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Promesse unilatérale de contrat : c’est une convention par laquelle une personne s’engage, pendant un certains temps, à conclure avec une autre un contrat à des conditions déterminées. Si le bénéficiaire accepte de conclure le contrat définitif, on dit qu’il lève l’option. La promesse unilatérale se distingue de l’offre car elle est une véritable convention qui engage le promettant. Si celui-ci ne respecte pas sa promesse, il encourt une condamnation à des dommages-intérêts. Et la promesse ne devient pas caduque par le décès du promettant ou l’incapacité dont il vient à être frappé La rétractation du promettant pendant le temps laissé au bénéficiaire pour exprimer son consentement ne peut empêcher la formation du contrat promis. Le contrat conclu avec un tiers est inopposable au bénéficiaire de la promesse, sous réserve des effets attachés aux règles assurant la protection des tiers de bonne foi. Seul, le promettant est tenu tant que le bénéficiaire ne lève pas l’option qui lui est accordée. Avant la levée de l’option, le bénéficiaire dispose d’un délai pour réfléchir : il a le droit d’accepter en levant l’option, de son côté le promettant ne doit pas compromettre l’exercice de l’option en vendant le bien à un tiers. S’il le fait, il méconnait sa promesse et engage sa responsabilité contractuelle.

Promesse synallagmatique :On l’appelle dans la pratique compromis. Elle vaut contrat

entre les parties. La promesse synallagmatique ou compromis de vente est un contrat

par lequel les deux parties s’engagent réciproquement à conclure un contrat. Vendeur et

acquéreur s’engagent à vendre et acheter un bien à un prix déterminé. Si une des

parties venait à revenir sur sa décision, l’autre pourrait la contraindre à réaliser ladite

vente. En effet, l’article 1589 du code civil prévoit que la promesse de vente vaut vente

lorsqu’il y a consentement réciproque des deux parties. »Les parties sont alors d’accord

sur le bien, sur le prix, les conditions de paiement…Le compromis a cependant un intérêt

qui est de repousser la vente à la réalisation d’un acte, d’une formalité, telle l’obtention

d’une autorisation administrative ou la rédaction d’un acte notarié. Dés lors que cette

formalité est régularisée, la vente est ferme et définitive. Les parties ne peuvent pas

revenir sur leur engagement. Toutefois, il arrive souvent que de tels contrats prévoient

des conditions suspensives

La promesse de contrat entraîne l’obligation de parfaire, c'est-à-dire de passer à l’acte

définitif.

Pacte de préférence : Cest un engament par le quel le promettant sengage à ne pas contracter avec un tiers avant davoir proposé au bénéficiaire du pacte de contracter avec lui. La cour de cassation demeure très ferme sur sa jurisprudence, il sagit dune obligation de faire et de ne pas faire, qui ne peut résoudre que par des dommages- intérêts et non par lannulation dune v ente à un tiers sans respect du pacte. On peut dire que cest une promesse faite par une personne à une autre personne qui l’accepte, promesse de lui offrir en priorité la conclusion du contrat de nature déterminée portant sur un bien désigné pour le cas où le promettant déciderait un jour de conclure un tel contrat

Contrats : Le contrat est un type particulier de convention : c’est la convention qui a pour objet de créer une ou des obligations. Les conventions sont des accords de volonté qui ont pour objet de créer des effets de droits.

Contrat synallagmatique : c’est celui qui fait naitre des obligations à la charge de chacune des parties. Ainsi, le contrat de vente oblige l’acheteur à payer le prix et le vendeur à livrer la chose. Il fait naître des obligations réciproques et interdépendantes à la charge des parties. Chacune est à la fois créancière et débitrices.

Le contrat unilatéral : il ne crée d’obligation qu’à la charge de l’une des parties. Par exemple, la donation oblige le donateur à transférer au donataire la propriété du bien donné .Le prêt à usage oblige l’emprunteur à restituer la chose empruntée, alors qu’aucune obligation ne pèse sur le prêteur.

Contrat à titre onéreux et contrat à titre gratuit : Dans le contrat à titre onéreux chaque partie s’engage en vue d’obtenir de l’autre un avantage correspondant (ex : vente, bail). Alors que dans le contrat à titre gratuit l’une des parties reçoit un avantage sans avoir à fournir son équivalent (ex : donation, bail sans stipulation de loyer).

