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16/01/2021

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VII- AUTRES THEORIES APPLIQUEES


AU ROTOR
1- Remarques sur la théorie de Froude :
* elle apporte une large compréhension du fonctionnement du rotor et
fournit des relations entre vF créée et la puissance demandée à la production
de la poussée pour soutenir l’hélicoptère.
* elle est suffisante pour donner une dimension au rotor (surface du
disque) pour un groupe moteur donné et un poids donné.
* ne donne pas comment la poussée est produite par les pales
tournantes et quelle est le critère de design à leur appliquer :
Elle ne tient pas compte de :
– Nombre de pales
– caractéristiques du profil (portance, traînée)
– Forme en plan de la pale (effilement, vrillage)
– distribution de vrillage de pale
* les pertes dues à la traînée de profil sont ignorées.
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AU ROTOR
2 - Théorie de l’élément de pale :
- Contrairement à la théorie de Froude, elle peut-être utilisée pour aider à la
conception des pales du rotor (vrillage).
- La théorie de l’élément de pale propulsive est l’application de la théorie des
profils à la pale tournante.
- Elle estime les forces aérodynamiques sur l’élément de pale.
- En vol vertical, y compris en vol stationnaire, la difficulté principale est
d’intégrer les forces élémentaires sur l’envergure de pale : on procède à des
approximations des petits angles puisque l’incidence de pale ainsi que les
angles de flux induit sont suffisamment faibles.

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AU ROTOR
poussée
Section élémentaire élémentaire de
de pale à la la pale
position y, de corde
c et d’envergure dy. dFn
y

dy
R

T = N ∫ dFn
vue de dessus du disque rotor Pour N pales :
ayant N=4 pales.
P = N ∫ dP

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AU ROTOR dF dFn z Vv
Conditions d’écoulement d’une section de pale en vol vertical.

T
section de pale Vv+vF

θ α

plan du φ vF+Vv
disque dFt
balayé Ωy

Les composantes de vitesse de l’écoulement :


* dans le plan du disque : Ωy
* perpendiculaire au plan du disque : Vv+vF

[(
résultante : U = v F + Vv ) + (Ωy ) ]
2 2
1
2

Ωy
θ : angle de calage de pale (corde, plan de rotation). dFt
φ : incidence induite. φ = arctg v + V / Ωy [( F v ) ]
α : incidence de la section de pale : α = θ − φ
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AU ROTOR
1
Force élémentaire de portance sur la section : ρU 2c dy C z
dFz =
2
1
Force élémentaire de traînée sur la section : dFx = ρU 2c dy C x
2
poussée élémentaire de la pale : dFn = dFz cos φ − dFx sin φ
traînée élémentaire de la pale : dFt = dFz sin φ + dFx cos φ

Contribution du rotor :

poussée élémentaire : dT = N dFn


Couple élémentaire : dQ = N dFt y = N (dFz sin φ + dFx cos φ ) y
Puissance motrice élémentaire : dP = Ω dQ = N Ω (dFz sin φ + dFx cos φ ) y

approximations U ≈ Ωy dT = N dFz
pour φ<< nd dQ = N (φ dFz + dFx ) y
dFx << dFz → φ dFx 2 ordre
dP = N Ω (φ dFz + dFx ) y

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AU ROTOR Cz
Poussée
N
dT = N dFz = ρ (Ωy )2 c dy C z
2
C z = aα = a (θ − φ )
α
Loi de vrillage de la pale (vrillage idéal) :
R R On se situe dans la partie
θ = θt φ = φt v F = Cte linéaire en dehors de la zone de
y y
décrochage. a pente de Cz(α),
extrémité de pale
a≈5,7 pour tenir compte des
N effets de Re et de l’épaisseur.
dT = ρ c a Ω 2 R (θ t − φt ) ydy
2
N
T = ρ c a Ω 2 R 3 (θ t − φt )
4
T
On introduit le coefficient de poussée : CT =
ρA(ΩR )2
NcR surfaces pales
Facteur de solidité ou plénitude du rotor σ= =
A surface disque
σ Cette relation exprime la poussée pour des pales 0,05 ≤ σ ≤ 0,12
CT = a (θ t − φt ) ayant un vrillage idéal et une corde constante.
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AU ROTOR
Couple
dQ = N (φ dFz + dFx ) y
N
dQ = ρ (Ωy )2 c(Cx + φ C z ) y dy Cx = Cx0 = Cte
2
R R
N C z = aα = a (θ − φ ) θ = θt φ = φt
dQ = ρ (Ωy ) c(Cx + φ C z ) y dy
2
y y
2
N  R 2

dQ = ρ Ω 2 c Cx0 + aφt 2 (θ t − φt ) y 3 dy
2  y 
N 2 4  Cx 0 
Q = ρ Ω R c + aφt (θ t − φt )
4  2 
Q σ  Cx  σ
On introduit le coefficient de moment : CQ = =  0 + aφt (θ t − φt ) = Cx0 + φt CT
ρAR (ΩR )2 4  2  8
v CT v
Dans le cas du vol stationnaire : F = et : φt = F
ΩR 2 ΩR

σ C T3 2 Cette relation exprime les performances du vol stationnaire pour des pales ayant un vrillage
CQ = Cx0 + idéal, une corde constante de plénitude σ et un coefficient moyen de traînée de profil Cx0.
8 2
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AU ROTOR
Puissance
P = ΩQ
P ΩQ Q
CP = = = = CQ
ρA(ΩR ) ρA(ΩR ) ρAR (ΩR )2
3 3

Puissance de profil
σ C T3 2
C P = CQ = Cx0 +
8 2 Puissance induite

Inconvénients de la théorie de l’élément de pale :


- Pertes d’extrémités de pales ne sont pas pris en compte,
- VF=Cte.
- Mouvement de rotation non pris en compte,
- Correction empirique de la puissance (effets des pertes en bout de pale et VF non uniforme):
σ C T3 2
C P = CQ = Cx0 + K K = 1,15
8 2
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AU ROTOR

CP
mesures

σ C T3 2
CP = Cx0 + K
8 2

CT

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AU ROTOR
2 - Théorie de l’élément de pale et de Froude
combinée (TEPF) :

- La théorie de l’élément de pale admet l’hypothèse VF=Cte. Le flux uniforme


conduit à la plus faible puissance induite consommée
- En réalité le flux n’est pas uniforme.
-La TEPF permet l’estimation de la répartition de flux induit le long de la
pale.

