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INTRODUCTION

Ce cours tel qu’enseigné par le professeur Dominique WETSHONDO, vise à donner aux étudiants,
futures ingénieurs pétroliers des solides connaissances relatives au système pétrolier et
particulièrement au réservoir, d’une manière concise, mais complète, en déterminant les différentes
méthodes et techniques permettant de déduire le paramètres pétrophysiques de cette roche
Ainsi, ce cours dont il nous a été demandé de faire la synthèse, se subdivise en 3 chapitres :

- Le premier chapitre intitulé « caractérisations du réservoir », précise et commente le concept


du réservoir pétrolifère en mettant l’accent sur les caractéristiques pétrophysiques et fournit de
solides références sur le processus de formation de celui-ci.
- Le deuxième chapitre porte le titre « l’image et la structure du réservoir », remet en
perspective l’ensemble des connaissances et des techniques utilisées pour déceler l’image
d’un réservoir et fournit des renseignements sur la nature des fluides, l’aire de drainage des
puits ainsi que la perméabilité.
- Le troisième chapitre s’intitule «  Modélisation du réservoir », décrit sous en angle technique
l’ensemble des connaissances sur la simulation du comportement du gisement dans le temps et
l’espace selon différents scénarios d’exploitation de celui-ci, que l’on soumet au crible de
calculs économiques

CHAPITRE PREMIER : CARACTERISATIONS DU RESERVOIR


Un gisement est constitué d’une accumulation de pétrole ou de gaz dans les pores d’une roche
sédimentaire, le réservoir. Les gisements d’H-C sont donc situés dans les bassins sédimentaires, c.-à-
d., dans des dépressions à la surface du globe ou se sont accumulé des sédiments pendant plusieurs
millions à quelques centaines de millions d’années.
I.1 Système Pétrolier
Le système pétrolier désigne la combinaison des facteurs géologiques majeurs qui ont permis
d’obtenir des accumulations d’H-C c’est-à-dire la présence d’une roche mère, possédant de la matière
organique transformée en H-C qui seront piégé et stocké dans la roche réservoir perméable et poreuse
pour permettre la migration d’H-C et leur accumulation puis surmonté d’une couverture qui agit
comme une barrière contre les mouvements ascendants de fluides.

I.2 CARACTERISTIQUE PETROPHYSIQUE ET LITHOLOGIQUE


A. Caractéristiques lithologiques

 Carottage : Déblais, diagraphie


 Lithologie : couleur, élément figurés (lutites, arénite et rudite)
 Texture : est fonction de la taille, forme et arrangement de grains
(mudstone,wackstone,packstone,grainstone,boundstone,crystaline)
 Matrice : répartition des éléments dans un volume de roche sédimentaire.
B. Caractéristiques pétrophysiques

 Porosité  Saturation
le rapport de volume de vide par rapport au volume C’est la quantité relative du fluide dans les pores. Dans un
totale Ø = Ve/Vt si Ø< 5%  : Ø faible volume de pores Vp, se trouve un volume Vw d’eau, un
5%< Ø<10%  : Ø médiocre volume Vo d’huile et un volume Vg de gaz
10%< Ø<20%  : Ø moyenne VP= VG+VO+VW, et les saturations en eau, huile et gaz sont :
20%< Ø<30%  : Ø bonne
Ø > 30%  : Ø excellente en (%) ; et Sw+So+Sg= 100%
Ø utile : permet la circulation des fluides dans l’espace La saturation en un point donné ou en approche c’est pour
interstitielle la connaitre le Vg, Vo, et Vw  avec, R t =
Ø résiduel : Ø qui contiens que de vide Résistivité de la roche.
Ø total = Ø utile + Ø résiduel  R= Rt/Ro= Sw-n Ro =Résistivité de la zone envahi
Ø primaire : Ø héritée des dépôts du sédiment à Rt 1/n
Sw-n = [FF. ] R W= Résistivité d’eau
l’origine. Ro
Ø secondaire : Ø dues aux modifications diagénétique d’imbibition
de la roche du sédiment au cours de son enfouissement FF = Ro /Rt
ou à l’existence de la fracturation dans la roche FF= a. Ø- m
Ø est déterminée à partir de donnes de carottage et a= 1 ; m=n=2
diagraphie
 Perméabilité  Pression capillaire
C’est la capacité qu’à une roche à laisser circuler le Soit un tube cylindrique capillaire de rayon plongeons dans
fluide a dans ces pores par unité de temps un récipient contenant de l’eau, on constante que l’eau
K dp remonte dans ce tube d’une hauteur h dans l’interface du
. récipient
Q=A µ dx avec : A= surface en
cm2
Q= débit en cm3/s
K=
Perméabilité en mD
dp= variation de
pression
X= longueur
en cm
K. absolue: K de la circulation d’un seul fluide dans la
roche
K. effective $: k de la circulation de plusieurs fluide
dans la roche
K. relative = K. effective/ K. absolue 
K, Varie avec la direction de l’écoulement
  Mouillabilité
C’est le comportement du fluide en contacte d’une
roche, il a tendance à s’étalés (eau) sur le solide en
forment un angle de raccordement inferieure à pi/2 et
l’autre (mercure) a tendance de se roulé en forment un
angle supérieure à pi/2

 Type : Détritique : Sables, Grès.


