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UNIVERSITE DE GAFSA

FACULTE DES SCIENCES DE GAFSA


DEPARTEMENT DES SCIENCES DE LA VIE

FASCICULE DE TRAVAUX PRATIQUES


DE BIOLOGIE VEGETALE
(LFSV1 / LABAE1 / SVT1)

Préparé par :

SAIDI ISSAM

Année Universitaire 2016-2017

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Sommaire

Manipulation N°1: La cellule végétale et les tissus végétaux

I. La cellule végétale
II. Méthode d’étude des coupes histologiques et anatomiques
III. Etude des tissus végétaux

Manipulation N°2: Anatomie de la Tige

Manipulation N°3: Anatomie de la racine

Manipulation N°4: Anatomie de la feuille

Manipulation N°5: Etude de la multiplication végétative

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RÉCOMMENDATIONS GÉNÉRALES

(i) Le port de la blouse est obligatoire ; chaque étudiant doit s’équiper du nécessaire
de dessin (feuilles blanches, crayons, gomme, …) ainsi que de lame de rasoir pour
les coupes anatomiques (plus la lame est neuve, meilleures seront les coupes.

(ii) La manipulation du matériel mis à la disposition des étudiants (microscope, lames


de commerce) doit se faire avec beaucoup de précaution et en cas de doute ne pas
hésiter à faire appel à l’assistant.

(iii) Le compte rendu doit être remis obligatoirement à la fin de la séance, il est
conseillé d’apporter le plus grand soin à sa présentation et se rigueur.

(iv) Avant de quitter la salle, prendre soin de laver et ranger le matériel et de nettoyer
la paillasse ; il en sera tenu compte dans la note de TP.

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Étude de la cellule végétale
I. Introduction
Chacun est capable de distinguer une plante à fleurs d’un mammifère. Mais lorsque le niveau
d’analyse s’étend à l’intérieur de la cellule au cytoplasme aux organites et aux molécules, les
ressemblances entre les deux règnes commencent à l’emporter sur les différences. C’est ainsi
que tout au long de cette séance vous apprendrez à faire différence entre une cellule animale
et une cellule végétale (Figure 1) vu au microscope photonique, ceci à travers des exemples
de type de cellules des végétaux : l’épiderme d’ognon, la pulpe de tomate et de la spirogyre.

Figure 1 : Cellule animale (à gauche) et cellule végétale (à droite)

Figure 2 : Schéma d’une cellule végétale

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II. Observation de cellules épidermiques d’oignon : Allium cepa, F : Liliacées
II.1. Prélèvement de l’épiderme
Un bulbe d’oignon déjà coupé en morceaux verticalement est constitué d’écailles charnues
imbriquées les une dans les autres (Figure 3).

✓ Prélever une de ces écailles et constater qu’elle présente une face convexe et une
face concave. C’est la face concave que vous allez réaliser, à l’aide d’une lame,
des sections superficielles et transversales de la couche de cellules épidermiques
de 4 à 5 mm de largeur.
✓ Détacher à l’aide d’une pince fine, deux petits rectangles d’épiderme ainsi délimité
par vos sections. Chaque rectangle ne doit pas excéder 0.4 x 0.8 cm.

Figure 3 : Coupe verticale d’un bulbe d’oignon

II.2. Coloration des échantillons

✓ Préparer deux lames de verre sur lesquelles vous déposerez à l’aide d’un compte-
goutes un peut de chaque colorant :

• Le rouge neutre à 0.01% fraîchement préparé pour la coloration vitale.
• L’eau iodo-iodurée pour une coloration post vitale.

✓ Immerger chaque échantillon dans une des solutions colorantes et veiller à bien
aplatir les lambeaux d’épiderme que vous maintenez 2 à 3 min dans le colorant.

II.3. Réaliser les deux préparations microscopiques

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Chaque lambeau d’épiderme sera monté entre lame et lamelle dans une goutte d’eau. On
‘épongera’ l’excédent de liquide à l’aide de papier filtre.

II.4. Observations microscopiques (Figure 4)

✓ Régler l’éclairage
✓ Observer les deux préparations à différents grossissements après exploration de la
zone la plus nette.

Figure 4 : Cellules jointives de l’épiderme d’oignon

II.5 Observation des cellules vivantes


L’épiderme apparaît formé de grande cellules allongées à contours géométriques
(polyédrique) parfaitement jointives Chaque cellule est entourée d’une paroi squelettique
propre, adhérée à celle des cellules voisines par un ciment pectique (paroi pectocellulosique).
Chaque cellule contient un noyau lenticulaire d’aspect variable selon l’angle sous laquelle il
est observé, soit circulaire en position centrale, soit aplati plaqué contre la paroi. La,
membrane plasmique, qui limite extérieurement le cytoplasme est indistincte car elle est
appliqué contre la paroi squelettique. Le rouge neutre dilué se localise dans une volumineuse
vacuole qui se trouve ainsi mise en évidence. L’importance de cette vacuole repousse le
cytoplasme et le noyau contre la paroi.
Remarque : Si l’observation se prolonge, certaines cellules meurent. Le rouge neutre teinte
alors la cellule entière, cytoplasme et noyau compris.

