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DUT 1 / GEII - GTR

MATHEMATIQUES
GENERALES 1
MATHEMATIQUES S1

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UPI-ONM
CONTENU DU MODULE

CHAPITRE 1 : FONCTIONS NUMERIQUES D’UNE VARIABLE REELLE


CHAPITRE 2: FONCTIONS RECIPROQUES DES FONCTIONS
CIRCULAIRES – FONCTIONS HYPERBOLIQUES ET LEURS RECIPROQUES
CHAPITRE 3 : THEOREME DES ACCROISSEMENTS FINIS - DERIVEES
SUCCESSIVES – FORMULES DE TAYLOR ET MACLAURIN –
DEVELOPPEMENT LIMITE
CHAPITRE 4 : CALCUL INTEGRAL
CHAPITRE 5 : EQUATIONS DIFFERENTIELLES

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UPI-ONM
CHAPITRE 1 :
FONCTION NUMÉRIQUES D’UNE VARIABLE REELLE
1. Définitions
Soient A et B deux sous-ensembles non vides inclus dans On appelle fonction numérique
de la variable réelle toute relation de A dans B qui à tout associe au plus une image
dans B. En d’autres termes, une fonction numérique d’une variable réelle est une fonction
dont l’ensemble de départ est un sous ensemble de
Notation :

Exemple :
Considérons la fonction définie de par :


Ici A = et B =
A est appelé ensemble de départ de et B l’ensemble d »arrivée de
On appelle application toute fonction dont l’ensemble de départ est égal à son ensemble de
définition noté défini par :
{ }
Exemple :
Considérons la fonction f définie de ] [ par :

f est – elle une application ?


En effet, on a :
] [

Soit le domaine de définition de :


{ ] [ }

] [.
Donc ] [ Nous constatons que l’ensemble de départ est confondu à l’ensemble de
départ est confondu à l’ensemble de définition de . Ainsi est une application.
2. Notion de limites
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2.1. Définitions
Soit une fonction définie sur et On dit que f admet une limite en lorsque
se rapproche de pour des valeurs de de plus en plus proche de On écrit :

La limite , si elle existe, est unique.

Ainsi si est définie sur un intervalle du type ] [ ] [ par exemple, on définit la


notion de limite à droite en et on écrit :

est la limite de à droite en


et celle à gauche en est noté :

On alors le résultat suivant :


Si ,

{
Si ,

{
Dans la pratique, le calcul des limites est basé sur des limites remarquables et des théorèmes.

2.2. Théorèmes :
Si et existent, alors :

[ ]

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[ ]

2.3. Opérations sur les limites

Somme :

Indétermination

Produit :

Indétermination

Quotient :

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Indétermination

2.4. Limites remarquables


On utilise les limites remarquables suivantes :

| |

( )

Nous avons les formes d’indétermination suivantes :

Exercices
Calculer les limites suivantes :

( ) ( )

( ) (√ ) ( )

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2.5. Propriétés de comparaison
Soit un intervalle et ou est une borne dans ou { }
 Si alors

 Si alors

 Si alors

 Si et | | et si alors

Exercice
Soit la fonction la fonction définie par : Calculer et

3. Continuité d’une fonction


3.1. Définitions et théorèmes
Soit la fonction définie sur une partie et un élément de On dit que est
continue en si

Théorèmes :
 est continue en si est continue à droite en et continue à gauche en
 On dit qu’une fonction est continue sur un intervalle ouvert si est continue en
chaque point de
 est continue sur un intervalle fermé [ ] si est continue sur l’ouvert ] [,
continue à droite en a et continue à gauche en b.

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 est une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle , elle réalise
une bijection de I sur qui est un intervalle de même nature que et dont les
bornes sont les limites de en celle de . Sa réciproque est continue sur
strictement monotone et variant dans le même sens que

3.2. Prolongement par continuité


Soit une fonction continue et définie sur un intervalle privé de et admettant la limite
en c'est-à-dire La fonction définie sur { } par :

est continue en et est appelé prolongement par continuité de en

3.3. La plus grande et la plus petite valeur


On appelle la plus grande valeur d’une fonction définie sur un intervalle , le nombre
avec
On appelle la plus petite valeur d’une fonction définie sur un intervalle , le nombre
avec

3.4. Point de discontinuité de première espèce


On dit que le point est un point de discontinuité de première espèce si

sont finies et ne sont pas égales.


La différence :

est appelé le saut de la fonction au point


Exercice :
Soit la fonction définie par :
| |

Montrer que est un point de discontinuité de


3.5. Point de discontinuité de deuxième espèce
On dit que le point est un point de discontinuité de deuxième espèce si l’une des limites

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est égale à ou n’existe pas.
Exercice :
Soit la fonction définie par :

Montrer que est un point de discontinuité de

4. Dérivabilité d’une fonction


est dérivable à droite en s’il existe un réel tel que :

Le nombre réel est appelé nombre dérivé de à droite en


est dérivable à gauche en s’il existe un réel tel que :

Le nombre réel est appelé nombre dérivé de à gauche en

Remarque :
 Si est dérivable en alors continue en
 est dérivable en si et seulement si est dérivable à droite en , est dérivable à
gauche en et
 est dérivable sur un intervalle [ ] si elle est dérivable sur ] [ dérivable à droite
de et dérivable à gauche de

5. Notion d’extrémum
Théorème
Si est une fonction dérivable en et si s’annule en en changeant de signe alors
admet un extrémum en
Si est au moins 2 fois dérivable en alors admet un maximum en si et

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Si est au moins 2 fois dérivable en alors admet un minimum en si et

6. Tangente à une courbe et notion de point d’inflexion


 Si est une fonction dérivable en et de nombre dérivé alors la courbe de
admet une tangente au point qui est la droite passant par le point
et de coefficient directeur L’équation de la tangente à la courbe est
alors :

 est au moins 2 fois dérivable en . La courbe de admet un point d’inflexion au point


d’abscisse si s’annule en en changeant de signe. En ce point la courbe perce
la tangente.
Exercice
On considère la fonction définie sur [ ] par :

Déterminer la plus grande valeur, la plus petite valeur, le maximum et le minimum.

7. Majorant, minorant, infirmum et suprémum d’une fonction


Soit la fonction définie sur
 On dit que admet un majorant sur s’il existe un nombre tel que
M est donc un majorant de sur I et tout nombre réel supérieur à M est aussi
un majorant de sur .
 On appelle suprémum de sur que l’on note :

le plus petit des majorants de sur


 Lorsque n’est pas majorée sur , on convient de noter que le suprémum soit :

Exercice
Considérons la fonction définie sur par ;

Trouver le suprémum de sur


Théorème
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Soit la fonction définie sur
 On dit que admet un minorant sur s’il existe un nombre tel que
M est donc un minorant de sur I et tout nombre réel inférieur à est aussi un
minorant de sur .
 On appelle infirmum de sur que l’on note :

le plus grand des minorants de sur

 Lorsque n’est pas minorée sur , on convient de noter que l’infirmum soit :

Exercice
Considérons la fonction définie sur [ [ par ;

Monter que admet un infirmum.

8. Fonction concave, fonction convexe


On dit qu’une fonction (au moins 2 fois dérivable sur I) est convexe sur un intervalle I si sa
courbe représentative est au dessus de toutes ses tangentes c'est-à-dire que ,
.
Théorème : est convexe sur I si ,
On dit qu’une fonction (au moins 2 fois dérivable sur I) est concave sur un intervalle I si sa
courbe représentative est en dessous de toutes ses tangentes c'est-à-dire que ,
.
Théorème : est concave sur I si ,
Exemple : Etudier la concavité ou la convexité de

9. Monotonie d’une fonction


On appelle fonction monotone sur un intervalle , la fonction qui est croissante ou
décroissante sur La fonction strictement monotone sur un intervalle , la fonction qui est
strictement croissante ou strictement décroissante sur
Soit la fonction définie sur une partie de . On suppose que est dérivable sur
Si alors est croissante sur
Si alors est décroissante sur
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Si et s’annule pour quelques valeurs isolées de alors est strictement
croissante sur
Si et s’annule pour quelques valeurs isolées de alors est strictement
décroissante sur
Théorème
Une fonction continue et strictement monotone sur réalise une bijection de sur
et admet par suite une réciproque notée qui est une bijection de sur
[ ] [ ]

[ [ [ [ [ [

[ [ ] ] [ [

] ] 1 1 ] ]

] ] 0 0 ] ]

] [ ] [ [ [

] [ ] [ ] [

[ [ * * [ [

[ [ + + [ [

] [ 1 0 ] [

] [ 1 0 ] [

] ] + + ] ]

] ] * * ] ]

] [ ] [ ] [

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] [ ] [ ] [

] [ + * ] [

] [ + * ] [

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CHAPITRE 2 :
FONCTIONS RECIPROQUES DES FONCTIONS
CIRCULAIRES – FONCTIONS HYPERBOLIQUES
ET LEURS RECIPROQUES

1. Les fonctions réciproques des fonctions circulaires


1.1. La fonction Arcsinus
Considérons la fonction sinus :

* + [ ]

Cette fonction est continue et strictement croissante sur * + puisque

* + ( ) ( )

Ainsi la fonction sinus réalise une bijection de * + sur [ ] et admet par la

suite une réciproque appelée fonction arcsinus notée telle que :

[ ] * +

La fonction arcsinus est dérivable sur ] [ et a pour dérivée :


De façon générale, on a :

√ [ ]
Notons que :
[ ]
De plus :
[ ]
{
* +

On ne peut appliquer la fonction Arcsin que sur des quantités comprises entre et
Exercice :
On considère la fonction définie par :


Déterminer le domaine de définition et calculer sa dérivée première.

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Résolution
On a :

{ }

| |
{ √ {√

{ ] √ √ [

,
] √ √ [

,
] √ √ [

* √ √ +

{ ] √ √ [

* √ √ +

est dérivable sur 1 √ √ 0 et on a :

( )

√ [ ]

Après dérivation et simplification, on trouve :

NB :

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1.2. La fonction Arccosinus

Considérons la fonction cosinus :


[ ] [ ]

Cette fonction est continue et strictement décroissante sur [ ] puisque


] [
Ainsi la fonction cosinus réalise une bijection de [ ] sur [ ] et admet par la
suite une réciproque appelée fonction arccosinus notée telle que :
[ ] [ ]

La fonction arccosinus est dérivable sur ] [ et a pour dérivée :


De façon générale, on a :

√ [ ]
Notons que :
[ ]
De plus :
[ ]
,
[ ]
On ne peut appliquer la fonction Arccos que sur des quantités comprises entre et
Exercice :
On considère la fonction définie par :

Déterminer le domaine de définition et calculer sa dérivée première.


Résolution
On a :

{ }

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| |
{ {

{
] [ ] [

{
] [ ] [
] ] [ [
] ] [ [
est dérivable sur ] [ ] [ et on a :

( ) | |

√ ( )

Après dérivation et simplification, on trouve :

] [

] [
{ √
NB

1.3. La fonction Arctangente

Considérons la fonction tangente :

+ *

Cette fonction est continue et strictement croissante sur + * puisque

+ *

Ainsi la fonction tan réalise une bijection de + * sur avec :

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Elle admet par suite une réciproque appelée fonction arctangente notée telle que :

+ *

La fonction arctan est dérivable sur et a pour dérivée :

De façon générale, on a :

[ ]
De plus :

,
+ *

Exercice :
On considère la fonction définie par :

Déterminer le domaine de définition et calculer sa dérivée première.


Résolution
On a :
{ }
] [ ] [
est dérivable sur et on a :

( )

( )

Valeurs remarquables :

(√ ) ( )

1.4. La fonction Arccotangente
Considérons la fonction cotangente :
] [

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Cette fonction est continue et strictement décroissante sur ] [ puisque
[ ] ] [
Ainsi la fonction réalise une bijection de ] [ sur ] [ avec :

Elle admet par suite une réciproque appelée fonction notée telle
que :
] [
La fonction est dérivable sur et a pour dérivée :

De façon générale, on a :

[ ]
De plus :

{
] [
Exercice :
On considère la fonction définie par :
(√ )
Déterminer le domaine de définition et calculer sa dérivée première.
Résolution
On a :
{ }
[ [
est dérivable sur ] [ et on a :

(√ )
(√ ) √

Valeurs remarquables :

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1.5. Propriétés

[ ] √

| |

[ ] √

[ ] . ( )/

[ ]

√ √

2. Les fonctions hyperboliques


Les fonctions :

sont respectivement appelées fonctions sinus hyperbolique et cosinus hyperbolique et sont


notées et A partir de ces deux fonctions hyperboliques, on peut définir les fonctions
tangente hyperbolique et cotangente hyperbolique notées et
On a :

Les fonctions , et sont définies sur et la fonction est définie sur Signalons
que la fonction est paire et la fonction est impaire.
Les fonctions hyperboliques possèdent les propriétés suivantes :
Formulaire :

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Propriétés

3. Les réciproques des fonctions hyperboliques


3.1. La fonction argument sinus hyperbolique
Considérons la fonction sinus hyperbolique :

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Cette fonction est continue et strictement croissante sur puisque

Ainsi la fonction réalise une bijection de sur avec :

La fonction admet par conséquent une réciproque appelée fonction argument sinus
hyperbolique notée telle que :

La fonction est dérivable sur et a pour dérivée :


De façon générale, on a :

√[ ]
De plus :

3.2. La fonction argument cosinus hyperbolique


Considérons la fonction cosinus hyperbolique :
[ [ [ [

Cette fonction est continue et strictement croissante sur [ [ puisque


[ [
Ainsi la fonction réalise une bijection de [ [ sur [ [ [ [
avec :

La fonction admet par conséquent une réciproque appelée fonction argument cosinus
hyperbolique notée telle que :
[ [ [ [
La fonction est dérivable sur ] [ et a pour dérivée :

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De façon générale, on a :

√[ ]
De plus :
[ [
, {
[ [
Exercice :
On considère la fonction définie par :

( )

Déterminer le domaine de définition et calculer sa dérivée première.