Contrat commutatif, contrat aléatoires : il s’agit d’une subdivision des contrats à titre onéreux. Dans les contrats commutatifs, l’importance des prestations de chaque partie peut être évalué dès la formation du contrat (ex : contrat de vente). Alors que dans les contrats aléatoires l’importance de la prestation de l’une des parties au mois dépend d’un événement incertains, c'est-à-dire aléatoire (ex : vente d’un immeuble moyennant versement d’une rente viagère, contrat d’assurance).

Contrat gré à gré et contrat d’adhésion : Les contrats de gré à gré sont librement débattus par les parties, alors que le contenu du contrat d’adhésion est imposé à l’une des parties à l’autre. Celle-ci ne peut qu’accepter ou refuser de contracter.

Erreur, cause de nullité du contrat : c’est une fausse représentation de la réalité. L’erreur entraine la nullité du contrat dans plusieurs cas. Il en va ainsi qu’il s’agit d’une erreur-obstacle, c'est-à-dire d’une erreur tellement grave qu’elle détruit le consentement. Tel est le cas de l’erreur sur la nature du contrat, et de l’erreur sur l’objet du contrat. L’erreur sur la substance est également une cause de nullité (article 1110 du code civil) Selon la jurisprudence, l’erreur sur la substance est l’erreur de telle nature que sans elle l’une des parties n’aurait pas contracté. Le demandeur doit donc établir que telle qualité était substantielle, c'est-à-dire déterminante pour lui. Il peut s’agir de la matière de la chose, de l’authenticité d’une œuvre d’art, ou encore de l’aptitude de la chose à rempli l’usage auquel elle est destinée. Pour que l’erreur sur la substance entraine la nullité du contrat, il fait d’une part qu’elle soit excusable c'est-à-dire non

commise par imprudence ou légèreté et d’autre part que l’autre partie ait connu

l’importance essentielle accordée par la victime de l’erreur à la qualité de la chose sur

laquelle elle s’est trompée.

L’erreur sur la personne du cocontractant constitue un vice du consentement dans les

contrats conclus intuitu personae, c'est-à-dire dans les contrats où la considération de

la personne du cocontractant a été la cause principale de la convention. L’erreur peut

porter aussi bien sur l’identité que sur certaines qualités de la personne jugées

déterminante par l’autre partie.

Le dol (art 1116 du code civil) : c’est une tromperie en vue de déterminer une personne à

contracter. Le dol implique donc l’intention de tromper et l’emploi de moyens de

tromperie. Ceux-ci peuvent consister en véritables manœuvres ou en un simple

mensonge. Le dol désigne l’ensemble des manœuvres accomplies lors de la formation du

contrat dans le but de tromper le cocontractant et l’amener à conclure le contrat.

Les caractères de la violence : C’est une contrainte exercée sur la volonté d’une personne pour l’amener à contracter. Pour que la violence vicie le consentement il faut qu’elle soit déterminante c'est-à-dire suffisamment grave pour avoir fait impression sur le contractant et l’avoir amené à contracter. Il faut également qu’elle soit illégitime et injuste. Le consentement n'est pas valable s'il a été extorqué par la violence. La victime de la violence n'a pas été tromper mais son consentement n'a pas été libre, elle a contracté en connaissance de cause mais elle a contracté sous la peur. La violence consiste à faire naître chez le cocontractant un sentiment de crainte pour l’amener à conclure le contrat pour éviter la réalisation d’un mal plus grave qui la menace. Peu importe si la violence est exercée par le cocontractant ou par un tiers au contrat. La violence peut être physique ou morale. Elle peut être dirigée contre la personne du cocontractant, ses biens ou ses proches. La violence doit être illégitime : la menace d’exercer des voies de droit n’est pas une cause de nullité de la convention. La violence doit avoir été déterminante du consentement.

L’objet impossible : l’objet du contrat est l’obligation à laquelle s’est engagé le débiteur ; c’est la prestation due par celui-ci. Le contrat est valable que si l’objet existe lors de sa conclusion. L’objet doit être possible c'est-à-dire l’obligation de pouvoir être éxécuté, à défaut le contrat est nul. Il y a impossibilité de la prestation lorsqu’au moment de la conclusion du contrat la chose n’existe pas ou n’existe plus (ex : vente d’une chose qui a péri, art 1601 du code civil) La convention dont l’objet est impossible est nulle. Cependant, il ne doit pas s’agir d’une impossibilité absolue. Si il y a seulement impossibilité relative, c'est-à-dire que le débiteur a promis une prestation qu’il est incapable de fournir, le contrat ne sera pas annulé. L’impossibilité doit être absolue pour pouvoir prononcer la nullité. En cas de nullité relative, il y aura des sanctions

Contrat entre absent: