Vous êtes sur la page 1sur 14

Agence fédérale pour la sécurité

de la chaîne alimentaire

rapport d’évaluation d’un exercice de crise

SIMULATION DE LA CONTAMINATION DE PRODUITS ALIMENTAIRES :


TRAÇABILITE AU SEIN DE LA FILIERE POMMES DE TERRE DE
CONSOMMATION ET PLANTS DE POMMES DE TERRE

date : 19.03.2013
version : nr. 1.2
rédigé par : Nathalie De Jaeger
annexes : 2

date
version date version motif de la modification - commentaire validé par
validation

1.0 22.01.2013 version initiale 06.02.2013 Philippe Houdart

1.1 19.02.2013 modifications après traduction 19.02.2013 Philippe Houdart

1.2 19.03.2013 modification après relecture 19.03.2013 Gil Houins

Destinataires du rapport
- Administrateur délégué
- DG contrôle
- DG politique de contrôle
- les différents secteurs de la filière pommes de terre
- …

Abréviations
- OCI : organisme de certification et d’inspection
- SPGC : Service Prévention et Gestion de Crise
- UNE : Unité Nationale d’Enquête
- UPC : Unité Provinciale de Contrôle

Evaluation de l’exercice de traçabilité dans la filière pomme de terre page 1 de 14


Table des matières
1. Introduction et résumé du scénario ............................................................................................................3
2. Préparation de l’exercice ............................................................................................................................4
2.1. Au sein de l’Agence ...........................................................................................................................4
2.2. Envers des opérateurs ......................................................................................................................4
3. Déroulement de la première partie de l’exercice dans la filière « pommes de terre de consommation » .5
3.1. Encadrement de l’exercice ................................................................................................................5
3.1.1. Aspects généraux ......................................................................................................................5
3.1.2. Echange des données entre les différents services de l’Agence ..............................................6
3.2. Traçabilité en AMONT .......................................................................................................................6
3.2.1. Résultat du tracing .....................................................................................................................6
3.2.2. Niveau de participation et réactivité des opérateurs .................................................................6
3.2.3. Qualité des données fournies ....................................................................................................7
3.2.4. Conclusions de la traçabilité en amont ......................................................................................7
3.3. Traçabilité en AVAL ...........................................................................................................................8
3.3.1. Point de départ ..........................................................................................................................8
3.3.2. Résultat du tracing .....................................................................................................................8
3.3.3. Niveau de participation et réactivité des opérateurs .................................................................8
3.3.4. Qualité des données fournies ....................................................................................................9
3.3.5. Transmission des données aux clients ...................................................................................10
3.3.6. Conclusions de la traçabilité en aval .......................................................................................10
4. Déroulement de la deuxième partie de l’exercice dans la filière « plants de pommes de terre »............10
4.1. Encadrement de l’exercice ..............................................................................................................10
4.2. Traçabilité ........................................................................................................................................11
4.2.1. Constatations sur le terrain......................................................................................................11
4.2.2. Conclusion de la traçabilité......................................................................................................11
5. Conclusions générales de l’exercice et perspectives ..............................................................................12
6. Recommandations ...................................................................................................................................13
6.1. Pour l’AFSCA...................................................................................................................................13
6.2. Pour le secteur.................................................................................................................................14

Evaluation de l’exercice de traçabilité dans la filière pomme de terre page 2 de 14


1. Introduction et résumé du scénario

L’exercice de traçabilité organisé par le service de prévention et gestion de crises (SPGC) de l’AFSCA
portait sur la traçabilité au sein de la filière pommes de terre de consommation et au sein de la filière plants
de pomme de terre. Il s’agit du troisième exercice de ce genre depuis la publication de l’Arrêté Royal du 14
novembre 2003 relatif à l’autocontrôle, à la notification obligatoire et à la traçabilité dans la chaîne
alimentaire mais le premier dans les productions végétales. En janvier 2008 et 2010, les exercices
concernaient respectivement la filière de la viande de porc et de la viande de volaille.

Cet exercice s’est déroulé en deux parties :


- Une première partie a été axée sur l’aspect santé publique, avec réalisation d’une traçabilité au sein
de la filière de la pomme de terre de consommation, suite à la découverte d’un contaminant chimique
dans plusieurs lots de pommes de terre au niveau de la distribution
- vers l’amont, le retraçage a été réalisé par l’Agence jusqu'à l’origine de la contamination, le cas
échéant jusqu’au producteur de pommes de terre de consommation et,
- vers l’aval, le retraçage a été réalisé par les opérateurs concernés par les lots contaminés de
manière autonome, avançant d’opérateur en opérateur sans intervention de l’Agence.
Cette première partie s’est déroulée du 22 au 26 octobre 2012. Cinq lots prélevés dans 5 enseignes
commerciales différentes dans 5 provinces ont été considérés comme fictivement contaminés. Le
SPGC était le coordinateur de l’exercice et la plupart des unités provinciales de contrôle (UPC) de
l’AFSCA ont été impliquées dans son déroulement. L’exercice s’est réalisé en temps réel et impliquait
des opérateurs sur l’ensemble du territoire national.

