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INTRODUCTION GENERALE

Depuis des milliers d'années, l'eau douce a toujours posé problème dans le monde vu sa répartition inégale à la
surface de la terre et son utilisation abusive tant dans les activités domestiques et agricoles qu'industrielles.
L'eau ne manque pas sur Terre. En effet,71 % de la surface de la Terre (près des ¾) est occupée par de l'eau,
dont seulement 3% sont douces. 97% de cette eau est salée. D'autre part, l'eau souterraine représente 30% de
ses réserves en eau douce, la plus grande partie étant représentée par les glaciers. L'eau souterraine constitue
donc la plus grande réserve en eau douce liquide de la planète ; c'est une matières première vitale pour
l'homme tant pour son existence et sa survie que pour l'ensemble de ses activités économiques. L' eau est la
source principale et originelle de toute vie.
Lorsque l'eau souterraine ne suffit plus, la solution consiste souvent à recourir à des transferts coûteux de gros
volumes d'eaux sur de grandes distances, entrainant des gaspillages d'eau et des surcoûts importants.
Ce patrimoine précieux et commun ne pourra être véritablement préservé que lorsque chacun aura vraiment
pris conscience, à tous les niveaux, des enjeux et, notamment, de la fragilité de ce capital et de la portée des
conséquences des actions quotidiennes de tous à son égard. La préservation des ressources en eau est l'affaire
de tous. Il convient de changer à la fois les mentalités et comportements, individuels et collectifs. C'est la
condition d'un développement durable, soutenable et largement partagé.
La question de la disponibilité et d'accès à l'eau est sans aucun doute un des problèmes majeurs auquel devra
faire face l'humanité durant le siècle à venir. Aujourd'hui on estime en effet qu'un habitant sur cinq (1/5 ou 20%)
de la planète n'a pas accès à l'eau en suffisance et un sur trois (1/3 ou 33%) à une eau de qualité.
LES RESERVOIRS D'EAU A LA SURFACE DU GLOBE
Océans : 97%
Calottes polaires et glaciers : 2,14%
Eaux souterraines : 0,61%
Eaux de surface : 0,009%
Lacs salés et mers intérieures : 0,008%
Humidité du sol et Atmosphère : 0,0015%

CAPTAGE DE L’EAU SOUTERRAINE


INTRODUCTION
L’eau est une ressource indispensable à la vie. L’eau souterraine, bien qu’elle soit cachée et invisible, est fragile
et souvent vulnérable aux nombreuses sources de contamination particulièrement celles découlant des activités
humaines. Le traitement d’une eau souterraine contaminée peut s’avérer long et coûteux, voire impossible dans
certains cas. Voilà pourquoi il est impérieux de la protéger adéquatement afin de minimiser les risques de
contamination auxquels elle est exposée.
Les eaux souterraines sont généralement de meilleure qualité que les eaux de surface et ne nécessitent pas un
traitement complet (et dispendieux) tel qu’exigé par les normes sur la qualité de l’eau potable.
Un ouvrage de captage d’eau souterraine est une installation qui permet de puiser l’eau à partir des nappes
d’eau souterraine. Certains sont des captages individuels, qui sont destinés à alimenter une résidence
particulière, d'autres des captages collectifs, destinés à alimenter une collectivité.
Certains captages d’eau souterraine (destinés à l’alimentation humaine ou non) prélèvent des volumes
considérables d’eau. Ces prélèvements peuvent avoir des conséquences importantes sur les autres utilisateurs
ou sur les eaux de surface. Pour cette raison, ils sont assujettis à des lois et règles spécifiques.

HYDR-EAU L3STU Forage FSTGAT––––––––––––––––Cours part1–––––––––––––––––––––––––––––––––––––– Page1/4


