un
compte de produit (variation de stock 73.)
c. Comptabilisation a la clôture de l’exercice
A chaque date de clôture, après la comptabilisation initiale, les actifs biologiques doivent être évalués
à leur valeur actuelle.
Les actifs biologiques immobilisés doivent être amortis et faire l’objet d’une dépréciation en cas
d’indice de perte de valeur.
 Terres et améliorations foncières
Les terrains et améliorations des terres lors de l’acquisition (travail du sol, assolements, fumures,
apports organiques…) qui font parties du coût d’acquisition des terrains constituent des
immobilisations non amortissables.
En revanche doivent donner lieu à un amortissement :
- Les frais liés aux travaux d’améliorations ultérieurs des terres qui sont inscris dans le sous
compte 2245 amélioration du fonds (travail du sol, assolements, fumures, apports organiques,
drainage, irrigation, nivellement…)
- Les frais liés aux autres travaux d’améliorations des terres (frais de drainage, irrigation,
nivellement…) qui sont également inscris dans le sous compte 2245 amélioration du fonds
- Les travaux de terrassement d’un terrain lorsque ayant pour objet de rendre le terrain propre à
recevoir une construction, ils sont indissociables aux travaux de fondation de celle-ci.

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 Les plantations

Les plantations (arbres fruitiers) constituent des immobilisations amortissables.


En revanche lorsque la vente des jeunes plants constitue l’objet même de l’activité exercée par
l’exploitant (horticulteur, pépiniériste) les biens correspondant doivent être compris dans les stocks.

REMARQUE : l’amortissement des animaux ou des végétaux n’est pratiqué qu’à partir du moment
où ils sont en période de production. Aucun amortissement ne sera calculé et comptabilisé avant la
période de production (les animaux ou les végétaux sont alors des immobilisations en cours).

Les animaux reproducteur dont la durée est > à 1 ans sont comptabilisés dans le compte 246
En revanche, les animaux reproducteurs de petites espèces sont inscrits dans un compte de la classe 3.

V. La rémunération du travail de l’exploitant

Les entreprises individuelles peuvent enregistrer le travail fourni par l’exploitant et sa famille en
débitant le compte 666 et en créditant le 1043 du montant de la rémunération

VI. l’autoconsommation

Il s’agit de consommations prélevées sur la production de l’exploitation, sans contrepartie monétaire,


par l’exploitant, sa famille, et les salariés.

En raison de son importance, cette auto -consommation est à enregistrer.

- On créditera le compte 72, adapté à cet objet et intitulé, dans l’entreprise


agricole, 724 « Production immobilisée et autoconsommée »

- Par le débit du compte 1047 « Prélèvements d’autoconsommation»

- Ou celui du compte 66 « Charges de personnel » dans le cas de


consommation des salariés (6617 ou 6627)

NB  : Les salaires payés en partie ou en totalité en nature sont évalués à la valeur actuelle des
biens donnés en rémunération.

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VII. la péréquation des prix

Les exploitants agricoles apportent leurs produits à des coopératives et des groupements auxquels ils
appartiennent. Le prix reçu par les livraisons est minoré du montant de prélèvement pour des frais de
fonctionnement de la caisse de péréquation qui sert à la régularisation des coûts et des prix.

 la péréquation effectuée en fin de campagne ou à la cassation définitive de


livraison.
Les prix d’achats minimum et maximum sont fixés par la caisse de péréquation. Lors de chaque
livraison, si le coût du produit se situe :
* en dessous du prix minimum, une avance est accordée à l’adhérent
*au dessus du prix maximum, un prélèvement est effectué sur le prix d’achat à l’adhérent.

Application :
La caisse de péréquation a fixé un prix minimum de 1 000 000 et un prix maximum de 2 000 000.
Les frais de fonctionnements de la caisse sont de 50 000. Lors de la livraison le coût du produit est de
H1 :1,3 million, H2 : 0,9 million, H3 : 2,3 million

TAF : Effectuer les traitements comptables de ces opérations chez l’adhérant

VIII. Amélioration du fonds

Les dépenses et les charges engagées en vue de l’amélioration durable de la fertilité des terrains
d’exploitation (travail du sol, assolements, fumures, apports organiques, drainage, irrigation,
nivellement…) constituent au plan économique de véritables investissements à immobiliser.