II.6. Travail à faire


Choisir une cellule correctement colorée et la dessiner au grossissement 10x40, annoter votre
dessin d’un titre et d’une légende complète.

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Méthode d’étude des coupes histologiques et anatomiques

L'étude anatomique des organes végétaux s'effectue, au microscope, sur des coupes minces,
convenablement colorées.

1- Obtention des coupes

✓ Inclure l'organe dans un bâton de polystyrène de 3 à 4 cm de long, fendu


longitudinalement en deux demi-cylindres. (On pratique souvent un évidemment axial
sur la face plane de l'un ou des deux demi-cylindres selon la forme et la taille de
l'organe, de façon à l'y loger, il doit être bien maintenu).
✓ Tenir l'ensemble verticalement, avec un rasoir tenu horizontalement, sectionner la
partie supérieure de l'objet et de bâton de polystyrène, afin d'obtenir une surface bien
perpendiculaire à l'axe de la moelle.
✓ Effectuer, ensuite, les coupes minces (le mouvement du rasoir doit être rapide,
uniforme, sans saccade ni reprise).
✓ Faire un grand nombre de coupes dont on ne conservera que les plus minces.
✓ Séparer les coupes des fragments de bâton de polystyrène au fur et à mesure de leur
obtention.

2 - Coloration des coupes

La technique utilisée est celle de la double coloration au carmino-vert d'iode, elle permet la
coloration de la membrane cellulaire seule.

1. Immersion des coupes dans un verre de montre contenant une solution diluée
d'hypochlorite de sodium (eau de Javel diluée au demi) pendant 15 à 20 min. (Destruction du
contenu cellulaire).
2. Lavage soigné des coupes à l'eau distillée.
3. Immersion des coupes dans l'eau additionnée de quelques gouttes d'acides acétiques (qui
détruira les traces d'hypochlorite et facilitera la fixation ultérieure des colorants).
4. Traitement des coupes par le colorant carmino-vert d'iode pendant 3 à5 min.

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5. Lavage rapide, dans un bain d'eau, pour éliminer l'excès de colorant, (les coupes restent
dans l'eau distillée jusqu'à utilisation).
6. Montage dans une goutte de glycérine entre lame et lamelle.

Par cette technique, on obtient trois colorations différentes selon la nature de la paroi :

Parois pectocellulosiques : en rose

Parois lignifiées : en vert

Parois cutinisées ou suberifiées : en jaune verdâtre ou brun verdâtre

3 - Observation des coupes

L'observation nécessite l'utilisation du microscope optique.

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Etude des tissus végétaux

1 - Définition
Ce sont des groupements de cellules plus ou moins différenciées, ayant perdu le pouvoir de se
diviser et remplissant une fonction déterminée.

2 - Origine
Ils se forment à partir de massifs de jeunes cellules indifférenciées, qu'on appelle les
méristèmes et qui sont le siège d'actives divisions.
On distingue les méristèmes primaires et les méristèmes secondaires qui donnent
naissance, respectivement, aux tissus primaires et aux tissus secondaires.
Les méristèmes
Les méristèmes primaires existent déjà dans l'embryon. Ils sont essentiellement localisés aux
extrémités ou "apex" des tiges et des racines, d'où leur nom de méristèmes apicaux, leurs
cellules se divisent dans tous les sens.
Les méristèmes secondaires se forment plus tard, sur presque toute la longueur de l'axe de la
plante au sein des tissus primaires déjà différenciés. Ce sont des méristèmes dits latéraux,
leurs cellules se divisent toujours dans le même sens en donnant des files radiales régulières.
Caractères des méristèmes: le tableau suivant résume les différents caractères des méristèmes
apicaux et latéraux.
Les tissus primaires : classification et différents types :
Les tissus sont généralement classés d’après leur fonction. Il seront distingués les uns des
autres par
✓ La forme des cellules
✓ La disposition des cellules les unes par rapport aux autres
✓ La nature et l’épaississement de la paroi cellulaire