Carbonatée : Calcaire, dolomite
 Autre type : Cap rock de dôme de sel, Roche volcanique, Roche siliceux
I.3. Propriété mécanique
 Compression mécanique

Classe de roches Description Résistance ultime en compression (bars)


A Tres haute résistance >2200
B Haute résistance 1100 - 2200
C Résistance moyenne 550 - 1100
D Résistance basse 275 – 550
E Résistance tres basse <275

 Young/Compression
Classe de Roche Description Rapport E/ rc
H Rapport élevé >500
M Rapport Moyen 200 – 500
L Rapport bas <200

l.4. Réservoirs fissurés


l.4.1. intérêt
Environs 85% des réservoirs carbonatés sont fracturés et 30% des accumulations dans de réservoir
carbonaté, la problématique est la caractérisation complexe, et la production très sensible au
mécanisme de récupération utile (risque important)
L.4.2. Réseau de fracture
La genèse des fractures par action du champ des contraintes sur la roche de déformation
irréversible. La coexistence d’un réseau de fracture plus ou moins bien connecté et d’une matrice, ces
deux réseaux ont des propriété géométrique et pétrophysiques (Ø,k) des différentes.
L.4.3. Différent type de réservoirs fissurés
 Réservoir fissuré non conventionnel
 Réservoir avec failles conductrice/couleur de fracturation
 Réservoir fracturé

l.4.4. Indicateur de fracturation


 La remontée de pression, diagraphie de production, l’étude de la fracturation sur les carottes,
diagraphie différée, imagerie de fond de trou, analyse des logs chantiers sismique.

CHAPITRE DEUXIEME : L’IMAGES ET STRUCTURES DU RESERVOIR


La connaissance des caractéristiques du terrain en surface n’est pas suffisante pour permettre
d’extrapoler les propriétés du sous-sol. De plus, dans les zones immergées, rien n’est visible. C’est
pourquoi, on a recours aux méthodes géophysiques d’exploration. Celles-ci constituent à effectuer des
mesures de grandeurs physiques fondamentales en profondeur. Les géologues synthétisent les
informations acquises sous forme de cartes du sous-sol à différents échelles du bassin entier au simple
champ. Parmi celles-ci, les plus usuelles sont les suivants :

- Isopaques (cartes d’iso épaisseur)


- Isobathes (cartes d’iso profondeur)
- Lithofaciès (nature des sédiments)

On note que l’image du réservoir est connue lorsque : les formes, les limites, l’architecture interne, la
répartition et le volume des fluides contenus dans le gisement sont généralement connus.
 Forme et volume : surface structurale, isopaques, limites ;
 Schéma tectonique : faille, zone fracturée, micro-fracturation
 Schéma architectural : schéma géologique, forme de corps sédimentaire, corrélation
structurale fine du réservoir :
 Fluides : interface, composition et condition thermodynamique
II.1 Tests de puits
Ils consistent en des mesures de pression da,*ns le puits au niveau du réservoir, pendant une phase de
production suivie d’un arrêt. Ils fournissent des renseignements sur la nature des fluides, l’aire drainée
par le puits et la perméabilité de la formation. Ils donnent aussi des indications sur la qualité de la zone
productrice, sur le degré de modification des caractérisations de la zone proche du puits due au forage-
complémentaire ainsi que sur la productivité des puits.

CHAPITRE TROSIEME : MODELISATION DU RESERVOIR


Un modèle de simulation de gisement repose tout d’abord sur un modèle géologique, c’est-à-dire une
représentation statique du gisement. La première phase d’analyse consiste à synthétiser les
informations fournis par des géologues, géophysiciens à partir de puits d’appréciation. Il convient de
conserver un regard critique sur ces données en raison de lourdes incertitudes qui pensent sur les
hypothèses dans la phase de reconnaissance.
Ensuite la phase de modélisation proprement dite revient à interpréter les données pour construire un
système dont le comportement restitue celui du gisement réel. Le processus consiste à discrétiser
l’espace en choisissant un maillage, qui peut être varié autour d’un puits par ex., irrégulier pour
permettre en volume les hétérogénéités.
Il faut signaler qu’à ce modèle statique, sont ajoutées les équations de la dynamique des fluides entre
cellules adjacents, et entre cellule et puits la traversant pour obtenir le modèle dynamique.
L’étape finale consiste à simuler le comportement du gisement dans le temps et l’espace selon
différents scenarios d’exploitation du gisement qui l’on soumet au crible de calculs économiques.

CONCLUSION
En égard de ces qui précèdent, nous constatons que, les informations nécessaires à l’ingénierie du
gisement proviennent des données géologiques et géophysiques, de la caractérisation des roches
réservoirs, des études de fluide ainsi que les essais de puits. Les données, cartes et diagraphies
permettent d’établir une image du gisement, de son architecture interne et de la répartition des fluides
en place.
Ainsi, les études pétrophysiques, issus des diagraphies et des mesures sur carottes, fournissent des
indications sur la capacité de stockage des roches réservoirs, c’est-à-dire leur porosité, ainsi que sur la
possibilité de circulation des fluides à l’intérieur de ces roches, la perméabilité.

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