- Une deuxième partie a été axée sur l’aspect santé phytosanitaire, avec réalisation d’une traçabilité
vers l’amont dans la filière de production de plants de pomme de terre suite à la présence d’un
organisme de quarantaine sur des pommes de terre de consommation lors d’une certification pour
l’exportation. La traçabilité a été réalisée par l’Agence.
Cette partie s’est déroulée du 19 au 23 novembre 2012. Un seul lot de pommes de terre a été
considéré comme fictivement contaminé. L’unité Nationale d’Enquête (UNE) était le principal
exécutant de l’exercice, les autres services de l’Agence ont été faiblement impliqués.

Le scénario complet de l’exercice est décrit dans le document en annexe : « Exercice de tracing dans le
secteur phytosanitaire ».

Les objectifs de l’exercice étaient multiples. Evidemment, il s’agissait principalement d’exercer tous les
acteurs impliqués, de sensibiliser les opérateurs quant à l’importance d’avoir une traçabilité efficace et
d’évaluer la capacité des secteurs concernés à réaliser un traçage vers l’amont ou vers l’aval.

L’un des objectifs était également d’accroître l’expérience du SPGC en matière d’organisation et
d’encadrement de ce type d’exercice afin d’assurer une gestion efficace d’une crise nécessitant ce type de
traçage. En effet, sur base des conclusions des précédents exercices, le SPGC de l’Agence a mis au point
des instructions et consignes pour encadrer le traçage en période de crise. Celles-ci ont donc été testées au
cours de cet exercice.

Par rapport aux précédents exercices, la méthode de travail concernant la gestion des informations par le
SPGC et le flux d’échanges de données entre les différents services concernés tant au niveau de
l’administration centrale que des UPC a été modifiée et testée.

Evaluation de l’exercice de traçabilité dans la filière pomme de terre page 3 de 14


Il faut tenir compte, à la lecture de cette évaluation que, contrairement aux mesures prises lors d’une crise
réelle, l’exactitude de toutes les informations reçues (nombre de clients impliqués, nature des lots, stockage
et quantités retracées) des opérateurs n’a été systématiquement contrôlée sur le terrain par les UPC que
pour le tracing en amont. Pour la traçabilité en aval, seules les données de quelques opérateurs ont été
contrôlées. Par conséquent, il ne faut pas attendre de cette évaluation des résultats en matière de quantités
retracées, stockées ou mises à disposition des consommateurs.

L’évaluation de cet exercice apporte des informations en terme de participation du secteur, de capacité
globale à retracer des produits, de délai de réponse et propose des pistes de réflexion pour améliorer la
capacité de retracer le cheminement d’un produit et de mieux encadrer l’échange de données dans ce
contexte.

2. Préparation de l’exercice

2.1. Au sein de l’Agence

L’exercice a mis en évidence plusieurs problèmes pratiques auxquels il faudra apporter une attention
particulière.
- La création et l’installation de boites mails génériques utilisées par les UPC et le SPGC sont des
actions qui demandent quelques jours, un délai dont il faudra tenir compte à l’avenir.
- Comme dans les précédents exercices, la dépendance des différents services par rapport au serveur
sur lequel ils hébergent leurs données a été constatée. Au niveau de chaque service, une
sauvegarde journalière des fichiers pertinents sur un disque dur externe lors d’un incident peut
s’avérer très utile en cas p. ex. de coupure du réseau informatique.

Afin de préparer au mieux l’Agence, idéalement, le coordinateur de l’exercice au niveau de chaque UPC
aurait dû être le coordinateur de crise local. Celui-ci aurait dû déléguer son travail de routine afin de se
consacrer exclusivement à la gestion de l’incident, ce qui n’a pas toujours été le cas.

Bien que l’exercice et les documents à utiliser ont été présentés lors de séances d’information aux chefs
d’UPC, chefs du secteur primaire et chefs de secteur de la distribution et ont été publiés sur intranet,
certains agents de l’AFSCA ont trouvé que l’information qu’ils ont reçue par rapport à l’exercice et à
l’utilisation des documents était insuffisante. Lors de la préparation du prochain exercice, il faudra veiller à
ce que l’information donnée soit diffusée à toutes les personnes susceptibles de participer à la réalisation
de l’exercice.

2.2. Envers des opérateurs

La date de l’exercice avait été annoncée à l’avance par le biais d’un communiqué de presse dans la presse
spécialisée et le scénario de l’exercice avait été présenté aux organisations sectorielles.
De plus, une page internet reprenant le scénario, les différentes consignes de l’exercice et le numéro de
téléphone et l’adresse mail du point de contact avaient été mis en ligne. Il n’est pas connu combien de fois
cette page a été consultée.
Le point de contact mis à disposition des opérateurs pour les aider a été peu utilisé.

Evaluation de l’exercice de traçabilité dans la filière pomme de terre page 4 de 14


3. Déroulement de la première partie de l’exercice dans la filière
« pommes de terre de consommation »

Le point de départ de l’exercice était le traçage de 5 lots de pommes de terre d’origine belge considérés
comme fictivement contaminés, achetés dans 5 enseignes commerciales différentes réparties sur le
territoire belge (Namur, Luxembourg, Bruxelles, Brabant flamand et Limbourg).