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Le tableau suivant résume les caractères des différents types de tissus primaires
Tissus Caractères des Caractères des Localisation Rôle
cellules parois
T. Epiderme Cellules vivantes Paroi externe Organe Protection
de allongées épaissie par une aériens :
R tangentiellement en cuticule, pas de tiges,
E C.T, généralement méats, feuilles,
V une seule assise, pectocellulosique fleurs, fruits
E avec cuticule,
T stomates, poils.
E Rhizoderme : Cellules vivantes Mince Racine Absorption de
M assise pilifère, prolongeant en pectocellulosique
l’eau et des
E poils absorbants
N sels minéraux
T assise Cellules mortes,
subéreuse ou sans poils Subérifiée
subéroïdes absorbants légèrement épaissie
P Chlorophylien Cellules vivantes Pectocellulosique Feuilles, Assimilation
A isodiamétriques ou mince ; souple, sans jeunes tiges
chlorophyllie
R De réserves allongées, arrondies paroi secondaire. la
E au niveau des paroi peut se nne
N Aquifères angles avec méats lignifier, et la cellule
Racine ;
C ou lacunes ; reste vivante.
tubercules,
H Aérifères vacuoles
rhizomes,
Y développées
bulbes, Réserve
M
graines, tiges
E
S Plantes
succulentes
Plantes
aquatiques
T Collenchyme C.V. allongées en Pectocellulosique ; Organes Rigidité et
de (annulaire ; C.L, en C.T elles épaisse, souple sans aériens en
solidité de la
S angulaire ; présentent des parois secondaire cours de
O tangentiel) aspects différents croissance plante
U généralement
T à leur
I périphérie
E Fibres C.V. allongées Pectocellulosique Périliberienn
N cellulosiques (jusqu’à 50 cm) avec paroi es
effilées aux secondaire
extrimités
Sclérenchymes C. mortes de forme Lignifiée avec Organes
(sclérites ; variée ponctuations aériens à
fibre épaisses avec paroi croissance
sclérenchymat secondaire achevée
euse) généralement
dans les
profondeurs

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Xylème C. morte ; Rigide, épaisse, Bois des Conduction et
T. allongées aux dépôt de lignine Angiospermes soutien
C extrémités sous forme
O effilées en d’anneaux ; de
D biseaux placées spires ; de bandes
U bout à bout transversales ou un
C Vaisseau C. mortes assez revêtement Bois des Conduction
T ligneux courtes placées interrompu au Angiospermes
E bout à bout et niveau de
U parallèles les ponctuations
R unes aux autres.
S Fibres C. mortes Paroi très épaisse, Accompagnant Soutien
allongées, lumière réduite les vaisseaux
étroites, aux ponctuations peu
extrémités nombreuses
effilées
Parenchyme C.V., Plus ou moins Accompagnant Réserve
xylèmien relativement lignifiée ; pas de les vaisseaux
courte, en files méats
parallèles aux
éléments
conducteurs.
T. Phloème = C. anuclées, à Pectocellulosique, Avec le Conduction
C tubes criblés vie courte, mince, les parois xylème
O allongées, avec transversales sont
N des cloisons perforées
D transversales, te
U placées bout à
C bout
T Cellules C. V. ; à noyau Pectocellulosiques Accompagnent Remplacement
E compagnes volumineux, mince non criblée les tubes
U étroites, criblés
R allongées le
S long des tubes
criblés
Fibres C. mortes Epaisse Soutien
liberiennes allongées
Parenchyme C.V. Pectocellulosique reserve
libérien mince

N.B : C.V : Cellule vivante


P : Parenchyme
C.L : Coupe longitudinal
C.T : Coupe transversale

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Présentation schématique conventionnelle des différents tissus végétaux :
Assises cellulaires : - épiderme, péricycle cambium

- endoderme

Parenchyme : laissée en blanc, indication du type dans la légende.

Mésophylle : - palissadique
- lacuneux

Tissus de soutien : - collenchyme

- sclérenchyme

- parenchyme lignifié

Tissus de protection primaires : - épiderme, assise subéreuse

- assise pilifère

- zone subéreuse (subéroïde)

Tissu de protection secondaire : - suber (liège)

Tissus conducteurs primaires : - xylème

- phloème

Tissus conducteurs secondaire : - bois

- liber

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Manipulation N°2

ANATOMIE DE LA TIGE

1 – Réalisation de coupes transversales

Elles seront faites au niveau des entre-noeuds (structure inter-noeudale)

Tige de Dicotylédones :……………………………

Tige de Monocotylédones :…………………………

2 – Observation et dessin

✓ Faire un dessin schématique pour chaque coupe

✓ Faire un dessin de détail de chaque coupe

3 – Interprétation

Les coupes montrent que la tige présente une symétrie axiale et se divise en deux régions
concentriques : l’écorce et un cylindre central. Il y a deux différences essentielles avec la
racine qui apparaissent d'emblée :

✓ L’écorce très réduite, cylindre central très développé


✓ les faisceaux de xylème et de phloème ne sont plus alternes, mais superposés, le
phloème disposé à l'extérieur du xylème.

a- L'écorce Comprend

➢ Un épiderme à cuticule mince et à stomates.

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➢ Un parenchyme cortical, cellulosique, à méats.

➢ Possibilité d'existence d'un tissu de soutien :

✓ collenchyme.

✓ sclérenchyme.

➢ Pas d'endoderme différencié

b- Le cylindre central Comprend

➢ Le Parenchyme médullaire très développé est généralement lignifié dans la région


externe, il est plus cellulosique à l'intérieur, et l'on observe souvent une lacune centrale
à la place de la moelle.

➢ Les tissus conducteurs

✓ Les faisceaux du xylème et du Phloème sont superposés, phloème situé vers


l'extérieur et xylème vers l'intérieur de l'organe. Ce sont des faisceaux
collatéraux (disposition collatérale) on les appelle des faisceaux
cribrovasculaires.

✓ Possibilité d'existence de fibres sclérenchymateuses coiffant le phloème.