Résolution
On a :

{ }

On trouve :
] ]
est dérivable sur ] [ et on a :

( )

√( )

Se rappeler que ] [

3.3. La fonction Argument tangente hyperbolique


Considérons la fonction tangente hyperbolique :
] [

Cette fonction est continue et strictement croissante sur puisque :

Ainsi la fonction réalise une bijection de sur ] [ avec :

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La fonction admet par conséquent une réciproque appelée fonction argument tangente
hyperbolique notée telle que :
] [
La fonction est dérivable sur] [ et a pour dérivée :

De façon générale, on a :

[ ]
De plus :
] [ | |
, ,

3.4. La fonction argument cotangente hyperbolique


Considérons la fonction cotangente hyperbolique :
[ ]

Cette fonction est continue et strictement décroissante sur puisque :

Ainsi la fonction réalise une bijection de sur ] [


] [

La fonction admet par conséquent une réciproque appelée fonction argument tangente
hyperbolique notée telle que :
] [ ] [
La fonction est dérivable sur] [ ] [ et a pour dérivée :

De façon générale, on a :

[ ]
De plus :

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] [ ] [ | |
, ,

Exercice :
On considère la fonction définie par :

( )

Déterminer le domaine de définition et calculer sa dérivée première.


Résolution
On a :

, | | -

| |
{
{

] [ ] [

] [ ] [

est dérivable sur ] [ + * et on a :

( )

√ * +

Après dérivation et simplification, on trouve :

3.5. Relation entre les fonctions et


3.5.1. Relation entre et
Posons :

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√ √

√ ( √ )

Or
D’où :

( √ )

3.5.2. Relation entre et


Posons :

√ √

√ ( √ )

Or
D’où :

( √ )

3.5.3. Relation entre et


Posons :

( ) ( )

Or :

( ) ] [

3.5.4. Relation entre et


Notons que :
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( ) ( ) ( )

D’où :

( )

3.6. Propriétés



] [
√ √
4. Fonctions équivalentes

Théorème
Deux fonctions et qui ont la même dérivée sur un intervalle ont une différence constante
sur cet intervalle. Si de plus alors et
Théorème
Soit une fonction numérique d’une variable réelle .

Théorème
Soient et deux fonctions définies dans le voisinage du point On dit que est
équivalent à lorsque tend vers si :

On note :

{ ,

. /

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Si est dérivable en et si alors, comme :

On obtient les équivalents usuels suivants :

Théorème
On dit que est négligeable devant lorsque tend vers et l’on note :

si et seulement si :

Théorème
Tout polynôme non nul est équivalent, en et en , à son terme de plus haut degré.
Exemple :

Tout polynôme non nul est équivalent, en à son terme de plus bas degré.
Exemple :

Toute fraction rationnelle non nulle est équivalente, en et en au quotient de ses


termes de plus haut degré.
Exemple :

Toute fraction rationnelle non nulle est équivalente, en au quotient de ses termes de plus bas
degré.
Exemple :

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TRAVAUX DIRIGES N°1
Exercice 1
Calculer les limites suivantes :

. / (√ )

. /

( )

( √ √ )


( ) ( )

[ ] ( )
( )
( √ )

( )

Exercice 2

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1. Montrer que le point est un point de discontinuité pour la fonction f définie
par :

2. En déduire le saut de la fonction au point .

Exercice 3
1. Montrer que ] [


2. Simplifier


Exercice 4
On considère la fonction définie par :

. /

1. Déterminer le domaine de définition de f
2. En posant [ ], simplifier f(x) pour

* + [ ]

3. Dresser le tableau de variation de f.

Exercice 5
On considère la fonction f définie par

1. Déterminer le domaine de définition de f .


2.

a) En posant * *, simplifier l’expression f(x).

b) En déduire les variations de f et dresser le tableau de variation.


3. Montrer que :

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Exercice 6
Soit g la fonction définie par √ .
1. Déterminer le domaine de définition de g.
2. Déterminer les limites aux bornes de .
3. Calculer (on précisera la dérivée suivant les valeurs de x). En déduire sur les
différents intervalles, une relation entre g et une autre fonction.
4. Construire la courbe représentative de g dans un repère orthonormé ⃗ ⃗
5. Résoudre l’équation .

Exercice 7
Soit f la fonction définie par :


1. Déterminer le domaine de définition E de f.
2. Déterminer les limites aux bornes de E.
3. Calculer .
4. Donner l’expression de f au moyen d’une autre fonction.
5. Dresser le tableau de variation de f et tracer f dans un repère orthonormé ; unité
graphique : 2,5cm.

Exercice 8
Simplifier les expressions suivantes :



Exercice 9
Etudier les fonctions de dans définies par les formules suivantes (variable x ;
transformer l’expression) :

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( )

( ) ( )

Exercice 10
Résoudre les équations :
a)
b)
Exercice 11
On considère la fonction f définie par

1) Déterminer le domaine de définition de f.


2) Montrer que f est -périodique.
3) Montrer que
4) Simplifier f(x) pour

+ + [ [

5) Représenter f sur

] [

Exercice 12
1. Résoudre

2. Montrer que :
a)

| | ( )

b)

Exercice 13

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UPI-ONM
On considère la fonction f définie par



1. Déterminer le domaine de définition de f et montrer que f est impaire.

2. En posant * *, simplifier sur [0 ; 1[.

Examen
Exercice 1
Calculer les limites suivantes :
[ ]
0 1 0 1 √


( ) ( )

Exercice 2
On considère la fonction f définie par :

√ √
1. Déterminer le domaine de définition de f.
2. Calculer les limites aux bornes de .
3. a) Calculer la dérivée première de f.
b) En déduire l’expression de f au moyen d’une autre fonction pour et pour
4. Montrer que ] [,


Exercice 3
On considère la fonction g définie par :

1. Déterminer le domaine de définition de g.

Déterminer le suprémum et l’infirmum de g.

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CHAPITRE 3 THEOREME DES ACCROISSEMENTS FINIS
DERIVEES SUCCESSIVES – FORMULES DE TAYLOR
ET MACLAURIN – DEVELOPPEMENT LIMITE

1. Théorème de Rolle

Soit une fonction définie sur un intervalle donné [ ] vérifie les conditions du
théorème de Rolle si :
 est continue sur l’intervalle [ ]
 est dérivable sur l’intervalle ] [

Alors il existe au moins un réel ] [ tel que : La valeur est appelée valeur
intermédiaire.
Exercice
Soit la fonction définie par :
[ ]
vérifie t – elle les conditions du théorème de Rolle ? Si oui, déterminer les valeurs
intermédiaires.

2. Théorème des accroissements finis


Soit une fonction définie sur un intervalle donné [ ] vérifie les conditions du
théorème des accroissements finis si :
 est continue sur l’intervalle [ ]
 est dérivable sur l’intervalle ] [

Alors il existe au moins un réel ] [ tel que :

La valeur est appelée valeur intermédiaire.