Schéma 1 : succession des opérateurs participant au traçage dans la filière pomme de terre de consommation

3.1. Encadrement de l’exercice

3.1.1. Aspects généraux

La collaboration entre les UPC et l’administration centrale a été jugée comme positive et efficace par
l’ensemble des participants.

L’exercice a mobilisé plus de 75 personnes au sein de l’Agence et un total de 370 heures de travail
cumulées ont été nécessaires pour mener à bien la traçabilité, sans compter la préparation et l’évaluation
d’un tel exercice. Ces chiffres montrent bien l’investissement que représente ce type d’exercice pour
l’AFSCA. Il faut cependant attirer l’attention sur le fait que, dans le cadre de l’exercice, aucun contrôle sur le
terrain n’a été mis en place pour la traçabilité en aval. Cependant, en situation réelle de crise cela
représentera une augmentation importante du nombre de personnes impliquées dans les UPC. De même,
au niveau du SPGC, en dehors du suivi du traçage, d’autres d’activités devront être élaborées et
coordonnées pour gérer un incident réel.

Au sein du SPGC, la répartition des tâches avait été réalisée la semaine précédant l’exercice et n’a pas
posé de problème. Une réunion de briefing quotidienne avec les services concernés au sein de
l’administration centrale a été organisée sur le même principe que ce qui est fait lors de la gestion d’un
incident.

Au sein des UPC, la collaboration entre les différents secteurs (production primaire, transformation et
distribution) ainsi que l’encadrement de l’exercice n’ont pas posé de réel problème. L’importance d’avoir des
réunions de briefing quotidiennes au niveau local a été mise en avant afin que chaque personne impliquée
dans la gestion de l’exercice soit au courant de l’état d’avancement de la situation.

Une remarque générale est valable pour tous les participants de l’AFSCA, le fait qu’il s’agisse d’un exercice
entraîne à certains moments un manque de vérification des données reçues et encodées.

Evaluation de l’exercice de traçabilité dans la filière pomme de terre page 5 de 14


3.1.2. Echange des données entre les différents services de l’Agence

Lors de cet exercice, la consigne était que lorsque l’enquête révèle un opérateur qui dépend d’une autre
UPC, le coordinateur de l’exercice informe directement le coordinateur de l’exercice de l’UPC concernée
afin de lui transmettre les informations pour que ce dernier puisse continuer l’enquête. Le SPGC devait être
mis en copie des mails envoyés afin de pouvoir suivre le flux des données. Un tableau récapitulatif devait
être envoyé par les UPC chaque jour à 10h au SPGC.

Le transfert du flux d’information est différent de ce qui a été précédemment testé dans les exercices.
Avant, les données étaient systématiquement centralisées auprès du SPGC qui se chargeait de redistribuer
les informations aux services, UPC concernées.

La nouvelle méthode testée a eu pour conséquence une meilleur fluidité de l’information, les UPC n’étaient
pas dépendantes du SPCG pour avancer dans la gestion de l’exercice. Lors d’un incident, cette méthode
permettra aussi aux UPC et au SPGC d’avoir plus de temps pour les autres activités que ces services
doivent réaliser et coordonner. Sur base des résultats de cet exercice, le transfert d’informations entre les
services concernés lors de la gestion d’un incident sera formalisé dans le cadre d’une procédure de interne
de crise.

3.2. Traçabilité en AMONT

L’obtention des données de traçabilité afin de remonter jusqu’à la source de la contamination a été
encadrée par les UPC dès le début de l’exercice le 22 octobre 2012. Les données de traçabilité fournies par
les opérateurs ont toutes été contrôlées sur le terrain par les contrôleurs/inspecteurs.

3.2.1. Résultat du tracing

Le retraçage a permis d’identifier les producteurs de quatre des cinq lots fictivement contaminés. Un
retraçage a été arrêté en cours de route car la traçabilité du lot à fait apparaitre que les pommes de terre
n’étaient pas d’origine belge comme indiqué sur l’emballage mais produites en Allemagne. Le retraçage
d’un autre lot a, quant à lui, du être recommencé car les données fournies par le premier opérateur de la
chaine étaient erronées.

3.2.2. Niveau de participation et réactivité des opérateurs

Le tracing amont a concerné les enseignes commerciales où les pommes de terre ont été achetées, les
préparateurs/emballeurs, les grossistes et les producteurs de pommes de terre de consommation.
Au total, c’est 18 opérateurs qui ont fourni, à la demande de l’AFSCA, leurs données de traçabilité qui ont
été vérifiées sur le terrain. Tous les opérateurs concernés ont participé et ont, pour la majorité, respecté le
délai demandé de 4 heures pour fournir à l’Agence leurs données de traçabilité. Les contacts avec les
opérateurs se sont passés d’une manière positive et professionnelle.