✓ Les faisceaux sont disposés sur un seul cercle chez les Dicotylédones, et sur
plusieurs cercles concentriques (4 à 6) chez les Monocotylédones (disposition
polycyclique).

✓ Les faisceaux sont de deux tailles; les grands sont les faisceaux propres de la
tige : faisceaux caulinaires; les petits sont ceux qui quitteront la tige; au niveau
d'un entre-noeud pour se rendre dans une feuille ce sont des traces foliaires.

✓ Le phloème présente une différenciation centripète.


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La présence d'un parenchyme vasculaire en plus des éléments conducteurs.

La différenciation des éléments du xylème est centrifuge c-à-d : les vaisseaux les moins
différenciés, du type annelé et spirale, et les plus petits, sont localisés au niveau de la pointe
interne du faisceaux : c'est le pôle vasculaire, souvent en régression, les vaisseaux les plus
récents; du type rayé et ponctué sont vers l'extérieur de l'organe, (vers le phloème). (Figure 9).

c- Les différences entre les structures de la tige chez les Mono et celle chez les
Dicotylédones (Figure 7 et 8)

➢ 1'écorce est plus développée chez les Mono.

➢ Les faisceaux cribro-vasculaires sont beaucoup plus nombreux et disposés sur


plusieurs cercles concentriques chez les Mono, leur taille augmente en allant de
l'extérieur vers l'intérieur de l'organe.

➢ La séparation entre phloème et xylème n'est pas rectiligne chez les Monocotylédones,
et le Phloème parait enserré entre les gros vaisseaux du métaxylème, c'est la structure
en V.

➢ Chez certains Monocotylédones, on n'observe pas d'écorce (Graminées).

➢ Généralement, la structure des faisceaux est en V, elle peut être parfois concentrique :
le xylème entoure complètement le phloème, ou simplement collatéral comme chez les
Dicotylédones.

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Figure 7 : Tige d’Iris (Ruscus) : Structure d’une tige de Monocotylédone

Figure 8 : Tige de renoncule (Renunculus) : Structure primaire d’une tige de Dicotylédone

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Figure 9 : Représentation schématique de la croissance en épaisseur d’une tige de
Monocotylédone

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TABLEAU RECAPITULATIF ET COMPARATIF
DE LA STRUCTURE D’UNE RACINE ET D’UNE TIGE

M0NOCOTYLEDONE DICOTYLEDONE

SYMETRIE AXIALE

+ Limite externe ; rhizoderme (assise pilifère ou zone subéreuse)


+ limite interne : endoderme

ECORCE + Parenchyme cortical développé


+ Cellules de l’endoderme à + Cellules de l’endoderme
paroi épaisse en « U » toujours à cadre subérifié
+ limité par un péricycle
+ faisceaux conducteurs de type simple, alternance régulière du
RACINE
xylème et du phloème.
+ Xylème à différenciation CENTRIPETE

CYLINRE + Parenchyme médullaire présent

CENTRAL + Nombre total de faisceaux + Nombre total de faisceaux


conducteurs important conducteurs très réduit
+ Parenchyme médullaire + parenchyme médullaire
parfois lignifié. jamais
lignifié.

SYMETRIE AXIALE

+ Limite externe : épiderme

ECORCE + Endoderme inexistant


+ Parenchyme cortical peu développé
+ Péricycle inexistant
+ Cylindre central très développé
+ Faisceaux conducteurs de type COLLATERAL
+ Parenchyme médullaire parfois lysé, parfois lignifié
TIGE
+ Faisceau collatéral de type + Faisceau collatéral de type

CYLINDRE FERME OUVERT

CENTRAL + Faisceaux répartis sur + faisceaux disposés sur une


plusieurs ceintures vasculaires ceinture vasculaire
+ Xylème en « V » : + Parfois jeune zone cambiale
graminées + Souvent lacune médullaire
+ Parenchyme médullaire
présent

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Manipulation N°3
ANATOMIE DE LA RACINE

La structure ou anatomie primaire désigne l'ensemble des tissus mis en place dans les organes
par le fonctionnement des méristèmes primaires ou apicaux.

1 - Structure primaire de la racine (Figures 4, 5 et 6)

a - Réalisation de coupes transversales

Les coupes dans les racines sont toujours faites au dessus de la coiffe et de la zone de
croissance (où il y a absence totale de structure), c-à-d au niveau de la zone pilifère ou la zone
subéreuse.

Racine de Dicotylédones : ……………………..


Racine de Monocotylédones :…………………..

b - Observation et dessin

✓ Faire la représentation schématique des deux coupes.


✓ Faire un dessin de détail d'un faisceau conducteur.

2 - Interprétation

Les coupes montrent :


✓ La présence d'une symétrie axiale.
✓ La présence de deux régions concentriques inégales : une écorce très développée et
une stèle ou cylindre central réduit.

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a - L'écorce

Elle comprend :

➢ Un rhizoderme qui peut être :

Une assise pilifère, si la coupe est faite au niveau de la zone pilifère, formée d'une assise de
cellules vivantes à parois minces, pectocellulosiques, se prolongeant par des poils absorbants.

Une assise subéreuse chez les Dicotylédones et un subéroïde chez les Monocotylédones; si la
coupe est faite dans la zone subéreuse. Elle est formée de cellules mortes polygonales
allongées dans le sens radial, à parois subérifiées.

➢ Un parenchyme cortical :

Le parenchyme cortical est formé de cellules à parois pecto-celllulosiques; polyédriques dans


la région interne, c’est un parenchyme de réserve.

➢ Un endoderme

C’est la limite interne de l'écorce, formée de cellules à section rectangulaire, allongées dans le
sens tangentiel. On note la présence d'un épaississement de subérine formant :

-Un cadre imperméable autour de la cellule c'est le cadre de Caspary chez les Dicotylédone.

-Un épaississement en fer à cheval ou en U chez les Monocotylédone. Dans les portions âgées
de la racine qui ne sont plus absorbantes on peut observer des épaississements de subérine sur
toutes la parois, en ‘0’.

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Figure 4 : Architecture d’une jeune racine
A1 : Extrémité de la racine recouverte de la coiffe
A2 : Au niveau de l’apparition de la zone pilifère
A3 : Au niveau de la zone pilifère : l’endoderme est à cadre subérifié
A4 : Au niveau de la zone subéreuse : l’endoderme, chez les Monocotylédones, est en U,
ou en fer à cheval

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b- Différences entre la racine des Monocotylédones et celle des Dicotylédones

➢ Un développement beaucoup plus important du cylindre central avec un nombre plus


élevé des faisceaux conducteurs chez les Monocotylédones.
➢ Le rhizoderme est constitué par un dédoublement de l'assise subéreuse en un subéroïde
à plusieurs assises non en files radiales chez les Monocotylédones.
➢ L'endoderme présente un épaississement de subérine sur tout le pourtour de ses
cellules chez les Dicotylédones.
➢ Le parenchyme médullaire est souvent lignifié tout au moins dans les régions les plus
externes chez les Monocotylédones.

Ces différences sont dues au fait que la structure primaire persiste pendant toute la vie de la
plante qui est souvent pluriannuelle. On a noté, en particulier, une différenciation plus
poussée des tissus protecteurs, conducteurs et de soutien.

Figure 5 : Racine de Renoncule (Ranunculus) : Structure primaire de racine de Dicotylédone

22
Figure 6 : Racine d’Iris (Ruscus) : Structure primaire de racine de Monocotylédone

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Manipulation N°4
ANATOMIE DE LA FEUILLE

La feuille est une expansion latérale de la tige, dans laquelle se forme son appareil conducteur
(traces foliaires). Elle présente par conséquent une étroite parenté avec la tige, et conserve les
particularités, des divers groupes végétaux que nous avons étudiés dans la tige: (tracheïdes
scolariformes chez les Ptéridophytes, tracheïdes aréolées et canaux sécréteurs chez les
Gymnospermes, structure uniquement primaire chez les Monocotylédones, formation
secondaire chez les Dicotylédones). Ces formations sont, parcontre beaucoup moins
développées que dans les tiges correspondantes.

I- Anatomie foliaire

Les coupes sont faites au milieu du limbe et montrent la présence d'une symétrie bilatérale
(plan de symétrie qui passe par l'axe de la tige et du rayon d'insertion de la feuille).

✓ La feuille est limitée, sur chaque face, par un épiderme avec stomates et poils
protecteurs éventuels.

✓ Entre les deux épidermes, un parenchyme fondamental ou mesophylle; c'est un tissu


chlorophyllien, assimilateur riche en chloroplastes.

✓ Un tissu de soutien collenchymateux non continu.

✓ Un appareil conducteur forme par un ensemble de faisceaux cribro-vasculaires


correspondant aux nervures de la feuilles, surmontés par des amas de sclérenchymes.

II- Le pétiole

La structure du pétiole est très comparable à celle de la tige, mais elle s'en distingue par la
symétrie bilatérale de l'appareil conducteur et la forme qui, en général, est plus ou moins
aplatie.

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La disposition de l'appareil conducteur est assez variable, même chez un même pétiole, selon
le niveau auquel la coupe a été faite (plus ou moins proche de la tige ou du limbe) : On peut
avoir un arc de cercle ouvert, comme dans les nervures foliaires, un cercle continu comme
dans la tige, ou des faisceaux isolés, disposés sur un arc de cercle ou sur un cercle.

Figure 11 : Structure de feuille d’olive (Olea europea) : Dicotylédones

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Figure 12 : Structure de feuille de (Ammophilla arenaria) : Monocotylédone
DIFFERNCES DANS LA STRUCTURE DES
FEUILLES MONOCOTYLÉDONES. ET DICOTYLÉDONES.

DICOTYLÉDONES MONOCOTYLÉDONES
Nervure principale est saillante à Limbe allongé, étroit, nervures
FORME la face inf. ; limbe de forme égales et parallèles.
variable
Epi. inf. moins éclairé riche en Les deux epi. portent l’un comme
EPIDERME stomates, un hypoderme (Laurier l’autre des stomates, en raison de
– rose) leur égalité d’éclairement
Hétérogène à structure Homogène à cellules isodiamétrique
asymétrique bifaciale. vers la face riche en chloroplastes
sup. ; un parenchyme palissadique
plus riche en chloroplaste
MESOPHYLLE
(photosynthèse), vers la face inf.
un parenchyme lacuneux moins
riche en chloroplastes.
(circulation des gaz)
Un gros f. cribro-vasculaire, en Des f. cribro-vasculaires,
arc ouvert, avec du Ph. vers équidistants dont la taille diminue du
l’extérieur (Face inf.) et du Xyl. centre aux extrémités, sans,
vers l’intérieur correspondant à la différenciation d’une nervure
nervure principale. souvent des principale, la structure comme dans
amas de fibres coiffant le Ph. la tige est uniquement primaire, avec
lorsque la tige comporte des un Ph centripète vers la face externe,
formations secondaire, on les et du Xyl centrifuge vers la face
L’APPAREIL retrouve dans les feuilles mais interne.
CONDUCTEUR elles sont beaucoup plus discrètes.
De part et d’autre de cet arc
central, dans le limbe des f.
cribro-vasculaires de taille petite
et coupés plus ou moins
obliquement correspondant aux
nervures secondaires qui sont
divergentes par rapport à la
nervure principale

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Manipulation N°5
La multiplication végétative chez les angiospermes

I. Introduction :

La multiplication végétative est l’ensemble des mécanismes qui aboutissent à la


production de nouveaux individus à partir d’organes végétatifs de la plante mère, sans
l’intervention des processus sexués. L’ensemble des individus qui en résultent constitue ce
qu’on appelle un clone. La multiplication végétative est très fréquente chez les angiospermes.
Les procédés de multiplication sont très variés : les uns sont naturels, les autres sont l’œuvre
de l’Homme.

II. MULTIPLICATION VEGETATIVE NATURELLE

Elle se rencontre dans la nature chez un très grand nombre d’espèces ou elle constitue un
mode efficace d’accroissement du nombre des individus. Elle est réalisée par des dispositifs
variés, impliquant ou non la formation d’organes spécialisés. Dans tous les cas « elle résulte
de l’isolement de bourgeons plus ou moins développé qui deviennent indépendants et
finissent plus ou moins tard, par s’enraciner » (CHOUARD, 1954).

Elle peut donc être réalisée par des organes non spécialisés, spécialisés ou néoformés.

A. Multiplication par organes non spécialisés (planche XII)


Elle se fait par fragmentation de la plante mère.

1. Le marcottage naturel :

Une marcotte est une partie d’un végétal susceptible d’être isolée après qu’elle ait
différencié toutes les parties d’une plante normale et de poursuivre alors un développement
normal. Une marcotte est donc un individu non autonome.

Le marcottage naturel est réalisé par des rameaux aériens ou souterrains porteurs de
racines adventives. Il se rencontre chez les végétaux à tiges rampantes et à racines adventives
(ex : lierre : Hedera helix, famille des araliacées ex : Iris germanica iridacées. Chez

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Lithospermum purpureo-coeruleum, le marcottage se fait juste au ras du sol, les racines
apparaissent avant même que l’extrémité de la tige ait atteint la terre.

2. Le bouturage naturel,

Dans le bouturage naturel, la séparation de la bouture précède l’enracinement donc une


bouture est un individu autonome. Ce mécanisme se rencontre surtout chez les plantes
aquatiques ex : élodée, il est rare chez les plantes terrestres sauf chez les crassulacées et
surtout chez les cactacées (Opuntia-ficus indica).

B. Multiplication par organes spécialisés (planches XIII et XIV)


1. Stolons
Les stolons (ou coulants) sont des tiges aériennes rampantes d’espèces herbacées,
capables de différencier de loin (aux points de contact avec le sol), des racines et des
bourgeons feuillés capables de produire un nouvel individu. A son tour, celui-ci deviendra
stolonifère et finira par s’isoler de la plante mère. Au niveau des stolons, les entre-nœuds sont
trop allongés et les feuilles sont réduites. L’exemple le plus connu est le fraisier (Fragaria
vesca, Rosacées) dont la tige principale porte des feuilles en rosette à l’aisselle desquelles
partent des tiges grêles dites stolons. D’autres espèces comme les ronces (Rubus ulmifolius,
rosacées) se multiplient efficacement via le même procédé puisque les arceaux formés ont une
origine analogue aux stolons : ce sont des espèces stolonifères.

2. Les tubercules
Ce sont des organes renflés, généralement souterrains au niveau desquels la plante stocke
des réserves par hypertrophie du parenchyme cortical ou médullaire. Grace à leur réserve et à
leur aptitude à développer au printemps leurs bourgeons en pousses actives, les tubercules
constituent de précieux organes, assurant à la fois la pérennité et la multiplication de
nombreuses espèces, exemples :
- tubercules de pomme (Solanum tuberosum, Solanacées)
- tubercules de Dahlia : Dahlia variabilis, où toutes les racines de son système
racinaire fasciculé sont hypertrophiées par tubérisation et accumulation des
réserves

3. Les bourgeons dormants

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3.1. Bulbes : organes le plus souvent souterrains et lieu d’accumulation des réserves. La tige,
très courte et aplatie formant le plateau du bulbe, supporte un ou plusieurs bourgeons (=
ébauches des premières tiges feuillées), entourées de feuilles plus ou moins modifiées (non
chlorophylliennes) et des racines adventives.

On distingue, suivant l’importance relative des tiges et des feuilles, 3types de bulbes :

- des bulbes tuniqués formés essentiellement de feuilles qui se recouvrent mutuellement de


sorte que seules les feuilles les plus externes sont visibles (ex : tulipe, jacinthe, oignon :
Allium cepa) de la famille des liliacées.

- des bulbes écailleux où les feuilles externes, plus courtes, s’imbriquent et ne se recouvrent
que partiellement ex : Lilium candidum.

- des bulbes solides : dont la majeure partie est constituée par la tige courte et épaisse gorgée
de réserves, entourée seulement à sa base par des écailles non hypertrophiées ex : safran
(crocus, iridacées).

3.2. Bulbilles : sont des bourgeons dont les feuilles minuscules sont bourrées de réserves.
Leur lieu de formation varie selon les espèces :

- à la base des feuilles ex : formation de bourgeons adventifs à la base d’une feuille de


jacinthe (Liliacées).

- sur un bulbe : caïeux externes d’Allium roseum (Liliacées).

- au pourtour des bulbes à l’aisselle de leurs écailles ou de leur tuniques ex : les caïeux de l’ail
(Allium sativum, Liliacées).

- entre les fleurs, à l’intérieur d’une inflorescence d’ail.

Ces bulbilles restent à l’état de vie ralentie et ne se développent en nouveaux individus


qu’après d’être détachées de la plante mère. Elles assurent donc un bouturage naturel.

C. Multiplication par organes néoformés (Planche XIV)

1. Les néoformations peuvent être d’origine racinaire : Drageons : tiges feuillées le plus
souvent d’origine endogène, issues d’un bourgeon adventif racinaire et assurant la
multiplication végétative de l’individu qui le met en place.

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Le bourgeon qui les forme peut naitre sur un rameau souterrain (Mercurialis perennis,
armoise) ou sur une racine (saules, ormes). Le framboisier et l’églantier, Sequoia
sempervirens, peuplier, acacia émettent couramment des drageons. Ces drageons constituent
du matériel rejuvénilisé apte à produire de bonnes boutures.

2. Les néoformations peuvent être d’origine foliaire : des bulbilles épiphylles se forment
sur les bords de feuilles en place, à l’extrémité de chaque nervure, ex : Bryophyllum
daigremontiaun, plantes grasses (Crassulacées). Ces bulbilles n’accumulant jamais de
réserves, et se développent immédiatement, sans phase de vie ralentie, en jeunes plantules qui
tombent et s’enracinent.

Manipulation

Observer les échantillons mis à votre disposition.

Dessiner :

- une bouture de cactus

- une tubercule de pomme de terre.

- une bulbe (caïeux) d’ail en coupe transversale.

- une bulbille d’ail en coupe longitudinale.

Préciser à chaque fois la nature de ces organes et le type de multiplication qu’ils assurent.

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II : MULTIPLICATION VEGETATIVE ARTIFICIELLE

La multiplication végétative se rencontre dans la nature où son importance est souvent


sous-estimée. C’est aussi un procédé couramment utilisée dans la pratique agricole ou
horticole. Les techniques de bouturage et de marcottage imitent les procédés rencontrés dans
la nature. Le greffage par contre n’est pas uniquement un procédé de multiplication végétative
et la plante utilisée comme support n’est pas sans exercer une importante influence sur le
développement de la plante greffée.

A. METHODES CLASSIQUES :
1. Bouturage
Les boutures sont des portions de rameau coupées sur la plante mère et plantées en terre
aussitôt que possible. Les rameaux sont de préférence dépourvus de feuilles et doivent
posséder au moins un bourgeon foliaire, auxiliaire ou terminal. La surface de la section
coupée forme un cal qui régénère peu à peu des racines adventives alors que l’un des
bourgeons forme la tige de la future plante. Le substrat utilisé doit être léger permettant
l’accès de l’oxygène au cal et aux jeunes radicelles dont la respiration est intense. Certaines
espèces se bouturent facilement comme les saules, le peuplier, les pélargoniums, la plupart
des plantes herbacées. Par contre les conifères et les arbres fruitiers se bouturent mal.

2. Marcottage :

Il est utilisé dans le cas où le bouturage s’avère difficile ou impossible (vigne, noisetier,
jasmin, laurier-rose, grenadier). Il consiste à recourber en terre un rameau sans le séparer de la
plante mère. La portion enterrée ne tarde pas à se couvrir de racines adventives. Si les racines
n’apparaissent pas, des incisions transversales sur la portion du rameau enterré peuvent être
effectuées : un cal de cicatrisation y apparait et donne naissance à de nombreuses racines
adventives. Les marcottes sont séparées de plante mère quand l’enracinement est suffisant. Il
existe plusieurs procédés.