Remarque
Lorsque on et on retrouve le théorème de Rolle.
On a :
] [

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UPI-ONM
Posons :

Alors, on a :

Ainsi la formule des accroissements finis devient :


( )
En posant :

( )
Exercice
En utilisant le théorème des accroissements finis, démontrer l’inégalité suivante :

En déduire un encadrement de

Solution :
Soit :
[ ]
est continue sur [ ] et dérivable sur ] [. vérifie donc les conditions du théorème des
accroissements finis. Il existe au moins un réel tel que :

Or :

Alors :

] [

Puisque :

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UPI-ONM
Pour :

( )

Exercice
A l’aide de la formule des accroissements finis, démontrer que :

3. Dérivées successives
3.1. Définitions
Soit la fonction dérivable sur est la dérivée première de sur Si à son tour
admet une dérivée première, alors cette dernière sera appelée dérivée seconde de sur et
sera notée

EN poursuivant ce processus, nous pouvons arriver à définir la dérivée d’ordre ou la dérivée


de sur On a :

( )
Remarque :

Exercice :
Déterminer la dérivée d’ordre de :

3.2. Formule de Leibniz


Théorème :
Soient et deux fonctions définies sur et admettant des dérivées jusqu’à l’ordre au
moins. Alors la formule suivante est vérifiée :

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UPI-ONM

avec: :

Exercice : Calculer la dérivée de la fonction définie par :

4. Formules de Taylor et de Maclaurin


4.1. Formule de Taylor
Soit une fonction définie sur un intervalle et avec et la variable.
On suppose que est fois dérivable sur c'est-à-dire qu’il existe des dérivées d’ordre
1, 2, … jusqu’à l’ordre Les dérivées jusqu’à l’ordre sont toutes continues sur
Alors il existe un réel ] [ tel que se présente sous la forme suivante :

avec :

ou encore :

Cette formule est appelée formule de Taylor de la fonction à l’ordre au point


Exemple :
Effectuer le développement de la fonction définie par par la formule de Taylor
à l’ordre au point

4.2. Formule de Maclaurin


Dans la formule de Taylor, lorsque nous posons nous obtenons la formule
suivante :

avec :

ou bien :

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UPI-ONM
Cette formule est appelée formule de Maclaurin de la fonction à l’ordre
Exercice : Développer par la formule de Maclaurin la fonction définie par :

5. Développement limité : Formule de Taylor-Young


Théorème
Soit une fonction définie sur un intervalle de et On suppose que est fois
continument dérivable sur Alors, on peut présenter sous la forme suivante :

ou bien

Cette formule est appelée à l’ordre en


Théorème : Composition des développements
Soit une fonction admettant en 0 un développement limité d’ordre et vérifiant :

et une fonction admettant en 0 un développement limité d’ordre . On suppose


que ( ) On écrit au voisinage de 0,

Alors admet au voisinage de 0 un développement limité d’ordre n qui s’écrit :

où est le polynôme obtenu en ne gardant dans que les termes de degré inférieur ou égal
à
Remarque
Il arrive des fois qu’ au point la limite :

On dit alors dans ce cas que l’on effectue le développement limité généralisé de en
Alors il existe tel que :

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UPI-ONM
Exercice :
Déterminer le développement limité d’ordre 4 au voisinage de des fonctions :

Développements limités des fonctions usuelles


Les fonctions usuelles possèdent des développements limités à tout ordre en si 0
appartient à leur ensemble de définition.
Pour un entier n quelconque, on admet les théorèmes suivants :

 √


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UPI-ONM

 ( √ )

 ( )

N.B. : Puisque les développements limités usuels sont tous donnés au voisinage de 0, il sera
quasiment indispensable, lorsque , de commencer le calcul du développement limité
d’une fonction f en par un changement de variable : si x est l’anciennne variable et

, on notera par exemple et on

exprimera en fonction de h. le résultat final du développement limité de f en , sera


donné à l’aide d’un polynôme en h, ordonné suivant les puissances croissantes. En aucun cas,
on ne développera les puissances de .

6. Règle de l’Hôpital
Elle est utilisée pour lever au point les indéterminations du type :

Soient et deux fonctions dérivables au voisinage de et Si :

alors :

Si le quotient au point présente lui aussi une indétermination du type et

que les dérivées et satisfont les conditions correspondantes, il convient alors de


passer au rapport des dérivées secondes, etc.
Dans le cas d’une indétermination du type ou il y a lieu de transformer
algébriquement la fonction donnée de manière à la ramener à une indétermination du type
et d’appliquer ensuite la règle de l’Hôpital.

Les indéterminations du type ou peuvent être levées en prenant le logarithme de la


fonction donnée et en calculant la limite du logarithme de cette fonction.

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UPI-ONM
Travaux dirigés N°2
Exercice 1
1. Soit f la fonction définie par √ . vérifie t - elle les
conditions du théorème de Rolle ? Si oui, déterminer les valeurs intermédiaires ?
2. Développer par la formule de Taylor à l’ordre n au voisinage de l’expression :

Exercice 2
Déterminer le développement limité à l’ordre n et au voisinage de indiqués des fonctions
suivantes :

1. n=3, √

2. n=2, √
3. [ ]

4. ( )

5.

6.
7.
8.

9.

10. √

11. √ √

12.

Exercice 3
Calculer les limites suivantes :

( )
( )
( )

[ ]
( )
( √ )

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UPI-ONM
( √ ) ( √ )

( )

( √ √ )
√ √

( √ √ )√

0 1

( ) ( )

Exercice 4
1. Calculer à 0,0001 près la valeur approchée de √ .
2. Calculer à près la valeur approchée de √ .

Exercice 5
1. Calculer les limites suivantes :

0( ) 1

√ √
( ) 0( ) ( ) 1

2. On considère la fonction f définie par :


a) Donner le développement limité au voisinage de 0 à l’ordre 5 de f.
b) En déduire le développement limité au voisinage de 0 à l’ordre 6 de la fonction g
définie par :

Exercice 6
On consid4ère les fonctions f et g définies par

43
UPI-ONM
6. f vérifie t- elle les conditions du théorème de Rolle sur [ ] Si oui, déterminer les
valeurs intermédiaires.
7. g vérifie t- elle les conditions du théorème de Rolle sur [ ] Si oui, déterminer les
valeurs intermédiaires.
Exercice 7
1. Développer en série de Taylor les fonctions suivantes :

2. Donner la formule approchée à l’ordre 5 par la formule de Maclaurin de la fonction k


définie par :

En déduire la valeur approchée de :




. /

3. Donner la valeur approximative première de :

4. On considère la fonction h définie par :

a) Développer h en série de Taylor en


b) En déduire le développement par la formule de Taylor de la fonction définie par :

Exercice 8
On donne les fonctions et définies respectivement par :

√ √ √

1. a) La fonction vérifie t – elle les conditions du théorème des accroissements finis sur
* + Si
oui, déterminer les valeurs intermédiaires.

b) En déduire une expression simplifiée de sur * +

2. Simplifier sur * +

3. Calculer les limites suivantes :

44
UPI-ONM
√ √
(0 ( ) 1 ) 0( )

( ) 1 ( √ √ )√

Exercice 9
On donne les fonctions , , et respectivement définies par :

( √ ) √ √

1. a) Déterminer le développement limité à l’ordre 2 de et de au voisinage de 0.


b) Déterminer le développement limité à l’ordre 3 au voisinage de de
2. a) Développer en série de Taylor au voisinage de la fonction définie par :

b) Déterminer le développement en série de Taylor au point de l’unique primitive


de qui
prend la valeur pour
3. Déterminer les coefficients a et b pour que la fonction définie par :

Exercice 10
On considère la fonction f définie par :
√ √
1. Déterminer la valeur de pour que :

2. Déterminer le développement limité à l’ordre 2 au voisinage de 0 de la fonction g définie


par :

√ √

45
UPI-ONM
CHAPITRE 4
LES INTEGRALES SIMPLES

1. Différentielle d’une fonction


Soient et deux fonctions définies sur un intervalle . Si est la variable, la
différentielle de la fonction est et vaut :

Exemple :

Propriétés

( )

2. Les fonctions primitives


Soient et deux fonctions définies sur de .
On dit que est une primitive de sur si est dérivable sur et
L’ensemble des primitives de la fonction sur est l’ensemble des primitives des fonctions
de la forme où est une primitive de et est une constante quelconque.
L’ensemble des primitives de sur est noté :

Propriétés

∫[ ] ∫ ∫

46
UPI-ONM

3. Intégrales définies
Soient et deux fonctions définies sur un intervalle et On appelle intégrale
définie de la fonction sur le segment [ ] et on note :

le nombre réel défini par :

avec une primitive de sur [ ]


Notation

∫ | [ ]

Propriétés

∫ [ ]

∫ ∫

[ ]∫ ∫ ∫

∫ ∫

[ ]∫

[ ]∫ ∫



{

47
UPI-ONM
[ ] ∫

[ ] ∫

4. Tables d’intégrales types


Dans cette partie, désigne une constante réelle.