Les données de traçabilité en amont ont révélé un nombre d’opérateurs intermédiaires limité entre la
distribution et le producteur de pommes de terre ; en fonction du lot à retracer, 2 à 5 opérateurs ont été
identifiés. En moyenne, il a fallu deux jours pour obtenir l’identification des producteurs ayant produit des
pommes de terre fictivement contaminées. En pratique, les dernières données de la traçabilité vers l’amont
ont été transférées au SPGC le mercredi vers 16h40. Ces données concernent le lot pour lequel le
retraçage a dû être recommencé (le mardi après-midi) suite à la transmission de données erronées par le
premier opérateur de la chaine (le distributeur).

Evaluation de l’exercice de traçabilité dans la filière pomme de terre page 6 de 14


3.2.3. Qualité des données fournies

Pour obtenir les données de traçabilité vite, il a été demandé aux UPC de contacter par téléphone les
premiers opérateurs impliqués dans l’exercice, les données de traçabilité à obtenir étant relativement simple
vu que la majorité de l’information se trouve sur les étiquettes des produits, et de se rendre
systématiquement chez les opérateurs « suivants en amont » révélés par le tracing pour vérifier les
données transmises.

En ce qui concerne la qualité des données reçues, on remarque que, à part quelques précisions apportées
à la suite de la visite sur place, les données transmises étaient fiables à l’exception d’un opérateur
(distributeur), premier dans la chaine du tracing, qui s’est contenté d’une recherche partielle des données
de traçabilité et a fourni des données erronées. C’est en remontant le long de la chaine que des
incohérences sont apparues, le numéro du préparateur repris sur l’emballage de pomme de terre ne
correspondait pas aux données de traçabilité obtenues dans le cadre de l’enquête menée par l’UPC. Le
retraçage a dû être recommencé. L’erreur au début de l’enquête de traçabilité est due au fait que l’enseigne
commerciale (et plus en général la grande distribution) travaille en interne avec des noms de produits et pas
les numéros de lot. L’opérateur a fourni les données de traçabilité du lot en stock dans son magasin sans se
réaliser qu’il s’agissait d’un nouveau lot livré après l’achat des pommes de terre « contaminées ». Les
données de traçabilité attendues concernaient donc ce lot déjà entièrement vendu le jour du lancement de
l’exercice. Ceci met en avant l’importance d’aller vérifier les données transmises par un opérateur et ce
particulièrement quand un tracing est initié.

Une constatation déjà faite lors de précédents exercices est, qu’au niveau de la grande distribution, les
filiales ont peu d’information concernant la traçabilité au niveau des magasins mêmes et doivent souvent
faire appel à leur centrale d’achat pour obtenir les données demandées.

Un point faible relevé à plusieurs reprises est que les supports qui sont utilisés par les opérateurs ne
permettent pas toujours de fournir les données demandées dans un format compatible avec Excel. Certains
logiciels de traçabilité, au-delà de leur efficacité pour la recherche des données de traçabilité, ne sont pas
assez souples et ne permettent pas d’encoder les données extraites dans une table Excel. Certains
opérateurs travaillent uniquement avec les bons de livraison. Les données sont alors
imprimées/photocopiées et faxées. De plus, il a été constaté que les documents standards rédigés par
l’AFSCA, fichier Excel, fiche de renseignements sous format Word sont rarement utilisés par les opérateurs
pour transmettre leurs données de traçabilité. A la vue de ces constatations, afin de faciliter la transmission
des données d’un opérateur vers l’Agence, lors du prochain exercice/crise, l’opérateur pourra fournir ces
données dans le format qui lui convient le mieux. Au sein des UPC, on veillera dès lors à avoir du personnel
administratif disponible pour l’encodage des données reçues.

3.2.4. Conclusions de la traçabilité en amont

Tous les opérateurs concernés ont participé à l’exercice.

A une exception près, le traçage s’est déroulé d’un bout à l’autre de la filière, comme prévu par le scénario.
Comme il s’agissait d’une première dans ce secteur, c’est déjà une information importante. Néanmoins, des
manquements dans la traçabilité ont été constatés au niveau de la distribution et d’un préparateur ce qui
laisse à penser qu’un effort de sensibilisation doit encore être réalisé à ces niveaux.

Evaluation de l’exercice de traçabilité dans la filière pomme de terre page 7 de 14


Le délai de transmission des données utiles par les opérateurs de la filière est en moyenne inférieur aux 4h
que demande l’Agence, ce qui est un point positif. De plus, l’exactitude des données fournies a également
été vérifiée et ce point est également satisfaisant.

Le délai de deux jours prévu dans le scénario pour toute cette partie a presque été respecté. On observe
une grande variabilité dans le délai de réaction des opérateurs et ce même pour des opérateurs ayant la
même activité. Ceci montre bien que globalement les opérateurs de cette filière sont sensibilisés à la
problématique de la traçabilité mais que les difficultés rencontrées se trouvent au niveau individuel, au
niveau du tracing interne d’un opérateur.