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AU ROTOR
Les différents anneaux du disque rotor n’ont
pas d’influence mutuelle : approche valable à
l’exception de la zone en bout de pale.
Débit masse à l’anneau :
vF+Vv (
dqm = ρ Vv + vF dA )
(
dqm = 2πρ Vv + vF ydy ) vF ( y )
2vF+Vv
Poussée générée par cet anneau :
dT = 2 dqm v F (théorie de Froude)

( )
dT = 4πρ Vv + v F vF ydy Equation de
Froude-
R Finsterwalder

Anneau du
disque rotor
dA=2πydy

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Poussée générée par les éléments de pale (TEP):

N Vv + vF
dT = ρ (Ωy )2 c dy C z C z = aα = a (θ − φ ) φ=
2 Ωy
N 2  V + vF 
dT = a c ρ (Ωy ) θ − v dy
2  Ωy 
N  V + vF 
(
dT = 4πρ Vv + vF vF ydy = a ) 2
c ρ (Ωy )
2
θ − v
Ωy
dy
 
a Nc
(Ωy )2 θ − a Nc (Ωy )2 Vv + vF − Vv + vF vF = 0 ( ) / (ΩR )
2

8 πy 8 πy Ωy
2
σa σa Vv σa v F Vv vF  vF  vF Vv y
θ r− − − −  =0 λF = λv = r=
8 8 ΩR 8 ΩR ΩR ΩR  ΩR  ΩR ΩR R

σ a  σa
2
λF +  + λv λF − (
θ r − λv = 0 )
 8  8

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AU ROTOR
σ a  σa
2
λF +  + λv λF − (
θ r − λv = 0 )
 8  8

1 σa 
2
  σ a  σa
λF =  − 
2  8
+ λv  +  + λv  + θ r − λv ( )
  8  2 
 

En vol stationnaire : λv = 0
2
σa 1 σ a  σ a
λF = − +   + θ r
16 2  8  2

σ a  32 
λF (r ) =  1+ θ r − 1
16  σa 

La donnée de λF permet de déterminer la poussée et la puissance.

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dT = 4πρ (Vv + vF )vF ydy Cas du vol stationnaire : λ = λF

dT V + vF vF y  y  2
dCT = =4 v d  dCT = 4 λF r dr
ρA(ΩR )2 ΩR ΩR R  R  1
2
Poussée totale : CT = 4 ∫ λF r dr
dCT = 4 λ λF r dr 3 0
dC P = 4 λF r dr
Puissance consommée par l’anneau : 1
Puissance 3

dC P = λ dCT = 4 λ2 λF r dr
correspondante : C P = 4 ∫
0
λF r dr

Vrillage idéal :
Si θ r = θ t = Cte λF = Cte vF = Cte
θt Cette répartition de vrillage est appelée vrillage idéal correspondant au minimum de
θ =
r puissance.
Ce type de pale est difficile à réaliser, cependant un vrillage linéaire est raisonablement
proche du vrillage idéal.

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λF
θ r = θ t = Cte

θ
θt

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AU ROTOR
Variation de la corde des pales (effilement =ct/ce) :
En vol stationnaire :
N
dT = 4πρ v F ydy
2
(Ωy )2 c C z = 4π vF 2 y
2
N 2
ρ (Ωy )2 c C z dy
2
dT = Nc 8  vF  1 8λ 1
2 =   = F
πR C z  ΩR  y R Cz r
Plénitude Cte σ t 1
locale σ (r ) = = c(r ) %
r r r
Une telle forme à laquelle on ajoute un vrillage idéal est difficile à réaliser. Les concepteurs optent pour
une combinaison de vrillage linéaire et une variation linéaire de la corde pour aboutir à des
performances optimales. 1
r

linéaire

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AU ROTOR

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AU ROTOR
Plénitude équivalente :
Nc
La plénitude locale définie par : σ = peut varier le long de l’envergure si la corde est non
constante. La plénitude est alors : πR
1
aire pales
aire rotor ∫0
σ rotor = = σ dr

Pour une pale ayant une corde constante : σ rotor = σ

Pour comparer les performances de 2 rotors constitués de pales ayant des formes différentes, il est
nécessaire d’utiliser la plénitude équivalente qui tient compte des effets de la variation de la corde.
La plénitude équivalente σe est définie par :

1 1
Basée sur un coefficient de poussée CT = ∫ σ r 2C z dr = σ e ∫ r 2C z dr C z = Cte
identique: 2 2
1
σ e = 3∫ σ r 2 dr
0
1
Basée sur un coefficient de puissance
identique: σ e = 4 ∫ σ r 3 dr
0
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Exemple :
Les formes typiques de pales d'hélicoptère sont présentées ci-dessous:

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Exemple :
Une pale de type effilée présente une partie ayant une corde constante de
l'emplanture jusqu'à la position y=y1, suivie d'un effilement linéaire de y1 à
y=1 où la corde est ct. Montrer que la plénitude équivalente de cette pale
s'exprime par :

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