CHOIX DE L'OUVRAGE DE CAPTAGE
Un captage signifie un ouvrage de prélèvement exploitant une ressource en eau, que ce soit en surface (prise
d'eau en rivière, d'une simple retenue au grand barrage) ou dans le sous-sol (forage ou puits atteignant un
aquifère. Qu'ils soient destinés à l'alimentation en eau potable, à l'irrigation ou aux usages domestiques et
industriels, tout captage doit être déclaré auprès des autorités compétentes.
Dans le vocabulaire courant, le terme de captage fait référence à l'action de prélever une ressource en eau et
ne se réfère donc pas à un objet physique identifiable
Il existe plusieurs types d’ouvrages qui permettent de capter l’eau souterraine d’un aquifère : le puits tubulaire
(ou forage), le puits de surface (ou puits de fermier/paysan), la pointe filtrante, le captage de source et le puits
rayonnant ou à drains horizontaux.
Un puits tubulaire est un ouvrage de captage de faible diamètre et habituellement profond (20 - 300 m), qui est
creusé à l’aide d’une foreuse, alors qu’un puits de surface est un ouvrage peu profond (moins de 20 m) et de
large diamètre, généralement creusé à l’aide d’une excavatrice ou même de manière manuelle.
Une pointe filtrante est un ouvrage de captage de faible diamètre et généralement peu profond, qui consiste en
un tube perforé dont l’extrémité pointue est enfoncée jusqu’à la nappe dans un sol meuble ou tendre.
Un captage de source consiste en un ouvrage aménagé à un endroit où l’eau souterraine fait résurgence à la
surface du sol. Il doit normalement être constitué d’un drain horizontal aménagé à faible profondeur, mais à plus
d’un mètre de la surface du sol en amont du point naturel de résurgence de manière à capter l’eau avant qu’elle
ne fasse surface. Ce drain est relié à un réservoir à l’intérieur duquel est placée la pompe d’alimentation.
Un puits rayonnant ou puits à drains rayonnant est un puits de grand diamètre, profond
jusqu'à 80 m et à partir duquel rayonnent en profondeur des drains horizontaux enfoncés
dans la formation aquifère. Ce type de puits est utilisé lorsque les débits requis sont
élevés.
Finalement, un ouvrage de captage par drains horizontaux consiste en un ou plusieurs
drains horizontaux placés dans des excavations remblayées de matériaux très perméables et à travers lesquels
l’eau est captée.
Le choix d’un type d'ouvrage de captage se fait après avoir effectué certaines vérifications auprès de son
voisinage et des services compétents :
▪ Type d’ouvrage de captage le plus souvent utilisé dans le voisinage (puits tubulaire, puits de surface,
pointe filtrante ou captage de source) ;
▪ Profondeur moyenne des ouvrages de captage se trouvant dans les environs ;
▪ Profondeur du niveau statique de l’eau dans les ouvrages de captage avoisinants ;
▪ Quantité et qualité de l’eau captée dans les ouvrages de captage situés à proximité ;
▪ A-t-on déjà décelé des indices de contamination dans le secteur (contamination bactériologique ou
chimique, problèmes de santé) ?
▪ Lors de périodes de sécheresse, est-on déjà arrivé de manquer d’eau ?
Il convient également de s'assurer que toutes les conduites soient étanches afin d’éviter l’infiltration d’eau
potentiellement contaminée dans la canalisation d’amenée.
LES NORMES D’AMENAGEMENT D’UN OUVRAGE DE CAPTAGE
En général, les travaux d’aménagement ou de modification d’un ouvrage de captage doivent être réalisés de
manière à minimiser toute contamination des eaux souterraines. En effet, un ouvrage de captage bien conçu
diminue les risques de contamination provenant des sources se trouvant à proximité du point de captage et tout le
long du tubage. Les critères de conception des ouvrages de captage visent non seulement la protection
de l’eau souterraine à l’intérieur de l’ouvrage de captage, mais également la protection de l’aquifère sollicité.
Certaines normes encadrant la construction des ouvrages de captage sont communes pour tous les types
d’ouvrages de captage, alors que d’autres leur sont spécifiques.
Pour tous les types d’ouvrages de captage
▪ Tout nouvel ouvrage de captage doit être constitué de matériaux neufs.
▪ Les matériaux utilisés doivent être appropriés pour l’alimentation en eau potable.
▪ Tous les raccordements souterrains au tubage doivent être étanches.
▪ Tout ouvrage de captage doit être couvert de façon à éviter l’infiltration de contaminants le long du tubage.
▪ La finition du sol dans un rayon d’un mètre autour de l’ouvrage doit être effectuée de façon à éviter
l’accumulation et l’infiltration d’eau stagnante ou encore l’infiltration le long du tubage.
▪ Une fois les travaux d’aménagement ou de modification terminés sur un ouvrage de captage, ce dernier doit
être nettoyé et désinfecté de manière à éliminer toute contamination induite lors des travaux.
PERIMETRES DE PROTECTION ET AIRE D'ALIMENTATION DE CAPTAGE
A chaque captage sont assujetties des obligations de protection se concrétisant en premier lieu par des normes
de conception (par exemple, pour les points de prélèvement souterrains, l'aménagement doit dépasser d'au
moins 50 cm par rapport à la surface du sol et doit être étanchéifié pour éviter toute infiltration ou
circulation de contaminants depuis la surface). La démarche de protection s'exprime aussi par la mise en œuvre
d'un ensemble de mesures susceptibles de s'appliquer sur tout ou partie du territoire situé en amont hydraulique
du captage. La protection des captages d'eau potable doit être une priorité
LE PUITS TUBULAIRE (OU FORAGE)
Un puits tubulaire est un ouvrage de captage
habituellement profond (20 -300 mètres), de
faible diamètre et creusé à l’aide d’une
foreuse, destiné à capter l'eau de grandes
profondeurs, d'une nappe souterraine.
L'équipement du forage se compose d'un
tubage perforé qui permet de capter l'eau et
d'un tubage plein pour les zones que l'on ne
désire pas exploiter. Le gravier filtrant, placé
entre le tubage et la roche-mère, soutient le
tubage et prévient l'aspiration des particules
fines (argiles, …) qui pourrait entraver le bon
fonctionnement des installations.
Les critères de conception suivants doivent
être observés :
▪ un diamètre intérieur supérieur à 8 cm ;
▪ le choix des matériaux et de l’ouverture de la crépine doit se faire en fonction de la granulométrie des matériaux
en place ;
▪ le tubage doit excéder d’au moins 30 cm la surface du sol;
▪ lorsque le puits tubulaire est aménagé dans une formation rocheuse, un sabot d’enfoncement doit être raccordé à
l’extrémité inférieure du tubage s’il est en acier ou en acier inoxydable (pour les tubages de plastique, un joint
d’étanchéité est préconisé). Le tubage doit être ancré dans le roc par battage au refus ou jusqu’à 0,6 m de
pénétration dans le roc;
▪ l’espace annulaire doit être rempli, avec attention, au moyen d’un matériau qui assure un scellement étanche et durable tel un
mélange ciment-bentonite. Il est important de s’assurer que le matériau scellant ne libérera pas des contaminants dans l’eau.
Le matériau scellant, mis en place sur une longueur d’au moins cinq mètres à partir
de la surface du sol, doit demeurer intègre et efficace sur une longueur minimale de
trois mètres (03 m), soit la portion de la collerette dont il est le plus important de
préserver l’intégrité.

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