3.3. Traçabilité en AVAL

A la suite de l’exercice de 2008 et des incidents ayant eu lieu depuis lors, le SPGC a rédigé une procédure
interne afin d’encadrer le traçage vers l’aval par les opérateurs de produits alimentaires contaminés en
situation de crise. Ce document à usage interne a pour objectif principal d’accélérer la mise en place de
l’encadrement des opérateurs lors d’un incident et d’uniformiser d’une fois à l’autre la façon de travailler.
Pour ce faire, chaque opérateur concerné par les lots à retracer est responsable de faire parvenir les
données de traçabilité à l’UPC dont il dépend sans intervention de celle-ci et de prévenir ses clients,
également sans l’intervention de l’Agence, que des produits contaminés leurs ont été livrés.

3.3.1. Point de départ

Le mercredi 24 octobre 2012, le traçage vers l’aval des 5 lots de pommes de terre depuis le producteur
jusqu’au consommateur a été lancé.

3.3.2. Résultat du tracing

Le délai de temps imparti pour cette partie de l’exercice n’a pas été suffisamment long pour arriver au bout
du retraçage des 5 lots de départ.
Quatre lots ont été exclusivement écoulés dans le marché du frais. Pour ces lots, on connait la destination
finale des pommes de terre mais le manque de temps ou le refus de participer de certains opérateurs ne
nous permet pas de connaitre les quantités encore en stock au niveau de la distribution.
Le 5ème lot a été scindé avec une partie vendue dans le marché du frais et une partie transformée. Pour
cette dernière partie, le manque de temps ne nous a pas permis de suivre le produit transformé jusqu’au
consommateur.
Lors de cet exercice nous n’avons eu aucune information concernant la quantité de pommes de terre issues
des 5 lots de départ qui a été valorisée en alimentation animale.

3.3.3. Niveau de participation et réactivité des opérateurs

Cela concerne les producteurs de pommes de terre de consommation et puis, vers l’aval, les
préparateurs/emballeurs, les grossistes, un transformateur et enfin des commerces de la distribution.
Au total, ce sont 622 opérateurs qui ont été concernés par le tracing. Plus de 90% des opérateurs sont des
opérateurs de la distribution et majoritairement des filiales de la grande distribution.
Le délai moyen de transmission des données à l’AFSCA est plus long que pour la partie traçabilité en
amont, et ce particulièrement en bout de chaine. La majorité des opérateurs n’a pas réagi spontanément.
Plusieurs situations ont été observées et les plus fréquentes étaient que l’opérateur n’a pas jugé utile de

Evaluation de l’exercice de traçabilité dans la filière pomme de terre page 8 de 14


réagir, que l’opérateur n’a pas compris ce qu’on attendait de lui ou que le fournisseur n’a pas fourni les
informations nécessaires. Cela s’explique principalement par le fait qu’il n’y a pas eu d’encadrement
systématique des UPC.

Une centrale d’achat de la grande distribution a refusé de faire suivre l’exercice auprès de ces filiales. Elle a
fourni la liste des quantités livrées ainsi que le lieu de livraison mais aucune information concernant les
quantités encore en stock qui auraient encore pu être bloquées dans les différentes filiales n’a été
communiquée. Pour obtenir ces données les UPC auraient donc du prendre des contacts personnalisés
avec chaque filiale. Cette démarche est regrettable puisque l’objectif de l’exercice est justement de tester
l’ensemble de la procédure de traçage. La participation active de ce secteur de la chaîne alimentaire nous
semble particulièrement importante puisqu’ils seront probablement concernés par la majorité des incidents
avec des produits de la chaîne alimentaire.

3.3.4. Qualité des données fournies

Les notifications des opérateurs ont été reçues par les UPC, par mail ou par fax, voire par téléphone.
Quand l’opérateur ne réagissait pas assez rapidement, les UPC ont dû prendre contact, le plus souvent par
téléphone, afin d’obtenir les informations demandées. Certains opérateurs ne disposent pas de fax ou de
mail pour envoyer leurs données de traçabilité, ce qui oblige une équipe de l’UPC de se rendre sur place
pour recueillir les données de traçabilité et de les transmettre, le cas échéant, aux clients de l’opérateur
visité.

En ce qui concerne la qualité des données reçues, par rapport aux données transmises pour le tracing en
amont, on remarque que beaucoup plus d’imprécisions entrent dans les données transmises aux UPC. Par
conséquent, un encadrement de l’AFSCA et un contact personnalisé ont souvent été nécessaires.

Comme pour le retraçage en amont, le format dans lequel les données de la traçabilité vers l’aval sont
transmises aux UPC n’est pas toujours compatible avec les outils utilisés par l’Agence. Par conséquent, la
même remarque peut être faite, c.à.d. qu’afin de faciliter la transmission des données d’un opérateur vers
l’Agence, lors du prochain exercice/crise, il est suggéré qu’une équipe administrative au sein de chaque
UPC se charge de la réception et de l’encodage des données obtenues des opérateurs. Ce système
permettra également une vérification systématique des données obtenues, et dans le cas où certaines
données seraient manquantes, l’opérateur pourra être contacté dans les plus brefs délais afin qu’il fournisse
des informations supplémentaires.