- Ces travaux augmentent la rentabilité potentielle des terrains


- Leur coût s’inscrit au débit du compte 2245 « amélioration du fonds » au
Crédit compte 481 ou 401 ou 722
La majorité de ces travaux n’ayant pas une valeur pérenne, sont amortissables
L’importance de ces investissements justifie un poste particulier à l’actif du bilan « aménagements et
améliorations des terrains »

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IX. Indemnités et subventions diverses reçues

Ces indemnités sont à classer dans les produits des activités ordinaires (compte 714 « indemnités
d’exploitation ») lorsqu’elles se substituent à des produits ordinaires ou compensent des charges
ordinaires (indemnités pour calamités agricoles)

Dans les autres cas, les indemnités et les subventions sont à enregistrer dans le résultat HAO dans le
compte 844 « indemnités et subventions HAO »

X. Conséquences en matière d’états financiers

La nature particulière des activités agricoles rend nécessaire dans les états financiers l’utilisation
de rubriques et de postes spécifiques.

ETATS FINANCIERS DU SYSTEME NORMAL :

BILAN – ACTIF

 ACTIFS IMMOBILISES

Immobilisations incorporelles (rubrique globale, sans détail par poste)

Immobilisations corporelles hors actifs biologiques

- Terrains
- Aménagement et amélioration des terrains
- Bâtiments
- Installations et agencements
- Matériels
Immobilisations corporelles en actifs biologiques

- Animaux

- Plantations pérennes

- Autres

Avances et acomptes versés sur immobilisations

Immobilisations financières (rubrique globale)

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 ACTIFS CIRCULANTS

Stocks d’actifs biologiques (et en-cours)

- Animaux

- Avances aux cultures

- Végétaux

Stocks de produits

- Animaux

- Végétaux

Stocks d’approvisionnements divers et marchandises

Créances et emplois assimilés (cf. dispositions générales)

Trésorerie- actifs (cf. dispositions générales)

BILAN – PASSIF (cf. dispositions générales)

COMPTE DE RESULTAT-CHARGES (cf. dispositions générales sauf poste RC qui devient : achats
d’approvisionnement)

COMPTE DE RESULTAT- PRODUITS cf. dispositions générales sauf poste TB qui devient : vente de
produits (vente d’animaux ou vente de végétaux) selon la nature de l’activité.

Le poste TF est à intituler : Production immobilisée et autoconsommée dont le montant est à


détailler dans les notes annexes en :

- Production immobilisée actifs biologiques

- Autoconsommée autres biens

- Production immobilisée- autoconsommée

Le poste TG : Indemnités et subventions d’exploitations

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XI. Conséquences en matière de plan des comptes

La liste générale et la codification des comptes sont adaptées à ses besoins d’informations :

- Par création (ou substitution) des comptes ad hoc

- Par aménagement des comptes de stocks :

Pour les comptes de stocks :

31 Marchandises :

313 stocks d’actifs biologiques de marchandises

3131 animaux (marchandises)

3132 végétaux (marchandises)

34 En-cours de production :

345 stocks d’actifs biologiques en-cours

3451 En-cours de production- animaux

3452 En-cours de production- végétaux

36 Produits finis :

363 stocks d’actifs biologiques de produits finis

3631  animaux

3632  végétaux

3638 autres stocks

37 Produits intermédiaires

373 stocks d’actifs biologiques de produits intermédiaires

3731  animaux

3732  végétaux

3738 autres stocks

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EXERCICE :

Le domaine « Les campos » est une exploitation agricole reprise depuis deux ans par monsieur
NORGAS, qui est un jeune éleveur de la région des savanes. Afin de faire face aux aléas du secteur,
il a opté pour un positionnement de son exploitation sur deux segments important s du secteur : la
production laitière et l’engraissement d’animaux de boucherie.

Travail à faire :

A l’aide de l’annexe :

1- Présenter au livre-journal les écritures à la date d’acquisition de chacun des trois lots
d’animaux. Cette acquisition a été réglée au comptant par chèque bancaire ;
2- Indiquer si monsieur NORGAS peut pratiquer un amortissement sur les différentes catégories
d’animaux du cheptel. Votre réponse devra être justifiée ;
3- Enregistrer au livre-journal les écritures constatant le changement de destination des cinq
vaches laitière reformées.
Annexe : Relevé des opérations réalisées au cours de l’exercice N

Catégorie Cout Date Age au moment de Observations


d’animaux d’achat d’acquisition l’achat en mois
unitaire
25 vaches laitières 300 000 01-07-N 18 Bonne pour la production

50 canetons 700 01-09-N 3 Achetées pour la production


mais adulte à 6 mois
80 porcelets 15 000 01-10-N 5 Mis à l’engraissement pour la
boucherie à l’âge de 18 mois

NB : Parmi les vaches laitières achetées le 1er juillet N, cinq sont considérées comme insuffisamment
productrices et mise à l’engraissement à partir du 1er janvier N+1 pour la boucherie.
Au 31 décembre N, elles avaient une valeur nette comptable globale de 1 000 000.

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