∫ ∫

∫ | | ∫ | | ∫

∫ ∫ ∫

∫ ∫ ∫

∫ | | ∫ | ( )| ∫

| |

∫ | | ∫

∫ | √ | ∫ √ ∫
√ √
| |

∫ ∫ ∫ ∫

∫ | | ∫ | | ∫

| |

∫ ∫

48
UPI-ONM
∫ ∫ | |

∫ ∫
( ) ( )

5. Intégration par changement de variable


D’une manière générale, si l’intégrale ∫ est une intégrale type alors ∫
peut être aisément calculée par la substitution
Exemple : ∫

∫ ∫ ∫

. Donc ∫ où F est la primitive de f.


D’une façon générale, si la fonction sous le signe d’intégration est le produit de deux facteurs
dont l’un dépend d’une fonction alors que l’autre est la dérivée de (à un facteur
constant près), il est bon d’effectuer un changement de variable suivant la formule .
Exemple :
 ∫ √ . Posons :

∫ √ ∫√ ∫ ∫

(√ ) √

 ∫ . Posons

∫ ∫ ∫

6. Intégration par parties


On appelle intégration par parties la recherche de l’intégrale d’après la formule
∫ ∫ .
Ce procédé s’applique pour calculer les primitives des fonctions suivantes :
 Produit d’une fonction polynomiale par une fonction exponentielle ( )

49
UPI-ONM
 Produit d’une fonction polynomiale par une fonction sinus ou cosinus
( ).
 Produit d’une fonction exponentielle par sinus ou cosinus ( )
 Produit d’une fonction polynomiale par une fonction logarithme
( )
 Fonctions trigonométriques réciproques : Arcsin, Arccos, Arctan, Argth, Argsh, Argch.
En qualité de u on prend une fonction qui devient plus simple à la suite de la dérivation, alors
que v’ sera représentée par la partie de l’expression figurant sous le signe d’intégration dont
l’intégrale est connue ou peut être trouvée.
Ainsi, par exemple, pour les intégrales du type ∫ , ∫ ,
∫ où p(x) est un polynôme, u est remplacé par p(x), v’ l’étant respectivement
par les expressions , , .
Pour les intégrales du type ∫ ,∫ ,∫ , u est
remplacée respectivement par les fonctions lnx, Arcsinx, Arccosx, alors qu’à v’ on substitue
l’expression P(x)dx.
Exemple : ∫ . Posons ;

∫ ∫

∫ . Posons ;

∫ . Considérant ∫
Posons alors

∫ ∫ alors donc

Par suite :

7. Intégration des fractions rationnelles : ∫

On appelle fraction rationnelle, une fraction de la forme où et sont des

polynômes. On dit que la fraction rationnelle est propre ou régulière lorsque le degré du
50
UPI-ONM
polynôme est inférieur à celui du polynôme . Dans le cas contraire on dit qu’elle est
impropre ou irrégulière.

a-Intégrale du type : ∫
On le calcule comme suit :

∫ ∫( ) ∫ [( ) ]

∫( ) ∫

Ex : Calcul de ∫

∫( ) ∫( ) ∫

∫ ∫ ∫ ∫

∫ ∫

| |

b- Intégration des fractions rationnelles par décomposition en éléments simples :

Avant de procéder à l’intégration d’une fraction rationnelle , il convient d’effectuer les

transformations et les calculs algébriques suivants :


- Si l’on donne une fraction rationnelle impropre, il faut faire apparaître la parie entière,

c’est-à-dire présenter la fraction sous la f=forme : , où est un

polynôme étant une fraction rationnelle propre ;

- Décomposer le dénominateur de la fraction en facteurs linéaires et quadratiques :

a des racines complexes conjuguées ;


- Décomposer une fraction rationnelle propre en éléments simples :

51
UPI-ONM
- -Calculer les coefficients indéterminés et
pour ce faire, réduire au même dénominateur la dernière égalité, égaler entre les
coefficients des mêmes puissances de X dans le premier et dans le deuxième membres
de l’identité obtenue et résoudre le système d’équations linéaire qui en résulte par
rapport aux coefficients cherchés. On peut déterminer les coefficients à l’aide d’une
autre méthode, en donnant à la variable X dans l’identité obtenue des valeurs
numériques arbitraires. Il est souvent utile de mettre en œuvre les deux méthodes de
calcul de coefficients.
Par suite, l’intégration d’une fraction rationnelle se ramènera à la recherche des intégrales d’un
polynôme et des fractions élémentaires rationnelles.

Cas 1 : Le dénominateur n’a que des racines réelles distinctes, c’est-à-dire il se décompose en
facteurs du premier degré non réitératifs.
Exemple :

Chacun des binômes ; ; entre dans la décomposition du dénominateur au


premier degré, la fraction rationnelle propre donnée peut être représentée par une somme
d’éléments simples :

En faisant disparaître les dénominateurs on a :


(*)

Regroupons les termes de puissances :

Par identification on a :

{ A partir de ce système d’équations on obtient : {

Ainsi la décomposition d’une fraction rationnelle en éléments simples est de la forme

Lors de la décomposition, les inconnues A, B, C peuvent être trouvées d’une autre manière.

52
UPI-ONM
Après avoir fait disparaître les inconnues de l’égalité, on peut donner à la valeur autant de
valeurs particulières qu’il y a d’inconnues dans le système d’équations. Dans notre cas, il s’agit
de trois valeurs particulières.
Il est particulièrement commode de donner à des valeurs correspondant aux racines réelles
du dénominateur. Appliquons cette méthode à la résolution du présent exemple.
Après avoir fait disparaître les dénominateurs, nous avons obtenu l’égalité (*). Les racines
réelles des dénominateurs sont les nombres 1, 2 et 4. Posons dans cette égalité , alors

. En posant on a ; en posant , on obtient


. Par suite on a obtenu les mêmes valeurs que par l’application de la première méthode
de calcul des inconnues. Ainsi,

∫ ∫ ∫

| | | | | | | |

Cas 2 : Les racines du dénominateur sont réelles, mais certaines d’entre elles sont multiples,
c’est-à-dire que le dénominateur se décompose en facteurs du premier degré dont quelques-uns
se répètent.
Exemple :

Au facteur correspondent trois éléments simples , alors qu’au

facteur x+3 correspond un seul élément simple . Ainsi,

En faisant disparaître les dénominateurs on a :

Les racines réelles des dénominateurs sont les nombres 1 et -3. En posant x=1, on obtient 2 =

4A . En faisant x = - 3, on obtient 10 = - 64D

Comparons les coefficients de la puissance la plus élevée de x, c’est-à-dire les coefficients de .


Dans le premier nombre, le terme comportant n’existe pas c’est-à-dire que le coefficient de
est nul. Dans le deuxième membre le coefficient de est égale à C+D. Ainsi, C+D=0 C=-

D d’o .
53
UPI-ONM
Il reste le coefficient B pour ce faire il faut avoir encore une équation. On peut obtenir celle-ci
en comportant les coefficients des mêmes puissances de x ( par exemple, de ) ou en donnant
à x une valeur numérique quelconque. Il est plus commode de choisir une valeur telle que les
calculs soient réduits au minimum. En faisant par exemple x=0, on obtient : 1=3A-3B+3C d’o :

L décomposition définitive de cette fraction en éléments simples à la forme :

On obtient finalement :

∫ ∫ ∫ ∫ ∫

| |

Cas 3 :
Parmi les racines du dénominateur il y a des racines complexes simples, c’est-à-dire que la
décomposition du dénominateur comporte des facteurs quadratiques non réitératifs.

Exemple : ∫
Décompositions le dénominateur en facteurs :
alors

En faisant disparaître les dénominateurs on a :

Les racines réelles des dénominateurs sont 0 et 1. Pour x=0, on a 1=-A ; pour x=1, on a 1 = 3C

soit ; Réécrivons l’équation précédente sous la forme

. En
comparant les coefficients de , , , on obtient le système

d’équations : { et on trouve Ainsi

Par conséquent,

54
UPI-ONM
∫ ∫ ∫ ∫

| | ∫

Cas 4 : Parmi les racines du dénominateur, il y a des racines complexes multiples, c’est-à-dire
que la décomposition du dénominateur comporte des facteurs quadratiques non réitératifs.

Exemple : ∫

Etant donné que est un facteur qui intervient deux fois, on a :

En faisant disparaître les dénominateurs, ion obtient :


Égalisons entre eux les coefficients des mêmes puissances de x :

{
Par conséquent,

∫ ∫ ∫ ∫ ∫

c- Intégrale du type : ∫

On donne d’abord la forme canonique de . Ainsi, on a :

* + [( ) ( )] Posons

et ; . On alors ∫ ∫
[( ) ]

 ∫

 ∫ | |

Exemple :

∫ ∫

55
UPI-ONM
Posons alors

∫ ∫

Donc

d-Intégrale du type ∫

On essaie de dériver , ce qui donne 2ax+b. On peut donc écrire :

( ) Alors

( )
∫ ∫

Soit :

∫ ( )∫

La seconde intégrale est justement que nous savons calculer. En effet on effectue un
changement de variable dans la première intégrale en posant :

∫ ∫ | |

| | .En définitive | | ( )

Exemple : ∫

∫ ∫ ∫

| | ∫

| | ∫ | | ∫
( ) ( ) ( )

| |

| |

56
UPI-ONM

En posant , on a

∫ ∫ ∫

∫ ∫

( ) . /

| |
√ √

| |
√ √

e- Calcul de l’intégrale : ∫

∫ ∫ ∫

Posons alors

D’o

[ ∫ ]

Ou

C’est-à-dire

𝑥 𝑛
𝐼𝑛 𝑛
𝐼𝑛
𝑎 𝑛 𝑥 𝑎 𝑎 𝑛

57
UPI-ONM
Cette formule appliquée fois permet de ramener l’intégrale à une intégrale du type

Exemple : Calculons ∫

∫ ∫ ∫

∫ ∫

Considérant l’intégrale ∫ posons :

∫ [ ∫ ]

Donc :

∫ ∫ ∫

∫ ∫ [∫ ∫ ]


√ √
Posons

Alors

∫ [ ∫ ]
√ √

[ ]
√ √ √ √

58
UPI-ONM
f - Intégrale du type : ∫
( )

( )

∫ ( )∫

La première intégrale du deuxième membre de l’égalité sera aisément trouvée par substitution
+ alors que la seconde sera transformée comme suit :

∫ ∫
[( ) ( )]

En posant maintenant et en faisant , on obtient

∫ ∫

Ce qui peut être calculé comme précédemment.

Exemple : Calculer ∫

∫ ∫ ∫


[ ]
posant dans cette intégrale on a :


[ ]

∫ ∫ ∫

∫ ∫


√ √
Posons

Alors

∫ [ ∫ ]
√ √

59
UPI-ONM
[ ]
√ √ √ √

√ √

g- Méthode d’Ostrogradsky

Si a des racines multiples, alors ∫ ∫ est le plus

grand commun diviseur du polynôme par sa dérivée


: et sont des polynômes à coefficients indéterminés,
dont les degrés sont respectivement inférieurs d’une unité au degré de et . On
calcule ces coefficients indéterminés des polynômes et en dérivant (1).

Exemple : ∫

En dérivant cette identité, on a :

Ou
En identifiant les coefficients correspondants aux mêmes puissances de , on trouve :

D’o et par conséquent,

Pour calculer l’intégrale du second membre de l’égalité , décomposons la fraction en


éléments simples

En faisant , on trouve .

En identifiant les coefficients de de mêmes puissances dans les deux membres de l’égalité

, on trouve :

60
UPI-ONM
Par suite,

∫ ∫ ∫

| | | |
√ √
Et

∫ | |
√ √

8. Intégration des fonctions rationnelles

a. Intégrales du type ∫ * +

On détermine le dénominateur commun des fractions . On effectue la substitution

. Chaque puissance fractionnaire de peut alors être exprimée par


une puissance entière de et par conséquent, la fonction à intégrer se transforme en une
puissance rationnelle de .

Exemple : ∫ . Le dénominateur commun des fractions et est 4. Posons par

conséquent , alors

∫ ∫ ∫( ) (division euclidienne)

∫ ∫ | | [ | |]

b. Intégration du type ∫ 0 ( ) ( )1

On détermine le dénominateur commun K des fractions et on pose

Exemple ∫
√ √

Ici le PPCM de 3 et 2 est 6. Posons alors donc

61
UPI-ONM
∫ ∫ ∫ ∫( )

| |

|√ |

c. Intégrale du type : ∫√

Il faut donner dans ce cas la forme canonique de . Ainsi

0( ) 1

En posant on a ∫√

Intégrale dont la résolution est déjà développée


Exemple :



On a : Posons

∫ | √ | | √ |



On a :

( ) [( ) ] [ ( ) ].

En posant Ainsi

∫ ∫
√ √
√ * + √


d- Intégrale du type ∫√

∫ ∫ ( )∫
√ √ √
Dans la première intégrale on pose

62
UPI-ONM
∫ ∫ √ √
√ √
La seconde intégrale a été calculée ci-haut.
Exemple :

∫ ∫
√ √

∫ ∫
√ √

√ | √ |

e- Intégrale du type ∫ √

On pose ici alors

Exemples :



Posons et par conséquent

∫ ∫ | |
√ √

f-Intégrale du type ∫√ est un polynôme de degré n

∫√ √ ∫√ où est le polynôme de

degré (n-1) à coefficients indéterminés étant un certain nombre.


En dérivant l’identité en question et en réduisant le résultat au même dénominateur, on obtient
l’égalité de deux polyn me à partir de laquelle on peut déterminer les coefficients du polyn me

et le nombre √
.

Exemple : ∫ √

Ici n=3, donc l’identité correspondante est de la forme

63
UPI-ONM
∫ √ ∫
√ √
En dérivant les deux membre de l’identité, on obtient :



En faisant disparaître les dénominateurs on a :

Par identification on a :

{
{

( )√ | √ |

g- Intégrale du type ∫ ( √ )
Cette intégrale peut être ramenée à celle d’une fonction rationnelle par les substitutions de
variables d’Euler.
 Première substitution d’Euler :
Si , on pose : √ √
Prenons pour fixer les idées, le signe + devant √ , alors

√ . D’o x est défini comme une fonction rationnelle de t :


(dx est aussi une fonction rationnelle de t) ; par conséquent

√ √ √ √

TCHEBYCHEV a démontré que les intégrales des binômes différentielles ne peuvent être
exprimées par des fonctions élémentaires que dans les trois cas suivantes :

64
UPI-ONM
Cas : P est un nombre entier ; dans ce cas, le changement de variables où S est le
PPCM des dénominateurs des fractions m et n, ramène l’intégrale proposée à une intégrale
d’une fraction rationnelle.

Exemple : ∫
√ (√ )

⁄ ⁄
Ici la fonction sous le signe d’intégration peut être écrite comme suit : ( )

c’est-à-dire P=-10 est un nombre entier. Or le PPCM des dénominateurs 2 et 4 est 4. Pour cela
posons et

∫ ∫ ∫ ∫ ∫

∫ ∫

Ainsi :

(√ ) (√ )

: est un nombre entier.

Ici, le changement de variable , ramène l’intégrale en question à une intégrale


d’une forme rationnelle.

Exemple : ∫ √

En mettant la fonction sous le signe d’intégration sous la forme on a :

m=3 ; n=2 ; . Vu que est un nombre entier. On peut poser

On a

∫ ∫ ∫ ∫

3ème cas : est un nombre entier.

Dans ce cas, on pose où s est le dénominateur de la fraction p.


Exemple :



Ici, est un nombre entier. Par

conséquent, on pose alors on a alors

65
UPI-ONM
∫ ∫ [ ] ∫ . Par

conséquent, ∫ ∫ √
√ √ √ ( )√

9. Intégration des fonctions trigonométriques


a-Intégrales du type ∫ ; où est une fonction rationnelle
On procède à un changement de variable dit substitution trigonométrique universelle
Par suite de ce changement de variable, on a :

et

Exemple :

La fonction sous le signe d’intégration est une fonction rationnelle de et de . Posons

alors ; ; et

∫ ∫ ∫

N.B : La substitution universelle conduit, dans biens de cas, à des calculs trop
compliqués.
∫ . Posons

∫ ∫ ∫ ∫

66
UPI-ONM
∫ ∫ ∫

En posant on a :
( )
Ainsi ∫ ∫ ∫

 ∫ où m et n sont des nombres pairs non négatifs

Posons m=2p et n=2q. On sait que ;

et . .

∫ ∫ ∫( ) ( )

On obtient un développement suivant les puissances paires et impaires de . Les termes


contenant des puissances impaires peuvent être intégrées comme précédemment. En ce qui
concerne les termes contenant des puissances paires, nous appliquerons successivement la
formule ci- haut (de et de afin d’abaisser le degré
de ces puissances.
Exemples : ∫

∫ ∫( ) ∫ ∫

∫ ∫ ∫

∫ ∫ ∫( )

∫ ∫ ∫

∫ ∫

∫ ∫ ∫

+C
( )
Ainsi ∫ ∫ ∫ ∫ ∫

( √ ) √ √
∫ | | | |
√ √ √ √ √

67
UPI-ONM
N.B : On pourrait aussi constater que la fonction sous le signe d’intégration est impaire par
rapport au sinus ou aussi par rapport à cosinus.

∫ ∫ ∫

(Constater que la fonction sous le signe d’intégration est impaire par rapport au cosinus.)
Posons donc :

Mais :

En divisant le numérateur et le dénominateur par on a :

∫ ∫

Posons


∫ ∫ ∫ | |
(√ ) √ √


| |
√ √

b-Intégrale du type ∫ m et n sont des nombres entiers


On distingue trois cas :
 ∫ o l’un au moins des nombres m et n est impaire :
Supposons pour fixer les idées que n est impair.
Posons n=2p+1 et
∫ ∫ ∫

Et on pose ; et on a : ∫ ∫
Exemple : ∫

68
UPI-ONM
Dans certains cas ∫ peut être simplifiée.
1- Si est une fonction impaire par rapport à c’est-à-dire si
, le changement de variable correspondant est
autrement dit si l’élément différentielle est invariant par
le changement de en – on posera .
2- Si est une fonction impaire par rapport à , c’est-à-dire si
, on fait le changement de variable
Autrement dit si l’élément différentiel est
invariant par le changement de en - on posera t = .
3-Si est une fonction paire par rapport à et , c’est-à-dire si
, le changement de variable correspondant est
autrement dit si l’élément différentiel est invariant par le changement de en
on posera cela revient à poser d’abord puis

Autres manières de vite détecter le changement de variable correspondant


 Si l’intégrale est de la forme ∫ , on peut poser

 Si l’intégrale est de la forme ∫ on peut poser

 Si l’intégrale ne dépend que de , où et ne figure qu’aux


puissances paires, on pose car peuvent être exprimées par
des expressions rationnelles de

N.B :

Exemples :

69
UPI-ONM
∫ ∫

On peut poser

∫ ∫

∫( ) ∫

∫ ∫ ∫ ∫

∫ ∫

∫ ∫ ∫

 ∫ , o m et n sont des nombres pairs et l’un d’eux au moins est négatif


Dans ce cas, il faut poser

Exemple : ∫

∫ ∫

Posons

C . Intégrale du type ∫ ∫ ∫

On utilise les formes trigonométriques suivantes :

70
UPI-ONM
[ ]

[ ]

[ ]

Exemple : ∫

∫ [ ] ∫ ∫

∫ ∫( )

∫ [ ] ∫ ∫

∫( ) ∫( )

10. Intégration de certaines fonctions irrationnelles à l’aide des transformations


trigonométriques

 Pour la première forme ∫ ( √ ) , on pose ou

 Pour la seconde forme ∫ ( √ ) , on pose ou

 Pour la troisième forme ∫ ( √ ) , on pose ou


Exemple : ∫
Posons alors et on a :

∫ ∫

71
UPI-ONM
∫ ∫ ∫

On rappelle que ∫ | |

Donc : | |

√ √
Où . Par conséquent : | | √

Exercices résolus
Calculs des intégrales :

 ∫

( √ )

( √ )( √ )

( √ ) ( √ )

( √ √ ) ( √ √ )


, √

{ √

∫ √ ∫ √
√ √

72
UPI-ONM
Chapitre5:
EQUATIONS DIFFERENTIELLES
ORDINAIRES DU PREMIER ORDRE

1. Notions fondamentales
On appelle équation différentielle d’ordre toute relation de la forme :

entre la variable x, la fonction y et ses n dérivées successives où F est une


fonction de .
Une équation différentielle est donc une équation établissant une relation entre les variables
indépendantes, leurs fonctions et les dérivées ou différentielles de cette fonction.
Si l’équation est d’une seule variable, elle est dite équation différentielle ordinaire ; en cas
de deux ou plusieurs variables, l’équation est dite équation différentielle aux dérivées
partielles.
On appelle ordre d’une équation différentielle, l’ordre le plus élevé des dérivées contenues
dans l’équation. L’ordre de l’équation différentielle est donc égal à l’ordre maximum des
dérivées.
Par exemple :
est une équation différentielle ordinaire du 1er ordre.
est une équation différentielle ordinaire du 2nd ordre.
est une équation différentielle ordinaire du 3e ordre.

Résoudre l’équation différentielle d’ordre consiste à chercher toutes les fonctions y


dérivables n fois en x vérifiant cette équation.

Notation : par souci de simplification des écritures, Notation : par souci de simplification des
écritures, y représente y(x).
On appelle solution d’une équation différentielle une fonction différentiable qui,
substituée à la fonction inconnue, transforme cette équation en une identité.

2. Equations différentielles du premier ordre


Définition
On appelle équation différentielle du premier ordre toute relation de la forme

73
UPI-ONM
entre la variable x, la fonction y et sa dérivée première y’où F est une fonction de dans .
La résolution de l’équation différentielle dépend de la forme de la fonction F.

2.1. Equations différentielles à variables séparables


Définition
On appelle équations à variables séparables, toute équation de la forme :

⏟ ⏟

Résolution
La solution s’obtient par intégration de chaque membre :

∫ ∫

Exemple 1
Résoudre : (constante) et y une fonction de x

∫ ∫ | | | |

| |
La solution générale est :
.
Vérifions que est satisfait. Si ; alors

Remarque : l’écriture des constantes d’intégration étant un peu « lourde » ; on simplifiera les
écritures en utilisant quasi systématiquement la même notation.

Exemple 2
74
UPI-ONM
Résoudre est une fonction de x.

∫ ∫ | | | |

| |

Définition : Conditions initiales


- En faisant varier la constante d’intégration C ; la solution y décrit une famille de
fonctions représentées par une famille de courbes. De la connaissance d’une valeur de
y en un point , on déduit une valeur de la constante C : la solution y, qui
prend en compte cette valeur de C, est alors unique : c’est la solution de l’équation
(représentée par une courbe de la famille). On appelle conditions initiales la relation

On peut aussi avoir une information sur une dérivée mais alors l’unicité de la solution
n’est plus assurée.
- La solution d’une équation différentielle d’ordre n contient n constantes et par
conséquent n conditions initiales sont nécessaires afin de trouver les valeurs des
constantes qui satisfont les conditions données.
Suite de l’exemple 1 :
Supposons que
La solution vérifiant la condition initiale est :

2.2. Equation différentielle linéaires du 1er ordre sans second membre


Définition
Toute équation de la forme (avec a et b des fonctions de :

est appelée équation différentielle linéaire du 1er ordre sans second membre.
Contre-exemple
ne sont pas des équations différentielles
linéaire en y.
La résolution d’une équation différentielle linéaire du 1er ordre sans second membre est
directe en se ramenant à une équation à variables séparables :

75
UPI-ONM

∫ ∫ | | ∫

⏟ . ∫ / . ∫ /

La solution générale de l’équation { } est de la forme :

. ∫ /

Exemple 3
Résoudre :
On a donc

∫ ∫

| | | | | |

2.3. Equations différentielles linéaires du 1er ordre avec second membre


Définition
Toute équation de la forme (avec a et b des fonctions de :

est appelée équation différentielle linéaire du 1er ordre avec 2nd membre.
est le second membre de l’équation.
Deux méthodes pour la résolution de cette équation :
1) L’une simple, mais d’utilisation limitée : la m thode d’identification,
2) L’autre générale, mais plus laborieuse : la méthode de variation de la constante de
Lagrange.

2.3.1. Résolution par la méthode d’identification


La méthode d’identification n’est applicable que si :
1) Les coefficients sont constants :
2) Le second membre est identifiable sous la forme d’une fonction polynôme
exponentielle ou sinus/cosinus.
Théorème

76
UPI-ONM
La solution générale de l’équation avec 2nd membre (SGEA2M, y s’obtient en rajoutant à la
solution générale de l’équation sans second membre (SGES2M), notée , une solution
particulière de l’équation avec 2nd membre (SPEA2M) notée Y :

⏞ ⏞ ⏞
 Recherche de la solution générale de l’équation sans second membre
vérifie l’équation (1)

D’après la résolution de l’équation (1) ( )

 Recherche d’une solution particulière Y de l’équation avec second membre :


De la forme du second membre g(x) on déduit la forme de Y. D’où le nom de la
méthode par identification.

Forme de g(x) Forme de Y

Où apparaissent toutes les puissances décroissantes


de

Sauf si

Cas particuliers :

Où sont des polynômes de degré n et les coefficients de sont à


déterminer par la méthode d’identification des polynômes.
Si est une combinaison linéaire des formes vues ci-dessus, alors Y l’est aussi.
La solution particulière Y vérifie l’équation (3) : en remplaçant dans cette
expression Y par la forme déduite de celle de suivant le tableau ci-dessus, on obtient un
système d’équations permettant d’obtenir les valeurs de A, B, …. Puis en déduire Y.

Exemple 5 :
Résoudre

77
UPI-ONM
On a donc :
 Recherche de la SGES2M :

∫ ∫

| |
 Recherche d’une SPEA2M Y en fonction du 2nd membre

Nous étudierons 2 cas différents :


1)
Le second membre étant un polynôme de degré 2, Y est aussi un polynôme de degré 2.
On pose donc :

, solution particulière, vérifie l’équation : . D’où :

{ {

D’où est une solution particulière de l’équation avec 2nd membre.


La solution générale de l’équation avec 2nd membre est :

2)

On pose donc
Soit

D’où

La solution générale avec second membre :

2.3.2. Résolution par la méthode de variation de la constante de Lagrange


Soit à résoudre l’équation différentielle suivante :

On pose :

On trouve une solution de la forme :


78
UPI-ONM
Il s’agit dans cette méthode de considérer C non plus comme une constante mais comme une
fonction de . On pose donc :

Il faut ensuite calculer la dérivée première de y et remplacer dans l’équation de départ les
expressions de y’ et de y pour déterminer l’expression de C(x) qu’il faut ensuite intégrer.
Exercice : Résoudre

3. Résolution de l’équation différentielle linéaire du second degré


3.1. sans second membre

L’équation caractéristique associe est où le discriminant est


THEOREME :
La solution générale de l’équation différentielle linéaire du second degré sans second membre
est : est sous la forme suivante :
CAS :

Equation caractéristique admet une racine double alors

CAS :
Equation caractéristique admet deux racines distinctes
√ √

Alors

CAS :
Equation caractéristique admet deux racines complexes

D’où

EXERCICE D’APPLICATION :

79
UPI-ONM
Résoudre



3.2. Résolution de l’équation différentielle linéaire du second degré avec second
membre

On appelle équation différentielle linéaire du second ordre à constante une équation de la


forme
le second membre pour le résoudre on pose d’abords que nous
savons résoudre .A cette solution générale on ajoute une solution particulière qui représente la
solution générale avec second membre note (E) On peut aussi utilise la variation de la
constant de LAGRENGE considérons de la solution générale de (E) les
se verrons varie en fonction de .
Ainsi on détermine en fonction du système suivante

Avec a le coefficient de dans l’équation (E).


EXERCICE D’APPLICATION :
Résoudre

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UPI-ONM

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