Comme cela est aussi observé lors d’incidents, la définition des lots est un point sensible lors du retraçage
de produits et ce particulièrement au niveau de la grande distribution qui travaille avec des noms de
produits plutôt que des numéros de lot. En cas de recall, l’enseigne commerciale retirera de ces rayons tous
les produits du même nom et pas uniquement le lot concerné, ce qui du point de vue de la protection du
consommateur est plus que ce que l’Agence demande mais cette manière de travailler rend difficile la
traçabilité d’un lot comme cela a pu être mis en évidence dans la partie traçabilité en amont. Cette manière
de travailler est également préjudiciable d’un point de vue économique pour les opérateurs ayant participés
à la confection du produit dans la mesure où toute leur production est retirée de la vente.

Un autre point d’attention est que, comme dans les précédents exercices, les données obtenues par les
différents opérateurs ne permettent pas de retrouver toutes les pommes de terre livrées par le producteur.
On constate des pertes tout au long de la chaine qui sont difficilement quantifiables : tare terre, perte,
valorisation en alimentation animale, système de mesure différents kg, pallox, palettes, sachets, etc.

Evaluation de l’exercice de traçabilité dans la filière pomme de terre page 9 de 14


3.3.5. Transmission des données aux clients

La qualité des consignes et des documents mis à disposition des opérateurs a fait l’objet de quelques
remarques des opérateurs. Apparemment, il n’était pas clair pour tous les participants qu’ils devaient
prévenir leurs clients et leur transmettre une copie de tous les documents. Par conséquent, la transmission
des données d’un opérateur à l’autre a été dans certains cas incomplète, certains ne jouent pas le jeu
jusqu’au bout, ils ne préviennent pas leurs clients ou pas tous, ou ne leur communiquent pas les documents
et consignes de l’exercice. Plusieurs raisons ont été identifiées. Certains opérateurs, et en particulier une
centrale d’achat, ont jugé que dans le contexte d’un exercice, le flux d’informations pouvait s’arrêter à leur
niveau. D’autres opérateurs n’ont pas bien compris les consignes de l’AFSCA ou ne les ont pas reçues de
la part de leur fournisseur.
Pour pallier à un manque de compréhension des consignes de l’AFSCA, lors de la préparation des
prochains exercices, il faudra accorder une attention particulière lors de la rédaction des documents à
destination des opérateurs. Des documents plus simples doivent leur être proposés. Cette remarque est
également à garder en mémoire lors de la gestion d’un incident.

3.3.6. Conclusions de la traçabilité en aval

La majorité des opérateurs concernés par l’exercice ont fourni leurs données de traçabilité dans un délai
raisonnable mais un encadrement de l’AFSCA et un contact personnalisé ont souvent été nécessaires.

On n’est cependant pas arrivé pour tous les lots au bout du retraçage. Ceci est premièrement dû au fait que
le retraçage en aval a été initié en milieu de semaine. En effet, les deux retraçages ont été décalés dans le
temps. Dans le prochain exercice, on veillera à initier le retraçage en aval en même temps que celui en
amont afin de simuler au mieux la situation que l’on rencontrera lors d’un incident. L’autre raison qui ne
nous a pas permis de retracer tous les lots est un manque de collaboration de certaines centrales d’achat.

Vu le délai de réaction et la qualité des données obtenues, la méthode utilisée mais surtout les documents
mis à la disposition des opérateurs pour effectuer le traçage sont à améliorer.

4. Déroulement de la deuxième partie de l’exercice dans la filière


« plants de pommes de terre »

Le point de départ de l’exercice était un résultat d’analyse non conforme pour des nématodes à kystes sur
un échantillon de terre fictivement contaminé prélevé dans un champ de pommes de terre de
consommation. L’exercice c’est déroulé durant la semaine du 19 au 23 novembre.

Schéma 2 : succession des opérateurs participant au traçage dans la filière plants de pomme de terre

4.1. Encadrement de l’exercice

Evaluation de l’exercice de traçabilité dans la filière pomme de terre page 10 de 14


Pour cette partie de l’exercice, l’UNE a réalisé l’enquête de traçabilité en se rendant sur place pour l’audition
de chaque opérateur concerné par l’exercice.

4.2. Traçabilité

La traçabilité s’est arrêtée au niveau du producteur de pomme de terre de consommation dans la mesure
où les plants qu’il a utilisés ont été produits aux Pays Bas. Deux opérateurs ont été concernés par cette
partie de l’exercice.

4.2.1. Constatations sur le terrain

Plusieurs points d’attention ont été relevés durant l’enquête de traçabilité.

Dans le cadre de l’autocontrôle, le préparateur/exportateur fait faire, durant la saison culturale, une analyse
de sol des parcelles où sont plantées des pommes de terre pour lesquelles il y a contrat, dans le but
d’évaluer le potentiel d’un lot en vue d’une hypothétique exportation vers des pays demandant une
certification. L’OCI qui a réalisé l’échantillonnage mentionne sur le rapport de prélèvement d’échantillon une
description approximative de la position de la parcelle par rapport à la rue sans y mentionner les
coordonnées GPS et/ou le nom de la parcelle. Sur base de cette description, aucun lien ne peut être fait
entre la parcelle échantillonnée et le lot reçu, identifié sur base de la fiche parcellaire que le producteur
fourni au préparateur.