3. Eclatage
Eclater une plante revient à la fragmenter en plusieurs parties, possédant chacune au moins
racines et bourgeons. Ex : éclater une touffe de thym, d’alfa, de rhizome d’iris, de tubercules
de pomme de terre.

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4. Greffage :
Technique qui consiste à mettre en contact intime un fragment d’un végétal appelé
greffon avec un autre végétal dit sujet ou porte-greffe ou hypobiote et à obtenir leur soudure,
il en résulte un être mixte : la greffe. Le porte-greffe conserve sa tige et sa racine, les pousses
sont les plus souvent détruites. Alors que le greffon produira des rameaux feuillés, fleurs et
fruits.
Il s’agit d’un bouturage particulier car il est réalisé sur un support vivant= le porte-greffe, la
bouture étant le greffon.
Le greffage est surtout utilisé chez les arbres fruitiers, on multiplie ainsi rapidement des
variétés sélectionnées en greffant leurs rameaux ou leurs bourgeons sur les branches
d’espèces plus robustes dont les racines s’adapteront mieux aux conditions édaphiques du sol
(calcaire, salin) ou résisteront mieux à certains parasites.
Selon le mode de fixation du greffon sur le sujet, on distingue la greffe en fente, la greffe en
écusson et la greffe d’approche.

a. La greffe en fente ou greffe de rameaux :

La tige du sujet est coupée transversalement et fendue. Le greffon, portion de rameau


portant au moins deux bourgeons, est placé entre les deux lèvres de la fente de sorte que les
deux lèvres soient aussi rapprochés que possibles. Pour maintenir les contacts. On ligature la
zone opérée et au mieux on l’entoure d’un mastic spécial empêchant la dessiccation, l’action
de l’eau et des parasites. On peut aussi pratiquer plusieurs fentes radicales et placer un greffon
dans chacune des entailles : c’est une greffe en couronne. La principale cause de l’échec étant
la dessiccation, il est conseillé d’utiliser des greffons en vie ralentie et sans feuille et de les
mettre à l’ombre.

b. La greffe en écusson ou greffe de bourgeon :

Le greffon est un simple bourgeon prélevé avec la portion de l’écorce qui l’entoure. On
pratique ensuite sur le sujet une double fente en T allant jusqu’au cambium. On y insère
l’écusson sur lequel l’écorce est rabattue enfin on ligature le tout.

Cette greffe se fait d’habitude à la fin de l’été, le bourgeon greffé passe l’hiver à l’état de
vie ralentie : c’est la greffe à l’œil dormant. Si elle se pratique au début du printemps, le
bourgeon se développe immédiatement : c’est la greffe à l’œil poussant.

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c. La greffe d’approche :

Il s’agit de greffer, l’un sur l’autre, deux rameaux contigus de deux arbres voisins. La
séparation du rameau greffon ne se fait que lorsque la soudure est accomplie.

Quelle que soit la technique utilisée, la réussite d’une greffe exige qu’une circulation de la
sève soit possible entre sujet et greffon et ce, par raccordement de leurs éléments conducteurs.
En effet, au niveau de la zone d’insertion du greffon, un cal se forme par prolifération rapide
du parenchyme ; ce cal assure une liaison provisoire qui n’implique pas la réussite définitive
de la greffe, d’ailleurs chez les monocotylédones la greffe s’arrête à ce stade. La soudure-
définitive est assurée lorsqu’il y a contact entre les cambiums libéro-ligneux et
raccordement des tissus conducteurs qui en résultent. C’est pour ces raisons que seules les
dicotylédones, végétaux à formations secondaires importantes, sont concernés par le greffage.

La multiplication végétative offre certains avantages :

Elle a d’abord l’avantage de fournir des plantes adultes plus rapidement que par semis.
Mais surtout elle permet de multiplier une plante intéressante en lui conservant tous ses
caractères. C’est le seul procédé utilisable dans le cas hybrides qui sont souvent stériles ou qui
donnent naissance à des descendants variés à cause du phénomène de ségrégation.

Inconvénients :
La multiplication végétative n’empêche pas la propagation des maladies
cryptogamiques et virales d’où le recours aux méthodes récentes.

Culture des tissus


Ce sont de nouvelles techniques réunis sous le terme Biotechnologies. Chez les
végétaux il s’agit de mettre en culture des fragments de plantes ou explants, sur milieux
artificiels, et sous des conditions strictement contrôlées d’asepsie, de température, de lumière,
d’humidité…. Les explants mis en culture peuvent être des nœuds, des entre-nœuds, des
inflorescences, des cotylédons, des méristèmes, des embryons, des étamines, des ovaires ou
des protoplastes. Ces techniques ont l’avantage d’être indépendantes des variations
saisonnières et d’obtenir un nombre important d’individus en un temps plus court et dans un
espace plus réduit. Ces méthodes récentes concernent aussi bien la micro propagation avec le
micro bouturage et la production d’embryons somatiques, que les haploïdes doublés (HD) et
les plantes transgéniques ou OGM.

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