Durant l’enquête, il est apparu que la parcelle échantillonnée, n’est pas la parcelle d’où a été arraché le lot
de pommes de terre livré au préparateur. Il s’est avéré que, suite à de mauvaises conditions climatiques
lors de l’arrachage, les pommes de terre livrées au préparateur ne provenaient pas de la parcelle
initialement désignée et échantillonnée, trop humides pour être récoltée au moment voulu, mais de
plusieurs parcelles ou parties de parcelles plus facilement praticables.
De plus, le producteur ne peut pas exclure un mélange de pommes de terre issues de différentes parcelles
à l’arrachage et au stockage. Quand une benne n’est pas entièrement remplie avec une parcelle, le camion
est terminé par l’arrachage de pommes de terre d’une autre parcelle. De même, lors d’un stockage
transitoire au sein de l’entrepôt avant la livraison, il est possible que les pommes de terre issues de
plusieurs parcelles soient mélangées au sein d’un même tas.

Une autre constatation faite, lors de l’enquête de traçabilité, c’est qu’on ne peut pas toujours faire le lien
entre le numéro du passeport phytosanitaire des plants et la parcelle sur laquelle les plants ont été plantés
et ce principalement quand plusieurs parcelles ont été plantées avec différents lots de plants d’une même
variété. Dans ce cas précis, le producteur a été sensibilisé au fait que noter le numéro du passeport
phytosanitaire des plants utilisés sur sa fiche parcellaire pouvait fortement améliorer sa traçabilité.

4.2.2. Conclusion de la traçabilité

Dans le cadre de l’enquête, il n’a pas été possible d’établir la traçabilité entre un lot et une parcelle sur base
de l’échantillon de terre prélevé par l’OCI et ce malgré la présence de tous les documents d’entrée et de
sortie au niveau des deux opérateurs. Dans ce contexte, on ne peut pas exclure la probabilité de retrouver
des organismes de quarantaine dans des lots exportés dans la mesure où la traçabilité est difficile à établir
et que les prélèvements effectués ne peuvent pas être liés au lot fourni au préparateur.

Evaluation de l’exercice de traçabilité dans la filière pomme de terre page 11 de 14


Il est à noter que plusieurs de ces constatations ont déjà été mises en évidence par le passé. Sur base de
nos observations nous ne pouvons que constater que la traçabilité peut être améliorée au niveau du secteur
primaire.

5. Conclusions générales de l’exercice et perspectives


L’exercice montre que le retraçage de pommes de terre s’est déroulé plus ou moins facilement d’un bout à
l’autre de la filière pour la première partie de l’exercice et a été difficilement réalisable dans la deuxième
partie de l’exercice.

Sur base des différentes constatations faites reprises dans un schéma en annexe :
- manque de traçabilité claire au niveau d’un producteur (i.e. mélange au niveau de l’arrachage, au
niveau du stockage),
- erreur dans la traçabilité au niveau d’un grossiste,
- difficulté de fournir les données de traçabilité au niveau de la distribution (i.e. travail avec nom de
produit et pas numéro de lot, dépendance vis-à-vis de la centrale d’achat).
Nous ne pouvons que constater que la traçabilité peut être améliorée. Ce type d’exercice est par
conséquent un bon moyen de sensibiliser les opérateurs de la filière.

L’objectif de sensibilisation a certainement été atteint pour les 642 participants. Dans les grandes lignes, on
observe que les opérateurs sont sensibilisés à la problématique de la traçabilité car ils peuvent fournir les
données demandées. Cependant, on observe que certains opérateurs ont besoin d’un rappel ou d’un
contact direct avec l’AFSCA avant de réagir et de fournir leurs données de traçabilité. A ce niveau une
sensibilisation continuelle par les organisations sectorielles est essentielle.

L’objectif de conscientisation des opérateurs et de leur faire examiner si le système en place est efficace et
assez rapide, était donc pour la majorité des opérateurs bien d’application et reste valable pour un prochain
exercice. Le fait que l’information n’a pas été ou pas correctement transmise aux opérateurs suivants de la
filière par leur fournisseur et l’absence de réaction de certains détaillants amènent l’AFSCA à envisager un
contrôle systématique sur le terrain de tous les opérateurs concernés qui ne répondent pas dans le délai
imparti lors d’un prochain exercice.

La répétition de ce type d’exercice est certainement un moyen adéquat de préparer les opérateurs. Pour
certains, il s’agit probablement de la seule occasion de se pencher sur leurs données de traçabilité. La mise
en place par l’AFSCA d’une procédure encadrant la gestion des traçages et de documents standards aidera
le secteur à mieux se préparer à un incident. La procédure encadrant ce traçage sera par conséquent
améliorée sur base des leçons tirées de l’exercice.

Nous proposons également, afin de conscientiser les opérateurs, de revoir la façon de contrôler la
traçabilité chez les opérateurs dans le cadre des inspections. Il est indispensable, si l’on veut réellement
vérifier l’efficacité des registres mis en place, de faire effectuer par l’opérateur un traçage sur base d’un lot
pris aléatoirement.

L’objectif qui avait pour but d’accroitre l’expérience des agents de l’AFSCA, et de les entrainer à la gestion
d’un incident nécessitant un retraçage a également été validé. La capacité de l’AFSCA, à la fois du SPGC
de l’administration centrale et des UPC, à encadrer un traçage d’une telle ampleur a été démontrée. La
collaboration entre ces entités n’a pas posé de problème. Cependant la procédure de travail proposée peut
encore être améliorée et doit être formalisée dans le cadre d’une procédure de crise.

Evaluation de l’exercice de traçabilité dans la filière pomme de terre page 12 de 14


Afin de continuer à conscientiser le secteur et de maintenir un certain entrainement des agents de l’AFSCA,
nous recommandons également de répéter régulièrement ce type d’exercice en alternant les filières de la
chaîne alimentaire ciblées.

6. Recommandations

6.1. Pour l’AFSCA

1. Afin de faciliter le suivi d’un incident, des boites mails génériques doivent être créées en avance et
les droits de lecture et d’écriture doivent être attribués à toutes les personnes reprises dans
l’organigramme de crise.

2. La procédure encadrant la traçabilité des opérateurs lors d’une contamination de la chaîne


alimentaire doit être retravaillée en tenant compte des observations réalisées dans le cadre de cet
exercice :
• insister sur le rôle des UPC pour le retraçage en amont et en aval ;
• différencier les tableaux pour la traçabilité en amont et en aval ;
• faire un document court et simple pour les opérateurs ;
• prévoir que l’encodage des données reçues des opérateurs se fasse par l’UPC i.e. évaluer
l’intérêt d’un document permettant l’encodage des données de traçabilité en ligne, d’une
notification par téléphone, ...

3. Rédiger une procédure encadrant la communication interne et l’échange de données entre les
services de l’AFSCA lors d’un incident.

4. Au niveau du choix du coordinateur d’une UPC, il faut que la personne qui coordonne l’exercice soit
une personne susceptible de remplir ce rôle lors d’un incident. Sinon, une partie de la plus value de
l’exercice est perdue. Dans ce contexte, quand il y a un exercice en cours, il faut veiller à ce que le
chef de cellule local puisse déléguer une partie de son travail quotidien afin de se consacrer à la
gestion de l’exercice.

5. Pour le prochain exercice, organiser des séances d’information pour toutes les personnes
susceptibles de participer à l’exercice, et particulièrement le coordinateur et son suppléant, afin
qu’elles puissent se familiariser avec les documents à utiliser.

6. Lors du prochain exercice, il faut prévoir que la traçabilité vers l’amont et vers l’aval se fassent
simultanément afin de simuler au mieux la gestion d’un réel incident nécessitant une traçabilité dans
la chaine alimentaire.

7. Organiser la traçabilité vers l’amont et vers l’aval simultanément au sein d’un même exercice rend
la quantité de documents et de consignes denses. Dès lors, il faudra accorder une attention toute
particulière lors de l’encodage des données obtenues par les opérateurs. Un manque de vérification
concernant les détails des lots à tracer, par exemple le numéro de lot ou les quantités, compliquera
directement le travail suivant ou de l’UPC suivante. Les données doivent par conséquent être
systématiquement vérifiées et les données manquantes réclamées à l’opérateur avant de transférer
les informations vers les autres UPC et le SPGC.

Evaluation de l’exercice de traçabilité dans la filière pomme de terre page 13 de 14


8. Il est conseillé à chaque service concerné par la gestion d’un incident de prévoir un disque dur
externe sur lequel une sauvegarde journalière des dossiers pertinents serait effectuée. Ceci
permettra de ne pas bloquer le travail si des coupures du réseau informatique étaient observées.

9. On insistera jamais assez sur l’importance de réaliser des briefings journaliers afin d’informer toutes
les personnes concernées par la gestion de l’exercice/incident de l’évolution de la situation, des
consignes, etc…

10. Dans le cadre de contrôle « check-list traçabilité », le contrôle devrait s’effectuer sur base d’un lot
réel avec les documents d’entrée et de sortie ainsi que la quantité en stock comme preuve d’une
traçabilité efficace.

6.2. Pour le secteur

1. Nous recommandons aux enseignes de la grande distribution de jouer le prochain exercice de


traçabilité jusqu’au bout, c'est-à-dire faire passer le message à leurs filiales. Par ailleurs, la
participation active de ce secteur de la chaîne alimentaire nous semble particulièrement importante
puisqu’ils seront probablement concernés par la majorité des incidents que l’on rencontrera.

2. Nous conseillons fortement aux différentes organisations sectorielles de continuer à sensibiliser


leurs membres à l’importance d’une bonne traçabilité et de chercher avec les opérateurs de pistes
pour éviter tout processus qui rendrait les liens entre le « IN » et le « OUT » difficiles.

Evaluation de l’exercice de traçabilité dans la filière pomme de terre page 14 de 14

Vous aimerez peut-être aussi